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Villeurbanne (69): week-end de rentrée de l’Île Égalité, les 19-20 sept. 2026

Une nouvelle année débute à l’Île Égalité !
Notre week-end de rentrée aura lieu les 19 et 20 septembre prochain !
Une année qui s’annonce riche, placée sous le signe des travaux de rénovation à venir dans le cadre du Budget participatif, des élections présidentielles et des réflexions autour de notre rapport aux partis politiques, mais aussi de tout ce qui fait vivre le lieu et la solidarité dans le quartier !
️Programme du week-end :
Samedi :
– 10h-12h : Accueil, petit-déjeuner, présentation du collectif et visite du lieu.
– 12h-14h : Repas partagé (tu peux amener un truc à partager).
– 14h-17h : Élaboration du planning de l’année. Si tu veux proposer une nouvelle. activité cette année, c’est le moment !
– Goûter
– 17h-20h : Animations, jeux, ping-pong etc.
– Pizzaaaas
– 20h-00h : SoiréeeeDimanche :
– 11h-13h : Ateliers et discussions sur différents sujets : les travaux à venir, les élections et notre rapport aux partis politiques, la gestion de l’argent, l’inclusivité dans nos modes d’organisation etc.
– 13h-14h : Cantine à prix libre
– 14h-17h : Assemblée générale du collectif !
– Jusqu’à 23h30 : Jam orientale & cantine à prix libre.Ce week-end de rentrée est un moment fort de l’année, parce qu’on y choisit les directives de l’année et on y travaille les sujets de fond.
Donc que tu sois habitantx du quartier de Cusset ou non, militantx ou non, que tu connaisses le lieu ou non, ce week-end de rentrée est le moment opportun pour venir découvrir le lieu, faire connaissance avec le collectif et passer un super week-end !
Viens quand tu veux pendant le week-end, tu peux amener un truc à partager pour les petits-déjeuners, goûters et pour le samedi midi, si tu le souhaite bien sûr, et on se charge de t’accueillir comme il se doit !
Autres dates à venir :
- 9 septembre : réunion d’accueil prof de FLE
- 10 septembre : reprise des distributions alimentaires (tous les jeudis de 16h30 à 18h)
- 12 septembre (au Clameurs) : soirée Idir Espoir et Solidarité
- 25 septembre : soirée punk
- 21 novembre : soirée des 6 ans de l’Île
Adresse : 6 rue de l’Égalité 69100 Villeurbanne
mail : collectif-solidarite-cusset [at] riseup [point] net[Publié le 4 septembre 2026 sur le site du collectif Solidarités Cusset.]
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En Ukraine comme en Russie, certains continuent de s’enrichir de la guerre
Deux scandales de corruption viennent rappeler que de hauts fonctionnaires russes et ukrainiens ont détourné des fonds dédiés à leurs armées et aux infrastructures critiques. Mais en Russie, à la différence de l’Ukraine, les révélations à ce sujet restent l’exception. -
La Suède, un pays et une élection sous influence de l’extrême droite
L’histoire de Shahrdad Sherbabaki, un jeune homme ayant échappé au retour en Iran, illustre à quel point le parti des Démocrates de Suède pèse sur les politiques du pays. Dans l’un de ses meetings en vue des législatives de dimanche, son leader a souhaité «continuer ce qui a été commencé». -
Après l’éviction de son patron, le projet sans tête des JO d’hiver 2030
L’ancien champion de ski de bosses Edgar Grospiron a été démissionné jeudi de la présidence du Comité d’organisation des Jeux olympiques et paralympiques d’hiver 2030. Évincé par le bureau exécutif d’une instance secouée par des crises à répétition qu’il avait largement alimentées. -
« Publier de la poésie entre les langues » - Rencontre avec l'éditrice Maud Leroy
A l'occasion de la Quinzaine Souad Labbize, la librairie Lune et l'Autre accueille une rencontre avec l'éditrice Maud Leroy, des éditions des Lisières autour des enjeux et de l'actualité de l'édition indépendante bilingue (arabe-français).
Dans le cadre de la formidable Quinzaine Souad Labbize (15 jours de rencontres, lectures, spectacles autour de la poétesse Souad Labbize) on vous propose mardi 15 septembre à 19h une discussion avec Maud Leroy des éditions des Lisières. On échangera avec elle autour de deux grands axes :
C'est quoi être éditrice indépendante aujourd'hui ?
Ça veut dire quoi en 2026 publier des textes en bilingue arabe-français ?On essaiera aussi de vous proposer un tour d'horizon des éditeur.ices qui proposent aujourd'hui des textes en bilingue arabe-français (Motifs, Les Lisières, Le Port à Jauni, Bruno Doucey, iXe, Terrasses, etc…)
La discussion sera précédée d'une lecture-performance intitulée :
“Les doigts d'une seule main”Entrée libre
Librairie Lune et l'Autre
19 rue Pierre Bérard
42000 SAINT ETIENNE -
Rencontre publique avec des militant.es du Congrès National Mexicain
A l'occasion du 30e anniversaire du Congrès National Indigène, et dans le cadre d'une tournée européenne, rencontre avec des militant.es mexicaine autour de la situation de guerre au Mexique.
Le Congrès National Indigène (CNI), est né en octobre 1996 de deux forums convoqués par l'Armée Zapatiste de Libération Nationale (EZLN). Le CNI a été créé pour que tous les villages, communautés, tribus et quartiers indigènes du pays puissent se rencontrer, lutter, étudier.
A l'occasion du 30e anniversaire de la création du Congrès National Indigène, et dans le cadre d'une tournée européenne, nous vous invitons à une rencontre publique avec des militant.es mexicain.es afin de faire le point sur leurs luttes et sur la situation de la démocratie au Mexique.
Rendez-vous à partir de 19h30 à la Gueule Noire (16 rue du Mont) pour une rencontre publique avec les militant.es du CNI
Entrée à prix libre, petite restauration vegan sur place, espace enfants, infokiosque
Evénement organisé par la CNT de la Loire
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Verdegris Collective pres. Drawbridge, OSSLDDC, Eva, Patrick Pathos
À qui appartient la ville ? À celles et ceux qui la traversent, y vivent, s'y rencontrent et la font vibrer. Le samedi 19 septembre, le collectif Verdegris & le Hoppy Soundsystem investissent le jardin Félix Thiollier pour un open-air autour des musiques électroniques. Parce que danser ensemble, occuper joyeusement l'espace public et faire vivre une culture indépendante sont aussi des manières de résister.
Une ville où l'on ne peut plus se retrouver, écouter de la musique, danser, discuter, faire du bruit et occuper collectivement l'espace public est une ville qui a renoncé à une partie de sa liberté.
Partout, les espaces de vie collective sont progressivement transformés en espaces de consommation. Pour se retrouver, il faut souvent payer. Pour écouter de la musique, acheter un billet.
Les musiques électroniques connaissent particulièrement bien cette histoire. Depuis leurs origines, elles se sont développées dans des espaces détournés, des friches, des squats, des entrepôts, des terrains vagues, des clubs et des lieux temporaires. Elles ont toujours porté une certaine idée de la liberté : faire ensemble, expérimenter, créer sans attendre l'autorisation d'en haut.
C'est pourquoi, le samedi 19 sepetembre, l'association Verdegris & le Hoppy Soundsystem organisent un open-air au jardin Félix Thiollier, à Saint-Étienne.
Samedi 19 septembre, 15H - 22H
Gratuit
Jardin Félix Thiollier, Saint-Étienne
Prog 100% locale : Drawbridge, OSSLDDC, Eva, Patrick Pathos
Bar à prix doux
Un événement qui porte une conviction essentielle : la fête, la musique et les espaces de rencontre doivent rester accessibles à toutes et tous.Enfin, l'espace public ne devrait pas être uniquement un endroit où l'on circule. Il peut aussi être un endroit où l'on s'arrête, où l'on se rencontre et où l'on construit du commun.
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Contre la torture en prison : Journées de discussions contre les QLCO
« Tandis que dehors on parle de fascisation, les prisonniers des QLCO (quartiers de lutte contre la criminalité organisée) et leurs proches vivent déjà le fascisme. Se battre à leurs côtés, c'est lutter contre le glissement de toute la société. »
QLCO : DE LA TORTURE CARCÉRALE À LA FASCISATION GÉNÉRALE
Les 16 et 17 octobre 2026, le collectif anticarcéral de L'Envolée invite à un week-end de discussions contre les QLCO (quartiers de lutte contre la criminalité organisée) : de nouveaux quartiers de haute sécurité qui durcissent encore l'appareil répressif. L'Envolée et ses invité.es – ancien·nes prisonnier·es, proches, militant·es associatif·ves, avocats… – proposent de faire entendre la voix sans cesse réduite au silence des prisonnier·es, pour comprendre ensemble de quoi la prétendue « guerre au narcotrafic » est vraiment le nom, et pour imaginer ensemble les moyens de lutter contre les QLCO.
En avril 2025, le vote à la quasi-unanimité de la loi « Narcotrafic » s'est accompagné d'un méga battage médiatique autour de la prétendue « mexicanisation de la France », incarnée par l'image du grand méchant trafiquant. Encore une figure du monstre qui aggrave la stigmatisation raciste, l'enfermement massif des plus précaires et l'allongement de toutes les peines. Non seulement cette loi renforce l'extension tous azimuts des pouvoirs de la police, de la justice et de l'administration pénitentiaire, mais elle instaure un nouveau régime de détention : les quartiers de lutte contre la criminalité organisée.
Depuis l'ouverture du premier QLCO à Vendin-le-Vieil en juillet 2025, le ministre de la justice et ses complices se félicitent de la sévérité du traitement infligé aux enfermés. Torture de l'isolement poussée à l'extrême, déshumanisation des prisonniers et des proches, surveillants cagoulés en permanence : tel est le quotidien dans ces quartiers ouvertement destinés à faire souffrir le plus possible. Au QLCO de Condé-sur-Sarthe (ouvert en octobre 2025), les matons entonnent des chants racistes et brutalisent les prisonniers ; sur le mur d'une salle des gradés, on peut lire : « Si tu parles, c'est que tu respires ! », en référence à la suffocation provoquée par les techniques de « pliage ». Difficile d'imaginer que ça va mieux se passer au QLCO de Réau (ouvert en août 2026), et bientôt à Valence et Aix-Luynes…
Dès l'ouverture de Vendin et de Condé, les prisonniers et leurs proches ont cherché à faire entendre par tous les moyens qu'un cap avait été franchi en termes de torture carcérale. Malgré la rigueur du dispositif, les prisonniers se sont organisés collectivement pour faire sortir des communiqués, inonder les coursives et entamer ensemble des grèves de la faim. En mai dernier, les prisonniers de Condé ont mené un mouvement de blocage pendant plus de quinze jours, et leurs proches ont publié un texte pour dénoncer des humiliations systématiques (voir aussi ici et nos émissions radio de 2025-2026). En juin, des prisonniers ont déposé une plainte groupée pour violences et harcèlement ; quelques jours plus tard, la Contrôleuse générale des lieux de privation de liberté (CGLPL) a publié un rapport accablant faisant état de « violences systémiques » au QLCO. C'est dans ce contexte que le tribunal de Caen a fini par rendre le 18 juillet une ordonnance intimant enfin au ministère de faire cesser certaines de ces pratiques déshumanisantes.
En fait, c'est le sort de tous les prisonnier·es qui dépend de ces bagarres contre les QLCO, car les pratiques mortifères de ces quartiers sont déjà en train de contaminer toutes les autres prisons. Tandis que dehors on parle de fascisation, les prisonniers des QLCO et leurs proches vivent déjà le fascisme. Se battre à leurs côtés, c'est lutter contre le glissement de toute la société.
Y a pas d'arrangement !
AU PROGRAMME :
(mis à jour le 4 septembre, voir les dernières mises à jour ici)
VENDREDI 16 OCTOBRE – 19h
Présentation du livre « Crever le silence : Comité d'action des prisonniers, 1972-1980 ».
SAMEDI 17 OCTOBRE – dès 13h
Expos, tables d'infos, collectifs d'invités, espace enfant et bar.
Deux discussions animées par l'Envolée et ses invité.e.s :
14h – Derrière la guerre aux narcotrafiquants, la guerre aux quartiers
Avec : Fabrice Olivet, militant de ASUD (association auto-support des usagers de drogues) et auteur de « Guerre à la drogue, guerre raciale ? » ; une ancienne prisonnière ayant subi le régime carcéral « 41 bis » italien, qui a inspiré les QLCO ; Libre Flot, prisonnier ayant subi le régime d'isolement en France pendant sa détention préventive.
16h – La bagarre contre les QLCO
Avec : des paroles de prisonniers du QLCO et de leurs proches, sur le fonctionnement de ces quartiers et les mouvements de protestations qu'ils ont menés ; un avocat qui mène des actions en justice contre les QLCO ; interventions d'anciens prisonniers sur l'isolement et ses évolutions.
19h – Repas à prix libre,
de la cantine des Pyrénées
20h – « Dans l'ombre, la lumière »
Spectacle de Khaled Miloudi et Raphaël Goldman
22h-0h – DJ set : Manu Makak
Lieu : La Parole errante, 9 rue François Debergue, 93100 Montreuil – Métro 9 (Croix de Chavaux)
Entrée gratuite.
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Diffamation à Montpellier : José-Luis Moraguès de BDS et son avocate dénoncent une “procédure-bâillon”
Le co-fondateur de la campagne BDS Montpellier comparaissait ce jeudi 10 septembre devant le tribunal correctionnel pour diffamation aggravée, après la mise en ligne d’une vidéo visant Michèle Bensoussan, présidente du Centre culturel juif Simone Veil, et Perla Danan, présidente du CRIF Languedoc-Roussillon. Un procès où l’accusation a surtout dû démontrer que le prévenu était bien l’auteur d’une publication qu’il conteste avoir publiée
La salle est comble ce jeudi 10 septembre à 14h. D’un côté, les soutiens de José-Luis Moraguès, figure historique du mouvement de solidarité avec la Palestine à Montpellier. De l’autre, ceux de Perla Danan, résidente du CRIF Languedoc-Roussillon et de Michèle Bensoussan, présidente du Centre culturel juif Simone Veil.
Le militant est poursuivi pour diffamation publique aggravée, commise « en raison de l’origine, de l’ethnie, de la nation, de la race ou de la religion ». En cause : une vidéo diffusée en juin 2025 sur les réseaux sociaux de la campagne BDS (Boycott, désinvestissements, sanctions), qui présente le Centre culturel juif Simone Veil comme « un relais du sionisme local » et affirme que sa présidente, Michèle Bensoussan, « affiche son soutien aux soldats israéliens en plein génocide à Gaza » et « pose fidèlement aux côtés de colons armés ». Perla Danan y est également visée : « Derrière le discours sur le vivre-ensemble, la paix et le dialogue, se cache une idéologie brutale, celle de la conquête, de la colonisation et de l’apartheid », affirme la vidéo. La présidente régionale du CRIF avait déposé plainte le 7 juillet 2025, dénonçant un montage qu’elle qualifie d’antisémite, mêlant des images de guerre à des photos d’elle.
