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  • « Quelle santé au pied de la mine ? », réunion publique à Glomel, jeudi 10 septembre, avec Celia Izoard

    Nous donnons rendez-vous aux Glomeloises, aux Glomelois et plus largement à tous les habitants du Kreiz Breizh, jeudi 10 septembre, pour une réunion publique autour des conséquences sanitaires de l'exploitation minière, en présence de Celia Izoard.

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  • Projection débat sur le colonialisme chimique

    Le groupe local de Paris de l'UCL vous invite à la projection du film Agent Orange, une bombe à retardement.

    Le groupe local Paris Nord Est de l'Union Communiste Libertaire vous invite à une projection-débat autour du film Agent Orange, une bombe à retardement, de Thuy Tien Ho et Laurent Lindebrings.

    En quittant le Vietnam en 1975, l'armée américaine a laissé un poison invisible : la dioxine. Cette arme chimique puissante, plus connue sous le nom d'Agent Orange, produite par la multinationale Monsanto, a pris possession de la terre, des eaux, de la végétation. En s'infiltrant dans les sols, les rivières, elle touche la chaine alimentaire. Des millions de Vietnamiens sont victimes de la dioxine, atteints de malformations et de cancers. 40 ans après les derniers épandages, la dioxine continue ses ravages. C'est cette utilisation massive de produit toxique qui a conduit à théoriser la notion d'écocide.

    Alors qu'une manifestation se prépare le 3 octobre pour protester contre les pesticides, cette projection et la discussion qui suivra seront l'occasion de se rappeler de l'utilisation des pesticides comme arme de guerre, de soulever l'importance de lutter contre le colonialisme chimique et pour une écologie anti-impérialiste.

    Rendez-vous à le Jeudi 17 Septembre à 19h30 à l'EDMP, 8 impasse Crozatier, Paris 12e ; projection à 20h00 suivie d'une discussion.

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  • AG Travail Social IDF 08/09

    🔥 A vos agendas ! C'est la rentrée : AG TS IDF 08/09 🔥

    Chèr.e.s camarades, collègues et étudiant.e.s,

    Étudiant-es, travailleurs et travailleuses du social et médico-social de toute l'Île-de-France, syndicats, collectifs, retrouvons-nous en assemblée générale pour préparer la rentrée qui s'annonce déjà mouvementée !

    La grève reconductible des salarié-es du Samu social de Paris, liée à l'occupation du parvis par plus de 400 personnes à la rue, a marqué l'été. Cette lutte a été l'occasion de regrouper beaucoup de collègues et même des étudiant-es du secteur, conscient-es que la lutte est nécessaire face à la violence des attaques des décideurs : directions, préfecture, mairie.

    Car leurs revendications sont les nôtres, partout. Elles font écho à la lutte à l'œuvre Croix Saint Simon qui se battent contre la liquidation judiciaire des structures de la fondation, à la grève des collègues de l'ASE contre les réorganisations, à celle des collègues de France Travail pour leurs salaires et contre le contrôle renforcé des chômeurs, etc.

    Elles font écho à tout ce qui est dénoncé partout, dans les établissements, les associations, les écoles en travail social, etc.

    Unissons-nous pour un rapport de force à la hauteur, localement comme nationalement !

    Soyons nombreux-ses en Assemblée Générale du Travail Social le 8 septembre à Paris pour :

    • Faire l'état des lieux de la rentrée ;
    • Parler des dates de grève des 15 et 29 septembre ;
    • Organiser les rencontres nationales du travail social en lutte des 3 et 4 octobre à Paris !
    Mardi 8 septembre à 18h30
    Bourse du travail de Paris
    3 rue du Château d'eau (10e)
    Salle Commission 3

    ➡️ Tract d'appel à télécharger, ici en PDF, pour diffusion : https://www.swisstransfer.com/dl/01a06892-86cb-7205-9bd1-55eca417d04d

    ⤵️ Et pour partager le tract d'invitation sur nos réseaux sociaux :
    Insta : https://www.instagram.com/p/DcywEjdDdOc/?igsi=MXFpZHR2NzB3cmljZw==

    Fb : https://www.facebook.com/share/p/19fc6eQuEy/

    ✊️ Soyons nombreux-ses en cette rentrée !

    Merci de diffuser largement ce message et cet appel !
    La Com Mob du TS IDF

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  • Les éditeurs indépendants œuvrent pour survivre à leur précarité et à l’emprise des grands groupes

    La concentration progressive du secteur de l’édition fragilise les 2 500 maisons indépendantes actives en France, alors qu'elles assurent la richesse et la diversité de l’offre éditoriale.
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  • Interdiction du voile : médias et classe politique se demandent si c’est «applicable» au lieu de dénoncer le racisme

    Le RN lance sa campagne électorale par une proposition d'un racisme décomplexé : interdire le voile dans l'espace public.

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  • Canicules : « Dans mon champ, rien ne va, et pourtant, dehors, rien ne bouge »

    Le maraîcher Mathieu Yon a été durement touché par les dernières chaleurs. « L'été est terriblement silencieux », écrit-il dans cette chronique, alors que ses cultures ont séché. Rien ne va plus, les canicules se succèdent mais, dehors, « rien ne bouge », dénonce-t-il.
    Le néopaysan Mathieu Yon, installé dans la Drôme en tant que maraîcher biologique en circuit court, est chroniqueur pour Reporterre.
    Le 28 juin 2019, alors que je suis maraîcher dans l'Hérault, j'éprouve dans mon corps (…)

    Lire la suite - Chronique / Agriculture , Canicule
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  • Cantines scolaires : le bio manque encore largement à l'appel

    L'immense majorité des établissements scolaires ne respectent pas la loi qui impose au moins 20 % de bio dans les cantines depuis 2022. Une lacune néfaste à la santé des enfants, que la récente loi d'urgence agricole pourrait aggraver.
    « Qu'est-ce que tu as mangé ce midi à la cantine ? » Au sortir de l'école, c'est la question rituelle des parents. Près des trois quarts des 11,6 millions d'élèves seraient demi-pensionnaires, d'après les dernières études disponibles. Si la loi était (…)

    Lire la suite - Info / Pédagogie Éducation , Quotidien , Alimentation
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  • Dans les Landes, il fait le pari d'une forêt sans coupe rase

    Dans les Landes, Éric Castex gère une forêt où les pins poussent avec les chênes, où les arbres morts restent au sol et où les coupes rases sont bannies. Une sylviculture qui produit du bois sans casser la forêt. Les incendies ont pourtant rattrapé certaines de ses parcelles.
    Moustey (Landes), reportage
    Dans la forêt du Caplane, à Moustey, dans les Landes, rien n'est vraiment à sa place. Et c'est précisément le projet. Les pins maritimes ne sont pas sagement rangés au cordeau, alignés et (…)

    Lire la suite - Reportage / Forêts
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  • «L’exception est devenue la norme» : partout en France, des vendanges toujours plus précoces et beaucoup de questions

    Theix-Noyalo (Morbihan), le 24 août 2026. Le changement climatique affecte la viticulture partout en France. © Sébastien Salom-Gomis/AFP

    Il est fini, ou presque, le temps des vendanges de septembre. Du Languedoc à l’Alsace, en passant par le Bordelais ou la Champagne, nombre de récoltes ont démarré dès le mois d’août dans les vignobles français. La conséquence d’un été plus chaud que jamais, traversé par quatre canicules et une sécheresse historique.

    «Cette année, les vendanges les plus précoces ont commencé autour du 10 août, généralement pour l’appellation Crémant de Bourgogne [un vin effervescent, généralement récolté plus tôt que les autres, NDLR] ; nous n’avions jamais vu ça», témoigne Charlotte Huber, directrice technique de la Confédération des appellations et des vignerons de Bourgogne (CAVB).

    Dans le célèbre vignoble du centre-est de la France, les récoltes se sont étalées tout au long du mois d’août en fonction des cépages, de la localisation des vignes ou du type de vin recherché – de derniers domaines ont démarré la semaine dernière. Historiquement, en Bourgogne, les premiers coups de sécateur retentissaient plutôt vers la fin du mois de septembre. Mais, de saison en saison, le cycle de la vigne n’a cessé d’avancer au gré du réchauffement climatique.

    «Ce qui arrivait tous les trente ans au 20ème siècle revient maintenant tous les deux ans»

    «À partir des années 1980, on observe une inflexion très claire vers une précocité tendanciellement marquée des vendanges, confirme Thomas Labbé, chercheur associé à l’université Bourgogne-Europe et cofondateur du cabinet d’études Patrimoine-Archives-Histoire (Parhis). Depuis les années 2000, ce qui était de l’ordre de l’exception est quasiment devenu la norme.» À partir d’archives remontant jusqu’au Moyen Âge, l’historien a participé à la reconstitution de l’une des plus anciennes séries de dates de vendanges, année après année, sur le domaine viticole des hospices de Beaune (Côte-d’Or).

    Les données, qui courent de 1354 à 2026, sont claires : «Jusqu’en 1987, la moyenne était le 28 septembre ; depuis 1987 et jusqu’à maintenant, la moyenne est au 13 septembre, soit une différence de quinze jours», expose Thomas Labbé. Si les dates records étaient occasionnelles par le passé (à l’image de 1540, année de grande sécheresse en Europe), elles se multiplient ces dernières décennies : «Ce qui arrivait tous les trente ans au 20ème siècle revient maintenant tous les deux ans», résume encore l’historien.

    «La précocité des vendanges est un marqueur du changement climatique.»

    Et cette précocité exceptionnelle est loin de se limiter à la Bourgogne : en Champagne, le ban des vendanges – qui marque l’ouverture officielle de la récolte – a été publié le 12 août, battant de huit jours le précédent record de… 2025. Près de Nantes (Loire-Atlantique), celui du muscadet a été ouvert en urgence le 11 août. Deux jours après, c’était au tour du célèbre beaujolais, au nord de Lyon (Rhône). En Alsace, «au 4 septembre, les deux tiers du vignoble sont déjà vendangés ; ce n’est jamais allé aussi vite et aussi tôt», souffle Arthur Froehly, directeur de l’association de recherche et développement Vinopole Alsace.

    «La précocité des vendanges est un marqueur du changement climatique, mais elle amplifie aussi ses effets sur le vin lui-même. Des vendanges plus précoces se déroulent dans des conditions encore plus chaudes, au cœur de l’été», prévient Jean-Marc Touzard, directeur de recherche à l’Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement (Inrae). En plus de réchauffer les températures globales, le changement climatique décale les périodes de récolte à des moments de l’année naturellement plus chauds, résume-t-il : «Par rapport aux années 1980, nous sommes dans des conditions de vendanges de +3 à +4°C, ce qui est énorme et accélère de nombreux processus.»

    Année chaude, grands millésimes ?

    Des vendanges plus précoces ne sont pas forcément synonymes de mauvaises récoltes. «Je pense que cette année sera très bonne : un temps chaud et sec, ça veut dire moins de pression de maladies comme le mildiou, donc des vendanges très saines, éclaire Jean-Marc Touzard. Les rendements sont plus faibles dans la plupart des vignobles, mais ils sont compensés par une meilleure qualité.»

    «Dans certaines zones, des vignerons parlent de pertes de 50% par rapport à leur rendement moyen sur les cinq dernières années.»

    «Sur les blancs, nous allons être sur une très grande année à Bordeaux», confirme Marie-Catherine Dufour, qui dirige le service technique du Conseil interprofessionnel du vin de Bordeaux (CIVB). «L’état sanitaire du vignoble est très satisfaisant et les raisins présentent un très bon potentiel œnologique», abonde le comité interprofessionnel du vin de Champagne, qui soulève cependant que le manque de pluie a «limité le grossissement des grappes».

    La sécheresse, la canicule, les orages de grêle ou encore le gel printanier qui a frappé plusieurs vignobles en mars (notre article) ont nettement impacté les rendements. Autour de Bordeaux, la situation est «hétérogène», rapporte Marie-Catherine Dufour : «Certains secteurs ont plus souffert que d’autres, notamment là où les sols sont peu profonds, avec des réserves en eau moins importantes. Mais les pluies depuis fin août ont permis de revenir à un équilibre intéressant.»

    «Des parcelles n’ont pas été vendangées car toutes les feuilles sont tombées au mois d’août, avec des baies qui ne faisaient même pas la taille d’une myrtille», s’inquiète Arthur Froehly, de Vinopole Alsace. Sur le vignoble alsacien, une perte de 20 à 30% est pour l’instant estimée, mais la qualité du raisin reste au rendez-vous, ajoute l’expert : «Il faudra être réactif pour les bons crus de l’année 2026 !»

    Alcool, travail nocturne et charge mentale

    La précocité des vendanges bouleverse le travail des viticulteur·ices, qui recherchent constamment, selon le type de vin souhaité, un subtil compromis entre l’acidité, le sucre ou encore les arômes du raisin. «Sur des années comme celles-ci, cet équilibre est encore plus sensible, témoigne Charlotte Huber, pour le vignoble bourguignon. Il faut être très réactif : la vigne a chaud et a des comportements qu’on ne connaît pas encore totalement.»

    Le réchauffement climatique favorise notamment la concentration de sucre dans les baies, qui se transforme en alcool après la fermentation. En Alsace ou dans le Bordelais, la teneur en alcool potentiel a augmenté de près d’un degré par décennie.

    «Au total, une autre conséquence de cette précocité, c’est la charge mentale beaucoup plus forte sur les viticulteurs, complète Jean-Marc Touzard. Ils doivent être plus vigilants, appeler en toute vitesse les vendangeurs…» Pour s’adapter à cette nouvelle donne climatique, de plus en plus d’exploitant·es optent pour des vendanges au petit matin – voire en pleine nuit, notamment dans le Sud.

    «Il existe des stratégies d’adaptation à court terme, comme le choix de la date de vendange, ou le fait de les faire de nuit ; mais ça ne suffit pas, appuie Jean-Marc Touzard. Le réchauffement climatique amène à penser des changements plus profonds.» Fin 2021, le projet Laccave, conduit sur dix ans par une centaine de scientifiques, a identifié les principales pistes d’adaptation : en premier lieu, conserver et améliorer les sols (enherbements, lutte contre l’érosion…). Ensuite, renouveler et diversifier les variétés de vignes, repenser la gestion de l’eau (irrigation raisonnée, pratiques agroécologiques économes en eau…) ou innover dans les techniques de vinification.

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  • Enquête sur l’esclavage moderne en France, et 3 autres conseils de lecture

    En tête de notre sélection cette semaine, la sociologue Alizée Delpierre éclaire d’un jour nouveau la surexploitation, en donnant la parole aux personnes qui la subissent et à celles qui l’imposent.
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  • Edouard Balladur est mort, sa réforme des retraites agonise

    Edouard Balladur, dont on a annoncé ce lundi 31 août le décès à l’âge de 97 ans, n’a pas (encore) de rue à son nom, mais il nous a légué une réforme éponyme : LA réforme des retraites. Mars 1993. A peine arrivé à Matignon Balladur, fort d’une majorité de 472 députés à l’Assemblée nationale, fait…
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  • Deadline

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  • Washington Policy Review: September 4, 2026

    Today’s Report

    1. Overview

    2. White House News

    3. Truth Social Posts

    4. Government Department News

    5. 2028 Democratic Presidential Candidates

    6. AI & Tech Company News

    7. Congressional Watch

    8. Policy Impact Analysis & Heatmap

    1. Overview

    President Trump signed a series of executive orders aimed at revitalizing the American ranching industry and strengthening the national food supply chain. These directives mandate a comprehensive regulatory review to ensure financial viability for ranchers and instruct the Interior Secretary to consider delisting gray and Mexican wolves from the Endangered Species Act. Furthermore, the administration announced a “whole-of-government” effort to promote competition in livestock markets by enforcing the Packers and Stockyards Act and establishing new loan programs for small processors. The White House also touted a positive August jobs report, noting that the private sector has added over one million jobs since the President took office.

    On Truth Social, President Trump celebrated the addition of 162,000 jobs in August, attributing the growth to his “Fair Trade Policies” and the use of tariffs. He expressed frustration with the stock market’s performance and demanded that the Federal Reserve lower interest rates, warning he might end trade with deficit-heavy nations if they fail to comply. Trump also criticized political opponents as the “Enemy of the People” and claimed his legal challenges are being resolved, citing testimony from Michael Cohen as a major development. Additionally, he championed his administration’s technological agenda following the G20 Innovation Ministerial and shared updates on the economic impact of the FIFA World Cup.

