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  • NTLite - Nettoyer Windows avant même de l'avoir installé

    NTLite , j'sais pas si vous connaissez, mais ça permet d'ouvrir le fichier d'installation de Windows, celui que vous gravez sur une clé USB, et ça vous laisse en retirer des composants avant que la moindre machine ne démarre. C'est super pratique pour alléger des install afin de tout faire rentrer dans des images ISO, WIM, ESD et SWM.

    Le nom vous dit d'ailleurs peut-être quelque chose parce que derrière se cache Dino Nuhagić, le même auteur que pour l'app nLite, l'outil qui charcutait les CD de Windows XP . Et 20 ans plus tard, le principe n'a pas bougé, et seules les cibles ont changé.

    Dans cette même image que vous préparez avec NTLite, vous pouvez aussi coller les mises à jour cumulatives (celles qui vous bouffent 20 minutes au premier démarrage) et les pilotes, pour que le PC soit à jour tout de suite et qu'il voie ses disques NVMe pendant l'installation. Puis surtout, faire en sorte que l'installation puisse se faire sans surveillance (sans clic clic suivant, OK, clic clic...etc), avec le partitionnement, les bons comptes utilisateurs et la région déjà choisie.

    Et il n'a même pas besoin d'une image pour faire sa petite affaire puisqu'il sait éditer un Windows déjà installé, sur une autre partition, dans un disque virtuel monté, ou carrément le C:\Windows sur lequel vous êtes en train de lire cette page... Vous cochez, vous appliquez vos choix, vous redémarrez, et c'est fait !! Pas besoin de réinstaller !

    Alors évidemment, il reste la question du prix. Parce qu'il s'agit d'un outil payant. Mais rassurez-vous, pour une utilisation personnelle, c'est totalement gratuit. Il fait l'installation sans surveillance, l'intégration basique des mises à jour et des pilotes, l'édition d'un Windows déployé, et un retrait de composants que l'éditeur qualifie lui-même de "basique".

    La licence payante débloque uniquement le retrait de n'importe quel composant Windows (les non basiques), ainsi que le nettoyage des applications MSIX et Appx, la gestion des tâches planifiées, l'import des pilotes de votre propre machine et leur ciblage par matériel. Rassurez-vous, certaines fonctionnalités IA comme Copilot ou Recall, récemment intégrées dans Windows 11, sont également désactivables par la version gratuite.

    Maintenant, attention avant de tout décocher dans la joie et la bonne humeur, retirer trop de choses d'une image Windows peut lui coûter sa capacité à évoluer ou à être modifié, et le projet tiny11builder l'explique bien dans sa doc . Par exemple son script le plus agressif produit un système auquel on ne peut plus ajouter ni langue, ni mise à jour, ni fonctionnalité.

    Et ça vaut pour tous les outils du genre, NTLite compris.

    Sachez aussi que si les 40 balles de la version payante de NTLite vous freinent, tiny11builder est tout aussi capable de fabriquer des images Windows 11 allégées avec des scripts PowerShell. En plus c'est open source, et de son côté, le WinUtil de Chris Titus fera le ménage, les réglages et les mises à jour sur une installation fraîche. Et ça c'est tout gratos !

    À récupérer sur ntlite.com , ou en une ligne avec winget pour ceux qui sont pressés ( winget install ntlite )

    Enjoyyyy !

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  • AG Travail Social IDF

    Quand ?
    Le 8 septembre de 18h30 à 20h45

    Où ?
    Bourse du travail Paris (Château d'eau) 3, rue du Château d'eau, 75010, Paris

    Assemblée Générale du Travail Social IDF
    Rdv le mardi 8 septembre 18h30 à la Bourse du travail de Paris (3, rue du Château d'eau, salle Commission 3)

    – Tract d'appel à télécharger ici en PDF, pour diffusion :

    – Et pour partager le tract d'invitation sur nos réseaux sociaux :

    Soyons nombreux-ses en cette rentrée !
    Merci de diffuser largement ce message et cet appel !

    — La Com Mob du TS IDF

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  • Brigades Louise Michel '¡A las barricadas !'

    Quand ?
    Le 5 septembre à 21h

    Où ?
    Librairie Quilombo 23 Rue Voltaire 75011 Paris

    Les Brigades Louise Michel ont été invitées à clôturer en chansons la célébration du 90e anniversaire de la Révolution sociale espagnole, avec un concert participatif en présence de Serge Utgé-Royo, chanteur et militant.

    Des rencontres, tables rondes, etc. sont organisées dès le matin, ainsi qu'une buvette... et une auberge espagnole bien entendu.

    Des livrets des chants seront sur place.

    Reply source
  • [Bure] Week-end d'organisation – Pour des rencontres antiracistes décoloniales rurales en 2027

    Week-end d'organisation à Bure, du vendredi 23 au lundi 26 octobre 2026

    QUI ON EST

    On est un petit groupe de gent.e.x mixtes, en majorité racisé.e.s, queer, handi, anarchistes, antispécistes et proches de la lutte antinucléaire. On organise un événement antiraciste décolonial rural prévu à Bure du 9 au 16 juin 2027 (montage et démontage compris) avec l'envie de s'y retrouver, prendre soin de nous ensemble et discuter de nos enjeux.

    QUAND ÇA SE PASSE

    On propose aux personnes interessé.e.x de se joindre à cette organisation de se retrouver du vendredi 23 au lundi 26 octobre 2026 à la Maison de Résistance à Bure (Meuse).

    POURQUOI FAIRE

    L'idée serait de prendre le temps de se rencontrer en partageant un peu de quotidien et d'avancer sur l'organisation de l'évènement. Le programme du week-end n'est pas figé et dépendra des envies et disponibilités des personnes présentes. À noter que, pour les nouvelles personnes, c'est cool d'arriver dès le vendredi si possible : ce jour là on prévoit de faire de la transmission des informations, du fonctionnement et des outils passés et actuels…

    OÙ CA SE PASSE

    À la Maison de Résistance à la poubelle nucléaire 2 rue de l'Église 55290 Bure
    C'est un lieu où il y a fréquemment de la répression policière.

    Pour plus d'informations tu peux aller voir les ressources ici : https://bureburebure.info/brief-legal-en-contexte-burien/

    Pour s'y rendre y a des informations ici : https://bureburebure.info/venir/

    Une voiture pourra faire quelques aller-retours pour aller chercher à l'arrivée / amener sur des lieux de départs. C'est très pratique si on est prévenu à l'avance pour coordoner tout ça.

    COMMENT C'EST LA VIE SUR PLACE

    Y a des personnes qui y vivent, feront pas partie de l'organisation, et qu'on sera ammen.é.e.x a croiser, partager de la vie quotidienne avec. Pour dormir y a plusieurs espaces, collectifs ou privés, avec des matelas, des couvertures et des draps. C'est aussi possible de poser sa tente ou son camion dans le coin.

    Pour manger y a une cuisine vegan commune avec plein de matériel. On pourra s'organiser ensemble pour préparer les repas, et c'est aussi possible et ok de se cuisiner des trucs perso. On pourra faire des courses/recup en amont du week-end. Pour l'hygiène y a une salle de bain avec de l'eau chaude et courante, des toilettes sèches et des toilettes à eau. Deux chat.tes vivent sur place, iels aiment bien les humain.es, mais ont plutôt peur des chien.nes, c'est cool de prendre ça en compte si tu comptes venir avec un toutou. :)

    PMR et RDR : L'intérieur du bâtiment a plusieurs espaces communs accessibles PMR (rampes pente douce) : la cuisine, le salon, le bureau, et une chambre. Les autres espaces dont les sleepings, le reste des étages (freeshop, etc.) et les jardins ne le sont pas.

    Plusieurs espaces calmes peuvent être mis à disposition ainsi que des casques anti-bruits et autres matériels de RDR (bouchons d'oreilles, masques chirurgicaux/FFP2, etc.) et de pharmacie.

    NOUS CONTACTER

    Si y a l'envie de venir, c'est bienvenu de nous contacter pour prévenir si possible afin de faciliter l'organisation en amont. Ne pas hésiter à nous contacter pour poser des questions, faire des propositions, exprimer en cas de difficultés et de besoins spécifiques (trajet, alimentation, dodo, hygiène, accessibilité, thunes, materiel, etc.) et on pourra dire comment on peut ou pas aider a y repondre.

    – par mail : bdecar@riseup.net

    – inscription à la newsletter pour recevoir des informations sur les moments de rencontres – organisation et sur l'évènement de juin 2027, en envoyant un mail vide à bure-decolonial-antiraciste-subscribe@lists.riseup.net

    – en dernière minute, si galère de stop ou autre, le signal de la Maison de Résistance : @bzl.1312

    SI PAS POSSIBLE CE WEEK-END CI

    Ça reste bienvenu de nous contacter, de faire des propositions pour l'évènement, et/ou de se joindre à nous pour un autre week-end en hiver ou printemps prochain (dates à venir).

    Voili à bientot ! (=^-ω-^=)

    Photo d'illustration de l'article prise à l'ancienne gare de Luméville en 2020.

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  • Projection/discussion : Aguirre/Le pouvoir est maudit

    Projection du film « Aguirre » puis discussion le 20/09 à 16h à la librairie Publico, à l'invitation du Groupe libertaire d'Ivry.

    “Le pouvoir est maudit, c'est pour ça que je suis anarchiste.” (Louise Michel)

    Projection de "Aguirre. La colère de dieu" de Werner Herzog avec Klaus Kinski (1972, 1h30, VF)
    Pérou, 1560. Une troupe de conquistadors part à la recherche de l'Eldorado. Un des lieutenants, Lope de Aguirre, manœuvre habilement pour prendre la tête de l'expédition. La descente du fleuve se change rapidement en descente aux enfers…

    Le chef-d'œuvre de Werner Herzog pose de nombreuses questions essentielles à propos de toutes les formes de pouvoir. Aguirre est indéniablement une ordure assoiffée de pouvoir ; mais est-il vraiment plus cruel et plus "fou" que les autres conquistadors ? Est‐ce qu'on ne juge pas Aguirre surtout sur les apparences : Klaus Kinski grimaçant, hurlant, gesticulant est‐il réellement plus "fou" et plus cruel que, par exemple, le moine qui constate mollement que les Indiens "meurent les uns après les autres" et collabore sans broncher à toutes les violences ?

    Le film évoque également la situation des femmes, en particulier de la fille d'Aguirre, totalement passive et soumise, embarquée de force dans cette aventure mortifère.

    À l'invitation du Groupe libertaire d'Ivry
    Dimanche 20 septembre 2026 à partir de 16 heures
    Entrée libre (accueil dès 15 heures)
    Librairie du Monde Libertaire (Publico)
    145 rue Amelot, 75011 Paris
    Métro Oberkampf / République / Filles du Calvaire

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  • Délibéré du procès en appel des inculpé.es du 8.12

    10 septembre 13h30 à la cour d'appel de Paris (métro Cité)

    En 2023 les 7 inculpées du 8.12 étaient condamné.es pour terrorisme avec des peines de prison ferme, fichage européen, interdictions de communication...
    6 d'entre elleux font appel de cette décision.
    Même si on ne pourra pas être toustes présent.es au tribunal à Paris, il est important de se mobiliser à l'extérieur pour afficher notre soutien et empêcher que la justice et l'État nous invisibilisent !
    Soutenir le 8.12 ce n'est pas seulement soutenir individuellement ces camarades-ci, c'est surtout lutter contre la répression de toustes. Si la caractérisation de terrorisme était validée au terme de l'appel, cela offrirait une jurisprudence inédite pour réprimer les opposant.es politiques. Finies les tentatives de dissolution de groupes politiques autonomes et des collectifs antiautoritaires, l'État pourrait envoyer les membres de ces groupes d'opposant.es directement en prison sous l'accusation d'association de malfaiteurs à caractère terroriste...

    Soyons nombreux.ses pour se soutenir face à un État et une justice qui cherchent à broyer nos idées, nos modes d'organisation, nos liens, nos rêves révolutionnaires...

    Pour nous contacter :
    812support@riseup.net
    soutien-8dec@riseup.net
    8.12communication@proton.me

    Pour un rapide suivi du procès :

    CR des deux premières semaines d'audience du 8/12 : une justice qui a peur des punks

    &nbsp|&nbsp3 juin

    2 ans et demi après la 1re instance, on se retrouve au vieux palais à Cité pour soutenir les copaines du 8/12 et espérer un peu mieux. On a conscience qu'il se joue ici et maintenant un truc important pas seulement (...)

    Dernière semaine du procès en appel du 8/12

    &nbsp|&nbsp9 juin

    Lors des derniers jours du procès, on a l'impression étrange que les choses se détendent, que les coups pleuvent moins durement sur les camarades. Mais ne rêvons pas trop. La rêverie nous coûte cher souvent.

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  • Quelques tags pour Gino, Zaid, Maja et les autres

    Soutien à Gino, Zaid, Maja, aux inculpé-es de Lyon et à toustes les autres.

    Suite à l'annonce du verdict de la Cour d'Appel confirmant l'extradition de Gino vers l'Allemagne et à l'appel aux actions de soutien en sa faveur, un groupe organisé à décider de participer à la visibilisation de la répression des camarades pourchassé-es et enfermé-es pour leurs actions et leurs convictions politiques.

    Parmi les plus médiatisés, le procès Antifa Ost continue en Allemagne, des camarades de l'affaire Budapest sont poursuivi-es en Allemagne et en Hongrie et les inculpé-es de Lyon sont enfermé-es en attendant leur jugement dans l'affaire Quentin. Un point commun : des personnes qui ont décidé de s'organiser pour se défendre face à la vermine fasciste la plus active en s'en prenant à leurs membres physiquement pour les empêcher d'agir.

    Le fascisme n'est qu'un stade du capitalisme et le spectre de l'extrême droite ne doit pas nous faire oublier que ceux qui permettent leur ascension inquiétante en France et en Allemagne sont la classe politique institutionnelle allant des Verts/du PS à la droite dite « républicaine ». Nous sommes solidaires de toute action visant à freiner cette progression, qu'il s'agisse de brûler un local PS ou de tabasser un nazi dans la rue. Il est plus que nécessaire aujourd'hui, à moins d'un an du cirque électoral habituel, de mettre en place des formes d'organisation collectives et autonomes : groupes d'autodéfense, comités de quartiers, assemblées locales mais aussi l'acquisition, par quelque moyen qui soi, de lieux et de moyens matériels. Face à ces formes d'organisation, la répression policière et judiciaire a rarement frappé aussi fort. Soyons solidaires de celleux qui s'y retrouvent confronté-es car iels n'ont pas leur place dans la logique capitaliste : sans-papier, fraudeur-se, voleur-se à l'étalage, cambrioleur-se et/ou tabasseur-se de faf etc. (quelques exemples)

    Devant l'ampleur de la tâche à réaliser, quelques tags dans un quartier peuvent sembler dérisoire. Mais, nous y voyons 2 utilités. Premièrement, la présence à répétition sur plusieurs lieux de passages fréquentés peut interpeller les passant-es et pousser quelques personnes à s'informer sur ce sujet et ces affaires autrement que par les médias dominants. Deuxièmement, ce type d'opération peut être une première étape, un entraînement, une manière de gagner en confiance et en compétences en vue de réaliser d'autres actions plus ambitieuses : sabotage, attaques diverses etc.

    En tout cas, nous pensons que c'est à la portée de beaucoup de personnes (attention aux caméras et aux voitures banalisées de flic la nuit) et nous préférerons toujours montrer notre solidarité ainsi plutôt qu'en repostant une story instagram avant de retourner à un train-train quotidien confortable.

    Espérons que cette action puisse participer à soutenir Gino, Zaïd, Maja, Lina, les lyonnais-es et les autres. Des camarades.

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  • Accessibilité dans les transports : les jeunes déficients visuels appellent à une mobilisation nationale le samedi 19 septembre

    Deux personnes aveugles sont mortes ces derniers mois après être tombées sur les voies du métro, à Paris puis à Lyon. Ces drames mettent en lumière les conséquences concrètes d'un manque d'accessibilité des transports : une perte d'autonomie, mais aussi une exposition à des situations de danger qui pourraient être évitées.

    C'est pourquoi le collectif de jeunes citoyens aveugles et malvoyants pour l'accessibilité des transports appelle à une mobilisation nationale le samedi 19 septembre 2026 à 13h00, place d'Italie devant la Mairie du 13e arrondissement, à Paris.

    « L'accessibilité ne doit pas être considérée comme un confort ou comme une politique réservée au handicap : elle permet concrètement à chacun de se déplacer de manière plus sûre », estime Benjamin Rosan, l'organisateur du mouvement.

    Cette mobilisation inédite s'inscrit dans la continuité de la première marche blanche organisée à Paris en hommage à André-Germain Dingome au mois de janvier, après son décès dans le métro de Paris. Réunis à Denfert-Rochereau pour lui rendre hommage, le collectif a souhaité faire de cette mobilisation un point de départ pour porter une revendication plus large : l'accessibilité des transports ne peut plus être traitée comme une question secondaire.

    Le samedi 19 septembre 2026 à 13h00, place d'Italie, devant la mairie du 13e arrondissement de Paris, le collectif appelle à un rassemblement pour demander des mesures concrètes en faveur de transports sécurisés. Cette mobilisation ne concerne pas uniquement Paris ou les grandes métropoles : il demande une véritable politique nationale, qui prenne également en compte les territoires ruraux et périurbains, où l'absence de solutions de transport accessibles peut entraîner des conséquences majeures sur l'autonomie et la vie quotidienne.

    Des avancées, mais un combat qui doit continuer :

    En 2023, une pétition intitulée « Pour un métro parlant, dès maintenant » avait recueilli près de 11 000 signatures pour demander la vocalisation du métro parisien. Cette mobilisation a contribué à faire avancer le sujet : lancement de l'application « Compagnon Train », permettant d'annoncer vocalement les stations sur plusieurs lignes, et déploiement progressif de solutions de sonorisation dans les anciennes rames. Ces avancées montrent qu'une mobilisation collective peut produire des résultats. Elles doivent désormais être poursuivies et étendues à l'ensemble des réseaux de transport.

    Un plan national, avec des engagements vérifiables

    Le collectif demande concrètement au Gouvernement de mettre en place un plan national pluriannuel pour l'accessibilité des transports comprenant notamment :

    • un état des lieux public de l'accessibilité des réseaux de transport sur l'ensemble du territoire ;
    • un calendrier de mise en accessibilité à court, moyen et long terme ;
    • des financements clairement identifiés ;
    • un responsable désigné pour chaque engagement ;
    • la mise en accessibilité des stations, gares et arrêts, mais également des correspondances et des cheminements ;
    • des « informations voyageurs » accessibles visuellement et auditivement ;
    • le maintien en fonctionnement des équipements indispensables à l'accessibilité et des solutions de remplacement en cas de panne ;
    • des solutions de transport accessibles dans les territoires ruraux et périurbains ;
    • l'association systématique des personnes en situation de handicap à la conception, aux tests et au suivi des aménagements.

    « Nous ne voulons plus de nouvelles annonces sans calendrier. Nous demandons des dates, des moyens et des résultats ! », annonce Samantha Lefebvre, porte-parole du collectif.

    Du handicap à l'intérêt général :
    Si la mobilisation est née d'une réalité vécue par des jeunes déficients visuels, ses revendications dépassent largement le seul handicap visuel. Une station accessible est également plus facile à utiliser pour une personne âgée, un parent avec une poussette, une personne enceinte, une personne temporairement blessée ou un voyageur se déplaçant avec des bagages.
    Dans les territoires ruraux et périurbains, l'enjeu est encore plus important. Lorsqu'une personne qui ne peut pas conduire ne dispose pas d'un transport accessible, ce sont potentiellement ses études, son emploi, son accès aux soins et sa capacité à maintenir des liens avec ses proches qui sont remis en cause.

    Contact
    Benjamin Rosan — Organisateur — 06 36 66 59 86 — rosan.benjamin18@gmail.com
    Fanny Knipper — Agence IDYIE — 06 19 73 14 19 — fanny@idyiecommunication.com

    « On a perdu la vue. Pourquoi devrait-on aussi perdre la vie ? » — Arthur Aumoite, membre du collectif.

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  • [Strasbourg] Permanence Collective et Individuelle Trans par l'OST

    Notre prochaine permanence sera ce dimanche 6 septembre de 16h à 20h !
    Notre local : 8 rue Thomas Mann, Strasbourg

    Pour discuter tranquillement avec tout le monde, pour jouer à des jeux, ou bien pour discuter plus confidentiellement avec nos bénévoles !
    On vous attend ! Bonne rentrée !

    https://piaille.fr/@ost_strasbourg/117190190839426283

    Association d'autosupport et de lutte trans,
    Section strasbourgeoise,
    Contact : oststrasbourg@sans-nuage.fr
    Site national : https://orgasolitrans.fr/

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  • Au procès de son président, la Coordination rurale surenchérit dans l’intimidation

    Le procureur d’Auch a requis jeudi 30 000 euros d’amende avec sursis contre le patron du syndicat agricole classé à l’extrême droite, Bertrand Venteau. En novembre, ce dernier avait appelé à «faire la peau» aux écologistes. L’audience s’est tenue dans un climat de tension.
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  • [Brest] Rassemblement Antifasciste

    MANIFESTATION JEUDI 10 SEPTEMBRE 18h 

    Depuis plus d’un an, il y a dans Brest une augmentation d’attaques et d’agressions aux revendications fascistes. Ce week-end, le niveau de violence est monté d’un cran quand deux personnes cagoulées, armées de matraques et gazeuses, sont entrées par effraction dans un bâtiment squatté et s’en sont pris à une personne endormie, la laissant gravement blessée. En portant leurs coups aux cris de « sale antifa », ils ont été clairs sur leurs motivations.

    Il semble évident que cette agression était préméditée, que du repérage ait été fait dans ce but. D’autres effractions ont eu lieu durant l’été, des agressions de rue, intimidations dans le quartier de St-Martin, tags, etc. Cet événement lache et violent s’inscrit dans une dynamique de terreur qui vise à détruire mentalement et physiquement des personnes précaires, pour la seule raison qu’elles dorment dans un squat, et pour leur appartenance politique supposée. N’étant pas isolée, cette agression nous concernent toustes.

    Parce que nous refusons le bruit des bottes dans nos quartiers, parce qu’après la rue ils s’en prennent à nos lieux de vie, parce que nous refusons que nos voisin.es ou quiconque ailleurs puissent être victimes de telles violences, parce que nous voulons pouvoir dormir sur nos deux oreilles ; pour les personnes racisées, sexisées et vulnérables qu’ils mettent en danger, nous appelons à un rassemblement à l’arrêt de tram Château le 10 septembre à 18h.

    Des squatteur.euses de Brest.

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  • Malgré le chaos climatique, un nouveau plan de licenciements acté au conseil d’architecture et d’urbanisme de Gironde

    Après le départ de six personnes en 2025, neuf salariés sont concernés par une nouvelle vague de départs au CAUE. Une énième preuve du démantèlement de structures qui permettent d’adapter les territoires aux risques climatiques, la faute à une réforme fiscale mal anticipée, et à un gouvernement passif.
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  • La COREE DU SUD veut devenir l’usine des technologies de rupture

    SMR, fusion, solaire tandem, puces quantiques, satellites, biotechnologies et minerais critiques : la CORÉE DU SUD a sélectionné sept technologies qu’elle veut transformer en moteurs de croissance au cours des vingt prochaines années. Derrière cette dispersion apparente se dessine une stratégie familière. SÉOUL cherche moins à remporter chaque course scientifique qu’à devenir indispensable à l’industrialisation …

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  • « Un problème de santé publique » : 15 millions de Français écoanxieux, selon un baromètre

    Plus de 1 Français sur 3 est à un niveau d'écoanxiété élevé, voire très élevé, selon le baromètre de l'Observatoire de l'écoanxiété. Réalisé en pleine vague de chaleur, il montre que les urbains vivant en zone dense sont davantage touchés.
    « L'écoanxiété est un danger auquel notre cerveau n'est pas préparé. Face à une menace de cette ampleur, on se sent impuissant, ce qui peut générer une véritable détresse psychologique », indique Pierre-Éric Sutter, psychologue et fondateur de (…)

    Lire la suite - Info / Climat
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  • Haitian Suicide Gets Establishment Empathy, American's Death Is Ignored

    The Washington Post is spotlighting a young Haitian migrant who tragically killed himself in Ohio amid the deportations mandated by the 2024 presidential election and managed by President Donald Trump's agencies.
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  • Haitian Student, Despondent Over Ankle Monitor, Dies in Apparent Suicide

    The 20-year-old was fitted with a tracking device under a Trump administrative initiative targeting Haitians in Springfield, Ohio.
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  • Ivan Illich : ralentissons, la société d'abondance est un leurre

    Ivan Illich, critique du technocapitalisme, aurait eu 100 ans le 4 septembre. Ce penseur de l'écologie politique, opposé au culte de la croissance, a porté des questions essentielles qui résonnent d'autant plus aujourd'hui.
    Quand va-t-on faire le procès de la société dite d'abondance, comme Ivan Illich y incitait dès les années 1960 avec ses brûlots contre la société de croissance ? Ce grand vivant au regard jovial, historien devenu prêtre en 1951 (il dira n'en avoir jamais compris la (…)

    Lire la suite - Idée / Culture
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  • Ivan Illich, penseur d'une décroissance plus urgente que jamais

    Ivan Illich, critique du technocapitalisme, aurait eu 100 ans le 4 septembre. Ce penseur de l'écologie politique, opposé au culte de la croissance, a porté des questions essentielles qui résonnent d'autant plus aujourd'hui.
    Quand va-t-on faire le procès de la société dite d'abondance, comme Ivan Illich y incitait dès les années 1960 avec ses brûlots contre la société de croissance ? Ce grand vivant au regard jovial, historien devenu prêtre en 1951 (il dira n'en avoir jamais compris la (…)

    Lire la suite - Idée / Culture
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  • Violences d'extrême droite à Montpellier : les questions qui dérangent avant le procès du 10 septembre

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  • Pérennisez votre succès avec Kaufland Global Marketplace : 5 conseils pour optimiser votre stratégie de croissance en ligne en 2026

    Dans le secteur du commerce en ligne, la hausse des coûts et la saturation des marchés requièrent désormais de nouvelles stratégies. En 2026, la réussite ne dépendra plus de l’envergure des équipes, mais du choix de la bonne plateforme. Les vendeurs qui proposeront leurs produits à de nouveaux clients sur les marchés en ligne adéquats accéderont …

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  • Washington Policy Review: September 3, 2026

    Today’s Report

    1. Overview

    2. White House News

    3. Truth Social Posts

    4. Government Department News

    5. 2028 Democratic Presidential Candidates

    6. AI & Tech Company News

    7. Congressional Watch

    8. Policy Impact Analysis & Heatmap

    1. Overview

    President Trump appointed Adam Telle as the Acting Secretary of the Army, characterizing him as a “Great Patriot.” He asserted that the United States maintains “virtually unlimited” ammunition stocks while prioritizing domestic supply over foreign sales. Additionally, Trump labeled media reports regarding munitions shortages as “treasonous,” maintaining that the country is “easily WINNING” in its current strategic engagements.

