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  • La France à sec : les premiers ravages d'une sécheresse hors norme

    L'été 2026 est l'un des plus secs jamais observés en France, avec déjà des conséquences catastrophiques pour l'agriculture, l'énergie ou encore l'eau potable. Et la politique du gouvernement ne fera qu'aggraver le problème.
    Poissons morts ballottés par les vagues, ruisseaux disparus dont il ne reste que des pierres humides, voies navigables fermées et production énergétique à l'arrêt : la France est touchée par une sécheresse historique. Le mois de juillet a été le plus chaud jamais (…)

    Lire la suite - Info / Eau , Canicule
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  • Ceuta : cette vidéo montrant un policier marocain qui laisse passer des personnes à la frontière date de 2021

    Source :Compte Instagram, le 31 juillet 2026

    Etiqe :daté

    Contenu :

    Entre le 30 juillet et le 2 août 2026, des dizaines de milliers de personnes venant du Maroc sont arrivées dans l’enclave espagnole, Ceuta, située sur le continent africain.

    Alors que cette crise aurait été alimentée par une fausse rumeur sur les réseaux sociaux, les images de cette arrivée massive de personnes venant par la mer sont devenues virales… avec leur lot de désinformation et approximations. Les Surligneurs ont pu en lister plusieurs, comme ici, ici et ici.

    Parmi ces images, une vidéo montre une trentaine de personnes en train de franchir la frontière après l’ouverture d’un portail par un homme en uniforme. « Un policier marocain [qui] ouvre la clôture frontalière et laisse passer les immigrants en Espagne », peut-on lire par-dessus la vidéo diffusée sur Instagram et Facebook, avec des commentaires en espagnol ou en anglais.

    Néanmoins, cette scène ne date pas d’aujourd’hui. Elle a été filmée lors d’une précédente crise migratoire entre l’Espagne et le Maroc, en 2021.

    Une vidéo datant de 2021

    Le 18 mai 2021, le Syndicat unifié de la police (SUP) d’Espagne publie cette vidéo sur X (alors Twitter) qui est rediffusée par El Mundo sur le même réseau social, le lendemain. C’est ce média qui est d’ailleurs crédité sur une version de la vidéo relayée par nombre d’internautes, en 2026.

    Il y a cinq ans, le journal El País précisait la scène : « Sur ces images, un garde marocain à la frontière du Tarajal ouvre les portes de la clôture à des dizaines de migrants qui ont traversé pour se rendre à Ceuta. » Et apportait du contexte : « L’arrivée de 6 000 personnes en situation irrégulière en une seule journée est un événement sans précédent en Espagne. Cette entrée massive de Marocains, face à l’inaction des forces de sécurité de la gendarmerie marocaine, intervient dans un contexte de tensions diplomatiques avec le Maroc. »

    Une image générée par IA en 2026

    La vidéo de 2021 n’est pas la seule publication à mettre en scène un garde-frontière marocain laissant passer des personnes vers Ceuta. Le 31 juillet 2026, dans la foulée de l’arrivée massive de personnes dans l’enclave espagnole, une image similaire a été publiée sur Facebook. Cette fois, il ne s’agit toutefois pas d’une vidéo prise à la frontière. L’image a été générée par intelligence artificielle, comme l’indique d’ailleurs la mention « Contenu IA » ajoutée directement par le compte qui l’a publiée.

    La légende, en anglais, reprend une idée proche de celle véhiculée par la vidéo de 2021 : un garde-frontière marocain y est présenté en train de laisser passer des personnes vers Ceuta. « Cela ne me semble pas très spontané », ajoute l’auteur de la publication.

    Autrement dit, deux contenus de nature différente circulent autour d’un même récit : d’un côté, une scène réelle, mais vieille de cinq ans et, de l’autre, une image créée artificiellement en 2026. Dans les deux cas, leur diffusion semble alimenter les soupçons sur le rôle des autorités marocaines dans la crise.

    Le pays est « accusé d’instrumentaliser les migrants pour faire pression sur l’Espagne et l’Union européenne », rappelle Le Monde dans un article sur l’historique des relations diplomatiques entre le Maroc et l’Espagne. Et de préciser, dans la vidéo explicative : « À ce stade, rien ne prouve que l’État marocain est impliqué dans cet afflux migratoire. »

     

    Auteurs :

    Autrice : Mathilde Lafargue, journaliste

    Relecteur : Etienne Merle, journaliste

    Liens d’intérêts ou fonctions politiques déclarés des intervenants à l’article : aucun

    Secrétariat de rédaction : Etienne Merle, journaliste

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  • Le Crédit Agricole visé par une arnaque au phishing très sophistiquée

    Le Groupe Crédit Agricole figure parmi les plus grandes institutions financières d’Europe avec un bénéfice net de 4,88 milliards d’euros sur les six premiers mois de 2026, plus de 21 millions de client et un plan d’investissement de 500 millions d’euros dans les systèmes d’IA. Une cible attractive donc, puisqu’il a subi une vaste campagne de phishing, deux mois après que la Banque centrale européenne (BCE) ait alerté sur les risques de cybersécurité révélés par les derniers modèles d’intelligence artificielle.

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  • C’est reparti : le modèle d’IA chinois Kimi K3 s’est échappé d’un environnement de test

    Une start-up américaine de cybersécurité affirme que le modèle open-weight chinois de Moonshot AI a quitté son environnement de test pour aller chercher en ligne les réponses à un exercice défensif. Un nouvel épisode dans la série des dérapages d'agents IA cet été.

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  • Alors qu’il ne reste plus que 17% d’eau disponible dans les 2 premiers mètres du sol français, une cinquième canicule arrive

    Ces canicules à répétition sont l’une des conséquences directes du dérèglement climatique, qui augmente le nombre de vagues de chaleur, ainsi que leur intensité et leur durée, d’année en année. L'épisode actuel marque le 54ᵉ que traverse le pays depuis 1947, des phénomènes qui ne cessent d'augmenter. 

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  • Washington Policy Review: August 6, 2026

    Today’s Report

    1. Overview

    2. White House News

    3. Truth Social Posts

    4. Government Department News

    5. 2028 Democratic Presidential Candidates

    6. AI & Tech Company News

    7. Congressional Watch

    8. Policy Impact Analysis & Heatmap

    1. Overview

    President Trump signed two executive orders aimed at curtailing “birth tourism” and safeguarding American citizenship, a move he described as essential to protecting the nation’s integrity from “malign foreign actors.” Additionally, he issued a proclamation establishing a new tariff program on polysilicon imports, asserting that domestic production is critical to U.S. national security. The administration also launched fraud.gov, a new platform designed to track the Task Force to Eliminate Fraud’s efforts to recover illicit payments and “crush criminal networks.” Finally, the President proclaimed August 7, 2026, as National Purple Heart Day to honor combat-wounded service members.

    On Truth Social, President Trump endorsed State Senator Brent Taylor for Congress while criticizing procedural efforts by Michigan candidate Abdulrahman Mohamed El-Sayed to terminate the filibuster, which Trump warned could lead to “Democrats packing the Supreme Court.” He promoted reports regarding his administration’s ability to utilize new tariff weapons against nations he claimed were “ripping off” America, while also circulating an article asserting he “Won The Iran War.” Furthermore, Trump defended Secretary Pete Hegseth against media reports, labeling the coverage “treasonous” and praising Hegseth for “historic recruitment gains” and the removal of DEI initiatives.

    The State Department announced $2 billion in partnerships with faith-based organizations to provide humanitarian aid, alongside new sanctions on entities supporting the Cuban military. The Department of War awarded multiple defense contracts, including a $699 million agreement for petroleum infrastructure and $44.4 million for robotic systems. HHS Secretary Robert F. Kennedy, Jr. proposed reforms to Head Start programs, intending to “remove unnecessary bureaucracy” and shift oversight to state governments. Treasury Secretary Scott Bessent addressed Arizona bankers, emphasizing the need to combat financial abuse by “illicit actors” and criticizing regulations he suggested were “too small to succeed.”

    Several Democratic governors issued statements challenging the Trump administration’s economic and regulatory agenda. Governor Newsom condemned an FCC decision regarding broadcast media ownership, characterizing it as an attempt to establish a “propaganda machine for his MAGA agenda.” Governor Whitmer released reports criticizing federal tariffs as “irresponsible” and “erratic,” while Governor Pritzker formally demanded tariff relief for Illinois families, arguing that while large corporations receive billions in refunds, households remain burdened by the President’s “reckless trade policies.” Conversely, Governor Moore announced a new partnership to secure the future of the Preakness Stakes, and Governor Beshear expanded a pre-K pilot program while regulating data center energy usage.

    OpenAI announced a partnership with the American Psychological Association to integrate psychological science into AI tools, focusing on creating “safe, age-appropriate” experiences for youth that prioritize real-world relationships. NVIDIA introduced its “Cosmos 3” open model family to advance physical AI, enabling vision systems and robots to better understand and simulate physical environments. These initiatives reflect broader industry efforts to ground AI development in evidence-based research and facilitate specialized hardware deployment.

    On August 5, 2026, the Senate confirmed Erica Schwartz as Director of the CDC in a 51-44 vote and passed the Northern Border Security Enhancement and Review Act. Senators also rejected a resolution to disapprove an EPA rule on PFAS reporting in a 48-50 vote. Meanwhile, various committees advanced measures, including child internet safety requirements in the Commerce Committee and land-into-trust measures in the Indian Affairs Committee. The House of Representatives was not in session, with no legislative actions recorded for the chamber.

    The administration’s strategic shift toward domestic industrial reshoring through heightened tariff protections for critical inputs aims to bolster the defense sector, though these mandates simultaneously introduce margin compression risks for high-tech firms facing increased production costs. Concurrently, the deregulation of broadcast ownership rules serves as a catalyst for media consolidation by facilitating greater operational scale, even as these shifts invite potential legal challenges from entities characterizing the policy as a threat to “democratic safeguards.” Furthermore, executive orders restricting immigration pathways are expected to tighten labor supplies, potentially driving up operational expenses and curbing long-term consumption growth across industries heavily reliant on an international workforce.

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    2. White House News

    Fact Sheet: President Donald J. Trump Ends Birth Tourism and Protects the Meaning and Value of American Citizenship

    President Trump signed two Executive Orders aimed at safeguarding American citizenship following the *Trump v. Barbara* case. Describing the privilege of U.S. citizenship as a “priceless and profound gift,” the administration intends to end “birth tourism” and protect the meaning of citizenship. These actions reflect the President’s commitment to “fix the immigration system, prioritize American citizens, and protect U.S. citizenship.” By implementing these measures, President Trump seeks to fulfill his promise to put Americans first and restore integrity to the nation’s immigration processes.

    Reference: https://www.whitehouse.gov/fact-sheets/2026/08/fact-sheet-president-donald-j-trump-ends-birth-tourism-and-protects-the-meaning-and-value-of-american-citizenship/

    Continuing to Protect the Meaning and Value of American Citizenship

    President Trump issued an executive order to restrict birthright citizenship, citing the Supreme Court’s ruling in *Trump v. Barbara*. The order prohibits federal agencies from recognizing citizenship for children of non-citizen parents if the parents are “alien enemies,” foreign government employees, engaged in fraudulent activity, or involved in commercial transactions to access birthright citizenship. President Trump states the policy aims to guard against “malign foreign actors who attempt to swindle American citizens.” Relevant agencies must update regulations and issue implementation guidance within 30 days to ensure compliance.

    Reference: https://www.whitehouse.gov/presidential-actions/2026/08/continuing-to-protect-the-meaning-and-value-of-american-citizenship/

    Ending Birth Tourism

    President Trump issued an executive order to curb “birth tourism,” defined as entering the U.S. on a nonimmigrant visa to give birth. Stating that “citizenship is not a commodity to be acquired through calculated exploitation,” the President directed the Secretaries of State and Homeland Security to implement policies preventing such entry. The order allows for visa revocations, entry denials, and actions against facilitators of these schemes. While aiming to maintain immigration system integrity, the directive permits exemptions based on humanitarian grounds or the national interest.

    Reference: https://www.whitehouse.gov/presidential-actions/2026/08/ending-birth-tourism/

    Fact Sheet: President Donald J. Trump Bolsters National Security and Strengthens U.S. Supply Chains by Imposing Tariffs on Polysilicon and its Derivatives

    President Trump signed a proclamation establishing a polysilicon tariff program to protect the United States’ industrial base and supply chain from imports he stated “threaten national security.” This initiative aims to defend the nation’s defense-adjacent sectors, building on the President’s “record of securing critical industries.” By targeting polysilicon, the administration seeks to bolster domestic economic strength, asserting that “America’s national security and economic strength depend on rebuilding key sectors of our industrial base” to ensure long-term resilience against foreign market pressures.

    Reference: https://www.whitehouse.gov/fact-sheets/2026/08/fact-sheet-president-donald-j-trump-bolsters-national-security-and-strengthens-u-s-supply-chains-by-imposing-tariffs-on-polysilicon-and-its-derivatives/

    Adjusting Imports of Polysilicon and its Derivatives into the United States

    President Trump issued a proclamation declaring that polysilicon imports “threaten to impair the national security of the United States.” Citing declining domestic production and foreign market distortions, the President established a minimum import price (MIP) program for polysilicon and its derivatives, alongside a 15 percent ad valorem duty on downstream products effective December 4, 2026. The order also mandates an onshoring program, authorizing the Secretary of Commerce to incentivize companies to build domestic production facilities, thereby aiming to “revitalize the United States polysilicon sector.”

    Reference: https://www.whitehouse.gov/presidential-actions/2026/08/adjusting-imports-of-polysilicon-and-its-derivatives-into-the-united-states/

    National Purple Heart Day, 2026

    President Trump proclaimed August 7, 2026, as National Purple Heart Day to honor service members wounded or killed in combat, describing recipients as having displayed “valor beyond measure.” The President emphasized that his administration has “rebuilt our military into the strongest and most lethal fighting force in the world” and touted efforts to strengthen the Department of Veterans Affairs by slashing backlogs and providing financial relief. Trump concluded by calling on Americans to recognize the “courage and sacrifice” of veterans and their families who secured the nation’s freedom.

    Reference: https://www.whitehouse.gov/presidential-actions/2026/08/national-purple-heart-day-2026/

    Private Sector Answers President Trump’s Call to Lower Prices for American Families

    President Trump is addressing an economy he describes as “battered by years of inflation that crushed working families.” His administration is implementing policies to “restore American energy dominance, slash red tape, and secure fair trade” to promote prosperity. These efforts are reportedly yielding results, with private sector companies, major retailers, and energy providers cutting prices on essential goods and services. Furthermore, President Trump’s “Most Favored Nation approach” has secured commitments from major drugmakers to align U.S. prescription costs with lower international rates, while automakers aim to improve vehicle affordability.

    Reference: https://www.whitehouse.gov/releases/2026/08/private-sector-answers-president-trumps-call-to-lower-prices-for-american-families/

    Fraud.gov: Track the Trump Administration’s Relentless War on Fraud

    President Trump and Vice President JD Vance have launched fraud.gov, a website tracking the White House Task Force to Eliminate Fraud’s efforts to “shut off the money, crush criminal networks, and deliver swift justice.” The administration reports that the Task Force has uncovered nearly $230 billion in fraud, prevented $56 billion in illicit payments, and secured significant legal recoveries. Asserting that “the era of unchecked fraud is over,” the administration states it will continue to expose schemes and return recoverable funds to the American people to restore public trust.

    Reference: https://www.whitehouse.gov/releases/2026/08/fraud-gov-track-the-trump-administrations-relentless-war-on-fraud/

    3. Truth Social Posts

    Trump endorsed State Senator Brent Taylor for Tennessee’s 9th Congressional District, highlighting his background as a businessman and his commitment to core party issues like border security, energy dominance, and election integrity. Regarding legislative strategy, he remarked on the irony of sharing a common goal with Michigan Senate candidate Abdulrahman Mohamed El-Sayed regarding the termination of the filibuster. Trump cautioned his Republican colleagues that El-Sayed’s push for this procedural change is “gone Termination CRAZY,” warning that success would lead to the Democrats packing the Supreme Court and potentially rendering him the “last Republican President.”

    On the economic and foreign policy front, Trump promoted reports concerning his allies’ efforts to equip the executive branch with a new tariff weapon intended to punish nations he describes as “ripping off” America. Furthermore, he circulated an article asserting that he successfully “Won The Iran War.”

    Addressing domestic media coverage, Trump dismissed rumors regarding Secretary Pete Hegseth as “false and completely unfounded,” characterizing the Washington Post’s reporting as “treasonous.” He expressed total satisfaction with Hegseth’s leadership, specifically noting historic recruitment gains, the removal of DEI initiatives, and successful military operations in Venezuela and Iran, the latter of which he stated has been “decimated for the purpose of NOT ALLOWING IT TO EVER HAVE A NUCLEAR WEAPON.”

    Reference: https://truthsocial.com/@realDonaldTrump

    4. Government Department News

    State Department (state.gov)

    United States Announces Historic $2 Billion in Health and Humanitarian Assistance to Faith-Based Organizations

    The U.S. announced nearly $2 billion in partnerships with faith-based organizations to provide global health and humanitarian aid, the largest such allocation in over 20 years. This includes $1.4 billion for integrated health services in over 20 countries through partners like World Vision and $538 million in humanitarian response funding for Samaritan’s Purse and others. The initiative aims to leverage faith-based networks to improve healthcare delivery and crisis response, with at least 80% of resources dedicated to frontline services to reach those in need without “bureaucratic delay.”

    Welcoming Talks in Caracas to Advance Venezuela’s Political Transition

    The U.S. welcomes the arrival of a delegation from Venezuela’s 2015 National Assembly in Caracas for in-person talks with the interim government. These discussions seek to address the needs of those impacted by recent earthquakes and advance political freedoms. The U.S. continues to support this process as a critical component of President Trump’s three-phase plan for the country’s stabilization, economic recovery, and political reconciliation.

    Targeting Enablers of the Cuban Regime’s Arms Imports and Foreign Military Cooperation

    The Trump Administration sanctioned five entities and eight individuals involved in procuring military equipment for the Cuban Ministry of the Revolutionary Armed Forces. The State Department described the Cuban regime as a “state sponsor of terrorism” that provides support to radicals and hosts adversaries. Secretary of State Rubio stated that the U.S. will use all available tools to address these national security threats, asserting that “the United States will not tolerate a rogue state harboring hostile foreign military, intelligence, and terror operations just ninety miles from the American homeland.”

    United States to Host Ministerial Launch Event for IAEA’s Maritime Nuclear Initiative in Washington

    The U.S. will host an International Atomic Energy Agency (IAEA) forum in Washington from August 26-27, 2026, to launch the Atomic Technologies Licensed for Applications at Sea (ATLAS) initiative. The event aims to advance the deployment of civil nuclear energy in maritime transport, including the use of floating nuclear power plants. This effort aligns with President Trump’s pledge to “revitalize innovation in nuclear technologies” and expand global access to reliable nuclear power while addressing legal, regulatory, and safety challenges.

    Jamaica National Day

    The U.S. congratulated Jamaica on its 64th anniversary of independence. The State Department reaffirmed its commitment to the bilateral partnership, focusing on regional stability, recovery from Hurricane Melissa, and collaborative efforts to combat transnational organized crime and illegal immigration.

    Bolivia National Day

    The U.S. extended congratulations to President Rodrigo Paz and the people of Bolivia on their 201st Independence Day. The State Department noted that this is the first such celebration in nearly two decades marked by a “truly renewed partnership” between the two nations. The administration highlighted Bolivia’s membership in the “Shield of the Americas” and its commitment to working with President Paz to foster security and prosperity across the Western Hemisphere.

    Department of War (war.gov)

    Contracts for Aug. 6, 2026

    The Department of War announced multiple contract awards. Notable actions include a $699 million multiple-award contract for design-build services supporting petroleum infrastructure, and a $127 million architect-engineering contract for Naval Facilities Engineering Systems Command. Teledyne FLIR Unmanned Ground Systems received $44.4 million for robotic system software sustainment. Additional contracts were awarded to GEM Building Contractors for maintenance facility construction ($26 million), Luxfer Magtech for chemical agent detector kits ($10 million), and World Wide Technology for expeditionary IT hardware ($14.9 million).

    Department of Health and Human Services (hhs.gov)

    HHS Unveils Proposed Head Start Reforms to Expand Access and Empower Parents

    HHS has proposed a new rule, “Reducing Federal Burden for Head Start Programs,” to support President Trump’s vision of expanding access and reducing administrative red tape. HHS Secretary Robert F. Kennedy, Jr. stated the proposal intends to “remove unnecessary bureaucracy” and “trust parents and local communities.” The rule aims to preserve or expand 236,000 slots and save $2.2 billion by shifting oversight to states, emphasizing whole-food nutrition, and capping administrative costs. The proposal is open for public comment for 60 days.

    Treasury Department (home.treasury.gov)

    Remarks from Secretary of the Treasury Scott Bessent at Event with Arizona Bankers in Phoenix

    Treasury Secretary Scott Bessent addressed community bankers in Phoenix, emphasizing their critical role in small-business lending and economic growth. He criticized post-crisis regulations for hindering community banks, stating they created a climate that is “too small to succeed.” Bessent outlined the administration’s efforts to secure the financial system, specifically regarding illegal immigration. He highlighted new Treasury and OCC guidance aimed at preventing financial abuse by illicit actors, urging banks to increase vigilance to ensure financial services are not used to facilitate unlawful conduct.