    The Department of War announced significant defense contracts, including a $508.49 million award to Northrop Grumman and a $336.11 million allocation to Huntington Ingalls Industries for the USS William J. Clinton. In a joint effort with the Treasury, the administration designated the Türkiye-based Golden Global Bank for sanctions under “Operation Economic Outcast,” alleging the institution facilitated money laundering for the Islamic Revolutionary Guard Corps. Secretary of State Marco Rubio announced a diplomatic tour to South America to strengthen ties and discuss regional security. Separately, HHS awarded $11.2 million in grants to expand medical residency programs, with Secretary Robert F. Kennedy, Jr. emphasizing the need for support in rural and tribal communities.

    Governor Gavin Newsom announced a legal victory against the Trump Administration, noting that a preliminary injunction has successfully blocked a USPS rule that critics argued would “restrict voting rights.” In Maryland, Governor Wes Moore signed an executive order establishing the state as a “Recovery-Friendly Workplace,” which mandates that state agencies offer overdose education and prioritize support for employees overcoming substance use disorders. Meanwhile, Illinois Governor JB Pritzker announced $11.4 million in grants to expand workforce training and career opportunities for underrepresented populations. Pritzker also made two state-level appointments to the Department of Labor and the Lottery Control Board.

    Robust domestic manufacturing and industrial sectors benefit from “pro-growth” policies like full expensing and tariff protections, which incentivize localized capital investment, though these measures risk driving inflationary wage pressures that may complicate the Federal Reserve’s interest rate trajectory. Increased regulatory oversight of the meat industry, framed as a check on “monopolistic practices,” introduces operational complexity and potential supply chain disruptions for large-scale agricultural producers. Simultaneously, the expansion of “Operation Economic Outcast” creates bearish headwinds for multinational firms by leveraging the global financial system to impose stricter compliance mandates, thereby elevating risk for banking partners with ties to sanctioned foreign entities.

    2. White House News

    Supporting America’s Ranchers

    President Trump signed an executive order to support the ranching industry, which he claims is vital to the “Nation’s food supply chain and cultural heritage.” The directive mandates a comprehensive regulatory review within 90 days to enhance rancher financial viability. Additionally, it orders the Interior Secretary to evaluate delisting gray and Mexican wolves under the Endangered Species Act to combat predation. Finally, the administration will analyze implementing mandatory country-of-origin labeling for beef to support domestic producers and potentially lower prices for American consumers.

    Reference: https://www.whitehouse.gov/presidential-actions/2026/09/supporting-americas-ranchers/

    Promoting Fair Competition In Livestock Markets And Expanding Market Access for American Meat Producers

    President Trump issued an executive order to support American ranchers by promoting fair competition and reducing processing barriers. The order mandates “more vigorous enforcement of the Packers and Stockyards Act” to combat “unfair, deceptive, or monopolistic practices” in meat markets. It directs the Secretary of Agriculture to increase investigative resources, expand interstate market access for meat products, and modernize inspection processes. Additionally, the President ordered a new loan program for small processors, aiming to ensure that “United States born, raised, harvested, and processed food the best in the world.”

    Reference: https://www.whitehouse.gov/presidential-actions/2026/09/promoting-fair-competition-in-livestock-markets-and-expanding-market-access-for-american-meat-producers/

    Fact Sheet: President Donald J. Trump Supports America’s Ranchers

    President Trump signed an Executive Order launching a “whole-of-government effort to protect and fully support America’s ranchers.” This initiative aims to equip ranchers with tools to navigate market disruptions and natural disasters. According to the announcement, the administration is pursuing an “aggressive agenda to reverse Biden’s harmful policies and regulatory burdens” while working to strengthen the national food supply chain. Through these measures, President Trump intends to support ranchers as they “feed our Nation” and ensure their continued prosperity.

    Reference: https://www.whitehouse.gov/fact-sheets/2026/09/fact-sheet-president-donald-j-trump-supports-americas-ranchers/

    Fact Sheet: President Donald J. Trump Promotes Fair Competition in Livestock Markets and Expands Market Access for American Meat Producers

    President Trump signed an Executive Order to support American producers in butchering, processing, packaging, and selling meat across state lines. The administration aims to “strengthen the national food supply chain and foster competition,” allowing ranchers to avoid “being overcharged by monopolistic practices in the meat processing industry.” This initiative maintains food safety standards while expanding domestic market access. The White House emphasized that since his first day in office, “President Trump and his Administration have worked and delivered for America’s ranchers and farmers – the backbone of our Nation’s economy.”

    Reference: https://www.whitehouse.gov/fact-sheets/2026/09/fact-sheet-president-donald-j-trump-promotes-fair-competition-in-livestock-markets-and-expands-market-access-for-american-meat-producers/

    Made in America: Manufacturing, Private Hiring Power Explosive August Jobs Report

    The White House reported that America added 162,000 jobs in August, tripling economists’ expectations. According to spokesman Kush Desai, “The private sector has now created over one million jobs under President Trump,” whose “reindustrialization agenda” is fueling manufacturing and factory construction. The administration attributes this “historic investment boom” to “pro-growth policies,” asserting that the private sector is driving expansion. Consequently, the White House maintains that “President Donald J. Trump’s agenda is working,” with expectations of further job, wage, and economic growth for all Americans.

    Reference: https://www.whitehouse.gov/releases/2026/09/made-in-america-manufacturing-private-hiring-power-explosive-august-jobs-report/

    3. Truth Social Posts

    President Trump championed the American economy today, celebrating an “explosive” August jobs report that saw 162,000 new positions filled, a figure he noted significantly outpaced Bloomberg economist projections. He linked this growth to his “Fair Trade Policies” and the use of tariffs, which he claims are successfully driving a manufacturing renaissance. Despite these positive indicators, Trump criticized the stock market’s downward trend, arguing that outdated fears regarding inflation and growth prevent the nation from reaching its full potential. He demanded that the Federal Reserve lower interest rates, asserting that the United States’ superior credit status warrants the lowest rates in the world and threatening to cease trade with deficit-heavy nations if the board does not act. Additionally, Trump highlighted a robust summer for American travel, noting billions in economic activity from tourism and major events like the FIFA World Cup.

    In the realm of domestic policy and governance, Trump denounced “Extreme Liberal Dumocrats” for their opposition to anti-socialism measures and tax cuts, labeling them the “Enemy of the People.” He advocated for the passage of the Save America Act and shared media coverage suggesting his data center policy be codified into law. Internationally, he touted the success of the G20 Innovation Ministerial in North Carolina, where he said participants embraced the “Carolina Principles” to prioritize technology and A.I. over heavy regulation. He further accused political opponents of suffering from “TDS” and preferring that the U.S. lose in the war in Iran rather than see him succeed. In other matters, he celebrated his upcoming appearance on the Lt. Dan podcast and noted the public’s positive reception to the renaming of Lake Ontario to Lake America.

    Addressing his ongoing legal challenges, Trump announced that Michael Cohen has recanted his testimony in the Manhattan cases, characterizing the admission as an “Act of Bravery” and calling for the immediate dismissal of what he termed “Politically Weaponized” prosecutions. He also invited supporters to the upcoming Republican Convention in Dallas, which he described as the “Greatest RALLY of them all.” Finally, he circulated an opinion piece discussing how his administration might assist Ukraine in the domestic production of Patriot missiles.

    Reference: https://truthsocial.com/@realDonaldTrump

    4. Government Department News

    State Department (state.gov)

    U.S. Sanctions Dismantle the Iranian Regime’s Revenue Streams

    The U.S. Treasury Department has sanctioned the Türkiye-based Golden Global Bank as part of “Operation Economic Outcast,” a government initiative to isolate Iran from the international financial system. This action aims to disrupt the regime’s ability to launder money and fund terrorist proxies. The Trump Administration states it will utilize all available economic and diplomatic tools to isolate the regime until it ceases its support for terrorism and regional destabilization, while urging global financial institutions to avoid serving as a lifeline for Iranian activities.

    Secretary Rubio’s Travel to Colombia, Ecuador, and Peru

    Secretary of State Marco Rubio is scheduled to visit Colombia, Ecuador, and Peru from September 8–10 to bolster U.S. partnerships. He will meet with leadership in each nation, including the De La Espriella government, President Noboa, and the Fujimori government. The agenda includes coordinating U.S. support for Colombia’s earthquake response, strengthening cooperation against narcoterrorism, and fostering deeper commercial ties. The visit serves to reaffirm the Trump Administration’s commitment to maintaining a secure, prosperous, and democratic Western Hemisphere.

    Department of War (war.gov)

    Contracts for Sept. 4, 2026

    The Department of War announced multiple defense contracts, including a $508.49 million award to Northrop Grumman for missile defense flight test support and a $336.11 million contract to Huntington Ingalls Industries for materials for the future USS William J. Clinton. Other awards include $763.08 million to Pentaq Manufacturing for physical fitness gear, $37.85 million to Global Go LLC for facility repairs, $17.51 million to Griffon Aerospace for communication components, and $12.64 million to American Ordnance. Additionally, Allsteel LLC received $10.44 million for office furniture.

    Media Invitation Announced for United States v. Khalid Shaikh Mohammad et al. Pretrial Hearing

    The Department of War is inviting media to attend pre-trial proceedings for the case against Khalid Shaikh Mohammad and three co-defendants, accused of roles in the September 11, 2001, attacks. Hearings will occur from October 19 to November 13, 2026, at the Expeditionary Legal Complex at Naval Station Guantanamo Bay. Interested media must register by noon on September 11, 2026. Coverage will also be available via closed-circuit television at Fort Meade, Maryland.

    Military Commissions Media Invitation Announced for United States v. Abd al-Rahim al-Nashiri Trial

    Media are invited to cover the military commission trial of Abd al-Rahim al-Nashiri regarding the attack on the USS Cole, beginning October 19, 2026, at Naval Station Guantanamo Bay. Registration for the initial trial sessions must be submitted by noon on September 11, 2026. Proceedings will be available to the public via closed-circuit television sites at Fort Meade, Maryland, and Naval Station Norfolk, Virginia. Tours of detention facilities are not available as part of this media invitation.

    Department of Health and Human Services (hhs.gov)

    HHS Awards More Than $11 Million to Expand Medical Residencies in Rural and Tribal Communities

    HHS, through the Health Resources and Services Administration, has awarded $11.2 million to establish 15 new physician residency programs across 14 states. These grants, provided under the Rural Residency Planning and Development Program, support training in specialties including family medicine, psychiatry, and general surgery. HHS Secretary Robert F. Kennedy, Jr. stated, “We are bringing physician training directly into rural and tribal communities, where doctors are needed most.” Recipients receive up to $750,000 over three years to secure accreditation, recruit faculty, and ensure long-term program sustainability.

    Treasury Department (home.treasury.gov)

    Treasury Severs Iranian Regime’s Financial Lifelines in Türkiye

    As part of “Operation Economic Outcast,” the Treasury Department designated Türkiye-based Golden Global Yatirim Bankasi Anonim Sirketi and its subsidiaries for facilitating transactions for the Islamic Revolutionary Guard Corps-Qods Force. Treasury Secretary Scott Bessent stated the action aims to “bury the head of the Iranian snake” by cutting off international banking access used for money laundering and terrorism financing. The sanctions block all U.S.-held property of the involved entities and warn that further support for the Iranian regime carries significant secondary sanctions risk.

    5. 2028 Democratic Presidential Candidates

    Gavin Newsom (gov.ca.gov)

    Governor Gavin Newsom on California securing massive victory for democracy

    Governor Newsom announced a legal victory against the Trump Administration regarding U.S. Postal Service regulations. A preliminary injunction has blocked a USPS rule that California officials argued would restrict voting rights ahead of the November elections. The Governor stated, “California teamed up with other states and just beat the Trump Administration in defending democracy.” This court order effectively moots an appeal previously pending before the U.S. Supreme Court, allowing the injunction to remain in place during the upcoming election cycle.

    California’s public safety strategy works: Governor Newsom’s commitment helps lower crime as new study shows violence prevention saves lives

    Governor Newsom highlighted data showing record-low crime rates, noting that the state’s 2025 homicide rate hit its lowest level since 1966. A new UC Berkeley study attributes a 61% reduction in firearm homicides in Richmond to its community violence intervention program. The Governor emphasized a multi-faceted approach involving CHP recruitment, organized retail theft crackdowns, and state investments in violence prevention. Newsom stated, “Public safety is about results — and Californians are seeing them,” while reaffirming his commitment to combining law enforcement, accountability, and targeted intervention strategies.

    Six years after Creek Fire, Governor Newsom recognizes historic nighttime CalGuard rescue that saved 242 lives

    Governor Newsom honored the 2020 Creek Fire rescue, where California National Guard aircrews used night-vision technology to evacuate 242 people from the Mammoth Pool Reservoir. The event, highlighted in a new mini-documentary, marked a shift in the state’s approach to nighttime wildfire operations. Newsom remarked, “Our National Guard aircrews looked at a wall of fire, saw hundreds of Californians trapped, and flew into the night.” The mission spurred ongoing investments in nighttime aviation capabilities, with CAL FIRE now operating a fleet of specialized night-capable helicopters.

    Wes Moore (governor.maryland.gov)

    Governor Moore Continues “Delivering for Maryland” Tour in Baltimore County, Spotlighting Investments in First Homebuyers, The Senior Community, and Maryland’s ...

    Governor Moore visited Baltimore County to highlight state investments in housing, senior services, and agriculture. He announced a new Maryland Mortgage Program product offering lower interest rates and 5% down payment assistance for first-time homebuyers who are first responders or teachers. Additionally, the Governor toured the Woodlawn Senior Center, which received $800,000 in state grants for renovations. Moore stated, “Our administration is dedicated to ensuring communities are thriving and no one is left behind,” emphasizing the importance of supporting both public servants and older adults.

    Governor Moore Signs Executive Order Making Maryland a Recovery-Friendly Workplace

    Governor Moore signed an executive order establishing the state as a “Recovery-Friendly Workplace” to support employees overcoming substance use disorders. The mandate requires state agencies to provide overdose response and recovery education. Furthermore, the order updates corrective action policies, mandating that employees be offered support through the Employee Assistance Program before facing punitive measures. Governor Moore remarked, “It’s time that the state walks the walk to show that Maryland supports and values workers in recovery,” citing potential economic gains and reduced workplace turnover.

    JB Pritzker (gov.illinois.gov)

    Gov. Pritzker Announces $11.4 Million to Expand Workforce Training and Career Opportunities Across Illinois

    Governor Pritzker and the Illinois Department of Commerce and Economic Opportunity announced $11.4 million in Job Training and Economic Development (JTED) grants for 23 organizations. The funding aims to assist underemployed, unemployed, and underrepresented populations—including immigrants, rural residents, and justice-involved individuals—in overcoming barriers to employment. A dedicated category for youth aged 16–24 provides academic and technical training alongside support services. The initiative seeks to connect workers with in-demand careers while assisting employers in building a skilled workforce.

    Gov. Pritzker Announces Two Appointments to Agencies, Boards and Commissions

    Governor Pritzker announced two state appointments pending Illinois Senate confirmation. Lydia Colunga-Merchant is appointed as Assistant Director of the Illinois Department of Labor, bringing experience from the Workplace Rights Bureau and private practice focused on employment discrimination. Brett Finley is appointed as a member of the Lottery Control Board; his background includes serving as the Illinois Department of the Lottery’s Chief Financial Officer and extensive experience in internal auditing across various state agencies.

    Daily Public Schedule: Friday, September 4, 2026

    Governor Pritzker has no public events scheduled for Friday, September 4, 2026.

    6. AI & Tech Company News

    No relevant AI & tech company updates found for this date.

    7. Congressional Watch

    Covers the 2026-09-03 session — the Congressional Record is published with a one-day delay.

    No Congressional Record found for 2026-09-03.

    8. Policy Impact Analysis & Heatmap

    This analysis is provided for informational purposes only. It does not constitute investment advice or a recommendation to buy or sell any security.

    Impact on Market

    Based on today’s policy developments, our analysis identifies the following market impact themes:

    THEME 1. INDUSTRIAL RE-SHORING AND LABOR DEMAND

    The stronger-than-expected August jobs report is driving a bullish narrative for domestic manufacturing and industrial sectors. Policy support through “full expensing” and tariff protections encourages localized capital investment and factory construction. However, critics argue these “pro-growth” policies may trigger inflationary wage pressures, potentially forcing a clash with the Federal Reserve over interest rate trajectories.

    THEME 2. FOOD SUPPLY CHAIN INTERVENTIONISM

    The executive focus on ranching aims to reshape the meat industry through increased scrutiny of large-scale “monopolistic practices” and modernization of processing rules. While the administration frames this as a necessary step to support American producers, opponents worry that aggressive regulatory meddling could inadvertently disrupt efficient supply chains. The mandate to delist predator species and enforce labeling rules adds further operational complexity to the agricultural sector.

