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If the US livestreams an execution, it will be an act of terror | Brief letters
Pete Hegseth | Pre-loved | Marlborough man | Canterbury tale | Newt kids on the block
Pete Hegseth, the US defence secretary, has authorised the livestreaming of an execution by firing squad (Report, 9 October). Morally this is no different from a terrorist group posting a video of a beheading. It marks yet another step in the brutalising of American society under the second Trump administration. Britain stopped holding public executions in 1868.
John Boaler
Calne, Wiltshire• I find nearly all the “pre-” expressions irritating, but the term pre-loved (Letters, 7 October) is, in this one instance, justifiable. Items that have been passed on due to the owner’s lack of affection are exactly in a state of “pre‑lovedness”, waiting for the buyer who will truly cherish them.
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Paola McClure
Dundee -
Occupation, une école du commun
« Finalement c'est calme, on rentre dans l'école, on change les serrures, on organise un passage filtré, on déplace des tables et des chaises pour faire des barricades, à 8h30 c'est acquis. L'école est à nous ! Mais c'est qui “nous” ? »
Année scolaire 1990-1991, collégienne. Notre petite ville est située à une heure d'Athènes. Ici, on ne connait pas des manifestations de rue. On n'a même pas un bar pour des jeunes pour aller écouter un peu de musique. Smells like teen spirit. Ça pue la claustro, tout le monde rêve de se barrer d'ici. On passe notre temps avec une canette ou une barquette de frites au bord de l'eau, à regarder les courants. Oui c'est une île mais on ne vit pas du tourisme. Chantier de construction navale, grosse usine de béton, pollution.
Cette année là, une immense vague d'occupation de collèges et de lycées secoue le pays. Notre bâtiment partage la cour avec le lycée. On regarde, on apprend. Les lycéens font une AG, tient on va faire ça. Les premières occupations commencent en octobre contre une énième reforme du gouvernement, fin décembre 70% des écoles sont sous occupation. Mais c'est quoi une occupation ? Réveil à 6h du matin, première fois dans ma vie que je suis tellement motivée pour aller à l'école, avant même que le réveil sonne. En même temps, j'ai peur. Il y a eu des endroits où ça s'est mal passé. Les bruits courent, nos oreilles sont jeunes. Est-ce que les flics seront là pour nous empêcher ? ll paraît que… Chhuut, prends ton courage à deux main, dis rien aux parents, vas-y. Ton fréro sera là.
Finalement c'est calme, on rentre dans l'école, on change les serrures, on organise un passage filtré, on déplace des tables et des chaises pour faire des barricades, à 8h30 c'est acquis. L'école est à nous ! Mais c'est qui “nous” ?
Je n'ai jamais autant appris que pendant ces quelques semaines d'occupation. Les livres m'ont appris à me poser des questions parce que je les avait vécues. Toute mon expérience d'intelligence collective, de vie commune, de faire-ensemble n'a été que le prolongement de cette école. De ce qu'elle avait mis comme graine dans ma terre aride d'adolescente mal dans sa peau. Cette première occupation a été la plus grande école du commun. Je me revois avec deux amies, dans les toilettes du collège, en train de passer la serpillière. L'école est à nous, il faut faire le ménage. Jamais avant je n'avais senti sous ma peau ce que peut être le mot solidarité, responsabilité commune, qu'en tenant cette serpillière dans mes mains et en rigolant avec les amies, fière comme un sapin. Je crois que les parents nous ont pas reconnu après ça, c'était une sorte de dépucelage. Déjà les toilettes du collège, tout le monde le sait, en temps normal, c'est pourri, ça pue, on ne s'approche jamais, on s'organise pour aller à la maison. Et tant pis si tu es une fille “réglée”, il faut se débrouiller. Essayer le café du coin en sautant par dessus les grillages. Mais ça, c'était le temps normal. Nous vivions maintenant le temps de l'occupation. Dépucelage du commun.
Le lendemain du premier jour de l'occupation, des gamins ont essayé de pénétrer le bureau du principal pour essayer de détruire des documents, d'autres ont décoré les grands couloirs avec toutes sortes de grafitis, plutôt marrant d'ailleurs, mais qui risquaient de se retourner contre “nous”. Ils n'attendaient que ça : dégradation de biens publics, pour faire rentrer la matraque et tourner l'opinion publique. Première AG et premières questions : Quelles sont nos règles ici ? Comment veille-t-on à l'occupation ? A nous, à chacun et à chacune de nous ? Comment se surveille-t-on alors qu'il n'y a pas d'Autorité ? Si l'occupation reste ouverte aux personnes extérieures, comment fixer des limites ? Il n'est de plus grande école que cette expérience concrète, tangible et tendue : personne nous impose des règles. Le commun est ce que nous avons à régler ensemble.
Les règles redeviennent alors ce qu'elles ont été lorsque nous jouions dans le bac à sable avec d'autres enfants au parc ou en bas des immeubles entre-deux flaques d'eau. On l'oublie beaucoup, mais avant d'aller à l'école maternelle, c'est une évidence tangible : jouer, c'est jouer avec les règles. Celles-ci sont une matière plastique, une pâte à modeler, à expérimenter avec des manières de faire, de ne pas faire, et bien sûr des manières de rater encore, d'échouer mieux. Tiens ici ça va être le coin cuisine ! Et ici à côté de l'arbre, c'est… Nooon ! On n'a pas droit de toucher deux couleurs ! On garde peu de souvenir, de cette vie mineure où les règles entre enfants sont ce qui se négocie, ce qui s'ajuste, ce avec quoi on joue pour créer un jeu commun.
Retour à l'occupation. Il faut faire des courses, organiser des tours de cuisine, de ménage, le dortoir le soir, les fêtes. Séparer les espaces, trier, organiser, nous sommes les nouveaux géomètres de notre école. Et les seuls gardiens et gardiennes de notre occupation. Mais au collège, comment faire pour dormir à l'école ? Et pour les filles, pour créer des espaces safe ? Des questions, des questions et encore des questions. Nous ne pourons pas les régler une fois pour toutes, nous avons à expérimenter des réglages.
Le 8 janvier, un professeur de maths, Nikos Temboneras, militant actif, syndicaliste, solidaire avec l'occupation des élèves, est assassiné. La stratégie de tension voulu par le gouvernement se retourne contre lui-même. Le lendemain, le ministre de l'éducation démissionne. Mais l'AG décide que nous allons continuer. Nous ne pouvons pas crier victoire, nous avons un mort à pleurer et à honorer. Le lendemain, je fais partie de l'équipe chargée d'aller à la rencontre des commerçants et commerçantes du quartier. Jusqu'alors j'avais vécu l'occupation dans ce devenir ensemble, ce faire-commun et faire-avec, à l'intérieur. Le “nous” bâtissait une carapace, un petit chez soi, un petit coin pour se blottir, une expérience incroyable d'invention de temps et d'espace commun. Mais voici la mission vers le dehors. On rentrait dans les commerces, on expliquait ce qu'on faisait, d'où on venait, d'où on parlait. Ce jour-là, on faisait une collecte de fonds pour la cuisine solidaire, pour les produits de ménage, on cherchait aussi un grand tissu en noir, pour le mettre sur la façade de l'école, en signe de deuil. J'ai encore des frissons quand je repense à une conversation avec la dame dans la petite mercerie. – Venez, venez ! J'ai tout ce que vous voulez. Nous avons essayé de la remercier, mais elle insistait. – C'est moi qui vous remercie ! Vous nous donner une leçon et un coup aux fesses ! Nous n'étions pas juste des écoliers, nous voilà professeurs et artistes de vie. Non seulement on était capable de s'occuper de notre occupation, d'établir des règles communes, on arrivait même à inspirer les autres, les adultes fatigués, les majeurs épuisés.
C'est ça un “nous” ?
Un école du commun qui arrache la beauté et la joie aux jours qui filent…
Citation détournée de Maïakovski. J'aime rencontrer des poètes sur des graffitis.
Voici une autre, rencontrée l'autre jour sur la route vers le lycée du coin : “je me nourris des pages et des orages”.Oui mais tout ça est un conte pour enfants, n'est-ce pas ? Ce n'est pas sérieux. Il faut poser la question de la violence légitime, réfléchir à l'échéance électorale, parler des mouvement sociaux et des gouvernements. A qui profite tout ça ? Au Parti de l'ordre ? Après la révolte et l'émeute, ça reste quoi ? Voilà la porte obligatoire pour rentrer à ce qui mérite de s'appeler : théorie politique majeure. Au fond, il n'y a qu'un jeu, le jeu de pouvoir. Et dans ce jeu, l'histoire est plus vieille que le temps, les plus forts gagnent et le plus nombreux s'écrasent.
Nous sommes venus après la “fin de l'Histoire”, nous étions les salles gosses des années ‘90, biberonnés à la désillusion des avant-gardes, des révolutions trahies, avec le mal de crâne de la social-démocratie au pouvoir. Heureusement il y a des histoires et des histoires. Et nous arrivons à respirer dans leurs brèches. C'est-à-dire au sein de leur vides. Moins dans ce qu'elles disent que dans ce qu'elles laissent apercevoir sans (le) dire.
Ce n'est pas à la théorie de faire la leçon au mouvement, expliquer pourquoi il n'est pas assez abouti, mais plutôt le contraire. Parvenir à une théorie à hauteur de ce qui arrive comme forme et expérience concrète de “nous”. Des formes, des matières et souffles solidaires, égalitaires, en soif d'horizons et des nouveaux printemps. Il est vrai que depuis le milieu du XXe siècle nous ne savons pas, nous ne savons plus ce que peut une révolution. Pas une révolte, une révolution, un changement pérenne de ce qui fait monde à une échelle plus grande que son petit coin. Il est non moins vrai que depuis TINA – Il n'y a pas d'alternative – l'alternance gauche droite au gouvernement a plus qu'épuisé son monde. L'extrême centre a fait semblant un temps, mais ce n'était rien d'autre qu'un produit marketing inventé par des banquiers. Maintenant les banquiers préfèrent les autocrates fascistes sans fascisme. Au XXIe siècle, le fascisme vient répondre à la possibilité d'une révolution prolétarienne qui menace l'ordre du capital et prend forme aux côtés d'un certain socialisme. Aujourd'hui, ce qu'on appelle “tournant autoritaire” n'a pas les mêmes coordonnées et surtout il ne semble pas y avoir un bloc en face – nous ? – organisé et menaçant. Pour le dire autrement, le fascisme a été la solution interne pour sauver un capital en crise, en replaçant la possibilité d'une rupture, portée par des formes d'organisation et un rapport de force réel, avec une fausse rupture qui maintient le système en place. D'où la vielle expression que le fascisme est une révolution manquée. Aujourd'hui une révolution demeure un impensable.
La communion entre pouvoir politique de l'État et dérégulation économique n'a pas besoin d'une “idéologie” ou d'une “narration” pour convaincre. Trump, Musk, Poutine, Mileï, Netayanhou, Bolloré, c'est le gouvernement de l'obscène. Brut, cash, sans détour : que les crevards crèvent.
Ce que Bernard Aspe a proposé d'appeler la “tentation de la gauche” [1], la perspective d'un soutien à la position LFI pour les élections de 2027, doit se souvenir de la récente expérience de Syriza en Grèce. La vérité sort parfois de la bouche d'un enfant, d'un fou, ou de la compagne d'un chef d'État. En 2018, Bety Baziana affirmait : “Syriza est arrivé au gouvernement mais n'a pas pris le pouvoir” [2]. Ceci ne veut pas dire qu'il faut abandonner la tentation de la gauche dans le contexte actuelle. Le texte de Bernard Aspe essaie d'articuler autre chose qu'un oui ou non quant au fait de céder à la tentation ou pas. Qu'est-ce qui ouvre des horizons ? Non pas une fois pour toutes mais en prenant le relais d'autres gestes, en faisant étape sur une route longue. Il ne faut pas voir une simple histoire qui se répète en cycle. Les déceptions qui ont suivies l'arrivée des partis socialistes au pouvoir dans les années 1980 (Mitterrand en France, Papandreou en Grèce, pour n'en citer que deux) ne partagent pas le même contexte que Syriza hier ou LFI aujourd'hui. Ni les mêmes ravages.
