Quand ?
Le 3 septembre de 18h à 20h
Où ?
Le 37bis 37 bis, rue des Trois Bornes, 75011, Paris
Le Syndicat Unifié du Bâtiment de la Confédération Nationale du Travail invite tous les travailleurs et travailleuses du :
- Bâtiment,
- Des Travaux Publics,
- Du Bois,
- De l'Ameublement,
- Des Matériaux de construction,
- Du Logement,
- De l'Equipement,
- Du Paysage,
- De l'Ecologie,
- ...
En formation, en activité ou à la retraite,
Syndiqués (à la CNT ou ailleurs) ou non-syndiqués,
A venir prendre l'apéro, ce jeudi 3 septembre, au 37 bis, rue des 3 Bornes (75011).
Quand ?
Le 12 septembre de 15h à 17h
Où ?
Dans le cadre des rencontres de la SUB'OOKS, venez rencontrer Mathias LEJOSNE & Yannick ORVEILLON, pour la présentation de leur BD : "Le poulpe noir, une histoire du capitalisme".
- Une BD qui retrace l'histoire du capitalisme du Moyen Âge à nos jours
- Un équilibre maîtrisé entre rigueur scientifique, vulgarisation et humour
- Un dessin en noir et blanc, d'inspiration franco-belge, qui allie clarté et précision historique
- Un dessinateur à la notoriété montante, illustrateur du récent Llibertat (Marabulles, janvier 2026)
Pourquoi le capitalisme domine-t-il le monde ? A-t-il toujours existé ? Quels liens entretient-il avec la démocratie, le racisme, le patriarcat ou la crise écologique ?
Pour répondre à ces questions, un poulpe érudit entraîne deux adolescents à travers l'histoire du capitalisme, de sa naissance à aujourd'hui. Au fil des pages se croisent de nombreux penseurs et penseuses, parmi lesquels Adam Smith, Karl Polanyi, Silvia Federici, Naomi Klein, Johann Chapoutot ou encore Monique Pinçon-Charlot.
Le Syndicat Unifié du Bâtiment de la CNT, vous invite à venir fortement en débattre.
Quand ?
Le 9 septembre à 20h
Où ?
Le Genre Urbain Rue de Belleville 75020 Paris
Irénée Régnauld présente "La sommation technologique" mercredi 9 septembre 2026 à 20h à la librairie Le genre urbain (60, rue de Belleville, 75020 Paris).
Quand ?
Le 16 septembre à 19h30
Où ?
Cirque Electrique Place du Maquis du Vercors 75020 Paris
Rencontre « Comment se défendre en de sombres temps ? Renouer avec l'héritage de la défense de rupture » entre Elsa Marcel et Françoise Vergès mercredi 16 septembre 2026 à 19h30 au Cirque électrique (Place du Maquis du Vercors, 75020 Paris), en partenariat avec la librairie Planète Io.
Quand ?
Le 30 août de 11h à 16h
Où ?
Chemin de la Justice Chemin de la Justice, 95500, Gonesse, France
Après un été aux multiples canicules et aux conséquences catastrophiques pour le vivant et l'environnement, nous vous proposons, comme chaque dernier dimanche du mois, de nous retrouver sur le Triangle pour apprécier la fraîcheur du site.
C'est aussi l'occasion pour celles et ceux qui ne sont pas encore venu·es, de découvrir le beau paysage des terres agricoles du Triangle et de passer un moment convivial avec les militant·es qui le défendent, et qui sont heureuses à cette occasion de créer de nouveaux liens !
Déroulé de la journée :
– 11h rendez-vous directement sur le lieu (voir ci-dessous), installation du barnum pour le pique-nique ;
– 12h30 pique-nique « auberge espagnole », si vous le souhaitez vous pouvez apporter vos plats et boissons préférées à partager ;
– 14h réunion d'information et de débat sur la situation de la lutte : une demande de permis de construire la cité scolaire est entre les mains du Maire de Gonesse, une réunion publique doit être organisée le 8 octobre à la demande de la Région à Gonesse, les récents « arrêtés d'aménager » du préfet, préparation des prochaines rencontres, etc... Ce sera aussi la préparation de l'évènement du dimanche 27 septembre sur le Triangle : les balades naturalistes, les ateliers de décoration des tuniques, la table ronde, les interventions politiques, la chaîne humaine autour de la ferme...
Voir le dernier Echo du Triangle de juillet 2026
En espérant vous voir nombreuses et nombreux pour cette ZADimanche de rentrée
Pour accéder à la ZADimanche :
Lieu de la ZADimanche - accessible en voiture : Coordonnées GPS : 48.9777561N, 2.4732594E
Voir l'itinéraire pour le dernier kilomètre par le chemin de la Justice ici
Accès transports en commun :
– RER D, arrêt [Villiers-le-Bel - Gonesse - Arnouville] (20' depuis Gare du Nord), puis prendre le bus 20 (tête de ligne) ici - arrêt facultatif à demander au machiniste [Patte d'Oie] - Marcher le dernier kilomètre par le chemin de la Justice ;
– RER B, arrêt [Parc des Expositions] (20' depuis Gare du Nord), puis prendre le bus 20 (tête de ligne) - arrêt facultatif à demander au machiniste [Patte d'Oie] - Marcher le dernier kilomètre par le chemin de la Justice.
Proposition d'itinéraire vélo depuis la porte de La Villette : suivre Le Croult entre les points 12 et 13 ; pour le retour prendre la rue de Paris dans Gonesse.
Si vous êtes perdu·es et proche de l'arrivée : 06 76 90 11 62
anarchistnews.org / samedi 22 août 2026
Tôt dans la matinée du jeudi 6 août, les locaux de Barr Engineering, à Duluth (dans l’État du Minnesota), ont été infiltrés, saccagés et dévastés.
Barr Engineering est une bande de lèche-bottes de l’industrie extractive, qui permet aux entreprises de faire fortune en nuisant à la planète, tout en mettant en scène un spectacle de « réparation » quand les dégâts sont trop visibles aux yeux du grand public.
Barr Engineering est l’énième mince couche de vert sur certaines des grandes entreprises les plus scandaleusement green-washées, comme Enbridge et Rio Tinto. Comme si cosigner cette destruction ne suffisait pas, en plus ils sont nuls dans leur travail. Ils ont aggravé les problèmes dus aux fuites et recouvert de béton les nappes phréatiques endommagées tout au long du projet de [rénovation de l’oléoduc] Ligne 3 d’Enbridge et ils continuent de se focaliser sur des détails quant aux dégâts causés par le projet de [rénovation de l’oléoduc] Ligne 5, qu’Enbridge construit actuellement dans le Wisconsin et le Michigan.
En guise de punition, nous avons fait LA CHOSE LA PLUS COOL DE TOUS LES TEMPS :
nous sommes entré.es par une fenêtre, avons assemblé des engins incendiaires dans leurs bureaux et avons espéré que les choses se passent au mieux. Mais nous nous sommes aussi préparé.es au pire (défaillance des engins, système anti-incendie, etc.), du coup, avant de partir, nous avons anéanti à coups de marteaux tout ce que nous avons pu, de leur technologie sophistiquée, de leurs outils rutilants et de leurs vitres.
Si la terre qui TE tient à cœur a été livrée à la merci d’un centre de données, d’une mine ou d’un oléoduc, sache que ces projets sinistres ont été conçus dans des bureaux fragiles et inflammables, tout comme ceux de Barr, et fais-en LA CHOSE LA PLUS COOL DE TOUS LES TEMPS.
Source : Le Courrier des Balkans - Balkans
PAS DE CONGRÈS POUR LE RN !
Les 24 et 25 octobre, le RN prévoit son congrès à Orléans, avec son meeting de lancement de campagne le 25. Des bus partiront de partout en France pour une démonstration de force du premier parti fasciste de France.
A chaque fois que le FN/RN remporte des victoires médiatiques ou politiques, il se normalise comme force politique et ses idées gagnent du terrain, en témoigne la loi "permis de tuer" pour la police et gendarmerie votée cet été. Ce parti alimente surtout la violence raciste, comme en juin dernier, dans une discothèque à Rodez, où on a entendu : « Marine au pouvoir, les Arabes à l'abattoir. »
Face aux dangers du fascisme, notre réponse doit être déterminée et massive.
Les manifestations qui ont eu lieu en juillet contre le congrès de l'AfD, parti fasciste allemand, ont rassemblé 20000 manifestant.e.s et doivent nous donner confiance : partout dans le monde, nous sommes la majorité ! Ensemble, nous pouvons infliger une lourde défaite au RN.
Plusieurs initiatives antifascistes sont en train de s'organiser à Orléans, notamment avec un village antifasciste le 24 et une manifestation nationale en direction du meeting le 25. Début septembre il y aura une réunion nationale inter-organisations pour finaliser toustes ensemble l'organisation de ce week-end de mobilisation antifasciste nationale.
Nous appelons aussi toutes les organisations qui le souhaitent à organiser des campagnes dans leurs quartiers, leurs villes et leurs villages pour appeler à manifester le 25 octobre à Orléans contre le meeting du RN.
Au sein de la plateforme Ciao Fachos, nous travaillons sur un kit de mobilisation (argumentaire, tract, affiche...) pour les accompagner.
Rejoignez-nous !
Tractages, collages, réunions publiques, transports collectifs, soirées de récoltes de fonds : soyons partout, et profitons-en pour empêcher le RN de tracter sur nos marchés et coller sur nos murs.
PAS DE CAMPAGNE ET PAS DE CONGRÈS POUR LES RACISTES !