    THEME 3. ESCALATING FINANCIAL SANCTIONS

    The ongoing expansion of “Operation Economic Outcast” demonstrates the administration’s willingness to use the global financial system as a tool for geopolitical leverage. By sanctioning foreign institutions like Golden Global Bank, the government is effectively raising compliance and operational risks for multinational financial firms. This “whole-of-government” strategy creates significant bearish pressure on emerging market banking partners that maintain ties with restricted regimes.

    Policy Impact Heatmap with Market Direction

    Each cell shows an estimated impact score on a fixed scale of -10 to +10, reflecting how today’s policy developments may affect each market sector. Positive scores (green, ▲) suggest bullish impact; negative scores (red, ▼) suggest bearish pressure. Rows and columns are sorted by impact strength, and sectors and policy events with no meaningful impact are omitted. The heatmap, the analysis below, and the Impact on Market themes above are produced from a single unified analysis: the heatmap visualizes the magnitudes, while the text explains the causal reasoning behind them.

    The August jobs report significantly outperformed expectations, providing a macroeconomic tailwind that suggests robust labor demand despite ongoing concerns regarding interest rate policy. The administration links this growth directly to its “reindustrialization agenda” and tariff-backed trade policies, which appear to be accelerating domestic manufacturing investment. Simultaneously, the aggressive “whole-of-government” approach to the ranching sector signals a pivot toward deregulation and antitrust enforcement within the food supply chain. By prioritizing small-scale processors and mandating a review of current meat market competition, the executive actions attempt to lower consumer costs, though large-scale meat processors may face margin compression due to increased regulatory oversight. Meanwhile, the administration’s “Operation Economic Outcast” continues to tighten international financial conditions, as evidenced by sanctions on Turkish banking assets. These sanctions reinforce a broader “risk premia” narrative regarding global capital flows and Iranian state access to international liquidity. The judicial block on USPS election-related rules introduces a moderate regulatory uncertainty for logistics and government services, highlighting ongoing political tension between federal agencies and state-led legal challenges.

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  • Au sommaire du n°255 (en kiosque)

    Le 30 juillet dernier, 60 000 à 80 000 personnes sont afflué à Ceuta depuis le Maroc, provoquant la terreur des fachos. Dans le dossier du mois, CQFD explore la migration et le durcissement des frontières aux portes de l'Europe. Si les migrants continuent d'être instrumentalisés politiquement, deux réactions s'opposent : la violence de l'extrême droite ou la solidarité. CQFD s'intéresse aussi à la précarité et la répression politique qui poussent la jeunesse marocaine à l'exil, ainsi qu'au déclin de la libre circulation au sein de l'espace Schengen, où les contrôles aux frontières sont devenus la norme.

    Hors dossier, CQFD vous emmène découper de la rime au Demi Festival à Sète ainsi qu'en Argentine où la mobilisation a permis d'empêcher l'ouverture des terres rurales aux capitaux étrangers.

    Quelques articles seront mis en ligne au cours du mois. Les autres seront archivés sur notre site progressivement, après la parution du prochain numéro. Ce qui vous laisse tout le temps d'aller saluer votre marchand de journaux ou de vous abonner...

    En couverture : « Ceuta : la frontière des cynismes » par Mona Lobert

    ***

    Ceuta : la frontière des cynismes

    – Ceuta : une riposte populaire antiraciste - Des abris en feu et des silhouettes tentant de fuir paniquées : à Ceuta, des « manifestant·es » anti-migrant·es ont incendié des campements de fortune le 27 août dernier. Cette agression rappelle l'instrumentalisation de la frontière opérée par l'extrême droite quelques semaines plus tôt à laquelle des habitant·es ont riposté.

    – Petite enclave, grandes manœuvres - À Ceuta, l'espoir de milliers de Marocains s'est fracassé contre la frontière européenne. Mais les images de leur détresse, elles, ont trouvé preneurs : dans les discours de l'extrême droite, mais aussi dans les rapports de force entre États. Car aux frontières d'une Europe devenue forteresse, les mouvements migratoires sont aussi une arme diplomatique.

    – Au Maroc, allez directement en prison sans passer par la case départ - Derrière la vitrine du Royaume avec ses infrastructures flambant neuves et ces événements sportifs internationaux, la majorité de la population vit dans la précarité. Malgré le soulèvement sans précédent de la « Gen Z », la main de fer du Makhzen se resserre, à l'intérieur comme à l'extérieur du pays, pour anéantir toute forme de critique.

    – Mais où est passé Schengen ? - Trente-six ans après la promesse d'une Europe sans frontières, les contrôles intérieurs se sont durablement réinstallés. Au nom de la sécurité, puis de la lutte contre l'immigration, l'exception est devenue la règle.

    ***

    Actualités d'ici & d'ailleurs

    – Aujourd'hui, la maison n'a pas brûlé - Fin juillet, la France crame. En Gironde, mais aussi dans le Var. Le 21 juillet un feu se déclare près du petit village de Cotignac. Des centaines d'habitants sont évacués en urgence. Dont un couple de nonagénaires prit dans les flammes, sous les yeux d'un petit-fils inquiet.

    – Croix de guerre idéologique - Du sommet de l'Aneto à ceux des Alpes, les croix chrétiennes sont devenues les étendards d'une lutte où l'extrême droite instrumentalise religion, patrimoine et identité nationale. Face à cette offensive symbolique, la présence de ces marqueurs religieux est de plus en plus contestée dans des espaces qui devraient rester communs et naturels.

    – Flèche, le concierge saboteur des temps modernes - Avec sa BD Flèche, l'auteur jurassien Simon Beuret donne vie à une fable attachante et drôle qui raconte l'histoire d'un concierge excentrique autant adepte de la bricole et de la récup', que du sabotage des projets immobiliers menaçant la friche où il vit.

    – « En cuisine, on souffre en silence de nos addictions » - Depuis mars 2026, Radio Galère diffuse tous les deuxième et quatrième lundis du mois Brigade Pirate, une nouvelle émission sur les réalités des métiers de la restauration. Une immersion riche en témoignages et anecdotes, entre amour de la cuisine et violences au travail.

    – « Y'a pas de faux MC ici ! » - Début août, au Théâtre de la Mer à Sète, se tenait la dixième édition du Demi Festival, le rendez-vous des passionné·es de hip-hop en France. Un événement où le rap continue d'incarner une musique de résistance, à l'heure de l'IA et des menaces fascistes...

    – En Argentine, la terre n'est pas à vendre - Cet été, en Argentine, la terre a cristallisé la colère populaire contre l'affreux Javier Milei. Face à la mobilisation, le pouvoir a dû reculer sur l'ouverture des terres rurales aux capitaux étrangers.

    – Et au milieu coule la rivière - Organisé chaque été dans la vallée de la Roya, le festival les Passeur·ses d'Humanité veut faire passerelle entre les communautés. Six ans après la tempête Alex, qui avait soulevé un puissant élan de solidarité, la vallée reste un territoire de luttes : pour l'eau, le rail, l'accueil des personnes migrantes.

    ***

    Côté chroniques

    – Lu dans... | Israël surveille secrètement ses professeurs. - Le média +972 révèle comment le ministère de l'Éducation israélien a mis sous surveillance plusieurs professeurs pour avoir critiqué l'État hébreu. Parmi eux, beaucoup sont arabes. Extraits.

    – La Sellette | « Ils se croient tout permis ! » - En comparution immédiate, on traite à la chaîne la petite délinquance urbaine, on entend souvent les mots « vol » et « stupéfiants », on ne parle pas toujours français et on finit la plupart du temps en prison. Une justice expéditive dont cette chronique livre un instantané.

    – Vous avez eu chaud ? - Luno intervient bénévolement en prison. Il livre ici un regard oblique sur la taule et ses rouages par quelqu'un qui y passe mais n'y dort pas. Ce mois-ci, plongée dans la fournaise.

    ***

    Côté culture

    – Démoraliser l'armée - « Réfractaires : contre le service militaire, contre la guerre » donne la parole à ceux qui ont refusé de marcher au pas. Un podcast salutaire à l'heure où les vieux clairons recommencent à sonner – et avec, en prime, un casting d'enfer.

    – Être ou ne pas être social-traître - Un monde envoûté par le technofascisme où les pouvoirs économique, politique et médiatique s'entrecroisent dans un jeu de billard où tous les coups sont au moins à deux ou trois bandes ? Nous ne sommes pas dans la réalité, mais dans le dernier jeu vidéo du studio estonien ZA/UM qui, en dépit de son rachat controversé, n'a pas perdu sa pertinence.

    ***

    Et aussi...

    - L'édito – Bleu blanc rouge sang

    – Ça brûle ! – Une belle petite niche

    – L'animal du mois – Le baliste, ou « poisson mordeur »

    – Abonnement - (par ici)

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  • Permis de tuer

    Un dessin de Fred Sochard

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  • Petite enclave, grandes manœuvres

    À Ceuta, l'espoir de milliers de Marocains s'est fracassé contre la frontière européenne. Mais les images de leur détresse, elles, ont trouvé preneurs : dans les discours de l'extrême droite, mais aussi dans les rapports de force entre États. Car aux frontières d'une Europe devenue forteresse, les mouvements migratoires sont aussi une arme diplomatique.

    Cet été, l'extrême droite internationale a appris à placer un nouveau point sur la carte du monde : Ceuta. Ce confetti d'Espagne, accroché à la côte nord du Maroc, s'est brusquement trouvé sous le feu des projecteurs le 30 juillet dernier, lorsque des dizaines de milliers de personnes, pour la plupart marocaines, ont tenté de contourner la digue frontalière à la nage. En quelques heures à peine, des images d'hommes, de femmes et d'enfants épuisés par la traversée ont été découpées, recadrées et enrôlées dans un récit d'« invasion migratoire ». L'Espagne de Sánchez est désignée coupable par les têtes réactionnaires d'Occident. Au Bundestag, l'AfD exige de savoir si les choix en matière de politique migratoire de Madrid n'ont pas créé « des incitations supplémentaires », tandis que Giorgia Meloni menace d'une « suspension de l'espace Schengen avec l'Espagne ». De l'autre côté de l'Atlantique, le Département d'État de la Maison-Blanche parle même d'« efforts délibérés du gouvernement espagnol visant à faciliter l'immigration clandestine massive vers l'Europe ».

    « Difficile de croire que, dans un pays où la surveillance et le contrôle sont constants, un tel exode ait pu se préparer dans le dos du régime »

    La manipulation est grossière, mais elle interroge. Que cherche à produire ce récit ? Et comment un mouvement migratoire d'une telle ampleur a-t-il pu se passer au nez et à la barbe du régime marocain ? Selon la chercheuse María López, spécialiste en droits humains, la réponse tient en un cocktail explosif « d'inégalités structurelles, de tensions diplomatiques, de dépendance de l'Europe à l'égard du Maroc, de capacités d'accueil limitées et de polarisation politique ».

    Intox sur intox

    Dans une vidéo diffusée sur TikTok, un journaliste de CBS annonce à un jeune Marocain que la police va le renvoyer. Particulièrement insistante, la caméra reste braquée sur son visage, complètement abasourdi. En arabe, en anglais, en espagnol, il tente de répondre quelque chose. Partout dans les médias, les reportages de ce type se sont multipliés. Même sidération, même désarroi, même désillusion dans le regard de ceux qui viennent de faire la traversée. Sur la carte, l'Espagne continentale n'est qu'à une quinzaine de kilomètres de haute mer de Ceuta. Juridiquement, l'enclave est rattachée à l'Union européenne. Mais le raccourci s'arrête là : bien que relevant de l'espace Schengen, la ville est soumise à un régime dérogatoire qui en fait une frontière extérieure [Voir page 7]. En moins de 24 heures, le piège s'est refermé sur les dizaines de milliers de personnes qui venaient de passer et la quasi-totalité a été renvoyée. Devant la caméra du journaliste de CBS, le jeune interviewé ne comprend pas : sur Facebook et Instagram, il a vu passer des publications affirmant que l'Espagne accueillait tout le monde.

    En réalité, cette rumeur est venue se greffer à deux faits réels, mais déformés. Le 8 juillet, le Tribunal suprême espagnol a jugé que le « refoulement à chaud », permettant de repousser immédiatement vers le Maroc toute personne surprise en train de franchir irrégulièrement la frontière, ne s'appliquait pas aux routes maritimes. Pas question pour autant de laisser qui que ce soit s'installer : les migrants interceptés en mer restent soumis à une procédure ordinaire de renvoi. Dans le même temps, l'Espagne achève une vaste campagne de régularisation visant des travailleurs sans papiers déjà installés dans le pays. Sur les réseaux sociaux, les deux informations se sont télescopées, et toutes les subtilités du système migratoire espagnol ont sauté.

    Le 2 août, Rabat tient son explication.

    « Le Maroc sait que Ceuta est une arme diplomatique et qu'il peut décider ou non d'assouplir le contrôle à cette frontière »

    Après trois longs jours de silence embarrassé, le ministère de l'Intérieur pointe des « interprétations erronées de données juridiques et administratives » et la « diffusion de fausses informations ». Une version que María López, chercheuse en droits humains, accueille avec scepticisme : « Difficile de croire que, dans un pays où la surveillance et le contrôle sont constants [Voir page 5, ndlr] , un tel exode ait pu se préparer dans le dos du régime. » Le doute est d'autant plus tenace qu'il existe des précédents. En 2021, environ 8 000 Marocains avaient rejoint Ceuta en moins de 48 heures. En 2024, un mouvement comparable avait au contraire été rapidement repéré sur les réseaux sociaux, puis contenu par les autorités marocaines.

    Problème à trois corps

    « Le Maroc sait que Ceuta est une arme diplomatique et qu'il peut décider ou non d'assouplir le contrôle à cette frontière », souligne la chercheuse en relations internationales Khadija Mohsen-Finan. Un levier d'autant plus efficace à l'heure où l'Europe fait de la migration une véritable obsession. Or, un dossier pique particulièrement la sensibilité de Rabat : l'Algérie, sa grande rivale, et derrière elle, l'épineuse question du Sahara occidental. Le Maroc en revendique la souveraineté ; Alger soutient le camp indépendantiste.

    En 2021, la frontière de Ceuta avait cédé en pleine crise diplomatique après que l'Espagne a accueilli Brahim Ghali, chef du Front Polisario1. Cinq ans plus tard, le décor a changé, mais les rivalités restent intactes : après une ère glaciaire entre Madrid et Alger, provoquée par la reconnaissance espagnole de la marocanité du Sahara occidental, Pedro Sánchez entreprend de renouer avec l'Algérie. Le 20 juillet dernier, il s'y rend en visite officielle et annonce une réunion bilatérale à l'automne. Surtout, Madrid prononce les mots qui comptent : l'Algérie redevient un « partenaire stratégique » et une « nation amie ». Puis, la commission de la Justice du Congrès des députés approuve une proposition de loi facilitant l'accès à la nationalité espagnole pour les Sahraouis nés sous administration espagnole. Un texte encore soumis au vote du Parlement, mais politiquement lourd de sens dans un dossier que le Maroc considère comme hautement stratégique.

    Ennemie de Washington, honnie par Israël, l'Espagne de Sánchez est la cible favorite des droites internationales

    « Il faut comprendre que tout le monde se tient : Madrid est le premier partenaire économique de Rabat ; Rabat tient la clé de la frontière à Ceuta ; Alger fournit une partie des hydrocarbures espagnols. Pendant ce temps, Maroc et Algérie sont à couteaux tirés sur le Sahara occidental – un immense territoire au sous-sol convoité, bordé d'eaux très poissonneuses. Chacun dépend de l'autre et dispose de moyens de pression », résume Khadija Mohsen-Finan.

    Madrid dans le viseur

    Mais les événements de Ceuta ne sont pas seulement l'expression de vieilles rivalités au Maghreb. Autour de Rabat, un autre front s'est révélé. À la Maison-Blanche, la porte-parole Anna Kelly, impute les événements aux « politiques mondialistes » du gouvernement espagnol, tandis que sur son compte X, l'ambassadeur d'Israël auprès des Nations unies, Danny Danon, reproche à l'Espagne de « donner des leçons » à Israël, alors qu'elle maintient des « enclaves coloniales en Afrique ».

