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  • Piratage d’universités : un Iranien extradé aux États-Unis

    Les autorités du Monténégro ont extradé vers les États-Unis, le 1er octobre 2026, un ressortissant iranien accusé d’avoir participé à une vaste campagne de piratage ayant permis de dérober des données universitaires et de la propriété intellectuelle. Amir Barati, un binational turco-iranien de 40 ans, a été arrêté le 25 juin 2026 par la police du Monténégro, où il passait ses vacances. Il faisait l’objet d’un mandat d’arrêt aux États-Unis.

    Menée entre 2013 et 2017 pour le compte du Corps des gardiens de la révolution islamique d’Iran, cette campagne ciblait des boîtes mail, notamment celles d’universités et d’instituts de recherche. Le ministère américain de la Justice (DoJ) accuse les attaquants d’avoir piraté 322 universités, dont 144 américaines, ainsi qu’une cinquantaine d’entreprises, dont 42 aux États-Unis. Ils auraient dérobé au moins 31 To de données.

    Selon le DoJ, Amir Barati « a participé au suivi de l’évolution des campagnes de spearphishing, au partage avec d’autres complices des identifiants permettant d’accéder aux comptes piratés, à l’établissement de listes de cibles, à la reconnaissance des réseaux informatiques et à la rédaction de messages de phishing ».

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  • [Nantes] Manif tou–te-s ensemble contre la répression policière

    Ce samedi on se mobilise contre la repression !

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  • L’IA au cœur de la stratégie cyber de Thales

    Thales a dévoilé, le 1er octobre 2026, lors du Thales Cyber Summit, les nouveautés de sa stratégie de cybersécurité, désormais articulée autour d’un principe : face à l’IA, « l’humain doit garder le contrôle ». Anticipant une forte croissance des activités, le PDG de Thales, Patrice Caine, a annoncé la poursuite des investissements dans l’innovation. Thales consacre 4,5 milliards d’euros par an à la R&D, notamment dans l’IA, la cybersécurité, le quantique et le cloud.

    Les principales annonces du Thales Cyber Summit sont :

    • le renforcement du partenariat avec Google Cloud, notamment via l’intégration de l’AI Security Fabric dans la Gemini Agent Platform : l’outil de Thales permet de bloquer en temps réel les comportements non autorisés des agents d’IA ;
    • le lancement de Sentinel Envelope Plus, un module destiné à protéger les logiciels contre la rétro-ingénierie, notamment lorsqu’elle est facilitée par l’IA ;
    • le lancement de CipherTrust Data Security Posture Management, une plateforme permettant d’identifier les données sensibles d’une organisation et de détecter leur éventuelle exposition ;
    • la création d’une nouvelle offre de services de cyberdéfense, combinant sécurité des applications, détection et réponse augmentées par l’IA, évaluation continue des risques et résilience des actifs critiques, tout en maintenant une supervision humaine ;
    • la participation de Thales au programme « Fairwind » de Google, qui donne accès à des modèles d’IA avancés dédiés à la recherche de vulnérabilités et à l’automatisation de leur correction ;
    • le lancement de Luna 8, un nouveau HSM de Thales combinant des algorithmes cryptographiques classiques et post-quantiques.

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  • Montpellier : le mouvement lycéen se durcit, la répression aussi

    À la suite de la décision de la préfète de l’Hérault de fermer de nombreux lycées à Montpellier après la mobilisation d’hier, les lycéen·nes se sont retrouvé·es ce vendredi 2 octobre devant l’établissement Clémenceau. La police a usé de gaz lacrymogène, et un journaliste s’est fait percuter par la moto d’un policier alors qu’il filmait le mouvement. Les observateurs de la Ligue des Droits de L’Homme rapportent une dizaine d’interpellations.

    La journée du 1er octobre a été mouvementée à Montpellier : plusieurs établissements étaient bloqués par des lycéens, et des départs d’incendies ont éclaté à Jules-Guesde, Mendez-France et Mermoz. Ce qui a conduit Chantal Mauchet, préfète de l’Hérault, à ordonner la fermeture de ces établissements pour le lendemain.


    C’est donc devant le lycée Clémenceau que se sont rejoint les lycéens et étudiants de l’université Paul-Valéry, ce vendredi 2 octobre. S’en est suivi toute la matinée un face à face entre la police et les personnes mobilisées. Des jeunes habillés de noir ont tiré au mortier et lancé des projectiles, la police a fini par répliquer avec du gaz lacrymogène. Une dizaine de personnes a été interpellée selon les observateurs de la Ligue des Droits de l’Homme. Le journaliste Valentin Levetti, fondateur de Stupmedia, s’est fait percuter la jambe par un des policiers à moto alors qu’il filmait le mouvement. Il était portait un brassard “presse” et était clairement identifiable. Les policiers, eux, ne l’étaient pas. Il a annoncé qu’il allait porter plainte.

    Violences policières à #Montpellier : le journaliste Valentin Levetti, fondateur de @StupMedia était en train de couvrir le mouvement lycéen quand une moto de police lui a percuté la jambe. Il portait un brassard presse et était identifiable. Les policiers, eux, ne l’étaient pas https://t.co/Ns0J034cyJ

    — Le Poing – Montpellier (@lepoinginfo) October 2, 2026

    Les lycéens se sont ensuite rendus au lycée Joffre, où la police a utilisé du gaz lacrymogène pour disperser des jeunes qui tentaient de s’interposer lors d’une interpellation. L’ambiance s’est peu à peu détendue, et les jeunes ont fini par danser et faire des “battle d’aura” (comprendre, des danses et gestes tirés de la culture internet en face à face) devant un cordon de CRS.

    Après Batman, Spiderman et des T-Rex, c’est Mickael Jackson qui est apparu ce 2 octobre, aux côtés des lycéen·nes, à #Montpellier aux abords de l’établissement Joffre, dont l’entrée est bloquée… Par des CRS ! https://t.co/DDizf20boS

    — Le Poing – Montpellier (@lepoinginfo) October 2, 2026

    Des moyens, pas des matraques

    Derrière les images de poubelles en feu, les revendications n’ont pas varié depuis le début du mouvement. Parti de Créteil et d’Île-de-France avant de gagner de nombreuses villes, il a démarré à Montpellier le mardi 29 septembre, à Joffre, Jean-Monnet et Jules-Guesde, en pleine journée de grève de la fonction publique contre le projet de budget du gouvernement.

    Les lycéen·nes réclament d’abord des moyens : des classes moins chargées (jusqu’à 32 à 35 élèves selon l’Union syndicale lycéenne), davantage de profs, de surveillant·es, d’infirmier·es scolaires et de psychologues, ainsi qu’une revalorisation du salaire des AESH, les accompagnantes d’élèves en situation de handicap, jugées trop peu nombreuses et mal payées. Ils et elles pointent aussi l’état du bâti : locaux mal isolés, intenables pendant les canicules, et l’exigence d’un plan de rénovation thermique pour adapter les lycées au changement climatique. À Clemenceau, un élève décrivait un escalier condamné faute de moyens pour le réparer, et des élèves contraints de faire cours par terre à la rentrée, faute de tables et de chaises. S’y ajoutent la pression de Parcoursup, des emplois du temps jugés trop lourds et l’inquiétude sur la santé mentale des jeunes.

    Dernier mot d’ordre, apparu au fil de la semaine : la dénonciation des violences policières visant les lycéen·nes. Dès le 29 septembre, un membre de l’Observatoire des libertés de Montpellier rapportait l’usage d’une gazeuse à main sur des élèves devant Jean-Monnet. Un lycéen de Clemenceau résumait ainsi la situation : « On demande des moyens, ils nous envoient la police. »

    Côté universités, les étudiant·es de Paul-Valéry demandent l’abandon de la hausse des frais d’inscription pour les étudiant·es étranger·es et des moyens pour la fac et le Crous.

    Vers le 6 octobre

    L’Union syndicale lycéenne et l’Union étudiante appellent à une journée « décisive » le mardi 6 octobre, pour un financement massif des lycées et des universités.

    Réuni·es en assemblée générale ce vendredi, une centaine d’étudiant·es de Paul-Valéry ont voté un nouveau blocage de la fac le lundi 5 octobre, et appellent à rejoindre la mobilisation nationale du lendemain.

    L’article Montpellier : le mouvement lycéen se durcit, la répression aussi est apparu en premier sur Le Poing.

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  • Toulouse : un policier vise une manifestation lycéenne avec un fusil d’assaut

    Jusqu'où les flics et l'État iront-ils pour mater la révolte légitime de la jeunesse ? À Toulouse, les fusils d'assaut sont de sortie.

    L’article Toulouse : un policier vise une manifestation lycéenne avec un fusil d’assaut est apparu en premier sur Contre Attaque.

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  • Trump Breaks Law(s), Uses $20 Million In Taxpayer Money To Fund Midterm Propaganda

    Trump FCC boss Brendan Carr endlessly pays empty lip service to the “public interest” and the “value of broadcasting integrity” as he engages in ham-fisted censorship of comedians and journalists the president doesn’t like. Or the illegal dismantling of media consolidation limits. Or helps the president and his friends steal TikTok.

    But any time there’s an actual threat to broadcasting integrity or the public interest he’s unsurprisingly nowhere to be found. Like last week when his FCC rubber stamped heavy Saudi and Chinese investment in the Paramount merger despite obvious foreign influence concerns.

    Or this week, when his FCC sat on its hands as the Trump administration used $20 million in taxpayer dollars to air rank propaganda ahead of the midterms across major broadcast networks.

    A new set of rehashed ads feature Donald in black and white as he walks down a hallway promising to smite all of his enemies, including “the deep state,” “warmongers,” the “fake news media,” “Marxists,” and “fascists.” A notice at the bottom of the ad states it was “paid for by the US government.”