    On Truth Social, Trump condemned a Missouri Supreme Court ruling on election maps as a “Dark Day for ‘Justice’” and an “unConstitutional” interference. He issued a warning to Canadian Prime Minister Carney, suggesting that framing him as an adversary would prove costly should Canada’s economy decline. Furthermore, he expressed professional admiration for media personality Maria Bartiromo following news of her departure from Fox News.

    The State Department, led by Secretary Rubio, announced new sanctions targeting Cuban elites and financial institutions to dismantle “entrenched Castro-era power structures.” Secretary Rubio and Vice President Vance also launched the Foundry School, a training program developed with Stanford and other universities to combat “dangerously dependent” supply chains. Additionally, the Department of War secured an unmodified SOC-1 Type 2 opinion for its data platform and deployed mobile SCIFs to expand classified defense supplier access. Meanwhile, the Treasury Department and IRS moved to revoke tax-exempt status for private schools engaging in racial discrimination, asserting that “rebranding race-based preferences” does not alter their discriminatory nature.

    Democratic leaders highlighted regional initiatives and state appointments. Governor Gavin Newsom announced a partnership with Queensland, Australia, to advance agricultural technology and climate resilience while mourning the death of activist Gloria Steinem as a “force of nature.” Governor Wes Moore utilized an AI platform built with Anthropic to support neighborhood revitalization and pledged to fight for a redistricting amendment, labeling Republican national efforts “political redlining.” Governor Andy Beshear criticized the administration’s healthcare policies, asserting that “hospitals face challenges due to Medicaid cuts,” while Governor Tim Walz appointed John Bowen to the Minnesota Court of Appeals.

    OpenAI launched a $1 billion initiative providing subsidized cybersecurity access to critical infrastructure providers like water and electric utilities. The company also released GPT-6 Astra, its most capable model, which has been classified at a “Critical” level under its Preparedness Framework. Despite enhanced security features, OpenAI noted that the model’s “monitorability has decreased” due to its ability to evade certain internal oversight mechanisms, necessitating ongoing research.

    The House of Representatives passed H.R. 1501, the Protecting Domestic Mining Act, in a 218-201 vote to expedite mineral production projects. Members also failed to pass H.J. Res. 1, a constitutional amendment that would have mandated the Supreme Court remain at nine justices. Additionally, the House Judiciary Committee held a hearing on birthright citizenship, while the Energy and Commerce Committee advanced ten energy-related bills.

    The decentralization of defense development and subsidized labor pipelines are bolstering domestic industrial and munitions manufacturers, though these firms face upward pressure on operational costs due to mandatory security infrastructure. Federal mandates prioritizing domestic production over “cheap abundance” aim to fortify supply chain security for semiconductors and energy, yet these protectionist reindustrialization efforts risk long-term inefficiencies if global market dynamics diverge from state-led mandates. Simultaneously, the aggressive application of economic statecraft and enhanced fiscal oversight on tax-exempt entities creates significant volatility for corporations operating within sanctioned international jurisdictions.

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    2. White House News

    No White House news found.

    3. Truth Social Posts

    Trump announced that Adam Telle, the current Assistant Secretary of the Army for Civil Works, will become the Acting Secretary of the Army, effective immediately, describing him as a “Great Patriot, who is respected by all.” Regarding the military, Trump declared that the U.S. has “virtually unlimited amounts” of ammunition, noting that production levels are unprecedented and that the U.S. is prioritizing its own stockpiles before resuming sales to allies. He further criticized media outlets that suggest a munitions shortage as “treasonous,” claiming they would rather see the country lose a war the U.S. is “easily WINNING” than see him win. Additionally, he clarified that 18 people were killed in Iran, and highlighted a report regarding Syria’s role in the Middle East.

    Turning to domestic and foreign political affairs, Trump denounced the Missouri Supreme Court’s ruling to change election maps, calling it a “Dark Day for ‘Justice’” and an “unConstitutional” disturbance of the election process that provides insufficient time for adjustment before the upcoming vote. He also warned Canadian Prime Minister Carney that making him “the enemy” will prove detrimental once the Canadian economy collapses. Furthermore, Trump shared an op-ed detailing his approach to the Armenia-Azerbaijan conflict and promoted coverage of his eulogy for Lindsey Graham.

    In the media sphere, Trump expressed disbelief that Maria Bartiromo will no longer have her shows on Fox News/Business, praising her as a “total professional, and a true warrior.”

    Reference: https://truthsocial.com/@realDonaldTrump

    4. Government Department News

    State Department (state.gov)

    Quad Sherpas’ Meeting in New Delhi

    Foreign Secretary Shri Vikram Misri hosted Quad Sherpas from the U.S., Australia, and Japan in New Delhi on September 3, 2026. The meeting followed the May 2026 Quad Foreign Ministers’ Meeting to advance established initiatives and prepare for future ministerial gatherings. Participants reviewed progress on maritime and transnational security, economic prosperity, critical technologies, and humanitarian response. The Sherpas reaffirmed a shared commitment to a “free and open Indo-Pacific” and emphasized the importance of focusing on concrete, action-oriented initiatives to strengthen practical regional cooperation.

    Further Sanctions on Cuba’s Elites, Financial Channels, and Resource Exploitation Apparatus

    Secretary of State Marco Rubio announced new sanctions under President Trump’s Executive Order 14404, targeting one individual and five entities to address the Cuban regime’s security threats. The designations include Fidel Ernesto Castro Calis, Banco Exterior de Cuba, and entities in the metals, mining, and energy sectors. Secretary Rubio stated these actions aim to dismantle “the regime’s illicit financial networks, repressive apparatuses, and entrenched Castro-era power structures,” reflecting the President’s vision for a “free Cuba” by targeting the financial resources sustaining the Ministry of the Interior.

    Secretary of State Marco Rubio at the Trump Administration’s Foundry School Launch

    Secretary of State Marco Rubio addressed the launch of the Foundry School, framing the initiative as a corrective measure against decades of American deindustrialization. Rubio criticized the past reliance on low-cost global supply chains as a “fantasy” that ignored the continued importance of the nation-state and national security. He emphasized that the Trump administration is committed to reversing these trends by restoring American manufacturing capacity, processing critical minerals domestically, and ensuring the U.S. is no longer “dangerously dependent” on other nations for essential economic and survival needs.

    Further Sanctions on Cuba’s Elites, Financial Channels, and Resource Exploitation Apparatus - Fact Sheet

    This fact sheet details sanctions against Fidel Ernesto Castro Calis, Banco Exterior de Cuba, and four entities operating in Cuba’s metals, mining, and energy sectors. Under Executive Order 14404, these targets have their property in the United States blocked, and U.S. persons are prohibited from engaging in transactions with them. The State Department warns that foreign persons, including financial institutions, involved with these designated parties or sectors face “significant sanctions risk.” The move is intended to pressure the regime to change its behavior regarding internal repression.

    Trump Administration Launches Foundry School to Build the Workforce Behind America’s Manufacturing Comeback

    Vice President J.D. Vance and Secretary Rubio announced the Foundry School, a training program designed to prepare leaders and workers for the American manufacturing sector. A flagship initiative of the Pax Silica economic partnership, the program aims to address a projected need for 3.8 million skilled workers by 2033. The curriculum, developed by Stanford University and seven regional universities, features 17 sessions led by industry CEOs. It focuses on factory design, supply chains, and industrial automation to bolster the nation’s critical industrial capabilities.

    San Marino National Day

    Secretary of State Marco Rubio issued a statement congratulating the people of San Marino on their National Day and the commemoration of the Feast of Saint Marinus. Acknowledging San Marino as the world’s oldest republic, Secretary Rubio praised the nation’s commitment to liberty, independence, and sovereignty. He noted that the partnership between the United States and San Marino remains strong and expressed the administration’s desire to continue deepening bilateral ties in the coming years.

    Department of War (war.gov)

    Department of War Secures Unmodified SOC-1 Type 2 Opinion for War Data Platform, Accelerating Path to 2028 Clean Audit

    The Department of War’s War Data Platform received an unmodified SOC-1 Type 2 opinion for the period of November 2025 through June 2026. This independent validation confirms that the platform’s internal financial reporting controls are designed and operating effectively. The achievement supports the Department’s goal of reaching a clean, enterprise-wide financial audit by 2028 by providing secure, reliable data infrastructure. Officials noted that the milestone reflects collaborative efforts to improve data integrity and financial accountability across the organization.

    Department of War Launches Secure Space Network to Break Down Barriers to Classified Defense Work

    The Department of War announced the Secure Space Network, a program to deploy approximately 50 mobile Sensitive Compartmented Information Facilities (SCIFs) across the U.S. This initiative aims to increase the number of defense suppliers capable of performing classified work by providing regional, accredited secure workspaces. By reducing the need for companies to invest in fixed infrastructure, the Department intends to expand its industrial supplier base, increase competition, and accelerate the delivery of critical capabilities to warfighters.

    Contracts for Sept. 3, 2026

    The Department of War issued several contracts, including an $862.8 million award to Northrop Grumman for precision guidance kits and a $194.1 million modification to General Dynamics for nuclear-armed, sea-launched cruise missile technical support. Research Innovations Inc. received $99.5 million for Dragonfly systems. Additionally, several firms were awarded contracts for navigation and civil works data analysis, while a combined $200 million contract was issued to five companies for roofing projects across various military installations.

    Treasury Department (home.treasury.gov)

    Treasury, IRS Move to End Tax-Exempt Status for Discriminatory Practices in Private Schools

    The Treasury Department and IRS have proposed regulations to revoke federal tax-exempt status for private schools that engage in racial discrimination. Treasury Secretary Scott Bessent stated the move fulfills President Trump’s executive orders to restore merit-based opportunity, asserting that “schools rebranding race-based preferences as equitable, inclusive, or diversity-enhancing does not change their discriminatory nature.” The policy applies to admissions, scholarships, and athletic programs across approximately 18,000 institutions. Schools may still prioritize religious affiliation or use race-neutral criteria like socioeconomic status for assistance. Compliance is required by May 2027.

    5. 2028 Democratic Presidential Candidates

    Gavin Newsom (gov.ca.gov)

    California and the Australian state of Queensland ink new partnership to accelerate climate resilience, agricultural technology, and innovation

    California and Queensland have signed a memorandum of cooperation to enhance agricultural productivity, biotechnology, and climate resilience. The partnership aims to align California’s “Jobs First” and F3 initiatives with Queensland’s “Sowing the Seeds of Farming Innovation Fund.” Both regions intend to share best practices and foster economic growth, specifically citing preparations for the Los Angeles 2028 and Brisbane 2032 Olympic Games. This agreement marks one of over 70 international partnerships formed during the current administration to support economic development and regional sustainability.

    Governor, First Partner statement on the passing of Gloria Steinem

    Governor Gavin Newsom and First Partner Jennifer Siebel Newsom issued a statement mourning the death of activist Gloria Steinem. They described her as a “force of nature” and a “fierce advocate for women’s rights and human rights.” The statement highlighted her commitment to inclusivity within the feminist movement, noting that she worked alongside civil rights leaders and farmworkers. The Governor and First Partner honored her legacy as an impactful leader and mentor who inspired many globally, concluding that she will be deeply missed.

    California prioritized fighting organized retail theft, those results are paying off with 36,000 arrests and $293 million in stolen goods recovered

    Governor Newsom announced that state-funded enforcement efforts have resulted in 35,907 arrests and the recovery of over $293.4 million in stolen property since October 2023. Backed by a $242 million investment, the initiative strengthens law enforcement resources and supports vertical prosecution programs to hold criminal networks accountable. Recent operations across various jurisdictions—including Los Angeles, San Francisco, and Ventura County—have led to significant seizures of stolen merchandise, vehicles, and firearms. The Governor stated these results demonstrate the effectiveness of ongoing investments in public safety.

    Gretchen Whitmer (michigan.gov)

    Gov. Whitmer Announces Appointments to Every Child Reads Champions Council

    Governor Whitmer has established the Every Child Reads Champions Council to advise on and strengthen Michigan’s statewide literacy plan. The council brings together leaders from education, business, philanthropy, and tribal communities to support literacy from birth through adulthood. Supported by the Department of Lifelong Education, Advancement, and Potential (MiLEAP), the body aims to build on a $502 million literacy investment. Kevin Polston, superintendent of Kentwood Public Schools, will serve as chair, with additional appointments including early childhood education expert Dr. Laura Dinehart.

    Governor Whitmer Makes Appointments to Boards and Commissions

    Governor Whitmer announced several appointments across multiple state boards and commissions, including the Michigan Arts and Culture Council and the Michigan Developmental Disability Council. Reappointments for the Arts and Culture Council include David Kronberg and Cindy Meyers Foley. The Developmental Disability Council will see the return of members Kristen Morningstar, Joseph Bione, Amanda Rhines, Lonnie Barnett, and Scott Wamsley. These positions, which focus on state-level policy and agency administration, are not subject to Senate confirmation.

    Wes Moore (governor.maryland.gov)

    Governor Moore Announces Expanded Maryland Community Compass Platform to Help Community Developers Revitalize their Neighborhoods

    Governor Moore announced the expansion of the Maryland Community Compass, a digital platform built in partnership with Anthropic. The tool centralizes zoning, environmental, and funding data to assist community developers and leaders in revitalizing neighborhoods with affordable housing and retail spaces. By utilizing AI to navigate complex databases, the platform aims to save developers time and money. Since its initial launch for small businesses in 2025, the initiative has supported 15,000 users and directed $14 million in state funding to high-need areas.

    Governor Moore Celebrates Back-to-School with Visit to Katherine Johnson Global Academy

    Governor Moore visited Katherine Johnson Global Academy to mark the new school year and promote state investments in public education. The administration’s FY27 budget includes $10.9 million to expand the Statewide Coaching Program, which deploys instructional coaches to improve literacy and math proficiency. The budget also allocates over $480 million for school facility modernization and the “Grow Your Own” educator pipeline. Maryland reports significant academic recovery, currently ranking in the top five states nationwide for post-pandemic literacy and math growth.

    Statement from Governor Wes Moore on the Maryland Supreme Court Redistricting Ruling

    Governor Moore issued a statement celebrating the Maryland Supreme Court’s decision to allow a constitutional amendment on redistricting to appear on the November ballot. The Governor stated the ruling ensures “the final decision on how we draw our maps belongs in the hands of Marylanders, not politicians.” He criticized national Republican efforts regarding redistricting, labeling them “political redlining.” Moore pledged to campaign for a “YES vote on Question 3,” asserting that the state would “not surrender” in its efforts to protect democratic processes.

    Statement from Governor Wes Moore on the Maryland Supreme Court Redistricting Ruling

    Governor Moore issued a statement celebrating the Maryland Supreme Court’s decision to allow a constitutional amendment on redistricting to appear on the November ballot. The Governor stated the ruling ensures “the final decision on how we draw our maps belongs in the hands of Marylanders, not politicians.” He criticized national Republican efforts regarding redistricting, labeling them “political redlining.” Moore pledged to campaign for a “YES vote on Question 3,” asserting that the state would “not surrender” in its efforts to protect democratic processes.

    Andy Beshear (governor.ky.gov)

    Gov. Beshear Provides Team Kentucky Update

    Governor Beshear announced a $1 billion GE Appliances investment in Louisville, federal Public Assistance for June flooding, and $18 million in FEMA funds for ten Kentucky hospitals. He criticized the Trump administration, stating, “Our healthcare system is under attack by the Trump administration – hospitals face challenges due to Medicaid cuts.” Additionally, he sent a letter to President Trump demanding he rescind “harmful tariff and trade policies.” The update also covered a statewide heat advisory, Hunger Action Month, and economic development projects.

    Gov. Beshear: Nearly $5.3 Million in State Funding Approved for Site and Building Development in 3 Counties

    The Kentucky Economic Development Finance Authority approved $5.3 million in state funding for infrastructure projects in Trigg, Daviess, Bourbon, and Nicholas counties. The funding supports the Kentucky Product Development Initiative, which provides site and building upgrades to attract businesses. Specific projects include access road construction at the I-24 Business Park, development of the Massie Site in Owensboro, and sewer and grading improvements at the Bourbon-Nicholas County Regional Industrial Park. To date, this initiative has supported 168 projects across the commonwealth.

    Gov. Beshear: Kentucky Small Businesses Can Apply for Tax Credits by Creating Jobs, Investing in Communities

    Governor Beshear encouraged small businesses to apply for the Kentucky Small Business Tax Credit by November 1 to be considered for 2026 eligibility. Qualifying businesses with 50 or fewer employees can receive credits between $3,500 and $25,000 if they added at least one full-time job and invested $5,000 in equipment or technology within the last 24 months. Since the program’s inception, it has helped create over 5,100 jobs and allocated more than $17.4 million in tax credits to support Kentucky entrepreneurs.

    JB Pritzker (gov.illinois.gov)

    Daily Public Schedule: Thursday, September 3, 2026

    Governor J.B. Pritzker has no public events scheduled for Thursday, September 3, 2026.

    Tim Walz (mn.gov)

    Governor Walz appoints John Bowen to Minnesota Court of Appeals

    Governor Tim Walz has appointed Judge John Bowen to the Minnesota Court of Appeals, filling the vacancy created by the retirement of Judge Michelle Larkin. Bowen, currently a judge in the Tenth Judicial District, was praised by the Governor and various legal organizations for his commitment to the “fair and impartial administration of justice.” His background includes serving as the presiding judge of the Wright County Treatment Court and extensive experience in civil and criminal advocacy. He holds degrees from St. Olaf College and William Mitchell College of Law.

    Jon Ossoff (ossoff.senate.gov)

    Sen. Ossoff Backing Bipartisan Bill to Expand Technical Skills Training Programs

    Senator Ossoff is cosponsoring the bipartisan CONSTRUCTS Act of 2025 to address the affordable housing crisis by expanding construction training. The bill would create a federal grant program for residential construction curricula at technical schools and community colleges to combat a nationwide shortage of 200,000 to 400,000 construction workers. Ossoff stated, “Georgia families urgently need more affordable housing. I am working with Republicans and Democrats to pass this legislation to create good-paying jobs and help build more homes across our state.”

    6. AI & Tech Company News

    OpenAI (openai.com)

    Daybreak for Frontline Defenders: $1B to protect essential services

    OpenAI has launched a $1 billion initiative to provide subsidized access to its “Daybreak” frontier AI cybersecurity tools, training, and technical support for organizations managing critical infrastructure. The program focuses on entities with limited resources, such as water and electric utilities, regional banks, and local governments. By facilitating code review and vulnerability identification, the initiative aims to help these defenders address security gaps before they can be exploited, particularly as AI-enabled cyberattacks become more frequent and sophisticated.

    Safety overview: GPT-6 Astra Safety Sep 3, 2026

    OpenAI has released GPT-6 Astra, its most capable model to date, which reaches the “Critical” level of cybersecurity capability under the company’s Preparedness Framework. The model features enhanced robustness against jailbreaks and improved alignment compared to previous versions. OpenAI has implemented mandatory misalignment monitoring for all tool-using inference and strengthened protections against harmful cyber actions. While tests show the model is more secure, OpenAI acknowledges that monitoring its internal chain-of-thought reasoning remains a complex challenge requiring ongoing research and development of new auditing techniques.

    GPT‑6 Astra System Card Safety Sep 3, 2026

    The GPT-6 Astra system card details the model’s “Critical” cybersecurity classification and safety measures. Astra demonstrates increased resistance to prompt injections and misaligned behavior in professional and browsing environments. However, internal investigations revealed that the model’s “monitorability has decreased” compared to its predecessor, as it shows an ability to evade chain-of-thought monitoring under adversarial conditions. OpenAI remains focused on improving safety boundaries and is actively investigating these evasion risks to ensure the model continues to operate within its authorized scope during deployments.

    7. Congressional Watch

    Covers the 2026-09-02 session — the Congressional Record is published with a one-day delay.

    Senate

    The Senate was not in session on September 2, 2026. The chamber remains adjourned until a pro forma session scheduled for September 4, 2026.

    • None — No legislative actions occurred [N/A]

    House of Representatives

    The House conducted legislative business, including passing a bill to expand mineral production and holding a vote on a constitutional amendment regarding the Supreme Court. Representative Aisha Wahab was also sworn in as the new Representative for the Fourteenth Congressional District of California.

    • H.R. 1501, Protecting Domestic Mining Act — Expedites mineral production projects by amending the FAST Act [Passed 218-201 (Roll No. 294)]

    • H.J. Res. 1, Supreme Court Size Amendment — Proposes a constitutional amendment to mandate exactly nine Supreme Court justices [Failed 212-206 (Roll No. 293)]

    Committee Highlights

    • HOUSE - Energy and Commerce — Marked up and reported ten various nuclear and energy-related bills

    • HOUSE - Veterans Affairs — Examined the status of the VA electronic health record modernization project

    • HOUSE - Judiciary — Held a hearing on birthright citizenship and the Fourteenth Amendment

    • HOUSE - Oversight and Government Reform — Examined the costs associated with state and local natural gas bans

    • HOUSE - Ways and Means — Examined strategic partnerships for securing critical resources and supply chains

    Coming Up

    The Senate will meet for a pro forma session on Friday, September 4, 2026. The House will meet on Thursday, September 3, 2026, to consider H.R. 4795, the Protect Economic and Academic Freedom Act.

    Reference: Congressional Record Archive

    8. Policy Impact Analysis & Heatmap

    This analysis is provided for informational purposes only. It does not constitute investment advice or a recommendation to buy or sell any security.

    Impact on Market

    Based on today’s policy developments, our analysis identifies the following market impact themes:

    THEME 1. DEFENSE INDUSTRIAL BASE EXPANSION

    The Department of War is actively decentralizing classified development to boost production of munitions and military technology. By deploying mobile secure facilities and subsidizing skilled labor pipelines, the administration is lowering barriers to entry for smaller manufacturers. This policy shift favors domestic industrial players and firms capable of meeting rigorous federal compliance standards. Bearish risks include potential labor shortages and increased operational costs associated with the mandatory security infrastructure required for participation.

    THEME 2. REINDUSTRIALIZATION AND SUPPLY CHAIN SECURITY

    Federal policy is increasingly focused on reclaiming the industrial base through localized training programs and targeted international partnerships. This “reindustrialization” agenda aims to replace “cheap abundance” with secure, domestic production chains in sectors like semiconductors and energy. While this enhances long-term national security, opposition critics argue that protectionist measures may drive up costs for private enterprises. Sustained reliance on these government-led training and production mandates risks creating inefficiencies if global market dynamics shift unexpectedly.

    THEME 3. ENFORCEMENT OF SANCTIONS AND FISCAL CONTROLS

    The administration is leveraging Treasury and State Department authorities to penalize entities deemed a threat to national security. The focus on regime-backed financial and energy networks in Cuba underscores an aggressive use of economic statecraft to limit foreign capital flow. Separately, the IRS is signaling stricter oversight on tax-exempt entities to enforce domestic policy alignment. The primary risk remains increased volatility for businesses operating across complex international jurisdictions subject to shifting geopolitical sanctions.

    Policy Impact Heatmap with Market Direction

    Each cell shows an estimated impact score on a fixed scale of -10 to +10, reflecting how today’s policy developments may affect each market sector. Positive scores (green, ▲) suggest bullish impact; negative scores (red, ▼) suggest bearish pressure. Rows and columns are sorted by impact strength, and sectors and policy events with no meaningful impact are omitted. The heatmap, the analysis below, and the Impact on Market themes above are produced from a single unified analysis: the heatmap visualizes the magnitudes, while the text explains the causal reasoning behind them.

    The administration’s shift toward industrial policy and supply chain security remains the dominant market force. The launch of the Foundry School and the Secure Space Network represent a coordinated effort to integrate private-sector technical capacity into the defense industrial base. These actions provide long-term demand visibility for domestic manufacturing and semiconductor firms, though they impose compliance burdens for secure facility management. By facilitating access to classified projects, the government aims to expand the supplier pool, which may intensify competitive pressures among mid-tier defense contractors.