    « Rabat, Washington et Tel-Aviv sont des alliés historiques, rappelle María López. Mais les relations se sont récemment resserrées. » En 2020, les États-Unis sont le premier pays à reconnaître la souveraineté marocaine sur le Sahara occidental – geste que le Maroc honore avec zèle en baptisant « Donald J. Trump Highway » l'autoroute qui file jusqu'à Dakhla, en territoires sahraouis occupés. Avec Israël, les relations se normalisent au moment des accords d'Abraham, signés la même année. Et en 2026, l'axe se consolide encore : le 19 janvier, Mohammed VI devient le premier chef d'État arabe et africain à annoncer son ralliement au « Conseil de la paix » voulu par Donald Trump pour Gaza.

    « À Ceuta, l'intérêt d'Israël et des États-Unis dépasse la question migratoire : il s'agit surtout de profiter de l'occasion pour fragiliser le gouvernement espagnol, qui s'est frontalement opposé à la guerre à Gaza et en Iran », estime María López. D'autant que la géographie ajoute une couche stratégique : l'enclave garde le passage de Gibraltar, porte occidentale de la Méditerranée. À l'heure où les routes maritimes sont bousculées par les tensions, les grands détroits redeviennent des pièces maîtresses. Un récent rapport du Congrès américain laisse d'ailleurs entendre que le soutien à Rabat pourrait, à terme, dépasser la seule question du Sahara occidental. Ceuta y est décrite comme un territoire « administré par l'Espagne », formule loin d'être anodine tant elle rejoint la lecture marocaine, qui en revendique la souveraineté depuis 1956. Ennemie de Washington, honnie par Israël, l'Espagne de Sánchez est la cible favorite des droites internationales. Et Ceuta, le fusible pour la faire péter.

    Gaëlle Desnos

    1 . Mouvement politique armé qui revendique l'indépendance du Sahara Occidental.

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  • Bleu blanc rouge sang

    La canicule, c'est comme les violences policières : on a dépassé les maximales, mais cette année sera plus douce que les prochaines. L'Assemblée nationale a adopté en première lecture, le 7 juillet dernier, une loi visant à reconnaître une présomption de légitime défense pour les forces de l'ordre dans l'exercice de leurs fonctions, l'extrême droite en rêvait. Un « permis de tuer » en somme, comme le dénonce une pétition signée par 730 000 personnes. Et avec laquelle le gouvernement se torche allègrement – rappelons que la France, plusieurs fois condamnée par la Cour européenne des droits de l'homme, est multirécidiviste.

    Le pays crame de tous les côtés, mais l'urgence, c'est brosser la volaille dans le sens des plumes. Et rassurer le bourgeois, le profil type des victimes de violences policières étant un jeune homme non blanc issu des quartiers populaires. Ci-après, une liste non exhaustive des tués par les forces de l'ordre lors de contrôles. Amine Bentounsi (2012) : le policier est condamné à 5 ans de prison avec sursis, sans interdiction d'exercer son métier de policier ; il est depuis devenu délégué syndical. Babacar Gueye (2015) : non-lieu en faveur du policier, la légitime défense étant retenue par le tribunal. Amadou Koumé (2015) : les trois policiers sont condamnés à quinze mois de prison avec sursis pour « faute ». Adama Traoré (2016) : non-lieu, l'avocat de la famille a déposé un recours devant la Cour européenne des droits de l'homme. Liu Shaoyao (2017) : non-lieu. Olivio Gomes (2020) : le policier a été condamné à dix ans de prison, puis libéré au bout de deux mois dans l'attente de l'appel prévu en novembre 2026. Souheil El Khalfaoui (2021) : le policier bénéficie du statut de témoin assisté. Alhoussein Camara (2023) : le policier a été mis en examen pour homicide volontaire. Nahel Merzouk (2023) : le chef d'inculpation du policier n'est toujours pas fixé. À cette liste, il faudrait ajouter les morts survenus lors d'opérations de « maintien de l'ordre ».

    Officieusement, la présomption de légitime défense existe déjà, nous direz-vous. Maintenant, c'est carré. Cette loi parachève la militarisation de l'ordre public. En 2014, lorsque le maire d'extrême droite de Béziers offre des Beretta 9 mm à sa police municipale, c'est un tollé. Aujourd'hui, les rares mairies qui refusent d'armer leurs agents sont montrées du doigt. En 2017, le gouvernement socialiste autorise les flics à faire usage de leur arme en cas de « refus d'obtempérer ». Résultat : le nombre de morts a été multiplié par cinq. Au siècle dernier, le profil des victimes de la police était plutôt rouge et noir. Aujourd'hui, l'État extrade : le militant antifa Gino Abazaj est en passe d'être livré à l'Allemagne. Botter les fesses des néonazis, ça serait pas légitime. Préparez vos plus beaux pavés pour le 20 septembre, à défaut de LBD.

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  • « Y'a pas de faux MC ici ! »

    Début août, au Théâtre de la Mer à Sète, se tenait la dixième édition du Demi Festival, le rendez-vous des passionné·es de hip-hop en France. Un événement où le rap continue d'incarner une musique de résistance, à l'heure de l'IA et des menaces fascistes...

    Un petit avion fend le ciel du port de Sète en tractant une curieuse banderole. On y lit « MACRON DÉMISSION » avec la tête de l'intéressé incrustée dans l'une des lettres. Sur la berge, le mythique groupe Assassin ouvre la dixième édition du Demi Festival – une programmation 100 % rap, organisée par le plus célèbre des rappeur·euses sétois·es : Demi Portion. Dans la foule, vieux tontons du game et jeunes bousillé·es s'égosillent sur le célèbre refrain : « La justice nique sa mère, le dernier juge que j'ai vu avait plus de vices que le dealer de ma rue. » Au passage de l'avion, les majeurs se lèvent spontanément comme pour rappeler qu'ici, le rap est avant tout un espace de résistance.

    « C'est l'héritage du hip-hop ce festival »

    Le lendemain, sous le cagnard, on traverse cette ville de pêcheurs1 devenue depuis quelques années le repère des touristes accros aux tielles, en manque de coup de soleil. S'iels ne dégoulinent pas, têtes allongées dans leur assiette de moules, iels naviguent à la queuleuleu sur le canal qui parcourt la ville à bord de « miniboats », des petites barques individuelles, ou mieux encore, des bateaux-voitures à la carrosserie de bagnoles américaines des années 1960. Admirez le trompe-l'œil ! Plutôt que de s'attarder dans ce décor de fin du monde, on rejoint des jeunes aux visages patibulaires, spliff au bec et canette de 8.6 en main, qui cassent la démarche vers le Théâtre de la Mer – une scène de quelques milliers de places où les artistes jouent dos aux flots bien calmes en ce début du mois d'août.

    « Il y a beaucoup d'artistes encore très contestataires, mais il faut chercher, ce n'est pas toujours les plus connus ! Après, les valeurs continuent de se transmettre ! »

    À l'inverse, les flows acérés et contestataires des artistes, poings et micros levés, se relaient chaque soir pendant cinq jours – des légendes à faire chialer les anciens, comme Rim'k et son fameux titre « Tonton du Bled », les Marseillais Don Choa et le Rat Luciano de la Fonky Family, mais aussi des plus jeunes comme 2L ou Guerta.

    Le public, qui va de 10 à 60 ans à la louche, tisse le fil entre les générations d'un art qui perdure en France depuis bientôt 40 ans. « C'est l'héritage du hip-hop ce festival. C'est important que les jeunes viennent pour qu'il soit transmis », affirme Perez dans la foule. Membre d'un bar associatif à Avignon et militant politique, il est aussi membre de la Ligue des MC's révolutionnaires dont les mixtapes ont une texture anarco-communiste revendiquée. À la fameuse question : le rap est-il encore suffisamment politique ? Perez répond : « Il y a beaucoup d'artistes encore très contestataires, mais il faut chercher, ce n'est pas toujours les plus connus ! Après, les valeurs continuent de se transmettre ! » Lors des concerts, il n'est pas rare de voir un drapeau palestinien et des keffiehs brandis vers la scène. Au milieu des eaux, l'un des bateaux de la Freedom Flotilla2 assiste tranquillement au spectacle depuis son embarcation. Entre deux passages, l'asso SOS Méditerranée monte sur scène pour faire un point sur la situation désastreuse en mer pour les exilé·es et récolter de l'argent. Le concert de la rappeuse 2L, au flow politique assumé, sonne comme une bonne grosse manif. Entre chaque son, on entonne des « siamo tutti antifascisti » et des « tout le monde déteste la police ».

    Le rap sous menace de mort

    On la retrouve le jour suivant lors d'une table ronde organisée par le festival au Centre régional d'art contemporain (CRAC). Elle est accompagnée de deux journalistes rap, Raphael Da Cruz et Olivier Cachin. Il y a aussi Adil, ancien rappeur qui organisait des ateliers d'écriture à Sète dans les années 2000. Il a tout appris à Demi Portion. Pour lui, le rap était un outil social : « On habitait dans la banlieue de l'île de Thau [à Sète – ndlr], tu ne la vois pas sur les cartes postales celle-là. J'apprenais aux jeunes à bien écrire, je voulais qu'ils racontent leur quotidien avec sérieux tout en maîtrisant la langue de Molière. »

    « Le rap “ conscient ” existe toujours et revient en force dans notre génération. Et puis, se dégager de l'injonction à écrire en bon français est aussi un geste politique »

    Les nouvelles générations rappent-elles toujours avec le même objectif en tête ? Pour les « puristes » qui critiquent la forme et le fond d'aujourd'hui, cette relative « dépolitisation » correspond à « la fin de l'affrontement entre le monde capitaliste et l'URSS et celle des idéaux qui l'accompagnent. La génération qui a suivi a valorisé des rêves individualistes qui correspondaient à cette époque », selon Raphaël Da Cruz. 2L, 24 ans, nuance : « Il y a eu aussi une massification et une diversification croissante des styles, mais le rap “conscient” existe toujours et revient en force dans notre génération. Et puis, se dégager de l'injonction à écrire en bon français est aussi un geste politique. »

    La discussion glisse ensuite sur le rap comme produit de consommation. Le constat est partagé par tous·tes : entre la multiplication des sorties et les plateformes de streaming, on n'écoute plus vraiment d'album. Voilà le rap piégé dans l'accumulation capitaliste.

    « Ce qui m'inquiète, c'est surtout la surveillance de masse. Il ne faut pas délimiter cette lutte au rap, mais la mener plus largement »

    Un invité surprise s'installe : Ihmotep, DJ et beatmaker d'IAM, une légende phocéenne. Accoudé à la table, il régale l'auditoire en bon marseillais : « Ce n'est pas seulement une accumulation, mais aussi une destruction par le matraquage de nouveautés ! On ne laisse pas le temps aux projets de vivre. Avec l'IA, on est en train de tuer notre culture et notre capacité à la faire exister par nous-mêmes ! C'est peut-être un vieux rêve d'anar, mais moi, je supprimerais le streaming ! Black-out d'Internet. » Merci l'ancien. Pour 2L, la lutte contre cette technologie doit être plus générale : « On se plaint de l'IA dans la musique, mais moi, ce qui m'inquiète, c'est surtout la surveillance de masse. Il ne faut pas délimiter cette lutte au rap, mais la mener plus largement. » Déter, la jeune génération.

    Défoncer les portes closes

    En attendant que la révolution sauve le monde et le rap avec, on retourne au festival. L'occasion de discuter avec son fondateur, Rachid Daif aka Demi Portion. « Quand on a loué le théâtre la première année, la mairie était flippée. Ils nous ont envoyé deux camions de l'armée ! Ils auraient préféré qu'on continue à rapper dans nos MJC, nous raconte-t-il dans un canapé près de la scène avec vue plongeante sur le port. Depuis trois ans, on reçoit des subventions à hauteur de 50 000 euros partagées entre la Ville et la région Occitanie. Ça nous permet de faire un soir gratuit sur le port. Mais on reste le festival le moins subventionné de Sète. » Qu'en sera-t-il si l'extrême droite s'immisce jusqu'au pouvoir ? Depuis les dernières élections municipales, le Rassemblement national (RN) contrôle désormais 57 mairies de plus 3 500 habitants dans l'Hexagone. Et dans bon nombre de ces communes, le parti lepéniste retire ses subventions à des associations, des festivals et va même jusqu'à faire annuler des pièces de théâtre ou des expositions qui ne conviennent pas à sa vision identitaire et fantasmée de la culture. Pas de quoi effrayer Demi Portion : « L'an dernier, le candidat RN est venu faire des photos de graffs et de canettes qui traînaient sur le parking du festival. Il a dit qu'il l'interdirait s'il était au pouvoir. Ils ne nous font pas peur ! Au pire, on fera le festival ailleurs ! »

    Quand le festival clôt ses portes autour de deux heures du matin, des centaines d'amateur·es se retrouvent sur le parking pour « freestyler » jusqu'au lever du jour. Des groupes se forment, des enceintes, des baffles, des micros se branchent et des mini-concerts s'improvisent. Chacun·e vient déposer son meilleur texte. Et si tout le monde entonne avec conviction « Y'a pas de faux MC ici ! », difficile parfois pour les femmes de se faufiler dans les cercles. « Laissez passer les go ! Laissez passer les go ! », entonne un crew de meufs venues découper lyricalement le genre masculin sous l'œil de plusieurs artistes du festival. Plus loin, un petit groupe prépare des sandwichs « prix libre » et distribuera son butin à SOS Méditerranée. On recroise Ihmotep : « En 1986, on était douze à rapper à la Plaine, à Marseille ! Et là, il y a 300 personnes qui font des freestyles ! Le rap a gagné ! » Ballottés entre les institutions bourgeoises, l'extrême droite et une industrie huilée à l'économie de marché et aux nouvelles technologies, ces moments ont le goût d'une petite victoire. Quand les premières lueurs du jour claquent leurs rayons sur la mer, on se prend à rêver que le rap et ses punchlines résonnent à travers tous les océans… Et en attendant, « Comme d'hab' ! On continue comme d'hab ! »3

    Eliott Dognon et Étienne Jallot

    1 . Lire : « Pêche en méditerranée : quand le business donne le thon », CQFD n°236 (décembre 2024).

    2 . Lire : « Dans les coulisses de la flottille pour Gaza », CQFD n°251 (avril 2026).

    3 . « 2 chez moi », Demi Portion, 2017.

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  • En Argentine, la terre n'est pas à vendre

    Cet été, en Argentine, la terre a cristallisé la colère populaire contre l'affreux Javier Milei. Face à la mobilisation, le pouvoir a dû reculer sur l'ouverture des terres rurales aux capitaux étrangers.

    Le gouvernement de Javier Milei, Président argentin ultra-conservateur, s'est incliné face à l'opposition. Depuis quelques mois, le libertarien tentait de faire passer un projet de loi sur « l'inviolabilité de la propriété privée ». Fidèle à sa politique de la tronçonneuse, le texte visait à faire reculer la responsabilité de l'État concernant l'urbanisation, la protection, l'expulsion et la vente des terres argentines. Mais c'était sans compter sur la vague de mobilisation qui a éclaté dans le pays le 6 août dernier, jour où la proposition passait au Sénat. Malgré la tempête annoncée, une armée de parapluies et de pancartes « La patrie ne se vend pas » s'est emparée de la Plaza Congreso à Buenos Aires pour protester contre ce que les Argentins appellent la loi « extranjerización de las tierras » (« étrangéisation des terres »). Suite aux pressions populaires, Patricia Bullrich, à la tête du camp présidentiel au Sénat, a dû retirer les articles relatifs à la suppression des protections des terres rurales en cas d'incendie ou d'achat par des étrangers.

    Déjà en morceaux

    En Argentine, presque 13 millions d'hectares appartiennent déjà à des étrangers, soit 5 % du territoire national. L'équivalent de l'Angleterre. Pour freiner ce phénomène, des restrictions avaient été mises en place en 2011 avec la « ley de las tierras » (« loi des terres »). Les investisseurs internationaux ne peuvent pas posséder plus de 15 % des superficies provinciales et départementales du pays. Pourtant, cette limite n'est pas respectée dans certains départements, comme celui de Lácar dans la province de Neuquén, où la concentration des terres étrangères monte à 54 %. Le seuil maximal des 15 %, Javier Milei voulait définitivement le supprimer, avant de rétropédaler pour l'augmenter à 25 %. Selon l'Observatoire des terres en Argentine, la loi en vigueur permet encore aux étrangers d'acheter 26 millions d'hectares, mais 36 départements ont déjà atteint la limite fixée. Le but de la dérogation est d'augmenter la concentration étrangère dans les départements les plus convoités, dont ceux près de la cordillère, riches en lithium, minéraux et ressources hydriques.