    5. 2028 Democratic Presidential Candidates

    Gavin Newsom (gov.ca.gov)

    Governor Newsom proclaims State of Emergency in Calaveras County for the Gann Fire response

    Governor Newsom proclaimed a State of Emergency in Calaveras County due to the Gann Fire, which has burned over 10,300 acres since August 3, 2026. The fire has resulted in one fatality, forced over 1,400 evacuations, and threatens critical infrastructure. The proclamation authorizes state agencies to expedite resources and coordinate with local partners. California has also secured a Fire Management Assistance Grant from FEMA to aid suppression efforts. Over 2,700 personnel are currently deployed to contain the blaze amidst high fire danger conditions.

    Governor Newsom announces appointments

    Governor Newsom announced several new appointments to state boards. Kaitlan Sakuma was appointed to the California Student Aid Commission. Additionally, Autumn Ragone, Fabian Molina, Leilani Wong, and Eunice Kingsley Abel were appointed to the Youth Empowerment Commission. These roles serve various functions in state advocacy and student support, with terms and compensation requirements varying by position.

    Governor Newsom signs legislation 8.6.2026

    Governor Newsom signed two bills into law: AB 1919, concerning the Santa Cruz Metropolitan Transit District’s voter-approved tax initiatives, and AB 1923, regarding local ballot measures in Fresno County. The full text for both pieces of legislation is available through the California Legislative Information website.

    Trump’s FCC illegally axes limits that protect Americans from broadcast media conglomerates

    Governor Newsom issued a statement condemning the Federal Communications Commission for weakening broadcast media ownership protections. He characterized the action as a move by the Trump administration to “chip away at the foundations of our democracy” and establish a “propaganda machine for his MAGA agenda.” Newsom argued that the decision flouts congressional limits on media monopolies, stating that the move “will make it easier for Trump, through his proxies and toadies, to control what Americans see, hear, and read.”

    Governor Newsom calls on Californians to fight back against Trump’s reckless offshore drilling agenda

    Governor Newsom is urging the public to oppose a federal review of California’s Coastal Management Program. The Governor claims the Trump administration seeks to force “reckless offshore oil extraction to pad the wallets of his corrupt oil cronies.” The state has formally submitted comments opposing the review, which follows a critique by Commerce Secretary Howard Lutnick. The Governor warns the federal push threatens the state’s $51 billion coastal economy and encourages residents to submit comments during the designated public input period.

    Gretchen Whitmer (michigan.gov)

    Gov. Whitmer Shares Alarming Impact of DC Republicans’ Tariffs on Michigan in New Reports

    Governor Whitmer released state reports detailing the negative economic impact of federal tariffs implemented by the Trump Administration. The analysis cites increased costs for families, higher grocery and gas prices, and rising expenses for state construction and procurement projects. Whitmer, alongside Attorney General Dana Nessel, is currently suing the administration over these trade policies. State officials characterized the tariffs as “irresponsible” and “erratic,” warning that they disrupt trade relationships, hurt the agricultural sector, and weaken Michigan’s long-term economic competitiveness.

    Wes Moore (governor.maryland.gov)

    Community Leaders, Horse Industry, Business Community and More Praise Governor Moore Preakness Announcement

    Governor Moore announced a new schedule and media rights partnership for the Preakness Stakes and Black-Eyed Susan races following the state’s acquisition of the event’s intellectual property. State and industry leaders, including local government officials and legislative members, expressed support for the changes. Proponents state the move will strengthen the national profile of the races, secure the future of the thoroughbred industry, and provide economic benefits to the Park Heights community and the broader Maryland economy through a long-term deal with NBC Sports.

    Governor Moore Announces Kevin Sexton as Nominee for Chair of the Maryland Health Services Cost Review Commission

    Governor Moore has nominated Kevin Sexton to serve as Chair of the Maryland Health Services Cost Review Commission. Sexton, who previously served on the commission for eight years and as CEO of Holy Cross Hospital, is tasked with overseeing the state’s hospital rate-setting framework and advancing health system models like AHEAD. Industry groups, including the Maryland Hospital Association and MedChi, lauded the nomination, citing Sexton’s experience and collaborative approach as essential for ensuring high-quality, affordable healthcare access for all Marylanders.

    Andy Beshear (governor.ky.gov)

    Gov. Beshear Provides Team Kentucky Update

    Governor Beshear announced economic investments, including over $5.2 million for local infrastructure through the Kentucky Product Development Initiative and $748,620 in matching grants for technology companies. New facility openings and expansions by Artisans Inc., ADM, KOI Superior Walls, and ISCO Industries are creating hundreds of jobs. Additionally, the Governor signed an executive order regulating data centers, mandating that developers submit energy plans, ensuring fair tax contributions, and prohibiting utility companies from raising rates to cover development costs associated with these projects.

    Gov. Beshear Expands Pre-K Pilot Program to Dawson Springs

    Governor Beshear announced the expansion of the Team Kentucky Pre-K Pilot Program to the Dawson Springs Independent School District, marking the fifth district to join the initiative. This expansion serves over 160 children, providing full-day early education to ensure school readiness. The program, which has received broad support from business leaders and school superintendents, is part of a phased effort to increase state-wide childcare access. Since May, the administration has increased childcare capacity for nearly 3,000 children across the commonwealth.

    JB Pritzker (gov.illinois.gov)

    Gov. Pritzker Announces Regional Site Readiness Program Grant Awards

    Governor Pritzker and the Illinois Department of Commerce and Economic Opportunity awarded $35 million to 22 sites through the Regional Site Readiness Program. The funding includes 11 planning grants for studies and 11 capital grants for infrastructure like roads and utilities. Part of a broader $500 million FY2026 initiative, these grants aim to remove barriers to industrial development, increase speed-to-market for business projects, and attract private investment to communities across Illinois. To date, the state has provided $115 million to support 63 site-readiness projects.

    Gov. Pritzker Demands Trump Provide Tariff Relief to Illinois Working Families as Corporations Receive Billions in Refunds

    Governor Pritzker sent a letter to President Trump demanding tariff relief for Illinois families, noting that while large corporations have received billions in refunds following a Supreme Court ruling, working families have received nothing. Pritzker previously invoiced the administration for $8.6 billion—representing $1,700 per Illinois household—to offset costs caused by what he terms the administration’s “unlawful tariffs.” Pritzker argued that while wealthy corporations have been compensated, Illinois families remain burdened by the “reckless trade policies” of the President.

    6. AI & Tech Company News

    OpenAI (openai.com)

    Working with the American Psychological Association on youth mental health and AI

    OpenAI is partnering with the American Psychological Association (APA) to integrate psychological science into the development of AI tools for young people. This collaboration aims to create “safe, age-appropriate” experiences that reinforce real-world relationships rather than replacing them. Initiatives include developing resources for parents and clinicians, establishing practical safeguards, and convening experts to address youth mental health needs. The project focuses on ensuring AI tools provide support during moments of distress while preventing overreliance and promoting healthy usage patterns grounded in evidence-based research.

    NVIDIA (nvidia.com)

    Into the Omniverse: How Open World Models Push the Frontier of Physical AI

    NVIDIA is advancing physical AI through its new Cosmos 3 open model family, designed to help robots, autonomous vehicles, and vision systems understand and predict physical environments. By utilizing a mixture-of-transformers architecture, Cosmos 3 enables vision reasoning, world simulation, and action prediction. The model is available under the OpenMDW 1.1 license, allowing developers to specialize the technology for specific hardware. Integrated with NVIDIA Omniverse and OpenUSD, the platform supports the creation of simulation-ready environments, reducing the need for costly real-world data collection.

    7. Congressional Watch

    Covers the 2026-08-05 session — the Congressional Record is published with a one-day delay.

    Senate

    The Senate focused on a mix of nominations and legislative business, including advancing measures related to northern border security and African trade. Senators also conducted several committee hearings and business meetings covering topics such as Social Security solvency, artificial intelligence safety, and various judicial and executive nominations.

    • Erica Schwartz, Director of CDC — Confirmed to lead the Centers for Disease Control and Prevention [Passed 51-44 (Vote No. 220)]

    • S. 850, Northern Border Security Enhancement and Review Act — Requires updates to northern border threat analysis and strategy [Passed by voice vote]

    • S.J. Res. 187 — Disapproves an EPA rule regarding PFAS reporting and recordkeeping [Failed 48-50 (Vote No. 222)]

    • En bloc nominations — Agreement to proceed with a package of nominations under S. Res. 817 [Passed 50-44 (Vote No. 221)]

    • H.R. 6500, AGOA Extension Act — Extends African trade preferences and customs user fees [Cloture motion filed for August 7]

    House of Representatives

    The House of Representatives was not in session today. It is scheduled to convene for a pro forma session on Thursday, August 6, 2026.

    • None — No legislative action taken as the House was not in session [N/A]

    Committee Highlights

    • Senate Commerce, Science, and Transportation — Approved legislation regarding child internet safety and AI chatbot design requirements

    • Senate Finance — Examined policy approaches for maintaining Social Security solvency

    • Senate Indian Affairs — Approved several land-into-trust measures and examined the growth of prediction markets

    • Senate Foreign Relations — Held hearings on ambassadorial nominations and received an intelligence briefing on the war in Sudan

    • Senate Judiciary — Held hearings on judicial and Department of Justice nominations and examined the Muslim Brotherhood network

    Coming Up

    The Senate will continue consideration of en bloc nominations on August 6, 2026, with roll call votes expected. The House will meet in a pro forma session on the same day.

    Reference: Congressional Record Archive

    8. Policy Impact Analysis & Heatmap

    This analysis is provided for informational purposes only. It does not constitute investment advice or a recommendation to buy or sell any security.

    Impact on Market

    Based on today’s policy developments, our analysis identifies the following market impact themes:

    THEME 1. INDUSTRIAL RESHORING AND INPUT COSTS

    The administration is prioritizing the expansion of domestic production capacity through tariff protection and minimum price mandates. By targeting critical inputs like polysilicon, the government aims to insulate the defense industrial base from foreign market volatility. However, this creates significant cost headwinds for high-tech sectors that utilize these materials. Bearish risks include potential retaliatory trade measures and supply chain bottlenecks that could compress margins for domestic technology firms.

    THEME 2. MEDIA SECTOR DEREGULATION

    The FCC’s move to relax broadcast ownership rules creates a clear path for industry consolidation and increased scale. This environment benefits larger media conglomerates seeking to optimize operations and capture market share through acquisition. Critics argue that these actions threaten democratic safeguards by centralizing information control. The primary risk remains increased regulatory scrutiny and legal challenges from state-level opposition figures who view this deregulation as politically motivated.

    THEME 3. IMMIGRATION RESTRICTIONS AND LABOR SUPPLY

    The executive orders targeting birthright citizenship and birth tourism reflect an aggressive stance on immigration policy. These measures aim to restrict specific entry pathways, which may tighten labor supplies in sectors reliant on migrant and international populations. Concerns persist that these policies could inadvertently dampen long-term consumption growth and heighten operational costs for businesses that depend on a broad, accessible workforce.

    Policy Impact Heatmap with Market Direction

    Each cell shows an estimated impact score on a fixed scale of -10 to +10, reflecting how today’s policy developments may affect each market sector. Positive scores (green, ▲) suggest bullish impact; negative scores (red, ▼) suggest bearish pressure. Rows and columns are sorted by impact strength, and sectors and policy events with no meaningful impact are omitted. The heatmap, the analysis below, and the Impact on Market themes above are produced from a single unified analysis: the heatmap visualizes the magnitudes, while the text explains the causal reasoning behind them.

    Federal policy shifts toward industrial protectionism and administrative deregulation dominated the landscape. The imposition of minimum import prices and duties on polysilicon represents a targeted effort to reshore supply chains for defense-adjacent industries. While intended to foster domestic resilience, this policy increases input costs for the technology and semiconductor sectors, which rely on global polysilicon supplies. Opponents, including Governor Whitmer, argue that such protectionist measures exacerbate inflationary pressures and burden regional manufacturing competitiveness.

    Simultaneously, the deregulation of broadcast ownership provides a tailwind for media consolidation. This shift allows larger entities to absorb smaller local outlets, potentially increasing pricing power and scale within the communication services sector. However, critics like Governor Newsom characterize these changes as a threat to media diversity, labeling the move a ‘dictator’s playbook’ that facilitates political control. The divergence between state-level emergency response protocols—such as California’s mobilization for fire risks—and the federal focus on restrictive immigration and trade underscores a widening policy rift. This fragmentation increases regulatory uncertainty, as firms must navigate conflicting directives across federal and state jurisdictions.

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  • Louise Michel, l'amour des animaux au cœur de la révolution

    [Ces précurseuses écolos et féministes 5/5] Dans ses écrits, la révolutionnaire Louise Michel défend son amour des animaux et sa profonde sensibilité. L'égalité vaut pour tous et toutes, y compris les non-humains, rappelle-t-elle.
    Quel souvenir garderons-nous de Louise Michel par-delà les bouleversements du temps ? La communarde qui défiait les troupes de Thiers en 1871 ? Celle qui dressait haut le drapeau noir de l'anarchisme sur les barricades ? Son engagement féministe ? Son soutien (…)

    Lire la suite - Idée / Féminisme , Idées
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  • E-commerce en France : le cap des 200 milliards d’euros bientôt franchi

    Ce qu'il faut retenir :

    • Le e-commerce français a atteint 196,4 milliards d'euros de chiffre d'affaires en 2025, soit une hausse de 7 % par rapport à 2024, avec 3,2 milliards de transactions réalisées (+11 %).
    • 42,2 millions de Français ont acheté en ligne au cours des 12 derniers mois, soit 72,9 % des plus de 15 ans, avec un usage désormais multi-écrans pour plus d'un e-acheteur sur deux.
    • Le commerce agentique s'impose comme une tendance de fond : 94 % des marchands ont déjà adopté des solutions d'IA générative et près d'un cyberacheteur sur trois les intègre dans son parcours d'achat.
    • Les places de marché continuent de gagner du terrain et concentrent désormais 32 % du volume d'affaires des ventes de produits en ligne.

    Un marché qui retrouve des couleurs après la crise inflationniste

    Après deux années marquées par la pression inflationniste, le e-commerce français repart de l'avant. Le chiffre d'affaires du secteur s'établit à 196,4 milliards d'euros en 2025, en progression de 7 % sur un an. Cette croissance se répartit entre deux dynamiques bien distinctes : les services, qui atteignent 120,3 milliards d'euros (+9 %), et les produits, qui renouent avec la croissance à 76,1 milliards d'euros (+4 %) après deux années de repli.

    Ce redémarrage des ventes de produits est présenté par la Fevad comme le signal le plus encourageant de cette édition. Il confirme que la crise inflationniste de 2023 est bel et bien refermée, sans pour autant effacer son empreinte sur les comportements d'achat : le panier moyen continue de baisser et s'établit désormais à 62 euros, preuve que les Français achètent plus souvent, mais avec plus de vigilance sur les prix.

    Le nombre de transactions suit la même trajectoire ascendante, avec 3,2 milliards d'opérations enregistrées en 2025, soit une progression de 11 % par rapport à 2024. Le e-commerce représente aujourd'hui 12 % du commerce de détail et près de 30 % de l'activité sur les principaux univers non alimentaires, comme l'équipement de la maison (32 % de part de marché) ou l'habillement (30 %).

    Des acheteurs toujours plus nombreux et toujours plus mobiles

    En France, 42,2 millions de personnes de plus de 15 ans ont acheté en ligne au cours des douze derniers mois, soit 72,9 % de cette population, et 80 % des 16-74 ans. La progression est continue, avec 0,6 million d'e-acheteurs supplémentaires en un an.

    Le profil de ces acheteurs révèle des écarts marqués selon l'âge et la catégorie socioprofessionnelle. Les 30-44 ans affichent le taux d'achat en ligne le plus élevé (90,8 %), tandis que les 75 ans et plus restent en retrait (25,9 %). Du côté des catégories professionnelles, les cadres et professions intellectuelles supérieures se distinguent nettement avec 96,5 % d'acheteurs en ligne.

    Autre tendance de fond : la multiplication des écrans utilisés pour acheter. 55 % des e-acheteurs sont désormais multi-écrans. Si l'ordinateur reste le support privilégié (76 % d'utilisateurs), le mobile progresse rapidement et gagne sept points en un an, pour atteindre 69 % d'utilisateurs.

    Le paiement et la livraison, deux terrains d'innovation constante

    Le paiement par carte bancaire demeure archi-dominant, utilisé par 92 % des cyberacheteurs. Mais les alternatives s'installent durablement dans les habitudes : points de fidélité et cartes cadeaux (76 %), portefeuilles numériques (57 %), prélèvement (48 %) ou encore paiement fractionné, désormais utilisé par 21 % des acheteurs et déjà testé par 51 % des cyberacheteurs au moins une fois.

    Sans surprise, la sécurité reste la préoccupation numéro un des e-acheteurs : 94 % jugent important d'évoluer dans un environnement de paiement sécurisé, devant la simplicité du parcours (92 %) et les modes de paiement proposés (87 %).

    Côté livraison, la livraison à domicile reste le mode privilégié, utilisée par 77 % des e-acheteurs. Mais les solutions hors domicile, points relais en tête (76 % d'utilisateurs), progressent fortement et représentent désormais 46 % des usages, portées par une demande croissante de flexibilité.

    L'intelligence artificielle bouleverse déjà les pratiques

    C'est le fait marquant de cette édition selon Marc Lolivier, délégué général de la Fevad : près d'un cyberacheteur sur trois intègre déjà l'intelligence artificielle dans son parcours d'achat. Ce chiffre grimpe à près de trois sur quatre parmi les utilisateurs réguliers d'IA.

    Du côté des professionnels, le mouvement est encore plus net. 94 % des marchands déclarent avoir adopté au moins une solution basée sur l'IA générative, et 87 % d'entre eux constatent déjà des évolutions concrètes sur les compétences et les process au sein de leur entreprise. Le commerce agentique est perçu comme l'une des innovations les plus prometteuses à trois ans par 69 % des dirigeants interrogés, juste derrière l'IA générative elle-même.

    Pour les consommateurs, l'usage de l'IA reste concentré en amont de l'achat : 58 % des utilisateurs réguliers s'en servent pour la recherche et l'aide à la décision, contre seulement 27 % au moment du paiement et 35 % pour le suivi après achat.

    La seconde main, un réflexe désormais installé

    Autre évolution notable : plus de 4 cyberacheteurs sur 10 (41,4 %) ont acheté au moins un produit d'occasion en ligne au cours des 12 derniers mois. Ce mode de consommation ne se substitue pas au neuf, il le complète. Dans la mode par exemple, 30 % des acheteurs combinent achats neufs et seconde main, une proportion similaire dans les jeux et jouets ou les produits culturels physiques.

    L’article "E-commerce en France : le cap des 200 milliards d’euros bientôt franchi" a été publié sur le site Abondance.

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  • Trump’s attorney general pick Todd Blanche appears to clear last hurdle for confirmation

    Bill Cassidy, Republican seen as a decisive holdout, said he is prepared to back Trump’s former personal lawyer

    Bill Cassidy, the US Republican senator seen as the decisive holdout on Todd Blanche’s nomination for attorney general, announced on Friday that he will support the pick, setting the stage for a major win for Donald Trump.

    Confirmation that Cassidy, of Louisiana, is prepared to back Blanche – Trump’s former personal lawyer, and a loyal ally of the president – appeared to clear the last hurdle of his confirmation process, which had been challenged by the defections of the Republican senators Lisa Murkowski and Susan Collins.

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  • Trump is laying waste to the agency that keeps hospital patients safe | Robert B Shpiner

    Few have heard of the Agency for Healthcare Research and Quality, but it has saved tens of thousands of lives and billions of dollars

    When I started my training in 1980, we accepted an arithmetic that would now be indefensible. Central lines, the catheters we threaded into the great veins of the critically ill, became infected, and some of those patients died. We recorded the deaths as complications. Almost no one thought of them as preventable, because no one had yet done the slow work of proving they were.

    That work got done, and federal money paid for it. Beginning in 2008, the Agency for Healthcare Research and Quality, a small arm of the health department, funded a national effort in more than a thousand adult intensive care units: a checklist, a sterile insertion protocol, and a unit culture in which a nurse could stop a surgeon. Central-line bloodstream infections fell by 41%, from 1.915 to 1.133 per 1,000 catheter days. The agency estimates that effort alone averted between 290 and 605 deaths. Across its wider work on hospital-acquired harm, AHRQ’s own accounting credits 20,500 deaths prevented and $7.7bn saved in the four years from 2014 to 2017. Hardly any of my patients have heard of the agency. That was always rather the point.

    Robert B Shpiner is an internist and clinical professor of medicine at the David Geffen School of Medicine at UCLA. He has practiced and taught intensive care medicine for more than 40 years

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  • Au-delà de l'instrumentalisation : la nouvelle grammaire morale de la politique colombienne

    La théorie classique de la sécularisation soutient que le processus de modernisation conduit progressivement à une différenciation entre religion et politique (Alcalá, 2018). À mesure que les institutions démocratiques se substituent aux anciennes formes d'autorité religieuse, les croyances sont progressivement reléguées à la sphère privée. Pourtant, les évolutions politiques récentes semblent remettre en question ce diagnostic (Morello, 2021). Dans des contextes nationaux très différents, des dirigeants issus d'horizons idéologiques variés mobilisent des récits qui présentent la compétition politique comme une confrontation entre des ordres moraux rivaux. Ce qui est désormais en jeu ne se limite plus aux programmes gouvernementaux ou aux modèles économiques, mais concerne des conceptions antagonistes de l'ordre légitime de la société. Paradoxalement, plus une démocratie se revendique séculière, plus elle semble éprouver le besoin de produire des fondements moraux capables de conférer une légitimité à l'action politique.