Nous sommes en pleine contre-révolution réactionnaire. Nos milieux de vie sont dévastés et nous partons de très loin quant au sentiment de faiblesse populaire, ce sentiment intime que “nous ne pouvons pas changer les choses”. Que ça soit dans les rues, par les urnes, par des occupations. Plutôt qu'une énième opposition entre les mouvementistes et les institutionnalistes, les rouges et les noirs, les verts et les arc-en-ciel, le temps est aux alliances anti-fascistes, sachant que les rapprochements sont difficiles.
Schopenhauer a parlé du syndorme du hérisson. Dans Parerga et Paralipomena, il raconte l'histoire des petites bêtes qui se rapprochent par une froide journée d'hiver pour partager leur chaleur, mais se piquent et se font mal avec leur épines, ce qui les oblige à s'éloigner à nouveau. Et “nous” ? Il me semble que dans la situation politique, existentielle, environnementale qui est la notre, il nous faut une tendresse du hérisson. Elle ne viendra pas du ciel, ça passe par des expérimentations, des frottements, des tensions entre “nous” pour construire des alliances. Féminismes radicales, non-binaires, soulèvements de la terre, paysans et prolo, post-coloniaux, fonctionnaires syndiqués, lycéens des beaux quartiers, gaucho, anars, galériens revanchards... Nous savons maintenant qu'il n'y aura pas de lutte finale. Mais des relances, des reprises, une tâche interminable, et pourtant absolument pas stérile, avec des effets réels. Pour reprendre les mots d'Aspe, “il est de plus en plus manifeste, pour qui entre en lutte, que celle-ci ne pourra pas s'arrêter, n'a de sens véritable que si elle ne s'arrête pas” [3].
La séquence est en cours, nous ne savons pas ce que donnera ce mouvement des lycéens. Il en faudra sûrement d'autres, d'autres occupations, d'autres pratiques, et il manque encore beaucoup de gens à l'appel. Avec mes cheveux gris d'une vieille gosse, j'espère juste que dans ce mouvement nombreux et nombreuses goûtent à cette joie et cette beauté de l'école du comment. Comment faire pour arrêter de subir leurs règles, organiser nos colères et expérimenter des nouveaux réglages du commun.
“Nous” a besoin des occupations qui s'occupent des questions insolubles qui nous tirent vers le haut. Des nouveaux souffles qui contemplent des étoiles. Et des durées.
Commun faire autrement ?
Maria Kakogianni
[1] Bernard Aspe, https://lundi.am/La-cinquieme-guerre-mondiale-a-commence
[2] Betty Baziana, compagne du premier minsitre Alexis Tsimpras, https://www.efsyn.gr/politiki/synenteyxeis/135812_o-syriza-pire-tin-kybernisi-alla-den-pire-tin-exoysia/
[3] Op.cit.
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J'ai lu le projet de Place publique et ça fait mal | Joseph Fernandes
Pour qu'on ne vienne pas m'accuser de dire que Raphaël Glucksmann fait une politique de droite sans même m'être renseigné, je me suis plongé dans l'intégralité de l'"Acte Un", le fameux programme de Place Publique.
Et autant être franc : en tant que personne de gauche, la lecture a été pour le moins douloureuse. Source: Relevé sur le Net... -
Trump rewards Putin and betrays Ukraine with Russia diesel deal - The Latest
Donald Trump’s deal to buy Russian diesel has been met with fury from Volodymyr Zelenskyy, who said it was ‘a weak decision’ and would generate ‘billions’ in extra revenue for Putin’s war effort. The Ukrainian president has also rejected US calls for an ‘energy ceasefire’, which would require Kyiv to stop striking oil refineries, saying Moscow must first end its attacks on energy infrastructure. Lucy Hough speaks to the Guardian’s senior international correspondent, Luke Harding – watch on YouTube
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“Jusqu’à huit bâtiments sur vingt ans” : Google précise son projet de data center géant près de Châteauroux
Le projet de campus de data centers de Google près de Châteauroux se précise. L’entreprise a présenté ce 12 octobre un calendrier de développement qui pourrait s’étendre sur 10 à 20 ans, avec 6 à 8 bâtiments à terme. L’implantation est envisagée dans la zone d’aménagement concerté (ZAC) d’Ozans, sur la commune d’Etrechet, au sud-est de Châteauroux.
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Médias, armée, patronat... : le choix du nazisme
Les nazis pourraient-ils à nouveau arriver au pouvoir aujourd’hui ? C’est une question que l’on se pose sérieusement en lisant les travaux de l’historien spécialiste des années 30 Johann Chapoutot. Il décrit au travers de ses différents ouvrages et… -
Was Burnham right to talk about Russian interference in Brexit? | Politics Weekly
Andy Burnham has started an almighty row by claiming that Russia interfered in the 2016 Brexit referendum.
He also says he wants the UK to have closer ties to the EU.
The row is one of three major headaches for the prime minister ahead of his crucial budget at the end of October, with migration and Donald Trump’s erratic response to Ukraine and Russia being the other two
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On a vu Below, la meilleure série horrifique Netflix du moment pour Halloween 2026 ?

Cirés de marins, accent canadien à couper au couteau... La mini-série canadienne Below débarque sur Netflix avec une promesse intrigante : marier la chronique sociale d'une communauté côtière, le drame familial lourd de traumatismes et le côté horrifique. Un mélange des genres ambitieux
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Médias : la bataille des salariés d'Infopro contre l'agent IA de la direction
Pour lutter contre l’arrivée d’un agent d’intelligence artificielle dans leurs rédactions, les salariés du groupe de presse Infopro Digital ont tout simplement eu recours au droit du travail. Et la justice leur a, pour l’heure, donné raison. Récit d’une… -
Was Burnham right to talk about Russian interference in Brexit? – podcast
Andy Burnham has started an almighty row by claiming that Russia interfered in the 2016 Brexit referendum. He also says he wants the UK to have closer ties to the EU.
The row is one of three major headaches for the prime minister ahead of his crucial budget at the end of October, with migration and Donald Trump’s erratic response to Ukraine and Russia being the other two
You can watch this episode on Politics Weekly on our YouTube channel here
You can read Jessica Elgot’s article referencing Labour conference here
Please keep sending your comments and questions to Pippa and Kiran via politicsweeklyuk@theguardian.com
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Mouvement lycéen : quand la police agresse sexuellement les manifestant·es
Depuis plusieurs jours, des témoignages affluent : la police agresse sexuellement des manifestant·es du mouvement lycéen.
L’article Mouvement lycéen : quand la police agresse sexuellement les manifestant·es est apparu en premier sur Contre Attaque.
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Oxfam : « 2% de la fortune des milliardaires suffirait à financer le plan d'urgence des lycées »
Source : La Relève et La Peste -
Football : les ultras solidaires du mouvement lycéen face aux violences policières
Source : Dialectik Football -
Test du Dangbei N3 Max, le projecteur au rapport qualité-prix imbattable
- Contient des liens affiliés Amazon -Dangbei nous a envoyé il y a quelques semaines son N3 Max , un vidéoprojecteur LED Full HD affiché 499 euros au catalogue mais qu'on trouve à 399 euros sur Amazon en ce moment , et qui mise sur deux arguments assez rares à ce tarif, un pied rotatif intégré et un vrai Netflix certifié. On l'a promené quelques jours entre le salon, la chambre et la terrasse.
Le boîtier de 3,6 kilos est monté d'origine sur un support qui pivote de -45 à +135 degrés, ce qui veut dire qu'on passe du mur au plafond d'un simple geste, sans trépied ni perceuse. Pour regarder un film allongé, c'est carrément agréable.
À chaque déplacement, la machine refait seule sa mise au point, corrige le trapèze, recadre l'image dans la zone libre et contourne même l'étagère qui dépasse. On pose, on attend, on regarde. Et ça fonctionne plutôt bien, même si on a eu quelques fois besoin d'ajuster un peu la mise au point avec la télécommande.
Côté image, on a du LCD Full HD en 1080p qui décode la 4K, une source LED donnée pour 1000 lumens ISO et une diagonale qui monte jusqu'à 150 pouces, même si la marque recommande elle-même de rester entre 80 et 120 pouces pour garder de la luminosité.
Dans une pièce sombre, justement, le résultat est très net, les couleurs sont agréables et on oublie vite le prix de la machine. Volets ouverts en pleine journée, l'image devient moins contrastée, les 1000 lumens ont leurs limites. Le HDR10 est bien là, mais il n'apporte pas grand-chose avec un contraste pareil. Quoi qu'il en soit, à ce niveau de prix, c'est très bon.
Le vrai truc qui fait la différence à ce prix, c'est le logiciel. Le N3 Max tourne sous VIDAA OS, le système d'exploitation des téléviseurs Hisense, avec Netflix, YouTube, Prime Video et Disney+ en versions officielles, sans la moindre clé HDMI à rajouter derrière. AirPlay est aussi de la partie pour envoyer l'écran de son iPhone. Plex fonctionne aussi parfaitement dessus, pour ceux qui ne jurent que par ça.
La télécommande embarque l'assistant vocal VIDAA Voice, qui lance une appli ou une recherche à la voix, sauf sur Netflix qui ne répond pas aux commandes vocales. Les enfants ont droit de leur côté à Kidoodle TV, avec des milliers de programmes gratuits avec contrôle du temps d'écran et heure du coucher paramétrable.
Sous le capot, une puce MediaTek MT9660 épaulée par 1 Go de mémoire et 8 Go de stockage fait tourner l'interface sans ralentissement, et la connectique aligne un port HDMI 2.0 compatible eARC pour renvoyer le son vers un ampli, deux prises USB, une sortie casque en jack 3,5 mm, du Wi-Fi 5 et du Bluetooth 5.0.
Les deux haut-parleurs de 6 watts compatibles Dolby Audio dépannent très bien pour un dessin animé ou un match de rugby (oui je regarde pas le foot, déso), avec des basses quand même un peu timides. Pour une vraie soirée cinéma, on branche une enceinte Bluetooth et tout va mieux.
Un mode jeu à faible latence permet de brancher une console en 1080p à 60 Hz, de quoi jouer tranquillement.
La télécommande n'est pas rétroéclairée, ce qui est agaçant dans une pièce plongée dans le noir, et c'est un problème récurent avec ce genre de produit hélas. Dommage.
Du coup, pour une chambre, un studio ou une toile tendue dans le jardin, le N3 Max fait très bien le job. Les cinéphiles suréquipés n'y trouveront rien, les autres peuvent y aller les yeux fermés, c'est un super rapport qualité-prix. Disponible par ici sur Amazon .
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US immigration authorities raid Democratic congresswoman Ilhan Omar's home
US authorities conducted a predawn raid on Monday on the Washington-area home of Democratic US Representative Ilhan Omar of Minnesota, an outspoken critic of Donald Trump who has been the target of political insults by the Republican president, as part of an ongoing investigation, the Justice Department said. The raid followed a criminal fraud investigation into the Somali-born lawmaker's immigration paperwork, which was filled out by her late father when she was a child, Fox News Digital reported, citing unidentified sources... -
Feds Raid Home of Trump Nemesis He Wants Thrown in Jail
Federal officials carried out a dawn raid at the home of a Democratic congresswoman who's long been a thorn in Donald Trump's side. The Homeland Security Investigations agency (HSI) searched 44-year-old Rep. Ilhan Omar's D.C.-area residence on Monday morning, sources familiar with the operation told Fox News... -
HSI Agents Ricky Patel, Ryan Ribner, Richard Berger, and Timothy Gerber All Made False Claims to Frame Democrats
As you’ve no doubt heard, HSI conducted a search of Ilhan Omar’s home this morning, purportedly as part of an investigation into the immigration paperwork her father submitted when she was a child. A lot of people are making much of the fact that HSI got a warrant to conduct the search.But that means nothing, because there is a crime wave of HSI agents who have lied to frame Democrats or other Trump opponents, in one case on the direct orders of Todd Blanche’s office and in another after a wave of misconduct from Harmeet Dhillon.
There are at least 36 known affidavits attested by HSI agents targeting Democrats or Trump opponents that have included false claims, and when you count all the shenanigans in Minnesota, probably well over 50.
We have a crime wave — of HSI Agents who are lying to frame Democrats.
Rickey Patel: 2
Ricky Patel submitted the false affidavit used to justify the kidnapping of Newark Mayor Ras Baraka on May 9, 2025. As Baraka laid out in his (unsuccessful, for Westfall reasons) lawsuit, Patel made two false claims in the affidavit.