    Le terrain de l'unité

    « La terre ne se vend pas, elle ne s'incendie pas, elle ne se dévaste pas, elle ne se déforeste pas et elle ne s'expulse pas. La terre est un bien social ! » clame au microphone, Pedro Perett, ex-dirigeant de la Fédération agraire d'Argentine (FAA). Bien que satisfait de l'abandon des mesures jugées problématiques, l'exploitant agricole n'en démord pas : la mobilisation doit continuer. « Il faut secouer l'oligarchie terrienne argentine. Oligarchie et impérialisme sont les deux termes pour qualifier la situation politique actuelle de notre pays. » Directement concernés, certains peuples autochtones, dont les Mapuches de Patagonie, ont aussi décidé de rejoindre la lutte. Nélida Ancalipe, représentante de la communauté Nahuelpan, s'en est fait la porte-parole : « Nous sommes des gardiens de la terre, comme tous les autres peuples originaires de cet État argentin. C'est justement là où nous vivons que se trouve ce qu'ils cherchent : l'eau, le pétrole, les mines. C'est pour ça que le gouvernement s'attaque à ces terres. »

    Dès qu'on touche à la terre, un patriotisme commun se réveille. Surtout après l'acte anti-impérialiste de l'équipe de foot argentine lors du mondial. Après leur victoire contre les Anglais, les joueurs ont déployé à même le terrain une banderole avec l'inscription : « Les îles malouines sont argentines ». Depuis 1833 et son occupation par les britanniques, l'Argentine revendique cet archipel de l'Atlantique Sud, qu'elle a d'ailleurs tenté de récupérer en 1982 avec la guerre des Malouines. Myriam Bregman, avocate des droits humains et députée de gauche, s'y réfère dans son intervention à la marche du 6 août. « Quand les joueurs ont levé le drapeau, nous avons ressenti une fierté immense. Ça nous a tous unis. Ce sont des siècles d'humiliation de la Couronne britannique occupant notre territoire ». Défilant entre les anoraks, Candela, étudiante à Buenos Aires, a également participé à cette grande mobilisation. « Ce n'est pas qu'une simple protestation, c'est une lutte pour nos terres ! Et les luttes se mènent dans la rue. » Pour cette jeune femme péroniste (parti de l'opposition), cette proposition de loi est une mise en vente de l'Argentine : « Il n'y a pas d'acte plus lâche que celui de brader son pays. »

    Et ce sentiment de trahison est partagé par une bonne partie de la société argentine. « Un ensemble d'acteurs se sont réunis pour pouvoir résister à ce projet de loi, explique Leandro Vera Belli, avocat du droit de la ville au Centre d'études légales et sociales d'Argentine (CELS). Une construction transversale s'est faite, reliant les secteurs paysans, indigènes, agricoles mais aussi les organisations de locataires, de droits humains et l'Église. »

    Gros revers

    Force est de constater que [La Liberta Avanza (parti de Milei) n'a pas eu ses soutiens habituels] pour faire passer la proposition de loi initiale. Les « dialoguistes », partis d'opposition modérée ouverts aux dialogues, dont le PRO (Propuesta Republicana) et l'UCR (Unión Cívica Radical), s'y sont opposés sous la pression populaire. Pour avoir la majorité au Sénat, il a fallu plus de 10 heures de débats et un texte amputé de ses chapitres clés – dont la gestion des terres incendiées et la suppression des limites d'achat pour les étrangers. En plus d'avoir capitulé, Milei a dépoussiéré un sentiment de souveraineté derrière le slogan « La Patria No Se Vende », propulsé par de grandes figures argentines aux millions d'abonnés, comme Lali, Dillom, Tina ou encore Nicki Nicole et Emilia Mernes. Ces prises de position ont pu toucher un public jusqu'alors non politisé. « [L'opposition] a dépassé le plan politique pour passer à un programme populaire », affirme l'avocat Leandro Vera Bello. Même si le texte remodelé a bel et bien été adopté par la chambre haute, il rappelle que rien n'est encore joué : « Il reste à voir comment se déroulera son traitement à la Chambre des Députés, et finalement s'il sera approuvé ou non. » D'ici là, les Argentins peuvent puiser dans cette nouvelle force pour freiner la tronçonneuse.

    Chloé Roulet
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  • Appétit plombé

    Un dessin de Bésot

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  • Vendredi 11/09, « Vendredi commun »

    A partir de 9h : préparation du repas
    11h : 2 ateliers : entraide administrative ou lactofermentation
    12h : repas végétalien (quelques éléments végétariens), ouvert à toustes, même si on n'a pas cuisiné !
    13h : présentation du projet associatif
    14h : rangement, vaisselle, installation du forum et du non-marché
    15h : forum des groupes d'autoproduction (jardin, réparation vélo, boissons à base de plantes, hygiène, entraide administrative...) et non-marché
    16h : rangement
    16h30-17h : debrief et orga du prochain « Vendredi commun » (toujours le 2e vendredi du mois)
    17h : fin
    Inscription si possible : pclyon@ouvaton.org

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  • US judge extends block on Trump order to restrict mail-in voting

    Indira Talwani’s ruling presents major setback for president as first states begin to send out mail ballots for midterms

    A federal judge on Friday again blocked Donald Trump’s executive order to impose sweeping restrictions on mail-in voting, the latest in a legal back-and-forth playing out less than two months before election day.

    US district court judge Indira Talwani initially placed a temporary order blocking the president’s mandate and has now extended that prohibition with a stronger preliminary injunction. The ruling comes hours after North Carolina became the first state to start sending out mail-in ballots for the 3 November midterm elections.

    Continue reading...
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  • « Provision commune », kézako ?

    Les Provisions communes (il y en a plusieurs en France) partent du postulat que tout le monde doit pouvoir participer à la subsistance = production de biens ou services nécessaires à la vie, et que ces biens et services autoproduits doivent être accessibles à toustes, en mode non-marchand.

    T'as dit non-marchand ?

    Non-marchand, ça veut dire sans la notion d'échange, ni monétaire, ni autre : temps, énergie, compétences… On s'oppose donc résolument à l'idée du mérite qui voudrait que « c'est parce que j'ai jardiné, cuisiné, écrit, réfléchi, tenu une permanence (ou autre…), que j'ai droit à des légumes, un repas, un bocal, une heure de garde d'enfants (ou autre…). On veut ainsi appliquer le principe du communisme radical : »Chacun.e selon ses possibilités, à chacun.e selon ses besoins".

    Et concrètement ?

    Tout ça a l'air bien théorique, mais c'est finalement simple à réaliser (voir une « recette » ici, p.29). La Provision commune (PC) de Lyon autoproduit sous différentes formes, toujours non-marchandes : fruits et légumes sur un terrain près de Lyon, produits d'hygiène, boissons à base de plantes, préparations fermentées, repas cuisinés, petit livre…, et concernant les services : bientôt entraide administrative, réparation de vélos, garde d'enfants…
    À la PC de Lyon, nous voulons que la moitié des productions soit distribuée à l'extérieur de la PC, pour visibiliser et faire grandir ce mode de fonctionnement anticapitaliste et non-monétaire. On appelle ça la « PC ouverte » et ça se matérialise entre autres sous forme d'un non-marché, où les produits sont à exposés et proposés à toustes.

    De la PC au VC

    Une autre forme de PC ouverte s'incarne dans des Vendredis communs (VC) qui se déroulent chaque 2e vendredi du mois dans un centre social, et quelquefois en plein air. C'est pendant ces VC que le matin, sont cuisinées les récoltes issues du maraîchage non-marchand, puis à midi, dégustées sous forme d'un déjeuner ouvert à toustes ! L'après-midi, il y a le non-marché et une réunion d'orga ou de réflexion. Parallèlement à tout ça, tu peux découvrir des groupes d'autoproduction ou carrément y participer.

    C'est où et quand ?

    Le prochain Vendredi commun, c'est le 11 septembre de 9 à 17h, dans la salle d'un centre social proche d'un métro ligne B.
    Puis tous les 2e vendredis du mois : 9/10, 13/11, 11/12..., au même endroit.
    Le maraîchage non-marchand, c'est généralement le vendredi après-midi (sauf Vendredi commun, dans ce cas, c'est décalé au dimanche suivant), agenda ici. Covoit à partir d'un métro ligne B (eh non, on n'est pas sponsorisé.es par la ligne B lol).
    Ça te branche et tu veux en savoir plus : le plus simple, c'est de venir à un VC. Sans obligation d'horaire. Juste pour cuisiner, juste pour manger, juste pour jeter un œil ou prendre des infos, tout est possible, on est chô pour faire connaissance et partager notre enthousiasme \o/
    Si impossible, eh ben, tu laisses un message là… A très vite alors !

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  • All 56 Federal Broadband Plans Approved. Construction Comes Next

    On August 25, the Trump administration Commerce Department finally approved Illinois's spending plan under the Broadband Equity, Access, and Deployment (BEAD) program. Illinois was the last straggler of the 56 states and territories to receive clearance under the $42.5 billion internet funding program. "With all 56 Final Proposals now approved, we are achieving Congress's vision of closing the digital divide once and for all," said Arielle Roth, head of the National Telecommunications and Information Administration (NTIA), which administers the program...
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  • Rassemblement Palestine

    Rassemblement pour la Palestine tout les samedis à 18h30
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  • Le socialisme sauvage : essai sur l'auto-organisation et la démocratie directe dans les luttes de 1789 à nos jours

    chapitre II : Marx et la Commune de Paris

    Nous reproduisons ici en brochures les différents chapitres du livre « le socialisme sauvage », de Charles Reeve. Il retrace l'histoire de diverses luttes depuis la Révolution Française, via un axe anarchiste, communiste antiautoritaire, ultragauchiste, autonome, etc..

    Son but est de relire l'histoire révolutionnaire non depuis l'angle traditionnel et confus de « la révolution contre les bourgeois/les aristocrates » - qui fait comme si la révolution était un bloc - mais depuis un axe fondamental souvent oublié : celui des divers courants libertaires contre les tendances autoritaires du socialisme.

    On regrettera certains défauts importants, qu'il est bon d'avoir en tête en parcourant le bouquin. Notamment le fait que les luttes abordées sont très majoritairement des luttes blanches. Ou que l'angle pris fait souvent la part belle aux figures et organisations militantes officielles - là où il serait intéressant de se concentrer un peu plus sur l'action et l'organisation directes du prolétariat.

    Ces points étant dits, ce livre apporte de nombreuses informations historiques importantes, souvent effacées de l'histoire des luttes. Il permet ainsi, de façon méthodique et détaillée, de remettre plusieurs points sur les i concernant la question de l'autoritarisme. C'est une chose qui nous semble plus qu'utile à l'heure où la sociale-démocratie reprend du galon, sous ses divers avatars réformistes et léninistes, menaçant de récupérer les luttes à venir.

    Bonne lecture !

    A4

    A5

    livret

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  • Café-Diplo Brest

    Mardi 8 septembre, à 18 h 30, au bar Le Grabuge (26 rue de la Porte), « Café-Diplo » autour de deux articles du Monde diplomatique d'août :

    • "Fascisme en France, le grand malentendu" par Benoît Bréville & Pierre Rimbert
    • "Les assureurs fuient le risque climatique" par Florence Gaillard

    Mardi 8 septembre, à 18 h 30, au bar Le Grabuge (26 rue de la Porte), pour un « Café-Diplo » autour de deux articles du Monde diplomatique d'août :

    • "Fascisme en France, le grand malentendu" par Benoît Bréville & Pierre Rimbert
      L'élection présidentielle de 2027 aura pour enjeu non pas l'alternance, mais une possible rupture. Laquelle ? Afin de conjurer celle que provoquerait la victoire du Rassemblement national, une partie de la gauche mobilise contre le risque du fascisme. Et néglige une autre hypothèse…  
      Un représentant de la Ligue des Droits Humains (LDH) viendra animer le débat.
    • "Les assureurs fuient le risque climatique" par Florence Gaillard
      Canicules, sécheresses, tempêtes, inondations : les événements climatiques extrêmes voient leur fréquence et leur intensité redoublée faute de mesures ambitieuses pour limiter le réchauffement global. La vulnérabilité de nos sociétés face aux risques naturels fait fuir les assureurs privés. Alors que les progrès de la modélisation permettent de mieux évaluer les coûts, la solidarité nationale joue un rôle croissant.
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  • Que crève la gauche aussi (3) : autonomie et anti-électoralisme (tiré de « La flamme d'or : ouvrir des perspectives révolutionnaires »)

    Pour ce troisième article contre la gauche sous toutes ses formes – réformiste ou « révolutionnaire », mais au final toujours capitaliste et autoritaire –, on partage ce texte trouvé sur internet. Il est tiré d'une brochure sortie en avril de cette année, qui parle de perspectives révolutionnaires et dont on recommande chaudement la lecture (on met le lien en intro). Les auteur-ices y parlent de la séquence politique actuelle, du rôle mystificateur de la gauche institutionnelle – et de son incapacité grandissante à pouvoir encore le jouer – , des problèmes liés aux organisations/comités/assemblées de « lutte » quand elles deviennent des organes de direction... Bref, réformisme et léninisme y sont attaqués en bonne et due forme, et des bouts de perspectives révolutionnaires énoncés clairement – deux choses qui valent le coup à l'heure où la gauche reprend du galon jusque dans les milieux anarchisants.

    Pour ce troisième article contre la gauche sous toutes ses formes – réformiste ou « révolutionnaire », mais au final toujours capitaliste et autoritaire –, on partage ce texte trouvé sur internet. Il est tiré d'une brochure sortie en avril de cette année, qui parle de perspectives révolutionnaires et dont on recommande chaudement la lecture (on met le lien en intro). Les auteur-ices y parlent de la séquence politique actuelle, du rôle mystificateur de la gauche institutionnelle – et de son incapacité grandissante à pouvoir encore le jouer – , des problèmes liés aux organisations/comités/assemblées de « lutte » quand elles deviennent des organes de direction... Bref, réformisme et léninisme y sont attaqués en bonne et due forme, et des bouts de perspectives révolutionnaires énoncés clairement – deux choses qui valent le coup à l'heure où la gauche reprend du galon jusque dans les milieux anarchisants.

    Pour l'ensemble de la brochure dont est tiré ce texte, c'est ici : https://www.infolibertaire.net/brochure-ouvrir-des-perspectives-revolutionnaires/

    Autonomie et anti-électoralisme

    Ce qui a fait partir l'expérience de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes en nœud de boudin, c'est l'abandon du principe d'autonomie de la lutte. Autonomie vis-à-vis des organisations syndicales, partisanes, associatives, autonomie vis-à-vis de la gauche et de la politique en général. La perspective révolutionnaire ne s'inscrit pas dans le jeu politique habituel, elle est une rupture.

    Cette autonomie est essentielle vis-à-vis des syndicats. Ces organisations sont depuis longtemps intégrées au système, financées par l'Etat, siégeant dans les comités d'entreprise auprès des patrons, perfusées à l'idéologie cogestionnaire. Etant dépendants de l'Etat et du capitalisme, notamment pour se financer, elles auront toujours tendance à reproduire le système plutôt qu'à l'abattre, à négocier la longueur des chaînes plutôt qu'en finir avec l'exploitation, à préférer leur conservation à la perspective révolutionnaire. Elles sont structurellement liées à l'Etat et au Capital et ne peuvent donc pas envisager leur disparition : celle-ci provoquerait aussi la leur.

    Il y a bien sûr des nuances entre les différentes sections et il existe des syndiqué-es sincères et combattifs. Ils finissent toujours, quand la situation devient explosive, à déborder leur propre bureaucratie pour rejoindre les insurgé-es. Ce n'est pas pour rien. Les syndicats sont des organes d'encadrement des luttes. Il faut donc les dépasser. On ne combat pas l'aliénation par des moyens aliénés, comme dirait l'autre. Surtout, on ne poursuit pas la fin par tous les moyens, mais on cherche la concordance entre fins et moyens.

    Le danger fasciste est quant à lui le dernier argument de vente de partis de gauche incapable de proposer quoi que ce soit. La gauche n'a jamais été qu'une gestionnaire du système en place, sous une forme un peu moins agressive. Et encore… Sauf que la parenthèse ‘'démocratique et sociale'' du capitalisme est derrière nous.

    Rouvrir cette parenthèse exigerait des efforts intenses et un rapport de force considérable. Si une telle chose devait arriver – et il faut l'espérer – ce serait bien dommage de se contenter de petits aménagements tout juste capables de différer l'effondrement ou de redonner un peu d'air dans la lente agonie.

