Gandalf contre Palantir : c'est la scène surréaliste mais réjouissante qui vient d'avoir lieu à Buenos Aires, devant le domicile du milliardaire d'extrême droite Peter Thiel.
L’article «Vous ne passerez pas» : en Argentine, un cortège de Gandalf s’oppose à Peter Thiel est apparu en premier sur Contre Attaque.
C'est la question que se posent certaines personnes, et à laquelle un collectif périgourdin (1) répond positivement. Au-delà de la question de ce que l'on fait de Bugeaud, il est utile de revenir sur son rôle dans l'Histoire.
- 362 été 2026 / Leur Histoire, Notre Mémoire , Colonialisme, Racisme , Françafrique
Le samedi 5 septermbre à 17 heures il y aura à voir et à entendre au CIRA à propos de François Villon, Gaston Couté et Georges Brassens
Villon Couté Brassens intemporels et parallèles est une projection commentée-chantée
Jean Foulon, interprète et guitariste du groupe Le P'tit Crème, accompagne l'auteur-illustrateur Jean-Pierre Joblin pour cette projection qui mettra en exergue les rapports très étroits, les similitudes d'inspiration et de parcours entre François Villon, Gaston Couté et Georges Brassens. La projection s'articule sur trois axes : “La révolte et l'anarchie”, “L'amour et tout son fourbi” et “Les danses macabres”. Elle sera suivie d'une rencontre avec les artistes qui dédicaceront leurs livres et CD.
Entée à prix libre (chapeau).
CIRA – Centre international de recherches sur l'anarchisme
50 rue Consolat, 13001 Marseille
Téléphone : 09 50 51 10 89
Courriel : cira.marseille@gmail.com
Sur Internet : https://www.cira-marseille.info
Permanences : lundi et mercredi de 15 heures à 18 heures 30 et vendredi de 10 heures à 16 heures (sauf les 7 et 14 août) ainsi que sur rendez-vous.
Char à l’effigie de la Vierge financé par la mairie de Béziers, processions de la Saint-Roch au départ d’un équipement municipal montpelliérain : la fédération héraultaise de la Libre Pensée a de nouveau saisi la préfète Chantal Mauchet, qu’elle estime tenue de faire respecter la loi de 1905. La préfecture a répondu, sans rien trouver à redire. L’association a répliqué point par point le 17 août
C’est un rituel aussi installé que la féria elle-même. Chaque mois d’août, la fédération de l’Hérault de la Libre Pensée (LP34) écrit à la préfecture pour dénoncer ce qu’elle considère comme des entorses à la loi de 1905 sur la séparation des Églises et de l’État, à Béziers comme à Montpellier. Nouveauté cette année : la préfecture répond. Le directeur de cabinet de la préfète, le sous-préfet Marin Lassalle, a adressé à l’association une longue lettre argumentée, à laquelle la LP34 a répliqué le 17 août. Sur le fond, les deux parties campent sur leurs positions.
Premier grief de l’association : l’intégration d’une messe et d’une procession au programme officiel de la féria de Béziers, qui s’est tenue du 12 au 15 août. La LP34 pointe surtout le financement par la commune d’un char représentant la Vierge, pour un montant qu’elle chiffre à 98 000 euros hors taxes en 2025, et la construction d’une statue mariale de dix mètres de haut. Elle s’étonne aussi de la présence d’élus en écharpe tricolore aux cérémonies religieuses, et rappelle que les précédents préfets Hugues Moutouh et François-Xavier Lauch avaient eux-mêmes assisté à la messe d’ouverture, sans jamais s’en expliquer malgré ses demandes.
La préfecture ne conteste pas ces faits, mais leur qualification juridique. Pour elle, la seule représentation d’un symbole religieux ne suffit pas à caractériser une subvention à un culte : encore faut-il examiner la fonction de l’œuvre dans la manifestation et ses dimensions artistique, culturelle ou festive. Même raisonnement pour l’écharpe : aucun texte n’interdit à un maire d’assister à une cérémonie religieuse ceint de son insigne, sa présence pouvant relever de ses fonctions de représentation. Quant à la présence d’un préfet à une procession, elle peut répondre, écrit le cabinet, à une finalité institutionnelle, sans valoir adhésion personnelle au culte.
L’association ne l’entend pas ainsi. Dans sa réponse, elle convoque la jurisprudence du Conseil d’État, notamment l’annulation en 2013 des subventions publiques aux ostensions limousines, pour soutenir que toute aide à une procession serait illégale. Elle rappelle au passage que le juge administratif annule chaque année depuis 2017 l’installation de la crèche de Noël dans l’hôtel de ville de Béziers, sans que Robert Ménard n’y renonce. Difficile, selon elle, de plaider le simple folklore : le maire de Béziers, écrit-elle, « ne cache pas le caractère religieux de l’évènement, mais en fait même un étendard ».
Séparatisme : entretien avec Eugénie Loison de la Libre Pensée | « La laïcité n’est pas une valeur à défendre, mais une loi »
Sur le second dossier, la réponse préfectorale brille par son silence : pas un mot sur les fêtes de la Saint-Roch, organisées à Montpellier les 15 et 16 août avec le concours de la municipalité. La LP34 ne manque pas de le relever. L’association évoque une subvention de 15 000 euros à l’Association internationale saint Roch de Montpellier (AISRM) et surtout la mise à disposition de la Maison des relations internationales, d’où sont parties, avant d’y revenir, deux processions portant la statue du saint. Si cette occupation a été consentie gratuitement, il s’agirait selon elle d’une aide indirecte à un culte, prohibée par la jurisprudence du Conseil d’État. L’AISRM affirme de son côté n’organiser que les volets profanes des festivités, et le programme officiel évite soigneusement le mot « procession ». L’association suggère, non sans malice, qu’il aurait été « plus clair » de faire partir le cortège du parvis de l’église où la statue est entreposée le reste de l’année.
La LP34 signale enfin que des communes plus petites suivent le mouvement, citant Sérignan, dont la mairie organise directement les fêtes de saint Roch, messes et processions comprises.
Aucun juge n’a, à ce stade, été saisi des éditions 2026, et les qualifications avancées de part et d’autre restent donc des interprétations. En attendant, l’association veut voir un progrès dans ce désaccord épistolaire : elle remercie la préfète d’avoir répondu, « une attitude à laquelle [ses] deux prédécesseurs immédiats ne l’avaient pas habituée ». Dans l’Hérault, la laïcité avance à petits pas. Le courrier aussi.
L’article Laïcité : entre la Libre Pensée et la préfecture de l’Hérault, un dialogue de sourds courtois est apparu en premier sur Le Poing.
Ces dernières semaines, et celles qui vont suivre, un certain nombre d'évènements festifs ont eu lieu à Dole, qui en disent long sur la pente glissante dans laquelle s'engage la mairie
On ne va pas revenir dessus très longtemps, mais bien sûr on doit commencer par la tenue, pour la troisième fois, d'un « banquet du Canon Français » à Dole, seule ville de Franche-Comté à bien vouloir accueillir l'évènement.
Le caractère identitaire du « Canon » a été largement démontré et à Dole même, il a été l'occasion d'agressions homophobes, racistes et sexistes lors des précédentes éditions.
Un soutien complet (Dolexpo loué ou prêté par la structure propriétaire dont le président est…le maire de Dole) et même une présence assurée par ce même maire de Dole à la soirée financée par le milliardaire d'extrême droite Stérin et en présence, notamment, d'élus RN de Côte d'Or.
C'est aussi par le prisme des gens qu'elle accueille en grande pompe qu'on peut analyser la politique municipale Doloise :
Ex star du journalisme sportif du service public, Nelson Montfort, si l'on ne revient que sur le plus récent, est en roue libre depuis quelques mois : il a commencé par défendre le maintien à l'antenne de Jean-Marc Morandini sur CNews après sa condamnation pour corruption de mineurs.
On n'est donc pas étonné ensuite de voir annoncé deux mois plus tard qu'il devient chroniqueur sur la tristement célèbre chaine de Bolloré.
Celui-ci voit un vrai tapis rouge déroulé pour lui à Dole, puisque non content d'avoir été un des invités du Critérium cycliste du 01 août 2026, le nouveau chroniqueur de CNews a également l'honneur d'être le parrain de la prochaine édition du weekend gourmand du chat perché qui se tiendra en septembre.
Ça coupe l'appétit !
Autre ancienne gloire de la TV publique : l'humoriste Tex était aussi de la partie pour le Critérium.
Au-delà d'être un énorme has-been, on rappelle qu'il s'est fait virer de France 2 pour le recyclage d'une vanne immonde sur les violences sexistes et qu'il a largement été pointé du doigt pour des comportements sexistes dans tous les aspects de sa carrière.
On s'étale où vous avez compris ?
Cerise sur le gâteau, c'est le chanteur Amir qui assure cette année le concert de rentrée.
Le chanteur de variété est un soutien actif de l'armée israélienne (Tsahal), dont il a fait partie. Il a par exemple donné un concert à Hébron, en Cisjordanie occupée et colonisée, en soutien à Tsahal. Il est à ce jour, toujours un soutien de la guerre génocidaire menée à Gaza par Israël.
Comme tous les soutiens au génocide il tente de se cacher derrière une instrumentalisation de l'antisémitisme. Ce n'est pas sa judéité (eh non !) qui lui est reprochée mais son soutien actif à une politique qui rappelle les heures les plus sombres de l'histoire. Sans surprise, cela n'émeut pas la mairie de Dole.
L'année prochaine, peut-être, ils déterront Milosevic pour faire des reprises de Sardou ?
Info Bonus
La première partie sera assurée par Larsen Lapin, groupe de Fabrice Schlegel, figure locale de la droite radicale (comme il aime se présenter lui même) et soutien indéflectible du tristement connu collectif identitaire féminin Némésis, et par intermitence du maire.
Ces évènements et invitations, rémunérées par la ville, cela va sans dire, avec votre argent, mis bout à bout en disent quelque chose de ce qui se passe à Dole.
Un tel concentré de dingueries au métre carré donne l'image en miniature de ce qui se passe pour le parti (LR) du maire Gagnoux au niveau national : une radicalisation politique à l'extrême-droite.
Que ce soit par une reconnaissance sincère que les idéologies racistes et fascisantes, notamment du RN, est aussi la leur ou par calcul politique (des signaux envoyés à ceux qu'ils pensent être les futurs gagnants des prochaines élections) la droite « républicaine » a visiblement fait son choix, tant au niveau local que national.
Quoi qu'il en soit, que dans une petite ville comme Dole on ait en quelques semaines :
Retrouvez l'article initial sur Rabasse.info
A l'été 1981 un certain nombre d'affrontements entre policiers et des jeunes du quartier ont lieu aux Minguettes (Vénissieux). Ces événements qui se déroulent au long de l'été, connaissent un pic et s'étendent à d'autres quartiers de l'agglomération. Le quartier est frappé de plein fouet par la crise. Trois ans auparavant, Renault-RVI, principal employeur du coin, a supprimé 5000 emplois. Entre 1978 et 1982 la ville avait déjà perdu 10 000 habitants, principalement parmi les plus aisés partant vers les communes voisines.
Pendant ces quelques années d'existence (85-92) l'organisation Os cangaceiros prend part à différents conflits, tente de nouer des complicités, de rendre compte de situations, cherchant à créer par leur action des liens entre les luttes isolées les unes des autres. Leurs modes d'actions furent multiples : publications de revues, livres et tracts, sabotages, vie en commun, refus du travail, système D pour trouver de la thune... Rien de bien exceptionnel pour un groupe de quelques individus se considérant comme une association de délinquants, de chômeurs-à -vie - certes bavards - mettant à profit leur temps libre pour imaginer des formes de destruction du vieux monde, sans pour autant verser dans l'activisme gauchiste ou le militantisme armé qu'ils critiquent même sévèrement. Ils se refusaient à se qualifier de « politiques » et cherchaient par leurs pratiques à remettre en cause le principe même de politique comme activité séparée. Tout comme ils s'opposaient à la distinction entre prisonniers « politiques » et « droits communs ».
Introduction à la réédition de l'incendie millénariste,
L'incendie millénariste
Aux Minguettes, où la solidarité entre habitants est une réalité importante, la situation est particulièrement critique. Le développement du chômage et de la ségrégation sociale, auquel s'ajoute le racisme, minent le moral des habitants. C'est dans cette atmosphère que certains, par ennui ou par goût du jeu, organisent des rodéos en voitures volées dans le bloc d'immeuble de Monmousseau. En réaction la police renforce immédiatement son contrôle sur toute la zone. La tension monte lentement et finalement : « La colère prend le dessus ». Plusieurs nuits durant, les rodéos de voitures volées se multiplient. Elles sont ensuite brûlées. On en comptabilisera, à la fin du mois de septembre 1981, plus de 200. Jeunes et CRS s'affrontent, souvent dans une violence inconnue jusqu'alors, le tout sous les yeux de la presse nationale [1].
Au final des check-points sont dressés partout autour des Minguettes et la police entre en force dans le quartier. L'ordre revient, en façade tout du moins.
Tout au long de l'année suit une répression continue s'abattant sur l'agglomération et quand arrive l'été suivant, l'ambiance est une nouvelle fois particulièrement tendue. C'est dans ce contexte que le groupe Os Cangaceros publie l'affiche que nous avons retranscrite ici qui résume les événements à la mi-1982
Ça va saigner !
Été 81 [2], les gens de l'est lyonnais ont montré comment gagner : ils ont fait exemple la dimension collective du jeu avec les voitures volées donne l'ampleur du scandale. Hors course les flics ! Combien de fois l'excitation publique a tenu la rue quand les rodéos se terminaient en incendies à la barbe des flics : désormais, la police ne peut plus y intervenir sans que le public se lève contre elle.En ce début d'été 82, l'état est décidé à étouffer ce scandale. Il a lancé une opération d'extermination massive contre les jeunes prolétaires de l'Est lyonnais ! Tous les moyens, CRS et Trigano, sont conjugués pour que plus rien n'apparaisse.
Toute une population est mise au secret afin d'être anéantie. Dans la masse anonyme des prolétaires sans banderoles ni chefs, les flics arrêtent ce qu'ils peuvent : des otages, pris au hasard des occasions et des prétextes (créés sur mesure, tortures à l'appui). La justice fait le reste : mettre le maximum de gens hors circulation pour cet été.
Pendant ce temps, les menteurs spécialisés nous annoncent que tout est calme sur place. Ils l'ont en effet mis au calme, le mec qui faisait un rodéo voici un mois, et qui s'est écrasé contre un poteau après que les porcs-batards lui aient logé une balle dans la nuque – et qui est toujours à l'hosto. Comme ils ont mis au calme plusieurs jeunes de la Zup des Minguettes emprisonnés plusieurs mois pour des affaires d'auto-défense anti-flics.
L'intensité de la répression et du quadrillage nous contraint à mettre toujours plus de méthode dans notre furie. De toutes façons, le goût du rodéo est entré dans les mœurs d'une époque ; comme celui des incendies. Chaque nuit, dans l'est lyonnais, on voit des flammes. Dans la Zup de Vénissieux, les flics sont toujours aussi bien reçus … tous les espoirs sont permis.
Parmi les beaux excès qui agitent les nuits de l'Est lyonnais, il nous plaît de signaler celui-ci : dans la nuit du 25 au 26 juin ; 10 voitures ont été incendiées sur le parking d'une résidence pour cadres de Villeurbanne, à proximité du domicile de Charles Hernu. Sur les murs de la surface commerciale en france, des phrases pleines d'esprit : « Aux rodéos-boys emprisonnés », « Les flics nous exterminent en banlieue, soyons cruels », « Ça va saigner », « Un bon flic est un flic mort », « Feu ! Contre la rouille » et sur les murs d'une ANPE voisine : « Nous ne travaillerons jamais ».
Pendant ce temps, Mauroy veut mettre au travail obligatoire tous les jeunes de 16 à 18 ans. Cette belle jeunesse n'attend plus l'usine pour foutre le feu aux voiture de contremaîtres. Defferre [3] demande à Trigano de nous préparer des petits divertissements pour l'été ! Et ces limaces d'éducateurs qui veulent nous animer ! Saviez vous, à propos, que des moniteurs de la police veulent donner des cours de conduite aux jeunes des Zup cet été…
Tout ce qui rampe sur la terre est gouverné par les coups.
A nous de les donner.Os Cangaceros.
