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Source : La Relève et La Peste
Source : The Conversation FranceBoston Dynamics a annoncé le 6 octobre la nomination de Rohit Prasad au poste de CEO avec prise d’effet ce 7 octobre. La société américaine de robotique cherchait activement un successeur à Robert Playter, qui avait rendu les rênes de la filiale d’Hyundai en février après sept ans passés à sa tête et plus de trois décennies dans l’entreprise. L’intérim était assuré par Amanda McMaster, directrice financière.
Le soir, après une grosse journée de boulot, quand on a envie vraiment de se vider le cerveau, on ne sait jamais trop quoi regarder comme un film. Est-ce qu'on se met Les Misérables de Ladj Ly ? Les Fils de l'homme d'Alfonso Cuarón ? Detroit de Kathryn Bigelow ? ou Le Chagrin et la Pitié de Marcel Ophuls ?
Que choisir ?
Eh bien heureusement, il y a un super site qui s'appelle QuoiVoir qui répond à cette question du "on regarde quoi ce soir ?" en vous proposant simplement 3 films plutôt que de vous laisser scroller à l'infini dans un catalogue de bouzes. QuoiVoir contient pour le moment plus de 8500 films (pas de séries) et pour trouver LA pépite qui vous fera du bien, ça passe au choix, soit par un quiz, soit par une barre de recherche.
Le quiz, suffit de noter quelques films (5 avis suffisent pour démarrer, ou un import de votre historique Letterboxd), puis vous dites votre soir, seul, à deux, en famille ou entre amis, avec l'humeur, la durée et l'époque que vous souhaitez.
Ou alors la barre de recherche, où vous écrivez votre envie en une phrase, sans rien noter avant.
Tapez par exemple "un film de braquage pas trop long" et hop le site affichera ce qu'il a compris, c'est à dire "Moins de 100 min" et "Sujet : braquage", c'est à dire 2 tags que vous pouvez retirer d'un clic si l'IA s'est trompée.
Chaque fiche a ensuite deux rubriques pour décider vite. "*C'est pour toi si... *" donne trois raisons d'aimer le film, et "Avec qui le regarder" note seul, à deux, entre amis et en famille. Par exemple sur "1917", le site met "Idéal" entre amis et "Bof" à deux et sous le résumé, vous trouverez aussi les plateformes où le voir, avec les données de JustWatch, ainsi qu'un réglage de vos plateformes favorites.
Après, gardez en tête que chaque film est décrit selon douze axes par un modèle de langage, donc c'est plus un bon moyen de dégrossir un catalogue pour une soirée ciné qu'une boussole précise sur vos goûts.
Si vous êtes du genre à aimer les petits jeux, il y a une page entière consacrée au hasard et à la sérendipité, avec des roues de la fortune à tourner, des choses comme ça.
Le truc cool, c'est qu'il n'est pas obligatoire de se créer de compte, mais que vous pourrez quand même mémoriser des films et vos goûts, c'est juste que c'est stocké dans le navigateur.
Dans le genre, j'ai déjà écrit un article sur FlickMetrix , où vous parcouriez un catalogue de films et de séries que vous filtriez vous-même par genre, date, note ou plateforme. De son côté, QuoiVoir fait le chemin inverse où c'est vous qui décrivez votre soirée idéale et lui vous suggérera les films qu'il faut, un peu comme un employé de Video Club ^^. Maintenant, si j'ai une petite critique à apporter au site, c'est que je le trouve un petit peu "lourd". Je pense que ça mériterait un petit peu d'optimisation sur le poids des pages et du JS, mais à part ça c'est top !!
Et bien sûr, si ces trois films ne vous disent rien, le bouton "Régénérer" en proposera d'autres sans souci !
« La plateformisation ». C’est le maître mot pour Sandrine Tarnaud, directrice générale France de Palo Alto Networks, interrogée par L’Usine Digitale. L’idée est simple : regrouper plusieurs fonctions de cybersécurité au sein d’une solution unique pour éviter que les outils soient dispersés et ne créent des failles pour les hackers.

Depuis début septembre, Pokéscam a recensé 58 fausses boutiques Pokémon. En pleine ruée sur les coffrets des 30 ans, certaines affichent des prix crédibles, de faux stocks limités et des vitrines particulièrement soignées. De quoi faire hésiter même les collectionneurs méfiants, épuisés par les ruptures de stock.

Alors que les coffrets des 30 ans de Pokémon s’arrachent, de fausses boutiques profitent de la frustration des collectionneurs. Sites soignés, prix plausibles, stocks prétendument limités : tout est fait pour pousser à commander avant de vérifier. Nous en avons croisé dès les précommandes, et le phénomène s'étend, chiffres à l'appui.
Lorsqu'on se mobilisait contre la fermeture de la maternité, la directrice du CHU [centre hospitalier universitaire] de Brest-Carhaix, qui vient tout droit de Paris, où elle occupait un poste important au sein de l'AP-HP [Assistance publique — Hôpitaux de Paris], a quand même osé déclarer : “Si les femmes de Guyane mettent trois jours de pirogue pour aller accoucher, les Centre-Bretonnes peuvent bien faire une heure de route pour en faire autant” ! » Le coût complet d’un tel équipement n’est pas communiqué par les armuriers. Une lampe peut coûter 1000 € par bouclier, tandis que le Ministère de l’Intérieur va dépenser 15 millions d’euros pour avoir plus de boucliers antiémeutes « made in France ».
Cet article Aveugler pour mieux frapper : la répression policière franchit un nouveau cap est apparu en premier sur La Relève et La Peste.
Dans la série des trucs qui ne servent à rien, mais qui sont bien cools quand même, je vous présente ce bon vieux DOOM de 1993 qui vient de passer au DLSS 5. L'auteur de cette nouvelle prouesse, c'est Nikolai Zhivotenko qui a publié DOOM + DLSS 5 , un port Windows 64 bits de Linux DOOM 1.10 qui conserve le moteur d'origine. Le jeu produit ainsi toujours son image en 320x200 pixels, puis celle-ci est reconstruite dans une fenêtre de 1280x800 en Direct3D 12 par l'upscaler de votre choix.
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Un upscaler moderne ayant besoin d'autre chose que des pixels pour travailler, le moteur modifié doit inscrire à chaque image la profondeur, les normales et le mouvement, et les touches F2 à F4 affichent ces trois vues à la place du jeu.
L'auteur en a même fait un petit banc d'essai, avec un exécutable par mode : DLSS Ray Reconstruction, DLSS Super Resolution en preset K (DLSS 4) ou L (DLSS 4.5), FSR 2.2 d'AMD, Anime4K, et le bon vieux nearest 4x pour comparer. Ray Reconstruction se contente d'ailleurs de buffers factices (spéculaire noir, rugosité à 1), puisque DOOM n'a aucun éclairage path-tracé à lui donner.
Un couloir de DOOM avec l'étiquette "DLSS 5 On" en bas à gauche et trois vignettes de données en haut de l'image (capture fournie par l'auteur du port)
Et le DLSS 5 dans tout ça ?
Eh bien le mode 5 commence par la même passe que le 4.5, avec le SDK officiel de NVIDIA et ensuite seulement, si l'addon RenoDX du DLSS 5 est placé à côté de l'exécutable, une seconde passe laisse le Neural Rendering retoucher l'image. Et ce Neural Rendering là ne vient pas du port mais de DLSS5-Swapper , un outil communautaire sous licence MIT qui injecte le modèle de NVIDIA dans les jeux. Bref, c'est indispensable comme addon pour passer d'un rendu 4.5 à un rendu 5.
Côté NVIDIA, le DLSS 5 dont je vous parlais en mars n'est sorti que le 3 septembre, avec NBA 2K27, sur les RTX 50 et GeForce NOW mais il avait fuité juste avant via des fichiers trouvés dans une mise à jour de ce même jeu. Du coup, les moddeurs l'ont collé dans The Witcher 3 ou Cyberpunk 2077 sans attendre.
Quant au résultat sur DOOM, n'espérez pas avoir du photoréalisme... niet, le modèle n'a pas été pensé pour des sprites en 320x200, et d'après Wccftech, certains détails reconstruits peuvent même ressortir plutôt bizarrement...
Une créature face au joueur, avec la même étiquette "DLSS 5 On" et mêmes vignettes en haut (capture fournie par l'auteur du port)
Maintenant pour tester, il vous faudra un Windows 64 bits, une GeForce RTX, et compiler tout ça vous-même avec le script build.cmd du dépôt. Vous déposez un IWAD dans le dossier wads (celui de Freedoom fait l'affaire), puis vous déclarez le dossier du mode 5 dans Swapper , en route Native. Côté carte, Swapper annonce les RTX 20 à 50 pour ses routes à base de ReShade, dont fait partie l'addon RenoDX , mais prévient quand même que la compatibilité n'est pas garantie.
Et si vous voulez juste comparer, le script screencast-windoom.cmd rejouera la même démo dans chacun des modes et peut même exporter chaque image en PNG.
Amusez-vous bien !
Relier l'estuaire de la Loire au delta du Danube, tel est l'objectif du BatoLabo. À bord de ce laboratoire flottant, l'équipage témoigne de l'état de santé déplorable des fleuves européens, soumis au stress climatique et aux maladaptations.