Signataires :
AcaaB (Action citoyenne antiraciste antifasciste Beaucaire), AFA Annemasse, AG anti fasciste 72, Alternatiba Orléans, Amaars (Assemblée Morbihan (Est) Antifasciste Antiraciste Rurale et Solidaire), ATTAC 45, Ciao Fachos, Collectif antifasciste Orléans, Collectif antifasciste Paris 20e, Contrevents (Côtes d'Armor), CRAAAME (Collectif Rêvolutionnaire Autonome Anarchiste Anti-fasciste du Mans et des Environs), G.E.L 72 (Groupe Étudiant Libertaire Sarthe), Gentilly Antifasciste Antiraciste, GRIF (Groupe Radical Intersectionnel Féministe) Orléans, ORA (Orléans Riposte Antifasciste), Organisation de Solidarité Trans (OST), OST Orléans, Riposte Antifasciste Marseille, Riposte Populaire, Soulèvements de la Terre Orléans, Sound of Sudan, Suresnes Antifa Antiraciste, TAF (Tours AntiFasciste)
Texte alternatif décrivant l'affiche :
Visuel avec gros message « Pas de congrès pour le RN »
On voit une foule de bras qui font des siamo tutti antifascisti
Deux pancartes « Orléans 24 - 25/10 » et « mobilisations antifa »
Des drapeaux antifasciste, LGBTQIA+ et palestinien sont brandis
RÉSUMÉ DE LA RÉUNION PUBLIQUE DU 6 AOÛT DE LA PLATEFORME ANTI-FASCISTE CIAO FACHOS
Une participation massive !
70 participant·e·s, 33 organisations, dont 5 d'Orléans / du Loiret et 3 organisations nationales (VISA, ASSO Solidaires, Solidaires étudiant·e·s)
Et ça début août, une franche réussite qui annonce d'importantes victoires (et défaites pour les fascistes !)
Préparation inter-orga
Après avoir présenté pourquoi c'est important et vital de s'opposer au Rassemblement Nazional, nous avons présenté la situation du congrès / meeting du RN à Orléans et d'où en est la préparation de la mobilisation anti-fasciste nationale !
Nous avons discuté stratégie et amendé une proposition de visuel d'appel à se mobiliser les 24 et 25 octobre à Orléans depuis partout.
Continuons à préparer la défaite du RN !
Ensemble nous avons décidé de créer des groupes inter-orga pour organiser
la communication (kit de mobilisation avec argumentaires, tracts, affiches, visuels internet et réunions publiques)
et la logistique (hébergements, récolte d'argent, transports collectifs, modalités de la manifestation du 25/10)
Toute personne membre d'orga ou d'inter-orga peut rejoindre ces groupes en nous contactant !
Coordonnons toutes les échelles locales et globales
Dans chaque ville et village, nous avons besoin de faire des réunions publiques pour présenter les enjeux majeurs du contre-congrès, organiser des transports collectifs et récolter de l'argent pour les financer !
Se mobiliser localement en assemblées publiques et en inter-orga, pour s'opposer au congrès et au 1er meeting du RN à Orléans c'est monter en puissance pour s'opposer localement aux réunions, tractages, collages du RN.
Prochaines réunions
Le 1er septembre il y aura une réunion inter-orga unitaire nationale pour se coordonner sur les actions des 24 et 25 octobre à Orléans (village et manifestation anti-fascistes). Pour que votre orga y participe vous pouvez nous contacter !
La prochaine réunion publique de Ciao Fachos, pour informer des avancements de cette mobilisation nationale et pour donner des outils de mobilisation locale, sera le Dimanche 6 Septembre à 18h30 en visio via ce lien : https://bbb.faimaison.net/rooms/xb9-1lb-jdo-kts/join
Texte alternatif décrivant le visuel :
Dix-neuvième congrès du RN. Orléans 24 et 25 octobre 2026.
Détournement du visuel du RN, en barrant les visages de Jordan Bardella et Marine Le Pen et en remplaçant "victoire" par "défaite" dans leur slogan, ce qui donne : « Une nouvelle étape vers la défaite de 2027 ! ».
Résumé de la réunion publique du 6 août.
Ciao Fachos.
OUTILS DE COMMUNICATION DE LA PLATEFORME ANTI-FASCISTE CIAO FACHOS
Site internet : https://ciaofachos.noblogs.org
Groupe Signal de diffusion d'informations (invitations et résumés des réunions publiques, campagnes d'actions, etc), aussi utile pour se mettre en contact de manière sécurisée en contactant un.e admin. Lien pour le rejoindre :
https://signal.group/#CjQKIBgEUlNyWfuhem_-VP4M3snoFexoP9-lHUTkwlS_EtTWEhARX1ddFWsDNoqeencBMsPf
Groupe Signal inter-organisations d'entraide et de coordination : rejoignable à la demande par des membres d'organisation
Groupe Signal inter-organisations pour préparer le contre-congrès du RN à Orléans et notamment la manifestation du 25/10 : rejoignable à la demande par des membres d'organisation
Mail : ciaofachos chez systemli.org
Liste mail de diffusion d'informations (invitations et résumés des réunions publiques, campagnes d'actions, etc) : besoin de demander à y être ajouté.e.s par mail.
Instagram : @ciao_fachos
Nous vous invitons vivement à partager ces informations partout, à nous rejoindre et à participer au contre-congrès de multiples manières possibles !
CIAO FACHOS
Les conséquences du changement climatique se font sentir de plus en plus violemment partout dans le monde. En parallèle, le développement de projets de centre de données gourmands en ressources naturelles devient intenable aux yeux des populations.
L'Europe a connu un été caniculaire et révoltant. Les pics de chaleur ont entraîné une surmortalité dans de nombreux pays. Des incendies ont dévasté des espaces naturels et des habitations : 2026 a été « la pire année jamais enregistrée en matière d'incendies de forêt », écrit EUobserver. L'Espagne et la France en sont des exemples particulièrement choquants.
Cela, alors même que les États réduisent leur nombre de pompiers pour des raisons budgétaires, révèle le média indépendant. La conviction que cet été extrême n'est pas une exception, mais un aperçu de notre futur de plus en plus invivable, a de quoi révolter.
La question climatique revient sur le devant de la scène. En Suède, plus de 50 000 personnes et 360 organisations ont défilé dans les rues de la capitale le dimanche 23 août. Une manifestation historique, selon l'Association pour la préservation de la nature, à l'origine de la marche. « Des personnes venues de tout le pays pour montrer que nous sommes nombreux à réclamer une meilleure politique climatique. Des gens qui souhaitent tout simplement une planète où il fait bon vivre », résume le magazine Flamman.
Difficile d'accorder cette aspiration à une « planète où il fait bon vivre » avec les projets de datacenters qui poussent comme des champignons. Les événements climatiques extrêmes font souffrir les populations. Mais en parallèle, le développement aussi massif que disproportionné de l'intelligence artificielle pousse à la création de nouveaux centres de données gourmands en électricité et en ressources.
Aux États-Unis, la multiplication des data centres dits à grande échelle a contribué à la hausse des émissions du secteur énergétique, notamment du fait d'une plus grande activité des centrales à charbon. « Avant l'essor de l'IA, la consommation d'électricité aux États-Unis était restée stable pendant des décennies », rappelle Grist.
En Tasmanie, une île au sud de l'Australie, un nouveau projet de centre de données pour l'IA a été adopté ce mois-ci, malgré l'opposition de la population, raconte Crickey. Les habitants craignent entre autres « les impacts environnementaux, notamment la pollution des cours d'eau locaux due aux effluents et aux eaux de ruissellement contaminées, les rayonnements électromagnétiques et la pollution sonore », cite le média australien.
Ces inquiétudes font écho jusqu'à l'autre bout de la planète, où, dans la province canadienne de l'Ontario, c'est « l'été des polémiques autour des centres de données », résume The Narwal. Des habitants de nombreuses villes se sont rendus aux conseils municipaux de leurs communes « pour s'opposer aux projets de construction de nouveaux centres de données gigantesques près de chez eux, inquiets du bruit, de la consommation d'eau et des factures d'énergie ».
En Espagne aussi, la révolte monte, décrit El Salto. Les multinationales de la Silicon Valley convoitent particulièrement le pays pour leurs immenses centres de données. Toni Jorge, un militant écologiste opposé à ses projets, dit au média espagnol : « Malgré tous les avertissements concernant l'avenir des ressources en eau dans le contexte du changement climatique, l'Europe et l'Espagne poursuivent leur course suicidaire pour ne pas prendre de retard dans une technologie qui n'améliorera pas le bien-être de la population. »
« Les centres de données sont devenus la cible de la colère du public », résume TruthOut. En examinant les cas de résistance aux projets aux États-Unis, en Europe ou en Amérique du Sud, le média étasunien propose un manuel de lutte contre les datacenters : « Découvrez ce qu'on ne vous a pas dit », « Constituez la coalition la plus large possible » et enfin « comprenez à quoi ressemble la victoire », recommande le site indépendant à l'aide d'exemples concrets.
Notre camarade Yannis Youlountas propose à travers ce nouveau documentaire une histoire populaire de la Grèce depuis l'Antiquité jusqu'à nos jours.
- Repères / Documentaires, Mémoire, GrèceLe scandale des violences sexuelles dans le périscolaire a été mis à jour. Pour lutter contre ce fléau, le ministre de l’Éducation nationale va intégrer, au questionnaire distribué aux élèves chaque année, de nouvelles questions pour repérer les violences.
L’article Violences dans le périscolaire : le ministre de l’Éducation annonce un nouveau questionnaire est apparu en premier sur Les Nouvelles News.
Le local Melæna est un espace d'auto-organisation, d'entraide et de lutte. Il héberge notamment la bibliothèque libertaire La pensée sauvage ; un infokiosque ; des mutuelles d'entraide de base et contre la répression ; une cantine mobile. Il est situé au 65 rue des rosiers, CAEN (cour du magasin Bonnaventure)
Samedi 12/09 à 14h : Assemblée d'ouverture ;
À 18h : projo-débat If a Tree Falls : A Story of the Earth Liberation Front (2011), sur des sabotages et attaques contre des entreprises polluantes aux USA (cycle « écologies »).
Mercredi 16/09 à 18h : Autodéfense (boxe, arts martiaux philippins) ;
A 19h : permanence de la bibliothèque libertaire La pensée sauvage et atelier d'écriture aux prisonnier-es
Samedi 19/09 à 18h : projo-débat sur le maloya, musique créole anticoloniale de La Réunion, et Danyel Waro, l'un de ses poètes. Suivi d'un apéro en musique (cycle musique et subversion).
Mercredi 23/09 à 19h : permanence de la bibliothèque libertaire La pensée sauvage
Vendredi 25/09 à 19h : Assemblée antimilitariste, avec pour base l'auto-organisation et l'action directe.
Vendredi 28 août à 20h, concerts à la Maison de la résistance.
– Plateforme : Queer punk
– JAG : Riot punk
– Pédale : Duo de pédales rurales aveyronnaises sur fond d'électro rock et glamour dark
Soirée à prix libre pour défrayer les artistes.
