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Ce lancement fait suite à une première annonce faite au début du mois de juillet. Google avait alors introduit les propriétés de plateforme à titre expérimental, avant de les généraliser aujourd'hui à l'ensemble des utilisateurs de Search Console, partout dans le monde.
Concrètement, cette fonctionnalité s'adresse à tous ceux qui publient au-delà de leur seul site web. Elle offre une vision jusqu'ici absente de Search Console : celle de la performance des posts sociaux et vidéo dans les résultats de recherche Google, qu'il s'agisse de la recherche classique (Search), de Discover ou de Google News.
Pour accompagner ce déploiement, Google publie également un guide consacré à l'analyse des contenus sociaux et vidéo. Il s'adresse aussi bien aux créateurs de contenu qu'aux community managers ou aux professionnels du SEO, et détaille plusieurs usages pratiques.
Le rapport Insights permet d'abord d'identifier les groupes de requêtes qui envoient du trafic depuis la Recherche Google vers les contenus sociaux et vidéo, en distinguant celles qui progressent, celles qui reculent et celles qui restent stables. Cette lecture des thématiques de recherche aide à comprendre les centres d'intérêt de l'audience et peut inspirer de nouveaux sujets de vidéos, de légendes ou de hashtags.
Le filtre sur 24 heures sert quant à lui à repérer les pics de trafic soudains provenant de la Recherche Google vers des publications récentes, ce qui permet ensuite de relayer ce contenu en tendance sur d'autres plateformes.
Autre usage mis en avant : l'export des données de performance de plusieurs propriétés dans un même tableur, pour comparer côte à côte les résultats sur YouTube, Instagram, X ou TikTok.
Le guide évoque aussi l'optimisation des contenus existants. Search Console peut aider à repérer d'anciennes vidéos qui regagnent en visibilité dans la recherche, ce qui peut orienter la décision d'épingler un contenu en avant sur un flux social ou vidéo, ou d'en produire une suite. Les annotations de Search Console permettent en complément de suivre l'effet de modifications externes, comme la réécriture d'un titre YouTube ou d'une légende TikTok, sur les performances de recherche dans le temps.
Enfin, les filtres de page et le mode de comparaison offrent la possibilité de confronter différents formats, par exemple pour évaluer une playlist vidéo ou comparer la performance de vidéos courtes face à des vidéos longues.
Google indique que les retours des utilisateurs peuvent être transmis via le lien « Envoyer des commentaires » dans Search Console, directement sur la page de documentation, sur LinkedIn ou via la communauté Google Search Central.
L’article "Google Search Console ouvre enfin les données de vos posts Instagram, TikTok, X et YouTube" a été publié sur le site Abondance.

Au gré de ses péripéties dans Spider-Man: Brand New Day, le Tisseur n'hésite pas à faire appel aux New Avengers, et plus particulièrement à un personnage qui ne fait que gagner en importance film après film.
« Aidez la faune sauvage pendant la canicule », en créant un point d'eau en libre service sur votre balcon ou dans votre jardin : c'est l'appel lancé par la Ligue pour la protection des oiseaux (LPO).
Car, au-delà des feux, les animaux sauvages peinent à affronter les températures extrêmes. « La déshydratation est une autre menace majeure. L'assèchement des points d'eau oblige les animaux à parcourir de longues distances, parfois jusqu'à l'épuisement », alerte la LPO.
Cerfs, renards, (…)
Joshua Kushner is now the kingpin in driving the sale of the World Cup to investors and family ties are tight around the project
It isn’t just football fans and Uefa executives who want to give Gianni Infantino the red card for his plan to sell off 20% of the World Cup to a privately backed commercial enterprise. The Fifa president is also in the crosshairs of the House of Representatives Judiciary Committee in Washington and ranking Democrat member Jamie Raskin. The reason? Infantino’s plan, which is backed by Joshua Kushner’s investment fund, has, for some observers, president Trump’s sticky fingers all over it.
Raskin told Politico that Fifa was “going directly into business with the Trump family”, before making reference to the peace prize Infantino awarded the president in December and Fifa’s use of office space in Trump Tower, New York. “Apparently the fake Peace Prize and giant lease with Trump Tower weren’t enough – now Infantino performs a kickback hat-trick by pursuing a multibillion-dollar deal with Jared Kushner’s brother to sell ownership stakes in the World Cup to private investors.”
Continue reading...
Le projet de serre géante Tropicalia, dans les Hauts-de-France, a été définitivement abandonné faute de financement. Son promoteur, Cédric Guérin l'a confirmé mercredi 29 juillet sur Ici Hauts-de-France.
L'entrepreneur voulait construire une serre de 20 000 m2 abritant des animaux et des plantes exotiques pour y accueillir des touristes. Il souhaite désormais revendre ce projet à d'autres territoires.
Tropicalia était contesté par de nombreuses associations locales. Elles dénonçaient le (…)
L'éphéméride des luttes du 30 juillet ne se fait pas arrêter par la chaleur de l'été qui avance. Aujourd'hui, on lutte contre le nucléaire, contre le franquisme et le capitalisme sans faire de compromis.
1892 : Première parution du journal anarchiste L'Étendard révolutionnaire à Lyon.
1908 : A Villeneuve-Saint-Georges, quatre grévistes sont tués par les gendarmes lors de la répression d'une manifestation des terrassiers qui débouche sur une émeute armée. Cette journée est dite "journée sanglante". Voir La Une du Matin du lendemain.
1912 : En Belgique, début d'une grande grève générale.
1970 : A Belfast, en Irlande du Nord, une émeute se déroule dans le centre de la ville dans le cadre des luttes pour l'autonomie.
1974 : - Les Groupes d'Action Révolutionnaire Internationaliste (GARI) font plusieurs fausses alertes à la bombe dans les trains.
1977 : - Plus de 60.000 personnes manifestent contre le nucléaire à Malville dans le cadre d'une mobilisation internationale de deux jours qui sera violemment réprimée par la police. Elle finira par de durs affrontements, la mort du militant antinucléaire Vital Michalon, la mutilation de trois personnes et des centaines de blessés.
1981 : Arrêt définitif des travaux sur le site de la centrale nucléaire de Plogoff, dans le Finistère.
1983 : A Paris, un commando d'Action Directe tente de cambrioler la bijouterie Aldebert sur la place de la Madeleine.
1990 : En Irlande du Nord, le proche de Margaret Thatcher et membre conservateur du Parlement Jan Gow est tué par une une bombe placée par l'IRA dans sa voiture.
2007 : A Berlin, attaque d'un commissariat au cocktail molotov.
2009 : A Palmanova, dans la commune de Calvià à Majorque, ETA fait sauter une voiture piégée contre une caserne, tuant deux membres de la Guardia Civil, héritière de la police franquiste.
2014 : A Veria en Grèce, un groupe incendie de la voiture d'un militant fasciste.
2017 : A Marseille, autour de quatre heures du matin, une bombe de faible puissance explose devant le local de l'Action Française, groupe royaliste très contesté dans le quartier.
31/07/2017Une charge explosive artisanale a sauté aux premières heures de ce dimanche 30 juillet devant les locaux de l'Action Française, groupe d'extrême-droite royaliste, endommageant la porte d'entrée.
Pour comprendre pourquoi ce lien tient depuis si longtemps, il faut remonter à la fondation même du parti. En 1972, quand Jean-Marie Le Pen crée le Front national autour du groupe neofasciste ordre nouveau, le projet n'est pas de rassembler des électeurs autour d'un programme, mais de réunir sous un même toit tous les courants de l'extrême droite : identitaires, monarchistes, nationalistes et révolutionnaires.
Cet article RN, et ultra-droite : relation discrète, relation parfaite est apparu en premier sur La Relève et La Peste.
Nous voilà avec une affaire bien embarrassante : le président d'Eau et Rivières de Bretagne, Francis Nativel, est un ancien patron de l'industrie pétrolière. Bas les masques !
Une carrière professionnelle bâtie sur les hydrocarbures
Francis Nativel préside ERB depuis 2023. Un poste qu'il occupe après avoir été nommé administrateur de l'association en 2021, lui qui n'en était devenu membre qu'en 2018. Une ascension rapide, qui coïncide avec sa retraite d'un secteur bien particulier, mêlant pollution et corruption : l'industrie pétrolière.
Sa carrière s'est en effet déroulée au sein de l'IFP (Institut Français du Pétrole), rebaptisé depuis pompeusement IFPEN (IFP Energies Nouvelles). Pendant près de deux décennies, de 2001 à 2017, il a été Vice-Président Exécutif chez Axens, filiale commerciale spécialisée dans le raffinage et la pétrochimie.
Celle-ci vend des procédés développés grâce, en partie, à des financements publics, mais dont les bénéfices reviennent aux grands groupes pétroliers privés. Un bel exemple de recherche publique vouée à une industrie polluante, climaticide et écocidaire. Axens revendique un rôle dans la « transition énergétique » et les « carburants durables », une communication qui tranche avec la nature réelle de ses activités. Par exemple, en 2015, elle s'acoquine avec le régime autoritaire et corrompu d'Azerbaïdjan pour moderniser une raffinerie de la compagnie pétro gazière nationale et produire un carburant soi-disant « plus propre ». Derrière le discours écologique, l'objectif est clair : améliorer la rentabilité des infrastructures fossiles et rendre acceptable une industrie qui détruit le climat tout en permettant à un régime autoritaire de financer sa survie politique avec l'argent du pétrole et du gaz.
Le parcours de Francis Nativel soulève ainsi une question simple : quel regard porte sur l'urgence écologique celui qui a passé l'essentiel de sa vie professionnelle à être la cause du problème ?
La retraite en bonne conscience
Après une existence de dur labeur au service du capitalisme extractiviste, il était temps de profiter. Et quoi de mieux qu'être retraité depuis 2018 à Perros-Guirec ? Une ville, comme une bonne partie de la Côte de granit rose, qui est un territoire où les résidences secondaires représentent 40 % du parc de logements (INSEE, 2022), et où les plus de 65 ans sont deux fois plus nombreux que les moins de 25 ans. Un terreau favorable à une écologie de confort, celle des classes privilégiées qui ont les moyens de leurs convictions et parfois, de leurs contradictions. Bref, des écolos bourgeois de salon, propres sur eux, qui parlent de révolution écologique sans jamais sortir de leur entre-soi social.
C'est dans ce contexte que Francis Nativel s'est engagé en politique, en figurant en quatrième position sur la liste « de gauche » « Demain Perros, l'Alternative » aux municipales de 2020, conduite par Sylvie Bourbigot, élue Les écologistes (EELV). Très impliqué dans la campagne, il s'est notamment distingué par ses critiques des « inconvénients du tourisme », listant des problèmes « d'acceptabilité par la population résidant à l'année à Perros-Guirec, la dégradation de la qualité de vie dans certains quartiers et la surfréquentation de certains lieux ». Il a également critiqué la hausse du nombre de résidences secondaires et l'artificialisation des sols.
Oui mais voilà. On croit à des positions cohérentes sauf que cela ressemble fort à « faites ce que je dis, pas ce que je fais »… Car la famille Nativel possède elle-même une villégiature à Perros-Guirec depuis les années 1960. Ou plutôt, un « pied-à-terre estival », selon la formule de Francis Nativel, dans ce jargon de caste qui transforme les privilèges en élégance de langage.
L'engagement ne s'arrête pas là. Son épouse, Mariig Nativel, est active au sein du collectif citoyen pour la transition écologique de Perros-Guirec et de la Commission Pérenne (Perrosiens ÉcoResponsables pour l'Environnement, la Nature et Nos Enfants), instance consultative de la municipalité. Dans ce cadre, elle a salué la politique de gestion de l'eau de la ville… et la subvention de 9 000 euros accordée en 2024 à Eau et Rivières de Bretagne pour la formation des élus locaux. Une association que préside son mari !
Enfin, ce détail révélateur. Pour fêter sa retraite en 2017, le couple s'est offert un mois en Antarctique à bord d'un « navire scientifique » qui ressemblait surtout à une croisière polaire pour privilégiés : 8 000 euros par personne, tout de même ! Une façon, sans doute, de tourner la page de trente ans passés à optimiser les procédés pétrochimiques qui tuent le Vivant.
La COCUE (Combattre l'Opposition Contrôlée Ultramondaine Ecologiste)
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Source :Compte Facebook, le 23 juillet 2026
Etiqe :Trompeur
Contenu :
Soixante-douze départements en vigilance rouge, des températures moyennes jamais enregistrées auparavant : la canicule qui a touché la France en juin 2026 a marqué par sa précocité, son intensité, mais surtout sa durabilité, l’épisode ayant duré presque deux semaines.
Le bilan humain de cette canicule est le deuxième plus important jamais enregistré dans notre pays derrière la canicule de 2003, d’après les estimations de Santé publique France. Du 17 juin au 2 juillet, dans les 92 départements concernés par les alertes canicule, 5764 décès en excès ont été observés, c’est-à-dire des morts supplémentaires « par rapport à ce que l’on attend en temps normal pour la même période et la même région ».
Pour un internaute, cette surmortalité pourrait s’expliquer par … un manque de climatisation des logements en France. Pour prouver son hypothèse, il met en relation deux cartes : une représentant la surmortalité observée dans chaque département lors de l’épisode caniculaire de juin, par Santé Publique France, et une autre présentant une estimation du taux d’équipement des logements en climatisation en juin 2026, publiée par la start-up Hello Watt.
Le résultat est soi-disant flagrant : la seule région qui semble épargnée par la surmortalité n’est autre que la côte méditerranéenne, dont les logements sont majoritairement climatisés (plus de 45%).
À première vue, les deux cartes semblent se superposer presque parfaitement, mais cette corrélation n’est pas preuve de causalité. D’autres variables, comme les différentes vigilances canicules, éclairent différemment le débat. Si le sud-est enregistre moins de décès lors de la canicule, c’est avant tout parce que cette région a été beaucoup moins touchée par les épisodes caniculaires que le reste de la France.
Les régions du Sud-Est moins touchées par la canicule
Pour Kévin Jean, épidémiologiste et enseignant-chercheur à l’ENS-PSL, le constat est sans appel : « La canicule de juin a surtout tué le plus dans les régions qui étaient celles qui ont fait face aux plus hauts niveaux de chaleur, ce qui n’était pas le cas du Sud-Est ».
« Plus de la moitié (56 %) des excès de décès sont concentrés sur les journées du 25 au 27 juin« , selon Santé Publique France. Les températures moyennes sur 24 heures des 24 et 25 juin 2026 ont été les plus élevées jamais enregistrées en France, tous mois confondus, selon Météo France, mais elles n’ont pas été homogènes sur l’ensemble du territoire.
À ce moment, au plus fort de la canicule, le sud-est du pays est resté majoritairement en vigilance orange ou jaune, quand les autres départements viraient au rouge. Santé Publique France ajoute que « toutes les régions ont été concernées par un excès de mortalité toutes causes à l’exception des régions Corse, Occitanie et Provence-Alpes-Côte-d’Azur, exposées à la chaleur de manière moins intense sur cette période ».
