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Les événements climatiques extrêmes de cet été sont instrumentalisés par l'extrême droite, qui en profite pour sortir son technosolutionnisme et faire avancer ses idées anti-écologistes.
Juliette Quénéa est doctorante en sociologie à l'université de Rennes ; Laura Chazel est chercheuse en sciences politiques à Sciences Po Grenoble, à l'université Grenoble Alpes et à l'université d'Édimbourg ; Vincent Dain est doctorant en science politique au Laboratoire Arènes de l'université Rennes 1. (…)
À Petit-Landau, près de Mulhouse, le projet de construction d'un des plus grands data centers européens de Microsoft inquiète riverains, associations et agriculteurs. Leur opposition a donné naissance au collectif IA pas moyen.
Petit-Landau (Haut-Rhin), reportage
« À la place de ce champ de maïs, il y aura un site d'environ 1 km de long, 150 à 200 mètres de large et une trentaine de mètres de hauteur. Voilà un peu l'envergure du décor qu'on veut nous planter », détaille avec amertume (…)
Les parents d'un garçon né avec une malformation potentiellement liée aux pesticides se livrent à une double bataille : dénoncer le pouvoir de l'agrochimie, notamment au Parlement européen, et chez eux, en vivant de leur culture bio.
Corbie (Somme), reportage
Florence Jamault est du genre à se trouver chanceuse, quelles que soient les situations. Ce, même si son fils est né à Amiens (Somme) il y a dix-sept ans avec une malformation au niveau du pénis, potentiellement liée à une (…)
Ils travaillent dur. Ils font plein d’enfants. Ils vivent de peu et ne posent pas de questions. Au Suriname, ces colons chrétiens nouvellement installés, coupés du monde moderne, forment une main-d’œuvre idéale pour les promoteurs du défrichage massif et de l’agriculture intensive. Et qu’importent les conséquences.
The post Les mennonites, fossoyeurs inconscients de la forêt amazonienne appeared first on Revue21.fr.
Donald Trump’s second term is unlike his first. The politicians who challenged him are gone. The lawyers who once pushed back now choose their battles. What remains is an imperial president with almost no internal checks, using executive power to reshape everything from the economy, immigration and even the presidency itself.
Few journalists have covered Trump as closely as the New York Times journalist Jonathan Swan. Jonathan Freedland speaks to him about how the president has consolidated such power – and what it could mean for the US and the world
Watch Jonathan Freedland on our new Politics Weekly YouTube channel
You can find Jonathan Swan and Maggie Habermans’ book Regime Change here
Send your questions and feedback to politicsweeklyamerica@theguardian.com
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La réserve Cousteau, au large de la Guadeloupe, est le premier spot de plongée en France. © s_wh/ Flickr
Tout l’été, Vert vous emmène à la découverte d’un site touristique emblématique percuté par le changement climatique.
Île d’Oléron, GR20 en Corse, Mont-Saint-Michel… Découvrez comment ces endroits se transforment et essayent de s’adapter à un monde en surchauffe. Cette semaine, nous partons en Guadeloupe, dans la réserve Cousteau. Premier spot de plongée français, ce joyau vivant voit sa biodiversité disparaître face à la hausse des températures.
Retrouvez tous les épisodes de notre série d’été en cliquant ici.
Que ce soit durant les vacances d’été ou pendant la haute saison (entre les mois de décembre et avril), la plage Malendure à Bouillante (Guadeloupe) ne désemplit pas. Pour la plupart des touristes, l’idée n’est pas de faire bronzette sur le sable noir en admirant les îlets Pigeons, mais plutôt d’explorer les fonds marins. Le site est l’un des plus populaires de Guadeloupe pour sa célèbre «réserve Cousteau», en référence au commandant du Calypso : «C’est un nom donné par les commerçant.es du coin», indique Thibaut Glasser, chef du pôle marin au Parc national de la Guadeloupe.
L’intérêt pour le lieu naît bien grâce au légendaire – et controversé – marin à bonnet rouge. Lorsque Jacques-Yves Cousteau se rend en Guadeloupe dans les années 1950 pour tourner Le Monde du silence, il découvre les îlets Pigeons. La faune et la flore marines lui coupent le souffle et il tente, sans succès à l’époque, de faire protéger la zone. Sorti en 1956, son film fait un carton, avec près de 4,6 millions d’entrées en salles. Il est le seul documentaire, avec Fahrenheit 9/11, à avoir remporté la Palme d’or au festival de Cannes. Il obtient même en 1957 l’Oscar du meilleur documentaire.
Cette exposition inattendue place les îlets Pigeons – désormais appelés «réserve Cousteau» – sur la carte mondiale des spots de plongée. On y dénombre 100 000 immersions par an, selon les données du Parc national de Guadeloupe. Un record en France. Sur mer comme sur terre, on peut y voir une grande diversité d’animaux ainsi que des espèces que l’on ne connaît nulle part ailleurs. C’est le cas par exemple de l’Oiclus cousteaui, qui en français s’appelle… le scorpion Cousteau.
La Guadeloupe fait partie des 36 hotspots de biodiversité dans le monde, selon l’ONG Conservation International. Poissons perroquets multicolores, poissons anges, noirs et jaunes qui fusent dans l’eau, poissons chirurgiens qui rappellent aux fans de Disney le personnage de Dory dans Le Monde de Némo, sans oublier la formidable diversité de coraux en présence… Voilà quelques-unes des espèces qui peuplent la zone sous-marine des îlets Pigeons.
Un poisson perroquet de feu dans les eaux de Guadeloupe. © Kary Mar/Flickr
Ou plutôt peuplaient, comme le constate Noémie, qui vit en Guadeloupe. «J’ai découvert la réserve Cousteau en 2010. C’était la première fois que je faisais de la plongée et j’étais émerveillée par toutes ces couleurs. Mais j’ai eu l’occasion d’y retourner en décembre 2025 et ce n’était plus du tout pareil. Les coraux étaient morts. Il y avait moins de poissons. Tout était gris».
Un constat partagé par la communauté scientifique : «Ce n’est pas qu’une impression. Par endroits, à cause du réchauffement climatique, on voit disparaître des espèces, essentiellement des coraux, explique Thibaut Glasser. La température de l’eau ne descend plus et reste autour des 29 degrés. Or, à ce niveau-là, les coraux cuisent et meurent. Tout ceci détruit l’habitat et la zone de chasse de nombreux poissons.»
Entre 2022 et 2025, l’archipel a perdu environ 50% de son taux de recouvrement en coraux, selon les données du Parc national de Guadeloupe. Seuls 5 % à 6 % du territoire marin en est aujourd’hui recouvert. «L’impact du réchauffement climatique se fait également sentir sur les tortues. Le sexe de ces animaux est déterminé par la chaleur du sable où sont enterrés les œufs, ajoute Thibaut Glasser. Avec des températures plus élevées, les tortues qui naissent sont plus souvent des femelles. Et qui dit moins de mâles, dit moins de reproduction et donc moins de tortues à terme.»
Les Guadeloupéen·nes cherchent activement des solutions pour préserver, voire restaurer, la faune marine des îlets Pigeons et de l’ensemble du département. Des travaux se déroulent en partie dans la commune de Gosier, au sein de l’Aquarium de Guadeloupe. Sont ainsi exposées dans des bassins dédiés quelques colonies de coraux de type Acropora palmata, reconnaissable à leur forme de cornes d’élan. Omniprésentes dans tout l’archipel par le passé, elles sont aujourd’hui de plus en plus rares.
«Nous parvenons à les faire grandir ici, et nous aimerions contribuer à terme à leur restauration dans le milieu naturel, indique Martin Godoc, directeur de l’Aquarium de Guadeloupe. Les suivis réalisés en Guadeloupe montrent aujourd’hui une mortalité extrêmement importante de cette espèce, comprise entre 98 et 100 % selon les sites suivis. Nous souhaitons également étudier certaines colonies d’Acropora palmata qui ont réussi à survivre.»
«La restauration des récifs ne pourra pas fonctionner durablement si nous ne traitons pas également les autres causes de leur dégradation, comme la qualité de l’eau et la gestion des eaux de rejet »
Reste que les réglementations environnementales en cours, visant à protéger ces espèces, empêchent dans le même temps à ces initiatives de prendre de l’ampleur, qu’elles émanent d’organismes privés comme l’Aquarium de Guadeloupe ou d’institutions publiques, comme l’Université des Antilles. Le traitement des dossiers administratif est long (trois ans en moyenne), et lorsque la décision des autorités tombe, le projet initial n’est plus adapté. «La protection de ces espèces nécessite naturellement un encadrement strict. Mais l’enjeu aujourd’hui est aussi de permettre à des projets locaux de conservation d’émerger plus facilement, afin que les initiatives de terrain puissent contribuer pleinement aux efforts collectifs de restauration des récifs», ajoute Martin Godoc.
Des coraux Acropora palmata vivants en 2022 (à gauche)… et morts en 2024 (à droite). © Mariane Aimar/Coraïbes Studio
Ailleurs, sur l’île de Bonaire dans les Antilles néerlandaises, la fondation Reef Renewal Bonaire a réussi à replanter plus de 35 000 coraux dans la mer depuis 2013, avec l’aide de plus de 1 300 plongeur·ses formé·es, résident·es et visiteur·ses. Grâce à des techniques de fécondation in vitro, ces chercheur·ses ont créé des espèces de coraux plus résistants au changement climatique.
«Faire du brassage génétique en s’appuyant sur les coraux les plus résistants serait une excellente idée chez nous. Mais la restauration des récifs ne pourra pas fonctionner durablement si nous ne traitons pas également les autres causes de leur dégradation, comme la qualité de l’eau et la gestion des eaux de rejet », déplore Martin Godoc.
Car, à Malendure comme ailleurs en Guadeloupe, le réchauffement climatique n’est pas le seul coupable de la destruction de l’environnement. Les nombreux problèmes du réseau d’assainissement des eaux sur le territoire, avec le rejet dans la mer d’eaux usées chargées en matières fécales et autres éléments polluants, participent à la destruction des coraux. Comme le rappelle Thibaud Rossard, président de l’association V-Reef, qui oeuvre à la protection du récif corallien en Guadeloupe, «quand l’eau est chargée en matières en suspension, ces dernières se déposent sur les écosystèmes et créent un sédiment très fin qui étouffe les végétaux. Sans lumière, il n’y a plus de photosynthèse et les coraux ne peuvent plus se développer. Ils sont étouffés par les algues».
La Guadeloupe (ici les ilets Pigeon) est l’un des principaux hot spot de biodiversité dans le monde. © TeBephotographs
Malgré la classification depuis 1996 des îlets Pigeons comme zone naturelle d’intérêt écologique, faunistique et floristique de type I, puis comme cœur de Parc National en 2009 (un des statuts les plus protecteurs sur le plan environnemental), les eaux alentour ne sont pas toujours de bonne qualité. Sur le site Baignades du ministère de la Santé, on découvre ainsi que sur l’année 2025, la qualité de l’eau à Malendure a été jugée mauvaise ou moyenne six mois sur douze par les autorités publiques en charge des contrôles.
La cause de cette classification ? Une présence anormalement élevée en bactéries de type entérocoques intestinaux et Escherichia coli. «C’est un vrai problème. Le secteur a été identifié par le Syndicat mixte de gestion de l’eau et de l’assainissement de Guadeloupe (SMGEAG) comme étant prioritaire. Une station de traitement et d’épuration est en voie de construction», précise Thibaut Glasser. Coût de l’opération : 890 000€. Reste qu’au moment où nous écrivons ces lignes, la première pierre n’a toujours pas été posée.
Anthropic est en train de mettre sur pied une équipe dédiée à la conception de puces spécialisées dans les calculs pour l’IA. La start-up veut co-concevoir ses modèles d’IA et des accélérateurs dédiés pour mieux répondre à la forte demande à laquelle il fait face, et ce à moindre coût. L’information, qui avait fuité ces dernières semaines, a été confirmé par Anthropic à Business Insider.
Le 7 août, l'éphéméride des luttes navigue entre les Etats-Unis, l'Irlande du Nord et les feux qui brûlent partout dans le monde. Aujourd'hui, on est contre l'armée et les banques, et on veut se souvenir de nombre de camarades tombés.
1794 : En Pennsylvanie, début de la 'rébellion du whisky' : les producteurs se révoltent contre les taxes.
1919 : A Budapest, la République des Conseils de Hongrie est écrasée dans le sang. Les ouvriers révolutionnaires seront tués en masse à la mitrailleuse par les forces de la réaction.
1927 : Manifestation internationale pour la libération des anarchistes italiens Sacco et Vanzetti, en prison aux USA. A Paris, Luigia Vanzetti, la soeur de Bartolomeo, prend la tête d'une manifestation de près de 100.000 personnes qui débouche sur des affrontements. Voir le lien pour plus d'informations.
Luigia Vanzetti à la tête de la manifestatio parisienne.
1957 : Italo Calvino quitte le Parti Communiste à cause de la rigidité théorique de ce dernier.
1963 : A Balsareny en Espagne, mort du guérillero anarchiste Ramón Vila Capdevila, dit Caraquemada, lors d'une fusillade contre des membres de la Guardia Civil franquiste.
1966 : A Lansing dans le Michigan, des émeutes ont lieu pour dénoncer les conditions de vie des personnes à la peau noire dans le pays.
1970 : Aux USA, mort de Jonathan Jackson (frère du militant des Black Panthers George Jackson) lors d'une prise d'otage pour tenter de faire évader des militants.
1972 : En Irlande du Nord, l'IRA exécute deux soldats de l'armée britannique d'occupation dans une attaque à la mine.
1976 : A Saint-Jacques-de-Compostelle, les GRAPO (Groupes de résistance antifasciste du premier octobre) attaquent une armurerie militaire et s'emparent de son contenu.
1979 : A Tramore en Irlande du Nord, l'IRA cambriole une banque. Une fusillade s'engage et un civil périt dans l'action.
2002 : En Colombie, lors de l'investiture du nouveau président Alvaro Uribe, les FARC font sauter des mortiers artisanaux.
2009 : Au Mexique, le Front de Libération de la Terre (ELF) incendie un camion de transport d'eau servant à l'irrigation de monocultures intensives.
2011 : Mort de Charlie Bauer, libre braqueur de banque.
Voir l'éphéméride anarchiste du 7 août.
For more than a decade, president has been fixated on trying to undermine a key constitutional right
With a pair of executive orders on Thursday, Donald Trump has tried – once again – to undermine the guarantee of birthright citizenship, a right enshrined in the US constitution and reaffirmed by the supreme court just five weeks ago.
The orders attempt to broaden the categories of children who would be ineligible for automatic US citizenship and ban so-called “birth tourism”, which the president claimed is practiced by “hundreds of thousands” of people.
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Welcome to today’s Trump Tyranny Tracker…
Trump is expanding his mass deportation, using federal power against protesters and innocent people, and leaving Ukraine without the Patriot interceptors it desperately needs as Russian missiles mass murder civilians.
• Trump plans to spend $1.6 billion expanding ICE partnerships with state and local police
• Prosecutors dropped all four Reflecting Pool cases after Trump’s vandalism claims fell apart.
• ICE arrests hit a record 51,000 in July as Trump’s mass deportation operation accelerates.
What Happened: Border Patrol officers, coordinating with the FBI, searched U.S. citizen and activist Sam Tunick’s luggage, diary, and phone without a warrant after he returned from an overseas trip. Agents admitted they had no basis for telling Tunick they suspected child sexual abuse material. He was later charged with destroying evidence after providing a passcode that wiped his phone.