Retrouvons-nous devant la préfecture de Nancy, le samedi 29 août, à 16h !
Israël poursuit ses frappes qui ont fait plus de 1 200 morts sur Gaza depuis l'accord de cessez-le-feu conclu en octobre 2025. Plus de 73 000 Palestiniens ont été tués dans la guerre génocidaire menée par Israël contre Gaza depuis le 7 octobre 2023. L'épuration ethnique en Cisjordanie s'amplifie avec la multiplication des violences commises par les colons et l'armée israélienne (incendies des champs d'oliviers, destructions de maisons et expulsion des habitants). Entraves systématiques à l'acheminement de l'aide humanitaire à Gaza. Non-respect du cessez-le- feu au sud Liban, comme à Gaza.
Le peuple palestinien est aujourd'hui en grand danger.
À quoi sert la reconnaissance de l'état de Palestine par la France, si elle n'impose pas le droit de vivre libre pour son peuple ? C'est le droit international qui est en cause, comme le respect des droits humains, et ceux-ci sont universels.
Comme le font d'autres groupes AFPS en France (Angers, Caen, Marseille, Metz, Mont de Marsan, Orléans, Saint Quentin...), nous invitons toutes les organisations soucieuses, comme nous, de l'avenir du peuple palestinien à participer aux mobilisations.
Rassemblement devant la Préfecture, place Stanislas. Le samedi 29 août à 16h, (après le « cercle du silence »).
Nous avons demandé un rendez-vous au préfet, représentant de l'état, afin de lui transmettre l'exigence auprès du gouvernement d'une intervention de la France afin de protéger le peuple palestinien, et d'employer toutes les pressions nécessaires pour contraindre Israël à cesser son agression contre le peuple palestinien.
Nous souhaitons également, à cette occasion, lui faire part d'une demande pressante que nous portons au niveau local comme au niveau national : que la France œuvre, auprès des institutions de l'Union européenne (Commission et Conseil) en faveur de la suspension de l'accord d'association UE-Israël, conformément à son article 2, qui conditionne cet accord au respect des droits humains et des principes démocratiques. Ce qui est loin d'être le cas en ce qui concerne les actions du gouvernement israélien.
Plusieurs États membres, des député·e·s européens ainsi que des organisations de la société civile appellent depuis des mois à cette suspension.
Nous rappelons que près de 1,3 million de signatures ont été recueillies pour la pétition demandant cette suspension, dans treize pays, largement au-dessus du seuil requis d'un million dans au moins sept États membres.
Pour l'association France Palestine Solidarité Lorraine-sud
Le collectif de direction
Texte d'analyse des luttes récentes en Bolivie, publié à l'initiative de camarades au Mexique...
Les manifestations en Bolivie se sont intensifiées ces dernières semaines. La normalité et la paix sociale, tant convoitées par les capitalistes, ont volé en éclats. Des dizaines de barrages routiers sur les axes stratégiques reliant La Paz à Cochabamba, Oruro et aux postes-frontières avec le Chili et le Pérou ne cessent de se multiplier, malgré la répression atroce exercée par la police, des bandes militaires et des tueurs à gages à la solde du pouvoir, auxquels le prolétariat a répondu par une véritable violence de classe organisée.
La société marchande, par la voix de ses porte-parole, aux allures de chacals, et de ses journalistes, véritables vautours, s'empresse de déverser ses idéologies et sa haine raciale contre les insurgés. Dans un premier temps, ils accusent les rebelles d'être tous, sans distinction, des partisans d'Evo Morales (manipulés par les vestiges de l'idéologie du MAS) et passent sous silence le fait que ces journées de lutte dans les rues ne sont pas menées par un personnage obsolète, mais constituent la réponse de la classe ouvrière aux conditions de vie misérables et aux politiques de famine des marionnettes au pouvoir qui cherchent à accélérer le pillage des ressources (eau, lithium, terres, minerais) et à imposer davantage de mesures d'austérité.
Dans le même temps, les organisations gravitant autour de la Centrale ouvrière bolivienne (COB), les secteurs miniers, les paysans et les groupes autochtones ont intensifié leurs manifestations et exigé la démission du président Rodrigo Paz. Les « dirigeants sociaux » (ou plutôt les bureaucrates chargés d'éteindre l'incendie social) ont dénoncé la « trahison du gouvernement envers la base populaire » et ont rejeté les appels officiels au dialogue. Mais pour nous, anarchistes-communistes, toutes ces plaintes ne sont qu'une supercherie : il n'y a pas de trahison en tant que telle, car il s'agit là de l'action naturelle de la bourgeoisie qui impose sa volonté pour assurer la pérennité de la domination du Capital.
Les organisations syndicales ne constituent en aucun cas une arme dans la lutte contre le capital, mais elles sont un outil parfaitement intégré au système, qui sert de médiateur et de conciliateur entre la classe dirigeante et les exploités, afin de réguler le prix de la force de travail et d'empêcher la classe ouvrière de se constituer en force révolutionnaire. Une autre de leurs caractéristiques répugnantes est qu'elles ont pour fonction de canaliser la force massive de la classe vers des intérêts sectoriels, contribuant ainsi à la division et à la fragmentation de la lutte, et entretenant l'illusion selon laquelle chaque secteur professionnel, chaque race, chaque ethnie aurait des intérêts particuliers, déconnectés du reste.
Tout comme cela s'est produit récemment en Équateur avec la CONAIE (Confédération des nationalités indigènes de l'Équateur), qui n'a servi qu'à épuiser, paralyser et anéantir les mobilisations, les grandes organisations bureaucratiques « d'avant-garde » chargées des négociations (y a-t-il d'ailleurs quelque chose à négocier avec nos ennemis de classe ?) tentent une nouvelle fois d'entraîner la classe ouvrière dans le piège des illusions démocratiques bourgeoises, afin que tout reste comme avant, voire empire.
Le gouvernement de ce morveux de Rodrigo Paz s'est empressé de négocier des accords visant à diviser le mouvement, en accordant des concessions à certains secteurs mobilisés. Il a négocié avec les coopératives, il a annulé une dette de 95 millions de bolivianos auprès de la Caisse nationale de santé et a maintenu la subvention sur les carburants. Il a également négocié avec le corps enseignant et avec la COB d'El Alto, et a signé un accord avec les dirigeants des « ponchos rouges » de La Paz. Ces secteurs se sont peu à peu retirés du conflit. Il était évident qu'une partie de la base désapprouvait ses dirigeants pour avoir signé cet accord.
Nous nous permettons de citer un extrait d'un texte qui circule sur le web, qui illustre et corrobore ce qui précède (même si nous ne partageons pas sa perspective de « démocratie ouvrière »), démontrant comment ces mafias de « professionnels des luttes et des mobilisations » sont les véritables fossoyeurs de tout projet révolutionnaire :
« Pendant que ce 30 mai, les Assemblées générales d'auto-organisation comme celle de Patacamaya avec la participation des représentants des 77 communautés de la province Aroma, décident de leur côté comme partout dans tout le pays, de rejeter tout dialogue avec le gouvernement, d'exiger sa démission et de maintenir les blocages illimités tout en radicalisant la mobilisation avec aujourd'hui 93 barrages contre 60 il y a deux jours, de son côté la direction de la COB, la principale centrale syndicale ouvrière, se dérobe une fois de plus et repousse – sous des prétextes de sécurité – l'Assemblée générale nationale où devait être décidé aujourd'hui ou de négocier avec le gouvernement ou de continuer la lutte jusqu'à sa chute. Et pour bien tenter d'empêcher cette Assemblée, la direction de la COB ne donne aucune date pour la prochaine.
L'attitude de la direction de la COB est claire pour tout le monde.
Beaucoup de comités d'auto-organisation avaient appelé à participer à cette Assemblée pour décider de continuer la lutte afin de renverser le gouvernement, et c'était sûr qu'ils seraient majoritaires entraînant la base de la COB avec eux, ce qui aurait transformé de fait cette assemblée ouverte de la COB en direction nationale autoorganisée de la lutte pour renverser le pouvoir. La direction de la COB a montré aujourd'hui qu'elle ne veut pas renverser le pouvoir et qu'elle ne veut pas pour ça que le mouvement insurrectionnel en cours appartienne à ceux qui l'animent.
Beaucoup parlent de trahison.
En même temps, ça ne surprend pas grand monde, vu que la COB avait déjà trahi la première phase du mouvement en décembre/janvier 2026 et surtout ça ne décourage pas parce que les comités d'auto-organisation ont largement averti de ce qui risquait de se passer.
Ça ne cassera pas le mouvement. Ça donnera juste envie aux comités d'auto-organisation de mettre en place par eux-mêmes cette direction démocratique nationale [SIC !] qui manque au mouvement et qui aurait pu se réunir aujourd'hui. » [Information provenant de Luttesinvisibles]
Voilà comment fonctionnent la gauche, le syndicalisme et le citoyennisme. Aujourd'hui, ils nous entraînent dans la grève, mais avant ou pendant le processus, ils nous ont déjà vendu aux conglomérats d'entreprises voraces et à leurs clans politiques.
Tant qu'on restera prisonnier du discours selon lequel cette lutte vise à défendre la démocratie et la souveraineté contre la montée de l'extrême droite et du fascisme, nous serons condamnés à mener ce combat sans ébranler les structures du système capitaliste, et à nous contenter de simples changements de gouvernement au cours desquels la bourgeoisie nationaliste prépare le terrain pour l'arrivée de bourgeoisies excentriques et encore moins scrupuleuses (les Milei, les Noboa, les Bukele, les Trump).
La Bolivie possède une grande tradition de combativité dans le domaine de la lutte des classes (depuis le soulèvement ouvrier de 1952 jusqu'aux guerres de l'eau de 2000 et du gaz de 2003). Ces journées de lutte ont été rendues possible par l'existence d'une communauté de lutte (perspective collective, réseaux de soutien, assemblées, groupes de logistique) ; et il apparaît clairement que, même si l'ampleur d'un mouvement ne le rend pas invulnérable, sans une base sociale qui se lance dans la lutte et se soutienne mutuellement, la paix sociale du capitalisme s'imposera d'autant plus violemment, même si le prolétariat se trouve dans une situation d'extrême précarité et de misère (voir le cas de l'Argentine).
