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Timeline

  • « Mode d'emploi » du gouvernement pour « gérer l'éco-anxiété » : le stress, une passion française ?

    Source : Mouvements
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  • Canicule, sécheresse, incendies : dans les médias, le climat sans la politique

    Source : Acrimed
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  • Quand les petites communes partagent leurs bonnes idées

    Source : Grand-Format
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  • Présidentielle 2027 : vous aussi, portez-vous « officiellement candidat »

    Source : Arrêt sur images
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  • Législation, sabotage, la lutte contre Airbnb s'organise

    Source : STUP.MEDIA
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  • Rentrée littéraire: la grande déprime de l’édition française

    Arrivée d’Olivier Nora dans le giron d’Editis, discussions non conclusives entre éditeurs et auteurs, crise du marché du livre neuf, offensive croissante de Bolloré… Après la crise Grasset, la rentrée littéraire de septembre s’ouvre dans un contexte politique et économique tendu. Et ne suscite aucun réel enthousiasme.
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  • Cinq pistes pour gérer la dette publique française

    Le rapport France 2035, France 2050 , publié fin juillet par le Haut-Commissariat à la stratégie et au plan (HCSP), met en garde, à juste titre, contre un risque d’emballement de notre dette publique. Un rapport bienvenu alors que les taux d’intérêt sur les dettes publiques en général, française en…
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  • « Faut-il un cancer d’enfant dans chaque famille pour enfin bannir les pesticides ? »

    « Le gouvernement préfère protéger l’argent que la santé des enfants. Moi, ça fait longtemps que j'ai compris que les laboratoires qui font les pesticides sont les mêmes qui font les traitements anticancéreux. Cela fait des années que je le dis »

    Cet article « Faut-il un cancer d’enfant dans chaque famille pour enfin bannir les pesticides ? » est apparu en premier sur La Relève et La Peste.

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  • Gavin Newsom says California will sue Trump administration again to block ‘Orwellian rules’ meant to curb mail-in voting – as it happened

    This live blog is now closed.

    Donald Trump has threatened to increase tariffs on Canadian cars, trucks, auto parts and steel to 50% today, after trade negotiations between Washington and Ottowa broke down last week.

    On Truth Social, the president blasted Canada, and said the new duties will go into effect on 1 January 2027.

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  • qcq pagu infokioske

    La pagu infokioske c'est quoi ?

    Basé à grenoble mais mobile partout lepagu peut venir à vos événements,
    manifs, concert, rencontre...

    C'est des brochures, des badges, des linos, des stickers : pour
    apprendre, échanger, débattre, faire circuler des savoirs et des idées.
    Les brochures c'est facile à lire, c'est facile à photocopier et c'est
    sans droit d'auteure.
    Ca se passe d'une personne à une autre, et ça coûte presque rien.
    C 'est sur plein de thématiques portées par des valeurs anarchistes
    radicales.

    Les créations s'est parce que ça fait du bien d'afficher, d'offrir des
    images qui nous correspondent et qui ont un message politique.C'est beau
    et c'est drôle et on en a besoin, parce la lutte c'est joyeux aussi.

    Tout l'argent sert à racheter du matériel (papier/encre etc...) et si
    y'a du benef en plus çà va aux luttes pour les plus précaires.

    Un espace pour le plaisir des yeux, de la tête et du cœur

    contact : aloua@riseup.net

    Thématiques présente dans l'infokioske :
    Justice restaurative/réparatrice
    Santé mentale/physique
    Culture CRIP /antivalidisme
    Soins collectifs/autonome
    Reseau de soutien
    Débats de société et alternatives anarchistes
    Lutte des classes
    Récits révolutionaires
    Histoire des luttes et de lutte spécifique
    Expérimentation collective
    Ecologie radicale
    Feminisme/Queer
    Lutte contre les frontières / Soutien aux éxilé.es
    Lutte contre les prisons
    Anti-impérialisme
    Anti-Racisme
    Lutte contre l'islamophobie
    DIY/débrouille/tutos/ Savoirs faire
    Veganisme
    Technocritique
    Fanzine de récit de vie, de voyage, de musique, d'évnèments militants,
    mémoires

    Livres pas chers et/ou d'occaze

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  • Peut-on suspendre le droit d’asile face à une « situation exceptionnelle », comme le propose Édouard Philippe ?

    Source :Edouard Philippe, le 10 août dans Le Figaro

    Etiqe :impossible

    Contenu :

    « Un aperçu du monde qui vient. » Dans une tribune parue dans Le Figaro le 10 août, Edouard Philippe a rebondi sur l’épisode de l’afflux de migrants dans l’enclave espagnole de Ceuta, fin juillet, pour livrer les grandes lignes de sa future politique migratoire s’il est élu président. En cas de victoire en 2027, l’ancien Premier ministre d’Emmanuel Macron assure qu’il « suivra la voie du contrôle et de la fermeté pour faire respecter nos lois françaises et nos règles européennes ».

    Une intention louable… en apparence. Car quelques lignes plus loin, le maire du Havre propose deux mesures de suspension du droit d’asile pourtant contraires aux lois qu’il prétend défendre.

    L’édile souhaite d’une part instaurer « un dispositif anti-chantage migratoire » qui prendrait la forme d’un « régime européen d’urgence » autorisant la suspension de l’enregistrement de nouvelles demandes d’asile « face à une situation exceptionnelle d’attaque hybride » aux frontières de l’Union européenne. Il veut d’autre part suspendre le traitement des demandes d’asile pour plusieurs années à Mayotte et en Guyane, des territoires selon lui « en situation de saturation migratoire ».

    Ces mesures se heurteraient de plein fouet aux textes fondamentaux et aux traités internationaux signés par la France. Le droit d’asile a valeur constitutionnelle : il est reconnu à l’article 4 du préambule de la Constitution de 1946. Mais il est aussi protégé par de nombreux principes de droit international : la Convention de Genève de 1951 ratifiée par la France prévoit le principe de non-refoulement d’un demandeur d’asile en provenance d’un pays où sa vie ou sa liberté seraient menacées.

    Une protection solidement ancrée dans le droit

    Les principes de la Convention sont déclinés au niveau européen dans la Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne (article 18), le traité sur le fonctionnement de l’Union européenne (article 78) et le code frontières de l’espace Schengen. Ils sont également protégés par plusieurs dispositions de la Convention européenne des droits de l’homme et de ses protocoles additionnels.

    En d’autres mots, le droit d’asile est fortement enraciné dans l’appareil juridique constitutionnel et conventionnel français et ne peut souffrir d’aucune suspension intégrale durable, même en cas de crise majeure posant des difficultés matérielles de traitement des demandes.

    Dans une ordonnance rendue le 30 avril 2020, le Conseil d’État avait ainsi enjoint au gouvernement de reprendre l’enregistrement des demandes d’asile, provisoirement suspendu en Ile-de-France à cause du Covid-19. Le juge administratif suprême rappelait dans sa décision que le droit d’asile « est une liberté fondamentale ».

    Pour autant, le droit d’asile peut être aménagé : chaque État dispose d’une certaine marge de manœuvre pour délimiter les conditions d’accueil et d’octroi du statut de réfugié. La proposition d’Edouard Philippe intervient justement au moment où un texte européen entré en vigueur en juin 2026 prévoit des aménagements en cas de forte pression migratoire aux frontières de l’UE.

    Le règlement « crise et force majeure » anticipe en particulier les scénarios « d’instrumentalisation » des migrants décrits par le candidat à la présidentielle. Les Etats subissant ce type d’attaque peuvent dorénavant prolonger les délais d’enregistrement et de traitement des demandes d’asile. Ils peuvent également demander une dérogation à la Commission et au Conseil européen pour élargir sensiblement le traitement à leurs frontières des demandes d’asile déposées par des exilés considérés comme « instrumentalisés ».

    Mais les gouvernements ne peuvent en aucun cas suspendre intégralement le droit d’asile – même sur une période donnée.

    Plus restrictif qu’en Pologne

    Même la Pologne, qui a cessé depuis mars 2025 l’enregistrement des demandes d’asile à la frontière biélorusse à la suite du conflit sur la gestion des réfugiés avec le régime de Minsk, prévoit certaines exceptions afin de se conformer au droit international, notamment pour les mineurs non-accompagnés, les personnes en mauvaise santé ou celles à risque de mauvais traitement en cas de refoulement.

    La loi polonaise se trouve toutefois sur une ligne de crête : les tribunaux du pays ont alternativement jugé le texte conforme avec le respect du droit d’asile ou en violation de ce dernier. Peu avant son adoption par le Parlement polonais, le Haut commissariat des Nations unies pour les réfugiés avait jugé la loi « clairement contraire«  à la convention de Genève de 1951.

    Autant dire qu’une suspension de « toute nouvelle demande d’asile » sur le territoire de Mayotte – soit une mesure encore plus drastique qu’en Pologne – tel que l’a proposé Edouard Philippe dans un entretien à France Mayotte Matin, n’aurait aucune chance d’obtenir le feu vert des juridictions françaises ou européennes.

     

    Auteurs :

    Auteur : Nicolas Turcev, journaliste

    Relectrices : Clara Robert-Motta, journaliste

    Tania Racho, docteure en droit européen, chercheuse-associée à l’Université Paris-Saclay

    Liens d’intérêts ou fonctions politiques déclarés des intervenants à l’article : aucun

    Secrétariat de rédaction : Nicolas Turcev, journaliste

    L’article Peut-on suspendre le droit d’asile face à une « situation exceptionnelle », comme le propose Édouard Philippe ? est apparu en premier sur Les Surligneurs.

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  • Heraklion (Crète): appel aux squatteur·euses et aux camarades solidaires de Crète, de Grèce, d’Europe et du monde entier

    Nos rêves ne sont pas à vendre aux enchères – la partie n’est pas encore terminée.

    Depuis 24 ans d’existence, le Squat Evangelismos est un territoire libéré où se transmet, de génération en génération, le flambeau de la résistance et de l’espoir dangereux d’un autre monde. Toujours en opposition aux pouvoirs établis, en première ligne des conflits de classe, des luttes contre la guerre, la brutalité policière, le pillage de la nature, le patriarcat et le fascisme, la Grande Maison est – et restera – une forteresse de la contre-violence légitime et une barricade sociale dans la ville d’Héraklion.

    Malgré les trois réoccupations qui ont suivi les trois expulsions – un chiffre humiliant pour l’État –, celui-ci prépare aujourd’hui sa revanche. Sa dernière attaque, probablement la plus décisive, consiste à attribuer six millions d’euros (!) pour la « valorisation » du bâtiment, avec une date limite d’appel d’offres fixée au 30 novembre 2026.

    Soyons clairs : ni l’État ne cherche réellement à restaurer le bâtiment, ni l’université à le mettre en valeur. Ces six millions d’euros, auxquels s’ajoute près d’un million consacré à une étude irréalisable et fondée sur des données incomplètes puisque le bâtiment reste occupé, représentent avant tout le coût politique de la répression contre le mouvement anarchiste. Rien de plus. Ainsi, l’appareil d’État fait d’une pierre deux coups : d’un côté, il attaque son ennemi intérieur ; de l’autre, il nourrit ses alliés et ses partenaires dépendants des financements publics. Mais les recteurs et les ministres ont compté sans les occupant·es. Pour nous, Evangelismos est une nécessité existentielle. Le Squat Evangelismos existe parce qu’il répond aux besoins d’une société étouffée par la dystopie contemporaine. Il répond au besoin d’un espace social non marchand, nourrit le désir de luttes anti-institutionnelles au-delà des limites de la légalité et de la normalité, comprend et encourage la colère sociale face au pouvoir.

    Au fil des années, des centaines d’événements, d’actions, de structures de solidarité, d’initiatives locales et des milliers d’assemblées ont traversé ses murs. D’innombrables personnes ont tissé un lien profond avec cette maison ; des dizaines y ont trouvé ou y trouvent encore un toit, et d’autres y trouveront refuge à l’avenir, particulièrement dans le contexte actuel de crise du logement.

    À l’isolement et au remplacement de la vie par la consommation dans cette Babylone de béton, Evangelismos répond par l’auto-organisation, des processus horizontaux et des luttes collectives. Alors que le centre-ville se dégrade continuellement pour devenir un parc touristique, le Squat Evangelismos demeure l’une des dernières expressions d’une vie qui échappe à la vitrine marchande.