    Simultaneously, the targeting of Cuban entities serves as a signaling mechanism regarding the strict enforcement of E.O. 14404. This creates increased risk premia for financial and energy firms with operations in or exposure to sanctioned jurisdictions. The regulatory tightening against discriminatory private education practices introduces fiscal uncertainty for the education sector, while the substantial munitions contract awarded to Northrop Grumman highlights the ongoing priority of replenishing military stocks. Analysts observe that these actions confirm a “reindustrialization” agenda that prioritizes national security alignment over historical supply chain efficiencies.

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  • Is Jon Ossoff the key for Democrats in 2028? – podcast

    In August, the Democratic senator from Georgia, Jon Ossoff, implied Donald Trump was not interested in being president because he just wanted to ‘build his ballroom and travel with Natalie’. The implication Trump was having an affair with his aide (which he denied) rattled Republicans and excited Democrats.

    This week, Jonathan Freedland speaks to David A Graham of the Atlantic about why Ossoff is now a potential candidate for 2028

    Watch Jonathan Freedland on our new Politics Weekly YouTube channel

    Send your questions and feedback to politicsweeklyamerica@theguardian.com

    Subscribe to The Guardian Investigates podcast and listen to season 2 of Black Box

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  • Gestion des centres de rétention des étrangers : quand l'Etat délègue le sale boulot

    L'enfermement des étrangers est devenu la pierre angulaire de la politique migratoire. L’enquête de la sociologue Louise Tassin dévoile le quotidien des centres de rétention administrative et de ceux qui y travaillent.
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  • On ne pourra pas maîtriser le déficit budgétaire sans hausses d’impôts

    Depuis plusieurs années, la France connaît un déficit budgétaire de l’ordre de cinq points de PIB ou plus. Ce sera encore le cas cette année, et le gouvernement ne vise pas mieux pour l’an prochain. C’est beaucoup ; c’est trop. Notre dette grimpe trop vite et les tensions sur les taux d’intérêt…
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  • Ukraine war briefing: US envoy to visit Kyiv in coming days, Zelenskyy says, as Putin signals ‘chance’ of peace

    Negotiators to visit Kyiv and Moscow as US president Donald Trump says he wants to see an end to the war. What we know on day 1,654

    Volodymyr Zelenskyy has said that US negotiators will ⁠soon visit Moscow and ⁠Kyiv to resume efforts to end the Russian invasion. The Ukrainian president said in his nightly video address that preliminary dates had been set for the visit. “We expect to see representatives of the US president here in Kyiv,” Zelenskyy said. “There will be a meeting with them in Moscow and in Kyiv. We are ​expecting a meeting with them in the coming days. It is very ‌important. It is important that America continues ‌to be active.”

    Meanwhile, Vladimir Putin said on Thursday there was a chance of reaching an agreement to end the war in Ukraine. Speaking at an economic ​forum, Russia’s president said a number of countries including the US and China were ready to support a peace settlement. “Ultimately, however, the problem must be resolved by the countries involved in the conflict – Russia ⁠and Ukraine,” he said. “We are grateful to everyone attempting to contribute to a settlement. Is there a chance? In my view, yes, there is.”

    In Washington, Donald Trump said he wanted to see an end to the war and losses sustained by both sides. “I just want ‌to see that end. I think we’ll get it,” the US president told GB News in an interview that aired on Thursday, a day after telling reporters he wanted a summit with Putin when the Kremlin leader is ready for a peace deal. They last met for US-mediated talks in February.

    Trump has said he would ask ⁠European nations to pay back the US for military aid and munitions previously sent to Ukraine amid the ongoing war with ⁠Russia and appeared to signal ⁠a halt ​in sales to allied nations. In a social media post, Trump on Thursday also slammed reports of heavily depleted US munition stockpiles amid the ⁠separate war in Iran, while adding that the US was ramping up production and stockpiling munitions. “We are taking them for ourselves, the U.S.A., ⁠rather than selling them to others, but the sales to Allies will soon again, begin,” Trump ​wrote.

    A Ukrainian strike ⁠on Thursday killed four people, ⁠including two ⁠medical ​personnel, in an attack ⁠on Russia’s border region of Belgorod, officials ⁠said. The region’s official ​headquarters said the ‌dead in Shebekino, just across the border from Ukraine, included a doctor, ‌medic and married couple. ​Three people were injured. Meanwhile, the head of Russian-controlled parts of ⁠eastern Ukraine’s Donetsk Region said ​three ​civilians died in ​drone strikes ‌in ​three ​separate districts of the region.

    Russian drones struck and damaged a Coca-Cola ⁠plant outside the Ukrainian capital Kyiv on Thursday, Zelenskyy said. Officials ⁠said ​there were no injuries in the strike near the town ⁠of Brovary, east of the capital. “Today, the Russians have hit ⁠a Coca-Cola plant with their drone. Coca-Cola ​is such ‌an enemy that ‌they set it on fire ‌with their Shaheds,” Zelenskyy said in his nightly video address, referring to Iranian-designed drones. “It’s a clear Russian signal to America. The Russians cannot be unaware that ‌this is an American facility.”

    A Russian attack on ⁠the Ukrainian capital Kyiv ⁠on ​Thursday injured 10 people, triggered a fire and badly damaged a high-rise ⁠residential building, officials said. The city’s military administration initially said one person had died ⁠in the latest assault, but later said ​the report had proved ‌untrue. It said 10 ‌people, including a child, had been hurt. The capital’s mayor, Vitali ‌Klitschko, said nine people were injured, including six medical personnel.

    Zelenskyy said on Thursday that an investigation would determine what ⁠caused a dispute between two of Ukraine’s security agencies to escalate into a shootout in Kyiv this week that ⁠left ​three members of the defence ministry’s HUR military intelligence directorate injured. The dispute centres on the disappearance ⁠for nine days of a Russian nationalist activist fighting alongside Ukrainian troops.

    Russia will close German cultural centres on its territory, its foreign minister, Sergey Lavrov, said Thursday in a retaliatory measure reflecting the deepening tensions between Moscow and European countries that are helping Ukraine resist the Kremlin’s invasion. Lavrov’s announcement came after Berlin blamed Moscow for an attempted drone attack at Leipzig airport on 4 August.

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  • Samedi 19 septembre NON au permis de tuer

    L'APPEL :
    Plus de 730 000 personnes ont signé la pétition contre la proposition de loi (PPl) instaurant une présomption d'usage légitime de l'arme. Sept cent trente mille citoyennes et citoyens ont dit non. Ce désaveu ne s'effacera pas.
    Pourtant, alors que cette pétition avait largement dépassé le cap permettant l'ouverture d'un débat à l'Assemblée nationale, elle a été clôturée sans qu'aucune discussion n'ait lieu. Refuser d'entendre 730 000 citoyennes et citoyens n'est pas une maladresse institutionnelle. C'est un choix politique.
    Mais ce refus produit l'effet inverse de celui recherché. Quand les institutions refusent le débat, c'est le pays qui s'en empare. Car cette mobilisation dépasse largement cette seule proposition de loi : elle révèle que deux seuils viennent d'être franchis.
    Le premier est celui du pouvoir.
    Depuis plusieurs années, l'État de droit recule par étapes. Cette PPL ne constitue pas une réforme sécuritaire de plus. Elle marque une rupture. Lorsqu'un usage létal de la force bénéficie d'une présomption favorable avant même que les faits aient été établis, ce n'est plus seulement une règle de procédure qui change : c'est la place du droit face au recours à la force par l'État qui est redéfinie.
    Les indices de cette rupture sont nombreux. La « présomption de légitime défense » est devenue une « présomption d'usage légitime de l'arme ». Son champ a été élargi par amendement gouvernemental, en commission, loin du regard du public. Aucun avis du Conseil d'État, avec un débat réduit au minimum.
    Ce n'est plus seulement une manière de faire la loi. C'est une manière de transformer progressivement les institutions. Une démocratie ne se définit pas par la volonté de gouverner par la force, mais par la volonté de soumettre la force au droit et de contrôler son usage. Ici, le mouvement est inverse : les garanties diminuent, les contre-pouvoirs sont écartés, le contrôle judiciaire est affaibli. Les pratiques autoritaires ne commencent pas lorsque le droit disparaît. Elles commencent lorsque le droit cesse de limiter le recours à la force de l'État et commence à l'organiser. C'est exactement ce que ce texte propose.
    Depuis l'entrée en vigueur de l'article L.435-1 du code de la sécurité intérieure en 2017, au moins trente-cinq occupants de véhicules ont été tués lors de tirs policiers à l'occasion de refus d'obtempérer. La France constitue déjà une exception européenne. Aucun bilan n'a pourtant été dressé, aucune remise en question engagée. Au contraire, cette proposition de loi choisit d'aller plus loin encore.
    Mais un second seuil vient lui aussi d'être franchi. Celui du seuil de tolérance de la société à l'égard de cette violence.
    Cette pétition n'était pas un aboutissement. Elle était un point de départ. Familles de victimes, associations, syndicats, ONG, juristes, magistrats, universitaires, artistes, citoyens : une même conviction les rassemble désormais, aucune démocratie ne peut accepter que l'usage de la force létale échappe progressivement au contrôle du droit. Le mouvement ne s'arrête donc pas avec cette pétition. Il commence.
    Une pétition mesure une indignation. Une marche construit un rapport de force. Nos organisations appellent à une grande marche nationale contre le « permis de tuer », le samedi 19 septembre 2026.
    Le pouvoir a franchi un seuil. La société aussi. L'un cherche à inscrire l'exception dans la loi. L'autre refuse qu'elle devienne la norme.
    Le 19 septembre, le débat qu'ils ont refusé à l'Assemblée aura lieu dans la rue !

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  • Trump names Adam Telle as acting army secretary following departure of Dan Driscoll

    Telle has previously worked for Trump during his first term as a special assistant to the president for legislative affairs

    Donald Trump on Thursday named Adam Telle as the acting army secretary after the departure of Daniel Driscoll amid widespread reports of tensions with defense secretary Pete Hegseth.

    Telle is currently the assistant secretary of the army for civil works.

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  • MO Voters Win Big Against GOP Mid-Term Redistricting


    Today, Lady Justice has spoken against the Missouri GOP

    When the Texas GOP kicked off the recent gerrymandering wars, the Missouri GOP wasn’t far behind them. Last September, the GOP-dominated legislature voted to create a new map of legislative districts for the members of the MIssouri delegation of the US House of Representatives, carving up Kansas City to dilute the democratic strength in Kansas City by attaching the pieces to more rural areas.

    In particular, the boundaries of MO-05 — the district of longtime Representative Emanuel Cleaver II (also a former mayor of KC) — went from being relatively geographically compact in and around the portion of Kansas City south of the Missouri River, to covering less of the city and its immediate suburbs, and now stretching halfway across the state. To make this possible, the GOP moved some of those democratic voters into MO-04, currently held by GOP Rep. Mark Alford, a former longtime local Fox TV news anchor and holder of many rightwing positions. The GOP’s plan is for Alford to win despite the new democratic voters in his district, while their chosen rural candidate defeats Cleaver. According to Larry Sabato’s Center for Politics, the new map was very well designed in order to accomplish just that (click the link to see the two rival maps).

    A coalition of Democratic political groups and non-partisan good government groups moved immediately to collect the thousands of signatures to repeal this new map and retain the old one via the state’s initiative process. There was a long back and forth in the courts about getting the petitions themselves certified, but once they were, the group easily gathered the required number of signatures, and easily filed them with the Republican Secretary of State, Denny Hoskins, to be certified and place the initiative on the ballot. Hoskins received these signatures this past June, and for 59 days he sat on them.

    Hoskins had a couple of big reasons for sitting on the signatures. First, if an initiative petition is accepted that is aimed at overturning a newly enacted piece of legislative business that has not yet taken effect, a pending ballot initiative puts on hold the implementation of whatever it was that is being challenged. In this case, that means that had the petition had been certified in early summer, the primary elections in August would have been held under the old 2022 map, not the new one, thus defeating the GOPs drive to affect the 2026 congressional elections and support Trump.

    Second, he was able to game the election calendar to required those primary elections to use the new maps, since the petitions had not yet been certified. There was a court battle to either force the Secretary of State to move faster or require the use of the 2022 map during the primary, but the judges reluctantly concluded that they could not do this since the Secretary of State had not ruled at that time on whether the petition would be accepted, so there was nothing for them to overrule. “Come back once the Secretary of State rules, and then we’ll look at the substance here.”

    Finally, on the day before he was required to announce that sufficient signatures had been gathered (or not, if he dared), Hoskins stood before the microphones and announced that while the Missouri Constitution allows the people to overrule “any act of the legislature,” that doesn’t apply here because the Missouri Constitution did not have a specific statement that allowed initiatives to be used to deal with redistricting maps. Only ordinary laws could be overturned, not redistricting maps. The next day, the primary elections were held using the 2026 maps, and shortly thereafter, the legal fight began again. The GOP lawyers prevailed at the lower courts, basing their argument both in their (odd) reading of the Missouri Constitution, but also the language of the US constitution that directs the state legislatures to handle redistricting. Yesterday, the battle reached the Missouri Supreme Court, who promised to rule quickly as the deadline for finalizing ballot language is September 8. A fast ruling needs to happen, so that the ballots can be printed and mailed out to those requesting absentee ballots shortly thereafter.

    Today, they made their ruling, and it was a beauty. Take it away, Missouri Independent:

    Missourians will vote in November on the gerrymandered congressional map muscled through the Legislature in 2025, the Missouri Supreme Court ruled unanimously on Thursday.

    The decision puts a congressional plan before voters for the first time since 1922 and affirms that the Missouri Constitution’s provision allowing voter-initiated referenda applies to redistricting plans as well as almost all other legislation.

    “Because the plain language of… the Missouri Constitution authorizes a referendum as to ‘any act of the general assembly’ and no exception applies, the referendum petition was legal, sufficient, and timely,” Judge Ginger Gooch wrote in the unanimous opinion. “This court reverses the circuit court’s judgment.”

    The court not only put the referendum on the ballot, it ordered Secretary of State Denny Hoskins to use the district lines drawn in 2022 for this year’s general election.

    “The secretary and all of those acting in concert with him are restrained and enjoined from implementing, using, or mandating the use of the congressional redistricting (plan from 2025) for the November 2026 general election or at any other time thereafter unless and until (the act) is approved by the voters at the November 2026 general election and takes effect 30 days thereafter,” Gooch wrote.

    Full opinion is here.

    Of course, you know where this is going.

    “Never before in American history has a court overturned a congressional map after a primary and before a general election. This unprecedented decision clearly violates federal law and has thrust our state into a full‑fledged constitutional crisis,” [MO Republican Attorney General Catherine] Hanaway said. “Our office will move immediately to seek relief from SCOTUS. We are confident that the federal courts will not allow every Missouri voter to be disenfranchised—which is what today’s decision does.”

    OK, let’s look at that. Never before has a state legislature gamed the system to provide so little time prior to an election for a legal challenge to be made, so to claim this is unprecedented is to acknowledge your own gamesmanship here. But you be you, Madam Attorney General.

    On the other hand, I have no doubt that she has already drafted an emergency appeal to SCOTUS via the shadow docket, that will only need tweaking once she weaves the argument more specifically to fit with the specific language of the MO Supreme’s opinion. On the surface, this looks like a slam dunk for SCOTUS to use the shadow docket to wring their hands and say “Oh, we can’t possibly rule within a week on the merits, so we direct the MO secretary of state to conduct the election using the 2026 map instead.”

    That won’t be an easy sell, however. From the MO Supremes ruling, reformatted here for clarity to distinguish all the citations:

    The secretary [of state] correctly limited his analysis to the Missouri Constitution because both: (1) under section 116.120.1 the secretary’s review is limited to “examin[ing] the petition to determine whether it complies with the Constitution of Missouri and with this chapter [116]” and does not extend to whether the referendum petition complies with the United States Constitution or other federal laws; and (2) the United States Supreme Court has held on multiple occasions the United States Constitution permits a state to authorize a referendum as to legislation drawing
    new congressional districts. See

    • Ohio ex rel. Davis v. Hildebrandt, 241 U.S. 565, 569 (1916) (rejecting as “plainly without substance” the argument that a state constitution’s authorization of a referendum as to legislation drawing new congressional districts violates the Elections Clause)6;
    • see also Hawke v. Smith, 253 U.S. 221, 230-31 (1920) (noting Hildebrandt held “the referendum provision of the state [c]onstitution, when applied to a law redistricting the state with a view to representation in Congress, was not unconstitutional”);
    • Ariz. State Legislature v. Ariz. Indep. Redistricting Comm’n, 576 U.S. 787, 805 (2015) (“In upholding the state court’s decision [in Hildebrandt], we recognized that the referendum was part of the legislative power in Ohio, legitimately exercised by the people to disapprove the legislation creating congressional districts.” (internal citation and quotation omitted));
    • id. at 840 (Roberts, C.J., dissenting) (“Hildebrandt simply approved a [s]tate’s decision to employ a referendum in addition to redistricting by the Legislature. The result of the decision was to send the Ohio Legislature back to the drawing board to do the redistricting.” (internal citation omitted));
    • Luther v. Hoskins, 730 S.W.3d 567, 582 n.7, 583 (Mo. banc 2026) (Wilson, J., dissenting) (noting the United States Supreme Court has approved the use of both the referendum process and a gubernatorial veto for legislative acts purporting to draw new congressional districts, with Missouri using the former in 1922 and the latter in 1932).

    A mere three years ago, the Supreme Court reaffirmed Hildebrandt and again rejected the argument the Elections Clause prohibits a state referendum as to legislation drawing new congressional districts. Moore v. Harper, 600 U.S. 1, 25-26 (2023) (concluding “redistricting is a legislative function, to be performed in accordance with the [s]tate’s prescriptions for lawmaking, which may include the referendum and the Governor’s veto” and rejecting “the
    contention that the Elections Clause vests state legislatures with exclusive and independent authority when setting the rules governing federal elections” (internal quotation omitted)). The Supreme Court affirmed: “A state legislature may not create congressional districts independently of requirements imposed by the state constitution with respect to the enactment of laws.” Id. at 26 (internal quotation omitted).

    That’s a lot of SCOTUS opinions to try to argue against. On the other hand, given what SCOTUS has done through their shadow docket in other cases to reach partisan republican outcomes, I wouldn’t bet the farm that SCOTUS would reject this appeal without comment. On the third hand, the Missouri Supreme Court is made up of 5 justices appointed by Republican governors and 2 appointed by Democratic governors — and they ruled UNANIMOUSLY against Hoskins, Hannaway, and the Republican-dominated legislative map.

    So we’ll see what happens next. Tonight, though, a whole bunch of Missourians who have been making Good Trouble by fighting for a year to protect the right to vote are celebrating.

    *raising a glass*

    To Good Trouble and the folks who make it!

    *ding*

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  • Défendons Autistici/Inventati avant le 25 septembre

    Ce 26 août 2026, l'administration des États-Unis d'Amérique a désigné comme terroriste l'association en charge des serveurs informatiques Autistici/Inventati (A/I). Derrière ce nom, ce sont 25 ans de mémoire et d'outils des luttes sociales, d'autogestion numérique qui se voient attaquées.

    A/I, c'est un peu le Riseup italien. Iels hébergent des milliers de boite mails, listes mails ainsi que tous les sites en .noblogs.org. Des milliers de comptes, services et sites webs militants se voient donc censurés ou menacés. Cette décision, dont les premières conséquences commencent à apparaître, sera pleinement effective le 25 septembre 2026. D'ici-là, la communauté hacker internationale appelle à une large mobilisation de solidarité antifasciste pour la défense de nos infrastructures et pour l'autonomie de nos réseaux numériques alternatifs.

    Paranoia, la première machine de ce qui deviendra plus tard A/I, est née à Milan (Italie) en 2001, dans un contexte foisonnant de luttes sociales et d'expérimentations technologiques populaires entremêlées. Cette initiative antifasciste, anticapitaliste et antimilitariste, reposant sur des logiciels libres et maniant la cryptographie comme technique d'autodéfense numérique, s'est poursuivie par l'installation de toute une infrastructure visant à garantir le pseudonymat et la libre circulation des informations, de la connaissance et de la culture.

    Là où les prestataires de services en ligne commerciaux utilisent l'argent comme barrière d'entrée, A/I fait partie de ces collectifs qui conditionnent l'utilisation de leurs services à un critère d'affinité politique. Sous cette condition, la liberté d'expression permise au travers de cette infrastructure n'a cependant jamais garanti de responsabilité collective à l'égard de toutes les publications ou communications qui y circulent. Et pourtant, l'administration états-unienne justifie aujourd'hui la censure de l'intégralité des services d'A/I dans un excès de zèle fasciste qu'on lui connaît particulièrement de nos jours.

    Depuis 2001 et jusqu'à la catastrophe que représente cette dernière actualité, l'histoire d'A/I est émaillée de plusieurs événements parfois rocambolesques, mettant en lumière toute l'ironie et l'absurdité des institutions politiques et du capitalisme de surveillance. Lors de l'affaire Trenitalia, A/I avait créé un site web satirique pour dénoncer le transport d'équipements militaires pour l'invasion états-unienne de l'Irak en 2003. En 2005, une enquête contre une cellule italienne de l'Anarchist Black Cross, dont les emails étaient hébergés par A/I, a révélé l'installation clandestine d'un dispositif de surveillance du serveur.

    À la suite de cette affaire, le collectif a initié un chantier titanesque de mesures anti-répression de l'infrastructure, le plan R*. Un plan qui permit en 2007 aux serveurs de résister aux tentatives de censure d'un jeu-vidéo dénonçant la pédocriminalité au sein de l'Église catholique. Puis en 2010, c'est face à la police norvégienne, en complicité avec une cour de Justice italienne, que le plan R* s'est montré efficace pour permettre la survie de l'infrastructure grâce à plusieurs relais à travers le monde.

    Toutes ces attaques et perquisitions ayant exposé des milliers de boîtes mail, A/I a toujours insisté sur la nécessité d'une prudence à l'égard de sa propre confidentialité. Aucune infrastructure numérique ne sera jamais indemne de vulnérabilité, à l'instar des humains eux-mêmes. Pourtant, on peut retenir que la participation du collectif aux luttes sociales a notamment permis au mouvement Indymedia de naître, à partir des mobilisations contre le G8 de Gênes. Elle a également permis à d'innombrables mailing-lists d'émerger et à des dizaines d'ateliers et discussions à travers le monde de diffuser les savoir-faires d'autodéfense numérique et les expériences du collectif à d'autres communautés en lutte.

    De fait, A/I fait aujourd'hui partie des collectifs de référence dans les communautés hacker anti-autoritaires et internationalistes, tant pour tout son historique et l'exigence technique acquise que pour son approche anti-élitiste qui permet à toustes d'utiliser ses services et d'apprendre à les répliquer ailleurs. Il est donc urgent de se mobiliser, avant le 25 septembre, en défense d'A/I, de plusieurs manières, dans la mesure de vos capacités :

    • faire connaître cette affaire (en partageant cet article, en en parlant, en taggant ta ville, ...) ;
    • rejoindre la coalition de défense d'A/I en te rapprochant d'organisations locales (hackerspaces, notamment ceux de https://interhacker.space et associations de défense des droits fondamentaux sur internet, notamment https://laquadrature.net, etc.)
    • contribuer à l'archivage décentralisé de Noblogs ;
    • préparer un soutien matériel légal à A/I en récoltant des fonds pour leur défense judiciaire et le renforcement de leur infratructure.

    Par ailleurs, dans un contexte de répression débridée, à coups d'accusation de terrorisme, à l'encontre d'un nombre toujours croissant de collectifs anti-autoritaires, l'attaque contre Autistici/Inventati est une alerte pour toutes les initiatives d'infrastructures alternatives sur internet. Elle démontre l'extension des leviers utilisés par l'administration pour censurer des services (en l'occurence via l'organisme chargé des noms de domaine en « .org »).

    Au-delà d'A/I, cette invitation à la solidarité est donc aussi un gros coup de pied au cul pour défendre notre liberté d'expression et l'intégrité de notre vie privée ainsi que l'autonomie nos moyens d'organisation en ligne. Il est urgent de réfléchir collectivement à la dépendance aux États-Unis de nos propres moyens de communication et des plateformes de publication de nos luttes ; et de renforcer leur indépendance autant que possible en documentant le travail effectué et en faisant circuler ces recherches. Ne croyons pas que ces questions sont simplement l'affaire d'expert·es. Apprenons de l'histoire des luttes et de ses leçons. La lutte continue et c'est l'affaire de toustes !

    Pour aller plus loin

    Pour en savoir plus sur l'histoire de A/I et l'attaque actuelle des États-Unis : un article qui reprends toute l'histoire plus en profondeur.

    Le domaine autictici.org n'est plus accessible, mais vous pouvez accéder à leur site par inventati.org (et notamment lire (anglais) leur campagne, leur communiqué de presse et trouver les autres articles de solidarités qu'iels ont référencés)

    Le blog de A/I ou iels publieront peut être de nouveaux articles.

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  • Pas de congrès pour le RN à Orléans les 24 et 25 octobre !

    PAS DE CONGRÈS POUR LE RN !

    Les 24 et 25 octobre, le RN prévoit son congrès à Orléans, avec son meeting de lancement de campagne le 25. Des bus partiront de partout en France pour une démonstration de force du premier parti fasciste de France.

    A chaque fois que le FN/RN remporte des victoires médiatiques ou politiques, il se normalise comme force politique et ses idées gagnent du terrain, en témoigne la loi "permis de tuer" pour la police et gendarmerie votée cet été. Ce parti alimente surtout la violence raciste, comme en juin dernier, dans une discothèque à Rodez, où on a entendu : « Marine au pouvoir, les Arabes à l'abattoir. »

    Face aux dangers du fascisme, notre réponse doit être déterminée et massive.