[1] Les Minguettes, un marqueur national de la politique de la Ville : retour sur les années 1980 et zoom sur la Marche pour l'égalité ouvrage collectif
[2] http://www.ina.fr/video/CAB8101344401/incidents-lyon-video.html
[3] Gaston de son petit nom est le ministre de l'intérieur de F. Mitterand de 81 à 84
« Minguette blues » : aux origines de l'antiracisme moral Le texte qui suit a été écrit en octobre 1984 et publié dans le premier numéro de la revue Os Cangaceiros paru en janvier 1985. Il parle des événements qui, à partir des émeutes de 1981 jusqu'à la « Marche contre le racisme et pour l'égalité des droits » fin 1983, marquent le début des (...)
27 mars 2025
Vous trouverez ici deux agendas militants pour Rennes et ses alentours. Ils sont alimentés et modérés régulièrement par des personnes sympathiques (disctinctes d'expansive.info).
Et pensez aussi à publier [1] sur expansive.info ! 😀
Il est extrait de la boucle signal "Agenda Lutte" (accessible ici) qui s'est lancé pendant le mouvement du 10/09.
✏️ Fonctionnement :
Nous essaierons de mettre à jour cet agenda sur cette page aussi régulièrement que possible.
(MAJ : 17/08 - 22h45)
⚠️ On met en pause la régularité de l'agenda pendant la période d'été, avec une seule mise à jour par semaine a priori le lundi, jusque fin août. On ne fera (presque) pas de veille sur les réseaux, on relèvera juste les événements postés sur le formulaire : https://framaforms.org/annoncer-un-evenement-dans-lagenda-lutte-1773579401
⚠️Samedi 22 août
✊️14 - 17 h place République par Anonymous for the Voiceless, organisation internationale d'activisme végane. : cube of truth
✊️🇵🇸 🇱🇧 15 - 16h30 place République reprise des rassemblements hebdomadaires de soutien au peuple Palestinien et Libanais, par l'AFPSDimanche 23
📖🟣🏳️🌈 15 à 18 h au parc de Maurepas (16 Boulevard Raymond Poincaré) : rendez-vous vers le jardin chinois, par la Bibli queerféministe du Bocal : permanence en plein air au parc Maurepas. Viens découvrir notre sélection de livres et de zines, emprunter et rendre des livres ou juste te poser au soleil !
Samedi 29
✊️🇵🇸 🇱🇧 15 - 16h30 place République rassemblement hebdomadaire de soutien au peuple Palestinien et Libanais, par l'AFPS
Samedi 5 septembre
📣14 - 17h République par AG antispéciste Rennes : Manifestation contre l'exploitation animale : 14h village associatif / 15h30 départ en manif. Contact : agantispecisterennes@riseup.net
vendredi 11 septembre
🎭💧20h au 360, 6 cours des Alliés, par la Compagnie Safar : spectacle - Marées. Le 19 septembre 2010, sur une plage, deux manifestations se font face. En bas, les écologistes dénoncent les algues vertes. En haut, sur la dune, des agriculteurs contestent cette accusation. Entre les deux, une frontière invisible. gratuit, dans la limite des places disponibles. Pour en savoir plus : https://ciesafar.com/marees/
(réservation conseillée : https://www.helloasso.com/associations/cie-safar/evenements/marees )Mercredi 16 septembre
🎵🎭19h au Dibar, 7 Place Thérèse Pierre : Cabaret Politique Intimiste 3/3 : VAPEURS : plus d'info : https://rennes.demosphere.net/rdv/19535
Samedi 19 septembre
✊️ Mobilisation contre la loi permis de tuer, par plusieurs organisations. initiative nationale en cours de construction à Rennes, plus d'infos à venir.
🟣🎉🎲🎵✊️14h-00h30 BàM (Bâtiment à Modeler), 2 rue André Trasbot (Cleunay) par noustoutes35-rennes : Kermesse féministe ! : Pour commencer l'année militante, viens partager ce temps militant et festif : il y aura 🃏des jeux pour grands et petits, une tombola,des discussions politiques pour attaquer l'année militante et échanger sur les actualités, un quizz Féministe, un Drag Show, de quoi se désaltérer et se sustenter tout au long de la journée, une boom pour clôturer la journée. Tout le programme sera révélé au fur et à mesure sur nos réseaux ! Prix libreJeudi 24 septembre
✊️💧🌱🌿9h Lieu inconnu pour le moment : Vote du SAGE Vilaine : Le 24 septembre sera ENFIN voté le SAGE Vilaine, document réglementant l'ensemble des usages de l'eau et les moyens de sa protection, mais également les moyens de lutte contre les sécheresses et les inondations. La FNSEA, les JA et la CR se mobiliseront indubitablement pour empêcher son vote, faisons entendre la voix des citoyen.nes, paysan.nes et de l'écosystème non humain. ---lieu à venir---
Samedi 3 octobre
✊️ 11h place de la République, PARIS, par L214, horaire et stands à confirmer : la marche initialement prévue le samedi 11 juillet a été reportée à ce 3 octobre en raison de la canicule
marche pour la fermeture des abattoirs, avec une vegan place, ouverte au public de 12h à 19h, composée d'une quarantaine de stands (restauration, associations, refuges/sanctuaires, épicerie/artisanat, sensibilisation à la cuisine/nutrition)
✊️12h Mobilisation internationale STOP PESTICIDE à SAINT PIERRE LA GARENNE (Eure) programme complet ici https://lessoulevementsdelaterre.org/blog/stop-pesticides-mobilisation-internationale-le-3-octobre-2026
plus d'infos ici stop-syngenta3oct.comSamedi 10 octobre
🚜✊12h à la Paquelais, VIGNEUX DE BRETAGNE (44) - zad NDDL, à pied, en tracteur, en vélo, des semis contre le CRA : manifestation contre l'utilisation de terres de la zad pour construire un Centre de Rétention Administrative à Nantes.
lien site : https://zadforever.blog/2026/08/13/des-semis-contre-le-cra-%c2%b7-10-octobre-26-%c2%b7-la-paquelais/Dimanche 25 octobre
✊️ Appel à bloquer le congrès du RN à Orléans
Ceci est l'agenda militant historique de Rennes.
Il est actualisé automatiquement depuis le site Démosphère Rennes.
Rendez-vous sur leur site pour proposer vos événements, ou accéder à davantage d'outil, comme l'exportation automatique vers votre calendrier personnel par exemple.
<h2><a href="https://rennes.demosphere.net/">agenda</a></h2>
[1] Lis le guide de publication !
Nous réfléchissons à des solutions techniques pour fusioner Agenda Luttes, notre agenda Expansive et Démosphère, si vous avez envie d'y réfléchir aussi contactez-nous ! 😀
Dans la nuit du jeudi 18 au vendredi 19 août 2022, une équipe de la BST (Brigade Spécialisée de Terrain, anciennement Unités TErritoriales de Quartier à leur création par Brice Hortefeux en 2008 qui correspond à la police de proximité) affectée à Vénissieux sont à la recherche d'un véhicule volé dans la commune. Sur le parking de l'hypermarché Carrefour et du garage Feu Vert de Vénissieux, le chef d'équipage, Geoffray D. tire à de nombreuses reprises sur les deux jeunes qui occupent le véhicule. Le premier Adam B. (20 ans), meurt sur le coup. Le second, Raihaine S. (25 ans), meurt le lendemain soir à l'hôpital.
L'équipage de flics justifie d'avoir assassiné les deux jeunes hommes en invoquant un "refus d'obtempérer" et une situation soi-disant de légitilme défense. Pourtant, comme l'explique la mère d'Adam, Fatiha, il est fortement permis de douter de la version policière. Adam B. et Raihane S. sont deux des 13 personnes tuées par la police dans des véhicules en mouvement au cours de l'année 2022 pour « refus d'obtempérer ».
Depuis 2017 et l'adoption de l'article L435-1 du Code de la sécurité intérieure (dite loi Cazeneuve), 393 personnes ont été assassinées par la police. Cette loi, qualifiée par de nombreux collectifs de proches de victimes de crimes d'Etat de "permis de tuer", autorise les flics et gendarmes à justifier comme ils le souhaient l'usage de leurs armes de service dans le cadre de contrôles de véhicules. La loi décuple de fait le pouvoir discrétionnaire de la police de donner la mort dans les quartiers populaires et sur les personnes non-blanches. Le collectif de lutte contre la police et les violences sécuritaires Désarmons-les écrivait en 2025 que durant "ces trois dernières années [2022, 2023, 2024] le délit de « refus obtempérer » est devenu l'alibi numéro un des policiers ou gendarmes. Il a été motivé dans un quart ou la moitié des morts constatées : 17 refus constatés en 2024 (25 % des cas) , entraînant 5 décès par balles et 12 accidents ; 20 en 2023 (47%), à l'origine de 2 chutes fatales, 3 tirs par balles et 15 accidents mortels ; 21 en 2022 (50%), 12 par balles, 3 noyades, 2 chutes et 4 accidents mortels."
Le "refus d'obtempérer" est devenu un blanc-sein judiiciaire pour la police à partir de février 2019, date à laquelle la cour d'Orléans rend son non-lieu dans l'assassinat d'Angelo Garand par le GIGN sur le terrain de sa famille aux alentours de Blois. La décision du tribunal se alors basait pour la toute première fois sur le nouvel article L435-1 du code de la sécurité intérieure, promulgué seulement un mois avant l'assassinat d'Angelo. Depuis le meurtre d'Angelo par les gendarmes du GIGN, les meurtres commis par les forces de police n'ont fait qu'exploser.
Comme si la loi Cazeneuve ne suffisait pas, un projet de loi de présomption de légitime défense de la police a été voté en première lecture à l'Assemblée le 7 juillet dernier, venant répondre à une demande sempiternelle de la droite et de l'extrême-droite (dans le programme électoral du FN depuis 2007) et des miliciens du syndicats de FDO Alliance. Il ne fait aucun doute que cette loi, qui doit poursuivre son chemin législatif en septembre, viendra encore aggraver le nombre de personnes assassinées par la police et la gendarmerie.
Fin 2025, l'émission Minuit Décousu donnait un entretien à Fatiha, la mère d'Adam afin qu'elle puisse s'exprimer sur son combat pour la vérité et la justice dans la mort de son fils Adam. Elle continue encore aujourd'hui son combat, notamment contre la future loi "permis de tuer" depuis qu'elle a été annoncée médiatiquement.
Minuit Décousu : Est-ce que tu peux te présenter et nous dire pourquoi on se retrouve devant un micro ensemble aujourd'hui ?
Fatiha : Je m'appelle Fatiha. On se retrouve aujourd'hui devant un micro parce que mon fils Adam a été abattu par la police il y a trois ans. Une instruction est en cours en ce moment, mais de nombreuses questions se posent autour des circonstances de sa mort. Une nuit d'août 2022, Adam avait 20 ans. Il se trouvait avec Raihane, 26 ans, dans une voiture stationnée sur le parking de Carrefour de Vénissieux. Un équipage de police est arrivé et, faisant une recherche, constate que le véhicule, une Renault Megane Sport, est signalé volé. Le chef de bord décide de procéder à un contrôle. Le conducteur aurait voulu se soustraire au contrôle, aurait fait une marche arrière, puis une marche avant, pour aller percuter le chef de bord qui se serait retrouvé sur le capot et aurait ouvert le feu pour sauver sa vie. C'est le récit de la police. Il tire huit balles, dont cinq traversent le pare-brise, en visant la tête et le thorax. Il tue Adam sur place. Raihane décédera à l'hôpital quelques heures plus tard. L'un des coéquipiers, un stagiaire, tire trois balles. Donc, officiellement, on a ce qu'on appelle un refus d'obtempérer, qui se solde par des tirs policiers en situation de légitime défense. Nous n'avons pas d'autres récits que celui des policiers, puisque selon eux, aucune image de vidéosurveillance de Carrefour n'est exploitable, et qu'il n'y aurait pas de témoins.
Extrait du rapport d'Index : image satellite de localisation des faits (p. 5)
Fatiha : Les faits se déroulent à minuit. Nous n'avons aucun moyen de contester cette version des faits. Une seule parole, celle de la police, est à l'œuvre, et donc c'est cette parole qui maîtrise aussi la communication auprès des médias. C'est ainsi que les journaux du matin présentent les deux garçons dans la bouche de Gérald Darmanin comme très défavorablement connus des services de police, ce qui n'est pas le cas d'Adam, qui est connu pour détention et usage de cannabis. C'est donc faux, mais c'est quelque chose de récurrent dans la stratégie de communication en cas d'homicide policier : le fait de criminaliser les victimes. D'ailleurs, le Progrès du vendredi qui le qualifie de très défavorablement connu des services de police corrige sa version le dimanche d'après en mentionnant un casier judiciaire vierge.
Ce que je dirais c'est qu'il y a un certain nombre d'éléments qui me posent véritablement question. Tout d'abord il y a un premier élément extrêmement important qui a été si je puis dire lâché par le mis en cause lui-même, tandis que ses coéquipiers n'y font jamais allusion concernant la voiture volée : une mégane sport. Le fichier national des voitures volées, consulté par les policiers avant d'intervenir, affiche une consigne qui est “la surveillance prime sur l'interpellation”. “La surveillance prime sur l'interpellation”. Il va quand même au contact. Pourquoi ? À notre connaissance, la question lui a pas été posée, et ainsi, l est sorti du bureau du juge comme témoin assisté. Donc ça, c'est une première chose qui est, à mon avis, très importante pour nous de savoir. Mais alors, pourquoi ? Comme il y a cette consigne, avant d'intervenir, l'équipage appelle le centre de commandement pour la même recherche. Donc ils indiquent le numéro d'immatriculation et on sait que c'est à cause de cette consigne qu'ils appellent. Quand on questionne les coéquipiers, ils l'expliquent différemment en disant : “oh bah il manquait des informations sur notre fiche, la fiche était incomplète.” Mais à aucun moment ils n'évoquent cette mention de la surveillance prime sur l'interpellation. Et au moment des échanges avec le centre de commandement, juste avant l'intervention, deux des policiers prétendent que le centre de commandement leur commande d'interpeller. Les échanges avec le centre de commandement, nous on les a écoutés, et à aucun moment il n'est question d'interpellation. À aucun moment on ne leur demande d'interpeller. Il suffit que la personne au bout du fil confirme que le véhicule est volé. pour que le chef de bord parte en action. Ça interpelle aussi ces policiers qui, il faut le dire, mentent, donnent des informations non seulement erronées mais absolument mensongères. On peut se poser la question de savoir s'ils sont honnêtes. Ensuite, au cours des auditions, les deux policiers qui ont tiré, lorsqu'ils sont auditionnés, présentent des schémas pour indiquer l'itinéraire que le fourgon de police a pris entre le moment où ils se trouvaient derrière le garage Feu vert à appeler le centre de commandement et à surveiller le véhicule et le moment où ils se sont retrouvés devant le véhicule volé. Pour l'interpellation, eh bien, ces deux schémas sont contradictoires. L'un affirme qu'ils arrivent par la droite de Feu vert, et l'autre indique qu'ils arrivent par la gauche. L'IGPN ne relève absolument pas cette contradiction. Donc, questionnement encore.
Qu'est-ce que je peux ajouter ? Il y a d'autre part très peu d'empressement, à mon avis, à interroger des témoins. On a su par hasard, en auditionnant un témoin qui s'était présenté spontanément, qu'il y avait une personne sur le parking dans sa voiture, qui était vraiment un témoin direct, qui a été témoin de la scène et que l'on a invité à partir quand tout a été terminé, sans prendre ses coordonnées. Est-ce qu'on n'avait pas besoin de connaître la vérité ? Est-ce qu'on n'avait pas besoin de son témoignage pour l'enquête Ça pose question aussi. Bon, il se trouve que la personne a quand même été entendue parce que le premier témoin a parlé d'elle en disant que c'était son amie, qu'elle était sur place et qu'à ce moment-là, il ne savait pas qu'elle était sur place. Mais du reste, tous les témoins présents sur les lieux n'ont pas été interrogés. Je trouve que c'est problématique.
Ensuite, sur les constatations sur le véhicule, la Renault Megane. Les faits se sont déroulés dans la nuit du 18 au 19 août 2022. Au matin du 19 août, il y a des constatations faites sur le véhicule, qui est criblé de balles, etc. Et le PV indique que la carrosserie est en très bon état. Bon, c'est clair, la carrosserie est en très bon état. Il y avait juste un choc au niveau du pare-choc, mais on l'a su par le propriétaire du véhicule, il était bien antérieur au fait. Eh bien, quelques mois plus tard, quand il est question de faire l'analyse, l'expertise balistique, l'expert note qu'il y a un enfoncement sur le capot du côté gauche. Et lors de la deuxième expertise, le deuxième expert note qu'il y a un enfoncement et des rayures. Il y a de quoi se poser des questions. On a posé la question, on n'a pas eu de réponses, mais je trouve ça très problématique, encore une fois.