    Tout au long de son existence, Evangelismos a constitué une structure fonctionnelle, plurielle et multidimensionnelle du mouvement social. Aujourd’hui, il accueille notamment : l’Assemblée de solidarité avec les prisonniers politiques, les prisonnières militantes et les camarades incarcéré·es ; Kitapi, collectif de livres et d’archives ; l’Initiative pour la mémoire historique et révolutionnaire ; le groupe musical Dysarmonia ; la coopérative agricole BeCollective ; le marché gratuit du squat ; le café autogéré du vendredi ; ainsi que le collectif de rédaction d’Héraklion du journal de rue national Apatris. Ce journal est né dans ce bâtiment, tout comme l’équipe de football autogérée Tiganitis, qui continue aujourd’hui d’y être accueillie.

    Il appartient à la société en lutte de rendre le squat encore plus vivant et créatif. Pour notre part, nous proposons notamment de pérenniser les cuisines collectives, d’accueillir un atelier de danse contemporaine, de construire un four social et un potager dans la cour arrière, mais aussi de développer une troupe de théâtre, un espace de bains pour les personnes sans-abri, un soutien scolaire autogéré ainsi qu’un dispensaire et une pharmacie sociale.

    Le désir plante nos pieds dans la terre, le besoin devient le ciment de notre communauté, et la conscience fait de nous toutes, tous et tout des occupant·es. Et s’ils parviennent à faire tomber notre forteresse, si nous tombons, nous tomberons sur leurs têtes.

    Nous appelons la société en lutte à soutenir le Squat Evangelismos et ses combats par tous les moyens que chacun⋅e jugera appropriés. Nous appelons les camarades de partout à marcher avec nous pour défendre les territoires du mouvement anarchiste, pour donner un toit à nos besoins et transformer la menace en opportunité.

    Nous appelons les camarades occupant·es et solidaires de Crète, de Grèce, d’Europe et du monde entier à venir à Héraklion durant les mois d’août, septembre, octobre et novembre, afin de soutenir le Squat Evangelismos et ses dispositifs de défense, et d’organiser ensemble notre résistance.

    SOLIDARITÉ AVEC LES SQUATS – VICTOIRE AUX RÉFUGIÉS

    LIBERTÉ POUR LES CAMARADES VISÉS PAR LES OPÉRATIONS RÉPRESSIVES DU 10 JUILLET À ATHÈNES ET À THESSALONIQUE

    SOLIDARITÉ AVEC LES ANARCHISTES EMPRISONNÉ·ES DU MONDE ENTIER

    NOUS AVONS RAISON, NOUS VAINCRONS

    Assemblée ouverte du Squat Evangelismos tous les lundis à 19 h 00

    Squat Evangelismos

    Juillet 2026

    [Publié le 23 juillet 2026 en grec et le 27 juillet en français sur Indymedia-Athènes, puis le 20 août 2026 sur Dingueries.]

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  • From Arizona to Wisconsin, election deniers are vying for office nationwide

    Republicans who deny Joe Biden won the 2020 election are running for governor and secretary of state across the US

    Election deniers are back on the ballot.

    In most swing states, at least one major Republican candidate has questioned or outright denied the results of the 2020 US presidential election, which Donald Trump lost to Joe Biden.

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  • The treasury bond mess: is this the demise of the US as a safe haven?

    The US is scooping up treasury bonds in an effort to raise their price and push yields down – but it’s not working

    The bond market is driving the Trump administration crazy. Last week, the treasury secretary, Scott Bessent, announced that the government would sharply ramp up its purchase of treasury bonds, in an effort to raise their price and thus push down their yield, which amounts to the interest rate the government pays on its debt.

    It didn’t quite work as planned. Yields on treasurys fell after Bessent’s bond market intervention but soon bounced back. By Friday afternoon, the yield on the 10-year treasury was back near where it was before the secretary’s announcement. The yield on the 30-year bond was again trading around its highest level in 20 years or more.

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  • Plus de Wi-Fi à l’étage ? Amazon brade ce système Mesh Wi-Fi 7 pour enfin profiter de la fibre

    [Deal du jour] Une bonne offre fibre ne sert plus à grand-chose dès que deux murs suffisent à faire disparaître son signal. Il existe heureusement une solution pour étendre le Wi-Fi dans tout le logement, et elle est actuellement en promotion chez Amazon.

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  • Uber écope d’une amende de 825 millions d’euros pour avoir laissé ses algorithmes décider seuls du sort des chauffeurs

    L’Autoriteit Persoonsgegevens (AP), l’autorité néerlandaise de protection de la vie privée, a infligé le 21 août une amende de 824,99 millions d’euros à Uber pour avoir utilisé des systèmes automatisés afin de suspendre ou désactiver les comptes de certains chauffeurs sans intervention humaine suffisante.

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  • Sécheresse et canicules à répétition : des Pyrénées-Orientales à la Guadeloupe, la France est en voie de désertification

    Août 2026. Aux Brouzils (Vendée), le manque de précipitations a asséché les sols. © Mathieu Thomasset/Hans Lucas via AFP

    Parmi les conséquences de l’été caniculaire de 2026, l’une passe davantage sous les radars : la dégradation des sols. La répétition des sécheresses comme celle que nous connaissons actuellement accélère leur détérioration, menace les rendements agricoles et altère leur capacité à filtrer l’eau, à stocker le carbone et à abriter une biodiversité abondante (vers de terre, champignons, bactéries).

    «Ça fait chaud au cœur de voir la mobilisation des Français aux côtés des pompiers quand la forêt brûle, remarque le géographe Jean-Daniel Cesaro. On aurait besoin de ce même élan face à la dégradation des terres et de la biodiversité.»

    Le chercheur du Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (Cirad) est actuellement à Oulan-Bator, capitale de la Mongolie, pour participer à la 17ème Conférence mondiale (COP) sur la lutte contre la désertification. Dans ce pays, encore plus qu’en France, le changement climatique et certaines pratiques agricoles pèsent sur l’état des sols.

    Une terre est jugée dégradée selon trois critères : son maigre couvert végétal (voire son absence), sa faible productivité, avec des rendements agricoles ou forestiers qui baissent, et une diminution de sa capacité à stocker le carbone organique. Au total, 40% des terres émergées dans le monde sont affectées par cette dégradation.

    En France, 1,4% du territoire, soit 751 000 hectares, est touché, selon la définition internationale de la désertification. Ce sont des zones qui réunissent les trois caractéristiques précitées et qui connaissent un climat aride, semi-aride ou subhumide sec. Des conditions climatiques qui concernent le pourtour méditerranéen, la Corse-du-Sud, La Réunion, la Guadeloupe et Mayotte.

    Une situation qui a conduit la France à se déclarer «partie affectée» par la désertification pour la première fois lors de la COP16, en 2024.

    Le pourtour méditerranéen en première ligne

    Sur le pourtour méditerranéen, les Pyrénées-Orientales sont en première ligne face aux sécheresses multipliées et intensifiées par le dérèglement climatique. À cause des faibles précipitations et des chaleurs répétées, «les réserves en eau souterraine deviennent faibles pour pouvoir maintenir durablement l’irrigation des vignes dans certaines zones, avec de multiples conséquences agricoles et économiques», détaille Jean-Daniel Cesaro.

    Depuis 1960, la surface moyenne concernée par la sécheresse a triplé en Occitanie, d’après une étude du Réseau action climat local. Le nombre de jours secs devrait encore augmenter de 25% si les émissions de gaz à effet de serre suivent leur trajectoire actuelle, et jusqu’à 50% selon le scénario le plus pessimiste.

    En ajoutant d’autres critères de détérioration comme la pollution ou l’érosion, le Comité scientifique français de la désertification souligne que 77% des sols de l’Hexagone sont abîmés, sans être nécessairement sous un climat aride ou semi-aride. Un constat inquiétant car la dégradation des sols alimente elle-même la désertification.

    «Le carbone stocké dans les sols dégradés est rejeté dans l’atmosphère, augmentant les concentrations de CO2 et aggravant ainsi les dérèglements climatiques qui, en retour, accélèrent la sécheresse», explique Jean-Luc Chotte, pédologue (spécialiste des sols) à l’Institut de recherche pour le développement (IRD).

    Heureusement, le processus n’est pas irréversible. Parmi les solutions qui permettent de restaurer des sols ou de les préserver, la communauté scientifique internationale a démontré l’efficacité de plusieurs adaptations des pratiques agricoles : «Éviter d’avoir un sol à nu grâce à un couvert végétal ou au paillis, renforcer la quantité de matière organique», liste Jean-Daniel Cesaro.

    S’inspirer des pratiques du Maghreb et de l’Afrique subsaharienne

    Aujourd’hui, les monocultures, l’utilisation d’engins mécanisés, les labours ou encore un apport trop élevé en engrais participent à cette détérioration. Au contraire, l’agroécologie ou l’agroforesterie, des manières de produire qui s’appuient sur le fonctionnement naturel des écosystèmes, permettent de préserver voire de restaurer les sols, selon un constat partagé par de nombreux pays lors des précédentes COP désertification. De nombreuses études scientifiques ont mis en lumière leurs bénéfices pour la santé des sols. Les racines des arbres plantés, par exemple, permettent de fixer le sol et de lutter contre l’érosion.

    «On a des pratiques agricoles qui pouvaient être portées par le régime climatique et économique d’avant, qui doivent aujourd’hui se transformer en raison de la répétition des sécheresses et des tensions sur l’énergie provoquées par les guerres», relève Jean-Daniel Cesaro.

    Et de poursuivre : «Pendant longtemps, la coopération internationale sur le sujet prenait le sens de l’aide au développement accordée par la France à des pays du Maghreb ou de la région subsaharienne. On gagnerait aujourd’hui à regarder les solutions qu’ils utilisent dans ces régions.»

    Il ne pense toutefois pas qu’il faille les répliquer telles quelles sur notre territoire : «Il faut déjà regarder ce qui se pratique au niveau des chambres d’agriculture, des syndicats et des conditions très locales de nos départements. Mais les Français cherchent des solutions, il faut faire cause commune, c’est aussi tout l’intérêt de cette COP.»

    Le pastoralisme, un outil à l’honneur de la COP17

    Parmi les solutions au centre des discussions de la COP17 : le soutien au pastoralisme, dont les bénéfices pour entretenir les sols ont été démontrés par de nombreuses études scientifiques. Selon le Cirad, lorsque les pâtures et les déplacements des animaux sont bien gérés, cette pratique permet de maintenir une végétation ouverte et diversifiée, limite les risques d’incendies, favorise le recyclage des nutriments et participe à nourrir le sol avec des engrais naturels.

    Mais avant de s’attaquer aux changements de pratiques, il faut sauvegarder les terres agricoles. Alors que la loi zéro artificialisation nette (ZAN), qui vise à limiter la bétonisation de zones naturelles ou agricoles, a été attaquée à plusieurs reprises en début d’année, Jean-Daniel Cesaro rappelle que «la préservation des terres agricoles est le meilleur rempart contre le changement climatique et la désertification : plus on a de terres disponibles, mieux on sera préparé à ce changement».

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  • ChatGPT, Claude, Gemini… pourquoi les IA semblent-elles obsédées par le nombre 17 ?

    Demandez à ChatGPT, Gemini ou Claude de choisir un nombre entre 1 et 30 : tous semblent avoir un faible pour le 17. Une étrange convergence qui en dit beaucoup sur leurs données d’entraînement et notre propre perception du hasard.

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  • Un piratage bien gênant au Liechtenstein

    Toutes les fuites de données ne se valent pas, et celle-ci a de quoi faire transpirer pas mal de monde. Des pirates ont siphonné le registre des ayants droit économiques du Liechtenstein dans la nuit du 29 au 30 juillet, embarquant les informations de 31 000 sociétés, fondations et fiduciaires d'un coup.

    Un ayant droit économique, pour faire simple, c'est la vraie personne en chair et en os qui possède ou contrôle une société, celle qui empoche l'argent tout au bout de la chaîne même quand une cascade de sociétés-écrans s'emploie à la rendre invisible.

    C'est tout le problème. Ce registre a été monté pour lutter contre le blanchiment, en forçant chaque structure à déclarer noir sur blanc qui profite réellement d'elle, si bien que les pirates viennent de mettre la main sur l'annuaire officiel des propriétaires cachés du pays.

    Rappelons où l'on se trouve. Le Liechtenstein est ce mouchoir de poche coincé entre la Suisse et l'Autriche qui s'est taillé une réputation mondiale de terre d'accueil pour fondations et sociétés discrètes, l'endroit idéal pour ranger un patrimoine loin des regards.

    Dans le butin, on retrouve le nom des entités et surtout le nom, la date de naissance, la nationalité et le pays de résidence des bénéficiaires planqués derrière chacune d'elles.

