Timeline
Every post and feed across this instance
-
«Reprendre la mer» : un manifeste percutant pour couler la «contre-pêche»
«Reprendre la mer», de Claire Nouvian, Baptiste Morizot et Daniel Pauly, Les liens qui libèrent, septembre 2026, 144 pages, 12,90€. © Les liens qui libèrent
Trouver où s’arrête la pêche. Et où commence son contraire, sa négation, l’extractivisme effréné qui ruine les mers et les populations qui en vivent. En un mot, nouveau, définir la «contre-pêche». Pour mieux l’empêcher de nuire.
Telle est la tâche à laquelle se livrent la militante Claire Nouvian (fondatrice de l’association de défense de l’océan Bloom), le philosophe du vivant Baptiste Morizot et le biologiste marin Daniel Pauly dans leur essai Reprendre la mer (septembre 2026, Les liens qui libèrent).
33 mètres
En une grosse centaine de pages, les trois auteur·es nous embarquent à bord de l’évolution démesurée de la pêche, des premières barques aux chalutiers de 100 mètres de long. Le savant, le philosophe et l’activiste dénouent le fil qui reliait, dans nos esprits, la pêche côtière artisanale à ces méganavires qui dévorent les fonds marins.
Une «usurpation d’identité», selon leurs termes, portée jusqu’aux plus hauts sommets des États : «Les petits métiers servent de bouclier humain à des intérêts qui les écrasent.»
De la Politique d’Aristote à la «contre-productivité» d’Ivan Illich, Reprendre la mer émerge aussi les grandes pensées de la technique pour remonter à l’essence même de la pêche. Sur la base de travaux menés par l’association Bloom, les auteur·es en dégagent une «longueur maximale tolérable» de navire fixée à 33 mètres, seuil à partir duquel la pêche se «déracine».
Ce livre rigoureusement documenté est aussi et surtout un manifeste, un cri d’appel pour mettre fin à cette «contre-pêche», la démanteler. Et enfin virer de bord pour voguer vers un horizon désirable, celui d’une pêche qui vit et fait vivre.
-
Jean-Luc Mélenchon possède-t-il un patrimoine de 2 465 000 euros ?

Source :Compte Facebook, le 9 octobre 2026
Etiqe :Faux
Contenu :
En période de campagne électorale, mieux vaut y réfléchir à deux fois avant de partager des informations a priori sensationnelles. Sur Facebook, certains internautes ont manqué de prudence en (ré)affirmant que Jean-Luc Mélenchon, candidat à l’élection présidentielle de 2027, possèderait « un patrimoine de 2 465 000 euros » et toucherait « 36 105 euros par mois d’argent public ».
Cette affirmation est un serpent de mer des réseaux sociaux au moins depuis… 2015. Si elle a déjà été débunkée par nos confrères du Monde ou encore de l’AFP, il convient de la questionner à l’aune de la situation actuelle du candidat insoumis, alors qu’il n’exerce plus de mandat électif depuis juin 2022.
Une déclaration de patrimoine de mars 2022
Depuis la création de la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP) en décembre 2013, les élus et candidats à l’élection présidentielle doivent effectuer une déclaration patrimoniale en amont du scrutin. Depuis le 1er juillet 2022, cette déclaration est accompagnée d’une seconde, concernant les fonctions et intérêts des élus et candidats.
Candidat récurrent à l’élection présidentielle depuis le scrutin de 2012, Jean-Luc Mélenchon a effectué ses déclarations comme le dispose la loi. Celles-ci sont supprimées du site de la HATVP après l’élection présidentielle pour les candidats malheureux. Néanmoins, une recherche d’archives permet de remettre la main dessus, ici et ici.
Si elles ne font pas l’objet d’un contrôle de la part de la HATVP, ces déclarations permettent tout de même d’apprécier la situation d’un candidat. Ainsi, en mars 2022, Jean-Luc Mélenchon déclarait détenir un appartement d’une valeur de 1 200 000 euros et une maison estimée à 170 000 euros. Sur ses comptes en banque, un peu moins de 100 000 euros, et un emprunt en cours de remboursement pour lequel il devait encore s’acquitter de 99 145 euros.
Dès lors, aux dernières nouvelles et selon les seules informations publiques disponibles, Jean-Luc Mélenchon ne possédait pas un patrimoine de « 2 465 000 euros » comme l’affirment différents internautes sur Facebook. Lors de la prochaine déclaration patrimoniale qu’effectuera Jean-Luc Mélenchon, en amont du premier tour de la présidentielle le 18 avril 2027, ces chiffres pourront être mis à jour.
Plus de mandats en cours
Concernant l’argent public que le candidat insoumis touche chaque mois, il est plus difficile de répondre. En termes d’indemnités, cette somme est nulle. En effet, depuis le 21 juin 2022, Jean-Luc Mélenchon n’exerce plus de mandat électif. Mais l’ancien leader du Front de gauche a eu une longue carrière politique : député français, député européen, sénateur ou encore ministre délégué à l’Enseignement professionnel. Ces nombreux mandats ouvrent des droits à la retraite.
Encore faut-il en vouloir. « Je ne touche aucune retraite sur mes activités passées, quoi que j’en aie l’âge, car j’estime avoir un revenu suffisant et que je suis solidaire », pouvait-on lire, en avril 2013, sur le blog de Jean-Luc Mélenchon, semblant indiquer que l’insoumis avait renoncé, au moins temporairement, à ses droits.
Mais quelques années plus tard, un autre son de cloche se faisait entendre. « Moi, je ne peux pas me passer de ma retraite », déclarait le candidat insoumis, en décembre 2022, sur le plateau de BFM TV, alors qu’il était questionné sur le cumul des droits à la retraite auxquels il pouvait prétendre.
Sur ce point, difficile de vérifier ce que l’homme politique perçoit réellement chaque mois. Les déclarations fiscales comportent des informations relevant de la vie privée, elles sont donc gardées secrètes par les autorités compétentes. Dès lors, toute estimation globale serait trompeuse, voire mensongère : les régimes de cotisations des différents corps d’élus ne suivent pas les mêmes règles et des régimes spéciaux peuvent s’appliquer.
Contactée, la France insoumise n’avait pas donné suite à nos sollicitations au moment de la publication.
661 euros nets de retraite pour un mandat de député
Il est néanmoins possible d’estimer la retraite du candidat insoumis au titre de son mandat de député des Bouches-du-Rhône, qu’il a exercé du 21 juin 2017 au 21 juin 2022. La Fondation Ifrap avait estimé qu’en 2021, à la suite de la réforme du régime de retraite des députés, « le montant net de la pension d’un député au bout de 5 ans de mandat s’établit (…) à 661 euros nets ». Une retraite qui figure parmi celles auxquelles Jean-Luc Mélenchon peut prétendre, au même titre que celles de sénateur et d’eurodéputé, comme le remarquent plusieurs internautes.
En 2025, la Caisse de retraite des anciens sénateurs a versé 42 millions d’euros de prestations à 746 pensionnés, soit une moyenne de 4 692 euros par mois par pensionné. Ce chiffre doit être pris avec des pincettes, puisqu’il ne précise pas la répartition entre la pension de base, la retraite complémentaire et les pensions de réversion. Par ailleurs, la pension de chaque sénateur dépend de la durée de mandat. Il donne néanmoins un ordre de grandeur : même s’il touchait le double de ce montant, Jean-Luc Mélenchon serait toujours bien loin de gagner 36 105 euros par mois.
Et ce n’est pas sa retraite d’eurodéputé qui lui permettrait d’atteindre ce montant. Les anciens députés européens ont droit à une pension qui correspond à 3,5 % de leur rémunération pour chaque année de mandat complète, plus un douzième de cette somme pour chaque mois complet supplémentaire, sans pouvoir dépasser 70 %. Jean-Luc Mélenchon a été eurodéputé pendant huit ans, de 2009 à 2017. Autrement dit, ses droits d’eurodéputé à la retraite s’élèvent à 28 % de la rémunération perçue chaque mois au cours de ses mandats.
Les Surligneurs ne sont pas parvenus à reconstituer l’entièreté du barème des indemnités parlementaires statutaires du Parlement européen de 2009 à 2017. Mais à titre indicatif, celle-ci était de 7 956 euros en 2011, deux ans après le début du premier mandat de Jean-Luc Mélenchon au Parlement européen, et de 8 484 euros en 2017, année où le leader insoumis quitte Bruxelles pour rejoindre le palais Bourbon. Même en calculant à partir de l’indemnité la plus haute, celle de 2017, ses droits à la retraite d’eurodéputé ne pourraient excéder 2 375 euros – et ils sont en réalité moins élevés, du fait d’une indemnité parlementaire plus faible sur les premières années de ses mandats.
Autrement dit, affirmer que l’ancien député toucherait « 36 105 euros d’argent public » par mois est disproportionné et faux. Et au-delà du calcul périlleux de ses pensions de retraite, il convient de s’interroger sur les termes utilisés par les internautes. « Toucher de l’argent public » relève déjà du contresens : une pension de retraite n’est pas une largesse de l’État, mais la contrepartie de cotisations versées tout au long d’une carrière.
Auteurs :
Auteur : Antoine Mauvy, journaliste
Relecteur : Nicolas Turcev, journaliste
Liens d’intérêts ou fonctions politiques déclarés des intervenants à l’article : aucun
Secrétariat de rédaction : Maylis Ygrand, journaliste
L’article Jean-Luc Mélenchon possède-t-il un patrimoine de 2 465 000 euros ? est apparu en premier sur Les Surligneurs.
-
«La mobilisation des lycéens crée de la solidarité et de la dignité»
La chanteuse pop Camille Yembe prête sa voix pour parler du mouvement de la jeunesse et de la précarité. Une situation que l’artiste a longtemps connue, entre parcours familial compliqué et enchaînement de petits boulots pour (sur)vivre. -
A412 : la justice refuse de suspendre le chantier, les opposants restent mobilisés
Un recours contre les travaux de l'A412 a été rejeté par la justice le 15 octobre. Les opposants au projet, qui espéraient suspendre le chantier, affirment poursuivre leur lutte et pourraient se pourvoir devant le Conseil d'État.
Lire la suite - Reportage / Luttes
Lyon (Rhône), reportage
Les travaux de l'A412 vont pouvoir continuer. La cour administrative d'appel de Lyon a rejeté, le 15 octobre, le recours en référé-suspension porté par France Nature Environnement (FNE) 74, aux côtés d'une vingtaine d'associations et (…) -
Infantino told by top Fifa figures to scrap or depoliticise peace prize after Trump furore
Backlash greeted award of prize to US president
Fifa committee to make recommendations this year
Donald Trump is likely to end up as the only political leader awarded the Fifa peace prize after Gianni Infantino was told at Thursday’s meeting of the Fifa council to make major changes or scrap the controversial award.
The Guardian has learned that several council members demanded the award be abolished and others called for the prize to be depoliticised, with Fifa’s football social responsibility committee to make a recommendation before the next council meeting in Doha on 16 December.
Continue reading... -
EVARS : Face au patriarcat, que peut l'école ? (2/2)
Faire en sorte, en tant que travailleuse ou travailleur de l'éducation, d'adopter des pratiques pédagogiques égalitaires et d'avoir un contenu d'enseignement féministe, y compris dans des initiatives hors classe, me paraît pertinent. Mais l'engouement (relativement acritique) d'une large partie du mouvement féministe autour de l'éducation à la vie affective, relationnelle et à la sexualité à l'école (EVARS) semble faire l'impasse sur quelques unes de ses contradictions. Dans une première partie, j'ai cherché à montrer que l'école capitaliste n'était historiquement pas un terrain neutre pour le féminisme. Je tenterai ici de détailler les possibilités et les limites de l'EVARS à l'aune d'une critique de l'école capitaliste et d'une expérience de terrain d'EVARS en collège.
- 363 Octobre 2026 / Education, Luttes Dans l'Education, féminisme, Société, Ecole -
EVARS : Face au patriarcat, que peut l'école ? (1/2)
Comme l'armée, la prison, l'industrie ou les autres services publics (1), l'école constitue un élément d'une société régie par la recherche du profit (le capitalisme) et assurant la domination masculine (le patriarcat). Traversée par les contradictions sociales de ces deux systèmes, elle contribue à les reproduire, mais, comme terrain de luttes, peut aussi être un lieu de résistance. Avant d'interroger les possibilités et limites de l'éducation à la vie affective, relationnelle et à la sexualité (EVARS), il importe de se replonger dans l'histoire de l'institution scolaire afin de comprendre sur quel terrain se situe la bataille féministe à l'école.
