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Face à la violence des aléas climatiques, le plan d'urgence agricole annoncé par le gouvernement n'est pas à la hauteur, estime le syndicaliste paysan Thomas Gibert. Avec le chercheur Iñaki Garcia de Cortazar Atauri, il esquisse des pistes d'adaptation à cette nouvelle donne climatique.
1,2 milliard d'euros. C'est la somme des aides d'urgence annoncées par la ministre de l'Agriculture, Annie Genevard, vendredi 4 septembre, face à la catastrophe agricole de cet été infernal. Le plan, (…)
Manifestation le 5 septembre 2026 à 15h place Darcy contre le génocide à Gaza, contre l'occupation en Cisjordanie et les destructions au Sud-Liban : Manifestons aussi contre l'empoisonnement de la terre et de l'eau.
Collectif 21 pour une paix juste et durable entre Palestiniens et Israéliens
Manifestation le 5 septembre 2026 à 15h place Darcy
Contre le génocide à Gaza,
Contre l'occupation en Cisjordanie et les destructions au Sud-Liban :
Manifestons aussi contre l'empoisonnement de la terre et de l'eau.
La Bande de Gaza dévastée est contaminée par des métaux toxiques et des munitions non explosées, et seuls 3% de sa superficie sont désormais exploitables.
En Cisjordanie, l'état d'Israël déverse depuis 59 ans ses déchets toxiques.
Dans le sud d'Israël, des pesticides sont pulvérisés sur les cultures des Bédouins pour les forcer à partir.
Dans le sud du Liban, l'armée d'Israël brule forêts et vergers.
Ces ravages incurables porteurs de maladies et de mort constituent un crime contre l'humanité !
La communauté internationale doit intervenir pour assurer la protection des peuples en danger.
Quand le droit international est bafoué et que la terre est détruite, nous sommes tous fragilisés.
C'est pourquoi le collectif-paix 21 pour une paix juste et durable entre Palestiniens et Israéliens appel à une manifestation le SAMEDI 05 SEPTEMBRE 2026 : DEPART 15H00 PLACE DARCY.
LE PEUPLE PALESTINIEN A BESOIN DE NOUS TOUS.

Source :Compte Facebook, le 27 août 2026
Etiqe :erroné
Contenu :
« Enlèvement en live d’un enfant/fille à Croix rue Raspail. J’ai essayé de le courser à pied malheureusement j’ai pas réussi à le stopper. Partagez. » Ce message a été publié ce mercredi 26 août, dans un premier temps sur le réseau social Snapchat, avant d’être largement relayé sur Facebook et notamment dans les groupes locaux. Avec ce texte, une photographie d’une grosse voiture ainsi que sa plaque d’immatriculation signalée en gras et surligné en jaune, pour appeler à la vigilance des habitants.
La page Facebook Roubaix Web, suivie par plus de 203 000 personnes, avait notamment relayé cette image, avant de la supprimer pour ne laisser que le texte bien plus nuancé. « À Croix, des riverains lancent un appel. Une personne aurait été kidnappée. La publication circule sur les réseaux », peut-on lire.
Les publications ont alerté cette petite commune de 20 500 habitants, en périphérie de Roubaix, dans le Nord, donnant lieu à de nombreuses spéculations. « Il aurait grillé un feu rouge et pris l’autoroute », a commenté un internaute. « On laisse ce genre de dégénéré circuler librement encore un qui avait déjà des antécédents et qu’on laisse dehors », présume une autre. Pourtant, aucun enlèvement n’a en réalité été signalé.
Le procureur dément
Face à la propagation de la rumeur, le procureur de la République de Lille a démenti qu’une fillette ait été enlevée à Croix. « Il apparaît que circule sur les réseaux sociaux une photographie d’un fourgon, son immatriculation avec un commentaire faisant état de l’enlèvement d’une fillette à Croix. Ces informations sont fausses. Je tenais à le préciser officiellement et à inviter tout un chacun à s’abstenir de rediffuser cette photographie et son commentaire », a réagi le procureur de la République de Lille, Samuel Finielz, dès le jeudi 27 août, comme le rapportent Lille actu et Ici Hauts-de-France.
Il a également tenu à ajouter que « la diffusion de fausses informations est pénalement réprimée » et a appelé à la prudence face à la diffusion de fausses informations sur les réseaux sociaux.
La Voix du Nord a de son côté rapporté le témoignage de deux personnes qui affirment avoir assisté à la scène et se disent « traumatisées ». Ils racontent : « Une jeune fille entre 15 et 18 ans hurlait dans la camionnette, on a entendu ‘Maman, au secours, aide-moi !’ elle tapait contre les vitres à tel point que le véhicule bougeait ! Ensuite quand les riverains se sont approchés la voiture est partie en trombe en grillant un feu rouge, quand je vois ça, pour moi c’est un enlèvement. » Auprès du journal local, ils assurent toutefois ne pas avoir vu la jeune fille être forcée de monter dans le véhicule.
Après ce témoignage, le procureur a à nouveau voulu rassurer : « Tout a été vérifié, les protagonistes ont été entendus et il n’y a aucun enlèvement établi. » Et il précise que « tout le monde va bien ».
Auteurs :
Autrice : Maïwenn Furic, journaliste
Relectrice : Clara Robert-Motta, journaliste
Liens d’intérêts ou fonctions politiques déclarés des intervenants à l’article : aucun
Secrétariat de rédaction : Clara Robert-Motta, journaliste
L’article Emballement sur les réseaux sociaux : comment la rumeur d’une fillette « enlevée », à Croix, dans le Nord est devenue virale est apparu en premier sur Les Surligneurs.
Believed to be first US deportations to fourth country, six face ‘horrific conditions’ in Equatorial Guinea, say lawyers
In late August, around 20 people were put on a flight in the US, shackled at the wrists, waist and ankles, and sent to Liberia as part of one of the largest third-country deportation arrangements of Donald Trump’s second term.
Although more than 23,000 people have been sent to 26 countries other than their own since last year, that day saw something that had not happened before: six people refused to get off the plane – and were instead taken to another country.
Continue reading...Hey, j'sais pas si vous avez vu, mais il y a un avion qui passe au-dessus de votre toit en ce moment même ! Et youpi, merci la vie, Stowaway vous propose de vous téléporter dedans afin de vous asseoir à son hublot. Et n'allez pas croire que c'est une simple simulation codée à la va-vite... Non, le rendu est hyper réaliste puisque le ciel, la météo et la lumière sont également ceux que vous avez chez vous au même instant.
Sur Stowaway, vous cliquez un appareil, la caméra le rattrape, et vous embarquez. C'est aussi simple que ça ! Ensuite vous tournez la tête à la souris, vous zoomez à la molette, et le relief défilera dessous. Les satellites passeront aussi, avec même leur nom affiché à côté.
Vous pouvez même choisir votre position dans l'avion : cockpit, aile gauche, aile droite ou arrière de l'avion,
Le mieux c'est que vous n'êtes obligatoirement pas coincé au-dessus de chez vous puisque le panneau de localisation accepte un nom de ville, ou une latitude et une longitude tapées à la main au dix-millième de degré. Dans sa version basique, le site est entièrement gratuit, mais si vous voulez pouvoir faire de la recherche par numéro de vol, suivre la route origine-destination de l'appareil, avoir un terrain photoréaliste avec les vrais bâtiments, ainsi que Roger, un assistant à qui on demande des choses en langage courant, il faudra vous acquitter de 4,99 $ par mois.
Après Marco qui m'a envoyé l'info m'a aussi donné sa combine : vous repérez un vol en cours sur un globe 3D qui suit le trafic , vous relevez les coordonnées d'un point qu'il survole, vous les collez dans Stowaway, et vous cliquez sur l'avion. Ça permet de se passer de la recherche par numéro de vol.
Et ça, c'est la vue d'un satellite.
Après, ce qui est dommage, je trouve, c'est que la version gratuite ne permet d'avoir qu'une imagerie satellite qui est certes libre, mais beaucoup moins fine, et qui est posée sur un relief calculé et sans les bâtiments. Mais bon, ça fait quand même le taf !
Les avions, eux, viennent d' airplanes.live , avec adsb.lol en secours, deux agrégateurs communautaires dont les récepteurs sont construits et hébergés par des passionnés. Les orbites des satellites, quant à eux, viennent de CelesTrak, la météo d'Open-Meteo.
Du coup la limite c'est que les positions arrivent en retard, incomplètes, ou pas du tout, et beaucoup d'appareils n'apparaissent jamais... Ce n'est donc pas un remplacement pour Flightradar24 mais plutôt un site pour kiffer... En tout cas, moi, j'aime beaucoup sa vibe un peu chill avec le bruit des oiseaux, le vent, les jolis nuages, le soleil, etc. C'est vraiment très chouette.
Et si vous voulez juste voir à quoi ça ressemble sans rien régler, une place au hublot tourne en direct sur YouTube, 24 h sur 24, avec le son de la cabine.
Ah et Stowaway, ça veut dire passager clandestin... Bien trouvé !
Merci à Marco pour le partage !
L’éco-anxiété a atteint un niveau inédit en France cet été. © Andrej Ivanov/AFP
C’est une détresse mentale face aux enjeux environnementaux qui peut se manifester par la peur, l’isolement social, voire une difficulté à dormir et à vivre sereinement. Au cœur de l’été, l’éco-anxiété a touché la population française à un niveau inédit. C’est ce que vient de conclure l’observatoire de l’éco-anxiété (Obseca). L’organisme avait réalisé en 2024 la première étude française de référence sur le sujet, en partenariat avec l’Agence de la transition écologique (Ademe). Il vient de renouveler l’enquête et en dévoile les premiers résultats, avant une publication définitive fin septembre.
Comme pour l’étude précédente, l’Obseca a utilisé «l’échelle d’éco-anxiété de Hogg» pour son analyse. Cette méthode permet de mesurer le niveau d’angoisse des sondé·es, selon l’intensité des symptômes (inquiétude, trouble du sommeil, sentiment de responsabilité personnelle, etc.). En tout, 1 019 personnes ont été soumises à un questionnaire en pleine troisième vague de chaleur de l’été, du 17 au 24 juillet (faire le test pour connaitre son propre niveau d’éco-anxiété).
Les résultats, ensuite extrapolés à l’ensemble de la population, permettent d’estimer à 15,1 millions le nombre de personnes qui se reconnaissaient, au cœur de la troisième vague de l’été, dans les symptômes de l’éco-anxiété. Cela correspond à près d’un·e Français·e sur trois âgé·e de 15 à 64 ans. Un nombre en hausse de 20% par rapport à la précédente étude du genre conduite fin août 2024 – hors période de canicule.
Ces résultats sont le signe d’une «bascule», explique à Vert Pierre-Eric Sutter, psychologue et psychothérapeute, spécialiste de l’éco-anxiété et co-auteur de ces travaux. Ils montrent «que le réchauffement climatique n’est plus un phénomène distant pour les Français ; qu’ils ont compris qu’ils n’échapperaient plus à ses effets», poursuit-il.
Dans le détail, c’est la proportion de personnes «moyennement éco-anxieuses» et «fortement éco-anxieuses» qui a le plus augmenté (+2,6 millions). Le nombre de personnes «très fortement éco-anxieuses» est resté relativement stable – preuve de l’existence d’une éco-anxiété sévère «structurelle» dans la population, analyse Pierre-Eric Sutter. À l’autre bout de l’échelle, le nombre de personnes «très peu» à «peu» anxieuses a diminué, passant de 70% de la population en 2024 à 64% cet été.
Peu de différences selon le genre, le territoire ou la catégorie socio-professionnelle… «Tout le monde est concerné par l’éco-anxiété», atteste Pierre-Eric Sutter. La catégorie des 15-24 ans est toutefois la plus touchée et l’est «significativement plus que celle des 35-64 ans», détaille l’enquête. En tête des préoccupations des sondé·es : les incendies (très inquiétants pour 47% d’entre elles et eux), les canicules (44%) et l’extinction des espèces (41%). De manière générale, «plus vous vous intéressez à l’environnement, plus vous avez des chances de devenir éco-anxieux», analyse le psychothérapeute.
L’étude a estimé à 420 000 le nombre de personnes présentant un «risque psychopathologique», soit celui de basculer vers une dépression ou un trouble anxieux. Un chiffre qui n’a pas augmenté sous l’effet des catastrophes de l’été, mais qui reste «alarmant», selon l’étude.
Pour faire face au sentiment d’angoisse, le meilleur remède est de «passer à l’action», conseille vivement Pierre-Éric Sutter. Et d’insister : «C’est ainsi qu’on évite de tomber dans une peur maladive qui sidère et empêche d’agir.»
La start-up américaine de robotique humanoïde Figure a annoncé le 3 septembre un partenariat pluriannuel avec Nscale qui doit lui permettre d’accéder au maximum à 100 000 GPU Nvidia basés sur l’architecture Vera Rubin.
C’est ainsi que, en plein cœur de l’été puis dès son retour au travail, notre équipe a compulsivement tourné, corné, annoté des pages, dans l’espoir de vous proposer une sélection digne des meilleures chroniques littéraires du Masque et la Plume. En un poil plus woke, vous verrez…
Promis – même si ce n’est pas l’envie qui nous manque – on ne fera pas ici la promo de Les mauvais jours finiront, le passionnant recueil de six mois de correspondance entre Alice Zeniter et Phœbe Hadjimarkos Clarke, à paraître dans quelques semaines à La Déferlante Éditions
.
Mais on vous parlera d’ouvrages (romans, essai, bande dessinée) qu’on a lus cet été et qui valent, selon nous, que vous vous dérobiez quelques heures aux impératifs de la rentrée. Quitte à répondre à celles et ceux qui vous dérangent : « Débrouillez-vous, je ne suis là pour personne ! »
Très bonne(s) lecture(s),
Signé
: toute l’équipe de La Déferlante
Le Livre des souterrainsAvec un art consommé du pastiche et grâce à une prodigieuse construction romanesque, Phœbe Hadjimarkos Clarke livre un récit féministe d’une grande force, qui fait du corps féminin un territoire de fiction, de désir et de puissance. Tout en saisissant avec acuité les grands maux de notre monde contemporain (surchauffe de la planète, technofascisme et racisme antimigrants), son Livre des souterrains nous fait perdre nos repères et traverser bien des frontières. Affreusement jubilatoire.
→ Le Livre des souterrains, Phœbe Hadjimarkos Clarke, Éditions du sous-sol, 2026. 21,50 euros.
Toute une vie à chercherRothko Taylor a longtemps été tenu⋅e éloigné⋅e de la petite station balnéaire qui l’a vu⋅e grandir. À sa sortie de prison, iel a 36 ans et n’est plus l’adolescent⋅e qui marchait à côté de sa vie. Dans ce deuxième roman, le poète et rappeur britannique Kae Tempest raconte l’âpreté d’une adolescence trans dans l’Angleterre du début des années 2000, les liens familiaux contrariés, la découverte de soi dans les yeux d’une aimée et, peu à peu, la douceur d’un retour à la vie. Truffé de citations musicales, hanté par le flow mondialement célèbre de son auteur, ce récit écrit à la serpe nous jette sans ménagement dans les montagnes russes émotionnelles de son antihéros. Un voyage dont on sort étonnamment apaisé⋅e.
→ Toute une vie à chercher, Kae Tempest, trad. Madeleine Nasalik, Éditions de l’Olivier, 2026. 23 euros.
PossédésDans ce premier roman, Laetitia Faure raconte sa propre histoire : celle d’une femme qui cherche désespérément à soigner les blessures de son enfance.
Elle entremêle les souvenirs de sa vie de petite fille, dans une villa cossue de Cannes où tout n’est qu’apparences, et ses consultations de thérapeutes en tous genres (du magnétiseur en visio au kinésiologue). Avec beaucoup d’autodérision et de subtilité, l’autrice raconte ses errements dans le développement personnel, mais aussi le poids de la religion et des silences familiaux. On plonge avec elle dans les années 1980 pour découvrir la violence d’une éducation soumise à la loi de Dieu et du père, qui décident de tout – y compris des vacances obligatoires dans les lieux saints et les retraites spirituelles. Possédés raconte l’histoire d’une évasion, que l’on suit avec intérêt.
→ Possédés, Laetitia Faure, Seuil, 2026. 21,50 euros.
En attendant Marky MoonMark est mort. Mais ce qui rend Renata inconsolable, c’est que son meilleur ami ne vienne pas lui rendre visite sous forme de fantôme. Car des fantômes, Renata en croise partout, tout le temps. Et encore plus depuis que la communauté queer de New York, dans laquelle elle évolue, est décimée par une épidémie qui n’a pas encore de nom.
Natalie Adler, dont c’est le premier roman, nous entraîne dans le New York du début des années 1980. Le sida et la gentrification galopante sont en train d’abîmer de manière irréversible des modes de vie alternatifs, héritages des décennies précédentes. Le chagrin et la dérision se mêlent dans ce magnifique portrait de communautés qui tentent de déjouer la catastrophe avec un certain panache.
→ En attendant Marky Moon, Natalie Adler, trad. Caroline Bouet, Phébus. 23,50 euros.