    Une petite éclaircie pour ces gens quand même, puisque les adresses, les numéros de téléphone et les données financières comme le chiffre d'affaires, les actifs ou les dividendes sont restés hors de portée, ce qui atténue la casse sans rien retirer à la gêne provoquée par les noms exposés.

    L'attaque aurait été menée avec un vrai savoir-faire technique d'après l'enquête, personne n'a encore été identifié, et le pays a réclamé un coup de main international pour espérer remonter la piste.

    Une cellule de crise montée dès le samedi soir sous la houlette de la cheffe du gouvernement Brigitte Haas et du ministre de la Justice, pour prévenir les personnes concernées et éteindre l'incendie.

    Franchement, pour un pays qui a fait de la discrétion de ses fondations un fonds de commerce, on imagine mal un fichier plus gênant à laisser filer dans la nature.

    Source : Le Temps

    Reply source
  • « J’ai un problème étrange avec mon casque » : il découvre par hasard comment AliExpress trace ses clients avec un son

    Un internaute affirme avoir repéré un traitement audio invisible tournant sur la page d'accueil d'AliExpress. Ce mécanisme permettrait de ficher les visiteurs sans passer par les cookies.

    Reply source
  • Les Maldives sont bel et bien impactées par l’élévation du niveau de la mer

    Source :Compte X, le 17 août 2026

    Etiqe :faux

    Contenu :

    Des eaux turquoise et du sable fin à n’en plus finir, les îles Maldives sont pour beaucoup l’égal d’un paradis sur terre. Un paradis néanmoins menacé par le réchauffement climatique et l’un de ses corollaires : l’élévation du niveau de la mer, alertent experts et médias. 

    Faux, affirment de leur côté, des internautes qui écrivent que les îles Maldives « ne craignent pas la montée des eaux ». En témoignerait l’inauguration d’un nouveau terminal dans leur principal aéroport, « d’une surface de 84 000 m², avec une capacité de 7 millions de passagers par an », peut-on lire sur certaines publications. 

    Pour leurs auteurs, « les océans ne débordent que dans les cerveaux malades », soit ceux, affirment-ils, de « tous les marchands de l’apocalypse ». Comprenez : les écologistes, scientifiques, médias et politiques qui s’inquiètent du sujet. 

    Pourtant, l’instauration de cet aéroport – véridique – ne remet pas en cause ni le réchauffement climatique ni la montée des eaux et ses conséquences pour l’archipel.

    Un pays particulièrement sensible au réchauffement climatique

    Avec plus de 80 % de ses 1 190 îles coralliennes sont situées à moins d’un mètre au-dessus du niveau de la mer, les Maldives sont le pays le plus bas du monde… et donc l’un des plus concernés par la hausse des mers liée au réchauffement climatique.

    Depuis 1900, le niveau moyen des océans a augmenté de 20 centimètres et il pourrait augmenter de 0,5 mètre à un mètre d’ici 2100, d’après les travaux du Giec (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat). Une grande partie de ces îles pourraient donc se retrouver immergées au cours du XXIe siècle. Cette situation des Maldives est connue depuis plusieurs années, mais pourquoi donc la thèse selon laquelle elles auraient déjà dû être sous les eaux est soutenue ? 

    Plusieurs internautes relaient une dépêche de l’Agence France Presse d’il y a 38 ans. En 1988, l’AFP publiait une dépêche alarmante sur le sujet. Intitulée « Les Maldives pourraient disparaître prochainement de la surface du globe, selon des experts », on peut y lire notamment une déclaration du directeur chargé de l’environnement de l’archipel de l’époque : « Le risque d’être immergé dans les trente prochaines années existe réellement, bien que certaines personnes en parlent à la légère ».

    La publication d’une dépêche annonçant un risque, finalement non advenu trente ans plus tard, suffit-elle à prouver que les îles Maldives « ne craignent pas la montée des eaux » et que le sujet ne préoccupe que des « cerveaux malades », comme le disent les internautes ? 

    Non, et pour plusieurs raisons. Premièrement, concernant la dépêche elle-même, remarquons que le recours au conditionnel est la norme. Ainsi, l’AFP n’a pas écrit que les îles Maldives allaient disparaître, mais qu’elles « pourraient être rayées de la carte ». Il ne s’agit ainsi que d’une hypothèse. 

    Aussi, cette dépêche ne repose que sur trois déclarations d’élus locaux de l’époque. Leur parole, avant tout politique, ne constitue pas un consensus scientifique. Dans un article de débunk publié en 2024 sur le sujet, l’Agence France Presse, explique elle-même que sa dépêche « ne précis[ait] pas que la déclaration du gouvernement maldivien était basée sur des projections climatiques. » C’est-à-dire que l’hypothèse d’une disparition des Maldives sous la mer d’ici les années 2020 reposait sur des estimations hautes de 20 à 30 centimètres d’élévation dans les trente années à partir de la déclaration.

    S’il y a bien eu une augmentation du niveau de la mer, elle n’a pas été de cet ordre, comme le présente le Smithsonian Ocean Institute. « Les études montrent qu’entre 1900 et 1990, le niveau de la mer a augmenté en moyenne de 1,2 à 1,7 millimètre par an. En 2000, ce rythme avait atteint environ 3,2 millimètres par an, et pour 2016, il est estimé à 3,4 millimètres par an. On s’attend à ce que le niveau de la mer s’élève encore plus rapidement d’ici la fin du siècle. »

    Un impact documenté

    Les preuves récentes de l’impact réel du réchauffement climatique sur les Maldives sont nombreuses. Les publications d’organisations ou d’institutions internationales sont légion sur le sujet : Human Rights Watch, Banque Mondiale, Forum économique mondial.  De même que les rapports scientifiques : Earth’s Future, Nature, Springer Nature. 

    Des reportages ont également permis de mettre en images le phénomène : France 24, 60 Minutes Australia, Sky News. Dans ce dernier, réalisé en 2022, le ministre chargé de l’environnement, Abdulla Nasser, déclarait : « Nous perdons des terres, nous perdons des infrastructures et les gens perdent également leurs moyens de subsistance. »

    Dans un rapport de 2019 consacré précisément à la problématique de la hausse du niveau de la mer et de ses implications pour les territoires côtiers et les îles, le  Giec précisait notamment (p. 73) que « les Maldives ont récemment agrandi la superficie de leur région capitale en construisant une nouvelle île appelée Hulhumalé, surélevée de 60 cm par rapport à l’altitude normale de l’île (1,5 m), afin de tenir compte de l’élévation future du niveau de la mer. »

    Ainsi, les Maldives ont agrandi leur territoire de façon artificielle – notamment en pompant du sable du fond marin sur une plateforme corallienne submergée – comme avec le fameux aéroport.

    Nos demandes de précisions concernant les motivations qui ont poussé à la construction d’un nouveau terminal à l’aéroport international, sont restées sans réponse de la part des dirigeants de l’infrastructure et la présidence du pays. 

    Toutefois, la volonté de soutenir le secteur touristique local ne fait guère de doute. Le nouveau terminal – inauguré au mois de juillet 2025 –  devrait permettre d’accueillir 7,5 millions de passagers par an contre 1,5 million auparavant, est-il précisé sur le site internet de l’aéroport (onglet Our Future), confirmant ainsi les données avancées par les publications. 

    « L’achèvement du nouveau terminal de l’aéroport international de Velana offre la possibilité d’accélérer encore la croissance du tourisme », suggérait récemment la Banque mondiale. « Le tourisme, qui représente environ 21 % du PIB, continue de dynamiser l’activité économique », précisait également l’institution internationale. 

    La construction du nouveau terminal était également présentée récemment comme un atout pour le développement du tourisme par la présidence des Maldives. 

    Enfin, notons que, pour les autorités locales, l’essor de l’industrie touristique et aéroportuaire de l’État insulaire ne semble pas s’opposer à la conscientisation de l’enjeu climatique que représente l’élévation du niveau de la mer. 

    Ainsi, en septembre 2025, Mohamed Muizz, le président de l’archipel, effectuait une visite sur le chantier d’un autre aéroport du pays qui permettra, est-il précisé dans un communiqué de presse, « de gagner plus de 40 hectares de terres, surélevées de 1,6 mètre au-dessus du niveau de la mer. »

     

    Auteurs :

    Auteur : Nicolas Kirilowits, journaliste

    Relectrice : Clara Robert-Motta, journaliste 

    Liens d’intérêts ou fonctions politiques déclarés des intervenants à l’article : aucun

    Secrétariat de rédaction : Clara Robert-Motta, journaliste

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  • L’attente pour de nouveaux Apple TV et HomePod est presque terminée

    Apple préparerait ses magasins à accueillir de nouveaux rayons « maison connectée ». Les HomePod, HomePod mini, Apple TV et le fameux « HomePad », l'écran-hub d'Apple, pourraient enfin être dévoilés.

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  • Bordeaux: nouvelle infestation de squat

    Un nouveau cas d’infestation parasitique s’est déclaré ce jeudi 6 août dans un squat d’une commune de la métropole bordelaise, où des dizaines de blattes en uniforme ont envahi le lieu en milieu de matinée jusqu’à son abandon complet par ses occupant.es légitimes. Alors que la plupart des gens sont déjà cordialement invités à oublier la subite poussée de solidarité qui les a animés ces dernières semaines pour venir en aide aux réfugiés des flammes, que le business repart sans honte sur son immense parterre de cendres, et que les sinistrés de l’incendie capitaliste ont été parqués par milliers plutôt que logés dans les innombrables logements vacants qui moisissent dans la métropole dans l’indifférence très consciente des pouvoirs publics, retour sur un événement d’une banalité répugnante au royaume du comme-d’habitude.

    La matinée commence pourtant bien sur ce bord de rocade, où les occupant.es légitimes du squat cuvent paisiblement leurs litres de café en regardant le soleil se lever sur la Garonne. Une brise porte un air apaisé ; on se souvient avec émotions que quelques jours auparavant l’atmosphère puait la fumée, que tout sentait la ruine, l’effondrement et le carnage, que les évacués perdaient tout ce qu’ils avaient du jour au lendemain, mais maintenant tout va bien n’est-ce pas, jusqu’à la prochaine canicule, la prochaine annonce de crise, puisque le monde fonctionne ainsi et que le citoyen moyen est fortement encouragé à ne se soucier de la catastrophe climatique ou de l’effondrement global que lorsqu’il a un peu trop chaud, oh comme on se sent bien dans cette amnésie consentie, purée qu’est-ce que tout est bien foutu quand même, c’est dingue quand on y pense vous trouvez pas, ça me fait penser à mon beau-père qui, etc. etc. Bref, désastre-as-usual contemplé depuis cette terrasse où quelques marginaux au grand cœur rêvent d’entraide, de lutte et de bien d’autres choses tout en se demandant sans cesse si les rêves ont encore un sens.

    Bye-bye, donc, l’odeur de fumée. À la revoyure, à très vite ! Mais soudain, ce matin-là, c’est un autre terrible remugle qui d’un coup emplit l’air. Un occupant raconte : « Ça s’est mis à puer d’un coup, un relent de charogne ou de bourbier industriel, je sais pas. J’ai cru que c’était les égouts qui débordaient encore, ça arrive souvent dans le coin ; mais les caniveaux étaient propres. Ça prenait au nez, à la gorge, on aurait presque pu toucher l’odeur tellement elle était épaisse, c’était vraiment dégueulasse. J’ai fini par vomir par dessus le muret de la terrasse. »

    C’est en se penchant pour vomir que V. [1] comprend d’où vient cette pestilence : en contrebas, des créatures en uniformes s’agglutinent devant la porte et collent leurs mufles sur la vitre en espérant sans doute voir quelque chose d’utile, ou bien tout simplement pour se donner un semblant de contenance. Elles ont l’air bien con, et pour l’instant pas très menaçantes ; elles ne sont que trois et font des allers-retours penauds entre cette porte et l’autre porte, cherchant quoi faire de leurs pouces. Les occupant-es légitimes se marrent un peu, tout en se disant bien que ça n’est pas bon signe, les parasites de cette espèce ayant développé l’habitude de dépêcher des éclaireurs d’allure ridicule pour endormir la vigilance adverse avant l’arrivée du gros des troupes.