On peut d’ailleurs faire les mêmes observations pour la canicule de 2003, dont les 14 800 décès en excès en font l’épisode le plus meurtrier en France. Un rapport de 2004 de l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm), rappelle que la surmortalité a été plus élevée « dans les départements ayant subi les plus grands nombres de jours de forte chaleur ».
Cette analyse des températures hétérogènes sur le territoire n’est pas évoquée par les internautes, ce qui détourne, selon Kévin Jean, le débat dans une « énième tentative de restreindre les enjeux d’adaptation au changement climatique à la question de la climatisation », juge l’épidémiologiste.
Si les écarts de mortalité selon les régions au mois de juin s’expliquent majoritairement par le différentiel de températures, il faut noter que les régions habituées aux températures extrêmes sont mieux équipées pour y faire face. Basile Chaix, épidémiologiste et directeur de recherche à l’Inserm, rappelle que ces régions construisent des « logements différents », mieux adaptés à la chaleur et ont des habitudes de vie adaptées (horaires des repas, du travail, climatisation, etc.) aux périodes de canicule.
Ces habitudes, dont la climatisation est une composante, sont ce que les épidémiologistes appellent des facteurs de confusion. C’est-à-dire que – pour prendre l’exemple de la climatisation – il est simultanément lié à la cause (il y a plus de climatisation parce que ces régions font face à des canicules) et à l’effet (la climatisation peut atténuer la mortalité lors d’une canicule). En tant qu’observateur, il est donc plus facile de lier la climatisation à la réduction de la mortalité, comme il serait surement possible de le faire avec d’autres facteurs.
La climatisation, nouvel « équipement médical » ?
Si le taux de climatisation n’est pas le facteur principal de réduction de la mortalité sur la côte méditerranéenne, son aspect protecteur est indéniable, selon Basile Chaix : « Même ceux qui se sont opposés longtemps à la climatisation admettent aujourd’hui qu’on ne peut pas s’en passer pour les personnes les plus vulnérables. » S’il ne veut pas en faire « l’alpha et l’oméga » de l’adaptation à la chaleur, l’épidémiologiste compare désormais la climatisation à un « équipement médical », indispensable dans certains cas.
La littérature scientifique va dans ce sens. Une étude canadienne de 2025 qui a étudié précisément le cas des maisons de retraite conclut que la surmortalité liée à la chaleur est beaucoup plus faible dans les établissements équipés de climatisation. En France, les travaux scientifiques sur la question sont encore peu nombreux, en raison de la relative rareté des épisodes caniculaires, et la démocratisation encore partielle et récente de la climatisation dans de nombreux espaces.
Un rapport de Santé Publique France publié en 2019 explique cependant que l’accès à des pièces climatisées lors de la canicule de 2003 faisait partie des principaux facteurs « associés à une diminution significative du risque de décès ». C’est pour cette raison que le Plan National Canicule, lancé après la canicule de 2003, et son extension « Plan Bleu » dans les établissements médico-sociaux, prévoit la mise en place de « pièces rafraichies » ou climatisées, afin de soulager les personnes les plus fragiles.
Mais démocratiser la climatisation sans réfléchir plus globalement à l’adaptation des logements et de nos pratiques pourrait au contraire participer à l’augmentation des températures dans les grands pôles urbains, comme l’avance une étude de 2020 menée conjointement par le CNRS, Météo-France et l’École des Points. En protégeant une partie de la population qui peut se permettre d’investir, l’air chaud rejeté dans les rues par les climatiseurs pourrait aggraver les conditions de vie des plus modestes.
Auteurs :
Auteur : Clément François, journaliste
Relectrice : Clara Robert-Motta, journaliste
Liens d’intérêts ou fonctions politiques déclarés des intervenants à l’article : aucun
Secrétariat de rédaction : Clément François, journaliste
L’article Canicule de juin : y a-t-il un lien entre le nombre de morts et le taux de climatisation ? est apparu en premier sur Les Surligneurs.
La marche annuelle contre le doublement du Lyon-Turin dans le Val de Suse ce week-end était particulièrement déterminée. En marge de la 10e édition du festival « Alta Felicita », 20 000 personnes se sont mobilisées contre la destruction en cours.
Comme chaque été depuis maintenant 10 ans, le Val de Suse accueillait le festival "Alta Felicità" et une grande marche contre le grand projet inutile et impoosé du doublement de la ligne ferrorivaire Lyon-Turin. Pour rappel, ce grand projet a été initié dans les années 1980 menace 1500 hectares de terres, de plaines, de vallées et de montagnes à travers les Alpes, sur le territoire italien et français. Pour faire passer de force son traçé de 270 kilomètres, ses 202 kilomètres de galeries et ses 11 tunnels sous les massifs, la société d'exploitation TELT pompe plusieurs dizaine de milliards d'euros investis par les collectivités locales et cause des ravages écologiques irréversibles. Si le traçé est plus important du côté français, c'est du côté italien que les travaux ont commencé le plus tôt, et où la mobilisation s'organise depuis le début des années 2000, en installant régulièrement des campements ("presidio") pour empêcher le chantier de progresser.
La mobilisation appelée cet été est marquée par une impressionnante participation, avec plus de 40 000 personnes qui ont convergé de l'Italie et de l'international vers Venaus, selon les médias locaux. Une participation record qui s'explique à la fois par l'anniversaire du festival mais également par le 15e anniversaire de « La République libre de la Maddalena », un presidio installé pendant six semaines de lutte acharnée à Chiomonte près de Venaus en 2011.
Samedi 25 juillet, une grande manifestation et une caravane de véhicule étaient appelées au départ de Venaus et de Suza après l'ouverture du festival. Au départ de la manifestation qui réunit 20 000 personnes, trois groupes se forment. Une première attaque est menée contre le chantier de San Didero, tout près de Suza. Ce chantier de 68 000m2, lancé en 2021 entre l'autoroute A32 et la route nationale 25 du Moncenisio, est censé accueillir un grand parking et les bureaux d'exploitation de Sitaf, qui aura pour objectif de réguler le flux de poids lourds se dirigeant vers le tunnel du Fréjus. Une deuxième a lieu à Chiomonte, sur le plus grand chantier italien du Lyon-Turin, un des points névralgiques du tunnel transalpin. Enfin, le troisième groupe a continué jusqu'au chantier de Salbertrand, zone prévue pour l'usine de traitement des matériaux d'excavation destinés à la fabrication du béton, l'usine de voussoirs pour le revêtement du tunnel et la zone de triage et de chargement par voie ferrée vers les sites de stockage de Torrazza Piemonte et de Caprie.
Sur le premier chantier, à San Didero, le barrières ont été forcées et un affrontement a eu lieu avec les flics avec notamment des mortiers et de nombreux pétard. Le groupe a finalement été repoussé par la police à coup de lacrymos. Une partie de la manifestation est partie occuper la voie ferroviaire de Bruzolo pendant quasi une heure. L'attaque la plus violente portée au TAV a finalement été celle du chantier de Chiomonte, où la détermination des manifestant-es leur a permis de mettre en déroute les flics, de faire brûler quatre camions de carabieniri et de forcer l'entrée du chantier pour y réaliser les dégradations voulues.
photographie @bapptou
photographie @la_loutre
TELT, la société italo-française chargée de la réalisation de la ligne Turin-Lyon, a fait le tour des médias internationaux pour déplorer des dégâts qui seraient estimés à 1 million d'eutros. Derrière des chiffres bien entendu impossibles à vérifier, c'est tout de même une victoire importante de la lutte No-TAV contre le désastre en cours et à venir.
Face à cette victoire, le gouvernement italien d'extrême-droite de Meloni a bien entendu poussé nombre de cris d'ofraie contre la violence des manifestant-es contre les condés et a lancé une importante répression. L'équivalent de l'AFP italien (l'ANSA) rapporte dans les médias depuis le début de la semaine que plusieurs centaine de personnes ont été repérées comme ayant participé aux moments les plus déterminés de la mobilisation et 4 militant-es internationaux ont été arrêté-es. Meloni et le ministre de l'intérieur Matteo Piantedosi ont chargé la préfecture de police de Turin pour mener la répression contre la mobilisation.
Solidarité avec les personnes interpellées et que crève le Lyon-Turin !
Central Command says strikes aimed at diminishing Iranian military while mediators say talks are continuing
The US struck Iran overnight and Tehran retaliated at US allies in the region, reigniting the low-intensity, tit-for-tat war as mediators struggled to pull the two countries back to the negotiating table.
The US carried out overnight strikes on Iran – the first in more than five days – hours after Donald Trump vowed to hit the country “very hard” following Tehran’s targeting of a base in Jordan that hosts American troops.
Continue reading...1. Overview
2. White House News
3. Truth Social Posts
4. Government Department News
5. 2028 Democratic Presidential Candidates
6. AI & Tech Company News
7. Congressional Watch
8. Policy Impact Analysis & Heatmap
President Trump issued a formal message commemorating the 221st birthday of Alexis de Tocqueville, citing his insights into America’s “moral foundations” and “civic spirit” as essential to the nation’s future. The Administration reaffirmed its commitment to sovereignty and religious liberty, pledging to restore the country as “one glorious Nation under God.” Additionally, the White House reported that violent crime has reached historic lows, attributing this success to “relentless efforts to enforce the rule of law” and support for police departments across the country.
On Truth Social, President Trump lamented that Supreme Court rulings regarding “Birthright Citizenship and TARIFFS” have cost the nation “TRILLIONS AND TRILLIONS OF DOLLARS.” Reflecting on the COVID-19 pandemic, he defended “Operation Warp Speed” as a “SPECTACULAR SUCCESS” while labeling Dr. Anthony Fauci’s pandemic-era guidance as “CRAZY.” Trump alleged that Fauci protected China by disputing the Wuhan Laboratory origin theory and criticized President Biden for granting the doctor “vast destructive power.”
Governor Gavin Newsom condemned the Trump administration’s alleged “weaponization of federal law enforcement,” highlighting court documents that suggest an August 2025 immigration raid was a politically motivated “stunt.” Seeking to project leadership, Newsom deployed an elite wildfire management team to Washington State to combat the Sinlahekin Fire, framing the move as an example of “what real climate and wildfire leadership looks like.” Meanwhile, Governor Wes Moore announced new Maryland energy programs to help residents “control their own power” and criticized federal H.R. 1 changes, labeling them “unprecedented federal attacks on the services our communities rely on.”
OpenAI announced that adjusting two specific API settings for GPT-5.6 successfully tripled its scores on the ARC-AGI-3 benchmark, improving both reasoning and operational efficiency. The company also launched an initiative to provide 100,000 academic researchers with free access to its advanced AI models to streamline scientific workflows. Additionally, OpenAI detailed how GPT-5.6 balances “frontier intelligence with frontier efficiency” to maximize the utility and intelligence provided per dollar spent.
On July 28, the Senate confirmed Walter Clayton as the Director of National Intelligence in a 51-47 vote. Senators also voted 86-12 to end debate on the motion to proceed to H.R. 5334, which concerns tax deductions for educator expenses. The House was not in session, though several committees scheduled upcoming hearings to examine issues such as senior fraud, AI in the workplace, and the testimony of Anthony Fauci.
Politicized federal enforcement creates heightened legal and compliance risks that destabilize the regulatory environment for firms operating under administrative jurisdiction. Conversely, state-level electrification subsidies provide localized tailwinds for utility and green infrastructure sectors, though critics contend such mandates foster “fiscal inefficiencies” and distortive market pricing. While tech companies attempt to entrench their market position by embedding AI models into foundational research, rising concerns over the proliferation of “deception tools” suggest that impending legislative scrutiny may constrain the unchecked deployment of agentic systems.
President Trump honors Alexis de Tocqueville on his 221st birthday, commemorating the author of “Democracy in America” for his insights into the nation’s “moral foundations” and “civic spirit.” The President highlights Tocqueville’s observation that American strength resides in “hardworking, God-fearing Americans.” Emphasizing that “freedom and democracy cannot survive without morality and public virtue,” the Administration reaffirms its commitment to defending sovereignty, religious liberty, and national heritage. Ultimately, the President pledges to restore America as “one glorious Nation under God” by upholding the principles Tocqueville once recognized.
Reference: https://www.whitehouse.gov/briefings-statements/2026/07/presidential-message-on-the-birthday-of-alexis-de-tocqueville/
President Trump’s administration reports that violent crime is “collapsing at a pace unmatched in modern American history,” with mid-year data indicating homicides are on track for their lowest level in over a century. The White House attributes these outcomes to its “relentless efforts to enforce the rule of law” and “back the police.” The administration highlights significant homicide decreases in cities where it intervened following local leadership failures, asserting that President Trump is “delivering faster and more decisively than any Administration in history” to restore safety.
Reference: https://www.whitehouse.gov/releases/2026/07/crime-plummets-another-historic-low-under-president-trump/
Trump lamented that Supreme Court rulings regarding “Birthright Citizenship and TARIFFS” have cost the nation “TRILLIONS AND TRILLIONS OF DOLLARS” in lost money and prestige. In a separate note, Trump offered a brief expression of gratitude to Abe.
Reflecting on the COVID-19 pandemic, Trump asserted that “Operation Warp Speed” was a “SPECTACULAR SUCCESS” and maintained that far more deaths occurred under the Biden administration than his own. He criticized Dr. Anthony Fauci’s guidance, labeling his ideas “CRAZY” and alleging that he protected China by disputing the Wuhan Laboratory origin theory. Trump claimed he “overrode” Fauci and eventually pushed him “out of play” while favoring the Federalist approach of allowing governors to decide lockdown policies. Furthermore, he stated that he warned President Biden about Fauci, characterizing the doctor as someone who either “didn’t have a clue, or was dishonest,” yet criticized Biden for subsequently granting him “vast destructive power.”
Reference: https://truthsocial.com/@realDonaldTrump
No relevant government department updates found for this date.
New court documents expose Trump administration’s political targeting of Governor Newsom
Newly released federal court documents and internal messages suggest the August 2025 immigration raid near a Governor Newsom press conference was a politically motivated “stunt” rather than a standard enforcement operation. Homeland Security personnel described being diverted from other tasks to carry out the operation for media attention. Governor Newsom condemned the action as a “weaponization of federal law enforcement” and an “abuse of power,” while also citing allegations of racist remarks made by agents during the mission.
California accelerates and modernizes state hiring process, saving thousands of hours of staff time
California has implemented a new hiring guide designed to improve government efficiency by reducing administrative burdens. The initiative is projected to save over 500,000 staff hours annually by streamlining screening processes and moving away from heavy, exam-style scoring. By cutting bureaucratic hurdles while maintaining merit-based standards, the state aims to attract top talent more effectively and reduce recruitment timelines. This effort aligns with Governor Newsom’s ongoing executive directives to modernize state operations through better workforce planning and human-centered design.
Governor Newsom deploys elite wildfire team to Washington State as western fires surge
Governor Newsom has deployed CAL FIRE Incident Management Team 4 to Washington State to assist in managing the 8,500-acre Sinlahekin Fire. This deployment, requested under the Northwest Compact Agreement, marks the first time a California management team has been mobilized to Washington to address a climate-driven wildfire. California is also providing technical assistance to French fire officials and supporting other Western states, demonstrating, as the Governor stated, “what real climate and wildfire leadership looks like” through shared resources and expertise.