MD : Selon toi ce qu'est ce que tu penses qu'il s'est réellement passé ? Comment tu en es arrivée à reconstituer ce scénario ? Quels sont les éléments qui t'ont mis sur cette / sur ces pistes ?
Fatiha : Alors, moi, j'ai ma petite idée sur le fait déclencheur. C'est ma vision personnelle qui est liée aux éléments du dossier que je connais. Et pour comprendre, il faut remonter à l'après-midi du jour des faits. C'est une séance que l'IGPN n'a pas inclue dans son enquête. Je tiens à le noter aussi parce que, à mon avis, elle constitue vraiment une clé de compréhension de ce qui s'est passé ce soir-là. Au moment où il prend son service avec son équipage - je vais l'appeler le chef de bord, c'est lui qui est mis en cause - apprend par téléphone que sa moto, qui est garée près de son domicile dans le sud de Lyon, est en train d'être volée. Oullins, ce n'est pas leur secteur d'intervention à ces policiers-là. C'est en dehors du champ réglementaire. Pour autant, le chef de bord embarque aussitôt son équipage sur les lieux. Arrivé là, il repère les malfaiteurs et, au terme d'une course-poursuite dans les rues d'Oullins, il retrouve la moto abandonnée dans un parking. Très bien. Il retrouve la moto, mais les voleurs ont pris la fuite. Du coup, il continue à patrouiller sur les lieux. Un moment, ensuite, les collègues de la BAC qui sont présents leur demandent de partir en raison du fait que leur véhicule est sérigraphié et facilement repérable. Eux-mêmes, ils sont en train de surveiller et essaient d'appréhender les voleurs. Donc, à un moment donné, ils s'en vont. J'imagine que le chef de bord est très en colère, qu'il enrage même tellement qu'il revient pratiquement aussitôt. Ils font l'aller-retour et reviennent sur les lieux pour patrouiller encore. À mon avis, ils n'arrivent pas à se résoudre à lâcher l'affaire. Ils ne supportent pas le fait que ces voleurs s'en tirent, quoi. Quand on questionne ses collègues sur son état d'esprit, évidemment, ils répondent qu'il est calme, même très calme pour quelqu'un qui vient de se faire voler sa moto. Ce n'est pas vrai. À mon avis, ce n'est pas vrai. Il a un sentiment de frustration énorme qui le conduit ce soir-là à intervenir, en dépit de la consigne contraire, à viser la tête, à viser le thorax. Pour moi, bon, ça peut peut-être que ça paraîtra simpliste à certains, mais c'est ça se tient parfaitement. C'est ce qui peut expliquer qu'il ne tient pas compte de la consigne et que tout à coup il décide de se défouler sur qui il peut trouver devant lui. D'ailleurs, à partir de ce moment-là, à partir du moment où il décide d'intervenir, pour moi, je ne peux plus rien affirmer. On ne peut pas savoir ce qui s'est vraiment passé. Pourquoi ? Parce que les déclarations sont contradictoires, les témoignages aussi. On ne sait pas exactement où sont situés les policiers, les véhicules. Les policiers apportent des témoignages vraiment très approximatifs, très flous, en disant qu'ils n'y voyaient rien, qu'il faisait très sombre. Et à les entendre, ils étaient dans une nuit totale et ils opéraient totalement à l'aveugle. C'est ce qui ressort de leur de leur témoignage.
Moi, je n'imagine pas ce qui s'est passé. Je n'y comprends rien. Et bien, j'en profite pour parler de d'Index. Index, c'est une ONG d'investigation indépendante qui travaille au moyen de la modélisation 3D et qui est intervenue sur le dossier à la suite de l'expertise balistique. Il en résulte que le récit des policiers défie les lois de la physique et de l'espace. L'enchaînement des gestes nécessaires pour effectuer cinq tirs ciblés depuis une position couchée sur le capot du véhicule apparaît comme quasiment impossible. D'autant plus que cet enchaînement de gestes aurait été accompli en équilibre sur un véhicule en mouvement. Voilà. Maintenant, on attend la reconstitution. C'est ce qui nous apportera sans doute plus de clarté. En tout cas, on l'espère.
Extrait du rapport d'Index : reconstitution des tirs policiers (p. 13)
Fatiha : Je ne sais pas ce que vous en pensez, mais les éléments que je viens de citer, quand même, posent question. C'est déjà un certain nombre de choses qui méritent d'être regardées de près, mais on a encore autre chose. Au départ du dossier, l'une des premières douches froides qu'on a reçues, nous les parties civiles, c'est d'apprendre qu'il n'existait aucune image exploitable des faits qui se sont pourtant déroulés sur un parking d'un centre commercial sous vidéo surveillance. La fusillade a eu lieu dans un lieu surveillé, donc je m'attendais à ce qu'il y ait des images, mais non. On a évidemment un PV d'exploitation de la vidéosurveillance qui mentionne des caméras qui ne sont pas orientées sur le parking de Feu vert. Il est écrit que les vidéos n'apportent rien à l'enquête et on en garde une seule qu'on met sous scellé. Voilà donc a priori je n'ai je n'ai aucune raison de douter de ce PV. Donc là, la vidéo qui est mise sous scellé, on a pu la visionner récemment et cette vidéo laisse apparaître une incohérence temporelle. Qui laisse penser que le film a subi une coupe. Voilà. On a deux heures de lecture au lieu de trois. Nous avons demandé des explications et on les attend.
MD : Quelles démarches t'as entrepris après, pour obtenir la vérité et la justice ?
Fatiha : Dès la fin 2023, j'ai saisi la Défenseure des droits. Alors la Défenseure des droits, ça fait ça fait deux ans qu'on est en contact. Je la tiens informée de l'évolution de la procédure. En discutant, j'ai appris que que la défenseur des droits pouvait avoir un pouvoir d'enquête, que ce que je ne savais pas. Simplement, ce pouvoir d'enquête ne peut lui être octroyé que par le juge d'instruction. Donc, une demande a été faite et j'ai vraiment l'espoir qu'elle soit entendue pour mettre un peu de lumière sur toutes ces zones d'ombre dans l'enquête.
MD : Clairement, le meurtre d'Adam et de Raihane il intervient dans une séquence de violences policières toutes justifiées par le « refus d'obtempérer », est ce que tu veux / peux revenir un peu là dessus ? T'as connaissance d'autres personnes affaires proches ? T'as été en lien avec d'autres familles qui ont connu la même chose ?
Fatiha : Donc la loi de février 2017, dite loi Cazeneuve, ministre de l'Intérieur de François Hollande. Cette loi, relative à la sécurité publique, autorise les policiers français à tirer sur les occupants de véhicules, même lorsqu'ils ne représentent pas une menace immédiate. À partir de là, on a noté clairement une augmentation des tirs policiers mortels et qu'on incluait toujours dans un cadre de “refus d'obtempérer”. Des études sérieuses ont été faites, notamment par Sebastian Roché , Paul Le Derff et Simon Varaine dans la revue Esprit de 2022, où ils mettait clairement en corrélation cette loi et l'explosion du nombre de décès suite à des interventions policières. Peut-être que cette loi mériterait d'être interrogée. Ça a été le cas l'année dernière. Il y a deux députés, l'un du Parti socialiste, j'ai oublié son nom, et un de Renaissance, qui ont remis un rapport, qui en gros disait que rien ne prouvait que l'augmentation des décès suite à des interventions policières était liée à cette loi. Oui, ils ont osé l'affirmer et même l'un d'eux reconnaissait que peut-être le champ d'utilisation des armes avait été quand même élargi. Eh bien. Il disait qu'il ne valait mieux pas mécontenter les policiers et donc qu'il ne fallait toucher à rien. Voilà.
Sur d'autres familles qui ont vécu la même chose, oui, je suis en lien avec un certain nombre de familles. J'ai assisté à quelques événements organisés en mémoire de victimes et pour réclamer justice et vérité. Alors, j'avoue que j'ai j'ai pas j'ai pas beaucoup beaucoup d'énergie et je suis pas des plus actives mais je suis dans la boucle je me tiens informée et c'est assez terrible ce qui se passe c'est plombant même de voir ce qui se passe en particulier pour les personnes en détention qui décèdent, là c'est kafkaïen.
Vingt ans après Ziyed et Bouna, la situation a empiré en termes de crimes perpétrés par les policiers. Voilà, je permets de nommer Ziyed et Bouna puisqu'on est en plein dans on est en plein dans la commémoration de ces deux garçons morts pour n'avoir pas été secourus par des policiers [1].
MD : Aujourd'hui en novembre 2025, tu en es où dans l'affaire au niveau judiciaire ? Au niveau personnel ? Tu as encore des démarches en cours ?
Fatiha : L'instruction continue, ça fait trois ans, on avance très lentement. C'est le temps de la justice qui est long, c'est ce qu'on nous dit. En tout cas, chaque demande d'acte, chaque demande Prends un temps fou, prends un temps fou, et on vit perpétuellement dans l'attente, dans l'attente de réponse, et après les réponses, d'autres réponses encore. Voilà. Mais on continue, on continue. On ne baissera pas les bras. Moi, je peux juste te dire, je l'ai. Une nuit d'été, le ciel m'est tombé sur la tête, et aujourd'hui, je rampe sous les décombres.
Pour retrouver l'émission #235 de Minuit Décousu "Permis de tuer" :
Alors que le nombre de mort-es de la police et des matons ne cesse d'augmenter, on a pris le temps cette semaine de réaliser 1h de fanzine radiophonique pour en découdre avec les crimes d'État, en partant de (...)
[1] l'entretien est réalisé proche des vingt ans de la mort des deux jeunes hommes en 2005
Dans l'éphéméride des luttes du 18 août, on sait que la seule chose à laquelle servent les prisons, c'est à s'en évader. Pour continuer à lutter contre le capitalisme et les fascistes de toutes les couleurs.
1927 : A Sofia en Bulgarie, dans le cadre de la campagne de soutien aux anarchistes Italiens Sacco et Vanzetti, qui risquent la condamnation à mort aux Etats-Unis, une bombe explose de nuit dans le bâtiment où se réunit la délégation américaine dans le pays.
1932 : A Madrid, Congrès constitutif de la FIJL, la Fédération Ibérique des Jeunesses Libertaires. Celle-ci sera interdite en France le 14 novembre 1963 sous la pression du régime franquiste. Elle sera l'une des principales organisations de résistance armée contre Franco.
1962 : Dans le Connecticut, cinq personnes sont arrêtées alors qu'elles tentaient de détruire le système de lancement de sous-marins militaires.
1970 : A Londres, explosion dans les bureaux de la compagnie aérienne Ibéria, alors que l'Espagne est en pleine dictature franquiste.
1971 : En Irlande du Nord, le militant de l'IRA Eamon Lafferty est abattu par l'armée britannique.
1974 : 19 membres de l'IRA parviennent à s'évader de la prison de Portlaoise. Seul un d'entre eux est recapturé.
1985 : A Cologne, le chantier d'un nouveau laboratoire de technologie génétique est réduit en miettes par des explosifs posés par les Rote Zora.
1998 : En Irlande du Nord, l'IRA 'véritable' (rIRA) annonce le cessez-le-feu suite au désastre de son action dans la ville d'Omagh quelques jours plus tôt.
2007 : En Espagne, mort en prison du communiste libertaire Jerónimo Arnay Avilés.
Voir aussi l'éphéméride anarchiste du 18 août.
Une semaine de festivités à la ZAD, de chantiers co et de skibidi-bêtises ouverte à toutes du 26 Août au 3 Septembre.
Dans la France à Macron, toutes les ZAD sont tombées... Toutes ?! Non ! La Chab'ZAD résiste encore et toujours contre le projet de l'A412.
L'A412, c'est 16km d'autoroute inutiles relieraient Thonon-les-Bains à Machilly en Haute Savoie. L'intérêt, nul ; La répercussion environnementale, catastrophique.
Pour mener à bien ce magnifique projet, l'État peut compter sur Eiffage, généreux constructeur de prisons (décrites comme des camps de vacances par les journaleux.reuses)¹ qui commence déjà à installer les bases vie² pour l'autoroute tout au long du tracé. En Septembre c'est l'obtention de l'Autorisation Environnementale pour Eiffage et ça signifie le début des coupes, le détournement des cours d'eau et les expulsions.
Pour revenir à nos irréductibles zadistes, iels occupent depuis Septembre dernier 3ha du tracés de l'autoroute. À la Chab'ZAD, on construit des cabanes pour un monde meilleur³, on vit, on glande et on rit toustes ensemble sur le dos de l'État.
Dans le contexte à venir de potentielle expulsion et de début des travaux, on a besoin de soutien et de thunes.
C'EST POURQUOI NOUS VOUS INVITONS AU SKIBIDI CHAB'FEST 2 !? Une semaine de festivités, de chantiers co et de skibidi-bêtises ouverte à toutes du 26 Août au 3 Septembre.
Au programme, des concerts, du son, des spectacles, et beaucoup de barricades ! Il y aura un campement pour t'installer, une cantine vegan prix libre tous les jours et un parking dédié.
Plus d'info pratiques et sur le programme à venir sur chabzad.noblogs.org, sur Instagram (chab_zad) ou Telegram (t.me/chablazad).
(même la ville de genève est contre le projet, venez la team.)
[1] - Eiffage a remporté récemment deux nouveaux projets de prisons et va construire le siège social polonais de Frontex. Honnêtement c'est dur de compter le nombre de projets de merde à leur actif.
[2] - Lieu de vie des ouvrier.es pendant les travaux.
[3] - Un monde un peu moins nul plus probablement.
Cours de tango pour débutant.es queers
Pour découvrir et partager une danse sociale, intime, accessible et dégenrée
Tous les mardis (hors vacances scolaires) de 20h à 21h30
Au clair du quartier (1 bis rue des Champs Élysées Grenoble)
Prix libre / suggestion 5€-10€/cours - 1er cours d'éssai offert.
Lancement le mardi 15 septembre.
Infos : tangoqueer38@gmail.com
Le mercredi 16 septembre aura lieu la réunion de rentrée de l'AG féministe au Lîeu (17 rue Abbé Grégoire). Au programme, présentation et organisation des événements à venir — dont une projection le 26 septembre ainsi que le week-end antifa du 16 au 18 octobre.
Les nouvelles personnes sont les bienvenues, un accueil convivial est même prévu à 18h. La réunion à proprement parler débute à 18h30.
Attention, nous avons décidé lors de l'AG exceptionnelle de juin de modifier le rythme des AGs pour passer à deux AGs (plus courtes) par mois. Elles auront désormais lieu les 1er et 16 de chaque mois (l'AG de mi-octobre sera décalée en raison du weekend antifa qui aura lieu du 16 au 18 octobre).
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L'Assemblée générale féministe de Grenoble est née pendant le mouvement des retraites en 2019. L'ambition initiale était de produire un discours féministe au sein de cette lutte : cette envie est toujours ce qui anime cette AG. Nous nous inscrivons dans les luttes locales dans lesquelles nous amenons une perspective féministe, nous portons la mobilisation contre les violences sexistes et sexuelles autour du 25 novembre et nous construisons la grève féministe du 8 mars.
L'AG féministe de Grenoble se réunit en mixité choisie sans mecs cis. Elle rassemble à la fois des individus autonomes et des personnes mandatées par leur collectif, leur syndicat, leur association.
Nous vous donnons rendez-vous le mardi 1er septembre à 19h au PPM (en face de la Bobine) pour un pique-nique partagé de rentrée, histoire de nous retrouver et/ou faire connaissance dans un cadre convivial. Contributions salées, sucrées ou liquides appréciées !
Comme le reste des événements portés par l'AG féministe, celui-ci se déroulera en mixité choisie sans mecs cis.
Au plaisir de vous rencontrer et vous retrouver !
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Créée en 2019, l'AG féministe de Grenoble rassemble des individus et des personnes mandatées par leur organisation politique et syndicale. Elle a pour objectif d'organiser la lutte féministe à Grenoble. Elle se rassemble en mixité choisie sans homme cis-genre.
Elle a pour objectif d'organiser un mouvement féministe autonome, dans une perspective anticapitaliste ancrée sur le territoire de l'agglomération grenobloise. L'AG se veut être un espace de politisation des expériences individuelles, permettant l'inter-connexion des luttes et des solidarités transversales.
Elle organise notamment les manifestations du 25 novembre et du 8 mars, mais également des temps de formation sur des sujets diverses liés au féminisme tout au long de l'année. Elle s'inscrit également dans les luttes contre les réformes anti-sociales, racistes, islamophobes, transphobes et sexistes.