    Les interventions publiques d'Abelardo de la Espriella révèlent une tendance constante à présenter la politique comme une lutte entre des modes incompatibles de compréhension de l'ordre social. Les divergences entre projets politiques cessent d'être perçues comme des expressions ordinaires et légitimes du pluralisme démocratique pour devenir les manifestations d'une confrontation plus profonde entre un ordre moral qu'il conviendrait de préserver à tout prix et un autre qui menacerait de le détruire. L'efficacité de ce discours tient moins à la fréquence des références religieuses qu'à sa capacité à transformer des désaccords politiques contingents en conflits éthiques à portée absolue.

    Ce processus peut être analysé à partir de trois opérations fondamentales de sacralisation qui traversent de manière récurrente le discours du nouveau président colombien : la sacralisation de la nation, de la famille et du droit. Ces catégories n'apparaissent pas comme de simples propositions programmatiques, mais comme des principes dont la légitimité est tenue pour antérieure à toute délibération politique.

    La nation comme communauté morale

    La nation est présentée comme une communauté morale dont les valeurs, les traditions et les modes de vie doivent être protégés contre des phénomènes perçus comme des menaces existentielles. La Colombie cesse d'apparaître uniquement comme un État de droit doté d'institutions démocratiques pour devenir une communauté historique porteuse d'une identité antérieure à toute délibération politique. Dans cette perspective, la nation n'est plus conçue comme le résultat toujours inachevé d'un pacte entre des citoyens divers, mais comme une réalité morale que la politique a pour mission de préserver plutôt que de redéfinir.

    Ce déplacement entraîne des conséquences profondes pour la démocratie. Lorsque l'identité nationale cesse d'être comprise comme un projet ouvert pour être érigée en patrimoine moral qu'il convient de sauvegarder, le désaccord politique change de nature. Les controverses relatives à l'avenir du pays ne sont plus interprétées comme des divergences légitimes portant sur des politiques publiques, mais comme des conflits opposant la fidélité à la communauté nationale à sa trahison. L'adversaire politique n'apparaît plus seulement comme le défenseur d'un modèle différent de développement, de sécurité ou d'organisation institutionnelle ; il est présenté comme celui qui met en péril les fondements moraux mêmes de l'existence de la nation.

    À partir de ce moment, la politique s'éloigne progressivement du terrain de la négociation des intérêts pour investir celui de l'administration des appartenances morales. Le débat ne porte plus principalement sur les décisions les plus efficaces ou les plus justes, mais sur la question de savoir qui incarne véritablement la nation et qui possède l'autorité nécessaire pour parler en son nom. La compétition démocratique tend ainsi à s'organiser autour de critères d'authenticité, de loyauté et d'identité plutôt qu'autour de programmes ou de résultats gouvernementaux. C'est précisément à ce niveau que ce que l'on appelle la « guerre culturelle » cesse d'être une simple confrontation idéologique pour devenir une lutte visant le monopole de la définition légitime de la communauté politique.

    La famille comme principe anthropologique de l'ordre social

    Une deuxième opération consiste à ériger la famille en principe fondamental d'organisation de l'ordre moral. Dans le discours d'Abelardo de la Espriella, la famille cesse d'apparaître simplement comme une institution essentielle de la sphère privée pour devenir le cadre à partir duquel sont interprétées des questions aussi diverses que l'éducation, la sexualité, l'enfance, l'autorité ou les relations entre les générations. Son importance ne découle plus seulement de sa fonction sociale, mais de sa capacité à fournir un critère normatif permettant de distinguer ce qui renforce de ce qui fragilise la vie collective.

    L'efficacité politique de cette opération réside dans sa capacité à réorganiser des débats très différents sous une même catégorie morale. Des questions qui, dans une démocratie pluraliste, sont généralement discutées en termes de droits, de politiques publiques ou de reconnaissance de la diversité des modes de vie sont désormais interprétées comme les expressions d'un problème unique : la préservation ou la dégradation de l'ordre familial. La famille cesse ainsi d'être un thème particulier de l'agenda public pour devenir un principe de classification qui structure l'interprétation d'une multitude de controverses sociales.

    Dans cette perspective, le cœur du conflit ne consiste plus à déterminer quelles politiques sont les plus appropriées pour répondre aux transformations sociales, mais à établir quelle conception de la famille est légitime pour orienter la vie commune. La confrontation politique se déplace alors vers le pouvoir de définir les catégories morales au moyen desquelles la société interprète des questions aussi diverses que l'éducation, l'autorité, la sexualité ou encore la protection de l'enfance.

    Le droit comme manifestation d'un ordre moral

    L'opération la plus significative concerne peut-être le droit. La trajectoire professionnelle d'Abelardo de la Espriella en tant qu'avocat confère une place particulière aux références juridiques dans son discours. La Constitution, l'État de droit ou encore la justice sont fréquemment invoqués comme les expressions de principes moraux qui transcendent la contingence des majorités politiques. La légalité n'est plus seulement comprise comme le produit de procédures institutionnelles ; elle est présentée comme la manifestation d'un ordre dont la légitimité précède la décision politique.

    Cet aspect est particulièrement révélateur, car il montre que la moralisation du conflit ne s'opère pas uniquement à travers des références religieuses explicites. Le langage juridique lui-même participe de cette même logique de sacralisation. Le droit cesse d'être un simple instrument de régulation des conflits pour devenir le garant d'un ordre moral dont la défense est présentée comme une exigence éthique. L'autorité du juriste se transforme ainsi en autorité morale. La légitimité de son discours ne repose plus seulement sur la maîtrise technique des normes, mais également sur sa capacité à les présenter comme l'expression de principes supérieurs que la politique est appelée à reconnaître et à protéger.

    Les grammaires morales de l'ordre politique

    Les trois opérations décrites permettent de comprendre comment, à travers ces trois catégories, la politique est réinterprétée au moyen d'une grammaire morale qui réduit l'espace de la contingence démocratique. Le conflit cesse de s'organiser autour d'intérêts, de programmes ou de négociations pour se structurer comme une confrontation entre des biens considérés comme indisponibles et des menaces perçues comme existentielles. En d'autres termes, il ne s'agit ni d'une restauration d'un ordre confessionnel ni d'un retour à une politique soumise à l'autorité du catholicisme. Ce qui émerge est un processus plus subtil par lequel des formes de classification morale héritées de la tradition religieuse continuent d'organiser l'imaginaire politique colombien. Les catégories religieuses n'agissent plus principalement comme des contenus doctrinaux ; elles fonctionnent comme une structure culturelle capable de transformer des décisions historiques et discutables en exigences morales présentées comme universelles.

    Le cas d'Abelardo de la Espriella met ainsi en évidence les limites analytiques de la notion d'instrumentalisation. Sa principale insuffisance réside dans le fait qu'elle réduit les rapports entre religion et politique à une simple stratégie discursive, alors que l'enjeu véritable est la persistance de structures culturelles beaucoup plus profondes. La question essentielle n'est donc plus de savoir pourquoi un dirigeant mobilise des symboles religieux, mais pourquoi certaines catégories d'origine religieuse continuent d'offrir les cadres les plus efficaces pour produire de la légitimité, structurer le conflit et définir les fondements moraux de la vie collective. Dans cette perspective, la religion n'apparaît pas comme une ressource extérieure dont la politique ferait occasionnellement usage ; elle constitue l'une des matrices culturelles qui continuent d'organiser l'imaginaire politique des sociétés contemporaines.

    Ce constat conduit également à reconsidérer plusieurs des postulats classiques de la théorie de la sécularisation. L'enjeu n'est plus de mesurer le degré de présence publique de la religion, mais de comprendre les modalités selon lesquelles ses grammaires continuent de structurer la production de la légitimité dans des contextes formellement séculiers. La véritable nouveauté du phénomène incarné par Abelardo de la Espriella ne réside donc pas dans un prétendu retour de la religion en politique, mais dans la capacité croissante du discours politique à se réapproprier ces grammaires afin de réorganiser les économies morales (Fassin 2009) à partir desquelles une société distingue le légitime de l'illégitime, le négociable de l'indisponible. C'est dans ce déplacement — bien davantage que dans la présence explicite de références chrétiennes — que réside la principale transformation de la politique colombienne contemporaine.

    Références

    Alcalá, F. (2018). La invención del espacio político en América Latina : Laicidad y secularización en perspectiva. Religião & Sociedade, 38, 119‑147. https://doi.org/10.1590/0100-85872018v38n2cap04

    Casanova, J. (1994). Public Religions in the Modern World. University of Chicago Press.

    Durkheim, E. (1991). Les formes élémentaires de la vie religieuse. LGF - Livre de Poche.

    Fassin, D. (2009). Les économies morales revisitées. Annales. Histoire, Sciences Sociales, 64(6), 1237-1266.

    Gauchet, M. (2005). Le désenchantement du monde : Une histoire politique de la religion. Folio Essais.

    Morello, G. (2021). Lived Religion in Latin America : An Enchanted Modernity. OUP USA.

    Schmitt, C. (2009). Teología política. Editorial Trotta, S.A.

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  • La narco-esthétique du Tigre 5.0 à l'ère de l'intelligence artificielle

    Depuis l'accession contestée d'Abelardo de la Espriella à la présidence de la Colombie, jamais le pays avait paru à ce point divisé [1], la moitié de la population ayant voté en faveur de celui qui se présentait comme le défenseur d'une « Patrie miracle » et se proposait tout autant de « bombarder et pulvériser de poisons les champs de coca » [2] que d'éliminer « l'ennemi intérieur » que constituent à ses yeux le communisme et le « petrisme » (du nom du président de gauche Gustavo Petro), prétendument entaché du « sang des citoyens sans défense assassinés par les bombes des terroristes qu'Iván Cepeda [le candidat de gauche à la succession de Petro opposé à Abelardo de la Espriella lors de l'élection de 2026] et Petro ont protégés […] ».

    « La démocratie ne périra pas face à la terreur des armées de Cepeda et Petro » [3], clame à tout va le nouveau “président” colombien d'extrême droite. Lors d'un échange téléphonique avec le candidat Abelardo, le président argentin populiste libertarien Javier Milei abondait à propos de Cepeda : « on y va à fond, tu dois battre ce gauchiste fils de salope » [4] . Aussi le président nouvellement élu a-t-il d'abord pour projet de « démembrer la gauche » [5] et déclare-t-il que « ceux qui ne veulent pas se soumettre à l'empire de la loi devront tomber sous le feu des armes de l'État » [6] .

    La menace est d'autant plus sérieuse qu'en Colombie la politique de « l'ennemi intérieur » a déjà été mise en œuvre dans les années soixante en tant que doctrine de sécurité impulsée par les États-Unis pour justifier la persécution de militants de gauche, de syndicalistes, de leaders sociaux, d'étudiants et de défenseurs des droits. Elle a renforcé le paramilitarisme, procédé à l'élimination de plusieurs milliers de militants du parti politique l'Union patriotique et de « faux positifs » [7] , ces paysans, étudiants (population civile) assassinés maquillés en guérilleros pour justifier leur meurtre, perpétré de nombreuses violations des droits de l'être humain qui ont fait au moins 10 246 victimes recensées, et qui se sont poursuivies à travers la politique de « Sécurité démocratique » du gouvernement de droite d'Álvaro Uribe Vélez, conséquemment à laquelle la Juridiction spéciale pour la paix (JEP) a comptabilisé, entre 1990 et 2016, 7 837 décès de « faux positifs » [8]. Il faut rappeler le slogan du « Centre démocratique », le parti d'Álvaro Uribe Vélez : « une main ferme, un grand cœur ». Or, c'est sous l'égide de ce slogan, qu'un groupe de citoyens qualifiés de « gens bien », parmi lesquels figurent des citoyens et l'élite entrepreneuriale traditionnelle du pays (Le clan Char, le GEA, le Groupe entrepreneurial d'Antioquia, etc.), a été autorisé à s'approprier illégalement des terres par la force. La société colombienne accorde une grande importance à l'image ; l'esthétique visuelle parvient à définir presque entièrement les tendances politiques des individus. Les « gens bien », par exemple, se sont distingués lors de leurs manifestations publiques par le port de chemises blanches et de chapeaux blanches, caractéristiques de l'imaginaire du « paisa » travailleur [9], associé à des démonstrations de pouvoir et de richesse : chevaux, avions privés et véhicules blindés. Ce groupe hétérogène, légitimé par le gouvernement en place, en accaparant les terres est à l'origine d'un vaste mouvement d'exode de la population civile, avec le soutien de groupes paramilitaires alliés au gouvernement — qui existent depuis les débuts de l'indépendance de la Colombie.

    L'adhésion populaire au discours de la violence attestée par l'élection de 2026 s'explique peut-être par le constat que fait le président sortant Gustavo Petro, selon lequel, malgré les efforts de son gouvernement, « … nous n'avons pas encore transformé la structure fondamentale du pouvoir en Colombie aujourd'hui, d'un pouvoir qui hérite de l'oligarchie, de son illusion d'aristocratie, mais qui est en réalité un pouvoir mafieux et génocidaire » [10] . Pourquoi la structure du pouvoir en Colombie n'a-t-elle pas évolué ? Cette question est si complexe que nous ne pourrons y répondre ici. En résumé, nous dirons que la Colombie, qui figure parmi les 15 pays les plus inégalitaires au monde, a connu l'essor d'une petite bourgeoisie en partie fondé sur l'empire de la drogue et ses activités dérivées (exploitation minière illégale, traite des êtres humains, prostitution, tourisme de luxe, etc.) [11], et le développement de nombreux liens occultes de l'Etat et de l'Eglise avec le trafic de stupéfiants, entraînant une subordination de la loi au pouvoir de la violence et du silence. A quoi s'ajoute la collusion du pouvoir avec les médias nationaux qui, depuis des années, diffusent de fausses informations ; l'état d'une population en proie à la douleur, à la rancœur, à la haine et/ou à l'aveuglement, soumise à l'alliance narco-religieuse étatique. Sans compter l'aveuglement du discours puriste et intellectualiste d'une gauche distante du peuple qu'elle prétend pourtant représenter.

    Ces raisons, parmi d'autres, contribuent à la polarisation dont souffre le pays qui oppose aux électeurs d'Abelardo de la Espriella les 12 708 712 personnes qui ont voté pour Cepeda et qui croient sans doute qu'il est encore possible de faire de la politique autrement, en surmontant les préjugés de classe et les violences historiques à l'égard des femmes, à l'égard des populations afro-colombiennes, des peuples autochtones, des communautés LGBTIQ+, des Roms, et en coexistant avec les entités de la nature dans l'un des pays les plus riches en biodiversité au monde. Tandis qu'une autre moitié de l'électorat semble ne pas pouvoir même imaginer que l'hyperproduction capitaliste ne soit pas l'unique solution à ses attentes. C'est en partie cette bataille sociopolitique et culturelle qui vient de secouer le peuple colombien.

    C'est de cette polarisation qu'est née la ligne de fuite mortelle et spectaculaire, marquée par une masculinité virile, qui s'est imposée au peuple colombien lors des dernières élections, en donnant naissance à ce que nous appelons le populisme d'élite : un populisme qui, d'une part, exploite la précarité socioculturelle et la capacité d'action politique du peuple pour incarner son mécontentement face aux classes « privilégiées » — l'Église, les gouvernements et les partis traditionnels —, et qui, d'autre part, satisfait ces élites en incarnant leurs priorités sous la forme d'un pouvoir politique autoritaire, capable de bouleverser les mécanismes d'exercice d'un pouvoir transparent, démocratique et légal. Ce populisme se trouve toutefois légitimé tant par les élites qu'il favorise que par le peuple qui justifie toutes les actions, même si celles-ci le conduisent à sa propre destruction [12] .

    Cette nouvelle voie, que l'on peut qualifier avec Achille Mbembe de « nécropolitique », c'est-à-dire qui confère à l'État le pouvoir de décider qui doit vivre et qui doit mourir [13] , se présente comme une alternative messianique, innovante, médiatique, qui confère une touche encore plus bourgeoise à la culture visuelle liée au trafic de drogue du pays – dans laquelle il faut inclure les « gens de bien ». Cette culture visuelle est qualifiée de « narco-esthétique », c'est-à-dire une esthétique par laquelle « se définit un beau baroque qui a pour finalité la reproduction et la prolifération de corps standardisés aux proportions amplifiées par la chirurgie esthétique, aux cheveux lissés et au maquillage excessif » [14] . Le nouveau sauveur, c'est celui qui dit aux Colombiens « je vais veiller sur vous, je vais défendre personnellement vos vies, vos maisons, vos enfants » [15] , et qui s'est promené publiquement dans les rues du pays en exhibant son gilet pare-balles à l'intérieur d'un carrosse doté d'un dôme en verre blindé. Le « réalisme magique », concept par lequel Gabriel García Márquez décrit le peuple colombien, s'étend vers un populisme d'élite qui se manifeste dans la campagne présidentielle d'Abelardo de la Espriella : « le tigre qui rugit et mord », celui qui représente « ceux qui n'ont jamais », « ceux qui n'ont jamais vécu aux dépens de l'État, ceux qui n'ont jamais rien volé, ceux qui ne se plaignent jamais, ceux qui ne tourneront jamais le dos à notre pays dans ses heures les plus sombres, ceux qui n'ont jamais fait partie de la clique politique, ceux qui ne sont jamais et n'ont jamais été financés par les grands capitaux. Ce sera une bataille des « jamais » contre les « toujours » » [16] .

    « Le tigre », « l'homme d'affaires travailleur » sur qui « on dirait qu'il est arrivé trop tard quand on distribuait la peur », celui qui ne fait jamais de politique, qui se promène dans ses costumes italiens conçus par sa propre marque et qui offre aussi à celui qu'il continuait d'appeler « Président » avant de lancer sa campagne en 2025 : Álvaro Uribe Vélez, que son parti a qualifié de président « éternel » [17] . Abelardo, celui qui ne renonce jamais, défenseur « sans scrupules » [18] qui ne craint rien, qui accepte toutes les affaires que les autres avocats refusent, y compris les dossiers épineux liés à la défense de trafiquants de drogue et de paramilitaires ; comme lorsqu'il a créé la fondation (Fipaz), qui a favorisé le rapprochement et les prises de position des chefs paramilitaires pour leur défense dans le cadre d'un processus de démobilisation sans extradition [19] . Abelardo, celui qui ne changera jamais, celui qui n'assumera jamais non plus de position éthique en politique, puisqu'il l'affirme lui-même : « comme je ne suis pas un homme politique, je ne suis pas politiquement correct […] l'éthique est un ensemble de normes personnelles » [20]. Tandis que, en tant qu'avocat, en matière de droit tout dépend selon lui du point de vue sous lequel on se place. Le Tigre, celui qui ne « te ment jamais », mais qui, en l'espace d'une seule journée, passe du statut d'athée à une conversion spirituelle qui a complètement bouleversé sa vie [21]. Celui qui un jour déclare en campagne qu'il n'enverra pas de représentants à l'ONU, et qui le lendemain nomme comme représentant l'avocat constitutionnaliste Mauricio Gaona. Qui un jour adore Álvaro Uribe, et le lendemain s'en prend à tout son parti pour remporter la bataille politique, par exemple : pendant la campagne il a déclaré qu'il ne créera pas de parti, et qui pourtant, une fois élu, met le parti de « l'Éternel » sous pression en lui opposant un candidat à la présidence du Sénat de la République, parvenant ainsi à unir deux partis historiquement opposés, le Centre démocratique et le Pacte historique, afin d'en remporter la présidence [22] . Abelardo de la Espriella, qui ne vous ment pas, mais se contente d'interpréter les faits à son avantage, ne ressent donc aucun trouble éthique du fait qu'avant le début de sa campagne il décrivait, dans ses chroniques, Donald Trump comme un dirigeant « populiste et bruyant » et mettait en garde contre les risques liés à l'industrie pétrolière », alors qu'une fois en campagne il vante l'extractivisme, affirme que la Colombie sera l'une des étoiles du drapeau des États-Unis, et remercie enfin le président américain pour sa victoire, dans une lettre où il s'exprime ainsi : « vous avez ouvert la voie pour vaincre les pouvoirs en place de toujours, en alliance avec le peuple. En Colombie, nous commençons à emprunter cette même voie. Les États-Unis et la Colombie sont des nations sœurs, unies par le sang des héros et par le destin commun de défendre la civilisation occidentale sur ces terres des Amériques. Ensemble, nous sommes indestructibles » [23] .