40. Defendants Habba and Patel conspired, with others, to abuse their offices and effectuate the arrest premised upon a knowingly false Affidavit stating that “Ras Baraka, did, knowing that he was not licensed or privileged to do so, enter and remain in a place as to which notice against trespass was given. In violation of Title 18, United States Code, Section 13 and N.J.S.A. 2C:18-3.” The Affidavit further details that the Mayor “unlawfully entered and remained in the Delaney Hall Facility.” Criminal Complaint, United States v. Baraka, No. 2:25- mj-11131-AME (D.N.J. May 9, 2025). In fact, Mayor Baraka was invited onto the property by an agent of the private company that owns the property and was instructed by that agent to remain there for approximately forty-five minutes until he voluntarily and peacefully exited the private property.
41. Additionally, Mayor Baraka left Delaney Hall when ordered to do so by someone who was not a representative of the owner of the property. Neither element of trespass is met in this case.
Patel conducted that kidnapping on Todd Blanche and Kristi Noem’s orders.
1:16: I am arresting the Mayor, so.
1:16: 30: I got it, I got it. We’re taking him right now.
1:16:50: I’m going to take him right now.
[Hangs up phone]
1:16:55: Okay, even though he stepped out, I’m going to put him in cuffs.
1:17: Guys, listen to me. We’re going to walk out of the gates. I’m going to place the Mayor in handcuffs. We are arresting the Mayor, per the Deputy Attorney General of the United States. Anyone who gets in the way, I need you guys to get me a perimeter.
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Ryan Ribner: 2
Ryan Ribner is the Cybersecurity Agent who first assaulted, then arrested, SEIU CA President David Huerta on June 6, 2025.
When he first submitted a report excusing his assault and the subsequent arrest, he falsely claimed Huerta had assaulted his buddy, Casey Crook, who was the first person to assault Huerta.
SDDO C[rook] exited the gate area and walked toward HUERTA, SSA Ribner followed behind SDDO C[rook] acting as his cover agent for officer/agent safety purposes. SDDO C[rook] confronted HUERTA and placed his hands on HUERTA’s chest area and pushed HUERTA out of the pathway of the USG vehicle. HUERTA then placed his hands on SDDO C[rook] and pushed him back. At that time SSA Ribner attempted to grab HUERTA as he was falling backwards. SSA Ribner attempted to place HUERTA under arrest for impeding the vehicle and battery to a federal officer. HUERTA fell on the ground as SSA Ribner again attempted to grab his arm to place him in custody. SSA Ribner verbally informed HUERTA he was “under arrest” a few times. HUERTA made comments to SSA Ribner that he was not under arrest. HUERTA’s body shifted to the side as SSA Ribner started issuing verbal commands informing HUERTA to “stop resisting”.
Not only did video evidence debunk that claim, but Crook told a different false story to excuse his actions when he was interviewed, that Huerta had splayed himself across a van like an “X.” And the claim he made on the arrest affidavit offered still another false story (that Huerta resisted arrest).
Much later — and in association with the MN-15 investigation, Ribner and his HSI buddies falsely accused SEIU of being involved in terrorism financing to get a PATRIOT Act legal process targeting SEIU.
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Richard Berger: 24
As laid out in this post, Richard Berger wrote the arrest affidavits for the arrests of 24 anti-DHS protestors whose prosecutions have since fallen apart.
- Kirubele Adbebe
- Helicity Borowska
- Dominique Boudreaux
- Timothy Catlett*
- Matrim Charlebois
- Joshua Doyle
- Gillian Etherington
- Nitzana Flores
- Joseph Franklin*
- Ingred Hagberg
- Mohamed Jama
- Paul Johnson
- LaMarguita Leach
- Asia Littell
- Abdikadir Noor
- Christina Rank
- Elizabeth Rose*
- Margaret Sager
- Brittany Stallings
- Madeline Tschida
- William Vermie
- Quentin Williams
- Ilan Wilson-Soler
- Moustaphe Youssouf
Note, a disproportionate number of these arrests claimed an assault of CBP officers; Berger worked at CBP for years before joining HSI.
On April 14, Magistrate Judge Elizabeth Cowan Wright picked apart multiple ways Berger’s affidavit supporting the arrest of Kirubele Adbebe differed from the video evidence.
On April 28, Magistrate Judge David Schultz described Berger submitted a false affidavit about a different defendant, Gillian Etherington.
That affidavit was filed by Agent Richard Berger. And the affidavit states in paragraph 4 that “This affidavit is based on my personal knowledge, as well as information that I have learned.”
Now you, Ms. Stark, or the folks observing this hearing, may not be aware of this; but while I was on criminal duty in January, when a good number of these assault on federal officer cases were being filed by way of criminal complaint and we had affidavits from Mr. Berger, in all of them I became concerned with the veracity of the affidavits.
And so I questioned Mr. Berger about the basis for his affidavits, and specifically I asked him to outline the process by which he and other agents were conducting the information download at the Whipple Building.
It became quite clear, it is without doubt in the court’s mind, that Mr. Berger does not, did not have any personal knowledge of the events described in the affidavits that he has submitted to this court as sworn affidavits. He swore that the affidavit was based on “personal knowledge,” among other things. That’s a false affidavit.
At least 36 arrests made based on HSI affidavits (that is, 12 attested by people other than Berger, just one of whom seems to have the same kind of serial problems with sworn affidavits) have fallen apart.
Timothy Gerber: 8
According to filings from Georgia Fort, HSI Agent Timothy Gerber submitted at least eight affidavits falsely claiming that Fort chanted along with protestors at the Cities Church protest.
To make matters worse, Special Agent Timothy Gerber’s rejected application about Ms. Fort is predicated on materially false information. He falsely stated under oath in an affidavit in case number 26-MJ-206-JFD that “FORT went into the Cities Church, using her camera as the weapon to intimidate, threaten and scare the congregants.” See 26-MJ-206-JFD, ECF 3, ¶ 27. There is of course no factual (or legal) basis for such an assertion. Special Agent Gerber also falsely stated that Don Lemon’s livestream depicted Ms. Fort participating in various chants, including “ICE Out!,” “Hands Up, Don’t Shoot!,” and “Stand Up, Fight Back!” Id. at ¶ 16. The agent’s statements about Ms. Fort are plainly contradicted by multiple livestreamed video streams from the church, including the Church’s own. In fact, those videos—and all other evidence produced so far by the government, including statements taken from eyewitnesses—shows the opposite, conclusively demonstrating that Ms. Fort did not chant with the agitators on January 18, 2026, and acted purely in her capacity as a journalist.
Regrettably, the government doubled down on these false assertions. For example, it repeated in numerous other investigative reports and sworn affidavits the allegation that “Broadcast video obtained from Cities Church shows” Ms. Fort “chanting with agitators,” including:
- 26-MJ-88-SGE;
- 26-MJ-89-SGE;
- 26-MJ-107-DJF;
- 26-MJ-108-DJF;
- 26-MJ-109-DJF;
- 26-MJ-113-DJF; and
- January 31, 2026 Pen-Trap submitted in E.D. of Pennsylvania.
He only started making that claim after Douglas Micko denied Gerber’s first attempt to get an arrest affidavit, making it more likely that Gerber lied because he had already been told there was not probable cause that Fort committed a crime.
A top Harmeet Dhillon lawyer, Robert Keenan, has confessed that the claim Fort chanted at the church is false. He claims it is just “inadvertence.”
The statement about Fort chanting was incorrect, but the error was due to simple inadvertence. The characterization of the camera as a weapon, though not ideal editing, is immaterial. Although the Government regrets any error and does its best to avoid them, mistakes are inevitable.
He did so, of course, after Harmeet engaged in multiple kinds of misconduct — disseminating AI slop, platforming people talking about betting on an indictment, lying about what the Eighth Circuit said, claiming she would hunt Don Lemon “to the end of the earth,” platforming false claims that defendants were terrorists, and exhibiting all kinds of animus towards defendants.
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Priscillia Ludosky : depuis les Gilets jaunes, « la colère est la même, et s'est accentuée »
Le gazole dépasse 2,30 euros et une manifestation se prépare le 17 octobre. Pourtant, Priscillia Ludosky, figure des Gilets jaunes, doute d'un retour durable du mouvement sans travail de terrain et appelle la gauche à s'unir pour porter cette colère à la présidentielle.
Lire la suite - Entretien / Luttes
Priscillia Ludosky est l'une des initiatrices des Gilets jaunes. Sa pétition « pour une baisse des prix du carburant à la pompe », lancée en mai 2018 et signée par plus d'un million de personnes, a été l'un des points de (…) -
Piratage Intermarché, Super U, Leclerc : pourquoi les frigos des supermarchés sont-ils connectés à Internet ?

La cyberattaque qui a fait chauffer les congélateurs d’Intermarché, Leclerc et Super U en a surpris plus d’un. Ces équipements sont pourtant connectés pour de bonnes raisons, et le problème vient plutôt de la manière dont ils l’ont été.
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De la révolte à la révolution
Ce qui se passe actuellement en France en terme de révoltes populaires est passionnant et beaucoup de gens dans d’autres pays nous regardent.Il semblerait qu’il y ait un potentiel révolutionnaire dans cette période.
Comment faire pour que cet élan ne s’essouffle pas, se renforce, se multiplie et s’étende ?
Pour que l’État ne puisse pas l’écraser et que les forces contre révolutionnaires, bourgeoises, réformistes ou autoritaires ne puissent pas le récupérer, et confisquer le pouvoir, comme ça a été le cas encore et encore au cours de l’Histoire ?
Déjà l’élan de la révolte pousse de plus en plus de gens à manifester, à faire grève, à bloquer, à occuper, à faire des assemblées, à tout faire pour élargir le mouvement et faire converger les forces.
Mais comment faire pour que cet élan tienne dans la durée, se perpétue, et devienne plus offensif et révolutionnaire ?
L’idée avancée dans ce texte (et qui n’est pas spécialement originale en vérité) est que pour cela il faudra que les assemblées qui se créent dans le mouvement se saisissent à bras le corps des questions de l’autonomie, de l’auto-organisation, sur notamment ce qui touche à la subsistance quotidienne du peuple révolutionnaire.
Auto-gérer l’auto-défense, par exemple comme les gens qui se sont organisés contre l’ICE aux Etats Unis
Auto-gérer la nourriture, par exemple en expropriant des supermarchés pour redistribuer la nourriture à celleux qui en ont besoin, en renforçant ou créant des réseaux de récup, en faisant des cantines ou en s’approvisionnant directement auprès de producteurs solidaires de la lutte
Auto-gérer les logements, par l’expropriation, les occupations, la redistribution, le partage, et en repensant comment on se loge, comment on habite, en sortant des carcans individualistes
Auto-gérer les soins, en ouvrant ou intégrant des lieux de soin communautaire, avec des soignants solidaires de la lutte révolutionnaire
Auto-gérer la communication, en faisant nos propres journaux, nos propres radios, nos propres internets (ou en ralliant à notre cause des medias, si tant est qu’ils soient réellement révolutionnaires et qu’ils sachent rester à leur place)
Auto-gérer les enfants et les personnes qui ont besoin de soin spécifiques ou d’assistance, en créant ou en intégrant dans la lutte des lieux dédiés à ça
Et ce ne sont que des pistes pour illustrer le propos, en vérité tout doit se décider entre les gens, en fonction des besoins réels, des capacités, réelles, des situations et des possibilités réelles.
Il faut déserter tout ce qui alimente le Capital et investir tout ce qui alimente le peuple révolutionnaire.
Déserter, ou réorienter les forces vers l’auto-organisation et l’autonomie.Si on a un travail qui fait sens, qui répond à des besoins réels des gens, pourquoi pas les mettre au service de la révolution, c’est à dire au service des gens, et non au service de l’argent et du pouvoir ?
On ne peut rien attendre de l’Etat et du Capital.
On peut tout attendre de l’auto-organisation, de l’entraide, de la solidarité.
On peut tout attendre de la révolution.
Il faut du courage et de l’insoumission (on en a)
Il faut s’organiser, réorganiser la vie, réinventer la manière dont on se lie les uns et les unes aux autres.
Recréer du sens, choisir nos valeurs réelles, se réapproprier nos vies, collectivement, élaborer ensemble de quoi on a réellement besoin et ce qu’on doit faire. Expérimenter, apprendre.
Et ça ne doit pas se faire chacun.e dans son coin.