L'assemblée Féministe n'est ni un collectif, ni une association, ni une organisation. De ce fait elle se base sur l'auto-organisation de ses membres et rassemble des personnes avec des lignes politiques variées.
Nous proposons un groupe de parole et d'échange autour d'une boisson. Contrairement aux idées reçues, le travail n'est pas toujours séparé du temps libre. Bien souvent il nous suit même en dehors des horaires qui lui sont dédiés. Dans cet atelier, voici les points que nous pourrons aborder :
C'est un espace d'échange gratuit, sans inscription, qui aura lieu le mercredi 26 août 2026 de 16h30 à 18h30 à l'Accorderie, au 62 rue Général Ferrié, à Grenoble. L'immeuble est situé en face de l'épicerie solidaire Episol.
Vous pouvez nous écrire pour poser vos questions : leschomeureusesdelaccorderie@proton.me
En tant que groupe de pairs, nous ne sommes pas ouverts aux professionnel·le·s de l'accompagnement, de l'insertion, de coaching et pratiques de développement personnel dont l'activité est en lien avec la thématique abordée.

Dans la France à Macron, toutes les ZAD sont tombées... Toutes ?! Non ! La Chab'ZAD résiste encore et toujours contre le projet de l'A412.
L'A412, c'est 16km d'autoroute inutiles relieraient Thonon-les-Bains à Machilly en Haute Savoie. L'intérêt, nul ; La répercussion environnementale, catastrophique.
Pour mener à bien ce magnifique projet, l'État peut compter sur Eiffage, généreux constructeur de prisons (décrites comme des camps de vacances par les journaleux.reuses)¹ qui commence déjà à installer les bases vie² pour l'autoroute tout au long du tracé. En Septembre c'est l'obtention de l'Autorisation Environnementale pour Eiffage et ça signifie le début des coupes, le détournement des cours d'eau et les expulsions.
Pour revenir à nos irréductibles zadistes, iels occupent depuis Septembre dernier 3ha du tracés de l'autoroute. À la Chab'ZAD, on construit des cabanes pour un monde meilleur³, on vit, on glande et on rit toustes ensemble sur le dos de l'État.
Dans le contexte à venir de potentielle expulsion et de début des travaux, on a besoin de soutien et de thunes.
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Plus d'info pratiques et sur le programme à venir sur chabzad.noblogs.org, sur Instagram (chab_zad) ou Telegram (t.me/chablazad).
[1] - Eiffage a remporté récemment deux nouveaux projets de prisons et va construire le siège social polonais de Frontex. Honnêtement c'est dur de compter le nombre de projets de merde à leur actif.
[2] - Lieu de vie des ouvrier.es pendant les travaux.
[3] - Un monde un peu moins nul plus probablement.
Pendant deux mois, les luttes contre les enfermements policier, judiciaire, coloniaux, psychiatriques s'invitent au local autogéré de la rue Dupont !
On expose ensemble nos créations artistiques ou pas du tout artistiques pour
informer sur les systèmes dégueulasses d'enfermements mis en place par l'éTat et ses sbires
argumenter sur pourquoi ces systèmes doivent disparaître
raconter les luttes passées et actuelles contre les enfermements, menées de l'intérieur (grèves, évasions, prises d'otage...) et à l'extérieur (solidarité avec les proches de personnes enfermées, caisses de solidarité, parloirs sauvages, sabotages de chantier...)
inventer celles à venir
Des affiches, des brochures, un ordi et un casque audio pour consulter une sélection de vidéos, une sélection de livres dispo à la bibliothèque du local autogéré, des exemples de courriers de soutien envoyés à des personnes enfermées, des listes d'adresses de personnes à qui écrire et de numéros de téléphone à appeler pour soutenir des camarades ou des inconnu·es...
À vivre comme une invitation de plusieurs mètres carrées à militer ensemble contre tous les enfermements (avec des vrais morceaux d'infos pratiques et concrètes dedans).
L'expo sera installée et visible du 07/09/26 au 30/10/26 au local autogéré : 7, rue Pierre Dupont, 38000 Grenoble (partiellement accessible PMR, c'est à dire que la salle principale l'est mais pas les WC et la cuisine).
Elle est accessible notamment :
lors des permanences de la bibliothèque et de la distro du local tous les mercredi de 17h à 21h
et tous les samedi de 15h à 18h
ainsi que lors des autres activités du local autogéré (notamment les permanences d'entraide, les concerts ou autre... voir l'agenda du local autogéré https://www.lustucrust.org/localautogere/).
Chacun·e est invité·e à ajouter ses contributions, affiches, dessins, idées, souvenirs... Du matériel sera à disposition pour ça aussi.
Une soirée de lancement est prévue le mercredi 09/09/26.
À partir de 17h ce jour-là, des ateliers pour écrire à des personnes enfermées, pour faire des affiches ensemble et dessiner un monde sans prison.
À partir de 18h un buffet vegan.
À 19h des prises de parole de collectifs invités, comme Lyon Anti CRA, le Réseau de Soins Communautaires, le collectif Salut, ça va ?, le Collectif de Lutte Anti-Carcéral...
De 20h à 22h, une discussion collective sur les luttes contre les enfermements.
L'expo et la soirée de lancement sont gratuites.
Des coups de main en amont ou des contributions à verser avant la soirée de lancement sont aussi les bienvenues ! Le plus simple pour l'instant c'est d'écrire à l'adresse de renarde (comme l'animale) chez le fournisseur gresille.org
Et ci-dessous l'affiche si vous voulez en imprimer et en coller partout dans Grenoble (sur les panneaux autorisés bien sûr).
Comment adopter une attitude nuancée envers la nécessité de l'action armée dans le cadre de conflits extrêmement violents ? Lorsque le niveau de violence d'une lutte augmente, comment s'assurer que l'autonomie et l'entre-aide continuent d'orienter notre activité et non les priorités des groupes armés qui souvent se font passer pour « la résistance » ? À l'heure où l'on glorifie les luttes militarisées menées par des groupes armés spécifiques, il est plus important que jamais de marquer la différence entre l'action militante et militaire. C'est-à-dire, la différence entre les tactiques et les formes d'escalade issues de l'auto-organisation des classes opprimées et celles imposées par des groupes spécialisés dans la violence organisée.
Cet atelier s'inspire de perspectives anarchistes sur la révolution syrienne des années 2010 et l'autonomie italienne des années 1960-1970 pour offrir quelques points de départ sur la façon d'éviter la mainmise des groupes militarisés sur les luttes devenues violentes.
Il y aura une présentation du texte avec l'autrice pendant une vingtaine de minutes, suivie d'une discussion.
Le mercredi 19 août, à 19h, au Local Autogéré
Pour télécharger le texte : https://upload.disroot.org/r/ozuYKYcL#rFQCJ1DKpYZZQy27JmYXPHDp2PC3tPJ6QjlOGGW4VM8=
Nous écrivons cet appel à une période où la civilisation industrielle révèle l'importance de ses fondations : les sous-sols.
Armée par la science et la technologie, la méga-machine extractive repousse les frontières cognitives et territoriales. Tout est désormais transformé en matières premières. De la France à la Chine, des États-Unis à la Russie, d'Imerys à Rio Tinto en passant par BHP Biliton ou Anglo American, états et entreprises passent le monde au peigne fin, brossant jusqu'aux fonds marins et l'Antarctique, à la recherche de minerais aux noms insolites (lithium, cobalt, tungstène, beryllium, etc). Des milliardaires, comme Elon Musk pour le plus connu, investissent dans l'aérospatial afin de prospecter des gisements cosmiques. Ici-bas, sur Terre, la démesure du pillage capitaliste et patriarcal approfondit ses ravages. Les mines entraînent guerres , vols, viols, maladies, pollutions et travail de forçat dans les espaces colonisés comme au Congo, en Indonésie ou en Amérique du Sud. À cet impérialisme s'ajoute l'exploitation intra-muros, alors que la vieille Europe recommence à accueillir la voracité minière à bras ouverts. Que ce soit à Jadar en Serbie ou au Portugal avec le site de Covas do Barosso, en passant par le très médiatisé projet Emili au cœur de la France métropolitaine, et… l'Ukraine, les mêmes logiques de sacrifice des territoires et des populations sont à l'œuvre. Ces dernières continuant de subir la dépossession, la répression et la mise au silence. Les pouvoirs d'états à travers l'USGS, le BRGM et autres centres de recherche et les financeurs (Union Européenne, BPI, actionnaires comme Glencore) provoquent ainsi de nouvelles guerres, de nouvelles dévastations, afin de siphonner les matières fossiles et minérales des sous-sols.
La mondialisation de l'extractivisme est en cours mais ses horreurs ne se font pas sans opposition. Des luttes acharnées se mènent en Laponie, au Canada, en Kanaky, au Sahara, en France, en Grèce, en Allemagne, pour conserver l'eau, la terre. Pour survivre. Des projets sont contestés, retardés, certains sont abandonnés. Face à l'ampleur de la dévastation, n'oublions pas notre force collective.
Nous croyons ce système faillible, que sa subversion est possible.
Nous voulons le saper à sa base. Grâce à l'imagination, l'inspiration, l'audace !
Partout où ce message circulera, que ces deux mois (Février-Mars 2027) soient semés d'actions autonomes et diverses contre les entreprises minières et ceux qui collaborent avec elles.
Bien appliquées, de petites forces peuvent devenir de grandes menaces.
Les chiffres des dégâts provoqués par le chaos climatique en Europe et dans le monde donnent le vertige.
L’article La planète brûle : près de 600.000 hectares partis en fumée en Europe, 150 millions dans le monde est apparu en premier sur Contre Attaque.
reçu par mail (en espagnol) / mi-août 2026

(image issue des médias grand public)
À minuit, le 15 juin de cette année, nous avons fait détoner un engin explosif à la Caisse des retraites et des pensions des Forces armées, à Montevideo, en Uruguay. Il a été fabriqué avec des matériaux accessibles à tout le monde et activé avec un simple système mécanique.
La Caisse Militaire est une concrétisation claire de la manière dont le pouvoir nous vole, nous exploite et nous réprime. Une caisse subventionnée avec le sang de tout le monde, pour enrichir et corrompre les militaires qui, le cas échéant, tireront sur les révolté.es.
Nous traînons nos chaînes, nous vivons en raclant le fond de nos salaires, pour alimenter le mécanisme de l’exploitation. Le capital et les forces répressives vont toujours main dans la main, pour nous sucer nos vies et, si jamais nous nous rebellons : tuer, torturer et faire disparaître.
Nous avons choisi de cibler l’infrastructure de nos misères et de nos angoisses. Ce n’est pas la voisine, ce n’est pas celui/celle qui vit dans la rue, ce ne sont pas les toxicomanes, ni le petit voleur. Ce ne sont pas les gamin.es qui finissent au service des narcotrafiquants. L’ennemi, c’est une poignée de privilégiés, c’est l’autorité, ce sont ceux qui sont en haut de la hiérarchie et les partis politiques qui tirent profit de l’administration de leur fief.
Ils savent où ils sont.
Ici, les tortionnaires constituent une véritable institution, qui fait ce pour quoi elle existe : protéger les intérêts des riches et des puissants. Avant et pendant la dictature, les militaires ont agi en fonction de leur raison d’être et non pas à titre exceptionnel. Ici, au Congo ou à Haïti, il n’y a pas eu d’erreurs, il n’y a pas eu d’excès, la fonction de l’armée est de garantir l’exploitation.
Cette année, ils ont eu un rôle de protagonistes. Ils ont placé des chars dans des quartiers. Mais pas avant d’avoir promené à travers le territoire et traité comme une star l’armée coloniale, en jouant à la guerre sur leurs porte-avions. Aimez-vous jouer à la guerre, Monsieur le Président ?
La ministre a qualifié cette action de fait isolé. Au contraire, cette action s’inscrit dans la longue trajectoire de la lutte contre l’oppression. Elle est une mémoire active contre les bourreaux que vous protégez et dirigez. Les rebelles disparu.es [desaparecidxs], torturé.es et emprisonné.es d’hier et d’aujourd’hui sont présent.es dans l’action directe, dans la confrontation avec le capital et l’État qui le protège. Mille funérailles avec mille personnes en silence ne compensent pas l’abandon de la lutte.
La nuit du 15 juin, une fois de plus, il a été évident qu’il est possible d’attaquer de manière percutante, que leur panoptique ne nous observe pas tout le temps, qu’il y a suffisamment de fissures pour transformer l’ennui, la colère en rébellion. Il s’agit de mettre la main à l’œuvre.
La répression ne vient pas seulement sous forme de bottes militaires. Les écrans sont des chaînes, l’offensive s’y distrait.
Dans le Río de la Plata, il y a du bois qui brûle sans fumée [il y a des choses qui se passent sans qu’on ne les voie ; NdAtt.]. Avec des essais et des erreurs, avec détermination et prudence, avec ce que l’on a sous la main. Arme ton groupe !
Sara Ardizzone, Alessandro Mercogliano, Kyriakos Ximitris, Mauricio Morales et Santiago
Maldonado dans la mémoire active.
never sleep / vendredi 7 août 2026
Ce véhicule de l’ICE, avec la plaque d’immatriculation de l’État de New York n° MBL6213, a été vu lors de trois épisodes distincts de mise en place ou d’enlèvement.
Ensuite, il a été vu garé dans [le quartier new-yorkais de] Southside Williamsburg, alias Los Sures ; alors nous avons donné un petit coup avec un pic à glace à deux de se pneus, tagué « ICE OUT » [l’ICE dehors], pour alerter les voisin.es, et brisé deux vitres latérales et le pare-brise avec un poinçon central automatique à ressort. C’est un petit outil bien pratique, un peu plus silencieux qu’un marteau, après tout on ne voudrait pas réveiller nos cher.es voisin.es.
L’image est pixelisée, mais si vous regardez de plus près, vous pouvez voir les trous dans les fenêtres latérales. En ce moment, l’ICE augmente son activité à New York, SI VOUS VOYEZ QUELQUE CHOSE, FAITES QUELQUE CHOSE ! Effacez vos traces.
dingueries [on a rectifié le titre] / samedi 8 août 2026
Il y a quelques nuits, on a décidé de se lancer un défi : détruire quatre tours de surveillance en une seule nuit. On s’est rendu compte que c’était plus facile que prévu, et super marrant en plus ! On en a détruit une près du pont piétonnier entre Clinton et la 14e, une autre au CVS de la 33e et deux au Fred Meyers de la 28e.
On a constaté qu’il nous fallait moins de 30 secondes pour grimper sur la tour, casser toutes les caméras, détruire les panneaux solaires, écrire un message et crever les pneus de la remorque. C’est un autre communiqué qui nous a donné l’idée de grimper sur la tour. On n’a rencontré aucun problème pendant nos aventures, et certains potes nous ont même encouragés et remerciés d’avoir réglé ces nuisances.
Nous avons réussi à éteindre les lumières bleues clignotantes en cassant le boîtier situé au sommet de la tour de surveillance, mais nous encourageons tout le monde à continuer d’expérimenter pour trouver des moyens plus rapides et plus efficaces de les neutraliser !
Quatre de moins, il en reste encore beaucoup. Au travail, Portland !
Avril 1996. Dans la foulée d’une série de lois destinées à durcir les lois sur l’immigration et la naturalisation, Henri Cuq dépose son rapport écrit à la demande d’Alain Juppé sur « La situation et le devenir des foyers de travailleurs immigrés ». Suit en 1997, la loi qui crée les « résidences sociales » et le plan destiné à liquider les anciens foyers de travailleurs, logement pérenne pour travailleurs vivant séparés de leurs familles, et les remplacer par des « résidences sociales », logements provisoires destinés à accompagner vers le parc de logement de droit commun des précarisés de toutes sortes.
Cela fait trente ans que les militants du Copaf et les délégués des foyers luttent pour faire entendre les revendications de dignité minimale issues de la grève des loyers des foyers Sonacotra et autres dans les années 1975-80 :
Depuis lors, deux milliards et demi d’euros ont été dépensés pour des millions de mètres carrés de placoplâtre censés symboliser le triomphe du « tout individualisé », la grande amélioration de confort et de dignité fournie aux résidents qui est le but publicitaire annoncé de l’opération.
En réalité et caché par un vocabulaire bourré d’euphémismes, il s’agit de liquider les foyers, de liquider la vie collective, de réduire à néant les droits à l’auto-détermination des résidents, et de remplacer des logements pérennes par des logements de transition. Il s’agit de transformer le bâti pour en changer la population et le fonctionnement. Il s’agit d’une sorte d’épuration sociale et ethnique déguisée, qui s’opère en douce et par une violence homéopathique, goutte à goutte, semaine après semaine, conçue pour éviter tout conflit de front.