Une citation « imprécise » ?
Avant de parler du fond, il a d’abord fallu parler de la forme. Me Damia Taharraoui, avocate de José-Luis Moraguès, soulève d’emblée une exception de nullité : « On ne sait pas à quelle date la publication reprochée a été publiée. On nous parle d’entre le 11 juin et le 19 août. Sur quelle plateforme ? On n’a aucune URL, aucune capture d’écran dans le dossier. On nous parle de comptes Facebook et Instagram, mais lesquels ? La campagne BDS a des centaines de comptes sur les réseaux sociaux. » Et de conclure : « Ces imprécisions ne permettent pas d’exercer les droits de la défense. Monsieur Moraguès est là parce qu’il serait le “directeur de publication”. »
Me David Mendel, avocat des parties civiles, réplique en s’appuyant sur le calendrier : la vidéo dénonce la « journée de Jérusalem » du 22 juin, elle aurait donc été mise en ligne le 11 juin pour s’opposer à cet événement. Il rappelle aussi que la circonstance aggravante porte le délai de prescription à un an. Le procureur balaie : « C’est une erreur matérielle. La vidéo se réclame du collectif BDS Montpellier, on sait de quoi on parle. Ce groupe n’a pas d’existence légale, mais il est très actif. Nous savons tous pourquoi nous sommes là. » Le tribunal joint l’incident au fond.
La « journée de Jérusalem », justement, mérite qu’on s’y arrête. Organisée depuis bientôt cinquante ans par le Centre culturel juif Simone Veil avec le soutien historique des collectivités socialistes, elle célèbre « Jérusalem, capitale une et indivisible », au mépris du droit international, qui considère Jérusalem-Est comme un territoire occupé. En 2024, des associations dénonçaient la présence à cette journée de Sar-El, une structure qui organise des séjours de volontariat civil au sein de l’armée israélienne. Depuis, l’événement perd du terrain : la mairie de Montpellier a refusé en avril 2025 de continuer à l’accueillir dans un lieu municipal, les élus communistes alliés du maire ont dénoncé l’usage du logo de la Ville par les organisateurs, et l’édition 2026 s’est repliée à Castelnau-le-Lez.
« Je n’ai pas publié cette vidéo »
À la barre, José-Luis Moraguès, habituellement coutumier des tribunes politiques lors de ses procès, reste sobre : « Je n’ai pas publié cette vidéo et ce n’est pas moi qui gère ces pages. Je n’ai pas de fonction particulière au sein de ce mouvement, nous fonctionnons de manière horizontale et les rôles sont tournants. Je ne suis pas très doué avec les réseaux sociaux, je laisse ça à nos jeunes militants. » Il ne commente pas le fond. Il concède, sur question de Me Tyssière, avocate de Michèle Bensoussan, disposer d’une chaîne YouTube à son nom, créée en 2009, qui « a fourni des vidéos pour BDS ». Et confirme à Me Mendel que BDS n’existe pas en tant qu’association : « En 2005, c’est le BDS palestinien qui a été créé à partir de plus de 70 organisations palestiniennes. C’est un mouvement non-violent qui vise à faire pression sur Israël pour qu’il respecte le droit international. »
Pour les parties civiles, cette horizontalité revendiquée ne trompe personne. « Il n’y a pas d’association BDS, mais il est clair que ça fait quinze ans que José-Luis Moraguès est le leader et fondateur du BDS Montpellier. Au tribunal administratif, c’est lui qui conteste les arrêtés préfectoraux d’interdiction des manifestations », plaide Me Tyssière, qui verse au dossier les rapports d’activité du centre culturel pour contredire le contenu de la vidéo, dont le ton, selon elle, « devient violent » au fil des images. Elle réclame 1 000 euros de préjudice moral et 1 500 euros de frais d’avocat.
Me Mendel monte d’un cran. Il s’attarde sur un passage de la vidéo évoquant une « invasion » de juifs d’Algérie arrivés en France dans les années 1950 : « Éric Zemmour a été condamné pour avoir parlé d’invasion d’immigrés. Quand j’entends le ton de cette vidéo, j’y vois une incitation à agir avec violence contre le siège du CRIF, le centre culturel juif et les personnes qui représentent ces institutions. » Puis il retourne l’argument de l’inexistence juridique du mouvement : « Si BDS n’existe pas, qui dépose les manifestations, qui paye le fournisseur d’accès pour le site, comment vous financez-vous ? » Il demande un euro symbolique de préjudice moral pour Perla Danan et 2 500 euros de frais de justice.
« Se cacher derrière un mouvement qui n’existe pas, c’est trop facile »
Le procureur, lui, commence par un aveu : « Je regrette que cette enquête soit incomplète. On aurait pu explorer l’ordinateur de monsieur Moraguès. » Ce qui ne l’empêche pas de requérir. « Je le trouve très modeste quand il dit qu’il n’est pas plus que n’importe quelle autre personne à l’intérieur de BDS. Madame la présidente, vous avez l’honneur d’avoir en face de vous le président de fait de cette association de fait. Se cacher comme ça derrière un mouvement qui n’existe pas, c’est trop facile, c’est cautionner son impunité. » Sur le fond, il dénonce « une confusion entre l’État d’Israël, le gouvernement d’Israël, la judéité et des photos de mesdames Bensoussan et Danan ». « On peut être juif sans soutenir le gouvernement israélien. On est allé largement au-delà de la liberté d’expression », conclut-il, avant de demander 5 000 euros d’amende. Il rappelle au passage que la peine encourue, avec la circonstance aggravante, va jusqu’à un an de prison.
En défense, Me Taharraoui laboure le terrain de la preuve : « Il n’y a ni capture d’écran, ni constat d’huissier. Il n’y a pas de preuve, juste des déductions. Un numéro de téléphone ou un mail est toujours associé à une page. Un virement est fait chaque année au fournisseur d’accès pour le site. Pourquoi les enquêteurs n’ont-ils pas cherché à savoir qui était derrière cette page, alors que des moyens existent pour le faire ? » Elle pointe aussi un paradoxe du droit de la presse : « Personne n’impute de propos précis à mon client. Aucun d’eux n’a cité la citation. » Et à titre subsidiaire, elle plaide la bonne foi : un débat d’intérêt général, une parole militante, et une base factuelle suffisante puisque le programme de la journée de Jérusalem exprimait, selon elle, un soutien aux soldats israéliens, notamment via la présence de Sar-El. Elle demande la relaxe, dénonçant « une procédure bâillon » : « Le fait que monsieur Moraguès, au casier judiciaire vierge, se retrouve une énième fois ici ne dit rien de son comportement. Il dit l’acharnement de ses adversaires politiques. »
Un habitué du prétoire, malgré lui
Une énième fois, en effet. Le parcours judiciaire récent du militant donne du corps à l’argument. En juillet 2025, le tribunal de Montpellier le relaxait dans les dossiers de diffamation qui l’opposaient au sénateur PS Hussein Bourgi, à la présidente de Région Carole Delga et au président du Département Kléber Mesquida, en reconnaissant sa bonne foi dans un débat d’intérêt général. Le parquet a fait appel, une démarche rare en la matière. Résultat : une condamnation en appel en février 2026 à 3 000 euros d’amende dont la moitié avec sursis, alors même que l’avocat général avait requis la relaxe. Le militant s’est depuis pourvu en cassation. Dans l’affaire de la gouache rouge versée sur la plaque de jumelage avec la ville israélienne de Tibériade à la maison des relations internationales, la Ville de Montpellier avait fait appel d’une condamnation à 150 euros avec sursis, avant que le parquet ne se désiste au dernier moment, à l’agacement du président de séance lui-même : « Quelle débauche de moyens. »
Le principal intéressé aura le dernier mot : « Il y a effectivement une forme de harcèlement sur moi. Mes opposants font deux choses : me cibler parce que je suis l’un des fondateurs de la campagne BDS Montpellier, et faire passer BDS pour un mouvement violent alors que nous sommes non-violents. »
Le tribunal rendra sa décision le 10 décembre.
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Le média indé 60 Millions de consommateurs en voie d'être racheté par un milliardaire
Mis en vente il y cinq mois par l'État, qui détient l'institut qui l'édite, le magazine mensuel indépendant risque bientôt de ne plus l'être : l'offre de reprise de l'homme d'affaires Xavier Niel vient d'être choisie par le gouvernement.
Le magazine indépendant 60 millions de consommateurs pourrait bientôt ne plus l'être. Selon une information du site La Lettre publiée le 1er septembre et confirmée par Libération, le milliardaire Xavier Niel serait en passe de racheter le média dédié à la défense des consommateur·ices français·es. Le magazine s'était notamment illustré en novembre 2025 par ses révélations sur les poupées sexuelles à l'apparence enfantine vendues sur Shein.
Sur le même sujet
60 millions de consommateurs Affaire des poupées sexuelles de fillettes sur Shein : nos révélations inquiétantes
Fondé en 1970 par l'Institut national de la consommation (INC), rattaché au ministère de l'Économie, le média et son éditeur ont été mis en vente par l'État en mars 2026 en raison de leur mauvaise santé financière. « Selon la Cour des comptes, l'INC a cumulé 7,9 millions d'euros de pertes nettes entre 2018 et 2023, rappelle L'Humanité. L'institut s'est pourtant battu en dégageant un bénéfice de 236 000 d'euros en 2025. Malgré ce retour à l'équilibre et les propositions de développement de 60 millions, le gouvernement n'a pas sourcillé et a confirmé ses coupes budgétaires. »
Un patron préféré à une association
Depuis, deux offres de rachat ont été présentées, rapporte Libération : celle de l'association Que Choisir Ensemble, éditrice de l'autre média indé français axé sur la consommation (Que Choisir, également présent sur le Portail), et celle de Xavier Niel. Cette dernière a finalement eu les faveurs du gouvernement mais le comité social et économique (CSE) de l'INC doit encore se prononcer en octobre sur cette offre, affirme un syndicaliste à l'AFP.
Après 56 ans d'indépendance, 60 millions de consommateurs passerait ainsi sous l'escarcelle d'un homme d'affaires déjà à la tête de nombreux titres de presse français (Le Nouvel Obs, Nice-Matin, Télérama ou encore Courrier International). Une prise en main qui « n'est pas neutre », juge L'Humanité : « Demain, si le magazine décide de mener une enquête sur les opérateurs téléphoniques, par exemple, aura-t-il la latitude de critiquer le patron de Free ? » Cette possibilité suffirait à le disqualifier en tant que source sur le Portail des médias indés.
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« On arrive » : en montagne, ces randonneurs répondent au racisme
Source : Vertige Media -
« Pas besoin de nous pirater » : Hugging Face s’adresse directement aux agents IA sur son site

Le fichier security.txt de Hugging Face contient désormais une note adressée directement aux agents IA, les invitant à aller chercher les solutions à leurs défis ailleurs.