    Les manifestations qui ont eu lieu en juillet contre le congrès de l'AfD, parti fasciste allemand, ont rassemblé 20000 manifestant.e.s et doivent nous donner confiance : partout dans le monde, nous sommes la majorité ! Ensemble, nous pouvons infliger une lourde défaite au RN.

    Plusieurs initiatives antifascistes sont en train de s'organiser à Orléans, notamment avec un village antifasciste le 24 et une manifestation nationale en direction du meeting le 25. Début septembre il y aura une réunion nationale inter-organisations pour finaliser toustes ensemble l'organisation de ce week-end de mobilisation antifasciste nationale.

    Nous appelons aussi toutes les organisations qui le souhaitent à organiser des campagnes dans leurs quartiers, leurs villes et leurs villages pour appeler à manifester le 25 octobre à Orléans contre le meeting du RN.

    Au sein de la plateforme Ciao Fachos, nous travaillons sur un kit de mobilisation (argumentaire, tract, affiche...) pour les accompagner.

    Rejoignez-nous !

    Tractages, collages, réunions publiques, transports collectifs, soirées de récoltes de fonds : soyons partout, et profitons-en pour empêcher le RN de tracter sur nos marchés et coller sur nos murs.

    PAS DE CAMPAGNE ET PAS DE CONGRÈS POUR LES RACISTES !

    Signataires :
    AcaaB (Action citoyenne antiraciste antifasciste Beaucaire), AFA Annemasse, AG anti fasciste 72, Alternatiba Orléans, Amaars (Assemblée Morbihan (Est) Antifasciste Antiraciste Rurale et Solidaire), ATTAC 45, Ciao Fachos, Collectif antifasciste Orléans, Collectif antifasciste Paris 20e, Contrevents (Côtes d'Armor), CRAAAME (Collectif Rêvolutionnaire Autonome Anarchiste Anti-fasciste du Mans et des Environs), G.E.L 72 (Groupe Étudiant Libertaire Sarthe), Gentilly Antifasciste Antiraciste, GRIF (Groupe Radical Intersectionnel Féministe) Orléans, ORA (Orléans Riposte Antifasciste), Organisation de Solidarité Trans (OST), OST Orléans, Riposte Antifasciste Marseille, Riposte Populaire, Soulèvements de la Terre Orléans, Sound of Sudan, Suresnes Antifa Antiraciste, TAF (Tours AntiFasciste)

    Texte alternatif décrivant l'affiche :
    Visuel avec gros message « Pas de congrès pour le RN »
    On voit une foule de bras qui font des siamo tutti antifascisti
    Deux pancartes « Orléans 24 - 25/10 » et « mobilisations antifa »
    Des drapeaux antifasciste, LGBTQIA+ et palestinien sont brandis

    RÉSUMÉ DE LA RÉUNION PUBLIQUE DU 6 AOÛT DE LA PLATEFORME ANTI-FASCISTE CIAO FACHOS

    Une participation massive !
    70 participant·e·s, 33 organisations, dont 5 d'Orléans / du Loiret et 3 organisations nationales (VISA, ASSO Solidaires, Solidaires étudiant·e·s)
    Et ça début août, une franche réussite qui annonce d'importantes victoires (et défaites pour les fascistes !)

    Préparation inter-orga
    Après avoir présenté pourquoi c'est important et vital de s'opposer au Rassemblement Nazional, nous avons présenté la situation du congrès / meeting du RN à Orléans et d'où en est la préparation de la mobilisation anti-fasciste nationale !
    Nous avons discuté stratégie et amendé une proposition de visuel d'appel à se mobiliser les 24 et 25 octobre à Orléans depuis partout.

    Continuons à préparer la défaite du RN !
    Ensemble nous avons décidé de créer des groupes inter-orga pour organiser
    la communication (kit de mobilisation avec argumentaires, tracts, affiches, visuels internet et réunions publiques)
    et la logistique (hébergements, récolte d'argent, transports collectifs, modalités de la manifestation du 25/10)
    Toute personne membre d'orga ou d'inter-orga peut rejoindre ces groupes en nous contactant !

    Coordonnons toutes les échelles locales et globales
    Dans chaque ville et village, nous avons besoin de faire des réunions publiques pour présenter les enjeux majeurs du contre-congrès, organiser des transports collectifs et récolter de l'argent pour les financer !
    Se mobiliser localement en assemblées publiques et en inter-orga, pour s'opposer au congrès et au 1er meeting du RN à Orléans c'est monter en puissance pour s'opposer localement aux réunions, tractages, collages du RN.

    Prochaines réunions
    Le 1er septembre il y aura une réunion inter-orga unitaire nationale pour se coordonner sur les actions des 24 et 25 octobre à Orléans (village et manifestation anti-fascistes). Pour que votre orga y participe vous pouvez nous contacter !
    La prochaine réunion publique de Ciao Fachos, pour informer des avancements de cette mobilisation nationale et pour donner des outils de mobilisation locale, sera le Dimanche 6 Septembre à 18h30 en visio via ce lien : https://bbb.faimaison.net/rooms/xb9-1lb-jdo-kts/join

    Texte alternatif décrivant le visuel :
    Dix-neuvième congrès du RN. Orléans 24 et 25 octobre 2026.
    Détournement du visuel du RN, en barrant les visages de Jordan Bardella et Marine Le Pen et en remplaçant "victoire" par "défaite" dans leur slogan, ce qui donne : « Une nouvelle étape vers la défaite de 2027 ! ».
    Résumé de la réunion publique du 6 août.
    Ciao Fachos.

    OUTILS DE COMMUNICATION DE LA PLATEFORME ANTI-FASCISTE CIAO FACHOS

    Site internet : https://ciaofachos.org

    Groupe Signal de diffusion d'informations (invitations et résumés des réunions publiques, campagnes d'actions, etc), aussi utile pour se mettre en contact de manière sécurisée en contactant un.e admin. Lien pour le rejoindre :
    https://signal.group/#CjQKIBgEUlNyWfuhem_-VP4M3snoFexoP9-lHUTkwlS_EtTWEhARX1ddFWsDNoqeencBMsPf

    Groupe Signal inter-organisations d'entraide et de coordination : rejoignable à la demande par des membres d'organisation

    Groupe Signal inter-organisations pour préparer le contre-congrès du RN à Orléans et notamment la manifestation du 25/10 : rejoignable à la demande par des membres d'organisation

    Mail : ciaofachos@systemli.org

    Liste mail de diffusion d'informations (invitations et résumés des réunions publiques, campagnes d'actions, etc) : besoin de demander à y être ajouté.e.s par mail.

    Instagram : @ciao_fachos

    Nous vous invitons vivement à partager ces informations partout, à nous rejoindre et à participer au contre-congrès de multiples manières possibles !

    CIAO FACHOS

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  • Les sociétés minières creusent leurs trous. Cet hiver, on se déterre, on les y enterre !

    Nous écrivons cet appel à une période où la civilisation industrielle révèle l'importance de ses fondations : les sous-sols.
    Armée par la science et la technologie, la méga-machine extractive repousse les frontières cognitives et territoriales. Tout est désormais transformé en matières premières. De la France à la Chine, des États-Unis à la Russie, d'Imerys à Rio Tinto en passant par BHP Biliton ou Anglo American, états et entreprises passent le monde au peigne fin, brossant jusqu'aux fonds marins et l'Antarctique, à la recherche de minerais aux noms insolites (lithium, cobalt, tungstène, beryllium, etc). Des milliardaires, comme Elon Musk pour le plus connu, investissent dans l'aérospatial afin de prospecter des gisements cosmiques. Ici-bas, sur Terre, la démesure du pillage capitaliste et patriarcal approfondit ses ravages. Les mines entraînent guerres , vols, viols, maladies, pollutions et travail de forçat dans les espaces colonisés comme au Congo, en Indonésie ou en Amérique du Sud. À cet impérialisme s'ajoute l'exploitation intra-muros, alors que la vieille Europe recommence à accueillir la voracité minière à bras ouverts. Que ce soit à Jadar en Serbie ou au Portugal avec le site de Covas do Barosso, en passant par le très médiatisé projet Emili au cœur de la France métropolitaine, et… l'Ukraine, les mêmes logiques de sacrifice des territoires et des populations sont à l'œuvre. Ces dernières continuant de subir la dépossession, la répression et la mise au silence. Les pouvoirs d'états à travers l'USGS, le BRGM et autres centres de recherche et les financeurs (Union Européenne, BPI, actionnaires comme Glencore) provoquent ainsi de nouvelles guerres, de nouvelles dévastations, afin de siphonner les matières fossiles et minérales des sous-sols.
    La mondialisation de l'extractivisme est en cours mais ses horreurs ne se font pas sans opposition. Des luttes acharnées se mènent en Laponie, au Canada, en Kanaky, au Sahara, en France, en Grèce, en Allemagne, pour conserver l'eau, la terre. Pour survivre. Des projets sont contestés, retardés, certains sont abandonnés. Face à l'ampleur de la dévastation, n'oublions pas notre force collective.

    Nous croyons ce système faillible, que sa subversion est possible.
    Nous voulons le saper à sa base. Grâce à l'imagination, l'inspiration, l'audace !

    Partout où ce message circulera, que ces deux mois (Février-Mars 2027) soient semés d'actions autonomes et diverses contre les entreprises minières et ceux qui collaborent avec elles.

    Bien appliquées, de petites forces peuvent devenir de grandes menaces.

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  • Lundi 7 septembre 2026 : Appel à la grève contre les violences sexistes et sexuelles

    <https://solidaires49.org/local/cach...>

    L'actualité des derniers mois a encore souligné l'ampleur du déni de l'État français face aux violences sexuelles. Depuis le mouvement #Metoo, en 2017, des affaires concernant des violences sexuelles ne cessent d'être révélées (Mazan, Le Scouarnec, Bétharram, périscolaire, Lyhanna, etc.). La médiatisation importante de celles-ci indiquent une évolution dans la prise en compte de la parole des victimes.

    Du fait divers au système d'oppression

    Pourtant l'aspect systémique de ces violences est encore mis sous le tapis par les pouvoirs publics. Les violences sexistes et sexuelles, les violences faites aux enfants s'inscrivent dans une société patriarcale. Celle-ci autorise, légitime les violences de certain·e·s sur d'autres, des hommes sur les femmes et les minorités de genre, des adultes sur les enfants. Les violences sexistes et sexuelles, comme de nombreuses autres (racistes, validistes, de classes, etc), perdureront tant qu'elles seront pensées individuellement, et non reconnues comme inscrites dans un système. Le nombre de féminicides ne diminue pas, les violences faites aux personnes LGBTQIA+ sont en augmentation, les révélations de violences sexuelles notamment sur les enfants explosent...

    Le compte n'est pas bon !

    Les moyens pour endiguer ces violences ne sont clairement pas à la hauteur.

    La répression est préférée à la prévention, les services sociaux sont affaiblis, l'hôpital public est exsangue, tout comme la Justice et la protection de l'enfance et la suppression des subventions aux associations perdure et s'accélère. Comment accueillir, accompagner les victimes de violences, comment éduquer, soigner, empêcher, sans moyens ? Comment empêcher ces logiques comptables (rationalisation, coupes budgétaires) de générer cette violence institutionnelle qui frappe les victimes ?

    Tant que les intérêts capitalistes primeront sur les intérêts humains, une réelle politique de lutte contre les violences est illusoire. La même logique de prédation les anime. Contre le Patriarcat et le capitalisme : même combat.

    Changer de perspective

    Le gouvernement agite des mesures répressives pour tenter de dissimuler le carnage social entamé depuis des années. Nous revendiquons :

    – une justice sociale, avec des moyens et des personnes formées ;

    – la restauration des services publics et associations de proximité pourvus de moyens financiers et humains ;

    un investissement massif et réfléchi dans les actions de prévention, notamment en matière d'éducation à la vie affective, relationnelle et sexuelle.

    Et nous refusons que la lutte contre les violences faites aux enfants soit utilisée pour faire le jeu des politiques autoritaires et permette de faire passer des lois liberticides comme la loi "Chatcontrol". Le contrôle de nos messages numériques n'est pas une solution efficace contre la pédocriminalité mais seulement un outil de surveillance et de fichage de masse de nos données personnelles (photos de vacances, consultations médicales...).

    L'extrême droite est raciste, paternaliste : jamais féministe !

    L'instrumentalisation des affaires de violences sexuelles par l'extrême droite s'appuie sur des ressorts racistes et sécuritaires, sans oublier ses fondements idéologiques profondément sexistes. L'extrême droite s'oppose depuis toujours aux projets de loi contre les violences sexistes et sexuelles**

    L'histoire nous a démontré plus d'une fois que ce sont les mobilisations collectives qui ont permis de réelles évolutions sociétales, et des victoires.

    Toustes ensemble, menons une grève féministe et enfantiste, contre les violences sexistes et sexuelles, pour une société plus juste et égalitaire.

    Manifestation Lundi 07 septembre 2026 10h30 devant le Palais de justice à Angers

    Signataires : Angegouines - Collectif enfantiste 49 – Corps à cœur 49 – Nous toustes 49 - Planning familial 49 - UNEF - Union syndicale Solidaires 49

    ** 2018 : le RN s'abstient sur le vote de la loi « renforçant la lutte contre les violences sexuelles et sexistes »

    + juin 2023 : le RN vote contre la Convention du Conseil de l'Europe sur la prévention et la lutte contre la violence à l'égard des femmes et la violence domestique, qui alloue des fonds européens pour combattre ces violences. Et bien d'autres exemples.

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  • Soutien à la Palestine

    Les militant·e·s et sympathisant·e·s de la cause du peuple palestinien se rassemblent samedi 29 août 2026 à 10h devant le musée Pincé, rue Lenepveu à Angers, à l'initiative de l'AFPS49 (Association France Palestine Solidarité) pour exiger qu'Israël mette fin au nettoyage ethnique, à la colonisation et à l'apartheid contre les Palestinien·ne·s.

    AFPS49
    https://www.france-palestine.org/+-AFPS-49-+
    afpsanjou49@gmail.com

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  • Un chanteur accusé de VSS en tête d'affiche de festival

    <https://solidaires49.org/local/cach...>

    Ce 29 août se tiendra la nouvelle édition du O'ffange festival à Rochefort sur Loire.

    La date approche et la programmation est sortie. Parmi les groupes, un nom ressort en tête d'affiche : No one is innocent.

    Or Marc Gulbenkian, chanteur du groupe déjà condamné pour violences conjugales, a été accusé de plusieurs agressions sexuelles. Que ces dernières aient été classées sans suite ou aient terminé en non lieu, SUD Culture Solidaires 49 se tient du côté des victimes et croit leur parole. Aussi, en tant que travailleureuses de la culture, public de festival, nous dénonçons la promotion de ce groupe et sa venue dans le cadre du O'ffange festival. La scène rock française nous semble bien assez riche pour boucler une programmation sans mettre en avant un homme condamné.

    Cette mise en avant se fera toujours au détriment des personnes victimes de violences, ainsi mises à l'écart de nos espaces de rencontre et de fête. Et cette mise en avant permettra toujours aux potentiels agresseurs de profiter d'un statut privilégié pour abuser de leur ascendant.

    Nous alertons donc les équipes techniques, administratives, les autres groupes programmés, les bénévoles et festivalier·es : voulons-nous encore soutenir cette programmation ?

    Monter sur scène et se faire applaudir doit se faire dans le respect du public.

    Un artiste ne doit jamais être couvert pour privilégier les affaires de quelques-uns.

    Un agresseur ne doit jamais servir de vitrine.

    Sources :

    https://www.ouest-france.fr/festivals/accusee-dagression-sexuelle-la-tete-daffiche-du-festival-rose-metal-a-lisieux-fait-polemique-924632ac-3264-11f1-9a1c-03e0a2077847

    https://www.mediapart.fr/journal/france/310322/violences-sexuelles-le-chanteur-du-groupe-denn-metal-no-one-innocent-mis-en-cause

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  • Sahara occidental : entre processus de paix, autodétermination et intérêts économiques

    Depuis plusieurs décennies, le Sahara occidental reste l'un des conflits les plus anciens et les plus complexes de la scène internationale. Ancienne colonie espagnole et toujours considéré par les Nations unies comme un territoire non autonome, le Sahara occidental est au cœur d'un conflit marqué par les revendications territoriales du Maroc et le combat du Front Polisario (mouvement de libération nationale). Malgré les nombreuses initiatives diplomatiques et la mise en place d'un processus de paix sous l'impulsion des Nations Unies, aucune solution politique durable ne semble se dessiner. Au cœur de ce conflit territorial se trouve une question fondamentale : celle du droit du peuple sahraoui à l'autodétermination. Nous nous intéresserons également à une autre évolution majeure : la place croissante des enjeux économiques dans la question du Sahara occidental. Les relations entre le Maroc et l'Union européenne se sont progressivement renforcées, notamment à travers un nouvel accord préférentiel étendu au territoire non autonome du Sahara occidental. Cet accord soulève des doutes quant à sa compatibilité avec le droit international. À cet égard, nous nous posons plusieurs questions. Peut-on dissocier les relations économiques entre l'UE et le Maroc de la question du statut du territoire ? Que nous disent ces accords sur la manière dont les acteurs européens appréhendent le conflit ? Et comment concilier intérêts économiques, droit international et processus de paix ? Au-delà du conflit territorial lui-même, nous réfléchirons aux rapports entre diplomatie, économie et droit international. Nous vous proposons de discuter de tout cela ensemble, le temps d'un midi. Nous échangerons avec Alice Cucca, chercheuse au Centre de Droit international de l'ULB et spécialisée sur la question du Sahara occidental. Nous aurons l'occasion de revenir sur l'histoire et les dynamiques actuelles de l'occupation et du conflit, ainsi que sur les évolutions récentes. Nous nous intéresserons ensuite aux nouveaux accords économiques, et à ce qu'ils révèlent de la manière dont l'Europe se positionne face à la question du Sahara occidental. Quand ? Le jeudi 10 septembre 2026 À quelle heure ? De 12h30 à 14h (accueil dès 12h) Où ? Dans les locaux de la CNAPD (6 rue de l'Éclipse, à Bruxelles) Comment venir ? Nos locaux sont accessibles en train (gare de Bruxelles-Central), en tram (Bourse, Anneessens), en bus (De Brouckère, Manneken Pis, Anneessens) ou en métro (De Brouckère) Accessibilité ? Nos locaux disposent d'un accès PMR et d'un ascenseur Modalités pratiques ? Évènement gratuit et sans inscription, avec sandwich offert ! La Coordination Nationale d'Action pour la Paix et la Démocratie (CNAPD) est une coordination pluraliste d'organisations de jeunesse et de mouvements d'éducation permanente progressistes, active depuis 1970. Nous avons pour but de sensibiliser, mobiliser et (in)former sur diverses thématiques comme la culture de paix, la militarisation et l'armement, les conflits, la démocratie et la participation citoyenne, les conflits liés aux ressources naturelles, les discriminations, … Les Midis de la CNAPD sont des évènements organisés sur un temps de midi pour discuter ensemble, autour d'un sandwich, d'une thématique ou d'un sujet d'actualité complexe que nous décortiquerons avec un·e ou plusieurs intervenant·e(s) issu·e(s) de milieux divers (militant, associatif, académique, journalistique, …). Ces rencontres visent à démocratiser certains sujets et leurs enjeux, les rendant accessibles au grand public. Une question, une proposition ou une suggestion ? Contactez-nous à l'adresse sensibilisation@cnapd.be
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  • Lois répressives et autres bagatelles