Le Copaf, ses militants, ses sympathisants, les délégués, ne peuvent pas laisser cet « anniversaire » passer sans marquer le coup, sans attirer l’attention des élites notables qui nous gouvernent et qui sont censées nous représenter, sans s’adresser à l’opinion publique en disant : attention il y a actuellement oppression, discrimination et ségrégation à l’œuvre, dans la société française.
C’est pourquoi nous proposons de travailler sur un « mois des fêtes de foyers » s’étendant du 31 octobre 2026 au 6 décembre 2026.
L’idée est d’organiser des débats publics dans cinq villes où les foyers constituent un élément important de l’histoire sociale et du tissu urbain, éventuellement suivis de repas et/ou de performances musicales. Ces débats exposeront le point de vue des délégués, des résidents, des politiques et du mouvement associatif sur l’ensemble de ce programme et sur les points de résistance qui persistent encore. Les villes pressenties sont Paris 20ème, Saint Denis, Montreuil, Vitry et Boulogne-Billancourt.
Le mois se conclura par un meeting final, programmé à la Salle Henaff de la Bourse du Travail à Paris, le samedi 5 décembre 2026. Le but est non seulement de faire publicité et agitation autour de ce programme et de ses effets, mais aussi de préparer notre engagement collectif dans les échéances politiques de 2027.
Toutes les personnes et toutes les associations qui souhaitent s’associer à la construction de ces événements sont invitées à nous contacter par mail ou par téléphone.
Nous écrivons cet appel à une période où la civilisation industrielle révèle l’importance de ses fondations : les sous-sols.
Armée par la science et la technologie, la méga-machine extractive repousse les frontières cognitives et territoriales. Tout est désormais transformé en matières premières. De la France à la Chine, des États-Unis à la Russie, d’Imerys à Rio Tinto en passant par BHP Biliton ou Anglo American, états et entreprises passent le monde au peigne fin, brossant jusqu’aux fonds marins et l’Antarctique, à la recherche de minerais aux noms insolites (lithium, cobalt, tungstène, beryllium, etc). Des milliardaires, comme Elon Musk pour le plus connu, investissent dans l’aérospatial afin de prospecter des gisements cosmiques. Ici-bas, sur Terre, la démesure du pillage capitaliste et patriarcal approfondit ses ravages. Les mines entraînent guerres, vols, viols, maladies, pollutions et travail de forçat dans les espaces colonisés comme au Congo, en Indonésie ou en Amérique du Sud. À cet impérialisme s’ajoute l’exploitation intra-muros, alors que la vieille Europe recommence à accueillir la voracité minière à bras ouverts. Que ce soit à Jadar en Serbie ou au Portugal avec le site de Covas do Barosso, en passant par le très médiatisé projet Emili au cœur de la France métropolitaine, et… l’Ukraine, les mêmes logiques de sacrifice des territoires et des populations sont à l’œuvre. Ces dernières continuant de subir la dépossession, la répression et la mise au silence. Les pouvoirs d’états à travers l’USGS, le BRGM et autres centres de recherche et les financeurs (Union Européenne, BPI, actionnaires comme Glencore) provoquent ainsi de nouvelles guerres, de nouvelles dévastations, afin de siphonner les matières fossiles et minérales des sous-sols.La mondialisation de l’extractivisme est en cours mais ses horreurs ne se font pas sans oppositions. Des luttes acharnées se mènent en Laponie, au Canada, en Kanaky, au Sahara, en France, en Grèce, en Allemagne, pour conserver l’eau, la terre. Pour survivre. Des projets sont contestés, retardés, certains sont abandonnés. Face à l’ampleur de la dévastation, n’oublions pas notre force collective.
Nous croyons ce système faillible, que sa subversion est possible. Nous voulons le saper à sa base. Grâce à l’imagination, l’inspiration, l’audace !
Partout où ce message circulera, que ces deux mois (Février-Mars 2027) soient semés d’actions autonomes et diverses contre les entreprises minières et ceux qui collaborent avec elles.
Bien appliquées, de petites forces peuvent devenir de grandes menaces.
C’est ce cri glaçant qui a ponctué un hymne chanté par des jeunes appelés du RSMA le mercredi 29 juillet 2026 lors d’une cérémonie devant la mairie de Baie-Mahault, en présence de l’encadrement militaire, de journalistes et du maire de la ville.
Cet évènement appelé « présentation au drapeau » venait conclure une formation militaire durant laquelle, des jeunes en quête d’insertion, ont été initiés à la discipline, à l’esprit de cohésion et aux valeurs portées par le RSMA.
Mais de quelles valeurs parle-t-on ? De Liberté Egalité Fraternité, et de Laïcité ? Revenons sur les paroles de cet hymne écrit en 1896 par Henry FREY, général français qui a participé aux guerres coloniales en Afrique, en Indochine et en Chine. Extraits :
(…) « Sois fier soldat de la Marine La victoire aima tes chansons, Et ton front qu’illumine L’éclat des grandes actions Du Bosphore à la Martinique, Du Sénégal au Pacifique On voit de ton drapeau resplendir les couleurs. En avant ! La gloire t’a pris sous son aile Car à l’honneur toujours fidèle Tu meurs en combattant ou tu reviens vainqueur. La gloire t’a pris sous son aile Car à l’honneur toujours fidèle Tu meurs en combattant ou tu reviens vainqueur. ( ….) Sans cesse prêts à tout combattre, Vaillants soldats de nos grands ports, Non rien ne saurait vous abattre, Vous qui ne comptez point vos morts. Grâce à vos brillantes attaques, Vous réduisez Chinois, Canaques, À vous Madagascar, l’Annam et le Tonkin. En avant ! Aussi le ciel sous sa coupole Inscrit encore en auréole Son-Tay et Nouméa, Tamatave et Pékin. Aussi le ciel sous sa coupole Inscrit encore en auréole Son-Tay et Nouméa, Tamatave et Pékin. (…)
Voilà donc les valeurs inculquées aux jeunes guadeloupéens : GLORIFICATION DE LA COLONISATION ET DES GUERRES COLONIALES. NEGATIONNISME et APOLOGIE DE CRIME CONTRE L’HUMANITE. REHABILITATION DE LA BARBARIE COLONIALE « Au nom de DIEU ». EFFACEMENT DE NOTRE HISTOIRE, NEGATION de NOU MENM par NOU MENM !
Cet hymne est très clairement une chanson à la gloire de la colonisation, des guerres coloniales, de l’esclavage, du racisme. Le chanter en Guadeloupe et singulièrement le faire entonner par des jeunes, descendants d’êtres humains déportés, esclavagisés, colonisés, violés, massacrés, relève de l’apologie de crimes contre l’humanité. Le faire entonner, EN ECHANGE D’UNE PROMESSE DE FORMATION ET D’INSERTION, par des jeunes qui en ignorent la signification, est violent, humiliant, abject et criminel.
Depuis 1635, sous Louis XIII, puis Louis XIV, la première république, l’empire, la deuxième, troisième, quatrième république, la république de Vichy, jusqu’à la cinquième république, nos rapports avec le royaume de France et la république française riment avec négation, domination, génocide, humiliation, acculturation, discrimination, mépris….
Le temps est venu pour la colonie de Guadeloupe de s’émanciper et de se soustraire à la mort annoncée que lui impose le système colonial.
SI NOU VÉ VIV FO SÒTI ANBA FWANSÉ ! AUTODETERMINATION DU PEUPLE GUADELOUPEEN ! VIV LENDÉPANDANS NASYONAL GWADLOUP !
GWADLOUP SÉ TAN NOU !! Lapwent, 03.08.2026
🕷️ Dans la nuit du 8 au 9, un anar-araignée a visé la lune pour tisser les étoiles ⛎ : Il a escaladé, à mains nues, les 144 mètres de la Tour Bretagne.
l’activiste a déployé un drapeau américain et un drapeau chinois. L’objectif de ce geste spectaculaire et périlleux : dénoncer simultanément l’impérialisme des deux superpuissances mondiales, la guerre économique qu’elles se livrent et le contrôle qu’elles exercent sur les peuples.
Face au spectacle d’une domination globale incarnée par Washington et Pékin, cette action directe et symbolique vient rappeler que la lutte contre le capitalisme ne choisit pas son camp diplomatique.


C’est avec stupeur que nous avons appris la disparition de Charlotte Puiseux, qui fut contributrice du Collectif Les mots sont importants avant de publier plusieurs ouvrages indispensables dont nous avions repris de larges extraits. Nous sommes loin d’être les seuls à avoir été sensibilisés, conscientisés et politisés par ses écrits implacables sur l’oppression validiste. En hommage à une importante éclaireuse, dans tous les sens du terme, nous re-publions aujourd’hui des extraits de son livre De chair et de fer, qui est une autobiographie pour ainsi dire totale. En 160 pages à la première personne, c’est à la fois un récit de vie, une socio-analyse, une autobiographie intellectuelle et politique qui nous est proposée. De page en page, on découvre dans toute leur étendue la violence du handicap en même temps que la puissance de la combattante, mais on comprend surtout que ni cette violence ni la capacité de résistance qui lui fait face n’ont rien d’un simple donné naturel. « Dès l’instant où je suis née, nous dit Charlotte Puiseux, j’ai porté sur moi les marques évidentes du handicap. Ma relégation aux marges de la société s’est alors installée irrémédiablement et il semblait naturel que mon existence se déroule en bas de la hiérarchie des vies humaines. Mais ce destin tragique n’a rien de naturel : il est écrit par une société qui érige des normes à coups de mesures légales et d’examens médicaux et exclut certains corps, certaines vies. ». C’est sur ces normes que le livre de Charlotte vient d’un même mouvement nous interroger et nous instruire, et sur leur caractère arbitraire et changeant – en un mot : leur historicité. Sous la paresseuse « évidence » du destin biologique, c’est tout un système idéologique qui se fait jour, que l’autrice nomme par son nom : le validisme. Au-delà de l’effet – au demeurant saisissant, et en lui-même admirable – de révélation, de visibilisation et de dénonciation, l’autrice déroule une analyse aussi rigoureuse dans les concepts mobilisés que précise, concrète et incarnée, qui nous permet d’entrevoir l’enfer social que nos sociétés validistes infligent aux « mauvais corps » à tous les niveaux de leurs existence – qu’il s’agisse d’aller à l’école, de travailler, de se loger, d’accéder à la culture, aux loisirs, aux « sorties », de nouer des relations amicales et amoureuses, de militer, d’élever des enfants… La force du livre est enfin de nous rappeler que la puissance de résister n’est pas une affaire plus naturelle et individuelle que l’impuissance liée au handicap : de même que ce sont des structures sociales qui produisent et entretiennent l’impuissance, ce sont aussi les rapports sociaux qui rendent plus ou moins possible la résistance. Ce sont, notamment, des lectures, des rencontres, des liens, des expériences collectives qui aident à la fois à supporter, comprendre et combattre l’expérience vécue de « l’entravement ». Que les liens soient familiaux, amicaux, amoureux, militants, ils sont à l’honneur dans ce livre qui récuse avec force la posture de la « super-résiliente », souvent attendue comme gage de « bon·ne handicapé·e », qui ne se plaint pas et trouve « au fond d’elle-même » la force de toujours se surpasser. C’est l’un des grands intérêts du travail de Charlotte Puiseux : en même temps qu’il nous familiarise avec des concepts, des grilles d’analyse et des courants de pensée encore trop marginaux (comme les disability studies et les mouvements crip), il nous raconte par quels chemins – et grâce à quel·le·s « passeurs » ou « passeuses », quels « détours » et quelles « intersections » – l’autrice y est elle-même parvenue. On l’aura compris : la lecture de ce livre, comme de toute l’oeuvre de Charlotte, est indispensable.
https://lmsi.net/Le-mythe-de-la-capacite
Dernier extrait : Usages langagiers et pratiques militantes : l’impensé validiste
p.-s.
Ce texte est extrait du livre de Charlotte Puiseux, De chair et de fer. Vivre et lutter dans une société validiste. Nous le reprenons avec l’amicale autorisation des Éditions La Découverte.
Table des matières
Introduction. De chair, de fer et d’encre
1. Grandir à l’ombre du validisme
Ma colonne brisée
Une valide ratée
2. Acquérir les bons mots : une politisation progressive du handicap
Les premières expériences militantes
Sortir du modèle médical du handicap
Replacer le handicap comme un enjeu sociopolitique
Que signifie véritablement « être handicapée » ?
3. Vivre, évoluer et se construire à Validitéland
Faire du handicap une fierté
Le mythe de la capacité
Lutter contre un système global
4. Un antivalidisme féministe, queer et intersectionnel
Handicapée et femme
Queeriser le handicap
Validisme partout, justice nulle part !
Un nouvel enjeu crip : la parentalité
5. Franchir les frontières entre handicap et validité
Psychologie du validisme
Le coronavirus, miroir grossissant du validisme
Conclusion. Un monde où grondent nos colères.
Il y a 82 ans, le 2 août 1945, les SS assassinent les derniers tziganes du camp d’Auschwitz. Depuis 2015, le Parlement européen retient cette date pour commémorer les persécutions et l’extermination des tziganes.
Ce n’est que cette année, le 27 mai 2026, qu’a été adoptée en France la proposition de loi relative à la reconnaissance et la commémoration du génocide des Roms, Sintis, Gitans, Manouches, Yéniches et voyageurs qui a fait entre 250 000 et 500 000 victimes en Europe, mais également les persécutions spécifiques mises en œuvre en France.
Cette Histoire de l’anti tsiganisme est consciemment occultée par la France. Elle contribue et légitime la haine et les discriminations envers les gens du voyage dans l’indifférence voire l’assentiment général.
En ce jour de mémoire, il est important de rappeler que l’antitsiganisme et les diverses discriminations envers les communautés de voyageur.euse.s sont la forme la plus répandue, invisibilisée et banalisée du racisme en France, et en particulier ici dans le Jura qui a toujours été un carrefour important pour ces communautés auxquelles il faut encore, aujourd’hui mais pas seulement, rappeler notre indéfectible soutien et notre implication, à leurs côtés, dans la lutte contre toutes les formes de violences auxquelles elles sont encore aujourd’hui quotidiennement confrontées.
https://rabasse.info/L-INVISIBILISATION-DU-GENOCIDE-TZIGANE-1478
East End Naoned et Transbordeur présentent :
Concert jeudi 13 août 2026 à la Dérive – Nantes Est avec :
Ouverture des portes 19 heures
Fin du son à 22 heures.
Prix libre
C’est une litote que de dire et de répéter avec tous les faiseurs que nous sommes libres.
La liberté directe nous est mesurée. Le système capitaliste nous oppresse, nous étouffe.
Les techniques dites modernes (statistiques, sondages, l’information insidieuse et aux ordres, Gafam : Google, Amazon, Facebook, Apple, Microsoft et aujourd’hui l’intelligence artificielle), régissent nos vies, notre liberté de choix et nous tiennent dans leurs tentacules. Elles nous donnent l’illusion que nous avons des connaissances et que nous sommes capables de penser par nous-mêmes.
Que nenni ! L’abrutissement nous est distillé comme une overdose. Elles nous rendent dépendants et addictifs à la désinformation.
La liberté nous est confisquée et interdite partout :
La seule liberté octroyée par nos tortionnaires, les satrapes qui prétendent nous diriger, est celle d’accepter sans broncher :
On est prié de les croire sur parole que la cause de tous nos malheurs c’est « L’Etranger » ! Donc haro sur l’étranger, celui qui a une couleur de peau différente de la blanche… ou de ceux et celles qui pensent différemment.
C’est une banalité de dire que nous sommes libres. La liberté ne pourra être réelle que lorsque dans le monde plus personne ne subira l’humiliation, ne sera l’esclave d’un maître.
La libération des peuples passe impérativement par le refus d’obéir, par l’action, la solidarité, l’entraide collective et internationale. C’est la seule condition de vaincre la peur, la soumission et de contribuer à la libération du genre humain.
reçu par mail / mi-août 2026
En la medianoche del 15 de junio de este año detonamos un artefacto explosivo en la Caja de Jubilaciones y Pensiones de las Fuerzas Armadas, en Montevideo, Uruguay. Fue elaborado con materiales accesibles y activado con un sistema mecánico sencillo.
La Caja Militar es una materialidad clara de cómo el poder nos roba, nos explota y nos reprime. Una caja que es subvencionada con la sangre de todxs para mantener adobados y sobornados a los milicos que, llegado el caso, dispararán contra la revuelta.