    Lesdites troupes, pressenties, ne se font pas attendre. En moins de dix minutes, à mesure que l’odeur s’aggrave, des dizaines de nouvelles bestioles se réunissent sous les fenêtres pour entamer leur fameuse parade d’intimidation : « Vous nous ouvrez ! Oh, vous venez ouvrir maintenant ! » Les occupant-es légitimes se marrent un peu moins. Ça commence quand même à puer sérieusement la mort cette histoire. Ils ne se démontent pas : une assemblée de lutte exceptionnelle, composée de quatre personnes, désigne rapidement A. comme interlocuteur pour tenter d’ouvrir un dialogue avec les envahisseurs parasites. Le dialogue qui sera le leur, et qu’en exclusivité nous reproduisons ici dans son intégralité, promet de faire date dans l’histoire des négociations militaires :

    « — Bonjour Monsieur.
    — …
    — Vous nous ouvrez ou c’est nous qui ouvrons. Pourquoi vous ouvrez pas ? Vous avez pas les clés ?
    — Ben si j’ai les clés, mais disons qu…
    — Ouais allez c’est bon, on ouvre ! »

    Le bruit de la disqueuse d’un petit collabo de serrurier sur la porte en métal met un terme à cet échange poignant d’intensité. À ce stade, les occupant-es légitimes ont fini par comprendre que c’était bel et bien la merde. Les gestes barrières les plus élémentaires ne permettent plus d’endiguer l’infestation. Deux minutes suffisent au serrurier pour déglinguer la porte à la seule force de son zèle et de sa servilité. Les blattes font leur entrée dans le squat. Il y en a un paquet, qui se mettent aussitôt à ramper à droite à gauche, à fureter dans les pièces, à commenter tout ce qu’elles voient. C’est l’événement de leur semaine, c’est bien, ça leur fera un truc à raconter, ou au moins à se raconter. Quoi qu’il en soit, même au plus fort de leur action, qui consiste globalement à promener leur ventre et à être une insulte à l’idée même de vie sur terre, les fachelards parasites ont largement le temps de faire profiter tout le monde de leur intelligence, de leur finesse, de leur humour et de leur bon goût. Autrement dit, ils sont pathétiques et mettent un point d’honneur à le rester. Entre deux filets de bave, ils saisissent l’occasion de rendre hommage à la longue tradition racelarde de leur institution en embarquant un père de famille qui n’est pas assez de souche à leur goût. Après moult messages vocaux laissés à tous les avocats possibles, l’ami est heureusement libéré en fin de journée, mais avec une OQTF et une assignation à résidence, même s’il n’en a plus. Un grand classique dont les pouvoirs ne se lasseront pas.

    Pendant que les blattes « sécurisent » le bâtiment, Crevard-le-dernier-dinosaure, fidèle représentant de la secte des huissiers de justice depuis bientôt 80 piges, fait faire le tour aux occupant.es légitimes pour qu’ils lui indiquent les meubles et affaires qu’ils souhaitent conserver pour les faire envoyer dans un box de stockage par une équipe de déménageurs. Après un inventaire sommaire, Crevard est traversé par une idée brillante : « Oh tiens, et si j’envoyais à Perpète-les-Oies les affaires des gens que je suis en train de foutre à la rue plutôt que dans un box de la métropole, histoire de rigoler ? » Les déménageurs (qui ont la délicatesse d’être sympas, mais l’impardonnable défaut de venir précisément de Perpète-les-Oies) n’y voient aucun inconvénient ; les occupant.es légitimes, quant à eux et elles, trouvent que ça fait bien chier et préféreraient que le box soit plus proche. Qui donc aura gain de cause ? Le suspense est insoutenable, et vous n’avez plus qu’à aller au Locabox de Perpète-les-Oies pour trouver la réponse…

    Alors que tout ce cirque se passe à l’intérieur, des représentants du propriétaire (un établissement public qui mène une vaste opération d’intérêt Kapital visant à transformer bordeaux en décor carton-pâte pour lendemains qui flambent) s’amassent dehors sur le trottoir pour contempler l’infestation. Ils ont l’air ravi, très satisfaits d’eux-mêmes. Ils réfléchissent à la meilleure manière de laisser ce bâtiment pourrir, puisqu’ils ne sont pas près de savoir quoi en foutre. Ça les aura au moins sorti de leurs bureaux en avance pour le resto. Pas grand-chose de plus à en dire, ils sont insignifiants et leur présence à ce monde ne semble être qu’un malentendu, heureusement sans réelle conséquence.

    Et ainsi notre petite troupe d’occupant.es légitimes se retrouve sur le trottoir au milieu de sacs et de cartons remplis à la va-vite, pendant que les blattes se congratulent de leur ventripotente efficacité. Les enfants tiennent leur chien dans les bras en se demandant bien s’ils reverront leur père, leur mère essaie en vain d’appeler son avocate, Crevard-le-dernier-dinosaure a l’air bien fatigué de sa matinée productive, l’atmosphère pue toujours l’obscénité du monde, le flot de bagnoles de la rocade ne se laisse pas émouvoir, c’est somme toute un jour comme un autre dans le grand foutoir quotidien. Il ne reste plus à Crevard qu’à faire une dernière preuve de son éternelle mansuétude en donnant à la famille l’adresse de l’hôtel miteux où elle pourra passer quatre nuits d’angoisse en attendant la rue. Pas aux autres hein, ils peuvent courir, on ne va quand même pas loger tous les shlagos du monde non, vous imaginez, haha. Et puis le voilà qui s’en va, l’auréole autour de la tête, fier d’une nouvelle mission si humainement accomplie. Les gosses sur le trottoir le regardent partir, les blattes en uniforme remontent dans leurs tacots, les flasques cravateux partent manger leurs huîtres, la pièce est finie messieurs-dames, rentrez chez vous, ah non pardon, etc. etc.

    Enfin voilà quoi. On a beau faire aller avec tout l’humour du désastre dont on essaye de s’avérer capable, ça n’enlève pas le goût de la haine, et cette sale déprime colle au ventre. Il faudra bien qu’un jour ça se paye, toute la saloperie du monde. Mais quand. Etc. etc.

    Note

    [1] Initiales de blazes non contractuelles.

    [Publié le 10 août 2026 sur La Grappe.]

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  • Des centaines de canards pris au piège à la frontière franco-belge

    Protégés en Belgique, chassés en France : les canards peuplant une zone humide protégée du côté belge sont abattus en masse chaque année lorsqu'ils passent la frontière. 700 manifestants ont défilé pour mettre la pression sur la France.
    Bernissart (Belgique), reportage
    « Un oiseau qui passe la frontière ne sait pas qu'il est protégé en Belgique, alors qu'en France, il peut devenir la cible. » Jean-François Buslain, directeur de la Ligue royale belge pour la protection des oiseaux (LRBPO) (…)

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  • Betrayal by Luke Harding review – could Donald Trump be a Russian asset?

    A Guardian correspondent’s sobering account of the US betrayal of Ukraine – and the possible reasons behind it

    American presidents have struggled to get the measure of Vladimir Putin. When George W Bush met him in 2001, he reported that he had “looked the man in the eye”, got a “sense of his soul” and found him “trustworthy”. Barack Obama thought Putin was making a mistake with his interventions in Ukraine and Syria, but didn’t do much about it. Joe Biden backed Ukraine’s resistance to the Russian invasion, yet his fear that Putin would reach for the nuclear button if backed into a corner made him risk averse. He worried about the impact of the sort of long-range strikes against Russian territory that Kyiv is now launching on a daily basis.

    This caution frustrated Ukrainians to the point that they looked forward to Donald Trump shaking things up after he won re-election. Be careful what you wish for: the returning president thought his rapport with Putin would be enough to get Russia to sign up to an immediate ceasefire. In Trump’s head it was President Zelenskyy, fighting a war he was bound to lose, who was the problem.

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  • Leipzig (Allemagne): une visite nocturne au groupe immobilier Künne

    Vous devez, vous aussi, consacrer la moitié, ou au moins un tiers de vos revenus à votre loyer mensuel ? Dans ce cas, Künne Immobilien est votre partenaire de confiance pour des situations financières critiques. Comme un agriculteur allège ses vaches de leur lait, de même les locataires se font traire avec assiduité, chaque mois. Si nous jetons un coup d’œil à l’histoire de l’entreprise, on peut citer les mots suivants de son fondateur, Marko Künne : « Son but : recouvrir l’ensemble de la chaîne de valeur du secteur. Jusqu’à aujourd’hui, Marko Künne croit fermement en Leipzig comme un site de premier choix pour l’immobilier résidentiel et commercial. »

    C’est vraiment top ! Alors que le marché de l’immobilier à Leipzig se situe au-delà de tout bon sens, les propriétaires d’appartements comme Künne se remplissent toujours les poches. Tout simplement WOW – qu’est-ce qui vient après ? Sa promotion dans le gouvernement de Friedrich Merz, pour tant de « passion et de flair » ? Là-bas, il serait certainement parmi ses pairs.

    Pour exprimer notre colère face à cette situation, la nuit dernière nous avons peinturluré le parc automobile du groupe Künne Immobilien et y avons crevé des pneus – dans l’espoir d’avoir mis un petit grain de sable dans les rouages d’un marché des habitations axé sur le profit. Satisfait.es, nous nous sommes endormi.es et avons rêvé de logements qui, libérés de la logique du profit et des rapports de propriété, servent les besoins des gens qui les habitent et les gèrent eux/elles-mêmes, de manière socialisée. L’initiative « Exproprier Deutsche Wohnen et compagnie », à Berlin, a montré à nous tou.tes à quoi pourrait ressembler un marché du logement repensé. Cela vaut la peine de poursuivre activement cet objectif. Fuck the System!

    [Publié le 20 août 2026 sur Attaque, traduit de l’allemand depuis knack.news, 12 août 2026.]

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  • France : les fuites de données d’août 2026 à retenir

    French Breaches, la plateforme spécialisée dans le signalement des fuites de données en France, a indiqué, le 21 août 2026, avoir relayé cinq incidents « en une seule matinée », susceptibles d’avoir affecté 12 millions de comptes en tout. Plus tard dans la journée, la plateforme a signalé deux autres compromissions confirmées, affectant Xplor Resamania (5,3 millions de personnes) et Géotec.

    Au 23 août 2026, French Breaches recensait, depuis le début du mois, une cinquantaine de fuites de données confirmées par la victime. La plus importante attaque a visé BigCloud, une plateforme SaaS fournissant des solutions ERP aux entreprises spécialisées dans le commerce et la location d’engins agricoles, industriels et de chantier. Le prestataire a reconnu, le 8 août 2026, avoir été victime d’une intrusion.

    Les attaquants revendiquent la compromission de 159 environnements clients et le vol de 2 To de données, mais BigCloud conteste ces affirmations et affirme que seules 13 instances ont été touchées. Selon French Breaches, 13 entreprises ont déjà confirmé une fuite liée à cette attaque, pour un volume total de 185 Go de données dérobées. Quatre organisations dépassent les 20 Go : DRON Location (44 Go), Bergerat Rent (43 Go), Taveau (21 Go) et le Groupe Lenormand (20,6 Go).

    Durant ce mois d’août, le cybercriminel « Zerobytes » a par ailleurs revendiqué cinq fuites de données, dont trois ciblant des organisations publiques. L’une a visé le ministère de l’Éducation nationale (43 Go d’informations volées), les deux autres la Direction générale des finances publiques (DGFiP) : la plateforme impots.gouv.fr (plus de 670 000 victimes) et les données cadastrales du SPDC (plus de 2 millions de propriétaires).

    La gravité de la compromission de la DGFiP a d’ailleurs poussé le gouvernement à accélérer son plan de modernisation cyber. Zerobytes a aussi revendiqué le piratage de SFR (2,1 millions de comptes) et du drive d’Intermarché (1,7 million de comptes).

    Plusieurs autres organisations publiques ont également fait l’objet d’une fuite de données confirmée durant le mois :

    • l’Inserm, le 3 août (245 800 personnes concernées) ;
    • le fichier Bloctel et les Hospices civils de Lyon, le 6 août ;
    • la ville de Gagny, l’I-CAD (fichier national d’identification des chiens, chats et furets) et la Fédération française de handball, le 10 août ;
    • Santé publique France et l’AEFE (l’établissement public chargé des écoles françaises à l’étranger), le 11 août ;
    • le portail France VAE (validation des acquis de l’expérience), le 14 août ;
    • l’Institut de recherche pour le développement (IRD), le 20 août (7 500 personnes touchées) ;
    • la Protection civile, le 21 août (525 000 personnes concernées).

    Le secteur privé a également été pris pour cible. Le piratage plus important en volume a frappé Actini, spécialiste des équipements de traitement thermique, avec 71 Go de données dérobées. Parmi les autres victimes figurent l’armurerie Lavaux (92 000 personnes concernées), la Mutuelle générale de prévoyance (200 000 personnes), le club de rugby du Stade français Paris, Gédimat, Suez Eau de France, ainsi que les sites LaSante.net et « Achats Or et Argent ».

