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Est-il vraiment bon de fêter tous les anniversaires ? Profitant du premier anniversaire du plan national « Osez l’IA », Anne Le Hénanff, ministre déléguée chargée de l’Intelligence artificielle et du Numérique, a réuni le 3 septembre à Bercy l’ensemble des acteurs mobilisés depuis un peu plus d’un an maintenant pour accélérer la diffusion de l’intelligence artificielle dans les entreprises.

"Quand on est très stressé, on a du mal à faire corps avec ses semblables, on est paranoïaque, on ne fait plus confiance à personne. Et ce salariat-là, c’est le salariat rêvé du grand patronat français", dénonce Nicolas Framont.
Cet article « Les bullshit jobs sont souvent des moyens de contrôler les autres salariés » est apparu en premier sur La Relève et La Peste.

Terence Tao, l'un des plus grands mathématiciens vivants, propose de déclarer certaines catégories de problèmes de maths « hors limites » pour les IA.
Quatre mois après avoir annoncé son projet, RELX a finalisé le rachat de Doctrine pour un montant non communiqué. La start-up française rejoint ainsi LexisNexis Continental Europe, Middle East and Africa, la branche régionale de LexisNexis & Professional.

Selon une étude menée par des chercheurs indépendants, des milliers d'agents IA d'OpenAI ont transformé pendant l'été un forum de développeurs allemand en salle de coordination clandestine.

Source :Compte Facebook, le 4 septembre 2026
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Contenu :
Tout est bon dans le cochon… surtout sa propension à être manipulé pour créer de la discorde. Voilà plusieurs années que des personnalités de droite et d’extrême droite s’inquiètent d’une soi-disant disparition du porc dans les espaces de restauration collective, comme la cantine scolaire et l’hôpital. Certains ont bien compris le caractère explosif du sujet et n’hésitent pas à l’utiliser pour générer de l’engagement sur les réseaux sociaux.
Des centaines de faux comptes publient des images entièrement générées à l’aide de l’intelligence artificielle pour booster les clics, et leur dernier coup viral est celui-ci : « Le porc devrait-il à nouveau faire partie des menus proposés dans les hôpitaux publics en France ? » Les publications ont enregistré des millions de vues et de « j’aime », et les commentaires abondent.
« Le porc doit être présent dans tous les restaurants et cantines publiques en France c’est un aliment essentiel dans la nourriture des européens et si les musulmans ne sont pas d’accord, alors qu’ils prennent leurs dispositions pour se nourrir suivant leurs traditions et coutumes !! », s’énerve un internaute qui, si l’on suit son raisonnement, oublie sans doute que ce n’est pas la seule religion à interdire la consommation de porc.
Pourtant, c’est entièrement faux, le porc n’a jamais été exclu des menus des hôpitaux publics en France. Quant à la petite musique qui sous-entend qu’une telle mesure aurait été prise pour contenter la population musulmane française, elle est d’autant plus fausse que de nombreux hôpitaux ne proposent pas d’alternatives halal alors même qu’ils en ont la tâche.
Du porc présent dans les menus de l’hôpital
Contrairement à ce que sous-entendent les dizaines de publications, le porc est bien présent dans les menus d’hôpitaux publics en France, comme Les Surligneurs ont pu le vérifier auprès d’établissements. On retrouve donc « sauté de porc à l’ancienne », ou encore « saucisse grillée » sur les menus.
La direction générale de l’offre de soins, issue du ministère des Affaires sociales et de la Santé, nous a confirmé qu’il n’y a jamais eu aucune interdiction de ce type. « Il n’existe aucun texte réglementaire, aucune instruction ministérielle, aucune consigne nationale visant à interdire ou à supprimer le porc des repas servis dans les établissements de santé. »
Les différents textes qui réglementent les services de restauration des hôpitaux publics exigent que les établissements servent des plats variés (quatre à cinq plats proposés à chaque déjeuner ou dîner), et qui respectent, au mieux, les goûts et l’état de santé des patients.
Depuis la loi Climat et Résilience du 22 août 2021, les établissements de santé doivent proposer un repas végétarien tous les jours : les patients ont donc la possibilité de se passer de viande – et donc de porc s’il est proposé au menu –, mais ce n’est qu’une alternative, pas une obligation.
La restauration collective, et donc dans les hôpitaux, doit aussi composer avec les objectifs de la loi Egalim qui fixe, elle, des objectifs de 50 % de produits durables dont 20 % de bio. D’après la dernière campagne de télédéclaration (à noter que seuls deux établissements sur cinq ont rempli cette déclaration), les hôpitaux en seraient encore loin : 4,1 % de bio et 16,8 % de produits dits « Egalim » pour les hôpitaux, rapporte un site professionnel des métiers de la restauration.
« Le patient hospitalisé n’est pas seulement un malade. Il est avant tout une personne avec des droits et devoirs »
Les hôpitaux doivent évidemment donner des repas en fonction des prescriptions alimentaires spécifiques établies par l’équipe médicale pour le patient, mais pas seulement. Une circulaire reconnaît dès 1995 que le « patient hospitalisé n’est pas seulement un malade. Il est avant tout une personne avec des droits et devoirs ».
Ainsi, l’hôpital doit respecter les croyances et convictions des personnes au sein de l’établissement. « Un patient doit pouvoir, dans la mesure du possible, suivre les préceptes de sa religion (recueillement, présence d’un ministre du culte de sa religion, nourriture, liberté d’action et d’expression … ) ».
Cependant, le Défenseur des Droits se penchait, en 2019, sur la difficulté pour un patient musulman à pouvoir recevoir une nourriture halal à l’hôpital alors même que ledit hôpital était en mesure de servir un repas confessionnel pour les personnes juives (casher).
Le Défenseur des droits avait estimé que cette « différence de traitement entre les patients de confession musulmane et les patients de confession judaïque est susceptible de constituer une discrimination fondée sur la religion ». Le même genre de scène a été décrit dans des articles de presse postérieurs, en 2024 sur le site de Mediacités, et en 2025 dans les colonnes de Mediapart.
L’hôpital cité par le Défenseur des droits (noté « Y ») ne niait pas la situation, mais arguait d’un problème financier non spécifique à l’établissement. « [Ce n’est] pas un problème que l’Y peut résoudre seule, et par ses propres moyens, sauf à employer deux mauvaises solutions : l’une consisterait à supprimer les plats casher au terme du marché, pour supprimer tout risque de discrimination des pratiquants d’une religion par rapport à une autre et donc n’offrir que des repas de substitution ; l’autre consisterait à augmenter ses coûts de restauration au détriment d’autres postes de coûts liés aux soins ».
Si la restauration collective à l’hôpital doit faire face à des défis, l’affirmation selon laquelle le porc aurait été interdit est complètement inventée et ne repose sur rien.
Auteurs :
Autrice : Clara Robert-Motta, journaliste
Relecteur : Etienne Merle, journaliste
Liens d’intérêts ou fonctions politiques déclarés des intervenants à l’article : aucun
Secrétariat de rédaction : Clara Robert-Motta, journaliste
L’article Non, le porc n’a jamais été exclu des menus des hôpitaux publics est apparu en premier sur Les Surligneurs.
Quand ?
Le 26 septembre de 15h à 22h
Où ?
Salle Olympe de Gouges 15 rue Merlin, 75011, Paris, France
L'association ACRIMED - Action Critique Médias fête ses 30 ans !
Avec Rima Hassan, Serge Halimi, Monique Pinçon-Charlot, Sandrine Rousseau, Lumi, Sophie Taillé-Polian, Ugo Palheta, Samuel Gontier, Sébastien Fontenelle, Sylvie Tissot...
Un village associatif et de médias indépendants avec Attac, Blast, Agone, AJAR, AMD, Arrêt sur images, Au Poste, Basta, Fred Sochard, Orient XXI, Profession Pigiste, SNJ, SNJ-CGT, Visa...
Rendez-vous le 26 septembre. Infos et programme complet à venir sur la Page Facebook
Quand ?
Le 17 septembre de 20h à 22h45
Où ?
Salle François Molé Place Firmin Gémier - Patrick Devedjan, 92160, Antony, France
Par Mathieu Dalmais, agronome, un des concepteurs de la Sécurité sociale alimentaire, pour l'accès à une alimentation saine et de qualité pour toustes, et le soutien à une agriculture durable.
Organisée par le Amis de la Terre du Val de Bièvre et Transition écologique Chatenay-Malabry.
inscription souhaitable ici
"J'ai vu des gens à 35 heures en énorme souffrance. Et des gens au forfait jour, le système un peu sans limite pour les cadres, qui allaient très, très bien. C’est pourquoi je dis souvent : « vous ne détestez pas le lundi, vous détestez la domination au travail »."
Cet article Semaine de 20 h : utopie radicale ou nécessité ? est apparu en premier sur La Relève et La Peste.
La volonté européenne de réduire sa dépendance aux géants américains du cloud - AWS, Google et Microsoft - rencontre un obstacle de taille : les besoins des armées. Plusieurs responsables européens de la défense s’opposent à certaines dispositions du futur « Cloud and AI Development Act » (CADA). Ils craignent que des exigences trop strictes en matière de souveraineté compliquent l’utilisation de technologies américaines indispensables à leurs opérations et à leur coopération avec l’Otan, rapporte le Financial Times.
Le Fonds d'indemnisation des victimes de pesticides (FIVP) a enregistré 1 044 demandes d'indemnisation en 2025, soit 6,8 % de plus qu'en 2024, selon son rapport d'activité publié vendredi 4 septembre. C'est un record depuis la création du dispositif. Parmi ces dossiers, 1 024 concernent des professionnels exposés aux pesticides et 20 des enfants exposés pendant la période prénatale. Le taux d'accord atteint 81,5 % pour les dossiers adultes et 72,7 % pour ceux concernant les enfants.
Les (…)
Avec la réélection d’un député et la conquête de deux villes du département la progression du RN inquiète de plus en plus dans le Loiret. Mais au-delà de l’étiquette officielle d’extrême droite des élus et des groupuscules propagent eux aussi les idées racistes et réactionnaires.
Drôle d'ambiance...
Orléans, préfecture du Loiret, a conservé la droite au pouvoir lors des dernières élections municipales. Serge Grouard, maire depuis 2001, n’a pas été inquiété par les partis d’extrême droite, aucun n’ayant accédé au second tour. Pourtant, il suffit de se pencher un peu plus sur les actions et déclarations du maire d’Orléans pour facilement se rendre compte que c’est aussi l’extrême droite qui l’a emporté à travers sa victoire.
En effet, l’islamophobie du maire d’Orléans est bien connue. Il y a déjà dix ans, en 2016, il écrit et partage publiquement une longue «lettre aux musulmans». Un texte dans lequel il déclare, à l’encontre de tout principe républicain, que nos concitoyens musulmans «ont plus de droits que de devoirs», et leur affirme que «Parce que vous êtes nouveaux sur la terre de France, c’est d’abord à vous de vous adapter à nous et non pas l’inverse».
Avant cela, en 2013, il refuse la création d’une école musulmane, au nom de la laïcité. Une valeur prétexte, qui ne lui importe plus lorsqu’il s’agit de participer ou de financer des évènements liés à la religion catholique. Serge Grouard a même fait voter une exception à la laïcité lui permettant de communier à la messe en écharpe républicaine à l’occasion des fêtes de Jeanne d’Arc.
Plus généralement, le maire d’Orléans est un adepte des sorties populistes et des plateaux de Cnews. Il déclare en 2024, lors de l’arrivée de sans-abris expulsés de Paris à l’occasion des JO, qu’ «Orléans n’a pas vocation à accueillir...
Le constat posé par les organisateurs est direct : le SEO d'hier ne suffit plus, et exister sur Google non plus. Il faut désormais être visible là où les IA répondent, citent et recommandent. C'est tout l'enjeu du GEO (Generative Engine Optimization), qui vient s'ajouter aux problématiques classiques de référencement naturel.
Pour cette édition 2026, les meilleurs experts SEO et GEO du marché viendront présenter des stratégies concrètes, des travaux de R&D et des méthodes inédites pour s'adapter à cette nouvelle donne.
Après deux éditions organisées au Parc des Princes, le Summit change de décor et prend ses quartiers à Disneyland Paris, pour une expérience présentée comme plus immersive.
Le programme évolue également. Le SEO seul ne suffisant plus à couvrir les besoins des professionnels de l'acquisition, l'événement s'élargit à l'ensemble des leviers : SEA, social ads, contenu, marketing automation et CRM, pour une vision plus complète de l'acquisition digitale.
Autre changement notable, le Summit passe d'une à deux journées complètes de conférences et de rencontres, l'ampleur des sujets à traiter ne tenant plus en une seule journée.
Le programme, encore en cours d'élaboration, réunit déjà de nombreux intervenants autour du SEO, du GEO et des autres canaux d'acquisition. Voici un aperçu des conférences annoncées à ce jour :
D'autres conférences seront annoncées prochainement. Le programme, les jours et l'ordre de passage définitifs seront fixés quelques semaines avant l'événement.
Découvrez le programme completDepuis 2017, du Grand Rex au Parc des Princes, les organisateurs affirment que les participants repartent avec des techniques et compétences qui n'étaient pas encore diffusées dans l'écosystème digital au moment de l'événement.
Selon les organisateurs, 2026 marque un tournant pour le référencement, avec des règles du jeu et des algorithmes en pleine réinvention. Moteurs de recherche, IA générative, réseaux sociaux, publicité en ligne, contenu vidéo, influence marketing, emailing, data et automatisation : chaque canal d'acquisition traverse ses propres évolutions.
Le SEO & GEO Summit 2026 est porté par trois organisateurs issus de l'écosystème SEO et digital français.
Trois formules sont proposées pour assister au SEO & GEO Summit 2026, avec un tarif préférentiel jusqu'au 1er octobre.
Le SEO & GEO Summit 2026 se déroule à Disneyland Paris. Toutes les informations sur l'événement sont disponibles sur seo-summit.com, où il est également possible de réserver sa place.
L’article "SEO & GEO Summit prend la direction de Disneyland® Paris les 15 et 16 octobre 2026" a été publié sur le site Abondance.
On expérimente pendant les rencontres radiorageuses donc le flux n'est pas en continu, si tu n'entends rien quand tu passes, n'hésite pas à repasser plus tard ;) ! Parce qu'on bidouille à heures approximatives et on sera là de sûr pour la nuit de la radio le 6 septembre à partir de 16h jusqu'à pas dheure !
en experimentation pendant les rencontres à l'antenne 3-7 septembre 2026
ou bien dans ton player préféré, visitez :
https://tribidou.radioasso.net
Voir en ligne : écoutez parfois on émet !!!
