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Une situation «dégradée» : après un été chaud et sec, la France aborde l’automne avec des réserves d’eau sous les normales
En juillet, le Doubs était en partie asséché, laissant voir le fond de son lit. © Sébastien Bozon/AFP
À la suite de cet été particulièrement chaud et sec, les nappes phréatiques manquent d’eau. Au 1er septembre, 61% des réservoirs d’eau souterraine du territoire hexagonal affichent un niveau inférieur aux normales mensuelles, selon le dernier bulletin du Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM). Une situation «dégradée sur l’ensemble du territoire», détaille David Ratheau, hydrogéologue au BRGM. 90% des nappes affichent un niveau en baisse alors que seulement 8% sont stables et 2% sont à la hausse.
Depuis le mois de mars, leur vidange est en cours. Un phénomène naturel qui se produit chaque année pendant les périodes estivale et automnale. L’eau accumulée l’hiver et au printemps est prélevée pour répondre aux besoins humains – agriculture et consommation courante –, à ceux de la végétation, et pour alimenter les rivières en eau lorsqu’elles en ont besoin.
Cette année, les conditions météorologiques ont accentué le phénomène. Depuis mai, le territoire hexagonal n’a pas connu de pluies assez fortes et longues pour remplir les réserves d’eaux souterraines. À cette sécheresse se sont ajoutées des températures élevées depuis juin. L’état des nappes phréatiques en sort donc plus dégradé qu’à la même période en 2025 : au 1er septembre de l’an dernier, 44% des points d’observation étaient sous les normales mensuelles.
L’est de l’Hexagone à sec
La situation reste contrastée selon les régions. Dans le bassin parisien, la Beauce ou encore le pourtour méditerranéen, les niveaux d’eau sont modérément hauts ou autour de la moyenne.
— BRGM (@brgm.fr) 2026-09-08T14:20:00.684Z
𝗘́𝘁𝗮𝘁 𝗱𝗲𝘀 𝗻𝗮𝗽𝗽𝗲𝘀 𝗱'𝗲𝗮𝘂 𝘀𝗼𝘂𝘁𝗲𝗿𝗿𝗮𝗶𝗻𝗲 𝗮𝘂 𝟭𝗲𝗿 𝘀𝗲𝗽𝘁𝗲𝗺𝗯𝗿𝗲 𝟮𝟬𝟮𝟲𝗤𝘂𝗲 𝗿𝗲𝘁𝗲𝗻𝗶𝗿 ?
La vidange se poursuit
La situation globale reste contrastée et est plus dégradée que l’an dernierÀ l’inverse, d’autres territoires affichent des situations déficitaires. Le niveau d’eau est très bas pour la Lorraine, la Champagne, le Massif central, les Charentes, la Bretagne ou encore l’Aquitaine. Avec une situation particulièrement préoccupante dans le Limousin, le Jura et le nord de l’Alsace.
Le BRGM distingue les nappes dites «réactives», dont les niveaux peuvent évoluer rapidement en fonction des précipitations, des nappes «inertielles», qui réagissent plus lentement aux conditions météorologiques. Pour les premières, les épisodes orageux de la fin août ont parfois provoqué de faibles remontées locales, sans signaler pour autant le début de la recharge hivernale. Celle-ci dépendra de la quantité et de la répartition des pluies cet automne.
L’automne jouera les arbitres
Les prévisions saisonnières de Météo-France pour les trois prochains mois privilégient un automne plus chaud que la normale en France hexagonale. Pour les précipitations, un scénario plus humide que la moyenne est anticipé sur l’ouest du pays, mais aucune tendance ne se dégage pour le reste du territoire.
À partir de ce mois de septembre, la baisse des températures et l’entrée progressive de la végétation en dormance – dès l’automne, les plantes cessent de pousser et perdent leurs feuilles pour survivre à l’hiver – devraient réduire les besoins en eau. Les prélèvements pourraient également diminuer avec la fin de la période d’irrigation et de la saison touristique. «Les besoins des différents usagers diminueront, et donc la ressource sera moins sollicitée. Ce qui est quand même une bonne nouvelle», concède David Ratheau.
S’il y a une leçon à retenir de cet été, selon l’hydrogéologue, c’est qu’une «bonne recharge à l’hiver ne prémunit pas d’une situation délicate à la période estivale». En février, l’Hexagone avait connu des pluies abondantes qui avaient permis de remplir les réserves mais, dès juin, la situation s’est dégradée dans la plupart des territoires.
La situation reste toutefois moins préoccupante qu’à l’été 2022. Cette année-là, une sécheresse hivernale avait laissé les nappes dans une situation fragile pour aborder un été marqué par de fortes chaleurs.
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An embattled Donald Trump is increasingly using sports as prop | Leander Schaerlaeckens
Sports is the rare topic in which the president has succeeded in shifting the conversation to his preferred terms
Lately, it seems Donald Trump’s scope of interests has narrowed to a few things: remaking downtown Washington DC in his gaudy image; wars he thinks he can win quickly and easily, even though he can’t.
Also, golf. Always golf. Ever golf.
Leander Schaerlaeckens is the author of The Long Game: U.S. Men’s Soccer and Its Savage, Four-Decade Journey to the Top, or Thereabouts, which is out now. He teaches at Marist University.
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FFmpeg Commander - Cochez, copiez, collez dans le terminal
Convertir une vidéo avec ffmpeg, ça prend 2 minutes... Mais ça c'est quand on connaît les commandes et les paramètres de l'outil, par cœur. Sinon, vous êtes partis facilement pour une demi-heure de documentation.
Mais votre vie va changer puisque FFmpeg Commander est une page web qui règle ce problème-là. Vous cochez ce que vous voulez obtenir, et la commande s'écrit toute seule en dessous, prête à être copiée.
Le formulaire couvre en réalité ce qu'on demande le plus souvent à ffmpeg. Je pense notamment au conteneur, aux codecs vidéo et audio, au débit ou au CRF (la qualité), mais aussi la résolution, le découpage d'un extrait, sans oublier quelques filtres... Si vous touchez un réglage, la commande se réécrit alors dans la foulée, et vous voyez donc tout de suite quelle option votre clic vient d'ajouter.
Le formulaire et la commande juste en dessous
Et depuis sa refonte, il y a surtout de super "recettes". 34 préréglages rangés par usage, dont six catégories entières arrivées d'un coup : du MP4 en faststart pour le web, du vertical en 1080x1920 pour les réseaux sociaux, du HEVC 10 bits pour l'archivage, le désentrelacement d'un vieux DVD, la stabilisation d'une action cam, ou l'extrait de 10 secondes qu'on doit se faire toujours en urgence.
Ce qui est cool c'est que tous vos réglages sont encodés dans l'URL. Du coup une recette se partage en collant un lien, et la personne en face se retrouvera avec le même formulaire, dont les cases seront déjà cochées. Par contre, vos préréglages maison, eux, resteront dans le stockage local de votre navigateur.
Une fois que vous avez la commande qu'il vous faut, vous ouvrez votre terminal, vous collez la commande et puis ça va lancer FFmpeg et convertir votre fichier tranquillement.
Pour le reste, c'est du MIT et c'est gratuit. L'auteur prévient lui-même que son outil ne couvre pas tout ffmpeg et que le résultat dépend aussi de votre version. Relisez donc bien la commande avant de la lancer, surtout sur un fichier que vous n'avez pas en double.
À tester sur ffmpeg-commander.com , et le code est sur GitHub si vous voulez le faire tourner chez vous.
Source : FFmpeg Commander
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Ancien chercheur d’OpenAI et Anthropic, il démissionne et accuse les géants de l’IA de « jouer avec nos vies » : décryptage du témoignage de Jacob Coxon

Jacob Coxon, chercheur en IA passé par OpenAI puis Anthropic, a publié sur X une série de tweets accusant les deux laboratoires de jouer avec l'avenir de l'humanité.
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French Days : les meilleurs bons plans disponibles en ligne ce mercredi

Un écran OLED pour préparer l’arrivée de GTA 6, un casque à l’autonomie à rallonge, une console rétro… On a déjà déniché quelques offres qui nous donnent envie de sortir la carte pour les French Days. Suivez ici nos trouvailles en direct jusqu’au 14 septembre.
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« Appel à ne pas congeler ses ovocytes »
« Appel à ne pas congeler ses ovocytes »
https://lesamisdebartleby.wordpress.com/2026/09/02/appel-a-ne-pas-congeler-ses-ovocytes/
[Une amie nous a fait parvenir cet Appel à ne pas congeler ses ovocytes qu’elle a rédigé avec d’autres « femmes indisponibles et indivisibles, contre l’ingénierie reproductive et son monde » et que nous publions sur-le-champ. Ni femmes augmentées, ni femmes-machines, nous aimons nous aussi les femmes telles qu’elles sont. ]
La poule aux œufs d’or, l’horloge technologique et le grand congélateur
Un SMS vient d’arriver, j’ai [29] ans,
Envolée ma [fertilité],
j’suis plus un enfant.
L’horloge tourne,
les minutes sont des rides
Et moi je rêve d’arrêter le temps.
Variations sur L’horloge tourne de Mickael Miro
Effet d’annonce ou pas, l’avenir nous le dira, ces prochains jours, toutes les Françaises – et les Français – de 29 ans recevront un courrier les informant de leur « santé reproductive » pour leur rappeler que les amours fertiles n’ont qu’un temps et qu’il pourrait être bon d’envisager la congélation de leurs gamètes. Il s’agit de la mesure phare du plan de lutte contre l’infertilité qui fait suite à l’appel au « réarmement démographique » lancé par Emmanuel Macron en janvier 2024. Si la continuité évidente entre les deux annonces suffit à elle seule à s’inquiéter du lancement de cette nouvelle campagne, qui tend à militariser l’imaginaire de la naissance, des dynamiques plus profondes semblent également à l’œuvre, laissant deviner un projet de société particulièrement dangereux pour l’autonomie et la santé féminines.
Le plan de lutte contre l’infertilité, tel qu’il est présenté avec ses mesures pour inciter à la congélation des gamètes, occulte la différence profonde du traitement des corps masculins et féminins, en mettant sur le même plan congélation de gamètes mâles (spermatozoïdes) et congélation de gamètes femelles (ovocytes). Si la congélation du sperme est ancienne et indolore, la congélation des ovocytes est quant à elle beaucoup plus récente, complexe et éprouvante.
En France, elle a été autorisée en 2011 par la loi bioéthique, d’abord uniquement pour les femmes avec « nécessité médicale » – par exemple lorsqu’une femme subissait un traitement médical susceptible de la rendre infertile. C’est seulement depuis 2021, avec la dernière révision de la loi bioéthique, que la congélation des ovocytes a été ouverte aux femmes « sans indication médicale », à la condition qu’elles aient entre 29 et 37 ans.
D’après l’agence de biomédecine, une femme sur trois serait intéressée par cette possibilité et la demande aurait été multipliée par 10 en quatre ans (1500 demandes en 2021 ; 15500 en 2024). Mais l’essor de la demande se heurte aux infrastructures : le délai d’attente pour mettre ses œufs dans le grand congélateur est de, en moyenne, 12 à 17 mois et il atteindrait trois ans dans certains hôpitaux. D’où l’annonce l’été dernier par Catherine Vautrin, alors ministre du Travail, de la Santé, des Solidarités et des Familles de France, de l’ouverture de 30 nouveaux centres de congélation ovocytaire et l’autorisation de cette pratique aux centres privés d’ici à 2027.
Malgré la demande que suscite cette possibilité technique, il convient de rappeler que l’extraction des ovocytes est autrement plus lourde et invasive qu’un prélèvement de sperme, obtenu par simple masturbation. Le prélèvement des ovocytes requiert une hyper-médicalisation : batterie d’examens, injections d’hormones pendant plus de dix jours et intervention chirurgicale sous anesthésie, ce qui n’est pas sans risque pour la santé puisque le traitement peut provoquer un syndrome d’hyperstimulation ovarienne nocif pour la fertilité1. L’impact physique et psychique de ces pratiques est d’ailleurs sous-étudié, comme bien souvent lorsqu’il s’agit de s’intéresser aux spécificités des corps féminins [Alyson McGregor, Le sexe de la santé, Editions Eres, 2021]. Pourtant, le fait que des femmes fertiles et en bonne santé soient encouragées à recourir à une procréation hyper-technicisée comportant des risques mérite, a minima, de s’interroger sur cette trajectoire.
* Économie de la promesse, exploitation du corps féminin et injonction à la maternité
« Présentée comme une façon de remédier à l’inégalité biologique entre homme et femme, l’autoconservation ovocytaire constitue plutôt une réponse sociotechnique au déclassement du corps féminin face à un modèle de performance machinique. » Céline Lafontaine, Bio-objets
Si ces techniques rencontrent malgré tout une audience grandissante, c’est qu’elles reposent sur ce que Céline Lafontaine nomme une économie de la promesse et des affects puissants. Mobilisés par le néo-libéralisme, ceux-ci nous rendent plus sensibles à la question du désir individuel de grossesse qu’à l’émergence, en parallèle, d’un prolétariat féminin soumis à un bio-extractivisme. En Belgique, des jeunes filles « donnent » leurs ovules contre de l’argent. En Grande-Bretagne, de jeunes étudiantes anglaises et des femmes endettées « donnent » désormais leurs ovocytes après y avoir été invitées par une publicité reçue sur leur téléphone les incitant à devenir « donneuse d’ovule » : « You will receive compensation of up to £750 for each egg donation treatment cycle ». À New York, le prélèvement d’ovules est autorisé pour la recherche et les réseaux sociaux se font le relai de campagnes publicitaires pour inciter à « donner » ses ovocytes. Une économie « du don » dont l’euphémisme occulte qu’il concerne donc les plus pauvres et les plus vulnérables des femmes 2.
Les « bio-objets » que sont les gamètes congelés sont porteurs de l’espoir d’une grossesse différée et du rêve de maîtrise de la naissance. Premier motif du recours à l’auto-conservation des ovocytes, celle-ci vient rassurer les femmes célibataires qui se mettent la pression (et/ou la subissent) comme celles qui ne se sentiront jamais prêtes, en faisant miroiter une sorte d’« assurance maternité » et un « outil de gestion de l’incertitude conjugale » face au temps qui passe. Stocker ses ovocytes permettrait aux femmes d’être délivrées de leur rythme corporel propre pour pouvoir vivre au rythme – non négociable – du capitalisme industriel : faire carrière, puis avoir des enfants. Le corps réel, vivant, des femmes est occulté par un corps idéal, un corps-capital devenu variable de gestion et d’optimisation, sur lequel les femmes sont sommées de se responsabiliser et d’investir afin de préserver leur « capital fertilité » et leur « stock d’ovocytes ». Avec le grand congélateur, la bio-citoyenne met ses œufs en sûreté.
Pourtant, la promesse n’est que rarement tenue, car entre 10% et 25 % seulement des femmes ayant congelé leurs ovocytes entament réellement un parcours de « PMA » aux moyens de ceux-ci3, sans compter que le taux de grossesses pour un ovocyte dévitrifié se situe en réalité seulement entre 4,5% et 12%, loin derrière les chiffres gonflés généralement mis en avant4.
Et alors que commence à devenir audible la souffrance psychique engendrée par les désillusions de l’économie de la promesse, les associations de patients demandent à lever certaines des entraves législatives et éthiques à l’ingénierie reproductive en appelant à optimiser la sélection des embryons à travers le DPI (diagnostic pré-implantatoire), bientôt assisté par le calcul de l’intelligence artificielle5.
En effet, aussi troublant que cela puisse paraître, la pression à la maternité qui pèse sur les femmes ne baisse pas et même, comme le souligne la philosophe Sylviane Agacinski, « l’offre de faire des bébés autrement rend la stérilité plus intolérable que jamais ». Ainsi, en les soumettant aux techniques de la bio-industrie, il s’agit encore et toujours de domestiquer le corps des femmes et de le plier aux logiques socio-économiques, tout en renforçant subrepticement l’injonction à la maternité. La dissociation d’avec la temporalité de la fécondité féminine au nom de la promesse d’une maîtrise techno-scientifique de la reproduction n’émancipe pas les femmes, ne les rend pas plus libres vis-à-vis du travail ou de la maternité.
Natalisme, administration de l’infertilité et soumission technique
« Car la société de masse ne pose jamais les problèmes qu’elle prétend ‘‘gérer’’ que dans les termes qui font de son maintien une condition sine qua non. » René Riesel et Jaime Semprun, Catastrophisme, administration du désastre et soumission durable
À travers la promotion de ces techniques de reproduction, le plan gouvernemental entend d’ailleurs moins s’attaquer aux causes de l’infertilité qu’à la baisse de la natalité (près de 25 % de naissances en moins en 15 ans en France). Dans les pays industrialisés, c’est le recul de l’âge de la première grossesse qui constitue la cause première de la dénatalité. Ce recul est notamment lié à des contraintes sociales (difficulté à concilier travail salarié et maternité) et économiques (logement), sans oublier la fragilisation des liens sociaux. Les injonctions paradoxales et le double bind qui visent spécifiquement les femmes n’y sont peut-être pas pour rien non plus. Nulle surprise donc à ce que ce gouvernement recoure à la seule chose en laquelle il croit : le techno-solutionnisme marchand plutôt que des mesures sociales et écologistes qui permettraient à celles et ceux qui souhaitent mettre au monde des enfants de le faire dans les meilleures conditions.