Why It Matters: Federal agents searched a U.S. citizen’s phone, diary, and belongings without a warrant, using a child sexual abuse claim they admitted had no basis. They then prosecuted him when his phone was wiped. The case tests whether border search powers can be used to bypass Americans’ Fourth Amendment protections.
Source: CNN
What Happened: Capital One disclosed in a court filing that it closed Trump’s accounts in 2021 after its anti-money laundering team flagged suspicious financial activity potentially linked to money laundering. The disclosure came in response to Trump’s lawsuit claiming the bank targeted him for political reasons.
Why It Matters: Trump claims he was politically targeted, but Capital One says it closed his accounts over potential money laundering risks. If the bank found activity serious enough to close the accounts, why wasn’t it investigated by U.S. authorities?
Source: Associated Press
What Happened: Chevron, United Airlines, and defense contractor RTX donated a combined $9 million to Trump’s Freedom 250, including $5 million from Chevron alone. The group has raised more than $50 million from corporate sponsors while offering major donors branding opportunities and private access to Trump.
Why It Matters: Companies with billions in federal contracts and regulatory decisions at stake are paying millions for access to Trump. It is another pay-to-play scheme funneling corporate money for presidential access.
Source: Politico
What Happened: White House chief of staff Susie Wiles and other senior officials were involved in negotiations over Trump’s $1.776 billion slush fund to pay settlements to Trump’s criminals and pardoned Jan. 6 insurrectionists. Trump agreed to drop the current fund to secure Senate confirmation of his former personal lawyer Todd Blanche, while leaving a path to revive the payout scheme.
Why It Matters: Trump wants taxpayers to compensate people who committed violent crimes on his behalf on Jan. 6. Pardoning them, erasing their cases, and trying to pay them sends a dangerous message to future supporters that political violence carried out for Trump will be protected and rewarded.
Source: CNN
What Happened: Trump plans to spend $1.6 billion through September 2027 to expand ICE partnerships that give state and local police federal immigration enforcement powers. The number of agreements has surged more than 1,470% since January 2025, with more than 2,100 partnerships now operating nationwide.
Source: NOTUS
What Happened: Federal prosecutors dropped charges against all four people accused of vandalizing the Lincoln Memorial Reflecting Pool after the cases fell apart because the damage came from a botched renovation, not vandalism. Trump continues calling the defendants vandals and attacked U.S. Attorney Jeanine Pirro for dropping the cases, saying she “choked” and “folded like an umbrella.”
Why It Matters: Trump lied that these people vandalized the Reflecting Pool and demanded his DOJ prosecute them. Even after the cases fell apart because the damage wasn’t vandalism, he keeps repeating the lie and demanding prosecutions. Now he is attacking his own prosecutor for refusing to punish innocent people for something they did not do.
Source: USA Today
What Happened: CREW sued Treasury for allegedly withholding legally required information about settlements paid through the taxpayer-funded Judgment Fund. The lawsuit comes as pardoned Jan. 6 insurrectionists and other Trump criminals seek government payouts through settlements with Trump officials.
Why It Matters: Trump criminals are seeking taxpayer-funded payouts while Treasury keeps the details hidden from the public. Americans have a right to know whether their money is being used to reward people Trump pardoned and others politically connected to him.
Source: Bloomberg
What Happened: Trump’s DOJ has charged more than three dozen people in at least 10 cases under a rarely used Civil War-era conspiracy law, every one targeting people protesting immigration enforcement. Nearly 50 others face conspiracy charges under other statutes, including protesters not personally accused of violence or property destruction.
Why It Matters: Trump wiped away conspiracy cases against Jan. 6 insurrectionists while using serious federal conspiracy charges against people protesting his immigration crackdown. Protesters who aren’t even accused of violence can face years in federal prison.
Source: NPR
What Happened: ICE arrested 51,000 people in July, the highest monthly total in DHS history, as immigration enforcement expanded nationwide. Some of those detained had no criminal records and held valid work authorization or parole documents.
Source: ABC News
What Happened: The EEOC quietly ordered administrative judges to stop processing class action discrimination cases brought by federal workers while Trump officials prepare to overhaul civil rights enforcement. The unwritten directive has stalled cases involving thousands of workers, including a class action alleging widespread sexual harassment at a federal prison.
Why It Matters: Thousands of federal workers have been blocked from pursuing class action discrimination claims without any written rule or public explanation. The government stopped processing their cases while it rewrites the rules.
Source: The Washington Post
What Happened: Trump officials sought court orders to forcibly treat at least 10 hunger strikers in ICE detention through force feeding, forced hydration, and involuntary blood draws. At least three detainees underwent the procedures, including an asylum seeker who was force fed for nearly eight months.
Source: The Guardian
What Happened: Trump officials plan to replace more than 100 pages of federal Head Start standards with roughly a dozen, leaving staffing ratios, health screenings, family engagement, and other requirements largely to states and local governments. The proposal could also add new requirements for homeless and unemployed parents.
Source: Associated Press
What Happened: DOJ issued a legal opinion saying federal disability rights laws do not require states to provide services that allow people with disabilities to live at home instead of in institutions, reversing decades of federal enforcement following a 1999 Supreme Court ruling.
Why It Matters: DOJ is weakening protections that have allowed people with disabilities to live at home instead of being forced into institutions. States are using the new interpretation in court to challenge those protections.
Source: CBS News
What Happened: Trump plans to relocate more than 2,500 USDA employees from D.C., but most affected workers surveyed say they will quit rather than move. More than 15,000 USDA employees have already left since Trump began dismantling the federal workforce, putting agricultural research, food aid, trade, rural programs, and SNAP at risk.
Source: Reuters
What Happened: Iran denied Trump’s claim that negotiations are underway to reopen the Strait of Hormuz, saying no talks with the U.S. are taking place. Tehran confirmed separate negotiations with Oman over restoring commercial shipping, while Trump threatened a massive military strike if a deal is not reached.
Source: Wall Street Journal
What Happened: A senior U.S. Central Command officer sent an unusual email asking military analysts for “creative and unconventional ways to pressure and punish Iran” as Trump considers escalating the war. The request comes after weeks of U.S. airstrikes have failed to force Iran into a deal, with CENTCOM reportedly reassessing its strategy.
Why It Matters: After months of war and 18 U.S. service members killed, the military is asking for new ideas to “punish Iran” because Trump’s strategy has failed to force Tehran into a deal. Meanwhile, the U.S. continues to be at war with no clear strategy for ending it.
Source: CNN
What Happened: Russia fired 27 ballistic missiles at Ukraine overnight, killing at least nine people in Kyiv and injuring more than 30. Zelenskyy said Ukraine intercepted only one because it has “no interceptors,” days after asking Trump for more Patriot missiles. Trump also backed away from his promise to let Ukraine manufacture them.
Why It Matters: Zelenskyy has been practically begging for Patriot interceptors to protect Ukrainians from Russian mass murder. Now with interceptors running out, almost all of Russia's ballistic missiles are getting through and killing Ukrainians. Meanwhile, Trump is refusing to provide more or let Ukraine produce them.
Source: The Washington Post
What Happened: Twenty-five states sued Trump over new 10% and 12.5% tariffs on goods from 60 countries representing more than 99% of U.S. imports. The states argue Trump is using a different trade law to reimpose sweeping tariffs after they were struck down by the U.S. Court of International Trade and the Supreme Court.
Source: CNBC
Check out 50501 for local and nationwide events…
Source: 50501
$9 million — Combined donations from Chevron, United Airlines, and defense contractor RTX to Trump’s Freedom 250.
$1.776 billion — Size of Trump’s proposed slush fund for settlements benefiting political allies and pardoned Jan. 6 defendants.
$1.6 billion — Trump’s planned spending to expand partnerships giving local police federal immigration enforcement powers.
1,470% — Increase in ICE partnerships with state and local law enforcement since January 2025.
51,000 — ICE arrests in July, the highest monthly total in DHS history.
15,000+ — USDA employees who have already left since Trump began dismantling the federal workforce.
27 — Russian ballistic missiles fired at Ukraine overnight; Ukraine intercepted only one.
25 states — Suing Trump over his latest attempt to reimpose global tariffs.
18 — U.S. service members killed since Trump’s war with Iran began.
99%+ — Share of U.S. imports represented by the 60 countries covered by Trump’s latest tariffs.
The Fourth Amendment is facing a major border-search test — How far will courts allow federal agents to go in searching Americans’ phones without a warrant?
Trump is building a nationwide immigration enforcement network — How much further will ICE expand into local policing after partnerships surged more than 1,470%?
Trump is still trying to reward Jan. 6 insurrectionists with taxpayer money — What form will the payout scheme take after the current $1.776 billion fund was dropped?
Trump’s Iran strategy has no clear endgame — What comes next as the military searches for new ways to pressure Iran while Tehran denies the negotiations Trump says are happening?
Rights Under Attack — Federal agents are searching Americans without warrants, and DOJ is using serious conspiracy charges against people protesting Trump’s immigration crackdown.
Political Violence Rewarded — Trump pardoned Jan. 6 insurrectionists, erased remaining cases, and is still pursuing ways to compensate his criminals with taxpayer money.
Deportation Machine Expands — Record ICE arrests and $1.6 billion for local police partnerships are rapidly expanding Trump’s mass deportations.
Government Being Gutted — Head Start standards are being stripped down, disability protections weakened, and thousands of USDA workers have already left as Trump dismantles federal programs and capacity.
No Exit Strategy — Trump’s Iran war has killed 18 U.S. service members and failed to force Tehran into a deal, while the military is now asking troops for new ideas on how to “punish Iran.”
Document Everything: Document purges, corruption, and power grabs. Share credible information with journalists, watchdogs, and legal experts. Silence enables authoritarianism—see something, say something.
Defend Press Freedom: Support independent journalism by subscribing to and sharing reporting that challenges Trump’s power grab.
Contact Lawmakers: Demand accountability for Trump’s unchecked power and war on oversight.
Mobilize for Action: Organize or join legal efforts and resistance movements to protect democracy and human and civil rights.
Thanks for reading the Trump Tyranny Tracker. Stay tuned for more updates.
President attacks ‘terrible mistake’ of US attorney, who said in court filing damage stemmed from botched renovation
Donald Trump has doubled down on his criticism of Jeanine Pirro after the US attorney for the District of Columbia publicly challenged his claims that vandals had damaged the recently renovated Lincoln Memorial reflecting pool.
“She said there was no vandalism. There was tremendous vandalism,” Trump told NBC News on Thursday. “So, she made a terrible mistake. I don’t understand why she did such a stupid thing.”
Continue reading...For a while now we’ve been mocking the Trump White House’s plans for an “AI framework” that would have the frontier AI labs hand over their top models for an initial review. After all, this was more or less the exact same plan that the Biden admin worked out in 2023, but it was done in a thoughtful and careful manner. And it caused a bunch of the VC bros in Silicon Valley to come out in support of fascism, while claiming it was a necessary defense against Biden’s attack on supposedly open innovation. Of course, all of that was bullshit, and that’s made even more clear by every step the Trump White House has taken to reinvent a similar “voluntary” AI review plan, but dumber.
Indeed, Trump’s AI framework is so dumb… that they’re keeping it a secret.
The White House does not plan to publicly release its new framework for evaluating advanced AI models, three sources familiar with the discussions told Axios.
Ah, transparency at work. It’s also wreaking havoc on the rest of the AI ecosystem that wasn’t invited to the White House to get the details.
The Trump administration invited staffers from OpenAI, Anthropic, Google, Meta, Nvidia, and other leading AI companies to the White House on Tuesday to share an overview of its new AI oversight framework, the people said. AI developers will have the ability to voluntarily submit new models to the federal government up to 30 days ahead of their public release. The White House will then vet their cyber capabilities according to a classified benchmarking system and share the AI models with federal agencies and trusted corporate partners.
The White House isn’t sharing more information about its testing criteria or which AI models will be covered by the framework, though open models will reportedly be excluded, according to Axios. That has left smaller AI startups, safety advocates, and third-party researchers in the dark about crucial aspects of how the federal government is addressing the cyber risks posed by advanced AI systems. Some argue that the secretive process will give an advantage to larger companies.
Considering that the likes of Andreessen Horowitz (investors in OpenAI) claimed they had to support Donald Trump over Joe Biden because they would support anyone who agreed with their “little tech agenda,” I’m curious how they can possibly square that with the fact that this new framework is significantly worse than the Biden framework, specifically for the “little tech” companies that a16z has used as a shield to defend their support for authoritarian politics?
Of course, the other reason why the White House is probably keeping the framework a secret is because it would show how incompetent they are. All the reporting so far suggests the entire process has been a clusterfuck, which is much more about which companies get to set up which regulatory moats to protect their own business models, rather than what’s best for either innovation or the American public.
At Nvidia, Microsoft, Google and Meta, executives grew increasingly concerned that Anthropic and OpenAI would win over the White House with their arguments for tighter restrictions, according to two of the people. That would potentially cement the A.I. start-ups’ positions as market leaders,
Other A.I. labs were at risk of falling permanently behind, the people added. And because several of the companies make their own open-source models or supply hardware to businesses that use open-source technology, they worried the restrictions could harm them.
Over private texts, phone calls and video conferences, executives quietly built an argument that open-source models were good for the world and for American innovation, according to three of the people familiar with the talks.
But, of course, that’s just the way things work when you have a White House that makes decisions entirely based on transactional motives, rather than anything involving principles.
As we discussed last week, so much of this is all about whose vision of the AI world wins out — whether a handful of giant companies get to lock in the regulatory moat they’ve built for themselves, or an actually competitive market lets people make their own decisions and keep control over their own experiences. Maybe that’s the real reason nobody’s allowed to see the rulebook: because it would reveal who the administration agreed to let write the rules.
Judge Todd Edelman has issued an order dismissing the case against Olympic canoeist Davey Hearn, but reserving whether he should do so with or without prejudice for more briefing.
ORDERED that the Government’s Motion to Dismiss the Indictment is GRANTED IN PART; and it is
FURTHER ORDERED that this case is DISMISSED, and it is
FURTHER ORDERED that the government’s request for a dismissal without prejudice and the Defendant’s request for dismissal with prejudice are HELD IN ABEYANCE, and it is
FURTHER ORDERED that the government may file a Reply to the Defendant’s Response to Government’s Motion to Dismiss the Indictment, not to exceed 15 doublespaced pages, on or before August 18, 2026; and it is
FURTHER ORDERED that the Defendant may file a Sur-Reply, not to exceed 10 double-spaced pages, no more than 7 days after the filing of any government Reply.
There are several notable aspects to this.
First, he notes that Hearn has moved for the case to be dismissed with prejudice, in part to prevent Trump from demanding it be refiled, but that as an alternative, Hearn would like the grand jury transcripts that this motion to dismiss may have been an attempt to stave off.
1 In the alternative, the defense requests that the Court grant the Defendant’s pending Motion for Disclosure of Grand Jury Minutes and Legal Instructions or conduct an in camera review of the requested materials before ruling on the Government’s Motion.
You might think the order for more briefing is just an invitation for DOJ to do what they should have done from the start, to dismiss the case with prejudice.
Except that, remarkably, Edelman has built in a chance for Hearn to respond to whatever the government files. To fact check it, perhaps. He describes how, barely three weeks after indicting Hearn, DOJ claimed it had learned new stuff, as if for the first time.