    A previous version of the ad was funded by Trump’s campaign committee, not the US government. The ad violates laws restricting the use of taxpayer money for domestic propaganda (you can tell we’ve really been enforcing that one) — and the Hatch Act (ditto), correctly notes a complaint to the FTC, FCC, Government Accountability Office (GAO) and Office of Special Counsel (OSC):

    “Under federal communications law, broadcast stations are strictly prohibited from censoring or rejecting ads sponsored by legally qualified political candidates. Even if a candidate’s ad
    contains graphic imagery or disputed claims, stations generally must air it. But there are clear
    exceptions to this rule.

    Broadcasters may be held liable for airing any advertisement that is in violation of federal law. Federal law explicitly prohibits using appropriated public funds for government propaganda, self-aggrandizement, or partisan political advertising. Yet, that is exactly the nature of Trump’s recent campaign ads that began airing on September 23, 2026. Furthermore, Donald Trump is not a candidate for any elective office. The FCC and broadcasters are not constrained by the special rule protecting candidate advertisements.”

    According to Public Citizen, the ad ran during NBC’s Saturday Night Live, Fox News Sunday, and several college and NFL football games this past weekend. While the Trump administration is trying to dodge the law by falsely claiming the ad is a “public service announcement,” it doesn’t actively promote any real programs or services, making it a very clear violation of existing law.

    In addition to Public Citizen’s complaints, Senate Democrats sent a letter to Homeland Security Secretary Markwayne Mullin this week stating that Trump is “illegally using Americans’ tax dollars to fund government propaganda and to put ads from his 2024 campaign back on the air.” It’s quite the waste of cash, given that associating yourself with a historically unpopular and corrupt president appears to be polling and political suicide this midterm season.

    The Trump FCC will, of course, do nothing. Brendan Carr told the media that these are just “normal” “public service announcements” that “don’t raise any red flags.” He also insisted it’s fine because, he claimed falsely, the “left” does this all the time:

    “Carr brushed off the concern, telling reporters that “there’s groups on the left that have, you know, long worked and pushed to weaponize the FCC’s license renewal process” but that the ads “don’t raise any red flags.”

    Carr’s referring to a single event in 2023 when the volunteer-run Media and Democracy Project (MAD) petitioned the FCC to pull the license of a Fox Philly affiliate for repeatedly running lies about election fraud. What Carr leaves out is that while there was that one effort from “the left” to stop the renewal of a Fox license, at the same time there was an even bigger effort from a far right group to block the renewal of licenses for three CBS stations that aired an interview with Kamala Harris that the MAGA faithful deemed was edited to make Harris look good.

    He also leaves out that his predecessor (the Democrat Jessica Rosenworcel) rejected all four of those requests, citing the First Amendment and pointed out that all such attempts to block license renewals for partisan reasons was an attack on free speech and a free press. Oh and he also leaves out that after he took over, he reinstated the efforts against the CBS affiliates, but not the Fox one.

    In other words, only one side (Carr and his MAGA minions) appears to be engaged in partisan attempts to suppress speech.

    Carr’s far more interested in dismantling all oversight of telecom monopolies, illegally dismantling media consolidation limits, trampling free speech, and forcing broadcasters to air discounted midterm ads. Broadcasters, meanwhile, are also unlikely to balk at running the ads, lest they want to face a fake Brendan Carr inquiry into “DEI” or some other, manufactured nonsense.

    Another day in a corrupt autocracy run by the shittiest zealots imaginable.

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  • PLAY-DOS - 6000 jeux DOS jouables sur ce faux PC des années 90

    PLAY-DOS , c'est un vieux PC des années 80-90 qui "boote" (en quelque sorte) dans votre navigateur, avec sur son disque C: une sélection de pas moins de 5 921 jeux MS-DOS tirés de la collection d'Internet Archive (oui, j'ai arrondi dans le titre, détendez-vous bon sang ^^).

    Au démarrage, PLAY-DOS vous demande quelle carte graphique vous avez : CGA, EGA ou Hercules. Ce choix ne change pas grand chose à part l'habillage du faux PC (couleurs, cadres, barres). Ensuite, la touche Y ouvre la liste de 99 pages, la touche F2 la trie par année et F3 permet de faire une recherche par titre.

    Une fois le jeu de vos rêves repéré dans la liste, la touche "Entrée" ouvre la fiche du jeu qui vous explique ce que ça raconte, avec l'année, le studio et le genre, tout ça lu sur archive.org. Et tout en bas, il y a un prompt du genre C:\GAMES\SIMCITY>, et c'est là, et seulement là, qu'il faut taper le nom indiqué sur la ligne "Run with", par exemple SIMCITY.EXE.

    Le nom à taper est sur la ligne Run with, et il se tape au prompt du bas

    Et ce SIMCITY.EXE n'est pas un vrai exécutable malheureusement. C'est juste pour nous mettre dans l'ambiance car rien ne s'installe sur votre machine. Ça lance juste dans une iframe la page d'émulation du jeu chez archive.org. C'est donc l'émulateur EM-DOSBox de la collection MS-DOS de l'Internet Archive qui le fait tourner dans votre navigateur. Il vous reste alors à cliquer sur son gros bouton POWER pour le lancer.

    J'ai donc démarré quelques best-sellers de l'époque, et SimCity, Prince of Persia, Wolfenstein 3D et Duke Nukem 3D démarrent tous sans souci. Par contre, soyez patients sur les gros jeux... Par exemple The Secret of Monkey Island a mis environ quatre minutes à démarrer vraiment.

    SimCity, lancé avec SIMCITY.EXE

    Prince of Persia, lancé avec PRINCE.EXE

    Wolfenstein 3D, lancé avec WOLF3D.EXE

    Duke Nukem 3D Atomic Edition, lancé avec DUKE.EXE

    The Secret of Monkey Island propose sept versions au démarrage

    Et gaffe aussi aux homonymes. Par exemple, 4 jeux du catalogue se lancent avec DOOM.EXE, dont ASCII DOOM et The Crack of Doom, et quand vous cherchez "doom", le DOOM d'id Software n'arrive qu'en sixième position.

    30 jeux pour DOOM, et le vrai n'arrive qu'en sixième

    Countdown to Doom se lance avec DOOM.COM, alors DOOM.EXE y est refusé

    Certains jeux s'ouvrent aussi sur un menu qui demande votre carte son (Gravis Ultrasound, SoundBlaster ou Sound Canvas pour DOOM). Mortal Kombat, lui, m'a ensuite réclamé le septième mot de la ligne 2 du premier paragraphe de la page 21 du manuel... Hé ouiii, la bonne vieille protection anticopie de l'époque...

    DOOM, le vrai, après le choix de la carte son

    Mortal Kombat et sa protection anticopie : sans le manuel, pas de baston

    Voilà, je me suis dit que ça vous plairait pour terminer ce vendredi en beauté ! Et pour d'autres façons de rejouer à ces vieux jeux qu'on adore, j'ai listé 10 sites qui font tourner DOS dans le navigateur . Ah et si lancer un FORMAT C: vous démange, bah allez-y, vous verrez ça fonctionne ^^.

    Source : Alberto Martín sur X

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  • Blocus des lycées : les élèves ont-ils pour seul droit d’être en classe et de se taire ?

    Source :BFM TV, 28 septembre 2026

    Etiqe :Exagéré

    Contenu :

    « Sois jeune et tais-toi » ? Depuis le 28 septembre 2026, un mouvement national étudiant bloque les lycées, pour exiger plus de moyens dans l’Éducation nationale. Questionné sur l’existence d’un droit de grève des lycéens, Pierre-Henri Dumont, secrétaire général adjoint des Républicains, a déclaré que « les lycéens ont un droit, c’est d’être en classe, de se taire et d’écouter le professeur ».

    Si le porte-parole de la campagne de Bruno Retailleau se veut caricatural, rappelons que les lycéens ont bien d’autres droits.

    Les lycéens disposent de libertés

    Les textes ne reconnaissent pas aux lycéens un droit de grève comparable à celui dont disposent les salariés. Pour autant, ils disposent de droits et de libertés reconnus par la loi.

    Le code de l’éducation mentionne en son article L.511-2 que les lycéens disposent des libertés d’information et d’expression. Le droit de réunion est également reconnu aux élèves et organisé notamment par les articles R.511-1 et R.511-10 du même code, tandis que l’article R.511-9 encadre la liberté d’association dans les lycées.

    Ainsi, les lycéens ont le droit de s’exprimer, d’organiser des réunions d’information dans l’établissement sous réserve, notamment, de l’autorisation du chef d’établissement et du respect des conditions prévues par le code de l’éducation et le règlement intérieur. Les libertés d’information et d’expression s’exercent quant à elles dans le respect du pluralisme et du principe de neutralité et ne peuvent porter atteinte aux activités d’enseignement.

    Les lycéens soumis à une obligation d’assiduité

    Les lycéens disposent donc d’un droit d’exprimer leur mécontentement, mais restent cependant soumis à une obligation d’assiduité. Ils ne disposent pas d’un droit de grève leur permettant de se soustraire à cette obligation pour participer à une mobilisation pendant leurs heures de cours.

    En effet l’article L.511-1 rappelle que les obligations des élèves incluent l’assiduité et le respect des règles de vie collective de l’établissement. Puis, l’article R.511-11 précise que cette obligation implique de se soumettre aux horaires d’enseignement définis par l’emploi du temps de l’établissement.

    Un droit au blocage ?

    Les lycéens mobilisés ne se contentent pas d’exprimer leur mécontentement : ils bloquent l’accès à leur établissement. Or les libertés qui leur sont reconnues ne couvrent pas ce mode d’action, puisqu’elles ne peuvent porter atteinte aux activités d’enseignement.

    Empêcher les autres élèves et le personnel d’entrer au lycée expose donc d’abord à des sanctions disciplinaires, de l’avertissement à l’exclusion définitive (article R. 511-13 du code de l’éducation).

    Le blocage peut aussi relever du droit pénal. L’article 431-1 du code pénal réprime le fait d’entraver « d’une manière concertée et à l’aide de menaces » l’exercice de plusieurs libertés, dont celle du travail.