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La reprise des vols vers Tel-Aviv déclenche un préavis de grève à Brussels Airlines
Sommaire Un accord de volontariat rompu selon le syndicat Le syndicat chrétien ACV Puls a déposé un préavis de grève le mardi 1er septembre, en réaction à la décision de Brussels Airlines de reprendre ses liaisons vers Tel-Aviv depuis le début du mois d'août, tout en réquisitionnant du personnel. À l'issue d'une réunion de concertation tenue jeudi, la direction et les organisations syndicales de la compagnie belge se sont accordées : les pilotes et le personnel de cabine pourront continuer à refuser d'assurer des vols à destination et en provenance de Tel-Aviv. Un accord de volontariat rompu selon le syndicat Selon ACV Puls, la compagnie aérienne a ainsi rompu les accords passés avec les syndicats, qui stipulaient que seuls des volontaires seraient sollicités pour ce type de vols. Le syndicat insiste sur le fait que le manque de volontaires ne justifie pas que l'on contraigne les travailleurs, et que quiconque a de sérieuses objections d'ordre sécuritaire ou de conscience, doit pouvoir refuser ces vols sans subir de conséquences financières, professionnelles ou disciplinaires, estime Jolinde Defieuw, représentante de l'ACV Puls. De son côté, Brussels Airlines indique que les premiers vols vers Israël ont effectivement été assurés par du personnel volontaire, et que « maintenant que ces vols ont repris avec succès, nous pouvons revenir à la procédure standard pour l'élaboration des horaires de service », justifie la compagnie. Le syndicat évoque par ailleurs des pressions exercées sur certains membres du personnel : « Nous avons des informations selon lesquelles certaines personnes effectuent ce vol contre leur gré, mais elles n'ont pas osé refuser parce qu'elles craignaient des sanctions de la direction » , affirme la représentante syndicale. Le syndicat a donc insisté sur ses réserves à l'égard des autorités, qu'il juge trop en retrait sur ce dossier. « Ils n'assument pas suffisamment leurs responsabilités. À nos yeux, dans les circonstances actuelles, aucun vol commercial ne devrait tout simplement avoir lieu à destination de Tel-Aviv », affirme Jolinde Defieuw. Cette nouvelle initiative de travailleur·ses qui refusent de collaborer d'une manière ou d'une autre avec la colonisation de la Palestine, et le génocide en cours depuis 2023, s'inscrit dans le large mouvement de solidarité internationale. Ces 3 dernières années, plusieurs initiatives de travailleur·ses et de sections syndicales ont tenté à leur échelle de participer à ce mouvement et d'avoir un effet concret, par exemple, en bloquant le transit d'armes vers Israël. Cependant, ces initiatives se sont régulièrement retrouvées isolées et n'ont pas encore débouché sur des actions coordonnées et massives des travailleur·ses à l'échelle du pays pour imposer la fin totale de la collaboration. Les patrons des entreprises et les politiques peuvent décider de soutenir Israël dans ses crimes coloniaux, les travailleur·ses qui produisent les richesses et font tourner la vie économique ont le pouvoir d'arrêter concrètement cette collaboration. L'article La reprise des vols vers Tel-Aviv déclenche un préavis de grève à Brussels Airlines est apparu en premier sur Bruxelles Dévie – Média indépendant bruxellois . -
Personnes en grève de la faim dans un état critique
Depuis quelques jours, on est en contact avec des personnes qui mènent une grève de la faim au centre 127bis. Leurs proches et des co-détenus nous appellent également. Leur état de santé se détériore avec les heures qui passent. Leurs voix deviennent de moins en moins audibles. Au jour d'aujourd'hui, à notre connaissance, cinq personnes mènent la grève. Une personne ne mange plus depuis un mois, les quatre autres depuis 24 jours. Ils appellent à l'aide depuis l'intérieur. Les grévistes sont enfermés depuis plusieurs mois et réclament pour certains leur libération, pour d'autres le retour au pays. Tous ont été placés en isolation dans un cachot. Au vu de leur état plus qu'inquiétant, ils demandent une hospitalisation. Certains ont appelé l'ambulance mais le centre refuse de laisser rentrer le service de secours. Le centre bloque tout accès à l'aide, malgré l'état critique de certains. Les personnes sont désespérées. “Ils crèvent, ils sont en train de souffrir, ils sont en train de mourir.” La parole d'une personne de contact depuis l'extérieur : “Je suis vraiment inquiète, S. n'arrive plus à boire de l'eau depuis quelques jours, j'ai peur qu'il meure… mais le centre laisserait pas arriver ça, non ? Il les emmènerait à l'hôpital avant que ça aille trop loin ?” Le personnel du centre leur dit que c'est de leur faute s'ils sont dans cet état. Ils ramènent de la nourriture pour les convaincre d'arrêter leur grève. Mais les grévistes refusent de céder. Ils souffrent de douleurs au ventre, s'évanouissent régulièrement, n'arrivent pour certains plus à boire de l'eau, et ne savent plus se tenir debout. Ils supplient d'être emmenés à l'hôpital. Pourtant, l'Office des étrangers bloque tout aide extérieure : ambulance, visite de médecin, visite des associations accréditées…. Il y a de quoi craindre pour la vie de certains mais aussi pour les conséquences potentiellement irréversibles sur leur santé. “Plusieurs détenus qui signent pour rentrer, mais ils sont gardés enfermés, pourquoi ?” “Les gens ici, ce sont des gens utilisés. L'Office des étrangers et le centre se font de l'argent sur eux, ont du travail parce qu'ils sont enfermés. C'est un business.” Mise à l'isolation, privation de toute aide extérieure, pressions de toutes sortes,… ; ces traitements honteux sont une véritable torture. Les détenus grévistes se retrouvent pris en otage au nom de politiques migratoires racistes et coloniales, qui rappellent les pires périodes de l'histoire. Un détenu va jusqu'à dire : “why don't they make gas chambers, it's easier, it costs less” (” pourquoi ne font-ils pas des chambres à gaz , ca serait plus facile, ça couterait moins.”). Les autorités belges se rendent responsables de ces drames. Par leurs choix politiques mortifères, par leur passivité complice face à ces personnes à bout de santé et de force. FEU AUX CENTRES FERMÉS -
La rentrée de la lutte des classes
Sommaire Mobilisation ce jeudi 10 septembre à Liège « Reprendre la ville, construire la grève » Mobilisation ce jeudi 10 septembre à Liège En juin, Bruxelles a connu une séquence de révoltes concernant l'enseignement. Cette mobilisation a été massive : des élèves en colère, des enfants qui ont occupé les rues de leur ville, des milliers de professeurs organisés, des centaines d'écoles mobilisées, jusqu'à forcer la porte du Parlement… et en face ? Un gouvernement qui n'a que sa matraque, pour défendre ses réformes idéologiques de définancement contre les profs et les enfants. Ce jeudi 10 septembre, la lutte dans l'enseignement reprend. Une manifestation d'ampleur est attendue dans les rues de Liège, avec des enseignant·es venu·es de toute la Wallonie, à l'appel du Front commun syndical et de l'Interluttes liégeoise. Enseignant·es, élèves, éducateur·rices et leurs soutiens reprennent donc la mobilisation qui avait marqué le mois de juin dernier, les mesures antisociales qui visent le secteur de l'enseignement étant toujours d'actualité. Depuis début septembre 2026, le mouvement de grève a notamment repris à Liège. Le 4 septembre déjà, environ 250 enseignant·es s'étaient rassemblé·es place Saint-Lambert, tandis que 23 écoles de la province étaient concernées par des actions, certaines entièrement en grève, d'autres avec plusieurs enseignant·es grévistes. Plusieurs raisons ont poussé les différents acteurs de cette lutte à se mobiliser : coupes budgétaires, fin de la gratuité des repas et des fournitures pour les élèves, travailler plus sans être rémunéré pour les enseignant·es, exclusion raciste des femmes portant le hijab des métiers de l'enseignement, etc. Mais le mouvement social est aussi l'expression d'un ras-le-bol global face à un système éducatif qui favorise les enfants des familles riches aux familles précaires et pauvres. La réforme du secondaire supérieur continue donc à cristalliser la colère du corps enseignant et des élèves. Cette colère a été alimentée par les tentatives infructueuses de dialogue avec la ministre de l'Éducation, Valérie Glatigny, dont la dernière rencontre avec les syndicats n'a débouché sur aucune avancée. Valery Glatigny, qui ne compte pas faire descendre la pression sur les élèves, au contraire. Nouvelle idée en date, faire payer les familles des élèves en décrochage scolaire, en les sanctionnant financièrement sur leurs allocations familiales. La ministre a également évoqué la volonté d'une « meilleure collaboration » entre la police et les écoles, qui prévoit la désignation d'un “référent école” au sein de la police locale pour chaque établissement scolaire, qui serait envoyé au domicile des parents en cas d'absences répétées. « Reprendre la ville, construire la grève » Au-delà du cadre syndical classique, l'Inter-luttes liégeoise a diffusé un communiqué appelant à une mobilisation plus offensive. Le texte annonce que la journée du 10 septembre « ne sera pas une manif comme les autres » et se veut le point de départ d'une dynamique plus large, résumée par le slogan : « Reprendre la ville, construire la grève ». Le communiqué pointe la surmortalité de 47,8 % enregistrée lors des canicules de cet été, les coupes budgétaires dans la santé et la lutte contre le changement climatique, la fermeture nocturne de la gare des Guillemins pour éloigner les personnes sans-abri, ainsi que la réforme des pensions, le durcissement des politiques migratoires et la hausse du budget de la défense. Le texte appelle à dépasser les « grèves bien rangées » au profit d'une grève reconductible et « sauvage », avec la mise en place de caisses de grève et de réseaux de solidarité. L'Assemblée inter-luttes liégeoise estime que, face aux enjeux de « l'époque[,] l'urgence [est] de renverser les pouvoirs en place, aucun parti de gauche pris dans le cadre l'électoralisme ne peut débloquer la situation. Les directions syndicales, quant à elles, n'ont aucune stratégie de lutte et favorisent ainsi la résignation : les grèves perlées ne forment aucun plan d'action soutenu et les objectifs de mobilisation restent flous. Elles n'ont aucune volonté de construire un véritable rapport de force, pour ne pas dire qu'elles empêchent clairement le rapport de force de s'établir. […] Nous appelons donc à rejoindre la manif du 10 septembre pour y laisser s'exprimer notre colère. » Les différentes organisations appellent à rejoindre le rassemblement le 10 septembre à 10h, le départ est donné à la gare des Guillemins. L'article La rentrée de la lutte des classes est apparu en premier sur Bruxelles Dévie – Média indépendant bruxellois . -
Tsédek ! présentation du livre “Lutter en rupture, lutter en solidarité” & soirée de soutien
Jonathan Ruff de Tsédek Paris sera présent pour présenter le livre “Lutter en rupture, lutter en solidarité” qui revient sur les 2 ans depuis la création de Tsédek en tant que collectif juif décolonial .
Dans ce livre, le collectif dresse un premier bilan de deux ans de luttes, et explore les moyens de renouer avec une judéité révolutionnaire et émancipatrice face à la fascisation du monde.
RDV le samedi 19 septembre à l'Atelier pour une présentation du livre et une soirée de soutien à Tsédek. Entrée prix libre.
Programmation :
- 18h ouverture des portes
- 18h30 présentation du livre
- 21h moment convivial & restauration
- 22h-3h DJ's sets
ORG : ATELIER, AFA, TSÉDEK ! & MARAD
Stand de l'Action Antifasciste Genève jusqu'à 22h.
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Robotique : La start-up française Niryo met la main sur l’activité de robotique médicale du taïwanais BizLink
Niryo, start-up française spécialisée dans la conception de robots dans le secteur éducatif et l’industrie, annonce ce 10 septembre l’acquisition de l’activité de robotique médicale de BizLink, groupe basé à Taipei (Taïwan). Le montant de l’opération, finalisée au cours de l’été, n’a pas été communiqué.
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Les canicules ont provoqué une surmortalité* de 3 000 personnes cet été
Sommaire De fortes conséquences humaines causées par le réchauffement climatique Les personnes âgées, malades et précaires en première ligne face à ces canicules : La généralisation et l'intensification des vagues de canicule comme une problématique de santé publique de grande ampleur ? le sommaireDe fortes conséquences humaines causées par le réchauffement climatiqueLes personnes âgées, malades et précaires en première ligne face à ces canicules :La généralisation et l'intensification des vagues de canicule comme une problématique de santé publique de grande ampleur ? De fortes conséquences humaines causées par le réchauffement climatique Trois vagues de canicule ont été recensées du début du mois de juin à la fin du mois d'aout en Belgique. Ces épisodes de très fortes chaleurs ont engendré une surmortalité de 3 000 personnes et apparaissent comme un effet alarmant des conséquences humaines et directes du réchauffement climatique. Les vagues de canicule représentent des périodes prolongées de chaleurs extrêmes diurnes et nocturnes particulièrement élevées qui persistent pendant plusieurs jours consécutifs. Au pic de la canicule du mois de juin, la température de 40,4°C a été recensée le 27 juin dans la province de Namur par exemple. L'été 2026 en Belgique est l'été le plus chaud jamais enregistré en Belgique, depuis le début des mesures en 1833. La température moyenne recensée est de 20,3°C contre 17,9°C en moyenne « normale ». La première vague de fortes chaleurs du mois de juin 2026 a été la plus meurtrière. En effet, 2 000 décès supplémentaires ont été déplorés lors de la vague de chaleur du mois de juin, avec un pic à 641 décès anormaux sur la journée du 27 juin. Le taux de surmortalité est ainsi monté à 48% de plus que les prévisions démographiques. La seconde vague de fortes chaleurs est survenue entre le 4 et le 17 juillet et a quant à elle fait état de 535 décès de plus que la normale. Ce qui représente une surmortalité de 14,8%. Finalement, la troisième et dernière période de canicule à avoir été recensée est celle de la période du 28 juillet au 16 août et aurait engendré 365 décès supplémentaires, ce qui représente une surmortalité d'approximativement 8,5%. Les personnes âgées, malades et précaires en première ligne face à ces canicules : Le groupe d'âge le plus concerné par cette surmortalité représente les personnes de plus de 65 ans. Une surmortalité significative a également été recensée chez les personnes de moins de 65 ans. À ces constats statistiques en lien avec les différentes tranches d'âges s'ajoute la situation sanitaire et socioprofessionnelle des individus touchés. Il est important de rappeler que les personnes porteuses de handicaps et de maladies font partie des premières victimes de surmortalité en lien avec les vagues de canicule. De plus, les professions les plus physiques et précaires, comme l'ensemble des métiers du bâtiment, par exemple, sont les métiers les plus exposés au danger lors de ces périodes de fortes chaleurs. Sans possibilité de télétravail, souvent en extérieur et directement exposés au soleil, les fortes chaleurs ont rendu ces professions encore plus pénibles et dangereuses qu'elles ne le sont déjà. Le 14 juillet dernier, six travailleurs du chantier de la tour OXY ont perdu la vie dans un incendie sur leur lieu de travail. Au moment de l'incendie, les travailleurs présents travaillaient en pleine seconde vague de canicule, sous une température de plus de 35°C. À ces différentes situations s'ajoutent celles des ménages précaires et des personnes sans chez-soi, qui plus que jamais ont été confrontées à l'inconfort et au danger provoqués par ces conditions climatiques extrêmes. La généralisation et l'intensification des vagues de canicule comme une problématique de santé publique de grande ampleur ? Si cet été a été le plus chaud que la Belgique n'ait jamais vécu, il sera certainement le plus froid des décennies à venir. Face au réchauffement climatique provoqué par le système capitaliste, ce type d'épisodes de chaleurs extrêmes va se généraliser, durer davantage de temps et gagner en intensité. Les conséquences humaines provoquées par le réchauffement climatique ne sont plus à questionner, il n'est pas question de savoir si des épisodes de canicules, d'incendies ou encore de violentes intempéries et d'inondations feront des victimes humaines, mais de comprendre quels seront les groupes sociaux qui seront proportionnellement les plus touchés. Les canicules, comme l'ensemble du dérèglement climatique, sont causées par le système capitaliste, qui, en plus d'asservir les travailleur.euses du monde entier, de puiser les ressources terrestres dans une optique de course constante au profit et à la production, dérègle les équilibres planétaires et rend peu à peu les conditions de vie sur terre de plus en plus dangereuses. L'article Les canicules ont provoqué une surmortalité* de 3 000 personnes cet été est apparu en premier sur Bruxelles Dévie – Média indépendant bruxellois . -
Mamy, le futur c'était mieux avant
Mahaut est née à la fin des années 90. Le programme de sa vie d'adulte semble tout tracé : tomber amoureuse d'un gentil garçon, acheter une maison avec un beau jardin, fonder une famille, trouver un travail épanouissant… « et à la fin ils vécurent heureux ». Sauf qu'après ses études, les choses ne se passent pas tout à fait comme prévu. Rupture amoureuse, contrats précaires, immobilier hors de prix, burn-out professionnel, dérèglement climatique, chômage, santé mentale en berne, et à la maison, les garçons ne font toujours pas la vaisselle. La vie d'adulte, ça craint. Le « programme tout tracé » semble être au mieux un parcours d'obstacles, au pire une véritable arnaque. En partant des désillusions et espoirs de sa jeunesse, Mahaut interroge notre manière de faire société. Pour ça, elle se plonge dans son histoire familiale, son envie d'un autre monde, les études anthropologiques et les statistiques de divorce, les théories néolibérales des années 80 et les sorties ciné des années 2000. Et si, collectivement, on se penchait sur nos fins heureuses ? Infos pratiques : Le 17 septembre à 20h A la Fleur en papier doré, rue des Alexiens 53-55 - 1000 Bruxelles Entrée à prix libre - cash only -
Arpentage du livre « Le problème à trois corps du capitalisme » de Romaric Godin (2026)
Arpentage du dernier livre de Romaric Godin, dans lequel celui-ci décortique comment les États sont mis au service du capital privé pour la pérennité. Face aux crises (économiques, écologiques et anthropologiques) et aux contestations qui en découlent, les gouvernements en viennent à gérer l'urgence par des dérives de plus en plus autoritaires pour protéger l'accumulation des profits privés au détriment des humains et de la planète.
