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Après dix jours d'un soulèvement lycéen aussi inédit que flamboyant et d'une répression sans précédent, nous sommes au pied du mur. Rendez-vous dans la rue !
L’article Mardi 6 octobre : tout le monde dans la rue est apparu en premier sur Contre Attaque.
Le Wall Street Journal a révélé, le 1er octobre 2026, qu’OpenAI avait licencié trois chercheurs en sécurité pour avoir partagé des informations confidentielles avec un organisme spécialisé en sécurité de l’IA. L’article ne précise pas l’identité de cette organisation ni la nature des données transmises.

Les trois chercheurs concernés sont Jasmine Wang et Mikita Balesni, deux spécialistes de l’alignement, et Tomek Korbak, membre de l’équipe de sécurité. Ce dernier était l’interlocuteur technique des équipes externes chargées d’enquêter sur le piratage d’Hugging Face, mené par deux agents d’IA d’OpenAI en juillet 2026. Des chercheurs de l’organisation à but non lucratif METR s’étaient notamment rendus dans les locaux de la firme pour étudier le comportement des modèles concernés.
Aucun lien n’a, à ce stade, été établi entre cette affaire et les licenciements. OpenAI déclare avoir constaté, après une enquête interne, que « les chercheurs concernés avaient enfreint les procédures internes et utilisé de manière inappropriée des informations sensibles ». La firme justifie donc leur licenciement par une « rupture de la relation de confiance professionnelle ».
The post OpenAI licencie trois chercheurs pour fuite d’informations appeared first on INCYBER NEWS.
Le revendeur informatique lyonnais LDLC a informé ses clients, le 2 octobre 2026, qu’un « tiers malveillant » s’était introduit dans un de ses SI et y avait dérobé des informations personnelles. Le groupe n’indique toutefois pas le nombre de personnes potentiellement concernées. Il ne précise pas non plus la technique de compromission, la date de l’incident ni son éventuelle attribution.

Les données dérobées comprennent le nom et le prénom, les adresses postale et électronique, les numéros de téléphone fixe et mobile, le numéro de fax, le code client interne, le statut de particulier ou de professionnel, ainsi que les dates de création du compte et de la dernière connexion. Selon le groupe, la fuite ne concerne en revanche pas les informations les plus sensibles : mots de passe, identifiants de connexion, numéros de carte bancaire ou RIB.
LDLC affirme avoir isolé le SI compromis dès la détection de l’intrusion et signalé l’incident à la Cnil.
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L’équipe « Threat Hunter » de Symantec a révélé, le 1er octobre 2026, qu’un groupe cybercriminel chinois avait utilisé une variante du rançongiciel Warlock contre des organisations de pays lusophones et hispanophones, dont des opérateurs d’infrastructures critiques. Parmi les victimes figurent un service des eaux, un opérateur de télécommunications, une université et une administration régionale. Les organisations visées sont situées en Europe, en Afrique et en Amérique latine.

Selon Symantec, les attaquants ont exploité des vulnérabilités dans Microsoft SharePoint : les failles dites « ToolShell », dévoilées en 2025, à l’origine de la compromission de centaines d’administrations et d’entreprises à l’aide de Warlock, et d’autres signalées par le gouvernement américain en août 2026. Microsoft a publié des correctifs pour l’ensemble de ces vulnérabilités.
« Le récent intérêt pour les pays lusophones et hispanophones peut s’expliquer soit par une stratégie de ciblage opportuniste, motivée par la présence de serveurs SharePoint exposés et vulnérables, soit par une opération plus délibérée », lit-on dans le rapport de Symantec. En 2025, dans une étude sur Warlock, Microsoft n’avait pas pu établir de lien formel entre le groupe chinois à l’origine du rançongiciel et des acteurs étatiques affiliés à Pékin déjà connus.
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À Lens ce lundi 5 octobre, un adolescent de 15 ans seulement vient de voir sa vie dévastée par la barbarie de l'État français et ses grenades.
L’article Lens : un lycéen de 15 ans a la main arrachée par une grenade policière est apparu en premier sur Contre Attaque.

Des clients du Crédit Agricole ont signalé des problèmes ce lundi 5 octobre 2026 après-midi. Une brève panne empêchait les connexions aux services de la banque française, sur l'application ou sur le site.
Rockwell Automation, spécialiste américain de l’automatisation industrielle, a publié, fin septembre 2026, une étude sur la sécurité des systèmes industriels dans un contexte de numérisation avancée. Baptisée « Résilience opérationnelle à l’ère de la connectivité », elle s’appuie sur les réponses de 1 500 décideurs des secteurs de la fabrication et de l’industrie, issus de 17 pays. Elle témoigne de l’importance croissante accordée à la cybersécurité dans la stratégie des entreprises concernées.

Plus d’un tiers des répondants considèrent ainsi le risque cyber comme « l’un des plus grands obstacles externes à la croissance ». La cybersécurité est d’ailleurs selon eux le deuxième investissement technologique offrant le meilleur retour sur investissement. 46 % des entreprises industrielles affirment avoir subi un incident de sécurité au cours des douze derniers mois, mais 90 % se disent confiantes dans leur capacité à prévenir ou contenir un tel incident, ou à s’en remettre.
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Apple a annoncé de nouveaux contrôles autour de l'accès complet au disque sur macOS. L'entreprise estime que certains développeurs détournent cette autorisation et que l'essor des agents IA rend le risque plus pressant.
Suite à la vague d'interpellations il y a une dizaine de jours, de nombreuses organisations politiques, syndicales et associatives ont signé un communiqué pour que cesse l'acharnement contre les antifascistes lyonnais·es.
Cette semaine, 8 militant·es antifascistes lyonnais·es ont été interpellé·es, 5 ont été mis·es en examen et 3 ont été placé·es en détention provisoire portant à 12 le nombre de camarades emprisonné·es. Alors que la plupart n'étaient pas même présent·es sur les lieux et (…)
À partir de 14h30, à La Dar (127 rue d'Aubagne)
- Initiatives
Combattre le fascisme y compris et jusque dans les mots. Cela ne demande pas seulement de la détermination et du courage, mais aussi une analyse et une méthode de critique et de combat qui refuse l'absence de perspective. Le poète et homme de théâtre, Bertolt Brecht, demeure en ce sens une source d'inspiration.
« Les opinions tombaient d'accord pour dire que se levait une nouvelle ère de barbarie. Les atrocités étaient les conséquences d'un horrible esprit guerrier qui avait eu le dessus de bien mystérieuse façon. On comparait ça à une catastrophe naturelle, à un tremblement de terre ».
Ces quelques phrases, non dénuées d'ironie, ne dénoncent-elles pas un certain état d'esprit qui sévit de nos jours face à la multiplication et intensification des guerres – et du génocide en Palestine – et à la montée des extrêmes droites ? Elles furent pourtant écrites il y a près d'un siècle, en 1933, par le dramaturge et poète Bertolt Brecht. Ce dernier venait de fuir l'Allemagne. Les nazis avaient pris le pouvoir, fait brûler ses livres sur la place publique et lui enlèverait bientôt sa nationalité. Les éditions Divergences ont eu l'excellente idée de publier des textes – articles, poèmes, etc., dont plusieurs inédits –, écrits par Brecht au cours des années 1933-1939 ; « la période la plus ouverte et bagarreuse de l'exil », selon Irène Bonneaud qui a préfacé ce recueil et contextualisé chacun des textes.
Brecht se distingue d'emblée en ce qu'il se confronte directement aux effets de sidération provoqués par le fascisme, en refusant de simplement opposer la culture à la barbarie – « Quand on lui fait remarquer qu'il est brutal, le fascisme répond par un éloge fanatique de la brutalité » – et en cherchant une façon d'écrire antifasciste. Celle-ci passe par l'ironie, le détournement, le refus de se payer de mots. Ainsi, il raille « les bavardages sur la barbarie », les déclarations générales et floues, les revendications universelles sans conséquence pour l'action. Et le caractère partiel, inoffensif et limité de la critique :
« Beaucoup de condamnations du fascisme ne sont que de simples dénonciations d'un excès, comme si on lui reprochait seulement d'aller trop loin.
(...)
Exploitez, mais pas trop fort ! Faites la guerre, mais pas contre la population civile ! Avec des canons, mais pas avec des gaz ! »
En réalité, dès décembre 1933, il écrit que « le temps des appels et des protestations est fini jusqu'à nouvel ordre, il faut se consacrer à la pédagogie et à l'étude ».
Le fascisme était pour Brecht le signe que le capitalisme ne pouvait plus mener ses affaires sans brutalité, qu'il lui fallait désormais se débarrasser de ses derniers scrupules et jeter « par-dessus bord ses propres concepts, les uns après les autres, tels que liberté, justice, personnalité, et même, concurrence ». L'auteur comptait sur le prolétariat et entendait recourir au matérialisme dialectique de manière étroite. Ce sont là les éléments les plus datés de sa critique. Autrement plus pertinente – plus pertinente et plus actuelle –, sa réflexion autour d'un marxisme hérétique, souvent en écho aux conversations qu'il avait alors avec Walter Benjamin, cherchant à dégager une manière de penser, de dire la vérité.
Mais cette vérité devait avoir quelque chose de concret, de « guerrier », en ce qu'« elle ne combat pas seulement la non-vérité, mais ceux qui la répandent » et, en fin de compte, « une portée pratique ». C'est que Brecht rejetait les explications qui « suffisaient peut-être à susciter des sentiments mélancoliques, mais guère à apprendre à se rendre maître d'une situation expliquée ainsi ». Il fallait clairement expliquer « pourquoi nous en sommes arrivés là ? » en refusant de s'abandonner paresseusement à la fatalité ou à la « nature humaine ».
La vérité ne pouvait se muer en un vague sermon que l'on se contenterait de dire ou d'écrire et qui demeurerait sans effet, sans écho, n'offrant aucune perspective. Elle devait s'adresser « à quelqu'un qui saura en faire quelque chose ». Et qui d'autre sinon « la masse de celles et ceux qui produisent, cette masse de gens qui a été si longtemps objet de la politique et doit devenir son sujet » ? L'intelligence devait d'autant plus devenir une arme « que les bons n'ont pas été vaincus parce qu'ils étaient bons, mais parce qu'ils étaient faibles ».
Le fameux « effet de distanciation » théorisé et mis en avant par Brecht dans ses pièces de théâtre constitue aussi une réaction aux dispositifs scéniques, communicationnels et rhétoriques institués par Hitler pour « transformer tous les spectateurs en une masse unie » qui s'identifie aveuglement à lui. Ce que le poète allemand disait de Hitler alors ne peut-il être répété à propos de Trump (et d'autres) aujourd'hui ?
« [Il] leur parle comme s'il était un particulier s'adressant à des particuliers, au sujet d'une affaire qui concerne sa vie privée. (…) Se crée ainsi l'impression qu'il mène un combat personnel contre ces gens, à cause des particularités de ces personnes. Il se répand en injures à la façon des héros d'Homère, exprime son indignation, suggère qu'il se retient avec peine de ne pas sauter à la gorge de l'adversaire, l'appelle de son nom et lui lance des défis, se moque de lui, etc. »
Brecht entend déjouer cette identification, qui retire « le goût de toute critique », et court-circuiter l'agrégation uniforme, la transformation en spectateurs passifs attendant qu'on leur indique le « droit chemin ». Cette notion doit tout au contraire être abandonnée et remplacée par celle de « juste façon de cheminer ». Écrire contre le fascisme participait justement de ce cheminement.
Livre d'actualité donc, qui dessine une manière de penser et de combattre l'ennemi, en rejetant une pseudo-radicalité aussi véhémente qu'impuissante. Terminons par un poème d'avril 1934 où se lisent autant la fragilité que la détermination et l'attention aux traces et ressorts de la révolte.
« Alors, le combat est fini ?
Le crime peut être oublié ?