    Depuis la loi dite « Séparatisme » de 2021, le texte vise aussi l’exercice de la fonction d’enseignant. Un blocage qui empêche les enseignants et les personnels de travailler peut donc tomber sous le coup de ce texte. La peine encourue est d’un an d’emprisonnement et de 15 000 euros d’amende. Elle passe à trois ans et 45 000 euros lorsque l’entrave est commise à l’aide de coups, violences, voies de fait, destructions ou dégradations.

    Le code pénal sanctionne aussi l’occupation de l’établissement pour en troubler la tranquillité et le bon ordre, et la dégradation des locaux, avec une peine aggravée en cas d’incendie, comme cela a pu arriver à Nantes.

    Tout blocus ne constitue pas pour autant un délit : les éléments de l’infraction doivent être réunis. L’entrave de l’article 431-1 suppose ainsi une action concertée et des menaces, ou des violences. Tenter de convaincre ses camarades de rejoindre le mouvement, sans pression ni violence et sans les empêcher d’entrer, ne la caractérise pas.

    Les lycéens ne disposent donc ni d’un droit de grève, ni d’un droit au blocage. Mais entre se taire en classe et bloquer son lycée, le droit leur laisse une place réelle pour s’exprimer.

     

    Auteurs :

    Autrice : Yasmine Razouane, master Droit européen à l’université Paris-Est-Créteil

    Relecteurs : Sarah Auclair, doctorante en droit public à l’université Paris-Est-Créteil

    Guillaume Baticle, journaliste, doctorant en droit public à l’université de Poitiers

    Liens d’intérêts ou fonctions politiques déclarés des intervenants à l’article : aucun

    Secrétariat de rédaction : Guillaume Baticle, journaliste, doctorant en droit public à l’université de Poitiers

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  • « L'Éthiopie pourrait connaître une famine aussi dramatique qu'en 1984 »

    Source : Afrique XXI - Afrique
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  • Derrière la notion de « racisme anti-blanc » dans l'affaire Crépol, une nébuleuse d'extrême droite

    Source : StreetPress
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  • Présidentielle 2027 : un débat sur l'IA entre souveraineté et clivages rejoués

    Source : Next Payant
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  • La guerre de l'eau au Kenya connaît une pause grâce à l'intervention des églises, mais la paix est aussi fragile que les périodes de pluie (Anglais)

    Source : Africa Uncensored - Kenya Lire la traduction automatique en français
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  • « Je suis dévastée » : une CPE témoigne de violences policières devant un lycée du Val-d'Oise

    Source : Le Média Format : vidéo
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  • La peur fait toujours recette. Ce qui a marqué la campagne électorale en Lettonie (Anglais)

    Source : Re:Baltica - Europe Lire la traduction automatique en français
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  • Antisémitisme : au-delà de Bardella, à gauche aussi ?

    Source : Au Poste Format : vidéo
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  • Tart - Une VM Windows 11 jetable sur votre Mac

    Windows 11 dans une machine virtuelle sur un Mac Apple Silicon, ça se fait depuis looooongtemps avec des outils comme Parallels ou UTM. Mais tart, l'outil en ligne de commande qui crée et clone des VM comme on le ferait avec des conteneurs, n'en est pas capable, parce que la virtualisation d'Apple sur laquelle il repose ne gère officiellement que macOS et Linux.

    Sauf qu'un dev nommé Mustafa Akin, vient de publier un fork qui permet d'installer Windows 11 avec tart sans un seul clic.

    Je viens de le tester sur mon Mac Studio M4 Max avec l'ISO française de Windows 11 et j'ai trouvé que ça fonctionnait super, d'où ce petit tuto.

    Ce qu'il vous faut avant de commencer

    Pour vous lancer là dedans, il vous faut donc un Mac Apple Silicon sous macOS 26.6 ou 27, Xcode pour compiler tout ça, et bien sûr une ISO de Windows 11 ARM64 ( faudra vous démerder ensuite avec la licence ). Par contre, faut le savoir, ce fork repose sur deux réglages privés d'Apple, non documentés, qu'une mise à jour de macOS pourra shooter à tout moment. Donc ne montez pas votre futur homelab là dessus sans un plan de repli.

    Compiler tart et créer la VM

    Sur son site, Mustafa Akin publie un binaire tout fait, mais j'ai préféré compiler le programme car le script de création du paquet de son fork signe proprement l'application en local avec le droit de virtualisation qui va bien.

    git clone --branch windows-guest-extras https://github.com/mustafaakin/tart.git
    cd tart
    git checkout e4c623c
    ./scripts/package-windows-preview.sh 0.1.0-windows-preview
    export PATH="$PWD/dist/windows-preview/tart.app/Contents/MacOS:$PATH"
    

    La commande export rend ce tart.app accessible au niveau du système prioritaire devant un éventuel tart déjà installé. Il ne reste alors qu'à lui passer votre ISO... tart téléchargera alors les pilotes virtio-win et WinFsp, fabriquera son propre média d'installation et démarrera Windows sans rien demander de plus.

    tart create win11 --from-iso ~/Downloads/Win11_Arm64.iso
    

    Ça m'a pris en tout et pour tout 26 minutes pour obtenir cette VM Windows fonctionnelle. Notez également que l'installation force l'anglais américain et que d'autres langues peuvent poser souci mais avec mon ISO française, l'interface est bien restée en français. Seul le clavier est resté en QWERTY au départ.

    Installer le pilote et l'agent à la mano

    L'auteur écrit sur son blog que l'install de l'agent doit se faire manuellement pour l'instant mais ce qu'il a oublié de préciser c'est que le pilote viosock, celui qui relie le Mac à la VM, n'est pas dans la liste des pilotes que tart injecte (viostor, viogpudo, NetKVM, viorng et viofs). Résultat, chez moi, tart exec ne fonctionnait pas. Comme ce pilote se trouve dans l'ISO virtio-win que tart a gardée dans son cache, il suffit donc de le copier dans un dossier partagé, contenant l'agent publié avec la préversion :

    hdiutil attach -readonly -nobrowse ~/.tart/cache/windows/sha256:303f7ae40dad495d6ae474fdc571df58958a4dbc5c37a522d80f9a203867949d.iso
    mkdir -p ~/tart-share
    cp -R /Volumes/virtio-win-0.1.302/viosock/w11/ARM64 ~/tart-share/viosock
    hdiutil detach /Volumes/virtio-win-0.1.302
    curl -L -o ~/tart-share/tart-guest-agent.exe https://github.com/mustafaakin/tart/releases/download/windows-preview-0.1.0/tart-guest-agent.exe
    tart run win11 --dir=share:$HOME/tart-share
    

    Comme la commande tart run garde la main, laissez-la tourner et ouvrez un second terminal pour la suite, en y refaisant l'export ci-dessous depuis le dossier tart, sinon vous appellerez un autre tart.

    export PATH="$PWD/dist/windows-preview/tart.app/Contents/MacOS:$PATH"
    

    Au démarrage, la session admin (mot de passe admin) s'ouvre alors toute seule et vous arrivez sur le bureau. Le dossier partagé apparaît sur le lecteur Z:, dans un dossier share. Ouvrez PowerShell en administrateur (et n'oubliez pas que le clavier est en QWERTY) pour installer le pilote, puis déclarer l'agent comme tâche lancée à l'ouverture de session, parce que c'est dans cette session que sont le presse-papiers et le bureau :

    pnputil /add-driver Z:\share\viosock\viosock.inf /install
    mkdir "C:\Program Files\Tart"
    copy Z:\share\tart-guest-agent.exe "C:\Program Files\Tart\"
    $a = New-ScheduledTaskAction -Execute "$env:SystemRoot\System32\conhost.exe" -Argument '--headless "C:\Program Files\Tart\tart-guest-agent.exe" --run-agent'
    $t = New-ScheduledTaskTrigger -AtLogOn -User $env:USERNAME
    $s = New-ScheduledTaskSettingsSet -ExecutionTimeLimit ([TimeSpan]::Zero) -RestartCount 999 -RestartInterval (New-TimeSpan -Minutes 1)
    $p = New-ScheduledTaskPrincipal -UserId $env:USERNAME -LogonType Interactive -RunLevel Highest
    Register-ScheduledTask -TaskName "Tart Guest Agent" -Action $a -Trigger $t -Settings $s -Principal $p
    Start-ScheduledTask -TaskName "Tart Guest Agent"
    Get-Service VirtioSocketWSP
    

    Le service VirtioSocketWSP doit alors afficher Running. S'il n'existe pas, c'est que le pilote n'est pas passé et tart exec ne répondra pas. Relisez alors la sortie de pnputil et vérifiez que le dossier viosock contient bien viosock.inf.

    Vérifier que le terminal de Windows répond

    Retournez ensuite dans le terminal du Mac et entrez cette commande pour connaitre le numéro de version du Windows :

    tart exec win11 cmd /c ver
    Microsoft Windows [version 10.0.26200.8037]
    

    Informations système dans la VM : Windows 11 Famille, build 26200, sur une "Apple Virtualization Generic Platform" en ARM64

    L'intérêt de tout ça c'est surtout d'avoir un Windows jetable. Vous devez arrêtez d'abord la VM de base avec tart exec win11 shutdown /s /t 0 puis pour cloner la VM, faites un : tart clone win11 w1 . C'est instantané, et y'a plus qu'à la démarrer avec un tart run w1 --no-graphics.

    Avec --no-graphics ça démarre sans fenêtre et vous pouvez alors lancer ce que vous voulez avec tart exec. Ensuite pour tout stopper, un petit tart stop w1, et un tart delete w1 pour supprimer la VM et voilà...

    Ce qui ne marche pas

    En tout cas, n'en faites pas votre Windows de tous les jours car il n'y a ni son ni accélération graphique, pas de possibilité de suspendre le Windows et la virtualisation imbriquée se fige dès que Windows veut démarrer WSL2 ou Hyper-V.

    La commande Get-Tpm confirme aussi l'absence de TPM. Et selon l'auteur, le disque est le point faible de ce Windows ARM 64 sous tart, en partie parce que tart rempli très vite les SSD avec ses logs. Pensez aussi à changer le mot de passe, puisque le compte est admin avec le mot de passe admin, et que SSH est ouvert sur le réseau interne de tart.