Parti en septembre 2025 de Saint-Nazaire, le BatoLabo devait atteindre le delta du Danube en ce mois d'octobre. Une navigation sur quelques 4 500 km, pour prendre le pouls des cours d'eau européens. À bord d'un grand chaland de Loire en bois, (…)
Relier l'estuaire de la Loire au delta du Danube, tel est l'objectif du BatoLabo. À bord de ce laboratoire flottant, l'équipage témoigne de l'état de santé déplorable des fleuves européens, soumis au stress climatique et aux maladaptations.
Parti en septembre 2025 de Saint-Nazaire, le BatoLabo devait atteindre le delta du Danube en ce mois d'octobre. Une navigation sur quelques 4 500 km, pour prendre le pouls des cours d'eau européens. À bord d'un grand chaland de Loire en bois, (…)


Source :Compte Instagram, le 28 septembre 2026
Etiqe :fallacieux
Contenu :
« Le seul village français avec des panneaux en arabe. » Le titre interpelle et la vidéo fait du clic : plus de 260 000 vues en une semaine sur Instagram et 53 000 sur Facebook, pour ce qui est la toute première publication d’un compte intitulé « Le Bureau des enquêtes ». « Reportages sans filtre. Ce qu’on ne vous montre pas ailleurs », promettent ses propriétaires.
Le village en question ? Beyssenac, commune de 376 habitants située en Corrèze. Elle héberge un centre d’accueil de demandeurs d’asile (Cada) depuis avril 2023. Plus de trois ans après, le reportage diffusé sur les réseaux sociaux donne la parole à des habitants mécontents de l’arrivée de ce Cada et démarre avec la mention de l’apparition de panneaux écrits en arabe depuis l’installation de la structure.
Un ancien reportage de CNews
Si la vidéo est floquée du logo du « Bureau des enquêtes », une recherche d’image inversée permet de trouver la véritable chaîne à l’origine de ce reportage : CNews. Les images ne datent pas de septembre 2026, mais de mars 2025. Elles sont issues d’un long format (« Submersion migratoire – Mythe ou réalité ? ») que l’on retrouve en intégralité sur le compte YouTube du « Bureau des enquêtes », qui se contente de le rediffuser sans le logo de CNews ni mention de sa source.
Un extrait de l’émission sur Beyssenac est déjà apparu plusieurs fois en ligne, relayé sur X et Facebook, et a également été republié par l’association Non au Cada Beyssenac.
Des inscriptions à la main
Le reportage prétend que des panneaux sont écrits en arabe dans la commune de Corrèze. « En réalité, il ne s’agit que de deux panneaux posés à l’entrée d’une exploitation laitière (une propriété privée, donc) en contrebas du Cada. Les annotations en arabe ont été rajoutées à la main », rétablissait le quotidien régional La Montagne, en avril 2025. Sur les images, on observe en effet des inscriptions au feutre noir, traduisant « Défense d’entrer » et « Propriété privée » en anglais et en arabe, sur deux panneaux blanc et rouge.
L’article de nos confrères, visant à « démêler le vrai du faux » sur les rumeurs qui circulaient depuis l’installation du Cada, avait été rédigé par une équipe d’alternants de l’ESJ Pro Lille, dans le cadre d’un supplément sur l’accueil des étrangers en milieu rural. « Le reportage de CNews était truffé de mensonges et manipulations, se souvient Samuel Purdy, l’un des rédacteurs du papier, joint par Les Surligneurs. Quand on est allés sur le terrain [à Beyssenac] voir en vrai ce qui se passait, on s’est rendu compte de la nécessité de faire ce fact-checking. »
« Pourquoi ces panneaux et c’est vous qui les avez mis là ? », se rappelle avoir demandé le journaliste aux propriétaires. Ce à quoi ils avaient répondu : « La maréchaussée [la gendarmerie, ndlr] nous a dit de le faire. » Samuel Purdy retrace : « La maréchaussée demande, on demande à la maréchaussée et la maréchaussée, elle, nous dit que non. »
« C’est grotesque. On ne leur a pas soumis l’idée », démentait le lieutenant-colonel Dumas, officier du groupement de la gendarmerie départementale de la Corrèze, dans les colonnes de La Montagne.
« On n’en parle plus »
Interrogé par Les Surligneurs sur la présence de panneaux en arabe à Beyssenac, le maire Francis Comby (réélu pour la sixième fois en mars 2026) réagit : « Un jour, quelqu’un a effectivement mis ces inscriptions-là, mais c’est tout. C’était déplacé et aberrant, on n’en parle plus. Je ne sais pas si elles sont [toujours] en place mais, si oui, personne ne les voit parce que c’était sur un terrain privé où personne ne passe. » Et d’insister : « C’est complètement démesuré d’en faire une affaire : il n’y a pas de sujet. »
Les panneaux, visibles sur Google Maps via des images capturées en septembre 2025, ne seraient plus là : la préfecture de la Corrèze affirme aux Surligneurs qu’« [ils] ont été enlevés ».
Auteurs :
Autrice : Mathilde Lafargue, journaliste
Relecteur : Nicolas Turcev, journaliste
Liens d’intérêts ou fonctions politiques déclarés des intervenants à l’article : aucun
Secrétariat de rédaction : Nicolas Turcev, journaliste
L’article Les panneaux d’un village de Corrèze qui accueille des demandeurs d’asile sont-ils écrits en arabe ? est apparu en premier sur Les Surligneurs.
This series addresses the high crimes and misdemeanors committed by the Roberts Majority of SCOTUS. Reforming the Court must begin with impeachment of these six. They will strike down any law restricting their power. This should be a campaign issue for every Democrat.
Introduction
Previous posts in this series help us to see the deeper problem with the six Republicans on the Supreme Court: their theory of the role of judges in our democracy. They all believe that they know the truth of the Constitution, and that it is their duty to shove that Truth down our throats.
This is a false view of the role of judges. In this post I discuss the theory of judging espoused by Richard Posner, who served for many years as a judge on the 7th Circuit, and as a lecturer at the University of Chicago Law School.
Posner’s theory of pragmatic adjudication vs. judicial positivism
The text for this post is a 1996 article Posner published in the Cardozo Law Review, Pragmatic Adjudication. The article begins with a discussion of the term “pragmatic”. Posner distinguishes it from Pragmatism, a philosophical theory developed by Americans. Posner is interested in a practical kind of pragmatism, more in line with the common usage of the term.
Posner uses this working definition of pragmatic adjudication:
… a pragmatist judge always tries to do the best he can do for the present and the future, unchecked by any felt duty to secure consistency in principle with what other officials have done in the past….
Posner says his critics accuse him of a form of relativism which Alasdair MacIntyre would call emotivism. That is equivalent to saying that he has no firm principles. Posner flatly and accurately disagrees. He offers a contrasting view, that of the judicial positivist, which he describes as:
.. a judge who believes not only that the positivist account of
law is descriptively accurate — that the meaning of law is exhausted
in positive law — but also that the positivist account should guide
judicial decision-making, in the strong sense that no right should be
recognized or duty imposed that does not have its source in positive law.
Positive law is the constitution, statutes, rules and established norms of a society. In deciding how to rule on a close case, a judicial positivist would consider the laws, rules, and precedents applicable to the case, and choose the judgment that aligned the current case with the prior decisions of other officials.
The judicial pragmatist, in contrast, would carefully consider those materials as sources of knowledge, and even as wisdom, helpful in deciding the current case, but would not feel a duty to align the decision in the current case with them if that would produce a bad result for the future. This, I think, is one aspect of the difference:
There is often a trade-off between rendering substantive justice in the case under consideration and maintaining the law’s certainty and predictability.
The judicial positivist does not recognize this critical difference. Because he does see this difference, a judicial pragmatist would also consider “… sources that bear directly on the wisdom of the rule that he is being asked to adopt or modify” I think Posner would insist that if this leads to a duty to explain why those prior rules do not produce a good outcome in the current case.
Let me try an example. Imagine you’re a trial lawyer in Dobbs v. Jackson Women’s Health Organization. Recall that the issue that went to trial was a 15 week abortion ban. If you were before a judicial positivist, as a lawyer for the state perhaps you would evidence of some kind of sentience or life of the fetus on the grounds that protecting life is a crucial aspect of Roe v. Wade. You would argue that the state should be allowed to determine the date by which the interest of the state is greater than the interest of the woman and her family. As a lawyer for the Clinic, you’d pound on the precedent, and probably point to the testimony of the Trump-appoiontees that it was a really solid precedent.
But as a lawyer for the clinic, if you were before a judicial pragmatist, you’d focus on evidence of the impact on the lives of women and their families arising from the right to abortion set out in Roe. You might put on evidence of the many ways things can go wrong in pregnancy and the need to allow women and their medical care professionals to cope with them. These facts wouldn’t as important to a judicial positivist, who would focus on law and rules and would hesitate to rule for the state in light of Roe.
In both cases it is possible to produce a respectable decision, which Posner acknowledges..
Background
At the end of this post discussing Alito’s bad judging there’s additional background. For background on the rise of judicial domination of democracy, see this book review by Pema Levy in Mother Jones.