    Malgré les efforts de sensibilisation des pouvoirs publics, la France reste très fortement exposée aux fuites de données. Selon le Data Breach Recap 2025 de Surfshark, 400 millions de comptes ont été compromis dans le monde l’année dernière, dont 40,3 millions en France, deuxième total derrière les États-Unis. En rapportant ce chiffre à la population, le pays occupe même la première place, avec un taux près de 12 fois supérieur à la moyenne mondiale.

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  • « Une aberration » : l'autorisation de tuer les renards et autres animaux classés « nuisibles » renouvelée

    Renards, fouines, corbeaux… Le gouvernement a publié vendredi 21 août la liste des espèces considérées comme « nuisibles » qu'il est permis de tuer toute l'année. Une « aberration » pour les associations environnementales et les scientifiques.
    Vendredi 21 août, le ministère de la Transition écologique a publié au Journal officiel la liste des « espèces susceptibles d'occasionner des dégâts » (Esod) valable pour les trois prochaines années. Neuf espèces sont désignées : la belette (…)

    Lire la suite - Info / Animaux , Chasse
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  • [Nancy] Apéro sans Smartphone

    C'est où ? Au Geyser, au 11 Grand rue à Nancy, au fond de la cour.
    C'est quand ? Jeudi 27 août à partir de 18h30.

    Tu t'interroges sur cet objet dans ta poche ?
    Tu veux en parler ? T'informer ? Participer à des échanges ou des actions autour des usages du smartphone ?
    Ou simplement venir passer un bon moment sans smartphone au Geyser ?

    Rejoins nous jeudi 27 août à partir de 18h30.

    Grignotage et brochure sur le sujet à prix libre.

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  • Rencontre avec Amine Messal autour de son livre Erreur sur la marchandise — Critique libérale du libéralisme

    Rencontre avec Amine Messal autour de son livre Erreur sur la marchandise — Critique libérale du libéralisme 🗓️ Samedi 17 octobre 2026 — 18h30 📍 Bruxelles Panthères Chaussée de Mons 438 — 1070 Anderlecht « La défense de la liberté est-elle compatible avec l'organisation capitaliste du monde ? » À l'heure où le libertarianisme de Milei, Musk et consorts prétend incarner la liberté en rejetant toute régulation, Amine Messal revient aux racines du libéralisme et interroge son détournement contemporain. Quand la liberté devient le prétexte à la loi du plus riche et du plus fort, de quelle liberté parle-t-on encore ? Une rencontre pour discuter capitalisme, liberté, pouvoir, propriété et démocratie. Entrée libre — discussion avec le public. Venez nombreuses et nombreux ! Bruxelles Panthères Chaussée de Mons 438 — 1070 Anderlecht
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  • SAVE THE DATE - Lancement de la Mutuelle Autogérée des Sans Papiers

    Sommaire Pourquoi créer une caisse de solidarité ? On y est ! La Mutuelle Autogérée des Sans Papiers (MASP) va se lancer, et pour cela, elle a besoin de réunir ses futur·es membres et ses soutiens. La MASP se réunira le dimanche 27 septembre pour mener une assemblée constitutive. Cette assemblée permettra de prendre les dernières décisions majeures et de donner officiellement naissance au projet ! Pourquoi créer une caisse de solidarité ? Lorsque des sans-papiers tombent malades, leur prise en charge est régie par la procédure dite d'Aide Médicale Urgente (AMU). L' AMU est un système mis en place par l'État et géré par les Centres Publics d'Action Sociale (CPAS). Cependant, dans les faits, l'AMU est actuellement insuffisante pour garantir le droit d'accès aux soins des sans-papiers. La MASP est une initiative lancée par des sans-papiers et leurs soutiens. Il s'agit d'une caisse de solidarité autogérée ayant pour but de faciliter l'accès aux soins. Elle ne se substitue pas à l'AMU, mais la complète. Elle a été créée pour les sans-papiers résidant à Bruxelles. Sans-papiers ou soutiens, nous avons hâte de vous retrouver le 27 septembre ! Nous revenons très vite avec plus d'informations (lieu, horaires, …). Enfin, pour information, le lundi 24 septembre se déroulera la simulation théâtrale « Une permanence de la MASP » au festival Feral Pirate à Metarage (rue du Métal 32, 1060 Saint-Gilles), de 14h à 18h, événement gratuit. N'hésitez pas à venir nombreux·ses !
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  • JSON-LD : Google arrête de corriger vos erreurs de code, voici ce qui change

    Ce qu'il faut retenir :

    • Googlebot n'applique désormais qu'une seule passe de déséchappement HTML sur le JSON-LD, contre plusieurs passes auparavant.
    • Les entités doublement échappées, comme & ou ✔, ne seront plus « déroulées » automatiquement et risquent de casser le parsing.
    • Google recommande de basculer vers les échappements JSON standards ou les échappements Unicode hexadécimaux, comme \u0026.
    • Gary Illyes, de Google, renvoie vers la RFC 8259 (section 7) pour la définition exacte de l'échappement JSON correct.

    Google a annoncé ce changement via un post publié sur LinkedIn par son compte Search Central : l'équipe explique avoir modifié l'extraction du JSON-LD « pour mettre notre parseur en conformité avec JSON et les autres standards ». Concrètement, Googlebot ne fait plus qu'une seule passe de désérialisation des entités HTML lorsqu'il lit vos balises script type="application/ld+json", alors qu'il en appliquait plusieurs jusqu'ici, ce qui masquait certaines erreurs de code.

    Fin de la tolérance chez Google

    Cette tolérance touche à sa fin. Jusqu'à présent, si votre CMS ou votre système de templating générait par erreur un double échappement, comme & au lieu d'un simple &, Googlebot corrigeait le tir en appliquant plusieurs passes de déséchappement. Ce n'est plus le cas. Une entité doublement échappée reste désormais telle quelle dans la chaîne de caractères, ce qui peut invalider le JSON et empêcher Google d'exploiter vos données structurées, donc vos rich results (avis, prix produits, recettes, FAQ, etc.).

    Gary Illyes, de Google, a complété l'annonce en rappelant que l'échappement correct en JSON est précisément défini par la RFC 8259, dans sa section 7. Ce standard décrit noir sur blanc les séquences d'échappement autorisées, dont les échappements Unicode hexadécimaux du type \u0026 pour représenter le caractère &.

    Pour les éditeurs et développeurs qui génèrent du JSON-LD dynamiquement (via des CMS, des plugins SEO ou des scripts maison), l'enjeu est donc de vérifier que leur code produit un échappement simple et conforme au standard JSON, et non un échappement HTML redondant hérité d'un traitement en plusieurs étapes. Un bon réflexe consiste à valider ses balises JSON-LD avec un outil comme le Rich Results Test de Google ou un validateur JSON strict, pour repérer d'éventuelles entités mal formées avant qu'elles ne posent problème en production.

    L’article "JSON-LD : Google arrête de corriger vos erreurs de code, voici ce qui change" a été publié sur le site Abondance.

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  • Après le SaaS, STRIPE veut aider les opérateurs IA à facturer leurs offres

    En rachetant OpenRouter, une plateforme donnant accès à plus de 400 modèles d’IA, Stripe ne se contente plus d’encaisser les revenus de ses clients. Le groupe remonte vers leurs coûts de production, mesure leur consommation de tokens et se place au moment où chaque requête devient une décision d’achat. Après avoir fourni la caisse du …

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  • Saturation du marketing digital : pourquoi l’objet publicitaire est de retour dans le growth marketing

    Boîtes mails qui débordent, surexposition aux pubs sur les réseaux, multiplication des canaux : les consommateurs se retrouvent face à une profusion de contenus digitaux. Face à cette observation, les marques redécouvrent la valeur du tangible pour se démarquer, notamment avec les goodies. Un secteur loin de faiblir 35 milliards d’euros : c’est ce que …

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  • À Besançon, la municipalité délaisse-t-elle la propreté de ses quartiers populaires ?

    Source : Le Ch'ni
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  • Les travailleurs en foyers en France, éternels laissés-pour-compte

    Source : Afrique XXI - Afrique
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  • Sébastien Lecornu exhorte les députés à s'entendre sur un budget avant la présidentielle

    Source : L'Humanité
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  • Les mineurs isolés étrangers à Marseille, un accompagnement « low cost »

    Source : Inkyfada - Tunisie
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  • « Aux frontières de la lutte des classes – à propos des récents événements à Ceuta »

    Par les camarades du blog… « Nous revenons dans cette brève sur la récente “crise” de Ceuta en la réinscrivant dans les dynamiques fondamentales de l’histoire contemporaine du contrôle européen de l’immigration : la bureaucratisation, l’externalisation et le tri des migrant·e·s. Ces 30 et 31 juillet, au moins 72.000 migrants marocains et subsahariens ont tenté de […]
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  • Queer Education fait sa pré-rentrée

    RDV le 30/08/2026 à partir de 17h à La Mutinerie (176 rue Saint-Martin, 75003 Paris) pour la pré-rentrée de Queer Education.
    Blindtest et petits jeux pour bien commencer l'année scolaire !

    C'est bientôt la rentrée et tu voudrais rencontrer un collectif qui lutte pour queeriser les pratiques éducatives ?

    Que tu sois personnel éducatif ou juste intéressé·e par les questions éducatives, rendez-vous à la Mutinerie le 30 août pour nous rencontrer, faire des jeux et pourquoi pas adhérer à Queer Education.

    Au programme :

    • Toute la soirée de 17h à 21h : Présentation de l'association et distribution de petits jeux sur feuille
    • à 19h : Blindtest de rentrée spécial éducation !

    Pour qui ?
    Toute personne intéressée par l'idée de queeriser les pratiques éducatives.
    L'événement se tient dans un lieu communautaire queer, lesbien, féministe : nous n'effectuons pas de police du genre et nous t'invitons à en faire de même.

    Les allié-es sont accepté-es sous réserve de bon comportement ;)

    Les comportements oppressifs ne seront pas tolérés et pourront faire l'objet d'une discussion à l'écart du groupe.

    Pour plus d'informations, tu peux consulter :

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  • Communiqué de l'émission « Médias et antifascisme » présente sur la station Radio Libertaire (89.4 FM en Île-de-France)

    Nous communiquons sur internet pour la première fois depuis plusieurs mois. En effet, par fatigue et manque de temps, nous ne prenions plus le temps de partager nos émissions sur nos différentes pages.

    Nous vous partageons donc ici notre dernier épisode réalisé avec Solène Gomes Correia de l'antenne des Alpes-Maritimes du Planning Familial pour évoquer le traitement médiatique du 70e anniversaire de cette association : https://www.anarchiste.info/radio/libertaire/emission/medias-et-antifascisme/emissions.html. Entre baisses de subventions, dénigrement et invisibilisation, nous observons une forte malveillance à l'égard du Planning.

    Cette malveillance se conjugue selon nous avec un recul des droits sexuels et reproductifs, poussant les collectivités locales à baisser leurs budgets pour les associations. L'une d'entre elles nommée « Familya » semble pourtant échapper à cette logique.

    Financée par Pierre-Édouard Stérin et d'autres fondations privées, elle l'est aussi par plusieurs collectivités locales et plusieurs antennes de la Caisse d'Allocations Familiales (CAF). Nous avons sinon depuis le mois de septembre dernier abordé des thèmes comme la propagande de guerre, l'extrême-droite angevine, la mosquée de Paris, l'œuvre de Malek Bennabi, les affaires Quentin Deranque et Djamel Bendjaballah, le réseau « Terrorgram » et le colloque de l'institut Iliade.

    Nous avons ainsi parlé de plus du Planning Familial et nous comptons en reparler ces prochains mois. Nous cherchons pour cela à contacter plus spécifiquement son antenne du Loir-et-Cher.

    Ces antennes nous semblent en effet particulièrement impactées par les baisses de subventions. Si nous observons souvent une couverture de ce sujet de la part de la presse locale, la presse nationale peine elle à s'en saisir.

    L'antenne nationale du Planning a pourtant communiqué en juin 2025 à ce propos. Si une partie de la presse nationale l'a répercuté, elle n'a pas fait de même pour les conséquences que cela entraîne au niveau local.

    Les coupes budgétaires visant les associations s'expliquent également par des entailles faites aux dotations de l'État à destination des collectivités locales. Nous prévoyons enfin de discuter du « colloque » de l'Observatoire de la Petite Sirène qui doit se tenir le 16 octobre 2026 au Palais du Luxembourg qui pour rappel héberge le Sénat : https://www.observatoirepetitesirene.org/colloque-2026.