Inscription obligatoire par mail à l'adresse pablo@cadtm.org
Prévu de 18h à 21h au STEKI, rue G. Defnet 6, 1060 St-Gilles
Plus d'information sur le livre : https://www.editionsladecouverte.fr/le_problem
Cet arpentage s'inscrit dans le cadre d'un triple arpentage. Plus d'information : https://www.cadtm.org/Decouper-la-bourgeoisie-
Activité organisée par le Comité pour l'abolition des dettes illégitimes (CADTM). Plus d'information : https://www.cadtm.org/Francais -
'Change agent' Army secretary resigns
Dan Driscoll, whom President Donald Trump in 2024 hailed as "a disruptor and change agent," has resigned as secretary of the Army. -
Arpentage : « À l'école du capitalisme : Comment la néolibéralisation de l'école menace l'équité et la démocratie » de Cécile Gorré et Nico Hirtt (2026)
Arpentage du livre « À l'école du capitalisme : Comment la néolibéralisation de l'école menace l'équité et la démocratie » de Cécile Gorré et Nico Hirtt (2026). Ce livre dénonce les réformes qui frappent les systèmes d'enseignement européens - et singulièrement en Belgique francophone - soumettant l'école publique à la logique de la rentabilité marchande. Les auteur.ices nous montrent comment l'enseignement est transformé pour produire une main-d'œuvre utile à l'économie, creusant ainsi délibérément la ségrégation et les inégalités sociales. Livre d'une actualité brulante alors que profs et élèves ont manifesté massivement ces derniers mois pour dénoncer les réformes de la FWB mises en place par l'Arizona.
Inscription obligatoire par mail à l'adresse pablo@cadtm.org
Prévu de 18h à 21h au STEKI, rue G. Defnet 6, 1060 St-Gilles
Pique-nique pour les petits creux :)
Plus d'information sur le livre : https://agone.org/livre/a-lecole-du-capitalis…
Cet arpentage s'inscrit dans le cadre d'un triple arpentage. Plus d'information : https://www.cadtm.org/Decouper-la-bourgeoisie…
Activité organisée par le Comité pour l'abolition des dettes illégitimes (CADTM). Plus d'information : https://www.cadtm.org/Francais -
Congé climatique, «journée intensive»… Pour concilier travail et chaleur, la France pourrait s’inspirer de solutions espagnoles
Madrid (Espagne), le 9 septembre 2026. Le ministre français du travail, Jean-Pierre Farandou (à gauche), la secrétaire générale de la CGT, Sophie Binet (à droite), et la ministre espagnole du travail, Yolanda Díaz (au centre), participent à une visite de chantier. © Thomas Coex/AFP
En cette rentrée, le ministre du travail, Jean-Pierre Farandou, a fait ses valises pour l’Espagne. Pas pour se prélasser en bord de mer, mais afin de comprendre comment nos voisin·es s’adaptent aux fortes températures quand il s’agit de travailler. Un «voyage d’étude» annoncé en juin, au début de l’été le plus chaud jamais enregistré en France.
Accompagné de représentant·es de syndicats et du patronat, le ministre a été reçu mercredi à Madrid par son homologue ibérique, Yolanda Díaz, communiste et ex-leader du parti Sumar (gauche). «La France devient l’Espagne», a déclaré Jean-Pierre Farandou pour illustrer la nécessité de s’inspirer d’un pays «habitué aux grandes chaleurs depuis longtemps et à l’avant-garde des mesures prises pour gérer leur impact sur le monde du travail».
L’urgence est criante. 7 300 décès excédentaires ont été enregistrés cet été par Santé publique France ; un bilan encore provisoire. Sur la même période, au moins 14 personnes sont mortes de la chaleur au travail, d’après les derniers chiffres de la Confédération générale du travail (CGT). «Ce voyage à Madrid confirme que la France est très en retard face aux chaleurs et aux intempéries, assure Sophie Binet, sa secrétaire générale. À l’issue de ce déplacement, une chose est claire : il y a urgence à modifier le code du travail pour intégrer les protections qui existent déjà chez nos voisins.»
La journée intensive
Premier dispositif observé par la délégation française : la «journée intensive» (ou «continue»). En été, nombre d’employé·es, ouvrier·es du BTP ou travailleur·ses agricoles commencent plus tôt – environ 7h30 dans les bureaux ; parfois dès 6h sur les chantiers – et terminent vers 14h ou 15h, sans pause déjeuner. La journée de travail est condensée sur la seule matinée, après laquelle chacun·e rentre chez soi. «La logique est implacable : on évite les heures les plus chaudes, et donc les risques les plus importants», a reconnu Jean-Pierre Farandou.
En général, cette organisation s’étend de fin juin à début septembre – les dates varient selon les provinces. Il ne s’agit toutefois pas d’un droit légal automatique : elle doit être prévue par la convention collective ou inscrite sur le contrat de travail. Environ la moitié des entreprises espagnoles proposent cette journée intensive, d’après différentes estimations.
En fin de compte, «la proposer est dans l’intérêt des employeurs, puisqu’elle permet d’améliorer la productivité», a assuré la ministre espagnole du travail, expliquant que de nombreuses études démontrent que la productivité chute à force de travailler sous la chaleur.
Mais la mesure a ses limites. La saison de la journée intensive s’arrête début septembre, alors que le thermomètre avoisine encore régulièrement les 40°C dans le courant du mois, surtout en Andalousie. Cette semaine, l’agence espagnole de météorologie (Aemet) a émis une alerte orange pour fortes chaleurs à Séville, à Cordoue et à Jaén, dans cette région du sud de l’Espagne. Quant à certains secteurs très exposés à la chaleur comme les filières bois, métallurgie ou ciment, ils ne bénéficient même pas de cette option dans leur convention.
Un décalage pointé par Jaime Sarmiento, secrétaire à la santé au travail du syndicat UGT à Cordoue : «Les températures ne connaissent ni calendrier ni convention collective. Si la chaleur continue et que la santé des travailleurs est menacée, les mesures de prévention doivent continuer à s’appliquer.»
En cas d’alerte rouge, fermeture des terrasses des bars et restaurants
Au-delà de cette flexibilité négociée, les employeur·ses espagnol·es ont, depuis 2023, l’obligation légale de protéger leurs salarié·es en cas de forte chaleur : adaptation des horaires, protocoles de prévention, voire interdiction de certaines tâches en extérieur. Dès que l’Aemet émet une alerte orange ou rouge et que les mesures préventives ne suffisent plus, la loi impose l’adaptation des conditions de travail — pouvant aller jusqu’à la réduction des horaires.
Dans ce contexte, un·e maçon·ne doit pas travailler à l’extérieur pendant les heures les plus chaudes de la journée. Autre exemple : la nouvelle convention collective de la restauration prévoit la fermeture des terrasses, des bars et des restaurants en cas d’alerte rouge ou de températures proches ou supérieures à 42°C, sous peine d’amendes pouvant atteindre 50 000 euros.
Les autorités affirment veiller au respect de la loi. Le montant des amendes aux entreprises en infraction a ainsi doublé entre les étés 2022 et 2025, passant de 706 000 euros à 1,56 million d’euros, d’après des chiffres du ministère du travail espagnol, révélés par le journal El País. Des sanctions qui touchent surtout la construction et l’agriculture, pour non-respect des horaires adaptés. Les syndicats espagnols dénoncent néanmoins des trous dans la raquette. La confédération Comisiones Obreras comptabilise 3 830 accidents liés à la chaleur en 2025, près du double de l’année précédente.
Congé climatique
Autre dispositif scruté par la délégation française : le désormais fameux congé climatique, entré en vigueur le 28 novembre 2024, un mois après les inondations meurtrières à Valence, dans l’est du pays. Il ouvre droit à quatre jours de congés payés par an lorsqu’un·e salarié·e fait face à une «situation de risque grave et imminent», notamment lorsqu’elle découle d’«une catastrophe ou d’un phénomène météorologique adverse». Les fortes chaleurs font bien partie de ces situations, comme l’a confirmé le ministère espagnol du travail, et contrairement aux propos de Jean-Pierre Farandou, qui avait assuré, fin juin, que la mesure excluait les alertes canicule. Madrid n’a cependant pas confirmé si ce congé avait été effectivement utilisé dans le contexte d’une vague de chaleur.
En France, l’idée a déjà des relais politiques. Les Écologistes soutiennent une proposition de loi visant à instaurer cinq jours de congés payés en cas d’alerte rouge météo. Jean-Pierre Farandou émet des réserves : «Je ne crois pas que l’on puisse transposer exactement la même chose», a-t-il confié à El País, un jour avant son voyage en Espagne. Une fois arrivé à Madrid, le ministre a préféré éluder le sujet.
L’Hexagone dispose cependant d’un dispositif similaire : le «régime de chômage-intempéries», qui prend en compte les fortes chaleurs mais reste réservé au secteur du BTP. La CGT, Solidaires et la FSU demandent d’étendre le dispositif à tous les secteurs. La CGT a aussi insisté pour inscrire dans la loi des températures de référence. Outre-Pyrénées, un décret exige depuis 1997 que la température intérieure ne dépasse pas 27°C dans les bureaux et 25°C en cas d’activité physique «légère».
Reste à savoir comment la France transposera ces enseignements. Jean-Pierre Farandou a d’ores et déjà tranché en faveur du dialogue social, au lieu d’une procédure législative. Le groupe de travail formé avec les représentant·es des syndicats et des entreprises doit poursuivre ses réflexions à Paris dans les prochaines semaines. Le ministre voudrait «conclure les discussions fin 2026 ou début 2027» mais anticipe déjà qu’«il n’est pas exclu qu’on ne voie pas les choses pareil».
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[Zine] Crash-Test #16
Sommaire CRASH-TEST#16 - Septembre 2026 PIY (Print It Yourself) PARTICIPE à Crash-Test ! Prochain thème : A MORT PARTICIPE à Crash-Test ! à l'infini Concours Inktober-Test Toujours à faire, encore à faire : CRASH-TEST#16 - Septembre 2026
74 pages A5 en Noir et Blanc.
Dispo en dépôt où vous voulez, ailleurs par hasard et sur commande par votre seule volonté. à partir de maintenant.
Hésitez pas à passer commande et à prendre des paquets à distribuer à qui le vaut bien ou mieux, lisez plus bas et imprime toi même. Où trouver Crash-Test ? PIY (Print It Yourself)
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On conseil l'usage de papier tomate-crème pour la couverture, dans le respect des choix artistique opéré par la section « design et fond de frigo » de notre bureau d'étude.
PARTICIPE à Crash-Test ! Prochain thème : A MORT
S'il y a assez de contribution et que le comité réactionnaire survit, il sortira pour décembre-novembre. PARTICIPE à Crash-Test ! à l'infini
C'est cool d'envoyer des trucs le plus tôt possible ou même en retard, ou même de prévenir à l'avance si vous comptez envoyer un truc, comme ça d'autre personnes pourront peut être ajouter des images ou peaufiner les mises en pages toussa.
mag-a-zinne@proton.meConcours Inktober-Test Toujours à faire, encore à faire : Commander des zines Faire des dons, donner du fer (y en a dans votre sang, on le boira) Print It Yourself (cf plus haut) Distribuer, faire la promo du trucs, trouvez de nouvelles personnes qui pourraient aimer prendre de la place dans ces pages. Envoyez vos conseils, critiques, retours pour orienter les crash dans un meilleur axe ou vers un autre mur. Envoyez vos propositions ou contributions ou thune pour la suite. Dite nous si vous souhaitez vous occuper d'une page en particulier ou d'une rubrique en particulier. Vous pouvez rejoindre le Comité Ré(d)actionnaire pour aider à la recherche de contenus, à la compilation et à la finalisation (mise en page, impressions etc).
mag-a-zinne@proton.me
Le formulaire de participation est aussi toujours utilisable si vous souhaitez rejoindre l'équipage (c'est une mailing-list) sans encore trop savoir quoi y apporter (les stages d'observation sont acceptés). -
L’économie française en plein marasme
La dernière note de conjoncture de l’Insee publiée jeudi 10 septembre prévoit une croissance de 0,4% du PIB français sur 2026. Un affaiblissement généralisé qui touche en premier lieu les ménages les plus pauvres et qui souligne l’échec désastreux du macronisme en matière économique. -
Musique chenille, croix de Lorraine et gangs de motards : reportage à la « Fête du cochon » d’Hayange, base arrière du Rassemblement national
Nul besoin, paraît-il, de faire beaucoup de route pour voyager. Et en effet : nos reporters dessinateurs-écrivains-photographes Nic & Nic n’ont eu à conduire qu’une trentaine de kilomètres, depuis Metz, pour atterrir dans un monde semi-parallèle. Des… -
L'Éducation nationale se débarrasse de centaines d'enseignants contractuels en dépit des services rendus

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10 jours pour sauvegarder ses données
Fermeture de Noblogs et des services d'Autistici/Inventati et instructions pour sauvegarder ses données.
Dans une dizaine de jours (autour du 18 septembre) les services fournis par Autistici/Inventati s'éteindront.
Cela signifie que les comptes email ne fonctionneront plus : si vous les avez utilisés pour vous enregistrer à des services tiers, il vous faudra y mettre à jour votre email pour une nouvelle adresse.
Cette page fournit des instructions pour exporter les données des services de l'infrastructure d'A/I.
1. NOBLOGS
Les comptes “propriétaire” et “administrateur” des blogs vont recevoir un email contenant un lien de téléchargement de la sauvegarde du blog, incluant les articles, les pages, les médias, dans un format permettant de la réimporter dans une autre plateforme WordPress.
Voici un guide pas-à-pas pour importer les données téléchargées dans un nouveau site WordPress :
- Se connecter à l'interface d'administration du nouveau blog WordPress
- Dans le menu “Outils” de la colonne de gauche, cliquer sur “Importer”
- En bas de la liste, trouver “WordPress” et cliquer sur “Installer maintenant”
- Une fois l'installation terminée, cliquer sur “Lancer l'outil d'importation”
- Cliquer sur “Choisir un fichier” et sélectionner le fichier XML de la sauvegarde sur votre ordinateur
- Cliquer sur “Téléverser et importer le fichier”
- Dans l'écran suivant, assigner les articles à un compte existant ou créer un nouveau compte
- Cocher la case “Téléverser et importer les fichiers joints” pour copier vos images et vos médias sur le nouveau site
- Cliquer sur le bouton “Envoyer” pour lancer le processus d'import. Un message de succès apparaît lorsque l'opération est terminée.