Concernant la hausse de l’infertilité, qui toucherait près de 3 millions de français, elle s’explique avant tout par la toxicité des milieux de vie et l’explosion des maladies de civilisation (cancers, diabètes, obésité…). Là encore, le Plan de lutte contre l’infertilité prétend apporter des solutions. Il prévoit le déploiement des plateformes PRÉVENIR (Prévention Environnement Reproduction), destinées à délivrer un « diagnostic environnement » et des recommandations ciblées aux couples désireux d’enfanter, pour leur permettre de « gérer » leur exposition aux perturbateurs endocriniens, produits chimiques et autres pollutions. À leur charge d’appliquer les dispositions adéquates qui demandent évidemment de bénéficier d’un capital financier permettant, par exemple, de déménager, pour fuir un environnement nocif ou de changer de métier (charges lourdes, travail de nuit, surexposition). À travers l’individualisation des problèmes de fertilité et de gestion des risques, les mesures gouvernementales développent une politique nataliste individualiste bien plus qu’une politique de santé publique6, ce qui a pour effet de dépolitiser les questions bioéthiques et d’occulter le fait que l’artificialisation de le reproduction est à la fois produit et réponse de la société industrielle et de ses nuisances.
D’Éros à l’ingénierie reproductive
« Comme si l’enlaidissement de tout n’était qu’un vague détail, propre à offusquer le seul bourgeois esthète. » René Riesel et Jaime Semprun, Catastrophisme, administration du désastre et soumission durable
« Il faut se défaire de l’idée chimérique que ce sont les grands événements qui déterminent les hommes pour l’essentiel. » Siegfried Kracauer
La transformation de la sexualité procréative et de la maternité en procédures administratives et technoscientifiques constitue une rupture majeure des dernières décennies et demeure un impensé, un tabou. Ces bouleversements dans la manière de concevoir la parenté (qui tend à se fonder sur le concept d’intentionnalité), la filiation et la maternité ne sont pas sans conséquences sociales et politiques. Loin d’approuver l’idée que les technologies reproductives relèveraient d’un progrès social, nous faisons au contraire le constat de la façon dont elles accroissent toujours davantage la mainmise de l’État, du marché et de la technoscience sur notre corps, nos intimités et un des derniers pans de nos existences – la sexualité procréative – qui échappaient encore, il y a peu, aux experts, aux blouses blanches et à leurs dispendieuses machines.
Ces avancées constituent selon nous une régression sociale et politique, achevant de déposséder les femmes et les hommes, tant de leur rapport social et sexuel mutuel, que du rapport à leur corps et à l’enfantement, désormais appelé à être piloté par une caste, une classe, dont l’empire ne cesse de croître. Qu’il s’agisse de la procréation médicalement assistée, de la maternité de substitution (« gestation pour autrui ») ou de la congélation des gamètes, le lucratif marché de la reproduction artificielle est en plein essor, de 25 milliards en 2019, il devrait atteindre 41 milliards en 2026 7.
Nous soutenons l’idée que ces technologies, loin de permettre l’émancipation politique des femmes, nous aliènent et nous soumettent à la caste technicienne ; qu’elles entravent notre autonomie réelle et collective, en faisant miroiter une « autonomie individuelle » qui en réalité accroît les possibilités de notre exploitation par le biais de notre « fonction reproductrice ». Nous affirmons que l’intégration maximale des femmes au rythme machinique du capitalisme industriel n’est pas le gage de leur émancipation mais de leur domestication, de leur conformation à un ordre politique et économique.
À l’approche d’une nouvelle révision de la loi de bioéthique en 2028, certaines législations relatives à la procréation et à l’embryologie humaine feront encore une fois l’objet de nouvelles modifications : diagnostics préimplantatoires, PMA post mortem, technologie ROPA 8. Nous nous opposons à ces politiques eugénistes et transhumanistes.
C’est pourquoi, nous appelons les femmes à ne pas congeler leurs ovocytes.
À dénoncer pour ce qu’il est ce projet de femme augmentée, de femme-machine. C’est au monde, à la société et à l’organisation du travail de s’adapter aux femmes telles qu’elles sont, avec leur rythme qui n’a rien de honteux.
Nous appelons à s’opposer à l’artificialisation et à la marchandisation du vivant pour ne pas céder à l’État et aux experts ces parts de notre autonomie.
Des femmes indisponibles et indivisibles. Contre l’ingénierie reproductive et son monde.
NOTES
1 Une congélation d’ovocytes se découpe en diverses étapes médicales : cela commence avec une échographie vaginale, visant à évaluer la réserve ovarienne, et par une mesure du taux d’hormones (FSH, œstradiol et HRM). Ce sont ces deux paramètres qui vont déterminer le dosage adéquat du traitement de stimulation ovarienne que la femme devra ensuite suivre. Ce traitement consiste en l’auto-injection d’hormones (antagonistes de la LHRH et gonadotrophines recombinantes) pendant 10 à 12 jours qui ont pour but de faire mûrir un groupe d’ovocytes dans les ovaires. Durant cette phase, la femme devra passer une échographie pelvienne et réaliser des prises de sang tous les 2-3 jours afin de surveiller les réactions de son corps aux hormones. Au bout de 8 à 14 jours, elle recevra une injection dite déclencheuse contenant de la gonadotrophine chorionique humaine ou du Lupron (un médicament) afin d’aider les ovocytes à parachever leur maturation. Environ 36 heures plus tard, les ovocytes seront prélevés au cours d’une intervention chirurgicale pendant laquelle une aiguille guidée par ultrasons est insérée depuis le vagin jusqu’aux ovaires pour aspirer une dizaine ou plus d’ovocytes, le tout sous anesthésie locale ou générale. Une fois ceux-ci prélevés, le cumulus molletonneux de cellules qui entoure les ovocytes est retiré pour préparer à la congélation. Les ovocytes sont alors vitrifiés et plongées dans de l’azote liquide à -196°c avec des produits cryoprotecteurs pour être conservés jusqu’à ce que la femme décide de les utiliser en ayant recours à une PMA.
2 Sur la situation en Angleterre, voir : https://abolition-ms.org/actualites/don-et-congelation-dovocytes-contribution-dans-le-cadre-de-lenquete-menee-par-la-commission-des-femmes-et-de-legalite-du-parlement-du-royaume-uni/
3 Les chiffres que l’on trouve en ligne varient entre 10 à 25% selon les grands centres de fertilité d’Europe ( Belgique, Espagne). En ce qui concerne les cliniques en Espagne, une usagère qui a renoncé à un parcours de PMA nous confie s’être rendue compte qu’elle pouvait toujours en tirer profit en les vendant à bon prix sur des sites de banque en ligne américains, eu égard à son parcours académique d’excellence et son statut social élevé.
4 À ce sujet, lire Léa Frigout. Préservation dite “ sociétale ” de la fertilité de la femme. Santé publique et épidémiologie. 2019. Comme l’explique la chercheuse, « Lors d’une procédure de vitrification chez une femme de moins de 35 ans présentant une bonne réserve ovarienne d’ovocytes, le nombre d’ovocytes recueillis est d’environ 8-13 par cycle, le taux de survie des ovocytes après dévitrification est d’environ 85%, le taux de fécondation par ICSI (injection intra-cytoplasmique d’un spermatozoïde) autour de 70% et le taux global de grossesses autour de 40% (le taux de grossesse est à peu près équivalent que la fécondation ait lieu avec des ovocytes frais ou des ovocytes vitrifiés). Ainsi, Le taux de grossesses pour un ovocyte dévitrifié est de 4,5%-12%. Il faut donc au moins vitrifier 15-20 ovocytes, ce qui correspond en moyenne à deux stimulations ovariennes et deux ponctions d’ovocytes, pour raisonnablement espérer obtenir une naissance ».
5 “ Au Mexique, un bébé a été conçu par fécondation in vitro à l’aide d’un dispositif entièrement robotisé, piloté à distance et partiellement contrôlé par l’intelligence artificielle. Premier bébé conçu par une FIV pilotée par l’intelligence artificielle.» , Le monde, Avril 2025. En France, l’hôpital américain de Paris intègre une IA de la startup israélienne AIVF (pour AI-powered In Vitro Fertilization) à la vidéosurveillance de l’embryon.
6 Soulignons qu’en même temps que le gouvernement promeut ces mesures, il œuvre à la fermeture des maternités de proximité (- 40 % en 20 ans), au déremboursement des soins de base et à l’augmentation du ticket modérateur. Déjà, en 2011, lorsque la question de la prise en charge à 100% de la PMA fut posée, pour l’élaboration de la loi de financement de la sécurité sociale (en vue de réaliser une économie de 51 millions d’euros) ; il fut finalement décidé de retirer l’hypertension artérielle sévère des affections de longue durée. Un arbitrage de la solidarité nationale qui pose question puisqu’il privilégie le « droit à l’enfant » au remboursement des soins de millions de personnes malades.
7 https://theconversation.com/the-business-of-ivf-how-human-eggs-went-from-simple-cells-to-a-valuable-commodity-119168
8 La technologie ROPA (Réception de l’ovocyte par le partenaire) est le processus de fécondation in vitro dans lequel une femme porte l’embryon issu de l’ovule de sa compagne et fécondé par un don de sperme.
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Manifestation Non au permis de tuer !
Manifestation contre le permis de tuer, à l'initiative du "Collectif Savoyard contre la Répression et les Discriminations", dans le cadre de journées nationales d'actions les 19 et 20 Septembre 2026. -
Piratage DGFiP : le Sénat pointe des failles
Une note de la commission des finances du Sénat apporte de nouveaux éléments sur les intrusions ayant récemment touché la Direction générale des finances publiques (DGFiP). Les attaquants auraient notamment exploité des identifiants légitimes compromis pour circuler entre plusieurs services de l’administration et accéder à des données concernant plusieurs centaines de milliers de particuliers et de professionnels.
Selon les éléments rapportés, après une première compromission d’un compte appartenant à un agent de l’Éducation nationale, l’attaquant aurait accédé au Réseau interministériel de l’État (RIE). Il aurait ensuite utilisé des identifiants d’agents de la DGFiP, probablement récupérés via des infostealers, pour atteindre un portail destiné à des administrations partenaires. L’application « e-contact » aurait ainsi permis l’extraction de données concernant près de 350 000 particuliers et 250 000 professionnels.
D’autres vecteurs ont également été exploités. Entre fin juillet et début août, le compte compromis d’un géomètre-expert aurait permis d’accéder à des données cadastrales concernant 434 564 foyers. Une autre intrusion, détectée mi-août et concernant les successions vacantes, aurait cette fois reposé sur l’exploitation d’une vulnérabilité technique affectant un dispositif de traitement statistique de la DGFiP.
Au-delà des différentes méthodes employées, les sénateurs Claude Raynal et Jean-François Husson mettent en cause des faiblesses plus générales dans la protection du système d’information de l’administration fiscale. Ils soulignent notamment les difficultés à sécuriser les accès et à détecter des comportements inhabituels. Si certains comptes compromis ont pu être désactivés, les systèmes en place n’auraient pas identifié les volumes anormaux d’extraction de données.
La DGFiP a depuis restreint certains accès et interdit l’utilisation d’ordinateurs personnels pour se connecter à ses outils. Le gouvernement prévoit également d’étendre l’authentification multifacteur et d’accélérer le déploiement de mécanismes capables de détecter des volumes inhabituels de consultation.
L’enquête judiciaire se poursuit. Un suspect âgé de 18 ans a été mis en examen.
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Annonce NicheObserver : jaugez gratuitement l’audience des sites depuis les données CrUX
Ce qu'il faut retenir :
- Reach est un nouvel outil du projet NicheObserver, présenté le 8 septembre par Kevin Richard (512banque) lors d'un live sur X
- Il permet d'estimer la taille de l'audience d'un site à partir des données Chrome (CrUX) publiées par Google, sans révéler de nombre de visites exact
- Chaque domaine reçoit un score de reach de 0 à 100, une tranche de popularité, un marché principal probable et un historique sur 24 mois
- L'outil est gratuit dans sa version actuelle, avec un mode bulk, un accès API, une extension via SEObserver et un serveur MCP pour les agents IA
- Reach est présenté comme une alternative gratuite à Similarweb, capable de dire si un site a de vrais utilisateurs, à quelle échelle et sur quel marché, sans détailler les sources de trafic ni les visiteurs uniques
Un outil pensé comme une alternative gratuite à Similarweb
Comme annoncé par Kevin Richard dans son live du 8 septembre 2026, Reach se positionne comme une alternative gratuite à des outils comme Similarweb pour évaluer la taille d'un site. Contrairement aux estimations basées sur des panels ou des modèles statistiques, l'outil s'appuie directement sur le CrUX, le jeu de données que Google publie chaque mois à partir des chargements de pages réels effectués par des utilisateurs Chrome éligibles, sur ordinateur et sur Android. Les visites Safari et iOS restent hors du périmètre.
Selon les chiffres affichés, la base couvre plus de 35 millions de domaines interrogeables sur 24 mois, plus de 40 millions d'origins, et 238 pays et territoires. Pour le seul mois d'août 2026, environ 13,9 millions de domaines ont été observés.
Comment fonctionne le score de reach
Plutôt que d'afficher un nombre de visites, que Google ne publie pas, NicheObserver traduit les données brutes du CrUX en un score de 0 à 100, l'adjusted_reach_score, qui sert de signal principal pour comparer des domaines entre eux. Ce score s'accompagne d'un reach_score propre à la meilleure origin du domaine, et d'un popularity_rank_bucket qui indique une tranche d'appartenance (top 1 000, top 10 000, top 1 million, etc.) plutôt qu'un classement précis.
Un domaine classé dans une tranche donnée n'a pas nécessairement une position connue à l'intérieur de cette tranche, et un score à 0 signifie simplement que le domaine n'a pas été observé sur le mois concerné, pas qu'il a disparu.
L'outil permet aussi de repérer le marché principal d'un site (le pays où son audience est la plus concentrée), avec un niveau de confiance associé, ainsi que l'historique mensuel du score sur 24 mois pour suivre une progression ou un recul dans le temps.
Exemple du site de la CAF - Source : NicheOserver
Ce que propose l'outil dès aujourd'hui
Lors de sa présentation, Kevin Richard a précisé que l'ambition était de « dépixeliser la data » du CrUX pour la rendre directement exploitable par les professionnels du SEO. Dans sa version actuelle, Reach s'appuie uniquement sur les données gratuites du CrUX. Une offre payante est annoncée pour les prochains mois, au moment du lancement complet de NicheObserver.
Plusieurs modes d'accès sont déjà disponibles :
- une recherche unitaire par domaine, hostname, origin ou URL
- un mode bulk pour interroger plusieurs domaines à la fois
- un accès via API, avec des exemples d'intégration donnés pour Codex et Claude Code
- une extension proposée via SEObserver
- un serveur MCP, pensé pour être branché à des agents IA
Un pont entre NicheObserver et SEObserver est également annoncé, sans que le calendrier précis n'ait été communiqué.
Le positionnement affiché : une alternative gratuite à Similarweb
Dans sa présentation, Kevin Richard revendique frontalement la comparaison avec Similarweb, en résumant son outil comme la promesse d'obtenir gratuitement ce que d'autres facturent pour vérifier si un site reçoit du trafic et comment ce trafic évolue.
Il insiste sur un point de méthode : le CrUX agrège des chargements de pages réels, quelle que soit leur origine, recherche, publicité, email, lien entrant ou accès direct. Reach ne cherche donc pas à décomposer les sources de trafic ni à donner un nombre de visiteurs uniques. La promesse est plus modeste et plus factuelle : dire si un site a de vrais utilisateurs, à quelle échelle, et sur quel marché.
Pour illustrer la fiabilité du signal, l’intéressé cite un test mené sur des sites dont il avait accès aux vraies statistiques. Sur l'un d'eux, l'outil a détecté l'apparition d'un nouveau marché en janvier 2026, le mois exact où les clics de la Search Console de ce site avaient triplé. Il invite d'ailleurs la communauté à tester l'outil sur des sites qu'elle connaît bien, pour vérifier où le signal se trompe.
Les limites à connaître
L'outil ne prétend pas offrir un recensement exhaustif du web. Certains sites sont absents des données, notamment ceux qui sont en noindex. Plus largement, Google applique ses propres critères d'éligibilité et de confidentialité pour intégrer une page au CrUX, ce que NicheObserver ne peut pas contourner.
Autre point de vigilance signalé par l'outil lui-même dans sa documentation : une variation du score de reach d'un mois sur l'autre ne signifie pas automatiquement une variation de trafic. Un changement de couverture du CrUX peut produire le même effet. D'où la recommandation de lire l'évolution sur plusieurs mois plutôt que sur un seul point.
L’article "Annonce NicheObserver : jaugez gratuitement l’audience des sites depuis les données CrUX" a été publié sur le site Abondance.
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[ACAB] – [Chambéry] Le 8 septembre 2026, un jeune homme est mort d’une bles…
[ACAB] – [Chambéry]
Le 8 septembre 2026, un jeune homme est mort d’une blessure par balle à la tête.