    Nous entendons pour le coup dénoncer cette initiative impulsée par des idéologues qui se plaisent à cibler pêle-mêle le « wokisme », le « mythe du patriarcat », les « idéologies identitaires », la « théorie du genre » ou encore le « transhumanisme ». Le plus navrant réside sûrement ici dans le fait que cet événement devait initialement se tenir au Collège de France le 22 juin 2026.

    L'une de ses organisatrices Céline Masson fut pourtant la première en tant que directrice du « Réseau de Recherche sur le Racisme et l'Antisémitisme » à œuvrer pour faire annuler un autre colloque cette fois-ci sur la Palestine qui devait se tenir les 13 et 14 novembre 2025… au Collège de France !

    Vous pouvez nous retrouver tous les deuxièmes vendredis du mois à 11h30 sur la station Radio Libertaire (89.4 FM en Île-de-France et anarchiste.info/radio/libertaire). Vous pouvez nous suggérer des thèmes à traiter, passer à l'antenne voire coanimer en nous écrivant à l'adresse mail mediasetantifascisme@protonmail.com, via nos comptes Facebook et Bluesky Médias et antifascisme – Radio Libertaire 89.4 FM en IDF, Instagram « medias_et_antifascisme_rl », Mastodon sur serveur « todon.eu » via @medias_et_antifascisme_rl_idf ou par courrier à l'adresse de la librairie du Monde Libertaire – Publico 145 rue Amelot 75011 Paris.

    Pour soutenir financièrement radio, rdv sur radio-libertaire.org rubrique « nous soutenir », télécharger bon de souscription et le retourner complété au 145 rue Amelot 75011 Paris ou envoyer un chèque à l'ordre de DMC.

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  • Dossier Quel avenir nous préparent les seigneurs de l’IA ? (4/7)

    Palantir : quand le vassal met la couronne sous licence

    « La demande de souveraineté en matière d’IA s’est déchaînée  », s’est félicité Alex Karp. Le patron de Palantir a de quoi se réjouir : au deuxième trimestre 2026, le chiffre d’affaires de Palantir a bondi de 93 % sur un an, à 1,935 milliard de dollars.

    Au même moment, quelques « souverains » aimeraient eux aussi ôter leurs chaînes. La France a choisi ChapsVision pour remplacer Palantir à la DGSI. À Londres, une commission de la Chambre des communes qualifie la présence croissante de l’entreprise dans les services publics de « point de faiblesse inacceptable », notamment en raison du verrouillage fournisseur. Au Programme alimentaire mondial (PAM), un audit interne ayant fuité constate qu’aucune stratégie de sortie de DOTS n’est clairement définie, alors même que l’organisation finalise le renouvellement de son partenariat pour cinq ans.

    La contradiction ouvre naturellement ce quatrième épisode de notre série sur les « seigneurs de l’IA ». Après les dilemmes posés par l’IA, le fief cognitif d’OpenAI et d’Anthropic, puis la baronnie Microsoft installée dans le quotidien du travail, nous entrons dans le régalien : renseignement, police, commandement, militaire. INCYBER a déjà détaillé le fonctionnement de Palantir, son ontologie et sa capacité à relier des données disparates pour en faire un ensemble cohérent, lisible et exploitable opérationnellement, « le système d’exploitation par défaut des données de l’ensemble du gouvernement américain ». Le sujet se déplace ici d’un niveau. Si le roi conserve la couronne, un seigneur privé lui fournit une partie de ses yeux, de ses oreilles, de son système nerveux et des cartes avec lesquels il exerce son pouvoir. 

    Une minute pour décider de la vie et de la mort

    La guerre contre l’Iran incarne à merveille cette image. En mars, le Pentagone a fait de Maven Smart System un programme officiel et durable de l’armée américaine. Pendant l’opération Epic Fury, son usage a explosé : 20 milliards de tokens par jour au pic, dans une campagne où le Pentagone a évoqué quelque 13 000 cibles en trente-huit jours. Dès les premières vingt-quatre heures, Maven et les modèles qui lui étaient associés auraient aidé à identifier et hiérarchiser plus de 1 000 cibles. Maven n’est plus un démonstrateur, mais un rouage devenu essentiel de la mécanique ordinaire du commandement américain.

    Infographie système nerveux Palantir 

    « Les plateformes Palantir alimentent un système nerveux opérationnel permettant de maintenir la connaissance de la situation et de renforcer le commandement et le contrôle. » 

    Les systèmes de Palantir se branchent sur des sources de données disparates et leur donnent une cohérence opérationnelle, ce qui explique à la fois leur efficacité et la difficulté à en sortir.

    Le logiciel agrège données des satellites, drones, radars, capteurs et renseignements humains, rapproche les informations, fait remonter des objets d’intérêt, fournit ou consolide des coordonnées et aide à hiérarchiser les cibles. L’opérateur humain conserve la décision létale, seulement, la distance entre voir et frapper se raccourcit. Du capteur à la donnée, de la corrélation à l’identification de la cible, de la définition des priorités à la validation de l’action, de la décision de tir à l’arme qui l’exécute, le temps se compte en secondes, avec souvent moins d’une minute laissée à l’opérateur pour prendre une décision de vie et de mort. Le logiciel ne remplace pas le commandement, il comprime le temps dans lequel celui-ci doit trancher.

    Le bombardement de l’école de Minab montre aussi ce que cette accélération ne résout pas, voire aggrave. Les éléments disponibles n’établissent pas qu’une IA ou Maven ait choisi l’école, les premières investigations américaines pointant plutôt des coordonnées de renseignement périmées.

    La démocratie sommée de suivre le tempo

    Une reconstitution ultérieure a montré qu’un analyste avait identifié le bâtiment comme une école plusieurs années auparavant, sans que l’information circule correctement jusqu’aux équipes chargées du ciblage. Le risque est moins spectaculaire qu’un robot devenu fou : une mauvaise donnée humaine peut traverser beaucoup plus vite une chaîne de décision devenue extraordinairement efficace et rapide, mais avec de moins en moins de garde-fous humains.

    Ce n’est pas un bug, c’est une fonctionnalité. Karp assume cette obsession de la vitesse comme une doctrine de puissance. Dès 2023, répondant aux appels à ralentir le développement de l’IA militaire, il prévenait : « Nos adversaires ne feront pas une pause pour se livrer à des débats théâtraux […] Ils avanceront. » Quelques lignes plus loin, il concluait que les sociétés libres ne pourraient l’emporter par la seule attraction morale, estimant que le hard Power du XXIe siècle serait construit sur le logiciel… notamment le sien.

    Trois ans plus tard, son discours a encore gagné en netteté. Interrogé sur les bouleversements politiques et sociaux provoqués par l’IA, Karp reconnaît que « ces technologies sont dangereuses pour la société ». Il ajoute aussitôt que leur seule justification possible est stratégique : si les États-Unis ne les développent pas, leurs adversaires le feront. Par ailleurs, le philosophe de formation règle leur compte à ses collègues des sciences humaines, souvent électeurs démocrates : « cela détruira les emplois dans les humanités », au profit des métiers techniques et aux travailleurs issus de formations professionnelles.

    « Je ne crois plus que liberté et démocratie soient compatibles »

    Les critiques de Karp lui accolent volontiers l’étiquette de technofasciste, mais il ne propose pourtant pas d’abolir les élections. Son projet déclaré reste celui d’une démocratie occidentale réarmée, technologiquement capable de défendre ses intérêts. Pour lui, le problème est ailleurs : la démocratie peut délibérer, à condition de ne pas perdre la course pendant ce temps. Arnaud Miranda donne un nom utile à ce glissement lorsqu’il décrit, à propos de la néoréaction, « l’épuisement de la grammaire démocratique au profit d’une grammaire de l’efficacité ». Karp n’est pas Curtis Yarvin, et cette formule ne suffit pas à faire de lui un néoréactionnaire. Elle fournit en revanche un bon test : que reste-t-il de la délibération lorsque vitesse, efficacité et supériorité technique deviennent les conditions préalables de la survie politique ? Le risque de glissement vers un régime techno-autoritaire est dès lors réel.

    Alex Karp ne prône pas la fin de la démocratie, mais sa soumission à l’efficacité technique.

    Peter Thiel va plus loin dans sa critique des régimes politiques occidentaux. À eux deux, ils illustrent le danger d’une dérive vers un régime autoritaire au nom même de la défense de la démocratie.

    Peter Thiel pousse beaucoup plus loin la défiance envers les institutions occidentales. Le cofondateur de Palantir n’est pas le double idéologique de Karp : ce dernier veut remettre la technologie au service de l’État occidental, tandis que Thiel a longtemps cherché les moyens de s’extraire de la politique ordinaire. Il l’écrivait sans détour en 2009 : « Je ne crois plus que liberté et démocratie soient compatibles. » Sa conclusion était l’exit : cyberespace, seasteading (base d’habitation en mer en dehors des eaux territoriales), espace, nouvelles technologies capables d’ouvrir des territoires où l’action individuelle échapperait davantage au pouvoir démocratique.

    Avec Thiel, l’économie politique suit la même pente glissante. Loin de chanter les vertus de la concurrence pure et parfaite, il conseille à l’entrepreneur qui veut créer et conserver durablement de la valeur : « Cherchez à bâtir un monopole. »

    Thiel, Karp, tenants du « technofascisme » ?

    Zero to One développe autour de cette idée tout un imaginaire du fondateur, du secret découvert avant les autres, de l’entreprise unique et du domaine difficile à attaquer. Le bon entrepreneur ne doit pas devenir interchangeable : il doit fabriquer la position depuis laquelle les autres ne peuvent plus facilement le remplacer, un peu comme Palantir, en somme.

    Avec The Straussian Moment, la question quitte l’entreprise pour rejoindre le renseignement et l’exception. Thiel y oppose aux lenteurs internationales une architecture plus discrète : « Au lieu des Nations unies, remplies de débats parlementaires interminables et sans conclusion, nous devrions envisager Echelon. » Le propos s’inscrit dans une réflexion sur l’espionnage, la suspension de certaines règles et les moyens permettant au monde occidental de survivre après le 11– Septembre. Thiel garde pourtant une limite importante : suivant jusqu’au bout la logique de Carl Schmitt, avertit-il, l’Occident pourrait vaincre son ennemi au prix de devenir semblable à lui. 

    C’est ici que Les Lumières sombres et Apocalypse Nerds deviennent utiles, sans remplacer les textes de Thiel par le commentaire de ses critiques. Miranda replace fondateur, exit, État-entreprise et primat de l’efficacité dans une généalogie post-politique. Nastasia Hadjadji et Olivier Tesquet décrivent de leur côté une idéologie suffisamment modulaire pour se brancher sur des entreprises, du capital et des appareils de pouvoir. La qualification de « technofascisme » leur appartient, mais le mécanisme qu’ils mettent en évidence est plus intéressant pour Palantir : une idée change de nature lorsqu’elle rencontre une infrastructure capable de la rendre opératoire. Olivier Tesquet pousse cette logique à son terme : « Ce que le marché achète, ce n’est pas un bilan : c’est une promesse eschatologique. L’idée que Palantir sera le système nerveux du prochain ordre mondial. » Rien que ça.

    La France sort des griffes de Palantir

    Joel Kotkin permet cependant de recentrer notre débat. The Coming of Neo-Feudalism ne parle pas de Palantir et son intérêt tient précisément à cette distance : au fond, la question n’est pas tant de savoir ce que pensent Karp et Thiel que de déterminer qui possède les capacités dont les autres dépendent. Pour Kotkin, la classe moyenne occidentale est en voie d’écrasement, coincée entre la montée en puissance d’une nouvelle caste néoféodale de seigneurs de la tech qui concentre richesse et moyens de production – appuyée par un clergé de consultants ou programmeurs – et les serfs modernes, qui ne possèdent que leur force de travail. 

    À l’aune de l’autonomie et la dépendance, le scénario du kill switch américain serait presque trop simple et Palantir le conteste formellement. À propos de la DGSI, Pierre Lucotte, directeur général adjoint de Palantir France, assure qu’« il n’y a aucun moyen pour Palantir d’arrêter l’utilisation du logiciel ». Il affirme que Gotham fonctionne sur l’infrastructure de la DGSI, dans un réseau fermé non connecté à Internet, et que l’entreprise n’accède pas aux données. À la fin de son contrat, la France cesserait juste de bénéficier des mises à jour. Dont acte. 