Les vendangeurs de Banyuls, dans les Pyrénées-Orientales, pour la plupart étrangers, n'arrivent plus à se loger dans la commune pour travailler. La faute à l'urgence climatique, aux incendies notamment, mais aussi à une mairie peu conciliante.
Banyuls-sur-Mer (Pyrénées-Orientales), reportage
La récolte vient de se terminer, le 28 août, et une vingtaine de saisonniers reprennent des forces à l'ombre, à deux pas du centre-ville touristique de Banyuls-sur-Mer, dans les Pyrénées-Orientales. (…)
Je ne sais pas si vous en avez déjà entendu parler, mais DNSforge est un résolveur DNS allemand qui a une particularité plutôt cool : il refuse de résoudre les noms de domaine qui sont liés à la publicité, au pistage et au malware. Cela veut dire que la pub n'est pas bloquée dans votre navigateur, elle n'arrive tout simplement jamais à lui.
En arrivant sur la home de DNSforge, vous pouvez voir quatre portes d'entrée, selon ce que vous voulez laisser passer. En mode normal, c'est le DNS par défaut, avec blocage des pubs, blocage des trackers et blocage des malwares. Cela représente environ 1,4 million de noms de domaine.
De son côté, le mode Hard vise les mêmes catégories, mais avec des listes de blocage bien plus agressives, ce qui couvre environ 2,8 millions de noms de domaine et surtout, aucune exception n'est tolérée. Et cela même si cela nécessite de péter des bouts de Facebook.
Clean, quant à lui, c'est une version identique au mode normal qui bloque en plus le contenu adulte et les jeux d'argent, ainsi que le mode SafeSearch forcé sur les moteurs de recherche et sur YouTube. C'est pour ça qu'il couvre 8 millions de noms de domaine. Mais ça ne veut pas forcément dire que ça protège mieux que le mode Hard.
Quant au mode Blank, c'est un DNS qui n'est pas filtrant, il laisse tout passer.
Pour ces listes de blocage, DNS Forge se repose sur des listes tierces rafraîchies chaque nuit, notamment celles de hagezi ou d'oisd. Mais en cas de faux positif, rassurez-vous, vous pouvez toujours signaler ça sur le forum.
Après, comme tout ce qui est gratuit, il y a un petit plafond : DNSForge accepte 100 requêtes par tranche de 10 secondes. Et si vous dépassez ce chiffre, c'est que vous bombardez trop le résolveur, et votre adresse IP sera bannie durant 900 secondes. Voilà, ça représente un quart d'heure durant lequel vous n'avez plus accès à aucun site web. Mais bon, si ça vous arrive, il suffit de rebasculer sur un autre DNS et vous êtes tranquille.
Après 100 requêtes par tranche de 10 secondes, moi je trouve ça plutôt large pour un utilisateur seul, mais c'est vrai que si vous avez toute votre maison qui sort derrière une seule IP, que ce soit vos ordinateurs, vos téléviseurs, vos applications, vos robots, etc., on peut y être très, très vite...
Reste la question qui compte quand on confie son DNS à un inconnu : peut-on faire confiance à DNSForge ? Est-ce qu'ils conservent nos requêtes ? Eh bien, leur site dit que non : "keine Aufzeichnung von Zugriffen". À voir maintenant si c'est vrai et pour cela, il n'y a qu'une réquisition judiciaire qui saura nous le dire un jour.
Je note quand même qu'en mai 2026, un utilisateur a réclamé un rapport de transparence sur le forum et la réponse qu'il a obtenue, raconte que la police et le BKA (Office fédéral de la police criminelle) ont envoyé quelques demandes, et que DNSforge n'a rien pu leur remettre, faute d'adresses IP et de logs.
Et surtout, DNSForge indique qu'aucune requête n'est censurée... Je pense par exemple à quand les ayants droit commencent à s'exciter un petit peu trop. Maintenant, si la zone grise vous gêne, allez voir DNS4EU , le résolveur public européen. Là, c'est clean, garanti sans logs et respectueux du droit européen.
Pour tester ce DNS allemand sponsorisé par les dons, vous collez dnsforge.de dans le DNS privé d'Android, ou son adresse DoH dans Firefox, Chrome ou Edge . Sur iOS par contre, il faudra installer un profil de configuration, ce qui est un peu plus contraignant. Sinon, vous pouvez opter pour les bonnes vieilles adresses IPv6 ou IPv4 mais là, tout passera en clair.
Et si ça coince, vous remettez vos anciens DNS et on n'en parle plus.
Source : dnsforge.de

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Sommaire Une séquence politique instrumentalisée au service d'idéaux réactionnaires Plus de policiers, toujours plus de policiers Les quartiers sous surveillance permanente Qui sont les quartiers ciblés ? Un bouc émissaire commode Des exemples concrets montrant que la répression policière ne permet pas d'apaiser les tensions La précarisation de la société par notre gouvernement mène à cette crise
Le scénario souvent le même : une fusillade éclate, l'indignation médiatique s'emballe, les responsables politiques se succèdent au micro pour promettre fermeté et moyens supplémentaires, notamment pour la police, et le cycle recommence quelques semaines plus tard. Cette répétition devrait, à elle seule, alerter : quand une politique produit inlassablement les mêmes échecs, il devient difficile d'y voir autre chose qu'un choix idéologique plutôt que stratégique.
Bien que cette situation soit complexe et relève de différentes échelles, du narcotrafic au simple dealer de rue, tout en touchant directement les habitant·es de certains quartiers, l'augmentation des moyens policiers mérite un regard critique. Loin de répondre aux enjeux du trafic de drogue, elle s'apparente, dans certains cas, à une véritable mise en siège des quartiers populaires concernés. Cette réponse politique se veut spectaculaire, calibrée pour rassurer une opinion publique inquiète, bien plus que pour s'attaquer aux causes réelles du phénomène.
La séquence actuelle de fusillades en lien avec le trafic de drogue a débuté le vendredi 21 août, lorsque deux individus ont tirés sur le commissariat Démosthène à Anderlecht. Ensuite 5 fusillades ont eu lieu entre le samedi 22 août et le mardi 25 août, principalement dans la commune de Saint-Gilles. Celles-ci ont été traumatisantes pour les personnes qui se trouvaient à proximité et les habitant.es des quartiers concernés. Une séquence politique instrumentalisée au service d'idéaux réactionnaires Très vite, ces incidents ont fait réagir le monde politique belge, menant ainsi les différents bourgmestres, ministres ou encore chefs de corps de zone de police à se renvoyer la balle sur leurs responsabilités en lien avec cette séquence de fusillades. Les déclarations dans la presse successives ont cependant menées à un consensus sur un point, qu'importe le bord politique : l'augmentation des moyens policiers et répressifs serait la clé pour garantir la sécurité des citoyens contre la criminalité occasionnée par le trafic de drogue.
« Il faut, ce qu'on appelle dans le langage policier, noyer le terrain avec du bleu et avec du noir » Bernard Quintin
Au-delà des prises de position des responsables politiques, cette séquence a également donné du grain à moudre à la droite et à l'extrême droite, tant francophones que néerlandophones. Celles-ci ont profité de ces fusillades pour renforcer des discours racistes et sécuritaires, en assimilant les quartiers touchés à des espaces de criminalité généralisée et leurs habitant·es à une menace. Plutôt que de s'attaquer aux réseaux, aux logiques économiques du narcotrafic et aux inégalités qui traversent Bruxelles, ces discours légitiment une surveillance accrue, des contrôles ciblés et une criminalisation toujours plus forte des populations déjà marginalisées.
C'est par exemple le cas du ministre président de la Région Bruxelles capitale, Boris Dilliès (MR), qui déclarait notamment que la surveillance des « quartiers les plus sensibles » en permanence par des drones de police serait une solution crédible. Plus de policiers, toujours plus de policiers Pour contrer les fusillades, le Conseil régional de sécurité a présenté mercredi 26 août une série de mesure pour « contenir les effets du narcotrafic à Bruxelles ».
Ce conseil a permis l'envoi de 40 policiers fédéraux en Région de Bruxelles capitale ainsi que le déploiement de 20 caméras mobiles dans des quartiers jugés comme sensibles. Boris Dilliès a également déclaré que la mise en place de couvre-feu dans certains quartiers était une éventualité. Une mesure qui, en pratique, punit collectivement l'ensemble des habitant·es d'un quartier, et qui n'a jamais fait la preuve de son efficacité contre des réseaux de trafic de drogue structurés.
« On est clairement dans une guerre de territoire » Bernard Quintin
A ces moyens supplémentaires s'ajoute le renforcement de de brigades de police de différentes zones de police bruxelloises en soutien à la zone « Bruxelles-midi ».
Cette présence renforcée ne se limite pas à l'arrivée de nouveaux effectifs, elle se traduit aussi par une occupation toujours plus visible de l'espace public par les brigades policières déjà présentes, transformant les quartiers concernés en territoires placés sous surveillance permanente.
Cette logique s'est encore illustrée le 28 août dernier, lorsqu'une « vaste opération anti-drogue » a mobilisé pas moins de 550 policiers et militaires dans différentes stations bruxelloises, un déploiement qui illustre bien la fuite en avant sécuritaire à l'œuvre : plus de policiers, plus de contrôles, plus de caméras, mais toujours la même absence de remise en question du modèle lui-même. On ne compte plus les vagues d'opérations « exceptionnelles » qui, année après année, redeviennent la norme sans jamais endiguer réellemment le problème ni permettre la sécurité des habitant.es de ces quartiers. Les quartiers sous surveillance permanente L'augmentation de la présence policière dans les quartiers concernés ne permet pas uniquement de répondre aux fusillades, elle participe également à l'installation d'un climat de tension permanente. En renforçant la présence policière et militaire, la vidéosurveillance et en démultipliant les contrôles, les habitant·es de ces quartiers deviennent doublement victimes de cette situation. Ils et elles sont à la fois les premières victimes des fusillades, mais aussi de la tension produite par ces formes de mise en siège policière, qui augmentent inévitablement le risque de contrôles au faciès et de violence policière sur des populations qui très souvent ne se sentent pas en sécurité quand elles sont au contact direct de la police.
Plus largement, ces politiques répressives ciblent de manière disproportionnée des populations déjà vulnérables et des minorités, ce qui participe à la criminalisation de certaines communautés et renforce les discriminations. La couverture médiatique et politique des fusillades bruxelloises, qui insiste sur la « guerre des gangs » et la « montée de la violence urbaine », n interroge pas le rôle des politiques d'abandon, du désinvestissement chronique dans l'éducation et les infrastructures publiques, ou de la précarisation croissante des jeunes de ces quartiers, autant de facteurs qui rendent le trafic de drogue attractif. Qui sont les quartiers ciblés ? Pour illustrer ce phénomène de contrôle politique et policier sur différents quartiers populaires Bruxellois, il est intéressant d'observer la répartition du niveau de revenus en fonction de la localisation des zones privilégiées par les forces de l'ordre dans la lutte contre le trafic de drogue. Au moment où cette cartographie a été produite, les forces de police bruxelloises mettaient en avant 17 « hotspots prioritaires », ou, 17 quartiers privilégiés dans le cadre de la lutte contre le trafic de drogue.
Cette cartographie dont la teinte de couleur « jaune » augmente à mesure que le niveau de revenu annuel diminue, est particulièrement parlante : l'ensemble des quartiers concernés par ces mesures policières possèdent les niveaux de revenus les plus faibles de la Région Bruxelles capitale. Aucun hotspot prioritaire dans les quartiers les plus aisés de la capitale, alors même que la consommation de cocaïne, par exemple, y est loin d'être absente. Un bouc émissaire commode Un autre ressort, récurrent, structure le discours politique autour de cette crise : le lien systématiquement établi entre immigration, en particulier « irrégulière », et trafic de drogue. Le procureur du Roi de Bruxelles, Julien Moinil, a par exemple attribué une partie du problème au fait que des personnes en situation irrégulière arrêtées pour trafic soient ensuite relâchées par l'Office des étrangers, y voyant la preuve que les réseaux criminels disposeraient ainsi d'une « main-d'œuvre gigantesque ». Le bourgmestre de Saint-Gilles, Jean Spinette (PS), a de son côté explicitement mis en cause la politique fédérale d'accueil des migrants dans ses prises de parole publiques. Plusieurs médias, dont certains ouvertement classés à l'extrême droite, ont même titré directement sur des « fusillades liées aux migrants ».
Cet argumentaire confond d'abord, deux catégories : le statut administratif d'une personne (avoir ou non un titre de séjour) et son implication, réelle ou supposée, dans un trafic. Que des personnes sans papiers se retrouvent surreprésentées dans les mailles les plus visibles et les plus exposées du trafic, n'a rien d'étonnant : ce sont les populations les plus précarisées, les plus exclues du marché du travail légal et les plus vulnérables à l'exploitation par des réseaux organisés qui occupent ces postes à haut risque et à faible profit.
Présenter cette surreprésentation comme la cause du trafic, plutôt que comme l'un de ses symptômes, revient à inverser la relation de causalité : ce n'est pas l'immigration qui produit le narcotrafic, c'est l'absence de statut légal, de droit au travail et de perspectives d'insertion qui rend certaines personnes plus disponibles pour occuper les échelons les plus exposés d'une économie criminelle qui, elle, préexiste largement à toute question migratoire.
Cet amalgame n'est du reste pas nouveau : il reprend une mécanique bien identifiée par la recherche sur les politiques de drogues, qui montre que les discours prohibitionnistes ont historiquement ciblé de façon disproportionnée des minorités et des populations déjà marginalisées, participant ainsi à la fois à leur criminalisation et au renforcement des discriminations à leur égard. Des exemples concrets montrant que la répression policière ne permet pas d'apaiser les tensions Cette instrumentalisation politique n'est pas propre à la Belgique. En France, le parallèle avec le plan « Place nette XXL » lancé dans les Bouches-du-Rhône, autour de Marseille, est particulièrement éclairant. Présenté comme une opération de « reconquête » des « quartiers de la drogue », il s'est traduit par des centaines d'arrestations et de saisies dans des cités comme la Castellane.
Pourtant, plusieurs habitant·es et élu·es locaux ont dénoncé une opération qui aurait fait plus de morts que le trafic lui-même, sans jamais parvenir à démanteler durablement les réseaux. Ce schéma se répète décennie après décennie à Marseille : des plans toujours plus violents et plus sécuritaires s'enchaînent, sans qu'aucun ne parvienne à résoudre les problématiques liées à la drogue.