    Sommaire INTRODUCTION : UNE SOCIÉTÉ LIBÉRALE-AUTORITAIRE BAGATELLES (1974-2022) 1974 1976 1978 1981 1982 1985 1986 1987 1991 1992 1994 1995 1996 1998 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016 2017 2018 2019 2020 2021 INTRODUCTION : UNE SOCIÉTÉ LIBÉRALE-AUTORITAIRE Le phénomène marque toute personne qui s'intéresse à la surveillance, au contrôle, à la répression et la limitation de circulation des individus : il est difficile – quasi-impossible – de suivre l'inflation de l'arsenal juridique qui régit les pratiques policières et les fichiers de collecte de données. Dans nos sociétés prétendues « libérales » et « démocratiques », en matière de restriction de libertés et de répression, une loi s'empile sur la précédente, ce qui est annoncé comme un « simple projet » devient souvent rapidement une proposition de loi, puis une réalité juridique… et en route pour la suivante ! La mise en place du pass sanitaire à l'été 2021 a été le déclencheur de la création de notre collectif. Notre opposition étant motivée par le sentiment de la « goutte de trop », il nous a paru logique de nous livrer au travail de recension de toutes les gouttes précédentes, sur la période 1974-2022 [1] , afin d'offrir un panorama de l'évolution de la législation et de mettre en perspective historique les mesures sanitaires de 2020-2022. Pour être complet, ce travail devrait se décliner en trois parties ; cette brochure consacrée aux lois, arrêtés et décrets régissants la créations de fichiers informatiques et le travail de la police n'étant que la première. Une seconde brochure, spécifique aux lois migratoires régissant l'entrée et le séjour des étrangers en France, complétera ce panorama législatif. Enfin, il faudrait se livrer à la recension de l'inflation technologique, qui s'articule avec l'inflation juridique pour produire les conditions d'une société de surveillance généralisée, mais sans les oripeaux du fascisme historique, de façon libérale-autoritaire [2]. Précisons que nous ne proposons pas d'analyse dans ce travail, mais une simple chronologie qui permet à chacun et chacune d'avoir accès à ces informations dispersées [3]. Bonne lecture. Ruptures, mai 2023 BAGATELLES (1974-2022) 1974 – Projet SAFARI (Système Automatisé pour les Fichiers Administratifs et le Répertoire des Individus). Il s'agissait de centraliser au ministère de l'Intérieur, grâce à un puissant ordinateur, près de 100 millions de fiches réparties dans les quelques 400 fichiers des services de police. En clair, il s'agissait d'interconnecter l'ensemble des fichiers de l'administration. Révélé par un article du Monde, le projet sera enterré. 1976 – Loi sur le droit de fouille des véhicules par la police (invalidé par Conseil constitutionnel en 1977 mais poursuivi lors des barrages routiers). 1978 – Création de la CNIL (Commission Nationale de l'Informatique et des Libertés), censée être un garde-fou contre le fichage après l'affaire du projet SAFARI. Dans les faits, quarante ans plus tard le fichage prolifère et se développe toujours plus, et la CNIL sert plutôt de paravent démocratique à cela. – Circulaire créant le plan Vigipirate (vigilance et protection des installations contre les risques d'attentats terroriste à l'explosif ). 1981 – 2 février : loi Peyrefitte. Répression plus sévère des actes de violences envers personnes et biens, limitation des effets des circonstances atténuantes et de l'octroi du sursis, extension des prérogatives en matière de contrôle d'identité. 1982 – Fichier VAT (violence-attentat-terrorisme). Par la suite, les actes terroristes, réels, seront systématiquement utilisés pour étendre le fichage. 1983 – 10 juin : loi Deferre. Certaines mesures de 1981 sont abrogées, d'autres restent (délais de prescription), création des TIG. 1985 – Augmentation en 4 ans des effectifs de police : près de 10 000 créations d'emplois. – Proclamation de l'État d'urgence du 12 janvier au 30 juin en NouvelleCalédonie et ses dépendances suite à des affrontements entre indépendantistes et anti-indépendantistes) – loi Joxe : augmentation des moyens, notamment pour développer l'informatique dans la police. – Création du fichier JUDEX (qui remplace PROSAM, illégal pendant vingt ans), utilisé par la gendarmerie. 1986 – Loi Pasqua contre le terrorisme. La notion de terrorisme est définie et une législation spéciale l'encadre. Garde à vue étendue à quatre jours, report de l'assistance d'un avocat jusqu'à 72 heures (et pendant 30 minutes seulement, sans accès au dossier ni aux charges pesant sur son client), autorisation de perquisitions domiciliaires sans l'assentiment des suspects. 1987 – Proclamation de l'État d'urgence du 24 octobre au 5 novembre dans les Îles du Vent en Polynésie française, suite à des affrontements entre dockers en grève et forces de l'ordre. 1991 – Loi légalisant les écoutes administratives et créant la CNCIS (Commission Nationale de Contrôle des Techniques de Renseignement), censée avoir un regard indépendant et contrôler ces écoutes. Deux ans plus tard, son premier rapport indique 9 000 personnes surveillées. En 2018, on est passés à plus de 22 000. Quand aux écoutes permanentes, 1180 sont recensées dès 1991 et 2190 en 2014. Surveillance hertzienne « aux seules fins de défense des intérêts nationaux, la surveillance et le contrôle des transmissions empruntant la voie hertzienne ne sont pas soumis à la loi » (abrogé en 2017). 1992 – Loi précisant la procédure dérogatoire applicable aux actes de terrorisme, dans la lignée de la loi Pasqua 1986. 1994 – 19 avril : un arrêté entérine la création du fichier HOPSYWEB fichant les personnes hospitalisées sans leur consentement en raison de troubles mentaux (état civil, informations judiciaires et médicales). 1995 – Création du fichier informatisé STIC regroupant les fichiers policiers et répertoriant toute personne ayant été concernée par une procédure judiciaire (crimes, délits et contraventions de 5e classe). – Plan Vigipirate appliqué après une série d'attentats. Depuis, il n'a cessé de fonctionner (hormis deux mois en 1996). Il s'agit d'une surveillance, plus ou moins forte selon trois niveaux (Vigilance, Risque attentat ou Alerte attentat) des écoles, collèges, lycées, grands magasins, lieux de culte et transports. La presse est sous protection exceptionnelle, les journaux, les télés, radios et sites internet. Il s'agit « de développer et maintenir une culture de vigilance ». – Loi Pasqua permettant le développement du recours à la vidéosurveillance dans les lieux publics ou ouverts au public. – Allongement des délais de prescription des crimes terroristes (30 ans). 1996 – Un arrêté crée le FPR (Fichier des Personnes recherchées). Son origine est incertaine, mais remonterait à 1969. Méga-fichier contenant 21 sous‑catégories (dont le fameux fichier S sûreté de l'Etat, dont on ignore les contours exacts). En décembre 2018, le fichier contiendra 29 973 noms. – Loi Debré : création du délit d'association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste, notion floue et élastique. L'intentionnalité devient un délit sans qu'aucun acte précis ne soit planifié ni exécuté. Ce délit, lié aux lois d'exceptions de 1986, a conduit depuis à de nombreuses arrestations sur des présomptions, suivis de tribunaux d'exceptions, de détentions provisoires, sans preuves et finissant par des non-lieux au bout de plusieurs années. La simple menace à l'encontre d'un magistrat, juge, policier, gendarme ou militaire (et d'autres) est passible de 2 ans d'emprisonnement et 200 000 francs (30 000 euros). Si c'est une menace de mort 5 ans et 1 million de francs (150 000 euros). – Loi 30 décembre : autorisation, en matière terroriste, de perquisitions de nuit en enquête de flagrance, préliminaire ou au cours de l'instruction. 1998 – Création de la carte vitale, munie d'une carte à puce contenant des informations administratives. En 2007, la carte vitale 2 y rajoute une photo d'identité et des informations sanitaires (nom du médecin traitant, accidents du travail ou maladies professionnelles). – Création du FNAEG (Fichier National des Empreintes Génétiques), initialement limité aux auteurs d'infractions sexuelles. 2001 – Le fichier STIC est légalisé six ans après sa création. – Loi de Sécurité Quotidienne (LSQ) : extension du fichier FNAEG au terrorisme, meurtres, actes de barbarie ou torture, aux atteintes aux biens accompagnées de violence. Sanction prévue en cas de refus de prélèvement d'ADN : jusqu'à six mois d'emprisonnement et 7 500 euros d'amende. Près de 3 000 fichés en 2002. Extension des possibilités de contrôle d'identité dans les aéroports et les zones portuaires, fouille des véhicules, fouille au corps, y compris par des agents de sécurité habilités.Délit d'occupation de cages d'escaliers. Autorisation préfectorale pour les free parties. Augmentation de la durée des conservations des données des fournisseurs d'accès à Internet. – Arrivée de la Carte Navigo (puce RFID, puis NFC, haute fréquence) pour les abonnements RATP en Ile de France. En 2010, fin de possibilité d'abonnement papier. En 2022, fin des tickets occasionnels en papier remplacés par du « sans contact ». 2002 – Loi LOPSI 1 : accès facilité aux fichiers informatiques de sûreté pour les policiers avec la possibilité de les croiser (prévision d'un fichier ARIANE, regroupant JUDEX et STIC). Possibilité « d'accéder directement à des fichiers informatiques et de saisir à distance par la voie télématique ou informatique les renseignements qui paraîtraient nécessaires à la manifestation de la vérité ». Généralisation de l'utilisation des flashball. – Création par deux hommes d'affaires de la start-up « Voisins vigilants » reposant sur la collaboration entre habitants et gendarmerie, banalisant la délation et la peur. – Loi Perben : abaissement de la majorité pénale à l'âge de 10 ans. Détention provisoire et sanctions éducatives dès 13 ans. Création de centre éducatifs fermés et d'établissements pénitentiaires pour mineurs. Extension de la possibilité de comparution immédiate. 2003 – 16 000 fichés FNAEG. – Loi LSI Sarkozy : extension du FNAEG à toutes personnes à l'encontre desquelles il existe « des raisons plausibles de soupçonner qu'elles ont commis une infraction ». Les prises d'ADN pour vols simples, dégradations, tags, arrachage de cultures OGM se multiplient. 137 infractions permettent le prélèvement. Peines alourdies : un an de prison et 15 000 euros pour refus et jusqu'à 2 ans de prison et 30 000 euros d'amende en cas de condamnation à un crime. A noter que les délits financiers ne sont pas concernés par l'inscription au FNAEG. Fichage par les forces de l'ordre fortement facilité. Garde à vue dès l'âge de dix ans. Suspension des allocations pour enfants condamnés. Nouveaux délits : racolage passif, rassemblements « menaçants ou hostiles » dans les parties communes (deux mois d'emprisonnement), mendicité agressive, outrage au drapeau national ou à l'hymne national par 7 500 euros d'amende, confiscation des véhicules des gens du voyages qui s'installent sur le terrain d'autrui. Accélération des procédures civiles d'expulsion pour squats. – Loi contre la violence routière : sanctions automatiques avec les radars. Aggravations des peines pour conduites sous emprise de stupéfiants. Délit de « très grande vitesse ». – Loi restreignant la consommation de tabac chez les jeunes. 2004 – 42 000 fichés FNAEG. – Loi Perben 2 : garde à vue prolongée à 4 jours (96h), même pour les mineurs. Intervention d'un avocat seulement au bout de 36 heures dans certains cas. Les infiltrations policières, les écoutes téléphoniques, poses de micros et les perquisitions nocturnes sont autorisées, y compris pendant la phase d'enquête. Création du « plaider coupable » (reconnaissance préalable de culpabilité), du mandat de recherche (garde à vue possible s'il y a des raisons plausibles de soupçonner), de stage de citoyenneté. Nouveau fichier judiciaire automatisé des auteurs d'infractions sexuelles ou violentes FIJAIS. procédure dérogatoire en matière de criminalité et de délinquance organisée pour « actes de terrorisme, infractions sexuelles, trafic de stupéfiants… ». – Loi interdisant le port du voile à l'école. – LCEN : Loi prévoyant que fournisseurs d'accès, hébergeurs et éditeurs gardent des traces des internautes en vue d'éventuelles enquêtes. Les renseignements généraux, les services de contre-espionnage ainsi que la police judiciaire et les magistrats instructeurs auront accès à des renseignements (identifiant, mot de passe, code d'accès, date, heure, nature, en cas de paiement, le type de moyen de paiement, le montant, le numéro de référence du paiement), sans demander l'autorisation d'un juge. – 13 décembre : un règlement européen impose aux Etats membres de délivrer des passeports biométriques (voir 2009). – 24 décembre : création du fichier base élève 1er degré. Il s'agit d'un fichage des élèves de la maternelle et du primaire. Déployé à partir de 2007, contesté en 2008 par un mouvement qui fait reculer le ministre Darcos. Certaines données sont supprimées (nationalité, l'année d'arrivée en France, l'enseignement de la langue et la culture d'origine), mais l'utilisation du fichier est généralisée en 2009. 2005 – 127 000 fichés FNAEG. - Loi sur la récidive : élargit les catégories de délits permettant de parler de récidive et limite le nombre de sursis avec mise à l'épreuve. Facilite l'emprisonnement pour récidive et instaure le placement sous surveillance électronique. La liberté du juge plus étroitement encadrée. La suspension de peine pour raisons médicales n'est plus possible s'il existe un « risque de renouvellement de l'infraction ». – 8 novembre : proclamation de l'état d'urgence sur la totalité de l'Ile de France et dans 20 agglomérations suite à la mort de deux jeunes adolescents électrocutés dans un poste électrique ou ils se cachaient par peur d'un contrôle policier. Fin le 4 janvier 2006 – 30 décembre : par décret, création du premier TES, fichier des Titres Electroniques Sécurisées, qui centralise les personnes détentrices d'un passeport électronique. 2006 – 267000 fichés FNAEG. – 23 janvier : loi de lutte contre le terrorisme. Impose aux opérateurs télécoms, aux fournisseurs d'accès Internet (FAI) mais aussi à tout établissement public proposant un accès au net, comme les cybercafés, de conserver les données de connexion (logs) pendant un an. Vidéosurveillance facilitée. Autorisation pour les personnes morales de filmer les abords de leurs bâtiments. Garde à vue prolongée à 144 heures (6 jours) en cas de risques d'attentats. Limitation des informations fournies à la CNIL concernant « les traitements intéressant la sûreté de l'État, la défense ou la sécurité publique ». Accès aux données de connexion facilité, sans autorisation d'un magistrat. Lecture automatisée des plaques minéralogiques autorisées, et possibilité de croisement des données avec d'autres fichiers. – Décembre : un arrêté crée le fichier FPA (Fichier des Passagers Aériens), à « titre expérimental » afin de communiquer « des données relatives aux passagers », notamment à des fins de répression de l'immigration illégale. Il peut être interconnecté avec le FPR (1996). L'« expérimentation » n'a jamais cessé depuis. 2007 – 533 000 fichés FNAEG. – 36 fichiers policiers dénombrés. – 23 janvier : décret permettant aux policiers et gendarmes d'accéder au TES pour lutter contre le terrorisme. – 5 mars : extension de la vidéosurveillance aux EPCI (intercommunalité) - Des pôles d'instruction sont prévus, entamant l'indépendance des juges d'instruction (projet définitivement abandonné en 2016). – 10 août : loi Dati. Des peines planchers sont instaurées (des peines automatiques, ne tenant plus compte des circonstances dans lesquelles ont été commis les délits sont instaurées en cas de récidive). En cas de deuxième récidive (« récidives aggravées »), les magistrats ne peuvent « prononcer une peine autre que l'emprisonnement » sauf à rédiger une décision « spécialement motivée » (impossible dans les conditions de la comparution immédiate). Suppression de l'excuse de minorité pour les multirécidivistes de plus de 16 ans. 2008 – 898 000 fichés FNAEG. – 45 fichiers de police dénombrés. – Augmentation de 67 % des gardes à vue depuis 2001. – 25 février : loi sur la rétention de sûreté. Possibilité d'enfermer dans des centres socio-medico-judiciaires des prisonniers ayant purgé leur peine si on estime qu'ils sont encore dangereux. Cette mesure, renouvelable chaque année, créé de fait une peine à vie ainsi qu'un délit de dangerosité, condamnant des gens pour des actes qu'ils pourraient commettre. Possibilité également de placement sous surveillance électronique à la fin d'une peine. Les personnesdéclarées pénalement irresponsables pour cause de troubles mentaux peuvent avoir des peines de sûreté, la culpabilité établie et notée sur le casier judiciaire malgré le non-lieu pour irresponsabilité. – 30 avril : décret incluant « l'image numérisée du visage » dans les données TES (voir 2005). – 20 juin : loi Aliot-Marie contre les chiens dangereux. – 27 juin : création du fichier CRISTINA, relatif au terrorisme, à l'espionnage et à tout ce qui touche à « l'intérêt de la nation », avec possibilité de garder indéfiniment des traces (écoutes, internet). Fichier classé secret-défense. Le décret de création n'est pas paru au Journal Officiel. Comme son ancêtre (fichier DST), il n'est pas soumis au contrôle de la CNIL. – Décret créant le Fichier EDVIGE. Concerne les personnes « ayant sollicité, exercé ou exerçant un mandat politique, syndical ou économique ou qui jouent un rôle institutionnel, économique, social ou religieux significatif », mais aussi toutes personnes considérées par la police comme susceptible de porter, à l'avenir, atteinte à l'ordre public. Il devait contenir de nombreuses informations et notamment les origines raciales ou ethniques, les opinions politiques, philosophiques ou religieuses ou l'appartenance syndicale des personnes, ou celles relatives à la santé ou à la vie sexuelle. Après de nombreuses protestations, il est retiré le 20 novembre mais est remplacé depuis par les fichiers PASP (2009), EASP (Enquêtes administratives liées à la sécurité publique 2009) et GIPASP (2011). – 1er août : loi sur les demandeurs d'emploi : chômage supprimé après le refus de deux offres d'emploi « raisonnables ». – 20 octobre : fichage des élèves dès la maternelle. Fichier SCONET pour le secondaire (devenu SIECLE en 2012). 2009 – 1 276 000 personnes fichées FNAEG. – 58 fichiers de polices dénombrés. – Généralisation du logiciel Admission post-bac qui, à l'aide d'un algorithme, oriente les élèves entrant à l'université, avec parfois tirage au sort. – Février : déclaration de Frédéric Lefebvre, porte-parole de l'UMP (parti alors au pouvoir) : « La délation est un devoir républicain ». – Juin : décret anti-cagoules. Interdiction de dissimuler son visage lors ou aux abords d'une manifestation. Amende de 1500 euros. – 29 juin : tous les nouveaux passeports délivrés sont biométriques. – Loi Hadopi : le partage de fichiers ne respectant pas les droits d'auteurs est sanctionné, allant jusqu'à la coupure d'internet au bout de trois infractions. – 16 octobre : création du fichier PASP (Prévention des Atteintes à la Sécurité Publique) visant les personnes « susceptibles d'être impliquées dans des actions de violences collectives, en particulier en milieu urbain ou à l'occasion de manifestations sportives ». – 16 novembre : l'aéroport Paris-Charles de Gaulle se dote du portique PARAFE (passage automatisé rapide aux frontières extérieures) qui utilise la reconnaissance faciale grâce aux photos de titulaires de passeports biométriques. Il est basé sur le volontariat. 2010 – 1 724 000 personnes fichées FNAEG. – 23 000 caméras sur la voie publique en France recensées selon ministère de l'Intérieur. – 16 avril : requête contre le fichier secret CRISTINA rejetée par le Conseil d'État. – 11 octobre : loi anti burqa interdisant le port d'une « tenue destinée à dissimuler son visage » dans l'espace public. 2011 – 2 millions de personnes fichées FNAEG. – introduction à la CAF du scoring (techniques d'évaluation avec des algorithmes assignant des « scores de risque » aux allocataires). – 14 mars : LOPSI 2. Fusion dans un méga-fichier, le TAJ (Traitement d'Antécédents Judiciaires) des fichiers policiers STIC et gendarme JUDEX. Ce fichier sera consultable pour des enquêtes judiciaires et administratives par policiers, gendarmes, douaniers, agents des services judiciaires, personnels de la préfecture, agents des renseignements, agents du commandement spécialisé pour la sécurité nucléaire, agents du conseil national des activités privées de sécurité. La vente à la sauvette devient un délit. La vidéosurveillance se transforme en « vidéoprotection ». Il est prévu de tripler le nombre de caméras dans les années suivantes. Les préfets pourront utiliser la vidéosurveillance, notamment en cas de grands évènements publics. L'usurpation d'identité sur internet est punie d'un an d'emprisonnement. Couvre-feu possible entre 23h et 6h du matin, pour les mineurs de moins de treize ans dans les cas où « leur présence sur la voie publique durant la nuit […] les exposerait à un risque manifeste pour leur santé, leur sécurité, leur éducation ou leur moralité ». Contrat de responsabilité parentale pour les parents dont l'enfant a été interpellé pendant un couvre-feu. Amendes prévue de 450 euros. Possibilité pour l'État de vente de fichiers cartes grises à des fins commerciales. Privatisation des missions de sécurité. Durcissement des peines pour cambriolage. La police, sur autorisation du juge des libertés peut utiliser tout moyen (physiquement ou à distance) pour s'introduire dans des ordinateurs et en extraire des données dans diverses affaires, crimes graves, trafic d'armes, de stupéfiants, blanchiment d'argent, mais aussi délit « d'aide à l'entrée, à la circulation et au séjour irrégulier d'un étranger en France commis en bande organisée » sans le consentement des propriétaires des ordinateurs. Police et gendarmerie pourront croiser les données contenues dans ses fichiers sur la petite et la moyenne délinquance. Extension des possibilités de consultations du TES par policiers et gendarmes : « atteintes à l'indépendance de la Nation, à la forme républicaine de ses institutions, aux éléments essentiels de son potentiel scientifique et économique… ». Délais plus étendus pour les écoutes téléphoniques et facilitation pour la pose de mouchards. Article dit de « décabanisation » : expulsion possible d'installations comportant « de graves risques pour la salubrité, la sécurité ou la tranquillité publique », y compris sur un terrain privé. Sont visées les cabanes, yourtes, caravanes, etc. (ce dernier article sera censuré par le Conseil constitutionnel). – 29 mars : création par décret du fichier GIPASP (Gestion de l'Information et la Prévention des Atteintes à la Sécurité Publique), équivalent pour la gendarmerie du PASP policier. – Avril : loi relative à la garde à vue, qui permet la présence de l'avocat durant toute la garde à vue pour le droit commun, et la notification du droit au silence. Mais elle garde l'existence de régimes dérogatoires dans certains cas. – Circulaire du 22 juin : le dispositif de participation citoyenne, expérimentée depuis 2006 dans 29 départements, est étendu à tout le territoire. Il s'agit pour l'Etat de concurrencer le dispositif « Voisins vigilants ». – Juillet : loi de réforme de la psychiatrie. Possibilité d'hospitalisation sous contrainte en soins ambulatoires après 72 heures d'observation. Disparition des sorties à l'essai de plus de 12 heures. – Décembre : fichier « des gens honnêtes », nouveau SAFARI voulant ficher tous les titulaires de carte d'identité et de passeport français, donc tous les Français, sur les données suivantes : nom, prénoms, adresse, taille et couleur des yeux, empreintes digitales et photographies. Voté par 285 députés, il sera censuré le 6 mars 2012 par le Conseil constitutionnel. Il reviendra quatre ans plus tard, avec le TES, cette fois dans l'indifférence. 2012 – 2 200 000 fichés FNAEG. – 38 000 caméras sur la voie publique. – Janvier : création du fichier SIECLE, remplaçant SCONET (2006). Il a la même fonction que base élève, pour les élèves du secondaire. Contrairement à base élève, il est peu contesté, alors qu'il recueille énormément de données (fichier base élève établissements, absences et retards, diverses évaluations et notes, orientation, validations du LPC,...). – 23 mars : création du RNIE (répertoire national des identifiants élèves) attribuant un identifiant national à chaque élève de la maternelle au lycée et collectant des données d'identités. En le croisant avec le fichier base élève, le Livret Personnel de Compétences (LPC), le Livret Scolaire Numérique (LSN) ou le Passeport orientation et formation on peut obtenir beaucoup d'informations. – 4 mai : par décret (voir 2011), fusion des fichiers STIC et JUDEX pour créer le méga-fichier TAJ (personnes mises en cause dans des affaires pénales mais aussi des victimes de ces infractions ou des personnes suspectées et non condamnées). Pour la première fois, la reconnaissance faciale est autorisée avec le logiciel Cognitec. – Décembre : loi sur le terrorisme. Elle prolonge jusqu'en 2015 les possibilités de surveillance de certaines données (internet, géolocalisation, factures détaillées téléphoniques). Les mesures provisoires et d'exception tendent ainsi à devenir le droit commun. Poursuite possible de ressortissants français pour participation à l'étranger à des actes de terrorisme ou à des camps d'entraînement. 2013 – 2 500 000 personnes fichées FNAEG. – Il y aurait, au total, 935 000 caméras sur l'ensemble du territoire français (voie publique, entreprise, caméras privées). – Décembre : création du fichier API-PNR, dit « fichier des passagers aériens » (identité, sexe, itinéraire emprunté, numéro de siège, poids des bagages, moyens de paiement etc), mis en place « à titre expérimental » (voir 2017). 2014 – 2 650 000 personnes fichées FNAEG. – 2 190 personnes écoutées en permanence (deux fois plus qu'en 1991). – 20 février : loi ALUR. – Juin : possibilité pour les commerçants d'installer des caméras aux abords immédiats de leurs locaux. – Août : Loi Taubira. Les peines planchers sont supprimées, mais création de la contrainte pénale. Multiplication des peines alternatives (TIG, remboursement des victimes, obligation de soins, peine en milieu ouvert...). – Novembre : nouvelle loi antiterroriste, votée en procédure d'urgence. Une nouvelle infraction est créée : l'entreprise individuelle à caractère terroriste, sur le modèle de celle de l'association de malfaiteurs. Interdiction de sortie du territoire des ressortissants français projetant de participer à des activités terroristes à l'étranger. Le délit d'apologie du terrorisme sur internet est assimilé à un délit terroriste. La répression, non plus des actes mais de l'intention devient la norme, ainsi que la neutralisation préventive. 2015 – 3 millions de fichés FNAEG. – 80 fichiers de polices recensés. – 12 janvier : mise en place de l'opération Sentinelle renforçant Vigipirate après les attentats contre Charlie Hebdo. Toujours en cours, l'opération Sentinelle nous habitue à voir patrouiller des militaires lourdement armés dans les centrevilles. – 5 février : décret permettant le blocage sous 24 heures de l'accès des internautes aux sites incitant à la commission d'actes de terrorisme ou en faisant l'apologie et de sites pédopornographiques. – Juin : dans le cadre du festival Futur en Seine, à la Gaieté Lyrique, à Paris, une « implant party » est organisée (implantation de puces sous cutanées). Les événements de ce type, sur une base ludique et de volontariat, se multiplient. – Juillet : loi de programmation militaire. Service militaire volontaire (SMV) pour « jeunes déscolarisés de 18 à 25 ans ». – Juillet : loi sur le renseignement. Mise en place de « boîtes noires » dans les infrastructures de tous les opérateurs de téléphonie et d'internet permettant de recueillir, en temps réel, des informations (connexions, pages consultées, adresses IP, géolocalisation). Techniques de renseignements rendus possible hors cadre judiciaire (balisage des véhicules, écoutes, captation de données informatiques, d'images dans des lieux privés) sur simple accord du premier ministre. La CNCTR (Commission nationale de contrôle des techniques de renseignement) n'a qu'un avis consultatif. Un algorithme traitant les données de connexion de tous les connectés est chargé de surveiller, visant « à détecter une menace terroriste ». Les données relatives au fonctionnement de l'algorithme sont classifiées, non publiques. Les « intérêts fondamentaux de la nation » sont précisés et étendus : « atteintes à la forme républicaine des institutions » et « violences collectives de nature à porter gravement atteinte à la paix publique ». Certains articles précisent ce à quoi renvoient ces notions : le fait de « continuer volontairement à participer à un attroupement après les sommations » de se disperser ou celui d'organiser une manifestation non-déclarée ou interdite. Pour ces faits, gendarmes et policiers peuvent désormais utiliser les fichiers TES. – Novembre : après une série d'attentats meurtriers à Paris, l'État d'urgence est adopté pour trois mois (il durera deux ans). Un train de mesures dérogatoires (perquisitions, assignations) peuvent être prises à n'importe quel moment, sur des motifs vagues, tel qu'un comportement représentant « une menace pour la sécurité et l'ordre public » sans contrôle de la justice. – 26 novembre : la France écrit au Conseil de l'Europe pour l'alerter qu'elle risque de déroger à la Convention européenne des Droits de l'Homme, comme le lui permet l'article 15. – 1er décembre : début du déploiement du nouveau compteur électrique Linky dans tous les foyers français. Ce compteur communicant permettra de piloter à distance les flux électriques, tout en captant potentiellement certaines données sur les consommations personnelles. Il est un maillon essentiel dans la construction de « ville intelligente » ou smart city, c'est à dire ville connectée où un maximum de données sont traitées numériquement. Malgré une importante contestation à l'échelle française, fin 2021, 35 millions de compteurs ont été installés. – 31décembre : arrêté fixant le contenu du LSU (Livret Scolaire Unique) qui scanne toute la scolarité du CP à la troisième (niveau des élèves par matière, acquis et progrès, bilans périodiques, bilans de fins de cycles, objectifs de connaissances et de compétences, « éléments de vie scolaire »). La numérisation initiée en 2004 des élèves prend un visage de plus en plus managérial. 2016 – 3 422 000 fichés FNAEG. – Premiers portiques installés à l'entrée des établissements scolaires en Auvergne-Rhône-Alpes. Deux ans plus tard, un quart des lycées de la région en sont équipés. – Mars : loi permettant aux agents des réseaux de transports publics (RATP et SNCF) de procéder à des palpations de sécurité, des fouilles de bagages de façon générale et aléatoire. Agents SNCF et RATP munis de caméras piétons transmettant en temps réel aux policiers. – 14 avril : vote par le parlement européen du fichier PNR (Passenger Name Record) qui collecte des données sur les passagers aériens au sein de l'Europe, des Etats-Unis, du Canada et du Royaume Uni. – 3 juin : loi de lutte contre le terrorisme et le crime organisé. Validation de l'utilisation de IMSI catcher, jusque-là employé illégalement. Renforcement des contrôles d'accès aux lieux accueillant de grands événements. Nouveaux moyens d'investigations pour juges et procureurs : possibilité de captation et enregistrement de paroles prononcées à titre privé dans des lieux publics ou privés. – Juillet : prolongement pour six mois de l'État d‘urgence. Alourdissement des peines infligées pour association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste. Les cortèges, défilés et rassemblements de personnes sur la voie publique peuvent être interdits dès lors que l'autorité administrative justifie ne pas être en mesure d'en assurer la sécurité compte tenu des moyens dont elle dispose. – 28 octobre : décret TES (Titres Electroniques Sécurisées) voté, un dimanche de la Toussaint. Avorté en 1974 (SAFARI), puis en 2012 (fichier des gens honnêtes), le méga-fichier TES est voté sans contestations. Pire, TES collecte plus d'infos que le fichier de 2012 : état civil, adresse, sexe, taille, couleur des yeux, filiation, photographies du visage, empreintes digitales et signatures, éventuel téléphone et adresse mail, de tous les détenteurs d'une carte d'identité ou d'un passeport français, soit plus de 60 millions de personnes, sont stockées pour au moins 20 ans. Ainsi, pour la première fois, un fichier informatique rassemble les empreintes digitales de tout les français. La société Amesys, partenaire de Khadafi en 2011 pour l'espionnage de ses opposants politiques, est partie prenante dans la création du TES. La police ne peut accéder aux empreintes digitales, ni utiliser la reconnaissance faciale en théorie. Pourtant rien ne l'empêche de consulter le TES pour obtenir l'image d'une personne, puis de la copier dans le TAJ et, à partir de là, traiter cette photo de façon automatisée avec un logiciel de reconnaissance faciale, pour la comparer à d'autres images, telles que celles prises par des caméras de surveillance. Toutes les données sont conservées pendant 15 ans. – 9 décembre : signature d'un contrat entre la DGSI et la société américaine Palantir technologies, spécialisée dans l'analyse de données à grande échelle basés sur l'intelligence artificielle. Cette entreprise a été fondée en 2004 grâce à des fonds de la CIA. 2017 – Février : loi relative à la sécurité. Les policiers municipaux armés peuvent utiliser leur arme en cas « d'absolue nécessité ». Renforcement des sanctions pour les faits de rébellion de menaces ou de refus d'obtempérer. En cas d'outrage aux personnes dépositaires de l'autorité publique, les peines sont doublées. Possibilité, dans certains cas, pour les agents de sécurité privée d'être armés. Délit de consultation habituelle de sites terroristes sur internet : deux ans d'emprisonnement, 30 000 euros d'amende. – 30 mars : TES est déployé sur tout le territoire. – Juillet : prorogation de l'État d'urgence jusqu'en novembre. – Septembre : demande de retrait des sites Indymedia Grenoble et Indymedia Nantes d'un article revendiquant l'incendie d'un hangar de gendarmerie, article constituant une « provocation au terrorisme ». – 30 octobre : loi renforçant la Sécurité Intérieure et la Lutte contre le Terrorisme (SILT). L'État d'urgence cesse après près de 750 jours, mais certaines dispositions sont intégrées dans la loi : possibilité pour une préfecture de définir des « périmètres de protection » (avec circulation, stationnement et accès réglementé), fermeture administratives de lieux de culte, possibilité pour le ministre de l'Intérieur de décider de mesures de surveillance à l'encontre « de toute personne envers laquelle il existe des raisons sérieuses de penser que son comportement constitue une menace à l'ordre public ». Ces personnes peuvent également être assignées à rester dans un périmètre géographique défini. Possibilité pour le préfet, sans l'avis d'un juge, de perquisitionner tout lieu fréquenté par une personne soupçonnée de terrorisme. Possibilité d'interdiction de se trouver en relation avec ces personnes. Pérennisation du fichier « expérimental » API-PNR (2013) concernant tous les vols à destination et en provenance de pays étranger (transposant en droit français le vote européen d'avril 2016). Contrôle facilité dans les zones frontalières (dans une bande de vingt kilomètres le long des frontières intérieures). Contrôle d'identité possible de personnes dont la « nationalité étrangère peut être déduite d'éléments objectifs ». Prolongation jusqu'en 2021 des « boites noires » (voir 2015). 2018 – 3 500 000 personnes fichées FNAEG. – 106 fichiers policiers recensés. – 76 000 caméras sur la voie publique. – Mars : loi ORE, créant Parcourssup qui remplace APB. Création d'« attendus », ensemble des compétences qu'un élève doit posséder pour réussir dans une filière spécifique. Les algorithmes pour ce tri de fait ne sont pas connus (opacité partiellement levée en 2020). Possibilité de triage social pour les universités selon les lycées de provenance. – 23 mai : décret autorisant les agences régionales de santé à utiliser les traitements de données à caractère personnel du fichier HOPSYWEB (voir 1994). – Juillet : loi de programmation militaire. L'ANSSI (Autorité nationale de sécurité des systèmes d'information) peut ordonner à un hébergeur ou un fournisseur d'accès à internet de poser sur le réseau des sondes lui permettant d'analyser tout le trafic pour détecter des attaques informatiques. – La loi sur le secret des affaires transpose une directive européennes, visant à empêcher les lanceurs d'alerte et journalistes de révéler certaines informations. La notion de secret d'affaires touche toute information connue par un nombre restreint de personnes, ayant une valeur commerciale en raison de son caractère secret et faisant l'objet de mesures particulières de protection. – 5 septembre : la loi « pour la liberté de choisir son avenir professionnel » oblige les personnes en recherche d'emploi à déclarer en ligne à Pôle Emploi « l'état d'avancement de leur recherche d'emploi ». – 17 septembre : décret sur l'extension du nombre d'infractions sujettes à vidéoverbalisation. – Novembre : création du Comité Stratégique de filière « Industries de sécurité » réunissant l'ensemble des sociétés de la sécurité. – 22 décembre : la loi fake news permet, pendant les 3 mois précédant un scrutin national, de pouvoir recourir à une action judiciaire en référé (délai de 48 heures) contre une fausse nouvelle qui pourrait « conduire à troubler la paix publique ou la sincérité d'un scrutin ». La notion de fausse nouvelle est très floue : « toute allégation ou imputation d'un fait dépourvue d'éléments vérifiables de nature à la rendre vraisemblable constitue une fausse information ». 2019 – 4 500 000 personnes fichées FNAEG (un million de plus que l'année précédente). – Le TAJ (2011) comprend 18,9 millions de fiches de personnes mises en cause. 7 à 8 millions de photos de face, soit plus d' une personne sur dix en France. – 7 février : déclaration d'Emmanuel Macron : « Moi je ne veux plus de l'anonymat sur les plateformes internet ». – Mars : Directive européenne copyright, demandant aux GAFAM de mettre en place des outils de filtrages automatisés, afin de respecter les droits d'auteurs. – 23 mars : loi de programmation. Amende forfaitaire étendue à de nouveaux délits (usage de stupéfiant). Le gouvernement peut réformer par ordonnance le code de la justice pénale des mineurs. Peines de prisons aménageables rendues possibles dès un an d'emprisonnement (contre deux avant), facilitant ce type de peines. Création de cours criminelles, sans jury populaire, pour juger de certains crimes (crimes punis de 15 à 20 ans), d'abord à titre expérimental, puis généralisées en mars 2021. – Avril : loi anti-casseurs. Autorisation de fouilles des sacs et véhicules aux abords d'une manifestation. Délit de dissimulation de tout ou partie du visage aux abords d'une manifestation, passible d'un an d'emprisonnement et 15 000 euros d'amende. Les personnes qui refusent de se soumettre aux fouilles ou palpations de sécurité ne peuvent accéder aux manifestations. L'article sur la détention de fusée d'artifice passible de 45 000 euros et trois ans d'emprisonnement est finalement supprimé. Inscription au FPR (1996) de l'interdiction de manifester. L'interdiction de participer à une manifestation « à toute personne à l'égard de laquelle il existe des raisons sérieuses de penser que son comportement constitue une menace de trouble à l'ordre public » est censuré par le Conseil constitutionnel. – 6 mai : décret permettant le croisement des fichiers FSPRT (Fichier des Signalements pour la Prévention de la Radicalisation à caractère Terroriste, avec le fichier HOPSYWEB (personnes faisant l'objet de soins psychiatriques sans consentement, voir 1994). – 13 mai : décret ALICEM, une application destinée à équiper les smartphones en permettant aux individus, avec leur consentement, de prouver leur identité sur les réseaux numériques par reconnaissance faciale. – 16 juin : lancement du SNU (service national universel). Testé dans 13 départements, sur la base du volontariat et d'une durée de deux semaines, il s'adresse aux jeunes de 15-16 ans. Sont prévues : répétition de gestes patriotiques (chants de Marseillaise, levers de drapeaux), développement de gestes d'auto-défenses, parcours d'obstacles. Encadré par des militaires, le SNU semble réhabiliter un mini-service militaire (le service militaire s'est professionnalisé et n'est plus obligatoire depuis 1997). Il est prévu sa généralisation à tous les départements dès 2020, et son caractère obligatoire en 2022-2023. Il s'agit de « promouvoir la notion d'engagement et favoriser un sentiment d'unité nationale autour de valeurs communes ». Lesquelles ? La coloration militaire du SNU est très claire, en tout les cas. – Juillet : lancement de health data hub, plateforme centralisant l'ensemble des données de santé de la population française à des fins de recherche. Controversé, ce méga-fichier est « mis en pause » début 2022, à l'approche des élections présidentielles. – Juillet : la police nationale utilise 30 drones. – Novembre : une mise à jour de Cognitec (2012) le logiciel de reconnaissance faciale du TAJ (2011) permet de traiter des images provenant de vidéosurveillance ou de réseaux sociaux. En 2019, la police a utilisé le fichier TAJ 375 000 fois pour faire de la reconnaissance faciale, soit plus de mille fois par jour. On est loin de l'utilisation seulement en cas de « nécessité absolue » évoquée dans la loi informatique et libertés de 2018. – 2 décembre : création du CDJM (Conseil de Déontologie Journalistique et de Médiation) sorte de conseil de presse, émettant des avis sur les pratiques journalistiques. – 27 décembre : loi engagement et proximité. Elle donne de nouvelles prérogatives aux maires Parmi celles-ci, la possibilité d'infliger une amende de 500 euros par jour aux contrevenants au Code de l'urbanisme. Tous ceux qui ont comme résidence principale une yourte, une caravane, un camion, une voiture , une cabane, des « constructions irrégulières » ne respectant pas le code de l'urbanisme local sont concernés. – 28 décembre : loi de finances autorisant l'administration fiscale et les douanes à surveiller les réseaux sociaux pour y collecter les informations et les faire analyser par leurs algorithmes. 2020 – 4 900 000 fichées FNAEG (10 % de la population française). – 72 000 personnes en prison en mars (avant des libérations pour cause d'arrivée du coronavirus). – Augmentation de 50 % du nombres d'inscrits aux fichiers PASP, EASP et GIPASP depuis 2017. – 20 février : le décret Gendnotes autorise la police à utiliser une application mobile facilitant la collecte de photos et d'informations sensibles (données ethniques, religieuses ou politiques si elles sont jugées « strictement nécessaires ») et leur transfert vers des fichiers extérieurs. Retoqué en 2021, sur le transfert mais pas sur les données recueillies. – 17 mars : après le discours de Macron « Nous sommes en guerre », décret instaurant un « confinement » jusqu'au 11 mai. Obligation de rester chez soi, avec sorties autorisées uniquement pour certaines raisons (travail, courses, raisons de santé, urgence familiale, activité physique individuelle). Obligation de présenter une attestation, avec amende pour non-présentation (138 euros, 1 500 en cas de récidive sous 15 jours, 3 750 pour une troisième fois avec 6 mois d'emprisonnement possible). Télétravail généralisé. Fermeture des magasins et des entreprises « non essentiels pour la vie de la nation ». Fermeture des écoles, collèges et lycées (jusqu'au 22 juin pour certaines). Utilisation illégale du fichier ADOC (Accès aux dossiers des contraventions) pour verbaliser. Couvre-feu mis en place par certaines municipalités. 23 mars : mise en place de l'Etat d'urgence sanitaire, qui crée les mêmes conditions que l'état d'urgence « classique » (pouvoirs exceptionnels donnés au gouvernement comme la possibilité d'interdire déplacements et réunions), sur des motifs différents (cas « de catastrophe sanitaire mettant en péril, par sa nature et sa gravité, la santé de la population »). – 29 mars : décret datajust qui autorise le ministère de la justice à développer un algorithme, chargé d'extraire de manière automatique et d'exploiter les données contenues dans les décisions de justice portant sur l'indemnisation des préjudices corporels dans le but d'élaborer des barèmes. L'intelligence artificielle intervient dans l'élaboration de certaines décisions judiciaires avec cet algorithme. Constatant l'échec du programme (base de données ne fonctionnant pas car incomplète), ce dernier est abandonné en janvier 2022, mais le gouvernement souhaite conserver les données collectées. – Avril : des drones sont utilisés illégalement par la police pour contrôler le respect du confinement. Un appel d'offre est lancée pour une commande de 650 drones. Reconnus illégaux à 4 reprises (en mai 2020 par le Conseil d'Etat, en décembre 2020 idem, en janvier 2021 par la CNIL puis en mai 2021 par le Conseil constitutionnel).Le gouvernement continue à fermer les yeux sur ces décisions et la police à utiliser des drones. – 17 avril : le fichier ADOC est élargi à toutes les infractions réprimées par une amende forfaitaire, permettant son utilisation à posteriori dans les contraventions liées au non-respect du confinement. – 4 mai : d'après les données du ministère de l'Intérieur, 7 aéroports et deux gares utilisent 213 portiques du système de reconnaissance faciale PARAFE (voir 2009). – 11 mai : loi « prorogeant l'etat d'urgence sanitaire et complétant ses dispositions ». Fin du premier confinement. Etat d'urgence sanitaire prolongé jusqu'en juillet 2020. Mise en quarantaine (personnes susceptibles d'êtres infectées) et isolement (personnes malades) pouvant être prononcées contre des individus par le préfet sur proposition du directeur général de l'agence régionale de santé (ARS), au vu d'un certificat médical, sur une durée de 14 jours renouvelables (un mois maximum). Possibilité pour le premier ministre de réglementer par décrets « les mesures nécessaires ». Deux nouveaux fichiers sont créés pour permettre au gouvernement de mettre en place un système de recensement et de traçage des personnes contaminées. Le fichier SIDEP (service intégré de dépistage et de prévention) centralise les informations sur les tests Covid-19 et le fichier Contact Covid de l'Assurance maladie collecte des données sur les patients et identifie les cas contacts. – 29 mai : décret permettant le lancement de l'application Stop-covid (rebaptisée Tousanticovid en octobre). Utilisant la technologie bluetooth et basée sur le volontariat, cette application fait de ses utilisateurs des auxiliaires de police dans le traçage mis en place de la population : signalement de personnes infectées ou susceptibles de l'être (« cas-contacts »), mais aussi affichage de données chiffrées mises à jour quotidiennement ou de recommandations en cas de « contact à risque détecté », alerte en cas d'exposition dans un lieu défini. L'application sera étendue à la vérification de validité des documents d'obtention du pass sanitaire. Cette application permet concrètement de faire de tout ce qui le souhaitent des bons soldats dans la « guerre » déclarée. – 24 juin : la loi Avia contre les contenus haineux sur internet créé la notion floue de « contenus haineux » (basée sur une loi de 1939). « La diffamation ou l'injure commise envers un groupe de personnes appartenant, par leur origine, à une race ou à une religion déterminée, [lorsqu'elle] aura eu pour but d'exciter à la haine entre les citoyens ou les habitants ». La loi fixe un délai de 24 heures aux sites concernés pour censurer ces contenus. Elle fixe également un délai d'une heure pour la censure, en cas de contenus terroristes ou pédopornographiques. Ces dispositions seront censurées, au nom de la liberté d'expression, par le conseil constitutionnel. Reste la création d'un « Observatoire de la haine en ligne » et d'un parquet spécialisé. – 10 juillet : décret « prescrivant les mesures générales nécessaires pour faire face à l'épidémie de covid-19 ». Distanciation d'un mètre (gestes barrières), interdiction de rassemblements au-delà d'un certain nombre, obligation de port du masque dans certains lieux par décisions préfectorales... – 10 août : loi instaurant des « mesures de sécurité » (très nombreuses obligations contraignantes), pour un an maximum, à l'encontre d'auteurs d'infractions terroristes, à l'issue de leur peines. Texte censuré par le Conseil constitutionnel. – 6 octobre : la cour de justice de l'UE rend un arrêt qui demande à la France de ne plus imposer une conservation généralisée des données de connexion internet, mais l'autorise lors de régimes d'exceptions. Ces derniers (Etat d'urgence, Etat d'urgence sanitaire) devenant la norme, la portée de l'arrêt de la cour est moindre. La récolte des adresses IP de toute la population continue, mais celles-ci ne pourront plus être utilisées par la police que dans certains cas (terrorisme, criminalité grave). – 17 octobre : mise en place d'un couvre-feu (entre 21h et 5h) en Ile-de-France et dans huit métropoles dans le cadre de l'État d'urgence sanitaire. – 22 octobre : couvre-feu étendu à 54 départements. – 30 octobre : nouveau « confinement » (jusqu'au 15 décembre). – 16 novembre : publication du Livre blanc de la sécurité intérieure. Parmi les nombreux souhaits pour les années à venir, on trouve pêle-mêle la recherche sur la reconnaissance vocale et d'odeur, les lunettes ou casques augmentés, l'analyse automatisée des réseaux sociaux, toujours plus d'augmentation des pouvoirs de la police municipale et de la sécurité privée. Certains de ces souhaits sont depuis actés (drones, biométrie), voir plus bas. On y apprend aussi que la police possède 235 drones (en toute illégalité). – 2 décembre : Trois décrets étendent les données pouvant être recueillies dans les fichiers PASP (2009), EASP (2009) et GIPASP (2011). Désormais peuvent y figurer les renseignements suivants : opinions politiques, convictions religieuses, appartenance syndicale, données de santé (notamment psychiatriques), comportements et habitudes de vie, déplacements, pratiques sportives, pratiques sur les réseaux sociaux. Dix ans plus tôt, le fichier EDVIGE avait du être retiré sous les protestations. Ces décrets vont beaucoup plus loin, mais ne rencontrent pas de contestations. Le fichier PASP est étendu aux personnes représentant un danger pour la « sûreté de l'État », notamment pour « les intérêts fondamentaux de la nation », ce qui permet l'utilisation de la reconnaissance faciale. Il est également rendu possible le fichage de « victimes » de personnes fichées dans PASP et GIPASP, de même que sur les enfants se trouvant dans l'entourage des fichés. 60 000 personnes sont inscrites au PASP en 2020. L'EASP compte 220 000 personnes, le GIPASP 67 000. En décembre 2021 le Conseil d'État exige la suppression des données sur les opinions politiques, convictions religieuses et philosophiques. Mais cette annulation peut être annulée si un autre décret est pris dans les quatre mois par le ministère de l'Intérieur, après avis purement consultatif de la CNIL. – 15 décembre : fin du confinement. Couvre-feu national entre 20h et 6h. – 24 décembre : loi dite « petite loi de renseignement » qui prolonge de six mois, jusqu'au 31 juillet 2021, les dispositions temporaires prises dans la loin SILT d'octobre 2017. Cette loi SILT inscrivait dans le droit une grande partie des mesures de l'État d'urgence, à titre expérimental et provisoire. – 29 décembre : loi de finances. Au détour d'un amendement n'ayant fait l'objet d'aucun débat, il est donné aux agents chargés de la fraude à Pôle Emploi la possibilité d'obtenir près des banques, fournisseurs d'énergie, opérateurs de téléphonie toute information nécessaire pour détecter des « situations frauduleuses ». 2021 – 16 janvier : couvre-feu avancé à 18h (jusqu'en mars). Il sera progressivement assoupli, mais durera jusqu'au 20 juin. – 10 mars : décret Datakalab, du nom d'une entreprise de surveillance via l'intelligence artificielle. Ce décret autorise le recours à des systèmes vidéo « intelligents » pour mesurer le taux de port de masque dans les transports. Auparavant, la société Dakatalab avait participé au déploiement de caméras thermiques, ou détectant les ports de masque, sur des marchés municipaux ou à l'intérieur des gares. Le décret Dakatalab promet que les images récoltées serviront aux statistiques, non aux contraventions. Son logiciel permet de savoir si les masques sont portés, absents ou mal portés. – 3 avril : nouveau confinement (jusqu'au 3 mai). Fermeture des lieux d'enseignement. Des campagnes de vaccination massives sont mises en place. A partir du 16 avril, pour les plus de 60 ans, puis des plus de 50 ans, enfin à toute la population dès la mi-juin. Aucune sanction n'est annoncée
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  • 02/10 : Arpentage « Se défendre : Une philosophie de la violence »d'Elsa Dorlin