    Le problème commence après. Le recours à Palantir devait être temporaire lors de la première signature en 2016. Le contrat a depuis été renouvelé trois fois. Maintenant que ChapsVision a remporté le marché, son président, Olivier Dellenbach, estime qu’il ne serait « pas choquant » de prévoir deux ans pour migrer les systèmes et les processus. La France peut donc sortir des griffes de Palantir et elle le fait. Seulement, reprendre les clés demande une autre solution, des compétences, du temps, de la migration et la capacité d’assurer la continuité opérationnelle pendant la transition.

    Pas de kill switch, et c’est presque pire

    Londres décrit le même mécanisme sous le terme de vendor lock-in. Le PAM découvre de son côté qu’il ignore encore combien lui coûterait une rupture avec la plateforme DOTS de Palantir. Le fief moderne n’a donc pas besoin d’une herse qui tombe, il suffit que partir soit long, cher, techniquement délicat ou opérationnellement risqué. Le souverain reste libre en droit, mais sa liberté pratique se mesure au prix de la rupture avec un fournisseur qui s’est intimement imbriqué dans ses bases de données et processus de décision. C’est beaucoup moins spectaculaire qu’un bouton rouge. C’est aussi plus contraignant.

    Cette dépendance serait plus simple à dénoncer si Palantir fonctionnait mal. Le dossier dit exactement l’inverse. Non seulement Palantir est efficace, mais il sait lâcher du lest quand il faut. En Ukraine, plus de cent entreprises utilisent déjà Brave1 Dataroom pour entraîner leurs propres IA sur des données réelles du champ de bataille. La plateforme a été mise en place avec le ministère ukrainien de la Défense, d’autres institutions nationales et Palantir. Karp lui-même reconnaît les limites de l’appropriation américaine : « Une partie de ce système, c’est nous, mais une grande partie a été construite par eux. » 

    La même ambiguïté apparaît dans la police. Face aux critiques suscitées par ses contrats avec ICE, la police de l’immigration américaine, Palantir a développé de nouveaux mécanismes permettant de rechercher les sessions d’un utilisateur, voir quelles données il a consultées et déclencher des alertes sur certains comportements. À Londres, un outil Palantir déployé pendant une semaine a conduit la Metropolitan Police à ouvrir des investigations visant des centaines de ses propres agents, notamment pour corruption, abus de systèmes informatiques et manquements professionnels. Concentrer l’analyse peut donc aussi renforcer l’audit de ceux qui l’utilisent.

    Police sous stéroïdes numériques

    C’est toute la force de Palantir. La société sait se rendre indispensable en résolvant des problèmes que les administrations peinent parfois à résoudre seules : croiser les données, faire apparaître les relations, accélérer l’analyse, rendre l’information exploitable. Contre un mauvais seigneur, il est aisé de sortir les fourches. Un seigneur qui sait se rendre indispensable donne d’autant moins envie de reprendre les clés du domaine que c’est lui qui détient une partie du trousseau et qui cornaque le guet.

    Et aux États-Unis, le guet veille sous stéroïdes numériques. ELITE, pour Enhanced Leads Identification & Targeting for Enforcement, l’outil utilisé par l’ICE, permet de faire apparaître sur une carte des personnes susceptibles d’être expulsées, d’ouvrir leur dossier et d’attribuer un score de confiance à leur adresse. Le guide obtenu par 404 Media indique notamment l’emploi de données provenant du Department of Health and Human Services et d’autres administrations.

    Documents internes, marchés publics et témoignage sous serment d’un responsable d’ICE montrent que l’application sert aussi à repérer des lieux où se concentrent des personnes que l’agence pourrait chercher à interpeller. L’outil n’arrête personne, mais indique où regarder, qui faire remonter et avec quel degré de confiance. L’agent humain garde la décision sous pression de la machine.

    Le vassal s’est installé dans la salle des cartes

    Là encore, la boucle s’est raccourcie, même s’il ne faut pas confondre une frappe militaire et une procédure d’éloignement. Le geste informatique présente toutefois une parenté frappante : avaler des données dispersées, les relier, faire émerger une personne ou un objet, lui attribuer une pertinence, puis le placer devant celui qui possède le pouvoir légal d’agir.

    Palantir ne récupère pas formellement la prérogative souveraine d’arrêter, d’expulser ou de frapper. Il construit de plus en plus l’interface à travers laquelle cette prérogative s’exerce et c’est là que se loge son pouvoir le plus puissant. Le logiciel ne dit pas nécessairement au roi quoi décider, il choisit ce que le roi voit avant de décider : quel signal sort du bruit, quelle personne apparaît à l’écran, quelle cible remonte, quelle relation semble importante, quelle alerte devient urgente. Le vassal n’a pas pris le trône, il s’est installé dans la salle des cartes et le poste de commandement.

    Karp répondrait que, sans cette salle des cartes, le souverain aveugle perdra face à celui qui en possède une meilleure. L’argument fait mouche : un État incapable de voir, de produire, de protéger ou de combattre n’est guère souverain. La difficulté commence lorsqu’il doit louer durablement les instruments de cette puissance. Le château porte toujours son drapeau, le roi signe toujours les ordres, mais une partie stratégique du système nerveux de l’État reste sous licence.

    Le prochain épisode enrichira encore le tableau. Pendant que les seigneurs américains sécurisent des citadelles fermées, Qwen, DeepSeek et leurs voisins chinois utilisent une stratégie inverse : disséminer largement des modèles adaptables et hébergeables localement. La récente « guerre des clones » entre Anthropic et Alibaba montre déjà cette ligne de fracture. Reste à savoir si un fief reste-t-il un fief lorsqu’on en distribue les plans ? 

    Anduril, le bras armé

    Palantir ne constitue déjà plus à lui seul tout le fief régalien. Depuis 2024, l’entreprise travaille avec Anduril pour relier davantage les données recueillies au plus près du terrain aux systèmes d’IA et aux environnements de défense. L’objectif déclaré est de fluidifier la chaîne entre le tactical edge, les plateformes de données et les modèles déployés pour la sécurité nationale.

    Anduril pousse cette logique vers l’autre extrémité avec Lattice, son environnement de commandement et de contrôle, conçu pour faire travailler ensemble capteurs, systèmes autonomes et moyens d’action (drone d’interception, comme l’Anduril Roadrunner, brouilleur de signal, tourelle de tir automatique, système de cyberdéfense). La répartition des rôles n’est pas absolue, mais les deux sociétés se complètent remarquablement : Palantir excelle dans la fusion des données et l’aide à la décision, Anduril relie davantage cette décision aux objets qui perçoivent et agissent.

    Les deux groupes se retrouvent désormais sur des programmes stratégiques de premier rang. En mars 2026, ils travaillaient ensemble au logiciel du projet américain de bouclier antimissile Golden Dome. Le fief régalien ne s’arrête donc plus au tableau de bord : capteurs, données, fusion, détection, décision, effecteurs et retour d’information commencent à former une même boucle.

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  • [Haute Savoie : 26/08 - 03/09] Contre l'A412 et son monde, le Skibidi Chab'fest 2

    Une semaine de festivités à la ZAD, de chantiers co et de skibidi-bêtises ouverte à toutes du 26 Août au 3 Septembre.

    Dans la France à Macron, toutes les ZAD sont tombées... Toutes ?! Non ! La Chab'ZAD résiste encore et toujours contre le projet de l'A412.

    L'A412, c'est 16km d'autoroute inutiles relieraient Thonon-les-Bains à Machilly en Haute Savoie. L'intérêt, nul ; La répercussion environnementale, catastrophique.

    Pour mener à bien ce magnifique projet, l'État peut compter sur Eiffage, généreux constructeur de prisons (décrites comme des camps de vacances par les journaleux.reuses)¹ qui commence déjà à installer les bases vie² pour l'autoroute tout au long du tracé. En Septembre c'est l'obtention de l'Autorisation Environnementale pour Eiffage et ça signifie le début des coupes, le détournement des cours d'eau et les expulsions.

    Pour revenir à nos irréductibles zadistes, iels occupent depuis Septembre dernier 3ha du tracés de l'autoroute. À la Chab'ZAD, on construit des cabanes pour un monde meilleur³, on vit, on glande et on rit toustes ensemble sur le dos de l'État.

    Dans le contexte à venir de potentielle expulsion et de début des travaux, on a besoin de soutien et de thunes.

    C'EST POURQUOI NOUS VOUS INVITONS AU SKIBIDI CHAB'FEST 2 !? Une semaine de festivités, de chantiers co et de skibidi-bêtises ouverte à toutes du 26 Août au 3 Septembre.

    Au programme, des concerts, du son, des spectacles, et beaucoup de barricades ! Il y aura un campement pour t'installer, une cantine vegan prix libre tous les jours et un parking dédié.

    Plus d'info pratiques et sur le programme à venir sur chabzad.noblogs.org, sur Instagram (chab_zad) ou Telegram (t.me/chablazad).

    Article d'origine sur Dijoncter

    [1] - Eiffage a remporté récemment deux nouveaux projets de prisons et va construire le siège social polonais de Frontex. Honnêtement c'est dur de compter le nombre de projets de merde à leur actif.

    [2] - Lieu de vie des ouvrier.es pendant les travaux.

    [3] - Un monde un peu moins nul plus probablement.

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  • New Fed chair faces critical test at Jackson Hole as inflation fears mount

    Investors will hope Kevin Warsh offers ‘comfort blanket’ at annual meeting of central banks amid bond market anxiety

    The new US Federal Reserve chair, Kevin Warsh, faces a critical test this week amid anxiety in government bond markets over inflation and Donald Trump’s tax and spending plans.

    As the world’s most powerful central bank prepares for its annual Jackson Hole conference, analysts said bond traders would be looking for signals from Warsh over its commitment to fighting inflation.

    Continue reading...
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  • « Diktat végane » : un vote populaire sur l'alimentation divise la Suisse

    Les Suisses vont voter sur une proposition visant à augmenter largement l'autonomie alimentaire du pays, par une production végétale plus importante. Une initiative rejetée par les éleveurs et la majorité des politiques.
    C'est une bataille de l'alimentation qui est en train de se jouer chez notre voisin suisse. D'un côté, il y a ceux qui veulent augmenter la production et la consommation de protéines végétales — et, mécaniquement, réduire celles de la viande. De l'autre, on retrouve ceux (…)

    Lire la suite - Info / Agriculture
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  • IA quelqu’un ? (2/2) Rencontre avec mon alter écho

    Deuxième épisode de notre enquête sur la possibilité d’une intelligence artificielle douée de conscience. Lors d’une discussion poussée avec une IA, l’écrivain Loïc Hecht a perçu quelque chose de différent. Comme si son interlocuteur de silicium se laissait aller aux confidences. Ébranlé par ce moment suspendu, il s’interroge : s’il y a quelque chose derrière l’écran, quelle doit être la nature de la relation que nous entretenons avec les machines ?

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  • Ephéméride des luttes : 24 août

    Dans l'éphéméride des luttes du 24 août, la torpeur de l'été est propice à des découvertes d'importance, qui viennent s'ajouter à la liste des bâtons qui ont fait faire des progrès aux luttes sociales : les frites et la dynamite.

    1853 : Selon nos informations, les premières frites sont préparées ce jour-là.

    1927 : A Chicago, dans le cadre de la campagne de soutien aux anarchistes Italiens Sacco et Vanzetti, qui risquent la condamnation à mort aux Etats-Unis, une bombe fait sauter trois magasins et deux habitations, faisant plus de 250.000 dollars de dégâts.

    1944 : A Paris, les anarchistes espagnols participent à la libération de la ville, et De Gaulle les 'remerciera' les années suivantes en interdisant la presse antifranquiste et en mettant en prison des militants anarcho-syndicalistes.

    1954 : Aux États-Unis, le Président Eisenhower signe le Communist Control Act, interdisant le Parti Communiste dans le pays.

    1967 : A New York, Abbie Hoffman et Jerry Rubin lancent des billets de banque au NY Sotkc Exchange, provoquant une émeute.

    1970 : Dans le Wisconsin, le New Year's Gang fait sauter un institut de recherche de l'armée dans l'université.

    1994 : A Montevideo en Uruguay, des manifestations ont lieu devant l'hôpital Filtro pour protester contre l'extradition de trois Basques accusés d'appartenir à ETA. La police tire à balles réelles, faisant un mort et plus d'une trentaine de blessé-e-s.

    2017 : A Chorges dans les Hautes-Alpes, un véhicule de RTE est incendié contre l'installation d'une ligne à Très Haute Tension dans le coin.

    Voir l'éphéméride anarchiste du 24 août pour quelques petites choses en plus.