Pragmatism and law
a) The last sections of the Posner article try to deal with the complications of judicial pragmatism. It’s clear from this section that Posner is no wild-eyed revolutionary or judicial tyrant. Instead he shows a real respect for the fundamental problem human beings face: there are no rules written in the heavens. We can only try to do our best to act in a principled manner and hope that others will correct our errors.
b) Posner doesn’t think he qualifies as a philosophical pragmatist. But he certainly accepts a foundational idea of Pragmatism: its view of truth. Pragmatists think that when we say a statement is true, what we mean is that as of now, this is the best understanding we as a group can reach. I discuss this here and here
The Roberts Majority
The Roberts Majority aren’t judicial pragmatists. They also aren’t judicial positivists. They claim to be originalists or textualists but they don’t do that either, though I leave that discussion to experts. They don’t care about precedent, or what the majority of their predecessors thought. They don’t care about the intent of Congress or state legislatures. They don’t care about the expertise of administrative agencies. They don’t care about historical norms, either. For example, they believe that some people are above the law, and that the president must be allowed to insert politics into prosecutorial decisions.
To put this bluntly, consider Alito’s opinion in Dobbs. The facts don’t matter. The impact of pregnancy on women and their families is irrelevant. It doesn’t matter whether the lower courts were judicial positivists or judicial pragmatists. The only thing that matters is that Alito doesn’t like Roe v. Wade. It caused damage, he says, with no reference to the record. He cites a bunch of cases from old dead people who lived in totally different societies, claiming that those cases are decisive. Then he murders the right of women to control their own health decisions,
The Roberts Majority believes their job is to enforce their view of the Constitution because it’s the only true understanding. It doesn’t matter that the Reconstruction Amendments empower Congress to remedy the disparate treatment of groups of people. After Callais, it’s impossible to imagine a statute on voting rights they wouldn’t throw out. After Citizens United, it’s impossible to imagine a law on campaign finance they wouldn’t throw out.
The Roberts Majority assert that there is precisely one meaning to the Constitution, to any law, to any word, and that they know precisely what it is. They run the country and you don’t get to complain. There is only one remedy.
Impeach all six.
The Slow Death of Neoliberalism: Part 4A The Nature of the Person
The post The Roberts Majority Are Bad Judges appeared first on emptywheel.
En une semaine, plus de 5 000 personnes ont été arrêtées. Pour la seule journée du jeudi 1er octobre, 1 800 personnes, dont 90 % de mineur⋅es, ont été placées en garde à vue. Certaines racontent avoir alors été victimes d’insultes racistes et de violences physiques.
Pour justifier l’usage de la force sur des enfants, le gouvernement, relayé par certains médias, déploie depuis plusieurs jours un narratif paradoxal qui tantôt infantilise des manifestant⋅es qui seraient « instrumentalisé⋅es par l’ultragauche », tantôt criminalise des « voyous » prenant part au mouvement. Un traitement qui passe presque entièrement sous silence les revendications politiques des lycéen⋅nes. Ces discours aux relents adultistes et racistes, qui rappellent celui qui accompagnait les révoltes populaires de 2023 après l’assassinat de Nahel Merzouk, 17 ans, par un fonctionnaire de police, ont un avantage notable, explique dans Le Monde l’historien Claude Lelièvre : « En faisant passer les lycéens pour des fauteurs de trouble manipulés, on s’exonère auprès de l’opinion de leur apporter des réponses. »
Soucieuse de donner accès à une information plurielle et donc de reconnaître les expertises militantes, notre équipe a réuni dans cette newsletter une sélection de médias et de comptes Instagram ouvertement engagés. Ils documentent le quotidien des blocus mais donnent aussi des éléments de contexte nécessaires pour décrypter ce mouvement qui, par son ampleur, compte déjà parmi les plus grandes mobilisations adolescentes des dernières décennies.

Le Collectif enfantiste
Depuis les premières heures des blocus lycéens, le Collectif enfantiste appelle à soutenir les revendications des élèves. Dans des posts devenus viraux, ses militant⋅es rappellent que la stigmatisation du mouvement comme la réponse policière ordonnée par le gouvernement n’est que la partie visible d’une domination adultiste, dont sont quotidiennement victimes enfants et adolescent⋅es, dans leur famille ou encore à l’école.
→ Suivre leur compte Instagram
RED-Jeunes
Actif depuis 2021, le collectif agrège de nombreux·ses lycéen·nes des quartiers populaires dont celles et ceux qui se sont mobilisé·es l’an dernier contre les propos racistes d’une enseignante du lycée Jean-Renoir à Bondy. Au sein du mouvement de blocus, RED-Jeunes observe ce qui les différencie de leurs camarades des centres-villes : « À Paris, tu peux voir un policier faire des pompes avec des élèves, chez nous on se fait gazer et tabasser. » Une réflexion qui devrait déboucher très prochainement sur la structuration d’un syndicat de lycéen⋅nes des quartiers populaires.
Union syndicale lycéenne
Présent partout en France, le principal syndicat lycéen, ancré à gauche, appelle depuis plusieurs jours à la défense du service public de l’enseignement et au blocus des lycées. Partie prenante, aux côtés de l’Union syndicale étudiante, de la journée de manifestation du 6 octobre, il relaie sur son compte Instagram informations militantes et appels à la mobilisation.
→ Consulter leur compte Instagram
Legal Team antiraciste
Composée d’avocat⋅es et militant·es engagé⋅es contre la violence d’État, la Legal Team antiraciste rappelle aux lycéen·nes qui participent aux blocages que, en cas d’arrestation, elles et ils disposent de droits, comme celui de garder le silence ou de se faire assister d’un⋅e avocat⋅e. Elle propose également des formations en ligne contre la répression policière.
→ Retrouver leurs recommandations

Le Bondy Blog
Média en ligne fondé en 2005 après les révoltes qui ont suivi la mort de Zyed Benna et Bouna Traoré à Clichy-sous-bois, le Bondy Blog rassemble des reporters professionnel⋅les et amateur⋅ices. Sur le terrain à Paris, à Tours ou en Seine-Saint-Denis, il s’intéresse aux dynamiques militantes qui traversent la mobilisation et documente le délabrement de l’enseignement secondaire public. Dans une vidéo particulièrement marquante, tournée lors d’une conférence de rédaction, les contributeur⋅ices racontent leur propres expériences de locaux non isolés et de profs non remplacé⋅es.
→ Suivre leur compte Instagram
HugoDécrypte
Sur son compte Instagram, l’influenceur et vidéaste HugoDécrypte propose depuis le début de la semaine dernière un suivi quotidien du mouvement lycéen. Dans une approche très pédagogique, il détaille aussi bien les revendications des élèves que les violences dont ils et elles sont régulièrement la cible.
→ Voir ses posts
L’Humanité
« On ne le fait pas parce qu’on en a envie, on le fait parce qu’on est obligé⋅es », explique une jeune lycéenne de Saint-Denis qui participe au blocage du lycée Suger. Un peu partout en Île-de-France, le journal (et aujourd’hui média) communiste fondé par Jean Jaurès a dépêché de jeunes journalistes vidéo qui donnent quotidiennement la parole aux adolescent⋅es grévistes et aux professeur⋅es qui les soutiennent.
→ Suivre le compte Instagram de L’Humanité
La journaliste Louise Tourret
« Tous les sujets de revendications lycéennes […] sont connus depuis longtemps […] faire semblant de le découvrir, c’est juste fou ! », commente la journaliste Louise Tourret sur son compte Instagram. Productrice de l’émission « Être et savoir » sur France Culture, elle rappelle ce que le blocus actuel des lycées doit aux politiques publiques de l’enseignement depuis plusieurs décennies. Ses posts sont à compléter par l’écoute en podcast des archives de l’émission.
→ Suivre son actualité
C’est une collaboration à laquelle on ne s’attendait pas. Le géant des réseaux sociaux Meta et le spécialiste d’agents IA pour le service client Sierra viennent d’annonce le lancement d’un standard ouvert appelé Personal Agent Protocol. « Cela permettra de définir les modalités d’interaction entre les agents personnels et les entreprises, et chacun peut y contribuer », introduit Bret Taylor, CEO de Sierra.
We appear to be entering a new era, in which political desperation at home leads to increasingly unhinged threats abroad
Donald Trump was in Nebraska on Monday, and though his long rally speech had elements of a performance, this was no Bruce Springsteen album. He offered another dark meditation on a world spiraling out of control, one in which the destruction of American cities is increasingly a possibility, unless Americans trust him to use the vast powers of the presidency to annihilate his foes.
The president drew fury when he suggested that Iran could launch a nuclear attack and “take out” Los Angeles or San Diego. California leaders reacted with scorn at Trump’s alarmism.
Ted Widmer, a former White House speechwriter, is the editor of American Speeches, and the recently published The Living Declaration: A Biography of America’s Founding Text, both published by the Library of America
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Source :RTL, 2 octobre 2026
Etiqe :Imprécis
Contenu :
Au plus fort des manifestations lycéennes le 2 octobre, Gérald Darmanin a signé une circulaire relative au renforcement de la réponse judiciaire face aux infractions commises dans le cadre du blocage des établissements scolaires. Le même jour, invité de RTL, le ministre de la Justice a déclaré avoir demandé aux procureurs de requérir la responsabilité civile des parents, une loi permettant désormais, selon lui, de le faire.
C’est vrai, depuis très longtemps les parents répondent de plein droit des dommages causés par leurs enfants mineurs. Mais la déclaration du ministre se heurte à deux obstacles. Le premier est procédural : le parquet n’est pas titulaire de l’action civile et ne peut pas réclamer réparation à la place des victimes. Le second est économique : lorsque la victime agit, c’est en principe l’assureur des familles, et non elles-mêmes, qui supporte la charge de l’indemnisation.
Que dit la circulaire de Gérald Darmanin ?