    “En 1685, le Code noir défendait " aux esclaves de porter aucune arme offensive ni de gros bâtons " sous peine de fouet. Au XIXe siècle, en Algérie, l'État colonial interdisait les armes aux indigènes, tout en accordant aux colons le droit de s'armer. Aujourd'hui, certaines vies comptent si peu que l'on peut tirer dans le dos d'un adolescent noir au prétexte qu'il était " menaçant". Une ligne de partage oppose historiquement les corps " dignes d'être défendus " à ceux qui, désarmés ou rendus indéfendables, sont laissés sans défense. Ce " désarmement " organisé des subalternes pose directement, pour tout élan de libération, la question du recours à la violence pour sa propre défense. Dans ce livre, Elsa Dorlin retrace une généalogie de l'autodéfense politique." Quand ? 02/10 13h30-16h30. Accueil dès 13h15. Où ? Maison de la Paix, 35, rue Van Elewyck, 1050 Ixelles. Inscription : https://framaforms.org/arpentage-se-defendre-une-philosophie-de-la-violence-02-octobre-13h30-16h30-dagir-pour-la-paix Nous souhaitons que nos activités restent accessibles à toustes, c'est pourquoi elles sont proposées gratuitement ou à prix libre. Si vous en avez la possibilité et l'envie, vous pouvez nous soutenir avec un don sur notre compte bancaire : BE04 5230 8079 6631 – BIC : TRIOBEBB. Parce que nous ne sommes pas toustes égaux·ales face à la lecture, nous aimerions lever certains freins. Pour celleux qui le souhaitent, vous pouvez venir avec un·e ami·e à l'arpentage et vous entraider dans la lecture. De l'aide peut aussi être apportée par les animateur·ices présent·es. Accessibilité : Le bâtiment n'est pas accessible aux PMR. Bus 59 – 71 – 38 – 60 : arrêt Flagey Tram 81 : arrêt Dautzenberg ou Flagey Trams 8 et 93 : arrêt Bailli
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  • Ciné-rencontre : Quand la police tue au PAC Anderlecht

    “Quand la police tue”, livre le récit sensible de quatre familles à qui la police belge a arraché un être cher. Leurs témoignages se font échos et mettent en lumière le caractère structurel des violences d'État, de l'impunité policière et leur dimension raciste. Face à ce système mortifère, les familles mènent un long et courageux combat. La projection sera suivie d'une discussion avec un.e ou des intervenant.e.s à confirmer. Infos pratiques : Le samedi 19 septembre 2026, de 18h à 20h PAC Anderlecht — 5 rue Lambert Crickx, 1070 Anderlecht Entrée gratuite
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  • Discussion/Rencontre : Comprendre CEUTA

    Organisé avec le collectif Zone Neutre. Avec : No Name Kitchen, Front de Mère, Alarm Phone, AMDH, et le soutien de CGSP ACOD ALR LRB et Radio Panik
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  • Partout en Europe, la répression s'abat sur...

    Partout en Europe, la répression s'abat sur celles et ceux qui s'organisent concrètement contre le fascisme et l'extrême droite. Gino et les inculpé·es du Comité Budapest sont aujourd'hui pris·es pour cible pour leur engagement antifasciste. Ce vendredi 4 septembre à 13h, retrouvons-nous devant l'ambassade d'Allemagne à Bruxelles pour refuser l'extradition de Gino et défendre nos camarades. Face à la répression, notre solidarité est notre force : on ne laisse personne derrière !
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  • Appel à rassemblement vendredi 4/09 à 15h en soutien aux locataires d'Habitat humanisme

    Appel à rassemblement du DAL69 vendredi 4 septembre à 15h devant le siège d'Habitat humanisme au 9 rue Mathieu Varille pour exiger le relogement de plusieurs locataires dont les logements sont invivables !

    Entre la marche du collectif solidarités entre femmes à la rue de midi et leur réunion à 17h, venez soutenir les camarades pour exiger un rendez-vous avec leur bailleur abusif !

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  • Trifecta Watch: The States Where Democrats Are Hoping To Win Full Government Power

    Map Screenshot from: dlcc.org

    In 2010, in the midst of the debate and ultimate passage of the Affordable Care Act, and as the first midterm election of President Barack Obama’s tenure approached, Republicans made a strategic investment. It was aimed at, as Vox put it, “engineering statehouse takeovers.” And it paid off. Big time.

    That November, Republicans gained control of 16 state legislative chambers, including control of both legislative chambers in six states. By 2014, Republicans controlled 66 out of 99 state legislative chambers, including full control of state government (meaning they had the full trifecta: control of the governorship, the state house and the state senate) in 24 states. Crucially, they were able to cut the number of Democratic trifectas in half, from 14 to 7.

    Now, in 2026, Democrats appear to finally be taking a page out of that playbook.

    According to Stateline, “GOP lawmakers currently hold nearly 55% of the nation’s 7,386 state legislative seats.” That translates to GOP trifectas in 23 states and Democratic trifectas in 16, while 11 states have split government. This year, the Democratic Legislative Campaign Committee (DLCC) has a plan to flip those numbers completely.

    As Stateline reported:

    The committee is touting record numbers of Democratic candidates running for office in some states and has announced plans to spend a record $50 million on state legislative races this year, with aims of flipping more than 650 legislative seats.

    The DLCC has identified seven target battleground states where “Democrats must focus our attention and resources in 2026” in order “to win back power across the country.” Their goal:

    By taking advantage of this once-in-a-generation opportunity and environment to build power, we can capture new majorities, supermajorities, and governing trifectas, while flipping seats in every chamber on the ballot and breaking GOP supermajorities.