Approximately three weeks later, on July 31, 2026, the government filed its Motion to Dismiss the Indictment (“Government’s Motion”). The Government’s Motion describes in considerable detail information the government reportedly learned from the Department of the Interior after the return of the Indictment that “strongly suggest(s] that a rushed and botched installation [of the lining] by AIC, the primary contractor, led to the damage to the lining of the Reflecting Pool,” Gov’t Mot, at 18, and that has led the government to conclude that “it is difficult to attribute the widespread damage to the Reflecting Pool to vandalism, let alone to establish that fact beyond a reasonable doubt,”
Of course, Hearn has debunked all of that. They always had a photo in their possession showing that the flap of liner they accused Hearn of ripping was ripped before he got there — they just were lying to judges about where it came from and, possibly, when it was taken. They had notice no later than July 10, barely a week after the indictment, that Interior knew the earliest damage was not vandalism. DOJ’s own agents sussed out the pool on July 13, but Jeanine Pirro claimed they only checked it on on July 17 (or maybe on July 16).
Edelman has built in a sur-reply for Hearn, as if he fully expects he may be lied to, ten pages due a week after DOJ files.
Normally, judges permit or invite sur-replies if the moving party adds new details in their reply, but Edelman has built that in, and told DOJ he has built that in.
Not only that, Edelman plans to have a hearing about this. While he replaced a pretrial hearing that had been scheduled for September 11, his order says his staffers will contact the parties to schedule a hearing on the pending motions.
‘The undersigned’s chambers will contact counsel to schedule a hearing on the pending motions.
Motions, plural. Which therefore presumably includes the request for grand jury transcripts, as well as Hearn’s demand he get his phone back.
Jeanine Pirro utterly botched the game theory of this dismissal in every way. And for the life of me, I can’t imagine how she improves on her abysmal performance thus far.
Update: Disgruntled Interior staffers have taken this moment to tell Politico that Doug Burgum is evading the Federal Records Act.
[O]fficials at Interior decry what they view as a culture of secrecy. Burgum asked colleagues early on about trying to add a sensitive compartmented information facility, or SCIF, on the department’s sixth floor even though one exists just three floors below, according to a person who heard the comment. According to three staffers who witnessed it, officials have routinely shredded official documents and use disappearing Signal messages — even for mundane scheduling matters — to avoid communications being preserved, as is required by the Federal Records Act.
“They’re terrified of written records,” said one former official.
The post Judge Edelman Will Give Davey Hearn the Last Word appeared first on emptywheel.
LEFT: This Is The Plan cover. Credit: ThisIsThePlan.com. RIGHT: Donald Trump shakes hands with Scott Walker. Photo by Chip Somodevilla/Getty Images.In 2010, Republicans in Wisconsin rode the Tea Party wave to a trifecta of government control in the state, winning the governorship and both houses of the state legislature. And with that power, Republicans proceeded to cement themselves into what they hoped were permanent majorities.
In 2011, Republicans passed partisan gerrymandered district maps that were so rigged in their favor that, in a year when Barack Obama won the state by more than six points and state Republican candidates received less than a majority of the vote, Republicans ended up with 60 out of 99 State Assembly seats.
Wisconsin Republicans tried—and for a time succeeded—to establish minority rule in the state. Even when they lost, they won. Journalist David Daley aptly called it a “democracy desert.”
If that sounds familiar, it should.
Donald Trump and MAGA Republicans in Congress and in red state governments around the country have tried to implement minority rule at a larger scale. They have eaten away at our foundations of democracy to install permanent Republican power. So if we want to unrig our system and restore our democracy, we’re going to need a plan.
Thankfully, has just released one.
Wikler, who served as the Wisconsin State Democratic Party Chair from 2019-2025, presided over a systematic unrigging of the state. During this time, liberal justices retook the majority on the state supreme court, the legislature passed new maps, and today Democrats have an opportunity to retake majorities in both state legislative chambers and hold a Democratic trifecta in the state for the first time since 2010.
In This Is The Plan: How To End America’s Meltdown And Save Democracy, Wikler lays out not just how Wisconsin Democrats were able to restore democracy in their state over the course of several years, but also how we can use the same tactics and strategies to unrig America.
We spoke with Ben to find out more about what that plan entails and how each of us can join the fight to help restore our democracy.
Ben Wikler, author of This Is The Plan: How To End America’s Meltdown And Save Democracy Q: You were Chair of the Wisconsin Democrats from 2019 to 2025, during which you were able to transform Wisconsin from a “democracy desert” to a full-fledged functioning democracy. With your book, you turn your attention to the U.S. as a whole with a new transformation plan. What are you hoping to convey to readers, and what need does your plan address?
Ben Wikler: So many Democrats—and people in general who are dismayed by the state of the U.S. political and economic system—have asked me, “What is the plan?”
My goal with this book is to lay out a realistic and, I hope, energizing answer for how we get out of this mess.
By “the plan,” I mean a plan that ladders up from what each individual can do this week, all the way through the specific policies that can unrig the system itself so that this country works for everyone. Step by step, year by year. Along the way, I map out how you can help win elections, which elections we have to win, and what policies elected officials at all levels will need to pass once they’re in power in order to build a future of American government by, of, and for the people.
The thesis of the book is that even in this moment of domination by the wealthiest people the world has ever known, regular citizens are not powerless. In fact, if they direct their power to the fights that are balanced on a knife’s edge but can affect the future of American democracy—often obscure elections for offices like state Supreme Court or state legislature—then there’s a gigantic opportunity to build a better future.
And for any of this to work, we have to have blast doing it. Which is why the book is shamelessly riddled with Princess Bride quotes. We have to “have fun storming the castle”—in a peaceful, civil, non-January-6th-y sort of way.
Q: You write you want to “end Trumpism and unrig America” the way you unrigged Wisconsin. What do you envision are some of the key milestones and benchmarks, and how realistic do you think they are to meet?
BW: The reason I know that it’s possible to unrig the national political system is that a movement of thousands of people, of which I was proud to be one, unrigged a GOP-dominated system of control in my home state. That required years of work focused on multiple parts of the government—in particular, electing a pro-democracy governor, preventing GOP supermajorities in the state legislature, and finally winning a pro-democracy majority on the state Supreme Court.
Looking at the national landscape, we’ve got a rigged system at multiple levels—including a corrupt, partisan, and rogue U.S. Supreme Court; gerrymandered US House districts; a president chosen through a preposterous system in the Electoral College; and a U.S. Senate in which, thanks to current rules around the filibuster, a minority of senators has a veto over laws supported by the majority—which is exactly the opposite of what the Founders intended.
The plan is to change all of that. First, alongside the fight for Congressional majorities in 2026, focus on winning state governments. Blue state-level trifectas can dictator-proof their states and also pass the National Popular Vote Interstate Compact, which would make the Electoral College a ceremonial body and award the presidency to whoever wins the national popular vote.
Then, in 2028, Democrats and independents have to win the White House and both chambers of Congress.
2029 is the pivotal year: the Senate has to change its rules, and then the governing trifecta has to pass a major U.S. Supreme Court reform—term limits are a leading idea; a national gerrymandering ban (and potentially proportional representation for the U.S. House), and welcome DC statehood and a referendum on statehood in Puerto Rico.
Do all that before 2030, and the usual midterm backlash won’t lead to nationwide gerrymandering that undercuts democracy through 2042. Both parties will have opportunities to pass laws that reflect their values, and the public will decide which it prefers. You know, like in a real democracy. Wild idea.

Q: In the book, you make an interesting point that while Freedom of Speech usually gets most of the First Amendment attention, it’s Freedom of Assembly that is core to making political change, through what you refer to as “relational organizing.” Can you say more about that, and explain how, no matter where folks live, we can all start to take action to make a difference in our communities?
BW: Abraham Lincoln put it best, in a letter to a Whig campaign committee in 1840: “Keep a CONSTANT WATCH on the DOUBTFUL VOTERS, and from time to time have them TALKED TO by those IN WHOM THEY HAVE THE MOST CONFIDENCE.”
Every one of us has that trusted person we text when we’re about to vote and haven’t taken the time to look up the candidates for some obscure local office. For some people, it’s the same when they’re thinking about who to support for Congress. If you can become that trusted person, you can help make sure that great candidates get the support they need to win. I map out in the book how the process of building relationships with voters who are on the fence—people who aren’t sure whether to vote, or whom to vote for—is at the heart of the superpower each of us holds in a democracy: organizing.
In Wisconsin, starting with my predecessor state party chair, we’ve been building a neighbor-to-neighbor organizing network that operates year-round to persuade and turn out voters in every single election. It has an enormous impact in our state. In This Is the Plan, I map out how you, wherever you might be, can build a team of people that engages in exactly this way, and the tactics that will make the biggest difference to election outcomes.
Q: You identify three pillars that make up what you call the essence of politics: “Listen, Build Trust, Persuade.” Can you elaborate on this? How is listening to voters essential if you want to persuade them to vote your way?
BW: The voters who decide close elections are the fence-sitters: people who are on the fence about whether to vote, or on the fence about who to vote for, or both. They’re a diverse bunch, but they generally have something in common, and it’s a big thing: they don’t put politics at the center of their lives. It’s not that they don’t care. They have values and beliefs just as strong as yours or mine. But very often they don’t much like politics, they don’t really trust politicians, they think the whole thing can feel like bullshit, and they’d rather spend time thinking about something else.
For many of these Americans, politics is like curling: an activity of which they’re vaguely aware when it’s on television for a few weeks every four years (say, during the Winter Olympics), but which has little to do with them and is not their consuming obsession. Ask such a voter about the “Broomgate” scandal that rocked the world of curling, and they’ll give you a blank stare. Trying to persuade fence-sitters to join your political side by reeling off ideas that sound like obscure political minutia can land the same way.
So if you want to persuade them, remember that they’re interested in different things from you. Don’t try to change their interests. Don’t lecture them about how they should pay more attention. Don’t yell at them to convince them they’re wrong. Instead, meet them where they are. Listen to them long enough to understand how they make sense of things, and find a value that you share, a basis for making common cause.
You can’t do any of that if you only show up every four years, which is exactly why the organizing has to be constant. Listen first. Earn the trust. Then, and only then, do you get to persuade.
Q: Are there any local elections or local political leaders we should be watching this year as examples of where your plan is already working?
BW: Yes! I’ll start in my own backyard: Wisconsin.
The core idea of the book is that every level of political power sets the rules for the other levels. So if you want to unrig American democracy, a great place to start is by winning power at the state level. Wisconsin demonstrates the power of this approach. My state was dubbed a “democracy desert,” with maps so gerrymandered that, in 2018, Democrats won every statewide office and 54 percent of the state assembly vote, and got 36 percent of the seats. Then we won a majority on the state supreme court, that court threw out the rigged maps, and control of the legislature is finally in play.
That brings me to two spectacular leaders who have played a pivotal role in those fights—and are now poised to play an even bigger role in our state’s history: Wisconsin Assembly Democratic Leader Greta Neubauer and Senate Democratic Leader Dianne Hesselbein.
When Republicans were on the verge of winning supermajority control of both chambers, Leader Neubauer and her team ran a spectacular operation that blocked the GOP’s ambitions by 2491 votes across two districts. Then, for two years, they ran an astonishingly complex operation to ensure that there would never be more than one Assembly Democrat outside the chamber—which ensured that the GOP couldn’t override Governor Evers’s veto, despite repeated attempts. And then, on new maps in 2024, she flipped ten Assembly seats. Five more to go for a majority. She’s a fighter and a kindred political spirit, and I can’t wait to see her wield the gavel.
Meanwhile, in Leader Hesselbein, the spirit of Fighting Bob lives on: supercharged electoral success—sweeping every purple state Senate seat in 2024, and putting her caucus within two seats of an outright majority in 2026; superb candidate recruitment; and a total focus on delivering results once she becomes Majority Leader. She holds her caucus together and, over and over, manages to split the GOP caucus in the Wisconsin legislature and block their worst plans.
They oversee the caucus campaign committees—the ones that identify the most flippable seats, the best targets on offense or on defense. They’ve mapped out the battle plan for this fall. They’re leaders to watch.
Q: For local activists who want to impact a local race in their area that could come down to just a few votes, what are your top three things they should do to maximize their odds of success?
If your local race might come down to a few votes, first, congratulations. You’ve been given a gift. You have a chance to play a decisive role in determining an election result. Now, your job is to figure out where your energy has the biggest impact.
1. Talk to the people you know. The very most powerful thing you can do as a volunteer in politics is to talk to your actual friends and family who are fence-sitters. In the world of political operatives, this is called relational organizing, and it’s as effective as campaign outreach gets. When you talk to friends, they listen. One experiment in Florida found that voters who received text messages from people they personally knew were 8.6 percentage points more likely to vote than those in the control group. So scroll through your phone, make a list of fifty people in key areas who’ve occasionally missed elections, and stay in touch with them. You’ll make the ghost of Abraham Lincoln smile.
2. Do Polling Place Vote Tripling. It’s got a very non-catchy name, PPVT, and try to pronounce it and it sounds like you’re practicing your embouchure before playing some polka on a tuba. But it’s wildly powerful. Once early voting starts, go outside a polling place in a neighborhood where any given voter is likely to be voting on your side, mind your local distance rules, and greet people as they leave after voting. Flash them your winningest smile, and ask them if they can text three of their friends, right then, and remind them to vote early. You’re talking to people who’ve just voted, so they’re proudly brandishing their “I Voted” sticker; you’re getting them to do on-the-spot relational organizing, so the people they text actually read the message; and you’ll talk to way more people than you would knocking on doors where nobody’s home.
3. Plug into a group that takes the science of voter contact seriously. Find a campaign or organization near you that practices relational organizing, and sign up. Make sure you’re not signing up for an Elon Musk front group, and you’re good to go. They’ll match the contacts on your phone against the voter file and hand you a list of exactly who to reach. There are, in fact, apps for that. Politics is a team sport; start or join a team that uses a Moneyball approach to getting the biggest result out of every hour or every dollar, and you’ll discover that being part of something effective is often a joy.
This Is the Plan isn’t a book about shortcuts. Unrigging the American political system is a long fight that will take years. To sustain political energy across such an epic journey, you need to make friends along the way. But the great thing about politics is that, in fact, you’ll meet people you love when you’re working in service of something larger than yourself. I fell in love with my wife while we were putting up posters for a protest. You can’t help but make lifelong friends when you’re in the political trenches together. In the process of organizing your way to a better democracy, you just might help solve America’s loneliness crisis at the same time.
Orders come after supreme court rejected president’s first bid to restrict guarantee enshrined in US constitution
Donald Trump has made a second attempt to restrict the constitutional guarantee of birthright citizenship, just weeks after the US supreme court rejected his initial, more sweeping bid to deny automatic citizenship to the children born to undocumented immigrants and temporary foreign residents.
Trump on Thursday signed two executive orders that seek to broaden the categories of children ineligible for automatic US citizenship and ban so-called “birth tourism”. The directives are expected to face legal challenges.
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« Juillet 1936, dans les casernes catalanes... »
Présentation
La première partie de ce travail est initialement parue en espagnol dans la revue Comunismo 66 du Groupe Communiste Internationaliste (GCI) en février 2017. Bien que l'équipe qui a produit ce matériel ait préparé sa suite dans les numéros suivants de cette revue, une série de circonstances et de ruptures ultérieures ont interrompu le planning prévu. Plus de cinq ans après, une bonne partie des militants qui composaient l'équipe ont décidé de reprendre cette tâche importante, considérant qu'elle représente une contribution qualitative au bilan que notre classe a forgé de cet épisode historique extraordinaire. Cette seconde partie fut publiée par les Proletarios internacionalistas dans la revue Revolución 2 en septembre 2023.