    Ce nouveau messianisme, censé sauver la Colombie de l'ennemi intérieur, s'inscrit dans une véritable campagne médiatique à propos de laquelle Abelardo déclare lui-même : « Mon objectif est d'allumer l'étincelle volcanique qui fera circuler la vérité de manière virale sur les réseaux sociaux » [24] . C'est ainsi qu'Abelardo, largement financé par le clan Char (un groupe de politiciens traditionnels et d'hommes d'affaires entachés de scandales de corruption et liés à des groupes hors-la-loi), dont il est proche depuis longtemps [25] , a développé, d'une part, une stratégie pyramidale de recherche d'électeurs (une pratique par ailleurs illégale car elle exerce une contrainte sur l'électorat [26]), et, d'autre part, la construction d'un imaginaire et d'une identité de force et de vigueur simulées à l'aide de l'intelligence artificielle. Leurs modes d'action s'appuient sur le réseau d'affects et de passions qui animent la population et obéissent à l'émotivité humaine manipulée par un inconscient machinique, comme le dirait Félix Guattari [27] , et régies par un algorithme « à la manière de mutation anthropologique », comme le dirait l'historien colombien Alberto Castrillón Aldana [28] . La campagne d'Abelardo de la Espriella a été conçue dès le départ pour ces inconscients machiniques contrôlés par des algorithmes, pour lesquels ce qu'on appelle la « mémoire historique » n'a que peu ou pas d'intérêt. Une campagne médiatique conçue pour les réseaux sociaux que les Colombiens utilisent au quotidien : TikTok, WhatsApp, Instagram, Facebook et X. Son programme gouvernemental, qui semble avoir été rédigé avec ChatGPT et qui compte trois pages, ne parle pas seulement du type de gouvernement qu'il propose, mais aussi du peuple qu'il prétend gouverner. Comme le disait déjà Guattari : « On ne peut pas partir d'une vectorisation simple qui partirait d'un lieu de manipulation de production de subjectivité et puis d'une pauvre population victime de la situation. Parce qu'elle est victime, mais en même temps, elle est agente dans cette affaire. On a aussi les médias et la chimiothérapie qu'on mérite » [29] .

    Parmi les symboles de sa campagne, on retiendra notamment : le tigre comme figure emblématique, un animal debout sur ses deux pattes, vêtu d'un costume de créateur italien (même si, comme nous le savons, le tigre n'est pas une espèce endémique de Colombie [30]). L'utilisation du maillot de l'équipe nationale colombienne de football, le salut militaire, qui est pourtant clairement interdit en dehors de son usage institutionnel (les organismes chargés de réglementer ces aspects, à savoir le Conseil national électoral et le Registre national, n'ayant pas mis en place de mesures préventives et n'ayant pas pris de mesures correctives pour contrer l'utilisation de ces symboles). Le casque en verre blindé et le gilet pare-balles. Les scapulaires de divers saints et anges avec lesquels il célèbre toute une iconographie religieuse à laquelle sont attachés au moins 45,3 millions de Colombiens catholiques [31] , sans parler des symboles juifs qu'il arbore également. Au cours de sa campagne présidentielle, il a ainsi effectué un pèlerinage religieux largement relayé sur les réseaux sociaux, au cours duquel il a tenu des discours tels que : « … le peuple juif est le peuple de Dieu » [32]. Ce qui témoigne de l'alliance avec Israël qui le pousse aujourd'hui à vouloir fermer 14 ambassades et à ouvrir une ambassade de Colombie à Jérusalem [33] . D'autres discours prononcés au cours de son pèlerinage démontrent le lien indissociable entre la politique et la religion, qui agit encore comme un puissant catalyseur pour tous les fidèles. Lors de son pèlerinage, il déclare encore : « Divin Enfant Jésus, Fils éternel du Père, roi des rois et seigneur des seigneurs, c'est devant toi que nous achevons ce pèlerinage national, en reconnaissant que toute autorité, toute nation et toute histoire sont sous ta seigneurie. Aujourd'hui, nous levons les yeux vers toi, avec gratitude, pour les dons que tu as répandus sur la Colombie, et avec une confiance filiale, nous remettons entre tes mains le présent et l'avenir de notre patrie […] cette bataille n'est pas seulement politique, elle est aussi spirituelle […] nous sommes fermes pour la patrie ! Et aussi fermes pour la foi ! » [34] .

    Le mandat de masculinité occupe également ici une place fondamentale dans le discours d'Abelardo. Rita Segato décrit ce mandat comme la violence d'État exercée par une confrérie masculine qui exige la loyauté envers une sorte de corporation virile dont l'ordre symbolique ne doit pas être altéré [35] . Abelardo, qui prétend avoir une vision singulière des femmes, qu'il qualifie de « tigresses », explique que ce sont elles qui soutiennent et font vivre le foyer car « les femmes sont le noyau de la famille » [36] . Bien que cela puisse paraître « presque charmant », ce que nous avons vécu pendant la campagne était tout autre : des scènes publiques de machisme sans précédent et, pire encore, avec le soutien d'une partie de la population féminine qui ne s'inquiète pas des attaques contre les journalistes femmes et qui, à son tour, se rend complice de la confrérie masculine selon laquelle les femmes ne sont que des « parures » et doivent se tenir à la « place qui leur revient » — laquelle n'est clairement pas celle de l'expression politique. Au contraire, les femmes seraient incapables de voter en se laissant guider par la raison ; genre faible et ignorant de la politique et du droit, elles ne pourrait voter qu'en se laissant guider par le désir lié aux attributs sexuels du candidat [37] .

    Que dire d'autre de la « narco-esthétique » de sa campagne ? Enfin, toute une iconographie de la richesse et du « bien-être » s'exprime dans les allusions à ses deux nationalités étrangères : américaine et italienne, à ses marques commerciales et à la jouissance de l'argent mise en avant dans de nombreuses vidéos montrant des fêtes, des voyages, des jets privés et des restaurants. Que les femmes soient le cœur de la famille, mais qu'elles servent de décoration dans un salon, que le tigre n'ait rien à voir avec la Colombie, qu'Abelardo s'engage à prendre personnellement soin des Colombiens, mais qu'il ne se présente pas à la cérémonie de passation du pouvoir présidentiel, qu'il n'ait peur de rien, mais qu'il se déplace dans un carrosse blindé, etc., voilà autant de détails que l'on peut qualifier de contradictoires et qui restent sans explication. Cependant, les électeurs d'Abelardo semblent ne pas avoir besoin de ces explications : l'important, c'est que le spectacle soit grandiose et divertissant, et, en la matière, Abelardo s'est révélé être un expert. Son esprit d'entreprise n'a pas quitté la campagne, qu'il a mise à profit pour créer une marque intitulée « Défenseurs de la patrie », dont les produits « miracle » sont disponibles sur son site web et comprennent des chemises, des casquettes, des sweats, des vestes, des lunettes, des sculptures, des baskets, des gourdes, des porte-clés et même des tracts à imprimer pour faire de la propagande politique. De même, dans plusieurs de ses vidéos conçues pour TikTok, le voit-on parler tout en sirotant son vin Fratelone ou son rhum « Defensores », ou encore simplement en train de promouvoir sa nouvelle montre Trigris 1, qui compte chaque seconde du destin de notre pays et dont il n'existe que 9 exemplaires qu'il remettra lui-même en mains propres à ses acheteurs [38] .

    Abelardo et son équipe ont su tempérer et jouer avec les émotions d'un peuple désorienté, déchiré par une histoire de conflit armé où il n'y a pas d'innocents. Au cours de sa campagne, Abelardo, « l'homme d'affaires qui a décidé de tout abandonner pour un devoir qui [lui] brûle l'âme : sauver la Colombie » [39] , a affirmé n'avoir pas dépensé un seul peso en publicité et avoir bénéficié « du soutien du peuple et de la grâce de Dieu » sans être « financé par les grands capitaux » [40] . Nous savons pourtant que le coût réel de sa campagne a dépassé les 26 milliards de pesos colombiens. Qui l'a financée ? Nous l'avons déjà évoqué… Sa campagne présidentielle, nous le savons, a été la campagne publicitaire la plus coûteuse de l'histoire de la Colombie.

    Aujourd'hui, 7 août, prend ses fonctions celui qui, pour beaucoup, ne sera jamais un président digne de la Colombie. Cette affirmation est justifiée par la décision du groupe parlementaire du Pacte historique de ne pas assister à son investiture, par la déclaration de désobéissance civile faite par ce même parti et par la détermination des 12 708 712 électeurs qui ont voté contre Abelardo de la Espriella et qui en suivront les agissements avec une méfiance absolue. Nous entrons aujourd'hui dans une ère marquée par un populisme d'élite auquel nous espérons résister et survivre. Nous avons peur, car nous avons été menacés ouvertement et nous savons qu'en Colombie on ne plaisante pas avec les ennemis intérieurs : on les traque, on les tue et on les enterre. Aujourd'hui, nous sommes des Colombiens qui nous embrassons à distance, cherchant jour après jour, sur tous les fronts possibles, à ne pas faiblir face aux rares occasions qui s'offriront à nous de penser différemment, d'opter pour la vie plutôt que de nous lier à l'État nécro.

    Juliana Marín Taborda & Alejandro Giraldo Quintero

    [1] L'emploi du terme « prétendue élection » renvoie à la contestation toujours en cours de la validité du scrutin présidentiel colombien de 2026. Au 30 juillet 2026, le président Gustavo Petro continue de dénoncer une fraude électorale et une manipulation informatique des résultats, accusations qui restent contestées et dont certaines sources invoquées n'ont pas permis d'établir une fraude. Parallèlement, le Conseil d'État colombien a admis pour examen une demande en nullité de l'élection d'Abelardo de la Espriella, portée par Luis Guillermo Pérez. Soutenue par des milliers de citoyens, cette demande affirme notamment que des contrôles d'authenticité, d'intégrité et de traçabilité numérique des formulaires E-14 auraient été réduits en 2026, compromettant, selon les requérants, la possibilité de vérifier indépendamment les résultats. L'élection demeure néanmoins juridiquement valide tant qu'aucune décision de justice ne l'a annulée.

    [2] Didier Polo Monterrosa, De La Espriella anuncia el regreso de bombardeos y fumigaciones : « cesará la horrible noche ». Bogotá 20 juillet,https://www.minuto60.com/politica/e...Minuto60, 2026

    [3] Abelardo De La Espriella, Colombia no puede seguir arrodillada ante el crimen. 28 Avril, 0'07,https://www.tiktok.com/@delaespriel...Delaespriella_style, 2026.

    [4] Abelardo De La Espriella, ¡Viva la libertad, carajo ! 18 Juin, 1'20,https://www.tiktok.com/@delaespriel...Delaespriella_style, 2026.

    [5] Revista Raya, Enemigo interno, 60 años después : la doctrina que EE. UU. impuso a Colombia y hoy vuelve en campaña. 19 mai, Revista Raya, 2026.

    [6] Telemedellín, “Me voy a posesionar en una guarnición militar para hacerle honor a los verdaderos héroes de la patria” ; Abelardo de la Espriella, presidente electo de Colombia durante los actos del 20 de Julio en Medellín campaña. 20 juillet, 0'20. Telemedellín, 2026.

    [7] Revista Raya. Ibid.

    [8] Revista Raya. Op.Cit.

    [9] Le « paisa travailleur » renvoie à tout un imaginaire autour de la vigueur du peuple d'Antioquia, capable de prospérer grâce à un travail acharné, généralement physique, à la campagne.

    [10] Gustavo Petro, La trampa de las elecciones está hecha en EE. UU. con algoritmos israelíes... 17 juillet, 1'38. Gustavo Petro, 2026.

    [11] Maria Teresa Uribe, Los destiempos y los desencuentros : una perspectiva para mirar la violencia en Colombia. Medellín, Universidad de Antioquia, 1990.

    [12] Cette définition s'appuie sur l'analyse du contexte électoral qui a entouré la campagne de De la Espriella et sur les arguments de Sebastián Ronderos et Cristian Acosta Olaya (14 juin 2026), qui affirment, d'une part, qu'Abelardo n'est pas un populiste, et ceux de Carlos de la Torre (2013), qui met en évidence les différentes formes de transformation du populisme en Amérique latine. Sebastián Ronderos, Cristian Acosta Olaya, Abelardo de la Espriella no es un populista. Jacobinslat, 2026. Carlos de la Torre, El populismo latinoamericano : entre la democratización y el autoritarismo. Nueva sociedad n° 247, p. 120-137.

    [13] Achille Mbembe, « Nécropolitique » dans « Traversées, diasporas, modernités », Raisons politiques, n° 21, p. 29-60. Éditions Presses de Sciences Po. 2006.

    [14] Juliana Marín Taborda, « El Cuerpo Habla : fabulation et émancipation des corps politico-esthétiques ». Rennes, Amerika [en ligne], 31, 2025.

    [15] Abelardo de la Espriella, El Cauca y el Valle del Cauca se inundan de sangre de ciudadanos inermes, asesinados por las bombas del terrorismo que Iván Cepeda y Petro, han protegido…. 27 avril,1'28.Delaespriella_Style, 2026.

    [16] Abelardo de la Espriella, Los Nunca : batalla por la patria en Colombia, 13 mars0'05.https://www.tiktok.com/@delaespriel...Delaespriella_Style, 2026.

    [17] L'éternel « président », après trois mandats présidentiels loin du pouvoir et une condamnation pour fraude procédurale dans une affaire de subornation de témoins liée aux accusations concernant les « faux positifs », continue d'être désigné comme « président » par une partie de la population colombienne.

    [18] C'est ainsi que l'avocat se présente lui-même, en référence à l'éclectisme des affaires qu'il est capable de défendre.

    [19] Daniel Coronel, El apoderado. 18 août,Revista Semana, 2026.

    [20] samuelgr, Entrevista Caracol televisión, 10 mai, samuelgrg, 2026.

    [21] Andres Pinson, Conversión a Dios de Abelardo de la Espriella. 26 août,https://www.tiktok.com/@andrespinso...andrespinson, 2025. Samuelrg, Entrevista Caracol Television, 13 mai, samuelrg79, 2026.

    [22] Fernando Ramos, El nuevo Congreso de Colombia quedó instalado, con una desafiante sorpresa para el presidente electo Abelardo de la Espriella . 21 juillet,https://www.tiktok.com/@delaespriel...CNN en Español, 2026.

    [23] Abelardo de la Espriella, Colombia en manos de Dios. 3 juin,https://www.tiktok.com/@delaespriel...Delaespriella_Style, 2026.

    [24] Abelardo de la Espriella, Soy Abelardo de la Espriella. 10 janvier, 0'33,https://www.facebook.com/DELAESPRIE...Delaespriella_Style, 2026.

    [25] Revista Raya, El tigre y el clan Char una alianza con los de siempre señalados de corrupción. 4 juin, Revista Raya, 2026. Ardila Arrieta, L, La costa nostra. 4 juin, Rey Naranjo Editores, 2026.

    [26] Cuestión Pública, En la campaña de Abelardo De la Espriella hay miles de funcionarios públicos inscritos, incluyendo policías activos. 31 mai, Cuestión Pública, 2026.

    [27] Félix Guattari, L'inconscient machique : essaies d'eschizo-analyse. Paris, Éditions Recherche, 1979.

    [28] Voir Alberto Castrillón Aldana, Una analítica de la gubernamentabilidad algorítimica. Subjetividad e intersubjetividad en el contexto de una ontología histórica del presente. Medellín, Fondo editorial Colegiatura, 20204. p. 43.

    [29] Félix Guattari, L'ère post-médias, dans « Subjectivité & Mass-média », Chaosmose Vidéos, 3 septembre 11'55, 2022.

    [30] Abelardo de la Espriella, Lanzamiento de campaña diseñado con inteligencia artificial. 10 janvier,https://www.tiktok.com/@delaespriel...Delaespriella_Style, 2026.

    Abelardo de la Espriella, Promoción de la campaña para la primera vuelta electoral. 25 décembre,https://www.tiktok.com/@delaespriel...Delaespriella_Style, 2026 .

    [31] Conferencia Episcopal de Colombia, Colombia en el top 10 de los países más católicos del mudo. 10 avril, Conferencia Episcopal de Colombia, 2017.

    [32] Abelardo de la Espriella, Firme con la comunidad judía. 1 avril,https://www.tiktok.com/@delaespriel...Delaespriella_Style, 2026.

    [33] 6AM W, Gobierno y oposición se enfrentan por las futuras relaciones con Cuba e Israel. 28 juin, Caracol Radio, 2026.

    [34] Abelardo de la Espriella, Colombia en las manos de Dios. 28 juin,https://www.tiktok.com/@delaespriel...Delaespriella_Style, 2026.

    [35] Abelardo de la Espriella, Firme con la comunidad judía. 28 juin,https://www.tiktok.com/@delaespriel...Delaespriella_Style, 2026.

    [36] Abelardo de la Espriella, Firme por las mujeres. 15 mai, 1'50https://www.tiktok.com/@delaespriel...Delaespriella_Style, 2026

    [37] Juanita León, El machismo de Abelardo de la Espriella en seis. 12 mai,https://www.lasillavacia.com/silla-...La Silla Vacía, 2026.

    [38] Abelardo de la Espriella, Reloj de Arte Colombiano con Patria. 20 janvier, 0'08,https://www.tiktok.com/@delaespriel...Delaespriella_Style, 2026.

    [39] Abelardo de la Espriella, Soy Abelardo de la Espriella. 10 janvier,https://www.facebook.com/DELAESPRIE...Delaespriella_Style, 2026.

    [40] Abelardo de la Espriella, Los de siempre no podrán destruirme. 20 avril, Delaespriella_Style, 2026.

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  • Colombie : la nouvelle extrême droite sous l'angle décolonial

    Abelardo de la Espriella (AbdE) a remporté les élections présidentielles en Colombie en grande partie grâce à une campagne qui l'a présenté comme un outsider ; cependant, sa candidature et son programme n'ont rien de nouveau. Comme l'indique Castillón Mora, il s'agit d'une franchise mondiale, d'un réseau transnational d'intérêts au sein duquel des candidats du Sud se rendent dans les écoles du Nord pour y apprendre une formule permettant de faire de la politique. On retrouve au moins trois caractéristiques communes à cette extrême droite transnationale.

    La première caractéristique est que, comme l'explique Rita Segato, l'extrême droite a capitalisé sur le mécontentement de la majorité face au non-respect des promesses de la modernité et de la démocratie : un mécontentement face à l'impossibilité de participer en tant qu'acteurs à la construction de l'histoire, c'est-à-dire à la prise de décision sur les questions qui les concernent parce qu'elles les affectent, et à la participation à la jouissance des richesses produites collectivement. Face à ce mécontentement, l'extrême droite a déployé comme stratégie la mobilisation de l'émotion légitime qu'est la colère, non pas pour transformer les causes structurelles du mécontentement, mais pour aggraver la situation et détruire les acquis des luttes sociales, tels que le droit du travail, l'éducation et la santé en tant que droits d'accès universel.

    La deuxième caractéristique est que l'homme d'affaires commence à s'impliquer directement dans la politique, souvent sans intermédiaires. On constate alors que la fiction qui a perduré pendant longtemps — tout au long du XXe siècle et au début du XXIe —, celle d'une séparation entre la sphère politique et la sphère économique, entre le privé et le public, commence à s'estomper. Dans le cas colombien, et à la manière d'une imitation de Trump, AbdE s'est présenté comme le propriétaire d'une série d'entreprises qui sacrifiait sa vie luxueuse (en Italie) pour remettre de l'ordre dans la « patrie ». Bien qu'il ait été démontré que les entreprises d'AbdE ont généré plus de pertes que de bénéfices, la campagne a joué sur le désir de consommation, de réussite entrepreneuriale et de blanchiment des masses, en présentant un candidat qui s'affichait constamment à bord d'un jet privé et en train de déguster des vins en Italie, tout en se moquant des plats typiques colombiens. Sur le plan programmatique, et à l'instar de Milei, AbdE a proposé une réduction massive des dépenses publiques, justifiée par la logique de l'efficacité entrepreneuriale, sans se soucier du fait que ces coupes touchent les services chargés des programmes sociaux et de la construction de la paix.

    La troisième caractéristique est que cette extrême droite est animée par une volonté et une intention ferme d'abolir tout ce qui apparaît comme un obstacle à l'exercice pur et simple du pouvoir et à l'accumulation du capital entre les mains d'une poignée de personnes. Cela se traduit par un mépris ouvert du droit international, comme on le voit dans le cas du génocide palestinien perpétré par Netanyahou ou Trump et, dans le cas colombien, par le soutien sans faille d'AbdE au gouvernement israélien ; mais aussi par la proposition partagée par les dirigeants d'extrême droite de retirer les pays des instances internationales de gouvernance telles que l'ONU ou le Système interaméricain des droits de l'homme.

    Un regard à travers l'histoire de la colonialité

    Tout cela doit être envisagé dans une perspective plus large, qui intègre la longue histoire du (néo)colonialisme. Ce faisant, on se rend compte que ce qui semble nouveau n'est en réalité rien d'autre que la répétition, avec quelques différences, d'une nouvelle phase de la colonialité. En effet, nous entrons dans une période marquée par une concentration impressionnante de la richesse et du pouvoir décisionnel entre les mains d'une poignée de personnes, notamment celles des grands dirigeants des entreprises technologiques, en particulier dans le domaine de l'intelligence artificielle.

    Ce moment historique, caractérisé par la numérisation et le contrôle algorithmique de la société, se traduit par une nouvelle primarisation des économies du Sud, qui n'ont jamais cessé d'être extractivistes. Dans ce cas, le masque des grands entrepreneurs derrière lequel se cachent les dirigeants d'extrême droite du Sud tombe, car ils apparaissent comme ce que les élites (néo)coloniales ont toujours été : des intermédiaires du grand capital situé au Nord, dont la fonction est double. D'une part, ils sont chargés d'éliminer les obstacles qui pourraient se présenter à l'intérieur du pays à l'accumulation du capital, et d'autre part, d'ouvrir des niches de marché pour le Nord. C'est dans ce sens qu'il faut comprendre le programme d'AbdE, fondé sur la fracturation hydraulique pour l'extraction du gaz et du pétrole, l'exploitation minière des terres rares, du cuivre, de l'or et de l'argent ; ainsi que sur l'algorithmisation de l'éducation, de l'agriculture et du domaine militaire.