Arrastramos cadenas, vivimos rascando el fondo de nuestros salarios para alimentar la maquinaria de la explotación. Capital y fuerzas represivas siempre de la mano para chuparnos la vida y, en caso de que nos rebelemos: matar, torturar y desaparecer.
Elegimos apuntar a la infraestructura de nuestras miserias y angustias. No es la vecina, no es quien vive en la calle, no son lxs adictxs, ni el ladrón de poca monta. No son lxs gurises que acaban a los pies del narco. El enemigo es un puñado de privilegiados, es la autoridad, son los jerarcas y partidos políticos que se benefician de administrar su feudo.
Ellos saben dónde están.
Acá lxs torturadores son una institución completa, haciendo aquello para lo que existe: proteger los intereses de ricos y poderosos. Los militares antes y durante la dictadura actuaron en función de su razón de ser, no de una excepción. Acá, en el Congo o en Haití, no hubo errores, no hubo excesos, la función del ejército es garantizar la explotación.
Este año tuvieron mucho protagonismo. Metieron tanquetas en los barrios. No sin antes pasear y agasajar al ejército colonial por el territorio, jugando a la guerra en sus portaviones. ¿Le gusta jugar a la guerra señor presidente?
La ministra catalogó esta acción como un hecho aislado. Por el contrario, esta acción se enmarca en la larga trayectoria de lucha contra la opresión. Es memoria activa contra los verdugos que ustedes protegen y dirigen. Lxs rebeldes desaparecidxs, torturadxs y encarceladxs de ayer y hoy están presentes en la acción directa, en la confrontación al capital y al Estado que lo protege. Mil funerales con mil personas en silencio no compensan el abandono de la lucha.
La noche del 15 de junio se hizo evidente una vez más que atacar de forma contundente es posible, que su panóptico no nos observa todo el tiempo, que hay sobradas grietas para convertir el hastío, la rabia en rebeldía. Es cuestión de poner manos a la obra.
La represion no viene solo en forma de bota militar. Las pantallas son cadenas, la ofensiva se distrae en ellas.
En el Río de la Plata hay leña que arde sin humo. En el ensayo y el error, con determinación y precaución, con lo que hay a mano. ¡Arma tu banda!
Sara Ardizzone, Alessandro Mercogliano, Kyriakos Ximitris, Mauricio Morales y Santiago Maldonado en la memoria activa.
Évènement local d'une tournée dans l'Hexagone contre le renouveau minier & l'extractivisme ici et ailleurs !

À partir de 18h à l'Espace Associatif Gilbert Roth (EAGR) au 64 avenue de la Révolution - Limoges
Plus d'infos sur :
Ces derniers jours, les génocidaires israéliens ont multiplié les déclarations toujours plus claires et assumées.
L’article Paroles de génocidaires est apparu en premier sur Contre Attaque.
À moins d'un an de la présidentielle, une tribune initiée par l'Assemblée des quartiers et publié sur le Bondy Blog appelle à une large coalition antiraciste et antifasciste, ancrée notamment dans les quartiers populaires et les mouvements sociaux.
Nous, acteurs et actrices du mouvement social et de la société civile, engagés dans diverses luttes et mobilisations autour de la justice, des quartiers populaires, de l'immigration, du logement, de l'anti-impérialisme, de l'anticolonialisme, de l'écologie, sur les enjeux de démocratie et bien d'autres thématiques, donnons suite à l'Appel de L'Assemblée des Quartiers pour battre campagne à moins d'un an de la prochaine élection présidentielle.
Notre constat est le suivant : le danger de l'accession de l'extrême droite et de ses idées au pouvoir n'a jamais été aussi sérieux. En réalité, la percée de ses discours et de son programme est déjà partiellement effective dans les politiques actuelles et celles menées ces dernières années.
L'exemple inquiétant de la loi sur la présomption d'innocence votée à l'Assemblée nationale donnant « permis de tuer » aux policiers et gendarmes, et imposée par le gouvernement Macron, en est une illustration manifeste.
Cette offensive réactionnaire nous oblige à la responsabilité et au pragmatisme. Dans ces conditions, nous observons le paysage politique traditionnel avec réserve mais aussi avec la volonté, la nécessité même, d'y jouer notre rôle aux côtés de celles et ceux qui ont pris la mesure de l'exigence de cette séquence.
Si la France Insoumise et son candidat Jean-Luc Mélenchon semblent avoir pris la mesure des enjeux à venir, nous déplorons la confusion et les jeux de division à gauche qui vont à l'encontre d'une unité du camp progressiste et remettent en cause les conditions d'une victoire commune.
Pour autant, dans le même temps, nous restons critiques à l'égard de la principale force qui s'impose à gauche et rappelons que nous entendons faire respecter la réalité des mobilisations du terrain, les priorités et les revendications de la base, qui sont une condition à toute possibilité d'effet d'entraînement et de victoire populaire.
De notre côté, nous ferons campagne pour 2027, nous comptons nous imposer, imposer nos thématiques car c'est comme cela que notre camp pourra l'emporter et surtout parce que nous serons les premières cibles en cas de victoire de l'extrême droite.
Avec nos histoires et nos mots d'ordre, avec esprit de convergence et l'intention de mobiliser un maximum les publics les plus éloignés de la politique du fait des méthodes de division et de désinformation de nos adversaires, mais aussi par le manque de reconnaissance concrète de leurs réalités par celles et ceux censés nous représenter.
Dans cette perspective, et au-delà de nos différences et de tout appel à ralliement à un parti ou à un candidat, nous appelons, ici et maintenant, à une coalition antiraciste et antifasciste, qui rassemble largement toutes les franges de la société civile engagées dans la bataille : comités, syndicats, collectifs, organisations, réseaux et coordinations, issus des mouvements sociaux, des combats contre les inégalités diverses et pour la dignité des plus précaires d'entre nous.
Parce que nous sommes convaincus que seul un mouvement populaire et une dynamique par le bas pourront créer une effervescence propice à une mobilisation massive et à la victoire de notre camp social.
Rassemblés à partir de cet Appel, nous poserons déjà un premier grand RDV public pour la rentrée auquel nous invitons l'ensemble des partenaires et toutes les personnes sensibles à la cause à venir préparer la bataille qui s'engage.
Soyons réceptifs à cet appel, donnons-lui de la voix afin qu'il fasse écho dans nos villes et nos campagnes. Imaginons, discutons, proposons un monde plus juste.
2027 ne doit pas être le cauchemar qu'on nous prédit !
Pour rejoindre cet appel, écrivez à Assembleedesquartiers@gmail.com
Assemblée des Quartiers.
Ma Cité va voter
Urgence Palestine
Comité Vérité et justice pour Gaye
Collectif des Mères déters
Comité Jistis pou Klodo (Justice pour Claude Jean-Pierre)
Ghett'up
ATMF (Association des travailleurs maghrébins de France)
Comité Vérité et justice pour Zakariyya
Comité Adama
Front de Mères
Comité Vérité et justice pour Bilal
Association FLIDD (Familles en lutte contre l'insécurité et les décès en détention)
Collectif Sœurs des Quartiers
DSAVEC (Diasporas solidaires avec les victimes de l'empoisonnement colonial)
UJFP (Union juive française pour la paix)
Terres de luttes
Nantes Populaire
Génération Consciente
Association Fusion
Lolidays
Artists for Palestine
Cinémétèque
NPA Anticapitaliste
Collectif La Friche
Assemblage.Media
Massy verte et citoyenne
Émergence Populaire
Collectif du 5 novembre – Noailles en colère » (Marseille)
Association Parce que tout est possible
Collectif NoirFierFoncé
Mémoire de nos luttes
Collectif Solidarité et Racines An Oriant.
Égalités
Sud CT (collectivités territoriales) 56.
Rennes Commune
Action antifasciste d'Auray
Comité de soutien à la famille Al Rayyes
Association Mayotte Breizh
Collectif Démocratiser la politique
PEPS (Pour une écologie populaire et sociale)
Les Verts Populaires
Omar Slaouti, conseiller municipal d'opposition, Argenteuil
Salah Zaouiya, militant et élu de Mantes-la-Jolie
Nadia Bendjaballah, Comité Vérité et justice pour Djamel
Djamel Blanchard, militant des quartiers populaires, Angers
Filsan, artiste, collectif The love movement
Clarisse Dooh, journaliste indépendante
Ali Guessoum, artiste et militant
Yasmina Kherfi, militante anticolonialiste
Fathi Bouaroua, militant associatif, Marseille
Sabrina Chebbi, cinéaste et militante décoloniale
Yassine Alamy, fondateur de Marseille justice climat
Emre Arif Atas, élu de Sarcelles
Aïna Rahery, professeure d'art
Armelle Mabon, enseignante, historienne et autrice
Du 25 septembre au 11 octobre, une centaine de collectifs répartis sur cinq départements organisent Les Fourmilières, un festival « antifasciste et solidaire » qui revendique plus de 200 événements, sans chef, sans siège et sans tête d’affiche. À Lodève, la mairie a déjà refusé de prêter ses salles. Le festival, lui, cherche encore des sous
Des banquets populaires dans le Larzac, des concerts dans les Cévennes, des débats jusqu’au littoral. Pendant plus de deux semaines, du 25 septembre au 11 octobre, le festival Les Fourmilières va essaimer sur l’Hérault, le Gard, l’Aveyron, l’Aude et la Lozère. Ici, personne ne pilote : une centaine de collectifs, des librairies aux brasseries en passant par des syndicats, des cinémas ou des clubs sportifs, se coordonnent d’égal à égal. Seule règle ; une charte commune qui engage tout le monde sur la non-violence, la solidarité et l’inclusivité, et chacun organise ce qu’il veut sur son territoire.
L’ambition est assumée dans le communiqué de presse diffusé fin juillet : « affirmer la lutte contre l’extrême droite dans nos territoires », montrer que ses opposants sont nombreux et « proposer un autre projet de société face à la menace fasciste ».
Les organisateurs annoncent plus de 200 rendez-vous : soirées, conférences, banquets populaires, concerts, ateliers, déambulations, spectacles, jeux, débats. Le détail, lieu par lieu et date par date, n’a pas encore été publié. Il devrait l’être sur le site du festival (les-fourmilieres.org), où figure aussi la carte des collectifs participants, et sur son compte Instagram (@lesfourmilieres). Le nombre de structures impliquées continue de grossir : la cagnotte lancée au printemps parlait d’une soixantaine de collectifs sur trois départements, le communiqué de juillet en compte une centaine sur cinq.
Le nom, lui, a été soigneusement choisi. Les organisateurs y voient une organisation autogérée où « chaque fourmi fait sa part de manière volontaire », sans hiérarchie, reine comprise. Les fourmis sont rouges ou noires, les couleurs de l’antifascisme, et le travail des « ouvrières » convoque un imaginaire féministe et ouvrier. Beaucoup de fourmilières sont souterraines, ajoutent-ils : « Nous sommes des forces invisibles partout sur le territoire ».
Tout le monde n’accueille pas les fourmis à bras ouverts. À Lodève, sous-préfecture de l’Hérault passée à droite en mars dernier après dix-huit ans de gestion de gauche, la mairie a refusé de mettre ses salles et ses espaces publics à disposition de la quinzaine prévue dans le Lodévois du 26 septembre au 10 octobre, comme l’a révélé Midi Libre. Le refus a été notifié le 12 juin, par mails adressés aux associations porteuses d’événements : la municipalité juge le festival « trop politisé ». Un festival antifasciste politisé : le diagnostic ne manque pas de flair.
La décision est l’une des premières prises en matière culturelle par la nouvelle équipe municipale de Claude Laateb, élu en mars à la tête de la liste divers droite « Lodève autrement », et ancien candidat LR aux régionales de 2021.
Qui dit pas de mairie dit pas de salles gratuites, et pas de subventions non plus. Le financement repose sur des cagnottes locales. Celle du Lodévois, portée par le ciné-club CinéVoies, doit couvrir les événements prévus à Lodève du 26 septembre au 11 octobre : plus il y a de dons, plus les collectifs pourront faire venir d’intervenants et d’artistes en prenant en charge leurs frais de déplacement. Les organisateurs préviennent honnêtement que les dons ne sont pas déductibles des impôts, la cagnotte n’étant pas adressée à une association habilitée.
Pour soutenir le festival ou suivre la publication du programme, direction le compte Instagram @lesfourmilieres et le site les-fourmilieres.org.
L’article Antifascisme : cet automne, les fourmis sortent de terre partout en Occitanie est apparu en premier sur Le Poing.
L’année 2026 rassemble cinq dates qui, mises bout à bout, dessinent une même généalogie : celle du syndicalisme d’action directe et du syndicalisme révolutionnaire, dont la CNT-SO se revendique aujourd’hui l’héritière. Cent trente ans séparent le congrès de Londres de notre organisation, et pourtant le fil qui les relie n’a jamais été rompu : à chaque étape, des militants ont réaffirmé les mêmes principes – lutte des classes, indépendance syndicale, action directe, fédéralisme, autogestion, grève générale, révolution sociale – en les adaptant aux conditions de leur temps. Retour sur cette histoire, jalon par jalon.
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Pas le temps de flâner dans l'éphéméride des luttes du 17 août : on se bat contre les briseurs de grève et la police qui les protège et on se souvient de nos camarades, morts ou en prison. La lucha sigue !
1908 : A Paris, le premier dessin animé est montré en public : Fantasmagorie de Emile Cohl.
1910 : A New York, des femmes grévistes enfoncent un cordon de police et détruisent une usine après que celle-ci ait ouvert pour défier la grève.
1918 : Aux USA, 100 membres des IWW (syndicat anarchiste) sont condamnés pour tentative de renversement du gouvernement des Etats-Unis.
1944 : A Buzet-sur-Tarn près de Toulouse, Francisco Ponzan Vidal (Militant anarcho-syndicaliste espagnol, guérillero anti-franquiste et résistant) est fusillé par les nazis.
1963 : A Madrid, les anarchistes Francisco Granados Gata et Joachim Delgado Martinez, accusés d'attentats contre le quartier général de la police madrilène et le siège de la Phalange franquiste, sont exécutés.
1985 : A Berkeley, 900 personnes vont piller les magasins Gap après une fête sur le campus.
1992 : En Italie, dans la province de Piacenza, un pylône d'une ligne à très haute tension est abattu en soutien à Marco Camenisch, anarchiste écologiste prisonnier, et aux luttes des natifs américains.
1994 : A Belfast, l'IRA fait sauter deux bombes dans des lieux publics, évacués avant l'explosion.
Voir l'éphéméride anarchiste du 17 août.
Il n'y a jamais eu autant besoin de médias de combat pour diffuser des contre-discours, mais Contre Attaque veut aller plus loin.
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Qui protège les violences commises contre les enfants en France ? Une question que l'actualité ne cesse de renforcer.
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Une action symbolique, une bâche tendue en travers d'un pont et un bref blocage de la circulation : de quoi vous envoyer en prison.
L’article « On fait pas l’pont » : 33 heures de garde à vue et 3 jours de prison pour… une banderole est apparu en premier sur Contre Attaque.
Nous écrivons cet appel à une période où la civilisation industrielle révèle l'importance de ses fondations : les sous-sols.
Armée par la science et la technologie, la méga-machine extractive repousse les frontières cognitives et territoriales. Tout est désormais transformé en matières premières. De la France à la Chine, des États-Unis à la Russie, d'Imerys à Rio Tinto en passant par BHP Biliton ou Anglo American, états et entreprises passent le monde au peigne fin, brossant jusqu'aux fonds marins et l'Antarctique, à la recherche de minerais aux noms insolites (lithium, cobalt, tungstène, beryllium, etc). Des milliardaires, comme Elon Musk pour le plus connu, investissent dans l'aérospatial afin de prospecter des gisements cosmiques. Ici-bas, sur Terre, la démesure du pillage capitaliste et patriarcal approfondit ses ravages. Les mines entraînent guerres , vols, viols, maladies, pollutions et travail de forçat dans les espaces colonisés comme au Congo, en Indonésie ou en Amérique du Sud. À cet impérialisme s'ajoute l'exploitation intra-muros, alors que la vieille Europe recommence à accueillir la voracité minière à bras ouverts. Que ce soit à Jadar en Serbie ou au Portugal avec le site de Covas do Barosso, en passant par le très médiatisé projet Emili au cœur de la France métropolitaine, et… l'Ukraine, les mêmes logiques de sacrifice des territoires et des populations sont à l'œuvre. Ces dernières continuant de subir la dépossession, la répression et la mise au silence. Les pouvoirs d'états à travers l'USGS, le BRGM et autres centres de recherche et les financeurs (Union Européenne, BPI, actionnaires comme Glencore) provoquent ainsi de nouvelles guerres, de nouvelles dévastations, afin de siphonner les matières fossiles et minérales des sous-sols.