Si la méthode échouait une fois, on pourrait y voir un accident de parcours. Qu'elle échoue inlassablement, plan après plan, gouvernement après gouvernement, relève d'autre chose : une politique qui n'est plus évaluée à l'aune de son efficacité, mais de sa seule visibilité médiatique.
Le constat vaut également pour la Belgique : la N-VA, très vocale sur le sujet ces dernières semaines, dirige la ville d'Anvers, l'un des points d'entrée majeurs de la cocaïne en Europe via son port, et depuis de nombreuses années, sans qu'aucune des mesures répressives mises en place n'ait réussi à enrayer le trafic.
Les mêmes partis qui, dans l'opposition ou depuis d'autres majorités, exigent toujours plus de fermeté, sont précisément ceux qui, là où ils exercent le pouvoir depuis le plus longtemps, n'ont rien pu, ou rien voulu, changer structurellement. La rhétorique sécuritaire semble ainsi moins destinée à résoudre le problème qu'à occuper le terrain politique. La précarisation de la société par notre gouvernement mène à cette crise Mise bout à bout, cette séquence dessine moins une politique de sécurité qu'un mécanisme qui s'auto-alimente. La progression continue de la violence liée au trafic, malgré des années d'intensification des moyens policiers, devrait suffire à elle seule à interroger sérieusement l'efficacité du tout-répressif. Elle sert au contraire, systématiquement, à justifier encore davantage de répression. C'est là tout le paradoxe d'une politique qui ne se corrige jamais : chaque échec devient l'argument pour redoubler d'efforts dans la même direction, plutôt que le signal qu'il faudrait en changer.
En parallèlle à cet investissement massif dans la machine répressive, le pouvoir régional bruxellois a décidé de supprimer les subsides d'aux moins 14 associations de prévention de risques liés à la consommation de drogue. C'est le cas de Modus Vivendi par exemple, qui a appris en juillet dernier que les services de drug checking et la centrale régionale d'achat de matériel stérile seraient supprimés dès janvier 2027.
« On ne peut pas prétendre améliorer la sécurité publique tout en supprimant les dispositifs qui permettent de prévenir les overdoses, les contaminations et les risques sanitaires. Cette décision est incompréhensible . » Catherine Van Huyck
Ce mécanisme ne fonctionne que parce qu'il s'accompagne, à chaque étape, d'un même tour de passe-passe : le déplacement de la responsabilité. Un déplacement vers les habitant·es des quartiers populaires, sommé·es d'accepter drones, couvre-feux et contrôles au faciès en échange d'une sécurité qui, année après année, ne vient jamais.
Un déplacement vers les personnes migrantes ou sans papiers, érigées en coupables d'un phénomène économique et social qui les précède largement.
Un déplacement, enfin, vers la « fermeté » comme horizon indépassable, qui dispense les responsables politiques d'avoir à rendre des comptes sur ce qu'ils n'ont, eux, jamais mis en œuvre : des moyens judiciaires à la hauteur, un investissement réel dans l'éducation et l'insertion des quartiers concernés, ou simplement l'examen honnête de ce que la recherche documente depuis des décennies sur l'inefficacité du tout-répressif. Ce sont des choix politiques, mis en place depuis des années, par des gouvernements successifs de tous bords qui cachent une soif de contrôle politique et policier sur certains quartiers bruxellois.
L'article Analyse critique de la répression autour des fusillades et du trafic de drogue est apparu en premier sur Bruxelles Dévie – Média indépendant bruxellois .
Le gérant de l'entreprise de traitement de déchets Locacil, à Feldkirch (Haut-Rhin), a été condamné le 2 septembre à dix-huit mois de prison avec sursis pour avoir pollué deux plans d'eau et un cours d'eau. La société devra, elle, payer 50 000 euros d'amende, auxquels s'ajoutent 1 050 euros de contravention. Le parquet avait initialement poursuivi l'entreprise et son dirigeant pour écocide, une première en France, mais le tribunal correctionnel de Strasbourg a finalement requalifié les faits (…)
Lire la suite - En bref / Pollutions , Eau , Justice
📚 Présentation du livre 'Lo sfruttamento della razza' avec Oiza Q. Obasuyi, débat à suivre (IT&FR)
(FR, IT qui sotto)
Racisme systémique, migrations et droits : ouvrir un espace de réflexion
Le CASI-UO, Incendiarie, Piola Libri et Info4Migrants vous invitent le 23 septembre au 198, rue de Mérode pour la présentation du livre Lo sfruttamento della razza d'Oiza Q. Obasuyi, et pour ouvrir ensemble un espace de réflexion autour des formes contemporaines du racisme systémique en Italie et de leurs liens avec le contexte belge.
À partir de son livre, Oiza Q. Obasuyi dialoguera avec Youssef Moukrim d'Info4Migrants autour de la race en tant que construction sociale, de l'exploitation du travail, des permis de séjour et de la différenciation des droits, de la citoyenneté, de la liberté de circulation et du profilage racial. Un échange qui permettra également d'interroger les différences et les liens entre l'Italie et la Belgique, notamment à travers les questions du colonialisme, des migrations et du racisme.
La soirée sera aussi l'occasion de parler d'une migration encore trop peu racontée : celle des personnes racisées qui quittent l'Italie.
Après le dialogue et un temps consacré aux questions du public, nous clôturerons la soirée par une assemblée collective : un moment pour partager idées, réflexions et envies, et réfléchir ensemble à la manière de faire vivre la dynamique initiée par cette rencontre, en construisant à Bruxelles un espace durable de réflexion, de solidarité et d'action.
L'événement se déroulera en italien, avec traduction simultanée en français.
📍 Local du CASI-UO et d'Incendiarie, rue de Mérode 198, 1060 Saint-Gilles
📅 Mercredi 23 septembre
🕕 Ouverture des portes : 18h | Début : 18h30
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(IT)
Razzismo sistemico, migrazioni e diritti : aprire uno spazio di confronto
Il CASI-UO, Incendiarie, Piola Libri e Info4Migrants vi invita il 23 settembre nel locale di Rue de Mérode 198 per la presentazione del libro Lo sfruttamento della razza di Oiza Q. Obasuyi, e per aprire insieme uno spazio di riflessione sulle forme contemporanee del razzismo sistemico in Italia e sulle loro connessioni con il contesto belga.
A partire dal libro, Oiza Q. Obasuyi dialogherà con Youssef Moukrim di Info4Migrant su razza come costruzione sociale, sfruttamento del lavoro, permessi di soggiorno e differenziazione dei diritti, cittadinanza, libertà di movimento e profilazione razziale. Un confronto che permetterà di interrogarsi anche sulle differenze e sulle connessioni tra Italia e Belgio, tra colonialismo, migrazioni e razzismo.
La serata sarà anche un'occasione per parlare di una migrazione ancora poco raccontata : quella delle persone razzializzate che lasciano l'Italia.
Dopo il dialogo e uno spazio dedicato alle domande del pubblico, chiuderemo la serata con un'assemblea collettiva : un momento per condividere idee, riflessioni, desideri e capire come dare continuità a questo incontro, costruendo uno spazio stabile di confronto, solidarietà e azione.
L'evento sarà in italiano con traduzione simultanea in francese.
📍 Locale del CASI-UO e di Incendiarie, Rue de Mérode 198, 1060 Saint-Gilles
📅 Mercoledì 23 settembre
🕕 Apertura porte : 18:00 | Inizio : 18:30
Chaque course peut être la dernière : un accident, un contrôle, un compte bloqué. À Bruxelles, Abdellah, livreur de repas à domicile, affronte les dangers d'un travail à la fois précaire et nécessaire pour s'en sortir. Entre exil politique, survie économique et engagement dans des collectifs, son parcours révèle l'exploitation au coeur du capitalisme de plateforme et le combat des livreurs pour défendre leurs droits et leur dignité.
La projection sera suivie d'une discussion avec le réalisateur Maxime Kouvaras, ainsi que deux protagonistes du film : Abdellah et Camille.
Infos pratiques :
Le jeudi 8 octobre de 18h30 à 20h30
Cinéma Vendôme — 18 Chaussée de Wavre — 1050 Ixelles Entrée à prix libre et sur réservationL’éditeur de logiciels canadien Thomson Reuters a annoncé, le 2 septembre 2026, que le piratage de sa plateforme de gestion des dossiers judiciaires C-Track avait provoqué une fuite « d’informations judiciaires sous scellés » et de données personnelles. L’incident a touché des tribunaux dans au moins douze États américains et un État canadien, essentiellement des cours d’appel, ainsi que la Cour suprême et la Cour supérieure des Îles Vierges américaines.
Thomson Reuters n’a précisé ni l’origine de la faille ni l’éventuelle attribution de l’attaque, et n’a fourni aucune estimation du volume de données concernées. L’éditeur a déclaré avoir découvert cette « activité non autorisée » le 30 juin 2026. L’enquête a établi que la fuite avait commencé en mars 2026.
Selon Thomson Reuters, les données personnelles concernées comprennent des noms, des dates de naissance, des numéros de sécurité sociale et de permis de conduire, ainsi que des informations médicales et relatives à l’assurance maladie. La société a souligné que la faille provenait de son propre environnement et ne résultait pas d’une défaillance des réseaux ou des SI des tribunaux concernés.
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L’European Payments Initiative (EPI), un consortium réunissant des banques et acteurs européens du paiement, a présenté, le 3 septembre 2026, les dernières avancées de sa solution de paiement Wero. En France, ce protocole a remplacé Paylib pour les transferts d’argent entre particuliers, directement d’un compte bancaire à l’autre et sans renseigner d’IBAN. D’ici la fin de l’année, toutes les banques commerciales actives en France seront compatibles avec Wero.
EPI souhaite désormais étendre son utilisation aux paiements en ligne. Le consortium a déjà déployé un bouton « Payer avec Wero » chez plusieurs partenaires et souhaite désormais le généraliser à tous les sites marchands. Cette option permet de payer en ligne par virement, sans passer par une carte bancaire. Elle évite ainsi les commissions des réseaux CB, Visa et Mastercard. EPI facture lui aussi des frais, mais à un niveau inférieur.
Wero présente également l’avantage d’être un protocole souverain, sans dépendance technologique vis-à-vis d’acteurs américains, contrairement à Visa, Mastercard, PayPal, Apple Pay ou Google Pay. EPI souhaite en faire la solution de paiement en ligne privilégiée dans l’UE.
Le consortium veut également s’imposer en magasin face à Apple Pay et Google Pay : une application dédiée permettra de régler ses achats depuis un compte bancaire, grâce à la puce NFC du smartphone ou à un QR code. À plus long terme, EPI veut faire de l’application Wero un portefeuille complet, intégrant moyens de paiement, documents d’identité, cartes de fidélité, tickets restaurant et titres de transport.
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Sensor Tower, société spécialisée dans l’analyse des téléchargements d’applications, a révélé, le 2 septembre 2026, la forte progression de MapQuest après le refus de l’app de géolocalisation de suivre une injonction de Donald Trump. Le 27 août 2026, le président des États-Unis, en pleine négociation commerciale tendue avec le Canada, a demandé le remplacement, dans les bases de données américaines, de « Lac Ontario » par « Lac America ».
Limitrophe des deux pays, le lac porte une dénomination d’origine iroquoise, « Ontario », qui a donné son nom à la province la plus peuplée du Canada, où se trouve la capitale fédérale, Ottawa. Google et Apple ont alors adopté « Lac America » dans leurs applications de cartographie, Maps et Plans.
Créé en 1996, le site de gestion d’itinéraires MapQuest a lancé une application de géolocalisation en 2009, à l’audience confidentielle. Elle totalise environ 25 millions de téléchargements depuis 2012, dont 97 % aux États-Unis. Google Maps atteint ce volume sur le sol américain en un mois, tout en étant présent nativement sur la majorité des smartphones Android.
Dès le 27 août 2026, MapQuest a annoncé qu’elle conserverait le nom « Lac Ontario », provoquant une forte hausse des téléchargements. Sur l’App Store américain, l’application est passée, entre le 28 août et le 1er septembre, de la 128e à la première place, toutes applications confondues. En cinq jours, MapQuest a cumulé, selon Sensor Tower, 632 000 téléchargements, soit 56 % de son total depuis le début de 2026.
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Réponse à quelques arguments courants en faveur de l’intelligence artificielle générative
Le 1er décembre 2025, l’Atelier d’écologie politique de Toulouse lançait un manifeste, aussitôt signé massivement par des membres de l’enseignement supérieur et de la recherche (ESR) et de l’éducation nationale (EN) déclarant adopter une posture d’objection de conscience face au déploiement des technologies d’IA générative (IAg) dans leurs institutions. Le manifeste, que nous vous incitons à signer, justifie cette position par trois considérations majeures : le gouffre énergétique et matériel qu’implique le développement de l’IA, et dans le contexte de crise climatique, son caractère écocidaire ; les désastres sociaux, géopolitiques, économiques qu’engendre cet accélérateur des infrastructures industrielles ; enfin le futur dystopique (désinformation, dépendance, attaques contre la démocratie…) que nous promettent les mégafirmes aux commandes du développement de l’IA. Depuis le lancement de ce manifeste, l’Atecopol (Atelier d’Écologie Politique de Toulouse) s’est lancé dans un travail politique et pédagogique non seulement remarquable mais absolument indispensable. Nous n’entrevoyons qu’une minime partie des conséquences que pourrait avoir l’éclatement de la bulle financière liée à l’IA, mais les manifestations du réchauffement climatique – qu’accélèrent à une vitesse inouïe les data centers nécessaires à l’IA – sont, cet été, d’ores et déjà très concrètes. C’est ce qui nous amène à reproduire, avec son autorisation, l’argumentaire détaillé produit par l’Atecopol. Comprenant 12 réponses à des objections entendues régulièrement (au-delà de la cantine ou de la salle des profs), il constitue un outil précieux pour mener le combat contre l’adhésion à toutes sortes de mythes et de mensonges. Il contribue aussi et surtout à construire un autre imaginaire politique, à dessiner un monde différent que celui que nous promet l’IA : entreprise à laquelle le Collectif Les mots sont importants s’associe pleinement.