- 363 Octobre 2026 / Education, Luttes Dans l'Education, féminisme, Société, Ecole -
Google AI Overviews et AI Mode : des liens plus visibles, mais toujours pas de données sur les clics
Ce qu'il faut retenir :
- Google a annoncé le 15 octobre 2026 davantage de liens dans AI Mode et les Aperçus IA, placés plus haut dans les réponses, avec un ou deux liens mis en avant pour certaines requêtes.
- Les carrousels d'articles d'actualité sont étendus à de nouvelles régions et langues, et Google affirme que l'usage de la fonction « Sources préférées » a été multiplié par plus de sept.
- Selon Chartbeat, cité par Le Figaro, les sites d'information ont perdu 40 % de leur trafic venu de Google entre juillet 2025 et juillet 2026, une période marquée par l'essor des résumés IA.
- Google ne fournit toujours pas de données de clics issues de ses réponses IA dans ses rapports, ce qui empêche les éditeurs et référenceurs de mesurer l'effet concret de ces nouveaux formats de liens.
Google remonte et multiplie les liens dans ses réponses IA
L’annonce a été relayée le 15 octobre 2026 sur Search Engine Roundtable, puis par Le Figaro avec l’AFP le soir même. Les deux sources se recoupent sur l’essentiel : Google modifie une nouvelle fois la manière dont il affiche les liens dans ses deux interfaces de recherche générative.
Pour rappel, les AI Overviews génèrent un résumé en tête des résultats classiques, tandis qu’AI Mode ouvre une interface conversationnelle séparée, avec une réponse plus développée. Lancés respectivement en mai 2024 et en mars 2025 aux États-Unis, ils sont arrivés en France sous les noms d’Aperçus IA et de Mode IA.
Premier changement : les liens contextuels, insérés directement dans le texte généré, deviennent plus nombreux. Google les placera aussi « plus fréquemment » dans la partie haute de la réponse, là où l’attention de l’internaute est la plus forte.
Deuxième changement : pour certaines requêtes, Google affichera un ou deux liens vers ce qu’il considère comme la « bonne page web ». Search Engine Roundtable précise que ce traitement est réservé aux requêtes qui le justifient, sans que Google ne détaille les critères de sélection.
Carrousels, articles connexes et profils : le détail des autres nouveautés
Des carrousels d’actualité dans plus de pays
Google étend ses carrousels d’articles liés à l’actualité. Il s’agit de vignettes affichées sous le résumé, avec le titre de l’article et une image d’illustration. Le Figaro évoque une extension « au monde entier », quand Search Engine Roundtable parle plus prudemment de nouvelles régions et langues.
Selon les informations partagées, ces carrousels privilégieront les articles publiés par des sources identifiées par l’internaute. Une variante reprendra des publications issues des réseaux sociaux ou de forums lorsque la requête porte sur des avis ou des points de vue.
La fonction « Sources préférées » en forte hausse
Google affirme que le nombre de personnes utilisant les « Sources préférées » a été multiplié par plus de sept. Pour rappel, cette fonction permet à l’internaute de désigner les médias qu’il souhaite voir apparaître en priorité. Il y a quelques jours, Google a d'ailleurs commencé à envoyer des informations sur ces sources préférées. Le chiffre est déclaratif : Google ne communique ni la période de référence, ni le volume de départ.
Des articles connexes plus visibles
Les liens affichés en fin de réponse, destinés aux internautes qui veulent approfondir, bénéficient d’un design plus visible, avec des vignettes, selon les captures publiées.
Des profils de créateurs qui renvoient d’abord vers Google
Dernier test en cours : sur les vidéos affichées dans AI Mode, le nom du créateur ou de l’éditeur est désormais cliquable. Mais comme le souligne Barry Schwartz, ce lien mène d’abord à une page de profil hébergée par Google, et non au site ou à la chaîne du créateur. Autrement dit, ce nouveau lien garde l’internaute dans l’écosystème de Google avant tout clic sortant.
Les données de clics restent absentes des rapports
C’est le principal angle de critique de Barry Schwartz. Google répète que ces évolutions visent un design « plus cliquable », mais ne fournit toujours aucune donnée de clics dans ses rapports de performance dédiés à l’IA.
Interrogé par le journaliste, Google a répondu qu’il continuait d’échanger avec les propriétaires de sites pour identifier les indicateurs les plus utiles, et qu’il ajouterait « des indicateurs supplémentaires au fil du temps ». Aucun calendrier, aucun engagement sur les clics.
Rappelons que le clic est la métrique que les éditeurs réclament en priorité, et qu’elle constitue aussi l’indicateur central de Google Ads. Le contraste est difficile à ignorer : Google mesure précisément les clics quand il les vend, mais ne les partage pas quand il s’agit d’évaluer le trafic qu’il renvoie gratuitement.
Barry Schwartz qualifie par ailleurs cette annonce de nouvelle itération parmi de nombreuses autres, avec le sentiment que les tentatives précédentes pour générer des clics depuis la recherche IA n’ont pas donné les résultats escomptés.
Un énième ajustement face à l’érosion du trafic des éditeurs
Le contexte chiffré éclaire la portée de l’annonce. Lors de la présentation des résultats du deuxième trimestre 2025, Sundar Pichai, PDG d’Alphabet, indiquait que les Aperçus IA comptaient plus de deux milliards d’utilisateurs mensuels dans plus de 200 pays, rappelle Le Figaro.
Dans le même temps, plusieurs études ont établi que les résumés IA réduisent nettement les clics vers les liens proposés. Le Figaro cite un rapport de Chartbeat selon lequel les sites d’information ont perdu 40 % de leur trafic venu de Google entre juillet 2025 et juillet 2026. D’autres estimations évoquent des baisses comprises entre 30 % et 60 % selon les sites.
En France, le sujet a pris une dimension juridique. En août, l’Alliance de la presse d’information générale (Apig), qui représente les quotidiens français, a saisi l’Autorité de la concurrence. Elle estime que les résumés IA contreviennent aux accords conclus en 2022 entre Google et les éditeurs, dans le cadre des droits voisins. Pour rappel, les droits voisins encadrent la rémunération due aux éditeurs de presse pour la réutilisation de leurs contenus par les plateformes.
Un geste qui sert d’abord l’intérêt de Google
Le timing de l’annonce n’est pas anodin. Face à des éditeurs qui dénoncent publiquement leurs pertes et à une procédure ouverte devant l’Autorité de la concurrence, rendre les liens plus visibles permet à Google d’afficher une bonne volonté, sans fournir la donnée qui permettrait de la vérifier.
Le discours n’est pas nouveau. À chaque vague de critiques depuis le lancement des AI Overviews, Google a répondu par des ajustements d’interface présentés comme favorables aux clics.
Il existe aussi un intérêt plus structurel. Les réponses générées par Google reposent sur les contenus publiés par les sites. Si les éditeurs perdent leur modèle économique fondé sur le trafic et la publicité, ils risquent de produire moins ou de bloquer les robots d’exploration. Sans contenus frais, l’IA de Google n’a plus de matière à synthétiser, en particulier sur l’actualité. Maintenir un minimum de trafic sortant revient donc à protéger la source d’approvisionnement de ses propres réponses.
L’article "Google AI Overviews et AI Mode : des liens plus visibles, mais toujours pas de données sur les clics" a été publié sur le site Abondance.
-
HUB 404 - Le grand retour d'Hacking Social
Vous les connaissez parce que je vous parle d'elles de temps en temps ici, et surtout parce que ça fait maintenant 13 ans que Chayka et Viciss décortiquent la psychologie sociale et politique avec de la vulgarisation, un peu de fiction et beaucoup d'esprit critique sur leur chaine Youtube Hacking Social. Et si je fais cet article ce matin, c'est parce que j'ai une bonne nouvelle pour ceux et celles qui aiment leur contenu. Chayka et Viciss viennent d'annoncer HUB 404 , une nouvelle série qui change complètement d'échelle par rapport à ce qu'elles font d'habitude, dont le premier épisode est annoncé pour ce mois-ci !
Woohoo \o/ !
La première nouveauté, c'est que Chayka n'est plus seule à la production. Il y aura bien sûr toujours de la vulgarisation mêlée de fiction, mais aussi des nouveautés comme des entretiens avec des chercheurs, de la musique et pas mal de motion design dans ce drôle d'univers qu'elles ont baptisé le HUB.
Charger la vidéo depuis YouTube
Ce clic autorise une connexion à Google : adresse IP transmise et traceurs possibles.
En savoir plus
Voir cette vidéo sur YouTube
Comme Chayka l'explique dans son intro, c'est une série de vulgarisation scientifique engagée, conçue pour accompagner la période électorale de 2027, mais pas seulement. En effet, chaque épisode part d'une question concrète pour comprendre ces "bugs sociaux" (manipulation, cyberharcèlement, polarisation, radicalisation...) et surtout trouver des pistes d'action. Par exemple, le premier épisode se posera la question de pourquoi est ce qu'on défend des systèmes sociaux injustes, y compris contre nos propres intérêts. J'ai vraiment très hâte de voir ça !
Maintenant, là où ça se corse, c'est niveau pognon. En effet, leurs projets ont été refusés deux fois par le CNC et par d'autres financeurs, alors elles ont décidé d'autofinancer ce premier épisode, comme elles l'expliquent ici dans cette préface sur leur site . La suite, ce sera avec une vraie production, des monteurs et des motion designers, et ça dépendra surtout d'un financement participatif sur Ulule car chez elles, il n'y a ni pub ni sponsors, et surtout le contenu doit rester accessible à tous.
Si comme moi, vous appréciez le contenu de Hacking Social, vous pouvez les aider tout de suite sans que ça ne coûte rien en vous préinscrivant sur la page Ulule du projet, partager leur vidéo comme je suis en train de le faire, et les soutenir via vos commentaires. Concernant la campagne elle-même, l'épisode #1 vous servira justement à vous faire un avis avant de décider si vous voulez soutenir la suite... Et bien sûr, les dons sur Patreon , Tipeee ou PayPal restent possibles à côté. Perso, je viens de m'abonner à leur Patreon, et j'y ai découvert déjà plein de contenus plus anciens, tous passionnants !
Perso, j'ai toujours aimé leur travail et pour avoir eu la chance de les rencontrer quelques fois, j'ai rarement croisé des gens qui abattent autant de boulot avec autant d'exigence de qualité et de sérieux. Ça force le respect et les voir se lancer maintenant avec toute une équipe, je vous avoue que ça m'a hyper de fou. Si vous aimez cogiter et vous ouvrir l'esprit, ce "soft reboot" d'Hacking Social comme le dit Chayka dans son intro, est à suivre de près !
-
Des milliards de simulations de collision : Mistral s’associe au CERN pour créer un modèle d’IA de pointe pour la physique des particules

Le CERN et Mistral AI ont signé ce jeudi 15 octobre 2026 une déclaration d'intention pour créer un « grand modèle de physique », entraîné sur des milliards de collisions simulées au LHC. Aucun budget ni calendrier n'a été communiqué.
-
C’est quoi FREYJA, le projet de défense évoqué par Macron et Zelensky et attendu dès fin 2026 ?

Emmanuel Macron et Volodymyr Zelensky ont discuté, le 15 octobre 2026, de l’accélération de FREYJA. Ce projet ukrainien et européen doit permettre d’intercepter des missiles balistiques, avec un objectif affiché par Kiev : devenir opérationnel avant la fin de l’année. Un calendrier qui reste à concrétiser.
-
Llama - L'IA locale de llama.cpp, sans ligne de commande
Faire tourner un modèle de langage en local sur son PC, avec llama.cpp, ça marche très bien, mais ça demande quand même de mettre un peu les mains dans le cambouis. Il faut aller chercher le binaire, trouver le bon fichier GGUF sur Hugging Face et lancer le serveur en ligne de commande.
Heureusement, léquipe de ggml-org, celle qui développe justement llama.cpp, souhaite soulager notre peine en nous proposant pour Windows 11 une petite app baptisée Llama (Ouais, c'est original comme nom ^^) qui se loge dans la zone de notification et qui fait tout le taf à votre place.
C'est en fait un portage pour Windows de Llama for Mac , qui est lui aussi dans la barre des menus de macOS. Côté install, suffit de récupérer le fichier .msixbundle dans les Releases du dépôt, vous double-cliquez dessus, et c'est parti mon kiki. Si vous avez déjà un llama.exe sur votre machine, l'app s'en servira, sinon elle en téléchargera un toute seule. Et bien sûr, le code est sous licence MIT, avec un petit copyright au nom de Hugging Face quand même.