Petit Manuel de lutte contre l’islamophobiePourquoi le racisme antimusulman est-il souvent nié, au point de disqualifier le concept d’islamophobie ? Comment réagir et comprendre les effets de cette discrimination spécifique ? Quels liens entretient-il avec le complotisme ? Le Petit Manuel de lutte contre l’islamophobie d’Hanane Karimi est une boîte à outils très utile pour comprendre et lutter. En posant un cadre historique clair, la sociologue démontre comment l’islamophobie d’État peut basculer dans des pratiques autoritaires. Un livre à garder dans sa poche pour les jours où on a besoin de prendre du recul et d’agir.
→ Petit Manuel de lutte contre l’islamophobie, Hanane Karimi, Éditions du commun, 18 euros. À paraître le 18 septembre.
Une grossesse sur quatreDès les premières pages, l’enquête de Camille Drouet Chades, illustrée par Manon Mugnier, nous met face à un problème de société majeur : l’invisibilisation médicale et politique des arrêts spontanés de grossesse (autrement appelés « fausses couches »). La journaliste a elle-même expérimenté l’indifférence de certain⋅es de ses proches et du monde médical lors de plusieurs de ces épisodes. Avec, comme pour des centaines de milliers de femmes chaque année, des conséquences graves sur sa santé physique et mentale. Poussant au-delà du récit intime, l’enquête dévoile l’indifférence politique à l’égard de la santé des femmes, mais également l’indigence d’un système de santé, forcé, par manque de moyens, de négliger certain⋅es patientes. Une bande dessinée à mettre entre toutes les mains !
→ Une grossesse sur quatre. Enquête sur le tabou de la « fausse » couche, Camille Drouet Chades et Manon Mugnier, La Revue dessinée/Casterman. À paraître le 9 septembre. 25 euros.
À propos de l’article « Non-représentation d’enfants, le combat des mères protectrices », publié dans le n° 23 de la revue La Déferlante, à paraître ce vendredi 4 septembre 2026.
Des erreurs concernant plusieurs éléments factuels et judiciaires nous conduisent à publier le présent erratum. Dans la version papier de l’article, des informations relatives à la situation d’une mère – qui témoigne sous le nom de Cynthia – et de son fils ont été rapportées de manière inexacte ou incomplète.
Nous précisons que, contrairement à ce qu’expose l’article, le père du fils de Cynthia n’a fait l’objet d’aucune condamnation pénale pour violences conjugales. La procédure correspondante s’est conclue par un non-lieu. L’article affirme par ailleurs que, concernant les faits dénoncés par le fils de Cynthia, « la plainte avait été immédiatement classée sans suite ». C’est une erreur, puisqu’une information judiciaire, portant notamment sur des faits qualifiés de viol sur mineur, est actuellement en cours. L’article attribue à « un expert » la recommandation de ne pas remettre le fils de Cynthia à son père. Cette formulation est inexacte : la non-remise de l’enfant faisait suite à des instructions écrites des services de police demandant à Cynthia de ne pas remettre l’enfant à son père. La chronologie des faits rapportée dans l’article est également incomplète et susceptible d’en fausser la compréhension : la décision du juge aux affaires familiales du 29 août 2023 de placer l’enfant au domicile du père aurait dû faire apparaître qu’une information judiciaire concernant les faits de violence dénoncés à propos du fils de Cynthia était alors en cours. Enfin, l’article évoque une « contre-expertise » psychiatrique concernant Cynthia sans préciser que deux expertises psychiatriques indépendantes ultérieures ont conclu à l’absence de toute pathologie, dont l’une avait été ordonnée judiciairement.
La version de cet article disponible en ligne sur notre site a été corrigée le
27 août 2026, à partir des précisions apportées par Cynthia. Nous la remercions et lui présentons nos excuses sincères pour les erreurs présentes dans la version initiale de l’article.
Alors que l'attention médiatique s'attarde sur Patrick Bruel, les militantes rappellent l'urgence : obtenir une loi intégrale contre les violences sexistes et sexuelles dotée de véritables moyens.
L’article Patrick Bruel annule sa tournée. Le combat pour la loi intégrale continue est apparu en premier sur Les Nouvelles News.
C'est la rentrée de la chorale des canulars.
Venez chanter avec nous les lundis à 19h30 à la comète, au 4 rue Nérard à Lyon 9.
Au programme un apéro partagé de 19h30 à 20h30, puis la transmission de nouveaux chants et la reprise de nombreux chants de lutte.
Les repet sont ouvertes à toustes, sans prérequis, juste l'envie de lutter en chanson.
pour plus d'infos : https://lachoraledescanulars.fr/
« Comme le parquet général a fait appel, il y aura un second jugement par la cour d'appel de Grenoble qui pourra remettre en question l'ensemble des conclusions présentées ici.
Le dossier est particulièrement complexe tant les premières procureures en charge du dossier ont fait du zèle. Ici, on se concentre surtout sur la question du fichage et pas sur le blocage en tant que tel, ni sur le récit de la répression en gav ou en prison.
Le résumé des éléments clés sont en fin d'article. »
Le jeudi 14 mai, 8 personnes bloquent un pont névralgique de Valence avec une banderole, et 2 personnes se suspendent au dessus de l'A7. Dans le cadre d'un week end de mobilisation contre le projet de déviation routière de St Péray.
Sur le pont, il est 6h30 et le traffic est très faible. En 5 minutes une première voiture de flics arrive mais l'action se poursuit. Sous le pont, sous les "écureuil.les", une voie est banalisée sur l'A7 par les flics et les agents d'autoroute ce qui créé de gros bouchons en ce WE de pont. Après 1h de laisser-faire, 6 personnes sont interpellées sur le pont et les 2 "écureuil.les" sont capturé.es autour de 8h30 par la CNAMO.
En garde à vue, 7 des 8 interpellé.es gardent le silence, y compris sur leurs identités, et refusent la prise de signalétique (photos, empreintes). Les auditions, en présence de leur avocat, sont filmées à la demande du parquet, ce qui est inédit pour ce type de profil (personnes majeures + "petit" délit). Plus tard iels apprennent sur les PV des flics que des captures d'écrans prélevées de ces enregsitrements ont servi à de la comparaison faciale avec le TAJ, ou qu'elles ont été envoyées à un services de police du coin pour avis (probablement les renseignements territoriaux).
« A l'avenir on zieutera sur la table si y'a pas une caméra qui est déjà en train de filmer avant de s'assoir pour une audition. »
Par la suite, 3 personnes se voient assigner une identité en procédure par comparaison faciale algorithmique avec le TAJ. Et 2 autres via une comparaison photo envoyée par un service de la police nationale de la Drôme. Si ce service mystère prend la peine d'utiliser le conditionnel dans son PV, la suite de la procédure se passera de ces précautions. Une 6e identité est assignée sans aucune précision dans les PV, ni photo de comparaison. La 7e personne silencieuse reste sans identité assignée.
A partir de là, en plus des numéros abritaires initiaux (XH1, XH2, XF1...),les procès verbaux utilisent les identités assignées et appellent les camarades avec ces noms là.
Après 36h de GAV et avant le déferrement du vendredi soir, 1 personne (faussement) reconnue par les renseignements et la 7e personne silencieuse donnent finalement leurs vraies identités. Le parquet requiert le placement en détention provisoire des 8 interpellés (pour une banderole), et la Juge de la Détention et des Libertés le suit pour les 5 qui n'ont pas confirmé leur identité et place en contrôle judiciaire les 3 autres (couvre feu, interdiction de paraitre à Valence où certaines travaillent,etc). Les 5 passeront 3 nuits en maison d'arrêt avant leur comparution immédiate (CI) du lundi, poursuivi.es pour entrave à la circulation, mise en danger de la vie d'autrui et refus de signalétique (photo/empreinte + ADN).
Avant l'audience de la CI, une des personnes incarcérées qui s'était vue attribuer une mauvaise identité par le TAJ, a donné sa réelle identité à la maison d'arrêt.
En comparution immédiate, devant le fiasco de la révélation de deux mauvaises identités et dans le doute évident des autres (âge délirant etc), le parquet demande un report pour continuer ses recherches sur les identités et demande, sans argumenter, le maintient en détention provisoire. Le tribunal accepte le report, demande de pousuivre l'enquête et lève toutes les détentions et les contrôles judiciaires. Nos camarades sont libéré.es le lundi à 20h après un passage en prison pour la levé d'écrou (=les papiers de sortie de prison).
Pendant ce délai de report, le seul acte d'enquête réalisé est le croisement avec le TAJ, des empreintes prélevées en prison (c'est obligatoire pour les détenu.es). Mais les matons des deux prisons (Valence et Lyon-Corbas) communiquent des scans illisibles ou tout noircis, et les procès verbaux des enquếteurs expliquent qu'iels ne peuvent rien en tirer.
L'audience du 6 juillet se déroulera donc sans plus de précisions pour les 4 silencieux.ses. 3 d'entre elleux décideront quand même de se présenter à l'audience afin de s'exprimer sur la lutte et la répression. Mais maintiendront leur silence quant aux questions sur leur identité, leur taf, logement, famille etc.
Pendant l'audience, l'avocat prouve qu'une des identité assignée est fausse en présentant un relevé bancaire correspondant à la période de détention et la pièce d'identité de la personne faussement poursuivie. Cette troisième identité discalifiée renforce le discrédit sur la procédure. A noter que cette personne usurpée avait pourtant demandé et obtenu l'effacement de son TAJ, donc sa photo n'aurait pas dû s'y trouver.
La procureure, manifestement en mauvaise posture, insiste pour que les personnes soient condamnées et persiste à demander de la taule pour une banderole : trois mois de prison avec sursis et 500 € d'amende. Et ce, malgré les erreurs manifestes concernant leurs identités, arguant qu'iels devront « gérer avec leur conscience » le fait de faire condamner de mauvaises personnes à leur place (sic). Y compris donc la personne usurpée dont on sait qu'elle faisait ses achats à l'autre bout de la France pendant les 5 jours d'enfermement.
Le tribunal accepte la demande de nullité des avocat.es : il estime notamment que les flics ont procédé au recueil des photos des prévenus sans accord ni information préalable des personnes concernées, en utilisant un stratagème dissimulé pour les identifier, ce qui constitue "une preuve déloyale" en droit. Et la police ne pouvait pas utiliser les films d'audition pour la reconnaissance faciale car cela équivaut à une prise de signalétique de force, ce qui n'est possible que pour des délits réprimables de 3 ans de taule ou plus, et sous réquisition du parquet (article 55-1 du Code de procédure pénale). Les éléments de procédure obtenus grâce à ces procédés sont donc annulés.
Par ailleurs, le tribunal considère qu'il ne peut pas juger une personne sans preuve suffisante de son identité. Les 2 qui ont obtenu la nullité de la reconnaissance faciale et les 2 autres qui se sont vu attribuer une identité par les renseignements ou sans méthode connue sont donc relaxées. A ce stade rien n'indique si les identités assignées étaient vraies ou fausses.
D'autres infos sur les GAFAM :
https://www.facebook.com/p/Les-amies-de-la-Plaine-de-St-P%C3%A9ray-61552982354725/
https://www.instagram.com/ami.e.s_plaine_st_peray/
No-G7, et si les casseuses et casseurs avaient raison ?
No-G7, et si les casseuses et casseurs avaient raison ?
Vendredi 4 septembre
18h-18h45 Présentation du collectif Silure ; intervention et retours sur No-G7
19h-22h Bar et hot-dogs
Silure 2.0, Parking de l'usine Parker,
20C rue Jacques-Grosselin,
1227 Carouge
📢 Le week-end No-G7 des 13 et 14 juin dernier à Genève laissera des traces. Malgré tous les obstacles, une grande mobilisation contre les guerres de Trump et Nétanyahou a traversé les rues de notre ville. Malgré les intimidations et la campagne médiatico-politique de terrorisation des esprits, des dizaines de miliers de personnes ont défié l'état d'urgence imposé par une ministre prête à réprimer son propre électorat avec l'assentiment pantouflard de la gauche institutionnelle. On a tout fait pour saboter cette mobilisation et pourtant elle a eu lieu. Qu'est-ce qu'il va maintenant en ressortir ? Comment faire durer cet élan collectif ? Et si c'était les casseurs-euses qui avaient raison ?
Bref, c'est l'heure de rembobiner la séquence qu'on vient de vivre collectivement !
Le Silure vous invite à en discuter le 4 septembre dès 18h dans le parking de l'usine Parker à Carouge. Dans la seconde partie de soirée dès 19h, bar et hot-dogs vegan à prix populaire.
En souvenir de Flore FARAGGI, agressée dans la nuit du 20 au 21 août 1944, vers 1h30, par un groupe d'inconnus de 6 à 8 hommes vêtus d'uniformes de Waffen-SS, au 18 Grande Rue à Grenoble.
Elle fut conduite sur le pont suspendu au-dessus de l'Isère, qui relie le centre ville au quartier Saint Laurent, exécutée d'une balle dans la tête, et son corps jeté dans l'Isère. Son fils Jack, son père et sa mère connurent le même sort.
Ces meurtriers sont des membres de la Milice française et du Parti Populaire Français qui en profitèrent pour piller son logement et son commerce.
L'EXTRÊME-DROITE S'IMPLANTE
Il y a d'un côté les résultats électoraux du Rassemblement nationalou de Reconquête, très inquiétant lors des élections européennes ou législatives, et plus nettement en retrait lors des élections municipales. Nous avons aussi largement insisté sur les réseaux des catholiques intégristes, leurs diverses associations, leur volonté d'imposer leurs visions rétrogrades et leurs tentatives de contrôler la jeunesse.
Plusieurs groupes activistes et agressifs ont tenté de se constituer sur la métropole. Ils s'inscrivent dans un courant suprémaciste qui fait de la violence le fondement de leur projet. Pour l'instant, aucun de ces groupuscules n'a réussi à s'imposer.
Alimentant cette extrême-droite, plusieurs structures développent des discours complotistes et conspirationnistes. La crise du Covid a été un accélérateur : nombre des théories fumeuses et dangereuses ont proliféré et elles imprègnent largement la fachosphère.
L'objectif de ce travail est de faire un état de l'extrême-droite sur Grenoble et de souligner les pratiques locales de ces groupes. Une cartographie permet d'identifier les réseaux et de proposer une grille de lecture. Au centre de ce livret, une cartographie a été réalisée pour une meilleure compréhension spatiale de notre propos
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LE RN, PREMIER PARTI DE LA DROITE ET DE L'EXTRÊME DROITE
Aux élections législatives de 2024, le Rassemblement ational est devenu le parti politique le plus important de la droite et de l'extrême-droite sur la Métropole de Grenoble.
Les Républicains sont complètement à la dérive et n'atteignent que péniblement les 10 % des voix. Ils sont même incapables de présenter un candidat dans la 5ème circonscription.
Le transfert des électeurs se fait à bas bruit, soutenu par les responsables nationaux de la droite qui font la course avec les leaders d'extrême-droite.
En 2024, les candidats du RN provenaient du parti lui même, mais aussi des anciens républicains qui avaient suivi Eric CIOTTI ainsi que de jeunes militants de l'UNI.
Les grands chefs du RN, Alexis JOLLY et Thierry PEREZ, ont préféré se présenter dans le Nord-Isère et se faire élire députés.
Les partis croupions comme Via, La voie du peuple (l'ancien Parti Démocrate Chrétien de Christine BOUTIN) ou Debout la France (toujours dirigé par Nicolas DUPONT-AIGNAN le premier allié du FN/RN) sont des partis charnières qui permettent à des électeurs de glisser sensiblement vers la droite extrême.
Enfin Reconquête a quasiment disparu de la métropole ; Marine CHIABERTO, tout en étant responsable du parti en Isère, se présente aux élections à Paris (Candidate Reconquête dans la première circonscription, tête de liste dans le 9 arrondissement ème aux municipales).
Quasiment absent lors des municipales de 2020, le RN a déposé des listes en 2026. Ils savaient que leur échec était programmé, mais ils visaient plutôt le long terme. 4 listes ont été déposées sur la Métropole grenobloise :
Valentin GABRIAC, le frère de l'homme au bras tendu, récolte brillamment 5,2 % des voix à Grenoble au premier tour.
En 2014, Mireille D'ORNANO, avait obtenu 12,55 % des votes. La preuve qu'un « responsable de force de vente » est juste bon à vendre les biscuits d'une multinationale américaine.
Enzo BILLON, chef du RNJ Isère, candidat à Échirolles, était le seul candidat de la droite et de l'extrême-droite face à quatre listes de gauche.
Au second tour, sa liste obtient 27 % ; cinq élus fachos siégeront dans le conseil municipal, soit un de plus qu'après les élections de 2026. La campagne de BILLON était très poussive. Il fait nettement moins que le candidat du RN aux législatives de 2024 qui avait récolté 33 % des voix.
Alexandre LACROIX un ancien Républicain, passé par Reconquête, puis
recyclé à l'UDR (Union des Droites de CIOTTI) était la tête de liste à Saint-Martin-d'Hères. Il obtient quatre élus municipaux (21 % des voix). Le résultat est très en-dessous du score aux législatives où Édouard ROBERT, un candidat inconnu dans la circonscription avait récolté 31 % sur la ville.
Quentin FERES (les Républicains, puis Reconquête, puis désormais attaché parlementaire du député RN Thierry PEREZ) a conduit une liste à Domène. La liste a récolté 16 % des voix et donc deux élus municipaux.
Le bilan électoral est plutôt limité, mais ces quelques élus se glissent insidieusement dans des institutions locales , une autre logique pour « dédiaboliser » le RN. L'objectif réel était de s'inscrire dans les prochaines élections sénatoriales.