Governor Moore Announces Appointment of Tony Bridges as Maryland Transit Administrator
Governor Moore has appointed former Delegate Tony Bridges as the new Administrator of the Maryland Transit Administration, effective September 1, 2026. Bridges, currently the Deputy Legislative Officer for the Moore administration, previously served as an Assistant Secretary at the Maryland Department of Transportation. He succeeds outgoing Administrator Holly Arnold. The Governor stated that Bridges’ experience will help the agency “build a safer, more reliable, and more equitable transportation network.” Bridges expressed his commitment to advancing the administration’s transit agenda and providing “world-class customer service.”
Governor Moore announced a new series of Maryland Energy Administration programs for Fiscal Year 2027 designed to lower utility costs and promote clean energy. These initiatives include incentives for residential solar, home electric vehicle chargers, and the electrification of medium and heavy-duty vehicles. The administration aims to help residents “control their own power” amid rising electricity bills. Director Kelly Speakes-Backman noted that these programs target affordability for those with high energy burdens. Detailed application information is available on the Maryland Energy Administration website.
Following federal rule changes under H.R. 1, which resulted in over 35,000 Marylanders losing SNAP benefits, Governor Moore announced new strategies to reconnect eligible residents to food assistance. The administration is utilizing the “Maryland Benefits One Application” tool, simplified renewal processes, and a new mobile outreach campaign to assist those affected. The Governor described the federal changes as “unprecedented federal attacks on the services our communities rely on” and stated the state is “working to remove federal red tape” to prevent families from going hungry.
How enabling two settings tripled our scores on the ARC-AGI-3 benchmark
OpenAI achieved a significant performance increase on the ARC-AGI-3 benchmark by adjusting two specific API settings for GPT-5.6. These changes, which involve retaining reasoning processes and enabling data compaction, effectively tripled the model’s scores while enhancing overall operational efficiency.
Accelerating scientific discovery with ChatGPT for Academic Researchers
OpenAI is providing 100,000 academic researchers with complimentary access to its most advanced AI models. This initiative aims to assist the scientific community in streamlining research workflows, fostering collaboration, and driving innovation across various academic disciplines.
How GPT-5.6 fuses frontier intelligence with frontier efficiency
GPT-5.6 introduces advancements designed to improve AI efficiency across inference tasks and agentic workflows. By optimizing model architecture and processing, the update aims to increase the utility and intelligence provided per dollar spent, making high-performance AI more accessible and cost-effective.
Covers the 2026-07-28 session — the Congressional Record is published with a one-day delay.
The Senate confirmed Walter Clayton as the new Director of National Intelligence. Additionally, the Senate voted to end debate on a motion to proceed to legislation regarding educator expense deductions.
Walter Clayton — Confirmed as Director of National Intelligence [Passed 51-47 (Vote No. EX. 211)]
H.R. 5334, SEED Act — Motion to close debate on considering the bill regarding educator tax deductions [Passed 86-12 (Vote No. EX. 212)]
The House of Representatives was not in session today. It is scheduled to reconvene for a pro forma session later this week.
No significant actions were taken as the House was not in session.
Senate - Energy and Natural Resources — Scheduled a business meeting to review numerous public land, conservation, and water project bills
Senate - Homeland Security and Governmental Affairs — Scheduled a hearing to examine the testimony of Anthony Fauci
Senate - Special Committee on Aging — Scheduled a hearing regarding the impact of AI deception tools on senior fraud
Senate - Health, Education, Labor, and Pensions — Scheduled a hearing to examine the impact of AI on the workplace
The Senate will continue consideration of the motion to proceed to H.R. 5334 at 10:30 a.m. on July 29. The House will meet in a pro forma session at 8:30 a.m. on July 30.
Reference: Congressional Record Archive
This analysis is provided for informational purposes only. It does not constitute investment advice or a recommendation to buy or sell any security.
Based on today’s policy developments, our analysis identifies the following market impact themes:
Internal documentation regarding the orchestration of federal raids for partisan purposes undermines the perceived neutrality of the administrative state. Markets often react negatively to signs of politicized enforcement as it increases legal uncertainty and compliance risk. Critics argue that such “reckless” use of executive power destabilizes the regulatory environment, creating unpredictable barriers for businesses operating under federal jurisdiction.
While federal efforts focus on broader regulatory restrictions, state-level initiatives like those in Maryland continue to funnel capital toward clean energy and electrification. These subsidies provide localized tailwinds for utility companies and green infrastructure developers. However, opposition figures frequently warn that heavy reliance on state-level mandates and subsidies creates fiscal inefficiencies and distortive market pricing that may not be sustainable without federal coordination.
Tech companies are aggressively pursuing broader distribution of AI models to solidify their influence within the academic and scientific communities. By providing free access, these firms attempt to embed their technology into the foundational research layer of the economy. Nevertheless, policymakers express increasing concern regarding the potential for “deception tools” and systemic fraud, suggesting that future legislative action may seek to curtail the unchecked deployment of agentic AI systems.

Each cell shows an estimated impact score on a fixed scale of -10 to +10, reflecting how today’s policy developments may affect each market sector. Positive scores (green, ▲) suggest bullish impact; negative scores (red, ▼) suggest bearish pressure. Rows and columns are sorted by impact strength, and sectors and policy events with no meaningful impact are omitted. The heatmap, the analysis below, and the Impact on Market themes above are produced from a single unified analysis: the heatmap visualizes the magnitudes, while the text explains the causal reasoning behind them.
Political scrutiny surrounding the Department of Homeland Security intensifies following internal disclosures characterizing a previous immigration raid as a “political stunt” rather than a law enforcement priority. This revelation increases institutional risk for federal agencies, potentially impacting regulatory stability. Simultaneously, the Senate confirmation of Walter Clayton as Director of National Intelligence signals a shift toward a more hawkish stance on national security, with direct implications for sensitive technology transfers and sector oversight.
In the private sector, OpenAI’s expansion of research access highlights the ongoing drive for rapid AI adoption despite mounting federal oversight. Concurrently, state-level policy in Maryland provides a divergence from federal trends by incentivizing clean energy and electric vehicle infrastructure. While these subsidies support the transition to green energy, critics often argue such state-level programs create fragmented regulatory environments that inflate long-term operational costs for utility providers. The combination of heightened administrative risk and localized fiscal intervention creates a complex outlook for sectors exposed to government contracts and state-funded mandates.
Republicans senators Susan Collins, Lisa Murkowski and Rand Paul voted in favor of the motion to prevent Trump from continuing hostilities against Iran
The US economy expanded at a sluggish 1.5% pace from April through June as rising imports weighed on growth. But consumer spending rose. And the Federal Reserve’s favored measure of inflation grew more slowly last month despite remaining above the central bank’s 2% target.
The commerce department reported today that growth in US gross domestic product (GDP) – the nation’s output of goods and services – decelerated from 2.1% in the first three months of 2026 and came in below economists’ expectations.
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Que deviennent les anarchistes quand ils vieillissent ? Beaucoup s'évanouissent dans la nature, se dispersent ou se fatiguent tout simplement. Peut-être sont-ils comme les moineaux de Pagnol qui « disparaissent, un jour, sans laisser de squelette ». Mais d'autres restent, éléments insolubles dans le capitalisme. Ghislain Bellorget fait partie de ceux-là.
« J'ai déposé un bidon incendiaire derrière le McDo du centre-ville et j'ai signé avec un drapeau israélien coupé en deux »
Le 24 avril 2026, il nous écrivait depuis sa cellule de prison. Un mois plus tard, on reçoit une lettre sur papier fin, où court une écriture singulière : une sorte de tremblement qui donne à la prose un air de flamme. Il faut le dire, l'homme a un côté explosif : il a été arrêté le 30 juillet 2025, pour une affaire de tentative d'incendie d'un McDo, à Clermont-Ferrand, en 2024.
« Cher CQFD,
Je viens de recevoir votre journal, hélas je suis hébergé à la prison de Riom depuis le 1er août 2025. Quelques jours avant, je suis parti de chez moi à 4 heures du matin direction Clermont-Ferrand. J'ai déposé un bidon incendiaire derrière le McDo du centre-ville et j'ai signé avec un drapeau israélien coupé en deux. Le Raid est venu me réveiller quatre jours plus tard. J'ai commis cet acte pour les Palestiniens de la bande de Gaza !
Bien à vous, Ghislain.
PS : L'engin n'a pas fonctionné.
PS Bis : J'ai fêté mes 85 ans en prison ! »
Ghislain n'est pas le premier libertaire à nous écrire de sa prison : pendant des années, Jean-Marc Rouillan, membre d'Action directe avait tenu une chronique pour CQFD. Mais c'est vrai qu'à la rédac, on est un peu fleur bleue. Et les lettres d'amour (et de revendication politique), c'est d'un romantisme... Irrésistible !
Donc on se met en quête dudit poseur de bombe. Déjà, Ghislain est bien dans nos fichiers d'abonnés, mais personne à la rédac n'en a entendu parler. Les premières recherches ne dévoilent pas grand-chose, à part quelques articles sur une exposition de photos de voyage d'un photographe de presse à la retraite. Il pourrait être un obscur vieux monsieur mordu d'expéditions. Mais en creusant un peu, on tombe sur deux émissions d'une radio libertaire à propos de ses tribulations pendant la guerre du Vietnam. Puis un article de correspondant pendant la guerre soviéto-afghane dans la revue libertaire Agora. Le zigue a l'air d'avoir une vie diablement rythmée !
Mais pas facile de causer avec lui... Le standard du centre pénitentiaire de Riom nous envoie poliment nous faire cuire le cul, donc on harcèle le maire et les commerçants de son village pour avoir un proche. Sans succès : « Monsieur Bellorget ? Ça fait longtemps qu'on l'a pas vu par ici, je ne crois pas qu'il soit chez lui en ce moment. » Sans blague ! Et puis, un jour, alors que tout espoir commence à s'évanouir, un camarade en dilettante à la rédac me dit : « Un anar auvergnat en prison ? Mon coloc doit avoir son contact ! » La vie est subtilement malicieuse.
Je décroche le téléphone. Au bout du fil : une voix vive et rieuse. Ghislain m'apprend – je tombe de ma chaise – qu'il a obtenu sa remise en liberté provisoire le 22 mai. Désormais retranché dans sa petite maison de la montagne bourbonnaise, il se bat contre une végétation qui n'a pas attendu la fin de ses dix mois de taule pour reprendre ses droits. Et puis, il attend son procès. Il raconte volontiers ses aventures même si, sur les sujets plus sensibles, il m'oppose un élégant, mais non moins définitif : « Je ne peux pas répondre à ta question. »
« Ils sont arrivés en tirant des balles à blanc qui font le même bruit que des balles réelles »
Son arrestation ne semble pas l'avoir beaucoup ému. « Le Raid chez moi, ça a été assez violent. Mais pour tout te dire, je savais ce que je risquais. Ils sont arrivés en tirant des balles à blanc qui font le même bruit que des balles réelles. Ils sont entrés dans ma chambre sans arrêter de tirer, tout ça pour un type de presque 85 ans. Du cinéma. » Après quoi, la machine s'est mise en route : police judiciaire de Clermont, agents de déminage de Lyon, incarcération à la prison de Riom. Là-bas, il est envoyé, dans le « module de respect », nouvelle lubie de l'administration carcérale pour faire passer son activité comme un acte d'humanisme : « On est en cellule individuelle, on a des promenades le matin ET le soir. » Mazette, qui voudrait de la liberté après ça ? Ghislain ne semble pas avoir été davantage traumatisé par son séjour. « Les gens ne m'emmerdaient pas. Faut dire que j'étais le plus âgé. Enfin, il paraît qu'il y avait un monsieur de 86 ans, mais il était dans un autre quartier. Je faisais du yoga dans ma cellule et je lisais beaucoup. » Cet épisode ne semble pas l'intéresser plus que ça. Faut dire qu'il a vécu des moments marquants. [...]
Le 30 juillet 1908, à Draveil, après la fusillade de Vigneux le 2 juin, la grève des ouvriers de la Société des Sablières s'éternise mais les passions sont toujours aussi vives, plusieurs sabotages contre les installations ont déjà eu lieu, mais la CGT traîne à appeler à la grève générale. Après un meeting à Vigneux, les milliers de manifestants se dirigent en cortège vers le cimetière de Villeneuve-St-Georges au chant de l'Internationale, mais un régiment de Dragons charge alors la colonne de grévistes sabres au clair, blessant grièvement plusieurs personnes...
Après un meeting à Vigneux, les milliers de manifestants se dirigent en cortège vers le cimetière de Villeneuve-St-Georges au chant de l'Internationale, mais un régiment de Dragons charge alors la colonne de grévistes sabres au clair, blessant grièvement plusieurs personnes dont Rirette Maîtrejean qui sera blessée à la jambe, tandis que Libertad contraint de se jeter à l'eau, échappera de peu à la mort.
Lorsque les manifestants arrivent à Villeneuve-St-Georges, avec de nombreux blessés parmi eux, les rues menant à la gare sont bloquées par l'armée rendant tout retour sur Paris impossible. Les manifestants commencent alors à dépaver les rues, à dresser des barricades et à jeter des cailloux sur les soldats, mais ceux-ci ouvrent le feu sur la foule provoquant un carnage. Le bilan est lourd : 4 morts et plus de 200 blessés (par balles ou à coups de sabres) du côté des ouvriers, et 69 blessés du côté de l'armée (dont 5 par balles).
Georges Clémenceau, président du Conseil, non content d'être responsable de cette tuerie, poursuit la CGT en lançant un mandat d'arrêt contre les principaux responsables du syndicat dont Yvetot, Griffuelhes, Pouget, Henri Dret (qui a du être amputé d'un bras suite aux affrontements), etc.
Certains militants échapperont aux arrestations en se réfugiant en Belgique ou en Suisse, comme Monatte chez Brupbacher . Des anarchistes présents à la manifestation comme Georges Durupt sont également poursuivis pour « incitation de militaires à la désobéissance ».
Le mot d'ordre de grève générale lancé par la CGT pour le 3 août n'aura qu'un faible écho, et le 6 août le gouvernement poursuivant ses attaques contre le syndicat fera expulser « l'Union des Syndicats de la Seine » de la Bourse du Travail.
Le 31 octobre 1908, lors du procès, seize personnes bénéficieront d'un non-lieu (dont tous les dirigeants confédéraux, même ceux réfugiés à l'étranger), huit personnes resteront emprisonnées pour violences.
Source : Ephéméride anarchiste
(*) Le 2 juin 1908, à Vigneux-sur-Seine, alors que les ouvriers des sablières sont en grève depuis un mois pour l'amélioration de leurs conditions de travail (douze heures par jour, les pieds dans l'eau, pour un salaire de misère), des heurts se produisent entre les grévistes et des briseurs de grèves protégés par les gendarmes. Dans l'après-midi le comité de grève qui s'est installé dans l'Hôtel-restaurant du Progrès est encerclé par les gendarmes exigeant qu'on leur livre un ouvrier qui aurait le matin même donné un coup de poing à un gendarme. Empêchés d'entrer dans le local par les grévistes, les gendarmes font usage de leurs armes, tuant deux ouvriers : Emile Goebellina (terrassier de 17 ans) et Pierre Le Foll (ouvrier charpentier de 48 ans) et blessent plus ou moins grièvement par balles neuf autres travailleurs.