La circulaire du 2 octobre 2026 est adressée aux procureurs généraux, aux procureurs de la République et aux directeurs interrégionaux de la protection judiciaire de la jeunesse. Elle comporte deux volets concernant les mineurs : leur prise en charge rapide par la protection judiciaire de la jeunesse, et la « responsabilisation » des titulaires de l’autorité parentale.
Sur ce second volet, le texte demande aux parquets d’informer systématiquement les victimes afin qu’elles puissent se constituer partie civile et mettre en cause la responsabilité civile des parents.
La formulation écrite de la circulaire est donc plus précise que la déclaration du ministre. En effet, elle ne confie pas aux procureurs le soin de « requérir » la responsabilité civile des parents, mais celui d’informer les victimes de leurs droits.
Cette nuance n’est pas anodine.
Le parquet n’est pas titulaire de l’action civile
Le procès pénal fait coexister deux actions distinctes. L’action publique, exercée par le ministère public, tend à l’application d’une peine ou d’une mesure à l’auteur de l’infraction. L’action civile tend à la réparation du dommage.
Or, selon l’article 2 du code de procédure pénale, l’action civile en réparation du dommage causé par une infraction appartient à tous ceux qui ont personnellement souffert du dommage directement causé par l’infraction. Le parquet, qui n’a subi aucun préjudice personnel, ne peut donc pas demander au juge de condamner les parents à indemniser la victime. Seule la victime, par exemple la région propriétaire du lycée dégradé, peut se constituer partie civile et diriger sa demande contre les parents des mineurs.
Affirmer, comme le ministre l’a fait, que les procureurs vont « requérir » la responsabilité civile des parents est donc juridiquement inexact. Le rôle du parquet se limite à informer les victimes de leur droit d’agir, ce que la circulaire écrite prévoit d’ailleurs correctement. La décision d’engager ou non la responsabilité des parents, et le montant réclamé, relèvent de la seule victime.
Une responsabilité parentale de plein droit
Sur le fond du droit de la responsabilité, la circulaire est exacte. L’article 1242 du Code civil dispose que les parents, qui exercent l’autorité parentale, sont de plein droit solidairement responsables du dommage causé par leurs enfants mineurs.
Un mécanisme d’indemnisation déjà existant
Si la dette pèse juridiquement sur les parents, elle sera le plus souvent prise en charge par leur assureur. L’article L.121-2 du code des assurances impose à l’assureur de garantir les dommages causés par les personnes dont l’assuré est civilement responsable, quelle que soit la gravité de leurs fautes. La charge personnelle des parents se limite donc, pour l’essentiel, aux familles non assurées et aux quelques exclusions ou recours prévus par la loi.
Le code de la justice pénale des mineurs organise déjà cette prise en charge. Son article L.512-1-1 oblige la personne dont la responsabilité civile est susceptible d’être engagée à communiquer les coordonnées de son assureur. Il permet aussi de mettre cet assureur en cause devant la juridiction pour mineurs. La victime constituée partie civile peut ainsi obtenir, dans le même procès, la condamnation de l’assureur des parents.
Toutefois, l’article L. 121-8 du code des assurances prévoit une exception : « l’assureur ne répond pas, sauf convention contraire, des pertes et dommages occasionnés soit par la guerre étrangère, soit par la guerre civile, soit par des émeutes ou par des mouvements populaires ». Reste à savoir si les manifestations lycéennes entrent dans ces deux derniers cas de figure.
La circulaire du 2 octobre 2026 ne crée donc aucune règle nouvelle, ce qu’elle ne pourrait d’ailleurs pas faire. Elle se borne à rappeler des mécanismes issus des lois de 2023 et de 2025, et à inviter les parquets à en informer les victimes. La « responsabilisation » financière des parents annoncée par le ministre repose, dans la plupart des cas, sur un dispositif conçu pour indemniser la victime, et non pour sanctionner les familles.
Auteurs :
Auteurs : Guillaume Baticle, journaliste, doctorant en droit public à l’université de Poitiers
Paul Morris, doctorant en droit privé à l’université de Picardie Jules Verne, greffier des services judiciaires
Relecteur : Jean-Baptiste Thierry, professeur de droit pénal à l’université de Lorraine
Liens d’intérêts ou fonctions politiques déclarés des intervenants à l’article : aucun
Secrétariat de rédaction : Guillaume Baticle, journaliste, doctorant en droit public à l’université de Poitiers
L’article Mobilisation lycéenne : est-ce aux procureurs de faire payer les parents ? est apparu en premier sur Les Surligneurs.

Source :Compte X, le 2 octobre 2026
Etiqe :démenti
Contenu :
Sur X, l’information du reporter du Journal du Dimanche (JDD) a été vue plus de 300 000 fois. De manière succincte, sans autres détails, le journaliste Geoffroy Antoine affirme que « la mère de Nahel Merzouk, Mounia, a été interpellée ce matin [le 2 Octobre 2026, ndlr] dans les Hauts-de-Seine dans le cadre des émeutes lycéennes et étudiantes ».
Pour rappel, Nahel Merzouk, 17 ans, a été tué en juin 2023 par le tir d’un policier survenu à la suite d’un refus d’obtempérer présumé alors qu’il conduisait un véhicule. La mort du jeune homme avait entraîné des scènes de violences urbaines durant le même été.
Fiable a priori, puisqu’issu des réseaux sociaux d’un journaliste, l’information concernant la mère du jeune homme décédé n’en demeure pas moins fausse. Très vite, dès le 3 octobre, l’avocat de la concernée, Franck Berton, a démenti l’information en évoquant sur X une « désinformation scandaleuse ».
« Madame Merzouk n’a jamais été interpellée, entendue, ni visée par la moindre mesure policière ou judiciaire », a également indiqué l’avocat dans un communiqué rapporté par Le Parisien, BFMTV, France Info ou encore RTL.
La préfecture de police dément
Une réfutation corroborée par les informations recueillies par Les Surligneurs auprès de la préfecture de police de Paris. « Aucune arrestation de Madame Merzouk n’a été enregistrée », nous a précisé l’administration chargée de la sécurité à Paris et dans la petite couronne.
Sur Instagram, le collectif Justice pour Nahel, a dénoncé à cet égard « une entreprise de salissure flagrante ». « Cette manipulation grossière s’inscrit de toute évidence dans un calendrier politique et un calendrier juridique précis que l’on connaît bien, visant à déstabiliser l’opinion », affirme également le collectif.
Le 24 novembre prochain, la cour d’appel de Versailles se prononcera une nouvelle fois sur la qualification des faits survenus à l’été 2023. En mars dernier, l’instance avait décidé de la mise en accusation du policier impliqué dans la mort de Nahel « du chef de violence ayant entraîné la mort sans intention de la donner ». Une qualification différente « du chef de meurtre », initialement retenue par la justice, qui avait été cassée par la Cour de Cassation en juin.
Auteurs :
Auteur : Nicolas Kirilowits, journaliste
Relecteur : Nicolas Turcev, journaliste
Liens d’intérêts ou fonctions politiques déclarés des intervenants à l’article : aucun
Secrétariat de rédaction : Nicolas Turcev, journaliste
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L'annonce a été publiée le 5 octobre 2026 sur le blog d'OpenAI, dans un billet intitulé « Our approach to EU text provenance rules ». OpenAI y détaille sa réponse à l'AI Act (le règlement européen sur l'intelligence artificielle), qui exige des fournisseurs d'IA générative qu'ils rendent les textes générés identifiables de manière lisible par une machine.
Le déploiement se fait en trois volets, tous lancés ou annoncés le même jour :
OpenAI précise qu'il ne fait pas du filigrane un réglage par défaut au niveau mondial. L'approche régionale doit lui permettre, selon l'entreprise, de tirer des enseignements de l'usage réel avant d'aller plus loin. Le billet ne précise pas quelles réponses sont « éligibles », ni si le critère retenu est la localisation de l'utilisateur ou le pays de son compte.
Pour rappel, un filigrane textuel (ou watermark) ne se voit pas à la lecture. Dans le cas de textGrain, OpenAI explique ajouter un signal statistique invisible dans les choix de mots du modèle. Le détecteur recherche ensuite ce signal pour estimer si un passage contient un filigrane OpenAI.
Un rapport technique décrit le fonctionnement de textGrain. OpenAI annonce qu'il sera enrichi dans les prochaines semaines et que la technologie sera publiée en open source. Toujours selon l'entreprise, textGrain a égalé ou dépassé les autres approches testées, dont SynthID pour le texte (la technologie de filigrane développée par Google DeepMind). Il s'agit d'une évaluation menée par OpenAI elle-même, sans comparaison indépendante citée à ce stade.
Côté qualité, OpenAI affirme ne pas observer d'écart significatif entre textes filigranés et non filigranés sur les benchmarks de son dernier modèle, Astra. Quelques exemples tirés du tableau publié :
Les écarts vont dans les deux sens et restent faibles. Autrement dit, la contrainte posée sur le choix des mots ne dégraderait pas les performances mesurées par ces tests.
OpenAI publie aussi des chiffres sur les limites de son détecteur, mesurés pour un taux cible de faux positifs de 1 % (un texte signalé comme filigrané à tort). Les tests portent sur des réponses en anglais à des questions du jeu de données ELI5. Le volume est exprimé en tokens, l'unité de découpage du texte par les modèles, qui correspond à un mot ou à un fragment de mot.
Le billet évoque aussi la traduction comme facteur qui peut empêcher une détection fiable, sans chiffre associé. OpenAI justifie explicitement par ces limites sa décision de réserver le détecteur à des chercheurs et organisations experts.