ET APRÈS L'INSURRECTION ?
D'autre part, il convient de préciser que la situation actuelle de l'insurrection prolétarienne en Bolivie ne s'inscrit pas dans le contexte d'une révolution mondiale, mais au contraire, elle se déroule dans un tourbillon de contre-révolution, où la bourgeoisie se montre désespérée dans sa quête d'accumulation du capital — en accélérant la guerre, l'écocide et le contrôle technologique. L'action des blocs bourgeois, qui incarnent les nouveaux fascismes et les nouvelles droites, tend à exacerber les contradictions de classe, mais cela ne signifie pas pour autant que notre classe réponde automatiquement avec éloquence et détermination aux attaques du capitalisme. Il est clair qu'on ne peut pas tout laisser à la spontanéité.
Si le flambeau de la lutte est porté par la Centrale ouvrière bolivienne (COB) réformiste, suite au déclin du MAS, c'est parce que de fait les conditions ne sont pas encore suffisamment mûres pour faire contrepoids et mener une insurrection généralisée qui dépasse les limites d'une démocratie frileuse et du gauchisme. Cependant, surmonter cela ne dépend pas spécifiquement de la simple volonté de quelques individus ou d'une organisation, mais ne peut être que le résultat de bilans et de ruptures au cours de la lutte elle-même.
Deux décennies de soulèvements à travers le monde confirment une fois de plus que lutter sous les bannières des secteurs de la gauche réformiste et progressiste revient à se condamner à la stagnation et à des revers cuisants qui brisent le moral collectif du prolétariat. Il n'est pas surprenant qu'en Bolivie, bien qu'il existe actuellement une communauté de lutte prolétarienne dotée d'une grande combativité, il y ait des limites dues à la confusion et à l'apathie, qui risquent de mener le soulèvement dans une impasse.
Cela signifie-t-il qu'il faille rester les bras croisés« jusqu'à ce que les conditions soient réunies » ? Nous ne le pensons pas. Même si nous savons que nous ne sommes même pas encore dans une phase « prérévolutionnaire », ce n'est ni la fin du chemin, ni la fin de la lutte, et encore moins notre défaite définitive.
Les faits concrets témoignent de la lutte prolétarienne, non pas telle qu'elle devrait être, mais telle qu'elle est : contradictoire au milieu du chaos et de la révolte, avec l'ingérence inévitable, dans sa phase initiale, de secteurs interclassistes et réformistes qui chercheront à tirer profit de la situation. Elle ne surgira jamais dans des conditions idéales et à notre convenance. C'est pourquoi il ne sert à rien de nous isoler au nom d'une pureté révolutionnaire. En tant qu'agitateurs et révolutionnaires, nous devons encourager le débordement des organisations mêmes qui se sont révélées obsolètes afin d'étendre la lutte, non pas pour « les améliorer ou les changer de l'intérieur », mais pour les briser, les dépasser et créer nos propres organes autonomes qui répondent à nos intérêts historiques de classe… et ainsi jusqu'à la révolution sociale.
Il est absurde de penser qu'après des décennies durant lesquelles le prolétariat et ses structures de résistance et de lutte radicale ont été mis en pièces (que ce soit par la répression ou la cooptation), il va soudainement se mobiliser pour partir à l'assaut du ciel, un programme révolutionnaire à la main et en brandissant un drapeau avec l'inscription Omnia sunt communia. La lutte des classes ne fonctionne pas ainsi. Ce n'est pas que le prolétariat « prenne d'abord conscience, devienne révolutionnaire, puis se lance dans la lutte », mais c'est au cours du processus de lutte (toujours tumultueux, complexe, semé de contradictions et d'erreurs) qu'il développe sa conscience et révèle sa perspective révolutionnaire, ou du moins, c'est là que les limites ignominieuses du réformisme deviennent plus évidentes, ce qui l'oblige à repenser ses méthodes de lutte.
Les secteurs qui sont déjà profondément ancrés dans les organisations de base, et qui ont pris conscience que le fait de déléguer la lutte à d'autres ne mènera qu'à une impasse, doivent se confronter à cette problématique et se réorganiser afin de surmonter cette contradiction.
La réponse du gouvernement est claire : état d'urgence, loi de bâillonnement, répression brutale et recours immédiat à la force policière pour étouffer dans l'œuf le soulèvement au plus vite. Malgré les morts, il n'y est pas encore parvenu et son désespoir grandit. Mais qu'en est-il de l'autre côté de la barricade ? Allons-nous continuer à nourrir l'espoir stupide que d'autres gouvernements progressistes ou le bloc sino-russo-iranien interviendront de l'extérieur pour nous sauver ? Tous les États sont les ennemis du prolétariat et, tôt ou tard, ils nous écraseront ou nous livreront comme un trophée à leurs rivaux. Le prolétariat n'a pas d'amis parmi la bourgeoisie ; il ne peut compter que sur ses propres forces, sa mémoire historique et ses méthodes de lutte.
La poudrière reste à deux doigts d'exploser, les mobilisations se poursuivent et les assemblées de quartier battent leur plein, mais nous ne devons pas baisser la garde. Nous savons que l'un des points faibles de tout soulèvement réside dans le fait que plus il se prolonge, plus le poids de la fatigue et du désespoir pèse lourdement sur les insurgés. La pénurie de produits de première nécessité, de médicaments et de fournitures s'aggrave en raison des barrages et du manque de carburant, ce qui est crucial pour la poursuite de la résistance prolétarienne.
Ce qui se passe en Bolivie doit apporter de précieux enseignements à notre arsenal dans cette guerre des classes. De deux choses l'une : soit nous avançons vers l'abolition du capital, de l'argent, du marché, de l'État et des classes… soit nous prolongerons notre misère sous ce système.
Vive la révolte prolétarienne en Bolivie !
Vive ceux qui luttent !
Ni gauche, ni droite !
Mort à l'État et au capital !
Contre la Contra – juin 2026
Source en espagnol : https://materialesxlaemancipacion.espivblogs.net/2026/06/04/bolivia-en-la-encrucijada-de-la-insurreccion-y-la-contrarrevolucion/
Traduction française : Les Amis de la Guerre de Classes / Los Amigos de la Guerra de Clases
Source : taz - Allemagne
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Source : Le Grand Continent
Source : Les Jours
Payant
Source : Parallèle Sud
Source : Made in Perpignan
Source : Mediabask
Source : The Conversation Global - Monde
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Source : L'Humanité
Payant
Source : Enab Baladi - Syrie
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Luttes environnementales et Naturalisme au Cinéma, c'est ce que propose pour la deuxième fois le Festival LuNa, du 9 au 14 septembre à Dijon, Vénarey-les-Laumes et Clamecy, et toujours entièrement à prix libre.
Après une première édition en septembre 2025 qui a rassemblé un public large et enthousiaste, nous avons décidé de poursuivre ces belles rencontres cinématographiques dans la dynamique des combats pour le vivant. Nous vous avons concocté une passionnante sélection de films... que vous ne verrez pas sur les réseaux !
La plupart des cinéastes seront présent-es pour des rencontres autour de la projection de leurs films, en compagnie de membres d'association locales de luttes pour le vivant.
Cette année, en plus de s'inviter au cinéma Eldorado, à l'Atheneum et au Quartier Libre des Lentillères, le festival sortira de Dijon pour rencontrer le public de l'Auxois (à la Quincaillerie, Vénarey-les-Laumes) et du Morvan (au cinéma Casino de Clamecy).
2e Festival LuNaToutes les infos et le programme détaillé sur www.luna-cinema.net
Appel à bénévoles !
Le Festival LuNa est co-organisé par des membres d'associations et collectifs locaux*, entièrement bénévoles. Si vous souhaitez participer au déroulement du festival (aider en cuisine, tenir le bar, accueillir les invité-es, etc.), faites-le nous savoir par mail à lunafestival@riseup.net
Merci à vous et à bientôt au festival !
Mercredi 9 septembre 2026, au Cinéma Eldorado (Dijon)
16h • Séance enfants à partir de 7 ans : Sauvages de Claude Barras · 2024 · 1h20
Séance introduite en musique et suivie d'une discussion avec Nelly Tungang et des membres de l'association Jaga Tana Lalun
18h • Atelier : Fabrication d'objets traditionnels Penan en tressage de rotin
Jeudi 10 septembre 2026, à La Quincaillerie (Vénarey-les-Laumes)
19h • Repas
20h • Salvaxe, salvaxe de Emilio Fonseca Martín & Xiana do Teixeiro · 2024 · 1h26
Séance introduite et suivie d'une discussion avec les cinéastes et Pierre Metin de l'association FERUS (Association nationale pour la défense et la sauvegarde des grands prédateurs) (à confirmer)
Vendredi 11 septembre 2026, au Cinéma Eldorado (Dijon)
19h • Ouverture du week-end avec buffet participatif (apportez de quoi partager à grignoter) et bar de soutien au festival
20h • Animus Femina d'Eliane de La Tour · 2026 · 1h40
Séance introduite et suivie d'une discussion avec la réalisatrice et des membres du Centre Athénas - SOS Faune Sauvage - Bourgogne-Franche-Comté (à confirmer)
Samedi 12 septembre 2026, Journée à l'Atheneum (Dijon)
10h • Petit-déjeuner d'accueil
10h30 • Méandres ou la rivière inventée de Marie Lusson et Émilien de Bortoli · 2022 · 1h13
Séance introduite et suivie d'une discussion avec Marie Lusson
13h • Repas
14h • Vergiss Meyn nicht (Chênes solitaires) de Fabiana Fragale, Kilian Kuhlendahl & Jens Mühlhoff · 2023 · 1h42
Séance introduite et suivie d'une discussion avec un·e protagoniste du film (à confirmer)
16h30 • Goûter
17h • Salvaxe, salvaxe de Emilio Fonseca Martín & Xiana do Teixeiro · 2024 · 1h26
Séance introduite et suivie d'une discussion avec les cinéastes et Pierre Metin de l'association FERUS (Association nationale pour la défense et la sauvegarde des grands prédateurs)
19h30 • Repas
20h30 • Bé' Jam Bé, et cela n'aura pas de fin de Caroline Parietti & Cyprien Ponson · 2017 · 1h25
Séance introduite et suivie d'une discussion avec les cinéastes, Nelly Tungang et des membres de l'association Jaga Tana Lalun
23h • Spectacle musical : Battements d'ailes
par Duo Envol : Justine Guichet (flûte traversière), François Le Gall (piano), Ivan Sigg (peintures digitales animées), avec la participation de naturalistes, ornithologues, écologues et photographes animaliers · 2026 · 1h15
Dimanche 13 septembre 2026, au Quartier Libre des Lentillères (Dijon)
10h30 • Petit-déjeuner
11h • Sème ton Western des Scotcheuses · 2014 · 24′
suivi de No Ouestern des Scotcheuses · 2015 · 27′
13h • Repas à la Chouchou, cantine libre des Lentillères
14h • Balades naturalistes, botaniques et entomologiques
16h30 • Table-ronde finale, à la Maison Commune, en compagnie de tou·tes les intervenant·es
puis au Cinéma Eldorado (Dijon)
19h • Clôture du week-end avec buffet et bar de soutien au festival
20h • La Griffe et la dent de François Bel, Gérard Vienne, Michel Fano & Jacqueline Lecompte · 1976 · 1h38
Séance introduite et suivie d'une discussion avec Luc Strenna, de la LPO - Bourgogne-Franche-Comté
Lundi 14 septembre 2026, au Cinéma Casino (Clamecy)
20h • Bé' Jam Bé, et cela n'aura pas de fin de Caroline Parietti & Cyprien Ponson · 2017 · 1h25
Séance introduite et suivie d'une discussion avec les cinéastes et des membres des association Adret Morvan et Résistances d'hier et d'aujourd'hui, autour de la lutte contre les coupes rases dans le Morvan. Séance organisée en partenariat avec l'association Les Allumeurs des Toiles (Clamecy)
* Le Festival LuNa - 2e édition est co-organisé par les Amis de la Confédération Paysanne - Côte d'Or, les Amis de la Terre - Côte d'Or, l'Assemblée Populaire 21, Greenpeace Dijon, la LPO - Bourgogne-Franche-Comté, le Quartier Libre des Lentillères, les Soulèvements de la Terre - Dijon.