Les victimes peuvent être enterrées et les témoins,
Bâillonnés ?
L'injustice peut vaincre bien que ce soit l'injustice ?
Le crime peut être oublié.
Les victimes enterrées et les témoins,
Bâillonnés.L'injustice peut vaincre bien que ce soit l'injustice.
L'oppression se met à table et se saisit du plat
De ses mains sanglantes.
Mais ceux qui portent la nourriture
N'oublient pas le poids des pains ; et leur faim les taraude
encore
Quand le mot faim est interdit ».
Frédéric Thomas
Plusieurs élus, patrons, responsables associatifs et chercheurs ont lancé le 4 octobre Puissance verte, une initiative pour bâtir une « écologie de droite » en vue de 2027. Au menu : nucléaire, industrie, production, grandes entreprises...
Amboise (Indre-et-Loire), reportage
Dimanche 4 octobre, jour de la saint François d'Assise, patron des animaux, de la nature et, depuis 1979, des écologistes. Pour lancer Puissance verte, initiative portée par le groupe de réflexion Écologie (…)
Rassemblement mercredi 7 octobre devant la Cour d'Appel de Paris, à 16h.
- Solidarité / Solidarité antifasciste, Hongrie
L'ONG Plan international a publié lundi 5 octobre son rapport annuel « Changeons leur avenir : la situation des filles dans le monde en 2026 », fondé sur une enquête menée auprès de 5 000 filles et jeunes femmes de 15 à 24 ans au Pérou, au Sénégal, au Zimbabwe, au Kenya et au Bangladesh.
L'ONG y documente des « conséquences dramatiques » des catastrophes climatiques sur leurs droits. 36 % des répondantes rapportent une hausse des mariages d'enfants, 33 % une augmentation des grossesses non (…)
Leçon surprise. C'était la surprise de la rentrée, que personne n'avait vu venir et encore moins prédit. Alors que tout le monde semblait résigné à attendre les prochaines élections du président-monarque pour espérer un changement, les lycéens ont fait irruption sur le devant de la scène et ébranlé toutes les agendas politiques. Partie de quelques lycées de la banlieue parisienne, la révolte s'est rapidement diffusée dans toute la France. Sans aucune organisation dirigeante, sans un parti ou un syndicat à la manœuvre. Juste des groupes de lycéens qui s'auto-organisent, qui bloquent l'entrée de leur école et qui diffusent l'information autour d'eux et sur les réseaux sociaux. Signe que sous les cendres des braises commençaient à se raviver et n'attendaient qu'une étincelle pour déclencher l'incendie.
Une révolte spontanée, imprévisible et soudaine, comme toutes les révoltes. Comme pour l'émergence du mouvement des Gilets Jaunes, à l'automne 2018, et tant d'autres révoltes sociales auparavant. En cet automne 2026, toute l'attention politique semblait devoir se focaliser, obligatoirement, sur les prochaines élections présidentielles et encore une fois réduire les aspirations de changement au triste choix du bulletin de vote, à la délégation à autrui du pouvoir sur son propre destin.
Déjouant tout pronostic, se jouant avec insouciance du calendrier électoral, les jeunes lycéens ont voulu dire, d'abord et simplement, qu'ils existaient, que leur vie présente et future avait de la valeur. Même si, mineurs, ils n'avaient pas droit de vote et aucune valeur ajoutée pour les partis politiques.
Des raisons de se révolter ils en avaient. Celles qui ont été mises en avant, relayées par les syndicats lycéens, dénonçaient des classes surchargées, des emplois du temps saucissonnés et contraignants, des enseignants non remplacés, des édifices scolaires vétustes et insalubres. Ils décriaient aussi la vexation et l'incongruité de l'interdiction du portable à l'école, alors que leurs professeurs comme les parlementaires qui avaient voté cette interdiction étaient tout le temps scotchés à leur téléphone. Traités comme des gamins qu'il fallait punir et discipliner, alors qu'ils étaient jeunes adultes et ne voulaient pas se résigner à un avenir sombre et indésirable.
De toute évidence, derrière les raisons structurelles du manque de moyens et de désinvestissement de l'Etat pour l'Education nationale, il y a des critiques plus profondes. Au fond la dénonciation du système scolaire d'une soi-disant République qui, sous couvert d'une égalité formelle, ne fait que reproduire et entretenir les privilèges et les discriminations de classe et de « race ».
Leçon de sociologie. Ce qui apparait tout à fait nouveau dans l'histoire des révoltes des étudiants, de 1968 à nos jours, c'est que le mouvement de l'automne 2026 n'est pas portée par des étudiants du centre-ville, par des rejetons de la bourgeoisie déviant (provisoirement) de leur classe sociale, mais par des lycéens des quartiers populaires. D'ailleurs les plus mobilisés dans la lutte paraissent les élèves des lycées professionnels, déjà orientés vers le travail et exclus à l'avance des études supérieurs. Aussi, les images des blocages montrent que, parmi les lycéens en révolte, nombreux ont la peau noire ou basanée. Des jeunes français, bien entendu, correspondant à cette nouvelle France qui, à défaut d'être reconnue et appréciée par des Blancs suprémacistes (sauf, à la marge, pour les performances des joueurs du PSG et de l'équipe nationale de foot) représente son histoire et son devenir.
C'est très probablement pour ça que l'Etat et son gouvernement ont pris la décision, dès les premiers blocages, de ne pas écouter la parole, les doléances, les revendications des lycéens en lutte, mais de les réprimer immédiatement, brutalement. C'est tu, caché, surtout pas affiché clairement, mais comment ne pas penser que derrière la décision (nullement nécessaire) de faire donner tout de suite la matraque en réponse aux revendications lycéennes, il y a un racisme profond incarné par le Ministre-Préfet de police et tant de policiers à ses ordres ? Que comme pour Éric Zemmour et bien d'autres descendants de colons d'Oran, Laurent Nuñez soit habité par des rancœurs et une haine viscérale à l'égard des Arabes et des Musulmans ? Que les flics habitués à faire la chasse aux jeunes arabes et noirs des cités, sous prétexte de lutte contre la drogue, ne se croient pas légitimés à taper sur des lycéens qui répondent au même profil somatique ?
Leçon de grammaire. Pour donner libre cours à la matraque, ministres, policiers, journalistes complices ont mis en place la machine à disqualification. Tout en reconnaissant que les lycéens pouvaient avoir des bonnes raisons de se plaindre de leurs conditions d'études, gouvernants et médias complices ont attribué la révolte à « LFI et ses proxys de l'ultragauche ». A la sempiternelle négation de l'autonomie des mouvements sociaux, à la rituelle insinuation complotiste de voir un deux ex maquina utiliser des pauvres ingénus à ses fins perfides, les porte-parole du système habillés en journalistes indépendants ont ajouté l'indication de « proxys de l'ultragauche ». Un choix terminologique employé à dessin : jusqu'ici ce terme faisait référence au Hamas, au Hezbollah, aux Houthis et autres groupes politico-militaires combattant contre Israël et l'impérialisme américain, prétendument manipulés par les diables iraniens. Une couche de peinture supplémentaire visant à disqualifier les révoltés.
Face à la réaction inévitable des lycéens en lutte, matraqués, gazés, plaqués au sol, menottés, placés en garde à vue dans les commissariats, on a encore une fois ressorti la grosse ficelle des « casseurs », des militants révolutionnaires masqués infiltrés dans le mouvement. Dès les premiers blocages des lycées, on aurait assisté non pas à des manifestations de lycéens en révolte, mais à des « émeutes », des « violences urbaines », « un déchainement de haine contre les forces de l'ordre », qui n'auraient été là que pour protéger la population et en particulier « nos enfants » des méchants casseurs. Ainsi, face à des policiers et gendarmes surarmés et protégés de la tête aux pieds par des armures, les manifestants feraient usage d'armes redoutables comme des « mortiers », sans ajouter qu'il s'agit de mortiers de feux d'artifice, bien moins dangereux que tous les projectiles employés par les policiers.
Leçon de sémantique. Poser la distinction entre les bons lycéens, sages et soucieux de leur scolarité, et des « individus, des groupes étrangers aux établissements, ne cherchant qu'à semer le chaos et s'en prendre aux forces de l'ordre », vise à justifier la répression policière. Une répression féroce et massive : en une semaine il y a eu 5000 arrestations, des centaines de personnes blessées, brutalisées, deux lycéens éborgnés et un autre édenté. Une répression impitoyable et démesurée qui s'est abattue sur des filles et de garçons, dont la plupart étaient mineurs. Mais la perversité du ministère de l'intérieur, relayé par les médias dominants, évoque inlassablement le bilan quotidien de poubelles incendiées et de policiers blessés (où, comment et par qui, cela n'est jamais précisé) par des « méchants émeutiers cagoulés ».
Le comble de cette inversion de la responsabilité des violences sur les personnes a été atteint à Belfort, où le Préfet de police et le Procureur ont ouvert une enquête contre des manifestants accusés de « tentative de meurtre sur personne dépositaire de l'autorité publique ». Cette personne, qui avait reçu des coups de poings et de pieds, était en effet un haut gradé de la Police locale, sans uniforme, sans même un brassard, masqué, déguisé en black bloc pour s'infiltrer parmi les manifestants. Avant d'être repéré et frappé, il avait tabassé un lycéen lui maintenant la tête sous l'eau d'un ruisseau durant un long moment. Par la suite, le chef d'accusation a été redimensionné en « violences volontaire », deux lycéens, mineurs, ont été incarcérés, le policier a reçu ses huit jours d'ITT et les félicitations de ses supérieurs.
Leçon de philo. Que veulent donc les lycéens en révolte ? Leurs dénonciations, leurs revendications, leurs objectifs sont écrits en claires lettres sur les banderoles et les pancartes exposées devant leurs lycées. Les plaintes concernant leurs conditions d'études, les critiques d'injustice de traitement entre les lycées du centre-ville et ceux des périphéries urbaines, la contestation de la sélection opérée par le dispositif de Parcoursup, le manque de moyens et de professeurs, côtoyant des « Free Palestine », « ACAB », « Stop aux violences policières ». La liste des objectifs continue par la lutte contre le patriarcat, les violences de genre, le colonialisme, le racisme et toute sorte de discrimination et d'injustice. Tout un programme écrit par des lycéens, des jeunes gens, mineurs en droit, pas calculés par toutes les autorités censées décider de leur destin.
L'anti-autoritarisme, ferment de la génération de 68, refait surface. Faut-il se scandaliser si des proviseurs ont été conspués, parfois maltraités par des élèves ? Devons-nous convenir avec les bonnes consciences moralisantes que mettre le feu au portail d'une école « de la République » est inadmissible et doit être puni sévèrement ? Ou essayer d'envisager les raisons de ces actions ? Peut-on imaginer les ressentiments, les rancœurs, la haine accumulée par un lycéen qui durant sa scolarité a subi, encaissé sourdement, des brimades, des humiliations, du mépris de la part des adultes censés l'instruire, pas à le dresser dans l'observance des autorités ?
La révolte des lycéens français de cet automne 2026 ne saurait être confinée dans l'espace scolaire. Elle déborde de partout. Cette nouvelle génération de révoltés semble concentrer et amplifier l'héritage de bien de combats, anciens et modernes. De l'anticapitalisme à l'antiracisme, de l'anti-sexisme à l'anti-autoritarisme, des principes de solidarité avec tous les opprimés du monde entier. Elle apparait comme un mouvement social de gens libres, sans cages imposées ou en construction, sans chefs, sans besoins de représentants. Faisant des luttes, de la construction des analyses, des discours, des actions en commun, les moyens d'envisager un futur désirable.
Ce mouvement naissant semble porter les traces de mouvements qui l'ont précédé, en s'inspirant et renouvelant discours, méthodes et pratiques. Un certain mélange entre les soulèvements des quartiers populaires, en particulier suite à l'assassinat de Nahel, et la révolte des Gilets Jaunes. Un beau mélange de couleurs aussi, des visages souriants, des groupes solidaires. Ces « jeunes » sont en train de démontrer, jour après jour, sans lâcher, un courage et une détermination face à la répression policière, que seul la conviction de la justice de leur combat peut soutenir.