Si on veut abattre ce système, les forces révolutionnaires doivent s’alimenter (au sens propre comme au figuré) et se relier les un.es aux autres, à l’intérieur de la France, mais aussi à l’international. On doit décupler nos forces, créer des infrastructures qui permettront au mouvement de tenir, créer des solidarités matérielles et concrètes partout où on peut. Créer un maillage avec ce qui existe déjà, s’associer là où on peut, dans le but d’avoir une puissance matérielle qui maintient la lutte et la conflictualité.Coordonner ces puissances matérielles et ces luttes.
C’est en se saisissant de ces enjeux qu’on réussira peut-être à faire ce que tant de gens avant nous n’ont pas réussi à faire, ou pas assez, parce qu’ils se sont fait écraser, trahir, déposséder, par la bourgeoisie, par des élites, par des partis, par des soit disant professionnels de la politique. On est pas obligé.es de se faire écraser, on est pas obligé.es de se faire déposséder. Mais pour devenirs plus fort.es et durer, il faudra probablement s’emparer de ces questions concrètes, de la vie, de la subsistance, de l’autonomie.
On est capables d’auto-organisation et d’autonomie. Le système nous a inculqué l’impuissance et la passivité politique, la dépendance, au point qu’on n’arrive même plus à imaginer quelque chose au delà. Mais en vérité, l’intelligence collective est très puissante, très capable. Il faut juste lui laisser l’occasion et le temps de s’élaborer, plutôt que de toujours confier notre destin à des soit disant experts politicards qui finissent toujours par nous trahir. Les gens seront toujours les mieux placés pour savoir ce dont ils ont besoin et ce qu’il faut faire.
Il faut s’en convaincre.
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Oui aux forages. Oui aux réserves collinaires. A quoi jouent Nicolas Forray et Arnaud Clugery ?
A l’heure où il s’agit de redessiner la carte de France autour des bassins versants, de penser des collectivités nouvelles comme les écorégions, « première ligne d’alerte, de propositions et de mise en œuvre de la planification écologique » comme le propose Jean-Luc Mélenchon, on se retrouve avec des propositions ubuesques. Pis, venant d’une association ayant pignon sur rue : Eau et rivières de Bretagne !

Beaucoup de militants et sympathisants sont tombés des nues après les interviews incompréhensibles de deux dirigeants d’ERB ces dernières semaines.
Le 20 août, Nicolas Forray, secrétaire général d’Eau et rivières de Bretagne, déclare que les forages privés seraient une « bonne idée » ?! Fort de son expérience d’hydrologue, il prend soin de préciser que ces forages doivent être « bien dimensionnés et réalisés dans les règles techniques et environnementales » afin de ne pas mettre « en péril la ressource ». Vous avez déjà vu les entreprises respecter les règles ? Et les pouvoirs publics les faire appliquer ?
Alors que le discours de Forray suscite un vif émoi dans la base militante, l’interview d’Arnaud Clugery, porte-parole d’ERB, parue dans Le Télégramme du 8 septembre, ne va rien arranger. Le voilà qui en vient à proposer… « des réserves collinaires ». Des bassines en terre bretonne et il n’y trouve rien à redire ? Pas un mot sur ce désastre écocidaire annoncé ?!
Il en vient à revendiquer « du Jancovici » et à reprendre les éléments de langage des lobbys de l’agriculture intensive pour justifier sa proposition. Des « réserves collinaires » qui seraient la réponse à la « succession des épisodes de crues du mois de janvier et de sécheresse dès le mois de mai ». Rien que ça.
Le 14 septembre, Arnaud Clugery récidive dans ce confusionnisme en déclarant vouloir valoriser « les 45 000 retenues d’eau qui existent déjà en Bretagne, de plus de 1000 m² ». « La plupart de ces retenues n’ont pas d’usage. Il faut donc commencer par en faire l’inventaire et regarder comment on peut les réutiliser avant d’en créer des nouvelles ». « Pas d’usage » ?? De réserves de biodiversité surtout ! On reste sidéré par ses paroles, même s’il se dédouane de vouloir « faire des grandes cultures sous perfusion ». Mais parle-t-il de « valoriser » marres et étangs à des fins productivistes ?
Son interview lui permet toutefois d’évoquer des solutions raisonnées pour faire face à la crise climatique. Arnaud Clugery dit lui-même qu’il y a la nécessité de « privilégier la sobriété : informer les touristes de la réalité de la ressource ». Bien vu ! Il devrait d’ailleurs en discuter avec son collègue, Laurent Le Berre, qui loue trois maisons dans une logique de valorisation capitaliste. La location touristique paye bien mais entraîne une surconsommation d’eau… alors que les locaux ont toutes les peines du monde à se loger.
De même, quand Arnaud Clugery avance que « dans les instances de concertation de l’eau », « l’État ne joue plus aujourd’hui un rôle d’arbitre ». Il devrait en discuter avec le Vice-Président d’ERB, Christophe Le Visage… et le secrétaire général, Nicolas Forray. Tous deux sont d’anciens hauts fonctionnaires qui n’ont pas spécialement brillés dans la lutte environnementale durant leur vie professionnelle. Et pourquoi donc ?
L’impératif écologique est là et voir ERB proposer des « vieilles lunes » est particulièrement déroutant. Dans le programme de la France insoumise, il est mis en avant une « règle bleue », qui limite les prélèvements dans les nappes à ce qu’elles peuvent renouveler. C’est l’application à l’eau de la « règle verte » que LFI défend depuis longtemps : ne pas prendre à la nature plus qu’elle ne peut reconstituer.
L’objectif est de sortir d’un monde où prévalent « l’attractivité », la « compétitivité », la domination dans les rapports sociaux, où la nature est d’abord considérée comme une ressource. L’ambition est de protéger ces biens communs (l’eau, l’air, les sols, les paysages…) qui structurent nos écosystèmes. Alors pourquoi ces propositions Messieurs Clugery et Forray ?
La COCUE (Combattre l’Opposition Contrôlée Ultramondaine Ecologiste)
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Aujourd’hui le Lycée a brulé
Aujourd’hui le lycée a brûlé.
Et ça tombe bien parce que j’en avais marre d’être enfermée toute la journée pour apprendre à obéir dans des classes de merde devant des profs qu’ont même pas envie d’être là, pour ensuite passer 50 ans de ma vie à tafer pour remplir le frigo.
Aujourd’hui la police a été attaquée.
Et c’est bien fait bien parce que les mortiers qu’ils se sont mangés ne sont qu’une petite vengeance contre la violence que l’Etat nous inflige, par son contrôle sur nos vies et sa gestion de nos corps et de nos esprits.
Et demain?
Demain j’espère que ça recommencera. Parce que quand on décide d’attaquer, on brise la monotonie et la résignation. On reprend nos vies en main et on se dresse contre ce qui nous domine, sans récupérateurs ni discours pacificateurs.
La jeunesse emmerde l’éducation nationale
À bas l’École – Vive la Révolte
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Mobilisations lycéennes : un nombre record d’arrestations, jamais vu auparavant
« Manifester librement et en sécurité est un droit fondamental pour les enfants et les adolescents. » Le Fonds des Nations unies pour l’enfance (Unicef) a fermement appelé cette semaine « à une désescalade des violences » en France et à « la protection des mineurs ».
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La police municipale de Montpellier fait-elle du maintien de l’ordre ?
Interpellé en Conseil municipal le 6 octobre, le premier adjoint Sébastien Côte jure que la police municipale n’a rien à voir avec la gestion des manifestations lycéennes. Les vidéos et photos de l’Observatoire des libertés de Montpellier permettent d’en douter. Les textes, eux, sont sans ambiguïtéLa scène se déroule le mardi 6 octobre, lors du Conseil municipal de Montpellier. Dehors, les lycéens bloquent leurs établissements pour réclamer des moyens. Livia Jampy, conseillère municipale LFI, interpelle Sébastien Côte, premier adjoint de Michaël Delafosse et ancien adjoint à la sécurité. Elle l’accuse de transformer la police municipale : « On lui confie des équipements dits anti-émeute, une présence dans des dispositifs qui ne sont pas les siens, et petit à petit, on la transforme en supplétif de la police nationale là où l’État se désengage. » Elle continue : « Quelles sont les réponses qu’ils ont reçues ? Du gaz lacrymogène, des charges, des interpellations. » L’élue cite la Ligue des droits de l’Homme, selon laquelle des policiers municipaux ont été déployés devant les lycées le jeudi 1er octobre, « munis de boucliers », et ont participé à des charges. L’ex-« Monsieur sécurité » balaie l’accusation : « La police municipale n’est en rien concernée. Ou alors, apportez-moi les preuves. »
Ces preuves, l’Observatoire des libertés de Montpellier (OLM) les accumule depuis le début de la mobilisation, le 29 septembre. Dans un rapport publié le 12 octobre, l’Observatoire range d’ailleurs « le recours quasi-systématique à la police municipale » parmi les « dispositifs de maintien de l’ordre préoccupants » observés depuis le début du mouvement. Le 1er octobre, des lycéens incendient une poubelle devant le lycée Mermoz, des affrontements éclatent. Une photo prise par l’Observatoire des libertés de Montpellier montre la police municipale, équipée de casques et de boucliers, aux côtés de la Brigade anti-criminalité, faire face à des lycéens.
Jeudi 1er octobre, à 9h16, avenue Jean-Mermoz, des policiers municipaux, équipés de casques et de boucliers, sont aux côtés de la Brigade anti-criminalité face à des lycéens. (Photo de l’Observatoire des Libertés de Montpellier.)
Au Conseil municipal, Sébastien Côte a donné sa version : « La police municipale était présente devant le lycée Mermoz pour prévenir de tout accident devant le carrefour. Sur les protections, nous sommes dans le cadre d’un mouvement potentiellement dangereux avec des jets de projectiles qui vont potentiellement toucher tous ceux qui portent un uniforme. […] Ce ne sont pas des équipements contre, ce sont des équipements de protection. Quand des casseurs défoncent les portes des halles Jacques-Cœur, là, nous sommes dans les pouvoirs de la police municipale de protéger les bâtiments. »Une vidéo de l’OLM, tournée le même jour à l’angle de la rue Léon-Blum et de l’allée Henri-II-de-Montmorency, montre autre chose. Des policiers municipaux équipés de boucliers interviennent avec la BAC. Ils courent depuis un panneau indiquant le lycée Joffre jusque devant les locaux de la DREAL (direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement), à 140 mètres des halles Jacques-Cœur. Drôle de façon de protéger un bâtiment municipal.
Dans son rapport, l’Observatoire affirme que ses équipes ont vu la BAC diriger « à plusieurs reprises, la police municipale, leur indiquant les positionnements, les lieux sur lesquels se déplacer ». Photos à l’appui, il décompose aux abords du lycée Mermoz une « charge de dispersion, dirigée par la BAC, avec la participation intégrée de la police municipale » : deux unités municipales casquées, boucliers à l’avant, « se joignent à la charge, conservant leur formation groupée », sur fond de gaz lacrymogène. Vers 11 heures, le cortège spontané rassemblé rue de Crète est refoulé vers le quartier Antigone, « dans une intervention à laquelle la police municipale a participé ». À 11 h 14, toujours selon l’OLM, « les policiers municipaux, aux côtés des policiers nationaux de la BAC, vont procéder à une charge de dispersion ».
Le 6 octobre, rebelote. Après une manifestation déclarée de plus de 10 000 personnes, des manifestants se retrouvent place de la Comédie. Entre 16 heures et 16 h 20, des photos de l’OLM montrent des policiers municipaux casqués et munis de boucliers. Ils sont mêlés à la police nationale et à des CRS devant l’office de tourisme et forment un barrage pour bloquer l’accès au Polygone, qui, faut-il le rappeler, n’est pas un bâtiment municipal. Dans son rapport, l’OLM précise que « la police municipale n’était pas en position de police de la circulation mais bien en éventuel soutien aux autres brigades ». L’unité municipale, casquée, se tient « dos à dos avec la police nationale, en charge du maintien de l’ordre ». L’Observatoire relève aussi que « plusieurs agents de la police municipale masquent leur visage, empêchant toute identification ».
Dans son rapport, l’OLM précise, à propos de la manifestation du 6 octobre, que l’unité municipale, casquée, se tient « dos à dos avec la police nationale, en charge du maintien de l’ordre ». (Photo de l’Observatoire des libertés de Montpellier).