Pierre Douillard-Lefèvre, victime à 16 ans d'un tir de LBD lors d'une manifestation à Nantes en 2007, a voulu mener une enquête sur cette arme de guerre, nouvellement à l'époque aux mains des policiers.
- 362 été 2026 / Militarisme - Armement , GUERRES , Antimilitarisme
Communiqué de Presse de l'université populaire africaine en suisse.
Le racisme n'a pas sa place dans notre société. Qu'il prenne la forme diversifiée d'insultes, de discriminations, de harcèlement, d'humiliations, de « plaisanteries » ou de traitement inégalitaires, il porte gravement atteinte à la dignité et aux droits des personnes concernées.
Le droit suisse rappelle d'ailleurs que certaines formes de racisme constituent des infractions pénales. L'article 261bis du Code pénal suisse réprime notamment l'incitation à la haine ou à la discrimination, les atteintes à la dignité d'une personne ou d'un groupe en raison de leur appartenance raciale, ethnique ou religieuse, ainsi que le refus discriminatoire d'une prestation destinée à l'usage public.
Les faits rapportés rappellent que les actes racistes demeurent une réalité, en particulier dans le monde du travail. Ils soulignent l'importance pour les victimes et les témoins de connaître leurs droits et de pouvoir bénéficier d'un accompagnement adapté et avisé.
À travers sa Permanence d'écoute et d'observation du racisme anti-Noir en Suisse, l'UPAF rappelle que toute personne victime ou témoin d'un acte de racisme ou de discrimination peut bénéficier gratuitement d'une écoute, de conseils et d'un accompagnement confidentiels. La Permanence accompagne les personnes concernées dans leurs démarches, les oriente vers les ressources compétentes et, lorsque la situation l'exige, leur permet d'accéder à des conseils juridiques grâce à ses partenaires.
L'UPAF encourage toutes les personnes confrontées à des actes de racisme anti-Noir à ne pas rester seules et à solliciter les ressources d'accompagnement à leur disposition, en particulier celles que propose la Permanence de l'UPAF en ce qui concerne le monde du travail.
Plus d'informations : www.upaf.ch/permanence
Source : Next
Source : The Guardian - Royaume-Uni
Lire la traduction automatique en français"Les gouvernements doivent désormais aller plus loin en interdisant l'élevage de poulpes et en empêchant l’expansion de l’aquaculture d’espèces carnivores", insiste de son côté le Dr. Elena Lara, chercheuse pour l'ONG CIWF.
Cet article Victoire historique : le premier élevage de pieuvres au monde ne verra pas le jour est apparu en premier sur La Relève et La Peste.
Après 4 suicides depuis la rentrée de 2025, les écoles vétérinaires et le ministère ont dû prendre la mesure de la détresse psychologique de leurs étudiants. Élèves, associatifs et professionnels alertent les directions depuis des années.
« J'aime mon métier, mais si je continue comme ça, c'est sûr que je ne vais pas tenir longtemps », souffle Alix . Vétérinaire dans une clinique féline à Lyon, la jeune soignante se rétablit tout juste de deux semaines d'arrêt pour épuisement (…)

Le 27 août de l'éphéméride des luttes cherche à frapper au coeur de l'Etat et dans certains cas, elle y parvient. Aujourd'hui, on frappe à la tête, au bras et au ventre
1970 : A Milan, dans l'usine Sit-Siemens, on retrouve les premiers tracts signés "Brigades Rouges", ce qui laisse à ce moment-là tout le monde politique et industriel plus ou moins indifférent, chose qui changera considérablement dans les années suivantes.
1975 : En Angleterre, début d'une nouvelle phase d'attentats à la bombe lors des 'troubles' : l'IRA fait sauter un bar qui servait de point de rencontre aux gardes à Surrey.
1979 : - A Mullaghmore en Irlande, l'IRA fait sauter le "shadow V", bateau de l'amiral Lord Louis Mountbatten, cousin de la reine d'Angleterre, le tuant.
1987 : En Corée du Sud, des centaines de grévistes affrontent la police dans deux villes différentes du pays.
1992 : En Italie, dans la province de Messina, un pylône d'une ligne à très haute tension est abattu en soutien à Marco Camenisch, anarchiste écologiste prisonnier, libéré cette année seulement.
Pour en apprendre plus, et si vous voulez lui écrire, vous pouvez le trouver chez nos camarades de Renversé.
2015 : A Louvain en Belgique, un incendie volontaire se déclenche contre un centre de recherches en nanotechnologies et en technologie chimique.
Voir l'éphéméride anarchiste du 27 août.
Le traitement médiatique des morts de personnes racisées à la suite d'interventions policières en Suisse Romande participe à la dépolitisation du racisme dans la police et à la normalisation de ces violences.
Trouvez le rapport ici
Ce document démontre comment le traitement médiatique des morts de personnes racisées à la suite d'interventions policières en Suisse Romande participe à la dépolitisation du racisme dans la police et à la normalisation de ces violences. À partir d'un corpus de 60 articles, produits en 2025 par le 20 Minutes, le 24 heures, le Blick, La Côte, La Télé, Le Courrier, Le Matin, Le Temps, la RTS et le Watson, nous analysons la manière dont ces décès sont rapportés et cadrés par les médias.
L'analyse met d'abord en évidence une forte tendance à la neutralisation des événements, avec des entêtes majoritairement descriptives, euphémisantes ou centrées sur les procédures d'enquête, qui nomment la mort sans toujours nommer la violence ni désigner clairement la responsabilité de la police. Elle dévoile ensuite que les médias romands inscrivent souvent ces décès dans une position ambivalente entre cas isolé et problème structurel. D'autres morts de personnes racisées des suites d'interventions policières sont rappelées, mais sans toujours qualifier explicitement les mécanismes institutionnels, policiers, judiciaires et racistes qui les rendent possibles. Le cadrage dominant repose majoritairement sur l'attribution de l'événement au comportement ou aux caractéristiques attribués aux victimes, notamment le soupçon de trafic de stupéfiants, l'absence de permis de séjour, la perte de maîtrise de soi, la fuite ou le refus d'obtempérer, plutôt que sur l'action de la police elle-même. La construction médiatique des victimes les rend souvent abstraites, anonymes ou suspectes, tandis que leur individualisation par les proches, les collectifs ou les récits biographiques reste moins centrale. La dimension raciale est elle aussi fréquemment effacée, simplement mentionnée sans problématisation, ou articulée à des éléments stigmatisants, alors que les cadrages reliant explicitement ces morts au racisme de l'institution policière demeurent minoritaires. L'analyse montre également que la parole de la police et de l'appareil judiciaire conserve souvent une position centrale et légitime dans le récit, tandis que les proches et les collectifs antiracistes apparaissent rarement comme des sources capables de produire une autre lecture des faits.
Cette enquête vise ainsi à objectiver les choix médiatiques qui rendent certaines morts moins politiques, certaines victimes moins visibles et certaines institutions moins mises en cause, afin de contester l'idée selon laquelle la critique de ce traitement relèverait seulement du ressenti militant. La CORA défend ainsi la nécessité de traiter ces morts avec la dignité qu'elles exigent, en refusant la criminalisation rétrospective des victimes, en prenant distance avec les catégories policières et judiciaires, en donnant une place réelle aux proches et aux collectifs antiracistes, et en les inscrivant dans une histoire structurelle de contrôle, de profilage racial et de violences policières. Dans cette perspective, la CORA demande aux médias romands de refuser les récits qui protègent la police au moment même où elle devrait être mise en cause, au nom d'un traitement journalistique rigoureux, informé et attentif aux rapports de pouvoir.
Quand ?
Le 27 septembre de 10h30 à 18h
Où ?
Chemin de la Justice Chemin de la Justice, 95500, Gonesse, France
IL Y A URGENCE A SE MOBILISER !!!
Ce rassemblement devait avoir lieu le 27 juin et a été repoussé à cause de la canicule. Il est organisé par le CPTG - Collectif pour le Triangle de Gonesse - et s'inscrit dans le cadre de la Saison II des Soulèvements de la Seine dont il est l'Acte 3. Il est soutenu par FNE IDF - Les Amis de la Terre Val d'Oise - le MNLE 93 et la FSU Val d'Oise.