Ces « jeunes, déter et révolutionnaires », comme ils crient en cœur sur les barricades, ouvrent-ils des nouvelles voies pour défaire ce monde dirigé par un consortium d'hommes de pouvoir, économique, politique, militaire, médiatique ? Vont-ils attirer avec eux des étudiant, des enseignants, des techniciens de surface, des chômeurs, des travailleurs précaires, des ouvriers spécialisés, des artisans, des retraités ? Les « jeunes » pourraient-ils faire la leçon aux « vieux » ?
Alessandro Stella
Nous, Dévalideuses, apportons tout notre soutien au mouvement des lycéens qui se mobilisent depuis fin septembre contre les conditions d’enseignements indignes et les inégalités. Iels réclament simplement des classes fonctionnelles, protégées du froid l’hiver et des canicules l’été, des enseignantEs présentEs, et des ascenseurs en état de marche. Iels demandent également la suppression de la plateforme Parcoursup, peu transparente, qui aggrave depuis des années les inégalités sociales et territoriales.
Leurs mots d’ordres sont légitimes. D’autant plus que la mobilisation a été initiée par les lycéenNEs des quartiers populaires et établissements les plus victimes d’injustices sociales et de privation de moyens.
Les conditions de dégradation qui sont dénoncées excluent encore plus que d’habitude les étudiants en situation de handicap de l’éducation nationale. On pense à toutes les vidéos d’ascenseurs en panne et d’espaces dégradés, sans oublier le manque d’AESH.
La violente répression policière qui leur est proposée est indigne et gravissime. En tant qu’antivalidistes, nous analysons plusieurs choses dans la répression que subissent les lycéenNEs :
Une immense violence raciste et adultiste avec le classique double standard “trop jeunes pour avoir leurs propres idées, et assez vieux pour se faire taper dessus”
L’adultisme est le système d’oppression et de domination des adultes sur les enfants et les adolescentES. Voir le travail du Collectif enfantiste
Le processus d’infantilisation est une stratégie fréquente pour tenter de décrédibiliser la parole d’un groupe. Une stratégie que nous connaissances bien, en tant que personnes et militantEs handicapées.
Les enfants racisés sont victimes d’une intersection d’oppressions, comme le décrit Fatima Ouassak dans la Puissance des mères aux éditions La Découverte. Ils sont privés de leur statut d’enfant, perçus comme plus âgés et devant répondre de leurs actes comme des adultes alors même qu’iels sont parfois très jeunes.
C’est une double violence adultiste : en plus d’être violentés physiquement, leurs revendications sont complètement ignorées, quand elles ne sont pas tournées en dérision. Acrimed a analysé le traitement médiatique et seulement 8% du temps d’antenne est dédié aux revendications.
Leur colère, plus que légitime, est stigmatisée, et c’est partie intégrante de la domination des adultes sur les jeunes. Le messager du dysfonctionnement est désigné comme problème, ça évite de s’occuper du réel dysfonctionnement.
La mutilation et les violences handicapantes font partie intégrante du projet d’Etat.
Mercredi 30 septembre 2026, un lycéen de 16 ans a perdu l’usage d’un œil après un tir de LBD lors d’un blocage. Ce lundi 5 septembre, un autre lycéen de 15 ans a eu la main arrachée par une grenade de désencerclement.
Amnesty International dénonce l’usage d’armes envers les jeunes et appelle les forces de l’ordre à cesser l’usage des LBD.
Comme lors des gilets jaunes, l’Etat mutile des populations qu’il considère “négligeables” et joue sur la peur de l’invalidité. C’est une menace immédiate faite aux militantEs.
Les lycéenNEs sont ainsi privés de leur droit d’expression citoyenne. Les élèves handicapéEs sont de fait totalement excluEs de ces espaces de manifestation, rendus dangereux par la répression.
Au sein des Dévalideuses, nous comptons des militantEs qui étaient investies au lycée ou pendant leurs études. Toustes témoignent en ce sens. “J’étais militante étudiante, et la violence policière nous est arrivée dessus, petit à petit j’ai intégré la peur de cette violence. En devenant malade j’ai eu encore de plus en plus peur d’aller exercer mes droits et j’ai souvent renoncé.”
Le ministre de l’Intérieur a assuré que si « aucune consigne de retenue » n’a été passée, la consigne est aussi « d’utiliser tout l’armement intermédiaire à disposition des forces de sécurité intérieure ».
Tout ceci advient dans un contexte où la présomption de légitime défense de la police est en passe d’être appliquée. Les vidéos qui circulent dans les médias et sur les réseaux sociaux laissent planer de gros doutes concernant certaines situations de légitime défense.
Puisque l’on n’évoque seulement les violences dans le traitement médiatique, parlons-en : La proposition de budget du gouvernement pour 2027 entérine une extrême violence contre les services publics en demandant des coupes de budget dans les fonctions de base et en refusant de taxer justement les milliardaires. C’est bien là, la violence initiale qui devrait nous révolter tous et toutes.
Comment soutenir le mouvement ?
Rappelons que soutenir les lycéenNEs sans rajouter une couche d’adultisme, c’est aussi ne pas prendre leur place, ne pas récupérer politiquement leur action, et ne pas contrôler leur manière de lutter par exemple.
1. Relayer le petit guide à l’usage des adultes qui souhaitent soutenir la jeunesse sans contribuer à l’opprimer au passage
2. Relayer ce flyer de ressources juridiques pour se protéger lors des mobilisations et anticiper les gardes à vues, rédigé par Comité des avocats de France à vos proches mobilisés
3. Soutenir financièrement la Légal Team Antiraciste qui fait un travail de mise à disposition de ressources et d’avocat essentiel. Relayer leurs contenus à vos proches et jeunes mobilisés
4. Participer à la caisse de grève du lycée Paul Eluard, dans le 93, où la mobilisation a commencé tôt et avec ampleur et où le personnel s’est mis en grève en soutien aux élèves rapidement.
5. Pour les gens qui organisent : réfléchissez à comment rendre votre com de lutte et vos mobilisations accessibles à tous et toutes avec nos guides
6. Rejoindre les mobilisations. Celle du 6 octobre 2026 pour commencer
L’article Violence policière, racisme, validisme et adultisme : soutien au mouvement lycéen est apparu en premier sur Les Dévalideuses.
Suite de l'affaire Budapest [1]. Alors que la cours de cassation vient de valider l'extradition de Gino vers l'Allemagne et que la Hongrie a définitivement condamné l'antifasciste allemande Maja à 7 années d'emprisonnement, la cour d'appel de Paris devra statuer ce 7 octobre sur l'extradition de Zaid A. vers la Hongrie. Après des mois de procédure, marqués par plusieurs renvois, cette audience – la dernière de plaidoirie – est déterminante pour Zaid.
On doit refuser cette idée de coupable ou d'innocent : ce sont des personnes qui se posent comme résistant·e·s.
Zero Calcare
Si j'avais 30 ans ou 40 ans de moins, j'aurais probablement été aux côtés de Zaid et Gino. Des formes de résistances, de manifestations ou de contre-manifestations sont tout à fait nécessaires.
Robert Guédiguian
Enfant de réfugiés palestiniens vivant en Syrie, Zaid A. s'exile en Allemagne en 2014 à l'âge de 11 ans avec sa famille pour fuir le régime d'Assad et la guerre meurtrière qu'il livre contre le peuple syrien. En 2024, poursuivi par un mandat d'arrêt européen émis par la Hongrie dans le cadre de l'affaire dite « de Budapest », il se réfugie en France en espérant que celle-ci refuse son extradition comme elle l'avait fait pour Gino, un autre inculpé de l'affaire. Cependant, malgré ce précédent juridictionnel, il n'est pas sûr que la justice prenne la même décision. Dans ce cas, Zaid A. perdrait à nouveau la vie qu'il a construite activement depuis un an en France en s'engageant dans de nombreuses activités solidaires et associatives. Il risque en outre un procès inéquitable et des conditions de détention délétères en Hongrie.
En 2023, une vague de mesures répressives transfrontalières à l'encontre d'une vingtaine de personnes a été déclenchée : c'est ce qui a été appelé « l'affaire de Budapest ». La Hongrie les accuse d'avoir participé à des agressions contre des néonazis en marge du « Jour de l'honneur » à Budapest. Ce défilé annuel, rythmé par des saluts nazis, rassemble des nostalgiques du IIIᵉ Reich en uniforme SS. Tandis que le régime d'extrême droite de Viktor Orbán a autorisé et légitimé ces célébrations, une répression démesurée s'est abattue sur les militant·es venu·es de plusieurs pays pour protester contre cette glorification de l'idéologie nazie.
Mais la traque à laquelle se livre la Hongrie ne se cantonne pas à ce pays. L'affaire de Budapest est l'affaire d'une collaboration entre les États européens, qui prennent le relais à tour de rôle pour tenter de neutraliser les mouvements de contestation. On peut citer le cas de Gino : si la France a refusé son extradition vers la Hongrie en septembre 2025, elle vient de l'accepter vers l'Allemagne, où il sera jugé selon les mêmes accusations. À l'heure actuelle, il n'est pas possible de savoir si de là-bas il sera extradé vers la Hongrie. Par ailleurs, le cas de Maja T., une des autres inculpé·es, est emblématique à ce sujet : en 2024, alors qu'iel est incarcéré·e en Allemagne, iel est transféré·e illégalement en Hongrie par la police allemande quelques heures avant que la Cour constitutionnelle statue sur son recours et qu'elle ordonne de ne pas procéder au transfert. Cela n'a pas empêché la Hongrie de la placer à l'isolement depuis deux ans, sous vidéo surveillance continue, de la soumettre à des fouilles personnelles constantes, des humiliations transphobes, et de la condamner le 30 septembre 2026 à sept ans de prison [2].
Dans ce contexte de collaboration sélective, la répression des militants antifascistes semble primer sur la protection des droits fondamentaux. La France pourrait aujourd'hui accepter d'extrader Zaid en Hongrie sous prétexte du changement de gouvernement. Cependant, l'arrivée au pouvoir d'une droite conservatrice pro-européenne ne trompe personne. Les risques élevés d'atteinte aux droits humains n'ont pas disparu avec le changement de gouvernement et la surpopulation carcérale ainsi que les conditions de détention dégradantes ont largement été dénoncées par plusieurs rapports du comité Helsinki1 [3] ainsi que du Comité européen pour la prévention de la torture (CPT) du Conseil de l'Europe. Les témoignages de Maja sur les violences qu'iel subit régulièrement encore aujourd'hui montrent que la situation n'a pas changé [4].
Le cas de Zaid présente une particularité majeure. Il n'est pas citoyen européen, il a perdu son statut de réfugié et sa demande de naturalisation a été suspendue suite à l'acharnement judiciaire dont il est la cible depuis plusieurs années. Son extradition pose donc non seulement la question de ses conditions de détention et de son droit à un procès équitable en Hongrie, mais également celle de la protection diplomatique dont il serait privé dans les prisons hongroises. En effet, sa nationalité syrienne dans un pays connu pour ses politiques xénophobes et racistes constitue un risque supplémentaire. En outre, il n'a aucune garantie contre un éventuel éloignement ultérieur vers la Syrie, où son statut de militant politique rend sa situation risquée et plus qu'incertaine.
Si Zaid risque aujourd'hui d'être extradé vers la Hongrie, si la Cour de cassation a confirmé l'extradition de Gino vers l'Allemagne, si Maja reste en prison et que six autres inculpé·es sont jugé⋅es en Allemagne à l'heure actuelle, c'est que la criminalisation des militant·es antifascistes s'intensifie. L'affaire de Budapest s'inscrit dans un contexte de montée de l'extrême droite partout dans le monde et démontre de sa normalisation au sein des institutions. En septembre 2025, Trump utilise l'assassinat de Charlie Kirk pour publier une circulaire visant à classer « les antifas » – terme délibérément flou visant à regrouper tout ce qui l'arrange – comme organisation terroriste [5].