Ce que disent les textesSur le papier, la frontière est claire. L’article L. 511-1 du Code de la sécurité intérieure confie aux policiers municipaux, sous l’autorité du maire, la « prévention et [la] surveillance du bon ordre, de la tranquillité, de la sécurité et de la salubrité publiques ». Surveiller le bon ordre, c’est être présent sur un marché ou une fête de quartier. Le maintien de l’ordre est un dispositif déployé pour une manifestation. Il va de l’encadrement du cortège à la dispersion de la foule et relève du préfet. L’avocat Guillaume Normand décrivait déjà cette distinction en 2016 dans le Village de la Justice. Il réagissait alors à la présence d’un policier municipal casqué lors d’une manifestation à Calais.
À Montpellier, la marge est encore plus étroite, puisque la ville relève du régime de la police d’État. L’article L. 2214-4 du Code général des collectivités territoriales y confie à l’État seul la répression des atteintes à la tranquillité publique, sauf pour les troubles de voisinage. Le bon ordre des grands rassemblements revient aussi à l’État. Un cortège lycéen ou un face-à-face place de la Comédie relève donc de la préfecture, pas de l’hôtel de ville.
Toute commune comptant au moins cinq policiers municipaux doit signer avec le préfet une convention de coordination avec les forces de l’État. Le modèle de cette convention, annexé à l’article R. 512-5 du Code de la sécurité intérieure, commence ainsi : « En aucun cas il ne peut être confié à la police municipale de mission de maintien de l’ordre. » Des syndicats et la presse avaient signalé des agents municipaux affectés à ce type de missions. Le ministère de l’Intérieur a alors adressé aux préfets une circulaire, le 20 juillet 2011. Elle prévient qu’en franchissant cette limite, les maires exposent la responsabilité administrative de leur commune, voire la responsabilité civile ou pénale de leurs agents.
L’argument des « équipements de protection » n’est pas plus solide. En 2018, un sénateur de Seine-Saint-Denis a interrogé le ministère de l’Intérieur. Sa réponse, publiée au JO du Sénat le 25 avril 2019, rappelle que les policiers municipaux ne peuvent pas participer physiquement au maintien ou au rétablissement de l’ordre, y compris lors de manifestations. Ces missions reviennent exclusivement aux forces de l’État. Le ministère en tire une conséquence : les casques (sauf pour les motards) et les boucliers anti-émeutes ne font pas partie de l’équipement des policiers municipaux. Une réponse ministérielle n’a pas force de loi, mais elle indique comment l’administration lit ses propres textes. Dans cette lecture, le bouclier n’a rien d’un accessoire neutre. À Montpellier, l’OLM dit avoir documenté sur les agents municipaux « des casques, des boucliers anti-émeutes, des genouillères et des protège-tibias ».
La mairie a tout de même des arguments. La convention type charge la police municipale de garder les bâtiments communaux et de surveiller les établissements scolaires. Elle autorise aussi des missions communes avec les forces de l’État, sous l’autorité fonctionnelle de ces dernières. C’est le terrain choisi par Sébastien Côte quand il parle du carrefour devant Mermoz ou des halles Jacques-Cœur. Mais la première phrase de cette même convention exclut le maintien de l’ordre. Reste donc une question de fait : quand on court aux côtés de la BAC bouclier au bras, ou qu’on fait barrage avec des CRS devant le Polygone, garde-t-on encore un bâtiment ?
À Montpellier, le précédent du 10 septembre 2025Ce n’est pas la première fois que des policiers municipaux montpelliérains apparaissent casqués et munis de boucliers en manifestation. Le 10 septembre 2025, la journée « Bloquons tout » avait réuni plus de 10 000 manifestants à Montpellier, et la place de la Comédie avait vu voler les gaz lacrymogènes et intervenir le canon à eau. Une photo d’O. Le Creurer publiée par France 3 Occitanie montre une ligne d’agents casqués, épaule contre épaule, boucliers en main, avec l’inscription « Police municipale » sur leurs gilets. D’après la légende, les forces de l’ordre essuyaient alors des jets de bouteilles, de pierres et de pavés. D’autres images publiées sur les réseaux sociaux montrent des policiers municipaux près du canon à eau, au milieu des CRS et des policiers nationaux.
La section locale de la LDH avait alors dénoncé, dans un communiqué cité par le rapport de l’OLM, des policiers municipaux « casqués et équipés de boucliers, disposés en ligne au sein du dispositif répressif de la manifestation place de la Comédie, prenant part de manière évidente et parfaitement illicite à des opérations de maintien de l’ordre ». Selon la LDH, la mairie avait nié, en affirmant qu’ils étaient présents pour « faire la circulation ». L’argument tient mal : comme le relève l’OLM, « la place de la Comédie est interdite à la circulation ». Un an plus tard, le dimanche 20 septembre 2026, des observateurs ont encore photographié des policiers municipaux place de la Comédie lors de la manifestation« Non au permis de tuer », selon le même rapport.
Huit jours plus tard, le 18 septembre 2025, dans Le Métropolitain, Sébastien Côte, alors adjoint à la sécurité, dénonce de « fausses informations ». Selon lui, les agents étaient « engagés uniquement pour une mission de protection, et de nos effectifs et des citoyens ». Il connaît la règle : « La loi interdit aux policiers municipaux de se livrer à de telles opérations en appui de policiers nationaux, dont les CRS et de la gendarmerie mobile, c’est très clair et nous n’y dérogeons aucunement. » Dans le même entretien, il annonce pourtant la création d’« une équipe spécialisée qui a été formée pour affronter de telles situations », à savoir des manifestations «parfois violentes, avec des casseurs comme les black blocs ». La mairie a donc formé une équipe à faire face aux manifestations, tout en affirmant qu’elle ne fait pas de maintien de l’ordre.« En aucun cas, ils se sont mêlés aux actions des policiers nationaux, dont les CRS mobilisés », conclut l’élu. La photo de France 3 montre pourtant des agents municipaux alignés à quelques mètres des unités de l’État, sur la même place et au même moment.
L’argument de la « protection » se heurte aussi à la définition des professionnels. Pour le Syndicat de défense des policiers municipaux (SDPM), le maintien de l’ordre ne se limite pas aux charges. Il recouvre tout dispositif destiné à sécuriser, encadrer ou rétablir l’ordre lors d’un rassemblement susceptible de dégénérer. Selon le syndicat, les policiers municipaux n’ont donc rien à faire près d’une manifestation revendicative, même pour « surveiller ». En janvier 2019, en pleine crise des gilets jaunes, le SDPM avait relayé un courrier de la préfète de Seine-et-Marne. D’après le syndicat, elle y écrivait que les policiers municipaux ne pouvaient être affectés que dans des quartiers épargnés par les troubles, sur des missions annexes comme la circulation ou la vidéoprotection. Un agent qui se retrouverait face aux manifestants le ferait de sa propre initiative, et donc, selon le SDPM, « à ses risques et périls ».
Le G.S.O. : des flics pas comme les autres ?
Dans son entretien au Métropolitain, Sébastien Côte fait sans doute référence au Groupement de soutien opérationnel (GSO), créé à l’automne 2024, et composé d’une vingtaine d’agents de police municipaux. Sa mission est d’intervenir dans “des opérations conjointes impliquant la police nationale voire d’autres services de l’État”. Un autre article de Métropolitain d’août 2026 mentionne que le GSO “contribue au maintien de l’ordre public en intervenant lors de manifestations, d’émeutes ou de tout autre événement susceptible de perturber la tranquillité publique”. Un élément qui n’est pas mentionné sur les fiches de poste de ces agents municipaux, que Le Poing a pu consulter, et qui vient en contradiction avec le discours du “monsieur sécurité” de la mairie de Montpellier.
Offre d’emploi mise en ligne par la Ville de Montpellier en mai 2025 pour un poste au sein du Groupe de Soutien Opérationnel (GSO). S’il s’agit d’un poste de policier municipal, l’offre précise bien la participation potentielle à “des opérations conjointes impliquant la police nationale voire d’autres services de l’État”.
Lors de la manifestation montpelliéraine du 8 octobre, à 16 heures, devant l’office de tourisme, le Groupement de Soutien Opérationnel était déployé, équipés de boucliers, aux côtés d’autres agents de l’État chargés du maintien de l’ordre.
Le Groupement de Soutien Opérationnel, G.S.O) (floqué sur les badges qu’arborent ces agents sur leur torse) était présent lors de la manifestation du 8 octobre à Montpellier. (Photo de l’Observatoire des libertés de Montpellier).
Ce jour-là, l’OLM note que la police municipale était une fois encore « en renfort ». Sans la nommer, son rapport décrit une équipe d’« une dizaine de policiers et policières municipaux, qui interviennent en formation de deux unités de 4 à 5 agents, organisées selon des méthodes du maintien de l’ordre », dotée de casques, boucliers, coudières et genouillères. Ces agents ne portent aucun numéro d’identification individuel, que le projet de loi sur les polices municipales prévoit justement de rendre obligatoire, et certains se couvrent le visage. L’Observatoire conclut que leur participation au maintien de l’ordre « n’est pas le fait d’agents isolés ». Elle est, selon lui, « organisée, anticipée avec usage du matériel spécifique, intégrée au dispositif de maintien de l’ordre de façon coordonnée, pleine et entière, sous les ordres de la police nationale », et lui « apparaît, au regard des éléments observés, contraire à la loi ».
“Principe de précaution”
Pour Sophie Mazas, avocate montpelliéraine de la Ligue des Droits de l’Homme, « le fait que ces agents ne soient pas formés au maintien de l’ordre représente des risques pour la population ». Elle demande au maire de Montpellier, Michaël Delafosse, de « suspendre les activités du G.S.O. au nom du principe de précaution et de faire en sorte que celui-ci ne participe pas au maintien de l’ordre ».
L’édile de Montpellier, justement, recevait le jeudi 8 octobre une délégation de lycéens de Montpellier. Ils ont évoqué la présence de la police municipale dans les manifestations, et le maire leur aurait répondu que des sanctions seraient prises si des agents avaient commis des infractions. Voilà qui ne va pas arranger ses relations avec le très droitier syndicat Alliance Police nationale 34. Après que l’élu s’est ému sur X du sort de « lycéens mutilés », le syndicat avait publié un visuel dénonçant des « propos inadmissibles »…
Contactées par mail à plusieurs reprises, ni la mairie de Montpellier ni la préfecture de l’Hérault n’ont répondu à nos questions. Contacté par mail et par téléphone à plusieurs reprises, Sébastien Côte n’a pas donné suite à nos sollicitations.
L’article La police municipale de Montpellier fait-elle du maintien de l’ordre ? est apparu en premier sur Le Poing.
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Federal judge orders temporary halt to taxpayer-funded pro-Trump TV ads
New York judge also orders administration to cancel remaining portion of a $20m advertising purchase
A federal judge has ordered Donald Trump’s administration to temporarily halt the broadcast of taxpayer-funded television ads promoting the president ahead of the 3 November midterm elections.
Effective as of 6.45pm ET on Sunday, US district judge Jennifer L Rochon of the southern district of New York issued a temporary restraining order aimed at the ads that is meant to stay in effect for at least 14 days.
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Espagne: la mobilisation sociale pousse la gauche alternative à s’unir
L’occupation de la place centrale de Madrid, depuis plus de deux semaines, avec son village de tentes et ses assemblées générales, rappelle le mouvement des indignés de 2011. La mobilisation pousse aussi à l’union de la gauche alternative pour les législatives anticipées. -
Ilhan Omar says she will not be silenced after federal agents raid her home
Trump and key allies have accused Omar of immigration fraud, and have called to expel her from the country
Federal agents searched Representative Ilhan Omar’s home on Monday morning as part of a criminal investigation, according to the Department of Justice and reports in the Associated Press and Fox News.
In a social media post later on Monday, Omar criticized the raid as an attempt by the Trump administration “to target political enemies and weaponize law enforcement” and said she would “not be silenced”.
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Déjà valorisée 2,5 milliards de dollars, la start-up Nuvacore veut rebattre les cartes des CPU pour l’IA
Les investisseurs sont prêts à miser gros sur des puces qui n’existent pas encore. Fondée en 2026, la start-up américaine Nuvacore cherche à lever plusieurs centaines de millions de dollars, sur la base d’une valorisation d’environ 2,5 milliards de dollars, rapportait Reuters ce 10 octobre. L’opération n’est pas finalisée et son montant comme sa valorisation peuvent encore évoluer. De son côté, l’entreprise, qui n’a pas encore de produit commercialisé, n’a pas commenté ces informations.