Quel tir ? Quelle arme ? Quelle logique ? Qui peut encore croire le narratif mouvant de la police ? Qui va donner de l’importance aux différentes versions de la préfecture ou des services de l’État ? Qui prête attention aux blablas de la justice ou des élu.e.s ?
Les fakes-news officielles sont la novlangue; le complotisme et la manipulation des pouvoirs publics ont un canal historique. Il a suffit d’écouter et de lire toutes les versions pour percevoir le problème.
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D’armes et d’eaux, Sabotage d’un pylône en Haute-Savoie
Nos coeurs saignent encore à la pensée de ces millions d’arbres carbonisés cet été, de ces millions d’êtres fuyant ou mourant des les flammes. Peu d’êtres humains semblent les pleurer. Bien plus de larmes coulent pour leurs propriétés privées. Sur les écrans de fumée, les experts dépolitisent la canicule et la sécheresse. L’agitation des journalistes occulte la cause, sans doute principale, de ces épouvantables désastres : la société industrielle. Organisation patriarcale fondée sur la domination, l’exploitation, la destruction. La simple idée d’établir un inventaire des secteurs écologiquement dévastateurs nous file la nausée. Concentrons sur le sort de l’eau quand le capitalisme technologique réchauffe et assèche la Terre. Au-delà de tarir et de contaminer rivières, lacs, nappes, mers et océans, les industriels nous dépossèdent de cet élément si précieux, si vital. Quelques monstruosités en vrac : arosage de terrains de golf, construction de méga-bassines, création de neige artificielle, refroidissement de centrales nucléaires et de data-centers… Le progrès propage les feux d’une main, accapare l’eau de l’autre. Notre haine à son égard n’a d’égal que notre passion à le combattre.
Alors, pendant la nuit du 7 septembre, nos lames ont patiemment mordu les pieds d’un pylône d’une ligne à haute tension descendant en direction du lac Léman. Quelques heures plus tard, il céda sous nos efforts, privant d’éléctricité, esperons-le, nos deux cibles en contrebas, les usines de Thalès et d’Evian. La première, fleuron national de l’armement, partenaire entre autre de la firme israélienne Elbitsystems, fabrique ici des puces éléctroniques pour équiper les armes qui tuent les gazaouis là-bas, d’autres êtres vivants ailleurs. A côté des horreurs de la guerre, la production de chaque puce consomme à elle seule plusieurs milliers de litres d’eau. Évian, propriétaire ici de l’usine d’embouteillage la plus grande d’Europe, pompe 6 millions de litres d’eau sous la montagne, chacun individuellement emballé dans son plastique. Faute de pouvoir se débarasser de ces voleurs d’eau, marchands d’armes et de bouteilles, nous avons cherché à interrompre leurs productions. Nous aurions aimé nuire à l’usine papetière voisine mais cette grande dévoreuse d’arbres et consommatrice d’eau a une ligne éléctrique dédiée. C’était au dessus de nos petits moyens…
Cette revendication nous permet d’exprimer notre solidarité aux troubles fêtes du G7 de la mi juin et aux occupant.e.s de la Chab-zad contre un projet autoroutier local. Chapeau pour l’attaque incendiaire de la semaine dernière à Liège contre BATS, entreprise dans l’armement, également partenaire de Elbitsystems. L’action directe peut prendre beaucoup de formes. A chaque individu et groupe d’élaborer les siennes selon leurs moyens et leurs fins.
Une pensée pour les rebelles mort.e.s en luttant contre les dominations.
Merci et courage à toustes les réfractaires anti-autoritaires d’ici et d’alleurs.
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[Nantes] 3 jours en soutien à La Palestine (ateliers, conférences, bouffes… du 24 au 26/09)
Une rentrée politique pour la Palestine à Nantes
Les 24, 25 et 26 septembre , retrouvons-nous à Nantes pour trois jours de rencontres, de partage et de mobilisation en soutien à la Palestine.
Au programme :
– ateliers créatifs, ateliers cuisine, jeux, films, conférences, repas collectifs et dragshow. Trois jours pour se retrouver, échanger, apprendre et construire ensemble, afin de mieux lutter face à l’intensification de la colonisation et du génocide en Palestine.Un temps collectif pour renforcer nos liens, partager nos expériences et faire grandir la mobilisation.
Jeudi 24 septembre à la maison des Haubans – Quartier Malakoff
18h30 – Conférence « Paroles décoloniales pour la Palestine avec Pierre Stambul et Salah Hamouri.
19h30 – Repas convivial et suite des échanges
20h30 – Danse Palestinienne DabkehVendredi 25 septembre aux Cémea – 102 Rue Saint Jacques, arrêt Pirmil
16h30 – Broderie Tatreez : Venez dès le début pour avoir le temps de faire
16h30 – Fais ton houmous : Arrivée libre, ramène ton tupperware pour en ramener chez toi.
19h30 – Projection du Film : Résister pour existerSamedi 26 au Wattignies
16h à 20h – Ateliers- Ramène et imprime ton T-Shirt en linogravure- Coloriages thématique- Bracelets aux couleurs de la Palestine- Chamboule-tout des génocidaires- Frise historique de la Palestine
18h à 18h30 – Grand Jeu « tire ton épingle du jeu »On retourne en enfance et on joue, rien de mieux pour se rencontrer, et un jour lutter ensemble.
20h Soirée IntifadragDrag-show
Venez nombreuses et nombreux pour cette rentrée politique et solidaire !
soirée / ateliers / conférence prix libre -
Témoignage du pays des ombres…..
À vous qui regardez ce pays depuis l’extérieur,
Pardonnez-moi.Pardonnez-moi que les choses en soient arrivées là dans mon pays.Pardonnez-moi qu’après tout ce qui s’est passé, après tout ce que nous avons juré, les ombres reprennent forme. Je porte cette honte comme un fardeau qui m’ôte le souffle, qui me vole le sommeil la nuit et qui, le matin, me donne le sentiment d’être complice de quelque chose que j’ai pourtant rejeté de toutes mes forces. Mais je ne peux et ne veux pas me taire.
On nous a enseigné que l’Histoire ne tourne pas en cercle. Que la catastrophe avait été unique, une singularité noire dont on sortait purifié. « Plus jamais ça » n’était pas seulement une phrase, mais un serment – gravé dans la pierre, inscrit dans les constitutions, intégré dans le quotidien d’une République qui se concevait comme une expérience réussie d’autocorrection. Pourtant, le 6 septembre 2026, en Saxe-Anhalt, ce serment s’est fissuré. Avec 43,8 % des voix, l’AfD est devenue la force la plus puissante – un résultat sans équivalent dans l’histoire de ce Land et bien au-delà. Pas de majorité absolue, certes. Mais assez près pour tendre la main vers les leviers du pouvoir. Et dans un pays qui, après 1945, avait juré de ne plus jamais laisser certains esprits approcher les commandes, cette proximité seule est déjà un séisme.
J’écris ces lignes en tant que quelqu’un qui vit dans ce pays, qui en connaît les rues, les dialectes, les contradictions. Et qui a honte. Non pas de cette honte facile du doigt moralisateur, mais de celle, plus profonde, qui s’enfonce jusqu’aux os : la reconnaissance que ce que l’on croyait surmonté n’avait fait que sommeiller. Le racisme, la pensée völkisch, le désir d’exclusion, le nationalisme qui se masque en amour de la patrie, l’impérialisme des petits esprits qui croient que le propre ne se sauve que par le dénigrement de l’autre – tout cela n’était jamais parti. Et avec eux, le vieux militarisme, ce compagnon sombre et tenace de l’histoire allemande. La croyance en la force pour la force, en la discipline comme vertu suprême, en l’obéissance qui étouffe les questions, en la glorification de la nation guerrière, dans le culte du soldatesque, de la dureté et du sacrifice. Tout cela gisait sous la surface, comme un fleuve souterrain qui ressurgit soudain et emporte tout.
On a longtemps prétendu que l’Allemagne avait été dénazifiée. Les procès de Nuremberg, la rééducation, les travaux de mémoire plus tardifs, les mémoriaux, les manuels scolaires, la fière autodescription de « nation de la mémoire ». Mais les continuités ont toujours existé. D’anciens nazis firent carrière dans la jeune République fédérale – dans la justice, l’administration, l’économie et aussi dans les forces armées nouvellement reconstituées. L’esprit prussien de l’obéissance cadavérique, la nostalgie de la grandeur militaire, la fierté des défilés, de l’ordre, de la capacité à entraîner des peuples entiers dans la guerre – tout cela survécut sous une forme atténuée, souvent refoulée. Le travail de mémoire vint tard, souvent à demi-cœur, et plus hésitant encore à l’Est après 1990. Ce que l’on prenait pour un dépassement n’était souvent qu’un refoulement en toute bonne conscience. Et maintenant, quatre-vingts ans après la fin de la guerre, des représentants d’un parti classé en partie comme extrémiste de droite avéré par la protection de la Constitution se tiennent au seuil des responsabilités gouvernementales dans un Land allemand. L’impensable est redevenu pensable. Ce n’est pas un accident de parcours. C’est un échec moral sur toute la ligne.
J’ai cru toute ma vie que ce pays avait appris la leçon. Que le sang versé ici, que les cendres emportées par le vent à travers l’Europe, que les noms gravés dans la pierre avaient assez de poids pour nous transformer à jamais. J’ai cru que la honte de la génération de mes grands-parents, le silence, puis la parole, les larmes devant les mémoriaux – que tout cela avait bâti une digue. Une digue contre la même haine, contre le même délire völkisch, contre la même froide disposition à exclure les êtres humains, et contre ce militarisme qui, deux fois en un siècle, a réduit le continent en cendres et en ruines, qui a envoyé des millions à la mort et dévasté des régions entières. La digue est rompue. Et l’eau arrive avec une violence qui me bouleverse.
Pour vous qui observez depuis l’extérieur – de Paris, de Varsovie, de Tel-Aviv, de New York, de Johannesburg –, cela peut sembler un tremblement lointain. Mais c’est plus proche qu’il n’y paraît. L’Allemagne fut le laboratoire où la barbarie moderne trouva sa forme la plus efficace et la plus froide – liée à une machinerie militaire sans précédent qui fusionna l’obéissance, la technique, l’organisation et la volonté d’anéantissement en une unité mortelle. Le militarisme n’a jamais été un simple accessoire. Il fut l’épine dorsale, la discipline qui mit en œuvre le délire racial. Si ce laboratoire montre à nouveau des signes de cette ancienne maladie, cela ne nous concerne pas seulement. Cela concerne l’idée même que les sociétés peuvent apprendre de leurs heures les plus sombres. Que les institutions, l’éducation, la prospérité et la démocratie suffisent à dompter durablement les abîmes de l’homme. La Saxe-Anhalt est petite. Un Land parmi seize. Mais les symboles ne se mesurent pas à leur taille. Lorsqu’un parti triomphe ici, dont la vision du monde repose sur l’exclusion, l’homogénéité ethnique, le rejet de la société ouverte et une nouvelle emphase sur la force nationale, la capacité de combat et la dureté, ce n’est pas un problème local. C’est un miroir tendu à nous tous.
J’aurais tant aimé pouvoir dire : « Voyez, nous y sommes parvenus. »Au lieu de cela, je dois vous écrire : Nous avons échoué.Pas tous. Mais assez. Beaucoup trop.
L’AfD n’est pas le NSDAP. Les différences sont réelles et importantes. Il n’y a pas de bataillons bruns dans les rues, pas de lois de Nuremberg, pas de meurtre de masse industriel. Et pourtant : la parenté des figures de pensée – le « nous » contre le « eux », le désir d’un corps populaire pur, le mépris pour le complexe, l’étranger, le faible, et avec cela l’ancienne fascination pour la dureté, pour l’aptitude militaire, pour une nation qui refuse de se laisser « amollir », qui veut à nouveau être « respectée » par la force plutôt que par l’humanité – n’est pas à négliger. Et que des centaines de milliers de personnes, dans un pays qui a produit la Shoah et deux guerres mondiales, donnent leur voix à un tel parti, constitue une déclaration de faillite historique.
Peut-être l’espoir fut-il toujours naïf. Peut-être ce potentiel sommeille-t-il dans toute société, et l’Allemagne ne l’a-t-elle cultivé que plus profondément avant de tenter de le refouler plus radicalement encore – le racisme comme le militarisme, qui en fut si souvent le bras armé. La nuit électorale en Saxe-Anhalt l’a montré : le refoulement a échoué. Ce qui reste, c’est la honte. Une honte si profonde qu’elle fait mal. J’ai honte des gens qui ont voté ainsi. J’ai honte de la société qui l’a permis. J’ai honte des décennies d’auto-illusion au cours desquelles nous nous sommes raconté que nous étions les bons, les purifiés, les maîtres de la mémoire en Europe, ceux qui avaient laissé la guerre derrière eux pour toujours.
Ce pays a eu sa chance. Il ne l’a pas saisie. Pas entièrement. Pas assez honnêtement. Et maintenant nous nous tenons à nouveau au bord du même abîme – non pas identique, mais reconnaissable. Un cauchemar déguisé en démocratie, dans lequel les vieux spectres de la communauté populaire et de l’esprit guerrier élèvent à nouveau doucement la voix.
Pardonnez-moi que les choses en soient arrivées là dans mon pays.Pardonnez-moi que ce pays vous déçoive à nouveau.N’oubliez pas ce qui se passe ici.N’oubliez pas combien le vernis de la civilisation peut être mince.N’oubliez pas que les ombres n’étaient jamais vraiment parties.
Elles n’ont fait qu’attendre que nous soyons assez fatigués, assez satisfaits de nous-mêmes, assez engourdis. Et maintenant elles sont de retour – avec leur vieux cortège d’exclusion, de nationalisme et de l’éclat sombre et séducteur du militarisme.
Je n’écris pas cela pour accuser, mais pour témoigner. En tant que quelqu’un qui vit ici, qui regarde et qui refuse de détourner le regard. La honte ne me paralyse pas – elle m’oblige. C’est pourquoi je vous adresse ces mots. C’est pourquoi je vous prie : Ne nous pardonnez pas trop vite. Et n’oubliez jamais.
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Retour critique sur la partie « les leurres identitaires » de la flamme d'or & Réponse au Post-Scriptum à La flamme d'or
Le texte ci-dessuos a été écrit pour la discussion proposée aux rencontres anarchistes du Semeur [qui a eu lieu le 17 juillet 2026] autour de la brochure La flamme d'Or, elle même paru en février 2026. Nous le diffusons ici tel qu'il a été diffusé en papier lors de ces rencontres et tel qu'il a été lu lors de la discussion, par d'autres que nous.
Retour critique sur la partie « les leurres identitaires » de la flamme d'or
Le texte qui suit a été écrit pour la discussion proposée aux rencontres anarchistes du Semeur autour du texte La flamme d'Or paru en 2026.
On a trouvé ça trop bien de proposer une analyse globale de la situation actuelle, qui ne se limite pas à un sujet précis. Les perspectives sont diverses mais les bases politiques anti autoritaires sur lesquelles elles s'appuient sont claires. Bref, merci pour cette belle motiv' !
On voulait revenir et proposer quelques retours sur la partie « les leurres identitaires » [1] qu'on doit malheureusement avouer avoir trouvé beaucoup moins fine que le reste. On ne sait pas si on peut dire que les politiques identitaires aient pris le pas sur la lutte des classes dans ce qu'il reste des milieux révolutionnaires aujourd'hui. On imagine que ça dépend de qui, de quoi, de où et de quand est ce qu'on parle. Par contre il est sûr que les axes de domination systémiques y sont nettement plus abordés, et que les luttes contre ces derniers sont d'avantage considérées comme participant à la tension anarchiste. Et ça on ne peut que s'en réjouir ! Parce que toutes les formes d'autorité sont à combattre. Toutefois, on partage complètement l'idée que si une lutte menée contre une forme de pouvoir ne s'inscrit pas dans une conflictualité générale avec toutes les autres formes qu'il pourrait prendre, elle court droit au réformisme (et donc intègre le pouvoir qu'elle clamait pourtant combattre). On s'oppose également à une vision libérale de la liberté qui ne vise pas à détruire la société mais à y être mieux représentée. On trouve aussi important de rappeler que toutes les violences ne se valent pas. Une insulte n'est pas une agression sexuelle et une collègue ne peut pas être autant une ennemie que le patron.
On trouve ça étrange que le premier exemple qui soit donné de la politique identitaire qui viendrait nier les antagonismes de classe dans les milieux révolutionnaires soit une position portée par la plus grosse asso lgbt de france (se féliciter de la nomination de Gabriel Attal au pouvoir). On ne pense pas que qui que ce soit à la fois queer et révolutionnaire soit aligné avec les positions de cette asso. On ne viendrait jamais insinuer que des compagnons s'investissant dans une lutte contre un projet industriel partagent les positions d'Europe écologie les verts. D'ailleurs, on ne pense pas non plus qu'une telle asso ait un jour eu de prétentions révolutionnaires. Il serait temps d'arrêter de tenir les compas queers responsables de tout ce que font ou disent des connards lgteubé. Bien que minoritaires, nous sommes plein à ne pas vouloir de leur droits, mais à vouloir la destruction de l'état de droit, ou de n'importe quel autre forme qu'il pourrait prendre.