Depuis sa nomination comme responsable départemental en octobre 2023, Thierry PEREZ a fait le ménage chez les militants.
Exit les « brebis galeuses » qui se répandent en blagues racistes, en insultes antisémites et en messages islamophobes. Par manque de « personnel » le Rassemblement national recrute désormais dans les rangs de l'UNI, et pas qu'un peu :
Amazigh AICHIOU (Grenoble), Emma ADROUD (Grenoble), Gaël BABUT (Grenoble), Enzo BILLON (tête de liste à Échirolles), Elise COTTAVE (Echirolles), Clara MANCEAU (Saint-Martin-d'Hère), Samuel SAKPA (Grenoble), Léa TONDEUR (Saint-Martin-d'Hères), Stéphane ZEYEN-ILANGUAROUDI (Grenoble) ;
Déjà, aux élections législatives de 2024, le RN avait siphonné les cadres de l'UNI : Hanane MANSOURI (ancienne grand'cheffe de l'UNI Grenoble) élu députée à Vienne, Antoine SAUZEAU (son suppléant), Vincent CELLIER (suppléant dans la 1ère circonspection de l'Isère) ou Samuel SAKPA (lui aussi candidat suppléant).
ÉLECTIONS MUNICIPALES 2026 GRENOBLE
Un article de Streetpress de mars 2026 retrace l'itinéraire de la tête de liste RN : Valentin GABRIAC a frayé avec plusieurs groupes radicaux, antisémites et complotistes : Égalité & Réconciliation, la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X,
Civitas, GRElive, les Patriotes…
Dans ses conversations avec ses potes il détaille ses positions : haine des LGBT, haine des francs-maçons, apologie du nationalisme pétainiste, antisémitisme, bref
tous les relents de l'extrême-droite faisandée. GABRIAC est même devenu un agent recruteur pour que les militantes du RN local rejoignent Némésis !
S'il est devenu candidat, c'est parce qu'il est le délégué adjoint du RN 38 et l'attaché parlementaire du député PEREZ. Du coup, PEREZ a glissé sa femme en seconde position sur la liste – on appelle cela du népotisme !
Sur la liste RN on trouve en cinquième position Ludovic BLANCO, le président du Cercle Bayard, apôtre de « l'Union des droites ». Ancien président des Jeunes Debout la France (2015), il a été candidat pour ce parti aux élections régionales (2015) et aux législatives (2017 – résultat : 1,53 % des voix). Il rallie Alain CARIGNON
sur la liste municipale de 2020. Placé en 39 position, son rôle politique est alors dérisoire. Il quitte Debout la France, rejoint Les Patriotes puis adhère à Reconquête. Il gravite désormais autour des députés RN de l'Isère pour tenter d'exister.
Dans la liste RN, on trouve inévitablement les militants de l'UNI, ou des militants qui avaient suivi Mireille D'ORNANO lors de sa rupture avec le FN, et certains font un retour fracassant : Pascale CURCILOSSE, Victor ARIOLI, Michèle MOIRET, Amélie TENA-SANCHEZ et François GUINARD-BRUN. Incapable de recruter de nouveaux militants, le RN récupère les fonds de tiroirs.
Enfin, pour clore cet assemblage inquiétant, Catherine GHELMA est une activiste des réseaux sociaux. Elle s'épanche dans un boulgi-boulga nauséeux : volonté de rétablir la peine de mort, hantise d'une « France qui sera musulmane demain », défense de tous les animaux à poils et haine viscérale des musulmans ; elle propose à ses lecteurs de pétitionner sur les thèmes d'extrême-droite...
La liste de GABRIAC est bien loin de l'image lisse et policée qu'il tente de vendre à
la presse locale, mais c'est l'inévitable amalgame de l'extrême-droite répugnante.
L'UNI est désormais le cache-sexe du RN ! On y retrouve même des militants vindicatifs comme Paul STEIGER, toujours accompagné d'Emma PETRON, qui tente d'établir son « ordre national » en menaçant des syndicalistes étudiantes « On va tous vous planter, bande de salopes ! ».
Désormais des étudiant-e-s carriéristes lorgnent le RN avec attention : propres sur eux, avec un costard et une cravate ou un tailleur cintré, on peut viser un avenir radieux dans l'arrière-cour de la famille LE PEN ou du gendre favori de la noblesse française.
Divers cercles nationalistes ( Cercle Bayard, Cercle Algérianiste, Centre Lesdiguières et Cercle Droit et Liberté) sont les lieux d'échanges et de formations de militants de toutes l'extrême-droite locale. C'est là aussi où se noue des affinités militantes.
À L'EXTRÊME-DROITE DE DIEU …
On ne les voit pas souvent, mais ces cathos intégristes ont de plus en plus tendance à proclamer leur foi dans les rues de Grenoble, comme le 15 août.
Leurs partis politiques préférés ont souvent été l'Action Française ou les partis chrétiens démocrates. Mais désormais, ils votent sans modération pour le RN, Reconquête et s'enthousiasment pour MARÉCHAL LE PEN, la future « Jeanned'Arc du XXIe siècle » !
En 2024, 42 % des catholiques pratiquants ont voté pour l'extrême-droite : 32 % pour le RN et 10 % pour Reconquête !
La Fraternité-Sacerdotale-Saint-Pie-X gère une école hors contrat à Meylan, l'école Saint-Pierre-Julien-Eymard. Une cinquantaine d'enfants y sont scolarisés. L'abbé Jean-Marie SALAÜN la dirige depuis les années 2010. L'inventaire des activités nauséeuses de cet individu est atterrant : messe en l'honneur de BASTIEN-THIRY(2017), un officier de l'OAS qui organisa la tentative d'assassinat de DE GAULLE en 1962, conférences au prieuré de Meylan par Marion SIGAUT une proche de l'antisémite SORAL, ou par Hugues PETIT, président du Conseil scientifique de Civitas qui pouvait affirmer « que les droits de l'homme, c'est une idée fausse, et cette
idée a détruit la société ». SALAÜN appelle aussi à participer à une réunion d'Égalité et Réconciliation et soutient Alexandre GABRIAC, l'homme au bras tendu, quand il est viré du Front national.
En 2025, le Rectorat de Grenoble s'est enfin penché sur le fonctionnement de l'école Saint-Pierre-Julien-Eymard. Elle est mise en demeure de revoir son enseignement considéré comme sexiste, révisionniste et créationniste. L'école fait mine basse et modifie quatre bricoles pour éviter des poursuites.
Il existe aussi un autre établissement hors contrat à Saint-Ismier, le Collège de la Sainte-Famille : sa directrice est Golvine PETIT. Son origine révèle qu'elle est la descendante d'une vielle famille aristocratique bretonne – DU BOISBAUBRY – et gardienne des traditions familiales pour avoir enfanté sept marmousets. Son mari Louis PETIT est chef de troupe aux Guides et Scouts d'Europe ; cette organisation est réputée pour son militarisme. Elle est classée à l'extrême-droite.
Pour gérer une école hors contrat, les parents ont créé « l'Association de formation de la personne ». Le président en est actuellement Guillaume de CARBONNIÈRES DE SAINT BRICE, père de six enfants catholiques et baptisés. Plutôt que d'améliorer les conditions de travail, les parents d'élève ont préféré construire une chapelle ; le catéchisme est bien sûr professé par un abbé !
Dans ce collège, la responsable « de la vie scolaire » est Élisabeth ZITOUN, ancienne responsable départementale de la Manif pour Tous. En 2017, elle était suppléante de la candidate FN dans la première circonscription de l'Isère.
Un collège, bien comme il faut, avec uniforme pour les élèves, retraite à l'abbaye du Barroux, pèlerinages, messes d'actions de grâces à la collégiale Saint-André. Pour bien rester dans la norme réac, une conférence est organisée par M. et Mme GRASSET, engagés à Alliance Vita, pour comprendre que la pilule et le préservatif c'est pas bien !
Ces courants intégristes ont comme finalité de « rechristianiser » la France. Ils ont aussi une phobie sur l'enfance et la jeunesse : séparer leurs marmots du commun des mortels, les isoler dans des structures rétrogrades, qui comme la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X sont souvent considérées comme sectaires. Leurs écoles ne respectent pas les obligations scolaires, et lorsqu'ils sont adolescents on les confie à des structures comme les Scouts d'Europe ou au Chapitre Sainte-Madeleine.
Ces cathos intégristes adorent la messe en latin, multiplient les pèlerinages et tournent le dos à la modernité. Ils refusent toujours le droit à l'avortement, condamnent l'utilisation de la gestation pour autrui, refusent le suicide assisté pour les personnes en fin de vie…
Dans les années 1960, des cathos intégristes – par ailleurs militants anti-avortement – ont créé une association Cler Amour et famille, pour contrecarrer les activités du Planning familial. Ils défendent des « méthodes naturelles de régulation des naissances » comme les méthodes Ogino ou Billings. L' association forme des conseillers conjugaux et familiaux et des éducateurs qui interviennent auprès des adolescents comme l'association Cycloshow. N'ayant le droit d'intervenir que dans les écoles privées ses animateurs interviennent dans le programme EVAR/EVARS relatif à la vie affective et relationnelle et à la sexualité. Leur vision est purement essentialiste et assigne aux jeunes filles la nécessité de procréer comme le conçoit la vision catholique intégriste.
D'autres associations, telle Alliance Vita, multiplient des conférences sur des sujets de « bio-éthique »avec l'aval de l'évêché. Le responsable local est Gaêl BERNARD. Une de leur dernière manifestation publique était un happening sur la place Grenette à Grenoble.
L'Association Familiale Catholique a fourni la base militante pour les mobilisations de la « Manif Pour Tous » - devenue depuis Le Syndicat de la Famille. Cette association désigne des représentants qui siègent dans les CAF ou les hôpitaux au nom des usagers.
Parmi les membres du bureau de l'AFC, on trouve Arnaud BERNARD (fondateur de l'Office Catholique des Pompes funèbres, membre de l'Ordre équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem, adjoint municipal de Villard-Bonnot), Dominique PALIARD (ancien militant de l'UMP, ancien conseiller municipal de la commune de Burcin, un des leaders de la Manif Pour Tous), Blandine DE RICHECOEUR (fondatrice de l'Etoile du Berger), Élisabeth DE SOOS ( Candidate du FN /RN), ou Jacqueline NICCOLINI-DARMET (ancienne candidate du Parti Chrétien-Démocrate), bref une assemblée de catholiques combattants !
Nombre de ces militants s'investissent aussi dans des organisations qui ont comme vocation d'intervenir sur les « questions sociales » : l'Ordre de Malte (« pour les démunis »), Magdalena 38 (femmes quittant la prostitution), Le Rocher, oasis des cités (pour « régler la crise des quartiers »), la Maison des familles ou l'Étoile du berger (accueil des femmes battues). Toutes ces associations, présentes sur Grenoble, sont, en partie, financées par La Nuit du Bien Commun, fondée par Pierre-Edouard STERIN, le milliardaire exilé en Belgique pour ne pas payer d'impôt et qui vise à imposer son point de vue à travers le projet PÉRICLÈS ( Patriotes, Enracinés,Résistants, Identitaires, Chrétiens, Libéraux, Européens, Souverainistes).
Parmi ces associations « très sociales », Magadalena 38 approche les prostituées et les incite à rejoindre Solenciel, une entreprise d'insertion. Magdalena 38 a été fondée par Rodolphe BARON, qui, par hasard, est le fondateur de Solenciel.
L'Inspection du travail de l'Isère est allée regarder d'un peu plus près, et du coup, l'autorisation accordée à Solenciel a été suspendue pour cause de travail dissimulé et de multiples dysfonctionnements (octobre 2025). Décoré en 2024 par Olivier VERAN, alors ministre de la Santé, de l'Ordre du mérite, Rodolphe BARON n'a pas eu la courtoisie de renvoyer sa médaille.
ACTIVISTES ET TERRORISTES
Plusieurs petits groupes d'activistes ont essayé de se structurer sur la métropole grenobloise : Verum et fida (2023), une première tentative de groupe Nemesis (2023) ou Fronte Gratiano (2025).
Le Groupe National Défense composé de lycéens fait l'apologie des chambres à gaz et appelle à la violence contre les personnes LGBT. Cherchant à montrer leur virilité, ils ont tenté d'agresser un cortège de soutien à la Palestine et multiplient des tags nazis dans les rues de Grenoble et Fontaine. Comme beaucoup de militants de l'extrême-droite nazie, ils cherchent à s'inscrire dans une « lutte contre les pédophiles », en associant confusément « élite judéo-maçonique », « immigration », « pédérastie » et soutien à Vladimir POUTINE. Leur activité principale est de participer à des groupes Télégram.
Active Club est un mouvement international animé par un suprémaciste blanc américain Robert Rundo. Son idéologie prône la violence pour combattre « le grand remplacement » et éviter le « génocide blanc ».
Afin de ne pas tomber sous le coup de la loi française, Active Club se définit comme une « communauté de jeunes blancs », « s'entraînant aux sports de combat pour se mesurer entre eux ». Ce serait donc « un groupe athlétique qui se concentre sur l'amélioration de notre peuple, et non sur l'agression d'autres personnes ». Leur devise « esprits sains, corps sains ». Ils se mettent en scène dans des vidéos d'entraînement et de combats d'arts martiaux. On dirait presque dit des scouts !
Leurs auteurs de référence ont tous eu un engagement fascisant : Charles MAURRAS ( condamné à la réclusion criminelle à perpétuité en 1945 pour collaboration avec l'ennemi), Léon DEGRELLE (fondateur du mouvement Rex en Belgique, engagé dans la Waffen-SS, condamné à mort par contumace en 1945 et réfugié dans les jupes du Caudillo FRANCO), François DUPRAT (membre de l'OAS, d'Occident et fondateur du Front national).
Saluts nazis et dérivés (quenelle, Khuneim), exaltation du suprémacisme blanc, allusion à l'OAS, fleurs de Lys et casques de chevalier apparaissent régulièrement sur leurs images, car Active Club associe des militants d'origines diverses, des catholiques, des royalistes, des hooligans, des néonazis, etc…
Des membres d'Active Club ont participé aux manifestations anti-migrants de St-Brévin et Callac, à la ratonnade de Romans-sur-Isère, au tabassage d'un militant libertaire à Macon, et au défilé du C9M, etc...
Active Club Dauphiné vivote. Quelques sessions d'arts martiaux dans les stades de l'agglomération, ou dans un parc, des promenades sac au dos avec les groupuscules nazis du coin (Les Allobroges Bourgoin-Jallieu, les Bayards, Valyor) ou plus exotiques (Unité Sud de Perpignan, Active Club Carpentras, les Hussards parisiens).
En 2025 un autre groupe nationaliste s'est constitué : les Bayards. Ils se définissent comme des « identitaires sans concession ». Leurs activités sont plutôt nocturnes : collage d'affiches sur le campus de Saint-Martin-d'Hères, pseudo-cérémonie le 11 novembre avec quatre flambeaux et une logorrhée digne de fascistoïdes en culottes courtes : « Les jeunes patriotes ont rappelé l'importance du sang. Le sang reçu, qui fait naître la nation, mais aussi le sang versé, qui la préserve et la régénère. »
Incapables de s'afficher au grand jour, les Bayards s'associent avec les groupes nationalistes de Lyon (Lyon populaire, ou le groupe Audace) et de Chambéry ( Valyor) pour essayer de gagner en notoriété, ou affichent leur soutien à la Coordination rurale comme à La Tour-du-Pin en montrant clairement qu'ils sont fachos.
Ces groupes ne rassemblent que quelques individus mais n'en sont pas pour autant négligeables.
Enfin, des organisations plus violentes peuvent émerger avec des projets d'attentat contre des personnes ou des lieux symboliques.
Un groupe constitué dans l'Isère en 2017, Les Barjols38, était animé par un retraité, Jean Pierre BOUYET, résidant à St-Georges-de-Commiers. BOUYET avait été proche de Debout la France puis s'était accoquiné avec des activistes islamophobes qui voulaient attaquer des mosquées, exécuter des migrants ou tenter un putsch militaire avec prise de l'Élysée et renversement du gouvernement par la violence. Dans leurs échanges, ils considéraient que la situation actuelle était la conséquence des actions sournoises des francs-maçons et sur leur groupe Facebook, ils avaient rassemblé plus de 5000 abonnés.
Ils décident finalement d'assassiner Macron en Moselle avec un couteau en céramique. 13 personnes sont arrêtées et plusieurs sont condamnés en 2023.
Un autre groupe terroriste se structure en 2017 : il se nomme WaffenKraft, « puissance de feu » en allemand. Leur leader, Alexandre GILET (French Crusader) est un gendarme dans l'Isère, qui posait sur des photographies avec une kalachnikov devant un drapeau frappé d'un soleil noir. Ce groupe rassemblera une vingtaine de personnes.
Dans leurs messages, ils dénonçaient le « grand remplacement », reprenant à l'occasion des diatribes d'Eric CIOTTI, de Valérie PÈCRESSE, ou de SORAL.
Leurs ennemis sont les étrangers, les juifs et les homosexuels. Ils envisagent d'attaquer le CRIF (Conseil Représentatif des Institutions Juives de France), d'assassiner MÉLENCHON, ou d'organiser un attentat dans une gare de la région parisienne.