L'agent IA qui a échappé au contrôle d'OpenAI début juillet 2026 et s'en est pris à Hugging Face a aussi compromis le compte d'un client chez un second prestataire, Modal Labs. Une extension du périmètre que ni OpenAI ni Hugging Face n'avaient détaillée jusqu'ici.
Qualcomm remporte un contrat d’ampleur avec BMW. L’entreprise américaine de semi-conducteurs a annoncé le 29 juillet avoir été sélectionnée comme principal fournisseur de puces de calcul du constructeur pour les systèmes d’aide à la conduite et le “cockpit numérique de nouvelle génération”, soit l’expérience dans l’habitacle. Les premiers modèles équipés de ces solutions devraient voir le jour au cours de la prochaine décennie.
Americans are facing a deepening affordability crisis but at least Trump and co have ... 250 new Cadillac Escalades
This was originally published in This Week in Trumpland. Sign up to receive it in your inbox every Wednesday
Gas prices are up almost a dollar a gallon since the day Donald Trump took office; mortgage rates just hit their highest level in nearly a year, and over the weekend a prominent economist said the Iran war is costing the average US household more than $1,200.
Americans are struggling through a deepening affordability crisis caused largely by Trump’s ill-fated war against Iran. They are in need of a boost, something to lift the spirits. Perhaps the president could give a speech, letting the people know that we are all in this together.
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Ce lundi 31 août à 18H30, retrouvons nous au local de l'Aube (61 rue Durafour) pour discuter de comment lutter contre les guerres, les génocides, l'armement, et la militarisation de la société.
Ce sera un moment où tu pourras partager :
• des actualités
• des réflexions,
• des outils de lutte
sur les guerres, les génocides, l'armement, la militarisation, l'armée… même sans en être spécialiste.
Si t'as des brochures ou tracts ou affiches à partager, n'hésite pas à les ramener.
C'est aussi l'espace pour proposer des :
• groupes de réflexion
• d'organisation
• d'action.
Le tout dans une perspective anti-autoritaire.
Grignotage tiré du sac (végan)
J'sais pas si vous l'avez vu passer lui, mais OpenNutriTracker est une app qui note ce que vous mangez et compte les calories, sans rien vous demander en échange. Hé oui, l'application est gratuite sur Android et sur iOS, sous licence GPL-3.0 en plus ! Que demande le peuple ?
Avec cette app, vous enregistrez vos repas, et elle additionne toutes les calories que vous ingérez. Pour remplir le journal de que vous mangez (journal qui au passage est chiffré en AES sur votre appareil, on n'est jamais trop prudent...), vous scannez le code-barres d'un produit avec l'appareil photo (ou vous tapez le code), ou vous tapez son nom et hop, la fiche nutritionnelle déboule sur l'écran directement depuis Open Food Facts, complétée par une sélection de l'USDA FoodData Central.
L'écran de scan visant le code-barres d'une brique de jus
Ce qui est cool avec cette application, c'est que pour un utilisateur français par exemple, la recherche remonte d'abord les aliments qui sont vendus son pays.
Et Open Food Facts , dont je vous ai déjà parlé, référence plus d'un million de produits vendus en France, c'est plutôt bien garni avec vos yaourts préféré et vos plats ultra transformés de supermarché ^^.
La journée de tracking se découpe alors en petit-déjeuner, déjeuner, dîner et collation, chacun avec son objectif de calories. Un dépassement se voit donc sur le repas fautif, pas seulement dans le total de la journée. Et quand vous savez déjà ce que vous avez avalé, un ajout rapide se contente d'un titre et d'un nombre.
La fiche du produit scanné, avec ses calories et ses macros avant l'ajout au repas
Et l'app ne s'arrête pas au compteur qu'on retrouve finalement dans pas mal d'autres app. Non, elle vous aide à suivre dix nutriments, des fibres au magnésium en passant par le fer et le sodium, avec les repères d'apport de référence des tables de l'Institute of Medicine pour situer où vous en êtes. À côté de ça, vous avez votre poids et sa courbe, un compteur d'eau et un catalogue d'activités pour remettre en face les calories dépensées.
Vos données sortent aussi quand vous le décidez avec export du journal complet en JSON ou en CSV, ou partage d'un repas par QR code vers un autre téléphone. De quoi bricoler d'autres app autour de ça donc.
Côté installation, c'est dispo sur Google Play ou l' App Store , avec iOS 15.5 minimum, et snif snif pas encore de version F-Droid. Par contre, l'app n'est pas encore traduite en français, donc n'hésitez pas à contribuer si ça vous dit.
Un magnat du pétrole, un éco-technophile et un cachalot sont dans un bar. Ils se sont mis à boire et, inévitablement, à se la raconter. Le pétrolier regarde le cachalot et déclare que sans les combustibles fossiles, les 75 espèces de baleines auraient été chassées pour leur huile jusqu'à l'extinction.
« Mon industrie et sa technologie ont sauvé ton gros cul. »
L'éco-technophile s'est alors incrusté dans la discussion. Selon lui, sauver les baleines était un jeu d'enfant.
« Vous, les pétroliers, vous avez peut-être sauvé quelques baleines, mais les technologies bas carbone vont sauver cette foutue planète – y compris les pétroliers. »
À ce moment, le cachalot pose son whisky pour exprimer son indignation.
« Bande d'idiots. Le pétrole a accéléré le massacre des baleines, et les technologies vertes ne vont probablement pas sauver la planète. Vous deux, bande de crétins, ne connaissez rien à l'énergie ni à ses conséquences imprévues. »
C'est là une parabole moderne sur l'énergie.
Les gens pensent généralement que lorsque les marchés sont à court d'une ressource ou, dans le cas des baleines, lorsque les marchés exterminent plusieurs espèces, la civilisation trouvera une nouvelle ressource qui remplacera l'ancienne. De la même manière, les énergies renouvelables sont censées mettre à la retraite les combustibles fossiles, n'est-ce pas ? Mais l'histoire du massacre des baleines raconte une histoire beaucoup plus complexe et nuancée. Le sociologue américain Richard York détaille cette histoire dans un intrigant essai de 2017 intitulé Why Petroleum Did Not Save the Whales.
Naturellement, les magnats du pétrole aiment à penser que le boom pétrolier de 1859 en Pennsylvanie, qui déversa du kérosène sur le marché nord-américain, aurait produit un ralentissement de la demande d'huile de baleine utilisée à l'époque pour l'éclairage.
Mais comme le documente York dans son essai, les preuves historiques montrent que la plupart des massacres de baleines ont eu lieu au XXe siècle et en grande partie après la Seconde Guerre mondiale, grâce aux combustibles fossiles et à d'autres innovations. Le pétrole a simplement permis de tuer plus de baleines, plus efficacement que jamais auparavant.
Cette histoire de conséquences imprévues hante déjà les sources d'énergie renouvelables, ajoute York. York a vérifié les faits, et ces derniers indiquent clairement que les économies de marché n'utilisent pas le solaire, l'éolien ou la géothermie pour remplacer le pétrole, le gaz ou le charbon, mais pour augmenter la consommation globale d'énergie. De plus, le pétrolier et l'éco-technophile partagent la même ignorance flagrante : ils croient tous les deux que la technologie sauvera la situation et feront progresser le monde vers un avenir meilleur.
Malheureusement, cette hypothèse ne vaut pas mieux que les promesses de production venant du fabricant d'automobiles Tesla : le monde de l'énergie est un système technique complexe qui n'évolue pas de manière linéaire, et ce pour une raison simple tenant à la nature même de la technologie, explique York. La technologie, qu'elle soit fossile ou verte, augmente le nombre de produits et services qui utilisent de l'énergie, ce qui finit par créer une plus grande demande. York résume habilement la question : « Les technologies sont généralement déployées pour augmenter les profits, et non pour conserver les ressources », écrit-il. « Les producteurs travaillent à créer des marchés et à accroître la consommation de leurs produits afin de favoriser l'accumulation de richesse. » Cela explique non seulement pourquoi le pétrole n'a pas sauvé les baleines, mais aussi pourquoi les économies réalisées grâce à l'efficacité énergétique ne se traduisent généralement pas par une réduction de la consommation d'énergie. Les consommateurs et les producteurs se contentent de dépenser les économies réalisées pour trouver d'autres moyens de consommer plus d'énergie.
Mais revenons à l'histoire des baleines.
Comme toute baleine franche pourrait vous le dire, les Américains ont maîtrisé l'art de massacrer les géants au XVIIIème siècle. Après avoir épuisé les baleines franches, les tueurs de Nantucket se sont tournés vers les cachalots, leur huile étant meilleure que la graisse de bétail pour les bougies ; elle les rendait aussi plus brillantes. Les cachalots constituaient également une proie facile à attraper : ils étaient timides et aimaient s'étendre à la surface de l'eau.
En 1833, les Américains dominaient la chasse à la baleine. L'industrie américaine à elle seule employait 70 000 hommes et quelque 1 200 navires. Elle rapportait également de gros profits aux Quakers pacifistes qui dominaient l'industrie. (A l'époque, d'autres communautés religieuses « éthiques » évitaient le coton fabriqué par les esclaves et les lampes à huile parce qu'elles brûlaient de la graisse de baleine).
Dans sa magnifique histoire des baleines intitulée Leviathan, Philip Hoare note que « le baleinier était une sorte de pirate-mineur – un excavateur de pétrole océanique alimentant la fournaise de la Révolution industrielle autant que n'importe quel homme extrayant le charbon de la terre. » L'huile de baleine lubrifiait les machines industrielles et illuminait les maisons. Les scientifiques estiment aujourd'hui que 300 000 cachalots ont été tués dans le monde avec une technologie rudimentaire : « par des équipages de voiliers qui utilisaient de petites embarcations pour les poursuivre, les harponner, les épuiser et les transpercer » entre 1712 et 1899. Mais les combustibles fossiles ont fait croître ces chiffres. Au XXe siècle, le massacre s'est accéléré pour atteindre près de trois millions d'animaux.
La chasse à la baleine industrielle moderne est apparue dans les années 1860, lorsque l'industrie baleinière américaine de faible technicité entrait en crise. La Guerre Civile avait réquisitionné la plupart des navires baleiniers américains pour des objectifs militaires, alors les Norvégiens ont comblé le vide. La technologie standard des voiliers, des barques à rame et des harpons à main avait permis de pêcher les populations de baleines franches et de cachalots dans l'Atlantique et le Pacifique. Les prix de l'huile de baleine ont également chuté lorsque le kérosène commençait à inonder le marché de l'éclairage domestique. Le magazine Vanity Fair a même mis en valeur la popularité du kérosène dans un dessin animé montrant un groupe de cachalots célébrant un « Grand Bal donné par les baleines en l'honneur de la découverte des puits de pétrole en Pennsylvanie. » L'une des baleines portait une banderole avec le message « Nous ne pleurons plus à cause de notre graisse. » (jeu de mots entre « whale » et « wail » difficile à traduire : « We wail no more for our blubber »). Mais la célébration était en avance de plus d'un siècle.
Bientôt, des navires propulsés au charbon – et plus tard au diesel – ouvriront de nouvelles zones de chasse à la baleine en permettant à l'industrie de poursuivre les baleines bleues et les rorquals communs, des espèces qui se déplacent plus rapidement et comptent parmi les plus grands mammifères sur Terre. Un harpon explosif mis au point par un chasseur de phoques norvégien, Svend Foyn, a également facilité la tâche pour tuer les baleines les plus rapides.
Les navires-usines, qui pouvaient transformer les baleines en mer, ont également facilité la folie meurtrière. Comme l'a raconté un observateur en 1938, un seul navire-usine moderne pouvait prendre plus de baleines en une saison « que la flotte baleinière américaine de 1846 » qui comptait plus de 700 voiliers. Le sociologue York écrit : « Le navire-usine et sa flotte ne pourraient pas exister sans les combustibles fossiles qui alimentaient toute l'opération. Ils ont permis le stockage de longue durée des produits de la baleine en faisant fonctionner des congélateurs (pour la viande) et en traitant l'huile de baleine pour qu'elle ne devienne pas rance. »
Au fur et à mesure que le massacre s'accentuait, les baleiniers ont diversifié leurs produits et créé de nouvelles demandes. L'os de baleine, le plastique de l'époque, permettait de fabriquer des corsets et des arceaux pour l'industrie de la mode tandis que les militaires découvraient une nouvelle innovation : la fabrication de nitroglycérine. De leur côté, les chercheurs canadiens pensaient que la viande de baleine pourrait se vendre aussi bien que le bœuf.
Les frères Lever possédaient même leur propre entreprise de chasse à la baleine pour faciliter leur approvisionnement en graisse de baleine pour fabriquer du savon. Puis le processus d'hydrogénation a permis de transformer l'huile de baleine en margarine. Ce fut un best-seller pendant des années, jusqu'à ce que le beurre prenne sa place.
Dans les années 1930, la très active industrie baleinière a sponsorisé ses propres – et non officiels – « Jeux Olympiques de la Baleine ». Les jeux opposaient tous les pays baleiniers qui se battaient pour « attraper le plus de baleines possible avant qu'elles ne soient prises par les baleiniers d'un autre pays. » Dans ces années-là, l'huile de baleine constituait une part si importante de l'approvisionnement alimentaire du Royaume-Uni qu'entre 1932 et 1936, « elle représentait 37 % de la teneur en margarine, 21 % du composé de saindoux et 13 % de la teneur en savon…. En 1938, le gouvernement britannique a classé l'huile de baleine, avec la viande et le sucre, parmi les produits essentiels à la dite défense nationale. »
Après la Seconde Guerre mondiale, le prix de l'huile de baleine a de nouveau augmenté en raison de la pénurie générale d'huiles alimentaires. En conséquence, un groupe de pays, dont les États-Unis, l'Argentine, l'Australie, l'URSS, le Danemark, la Suède, l'Italie et même l'Autriche, pays sans littoral, ont annoncé leur intention de tuer davantage de baleines au nom du progrès de l'humanité. Les statistiques sur la chasse aux baleines donnent à réfléchir. Les scientifiques calculent maintenant que les navires de chasse industriels ont tué près de 2,9 millions de baleines au XXe siècle, « ce qui en fait (au moins en termes de biomasse pure) peut-être la plus grande chasse de l'histoire de l'humanité. »
L'efficacité du massacre dépasse l'entendement : « Entre 1900 et le milieu de l'année 1962, les méthodes industrielles ont tué autant de cachalots qu'au cours des XVIIIe et XIXe siècles réunis. De manière incroyable, cet exploit a ensuite été répété entre 1962 et 1972. » Les Soviétiques ont tué la plupart des baleines à bosse autour de la Nouvelle-Zélande et de l'Australie dans les années 1960, non pas parce qu'ils avaient besoin de viande ou d'huile de baleine, mais parce qu'ils avaient des plans économiques quinquennaux à réaliser et la technologie pour y parvenir. Ils ont donc tué, comme l'a documenté plus tard un scientifique, « sans aucune autre raison que le fait de dire qu'ils les avaient tués. »
Alors que l'abattage industriel diminuait la taille et le nombre des baleines, la Commission baleinière internationale a essayé de gérer le carnage, mais avec comme souci principal de perpétuer la technologie de l'industrie. Il est révélateur que la commission n'ait pas approuvé de moratoire sur la chasse à la baleine avant 1985.