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Le sorgho, une céréale à « gros potentiel » qui peine à s'imposer
5e céréale la plus consommée au monde, le sorgho est très résistant aux sécheresses et aux chaleurs. Elle reste pourtant beaucoup moins cultivée que le maïs et sa filière bénéficie de peu de moyens.
Lire la suite - Reportage / Agriculture , Alimentation , Eau
Saint-Urcisse (Tarn), reportage
Au milieu d'un paysage effrayant de cultures desséchées, à Saint-Urcisse (Tarn), un champ de sorgho aux feuilles vertes dénote par son allure bien portante. « Si j'avais su, j'aurais semé plus de surface ! » dit Mattis Esclapez.
Alors que l'été 2026 a battu (…) -
Les allocations familiales frappées par une fuite de données concernant les bénéficiaires des aides aux vacances
La Caisse nationale des allocations familiales (Cnaf) a annoncé le 10 octobre dernier une cyberattaque touchant Vacaf, le dispositif d’aide aux vacances du réseau des Caf. Une fuite portant sur les données de ses bénéficiaires lui a été signalée dans la soirée du 9 octobre, apprend-on.
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Pourquoi « Octobre rose » est de plus en plus appelé “Octobre colère”
Comme chaque année, le mois d’octobre est marqué par Octobre rose, la campagne de sensibilisation au cancer du sein. Mais cette année, de nombreuses voix s’élèvent pour dénoncer l’hypocrisie politique et la dégradation de la prise en charge.
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Les frigos de plus de 200 supermarchés visés par une cyberattaque
Les systèmes de régulation frigorifique de plusieurs centaines de supermarchés ont été visés par une cyberattaque dans la nuit du dimanche 11 octobre au lundi 12, selon des informations de BFM Business, confirmées à l'Agence France-Presse (AFP). « Des pirates auraient modifié à distance les températures des installations, provoquant la destruction de stocks de produits frais et surgelés », a fait savoir la chaîne d'information en continu. Les pirates auraient détourné une fonction et imposé (…)
Lire la suite - En bref / Alimentation -
ONLYOFFICE 10 - L'IA partout, mais seulement si vous la voulez
-- En partenariat avec ONLYOFFICE --ONLYOFFICE, je vous en ai déjà parlé à plusieurs reprises . Il s'agit de cette suite bureautique open source incroyable du genre Microsoft 365 ou Google Workspace, avec traitement de texte, tableur, présentations et éditeur PDF, à utiliser soit directement dans leur cloud ou à installer sur votre propre serveur !!
Et, youpi, sa version 10.0 débarque avec une 50aine de nouveautés et plus de 1 000 bugs corrigés ! Rien que ça !
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La grosse nouveauté, vous vous en doutez, c'est bien sûr l'IA, qui arrive dans les 4 outils sous la forme d'un seul onglet dédié avec un chat intégré. Vous pouvez ainsi lui demander au choix de rédiger du texte pour vous, de résumer ce que vous avez la flemme de relire mais également de traduire dans la langue de votre choix, de corriger vos erreurs de grammaire et d'orthographe ou encore de mettre en forme directement votre contenu.
Et comme cette IA tient compte du contexte du document, vous pouvez lui poser des questions par exemple sur un looong PDF, lui faire générer et expliquer une formule un peu compliquée dans le tableur, ou transformer une simple idée en keynote de 2h pour votre prochain TEDx ^^, notes du présentateur comprises.
Dans l'éditeur PDF, le chat IA propose ses requêtes toutes prêtes : résumer, traduire, corriger, créer une table des matières
Cette fonctionnalité IA embarque aussi plusieurs prompts tout faits qui couvrent les demandes les plus courantes. Mais vous pouvez aussi enregistrer les vôtres pour les rejouer d'un clic plus tard, créer des actions rapides pour un besoin ponctuel (du genre changer le ton d'un texte, par exemple) ou vous monter un super assistant qui travaillera en continu pendant que vous chillez à la machine à café et qui réagira à vos modifs pendant que vous écrivez.
Notez que ces deux dernières fonctionnalités ne sont pas encore disponibles pour l'instant, ailleurs que dans le traitement de texte.
La création d'un assistant IA dans le traitement de texte, ici avec un prompt qui extrait décisions et actions d'un compte rendu de réunion
Maintenant, la question que vous vous posez sûrement, c'est où partent vos documents ?
Eh bien ça dépend de la façon dont vous utilisez ONLYOFFICE. Si vous l'utilisez dans le cloud, le service ONLYOFFICE AI repose sur OpenRouter et il faut donc recharger votre wallet pour l'activer (ouaip, c'est payant). Par contre, sur votre serveur à vous, il suffit de brancher le modèle que vous voulez, y compris un modèle qui tourne en local, et dans ce cas, vos documents ne quitteront pas votre infra.
Quoiqu'il en soit, dans les deux cas, c'est vous qui choisissez le modèle par défaut que vous voulez utiliser et bien sûr, attribuer d'autres modèles secondaires à d'autres tâches précises.
Et si l'IA vous donne des boutons, sachez qu'ONLYOFFICE a écouté les retours de ses utilisateurs et l'a totalement retirée des versions open source. Donc si vous êtes en mode open source et que vous voulez de l'IA, faudra l'installer en plus (mais ça reste possible). Desktop Community, la version libre de l'application de bureau, la propose ainsi en module complémentaire facultatif, que vous n'ajoutez que si vous en avez envie.
Cette 10.0 introduit aussi des applications gratuites sous licence AGPL v3, que vous activez selon vos besoins : Des agents IA qui automatisent votre espace de travail avec de la recherche intelligente, une base de connaissances personnalisée avec des serveurs MCP, des formulaires de collecte des données suivi d'une analyse des réponses, un système de fichiers qui centralise le stockage et les droits d'accès, et des espaces de collaboration sécurisés, jusqu'aux salles de données virtuelles pour les documents confidentiels.
Dans le cloud, tout ceci est actif par défaut, et sur un serveur, une seule commande suffit à les installer.
Dans les éditeurs, c'est le PDF qui récupère les nouveautés les plus pratiques puisqu'il sait maintenant effacer les métadonnées et autres informations cachées d'un fichier avant de l'envoyer, mais aussi régler la bordure, le fond et l'opacité de vos annotations, et quand vous modifiez le texte d'un PDF, les tableaux sont reconnus tout seuls, ce qui évite de reconstruire les lignes et les colonnes à la mano.
Les signatures, quant à elles, s'enregistrent une seule fois et peuvent ensuite être réutilisées dans d'autres formulaires. C'est pratique pour signer des papiers vite fait sans avoir à imprimer > signer > numériser. Moi, j'utilise que ça tout le temps.
Avant de partager un PDF, cette fenêtre efface ses métadonnées et ses informations cachées
Dans le traitement de texte, quand c'est en mode collaboratif, vous pouvez ainsi suivre le curseur d'un collègue en temps réel pendant la coédition. L'option "Conserver avec le suivant" évite également qu'un titre se retrouve tout seul en bas de page, séparé de son contenu, et l'écriture de droite à gauche est plus fiable. Le tableur, lui, va plus vite, notamment sur des fonctions comme SUMIF ou COUNTIFS qui ont été optimisées. Il vous indique également où placer chacune des constantes dont vous avez besoin pendant que vous tapez une formule. Et surtout, une jolie petite bordure animée vous montre ce que vous venez de copier.
Bref, c'est super pratique au quotidien !
Pendant la saisie d'une formule, une bulle indique la place de l'année, du mois et du jour dans la fonction DATE
Pour les présentations, il y a de nouveaux modes d'affichage (plan, lecture...), des options d'impression bien plus complètes et surtout l'export de vos diapos en GIF ou en vidéo, ce qui est bien pratique pour les partager sur vos réseaux sociaux.
Et dans toute la suite, vous pouvez aussi ouvrir les fichiers .ofd, enregistrer un tableur au bon vieux format .xls et convertir une image SVG en forme modifiable.
Et c'est sans compter sur la communauté d'ONLYOFFICE qui apporte aussi de nouveaux plugins, comme Antidote pour l'orthographe et la grammaire, Curly ou Salesforce, le tout rangé dans un gestionnaire de plugins refait au propre pour cette nouvelle release.
Les deux fenêtres d'export d'une présentation, en animation GIF ou en vidéo
Côté sécurité, ONLYOFFICE annonce environ 35 vulnérabilités corrigées, et promet un billet détaillé sur le sujet prochainement.
L'application de bureau Desktop Editors gagne une page d'accueil repensée, des sections Modèles et Clouds revues, une intégration avec Odoo et des retouches visuelles sous Linux pour que ce soit un peu plus joli pour les amateurs de libre.
Quant aux applis gratuites pour iOS et Android, elles ont le droit à un assistant IA qui accepte de nouveaux fournisseurs comme Grok et DeepSeek, et également droit au remplissage automatique des formulaires par IA et à la saisie vocale (C'est le genre de fonction dont je peux vraiment plus me passer, moi, la saisie vocale).
Voilà, si vous voulez voir tout ça vous-même, c'est super simple ! Il vous suffit de passer par le cloud d'ONLYOFFICE, d'installer les applications de bureau ou alors si vous êtes un petit peu chaud de déployer la version serveur chez vous pour tout garder au chaud à la maison.
Découvrir ONLYOFFICE 10.0
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Brevet Microsoft : Bing réserve ses réponses génératives aux requêtes jugées « complexes »
Ce qu'il faut retenir :
- Le brevet US 12,717,798 B2, déposé par Microsoft le 28 février 2025 et accordé le 25 août 2026, décrit la génération d'une réponse IA de type AI Overview au sein des résultats de recherche.
- Le système calcule un score de complexité pour chaque requête : une recherche simple comme « youtube » ne déclenche pas de document génératif, réservé aux questions qui demandent une synthèse de plusieurs sources.
- La requête est déclinée en recherches alternatives (query fan-out), dont les résultats sont notés par un petit modèle d'IA qui ne conserve que les liens les mieux classés pour rédiger la réponse.
- Pour les professionnels, la sélection se joue au niveau du lien et des sous-requêtes, et une réponse déjà générée peut être réutilisée tant que les résultats web ne changent pas au-delà d'un certain seuil.
Un brevet Microsoft accordé fin août et repéré par Ian Sorin
Le 12 octobre 2026, Ian Sorin a attiré l’attention sur LinkedIn sur un brevet publié cet été par Microsoft, qui explique selon lui le fonctionnement de « l’AI Overview » de Bing. Il estime que, dans les grandes lignes, le système diffère peu de celui décrit dans le brevet équivalent de Google, mais relève plusieurs points notables.
Le document en question porte le numéro US 12,717,798 B2. Il s’intitule « Generative search results documents based on enhanced search results using generative artificial intelligence (AI) models » et a été attribué à Microsoft Technology Licensing. Quelques repères chronologiques :
- Demande provisoire : déposée le 31 décembre 2024.
- Dépôt de la demande : 28 février 2025.
- Publication de la demande : 2 juillet 2026 (US 2026/0187080 A1).
- Délivrance du brevet : 25 août 2026, avec 20 revendications et 13 planches de dessins.
Le brevet ne parle jamais d’« AI Overview », qui est le nom du dispositif de Google. Il décrit un « generative search results document », un document généré par IA qui combine une réponse directe, des sections thématiques et des citations vers les pages sources. Les maquettes d’interface jointes montrent un bouton « Deep search » à côté du champ de recherche, sur l’exemple de la requête « How long do elephants live ».
Pour rappel, Microsoft déploie depuis plusieurs années des fonctions de recherche générative dans Bing. Comme tout brevet, ce texte décrit un système possible : il ne prouve pas que chaque mécanisme est utilisé tel quel dans le moteur.
Bing ne génère pas de réponse IA pour toutes les requêtes
Premier point relevé par Ian Sorin : Bing évalue la complexité de la requête avant de décider si une réponse générative en vaut la peine. Le brevet confirme ce filtre, présenté comme un « seuil de document génératif ».
Concrètement, le système calcule un score de complexité à partir de la requête, des premiers résultats et de l’intention de recherche détectée. Ce score mesure la difficulté à fournir une réponse satisfaisante, ce que le brevet appelle l’« answerability ». Les exemples donnés sont explicites :
- Score faible : « solve 2+2 » ou « youtube », qui peuvent recevoir une réponse directe.
- Score élevé : « analyze the impact of climate change on global agriculture », qui suppose de croiser plusieurs sources.