Les travaux de la gare en plein champ avancent, le préfet a sorti un arrêté « d'autorisation d'aménager la ZAC » autour de la gare et le Conseil régional a déposé en juillet un permis de construire de la Cité scolaire auprès du maire de Gonesse : il y a donc urgence à se mobiliser pour s'opposer à la bétonisation de ces terres agricoles. C'est encore possible de stopper les projets. Les canicules de cet été et celles des années à venir devraient inciter toustes les élu·es et décideurs à cesser de vouloir bétonner tous les espaces agricoles et naturels qui sont des puits de fraîcheur !
Depuis 15 ans le CPTG mène une lutte contre l'urbanisation de 670 ha des excellentes terres agricoles du Triangle de Gonesse. Après avoir fait échouer l'installation d'un méga centre commercial EuropaCity en 2019, la lutte continue contre la nouvelle ZAC (Zone d'Aménagement Concerté) de 122 ha qui couperait les terres agricoles en plein milieu, avec démolition de la seule ferme existante, et contre l'implantation en plein champ, loin des habitations, d'une cité scolaire de 2300 élèves (collège, lycée général, lycée agricole) avec un internat pour 200 élèves et l'installation de 20 logements de fonction... alors que le site est interdit à l'habitat permanent à cause des nuisances aériennes intenses et malgré les avis négatifs donnés par 2 instances indépendantes !
La MRAe (Autorité environnementale régionale indépendante) a donné un avis négatif à l'installation de cette cité scolaire à cet endroit. De même la Commissaire-enquêtrice, lors de l'enquête publique sur la création de cette nouvelle ZAC, a émis un avis négatif pour l'installation de cet établissement scolaire sur ce site... mais le Préfet du Val d'Oise, le Conseil départemental, les élu·es locaux... maintiennent ce projet scandaleux !
Vouloir installer 2300 élèves dans des conditions inacceptables d'apprentissage et de conditions de vie (le bruit est reconnu comme facteur négatif tant pour les apprentissages que pour la santé) relève d'une forme de racisme environnemental : ces conditions ne choquent personne pour des élèves de l'Est du Val d'Oise, de milieux souvent défavorisés !
Le CPTG se bat non seulement pour la préservation des terres agricoles mais aussi pour que la Cité scolaire soit construite sur un site plus approprié : près des habitations et pas sous le bruit maximum des avions qui la survoleraient à très basse altitude puisque le site est en bout des pistes des aéroports de Roissy et du Bourget !
MOBILISONS-NOUS POUR le maintien de l'agriculture, le maintien de la ferme et la réorientation de la ZAC en Coopérative alimentaire territoriale pour la restauration collective 100 % bio et un meilleur site pour la Cité scolaire !
NOUS COMPTONS SUR VOUS POUR VENIR PARTICIPER à l'ensemble de la journée et à la chaîne humaine autour de la ferme en fin d'après-midi.
Tous les renseignements sur le tract et le site du CPTG - le programme sera mis à jour au fur et à mesure.
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Dans Le Refroidissement technologique, le Grenoblois Vincent Peyret ausculte au thermomètre un monde qui perd des degrés à mesure que les écrans et autres innovations prennent le pas sur les vraies relations. Nous plongeons en pleine ère glaciaire, estime-t-il. Difficile de lui donner tort.
J'écris cette recension en pleine explosion Celsius. Je suis torse-poil, ventilo dans la gueule, et pourtant je suis en nage. Caliente. Le site du Monde vient de m'apprendre qu'on a battu le record de chaleur en France depuis qu'on prend les mesures. Et l'autre andouille, là, le très estimable Vincent Peyret1, il me parle de Refroidissement technologique (Le Monde à l'envers, 2026) ? Peuh.
Il faut pourtant admettre qu'à mesure que les pages tournent, son constat se fait évidence. Des ados utilisent l'intelligence artificielle comme psy, tandis que l'addiction à la dopamine numérique éteint nos rapports au monde et aux autres. La chaleur humaine ? C'est dépassé. Le constat n'est pas vraiment neuf, mais il faut bien admettre que cette vertigineuse chute dans l'addiction technologique est globalement un impensé du monde contemporain. Quel politique pour s'emparer de la question ? Quelles résistances autres que marginales à l'ère glaciaire qui vient ?
Vincent n'est pas donneur de leçons. Certes, il n'a pas de smartphone, mais il se sent lui aussi happé par cette déshumanisation exponentielle, ne serait-ce que par son ordi qui le gave d'une boulimie informationnelle. « Combien de soirées [le refroidissement technologique] m'a-il-volé ? » s'interroge-t-il. Et de décrire cette sensation qu'on connaît tous, à des échelles certes différentes : « Une, deux ou trois heures de pérégrinations numériques dont je n'avais pas envie et qu'après je regrette. » C'est ainsi que le froid s'impose, même quand on fait tout pour le repousser avec des chaussettes anti-tech.
Aux manettes, vampires ultimes, « des dizaines de milliers de cerveaux ayant fait les plus hautes études, œuvrant à toujours renforcer les mécanismes d'addiction ». Des dealers de cette drogue dure qui propage la banquise (tout en la faisant fondre par sa gigantesque participation au réchauffement climatique). 25 ans après l'irruption d'internet, on grelotte comme des fennecs exportés en Antarctique. Glagla.
Alors quoi ? Quel remède ? Quelle bouillotte existentielle ? Le livre ne fournit pas vraiment de recette, il incite juste à contempler l'étendue du désastre pour commencer à le combattre.
Oui, c'est la merde.
Ok Google, c'est comment qu'on freine ?
Émilien Bernard1 . L'amigo Vincent est très impliqué dans un journal local publié et diffusé à Grenoble et dans ses environs, Le Postillon, qui bataille joliment contre l'aplatissement politique et technologique de l'époque. Pas besoin d'être à Grenoble pour apprécier. Abonnez-vous, soutenez, enfin juste après avoir filé des thunes à CQFD, faut pas déconner.
En comparution immédiate, on traite à la chaîne la petite délinquance urbaine, on entend souvent les mots « vol » et « stupéfiants », on ne parle pas toujours français et on finit la plupart du temps en prison. Une justice expéditive dont cette chronique livre un instantané.
Toulouse, chambre des comparutions immédiates, juin 2026Samir H., né en 1990 en Tunisie, comparaît pour des violences ayant entraîné trois jours d'incapacité totale de travail (ITT) sur Tarik S., assis sur le banc des victimes avec un œil au beurre noir et une arcade recousue.
Comme exigé par la loi, le président demande au prévenu s'il veut un délai pour préparer sa défense. Celui-ci n'en a aucune idée. Penché par-dessus le plexiglas du box pour entendre l'interprète qui chuchote sa traduction, il murmure : « Comme vous voulez. »
Ça fait rire le président : « Si ça ne dépendait que de moi, je sais ce que je choisirais, mais c'est à vous de décider ! »
Samir H. accepte finalement d'être jugé immédiatement et le président se lance dans le résumé des faits : « On va essayer de rester factuel, parce que les raisons de l'altercation sont des plus confuses. »
Tarik S. dit qu'il était en train d'amener de la bière à des connaissances dans un appartement et que le prévenu s'est jeté sur lui pour lui donner des coups. Samir H., lui, reconnaît l'avoir repoussé mais uniquement pour se défendre.
Le président s'interrompt pour houspiller le prévenu qui s'accoude au plexiglas pour être plus proche de l'interprète : « Il se tient là comme s'il était au bistrot… Il va se tenir droit ! »
L'avocate proteste : « Mais c'est pour qu'il puisse entendre…
— Ça ne fait rien ! Qu'il se redresse ! Bon, ce qui est constaté, c'est que Tarik S. est blessé, même si on ne comprend pas bien pourquoi Samir H. l'aurait frappé. »
La victime inspire apparemment la même méfiance au président que le prévenu. D'ailleurs, quand Tarik S. explique avoir refusé la confrontation parce qu'il était fatigué ce jour-là, le président s'exclame : « Fatigué par l'alcool ? Par la cocaïne ? Et est-ce que vous êtes en situation régulière sur le territoire français ? »
Lorsque vient leur tour d'intervenir, la procureure et l'avocat de la défense conviennent également qu'on n'a aucune idée du motif ou des circonstances exactes du coup porté. Problème d'argent ? Jalousie ? Consommation importante de stupéfiants et d'alcool ? Légitime défense ou attaque gratuite ?
Peu importe, la procureure n'a pas besoin d'en savoir plus pour demander huit mois de prison avec maintien en détention, plus deux mois pour la révocation partielle du sursis probatoire d'une condamnation précédente, également pour violences.
L'avocate de la défense suppose qu'au vu de l'alcoolisation de tout le monde ce soir-là personne ne se rappelle tout à fait ce qu'il s'est passé : « Et on n'en saura jamais rien ! Mon client fait des efforts mais c'est difficile : il vit à la rue depuis sa sortie de détention. Il a des problèmes d'addiction. Malgré tout il va voir une association pour consolider sa maîtrise de la langue française. Il se rend à la Cimade pour essayer de régulariser sa situation et de reprendre contact avec sa fille. »
Il est condamné à huit mois de prison plus trois mois pour la révocation de son sursis probatoire, avec incarcération immédiate.
La Sellette
Difficile d'ignorer le marketing agressif des « croyances alternatives ». Dans les quartiers gentrifiés des centres-villes, des studios couleur pastel remplacent les snacks : yoga, reiki, naturopathie, autant de pratiques de « médecines douces » mâtinées de spiritualité qui promettent paix et santé. Sur les réseaux sociaux, des publicités vantent des master class pour décrypter les énergies masculines et féminines. À la Biocoop, des prospectus proposent des stages de lithothérapie ou des séances de chamanisme. Sur les murs de Marseille, des affiches invitent à se retrouver sur la plage du Prophète pour pleurer en cercle. Le XXIe siècle ne devait pourtant pas ressembler à ça ! En 1917, le sociologue allemand Max Weber diagnostiquait un « désenchantement du monde ». La science avait allumé la lumière en Occident et la raison triomphante devait enfin balayer les bondieuseries du monde entier.