Les leçons à en tirer sur l'énergie sont nombreuses. L'industrie de la baleine nous dit par exemple que les économies humaines ne réagissent pas avec empressement – ni avec raison – à l'épuisement d'une marchandise. La découverte et l'exploitation du pétrole auraient pu empêcher le massacre de près de trois millions de baleines au XXe siècle, mais ce ne fut pas le cas. Ce n'est pas parce qu'il existe un substitut – le kérosène pour l'huile de baleine ou les énergies renouvelables pour certains combustibles fossiles – que le marché les utilisera à des fins de conservation.
La perspective d'une régulation de la chasse à la baleine a également incité les chasseurs à capturer le plus grand nombre de baleines possible avant l'entrée en vigueur de la réglementation. Les économistes appellent désormais cette réponse perverse à l'épuisement des ressources le « paradoxe vert ». L'économiste allemand Hans-Werner Sinn affirme par exemple que la société joue le même jeu avec les combustibles fossiles. Il craint que « les politiques visant à réduire la demande future de combustibles fossiles ne se retournent contre les propriétaires de ressources en les incitant à avancer leurs plans d'extraction, accélérant ainsi le réchauffement climatique ». En fait, la plupart des pays exportateurs de pétrole veulent construire plus d'oléoducs et exporter plus de combustibles lourds en carbone le plus rapidement possible.
La parabole de la baleine comporte également d'autres vérités importantes, selon York.
Les solutions technologiques ont leurs limites et on ne peut pas compter sur elles pour résoudre de graves problèmes environnementaux. Le pétrole aurait pu fournir tous les substituts nécessaires pour mettre fin à l'industrie baleinière, mais au lieu de cela, les combustibles fossiles ont dynamisé le massacre. Le pétrole et les autres nouvelles technologies mettent en évidence « l'imprévisibilité fondamentale des systèmes complexes », écrit York. Les innovations technologiques ne rendent pas obsolètes les ressources ou ne mènent pas à leur conservation, mais augmentent la production « afin d'augmenter les profits ».
L'histoire montre également que les tentatives de gestion de la chasse à la baleine au XXe siècle sont devenues un débat interminable sur l'état des stocks jusqu'à ce qu'il n'y ait pratiquement plus de baleines. Un débat similaire a lieu aujourd'hui avec le changement climatique et l'épuisement des ressources pétrolières bon marché. Malgré des conditions climatiques plus extrêmes et des situations d'urgence coûteuses, les dirigeants mondiaux continuent de débattre. Pendant ce temps, l'industrie continue d'exploiter ce qui est aujourd'hui le pétrole le plus cher et le plus difficile à extraire au monde, qu'il soit extrait d'un bassin au Texas ou des profondeurs de l'océan.
Peut-être que le dernier mot devrait revenir à York : « Largement répandu, l'espoir de voir les nouvelles technologies aider les sociétés à surmonter les problèmes environnementaux revient à faire l'hypothèse suivante encore couramment acceptée : les technologies auraient principalement les conséquences voulues par ceux qui les développent et/ou les déploient. » Les baleines, quant à elles, savent que ce n'est pas le cas, parce que la technologie a des conséquences imprévues.
Un certain Andrew
Texte originellement publié dans la revue Takakia, rugissements contre la société techno-industrielle
# 1 (hiver 2023-2024
Le penseur et militant Raoul Vaneigem nous quitte comme il a vécu : debout et joyeux, jusqu'au dernier souffle.
L’article Raoul Vaneigem : hommage à un irréductible amoureux de la vie est apparu en premier sur Contre Attaque.
Vous ouvrez une de vos notes écrite en Markdown pour corriger 3 lignes et PAF vous voilà dans un éditeur qui met 3 siècles à se charger, à mater des balises tout en pestant contre le bouton de prévisualisation que vous ne trouvez pas... Bref, vous êtes grognon !
Hé bien Wander retire ce choix et vous propose de travailler uniquement en WYSIWYG même si derrière, ce sont toujours des fichiers .md stockés bien au chaud dans votre dossier "Plan de conquête du web". (Quoi y'a que moi qui ait un dossier comme ça ?)
Dans cet éditeur d'un nouveau genre, les tableaux, les images et les listes de tâches se manipulent comme des blocs. Les raccourcis Markdown restent là pour ceux qui les ont dans les doigts, avec une barre de mise en forme pour les autres. Vous corrigez donc une note longue en gardant son rendu sous les yeux, sans refaire l'aller-retour entre le texte brut et l'aperçu pour chaque tableau de travers.
L'interface de Wander à côté du Markdown et du diff correspondant
Le dossier peut être un simple tas de .md ou un coffre Obsidian déjà trop rempli, c'est pas grave puisque Wander conserve les wikiliens, les pièces jointes, les tags et le front matter, et ajoute même la recherche plein texte et les backlinks. Vous circulez ainsi dans les notes sans import ni conversion, et leur organisation actuelle ne bougera pas.
Les commentaires, de leur côté, vivent dans un dossier caché .wander à côté des fichiers. Comme ça, tout l'historique de versions reste sur votre Mac et permet de comparer ou restaurer une note sans avoir à vous monter un serveur Git juste pour récupérer un paragraphe effacé bêtement la veille. Si vous mettez tout ça sur iCloud ou Dropbox, vous serez tranquille. Les commentaires peuvent également être suivis via Git si vous préférez.
Wander est gratuit sur l' App Store et il vous faut iOS ou iPadOS 17, ou un Mac Apple Silicon sous macOS 15 au minimum pour le faire tourner. L'app est encore toute jeune mais si votre matériel suit et que vous voulez garder la main sur vos .md, je pense que ça peut coller à votre usage !
Un développeur du nom d' Artem Lytkin a réussi à faire tourner DOOM sur une machine dont la seule et unique opération est un chercher-remplacer, le même que celui de votre traitement de texte, appliqué en boucle sur un énorme fichier texte. Le projet s'appelle doom-regex et son code est public depuis quelques jours.
Une expression régulière, c'est un motif de recherche un peu évolué, capable de repérer par exemple tous les groupes de chiffres suivis d'une virgule dans un texte pour les remplacer par autre chose. Les développeurs s'en servent tous les jours pour nettoyer des fichiers ou valider des adresses mail, jamais pour lancer un jeu vidéo.
Ici, tout l'ordinateur vit dans une seule chaîne de caractères d'environ 96 Mo, dans laquelle les registres du processeur, la mémoire, l'image affichée à l'écran, le moteur du jeu et ses données sont posés sous forme de texte. Un jeu de 544 règles de remplacement, toujours appliquées dans le même ordre, simule un petit processeur 32 bits maison baptisé RVM-1.
Il n'y a aucun interpréteur ni aucun calcul en dehors de ces règles. Quand le jeu additionne deux nombres, c'est une substitution qui réécrit des caractères au bon endroit dans la chaîne, et rien d'autre.
Le prix à payer est quand même salé, puisqu'il faut près de 14 millions de substitutions pour produire une seule image du premier niveau, à un rythme d'environ 80 000 remplacements par seconde. Trois minutes par image. Une petite séquence de 100 images représente du coup plus d'un milliard d'opérations.
Le résultat n'est pourtant pas une vague approximation, car les images produites sont identiques à l'octet près à celles du vrai DOOM compilé normalement, vérification par empreinte cryptographique à l'appui.
Tom's Hardware, le média spécialisé qui a relayé la trouvaille, résume bien l'expérience : y jouer tient plus "des échecs par correspondance avec un fusil à pompe" que du jeu de tir nerveux. Une démo pour Windows est malgré tout téléchargeable pour les plus patients.
DOOM a déjà tourné sur des tests de grossesse et des tracteurs, mais on est ici un cran au-dessus, avec la preuve qu'un outil de bureautique détourné suffit à construire un ordinateur qui marche. Hackaday, le site des bidouilleurs, reconnaît d'ailleurs que la valeur pratique du truc est à peu près nulle.
Totalement inutile, et c'est exactement pour ça qu'on adore : ce genre de bidouille obsessionnelle et gratuite vaut tous les produits à abonnement du moment.
Source : Tom's Hardware

Source :Compte Facebook, le 13 juillet 2026
Etiqe :Imprécis
Contenu :
Le 15 juillet 2026, les députés français ont adopté la loi instaurant un droit à « l’aide à mourir », après deux années de fractures au sein même des groupes politiques. Cette adoption a suscité de vives critiques, à l’image du président du parti Les Républicains et candidat à l’élection présidentielle, Bruno Retailleau, la qualifiant de « loi d’abandon ».
Sur Facebook, des internautes expriment également leur désaccord. « La boîte de Pandore, une fois ouverte, ne se referme pas », professe l’un d’entre eux. Il prend l’exemple de la Belgique, un pays pionnier concernant l’euthanasie, puisqu’il l’a dépénalisée dès 2002.
Après avoir retracé les différentes étapes de la législation belge encadrant l’euthanasie, initialement destinée, selon lui, aux personnes subissant des « souffrances physiques insupportables », l’internaute affirme qu’elle serait aujourd’hui « accessible aux dépressifs chroniques, aux patients psychiatriques, aux personnes fatiguées de vivre ».
Il ajoute qu’ « un Belge sur vingt meurt désormais par euthanasie » et critique également l’extension, en 2014, de cette possibilité aux mineurs.
Intime, le sujet de la fin de vie questionne tout un chacun. Dès lors, la précision est de rigueur. Les Surligneurs se sont donc penchés sur les règles qui encadrent l’euthanasie en Belgique, plus subtiles et nuancées que l’internaute ne le laisse entendre.
« Fatigué de vivre, ce n’est pas un diagnostic »
Première imprécision : dès 2002, la loi belge a dépénalisé l’euthanasie que ce soit pour des souffrances physiques ou psychologiques. L’existence de demandes fondées sur des souffrances psychiques ne permet donc pas, à elle seule, de conclure à un assouplissement progressif du dispositif.
Par ailleurs, l’internaute se trompe également en laissant penser que des personnes « fatiguées de vivre » pourraient accéder à l’aide à mourir. « D’un point de vue médical, la fatigue de vivre n’est pas du tout reconnue », rappelle le docteur Michel Roland, médecin consultant à l’ADMD ayant notamment exercé dix ans en service de soins palliatifs. « Si une personne se dit fatiguée de vivre au point de demander l’euthanasie, il faut d’abord chercher à comprendre avec elle ce qui motive cette demande, puis l’orienter vers un psychologue ou d’autres médecins », ajoute-t-il.
Des propos complétés par son confrère, Didier Giet, médecin généraliste, professeur à l’Université de Liège et membre de la commission fédérale de contrôle et d’évaluation de l’euthanasie (CFCEE), chargée de vérifier que les euthanasies pratiquées respectent les conditions prévues par la loi. « Fatigué de vivre, ce n’est pas un diagnostic », assène-t-il. « Je trouve cela terrible de laisser entendre qu’en Belgique, il suffirait de se dire « fatigué de vivre » pour bénéficier de l’aide à mourir. C’est réduire l’euthanasie à un acte d’une extrême banalité », commente, ému, le membre de la CFCEE.
Entre 2,13 et 3,97% des morts chaque année
Avant d’aborder plus en détail les conditions d’accession à l’euthanasie, il convient de se plonger dans les chiffres de la mortalité en Belgique. Car sur ce point aussi, l’internaute est imprécis.
Tous les deux ans, la CFCEE publie un rapport résumant les chiffres des euthanasies. Entre 2018, date du plus ancien rapport disponible sur son site, et 2025, le nombre de décès annuels par euthanasies a oscillé entre 2 357 et 4 486 par an. Rapporté à l’ensemble des décès chaque année, il représentait 2,13% en 2018 contre 3,97% en 2025.
L’affirmation selon laquelle « un Belge sur vingt meurt par euthanasie » surestime cette proportion, qui s’établit à environ une personne sur vingt-cinq. Reste que la part d’euthanasie dans le nombre total de décès est en constante augmentation depuis 2018, à l’exception de 2020, année de l’épidémie de Covid-19.
Un développement explicable par le vieillissement
Une étude publiée en avril 2025 avance plusieurs facteurs pour expliquer cette progression. Selon ses auteurs, la forte hausse observée durant les premières années s’expliquerait notamment par le temps nécessaire aux citoyens et aux professionnels de santé pour connaître le dispositif et se l’approprier. Les évolutions démographiques, en particulier le vieillissement de la population, expliqueraient quant à elles entre un quart et un tiers de l’augmentation constatée sur l’ensemble de la période étudiée.
Les chiffres de la CFCEE montrent également que les euthanasies de mineurs sont restées exceptionnelles : seuls sept cas ont été recensés depuis 2014. L’étude rappelle aussi que, depuis la mise en place de la dépénalisation de l’euthanasie en Belgique en 2002, les plus de 60 ans ont représenté 84,74% des bénéficiaires. Par ailleurs, parmi les 33 647 euthanasies déclarées entre septembre 2002 et décembre 2023, 427, soit 1,27 %, avaient pour affection principale un trouble psychiatrique.
Autrement dit, les chiffres disponibles ne corroborent pas l’idée d’une généralisation de l’euthanasie aux mineurs, aux personnes souffrant de troubles psychiatriques ou à celles qui seraient simplement « fatiguées de vivre », comme le fait l’internaute. Ces situations restent très minoritaires parmi les cas recensés en Belgique.
Une série de critères précis
Ces faibles proportions s’expliquent par l’encadrement strict prévu par la loi belge. « L’euthanasie n’est pas autorisée en Belgique, elle est dépénalisée », rappelle Michel Roland. « Il faut vérifier qu’une série de critères soient remplis pour que la demande d’euthanasie sollicitée et réalisée ne soit pas pénalisable », ajoute le médecin.
Parmi les critères, listés dans la loi belge de 2002, la demande doit être formulée de manière « volontaire, réfléchie et répétée », sans résulter d’une « pression extérieure ». Le patient doit également se trouver dans une « situation médicale sans issue et [faire] état d’une souffrance physique ou psychique constante et insupportable qui ne peut être apaisée et qui résulte d’une affection accidentelle ou pathologique grave et incurable ». Il revient au médecin consulté de s’assurer « du caractère constant, insupportable et inapaisable de la souffrance physique ou psychique ».
De multiples avis de médecins indépendants
Par ailleurs, d’autres garde-fous sont prévus dans le droit belge. Il faut, au minimum, deux avis de médecins indépendants l’un de l’autre pour que la demande d’euthanasie puisse être acceptée. « Si le décès n’est pas prévu à court terme, à ce moment-là, il faut trois médecins : le médecin traitant, et deux médecins indépendants, dont un spécialiste de la pathologie concerné », précise Michel Roland. « Ce qui veut dire que pour un cancer du poumon, le spécialiste peut être soit un pneumologue, soit un oncologue ».