Les milieux tpg (transpédégouines) existant depuis maintenant une quinzaine d'années se sont justement construit en rupture avec les positions portées par les grosses asso lgbt. Des contre prides, dites prides radicales ou prides de nuit, ont lieu chaque années dans plein de villes. On pouvait justement y entendre le slogan « les pédales détestent Attal » suite à sa nomination au pouvoir. Les critiques du « capitalisme gay friendly » y sont nombreuses. L'été dernier, des rencontres queer sur des bases anarchistes claires ont été organisées. De nombreux textes et brochures anarchistes portant une proposition à la fois queer et insurrectionnelle sont parus ces deux dernières années, une bibliothèque tpg et anarchiste a ouvert à Montreuil début 2025, une revue anarchiste contre à la fois le genre et la technologie est sortie début 2026. Et ces idées se sont à plusieurs reprises matérialisées par des attaques contre le pouvoir. On peut citer, par exemple, l'incendie en novembre dernier d'une vingtaine de teslas dans un concessionnaire des Bouches du Rhône revendiqué pour le tdor (trans day of revenge). Et encore, c'est une liste non exhaustive. Tout ça, et sur 80 pages parlant de perspectives révolutionnaires actuelles, la seule fois où il est fait mention de patriarcat et d'hétéronormativité on nous parle d'Hillary Clinton et de la plus grosse asso lgbt de france. C'est au mieux d'une ignorance gênante.
La mention de séparatisme, ou encore le rappel que la liberté se trouve dans le fait de se mêler à autrui nous évoque des attaques contre l'outil de la mixité choisie. Si c'est bien le cas, on a envie de vous répondre qu'on expérimentera notre liberté aux côtés de qui bon nous semble, car nous croyons en la libre association. Pour nous, la mixité choisie peut être un outil pertinent ou pas selon nos objectifs. Elle peut aussi servir d'outil de réductions des risques face à certaines violences, notamment sexuelles, malheureusement aussi subies de la part de « compagnons », notamment dans des cadres de luttes.
On a interprété la phrase « C'est même le plus souvent en se rebellant contre ses propres attachements, qui sont tout à la fois des fondations pour construire son individualité que des chaînes qui le retiennent et l'empêche d'agir. », comme un encouragement à se libérer des mots qu'on utilise pour se définir. Ça donne envie de réaffirmer l'importance d'avoir des mots pour décrire les formes de dominations que nous subissons afin de mieux les combattre. Il nous est parfois renvoyé que nommer un rapport de pouvoir reviendrait à le faire exister, voir même à le créer. Seulement, quand le silence est imposé, seul celui à qui ce rapport de pouvoir profite peut se permettre de l'ignorer. La personne qu'il écrase est toujours écrasée, elle n'aura juste pas la place de le nommer, et donc une arme précieuse, souvent nécessaire, en moins pour pouvoir riposter. Il est bien triste de constater que les critiques des politiques identitaires se résument bien souvent à la négation de rapports de pouvoir aux conséquences pourtant bien concrètes dans la vie de nombre d'individus, parmi lesquels nombre de compas. On a aussi du mal à comprendre pourquoi il serait si dangereux pour notre liberté de se définir comme « trans » ou « racisé », mais pas de se reconnaître comme précaire, pauvre ou prolétaire.On voulait aussi rebondir sur le bout du texte qui dit p.48 « Tout ne se vaut pas, cela signifie qu'il y a des aspects plus stratégiques que d'autres. S'attaquer non pas à ce qu'il y a de plus facile car plus à la mode, mais aux aspects les plus stratégiques du pouvoir, comme les prisons, l'industrie militaire, les frontières ou encore le nucléaire, c'est maintenir ouverte la question révolutionnaire. » S'attaquer à des systèmes de domination comme l'inceste ou la colonisation est loin d'être facile, en tous cas pas plus que de s'attaquer à la liste des aspects les « plus stratégiques » du pouvoir listés ci dessus. (Et si on veut parler de la mode, elle semble plutôt être du côté des discours réactionnaires s'attaquant à des groupes minoritaires… ). Par ailleurs, ce qui nous semble pertinent dans les propositions anarchistes est justement cette capacité qu'une attaque contre un aspect de la domination peut engendrer sur tous les autres. Selon nous, désigner des aspects plus stratégiques que d'autres va à l'encontre de ce qui a été écrit avec justesse dans le texte p.47 : « La question sociale a toujours été plus large que la lutte des classes entre bourgeois et prolétaires, ou que le clivage entre riches et pauvres. Le système actuel a émergé du fait du mouvement des enclosures et de la mise en propriété des terres contre les paysans et paysannes, de la mise au travail sous la contrainte, de la radicalisation de la misogynie, de la traite « négrière » et de la colonisation, de la famille nucléaire qui s'est imposée. Elle inclut dès le départ la domination masculine, le racisme, le contrôle de la sexualité et de la vie quotidienne. Il en découle que pas plus que de conflit central, il n'existe de sujet révolutionnaire. La question sociale qui prévaut est probablement celle de la négativité ou non de la hiérarchie et du pouvoir ; de la lutte contre toute forme d'exploitation et de domination, donc ».
Le but de ce court texte n'est pas de centrer la discussion sur les sujets abordés dans cette partie de La flamme d'or. Mais on ne se voyait pas non plus ne pas y réagir. En vrai, on aimerait juste ne plus avoir à lire des trucs pareils dans des textes anarchistes et on a hâte de pouvoir discuter de tout le reste du texte. Bref, discuter de perspectives anarchistes !
1 La référence aux « leurres » identitaires n'est pas sans rappeler les « leurres postmodernes » d'une
rrrrévolutionnaire devenue réactionnaire. On peut lire à ce sujet « Les leurres pseudo-révolutionnaires deVanina CONTRE les luttes et réalités des queers. Tractage lors de la présentation de son livre à Toulouse » publié le 1er mai 2024 sur IAATA.Réponse au Post-Scriptum à La flamme d'or
Le texte ci-dessus a été écrit pour la discussion proposée aux rencontres anarchistes du Semeur [qui a eu lieu le 17 juillet 2026] autour de la brochure La flamme d'Or, elle même paru en février 2026. Nous le diffusons ici tel qu'il a été diffusé en papier lors de ces rencontres et tel qu'il a été lu lors de la discussion, par d'autres que nous.
Diffuser un texte sur internet est pour nous loin d'être une évidence mais nous avons fait ce choix car nous tenons à répondre au « Post-scriptum à La flamme d'or » paru le 30 juillet 2026 et relayé par les sites anarchistes sansnom et attaque. Le post-scriptum en question ne fait aucunement mention de notre texte qui a pourtant été lu lors de la discussion, ce qui nous paraît extrêmement dommage. Selon nous, cela appauvrit grandement la qualité du débat. Le ton condescendant n'aide pas non plus. En mélangeant une critique anarchiste (celle portée par notre texte et certaines personnes, dont nous, lors de la discussion) à une critique gauchiste (celle portée par d'autres personnes lors de la discussion) comme s'il s'agissait d'un même ensemble, le post-scriptum évite la discussion entre compas anarchistes. Il nous semble facile de se baser sur des faux critiques pour discréditer les intentions et les volontés de dialogue engagées par notre texte alors que les points de désaccord/mécompréhension auraient pu être éclaircis de vive voix lors de ces rencontres. Le texte a été écrit pour cette occasion et porté à la première personne.
En tant que deux personnes ayant écrit ce texte, on aimerait clarifier que nous n'avons jamais ni pensé ni dit ni écrit que la Flamme d'or était transphobe ou raciste. A aucun moment ce n'est d'ailleurs le propos de notre texte. Ces positions ont par contre bien été exprimé par certaines personnes – réformistes - lors de cette discussion et nous sommes en désaccord avec elles. De manière générale, nous avons apprécié lire dans la flamme d'or une critique claire des pièges réformistes (légalisation de l'ex zad de nddl, l'électoralisme, l'antifascisme, la gauche, etc.)
Par ailleurs, notre texte ne vise pas à assimiler les positions tenues dans la Flamme d'or à celles de Vanina et encore moins à celles de Tomjo ou de PMO. On trouve ça par contre extrêmement maladroit – foireux de reprendre le titre de « leurres identitaires » peu de temps après la sortie du bouquin de Vanina « les leurres postmodernes ». On partage plutôt l'idée que « Vanina (...) semble homogénéiser les mouvements queers et intersectionnels, pourtant traversés de tendances contradictoires, pour en faire une des causes principales de l'affaiblissement du féminisme révolutionnaire » et on est en tous cas a minima contente de lire une ligne de démarcation claire avec des positions réactionnaires.
« (…) D'ailleurs, le mouvement queer a participé à sa manière à faire éclater ces cases. L'étonnement passé, il faut bien avouer que le texte aurait gagné à rappeler qu'il existe des dynamiques plus intransigeantes et plus intéressantes. Je ne les ignore pas et essaie de participer à en diffuser les positions depuis bien des années (George Jackson Brigade, Queer ultraviolence, Ma randonnée sans balise, Trans n'est pas transhumanisme, etc.). Il aurait très certainement fallu les évoquer, d'autant que cette brochure circule en-dehors du mouvement anarchiste (et c'est une très bonne chose et un objectif). Il s'agit là effectivement d'une erreur. » On est d'accord avec cet extrait et on remercie sincèrement la reconnaissance de cette erreur. C'est en grande partie ce qu'essayait de pointer notre texte.
Dans notre texte, nous avons écrit : « la mention de séparatisme, ou encore le rappel que la liberté se trouve dans le fait de se mêler à autrui nous évoque des attaques contre l'outil de la mixité choisie. Si c'est bien le cas, on a envie de vous répondre qu'on expérimentera notre liberté aux côtés de qui bon nous semble, car nous croyons en la libre association. Pour nous, la mixité choisie peut être un outil pertinent ou pas selon nos objectifs. (…) ». Suite à la lecture du post-scriptum : « les extrapolations faites sur le texte, comme par exemple concernant la mixité choisie. Il n'en est pas question dans le texte, mais certaines personnes ont curieusement cru y voir une critique de la mixité choisie. Je n'ai aucun souci avec ça, au contraire, je considère que cela peut être un outil utile (tant que ça ne devient pas une fin en soi). Et les gens sont de toute façon libres de s'autoorganiser comme ils et elles le souhaitent ! » C'est à nous de reconnaître qu'il ne s'agissait pas dans ce cas d'une attaque contre la mixité choisie mais bien d'une extrapolation de notre part. De fait, l'erreur citée au paragraphe ci-dessus « aurait en outre (...) permis d'empêcher (...) les extrapolations faites sur le texte » comme cela est avancé dans le post-scriptum. A la page 46 de la flamme d'or, il est tout de même écrit que la liberté « se trouve dans le fait de se mêler à autrui. (…) N'est ce pas pour cela que l'on éprouve un sentiment de liberté lorsque nous nous tenons épaule contre épaule avec des compas de lutte, se dressant ainsi contre la domination ? ». A titre perso, ce n'est pas notre cas et cet imaginaire ne nous parle pas. C'est pour ça que nous précisions que la mixité choisie « peut aussi servir d'outil de réductions des risques face à certaines violences, notamment sexuelles, malheureusement aussi subies de la part de « compagnons », notamment dans des cadres de luttes. »
Par ailleurs, nous ne pensons pas que la brochure oublie complètement le patriarcat mais que, comme bien souvent, l'analyse de cette structure de pouvoir et les perspectives anarchistes portées contre sont lacunaires et très peu présentes.
On partage le fait que l'industrie militaire ou les frontières sont des cibles AUSSI contre le patriarcat et le colonialisme. Toutefois, on pense que ces liens, qui peuvent paraître évident pour certain.es, valent le coup d'être développés et explicités. Par ailleurs, on a pas l'impression que le fait qu'une cible soit « à la mode » (pour reprendre les mots de la flamme d'or) joue sur la facilité à l'attaquer. Par exemple, les attaques anarchistes contre l'industrie militaire sont plutôt nombreuses ces dernières années (et c'est tant mieux !), est ce donc une cible à la mode ? Il nous semble pourtant assez clair qu'il est loin d'être facile de s'y attaquer. Et on trouve ça hasardeux de désigner ce qui relève ou non de la "mode".
Cela dit, la destruction de l'industrie militaire ou des frontières – aussi nécessaire soit-elle – est loin d'être suffisante pour mettre fin au pouvoir sur les corps et les sexualités qui s'exerce aussi bien dans la rue que chez le médecin ou dans l'intime. Il nous paraît nécessaire de réfléchir à ces questions ici et maintenant sans attendre des lendemains qui chantent.
Pour finir, on partage également la critique des luttes de libération nationale et la nécessité de lutter contre tous les états, tels qu'ils soient. Nous sommes en total désaccord avec les choix « « d' « anarchistes » explicitement religieux et très complaisants avec des groupes autoritaires et antisémites comme le Hamas ». Tout comme nous sommes en total désaccord avec les logiques campistes et anti-impérialistes qui voudraient que des « anarchistes » se battent aux côtés de l'armée de l état ukrainien au nom du « moindre mal ». Nous sommes également convaincues que la perspective anarchiste ne peut être que critique de la religion.
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Selon le géographe Guillaume Faburel, les Vosges ne seront pas un refuge face au changement climatique
Source : Rue89 Strasbourg -
Roussel candidat : Pourquoi le PCF assume de partir sans Mélenchon
Source : Le Média
Format : vidéo -
L’Australie veut remettre le graphe social au cœur des réseaux sociaux
Le gouvernement australien veut désormais obliger les réseaux sociaux à proposer aux utilisateurs de plus de 16 ans un fil limité aux comptes qu’ils ont choisi de suivre. Présentée comme une mesure de protection, l’initiative « My Feed, My Way » intervient surtout au cœur du modèle de TikTok, Instagram ou Facebook : la recommandation …
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« Un passage en force similaire à l'A69 » : contre l'A412, ils se perchent sur des engins de chantier
Le 8 septembre, deux personnes sont montées sur des engins de chantier sur le tracé de l'autoroute A412. Les opposants alertent sur l'irrégularité des premiers déboisements et veulent préserver les zones humides et agricoles du territoire.
Lire la suite - Reportage / Luttes
Perrignier (Haute-Savoie), reportage
Depuis lundi 7 septembre et le début des travaux, qu'ils estiment illégaux, les opposants au projet d'autoroute A412, en Haute-Savoie, tentent littéralement d'enrayer la machine. Mardi 8 septembre en milieu de (…) -
Virginie Bensoussan-Brulé sur CNews : quel cadre juridique pour le vol d’animaux ?
Virginie Bensoussan-Brulé était l’invitée de Nelly Daynac dans l’émission « Police Justice : 24H en France » sur CNews le 4 septembre 2026.
Conviée à apporter son éclairage juridique sur plusieurs sujets d’actualité, elle est notamment intervenue sur la question du vol d’animaux et sur les sanctions encourues par leurs auteurs.Le vol d’un animal constitue bien un vol au sens du code pénal
Depuis 2015, l’article 515-14 du code civil reconnaît que les animaux sont des « êtres vivants doués de sensibilité ». Ils demeurent toutefois, sous réserve des lois qui les protègent, soumis au régime des biens. La soustraction frauduleuse d’un animal appartenant à autrui peut donc être qualifiée de vol, au sens de l’article 311-1 du code pénal, qui définit cette infraction comme « la soustraction frauduleuse de la chose d’autrui ».
Le vol simple est puni de trois ans d’emprisonnement et de 45 000 euros d’amende.Cette solution avait d’ailleurs été consacrée par la jurisprudence bien avant la reconnaissance, en 2015, de la sensibilité de l’animal dans le code civil. Dans un arrêt du 13 mai 1992, la chambre criminelle de la Cour de cassation a expressément affirmé que « les animaux peuvent faire l’objet d’un vol dès lors qu’au moment de leur soustraction, ils sont la propriété d’autrui ». L’affaire concernait la soustraction de dix-sept singes appartenant au CNRS et d’un ours détenu par un particulier. Les prévenus invoquaient notamment la protection des animaux et les mauvais traitements dont ceux-ci auraient fait l’objet. La Cour de cassation a néanmoins considéré que les éléments constitutifs du vol étaient caractérisés et rappelé que les mobiles poursuivis par les auteurs de la soustraction ne se confondent pas avec l’élément intentionnel de l’infraction (Cass. crim., 13 mai 1992, n° 91-83.204).
Cette qualification s’applique également aux animaux d’élevage. La jurisprudence l’a admise à propos de bétail. Dans un arrêt du 21 avril 1964, la chambre criminelle de la Cour de cassation a ainsi validé la condamnation pour vol d’une exploitante agricole qui avait vendu à un marchand de bestiaux des animaux appartenant à un ouvrier agricole, après s’être faussement présentée comme leur propriétaire. La Cour a précisé que la simple détention matérielle des animaux dans l’exploitation, lorsqu’elle ne s’accompagne pas d’une remise de leur possession, n’exclut pas la soustraction constitutive du vol (Cass. crim., 21 avril 1964, n° 63-92.168). Elle a retenu le même raisonnement à propos d’un troupeau composé de onze génisses et d’un veau confié à la surveillance d’un éleveur : celui-ci avait emmené les animaux chez lui en prétendant qu’ils lui appartenaient, ce qui était susceptible de caractériser un vol de bétail (Cass. crim., 18 janvier 1972, n° 71-90.918). Ces décisions montrent que le droit pénal ne distingue pas, pour l’application de la qualification de vol, selon qu’il s’agit d’un animal de compagnie ou d’un animal d’élevage : une brebis, un mouton, un bovin ou tout autre animal appartenant à autrui peut faire l’objet d’une soustraction frauduleuse. La question déterminante est celle de savoir si l’auteur s’est emparé, sans le consentement de son propriétaire ou de son légitime détenteur, d’un animal dont il n’avait pas la possession.