Une fois que c'est en place, l'icône ouvre un petit panneau de commande avec une liste de modèles recommandés à télécharger en un clic. Vous pouvez aussi chercher n'importe quel modèle GGUF du Hub directement depuis cette liste, ou coller l'identifiant d'un dépôt. L'app vérifie également au passage s'il vous reste assez de place sur le disque avant de lancer le téléchargement ! (Moi j'ai 4 To et je suis toujours PLEIN, j'en ai marre ^^)
Bref... en cliquant sur un modèle, vous choisissez sa taille de contexte, et pour chaque option, l'app vous donne une estimation de la mémoire consommée, qu'elle récupère dans l'en-tête du fichier GGUF. C'est très pratique pour savoir avant de le lancer si ça va tenir dans votre fichue machine. Et comme les modèles sont stockés dans le cache standard de Hugging Face, bah ils sont partagés avec llama.cpp et les autres outils qui l'utilisent, ce qui évite d'avoir des doublons de plusieurs gigas sur le disque.
Mais le truc le plus sympa, je crois c'est le raccourci Alt+Espace qui, peu importe ce que vous êtes en train de faire, ouvre une fenêtre avec l'interface web du chat IA près à vous répondre, un peu à la manière de Spotlight sur Mac. Et quand vous la refermez, hé bien elle se planque simplement au lieu de se fermer ce qui fait qu'elle se réaffiche instantanément avec votre conversation dès que vous en avez besoin.
Par contre, dommage, ce raccourci est codé en dur et il n'y a aucun réglage pour en changer. Donc si une autre app squatte déjà Alt+Espace, comme PowerToys Run dont c'est le raccourci par défaut, hé bien Llama vous prévient mais ça n'ira pas plus loin. A moins que vous changiez le raccourci par défaut de PowerToys Run .
Côté vie privée, Llama n'envoie aucune data de télémétrie et vos prompts restent sur votre machine. Et comme l'app pilote un serveur llama.cpp qui expose une API REST, la fiche d'un modèle vous proposera même une requête curl toute prête afin de brancher vos autres outils dessus.
Attention si Smart App Control est activé sur votre PC, il se peut que Windows bloque llama.exe, qui n'est pas signé (contrairement au paquet MSIX de l'app). Dans ce cas, le serveur ne démarrera pas et l'app ne servira à rien. Si vous êtes concerné, il faudra donc patienter ou contourner Smart App Control.
À télécharger sur GitHub pour ceux qui veulent !
-
Shotnix - Votre screencast déjà monté dès la fin de l'enregistrement
Omar Khaled, lecteur de Korben.info et développeur m'a envoyé un petit mail pour me faire découvrir sa dernière réalisation : Shotnix . Comme vous le savez, même si je fais une petite pause en ce moment, j'ai l'habitude de faire pour mes Patreons et ma chaine Youtube des tutos en screencast pour vous montrer quelques bidouilles.
Donc forcement c'est le genre d'outil qui m'intéresse puisque Shotnix permet d'enregistrer votre écran pour faire ce genre de contenus ou simplement montrer par exemple une manip à un collègue ou à un client. Cette app gratuite pour Mac est tellement bien conçue que quand vous avez terminé votre enregistrement, la vidéo qui s'ouvre alors est déjà montée !
Votre navigateur ne supporte pas la lecture de vidéos HTML5. Voici un lien vers la vidéo.En effet, pendant que vous filmez, l'app garde la trace de vos déplacements de souris et de chaque clic. Du coup, chaque série de clics reçoit son propre zoom, calé pour que l'image soit déjà là quand vous cliquez, et le vrai curseur de macOS est lissé pour que ce soit joli lors des agrandissements. Ces zooms sont des petits blocs sur la timeline que vous pouvez ensuite déplacer à la souris ou vous cadrer vous-même une zone que le pointeur ne cible pas forcément.
Les sous-titres liés à la vidéo viennent de ce que vous avez raconté dans votre micro, transcrit mot par mot sur votre Mac grâce la reconnaissance vocale d'Apple. Chaque mot étant horodaté, effacer un mot du texte le retire aussi de l'image. Ainsi, un "euh" saute d'un clic, et on raccourcit les longues pauses de la même façon. À l'export, vous obtenez ensuite du MP4 jusqu'en 4K à 60 images par seconde, du GIF, ou une version verticale (9:16, 4:5 ou 1:1) qui remplira l'écran sans les affreuses bandes noires.
Shotnix fait aussi les captures écran (en images quoi), ce qui évite d'avoir deux outils. Vous pouvez ainsi capturer une zone, une fenêtre, en plein écran, ou une page qu'on fait défiler et qu'il recollera ensuite en une seule image. L'OCR récupèrera aussi le texte affiché à l'écran, y compris celui d'une image, dans l'ordre de lecture, et vous pourrez ajouter des annotations, des flèches, des étapes numérotées mais aussi un flou qui recouvrira ce qu'il cache. Et si vous êtes du genre archiviste, sachez que l'historique vous retrouvera en un instant, n'importe quelle capture grâce au texte qu'elle contient.
Ça vous rappellera forcément Screen Studio, un outil sur abonnement ou encore Screen Now dont je vous ai déjà causé, qui tourne dans le navigateur. Shotnix, lui, est une vraie app native, codée en Swift qui en plus fait des captures écrans. Quel bonheur !!
Côté vie privée, l'enregistrement, la transcription et l'export tournent comme je vous le disais en local sur votre Mac, donc c'est clean. L'app se connecte quand même à Internet, mais seulement pour chercher ses mises à jour.
Après, si ça vous chauffe, sachez que c'est une bêta et que pour le moment, Omar est le seul contributeur du dépôt . Mais étant client de ce genre d'outils, je pense que je vais l'adopter sérieusement (et donc surement résilier mon abonnement Tella).
À récupérer sur shotnix.com , et merci à Omar pour le partage !
-
Le 16 décembre 2026 Action de groupe en matière de données personnelles
La Conférence Lexing 2026 « Action de groupe en matière de données personnelles » a lieu :
• Mercredi 16 décembre 2026
• De 9h30 à 11h30
• En distanciel (visioconférence)
Les inscriptions sont ouvertes !Animée par Virginie Bensoussan-Brulé, avocate, Directrice du pôle Contentieux du numérique, cette formation vise à présenter le nouveau cadre des actions de groupe et à analyser les conditions dans lesquelles ce mécanisme pourrait devenir un outil important de contentieux en matière de données personnelles.
« Action de groupe en matière de données personnelles »
Longtemps peu mobilisée en matière de données personnelles, l’action de groupe pourrait connaître un nouvel essor à la faveur de la réforme issue de la loi du 30 avril 2025 et des évolutions du droit européen. La massification des traitements et la multiplication des violations de données renforcent également les enjeux pour les entreprises.
Au programme de la conférence « Action de groupe en matière de données personnelles »
- Comprendre l’évolution du cadre juridique des actions de groupe ;
- Maîtriser l’articulation entre l’article 80 du RGPD, la loi Informatique et Libertés et le nouveau régime issu de la loi du 30 avril 2025 ;
- Identifier les acteurs susceptibles d’engager une action ;
- Comprendre les conditions de recevabilité et le déroulement de la procédure ;
- Analyser l’articulation entre action de groupe et procédures devant la CNIL.
Cette conférence permettra de mieux appréhender le risque de contentieux collectif en matière de données personnelles et d’identifier les mesures permettant aux entreprises de s’y préparer.
Mercredi 16 décembre 2026, de 9h30 à 11h30, en visioconférence.
Participation gratuite – sur inscription uniquement – Inscrivez-vous dès maintenant !
▼ pour participer, remplissez le formulaire d’inscription au bas de cette page ▼
Virginie Bensoussan-Brulé
AvocateDirectrice du pôle Contentieux du numérique
Pour y assister, enregistrez-vous en complétant les champs marqués d’un (*) :
Information Conférence Lexing :
Date : 16-12-2026
Thème : « Action de groupe en matière de données personnelles »
Animée par : Virginie Bensoussan-Brulé
Domaine technique : Données personnelles
Domaine juridique : Litiges
Format de conférence : Distanciel
Lexing collecte les données recueillies sur ce formulaire pour traiter vos demandes d'abonnement aux lettres d’information et aux événements publics et gratuits organisés par le cabinet dont les Conférences Lexing, pour gérer l’organisation, l’animation et le suivi de ces évènements, créer, gérer, suivre, enregistrer et exploiter les visioconférences et webinaires publics et gratuits organisés par le cabinet et pour gérer les demandes de désabonnement et les demandes d'exercice des droits Informatique & Libertés.Formulaire d'inscription
(*) Champs obligatoiresCivilité Nom* Prénom* Fonction* Organisme* Adresse Code postal Ville Tél mobile Tél fixe Mél* Domaine d'activité* Présentiel/Distanciel Présentiel/Distanciel : Distanciel S'abonner au programme des Conférences Lexing et à la Lettre d'information de Lexing Combien font 6 + 2 ? *
Conformément à la réglementation applicable en matière de protections des données à caractère personnel, vous pouvez accéder aux données vous concernant, les rectifier, demander leur effacement ou exercer votre droit à la limitation du traitement de vos données. Vous pouvez également exercer votre droit d’opposition au traitement de vos données, à moins qu’un motif impérieux ne prévale, sans limite. De plus, vous pouvez retirer votre consentement, à tout moment, le cas échéant. Enfin, vous disposez d’un droit à la portabilité et d’un droit de formuler des directives spécifiques concernant la conservation, l’effacement et la communication de vos données post-mortem. Ces droits peuvent être exercés directement auprès de Lexing à l’adresse suivante : dpo@lexing.law ou 58 boulevard Gouvion-Saint-Cyr 75017 Paris, en justifiant de votre identité par tout moyen. Au besoin, vous avez le droit d’introduire une réclamation auprès de la Commission nationale de l'informatique et des libertés.
Pour en savoir plus sur la gestion de vos données et vos droits.
L’article Le 16 décembre 2026 Action de groupe en matière de données personnelles est apparu en premier sur Lexing Avocats.
-
« Les oiseaux subissent une réelle crise du logement, plus on sera nombreux à les aider, plus ils auront des chances de s’en sortir »
"On n'a plus assez de vieux vergers, plus assez de vieux arbres tortueux, tous les arbres sont droits et lisses, donc il n'y a plus de cavité naturelle. Avec une plantation d'épicéas, ou une plantation de pins comme il y a dans les Landes, les arbres font tous le même diamètre, sont tous droits, sans aucune cavité."
Cet article « Les oiseaux subissent une réelle crise du logement, plus on sera nombreux à les aider, plus ils auront des chances de s’en sortir » est apparu en premier sur La Relève et La Peste.
-
Écosse : le réensauvagement entraîne une explosion spectaculaire de la biodiversité et de la richesse économique
La réintroduction des pygargues à queue blanche génère chaque année plus de 4,9 millions de livres sterling à Mull, soutenant 98 emplois et 2,1 millions de livres sterling de revenus locaux.
Cet article Écosse : le réensauvagement entraîne une explosion spectaculaire de la biodiversité et de la richesse économique est apparu en premier sur La Relève et La Peste.
-
Philippe Meirieu et Djéhanne Gani : « Il faut moduler les dotations des établissements scolaires selon les difficultés sociales de leurs élèves »
Auteurs d’un manifeste pour l’école, Philippe Meirieu et Djéhanne Gani expliquent le mouvement lycéen par l’accroissement des inégalités et les effets de la réforme Blanquer. Ils proposent un « plan Marshall » pour l’éducation. -
On leur arrache les yeux pour plus de productivité : la face cachée des crevettes de supermarché
Source : Vert
L'élevage industriel des crevettes cache des pratiques particulièrement cruelles, révèle une enquête de Vert : « l'épédonculation ». Pour accélérer la reproduction, de nombreux élevages sectionnent les pédoncules oculaires (les tiges qui portent leurs yeux et les relient à leur tête) des femelles reproductrices. Cette mutilation est censée stimuler le système hormonal des crevettes et favoriser des pontes plus rapides. Mais la pratique pose la question de la cruauté envers les animaux.
« Les crustacés […] sont reconnus comme “capables d'éprouver la douleur et la détresse” », rappelle le média, citant l'Autorité européenne de sécurité des aliments. Chaque année, neuf milliards de crevettes sont vendues en France, presque toutes importées d'Asie et d'Amérique latine. Face à ces pratiques, plusieurs enseignes, dont Intermarché, Auchan, Aldi, Carrefour et Lidl, se sont engagées à mettre fin à l'épédonculation.