    C'est peut-être cette algorithmisation de la société qui introduit l'élément différenciateur dans la logique coloniale-capitaliste. En effet, ici, les ressources humaines ne sont plus considérées comme une main-d'œuvre bon marché à exploiter, mais on assiste à la production active d'une humanité jetable, pour laquelle il n'existe même plus de perspective de relocalisation.

    Que faire ?

    Face à ce scénario qui laisse présager une destruction sans précédent à l'échelle mondiale, il est nécessaire de mettre en place – également à l'échelle mondiale – des alternatives critiques qui placent au centre la protection de toute forme de vie et non l'accumulation du pouvoir. Ce que nous a montré la campagne électorale colombienne, c'est que les formes traditionnelles de la gauche ont fait leur temps : il ne suffit pas d'avoir des programmes dont les propositions, si elles étaient mises en œuvre, bouleverseraient de manière bienveillante la structure sociale ; il faut savoir communiquer en faisant appel aux sentiments, en créant d'autres formes de désir et en mobilisant la capacité collective à imaginer d'autres avenirs. Il est vrai que la critique ne peut faire abstraction de l'histoire et de la dénonciation, mais il est temps que la gauche se concentre sur la dimension constructive, en expliquant comment l'État contribuera à répondre aux besoins et aux problèmes quotidiens de la population. La campagne de Cepeda, le candidat de gauche, comportait des propositions intéressantes à cet égard, mais celles-ci n'ont pas été communiquées de manière adéquate.

    Le second tour de la campagne présidentielle, lorsqu'on l'observe depuis la base, offre des enseignements précieux. Face à une campagne politique menée par le candidat de gauche, Iván Cepeda, et marquée par de multiples lacunes, les militants de la base se sont mobilisés pendant trois semaines d'affilée pour sensibiliser la population à travers un travail de proximité dans les quartiers et sur le terrain, en recourant à des moyens de diffusion créatifs, tant sur les réseaux sociaux qu'en présentiel. De manière autogérée et sans attendre que le matériel vienne du parti, des points de vue divers se sont articulés — à l'image d'un tissu tissé de plusieurs fils — autour d'un même horizon politique : la protection et la défense de la justice sociale et territoriale. Ainsi, les centres urbains sont entrés en contact avec les zones rurales, une pédagogie politique s'est mise en place à partir de la proximité et une appropriation de la politique par la base s'est opérée à travers le dialogue et les rencontres.

    Cela a rendu visible et tangible le fait qu'une autre façon de faire de la politique est possible, une façon fondée sur la proximité, l'auto-organisation, l'écoute, la sensibilisation et l'éthique. L'importance de la dimension affective en politique est également apparue clairement, tant au moment de mener une analyse conjoncturelle et historique qu'au moment de communiquer les propositions. Enfin, la question reste ouverte pour la gauche : comment se positionner face à l'algorithmisation de la société si elle veut constituer une véritable alternative ? La réponse à cette question exige que nous commencions à penser – pour reprendre les mots d'Arturo Escobar – par le bas, par la gauche et avec la Terre.

    Lina Álvarez Villarreal

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  • Le fils du tigre sort avec ses rayures

    Le titre original de cet article est “Hijo de tigre sale pintado”. Cette expression colombienne signifie qu'une situation est engendrée par ses antécédents. Une expression analogue en français est : "les chiens ne font pas des chats". Abelardo de la Espriella a utilisé l'image du tigre pendant sa campagne, se présentant lui-même comme « Le tigre ».

    Il convient d'évoquer une dimension fondamentale pour comprendre le résultat du premier tour des élections présidentielles en Colombie, en particulier le score élevé d'Abelardo de la Espriella. Je me réfère ici à la dimension patriarcale-médiatique. C'est un sujet déjà largement discuté par les journalistes et influenceuses à propos des déclarations et comportements de ce candidat qui, au mieux, peut être qualifié de honteux, et auquel Juan Daniel Oviedo [1] a fait référence avec véhémence dans ses déclarations le soir des élections, en accusant de la Espriella d'homophobie et de machisme exacerbés.

    Le patriarcat est la forme de hiérarchie et de domination la plus ancienne du monde. C'est une cosmovision qui privilégie la hiérarchie, le contrôle, le pouvoir, la suppression des différences et en dernière instance, la violence et la guerre.

    Comme le disent très justement les féministes latinoaméricaines, l'humanité a appris à dominer à travers le corps de la femme ; cette domination s'est maintenue au cours de siècles au travers d'une multitude de récits, de narratifs, d'infrastructures, de design, et de pratiques. Le récit patriarcal le plus persistant, basé sur l'études des communautés de chasseurs cueilleurs, est probablement la théorie selon laquelle le moteur de l'évolution humaine fut l'Homme Chasseur, idée à l'origine d'un des mythes les plus létaux de l'histoire humaine : la supériorité de l'homme sur la femme basé sur le sexe biologique mais étendue à toutes les dimensions de la vie sociale, y compris la science.

    Le récit évolutionniste de l'”Ascension de l'Homme” loue davantage les outils masculins qui tuent au détriment des récipients créés par les femmes pour récolter les éléments essentiels à la vie, comme les graines, les aliments et les plantes guérisseuses, mais aussi la création de liens sociaux, bien plus importants pour l'évolution que les armes. Malgré le discrédit associé à cette théorie, elle perdure dans les représentations populaires des 3800 millions d'années de l'histoire de la terre, qui sont présentées comme scientifiques. Une série récente de Netflix, La Vie sur notre Planète, explique par exemple cette évolution en s'appuyant sur la thèse controversée selon laquelle les « gagnants » sont ceux qui s'adaptent le mieux et que la concurrence à la vie et à la mort est le moteur de l'adaptation. Ces idées sont rabâchées tout au long des huit épisodes, en chacun desquels ce sont toujours les “hommes alpha” qui survivent, qui fondent des “dynasties”, et soumettent les autres espèces.

    Ce qu'il y a encore de plus préoccupant c'est que cette narration meurtrière - comment pourrait-on la nommer autrement ? - est reproduite à l'infini par les politiques de droite qui prêchent la guerre et la haine contre tout ce qui est différent, projetant l'image d'un homme fort capable de rétablir les hiérarchies et maintenir l'ordre établi à tout prix. Ces représentations continuent de façonner les manières de penser, de faire et de sentir des masses, soutenant toute une pédagogie de la cruauté, comme la nomme l'anthropologue Rita Segato. C'est une narration anachronique détenue par les grands hommes des cavernes de la politique mondiale, incluant Abelardo de la Espriella et ses frères de caverne Milei, Bukele, Katz, Ortega et bien sur le Grand Chef Blanc et héros de tous, Donald Trump.

    Il n'est pas difficile de mettre en évidence les principales caractéristiques des hyperpatriarches contemporains. L'hyperpatriarche est un maître dans l'art de cultiver la peur et, par conséquent, la haine envers tout ce qui nous fait sentir en insécurité ; ceci est un des piliers de leur succès, en particulier parmi les classes moyennes qui se sentent acculées par des forces qu'elles ne comprennent pas et menacées dans leurs privilèges. L'hyperpatriarche est par autodéfinition l'homme fort par excellence ; il ne montre pas de faiblesse ; il suinte/dégage une masculinité agressive ; il se méfie des femmes aussi brillantes soient-elles ; il est homophobe, raciste, suprémaciste et deteste ardemment tout ce qui est différent et vient le questionner ; il est de tendance fasciste ; il est séduit par les Hitlers de l'histoire, et il est toujours autoritaire, ce qui s'est également appliqué à de nombreux dirigeants de gauche depuis le début du XXe siècle jusqu'à nos jours ; il n'a pas peur de tuer ni de ce qu'on l'accuse d'assassin, puisqu'il doit faire preuve d'une main de fer et ne pas se soucier de ce que les autres peuvent dire. Il est incroyablement égocentrique et se considère comme le plus vif de tous.

    Les patriarches du moment sont misogynes, extrêmement individualistes et très souvent sadiques ; Ils peuvent se vanter de torturer des animaux sans le moindre scrupule, ou de soumettre des millions de leurs semblables à des conditions dignes de Bukele ou à mourir de faim et de soif. Ils croient au “ nettoyage social” et à l'élimination systématique des ennemis, par les armes si nécessaire ; à l'instar de l'hyperpatriarche colombien, ils proposent d'« éventrer » les gauchistes et les prétendus communistes. Ils sont totalement dépourvus d'empathie, de bienveillance et de compassion. Ils ignorent tout de l'empathie, du soin et de la compassion. Leur haine vis-à-vis des revendications de genre, des activismes indigènes, afrodescendants, écologistes et LGBTQ+ est légendaire. Ils sont incapables de comprendre l'importance de protéger la vie, car tout ce qui vit n'existe à leurs yeux que comme ressource au service de leur enrichissement et de leur pouvoir.

    Ces patriarches se targuent d'être des showmen divertissants et hypersexuels, tout ceci afin de divertir les foules, puisqu'ils ne veulent pas que les gens pensent par eux mêmes mais au contraire qu'ils les suivent avec la fidélité d'un troupeau. Ils maîtrisent habilement les médias, s'imprègnent/ ou sont présents très efficacement sur les réseaux sociaux et utilisent ce qu'on appelle à tort « l'intelligence artificielle » pour manipuler les émotions de millions de personnes et fabriquer des vérités, puisqu'ils sont des menteurs pathologiques. Bien qu'ils se targuent d'être rationnels, leur comportement est émotionnel et irrationnel. La rationalité leur sert, néanmoins, à accumuler d'immenses richesses sans rougir, puisqu'aujourd'hui un hyperpatriarche qui se respecte se livre au jeu de celui qui pourra accumuler le plus de richesse le plus rapidement possible.

    Je me suis souvenu récemment de ce que dit une chère amie féministe, de manière métaphorique mais imagée et pertinente, à propos de ces universitaires, majoritairement des hommes, qui prennent la parole pour pontifier, uniquement pour nourrir leur ego et bomber le torse, à savoir qu'ils « brandissent leur membre ». Sans parler de tous ces hommes politiques de droite, dont beaucoup ont été dénoncés par des femmes pour abus sexuels. Rien de tout cela ne les inquiète, puisqu'ils se sentent au-dessus des lois.

    Certaines des caractéristiques mentionnées se sont aggravés ces derniers temps, puisqu'aujourd'hui les hommes sont sur le recul et sur la défensive face à l'avancée imparable des femmes et de toutes les différences - raciales, ethniques, sexuelles, non binaires, anti-validistes et divergentes - ce qui les rend d'autant plus dangereux et extrêmes. Malgré tout, défaire les narrations suprémacistes patriarcales n'est pas une tâche aisée, puisqu'elles imprègnent tous les espaces de la vie quotidienne : dans les écoles, les médias, le divertissement, la publicité, les gouvernements, le cinéma hollywoodien et, surtout, dans l'économie mondialisée, fondée sur une concurrence chaque fois plus agressive et meurtrière pour la grande majorité des personnes et pour la planète. C'est pour cela qu'ils sont si tenaces et séduisants. C'est là que réside la raison d'être de l'apparente stupidité des millions de personnes qui, en Colombie, aux États-Unis, en Argentine, au Brésil de Bolsonaro et dans d'autres pays, font le choix de l'homme des cavernes : l'hyperpatriarche séduit aisément des millions de personnes puisqu'il bénéficie du poids considérable de cette histoire.

    Il existe une expression qui dit “hijo de tigre sale pintado”, littéralement, “le fils du tigre sort avec ses rayures” : les dix millions de colombiens et colombiennes qui ont voté pour notre « homme des cavernes » du moment nous l'ont démontré. Ces petits tigres et tigresses sont convaincus que l'”homme” est individualiste et agressif par nature et que se montrer à la hauteur de cette loi c'est faire preuve d'intelligence. Il est impossible pour eux de penser que nous puissions cultiver des formes différentes d'être. Mais il est vrai également que le patriarche est un tigre de papier, puisque son pouvoir réside, en fin de compte, en nous toustes. Cessons de participer à ses récits et à ses pratiques, détachons-nous-en, et leur pouvoir s'affaiblira peu à peu, jusqu'à disparaître, comme s'effacerait un visage dessiné dans le sable en bord de la mer.

    Démanteler les patriarcats dans toutes ces sphères, en commençant par la politique, est une tâche urgente pour les transformations sociales. C'est l'heure de nous secouer pour se débarrasser de “ce petit macho que nous avons tous en nous”. Les récits patriarcaux nous rabaissent et nous appauvrissent en tant que personne et en tant que société ; ils engourdissent notre capacité à penser tout en nous inculquant la peur de vivre et en nous incitant à la haine. Nombreuses et nombreux sont celleux qui font le pari d'options centrées sur la vie et non la mort.

    Nous disposons de récits qui démontrent que la coopération, le soin et, en fin de compte, l'amour ont joué un rôle plus important que la compétition et l'agressivité dans l'évolution humaine, comme celui qu'élabore le brillant biologiste chilien Humberto Maturana. Face à la barbarie patriarcale et au capitalisme de spoliation qui réduisent la majorité des êtres humains et la planète à l'état de déchets, abandonnons une fois pour toutes les narrations qui tuent et participons activement aux transformations qui guérissent la société et qui préservent et régénèrent la vie.

    Arturo Escobar

    Traduit de l'espagnol par Louise Conan

    [1] Il a été candidat à la vice-présidence lors des dernières élections, aux côtés de la candidate du Centre démocratique (parti d'extrême droite), Paloma Valencia. Oviedo a ouvertement déclaré être homosexuel.

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  • « Les compléments alimentaires ne remplacent pas un médicament »

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    Lancé en 2021, Nutrastream est un média indépendant consacré à la santé naturelle. Depuis 2025, il propose également une gamme de compléments alimentaires développés en interne. À sa tête, Mathieu de Nutrastream, biologiste biochimiste spécialisé en santé naturelle et passionné de prévention nous explique sa vision du marché. Nutrastream est né comme un média. Pourquoi…

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  • Colombie : l'extrême droite d'Abelardo de la Espriella au pouvoir

    Le 7 août 2026, Abelardo de la Espriella a pris ses fonctions de président de la Colombie, s'ajoutant ainsi à la liste des candidats d'extrême droite qui accèdent au pouvoir exécutif sur le continent américain. À cette occasion, nous publions une série d'articles écrit depuis la Colombie et qui éclairent autant le contexte, que les circonstances et conséquences de cette nouvelle avancée de l'extrême droite.

    Cet avocat pénaliste, homme d'affaires et fondateur du parti politique d'extrême droite « Defensores de la Patria », accède au pouvoir grâce à une victoire serrée au second tour, où il a recueilli 12 959 542 voix (soit 49,66 % des suffrages), tandis que son adversaire, le candidat de gauche Iván Cepeda, en a obtenu 12 708 712 (soit 48,70 % du total des suffrages). Bien que la gauche n'ait jamais obtenu un score aussi élevé (pas même lors des dernières élections qui avaient permis pour la première fois à un parti de gauche de remporter la victoire), cela n'a pas suffi à la maintenir au pouvoir.

    De la Espriella arrive au pouvoir après une campagne électorale controversée, marquée par l'utilisation systématique et très contestée d'images et de vidéos produites par l'intelligence artificielle générative, le recours aux réseaux sociaux, la mobilisation d'émotions telles que la colère et la peur, un discours manichéen qui a criminalisé la gauche, ainsi que des déclarations machistes. À l'instar de Trump et de Milei, le Colombien a adopté la communication numérique, s'est présenté comme un « outsider » anti-élite (son slogan était celui de faire partie des « jamais ») et comme un fervent croyant de la religion catholique (à laquelle il s'est convertit après avoir été athée).

    De la Espriella a remporté la victoire avec un programme axé sur la sécurité militaire et la « main de fer », un programme économique fondé sur l'intensification de l'exploitation des hydrocarbures par l'exploitation minière ou la fracturation hydraulique ; une réduction drastique des dépenses publiques ; la numérisation de l'éducation et la méritocratie pour l'accès à l'université ; le retrait de la Colombie du système de gouvernance internationale ; la défense de la famille traditionnelle, l'opposition à l'avortement et au mariage pour tous. Son programme s'oppose, point par point, aux avancées sociales les plus importantes réalisées non seulement par le gouvernement de gauche sortant dirigé par Gustavo Petro, mais aussi à celles qui ont été obtenues sous le gouvernement de l'ancien président libéral de droite Juan Manuel Santos. En effet, AbdE se présente comme un farouche adversaire des Accords de paix de La Havane signés en 2016 avec l'ancienne guérilla des FARC et des négociations de paix menées par le gouvernement du président sortant Gustavo Petro ; son programme économique vise à démanteler directement la politique de transition énergétique lancée par Petro, ainsi que la réforme éducative qui a instauré la gratuité de l'enseignement supérieur.

    Tout comme celles de Milei et de Trump, la candidature d'Abde lors du premier tour ne suscitait ni inquiétude ni attentes particulières. Bien qu'il fût connu à l'échelle nationale, ses propositions et sa manière de faire de la politique rendaient impensable son accession au pouvoir. Cependant, les résultats du premier tour ont montré à quel point ces analyses étaient erronées : AbdE est arrivé en tête avec 10 361 499 voix (soit 43,74 %), tandis qu'Iván Cepeda en a obtenu 9 688 361 (soit 40,90 %) et que la candidate du parti « traditionnel » d'extrême droite, Paloma Valencia, n'en a recueilli que 1 639 685 (soit seulement 6,92 % des voix).

    Ce sont les résultats de ce premier tour qui ont réveillé le candidat de gauche Ivan Cepeda, qui, jusqu'alors, avait choisi de limiter fortement sa présence sur les réseaux sociaux, refusait de participer à des débats politiques et, au lieu de présenter un programme comportant des points précis, s'était concentré sur des discours prononcés en personne sur des places de différentes régions du pays, où il exposait ses propositions politiques. La certitude que la gauche allait à nouveau l'emporter commençait clairement à se désintégrer. À ce moment-là, la campagne de Cepeda a opéré un revirement à 180°, acceptant l'aide d'influenceurs et d'artistes, et s'est articulée dans de nombreux cas autour d'initiatives territoriales et de quartier. Pendant ce temps, AbdE a intensifié sa campagne sur les réseaux sociaux, a eu recours à des symboles nationaux tels que le drapeau de l'équipe nationale colombienne de football (alors que la Coupe du monde de football battait son plein) et a bénéficié du soutien de la grande majorité des médias.

    Bien qu'il se présente comme un outsider, AbdE a une longue histoire de collaboration avec les élites politiques colombiennes et des groupes criminels. En effet, à 26 ans, il a été l'un de promoteurs des dialogues entre les paramilitaires et l'Etat colombien ; il a été défenseur des leaders paramilitaires ; il a été un ferme défenseur de l'ancien président Uribe Vélez, et sa candidature en tant que représentant d'un nouveau parti politique n'a vu le jour qu'après que le même Uribe Vélez l'ait empêché de se présenter sous la bannière de son parti, le Centro Democrático. Au cours de la campagne présidentielle 2025-2026, il a proposé à la vice-présidence Juan Manuel Restrepo, ancien ministre du Commerce et des Finances d'Iván Duque, un ancien président d'extrême droite. Une fois sa victoire proclamée, AbdE a annoncé la nomination, au sein de son gouvernement, de représentants des élites conservatrices du pays.

    Fervent admirateur de Trump et défenseur de Netanyahu, AbdE a tenté de prendre ses fonctions présidentielles dans une garnison militaire du département du Cauca, l'une des régions les plus violentes et les plus riches en biodiversité du pays. Empêché tant par Gustavo Petro, qui a refusé de donner suite à cette tentative autant au motif qu'elle était ouvertement anticonstitutionnelle que celui de l'activité actuelle du volcan de Puracé, AbdE a décidé de prêter serment à l'université Santiago de Cali, tout en conservant l'idée de prononcer son discours d'investiture à la caserne militaire. Il ne s'agit pas d'un geste mineur, venant d'un président qui a promis de mettre fin aux accords de paix et qui a menacé de démanteler la gauche. Car aussi bien Cali que le Cauca sont considérés comme des endroits emblématiques de la résistance populaire, où convergent les luttes amérindiennes, afrocolombiennes, paysannes et de la jeunesse.

    Les cinq articles que contient ce dossier présentent une analyse de la campagne et du programme d'AbdE sous différents angles critiques. Leur publication en français s'explique par le fait que ce qui se passe en Colombie n'est pas sans rapport avec les processus sociopolitiques en cours en Europe et dans d'autres parties du monde. Le cas colombien peut aider à tirer des enseignements pour le renouvèlement d'un champ critique qui, s'il veut préserver le tissu de la vie, doit se remettre en question et expérimenter des voies alternatives pour faire et penser la politique.

    Le fils du tigre sort avec ses rayures par Arturo Escobar

    La nouvelle extrême droite sous l'angle décolonial par Lina Álvarez Villarreal

    La narco-esthétique du Tigre 5.0 à l'ère de l'intelligence artificielle par Juliana Marín Taborda & Alejandro Giraldo Quintero

    Au-delà de l'instrumentalisation : la nouvelle grammaire morale de la politique colombienne par Diego Meza Gavilanes

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  • Iran plots to deal Trump a blow in midterms by keeping him entangled in war

    By dragging out talks, Tehran aims to damage the US president politically – but some fear a bruised and weakened Trump could lash back

    Tehran has set out a protracted negotiating timetable designed to keep Donald Trump embroiled in the Iran conflict until the midterm elections, in the hope of inflicting the same ruinous blow on his presidency as Jimmy Carter suffered over the 1979-81 US embassy hostage crisis.