Prophétie moyennement réalisée. Aujourd'hui, si la part des croyant· es pratiquants en Europe est tombée à 30 %, la part des athées, elle, est encore plus faible (environ 10 %). Entre les deux : le ventre mou des croyant· es non pratiquants, et surtout, la nébuleuse de nouvelles spiritualités. Tout un continent de croyances bigarrées et de rituels syncrétiques, souvent bricolés à partir de traditions anciennes, lointaines ou réinventées. Et qui recrute de nouvelles ouailles à tour de bras : âmes en quête de sens, adorateur· ices des énergies cosmiques ou simples naufragé· es de l'époque.
Produit de son temps, le New Age s'accorde allègrement avec les dogmes néolibéraux, comme nous l'explique le philosophe et sociologue des religions Raphaël Liogier. Les mastodontes du capitalisme, qui combinent avantageusement signes du zodiaque et stratégie de vente ciblée, l'ont bien compris. L'astrologie, déjà épinglée par Adorno, flatte nos égos tout en dépolitisant notre pouvoir d'action. Mais c'est aussi sur de classiques ressorts coloniaux et patriarcaux que marche la planche à billets, du tourisme chamanique à l'ayahuasca aux voyages initiatiques de « groupes d'hommes » censés leur permettre de « maîtriser leur guerrier intérieur ».
Plus inquiétant, le New Age s'acoquine aisément avec les f(r)anges les plus réactionnaires. Des mouvements sectaires, biberonnés aux thèses complotistes post-Covid, mêlent syncrétisme religieux et idéologique. Ils essaiment dans le sud de la France. Depuis le Var, le fondateur d'Alliances célestes qui, sous couvert d'être un extraterrestre incarné sur Terre pour sauver l'humanité, prône un retour à l'ordre autoritaire et patriote. Retranchée sur les hauteurs d'un village héraultais, une communauté mélange néoruralité et néofascisme dans la droite ligne du mysticisme nazi, version France catholique. Sous des airs plus bisounours, la discrète bande des Pèlerins d'Arès, née en Gironde, invite à s'affranchir de la politique et des religions pour trouver la liberté, sous le patronat du « Gilet jaune Michel Potay ».
Mais si l'ésotérisme et l'extrême droite font bon ménage, certain· es ne comptent pas laisser le champ de la spiritualité aux réacs de tous bords. C'est le cas de Fanny, une militante antifa, qui trouve dans la pratique du tarot une manière de reprendre le pouvoir sur les assignations de genre. Ou de la sociologue Fanny Charasse, qui nous rappelle comment la science et la médecine ont chassé les rebouteux· ses sur le territoire français pour mieux asseoir leur domination. Sans oublier que la survivance du magnétisme, comme d'autres pratiques, comble aujourd'hui les failles d'une institution médicale que l'État démantèle et qui traite plus qu'elle ne soigne. Derrière les « nouveaux dieux », toujours les vieux démons.
La rédac'
Appâtée par l'envie de se mettre dans la peau d'un gourou, l'une de nos journalistes s'est lancée. Dans le jeu vidéo Culte of the lamb, elle a incarné un adorable mouton devenant bouc mystique, aux manettes d'un culte sataniste. Récit d'une repentance.
« Ç a te dit d'être le gourou d'une secte ? » me lance un pote en fin de soirée. Je n'hésite pas très longtemps : « Carrément ! » À peine rentrée, je télécharge Cult of the Lamb. Le pitch ? J'incarne un agneau envoyé sur Terre par une entité maléfique pour prêcher la bonne parole en son honneur. Ma mission : rallier les brebis égarées et écraser les infidèles. Des animaux trop mignons à soumettre ? Je suis conquise. « Je vous en supplie, endoctrinez-moi ! Je serai fidèle ! » me supplie le premier petit chat en pixel que je sauve des griffes de tortionnaires. Pas de soucis, mon grand, adore-moi autant que tu veux. Mais pour en rameuter d'autres et les convaincre de croire en mes conneries, il faut se battre. Je pars en croisade, je tape sur des monstres, je libère des innocents. Fatigant.
Gourou nounouRapidement, le piège du capitalisme vidéoludique se referme sur moi : plus je passe de temps devant mon écran plus je gagne. Pour garder mes adeptes, je dois installer des parcelles de jardins, faire la cuisine, récolter du bois et, summum du glamour, ramasser les crottes des fidèles qui s'accumulent... Ça a changé le statut de gourou !
Le jeu me rappelle à mes fonctions sacrées : « Le temple est un lieu crucial où tu pourras prononcer des sermons pour gagner en puissance et accomplir des rituels pour influencer l'esprit malléable de tes adeptes. » Il faut prêcher tous les jours, parce que si la jauge de foi baisse, ces ingrats peuvent se barrer. Putain, c'est du taf. Déjà qu'on n'est que trois clampins. Je les fous à la prière pendant que je gère le camp. J'arrive tant bien que mal à recruter deux nouveaux animaux en allant distribuer des tatanes en forêt. Super, la communauté grandit et mon pouvoir avec.
Au four et au moulinJe finis par débloquer mon premier rituel : on va danser tous ensemble autour d'un grand feu de joie. Après ce grand moment de cohésion de groupe, je sens qu'on ne va plus se lâcher eux et moi. Enfin, presque. Comme dans chaque groupe, il y a un relou ! L'un d'eux commence à faire dissidence et remet en question ma sainte parole. Pas le temps de négocier : zou, au pilori ! Littéralement un pilori en bois au milieu du camp, pour que je puisse le « discipliner » à coups de rééducation idéologique.
Mais le quotidien me rattrape à nouveau. Entre la bouffe, le potager à arroser et fertiliser, les lits à construire et la déco à installer pour maintenir le niveau de foi, je n'arrête pas. Je dois prêcher chaque matin et bénir individuellement mes petits compagnons. C'est carrément aliénant. J'ai même plus le temps de recruter de nouveaux adeptes. Je suis à deux doigts du burn-out.
C'est là que j'ai une épiphanie. Est-ce que je ne fonderais pas plutôt une ZAD ? Une ferme punko-wokiste autogérée ? Allez, on se remonte les manches, on abolit la hiérarchie et on bosse tous·tes ensembles. Objectif : travailler moins pour se détendre plus. Ni chaman ni maître ! Dommage, le jeu ne l'autorise pas. Je vais devoir me rabattre sur les Sims, ou pire : retrouver la vie réelle.
Thelma SusbielleDes siècles déjà que l'on regarde vers le ciel pour tenter d'y décrypter des présages. Mais d'où vient ce frétillement délicieux que l'on ressent dès qu'on se mêle d'astrologie ?
Aux origines : Babylone. Déjà, ça pose le ton. C'est en Mésopotamie que naît la pratique de l'astrologie, vers le IIe millénaire avant notre ère. Des prêtres s'amusaient déjà à établir des correspondances entre les mouvements des astres et les événements terrestres ou la personnalité humaine. Passée par la Grèce et l'Égypte, l'astrologie s'est ensuite diffusée en Europe pour prendre la forme contemporaine qu'on lui connaît aujourd'hui : l'horoscope à l'occidentale, déclinée à toutes les sauces.
Encore une sombre affaire d'obscurantistes qui se détournent de la science pour se jeter dans les bras d'une superstition primitive ? Que nenni, répond Theodor Adorno. Le sage philosophe allemand tente d'expliquer l'adhésion à l'astrologie dans Des étoiles à terre, un essai écrit à partir de l'étude de la rubrique astro du Los Angeles Times entre 1952 et 1953. L'occasion de politiser ce système de croyances.
« Une chance supplémentaire de se regarder le nombril »Point de magie et d'occultisme dans l'astrologie qui, selon Adorno, s'inscrit parfaitement dans le cadre – très rationnel – de nos intérêts particuliers. Très souvent, d'ailleurs, la description des mécanismes stellaires complexes se matérialise en la délivrance de conseils tout à fait triviaux. Mercure rétrograde ? Mieux vaut éviter de compter sur nos appareils électroniques ou de prendre l'avion… Les horoscopes, quant à eux, s'intéressent à nos quotidiens tristement banals : finance, carrière, amour, gloire et beauté.
Pourquoi l'astrologie continue de susciter autant d'excitation ? Le philosophe propose une série d'explications d'ordre psychologique et sociologique. D'abord, selon Adorno, c'est parce qu'on n'y comprend plus grand-chose au monde. La complexité des systèmes – économiques, financiers, politiques – rend insaisissables et obscures les grandes lois qui régissent nos sociétés. Or, « l'astrologie reflète exactement l'opacité du monde empirique », écrit Adorno. Devant l'ampleur des catastrophes à venir (nous écrivons ce texte sous canicule), l'astrologie permet de récupérer notre sentiment d'angoisse en le traduisant sous une forme pseudo rationnelle. Problème : elle nous fait nous sentir encore plus dépassé·es par ces lois mystérieuses, ce qui n'encourage pas beaucoup le changement sociétal.
Autre raison avancée, l'astrologie « offre une chance supplémentaire de se regarder le nombril », résume l'autrice de BD Liv Strömquist1, citant Adorno. Néolibéralisme aidant, nous sommes poussé·es à un individualisme démesuré qui fait de l'identité un concept mouvant, dont la quête doit être perpétuelle et à laquelle l'astrologie apporte une partie des réponses.
Un référentiel en commun à la margeEn bref, rien de bien reluisant derrière ce système de croyances. Pourtant, d'autres explications peuvent aussi être mises sur la table. L'astrologie est pratiquée en majorité par des communautés minoritaires ou marginalisées. Ces dernières années, c'est dans la communauté queer que se démarque une forte adhésion à ce système : comptes astro sur les réseaux sociaux, tirages de cartes, applications de prévisions… Perçue comme irrationnelle, et donc illégitime, l'astrologie est stigmatisée car elle s'éloigne de la norme. Or, pour les queers, exclu·es de la rationalité scientifique hégémonique, c'est dans les marges que peut se construire leur propre compréhension du monde. En renversant le stigmate, iels font de l'astrologie un moyen de reconstruire un référentiel commun et de développer des connaissances et des techniques que « la norme » ne maîtrise pas. L'astro serait donc un élément parmi d'autres de cette contre-culture, une façon de créer du lien au sein d'une communauté à qui la rationalité scientifique, généralement, ne veut pas du bien…
Laëtitia Giraud1 . Astrologie, Rachkam Editions, 2023.