Au cours du procès en 2023, Alexandre Gilet est condamné à 18 ans de réclusion criminelle. Évandre AUBERT, un ardéchois de 28 ans, décrit comme « l'idéologue » du groupe, et un mineur sont tous deux condamnés à cinq ans d'emprisonnement dont deux ans fermes. Gauthier FAUCON écope lui de trois ans de prison dont un ferme. Les peines sont confirmées en appel en 2024.
Enfin, six survivalistes ont été arrêtés à Grenoble en mai 2025 car ils voulaient produire des armes avec une imprimante 3D. Leur objectif était de s'équiper en matériel de guerre dans l'éventualité « d'une guerre civile ». Déjà en 2024, huit survivalistes proches d'Égalité et Réconciliation ont été arrêtés dans la Loire, la Haute-Loire et l'Isère. Ils étaient soupçonnés de vouloir mener des actions violentes comme la destruction d'un barrage hydroélectrique, et d'acheter un hameau, pour se protéger d'une guerre civile qu'ils imaginent imminente.
En janvier 2026, une habitante de Grenoble, Mélycendre, tente de relancer un groupe local de Nemesis. Ce groupuscule est dirigée nationalement par les parisiennes Alice CORDIER et Anaïs ? MARÉCHAL LE PEN. La tentative de création est pilotée par la petite fille LE PEN. Cordialement, Valentin GABRIAC se propose d'inciter les militantes du RN à les rejoindre.
Le recrutement semble pour l'instant limité, mais les cheffes nationales ont sans doute envisagé un happening local dans une ville comme Grenoble qu'elles considèrent contrôlée par des gauchistes violents. Du coup elles prospectent pour recruter d'anciens policiers ou des gendarmes et constituer une milice privée.
Plus expliquer en détail ?
Nous supposons que les autorités sont en train d'instruire une démarche pour vérifier si Nemesis fait partie des « associations ou groupements de fait :
1° Qui provoquent à des manifestations armées dans la rue ;
2° Ou qui présentent, par leur forme et leur organisation militaires, le caractère de groupes de combat ou de milices privées » (Ordonnance n°2012-351 du 12-03- 2012 )
Depuis janvier, une militante de nemesis a participé à la manifestation d'Alliance - syndicat de police à Grenoble et à « l'hommage à Quentin » organisé par les groupuscules d'extrême-droite à Lyon.
LES COMPLOTISTES
Cinq ans après sa création, Grelive semble s'être réduit à peau de chagrin. Les participants qui avaient milité dans ses rangs sont dispersés.
Civitas, dont les militants identifiés étaient Frank SINISI et Valentin GABRIAC, a été dissout par le gouvernement en 2023 pour propos antisémites. V. GABRIAC a rejoint le Rassemblement national ou il est devenu à la fois attaché parlementaire, délégué départemental adjoint et candidat à la mairie de Grenoble. Franck SINISI, ancien conseiller municipal FN de Fontaine, déjà condamné en 2017 à une peine de prison avec sursis pour incitation à la haine raciale pour avoir proposé de financer l'accueil des Roms « avec leurs dents en or », a été placé en garde à vue le 14 janvier 2026 dans l'enquête sur le dépôt de restes de porc devant une mosquée de Fontaine. Il devait être jugé en avril 2026.
Les Patriotes 38 continuent à manifester avec les derniers militants de Grelive, tel
François-Marie PÉRIER qui comme toujours se met en scène. Il a même tenu une conférence pour les monarchistes du Centre Ledisguières.
Les militants des Patriotes continue à se battre pour le Frexit, et les plus jeunes qui
avaient rejoint la Cocarde étudiante ont disparu du campus universitaire. L'essentiel
de leur activité est la tenue de banquets communs ou de manifestations telle que la «
fête du Printemps » qui a réuni une trentaine de militants.
Les membres d'Égalité et Réconciliation sont plus actifs. En janvier 2026 une conférence sur les 75 ans de Rivarol, journal antisémite et négationniste ; le conférencier était Jérome BOURDON, le directeur de publication du journal, dont les éditos radicalisent la ligne idéologique de l'hebdomadaire en s'en prenant aux libertés individuelles, aux LGBT, aux valeurs de la République et de la démocratie, aux avancées sociales ; il fait l'apologie des régimes fascistes et des criminels de guerre ou coupables de crimes contre l'humanité. Fin avril une autre conférence était celle d'Alain ESCADA, le président de Civitas (Civitas est interdite en France, mais
existe toujours, notamment en Belgique). En décembre 2025, DIEUDONNÉ
était présent sur la scène ouverte de la Brasserie du Vercors à Villard-de-
Lans pour faire son one man show.
Égalité & Réconciliation rassemble des complotistes de tout genre, des antisémites et des survivalistes qui attendent la fin du monde. Leur grand chef est Alain SORAL (de son vrai nom Alain BONNET) réfugié en Suisse pour échapper à la justice. Outres ses manigances financières, SORAL, défend une alliance entre « l gauche du travail et « la droite des valeurs » pour détruire le « Système » dirigé par « la gauche bobo-libertaire et la droite libérale ». A partir de la Manif Pour Tous, il se focalise sur le «
communautarisme gay » et le féminisme. Il est devenu un apôtre du virilisme et du masculinisme et nombre d'influenceurs relayent ses positions.
En guise de conclusion
L'extrême-droite est multiple.
Plusieurs stratégies politiques sont à l'oeuvre :
d'anciens gaullistes fricotent avec les héritiers des Waffen-SS et de l'OAS pour éviter de disparaître ;
des macronistes préfèrent un BARDELLA premier ministre, plutôt que l'abolition d'une réforme scandaleuse sur les retraites. ;
des hommes et femmes d'affaires lorgnent sur les promesses du RN ( moins de « taxes », moins de « contrôles », en clair la disparition du Code du travail) ;
des actionnaires qui espèrent encore plus de profits ;
des milliardaires qui voudraient réimposer un catholicisme de combat ;
À l'inverse, il est pour nous nécessaire de développer des pratiques et des actions antifascistes au niveau local et social, parce que c'est sur ce terrain réel que se jouent les enjeux importants de la lutte contre l'extrême-droite et son racisme rampant.
À Grenoble, comme ailleurs,
on n'est pas condamné à subir encore toutes ces bandes de fachos.
C'est à nous de les combattre.
Pas de fachos dans nos quartiers,
pas de quartiers pour les fachos !
Le président national de la Coordination rurale, Bertrand Venteau, ce jeudi 3 septembre à Auch (Gers). © Théo Mouraby/Vert
Les uns lui imputent des propos indignes d’une figure à «la carrure nationale». Les autres voient plutôt «quelqu’un de spontané, qui a en lui une colère tout à fait légitime» et qui est surtout «l’homme à abattre d’un syndicat qui dérange». Lunettes sur la tête, courte barbe blanche grignotant ses joues, Bertrand Venteau s’est présenté à la barre du tribunal correctionnel d’Auch (Gers), jeudi.
Le président national de la Coordination rurale (CR) était jugé pour «provocation publique et directe non suivie d’effets à commettre un crime ou un délit». Le 19 novembre dernier, jour de son élection à la tête du syndicat agricole contestataire, il avait déclaré : «Les écolos, la décroissance veulent nous crever. Nous devons leur faire la peau.»
La phrase, réécoutée pendant l’audience, avait fait réagir de nombreuses associations écologistes. France nature environnement (FNE), Générations futures, et FNE Occitanie-Pyrénées se sont constituées parties civiles. «Il y en a ras le bol des menaces et des intimidations. Et la CR est coutumière du fait», dénonce auprès de Vert Jean-François Julliard, directeur général de FNE.
Et cela jusqu’aux portes du tribunal. À 13h15, des membres de la CR venu·es en soutien à leur président ont jeté des œufs sur les plaignant·es qui entraient dans la salle d’audience, tout en les insultant. Les projectiles ont touché de manière indiscriminée des membres des associations, pourtant escorté·es par la police, et une avocate qui se rendait au tribunal pour une autre affaire. «Personne ne doit pouvoir se présenter à un tribunal sous les sifflets. La scène qui s’est passée tout à l’heure n’est pas digne d’un combat politique et syndical ; c’est ce type de discours qui peut avoir un effet délétère», a tonné le président de la cour, Philippe Rigault, en faisant référence aux propos incriminés.
Face aux juges, Bertrand Venteau a tenté plusieurs défenses. Il a d’abord assuré qu’il croyait être dans un cadre privé au moment de son discours : «Il n’y aurait jamais dû y avoir des journalistes à ce moment-là.» Pourtant, sa prise de parole avait lieu lors du 32ème congrès du syndicat, auquel des reporters étaient accrédité·es. Ensuite, il a expliqué qu’il ne pouvait pas les voir, sur scène, à cause de la lumière des projecteurs au moment de son discours. «Je ne vous crois pas», a répliqué le procureur de la République, Claude Derens.
Vient l’explication du sens de son propos. Bertrand Venteau pointe une nébuleuse, un mouvement de pensée – «l’écologie punitive et la décroissance» – à combattre sur le terrain des idées, pas un ennemi à éliminer physiquement. «Beaucoup de gens considèrent que “faire la peau”, ça veut dire tuer. Vous n’êtes pas au courant ?», a feint de s’interroger le président. «Pour moi, c’est combattre idéologiquement et arrêter d’être en permanence sous le joug, critiqué et stigmatisé par ces gens-là», a répondu le prévenu. «Quand on dit qu’on doit dépecer la partie adverse. Vous savez ce que c’est, dépecer un animal ?», a insisté la cour.
«La forme n’est peut-être pas la bonne, mais j’assume mes dires», a maintenu le président de la CR, qui s’est aussi réjoui de l’adoption de la décriée loi d’urgence agricole. «Si mes propos ont permis de revenir sur un débat législatif apaisé qui a permis ces avancés, il le fallait», conclut-il. «Il est drôle que vous ayez utilisé le mot “apaisé”», a remarqué le président du tribunal.
Le mot a aussi fait réagir les parties civiles. «Je ne sais pas si c’est ça la définition du mot “apaisé” de Monsieur Venteau, mais je ne me suis jamais aussi peu sentie en sécurité en arrivant à une audience», a soufflé à la barre Nadine Louverjat, pour l’ONG Générations futures, dont le t-shirt noir était encore marqué par des traces d’œufs.
Bertrand Venteau, président national de la Coordination rurale, prend la parole devant le tribunal d’Auch, avant son procès, jeudi 3 septembre. © Théo Mouraby/Vert
Anne Roques, juriste à FNE, a compté quatre attaques de la CR contre des associations membres de son réseau en décembre 2025. Soit le mois suivant le dérapage de Bertrand Venteau. Elle en donne un exemple : en Charente-Maritime, le 10 décembre dernier, des salarié·es ont retrouvé une tête et la peau d’un sanglier devant leurs locaux. «C’est une référence directe aux propos de Monsieur Venteau. La CR n’est pas au-dessus des lois», assène-t-elle.
Sur le banc des prévenus, Bertrand Venteau souffle ou lève les yeux au ciel à de rares moments. Le reste du temps, il tourne ses lunettes dans ses mains ou tripote le bas de son jean. Parfois, il scrute les murs de la salle d’audience, comme s’il attendait que tout cela passe. Son conseil, Josyane Andrieu-Filliol, plaide la relaxe pour absence de preuve. Pour elle, le parquet ne peut pas prouver que l’assemblée dans laquelle les propos ont été prononcés était publique. Elle balaye le sens de ceux-ci : «une métaphore». Elle insinue également un traitement défavorable à l’encontre de son client, une «sorte de privilège» pour le faire passer rapidement devant la justice, comme un «deux poids, deux mesures».
Un discours entendu devant le palais de justice, de la bouche des adhérent·es de la CR. Cyrille (il n’a pas voulu donner son nom), 56 ans, trouve qu’il y a deux côtés : «Un qui doit fermer sa gueule [les agriculteur·ices, NDLR], et l’autre qui a le droit de tout dire», comme «les représentants de l’écologie», à qui il reproche de gagner leur vie en faisant de la politique.
«Être le porte-parole de milliers de gens qui souffrent, ce n’est pas une raison pour dire n’importe quoi», a tranché le procureur, dénonçant une parole qui «voue un groupe à la vindicte populaire de ses électeurs et adhérents». Il a requis une amende de 30 000 euros avec sursis. Le délibéré a été fixé au 15 octobre.
À la sortie de la salle d’audience, Bertrand Venteau a retrouvé les 200 à 300 agriculteur·ices toujours présent·es. Il a confié au micro que le lancer d’œufs lui avait causé plus d’ennuis qu’autre chose dans l’enceinte du tribunal : «C’était peut-être une bêtise… Mais, un œuf, ça n’a jamais tué personne.» Il renvoie d’ailleurs la faute sur le préfet, «qui n’a rien fait pour que cela se passe bien». Pour éviter la confrontation, il aurait fallu, selon lui, faire entrer les plaignant·es par la porte de derrière, en catimini.
Il reconnait avoir passé un moment pénible devant les juges ; il va devoir s’y habituer : ce vendredi, il est attendu devant la cour d’appel de Limoges (Haute-Vienne) pour une autre affaire. Cette fois pour outrages, menaces et intimidation d’élu·es et de fonctionnaires de l’État, avec deux autres prévenus.
Nous sommes issu·es du mouvement social du 10 septembre 2025, « Indignons-nous, bloquons tout ». Depuis 1 an, nous menons des actions dans la continuité de cette dynamique : de collages à détournements de pubs en passant par la redécoration des escaliers de la Croix Rousse, on organise de nombreuses actions de terrains.
On fait le bilan de tout ça à l'occasion de nos 1 an, et on te présente nos campagnes à venir à l'occasion !
📅 RDV jeudi 10 sept.
🕡 A partir de 18h30
📍 Au bar DrYeast, Lyon 04
🚇 Métro Croix-Rousse (métro C)
Découvre nos actions, rencontre l'équipage et rejoins la Mutinerie !
Présentation de l'équipage
Retour rapide sur nos origines, les valeurs qui guident nos actions et notre fonctionnement interne
Retour sur nos actions passées
Découvre nos modes d'actions, nos échecs et surtout nos succès
Nos campagnes à venir
Nos objectifs à l'horizon 2027 et les projets qu'on va porter
Rejoindre la Mutinerie
Nos modes d'action te parlent ? Bienvenue à bord camarade !
Ateliers libres
Plusieurs ateliers sont prévus pour expérimenter concrètement ce qu'on fait en militant avec la Mutinerie : maquillage anti-IA, atelier bazooks (projections lumineuses sur des bâtiments), détournements d'affiches publicitaires...
Soutien au camarade
La camaraderie, c'est aussi donner de la force à un de nos membres qui fait face à des procès abusifs et injustes. Des stands de ventes de gâteaux et goodies seront prévus pour le soutenir !
Le ministère de la Transition écologique, de la biodiversité et des négociations internationales sur le climat et la nature a indiqué, le 4 septembre 2026, avoir saisi le parquet après une « attaque informatique sophistiquée » débutée fin août 2026. Le ministère a révélé l’incident dans la soirée du 2 septembre 2026, en précisant qu’il avait visé ses outils de messagerie, et annoncé avoir pris « des mesures particulières ».
Le site des consultations publiques en matière d’environnement et ceux de plusieurs administrations régionales relevant du ministère sont restés inaccessibles pendant une partie de la journée du 2 septembre. Le même jour, un cybercriminel anonyme a revendiqué l’attaque et affirmé détenir « des milliers de données ».
L’Anssi a déclaré « intervenir au profit d’administrations du ministère de la Transition écologique, suite à des suspicions de compromission de certains comptes utilisateurs et dans le cadre d’investigations ». À ce stade, le ministère n’a toutefois pas confirmé de fuite de données.
Cette attaque survient dans un contexte marqué par le piratage récent de plusieurs acteurs publics sensibles, notamment la DGFiP, le ministère de l’Éducation nationale et le site Zéro logement vacant. Le 31 août 2026, le Premier ministre Sébastien Lecornu a appelé à un « sursaut sur le volet cyber », en donnant deux semaines aux membres de son gouvernement pour déployer dans leurs administrations le plan de sécurisation lancé en avril 2026.
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Au sommaire de Bruits de tôles le 3 septembre 2026 : Moben sorti des QLCO Soutien à un déserteur russe Paul Tancre, tué par la police Verdict dans une affaire de mutilations datant des Gilets jaunes Sans-papiers : Une enfant refoulée à la frontière Allongement de la durée de rétention Manifeste de Cotonou pour la liberté de circulation Contre la construction d’un centre de rétention à Notre-Dame-des-Landes
« Suspendez le développement de l’intelligence artificielle maintenant ». C’est un appel sans concession que fait le sénateur Bernie Sanders au peuple américain, aux institutions et surtout aux entreprises du secteur de l’intelligence artificielle. Le sénateur, aux côtés de Greg Casar, élu du Texas à la Chambre des représentants des États-Unis, porte une proposition de loi plutôt radicale : « The Ban Artificial Superintelligence Act ».

Trois pannes quasi simultanées ont frappé Anthropic, OpenAI et xAI le jeudi 3 septembre 2026. Seul SpaceX, maison-mère de xAI, a donné une explication publique.
Source : ClimaxQuand ?
Du 14 septembre à 18h au 18 septembre à 21h
Où ?