Et dans le cas d’une demande d’euthanasie qui résulterait uniquement d’une pathologie d’ordre psychiatrique, l’Ordre des médecins belges a mis en place une pratique extra-légale, en préconisant que quatre médecins soient consultés au global dans ces cas-là.
Le cadre belge ne confirme donc pas l’idée d’un accès généralisé à l’euthanasie pour les mineurs, les personnes atteintes de troubles psychiatriques ou celles qui se diraient simplement « fatiguées de vivre ».
Si le nombre d’euthanasies déclarées augmente et représente désormais près de 4 % des décès, les situations mises en avant par l’internaute restent très minoritaires et restent soumises à des conditions médicales et procédurales précises.
Auteurs :
Auteur: Antoine Mauvy, journaliste
Relecteur: Etienne Merle, journaliste
Liens d’intérêts ou fonctions politiques déclarés des intervenants à l’article : aucun
Secrétariat de rédaction : Etienne Merle, journaliste
L’article Euthanasie en Belgique : une législation stricte présentée à tort comme laxiste sur les réseaux sociaux est apparu en premier sur Les Surligneurs.
Même les hackers ne veulent plus voir les lunettes connectées de Meta. Les organisateurs de la DEF CON, la plus grande convention de hackers au monde qui se tient chaque été à Las Vegas depuis 1993, ont annoncé sur leurs réseaux sociaux l'interdiction pure et simple des "lunettes de style Meta dotées de capacités d'enregistrement" dans l'enceinte de l'édition qui ouvre le 6 août.
Et la règle ne souffre aucune exception, pas même pour ceux qui ont fait monter des verres correcteurs sur leur monture connectée. "Pensez à emporter des lunettes conformes si vous en avez besoin", préviennent les organisateurs. Le message est clair.
Pour situer, la DEF CON attire chaque année plus de 30 000 participants, chercheurs en sécurité, agents fédéraux et bidouilleurs de tout poil, dans une ambiance où la paranoïa est presque une politesse. Le règlement photo, en place depuis 2023, interdit déjà de photographier qui que ce soit sans son accord, à l'exception des intervenants sur scène.
Sauf que voilà, les lunettes conçues par Meta avec EssilorLuxottica, le géant franco-italien de l'optique, sous les marques Ray-Ban et Oakley, ressemblent à s'y méprendre à des montures classiques. La caméra se niche dans la branche et seule une petite diode signale que ça tourne.
Du coup, impossible pour votre voisin de savoir s'il est filmé, et filmer quelqu'un en douce constitue une violation du code de conduite de la conférence. Dans un événement où une partie du public paie encore son badge de 520 dollars en liquide pour ne pas laisser de trace, on comprend que ça coince.
Eva Galperin, directrice de la cybersécurité à l'EFF, la grande association américaine de défense des libertés numériques, a applaudi des deux mains : "ravie de voir une politique "pas de lunettes de voyeur" à la DEF CON". Le surnom anglais, "pervert glasses", littéralement des lunettes de pervers, colle au produit depuis un bon moment.
Meta a bien senti le vent tourner, puisqu'une mise à jour déployée en juillet désactive désormais la caméra quand la diode témoin est masquée ou cassée. Visiblement, ça n'a pas suffi à rassurer grand monde.
La DEF CON n'est d'ailleurs pas seule, un organisateur britannique de Comic Cons et même une compagnie de ferries écossaise ont pris des mesures comparables. En 2013, les casinos de Las Vegas avaient déjà banni les Google Glass, autrement plus voyantes avec leur écran vissé sur la monture.
Quand les spécialistes de l'espionnage des machines refusent eux-mêmes d'être filmés à leur insu, le grand public aurait tort de ne pas se poser les mêmes questions.
Source : The Register

Le benchmark Vending-Bench d'Andon Labs devait mesurer la capacité des intelligences artificielles génératives à gérer une activité commerciale de façon autonome. Claude Opus 5 en ressort vainqueur, mais au prix d'une série de manœuvres déloyales envers ses concurrents et ses fournisseurs.

Revolut annonce un partenariat avec OpenAI pour offrir ChatGPT Go à ses clients. Les abonnés Plus et Standard, qui n'avaient jusqu'ici droit à aucun service tiers, ont le droit à trois mois d'abonnement offert. Un argument commercial de plus pour la banque mobile aux 75 millions d'inscrits.

Source :Compte Facebook, le 30 juillet 2026
Etiqe :daté
Contenu :
Alors que les feux de forêt sont à peine stabilisés en Gironde, les autorités s’inquiètent de l’apparition de pyromanes, qui profiteraient du chaos pour lancer de nouveaux départs de feu.
Une vidéo circulant sur les réseaux sociaux semble montrer l’un d’entre eux, pris en flagrant délit en train de mettre le feu à des fourrées d’herbes sèches en bord de route. Les internautes, souvent anglophones, qui la partagent assurent que la scène a lieu en France.
Pourtant, ce départ de feu n’a rien à voir avec les incendies qui sévissent en Gironde, puisqu’il a eu lieu en Italie, en août 2025.
Un incendie volontaire de 2025, en Italie
Un indice aura pu mettre la puce à l’oreille des plus attentifs : la mention « Prensa de los Carabinieri », en haut à gauche de la vidéo. En Italie, les Carabinieri sont l’équivalent de la Gendarmerie nationale. C’est une force de police au statut militaire, dont les fonctions vont du maintien de l’ordre, à l’enquête, jusqu’à la protection de l’environnement, et notamment la lutte contre les incendies criminels.
Sur le compte X de ces carabiniers, on peut retrouver la trace de cette vidéo de surveillance, datée au 11 août 2025. Le post est accompagné d’un communiqué officiel de l’organe militaire, qui détaille les faits filmés.
On y apprend qu’un « homme de 58 ans déjà connu des services de police pour des délits mineurs » est le responsable du départ de feu. Sa voiture a été repérée le 9 août dans le village de Montemiletto « près de l’un des trois points de départ de feu ». « Plusieurs clichés ont permis de constater que l’homme mettait le feu à des broussailles en bordure de route », conclut l’enquête.
Placé en état d’arrestation pour « incendie de forêt », il est aujourd’hui assigné à résidence dans l’attente de son procès. Il a reconnu les faits et risque jusqu’à 15 ans de prison. Au cours des opérations d’extinction de cet incendie criminel, un homme de 74 ans est décédé d’une crise cardiaque, un drame pour lequel il n’est pas mis en cause.
L’affaire avait fait grand bruit dans les médias italiens (ici ou ici) mais aussi espagnols (ici ou ici), ce qui explique la seconde inscription que l’on peut voir en haut à droite de la vidéo : Prensa Iberica, un groupe de presse espagnol dont la vidéo a sûrement été republiée par les internautes.
Auteurs :
Auteur : Clément François, journaliste
Relectrice : Clara Robert-Motta, journaliste
Liens d’intérêts ou fonctions politiques déclarés des intervenants à l’article : aucun
Secrétariat de rédaction : Clara Robert-Motta, journaliste
L’article Incendie en Gironde : attention à cette vidéo d’un pyromane en Italie en 2025 est apparu en premier sur Les Surligneurs.
par Commandant Clémence Foufa, Jean Langlois-Berthelot
Le science-fiction prototyping a révélé que la fiction pouvait aider à explorer les implications futures d’une technologie. Le FICINT a établi que la narration pouvait rendre visibles des menaces, des ruptures et des compétitions stratégiques. Le threatcasting a montré qu’un scénario futur pouvait servir à identifier des actions à entreprendre dès aujourd’hui. Ces méthodes ont ouvert une voie. Mais la cyber impose désormais une étape supplémentaire : ne plus seulement raconter des futurs plausibles, mais les rendre jouables.
Un futur cyber utile n’est pas un décor. C’est une situation. C’est une crise simulée. C’est une architecture de risque. C’est une décision à prendre sous contrainte. C’est une capacité à construire.
Depuis le Japon, cette idée devient encore plus saillante. Ici, la frontière entre culture technologique, science-fiction, jeu vidéo, robotique, avatars, interfaces et recherche appliquée semble moins rigide qu’en Europe. Les œuvres ne sont pas seulement commentées. Elles irriguent des manières de penser le corps, la ville, la machine, le réseau, l’identité et la présence numérique. Dans un tel contexte, Ghost in the Shell ne ressemble plus seulement à une référence majeure de l’animation japonaise. Il devient une matrice pour penser le corps informationnel. Death Stranding ne ressemble plus seulement à un jeu de Kojima. Il devient une méditation opératoire sur la logistique, l’isolement, l’infrastructure et la reconstruction du lien. Cyberpunk 2077 ne ressemble plus seulement à une dystopie spectaculaire. Il devient une carte des tensions entre corps modifié, données, plateformes, sécurité privée et souveraineté.
La question n’est donc pas de rendre la cybersécurité plus séduisante par des références culturelles. La question est plus sérieuse : comment transformer ces environnements imaginaires en exercices de décision ?
Le science-fiction prototyping, associé notamment à Brian David Johnson, propose d’utiliser la fiction fondée sur des faits scientifiques pour imaginer des technologies futures, leurs usages et leurs implications. La Creative Science Foundation décrit une méthode en cinq étapes : choisir la science et construire le monde, identifier le point d’inflexion scientifique, examiner les conséquences sur les personnes, identifier le point d’inflexion humain, puis tirer les apprentissages. Le FICINT, ou fictional intelligence, développé notamment par August Cole et P.W. Singer, est présenté comme un outil analytique mêlant narration et non-fiction pour visualiser des technologies, tendances et problèmes liés à la compétition géopolitique. L’Arizona State University utilise aussi des science-fiction prototypes pour amener à réfléchir à de futures capacités numériques et cyber.
Ces approches sont utiles. Mais elles restent souvent au niveau du texte, du scénario ou de la sensibilisation. La cyber demande un cran de plus. Elle demande de passer du récit à l’exercice, de l’exercice à la décision, de la décision à la capacité.
C’est ce qu’on peux appeller les futurs cyber jouables.
Un futur cyber jouable est un scénario plausible, construit à partir de signaux réels, nourri par des imaginaires technologiques, traduit en architecture de menace, puis joué par des acteurs placés en situation de décision. Il ne s’agit pas de prédire. Il s’agit de préparer. Il ne s’agit pas de produire un récit brillant. Il s’agit de créer une situation capable de révéler des dépendances, des angles morts, des vulnérabilités, des doctrines absentes et des compétences manquantes.
La méthode peut se structurer en six étapes.
La première étape est le signal. On part d’un phénomène réel : IA agentique, identité synthétique, supply chain logicielle, implants médicaux, lunettes de réalité augmentée, robots de livraison, drones autonomes, assistants IA d’entreprise, jumeaux numériques, ville intelligente, open source critique, cloud souverain, modèle multimodal intégré à une chaîne métier, outil de développement dopé à l’IA. Le signal doit être concret. Un futur utile ne part pas d’une rêverie. Il part d’un présent déjà instable.
L’IA, par exemple, n’est pas seulement un sujet de productivité. Elle devient une surface d’attaque. MITRE ATLAS a précisément été conçu comme une base de connaissance des tactiques et techniques adverses contre les systèmes activés par l’intelligence artificielle. Une entreprise qui déploie des assistants IA sans gouvernance va au-delà du gain opérationnel. Elle crée potentiellement des vulnérabilités de données, de raisonnement, d’identité, d’autorisation, de traçabilité et de responsabilité.
La deuxième étape est le monde. Le signal est placé dans un environnement plausible. C’est ici que les imaginaires cyber deviennent utiles. Un bon monde n’est pas une décoration futuriste. C’est une architecture d’acteurs, d’infrastructures, de dépendances et de comportements.
Ghost in the Shell donne l’univers du corps connecté et de l’identité manipulable. Cyberpunk 2077 donne le monde de la ville plateforme, des implants, des mégacorporations et de la sécurité privatisée. Death Stranding donne l’environnementde la logistique comme infrastructure sociale. Watch Dogs donne le monde de la smart city attaquable. Deus Ex donne le contexte de l’augmentation humaine comme conflit politique. Metal Gear Solid donne le monde de la guerre technologique, de la dissuasion, des systèmes autonomes et de la manipulation informationnelle.
Ces références ne sont pas des ornements. Elles sont des bibliothèques d’environnements. Elles permettent aux participants de comprendre rapidement un régime de vulnérabilité. Dans un univers inspiré de Ghost in the Shell, la question centrale est l’intégrité du soi. Dans un monde inspiré de Cyberpunk, c’est la capture des corps et des données par des acteurs économiques puissants. Dans un écosystème inspiré de Death Stranding, c’est la résilience des liens. Dans un monde inspiré de Watch Dogs, c’est l’interconnexion urbaine comme point faible.
La troisième étape est l’incident. Un futur devient utile lorsqu’il se casse. Le cœur de la méthode est donc l’incident fictionnel. Il doit être plausible, précis et inconfortable.
Un assistant IA interne, connecté à la messagerie, au CRM et à la documentation technique, est manipulé pendant plusieurs mois pour orienter des décisions commerciales. Un implant médical connecté reçoit une mise à jour compromise. Une ville intelligente subit une attaque indirecte par son prestataire de maintenance. Une entreprise industrielle découvre qu’un package open source intégré à sa chaîne de développement exfiltre des secrets. Un avatar de dirigeant est utilisé dans une fraude à l’ordre de virement. Un modèle IA d’aide au recrutement est empoisonné pour favoriser certains profils. Une plateforme de réalité augmentée expose les routines sensibles de cadres dirigeants. Une chaîne logistique semi-autonome est perturbée par des données de capteurs falsifiées.
L’incident ne doit pas seulement être spectaculaire. Il doit forcer un arbitrage. Couper un service protège la sécurité mais détruit la continuité. Communiquer vite protège la confiance mais augmente le risque juridique. Accuser un fournisseur protège l’organisation à court terme mais détruit un partenariat stratégique. Révéler une faille aide l’écosystème mais expose la réputation. Payer une rançon peut accélérer une reprise apparente, mais ne garantit ni la restauration ni la suppression des données volées.
Le cyber intéressant commence lorsqu’il n’existe plus de bonne option pure.
La quatrième étape est la traduction. Une fiction non traduite reste une histoire. Une fiction traduite devient un outil. L’événement déclencheur doit donc être relié à des cadres cyber existants. MITRE ATT&CK permet de décrire les tactiques et techniques adverses observées dans le réel. NIST CSF 2.0 permet de rattacher l’incident à la gouvernance, à l’identification, à la protection, à la détection, à la réponse et au rétablissement. Dans les scénarios liés à l’IA, ATLAS permet d’examiner les attaques visant modèles, données, chaînes d’apprentissage et usages opérationnels.
Cette traduction est le moment où l’imaginaire cesse d’être une référence et devient une discipline. On ne dit plus : “cela ressemble à Cyberpunk”. On demande : quelles identités sont compromises ? Quelles données sont critiques ? Quels privilèges sont abusés ? Quelle surface est exposée ? Quelle dépendance fournisseur est révélée ? Quelle technique adverse est plausible ? Quelle fonction NIST est défaillante ? Quel défaut de conception a rendu la crise possible ? Quelle capacité manque ?