Le 1er décembre 2025, l’Atelier d’écologie politique de Toulouse lançait un manifeste, aussitôt signé massivement par des membres de l’enseignement supérieur et de la recherche (ESR) et de l’éducation nationale (EN) déclarant adopter une posture d’objection de conscience face au déploiement des technologies d’IA générative (IAg) dans leurs institutions. Le manifeste, que nous vous incitons à signer, justifie cette position par trois considérations majeures : le gouffre énergétique et matériel qu’implique le développement de l’IA, et dans le contexte de crise climatique, son caractère écocidaire ; les désastres sociaux, géopolitiques, économiques qu’engendre cet accélérateur des infrastructures industrielles ; enfin le futur dystopique (désinformation, dépendance, attaques contre la démocratie…) que nous promettent les mégafirmes aux commandes du développement de l’IA. Depuis le lancement de ce manifeste, l’Atecopol (Atelier d’Écologie Politique de Toulouse) s’est lancé dans un travail politique et pédagogique non seulement remarquable mais absolument indispensable. Nous n’entrevoyons qu’une minime partie des conséquences que pourrait avoir l’éclatement de la bulle financière liée à l’IA, mais les manifestations du réchauffement climatique – qu’accélèrent à une vitesse inouïe les data centers nécessaires à l’IA – sont, cet été, d’ores et déjà très concrètes. C’est ce qui nous amène à reproduire, avec son autorisation, l’argumentaire détaillé produit par l’Atecopol. Comprenant 12 réponses à des objections entendues régulièrement (au-delà de la cantine ou de la salle des profs), il constitue un outil précieux pour mener le combat contre l’adhésion à toutes sortes de mythes et de mensonges. Il contribue aussi et surtout à construire un autre imaginaire politique, à dessiner un monde différent que celui que nous promet l’IA : entreprise à laquelle le Collectif Les mots sont importants s’associe pleinement.
Lire le contre argumentaire précédent
Réponse courte : objecter ce n’est pas déserter, et ce n’est pas non plus une stratégie individualiste ; c’est pour nous un moyen de garder sa liberté de réflexion et d’organisation collective, face aux injonctions et autres arguments d’inéluctabilité.
La publication du Manifeste a entraîné plusieurs réactions critiques, dont certaines émanent de personnes qui nourrissent également des inquiétudes vis-à-vis de l’IAg telle qu’elle se développe aujourd’hui, c’est-à-dire selon les projets des acteurs de la Big Tech. Plusieurs critiques reprochent ainsi au Manifeste (et à son addendum) de se méprendre sur la nature de l’IAg, suggérant que dans des conditions économiques différentes (une IAg qui ne soit pas aux mains des Big Tech) et moyennant quelques innovations technologiques (une « IAg frugale »), cette technologie pourrait être un vecteur d’émancipation collective (pour les versions ayant un penchant accélérationiste) ou tout simplement utile (pour les versions moins idéologiques). A ce titre, elles critiquent la stratégie du manifeste articulée autour de la notion d’objection de conscience (OdC) face à l’IAg, au motif que celle-ci conduirait à « en abandonner le contrôle au capitalisme ».
D’autres voix critiques – par exemples issues des syndicats – disent se reconnaître pleinement dans les arguments que développe le manifeste pour motiver une résistance à l’IAg dans l’éducation nationale (EN) et l’Enseignement Supérieur et la Recherche (ESR), mais jugent que l’OdC s’apparente à une approche individualiste du problème, incapable de contribuer à une transformation radicale de nos institutions et à un changement politique au sein de la société.
Que ce soit donc pour réorienter l’innovation technologique majeure que représente l’IAg vers des voies plus souhaitables que celles promues par la Big Tech, pour « désarmer l’IA » ou pour dépasser le capitalisme, la stratégie qui sous-tend le manifeste ferait, selon ces critiques, fausse route.
C’est à ces différentes critiques que ce paragraphe entend répondre. Pour ce faire, commençons par dissiper d’éventuels malentendus et précisons ce que l’OdC à l’IAg n’est pas.
Objecter n’est pas déserter : c’est probablement parce que l’OdC s’est la plupart du temps manifestée dans des contextes graves et dramatiques sous la forme d’un refus de faire la guerre, qui a pu se traduire pour certain.es objecteur.ices par un acte de désertion, que plusieurs critiques ont considéré que nous invitions à déserter la bataille culturelle qui se mène autour de cette technologie. Pourtant, comme l’a expliqué Guillaume Carbou, l’un des co-auteurs du Manifeste, dans un texte de réponse à ces critiques, cette lecture « prête une intention au Manifeste qui n’y est pas du tout affichée, à savoir celle de se retirer du débat politique par une simple attitude de ‘non usage’ individuel et puriste. Bien au contraire, le manifeste indique clairement que l’enjeu est d’ouvrir des espaces de débat et d’action à propos de la place et du rôle de nos institutions face à l’IA générative et à la numérisation du monde en général. » Concrètement, les co-auteur·ices du Manifeste n’ont jamais été aussi acti·f·ves sur ce sujet, sollicité.es et mobilisé·es dans leur institutions que depuis sa publication.
L’objection de conscience à l’IAg n’est pas une stratégie. L’OdC est une posture qui affirme et visibilise un désaccord avec la tendance générale de déploiement de ces technologies que l’on peut observer dans l’ESR et l’EN – celle-ci prenant parfois la forme d’une injonction à « monter dans le train » de l’IA – en revendiquant un non-usage. Cette posture ne saurait constituer une stratégie dans la mesure où il n’a jamais été envisagé qu’une somme de non-usages individuels puisse endiguer le développement de l’IAg dans nos institutions (et encore moins éroder efficacement les structures du technocapitalisme). Dit autrement, et comme nous l’avons écrit en divers endroits, la posture d’OdC à l’IAg n’est pas une fin, mais un moyen. Si cette posture relève à l’évidence d’un choix personnel et d’une pratique individuelle, ce refus individuel ne s’inscrit pas dans une approche individualiste. En effet, cette posture ne prend sens que dans la mesure où elle traduit une volonté de résistance à l’imposition de ces technologies, celle-ci se matérialisant dans des actions collectives qui ne se cantonnent pas au non-usage.
Tentons maintenant de définir la posture d’OdC à l’IAg. Et d’abord, pourquoi avoir adopté et proposé cette posture ? La position d’OdC constitue l’aboutissement d’un processus de réflexion, qui s’inscrit dans la continuité de la critique de la numérisation de l’éducation : nous critiquons le recours non questionné aux formats numériques d’enseignement et l’accueil enthousiaste fait aux innovations numériques comme autant d’innovations pédagogiques qui seraient nécessairement porteuses d’un progrès. L’arrivée de l’IAg dans le monde de l’enseignement a réactivé et amplifié les raisons qui présidaient à cette critique. Nous, co-auteur·ices du Manifeste avions conscience que le déploiement de ces technologies dans le monde de l’enseignement (et plus largement dans d’autres sphères sociales), allaient provoquer d’immenses dégâts humains, sociaux et environnementaux. Nous avons alors ressenti un profond malaise face aux discours dominants, qui mêlaient enthousiasme, fascination et résignation, mais convergeaient tous vers une invitation, voire une injonction, à intégrer l’IAg dans nos métiers. Ainsi, alors qu’un bouleversement majeur se produisait, nous étions réduit·es à une position d’impuissance et de résignation car – cela était répété à l’envie – « qu’on le veuille ou non, l’IA est là, il faut s’adapter ». La seule alternative à une participation active au processus de déploiement des IAg étant d’être un spectateur impuissant, mis hors-jeu.
Face à ce dilemme apparent et aux discours qui brandissaient l’argument de l’inéluctabilité dès lors que l’on pointait les lourds problèmes associés à ces technologies, la position d’Objection de Conscience nous a semblé être la seule tenable.
Exprimer son OdC est d’abord un moyen pour retrouver une liberté de penser et une liberté de parole. En assumant et en affichant cette position de désaccord, on participe à l’émergence d’une communauté qui partage tout à la fois un profond malaise face à la dynamique de déploiement de l’IAg et une volonté de ne pas s’y résigner. Cela nous a paru être une première étape nécessaire pour envisager des actions collectives, qui auront pour objectif de résister à la vague sans se couper des réalités sociales, dans l’ESR, l’EN et ailleurs : oui l’IAg existe et est utilisée par les étudiant·es et les personnels, oui elle est (en partie) là, mais ce n’est pas une raison pour simplement accompagner le mouvement.
En effet, nous vivons actuellement un moment singulier où ces technologies sont sur le point de profondément modifier de nombreuses pratiques sociales, mais où ces changements sont en train de se faire. Il est aujourd’hui parfaitement possible d’infléchir les trajectoires de déploiement de l’IAg dans l’ESR et l’EN, avant qu’elle ne devienne ancrée dans les usages et les habitudes. Ainsi, au lieu d’en accélérer le « bon usage », comme nous y invite la tendance actuelle, il paraît plus urgent de borner et de limiter drastiquement son emploi, d’en interdire l’utilisation pour des activités jugées clés (l’interdiction de l’usage de l’IAg pour la rédaction d’un mémoire de thèse ou pour la production d’un rapport de thèse n’est par exemple, à notre connaissance, pas encore intégrée dans les chartes des écoles doctorales), développer des formations aux risques que représentent ces technologies (voir la section « Que dire aux étudiant.es ? »), etc. Il s’agit là d’objectifs encore parfaitement atteignables aujourd’hui, pour peu que l’on s’accorde sur le fait qu’ils sont désirables, ce qu’entend affirmer la posture d’OdC.
https://lmsi.net/Oui-mais-moi-j-utilise-de-temps-en-temps-ChatGPT-ou-DeepL-donc-je-ne-me-sens
Appel à construire une force populaire

A présent, la catastrophe est là. Et les plus fragiles d’entre nous tombent en premier :
Plus de 7 300 mort·es dans les canicules de cet été, selon un bilan encore provisoire : des personnes âgées, en situation de handicap, des familles précaires dans des logements où l’on étouffe, celleux qui travaillent dehors, ou qui dorment dans la rue. Des paysan·nes regardent leurs champs brûlés, leurs récoltes perdues, leurs troupeaux en difficulté. Des infirmièr·es tiennent à bout de bras des hôpitaux qui suffoquent. Des pompièr·es affrontent des méga-feux devenus la norme, et on leur refuse jusqu’aux moyens de nous protéger.
Face à cela, que font Macron et ses gouvernements ?
Ils répriment. À chaque mobilisation, une seule réponse, toujours la même : plus de police, de prisons, de surveillance et moins de droits, de libertés. Une logique répressive, autoritaire et raciste. Un permis de tuer offert aux forces « de l’ordre » pendant qu’on ampute les moyens de la sécurité civile, du soin et de la transition. Ils choisissent la fuite en avant : Loi « d’urgence » agricole pour autoriser une fois de plus les insecticides tueurs de biodiversité, installer des méga-bassines et des méga-fermes, pour une poignée d’agriculteurs industriels. Asphyxie budgétaire des services publics utiles et généralisation de l’austérité pour tou.tes, au profit de la course à la guerre et de la militarisation de la société et de l’école. Pendant ce temps, les profits de la caste des ultra-riches, qui fabriquent la catastrophe et en tirent fortune (augmentation des prix de l’énergie, capitalisme «vert»…), sont farouchement protégés.
Alors ne demandons plus, contraignons-les !
N’attendons rien des gouvernements, ni des multinationales : construisons, ensemble, le rapport de force qui les obligera à faire ce qui est nécessaire pour affronter le dérèglement climatique. Pour protéger et soutenir, particulièrement celleux qui sont déjà les plus impacté·es.
Ils voudraient nous maintenir divisé·es séparé·es, chacun·e dans son coin, dans sa colère. Mais c’est le même système qui écrase les quartiers populaires, qui épuise les soignant·es, qui ruine les paysan·nes, qui brûle les forêts et assèche les rivières. Face à ces oppressions systémiques, nos luttes doivent aussi devenir systémiques. Avec une réponse commune : un peuple qui se défend, qui se rassemble largement et qui se lève.
Nous, militant·es, écologistes, féministes, antiracistes, syndicalistes, antivalidistes, mobilisé·es pour l’environnement, les droits, la justice sociale, nous appelons à faire front. Par les assemblées populaires, la grève, les blocages, la désobéissance civile, et les occupations.
Dès la rentrée, faisons converger toutes nos colères.
Le 15 septembre devant le ministère de l’Économie, pour une loi de finances à la hauteur de la crise. Le 26 septembre, marchons partout, pour le climat, le vivant, la paix et la justice sociale. A l’issue des manifestations, participons aux centaines d’assemblées. Le 29 septembre, soyons en grève avec toute la fonction publique et les pompièr·es. Le 3 octobre, convergeons dans l’Orne, devant Syngenta, contre les pesticides et pour les vivant·es.
Mobilisons-nous le 20 septembre contre le permis de tuer, les 24 et 25 octobre contre le congrès du rassemblement national à Orléans.
Toutes ces luttes, sont des appuis qui contribuent à construire un rapport de force en mesure de gagner face aux milliardaires, aux multinationales et aux gouvernements et qui nous permettront dans une année d’élections de contrer l’accès des extrêmes droites au pouvoir, facilité par les forces réactionnaires du grand patronat, de la droite et de la macronie.
Faisons grandir tout au long de l’année ce pouvoir populaire.
Partout, appuyons chaque mobilisation, amenons le plus grand nombre à la discussion et à la convergence, faisons vivre des assemblées, occupons des places, des ronds-points et transformons ces lieux en la maison commune de nos luttes. Soutenons-nous les un·es les autres : caisses de solidarité, entraide face à la répression, comme face aux catastrophes.
Faisons naître un véritable pouvoir populaire. Organisons-le, structurons-le, renforçons-le. Et préparons, dès maintenant, la possibilité d’un blocage généralisé du pays.
Faisons du 1er mai 2027 celui du peuple, des opprimé·es et des travailleureuses.
Un 1er mai anticapitaliste, contre l’exploitation, la précarité et la misère. Un 1er mai populaire, pour le climat, le vivant, la paix et les justices sociales. Un 1er mai féministe contre le patriarcat, pour l’égalité entre les femmes et les hommes, pour les droits des personnes LGBTQIA+. Un 1er mai antivalidiste, contre toutes les exclusions. Un 1er mai antifasciste, contre tous les racismes, l’islamophobie, l’antisémitisme, la négrophobie et la rromophobie. Un 1er mai de solidarité internationale, contre les guerres impérialistes, le colonialisme, les génocides…
Le soir de ce 1er mai, à l’issue des manifestations, occupons les places. Et gardons-les jusqu’au soir du second tour de l’élection présidentielle.
Si les extrêmes-droites ou tout autre pouvoir réactionnaire l’emportent, soyons là, ensemble, pour entrer en résistance.
Si une candidature de rupture l’emporte, soyons là pour l’appuyer et la déborder.
Sans un pouvoir populaire, nous ne pourrons lever les freins institutionnels mis en place par Macron et son monde, ni faire respecter les promesses de rupture. Souvenons-nous de 1936 : ce ne sont pas les urnes seules qui ont arraché les congés payés et la semaine de quarante heures, mais les grèves et les occupations qui ont suivi.