    Mais pour tester des logiciels Windows ou scripter des trucs, ça tient bien la route.

    Source : Mustafa Akin

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  • Génocide à Gaza : des entreprises françaises livrent de nouvelles armes à Israël

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  • À Nîmes, un cycliste porte plainte contre des policiers en marge d’un blocus de lycée

    Alexandre Colin, 21 ans, a filmé son dialogue de sourds avec les agents. Alors qu’il proteste après avoir reçu un coup d’un de leurs collègues, ils lui ordonnent de quitter les lieux et veulent l’empêcher de prendre des images.
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  • Manipulation d’échantillons, utilisation d’instruments… Avec sa main robotique, Honda veut simplifier la recherche dans les stations spatiales commerciales

    Largement utilisés dans l’exploration planétaire, les systèmes robotiques sont de plus en plus destinés à assister les astronautes dans leurs missions spatiales. Honda compte bien apporter sa pierre à l’édifice : le constructeur japonais a développé une main robotique à quatre doigts, dont un pouce opposable, conçue pour simplifier le travail des astronautes dans les stations exploitées commercialement en orbite terrestre basse.

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  • Comment Bull réinvente la fabrication des supercalculateurs européens d’aujourd’hui et de demain dans son usine d’Angers

    Depuis le 31 mars dernier, l’État est devenu l’unique actionnaire de Bull, un choix stratégique assumé pour garantir à la France et à l’Europe la maîtrise de leurs propres capacités de calcul. Six mois plus tard, le site industriel historique d’Angers inaugure un nouveau bâtiment de production, doublant sa capacité industrielle. Au-delà du symbole, c’est toute l’organisation de l’usine qui se transforme en profondeur.

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  • Le Royaume-Uni s’inquiète des dons sans limite à ses partis politiques

    La formation d’extrême droite Reform UK vient de recevoir plus de 84 millions d’euros de la part de deux milliardaires fraîchement rentrés de l’étranger. Un projet de loi s’attaque aux financements internationaux, mais il n’y a pas de consensus autour des dons britanniques.
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  • The US midterm races that will decide control of Congress – mapped

    These graphics explain what the Democrats would need to do to flip the Senate and House of Representatives

    A turning point in Donald Trump’s second term will soon arrive. On 3 November, voters across the US will decide whether to keep the president’s Republican allies in control of Congress, or return Democrats to the majority.

    Many indicators of voter sentiment suggest the Democrats are favored to take back control of the House of Representatives, and potentially the Senate. Winning either would be a significant victory for the party and give it the power to block Trump’s legislative agenda and more aggressively investigate his administration.

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  • Détente en boîte

    Un dessin de Popolitique

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  • Tentative moisie

    Un dessin de JO

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  • Permanence du C.A.T., Collectif Anti Travail

    Quand ?
    Le 4 octobre de 14h30 à 16h30

    Où ?
    Les Fleurs arctiques 45, rue du Pré Saint-Gervais, 75019, Paris

    Permanence du C.A.T. - Collectif Anti Travail

    RENDONS-NOUS INEMPLOYABLES !

    Pas d'entourloupe possible : malgré et contre toutes les utopies sociales-démocrates, tous les discours des partis de gauche et des syndicats, nous ne pensons pas qu'il puisse exister la moindre émancipation dans le travail, ni dans un quelconque mythique "plein emploi". Travailler, c'est sans cesse soumettre de son temps, de sa force et de sa vie à une forme aliénante, que l'on travaille pour une grande firme, pour un petit patron local ou à son propre compte, en intérim, pour une assoc' ou en insertion.

    C'est aussi au prix de cette aliénation obligatoire que nous obtenons du chômage, du RSA, de l'AAH, en pointant à France Travail, en donnant peut-être 15 heures de notre temps, en vivant toujours sous cette même menace de devoir montrer à chaque instant qu'on peut faire des efforts et qu'on est, quoi qu'il en soit, disponible aux besoins de l'économie. Nous y sommes pourtant bien obligé.es, puisqu'il faut de l'argent pour vivre dans une société capitaliste et que les quelques centaines d'euros grappillés à l'État-providence déjà mort sont de plus en plus pénibles à obtenir.

    Mais ne nous leurrons pas là-dessus : le travail-passion, le travail-vertueux, le travail-inclusif, le travail-addiction, c'est de la merde, rien que de la morale pour justifier et perpétuer les entraves à toute liberté ! Nous pensons qu'il est temps d'amplifier cette lutte, que nous menons tous déjà au quotidien, pour se dégager des chaînons du travail et que cela ne va pas sans mettre des bâtons dans les roues de la doctrine travailliste que France Travail, l'Éducation Nationale, les palais de justice et leurs prisons, les employeurs et agences d'intérim nous inculquent quotidiennement en s'aidant des peines et difficultés encourues par l'absence de revenus, et que parfois nos parents, nos enfants, nos collègues, nos amis et nos dits camarades sollicitent pareillement, par peur d'une vie oisive, marginale et non productive.

    Tous les boulots sont des Travaux d'Intérêt Général !

    Le contexte actuel va nous atomiser toujours plus, nous concasser en dos cassés et en cervelles bouillies si nous ne cherchons pas à nous organiser contre l'intensification de la mise au travail. Les réformes actuelles de l'assurance-chômage et de l'obtention du RSA à la suite de la création de France Travail cherchent à obliger tout non-travailleur à prouver sans cesse qu'il ou elle travaille à la sueur de son front à se rendre employable ; les Jeux Olympiques ont été pourvoyeurs de larges chantiers aux conditions de travail horribles, alimentant le taux de deux morts au travail par jour en France ; les lycéens sont en première ligne de l'usage punitif du travail, que le gouvernement souhaite renforcer ; l'idéologie travailliste est un des moyens d'organiser le tri moral des sans-papiers (un bon immigré est un immigré qui travaille), et ce tri par le travail concerne tout le monde, comme on a pu le voir pendant la pandémie du covid ; les handicapés et les vieux doivent montrer qu'ils veulent à tout prix un travail qui leur serait prétendument adapté. Les syndicats ne sont pas en reste, eux qui parlent des chômeurs comme de "travailleurs privés d'emploi", renforçant par là le chantage à l'insertion professionnelle dans la grande idéologie de l'inclusivité par le travail.

    Envie de chercher comment mettre des grains de sable dans cette machine qui se veut si bien huilée, et foutre en l'air cette vie de labeur ? LE CAT, Collectif Anti Travail, bien félin et férocement oisif, cherche à faire de sa sieste un moment d'organisation pour refuser le travail. Des permanences ont lieu tous les premiers dimanches du mois à 14h30 au 45, rue du Pré-Saint-Gervais (M° Place des Fêtes).

    Ce sera l'occasion de réfléchir à des manières d'agiter ce champ de lutte, de chatbarder les officines du travaillisme et de réagir collectivement aux situations précaires de chacun.e. Gare à ceux qui tentent de domestiquer les chats noirs, il paraît que ça porte malheur...

    Contact : tousincompetents @ proton.me

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  • Projection de 'Wajib, l'invitation au mariage'

    Quand ?
    Le 12 octobre à 19h45

    Où ?
    FIAP Jean Monnet 30 Rue Cabanis 75014 Paris

    Dans le cadre du Festival Paris 14 Territoire de cinéma sur le thème de la famille, projection de "Wajib, l'invitation au mariage" (2018) d'Annemarie Jacir, en présence de Roland Nurier, réalisateur de "Le Char et l'Olivier, une autre histiore de la Palestine" et de "Yallah Gaza".

    En collaboration avec l'association France Palestine Solidarité (AFPS Paris 14-6).

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  • Trump threatens to double tariffs on South Korea if they do not pay for Alaska natural gas pipeline – as it happened

    This live blog is now closed.

    And as we bring you the latest on how the jobs report stands to impact voter sentiment ahead of the November midterms, my colleagues have done all the hard work in mapping out the battle for Congress and the key states, candidates and districts that will ultimately decide the balance of power on Capitol Hill.

    Many indicators of voter sentiment suggest the Democrats are favored to take back control of the House of Representatives, and potentially the Senate. Winning either would be a significant victory for the party and give it the power to block Trump’s legislative agenda and more aggressively investigate his administration.

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  • Todd Blanche Stole the Justice Due Becca Good and Gave It to Katie Miller


    There was a telling legal split screen yesterday.

    In Minnesota, the family of Renee Good rolled out two lawsuits (wrongful death, Klan Act) to avenge Renee’s death.

    In Massachusetts, DOJ rolled out that arrest of a guy, John Anthony Proia, for harassing Katie Miller and her parents.

    Proia allegedly contacted Katie via cycling phone numbers 40 times over 51 days, and left mean messages asking Katie’s parents if it disturbed them that Katie was married to someone as evil as Stephen.

    a.    “Good morning [first name of victim’s mother].  Does it disturb you that such evil as [Federal Official] is married to the creature that slithered from your Cunt?”

    b.    [Photo of Victim 1]

    c.    “My god, how can you be proud of this filth?”

    d.    “Hey [first name of victim’s father], how goes it?  Hope your daughter marrying a Jewish Nazi/white supremacist is working out for you and [first name of victim’s mother].  Did you raise her to be trash or did that just happen naturally?”

    Todd Blanche announced Proia’s arrest, claiming that anyone who engaged in such harassment would be arrested.

    That’s a vicious lie, of course.

    Deep in the Goods’ Klan Act lawsuit (it bears the last name of Renee’s brother, who is the executor of her estate) — which names Stephen Miller, along with Jonathan Ross and Greg Bovino and Kristi Noem, as the conspirators who deprived Renee and other Minnesotans of their rights — lies the proof that’s bullshit: A description of the harassment Becca Good suffered after Ross first shot Renee dead and left her to bleed out while Becca watched, after which Trump and Noem publicly slandered Renee.