Orbán lui emboîte le pas et le parlement hongrois inscrit dans sa liste nationale antiterroriste les groupes considérés comme « antifascistes » [6]. Le nouveau gouvernement n'a pas abrogé cette législation. Par ailleurs, le 16 juillet 2026, une conférence organisée par l'administration Trump, rassemble des représentants de 66 pays – parmi lesquels l'Allemagne et la France – pour combattre « les extrémistes de gauche », ce qui démontre non seulement que la criminalisation du mouvement antifasciste risque de s'étendre très rapidement à l'ensemble des mouvements de contestation, mais aussi qu'elle semble essentielle au projet de l'extrême droite mondiale.
Loin d'être anecdotique, le cas de Zaid met à l'épreuve notre capacité collective à faire front et défendre nos camarades, qu'iels soient militant·es antifascistes, écologistes ou lycéen·nes révolté⋅es. Les prochains jours seront décisifs : quand des milliers de lycéen·nes sont réprimé·es, que les militant·es révolutionnaires sont traqué·es à travers toute l'Europe, que les personnes migrantes sont systématiquement refoulées et que les prisonnier·es politiques sont réduit·es au silence, il nous faut nous faire entendre, nous organiser et riposter.
Soyons nombreuses & nombreux dans et autour de la salle d'audience à 15h30 le 7 octobre – chambre 5, pôle 7 – pour manifester notre résistance et notre solidarité !
[1] Voir nos articles :
La répression de l'antifascisme à l'échelle européenne
Entretien avec Rexhino « Gino » Abazaj
Affaire Budapest : des néo-nazis, des juges, la SDAT et Viktor Orban
La nuit sera longue - Zerocalcare
Une bande dessinée pour comprendre l'affaire « Budapest »
Lettre de l'antifasciste Maja devant ses juges hongrois
[2] Article en allemand retraçant la journée d'audience : https://www.basc.news/30-09-26-urteilsverkuendung-in-budapest/
[3] Rapport du Comité Helsinki. https://helsinki.hu/en/prison-overcrowding-and-inhumane-detention-conditions-in-hungary-remain-unresolved/
Rapport du CPT. https://www.coe.int/fr/web/cpt/-/council-of-europe-anti-torture-committee-cpt-publishes-report-on-its-2025-visit-to-hungary
[4] Agression de Maja en prison en juillet 2026. https://www.basc.news/uebergriff-von-waertern-und-disziplinarverfahren-gegen-maja/
[5] Antifa Ost est désigné organisation terroriste par l'administration Trump.
[6] Rapport d'Amnesty sur les nombreuses violations des droits humains en Hongrie.
Quand ?
Le 10 octobre à 14h
Où ?
Eureka 32-34 Rue Robert Witchitz, 94200, Ivry-sur-Seine, France
Samedi 10 octobre 2026, l'influenceur d'extrême-droite, ex-candidat frontiste, pro-Zemmour, masculiniste et écofasciste Julien Rochedy va pouvoir librement dérouler son discours de suprémaciste blanc lors d'une rencontre de quatre heures en public organisée par la Librairie Africaine, « la plateforme qui promeut la lecture d'oeuvres afros, pour s'élever ! » si l'on en croit sa présentation, à l'espace Eureka 34 d'Ivry-sur-Seine.
Et pour inaugurer son nouveau talk en « élevant » si bien la pensée dans « un dialogue, une discussion virile et respectueuse [...] en bonne intelligence », rien de mieux que d'accueillir à bras ouverts, disons les termes : ni plus ni moins qu'un néonazi.
Julien Rochedy diffuse ses idées racistes, antiféministes, transphobes et antisémites (parmi tout le reste) depuis maintenant plusieurs années sur les réseaux sociaux, dans ses « livres », via des formations-arnaques payantes, mais surtout à travers de nombreuses vidéos et entretiens-fleuves mis en ligne par une flopée de médias d'extrême-droite tels que Livre Noir, Sirènes, ThinkerView, VA Plus du journal Valeurs Actuelles, Vincent Lapierre, Les Incorrectibles ou le magazine Frontières, au capital duquel est récemment entré Lagardère News détenu par Bolloré.
Les membres de la Librairie Africaine n'en sont pas à leur premier coup d'essai - au contraire, ils persistent et signent : sur YouTube, Rochedy le nazi avait déjà été leur invité le temps d'une longue interview pleine de complaisance, assurant la promotion d'un énième torchon intitulé Qui sont les Blancs ? Et comme la recette est un succès en ligne (188 000 vues sous cette vidéo, soit l'une des deux plus visionnées de la chaîne après celle sur le « wokisme » avec... tiens, donc ! Papacito le facho : 273 000 vues), pourquoi ne pas capitaliser sur la fascisation des esprits et remettre ça IRL ?
Sur la page qui permet au public de réserver sa place (50 ou 89 EUR avec offre VIP pour écouter un faf !) afin d'assister et participer au « débat » présenté comme « inédit » suivi d'un temps de « networking autour d'un buffet [...] avec champagne et petits fours à volonté », on trouve parmi les « thématiques clivantes » de la discussion annoncée : en premier lieu, la « remigration », un euphémisme grossier provenant du Bloc Identitaire, propagé par Zemmour en 2022 et qui masque mal le projet de déportation de masse des personnes exilées / racisées, comme cela est déjà mis en application dans les États-Unis de Trump ; les « élections présidentielles » de 2027, pour lesquelles on sait que l'admirateur précoce du père Le Pen penche désormais pour le parti Reconquête ! du maurrasso-pétainiste précédemment cité ; et le « vivre ensemble », expression plus que malvenue pour celui qui porte haut la haine de toutes les personnes non-blanches, des femmes en général et des féministes en particulier, des Juifs, des personnes LGBTQIA+ et finalement, de toutes celles et tous ceux qui ne lui ressemblent pas, qu'il désigne comme étant des « sous-hommes à éliminer » et qui seraient incompatibles, par essence, avec son combat « civilisationnel » et mortifère pour la « supériorité » d'une Europe blanche et chrétienne...
Oui, redisons-le : un néonazi.
Son engagement idéologique, documenté par des enquêtes indépendantes de la part de journalistes spécialistes de l'extrême-droite française, est compilé sur la page Wikipédia qui lui est dédiée : vingt ans au service des idées les plus réactionnaires. On y apprend notamment, pour parfaire le tableau déjà bien sombre, que Julien Rochedy est un bon copain de Loïk Le Priol, ce militant fasciste et ex-membre du GUD fraîchement condamné par la justice à une peine de 26 ans de prison pour la chasse à l'homme suivie du meurtre du rugbyman argentin Federico Martín Aramburú, lâchement assassiné en pleine rue de trois balles dans le dos à Paris, le 19 mars 2022.
Cet événement, qui offre une tribune libre à ce sinistre personnage en plus d'un espace de sociabilisation en sa très mauvaise compagnie, ne doit pas se passer aussi tranquillement qu'il le prévoit. C'est la raison pour laquelle, nous, antifascistes d'Ivry et alentour, sonnons l'alerte ! Il est urgent d'informer sur la stratégie de déploiement médiatique adoptée par cet influenceur dangereux, pour contrer efficacement son discours néonazi dans le texte partout où il souhaite se faire entendre et s'infiltrer insidieusement.
Nous appelons donc toutes celles et tous ceux qui s'opposent justement à la banalisation des idées d'extrême-droite à relayer cette information, à communiquer le plus largement à ce sujet, ainsi qu'à l'organisation collective et antifasciste sur le terrain s'il le faut, le 10 octobre prochain, afin que la venue programmée de Julien Rochedy, promoteur à temps complet du masculinisme et du suprémacisme blanc qui tuent en France et à travers le monde, invité dans notre ville par une plateforme aussi confuse que la Librairie Africaine, soit - comme il se doit - purement et simplement empêchée !
La mairie PCF d'Ivry-sur-Seine a bon ton de se revendiquer « antifasciste » quand approchent les élections et, avec elles, la menace de l'extrême-droite officielle au pouvoir. Le reste du temps... Quant à Eureka 34, le lieu du rendez-vous pour le moins peu regardant, si ce n'est carrément opportuniste, son équipe n'a pas l'air d'être trop dérangée à l'idée de dérouler le tapis rouge pour accueillir dans les meilleures conditions le pire fasciste de la sorte au sein de leur « espace créatif multidisciplinaire pensé pour donner vie aux idées les plus audacieuses ». Un adorateur d'Hitler et du IIIe Reich dans les murs, quelle audace !
PAS DE QUARTIER POUR LES FACHOS, PAS DE FACHOS DANS NOS QUARTIERS !
Siamo tutti antifascisti !
Clap clap clap ! Clap clap ! Clap clap clap clap !
— Des antifascistes d'Ivry et alentour

Le Rampart, le nouveau lanceur anti-drones de Naval Group, a fait ses premiers tirs en mer lors de l’exercice Wildfire de la Marine nationale, au large de Toulon, du 28 septembre au 2 octobre.
Quand ?
Le 7 octobre de 15h30 à 17h
Où ?
Cour d'Appel de Paris Boulevard du Palais 75001 Paris
Soyons nombreuses & nombreux dans et autour la salle d'audience à 15h30 le 7 octobre - Chambre 5, Pôle 7 - pour manifester notre résistance et notre solidarité !
Le 7 octobre 2026, la justice française va juger de l'extradition de Zaid A. vers la Hongrie à la cour d'appel de Paris. Après des mois de procédure, marqués par plusieurs renvois, cette audience - la dernière de plaidoirie - est déterminante pour Zaid.
Enfant de réfugiés palestiniens vivant en Syrie, Zaid A. s'exile en Allemagne en 2014 à l'âge de 11 ans avec sa famille pour fuir le régime d'Assad et la guerre meurtrière qu'il livre contre le peuple syrien. En 2024, poursuivi par un mandat d'arrêt européen émis par la Hongrie dans le cadre de l'affaire dite « de Budapest », il se réfugie en France en espérant que celle-ci refuse son extradition comme elle l'avait fait pour Gino, un autre inculpé de l'affaire. Cependant, malgré ce précédent juridictionnel, il n'est pas sûr que la justice prenne la même décision. Dans ce cas, Zaid A. perdrait à nouveau la vie qu'il a construite activement depuis un an en France en s'engageant dans de nombreuses activités solidaires et associatives. Il risque en outre un procès inéquitable et des conditions de détention délétères en Hongrie.
En 2023, une vague de mesures répressives transfrontalières à l'encontre d'une vingtaine de personnes a été déclenchée : c'est ce qui a été appelé "l'affaire de Budapest". La Hongrie les accuse d'avoir participé à des agressions contre des néonazis en marge du "Jour de l'honneur" à Budapest. Ce défilé annuel rythmé par des saluts nazis, rassemble des nostalgiques du IIIe reich en uniforme SS. Tandis que le régime d'extrême droite de Viktor Orban a autorisé et légitimé ces célébrations, une répression démesurée s'est abattue sur les militant·es venu·es de plusieurs pays pour protester contre cette glorification de l'idéologie nazie.
Mais la traque à laquelle se livre la Hongrie ne se cantonne pas à ce pays. L'affaire de Budapest est l'affaire d'une collaboration entre les États européens, qui prennent le relais à tour de rôle pour tenter de neutraliser les mouvements de contestation. On peut citer le cas de Gino : si la France a refusé son extradition vers la Hongrie en septembre 2025, elle vient de l'accepter vers l'Allemagne, où il sera jugé selon les mêmes accusations. A l'heure actuelle il n'est pas possible de savoir si de là-bas il sera extradé vers la Hongrie.