-
Condamnations de Marine Le Pen : la cass décisive avant la présidentielle
Source : Les Jours
Payant -
On leur arrache les yeux pour plus de productivité : la face cachée des crevettes de supermarché
Source : Vert -
Sur l’île Sulawesi, les Tolaki face à la promesse brisée du nickel
L’extraction du nickel a transformé une bonne partie de l’île d’Indonésie en plateforme industrielle pour véhicules électriques. Mais les emplois promis ne sont jamais venus. Pour les habitants, le coût est élevé: plus de forêt, pas de fonderie, pas de prospérité. -
Voitures électriques: derrière le nickel des batteries, la destruction de la forêt indonésienne
Une partie des batteries qui équipent les véhicules de Stellantis, Renault et Volkswagen sont fabriquées au prix de la destruction de pans entiers de forêts primaires en Indonésie, en toute illégalité. En cause: l’extraction du nickel, selon une enquête inédite et conjointe du «Guardian», de «Mediapart» et de «Voxeurop». -
Périscolaire: un rapport du Sénat réclame une extension tous azimuts des contrôles
La mission d’information sur les violences dans le périscolaire a remis ses conclusions. Si les défaillances de la ville de Paris sont pointées, le rapport de la sénatrice LR Agnès Evren préconise surtout un fichage et un contrôle des agents sans précédent. -
En Guadeloupe, les blocages ont déjà commencé
Des barricades extrêmement sérieuses apparaissent en Guadeloupe depuis le 14 octobre et bloquent les principaux axes routiers.
L’article En Guadeloupe, les blocages ont déjà commencé est apparu en premier sur Contre Attaque.
-
Grotte de Lascaux, château de Carcassonne... Les sites patrimoniaux menacés par le changement climatique
Le changement climatique touche le monde entier, et n'épargne pas les plus beaux sites français. Le Réseau Action Climat (RAC), qui regroupe une trentaine d'associations nationales et locales, a publié le 15 octobre un rapport analysant les conséquences du bouleversement climatique sur vingt sites patrimoniaux, situés en Hexagone et dans les territoires d'outre-mer. De la cité de Carcassonne (Aude) au lieu sacré Taputapuātea (Polynésie française), en passant par la grotte de Lascaux (…)
Lire la suite - En bref / Climat -
17 octobre, Courant communiste international
Quand ?
Le 17 octobre de 19h à 22hOù ?
CICP - Centre International de Culture Populaire 21 ter, rue Voltaire, 75011, Paris, FranceDepuis deux semaines, dans les AG et sur les blocages, le mot d'ordre du mouvement lycéen et étudiant est : « Tenir jusqu'au 17 octobre ». Avec l'espoir d'être rejoint par les salariés, des agriculteurs, des Gilets jaunes, des chômeurs, des retraités...
Nous y voilà. Alors combien sommes-nous dans les rues en France ce jour ? 500 000 ? 1 million ? Ce nombre peut nous donner une impression de force et nous faire croire que la dynamique va vers toujours plus de manifestants mobilisés. Pourtant, c'est précisément dans ce genre de moment qu'il est primordial de réfléchir et de discuter collectivement. Parce que les pièges dans lesquels notre mouvement peut tomber commencent à se mettre en place.
1. Le mouvement des lycéens a commencé le 17 septembre au lycée Saint-Exupéry de Créteil. Très vite, il s'est étendu aux établissements de la région parisienne, puis de toute la France. En réponse, l'État a déchaîné une répression féroce, en gazant, en tabassant, en enfermant. Par solidarité, les étudiants sont entrés en lutte.
2. Depuis deux semaines, des AG se tiennent presque chaque jour dans toutes les universités. Les débats y sont effervescents. Conscientes qu'« un mouvement qui ne s'étend pas est un mouvement qui meurt », de très nombreuses assemblées ont décidé de diffuser des tracts dans les gares et d'autres lieux de travail pour appeler tous les travailleurs à rejoindre ce mouvement. « Nous appelons les travailleur.euses à s'auto-organiser en assemblées générales sur leurs lieux de travail pour décider collectivement de leurs revendications et de leurs actions. Rapprochons ces assemblées générales de travailleurs avec celles des lycéen.nes et étudiant.es pour décider collectivement de la suite de la mobilisation […]. Nous subissons toutes et tous l'austérité, la vie chère et la précarité » (tract distribué par des étudiants à la gare du Nord et à la gare de Lyon à Paris).
3. Cette dynamique d'extension a produit des manifestations massives. Le 29 septembre, le 6, le 8 et le 13 octobre, les cortèges ont chaque fois été denses, animés par un puissant esprit de solidarité et par la volonté de lutter ensemble. Est alors montée dans toutes les têtes la mémoire du mouvement de Mai 68. La pancarte « La génération 6-7 refait 68 » a fleuri partout. Et il est vrai que le mouvement social actuel revêt une importance mondiale et historique. Le mouvement en France est devenu une « référence » à l'échelle internationale : en Belgique, en Allemagne, en Italie, en Espagne, en Grèce, au Chili. Ces derniers jours, de tous les pays d'Europe sont arrivées (via les réseaux sociaux) des manifestations de solidarité avec les lycéens : « Votre lutte est notre lutte à tous ! Partout nous sommes confrontés aux mêmes problèmes ! »
4. Seulement, si Mai 68 a marqué l'histoire, c'est, avant tout, parce qu'après les étudiants, les travailleurs sont entrés eux aussi très massivement en lutte. Mai 68, c'est 10 millions de grévistes. Et c'est pour l'instant cette très haute marche que le mouvement ne parvient pas à monter : celle d'entraîner dans la grève et dans la lutte une large partie de la classe ouvrière. C'est pourquoi nous pensons que le mouvement est aujourd'hui à la croisée des chemins. Face à l'épuisement des lycéens mobilisés dans les blocages depuis un mois, face aux difficultés des assemblées générales étudiantes à entraîner les travailleurs salariés, le risque est de plus en plus fort que toute une partie du mouvement tombe dans le piège de l'action minoritaire et spectaculaire : chercher à en découdre avec la police, s'emparer de tel ou tel lieu symbolique du pouvoir. « Le 13 octobre, prenons Matignon », avaient déjà lancé certains en AG, ce qui aurait envoyé des jeunes par centaines se faire massacrer par les robocops. Il n'existe aucun raccourci. La seule façon de continuer à renforcer le mouvement, c'est d'essayer d'étendre la lutte à tous les secteurs. Tracter dans les gares. Aller massivement aux portes des usines et de tous les lieux où se concentrent les travailleurs.
5. Pour garder le cap, il faut, comme lors de la lutte contre le CPE en 2006, défendre nos assemblées générales ouvertes à tous : étudiants, chômeurs, travailleurs précaires, salariés actifs ou retraités, du public et du privé. Des AG autonomes et organisées qui votent et mandatent. Ces derniers jours, de plus en plus d'AG sont tentées par le repli sur des mots d'ordre spécifiques aux lycéens et aux étudiants, sur des questions particulières concernant leur lycée ou leur fac, par la focalisation sur le blocage et l'occupation au détriment de la rencontre et de l'extension. Cette dynamique est dangereuse.
6. Ne pas tomber dans le piège de la violence et du pourrissement, ne pas céder aux provocations policières qui ne manqueront pas, maintenir ce qui fait la force de notre mouvement (sa solidarité, ses assemblées générales, sa volonté d'unir toute la classe), voilà ce qui est vital pour notre mouvement et ceux à venir. Parce que cette lutte en annonce d'autres ! Le climat social, au niveau mondial, vient de changer. La Gen Z précarisée et, avec elle, toute la classe ouvrière, affirme de plus en plus fort qu'elle refuse l'avenir de guerre et de misère que nous promet à tous le capitalisme.
L'avenir appartient à la lutte de classe !
-
Repas de soutien à la legal team antiraciste pour le mouvement lycéen
Quand ?
Le 18 octobre de 12h à 15hOù ?
Cantine des Pyrénées 77, rue de la Mare, 75020, ParisAvec la Cantine des Pyrenées on organise un repas de soutien pour la Legal Team Antiraciste afin de soutenir le mouvement lycén face a la répression !
Cela permettra de financer les accompagnements juridiques pour éviter au maximum de donner de la force au pouvoir. Un réel enjeu se joue dans les tribunaux (répression mais aussi des amendes qui renforceraient le pouvoir, ne laissons pas faire !).
Vous êtes invité-es au 77, rue de la Mare, 75020 à nous rejoindre ce dimanche 18 octobre pour manger de 12h à 15h ou même pour filer un coup de main à partir de 9h dans une chouette ambiance.
ACABISOUS !
- Voir la page Facebook
-
Projection débat - Au nom du maintien de l'Ordre
Quand ?
Le 25 octobre de 13h à 18hOù ?
Maison des Vies Associatives et Citoyennes (MVAC) 20e 18, rue Ramus, 75020, ParisLe collectif fATY KOUMBA : Association des Libertés, Droits de l'Homme et non-violence vous invite le dimanche 25 octobre 2026 de 13h à 18h à une projection -débat au tour d'un film Paul Moreira 1 et 2 parties "Au nom du maintien de l'Ordre".
Paris, 8 décembre 2018, Acte IV des « Gilets Jaunes ».
Pour la première fois à Paris, des véhicules blindés sont utilisés pour contenir un mouvement social. Des manifestants sont blessés, certains vont garder des séquelles.En 2020, aux États-Unis, lors des manifestations contre le racisme et les violences policières organisées après la mort de George Floyd, des images similaires circulent.
Le tournant a été pris une vingtaine d'années plus tôt : les mouvements sociaux, jadis disciplinés, ont laissé place à des explosions de colères collectives à laquelle les autorités répondent par une militarisation croissante. Norm Stamper, l'ancien chef de police de Seattle qui a participé à ce changement de doctrine du maintien de l'ordre, plaide désormais pour une réforme de la police : « Je me suis raconté des mensonges pendant des années. Pourquoi gazons-nous des citoyens non-violents ? ».
Partout dans le monde, des foules en colère affrontent des forces de l'ordre surarmées. Le journaliste Paul Moreira s'immerge dans des manifestations et interroge des spécialistes pour éclairer les causes de ce glissement répressif.
Le dimanche 25 octobre 2026 de 13h à 18h
Maison des Vies Associatives et Citoyenne du 20e (MVAC20)
18, rue Ramus
75020 Paris
Métro : Gambetta. Ligne 3. Bus 26 et 69 -
« Nous, banlieusards, fils d'immigrés, on n'est pas assez représentés » : les lycéens des quartiers créent leur syndicat
Elles et ils sont parmi les visages du mouvement lycéen : Soumaya, Walid et Karima ont lancé un syndicat par et pour les élèves des quartiers populaires, où la crise écologique se vit dans les salles de classe.
Lire la suite - Reportage / Luttes , Écologies populaires
Bruxelles (Belgique), reportage
Soumaya, Walid et Karima ont entre 17 et 18 ans et viennent de lancer la Fédération lycéenne des quartiers (FLQ), le premier syndicat par et pour les élèves des quartiers populaires. Mercredi 14 octobre, ils ont mis pour la première fois les pieds (…) -
Naza
Abraham et sa coréalisatrice Rachel Szor ont pu faire parler vingt-quatre soldats et officiers de Tsahal, pour beaucoup issus du renseignement, qui décrivent les procédures en vigueur à Gaza. Collecte des données, surveillance des téléphones, désignation des cibles par l'intelligence artificielle, bombardements télécommandés organisent en séquences les témoignages recueillis. Les cartons du film (« Lavender », « Where's Daddy ? ») racontent aussi cette chose : l'extermination a pris la langue du bureau et les noms de l'enfance. La guerre est racontée comme une gestion de l'assassinat collectif, glissée dans une sémantique de coton. Le film, comme les enquêtes précédentes, ne révèle pas des crimes commis en marge des règles mais décrit les règles qui en font un objectif. Il documente l'horreur par le bout de la douceur : douceur de l'ordinaire, onction du quotidien où les criminels viennent loger leur irresponsabilité, comme le faisait – sur le terrain de la fiction – La zone d'intérêt de Jonathan Glazer qu'on retrouve ici en producteur du projet. Source: Hors Série -
« On est souvent les derniers à être écoutés » : les lycéens des quartiers créent leur syndicat
Elles et ils sont parmi les visages du mouvement lycéen : Soumaya, Walid et Karima ont lancé un syndicat par et pour les élèves des quartiers populaires, où la crise écologique se vit dans les salles de classe.