La qualification doit toutefois être distinguée de celle d’abus de confiance lorsque l’animal avait préalablement été volontairement remis à l’auteur dans des conditions lui conférant sa possession. La Cour de cassation l’a jugé à propos d’un cheptel confié à un fermier dans le cadre d’un bail à cheptel de fer : la vente des animaux par le preneur pouvait alors relever de l’abus de confiance et non du vol (Cass. crim., 8 janvier 1969, n° 67-93.150).
La dimension affective particulière attachée à un animal de compagnie ne modifie donc pas, en elle-même, la qualification pénale : juridiquement, son enlèvement sans le consentement de son détenteur relève des règles applicables au vol.
Elle n’est toutefois pas ignorée par le droit. Dans un arrêt du 9 décembre 2015, la première chambre civile de la Cour de cassation a ainsi approuvé une décision ayant retenu qu’un chien de compagnie était un être vivant « unique et irremplaçable », destiné à recevoir l’affection de son maître. Cette décision, rendue en matière de garantie de conformité, illustre la prise en compte par le juge de la relation affective particulière qui unit le maître à son animal (Cass. 1re civ., 9 déc. 2015, n° 14-25.910).
Cette dimension peut être prise en considération dans l’évaluation du préjudice subi par la victime, indépendamment de la seule valeur marchande de l’animal.
Une circonstance aggravante spécifique au trafic d’animaux
Le législateur a toutefois renforcé la répression lorsque le vol s’inscrit dans une logique de trafic.
Depuis la loi du 30 novembre 2021 visant à lutter contre la maltraitance animale, l’article 311-4 du code pénal prévoit expressément que le vol est aggravé lorsqu’il est « destiné à alimenter le commerce illégal d’animaux ». Dans cette hypothèse, il est puni de cinq ans d’emprisonnement et de 75 000 euros d’amende.
Cette aggravation vise donc non seulement l’acte de soustraction lui-même, mais sa finalité : le vol doit être destiné à alimenter un circuit de commerce illégal d’animaux.D’autres circonstances peuvent également aggraver les peines, par exemple lorsque le vol est commis par plusieurs personnes agissant comme auteurs ou complices, dans un local d’habitation, avec des violences n’ayant entraîné aucune incapacité totale de travail, ou encore lorsqu’il est accompagné d’une destruction, d’une dégradation ou d’une détérioration.
Lorsque deux des circonstances aggravantes énumérées par l’article 311-4 sont réunies, les peines sont portées à sept ans d’emprisonnement et 100 000 euros d’amende ; lorsque trois de ces circonstances sont réunies, elles peuvent atteindre dix ans d’emprisonnement et 150 000 euros d’amende.La personne qui, en connaissance de cause, détient, acquiert ou transmet un animal provenant d’un vol peut par ailleurs être poursuivie pour recel, délit puni, dans sa forme simple, de cinq ans d’emprisonnement et de 375 000 euros d’amende.
L’article 321-1 du code pénal vise en effet le fait de dissimuler, détenir ou transmettre une chose en sachant qu’elle provient d’un crime ou d’un délit, ainsi que le fait de servir d’intermédiaire pour sa transmission. Le particulier ou le professionnel qui acquiert ou revend sciemment un animal volé s’expose donc lui aussi à des poursuites pénales.Que faire en cas de vol de son animal ?
La première démarche consiste à déposer plainte auprès des services de police ou de gendarmerie. Il est utile de communiquer aux enquêteurs tous les éléments permettant d’identifier sans ambiguïté l’animal : numéro d’identification, photographies récentes, carnet de santé ou passeport, certificat d’identification et, le cas échéant, tout élément relatif aux circonstances de sa disparition.
Pour les chiens, chats et furets identifiés, le vol doit également être signalé au Fichier national d’identification des carnivores domestiques (I-CAD). La loi du 30 novembre 2021 prévoit en effet qu’à l’occasion d’un dépôt de plainte pour vol d’un animal, le plaignant signale obligatoirement ce vol à l’organisme agréé chargé de la collecte et du traitement des données d’identification.
Pour les chiens, chats et furets, les modalités de ce signalement sont précisées par l’arrêté du 9 novembre 2023 relatif à leur identification : le détenteur doit informer le gestionnaire du fichier national en lui fournissant le dépôt de plainte.
L’enregistrement du statut d’animal volé dans le fichier I-CAD permet de sécuriser administrativement la situation de l’animal. Dès réception du signalement, le gestionnaire du fichier suspend toute demande de mise à jour concernant celui-ci jusqu’à ce que le détenteur l’informe d’un retrait de plainte ou qu’une décision de justice soit rendue. Ce mécanisme permet de faire obstacle à une tentative de changement frauduleux de détenteur dans le fichier.Le bétail fait également l’objet d’un dispositif obligatoire d’identification et de traçabilité. Les bovins, ovins et caprins sont enregistrés dans des systèmes nationaux permettant de retracer leur exploitation de détention et leurs mouvements. Pour les ovins et caprins, l’identification repose en principe sur deux repères auriculaires, dont un électronique, tandis que leurs déplacements doivent être accompagnés d’un document de circulation et faire l’objet d’une notification. Les bovins disposent quant à eux d’une identification individuelle par marques auriculaires et d’un passeport.
En cas de vol de bétail, il est donc recommandé, parallèlement au dépôt de plainte, d’informer rapidement le service chargé de l’identification animale de la chambre d’agriculture compétente et de lui communiquer la liste et les numéros d’identification des animaux concernés. Cette démarche peut permettre de détecter une anomalie si les animaux volés font ensuite l’objet d’une tentative de déplacement ou d’enregistrement dans le circuit d’élevage.Virginie Bensoussan-Brulé sera invitée chaque vendredi du mois de septembre dans l’émission « Police Justice : 24H en France » afin d’apporter son éclairage juridique sur les sujets d’actualité abordés par Nelly Daynac.
À revoir : Police Justice : 24H en France – émission sur CNews le 4 septembre 2026 sur CNews.
Virginie Bensoussan-Brulé
AvocateDirectrice du pôle Contentieux du numérique
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Du réseau à la population : mesurer l’impact réel d’une cyberattaque
Jean Langlois-Berthelot et Marc-Olivier Boisset
Le 3 juin 2024, le prestataire britannique Synnovis est victime d’une attaque par rançongiciel. L’entreprise fournit des services de biologie médicale à plusieurs établissements du National Health Service dans le sud-est de Londres. L’attaque affecte donc des serveurs, des applications et des données. Mais ses conséquences véritables apparaissent ailleurs.
Les capacités d’analyse sont brutalement réduites. Des prélèvements doivent être priorisés. Des opérations sont reportées parce qu’elles dépendent de résultats biologiques devenus indisponibles. Le 15 août, le NHS dénombre déjà 1 693 interventions programmées et 10 054 consultations ambulatoires reportées dans les deux établissements les plus touchés. L’attaque contribue également à une tension sur les stocks sanguins. Le NHS Blood and Transplant émet une alerte et demande aux hôpitaux de réserver le sang de groupe O aux cas essentiels. Les services ne seront intégralement restaurés qu’en décembre 2024.
Ces données sont publiées par NHS England et dans son bilan du 15 août 2024.
La séquence mérite d’être observée attentivement. Un système informatique est compromis. Des analyses médicales deviennent indisponibles. Des médecins modifient leurs priorités. Des patients voient leur prise en charge déplacée. D’autres établissements absorbent une partie de la demande. Une tension locale se propage jusqu’à une ressource nationale : le sang. L’attaque est cyber. Sa trajectoire ne l’est plus exclusivement.
L’angle mort de l’impact cyber
Les instruments de cybersécurité mesurent avec précision un nombre croissant de variables : compromission initiale, déplacement latéral, comptes affectés, volume de données exfiltrées, durée d’indisponibilité, coût de restauration ou temps nécessaire au retour en production. Ces mesures sont indispensables. Elles décrivent cependant principalement ce qui se déroule dans le système attaqué.
Elles rendent beaucoup moins bien compte de ce qui se produit lorsque la perturbation traverse la frontière numérique. Combien de personnes changent-elles de comportement ? Quels services alternatifs sont sollicités ? À partir de quel moment ceux-ci saturent-ils ? Une communication officielle rassure-t-elle la population ou attire-t-elle davantage son attention sur la crise ? La restauration technique suffit-elle à rétablir le fonctionnement normal ?
L’incident survenu en février 2024 chez Change Healthcare fournit un autre exemple de ce décalage. Cette entreprise américaine occupe une position centrale dans les échanges entre professionnels de santé, assureurs et pharmacies. Sa compromission a perturbé le traitement des prescriptions, des remboursements et des paiements à une échelle nationale. Le département américain de la Santé estimait encore, en juillet 2025, qu’environ 192,7 millions de personnes avaient été affectées par la violation de données.
Le chiffre consolidé figure dans la documentation officielle du département américain de la Santé.
Le nombre impressionne, mais il ne dit pas tout. Derrière lui se trouvent des professionnels temporairement privés de trésorerie, des pharmacies confrontées à des difficultés de vérification, des patients incertains de pouvoir accéder à leurs traitements et des organismes contraints de reconstruire en urgence des procédures manuelles. Le véritable impact d’une attaque ne correspond donc pas uniquement à la somme des actifs compromis. Il résulte de la manière dont leur indisponibilité se propage à travers les dépendances techniques, économiques et humaines.
Du périmètre compromis au rayon d’impact socio-cyber
Nous proposons de distinguer deux espaces. Le périmètre de compromission désigne les systèmes, comptes, données et équipements directement affectés par l’attaque. Le rayon d’impact socio-cyber désigne l’ensemble des activités, organisations et comportements perturbés par les conséquences de cette compromission, y compris lorsqu’ils ne sont ni connectés au réseau attaqué ni directement visés par l’adversaire.
Cette distinction paraît simple. Elle modifie pourtant profondément l’évaluation du risque. Une attaque contre un système de paiement ne touche pas uniquement le prestataire compromis. Elle peut conduire des commerçants à refuser certains moyens de paiement, des consommateurs à rechercher des espèces, des services clients à recevoir un afflux d’appels et des acteurs économiques à différer leurs transactions.
Une attaque contre un hôpital peut entraîner un report vers les établissements voisins. Une compromission des transports peut déplacer la demande vers la route ou d’autres réseaux. L’indisponibilité d’une administration numérique peut provoquer le retour massif vers les guichets, les plateformes téléphoniques ou les intermédiaires locaux. Chaque réaction, rationnelle à l’échelle individuelle, peut produire une nouvelle fragilité à l’échelle collective.
La cybersécurité connaît bien les interdépendances entre infrastructures. CISA rappelle qu’un incident affectant une infrastructure critique peut rapidement se propager aux infrastructures dépendantes ou interdépendantes. Mais les citoyens ne sont pas seulement les bénéficiaires passifs de ces infrastructures. Lorsqu’un service tombe, ils cherchent une solution, modifient leur itinéraire, retardent une décision, sollicitent un autre canal ou relaient une information. La population devient alors l’un des milieux de propagation de la crise.
Les comportements humains sont encore trop souvent traités comme des éléments extérieurs au modèle technique : une série de réactions difficiles à anticiper, ajoutées après l’évaluation de l’incident. Or ils peuvent déterminer l’ampleur finale de la crise. Après l’attaque de Colonial Pipeline en mai 2021, la crainte d’une pénurie a provoqué des achats massifs de carburant. La perturbation technique et logistique a ainsi été amplifiée par une réaction collective. L’exemple est célèbre, mais sa leçon reste imparfaitement intégrée : les effets d’une attaque dépendent aussi des représentations que la population se forme de la situation et des comportements qu’elle adopte en conséquence.
Il faut dès lors suivre quatre transformations successives, sans les enfermer dans quatre silos. L’effet technique rend le système indisponible. L’effet fonctionnel dégrade le service. L’effet comportemental conduit les usagers et les professionnels à s’adapter. Enfin, l’effet systémique apparaît lorsque ces adaptations affectent d’autres services et modifient la conduite de la crise.
Cette chaîne permet de comprendre pourquoi deux attaques techniquement comparables peuvent produire des conséquences radicalement différentes. Tout dépend de la fonction touchée, du moment de l’attaque, des solutions de substitution, de la confiance accordée aux autorités et des réactions collectives.
Le rapport 2025 de l’ENISA repose sur près de 4 900 incidents observés entre juillet 2024 et juin 2025. L’agence identifie l’administration publique comme le secteur le plus visé dans l’Union européenne. Son analyse sectorielle rappelle que les administrations fournissent des services essentiels, détiennent de grandes quantités de données et demeurent pourtant parmi les secteurs dont la maturité cyber est la plus faible. Une perturbation peut donc atteindre simultanément la continuité du service, la sécurité nationale et la confiance publique.
Voir l’ENISA Threat Landscape 2025 et l’analyse sectorielle consacrée aux administrations publiques.
Simuler pour explorer, pas pour prophétiser
Comment intégrer la population à l’analyse sans prétendre prévoir exactement sa conduite ? Par la simulation.
Il ne s’agit pas de fabriquer une copie parfaite de la société ni d’attribuer à chaque citoyen un double numérique. Une telle prétention serait scientifiquement fragile et politiquement dangereuse. Il s’agit de construire des populations synthétiques composées de groupes possédant des ressources, des contraintes et des comportements différenciés.
Dans une simulation appliquée à une attaque contre les paiements, certains agents disposent d’espèces ; d’autres non. Certains peuvent se déplacer vers une agence bancaire ; d’autres sont isolés. Certains commerçants possèdent plusieurs solutions d’encaissement ; d’autres dépendent d’un seul prestataire. Les comportements évoluent en fonction de la durée de la panne, des informations disponibles et de l’état des services alternatifs.
La simulation permet alors de tester la durée de soutenabilité d’une procédure de secours, d’identifier le service alternatif qui sature en premier, de repérer les groupes les plus rapidement privés d’accès ou de comparer les effets de plusieurs communications de crise. Elle peut également introduire une campagne de désinformation concomitante et observer si la remise en service technique entraîne un retour immédiat à la normale ou, au contraire, un nouvel afflux.
Ces modèles ne prédisent pas ce que chaque individu fera. Ils explorent les conséquences possibles de comportements plausibles. Cette différence est fondamentale. Une bonne simulation ne promet pas de deviner l’avenir. Elle révèle les conditions dans lesquelles un système devient vulnérable.
Les exercices cyber reposent traditionnellement sur un scénario d’attaque : l’équipe rouge compromet un système, l’équipe bleue détecte l’intrusion, la contient puis restaure les services. Pour mesurer le rayon d’impact socio-cyber, il faut ajouter un troisième élément : une population simulée qui réagit à la perturbation et aux décisions prises pendant la crise.
Prenons un hôpital fictif. Un rançongiciel rend indisponibles le dossier patient, la biologie et une partie de la téléphonie. L’exercice classique mesure le basculement vers les procédures dégradées et la restauration informatique. La simulation socio-cyber ajoute les patients dont les opérations sont reportées, ceux qui se déplacent vers d’autres établissements, les services d’urgence voisins qui absorbent une demande supplémentaire, les professionnels qui recourent à des canaux personnels, les appels des familles, la circulation d’informations contradictoires, les besoins de transport sanitaire, les stocks consommés plus rapidement que prévu et les décisions des autorités sanitaires.
On peut alors faire varier la durée de l’attaque, le jour de la semaine, le niveau initial des stocks, la confiance accordée aux messages officiels ou l’existence d’une campagne hostile. La question n’est plus seulement de savoir combien de temps il faudra pour restaurer les serveurs. Elle devient : à quel moment l’écosystème de soins cesse-t-il d’absorber les conséquences de leur indisponibilité ?
Cette approche transforme aussi la définition du retour à la normale. Dans le cas Synnovis, la reconstruction des systèmes centraux n’a pas immédiatement effacé les opérations reportées, les examens en attente et les tensions accumulées. Le NHS indiquait dès juin 2024 que les effets de l’incident continueraient à se faire sentir pendant plusieurs mois.
La récupération possède donc plusieurs temporalités : récupération informatique, reprise du service, résorption des files d’attente, retour des comportements à la normale et restauration de la confiance. Une organisation peut avoir récupéré ses données tout en continuant à subir les conséquences de la crise. À l’inverse, des procédures humaines robustes peuvent maintenir un service acceptable malgré une indisponibilité informatique prolongée.
L’indicateur décisif n’est donc pas seulement le temps de restauration technique, mais le temps de récupération socio-cyber : le délai nécessaire pour que le système technique, les services et leurs usagers retrouvent ensemble un fonctionnement maîtrisé.
