Pour vous faire patienter pendant l'été, le collectif Habiter & Lutter à Brest a produit une première cartographie des arrêtés « portant autorisation d'installer et exploiter un système de vidéoprotection » publiés par la préfecture du Finistère en une année.
Entre le 26 juin 2025 et le 25 juin 2026, 906 de ces arrêtés ont été recensés grâce à l'Automate de Traque de Termes et de Recherche dans les Arrêtés Préfectoraux développé par les camarades de la Quadrature du Net.
Que ces systèmes de vidéosurveillance soient publics ou privés, extérieurs ou intérieurs, sur voie publique ou non, chacun de ces arrêtés indique dans leur article 9 : « L'accès aux images et enregistrements du système de vidéoprotection est ouvert aux agents des services de la police nationale et de la gendarmerie nationale ».
Chaque point représente un arrêté autorisant un demandeur (état, collectivités, entreprises publiques ou privées) à installer et exploiter un système de vidéosurveillance sur un établissement - ou une zone dans certains cas - défini comme « un lieu ouvert au public particulièrement exposé à des risques »[sic].
Selon nos calculs - et sans rentrer dans les détails qui feront l'objet de publications futures - 7856 caméras ont été autorisées pendant cette période sur 151 communes.
Chaque point détaille l'établissement concerné, le nombre de caméras (quand cela est spécifié), le responsable du système (maire, président, directeur·rice de sécurité, patron...), l'adresse (aussi imprécise soit-elle), le délai maximal de conservation des images (de 5 à 30 jours) tels que décrits dans les arrêtés publiés par la préfecture.
Pourquoi cette carte et comment l'utiliser ?Le but initial de cette carte, qui est amenée à évoluer, c'est de faire prendre conscience de l'étendue géographique de la vidéosurveillance sur le territoire d'un département, que ce soit en zone urbaine, périphérique ou rurale.
Elle peut également servir de base de préparation pour des cartoparties afin d'alimenter les bases et cartographies existantes telles que le site international Surveillance under Surveillance.
Le but de cette carte n'est pas de recenser avec exactitude les caméras présentes sur le territoire finistérien. Et cela pour plusieurs raisons :
- la géolocalisation est imprécise et basée sur les informations approximatives que la préfecture veut bien lâcher,
- autorisation d'installation ne signifie pas installation et exploitation effective et vice versa. Certaines caméras sont par exemple installées avant autorisation. D'autres caméras autorisées ne sont pas encore installées. Enfin certaines caméras sont et resteront installées sans aucune forme d'autorisation,
- la carte, dans sa version actuelle, ne recense que les arrêtées de l'année passée. Les autorisations étant accordées pour une période de 5 ans, il faudrait reprendre ce travail pour les 4 précédentes années.
On vous invite à vous rapprocher des collectifs existants, des associations de quartier sur vos territoires ou à en créer, à enrichir les cartes existantes de manière individuelle ou collective en participant aux cartoparties proposées, à interroger vos élu·e·s...
Le collectif Habiter & Lutter à Brest
habiteretlutterabrest chez systemli.org
Février 2026 : Habiter & Lutter à Brest - Lutter contre la vidéosurveillance / Reprendre la ville
Mars 2026 : Réponses aux candidat·es au sujet de la Police Municipale à Brest
Mai 2026 : Le premier flic, le sous-pref' et les racelards : vidéosurveillance à Brest
Le collectif Habiter & Lutter à Brest n'a pas de site web mais annonce les évènements où vous pouvez nous rencontrer sur les 2 agendas locaux Bourrasque Info et Mon Petit Ponant.
Nous ne nous réunissons pas de manière régulière mais vous pouvez nous écrire à habiteretlutterabrest chez systemli.org.