Lire la suite - Reportage / Luttes , Écologies populaires
Bruxelles (Belgique), reportage
Soumaya, Walid et Karima ont entre 17 et 18 ans et viennent de lancer la Fédération lycéenne des quartiers (FLQ), le premier syndicat par et pour les élèves des quartiers populaires. Mercredi 14 octobre, ils ont mis pour la première fois les pieds (…) -
En Argentine, des étudiants «révoltés mais épuisés» par trois ans de gouvernement Milei
Pour la cinquième fois depuis l’arrivée au pouvoir du président d’extrême droite, étudiants et professeurs ont battu le pavé contre l’asphyxie budgétaire. -
Trump calls Ukraine’s renewed strikes on Russian oil refineries ‘a disgrace’
US president says Zelenskyy ‘more difficult to deal with than Putin’ after ‘energy ceasefire’ collapses
Donald Trump has called Ukraine’s renewed strikes on Russian oil refineries “a disgrace” and criticised Volodymyr Zelenskyy after an energy ceasefire between Russia and Ukraine failed to take hold.
Ukraine resumed strikes on Russian oil refineries after Zelenskyy said Kyiv was abandoning a ceasefire unilaterally declared by Trump on Sunday, having briefly halted its attacks to demonstrate its readiness for peace talks. Russia had continued its strikes on Ukrainian power plants.
Continue reading... -
French police accused over war-like injuries to teenagers in school protests
Nathalie Tehio, a lawyer and the president of the French Human Rights League, said the fact that only a minority of children's cases would end up before a judge raised concerns that arrests could be unfounded. She said: “There are a record number of arrests … Often, the legal dossiers are empty. In reality, this is more about stopping people from demonstrating. I think there is a sense of hitting hard to try to dissuade people and scare them.”
Tehio said: “We have received accounts of racist comments made. Lawyers have told us that their clients say they have been humiliated or treated violently or pushed.”
Romain Boulet, a co-president of France's Association of Criminal Lawyers, said: “Criminal lawyers are worried and raising concerns about the potential misuse of police powers to dissuade citizens aged under 18 from demonstrating.”
Mohamed Jaite, the president of the Paris branch of the leftwing union Syndicat des Avocats de France, has represented several teenagers stopped in Paris and its suburbs. “I have seen one youth limping in a police station,” he said. “Some have reported being humiliated or receiving racist and sexist insults.” Source: The Guardian -
Des stades aux églises, connaître et contrer l’extrême droite radicale avec Streetpress
Comment se porte l’extrême droite extraparlementaire en France et en Bretagne ? À l’occasion de la sortie du livre « Extrême-danger, Connaître et contrer l’extrême droite radicale », notre journaliste Pierre-Yves Bulteau a participé à une table ronde avec Christophe-Cécil Garnier, de StreetPress, le 19 juin 2026, à Rennes.
L’article Des stades aux églises, connaître et contrer l’extrême droite radicale avec Streetpress est apparu en premier sur Splann ! | Premier média d'enquête indépendant en Bretagne.
-
VIGINUM, une construction de longue haleine
Par Didier Bazalgette

VIGINUM ne doit pas devenir le bouc émissaire de toutes nos inquiétudes sur l’information. Lui demander de protéger le débat public, puis suspecter par principe toute intervention publique dans cet espace, enferme son action dans une impasse. Je souhaite défendre le choix d’avoir créé ce service et le travail de ses équipes. Nous avons besoin de savoir qui organise une manipulation, avec quelles infrastructures et par quels procédés. Renoncer à cette connaissance laisserait précisément l’avantage aux acteurs qui dissimulent leur intervention.
Un site peut imiter celui d’un journal sans pénétrer ses serveurs : domaine trompeur, présentation familière, comptes de diffusion. La réputation du média devient la ressource exploitée. Créé en juillet 2021 auprès du Secrétariat général de la défense et de la sécurité nationale, VIGINUM détecte et caractérise les ingérences numériques étrangères. Son intérêt pour la communauté cyber est immédiat : retrouver des infrastructures, rapprocher des comportements, suivre des modes opératoires et constituer des preuves. La compromission de la confiance peut emprunter d’autres chemins que l’intrusion informatique.
Mon regard sur ce service vient des années passées à la Direction générale de l’armement (DGA), puis à l’Agence de l’innovation de défense (AID), au contact des recherches sur la cognition, l’intelligence artificielle et les facteurs humains. Selon les projets, j’en accompagnais les travaux où mon avis était sollicité. Une préoccupation traversait ces activités : à quelles conditions un résultat scientifique devient-il un outil dont un opérateur peut se servir ? C’est sous cet angle que je soutiens VIGINUM et que je souhaite voir consolider la continuité de son action avec celle de l’Intérieur.
Le procès en « ministère de la vérité » manque ainsi sa cible. La mission de VIGINUM porte sur des opérations étrangères, leurs procédés et leur amplification inauthentique ; elle ne lui confère pas un magistère sur les opinions. Cette distinction oblige le service et permet de l’évaluer. Le rapport sénatorial de 2026 sur le bouclier européen de la démocratie apprécie favorablement le modèle français et évoque une cinquantaine de modes opératoires associés à douze nationalités. Ce bilan mérite mieux qu’une suspicion de principe.
Une utilité que les enquêtes rendent visible
Les dossiers publiés permettent de comprendre de quoi il est question. En juin 2023, VIGINUM décrit, dans la campagne RRN (« Reliable Recent News », nom donné à cette campagne de manipulation de l’information), l’usurpation de sites de médias par des noms de domaine trompeurs, la création de sites d’actualité et l’emploi de faux comptes pour relayer les contenus. Le service recense alors 355 domaines usurpant l’identité de médias. Le procédé associe une infrastructure web, une apparence éditoriale crédible et des relais de diffusion. L’analyse de cette combinaison relève pleinement des préoccupations d’un professionnel de la cybersécurité.
Portal Kombat apporte un autre exemple. Les investigations publiées en 2024 mettent en évidence un réseau de portails, l’automatisation de publications et le recours au référencement pour rendre les contenus accessibles aux audiences ciblées. Elles identifient également le rôle de l’entreprise TigerWeb dans la création et l’administration des sites. Ces éléments déplacent l’enquête vers les moyens de production et de distribution de l’information. On comprend alors pourquoi l’examen du seul texte, même particulièrement trompeur, ne peut suffire à décrire une opération.
Le rapport Storm-1516 s’appuie, pour sa part, sur 77 opérations documentées jusqu’au 5 mars 2025. Il examine les contenus, leurs chaînes de diffusion et les acteurs impliqués. Ce travail permet de rapprocher des épisodes apparemment sans relation. Pour un responsable cyber, l’intérêt est familier : connaître un mode opératoire aide à reconnaître une activité qui change d’adresse ou de présentation. On ne peut réduire ces résultats à des commentaires sur l’actualité. Ils construisent une connaissance de l’adversaire, réutilisable au-delà de chaque publication.
Avant VIGINUM, préparer les outils et penser leur emploi
Présenter VIGINUM comme une simple réponse administrative à la désinformation ferait également disparaître le travail qui a préparé ses conditions techniques. À la DGA, les recherches sur l’information faisaient dialoguer informaticiens, spécialistes des mécanismes de croyance et opérationnels. Un détecteur performant sur un corpus expérimental devait encore trouver sa place dans une enquête, puis dans une décision. Cette maturation mérite d’être rappelée : créer une capacité durable exige des recherches, des essais et des transferts que l’annonce institutionnelle ne suffit jamais à produire.
CONFIRMA faisait partie des projets sur lesquels mon avis était sollicité. Nous cherchions à rapprocher les possibilités du traitement automatique du langage des questions posées par la circulation et la réception de l’information. Cela exigeait de comprendre les usages des médias, les différences entre publics et les contraintes de l’action. Une équipe de recherche avait besoin de ces échanges pour éviter de résoudre un problème techniquement bien défini, mais éloigné de celui que rencontrait son futur utilisateur.
C’est dans cette perspective que je suis allé chercher Jean Langlois-Berthelot après une intervention que nous avions donnée ensemble en 2019 devant le coordonnateur national du renseignement et de la lutte contre le terrorisme. Nous étions trois intervenants : Jean, le directeur du département d’informatique de l’École polytechnique et moi-même. Nous y abordions le machine learning et l’identification en ligne. Ancien du COS (Commandement des opérations spéciales), Jean exerçait alors des responsabilités importantes au sein d’un média interculturel. Cette double expérience m’intéressait pour prolonger le travail : elle associait la connaissance des contraintes opérationnelles à celle de la production et de la réception des contenus.
Dans les réflexions autour de CONFIRMA, Jean et moi avons ainsi soulevé, en 2020, la question du continuum avec l’Intérieur. Comment relier l’analyse d’une opération informationnelle à la prise en charge de ses conséquences dans l’espace national ? Nous posions peut-être cette question trop tôt. Elle demandait de penser simultanément les outils, leurs utilisateurs et le passage entre administrations. Les progrès réalisés depuis donnent aujourd’hui à cette interrogation une portée très concrète.
Les projets permettent de suivre la maturation des outils. VerDi constitue un premier jalon : l’AID le décrit comme un projet d’identification automatisée de fausses informations et d’omissions sur Internet. CONFIRMA en a prolongé les résultats. L’attention portée aux omissions élargissait déjà l’analyse : comprendre un contenu suppose aussi d’examiner ce qu’il sélectionne, ce qu’il laisse de côté et les éléments disponibles pour le discuter.
CONFIRMA, dont le nom renvoie à la contre-argumentation contre les fausses informations, élargissait le problème. Les rapports de l’équipe Wimmics d’Inria documentent le projet DGA sur la période 2018–2020 et identifient Storyzy, Inria et l’Institut Jean Nicod comme partenaires. Le programme rapprochait traitement automatique du langage, théorie de l’argumentation et étude des mécanismes cognitifs.
Les travaux de Wimmics décrivent quatre opérations distinctes : extraire les arguments employés dans un contenu, déterminer leur position à l’égard d’un sujet, sélectionner ceux auxquels répondre et rechercher des contre-arguments dans des sources de référence. Le rapport 2020 précise le recours à un module de détection des positions fondé sur BERT (Bidirectional Encoder Representations from Transformers, modèle de traitement automatique du langage). Les travaux citent Elena Cabrio, Serena Villata et Jérôme Delobelle. Cette précision importe : repérer une position favorable ou défavorable relève d’une tâche différente de l’évaluation de la vérité d’un énoncé.
Le bilan de l’AID décrit également une analyse plus fine des textes, la chronologie de leur diffusion et l’identification de communautés qui partagent des informations trompeuses. Il fait état d’expérimentations utilisant un chatbot pour étudier les échanges d’arguments. Certaines briques ont atteint une maturité suffisante pour être intégrées à la plateforme Storyzy. Voilà un transfert technologique identifiable, entre résultats de recherche et produit industriel.
Storyzy a ensuite été cité, avec Sahar, parmi les premiers fournisseurs de VIGINUM lors du Forum international de la cybersécurité de 2022. Des recherches soutenues par la défense ont donc alimenté une offre industrielle mobilisée dans la protection de l’espace informationnel. Cette filiation ne permet pas d’identifier les modules effectivement déployés par le service. Elle établit en revanche que sa création s’inscrit dans un effort antérieur de recherche et de transfert. Il faut reconnaître cette continuité lorsque l’on juge l’investissement public consenti.
D’autres projets m’avaient familiarisé avec cette difficulté du passage à l’usage. J’ai accompagné à la DGA MEEGAPERF (« EEG Monitoring for PERFormance Anticipation », projet d’anticipation des performances à partir de l’électroencéphalogramme), le projet RAPID (Régime d’appui à l’innovation duale) conduit entre 2011 et 2015, qui recherchait dans l’électroencéphalogramme des marqueurs de dégradation des performances physiques et cognitives. Son objet était différent, mais la question méthodologique reste décisive : que mesure exactement un indicateur, avec quelle fiabilité, et quelle décision permet-il d’éclairer ? Cette expérience des facteurs humains nourrit mon attention à la manière dont les analystes utilisent aujourd’hui des outils de détection.
TACTIC, soutenu dans le cadre d’ASTRID 2012 (Accompagnement spécifique des travaux de recherches et d’innovation défense) et porté par MASA Group, illustrait un autre aspect du problème : l’interface entre l’homme et le système de commandement. Il s’appuyait sur le simulateur SWORD pour éprouver une interface sur tablette, attentive au contexte et à l’expression des ordres au format BML (Battle Management Language, langage permettant de formaliser les ordres militaires). L’opérateur devait pouvoir comprendre et agir. En 2022, ma participation comme vice-président au comité d’évaluation ASTRID consacré à la guerre cognitive a prolongé cette réflexion sur les liens entre recherches, dispositifs techniques et emploi opérationnel.