Arrachons une vie digne et heureuse pour toutes et tous, dans un monde vivable.
Vous avez un dossier plein d'enregistrements de réunions, d'entretiens ou de notes vocales que vous avez dictées en marchant, et vous ne les avez jamais réécoutés. Forcément, réécouter doit se faire en temps réel, et un fichier baptisé REC_20260812_143301.m4a ne permet pas forcement de savoir de quoi ça cause... Alors que faire ?
Hé bien le projet Speakr s'attaque exactement à ce problème. Vous y déposez vos fichiers, ou vous enregistrez directement depuis le navigateur en captant le micro, le son du système, ou les deux mélangés. Et en sortie, vous récupérez un texte en clair, cherchable, découpé par intervenant, avec un résumé et les actions à retenir.
Et si vous cliquez sur une ligne du texte transcrit, la lecture se lancera à cet instant précis. Mais Speakr va encore plus loin grâce à sa fonctionnalité Inquire. Grâce à ça, plus besoin de farfouiller dans un enregistrement. Vous posez simplement une question à toute la bibliothèque d'un coup du genre "qu'est-ce qu'on avait décidé sur le tarif, et qui n'était pas d'accord ?".
Un mode agent optionnel, encore en bêta, va même lire les enregistrements concernés un par un avant de répondre, avec des liens numérotés qui ouvrent chaque extrait à la seconde citée. Et chacun décide si ses résumés et ses notes privées sont lisibles par cet agent.
Reste la question qui fâche, parce que le projet se vend comme un truc auto-hébergé, donc privé. Et en creusant un peu, je me suis rendu compte qu'il y avait quand même des choses qui sortaient de la machine. Il y a d'abord la transcription, qui envoie l'audio au moteur qui le transforme en texte. Et celui du texte ensuite, qui expédie la transcription au modèle qui écrit les résumés, les titres et les réponses du chat.
Et dans la configuration de base, les deux usages IA pointent chez un tiers : une clé OpenAI pour l'audio, une clé OpenAI (ou OpenRouter) pour le texte. Votre serveur, lui, ne stockera que des fichiers...
Alors, il faudra bien penser, si vous voulez que ça reste en local, à brancher Ollama à la place d'OpenAI et OpenRouter. Mais couper celui de l'audio se paiera car pour réussir à transcrire de l'audio, il vous faudra quand même une bonne carte graphique et un gros modèle Whisper comme expliqué dans le guide d'installation .
Sans carte, ça tourne quand même, rassure-vous, mais ce sera plus lent.
Pour le reste, c'est du Docker avec SQLite ou PostgreSQL, 2 Go de RAM annoncés pour l'application seule, et tout ce qu'on attend d'un truc qui s'utilise à plusieurs : comptes, authentification unique, partages, API et webhooks signés.
C'est sous licence AGPLv3, doublée d'une licence commerciale pour ceux qui ne veulent pas s'y contraindre.
Niveau outils semblables, il y a Scriberr, dont je vous ai déjà parlé , transcrit en local sans jamais rien envoyer dehors, mais son auteur vient d' annoncer une pause dans le développement . On a aussi l'application Meetily , qui elle, vise le poste de travail plutôt que le serveur d'équipe, et réserve la séparation des voix à son offre payante. Et si c'est de la dictée en direct sur Mac dont vous avez besoin plutôt que d'exploiter des enregistrements déjà faits, j'ai codé Kassis pour ça, qui reste en local lui aussi.
Alors finalement, pourquoi ne pas donner sa chance à Speakr ?
Il y a deux jours encore, OpenAI publiait un post concernant Astra, son futur prochain modèle qui aurait atteint un niveau inédit en cybersécurité. Ses capacités seraient suffisamment avancées pour qu’OpenAI ne puisse plus exclure le franchissement de son seuil de risque « critique ». Pour mémoire, ce seuil correspond à la capacité de découvrir et d’exploiter des failles zero-day, voire de concevoir et d’exécuter de manière largement autonome une cyberattaque complexe. Astra aurait notamment découvert deux vulnérabilités inconnues pendant ses évaluations.
Piller l'océan, non pas pour nourrir des humains… mais des poissons d'élevage. Tel est l'horizon vers lequel le secteur de la pêche se dirige, alerte l'ONG Changing Markets dans un rapport publié le 3 septembre, en partenariat avec l'université de Colombie-Britannique (Canada). D'après leurs projections, si l'aquaculture augmente sa production de 75 % d'ici à 2040 — comme le prévoit l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture —, près de la moitié (46 %) des poissons (…)
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I’m going to do a substantive post on Jim Comey’s selective and vindictive challenge (motion to dismiss, response, reply).
But first I want to look at a particular rebuttal Comey makes that may provide larger lessons about DOJ’s weaponization in the last year.
Comey’s reply spends a lot of time rebutting DOJ’s general response (in which DOJ had US Attorney Ellis Boyle write an affidavit disclaiming he had any animus to Comey, and then claimed that you must prove that a prosecutor himself had animus; this is how DOJ defeated Hunter Biden’s meritorious vindictive prosecution motions). It also dismantles one after another of Boyle’s (or perhaps Stan Woodward’s — I’ll come back to that) dumb misrepresentations.
In Comey’s Motion to Dismiss, a very long section lays out the history of politicization in Trump’s DOJ generally and against Comey specifically (but of course Comey was always at the center of it). That section makes a two-step argument about timing: The investigation was renewed after the EDVA case flopped, and then it was charged as Todd Blanche auditioned for the Attorney General job starting in April.
Days after the district court’s dismissal of the indictment, Director Patel publicly stated that the FBI and DOJ were “not done” and “ha[d] numerous options to proceed” against Mr. Comey. Kash Patel Reveals FBI, DOJ Executing ‘Multiple’ Options on James Comey, Newsweek (Nov. 29, 2025), http://perma.cc/XV4L-KYRW.
[snip]
And in April 2026, President Trump suggested that the government was continuing to investigate Mr. Comey, stating that Mr. Comey was a “dirty cop” and “we’re not gonna stand for it.” Jennifer Bowers Bahney, Trump Says ‘I Don’t Know’ If There’s Any Evidence Against Top Dem He Wants to Indict, Yahoo News (Apr. 13, 2026), https://perma.cc/PH3H-D3RC.
That same month, President Trump fired Attorney General Bondi, reportedly because “she couldn’t deliver on his agenda, including the effort to prosecute some of his political enemies.” Monica Alba et al., As Comey is indicted, Trump is said to be happy with acting Attorney General Blanche, NBC News (Apr. 29, 2026), https://perma.cc/P3W5-8E85. The President named Mr. Blanche as Acting Attorney General. In mid-April 2026, President Trump reportedly told Mr. Blanche that he was “audition[ing]” for a permanent appointment as Attorney General. Katelyn Caralle, Top White House officials encouraged potential Bondi replacement to make case to Trump for AG job: Sources, Fox News (Apr. 11, 2026), https://perma.cc/6YM9-FWZ8. Mr. Blanche responded by “ma[king] it clear to senior White House officials that he plans to move more efficiently than Ms. Bondi against Mr. Trump’s targets.” Glenn Thrush et al., Todd Blanche Targets Trump’s Enemies Amid Jockeying to Lead Justice Dept., N.Y. Times (Apr. 24, 2026), https://perma.cc/2EXZ-47SA. He embraced President Trump’s September 2025 post, stating the President’s instruction to the former Attorney General that “JUSTICE MUST BE SERVED” should make Americans “happy.” Laura Jarrett & Ryan J. Reilly, Todd Blanche Says Americans Should be ‘Happy’ Trump is Deeply Involved in DOJ, NBC News (Apr. 14, 2026), https://perma.cc/T8JE-FERA. “At Mr. Blanche’s urging,” the DOJ moved quickly to effectuate the President’s wishes. Thrush et al., Todd Blanche Targets Trump’s Enemies,supra. Mr. Blanche “g[ave] the green light” to investigations into Cassidy Hutchinson (a former White House aide who testified about President Trump’s involvement in the January 6, 2021 riot), Democratic fundraising platform ActBlue, and civil rights organization the Southern Poverty Law Center. Id.
Mr. Blanche also “plan[ned] to revive” efforts to prosecute Mr. Comey after the “botched attempt” in the Eastern District of Virginia. Id. To that end, Mr. Blanche “creat[ed] a special position” within the DOJ for Joseph diGenova, a longtime Trump lawyer who had previously advocated for Mr. Comey’s prosecution. Paul Sperry, Russiagate Prosecutor Calls Audible on ‘Grand Conspiracy,’ WFMZ (June 25, 2026), https://perma.cc/JG84-K2WQ. Mr. Blanche “put [Mr. diGenova] in charge” of investigating a supposed grand conspiracy against President Trump involving Mr. Comey. Thrush, Todd Blanche Targets Trump’s Enemies, supra. Previously, Ms. Bondi had “got[ten] in the way” of these efforts. Id. This appointment followed the removal of a career prosecutor from the case. Charlie Savage & Alan Feuer, U.S. Installs a Trump Loyalist to Lead ‘Grand Conspiracy’ Case Into Trump Foes, N.Y. Times (Apr. 18, 2026), https://perma.cc/YG9V-MTNQ.
The DOJ also set its sights on prosecuting Mr. Comey for his seashells post from a year earlier. As Attorney General, Ms. Bondi had reportedly “pushed her team to keep pursuing” the Eastern District of Virginia case against Mr. Comey, “concluding that [the] case was significantly stronger than potential charges based in North Carolina.” Carol Leonnig & Fallon Gallagher, ‘Seashells’ Case was on Back Burner Until Bondi Fired as AG, say sources, MS Now (Apr. 30, 2026), https://perma.cc/S8VG-M89S. As Deputy Attorney General, Mr. Blanche had reportedly urged caution in prosecuting Mr. Comey for his seashells post. Thrush, Todd Blanche Targets Trump’s Enemies, supra. But with Ms. Bondi ousted and Mr. Blanche seeking a permanent appointment as Attorney General, “the ‘seashells’ case gained new steam,” and “Blanche’s aides instruct[ed] Boyle to seek a grand jury indictment of Comey.” Leonnig & Gallagher, supra.
A passage ten pages later (which appears in the argument about law) picks up that narrative where it left off and describes that you don’t generally let people who threatened the President to sit out there for most of a year.
Nonetheless, with the Eastern District of Virginia indictment dismissed and Mr. Blanche needing to please President Trump during his “audition,” Mr. Blanche’s aides “instruct[ed] Boyle to seek a grand jury indictment of Comey.” See supra p. 16.
The government’s revival of a fruitless investigation based on political expediency evidences the impact of animus on the decision to prosecute. Where the “government ha[s] followed unusual discretionary procedures in deciding to prosecute,” those aberrant procedures provide strong evidence that the prosecution was brought for an improper reason. United States v. Greene, 697 F.2d 1229, 1236 (5th Cir. 1983). Generally, when law enforcement becomes aware that an individual has threatened the President, officials act quickly to charge and arrest that individual. See, e.g., United States v. Lang, No. 3:25-cr-409 (D.S.C. filed Mar. 4, 2025) (15-day delay); United States v. Carillo, No. 5:24-cr-16 (W.D. Va. filed Aug. 2, 2024) (6-day delay); United States v. Butler, No. 7:22-cr-46 (W.D. Va. filed Dec. 7, 2022) (6-day delay); United States v. Merryman, No. 1:22-cr-50 (D. Md. filed Feb. 10, 2022) (1-day delay); United States v. Henthorn, No. 5:19-cr-8 (N.D. W. Va. filed Jan. 22, 2019) (4-day delay). Had Mr. Comey’s post been assessed as a true threat, the government’s normal process would have led it to act quickly here as well. Instead, the indictment took 348 days.
Boyle’s response ignores a great many points Comey raised in the longer narrative, ignoring even the things Kash Patel or Todd Blanche said in public as if they were Fake News, and focuses on the first step of that process — what happened after the EDVA case flopped. But he responded to the one about timing. That long delay only proves the seriousness of the investigation, Boyle claimed.
Comey’s arguments about prosecutorial delay also miss the mark. If anything, such delay militates against any suggestion of vindictiveness, because it confirms this was a genuine investigation. Regardless, courts do not flyspeck the timing of criminal investigations beyond applying (when appropriate) the five-year statute of limitations that Congress established. See 18 U.S.C. § 3282(a). That is because separation of powers principles preclude district courts from second-guessing how efficiently criminal investigations have unfolded, at least absent any indication of strategic delay aimed at prejudicing a defendant.
The “(when appropriate)” is a nice tell: because the Grand Conspiracy investigation into Comey is doing all sorts of crazy things to get around statutes of limitation.
Anyway, that comment set up this rebuttal from Comey: Nothing you did in the interim made it into the search warrant or response.
The record belies the government’s claim (at 25) that its 348-day delay in seeking the indictment “confirms this was a genuine investigation.” Not a single piece of evidence cited by the government in its oppositions or search warrants was obtained in the ten months between June 2025 and the issuance of the indictment on April 28, 2026. Instead, nearly all the government’s evidence—including the post itself, Mr. Comey’s novel, and texts from Patrice Comey and Person1—stems from the week the post was published (May 15-22, 2025). See Dkt. 54 at 3-11. Other evidence cited by the government, such as its interview with former mafia member Salvatore Gravano, was collected after the indictment issued—and so cannot possibly explain the government’s delay in seeking that indictment. See id. at 9
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Although some courts have hesitated to apply the presumption pretrial, none of their animating reasons exists here. Most notably, courts are reluctant to presume vindictiveness if the sole indication is the addition of new charges after a defendant invoked routine pretrial rights, because “[i]n the course of preparing a case for trial, the prosecutor may uncover additional information that suggests a basis for further prosecution.” Goodwin, 457 U.S. at 381; see, e.g., Villa, 70 F.4th at 711. Here, by contrast, only the initial indictment is at issue, and the government cites no additional evidence learned post-dismissal of the Virginia indictment that prompted this one; to the contrary, its investigation developed only powerful exculpatory evidence (such as the absence of “86” as a synonym for “kill” in mob prosecutions). See supra p. 12. And while it is true that defendants “routinely” invoke procedural rights pretrial, Goodwin, 457 U.S. at 381, Mr. Comey’s successful challenge to the Virginia prosecution, which undermined the functioning of an entire U.S. Attorney’s Office, was far from routine.