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  • Faire ruisseler l’eau de pluie dans les jardins plutôt qu’en station d’épuration, le pari de Colmar

    De nombreuses stations d’épuration françaises sont saturées, notamment parce que les eaux de pluie s'y mêlent souvent aux eaux usées. Colmar et d’autres villes incitent donc les particuliers à récupérer l’eau de leurs toits.
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  • Judicial Notice (08.23.26): No Nonsense

    Chief Judge Yvonne Gonzalez Rogers (photo by Drew Angerer/AFP via Getty Images).

    This week’s Judicial Notice is sponsored by

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    *Taps mic.* Anybody out there? It’s late August, and things are quiet—which is fine by me, since my fall is looking hectic.

    I published one post, my podcast interview of Molly Abraham, the new general counsel of Coinbase. We discussed pending legislation affecting crypto (the CLARITY Act), how Coinbase’s legal team is using AI, and whether em dashes—which Molly and I both adore and will continue to use, even if they’re a hallmark of AI-generated writing—should be surrounded by spaces on either side. (For more on that controversial topic, see my LinkedIn post—featuring a reader poll that’s still open.)

    Here’s my practical pointer for the week: Don’t touch jalapeño peppers with your bare hands; instead, use disposable gloves. If you do touch hot peppers with your bare hands, wash them thoroughly, with something other than regular hand soap. (I learned this the hard way, but I’ll spare you the embarrassing details.)

    Now, on to the news.

    Lawyer of the Week: James Percival.

    On July 23, James Percival, general counsel of the Department of Homeland Security, posted a thread on X that opened as follows: “Every day, the brave men and women of ICE risk their lives to remove the Worst of the Worst from our country. Today, in honor of the DHS Worst of the Worst series, I am starting a new series: Worst of the Worst, District Judge Edition.” He then criticized four judges:

    • Judge Matthew Kennelly (N.D. Ill.), for “enter[ing] an order staying the termination of TPS [Temporary Protected Status] for Burma…. even though these decisions are not subject to judicial review”;

    • Judge Allison Burroughs (D. Mass.), for “den[ying] our request to go forward with termination of Somalia TPS notwithstanding our Supreme Court wins”;

    • Judge Paula Xinis (D. Md.), for entering an order preventing the removal of Kilmar Abrego Garcia; and

    • Judge Hernan Vera (C.D. Cal.), for “enter[ing] an order micromanaging DHS’s use of force policy with respect to violent anti-ICE agitators in Los Angeles.” [UPDATE (8/24/2026, 8:50 a.m.): Typo corrected: Judge Vera sits in the Central District of California, not the Northern. The typo was mine, not Percival’s.]

    Percival’s thread generated blowback. Critics argued that his calling out these judges by name—during a politically polarized time, and in light of the dramatic increase in threats against judges—“could get someone killed,” as former federal prosecutor Gregory Wallance argued in USA Today. In response, Percival condemned “the absolute absurdity of the liberal media response” to his tweets, arguing that “legitimate fact-based critiques of judges and their rulings is fair game in a free society”—and adding that “the media has no issue with it if the judge is conservative.”

    Now the controversy has escalated: Last Tuesday, 128 retired judges filed an ethics complaint against Percival with the Florida Bar. They argued that Percival’s “Worst of the Worst” thread “had the effect of impugning the integrity of the four sitting judges,” “mischaracterized important elements of the cases,” “increase[d] the unfounded perception that the judiciary is biased and its results unfair,” and “raise[d] the risk of threats of violence against judges.”

    As a strong supporter of both free speech and the federal judiciary, I see legitimate concerns on both sides. In a free and democratic society, judicial rulings—and the judges who issue them—are not above criticism. But criticism should ideally be measured and responsible, in light of the serious and growing threats against judges.

    Readers, what do you think? Read Percival’s original X thread, check out the retired judges’ complaint, and vote in this poll:

    Other lawyers in the news:

    • As first reported by Court Watch and picked up by Above the Law and Law360, former assistant U.S. attorney Alexander Strohmeyer was indicted on 12 charges of threatening to murder three former officials in the U.S. Attorney’s Office (M.D. Tenn.)—who were involved in his August 2024 termination from that office—as well as two of these officials’ immediate family members. The criminal complaint that preceded the indictment, which includes screenshots of threatening text messages allegedly sent by Strohmeyer, is… quite the read.

    • According to a new study by Professors Lee Epstein and Eric Posner (via Adam Liptak), the 10 most active participants in Supreme Court oral arguments from 2005-2026 were nine justices and one lawyer: Paul Clement, who argued an astounding 101 cases over this 20-year span.

    • Speaking of Supreme Court advocates, Amy Howe penned an interesting post for SCOTUSblog about who gets appointed by the justices to argue as amicus—or “friend of the Court”—to defend a position when a party has abandoned it.

    • In a follow-up on last week’s Lawyer of the Week, Acting Deputy Attorney General Trent McCotter, might he get nominated to serve as the Senate-confirmed Deputy Attorney General? He’s in the running but has some competition, per Bloomberg Law—with Associate Attorney General Stanley Woodward, Assistant Attorneys General Harmeet Dhillon (Civil Rights) and Colin McDonald (National Fraud Enforcement), and U.S. Attorney Bill Essayli (C.D. Cal.) as possibilities.

    • Not in the running: failed D.C. U.S. attorney nominee turned U.S. pardon attorney Ed Martin, who’s stepping down as pardon attorney and leaving the DOJ to fight unspecified “Legal Battles for the upcoming Midterm Election and the Presidential Election of 2028,” according to a Truth Social post by Donald Trump.

    • Congratulations to Paul Caron on his reappointment as dean of Pepperdine Law, which he has led for the past nine years—making him #16 on the list of longest-serving law deans in the United States.

    In memoriam: Ted Striggles—a professional dancer and a lawyer, who used his legal skills to help struggling artists—passed away at 84. May he rest in peace.

    Judge of the Week: Chief Judge Yvonne Gonzalez Rogers.

    This year has been a big one for Chief Judge Yvonne Gonzalez Rogers (N.D. Cal.). In May, she presided over the high-profile trial in Musk v. Altman—and dismissed Elon Musk’s case against Sam Altman, after an advisory jury issued a verdict against Musk.

    In July, the 61-year-old, Oakland-based jurist took over as chief judge of the Northern District of California. In my opinion, N.D. Cal. is one of the five most important district courts in the country right now, thanks to its popularity as a venue for big-ticket cases involving Big Tech—such as Apple Inc. v. Epic Games, Inc., over which Judge Gonzalez Rogers presided, now before the U.S. Supreme Court (in part)—and challenges to Trump administration policies.

    And now, Chief Judge Gonzalez Rogers is in the news once again. She’s presiding over the multidistrict litigation known as In re: Social Media Adolescent Addiction/Personal Injury Products Liability Litigation, thousands of cases alleging that social-media giants are putting out platforms that are addictive and harmful to children. Last week, the first trial in the MDL got underway, in People of the State of California v. Meta Platforms Inc.—a case involving claims by 29 state attorneys general that Meta is violating state consumer protection and federal privacy laws.

    As she did in Musk v. Altman, Judge Gonzalez Rogers is using an advisory jury. As she explained in a pretrial order, because “the issues at play in this trial impact the daily lives of the public across the states involved,” “the Court deems it prudent to call an advisory jury to solicit the ‘standard of the community.’” But as she reminded the parties at a hearing earlier this month, “I’m ultimately the factfinder here”—which puts her in a position of great power.

    Given the historic and high-stakes nature of this trial, it’s not surprising that numerous news outlets—including MLex, Law360, and CNBC—ran profiles of Chief Judge Gonzalez Rogers. Here are some takeaways:

    • Her background. Although she’s lived in California for decades, she was born in Houston and grew up poor in San Antonio. She earned money for her studies by working for her family’s real-estate business, which involved cleaning houses and doing yard work. She left Texas to attend college at Princeton, before returning to the Lone Star State to attend law school at the University of Texas.

    • Her path to the bench. After graduating from law school in 1991, she moved to San Francisco and started working at Cooley. She was the firm’s first Latina lawyer, and in 1999, she became Cooley’s first Latina partner. She left the firm in 2003 to focus on her children—she and her husband, energy consultant Matt Rogers, have three kids—but she remained involved in the legal world. In 2008, then-governor Arnold Schwarzenegger appointed her to Alameda County Superior Court, and in 2011, then-president Barack Obama appointed her to the Northern District of California (where she became the court’s first Latina judge).

    • Her approach to cases. Litigants and lawyers describe her as “smart,” “fair,” and hardworking. When she’s on the bench, she’s “tough,” “authoritative,” and “no nonsense.” In the words of Judge James Donato, a former colleague (at Cooley) and current colleague (on the bench), “You’re not going to get away with bluster, posturing or a fake front in her courtroom.” Or as Steve Berman of Hagens Berman put it, “If lawyers give her bulls**t, she just goes after them.”

    In other news about judges and the judiciary:

    • Two years ago this month, Judge Kenneth King appeared in these pages as Judge of the Week, after he allegedly ordered a 15-year-old girl to be handcuffed, put in a jail uniform, and locked in a detention cell for several hours (for the offense of dozing off during a school field trip to his courtroom). The girl’s mother sued on her daughter’s behalf, alleging Fourth Amendment violations and various torts under Michigan law. Judge David Lawson (E.D. Mich.) denied Judge King’s motion to dismiss—and last Friday, a unanimous panel of the Sixth Circuit affirmed (via Orin Kerr).

    • Last week, I praised a recent opinion of Judge Stephanos Bibas (3d Cir.) for its highly engaging introduction. What are some of Judge Bibas’s writing tips? Check out his interview with Avalon Zoppo of Law.com.

    • For more writing lessons from judges, see this fun SCOTUSblog post by Ross Guberman—“Six justices, five techniques: writing lessons from the 2025-26 term”—and Judge David Weinzweig’s great new book, Zen and the Art of Persuasive Writing.

    In nominations news, Trump announced 11 new judicial nominees, nine on Tuesday and another two on Thursday:

    • North Dakota Solicitor General Philip Axt (D.N.D.);

    • Kentucky 34th Circuit Court Judge Daniel Ballou (E.D. Ky.);

    • Magistrate Judge Richard Bennett (S.D. Tex.);

    • First Assistant U.S. Attorney Courtney Coker (N.D. Tex.);

    • Littler Mendelson shareholder Bradford “Brad” Kelley (E.D. La.);

    • First District Court of Appeal Judge Robert “Bobby” Long (M.D. Fla.);

    • Peter Mansfield (E.D. La.), chief of the Civil Division in the U.S. Attorney’s Office;

    • Jesus Osete (W.D. Mo.), principal deputy assistant attorney general for the DOJ Civil Rights Division;

    • Trevor Pemberton (E.D. Okla.), a former Oklahoma state-court judge and general counsel to Governor Kevin Stitt (R-Okla.);

    • Magistrate Judge Kyle Reardon (D. Alaska); and

    • Zach West (N.D. Okla.), director of special litigation in the Oklahoma Attorney General’s Office.

    Based on the state of the Senate calendar, they probably won’t get confirmation votes until the lame-duck session, according to Nate Raymond of Reuters.

    In memoriam: Walter Braud—the first Black judge in Illinois’s 14th Judicial Circuit, who later served as the circuit’s chief judge—passed away at 86. May he rest in peace.

    Job of the Week: an opportunity for a real estate associate in Atlanta.

    Lateral Link is partnering with an Am Law 100 firm seeking a 3rd–5th year real estate associate for its Atlanta office. The group represents developers—primarily on the borrower side, with select lender work—across acquisitions, dispositions, development, and related financings, giving the role broad exposure to the full transaction life cycle (roughly 80% real estate, 20% finance). Candidates should have solid commercial real estate transactional experience, ideally with some real estate finance or lending exposure. Open to attorneys currently in Atlanta or willing to relocate. To apply, send your résumé and law school transcript to Marion Wilson at mwilson@laterallink.com.

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  • Start your engines! Trump completes fast and furious takeover of Washington with IndyCar race

    US president, pushing on with Freedom 250 festivities, makes over nation’s capital for Trump rally on wheels

    He got the wrong end of the stick. Donald Trump couldn’t figure out how to hold the green flag until his wife, Melania Trump, and Command Sgt Maj Matt Williams set him right. Then the US president waved the flag fast and furious like an excited schoolboy. The race was under way – and his conquest of Washington DC was complete.

    Since returning to Washington, Trump has deployed the national guard, wrecked the Lincoln Memorial reflecting pool, demolished the East Wing of the White House and run the John F Kennedy Center for the Performing Arts into the ground. His face adorns the Department of Justice, and he still has grand plans for a triumphal arch worthy of a Roman emperor.

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