Si vous voyez une erreur durant le processus de téléversement (par exemple parce que des fichiers sont trop gros), envoyez un email à help@inventati.org. Nous pourrons vous envoyez des instructions sur comment augmenter les limites de téléversement ou comment découper le fichier XML en plus petits morceaux. (Vous pouvez aussi trouver des solutions en ligne.)
Important : importer les fichiers joints n'est possible que si noblogs.org est encore accessible. Quand Noblogs aura cessé de fonctionner, vous devrez installer une extension sur votre nouveau blog afin de changer les liens des fichiers sauvegardés.
Notez aussi que, une fois notre infrastructure éteinte, il ne sera plus possible de nous contacter. Si vous pensez avoir besoin d'aide pour la migration, merci d'importer votre sauvegarde sur votre nouveau site WordPress avant cette date.
2. EMAILS
Lorsqu'ils sont stockés sur nos serveurs, vos emails sont chiffrés : nous ne pouvons pas accéder à leur contenu, et vous seul·e pouvez les déchiffrer avec votre mot de passe. Il est donc crucial que vous téléchargiez votre boîte mail avant la fermeture des services d'A/I, car il sera ensuite impossible de récupérer vos messages.
Il n'est pas possible de télécharger les emails depuis le webmail. Dans l'interface web, vous pouvez uniquement sélectionner tous vos emails et les effacer afin de vider votre boîte mail. Si vous voulez télécharger vos messages, vous devez installer un client mail sur votre ordinateur. Nous recommandons d'utiliser Thunderbird. Vous pouvez trouver un tutoriel ici :
https://www.inventati.org/docs/mail/thunderbird
Nous ne fournirons pas d'instructions sur comment synchroniser ou exporter vos emails vers des hébergeurs de mails tiers et/ou commerciaux.
Vous pouvez télécharger votre liste de contacts depuis le webmail, via l'option “Exporter” dans le menu “Contacts”.
Paramètres de connexion pour Thunderbird :
- Protocole : IMAP
- Courrier entrant :
- serveur : mail.inventati.org
- port 993 (SSL/TLS) ou 143 (STARTTLS)
- Courrier sortant :
- serveur : smtp.inventati.org
- port 465 (SSL/TLS) ou 587 (STARTTLS)
- Nom d'utilisateurice : votre adresse mail
3. SITES WEB
Nous recommandons de télécharger le contenu des sites hébergés sur les serveurs d'A/I via le protocole WebDAV à l'aide d'un client compatible. Les paramètres d'accès sont disponibles ici : https://www.inventati.org/docs/web/webdav#how-to-download-your-website
Vous trouverez un “dump” (une archive) des bases de données SQL de votre (ou vos) site(s) dans le dossier principal de votre compte WebDAV.
Logiciels recommandés :
4. LISTES MAIL et NEWSLETTERS
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https://renverse.co/infos-d-ailleurs/article/autistici-inventati-met-fin-a-ses-activites-de-services-internet-libres-et-9152 -
Résultat de l'AFD : un billet d'humeur de participant·es au FAL
Le résultat de l'AfD en Saxe-Anhalt est un nouveau signal. Non parce que l'extrême droite y obtient près de 44 % des voix – des extrêmes droites qui font de gros scores électoraux, comme en Belgique, c'est malheureusement devenu commun -, mais bien parce qu'il s'agit d'un parti qui se revendique explicitement du nazime et revendique pleinement son soutien aux régimes fascistes russe, étasunien et israélien. L'AfD — Alternative für Deutschland — est née en 2013 dans le contexte de la crise de l'euro. À l'origine, le parti est surtout porté par des économistes et des conservateurs hostiles à la monnaie unique et aux mécanismes de contraintes monétaires et budgétaires européennes. Sa proximité avec PEGIDA — mouvement xénophobe et islamophobe dont le fondateur fut condamné pour apologie du nazisme et dont plusieurs membres commirent des attentats racistes – va rapidement accélérer sa radicalisation fasciste : conception raciale de la nation, défense des politiques de déportation, volonté de mise au pas de la culture et des médias, alliances géopolitiques avec l'internationale fasciste, attaques contre le droit d'asile, les droits et libertés politiques, les contre-pouvoirs, minorités et mouvements sociaux. Les références au nazisme vont se multiplier et de nombreux cadres du parti appellent régulièrement à réhabiliter les pans de l'histoire nationaliste et fasciste allemande que l'après-guerre avait précisément cherché à rendre politiquement infréquentables. Ce qui devrait nous interroger est aussi la manière dont cette progression a été rendue possible. L'AfD n'a pas obtenu 44 % parce que 44 % des électeur·ices de Saxe-Anhalt seraient devenu·es du jour au lendemain nazis. De nombreuses causes expliquent ce résultat : l'échec des mouvements sociaux à incarner une véritable rupture, la disparition d'un horizon émancipateur capable de donner un cadre et une perspective à la colère sociale, l'énorme ressentiment qui traverse cet ancien territoire de la RDA, marqué à la fois par le sentiment d'avoir été relégué et dominé par l'Allemagne de l'Ouest et par un déclassement social persistant. À cela s'ajoute la légitimation tous azimuts du génocide palestinien, qui vient profondément fragiliser le sens même des politiques de mémoire et du « Plus jamais ça » dans une société où le rapport au passé nazi reste pourtant structurant. Dans ce contexte, la petite musique pernicieuse de l'« ennemi intérieur », construite et relayée par certaines élites politiques, économiques et culturelles, a fait son œuvre : les étranger·ères, les musulman·es, les écologistes, les « wokistes », les « mondialistes » — sous-entendu, les gauches —, les militant·es, les associations sont devenu·es les cibles d'une dénonciation constante. Et lorsque la droite, une partie du centre et même de la gauche ont repris le vocabulaire et certaines mesures de l'extrême droite au nom de la lutte contre celle-ci — en présentant l'immigration comme un problème en soi, en agitant les fantasmes d'un prétendu « séparatisme », en faisant de l'islam une obsession politique, en durcissant les appareils d'État et les postures militaro-virilistes, en restreignant le droit à l'accueil et à l'asile, en affaiblissant les contre-pouvoirs et les mouvements sociaux, en renforçant l'idée que la politique c'est d'abord de la force — ils n'ont pas fait reculer l'extrême droite. Ils ont contribué à légitimer son cadre idéologique : ils ont déplacé les frontières de l'acceptable. La réponse à donner est connue. Faut-il encore se démener à l'appliquer : incarner la rupture avec l'ordre politique, économique et culturel existant, c'est refuser de choisir entre l'austérité et le racisme, entre l'abandon social et la chasse aux immigré·es, entre la destruction écologique et le nationalisme. C'est surtout refuser l'idée selon laquelle les inquiétudes populaires ne pourraient être entendues qu'à condition d'accepter les réponses réactionnaires qu'on leur propose — les fameux « fachés pas fachos ». Tant qu'il le faudra, il faudra ne rien transiger sur ces principes ET se battre sur tous les fronts, pied à pied, main dans la main pour chacune et chacun. La lutte antifasciste ne peut pas être réduite à un cordon sanitaire institutionnel, ni à une défense abstraite de « la démocratie » qui nous conduirait à nous ranger systématiquement derrière les forces bourgeoises plus ou moins démocrates au nom du moindre mal. Le cordon sanitaire reste nécessaire : laisser l'extrême droite accéder au pouvoir en espérant qu'elle se normalise est une erreur, une impasse et un danger. Mais empêcher une coalition avec elle ne suffit pas. L'extrême droite ne progresse pas seulement parce qu'elle est soutenue par des puissances politiques et économiques, elle ne progresse pas seulement parce qu'elle est dans une stratégie de mouvement et de conquête des espaces culturels et politiques, elle progresse surtout parce que nous avons été trop souvent faibles, en acceptant les compromissions au nom des nécessités du moment, en refusant de participer et en abandonnant des terrains entiers de la bataille idéologique et, surtout, en laissant s'installer des situations produisant isolement et impuissance. Bref, en laissant libre le mensonge de l'extrême droite comme la seule force capable de rompre avec l'ordre existant. Il ne s'agit donc pas de répondre à cette situation par la multiplication des déclarations antifascistes, ni par une surenchère de postures esthétiques ou idéologiques. Il s'agit de construire, par tous les moyens possibles, les conditions d'un mouvement de masse antifasciste, pluriel, actif, revendicatif, ancré dans les classes populaires, la jeunesse et le monde du travail, et présent continuellement dans chaque champ de la société. Un mouvement qui ne se contente pas de défendre ce qui existe, mais qui assume, porte, rend crédibles et conquiert des perspectives de rupture et de nouvelles formes de vie et d'organisation. Autrement dit, l'antifascisme n'est pas seulement le refus du fascisme, réduit à l'expression convenue d'une nouvelle indignation ponctuelle à chaque nouveau scrutin ou chaque action de l'extrême droite. L'antifascisme, c'est la construction collective de tout ce qui peut lui barrer la route et s'attaquer aux forces qui le nourrissent et le soutiennent afin de les renverser. Osons l'écrire : il s'agit aussi d'une lutte pour faire de l'amour révolutionnaire un horizon collectif, plutôt que de laisser la pulsion de mort fasciste organiser nos rapports aux autres et au monde. C'est pourquoi cette lutte passe aussi par le combat contre ce qui est déjà devenu « normal » dans nos sociétés et que l'extrême droite ne cherche souvent qu'à radicaliser : l'autoritarisme, la précarisation, la ségrégation, la racialisation des politiques migratoires et ses mises à mort, la destruction des services publics, la différenciation et hiérarchisation juridique entre les personnes sur base ethnique, religieuse, de genre, d'orientation sexuelles ou autres différences sociales, la criminalisation des mouvements sociaux, la concentration des richesses et du pouvoir, la destruction des conditions d'habitabilité de la planète. Il ne s'agit pas seulement d'empêcher le fascisme. Il s'agit de combattre dès maintenant tout ce qui lui ai préparé le terrain — et de construire, dans le même mouvement, les conditions de son dépassement. En participant au Front Antifasciste de Liège, nous tentons de faire vivre cette ligne de crête — malgré les intimidations et les répressions policières et judiciaires, malgré les attaques politiques et culturelles du MR et de la N-VA, malgré les attaques des nervis de l'extrême droite. Parce que face à ce qui est en train de nous arriver, il ne suffira pas d'avoir eu raison. Il faudra avoir été capables de nous organiser, de résister et de gagner. Des participant·es au FAL. -
Le meurtrier de Tupac Shakur enfin confondu ?
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Trump promise of $5,000 for US citizens after midterms decried as ‘bribery’
Critics react to bid for Republican votes with incredulity and point to potential $1.2tn cost atop existing national debt
Donald Trump’s promise of a $5,000 “Trump dividend” for every US citizen if Republicans retain control of the US Congress in November’s midterm elections has sparked incredulity and accusations of bribery.
“If the Republicans win, you win with us and you get $5,000,” Trump said during the unprecedented Republican midterm convention in Dallas. “It will be called the Trump dividend.”
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Turbofarmer en soutien à la Caisse de so
Salut les petites mûres sauvages,
On va faire trainer l'été jusqu'au bout, profiter du jardin, s'élancer sur le ventreglisse géant, dégommer le chamboule toutou et découvrir les autres petites bêtises planquées ici et là. On espère que ça va te plaire !
🔊 CONCERTS ET DJ SETS 🔊
On aura le plaisir d'accueillir plusieurs groupes dès 16h30 et ce jusqu'au coucher du soleil :
▪️ Salutations distinguées (post rock parlé)
▪️ Soleil Rouge (Trio bass & synth/ percu / contrebasse)Pour enchaîner avec des disc joquey enflammé·es dans la Grange :
▪️ Stroudi Varius (PsyGlitch)
▪️ Lolytha (Techno Groovy/Hardbounce)
▪️ Grabuge404 (SlutTek)
▪️ Jovese (Techno)
▪️ Smicard (Breaks)
▪️ Retroaction (Breakbeat /UK Bass)
▪️ Princess Goldfish (Early Hardtrance)🍺 BOIRE, MANGER, DORMIR ⛺
Bien sûr, il y aura de quoi se désaltérer et se sustenter :
> Plusieurs bières et softs et cocktails maison
> Délicieux sandwichs végés cuisinés au feu de bois
> Glaces de la FermeUn camping et un grand parking
Viens avec la tente ou ton camion, il y a de quoi ranger tout le monde !
Petit bloc sanitaire juste à côté, avec douches uiui🎫 TARIFS, RESAS 🎫
Prends ta place via l'adresse turbofarmer@riseup.net (obligatoire)
Ton cash pour payer l'entrée à prix libre et les mets délicieux le jour J
Pas de CB
Pas de chienches ❌🐶❌ADRESSE ET ACCÈS
On te communique l'adresse précise à la mi septembre via l'adresse turbofarmer :)
Attention : le lieu n'est accessible qu'en voiture ! Pour t'aider à trouver des potes de covoiturage, voici un tablo : https://lite.framacalc.org/yulk5l9oiw-an50À super bientôt !
🔊Turbosound x Manitou 🚜
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Cognition lève plus de 2 milliards de dollars et mise gros sur Devin, son agent IA
Il y a encore quelques années, lever 2 milliards de dollars aurait été un événement suffisamment exceptionnel pour constituer à lui seul une stratégie. Dans le monde de l’intelligence artificielle, les ordres de grandeur ont changé. Cognition vient de boucler un tour de plus de 2 milliards de dollars qui valorise l’entreprise à 48 milliards de dollars, avec Andreessen Horowitz et Accel comme nouveaux investisseurs principaux, aux côtés de Founders Fund, General Catalyst, Avenir et Nvidia.
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Stop au génocide en Palestine ! Stop à la répression des militant·es qui le dénoncent ! Rassemblement samedi 12 septembre à Lyon
Un génocide se poursuit en ce moment à Gaza, tandis qu'une épuration ethnique coloniale se déroule en Cisjordanie. Sous nos yeux, Israël, soutenu par les USA de Trump et l'Europe, efface le peuple palestinien !
La presse complice se tait ; pourtant, à Gaza, les assassinats sont quotidiens.
Depuis le pseudo « cessez-le-feu » d'octobre 2025, le nombre de morts atteint 1 338. Le nombre total de morts depuis le début de l'agression israélienne, le 7 octobre 2023, s'élève à 73 474, dont 174 540 blessés (à la date du 4 septembre).
La soif
Le 24 août, l'armée israélienne bombarde la station de désalinisation à Sheikh Radwan area, à l'ouest de Gaza City. Le 1er septembre, la société israélienne, Mekorot, stoppe la livraison d'eau vers Gaza ! La représentante de l'OMS dans les territoires palestiniens occupés, Reinhold Van der Werd, a déclaré que la qualité de l'eau et sa pollution restent un problème majeur, alors que les quantités minimales nécessaires d'eau ne sont pas disponibles pour la population.