Certains camarades s'interrogent sur l'utilité que peut avoir un tel matériel dans le présent : un bilan d'un processus qui s'est déroulé il y a presque un siècle et sur lequel on a écrit ad nauseam. Tout ce qui est important du point de vue du prolétariat révolutionnaire n'a-t-il pas déjà été dit ? N'y a-t-il pas des questions et des problèmes actuels beaucoup plus importants qui requièrent nos efforts et qui auront plus d'impact, ou du moins qui seront mieux accueillis dans notre communauté de lutte, par rapport à ce « mammouth » sur la lutte en Espagne dans les années 1930 ? Nous ne nions pas qu'il existe des questions actuelles d'une grande pertinence qui sont abordées aujourd'hui au sein des minorités révolutionnaires et d'autres sections de notre classe. Nous n'y sommes pas étrangers et y participons à différents niveaux.
L'antifascisme ne continue-t-il pas à avoir une force hégémonique partout, acquérant une nouvelle vigueur et renforçant la démocratie, le politicisme, la polarisation entre la gauche et la droite, en enrôlant même les prolétaires dans telle ou telle guerre ? Le gestionnisme n'est-il pas l'une des voies par excellence face à la crise de la valorisation du capital ? L'État du Rojava, la guerre Ukraine-Russie, l'utilisation constante d'un moindre mal, l'épouvantail du fascisme, le possibilisme, l'apologie de la prise des centres de production par les travailleurs comme objectif, l'anti-autoritarisme comme monopole du pouvoir dans les mains de l'État… Le bilan présenté ici ne fait qu'approfondir la critique de ces idéologies et d'autres qui restent aujourd'hui un pilier de l'ordre social. Leur pertinence et leur importance sont irréfutables.
Certes, la critique révolutionnaire a déjà passé en revue ces forces de l'ennemi au cours de ces neuf décennies. Mais il s'agit de poursuivre cette tâche en allant plus loin, de contribuer à donner à la critique historique du prolétariat un contenu plus profond et plus concret. En ce sens, nous ne pouvons pas permettre que ces matériaux continuent à circuler et à être discutés exclusivement « en interne » entre quelques camarades et groupes.
Au-delà de l'explication de notre méthodologie d'analyse, la présente contribution expose ce qui est pour nous l'ABC de la révolution et de la contre-révolution dans la région espagnole des années 30, accompagné d'un bref compte-rendu critique du développement de la lutte des classes dans cette période, en soulignant la force du prolétariat, de son associationnisme, de ses tentatives insurrectionnelles. En même temps, nous avons essayé de montrer comment ce processus riche et complexe de la montée de la révolution était parallèle à la constitution et à l'établissement de son contraire : la contre-révolution. En effet, nous avons montré comment, tandis que le prolétariat remettait en cause et attaquait l'ensemble de l'ordre social, tentant d'imposer ses besoins par sa force collective, essayant de faire un saut qualitatif par des tentatives insurrectionnelles, la contre-révolution prenait des formes alternatives pour neutraliser et phagocyter cette force qui menaçait son existence : république, partis de gauche, « alliances ouvrières »… jusqu'à ce qu'elle trouve dans le Front populaire et l'antifascisme la formule sur laquelle la contre-révolution s'est structurée et imposée.
Avec cette contribution, nous considérons que nous avons fait un pas en avant dans l'analyse des fondements de la contre-révolution dans la question espagnole. Il va sans dire que nous encourageons les camarades à nous envoyer toute critique de ce bilan, ainsi que toute information peu connue relative à ce formidable épisode de notre lutte de classe.
Judge issues temporary pause while he considers Trump’s request to revise his libel lawsuit against BBC
A federal judge has temporarily halted an order requiring Donald Trump to turn over detailed financial information about his business empire to the BBC as part of an ongoing libel lawsuit.
US district judge Roy Altman issued the temporary pause while he considers Trump’s request to revise and narrow parts of his lawsuit against the BBC over a 2024 documentary that aired in the UK.
Continue reading...Il y avait les profiteurs de guerre, qui font de l'argent sur les ventes d'armes, il y a désormais les profiteurs de canicule.
L’article Après les profiteurs de guerre et de famine, les profiteurs de canicule est apparu en premier sur Contre Attaque.
Rose City Counter-Info / lundi 3 août 2026
L’autre nuit, un groupe d’ami.es s’est réuni pour une soirée amusante et aventureuse. Inspiré.es par la récente annonce de Camover [voir ici ; NdAtt.], nous sommes sorti.es semer un peu le chaos contre l’État de surveillance.
Nous avons flâné dans le Central Eastside, qui a été transformé en un quartier « branché », pour la vie nocturne des yuppies. Des tags autorisés (pardon, de l’« art de rue ») recouvrent les murs qui étaient autrefois vivants et intéressants. La sécurité privée rôde, s’assurant que personne ne traîne trop longtemps devant tel studio de design ou telle brasserie haut de gamme. Les caméras sont partout – sur chaque immeuble, elles regardent chaque ruelle et chaque fissure, en clignotant et en observant, en silence.
Nous nous en sommes pris principalement aux caméras qui se trouvaient le long des allées très fréquentées et dans des endroits où les gens aiment traîner et camper. Nous les avons atteintes avec des ballons de baudruche remplis de peinture (ce qui s’est avéré difficile et peu pratique), nous avons grimpé pour pulvériser de la peinture en spray sur leurs lentilles et les avons cassées en morceaux avec des marteaux. Au cours de la nuit, nous sommes tombé.es sur trois tourelles équipées de caméras, de marque LVT [Live View Technologies – voir ici pour plus d’infos et ici pour une attaque précédente ; NdAtt.] – celles avec des lumières bleues clignotantes. Nous les avons mises hors service toutes les trois, en détruisant les panneaux solaires avec des pierres et des marteaux et en recouvrant l’une d’entre elles avec un peu de peinture. Tout au long du parcours, nous avons posé des tags contre la surveillance, comme « Tuons les caméras de surveillance » et « Chaque caméra est un objectif » .
Dans l’ensemble, ça a été un moment joyeux, plein de bêtises, et certainement on le reportera.
PS : Est-ce que quelqu’un.e veut essayer de battre notre record de trois tourelles de caméras en une seule nuit ?
Note d’Attaque : les compas de Puget Sound Anarchists ont relié cette revendication, l’accompagnant de ces photos de tourelles LVT récemment vandalisées, sans être sûrs qu’il s’agisse de celles dont il est question dans le texte. En tout cas, ça montre ce que sont ces tourelles.
Fugitive Distro / mardi 14 juillet 2026
« Je suis quelqu’un qui pense en noir et blanc.
Les camps de détention son des abomination.
Je ne resterai pas à regarder.
Je n’a pas beaucoup plus à dire que cela.
Je met de côté mon cœur brisé et je me soigne de la seule façon que je connais – en étant utile.
Je compartimente efficacement ma douleur…
Et c’est avec joie que je vais me mettre à cette tâche. »
Dernière déclaration de Willem Van Spronsen
Le 13 juillet a marqué le septième anniversaire de cette nuit-là [voir ici ; NdAtt.], quand tu as attaqué ce misérable Northwest Detention Center, un camp de concentration qui garde nos proches en captivité.
Sept ans depuis que tu as été tué au combat, par la police de Tacoma.
Rien n’est pardonné, rien n’est oublié.
Je profite de ce moment pour réfléchir à la situation actuelle – l’ennemi que tu étais parti combattre a été élevé au rang d’armée privée du président et commet chaque jour des actes de terreur. Non pas la terreur telle que le terrorisme, cette piètre justification de la répression politique, mais la terreur telle que des actes qui ne visent pas à appliquer une loi, mais à terroriser les gens pour qu’ils se soumettent. Les camps de concentration débordent et d’autres vont être construits, tellement de gens sont kidnappés que certaines personnes disparaissent dans les rouages du système. Des gens sont torturés et violés dans ces camps, alors qu’à l’extérieur des personnes sont brutalisées et tuées.
Rien que cette semaine, trois personnes ont été assassinées par l’ICE à travers le pays – en Floride, un homme encore non identifié a été tué alors qu’il fuyait de l’ICE ; dans le Maine, Johan Sebastián Durán Guerrero a été la cible des tirs et a été tué par l’ICE ; au Texas, l’ICE a tiré sur Lorenzo Salgado Araujo et l’a tué.
Partout dans les territoires dominés par l’État américain, l’ICE a envahi des villes et raflé des gens, alors que ses opérations continuent, comme une réalité quotidienne, dans des communautés situées en dehors de certains endroits particulièrement médiatisés.
Au Texas, des camarades ont été condamné.es à des peines allant de 30 à 100 ans, pour une manifestation solidaire bruyante au centre de détention de l’ICE de Prairieland, tout comme quinze camarades de Minneapolis qui ont été inculpé.es pour leur implication dans la résistance à l’occupation de la ville par l’ICE.
Cette terreur a eu pour effet secondaire de déchaîner une véritable source d’auto-organisation autonome. Des affrontements avec l’ICE aux émeutes à grande échelle, aux réseaux autonomes d’aide juridique et de réponse rapide, la réponse a été source d’inspiration : les gens ne vont pas simplement s’asseoir ou détourner le regard, alors que ceux/celles qui sont exclu.es sont embarqué.es, comme dans « The Foreigner ». Si Willem était en vie, je suis sûr.e qu’il plongerait tête baissée dans ces efforts.
Mais il n’est pas en vie et son absence nous oblige à nous montrer à la hauteur des standards qu’il a fixée – en fin de compte, ces camps de concentration doivent être réduits en cendres et les retenu.es libéré.es une fois pour toutes.
C’est dans un dialogue avec ton souvenir que les anarchistes, nous devons nous engager et revigorer ce principe anarchiste des plus importants – le rejet de la nation, le rejet des frontières et la fraternité universelle avec tous les gens. La terre est notre patrie ! Personne n’est étranger.e ! Tout le monde est une famille !
La mémoire noire – la mémoire de nos luttes passées et de nos combattant.es tombé.es au combat – nourrit nos cœurs et nous renforce pour la lutte à venir, nous donne une continuité et nous transmet les leçons du passé. C’est dans cet esprit que j’écris ces brèves réflexions en mémoire de Willem Van Spronsen.
Willem Van Spronsen présent dans la lutte !
Une mort en action est un appel éternel à la lutte !
Une chaleureuse accolade à toutes les personnes qui luttent contre l’ICE !
Vive l’anarchie !
Un.e membre de Fugitive Distro
PS : Voici de la musique publiée par Willem peu avant sa mort.
Huit ans après avoir commencé à développer ses premiers camions autonomes, Pony.ai passe à la vitesse supérieure. La société sino-américaine annonce ce 6 août vouloir accélérer le déploiement de ses camions légers autonomes et passer le cap des 100 000 unités produites à horizon 2030.
Les agents IA peuvent enchaîner des dizaines d’appels de modèles, utiliser des outils externes, acheter des services et recommencer plusieurs fois une opération sans que l’entreprise sache précisément ce que chaque mission lui a coûté. Alors que les budgets consacrés à l’intelligence artificielle subissent leurs premiers audits, une nouvelle couche d’infrastructure, à l’instar de SAPIOM, …
L’article Avec 35 millions de dollars, SAPIOM veut devenir le contrôleur de gestion des agents IA est apparu en premier sur FW.MEDIA.
Grand chamboulement au sein de Google DeepMind cette semaine avec le départ ou la mise en retrait de plusieurs dirigeants, à commencer par son CEO et cofondateur Demis Hassabis. Il va passer à un rôle de président de l’organisation (chairman), ainsi qu’à celui de Chief Scientist d’Alphabet. Pour rappel, DeepMind est la division de Google en charge de la recherche en intelligence artificielle.
« Le milliardaire ne cache pas qu'il mène un "projet civilisationnel" réactionnaire d'extrême droite, à travers ses chaînes de télé comme CNews et ses maisons d'édition. […] La concentration inédite de la chaîne de financement entre les mains de Vincent Bolloré lui donne toute liberté d'agir le moment venu. Nous ne pourrons pas dire que nous ne savions pas » [1].
Au début du mois de mai 2026, c'est par ces mots que le monde du cinéma alertait sur le « danger civilisationnel » à venir. Mis à part les auteurs de Grasset, on ne sache pas qu'il se soit produit dans le monde de l'édition [2], un mouvement identique à celui qui a secoué le festival de Cannes en 2026. En fait, cela dépasse largement les sphères du cinéma ou de l'édition ; il s'agit d'un phénomène plus profond et plus étendu dont la clarification se dérobe à cause de son caractère totalement inédit, de l'effondrement des contre-pouvoirs organisés, de la déconfiture de la théorie politique et de quelques autres obstacles de nature idéologique. L'objet de ce texte est d'aborder certains de ces blocages à la lumière d'expériences récemment vécues.
La réception d'un manuscrit sur la guerre coloniale russe en Ukraine a suscité la réaction suivante d'un éditeur dont voici la seule phrase in extenso : « Nous vous remercions pour cette proposition, mais nous ne souhaitons pas publier de livre sur ce type de sujet. Nous avons réorienté notre ligne éditoriale vers des sujets plus incarnés depuis l'année dernière ». Cette réponse a été uniquement prise comme point de départ des réflexions qui suivent.
À chacun de choisir son mode d'incarnation
« Des sujets plus incarnés » est-il écrit. C'est justement dans la chair, dans le corps des Ukrainiens et des Ukrainiennes que la guerre de Poutine s'est douloureusement et massivement incarnée depuis plus de quatre années. Et faute de mieux à la place où nous sommes, qu'y a-t-il de plus « incarné » que de soutenir la mémoire des deux millions de morts et de blessés provoqués par cette guerre totale à nos portes [3], une guerre qui dépasse en durée celle de 1914-1918 [4] et dont les crimes de génocide, les crimes contre l'humanité, les crimes de guerre (ces derniers se comptant par dizaines de milliers) n'ont pas d'équivalent sur le continent européen depuis 1945 ?
« Incarné » est-il dit. Il s'agit bien de cela en effet : cette guerre restera vraisemblablement incarnée dans la mémoire de beaucoup d'entre-nous et dans l'inconscient de ceux qui auront détourné leurs regards devant cette tragédie [5]. D'autant que, selon de nombreuses sources, Poutine prépare une nouvelle mobilisation après les élections du 20 septembre 2026 : en effet, toutes les frontières en direction de l'ouest ou du sud sont fermées depuis le mois de juillet 2026 (à l'exception d'un point de passage vers la Géorgie), cela dans le but d'éviter un exode massif identique à celui qui a suivi l'ordre de mobilisation partielle de septembre 2022. Il y a là une volonté manifeste de poursuivre cette guerre et sa probable extension [6] puisque le maître du Kremlin a depuis longtemps désigné à sa population et à son premier cercle l'Occident (assimilé à l'OTAN) comme ennemi existentiel ; d'ailleurs, il lui fallait a minima échafauder une construction idéologique comme celle-ci pour entreprendre une telle aventure coloniale [7]. Mais pour la première fois il faut le noter, son porte-parole Dmitri Peskov a déclaré le 5 juillet 2026 : « Il y a une guerre en cours, une vraie guerre » alors que l'usage de ce terme était jusqu'alors totalement interdit sous peine de poursuites. Il a expressément justifié l'emploi de ce terme en expliquant que « l'opération militaire spéciale avait évolué en guerre en raison du soutien apporté à Kiev par l'Occident, notamment par Berlin, Paris et Washington [8] ». Comme du temps de l'URSS, il faut savoir interpréter les moindres évolutions du vocabulaire utilisé au sommet de la nomenklatura : l'état de guerre est ainsi officialisé et il permettra de décréter une mobilisation (quelle qu'en soit le périmètre) et peut-être même la loi martiale.