Lieux multiples
La Coordination 75 des Sans-Papiers, l'Intercollectif des Sans-Papiers d'Île-de-France et la Salle Saint-Bruno proposent une semaine de programmation autour des luttes des sans-papiers à l'occasion des 30 ans de l'occupation de l'église Saint-Bernard
Depuis le mouvement des Sans-Papiers de 1996, marqué par l'occupation de l'église Saint-Bernard, le mouvement des sans-papiers s'est structuré au sein de collectifs et de coordinations (de collectifs). Leurs revendications : la régularisation de tous les sans-papiers, la liberté de circulation et d'installation. 30 ans après Saint-Bernard, la lutte des sans-papiers continue d'être terriblement d'actualité et a besoin d'être rappelée
Programme :
o Exposition de photographies d'Anne Volery du 14 au 18 septembre : « Personne n'est illégal, photographies et récits de Sans-Papiers en lutte ». Inauguration de l'exposition le lundi 14 septembre à 18h00 - Visites guidées les lundi, mardi, jeudi et vendredi de 18h00 à 19h00.
o Table ronde, Les luttes actuelles des Sans-Papiers avec Anzoumane Sissoko, l'Intercollectif des Sans-Papiers d'Île-de-France (CSP75, CSP17, CSP Montreuil, Droits Devant !!, CTSPV, CSP93), le Collectif des Jeunes du Parce de Belleville et la Marche des solidarités, le lundi 14 septembre à 19h30.
o Projection-débat de la Ballade des Sans-Papiers, documentaire sur le mouvement de Saint-Bernard. En présence du réalisateur Samir Abdallah et de témoins, soutiens et acteurs du mouvement de 1996 : Mogniss Abdallah (Agence Im'media), Jean-Claude Amara (Droits devant !!), Doro Traoré (membre du Collectif de Saint-Bernard), le jeudi 17 septembre à 19h00.
o Visite de quartier sur les lieux emblématiques de l'histoire des Sans-Papiers dans le 18è arrondissement avec Bernard Masséra le vendredi 18 septembre à 14h00.
o Cérémonie avec les collectifs de Sans-Papiers devant la nouvelle plaque commémorative à l'Église Saint-Bernard le vendredi 18 septembre à 17h00.
o Concert gratuit de Pedro Kouyaté le vendredi 18 septembre à 19h00.
Entrée libre pour tous les événements de la semaine
Quand ?
Le 3 octobre de 19h30 à 0h
Où ?
La BAM - Bibliothèque Associative de Malakoff 14 Impasse Carnot 92240 Malakoff
Film de Iro Siafliaki (86mn, 2025) suivie d'une discussion avec la réalisatrice et la monteuse.
Le mouvement des gilets jaunes vu comme une marche.
En reconfiguration permanente, elle traverse les espaces des luttes contemporaines, l'histoire et le champ des possibles. Mise à l'épreuve des corps, des évidences et des dispositifs cinématographiques, la marche est surtout expérience sensible d'une vie qui se transforme.
Quand ?
Le 3 octobre de 19h30 à 0h
Où ?
La BAM - Bibliothèque Associative de Malakoff 14 Impasse Carnot 92240 Malakoff
Film de Iro Siafliaki (86mn, 2025) suivi d'une discussion avec la réalisatrice et la monteuse.
Le mouvement des gilets jaunes vu comme une marche.
En reconfiguration permanente, elle traverse les espaces des luttes contemporaines, l'histoire et le champ des possibles. Mise à l'épreuve des corps, des évidences et des dispositifs cinématographiques, la marche est surtout expérience sensible d'une vie qui se transforme.
Quand ?
Le 9 septembre à 19h30
Où ?
TDTF 43 Rue Cavendish, 75019, Paris, France
La prochaine rencontre du TDTF aura lieu le mercredi 9 septembre à 19h30.
A l'occasion de la sortie de son livre « République » paru aux éditions Chose Commune, on accueillera la photographe Bérangère Fromont pour parler de son travail photographique.
Bérangère Fromont questionne depuis une quinzaine d'années la notion de résistance. Résistances individuelles ou collectives, luttes politiques, quêtes de visibilité, mais aussi action de résister, comme force de vie. Elle mène une exploration artistique des façons d'habiter le monde en dehors des systèmes et des modes de représentation dominants : habiter poétiquement, éthiquement et politiquement le monde relève pour elle d'une nécessité intime.
Quand ?
Le 17 septembre à 19h30
Où ?
EDMP 8, impasse Crozatier, 75012, Paris
Le groupe local Paris Nord Est de l'Union Communiste Libertaire vous invite à une projection-débat autour du film Agent Orange, une bombe à retardement, de Thuy Tien Ho et Laurent Lindebrings . En quittant le Vietnam en 1975, l'armée américaine a laissé un poison invisible : la dioxine. Cette arme chimique puissante, plus connue sous le nom d'Agent Orange, produite par la multinationale Monsanto, a pris possession de la terre, des eaux, de la végétation. En s'infiltrant dans les sols, les rivières, elle touche la chaine alimentaire. Des millions de Vietnamiens sont victimes de la dioxine, atteints de malformations et de cancers. 40 ans après les derniers épandages, la dioxine continue ses ravages. C'est cette utilisation massive de produit toxique qui a conduit à théoriser la notion d'écocide.
Alors qu'une manifestation se prépare le 03 Octobre pour protester contre les pesticides, cette projection et la discussion qui suivra seront l'occasion de se rappeler de l'utilisation des pesticides comme arme de guerre, de soulever l'importance de lutter contre le colonialisme chimique et pour une écologie anti-impérialiste.
Rendez-vous à le Jeudi 17 Septembre à 19h30 à l'EDMP, 8 impasse Crozatier, Paris 12ème ; projection à 20h00 suivie d'une discussion.
Rentrée du comité dijonnais des Soulèvements de la Terre samedi 5 septembre à la Bourse du travail à partir de 16h30.
DÉSARMONS L'INDUSTRIE DES PESTICIDES
SAMEDI 5 SEPTEMBRE
Le comité dijonnais présente la
RENTRÉE DES SOULÈVEMENTS DE LA TERRE
à la Bourse du Travail (17 rue du Transvaal - Dijon)
Alors que nous vivons des chaleurs accablantes et une sécheresse catastrophique, que des milliers de personnes (pour ne parler que de la France) on eu l'eau courante coupée, que des paysan.es voient leurs terres mourir sans pouvoir rien faire, nous ne pouvons que rappeler le rôle déterminant et mortifère que l'agro-industrie joue dans la destruction de l'environnement et le bouleversement du climat. Rappeler que cette même agro-industrie accapare, détourne, (quand elle ne vole pas) des millions de m3 d'eau chaque année, que les pesticides qu'elle produit, engendre l'érosion des sols, la pollution des nappes phréatiques, la destruction systématique de certains organismes vivants (faunes et flores) et une épidémie de cancers, de maladies neurodégénératives et congénitales dans le monde paysans et environnant.
Comme annoncé dans un précédent mail nous vous proposons un temps d'information sur l'industrie des pesticides en vue de la mobilisation internationale du 3 octobre prochain contre SYNGENTA et sur les luttes locales qui résistent face à l'accaparement des terres
16h30 – Présentations de luttes locales et de la mobilisation Stop-pesticides du 3 octobre
Nous commencerons par l'actualité des luttes locales qui nous tiennent à cœur :
* Les Valendons (quartier du sud de Dijon) pour la défense des jardins et du vivant, face au projet d'extension de vignes de la mairie
* Mesmont (village à l'Ouest de Dijon) debout contre le projet de complexe économique porté sur une 10aine d'hectares de terres agricoles, par le propriétaire du Super U de Sombernon
* À Liernais (vers Saulieu), la LPO porte des recours contre la centrale photovoltaïque sur sol vivant.
* Les habitant.es de la Vallée de l'Ouche luttent contre l'installation d'éoliennes dans une Zone Natura 2000
Avec des interventions de personnes actives dans ces luttes.
Nous continuerons par la présentation de la prochaine mob' internationale contre les pesticides
Co-organisée par Cancer Colère, La confédération paysanne, la CSVPO et Les Soulèvements de la Terre le 3 octobre dans l'Eure (Saint Pierre la Garenne) cette manifestation appelle à se mobiliser contre Syngenta, multinationale monstre fabricante de pesticides. Alors que le gouvernement a fait repasser en force la loi Duplomb rejetée l'année dernière, le combat continue pour repousser l'agro-industrie qui rend malade et pourrit l'eau et les vies.
Avec des interventions de Cancer colère, des faucheurd et de la Confédération paysanne.
En octobre nous serons des milliers à marcher sur Syngenta : viens !
18h30 – Conférence de l'écrivain-paysan Gérard Boinon
Gérard Boinon est paysan à la retraite. Il a été intoxiqué par les pesticides qu'il utilisait lorsqu'il travaillait en agriculture conventionnelle. Il partagera son expérience de ses produits et de leurs conséquences sur la santé mais aussi des alternatives qu'il a ensuite mis en place pour produire sans les utiliser. Il est maintenant aussi écrivain et « semeur de conscience ».
à partir de 20 h – BANQUET et BAL place Wilson
et organisation pratique pour le 3 octobre
Repas à prix libre
Nous vous invitons à aller, le même jour, à la manifestation pour une paix juste et durable en Palestine
qui partira de la place Darcy à 15h pour finir à la Bourse du Travail afin de rappeler l'utilisation des pesticides comme armes de guerre par Israël.
D'ici-là inscrivez-vous à la lettre d'infos du comité en écrivant à :
sdltdijon@riseup.net
et à la newsletter nationale des Sdt sur :
lessoulevementsdelaterre.org
REJOIGNEZ LA MOBILISATION !
EN ACTION, nos millions de colères sont puissantes.
Seoul reportedly seeking parliamentary approval to send military assets to Middle East but president’s office plays down claims
South Korea is reviewing a possible deployment of military assets to the strait of Hormuz amid pressure from Donald Trump over Seoul’s reluctance to provide support in the region, according to domestic media reports.
Citing unnamed government and military sources, the reports published on Thursday and Friday said preparations were under way and that the government intended to seek parliamentary approval for a new deployment. The reports, which appeared in major South Korean outlets, said the exact scale and timing had not been agreed.
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Devant la ministre de la Transition écologique, Météo-France a fait le bilan d'un été aussi exceptionnel qu'amené à se reproduire. Monique Barbut a annoncé investissements et mesures, en difficile cohérence avec l'action du reste du gouvernement.
Deux ministres, une douzaine de conseillers, reconnaissables à leurs pochettes bleues et costumes sombres, et, au bout de la table, Virginie Schwarz, patronne de Météo-France. Jeudi 3 septembre, au siège de l'agence, climatisé à la géothermie, il (…)
Après près de trois années passées à l’Élysée, Claire Vernet-Garnier rejoint Orange pour diriger le Corporate Development, les fusions-acquisitions et l’intégration. À 42 ans, cette ancienne banquière d’affaires retrouve un groupe dont elle fut administratrice au nom de l’État. Son arrivée intervient au moment où l’opérateur doit absorber MASorange et préparer le partage de SFR, …
L’article CLAIRE VERNET-GARNIER, de l’État actionnaire aux grandes manœuvres d’ORANGE est apparu en premier sur FW.MEDIA.
Les causeries de Louise proposent 2 réunions publiques avec Isabelle Attard, le vendredi 9 octobre à la Fleur qui pousse à l'intérieur et le samedi 10 octobre au Black Market.
Les causeries de Louise proposent 2 réunions publiques avec Isabelle Attard :
Le vendredi 9 octobre - 19h - à la librairie La Fleur qui Pousse à l'Intérieur sur le sexisme au quotidien.
Rencontre et débat féministe autour des réalités du sexisme au quotidien, des conquêtes, des droits féministes et des combats en cours.
Le samedi 10 octobre - 15h - au Black Market autour de son livre : Comment je suis devenue anarchiste.

Après s’être fait connaître pendant la canicule avec ses ventilateurs et climatiseurs connectés, Dreo profite de l’IFA 2026 pour préparer l’hiver. La marque dévoile des radiateurs capables de choisir où envoyer la chaleur.
Clara Chappaz rejoint l’Élysée comme conseillère pour l’attractivité, le numérique et l’IA Clara Chappaz intègre le cabinet d’Emmanuel Macron comme Conseillère chargée de l’attractivité, du numérique et de l’intelligence artificielle. Ancienne directrice de la Mission French Tech puis Ministre déléguée chargée de l’IA et du Numérique, elle reprend les dossiers suivis par Victoire Vandeville et …
L’article L’ELYSEE, VIGINUM, SANOFI, SPORE.BIO, CAILABS : les mouvements clés de la semaine est apparu en premier sur FW.MEDIA.
Je sais que beaucoup d'entre vous font tourner un DokuWiki quelque part, alors c'est pour ça que je vous en parle... Le 2 septembre dernier, Andreas Gohr, qui écrit ce moteur de wiki depuis plus de 20 ans, a confirmé publiquement une faille critique dans son propre bug tracker.
Le signalement vient d'un chercheur, sebastianosrt, qui avait envoyé le détail de la faille par mail mais comme il n'a jamais reçu de réponse, il a fini par ouvrir un ticket public pour dire qu'il n'arrivait pas à joindre le mainteneur.
Le mail était dans les spams...
Gohr l'a repêché huit minutes après l'ouverture du ticket, et un peu plus d'une heure après, il qualifié lui-même ce bug de critique, car il permet une exécution de code à distance (RCE) voire même une suppression de fichiers arbitraire.
Alors comme d'hab avec ce genre d'actu, il y a une bonne et une mauvaise nouvelle. La bonne, c'est qu'il faut un accès en écriture sur DokuWiki pour exploiter le truc. Cela veut dire que si votre wiki est en lecture seule, il ne pourra pas tomber. Mais la mauvaise, c'est que si votre wiki a des comptes rédacteurs, ou pire, l'inscription ouverte, alors n'importe lequel de ces comptes peut passer de "je corrige une typo" à "j'exécute ce que je veux sur ton serveur, nananananère". Et à peu près toutes les versions de DokuWiki publiées depuis dix ans sont concernées.
Rassurez-vous, le
correctif est sorti le soir même
, dans la version 2026-07-14c mais faudra forcement mettre à jour si vous êtes sur une ancienne version, parce que les précédentes releases majeures n'ont pas eu de patch. Et si vous l'avez installé avec apt, pour le moment, le correctif n'a pas été déployé sur les dépôts. Donc pour ceux qui ne peuvent pas mettre à jour tout de suite, Gohr conseille de désactiver l'option usedraft, qui est active par défaut.
Dernier point, et il est important, ce correctif interdit désormais aux plugins de ranger des objets PHP dans le cache d'instructions. Ceux qui le faisaient vont donc casser. Par exemple, les formulaires du plugin bureaucracy finiront en erreur sur toutes les pages. De son côté, le plugin gallery a quand a lui été mis à jour pour supporter cette update... On verra si les autres plugins arrivent à suivre...
Pour le reste, il n'y a ni CVE ni annonce ailleurs. Tout se passe dans ce ticket , et il est toujours ouvert si vous voulez y ajouter votre grain de sel ^^.
L'atmosphère était tendue au procès de Bertrand Venteau, président de la Coordination rurale, jugé le 3 septembre pour avoir appelé à « faire la peau » aux « écolos », des propos qu'il « assume ». Une amende de 30 000 euros avec sursis a été requise, et le délibéré sera rendu le 15 octobre.
Auch (Gers), reportage
« Enculé ! », « Salope ! », « Cas sociaux ! » Sous un déluge d'œufs, d'insultes et de pétards, le procès du président national de la Coordination rurale (CR) s'est ouvert jeudi (…)
Alain Bensoussan était l’invité de Nelly Daynac dans l’émission « Police Justice : 24H en France » sur CNews, mercredi 2 septembre 2026. À cette occasion, il est revenu sur les conditions dans lesquelles une personne mise en examen peut être :
• laissée libre,
• placée sous contrôle judiciaire,
• assignée à résidence sous surveillance électronique ou
• placée en détention provisoire.
La mise en examen d’une personne ne signifie pas qu’elle est reconnue coupable. Elle intervient au cours de l’instruction et demeure gouvernée par un principe fondamental : la présomption d’innocence. C’est pourquoi l’article 137 du code de procédure pénale pose comme principe que « toute personne mise en examen, présumée innocente, demeure libre ». Le code pénal organise ensuite une véritable gradation des mesures susceptibles de restreindre cette liberté : le contrôle judiciaire, puis, s’il est insuffisant, l’assignation à résidence avec surveillance électronique et, seulement à titre exceptionnel, la détention provisoire.
Lorsqu’une personne mise en examen encourt une peine d’emprisonnement, elle peut être placée sous contrôle judiciaire en raison des nécessités de l’instruction ou à titre de mesure de sûreté. La personne demeure alors libre, mais doit respecter certaines obligations ou interdictions fixées par le magistrat. Il peut notamment lui être interdit de se rendre dans certains lieux, d’entrer en relation avec certaines personnes ou de quitter un territoire déterminé. Elle peut également être tenue de se présenter périodiquement auprès d’un service de police ou de gendarmerie, de remettre son passeport, de suivre des soins ou encore de verser un cautionnement. Le contrôle judiciaire permet ainsi de répondre aux nécessités de l’enquête ou de prévenir certains risques sans priver la personne de sa liberté.