OpenAI consacre une section entière à ce qu'un filigrane ne permet pas de conclure. La liste est précise et mérite d'être lue par quiconque envisage d'utiliser ce type de signal :
Ce dernier point limite fortement l'usage du filigrane comme outil de contrôle : un résultat négatif n'a quasiment aucune valeur probante.
Le texte est le dernier format concerné par la stratégie de provenance d'OpenAI. Pour les images, l'entreprise ajoute déjà des Content Credentials (des métadonnées décrivant l'origine et l'historique d'un fichier, selon le standard C2PA). Elle intègre aussi des filigranes SynthID invisibles dans les images et l'audio pris en charge.
Contrairement au texte, la vérification des images et de l'audio reste accessible publiquement, via l'outil web openai.com/verify et la Content Provenance API. OpenAI explique que ces techniques se complètent : les métadonnées retracent l'historique d'un fichier, tandis que le filigrane invisible survit lorsque ces métadonnées sont supprimées.
L'entreprise indique avoir déjà abordé les limites de la provenance textuelle en juin. Elle mentionne aussi s'appuyer sur un code de bonnes pratiques pour encadrer l'accès au détecteur.
Concrètement, un rédacteur ou une agence qui produit des textes avec ChatGPT depuis l'Union européenne générera, d'ici quelques semaines, des contenus porteurs d'un signal statistique OpenAI. Ce signal ne se voit pas, n'identifie pas l'utilisateur et ne peut pas être vérifié librement à ce stade, puisque le détecteur n'est pas public.
Plusieurs nuances découlent directement des informations publiées :
Reste la question des moteurs de recherche. Le billet d'OpenAI ne mentionne aucun accès accordé à Google, Bing ou d'autres plateformes au détecteur textGrain. Pour rappel, et en dehors des annonces d'OpenAI, Google a toujours indiqué juger les contenus sur leur qualité et sanctionner les abus de contenus produits à grande échelle, quelle que soit leur méthode de production. Récemment, la firme de Mountain View a également insisté sur le caractère critique de la relecture humaine des contenus IA. OpenAI annonce de son côté qu'il réexaminera chaque volet de son approche et élargira l'accès au détecteur quand il estimera que ses résultats peuvent être interprétés de façon responsable, sans donner de calendrier.
L’article "OpenAI va ajouter un filigrane invisible textGrain aux textes de ChatGPT en Europe" a été publié sur le site Abondance.
Société Générale recentre ses moyens sur ses métiers établis et leur transformation. Les cessions de Shine et de Treezor, la croissance de BoursoBank et l’industrialisation de l’IA dessinent une stratégie où l’innovation doit contribuer en priorité à la performance bancaire. Le 6 octobre, Treezor a annoncé la finalisation de son acquisition par Shares auprès de …
L’article De Treezor à BoursoBank, SOCIETE GENERALE redessine ses priorités numériques est apparu en premier sur FRENCHWEB.FR : innovation, tech, network.

Google DeepMind ouvre au grand public SynthID Detector, son outil capable de repérer le filigrane invisible caché dans les images, vidéos et fichiers audio générés par IA. SynthID était initialement utilisé seulement par Google, mais OpenAI, de NVIDIA, Kakao et Apple l'adoptent progressivement. Google veut en faire le standard de l'industrie.
Google ouvre les portes de son sésame. SynthID Detector, son outil de détection, d’identification et d’ajout de filigrane aux contenus générés par l’intelligence artificielle, est désormais disponible auprès de tous, dans le monde entier, en anglais. C’est une première étape importante pour son créateur, mais aussi pour le secteur de l’intelligence artificielle alors que les contenus générés et/ou modifiés par IA se multiplient à vitesse grand V.
Ce serait un recul historique. Le Parlement européen s'apprête à voter un texte qui affaiblirait considérablement l'encadrement des pesticides en France et en Europe. Avec ce règlement Omnibus, les produits toxiques pourraient obtenir une autorisation illimitée — contre dix à quinze ans aujourd'hui.
Impensable pour nombre d'associations et d'experts. Dans un appel à manifestation, une centaine d'organisations invitent ainsi à « nous rassembler massivement pour exprimer notre refus d'une (…)

Source :Compte X, le 8 septembre 2026
Etiqe :à nuancer
Contenu :
« On parle de camp, on parle de déportation. » Les mots de Gilles Gressani sont forts, lorsqu’il évoque le volet immigration du programme de l’Alternative pour l’Allemagne (AfD) en Saxe-Anhalt. L’intellectuel italien, directeur de la revue Le Grand Continent, était invité, le 8 septembre, au micro de France Inter pour décrypter la victoire historique du parti d’extrême droite dans le Land de l’ancienne RDA. Le 6 septembre 2026, l’AfD s’y est imposée avec 44 % des suffrages lors des élections parlementaires régionales.
Dans ce contexte, les termes « camp » et « déportation » font directement écho au passé nazi de l’Allemagne, dans l’imaginaire collectif, bien que Gilles Gressani se défende de toute comparaison historique. Il en va pour lui de « simplement regarder les choses en face et d’utiliser les mots qui conviennent pour les décrire », alors que ceux-ci n’apparaissent pas tels quels dans le programme de l’AfD, publié en français sur le site du Grand continent.
Aussi, l’emploi d’un vocabulaire si chargé historiquement interpelle et, si le parallèle est à nuancer voire à réfuter, il reste fécond pour penser l’évolution de telles politiques, souligne un historien spécialiste du nazisme. Il s’inscrit aussi dans des débats plus larges portant sur la stratégie ambiguë mêlant normalisation et radicalité de l’AfD.
Des « centres » d’accueil ou de rétention pour les personnes immigrées
Dans les 156 pages du programme de l’AfD en Saxe-Anhalt, il n’est pas fait mention de « camp » (das Lager) ni de « déportation » (die Deportation). Pour comprendre ce qui peut y faire référence, il faut se rendre au chapitre II du texte, « Immigration et remigration » – qui contient le plus grand nombre de propositions du programme, avec 43 points.
Si le terme « camp » n’apparaît pas, celui de « centre » (et son champ lexical) est récurrent. Au point 12, il est par exemple évoqué le projet de « centraliser l’hébergement des demandeurs d’asile et des réfugiés ». Les « structures centralisées » sont à placer, de préférence, en dehors des centres-villes, est-il précisé.
Dans le point suivant est développée l’idée de « faire participer les demandeurs d’asile et les réfugiés aux frais de prise en charge » en procédant à « des contrôles de patrimoine » : « Un gouvernement régional dirigé par l’AfD veillera à ce que l’argent liquide, les cartes de crédit et les biens détenus par les demandeurs d’asile à leur arrivée soient identifiés, confisqués et utilisés pour financer leur hébergement et leur alimentation. » Le point 14 prévoit d’« obliger les demandeurs d’asile et les réfugiés à effectuer des travaux d’intérêt général », notamment des tâches de nettoyage et d’entretien dans « leurs centres d’accueil ».
Le point 32 propose de « créer de nouveaux centres de rétention pour les personnes en situation irrégulière » et d’ainsi « utiliser l’instrument de la rétention administrative en vue d’expulsions ».
Une politique d’ « expulsion » des étrangers
Quant au terme « déportation », la notion qui s’en rapproche le plus est celle d’ « expulsion ». Le ton est donné dès les premières lignes du chapitre II : « La Saxe-Anhalt doit opérer un changement radical de sa politique migratoire. […] Par ailleurs, le lancement d’une offensive d’expulsion […] est impératif. » L’expression « offensive d’expulsion » apparaît à cinq reprises dans le programme.
« L’expulsion des étrangers obligés de quitter le territoire sous la contrainte de l’État » fait partie de « la politique de remigration globale » de l’AfD, qui comprend également un retour des Allemands qualifiés ayant émigré (point 36).
Dans le 30e point du chapitre II, « Expulser systématiquement les personnes sommées de quitter le pays — lancer une offensive d’expulsion ! », l’AfD déplore le fait que le gouvernement régional précédent n’ait pas expulsé assez de personnes. Pour y remédier, le parti d’extrême droite envisage de créer « une cellule de crise sur les expulsions » dans le but d’« accélérer et [de] rationaliser les procédures d’expulsion » (point 35). Ceci va de pair avec le souhait d’une augmentation du nombre de « vols d’expulsion », notamment « au niveau régional ». L’idée est « de planifier et d’organiser des vols d’expulsion conjoints [entre Lands], potentiellement sous forme de retours collectifs » (point 33).
Au-delà de vouloir faciliter les expulsions, c’est une politique plus vaste sur le rejet des « étrangers » qui est pensée. « Un gouvernement régional dirigé par l’AfD s’efforcera de garantir que le changement de paradigme souhaité, passant d’une culture d’accueil à une culture d’expulsion, s’installe également au sein des services d’immigration de l’État, annonce le point 34. Le personnel [notamment municipal] sera incité à user de son pouvoir discrétionnaire. »
L’AfD insiste sur la révocation des protections accordées à certains étrangers. Celles-ci seraient prononcées lorsque la situation sécuritaire du pays d’origine des réfugiés s’améliore, ce qui ferait l’objet d’un réexamen annuel (II, 16), ou bien seraient automatiques pour les « criminels » et « personnes potentiellement dangereuses » (II, 18), les « étrangers condamnés à au moins un an d’emprisonnement » (VI, 13) et les « terroristes potentiels » (VI, 14).