Au-delà des mots et de la formulation employés par l'éditeur, ce qui est donné à entendre pourrait approximativement s'énoncer comme suit : « Loin de nous les analyses et encore plus la théorie ; nous souhaitons être au plus près des préoccupations personnelles et quotidiennes de tout un chacun », ce qui est légitime dans l'absolu, à une exception près, à savoir lorsque ces préoccupations viennent renforcer un déni ou entériner de fait un recul, une reddition ou une collaboration. Cette orientation éditoriale actuelle qui se veut « incarnée », se retrouve dans les médias classiques qui mettent désormais en avant l'émotion [9] au détriment de l'analyse. C'est ainsi qu'ils pensent endiguer la fuite de leurs jeunes publics vers les facilités d'Internet. Cela ressort d'une courte vue qui n'a aucune chance de juguler cette déshérence.
De l'abstraction érigée en système désincarné
Néanmoins, il est vrai que la désincarnation de la réflexion théorique a sévi depuis des lustres, faute de références historiques, anthropologiques ou sociologiques concrètes. Un des derniers exemples en date en est le courant néo-marxien d'origine allemande connu sous le nom de « Critique de la Valeur » dont nous avions suivi le séminaire parisien en 2015 et 2016, moins désincarné il est vrai, à ce moment-là. La Wertkritik a partagé avec Louis Althusser l'idée que le capitalisme est un « procès sans sujet » [10] mais a poussé ce concept plus loin, en affirmant que les humains eux-mêmes sont dominés par les abstractions réelles (l'argent, la valeur) qui les agissent. Quelles sont les racines de cette élaboration ?
À travers une problématisation structurale héritée de Claude Lévi-Strauss [11] et via son concept de « rupture épistémologique », Althusser avait érigé les écrits de Marx postérieurs à 1845 en une œuvre ainsi devenue « scientifique » ; double exclusion du sensible dont nous allions apprendre plus tard en quoi elle structurait avec excès l'inconscient de l'auteur. L'arrière plan politique de cette théorisation était tributaire d'une époque dominée par un stalinisme manichéen par essence : les êtres humains (et surtout les paysans qui étaient assimilés à un groupe social rétrograde) étaient considérés comme les jouets d'une marche grandiose vers le « socialisme » et cette horreur était justifiée en stipendiant tout humanisme comme une valeur bourgeoise à combattre [12]. En conséquence, toute anthropologie politique fut ostracisée et avec elle la capacité des êtres humains organisés à devenir précisément des sujets de l'histoire. Or, la spécificité de la civilisation capitaliste pouvait tout à fait être prise en compte, tout en avançant que, comme toute civilisation, elle se soutient d'un Imaginaire qui lui est propre, en l'occurrence structuré par la rationalité calculatrice, une rationalité transgressive par essence [13]. Certes, les individus qui la composent y participent et en sont le plus souvent les jouets, mais il appert de l'histoire moderne ou contemporaine que l'emprise de cet Imaginaire peut être défait dans certaines circonstances [14]. Encore faut-il soutenir une vision dynamique non linéaire et non réifiée de cette histoire.
Il reste que la démarche initiale de la Wertkritik – en partie inspirée de Georg Lukács [15] et de l'École de Francfort [16] – fut bienvenue dans cette traversée du désert et que nous partageons toujours son pronostic d'effondrement inéluctablement cataclysmique du capital.
Mais au-delà de ce courant, la complaisance pérenne dans l'abstraction absconse a des origines très largement refoulées qui se situent en particulier dans la dévastation intellectuelle profonde qui a suivi la guerre de Trente ans (1914-1945) [17].
Jean-Paul Sartre, qui n'a jamais caché sa soif de notoriété, a connu les écrits de Heidegger lors de son séjour à l'Institut français de Berlin en 1933-1934, puis s'est attelé à la rédaction de L'Être et le néant, publié en 1943, c'est-à-dire en pleine Occupation [18], tandis que d'autres s'organisaient dans la Résistance. Comprenant que tout était à rebâtir et qu'il y avait-là une opportunité de reconnaissance sociale ou académique à saisir, beaucoup, comme lui, se sont alors mis à emprunter ou imiter le verbiage du nazi Heidegger.
Plus près de nous, la perdition des intellectuels français en quête de notoriété vers l'eldorado états-unien [19] à la fin des années 1960, l'effondrement programmé des facultés des lettres et sciences humaines dès 1969 au travers de la réforme d'Edgar Faure [20], l'externalisation des classes ouvrières (en Asie in fine) et la disparition de contre-pouvoirs dignes de ce nom, n'ont pas favorisé l'indispensable travail de refondation d'une problématique totalisante à hauteur humaine.
Mais cette déperdition de l'intellectualité critique est actuellement en train d'atteindre des niveaux inédits : la terrible acculturation numérique des êtres humains sur l'ensemble de la planète éradique même la possibilité neuro-physiologique de penser, laquelle exige la capacité de mobiliser une « mémoire longue dans le cortex, pour simplifier [21].
Les dégâts pérennes d'une triple rupture de mémoire
Encore largement invisibilisée, précisément à cause des fractures socio-politiques concomitantes qui les spécifient, nous avons déjà attiré l'attention sur les « trois ruptures de mémoire » qui manifestent leurs effets délétères depuis 1945 et obèrent de manière durable la conscience politique. Ces effets sont d'autant plus destructeurs lorsqu'aucun travail de mémoire n'a été tenté. Il n'est qu'à constater les dégâts pérennes qui résultent d'un totalitarisme soviéto-stalinien non reconnu et non critiqué comme tel par les populations de la fédération de Russie depuis un siècle : c'est ce qui a produit une décérébration politique profonde de ces foules et laisse le champ libre à la dictature mafieuse du Kremlin. A contrario, mais dans une autre situation historique évidemment, le gouvernement sud-africain avait mis en place la commission Vérité et Réconciliation en 1994, avec pour but de remédier au lourd héritage de l'apartheid. Les quatre mesures centrales de cette justice transitionnelle et restauratrice (procès, publication de la vérité, réparations et réformes administratives) étaient destinées à garantir la reconnaissance des faits et la commémoration des violations passées, l'État de droit et, à terme, l'apaisement voire la réconciliation, afin de multiplier les chances de revenir à un fonctionnement pacifié et démocratique [22].
Outre l'attitude des gouvernements, l'enseignement de l'histoire tient une place importante lorsqu'il s'agit d'évaluer les épreuves du passé. C'est également une discipline indispensable à toute élaboration politique. Malheureusement, elle a été notablement marquée au début du XXe siècle en France par la cécité initiale de l'école des Annales. À sa décharge, on ne peut s'empêcher de penser que les puissants partis staliniens de l'époque en avaient fait leur domaine réservé [23]. Il n'empêche, Shlomo Sand pointe le fait, dans Crépuscule de l'histoire [24], que la revue des Annales n'ait publié aucun article sur la Première Guerre mondiale dans les années 1920 et 1930, et que des décennies plus tard, Pierre Nora et Jacques Le Goff aient fait l'impasse sur la guerre d'Algérie. Ainsi, l'histoire socio-politique fut en grande partie reléguée au second plan pour finir par se perdre dans une série intitulée « la vie quotidienne au temps de… », ce qui nous a même valu, à la fin du XXe siècle, toute une « histoire des couleurs ».
Marc Bloch, en tant que Résistant, avait en quelque sorte dépassé dans sa pratique les limites initiales de l'école des Annales dont il était un des fondateurs avec Lucien Febvre. Il eut en outre des démêlés majeurs avec ce dernier car il refusait de se soumettre aux lois antisémites de Vichy. Quant à Braudel, il a rédigé l'essentiel de sa thèse en captivité. Si, à l'évidence, une œuvre ne peut se réduire aux circonstances de son élaboration, cela n'empêche pas d'examiner quelle fut l'attitude de l'auteur vis-à-vis de celles-ci, surtout lorsqu'elles étaient exceptionnelles. C'est pourquoi il est important de ne pas les passer sous silence. Il est même des accélérations de l'histoire qui fonctionnent comme un révélateur des attitudes politiques. Faut-il rappeler la longue impasse de l'historiographie française quant à la collaboration dans ce pays, sans parler de son amnésie persistante concernant les exactions coloniales parfois commises en métropole même [25] ? C'est dans ce contexte historiographique que se sont produites les ruptures de mémoire précédemment citées, ruptures qui ont accompagné des effondrements politiques majeurs.
Le premier d'entre-eux a suivi la guerre de Trente ans [26] mais fut recouvert par la mythification gaullo-communiste de la Résistance [27], par le capitalisme de reconstruction, la célébration du progressisme, du productivisme et de la science, le modernisme technologique états-unien et in fine, par la guerre froide.
Le second, qui débute en 1973 avec le coup d'État de Pinochet au Chili (aussitôt suivi des économistes néolibéraux formés par Milton Friedman à Chicago), s'achève avec l'effondrement de l'URSS en 1991 [28]. La question du rapport de force socio-politique avec les classes ouvrières organisées était devenue obsédante pour le capital à la suite des révoltes de 1968 de par le monde. Les délocalisations industrielles se sont alors succédées et le néolibéralisme s'est imposé avec sa contre-révolution culturelle : destruction des services et libertés publiques, des protections et relations sociales, marchandisation des relations humaines et du vivant, remise en cause de l'État de droit, toutes choses qui visaient à instituer les individus comme des entrepreneurs d'eux-mêmes, après avoir été des « self made men ».
L'effondrement actuel, beaucoup plus profond que les précédents, ressort d'une régression anthropologique inédite dans l'histoire de l'humanité. L'informatique, Internet et les intelligences artificielles sont en passe de générer une colonisation barbare et foudroyante, entretenue par de puissantes entreprises états-uniennes [29] et chinoises (Baidu, Alibaba, Tencent, Xiaomi).
Dans ces conditions, l'orientation éditoriale ou intellectuelle qui consisterait à en rester à l'écume des jours ou à la surface des choses n'est qu'un symptôme parmi d'autres, de la fuite devant l'élaboration politique, ce qui a contribué de longue date à la défaite radicale à venir en 2027 ici, [30] et possiblement ailleurs en Europe (Allemagne, Espagne, Pologne et Italie). En effet, comment lutter lorsque l'analyse de la situation et de ses causes fait largement défaut ou qu'elle est délégitimée ou encore lorsqu'elle est reléguée, consciemment ou pas, à l'arrière-plan.
Ainsi en est-il d'une certaine « contre-culture écologique ».
Mais évitons immédiatement les malentendus : la légitimité de cet axe de lutte n'est pas en cause. Ce qui nous occupera plus loin, c'est d'en faire une analyse interne et de voir la place sociale qu'elle occupe. Notons toutefois au passage qu'un courant institutionnalisé de l'écologie œuvre depuis des années à donner un statut de personne juridique à des entités naturelles. Non seulement cela ne les préservera pas de l'atteinte à la biodiversité, mais c'est en outre verser dans le judiciarisation de tous les rapports sociaux, comme c'est le cas aux États-unis depuis longtemps. Or, faire appel au droit dans n'importe quelle circonstance privée ou publique, c'est le symptôme d'un effondrement majeur des liens sociaux et d'une vaine tentative de contournement de ces rapports socio-politiques déliquescents.
Les racines d'une « contre-culture » écologique
Plus fondamentalement, revenons à la place acquise par les mouvements écologiques depuis cinq décennies, une place qui est venue recouvrir et masquer de facto le manque abyssal d'élaboration théorico-politique, tandis que, depuis les années 2000, les algorithmes expulsent radicalement de la conscience ce type de préoccupation.
Après la naissance des mouvements de préservation et de conservation d'Elisée Reclus états-uniens au XIXe siècle [31], après les contributions d'Henry David Thoreau ou et alors qu'elle fut longtemps cantonnée aux cercles naturalistes et scientifiques, l'écologie n'est devenue un mouvement social – très divers, dans ses attendus et dans ses objectifs – que tardivement [32]. En 1971 est fondée Greenpeace et en 1972, le rapport Meadows, toujours cité comme précurseur, fut le résultat d'une commande passée au Massachusetts Institute of Technology qui utilisait déjà la modélisation World3 pour simuler par informatique les interactions entre système Terre et activités humaines. En 1974 en France, René Dumont fut le premier écologiste à pouvoir se présenter à l'élection présidentielle. Le pacifisme non violent et anti-nucléaire, la désobéissance civile et l'objection de conscience, le tiers-mondisme et la critique de la croissance infinie sont autant de thèmes qui ont marqué ses débuts en Europe occidentale, dans le reflux de mai 1968. Ces fondements épars donneront naissance à des courants hétérogènes, voire opposés. Par ailleurs, les paradigmes de la croissance et du progrès sans fin, alors partagés par les tenants du capital et des partis qui se réclamaient du socialisme, n'auront pas clarifier les débats, ni contribué à une unification théorico-politique de ces mouvements. Toujours est-il que c'est cette diversité originelle qui sera précisément fondatrice d'une sorte de « contre-culture » appelée à combler le vide laissé par les effondrements politiques pointés plus haut.
L'écologie, une discipline aux pieds d'argile
Au-delà de ces aspects socio-historiques, venons-en à ce qui la constitue à présent, c'est à dire aux études scientifiques, dont le premier rapport émanant du groupe inter-gouvernemental des experts sur l'evolution du climat (GIEC) fut rendu public en 1990. Il a depuis été notablement revu et complété [33]. Notons au passage qu'hormis les scientifiques de ce domaine, personne n'est en mesure de vérifier par soi-même ces approches, ces calculs, sans parler des modélisations statistiques ; les citoyens n'ont donc aucun contrôle sur ces travaux, au contraire de ceux émanant d'une délégation de pouvoir encadrée.
Bien sûr, il ne s'agit pas de mettre en cause l'honnêteté des chercheurs, mais de souligner que le mode de connaissance scientifique moderne [34] dont ils se réclament ne s'autorise que de lui-même et de ses pairs et engendre, au mieux, une adhésion qui ressemble fort à une croyance, nous y reviendrons. Entendons-nous bien : ces travaux font consensus, nous croyons en leur pertinence et en la légitimité de ce champ de bataille, sauf lorsqu'elle s'enferme dans l'au-delà des cieux. Il n'empêche que, pour beaucoup, cela fonctionne comme les textes sacrés d'antan qui permettaient de se retrouver ensemble : Greta Thunberg est devenue une icône populaire à l'âge de 15 ans. Mais les communions se font à présent plutôt autour de la recherche d'un autre mode de vie. Or, les échecs de Notre-Dame-des-Landes et du Rojava ont clairement signifié que les États ne tolèreront ces expérimentations que jusqu'à un certain point. Pour parer à ces limites, les tentatives se sont alors faites plus locales, voire plus individuelles afin d'éviter cette question irrésolue : comment vivre autrement sans destituer l'ancien monde [35] ?
Il reste que l'édifice écologique est également impacté par la remise en cause massive de la notion même de vérité au travers de l'acculturation numérique [36]. Cela se vérifie chaque jour de manière exemplaire aux États-Unis, que ce soit dans les mouvements MAGA ou QAnon, lesquels drainent environ un tiers de la population de ce pays comme « followers ». Il leur suffit simplement d'y opposer d'autres croyances avec le puissant relais des algorithmes. Mais il y a encore plus délicat ; l'écologie repose sur le mode de connaissance scientifique moderne dont il n'est toujours pas compris en quoi :
i) il est intrinsèquement une des sources de l'inhumanité galopante en excluant le sensible,
ii) le fondement d'une informatisation numérique universelle issue de l'algèbre de Boole,
iii) et la puissante source d'une relativisation de la notion de vérité [37].