Si le score atteint le seuil, le document génératif est créé. Sinon, l’utilisateur reçoit des résultats classiques, éventuellement enrichis, ou une réponse directe. Le brevet mentionne deux façons de calculer ce score : un modèle de machine learning dédié ou un cadre heuristique, c’est-à-dire un ensemble de règles fixes.
Microsoft justifie ce filtre par l’économie de ressources : inutile de mobiliser plusieurs modèles d’IA pour une requête de navigation.
Illustration du principe général, réponse générée vs. réponse directe - Source : Microsoft Bing
Query fan-out et petits modèles : la chaîne qui produit la réponse
Le cœur du brevet repose sur des « small generative AI models », de petits modèles d’IA spécialisés chacun dans une tâche. Le texte cite l’exemple d’un modèle de 1,5 milliard de paramètres, contre 7 milliards pour un « grand » modèle. Ces petits modèles seraient obtenus par transfert d’apprentissage à partir d’un modèle plus grand, puis affinés sur une tâche précise.
L’intention de recherche identifiée en premier
Une fois la requête reçue, le système interroge l’index web pour obtenir une première série de liens. Un modèle dédié à l’intention analyse ensuite la requête et ces résultats pour dégager une ou plusieurs intentions, classées par ordre de probabilité. Selon le brevet, les premiers résultats et l’intention sont obtenus en 1,5 seconde environ.
Des sous-requêtes pour élargir le corpus
Comme l’a noté Ian Sorin, le query fan-out (c'est-à-dire la décomposition d’une requête en plusieurs recherches connexes) fait partie du processus. Un modèle spécialisé génère des requêtes alternatives à partir de la requête initiale, de l’intention et des premiers liens. Le brevet prend l’exemple de « best time to visit Hawaii », qui donne lieu à des recherches sur la période la moins chère, celle où la météo est la plus favorable ou celle des principaux événements. Ces sous-requêtes sont produites en 1,8 seconde environ.
Google a lui aussi décrit publiquement ce mécanisme pour son AI Mode en 2025, ce qui conforte le constat sur la proximité des deux approches.
Un tri par un modèle de classement
Les sous-requêtes sont envoyées à l’index, souvent en parallèle. Dans l’exemple du brevet, 5 requêtes alternatives renvoient chacune 50 liens, soit 250 résultats supplémentaires (300 avec les 50 résultats initiaux). Un modèle de classement note ensuite chaque lien selon sa correspondance avec la requête et l’intention, puis ne retient que les 5, 10 ou n meilleurs. Ce sont ces « enhanced search link results » qui servent de base à la rédaction. Cette étape prend environ 6 secondes.
Une réponse courte produite en parallèle
Pendant ce temps, un autre petit modèle rédige la « directed answer », une réponse d’une ou deux phrases à partir de la requête, de l’intention et des premiers résultats. Elle est générée en moins de 3 secondes. Dans la maquette du brevet, elle apparaît en titre : « Up to 70 years in the wild and 88 years in captivity ».
Le parallélisme est central dans la démonstration de Microsoft. Selon le brevet, enchaîner ces opérations l’une après l’autre prendrait plus d’une minute, alors que le document complet doit être livré en moins de 10 secondes. Cette limite figure d’ailleurs dans la revendication 19.
Des sections générées puis filtrées par des modèles de contrôle
À partir des liens retenus, le système détermine les thèmes à couvrir, puis un modèle rédige chaque section. Plusieurs instances de ce modèle peuvent tourner simultanément, une par section. Chaque section comprend un titre, une phrase d’accroche et un développement, avec des citations liées aux pages sources. Le modèle choisit le format le plus adapté : paragraphe, liste à puces, tableau, image ou vidéo.
Ces sections passent ensuite par des « lightweight quality check models », des modèles légers de contrôle qualité. Le brevet en cite quatre rôles :
- Déduplication : suppression des contenus répétés d’une section à l’autre.
- IA responsable : application des règles de sécurité et des politiques internes.
- Contenus inexacts : un modèle de détection des hallucinations repère et retire les passages erronés.
- Liens d’images défectueux : suppression des images cassées.
Le brevet décrit une exclusion des contenus inexacts que leur réécriture.
La revendication 12 précise aussi que la déduplication s’appuie sur les liens cités dans les sections. Autrement dit, la source attribuée à un passage sert de repère pour identifier les doublons.
Un modèle d’interface assemble texte, tableaux et cartes de réponse
Dernière étape : la mise en forme. Un modèle de correspondance associe à chaque section des « answer cards », des cartes qui donnent une réponse rapide à une question ou à une sous-question. Ces cartes peuvent contenir du texte, des images, de l’audio, de la vidéo ou des animations, et embarquent des métadonnées pour que le modèle comprenne leur contexte.
Un « generative UI layout model » détermine ensuite la disposition de l’ensemble : ordre des sections, emplacement des éléments, styles. Selon les revendications, ce modèle fonctionne sur une base heuristique, à partir des caractéristiques du contenu.
Les maquettes du brevet donnent une idée du rendu final :
- Une table des matières : à gauche, avec les sections du document.
- La réponse directe en titre : suivie d’un texte, d’une image et d’un tableau.
- Une mention des sources : « Based on 2 sources », avec les liens correspondants.
- Un panneau « Deep Search » : il affiche l’intention retenue, les thèmes connexes et les liens consultés.
Pendant la génération, un indicateur montre les étapes en cours (« Understanding query », « Searching selected items », « Ranking by understanding ») et annonce une attente d’environ 10 secondes.
Des réponses mises en cache tant que les résultats ne bougent pas trop
Le dernier point relevé par Ian Sorin concerne la réutilisation des réponses. Le brevet indique que, lorsqu’une requête identique ou proche produit le même ensemble de liens, le système peut resservir le document génératif déjà créé sans rappeler les modèles d’IA. Le document n’est mis à jour que lorsque l’ensemble des résultats diffère au-delà d’un seuil.
Pour les professionnels, ce mécanisme a une conséquence concrète : une page qui entre dans les résultats sélectionnés ne serait pas forcément prise en compte immédiatement, tant que la liste globale des liens reste proche de la précédente. À l’inverse, une réponse déjà en cache peut continuer à citer une source pendant un certain temps.
Ce passage figure toutefois dans la description du brevet et non dans ses revendications, qui définissent ce que Microsoft protège juridiquement. Le texte ne précise pas non plus la valeur du seuil de changement, ni la durée de conservation des réponses en cache. Reste donc à savoir dans quelle mesure Bing applique réellement cette logique de réutilisation, et à quel rythme ses réponses génératives sont recalculées.
L’article "Brevet Microsoft : Bing réserve ses réponses génératives aux requêtes jugées « complexes »" a été publié sur le site Abondance.
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La chronique de Waly Dia. «Des candidats au bac frappés par ceux qui ne l’ont pas eu»
Pour sa première chronique de la saison, enregistrée sur scène samedi 10 octobre à Marseille, l’humoriste revient sur les écrits antisémites de Jordan Bardella et la réaction du gouvernement face à la mobilisation lycéenne. -
Effleurer l'avenir. Notes sur le technofascisme
« L'avenir appartient à ceux qui savent perforer le présent » [1], écrit Cindy Coutant au début de son excellent Pénétration terminale, dernière publication des éditions Audimat. Perforer, c'est traverser ; mais traverser d'une façon bien particulière : traverser en vue d'atteindre, d'arriver – traverser pour arriver. Perforer semble être cet impératif de l'époque que, il y a presque trente ans, un groupe d'auteurs anonymes décrivait ainsi « il faut supprimer le trajet ; il est impératif d'arriver seulement » [2].
Perforer, c'est donc performer afin d'atteindre le plus rapidement, le plus efficacement possible, c'est trouer tout ce qui sépare de la fin, c'est performer l'atteinte. Cette performance ne va pas sans force, sans efficience, sans vigueur, elle est la promesse de la technologie, et des discours qui la sous-tendent relevant d'une « grammaire rigide de la perforation » [3]. Il est question partout dans l'ouvrage de cette rigidité érectile comme imaginaire et cap du technofascisme. Seul un être rigide peut, en effet, « tout défoncer sur son passage » [4] – c'est-à-dire arriver à ses fins. Mais ce passage n'est pas infini, il ne peut être une dérive, liquide ou molle, un détour à jamais inachevé, figures du looser – de l'échoué – qui ne parvient pas. La perforation, la pénétration doivent être terminales. Coutant reprend l'expression à la balistique (une science des balles, une science des projectiles, donc, une science du projet) :
La pénétration terminale désigne la capacité opérationnelle de pénétration d'un projectile durant l'ultime phase de sa trajectoire : précision d'impact, capacité de percée, étendue des dommages selon sa nature anti-personnelle ou anti-matérielle. Si la balistique étudie les trajectoires sous tous leurs aspects, la balistique terminale est la branche scientifique qui étudie le moment où le projectile n'a plus d'options ; lorsqu'il ne corrige plus sa course, ne négocie plus sa vitesse, ne compose plus avec l'espace traversé. La trajectoire est verrouillée, l'horizon se referme en ligne d'impact : le projectile doit défoncer, et qu'il atteigne exactement sa cible ou qu'il la manque, il va le faire. La terminalité est tout à la fois une fin de parcours et le moment où l'action quitte le champ des possibles pour devenir exécutoire [5]
La balistique terminale s'intéresse donc au point de non-retour [6], qui porte mal son nom dans la mesure où ce moment est celui de l'impact, c'est-à-dire de l'arrivée : dans le projet, toute arrivée est un retour, puisqu'il s'agit d'atteindre ce qui a déjà été projeté au préalable, de parvenir là où on s'était imaginé aller, de retourner à ce qui avait été projeté. Et c'est ce qui explique, aussi, pourquoi l'imaginaire du technofascisme, qui est l'imaginaire de la projection par excellence, est un imaginaire nostalgique, réactionnaire : car, d'une certaine manière, tout projet est nostalgique, tout projet est une façon de retourner, retour en forme d'aller vers ce qui avait été prévu. La terminalité est le moment du passage à l'acte, en même temps que la preuve de la capacité à passer à l'acte, à être davantage qu'une pure puissance n'ayant pas éprouvé sa bravoure. La terminalité performe donc cette capacité à passer à l'acte – performance de son actualité en tant que, on va le voir, sujet masculin blanc occidental. La performativité/perforativité, que l'on pourrait à présent désigner par le syntagme perfor(m)ativité, peut apparaître alors comme une forme d'agentivité qui expliquerait certaines violences faites à tout ce qui est hors-norme, comme l'imaginent Véronica Gago et Luci Cavallero :
les féminicides, travesticides, transféminicides, lesbicides répandent l'idée d'un pouvoir absolu au niveau de la quotidienneté. Il n'est pas nécessaire d'avoir du « pouvoir institutionnel », il n'est pas nécessaire d'« être un grand homme », pour exercer ce pouvoir de tuer. Et, pour cela même, cet accès au pouvoir devient si attractif entre pairs. L'accès au gouvernement – au plus grand pouvoir institutionnel démocratique – d'une personne comme Milei, qui revendique de manière sinistre et efficace le pouvoir brutal de « ceux qui n'ont pas de pouvoir » (ceux qui ne sont pas la caste), « libère » un mode d'exercice du pouvoir que nous caractérisons comme passage à l'acte des « discours de haine » émis par l'État [7]
Perfor(m)er sa virilité, sa capacité à atteindre, sa rigidité, passe donc par l'exercice d'une violence envers les corps perçus comme à traverser, à transpercer, comme moyens :
le sujet blanc masculin souverain est héritier d'un corps-projet — qui a la capacité d'agir, de posséder, de s'étendre, de pénétrer. Les sujets secondaires, qu'ils soient infériorisés, subordonnés, voire rendus appropriables, héritent d'un corps-destin, hyperincarné et pénétrable : corps de travail, de service, d'exposition à la violence [8]
Dans un texte certes austère et cependant ici, me semble-t-il, nécessaire, Emmanuel Kant sommait les êtres humains à agir moralement, c'est-à-dire à ne jamais se traiter mutuellement comme des moyens, mais toujours comme des fins :
les êtres raisonnables sont appelés des personnes, parce que leur nature les désigne déjà comme des fins en soi, c'est-à-dire comme quelque chose qui ne peut pas être employé simplement comme moyen, quelque chose qui par suite limite d'autant toute faculté d'agir comme bon nous semble [9]
Il se trouve que le ressentiment microfasciste considère toute limite à notre capacité d'agir comme une valeur molle, de gauche, woke, dévitalisée. Dans la logique du projet, de la perfor(m)ance, tout ce qui se dresse sur mon chemin ne peut apparaître que comme moyen, non d'abord au sens d'outil, mais au sens de ce qui se dresse entre moi et ma fin. Tout défoncer sur son passage signifie alors considérer ce qui se trouve sur celui-ci comme moyen terme. Pour reprendre la fameuse équation marxienne de la plus value, on pourrait symboliser la logique du projet par S-M-S', S symbolisant le Sujet, et M le moyen, dans l'optique d'obtenir S'>S. À cet égard, la définition de la souveraineté proposée par Peter Sloterdijk, comme « le pouvoir ou la capacité d'utiliser les êtres humains comme des moyens » [10] me semble cruciale. C'est cela que signifie « supprimer le trajet », pour revenir à une des citations ci-avant. Supprimer le trajet, au sens premier du mot, signifie considérer comme moyen jetable tout ce qui se tient entre moi et ma réalisation. Ce pourquoi « les dirigeants, les hommes politiques et les chefs sont surtout les ordonnateurs d'une cruauté fonctionnelle » [11]. Ou, pour le dire avec Coutant, « la pénétration terminale que le suprémacisme s'arroge est un droit de tout défoncer sur son passage : un droit d'effraction, et un droit de décharge, qui refuse d'être contredit » [12]. Contredire ce droit reviendrait en effet à limiter la puissance, à restreindre la force, à ramollir la rigidité, à contrecarrer le projet, ou encore à empêcher l'avancée, à être obstacle, à faire du progrès une aporie. Le sujet masculin blanc occidental ne veut pas souffrir de l'impasse, de la dead end, tel est le sens de son désir d'immortalité : tuer la mort de la dead end, faire des impasses des avenues, les routes pavées de l'avenir. Pourtant, cette téléologie performative n'est pas un réel à-venir, car toute téléologie est « au fond la négation de l'avenir » [13].