Dans la 42e proposition, l’AfD fait la promotion de « programmes de retour » volontaires pour les immigrés vers leur pays d’origine, « assortis d’incitations financières et/ou non financières », en opposition aux programmes « d’intégration illusoire ».
Des « camps » : une comparaison historique légitime mais à nuancer
Cet inventaire permet-il d’utiliser les notions de « camp » et de « déportation » pour décrire le programme de l’AfD ?
« Sur le terme “camp”, je ne pense pas qu’on puisse parler de camp de concentration ni d’extermination. Ce n’est absolument pas le sujet. Par contre, dans le programme, c’est très clair qu’on organise des camps », note Gilles Gressani. Avant d’asséner : « Je pense que la démocratie existe si on est capable d’appeler un camp un camp. »
« Quand on évoque ce vocabulaire, le problème est que les gens pensent à la Shoah, ils voient Auschwitz, et donc, de prime abord, on peut y voir une exagération », rétorque Nicolas Patin, maître de conférences en histoire contemporaine à l’Université Bordeaux Montaigne et spécialiste du nazisme.
« Quand Hitler est arrivé au pouvoir en 1933, Auschwitz n’a pas été créé le lendemain [mais le 27 avril 1940, après le début de la Seconde Guerre mondiale]. De 1933 à 1939, il y a eu une politique progressive, rappelle l’historien. Très rapidement, il y a eu une persécution et la mise en place de camps de concentration, mais ces camps de concentration là – en allemand Konzentrationslager [KL] – ils veulent dire qu’on concentre une population. Cela n’a rien à voir avec Auschwitz ni avec l’extermination. » En ce sens, la comparaison entre les « camps » et les « centres » de l’AfD peut être « fondée » si on se rapporte au début du nazisme, selon Nicolas Patin.
« Au départ, il y a très peu de juifs dans les camps de concentration, ils arrivent après la Nuit de cristal en 1938 », ajoute le maître de conférence. Fin juillet 1933, on comptait « près de 27 000 détenus à titre préventif », malgré de fréquentes libérations, précise Nikolaus Wachsmann dans l’ouvrage KL, une histoire des camps de concentration nazis (Gallimard, 2017).
Le terme Schutzhaft, autrement dit « détention de protection », était employé pour désigner l’emprisonnement arbitraire des opposants politiques. « À l’époque, les nazis utilisent un vocabulaire ultra euphémisant pour parler du droit d’arrêter tout le monde sans avocat, sans mandat, sans rien », souligne Nicolas Patin.
« Déportation » et « remigration » : une même méthode ?
Quant au terme de « déportation », lui aussi associé à la répression nazie, si le mot n’apparaît pas dans les plans de l’AfD, « c’est [celui] qui convient le mieux pour décrire ce qui est proposé dans ce programme, quand on nomme les choses pour ce qu’elles sont », affirme Gilles Gressani.
« Par “déportation ou transfert forcé de population”, on entend le fait de déplacer de force des personnes, en les expulsant ou par d’autres moyens coercitifs, de la région où elles se trouvent légalement, sans motifs admis en droit international », définit le Statut de Rome de la Cour pénale internationale. L’AfD utilise, lui, le terme polysémique Abschiebung qui peut être traduit aussi bien par « expulsion » que « refoulement ».
Selon Gilles Gressani, employer cette expression est une manière « plus consensuelle » d’évoquer une déportation. « Quand on parle d’offensives d’expulsion qui utilisent l’armée, le mot déportation désigne très précisément cela. »
Après la victoire de l’AfD en Saxe-Anhalt, la tête de liste Ulrich Siegmund a en effet évoqué une production d’armements « car nous aurons besoin des ressources correspondantes pour la future offensive de remigration et d’expulsion ». Provoquant de vives critiques, il s’est ensuite défendu en expliquant que l’armement était un vaste secteur, comprenant « non seulement les armes, mais aussi les équipements, les véhicules, les technologies de protection et autres matériels dont dépendent la Bundeswehr, la police et les services de sécurité ».
En Allemagne, le débat sur la comparaison entre « remigration » et « déportation » est particulièrement agité depuis la parution d’un article de Correctiv, le 10 janvier 2024. Le média d’investigation a révélé l’existence d’une « réunion secrète » à Potsdam, le 25 novembre 2023, où se sont retrouvés dans un hôtel des responsables politiques de l’AfD, dont Ulrich Siegmund, des néonazis et de riches entrepreneurs, et au cours de laquelle un projet de « remigration » a été présenté.
Le militant d’extrême droite autrichien Martin Sellner y a exposé un « plan directeur » pour mettre en œuvre l’expulsion de millions de personnes en Allemagne, prévoyant ainsi l’application du principe de « remigration » aux « citoyens non assimilés » avec des « lois sur mesure » et « une pression élevée pour s’adapter ».
L’enquête de Correctiv avait déclenché de larges manifestations dans la rue, dont certaines réclamaient l’interdiction du parti en raison de la proximité du programme migratoire de l’AfD avec les déportations orchestrées par les nazis.
Mais en historien, Nicolas Patin rappelle que l’on ne peut parler de déportation que dans un cadre historique précis : « Entre 1933 et fin 1938, c’est une politique d’exil, pas de déportation. Les nazis persécutent les juifs et les socialistes pour les faire partir. » Et de poursuivre : « Une déportation, c’est une politique mise en place par l’État. Et ça, ça n’intervient qu’en octobre 1938 avec l’action polonaise [Polenaktion] qui est la première action où l’État va se charger de pousser les Juifs polonais en Allemagne vers la Pologne. »
Surtout, souligne le chercheur, pour les déportations comme pour les camps de concentration, la barbarie nazie a été permise par la suspension de l’État de droit par décret au lendemain de l’incendie du Reichstag, le 28 février 1933. Or, aujourd’hui, pour légitimer ses propositions, l’AfD se réfère souvent à la loi. Si le parti se fonde sur l’État de droit pour mettre en œuvre son programme, alors la comparaison avec le régime nazi est « exagérée », selon Nicolas Patin.
Le verrou de l’État de droit
Mais l’AfD compte-t-il réellement rester dans les clous du droit ? Pour Gilles Gressani, lorsque Ulrich Siegmund déclare vouloir utiliser les moyens de l’armée pour son projet de « remigration », « il est clair qu’il n’est pas en train de parler d’une forme d’expulsion telle qu’elle est pratiquée légalement dans les systèmes démocratiques occidentaux. Il parle de quelque chose qui implique un changement de régime profond ».
« Selon les rapports de l’Office de protection de la Constitution, certaines des propositions [de l’AfD] dérogeront clairement à la Loi fondamentale », alerte elle aussi Jeanette Süß, membre du Comité d’études des relations franco-allemandes (Cerfa) de l’Institut français des relations internationales (Ifri) sur France Inter. Le service de renseignement intérieur a ainsi classé l’AfD comme un parti « extrémiste de droite confirmé », en 2025.
La section AfD de Saxe-Anhalt propose justement à plusieurs reprises de modifier la Loi fondamentale pour faire appliquer son programme, par exemple pour abolir le droit d’asile (II, 5). Une mesure invraisemblable à faire passer du fait du système fédéral allemand : pour changer la Constitution, le parti aurait besoin d’une majorité des deux tiers des élus au Bundestag, la chambre basse du Parlement, et au Bundesrat, le Conseil fédéral qui représente les Länders. Or, l’AfD est encore bien loin de réaliser de telles prouesses électorales.
« C’est un programme régional et donc les leviers du Saxe-Anhalt ne sont pas suffisants pour pouvoir mettre en œuvre les propositions de l’AfD. Il y a donc une part de manifeste », relève Gilles Gressani.
Il dit observer « une stratégie de police du langage et de censure » qui « sert, notamment à l’extrême droite, à normaliser [ses politiques] » pour les rendre « acceptables ». Comme Nicolas Patin, il invite à s’interroger sur le vocabulaire employé concernant les politiques migratoires d’autres pays, comme la France, les États-Unis ou le Royaume-Uni.
Gilles Gressani poursuit : « Les mots, ce sont des choses qui ont une vie, qui ont une histoire. Ce sont aussi des choses qui servent à décrire ce qui se passe. […] C’est très important de ne pas se laisser absorber par cette querelle sur les mots sinon on se perd dans une bataille de symbolique alors que ce qui se joue, si c’est déployé, c’est quelque chose de très concret et très réel pour des dizaines de milliers d’êtres humains. »
Un contexte idéologique inquiétant
Les parallèles entre le programme de l’AfD et le nazisme se fondent aussi sur des faisceaux idéologiques partagés par certains cadres du mouvement et une partie de la base. « Il y a des personnes derrière [la campagne d’Ulrich Siegmund en Saxe-Anhalt], dans les coulisses, qui ont tenu des propos vraiment très radicaux, ethno-raciaux et qui ont même fait des allusions directes au national-socialisme. Donc il y a aussi cette stratégie de la radicalité qui n’a pas l’air de dissuader les électeurs, au moins dans cette région de l’Allemagne », relève Jeanette Süß, de l’Ifri.
Le terme « remigration » cher à l’AfD a été popularisé en Allemagne par l’un de ses cadres, Björn Höcke, à partir de 2018 – dans un ouvrage où il prônait une « cruauté mesurée » nécessaire pour mettre en œuvre ce projet « à grande échelle ». Or, cette notion de « remigration » découle de la théorie complotiste du Grand remplacement introduite en France en 2010 par l’écrivain Renaud Camus, elle-même héritière de l’obsession nazie pour la « submersion » et la « contamination » juive, selon plusieurs chercheurs.