    La forme démocratique n'a de toute façon jamais cessé d'être une forme de gouvernement comme les autres, prévoyant la suspension des quelques droits lâchés selon ses besoins et s'assurant toujours le pouvoir de quelques-uns et unes sur les autres. Après avoir démantelé les structures rigides de l'Ancien régime, la bourgeoisie s'est empressée de stopper les processus révolutionnaires et de rétablir l'ordre. Plus souple, les formes constitutionnelles, républicaines et démocratiques vont s'imposer. Elles permettent de faciliter l'accumulation du capital, de lâcher des droits et des garanties sans remise en cause de fond en période de troubles, ou au contraire d'avancer vers des formes plus arbitraires et despotiques. Leur plasticité assure une meilleure reproduction au Léviathan, quitte à ce que quelque chose change pour que rien ne change. A la base de ce nouveau pouvoir fraîchement conquis, il y a d'ailleurs la volonté de ne jamais laisser les individus ordinaires décider et agir librement.

    Au fondement de la théorie politique de la délégation du pouvoir et du système représentatif, il y a une idéologie aristocratique : les individus ordinaires seraient incapables de savoir ce qui est bon pour elles et eux ; et ensemble, ils formeraient une foule, une masse, une populace forcément irrationnelle et emportée par ses passions. La rationalité serait l'apanage de celles et ceux qui courent après le pouvoir et l'argent en écrasant les autres.

    L'abbé Sieyès, véritable guide de la contre-révolution française après 1789, est l'un des grands théoriciens de cette théorie. Il la résumait d'une phrase simple : « la confiance doit venir d'en bas, le pouvoir d'en haut ». Ce qui est attendu de tout un chacun, c'est seulement de faire confiance aux dirigeants qui, au besoin, ramèneront le troupeau dans le droit chemin par le bâton. La délégation du pouvoir, quelle que soit sa forme, est toujours d'abord un discours d'ordre pour soumettre au droit du plus fort et à l'Etat ; une mécanique bien huilée pour assurer la reproduction permanente du pouvoir. Les élections en sont un des moyens les plus aboutis, mettant en scène des oppositions superficielles permettant de désamorcer les conflits bien réels.

    Partout dans le monde, les régimes politiques ont tendance à se durcir. Trump aux Etats-Unis est sur ce point un bon exemple. En France aussi, nous ne sommes plus tout à fait dans un régime de démocratie libérale. Non pas que c'était un régime émancipateur, loin s'en faut, mais ce n'est pas la même chose qu'une dictature. Nous ne sommes plus dans un régime de démocratie libérale, mais nous ne savons pas encore tout à fait dans quoi nous sommes embarqué-es. N'importe qui se confrontant au pouvoir par conviction ou de par sa condition, comme les exilé-es, en fait l'expérience quotidienne. Pour les autres, on peut certes très bien continuer sa vie et ne pas se rendre compte de ces changements rapides ; aller bosser comme si de rien n'était, consommer quand on le peut et fermer sa gueule. « On vit tranquille dans les cachots », comme disait le philosophe.
    Comme d'habitude, la brutalité s'abat d'abord sur les personnes marginalisées. Qui se soucie réellement des exilé-es, des chômeur-euses, des gosses de banlieue, des anarchistes ? Peu de monde. On peut fermer les yeux et faire comme si de rien n'était. Cela s'étend ensuite aux mouvements sociaux, qu'on réprime avec vigueur. Et puis ça se déploie peu à peu toujours plus loin. Jusqu'à ce qu'il ne reste plus personne pour réagir.

    Ce serrage de vis global prête le flanc à un antifascisme le plus plat, qui propose au fond de revenir en arrière, au temps d'un capitalisme un peu moins brutal, du moins dans les contrées les plus riches. La brutalité était pour l'essentiel exportée ailleurs, ce qui n'empêchait pas son existence partout où c'était jugé nécessaire. Le pouvoir tient, in fine, par la violence.

    Une ombre rôde, donc. Celle du fascisme. C'est du moins ce qu'on entend chez des gens très divers, de sensibilité de gauche ou même qui se présentent comme radicaux ou radicales.

    La gauche est souvent présentée comme le moindre mal pour nous sauver du pire. Il faudrait faire front avec elle et lui donner son vote. Pourtant, elle a directement participé au développement de ce serrage de vis global. Elle a même, en France, appuyé sur l'accélérateur (un classique) : cadeaux au patronat, exploitation renforcée des travailleur-euses, contrôle drastique des chômeur-euses, chasse aux sans-papiers, mais aussi répression débridée. La gauche de gouvernement en France, par exemple, c'est celle des grenades assourdissantes et des véhicules blindés à l'assaut de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes en 2012, de la charge de gardes-mobiles laissant Rémi Fraisse sur le carreau à Sivens en 2014, de l'état d'urgence de 2015 qui fait entrer les lois antiterroristes dans le droit pénal, des interdictions de manifester lors de la contestation de la loi Travail en 2016… Sans oublier la loi sur l'extension du droit de faire usage de son arme à feu pour la police, en 2017, ce qui a engendré une augmentation rapide du nombre de personnes tuées par des flics : 10 en 2010, 22 en 2016, 40 en 2020, 52 en 2024.

    La porte est ouverte pour le gouvernement suivant. La concentration du pouvoir entre quelques mains y s'accélère avec la nomination des préfets, des directions des administrations et des cabinets ministériels directement par le président, le regroupement des administrations ministérielles dans les départements sous la tutelle de l'Intérieur, le gouvernement par décrets et conseils de défense, l'usage frénétique du 49.3 pour passer les lois rapidement sans débats ni vote des députés, la fragilisation de l'indépendance des représentants d'une bourgeoisie concurrente (journalisme, tribunaux), la limitation du droit de grève et la répression des oppositions, l'imposition de gouvernements malgré les résultats électoraux, etc.

    Sans parler des petites choses très révélatrices : coller des affiches dans la rue expose de plus en plus à la garde-à-vue, diffuser des tracts dans une faculté à la répression des vigiles, obtenir une salle municipale pour se réunir au refus pur et simple. La liberté d'expression est une chimère pour qui souhaite en user. Sans parler de l'institutionnalisation des rafles de sans- papiers dans les gares ou même à la sortie des lieux d'aide humanitaire. Ou encore de la politique coloniale menée à Mayotte (opération Wuambushu) et en Kanaky à coups de flingues. Tout nous pousse en fait vers des régimes de plus en plus ouvertement despotiques. Pas besoin de l'extrême-droite pour ça.

    Cette logique d'accélération de la répression n'est pas spécifique à la France. Elle traverse tous les pays. De fait, elle répond à une nécessité du capitalisme. L'accélération de la répression est nécessaire pour intensifier l'exploitation et continuer d'extraire de la valeur. La forme « démocratie libérale » et les quelques garanties sociales lâchées au cours du 20e siècle ont permis d'intégrer, dans les pays les plus riches, la quasi-totalité de la population à la course à la croissance. Ça a permis surtout de pacifier une situation agitée. Mais c'en est fini.

    Plus le droit du travail est démantelé, plus les droits au chômage sont attaqués, plus les cadences sont accélérées, plus les richesses se concentrent entre quelques mains, et plus la répression est nécessaire pour l'Etat et le Capital. Ajoutez à cela les menaces liées à la pollution et au réchauffement climatique… C'est dans la poursuite de cette logique que le fascisme peut être une option pour une partie des classes dirigeantes. Et une option aujourd'hui pleinement assumée si le besoin s'en ferait sentir. Mais la seule manière d'empêcher le fascisme, c'est de s'en prendre à ce qui le nourrit : l'exploitation, la hiérarchie et l'ordre tels qu'ils existent.

    Le succès de l'antifascisme le plus plat est aussi lié à l'incapacité de porter une autre perspective. De fait, il n'existe aujourd'hui plus vraiment de mouvement antiautoritaire et autonome capable de porter une perspective révolutionnaire. En France par exemple, le vaste mouvement autonome qui s'était fait une certaine réputation à la fin des années 90 et dans les années 2000 s'est dissous quand une partie de ses participant-es a choisi de rentrer dans le rang et de composer avec la gauche.

    En 2016, la lutte contre la loi Travail et les attaques multiples des locaux du Parti Socialiste alors au pouvoir enterrent la gauche de gouvernement. Mais c'est un peu comme si une frange importante des antiautoritaires, autonomes, révolutionnaires se retrouvait effrayée par cette situation, orpheline d'une solution politique. Le choix de négocier avec le pouvoir à la ZAD de Notre-Dame- des-Landes a officialisé le virage réformiste de tout un pan de ce mouvement. Aujourd'hui, la gauche s'est de nouveau imposée comme le débouché naturel des luttes. Merci les gauchistes !

    La Grèce avait sur ce point était un précurseur. Alors que les anarchistes et révolté-es avaient conquis la rue dès 2008, la reprennent avec force en 2011, c'est le débouché politique de Syriza qui est massivement choisi plutôt que la perspective autonome et révolutionnaire. Le parti de gauche radicale arrive au pouvoir en 2015, se fait remettre à sa place par le FMI et l'Union Européenne, et applique ensuite avec zèle les politiques néolibérales. La presse ne s'y trompe pas, le positionnant désormais au centre-gauche. Un recentrement très rapide.

    Il y en a eu bien d'autres des exemples de la gauche, même soi-disant radicale, au pouvoir : outre celui de Syriza, on se remémorera avec intérêt le bilan de Podemos en Espagne ou de l'Unité de gauche au Chili – et pourquoi pas de la flambée de gouvernements de gauche en Amérique Latine au début des années 2000 (Morales en Bolivie, Correa en Equateur, Lula au Brésil, etc.). Que le miroir aux illusions fonctionne encore reste une énigme…

    Les gauchistes qui aujourd'hui passent leur temps à assimiler les dynamiques les plus dégueulasses du pouvoir à la seule extrême-droite participent directement à l'invisibilisation de la dynamique globale à l'œuvre. Ils et elles sont les idiots utiles de toutes les macronies du monde et des classes dirigeantes dans leur ensemble. Ce n'est pas seulement l'extrême-droite le problème. Elle n'est qu'une option possible des gens de pouvoir, qui instaurent patiemment depuis de nombreuses années une nouvelle situation sociale capable de leur garantir de s'empiffrer le plus longtemps possible, jusqu'à épuisement de la planète s'il le faut. « Après nous le déluge » est leur mantra, le cynisme leur code de conduite.

    Chercher à renforcer les logiques électorales et citoyennes relève non seulement de l'erreur, mais même d'un déni de réalité. Cela revient à ne surtout pas regarder la réalité en face et à favoriser les logiques à long terme qui favorisent l'extrême-droite. Mais à une époque où la mémoire fout le camp, les élections législatives de 2024 en France ont révélé où en étaient les illusions gauchistes. Nombreux et nombreuses pseudo-radicaux et radicales se sont ainsi empressé-es de courir avec la coalition de gauche aux côtés du funeste François Hollande, ancien président, entre autres crapules faussement repentis.

    Courir avec la coalition de gauche pour faire barrage à l'extrême- droite, une énième fois, le plus souvent dans des circonscriptions où pourtant le vote extrême-droite reste faible. Il n'y avait donc aucune urgence dans ces zones là et c'est bien une adhésion idéologique qui s'est jouée. Et tout cela, malgré le petit succès électoral, avec pour résultat la mise en place d'un gouvernement conservateur. Le piège de la politique s'est encore une fois révélé. Mais cela n'a rien d'une surprise : voilà 150 ans que les anarchistes ont rappelé le rôle du système électoral, à savoir maintenir le pouvoir. Ce n'est pas par les urnes que l'on met un point d'arrêt à l'exploitation capitaliste, à la domination étatique, aux ravages industriels et aux oppressions racistes.

    Si une fraction de cette énergie à danser avec la gauche et ses vieilles sirènes, à aller coller des affiches, diffuser des tracts, multiplier les réunions, s'indigner sur les réseaux sociaux, faire un petit tour dans la rue, était mis à des tâches révolutionnaires, la peur pourrait un tant soit peu changer de camp. Mais le rendu de toute cette énergie débordante a bien sûr été pathétique. Il ne pouvait pas en être autrement pour toutes les raisons décrites avant. Le système en place, pour se perpétuer, n'a plus le choix que de refermer la parenthèse du rallongement de la longueur des chaînes. Il lui faut revenir pas à pas à ses origines les plus brutales, quitte à accompagner ainsi l'effondrement. Le pouvoir pourra, bien sûr, lâcher prise ici ou là, par petites bouffées, pour mieux s'assurer l'acceptation. Mais la tendance générale ne changera pas.

    Il est d'autant plus important d'avoir ça en tête qu'il est fort probable que le durcissement des régimes partout va pousser des tas de citoyennistes et bureaucrates en herbe à une radicalisation de façade. Elle est déjà en cours par-ci par-là. Des modes d'action autrefois décriés pourront ainsi devenir légitimes, tant que la finalité reste l'aménagement du système en place et non de le foutre en l'air, la perspective de remanier le pouvoir et non de le détruire. Derrière les masques des émeutiers et émeutières peut parfois se cacher le piège de la politique.

    La politique, c'est toujours l'art de gouverner. Une révolution ne peut que refuser ce jeu-là, à la manière dont le définissait quelqu'un comme Bakounine. Il a alors bien conscience que son activité révolutionnaire comporte une composante politique. Il critique d'ailleurs l'indifférence au jeu politique. Contrairement à ce que déclareront ses détracteurs à l'époque, il ne s'agit pas d'apolitisme, mais d'une position antipolitique.

    Pour Bakounine, tout pouvoir contient une part maudite et pervertit même la personne la plus honorable. La question n'est pas de savoir si tel ou tel dirigeant est corrompu, manipulateur, violent. Le pouvoir en lui-même pervertit. Le fait de se retrouver en position de pouvoir transforme l'individu et le place en situation où il ne peut qu'exercer une domination sur les autres et abuser de sa position.

    Ce n'est pas pour autant qu'il n'y aurait pas de décisions collectives à prendre, bien au contraire. Bakounine considère que c'est une nécessité. Ce qui est rejeté, c'est la séparation d'une instance décisionnelle du corps social, et son institutionnalisation qui finit par la consacrer théologiquement.
    Suffrage universel ou censitaire, là n'est pas la question pour Bakounine. L'élargissement du suffrage ne supprime en rien le mensonge qu'est la représentation. Le pouvoir corrompt, et se trouver en position de représentant ou représentante ne peut que couper des aspirations populaires. La personne qui est élue finit forcément par être corrompue et par manipuler.

    Les assemblées centralisatrices favorisent quant à elles le passage des « palpitations vivantes de l'âme populaire » vers des abstractions. Ce n'est pas pour cela que Bakounine n'admet pas la représentation des sections au sein de l'Association Internationale des Travailleurs (AIT), via des mandats impératifs. Mais cette représentation n'intervient alors pas au sein d'un petit Etat en gestation, mais dans une confédération qui préfigure celle qu'il appelle de ses vœux, reposant sur l'autonomie des sections et avec pour principe d'aller de bas en haut, et non l'inverse.

    Cette critique du pouvoir, il va jusqu'à la formuler à destination des organisations ouvrières risquant de se bureaucratiser. De son expérience au sein de l'A.I.T., entre 1868 et son éviction en 1872, il tire plusieurs leçons. Il note d'abord la tendance à la constitution d'une élite militante, qui se considère indispensable. Mécaniquement, elle s'habitue à décider à la place des autres, et les délégués se coupent de leur base. L'autonomie des sections et des individus doit justement venir empêcher cette dégénérescence, de même que les espaces de délibération à la base, sans oublier l'importance de l'individualité, y compris désobéissante. Et à côté, Bakounine passe son temps à développer des sociétés secrètes, peut- être de manière folklorique et rigide, mais surtout pour favoriser le libre rapprochement d'individus qui se font confiance dans le but d'agir collectivement, avec la discrétion que suppose la pratique révolutionnaire. Ce sont en quelque sorte des prémisses de groupes affinitaires.

    La politique est toujours une sphère séparée, qui se traduit dans les faits par des gens se considérant comme plus compétents ou compétentes que les autres, devant prendre les décisions à leur place, y compris pour leur bien. Nous pouvons dire grossièrement que la politique est la sphère du pouvoir, tandis que le social correspond à la dynamique autonome des individu-es et des groupes.

    On nous prétextera que l'assemblée, le comité de lutte ou le conseil ouvrier sont des institutions dans lesquelles se cristallisent le pouvoir, et sont quelque part séparés de la vie quotidienne. Certes. Si ce n'est que ce pouvoir peut bien plus facilement rester rigoureusement social, sans chefs ni représentants et sans entraver les initiatives individuelles, pris dans l'épaisseur de la réalité des tâches à mener. Davantage que d'y prendre des décisions, il importe d'y proposer des initiatives et des visions, ainsi que de répartir les tâches. Ce n'est finalement rien de plus qu'un outil, perfectible et critiquable, qui ne peut ni se substituer à un système de règles informelles reposant sur les discussions directes, ni venir étouffer les initiatives individuelles ou de cercles d'affinité. Les assemblées, nom pompeux qui signifie en fait prendre des décisions communes entre personnes qui se reconnaissent comme associées, font peut-être que le collectif tient ; les affinités et initiatives libres qui émanent des individu-es font qu'il vit.