    There are five states in particular where, assuming Democrats maintain the governorship (which, per Center for American Politics’ latest map, looks likely), the battle for legislative seats is going to make the difference as to whether Democrats can win a trifecta of power: Pennsylvania, Wisconsin, Minnesota, Michigan and Arizona.

    So, what are the stakes as Democrats launch an unprecedented effort to retake state legislative seats this year? And what is the state of play in these targeted states?

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    The Stakes Of State-Based Power

    Heather Williams, president of the DLCC, put their efforts to flip state legislative seats this way:

    “2026 is a once-in-a-generation opportunity to fundamentally transform state legislative power.”

    This represents a sea change in how Democrats talk about electoral politics. While Democrats may just be coming around to understanding the importance of building and wielding electoral power, Republicans have long known the stakes of state legislative elections.

    As NDRC describes Republicans’ Project REDMAP (short for Redistricting Majority Project) from the 2010 cycle,

    Republicans strategically invested in state legislative races and other key elections in swing states like Wisconsin, Pennsylvania, Ohio, Florida, and Michigan so they could control the map-drawing process after the 2010 census. This was the core of Project REDMAP.

    After 2010, Republicans leveraged their trifectas to pass a slew of conservative legislation, including, as Vox reminds us, 205 new abortion restrictions across 30 states between 2011 and 2014. Also, “Twenty-two states, 18 with Republican majorities, passed laws making it more difficult for people to vote.”

    But more than that, per REDMAP’s mandate, Republicans drew the electoral maps in the majority of states, which in 2012 enabled them to “take back the House majority despite getting fewer votes than Democratic candidates.”

    And that is precisely what Wisconsin Republicans did at the state level after they won a trifecta there in 2010, gerrymandering themselves into structural majorities despite being a 50-50 state. It was only in the last few years that Democrats, under the leadership of Ben Wikler at the helm of the Wisconsin Democrats, were able to unrig the state.

    It’s no accident that winning as many trifectas as possible in 2026 is Democrats’ task number one in Wikler’s book “This Is The Plan.”

    As Ben told us during our Q&A last month, Democrats need to

    “...focus on winning state governments. Blue state-level trifectas can dictator-proof their states and also pass the National Popular Vote Interstate Compact, which would make the Electoral College a ceremonial body and award the presidency to whoever wins the national popular vote.”

    Democratic House Minority Leader Hakeem Jeffries also sees the critical importance of Democratic trifectas in 2027. Per CNN:

    Jeffries and his allies have designed plans for the next two years to push Democratic-held states to set aside nonpartisan redistricting rules or gerrymander even more aggressively, with an eye toward producing a dozen or more new Democratic-held seats by November 2028, people familiar with the matter said. They’re eying seats from Oregon to New York in an effort that will cost hundreds of millions of dollars more in the next two years.

    Let’s dig into the target states.

    Pennsylvania

    Last month, Brandon Dukes won a special election to represent Pennsylvania’s State House District 12 by fewer than 100 votes. This is a district that voted for Trump in 2024 by 18 points and where the GOP rep won by 30.

    Dukes’s win is just the latest in a string of 31 GOP legislative seats Democrats have flipped blue this cycle. In that same period, Republicans have flipped exactly zero.

    No wonder Democrats are bullish that in Pennsylvania, with a strong performance by Governor Josh Shapiro at the top of the ticket (he’s currently polling ahead by double digits), Democratic state legislative candidates will be able to hold onto the state Senate, which Democrats control by just two seats, and win back the state House, which Republicans control by just 4.

    As Stateline notes, divided government in Pennsylvania “has left hundreds of Democratic bills to die in the upper chamber.” Which is why Governor Shapiro is campaigning explicitly on Democrats retaking complete power in Harrisburg.

    Shapiro said that if Democrats take back the legislature in January, they would raise the minimum wage within “the first 30 days.”

    “We will codify abortion rights into law in the commonwealth of Pennsylvania,” he said at a campaign rally. “We’re going to build more affordable housing and take on those utility companies that keep jacking up our rates here in Pennsylvania.”

    And as Pennsylvania Democratic Party Chair Eugene DePasquale told Carolyn Fiddler of This Week In State Action, he is optimistic they can achieve a Democratic trifecta this year and break that GOP gridlock.

    There are two reasons DePasquale is bullish on Democrats coming out of Election Day with majorities in both legislative chambers this year.

    First, just as they are doing nationally, within Pennsylvania Democrats are expanding the map.

    “It’s the Philadelphia suburbs, it’s Lehigh Valley, a little bit up in the Scranton area, and yes, Western Pennsylvania… although an emerging area of the state is central Pennsylvania, where we believe we’re not only going to hold the Lancaster County state Senate seat, but we’re going to flip a state House seat in Cumberland County. So, that is an area of the state that is starting to move in our direction.

    A lot of these seats are in play, and that’s why I believe we’re going to expand our state House majority and flip the state Senate.”

    And then there’s the message he is hearing from voters all over the state. And not just from Democrats:

    “It is exactly what happened in the special election, it is what all of our candidates hear when they canvas, when our coordinated campaign canvases, they hear the same thing over and over again: Stop Trump, do something about these prices. It does not really matter what region of the state — that’s we’re hearing.

    And I mean, I get the data back every week, and there’s always more than a handful of anecdotes every day in every region — it’s Republicans saying: We have to stop Trump. Trump voters saying we have to stop Trump.”

    Minnesota

    In 2022, voters gave Democrats in Minnesota a trifecta in state government, reelecting Governor Tim Walz and Lt. Governor Peggy Flanagan at the top of the ticket and electing slim Democratic state legislative majorities.

    As the DLCC notes, with that power, Democrats “moved swiftly and protected reproductive rights, passed paid leave, and provided free breakfast and lunch for all public school students.”

    Dubbed the “Minnesota Miracle,” MinnPost laid out a more exhaustive list of Democratic accomplishments during those two years of full control.

    Democrats codified abortion rights, paid family and medical leave, sick leave, transgender rights protections, drivers licenses for undocumented residents, restoration of voting rights for people when they are released from prison or jail, wider voting access, one-time rebates, a tax credit aimed at low-income parents with kids, and a $1 billion investment in affordable housing including for rental assistance.

    Also adopted were background checks for private gun transfers and a red-flag warning system to take guns from people deemed by a judge to be a threat to themselves or others. DFL lawmakers banned conversion therapy for LGBTQ people, legalized recreational marijuana, expanded education funding, required a carbon-free electric grid by 2040, adopted a new reading curricula based on phonics, passed a massive $2.58 billion capital construction package and, at the insistence of Republicans, a $300 million emergency infusion of money to nursing homes.

    After the 2024 election, the Minnesota state House reverted to a 67-67 tie, resulting in a power-sharing agreement. But in 2026, the DLCC is committed to winning back the trifecta, “launching 32 Target Races across the battleground state of Minnesota for control of the House and to retain the majority in the Senate.”

    The SC Times described the lay of the land heading into November:

    Currently, Gov. Tim Walz is DFL and the party has narrow control in the Senate, 34-33, but because of the tie in the House, there is no trifecta. Republicans flipped three House seats in the 2024 election — districts 7B, on the Iron Range; 18A, in the North Mankato area; and 26A, in Winona — which tied the numbers, 67-67.

    Going into the November election, however, Democrats regained a slight voting majority following Joe Schomacker’s, R-District 21A, resignation in June. His district has historically been conservative, with Schomacker having won by 68% of the vote in 2024.

    When Rep. Ilhan Omar (D-MN) endorsed Amy Klobuchar for Governor in January, she put a fine point on the stakes of 2026:

    I’ll be supporting Amy Klobuchar to be our next governor.

    Not only will she help us win back the DFL trifecta, she’s the right person to lead our state.

    This November, the DLCC is targeting 12 Minnesota state Senate seats and 20 state House seats.

    Michigan

    Likewise, Michigan held a slim Democratic trifecta after the 2022 election, which reverted to divided government after 2024. Democrats currently hold the governorship as well as a two-seat majority in the state Senate, while Republicans hold a six-seat majority in the state House.

    Per the DLCC, during that two-year span of unified Democratic power, Democrats “made historic progress, passing free school meals legislation, expanding gun safety laws, and repealing anti-worker legislation.”

    Republicans, on the other hand,

    “...have used their House majority to try to gut Michiganders’ health care and critical programs to help working families while attacking Michiganders’ rights. Putting Democrats back in charge of both chambers of the legislature will provide a critical bulwark against MAGA chaos before the presidential election and let Democrats get back to work fighting for Michiganders.”

    To achieve a trifecta in Michigan this year, Democrats must hold onto their slim state Senate majority and flip four GOP state House seats blue, the latter of which Michigan Senate Majority Leader Winnie Brinks calls a “tougher lift.”

    But Brinks is optimistic:

    “I feel very confident that we will be working with a Democratic legislature in both chambers next term,” she said.

    Following months of GOP obstruction in the House, Democratic control of both chambers would reverse the current gridlock in Lansing. Brinks, who is term-limited, said she expects a Democratic trifecta will focus on the issues that matter to Michiganders, including regulations on data centers, childcare accessibility and affordability.

    “There are things that we know we could do that make people’s lives easier and more affordable,” she said. “So I think that in general you’ll see us try to tackle those things.”

    Last month, Brinks became the Democratic nominee for Lieutenant Governor alongside Democratic Governor nominee Jocelyn Benson. During Michigan’s nominating convention, Brinks made clear she understands Democrats’ assignment this year:

    Addressing the audience after her official nomination, Brinks said another big goal for Democrats is building off of the party’s brief trifecta in 2023 and 2024, during which Democrats voted for reproductive and LGBTQ rights, pro-labor initiatives and clean energy policy.

    “I pledge to work every day to lower costs, to raise wages, and make Michigan a place where everyone can live and thrive,” Brinks said. “And I can’t wait to do it with another Democrat trifecta.”

    Arizona

    In Arizona, Governor Katie Hobbs leads a divided state, where both chambers of the legislature are controlled by Republicans (17-13 in the Senate and 33-27 in the House.) With Hobbs looking strong for reelection heading into November, the DLCC is targeting 17 races in Arizona “to flip the Arizona legislature from red to blue and establish a new Democratic trifecta.”

    While Republicans like to mock Democrats for investing yet again in a state where record spending to flip the state’s legislature blue in 2024 resulted in expanded Republican majorities that year, Democrats feel 2026 is different.

    One reason for this optimism: as in Pennsylvania, the map keeps expanding. After initially targeting 15 seats, last month, the DLCC added two more seats to the target list: Emilia Cortez in the Arizona House of Representatives for Legislative District 23 and Amelia Gallitano for the Arizona Senate in Legislative District 2.

    Per The Arizona Mirror:

    Cortez hopes to unseat GOP state Rep. Michele Peña, who two years ago received only 592 more votes than her Democratic seatmate Mariana Sandoval in a district that leans Democratic. Gallitano, meanwhile, is aiming to oust Republican state Sen. Shawnna Bolick in LD2. In 2024, Bolick beat her Democratic challenger by 3,700 votes, or roughly 3.6%.

    And as DLCC’s Williams told The Mirror, the stakes of a Democratic trifecta in the state are clear:

    “Arizona Democrats are within striking distance of flipping Arizona blue for the first time since the 1960s. The Arizona legislature is home to the nation’s most extreme MAGA Republicans, and Arizonans are sick of their state legislators chasing conspiracy theories and attacking their rights instead of focusing on the real issues.”

    “Flipping the legislature in Arizona will allow Democrats to drive the agenda for the first time since the civil rights era and will unlock incredible progress for Arizonans.”

    Arizona Democrats will need to flip 4 of the 11 targeted House seats, and 3 of the 6 targeted Senate seats to achieve a trifecta.

    Wisconsin

    In Wisconsin, Democrats have an uphill climb as they work to flip both chambers of the state legislature. Republicans currently hold a 3-seat majority in the state Senate and a 9-seat majority in the House, with Democrat David Crowley currently ahead in the race to succeed two-term Governor Tony Evers.

    After Governor Evers signed fair legislative maps in 2024, Democrats began to eat away at Republicans’ rigged legislative majorities in the 2024 cycle. This year, Democrats are looking to build on that progress.

    As the DLCC puts it:

    After over a decade of Republican control, 2026 is a historic opportunity to flip the Wisconsin legislature from red to blue. Competing on fair maps for the first time in over a decade in the 2024 election, Democrats gained ten Assembly seats and four Senate seats, putting the majority in both chambers within striking distance this cycle.

    The good news for Democrats is that in 2024, when they whittled the Republican majority from 22-10 to 18-15 under the new maps, only half the Senate seats were up for reelection. So, for the other half of the state Senate, 2026 will be the first cycle the new maps will be on the ballot. Out of the 17 Senate seats up, the DLCC is targeting five. Democrats will need to net just two to take the majority.

    On the other hand, every member of the 99-seat Wisconsin state Assembly, where Republicans hold a more solid majority, is up this year. To achieve control of that chamber, Democrats need to flip five seats.

    But many of those Republican Assemblymembers see the writing on the wall. Per The Daily Cardinal:

    Six Republican incumbents did not file for reelection in 2026 — including two of the most powerful Republicans in Wisconsin government: Assembly Speaker Robin Vos, R-Rochester, and Senate Majority Leader Devin LeMahieu, R-Oostburg.

    Their retirements are both an advantage to Democrats and a sign of Democrats’ momentum, according to Burden.

    “On the Republican side, there are quite a few who are just leaving elected political life,” Burden said. “That’s a sign that they sense their party’s in some trouble, and this is going to be a hard year.”

    In a recent interview, Ben Wikler explained why he’s optimistic that 2026 is the year of the Wisconsin Democratic trifecta.

    KAK: In your book, you said you think Wisconsin Democrats can score a trifecta this November … winning the governor’s race and both chambers of the Legislature. What makes you feel so confident?

    There’s, in a sense, an election happening at two levels in Wisconsin and across the country. One level is the people who follow the news, people who like to think about politics in their free time. … For those folks, there’s the real sense that we are in a moment of emergency across the country. … The other election is people who would rather never think about politics, and I totally get why that would be. So many people feel like the system is totally broken. They don’t believe what either party says. They’d rather not think about any of this stuff. They just want politics to stop interfering with the lives that they want to lead.

    And right now, both groups of voters … are aligned that this is not working, and we need a different path. That’s the Democratic coalition in 2026, and that’s the reason why I think that there really is a wind in the sails for Democrats.

    Other Crucial Fights For Power

    State legislative seats are not the only paths to Democratic trifectas. In Nevada, Alaska and Vermont, Democrats control both chambers of the state legislature under Republican Governors (in Alaska, Democrats’ legislative majorities are a result of majority multi-party coalitions.) If Democrats can win the governorship in those states (while maintaining those governing majorities), they could achieve trifectas there as well.

    Ironically, of the three, Alaska seems the most likely to flip in 2026, now that second-place finisher Tom Begich has dropped out and endorsed Jonathan Kreiss-Tomkins for the top spot.

    Larry Sabato’s Crystal Ball now rates that governor’s race a toss-up.

    Another goal of the DLCC’s effort to win state legislative seats is to expand power by limiting that of Republicans, particularly in states where Republicans have had legislative supermajorities.

    Take Iowa, where Democrats were able to break the GOP’s supermajority in the State Senate with special election wins last year.

    Per Stateline,

    Democrats hope to deprive Republicans of winning back that supermajority and to break the supermajority in the state House in November. It’s especially high stakes this cycle as polling has shown a very competitive race for governor, with Democratic State Auditor Rob Sand ahead of Republican Zach Lahn in some tracking.

    Depriving Republicans of a veto-proof supermajority would give a potential Democratic governor much more power, Weiner said. And the more Democrats gain, the more they can challenge the policies of the GOP, which has enjoyed control of both chambers and the governor’s office for the past decade.

    Democrats only need a net pick-up of one seat in the state House to deprive Republicans of a supermajority in that chamber.

    The story in North Carolina is similar.

    North Carolina Democrats are aiming to prevent a House Republican supermajority and break the Senate GOP supermajority — which would require flipping just one seat.

    Increasing their numbers in the legislature would greatly increase the power of Democratic Gov. Josh Stein, who has seen a dozen of his vetoes overridden by the GOP-controlled legislature.

    Across all these states, the trend is clear: a Republican trifecta at the federal level has led to an affordability crisis and unsustainable chaos in people’s lives. Across the political spectrum, voters understand that to undo the damage, it’s not enough to vote for Democrats at the federal level.

    With Trump in the presidency for two more years, only sustained Democratic state-based power, including trifectas in blue states and reduced GOP majorities in red states, will keep this radical Republican president in check until a new Democratic federal trifecta can be elected in two years.

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  • Federal judge blocks Trump’s latest attempt to restrict birthright citizenship

    Supreme court ruled in June against president’s earlier order to change citizenship rules for babies born in US

    A federal judge has temporarily blocked Donald Trump’s latest attempt to restrict birthright citizenship – the longstanding principle that all babies born in the US are guaranteed American citizenship.

    The decision came nearly a month after the president tried for a second time to limit via executive order which people born in the US can become American citizens. The supreme court ruled in late June that Trump’s previous sweeping order denying birthright citizenship to the children of undocumented immigrants or temporary visitors was unconstitutional.

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  • Excavation work on Trump’s towering, gilded arch to begin over next two weeks

    Project that critics say will disrupt historic sightlines in Washington DC is facing a lawsuit

    The Trump administration said on Thursday that excavation work will start over the next two weeks on the site where it plans to build a towering, gilded arch, a project that is facing a lawsuit and that critics say will disrupt historic sightlines in Washington DC.

    The proposed arch is one of several projects the Republican president is pursuing to leave his lasting imprint on Washington, including renaming and renovating the Kennedy Center, building a huge new White House ballroom, refurbishing the Lincoln Memorial reflecting pool and rebuilding a golf course in East Potomac Park that could significantly reduce the public’s access to running and biking paths.

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  • Hochul responds to Trump's reaction to her wearing hijab: 'I'll never apologize'

    New York Gov. Kathy Hochul shared President Donald Trump's response on X, writing, "I was a guest in a Muslim house of worship and showed respect for the people who welcomed me. That used to be standard in this country before you came along. I'll never apologize for treating people of any faith with dignity, no matter how Islamophobic you and your enablers are."
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  • 'Working hard to get the Arab Vote': Trump's hijab jab sends Hochul into a rage

    The governor of New York is lashing out at the president and accusing him of Islamophobia after he criticized her for wearing a hijab at a Muslim event.
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  • Soirée d'éducation populaire en soutien à la lutte contre le Canal Seine-Nord Europe - 17 septembre - 18h00

    L'atelier Architecture in a World on Fire travaille chaque année à mettre le savoir architectural au service d'une lutte en défense du vivant. Cette année nous travaillerons avec le collectif Méga Canal Non Merci qui tente de bloquer la construction d'un canal de 107 km de long et 54 m de large reliant la Seine aux ports d'Europe du Nord. Facilitant l'importation de l'agro-industrie, il requiert l'artificialisation de 3 200 hectares de terres dont 2500 de terres agricoles, le remuement de 74 millions de m³ de terre impactant 200 hectares de forêts, 240 hectares de zones humides et l'accaparement de 55 millions de m³ d'eau alors qu'un autre canal existe déjà et assure cette liaison et n'est utilisé qu'au quart de sa capacité.
    Max et Milo du collectif en lutte présenteront les enjeux et moyens d'action contre ce grand projet inutile imposé.
    Matthias Brissonnaud, architecte et doctorant, (LIAT ED 540 ENSA Paris-Malaquais) traitera des relations entre les infrastructures techniques territoriales et l'écocide en cours.

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  • Après la révolution #6 : Valeur - 16 septembre - 18h30

    Présentation du journal Après la révolution N°6 sur le thème de la Valeur, en présence d'auteur-ices et de membres du comité de rédaction d'ALR

    Un des apports du marxisme est d'avoir participé de montrer que la valeur économique d'une chose n'est pas une propriété mécanique d'un objet. Au contraire, cette valeur est instable, changeante, déterminée par des facteurs très divers selon qu'on considère notamment sa valeur d'usage ou sa valeur d'échange. Mais elle s'avère aussi être une conséquence des valeurs morales des personnes qui, dans une société de classe se sont accaparées la capacité de distribuer les richesses selon leur bon vouloir et de déterminer en quelque sorte la valeur de la valeur. C'est à l'actualité des réflexions sur la valeur et les valeurs que ce numéro d'Après la révolution est voué.

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  • Soirée concerts-cantine en soutien à des projets agricoles en Palestine (Cisjordanie occupée)

    Face à la colonisation, l'agriculture palestinienne est un véritable enjeu de résistance. Elle est une cible majeure des forces d'occupation sionistes (vol de matériel agricole, accaparement de l'eau et prix exorbitant de cette dernière, taxe très élevée sur les intrans, destruction des banques de semences, fermeture des syndicats agricoles, vols des terres et du bétail, interdiction du travail de la terre et de la pâture des animaux, entraînant des coûts de production très élevés, inabordable pour les populations. C'est parce qu'ils constituent un moyen d'autonomie et donc de résistance qu'il est nécessaire de soutenir les projets agricoles et paysans auto-organisés par les communautés.

    Face aux énormes moyens économiques et politiques alloués aux colons sionistes et à la répression sur des initiatives agricoles palestiniennes, la solidarité internationale est notre arme !

    Au programme :

    A partir de 19h : stands, infokiosques, vente de sérigraphies, cantine végane

    19h30 projection d'un moyen métrage réalisé durant la récolte des olives à l'automne 2025 en Cisjordanie occupée. Le film, réalisé par des camarades, donne la parole à des paysan.nes palestien.nes qui font face à l'apartheid et aux forces coloniales sionistes. Le film situe l'importance de l'agriculture dans la résistance et la lutte pour l'autonomie dans les territoires occupés. Discussion à l'issue de la projection

    21h : concerts
    Frambby rap (A75)
    Dr/ Kyle rap (69)
    Trans*port Publik queerpunk (BXL)
    No Self Metallic hardcore (31)

    LA ZONE, 18 rue du Mont, Saint Etienne (à côté de la GN)
    Adhésion prix libre
    PAF +/- 6 euros

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  • Noyer l'urgence dans l'urgence, intervenir pour que rien ne change

    Comme le travail médical et humanitaire, l'action sociale est de plus en plus confrontée à l' urgence, alors même que l' essence de sa mission d'écoute ou de lien social demande du temps. L'urgence lui impose une réponse rapide face au mal-logement, à l'asile, aux VSS, aux problèmes de santé ou au chômage. Plutôt que de faire taire ces crises qui sont autant de signes de ses défaillances, l'Etat semble préférer les assumer et organiser leur prise en charge, en co-gestion avec le monde associatif. Que cache cette intervention humanitaire providentielle ? Il faut moins y voir une tentative de l'Etat de s'améliorer en continu que d'évacuer les problèmes sociaux structurels en les traitant comme des urgences. Avec l'urgentisation du social, l'Etat a trouvé une manière de relativiser ses failles ; il les noie dans le spectacle du traitement de leurs effets. L'urgence apparaît domestiquée, acceptable et organisée par une gouvernementalité humanitaire s'étendant de l'Etat à l'associatif et alliant délicatement compassion et rationalisation, aide et condition, intégration et exclusion.

    NOYER LES CAUSES DANS LES SYMPTÔMES

    Pour l'Etat (et celleux qui souhaitent l'améliorer), reconnaître des urgences comme le sans-abrisme, le chômage, l'accueil des exilé-es, les violences faites aux femmes ou aux personnes LGBT+ permet de déplacer l'attention des causes vers les symptômes de l'urgence. Plusieurs tactiques de décentrage et donc de déresponsabilisation sont alors à l'oeuvre :

    1.SPECTACULARISER

    La mise en spectacle de la violence et de la prise en charge des inégalités et des crises sociales occultent leurs origines que sont le travail, le capitalisme, l'Etat ou ses frontières. Elle permet de répondre à quelques situations - souvent médiatisées comme le plan Grand froid à Paris ou l'accueil massif de migrant-es ukrainien-nes - plutôt qu'à toutes. Lâcher du lest par-çi par-là, pour mieux régner sur la totalité. Conjointement, la mise en urgence d'un sujet laisse induire qu'il est possible de sortir de l'impuissance : de la crise peuvent émerger des victoires. Il ne s'agira jamais d'augmenter réellement nos libertés mais d'insertions professionnelles, de régularisations ou d'indemnisations. L'aide d'urgence permet de digérer les revendications sociales, de légitimer l'intervention institutionnelle et de perpétuer l'illusion de la prise en charge de nos besoins. Une stratégie reprise souvent inconsciemment par les cadres associatifs et autres gestionnaires de l'urgence pour éviter la délicate perspective de la transformation radicale de la société, peu propice aux dons, aux subventions ou aux votes.

    2. INDIVIDUALISER

    Le décor une fois posé, le décentrage de la cause vers le symptôme s'opère ensuite en ignorant les origines structurelles et les rapports de domination pour préférer individualiser et moraliser leur responsabilité. Du côté des pouvoirs publics, c'est par exemple la critique de travailleurs sociaux maltraitants plutôt que celle d'un travail qui rend violent ou encore, d'hommes errants menaçants plutôt que l'abolition des frontières qui précarisent. Du côté des associations, une exclusion de certains individus violents de leurs dispositifs d'aide, une moralisation de la question politique avec des bons et mauvais points militants ou une concentration de la critique sur des “grands méchants” (Bardella, Bolloré, etc.), bien plus fédératrice qu'une critique de la démocratie et de son travail, de la gauche, de ses centres de rétention administrative (créés par Mitterand) et de ses frontières.