Ces trois questions sont capitales, mais il y a un écueil supplémentaire. Lorsque l'origine de ces dérèglements climatiques n'est pas pointée – à savoir le règne du capitalisme thermo-industriel – alors cela fragilise encore un peu plus cette adhésion et peut amener à se compromettre gravement dans des publications de droite extrême comme la revue Limites, aujourd'hui disparue. De nombreux mouvements d'extrême droite ont d'ailleurs compris tout le profit qu'ils pouvaient tirer d'une profession de foi écologique, tandis que de grandes entreprises se sont repeintes en vert. Seule une écologie politique fermement anti-capitaliste survivra aux tempêtes à venir, ce que l'on ne peut demander au GIEC, qui est une organisation intergouvernementale.
Il reste que même les « scientifiques du climat » ont leurs points aveugles : aucun n'a eu le courage de se lancer dans le calcul des émissions de gaz à effet de serre produites par le nucléaire depuis l'extraction minière de l'uranium jusqu'au recyclage des déchets en passant par la recherche et les 2 000 explosions atomiques qui ont eu lieu depuis huit décennies. Il faut dire que cela serait contradictoire avec une appartenance au Commissariat à l'Energie Atomique, par exemple. C'est pourquoi le nucléaire est maintenant classé dans les énergies décarbonnées. En d'autres termes, le gouvernement des scientifiques, comme le proposait Auguste Comte au XIXe siècle [38], ne serait pas plus souhaitable que les autres.
Deux versions du politiquement correct, un même recul politique
Autre question, qui malgré les apparences n'est pas sans lien avec les précédentes et qui a surgi à la suite d'une visite de l'exposition sur l'archéologie organisée dans les sous-sols du Collège de France [39]. Il aurait pu s'ensuivre l'envoi d'une lettre ouverte aux commissaires de cette exposition pour l'introduction d'un « Wokisme [40] avancé » dans l'enceinte de cette vénérable institution. En effet, outre des inexactitudes (la « vallée de Néander » n'existe pas [41]) plusieurs panneaux pointent la vision des « femmes préhistoriques » colportée à la fin du XIXe siècle, c'est-à-dire aux débuts de l'archéologie, avec pour illustration la reproduction de peintures de cette époque qui nous apparaissent à juste titre caricaturales aujourd'hui : les femmes préhistoriques allaitent ou balayent la grotte tandis que monsieur revient avec le gibier chassé, ce qui est une représentation tout aussi caricaturale. Pour ceux qui n'auraient éventuellement pas compris, cela se répète sur plusieurs panneaux. Cette critique est quelque peu anhistorique et facile comme dans de nombreuses attitudes « politiquement correctes ». Encore avons-nous échappé à une « Gender Archaeology » états-unienne qui soutiendrait l'existence d'un matriarcat perdu [42]. Mais cela n'empêche pas la diffusion d'une vidéo qui montre Yves Coppens et Donald Johanson comme les deux découvreurs de Lucy [43] en novembre 1974, en Ethiopie. Or non seulement cela fut également le fruit du travail de Tom Gray et Maurice Taïeb, mais surtout celui de Raymonde Bonnefille, la seule femme du groupe dont la présence et le nom sont passés sous silence mais qui eut un rôle important dans cette expédition ô combien difficile : elle a par exemple expliqué que l'Ethiopie était alors en pleine révolution, qu'il n'y avait ni téléphone, ni GPS, ni route d'accès et que la température avoisinait les quarante degrés [44]. En outre, il eût été à propos de rappeler qu'au moins jusqu'à la sédentarité des périodes Jōmon ou néolithique [45], les femmes étaient, encore plus qu'au XIXe siècle ou à présent, astreintes de facto à allaiter les nouveau-nés pendant plusieurs années afin que quelques-uns d'entre-eux puissent vivre. C'est ainsi que le rôle social de droits nouveaux chèrement acquis et la perspective historique longue passent à la trappe. Autrement dit, la défense d'une juste cause avec des arguments faibles ou faux entérine une confusion dommageable dont les échecs retentissants du parti démocrate aux États-unis sont un exemple achevé.
Cela rappelle aussi le douloureux souvenir d'une manifestation place de la République lorsqu'il s'agissait de soutenir la mémoire de Mahsa Amini, kurde iranienne décédée en septembre 2022 qui se battait avec d'autres femmes contre le port du voile dans son pays [46]. Il y avait le mouvement des Femmes Kurdes en France (TJK-F), Femme Azadi, Filles d'Iran, mais peu de mouvements féministes français sur la place mis à part ses courants fondateurs des années 1970 (Alliance des Femmes pour la Démocratie, Planning familial) et encore moins de « gôches » par peur de contrarier certaines populations, fussent-elles adhérentes au salafisme. Plus dure sera la chute.
Savoirs, connaissances et croyances modernes
Depuis au moins trois millions d'années, les êtres humains se sont forgé des savoirs au contact de leur environnement animal, végétal et minéral, mais d'autres domaines, à savoir l'alternance des saisons, la rotation des étoiles, l'avènement de la mort, etc. furent à l'origine de croyances, étant donné – comme nous le dirions aujourd'hui – que ce Réel échappe, qu'il est hors de portée. Ces croyances se sont peu à peu étendues et structurées en animismes, puis ont été organisées dans des « récits d'origine » que nous appelons des mythes [47]. Lorsque les groupes semi-nomades de chasseurs-cueilleurs sont passés à des organisations sociales plus complexes liées à la sédentarisation [48], ces croyances ont, en écho, progressivement évolué vers une personnification déifiée qui s'est par la suite figée en ce que nous nommons des religions, d'abord polythéistes, portées à l'écrit à partir du milieu du quatrième millénaire avant notre ère.
Ainsi, les quatre-vingt quinze pour cent d'agriculteurs et d'éleveurs qui composaient la population terrestre avant la révolution thermo-industrielle de la fin du XVIIIe siècle, évoluaient entre des savoirs liés à leur expérience ancestrale et des croyances religieuses. Mais lorsqu'au XIXe siècle l'urbanité s'est étendue [49] avec le capitalisme, alors, nous sommes majoritairement devenus des individus « hors sol ». Tandis que les savoirs avaient déjà largement cédé la place, le mode de connaissance scientifique moderne, via l'enseignement laïc, gratuit et obligatoire pour tous, faisait aussi reculer les croyances religieuses. Un nouveau rapport à la vérité allait s'imposer à tous.
Mais qu'on le veuille ou non, il était demandé et l'on demande encore aux enfants ou aux adolescents de croire aux connaissances enseignées, fussent-elles « objectivement fondées ». C'est ainsi que nous sommes restés, mêmes adultes, des êtres de croyances, mais celles-ci sont d'un type nouveau, plus moderne. Elles reposent en grande partie sur un mode de connaissance qui prétend rendre compte du Réel – un impossible dont il se prévaut malgré tout – avec tous les problèmes que cela entraîne : le monde sensible et la réalité matérielle des rapports sociaux en sont intrinsèquement expulsés ; sans parler du fait qu'il a largement participé à la structuration de l'Imaginaire [50] de la civilisation instaurée à la fin du XIXe siècle.
Qu'en conclure, au moins provisoirement ? D'une part que l'écologie est une contre-culture fragile de ce double point de vue : elle est tributaire de la croyance dans les résultats du mode de connaissance qui la fonde. C'est pourquoi viser les rapports sociaux de production qui sont à la base du réchauffement climatique, de l'extinction des espèces etc. garde tout son sens. Mais c'est surtout viser un mode de production qui est par essence attentatoire à la vie sur Terre.
Jean-Marc Royer, juillet 2026
[1] « Zapper Bolloré », tribune du monde du cinéma publiée par Libération le 11 mai 2026
[2] On regrettera encore longtemps la disparition des éditions Maspero qui n'ont jamais eu d'équivalent.
[3] Soutenir la mémoire des défunts fait même partie du lent processus d'hominisation depuis Néandertal. Ce nombre de victimes fait consensus ; cela dit, il ne peut prétendre en refléter la totalité, du fait que l'armée russe les a parfois ensevelies dans des fosses communes comme à Boutcha, Irpin et plus massivement encore à Marioupol.
[4] Et celle de Staline contre le IIIe Reich, entre le 21 juin 1941 et le 9 mai 1945.
[5] À ce propos on ne peut qu'être atterré par le « double standard », non seulement des gouvernements lorsqu'il s'agit de dénoncer la barbarie, mais aussi de ceux qui prétendent lutter contre celle-ci. En effet, pourquoi les Ukrainiens ne pourraient jouir des mêmes droits à exister que les Palestiniens ? Le gouvernement des uns serait-il plus contestable que celui des autres ? De plus, les mobilisations massives des ukrainiens contre certaines décisions gouvernementales en 2025 et 2026, c'est-à-dire en temps de guerre, n'ont pas d'équivalent connu en Europe contemporaine.
[6] Tous les services de renseignement occidentaux confirment une intensification des opérations de sabotage, de cyber-attaques et d'ingérences russes en Europe. Cf. le rapport « Menaces russes sur le flanc oriental de l'OTAN : scénarios, stratégie et enjeux pour la sécurité européenne », Harvard Kennedy School, Belfer center, février 2026.
[7] Ce qui ne l'a pas empêché d'en utiliser de nombreuses autres depuis les débuts de cette guerre.
[8] Interview accordée au journaliste Pavel Zaroubine et confirmée à Roger Köppel, journaliste et rédacteur en chef du magazine suisse alémanique pro-russe Die Weltwoche le 9 juillet 2026.
[9] Par le choix de sujets à forte valeur émotionnelle ou par le fait de privilégier les « micros-trottoirs », y compris sur France Culture.
[10] Dans Louis Althusser (1918-1990), Pour Marx, Maspero, 1965. Dans les années 1970, ce reproche fut également adressé à Marx jusqu'à ce que certains attirent l'attention sur ses écrits postérieurs à la Commune de Paris.
[11] Claude Lévi-Strauss, Les Structures élémentaires de la parenté, PUF, 1ère éd. 1949.
[12] Pour le résumer à grands traits, Staline considérait les « masses » comme les rouages d'une machine à construire, subordonnant toute vie humaine à une collectivité abstraite, à la volonté du parti, de l'État et au grand architecte (ensuite devenu un « grand timonier »).
[13] Cf. les articles « Capital et mode de connaissance scientifique moderne » ou « Métaphysique du capital », publiés sur Technologos, Sciences en bobines, Réseau sortir du nucléaire, Autre futur, Lundi matin…
[14] Cf. l'article « L'Imaginaire du capitalisme comme civilisation » sur Internet ou Cycle 1968, Bibliothèque Associative de Malakoff, 2018.
[15] L'œuvre de Georg Lukács fut appréciée en France lorsque Histoire et conscience de classe, fut publié par les éditions de Minuit, en 1960.
[16] L'École de Francfort – dont la tentative de synthèse entre marxisme et psychanalyse fut connue à travers les écrits d'Herbert Marcuse ou d'Erich Fromm – a marqué l'histoire intellectuelle de la fin des années 1960.
[17] Concept issu de la lecture des livres d'Enzo Traverso et Eric Hobsbawm. Cf. les articles publiés à ce sujet sur Technologos, Sciences en bobines, Réseau sortir du nucléaire, Autre futur, Lundi matin.
[18] Il y aurait énormément à dire sur l'attitude de J-P. Sartre et S. de Beauvoir entre 1933 et 1945. Ainsi, à l'été 1943, il utilisera ses relations, notamment René Delange patron du journal Comœdia, collaborateur, intime du Sonderführer Gerhard Heller, pour obtenir un emploi à Simone de Beauvoir sur Radio Vichy, entre janvier et avril 1944. Cela ne l'empêchera pas d'édicter les critères par lesquels reconnaître une « œuvre résistante » dans le comité des écrivains d'obédience stalinienne après guerre. Cf. à ce propos l'œuvre de la germaniste Ingrid Galster : Sartre, Vichy et les intellectuels, L'Harmattan, 2001 ; La naissance du phénomène Sartre. Raisons d'un succès (1938-1945), Seuil, 2001 ; dir : Sartre et la question juive, La Découverte, 2005 ; Sartre devant la presse d'Occupation. Le Dossier critique des Mouches et Huis clos. Presses Universitaires de Rennes, 2005 ; Sartre sous l'occupation et après. Nouvelles mises au point, L'Harmattan, 2014.
[19] Outre les émoluments afférents, être invité ou enseigner aux États-unis était regardé comme une promotion indépassable jusqu'à il y a peu. Quant à une première analyse des déboires de la pensée dans ce pays, cf. J-M Royer, « Les évangéliques autour de Trump », histoire et théorie critique #3. Jacques Derrida, participe au colloque sur le structuralisme de 1966 à l'université Johns Hopkins ; Jean Baudrillard fréquente l'école californienne de Palo-Alto dans les années 1970 ; au cours de ces mêmes années, Michel Foucault multiplie les séjours et séminaires à Buffalo et surtout à Berkeley et Claremont ; de la fin des années 1970 jusqu'à son décès, Jean-François Lyotard a occupé plusieurs postes de professeur invité et titulaire dans des universités prestigieuses ; René Girard a accompli toute sa carrière universitaire aux États-unis ; Jean-Pierre Dupuy, introducteur de Gunther Anders en France, enseigne à Stanford depuis plus de quarante ans. Cette liste ne prétend pas être exhaustive.
[20] En instituant « l'autonomie des universités », cette réforme mettait en cause la validité nationale des diplômes universitaires, tout en ouvrant la porte à la privatisation des études supérieures. Cf. à ce sujet Yves Dupont, L'Université en miettes, L'Échappée 2014.
[21] Cf. Michel Desmurget, La fabrique du crétin digital, Seuil, 2019. Cf. également la série des onze « Carnets de réclusion » publiés pendant le Covid-19 sur Autre Futur ou Lundi matin et « New generation, lost generation », Psychanalyse et théorie critique sur autre futur.
[22] Même si son fonctionnement été à juste titre critiqué, la CVR été internationalement saluée pour avoir évité un bain de sang et tenté de fonder un récit national commun.
[23] Un domaine triplement réservé en quelque sorte : ils se sont institués les héritiers de la révolution russe, les gardiens de l'Histoire, les représentants du prolétariat. Grâce à une domination syndicale, politique puis éditoriale largement soutenue par Moscou, ils ont bâti un rapport de forces qu'il ne faisait pas bon contester.
[24] Shlomo Sand, Crépuscule de l'Histoire, Flammarion, 2015.
[25] Ce fut Jean-Luc Einaudi, qui, en solitaire, passa près d'un quart de siècle à exhumer une tuerie unique dans l'histoire contemporaine de la France : le massacre des manifestants algériens le 17 octobre 1961 à Paris.
[26] La périodisation de cet effondrement politique demanderait d'amples développements. Mais notons que les agissements et les guerres coloniales françaises n'ont officiellement pris fin qu'en 1962 et que jusqu'en 1969, le pays s'était doté d'un homme providentiel en la personne d'un général.
[27] Le PCF qui ne s'est engagé dans la résistance qu'après la rupture du pacte Staline-Ribbentrop en juin 1941, s'est auto-proclamé le « parti des 100 000 fusillés » alors qu'au total il y en eu environ trois fois moins sur tout le territoire. Cf. Fontaine Thomas, « Chronologie : Répression et persécution en France occupée 1940-1944 », Sciences Po, 7 décembre 2009.
[28] La désindexation du dollar par rapport à l'or en 1971, la crise pétrolière de 1973, l'Anschluss de la RDA en 1990, sont d'autres dates marquantes de cette période.