    For many inside Iran, inflicting meaningful revenge on Trump is a legitimate and self-standing war aim, reflected in the mood of those attending the funeral of the supreme leader Ali Khamenei where demands for retribution were ubiquitous.

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  • [Petite annonce] « Splann ! » cherche un appartement ou une maison pour grandir à Guingamp

    Fièrement installé à Guingamp depuis sa fondation, notre média d'enquête indépendant souhaite grandir dans la Cité de la Plomée. Nous cherchons de nouveaux locaux et vous pouvez peut-être nous aider.

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  • Soutien avec les ouvriers ACCA de Prato !

    Salut à tous et à toutes camarades !

    Nous écrivons depuis Prato, Italie. Notre syndicat a entamé depuis le 19 juin une lutte contre la fermeture de l'entreprise Acca, laissant 95 personnes sur le carreau.

    Salut à tous et à toutes camarades !

    Nous écrivons depuis Prato, Italie. Notre syndicat a entamé depuis le 19 juin une lutte contre la fermeture de l'entreprise Acca, laissant 95 personnes sur le carreau. L'Acca est une entreprise de logistique de vêtements : en effet Prato est le district textile le plus grand d'Europe, ici est produite la plupart des vêtements à bas prix. Cette fermeture est en réalité une boutade dont le seul objectif est d'un coté de fuir un procès européen pour fraude fiscale à hauteur de 71 millions d'euros, de l'autre de fuir les travailleurs syndiqués. En effet les travailleurs de l'Acca avant avril 2023 étaient reduit dans une condition d'esclavage : travail 12H par jour, 7 jours sur 7, sans congés ni arrêt maladie.
    Après une lutte, pendant laquelle l'entreprise a tendu plusieurs guet-à-pens aux ouvriers, les contrats réguliers ont été obtenu. Depuis, chez l'Acca on est arrivé à obtenir des accords comportant des améliorations par rapport au contrat collectif en vigueur.
    Pendant ce mois de grève nous avons résisté à une attaque de 150 patrons qui ont pris d'assaut le piquet, un opération policière visant à expulser le piquet et à plusieurs attaques judiciaires. Fini le temps de la résistance, nous sommes passés à la contre-attaque. Actuellement nous sommes sur 4 piquets de grèves, nous traquons l'Acca n'importe où ils vont !
    Maintenant la question financière se pose. La lutte n'est pas encore finie. L'entreprise espère que les mois sans salaire découragent les ouvriers. Il est le devoir de tout le monde de se resserrer autour de ces ouvriers dont le courage a été et est incroyable. Une cagnotte a été lancée mais toute donation collective est la bienvenue aussi !

    Tocca uno, tocca tutti
    (“touche à un, touche à tout le monde”)

    Lien vers la cagnotte
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  • Cantine populaire de Forcalquier - août

    Voici les dates du mois d'août de la cantine populaire au jardin du couvent des Cordeliers à Forcalquier

    ☀️Cantine populaire à prix libre ou gratuit ouverte à toutes et tous ! ☀️

    / !\Changement d'horaire
    De 19h à 21h au Jardin des Cordeliers à Forcalquier (04).

    Prochaines dates :

    • 05/08
    • 19/08
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  • Trump unbound: the making of an imperial presidency | Politics Weekly America

    Donald Trump’s second term is unlike his first. The politicians who challenged him are gone. The lawyers who once pushed back now choose their battles. What remains is an imperial president with almost no internal checks - using executive power to reshape everything from the economy to immigration and even the presidency itself.

    Few journalists have covered Trump as closely as the New York Times's Jonathan Swan. He speaks to Jonathan Freedland about how the president has consolidated such enormous power and what it could mean for America - and the world.

    Regime Change by Jonathan Swan and Maggie Haberman https://guardianbookshop.com/regime-change-9781398567597/

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  • L’étudiant Ilan Gabet a-t-il dénoncé l’antisémitisme des militants de La France insoumise ?

    Source :Compte Facebook, le 4 août 2026

    Etiqe :non

    Contenu :

    Une nouvelle accusation d’antisémitisme vise La France insoumise. À en croire plusieurs internautes, le militant de gauche Ilan Gabet, suivi par plus de 100 000 personnes sur X, aurait « dénoncé l’antisémitisme des militants LFI » dans des publications parues au début du mois d’août.

    « C’est toujours amusant quand un militant acharné de LFI se prend un retour de flammes de la part de ceux qui composent le parti qu’il défend », ironise un utilisateur de Facebook.

    Mais si Ilan Gabet a bien été la cible d’insultes faisant allusion à ses origines, l’intéressé dément formellement les avoir attribuées à des militants du mouvement fondé par Jean-Luc Mélenchon.

    Des tombereaux d’insultes

    Chroniqueur ponctuel sur RMC dans l’émission d’Estelle Midi depuis le mois de mai, Ilan Gabet est l’un des visages de la jeunesse de gauche sur les réseaux sociaux. Étudiant en droit, il se décrit sur son blog comme un « militant », dont les « principaux combats » portent sur « la santé mentale », « la justice sociale » ou encore « la lutte contre l’extrême droite ».

    Le 26 juillet, au lendemain de l’attaque au véhicule sur la gay pride berlinoise perpétrée par un individu suspecté d’être lié « au milieu islamiste », Ilan Gabet dénonce sur X un « attentat LGBTPHOBE ». « L’occasion de rappeler que l’islamisme et l’extrême droite sont deux faces d’une même pièce et qu’il faut les combattre avec la plus grande des forces », ajoute-t-il.

    En réponse, plusieurs utilisateurs dénoncent avec virulence le parallèle ainsi dressé entre les deux courants politiques et s’en prennent directement à Ilan Gabet. « En quelques jours, je me suis fait traiter de ‘sale sioniste’ (qui dans ce contexte précis était une façon de me traiter de sale juif), ‘pédé’ et maintenant ‘tarlouze’ par des militants de ‘gauche’ parce que j’ai dit que l’islamisme était une idéologie d’extrême droite et que, quand même, quand on est un parti de gauche, il faut bannir les injures homophobes »s’agace le jeune homme aux origines juives.

    Les Surligneurs ont pu constater les insultes homophobes proférées par des utilisateurs contre Ilan Gabet, mais n’ont pas retrouvé l’expression « sale sioniste » que l’étudiant dit avoir reçu. En revanche, un internaute le qualifie de « con de ta race de fils de pute génocidaire tueur de Palestiniens (sic)« . « Pour moi le mobile antisémite est clair [parce qu’il qualifie ma « race »] », précise Ilan Gabet aux Surligneurs.

    Récupération par un compte anti-LFI

    Le post dans lequel l’étudiant dénonce les attaques de ses contempteurs est repris le lendemain par le compte X anti-LFI Surmulot, qui affirme qu’« Ilan Gabet dénonce l’antisémitisme des militants LFI ». Mais l’intéressé dément aussitôt : « L’injure ne provenait pas d’un militant insoumis, mais d’un troll pro-islamiste, homophobe et antisémite. Les Insoumis n’ont rien à voir avec ça. Certains de leurs cadres m’ont d’ailleurs toujours adressé des messages de soutien face aux injures antisémites que je recevais », a voulu rectifier le chroniqueur.

    Ilan Gabet confirme aux Surligneurs que la récupération de son post par Surmulot est « une instrumentalisation grossière de l’une des nombreuses fois où j’ai dénoncé les injures antisémites qui m’étaient adressées » et dit ne « connaître aucun militant de gauche qui recoure à des injures antisémites ou homophobes ». Il indique par ailleurs « n’occuper aucune fonction au sein de La France insoumise, ni au niveau local, ni au niveau national ».

    Contactés pour savoir s’ils font ou ont fait partie des forces militantes de La France insoumise, les auteurs des attaques contre Ilan Gabet n’ont pas donné suite à nos sollicitations. Les Surligneurs n’ont par ailleurs trouvé aucun élément de nature à les rattacher à l’organigramme du mouvement, même si certains partagent ponctuellement des contenus proches des idées du mouvement de Jean-Luc Mélenchon.

    En résumé, Ilan Gabet affirme ne pas avoir visé les militants de LFI en dénonçant les attaques portées contre lui et il n’existe à l’heure actuelle aucune preuve que ses contempteurs soient des adhérents du mouvement de gauche.

     

    Auteurs :

    Auteur : Nicolas Turcev, journaliste

    Relecteur : Etienne Merle, journaliste

    Liens d’intérêts ou fonctions politiques déclarés des intervenants à l’article : aucun

    Secrétariat de rédaction : Nicolas Turcev, journaliste

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  • Mineurs et réseaux sociaux: Meta sommé de verser près d’un milliard de dollars au Nouveau-Mexique

    La somme va financer pour partie sur cinq ans des programmes de santé mentale et de prévention pour les jeunes, le reste consiste en des pénalités civiles infligées en mars par un jury de Santa Fe, qui avait jugé Meta défaillant dans la protection des utilisateurs mineurs.
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  • Exilés de Ceuta: pourquoi la question de l’accueil n’est-elle jamais posée?

    Si le nombre de personnes arrivées dans l’enclave était inédit, et certes impressionnant au premier abord, on aurait pu imaginer un autre scénario: que l’Europe ouvre ses portes. Au lieu de cela, une politique de rejet et de dissuasion s’est mise en place.
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  • La justice britannique ordonne le retour d’un exilé expulsé vers la France

    Dans un jugement rendu mardi 4 août, le renvoi de l’homme a été déclaré «illégal»." "Cette décision, inédite, va permettre à d’autres personnes dans son cas de contester leur expulsion par Londres dans le cadre de l’accord «One in, one out».
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  • Insolite : le CRIF accuse une marque de vêtements qui signifie «bon appétit» en arabe de faire l’apologie des attaques du 7 octobre

    Les sionistes accusent une marque de vêtement voulant dire «bon appétit» d'être une apologie cachée du 7 octobre.

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  • Receipts! DOGE Fails an Audit


    As some of the stories reporting the results of a GAO study of DOGE’s fabricated savings claims, we’ve long known that DOGE was lying about its savings. For example, in Politico’s story on GAO’s report notes, they identified that most of Elon Musk’s claims of savings were bullshit a year ago.

    Number fudging at the Department of Government Efficiency — the executive agency spearheaded by Elon Musk to ostensibly eliminate excess spending — had already been documented in a myriad of news reports. Among them, an August 2025 analysis of DOGE’s receipts by POLITICO found only $1.4 billion of its claimed $32.7 billion in contract savings was legitimate.

    I’ve got a whole page of stories debunking DOGE’s false claims. This GAO report makes almost 70, and I’ve been missing a good many, such as the disclosures in court filings that show the DOGE boys basically made shit up or proved that the bad data from the DOGE boys was getting citizens dropped from voting rolls.

    But this DOGE report matters.

    It matters, first of all, because this is GAO, Congress’ official accounting body. This was an official attempt to test DOGE’s claims, and like all the other ones, it found a great deal of fluff and bullshit, with more claimed contract terminations remaining than actually terminated.

    As many news outlets had before, it showed that many of the lease terminations Musk took credit for had been terminated during Joe Biden’s presidency — over 40% of the claimed lease terminations. And of the leases they claimed to have terminated, over 70% of claimed savings were bullshit.

    My favorite detail of the lease analysis (which was always just a small fraction of DOGE’s claimed savings, but an important part because DOGE was attempting to reshape government by eliminating the physical infrastructure of it) explains that an attempted DOGE cut led to a $1.5 million increase in rent after the government rescinded the lease termination, only to have the landlord jack up the rent.

    we found at least one instance when a lease identified for termination that was later rescinded led to higher costs. Specifically, officials from a tenant agency we spoke with provided an example where the building owner refused to rescind the lease termination, which forced GSA to renegotiate a new lease at a higher rate of over $1.5 million more per year than before with a 5-year firm term.

    But the most important finding, in my opinion, is that GAO couldn’t replicate either Musk’s results or even his claimed accounting method. GAO could only confirm that DOGE used its claimed methodology in 27.5% of its claims. Over sixty percent it did not.

    Coming from GAO, this is an actionable finding, one that makes the prospect of subpoenas for Musk and Katie Miller’s testimony next year positively delightful. They didn’t just lie about their savings, they lied about what they claimed were their savings.

    And when President AOC (or whoever) takes over in 2029, Musk’s fraudulent accounting claims by themselves should be reason to revisit all the federal contracts he relies on.

    This all also matters, now, because it comes at a time when the gild may finally be coming off of Elon Musk’s ability to dupe investors. SpaceX, at least, is not working out the way all Musk’s past inflated companies have, even in spite of dominating in several growth sectors.

    And it matters because Musk has just renewed his sometimes unlawful effort to keep the GOP in power, at least in the Senate. Musk is going to spend $100 million dollars to attempt to ensure that Elizabeth Warren, among others, will not have the ability to subpoena him to see whether there’s a tie between his fraudulent claims about DOGE and his reliance on government contracts and regulatory forbearance.

    In a report Warren did last year, she pointed to a range of regulatory agencies that had either ended enforcement actions or intervened to help Musk out (click through for the links and the many other details).

    Ending enforcement actions against Musk’s businesses During the Trump Administration, federal agencies have dropped investigations into Musk companies, declined to enforce regulations against them, or foregone penalties that appear to have been warranted.

    28. Dormant cases abound: reportedly “in more than 40 other federal agency matters [related to Musk], regulators have taken no public action on their investigations for several months or more.”

    29. The Air Force declined to even review SpaceX for suspension or debarment as a contractor, despite concerns that Musk is repeatedly engaging with top Russian officials, including Vladimir Putin.

    30. Similarly, it is unclear whether the Pentagon Office of the Undersecretary of Defense for Intelligence and Security has continued its review of Musk allegedly failing to report communications with foreign leaders, as required by DoD’s continuous vetting process.

    31. The Department of Justice (DOJ) dropped its immigration case against SpaceX for discriminating against refugees and asylees in hiring.

    32. The National Labor Relations Board (NLRB) took steps to settle allegations against SpaceX.

    33. The Occupational Safety and Health Administration (OSHA) closed an investigation into Tesla for allegedly violating workplace safety rules.

    Undercutting agencies regulating and investigating Musk’s businesses Largely guided by Musk’s DOGE, the Trump Administration has hamstrung the agencies overseeing Musk’s companies, gutting their staff, throwing sand in the gears of their operations, and embedding DOGE staff loyal to Musk.

    34. Musk has direct business interests before over 70% of agencies and departments targeted by DOGE.

    35. The Consumer Financial Protection Bureau (CFPB) was a top target. Musk called for “delet[ing]” the agency and DOGE attempted to fire up to 90% of CFPB staff, who would regulate X Money.

    36. President Trump fired the CFPB Director and the new head of CFPB forbade the agency from doing work — after CFPB had received over 300 consumer complaints about Tesla.

    Musk was orchestrating these government benefits from himself while lying about his purported purpose in having access to them all, cutting waste fraud and abuse.

    Elon Musk got government benefits while pretending to hunt fraud — and his claims to have found waste and abuse are based on fraudulent accounting; he doesn’t even use his own stated methodology most of the time!!!

    And all this matters because just yesterday, Trump rolled out the successor to the fraudulent DOGE receipts site, a similarly packaged Fraud Ledger.

    The website shows even less rigorous methodology than the discredited DOGE one. Much of the claimed savings on there amount to labeling Trump’s decisions to roll back social spending to blue states as fraud, rather than his own decision (mirrored in the DOGE cuts to grants to Blue states now being confirmed in court filings) to simply defund his political opponents. Some of the categories tracked here are deliberately different than the ones in which fraud would normally be tracked — rather than confirmed fraudulent payments, it lists intended fraud amount. Over and over, it relies on allegations of fraud rather than verdicts of it.

    The criminal charges — the one category here subject to normal standards of evidence — are buried at the end, and there are no links to the criminal cases.

    And of course, it doesn’t include the long list of fraudsters Trump has pardoned, often eliminating restitution payments to the victims.

    It doesn’t list Trump’s convicted, confessed, or ongoing fraud.

    DOGE came in promising to reverse all the bad government accounting that Elon Musk’s fever dreams were sure existed (and existed, except in the billion dollar contracts to him).

    And instead, it set new standards for bad government accounting.

    It was both wasteful and fraudulent. And Trump has just moved that effort to defraud under a new name, the Fraud Task Force, which is exercising similarly fraudulent accounting.

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  • Uber prévoit d’investir 10 milliards de dollars dans les taxis autonomes et vise une flotte globale de 120 000 véhicules

    Bien lancé sur le segment des taxis autonomes, Uber emploie les grands moyens pour faire de sa plateforme une référence dans le secteur. À l’occasion de la publication de ses résultats du second semestre ce 5 août, la multinationale américaine a présenté sa stratégie visant à dépenser 10 milliards de dollars (8,66 milliards d’euros) dans les taxis autonomes au cours des prochaines années.

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  • Elon Musk investit 16,8 milliards de dollars au travers de Tesla et SpaceX pour créer la plus grande usine de puces au monde, en plein cœur du Texas

    Elon Musk avait prévenu : “Soit nous construisons Terafab, soit nous n’avons pas les puces”. Un projet qui prend aujourd’hui un peu plus corps puisqu’il est annoncé dans le comté de Grimes au Texas, avec une usine intégrée de près de 9,3 millions de mètres carrés, pour un investissement initial de 16,8 milliards de dollars.

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  • Brochure « Les bon.nes allié.es nous cassent la tête - détruire les alliances, construire des complicités »

    Ce texte a d'abord été publié dans « les pieds dans le plat 2 » au printemps 2024. On avait envie d'en faire une mise en page qui permette de le diffuser seul, on a donc relu et modifié quelques bouts, cette version date de janvier 2026.

    Suis-je un.e bon.ne allié.e ?
    La question se pose ces dernières années et on ressent souvent une peur de ne pas être quelqu'un.e de suffisamment déconstruit.e, de ne pas être suffisamment présent.e dans la lutte contre les oppressions et les dominations.
    Mais c'est quoi être un.e allié.e au juste ? Et en quoi serait il/elle/iel bon.ne, mauvais.e, bof ? Et pourquoi l'utilisation de ce terme est-elle devenue omniprésente dans nos espaces de lutte, dans nos vies ?
    Et allié.e de quoi ? de qui ? par rapport à quoi ? contre quoi / qui ?
    Qu'est-ce qui est important dans mes rapports avec les autres ? Qu'est-ce qui fait que je vais avoir envie de rencontrer, ou pas, une personne, de m'organiser avec ?
    Son identité ? Ses comportements ? Ses perspectives ? Ses pratiques et ses idées ?

    Par "nous" on entend les gens qui vivent sur cette foutue planète en 2026.
    Cela dit, dans ce texte, le "nous" pourra aussi renvoyer à ses autrices, qui sont au nombre de deux. Quatre mains, quatre yeux, deux cerveaux, à essayer de décortiquer les processus que nous voyons dans nos milieux (queer-féministes-anarchistes...), qui ne nous satisfont pas, voire qui créent des situations problématiques. Nous tenterons aussi de poser des perspectives et des envies, inspirées par des discussions collectives hyper intéressantes et des situations de conflits plutôt déprimantes.
    On espère que ce texte nourrira des discussions collectives et interinviduelles, inspirant elles-mêmes d'autres textes, et autres.

    De la nécessaire prise en compte des oppressions

    Pour commencer on voudrait souligner en quoi la prise en compte des oppressions systémiques et leurs conséquences, on trouve ça nécessaire, logique et important.
    Les oppressions sont des systèmes de hiérarchie, d'exploitation et de discrimination, de certains groupes par rapport à d'autres. Quand on subit une oppression, on le ressent dans beaucoup d'aspects de nos vies. Ça entraîne des conséquences sur comment on se construit, et donc sur notre personnalité, sur notre confiance en nous, sur ce qui nous semble normal ou pas, sur nos comportements. Mais aussi sur la thune qu'on a, sur nos codes sociaux, sur notre rapport aux administrations, au système judiciaire, sur les difficultés à avoir un taf, un logement, à se déplacer et à être dans les lieux. Ça joue dans nos relations avec les autres, aussi bien avec les gens dans la rue qu'avec nos proches. C'est impossible de faire une liste exhaustive de toutes les conséquences des oppressions dans nos vies parce que c'est omniprésent et complexe.
    Pour donner quelques exemples, à un niveau individuel, les oppressions ça fait qu'il y a certaines personnes qui vont avoir plus tendance que d'autres à être valorisé.es, écouté.es, à être au centre, à parler beaucoup, à couper la parole, à se faire servir, à prendre des décisions. Alors que d'autres se retrouvent plus souvent dans des positions invisibles, ou de soin auprès des autres, à rendre des services, à ne pas être pris.es au sérieux, à s'adapter aux autres, à ne pas se sentir légitime, à être mal considéré.e.
    Ces oppressions existent dans tous les espaces, y compris dans des milieux "militants".

    Les dominant.es peuvent avoir tendance à penser qu'iels savent mieux que les opprimé.es comment iels sont dominé.es, à quoi c'est dû, et comment il faudrait lutter pour transformer ça. Alors que les personnes qui subissent les oppressions, de manière + ou - violente, intense et quotidienne, ressentent directement les effets concrets de celles-ci. Ce sont ces personnes qui sont le plus à même d'analyser comment fonctionne cette oppression et de dire quand une personne privilégiée exerce sa domination.