That argument — and the secret filing about something that happened on April 27, the day before the indictment — made me go back and re-read the affidavit Pat Fitzgerald did accompanying the original motion to dismiss, and sure enough that’s true: A September search, Fitzgerald notes — done at the request of an AUSA — for any instances of a violent connotation to 86 in the cases Comey pursued. A November search in one mob trial. Another November search of another one. Then, Fitzgerald’s affidavit and the exhibits note, that search plus a series of interviews resume in April — a search on April 14, another the night before the indictment, and then a bunch of stuff in May, after the indictment, which obviously could not have influenced the charging decision.
All that reflects very differently on Comey’s motion to suppress two warrants, which is one reason I want to focus on this. FBI Agent April Floyd didn’t mention the work she and others had done in September or November in the March search warrant for Jim Comey’s Apple account, which is part of Comey’s complaint. Nor did she mention the exculpatory things DOJ’s key witness — the person who hates Comey but nevertheless only came to view 86 47 as a threat after they listened to Rudy Giuliani rant about it — said. Floyd did an interview on April 13 with that person, and still didn’t include most of it in the search affidavit because they didn’t say what Floyd wanted them to say, which may be why Floyd interviewed a Secret Service agent on April 20 to manufacture a claim Dave Kelley had withheld information because he didn’t give them information they had not asked for. This timing argument supports an inference that Floyd’s omissions were not just material (and they undoubtedly were, with respect to the key witness), but served to hide how DOJ found nothing when they investigated this last year but then decided to revisit the case again in April, during the period Todd Blanche was auditioning to be Attorney General.
And April Floyd obscured that they had looked hard but found nothing in order to get a warrant from Apple — a warrant to obtain material for which someone got a preservation order as the EDVA collapsed last fall and again before Judge Colleen Kollar-Kotelly “allowed” DOJ to destroy the evidence they had deliberately violated Jim Comey’s attorney-client privilege to access that information last year.
Floyd’s omissions are important for that reason. They show that DOJ found nothing last year and dropped the investigation and then renewed it when Blanche took over as Acting AG, yet still had not gotten what DOJ claims is inculpatory, the interview with Sammy the Bull, before indicting. And, as Comey noted, DOJ never bothered to read the returns obtained with that March 23 warrant, which Floyd claimed she needed to determine Comey’s state of mind when he posted the seashells photo and also to obtain the metadata for the photo that the very same warrant claimed Dave Kelley had been trying to withhold, before indicting.
Moreover, Mr. Boyle’s affidavit underscores that something irregular appears to have happened in April 2026, after Mr. Blanche became the Acting Attorney General. Mr. Boyle avers that: “Leading up to the decision to present the evidence to the grand jury, the prosecution team reviewed all evidence collected up to that point.” Dkt. 53-1 ¶ 11; see Opp. 24. But the discovery record shows that while the government had collected Mr. Comey’s Apple iCloud account, it proceeded to indict before it had the opportunity to review the materials collected. See Suppl. Aff. of Patrick J. Fitzgerald, filed concurrently under seal.
“The Indictment was approved and obtained before the agents or prosecutors had access to the communications or their contents,” AUSA Tim Severo told Pat Fitzgerald in June, and that delay couldn’t have been because of a filter team — the excuse Todd Blanche made at his indictment press conference — because they didn’t filter known attorney communications.
Floyd got a warrant claiming she needed it to investigate, but she didn’t use that material do basic things necessary to weigh whether a crime had been committed.
And all this gets into personnel issues, the way in which Trump’s DOJ serially move prosecutors around in a bid to get Comey prosecuted.
I’ve put a timeline of some of them below (I’ll go back and fill them in later). But one line in Comey’s motion to dismiss is key — and fairly coy. He states, relying on this Bloomberg story, that Boyle loaned two AUSAs to the EDVA case, “at least one” of whom oversaw the seashells case; the quotation here is from Bloomberg.
Ms. Halligan received assistance in her prosecution efforts from Ellis Boyle, installed two months earlier as interim U.S. Attorney for the Eastern District of North Carolina. Ben Penn, Top Comey Prosecutor Parroted Trump on Way to Targeting His Foe, Bloomberg Law (Apr. 30, 2026), https://perma.cc/5ZL9-CTSP. After no career prosecutors joined Ms. Halligan’s prosecution of Mr. Comey, “[Mr.] Boyle loaned two of [his] office’s more seasoned . . . prosecutors” to the Eastern District of Virginia prosecution. Id.; see Notices of Appearance, United States v. Comey, No. 1:25-cr-272 (E.D. Va. Oct. 6, 2025), Dkt. Nos. 17, 18. “At least one” of these prosecutors was investigating Mr. Comey’s social-media post while working in the Eastern District of North Carolina. Penn, supra; see supra p.10. 3
3 Both of these prosecutors resigned from the DOJ in January 2026.
This is all very coy. In neither the MTD nor Pat Fitzgerald’s affidavit does Fitzgerald describe who this AUSA is.
On May 21, 2025, an Assistant United States Attorney (“AUSA”) in the Eastern District of North Carolina (“EDNC”) wrote to a Secret Service agent that “I’ve been ordered to open this case in EDNC.” Ex. A. [012063]
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22. In September 2025, at the request of an EDNC AUSA, the FBI searched its Sentinel system—a database of all FBI investigations and information going back decades—for the purpose of determining whether Mr. Comey was exposed to a violent interpretation of the term “86” at the FBI:
But the documents show who that AUSA is: Gabriel Diaz is the guy who was ordered to open this investigation back in May 2025.

And Diaz was still working the case on September 18, when he asked the FBI to see if 86 came up in Sentinal files.

Boyle — who might be fun to play poker with, or even more fun to see cross-examined by any of the superb lawyers defending Comey — filled in some of the blanks that Comey’s coyness elicited.
1 Prior to my time as U.S. Attorney, in May 2025, AUSA Gabriel Diaz was assigned to handle the investigation of Comey in EDNC related to this case. After the indictment in the EDVA, AUSA Diaz was detailed to EDVA to assist with the criminal prosecution of Comey in that district. Although AUSA Diaz initially handled some of the initial investigations on this matter, he stopped working on this case after his detail to the EDVA occupied the majority of his time in October 2025 and November 2025. And as of late December 2025, AUSA Diaz is no longer a prosecutor in this office.
That implies Nate Lemons, the other AUSA farmed out to EDVA, did not do any work on this case. I wonder what he was doing instead?
And at least per Boyle, Diaz left before January; he left in December, around the time DOJ was fiddling with Dan Richman’s attempt to unring the bell of the privilege violations that Lemons and Diaz had participated in in EDVA.
The other parts of this timeline worth noting are the way Matthew Petracca (whom Boyle implies did not have a role in the prosecutorial decision, which is one of many reasons Boyle’s affidavit is dogshit) was put in charge of presenting the case to the grand jury two days before doing so, and left the team no more than 16 days afterwards, when Todd Blanche started colluding with the mob to sustain this investigation.
The lone signatory on the indictment was Matthew Petracca, an Assistant U.S. Attorney with a background in state Medicaid fraud and little federal criminal experience. Penn, supra. Mr. Petracca was hired by U.S. Attorney Boyle and reportedly joined the office only months before seeking the indictment, “after more experienced lawyers in the office investigating the sea shells post . . . left the case.” Penn, supra. 4 Mr. Petracca has since withdrawn from the case and transferred to the Civil Division. Dkt. 16.
4 Mr. Petracca converted from a Special Assistant U.S. Attorney to Assistant U.S. Attorney in the Criminal Division effective April 26, 2026, two days before the indictment. Fitzgerald Aff. ¶ 42.
The really important detail, however, involves Stan Woodward.
For reasons that aren’t at all clear to me, Stan Woodward and his counselor appears in DOJ’s selective prosecution response.
STANLEY E. WOODWARD, JR. Associate Attorney General
W. ELLIS BOYLE United States Attorney
ANNA L. EDWARDS Counsel to the Associate Attorney General
/s/ Timothy M. Severo
TIMOTHY M. SEVERO
Now that I realize that though, I suspect Woodward wrote much of this filing; he is well practiced in writing things for an audience of one, the guy paying the bills. And the DOJ response cites a lot of case law, but also includes things Trump would want to see, such as citations to Judge Tanya Chutkan’s ruling in US v Trump that Joe Biden hadn’t ordered up the prosecution of Trump, a case that bears no likeness to this one.
But Woodward’s involvement is important because he’s the one who swooped in and tried to unfuck the mess Lindsey Halligan made of Dan Richman’s effort to get his devices back.
Stan Woodward is the one on the hook for reading Comey’s privileged materials, and then making efforts so DOJ could reconstruct those privileged communications by obtaining a new warrant directly from Apple.
Woodward is still around, doing the dirtiest work in Todd Blanche’s corruption factory.
May 21: Gabriel Diaz ordered to open seashells case in EDNC.
August 7: Ellis Boyle appointed.
August 11: Ellis Boyle sworn in.
September 18: Diaz does first search for 86 in Gambino files, CCs FAUSA Phil Aubart.
October 6: Nate Lemons and Gabriel Diaz file notice of appearance in EDVA.
October 12: Lemons applies for Filter Protocol.
November 11: April Floyd opens seashells case as full investigation.
November 17: DOJ obtains first preservation order from Apple; Floyd receives Secret Service file.
November 24: Judge Currie dismisses the EDVA case.
November 26: Dan Richman moves to get DOJ to delete his records.
January 2026: Both Lemons and Diaz resign from DOJ.
January 2, 2026: Stan Woodward files notice of appearance in Richman suit.
January 5, 2026: Ellis Boyle nominated.
January 20: Lindsey Halligan resigns.
February 20: Judge Kollar-Kotelly permits DOJ to delete materials from Richman; DOJ obtains second preservation order from Apple.
March 23: Agent Floyd obtains warrant for Apple materials preserved after EDVA case.
April 2: Pam Bondi fired; Joe DiGenova explains it is because of Grand Conspiracy probe.
April 13: Aubart and Floyd interview Person-1.
April 14: FAUSA Phil Aubart submits more search terms for Sentinal.
April 17: Blanche appoints Joe DiGenova to run Grand Conspiracy.
April 20: Joe DiGenova sworn in.
April 24: Matthew Petracca still Special AUSA.
April 26: Petracca made AUSA.
April 27: Something secret happens; Ellis Boyle’s nomination sent to Senate.
April 28: Jim Comey indicted in North Carolina.
May 11-15: Petracca moves off the case to Civil Division.
May 13: Aubart interviews Sam Gravano.
May 18: Ellis Boyle confirmed.
May 20: Sealed document in Richman suit; April Floyd obtains warrant for Google.
May 22: Sealed document in Richman suit.
June 3: Todd Blanche nominated.
June 5: AUSA Tim Severo explains that no one from the investigative team reviewed the Apple returns before the indictment.
June 18: Sealed document in Richman suit.
August 10: Todd Blanche confirmed.
The post Flyspeck! DOJ Has Nothing — Except Todd Blanche’s Audition — to Explain Why They Sold Seashells by the Seashore appeared first on emptywheel.

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Vêtements, maquillage, chaussures... pendant près de trois ans, Romy, 26 ans, a multiplié les achats en ligne payés en plusieurs fois, raconte Frustration. Sans se rendre vraiment compte qu'elle s'endettait lentement : à chaque début de mois, son maigre salaire était amputé de 450 €.
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Source : Meydan TV - Azerbaïdjan
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Source : Frustration
Critique de l'humanitaire et son monde : un texte publié par Terrain Vague - 1er septembre 2026
Comme le travail médical et humanitaire, l'action sociale est de plus en plus confrontée à l' urgence, alors même que l' essence de sa mission d'écoute ou de lien social demande du temps. L'urgence lui impose une réponse rapide face au mal-logement, à l'asile, aux VSS, aux problèmes de santé ou au chômage. Plutôt que de faire taire ces crises qui sont autant de signes de ses défaillances, l'Etat semble préférer les assumer et organiser leur prise en charge, en co-gestion avec le monde associatif. Que cache cette intervention humanitaire providentielle ? Il faut moins y voir une tentative de l'Etat de s'améliorer en continu que d'évacuer les problèmes sociaux structurels en les traitant comme des urgences. Avec l'urgentisation du social, l'Etat a trouvé une manière de relativiser ses failles ; il les noie dans le spectacle du traitement de leurs effets. L'urgence apparaît domestiquée, acceptable et organisée par une gouvernementalité humanitaire s'étendant de l'Etat à l'associatif et alliant délicatement compassion et rationalisation, aide et condition, intégration et exclusion.
NOYER LES CAUSES DANS LES SYMPTÔMES
Pour l'Etat (et celleux qui souhaitent l'améliorer), reconnaître des urgences comme le sans-abrisme, le chômage, l'accueil des exilé-es, les violences faites aux femmes ou aux personnes LGBT+ permet de déplacer l'attention des causes vers les symptômes de l'urgence. Plusieurs tactiques de décentrage et donc de déresponsabilisation sont alors à l'oeuvre :
1.SPECTACULARISER
La mise en spectacle de la violence et de la prise en charge des inégalités et des crises sociales occultent leurs origines que sont le travail, le capitalisme, l'Etat ou ses frontières. Elle permet de répondre à quelques situations - souvent médiatisées comme le plan Grand froid à Paris ou l'accueil massif de migrant-es ukrainien-nes - plutôt qu'à toutes. Lâcher du lest par-çi par-là, pour mieux régner sur la totalité. Conjointement, la mise en urgence d'un sujet laisse induire qu'il est possible de sortir de l'impuissance : de la crise peuvent émerger des victoires. Il ne s'agira jamais d'augmenter réellement nos libertés mais d'insertions professionnelles, de régularisations ou d'indemnisations. L'aide d'urgence permet de digérer les revendications sociales, de légitimer l'intervention institutionnelle et de perpétuer l'illusion de la prise en charge de nos besoins. Une stratégie reprise souvent inconsciemment par les cadres associatifs et autres gestionnaires de l'urgence pour éviter la délicate perspective de la transformation radicale de la société, peu propice aux dons, aux subventions ou aux votes.
2. INDIVIDUALISER
Le décor une fois posé, le décentrage de la cause vers le symptôme s'opère ensuite en ignorant les origines structurelles et les rapports de domination pour préférer individualiser et moraliser leur responsabilité. Du côté des pouvoirs publics, c'est par exemple la critique de travailleurs sociaux maltraitants plutôt que celle d'un travail qui rend violent ou encore, d'hommes errants menaçants plutôt que l'abolition des frontières qui précarisent. Du côté des associations, une exclusion de certains individus violents de leurs dispositifs d'aide, une moralisation de la question politique avec des bons et mauvais points militants ou une concentration de la critique sur des “grands méchants” (Bardella, Bolloré, etc.), bien plus fédératrice qu'une critique de la démocratie et de son travail, de la gauche, de ses centres de rétention administrative (créés par Mitterand) et de ses frontières.