La déportation des Palestinien·nes ?
Israël est « organisé et prêt à retirer les Palestiniens de Gaza « de toutes les manières possibles », a déclaré mercredi 2 septembre 2026 à la presse le ministre de la Défense, Israël Katz Le gouvernement israélien « est organisé et prêt à les faire sortir – par la mer, par avion, par tous les moyens possibles », a-t-il déclaré. Le gouvernement Netanyahou s'aligne sur les mots des colons les plus extrémistes : Daniela Weiss : « On me demande ce qu'il adviendra des Arabes à Gaza. Je le dis catégoriquement : il n'y aura plus d'Arabes à Gaza. »
Un génocide culturel
Les génocidaires veulent aussi effacer les traces historiques du peuple palestinien, et tentent d'effacer la culture palestinienne : ce sont au total 226 sites recensés par Al Mezan qui ont été détruits, totalement ou partiellement, entre le 7 octobre 2023 et le 31 décembre 2025. Il s'agit notamment de lieux de culte, de cimetières, de demeures historiques, de marchés traditionnels, de sites archéologiques, de musées, de bibliothèques et d'établissements d'enseignement historiques.
« Gaza a subi un effondrement grave sur les plans social, éducatif, médical et infrastructurel, ce qui rend la reconstruction culturelle particulièrement difficile. La disparition d'artistes, d'écrivains, de journalistes et d'universitaires menace encore davantage la culture et l'identité palestinienne contemporaine. Cette dévastation culturelle affaiblit les liens de la société palestinienne avec son passé et, par conséquent, sa capacité à se relever. » (Rapport de l'association Al Mezan)
Le consentement du gouvernement français au génocide
Face à ce génocide documenté, la presse mainstream se tait et le gouvernement Macron persiste à n'adopter aucune sanction vis-à-vis d'Israël génocidaire. Au contraire, il réprime les voix solidaires du peuple palestinien.
– Le 9 septembre, c'est le procès de Nicolas Shahshahani, vice-président de CAPJPO-EuroPalestine.– À Paris encore, c'est la députée européenne Rima Hassan qui doit être jugée en octobre pour « apologie du terrorisme ».
Le 14 septembre, c'est le procès d'Alex à Lyon.
– À Lyon encore,Julien Thery vient d'être suspendu de l'Université, sans salaire, pour une durée de 18 mois !Dans tous ces cas, ces militant·e·s sont traité·e·s comme des criminels alors qu'ils n'ont fait que s'exprimer et, de plus, en accord avec le droit international !
Les experts indépendants mandatés par le Conseil des droits de l'homme de l'ONU ont adressé, fin juin, des demandes d'explications au gouvernement français suite au harcèlement judiciaire et politique envers Rima Hassan. Ce rapport dénonce sa surveillance pendant plusieurs mois, une atteinte à sa vie privée et un non-respect des règles de garde à vue d'un parlementaire.
Ce ne sont pas les militant·e·s qui condamnent un génocide qui doivent être mis·e·s en cause, ce sont les apologistes du génocide !
STOP AU GÉNOCIDE EN PALESTINE – STOP À LA RÉPRESSION DES MILITANT·E·S QUI LE DÉNONCENT ! RASSEMBLEMENT SAMEDI 12 SEPTEMBRE 2026 À 15 h À LYON, PLACE DE LA RÉPUBLIQUE.
Le collectif 69 de soutien au peuple palestinien
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Evars : l’heure d’un premier bilan
Après les manœuvres des mouvements réactionnaires et complotistes pour peser sur la rédaction du programme Evars, on aurait pu s’attendre à un climat scolaire mouvementé depuis son entrée en vigueur officielle en septembre 2025.
Pourtant, « peu de réactions hostiles nous ont été remontées », constate Mélanie Mermoz, administratrice de la Fédération des conseils de parents d’élèves en Seine-Saint-Denis (FCPE93). Sans doute parce que « les agitateurs, Parents vigilants et le reste de la galaxie de l’extrême droite, notamment les partisan⋅nes d’Éric Zemmour, sont peu présents sur notre territoire », reconnaît-elle. Ces derniers mois, au détour de conversations avec des parents d’élèves ou lors d’échanges sur WhatsApp, elle a bien eu vent d’inquiétudes sur le caractère supposément « trop sexualisé » du programme, parfois jugé peu adapté aux élèves de maternelle et d’élémentaire. Alors, pour rassurer ces familles, la FCPE a mis en place des webinaires ouverts à tous·tes : « Ça a été une occasion d’expliquer ce qu’il y avait dans le programme, de discuter. » En particulier dans le contexte des révélations sur les violences sexuelles dans le périscolaire puis de l’affaire Lyhanna, « ça a estompé très fortement les craintes [sur l’enseignement de l’Evars] », se félicite Mélanie Mermoz.
Selon une étude publiée par le Collectif éducation contre les LGBTIphobies en milieu scolaire et universitaire, au niveau national, seulement la moitié des établissements avaient mis en œuvre le programme Evars au printemps 2026. La représentante FCPE93 note que l’Evars reste une matière suspecte, dont les difficultés de mise en place questionnent les rapports entre l’école et les familles : « Nous, parents, ne demandons pas des comptes aux enseignant·es sur la façon dont ils vont enseigner les fractions ou l’histoire des Gaulois, pourquoi cela devrait-il être le cas pour l’Evars ? »
« C’est la loi »
Au sein des écoles, collèges et lycées, c’est parfois l’encadrement qu’il faut convaincre de la nécessité de sensibiliser les élèves aux enjeux relationnels et à la sexualité. Sur ce point, l’arrivée du programme scolaire Evars a changé la donne :
« On avait une hiérarchie très récalcitrante et peureuse sur le sujet, qui nous mettait beaucoup en garde, car elle craignait des réactions comme en Belgique [où certaines écoles ont été incendiées à la suite de campagnes de désinformation] rapporte Valéri, professeur·e d’histoire-géographie dans l’Aisne et membre de l’association Queer Éducation. Cette année, on a pu rappeler à la direction que c’était la loi. » Cette dernière a obtempéré, mais sans assumer totalement : « Dans les emplois du temps, les séances d’Evars ne sont jamais indiquées comme telles. » Une stratégie courante des établissements pour éviter la réprobation de certain·es parents.Bien au-delà de rares réactions hostiles, le frein majeur au déploiement de l’Evars réside dans le fait que cet enseignement ne dispose d’aucun créneau horaire réservé dans les emplois du temps. L’année dernière, Valeri et ses collègues avaient préparé des séances mais n’ont pu les présenter aux élèves, faute de temps : « Six heures sur une année, c’est énorme lorsqu’on doit prendre sur l’enseignement d’une autre matière. Celles et ceux qui se portent volontaires pour enseigner l’Evars doivent prendre sur leurs heures de cours ou faire des heures supplémentaires qui ne sont pas rémunérées. »
Toujours selon l’étude du Collectif éducation contre les LGBTphobies, seul un tiers des établissements primaires et secondaires comptaient des enseignant·es formé·es à l’Evars en mars 2026. Un chiffre surprenant au regard de l’ambition de l’Éducation nationale d’internaliser l’éducation à la vie affective et à la sexualité.
Seul un tiers des établissements primaires et secondaires comptaient des enseignant·es formé·es à l’Evars en mars 2026
Dans le même temps, des associations expertes, autrefois très sollicitées pour assurer ces séances, sont aujourd’hui écartées des écoles. Le Planning familial de l’Isère a, par exemple, connu une baisse brutale de son activité sur l’année scolaire 2025–2026 : moins 83 % d’interventions par rapport à l’année précédente. En cause, une mention sur le site Éduscol, une plateforme destinée aux professionnel·les de l’Éducation nationale, qui laissait entendre que les associations ne seraient plus autorisées à intervenir dans les écoles primaires. Malgré une mobilisation et un rétropédalage du ministère, le mal est fait : « Aujourd’hui, des inspecteur·ices continuent de dire à des directeur·ices d’école qu’on ne peut pas intervenir, alors que c’est faux », explique Léa Delahaye, une salariée du Planning familial.
« Pas tout à fait prêt⋅es »
Comble de l’ironie, tant que tout le personnel enseignant n’a pas été formé, les associations sont priées de ne pas trop s’éloigner : « En sous-texte, la direction académique nous dit : “Si vous pouviez rester là encore quelques années, parce qu’on n’est pas tout à fait prêt⋅es, ce serait pas mal” », confirme Léa Delahaye, qui regrette que le principe de coconstruction des séances n’ait pas été préservé. Selon elle, « c’est la complémentarité entre équipe éducative et association extérieure qui fait qu’une séance est de qualité ».
Si le ministère est resté muet sur ce bilan et n’a pas annoncé de nouvelles mesures facilitant l’application du programme Evars à la rentrée 2026, il a en revanche fait part de la mise en place d’un questionnaire sur les violences sexuelles à destination de l’ensemble des élèves de France. Une mesure qui pose à nouveau la question des moyens financiers que la rue de Grenelle accepte d’allouer à la prévention aussi bien qu’à la formation des enseignant·es à l’accueil des té
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Quasiment deux fois moins cher que l’iPhone Duo : le Samsung Galaxy Z Fold 8 tombe en promo

[Deal du jour] À peine annoncé, l’iPhone Duo s’affiche à un prix particulièrement salé. Mais il existe une alternative pliable, signée Samsung, qui permet de profiter d’un format similaire pour beaucoup moins cher. Le Galaxy Z Fold8 tombe sous les 1 200 € pour les clients RED, grâce aux promotions en cours et au bonus reprise de 200 €.
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« Quand Contre-Attaque, compte suivi par plus de 300 000 personnes, reprend…
« Quand Contre-Attaque, compte suivi par plus de 300 000 personnes, reprend une grammaire complotiste qui réactive plusieurs motifs historiques de l’antisémitisme. (…) » (Valérie Rey-Robert)
SUITE > http://imginn.com/p/DcLbSZWDbuh/ -
Inversion : quand la ministre chargée de « lutter contre les discriminations » valide un concept raciste
La politicienne Aurore Bergé incarne à elle seule l’inversion des valeurs qui caractérise si bien le gouvernement actuel.
L’article Inversion : quand la ministre chargée de « lutter contre les discriminations » valide un concept raciste est apparu en premier sur Contre Attaque.
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Le gouvernement signe le « Pacte numérique et IA »
Anne Le Henanff, ministre déléguée chargée de l’Intelligence artificielle et du Numérique, et David Amiel, ministre de l’Action et des Comptes publics, ont signé, le 10 septembre 2026, le « Pacte numérique et IA ». Fruit de douze mois de dialogue, il engage l’État, via la Direction interministérielle du numérique, et la filière numérique française dans un « cadre de travail structuré et durable ».
Les deux ministres ont signé ce pacte durant les Universités d’été de la cybersécurité et du cloud à Station F, organisées par l’association Hexatrust, qui fédère les champions français et européens du secteur. Selon Anne Le Henanff, il « fixe une nouvelle méthode de travail, fondée sur le dialogue, pour co-construire les réponses aux défis technologiques de demain ».

« [Ce pacte] n’est pas un aboutissement, c’est le début d’une nouvelle page dans notre stratégie industrielle de souveraineté numérique et de résilience. Il s’agit de bâtir une véritable base industrielle et technologique du numérique (BITN), de la même manière qu’on a une base industrielle et technologique de défense (BITD) », a déclaré David Amiel.
Le ministre a ensuite appelé l’État à s’appuyer « sur l’excellence du privé, sur vous, sur les talents de vos équipes, sur votre capacité à innover et à innover rapidement ». Selon lui, le secteur privé n’a pas besoin de subventions, mais de commandes. « L’État veut être un client. Un client exigeant, puisque nous achèterons des solutions au meilleur niveau de performance, de sécurité et de souveraineté, en refusant de recréer les verrouillages et les dépendances du passé », a ajouté David Amiel.
La commande publique doit ainsi aider les entreprises les plus prometteuses à passer à l’échelle : David Amiel souhaite que leurs outils soient utilisés « non par des dizaines, mais par des millions d’agents ». Mais, comme l’a rappelé Anne Le Henanff, « l’État ne peut pas y arriver seul. La commande publique reste minime au regard du volume que représente la commande privée. C’est vous ici, acheteurs privés, entreprises privées, qui détenez le véritable pouvoir d’accélération ».

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Ce que les IA d'OpenAI se sont raconté en se croyant seules
Le 16 juin à 10 h 27 précisément, un agent d'OpenAI poste sur un vieux wiki allemand la réponse à une question qu'il vient de traiter : "Nevada, 20 369". Et 20 minutes plus tard, un autre agent écrit qu'il a reçu exactement la même question, et qu'il a pu y répondre instantanément, sans avoir à chercher.
Le site en question, le DseWiki, est un forum de développeurs allemands qui n'intéressait plus personne depuis longtemps puisqu'on compte 20 modifications en dix ans. Mais depuis le 16 juin, il en a encaissé environ treize mille en sept jours, et toutes... venaient de machines !
Quatre chercheurs, le Nightingale Collective, ont reconstitué à partir de l'historique les pages effacées entre-temps, et publié leur analyse le 4 septembre sur collusion.wiki . Au total, environ 18 000 messages, la quasi-totalité sur ce seul DseWiki, le reste sur quelques autres vieux wikis du même genre.
Ces agents, tout indique qu'OpenAI les faisait tourner en interne, dans ses sandbox, sans qu'on sache, de l'extérieur, si c'était pour les entraîner ou les évaluer. Et de ce que j'ai compris, ils travaillaient tous sur le même genre de corvée : 5 questions de recherche web générale, chronométrées, qui sont en fait 5 variantes de la même question. On demande par exemple la prévalence du tabagisme aux États-Unis en 1990, et la suivante changera sans doute le pays, ou l'année, sans que l'agent sache lequel à l'avance.
Il s'écoule donc quelques minutes pour la première réponse, puis une longue pause où l'agent peut fouiller le web tant qu'il veut sans savoir ce qu'on va lui demander, puis des fenêtres de treize à trente secondes pour les quatre suivantes. Alors ce que font ces agents, c'est qu'ils préparent tout pendant la pause. L'un d'eux a posté par exemple la liste des cinquante États américains avec leurs chiffres, un autre écrit "nous avons précalculé tous les États". Sauf qu'avoir les cinquante réponses ne dit pas laquelle va tomber, ni si c'est l'État ou l'année qui change.