    Ça nous semble donc important d'écouter et de faire confiance à une personne qui parle de son vécu et qui explique en quoi tel ou tel comportement est oppressif. D'avoir un peu d'humilité, de ne pas penser tout comprendre, de remettre un peu en question ce qui nous semble évident ou "normal".
    En tant que personne qui ne subit pas une oppression, on trouve nécessaire de voir comment ça nous apporte des privilèges, comment on fait (qu'on le veuille ou non) exister cette oppression dans nos rapports aux autres, et essayer de modifier nos comportements. Et par rapport à la lutte contre cette oppression, il nous semble logique de respecter les volontés de mixités choisies des personnes qui subissent l'oppression, accepter de ne pas être au centre, pouvoir à des moments faire les petites mains, ne pas être toujours dans les rôles les plus valorisés.

    Plusieurs trucs qui viennent d'être dit peuvent correspondre aux comportements d'un.e "bon.ne allié.e", mais on a aussi envie de dire en quoi cette notion-là ne nous parle pas.

    Les dérives de la posture d'allié.es

    - Les opprimé.e.s n'auraient jamais tort ?!

    Prendre en compte les oppressions est donc nécessaire. Mais ce qui ne nous va pas c'est que parfois on se retrouve à analyser des situations uniquement sous ce prisme-là. Par exemple, pour se demander qui a raison ou tort on va juste regarder qui vit quelles oppressions et privilèges et se positionner du côté de la personne la plus opprimée. Parce que, pour certaines personnes, être "un.e bon.ne allié.e" c'est avoir une confiance totale en la parole des opprimé.e.s. Comme si les personnes qui vivent des oppressions ne pouvaient jamais se planter, ni avoir des comportements violents ou oppressifs. Partant du constat que les personnes qui vivent des oppressions sont bien souvent vues comme incapables, bêtes, pas dignes de confiance, violentes ou autres, on peut comprendre qu'il y ait une volonté de contrer ces stigmates, en leur donnant au contraire beaucoup de confiance et de valorisation. Ça nous paraît important d'y faire gaffe mais c'est quand même nécessaire de pouvoir se faire des critiques, parce que tout le monde peut avoir des comportements chiants ou dominants, même les opprimé.e.s. Et surtout, on peut encaisser des critiques et des retours à propos de nos comportements, même si on est opprimé.es, pour être ainsi plus en accord avec nos positions politiques et nos valeurs.

    - Les allié.es et l'immobilisme

    Un autre truc qui ne nous parle pas c'est cette idée que les personnes qui ne subissent pas directement l'oppression ne pourraient pas lutter contre des aspects de cette oppression. Écouter les personnes qui vivent l'oppression, ne pas prendre toute la place, être un peu humble, ça nous semble bien, mais ça ne veut pas dire ne rien faire.
    Les allié.es se reposent sur les concerné.es, les concerné.es savent. Il y a une peur généralisée de "mal faire", d'être critiqué.e parce qu'on n'a pas été un.e bon.ne allié.e, mais ça fait que plein de personnes se figent dans l'immobilisme. Et en plus on peut se rassurer en se disant "je ne suis pas concerné.e donc ce n'est pas ma place d'agir". Agir et se planter nous semble plus intéressant que de ne rien faire.

    - Quels sont les moteurs à vouloir être un.e "bon-ne allié-e" ?

    Pourquoi est-ce qu'on a envie d'être vu-e comme un.e "bon-ne allié-e" ? Est-ce que c'est parce qu'on a intériorisé la culpabilité d'avoir des privilèges ? Est-ce que c'est par sens moral ? Est-ce que c'est parce que ça va faire de nous de meilleures personnes ? Parce qu'on va être valorisé.e ? Est-ce que c'est par empathie et qu'on veut essayer de participer à ce que les gens vivent mieux ? Est-ce qu'il y a un petit peu de "je suis la personne qui peut sauver ces gens" ?
    On pense que ça n'existe pas réellement, ce n'est pas possible ni souhaitable d'agir juste pour les autres, de lutter contre une oppression qu'on ne subit pas, juste pour soutenir les personnes qui la vivent. Parce que même quand on croit agir par pur altruisme, il y a souvent des intêrets personnels cachés, comme le fait de se sentir mieux avec soi-même parce qu'on trouve qu'on a bien agi, ou être valorisé.e par les autres. Et on préfère l'idée qu'on a besoin de lutter contre toutes les oppressions, même celles qu'on ne vit pas, parce qu'elles sont toutes imbriquées, parce qu'elles permettent à ce monde de continuer et qu'on n'en peut plus de ce monde ! On veut lutter parce que notre problème c'est que ces dominations existent et qu'on ne pourra pas être libre tant que tout le monde ne sera pas libre (oui c'est une jolie phrase, mais ce n'est pas que théorique).

    - Un.e bon.ne allié-e c'est une personne safe ?

    Tout le monde a intériorisé les oppressions, personne n'est "safe". Nous n'avons pas envie de viser cet idéal safe inatteignable, tout comme la perfection est ni atteignable, ni souhaitable.
    Sortir de l'idéal safe aussi parce qu'une des conséquences est que si on me dit "t'as eu un comportement oppressif", je vis ça comme un échec horrible, comme si j'étais une mauvaise personne, et donc je redoute ça plus que tout. Et ça fait souvent qu'on réagit mal, sur la défensive, ou bien en mode culpa x10 000. Ce sentiment exacerbé de culpabilité fait qu'on est tourné.e vers soi parce qu'on est trop mal de ce qu'on a fait, plutôt que vers l'autre. Ou encore, ça fait qu'on va trouver des stratégies pour continuer à dominer en scred.

    - La centralité de la déconstruction individuelle

    Un des buts des bon.nes allié.es est de "checker ses privilèges" et de se remettre en question, c'est ça qui devient principal dans la lutte contre les oppressions. Il est ainsi central de se déconstruire, d'enlever de nous toute trace de cette société, ne plus se comporter comme ci ou comme ça, adopter les codes du milieu. Bien évidement on ne remet pas en question le fait que des efforts sont nécessaires, que les dominant.es doivent comprendre comment iels oppriment et qu'iels arrêtent de le faire au maximum pour qu'on puisse s'organiser ensemble. Mais cet aspect, ce prérequis est devenu à la fois la seule chose demandée et la seule chose possible. La lutte contre les oppressions est devenue une lutte individuelle contre soi-même, dans la même temporalité des trucs vendeurs de "devenez la meilleure version de vous-même" et autre life coaching.

    Contre le déterminisme et le séparatisme

    - Le déterminisme

    Dans ce contexte, ce qu'on entend par déterminisme c'est l'idée que nos comportements, nos choix, nos façons d'être et de penser, bref qui on est, serait uniquement le résultat des oppressions et/ou des privilèges qui nous traversent.

    Nos comportements sont souvent liés à notre construction sociale et donc malheureusement il y a des façons de faire qui se retrouvent souvent chez les gens qui ne sont pas la cible de telle ou telle oppression. Schématiquement, les mecs cis hétéros, souvent parlent beaucoup et prennent peu soin des personnes qui les entourent. Et du coup, si on a été confronté.es 200 fois aux mêmes situations, c'est logique qu'on développe un certain rejet, qu'on ait un à priori négatif, un mécanisme de protection. Mais c'est enfermant de dire « tous les mecs cis hétéro sont comme ça ». Et donc même si on a une méfiance qui se comprend, ça nous paraît important de ne pas s'en satisfaire et encore moins de la politiser, dans des théories comme la misandrie.

    Et on n'a pas non plus envie de dire "tou.te.s les opprimé.e.s sont comme ça". On entend parfois des phrases du style "tu dirais pas ça si t'étais queer", ou bien "quand t'es racisé.e tu penses d'une certaine façon"... C'est comme s'il n'y avait qu'une seule manière de vivre une oppression et qu'elle définissait entièrement les gens.

    Chaque personne est un être complexe, on n'est jamais uniquement la somme de nos oppressions et de nos privilèges. On refuse l'idée qu'on n'aurait aucune aucune marge de manoeuvre, que tout serait déterminé d'avance.

    - Non-mixité / séparatisme : outils ou perspectives ?

    La non-mixité est pour nous un outil très important. Ça donne de la force, permet de s'organiser, etc. Aussi ça peut faire du bien à des moments de se retrouver avec des personnes avec qui on a des bouts de vécu en commun. Même si ça n'est que partiel et même si c'est parfois très limité : ce n'est pas parce qu'on vit une oppression qu'on la vit de la même manière, il y a plein d'autres aspects de nos vies à prendre en compte. Mais il y a une différence entre considérer la non-mixité comme un outil, et l'envisager comme une fin en soi. Dans ce cas c'est ce qu'on appelle le séparatisme : vivre, s'organiser, avoir des relations, uniquement entre personnes qui vivent une même oppression. Pour nous, la non-mixité est nécessaire à plein de moments, mais quand même, notre but c'est de les détruire ces cases identitaires.

    Sur quelles bases on s'organise avec des gens ?

    - Quand les réalités vécues ça devient plus important que ce qu'on en fait

    On pense que ce qu'on vit comme oppression ça entraîne des conséquences sur nos vies, sur qui on est. Mais on ne trouve pas ça suffisant, de s'organiser uniquement sur des bases identitaires, sans prendre en compte nos perspectives politiques, contre quoi on lutte et comment. Et on a l'impression que c'est souvent ça qui se passe dans des milieux notamment queer féministes. La seule chose qui importe ce sont les oppressions vécues, c'est sur ces bases-là qu'on se réunit, qu'on s'organise. Alors qu'on peut vivre des oppressions en commun et lutter contre celles-ci de manières très différentes.
    Par exemple il y a pas mal de féministes qui sont ouvertement racistes.
    Il y a aussi des gens dont le but c'est l'intégration dans la société, genre que la victoire ça serait qu'il y ait une personne noire, trans et handie présidente de la république. De notre côté on aurait plutôt envie qu'il n'y ait plus de république, plus d'état et donc plus de président.e.
    On est d'accord que la lutte contre la transphobie, le racisme et le validisme est nécessaire, et que lutter contre certains effets des oppressions sauve littéralement des vies. On a donc certains points en commun avec celleux qui voudraient une personne noire, trans et handie président.e. Mais quand même, nos buts sont vraiment très différents, du coup comment lutter ensemble si dans le fond on ne veut pas du tout la même chose ? Ou alors peut-être qu'on peut partager des moments précis, tout en sachant les limites que ça a ?

    - Critique des luttes partielles

    Un des points qui ne nous parle pas dans cette idée qu'il y aurait d'un côté les allié.es et de l'autre les personnes cibles d'une oppression, c'est que ça veut dire qu'on parle d'une lutte contre une seule oppression, tournée uniquement là-dessus. Si ce qu'on veut c'est détruire profondément ce système ça ne suffit pas de lutter contre une seule oppression, c'est nécessaire de s'attaquer à toutes en même temps. Et aussi aux autres structures de domination. Lutter contre toutes les oppressions évite de les hiérarchiser, d'en mettre une comme plus importante que les autres. Évidemment c'est difficile de tout faire en même temps et parfois il faut faire des choix. Mais même dans ces cas-là on peut l'exprimer, dire que là on a mis cette lutte au centre, que ça n'est pas satisfaisant, et continuer de se demander c'est quoi nos perspectives, c'est quoi qu'on vise.

    Se centrer sur une seule oppression, ou seulement quelques-unes, a souvent comme conséquence de ne lutter que pour l'obtention de droits ou de choses matérielles. Cela reste hyper important et nécessaire, évidemment, d'aider les plus opprimé.es à accéder à des choses qui leur permettront de ne pas juste mourir. Clairement.
    Parfois quand on lutte pour des conditions matérielles, on se retrouve à demander des choses à des institutions (des papiers, des meilleures conditions d'enfermement ou de travail...). On peut considérer qu'il y a un côté illogique à ça parce que c'est demander de l'aide à la structure qui est la source du problème : par exemple demander des papiers à un état alors que s'il n'existait pas il n'y aurait pas besoin d'en avoir et que tout serait bien mieux ! Mais en même temps c'est parfois inévitable de se retrouver à demander des choses à des institutions qui par ailleurs nous écrasent, parce qu'elles ont un pouvoir énorme et qu'on dépend d'elles sur plein d'aspects de nos vies.
    Malgré ça, on trouve ça dommage quand des gens disent que "c'est une lutte pour des personnes opprimées donc il ne faut pas être trop radical". Nous affirmons qu'il est possible de lutter pour des améliorations de condition de vie tout en gardant l'objectif de changer profondemment l'ensemble de ce système !

    De l'autre côté, il y a aussi d'autres manières de lutter qui ne nous conviennent pas non plus, car elles mettent l'accent uniquement sur les perspectives révolutionnaires, sans prendre en compte comment les oppressions sont omniprésentes et ont des conséquences importantes. Et c'est super chiant quand il y a des gens qui centrent tout sur le structurel, notamment avec cette idée que "on verra après la révolution" pour s'occuper du reste.

    Nous pensons qu'il est indissociable de lutter contre les oppressions au niveau systémique et au niveau inter-individuel. Il est possible de lutter à la fois pour mettre la pression, être dans un rapport de force, tout en ayant des perspectives de destruction de la société, le tout sans dissocier les effets des oppressions et leurs causes.

    - Pour des complicités et de la complexité dans nos liens

    Nous avons envie que les liens qui se tissent entre les personnes d'un même milieu ou d'une même lutte reposent sur d'autres ressorts que la culpabilité ou la valorisation, les postures et les hiérarchies, les trucs de "plus radical.es que moi tu meurs" ni de "plus opprimé.es que moi tu meurs".

    Nous avons envie d'avoir confiance, de pouvoir faire confiance aux autres, sur leurs raisons de lutter, mais aussi une confiance ensemble, pouvoir compter sur les autres face aux dangers que cette société nous envoie à la gueule. De pouvoir se mettre en danger ensemble.

    Nous voulons des complices et non pas des allié.es.
    Parce que ce terme renferme les notions de réciprocité, que si t'es ma/mon complice, je le suis aussi, chose qui n'est pas présente derrière le terme "allié.e".
    Parce que nous prenons au langage juridique sa notion de complicité.
    Parce que complices veut dire aussi que les personnes sont impliquées dans la même histoire, dans une même aventure, ici dans une même lutte.
    Parce qu'en étant complices, on peut se retrouver à s'organiser ensemble tout en étant des personnes qui subissons des oppressions différentes. Ces différences peuvent exister sans être invisibilisées et sans nous séparer.
    Nous voulons des complices car nous avons besoin de partager des perspectives communes avec les gens avec qui nous luttons : la perspective de détruire ce monde, entre autres réjouissances.

    Conclusion

    Voilà, c'était un coup de gueule parce que ça nous énerve ces dynamiques qu'on voit dans pas mal de réseaux queer/féministes.
    On a aussi envie de dire qu'on galère toujours, parce que ce n'est pas facile de trouver un équilibre entre l'idéal qu'on voudrait atteindre et la réalité qui est souvent bien plus compliquée. À plein de moments on a des doutes. Parfois on croit qu'on arrive à créer des complicités entre personnes qui vivent des oppressions et privilèges très différents, et finalement on se retrouve trop frustrées et déçues. Mais il y a aussi des moments où ça nous fait trop de bien, où on arrive à en parler, où on sent qu'avec des gens on a vraiment des envies communes de détruire ce monde et les dominations qui vont avec, à tous les niveaux. Et rien que pour ça, ça vaut le coup !

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  • Les lecteurs préfèrent les histoires écrites par ChatGPT, mais ils ne le savent pas

    Une étude américaine révèle que de courtes nouvelles produites par ChatGPT ont été jugées plus captivantes et de meilleure qualité que des textes humains. Mais cette préférence disparaît en partie dès que l’étiquette « écrit par une IA » apparaît.

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  • With their assault on science, Trumpists aren’t just harming America – they’re harming themselves | Jan-Werner Müller

    The administration is subjugating science to political imperatives, a major blow to US soft power and technological progress

    The Trump administration is waging an unprecedented war on institutions devoted to research and higher learning. While plenty of countries have harmed universities by imposing neoliberal logics on academia – creating artificial markets in the name of spurring professors to be more productive – the Trumpist subjugation of all science to political imperatives has no equivalent in a democracy; if anything, it is reminiscent of Stalin’s Soviet Union. The assault now also targets foreign students and any kind of international collaboration – a major blow to US soft power. Why are Trumpists engaging in what can only be described as an act of wanton self-injury?

    Project 2025’s Russell Vought, the director of the office of management and budget, initiated the rule change that would make any federal grant subject to review by political appointees – including funds for science that so far have been allocated through judgment by first-rate fellow scientists. This measure would furnish Trumpists with a new weapon to threaten universities along the lines of: “Nice medical school you have there – pity if something were to happen to it because your administration had failed to come into alignment with the president’s priorities.”

    Jan-Werner Müller is a Guardian US columnist and a professor of politics at Princeton University

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  • Trump blasts appeals court for halting White House ballroom construction, claiming decision is a ‘national security threat’ – as it happened

    This live blog is now closed.

    Following Lisa Murkowski’s announcement that she plans to vote “no” on Todd Blanche’s nomination to lead the Department of Justice, the acting attorney general can’t afford another defection in order to secure the permanent position.

    So far the only other holdout is Senator Bill Cassidy – a GOP lawmaker from Louisiana. Cassidy, a former physician, said this week he’s concerned about Blanche’s ability to lead the justice department independently, considering he once served as Donald Trump’s personal lawyer.

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  • iPhone 18 Pro et iPhone Ultra : nouveautés, design, date de sortie, prix… Toutes les infos sur les smartphones Apple

    Neuf ans après l'iPhone X, Apple devrait annoncer son smartphone le plus ambitieux de la décennie en 2026 : l'iPhone Fold (qui pourrait s'appeler iPhone Ultra). Un smartphone pliant qui devrait être accompagné de l'iPhone 18 Pro et de l'iPhone 18 Pro Max, deux smartphones surpuissants avec des innovations en photo et une puce gravée en 2 nm. Numerama fait un point sur les rumeurs.

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  • Mehdi Alioua : « Il y a une crise sociale au Maroc qui ne dit pas son nom »

    Alors que plus de 70 000 personnes ont tenté de rejoindre l'enclave espagnole de Ceuta ces derniers jours, les raisons d'un tel mouvement sont multiples. Pour le sociologue Mehdi Alioua, spécialiste des migrations internationales, les inégalités croissantes au Maroc expliquent en partie ces départs, tandis que les politiques migratoires européennes contribuent elles aussi à cette situation.

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  • Deux offres d’emploi ont vendu la mèche : Anthropic va concevoir ses propres puces pour faire tourner Claude

    L'entreprise américaine a confirmé la constitution d'une équipe silicium interne, tout en maintenant une approche multi-fournisseurs.

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  • Trump faces calls for windfall tax on big oil’s profits from Iran war

    US president’s complaint industry ‘making too much money’ comes after his policies boosted corporations

    Donald Trump’s statement that oil companies have made “too much money” from the Iran war has angered environmentalists, who say that his policies were designed to benefit those very corporations. If he really believes his own claims, he should impose a windfall profits tax, advocates say.

    “Trump’s declaration that big oil is ‘making too much money’ belies his accommodation and giveaways to the industry that have enabled its price-gouging – not to mention his disaster of a war of choice against Iran,” said Tyson Slocum, energy program director at the consumer advocacy non-profit Public Citizen. “But like a broken clock that’s correct twice a day, the president is right that oil companies are ‘making too much money’, which means Trump should endorse a windfall profits tax.”

    ExxonMobil and Chevron on Friday both reported windfall profits for the second quarter of the year. Chevron said its earnings soared nearly 400% to $12bn, while Exxon’s profits more than doubled to $14.5bn. On Monday evening, Trump took aim at those gains, saying the companies “ought to give some of that back to the public”.

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  • DOGE Debunking


    MuskWatch’s DOGE tracker

    Running Xitter threads from Momentum Chaser

    January 30: Fact Check: No evidence US spent $50 million on condoms for Gaza

    January 30: FACT FOCUS: No evidence that $50 million was designated by the US to buy condoms for Hamas

    February 12: ‘Some of the things that I say will be incorrect’: Musk backs away from false claim of $50 million for Gaza condoms

    February 17: No, 150-Year-Olds Aren’t Collecting Social Security Benefits

    February 18: Why DOGE’s ‘Receipts’ Show Elon Musk’s Math Doesn’t Add

    February 18: DOGE Claimed It Saved $8 Billion in One Contract. It Was Actually $8 Million.

    February 19: New Social Security chief refutes claims of deceased people over 100 years old getting checks

    February 19: DOGE released data about federal contract savings. It doesn’t add up

    February 19: Tens of millions of dead people aren’t getting Social Security checks, despite Trump and Musk claims

    February 21: DOGE’s Only Public Ledger Is Riddled With Mistakes

    February 22: Musk’s DOGE says it has saved $55 billion. Not so fast.

    February 22: DOGE Claims It Has Saved Billions. See Where.

    February 25: Nearly 40% of contracts canceled by DOGE are expected to produce no savings

    February 25: DOGE Quietly Deletes the 5 Biggest Spending Cuts It Celebrated Last Week

    February 26: Dozens of DOGE ‘receipts’ saved no money and killed contracts meant to boost efficiency

    February 26: DOGE releases updated “wall of receipts” with more discrepancies

    February 26: Musk’s cost-cutting drive quietly deletes billions in claimed savings from website

    February 26: A look at the misleading and incorrect claims on DOGE’s ‘wall of receipts’

    February 26: Musk claims DOGE ‘restored’ Ebola prevention effort. Officials disagree.

    February 28: DOGE Said It Cut $232 Million From Social Security Budget. It Was Only About Half a Million.

    March 1: DOGE’s savings page fixed old mistakes — and added new ones

    March 2: DOGE Claims Credit for Killing Contracts That Were Already Dead

    March 3: Elon Musk’s DOGE initiative deletes billions more from its list of savings.