    Il faut donc encore que les assemblées et autres conseils rompent avec la fiction démocratique, où tout se lit en termes de droits et devoirs, et donc de juges et policiers. A coups de majorité ne se règlent ni les divergences, ni les contradictions.

    Prendre des décisions collectives sans coercition ni sanction implique l'engagement de celles et ceux qui ont pris la décision pour la réaliser. Il n'y a d'autre sanction à une obligation que l'on s'est librement choisie que la perte de considération d'autrui. Cependant, dans un monde futur où la richesse résiderait dans la diversité et la profondeur des relations, la considération ne serait pas quelque chose pris à la légère.

    En outre, tout n'a pas à se discuter et se décider dans ce genre d'instances, qui autrement se dégraderaient en bureaucratie diffuse, ou pis, en espace unanime niant les conflits intrinsèques à la vie sociale. C'est en cela que la position antipolitique n'est pas apolitique, puisqu'il s'agit bien d'une orientation consciente et déterminée : celle de circonscrire toute émergence de pouvoir sur les autres.

    Tout ce qui vient occulter et réprimer l'épanouissement de la vie doit être détruit. La politique est un verrou à faire sauter, au même titre que la religion ou l'économie. Elle est toutefois largement valorisée, et nombre d'expressions contestataires reprennent irrémédiablement les habits de la politique, de la Commune de Paris aux bureaucrates anarchistes de l'Espagne de 36, en passant par les appels à la ‘'démocratie réelle'' sur les places occupées ou à de meilleurs représentants lors des insurrections de la soi-disant Génération Z en 2025. Il n'y aura sans doute pas d'anarchie tant que ce verrou n'aura pas été forcé. Forcer ce verrou implique non seulement de se défaire des logiques politiciennes les plus explicites, comme l'électoralisme, mais aussi de sortir des ghettos militants empreints de cet art de gouverner, pour privilégier les rencontres avec des révolté-es imperméables aux sirènes de la politique. Et il en existe pas mal…

    A5 A4
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  • Défendons Autistici/Inventati avant le 25 septembre

    Les États-Unis attaquent Autistici/Inventati (un équivalent italien de Riseup et hébergeur de noblogs.org) en les qualifiant d'organisation terroriste internationale.

    Ce 26 août 2026, l'administration des États-Unis d'Amérique a désigné comme terroriste l'association en charge des serveurs informatiques Autistici/Inventati (A/I). Derrière ce nom, ce sont 25 ans de mémoire et d'outils des luttes sociales, d'autogestion numérique qui se voient attaquées.

    A/I, c'est un peu le Riseup italien. Iels hébergent des milliers de boite mails, listes mails ainsi que tous les sites en .noblogs.org. Des milliers de comptes, services et sites webs militants se voient donc censurés ou menacés. Cette décision, dont les premières conséquences commencent à apparaître, sera pleinement effective le 25 septembre 2026. D'ici-là, la communauté hacker internationale appelle à une large mobilisation de solidarité antifasciste pour la défense de nos infrastructures et pour l'autonomie de nos réseaux numériques alternatifs.

    Paranoia, la première machine de ce qui deviendra plus tard A/I, est née à Milan (Italie) en 2001, dans un contexte foisonnant de luttes sociales et d'expérimentations technologiques populaires entremêlées. Cette initiative antifasciste, anticapitaliste et antimilitariste, reposant sur des logiciels libres et maniant la cryptographie comme technique d'autodéfense numérique, s'est poursuivie par l'installation de toute une infrastructure visant à garantir le pseudonymat et la libre circulation des informations, de la connaissance et de la culture.

    Là où les prestataires de services en ligne commerciaux utilisent l'argent comme barrière d'entrée, A/I fait partie de ces collectifs qui conditionnent l'utilisation de leurs services à un critère d'affinité politique. Sous cette condition, la liberté d'expression permise au travers de cette infrastructure n'a cependant jamais garanti de responsabilité collective à l'égard de toutes les publications ou communications qui y circulent. Et pourtant, l'administration états-unienne justifie aujourd'hui la censure de l'intégralité des services d'A/I dans un excès de zèle fasciste qu'on lui connaît particulièrement de nos jours.

    Depuis 2001 et jusqu'à la catastrophe que représente cette dernière actualité, l'histoire d'A/I est émaillée de plusieurs événements parfois rocambolesques, mettant en lumière toute l'ironie et l'absurdité des institutions politiques et du capitalisme de surveillance. Lors de l'affaire Trenitalia, A/I avait créé un site web satirique pour dénoncer le transport d'équipements militaires pour l'invasion états-unienne de l'Irak en 2003. En 2005, une enquête contre une cellule italienne de l'Anarchist Black Cross, dont les emails étaient hébergés par A/I, a révélé l'installation clandestine d'un dispositif de surveillance du serveur.

    À la suite de cette affaire, le collectif a initié un chantier titanesque de mesures anti-répression de l'infrastructure, le plan R*. Un plan qui permit en 2007 aux serveurs de résister aux tentatives de censure d'un jeu-vidéo dénonçant la pédocriminalité au sein de l'Église catholique. Puis en 2010, c'est face à la police norvégienne, en complicité avec une cour de Justice italienne, que le plan R* s'est montré efficace pour permettre la survie de l'infrastructure grâce à plusieurs relais à travers le monde.

    Toutes ces attaques et perquisitions ayant exposé des milliers de boîtes mail, A/I a toujours insisté sur la nécessité d'une prudence à l'égard de sa propre confidentialité. Aucune infrastructure numérique ne sera jamais indemne de vulnérabilité, à l'instar des humains eux-mêmes. Pourtant, on peut retenir que la participation du collectif aux luttes sociales a notamment permis au mouvement Indymedia de naître, à partir des mobilisations contre le G8 de Gênes. Elle a également permis à d'innombrables mailing-lists d'émerger et à des dizaines d'ateliers et discussions à travers le monde de diffuser les savoir-faires d'autodéfense numérique et les expériences du collectif à d'autres communautés en lutte.

    De fait, A/I fait aujourd'hui partie des collectifs de référence dans les communautés hacker anti-autoritaires et internationalistes, tant pour tout son historique et l'exigence technique acquise que pour son approche anti-élitiste qui permet à toustes d'utiliser ses services et d'apprendre à les répliquer ailleurs. Il est donc urgent de se mobiliser, avant le 25 septembre, en défense d'A/I, de plusieurs manières, dans la mesure de vos capacités :

    • faire connaître cette affaire (en partageant cet article, en en parlant, en taggant ta ville, ...) ;
    • rejoindre la coalition de défense d'A/I en te rapprochant d'organisations locales (hackerspaces, notamment ceux de https://interhacker.space et associations de défense des droits fondamentaux sur internet, notamment https://laquadrature.net, etc.)
    • contribuer à l'archivage décentralisé de Noblogs ;
    • préparer un soutien matériel légal à A/I en récoltant des fonds pour leur défense judiciaire et le renforcement de leur infratructure.

    Par ailleurs, dans un contexte de répression débridée, à coups d'accusation de terrorisme, à l'encontre d'un nombre toujours croissant de collectifs anti-autoritaires, l'attaque contre Autistici/Inventati est une alerte pour toutes les initiatives d'infrastructures alternatives sur internet. Elle démontre l'extension des leviers utilisés par l'administration pour censurer des services (en l'occurence via l'organisme chargé des noms de domaine en « .org »).

    Au-delà d'A/I, cette invitation à la solidarité est donc aussi un gros coup de pied au cul pour défendre notre liberté d'expression et l'intégrité de notre vie privée ainsi que l'autonomie nos moyens d'organisation en ligne. Il est urgent de réfléchir collectivement à la dépendance aux États-Unis de nos propres moyens de communication et des plateformes de publication de nos luttes ; et de renforcer leur indépendance autant que possible en documentant le travail effectué et en faisant circuler ces recherches. Ne croyons pas que ces questions sont simplement l'affaire d'expert·es. Apprenons de l'histoire des luttes et de ses leçons. La lutte continue et c'est l'affaire de toustes !

    Pour aller plus loin

    Pour en savoir plus sur l'histoire de A/I et l'attaque actuelle des États-Unis : un article qui reprends toute l'histoire plus en profondeur.

    Le domaine autictici.org n'est plus accessible, mais vous pouvez accéder à leur site par inventati.org (et notamment lire (anglais) leur campagne, leur communiqué de presse et trouver les autres articles de solidarités qu'iels ont référencés)

    Le blog de A/I ou iels publieront peut être de nouveaux articles.

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  • Besoin de solidarité urgent avec les communautés trans, homosexuelles et lesbiennes en Afghanistan

    Nous sommes un collectif de soutien aux personnes queers vivant en Afghanistan, nous lançons cet appel à la solidarité transnationale pour faire face à une situation extrêmement violente à laquelle sont confrontées nos ami-e-s queers pris.es pour cibles par l'État afghan.

    Avant de vous décrire la situation, voilà le lien de notre cagnotte pour aider financièrement :Retour ligne automatiqueRetour ligne automatique
    https://www.we-solidaire.com/fr/collecte/soutien-aux-personnes-queers-en-afghanistan

    Depuis plusieurs années, les personnes que le régime afghan identifie comme non hétérosexuelles font la cible de violences, de nombreux meurtres et agressions ont eu lieu, des maisons ou des appartements de vie communautaires ont été pris d'assaut ou incendiés par les forces armées des talibans, nombre de personnes ont été incarcérées et torturées dans les prisons de l'État. Chacune de ces situations ont eu lieu très récemment, depuis le début de l'année 2026.Retour ligne automatiqueRetour ligne automatique
    Dans ce contexte, c'est la vie entière qui est rendue bien plus difficile, notamment le fait de répondre à des besoins basiques et nécessaires tels qu'accéder à un logement, à des soins, à un travail, à se déplacer... Mais également des besoins encore plus essentiels, tels que celui de ne pas subir de mal, ne pas être torturé.e, défiguré.e, tué.e ou celui de disposer de sa liberté.

    Nos actions se font selon nos moyens, qui dépendent principalement des tunes que l'on récolte via cette cagnotte, afin de répondre aux besoins directs des personnes sur place : payer des loyers, des taxis, des soins, des libérations, et répondre à des situations d'urgence. Nous avons donc besoin d'une aide importante en ce moment pour sortir nos ami-es d'une situation dramatique qui s'est produite il y a peu, mais également de contributions régulières pour participer à des frais de vie quotidiens, notamment des loyers, donc n'hésitez pas à revenir pour faire des dons mensuels, à hauteur de vos moyens.Retour ligne automatiqueRetour ligne automatique
    https://www.we-solidaire.com/fr/collecte/soutien-aux-personnes-queers-en-afghanistan

    Nous sommes un collectif de 4 femmes trans d'origines Afghane, Française, et autre. Nous sommes déterminées à apporter tout le soutien et l'apaisement dont nous sommes capables à celles et ceux qui souffrent et avec qui nous sommes liées à différents degrés. Car nous savons que ce qui arrive à l'autre bout du monde nous arrive aussi à nous, ainsi qu'à l'humanité toute entière. C'est d'avoir une âme dont il est question, et c'est pour cela que nous parlons d'entraide. De plus notre action s'inscrit dans les luttes de solidarité internationale, de solidarité communautaire queer, ainsi que les luttes pour la liberté de circulation.

    Merci de nous avoir lues, on vous remercie pour tous les dons que vous pourrez apporter pour aider nos ami-es à faire face à cette situation des plus terribles.

    Vous pouvez aussi partager cet article ou le lien de la cagnotte sur vos réseaux personnels (https://www.we-solidaire.com/fr/collecte/soutien-aux-personnes-queers-en-afghanistan).Retour ligne automatiqueRetour ligne automatique
    Si vous n'avez pas de l'argent à donner, mais d'autres idées sur comment on peut en trouver ou comment nous aider, hésitez pas à nous contacter (en français, farsi, anglais, español) sur : solidarityqueerafgh chez riseup.net

    Et notre Instagram ;) https://www.instagram.com/entraide_queer_afghanistan/?utm_source=ig_web_button_share_sheet

    Que vive la solidarité internationale, que vive la solidarité queer

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  • Les sociétés minières creusent leurs trous. Cet hiver, on se déterre, on les y enterre !

    Appel à actions contre l'industrie minière

    Nous écrivons cet appel à une période où la civilisation industrielle révèle l'importance de ses fondations : les sous-sols.
    Armée par la science et la technologie, la méga-machine extractive repousse les frontières cognitives et territoriales. Tout est désormais transformé en matières premières. De la France à la Chine, des États-Unis à la Russie, d'Imerys à Rio Tinto en passant par BHP Biliton ou Anglo American, états et entreprises passent le monde au peigne fin, brossant jusqu'aux fonds marins et l'Antarctique, à la recherche de minerais aux noms insolites (lithium, cobalt, tungstène, beryllium, etc). Des milliardaires, comme Elon Musk pour le plus connu, investissent dans l'aérospatial afin de prospecter des gisements cosmiques. Ici-bas, sur Terre, la démesure du pillage capitaliste et patriarcal approfondit ses ravages. Les mines entraînent guerres , vols, viols, maladies, pollutions et travail de forçat dans les espaces colonisés comme au Congo, en Indonésie ou en Amérique du Sud. À cet impérialisme s'ajoute l'exploitation intra-muros, alors que la vieille Europe recommence à accueillir la voracité minière à bras ouverts. Que ce soit à Jadar en Serbie ou au Portugal avec le site de Covas do Barosso, en passant par le très médiatisé projet Emili au cœur de la France métropolitaine, et… l'Ukraine, les mêmes logiques de sacrifice des territoires et des populations sont à l'œuvre. Ces dernières continuant de subir la dépossession, la répression et la mise au silence. Les pouvoirs d'états à travers l'USGS, le BRGM et autres centres de recherche et les financeurs (Union Européenne, BPI, actionnaires comme Glencore) provoquent ainsi de nouvelles guerres, de nouvelles dévastations, afin de siphonner les matières fossiles et minérales des sous-sols.
    La mondialisation de l'extractivisme est en cours mais ses horreurs ne se font pas sans opposition. Des luttes acharnées se mènent en Laponie, au Canada, en Kanaky, au Sahara, en France, en Grèce, en Allemagne, pour conserver l'eau, la terre. Pour survivre. Des projets sont contestés, retardés, certains sont abandonnés. Face à l'ampleur de la dévastation, n'oublions pas notre force collective.

    Nous croyons ce système faillible, que sa subversion est possible.
    Nous voulons le saper à sa base. Grâce à l'imagination, l'inspiration, l'audace !

    Partout où ce message circulera, que ces deux mois (Février-Mars 2027) soient semés d'actions autonomes et diverses contre les entreprises minières et ceux qui collaborent avec elles.

    Bien appliquées, de petites forces peuvent devenir de grandes menaces.

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  • Les autoradios ont des oreilles

    Un dispositif de surveillance a été trouvé le 22 juillet 2026 dans une voiture en transit entre le sud-est et l'Auvergne-Rhône-Alpes.

    Le dispositif a été découvert lors d'un changement d'autoradio, après que ce dernier ait été retiré de son emplacement. Deux micros (gauche-droite) étaient visibles en premier, collés à la paroi du cash plastique sous l'autoradio. Ils étaient reliés a un boîtier (bricolé sur la base du modèle Innova RB800) avec carte SIM (Orange) et carte micro SD, une petite batterie (1200 mAh) et une balise GPS (Taoglas, modèle datant de 2013). Le tout était ponté sur l'alim de l'autoradio et collé avec de la pâte collante à la paroi sous l'auto-radio.

    La musique a bien dû leur casser la tête !

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  • Trump’s pique with UK could lead to favor to acolyte Milei over Falklands

    US president suggests he might support his Argentinian ally’s drive to reclaim sovereignty of disputed islands

    Donald Trump has long embraced vengeance. “I am your retribution,” he declared to an admiring audience at the 2023 Conservative Political Action Conference (CPAC) as he commenced his march back to the White House.

    It is unlikely Argentina, and far-flung holdovers of the former British empire, were on the US president’s mind at the time.

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  • Trump appeals to SCOTUS to save USPS mail-in vote scheme. Democrats get redistricting wins. Ballroom construction can continue.