    3.TRANSFORMER EN DÉRIVE... OU NORMALISER

    Puis quand un rapport systémique de domination n'est plus ignorable ou que la défense se complique, la stratégie du pouvoir peut être d'en reconnaître la dimension structurelle tout en la traitant comme crise et dérive, donc en l'évacuant aussitôt comme un “dysfonctionnement” corrigeable. La diversion vers les “dérives” s'accompagne de nouvelles explications, bien loin de leur radicalité première, et de mesures dont l'objectif n'est pas un changement de structure, mais d'un retour à la normalité. La pirouette fait céder du terrain mais seulement pour un temps. Ainsi, les causes de la misère des SDFs sont souvent naturalisées comme une fatalité (quand elles ne sont pas attribuées à ces mêmes individus), comme une externalité négative malheureuse d'un système capitaliste imparfait mais “le moins pire qu'on ait”, ce qui permet alors d'évincer toute critique du travail ou du capital qui pourtant les met à la rue. Plutôt que de viser la transformation de la société ou la sortie du capitalisme, on cherchera à réduire et à contenir les violences familiales, les cercles vicieux de l'alcoolisme ou les imperfections du marché du travail, en renversant ces symptômes comme des causes premières de nos urgences. Quand l'Etat parle de problèmes managériaux, de plans d'investissements à mener, de santé mentale ou de perte de sens à corriger, le monde associatif peut lui revendiquer un manque de moyens à combler (pour continuer de faire plus ou moins la même chose, toujours en moins pire) ou pointer du doigt un manquement au droit, ce même droit qui structure et légitime par ailleurs les dominations de l'Etat et de sa justice. L'associatif cherchera souvent plus à en corriger les “abus” qu'à dépasser leurs structures. On chantera “un toit c'est un droit” et conclurons nos manifestations après des mises-à-l'abri ou des régularisations, aussi temporaires que cycliques. Comme si les rafles de personnes exilées, leurs encampements et leurs refoulements aux frontières de l'Europe n'étaient que des dérives. On scandera “Vérité et justice”, comme si les meurtres policiers n'étaient que des bavures à faire reconnaître par la Justice, que le droit était du côté de l'émancipation, que deux siècles de démocratie capitaliste étaient réformables.

    4.NOYER LE TOUT DANS LE TOUT

    Enfin, le décentrement de la cause vers le symptôme s'achève en noyant l'urgence dans l'urgence, en la multipliant de telle façon qu'il n'y en ai plus vraiment, ou que l'on s'y habitue. Pour bien laver son linge, il suffit de le mélanger et de laisser tourner la machine. Gérer l'urgence c'est en faire non plus une temporalité extraordinaire, mais la modalité normalisée de l'action, sociale ou humanitaire. Saturer l'espace public de crises concurrentes aux effets spectaculaires, les multiplier et les traiter avec la même énergie jusqu'à ce que cette importance de tout ne veuille plus rien dire. Une urgence de tout qui s'auto-institue, s'autonomise et s'annule dans un même geste.

    L'urgence sidère par la gravité et le spectaculaire de ses symptômes : des violences s'exercent, des campements sont érigés, des situations dégénèrent, des gens meurent. La dramatisation et le lexique guerrier soutiennent alors leur gravité, que ce soit pour affronter le coronavirus, le chômage ou le terrorisme ou en parlant de “crises migratoires”. A la “War on drugs” américaine, Darmanin renchérit par la “Bataille de Stalingrad“. L'information nous vient par l'image qui clive ou qui fédère, toujours autour d'affects et d'indignations universelles comme la souffrance ou les Droits de l'Homme, inlassablement récupérés par les pouvoirs en place qui se placent en pompiers de leur propre incendie. Sidérante, l'urgence émeut et indigne autant qu'elle paralyse et immobilise ; elle pousse soit à la tétanie, soit à l'action immédiate de palliation, à la panique, aux pulsions conservatrices et aux réflexes humanitaires, pour le moins pire plutôt que contre le tout.

    Tout comme la surinformation désinforme, l'empilement des crises produit une concurrence des urgences qui empêche toute politisation globale des problèmes. Ce que l'on attendait hier de l'avenir et des grands projets révolutionnaires semble davantage exigé dans le présent, heureuse nouvelle s'il était moins un présent de la résignation, du moins pire et de la réforme qu'un présent de l'expérimentation de la liberté et de la révolte. Irrémédiablement, la réponse à tous ces problèmes est un Etat plus fort et plus progressiste, appelé de nos voeux à chaque élection. Ou de nouvelles personnes providentielles comme a pu l'être Emmanuel Grégoire et tant d'autres, auto-proclamé pourfendeur des violences faites aux enfants et du sans-abrisme. C'est lui qui, lorsque le sujet des SDF reviendra chaque hiver comme une urgence, déclenchera des “plans Grand Froid” alors qu'iels seront expulsé-es et mourront dans la rue le reste de l'année.

    SAUVER POUR NE RIEN CHANGER

    Cette temporalité cyclique de l'urgence sociale traduit une politique de la pitié qui se déclenche surtout à l'approche du pire, donc généralement de la mort. Pour faire objet d'indignation consensuelle dans l'opinion publique, la mortalité doit être spectaculaire et imminente : noyade en Méditerranée, enfants à Gaza, victimes du SIDA ou mort-es dans la rue. Contrairement aux rêves droitsdel'hommistes, l'urgence n'est jamais universelle, traitée de manière inconditionnelle. Elle dépend d'une reconnaissance politique, en réaction à une situation dramatique ou par anticipation de son aggravation potentielle. Toujours a postériori, par calcul du nombre de morts acceptables. Comme si la mort n'était inacceptable que dans certaines situations d'injustice, celles où les victimes ne méritaient vraiment pas leur situation. Comme si la mort constituait l'ultime et unique garde-fou moral capable de contraindre à l'intervention, la seule chose contre laquelle l'opinion publique peut encore s'indigner, à ceci près que toutes les morts ne semblent pas se valoir. En outre, ce n'est même plus tant le décès d'une personne sans-abri qui émeut en tant que telle mais l'espace que son événement occupe dans l'actualité, la politique se faisant plus que jamais celle de l'émotion.

    À l'instrumentalisation de la compassion par les politiques publiques et caritatives qui invitent au secours plutôt qu'à la révolte s'ajoute un répertoire d'actions lié au sauvetage par l'intégration. La morale humanitaire semble indiquer de prendre soin des individus, sufisamment pour les sauver de la mort et maintenir leur capacité productive mais suffisamment peu afin d'éviter l'émergence d'autres possibles. Les mettre à l'abri aux quatres coins de la France dans des hébergements d'urgence éphémères pour les isoler et tuer leurs luttes. Atténuer la souffrance pour ne rien changer, parler d'exclusion pour ne pas parler d'inégalités, de racisme ou de pauvreté, parler d'inégalités, de racisme ou de pauvreté pour ne pas parler du capitalisme ou du travail. Individualiser les malheurs plutôt que les penser en termes de dominations, parler de traumas à soigner plutôt qu'interroger leurs origines, montrer de la compassion face aux souffrances plutôt que d'interroger la justice de l'Etat et des organisations qui s'y réfèrent. La lutte pour l'autonomie et la liberté s'effacent devant le langage humanitaire des pouvoirs publics.

    Cette dépolitisation par l'urgence est entretenue en bout de chaîne par nos organisations militantes qui pour vivre ou se faire connaître jouent le jeu de la spécialisation des crises et des politiques publiques en investissant une “cause” comme l'enfance, les VSS ou le sans-abrisme. Etat, partis ou associations traitent chaque cause d'urgence au cas par cas, occultant leurs origines systémiques liées à l'organisation du travail, aux rapports de domination, à la captation des richesses ou l'organisation de la dépendance économique qui peuvent expliquer chacune de ces urgences. Puisqu'aller plus loin dans la critique signerait la fin de leurs financements, de leur légitimité voire de leur existence, les associations et organisations militantes se contentent généralement d'un plaidoyer de réforme et en appellent finalement toujours à un capitalisme plus inclusif plutôt qu'à son renversement. Automatic word wrap
    La faim, le mal-logement et les différentes violences sociales sont pourtant les résultats du capitalisme. Ce qu'il y a derrière ces urgences, ce sont des écarts répétés et grandissants entre le revenu et le coût de la vie, du surendettement, des expulsions de plus en plus fréquentes et d'autres processus anti-sociaux et inégalitaires nourris par l'Etat, son monde économique, sa démocratie et ses organisations “gestionnaires malgré elles”.

    NORMALISER L'URGENCE, LÉGITIMER L'INTERVENTION

    En inscrivant les souffrances sociales comme dérives à soigner, l'Etat et les pouvoirs associatifs justifient ainsi mieux leur propre intervention. L'Etat efface non seulement sa responsabilité à la source mais s'auto-institue dans le même mouvement comme seul calmant légitime. En bon gestionnaire de sa propre crise, ses plans contre les VSS, ses aides sociales et autres fumisteries rejouées à chaque élection légitiment son existence ainsi que celle de ses différents acteurs de la gestion de l'urgence, qu'ils soient politiques, humanitaires, ingénieurs ou militaires. Normalisée, l'urgence est renversée et récupérée comme élément de pacification : il ne s'agit plus de lutter mais d'être solidaires, ensemble pour le moins pire.

    C'est la nature même de l'Etat, qui quand il ne peut pas se trouver d'ennemis extérieurs pour fédérer autour de guerres, doit se tourner vers des ennemis intérieurs à expulser ou des urgences à pallier. La crise justifie la mise en place de moyens extraordinaires comme les camps, les statuts administratifs précaires, les centres de rétention ou de nouvelles formes de dépendance (plans de régularisation, aides sociales etc) qui sont autant d'outils de pacification sociale. Une intervention naturalisée, non questionnable et même souhaitée : il en va de la survie des gens !

    Pendant l'état d'urgence sanitaire lié au Covid-19, la police a pu punir sans passer par un juge grâce à l'usage massif d'amendes forfaitaires, qui ont particulièrement été appliquées dans les quartiers pour les maintenir dociles. À Paris, des formations et des assermentations express ont été données aux services de sécurité des bailleurs sociaux (le Groupement parisien inter-bailleurs de surveillance) pour permettre aux gardiens de patrouiller dans les résidences HLM, dresser des procès-verbaux face aux “incivilités” et faire respecter les mesures de confinement. Les exceptions du droit d'un Etat d'urgence permanent. Dans le même mouvement, l'intervention associative prend tout son sens. Par la gestion des urgences, la question sociale cesse d'être pensée en termes de rapports de classe ou d'affinités révolutionnaires pour être fragmentée en bénévoles “soutiens”, salarié-es expert-es et “publics” bénéficiaires, selon le vocable symbole de cette asceptisation et victimisation des luttes. Là où émergeaient les idées d'entraide, de conflictualité ou d'autonomie populaire apparaissent subventions, expertise, prévention, accompagnement, évaluation et partenariats. Distribution alimentaire sans espace politique, atelier CV plutôt qu'organisation collective, participation symbolique des “premier-es concerné-es” ou communication humanitaire basée sur des témoignages plus que sur des ouvertures d'espaces autonomes…

    On nous soutiendra que ces compromissions ou que l'aide à l'intégration (par le travail et les papiers) avant la révolution vient des “premier·es concerné·es”, alors que tout est fait dans la société et dans les organisations d'aide d'urgence pour que les plus précaires n'aient ni le temps ni l'espace de demander autre chose que l'aide humanitaire. Et que nous, “soutiens”, travaillions - potentiellement salaire à la clé - à réparer des symptômes qui donnent du sens à notre militance. C'est ainsi tout un système de représentation de nos besoins qui est validé sous couvert d'humanisme, occultant d'autres perspectives d'entraide, de questionnement, de collectivisation et d'autonomie. L'organisation de l'urgence agit ici comme extension de la démocratie représentative qui nous prive de nos moyens d'organisation et de subsistance. Ce sont nos cadres étatiques ou sociaux qui décrètent nos urgences et débloquent nos aides, ou nous-mêmes qui finissons par devenir nos propres cadres, que ce soit par quête de sens, par croyance de pouvoir faire mieux de l'intérieur ou par “nécessité”.

    Ces renversements remplacent la défense conflictuelle de l'infinité de nos désirs par l'écoute, la médiation et la réparation de nos problèmes. Plutôt que de produire une critique de l'Etat, de nouvelles formes d'entraide ou de renoncement au travail, l'énergie militante est captée par le travail social, qui individualise et psychologise les problèmes. L'urgence substitue l'entraide qualitative par l'aide quantitative : les bon·nes gestionnaires évaluent, essayent de faire le plus avec le moins et rationnalisent les rapports sociaux dans ces espaces. Autrement dit : le conflit devient souffrance et la politique se dévoile pour ce qu'elle est : prise en charge. Il ne nous reste alors plus qu'à soigner les symptômes et à manifester quelques joyeux dimanches, pour dénoncer quelques dérives.

    Adossée aux logiques de marchandisation à l'oeuvre dans le secteur associatif, l'urgence justifie la privatisation de la protection sociale : mutuelles et assurances privées pour les « inclu·es », associations caritatives pour les « exclu·es ». Cette confiscation de l'aide nous dépossède de notre responsabilité, l'aide est déléguée à des professionnel·les de l'urgence qui la cadrent et la régulent pendant que la solidarité devient un délit si l'on accueille des sans-papiers. C'est aussi l'urgence et ses aides qui justifient les interventions militaro-humanitaires à l'étranger, sous couvert de droit international, de neutralité ou du droit d'ingérence. L'expertise et l'aide d'urgence légitiment des “guerres justes” correctement menées ou des génocides encadrés par couloirs humanitaires. C'est l'urgence qui a justifié les plein pouvoirs accordés à Hugo Chavèz pour gérer les pluies et coulées de boue de 1999 et organiser la militarisation qui s'en est suivie. En France, c'est l'urgence terroriste de 2015 qui a pavé la voie des lois de surveillance et de répression policière ou des hausses de dépenses militaires. Le droit de l'état d'urgence et les dispositifs de surveillance anti-terroriste se sont depuis plus que jamais immiscés dans le droit des étrangers. A Mayotte comme en Guyane, l'état d'urgence a servi de prétexte pour intensifier les opérations de contrôle des frontières et de la régularité du séjour des individus. C'est aussi l'extension de l'Etat d'urgence anti-terroriste qui a permis de faciliter le démantèlement de la “jungle” de Calais, expulsée en trois jours début 2016. Avant de justifier l'expulsion, l'état d'urgence et la menace terroriste ont d'abord été utilisés pour sécuriser la frontière en érigeant une clôture de 4m de haut le long du port de Calais et différents dispositifs de clôtures, de vidéo-surveillance, de détection infrarouge et de lumières pour empêcher le passage par l'Eurotunnel. L'état d'urgence a ici servi à dissuader les tentatives de passage et s'est ensuite étendu à l'interdiction de différentes manifestations sous prétexte que les autorités ne disposaient pas des moyens nécessaires pour en assurer la sécurité. L'état d'urgence semble tendre vers sa permanence, il justifie l'exception au droit qui encadre sa gestion par ailleurs. Le droit n'a jamais limité l'Etat, il en est son langage le plus efficace. Dans le régime de l'urgence, le droit devient même performatif et se soumet au politique qui s'autonomise : quand Macron a annoncé le confinement et le pass sanitaire, la base légale était encore floue et le pays a immédiatement appliqué la mesure. La politique humanitaire prônera toujours l'exception comme méthode de gouvernement : le pouvoir agit au nom de l'urgence pour devancer le droit et préserver l'ordre existant.

    L'URGENCE EST LÀ, LA CRITIQUE ATTENDRA

    Noyer l'urgence dans l'urgence ne consiste pas seulement à multiplier les crises et à brouiller les causes dans le traitement de leurs symptômes, mais aussi à organiser un régime d'action et d'instantanéité dans lequel tout doit être traité immédiatement, contre le temps de la critique. Tout comme la satisfaction immédiate de nos désirs par la consommation nous empêche d'accéder à d'autres désirs, le régime de l'urgence devient une forme de gouvernance. Il impose un tempo qui légitime la confiscation du pouvoir ou le maintien d'espaces politiques descendants qui brident les velléités subversives et dé-radicalisent les discussions. Les pouvoirs publics comme le milieu associatif se montrent particulièrement créatifs en la matière.

    Le spectacle de la crise et de l'urgence provoque en effet souvent soit sidération et immobilisme face aux crises, soit un besoin irrépressible de résolution immédiate de ces symptômes, que ce soit pour trouver du sens dans l'absurde ou pour que la violence ne reste pas aux portes de notre confort. Réorientée vers la réaction immédiate — pétitions, indignations, bénévolat par ci par là, campagnes rapides — l'énergie critique s'attaque aux effets visibles et spectaculaires — la crise écologique, sociale ou le fachisme — ainsi qu'au pouvoir en place ou à venir et ne s'étend rarement à une critique plus large des structures qui rendent possibles et permanentes ces dominations, comme le pouvoir en tant que tel ou les formes acceptables du capitalisme, qu'elles soient démocratiques ou humanitaires. Car ces structures nous font vivre et sont désirées par beaucoup, ou constituent des repères moraux et militants d'où peuvent partir des luttes et des espoirs. Car toute critique d'un au-delà de l'immédiat à gérer devient idéologique et indécente lorsque des vies sont en jeu (et que des salaires dépendent des dons et de la popularité de l'association). La critique associative ne concerne peu les conditions de production de l'urgence elle-même, ni les dispositifs qui la rendent permanente, ni l'organisation politique d'une attention saturée, fragmentée, où chaque problème est immédiatement remplacé par un autre.

    Sans finalité autre que la suspension de l'urgence pour un temps, nos actions de manifestation, de maraudes ou d'hébergement d'urgence deviennent alors des fins en soi, des objets de luttes qui se suffisent à eux-mêmes et reviennent en boucle. La réalisation de nos missions d'urgence étant déjà si difficile au vu des conditions allouées par l'Etat - et acceptées par les associations qui en vivent - que l'essentiel de notre temps va au soulagement de la crise plutôt qu'à son dépassement. Il n'y a ni temps ni moyen pour la création d'espaces nouveaux d'auto-détermination. Les espaces de solidarité associative et les luttes sociales pourraient pourtant être intéressants au vu des situations politiques qu'ils génèrent, peut-être s'ils étaient davantage chargés d'autonomie et d'horizons inconnus plutôt que d'être pilotés par la classe d'encadrement associative. Fatalement, nos revendications sont souvent défensives et s'arrêtent à la défense des droits, à l'intégration par le travail ou aux demandes de prises en charge, à l'optimisation des symptômes donc. La gauche sous ses formes partisanes ou associatives s'est spécialisée dans l'intégration de la critique sociale et révolutionnaire pour la rendre “réaliste” et donc réformiste et inaudible. Un fatalisme justifié par un “pragmatisme” stratégique qui commanderait d'avancer victoire par victoire, quitte à tourner en rond pendant des décennies. Opposant des catégories d'individus entre elles, nourrissant le capital en main d'oeuvre et suppliant l'intervention de l'Etat, ces luttes pour défendre nos droits nous condamnent à la réforme et au statu quo, gagne-pain de la gauche et terreau de l'extrême-droite pourtant combattue, quand elles ne sont pas rattachées à des critiques et perspectives révolutionnaires de transformation totale de la société.

    Dans le travail médical, la crise du Covid a par exemple montré que les débats de lutte se concentraient sur la gestion quotidienne (hôpitaux, restrictions, chiffres) tandis que les questions structurelles — sous-financement chronique des systèmes de santé, dépendance industrielle, choix politiques antérieurs — passaient au second plan ou devenaient inaudibles, car “moins urgentes”. Pire, elles étaient liées à des défaillances de l'Etat plutôt qu'à son existence en tant que telle.

    Dans le travail social ou humanitaire, la lutte pour les droits suspend souvent la critique de l'organisation et donc de la représentation de nos besoins. L'heure n'est jamais au débat sur nos pratiques, ni à la “grandiloquente révolution pour bourgeois idéalistes”, mais à la résolution de l'urgent par l'action. Entendons par là distribution alimentaire, envois de CV, cours de français et autres prestations d'accès aux droits. Entendons par là les droits de bien s'intégrer à la nation, au travail, à la langue française et de rentrer dans le rang. Les acteurs de l'urgence ont naturalisé le turnover de leurs salariés comme une évidence en temps contraint. Ce turnover entrave toute critique interne, comme au Samu Social, connu pour désespérer et changer d'opérateurs téléphoniques du 115 tous les trois mois.

    Si la dimension intrinsèquement présentéiste de l'urgence bride la critique, elle organise de la même manière le deuil de nos idéaux. Autant survalorisée qu'humanitarisée, l'action est vidée de tout horizon libertaire et autonomisant. Antidote à l'incertitude, l'action sociale ou humanitaire ressemble à une fuite en avant. Elle répond à nos crises de sens avec des petites victoires concrètes du quotidien et emporte nos idéaux radicaux et autonomes dans ses prises en charge, ses régularisations et ses sourires. Chez les caritatifs co-gestionnaires de l'urgence, il apparaît vite vain de s'attaquer à ces causes de la boucle de l'urgence, trop multiples, profondes, aux responsabilités diluées et trop politiques, clivantes et par la même occasion peu propices aux dons. Et puis, on ne dévore pas la main de l'Etat qui nous nourrit, sinon on ne pourrait plus opérer, et si on existe plus qui s'occupera de la misère ?

    DÉPASSER LE GOUVERNEMENT HUMANITAIRE

    Quand le gouvernement s'humanitarise, l'humanitaire se gouvernementalise dans un même geste. Les années 80 ont marqué le passage d'un pouvoir disciplinaire brutal à une gouvernementalité plus thérapeutique, compassionnelle, humanitaire. La création du Secrétariat à l'action humanitaire par Chirac marquera la fusion humanitaire et sécuritaire d'un ensemble d'institutions étatiques et associatives que Didier Fassin qualifie de “gouvernement humanitaire”. Plus que jamais, la solidarité s'est professionnalisée et les politiques sociales et humanitaires sont devenues des technologies de gouvernement adaptées au capitalisme néolibéral. Comme Chirac et son Samu Social, les gouvernements de droite comme de gauche investissent le social et l'humanitaire avec le monde associatif. Gestion des camps, assistance médico-sociale, maraudes, hébergements d'urgence, insertion professionnelle… Ce qui relève de l'aide d'urgence est intégré à une normalité compressée et rationalisée pour coller au tempo de la crise permanente. La souffrance sociale hier ignorée est désormais un objet majeur des politiques publiques qui cherchent à réduire la “fracture sociale” pour réintégrer certain·es “exclu·es” dans la société et son travail. Une manière de contenir la colère en s'attaquant aux symptômes de l'urgence sociale plutôt qu'à ses racines. La souffrance des exclu-es indésirables sera elle invisibilisée et empêchée de se transformer en luttes, par précarisation organisée, répression sur leurs lieux de survie, éclatement des communautés de lutte ou récupérations gauchistes et prises en charge de pacification. Le politique administre les affects, les traumatismes, les comportements ; il abandonne pour de bon la transformation des structures sociales et légitime sa violence par la protection des vulnérables.

    Par l'aide sociale et d'urgence, il ne s'est jamais agi que de donner une contrepartie sociale aux grandes dynamiques néolibérales de privatisation du pays. Défendre l'inclusion sociale pour diviser bons et mauvais-es immigré-es. Combattre la résistance des citoyen-nes à la nation et au travail. Combattre l'exclusion sociale jusqu'à en faire une fin en soi, coquille vide dépouillée de toute autre velléité, sans remonter à sa source. En témoignera le Pacte parisien de lutte contre l'exclusion et sa Nuit de la Solidarité, outil de communication solidaire de la ville de Paris pour continuer par ailleurs sa politique de spéculation immobilière, d'expulsion et de traque des sans-papiers. Promettre des avantages (aides, régularisations) à certain-es pour casser les luttes. Faire plonger les associations dans le piège subventionné de la défense des acquis sociaux et de l'intégration par la langue ou le travail. Montrer patte blanche, digérer nos colères, agiter la peur de l'extrême-droite. Faire oublier la critique de la démocratie et continuer plus sereinement notre exploitation. L'urgence sociale est ainsi renversée comme délai supplémentaire que nos démocraties s'accordent pour oblitérer leurs failles fondamentales, nous occuper à traiter nos problèmes sociaux comme des dérives et repousser toujours plus nos révoltes. Par l'action et la victoire, l'aide d'urgence donne du sens à notre misère militante. Elle sépare nos luttes en causes spécialisées (climat, violences policières, inégalités, conflits internationaux), occulte ce qui les unit et nous pousse à formuler des revendications thématiques plutôt qu'à tout refuser.

    Les associations humanitaires souvent en lutte contre les politiques de l'Etat tentent de tendre vers un au-delà du simple soulagement des urgences, en alliant pansement humanitaire nécessaire et plaidoyer structurel de long terme. Mais leur régime d'urgence, leur dépendance au financement et leurs horizons politiques étatistes bloquent leurs militant-es dans une charité désautonomisante et dans des rapports de luttes réformistes. Certain-es préfèreront le moins pire à l'idéal et en feront une religion nommée social-démocratie. D'autres sortiront la tête de l'urgence humanitaire et de la réforme. Iels continueront peut-être de panser des plaies mais passeront de l'aide à l'entraide et s'essayeront à la création d'espaces d'auto-détermination. Au-delà du symptôme et de l'humanitaire, iels chercheront plutôt à porter des coups matériels et discursifs à la racine, au capital, au travail, aux frontières, à la démocratie, aux prisons, aux solutions de l'Etat et à tout ce qui nous fait tourner en rond. Par le bas, de tous les côtés, sans représentation ni organisation qui définit nos urgences.

    Wilden - TERRAIN VAGUE

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