Cet été, c'est la grande messe du football : la Coupe du monde masculine. À CQFD, on voulait en être. Alors on a décidé de vous faire un commentaire endiablé des exploits du duo le plus scandaleux de l'histoire de cette compétition : Trump-Infantino.
Bienvenu·es aux États-Unis – et un peu au Mexique et au Canada ! Puisque personne ne semble vouloir boycotter l'édition 2026 de cette Coupe du monde masculine, le coup d'envoi est donné ! Gianni Infantino, président de la FIFA, qui s'élance bouteilles d'eau à dix dollars l'unité sous le bras... Dans le même mouvement, il interdit au public d'emmener sa propre gourde sous 30 degrés. QUELLE MAITRISE ! Il transmet aussitôt sur sa droite à Donald Trump lancé face aux travailleur·ses du SoFi Stadium de Los Angeles qui menacent de faire grève. Ces dernier·es réclament des salaires indexés sur le coût de la vie et refusent que l'ICE opère sur leur lieu de travail. Après un tour de passe-passe, le « prix de la paix » de la FIFA remonte le terrain bras bien tendu et lance en profondeur Infantino... OHHH ! L'Helvète effectue un dribble inédit ! Pour la première fois, la FIFA gère directement la billetterie et adopte une tarification DY-NA-MIQUE : les prix augmentent en fonction de la demande ! Seulement 5 000 euros minimum pour un billet de finale à l'heure où je vous parle ! Quel trou du... Quel joueur pardon !
Et voici la pause fraîcheur de trois minutes imposée par la FIFA pour la santé des joueurs sous ces chaleurs écrasantes. Une nouvelle occasion de vendre des spots publicitaires aux diffuseurs ! Buvez quelques gorgées, mouillez-vous la nuque, le jeu reprend. Tout en contrôle, Trump vient interdire l'arbitre somalien Omar Abdulkadir Artan d'entrer sur le territoire américain. Mais que se passe-t-il ? Il faisait pourtant parti des 52 arbitres choisis par la FIFA pour ce Mondial ! Arrrgh, malheureusement la Somalie est visée par un « visa ban ». Et tous·tes les supporteur·ices ivoirien·nes connaissent le même sort. QUEL SENS DU JEU ! Après avoir imposé une caution d'entrée sur le territoire à plusieurs pays du Sud pouvant atteindre 15 000 dollars, Trump voit arriver l'attaquant irakien Aymen Hussein. Aïe, aïe, aïe. Avec un nom de famille pareil, c'est carton rouge direct ! Mais... Oh ! Rebondissement de dernière minute : au bout de sept heures d'interrogatoire, la douane américaine réalise qu'il n'est pas la réincarnation du pire cauchemar de l'Oncle Sam. Le photographe de la sélection irakienne, lui, n'a pas eu droit à la VAR et est refoulé sur le champ ! Au four et au moulin, The Donald interdit désormais la sélection iranienne de rester plus de 48 heures sur le sol américain. Âme charitable, la présidente mexicaine Claudia Sheinbaum les accueille volontiers ! Cherche-t-elle à faire diversion face à la colère sociale qui secoue actuellement son pays ? Dans ce moment de flottement, Infantino est le plus prompt, il se saisit de l'offrande trumpienne et file vers le but : « La Fifa n'intervient pas dans les procédures d'immigration du pays hôte. » GOAAAAAAAAL ! GOAL ! GOAL ! GOAL ! Les États-Unis sont les premiers organisateurs a piétiner aussi ouvertement le cahier des charges d'une Coupe du monde ! IN-CRO-YABLE !
Un désabusé du football
Loïc est prof d'histoire et de français, contractuel, dans un lycée pro des quartiers Nord de Marseille. Chaque mois, il raconte ses tribulations au sein d'une institution toute pétée. Entre sa classe et la salle des profs, face à sa hiérarchie ou devant ses élèves, il se demande : où est-ce qu'on s'est planté ?
Juin. Le ciel est bleu, les oiseaux chantent, on en oublierait presque qu'on suffoque sous un dôme de chaleur et de pollution chère à notre cité phocéenne quand vient l'été. On ne va pas se plaindre, il ne reste qu'à remplir les bulletins et se farcir la direction pour quelques conseils de classe. Alors que je me crois à l'abri de responsabilités supplémentaires, je reçois un mail : « Convocation pour faire passer des oraux de CAP en Histoire-Géographie ». Le lieu : un lycée privé. Histoire de s'assurer qu'on n'achète pas ses diplômes si facilement, c'est aux profs du public d'aller faire le boulot.
Quand j'arrive devant, l'établissement n'a rien de clinquant. Il se noie dans le décor d'un quartier pas franchement riche : un lycée privé, mais un lycée pro quand même. Devant la salle d'examen, des élèves attendent. La première convoquée est flippée, elle doit avoir la quarantaine. Quand elle me tend, en guise d'identité, son titre de séjour, je comprends mieux. La dame joue sûrement son renouvellement ou sa naturalisation sur l'obtention de son diplôme. La journée passe et, au milieu des jeunes marseillais·es de 17 ou 18 ans, je croise de nombreux·ses exilé·es d'Europe ou d'ailleurs. L'exercice est lunaire. Chacun·e joue son avenir sur des documents tirés au hasard : l'appel du 18 juin ou la propagande pétainiste sont moins appréciés que le harcèlement en ligne ou le passage à l'euro. Quand iels paraissent dépité·es, je les laisse choisir. D'autres, peu habitué·es des « examens à la française » prennent l'exercice comme une discussion sympathique. Interrogé sur la laïcité, l'un d'elleux me répond : « En Côte d'Ivoire, les chrétiens et les musulmans s'entendent très bien ! On s'invite à manger, on fait la fête ensemble ! Alors qu'en France c'est compliqué non ? » En deux phrases, il met à l'amende la « supériorité » de l'universalisme français et mon ethnocentrisme. Merci. Plus tard, une Ukrainienne me parle de l'importance d'un cadre légal pour garantir la liberté de la presse. Quand je lui parle des magnats de la presse, elle me répond droit dans les yeux : « Dans une dictature, personne ne peut écrire librement. » Je ravale ma haine de Bolloré pour celle de Poutine.
Le midi, je décide de manger avec les collègues du lycée privé. L'équipe est petite, iels sont une vingtaine au total, CPE et proviseur compris. Direction et personnels se tutoient et se chambrent. Ça a l'air sympa, on en oublierait presque la hiérarchie. Est-ce le rêve scolaire de la start-up nation ? Je discute avec une collègue de l'absurdité des oraux et des décalages linguistiques et culturels : « Ah oui ! Les primo-arrivants, c'est chiant ! On comprend rien à ce qu'ils disent. » Se planquer dans le privé, ça rend facho ou ça commence avant ? Comme petite résistance, plus la journée avance plus je gonfle les notes. Je rentre chez moi avec deux certitudes : l'école participe activement au tri migratoire et ça serait sûrement pire si on la laissait uniquement dans les mains du privé…
LoïcÇa y est le continent américain compte dans ses rangs un nouveau président surfant sur le spectre du fascisme : le Colombien Abelardo Gabriel de la Espriella Otero. Juste avant son élection, le média féministe Volcánicas dressait le portrait de cet adorateur de Trump à travers tous ses scandales1. Extraits.
Défense des escrocs, des fonctionnaires corrompus et des meurtriers.En 2002, Abelardo a fondé le cabinet d'avocats De la Espriella, qui a représenté des personnalités politiques et artistiques […]. Dans le scandale de la « parapolitique »2, il a défendu les députées Rocío Arias et Eleonora Pineda, ainsi que les députés Dieb Maloof et Jorge Caballero. […] Il a également défendu Álex Saab, homme de paille présumé de Nicolás Maduro, et David Murcia Guzmán, reconnu coupable d'avoir mis en place un vaste système de blanchiment d'argent.
Les audios des 760 millionsLors du procès de David Murcia Guzmán, l'accusation a révélé des preuves indiquant que De la Espriella avait reçu 760 millions de pesos pour faire du lobbying auprès du Congrès au nom de DMG3. L'enquêteur a révélé des enregistrements de conversations téléphoniques […] au cours desquelles le versement de 760 millions de pesos à De la Espriella était évoqué. […] L'objectif était de bloquer un projet de loi visant à pénaliser le stockage et le transport de grosses sommes d'argent liquide, ce qui représentait une menace directe pour le modèle économique de DMG.
La défense du meurtrier de Dilan CruzEn novembre 2019, Dilan Cruz, un étudiant de 18 ans participant à la grève nationale, a été tué par Manuel Cubillos, un policier antiémeute […]. De la Espriella a annoncé publiquement qu'il prendrait en charge la défense de celui-ci « avec fierté patriotique » et a qualifié le policier de « victime d'une discrimination et d'une diffamation injustes ». Il s'en est également pris à la directrice de l'Institut national de médecine légale, Claudia García, pour avoir qualifié l'affaire d'homicide : « L'Institut de médecine légale a perdu le sens des réalités », a-t-il déclaré, exigeant une enquête et des sanctions disciplinaires à l'encontre de celui-ci. […] Près de sept ans plus tard, Manuel Cubillos n'a toujours pas été condamné.
Un tyran judiciaireNeuf jours avant l'élection, la Fondation pour la liberté de la presse a publié un communiqué officiel documentant les attaques perpétrées par des proches du candidat contre la chroniqueuse María Jimena Duzán, le journaliste Julián Martínez et le reporter Melquisedec Torres […]. Dans une enquête publiée par l'Université d'Antioquia, la Ligue contre le silence a retracé le fonctionnement du réseau d'attaques contre les journalistes critiques envers le candidat. Chaque fois qu'un média publiait un article défavorable à De la Espriella, des comptes identifiés […] apparaissaient de manière coordonnée, amplifiant les attaques contre l'auteur. Nous, journalistes de Volcánicas, avons également subi ces attaques.
Volcánicas1 . « Abelardo De la Espriella para Dummies », Volcánicas, (03/06/2026).
2 . Série de révélations concernant les liens entre groupes paramilitaires d'extrême droite, narcotrafiquants et proches du président de l'époque Álvaro Uribe.
3 . Affaire concernant l'entreprise spécialisée dans la commercialisation de biens et services via des cartes prépayées DMG (David Murcia Guzmán) Grupo Holding S.A. qui a été placée sous tutelle de l'État après des accusations de multiples fraudes et de blanchiment d'argent.