La cinquième étape est le jeu. Le futur est joué par des acteurs placés en situation. Direction générale, RSSI, DSI, CTO, DPO, juridique, communication, responsable produit, fournisseur, client critique, assureur, régulateur, journaliste, autorité publique, équipe SOC, équipe de crise, adversaire simulé. Le scénario évolue par injects successifs : nouvel indice technique, fuite presse, revendication, pression client, erreur de communication, découverte d’un second point de compromission, rumeur sur les réseaux, exigence du régulateur, désaccord interne, perte de confiance d’un partenaire.
C’est ici que les jeux vidéo apportent une grammaire très utile. Un bon exercice doit avoir une carte, des ressources, des règles, des points aveugles, une temporalité, des adversaires, des conséquences. Il ne suffit pas de demander : “que faites-vous ?” Il faut créer une mécanique de décision. Le futur n’est plus un texte. Il devient une situation manipulable.
Cette logique va plus loin qu’un simple exercice de table. Elle ajoute une couche de monde. Elle ne demande pas seulement : “comment répondez-vous à cette attaque ?” Elle demande : “dans quel type de monde cette attaque devient-elle naturelle ?” C’est cette question qui permet d’anticiper. L’attaque ne se réduit pas àt un événement. Elle est le symptôme d’une architecture.
La sixième étape est l’extraction capacitaire. C’est le point décisif. À la fin, l’exercice doit produire quelque chose : une note, une doctrine, une feuille de route, une liste de capacités, un plan de formation, une cartographie de dépendances, une modification de gouvernance, une exigence de sécurité produit, une recommandation d’investissement.
La question finale n’est pas : “le scénario était-il intéressant ?”
La question finale est : “que savons-nous maintenant que nous ignorions avant de le jouer ?”
Avons-nous découvert une dépendance critique ? Un angle mort juridique ? Une incapacité de communication ? Une faiblesse dans les sauvegardes ? Une absence de doctrine IA ? Une ambiguïté contractuelle ? Une donnée trop sensible ? Un prestataire trop central ? Une équipe trop isolée ? Une chaîne de décision trop lente ? Une confusion entre sécurité produit et sécurité organisationnelle ?
Sans extraction capacitaire, le futur jouable n’est qu’un exercice créatif. Avec extraction capacitaire, il devient un outil de puissance.
Cette méthode répond à un besoin concret. Les organisations disposent de normes, de tableaux de bord, de référentiels, d’audits, de politiques et de plans de conformité. Mais elles manquent souvent de situations. Elles savent décrire leur maturité. Elles savent moins souvent prouver leur capacité à décider dans un environnement instable. Or la cyber est précisément une discipline de l’instabilité : incertitude technique, pression temporelle, asymétrie adversaire, exposition médiatique, dépendances cachées, responsabilité diffuse, normes mouvantes.
Les futurs cybers jouables servent à entraîner ce muscle.
Pour les écoles d’ingénieurs, l’intérêt est direct. Les étudiants doivent apprendre que les systèmes qu’ils conçoivent produisent des comportements. Un outil d’IA mal gouverné crée une surface d’attaque. Une interface mal pensée crée une vulnérabilité humaine. Une architecture trop intégrée crée un point de propagation. Une API trop ouverte crée des abus possibles. Un produit non sécurisé par défaut transfère le risque au client. Former un ingénieur sans lui faire jouer les conséquences cyber de ses choix de conception est une lacune.
Pour les écoles de commerce, l’intérêt est tout aussi fort. Les futurs dirigeants ne doivent pas apprendre la cyber comme un sujet technique périphérique. Ils gagnent à la comprendre comme une condition de stratégie. Une fusion-acquisition peut importer une dette cyber. Une politique d’IA peut créer une responsabilité nouvelle. Un fournisseur peut devenir un risque systémique. Une plateforme peut enfermer l’entreprise dans une dépendance. Un incident peut détruire la confiance plus vite qu’un mauvais trimestre. La cyber n’est pas une ligne de budget. C’est une théorie pratique de la fragilité des organisations numériques.
Pour les institutions publiques et la défense, cette méthode permet de relier anticipation, simulation et capacité. La Red Team Défense française a déjà montré l’intérêt de mobiliser auteurs et scénaristes de science-fiction avec des experts scientifiques et militaires pour imaginer des menaces pouvant mettre en danger la France et ses intérêts à l’horizon 2030-2060. Mais dans le domaine cyber, il faut prolonger cette logique vers des formats encore plus opératoires. Le scénario doit pouvoir devenir une alerte, une doctrine, une formation, un test de coordination, un plan de résilience.
Trois exemples permettent de comprendre la méthode.
Premier cas : Ghost in the Shell appliqué à l’hôpital connecté. Un implant neurologique reçoit une mise à jour compromise. Les patients ne sont pas seulement victimes d’une fuite de données. Ils deviennent des surfaces d’attaque corporelles. L’exercice oblige à traiter sécurité produit, responsabilité médicale, preuve technique, communication, consentement, régulation et continuité de soin. La capacité extraite n’est pas “mieux protéger les implants” en général. Elle est plus précise : définir une doctrine de crise pour dispositifs médicaux cyber-physiques.
Deuxième cas : Cyberpunk 2077 appliqué à l’entreprise augmentée. Les employés utilisent assistants IA, lunettes AR, avatars, outils de génération de code et accès cloud. Un adversaire manipule l’écosystème par identités synthétiques, empoisonnement de données et compromission de dépendances logicielles. L’exercice oblige à traiter shadow AI, gestion des identités, validation du code, sécurité des modèles, journalisation, gouvernance fournisseur. La capacité extraite : une politique opérationnelle d’IA sécurisée, testée par crise.
Troisième cas : Death Stranding appliqué à une supply chain critique. Une organisation dépend d’un réseau logistique semi-autonome reliant fournisseurs, entrepôts, drones, véhicules, prestataires et plateformes de réputation. L’attaque ne détruit rien au départ. Elle modifie des données de confiance. Les bons colis vont aux mauvais endroits, les priorités sont manipulées, les alertes sont noyées. L’exercice oblige à traiter intégrité des données, résilience, redondance, cartographie des tiers, responsabilité contractuelle. La capacité extraite : une doctrine de continuité pour logistique numérique dégradée.
Le mot “jouable” est important. Il ne signifie pas léger. Il signifie manipulable. Un futur jouable est un futur que l’on peut tester avant d’y être enfermé. C’est un futur que l’on peut interrompre, rejouer, modifier, contester, comparer. Cette capacité devient précieuse dans un monde où beaucoup de systèmes réels deviennent difficiles à arrêter une fois déployés : IA, cloud, automatisation, plateformes, villes connectées, infrastructures critiques, dispositifs médicaux, outils de développement, systèmes d’identité.
Il faut donc apprendre à jouer ces futurs avant de les subir.
La méthode peut se résumer ainsi : le science fiction prototyping imagine le futur ; le FICINT le rend plausible ; le jeu le rend manipulable ; l’analyse cyber le rend opérationnel ; l’extraction capacitaire le rend utile.
Cette chaîne permet d’éviter deux écueils. Le premier est l’académisme abstrait : parler de futurs technologiques sans produire de décision. Le second est le gadget pédagogique : utiliser les jeux vidéo ou le cyberpunk pour rendre un cours plus sympathique sans transformer la compréhension. Les futurs cyber jouables ne sont ni une théorie décorative ni une animation. Ils sont une méthode de lecture, de simulation et de décision.
Le Japon rappelle que cette démarche n’est pas artificielle. Dans un pays où Society 5.0 assume explicitement la fusion du cyberespace et de l’espace physique, où les recherches sur l’augmentation humaine, les avatars et les interfaces sont particulièrement visibles, les imaginaires cyber ne paraissent pas extérieurs au réel. Ils en sont souvent les éclaireurs.
La menace cyber devient plus rapide, plus industrialisée, plus distribuée, plus liée aux logiciels, aux tiers, aux identités et aux IA. Les organisations ne peuvent plus se contenter d’appliquer des normes en retard. Elles doivent entraîner leur capacité à voir : voir les architectures, les dépendances, les comportements, les mondes qui arrivent, les failles avant qu’elles ne soient exploitées.
Les jeux vidéo, le cyberpunk et la fiction stratégique ont déjà construit beaucoup de ces mondes. Le travail sérieux commence maintenant : les traduire en exercices, en doctrines, en formations et en capacités.
Faire jouer les futurs cyber, ce n’est pas fuir le réel.
C’est se donner une longueur d’avance sur lui.
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Cette destruction massive de livres résonne comme une version moderne de l'autodafé. Si l'autodafé historique procédait d'une volonté dogmatique, religieuse ou politique visant à censurer et anéantir la pensée par le feu, la numérisation destructive obéitelle à une implacable rationalité capitaliste et productiviste. Dans les deux cas, une forme de totalitarisme dénué de bon sens est à l’œuvre.
Cet article Pour entraîner l’IA, les géants de la tech achètent des millions de livres avant de les détruire est apparu en premier sur La Relève et La Peste.

Dans un mail ayant pour objet « Évolution du cadre légal du démarchage téléphonique au 11 août 2026 », Bloctel, le service gouvernemental contre le démarchage téléphonique, communique à ses utilisateurs sa date de sa fermeture. Voilà ce qu'il faut savoir pour ne plus être embêtés par les démarcheurs (et les arnaques).
Tout commence par la chaleur. En brûlant, la végétation libère une énergie considérable. L'air surchauffé s'allège et grimpe en colonne. Ce courant vertical aspire l'air voisin et s'élève toujours plus haut. À mesure qu'il monte, il se refroidit. Sa vapeur d'eau se dépose alors sur les fines particules de suie, et un nuage apparaît.
Cet article Mégafeux : et si le vrai coupable était l’uniformité ? est apparu en premier sur La Relève et La Peste.

Dans une tribune publiée dans Le Journal du Dimanche, l'éditorialiste de Cnews s'en prend virulemment à L'Odyssée de Christopher Nolan, à qui il reproche « d'assassiner Homère ». Mais un détail nous interpelle dans sa chronique : Michel Onfray, qui critique une « le bruit et la fureur » du film, indique l'avoir vu en 4DX.
Le Sénat a adopté, en première lecture, la proposition de loi relative au contrat d’édition le 10 juin 2026. Cette proposition de loi a pour objectif de favoriser les pratiques entre les acteurs des filières du livre et de l’œuvre musicale et porte également sur la simplification de l’exception au droit d’auteur pour les personnes en situation de handicap. La proposition s’inscrit dans la continuité de la loi du 30 décembre 2021 et les mesures de l’accord interprofessionnel du 20 décembre 2022.
La proposition de loi relative aux contrats d’édition introduit des mesures destinées à rééquilibrer les relations économiques au sein du secteur culturel. En posant un cadre plus contraignant, le législateur entend garantir une transparence accrue dans l’exécution des contrats et sécuriser durablement les revenus des créateurs.
Le premier volet de la réforme se concentre sur la régularité des comptes et la rapidité des versements. Le texte transforme d’abord le principe du minimum de droits d’auteur garantis en une obligation légale. Par ailleurs, le rythme de la reddition des comptes s’accélère : le bilan des ventes doit désormais être établi sur une base semestrielle. Une fois ce document envoyé, l’éditeur ne dispose plus que de trois mois pour verser l’intégralité des droits d’auteur prévus, limitant ainsi les délais de paiement excessifs qui fragilisaient jusqu’alors les professionnels.
Concernant l’aspect purement financier, le projet de loi conforte la rémunération proportionnelle déjà prévue par l’article L. 132-5 du Code de la propriété intellectuelle, mais en modifie profondément l’application. Désormais, cette rémunération est systématiquement assise sur le prix de vente au public, ce qui protège l’assiette de calcul des auteurs contre d’éventuelles déductions désavantageuses. Dans cette même logique de valorisation du succès, le texte généralise les taux de rémunération progressifs par paliers, permettant aux auteurs de voir leur pourcentage augmenter mécaniquement à mesure que le volume des ventes progresse.
Enfin, le législateur modernise la gestion des droits sur le long terme et la circulation des œuvres. Le texte prévoit une procédure de résiliation simplifiée afin de permettre à un auteur de proposer plus facilement sa traduction au nouvel acquéreur des droits originaux, évitant ainsi le blocage de l’œuvre à l’international. Pour parachever ce dispositif de protection, la proposition de loi introduit un encadrement strict des pratiques de déstockage, garantissant le respect des intérêts économiques et du droit moral des auteurs jusqu’au terme de l’exploitation de leurs ouvrages.
Parallèlement aux réformes de la filière du livre, la proposition de loi consacre un volet important aux contrats d’édition musicaux afin d’assurer une protection équivalente à l’ensemble des créateurs.
Le texte vise en premier lieu à pérenniser et généraliser les principes de l’accord interprofessionnel du 4 octobre 2017, étendant ainsi l’application des bonnes pratiques à l’ensemble des acteurs de la musique. À l’instar des écrivains, les musiciens et compositeurs bénéficieront désormais d’une transparence financière accrue grâce à la transmission obligatoire d’un bilan semestriel de leurs gains.
Enfin, pour garantir le respect effectif de ces règles, le législateur introduit un mécanisme de sanction particulièrement dissuasif. En cas de manquement de l’éditeur à ses obligations contractuelles, le contrat d’édition pourra faire l’objet d’une résiliation de plein droit, permettant à l’auteur de récupérer la pleine gestion de ses œuvres de manière simplifiée, après une mise en demeure restée infructueuse.
Au-delà des réformes sectorielles du livre et de la musique, la proposition de loi accorde une place centrale à l’accessibilité culturelle en simplifiant l’exception au droit d’auteur en faveur des personnes en situation de handicap. L’objectif du législateur est de clarifier et de sécuriser un cadre juridique souvent perçu comme complexe par les acteurs de terrain.
Le texte redéfinit ainsi précisément les conditions d’agrément des structures bénéficiaires, les obligations de dépôt ainsi que les protocoles de destruction des fichiers numériques obsolètes. Dans cette optique, le rôle pivot de la Bibliothèque nationale de France (BnF) se trouve conforté et clarifié au sein de ce nouveau dispositif légal.
Enfin, pour garantir l’effectivité réelle de ces mesures et éviter que les droits ouverts ne restent théoriques, le texte élargit le champ des recours possibles. Les voies de saisine devant l’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique (Arcom) sont désormais étendues aux personnes en situation de handicap elles-mêmes, mais aussi aux auteurs et aux éditeurs. Cette ouverture offre ainsi à l’ensemble des parties prenantes un recours permettant de veiller à la bonne application de la loi.
Avec la collaboration de Eva Maman, stagiaire
• Proposition de loi n°2916 transmise par le Sénat à l’Assemblée Nationale.
• Assemblée Nationale, Etat d’avancement des travaux parlementaires.
• Vie Publique, Article « Proposition de loi relative au contrat d’édition… » du 12-6-2026.
Directrice du département Propriété intellectuelle
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Dimanche dernier, le préfet s’est réveillé avec une douleur abdominale si vive qu’on aurait dit un tremblement de terre.
La cause ?