La solidité d’une défense tient à celle de ses preuves
VIGINUM poursuit aujourd’hui ses propres développements. D3lta, conçu par son Datalab, recherche les textes copiés, reformulés ou traduits en combinant proximité sémantique, proximité graphémique (similarité dans la forme écrite des mots) et langue. L’article de Manon Richard, Lisa Giordani, Cristian Brokate et Jean Liénard, déposé en décembre 2023, décrit des essais sur un corpus synthétique puis sur des données de Twitter Transparency. Pour l’investigation, l’enjeu est de retrouver une même matière informationnelle sous plusieurs formes : une variation de vocabulaire ou une traduction ne doit pas suffire à masquer les reprises.
Un regroupement de textes proches fournit un signal, jamais à lui seul la preuve d’une ingérence étrangère. Dépêches et traductions légitimes produisent aussi des ressemblances. L’analyste doit croiser les comportements, la chronologie et les autres indices. Reconnaître ces limites renforce la méthode : une capacité sérieuse sait distinguer ce qu’elle détecte de ce qu’elle démontre. Le code public de D3lta permet justement d’examiner les choix techniques et de les éprouver sur d’autres corpus. Voilà un terrain concret pour la contradiction scientifique.
L’exploitation de ces signaux demande une chaîne de traitement rigoureuse. Je considère qu’un dossier doit pouvoir relier chaque conclusion aux éléments qui l’ont fondée : URL observée, date de collecte, contenu conservé, transformation appliquée et version de l’outil utilisé. Si un texte est traduit avant analyse, la traduction et l’original doivent rester distinguables. Si un regroupement dépend d’un seuil de similarité, ce seuil doit être connu. Cette traçabilité permet de comprendre pourquoi deux analyses diffèrent et de reprendre une investigation lorsque de nouveaux éléments apparaissent.
La chronologie aide à distinguer les reprises ordinaires d’une diffusion coordonnée. Des dizaines de comptes publiant dans une fenêtre très courte appellent un examen différent de textes semblables espacés de plusieurs mois. Il faut cependant vérifier les causes communes possibles : événement, dépêche ou publication programmée. Le signal temporel prend son sens avec les contenus et les relations entre comptes.
Sur les infrastructures, un hébergement partagé n’identifie pas un opérateur, pas plus qu’un modèle de site répandu. La solidité vient de la convergence d’observations indépendantes et de l’examen des hypothèses concurrentes. Les équipes cyber connaissent cette discipline de l’attribution. Nous devons la demander à VIGINUM comme aux autres acteurs, sans assimiler l’incertitude explicitée à un aveu d’incompétence. Rendre un raisonnement vérifiable, avec son niveau de confiance, apporte davantage à la sécurité collective qu’une certitude spectaculaire fondée sur une coïncidence.
La capitalisation de la connaissance constitue une autre brique. VIGINUM a publié une doctrine d’utilisation d’OpenCTI (plateforme open source de gestion et de partage de la connaissance sur les cybermenaces) pour structurer et partager la connaissance de la menace informationnelle. Le service adapte ici un outil initialement développé par l’ANSSI, le CERT-EU et l’association Luatix, auquel contribue aujourd’hui Filigran. Sa contribution porte notamment sur les règles communes de description et de capitalisation des observations.
La traduction française de DISARM (référentiel de description des tactiques et techniques de manipulation de l’information) apporte un vocabulaire pour décrire les tactiques et les techniques des opérations informationnelles. Elle facilite la comparaison entre dossiers et entre partenaires. Une nomenclature n’établit cependant ni l’identité du commanditaire ni l’effet d’une opération. Sa valeur réside dans la précision des descriptions qu’elle rend possibles. Le dépôt public distingue clairement la matrice d’origine et le travail de traduction effectué par les analystes de VIGINUM.
L’interopérabilité doit préserver les nuances de l’analyse. Lorsqu’un domaine, un compte et une campagne sont reliés dans une base, chaque relation doit conserver sa provenance et son degré de certitude. Une hypothèse reproduite par plusieurs partenaires reste une hypothèse tant qu’aucune observation nouvelle ne vient la confirmer.
Exiger des résultats, sans demander l’impossible
L’efficacité mérite d’être discutée sérieusement. Les vues et les engagements ne mesurent pas directement un changement d’opinion ; VIGINUM souligne lui-même les difficultés de comparaison et les possibilités de gonflement artificiel. Cette limite ne rend pas l’investigation inutile. En cybersécurité, l’intérêt d’identifier une infrastructure hostile ne dépend pas de notre capacité à chiffrer chaque dommage évité. Il faut distinguer qualité de la détection, robustesse de l’attribution, portée de la diffusion et effets sur les publics. Leur confusion fabrique des promesses intenables, puis des déceptions prévisibles.
L’ouverture du code par le Datalab offre une réponse concrète au soupçon d’opacité. Elle permet d’examiner une partie des méthodes, sans prétendre rendre publique chaque investigation. Il faut prolonger cette démarche par des protocoles reproductibles précisant corpus, paramètres et conditions d’essai. Les chercheurs doivent pouvoir discuter les résultats et les analystes signaler les erreurs. Défendre VIGINUM consiste aussi à soutenir cette capacité d’apprentissage lorsque les langues, les formats et les procédés adverses évoluent.
Dans ces essais, je donnerais une place particulière aux cas légitimes qui ressemblent superficiellement à une manipulation : syndication de dépêches, campagnes commerciales déclarées, traductions autorisées, messages d’alerte repris à l’identique. Ils permettent d’évaluer le risque de fausse alerte. Il faut également séparer les données utilisées pour mettre au point un détecteur de celles qui servent à mesurer sa performance. Retrouver dans le test des variantes des textes déjà vus pendant la mise au point peut donner une impression trompeuse de généralisation.
À grande échelle, même un faible taux d’erreur peut saturer les analystes. L’évaluation doit donc mesurer le nombre de dossiers pertinents obtenus pour une quantité donnée de travail humain. L’outil doit libérer du temps pour les vérifications difficiles et permettre de contester ses propositions. C’est le rendement de l’ensemble formé par le logiciel et l’équipe qui compte.
Finançons cette évaluation dans la durée : corpus multilingues indépendants, suivi des erreurs, délais de vérification et charge des fausses alertes. Pour les réponses publiques, étudions aussi le risque d’amplifier une opération jusque-là peu visible. Une bonne détection n’impose pas automatiquement une dénonciation publique. La discrétion d’une réponse ne démontre pas davantage l’inutilité du travail accompli. Le jugement doit porter sur la pertinence des décisions et la qualité des transmissions, au-delà du nombre de rapports publiés.
Le chantier décisif : le continuum avec l’Intérieur
À l’approche de la présidentielle de 2027, l’enjeu sera de détecter assez tôt les opérations étrangères pour que leur caractérisation puisse être suivie d’une réponse des acteurs compétents, dans les délais très courts d’une campagne nationale. Le rapport publié par VIGINUM le 11 juin 2026, qui documente quatre ingérences ayant ciblé les municipales et tire des enseignements pour 2027, donne un point d’appui concret pour renforcer cette coordination avec l’Intérieur et les autres acteurs de l’État.
Le chantier décisif se situe, à mes yeux, dans le continuum avec l’Intérieur. Il serait injuste de transformer chaque difficulté de relais en échec de VIGINUM. Une opération ne s’arrête pas à la frontière entre impulsion étrangère et reprises nationales. Elle peut rencontrer une inquiétude existante ou être relayée par des personnes ignorant son origine. Il faut conserver les distinctions entre commanditaire, diffuseur et public : un relais français ne démontre, à lui seul, ni connaissance de l’opération ni participation à celle-ci.
C’est précisément la question que nous avions soulevée avec Jean autour de CONFIRMA en 2020, peut-être trop tôt pour qu’elle trouve alors toute sa traduction. Une alerte technique devait pouvoir rejoindre une chaîne de responsabilités. Aujourd’hui, VIGINUM apporte une capacité de détection structurée ; l’organisation de la suite engage plusieurs administrations. Demandons à chacune d’assumer sa part. Le service ne peut porter seul la responsabilité de tous les effets politiques, sociaux ou sécuritaires d’une opération qu’il contribue à révéler.
Des articulations existent aujourd’hui. Le SGDSN décrit une coordination interministérielle et le comité opérationnel de lutte contre les manipulations de l’information, ou COLMI, animé par VIGINUM. Le service dispose également, depuis décembre 2023, d’une convention avec PHAROS (Plateforme d’harmonisation, d’analyse, de recoupement et d’orientation des signalements) pour le signalement de contenus et comportements illicites. Ces mécanismes doivent servir de point d’appui. Leur existence invite à examiner les modalités concrètes du relais : le destinataire de l’alerte, le délai de transmission, les éléments utilisables et le retour donné à l’équipe qui a détecté l’opération.
Je propose d’évaluer ce continuum à partir de situations concrètes. Lorsqu’une campagne combine usurpation d’un média, amplification coordonnée et menace contre des personnes, qui reçoit chaque élément et qui suit son traitement ? Les services compétents du ministère de l’Intérieur doivent pouvoir apprécier les conséquences relevant de leurs missions ; l’autorité judiciaire intervient lorsque les faits et la procédure le justifient. Une chaîne efficace associe à chaque transmission une responsabilité identifiée, un périmètre d’action et un mécanisme de retour. Elle permet aussi de signaler qu’une hypothèse a été infirmée.
L’interface technique compte autant que l’organigramme. Un dossier transmis doit conserver ses horodatages, la provenance des contenus, les liens entre comptes et infrastructures, ainsi que le niveau de confiance des rapprochements. Les destinataires doivent savoir quels éléments ont été observés directement et lesquels restent des hypothèses. Les formats d’échange, les habilitations d’accès et la traçabilité des consultations doivent accompagner cette circulation. Il faut pouvoir enrichir un dossier sans effacer ses incertitudes et rattacher un retour du terrain aux observations initiales, avec les règles de partage appropriées.
Cette continuité doit respecter les compétences de chacun. VIGINUM présente son activité comme une investigation en sources ouvertes (OSINT, pour Open Source Intelligence), centrée sur les modes opératoires informationnels ; il précise ne pas mettre en œuvre de techniques de renseignement. Son cadre a été renforcé par le décret du 11 février 2026. Relier son analyse aux services de l’Intérieur suppose donc une articulation explicite des finalités et des procédures. Le désaccord politique, la contestation et la reprise spontanée d’un message doivent rester distincts des éléments établissant une opération. Cette précision protège la qualité des enquêtes et la confiance dans l’action publique.
Voilà où la critique peut devenir utile : vérifier qu’une détection pertinente atteint à temps le destinataire capable d’agir. Sans continuité, une excellente investigation peut rester insuffisamment exploitée. Ce défaut appelle une amélioration de la réponse collective. Il ne justifie pas de fragiliser la capacité qui a rendu la menace visible. Soutenir VIGINUM et exiger un meilleur continuum avec l’Intérieur relèvent d’une même ambition : donner aux analyses une suite opérationnelle à la hauteur des enjeux.
Cette défense engage aussi les garanties démocratiques. L’avis de la CNIL du 6 novembre 2025 rappelle les exigences concernant collecte, conservation, partage et réutilisation des données pour la recherche en IA, ainsi que les moyens du comité éthique et scientifique. Il faut faire vivre ces contrôles. La liberté de contester l’action publique et la capacité de documenter une ingérence doivent se renforcer mutuellement. Une méthode contrôlable permet précisément de distinguer la protection du débat de sa mise sous tutelle.
Je défends VIGINUM parce que je mesure le temps nécessaire pour passer de la recherche à une capacité opérationnelle. Les travaux de la DGA et de l’AID ont préparé une partie du terrain ; ses équipes ont construit un service qui possède ses méthodes et ses responsabilités. Accordons-lui les moyens, la durée et la confiance nécessaires, avec des exigences précises. Cessons de lui demander de résoudre seul tous les désordres informationnels. Et achevons le travail que nous entrevoyions autour de CONFIRMA : organiser le passage de la détection à l’action, notamment avec l’Intérieur. Une capacité aussi difficile à construire mérite d’être consolidée.
The post <strong>VIGINUM</strong>, une construction de longue haleine appeared first on INCYBER NEWS.
-
9 propositions pour s’approcher de la Révolution
Un lecteur nous envoie ce guide en 9 points pour créer une situation révolutionnaire, une réflexion stimulante à la veille du 17 octobre.
L’article 9 propositions pour s’approcher de la Révolution est apparu en premier sur Contre Attaque.