Cette extension ne diminue en rien l’importance de la protection technique. Elle lui donne sa véritable portée. Cartographier les actifs demeure indispensable, mais il faut également cartographier les fonctions sociales qu’ils soutiennent, les populations qui en dépendent, les solutions de substitution et les comportements susceptibles de déplacer la crise. Tester une sauvegarde demeure indispensable, mais il faut aussi tester la capacité des équipes à fonctionner pendant sa restauration et celle de l’écosystème à absorber les reports d’activité. Préparer une communication de crise demeure indispensable, mais il faut encore éprouver ses effets possibles sur différents groupes, à différents moments et sur différents canaux.
La simulation relie ainsi l’incident informatique à ses conséquences humaines sans prétendre réduire la société à une équation. Elle transforme des dépendances invisibles en hypothèses testables. Elle permet de répéter une crise, d’en modifier les paramètres et d’observer non pas un avenir unique, mais plusieurs trajectoires possibles.
Une cyberattaque ne se termine donc pas lorsque le dernier serveur redémarre. Elle se termine lorsque les services, les organisations et les populations ont retrouvé leur capacité normale d’agir. Entre ces deux moments s’étend encore un angle mort de la cybersécurité. C’est là que doit désormais porter la simulation.
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Septembre aux Oiseaux de la Tempête
Les Oiseaux de la Tempête de Fougères animent un local autogéré avec des activités politiques et culturelles variées.
Les Oiseaux de la Tempête, situés à Fougères en Ille-et-Vilaine, sont un lieu politique, social et culturel ; un lieu de solidarités, d'exercice de l'autogestion, de rencontres et d'échanges non marchands. Nous sommes ouvert à toutes et à tous, quel que soit votre âge !
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Trump administration to confront Australia over Labor’s social media algorithm plan
White House warns trading partners against ‘imposing digital services taxes, fines, and other forms of extortion’ on US tech sector
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The Trump administration will confront Australia over its plan to force digital platforms to take down harmful content and let users opt out of algorithm-generated “for you” feeds.
Big tech companies would be fined more than $100m for breaching the proposed laws and the Australian government is under pressure to raise those fines even further.
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Robots humanoïdes : Xpeng met en service l’usine de production de ses machines Iron, un lancement commercial prévu pour 2027
La concurrence s’intensifie dans la robotique humanoïde en Chine. Xpeng annonce le 8 septembre la mise en service de ses premières lignes de production de robots humanoïdes Iron. “Le premier robot humanoïde polyvalent a fait ses débuts en quittant les lignes de production de manière autonome après la fin de sa fabrication, détaille le constructeur chinois de véhicules électriques. Cette réalisation (…) représente un progrès important vers la production à grande échelle.”
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Groupe de lecture des Fleurs Arctiques
Quand ?
Le 13 septembre de 16h30 à 0hOù ?
Les Fleurs arctiques 45, rue du Pré Saint-Gervais 75019 ParisLire des textes ensemble, vraiment ?
Pourquoi ?La lecture se définit la plupart du temps comme une activité solitaire et silencieuse. Lire des textes ensemble, c'est ouvrir la possibilité d'un autre rapport aux écrits qui permette de les comprendre de manière peut-être plus riche et imprévisible, de mettre à profit autour des textes le regard et l'expérience des participants ; faut-il préciser que la seule exigence est l'intérêt de chacun pour y participer, avec son rapport à la lecture, plus ou moins simple ou compliqué, plus ou moins régulier ou exceptionnel ? On n'est même pas strictement obligé de tous lire : c'est aussi une façon de réfléchir ensemble en invitant d'autres manière de voir les choses et le monde, le plus souvent inactuelles, que l'écrit rend accessibles.
Aussi ne s'agira-t-il pas de sacraliser les textes lus en commun, et ce ne sont pas des réponses gravées dans l'airain qu'on y cherchera. Il s'agira plutôt d'essayer de mettre les textes au travail aujourd'hui en fonction de nos enjeux et perspectives actuelles. D'ailleurs on ne choisira pas forcément des textes qu'on admire et qu'on lirait comme d'autres lisent la Bible. Il nous arrivera souvent au contraire d'aiguiser notre esprit critique commun autour de productions d'intérêts variés, parfois contestables. On pourra aussi s'écarter des chemins balisés de la « théorie politique » ou de l'histoire pour aller piocher dans des régions moins évidemment liées à notre objet, et si on lira sans doute les productions de quelques vieux barbus, on ne s'interdira pas de préférer parfois l'actualité, la fiction ou la poésie aux classiques et à l'argumentation raisonnée. L'objectif étant toujours d'ouvrir la réflexion et de faire circuler la pensée et la théorie hors des musées et des cercles savants de l'université où les ennemis de la praxis s'acharnent à les emmurer.
Comment ?
On propose un rendez-vous régulier le dimanche à 16h30, qui peut éventuellement s'étendre dans le temps. Des propositions précises et suivies dans la durée pourront se mettre en place, mais on pourra aussi papillonner à l'occasion dans la bibliothèque ou autour de textes proposés pour l'occasion : il ne s'agit pas de se donner des devoirs du soir ni de produire des thèses spécialisées sur les grands auteurs du programme révolutionnaire. Si on propose sur ce site des idées ou quelque chose qui ressemble à un programme, ce sera toujours sous une forme indicative, à rediscuter avec les participants du jour ou du moment.
Toutes les formes de lectures communes sont possibles, à expérimenter et choisir en fonction des textes. On pourra lire ensemble un court texte à haute voix et en parler, on pourra aussi se répartir différents textes et en discuter la fois suivante, ou alors fonctionner avec quelques extraits que l'un d'entre nous aura sélectionnés...
Alors ?
Bienvenue aux dilettantes comme aux assidu.es, aux érudit.es comme aux rêveurs et rêveuses, aux lecteurs et lectrices passionné.es comme à celles et ceux que se retrouver seul.e avec un texte rebute, retrouvons-nous les dimanches à partir de 16h30.
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Appel pour une manif autonome contre les frontières
Appel pour une manif autonome contre les frontières
10 octobre à 14h à Barbès
RDV à l'angle du boulevard de la chapelle et de la rue caplatDepuis plusieurs années, le gouvernement est dans une marche en avant de plus en plus répressive, enferme toujours plus pour contenir la contestation sociale. Création de 3000 nouvelles places de taule, de super-prisons contre les narco trafiquants, de 11 CRA supplémentaires (les prisons pour les personnes n'ayant pas les bons papiers), entrée en vigueur du pacte asile immigration et du réglement retour pour rafler et expulser toujours plus facilement.
Tout ça dans un contexte global raciste et sécuritaire toujours plus étouffant, que ce soit à travers l'omniprésence des discours d'extrême droite dans l'espace public et médiatique, les meurtres policiers, les rafles, la surveillance généralisée et les politiques antisociales.
À l'échelle mondiale, la vie des gens est rythmée par les guerres, les génocides, les déportations, l'écocide...
Ces poussées et mouvements autoritaires et réactionnaires ne sont pas nouveaux et ne feront jamais taire la révolte des opprimé.es.s. Partout dans le monde, des gens se soulèvent et s'organisent. De La Paz à Tirana, en passant par les rues de Minneapolis contre ICE, les révoltés s'auto organisent pour lutter contre leurs oppresseurs.
En France aussi, les gens ne se résignent pas, que ce soit de façon spontanée face aux flics, en s'organisant collectivement face à un meurtre policier, dans des ag pour lutter contre les CRA et les prisons, en attaquant et sabotant les infrastructures de ce monde de merde, ou encore en allant piller des magasins contre la vie chère. Cette liste est non exhaustive...
On voudrait nous faire croire que les seules perspectives politiques sont tournées vers les élections de 2027 et un avenir électoraliste, mais pour nous ça ne sera jamais une option.
Tant que les États existeront nous ne serons jamais libres et leurs frontières entraîneront leurs lots de morts, d'enfermé.es.s et de vies brisées. Et cela quelque soit la couleur politique du garde-frontières ou du trieur de bons ou mauvais migrants.
N'en déplaise aux promoteurs de la France insoummise, les politiques racistes n'ont jamais attendu l'extrême droite pour être mises en place.Détruisons les États, les frontières, les partis et tout ce qui nous opprime.
On a besoin de reprendre la rue sans attendre qu'on nous l'autorise pour se rencontrer, faire de l'agitation, crier nos rages et notre envie de détruire leur monde pourrave !
Rdv le Samedi 10 octobre à 14 h à Barbès à l'angle du boulevard de la Chapelle et de la rue Caplat
Des anarchistes contre les frontières
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Rencontre avec Selim Derkaoui autour de son livre « L'arabe du samedi soir »
Selim Derkaoui sera l'invité de la librairie Le Monte-en-l'air (2 rue de la Mare, 75020 Paris) le vendredi 18 septembre à 19h30 à l'occasion de la sortie de son nouvel ouvrage « L'arabe du samedi soir » aux éditions du Seuil.
La rencontre sera animée par DJ Missy Ness.
Présentation de l'ouvrage par la maison d'édition :
J'aurais frappé un policier, mais je ne m'en souviens pas. Ce dont je me souviens, ce sont la tentative avortée pour entrer en boîte de nuit, les litres d'alcool ingurgités, et cet after jusqu'au petit matin. Quelques heures plus tard, je me réveille en cellule. Que s'est-il passé ce soir-là ?
Entre le récit intime et l'essai, Selim Derkaoui enquête sur ce qu'il nomme les nuits populaires : aux clubs et free parties, à l'alcool et aux drogues, répondent les contrôles au faciès, les difficiles retours de soirées, les boulots précaires et les corps qui encaissent. De la Normandie aux fêtes parisiennes, l'auteur remonte avec humour le fil de ses virées nocturnes. Il cherche à comprendre comment le capitalisme nous pousse à faire de nos weekends des exutoires – quitte à nous mettre en danger et à rappeler brutalement à l'ordre les minorités politiques. Malgré tout, le samedi soir reste un rituel de survie, de résistance et de dignité ; une véritable conquête sociale arrachée aux dominants.
Selim Derkaoui est journaliste. Il est l'auteur de La guerre des mots (2020, avec Nicolas Framont) et de Rendre les coups (2023), aux éditions Le Passager clandestin, ainsi que de Laisse pas traîner ton fils (2025), paru chez Les Liens qui Libèrent.
Dj Missy Ness est une Dj qui raconte l'histoire d'un monde dans sa complexité géopolitique. Elle mélange la crème des courants alternatifs qui illuminent les nuits folles d'Istanbul, de Ramallah, de Beyrouth, de Londres, de Barbès ou de Tunis. Dub, Grime, Hip Hop, Trap, Electro ou rythmes traditionnels nourrissent ses mixs urbains. Pendant plusieurs années, à travers le projet indépendant In Transit, elle a valorisé les scènes musicales émergentes des pays arabes et du Sud Global en organisant des séries de concerts qui rendent hommage à la diversité esthétique et à la migration.
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Calendrier Bloquons tout Ile de France
Calendrier des actions et soutiens aux manifestations , occupations, grèves Septembre et Octobre 2026
Calendrier de Bloquons-tout Île-de-France : Actions et soutiens aux manifestations, occupations, grèves...
Septembre 2026
Agenda de septembre
Date Heure Événement Samedi 5 septembre 16h à 2h Soirée de soutien pour que la famille d'El Hacen Diarra puissent aller en procès, au Chair de poule Mardi 8 septembre Toute la journée Journée de grève des salariés de librairies à l'appel de la CGT librairies Jeudi 10 septembre 13h30 Délibéré du procès en appel des inculpés du 8/12 (Cour d'appel de Paris) 11-12-13 septembre Toute la journée Fête de l'Humanité Samedi 12 septembre 15h Manifestation des Gilets jaunes (Place Jussieu) Mardi 15 septembre Toute la journée Journée de grève dans le secteur des Industries Électriques et Gazières, appel de FNME-CGT, CFE Énergies, FCE-CFDT et FO Énergie et Mines Mardi 15 septembre 19h30 à 21h Appel de France nature environnement, Médecins du monde, Solidaires, Greenpeace, Nous toutes, Fondation pour le logement, FAGE, SNPI, CFE CGC et SSPVF (pompiers) à se rassembler pour pour exiger des moyens face au dérèglement climatique (Bercy devant le Ministère de l'Economie, Paris) Samedi 19 septembre 12h à 20h Techno parade (Bastille à Nation) Dimanche 20 septembre Toute la journée Mobilisation nationale contre la loi “permis de tuer" Du 19 au 26 septembre Appel du Collectif national des marches pour la paix à multiplier les initiatives 26 septembre Marche nationale pour le climat, la paix et les solidarités 26 au 28 septembre Occupation de la Place de la République par les pompiers 29 septembre 14h Manifestation de la fonction publique, rejoint par l'intersyndicale sapeureuses-pompier.es et les étudiant.es mobilisé.es contre “Bienvenue en France” Octobre 2026
Samedi 3 octobre Mobilisation internationale Stop Pesticides - Arrêtons Syngenta (Saint-Pierre-la-Garenne) 9-10-11 octobre Mobilisation contre l'inauguration de l'A69 Samedi 24 et Dimanche 25 octobre Mobilisation nationale contre le congrès du RN à Orléans Samedi 24 et Dimanche 25 octobre Mobilisation nationale contre le congrès du RN à Orléans -
Winapp - Comment créer une app Windows native sans Visual Studio
Pour fabriquer une application Windows native, le passage par Visual Studio était jusqu'ici la voie normale. Mais c'était sans compter sur Microsoft qui a publié winapp , un outil en ligne de commande qui permet de faire tout pareil directement depuis un terminal : il crée le projet, le construit, le lance avec son identité de paquet et sort le résultat sous la forme d'un fichier d'installation MSIX.
C'est encore estampillé en version "expérimentale" par ses auteurs, mais ça fonctionne déjà très bien pour des trucs basiques. C'est pour ça qu'aujourd'hui, je vous propose un petit tuto pour afficher un Hello World dans une vraie fenêtre Windows. Vous allez voir, c'est fastoche !
Ce qu'il faut avant de commencer
Il vous faut donc Windows 10 version 1809 au minimum, le mode développeur activé dans Paramètres, Système, Options avancées, et le SDK .NET 10 ou plus récent. Visual Studio, non par contre, y'en a pas besoin. Les deux installations se font via winget, dans un terminal normal :
winget install Microsoft.DotNet.SDK.10 winget install Microsoft.winappcli --source wingetFaites ensuite un
winapp --versionet vous saurez si le CLI répond.Créez le projet
La commande
newfabrique l'application à partir des modèles WinUI 3 officiels, qu'elle télécharge toute seule dès qu'on la lance. Sans option elle vous pose des questions, mais avec celles que je vous mets ci-dessous, elle ne demandera rien et prendra le modèle le plus dépouillé du lot :winapp new --template winui --name HelloKorben --use-defaults cd HelloKorbenVous récupérez alors un projet C# complet, avec son manifeste de paquet et ses icônes. Et surtout, le modèle
winuivous donne une fenêtre vide, ce qui tombe bien puisqu'on va écrire dedans. Notez que le pack de modèles est encore publié en 0.0.6-alpha, donc si un nom de fichier a bougé depuis,winapp new --listvous sortira la liste de ce que le vôtre propose.Écrire le Hello World
Attention, là y'a un petit piège ! Le fichier qui décrit la fenêtre s'appelle
MainWindow.xaml, sauf que ce n'est pas celui-là qu'il faut toucher. Ouvrez plutôtMainPage.xaml, qui est à la racine du projet, et remplacez son<Grid />vide par ces quelques lignes :<Grid> <TextBlock Text="Hello World !" HorizontalAlignment="Center" VerticalAlignment="Center" FontSize="48" /> </Grid>Ensuite, un petit
winapp runconstruira le projet, l'enregistrera auprès de Windows avec une identité de paquet qui pointe droit sur votre dossier de build, et le lancera. Votre fenêtre s'ouvre alors avec le Hello World au milieu :winapp run
La fenêtre HelloKorben ouverte par winapp run, et derrière, le terminal qui vient de la construire en 12 secondes
Bon, là, on a fait un Hello World, mais bien sûr, si vous faites chauffer une IA là-dessus, vous pouvez faire des trucs un peu plus complexes sans forcément savoir coder, et tout ça, une fois encore, sans Visual Studio.
Sortir le fichier d'installation
Maintenant, à quoi bon empaqueter ?