Par ailleurs, le cas de Maja T., une des autres inculpé·es, est emblématique à ce sujet : en 2024, alors qu'iel est incarcéré·e en Allemagne, iel est transféré·e illégalement en Hongrie par la police allemande quelques heures avant que la Cour constitutionnelle ne statue sur son recours et n'ordonne de ne pas procéder au transfert. Cela n'a pas empêché la Hongrie de lea placer à l'isolement depuis deux ans, sous vidéo surveillance continue, de lea soumettre à des fouilles personnelles constantes et de lea condamner le 30 septembre 2026 à sept ans de prison. La peine est sans commune mesure avec les faits reprochés. Précisons ici, que la cour ne l'accuse plus d'être co-auteur.e mais lea condamne pour complicité.
Dans ce contexte de collaboration sélective, la répression des militants antifascistes semble primer sur la protection des droits fondamentaux. La France pourrait aujourd'hui accepter d'extrader Zaid en Hongrie sous prétexte du changement de gouvernement. Cependant, l'arrivée au pouvoir d'une droite conservatrice pro-européenne ne trompe personne. Les risques élevés d'atteinte aux droits humains n'ont pas disparu avec le changement de gouvernement, et la surpopulation carcérale, ainsi que les conditions de détention dégradantes, ont largement été dénoncées par plusieurs rapports du comité Helsinki ainsi que du Comité européen pour la prévention de la torture (CPT) du conseil de l'Europe. Les témoignages de Maja sur les violences qu'iel subit régulièrement encore aujourd'hui montrent que la situation n'a pas changé.
Le cas de Zaïd présente une particularité majeure. Il n'est pas citoyen européen, il a perdu son statut de réfugié et sa demande de naturalisation a été suspendue suite à l'acharnement judiciaire dont il est la cible depuis plusieurs années. Son extradition pose donc non seulement la question de ses conditions de détention et de son droit à un procès équitable en Hongrie, mais également celle de l'absence de protection diplomatique dont il disposerait dans les prisons hongroises. En effet, sa nationalité syrienne dans un pays connu pour ses politiques xénophobes et racistes constitue un risque supplémentaire. En outre, il n'a aucune garantie contre un éventuel éloignement ultérieur vers la Syrie, où son statut de militant politique rend sa situation risquée et plus qu'incertaine.
Si Zaid risque aujourd'hui d'être extradé vers la Hongrie, si la Cour de Cassation a confirmé l'extradition de Gino vers l'Allemagne, si Maja reste en prison et que six autres inculpé·es sont jugés en Allemagne à l'heure actuelle, c'est que la criminalisation des militant·es antifascistes s'intensifie. L'affaire de Budapest s'inscrit dans un contexte de montée de l'extrême droite partout dans le monde et démontre de sa normalisation au sein des institutions. En septembre 2025, Trump utilise l'assassinat de Charlie Kirk pour publier une circulaire visant à classer « les antifas » - terme délibérément flou visant à regrouper tout ce qui l'arrange- d'organisation terroriste.
Orban lui emboîte le pas et le parlement hongrois inscrit dans sa liste nationale antiterroriste les groupes considérés comme « antifascistes ». Le nouveau gouvernement n'a pas abrogé cette législation. Par ailleurs, le 16 juillet 2026, une conférence organisée par l'administration Trump rassemble des représentants de 66 pays - parmi lesquels l'Allemagne et la France - pour combattre "les extrémistes de gauche", démontrant non seulement que la criminalisation du mouvement antifasciste risque de s'étendre très rapidement à l'ensemble des mouvements de contestation, mais aussi qu'elle semble essentielle au projet de l'extrême droite mondiale.
Loin d'être anecdotique, le cas de Zaid doit donc illustrer notre capacité collective à faire front et défendre nos camarades, qu'ils soient militant·es antifascistes, écologistes ou lycéen·nes révolté.es. Les prochains jours seront décisifs : quand des milliers de lycéen·nes sont réprimé·es, que les militant·es révolutionnaires sont traqué·es à travers toute l'Europe, que les personnes migrantes sont systématiquement refoulées et que les prisonnier·es politiques sont réduit·es au silence, il faut nous faire entendre, nous organiser et riposter.
Soyons nombreuses & nombreux dans et autour de la salle d'audience à 15h30 le 7 octobre - Chambre 5, Pôle 7 - pour manifester notre résistance et notre solidarité !
Je ne sais pas si vous êtes familier avec NetScaler de Citrix, mais c'est un équipement qui sert de passerelle d'accès à distance pour les salariés des entreprises, et qui peut aussi gérer l'authentification SAML.
Et ces derniers temps, l'équipement est un peu mis à mal. À cause notamment de deux failles 0day sorties fin septembre (surnommées PitScaler par le chercheur Kevin Beaumont), qui ont heureusement été patchées. Mais ces derniers jours, des admins ont vu quand même redémarrer en boucle leur NetScaler pourtant à jour dont des 14.1-73.37, la version censée corriger le problème...
Bizarre, bizarre, vous avez dit bizarre ?
Eh oui c'est bizarre ! Encore une vuln !! C'est la seconde vague en moins d'une semaine et c'est le bulletin de sécurité de Citrix qui le dit avec la CVE-2026-88779, qui est, cerise sur le gâteau, activement exploitée dans des attaques au moment où j'écris ces lignes.
Donc voilà, c'est le gros bordel du côté des entreprises clientes de Citrix !! D'après SecurityWeek, avant l'arrivée des correctifs, les files d'attente du support technique de Citrix duraient des heures... Et les contournements provisoires n'empêchaient pas systématiquement les plantages et autres redémarrages à répétition.
De quoi déprimer sévère... Certains clients de Citrix ont même dû débrancher leur matériel durant la première vague de failles. Et aujourd'hui, même ceux qui ont installé le correctif de PitScaler n'y échappent pas non plus s'ils utilisent SAML, puisque Citrix a sorti un nouveau correctif et leur demande de mettre à jour une seconde fois en très peu de temps.
Alors que se passe-t-il exactement ? Est-ce que c'est un simple déni de service ?
Eh bien en tout cas, c'est ce que dit Citrix.
Ce qu'ils expliquent, c'est que le service peut rester indisponible tant que l'attaque se répète et que pour le moment, ils n'ont pas identifié d'impact sur l'intégrité des données. Sauf que le chercheur en cybersécurité Kevin Beaumont a vu l'un de ses honeypots (qui était pourtant patché) faire tourner un binaire malveillant récupéré depuis le web.
Un autre admin a aussi trouvé dans ses logs des noms d'utilisateurs contenant des commandes shell, censées télécharger un fichier puis l'exécuter. Toutefois, ses logs ne prouvent pas que ces commandes ont réellement tourné.
Donc voilà, on est un peu tous dans le flou...
En juin, Citrix communiquait sur la CVE-2026-8452, consistant en un autre débordement mémoire côté SAML, et pouvant provoquer un "comportement imprévisible" ou un déni de service. Et selon la note de la Cloud Security Alliance , watchTowr a démontré en août que cette faille autorisait en réalité une exécution de code root sans authentification.
Donc même si rien n'indique que ce soit le même bug ici (le plantage d'aujourd'hui, c'est le processus nsaaad qui se vautre en boucle), ce n'est pas la première fois que l'explication "c'est juste un déni de service" se fait démonter. Beaumont rappelle d'ailleurs que la CVE-2025-6543 avait suivi le même chemin...
Voilà... donc côté correctif, Citrix a sorti des mises à jour qui règlent la faille (je vous donne les versions plus bas) et en complément, il propose aussi des listes de blocage d'adresses IP malveillantes. La CISA a également ajouté la faille à son catalogue le 4 octobre, avec une échéance de correction exigée pour le 7 octobre pour les agences fédérales américaines. C'est la sixième faille NetScaler exploitée qu'elle y inscrit cette année, d'ailleurs...
Maintenant, voici comment savoir si vous êtes concerné.
En fait, la faille ne touche que les appliances configurées comme fournisseur de service (SP) ou comme fournisseur d'identité (IdP) SAML. Cherchez donc dans votre config une ligne add authentication samlAction ou add authentication samlIdPProfile.
Et si vous en avez une, il faudra installer au minimum la 14.1-73.41 ou la 13.1-64.28 selon votre branche (ou la 14.1-73.41 FIPS, ou la 13.1-37.282 pour les FIPS et NDcPP en 13.1) de NetScaler, comme l'indique le bulletin de Citrix .
Voilà, bon courage à tous.
Merci à Thomas pour l'info !
Source : SecurityWeek
Quand ?
Le 11 octobre de 15h à 17h
Où ?
Siège de Mistral AI 92 rue des poissonniers, 75018, Paris, France
StopIA appelle à un rassemblement devant Mistral AI, le leader européen de l'intelligence artificielle !
Rdv le 10 octobre devant leur siège, au 92, rue des poissonniers, Paris 18e, pour dénoncer le développement incontrôlable de l'IA.
StopIA est un mouvement qui a pour but de créer une mobilisation populaire contre l'Intelligence Artificielle grâce à de la sensibilisation et des actions.
Nous sommes nombreux.ses à nous indigner sur les réseaux sociaux du développement de l'IA, les contestations en ligne sont multiples et fleurissent tous les jours. Notre colère doit être prise au sérieux, nous devons rendre notre désaccord visible dans l'espace public. Seule l'action collective concrète deviendra un poids face au pouvoir des dirigeants.
Nous demandons à l'État français d'exercer une pression suffisamment forte sur l'ensemble des entreprises françaises collaborant avec des laboratoires d'IA américains, ainsi que sur les entreprises françaises spécialisées dans l'IA, afin de mettre un terme à la course effrénée au développement de cette technologie.
Pour cela, seule une mobilisation importante peut convaincre les responsables politiques de considérer le refus de la population. Face au danger que représente l'IA et l'inaction des politiciens, notre seule chance est de créer un rapport de force politique, impossible à ignorer.
Sur la photo officielle des ministres du Commerce du G20 réunis à Milwaukee, une seule femme visible … et les résultats du sommet sont pour le moins modestes. La diplomatie économique piétine autant que l’égalité des sexes.
L’article G20 : beaucoup d’hommes, très peu d’avancées est apparu en premier sur Les Nouvelles News.
Plusieurs militants sont perchés sur des chênes centenaires situés sur le tracé de la future A412 en Haute-Savoie, afin d'en stopper les travaux. Mais les forces de l'ordre mettent la pression sur les militants, avec une expulsion partielle de la ZAD.
Bons-en-Chablais (Haute-Savoie), reportage
Ils sont perchés depuis quelques jours à plusieurs mètres de hauteur dans deux chênes centenaires. Au moins trois « écureuils » se sont installés pour défendre la forêt contre le chantier de (…)
Le bolsonarisme, toujours ancré au Brésil. Dimanche 4 octobre, le candidat d'extrême droite, fils de l'ancien président Jair Bolsonaro, a obtenu 47,03 % des votes contre 45,1 % pour le président Lula, candidat à son quatrième mandat.
Un coup de massue pour les militants écologistes qui redoutent une aggravation des violences à leur encontre si Flávio Bolsonaro venait à l'emporter, comme Reporterre l'a récemment raconté.
À titre de comparaison, les quatre années du président d'extrême (…)
Ce samedi 3 octobre à Gaillon, dans l'Eure, près de 15000 personnes et plus d'une vingtaine de tracteurs se sont élancés à 15 heures en direction de l'usine de production de pesticides Syngenta de St Pierre la Garenne et du site voisin de Nufarm, à l'appel de Cancer Colère, de la Confédération paysanne, du Collectif de soutien aux victimes des pesticides de l'Ouest (CSVPO) et des Soulèvements de la terre, avec l'appui de plus de cinquante organisations syndicales, paysannes et écologistes.