Lorsque les obligations du contrôle judiciaire apparaissent insuffisantes, une mesure plus contraignante peut être ordonnée : l’assignation à résidence avec surveillance électronique. Elle peut être prononcée lorsque la personne mise en examen encourt une peine correctionnelle d’au moins deux ans d’emprisonnement ou une peine plus grave. La personne doit alors demeurer à son domicile ou dans une résidence déterminée par le magistrat et ne peut s’en absenter que dans les conditions et pour les motifs fixés par celui-ci. Le respect de ces obligations est contrôlé au moyen d’un dispositif électronique. Cette mesure constitue donc une alternative à l’incarcération, plus contraignante que le contrôle judiciaire mais permettant encore d’éviter la détention provisoire.
Le principe est particulièrement clair : une personne mise en examen ne doit être incarcérée avant son jugement que lorsque les autres mesures ne permettent pas de répondre aux nécessités de la procédure. En matière correctionnelle, la détention provisoire suppose en principe que la personne encourt une peine d’au moins trois ans d’emprisonnement. Elle peut également être ordonnée en matière criminelle ou lorsqu’une personne se soustrait volontairement aux obligations de son contrôle judiciaire ou de son assignation à résidence sous surveillance électronique. Mais le niveau de la peine encourue ne suffit pas.
L’article 144 du code de procédure pénale exige que la détention constitue l’unique moyen d’atteindre un ou plusieurs objectifs précisément déterminés : conserver les preuves nécessaires à la manifestation de la vérité, empêcher des pressions sur les témoins, les victimes ou leur famille, empêcher une concertation frauduleuse avec des coauteurs ou complices, protéger la personne mise en examen, garantir qu’elle reste à la disposition de la justice, mettre fin à l’infraction ou prévenir son renouvellement ou, en matière criminelle, mettre fin à un trouble exceptionnel et persistant à l’ordre public. Ce dernier ne peut d’ailleurs résulter du seul retentissement médiatique de l’affaire. La gravité des faits reprochés ne suffit donc pas, à elle seule, à justifier une détention provisoire. Le juge doit apprécier au regard des circonstances de l’espèce la situation de la personne mise en examen, les risques identifiés dans le dossier et la possibilité d’y répondre par des mesures moins attentatoires à la liberté.
Dans le cadre d’une information judiciaire, le placement en détention provisoire relève du juge des libertés et de la détention et intervient à l’issue d’un débat contradictoire au cours duquel la personne mise en examen est assistée de son avocat. La décision doit être spécialement motivée : le juge doit expliquer pourquoi les obligations susceptibles d’être imposées dans le cadre d’un contrôle judiciaire ou d’une assignation à résidence sous surveillance électronique seraient insuffisantes. Cette exigence traduit le principe posé par le code de procédure pénale : la liberté demeure la règle pour une personne présumée innocente ; la détention provisoire est l’exception.
Voir le replay de l’émission « Police Justice : 24H en France » du 2 septembre 2026 sur CNews
Spécialiste en droit des nouvelles technologies de l’informatique
L’article Contrôle judiciaire, bracelet électronique ou détention provisoire : quelles règles ? est apparu en premier sur Lexing Avocats.
Comme le travail médical et humanitaire, l'action sociale est de plus en plus confrontée à l' urgence, alors même que l' essence de sa mission d'écoute ou de lien social demande du temps. L'urgence lui impose une réponse rapide face au mal-logement, à l'asile, aux VSS, aux problèmes de santé ou au chômage. Plutôt que de faire taire ces crises qui sont autant de signes de ses défaillances, l'Etat semble préférer les assumer et organiser leur prise en charge, en co-gestion avec le monde associatif. Que cache cette intervention humanitaire providentielle ? Il faut moins y voir une tentative de l'Etat de s'améliorer en continu que d'évacuer les problèmes sociaux structurels en les traitant comme des urgences. Avec l'urgentisation du social, l'Etat a trouvé une manière de relativiser ses failles ; il les noie dans le spectacle du traitement de leurs effets. L'urgence apparaît domestiquée, acceptable et organisée par une gouvernementalité humanitaire s'étendant de l'Etat à l'associatif et alliant délicatement compassion et rationalisation, aide et condition, intégration et exclusion.
NOYER LES CAUSES DANS LES SYMPTÔMES Pour l'Etat (et celleux qui souhaitent l'améliorer), reconnaître des urgences comme le sans-abrisme, le chômage, l'accueil des exilé-es, les violences faites aux femmes ou aux personnes LGBT+ permet de déplacer l'attention des causes vers les symptômes de l'urgence. Plusieurs tactiques de décentrage et donc de déresponsabilisation sont alors à l'oeuvre :
1.SPECTACULARISER
La mise en spectacle de la violence et de la prise en charge des inégalités et des crises sociales occultent leurs origines que sont le travail, le capitalisme, l'Etat ou ses frontières. Elle permet de répondre à quelques situations - souvent médiatisées comme le plan Grand froid à Paris ou l'accueil massif de migrant-es ukrainien-nes - plutôt qu'à toutes. Lâcher du lest par-çi par-là, pour mieux régner sur la totalité. Conjointement, la mise en urgence d'un sujet laisse induire qu'il est possible de sortir de l'impuissance : de la crise peuvent émerger des victoires. Il ne s'agira jamais d'augmenter réellement nos libertés mais d'insertions professionnelles, de régularisations ou d'indemnisations. L'aide d'urgence permet de digérer les revendications sociales, de légitimer l'intervention institutionnelle et de perpétuer l'illusion de la prise en charge de nos besoins. Une stratégie reprise souvent inconsciemment par les cadres associatifs et autres gestionnaires de l'urgence pour éviter la délicate perspective de la transformation radicale de la société, peu propice aux dons, aux subventions ou aux votes.
2. INDIVIDUALISER
Le décor une fois posé, le décentrage de la cause vers le symptôme s'opère ensuite en ignorant les origines structurelles et les rapports de domination pour préférer individualiser et moraliser leur responsabilité. Du côté des pouvoirs publics, c'est par exemple la critique de travailleurs sociaux maltraitants plutôt que celle d'un travail qui rend violent ou encore, d'hommes errants menaçants plutôt que l'abolition des frontières qui précarisent. Du côté des associations, une exclusion de certains individus violents de leurs dispositifs d'aide, une moralisation de la question politique avec des bons et mauvais points militants ou une concentration de la critique sur des “grands méchants” (Bardella, Bolloré, etc.), bien plus fédératrice qu'une critique de la démocratie et de son travail, de la gauche, de ses centres de rétention administrative (créés par Mitterand) et de ses frontières.
3.TRANSFORMER EN DÉRIVE... OU NORMALISER
Puis quand un rapport systémique de domination n'est plus ignorable ou que la défense se complique, la stratégie du pouvoir peut être d'en reconnaître la dimension structurelle tout en la traitant comme crise et dérive, donc en l'évacuant aussitôt comme un “dysfonctionnement” corrigeable. La diversion vers les “dérives” s'accompagne de nouvelles explications, bien loin de leur radicalité première, et de mesures dont l'objectif n'est pas un changement de structure, mais d'un retour à la normalité. La pirouette fait céder du terrain mais seulement pour un temps. Ainsi, les causes de la misère des SDFs sont souvent naturalisées comme une fatalité (quand elles ne sont pas attribuées à ces mêmes individus), comme une externalité négative malheureuse d'un système capitaliste imparfait mais “le moins pire qu'on ait”, ce qui permet alors d'évincer toute critique du travail ou du capital qui pourtant les met à la rue. Plutôt que de viser la transformation de la société ou la sortie du capitalisme, on cherchera à réduire et à contenir les violences familiales, les cercles vicieux de l'alcoolisme ou les imperfections du marché du travail, en renversant ces symptômes comme des causes premières de nos urgences. Quand l'Etat parle de problèmes managériaux, de plans d'investissements à mener, de santé mentale ou de perte de sens à corriger, le monde associatif peut lui revendiquer un manque de moyens à combler (pour continuer de faire plus ou moins la même chose, toujours en moins pire) ou pointer du doigt un manquement au droit, ce même droit qui structure et légitime par ailleurs les dominations de l'Etat et de sa justice. L'associatif cherchera souvent plus à en corriger les “abus” qu'à dépasser leurs structures. On chantera “un toit c'est un droit” et conclurons nos manifestations après des mises-à-l'abri ou des régularisations, aussi temporaires que cycliques. Comme si les rafles de personnes exilées, leurs encampements et leurs refoulements aux frontières de l'Europe n'étaient que des dérives. On scandera “Vérité et justice”, comme si les meurtres policiers n'étaient que des bavures à faire reconnaître par la Justice, que le droit était du côté de l'émancipation, que deux siècles de démocratie capitaliste étaient réformables.
4.NOYER LE TOUT DANS LE TOUT
Enfin, le décentrement de la cause vers le symptôme s'achève en noyant l'urgence dans l'urgence, en la multipliant de telle façon qu'il n'y en ai plus vraiment, ou que l'on s'y habitue. Pour bien laver son linge, il suffit de le mélanger et de laisser tourner la machine. Gérer l'urgence c'est en faire non plus une temporalité extraordinaire, mais la modalité normalisée de l'action, sociale ou humanitaire. Saturer l'espace public de crises concurrentes aux effets spectaculaires, les multiplier et les traiter avec la même énergie jusqu'à ce que cette importance de tout ne veuille plus rien dire. Une urgence de tout qui s'auto-institue, s'autonomise et s'annule dans un même geste.
L'urgence sidère par la gravité et le spectaculaire de ses symptômes : des violences s'exercent, des campements sont érigés, des situations dégénèrent, des gens meurent. La dramatisation et le lexique guerrier soutiennent alors leur gravité, que ce soit pour affronter le coronavirus, le chômage ou le terrorisme ou en parlant de “crises migratoires”. A la “War on drugs” américaine, Darmanin renchérit par la “Bataille de Stalingrad“. L'information nous vient par l'image qui clive ou qui fédère, toujours autour d'affects et d'indignations universelles comme la souffrance ou les Droits de l'Homme, inlassablement récupérés par les pouvoirs en place qui se placent en pompiers de leur propre incendie. Sidérante, l'urgence émeut et indigne autant qu'elle paralyse et immobilise ; elle pousse soit à la tétanie, soit à l'action immédiate de palliation, à la panique, aux pulsions conservatrices et aux réflexes humanitaires, pour le moins pire plutôt que contre le tout.
Tout comme la surinformation désinforme, l'empilement des crises produit une concurrence des urgences qui empêche toute politisation globale des problèmes. Ce que l'on attendait hier de l'avenir et des grands projets révolutionnaires semble davantage exigé dans le présent, heureuse nouvelle s'il était moins un présent de la résignation, du moins pire et de la réforme qu'un présent de l'expérimentation de la liberté et de la révolte. Irrémédiablement, la réponse à tous ces problèmes est un Etat plus fort et plus progressiste, appelé de nos voeux à chaque élection. Ou de nouvelles personnes providentielles comme a pu l'être Emmanuel Grégoire et tant d'autres, auto-proclamé pourfendeur des violences faites aux enfants et du sans-abrisme. C'est lui qui, lorsque le sujet des SDF reviendra chaque hiver comme une urgence, déclenchera des “plans Grand Froid” alors qu'iels seront expulsé-es et mourront dans la rue le reste de l'année.
SAUVER POUR NE RIEN CHANGER
Cette temporalité cyclique de l'urgence sociale traduit une politique de la pitié qui se déclenche surtout à l'approche du pire, donc généralement de la mort. Pour faire objet d'indignation consensuelle dans l'opinion publique, la mortalité doit être spectaculaire et imminente : noyade en Méditerranée, enfants à Gaza, victimes du SIDA ou mort-es dans la rue. Contrairement aux rêves droitsdel'hommistes, l'urgence n'est jamais universelle, traitée de manière inconditionnelle. Elle dépend d'une reconnaissance politique, en réaction à une situation dramatique ou par anticipation de son aggravation potentielle. Toujours a postériori, par calcul du nombre de morts acceptables. Comme si la mort n'était inacceptable que dans certaines situations d'injustice, celles où les victimes ne méritaient vraiment pas leur situation. Comme si la mort constituait l'ultime et unique garde-fou moral capable de contraindre à l'intervention, la seule chose contre laquelle l'opinion publique peut encore s'indigner, à ceci près que toutes les morts ne semblent pas se valoir. En outre, ce n'est même plus tant le décès d'une personne sans-abri qui émeut en tant que telle mais l'espace que son événement occupe dans l'actualité, la politique se faisant plus que jamais celle de l'émotion.
À l'instrumentalisation de la compassion par les politiques publiques et caritatives qui invitent au secours plutôt qu'à la révolte s'ajoute un répertoire d'actions lié au sauvetage par l'intégration. La morale humanitaire semble indiquer de prendre soin des individus, sufisamment pour les sauver de la mort et maintenir leur capacité productive mais suffisamment peu afin d'éviter l'émergence d'autres possibles. Les mettre à l'abri aux quatres coins de la France dans des hébergements d'urgence éphémères pour les isoler et tuer leurs luttes. Atténuer la souffrance pour ne rien changer, parler d'exclusion pour ne pas parler d'inégalités, de racisme ou de pauvreté, parler d'inégalités, de racisme ou de pauvreté pour ne pas parler du capitalisme ou du travail. Individualiser les malheurs plutôt que les penser en termes de dominations, parler de traumas à soigner plutôt qu'interroger leurs origines, montrer de la compassion face aux souffrances plutôt que d'interroger la justice de l'Etat et des organisations qui s'y réfèrent. La lutte pour l'autonomie et la liberté s'effacent devant le langage humanitaire des pouvoirs publics.
Cette dépolitisation par l'urgence est entretenue en bout de chaîne par nos organisations militantes qui pour vivre ou se faire connaître jouent le jeu de la spécialisation des crises et des politiques publiques en investissant une “cause” comme l'enfance, les VSS ou le sans-abrisme. Etat, partis ou associations traitent chaque cause d'urgence au cas par cas, occultant leurs origines systémiques liées à l'organisation du travail, aux rapports de domination, à la captation des richesses ou l'organisation de la dépendance économique qui peuvent expliquer chacune de ces urgences. Puisqu'aller plus loin dans la critique signerait la fin de leurs financements, de leur légitimité voire de leur existence, les associations et organisations militantes se contentent généralement d'un plaidoyer de réforme et en appellent finalement toujours à un capitalisme plus inclusif plutôt qu'à son renversement. Automatic word wrap
La faim, le mal-logement et les différentes violences sociales sont pourtant les résultats du capitalisme. Ce qu'il y a derrière ces urgences, ce sont des écarts répétés et grandissants entre le revenu et le coût de la vie, du surendettement, des expulsions de plus en plus fréquentes et d'autres processus anti-sociaux et inégalitaires nourris par l'Etat, son monde économique, sa démocratie et ses organisations “gestionnaires malgré elles”.
NORMALISER L'URGENCE, LÉGITIMER L'INTERVENTION
En inscrivant les souffrances sociales comme dérives à soigner, l'Etat et les pouvoirs associatifs justifient ainsi mieux leur propre intervention. L'Etat efface non seulement sa responsabilité à la source mais s'auto-institue dans le même mouvement comme seul calmant légitime. En bon gestionnaire de sa propre crise, ses plans contre les VSS, ses aides sociales et autres fumisteries rejouées à chaque élection légitiment son existence ainsi que celle de ses différents acteurs de la gestion de l'urgence, qu'ils soient politiques, humanitaires, ingénieurs ou militaires. Normalisée, l'urgence est renversée et récupérée comme élément de pacification : il ne s'agit plus de lutter mais d'être solidaires, ensemble pour le moins pire.
C'est la nature même de l'Etat, qui quand il ne peut pas se trouver d'ennemis extérieurs pour fédérer autour de guerres, doit se tourner vers des ennemis intérieurs à expulser ou des urgences à pallier. La crise justifie la mise en place de moyens extraordinaires comme les camps, les statuts administratifs précaires, les centres de rétention ou de nouvelles formes de dépendance (plans de régularisation, aides sociales etc) qui sont autant d'outils de pacification sociale. Une intervention naturalisée, non questionnable et même souhaitée : il en va de la survie des gens !
Pendant l'état d'urgence sanitaire lié au Covid-19, la police a pu punir sans passer par un juge grâce à l'usage massif d'amendes forfaitaires, qui ont particulièrement été appliquées dans les quartiers pour les maintenir dociles. À Paris, des formations et des assermentations express ont été données aux services de sécurité des bailleurs sociaux (le Groupement parisien inter-bailleurs de surveillance) pour permettre aux gardiens de patrouiller dans les résidences HLM, dresser des procès-verbaux face aux “incivilités” et faire respecter les mesures de confinement. Les exceptions du droit d'un Etat d'urgence permanent. Dans le même mouvement, l'intervention associative prend tout son sens. Par la gestion des urgences, la question sociale cesse d'être pensée en termes de rapports de classe ou d'affinités révolutionnaires pour être fragmentée en bénévoles “soutiens”, salarié-es expert-es et “publics” bénéficiaires, selon le vocable symbole de cette asceptisation et victimisation des luttes. Là où émergeaient les idées d'entraide, de conflictualité ou d'autonomie populaire apparaissent subventions, expertise, prévention, accompagnement, évaluation et partenariats. Distribution alimentaire sans espace politique, atelier CV plutôt qu'organisation collective, participation symbolique des “premier-es concerné-es” ou communication humanitaire basée sur des témoignages plus que sur des ouvertures d'espaces autonomes…
On nous soutiendra que ces compromissions ou que l'aide à l'intégration (par le travail et les papiers) avant la révolution vient des “premier·es concerné·es”, alors que tout est fait dans la société et dans les organisations d'aide d'urgence pour que les plus précaires n'aient ni le temps ni l'espace de demander autre chose que l'aide humanitaire. Et que nous, “soutiens”, travaillions - potentiellement salaire à la clé - à réparer des symptômes qui donnent du sens à notre militance. C'est ainsi tout un système de représentation de nos besoins qui est validé sous couvert d'humanisme, occultant d'autres perspectives d'entraide, de questionnement, de collectivisation et d'autonomie. L'organisation de l'urgence agit ici comme extension de la démocratie représentative qui nous prive de nos moyens d'organisation et de subsistance. Ce sont nos cadres étatiques ou sociaux qui décrètent nos urgences et débloquent nos aides, ou nous-mêmes qui finissons par devenir nos propres cadres, que ce soit par quête de sens, par croyance de pouvoir faire mieux de l'intérieur ou par “nécessité”.