Cette identité de paquet, ce n'est pas de la paperasse. En fait c'est elle qui ouvre à votre application les notifications natives, les associations de fichiers, les protocoles maison et les API d'IA locale de Windows. Donc si vous voulez du sérieux, il faut publier l'application compilée dans un dossier, et ça, c'est possible comme ceci directement dans votre terminal :
dotnet publish -o ./publishL'empaquetage fabrique au passage un certificat de développement et l'installe dans le magasin Personnes de confiance de la machine mais faut que je vous prévienne, la commande qui suit réclame un terminal ouvert en admin dans lequel il faudra refaire le
cdvers votre dossier de projet pour qu'il s'y retrouve.winapp pack ./publish --generate-cert --install-cert
Le MSIX signé sort dans le dossier du projet, nommé d'après le GUID du paquet
Vous obtenez alors un
.msixsigné, nommé d'après l'identité du paquet, sa version et son architecture, qui s'installe chez vous d'un double clic. Et cette identité, le modèle la génère sous forme de GUID : ne cherchez pas le nom de votre application dans le nom du fichier. Par contre, ne l'envoyez pas tel quel à un collègue, parce que le paquet réclamera le runtime Windows App SDK. Ajoutez--self-containedà la commandepacket le runtime partira dans le paquet. Le certificat, lui, reste un certificat de développement local : sur le PC d'en face, Windows refusera le paquet tant que ce certificat n'y sera pas installé aussi.Maintenant, si vous vous demandez à quoi sert vraiment ce CLI, c'est surtout l'étape MSIX qui sera moins douloureuse car vous n'aurez pas besoin de lancer Visual Studio.
Source : Neowin
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François Ruffin : « Le moyen de sortir de la crise climatique, c'est le travail »
« On doit assurer aux classes populaires que, dans une société écologique, il y aura une place pour gagner sa vie » : le candidat à la présidentielle François Ruffin met au cœur de sa campagne le « travaillisme écologique ».
Lire la suite - Entretien / Politique
C'est une campagne plutôt inhabituelle. Le candidat à l'élection présidentielle François Ruffin (président du mouvement politique Debout !) a passé le mois de juillet à faire de l'autostop pour « retrouver le réel » et récolter des parrainages. Après avoir longtemps (…) -
Sanctions contre Israël: le Canada, la France et le Royaume-Uni vont enfin interdire les importations depuis les colonies
Dans une déclaration commune, douze gouvernements, dont huit membres de l’Union européenne, ont annoncé leur intention de restreindre le commerce en provenance des colonies israéliennes. Le gouvernement britannique se distingue avec des mots forts contre le «nettoyage ethnique» en Cisjordanie. -
À deux mois d’une défaite annoncée, Donald Trump mobilise ses troupes
Fait inhabituel en période d’élections de mi-mandat, le Parti républicain organise, mercredi et jeudi, une convention autour du président. Plombé par l’inflation et une guerre impopulaire contre l’Iran, le président états-unien tente d’éviter une victoire démocrate le 3 novembre. -
Les méandres de la Saône // Une émission de Mayday
De la destruction d'un quartier industriel par la pseudo ville durable, à l'occupation de friches par une bande d'alternos chalonnais, on vous propose une émission très géographique où l'on descend la Saône jusqu'à Confluence à Lyon avant de la remonter jusqu'à la Méandre à Chalon-sur-Saône.
Cette semaine on descend la Saône jusqu'à sa Confluence pour scruter avec le géographe Matthieu Adam ce quartier du Sud de la presqu'île lyonnaise. Ancien quartier industriel puis logistique, il incarne depuis le début des années 2000 l'une des nouvelles manières pour le capitalisme de produire la ville. On remonte ensuite la rivière par Mâcon et Tournus et on s'arrête dans le port Nord de Chalons sur Saône où le quartier industriel, ses grues et ses hagards n'ont pas encore été requalifiés. On y rencontre de joyeux lurons qui depuis 10 ans maintenant font vivre un lieu auto-géré qui accueille compagnies de théâtres, spectacles et concerts. C'est la Méandre.
Une reprise des fronts d'eau plus DIY que ce que nous annonce depuis bientôt 20 ans le marketing de la ville durable.Toutes nos émissions sont ici, sur le site de radio canut ou sur tous les trucs de podcast : https://audioblog.arteradio.com/blog/98875/mayday
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Les substances à risque persistent dans les cosmétiques, les inquiétudes aussi
Plusieurs substances présentes dans les cosmétiques sont associées à des risques pour la santé et pour l'environnement. Alors que l’Union européenne allège leur réglementation, les inquiétudes s'accroissent. -
Suivez la keynote Apple en direct : l’iPhone pliant et l’iPhone 18 Pro arrivent aujourd’hui

Après des années de rumeurs, Apple devrait dévoiler son premier iPhone avec un écran pliant lors de sa grande keynote de rentrée du 9 septembre 2026. L'événement est d'autant plus historique qu'il s'agit du premier de John Ternus, le nouveau patron d'Apple qui a remplacé Tim Cook au début du mois. Numerama est sur place et vous propose une analyse en direct avec des images exclusives et des vidéos de prise en main des nouveaux iPhone dès la fin de l'événement.
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Trump gave $45,000 to Natalie Harp and other White House aides as holiday gifts
The president’s substantial holiday gifts to four White House aides were made public via financial disclosures released by the administration
Donald Trump gave sizable holiday gifts to four White House aides, according to new financial disclosures released by the administration, including $45,000 to executive assistant Natalie Harp.
Communications adviser Margo Martin and deputy director of Oval Office operations Chamberlain Harris also received $45,000, while director of Oval Office operations Walt Nauta received a $20,000 gift.
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Vos clients disent tout. Encore faut-il les écouter
Les entreprises n’ont jamais disposé d’autant de données sur leurs clients. Parcours de navigation, transactions, CRM, enquêtes de satisfaction : chaque interaction ou presque laisse aujourd’hui une trace. Il en reste pourtant une, particulièrement riche, qui échappe encore largement à cette mécanique : la conversation. POUR ALLER PLUS LOIN Dans ce nouvel ebook, FW.MEDIA et …
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Baromètre des Salaires Cadres 2026/2027
Dans un marché de l’emploi plus sélectif, disposer de repères fiables est essentiel pour attirer, recruter et fidéliser les bonnes compétences. Le Baromètre des Salaires Cadres met en évidence des données qui peuvent vous aider à mieux orienter vos décisions de recrutement (les compétences recherchées, les tensions sectorielles ou encore les dynamiques régionales). Le Baromètre …
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Data centers : les illusions de la récupération de chaleur
En théorie, la chaleur dégagée par les data centers peut être récupérée, et la législation française y incite. Dans les faits, le potentiel de ce procédé est limité et sa mise en avant relève largement du greenwashing. -
Le suicide des jeunes, en hausse partout dans le monde, est encore trop négligé
En Europe, la dépression et l’anxiété des jeunes sont en hausse et le suicide est devenu la première cause de mortalité entre 15 et 29 ans, avant les accidents, selon une étude d’Eurofound . Que tant de jeunes n’aient plus envie de vivre est une tragédie sociale, qui manque encore de réponses à la… -
You Don't Have a Right to Safe Drinking Water, US Court Rules
A Trump-appointed judge also said Americans have no "constitutional right to truthful information" during a public health crisis. -
Trump-backed John Sununu wins New Hampshire Republican Senate primary
Frontrunner Sununu beats Scott Brown to earn Republican nod in closely watched race in November
Former senator John E Sununu triumphed on Tuesday in the New Hampshire Republican Senate primary Scott Brown, earning the GOP nod in what will likely be a must-win race if Democrats hope to seize the upper chamber.
Sununu, 61, was the clear frontrunner in the GOP primary. He served one term in the Senate from 2003 to 2009.
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US bans Canadian dairy, alcohol and motorcycles as trade war with longtime ally escalates
The measure comes as Canada imposes $20bn in retaliatory tariffs and Canadian prime minister Mark Carney vows to reduce his country’s economic dependence on the US
The US is banning dairy products, most alcoholic beverages and motorcycles from Canada, the White House said Tuesday, as the trade war between the two neighbors and longtime allies escalates.
The ban will take effect in three weeks and comes after Canada imposed retaliatory tariffs on $20bn in US imports earlier Tuesday.
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After Further Review, the Missouri Supremes Were Right
Last week, I wrote about Missouri’s Supreme Court slapping down the wingnuts of the GOP legislature who sought to gerrymander this November’s congressional elections, the Missouri Secretary of State who did their bidding to make that happen, and the Missouri Attorney General who apparently ditched her law degree to support not the Missouri Constitution but the GOP rulers in the legislature. Over the weekend, they filed for an emergency stay via Brett Kavanaugh (who handles emergency petitions from this circuit), asking him to stop the Missouri Supreme’s orders from taking effect while the legal battles unfold, thus ensuring the use of the gerrymandered map rather than the 2023 map approved after the last census.Like many soccer/football fans after a ball ends up in the back of their opponent’s net, I had both a moment of celebration but then quickly muted it. In soccer/football, this is when the dreaded Video Assistant Referee (VAR) looked at the goal from every conceivable angle. Would it be overturned for offside, or was there a hand ball, or perhaps a foul that should have stopped play before the shot? Replays are shown on screens in the stadium and on television screens in homes, while everyone waits to see if the goal is disallowed
Today, VAR — sorry, I mean Justice Kavanaugh, said “No.” The ruling of the Missouri Supremes was vindicated, and the celebrations of beating back the gerrymandering in Missouri could begin in earnest.
On the surface, this was not a surprise. The Missouri Supremes were unanimous in overturning the gerrymandered map, and unanimous in the scathingly direct manner in which they did so. The footnotes in their opinion are perhaps the most scathing of all, especially footnote 8 near the end:
8 The secretary devotes a significant portion of his briefing to discussing the confusion, expense, and practical difficulties that may result from not utilizing the congressional redistricting in HB 1 for the November 2026 election. Besides being irrelevant to the secretary’s sole basis for declaring the referendum petition insufficient, these arguments are particularly misplaced given the secretary’s delay created the confusion, expense, and practical difficulties of which he complains. In December 2025, a federal district court advised the secretary and the state that, if the referendum petition is sufficient, “the new map will be frozen until after the referendum, which could significantly disrupt the 2026 elections.” Mo. Gen. Assembly v. Von Glahn, No. 4:25-CV-1535-ZMB, 2025 WL 3514277, at *2 (E.D. Mo. Dec. 8, 2025). At the same time, the federal district court noted the secretary had the ability to declare the petition insufficient based on his argument in the federal litigation—identical to his argument now—that the Missouri Constitution does not permit a referendum as to congressional redistricting passed by the General Assembly. Id. at *4. “[T]here is no apparent reason why [the secretary] would incur the significant cost of signature verification given his stated belief that the petition is constitutionally deficient.” Id. at *2 n.2. In two separate cases in May, this Court stated it could not determine whether the congressional redistricting in HB 1 was in effect until the secretary issued his certification and the judicial review authorized by the General Assembly was complete. Maggard, 733 S.W.3d at 419-20; NAACP, 734 S.W.3d at 341 n.4. Despite this clear guidance from the federal district court and this Court, the secretary chose to delay his certification until the last possible day—August 4—and, in the meantime, utilized the congressional redistricting in HB 1 while incurring the time and expense of signature verification despite having represented to the federal district court he believed the referendum petition was constitutionally deficient. The secretary also chose to request verification of every signature, making the signature verification deadline July 28, when he could have chosen random sampling verification, with a deadline of not more than 30 days from the date the election authority received the petition from the secretary. See sec. 116.130.2. The secretary delayed certification until the last possible date and chose not to seek resolution of the constitutional question despite having been told at least as early as December 2025 he had the unique ability as secretary to do so under Missouri statutes. Given these undisputed facts, the secretary’s arguments about confusion, expense, and practical difficulties are wholly unpersuasive.
Perhaps worse, these arguments fundamentally misunderstand the status of HB 1 pending the referendum vote. HB 1 is not the law and has never been the law. There is only one valid congressional redistricting in effect—the congressional redistricting the General Assembly established in 2022. Under article III, section 52(b), HB 1 “shall take effect when approved by a majority of the votes cast thereon, and not otherwise.” Unless and until the voters approve HB 1 at the November 2026 general election, HB 1 is of no force and effect and did not take effect on December 11 because it is subject to a sufficient referendum petition filed on December 9. Regardless of any confusion, expense, or practical difficulties caused by the secretary’s delay and incorrect assumption about whether the referendum petition would be deemed sufficient, simply continuing to utilize the congressional redistricting in HB 1 does not comport with the Missouri Constitution because the 2022 map is the only map in effect.
Now, while it should not have been a surprise that Kavanaugh refused — without comment, and (per Steve Vladeck) without bringing it to the full court — the GOP request for an emergency stay, this is the SCOTUS of the Trump Era, which has bent laws and precedent all out of shape when it seems to suit them, in service to GOP policies and practices, so all bets are off.
While waiting through the weekend poring over the emergency request, I was delighted when the lawyers for Richard Von Glahn (the petitioner) filed their response. First, and immediately comforting, was seeing who Von Glahn’s appellate lawyers were. In addition to four lawyers from the local Missouri firm of Stinson LLP, they had three from the Elias Group. Second, after working my way through their response, I was much more comforted to read the way they dismantled the legal arguments put forward by the Secretary of State and MO AG, but also laid out chapter and verse of how Secretary of State Hoskins and MO AG Hannaway tried to delay, deny, and confuse matters.
The response brief came out with guns blazing on the very first page, with a brutal first sentence that previewed what was to come in the dozens of pages that followed:
The Emergency Application for Stay does not present a real emergency, and it does not actually request a stay. Applicants, by their own admission, waited as long as possible to manufacture the present dispute over Missouri’s congressional districting map. See App. 739a (Missouri’s Attorney General publicly proclaiming that “delay works in our favor”). After the General Assembly passed HB 1, a mid-decade redistricting bill, voters timely submitted a valid referendum petition, which—by operation of Missouri law—prevented HB 1 from taking effect. As the Missouri Supreme Court explained, “HB 1 is not the law and has never been the law.” App. 12a n.8. “[T]he congressional districts the General Assembly established in 2022 remain in full force and effect for the November 2026 election.” App. 13a.
Yet Missouri’s Secretary of State waited until the last possible day—and only after he had implemented HB 1 in the congressional primary—to object to the referendum, in the hopes of running out the clock on the judiciary’s tolerance for a last-minute reversion to the 2022 districts. Now that the Missouri Supreme Court has rejected his gambit, he asks this Court to deliver him the political victory to which he was never entitled under the Missouri Constitution. This Court cannot and should not reward the Secretary’s scheme to outsmart Missouri voters, Missouri law, and the Missouri Supreme Court by granting Applicants the extraordinary relief they seek.
[snip]
If Applicants clear that hurdle, the next problem is the request itself: a stay will not provide the relief Applicants seek. What Applicants really seek is a green light from this Court to allow the Secretary to violate the Missouri Constitution by implementing HB 1, notwithstanding the Missouri Supreme Court’s ruling that HB 1 is not and never has been the status quo under Missouri law. But that extraordinary request would require an injunction—not a stay—relief Applicants have not sought, and which requires an exceptionally demanding showing Applicants cannot make. See Nken v. Holder, 556 U.S. 418, 428–29 (2009).
That was the opening, calling the Secretary of State out for abusing his office, and calling the lawyers for the defendants out on a basic legal error — or an attempt at legal misdirection — neither of which is the kind of opening the defendant’s lawyers would be happy to read. The rest of the response expands on this opening nicely. Closer to the end, on pp. 35-36, it appears to pick up the last sentence from that footnote from the MO Supremes quoted above and run with it:
IV. The equities foreclose relief for Applicants’ self-inflicted harm.
Applicants cannot meet their burden to show that they will be “irreparably injured absent a stay,” that the stay will not “substantially injure the other parties,” or that a stay serves the public interest. Nken, 556 U.S. at 434 (quoting Hilton, 481 U.S. at 776). The Secretary’s asserted harm is both largely hypothetical and entirely self-inflicted. And granting relief would impose concrete injuries on the other side of the ledger: voters would be required to elect their congressional representatives in districts that never lawfully took effect, while being denied the referendum rights that Missouri’s Constitution guarantees them.
A. The Secretary manufactured the timing he now invokes as a basis for relief.
Applicants’ equitable argument centers on the assertion that implementing the 2022 districts in November would produce electoral chaos because the Secretary conducted the primary under HB 1. Appl. 32–36. But the Secretary engineered the timing he now presents as an insurmountable burden. The Secretary chose to conduct the primary under HB 1 even though both a federal court and the Missouri Supreme Court had expressly warned that HB 1’s legal status could not be determined until the referendum-certification process—including judicial review—was complete. See Mo. Gen. Assembly, 2025 WL 3514277, at *2; Maggard, 733 S.W.3d at 419–20; NAACP, 734 S.W. 3d at 341 n.4; see also App. 12a n.8. The Secretary then waited until the statutory deadline—the day the primary was already underway—to issue a certification resting on a one-sentence rationale the State had already been advancing for months. App. 599a. The Attorney General publicly acknowledged the strategic benefit of delay: “As long as the status quo is the new maps, delay works in our favor.” App. 739a.Equity does not reward that sort of manufactured emergency. This Court applies “a strong equitable presumption against the grant of a stay” when the need for emergency relief results from a litigant’s own delay, including through “piecemeal litigation.” Hill v. McDonough, 547 U.S. 573, 584–85 (2006) (quoting Nelson v. Campbell, 541 U.S. 637 (2004)). Equitable relief likewise may be denied where a party’s timing reflects an “attempt at manipulation” of the judicial process. Gomez v. U.S. Dist. Ct. for N. Dist. of Cal., 503 U.S. 653, 654 (1992) (per curiam). Here, the Secretary’s manipulation of the calendar is apparent not just from the sequence of events but also from the boastful pronouncements of the Missouri Attorney General laying bare that strategy.