[Pour mieux comprendre les tenants et aboutissants de cette lutte, nous vous invitons à regarder notre interview avec Fleur Breteau et Sophie Chapelle : Cancer et pesticides, politiser la colère ]
Malgré l'autorisation de manifester finalement délivrée par la préfecture et le refus par les organisateurs de se laisser imposer un parcours loin du site, les manifestant-es ont du faire face à de nombreux contrôles à la gare et sur les routes. Mais petit à petit le grand rond-point à la sortie de Gaillon est submergé par la foule et se transforme en agora foisonnantes de messages. Au milieu, un tracteur a installé son plateau agricole. Des paysan.nes et malades des pesticides, les un.es contre les autres, vont successivement y prendre la parole. Ce qui frappe alors comme rarement pendant plus d'une heure est l'écoute silencieuse de milliers de personnes ponctuée régulièrement par de grand cris de colère et d'encouragement collectifs.
Après un premier message de soutien aux lycéen.nes du pays en révolte et un appel venir les rejoindre sur les blocages en tracteurs, Fanny Métrat, porte-parole de la Confédération paysanne et éleveuse ardèchoise, attaque furieusement le modèle agro-industriel : « ça bousille les sols, ça bousille la vie, ça bousille l'eau, mais aussi nos savoir-faire et notre autonomie. Si on veut continuer à produire, à se nourrir, tout simplement à vivre demain, il va falloir que la convergence soit immense ». Denis, du Collectif de Soutien aux Victimes de Pesticides de l'Ouest qui accompagne des agriculteurs dans la reconnaissance leur maladies professionnelles, fait partie de ceux qui appellent à déserter l'agro-chimie :
« Je me sens coupable en venant vous parler car je suis arboriculteur et j'ai répandu des pesticides mais je me dis qu'il faut dénoncer cela et que ce serait pire de rester silencieux. »
Laure fleuriste et mère d'une petite fille morte d'une leucémye accuse :
« Je m'adresse à toi Syngenta, tu as détruit nos vies et nos familles, tu fais des victimes et des malades en pagaille. Tu nous as volé notre petite Emmy, 11 ans et déjà au paradis. Tellement d'enfants au pays blanc, et aucun engagement de notre Président pour éviter ses empoisonnements. Bien au contraire, le mot d'ordre étant ne soyons pas trop contraignant. Tenter de nous faire taire, ça tu sais faire. Mais tu n'as pas compris, maintenant on est uni, et demain c'est toi qui sera en sursis et certainement plus nos familles. Pas à pas on survivra comme on le fait déjà, mais toi SYNGENTA, tu sombreras. »
Théo, 19 ans, victime de graves malformations liées aux pesticides depuis sa naissance, prend la parole du son rauque de celles et ceux qui ont subi une trachéotomie.
La foule se tait, concentrée sur chaque mot prononcé avec une force que personne n'oubliera :
« Les institutions ne nous écoutent pas. Ils ont brisé ma voix, ils ne pourront pas briser toutes nos voix. »
Les larmes coulent sur de nombreux visages. À cette émotion s'ajoute la rage et la joie d'être ensemble à quelques kilomètres de l'usine coupable, fermée grâce à la mobilisation.
Fleur de Cancer Colére renchérit :
« On a épuisé tous les recours. On nous demande d'accepter la maladie sans broncher et on ne parle jamais des causes environnementales. Mais nos colères, elles sont saines, elles sont légitimes. Nos corps sont malades. On n'a plus le choix. Nous sommes là parce que nous avons une sérieuse envie de vivre. »
Elle met en avant le fait que pour beaucoup de personnes présentes sur le rond-point, c'est la première manif. Sa camarade Caroline nomme celles et ceux qui n'ont pas pu venir parce que leur maladie est trop forte ou parce qu'ils et elles sont décédées avant le 3 octobre. À coté d'elle Matilin explose :
« Et on veux nous faire croire, à nous malades, que ce sont les paysan.nes qui seraient responsables de notre maladie. Il faut arrêter de se foutre de notre gueule. Il faut briser la supposée opposition entre une société civile victimes et des agriculteurs et agricultrices coupables. Tout ça, c'est un narratif portée par une bourgeoisie agricole, qui a beaucoup moins à voir avec nous qu'avec le complexe agro-industriel et avec un gouvernement coupable. Aujourd'hui, on les bloque mais on devra revenir les désarmer, il faut les mettre hors d'état de nuire. »
Loan, des Soulèvements de la terre, dénonce le colonialisme chimique aux Antilles, en Amérique du sud, en Inde ou en Afrique. Elle parle de l'utilisation des pesticides comme arme impérialiste et coloniale au Vietnam historiquement, ou à l'heure actuelle en Palestine et au Liban. Elle liste l'ensemble des actions qui ont lieu en parallèle contre syngenta dans une dizaine de pays, parmi lesquelles : Argentine, Kenya, Suisse, Pakistan, Hawai, Indonésie, ainsi que les communiqués de soutien des camarades d'Agrimouv du Liban et du Mouvement des Sans Terre au Brésil. Et Nahia conclut en rappelant que nous n'obtiendrons rien de ces industries criminelles sans une suite d'actions directes.
C'est la première fois en France que des paysannes et victimes des pesticides s'unissent en aussi grand nombre pour converger vers un site majeur de l'industrie des pesticides en vue d'en bloquer la production. Et c'est ce blocage que l'annonce de la mobilisation et la peur qu'elle suscite chez nos adversaires à déjà réussi à accomplir, même si ce n'est que trop temporaire. Nous savons en effet que depuis plusieurs jours, le site Syngenta - qui fabrique d'habitude ses poisons 7 jours sur 7 et 24h sur 24 - est fermé. Des sources internes nous ont confirmé que la production est arrêtée et que cela faisait des semaines quela tension montait pour la direction. Des cuves et des stocks de l'usine ont été vidés, ses escaliers extérieurs démontés et les salariés ont été mis en congés payés. Nous savons que son activité ne reprendra pas avant le milieu de semaine prochaine.
La manifestation qui s'élance en direction de Syngenta est foisonnante. En tête du cortège, une grande banderole, « Syngenta répand la mort et récolte la colère » puis des tracteurs bardés de messages multicolores : « autodéfense paysanne », « la paysannerie contre l'agro-chimie » ou encore « l'agriculture on veux en vivre pas en mourir ». Ils sont suivis par des centaines de personnes malades et des soignant-es dans un cortège animé par Cancer Colère. Elles et eux brandissent des étendards avec leurs noms ou ceux de leur proches touchés par des cancers, pour dénoncer les causes systémiques et la responsabilité des industriels du secteur. Un cortège décolonial incarne la dimension internationaliste de la mobilisation et la lutte pour la libération de la Palestine. Adama Agriculture Solutions, une filiale de Syngenta Group, travaille en effet avec des entreprises d'armement proches de l'armée Israélienne et participe au génocide en cours via sa fourniture de pesticides utilisés dans le conflit en Palestine et au Liban. Des délégations internationales de paysan.nes de la Via campesina sont présentes. Des habitant.es de Normandie mais aussi de nombreuses autre régions du pays et dont les points de captages d'eau, les terres et la santé sont intoxiqués par Syngenta gonflent la manifestation. 6 fanfares de lutte, Planete boom boom, des camarades de la scène free party normande ou de la Zad de Notre dame des landes ont unis leurs talents et leurs système sons pour animer le cortège.
De l'autre coté de la Seine gardée par la zodiacs de la police fluviale, des kayaks s'approchent de l'usine avec une banderole flottante sur laquelle est inscrite 'Syngenta noie le poison'. L'entreprise persiste à ne pas prendre en compte les résultats des analyses prouvant que l'eau est polluée du fait de ses rejets. Le long du parcours, des riverain-es sortent et témoignent de leur soutien : leur nappes phréatiques sont contaminées, des proches sont malades et les cas de cancer explosent dans le voisinage.
La manifestation forte de plus de 10 000 personnes s'étale jusqu'à ce que, 3 kilomètres après son départ, en contrebas, le site Syngenta et ses tours jaunes se découvrent aux yeux des participant.es. Il n'est plus qu'à quelques centaines de mètres derrière la voie ferrée et gardé par des lignes de gendarmes placés dans les champs. Le cortège de tête s'arrête alors face au site sur une grande parcelle agricole en bord de route devant laquelle les tracteurs s'alignent. La préfecture a désigné ce champ comme le début de sa "zone rouge" ou elle ne veut pas qu'on pénètre. Pourtant des centaines de personnes y descendent, avec une banderole 'Vos chimies, nos chimios'. Elles attachent alors à de grands pieux les étendards portant leur prénoms ou ceux de leurs proches touchés par la maladie et les plantent tour à tour dans le champ. C'est le moment que choisissent les gendarmes mobiles pour arroser le champ de gaz lacrymogènes et de grenades GM2L, au pretexte qu'une vingtaine de personnes se sont approchées un peu trop près. C'était nos 'gendarmes' à nous, des manifestant-es équipées de boucliers en cartons flashys aux couleurs des gendarmes, les insectes. Pris sous les gaz, une partie du cortège fait malheureusement demi-tour avant d'arriver devant le site. Mais malgré les pleurs et difficultés à respirer, nombre des malades présent-es tiennent bon avec les personnes qui les entourent et restent courageusement implanter ce cimetière de la santé publique et l'agro-chimie.
À peine l'air est-il redevenu respirable qu'un rituel démarre. Une camarade s'empare du micro et lit un à un les noms des personnes malades ou décédées qui composent le "cimetière de la santé publique", leur âge et leur maladie. La foule répond alternativement en scandant les mots "Cancer" et "Colère". L'émotion est si forte qu'elle doit laisser sa place à un autre camarade qui poursuit la lecture alors que la manifestation continue d'arriver. Celui-ci annonce : « Nous refusons que les dirigeants de Nufarm et Syngenta reviennent comme si de rien n'était. Nous voulons qu'ils ne puissent plus détourner le regard des ravages dont ils sont responsables. Nous allons leur coller la honte, à eux et aux politiques qui les protègent, à tous les allié.s du cancer, aussi longtemps qu'il le faudra. »
Pendant ce temps de l'autre côté de la route, sur la parcelle attenante que la foule remplit progressivement, des infrastructures sortent soudainement des bennes agricoles et camions. En quelques dizaines de minutes, un camp s'établit avec deux scène, un bars, des toilettes, des tonnes à eau.... Une annonce collective est alors faite au micro : « L'agro-chimie est une mafia et l'Etat français est son serviteur zélé. Depuis des semaines, les autorités publiques ont multiplié les pressions pour que cette manifestation ne puisse avoir lieu dans de bonnes conditions. Elles ont voulu nous envoyer au loin, manifester de l'autre côté de la Seine. Elles ont aussi tout fait pour nous priver de terrain d'accueil. Les communes et paysan.nes des alentours qui étaient prêt.es, en soutien, à nous prêter des parcelles pour accueillir la fête et faire camper les manifestant.es ont reçu de lourdes menaçes de la gendarmerie et des interdictions.
Alors, collectivement, nous avons décidé que nous allions rester faire la fête paysanne, face à Syngenta. face à nos bourreaux ! Parce que s'installer là ou on ne veut pas de nous, c'est l'endroit juste pour exprimer notre colère et notre détermination ! Parce que nous avons une furieuse envie de vivre ! Parce que face à la maladie et à la mort, nos joies, nos fêtes nos danses sont vitales.
Elles nous rendent plus fort.es que ceux qui prospèrent sur la mort, la destruction du monde paysan et la maladie. Ce que cette fête libre dit, c'est la nécessité de bloquer et d'assiéger les sites de production de pesticides. » Sur le plateau agricole au centre du champs, Yoa envoie alors les première notes de « Mes copines » et enflamme instantanément la foule qui part en gros dance floor serré.