La mondialisation de l'extractivisme est en cours mais ses horreurs ne se font pas sans opposition. Des luttes acharnées se mènent en Laponie, au Canada, en Kanaky, au Sahara, en France, en Grèce, en Allemagne, pour conserver l'eau, la terre. Pour survivre. Des projets sont contestés, retardés, certains sont abandonnés. Face à l'ampleur de la dévastation, n'oublions pas notre force collective.
Nous croyons ce système faillible, que sa subversion est possible.
Nous voulons le saper à sa base. Grâce à l'imagination, l'inspiration, l'audace !
Partout où ce message circulera, que ces deux mois (Février-Mars 2027) soient semés d'actions autonomes et diverses contre les entreprises minières et ceux qui collaborent avec elles.
Bien appliquées, de petites forces peuvent devenir de grandes menaces.
Nous écrivons cet appel à une période où la civilisation industrielle révèle l'importance de ses fondations : les sous-sols.
Armée par la science et la technologie, la méga-machine extractive repousse les frontières cognitives et territoriales. Tout est désormais transformé en matières premières. De la France à la Chine, des États-Unis à la Russie, d'Imerys à Rio Tinto en passant par BHP Biliton ou Anglo American, états et entreprises passent le monde au peigne fin, brossant jusqu'aux fonds marins et l'Antarctique, à la recherche de minerais aux noms insolites (lithium, cobalt, tungstène, beryllium, etc). Des milliardaires, comme Elon Musk pour le plus connu, investissent dans l'aérospatial afin de prospecter des gisements cosmiques. Ici-bas, sur Terre, la démesure du pillage capitaliste et patriarcal approfondit ses ravages. Les mines entraînent guerres , vols, viols, maladies, pollutions et travail de forçat dans les espaces colonisés comme au Congo, en Indonésie ou en Amérique du Sud. À cet impérialisme s'ajoute l'exploitation intra-muros, alors que la vieille Europe recommence à accueillir la voracité minière à bras ouverts. Que ce soit à Jadar en Serbie ou au Portugal avec le site de Covas do Barosso, en passant par le très médiatisé projet Emili au cœur de la France métropolitaine, et… l'Ukraine, les mêmes logiques de sacrifice des territoires et des populations sont à l'œuvre. Ces dernières continuant de subir la dépossession, la répression et la mise au silence. Les pouvoirs d'états à travers l'USGS, le BRGM et autres centres de recherche et les financeurs (Union Européenne, BPI, actionnaires comme Glencore) provoquent ainsi de nouvelles guerres, de nouvelles dévastations, afin de siphonner les matières fossiles et minérales des sous-sols.
La mondialisation de l'extractivisme est en cours mais ses horreurs ne se font pas sans opposition. Des luttes acharnées se mènent en Laponie, au Canada, en Kanaky, au Sahara, en France, en Grèce, en Allemagne, pour conserver l'eau, la terre. Pour survivre. Des projets sont contestés, retardés, certains sont abandonnés. Face à l'ampleur de la dévastation, n'oublions pas notre force collective.
Nous croyons ce système faillible, que sa subversion est possible.
Nous voulons le saper à sa base. Grâce à l'imagination, l'inspiration, l'audace !
Partout où ce message circulera, que ces deux mois (Février-Mars 2027) soient semés d'actions autonomes et diverses contre les entreprises minières et ceux qui collaborent avec elles.
Bien appliquées, de petites forces peuvent devenir de grandes menaces.
Face aux aboiements réactionnaires de tous bords (y compris à gauche) suite au franchissement massif de la frontière espagnole à Ceuta, on propose la lecture d'un entretien du collectif Alarmphone-Toulouse réalisé fin 2024 par l'équipe de Minuit Décousu, à l'occasion des 10 ans d'existence du réseau méditerranéen d'aide aux personnes en mouvement. Un entretien qui rappelle le rôle central de Frontex dans la répression aux frontières, qui parle aussi des réseaux de solidarité qui permettent chaque jour de déjouer le système de frontières.
Article de Rebellyon.info
En septembre 2024, l'équipe de l'émission Minuit Décousu décide de programmer pour le mois d'octobre une émission qui aura pour thème les luttes et les solidarités contre le système de frontières. Elle tourne alors ses micros vers Toulouse où trois camarades du réseau Alarmphone répondent très gentiment à une longue liste de questions qui vont du fonctionnement du réseau d'Alarmphone aux transformations des routes migratoires en passant par le rôle de Frontex dans l'externalisation des frontières hors du sol européen. Un entretien dont l'émission avait soigneusement monté et gardé certains des éléments (heure de radio oblige) mais qui a depuis été retranscrit dans son intégralité. Il apparaissait important de proposer la publication de l'entretien dans le contexte actuel de boucle médiatique réactionnaire depuis que près de 60 000 personnes en mouvement ont franchi la frontière espagnole de l'enclave néo-coloniale de Ceuta au Maroc. Bonne lecture !
Minuit Décousu : Est-ce que vous pourriez vous présenter ?
Alarmphone : On est trois personnes qui faisont partie d'Alarmphone-Toulouse et qui habitons Toulouse ou alentours. C'est une équipe d'Alarmphone qui s'est montée localement en 2020.
Le contexte de création d'Alarmphone et ses objectifs
Minuit Décousu : Est-ce qu'on peut revenir sur comment ça s'est monté Alarm Phone de manière générale et puis ensuite la cellule Toulousaine plus précisément.
Alarmphone : En fait Alarmphone ça arrive dans dans le contexte de montée des migrations et de la répression des migrations. Répression qui date quand même depuis longtemps, qui commence dans les années 1970 avec les visas, c'est ce qui va entraîner les passages de frontières de manière irrégulière, mais qui sont assez stables jusqu'en 2013. On compte un millier de passage de la Méditerranée en gros de ce qu'on peut compte jusque là, et à partir de 2014, ça va monter très fort du fait des contextes internationaux. Là on en compte 200 000 en 2014 et près d'un million en 2015. En 2013, il y a un gros naufrage qui fait 300 morts, et qui va entraîner l'opération Mare Nostrum. Cette opération, qui est largement menée par l'Italie à l'époque, va faire des opérations de sauvetage. Comme quoi c'est possible. Et il y a 150 000 personnes qui secourues dans cette opération assez massive, dont des personnes qui sont principalement orgiainaires de pays d'Afrique subsaharienne, mais aussi beaucoup de Syrie et de Libye qui sont en guerre civile à ce moment-là. Donc Alarmphone se monte en 2014, avec des activistes qui vivent au nord et au sud de la Méditerranée. Pour le dire rapidement, le principe c'est une ligne téléphonique d'urgence à destination des personnes se retrouvant en situation de détresse pendant une traversée de frontière, la mer Méditerranée notamment. Et ce numéro est joignable 24h/24 toute l'année. Ça c'est le principe de base.
Mais l'histoire elle commence doucement, à la fois avec peu de personnes. C'est vraiment peu de gens qui font ça au départ, mais et aussi pas beaucoup d'appels. le numéro n'est pas n'est pas très connu et progressivement il y a des équipes qui vont se monter en Allemagne, en Espagne, en Suisse, en France, en Angleterre, en Hollande, en Sardaigne et bien entendu au sud de la Méditerranée au Maroc, en Tunisie, au Sénégal. Il y a des contacts forts aussi au Mali au Niger et certainement j'en oublie parce qu'il y a des équipes qui vont se monter qui vont ensuite disparaître d'autres arriver etc c'est un réseau qui est assez important qui compte plus de 200 000 personnes. Les appels aussi vont se multiplier. L'année dernière [2023], on a reçu, on a accompagné 2400 situations. C'est beaucoup plus d'appels, mais en tout cas 2400 situations de problématiques liées à la répression aux frontières. Et ce matin, on en était à ouvrir le 1358e cas, comme on dit dans le jargon, quoi.
Je pense qu'il y a un truc qui est important dans dans la formation d'Alarm phone général, c'est que ce qu'on sait, ce qu'on fait, on le doit avant tout aux personnes en mouvement qui inventent des nouvelles routes, qui diffusent le savoir qu'elles ont collecté le long de celles-ci. Et depuis dix ans le réseau il apprend et grandit avec ça. Ça, c'est vraiment une une base importante à mon sens avant de développer. Et pour nous spécialement, je crois pas qu'il y ait pas grand chose à dire. C'est comme partout à plein d'endroits, des gens ont envie d'avoir une action directe contre le système des frontières, qui s'insèrent dans ce réseau, qui apprennent (c'est une formation qui est pas simple) et qui qui vont ensuite travailler à participer à cette ligne d'urgence. On a une amie qui disait qu'Alarm Phone c'était une sorte de legal team de la mer. Dans un contexte pourri où la répression fait rage, c'est s'accrocher à quelques droits pour tenter de s'en sortir au mieux. Et là, ici, c'est le droit de la mer, celui ancestral, un peu mythique, que les marins doivent porter secours aux autres marins. Bon, en vrai, c'est très relatif, surtout dans la réalité aujourd'hui du commerce maritime, etc. Et puis même, c'est des bateaux aujourd'hui où en fait tu vois rien, tu sais pas ce qu'il y a sur la mer, donc bon... Mais il y a ça, et puis il y a aussi une convention internationale sur la recherche et le sauvetage maritime qui est signée en 1979 et qui va finalement entrer en vigueur en 1985… Bon ça c'est un peu des détails mais mais c'est important et c'est ce qui oblige à ce qu'il y ait des des moyens de sauvetage et de coordination du sauvetage en mer dans ce qu'on appelle des zones SAR, de “search and rescue”, de recherche et de sauvetage en français, et c'est un espace maritime qui est pas de tout celui des des eaux territoriales qui est les eaux internationales mais dans lesquels les États ont des responsabilités morales et matérielles et légales de sauver les personnes qui sont en détresse et de les ramener à un port sûr. C'est comme ça que c'est c'est c'est noté dans la loi. Le port sûr, ça va être un endroit où les personnes en danger ne le sont plus, tout simplement. Mais ce qu'il faut ce qu'il faut bien te garder en tête, c'est que le port sûr, c'est en fait une définition politique. Et qui résulte d'un rapport de force. Demain, il pourrait être établi que Misrata en Libye, c'est un port sûr, alors que la Libye, c'est un bagne horrible pour les personnes en mouvement. Donc, vraiment ce droit, c'est un champ de bataille perpétuel pour que les ports sûrs, ça soit des ports réellement sûrs et qu'ils soient notamment au nord de la Méditerranée.
MD : Sur votre site il est fait mention d'un réseau de collectif, d'associations auquel appartient Alarmphone. Est ce que vous pouvez en dire deux mots ?
Alarmphone : En fait, je pense qu'il y a un truc important qui fait le lien, en fait, avec qui est-ce qu'on s'organise. C'est que même si on agit surtout pour le sauvetage et le droit des personnes qui traversent, on est avant tout convaincu que ce qui est urgent, c'est de détruire le système des frontières et des visas, pour que les drames de la mer soient évités. Le problème, c'est les frontières, et nous on se bat pour la libre circulation. Donc on s'accorde avec des gens qui partagent ces idées-là. Ce qu'on appelle les projets “soeurs” d'Alarmphone. C'est comme Alarmphone Sahara qui travaille sur la traversée du Sahara, notamment à partir du Niger. C'est aussi la maison de Laâyoune, qui accueille des personnes en mouvement à Laâyoune dans le Sahara occidental. Et ensuite, on a d'autres contacts plus larges sur des acteurs du sauvetage en mer, ce qui s'appelle la “civil fleet”, la flotte civile, qui remplace les États dans leur travail de sauvetage. Donc c'est les Geo Barrents, c'est les Humanity One, c'est tous ces bateaux.
Il y a un autre élément sur lesquels on collabore beaucoup c'est les commémorations. Les commémorations, c'est des actions qui viennent de familles du sud, de familles de personnes qui ont disparu dans leur parcours de migration et qui veulent commémorer pour qu'aucun mort ne passe inaperçu. Une des dates assez importante, c'est notamment celle du 6 février. Par exemple, le 6 février dernier, c'est dans 54 villes de l'Afrique à l'Europe, de Tripoli au Liban à Brest en France, d'Amsterdam à Douala, qu'il y a eu des événements pour la tristesse et le souvenir et avec la rage de faire cesser le système des frontières. Et ça, c'est des éléments importants du travail d'Alarm Phone : regarder ce qui se passe aux frontières, le faire savoir, le faire sortir de l'oubli et le raconter le plus largement possible.
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Capture d'écran Nitter du compte Twitter d'Alarmphone. On y voit l'image d'une carte marine qui indique la position de 49 personnes en détresse au large de la Tunisie.
MD : Du coup si vous voulez on va passer au fonctionnement d'Alarmphone même on a déjà un peu commencé à amorcer un peu des éléments mais je pense que du coup ça permettra de compléter. Concrètement, comment on fait pour pour venir en aide aux personnes en exil ? Vous avez expliqué le principe de ligne téléphonique mais comment ça fonctionne si on prend le truc un peu dans l'ordre, on va dire, pour aider les personnes.
Alarmphone : En gros, nous, ce qu'on fait, c'est relayer les appels de détresse aux gardes côtes et faire pression. C'est ça le principe. On est pas un numéro de sauvetage, on n'a pas de bateau. Et quand on nous appelle, on est dans nos salons avec nos ordis. Donc, c'est un numéro d'alerte pour appuyer les opérations de secours. Par rapport à ce que les gens directement sur les bateaux peuvent faire, nous on va peut-être apporter des meilleures capacités matérielles et des connaissances pour pouvoir mettre la pression aux autorités nationales et aux gardes côtes pour qu'ils viennent en aide aux personnes en mer. Donc ce qu'on va faire pendant les permanences, c'est envoyer des emails aux autorités des zones SAR concernées en fonction d'où se situent les personnes sur les bateaux, on les appelle et ensuite on les rappelle et ensuite on les rappelle. Comme ça, ils sont au courant des bateaux en détresse, ils sont au courant de leur localisation et de la progression des bateaux. Et aussi, surtout, ils savent qu'on est au courant et qu'on visibilisera leur inaction s'il y a des naufrages. Donc, on pense qu'une grosse partie du travail, c'est d'assister les personnes en mouvement, bien qu'on se sente souvent impuissant-es. En fait, quand on a les personnes au téléphone, bien sûr c'est pour relayer toutes les informations nécessaires pour un sauvetage mais c'est aussi du travail émotionnel. Enfin, il y a ce truc d'apporter autant d'éléments que possibles pour qu'ils puissent en sortir au mieux, leur donner des conseils et aussi être des soutiens s'il y a beaucoup d'angoisse de la panique, s'il y a des personnes qui ressentent le besoin d'avoir quelqu'un au téléphone. On va rester en contact avec les personnes et on va faire le maximum pour être présent-es tant qu'il y a besoin.
Donc du coup, il y a ce travail de permanence. On est plein d'équipes locales dans plusieurs pays et on va se répartir les permanences pour qu'il y ait tous les jours, 24h/24, des camarades qui puissent répondre au téléphone. Pendant ces permanences, on va regarder la météo, on va suivre les parcours des personnes grâce à leurs positions GPS. On va archiver tout ce qui se passe pendant la permanence. On va répondre aux proches sur les réseaux sociaux. On va recharger les téléphones des personnes en mer quand ils ont plus de crédit. Et on peut aussi relayer les situations très dangereuses sur Twitter, par exemple. Comme ça, ça met davantage de pression aux garde-côtes. Et donc, en dehors du travail de permanence, il y a aussi tout le travail à côté. pour que cette permanence soit possible. En amont, il va y avoir le travail de prévention qui est mené au sud de la Méditerranée dans les communautés de départ par le biais par exemple de brochures qui vont expliquer les risques auxquels s'exposent les personnes qui veulent traverser et faire de la réduction des risques en distribuant le numéro d'Alarme Phone parmi d'autres choses et après on a aussi des groupes de travail, par exemple un groupe de travail technique pour résoudre les problèmes techniques du réseau. Il y a des groupes régionaux qui vont analyser les tendances dans telle ou telle région et mettre à jour les meilleures manières qu'on peut avoir d'aider les gens en fonction des parcours de migration.