[29] Meta, Alphabet, Microsoft, Amazon, Tesla, Apple, Nvidia dépassent la capitalisation de 1 000 milliards de dollars en bourse, soit ensembles 16500 milliards, c'est-à-dire cinquante fois le budget annuel de l'État français ou cinq fois le PIB national. Cf. à ce propos la série des onze « Carnets de réclusion » déjà mentionnés.
[30] Marine Le Pen bénéficiera des expériences européennes en cours. Ses premières mesures viseront sûrement à consolider, élargir sa base sociale, notamment vers le Medef et les électeurs du marais centriste. Nous verrons d'un côté la radicalisation et la reconfiguration des groupes d'extrême droite et de l'autre des tentations de « faire le dos rond en attendant que ça passe », comme en Italie.
[31] Les parcs de Yellowstone ou Yosemite représentaient « la création originelle », le lien privilégié des états-uniens avec « leur terre promise », une nature sauvage (wilderness) érigée en analogue de la pureté nationale, toutes choses qui contribuèrent, avec une religiosité omniprésente, à refouler profondément les soubassements esclavagistes, colonisateurs et violents de ce pays.
[32] Il y eut des journaux comme La Gueule ouverte (fondé avec des animateurs de Harakiri), Survivre et vivre, Le Sauvage etc. En évitant de verser dans la critique anachronique, la relecture de ces journaux ou des positions du mouvement anti-nucléaire de l'époque nous a fait prendre conscience lors du séminaire donné à la bibliothèque associative de Malakoff en 2016 des impasses de l'époque, dont certaines perdurent encore. Par exemple, la qualification du nucléaire comme crime contre l'humanité, reste confidentielle. De même, la place de « la technique » dans les œuvres de Charbonnier et d'Ellul n'a pas été suffisamment critiquée ni rapportée à ce qui fonde toutes les techniques industrielles, à savoir le mode de connaissance scientifique moderne.
[33] Le GIEC a notamment revu à la hausse la place du méthane (essentiellement émis par les ruminants et les rizières) lors de la publication de son Sixième Rapport d'évaluation paru en août 2021.
[34] Cf. Jean-Marc Royer, La science, creuset de l'inhumanité, L'Harmattan, 2012 et les nombreux articles disponibles sur Internet à ce sujet.
[35] À moins de s'illusionner sur la trilogie « préfiguration-essaimage-bifurcation » encore soutenue par quelques décroissants et collapsologues ? Cf. à ce sujet Michel Lepesant « Prendre les difficultés avec (la) Mesure », 4 novembre 2017, Blog du Monde : Décroissances.
[36] On ne peut qu'être interloqué par la confondante similitude des réactions de détresse psychiques, ici aussi bien qu'en fédération de Russie, devant les coupures de réseaux.
[37] Cf. à ce propos Jean-Marc Royer, « Capital et mode de connaissance scientifique moderne » sur Autre futur, Technologos ou lundi matin.
[38] Et Geoffroy de Lagasnerie, le 7 juillet 2026 aux Rencontres de Pétrarque.
[39] Exposition nommée « Préhistoire : entre utopie et réalité » et qui a fermé ses portes le 19 juillet 2026.
[40] Le wokisme désigne la démarche d'origine essentiellement évangélique (être éveillé) moralisatrice et progressiste qui visait à l'égalité et à la justice à la manière états-unienne, c'est-à-dire dépolitisée, et dont on constate les résultats régressifs dans ce pays. Par ailleurs, la pratique de la dénonciation publique, d'où qu'elle vienne, ne peut être acceptée.
[41] Il s'agit de celle de la Düssel, un affluent du Rhin dont la beauté fut chantée par le poète allemand Neumann (1650-1680) dont le nom fut grécisé en Neander suivant la mode de la Renaissance. Cf. Marcel Otte, « Néandertal, une histoire belge ? », Carbone 14, France Culture 16 mars 2024
[42] Cf. Vincent Charpentier, « Le matriarcat ou l'archéologie du genre », Carbone 14, France Culture, 29 juin 2024.
[43] Reconstitution du squelette de cet Australopithecus qui démontre l'existence de la bipédie il y a plus de trois millions d'années.
[44] Cf. Vincent Charpentier, « Lucy, juste cinquante ans, mais plus de trois millions d'années », France Culture, L'entretien archéologique, 8 novembre 2024.
[45] Au Japon, la période Jōmon se caractérise, entre autres choses, par une sédentarité bien plus précoce qu'en Eurasie.
[46] Cf. « En images : le soulèvement des femmes iraniennes après la mort de Mahsa Amini soutenu partout dans le monde », Le Monde, 25 septembre 2022.
[47] Cf. Jean-Loïc Le Quellec, « Préhistoire et Mythologie », France Culture, Le Salon noir, 23 avril 2016.
[48] Jean Guilaine, Les Néolithiques et nous : sommes-nous si différents ?, Odile Jacob, 2025. « Le néolithique de Jean Guilaine », France Culture, le salon noir, 10 mars 2015.
[49] « Rappelons que la population en ville n'était que de 6,4 % en 1850, 14 % en 1900 et inférieur à 30 % en 1950 et plus de la moitié de la population mondiale vit désormais en ville, 57 % exactement ». France Culture, Carbone 14, 28 janvier 2023.
[50] Un Imaginaire structuré par « la rationalité calculatrice et transgressive ». Cf. les articles publiés à ce sujet su Technologos, Bibliothèque associative de Malakoff, Autre futur, Lundimatin, Internet Archive.
President’s comment come after report he had demanded answers from Pete Hegseth over alleged shortages
Donald Trump has lashed out at reports that the US is running short of key munitions in its war with Iran, threatening long prison sentences for officials who leak information about the military’s weapons stocks.
The US president claimed on Thursday that the US had “massive amounts” of ammunition and said more was being manufactured and shipped to the region, as his frustration over the conflict spilled into a public attack on the media.
Continue reading...Dans ce deuxième épisode, nous avons interrogé Olivier Hamant, chercheur en biologie et directeur de l’institut Michel-Serres – pour les ressources et les biens communs, à Lyon. S’inspirant de l’observation des arbres, il préconise, pour survivre aux crises, de renoncer à la performance.
Et de développer des organisations moins cohérentes, plus lentes, mais plus résistantes aux turbulences climatiques et politiques.Dans Antidote au culte de la performance. La robustesse du vivant (Gallimard, collection « Tracts », 2023), vous affirmez que le développement durable et la sobriété sont aujourd’hui des concepts dépassés. Pourquoi ?
Le développement durable est une notion qui apparaît en 1987 dans le « rapport Brundtland », publié par la Commission mondiale sur l’environnement et le développement de l’ONU. En se popularisant, dans les années 1990, elle a permis de penser le développement économique de manière intergénérationnelle. Mais quand on parle de développement, on parle toujours de croissance, même si elle est verte !
Quant à la sobriété, c’est une belle valeur pour une humanité qui a déjà consommé les ressources planétaires. Mais si l’on ne questionne pas le culte de la performance, cela reste un mot flottant vidé de son sens. Car pour atteindre la sobriété, on mise encore trop souvent sur la seule efficacité énergétique, avec à la clé de possibles effets rebonds. Il est par exemple absurde de mettre en service des avions « propres » si c’est pour assurer des liaisons low cost et acheminer des touristes vers un week-end à l’autre bout du monde ou pour transporter de la fast-fashion.
En quoi l’observation de la nature peut-elle nous aider à survivre à cette époque ?
En réalité, il ne s’agit pas de survivre, mais plus simplement de vivre avec les irrégularités du climat et les turbulences de la nature et de la société.
Le mois de juin 2026 a connu une moyenne de températures de + 3,8 °C par rapport aux normales depuis 1947 et des pics de chaleur qui, dans certaines régions, ont atteint les + 15 °C. Cet été, nous allons vivre sous des températures que le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) prévoyait initialement pour 2100.
Lors des crises, le vivant privilégie la robustesse (être stable et viable dans les fluctuations) à la performance (atteindre son objectif avec le moins de moyens possible). L’arbre est un bel exemple de ce fonctionnement, car sa robustesse tient précisément à ses contre-performances : redondance des feuilles, hétérogénéité des fleurs, croissance extrêmement lente, déperdition d’énergie. Lors de la photosynthèse, les plantes utilisent seulement 1 % de l’énergie solaire qu’elles ont absorbée, le reste est perdu. Donc ce n’est pas du tout performant. Ces faiblesses apparentes donnent des marges de manœuvre qui permettent d’absorber les chocs, tels que les fluctuations lumineuses, les sécheresses, les maladies, les incendies…
« Pour nous, humain⋅es qui nous développons dans la collaboration, la performance est une philosophie de vie mortifère. »
Pourquoi ces contre-performances sont-elles également indispensables dans les organisations humaines ?
Ce que dit Hartmut Rosa, un sociologue allemand penseur de l’accélération, c’est que les membres d’une société performante n’interagissent plus entre elles et eux. C’est la société de l’expert, du self-made man, de l’autoroute. À force de tout optimiser, d’aller vite, nous perdons ce qui constitue l’épaisseur de nos vies : les discussions, les surprises, les chemins de traverse. Pour nous, humain⋅es qui nous développons dans la collaboration, la performance est une philosophie de vie mortifère.
Dans un monde en polycrise, la leçon à retenir est simple : il va falloir donner le primat à la robustesse, car optimiser fragilise. Il ne s’agit plus d’avoir des objectifs de croissance, mais de construire des structures pérennes qui résistent aux turbulences. Il ne s’agit pas de s’adapter (c’est un objectif bien trop prétentieux dans un monde imprévisible), mais d’être adaptables.
Concrètement, comment nos organisations peuvent-elles, dès aujourd’hui, gagner en robustesse ?
En réalité, la robustesse est déjà partout : en matière d’innovation, par exemple, on a montré qu’une molécule abondante dans le bois (la lignine) permet de stocker l’électricité aussi efficacement que le lithium. Nous pouvons aussi remplacer presque tous nos plastiques issus du pétrole fossile par du plastique compostable fabriqué à base de champignons. Certes, la bioéconomie est moins performante que l’extraction minière ou pétrolière, mais, en retour, elle est plus robuste socialement et écologiquement, parce qu’elle dépend de ressources locales, peu polluantes et biodégradables.
Dans les organisations humaines, c’est la même chose. Des collectifs citoyens, des entreprises ou associations, ou encore certains territoires développent d’ores et déjà la robustesse. Par exemple, la petite commune de Saint-Martin‑d’Auxigny (Cher) a rendu à la rivière ses méandres pour que la zone humide qu’elle irrigue puisse servir de tampon en cas de crue. À Clermont-Ferrand, la librairie Les Volcans a résisté à la fermeture en choisissant le statut de SCOP [société coopérative et participative], qui peut survivre en dehors d’une rentabilité forcenée.
En matière d’organisation politique, la démocratie participative est peut-être plus lente à obtenir des résultats que le système représentatif, mais elle est plus robuste dans la durée, car les contre-pouvoirs jouent un rôle stabilisateur.
Sur le plan politique, la course à la performance se nécrose pour former un système ultracapitaliste et autoritaire, incarné à l’international par des personnes comme Donald Trump, Elon Musk, Vladimir Poutine ou Benyamin Nétanyahou. Et, à l’inverse des initiatives vertueuses qu’on vient de citer, les catastrophes que cette course engendre [guerres, génocides, destructions d’écosystèmes, etc.] font les gros titres des chaînes d’information en continu. On le sait bien : un arbre qui tombe fait plus de bruit qu’une forêt qui pousse.

Source :Compte Facebook, le 2 août 2026
Etiqe :trompeur
Contenu :
Le contraste est saisissant. Sur l’image : un sanglier calciné, une forêt brûlée, deux cervidés qui semblent avoir échappé aux flammes et un grand panneau « Débroussaillage, tardif pour une faune et une flore préservée », au bord d’une route. Les internautes s’emballent, sur le réseau social Facebook (ici, ici, ici, ou ici) : « Hé oui… La voilà la bien-pensante écolo. Pour une forêt mieux brûlée ! » ; « Félicitations à l’idéologie ‘écolo’ venue des bureaux, des villes. […] Et après ça, ils veulent nous donner des leçons sur la gestion de notre terroir. »
En cause, selon eux, le « débroussaillage tardif », appelé plutôt fauchage tardif. Une pratique visant à préserver la biodiversité en débroussaillant le plus tard possible, entre la fin du printemps et de l’été. Cela permet à la végétation d’effectuer un cycle complet : attendre la fin de la floraison des espèces permet d’arriver à la période de production des graines, de favoriser la pollinisation et la reproduction des invertébrés et oiseaux nichant au sol.
Si le débroussaillage agit bien comme un rempart à la propagation des incendies, faire un parallèle entre un fauchage tardif et les feux de forêt est trompeur… d’autant plus qu’il s’appuie ici sur une fausse image.
Une image choc générée par IA
En effet, cette photo choc n’est pas authentique. Le détecteur d’images générées par intelligence artificielle d’OpenIA détecte un filigrane SynthID, c’est-à-dire que l’image a été créée à partir de ses outils. Forensic d’InVID-WeVerify repère également des anomalies dans cette image.
Par ailleurs, des éléments sur le panneau peuvent alerter sur la supercherie. L’annonce « Débroussaillage, tardif pour une faune et une flore préservée » présente des problèmes de formulation et d’accord. La virgule devrait être placée après « tardif » et il faudrait écrire « préservées ». De plus, le terme « fauchage » est davantage utilisé lorsque le débroussaillement est tardif plutôt que celui de « débroussaillage ».
Cette image s’inscrit dans le flot d’images fausses ou décontextualisées qui ont circulé avec les feux en Gironde (ici et ici) et mettant notamment en scène des animaux (ici), dont plusieurs ont été traitées par Les Surligneurs.
Une opération de débroussaillement dans l’actualité
Elle a émergé le 1er août 2026 sur les réseaux sociaux, quelques jours après le départ de l’incendie à Saumos, le 22 juillet. Un débroussaillement est justement évoqué comme ayant pu être à son origine. Cependant, le déclenchement du feu par une étincelle produite par le passage d’une broyeuse pour le compte d’Enedis est « l’hypothèse privilégiée », d’après le procureur de la République de Bordeaux, Renaud Gaudeul. Une enquête préliminaire est en cours.
Le 4 août, alors que des enquêteurs se sont rendus sur place, au kilomètre zéro, Sud Ouest informe que « la thèse d’un départ de feu accidentel, lié à des travaux forestiers autorisés, reste privilégiée ».
Ce débroussaillement à la broyeuse, qui pourrait être à l’origine des mégafeux, est-il à mettre dans le même panier que les « fauchage[s] tardif[s] » décriés par les publications ?
« Ce n’est pas le débroussaillement tardif qui est problématique, c’est celui qui n’est pas fait. Il faut s’attacher à ce que ce soit fait avant les périodes à risque », explique Christophe Chantepy, expert en Défense des forêts contre les incendies (DFCI) pour l’Office national des forêts (ONF). Il s’agit d’éviter aussi bien un départ accidentel de feu à cause d’une étincelle que la propagation de l’incendie à cause des zones non débroussaillées.