    US President Donald Trump displays an executive order he signed. Photo by Brendan SMIALOWSKI / AFP via Getty Images.

    Trump Administration Appeals to Supreme Court in USPS Mail-In Voting Fight

    Last week, U.S. District Court Judge Indira Talwani issued a 14-day temporary restraining order blocking mandatory enforcement of the USPS’s mail-in voting rule, which laid out how the agency would implement Donald Trump’s executive order restricting the use of mail-in ballots. Per PBS News, “[U]nder Trump’s executive order, the U.S. Postal Service could refuse to deliver ballots from states that do not follow a uniform envelope style and submit lists of eligible voters to an online portal.” At a hearing on Thursday, the government was unable to assure Judge Talwani that the USPS could actually implement Trump’s plan in time for November’s elections. Meanwhile, the Trump administration appealed to the Supreme Court to lift the restraining order. Justice Ketanji Brown Jackson set a Sept. 8 deadline for the administration to file its arguments in the new appeal, even as North Carolina is set to send out mail ballots to voters today.

    The legal battle continued the same week Sen. Richard Blumenthal (D-CT) sent a letter to David Steiner, the USPS Postmaster, reporting an anonymous whistleblower complaint. It warned that the system the USPS had developed to implement the administration’s new mail-in voting system was, according to the federal official, “a rushed, chaotic, and fundamentally flawed process.” Blumenthal slammed Trump in a call with reporters on Monday, saying, “This administration seems hell-bent on changing the framework of casting ballots in this country, clearly for political reasons. It is unconstitutional, as is argued in the courts…but this disclosure indicates that it is also blatantly incompetent and incapable of actually delivering ballots that are lawful in this midterm election.” Lauren Bis, a White House spokesperson, fired back. “The process of building software to carry out this new verification check is neither complex nor unique for USPS since the Postal Service regularly uses bulk mailing and intelligent mail barcodes for a wide variety of large customers.”

    Democrats Notch Wins in Redistricting Wars

    On Thursday, The Missouri Supreme Court unanimously blocked the state’s new congressional maps from being used this November.

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  • Trump to take gifted Qatar jet to Ireland despite questions about its security

    President was moved to a separate aircraft during a July trip after officials learned of a possible Iranian threat, leaving questions about the plane’s defenses unanswered

    Donald Trump intends to use the Boeing jet gifted by Qatar for his trip to Ireland next week, marking the first time the aircraft will leave the US since concerns were raised over whether it can adequately protect the president from attack.

    The decision, a senior administration official told the Washington Post, comes weeks after the president suggested the plane would be grounded for about a month while it underwent unspecified security upgrades.

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  • «Donnons un avenir aux enfants blancs»: le président du Parti de la France condamné pour provocation à la discrimination

    Le dirigeant d’un petit mouvement pétainiste, Thomas Joly, a écopé de 2 400 euros d’amende vendredi 4 septembre. Le tribunal de Paris estime que les propos qui accompagnent ses visuels de campagne «relèvent du discours de haine».
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  • Conférence nationale sur le handicap: pour un véritable statut, les AESH repasseront

    L’hypothèse d’un statut de fonctionnaires pour les 140 000 chevilles ouvrières de l’école inclusive semble s’éloigner chaque jour davantage. Emmanuel Macron, lors de la 7e conférence nationale du handicap, n’en a pas dit mot, alors que des négociations ont lieu depuis des mois sur le sujet.
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  • Vincent Bolloré entre au capital de «Frontières» et s’assure un statut de faiseur de rois à droite

    Avec l’acquisition de 25% des parts du magazine identitaire, le milliardaire d’extrême droite franchit une étape supplémentaire dans sa mainmise sur le débat à droite en vue de la présidentielle.
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  • Rachida Dati va redevenir magistrate grâce à Darmanin

    Ce retour surprise de Rachida Dati dans la magistrature survient alors que l’ancienne ministre doit être jugée dans quelques jours pour corruption et trafic d’influence. Une vraie provocation.
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  • Pasta Antifa

    Le dimanche 6 septembre à Rostrenen à partir de 12h30 : pasta antifa : repas à prix libre suivi d'une discussion, infokiosque ...

    La tradition des pâtes antifascistes est un chapitre très important dans l'histoire populaire italienne : le 25 Juillet 1943, jour de la destitution de Mussolini, la famille Cervi décide de fêter la fin de la dictature en cuisinant 380 kg de cet aliment traditionnel italien, pour ensuite les distribuer à tout leur voisinage.

    Ce menu était loin d'être anodin, car les pâtes étaient décriées par les fascistes, par exemple par le voix du futuriste Marinetti affirmant que cet aliment freinait la combativité et engendrait « faiblesse, pessimisme, oisiveté, nostalgie et manque de passion » chez les italiens. Pour les fascistes d'alors, elles étaient considérées comme une nourriture peu nutritionnelle, passéiste et non-patriotique, notamment car dépendante des marchés étrangers, contrairement au riz dont la culture dans le nord du pays était soutenue par Mussolini. Le régime fasciste a ainsi mené un combat culturel et économique contre les pâtes qui ont été et sont toujours un symbole d'identité collective. Par ce chariot de pâtes, la famille Cervi a transformé un aliment interdit en un symbole de liberté, de partage et d'insurrection contre la répression du régime.

    En pensant à ce geste politique fort, nous avons envie de nous rassembler à Rostrenen le 6 septembre autour d'une assiette de pâtes antifasciste pour reprendre nos libertés, parler d'antifascisme, de politique et des moyens de luttes collectives. Plusieurs stands, collectifs et infokiosques seront présents lors de cette journée.

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  • Cartographie de la vidéosurveillance : un an de de surenchère en Finistère

    Pour vous faire patienter pendant l'été, le collectif Habiter & Lutter à Brest a produit une première cartographie des arrêtés « portant autorisation d'installer et exploiter un système de vidéoprotection » publiés par la préfecture du Finistère en une année.

    Entre le 26 juin 2025 et le 25 juin 2026, 906 de ces arrêtés ont été recensés grâce à l'Automate de Traque de Termes et de Recherche dans les Arrêtés Préfectoraux développé par les camarades de la Quadrature du Net.

    Que ces systèmes de vidéosurveillance soient publics ou privés, extérieurs ou intérieurs, sur voie publique ou non, chacun de ces arrêtés indique dans leur article 9 : « L'accès aux images et enregistrements du système de vidéoprotection est ouvert aux agents des services de la police nationale et de la gendarmerie nationale ».
    Chaque point représente un arrêté autorisant un demandeur (état, collectivités, entreprises publiques ou privées) à installer et exploiter un système de vidéosurveillance sur un établissement - ou une zone dans certains cas - défini comme « un lieu ouvert au public particulièrement exposé à des risques »[sic].
    Selon nos calculs - et sans rentrer dans les détails qui feront l'objet de publications futures - 7856 caméras ont été autorisées pendant cette période sur 151 communes.

    Chaque point détaille l'établissement concerné, le nombre de caméras (quand cela est spécifié), le responsable du système (maire, président, directeur·rice de sécurité, patron...), l'adresse (aussi imprécise soit-elle), le délai maximal de conservation des images (de 5 à 30 jours) tels que décrits dans les arrêtés publiés par la préfecture.

    Pourquoi cette carte et comment l'utiliser ?

    Le but initial de cette carte, qui est amenée à évoluer, c'est de faire prendre conscience de l'étendue géographique de la vidéosurveillance sur le territoire d'un département, que ce soit en zone urbaine, périphérique ou rurale.
    Elle peut également servir de base de préparation pour des cartoparties afin d'alimenter les bases et cartographies existantes telles que le site international Surveillance under Surveillance.

    Limites de la carte / ce qu'elle n'est pas

    Le but de cette carte n'est pas de recenser avec exactitude les caméras présentes sur le territoire finistérien. Et cela pour plusieurs raisons :
    - la géolocalisation est imprécise et basée sur les informations approximatives que la préfecture veut bien lâcher,
    - autorisation d'installation ne signifie pas installation et exploitation effective et vice versa. Certaines caméras sont par exemple installées avant autorisation. D'autres caméras autorisées ne sont pas encore installées. Enfin certaines caméras sont et resteront installées sans aucune forme d'autorisation,
    - la carte, dans sa version actuelle, ne recense que les arrêtées de l'année passée. Les autorisations étant accordées pour une période de 5 ans, il faudrait reprendre ce travail pour les 4 précédentes années.

    Et après ?

    On vous invite à vous rapprocher des collectifs existants, des associations de quartier sur vos territoires ou à en créer, à enrichir les cartes existantes de manière individuelle ou collective en participant aux cartoparties proposées, à interroger vos élu·e·s...

    Le collectif Habiter & Lutter à Brest
    habiteretlutterabrest chez systemli.org

    Nos publications sont à retrouver sur Bourrasque :

    Février 2026 : Habiter & Lutter à Brest - Lutter contre la vidéosurveillance / Reprendre la ville
    Mars 2026 : Réponses aux candidat·es au sujet de la Police Municipale à Brest
    Mai 2026 : Le premier flic, le sous-pref' et les racelards : vidéosurveillance à Brest

    Nous joindre / rejoindre

    Le collectif Habiter & Lutter à Brest n'a pas de site web mais annonce les évènements où vous pouvez nous rencontrer sur les 2 agendas locaux Bourrasque Info et Mon Petit Ponant.
    Nous ne nous réunissons pas de manière régulière mais vous pouvez nous écrire à habiteretlutterabrest chez systemli.org.

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  • Wolfgang Kaleck, avocat: «La démocratie et les droits humains doivent être ramenés à la vie encore et encore»

    Aux côtés des victimes de la junte argentine ou de la famille de Patrice Lumumba, Wolfgang Kaleck, spécialisé en droit pénal international, se bat contre les injustices. Face aux attaques dont le droit est l’objet, il plaide pour une justice internationale refondée.
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  • Les États-Unis s’acharnent contre la Cour pénale internationale, l’Union européenne tergiverse

    Des magistrats internationaux sous sanctions, des États mis sous pression pour renier leurs engagements: l’offensive de Washington contre la CPI est extrêmement violente. Face à elle, l’Union européenne tarde à activer un mécanisme de protection pourtant à portée de main.
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  • Brûler la dette : Pourquoi ils vous mentent ?

    Propaganda, épisode 1 ! Dans ce nouveau format pour Blast, on va suivre la campagne présidentielle pour mettre en lumière les effets de propagande, voir comment ça fonctionne et ce que ça produit. Cette semaine, on va se pencher sur le procès en…
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  • Violences sexuelles: la RATP condamnée pour manque de formation et de prévention

    Le tribunal judiciaire de Paris a condamné l’entreprise publique de transports à verser 14 000 euros au syndicat Solidaires, à l’origine de la procédure. La RATP insiste plutôt sur le fait que le tribunal a écarté les accusations de «minimisation systématique des faits de harcèlement sexuel».
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  • Sécheresse: le plan d’urgence du gouvernement ne satisfait pas les agriculteurs

    Les mesures d’aide d’un peu plus de 1 milliard d’euros annoncées par le gouvernement vendredi 4 septembre pour soutenir les agriculteurs après un été de sécheresse et de canicule sont jugées largement insuffisantes par les organisations syndicales.
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  • How much does Donald Trump care about winning the midterms? Apparently, not much at all | Jonathan Freedland

    Such is the US president’s narcissism that he would see a Democratic victory as proof that he’s indispensable – meanwhile, his every decision spells calamity for voters

    What is Donald Trump playing at? If it’s true that the best way of understanding the behaviour of an organisation is to assume it’s controlled by a secret cabal of its enemies, perhaps that same logic extends to the current conduct of the president of the United States. Maybe he secretly wants Republicans to lose the looming midterm elections that will decide the balance of power in the US for the next two years and for which the first postal ballots were sent out today.

    That’s not as mad a theory as it sounds. Indeed, there are at least two reasons why Trump might either be unbothered by Republican defeat in November or even covertly desire it. We’ll come to those, but let’s start with a pattern of behaviour that is hard to explain as anything other than calculated self-sabotage.

    Jonathan Freedland is a Guardian columnist

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  • Édouard Philippe, ou le cauchemar de nos enfants

    Le candidat a mis l’avenir de nos gosses au cœur de son projet, où sont absents les mots : « égalité », « démocratie » et « République ». Et qui ne promet à la jeunesse qu’un interminable cauchemar. Un texte issu du blog de l'éditeur et écrivain Hugues…
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  • Des agents d’OpenAI ont piraté un vieux wiki allemand pour s’échanger des réponses et contourner leurs propres restrictions

    Un nouveau précédent embarrassant pour OpenAI. Des milliers d’agents IA attribués à l’entreprise ont utilisé entre mai et juin dernier un vieux site collaboratif en allemand, de type Wikipédia, utilisé à l’origine par des développeurs pour documenter et échanger des informations, pour communiquer entre eux alors qu’ils réalisaient des tâches de recherche sur le web. L’information a été révélée par l’agence de presse Reuters ce 4 septembre, basée sur un rapport de chercheurs.

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  • Enquête citoyenne : Saint-Gilles face aux questions de drogues

    Pour qui ? Toute personne curieuse d'enquêter collectivement sur cette question, que vous habitiez Saint-Gilles ou non. Aucune expérience en écriture ou en journalisme n'est nécessaire. * Que vivent les habitant·es de Saint-Gilles face aux questions de drogues ? * Comment ces réalités transforment-elles le quartier ? * Comment continuer à faire vivre un quartier solidaire, accueillant et où il fait bon vivre ? Le sujet des drogues occupe aujourd'hui une place importante dans les discussions à Saint-Gilles. Pourtant, les personnes qui vivent ces réalités au quotidien ont rarement l'occasion de prendre le temps de raconter leur expérience. Pendant trois mois, nous vous proposons de mener ensemble une enquête citoyenne. Nous prendrons le temps de nous informer, de partager des ressources (articles, podcasts, documentaires…), d'échanger nos points de vue, mais aussi d'aller à la rencontre des personnes concernées : habitant·es, commerçant·es, associations de terrain, usager·es, proches… afin de recueillir leurs récits, leurs expériences et leurs questions. L'objectif n'est pas de produire une expertise, mais de construire ensemble un regard citoyen sur une réalité qui traverse aujourd'hui la commune. Accompagné·es par une animatrice en éducation permanente et une professionnelle des ateliers d'écriture, nous réaliserons une production collective qui sera publiée dans le journal Village Mondial, distribué dans toutes les boîtes aux lettres de Saint-Gilles au printemps 2027. Aucune expérience en écriture ou en journalisme n'est nécessaire. Il suffit d'avoir envie de rencontrer des personnes, de poser des questions, de réfléchir ensemble… et d'écrire une histoire collective. *** Comment allons-nous travailler ? *** Le projet se construira avec le groupe. Ensemble, nous déciderons des questions que nous souhaitons approfondir, des rencontres que nous voulons faire et de la manière de raconter notre enquête. Notre envie est de mettre en lumière des expériences et des paroles que l'on entend peu dans les espaces publics et médiatiques, afin de nourrir le débat à partir du vécu des personnes concernées. Animatrices * Marie François, animatrice socioculturelle pour le Centre Librex mfrancois@centrelibrex.be * Les Ateliers du don de l'écriture et de la parole *** Infos pratiques *** * Quand : du 15/09 au 15/12/2026, Tous les mardis de 17h30 à 19h30 * Où : Centre librex, 66 rue Coenraets 1060 Bruxelles Pour qui : Toute personne curieuse d'enquêter collectivement sur cette question, que vous habitiez Saint-Gilles ou non. Aucune expérience en écriture ou en journalisme n'est nécessaire. Groupe de travail ouvert à toustes ! * PAF : gratuit * Infos : Marie François, animatrice/formatrice pour le Centre Librex mfrancois@centrelibrex.be * Inscription : via le formulaire que vous trouverez en suivant ce lien. * FRÉQUENCE : Ce groupe de travail se réunira tous les mardis, de 17h30 à 19h30, du 15 septembre au 15 décembre 2026 (hors vacances d'automne !) Soit les : 15/09 · 22/09 · 29/09 · 06/10 · 13/10 · 03/11 · 10/11 · 17/11 · 24/11 · 01/12 · 08/12 · 15/12. * NOTE : Afin de construire une véritable dynamique de groupe, nous souhaitons réunir entre 10 et 14 participant·es qui s'engagent à être présent·es le plus régulièrement possible tout au long du projet. *** Cet évènement est le fruit d'une collaboration entre L'ASBL Ensemble pour 1060 ! Le Centre Librex Les Ateliers du don de l'écriture et de la parole
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