Ces renversements remplacent la défense conflictuelle de l'infinité de nos désirs par l'écoute, la médiation et la réparation de nos problèmes. Plutôt que de produire une critique de l'Etat, de nouvelles formes d'entraide ou de renoncement au travail, l'énergie militante est captée par le travail social, qui individualise et psychologise les problèmes. L'urgence substitue l'entraide qualitative par l'aide quantitative : les bon·nes gestionnaires évaluent, essayent de faire le plus avec le moins et rationnalisent les rapports sociaux dans ces espaces. Autrement dit : le conflit devient souffrance et la politique se dévoile pour ce qu'elle est : prise en charge. Il ne nous reste alors plus qu'à soigner les symptômes et à manifester quelques joyeux dimanches, pour dénoncer quelques dérives.
Adossée aux logiques de marchandisation à l'oeuvre dans le secteur associatif, l'urgence justifie la privatisation de la protection sociale : mutuelles et assurances privées pour les « inclu·es », associations caritatives pour les « exclu·es ». Cette confiscation de l'aide nous dépossède de notre responsabilité, l'aide est déléguée à des professionnel·les de l'urgence qui la cadrent et la régulent pendant que la solidarité devient un délit si l'on accueille des sans-papiers. C'est aussi l'urgence et ses aides qui justifient les interventions militaro-humanitaires à l'étranger, sous couvert de droit international, de neutralité ou du droit d'ingérence. L'expertise et l'aide d'urgence légitiment des “guerres justes” correctement menées ou des génocides encadrés par couloirs humanitaires. C'est l'urgence qui a justifié les plein pouvoirs accordés à Hugo Chavèz pour gérer les pluies et coulées de boue de 1999 et organiser la militarisation qui s'en est suivie. En France, c'est l'urgence terroriste de 2015 qui a pavé la voie des lois de surveillance et de répression policière ou des hausses de dépenses militaires. Le droit de l'état d'urgence et les dispositifs de surveillance anti-terroriste se sont depuis plus que jamais immiscés dans le droit des étrangers. A Mayotte comme en Guyane, l'état d'urgence a servi de prétexte pour intensifier les opérations de contrôle des frontières et de la régularité du séjour des individus. C'est aussi l'extension de l'Etat d'urgence anti-terroriste qui a permis de faciliter le démantèlement de la “jungle” de Calais, expulsée en trois jours début 2016. Avant de justifier l'expulsion, l'état d'urgence et la menace terroriste ont d'abord été utilisés pour sécuriser la frontière en érigeant une clôture de 4m de haut le long du port de Calais et différents dispositifs de clôtures, de vidéo-surveillance, de détection infrarouge et de lumières pour empêcher le passage par l'Eurotunnel. L'état d'urgence a ici servi à dissuader les tentatives de passage et s'est ensuite étendu à l'interdiction de différentes manifestations sous prétexte que les autorités ne disposaient pas des moyens nécessaires pour en assurer la sécurité. L'état d'urgence semble tendre vers sa permanence, il justifie l'exception au droit qui encadre sa gestion par ailleurs. Le droit n'a jamais limité l'Etat, il en est son langage le plus efficace. Dans le régime de l'urgence, le droit devient même performatif et se soumet au politique qui s'autonomise : quand Macron a annoncé le confinement et le pass sanitaire, la base légale était encore floue et le pays a immédiatement appliqué la mesure. La politique humanitaire prônera toujours l'exception comme méthode de gouvernement : le pouvoir agit au nom de l'urgence pour devancer le droit et préserver l'ordre existant.
L'URGENCE EST LÀ, LA CRITIQUE ATTENDRA
Noyer l'urgence dans l'urgence ne consiste pas seulement à multiplier les crises et à brouiller les causes dans le traitement de leurs symptômes, mais aussi à organiser un régime d'action et d'instantanéité dans lequel tout doit être traité immédiatement, contre le temps de la critique. Tout comme la satisfaction immédiate de nos désirs par la consommation nous empêche d'accéder à d'autres désirs, le régime de l'urgence devient une forme de gouvernance. Il impose un tempo qui légitime la confiscation du pouvoir ou le maintien d'espaces politiques descendants qui brident les velléités subversives et dé-radicalisent les discussions. Les pouvoirs publics comme le milieu associatif se montrent particulièrement créatifs en la matière.
Le spectacle de la crise et de l'urgence provoque en effet souvent soit sidération et immobilisme face aux crises, soit un besoin irrépressible de résolution immédiate de ces symptômes, que ce soit pour trouver du sens dans l'absurde ou pour que la violence ne reste pas aux portes de notre confort. Réorientée vers la réaction immédiate — pétitions, indignations, bénévolat par ci par là, campagnes rapides — l'énergie critique s'attaque aux effets visibles et spectaculaires — la crise écologique, sociale ou le fachisme — ainsi qu'au pouvoir en place ou à venir et ne s'étend rarement à une critique plus large des structures qui rendent possibles et permanentes ces dominations, comme le pouvoir en tant que tel ou les formes acceptables du capitalisme, qu'elles soient démocratiques ou humanitaires. Car ces structures nous font vivre et sont désirées par beaucoup, ou constituent des repères moraux et militants d'où peuvent partir des luttes et des espoirs. Car toute critique d'un au-delà de l'immédiat à gérer devient idéologique et indécente lorsque des vies sont en jeu (et que des salaires dépendent des dons et de la popularité de l'association). La critique associative ne concerne peu les conditions de production de l'urgence elle-même, ni les dispositifs qui la rendent permanente, ni l'organisation politique d'une attention saturée, fragmentée, où chaque problème est immédiatement remplacé par un autre.
Sans finalité autre que la suspension de l'urgence pour un temps, nos actions de manifestation, de maraudes ou d'hébergement d'urgence deviennent alors des fins en soi, des objets de luttes qui se suffisent à eux-mêmes et reviennent en boucle. La réalisation de nos missions d'urgence étant déjà si difficile au vu des conditions allouées par l'Etat - et acceptées par les associations qui en vivent - que l'essentiel de notre temps va au soulagement de la crise plutôt qu'à son dépassement. Il n'y a ni temps ni moyen pour la création d'espaces nouveaux d'auto-détermination. Les espaces de solidarité associative et les luttes sociales pourraient pourtant être intéressants au vu des situations politiques qu'ils génèrent, peut-être s'ils étaient davantage chargés d'autonomie et d'horizons inconnus plutôt que d'être pilotés par la classe d'encadrement associative. Fatalement, nos revendications sont souvent défensives et s'arrêtent à la défense des droits, à l'intégration par le travail ou aux demandes de prises en charge, à l'optimisation des symptômes donc. La gauche sous ses formes partisanes ou associatives s'est spécialisée dans l'intégration de la critique sociale et révolutionnaire pour la rendre “réaliste” et donc réformiste et inaudible. Un fatalisme justifié par un “pragmatisme” stratégique qui commanderait d'avancer victoire par victoire, quitte à tourner en rond pendant des décennies. Opposant des catégories d'individus entre elles, nourrissant le capital en main d'oeuvre et suppliant l'intervention de l'Etat, ces luttes pour défendre nos droits nous condamnent à la réforme et au statu quo, gagne-pain de la gauche et terreau de l'extrême-droite pourtant combattue, quand elles ne sont pas rattachées à des critiques et perspectives révolutionnaires de transformation totale de la société.
Dans le travail médical, la crise du Covid a par exemple montré que les débats de lutte se concentraient sur la gestion quotidienne (hôpitaux, restrictions, chiffres) tandis que les questions structurelles — sous-financement chronique des systèmes de santé, dépendance industrielle, choix politiques antérieurs — passaient au second plan ou devenaient inaudibles, car “moins urgentes”. Pire, elles étaient liées à des défaillances de l'Etat plutôt qu'à son existence en tant que telle.
Dans le travail social ou humanitaire, la lutte pour les droits suspend souvent la critique de l'organisation et donc de la représentation de nos besoins. L'heure n'est jamais au débat sur nos pratiques, ni à la “grandiloquente révolution pour bourgeois idéalistes”, mais à la résolution de l'urgent par l'action. Entendons par là distribution alimentaire, envois de CV, cours de français et autres prestations d'accès aux droits. Entendons par là les droits de bien s'intégrer à la nation, au travail, à la langue française et de rentrer dans le rang. Les acteurs de l'urgence ont naturalisé le turnover de leurs salariés comme une évidence en temps contraint. Ce turnover entrave toute critique interne, comme au Samu Social, connu pour désespérer et changer d'opérateurs téléphoniques du 115 tous les trois mois.
Si la dimension intrinsèquement présentéiste de l'urgence bride la critique, elle organise de la même manière le deuil de nos idéaux. Autant survalorisée qu'humanitarisée, l'action est vidée de tout horizon libertaire et autonomisant. Antidote à l'incertitude, l'action sociale ou humanitaire ressemble à une fuite en avant. Elle répond à nos crises de sens avec des petites victoires concrètes du quotidien et emporte nos idéaux radicaux et autonomes dans ses prises en charge, ses régularisations et ses sourires. Chez les caritatifs co-gestionnaires de l'urgence, il apparaît vite vain de s'attaquer à ces causes de la boucle de l'urgence, trop multiples, profondes, aux responsabilités diluées et trop politiques, clivantes et par la même occasion peu propices aux dons. Et puis, on ne dévore pas la main de l'Etat qui nous nourrit, sinon on ne pourrait plus opérer, et si on existe plus qui s'occupera de la misère ?
DÉPASSER LE GOUVERNEMENT HUMANITAIRE
Quand le gouvernement s'humanitarise, l'humanitaire se gouvernementalise dans un même geste. Les années 80 ont marqué le passage d'un pouvoir disciplinaire brutal à une gouvernementalité plus thérapeutique, compassionnelle, humanitaire. La création du Secrétariat à l'action humanitaire par Chirac marquera la fusion humanitaire et sécuritaire d'un ensemble d'institutions étatiques et associatives que Didier Fassin qualifie de “gouvernement humanitaire”. Plus que jamais, la solidarité s'est professionnalisée et les politiques sociales et humanitaires sont devenues des technologies de gouvernement adaptées au capitalisme néolibéral. Comme Chirac et son Samu Social, les gouvernements de droite comme de gauche investissent le social et l'humanitaire avec le monde associatif. Gestion des camps, assistance médico-sociale, maraudes, hébergements d'urgence, insertion professionnelle… Ce qui relève de l'aide d'urgence est intégré à une normalité compressée et rationalisée pour coller au tempo de la crise permanente. La souffrance sociale hier ignorée est désormais un objet majeur des politiques publiques qui cherchent à réduire la “fracture sociale” pour réintégrer certain·es “exclu·es” dans la société et son travail. Une manière de contenir la colère en s'attaquant aux symptômes de l'urgence sociale plutôt qu'à ses racines. La souffrance des exclu-es indésirables sera elle invisibilisée et empêchée de se transformer en luttes, par précarisation organisée, répression sur leurs lieux de survie, éclatement des communautés de lutte ou récupérations gauchistes et prises en charge de pacification. Le politique administre les affects, les traumatismes, les comportements ; il abandonne pour de bon la transformation des structures sociales et légitime sa violence par la protection des vulnérables.
Par l'aide sociale et d'urgence, il ne s'est jamais agi que de donner une contrepartie sociale aux grandes dynamiques néolibérales de privatisation du pays. Défendre l'inclusion sociale pour diviser bons et mauvais-es immigré-es. Combattre la résistance des citoyen-nes à la nation et au travail. Combattre l'exclusion sociale jusqu'à en faire une fin en soi, coquille vide dépouillée de toute autre velléité, sans remonter à sa source. En témoignera le Pacte parisien de lutte contre l'exclusion et sa Nuit de la Solidarité, outil de communication solidaire de la ville de Paris pour continuer par ailleurs sa politique de spéculation immobilière, d'expulsion et de traque des sans-papiers. Promettre des avantages (aides, régularisations) à certain-es pour casser les luttes. Faire plonger les associations dans le piège subventionné de la défense des acquis sociaux et de l'intégration par la langue ou le travail. Montrer patte blanche, digérer nos colères, agiter la peur de l'extrême-droite. Faire oublier la critique de la démocratie et continuer plus sereinement notre exploitation. L'urgence sociale est ainsi renversée comme délai supplémentaire que nos démocraties s'accordent pour oblitérer leurs failles fondamentales, nous occuper à traiter nos problèmes sociaux comme des dérives et repousser toujours plus nos révoltes. Par l'action et la victoire, l'aide d'urgence donne du sens à notre misère militante. Elle sépare nos luttes en causes spécialisées (climat, violences policières, inégalités, conflits internationaux), occulte ce qui les unit et nous pousse à formuler des revendications thématiques plutôt qu'à tout refuser.
Les associations humanitaires souvent en lutte contre les politiques de l'Etat tentent de tendre vers un au-delà du simple soulagement des urgences, en alliant pansement humanitaire nécessaire et plaidoyer structurel de long terme. Mais leur régime d'urgence, leur dépendance au financement et leurs horizons politiques étatistes bloquent leurs militant-es dans une charité désautonomisante et dans des rapports de luttes réformistes. Certain-es préfèreront le moins pire à l'idéal et en feront une religion nommée social-démocratie. D'autres sortiront la tête de l'urgence humanitaire et de la réforme. Iels continueront peut-être de panser des plaies mais passeront de l'aide à l'entraide et s'essayeront à la création d'espaces d'auto-détermination. Au-delà du symptôme et de l'humanitaire, iels chercheront plutôt à porter des coups matériels et discursifs à la racine, au capital, au travail, aux frontières, à la démocratie, aux prisons, aux solutions de l'Etat et à tout ce qui nous fait tourner en rond. Par le bas, de tous les côtés, sans représentation ni organisation qui définit nos urgences. Wilden - TERRAIN VAGUE Comment sortir du social-humanitaire et des vieilles médiations militantes, comment passer de l'aide à l'entraide ? Terrain Vague essaye de provoquer des élans contre l'humanitaire et son monde. Si ce texte vous parle, faites-le tourner ! → Mail : contact_terrainvague@proton.me → Instagram : @ter_rain_vague
Sommaire Commémoration Incendie Hospital à Calais Loon-Plage
DECES
Le 28/08/26, un homme qui tentait la traversée de la Manche a été retrouvé mort sur un small-boat au large du Pas-de-Calais.
Le 30/08/26, un homme est décédé d'une chute de plusieurs mètres. Il a essayé de sauter sur un camion du toit du péage de Setques sur l'A26 pour aller en UK .
DELAIS D'IDENTIFICATION
Une cellule de la gendarmerie maritime nommée « Nodens » a été crée pour travailler sur l'identification des personnes décédées en tentant la traversée de la Manche. Sauf que plutôt d'être accélérés, les délais d'identification sont de plus en plus longs.
Le 01/04/26, deux hommes sont décédés au large de Gravelines : Nagmeldin un homme soudanais et Jasmeet un homme afghan. Toutes les démarches permettant l'identification et donc l'inhumation ont été faites les jours suivants les décès par les proches. Malgré cela les deux familles restent dans l'attente de récupérer les corps.
Le 31/08, un rassemblement réunissant plus de 150 personnes a eu lieu devant le tribunal de Dunkerque. Au travers des prises de parole, les deux familles ont pu exprimer la violence de la situation et réclamer que cesse cette insupportable attente. https://passeursdhospitalites.wordpress.com/wp-content/uploads/2026/09/justice-pour-jasmeet-et-nagmeldin-1.jpg https://passeursdhospitalites.wordpress.com/wp-content/uploads/2026/09/justice-pour-jasmeet-et-nagmeldin-1.jpg https://passeursdhospitalites.wordpress.com/wp-content/uploads/2026/09/justice-pour-jasmeet-et-nagmeldin-1.jpg Lors de la Commission d'Enquête Parlementaire, les autorités ont assuré que l'une des priorités était d'améliorer les délais d'identification et pourtant de nombreuses autres familles sont aussi dans l'attente … Même après la mort, la dignité des personnes exilées est piétinée.
HARDELOT
Commémoration
Le 08/08, un rassemblement qui a réuni une centaine de personnes a été organisé par des associations (Utopia, Calais Appeal et Opal'exil) sur la plage de Neufchâtel-Hardelot pour commémorer les personnes exilées décédées lors d'une tentative de passage en bateau de fortune et pour dénoncer le manque de moyens dédiés au sauvetage en mer.