Après ce premier concert, Vincent, secrétaire national de sud chimie, monte seul sur la scène free party et interpelle courageusement les milliers de personnes encore présentes. Nous avons envahi par surprise et mis à l'arrêt en novembre l'usine dans laquelle il travaille en 3/8. Les liens se sont renforcés depuis avec un certain nombre de ses camarades travailleurs du secteur agro chimique qui ont écrit un appel à rejoindre la manifestation du 3 octobre intitulé « Nos vies valent tellement plus que leur profit ». Il raconte comment ils sont en première ligne des intoxications sur leurs lieux de travail et combien « l'industrie chimique est dégueulasse ». Il parle des combats contres leurs patrons et de leurs difficultés et détermination à imaginer reconvertir l'activité de ses sites. Et nous sommes nombeux.ses à nous dire que ce qui se joue avec sa présence est d'une importance politique cruciale.
Alors que le soleil se couche dans un grand marbré rose, le préfet - pris fortement à partie sur les réseaux sociaux pour avoir arrosé délibérément de gaz l'implantation du cimetière face à syngenta - est mis en fureur par le maintien de la fête en face du site. Il décide d'enclencher les grands moyens pour y mettre fin : menace de saisie des tracteurs et des systèmes de son dans le cadre de la nouvelle loi riposte contre les free partys, sommation annoncée par helico, arrivée d'un canon à eau et de tout un tas de fourgons aux abords du champ. Une camarade qui assiste de manière fortuite au brief du colonel de gendarmerie l'entend asséner à ses hommes : « Faut vraiment pas hésiter à utiliser lacrymos et GM2L ». Nous décidons, juste avant qu'ils déclenchent la charge, de remettre la fête en mouvement et de rester ensemble. Un long convoi nocturne dansant illuminé par les phares des tracteurs repart en direction de Gaillon suivi par une grande ligne de fourgons de gendarmes mobiles. Cela ne l'empêche pas de s'enjailler pendant 2h avec l'electro-accoustique à tubes de basstong et un mur de son tekno. De retour au point de départ devant Auchan, rendez-vous est donné au camp à 40km de là où une scène se remonte sous un chap' à minuit pour un concert de hip-hop de folie avec Dr Kyle et une boum aléatoire jusqu'au bout de la nuit.
Cette journée de mobilisation massive et appelée publiquement était une nouvelle étape dans une campagne d'action visant à occuper, bloquer et désarmer les sites de production de pesticides du pays. Elle faisait suite à l'intrusion par surprise en novembre de cinq cent paysan.nes et malades dans le site BASF de Saint Aubin les Elbeuf à 40 km de là pour le mettre à l'arrêt ou sur un site Phtyteurop près d'Angers avec des tracteurs. C'était aussi le premier moment de riposte populaire en France suite au passage estival de la loi d'urgence agricole et alors que la loi omnibus prévoit de faciliter le maintien sur le marché de nombreux pesticides à l'échelle européenne. Cette campagne continue et la coordination du 3 octobre appelle les habitant.es du pays à continuer à bloquer, occuper, désarmer les sites de pesticides présents dans leur région en l'annonçant publiquement ou par surprise. La carte de ces sites est disponible sur le site des soulèvements de la terre.
Ce 3 octobre marquait aussi un élan coordonné de protestation internationale contre Syngenta dont les activités ont des conséquences ravageuses dans de nombreux pays : exportation de pesticides interdits d'usage dans l'Union Européenne, dépendance aux semences chimiquement enrobées, OGM, Syngenta s'illustre par ses ravages toxiques. Depuis hier et dans la foulée de l'appel de Gaillon, des actions simultanées ont lieu notamment au Pakistan, en Suisse, au Costa Rica, en Angleterre, en Argentine, aux États-Unis, en Suède, en Autriche et au Brésil. Dans sa réponse à ce mouvement mondial, Syngenta a eu le culot de prétendre soutenir « les fermiers » mais aussi « la biodiversité », que ses activités font disparaître jour après jour. La novlangue des multinationales qui a depuis longtemps érigé le mensonge en règle de communication pourrait prêter à rire, si elle n'était pas la langue d'un pouvoir aussi réellement destructeur. Il n'a que trop duré.
Les organisateurs précisent qu'il existe une cagnotte pour soutenir le 3 octobre et la suite des mobilisations contre les pesticides. L'ensemble des infrastructures qui permettent ces manifs et les camps qui les accueillent, l'acheminement des tracteurs ou l'impression de tracts et affiches représentent des gros frais. Sachant que le mouvement tient à son autonomie et qu'il ne bénéficiera de toute façon jamais d'aucune subvention pour ce type de mobilisations. Le lien vers cette cagnotte se trouve donc ici.
Pour revivre le déroulé de la journée et de la manifestation avec davantage de photo, on ne saurait trop vous recommander ce live réalisé par les sites mutu.
Cohere accélère. Le 30 septembre, l’entreprise canadienne lançait Embed 5, sa nouvelle famille de modèles d’embeddings, conçue pour améliorer la recherche dans des données d’entreprise complexes. Cinq jours plus tard, elle dévoile North 2, présenté comme sa « plus importante mise à niveau » à ce jour. A première vue, les deux annonces pourraient sembler appartenir à des catégories différentes. En réalité, elles répondent au même objectif : faire de Cohere une plateforme plutôt qu’un simple fournisseur de modèles.
Depuis la prison d’Evin, Narges Mohammadi a écrit ses Mémoires. Dans Une femme ne renonce jamais, la militante rappelle que le mouvement Femme Vie Liberté continue de résister en Iran.
L’article « Une femme ne renonce jamais » : Narges Mohammadi pousse un énième cri de colère contre le régime des mollahs est apparu en premier sur Les Nouvelles News.
Alors que les cyberattaques se banalisent, l’assurance contre leurs conséquences ne suit pas la même trajectoire. C’est le paradoxe mis en avant par Hiscox dans l’édition 2026 de son rapport sur la gestion des risques cyber. Dans le cadre de cette étude, 6800 décideurs chargés de la cybersécurité dans des organisations de moins de 250 salariés ont été interrogés.
Source : L'Humanité
Source : INDEX
The vice-president’s recent remarks seek to maintain a posture of strength while they inadvertently expose political realities
JD Vance has parachuted into the midterm election campaign on a rescue mission in a new guise: a risk management consultant. Speaking in the flat language of the expert hired to identify threats, weaknesses and losses affecting a business’s reputation, he has presented his executive summary for limiting vulnerabilities and a scenario for averting disaster.
“There’s a lot of good that’s been done, but there’s a lot of work left to do,” he informed his clients on 15 September about the words to use. “Give us another chance, or give us another couple of years, to continue to work on the amazing things that we’ve been doing for the past two years.” He turned the focus to harm reduction rather than total agreement and then shifted the equation to a negative binary choice. “Even if you don’t agree with us on every issue, the other party is consumed by craziness.”
Sidney Blumenthal, former senior adviser to President Bill Clinton and Hillary Clinton, has published three books of a projected five-volume political life of Abraham Lincoln: A Self-Made Man, Wrestling With His Angel and All the Powers of Earth. He is a Guardian US columnist and co-host of the Court of History podcast
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L'emblématique parc de Yosemite, aux États-Unis, attire depuis longtemps les appétits commerciaux. Dernier exemple en date, l'intérêt de l'administration Trump pour un échange de terrains au profit d'un promoteur.
Aux États-Unis, des révélations montrent que l'administration Trump étudiait un échange de terrains qui permettrait à un promoteur privé de construire une route vers un complexe immobilier au bord de Yosemite, premier parc naturel de l'histoire du pays, qui contient le site (…)
J'voudrais écrire avec mes tripes, mon corps, ses joies et ses dégoûts, loin de toute moraline (Nietzsche) parce que les tribunes de circonstance, les communiqués, syndicaux ou autres, les déclarations d'intention, les mots creux, les rodomontades resteront lettre morte et ne sont que vétilles en considération de ce qui se joue en ce moment dans les lycées de toute la France, et au-delà (universités, monde du travail, perspective du 17 octobre…).
L'intersyndicale nationale, au soir du 2 octobre, après plus de 5000 interpellations en 5 jours (pire qu'au plus fort du mouvement des Gilets Jaunes) et des centaines de cas de violences policières avérées, n'est pas même foutue d'appeler à la grève et à manifester le mardi 6 octobre (date posée par le mouvement lycéen pour une grande journée d'actions). Elle préfère en effet le « dialogue social », soit la complicité avec les pouvoirs en place, à la solidarité et aux véritables changements… L'intersyndicale qui précise encore dans ses communiqués qu'il faut que le gouvernement entende les revendications lycéennes, déclaration totalement hors sol, comme si, de là où nous en sommes, le lion affamé allait entendre la plainte de l'antilope… Bref, l'intersyndicale, avec ses éternels atermoiements, c'est le maintien du système tel qu'il est, or certain.es ne le comprennent toujours pas, ce qui est bien désespérant, alors même qu'elle s'est évertuée à faire perdre tous les mouvements sociaux conséquents des dix dernières années (au moins), à commencer par la mobilisation contre la contre-réforme des retraites.
La liste des exactions de la police est tellement longue qu'un recensement exhaustif ne peut en être dressé : tentative de noyade à Belfort par un flic en civil, tentative d'écraser des élèves, par un flic à moto au Blanc-Mesnil, tentative d'homicide à Troyes : une voiture de police fonce à vive allure sur une foule de jeunes, calmes, réunis dans une rue, tout en les gazant depuis les vitres ouvertes du véhicule, étranglement d'une lycéenne de 14 ans à Alençon, éborgnement d'un lycéen de 16 ans, à Argenteuil du fait d'un tir à bout portant de LBD. À Tours, Maël, 16 ans a aussi été éborgné, Mâchoire brisée du fait d'un tir tendu de grenade en plein visage d'Eden, 15 ans, dans le Val d'Oise [1].
Etc.
Une copine me raconte : présence de flics avec des chiens à Carnot (collège-lycée à Paris 17è), mouvement de foule à l'intérieur du collège, son fils de 11 ans blessé au genou dans la panique. Bah au moins, il détestera la police, et pour longtemps !
Dans mon lycée du 93, au terme de deux jours de blocus, on dénombre 5 élèves placés en garde-à-vue dont l'un, mineur, sera peut-être déféré au tribunal ; des blessures : une jeune fille, à l'œil, ayant reçu un projectile suite à l'envoi de gaz lacrymogène par les forces de l'ordre, d'autres présentant des contusions dues à des coups de matraques ; des mises en joue d'élèves par des flics armés de LBD et moult tirs de gaz lacrymo ; des insultes, évidemment ; des intimidations : un flic en mode prêcheur qui déclare à un élève : « tu sais, ce que tu fais là, à la mosquée, même si tu le confesses, on t'le pardonnera pas »… Et aussi une voiture bélier fonçant à vive allure dans le tas, pas de blessés mais une catastrophe aurait pu avoir lieu.
À noter que les élèves embarqués l'ont été alors qu'ils n'étaient plus devant le lycée mais sur le chemin les reconduisant chez eux, par des keufs en embuscade aux environs du lycée, bel exemple de crapulerie et veulerie.
On les pensait bien soumis, pour toujours
Dociles à souhait
Esclaves, sans fin
Dominé.es sans répit
Qui ça ?
Les sauvageon.nes des banlieues, les relégué.es des quartiers populaires… mais ils n'en peuvent plus et relèvent la tête !
Dans mon lycée du 93, depuis des années, on « joue » aux chaises musicales, il n'y a bien souvent pas assez de chaises pour les classes à 35, il faut donc aller en chercher dans d'autres salles qui, de fait, connaîtront à leur tour le même sort, le problème n'est donc pas réglé et se poursuit sempiternellement. Les chaises, en outre, de piètre qualité, sont pour beaucoup endommagées, s'entassent dans les salles et ne sont pas jetées
Depuis l'an passé, Pécresse a fait installer des systèmes bloquant les fenêtres qui s'ouvrent donc à peine maintenant, empêchant toute réelle ventilation ; système anti-suicide paraît-il, mais les élèves peuvent allégrement se jeter dans le vide depuis les passerelles menant d'un bâtiment à l'autre… En résultent miasmes qui s'accumulent en raison de cette impossibilité d'aérer correctement les salles de classe et chaleur épouvantable qui s'accumule du fait également des matériaux du bâti qui retient la chaleur et la recrache même lorsque les températures viennent à baisser.