Après, il va y avoir un groupe de suivi des bateaux et des personnes disparues, qui va essayer de chercher ce qui est arrivé aux bateaux dont on a perdu la trace et aussi être en contact avec les familles des personnes disparues. Et après, j'ai l'impression que ce qui nous paraît très important, c'est l'archivage. Parce que l'intérêt de tout ça, c'est aussi que soit rendus visibles les luttes des personnes migrantes, les actes de solidarité et la violence des régimes frontaliers européens. On fait des rapports sur toutes les traversées qu'on assiste, on publie des articles. Après, il y a un podcast qui s'appelle Chroniques A Mer, qui est fait par des personnes d'Alamphone. Et après, pour finir, c'est essayer de faire fonctionner un réseau transnational avec les outils de l'auto-gestion. On a nos fonctionnements par ville, donc des tas de réunions en fonction des groupes de travail, et après des meetings deux fois par an qu'on fait au nord et au sud de la Méditerranée pour se rencontrer, se former ensemble, améliorer nos fonctionnements, prendre des décisions et prendre soin du réseau.
MD : La question que j'avais par rapport à à tout ça, c'est la question de la langue. Comment est-ce que les gens qui vous appellent font pour se faire comprendre et en échange, comment vous vous pouvez vous faire comprendre des personnes qui vous appellent. Est-ce qu'il y a des interprètes, omment ça fonctionne au niveau linguistique ?
Alarmphone : La plupart des personnes d'Alarmphone savent à peu près comprendre et se faire comprendre en anglais, donc on peut dire que c'est la langue qu'on utilise le plus, y compris avec les personnes sur le bateau. Aussi avec le français. Il y a souvent minimum une personne qui pourra prendre le téléphone et parler en anglais ou en français et si c'est pas le cas, surtout pour le français, on va avoir des sortes d'astreintes où par exemple, moi, je vais me rendre disponible au cas où personne n'arrive à communiquer en français avec des gens sur un bateau. Après, pour les gardes côtes, par exemple, ça peut être bien de pouvoir parler espagnol avec les autorités, les gardes côtes espagnols, de savoir parler grec pour parler avec les autorités grecques, et que ça peut être une bonne une excuse pour les gardes côtes de de nous envoyer chier parce que on parle pas assez bien leur langue donc ils vont dire qu'ils nous rappellent, qu'ils nous comprennent pas et ils vont raccrocher. Après, les équipes de permanence au nord de la Méditerranée sont en bonne partie majoritairement blanches et non arabophones donc ça peut être compliqué aussi quand personne ne parle arabe. Des fois on peut ne pas trouver de langues en commun avec les gens sur les bateaux Et quand ça arrive, on va demander au réseau si un ou une arabophone est disponible pour être en contact avec tel ou tel bateau. Et il y a presque tout le temps quelqu'un qui va être là pour pour s'en pour s'en charger.
MD : Vous disiez que c'est la Méditerranée que vous surveillez plus spécifiquement, mais est-ce que vous surveillez aussi d'autres zones maritimes ? Et plus largement aujourd'hui, quelles sont les zones les plus complexes à traverser quand on est en parcours d'exil autour de l'Europe ?
Alarmphone : On surveille pas en fait de zones en particulier. C'est plus qu'au fur et à mesure de la militarisation des frontières européennes, les personnes en mouvement vont tester des nouvelles routes qui sont de plus en plus dangereuses et mortelles. Et nous, on est simplement témoin de ça. Par exemple, dans la Manche, parce qu'on a aussi des appels de la Manche, il n'y a jamais eu autant de personnes mortes que cette année [2024]. Là, à l'heure où on parle, il y a 37 personnes au moins qui sont décédées dans la Manche. Et la raison pour laquelle c'est le cas, c'est parce que les plages sont plus en plus militarisées et que les départs se font de plus en plus dans la précipitation, le stress, l'obscurité. On n'a pas le temps de bien gonfler les bateaux et les embarcations. Ils sont aussi de plus en plus éloignés des endroits historiques de départ comme Calais ou Grande Synthe. Et après, en Méditerranée, les zones de de départ, ça va être la Méditerranée centrale, beaucoup de départs de la Libye, de la Tunisie, de l'Égypte qui vont aller vers Lampedusa, vers la Sardaigne, la Sicile. La zone SAR libyenne, elle est très large. Donc sur toute cette zone-là, qui est énorme, il y a un gros danger de pushback et d'interception de la part des soi-disant garde-côtes libyens. La zone est extrêmement surveillée par les drones de Frontex et les soi-disant garde-côtes libyens, ils s'en foutent que les gens risquent de se noyer. Et par ailleurs, les interceptions dans cette zone-là ont pour conséquence l'emprisonnement en Libye dans des conditions inhumaines. Donc beaucoup de gens veulent continuer la route coûte que coûte, ce qui est extrêmement dangereux. Et ça fait que, toujours pareil, les bateaux partent de plus en plus loin. Maintenant, depuis cette année, il y a énormément de bateaux qui partent de l'Est de la Libye. Enfin, c'était déjà le cas, mais c'est de plus en plus courant, et ça représente une distance beaucoup plus grande pour arriver en Europe. Et c'est à cause de ça qu'en fait il y a des massacres en qui se passent en Méditerranée. Donc on peut reparler en juin dernier du massacre de Pilos où il y a six cents personnes qui ont qui ont été tuées en mer en empruntant cette route là. Et là, si on compte juste les six premiers mois de 2024, il y a 800 personnes répertoriées qui sont décédées en Méditerranée centrale. Il y a l'ordre qui est souvent donné de ramener les personnes en Tunisie, en Libye, en Égypte. Malgré les violations en droits humains documentées par les personnes en mouvement dans ces pays. Ça, c'est pour la Méditerranée centrale.
Après, pour l'Espagne, les personnes partent d'Algérie, du Maroc, de Sahara occidental, de plus en plus fréquemment par l'Atlantique vers les îles Canaries, qui est une route moins surveillée, mais qui est aussi beaucoup plus longue et beaucoup plus dangereuse. Et pour l'est de la Méditerranée, les personnes vont partir de Turquie, de Syrie et du Liban. Il y a des traversées de l'Evros [ou Maritsa], le fleuve qui sépare la Turquie de la Grèce, avec énormément de pushbacks par la police aux frontières grecques. Les personnes peuvent attendre des jours ou des semaines sur des petites villes au milieu de l'Evros, parce qu'ils ont été pushbackés. Ou parce qu'ils ont peur de se faire tabasser par la police grecque. Et pour les traverser en bateau de la Turquie vers les îles grecques, il y a aussi beaucoup de pushbacks qui sont répertoriés, ainsi que beaucoup de violences des gardes-côtes grecs, qui a été répertoriée par énormément de personnes, telle que la violence physique : les gardes-côtes qui vont attendre que les gens arrivent sur les îles pour les taper, enlever le moteur et les laisser ensuite repartir à la dérive.
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Appel à actions contre l'industrie minière
Nous écrivons cet appel à une période où la civilisation industrielle révèle l'importance de ses fondations : les sous-sols.
Armée par la science et la technologie, la méga-machine extractive repousse les frontières cognitives et territoriales. Tout est désormais transformé en matières premières. De la France à la Chine, des États-Unis à la Russie, d'Imerys à Rio Tinto en passant par BHP Biliton ou Anglo American, états et entreprises passent le monde au peigne fin, brossant jusqu'aux fonds marins et l'Antarctique, à la recherche de minerais aux noms insolites (lithium, cobalt, tungstène, beryllium, etc). Des milliardaires, comme Elon Musk pour le plus connu, investissent dans l'aérospatial afin de prospecter des gisements cosmiques. Ici-bas, sur Terre, la démesure du pillage capitaliste et patriarcal approfondit ses ravages. Les mines entraînent guerres, vols, viols, maladies, pollutions et travail de forçat dans les espaces colonisés comme au Congo, en Indonésie ou en Amérique du Sud. À cet impérialisme s'ajoute l'exploitation intra-muros, alors que la vieille Europe recommence à accueillir la voracité minière à bras ouverts. Que ce soit à Jadar en Serbie ou au Portugal avec le site de Covas do Barosso, en passant par le très médiatisé projet Emili au cœur de la France métropolitaine, et… l'Ukraine, les mêmes logiques de sacrifice des territoires et des populations sont à l'œuvre. Ces dernières continuant de subir la dépossession, la répression et la mise au silence. Les pouvoirs d'états à travers l'USGS, le BRGM et autres centres de recherche et les financeurs (Union Européenne, BPI, actionnaires comme Glencore) provoquent ainsi de nouvelles guerres, de nouvelles dévastations, afin de siphonner les matières fossiles et minérales des sous-sols.
La mondialisation de l'extractivisme est en cours mais ses horreurs ne se font pas sans oppositions. Des luttes acharnées se mènent en Laponie, au Canada, en Kanaky, au Sahara, en France, en Grèce, en Allemagne, pour conserver l'eau, la terre. Pour survivre. Des projets sont contestés, retardés, certains sont abandonnés. Face à l'ampleur de la dévastation, n'oublions pas notre force collective.
Nous croyons ce système faillible, que sa subversion est possible.
Nous voulons le saper à sa base. Grâce à l'imagination, l'inspiration, l'audace !
Partout où ce message circulera, que ces deux mois (Février-Mars 2027) soient semés d'actions autonomes et diverses contre les entreprises minières et ceux qui collaborent avec elles.
Bien appliquées, de petites forces peuvent devenir de grandes menaces.
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Le 16 août de l'éphéméride des luttes a un côté musical, et pas seulement du fait des boum boum qui résonnent de temps en temps. Aujourd'hui, on en a un peu marre de la police et de ses dérivés.
1819 : A Manchester, la cavalerie charge un meeting public, faisant 17 morts et plus de 600 blessés. L'épisode est connu sous le nom de massacre de Peterloo.
1872 : A Manresa en Catalogne, parution du premier numéro du journal anarchiste 'La Revista Social', peu de temps après les premiers congrès de constitution de l'AIT.
1878 : A Berlin, Emil Heinrich Maximilian Hoedel est décapité pour avoir tenté, le 11 mai, de tuer l'empereur d'Allemagne Guillaume Ier.
S'étant revendiqué anarchiste lors de son procès, il avait accueilli sa condamnation à mort au cri de "Vive la Commune".
1890 : A Madrid, parution du premier numéro de ce petit journal :
1895 : A Ancona en Italie, un an après la mort de l'anarchiste Sante Caserio (qui avait assassiné le président de la République française le 24 juin 1894), une bombe explose devant le consulat de France.
1914 : A Buffalo, dans l'état de New York, 3000 personnes membres des socialistes contre la guerre manifestent contre la première guerre mondiale.
1927 : - A Buenos Aires, des anarchistes placent une bombe au domicile d'Eduardo Santiago, commissaire fédéral de police qui enquêtait sur le mouvement anarchiste d'alors et dans le cadre de la campagne de soutien aux anarchistes Italiens Sacco et Vanzetti, qui risquent la condamnation à mort aux Etats-Unis.
1949 : A Santiago du Chili, les carabineros répriment très durement une manifestation contre la hausse du prix des billets de transport en commun, faisant plusieurs morts.
1969 : A Londres, le domicile du député conservateur Duncan Sandy est attaqué à la bombe incendiaire.
1971 : - A Derry en Irlande du Nord, plus de 8.000 travailleurs se mettent en grève pour soutenir des membres de l'IRA en prison.
1973 : Deux militants de l'IRA meurent dans l'explosion prématurée d'une bombe qui devait servir contre des installations militaires britanniques.
1977 : - Elvis Presley meurt d'une attaque cardiaque.
1982 : A Salerno, en Italie, les Brigades Rouges – Parti de la Guérilla attaquent un convoi de l'armée pour leur voler les armes.
1993 : A Strabane en Irlande du Nord, l'IRA mène une attaque à la bombe.
2005 : Le Parlement chilien élimine la signature de Pinochet de la Constitution, quinze ans après la fin de la dictature.
2008 : L'IRA 'Continuité' (CIRA) lance une grenade contre une patrouille de police à Lisnaskea.
2017 : A Bar-le-Duc, plusieurs véhicules d'Enedis sont incendiés par des anarchistes sur un parking pour lutter contre la poubelle nucléaire de Bure.
2018 : A Villorba di Treviso en Vénétie, une bombe explose devant le siège de la Ligue, le parti d'extrême-droite de Matteo Salvini. Un peu moins d'un an plus tard, deux anarchistes sont arrêtés, accusés d'être les poseurs de bombe.
Voir aussi l'éphéméride anarchiste du 16 août.
Dans la France à Macron, toutes les ZAD sont tombées... Toutes ?! Non ! La Chab'ZAD résiste encore et toujours contre le projet de l'A412.
L'A412, c'est 16km d'autoroute inutiles relieraient Thonon-les-Bains à Machilly en Haute Savoie. L'intérêt, nul ; La répercussion environnementale, catastrophique.
Pour mener à bien ce magnifique projet, l'État peut compter sur Eiffage, généreux constructeur de prisons (décrites comme des camps de vacances par les journaleux.reuses)¹ qui commence déjà à installer les bases vie² pour l'autoroute tout au long du tracé. En Septembre c'est l'obtention de l'Autorisation Environnementale pour Eiffage et ça signifie le début des coupes, le détournement des cours d'eau et les expulsions.
Pour revenir à nos irréductibles zadistes, iels occupent depuis Septembre dernier 3ha du tracés de l'autoroute. À la Chab'ZAD, on construit des cabanes pour un monde meilleur³, on vit, on glande et on rit toustes ensemble sur le dos de l'État.
Dans le contexte à venir de potentielle expulsion et de début des travaux, on a besoin de soutien et de thunes.
C'EST POURQUOI NOUS VOUS INVITONS AU SKIBIDI CHAB'FEST 2 !? Une semaine de festivités, de chantiers co et de skibidi-bêtises ouverte à toutes du 26 Août au 3 Septembre.
Au programme, des concerts, du son, des spectacles, et beaucoup de barricades ! Il y aura un campement pour t'installer, une cantine vegan prix libre tous les jours et un parking dédié.
Plus d'info pratiques et sur le programme à venir sur https://chabzad.noblogs.org, sur Instagram (chab_zad) ou Telegram (t.me/chablazad).
[1] - Eiffage a remporté récemment deux nouveaux projets de prisons et va construire le siège social polonais de Frontex. Honnêtement c'est dur de compter le nombre de projets de merde à leur actif.
[2] - Lieu de vie des ouvrier.es pendant les travaux.
[3] - Un monde un peu moins nul plus probablement.
Nous écrivons cet appel à une période où la civilisation industrielle révèle l'importance de ses fondations : les sous-sols. Armée par la science et la technologie, la méga-machine extractive repousse les frontières cognitives et territoriales. Tout est désormais transformé en matières premières. De la France à la Chine, des États-Unis à la Russie, d'Imerys à Rio Tinto en passant par BHP Biliton ou Anglo American, états et entreprises passent le monde au peigne fin, brossant jusqu'aux fonds marins et l'Antarctique, à la recherche de minerais aux noms insolites (lithium, cobalt, tungstène, beryllium, etc). Des milliardaires, comme Elon Musk pour le plus connu, investissent dans l'aérospatial afin de prospecter des gisements cosmiques. Ici-bas, sur Terre, la démesure du pillage capitaliste et patriarcal approfondit ses ravages. Les mines entraînent guerres , vols, viols, maladies, pollutions et travail de forçat dans les espaces colonisés comme au Congo, en Indonésie ou en Amérique du Sud. À cet impérialisme s'ajoute l'exploitation intra-muros, alors que la vieille Europe recommence à accueillir la voracité minière à bras ouverts. Que ce soit à Jadar en Serbie ou au Portugal avec le site de Covas do Barosso, en passant par le très médiatisé projet Emili au cœur de la France métropolitaine, et… l'Ukraine, les mêmes logiques de sacrifice des territoires et des populations sont à l'œuvre. Ces dernières continuant de subir la dépossession, la répression et la mise au silence. Les pouvoirs d'états à travers l'USGS, le BRGM et autres centres de recherche et les financeurs (Union Européenne, BPI, actionnaires comme Glencore) provoquent ainsi de nouvelles guerres, de nouvelles dévastations, afin de siphonner les matières fossiles et minérales des sous-sols.
La mondialisation de l'extractivisme est en cours mais ses horreurs ne se font pas sans opposition. Des luttes acharnées se mènent en Laponie, au Canada, en Kanaky, au Sahara, en France, en Grèce, en Allemagne, pour conserver l'eau, la terre. Pour survivre. Des projets sont contestés, retardés, certains sont abandonnés. Face à l'ampleur de la dévastation, n'oublions pas notre force collective.
Nous croyons ce système faillible, que sa subversion est possible. Nous voulons le saper à sa base. Grâce à l'imagination, l'inspiration, l'audace !
Partout où ce message circulera, que ces deux mois (Février-Mars 2027) soient semés d'actions autonomes et diverses contre les entreprises minières et ceux qui collaborent avec elles.
Bien appliquées, de petites forces peuvent devenir de grandes menaces.