Président de l’AfD dans le Land de Thuringe, Björn Höcke est partisan du concept d’homogénéité ethnique et d’une vision de fierté nationale. Il a par exemple déclaré, à propos du Mémorial aux juifs assassinés d’Europe de Berlin : « Nous, les Allemands, notre peuple, sommes les seuls au monde à avoir planté un mémorial de la honte au cœur de leur capitale. »
La volonté d’en finir avec une forme de « culpabilité » mémorielle pousse le parti à vouloir modifier les programmes d’histoire – une compétence du Land – pour y aborder plus amplement le 19e siècle et « mettre l’accent sur les origines et la réussite » de l’Empire allemand. Le budget pour organiser des visites des camps de concentration pour les élèves de la région pourrait, eux, être redirigé vers « des activités qui renforcent le sentiment d’appartenance et l’identité nationale », soulignent Les Vérificateurs de TF1.
« Il est évident que l’AfD, à plusieurs reprises, a joué avec la ligne rouge de la référence nazie sans jamais vraiment la franchir », appuie Gilles Gressani. Pour Nicolas Patin aussi, « il y a toujours des références plus ou moins explicites, c’est du dog whistling [messages codés dans les discours politiques] au passé nazi », malgré les dénégations répétées de l’AfD.
L’historien note donc « l’utilité » des comparaisons entre la politique migratoire de l’AfD et les notions de camps et de déportations : « Elles permettent de discuter de la progressivité des politiques nazies qui ne commencent pas avec Auschwitz dès 1933. » Malgré l’exagération du parallèle, Nicolas Patin met en relief sa « clairvoyance » et sa valeur d’« alerte » – comme un électrochoc, afin que le pire ne puisse se reproduire.
Auteurs :
Autrice : Mathilde Lafargue, journaliste
Relecteur : Nicolas Turcev, journaliste
Liens d’intérêts ou fonctions politiques déclarés des intervenants à l’article : aucun
Secrétariat de rédaction : Maylis Ygrand, journaliste
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La France va devoir donner un coup d'accélérateur pour tenir ses objectifs écologiques, alerte la Cour des comptes dans son rapport annuel sur la transition écologique, présenté le 7 octobre. Selon ses calculs, 161 milliards d'euros d'investissements seront nécessaires d'ici 2030, soit une progression de 12 % par an, alors que le rythme actuel n'est que de 5 %. L'essentiel de cet effort devra venir du secteur privé.
« Dans un contexte budgétaire contraint, l'effort d'investissement public (…)
Orange Business, la filiale BtoB d’Orange, annonce ce 7 octobre 2026 élargir son offre de cloud qualifié « SecNumCloud » avec l’obtention de cette qualification pour des environnements IaaS de Cloud Avenue.
Comme un fleuve que rien n'arrête. C'était le sentiment que donnait la manifestation au matin du mardi 6 octobre dans les rues de Nantes.
L’article Nantes, 6 octobre : retour sur une déferlante de la jeunesse est apparu en premier sur Contre Attaque.
Bouées géantes, nouveaux tronçons du mur, caméras et présence policière continue : au Texas, dans la vallée du Rio Grande à la frontière avec le Mexique, les habitants décrivent un « état de siège permanent ».
Brownsville, McAllen, Mission, Alamo (Texas, États-Unis), reportage
Sur son immense table métallique, les lettres de la Border Patrol — la police des frontières étasunienne — s'accumulent dans un fouillis de papiers et d'enveloppes. Eloisa Cavazos en laisse certaines fermées, (…)
Un mois après avoir triomphé lors des élections du Land de Saxe-Anhalt, le parti d'extrême droite Alternative pour l'Allemagne (AfD) a décroché, mardi 6 octobre, la présidence du Parlement régional. Il s'agit de la première fois depuis la fin du Troisième Reich qu'il est présidé par le représentant d'un parti d'extrême droite.
Tobias Rausch, investi par l'AfD, a été élu dès le premier tour, avec 48 voix pour — alors que le Parlement ne compte que 38 élus AfD —, 29 contre, et 5 abstentions. (…)
Trois ans après le 7 octobre, tous les mots nécessaires à nommer l’innommable ont été épuisés. Loin de mobiliser, les termes les plus forts semblent avoir perdu de leur substance, répétés à l’envi jusqu’à devenir communs, presque invisibles. Alors que nous reste-t-il pour dénoncer, quand le mot « génocide » ne suffit plus ?
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Ce 1er octobre on a fait notre rentrée avec une émission d'actualité et littéraire !
actus de rentrée degenree/lycées bloqués, luttes handies et censure d'Etat (2026)POINT D'ACTUS SUR LES BLOCUS LYCÉENS A GRENOBLE ET ENVIRONS :
On commence avec une interview devant un lycée bloqué à Grenoble et un bilan de la journée en terme de blocage mais aussi de répression.
On clos le sujet en partageant de la ressource pour faire face à la répression et aux violences :
Le CAR38, collectif anti répression pour faire face aux violences policières et au contexte de répression toujours croissants
Le RSQ, réseau de solidarité des quartiers, une association qui agit dans les quartiers populaires pour lutter contre l'injustice, la répression et les violences d'État
Salut, ça va ? un collectif de soin autonome au service de toutes les luttes émancipatrices
CONTRE LA PSEUDO-SIMPLIFICATION DU FORMULAIRE MDPH
Après quelques mois d'experimentation, un nouveau formulaire soi-disant simplifiée doit être bientôt généralisé dans toutes les MDPH (maison des personnes handicapées), ce nouveau formulaire est un désastre. Lecture du communiqué des Dévalideuses sur le sujet : "simplification » ou effacement ? Le nouveau formulaire MDPH, une violence de plus ". Les Dévalideuses, c'est un collectif qui travaille à démonter les idées reçues sur le handicap.
CENSURE MÉDIATIQUE
Mise en miroir de deux affaires de censure qui vise à faire taire les solidarités avec les luttes Palestiniennes. La censure de Tamara Al Saadi et de son spectacle Taire avec des menace de la region de couper des financements et la censure de censure de Adèle Haenel sur France5. Solidarité avec la Palestine, vivent les médias libres et indépendants !
PRÉSENTATION ET LECTURE D'EXTRAITS DU LIVRE « DE CHAIR ET DE FER » DE CHARLOTTE PUISEUX
Alors que Charlotte Puiseux est décédée le 9 août dernier, on présente son livre « De chair et de fer. Vivre et lutter dans une société validiste ». C'est un livre qui est paru en 2020, c'est une autobiographie où elle raconte sa vie et son engagement militant pour dénoncer le validisme. Lecture de deux extraits.
Elle a notamment également co-écrit (avec Chiara KAHN) "Plutôt vivre. Comprendre le validisme et valoriser une culture crip", fin 2025.
ET AVEC LES MORCEAUX DE MUSIQUES :
EESAH YASUKE - Peppa Pig
PEACHES – Take It (Ft. SIERRA VEINS Remix)
CAIN CULTO & XIUHTEZCATL – ¡BASTA YA !
BONNE ÉCOUTE !
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[Deal du jour] Pour le dernier jour des Jours Flash Prime, Amazon affiche la GameSir Pocket Taco à 31,34 € au lieu de 45,99 €. Cette petite manette Bluetooth se clipse sous un smartphone et lui donne une croix directionnelle et des boutons façon Game Boy.
Quand ?
Le 9 octobre à 20h
Où ?
Librairie Quilombo 23 Rue Voltaire 75011 Paris
Pour ce nouveau volet des "Étoiles Noires", nous rendrons hommage à Maria Mies à l'occasion de la traduction de son autobiographie "Le Village et le Monde. Histoires de ma vie et de mon temps" (La Lenteur)
Traduction de Tsara Hilbold
Préface de Tsara Hilbold et Chloé Pierre
Discussion à partir 20h avec Tsara Hilbold et Chloé Pierre, traductrice et préfacière du livre et concert de la chorale de Chatôlandön à 21h
Maria Mies, auteure de "La Subsistance et d'Écoféminisme", livre dans cette autobiographie les éléments qui ont contribué à sa perspective théorique et à ses nombreux engagements politiques : son enfance dans une famille paysanne en Allemagne de l'Ouest, sa rencontre en Inde avec le féminisme, sa participation dès les années 1960 aux luttes étudiantes, anti-impérialistes et anti-nucléaires ; puis son implication dans les combats altermondialistes.
Ce récit passionnant d'une grande militante féministe donne à voir la construction d'une pensée au contact de son temps et offre une conception de l'action qui mêle la vie, la subsistance et la participation aux affaires communes.
Quand ?
Le 12 octobre de 20h à 22h
Où ?
Espace Robespierre 2 Rue Robespierre 94200
Débat dans le cadre de la Semaine Décoloniale
Les extrêmes droites progressent partout et en Amérique du Sud et Centrale particulièrement. Cinq siècles de colonisation et de spoliation nous offrent aujourd'hui une crise structurelle mondiale et malgré le déclin de ce modèle, l'impérialisme notamment États-uniens veux recoloniser le monde.
Nous vous proposons d'en discuter ce lundi 12 octobre 2026 à 20h à Ivry-sur-Seine. Nous allons analyser l'offensive des droites extrêmes dans les Amériques pour pouvoir explorer des possibles stratégies et des pistes d'action.
Résister est une nécessité !