A Calais et à Dunkerque, des commémorations ont toujours systématiquement lieu le lendemain de l'annonce d'un décès dans les médias. https://passeursdhospitalites.wordpress.com/wp-content/uploads/2026/09/rassemblement-hardelot.jpg https://passeursdhospitalites.wordpress.com/wp-content/uploads/2026/09/rassemblement-hardelot.jpg https://passeursdhospitalites.wordpress.com/wp-content/uploads/2026/09/rassemblement-hardelot.jpg Incendie
Le 12/08, plusieurs incendies d'une ampleur inédite pour la région ont ravagé 190 hectares dans les dunes sur 5 jours entre Dannes et Hardelot.
Dans un 1er temps, une vague d'accusations contre les candidat.es au passage présent.es dans les dunes (camp de pré-passage) a déferlé dans les médias. Au final, des témoins ont relaté que des gendarmes ont lancé une grenade lacrymogène qui a mis le feu à la végétation le long des dunes. Une enquête confirmera la véracité de ces témoignages. Les 400 personnes survivant dans les dunes ont été renvoyées vers les gares sans aucune mise à l'abri.
Balancer des grenades lacrymo sur des personnes vulnérables en pleine canicule à proximité d'une forêt toute sèche, encore une brillante idée des gendarmes ! https://passeursdhospitalites.wordpress.com/wp-content/uploads/2026/09/incendie-hardelot.jpg https://passeursdhospitalites.wordpress.com/wp-content/uploads/2026/09/incendie-hardelot.jpg https://passeursdhospitalites.wordpress.com/wp-content/uploads/2026/09/incendie-hardelot.jpg TRAVERSEE
230 personnes sur un même bateau sont arrivées en UK le 10/08 et c'est inédit. Les embarcations sont de plus en plus longues (jusque 15 mètres) et rappellent celles utilisées en Méditerranée. Les risques sont grands lors de la montée à bord et les sauveteurs s'inquiètent de ne pas être en capacité de secourir tout le monde en cas de naufrage. Ces megaboat sont de plus en plus nombreux.
Malgré les incendies dans la région, les gendarmes continuent à lancer des grenades pour éloigner les candidat.es au passage et lacérer les bateaux.
https://www.instagram.com/reel/DclsghfsUuR/?utm_source=ig_web_copy_link&igsi=NTc4MTIwNjQ2YQ==
Le ministère de l'intérieur anglais a publié une vidéo sensationnelle filmée par drône où l'on voit des gendarmes éventrer un bateau au couteau. Le gouvernement anglais s'est réjoui de la détermination française pour empêcher les départs et communique sur le nombre de départs empêchés comme pour justifier les sommes folles données à la france.
En août, 2313 personnes sont arrivée en UK sur des embarcations.
EXPULSION
Hospital à Calais
Une nouvelle ordonnance sur requête valable 3 mois autorise l'expulsion du campement Hospital du 10/08 au 10/11. Les 13, 20 et 26/08, des expulsions de grande ampleur ont eu lieu sur le plus grand camp de Calais. Les moyens mis en place sont totalement disproportionnés. Les observations de l'association HRO qui documente les expulsions parlent d'elle-mêmes : le 20/08 il y avait 26 vans de CRS, 1 van de la PAF, 1 safari de la police nationale, des gendarmes, 5 véhicules banalisés, 3 vans fermés pour entasser les affaires volées, 1 camion polybenne, 3 pelleteuses hydrauliques, 1 benne et 2 bus à destination des CAES. Une IBC (Cuve d'eau) a été détériorée volontairement et au moins une personne s'est fait voler ses documents administratifs. https://passeursdhospitalites.wordpress.com/wp-content/uploads/2026/09/tous-les-crs-du-monde.jpg https://passeursdhospitalites.wordpress.com/wp-content/uploads/2026/09/tous-les-crs-du-monde.jpg?w=1440 https://passeursdhospitalites.wordpress.com/wp-content/uploads/2026/09/tous-les-crs-du-monde.jpg?w=1440 Loon-Plage
Le 19, ce sont tous les camps autour de Grande Synthe qui ont subi le même sort. Des tronçonneuses et engins de chantier ont massacré une partie des arbres et de la végétation et un nouveau mur a été construit. https://passeursdhospitalites.wordpress.com/wp-content/uploads/2026/09/mur-loon-plage.jpg https://passeursdhospitalites.wordpress.com/wp-content/uploads/2026/09/mur-loon-plage.jpg https://passeursdhospitalites.wordpress.com/wp-content/uploads/2026/09/mur-loon-plage.jpg BMX un tout petit camp de Calais est expulsé plusieurs fois par semaine. Un nouveau campement au Fort Nieulay à Calais regroupant des familles a été expulsé pour la première fois le 27/08.
FRONTEX PARTOUT
Depuis fin 2021, des avions de Frontex surveillent la côte de la Belgique à la Normandie. Grâce notamment à des capteurs thermiques, l'avion peut détecter les embarcations tentant la traversée de la Manche et repérer des groupes de candidat.es au passage sur les plages et dans les dunes.
Fin 2025, deux agents au sol ont fait leur apparition en suivant l'OFII lors de toutes leurs maraudes. En mars 2026, un représentant officiel de Frontex avait accompagné le préfet lors d'une expulsion dans le dunkerquois.
En juin 2026, le Commission européenne a annoncé un renforcement du nombre d'agents Frontex. Il est difficile de savoir combien ils sont et comment ils sont dispatchés mais en août, des agents au sol ont été aperçus quotidiennement lors des contrôles dans les gares, au port et en patrouille pour empêcher des départs sur les plages de la côte.
ONE IN ONE OUT
Le 04/08, pour la première fois un demandeur d'asile soudanais qui avait été renvoyé en france dans le cadre du « one in one out » a pu retourner en UK suite à une décision de justice. Grâce à un recours, son renvoi vers la france a été jugé illégal car de nombreux éléments prouvaient qu'il avait été victime de traite. Sa demande d'asile en UK va être réexaminée.
JUSTICE POUR DJAMEL
Le 31/08/24, Djamel Bendjaballah a été assassiné à Cappelle-la-Grande dans l'agglomération de Dunkerque par Jérome Decofour, un activiste de l'ultra droite membre de la « Brigade Française Patriote ». Sa famille réclame la requalification de ce crime immonde en crime raciste depuis 2 ans.
Le 31/08/26, un concert en hommage à Djamel a été organisé par le collectif « Justice pour Djamel ». Les fonds récoltés serviront pour les frais de justice. https://www.change.org/p/justice-pour-djamel-un-crime-raciste-pas-un-fait-divers
Jeudi 1er octobre 2026 - de 9h30 à 17h
Avec Rencontre des Continents
Maison de la Paix - Rue Van Elewyck 35, Ixelles
Groupe idéal : entre 8 et 12 personnes, pour permettre à la fois une diversité et une qualité d'échange.
Public visé : toute personne intéressée : animateur·ices du secteur socio-culturel, de l'éducation permanente, militant·es, travailleur·ses sociaux ou en santé communautaire...
Suggestion : S'inscrire en binôme pour pouvoir avancer plus rapidement sur l'appropriation interne de l'outil
Prix : Montant libre (de 0€ à 50€) en fonction de vos moyens
Il est possible d'imaginer organiser des porteurs de paroles ensemble, en ville, construire des partenariats, faire une formation en interne chez vous... tout est possible ! N'hésitez pas à me contacter directement pour cela.
baptiste@rencontredescontinents.be - 02 734 23 24
PROGRAMME
Matinée (9h30 - 12h30) Découverte de l'outil, de ses partis pris, principes, objectifs et origines Élaboration collective d'une question interpellante, et qui nous intéresse collectivement (alimentation, écologie, engagement, actualités, ou autre thème...) Test des questions et technique de relances Réflexion sur la manière de favoriser des relations/discussions fécondes, avec une posture adaptée, selon ses aises et inconforts personnels
Après-midi (13h30 - 17h) Mise en place du dispositif à proximité de la place Flagey et des étangs d'Ixelles (voir photo). Expérimentation en collectif Évaluation collectiveAprès la Direction générale des finances publiques (DGFiP), c’est le ministère de la Transition écologique, de la Biodiversité et des Négociations internationales sur le Climat et la Nature qui a été visé par une cyberattaque. Sollicité par L’Usine Digitale, le pôle ministériel a indiqué avoir fait l’objet « la semaine dernière » d’une « attaque informatique sophistiquée » ciblant des outils de messagerie.
Sommaire Projet Google à Feluy Projet Google à Saint-Ghislain GOOGLE dégage ! Feluy St-Ghislain Farciennes
Projet Google à Feluy
Le chantier pour un data center à Feluy est en train de commencer. Le collectif DATA CENTER FELUY, NON MERCI a besoin de votre aide.
Le projet initial ?
3 data centers pour l'IA générative sur 36ha de nature, saccagée, destruction d'espèces protégées, prédation foncière, gaspillage d'énergie, pollution des cours d'eau/nappes phréatiques.
La nouvelle demande de permis de Google ?
La fusion des 3 data centers en un seul beaucoup plus puissant : consommation électrique = 1% de la production belge soit 250.000 ménages, puissance IT estimée à + de 100MW
Projet Google à Saint-Ghislain
Le 4e data center d'Europe, Google à St-Ghislain, couvrant déjà près de 100ha, va encore s'agrandir.
Le projet initial ?
Déjà 100ha de terres et de vie englouties par les data centers Google, expropriation d'agriculteurs, prédation foncière et sur l'élec, pollution des cours d'eau/nappes phréatiques
La nouvelle demande de permis de Google ?
Extension avec de nouveaux data centers sur la zone du “Pic et Plat”.
Encore plus de transformateurs, batteries, distribution d'hydrocarbures, prise d'eau de surface, stockage de substances dangereuses, et on en passe...
GOOGLE dégage ! Une fenêtre juridique (enquête publique) s'ouvre pour mettre des bâtons dans les serveurs des data centers de Google à Saint Ghislain et Feluy. La mobilisation citoyenne a Farciennes a fonctionné, continuons !
Nous rappellons que : Les data centers détruisent nos communs Ils sont au coeur des guerres contemporaines et de la surveillance de masse et jouent un rôle crucial dans le génocide en Palestine ; Ils accaparent l'électricité et l'eau et sont à l'origine de nombreuses sources de pollution ; Ils portent en eux une vision profondément fasciste du monde
Que faire ?
Rejoingnons les luttes locales et suivons leur appel.
Ecrivons aux communes via des mails/lettres types :
Feluy
mail type Feluy
Ecaussines, courrier : Grand-Place, 4, ECAUSSINES - 719
Seneffe courrier/MAIL : rue Lintermans, 21 - 7180, environnement@seneffe.be
L'enquête publique est ouverte jusqu'au 07/09/26. Infos de la lutte locale et instructions via la page Instagram/Facebook “DATA CENTER FELUY, NON MERCI !”
St-Ghislain
mail type Saint-Ghislain
Par mail : info@saint-ghislain.be
L'enquête publique est ouverte jusqu'au 23/09/26. Vous êtes de Saint-Ghislain ou des environs ? Ecrivez-nous : stopdcbelgium@proton.me
Plus iels recevront de lettres/mails, plus iels seront enclin·es à mettre en question le projet et ralentir les chantiers. Les camarades comptent sur nous !
Farciennes Le recours déposé par le collectif d'habitant.es Carafe 2.0 a porté ses fruits : le permis ayant pour objet d'agrandir un data center a été annulé. Prochaine étape : suivez-nous pour organiser la prochaine mobilisation dans le cas où Google saisirait le conseil d'État (date limite : 24 Octobre) !
En partenariat avec Rise For Climate, le chanteur Getch,
Mars Attacks et Parents Attacks. ENSEIGNANT·ES : ON NE LÂCHE RIEN. 📢 La rentrée sera plus chaude que jamais. 🔥
Pendant que certain·es coupent dans l'éducation, la santé, la culture, le climat et les services publics,
nos classes surchauffent,
nos conditions se dégradent,
et nos élèves trinquent.
Ce n'est pas une fatalité.
C'est un choix politique.
Et si, pour une fois, on arrêtait de lutter chacun·e dans notre coin ?
📍 Dimanche 6 septembre à 14h
Place Albertine – Bruxelles
Rassemblement citoyen et légal pour le climat et les droits sociaux,
avec les artistes, les soignant·es, les étudiant·es, les agriculteur·rices, les travailleur·euses…
Parce que diviser les luttes, c'est leur stratégie.
Les unir, c'est la nôtre.
Après des décisions toujours plus déconnectées du terrain,
on revient plus déterminé·es que jamais.
📣 Rendez-vous le 6 septembre.
👽 Parole de martien : ils divisent, on s'unit. Programme provisoire 6 septembre
14h à 16h Prises de parole par secteur et programme artistique Introduction Rise For Climate , Mars Attacks et Parents Attacks La santé en lutte et la Fédération des Maisons Médicales : la situation des hôpitaux face aux canicules Via Campesina Europe : les agriculteurs face aux sécheresses et à la destruction des récoltes Eau : Riccardo Petrella Agora des Habitants de la Terre Artistes Gaetan du collectif d'artistes Conseildead Fatima Zibouh : la végétalisation des quartiers populaires à Bruxelles Défense biodiversité à Bruxelles La Minute sauvage Thomas Jean ( à confirmer) La Coalition Climat : pour une mobilisation historique le 11 octobre ! ( à confirmer) Programme artistique 2 chansons de Getch avec chorales Combien de temps encore ? We are One Hymne de Mars Attacks Chanson le partage de l'eau bien commun “share” de Maria Palatine Stand up Lola D'Estienne humoriste militante belge, qui utilise l'absurde pour rire de ce qui n'est pas toujours drôle Fioul Sentimental en présence de Bruno Coppens
Note à Rise for Climate et la Coalition Climat :
Apparemment les personnes blanches et bourgeoises qui forcent la convergence dans leur entonnoir "Climat" dénigre, méprise, ou simplement oublie l'anti-impérialisme, le racisme, les centre fermé, les violences policières, l'extrème-droite, les 80 000 travailleurs et travailleuses sans-papiers qui vivent depuis des années à Bruxelles sans droits. Les pays exploités sont les premiers victimes des conséquences du réchauffement climatiques et vous le savez, mais ne faites rien de ce savoir. Les quartiers populaires sont les premiers touchés et vous le savez mais n'en tiré aucune conclusion pour changer vos modes d'actions.
Il est demandé aux classe moyenne et sup d'arrêter de réclamer aux autres de grossir leur rang pour "faire masse", et de choisir des luttes derrière lesquelles se mettre en soutien avec leurs moyens et leurs compétences. Il y a des luttes concrètes qui permettent la convergence et des victoires à court termes, et aux long termes permettre la création ou l'alimentation de réel lien d'entraide politique et logistique.
L'ouverture du Stade Verdonck en est une bonne proposition pour l'exemple, la suppression du décret paysage une autre. Les convergences se font sur des points précis et pas des horizons vagues. Le flou ne profite qu'aux puissant.es. Mais point par point, une ligne se dessinera. Pas sans vous, et pas sans une rupture avec l'ordre dominant et les modes d'actions institutionnelle. Ecoutez-vous, relisez-vous et appliquez vos souhait sur vous mêmes. Il est temps de prendre des engagements et des décisions. Parler en à l'assemblée svp. https://i.imgflip.com/b0501r.jpg
Tout contact laisse une trace est une enquête criminelle menée par des personnes qui subissent et périssent de la colonialité et ripostent depuis leurs corps et leurs récits. Le film et son dossier d'accompagnement ont été fabriqués comme une mosaïque d'images, un palimpseste de récit fragmentés, d'individus et de collectifs luttant contre la colonialité topographiques, socio-économique, culturelle et symbolique de la “Capitale de l'Europe”.
La projection sera précédée d'un repas à 19h pour celleux qui le souhaitent, et sera suivie d'une discussion avec le réalisateur Nizar Saleh et un.e autre intervenant.e à confirmer.
Infos pratiques :
Samedi 5 septembre de 21h à 23h
Cinemaximiliaan vzw — rue de Manchester 36 — 1080 Bruxelles
Projection et repas à prix libre (conseillé : 10€)
📢 Rendez-vous le 16 septembre 2026 à 11h00 à la Gare Centrale pour une nouvelle manifestation !
💥 Que ça soit niveau Décret Paysage ou minerval, une chose est sûre, on ne lâchera pas !
On dit STOP à un système injuste qui exclut les étudiant·e·s.
On veut un enseignement qui soutient, accompagne et émancipe ✊
Le 16/09, on compte sur vous tou·te·s ! Plus on est nombreux·ses, plus notre voix porte 📣
Partage l'info à tes ami·e·s et à ta famille : la mobilisation, c'est ensemble qu'on la gagne 💪
Depuis 2 ans, on se retrouve tous les 3e jeudis du mois pour répéter, échanger sur où et quand aller chanter dans l'espace public et partager un bol de soupe et des tartines. et... nos énergies et espoirs remontent un peu.
Envie de nous rejoindre ? Les répétitions ont lieu tous les 3e jeudis du mois. Prochains rdv : les jeudis 17 septembre, 15 octobre, 19 novembre, 17 décembre en soirée. Avec un moment d'organisation pratique et politique autour nos luttes. Accueil à 18h et clôture autour d'un bol de soupe et de pain vers 21h. Rendez-vous dans nos nouveaux locaux (fédération des maisons médicales) situés au 17 rue du Poinçon 1000 Bruxelles. 💌 Pour confirmer votre participation, c'est auprès de Emeline (ep@fmm.be).
Faites passer le mot ,… Tout le monde est le bienvenu !