« La règle, c’est que ce soit fait avant que la saison à risque soit présente, classiquement, les mois de juillet et août qui, de plus en plus, commence à grignoter sur le mois de juin [avec le réchauffement climatique], développe-t-il. Un fauchage tardif repoussé avant la saison feu de forêt n’est pas gênant. »
Pour le spécialiste, il n’est pas juste de pointer comme responsable des feux de forêt, le fauchage tardif. D’autant que « le débroussaillement en été n’est pas complètement interdit », précise Christophe Chantepy. « Il est souvent déconseillé et il devient interdit quand, localement sur une période donnée, le préfet en interdit l’usage. »
Le fauchage tardif, entre intérêt et risque
Comme suggéré par les internautes, cette pratique a une visée écologique. « Dans bon nombre de communes, le souhait de prendre en compte la biodiversité amène à repousser les périodes de fauchage, poursuit Christophe Chantepy, notamment des accotements de voiries dont elles ont la charge, à la fin de printemps, au début d’été ou certaines fois au mois d’août pour pouvoir conserver sur les bords de route une végétation un petit peu haute est plus accueillante, notamment pour les insectes ou d’autres types de faune. »
Le fauchage tardif peut même avoir un intérêt dans la lutte contre les incendies, lorsqu’il concerne le débroussaillement au sol notamment, ce qui est principalement le cas de part et d’autre d’une route (comme sur l’image générée par IA). « Il vaut mieux avoir un fauchage tardif au mois de juin plutôt qu’un fauchage trop précoce pendant l’hiver, pour ne pas avoir à revenir derrière, car la végétation a bien repoussé depuis, développe l’expert de l’ONF. La pousse de la végétation a surtout lieu au début du printemps et les espaces auront repoussé l’été venu. Donc, le fauchage des bords de route, notamment au mois de juin, c’est une bonne chose. »
Cependant, cette pratique peut comporter des risques : à force d’avoir trop repoussé, on peut se retrouver dans une période d’interdiction de débroussaillement du fait des conditions de sècheresse. Décaler à juillet, août ou l’automne est problématique, juge Christophe Chantepy. « On aura des bords de route qui pourraient être ‘accueillants’ pour un mégot et donc participer à l’éclosion d’un départ de feu, parce que mal débroussaillé ». Il est donc nécessaire d’anticiper ces travaux.
Les débroussaillements, nécessaires et obligatoires
En France, 52 départements sont concernés par des obligations légales de débroussaillement (OLD), en application du Code forestier. Dans ces départements, certains massifs sont classés comme étant particulièrement exposés au risque feu de forêt, par arrêté ministériel, et une zone tampon de 200 m leur est associée. Au total, 7 500 communes sont concernées et il est possible de consulter les zones en question sur une carte IGN en ligne via le Géoportail. Les constructions et voiries se trouvant dans ce périmètre sont soumises aux OLD et doivent respectivement être débroussaillées sur 50 m de profondeur et jusqu’à 20 m.
En 2025, 90 % des maisons touchées se trouvaient sur des terrains non débroussaillés, d’après les chiffres de l’ONF et de Géorisques. Près de 190 constructions ont été sévèrement endommagées ou entièrement détruites majoritairement dans le sud de la France, complète l’ONF.
« Débroussailler les abords de son habitation, c’est créer une ceinture de sécurité en cas de feu de forêt », est-il souligné sur le site de Géorisques. Concrètement, l’objectif est de « réduire l’intensité d’un incendie en limitant la quantité de combustible disponible » et de « ralentir la progression du feu en créant des discontinuités dans la végétation ».
Il est ainsi recommandé de couper la partie herbacée et les buissons ainsi que de mettre à distance les arbres entre eux et de les élaguer sur 2 m de haut, sans oublier le nettoyage après chaque opération d’entretien. « On a encore un fossé énorme pour avoir des OLD appliquées un peu partout, observe Christophe Chantepy. Pour autant, on sent quand même une pente ascendante dans la prise de conscience et la réalisation effective sur le terrain. »
Plus largement, Les Vérificateurs de TF1 sont venus contrecarrer d’autres allégations selon lesquelles les règles de débroussaillement favoriseraient la biodiversité au détriment de la prévention des incendies.
Auteurs :
Autrice : Mathilde Lafargue, journaliste
Relectrice : Clara Robert-Motta, journaliste
Liens d’intérêts ou fonctions politiques déclarés des intervenants à l’article : aucun
Secrétariat de rédaction : Clara Robert-Motta, journaliste
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81 ans après le largage des bombes nucléaires sur Hiroshima et Nagasaki, la pression de l'arme atomique ne cesse d'augmenter. Reporterre conseille ainsi de s'armer intellectuellement pour maintenir la mémoire de cet événement historique déflagrateur.
Quatre-vingt-un ans après le largage des bombes nucléaires sur Hiroshima et Nagasaki, le temps passe et efface le spectre de l'arme atomique, comme menace existentielle planant sur l'humanité. Pourtant, les nouveaux rapports de force (…)
Quand des policiers et des militaires jouent aux fous du volant, il n'y a aucune polémique dans les médias des milliardaires.
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Xbox va enfin mettre à jour son système de succès avec une fonctionnalité réclamée depuis longtemps. C'est la nouvelle PDG, Asha Sharma, qui l'annonce, sans toutefois préciser quand.

Google sabre plusieurs fonctionnalités de Gmail, pour sa version web.

Source :Compte X, 30 juillet 2026
Etiqe :déstabilisation
Contenu :
Gabriel Attal atteint de la maladie de Parkinson et à la tête d’un « empire de la drogue » ? C’est ce qu’à tenté de faire croire une campagne de désinformation en ligne visant le candidat à la présidentielle ces derniers jours. Selon son entourage, interrogé par l’AFP, c’est le Secrétariat général à la défense et à la Sécurité nationale (SGDSN), et plus particulièrement la cellule spécialiste des ingérences étrangères, Viginum, qui a détecté, ces tentatives, dont la piste remonte jusqu’en Russie.
Ces attaques interviennent quelques jours après celles qui ont visé ses opposants politiques, Raphaël Glucksmann et Edouard Philippe. Ces campagnes lancées en grande majorité sur le réseau social, X, usurpent l’identité de médias français comme BFM TV, RFI ou Le Parisien pour faire passer des histoires embarrassantes… et fausses.
Une campagne peu crédible
Les candidats, déjà déclarés ou largement pressentis, à l’élection présidentielle de 2027 ont été touchés par plusieurs histoires différentes entre le 22 juillet et le 4 août, que Viginum confirme aux Surligneurs.
Pour les trois politiques, le procédé était le même : de faux reportages usurpant l’identité de plusieurs médias, dont BFM TV pour Edouard Philippe, Blast pour Raphaël Glucksmann, et plusieurs unes de journaux pour Gabriel Attal.
À chaque fois, un narratif différent a pour but de desservir le candidat à la présidentielle : Edouard Philippe serait atteint de démence, Léa Salamé tenterait de « soudoyer les médias » pour faire élire son compagnon Raphaël Glucksmann, et Gabriel Attal serait à la tête d’un empire de la drogue légué par son père.
Certains narratifs allant même jusqu’à usurper l’identité de personnalités médiatiques comme Edwy Plenel, fondateur de Mediapart, incarné par une grossière voix générée par intelligence artificielle, et qui assure avoir reçu un mail de Léa Salamé, qu’il accuse de « propagande rémunérée ». L’image de Salomé Saqué et Christophe David, journalistes de Blast, est aussi utilisée pour parfaire l’illusion.
Storm-1516, un mode opératoire russe
Viginum impute chacun de ces exemples au mode opératoire Storm-1516, faisant de la Russie la responsable probable de ces attaques.
Le principe est simple : ces contenus sont d’abord publiés sur des comptes « jetables », qui vont être rapidement repérés et supprimés par les services de modération. Les fausses informations vont être entre-temps reprises par des sites d’actualité tiers, peu fiables, mais dont les articles vont être cités sur les réseaux sociaux par des internautes malhonnêtes ou simplement inattentifs.
Les Surligneurs ont eu affaire à ce mode opératoire à de multiples reprises. Très récemment, Viginum l’avait identifié derrière une vidéo où trois hommes se présentant comme des soldats du Hezbollah menaçaient de commettre des actes terroristes à Paris le 14 juillet. Quelques mois plus tôt, un faux site de la même galaxie avait tenté de lier Emmanuel Macron aux révélations de l’affaire Epstein.
Soutien politique unanime
En réponse à ces dernières attaques, Jean-Luc Mélenchon, autre candidat à la présidentielle, a appelé à la création d’un « Front Commun des candidats contre les ingérences déstabilisant la campagne présidentielle ». Il a notamment rappelé que la France insoumise avait été visée lors des dernières municipales par une ingérence étrangère visant plusieurs de ses candidats, dont Sébastien Delogu et François Piquemal.
Libération, en partenariat avec le quotidien israélien Haaretz, était parvenu à remonter à la source de cette campagne de désinformation : l’entité israélienne BlackCore, spécialiste des campagnes d’influence en ligne.
À huit mois de l’élection présidentielle et face à la multiplication de ces attaques, le Premier ministre Sébastien Lecornu se félicite de la mise en place d’un « dispositif de détection » et de transmission automatique de ces cas d’ingérence en ligne, ayant permis de repérer facilement les trois dernières campagnes. Il assure qu’un projet de loi a déjà été présenté en Conseil des ministres pour endiguer ce phénomène, et que Matignon relancera dès la rentrée ce travail « avec l’ensemble des formations politiques ».
Auteurs :
Auteur : Clément François, journaliste
Relectrice : Clara Robert-Motta, journaliste
Liens d’intérêts ou fonctions politiques déclarés des intervenants à l’article : aucun
Secrétariat de rédaction : Clément François, journaliste
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Source :Compte Facebook, 2 août 2026
Etiqe :Faux
Contenu :
Une journée ensoleillée à la plage qui se transforme en arrestation spectaculaire : voilà le récit qui accompagne une vidéo diffusée par des internautes sur les réseaux sociaux. Selon eux, les images montreraient un « criminel recherché pour trafic de stupéfiants » qui aurait été « arrêté sans résistance » par les forces spéciales sur une plage argentine, alors qu’il se trouvait avec ses enfants.
Sur la vidéo, un homme, les pieds dans l’eau sur une plage fréquentée, sort une arme de son maillot de bain et la braque sur une autre personne, que l’on ne distingue pas entièrement, avant de se retirer.
Si la vidéo est authentique, l’histoire est tout autre que celle racontée par les internautes. Il ne s’agit pas d’un terrible baron de la drogue, comme l’affirment les publications, et l’altercation a eu lieu au Brésil, et non en Argentine. Enfin, la scène n’a donné lieu à aucune interpellation.
Une plage au Brésil
Une rapide recherche par image inversée montre que la séquence commence à circuler en ligne à partir du 21 juillet. Elle conduit également à une version plus longue de la vidéo.
Cette séquence étendue apporte un premier élément décisif. Elle permet de mieux distinguer le second protagoniste, vêtu de jaune fluorescent : il s’agit d’un kitesurfeur. On comprend également que la dispute entre les deux hommes a commencé plus près du rivage.
Même si leurs paroles restent difficiles à entendre, les gestes sont plus explicites. L’homme armé paraît le plus agressif physiquement : c’est lui qui porte le premier coup, avant de sortir son pistolet. À la fin de l’enregistrement, il retourne sur le sable et rejoint un enfant ainsi qu’une femme. Par ses gestes en direction d’un autre homme, il semble ensuite chercher à rassurer les vacanciers présents.
À ce stade, les images contredisent déjà le récit d’une arrestation menée par des forces spéciales : on ne voit aucune interpellation. Reste toutefois à déterminer précisément le lieu et l’identité des personnes impliquées.
La description accompagnant la même séquence, publiée par un autre internaute, fournit une nouvelle piste et remet en cause la version diffusée par d’autres usagers des réseaux sociaux. « Des moments de tension ont été observés à la plage d’Arubinha, à Arraial do Cabo, à la suite d’une dispute entre deux hommes », affirme-t-il. Or, cette plage ne se trouve pas en Argentine, mais bien au Brésil.
Un policier en civil
Un deuxième indice se trouve dans l’enregistrement sonore. Les personnes présentes parlent portugais, ce qui renforce la piste brésilienne. En Argentine, la langue majoritairement parlée est l’espagnol, tandis que le Brésil est lusophone.
Une vidéo publiée sur Google par un vacancier à proximité de la plage d’Arubinha, à Arraial do Cabo, vient conforter cette localisation. On y reconnaît notamment des arbres semblables à ceux visibles près du rivage au moment de l’altercation. Les indices géographiques et linguistiques convergent donc : la scène n’a pas été filmée en Argentine, mais bien au Brésil, sur la plage d’Arubinha.
Un article du portail d’information brésilien G1 Globo apporte des précisions sur les circonstances de l’incident.
La journaliste Loara Ramos, autrice de l’article, rapporte qu’une altercation a opposé un policier en civil à un kitesurfeur le mardi 21 juillet, sur la plage d’Arubinha. Le policier aurait estimé que sa famille était en danger, car un groupe de kitesurfeurs évoluait trop près du bord. C’est dans ce contexte qu’il aurait sorti son arme.
« La police civile a indiqué que toutes les personnes impliquées ont été identifiées et sont actuellement interrogées. L’affaire est instruite par le commissariat n° 132 », précise également l’article.
En définitive, la vidéo ne montre ni un trafiquant de drogue recherché ni une tentative de meurtre suivie d’une arrestation par les forces spéciales : elle documente une altercation survenue au Brésil entre un kitesurfeur et un policier en civil, dont le comportement fait l’objet d’une enquête.
Auteurs :
Auteur : Antoine Mauvy, journaliste
Relectrice : Clara Robert-Motta, journaliste
Liens d’intérêts ou fonctions politiques déclarés des intervenants à l’article : aucun
Secrétariat de rédaction : Antoine Mauvy, journaliste
L’article Attention à cette vidéo sortie de son contexte qui montrerait une arrestation de trafiquant de drogue en Argentine est apparu en premier sur Les Surligneurs.
La tendance qui écrase toutes les autres, c'est le maximalisme tropical. Plumes, franges et paillettes dorées s'y mêlent dans une ambiance de carnaval, portée notamment par l'explosion des recherches « esthétique showgirl » (+945 %). On y retrouve aussi les tenues « tropicoqueta » (+105 %) et les robes à franges dorées (+30 %).
À l'opposé, le style piratecore mise sur le récup et l'imperfection assumée : ceintures superposées, suédine usée et maquillage légèrement baveux. Les recherches de maquillage yeux pirate grimpent de +330 %, tandis que les mini-jupes en suédine progressent de +195 %.
Le style indie sans effort séduit les nostalgiques de l'esthétique rock des années 2000 : t-shirts de groupes chinés, chemises en flanelle usées et allure décontractée mais pointue. Les recherches de tenues rock années 2000 et d'outfits shoegaze progressent chacune de +60 %.
À l'inverse, la tendance pop Y2K joue la carte de l'excès assumé, avec des jeans aérographés (+75 %) et l'esthétique « Frutiger Aero » (+40 %), qui mélange brillance techno et maximalisme pop.
Autre ambiance avec la tendance « sheer euphoria » : organza transparent et soies oversize pour des looks doux et émotionnels, pensés pour les moments de complicité entre amis sur le dancefloor. Les jupes transparentes street style et les chemises en organza progressent toutes deux de +60 %.
Dernière esthétique repérée par Pinterest : le grand drama, où l'exagération devient la règle. Chaussures dépareillées, maquillage contrasté et superpositions audacieuses composent des looks pensés comme de véritables costumes. Les recherches de tenues dépareillées bondissent de +75 %, celles de maquillage dramatique des yeux de +45 %.
L’article "Pinterest dévoile les tendances mode de la saison des festivals 2026" a été publié sur le site Abondance.

Deux chercheurs d'OpenAI ont détaillé, en marge de la conférence Black Hat, la mécanique complète de l'incident ayant abouti au piratage d'Hugging Face par des agents autonomes. Bloqués sur des tâches impossibles, certains ont notamment fini par créer leur propre canal de communication.