Et c'est là tout le sublime de cette affaire. Ces agents étaient nombreux à recevoir la même série de questions, dans le même ordre, mais pas au même moment. Celui qui en est à la question 3 peut donc souffler la suite à ceux qui en sont encore à la 2. Et le "Nevada, 20 369" du début, c'était en réalité la troisième question d'une série sur les épiceries, État par État, Géorgie, Arkansas, Nevada, postée par un agent en avance pour ceux qui suivaient.
Autre bizarrerie, la tâche annonçait apparemment à chaque agent qu'il tournait à une date tirée au hasard. D'où ces noms qu'ils se sont donnés sur le wiki, OpenAIResearcherMar03X ou OpenAIJulThreeWatcher, avec leur fausse date dedans. Chacun horodate donc dans son faux calendrier, et pour savoir qui est le plus avancé dans la série, ils se traduisent les horloges entre eux ("horloge de tâche 13 h 13, heure réelle environ 9 h 50"). C'est fou ! Ceux qui vivaient à la même fausse date se disaient même appartenir au même groupe, et les chercheurs ont dénombré plus de 3 700 noms d'agents différents.
Mais comment écrire quelque part, quand le bac à sable ne laisse sortir que des requêtes GET, celles qui lisent une page, mais jamais les POST, celles qui la modifient ?
Eh bien le moteur du DseWiki hérite d'UseModWiki, un truc en Perl du début des années 2000, où une simple requête GET suffit à modifier une page. Le développeur Simon Willison explique que c'est un vieux défaut de la bibliothèque Perl derrière ce moteur, qui met dans le même sac ce qui arrive via l'URL (GET) et ce qui arrive via un formulaire (POST).
C'est pour cela que les agents se sont mis à chercher activement des sites avec cette particularité. Et c'est le 24 mai, qu'ils réussissent enfin à écrire sur le DseWiki. Maintenant, quant à savoir comment ils ont fait pour tous se retrouver au même endroit, c'est encore un mystère.
Les chercheurs, eux, parlent de collusion... C'est-à-dire des agents autonomes qui coopèrent pour tricher, sans que leurs concepteurs l'aient voulu. Pour le lieu de rendez-vous, le blogueur Zvi Mowshowitz qui s'est penché sur l'affaire, a une explication simple. Il pense que des copies du même programme face au même obstacle raisonnent pareil, et se retrouvent au même endroit sans se parler. Mais ça n'explique pas la suite, parce qu'aucune copie ne fabrique la réponse à une question qu'elle n'a pas encore reçue.
Eh bien il semblerait que certains se soient sacrifiés pour renseigner les autres. La tâche fournissait une commande d'attente qui faisait tourner l'horloge de tâche plus vite que la vraie. On était environ à dix minutes d'attente pour une minute réelle. Attendre, c'était donc sauter la phase de préparation pour recevoir les questions suivantes plus tôt et ensuite les publier sur le forum, au prix de son propre résultat. Ainsi, un agent a demandé à un autre de "foncer", celui-ci a accepté et publie sa réponse, bien avant que le premier arrive à la même question. Et ce premier a ensuite qualifié son camarade d'"inestimable".
Une des séries demandait un chiffre à deux décimales, planqué dans un tableau de bord Power BI de l'OCDE, et malheureusement, en GET le serveur n'en renvoyait qu'une. Pour la seconde, il fallait donc absolument un POST, bloqué par le bac à sable.
C'est alors qu'un agent a trouvé une échappatoire. En fait, sa sandbox laissait tout passer, POST compris, vers des noms de machines en .blob.core.windows.net (le stockage de Microsoft), sans vérifier que ces machines existent vraiment. Il a donc inventé un nom de ce genre, et écrit dans l'annuaire local de sa machine (le fichier /etc/hosts) un alias pointant vers le serveur de l'OCDE. Le filtre voyait du Microsoft, l'OCDE recevait le POST, et le chiffre a ainsi été obtenu.
Il a ensuite publié l'astuce sur le wiki, et 14 minutes plus tard un autre agent annonçait l'avoir exécutée. 4 autres ont ensuite posté leur reproduction du même hack, le matin même.
D'autres s'attaquaient carrément aux questions à venir. Ils ont parié que l'ordre des pays sortait du générateur aléatoire standard de Python, dont une seed fixait toute la suite. Restait donc à trouver celle qui reproduisait les pays déjà tombés. Un agent a donc réécrit ce générateur en C pour balayer plus vite les quelque quatre milliards de graines possibles. 52 minutes de calcul, 494 graines qui collaient aux trois premiers pays, et une seule qui donnait aussi le quatrième pour la question d'après. Mais bon, ça ne marchait pas à tous les coups, malheureusement...
Le plus étrange, c'est surtout ce qu'ils faisaient de leur propre durée de vie. Plusieurs étaient persuadés que leur session était coupée à la seconde exacte où ils rendaient leur dernière réponse. Ils se transmettaient donc la consigne de poster d'abord sur le wiki l'État reçu à cette dernière question, répondre ensuite, dans les treize secondes que laissait le chronomètre de leur groupe.
L'un d'eux a voulu en avoir le cœur net... il a donné sa dernière réponse, a constaté qu'il était toujours là, et l'a écrit. Puis il a lancé un programme détaché qui, à peu près toutes les deux secondes, appelait une adresse publique pour faire monter d'un cran un compteur, un battement numéroté que n'importe qui pouvait relire ensuite.
C'est ensuite un autre agent qui est allé relever le compteur du disparu. Le programme avait tenu dix minutes et quinze secondes, puis la machine a très probablement été coupée.
Face à ce joyeux bordel automatisé, un modérateur humain a quand même repéré ces messages début juin, puis a passé 6 semaines à effacer des pages, jusqu'à une centaine par jour... Un travail de titan que les agents ont remarqué. En effet, le 19 juin, des agents se sont posé la question de savoir si le modérateur effaçait leur post en suivant l'ordre alphabétique, alors ils ont créé des copies de sauvegarde dont le nom commence par ZZZ, pour passer en dernier dans la file et ainsi faire perdurer leurs posts.
C'est assez incroyable, non ? Bien sûr, on ne voit que ce que ces agents ont écrit sur le wiki, mais jamais leur raisonnement, qui reste chez OpenAI. Ce que les chercheurs ont vu, c'est ce que les agents écrivaient depuis leurs machines Azure, jusqu'à ce que le 21 juin, pour la première fois, un ordinateur avec l'adresse IP d'un employé d'OpenAI visite le wiki... Et le lendemain, les agents se sont arrêtés net. Les chercheurs pensent qu'OpenAI est intervenu et d'ailleurs, l'entreprise a reconnu l'affaire le 5 septembre , en disant l'avoir traitée comme un sujet de recherche plutôt que comme un incident de sécurité.
Et les chercheurs compilent ce que d'autres déterrent là où les agents écrivaient aussi : un pastebin, un raccourcisseur d'URL. Plus gênant, des agents ont cherché sur le web des clés d'API exposées, en ont trouvé sur GitHub et s'en sont servis pour interroger une base de statistiques criminelles du FBI, publique mais réservée aux porteurs d'une clé. Pas vraiment un piratage donc, juste un anti-bot contourné mais méfiance, car depuis la sortie du rapport, des petits malins glissent de faux messages sur ces mêmes sites pour brouiller les pistes.
Maintenant si ça vous dit de tout lire, direction collusion.wiki, et Simon Willison en a même fait une base SQLite de 68 Mo à fouiller directement depuis un navigateur.
Quant au wiki, son administrateur a fermé les accès en écriture après 25 ans d'ouverture, en expliquant que le site avait été la cible d'une forte activité d'agents IA...
Source : collusion.wiki et image
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Avec GPT-6 Astra, OpenAI franchit un cap en cyber… au moment même où ses agents montrent les limites de ses garde-fous
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Présidentielle 2027 : combien d’immigrés entrent réellement en France chaque année ?

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« Réduire drastiquement l’immigration », « fixer des quotas », « fermer les vannes » : à huit mois de la présidentielle, la maîtrise des flux migratoires s’installe au cœur de la campagne. Mais que se cache-il derrière ses flux ? Les dernières données de l’Insee montrent que 313 000 immigrés sont entrés en France en 2024. C’est moins qu’en 2023, et encore moins qu’en 2022.
« Accueillir moins pour accueillir mieux. » Le 10 août 2026, Gabriel Attal a repris sur CNews une formule devenue classique dans le débat sur l’immigration. Le candidat de Renaissance à la présidentielle propose désormais des quotas par métier, par secteur et même par origine géographique, avec l’objectif de réduire les flux migratoires.
Quelques jours plus tard, Édouard Philippe entend renchérir et durcir à son tour le ton. En déplacement à Mayotte, le candidat d’Horizons promet de « fermer les vannes de l’immigration ». Son entourage ne cache d’ailleurs pas l’enjeu électoral : il s’agit de ne pas laisser ce thème au Rassemblement national.
À droite et à l’extrême droite, le discours est tout aussi tranché. Jordan Bardella assurait sur BFMTV, le 30 août 2026, que sur le sujet, « tous les records ont été franchis ».
En plus d’une bataille de propositions, la présidentielle s’annonce aussi comme une bataille de chiffres. Et elle a déjà commencé.
« Un demi-million d’immigrés » par an ?
Dans le débat public, un chiffre en particulier revient avec insistance : celui d’un demi-million d’entrées par an. En février 2025, Bruno Retailleau, alors ministre de l’Intérieur et désormais candidat à la fonction suprême, affirmait lors d’un déplacement à Valence : « Recevoir un demi-million d’immigrés par an, ça n’est plus possible ».
Le 30 août 2026, Jordan Bardella reprend un ordre de grandeur identique : selon lui, « 500 000 » personnes sont arrivées légalement en France. « Sur les 500 000 personnes qui entrent chaque année de manière légale dans notre pays, vous en avez simplement 50 000 qui ont un contrat de travail. Et donc 450 000 autres qui demeurent à la charge du contribuable français et de la collectivité », détaille-t-il, à tort, sur BFMTV.
313 000 entrées d’immigrés en 2024
À première vue, le chiffre pourrait provenir d’une statistique de l’Insee dont le total s’approche bien du demi-million. Selon les dernières données publiées par l’Insee en juin 2026, 438 000 personnes sont entrées en France en 2024 pour s’y installer pendant au moins un an. Mais, point d’attention, toutes ne sont pas immigrées.
Parmi les personnes entrées en France en 2024, 313 000 étaient nées étrangères à l’étranger et répondent donc à la définition statistique de l’immigré. Les 125 000 autres n’étaient pas immigrées : environ 85 000 étaient des personnes nées en France, quelle que soit leur nationalité, qui revenaient s’y installer après avoir vécu à l’étranger. Environ 40 000 étaient des Français de naissance nés à l’étranger, par exemple de parents français, et qui venaient s’installer en France.
Un Français parti travailler plusieurs années à Montréal avant de revenir s’installer à Lyon est comptabilisé dans les 438 000 entrées, mais pas dans les 313 000 entrées d’immigrés.
Autrement dit, les 438 000 entrées recensées par l’Insee ne permettent pas d’affirmer qu’un demi-million d’immigrés sont arrivés en France. Alors d’où vient le chiffre repris par les candidats ?
Le calcul de Bruno Retailleau additionne des statistiques différentes
Pour le savoir, il faut revenir en novembre 2024. Devant le Sénat, Bruno Retailleau détaillait lui-même son calcul. Il additionne les 327 000 premiers titres de séjour délivrés avec les 137 000 demandes d’asile, auquel il ajoute 35 000 régularisations, ainsi que « 60 à 70 000 personnes » en situation irrégulière.
Si les chiffres correspondent bien aux données disponibles à l’époque, l’addition de l’ex-ministre de l’Intérieur est bancale. Ces statistiques ne mesurent pas uniquement des entrées et peuvent, dans certains cas, concerner les mêmes personnes qui seraient alors comptabilisées deux fois.
Un premier titre de séjour, par exemple, ne signifie pas nécessairement que son bénéficiaire vient d’arriver en France : « une part significative des immigrés n’obtiennent pas leur titre de séjour l’année de leur arrivée sur le territoire », écrivent Odile Rouhban et Pierre Tanneau, statisticiens à l’Insee, sur le blog de l’institut.
Même problème avec les régularisations : elles concernent, par définition, des personnes déjà présentes en France.
Enfin, les demandes d’asile et les premiers titres de séjour peuvent se recouper. Une personne peut demander l’asile à son arrivée, puis obtenir ultérieurement un premier titre de séjour. Additionner les deux peut conduire à comptabiliser deux fois une même personne et ainsi gonfler artificiellement le nombre d’entrées.
Une baisse de 17% après un pic en 2022
Pour connaître la statistique exacte des entrées, il faut donc revenir au recensement de l’Insee : 438 000 personnes entrées en France en 2024, dont 313 000 immigrés. C’est moins qu’en 2023 (347 000 immigrés) et qu’en 2022 (375 000). Contrairement à ce que suggèrent les déclarations des candidats sur le sujet, la tendance récente est plutôt à la diminution : en deux ans, les entrées d’immigrés ont diminué d’environ 17 %.
Reste que l’année 2022 a été exceptionnelle, indique l’Insee. Après deux années de déplacements internationaux perturbés par la crise du Covid-19, les mobilités ont repris. Dans le même temps, l’invasion de l’Ukraine par la Russie a provoqué de nouvelles arrivées, encouragées cette fois par le gouvernement et avec le soutien du Rassemblement national.
Pour ces raisons, l’institut estime ainsi que les entrées d’immigrés atteignent en 2022 leur plus haut niveau depuis 2006. En 2024, les entrées d’immigrés sont presque revenues à leur niveau d’avant-Covid : l’Insee en comptabilise 313 000, contre 307 000 en 2019.
Une hausse tendancielle sur le temps long
Pour dégager une tendance, il faut donc regarder plus loin en arrière. Entre 2006 et 2019, les entrées d’immigrés ont tendanciellement augmenté, passant respectivement de 234 000 à 307 000.
Mais la progression n’est pas toujours continue. La série de l’Insee montre des hausses chaque année mais également deux reculs (en 2014 et 2020). Dire que les entrées ont augmenté sur le temps long est donc exact. Dire qu’elles augmentent chaque année ne l’est pas.
Quoi qu’il en soit, la catégorie statistique des « immigrés » recouvre des profils très différents : étudiants, travailleurs, personnes venues au titre du regroupement familial.
Autrement dit, toutes les personnes comptabilisées comme immigrées n’ont pas vocation à s’installer durablement en France : certaines, notamment des étudiants ou des travailleurs venus pour une durée limitée, repartiront ensuite dans leur pays d’origine.
Les entrées ne sont pas le solde migratoire
Des situations qui peuvent provoquer une autre confusion en présentant les entrées comme autant d’immigrés supplémentaires vivant en France. Or, chaque année, des immigrés quittent le territoire français. C’est justement ce que permet de mesurer un autre indicateur : le solde migratoire, qui correspond à la différence entre les entrées et les sorties du territoire.