-
Un pilier de l’écosystème de l’IA accusé de surveiller de trop près ses travailleurs
Outlier est une plateforme faisant travailler 900 000 personnes hautement qualifiées pour améliorer les modèles d’IA générative. Un rapport de recherche analyse comment elle déploie des «trackers» très intrusifs sur l’ordinateur de ces travailleurs et travailleuses de la donnée. -
« Vous coupez les budgets, nous voyons les dégâts » : les associations de solidarité à bout de souffle
Rassemblés jeudi 15 octobre devant l'Assemblée nationale, des salariés du secteur associatif ont dénoncé les restrictions budgétaires qui menacent leurs missions. Du Samusocial de Paris à Emmaüs, ils alertent sur les conséquences pour les personnes les plus précaires. Une nouvelle mobilisation dans un secteur fragilisé par des années de sous-financement.
The post « Vous coupez les budgets, nous voyons les dégâts » : les associations de solidarité à bout de souffle appeared first on Bondy Blog.
-
Positive lance ses MCP pour connecter les assistants IA directement aux campagnes marketing et commerciales des PME
Un seul agent IA peut désormais orchestrer l’ensemble du parcours, de la visibilité dans les moteurs de recherche jusqu’aux ventes, sans changer d’outil ni rompre la chaîne des autorisations. Et si votre assistant IA pouvait non seulement répondre à vos questions, mais aussi accéder directement à vos outils marketing, analyser leurs données et déclencher des …
L’article Positive lance ses MCP pour connecter les assistants IA directement aux campagnes marketing et commerciales des PME est apparu en premier sur FRENCHWEB.FR : innovation, tech, network.
-
Mobilisation du 17 octobre : « La droite et l'extrême droite sont en panique »
Plus de 750 mobilisations sont prévues en France le 17 octobre, nourries par le mouvement des lycéens et des Gilets jaunes. « On assiste à une superposition des crises et des contestations », analyse le sociologue Manuel Cervera-Marzal.
Lire la suite - Entretien / Politique , Social
« Marre de payer le plein, les courses et le loyer toujours plus cher, pendant que TotalEnergies empoche [des] milliards. » Sur le site 17octobregiletjaune, porté entre autres par les groupes militants Bloquons tout et Peuple révolté, le message est clair (…) -
« La forêt, oui merci » : élus et riverains parviennent à freiner le chantier d'une ligne à grande vitesse
Grâce à l'action pacifique d'habitants et d'élus, le déboisement prévu pour le chantier de la LGV Bordeaux-Toulouse est freiné à Ayguemorte-les-Graves. La commune tente également d'activer des leviers réglementaires.
Lire la suite - Reportage / Forêts
Ayguemorte-les-Graves (Gironde), reportage
Au petit matin, la forêt de Thion aspire les repères. Seul un camion blanc se distingue dans l'obscurité. Une femme, qui se décrit comme « nomade » et souhaite rester anonyme, a fait le choix de dormir ici, à Ayguemorte-les-Graves (…) -
FoodTech, data et investissement : comment repérer les innovations qui transformeront l’agroalimentaire ?
Entre essor de l’intelligence artificielle, émergence de nouveaux modèles économiques et multiplication des start-up FoodTech, l’industrie agroalimentaire connaît une profonde transformation. Pour les entreprises comme pour les investisseurs, le défi ne consiste plus seulement à innover, mais à identifier les technologies capables de s’imposer durablement sur le marché. Du 17 au 21 octobre 2026, SIAL …
L’article FoodTech, data et investissement : comment repérer les innovations qui transformeront l’agroalimentaire ? est apparu en premier sur FRENCHWEB.FR : innovation, tech, network.
-
Du gratuit au paywall : pourquoi un petit média indé mise désormais sur l'accès payant pour se faire entendre
Lancé en accès libre il y a trois ans, le média Les e-novateurs prônait un journalisme gratuit pour être accessible à tous∙tes. Fin septembre, le site est pourtant passé à un modèle semi-payant. Derrière ce choix, sa cofondatrice évoque une « bataille » pour obtenir des dons et une évolution majeure du lectorat web.
Fin septembre, les lecteur∙ices du média en ligne Les e-novateurs ont peut-être eu la surprise de tomber sur une bannière inhabituelle sur ce site d'infos dédié au numérique éthique : pour la première fois, une bannière orangée annonçait que le contenu de certains articles était « réservé aux abonné∙es ». Un paywall (ou « péage de lecture numérique » en bon français) que l'on peut lever moyennant 5 euros par mois ou 2 euros par article.
Si de nombreux médias indés adoptent ce modèle payant, Les e-novateurs considérait, pour sa part, la gratuité comme un principe depuis sa création il y a trois ans. Et ce, afin de se tourner vers le grand public plutôt que vers les seul∙es spécialistes, « pour que chacun∙e comprenne ce qui se cache derrière nos écrans et découvre des solutions pour reprendre le contrôle sur sa vie numérique – même quand les fins de mois sont difficiles. » Qu'est-ce qui a changé ?
Batailler pour les dons et les subventions
Questionnée sur ce choix par le Portail des médias indés, la cofondatrice Louise Pastouret évoque d'abord l'instabilité du modèle économique des E-novateurs. Auparavant, les articles gratuits rédigés par une dizaine de pigistes étaient financés par trois catégories de ressources : à 50 % par des interventions extérieures rémunérées (ateliers, conférences, éducation aux médias), à 30 % par des subventions d'appels à projets (versées pour financer des contenus journalistiques choisis dans le cadre d'un concours entre plusieurs médias sur un même thème) et à 20 % par des dons de fondations et de particulier∙es.
Sur le même sujet
Des nouvelles des indés
Dix projets des médias indés seront financés par le Fonds pour une presse libre
Or, Louise Pastouret constate une « concurrence » de plus en plus rude entre médias associatifs pour obtenir ces dons, alors que les campagnes de communication du média pour les obtenir « mobilisent beaucoup de ressources humaines et d'énergie pour des résultats mitigés » de leur côté. « Dans un contexte global de chute des subventions, nous ne souhaitons pas mener la bataille sur ce plan-là », tranche celle qui est aussi codirectrice de publication.
Un tournant dans l'histoire du journalisme web
Surtout, une petite musique commence à se faire entendre dans le monde des médias, note la cofondatrice : alors que les lecteur∙ices ont été habitués dès le début du web à accéder gratuitement à du journalisme, « c'est en train de changer », affirme Louise Pastouret.
« Ce qui est proposé gratuitement (articles, événements...) a peu de valeur aux yeux du public, alors que produire une information de qualité entraîne des coûts. En revanche, fixer un prix raisonnable pour accéder à un événement, un service ou un article est généralement bien accepté. »
Une « tendance » qu'elle constate par « la généralisation des paywalls sur les sites des médias français » et lors de ses multiples échanges en marge d'ateliers et de conférences sur le secteur des médias.
Sur le même sujet
Des nouvelles des indés
Dons records, croissance aux États-Unis… « The Guardian » prospère hors de ses frontières
Ce « signal positif » a donc convaincu Les e-novateurs de sauter le pas. Une partie de ses contenus sont maintenant réservés à son lectorat prêt à valoriser un journalisme « indépendant [...], l'absence de publicité ciblée ou omniprésente et la rémunération décente des journalistes ». Après trois ans d'existence, le média dédié au grand public mise désormais sur sa « petite visibilité dans le domaine du numérique responsable » afin de persuader ses lecteur∙ices professionnel∙les du secteur de financer la machine pour les autres.
-
Pour soutenir l'innovation, le gouvernement fait le choix de l'inefficacité
L'exécutif veut raboter le plan France 2030 dans le budget 2027. Une étude du Conseil d'analyse économique montre pourtant ses effets positifs, à l'inverse du crédit d’impôt recherche, première niche fiscale, qui est maintenu. -
Aujourd’hui les drones, demain les logiciels d’entreprise ?
Les restrictions imposées aux communications satellitaires utilisées par l’Ukraine rappellent qu’un fournisseur privé reste soumis aux décisions de son État. Le sujet concerne aussi les entreprises : leur messagerie, leur CRM ou leurs infrastructures cloud peuvent dépendre d’autorisations politiques qu’aucun engagement commercial ne suffit à garantir. Un drone est disponible, son opérateur aussi, mais lorsque …
L’article Aujourd’hui les drones, demain les logiciels d’entreprise ? est apparu en premier sur FRENCHWEB.FR : innovation, tech, network.
-
Avec New Material, MISTRAL veut maîtriser le passage du modèle au produit
Un modèle d’IA peut analyser un document ou écrire du code. Pour qu’une entreprise l’utilise au quotidien, il faut encore construire l’outil adapté à ses salariés et le connecter à ses logiciels. En acquérant New Material, Mistral renforce les équipes chargées de ce travail. OpenAI et Anthropic investissent également dans la même direction. Une entreprise …
L’article Avec New Material, MISTRAL veut maîtriser le passage du modèle au produit est apparu en premier sur FRENCHWEB.FR : innovation, tech, network.
-
Trump Tyranny Tracker | Day 630: Oct. 15, 2026
Trump and Putin in Anchorage, Alaska. Photographer: Andrew Harnik/Getty ImagesWelcome to today’s Trump Tyranny Tracker…
Trump refusing international election monitors, the Justice Department going after Ilhan Omar’s citizenship, and Trump assisting Russia while sabotaging Ukraine are among today’s top stories.
Today at a Glance
Trump refuses to allow international election monitors for the midterms.
DOJ reportedly seeks to strip Ilhan Omar of her citizenship.
Trump faces bipartisan backlash over his Russian diesel deal.
What We Need to Pay Attention To
Trump rejects international election monitors, breaking 2-decade tradition
What Happened: Trump refused to invite election observers from the Organization for Security and Cooperation in Europe (OSCE) to monitor the election, ending a practice the U.S. has followed since 2002. The observers independently assess election procedures and transparency.
Why It Matters: Trump is doing what Russia and Belarus do to prevent outside observers from monitoring their elections.
Source: The Hill
Corruption
White House probes claims of missing Kennedy Center money in “MAGA blood feud”
What Happened: Trump ordered White House counsel to investigate allegations by his former attorney Alina Habba that former Kennedy Center president Ric Grenell failed to deposit a multimillion-dollar donation from Turkish businessman Turhan Mildon, Habba’s husband.
Source: Axios
Watchdog group seeks to block Jared Kushner from serving in his volunteer envoy role
What Happened: Citizens for Responsibility and Ethics in Washington sued to block Jared Kushner from serving as Trump’s envoy without disclosing his finances. Kushner is negotiating U.S. foreign policy while running an investment firm managing billions in foreign assets.
Why It Matters: Kushner is shaping U.S. foreign policy while keeping his financial interests hidden from the public. Another example of the mass corruption involving Trump, his family, and his cronies.
Source: Associated Press
The State Department Called Him “Corrupt.” Trump Officials Feted Him in Dallas.
What Happened: Albanian opposition leader Sali Berisha, who was barred from entering the U.S. in 2021 over corruption allegations, attended the Republican midterm convention in Dallas after Trump officials granted him a visa waiver. Berisha met with senior Republicans, including Attorney General Todd Blanche and Associate Attorney General Stanley Woodward. Meanwhile, he faces corruption charges in Albania.
Why It Matters: Trump officials gave a foreign politician barred from entering the U.S. access to senior U.S. officials despite the criminal charges against him.
Source: Mother Jones
Power Consolidation
Wisconsin elections officials issue guidance for handling federal agents at polls
What Happened: Wisconsin election officials sent instructions to roughly 1,800 local clerks on what to do if ICE, DHS, FBI, or other federal agents appear at polling places. Clerks were told how to report incidents, and federal agents were advised to wear plain clothes to avoid intimidating voters.
Why It Matters: Let that sink in. Wisconsin officials are preparing for the possibility of Trump sending federal agents to polling places. This is a classic authoritarian tactic to intimidate voters.
Source: Associated Press
Voting Rights Groups Say Texas Failed to Process Voter Registrations
What Happened: Voting rights groups sued Texas officials, alleging the state failed to forward nearly 600,000 voter registration records to county election offices following changes to its election management system. Counties are scrambling to process registrations before early voting begins October 19.
Source: The Washington Sun
A loophole is letting Trump hand billions to inexperienced contractors
What Happened: DHS used emergency exemptions for nearly two-thirds of its contract spending in 2026, compared with less than 1% in 2024. Billions of dollars went to companies with little or no experience handling federal contracts, including $915 million for deportations and $464 million for aircraft.