    196. Defendants’ public campaign against her and Renee, as pled below, compounded the injury. Because senior federal officials, including the President and Defendant Noem, publicly branded Renee a terrorist and a criminal within hours of her death (as discussed below), Becca lost her privacy along with her partner and has been made to relive the killing as a subject of national argument. She has received continuous threats. She was unable to live in her home for more than a month, has hired security staff to protect it, and has installed a security system and window film.

    The entire Klan Act lawsuit describes how Stephen sent masked men into Minnesota on the pretext of hunting down Somalis — whom he and Katie had dehumanized for years — to deprive everyone there of their civil rights.

    And it led, inexorably, to Renee’s death and that flood of harassment of Becca.

    As the lawsuit lays out, Todd Blanche specifically deprived Renee and Becca of their rights. On Blanche’s order, DOJ covered up Renee’s killing.

    24. As the federal government branded Renee a terrorist and declared that Ross had done nothing wrong, it moved to hide the evidence of what actually occurred on Portland Avenue. On the morning of the shooting, the FBI and the Minnesota Bureau of Criminal Apprehension (“BCA”) agreed to a joint investigation, as is standard in officerinvolved deaths. By that evening the United States Attorney had reversed course; BCA investigators were excluded from the interviews at the Whipple Federal Building, denied the names of the officers involved, and cut off from the vehicle and its contents, the shell casings, and the firearm. Renee and Becca’s car was removed from the scene before local investigators could process it. The Deputy Attorney General, Todd Blanche, announced: “We investigate when it’s appropriate to investigate. And that is not the case here. . . . So no, we are not investigating.” Numerous federal prosecutors resigned, and an FBI agent resigned after being pressured to abandon a civil rights inquiry into Ross in favor of an investigation of Becca instead.

    As the suit and scores of stories make clear, everyone loses from Blanche’s selective application of the law. FBI Agent Tracee Mergen quit when Blanche and others ordered her to treat Renee and Becca as criminals rather than victims, as did at least six prosecutors. Minnesota US Attorney Dan Rosen dropped at least four drug trafficking cases so he could hunt down those Stephen Miller and Todd Blanche and Pam Bondi told him to. Even the fraud cases that were the pretext of this invasion — fraud cases worked for years under Joe Biden — wallowed.

    And the same happened when Blanche ordered his minions to prioritize Katie Miller’s needs over far more serious criminals. FBI demoted two senior counterterrorism officials, just days before a suspected terrorist dry run in the UK for which the US gave the Brits no advance warning.

    I don’t think Katie’s parents should be harassed because their daughter helped the richest man in the world kill hundreds of thousands — what will ultimately be millions — of mostly brown people, mostly children; because their son-in-law has serially murderboated hundreds of times, because their son-in-law sent masked thugs into Minnesota who killed Renee Good and Alex Pretti, leaving them to bleed out in the street.

    But I do think Todd Blanche should stop lying about applying justice equally for both Becca Good and Katie Miller.

    He refuses to do that. And it makes everyone less safe.

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  • Avant la capture de Maduro, Trump a demandé à Grok comment les Vénézuéliens réagiraient

    En décembre 2025, un mois avant la capture de Nicolás Maduro, Donald Trump a demandé à Grok, le chatbot d'Elon Musk, comment les Vénézuéliens réagiraient, d'après le magazine Time. Le président en serait ressorti convaincu que cette IA était « ingénieuse ».

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  • Des protections menstruelles réutilisables désormais remboursées par la Sécurité sociale

    Les protections hygiéniques réutilisables sont remboursées depuis le 1ᵉʳ octobre par la Sécurité sociale pour les moins de 26 ans sans condition de ressources, et les bénéficiaires de la Complémentaire santé solidaire, sans condition d'âge.
    Cette mesure avait été annoncée par Élisabeth Borne, Première ministre en mars 2023. Une bonne nouvelle à retardement donc pour les 6,7 millions de personnes menstruées concernées selon l'Assurance maladie, soit près de 10 % de la population française. (…)

    Lire la suite - En bref / Féminisme
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  • Pi, le petit agent IA autrichien qui veut tenir tête à Claude Code et Codex

    La société Earendil a publié le 1er octobre la première version stable de Pi, un agent d'IA open source qui a fait sensation sur Hacker News. Derrière ce lancement se joue une bataille moins visible que celle des modèles, mais tout aussi stratégique, celle de la couche logicielle qui les fait travailler.

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  • Bally Bagayoko, maire LFI de Saint-Denis, peut-il rémunérer les grévistes du 29 septembre ?

    Source :Le Parisien, 30 septembre 2026

    Etiqe :Illégal

    Contenu :

    À la suite de la grève dans la fonction publique mardi 29 septembre, suivie par 5 % à 10 % d’agents du secteur public, la commune de Saint-Denis s’est engagée « à rémunérer les grévistes », par un vœu « de soutien à l’intersyndicale » adopté à l’unanimité par le conseil municipal. Le maire, Bally Bagayoko, dit accepter le risque d’une censure. Le préfet de la Seine-Saint-Denis annonce qu’il saisira le tribunal administratif si la mesure est appliquée.

    Ce n’est pas nouveau : en janvier 2023, René Révol, maire LFI de Grabels, affirmait déjà être « parfaitement en droit » de payer ses grévistes, à tort.

    La règle du service fait interdit de payer une journée de grève

    Le code général de la fonction publique pose un principe clair : la rémunération des agents publics n’a lieu qu’après constatation de ce qu’on appelle le « service fait » (art. L. 711-1). Selon l’article L. 711-2, le service n’est pas fait lorsque l’agent public s’abstient d’effectuer tout ou partie de ses heures de service, ou lorsque, tout en les effectuant, il n’exécute pas tout ou partie de ses obligations de service.

    Un gréviste se trouve exactement dans la première situation. Le payer revient à rémunérer un service qui n’a pas été accompli. Dans la fonction publique territoriale, la retenue est proportionnelle à la durée de la grève.

    La libre administration des collectivités territoriales ne permet pas le financement d’une grève

    À Grabels, le maire invoquait l’article 72 de la Constitution, qui prévoit que les collectivités s’administrent librement. Or la libre administration des collectivités s’exerce « dans les conditions prévues par la loi », et la règle du service fait est justement législative. Elle s’exerce aussi dans le respect du principe d’égalité, issu de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen, et de son corollaire, la neutralité du service public.

    La jurisprudence est constante. En 1990, le Conseil d’État a annulé la délibération de Champigny-sur-Marne qui créait un fonds de solidarité en faveur du personnel communal en grève. Il a jugé qu’il n’appartient pas au conseil municipal d’intervenir dans un conflit collectif du travail en apportant son soutien financier à l’une des parties.

    Même solution pour les subventions votées par plusieurs communes des Bouches-du-Rhône à une association de soutien aux cheminots grévistes. Seules les aides à finalité sociale versées directement aux familles sont admises, comme la gratuité de la cantine scolaire pour les enfants de grévistes.

    Saint-Denis a d’ailleurs déjà été concernée. En 2008, le tribunal administratif a rappelé qu’un tel soutien n’est légal que s’il poursuit des fins exclusivement sociales, s’il ne constitue pas une intervention dans un conflit collectif et va directement aux familles.

    D’autant que payer les agents grévistes crée une inégalité entre les agents. Ceux qui ont travaillé le 29 septembre, notamment pour assurer la continuité des services publics, recevraient le même traitement que ceux qui ont cessé le travail.

    Un vœu sans effet juridique, mais une mise en œuvre attaquable

    En lui-même, le vœu du conseil municipal n’a pas de portée juridique contraignante. En conséquence, le comptable public, censé vérifier que le service a bien été fait avant tout paiement, n’en tiendra pas compte et devra donc refuser de payer. Tout acte contraire est illégal et pourra être déféré au tribunal administratif.

     

    Auteurs :

    Auteur : Guillaume Baticle, journaliste, doctorant en droit public à l’université de Poitiers

    Relecteur : Jean-Paul Markus, professeur de droit public à l’université Paris-Saclay

    Liens d’intérêts ou fonctions politiques déclarés des intervenants à l’article : aucun

    Secrétariat de rédaction : Guillaume Baticle, journaliste, doctorant en droit public à l’université de Poitiers

    L’article Bally Bagayoko, maire LFI de Saint-Denis, peut-il rémunérer les grévistes du 29 septembre ? est apparu en premier sur Les Surligneurs.

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  • [BruitsDeToles] Bruits de tôles – Émission du 1er octobre 2026

    Au sommaire de Bruits de tôles le 1er octobre 2026 : Les morts en prison et l’hypocrisie du Contrôleur général des lieux de privation de liberté Les mineurs incarcérés et le suicide Les proches de détenu·es de Bayonne La révolte des lycéen·nes Affaire de Budapest (communiqué de soutien, verdicts et lettre de Gino) Verdict dans l’affaire du 8 décembre

    https://www.canalsud.net/spip.php?article6857

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  • [Nantes] Rassemblement pacifiste étudiants

    Suite à l’assemblée générale des étudiants un rendez-vous à 13 h au miroir d’eau. « Ce n’est pas une manifestation. Mais un moment pacifiste. Si vous venez, ayez les mêmes intentions. L’idée n’est pas de partir en manif sauvage. Si ça dégénère, certains d’entre nous auront peur. On a besoin de rassurer après ce qu’il s’est passé hier »

    Actuellement les étudiants ce sont réunis au crapa sur l’île de Nantes.

    L’info à été publié dans Ouest-France

    Suite à l’assemblée générale des étudiants un rendez-vous à 13 h au miroir d’eau. « Ce n’est pas une manifestation. Mais un moment pacifiste. Si vous venez, ayez les mêmes intentions. L’idée n’est pas de partir en manif sauvage. Si ça dégénère, certains d’entre nous auront peur. On a besoin de rassurer après ce qu’il s’est passé hier »

     

    Actuellement les étudiants ce sont réunis au crapa sur l’île de Nantes.