Shorter Missouri Supremes: You made this mess, so you can’t complain.
Shorter Von Glahn lawyers: What they said, ’cause they are absolutely right.
Shorter Justice Kavanaugh: What they all said, ’cause this isn’t even close.And let all the people of Missouri say “Amen!”
Politically, this means the the main target of the gerrymandered map — KC’s Emanuel Cleaver II — is much much more likely to retain his seat. Similarly, less dramatic changes affecting St. Louis will make efforts to hold that seat (affected but much less threatened by the gerrymander than Cleaver’s seat) will not happen.
It’s another loss from Trump and the minions who serve him, right on the eve of the increasingly lamentable Trumpapallooza in Dallas. I can’t wait to see how Trump reacts. In the hotel hallways, Mike Johnson might be asking his colleagues for help in boxing up his stuff from the Speaker’s Office come January.
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UK moves to sanction Israeli settlements as PM Burnham risks clash with Trump
The United Kingdom is expected to announce restrictions targeting trade with Israeli settlements in the West Bank on Tuesday, a move already drawing strong pushback Monday from U.S. and Israeli officials. According to The Times, a US State Department said Washington was "tracking the plans closely." The measures are expected to include an embargo on goods and some services involving West Bank settlements marking an escalation in London's pressure on Israel under new Prime Minister Andy Burnham, who has taken a firmer stance on the conflict, according to reports. -
Iceland summons US ambassador over Trump's stars and stripes map
Iceland has summoned the US ambassador after President Donald Trump posted a map on social media that appeared to show Iceland and several other countries covered by the American flag. Trump posted the image on Truth Social on Monday, showing the US, Canada, Greenland, Iceland, Mexico, Central America and the Caribbean covered in stars and stripes. The entire landmass was labelled "United States of America". -
Trump asks Supreme Court to restore states' access to citizenship database before election
Another legal battle over the 2026 midterms reached the Supreme Court on Tuesday as the Trump administration asked the justices to restore broad access for states to a federal database of some, but not all, U.S. citizens. Solicitor General D. John Sauer asked the high court to lift a lower-court order that blocks states from using Social Security numbers to search a Department of Homeland Security database known as Systematic Alien Verification for Entitlements, or SAVE. -
Socialism in practice means more power for the Trump administration, experts say
Support for socialism is growing in the United States, but what voters believe could be a system that rewards ordinary people with more power could end up reducing their quality of life and handing the Trump administration more control, experts say. A recent CBS News poll shows 58% of Democrats view socialism positively, compared to just 32% of Democrats who say the same of capitalism. Favorability toward socialism among Democrats rose from 50% in 2010 to 66% in 2025, according to historical data tracked by Statista. The view is particularly on the rise among young people, who will hold the power in both parties down the road. A CNBC poll with Generation Lab published in August found that nearly half of all Americans ages 18 to 34 have a favorable or very favorable view of socialism. -
What Was Trump Doing After 9/11? Evolution of His Version of Events
President Donald Trump on Tuesday delivered another public recollection of the aftermath of the September 11, 2001, terrorist attacks, offering fresh details as he reflected on the tragedy ahead of its 25th anniversary. Speaking at a "Steel Across America" event near the White House to honor first responders and the victims of the attacks, Trump recalled bringing construction workers to Ground Zero shortly after the collapse of the World Trade Center towers and described a chaotic scene in Lower Manhattan as rescue and recovery operations got underway. He also recounted a dramatic moment in which, he said, two firefighters grabbed him and carried him away from an area where officials feared a nearby building could collapse. -
How To Get Crushed In The Midterms
U.S. President Donald Trump. Photo by Kevin Dietsch/Getty Images.Donald Trump ought to be pulling out all the stops. With his party in big trouble, not just in the House but now the Senate, he ought to be assuring the U.S. public that he has a plan to bring down prices and end the war in Iran. He ought to be dumping cash into protecting vulnerable districts and states. At the very least, he ought to get out of the way and remain on the sidelines, and try all he can to make this election less about him.
But this is Trump. The words “ought to” simply don’t apply.
Trump’s approval rating has plunged to a politically toxic range. Reuters/Ipsos pegs him at 33 percent in the most recent survey, tying the lowest point in that poll’s history that was hit during his first term. UMass Amherst put him at 32 percent—the famous “Bush” line that no president hoping to cling to power should ever cross. The New York Times’ polling average lands somewhat higher, at 40 percent approval and 56 percent disapproval.
Gallup analyzed every midterm since 1946 and found presidents below 50 percent approval cost their party 37 House seats on average, against just 14 when their approval topped 50 percent. U.S. presidents who shared Trump’s current range have the wounds to show for it: Harry Truman entered the 1946 midterms at 33 percent approval and lost 55 House seats and both chambers of Congress; George W. Bush went into 2006 at 38 percent and lost 30 House seats and the House majority.
Against numbers like these, a rational president and party would shore up every advantage they could find. Pour cash into vulnerable House races. Spotlight local races over a flagging national brand. Make the affirmative case for staying in power.
But Trump has made each of these moves harder, if not impossible, for his own party. Hurricane Trump, once a tropical depression for the GOP, is now a Category 5 storm heading straight for them.
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A war chest he won’t open
Republicans built their 2026 hopes around a promise from Trump. For the record, that was foolish. Trump reassured the party that his mighty political operation would flood competitive races with cash once the general election season began.
To no one’s surprise, he has not kept that promise. MAGA Inc. holds more than $400 million as of July 31, with another $450 million sitting in a nonprofit arm that can advocate on policy but not directly back candidates. Combined, Trump’s political operation controls roughly $850 million heading into the final stretch, with Election Day less than 60 days out.
The GOP is now paying for its slavish devotion to a feckless con man. The way it’s set up, Trump alone approves the spending from MAGA Inc., and he has remained cagey about what he intends to do with it.
Here’s a wild guess: Trump wants to keep the money for himself and find a way to misuse it so he gains most of its benefit. That would certainly be in keeping with his persona and greedy nature. Indeed, Trump recently disclosed he would spend up to $500 million (note the “up to”), but only on his terms. “I do this, I do that. I’m going to be making contributions to various campaigns,” he said. “This is my money, that I control.” For Trump, this is about keeping a hand on the money spigot and exacting loyalty from his party, not winning elections.
One Republican working on the GOP’s midterm efforts spoke candidly to MS NOW. He described the gap between what candidates were promised and what has arrived so far as a bait-and-switch. (Again, who could have seen this coming?)
“We’re three weeks away from mail voting in some states — it’s crazy,” the individual said. “They’ve created such high expectations thumping their chest.”
People close to Trump have told the Washington Post he has little interest in spending most of the money on this year’s midterms at all. And why would he? After all, his name isn’t on the ballot. If the GOP goes down in November, as it increasingly looks like it will, Trump can wipe his hands of it. He can claim it was their fault for not going along with his entire agenda, including the SAVE America Act.
Instead, those people said, Trump could direct the money toward a chosen 2028 successor—maybe himself?—or toward legal bills or personal projects such as his planned Miami presidential library, expected to cost at least $1 billion. His team worries money flowing into his political operation will slow after the midterms, giving him even more incentive to hold onto what he already has, as if Trump needed any more reasons.
Big donors have taken notice. Some have already begun pulling back from giving more to MAGA Inc. while it sits on cash already raised. And those smaller individual donors? Rep. James Comer (R-KY) admitted that Trump is cannibalizing his own party’s candidates. Specifically, Trump’s small-dollar appeals to his base are pulling money away from GOP candidates and into MAGA Inc. at the exact moment they need it most. The same GOP source working on the midterm effort, who spoke to MS NOW anonymously, claimed the party would be stunned if MAGA Inc. spent less than $200 million on November’s races. But even that’s less than a fourth of the operation’s total holdings, so the party is already heavily discounting its expectations.
A convention built for one
Republicans have never before held a midterm convention, let alone one headlined by an unpopular president. It’s a rather strange thing to do when you desperately want to draw less national attention to your failed leadership. But common sense is out the window with the GOP in favor of placating a narcissist, so Trumpalooza is now a thing.
The two-day GOP midterm event will run Sept. 9-10 at Dallas’s American Airlines Center. The RNC billed it as a chance to “show the American people exactly what’s at stake in November.” But like his birthday military parade, the Reflecting Pool and the Great American State Fair, the much ballyhooed project is already showing signs of trouble.
Politico contacted 70 Republican candidates and found 45 said they were not attending or were still deciding. Only around 100 members and candidates were confirmed, far short of the initial vision of a party-wide showcase. Only two competitive House Republicans, according to the Daily Beast, are confirmed to make the trip. Republican strategist Kevin Madden explained why. “Most congressional candidates are better served by getting out of the national political jet-stream, and they’re better off reinforcing local credentials, local messages and local issues than trying to make the case for re-election from a platform in Dallas.”
To fill the arena, the RNC opened a free ticket lottery to the general public in mid-August, promising winners access to a “victory plaza” with food, drinks and a “celebratory environment.” Then came a mass text campaign to North Texas residents asking if they wanted to see Trump at the convention, which the RNC confirmed was a legitimate part of its outreach rather than a scam. The National Republican Congressional Committee separately distributed more than 2,000 tickets.
Incumbent members of Congress, meanwhile, were asked to pay a suggested minimum donation of $25,000 to attend. Rep. Tim Burchett (R-TN) noted the price was cheaper than past conventions, but it was a steep ask all the same for members trying to distance themselves from an unpopular president.
The RNC chose Dallas and timed the convention in part to boost Texas Senate candidate Ken Paxton, now locked in a surprisingly competitive race against Democrat James Talarico.
Former Rep. Reid Ribble, an early Trump critic, called the convention emblematic of a deeper dynamic. Trump “is going to make things about himself because he believes that he’s got all this great power with the voters, while simultaneously ignoring the polling that shows his favorability ratings are in the toilet.”
“Some people like me more than they like the party”
Trump has spent recent weeks laying the foundation for a specific argument: whatever happens in November will not be his fault. He told Punchbowl News that voters are “angry at Republicans, but they’re not angry at me.” In a Fox News interview with Trey Gowdy, he went further, confirming that his midterm efforts will center on his own record rather than state and local candidates. “I’m going to go out, and I’m going to campaign like I did for myself.” He added, unprompted, “some people like me more than they like the party. I mean, you can’t be insulted by it. There’s nothing you can do about it.”
That’s a stretch. A CNN survey found Trump’s job approval at 34 percent, with 66 percent disapproving, compared with the Republican Party’s 52 percent unfavorable rating in the prior month’s poll. Reporter Aaron Blake noted that politicians are typically more popular than the parties they lead. It makes sense: voters generally dislike political parties as institutions. Trump inverting that pattern is unusual, and there is scant evidence the GOP’s electoral troubles trace to congressional Republicans rather than to Trump himself.
He’s now putting this misguided belief into practice. The Atlantic reported that Trump personally directed his super PAC’s initial advertising reflect this theory of his own popularity. With top political advisers gathered in the Oval Office to decide how to deploy the $400 million war chest, Trump rejected GOP strategists’ focus on individual races and local issues in favor of ads built around his own accomplishments.
You read that correctly.
The first ads from Securing American Greatness, the nonprofit arm of MAGA Inc., bore this out. One spot, titled “Toughest Guy,” features UFC President Dana White praising Trump’s toughness. Trump then delivers lines about the primacy of America. It’s the kind of ad you’d expect for a Trump re-election campaign, not the down-ballot Republicans actually facing voters this fall.
Inside Trump’s political operation, the reasoning behind the ad was explicit. Midterms are referendums on a president regardless of what anyone does, so the ads may as well tout his record. A top Republican campaign official offered a bleaker gloss: “We’re stuck on the boat with him whether we like it or not. Now, a rising tide raises all boats. But the only ones who sound sure about the tide rising is the White House.”
Longtime GOP operatives understand that voters increasingly blame Trump for the Iran war’s effect on gas prices, now near $4 a gallon. “Diesel’s at an all-time high,” one Republican who runs several federal campaigns said. “We can’t message that away.”
Several GOP House candidates in swing districts are now trying to escape Trump’s radioactivity. A Washington Post analysis found at least seven candidates in competitive races who have scrubbed or softened references to Trump on their campaign sites since their primaries. Ralph Alvarado in Kentucky replaced language branding him an “America First fighter” with talk of “independent leadership.” Mike Beltran in Florida removed language crediting Trump’s 2016 victory as his inspiration for running, along with photos of the president; his campaign attributed it to a “family photoshoot.” Michigan’s Mike Bouchard took down a primary-era banner touting Trump’s endorsement, and Iowa’s Joe Mitchell dropped a pledge to fight for voters who’d backed Trump “loud and clear” in favor of promising to “clean up Washington.” Texas’s Eric Flores, Alaska’s Nick Begich and Arizona’s Eli Crane made quieter versions of the same edit. Most campaigns denied the changes reflected any distancing from the president.
The edifice complex
Some leaders respond to political and economic trouble not by addressing it but by channeling attention and resources into monumental building projects. It’s legacy insurance made of marble, even while the underlying crises go unaddressed. Ferdinand Marcos’s Philippines and Mobutu Sese Seko’s palace at Gbadolite, built as the economy collapsed, are classic cases. The pattern isn’t limited to autocrats, but it reliably shows up when a leader’s grip on public support is slipping.
New York Magazine’s Ben Terris got a close look at Trump’s own version of the edifice complex. He went to the Oval Office in late August knowing he had a limited window of about 90 minutes with the president. Trump sat behind the Resolute Desk with a stack of ballroom renderings spread out in front of him and walked Terris through the merits of Corinthian versus Doric columns. Terris later told The Bulwark’s Tim Miller that the meeting ran long because Trump kept steering it back to the ballroom no matter what other subject Terris raised.
“Normally people come in and want to talk to him about Iran or they want to talk about tariffs or they want to talk about whatever. And he keeps wanting to bring up the ballroom. ... I was there to talk about his favorite subject,” Terris said.
The interview produced one truly remarkable exchange. Told that Sen. Jon Ossoff (D-GA) had blasted him for building monuments to himself because “no one will honor him when he’s gone,” Trump didn’t dispute it. “He’s right, nobody else would do it,” he said. “I’m the only one who would do it once I’m gone.” Trump also described the ballroom’s foundation as “nuclear concrete... meant for if there’s a nuclear attack,” and suggested the structure would be all but impossible for a future administration to remove.
CNN’s review of the same 24-hour news cycle noted that Trump’s official calendar is, in Terris’s words, “peppered with meetings about other projects around Washington that can often last an hour or longer.”
The public is taking note and isn’t happy. A CNN-SSRS poll from July found 58 percent of Americans dissatisfied or angry about Trump’s construction and renovation projects. At a Washington Week roundtable, journalist Carl Hulse noted how “frustrating” it is to Republicans on Capitol Hill that Trump won’t stay on the tax package they need to run on, instead “talk[ing] about how they’re not doing what he wants to do.”
The president’s vanity, of course, extends beyond these projects to his own image. On Sunday, with the convention days away, Trump spent more than 10 hours flooding Truth Social with AI-generated images of himself. They portrayed him on horseback beside George Washington, seated before a bank of monitors tracking stock movements captioned “I do this for our Country, not myself,” and accompanied by an unsubstantiated claim that he had personally generated “Hundreds of Billions of Dollars” in stock gains for the United States. No accounting of the figure was offered, and the White House did not respond to a request for comment.
The fallback plan
Few doubt that the GOP House majority is at genuine risk. But Republicans do have one structural advantage previous unpopular presidents lacked: an aggressive round of mid-decade redistricting. That has packed more of the GOP’s House majority into safely red districts than at any point since 2018, which should raise the floor somewhat.
But it is unlikely to be enough. After all, Republican-drawn maps didn’t prevent a 41-seat Democratic wave in 2018, and Trump’s numbers now sit well below his numbers then.
And here’s the thing: The Supreme Court put partisan gerrymandering beyond the reach of federal courts, so House districts can be rigged to the hilt. Senate races can’t. You can’t gerrymander a state boundary.
Trump hopes to brazenly cheat his way into holding onto Congress by other means. His executive order restricting mail voting is still working through the courts, with the Supreme Court having already let part of it take effect, drawing a dissenting warning from Justice Ketanji Brown Jackson that it would inject “chaos and uncertainty into the upcoming midterm elections.” Asked directly whether he’d accept a Republican loss, Trump has said only that he will “if the elections are honest”—leaving himself the same opening he used after 2020.
As Trump dangerously warms the waters over which the GOP’s storm will pass, perhaps he believes his only recourse is to turn to his 2020 election playbook. His false claims this time around will make landfall with the full power of the DOJ and the federal government behind them—a significant cause for worry.
But if the GOP’s losses are widespread, deep into red-state territory and in line with the public’s expectations, Trump’s argument that he was “robbed” of a win will be a hard sell. Voters across the nation appear ready to place congressional checks on an out-of-control executive. And even MAGA radicals are far less likely to storm the barricades over an election where Trump isn’t even on the ballot.
When Republicans lose control of at least one chamber of Congress this November, Trump will cast around for blame. He’ll claim the election was rigged, that they should stop counting mail-in ballots and that undocumented immigrants voted by the millions. But the easiest Trump scapegoat will be the GOP itself, because someone other than him always is to blame and must take the fall for his mistakes.
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