3.TRANSFORMER EN DÉRIVE... OU NORMALISER
Puis quand un rapport systémique de domination n'est plus ignorable ou que la défense se complique, la stratégie du pouvoir peut être d'en reconnaître la dimension structurelle tout en la traitant comme crise et dérive, donc en l'évacuant aussitôt comme un “dysfonctionnement” corrigeable. La diversion vers les “dérives” s'accompagne de nouvelles explications, bien loin de leur radicalité première, et de mesures dont l'objectif n'est pas un changement de structure, mais d'un retour à la normalité. La pirouette fait céder du terrain mais seulement pour un temps. Ainsi, les causes de la misère des SDFs sont souvent naturalisées comme une fatalité (quand elles ne sont pas attribuées à ces mêmes individus), comme une externalité négative malheureuse d'un système capitaliste imparfait mais “le moins pire qu'on ait”, ce qui permet alors d'évincer toute critique du travail ou du capital qui pourtant les met à la rue. Plutôt que de viser la transformation de la société ou la sortie du capitalisme, on cherchera à réduire et à contenir les violences familiales, les cercles vicieux de l'alcoolisme ou les imperfections du marché du travail, en renversant ces symptômes comme des causes premières de nos urgences. Quand l'Etat parle de problèmes managériaux, de plans d'investissements à mener, de santé mentale ou de perte de sens à corriger, le monde associatif peut lui revendiquer un manque de moyens à combler (pour continuer de faire plus ou moins la même chose, toujours en moins pire) ou pointer du doigt un manquement au droit, ce même droit qui structure et légitime par ailleurs les dominations de l'Etat et de sa justice. L'associatif cherchera souvent plus à en corriger les “abus” qu'à dépasser leurs structures. On chantera “un toit c'est un droit” et conclurons nos manifestations après des mises-à-l'abri ou des régularisations, aussi temporaires que cycliques. Comme si les rafles de personnes exilées, leurs encampements et leurs refoulements aux frontières de l'Europe n'étaient que des dérives. On scandera “Vérité et justice”, comme si les meurtres policiers n'étaient que des bavures à faire reconnaître par la Justice, que le droit était du côté de l'émancipation, que deux siècles de démocratie capitaliste étaient réformables.
4.NOYER LE TOUT DANS LE TOUT
Enfin, le décentrement de la cause vers le symptôme s'achève en noyant l'urgence dans l'urgence, en la multipliant de telle façon qu'il n'y en ai plus vraiment, ou que l'on s'y habitue. Pour bien laver son linge, il suffit de le mélanger et de laisser tourner la machine. Gérer l'urgence c'est en faire non plus une temporalité extraordinaire, mais la modalité normalisée de l'action, sociale ou humanitaire. Saturer l'espace public de crises concurrentes aux effets spectaculaires, les multiplier et les traiter avec la même énergie jusqu'à ce que cette importance de tout ne veuille plus rien dire. Une urgence de tout qui s'auto-institue, s'autonomise et s'annule dans un même geste.
L'urgence sidère par la gravité et le spectaculaire de ses symptômes : des violences s'exercent, des campements sont érigés, des situations dégénèrent, des gens meurent. La dramatisation et le lexique guerrier soutiennent alors leur gravité, que ce soit pour affronter le coronavirus, le chômage ou le terrorisme ou en parlant de “crises migratoires”. A la “War on drugs” américaine, Darmanin renchérit par la “Bataille de Stalingrad“. L'information nous vient par l'image qui clive ou qui fédère, toujours autour d'affects et d'indignations universelles comme la souffrance ou les Droits de l'Homme, inlassablement récupérés par les pouvoirs en place qui se placent en pompiers de leur propre incendie. Sidérante, l'urgence émeut et indigne autant qu'elle paralyse et immobilise ; elle pousse soit à la tétanie, soit à l'action immédiate de palliation, à la panique, aux pulsions conservatrices et aux réflexes humanitaires, pour le moins pire plutôt que contre le tout.
Tout comme la surinformation désinforme, l'empilement des crises produit une concurrence des urgences qui empêche toute politisation globale des problèmes. Ce que l'on attendait hier de l'avenir et des grands projets révolutionnaires semble davantage exigé dans le présent, heureuse nouvelle s'il était moins un présent de la résignation, du moins pire et de la réforme qu'un présent de l'expérimentation de la liberté et de la révolte. Irrémédiablement, la réponse à tous ces problèmes est un Etat plus fort et plus progressiste, appelé de nos voeux à chaque élection. Ou de nouvelles personnes providentielles comme a pu l'être Emmanuel Grégoire et tant d'autres, auto-proclamé pourfendeur des violences faites aux enfants et du sans-abrisme. C'est lui qui, lorsque le sujet des SDF reviendra chaque hiver comme une urgence, déclenchera des “plans Grand Froid” alors qu'iels seront expulsé-es et mourront dans la rue le reste de l'année.
SAUVER POUR NE RIEN CHANGER
Cette temporalité cyclique de l'urgence sociale traduit une politique de la pitié qui se déclenche surtout à l'approche du pire, donc généralement de la mort. Pour faire objet d'indignation consensuelle dans l'opinion publique, la mortalité doit être spectaculaire et imminente : noyade en Méditerranée, enfants à Gaza, victimes du SIDA ou mort-es dans la rue. Contrairement aux rêves droitsdel'hommistes, l'urgence n'est jamais universelle, traitée de manière inconditionnelle. Elle dépend d'une reconnaissance politique, en réaction à une situation dramatique ou par anticipation de son aggravation potentielle. Toujours a postériori, par calcul du nombre de morts acceptables. Comme si la mort n'était inacceptable que dans certaines situations d'injustice, celles où les victimes ne méritaient vraiment pas leur situation. Comme si la mort constituait l'ultime et unique garde-fou moral capable de contraindre à l'intervention, la seule chose contre laquelle l'opinion publique peut encore s'indigner, à ceci près que toutes les morts ne semblent pas se valoir. En outre, ce n'est même plus tant le décès d'une personne sans-abri qui émeut en tant que telle mais l'espace que son événement occupe dans l'actualité, la politique se faisant plus que jamais celle de l'émotion.
À l'instrumentalisation de la compassion par les politiques publiques et caritatives qui invitent au secours plutôt qu'à la révolte s'ajoute un répertoire d'actions lié au sauvetage par l'intégration. La morale humanitaire semble indiquer de prendre soin des individus, sufisamment pour les sauver de la mort et maintenir leur capacité productive mais suffisamment peu afin d'éviter l'émergence d'autres possibles. Les mettre à l'abri aux quatres coins de la France dans des hébergements d'urgence éphémères pour les isoler et tuer leurs luttes. Atténuer la souffrance pour ne rien changer, parler d'exclusion pour ne pas parler d'inégalités, de racisme ou de pauvreté, parler d'inégalités, de racisme ou de pauvreté pour ne pas parler du capitalisme ou du travail. Individualiser les malheurs plutôt que les penser en termes de dominations, parler de traumas à soigner plutôt qu'interroger leurs origines, montrer de la compassion face aux souffrances plutôt que d'interroger la justice de l'Etat et des organisations qui s'y réfèrent. La lutte pour l'autonomie et la liberté s'effacent devant le langage humanitaire des pouvoirs publics.
Cette dépolitisation par l'urgence est entretenue en bout de chaîne par nos organisations militantes qui pour vivre ou se faire connaître jouent le jeu de la spécialisation des crises et des politiques publiques en investissant une “cause” comme l'enfance, les VSS ou le sans-abrisme. Etat, partis ou associations traitent chaque cause d'urgence au cas par cas, occultant leurs origines systémiques liées à l'organisation du travail, aux rapports de domination, à la captation des richesses ou l'organisation de la dépendance économique qui peuvent expliquer chacune de ces urgences. Puisqu'aller plus loin dans la critique signerait la fin de leurs financements, de leur légitimité voire de leur existence, les associations et organisations militantes se contentent généralement d'un plaidoyer de réforme et en appellent finalement toujours à un capitalisme plus inclusif plutôt qu'à son renversement.
La faim, le mal-logement et les différentes violences sociales sont pourtant les résultats du capitalisme. Ce qu'il y a derrière ces urgences, ce sont des écarts répétés et grandissants entre le revenu et le coût de la vie, du surendettement, des expulsions de plus en plus fréquentes et d'autres processus anti-sociaux et inégalitaires nourris par l'Etat, son monde économique, sa démocratie et ses organisations “gestionnaires malgré elles”.
NORMALISER L'URGENCE, LÉGITIMER L'INTERVENTION
En inscrivant les souffrances sociales comme dérives à soigner, l'Etat et les pouvoirs associatifs justifient ainsi mieux leur propre intervention. L'Etat efface non seulement sa responsabilité à la source mais s'auto-institue dans le même mouvement comme seul calmant légitime. En bon gestionnaire de sa propre crise, ses plans contre les VSS, ses aides sociales et autres fumisteries rejouées à chaque élection légitiment son existence ainsi que celle de ses différents acteurs de la gestion de l'urgence, qu'ils soient politiques, humanitaires, ingénieurs ou militaires. Normalisée, l'urgence est renversée et récupérée comme élément de pacification : il ne s'agit plus de lutter mais d'être solidaires, ensemble pour le moins pire. C'est la nature même de l'Etat, qui quand il ne peut pas se trouver d'ennemis extérieurs pour fédérer autour de guerres, doit se tourner vers des ennemis intérieurs à expulser ou des urgences à pallier. La crise justifie la mise en place de moyens extraordinaires comme les camps, les statuts administratifs précaires, les centres de rétention ou de nouvelles formes de dépendance (plans de régularisation, aides sociales etc) qui sont autant d'outils de pacification sociale. Une intervention naturalisée, non questionnable et même souhaitée : il en va de la survie des gens ! Pendant l'état d'urgence sanitaire lié au Covid-19, la police a pu punir sans passer par un juge grâce à l'usage massif d'amendes forfaitaires, qui ont particulièrement été appliquées dans les quartiers pour les maintenir dociles. À Paris, des formations et des assermentations express ont été données aux services de sécurité des bailleurs sociaux (le Groupement parisien inter-bailleurs de surveillance) pour permettre aux gardiens de patrouiller dans les résidences HLM, dresser des procès-verbaux face aux “incivilités” et faire respecter les mesures de confinement. Les exceptions du droit d'un Etat d'urgence permanent. Dans le même mouvement, l'intervention associative prend tout son sens. Par la gestion des urgences, la question sociale cesse d'être pensée en termes de rapports de classe ou d'affinités révolutionnaires pour être fragmentée en bénévoles “soutiens”, salarié-es expert-es et “publics” bénéficiaires, selon le vocable symbole de cette asceptisation et victimisation des luttes. Là où émergeaient les idées d'entraide, de conflictualité ou d'autonomie populaire apparaissent subventions, expertise, prévention, accompagnement, évaluation et partenariats. Distribution alimentaire sans espace politique, atelier CV plutôt qu'organisation collective, participation symbolique des “premier-es concerné-es” ou communication humanitaire basée sur des témoignages plus que sur des ouvertures d'espaces autonomes… On nous soutiendra que ces compromissions ou que l'aide à l'intégration (par le travail et les papiers) avant la révolution vient des “premier·es concerné·es”, alors que tout est fait dans la société et dans les organisations d'aide d'urgence pour que les plus précaires n'aient ni le temps ni l'espace de demander autre chose que l'aide humanitaire. Et que nous, “soutiens”, travaillions - potentiellement salaire à la clé - à réparer des symptômes qui donnent du sens à notre militance. C'est ainsi tout un système de représentation de nos besoins qui est validé sous couvert d'humanisme, occultant d'autres perspectives d'entraide, de questionnement, de collectivisation et d'autonomie. L'organisation de l'urgence agit ici comme extension de la démocratie représentative qui nous prive de nos moyens d'organisation et de subsistance. Ce sont nos cadres étatiques ou sociaux qui décrètent nos urgences et débloquent nos aides, ou nous-mêmes qui finissons par devenir nos propres cadres, que ce soit par quête de sens, par croyance de pouvoir faire mieux de l'intérieur ou par “nécessité”.
Ces renversements remplacent la défense conflictuelle de l'infinité de nos désirs par l'écoute, la médiation et la réparation de nos problèmes. Plutôt que de produire une critique de l'Etat, de nouvelles formes d'entraide ou de renoncement au travail, l'énergie militante est captée par le travail social, qui individualise et psychologise les problèmes.
L'urgence substitue l'entraide qualitative par l'aide quantitative : les bon·nes gestionnaires évaluent, essayent de faire le plus avec le moins et rationnalisent les rapports sociaux dans ces espaces. Autrement dit : le conflit devient souffrance et la politique se dévoile pour ce qu'elle est : prise en charge. Il ne nous reste alors plus qu'à soigner les symptômes et à manifester quelques joyeux dimanches, pour dénoncer quelques dérives.
Adossée aux logiques de marchandisation à l'oeuvre dans le secteur associatif, l'urgence justifie la privatisation de la protection sociale : mutuelles et assurances privées pour les « inclu·es », associations caritatives pour les « exclu·es ». Cette confiscation de l'aide nous dépossède de notre responsabilité, l'aide est déléguée à des professionnel·les de l'urgence qui la cadrent et la régulent pendant que la solidarité devient un délit si l'on accueille des sans-papiers. C'est aussi l'urgence et ses aides qui justifient les interventions militaro-humanitaires à l'étranger, sous couvert de droit international, de neutralité ou du droit d'ingérence. L'expertise et l'aide d'urgence légitiment des “guerres justes” correctement menées ou des génocides encadrés par couloirs humanitaires. C'est l'urgence qui a justifié les plein pouvoirs accordés à Hugo Chavèz pour gérer les pluies et coulées de boue de 1999 et organiser la militarisation qui s'en est suivie. En France, c'est l'urgence terroriste de 2015 qui a pavé la voie des lois de surveillance et de répression policière ou des hausses de dépenses militaires. Le droit de l'état d'urgence et les dispositifs de surveillance anti-terroriste se sont depuis plus que jamais immiscés dans le droit des étrangers. A Mayotte comme en Guyane, l'état d'urgence a servi de prétexte pour intensifier les opérations de contrôle des frontières et de la régularité du séjour des individus. C'est aussi l'extension de l'Etat d'urgence anti-terroriste qui a permis de faciliter le démantèlement de la “jungle” de Calais, expulsée en trois jours début 2016. Avant de justifier l'expulsion, l'état d'urgence et la menace terroriste ont d'abord été utilisés pour sécuriser la frontière en érigeant une clôture de 4m de haut le long du port de Calais et différents dispositifs de clôtures, de vidéo-surveillance, de détection infrarouge et de lumières pour empêcher le passage par l'Eurotunnel. L'état d'urgence a ici servi à dissuader les tentatives de passage et s'est ensuite étendu à l'interdiction de différentes manifestations sous prétexte que les autorités ne disposaient pas des moyens nécessaires pour en assurer la sécurité. L'état d'urgence semble tendre vers sa permanence, il justifie l'exception au droit qui encadre sa gestion par ailleurs. Le droit n'a jamais limité l'Etat, il en est son langage le plus efficace. Dans le régime de l'urgence, le droit devient même performatif et se soumet au politique qui s'autonomise : quand Macron a annoncé le confinement et le pass sanitaire, la base légale était encore floue et le pays a immédiatement appliqué la mesure. La politique humanitaire prônera toujours l'exception comme méthode de gouvernement : le pouvoir agit au nom de l'urgence pour devancer le droit et préserver l'ordre existant.