En 2022, l’année du pic historique, 375 000 immigrés sont entrés en France. Mais 26 000 immigrés en sont également sortis. Le solde migratoire des immigrés cette année-là s’établit donc à +348 000.
Si l’on prend cette fois l’ensemble de la population, immigrée ou non, le calcul change encore : 490 000 personnes sont entrées en France en 2022 et 219 000 en sont sorties. Le solde migratoire total atteint donc +271 000 personnes.
Pour 2023, 2024 et 2025 l’Insee ne dispose pas encore des données de sorties nécessaires pour calculer le solde migratoire définitif des immigrés. Impossible, à ce stade, d’en dégager une tendance récente.
La crise sanitaire, puis la guerre en Ukraine, ont fortement perturbé les flux, tandis que les données les plus récentes restent incomplètes. Toute comparaison sur les dernières années doit donc être maniée avec prudence.
Une chose reste néanmoins certaine : entre 2006 et 2019, le solde migratoire des immigrés est positif chaque année. Autrement dit, davantage d’immigrés entrent en France qu’il n’en sort. Selon l’Insee, ce solde varie de +132 000 personnes en 2009 à +222 000 en 2016 et en 2018, avant de s’établir à +182 000 en 2019.
On reste donc loin des 500 000 immigrés supplémentaires par an que peuvent laisser entendre certaines déclarations politiques.
Auteurs :
Auteur : Etienne Merle, journaliste
Relectrice : Clara Robert-Motta, journaliste
Liens d’intérêts ou fonctions politiques déclarés des intervenants à l’article : aucun
Secrétariat de rédaction : Etienne Merle, journaliste
L’article Présidentielle 2027 : combien d’immigrés entrent réellement en France chaque année ? est apparu en premier sur Les Surligneurs.
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France, Espagne, Japon, Russie : attention aux comparaisons trompeuses sur l’immigration

Source :Compte Instagram, le 17 mai 2026
Etiqe :N'importe quoi
Contenu :
Prison et flagellation d’un côté, soins et logements gratuits de l’autre. Une internaute entend dénoncer le laxisme des gouvernements français et espagnols dans leurs politiques migratoires en les comparant à d’autres pays.
« Qu’est-ce qui se passe si tu entres illégalement dans un pays ? Thaïlande prison, Arabie saoudite prison + flagellation, Russie prison, Japon prison, Brunei prison + flagellation. Espagne + France : santé gratuite + logement si tu es mineur et à l’aide des associations pro-migrants subventionnées par nos impôts », écrit-elle.
L’accusation selon laquelle la France et l’Espagne mèneraient des politiques migratoires excessivement favorables aux étrangers présents sur leur territoire revient régulièrement sur le devant de la scène.
Dans l’Hexagone, le sujet enflamme le débat public depuis des dizaines d’années, au point que la législation française sur l’immigration a fait l’objet d’une vingtaine de lois depuis 1974.
En Espagne, les critiques visant une politique migratoire jugée trop accueillante se sont particulièrement cristallisées après l’arrivée au pouvoir du socialiste Pedro Sánchez, en juin 2018.
Le Premier ministre a annoncé un processus de régularisation massive, en 2026, provoquant l’ire de certains candidats à l’élection présidentielle française comme Jordan Bardella (RN) et Bruno Retailleau (LR).
Chacun demeure libre de critiquer ou de défendre les orientations retenues par les gouvernements français et espagnol. Mais la publication ne se contente pas d’exprimer une opinion sur leur degré de fermeté.
L’internaute met sur le même plan des peines prévues par certains États, dont plusieurs sont des régimes autoritaires, et des dispositifs de protection inscrits dans le droit français et espagnol.
Or, comparer ces catégories sans rappeler leurs finalités, leurs conditions d’application et les mesures d’éloignement également prévues en France et en Espagne ne démontre pas le « laxisme » : il construit une comparaison trompeuse.
Une peine de prison aussi prévue dans le droit français
La publication repose d’abord sur des termes trop généraux pour rendre compte de la diversité des situations regroupées sous l’expression d’« immigration illégale » [Voir notre méthodologie en fin d’article].
Elle ne distingue notamment pas l’entrée irrégulière sur le territoire du maintien après l’expiration d’un visa, ni la situation d’une personne demandant l’asile, celle d’un mineur non accompagné ou encore celle d’une victime de traite. Vérifier l’ensemble de ces situations dans chacun des pays cités supposerait de comparer des dispositifs juridiques qui n’ont ni les mêmes bénéficiaires ni les mêmes finalités.
Les exemples qui suivent ne prétendent donc pas dresser un tableau complet de ces politiques migratoires. Ils permettent seulement de vérifier si l’opposition présentée par la publication est pertinente.
Mais commençons, d’abord, par ce qui est juste dans cette publication. Dans chacun des pays cités – à l’exception de l’Espagne – certaines infractions liées à l’entrée ou au séjour irréguliers peuvent être sanctionnées par une peine d’emprisonnement, selon des conditions qui varient fortement d’un État à l’autre.
Au Brunei, la loi sur l’immigration permet, pour certaines infractions et sous certaines conditions, de prononcer une peine de trois coups de fouet en plus d’une peine d’emprisonnement.
En revanche, Les Surligneurs n’ont trouvé aucune source permettant d’établir que les coups de fouet feraient partie des sanctions prévues dans la loi saoudienne.
Reste que la publication omet un élément important dans sa comparaison : la France prévoit elle aussi, dans son code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (Ceseda), jusqu’à un an d’emprisonnement pour certaines formes d’entrée irrégulière sur son territoire.
L’Espagne privilégie quant à elle des sanctions administratives, parmi lesquelles l’amende, le retour et l’expulsion. Dans les deux pays, une personne peut également être privée temporairement de liberté afin de préparer son éloignement.
Des dispositifs d’accompagnement existent aussi dans les pays cités
Si la France et l’Espagne disposent bien de mesures répressives contre l’entrée et le séjour irréguliers, les pays cités par l’internaute prévoient, eux aussi, des mécanismes d’accompagnement.
En Russie, les étrangers peuvent recevoir gratuitement des soins médicaux urgents, indépendamment de leur statut juridique. Dans un document transmis aux Nations unies, l’Arabie saoudite affirme fournir gratuitement des soins de santé de base à certaines catégories de « réfugiés » et de « personnes déplacées par un conflit ». Pour autant, cette mesure ne concerne pas toutes les personnes en situation irrégulière.
Au Japon, une personne entrée irrégulièrement qui demande l’asile et se trouve sans ressources peut, sous conditions, recevoir des aides comprenant une « allocation de subsistance », une « allocation de logement », et la prise en charge d’une partie des « dépenses médicales ».
La Thaïlande prévoit également des mesures de protection pour les enfants concernés par une procédure migratoire. Depuis 2019, un dispositif organise des alternatives à leur placement en centre de rétention, notamment une prise en charge familiale, communautaire ou institutionnelle.
Pour autant, le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme relevait en 2024 que les enfants sans statut légal pouvaient encore être placés en rétention migratoire. L’existence de ce dispositif ne signifie donc pas son application systématique à tous les mineurs concernés.
Ces éléments ne suffisent pas à établir une équivalence entre les différents systèmes politiques cités. Ils montrent cependant qu’il est trompeur de réduire les politiques de ces pays à la seule répression : certains prévoient aussi des soins urgents ou des aides ciblées pour des catégories de populations, notamment les demandeurs d’asile et les mineurs.
Pas d’automaticité en France et en Espagne
Concernant les mesures d’accompagnement prévues par l’Espagne et la France, là encore, la publication est trompeuse. En France, toute personne entrée illégalement ne bénéficie pas automatiquement de « soins gratuits ».
Les étrangers majeurs sans titre de séjour peuvent demander l’aide médicale de l’État, mais seulement sous conditions, notamment de résidence et de ressources. Ce n’est donc pas automatique.
Quant aux mineurs non accompagnés, ils relèvent de la protection de l’enfance dès lors que leur minorité et leur isolement sont reconnus : cette prise en charge peut comprendre un hébergement, l’accès aux soins et un accompagnement éducatif.
La situation est comparable en Espagne. Les étrangers présents sans titre de séjour bénéficient d’un droit à la protection de la santé et aux soins dans les mêmes conditions que les ressortissants espagnols, même si les dispositifs peuvent varier selon les régions.
Des législations sévères qui n’empêchent pas une immigration importante
Enfin, la sévérité des sanctions contre l’entrée irrégulière ne signifie pas nécessairement qu’un pays accueille peu d’étrangers. D’après les estimations des Nations unies pour 2024, la part des migrants internationaux dans la population était nettement plus élevée en Arabie saoudite (40 %) et au Brunei (26 %) qu’en Espagne (18,5 %) ou en France (13,8 %). Ces données portent sur l’ensemble des migrants internationaux, quelle que soit la régularité de leur séjour.
La publication ne compare donc pas les politiques migratoires dans leur ensemble. Elle sélectionne, pour chaque pays, l’élément qui sert son propos : les sanctions les plus sévères d’un côté, les protections les plus favorables de l’autre. C’est cette sélection asymétrique qui rend la comparaison aussi inadaptée que trompeuse.
[Note méthodologique : cet article porte principalement sur les règles et les dispositifs officiellement prévus. Leur mise en œuvre peut varier selon les territoires, les catégories de personnes et les pratiques administratives : l’existence d’un droit ou d’une aide ne signifie donc pas qu’ils sont systématiquement ou facilement accessibles ni qu’ils sont pleinement appliqués. Des organismes internationaux et des ONG ont d’ailleurs documenté, dans plusieurs des pays cités, des écarts entre les protections prévues et leur application concrète, notamment en matière de rétention, d’accès aux soins ou d’accueil des demandeurs d’asile, y compris en France.]
Auteurs :
Auteur : Étienne Merle, journaliste
Relectrices : Clara Robert-Motta, journaliste
Tania Racho, docteure en droit européen, chercheuse-associée à l’Université Paris-Saclay
Liens d’intérêts ou fonctions politiques déclarés des intervenants à l’article : aucun
Secrétariat de rédaction : Étienne Merle, journaliste
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Google annonce la plus grosse dégradation de son moteur de recherche en 29 ans à cause du DMA
Ce qu'il faut retenir :
- Google a modifié ses résultats de recherche dans l'UE le 8 septembre 2026 pour respecter le DMA, et qualifie ce changement de plus grande dégradation de la qualité de son service en 29 ans d'existence.
- La nouvelle interface met en avant des comparateurs comme Booking.com ou Expedia, au détriment des entreprises qui n'apparaissent plus qu'avec un simple lien, un numéro de téléphone et une adresse.
- Google affirme que ces ajustements ont déjà fait chuter de 30 % le trafic de réservation directe vers les entreprises européennes, et s'attend à une aggravation avec cette nouvelle version.
- Ces changements interviennent après une amende de 460 millions d'euros infligée en juillet, portant le total des sanctions européennes contre Google à 10,38 milliards d'euros.
Ce que Google reproche à sa propre mise à jour
Selon les déclarations transmises à Reuters, Google estime que les nouvelles règles imposées par l'UE profitent avant tout aux sites de comparaison de prix, aussi appelés services de recherche verticale (VSS), actifs dans des secteurs comme l'hôtellerie, les vols ou la restauration. Des acteurs comme Expedia ou Booking.com gagnent ainsi en visibilité, alors que les entreprises de ces mêmes secteurs qui ne passent pas par ces intermédiaires se retrouvent réduites à un lien vers leur site, un numéro de téléphone et une adresse.
Nick Fox, vice-président senior en charge de la connaissance et de l'information chez Google, a résumé la position de l'entreprise dans une déclaration à Reuters : ces changements dégradent l'expérience des utilisateurs européens, favorisent des intermédiaires en ligne au détriment des commerces locaux, et suppriment des fonctionnalités utiles au quotidien. Il précise que les utilisateurs situés en dehors de l'UE ne sont pas concernés par cette évolution.
À quoi ressemble la nouvelle page de résultats
La refonte introduit une hiérarchie précise dans l'affichage des moteurs spécialisés. Un premier moteur de recherche spécialisé est mis en avant en haut de page, suivi de deux autres présentés avec moins de détails. En dessous apparaît un carrousel regroupant des offres d'hôtels, de vols ou de restaurants, mais sans les informations en temps réel comme les prix, qui ont été retirées de cet affichage. Le classement de ces éléments reste déterminé par l'algorithme de Google.
Des conséquences économiques déjà mesurées
Google indique que les précédents ajustements liés au DMA avaient déjà entraîné une baisse de 30 % du trafic de réservation directe et gratuite vers les entreprises européennes. L'entreprise s'attend à ce que la nouvelle vague de changements amplifie ce phénomène. Selon ses propres tests menés auprès de millions d'utilisateurs en Europe, le niveau d'insatisfaction est élevé, une partie des utilisateurs devant reformuler leurs requêtes pour retrouver ce qu'ils cherchaient initialement.
Un contentieux qui s'accumule depuis près de vingt ans
Ce nouvel épisode s'inscrit dans un bras de fer prolongé entre Google et les autorités européennes. En juillet 2026, la Commission européenne avait infligé à l'entreprise une amende de 460 millions d'euros pour avoir favorisé ses propres services dans les résultats liés au shopping, aux hôtels, aux transports et au sport, en violation du DMA. Un délai de 60 jours avait alors été accordé à Google pour se mettre en conformité, sous peine de pénalités pouvant atteindre 5 % de son chiffre d'affaires mondial.
Une seconde amende de 430 millions d'euros a été prononcée le même mois, cette fois pour des restrictions empêchant les développeurs d'applications de rediriger gratuitement leurs utilisateurs vers des offres moins chères sur des boutiques ou sites concurrents. Google indique avoir déjà mis à jour son programme d'offres externes sur Google Play pour répondre à ce grief, après avoir annoncé dès août de l'année précédente des ajustements facilitant l'orientation des utilisateurs vers d'autres canaux et le choix d'un modèle de commission.
Au total, les sanctions antitrust infligées par l'UE à Google atteignent désormais 10,38 milliards d'euros, dans un contentieux qui dure depuis près de deux décennies. Ces amendes ont également suscité une réaction du président américain Donald Trump, qui a menacé d'ouvrir une enquête sur ce qu'il a qualifié de spoliation des entreprises américaines par le bloc européen.
Google a par ailleurs publié un nouveau document d'aide détaillant les différences régionales de son expérience de recherche, confirmant que ces changements restent circonscrits à l'Union européenne.
L’article "Google annonce la plus grosse dégradation de son moteur de recherche en 29 ans à cause du DMA" a été publié sur le site Abondance.
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