Une attention particulière concernant parcoursupercherie qui rythme dorénavant l'année scolaire, qui lamine le sens de notre boulot d'enseignant.es, dont on voudrait encore croire qu'il peut consister à faire cours pour le plaisir de faire cours, à échanger avec les élèves sans qu'ils soient continuellement soumis à des évaluations et obsédés par les notes obtenues, mais l'angoisse des élèves tout au long de l'année, avant même l'ouverture de la plateforme, fait perdre tout sens aux enseignements et condamnent les élèves à un état de stress permanent. Une seule solution, tout le monde le sait, il faudrait construire au moins dix nouvelles universités pour que chacun.e y ait sa place, mais ce n'est bien sûr pas du tout à l'ordre du jour, l'argent c'est pour les keufs et pour l'armée ! Et ceux-celles qui n'auront pas de place à la fac, et bien qu'ils-elles aillent crever !
Les élèves en situation de handicap, quant à eux, sont continuellement maltraités, du fait du manque d'AESH (mon lycée en la matière ne fait pas exception), ainsi non seulement leurs droits sont bafoués mais leur souffrance en est décuplée.
Dans mon lycée toujours, en moyenne, un élève par mois est retiré de sa famille par les services sociaux pour inceste et l'on estime, de façon générale, que trois élèves par classe sont concernés, en France, par des cas d'inceste. Qu'est-il fait pour remédier à ça ? Quasi rien, ni dans mon lycée, ni dans aucun autre.
Durant ces jours de blocus, qui vont se poursuivre cette semaine, quoi qu'il en coûte, immense joie de voir les élèves au naturel, en dehors du carcan que l'institution leur impose, de voir leurs corps en mouvement, vivants de n'avoir plus le cul plombé sur une chaise huit heures d'affilée, solidaires, fraternels et sororales. Feux d'artifices, musique, danses endiablées, autour d'un beau brasier, pancartes au verbe audacieux et aux paroles non tempérées, prises de parole simples et efficaces, déguisements : devant mon lycée, une grenouille débridée, surgie de nulle part, ravive tout à coup la liesse populaire qui venait à peine de faiblir, la vieille c'est Spiderman qui s'était invité.
Les sauvageon.nes sont libres, communient dans la jubilation !
Pour une fois, les profs présent.es dialoguent enfin, écoutent vraiment leurs élèves et réalisent que ce qui domine, de leurs revendications, est une demande de décence, de respect et la fin des multiples humiliations, multiples, qu'ils-elles subissent au quotidien. Finalement, les requêtes qui semblent anodines sont en réalité très importantes : du PQ, du savon, des chaises, des repas comestibles en quantité suffisante, de l'écoute, le minimum vital quoi, mais c'est aussi bien sûr le sentiment de relégation, la désignation des inégalités de traitement entre les lycées de banlieue et ceux de centre-ville qui sont dénoncés.
La Palestine et son drapeau fleurissent sur les pancartes, les élèves à l'extérieur du lycée peuvent enfin exprimer leur soutien à la Palestine et dénoncer le génocide, ce qui évidemment leur est interdit dans l'enceinte bunkerisée du lycée.
Ce qui est injustement interdit ne l'est maintenant plus !
Réponses de l'institution aux doléances des lycéen.nes ? Déchaînement de sauvagerie policière, flics à l'intérieur des lycées comme ce sera le cas ce lundi dans le Var par exemple, répression judiciaire, déploiement de drones (application de la loi RIPOST), fermeture des établissements, passage au distanciel mais aussi chantage dans les établissements : absences notifiées sur pronote, courriers aux parents, menace de conseils de discipline, etc.
Dans mon bahut, durant les deux jours de blocus de la semaine passée, les personnels de direction ont passé leur temps à photographier les élèves présents devant le lycée, en particulier ceux-celles alimentant le brasier, j'pense pas vraiment que ce soit pour des photos souvenir, mais pour transmettre aux N+1 et aux condés, Beurk !
L'oppresseur a défini la nature de la lutte : la violence. Nuñez déclare, sur TF1, vendredi 2 au soir : « Il n'y a aucune consigne de retenue et aucune consigne de ne pas utiliser tout l'armement à disposition des forces de sécurité intérieure » contre les lycéen.nes. Nuñez assume donc de faire encore plus de blessé.es, de mutilé.es, voire des mort.es !
Les jeunes ne se laisseront pas faire, et nous non plus nous ne nous laisserons pas faire !
Que brûlent encore mille poubelles, que des feux de joie fleurissent partout, que les lycées, les préfectures, les comicos, les tribunaux soient attaqués et dégradés, oui, mille fois OUI !
Il n'y a pas d'autre manière de se faire entendre que de tout cramer, c'est ce qu'ILS ont voulu mais… les potentats qui gouvernement et le forcené qui se trouve à la tête de l'État peuvent encore se radicaliser, jusqu'à instaurer des couvre-feux, ouvrir un état d'exception, activer l'article 16, suspendre les élections… Scénario délirant ? Mais nous sommes en plein délire, en plein cauchemar et le pire semble certain… [2]
Le point de non-retour est néanmoins atteint et ça pourrait bien être le printemps en plein automne mais sûrement pas un printemps républicain !
VIVE LA LUTTE DES LYCÉES
SOLIDARITÉ AVEC LES LYCÉENS ET LYCÉENNES MOBILISÉ.ES
LIBÉRATION SANS POURSUITES DE TOUS LES INCULPÉ.ES
Une prof dans le 93
[1] https://www.leetchi.com/fr/c/en-soutien-a-eden-victime-dun-tir-en-plein-visage-de-lance-grenade-1480238 ?
[2] https://blog.mondediplo.net/terminus-du-neoliberalisme-ou-terminus-de-la
La répression ne frappe pas que les adolescent·es : le personnel des lycées mais aussi des parents ont été visé·es par la violence des forces de l'ordre.
L’article Mouvement lycéen : les personnels éducatifs et les parents d’élèves sont aussi victimes de violences policières est apparu en premier sur Contre Attaque.
Source : L'HumanitéBC Counter Info
4 octobre 2026

Peu après 10 heures du matin le 5 juillet, la police est arrivée dans le secteur de la route de Chief Lake. Une fois sur place, ils sont tombés sur un étrange spectacle, une pelle mécanique sens dessus dessous qui a été engloutie par les flammes. Après avoir chaussé leurs lunettes d’enquêteurs, ils ont réalisé qu’avant d’être mise au feu, la pelle mécanique était utilisée pour détruire un camion-benne à roches qui a ultérieurement été lui aussi incendié.
Cette visite nocturne a laissé derrière elle plus d’1 millions de dollars de dégâts. Les forces de l’ordre rapportent que cela s’est produit sur un site minier, mais omettent de mentionner lequel. La seule principale mine opérationnelle dans le secteur est la mine de Mount Milligan, qui extrait du cuivre et de l’or. Il y a, toutefois, deux projets de mine notoires – le projet Angus, qui vise à produire de la silice pour l’expansion du frakcing dans la région, et la mine Black Water Gold, qui pourrait devenir l’une des plus grandes mines d’or du Canada. Nous espérons que tous ces sites continuent de se retrouver nez à nez avec la fureur d’individus déterminés.
– Unsung

BC Counter Info
4 octobre 2026

Pour la troisième fois cet été, la coupure volontaire de fibre optique a laissé d’immenses étendues du nord de la Colombie-Britannique sans Internet, TV, réseau mobile, téléphone fixe, services d’urgence et de traitement de paiements numériques.
La première coupure s’est produite le 2 mai à environ 20 kilomètres de la ville de Burns Lake. Les perturbations ont débuté juste après 3 heures du matin, et ont affecté tout le nord de Burns Lake, y compris l’archipel de Haïda Gwaïï, qui est à plus de 700 km de distance. Les médias rapportent que la « panne a significativement entravé le commerce local, en particulier à Prince Rupert, où les passagers d’un bateau de croisière [qui venaient de débarquer] et habitants n’étaient pas en mesure d’utiliser les systèmes de point de vente de nombreux commerçants. »
Suite à cette coupure, CityWest (un fournisseur Internet) a révélé (sur un PDF pauvrement rédigé oups) que plus de 22 000 clients Internet et plus de 8 000 clients téléphoniques étaient impactés. Ils poursuivent dans leurs commentaires :
« Bien que les dégâts sur la fibre étaient inévitables, l’envergure et la durée de la panne ont été amplifiées par les dépendances dans l’architecture, y compris les services DNS/DHCP centralisés, l’authentification centralisée et des chemins d’accès résilients limités pour le personnel d’exploitation. CityWest met en œuvre des mesures ciblées pour réduire l’impact de ces derniers en cas de futures pannes. »
Le second exemple de sabotage s’est produit en plein jour, à 13 heures le 2 août, dans le secteur de Mount Hayes, le long de l’autoroute 16. [L’opérateur télécom] Telus a rapporté que « des dégâts significatifs sur les lignes de fibre » se sont produits et que « les services de téléphone fixe, Internet, TV et mobiles pour les clients de nombreuses communautés du nord de la Colombie-Britannique, comprenant Terrace, Masset, Kitimat, Prince Rupert, Smithers, Burns Lake et Fraser Lake » étaient affectés. Au bout d’une dizaine d’heures, les services ont été rétablis. Dans les deux cas les médias et la police ont rapidement accusé les voleurs de cuivre des faits – leurs mots et photos publiées pointent vers ce qui est censé être des voleurs de cuivre décidés, grimpant en haut de poteaux téléphoniques et sectionnant ce qui ressemble à des câbles sous tension…
Le 11 août, la troisième coupure s’est produite. L’infrastructure de la fibre optique de la région était particulièrement vulnérable en raison des feux de forêt qui ont brûlé les lignes existantes, et d’une coupure distincte d’un opérateur tiers dans la province d’Alberta. En réponse à un été de perturbations répétées de la fibre optique, le fournisseur télécoms CityWest a dit planifier la construction d’une ligne additionnelle le long de l’autoroute 37, la surnommant « Northern Resiliency Project ». Pour accroître la résilience, ils espèrent établir une voie de télécommunication nouvelle et physiquement séparée à travers le nord. Surtout, l’autoroute 37 est le point d’accès clé pour une grande partie des réseaux logistiques miniers et de transport.
Bien sûr, tous ces événements malencontreux ont été catalogués comme des effets secondaires de tentatives de vols de cuivre. Mais peut-être que, dans un monde à l’envers qui relègue nos vies aux réseaux informatiques, de câbles et de l’industrialisme, un autre récit a-t-il plus de sens ?
– Unsung
Unsung est une initiative écrite qui met en lumière l’action directe auto-organisée à travers la Colombie-Britannique. Les agences d’État et les médias ont pour pratique d’occulter les ruptures avec la paix sociale sauf lorsqu’ils pensent que cela sert leurs intérêts. Nous estimons qu’il est important pour l’imaginaire rebelle de mettre en lumière la pratique toujours présente de l’attaque. Unsung met en lumière des actions anonymes non revendiquées que nous trouvons dans les médias, les rapports de police et les histoires que nous entendons. Nous explorerons certaines des réalités économiques, écologiques et politiques qui façonnent le contexte dans lequel chaque action est survenue. Il est important de se rappeler que nous ne connaissons pas les intentions de ceux qui mènent des actions et ne pouvons pas parler en leur nom. Unsung n’est pas une initiative pour explorer des actions menées exclusivement par des anarchistes, mais se concentre à la place sur toute action qui pourrait stimuler l’imagination anti-autoritaire. Nous ne publions pas de communiqués ou de revendications d’action, nous estimons que des contributions régulières sur les sites de contre-info sont suffisantes à cet égard.
Source : Rue89 Strasbourg
Payant