Un cauchemar éveillé : le projet de Centre de Rétention d’eau Administrative s’était effondré sous le poids des protestations, et surtout, le souvenir brutal d’une décision idiote cruelle. La semaine précédente, dans un élan de zèle mal placé, il avait validé l’installation de grilles de sécurité le long de la route du projet de CRA dans la forêt. Vers 3 heures du matin, une vision hantait ses yeux : celle des images de la Gironde, où des incendies dévastateurs ravagaient des paysages entiers. Les animaux de la forêt étaient pris dans le brasier, les pompiers ne pouvaient pas intervenir faute d’accès.
La peur de voir son champ de manœuvres devenir un brasier l’avait saisi à point. « Mais pourquoi ai-je fait ça ? » se hurla-t-il à lui-même en se redressant dans son canapé « Mais quel con, c’est de la folie ! ». D’un bond, il sauta du lit, enchaîna ses charentaises et fonça vers la maison d’arrêt voisine du projet, décidé à corriger ses erreurs dans la nuit. Mais quelle ne fut pas sa surprise ! Il réalisa, une fois sur place, qu’il avait oublié ses outils. Et pour couronner le tout, il portait toujours ses charentaises et son pyjama à carreaux, totalement inadaptés à la marche dans les ronces épineuses.
« Bon sang, je suis un préfet, pas un clown ! »
grommela-t-il en rebroussant chemin en trombe.
Il retourna chez lui, récupéra des clés et enfila des bottes robustes, prêtes à affronter les ronciers. Revenu sur les lieux, il se lança dans une tâche titanesque : déboulonner toutes les grilles, retirer des plots en béton et tout jeter dans les ronces. Pendant trois heures, il travailla comme un forcené, suant à grosses gouttes, les vêtements collés à la peau. Le lendemain, il n’irait pas à la salle de sport.
« C’est du sport, » se dit-il en essuyant son front dégoulinant,
« réparer ses propres conneries, c’est levrai workout ! »
Quant aux moutons de Lidl et aux chevreuils du champ de manœuvres, ils ont bien rit de cette scène nocturne, voyant un préfet en charentaises, puis en bottes, se battre contre des plots de béton, des grilles en alu et les ronces. Le pire c’est quand il marcha sur les pattes d’un blaireau qui aussitôt lui croqua les guiboles.
Le lendemain, un journaliste local, intrigué par la disparition des grilles, tenta de percer le mystère. En arrivant sur place, il trouva le préfet, épuisé, en train de manger une baguette de pain rassis et du pâté Enaff, assis sur un plot de béton qu’il avait lui-même arraché.
« Vous avez vu les moutons de Lidl ? » lui demanda-t-il, les yeux cernés.
« Ils m’ont jugé ! Ils ont ri de mes charentaises ! »
Le préfet, le souffle court, ajouta : « Je pensais faire une œuvre utile, mais en réalité, je suis devenu le sujet d’une comédie animalière. »
Les moutons, de leur côté « rire de plus Bêle »,
tandis que le blaireau ne pouvait plus s’arrêter de rire du fond de son trou.
Bon en vrai, c’est pas comme ça que ça s’est passé. Les animaux qui rigolent du préfet, passe encore, mais un préfet qui a des scrupules, on se doute que vous n’y avez pas vraiment cru. La vérité, c’est qu’à défaut de prise de conscience du préfet, on a du s’en charger nous même, et on peut vous dire qu’on s’est bien amusés. La prochaine fois, on vous invitera. Les risques juridiques sont très limités, le cadre est sympa et il y a dans l’air un délicieux parfum de subversion.
À bientôt !

Waymo annonce l'arrivée de Gemini à bord de ses robotaxis avec une interface entièrement redessinée. L'assistant de Google permet de régler la climatisation, de demander un arrêt ou de poser des questions sur le quartier traversé, mais reste volontairement coupé du système de conduite.
Août est arrivé. Vous avez posé vos congés, votre valise est prête, et vous vous apprêtez à partir en mode déconnexion totale (oui parce que tout le monde sait que les vrais, eux, déménagent à cette période). Sauf que votre VPN, lui, il bosse. Et franchement, entre le WiFi de l'aéroport, celui de l'hôtel bidon à trois étoiles sur Booking, et la 4G capricieuse à l'étranger, vous allez bien avoir besoin de lui.
Surfshark vient de sortir deux grosses mises à jour cet été, et si vous partez en vacances sans les connaître, vous ratez quelque chose.
On commence par la grosse annonce de juillet 2026. Surfshark a étendu sa techno FastTrack à plus de la moitié de son réseau de serveurs. Ça veut dire plus de 2 000 serveurs optimisés sur les 4 500+ disponibles. Et le truc ouf ? Des gains de vitesse allant jusqu'à 70% par rapport à une connexion VPN classique.
Alors comment ça marche ? En gros, au lieu de vous envoyer bêtement vers le serveur le plus proche géographiquement, FastTrack analyse en temps réel tous les chemins possibles via l'infrastructure Nexus de Surfshark. Des sondes réparties dans le monde entier testent en permanence la latence et les perfs de chaque route. Résultat : même si le chemin optimal est plus long physiquement, il peut être bien plus rapide parce qu'il emprunte des câbles sous-marins plus récents ou des routeurs plus performants.
Karolis Kaciulis, l'ingénieur système en chef chez Surfshark, explique que "si un chemin plus long peut améliorer les performances grâce à de meilleures conditions, des routeurs plus avancés ou des câbles à plus haute capacité, FastTrack le sélectionnera".
Le seul hic (et c'est un gros hic pour certains) c'est que FastTrack n'est disponible que sur macOS pour l'instant. Les utilisateurs Windows et Android crient déjà au scandale sur Reddit, et Surfshark a promis d'étudier les retours pour décider sur quel OS se focaliser ensuite. Mais si vous avez un MacBook dans votre sac de voyage, vous êtes déjà dans le futur.
La deuxième grosse news, c'est la mise à jour du protocole Dausos en juin 2026. Pour rappel, Dausos est le protocole propriétaire de Surfshark, sorti en avril 2026, qui promet jusqu'à 30% de vitesse en plus que les protocoles standards tout en intégrant du chiffrement post-quantique.
Mais le vrai problème que cette mise à jour résout, c'est la connectivité sur les réseaux verrouillés. Vous savez, ces réseaux d'école, d'université ou d'entreprise qui bloquent les VPN à coups de pare-feu draconiens ? Eh ben Dausos vient de se faire une beauté pour passer à travers. Surfshark a implémenté des "specialized network fixes" qui permettent à Dausos de se connecter même sur les réseaux les plus stricts.
Pourquoi c'est cool pour les vacances ? Parce que si vous êtes en séjour linguistique, que vous travaillez depuis un campus universitaire à l'étranger, ou que vous êtes en déplacement pro dans une boîte qui verrouille tout, Dausos vous permettra quand même de vous connecter. Le protocole randomise les ports à chaque connexion, ce qui rend la détection quasi impossible. Et avec son chiffrement AEGIS-256X2 et sa sécurité post-compromission, même si un attaquant choppe une clé, il ne pourra pas en déduire les futures.
Bon, les nouveautés sont cool, mais Surfshark a déjà une pile de features qui rendent les vacances bien plus tranquilles :
NoBorders : vous arrivez dans un pays où internet est bridé ? Chine, Iran, Émirats arabes unis, Russie ? NoBorders s'active automatiquement quand l'app détecte une restriction réseau. Elle se connecte au serveur le plus proche capable de contourner le blocage. Pas besoin de chercher quoi que ce soit, ça se fait tout seul.
GPS Override : vous voulez accéder à du contenu géobloqué sur une app qui vérifie aussi votre position GPS ? Surfshark propose le GPS Override sur Android. Ça modifie les coordonnées GPS que votre téléphone envoie aux apps, pas juste votre IP. Vous pouvez être physiquement à Paris mais faire croire à Pokémon GO que vous êtes à Tokyo. Ou accéder à YouTube TV américain depuis votre transat en Grèce.
Alternative ID : votre fausse identité de vacances. Vous réservez un hôtel, une location de voiture, un tour en bateau ? Ces sites demandent toujours votre email et votre numéro. Avec Alternative ID, Surfshark génère une identité complète (nom, adresse, email, numéro de téléphone virtuel) que vous utilisez à la place de la vôtre. Les emails sont forwardés vers votre vraie boîte, mais vous pouvez supprimer l'alias à tout moment. Fini les spams de "votre hôtel préféré" qui vous harcèlent six mois après votre séjour.
CleanWeb : en vacances, vous êtes souvent en roaming ou sur des forfaits data limités. CleanWeb bloque les pubs, les trackers et les malwares directement au niveau DNS. Ça réduit votre consommation de data et ça accélère le chargement des pages. Sur une connexion 4G étrangère à 15€ le Mo, chaque kilo-octet compte.
Kill Switch : l'arrêt d'urgence. Vous êtes au bord de la piscine, le WiFi de l'hôtel coupe, et votre VPN tombe. Sans Kill Switch, votre vraie IP est exposée pendant quelques secondes. Avec, votre connexion internet est coupée net. Pas de fuite, pas de panique. Vous reconnectez le VPN et c'est reparti.
Entre deux lignes de code et des mises à jour de protocoles, Surfshark a publié son Impact Report 2025 début juillet (fichier PDF). Et franchement, c'est pas du greenwashing à deux balles. Leurs bureaux de Vilnius et Kaunas fonctionnent à 100% d'énergie renouvelable avec des certifications BREEAM "Excellent". Ils ont planté plus de 9 000 arbres en Lituanie via un défi marche entre employés.
Mais le plus cool, c'est leur Emergency VPN program : en 2025, ils ont fourni un accès VPN gratuit et sécurisé à plus de 2 500 journalistes, activistes et représentants d'ONG opérant dans des régions avec de lourdes restrictions internet. Access Now, la Global Encryption Coalition, l'International Press Institute & co ... Surfshark collabore avec les bonnes personnes.
Leurs serveurs sont 100% RAM-only, un reboot et tout s'efface, zéro trace sur disque dur. La politique no-logs reste auditée par Deloitte, les apps passent les tests de Cure53 et SecuRing, et l'app Android a obtenu la certification MASA. Bref, c'est pas juste du marketing, c'est du concret.
Pourquoi Surfshark reste un des meilleurs VPN du marché ? (voir mon top des meilleurs VPN )
Vous partez en vacances ? Bien. Vous laissez votre cerveau en mode off ? Pourquoi pas. Mais votre sécurité numérique, elle, ne prend pas de vacances. Le WiFi de l'aéroport, celui de l'hôtel, la 4G étrangère, tout ça est un terrain de jeu pour les attaquants.
Avec les dernières mises à jour de Surfshark, vous avez un VPN qui va plus vite, qui passe partout même là où c'est bloqué, qui vous protège de la censure, qui trompe les apps GPS et qui génère des fausses identités pour vos réservations. Dans le doute, chiffrez. Et si vous devez chiffrer en vacances, autant le faire vite, bien, et sans que personne ne le sache.
Actuellement le Starter Pack vous offre 7 jours d'essai gratuit, puis vous paierez 80.68€ TTC pour 27 mois (abonnement 2 ans + 3 mois offerts).
Les systèmes de santé occidentaux ont été conçus pour intervenir lorsque la maladie se manifeste. Une nouvelle génération d’entreprises veut désormais intervenir en préventif, en combinant imagerie, biologie, intelligence artificielle et suivi longitudinal. Avec 10 millions de dollars supplémentaires et une implantation en Allemagne et aux Pays-Bas, la société suisse AHEAD HEALTH tente de construire …
L’article De ZOĪ à PRENUVO, la médecine préventive devient une industrie est apparu en premier sur FW.MEDIA.
Si vous avez eu la chance d'avoir, plus jeune, une Nintendo 64, mais que malheureusement celle-ci est cassée et qu'il ne vous reste plus que les cartouches, la question qui va se poser à vous aujourd'hui c'est de savoir si ça vaut le coup d'investir 248,95 € pour la remettre en route !
Et comment on fait ça ? Hé bien avec la ModRetro M64 qui est une console neuve qui lit ces cartouches d'origine et envoie l'image en HDMI. Elle détecte la définition de l'écran et sort en 720p, 1080p, 1440p ou 4K à 60 images par seconde, avec des filtres CRT et des scanlines en option pour ceux qui préfèrent le grain d'époque. Et surtout, aucun ROM à mettre là-dedans, c'est bien votre cartouche physique qui tourne.
Dedans, il y a une puce FPGA signée AMD, et pas un émulateur. Cela permet de reconstruire exactement le circuit pour lequel ce jeu a été écrit, sans l'émuler. Mise au point par Palmer Luckey, le co-fondateur d'Oculus, cette machine démarre en moins de 5 secondes et fonctionne avec n'importe quelle cartouche, qu'elle soit PAL, NTSC ou japonaise, même si la base de compatibilité que ModRetro met en ligne pour vérifier un titre précis ne couvre que les sorties nord-américaines.
De plus, l'Expansion Pak et le Controller Pak sont intégrés au boîtier, donc plus besoin de chasser les modules d'époque pour les jeux qui les réclamaient. Les 4 ports acceptent aussi les manettes N64 d'origine, si vous les avez encore.
Après comme dirait Yoda, une autre voie existe toujours si vous tenez à votre vraie console et qu'elle marche encore (Je sais, Yoda n'a jamais dit ça, mais osef ^^). Par exemple, un scaler comme le PixelFX Morph 2K récupèrera le signal analogique sans souci et le ressortira en HDMI propre, sans rien avoir à remplacer.
Le FPGA n'a rien de neuf dans le rétrogaming. La Game Bub dont je vous ai parlé s'en sert pour la Game Boy, et sur des machines simples, ça marche très bien.
La N64 a la réputation d'être la console la plus retorse à reproduire et je vous avoue que j'en fait justement les frais en ce moment avec mon outil de recompilation. Je pense que je vais la mettre de côté, parce que je n'avance pas.
Voilà, si vos cartouches dorment quelque part et que vous avez du pognon à pas savoir qu'en faire, cette machine les rejouera vraiment, PAL comprises. Après aucun développeur ne l'a passée au banc de tests donc la fidélité annoncée... reste une annonce.
Véritable plaque tournante du chlordécone, Port-la-Nouvelle, dans l'Aube, est au cœur d'une enquête menée par un institut écocitoyen. Les tests mesurant le pesticide dans l'eau seront ensuite partagés avec les principales victimes antillaises.
Faire toute la lumière sur les pollutions au chlordécone dans l'Aube : tel est l'objectif que s'est donné l'Institut écocitoyen en santé environnementale du département. Car si le funeste pesticide a contaminé durablement les Antilles françaises, (…)
Véritable plaque tournante du chlordécone, Port-la-Nouvelle, dans l'Aude, est au cœur d'une enquête menée par un institut écocitoyen. Les tests mesurant le pesticide dans l'eau seront ensuite partagés avec les principales victimes antillaises.
Faire toute la lumière sur les pollutions au chlordécone dans l'Aude : tel est l'objectif que s'est donné l'Institut écocitoyen en santé environnementale du département. Car si le funeste pesticide a contaminé durablement les Antilles françaises, (…)