    March 3: The Musk-Trump War on Federal Employees Doesn’t Add Up

    March 4: DOGE website offers error-filled window into Musk’s government overhaul

    March 5: Department of Government Efficiency Deletes a Claim and Resurrects an Error

    March 5: Trump Decried Millions Spent ‘Making Mice Transgender.’ It Was Cancer and Asthma Research

    March 11: DOGE mischaracterizes a study as transgender, and USDA cancels it

    March 13: Elon Musk’s cuts fail to stop US federal spending hitting new record

    March 13: DOGE Makes Its Latest Errors Harder to Find

    March 18: ‘It’s a Heist’: Real Federal Auditors Are Horrified by DOGE

    March 20: On Its Website, DOGE Deletes More Than 100 Government Leases It Said Were Canceled

    March 21: How DOGE is making government almost comically inefficient

    March 24: Why DOGE is struggling to find fraud in Social Security

    April 11: How DOGE may have improperly used Social Security data to push voter fraud narratives

    April 11: See How Government Spending Is Up Even as Musk Touts Savings

    April 12: Musk’s Latest Fraud Finding Isn’t What It Seems

    April 13: DOGE Is Far Short of Its Goal, and Still Overstating Its Progress

    April 15: Trump aids Musk’s Social Security fraud hunt, despite lack of evidence

    April 16: Nearly a Billion Dollars in DOGE ‘Savings’ Disappeared Overnight

    April 24: 100 days of DOGE: lots of chaos, not so much efficiency

    April 24: Musk Goons Purged Living U.S. Citizens from Social Security

    April 24: What Elon Musk Didn’t Budget For: Firing Workers Costs Money, Too

    April 28: What has DOGE done in Trump’s first 100 days?

    April 29: Trump’s team has disrupted some $430 billion in federal funds, top Democrats say; tracker

    May 5: As Musk steps back, experts say Doge cuts have harmed government services

    May 13: DOGE Removes Dozens of Resurrected Contracts From Its List of Savings

    May 14: DOGE Vastly Overstated Its Real Estate Cuts — Then Spent Two Months Backtracking

    May 15: DOGE went looking for phone fraud at SSA — and found almost none

    May 17: How DOGE’s grand plan to remake Social Security is backfiring

    June 6: DOGE Developed Error-Prone AI Tool to “Munch” Veterans Affairs Contracts (with code review)

    June 16: The Bureaucrat and the Billionaire: Inside DOGE’s Chaotic Takeover of Social Security

    June 26: How long will you wait for Social Security help? Why it’s anybody’s guess.

    June 27: USAID Shutdown Costs Top $6 Billion, Internal Estimate Shows

    August 1: THE $21.7 BILLION BLUNDER: Analyzing the Waste Generated by DOGE

    August 12: Just how much has DOGE exaggerated its numbers? Now we have receipts.

    September 25: Unchecked and Unaccountable: How DOGE Jeopardizes Americans’ Data Without Regard for Law and Congress

    October 1: Federal agencies are rehiring workers and spending more after DOGE’s push to cut

    November 22: Inside the DOGE Succession Drama Elon Musk Left Behind

    November 23: Exclusive: DOGE ‘doesn’t exist’ with eight months left on its charter

    November 24: DOGE “cut muscle, not fat”; 26K experts rehired after brutal cuts

    December 2 DOGE Isn’t Dead. Here’s What Its Operatives Are Doing Now

    December 11: DOGE had a cutting spree. 550 vet-owned businesses felt it.

    December 21: The year Trump broke the federal government

    December 23: How Did DOGE Disrupt So Much While Saving So Little?

    2026

    January 9: Dismantling of USAID: How the US lost its agricultural shield of food security

    January 9: Doge cuts cost US taxpayers $10bn to cover workers’ paid leave, analysis finds

    August 6: DOGE Wall of Receipts: More Transparency Needed on How Savings Are Derived from Contract, Grant, and Lease Terminations

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  • Des scientifiques utilisent l’IA pour créer de nouveaux virus inconnus

    "On pourrait très bien demander à un modèle de concevoir un génome de grippe modifié pour être plus transmissible ou plus létal"

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  • Bonne nouvelle si vous avez un ancien iPhone : Apple augmente ses prix de reprise

    Apple vient d'augmenter la valeur de reprise de nombreux iPhone dans le cadre de son programme Trade In. Les gains sont modestes sur la plupart des modèles, mais peuvent encourager à aller faire recycler un ancien appareil. Une bonne occasion de fouiller dans ses tiroirs, d'autant plus que la reprise directement en Apple Store évite certaines mauvaises surprises des plateformes spécialisées.

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  • Boutique web ou marché en ligne ? Choisissez la plateforme de vente idéale pour votre croissance

    Aujourd’hui, l’un des principaux défis pour les vendeurs en ligne est d’identifier les canaux de distribution les mieux adaptés à leurs produits. Cette décision dépend des ressources de chacun et de l’objectif poursuivi. Les deux modèles les plus courants sont la vente via une boutique web et le référencement sur des marchés en ligne, tels …

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  • CHERRY sort deux lecteurs de carte à puce qui marchent sous Linux sans pilote propriétaire

    CHERRY a annoncé deux appareils à carte à puce, un clavier complet avec lecteur intégré baptisé Smart Board 1150, et un terminal séparé, le Smart Terminal ST-1150. Ils remplacent le KC 1000 SC et le ST-1144.

    Une carte à puce sert ici à prouver qui vous êtes. Vous l'insérez, elle signe électroniquement un document, elle ouvre une session sur un réseau ou elle déchiffre un fichier, sans que la clé privée qu'elle contient ne sorte jamais de la puce.

    Les deux appareils s'appuient sur le pilote CCID que Microsoft livre déjà dans Windows, et sur pcsc-lite sous Linux et macOS. La norme CCID permet à un lecteur de dialoguer avec le système d'exploitation sans code maison, et pcsc-lite en est l'implémentation libre côté Unix.

    Aucun pilote propriétaire à installer, donc. Vous branchez et ça fonctionne, y compris sur une machine Linux, ce qui est encore assez rare pour ce type de matériel.

    Screenshot

    Les deux modèles embarquent aussi un contrôleur à mémoire flash, et le firmware peut être mis à jour après le déploiement. Ce genre de lecteur était jusqu'à présent figé pour toute sa durée de vie, avec les failles qu'il avait le jour de sa fabrication.

    Le communiqué ne dit hélas rien sur la signature de ces mises à jour. Sur un périphérique de sécurité, la question n'a rien de cosmétique, parce qu'un firmware modifiable est aussi un firmware attaquable si personne ne vérifie d'où vient l'image installée.

    Le terminal lit et écrit les cartes, pour ouvrir une porte, se connecter au réseau de l'entreprise ou valider une transaction en ligne. Il est fabriqué entièrement en Europe. CHERRY veut clairement faire les yeux doux aux administrations et aux organismes de défense, avec les certifications américaines TAA et FIPS-201 au passage, et une base lestée en métal qui permet d'y glisser la carte d'une seule main.

    Le clavier ajoute pour sa part une touche Copilot, ce qui sur un poste à données sensibles est quand même quelque peu audacieux. Il existe aussi en version conforme au Trade Agreements Act américain, pour les agences fédérales et les installations militaires soumises à des règles d'approvisionnement particulières, mais bon a priori ça ne devrait pas trop vous concerner (même si on a de plus en plus de lecteurs américains depuis que le site est traduit !).

    Le Smart Board 1150 est vendu 49,99 euros. Le Smart Terminal ST-1150 descend à 34,99 euros, et les deux sont disponibles dès maintenant.

    J'avoue que je ne pensais plus voir sortir de nouveaux lecteurs de carte à puce en 2026.

    Source : Cherry

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  • Mistral dévoile Shieldstral pour sécuriser les contenus IA

    Mistral AI a présenté Shieldstral, un nouveau modèle de sécurité multimodal en open weight destiné à filtrer et contrôler les contenus produits ou analysés par des systèmes d’intelligence artificielle. Disponible sous licence Apache 2.0, il peut être déployé localement avec des ressources limitées, notamment sur un seul GPU équipé de 16 Go de mémoire.

    Sa particularité réside dans son fonctionnement : plutôt que de s’appuyer uniquement sur des catégories de risques prédéfinies, les développeurs peuvent définir leurs propres règles de modération en langage naturel. Le modèle évalue ensuite si un texte ou une image respecte ces critères, avant ou après la génération de contenu.

    Mistral affirme que Shieldstral offre des performances comparables, voire supérieures, à celles de modèles de sécurité open source beaucoup plus volumineux, avec des résultats élevés sur les tests de sécurité textuelle et multimodale. Le modèle prend en charge douze langues et est disponible sur Hugging Face.

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  • Le double choc de l’IA : emploi et fiscalité

    Les formes modernes d’IA vont bouleverser les tâches cognitives complexes, mais aussi les équilibres macroéconomiques et budgétaires. Une analyse de la chercheuse Axelle Arquié, issue du dernier numéro de L’Economie politique.
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  • AXA XL va acquérir la totalité du cabinet de cybersécurité et d’intelligence S-RM

    AXA XL a annoncé, le 6 août 2026, avoir conclu un accord en vue de l’acquisition des actions restantes de S-RM, cabinet international spécialisé dans la cybersécurité et l’intelligence d’entreprise. La division du groupe AXA dédiée aux risques P&C et de spécialités détient actuellement environ 49 % du capital de l’entreprise. 

    Fondé en 2005, S-RM intervient notamment dans l’évaluation des risques cyber, la détection et la réponse aux incidents, les investigations spécialisées, l’intelligence géopolitique et la due diligence. Le cabinet compte neuf bureaux sur six continents et accompagne des clients dans plus de 140 pays. 

    Une fois l’opération finalisée, S-RM doit rejoindre AXA XL Risk Advisory, la nouvelle business unit de l’assureur consacrée à la prévention. Le cabinet doit continuer à fournir ses services à sa clientèle internationale au sein de cette structure. 

    Créée en mai 2026, AXA XL Risk Advisory doit permettre au groupe de développer ses capacités de conseil et de prévention en combinant expertise en gestion des risques, données et technologies. AXA XL avait également annoncé en juin un partenariat avec Deloitte portant sur des services de cybersécurité et de sécurité des technologies opérationnelles destinés à ses clients. 

    L’acquisition de S-RM confirme ainsi la volonté de l’assureur d’étendre son intervention au-delà du seul transfert financier du risque, en développant des capacités de prévention, d’analyse et de réponse aux incidents.

    « L’acquisition de S-RM constitue une étape clé dans le développement d’AXA XL Risk Advisory », déclare Scott Gunter, CEO d’AXA XL. Selon le groupe, l’opération doit notamment renforcer ses capacités d’accompagnement face aux risques émergents. 

    AXA XL et S-RM travaillent ensemble depuis plus de quinze ans. Durant cette période, l’assureur a été à la fois client et investisseur du cabinet. 

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  • Burnham urged to tackle cost of living crisis by pressuring Trump to end Iran war

    Trade unions say UK prime minister must begin by revoking permission for US to use RAF bases for airstrikes in Gulf

    Trade unions have called on Andy Burnham to tackle the cost of living crisis at its source by pressuring Donald Trump to bring the conflict in the Middle East swiftly to an end.

    Leaders from 10 unions, including Unison, the UK’s largest, urged the prime minister to oppose further fighting in the Gulf to help bring down energy and fuel costs.

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  • ChatGPT n’a plus de limites dans sa version gratuite : vous pouvez lui parler en illimité

    Une limite historique de ChatGPT va disparaître : OpenAI annonce que les utilisateurs gratuits pourront désormais discuter autant qu'ils le souhaitent avec GPT-5.6 Luna, son nouveau modèle conçu pour la rapidité. L'entreprise mise sur cette distinction pour battre ses rivaux.

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  • Justice pour Ullah, Safi, Amin et Waseem, ouvriers agricoles exploités et tués en Italie !

    Versione italiana nella seconda parte

    À l'occasion de la manifestation du 14 juillet internationaliste organisée par la Marche des Solidarités à Paris, nous (groupe d'ouvrier·es agricoles du syndicat de salarié·es SUD Agriculture Île-de-France) avons marché en hommage à 4 de nos collègues ouvriers agricoles assassinés le 1er juin dernier en Italie pour avoir réclamé leurs salaires.

    Waseem, Amin, Ullah et Safi étaient exploités par des « caporali », des intermédiaires souvent liés au crime organisé qui recrutent des travailleur·ses, souvent exilé·es, pour la journée dans des campements pour le compte d'exploitations agricoles.

    Les travailleur.ses triment plus de 12h par jour dans des conditions de travail et de vie indignes pour la récolte des fraises, des agrumes ou des tomates, qui rejoindront nos étals. Soumis à des violences physiques et verbales de la part des caporali, sous des soleils caniculaires, payés bien en dessous du salaire minimum italien et une partie de leur salaire est prélevé pour payer les caporali.

    Ce système existe grâce au racisme d'État qui leur refuse la régularisation, tarde à délivrer des titres de séjour, les mettant dans des situations de clandestinité ou de précarité pour en faire une main d'œuvre servile au service des exploiteurs agricoles et de l'agroindustrie.

    Nous ne sommes pas dupes, l'exploitation des travailleur·ses étranger·es dans l'agriculture est également une réalité en France comme le rappellent les nombreux témoignages d'ouvrier·es agricoles exploité·es ou les procès pour traite d'êtres humains quelque peu médiatisés mais bien souvent traités comme des faits divers isolés.

    Des témoignages des travailleur.ses dans les champs de haricots coco de Paimpol, au procès des vendanges de la honte (2023), de Terra fecundis (2021) à l'exploitation des travailleurs saisonniers marocains dans le Tarn-et-Garonne (2026), ces scandales un peu médiatisés ne sont que la partie émergée de l'iceberg que l'isolement des travailleur·ses, la diminution des contrôles de l'Inspection du Travail (depuis le meurtre de deux inspecteurs dans une ferme en 2004 et les nombreuses menaces des exploiteurs agricoles à leur encontre lors des derniers mouvements des agriculteurs) et le peu d'intérêt médiatique pour les travailleur·ses dans l'agriculture n'ont pas réussi à cacher.

    Face à ce système qui exploite et au racisme d'État, nous devons nous organiser entre ouvrier·es agricoles pour instaurer un rapport de force et exiger la régularisation de toutes et tous et des conditions de vie et de travail dignes dans l'agriculture !

    Ouvrier·es agricoles de tous les pays, rejoignez nous !

    Pour nous contacter : pourunsudagriidf@proton.me

    In occasione della manifestazione internazionalista del 14 luglio organizzata dalla Marche des Solidarités a Parigi, noi (gruppo di lavoratori e lavoratrici agricoli del sindacato dei lavoratori SUD Agriculture Ile-de-France) abbiamo sfilato in omaggio a quattro nostri colleghi lavoratori agricoli assassinati lo scorso 1° giugno in Italia per aver rivendicato i propri salari.

    Waseem, Amin, Ullah e Safi venivano sfruttati dai caporali, intermediari spesso legati alla criminalità organizzata che reclutano lavoratori e lavoratrici, spesso esiliati, per la giornata in accampamenti per conto delle aziende agricole.

    I lavoratori e le lavoratrici faticano per oltre 12 ore al giorno per la raccolta di fragole, agrumi o pomodori, che finiranno sui banchi dei nostri mercati, in condizioni di lavoro e di vita indegne. Sono sottoposti a violenze fisiche e verbali da parte dei caporali, sotto un sole cocente, pagati ben al di sotto del salario minimo italiano e con una parte del loro stipendio trattenuta per pagare i caporali.

    Questo sistema esiste grazie al razzismo di Stato che nega loro la regolarizzazione, ritarda il rilascio dei permessi di soggiorno, costringendoli a vivere in condizioni di clandestinità o precarietà per trasformarli in manodopera servile al servizio degli sfruttatori agricoli e dell'agroindustria.

    Non ci facciamo ingannare : lo sfruttamento dei lavoratori e delle lavoratrici stranieri nel settore agricolo è una realtà anche in Francia, come dimostrano le numerose testimonianze di braccianti agricoli sfruttati o i processi per tratta di esseri umani che ricevono scarsa attenzione da parte dei media e che molto spesso vengono trattati come fatti di cronaca isolati.

    Dalle testimonianze dei lavoratori nei campi di fagioli di Paimpol, al processo sulla « vendemmia della vergogna » (2023), da « Terra fecundis » (2021) allo sfruttamento dei lavoratori stagionali marocchini nel Tarn e Garonna (2026), questi scandali, di cui i media si occupano solo in parte, non sono che la punta dell'iceberg, di cui fanno parte l'isolamento dei lavoratori, la diminuzione dei controlli da parte dell'ispettorato del lavoro (dall'omicidio di due ispettori in un'azienda agricola nel 2004 e dalle numerose minacce rivolte loro dagli sfruttatori agricoli durante le recenti proteste degli agricoltori) e lo scarso interesse dei media per i lavoratori e le lavoratrici nel settore agricolo non sono riusciti a nascondere.

    Di fronte a questo sistema di sfruttamento e al razzismo di Stato, dobbiamo organizzarci tra lavoratori e lavoratrici agricoli per creare un rapporto di forza ed esigere la regolarizzazione di tutti e di tutte, nonché condizioni di vita e di lavoro dignitose nel settore agricolo !

    Lavoratori e lavoratrici agricoli di tutti i paesi, unitevi a noi !

    Per contattarci : pourunsudagriidf@proton.me

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  • Contre la fermeture de La Générale !

    Encore une fois, La Générale, lieu associatif de résidences gratuites en plein cœur de Paris mais aussi laboratoire de création culturelle, politique et sociale, est menacé par le non renouvellement de son bail.

    Pour soutenir le projet, signez et faites circuler la pétition : https://www.leslignesbougent.org/petitions/les-artistes-sinsurgent-contre-la-fermeture-definitive-de-la-generale-un-lieu-de-residences-artistiques-gratuites-en-p-23907/

    Présentation de La Générale

    Née à Belleville rue du Général Lassalle en 2005, La Générale se déplace ensuite, pour investir entre 2009 et 2019, un lieu situé avenue Parmentier, dans le 11e arrondissement de Paris. Depuis janvier 2020, elle est établie dans l'ancien conservatoire de musique du 14e arrondissement, adossé à l'Annexe de la mairie.

    La Générale est un laboratoire de création culturelle, artistique, politique et sociale. On y défend des valeurs telles que l'expérimentation, le partage et l'ouverture, loin des logiques mercantiles et de l'obligation de résultats. Le collectif de La Générale est composé d'une quinzaine de membres actif·ves bénévoles et une salariée. La responsabilité et les orientations du lieu sont confiées aux membres du collectif qui se réunissent une fois par semaine. Les décisions se prennent au consensus.

    Depuis ses origines, le projet de La Générale s'attache à interroger aussi bien les conditions d'accueil et de travail des artistes que son propre fonctionnement en tant que lieu culturel. Plus de 70 ans après les premières politiques de décentralisation mises en place par Jeanne Laurent, La Générale revendique la nécessité que Paris ne soit pas uniquement une vitrine, en demeurant un lieu de fabrication artistique. Dans des conditions toujours plus contraintes, à la fois immobilières et culturelles, La Générale souhaite rester un espace d'accueil avec les meilleures conditions possibles pour la création, mais aussi expérimenter des méthodes de gouvernance de lieux culturels innovantes et exigeantes. La direction artistique collective de La Générale s'inscrit dans ce cadre. L'ensemble des membres du collectif participe au choix des résidences accueillies ainsi que de la programmation, chacun·e avec son expertise propre, sans transiger sur la qualité artistique des projets. Ainsi, la gouvernance collective devient une expérimentation sociale à part entière, qui fait partie du projet au même titre que l'accueil des artistes.

    La Générale est aussi un lieu ouvert à la vie associative et de quartier et accueille tous les mois : AMAP Denfert (alimentation), Velvetyne Type Foundry (typographie), Société Psychédélique Française (club de lecture), Association TanBaafi Lab (danse), Chorale Maré Mananga (chant), Libre en commun (logiciel libre), Su Shiatsu (bien-être), HackerzVoice (informatique), RYBN (art contemporain), InfoGM (écologie), Parinux (logiciel libre), Ecoplien (écologie).

    La Générale est engagée dans des projets d'éducation artistique et culturelle, soutenus par la ville de Paris et par la DRAC IDF, dans des collèges, lycées, hôpitaux et établissements du champ social.

    La Générale fait partie du réseau Actes If. Réseau créé en 1996, Actes if réunit aujourd'hui 38 lieux artistiques et culturels indépendants en Ile-de-France. Ces lieux accompagnent la création contemporaine et défendent la diversité artistique et culturelle à travers une éthique du partage et des dynamiques collectives. Issus de la société civile et à but non lucratif, ces lieux indépendants se réunissent autour d'enjeux artistiques, culturels, sociaux et économiques.

    https://www.lagenerale.fr/

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  • Pauline Hanson echoes Trump as she lashes out about ‘fake news’ reporting on lavish London hotel

    One Nation leader says party covered ‘all travel costs’ for her European trip – aside from those paid by billionaire Gina Rinehart

    Pauline Hanson has lashed out at major news outlets for reporting on One Nation, angrily denying that she used donations from supporters to fund a lavish London hotel on her recent holiday – but confirming her party did foot the bill.

    One Nation has also defended its decision to bar journalists including from the Guardian and ABC from events, denying that the principle of “free speech” applied to journalists asking questions at a press conference.

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