     

    L’info à été publié dans Ouest-France

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  • « L’humain doit garder le contrôle » : Thales renforce son offre de cybersécurité face aux agents IA et aux attaques automatisées

    « L’humain doit garder le contrôle ». Lors du Thales Cyber Summit, qui s’est tenu le 1er octobre, le mois dédié à la sensibilisation à la sécurité informatique, Patrice Caine a posé la ligne directrice de l’entreprise face au développement de l’intelligence artificielle. Le PDG estime cette formulation désormais plus adaptée que le traditionnel « Human-in-the-loop ». Le sujet concerne autant les recommandations produites par les systèmes que les actions confiées aux agents IA.

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  • Eaux polluées, dissimulation de preuves… Qui est Syngenta, le géant des pesticides au centre de la manifestation du 3 octobre dans l’Eure ?

    Saint-Pierre-la-Garenne (Eure), 2009. Les manifestant·es passeront à proximité du site de Syngenta, samedi. © Francis Cormon/Hemis via AFP

    Cette marche pourrait être l’une des «mobilisations majeures de la rentrée», selon Thomas Gibert, porte-parole du syndicat agricole Confédération paysanne. Ce samedi 3 octobre, son organisation appelle, aux côtés de Cancer colère, du Collectif de soutien aux victimes des pesticides de l’Ouest (CSVPO) et des Soulèvements de la Terre, à manifester à Saint-Pierre-la-Garenne (Eure) «pour dénoncer les ravages de l’industrie agrochimique».

    Le lieu n’a pas été choisi au hasard : la commune normande abrite l’un des sites de fabrication de pesticides de Syngenta. Peu connu du grand public, ce géant de l’agrochimie présent dans 90 pays et dont le chiffre d’affaires s’est élevé à 28,4 milliards de dollars (25,3 milliards d’euros) en 2025 est pourtant le premier vendeur mondial de pesticides, devant Bayer (qui a racheté Monsanto en 2018). «Nous souhaitons obtenir la mise à l’arrêt de ce site majeur, emblématique de l’impunité dont bénéficient les multinationales qui nous empoisonnent», insistent les organisateur·ices de la marche. Mais qui est vraiment Syngenta, cet industriel d’origine suisse, racheté par le groupe chinois ChemChina en 2017 et qui emploie 28 000 salarié·es dans le monde entier ? Quels pesticides commercialise-t-il et dans quels scandales est-il impliqué ? Tour d’horizon.

     Produire des pesticides très dangereux et les exporter à l’autre bout de la planète

    Produire des pesticides dangereux interdits en Europe, pour les exporter vers des pays à revenus faibles ou intermédiaires, où leur usage est encore autorisé. Cette pratique, que la géographe brésilienne Larissa Mies Bombardi a théorisée sous le nom de «colonialisme chimique», rapporte gros à Syngenta.

    En 2019, après avoir enquêté plusieurs mois sur le marché des pesticides, l’ONG Public Eye a montré que le géant de l’agrochimie avait engrangé en 2017 quelque 3,9 milliards de dollars (environ 3,5 milliards d’euros) grâce à la vente de pesticides «extrêmement dangereux», selon une classification de l’ONG PAN Europe. Cela représentait plus de 40% de ses ventes cette année-là et environ 400 000 tonnes de substances.

    Le Brésil était son premier marché, mais l’entreprise vendait également ses pesticides à l’Argentine, à la Chine, au Paraguay, au Mexique, à l’Inde, au Vietnam, aux Philippines, à l’Équateur, à la Colombie, au Kenya et au Ghana.

    En 2025, au Brésil, 9 729 victimes d’intoxications aux pesticides ont été dénombrées, le pire bilan depuis 2015, selon les données du ministère de la santé, analysées par le média local Repórter Brasil. Sans que ces chiffres puissent être attribués aux seuls produits de Syngenta, ils illustrent les conséquences sanitaires de l’exposition croissante aux pesticides dans le pays.

    Pollution des eaux souterraines à proximité de son usine normande

    Il n’y a pas que les sols brésiliens que Syngenta contamine. La Normandie subit aussi les ravages de la firme. C’est ce qu’a révélé, en février 2025, l’émission d’investigation «Vert de Rage», sur France 5, en partenariat avec les ONG Public Eye et Unearthed.

    Après avoir effectué des prélèvements dans les nappes souterraines autour de l’usine de Saint-Pierre-la-Garenne (Eure), l’équipe composée de journalistes, activistes et chercheur·ses a détecté la présence de six pesticides interdits.

    Parmi eux, le thiaméthoxame, un insecticide interdit depuis 2018 en France pour sa toxicité, retrouvé à une concentration supérieure de près de 50% à la norme de qualité de l’eau. Mais aussi des résidus d’atrazine, un herbicide interdit depuis 2004. Contactée à l’époque par Le Monde, Syngenta avait indiqué «avoir connaissance depuis 2003 de la présence de résidus de substances actives dans les sols du site normand et mettre en œuvre des actions pour réduire leurs concentrations dans les eaux souterraines».

     Dissimulation de preuves sur les dangers du Paraquat

    Une simple cuillère de cette substance suffit à provoquer la mort. Le Paraquat, puissant herbicide commercialisé par Syngenta depuis les années 1970, interdit en Europe depuis 2007, donne du fil à retordre à la firme.

    Non pas à cause des suicides auxquels le paraquat a servi depuis sa commercialisation. Mais parce qu’il est fortement soupçonné d’être associé à la maladie de Parkinson. Aux États-Unis, l’un des rares pays où la substance est encore autorisée, l’incidence de la maladie augmente continuellement. Et des milliers de personnes atteintes sont engagées dans des procès contre la firme, attribuant leur maladie à une exposition prolongée à la substance.

    Syngenta a toujours maintenu qu’aucun lien de causalité n’était établi scientifiquement entre le paraquat et cette maladie. Notamment, selon ses explications, parce que la substance «ne franchit pas facilement la barrière hématoencéphalique, et donc n’affecte pas les cellules cérébrales». Une affirmation à apprécier, toutefois, à la lumière des révélations du Guardian en 2022.

    Après avoir analysé des documents internes à l’entreprise, le quotidien britannique a montré, en partenariat avec le média d’investigation The New Lede, que Syngenta avait connaissance, au moins depuis les années 1960 et 1970, de la toxicité de son insecticide phare sur le système nerveux central. Des données que le géant de la chimie s’est toujours gardé de transmettre aux autorités de réglementation, tout en mettant en doute la validité de résultats similaires publiés par des scientifiques indépendants.

    Pourquoi une telle dissimulation de preuves ? «Un document de Syngenta daté de 2003 présente le paraquat comme un “produit phare” qui doit être défendu “vigoureusement” afin de protéger des ventes mondiales annuelles estimées à plus de 400 millions de dollars», soit près de 356 millions d’euros, expliquaient à l’époque les deux journalistes à l’origine des révélations.

     Soupçons d’activité illégale en Cisjordanie occupée

    Quel rôle joue aujourd’hui Syngenta dans la colonisation de la Cisjordanie par Israël ? Peu d’informations publiques sont disponibles sur le sujet. Mais le 30 septembre dernier, le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’Homme a publié une liste de 61 entreprises opérant sur les terres coloniales de Cisjordanie, et dont l’activité est considérée comme illégale. Parmi elles : l’agence de voyage Expedia, Airbnb, mais surtout Adama, un fabricant israélien de pesticides, membre du groupe… Syngenta.

    Les raisons qui justifient cette inscription n’ont pas été précisées par le Haut-Commissariat des Nations unies, car «confidentielles», d’après Reuters. Des travaux du centre de recherche israélien Who profits, en 2020, ont toutefois fait la lumière sur les nombreuses expérimentations de pesticides menées à l’époque par la firme dans la vallée du Jourdain, en Cisjordanie occupée, et dans le Golan syrien occupé. Ces tests visaient notamment à évaluer la toxicité de l’un de ses «nématicides» – des substances qui détruisent les nématodes, de petits vers du sol qui s’attaquent aux racines des plantes.

     Son ancien patron appelait à abandonner l’agriculture biologique

    Quelle solution pour faire face à la menace d’une crise alimentaire mondiale ? «Abandonner l’agriculture biologique.» Voilà une couleuvre que l’ancien patron de Syngenta, Erik Fyrwald, aurait bien voulu nous faire avaler. Sa saillie remonte au 8 mai 2022, dans une interview accordée au média suisse NZZ.

    Celui qui était à l’époque à la tête de cet empire de l’agrochimie affirmait que «les rendements de l’agriculture biologique [pouvaient] être jusqu’à 50% inférieurs, selon les produits», et que «la conséquence indirecte [est] que des gens meurent de faim en Afrique». D’après lui, le bio «nuit au climat», car la pratique nécessiterait un labour important, ce qui émet du dioxyde de carbone (CO2).

    Des allégations contredites par la science, qui a démontré que l’agriculture sans pesticides était en mesure de nourrir l’humanité – notamment dans une récente étude de l’Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement (Inrae). Et qu’à l’inverse, l’agriculture conventionnelle, en recourant massivement aux engrais azotés, contribuait à aggraver la crise climatique.

     Son produit phare, l’atrazine, contamine les cours d’eau aux États-Unis

    C’est une substance interdite en Europe depuis 2004, mais toujours massivement épandue aux États-Unis. L’atrazine, l’un des herbicides phares de Syngenta, contamine près d’un quart des cours d’eau des États-Unis à des concentrations susceptibles de nuire à la faune et de menacer la santé humaine. C’est ce qu’a révélé, le 28 septembre, une analyse des données fédérales réalisée par le Center for biological diversity.

    Cette pollution, désormais diffuse dans le pays, aurait-elle pu être évitée ? Les effets toxiques de l’atrazine, principalement utilisée sur le maïs, la canne à sucre et le sorgho, sont documentés depuis près de vingt ans. Dès les années 2000, des travaux ont mis en évidence ses effets de perturbation endocrinienne et ses impacts sur la reproduction des amphibiens. Chez l’humain, plusieurs études ont associé l’exposition à l’atrazine à des troubles du développement du fœtus et de la reproduction. En novembre 2025, le Centre international de recherche sur le cancer l’a classée comme «probablement cancérogène pour l’Homme».