Why It Matters: Trump officials are bypassing competitive bidding to award billions in taxpayer-funded contracts to inexperienced companies, while weakening oversight and safeguards to prevent favoritism and corruption.
Source: MSNBC
Weaponization of Institutions
Justice Department cuts off evidence sharing with Minnesota investigators probing fatal ICE shootings
What Happened: The Justice Department stopped sharing evidence with Minnesota officials investigating the murders of Renee Good and Alex Pretti by federal immigration agents. Federal officials are withholding firearms, cellphone data, physical evidence, and an officer’s statement, halting cooperation with state prosecutors.
Why It Matters: The DOJ is blocking state investigators from accessing evidence needed to investigate the murder of two Americans, shielding federal agents from independent scrutiny and accountability.
Source: CNN
Lawsuit alleges DHS effort to collect detailed state voter data violates federal law
What Happened: Voting rights and privacy groups sued DHS, alleging it collected voter records from at least 47 states and combined them with commercial data in violation of federal privacy laws. The lawsuit demands that DHS stop the program and delete the information already collected.
Source: Associated Press
Ilhan Omar Investigation Aims to Build Case for Stripping Her Citizenship
What Happened: The Justice Department is reportedly investigating Democratic Rep. Ilhan Omar to revoke her citizenship and deport her. Federal agents searched her home, seized her passport, phone, and computers, and subpoenaed relatives over decades-old immigration records.
Why It Matters: Trump has repeatedly attacked Omar, and now federal investigators are targeting her citizenship, searching her home, and subpoenaing her family weeks before an election. This is how political persecution works in countries like Russia, where law enforcement is used to intimidate political opponents and threaten their families.
Source: Wall Street Journal
Media Suppression & Authoritarian Tactics
Republicans Want to Change How Top Judges Are Selected
What Happened: Missouri Republicans want to change the state’s 86-year-old nonpartisan judicial selection system after the state Supreme Court blocked Trump’s congressional redistricting plan pending a voter referendum. Fourteen Republican lawmakers also threatened to impeach justices who held Secretary of State Denny Hoskins in contempt for refusing to follow a court order.
Why It Matters: Missouri Republicans didn’t get the ruling they wanted, so now they want to change how judges are chosen and threaten those who ruled against them with impeachment.
Source: ProPublica
Human & Civil Rights Abuses
These Women Were Trying to Escape Domestic Abuse. ICE Detained Them Instead.
What Happened: Immigrant women fleeing domestic violence were detained by ICE after encounters with police, even when criminal charges were dropped or never filed. Trump eliminated longstanding immigration enforcement protections for domestic violence survivors, exposing victims to arrest and deportation.
Why It Matters: Trump’s policies are making domestic violence victims afraid to seek help from police. This endangers women and leaves them vulnerable to further abuse. It also gives abusers another way to threaten and control them.
Source: ProPublica
Lawyers for N.Y. man shot by ICE say officer fired into car without warning
What Happened: Lawyers for Oscar Belgal say a masked ICE officer approached his car without identifying himself, broke a window, and fired several shots while Belgal’s young son was in the back seat. Belgal was shot in the neck. DHS says he “rammed government vehicles and drove toward officers,” but surveillance footage has not settled the conflicting accounts.
Source: NBC News
Government Disruption
Ousted general warned of years-long missile defense shortage before Iran war
What Happened: In December, Army Chief of Staff Gen. Randy George warned that U.S. Patriot and THAAD missile defense stockpiles were critically low and would remain dangerously depleted until 2030. Pete Hegseth removed George in April, after Trump launched the war with Iran.
Why It Matters: Trump launched a war with Iran despite warnings that U.S. missile defenses were already dangerously depleted, further straining military readiness and the ability to protect American forces and allies.
Source: CBS News
F.B.I. Employees Sue, Saying Patel Falsely Described Their Firings to Congress
What Happened: Nine FBI employees purged after working on Trump-related investigations sued Kash Patel and the Justice Department, alleging they were dismissed without cause or disciplinary proceedings. They also accuse Patel of lying to Congress, telling them that misconduct investigations justified their firings.
Source: New York Times
Imperial & Geopolitical Watch
White House prepares plans to use weapon dubbed “mother of all bombs” on Iran, sources say
What Happened: The White House and Pentagon have prepared plans to use the 30,000-pound Massive Ordnance Air Blast bomb, known as the “mother of all bombs,” against Iranian military targets if Trump orders an attack. Trump said last week that the U.S. would not strike Iran before the midterms.
Source: CBS News
Judge blocks US sanctions on rights groups helping ICC Gaza war crimes inquiry
What Happened: A federal judge temporarily blocked sanctions against two U.S. human rights organizations, Democracy for the Arab World Now and Taxpayer Alliance Against Genocide, for assisting International Criminal Court investigations into alleged war crimes in Gaza. The groups challenged Trump’s 2025 executive order on constitutional grounds.
Source: The Guardian
Venezuela’s Opposition Leader Calls Trump’s New Oil Partner Corrupt
What Happened: Trump officials awarded Venezuelan businessman Alejandro Betancourt a deal controlling roughly 20% of Venezuela’s oil reserves despite past corruption investigations. Opposition leader María Corina Machado accused Betancourt of corruption and criticized the U.S. for sidelining her while negotiating with Venezuela’s Delcy Rodríguez.
Why It Matters: Trump is handing control of Venezuelan oil assets to a businessman facing corruption allegations while excluding a major democratic opposition leader from negotiations over the country’s future. This was all very predictable.
Source: New York Times
Far-Right & Russian Influence Watch
Trump’s administration wants to unfreeze Russian assets and take control of them – FT
What Happened: Trump’s shady envoy Steve Witkoff and son-in-law Jared Kushner proposed unfreezing some Russian sovereign assets and transferring them to the US during their talks with Ukrainian and European officials. European representatives rejected the proposal.
Why It Matters: Trump wants to take money frozen as punishment for Russia’s invasion of Ukraine and hand it back to Moscow instead of using it to compensate Ukrainians for the destruction Russia caused. He is doing everything to help Russia fund its genocidal war.
Source: Financial Times
US considers removing sanctions on some shadow fleet vessels to cut freight rates, official says
What Happened: Trump officials are considering lifting sanctions on tankers that are used to transport Russian, Iranian, and Venezuelan oil. The proposal follows Trump’s decision last week to lift sanctions on Russian energy.
Source: Reuters
Europe Reckons With a World Where Trump Is Now Helping Putin
What Happened: European leaders are reassessing U.S. policy after Trump eased Russian energy sanctions, threatened Ukraine to stop attacking Russian refineries, and questioned Zelenskyy’s legitimacy. France and Germany continue to support sanctions and oppose territorial concessions to Moscow.
Why It Matters: Trump continues to assist Russia in its genocidal invasion. U.S. intelligence helps Ukraine detect incoming Russian missile attacks and warn civilians before they strike. Cutting off that intelligence would leave millions of Ukrainians with less warning to take shelter and result in even more killings.
Source: Bloomberg
Lawmakers Argue Trump’s Russia Diesel Deal ‘Violates’ the Law. Here’s What Legal Experts Say
What Happened: Republican and Democratic lawmakers accuse Trump of violating a 2022 law banning Russian energy imports after his agreement to purchase 300,000 tons of Russian diesel. The law requires congressional consultation and certification that Russia has ended its aggression against Ukraine and met other conditions before the ban can be lifted.
Source: TIME
Senators Demand Investigation Into Ukraine Satellite Disruption
What Happened: Nine Republican and Democratic senators requested a Pentagon inspector general investigation into whether Trump officials or contractors were responsible for disruptions to Ukraine’s Starshield satellite communications and U.S. intelligence sharing. The interruptions severely weakened Ukrainian defenses and reportedly prevented U.S. personnel from reaching designated bunkers during Russian air raids.
Source: New York Times
Economic News
Inflation hit businesses even harder than consumers last month
What Happened: Wholesale prices in the U.S. rose 6.3% over the past year, the biggest increase since 2022. Prices went up another 0.6% in September, while core wholesale inflation hit 5%. Higher fuel and energy costs contributed to the increase.
Source: NBC News
Americans brace for brutal winter as heating oil costs rise
What Happened: Heating oil in Maine now costs $5.97 a gallon, compared with about $4 last year, and diesel prices nationwide have reached $6.29. Trump’s war with Iran is pushing energy prices higher, with some families facing thousands of dollars more to heat their homes this winter.
Source: ABC News
Going Hungry in Trump’s Economy
What Happened: Approximately 500,000 Arizona residents have lost SNAP benefits since summer 2025 following changes under Trump’s tax legislation. Rising food and gas prices are pushing working families and retirees toward food banks, while the state’s unemployment rate has climbed from 3.8% in August 2024 to 4.9% in August 2026.
Source: The Atlantic
Resistance
Check out 50501 for local and nationwide events…
Source: 50501
By the Numbers
6.3% — Annual wholesale inflation, the highest since 2022.
5% — Annual core wholesale inflation.
0.6% — Increase in wholesale prices in September.
~ 600,000 — Texas voter registration records allegedly not forwarded to county election offices.
500,000 — Arizona residents who have lost SNAP benefits since summer 2025.
47 — Number of states that had voter records allegedly collected by DHS.
$5.97 — Average heating oil price in Maine, up from roughly $4 last year.
$6.29 — National diesel price.
1,800 — Approximate number of Wisconsin election officials receiving guidance on federal agents at polling places.
20% — Share of Venezuela’s oil reserves awarded to Alejandro Betancourt despite corruption allegations.
What to Watch Next
Trump blocks international election monitors — Will Trump face pressure to reverse his decision before the midterms?
Justice Department targets Ilhan Omar’s citizenship — Will Trump officials pursue denaturalization proceedings against a sitting member of Congress weeks before her reelection?
Trump considers further sanctions relief for Russia — Will he lift restrictions on shadow fleet tankers after already easing sanctions on Russia?
Texas faces lawsuit over voter registration failures — Will nearly 600,000 disputed registration records be processed before early voting begins October 19?
Key Takeaways
Election Interference — Trump is refusing international election monitors, Wisconsin officials are preparing for federal agents at polling places, and Texas has failed to process nearly 600,000 voter registration records weeks before the midterms.
Political Weaponization — DOJ is reportedly trying to strip Ilhan Omar of her citizenship, refusing to share evidence with Minnesota investigating ICE murders, and facing a lawsuit from FBI employees purged after investigating Trump.
Russia First — Trump is easing sanctions on Russia, considering lifting restrictions on shadow fleet tankers, and threatening Ukraine to stop attacking Russian refineries as Europe pushes back against his policies.
Mass Corruption — Kushner is conducting foreign policy while managing billions in foreign investments, DHS is awarding billions in contracts without competitive bidding, and Trump officials are welcoming foreign politicians accused of corruption.
Rising Costs — Wholesale inflation reached 6.3%, heating oil prices continue to rise, and 500,000 Arizona residents have lost food assistance while families struggle to afford groceries and other necessities.
Call to Action
Document Everything: Document purges, corruption, and power grabs. Share credible information with journalists, watchdogs, and legal experts. Silence enables authoritarianism—see something, say something.
Defend Press Freedom: Support independent journalism by subscribing to and sharing reporting that challenges Trump’s power grab.
Mobilize for Action: Organize or join legal efforts and resistance movements to protect democracy and human and civil rights.
Support Whistleblowers: Encourage legal defense funds for government workers facing retaliation for exposing corruption.
Follow my work on YouTube → Subscribe to Unmasking Russia
https://youtube.com/@unmaskingrussia
Preorder My New Book…
Putin’s Pawns takes you on a journey from the earliest days of the Cold War and Soviet KGB active measures through Russia’s attacks on Western elections, the rise of the far right, Trump and Russia, the genocidal war against Ukraine, influence operations across Europe, and the shadow war unfolding today.
It is the story of how Moscow spent decades learning to exploit the weaknesses of democracies and how those tactics brought us to this moment.
Preorder now https://us.macmillan.com/books/9781250796547/putinspawns/
Thanks for reading the Trump Tyranny Tracker. Stay tuned for more updates.
-
Trump Ally Matt Gaetz to Confront Sex Trafficking Accusers Amid New Lawsuit
Former Florida Republican congressman Matt Gaetz is facing a new legal battle after two women filed a federal civil lawsuit accusing him and two associates of participating in an alleged scheme involving paid sexual encounters, drugs and the recruitment of young women. -
White House Press Secretary Katie Zacharia Didn't Pass Bar Exam
When President Trump announced that Katie Zacharia would serve as the next White House press secretary, he referred to her as an attorney. But she hasn't passed the bar exam in the U.S.