L'URGENCE EST LÀ, LA CRITIQUE ATTENDRA
Noyer l'urgence dans l'urgence ne consiste pas seulement à multiplier les crises et à brouiller les causes dans le traitement de leurs symptômes, mais aussi à organiser un régime d'action et d'instantanéité dans lequel tout doit être traité immédiatement, contre le temps de la critique. Tout comme la satisfaction immédiate de nos désirs par la consommation nous empêche d'accéder à d'autres désirs, le régime de l'urgence devient une forme de gouvernance. Il impose un tempo qui légitime la confiscation du pouvoir ou le maintien d'espaces politiques descendants qui brident les velléités subversives et dé-radicalisent les discussions. Les pouvoirs publics comme le milieu associatif se montrent particulièrement créatifs en la matière.
Le spectacle de la crise et de l'urgence provoque en effet souvent soit sidération et immobilisme face aux crises, soit un besoin irrépressible de résolution immédiate de ces symptômes, que ce soit pour trouver du sens dans l'absurde ou pour que la violence ne reste pas aux portes de notre confort. Réorientée vers la réaction immédiate — pétitions, indignations, bénévolat par ci par là, campagnes rapides — l'énergie critique s'attaque aux effets visibles et spectaculaires — la crise écologique, sociale ou le fachisme — ainsi qu'au pouvoir en place ou à venir et ne s'étend rarement à une critique plus large des structures qui rendent possibles et permanentes ces dominations, comme le pouvoir en tant que tel ou les formes acceptables du capitalisme, qu'elles soient démocratiques ou humanitaires. Car ces structures nous font vivre et sont désirées par beaucoup, ou constituent des repères moraux et militants d'où peuvent partir des luttes et des espoirs. Car toute critique d'un au-delà de l'immédiat à gérer devient idéologique et indécente lorsque des vies sont en jeu (et que des salaires dépendent des dons et de la popularité de l'association). La critique associative ne concerne peu les conditions de production de l'urgence elle-même, ni les dispositifs qui la rendent permanente, ni l'organisation politique d'une attention saturée, fragmentée, où chaque problème est immédiatement remplacé par un autre.
Sans finalité autre que la suspension de l'urgence pour un temps, nos actions de manifestation, de maraudes ou d'hébergement d'urgence deviennent alors des fins en soi, des objets de luttes qui se suffisent à eux-mêmes et reviennent en boucle. La réalisation de nos missions d'urgence étant déjà si difficile au vu des conditions allouées par l'Etat - et acceptées par les associations qui en vivent - que l'essentiel de notre temps va au soulagement de la crise plutôt qu'à son dépassement. Il n'y a ni temps ni moyen pour la création d'espaces nouveaux d'auto-détermination. Les espaces de solidarité associative et les luttes sociales pourraient pourtant être intéressants au vu des situations politiques qu'ils génèrent, peut-être s'ils étaient davantage chargés d'autonomie et d'horizons inconnus plutôt que d'être pilotés par la classe d'encadrement associative. Fatalement, nos revendications sont souvent défensives et s'arrêtent à la défense des droits, à l'intégration par le travail ou aux demandes de prises en charge, à l'optimisation des symptômes donc. La gauche sous ses formes partisanes ou associatives s'est spécialisée dans l'intégration de la critique sociale et révolutionnaire pour la rendre “réaliste” et donc réformiste et inaudible. Un fatalisme justifié par un “pragmatisme” stratégique qui commanderait d'avancer victoire par victoire, quitte à tourner en rond pendant des décennies. Opposant des catégories d'individus entre elles, nourrissant le capital en main d'oeuvre et suppliant l'intervention de l'Etat, ces luttes pour défendre nos droits nous condamnent à la réforme et au statu quo, gagne-pain de la gauche et terreau de l'extrême-droite pourtant combattue, quand elles ne sont pas rattachées à des critiques et perspectives révolutionnaires de transformation totale de la société.
Dans le travail médical, la crise du Covid a par exemple montré que les débats de lutte se concentraient sur la gestion quotidienne (hôpitaux, restrictions, chiffres) tandis que les questions structurelles — sous-financement chronique des systèmes de santé, dépendance industrielle, choix politiques antérieurs — passaient au second plan ou devenaient inaudibles, car “moins urgentes”. Pire, elles étaient liées à des défaillances de l'Etat plutôt qu'à son existence en tant que telle.
Dans le travail social ou humanitaire, la lutte pour les droits suspend souvent la critique de l'organisation et donc de la représentation de nos besoins. L'heure n'est jamais au débat sur nos pratiques, ni à la “grandiloquente révolution pour bourgeois idéalistes”, mais à la résolution de l'urgent par l'action. Entendons par là distribution alimentaire, envois de CV, cours de français et autres prestations d'accès aux droits. Entendons par là les droits de bien s'intégrer à la nation, au travail, à la langue française et de rentrer dans le rang. Les acteurs de l'urgence ont naturalisé le turnover de leurs salariés comme une évidence en temps contraint. Ce turnover entrave toute critique interne, comme au Samu Social, connu pour désespérer et changer d'opérateurs téléphoniques du 115 tous les trois mois.
Si la dimension intrinsèquement présentéiste de l'urgence bride la critique, elle organise de la même manière le deuil de nos idéaux. Autant survalorisée qu'humanitarisée, l'action est vidée de tout horizon libertaire et autonomisant. Antidote à l'incertitude, l'action sociale ou humanitaire ressemble à une fuite en avant. Elle répond à nos crises de sens avec des petites victoires concrètes du quotidien et emporte nos idéaux radicaux et autonomes dans ses prises en charge, ses régularisations et ses sourires. Chez les caritatifs co-gestionnaires de l'urgence, il apparaît vite vain de s'attaquer à ces causes de la boucle de l'urgence, trop multiples, profondes, aux responsabilités diluées et trop politiques, clivantes et par la même occasion peu propices aux dons. Et puis, on ne dévore pas la main de l'Etat qui nous nourrit, sinon on ne pourrait plus opérer, et si on existe plus qui s'occupera de la misère ?
DÉPASSER LE GOUVERNEMENT HUMANITAIRE
Quand le gouvernement s'humanitarise, l'humanitaire se gouvernementalise dans un même geste. Les années 80 ont marqué le passage d'un pouvoir disciplinaire brutal à une gouvernementalité plus thérapeutique, compassionnelle, humanitaire. La création du Secrétariat à l'action humanitaire par Chirac marquera la fusion humanitaire et sécuritaire d'un ensemble d'institutions étatiques et associatives que Didier Fassin qualifie de “gouvernement humanitaire”. Plus que jamais, la solidarité s'est professionnalisée et les politiques sociales et humanitaires sont devenues des technologies de gouvernement adaptées au capitalisme néolibéral. Comme Chirac et son Samu Social, les gouvernements de droite comme de gauche investissent le social et l'humanitaire avec le monde associatif. Gestion des camps, assistance médico-sociale, maraudes, hébergements d'urgence, insertion professionnelle… Ce qui relève de l'aide d'urgence est intégré à une normalité compressée et rationalisée pour coller au tempo de la crise permanente. La souffrance sociale hier ignorée est désormais un objet majeur des politiques publiques qui cherchent à réduire la “fracture sociale” pour réintégrer certain·es “exclu·es” dans la société et son travail. Une manière de contenir la colère en s'attaquant aux symptômes de l'urgence sociale plutôt qu'à ses racines. La souffrance des exclu-es indésirables sera elle invisibilisée et empêchée de se transformer en luttes, par précarisation organisée, répression sur leurs lieux de survie, éclatement des communautés de lutte ou récupérations gauchistes et prises en charge de pacification. Le politique administre les affects, les traumatismes, les comportements ; il abandonne pour de bon la transformation des structures sociales et légitime sa violence par la protection des vulnérables.
Par l'aide sociale et d'urgence, il ne s'est jamais agi que de donner une contrepartie sociale aux grandes dynamiques néolibérales de privatisation du pays. Défendre l'inclusion sociale pour diviser bons et mauvais-es immigré-es. Combattre la résistance des citoyen-nes à la nation et au travail. Combattre l'exclusion sociale jusqu'à en faire une fin en soi, coquille vide dépouillée de toute autre velléité, sans remonter à sa source. En témoignera le Pacte parisien de lutte contre l'exclusion et sa Nuit de la Solidarité, outil de communication solidaire de la ville de Paris pour continuer par ailleurs sa politique de spéculation immobilière, d'expulsion et de traque des sans-papiers. Promettre des avantages (aides, régularisations) à certain-es pour casser les luttes. Faire plonger les associations dans le piège subventionné de la défense des acquis sociaux et de l'intégration par la langue ou le travail. Montrer patte blanche, digérer nos colères, agiter la peur de l'extrême-droite. Faire oublier la critique de la démocratie et continuer plus sereinement notre exploitation. L'urgence sociale est ainsi renversée comme délai supplémentaire que nos démocraties s'accordent pour oblitérer leurs failles fondamentales, nous occuper à traiter nos problèmes sociaux comme des dérives et repousser toujours plus nos révoltes. Par l'action et la victoire, l'aide d'urgence donne du sens à notre misère militante. Elle sépare nos luttes en causes spécialisées (climat, violences policières, inégalités, conflits internationaux), occulte ce qui les unit et nous pousse à formuler des revendications thématiques plutôt qu'à tout refuser.
Les associations humanitaires souvent en lutte contre les politiques de l'Etat tentent de tendre vers un au-delà du simple soulagement des urgences, en alliant pansement humanitaire nécessaire et plaidoyer structurel de long terme. Mais leur régime d'urgence, leur dépendance au financement et leurs horizons politiques étatistes bloquent leurs militant-es dans une charité désautonomisante et dans des rapports de luttes réformistes. Certain-es préfèreront le moins pire à l'idéal et en feront une religion nommée social-démocratie. D'autres sortiront la tête de l'urgence humanitaire et de la réforme. Iels continueront peut-être de panser des plaies mais passeront de l'aide à l'entraide et s'essayeront à la création d'espaces d'auto-détermination. Au-delà du symptôme et de l'humanitaire, iels chercheront plutôt à porter des coups matériels et discursifs à la racine, au capital, au travail, aux frontières, à la démocratie, aux prisons, aux solutions de l'Etat et à tout ce qui nous fait tourner en rond. Par le bas, de tous les côtés, sans représentation ni organisation qui définit nos urgences.
Wilden - TERRAIN VAGUE
Dans le cadre de la semaine internationale de solidarité avec les prisonnier-e-s anarchistes 2026, nous sommes sortis dans les rues de Caen écrire des tags sur les murs, pour évoquer la situation d'anarchistes enfermé-e-s en Italie, en Indonésie, en Grèce, au Chili, et notre haine du système carcéral.
Entre autres :
« Solidarité avec Dimitra et Marianna emprisonnées par l'état grec Ⓐ »
« Solidarité avec les anarchistes de « Chaos Star » en Indonésie »
« Solidarité avec tous les prisonnier-e-s de la guerre sociale »
« Solidarité avec Pietro, prisonnier en Italie »
« Feu au 41bis
Feu aux QLCO
Feu aux prisons Ⓐ »
« Solidarité avec les prisonnier-e-s anarchistes au Chili »
« Anna Beniamino
Alfredo Cospito
Liberté ! Ⓐ »
« Crève la taule Ⓐ »
« Fransciso y Monica a la calle ! Ⓐ »
« Monica y Franciso a la calle ! Ⓐ »
This week, Jonathan Freedland speaks to David A Graham of the Atlantic about why Jon Ossoff decided to take the fight to Donald Trump in August, and why this has rattled Republicans
Continue reading...Le vendredi 04/09 à Askip, Mouna ُمنى, Aïnhoa, Ludi et Oki Kuhu organisent une soirée de soutien à 3 collectifs anti-racistes nantais : Isonomia et le collectif Anti CRA, à qui les fonds collectés seront reversés, ainsi qu’Urgence Palestine, qui tiendra un stand de produits palestiniens (keffieh, bijoux, broderies) pendant l’évènement.
Les trois collectifs ouvriront la soirée par des prises de paroles et temps d’échange libres, et le reste de la nuit sera rythmé par les DJ sets survoltés de nos 4 artistes. Au programme : afrobeats, baile funk, amapiano, caribbean rythms, raï, rap, house, bass music… de quoi se vider la tête en secouant les hanches 🤪
Durant la soirée, de la petite restauration sera mise en vente pour les amoureux.ses de nourriture caribéenne. Privilégiez le cash ici aussi les gourmand.es ! 😏
Venez donner du love à ces collectifs locaux et partager ce moment pour une lutte antiraciste festive ! On va pouvoir gueuler, peut-être pleurer, manger et twerker ensemble 💓 Et fuck un facho tous les joursss!!
📝Rendez-vous :
VENDREDI 04/09 de 18h à 2h
ASKIP, 2 allée Frida Kahlo 4400 Nantes
Prix libre – CASH & PAYPAL ONLY 🙏🏽
Le prix libre permet de récolter les fonds qui seront redistribués aux associations. Venir à cet événement c’est les soutenir !
Le marché alimentaire bio est reparti à la hausse en 2025, après plusieurs années de recul. Selon le rapport Évaluation de la consommation des ménages de produits alimentaires biologiques en 2025, publié en ce début septembre par l'Agence bio, les ventes au détail ont atteint 12,617 milliards d'euros en 2025, soit +3,6 % par rapport à 2024. Cette progression combine une hausse des prix de 1,6 % et une augmentation des volumes de 2 %, alors que ces derniers étaient en recul continu depuis (…)
Lire la suite - En bref / Agriculture