    Malgré ce faisceau de preuves, Syngenta continue de la commercialiser. Le marché étatsunien est très lucratif pour la firme : l’atrazine reste le deuxième pesticide le plus utilisé dans le pays, avec près de 32 000 tonnes épandues chaque année sur les terres agricoles locales, selon le Guardian.

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  • Lycées bloqués : Laurent Nunez remercie « l'action des forces de sécurité intérieure »

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  • Contenus IA : Google juge désormais « critique » la relecture humaine avant toute publication

    Ce qu'il faut retenir :

    • Le 1er octobre 2026, Google a modifié sa page d'aide sur les contenus générés par IA pour qualifier de « critique » la vérification factuelle et la relecture manuelle de tous ces contenus avant publication.
    • Google justifie cette consigne par le fonctionnement des modèles génératifs, qui prédisent une suite de mots probable au lieu de récupérer des faits, et peuvent donc produire des erreurs appelées hallucinations.
    • Google présente la mise à jour comme un alignement sur ses présentations aux événements développeurs.
    • La relecture doit couvrir le texte comme les métadonnées : balises title, meta descriptions, données structurées et textes alternatifs des images, qui peuvent s'afficher dans les résultats.

    Google juge « critique » la vérification manuelle des contenus IA

    La page concernée s'intitule « Google Search's guidance on using generative AI content on your website » et figure dans la documentation Search Central, rubrique des fondamentaux de l'IA générative. Elle a été mise à jour le 1er octobre 2026, comme l'indique le journal des modifications de Google. Barry Schwartz l'a repérée le soir même sur Search Engine Roundtable, en publiant une capture qui surligne les passages ajoutés.

    Les passages ajoutés sont surlignés - Source : Search Engine Roundtable

    La section « Focus on accuracy, quality, and relevance » contient désormais une phrase sans ambiguïté. Selon Google, il est « critique » de vérifier manuellement les faits et de relire tous les contenus générés par IA, pour leur exactitude et leur fiabilité, avant de les publier. Comme souligné par Barry Schwartz, Google emploie rarement le terme « critique » dans sa documentation Search.

    Le cadre général de la page reste le même. Google y décrit toujours l'IA générative comme utile pour documenter un sujet ou structurer un contenu original. Il rappelle aussi que générer de nombreuses pages sans valeur ajoutée pour l'utilisateur peut enfreindre sa politique sur le « scaled content abuse » (c'est-à-dire la production de contenus en masse dans le but principal de manipuler le classement, quelle que soit la méthode de production).

    Les hallucinations sont la justification avancée par Google

    Google explique sa position par le fonctionnement même des modèles de langage. D'après la documentation, ces modèles ne récupèrent pas de faits : ils prédisent une suite de mots probable à partir de leurs données d'entraînement. Leurs productions peuvent donc contenir des inexactitudes, que Google désigne sous le terme d'hallucinations.

    Pour rappel, on parle d'hallucination lorsqu'un modèle génère une information fausse présentée avec assurance : un chiffre inventé, une date erronée, une citation attribuée à la mauvaise personne ou une source qui n'existe pas. Le risque est d'autant plus élevé que le texte produit est fluide et ne trahit pas l'erreur.

    La consigne porte sur « tous » les contenus générés par IA. Google ne précise en revanche ni méthode de vérification, ni niveau de contrôle attendu, ni seuil au-delà duquel un contenu serait considéré comme insuffisamment relu.

    Les métadonnées et les données structurées entrent dans le périmètre

    La documentation étend explicitement cette relecture aux métadonnées susceptibles d'apparaître dans les résultats de recherche. Elle cite quatre éléments :

    • Balise title : le titre de la page, souvent repris comme lien bleu dans les résultats.
    • Meta description : le résumé pouvant servir de snippet.
    • Données structurées : le balisage (Schema.org, en JSON-LD le plus souvent) qui aide Google à comprendre le contenu et peut déclencher des résultats enrichis.
    • Textes alternatifs des images : l'attribut alt qui décrit une image.

    Pour les données structurées, Google ajoute qu'il faut respecter les consignes générales, les règles propres à chaque fonctionnalité de recherche, et valider le balisage pour rester éligible. La page recommande aussi de donner du contexte au lecteur sur la façon dont un contenu a été produit lorsqu'il est généré automatiquement, par exemple en expliquant le rôle de l'automatisation.

    Côté e-commerce, la documentation renvoie aux règles de Google Merchant Center. Les images générées par IA doivent y porter la métadonnée IPTC DigitalSourceType avec la valeur TrainedAlgorithmicMedia (pour rappel, l'IPTC est un standard de métadonnées pour les images), et les titres ou descriptions de produits générés par IA doivent être fournis séparément et signalés comme tels.

    Google parle d'une mise en cohérence documentaire

    Dans son journal des mises à jour de la documentation Search, Google décrit le changement en deux lignes. Il indique avoir enrichi le guide avec des informations issues des Search Quality Raters Guidelines. Il justifie la modification par la volonté de synchroniser sa documentation avec les présentations utilisées lors de ses événements développeurs.

    Pour rappel, les Quality Raters Guidelines sont les consignes remises aux évaluateurs humains qui notent la qualité des résultats de recherche. La page mise à jour renvoie à deux sections précises de ce document :

    • La section 4.6.5, sur l'évaluation du scaled content abuse,
    • Et la section 4.6.6, sur les contenus principaux créés avec peu d'effort, peu d'originalité et peu de valeur ajoutée

    Google précise que ces évaluations servent à mesurer la performance de ses systèmes de classement et n'influencent pas directement le positionnement.

    La spam update de septembre 2026 alimente les interprétations

    Le calendrier de cette modification ne semble pas neutre. Google a annoncé la spam update de septembre 2026 le 24 septembre. Google a indiqué au média que ce déploiement durerait environ deux semaines. Est-ce que cette mise à jour cible spécifiquement les contenus IA non vérifiés, comme le pensent certains experts ? Une hypothèse impossible à vérifier pour le moment. Google n'a par ailleurs établi aucun lien officiel entre la modification de sa documentation et la spam update en cours de déploiement.

    Ce que l'on peut dire toutefois est que ce durcissement s'inscrit dans une série de prises de position de la firme de Mountain View. Google a introduit sa politique sur le scaled content abuse le 5 mars 2024. Le 15 mai 2026, il a précisé que ses règles anti-spam s'appliquent aussi aux réponses générées par IA dans Google Search, le jour même où il publiait un guide sur l'optimisation pour ses fonctionnalités d'IA générative.

    Qu'est-ce que ça change pour la création de contenu ?

    A noter que la documentation de Google n'interdit pas l'IA générative et ne pénalise pas un contenu au seul motif qu'il a été produit avec elle. Elle pose en revanche une attente explicite : un humain doit vérifier ce qui est publié. Pour une équipe qui industrialise sa production, plusieurs postes sont concernés :

    • Vérification factuelle : chiffres, dates, noms et citations sont à contrôler sur la source primaire, pas sur la sortie du modèle.
    • Métadonnées : les title, meta descriptions et attributs alt générés en masse entrent désormais clairement dans le périmètre de relecture.
    • Données structurées : le balisage produit automatiquement doit être conforme aux règles de chaque fonctionnalité et validé.
    • Transparence : Google suggère d'indiquer au lecteur comment l'automatisation a été utilisée, lorsque c'est pertinent pour l'audience.
    • E-commerce : les images et fiches produits générées par IA doivent être signalées selon les règles de Merchant Center.

    Reste que Google ne dit pas comment ses systèmes distingueraient un contenu relu d'un contenu publié tel quel. Les premières observations de la spam update ne permettent pas de trancher la question. Le consultant Glenn Gabe a relevé le 1er octobre sur X que les traductions automatiques de Reddit regagnaient de la visibilité dans plusieurs pays, dont la France, après avoir chuté lors des mises à jour de mai et juin 2026. Il rappelle que Google tolère la traduction par IA si le contenu est de qualité, sans savoir si ce retour relève d'un ajustement délibéré.

    L’article "Contenus IA : Google juge désormais « critique » la relecture humaine avant toute publication" a été publié sur le site Abondance.

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  • Terrorisme d’État ? À Troyes, la police fonce en voiture sur des lycéens

    À Troyes, la police a innové dans la sauvagerie contre le mouvement lycéen : une attaque à la voiture bélier. Ni plus ni moins.

    L’article Terrorisme d’État ? À Troyes, la police fonce en voiture sur des lycéens est apparu en premier sur Contre Attaque.

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  • Minister denies UK faces diesel shortage after Trump threatens to ban exports

    In effort to avoid panic at pumps, Keir Mather insists supply of fuel to Britain is ‘inherently resilient’

    The government has sought to avert panic at the pumps, insisting that the UK is not facing a diesel shortage after Donald Trump threatened to cut off US supplies of the fuel.

    The transport minister Keir Mather said on Friday that the UK has a wide range of sources of the fuel and is in talks with other European countries over the potential release of emergency diesel stockpiles.

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  • Des salariés de la chimie, des riverains d'usines, des agriculteurs et des malades du cancer s'unissent contre les pesticides

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  • Les nouveaux AirPods 5 avec réduction de bruit sont déjà bradés sur Amazon

    [Deal du jour] Deux semaines après leur sortie, les AirPods 5 passent à 119 € sur Amazon, au lieu de 149 €. La version avec boîtier de charge sans fil descend à 139 € au lieu de 169 €. Dans les deux cas, la réduction active du bruit est incluse.