Avec :
– Thomas Posado (chercheur, spécialiste de l'Amérique latine)
Maître de conférences en civilisation latino-américaine contemporaine à l'Université de Rouen, il concentre principalement ses recherches sur la sociologie politique, les mouvements syndicaux, le populisme et les crises politiques.
– Lucie Laplace (analyste politique et spécialiste des migrations forcés en Amérique Latine)
Politiste et doctorante en science politique à l'Université Lumière Lyon 2, elle a exercé en tant qu'évaluatrice assesseure à la Cour nationale du droit d'asile (CNDA) pour le HCR et a participé à plusieurs missions d'observation électorale pour l'Union européenne.
– Silvina Stirnemann (Engagée dans la mémoire des victimes de la dictature militaire argentine et la défense des droits des peuples autochtones.) Réalisatrice, vidéaste et photographe, co-fondatrice de l'ACAF (Assemblée des Citoyens Argentins en France) et de HIJOS-Paris.
The Supreme Court of the United States, June 2026 (photo by David Lat).Welcome to the latest edition of “Judicial Notice Supplement,” aka “JN Supp.” As I explained in Sunday night’s Judicial Notice, JN Supp. is where I’ll share additional material that I couldn’t fit into Judicial Notice proper.
I’ve been experimenting with this format over the past two weeks. But I think I agree with the 54% of you who prefer the original approach of a single Judicial Notice post.
Putting out Judicial Notice is exhausting—I generally pull something close to an all-nighter each week, which isn’t a fun way to spend Saturday night—and having JN Supp. makes producing Judicial Notice proper a little less taxing. But the problem is that it spreads the pain out over multiple nights—and also makes for news round-ups that aren’t as timely (like the one you’re now reading). So while it’s nice to have this approach as an option, it’s one I hope I won’t have to exercise that often.
Please note that as I did with Sunday’s Judicial Notice, I’m sticking to news that broke last week, i.e., on or before October 4 (which explains why this post bears that date). Anything noteworthy from after October 4 will be considered for this coming weekend’s Judicial Notice—although I have incorporated certain updates that emerged after October 4 into the post you’re now reading, to avoid giving you outdated or erroneous information.
Let’s dive in, shall we?
In addition to Senator Eric Schmitt (R-Mo.) and his ill-fated effort to go all “Perry Mason” on former special counsel Jack Smith, here are other attorneys who were in the news last week:
Roger Rogoff, the court-appointed U.S. attorney for the Western District of Washington (Seattle), obtained a preliminary injunction temporarily blocking Donald Trump’s purported firing of him. And Judge Stanley Bastian (E.D. Wash.) didn’t grant a stay of that PI—but the Ninth Circuit did, so Rogoff can’t take charge yet.
Assistant Attorney General for Civil Rights Harmeet Dhillon accused UCLA Law of “run[ning] a two-tiered admissions system whose academic bar for acceptance shifts up or down depending on the color of your skin.” In a letter to UCLA’s counsel, Tania Faransso of WilmerHale, Dhillon said that the DOJ would like to reach a settlement with UCLA “to ensure that admissions practices are brought into legal compliance.”
Former U.S. attorney and current Director of National Intelligence Jay Clayton now has another job: “AI czar.” As reported by The Wall Street Journal, Clayton will chair a White House task force that will, within 120 days, “report on the risks and opportunities of artificial intelligence—and determine the federal government’s responsibility.”
Following in the footsteps of Joseph diGenova, senior prosecutor Kurt Olsen resigned from the so-called “grand conspiracy” investigation into how Trump’s adversaries allegedly worked in concert to ruin his political prospects.
Andrew Bailey announced that he’ll be departing as deputy director of the FBI. According to The New York Times, Bailey and FBI Director Kash Patel “did not get along, and often went long stretches without speaking to each other.”
Also per The Times, enforcement efforts by the Commodity Futures Trading Commission have “slowed to a crawl” under Caroline Pham, who served as acting chairwoman, and Michael Selig, who became CFTC chairman last December. But this might be, from their perspective, a feature rather than a bug: Selig has spoken about the danger of “overzealous regulators.”
Philadelphia District Attorney Larry Krasner—featured in these pages as a Lawyer of the Week after Judge Paul Diamond (E.D. Pa.) referred him to the U.S. Attorney’s Office for possible investigation and prosecution—has gone on the offensive. In a series of court filings, Krasner accused Judge Diamond of reaching “baseless,” illogical, and legally unsupported conclusions—and argued that the judge should be removed from the case.
In memoriam: former federal prosecutor and Federal Bar Association president Alan Harnisch, the father of lawyer-turned-novelist Allison Leotta and father-in-law of WilmerHale partner Michael Leotta, passed away at 81. May he rest in peace.
Justice Samuel Alito spoke to multiple media outlets to promote his new book, So Ordered: An Originalist’s View of the Constitution, the Court, and Our Country—including a wide-ranging, in-depth interview with Jan Crawford of CBS News. But Justice Alito wasn’t the only member of the Supreme Court in the news last week:
In a very interesting piece for The Times, Jodi Kantor reported on how Chief Justice John Roberts is now, at least for some people, persona non grata on Hupper Island and the nearby town of Port Clyde, Maine—where he has summered for some two decades. Local residents who used to welcome him, or at least treat him like anyone else, are now snubbing or even protesting him. A conservative reader who flagged the article for me wrote, “I’d welcome your writing on this outrage—perhaps noting that liberal justices never have to deal with angry neighbors and death threats.” (I believe that liberal justices haven’t received as many threats as their conservative colleagues in recent years—i.e., since 2022, when the Court decided Dobbs v. Jackson Women’s Health Organization—but lower-court judges who have ruled against the Trump administration have received plenty of threats and harassment.)
Chief Justice Roberts, Justice Alito, and four of their colleagues are fairly conservative, and they’ve ruled in favor of Trump on numerous occasions. But “if and when Trump [tries to mess with] the 2026 midterms, he’d be foolish to expect the Supreme Court to facilitate an attempted electoral theft,” according to Elie Honig writing in New York Magazine.
In nominations news:
Last Monday, Judge Leslie Southwick (5th Cir.) announced that he will take senior status upon confirmation of his successor, as reported by Jacqueline Thomsen for Bloomberg Law. A few days later, on Thursday, Trump announced that he would nominate Mississippi litigator Todd Butler—a partner at Phelps Dunbar, as well as a former Southwick clerk—to Southwick’s seat. This gave rise to a surprising amount of debate among conservatives about Butler’s nomination, which I don’t have the time or space to explore in full. For criticism of Butler as the pick, see Josh Blackman (e.g., here, here, and here); for defenses, see Mike Fragoso (here and here) or Mike Hurst (here).
Trump also unveiled a pair of picks for the Eastern District of North Carolina: first assistant U.S. attorney Philip Aubart and Magistrate Judge Brian Meyers.
Here’s a notable fact, from an article by Erica Orden of Politico (in which I’m quoted): “Over the course of his two terms to date, Trump has appointed 31 people in their 30s to federal judgeships, and at least two more are pending in the Senate, according to a Politico analysis of government data. By contrast, President Joe Biden appointed 13 people in their 30s. President Barack Obama appointed just nine judges younger than 40 during his two terms.”
One example of a youthful Trump nominee is Associate White House Counsel Samuel “Sam” Adkisson, who was 33 at the time that Trump nominated him to the Eastern District of Tennessee. But Adkisson’s nomination is being blocked by Senator Marsha Blackburn (R-Tenn.)—for unknown reasons. Adkisson does have the support of the Volunteer State’s other Republican senator, Bill Hagerty.
In memoriam: Melissa Hart, who served as a justice on the Colorado Supreme Court from 2017 until 2026, passed away at 57. I had the pleasure of serving with Justice Hart on a virtual panel earlier this year, so I was especially saddened to hear this news. May she rest in peace.
Quand ?
Le 16 octobre à 20h
Où ?
Librairie Quilombo 23 Rue Voltaire 75011 Paris
Goulven Le Brech et Patrick Marcolini présenteront "Apologie des sens" de John Cowper Powys (L'échappée)
Traduction de Michelle-Viviane Tran Van Khai
Postface de Goulven Le Brech
L'Homme moderne a perdu le sens du bonheur. Gorgé des produits falsifiés de la grande industrie, anesthésié par le culte des sensations fortes, rongé par une fièvre d'activité, il en est venu à croire que le plaisir et la joie pouvaient naître de la possession de biens en surabondance, ou de la satisfaction de son besoin maladif de réussite et de renommée.
À rebours de cette tendance de notre civilisation, John Cowper Powys propose une nouvelle conception du bonheur comme acte de la volonté : un exercice de l'esprit par lequel l'attention se concentre sur les sens, dans une attitude réceptive face au monde.
Il s'agit d'écarter de notre conscience nos ennuis et nos tracas pour la focaliser sur ce qui nous relie à la nature, aux animaux, aux plantes, aux nuages, aux roches mêmes, aux mouvements calmes et répétitifs des éléments, jusqu'à atteindre la plénitude, une sensualité pure, extatique et rêveuse.
Dans cet essai aux accents lyriques et révoltés, Powys ne propose pas seulement une critique de notre monde mécanisé, artificialisé et déshumanisé, mais bien l'ébauche d'une nouvelle culture, une nouvelle hiérarchie des valeurs où la contemplation primerait sur l'action, où l'autonomie de l'individu l'emporterait sur l'instinct grégaire.
Source : CORRECTIV - Allemagne
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Source : Turkey recap - Turquie
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