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  • Usines, stations d'épuration, décharges : les « gens du voyage » malades de l'implantation des aires d'accueil

    Aires d'accueil polluées, espérance de vie réduite et arguments écolos détournés : l'auteur et juriste William Acker pointe le racisme environnemental que subissent les « gens du voyage ».
    Juriste et auteur, William Acker est issu des communautés dites des « gens du voyage ». Après un premier livre en 2021, qui montrait que les aires d'accueil sont majoritairement implantées près de sites pollués, il publie Racisme environnemental. Penser la convergence depuis la lutte contre (…)

    Lire la suite - Entretien / Social
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  • « On est des cibles faciles » : à Tours, les lycéens mobilisés après la blessure de Maël

    Au lendemain de la grave blessure à l’œil de Maël, 16 ans, devant le lycée Balzac, la mobilisation ne faiblit pas à Tours. Ce jeudi 1ᵉʳ octobre, des lycéens se sont de nouveau rassemblés devant plusieurs établissements pour dénoncer les violences policières et réclamer davantage de moyens pour leurs lycées.

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  • Cette IA a discuté avec eux en visio : près de la moitié l’ont prise pour un humain

    Tavus a présenté ce jeudi 1er octobre une IA capable de dialoguer en visioconférence et de réagir aux gestes comme aux silences. Dans un test mené par l’entreprise, près de la moitié des participants ont cru parler à un humain après une minute d’échange.

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  • Messages antisémites de Jordan Bardella : comment Mediapart a récupéré des données supprimées auprès de Facebook

    En plus de captures d'écran d'une conversation avec un utilisateur qui n'existe plus (et que l'on suppose être Jordan Bardella), Mediapart a récupéré des archives Facebook auprès de Meta pour prouver l'authenticité des captures d'écran et des messages antisémites. Une possibilité aujourd’hui garantie et encadrée en Europe par le RGPD, le règlement européen sur les données personnelles qui permet à un utilisateur de réclamer toutes les données de son propre compte, y compris celles qui impliquent un utilisateur qui n'existe plus.

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  • Permanence d'accueil pour personnes trans et T-Time

    Permanence d’auto support entre personnes trans, non binaires ou en questionnement et T-time (avec atelier badge !)
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  • Affaire Bardella: Marine Le Pen silencieuse, le RN dans le déni, le reste du monde politique a compris

    Après la révélation des documents appuyant notre enquête sur les écrits antisémites de l’actuel président du Rassemblement national, le parti d’extrême droite maintient ses dénégations jusqu’à l’absurde. De la droite à la gauche, en revanche, les derniers doutes sont levés.
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  • La retraite par capitalisation est-elle obligatoire pour les fonctionnaires, comme le dit Édouard Philippe ?

    Source :Vidéo YouTube d'Édouard Philippe, 29 septembre

    Etiqe :À nuancer

    Contenu :

    Dans une vidéo partagée sur sa chaîne YouTube, Édouard Philippe, maire du Havre et candidat à l’élection présidentielle, dévoile son projet de réforme des retraites. L’ancien Premier ministre explique qu’un système obligatoire de capitalisation existe pour les fonctionnaires, et veut l’étendre à tous les salariés.

    Il reprend ainsi les imprécisions de deux de ses rivaux à la présidentielle, Gabriel Attal et David Lisnard, que nous avions déjà surlignés.

    Répartition ou capitalisation : un distinguo essentiel à rappeler

    Traditionnellement, les régimes de retraite français sont organisés selon deux grandes techniques de gestion.

    D’un côté, la répartition : les cotisations versées par les actifs servent à payer immédiatement les pensions des retraités. Ce système repose sur la solidarité intergénérationnelle. Il suppose donc un équilibre financier entre cotisants et bénéficiaires : c’est tout l’enjeu des débats sur la réforme des retraites.

    De l’autre, la capitalisation : les cotisations de l’assuré sont épargnées pour produire des intérêts selon les investissements faits. Elles constitueront un capital qui sera utilisé plus tard pour financer la retraite du même assuré.

    La retraite de base des fonctionnaires : un régime par répartition

    La retraite de « base » des agents publics fonctionne selon le principe de la retraite par répartition. Ce système implique que les cotisations versées par les actifs et leurs employeurs servent immédiatement à financer les pensions des retraités actuels, sans constitution d’une épargne individuelle destinée à financer la propre retraite du cotisant.

    Les fonctionnaires civils de l’État et militaires dépendent du Service des Retraites de l’État (SRE) alors que les fonctionnaires territoriaux et hospitaliers dépendent de la Caisse Nationale de Retraites des Agents des Collectivités Locales (CNRACL).

    La pension d’un fonctionnaire repose sur le principe suivant : lorsqu’il a atteint l’âge légal de la retraite et cotisé tous les trimestres imposés, il reçoit 75 % du traitement indiciaire brut correspondant à l’emploi, grade et échelon effectivement détenus au cours des six derniers mois de fonction. Les primes et indemnités ne sont, sauf rares exceptions, pas prises en compte dans l’assiette de calcul de la pension principale : c’est justement le rôle de la retraite additionnelle, la RAFP.

    La retraite additionnelle (RAFP) : un système par points, obligatoire pour l’agent… et son employeur

    En vigueur depuis 2005, suite à la réforme Fillon de 2003, la RAFP (Retraite Additionnelle de la Fonction Publique) est un régime complémentaire obligatoire de retraite pour tous les fonctionnaires d’État, territoriaux et hospitaliers. Contrairement au régime de base, la RAFP est financée par des cotisations prélevées sur les primes et indemnités qui ne sont justement pas prises en compte dans la pension principale.

    Les cotisations (10 %) ne portent que sur les primes et indemnités et pas sur l’ensemble des revenus de l’agent. Ces cotisations servent à acquérir des points. Surtout, elles sont versées par l’agent (5 %) mais aussi son employeur public (5 %) : les employeurs ont-ils compris que la proposition d’Édouard Philippe s’adressait aussi à eux ?

    Dans la RAFP, ces cotisations sont converties en points. En 2026, 1 point vaut 1,4596 € (on parle de valeur d’achat). Exemple : pour une cotisation de 450 € en 2026, l’agent reçoit 308 points (450/1,4596 = 308,30 arrondis à 309).

    Mais le point n’a pas la même valeur lorsque l’agent part à la retraite. 1 point vaut 0,05671 € (on parle de valeur de service). Selon son nombre de points, un fonctionnaire retraité reçoit soit un capital (s’il a jusqu’à 5124 points) soit une pension mensuelle (s’il a au moins 5125 points), dont le montant varie selon un savant calcul mêlant le nombre de points, l’âge de départ en retraite et la valeur du point au moment de ce départ.

    D’une certaine façon, ce mode de calcul ressemble à celui de la retraite complémentaire AGIRC-ARCCO des salariés du privé. Mais à la différence de cette dernière qui représente le 1/3 de la retraite d’un salarié, les exemples cités par le site service-public (6835 euros en capital pour 4400 points ou 73 euros par mois en rente, pour 15 000 points) montrent que ce n’est pas avec la RAFP que les agents publics financent leur retraite. Tout au mieux un petit complément.

    La RAFP : un régime par répartition provisionnée

    Aucun doute : la RAFP ne fonctionne pas par répartition immédiate. L’argent cotisé par un fonctionnaire en activité, comme par son employeur, n’est pas immédiatement reversé aux fonctionnaires à la retraite. Les cotisations sont placées sur les marchés financiers dans un portefeuille d’actifs (actions, obligations, immobilier, etc.) par l’établissement public ERAFP, selon un principe d’investissement socialement responsable (ISR) prenant en compte le développement durable.

    Mais un tel placement collectif ne signifie pas forcément un régime par capitalisation stricte. Dans un Plan d’épargne retraite (PER individuel ou PER d’entreprise collectif) ou un contrat d’assurance vie retraite, l’épargnant récupère exactement la somme accumulée à laquelle s’ajoutent les rendements financiers moins d’éventuels frais.

    Dans la RAFP, un euro cotisé ne donne pas un euro perçu plus les intérêts du seul placement, comme le montre la conversion par points précédemment exposée. Chaque année, le conseil d’administration de l’ERAFP décide de la valeur du point, en fonction de la situation financière du régime et des règles de prudence imposées pour éviter tout déséquilibre.

    Là où l’ambiguïté est entretenue, c’est que le site de la RAFP mentionne un principe de capitalisation, alors que le législateur est clair : la RAFP est un régime « par répartition provisionnée et par points ». Et en droit, c’est la loi qui prévaut sur la communication !

    La Préfon : une capitalisation destinée aux fonctionnaires… mais facultative

    La PREFON est un régime de retraite complémentaire facultatif créé en 1968 et spécifiquement ouvert aux agents publics (fonctionnaires, agents contractuels, militaires, anciens agents, conjoints d’affiliés, etc.).

    Il s’agit d’un produit d’épargne retraite volontaire qui fonctionne par capitalisation stricte. Les cotisations sont versées seulement par l’agent : son employeur public n’abonde pas le montant versé. Elles sont libres et dépendent d’une des 17 classes existantes de cotisation que choisit l’agent. Les sommes sont investies et constituent une épargne individuelle qui sera convertie en rente au moment de la retraite.

     

    Auteurs :

    Auteur : Pascal Caillaud, chargé de recherche CNRS en droit social à l’université de Nantes

    Relecteur : Jean-Paul Markus, professeur de droit public à l’université Paris-Saclay

    Liens d’intérêts ou fonctions politiques déclarés des intervenants à l’article : aucun

    Secrétariat de rédaction : Guillaume Baticle, journaliste, doctorant en droit public à l’université de Poitiers

    L’article La retraite par capitalisation est-elle obligatoire pour les fonctionnaires, comme le dit Édouard Philippe ? est apparu en premier sur Les Surligneurs.

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  • Herbicides dans l'eau potable : l'agglomération de La Rochelle porte plainte

    L'agglomération de La Rochelle a détecté deux sous-produits d'herbicides dans son eau potable, dont un est interdit d'usage, et l'autre le sera bientôt. La collectivité a déposé plainte.
    La Rochelle (Charente-Maritime), reportage
    Aux alentours de la station de pompage d'eau potable de Fraise-Bois Boulard, à l'est de La Rochelle, se déroule à perte de vue l'horizon indistinct des champs retournés : maïs, orge, blé tendre et pois. Lors d'une analyse rendue publique le 18 septembre dernier (…)

    Lire la suite - Reportage / Pesticides , Pollutions
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