Si chaque sujet viril doit perfor(m)er son agentivité et mener à bien différents projets, cela n'empêche que tous ces projets participent d'un futur unique et incontournable, en tout cas aux yeux des technofascistes, face auquel l'alternative est de s'adapter ou de périr. Pour désigner ce futur nécessaire, ou ce futur déjà-là, cette ultime forme-du-déjà, Coutant emprunte à Brian Massumi l'expression de futurité superlative. Dans Ontopouvoir, celui écrit que
Nous vivons à une époque où ce qui n'a pas eu lieu remplit les conditions pour s'afficher comme une information de première page […]. Nous vivons une époque où ce qui doit encore se produire non seulement se hisse à la une des informations mais prend régulièrement, et de façon tonitruante, plus d'importance que ce qui a effectivement eu lieu. Il fut un temps où hier constituait le fonds de commerce du journalisme. Aujourd'hui, hier peut tout à fait pâlir dans la lumière éclatante des nouvelles de demain [14]
On peut cependant se demander, devant cet apparent renversement,
Comment l'inexistence de ce qui n'a pas eu lieu peut-elle être plus réelle que ce dont on peut maintenant observer l'achèvement et l'accomplissement ?
La menace vient du futur. Elle est ce qui peut se produire ensuite. Le lieu où elle finira par frapper ainsi que son étendue ultime ne sont pas définis. Sa nature présente des contours ouverts. Ce n'est pas simplement qu'elle n'est pas : elle n'est pas d'une façon qui n'est jamais terminée. On ne peut jamais en être quitte. Même si un danger clair et effectif se matérialise dans le présent, nous n'en avons toutefois pas fini. Le potentiel persiste toujours que la suite soit même pire, et que ce qui vient encore après le soit encore plus. L'incertitude de l'événement suivant, potentiel, n'est jamais épuisée dans un événement donné. Il y a toujours un reste d'incertitude, un surplus inépuisé du danger. Le présent est éclipsé par la subsistance d'un surplus constituant un potentiel indéterminé pour un événement suivant qui retourne à toute allure vers le futur et s'auto-renouvelle [15]
Ce surplus impossible à résorber d'une menace inépuisable est ce qui justifie, a posteriori, l'invasion de l'Irak bien qu'aucune arme n'y ait été jamais retrouvé. Comme l'écrit encore Massumi :
L'invasion était bonne parce qu'il y avait, dans le passé, une menace future. Vous ne pouvez pas éliminer un tel « fait ». Le potentiel de menace n'est jamais devenu un danger clair et présent, mais cela ne signifie pas qu'il n'était pas là, d'autant plus réel qu'inexistant. La futurité superlative de la menace non actualisée nourrit, depuis le passé, ce qui vient, dans une course folle au future, qui ne s'arrête pas aux présents qui se produisent. La menace aura été réelle de toute éternité [16]
L'usage du futur antérieur me semble particulièrement remarquable. C'est que ce temps est le mode du futur tel qu'il a déjà eu lieu, fruit d' un « type d'histoire et de rationalité », qui « n'est que l'effet de l'illusion rétrospective d'un résultat historique donné, qui écrit son histoire au « futur antérieur », qui pense donc son origine comme l'anticipation de sa fin » [17]. Ici la menace, c'est-à-dire la potentialité, ce qui n'est pas effectif, aura été consubstantielle au réel, de toute éternité. Le futur antérieur est donc hanté d'une menace permanente, justifiant un état d'exception permanent, ce pourquoi je propose, ailleurs, de l'appeler futur hantérieur [18]. Comme origine anticipant sa fin, il correspond très exactement à ce que Nick Land, pape de la pénétration terminale, nomme causalité retrochronique, lui qui déclarait dans une interview : « il n'y a qu'un seul sujet, à vrai dire, qui a orienté tout ce à quoi je me suis intéressé ces vingts dernières années : l'identité téléologique du capitalisme et de l'intelligence artificielle » [19]. Selon lui, le capitalisme poursuit ses propres fins, mutant, à notre époque, en IA, pour atteindre, téléologiquement, un événement qui donnera rétrospectivement sens à tout notre présent, bien que cette téléologie soit camouflée :
Le capitalisme – c'est-à-dire la téléologie du capital – [...] peut être décrit superficiellement comme l'usurpation de certaines fins dernières humaines par certaines autres ou par une complication téléologique résultant d'une insurrection de l'instrumental.
Tant qu'il ne sera pas admis que le capitalisme tend à réaliser une fin entièrement inventée par lui et grossièrement désignée par Singularité Technologique, la focalisation sur les intérêts humains (statuts, richesses, consommations, loisir) agira comme distraction empêchant cette discussion de commencer.
Bien entendu, l'organisation de la société en vue de répondre aux besoins humains est une perversion dégradée. C'est une proposition que tout réactionnaire serait probablement prêt à admettre. Néanmoins, quiconque considère cela comme une critique du capitalisme n'a pas même commencé à sérieusement mesurer ce que le capitalisme accomplit réellement. Ce qu'il est en lui-même est seulement tactiquement connecté à ce qu'il fait pour nous – ce qu'il nous échange contre son auto-incrémentation. Notre phénoménologie est son camouflage [20]
Nous croyons donc maîtriser le capitalisme, comme système économique pourvoyant gauchement à nos besoins, quand c'est au contraire lui qui use de nous pour atteindre son objectif, la singularité. Dans le délire de Land ou la futurité superlative décrite par Massumi, le futur apparaît comme déjà effectif bien que non encore advenu. Dans les deux cas, « le présent devient un carrefour où se rencontrent ceux qui vivent déjà dans le futur et ceux qui demeureront toujours emprisonnés dans le passé » [21]. Les technophiles préemptent le futur, tandis que les has been, mormons ou gaulois réfractaires sont passifs, spectateurs devant cette causalité silencieuse qu'heureusement Land et ses sbires ont la sagacité de percevoir. Ainsi « le temps n'est pas simplement la ligne tendue entre le passé et l'avenir, une ligne que l'on peut charger de promesses ou ramener à sa nudité. Il est aussi une distribution hiérarchique des formes de vie » [22]. Cette hiérarchie se fait entre deux types d'individus :
Il y a ceux qui vivent dans le temps des événements qui peuvent arriver, le temps de l'action et de ses fins, qui est aussi le temps de la connaissance et du loisir. Ceux-là, de l'Antiquité jusqu'au XIXe siècle, ont été désignés comme hommes actifs ou hommes de loisir. Et il y a ceux qui vivent dans le temps des choses qui arrivent les uns après les autres, le temps rétréci et répétitif de ceux qu'on appelle hommes passifs ou mécaniques, parce qu'ils vivent dans l'univers des simples moyens sans avoir part aux fins de l'action non plus qu'à la fin en soi du loisir [23]
La dichotomie moyen/fin apparaît de nouveau comme le critère essentiel. À certains la capacité à projeter, à se donner des fins, à d'autres la passivité, l'être-moyen, l'être-medium du projet d'un autre, l'être pénétrable, pour reprendre les termes de Cindy Coutant. Cette bipartition rejoint celle qui a été conçue traditionnellement entre sujets pouvant voyager et sujets dont on attend qu'ils restent à demeure. C'est évidemment les hommes qui sont autorisés à voyager, à explorer voire carrément à coloniser, tandis que les femmes sont tenues d'occuper la maison, immobiles et immobilisées (et n'oublions pas qu'avoir un mobile c'est avoir une fin ; la fin, le but, mobilisent – rendent ses poursuivants mobiles et mobilisés). Eric J. Leed forme même, pour caractériser ce voyage traditionnellement conçu comme masculin, le concept de Spermatic Journey, voyage spermatique :
Avec ses promiscuités inhérentes, le voyage sert le Voyage spermatique : il diffuse la semence masculine qui fonde les lignées, et, par extension, les murs, les chemins, les enceintes et les frontières qui contiennent les femmes et contrôlent l'accès des autres hommes aux femmes. La chasteté de Pénélope qui refuse ses prétendants est la condition de l'arrivée finale d'Ulysse, car elle préserve les relations qui définissent le foyer au sein duquel s'enracine l'identité d'Ulysse en tant que roi, mari, père, fils [24]
Le caractère spermatique du voyage permet de comprendre l'engouement technofasciste pour la conquête spatiale, conquête qui désigne aussi par métonymie les femmes séduites. C'est la figure de la ligne droite, de la rectitude – que l'on retrouve dans la direction mais aussi dans l'érection – qui embrasse l'imaginaire à la fois d'efficacité (puisque la ligne droite est mathématiquement le trajet le plus court entre deux points) et d'atteinte (droit au but !). Comme l'écrit Sylvain Venayre, la « raison exprimée par la route s'incarnait depuis la seconde moitié du XVIIIe siècle dans une figure éminemment masculine : celle de l'ingénieur », « la rationnelle ligne droite, s'opposant aux courbes de la nature, renvoyait à une représentation duelle du monde, la rectitude et la raison étant du côté masculin, les courbes et l'exubérance appartenant au côté féminin » [25]. Claude Lévi-Strauss a justement opposé, par ce qui est devenu une célèbre distinction, les figures de l'ingénieur et du bricoleur. Dans La Pensée Sauvage, il écrivait :
Le bricoleur est apte à exécuter un grand nombre de tâches diversifiées ; mais, à la différence de l'ingénieur, il ne subordonne pas chacune d'elles à l'obtention de matières premières et d'outils, conçus et procurés à la mesure de son projet : son univers instrumental est clos, et la règle de son jeu est de toujours s'arranger avec les « moyens du bord », c'est-à-dire un ensemble à chaque instant fini d'outils et de matériaux, hétéroclites au surplus, parce que la composition de l'ensemble n'est pas en rapport avec le projet du moment, ni d'ailleurs avec aucun projet particulier, mais est le résultat contingent de toutes les occasions qui se sont présentées de renouveler ou d'enrichir le stock, ou de l'entretenir avec les résidus de constructions et de destructions antérieures. L'ensemble des moyens du bricoleur n'est donc pas définissable par un projet [26]
L'ingénieur est l'agent paradigmatique du projet, celui qui se donne une fin puis arraisonne des moyens en vue de l'atteindre. La bricoleur, à l'inverse, dispose d'un ensemble de moyens sans fin, glanés au gré de pérégrinations, de divagations – figure du détour, de la dérive qui s'oppose à la rectitude de l'ingénieur, et, peut-être, aussi, à son érection, car son ambition est plus modeste (et, pourtant, révolutionnaire à certains égards). En ce sens, l'écriture relève du bricolage, puisque nous lisons et collectons des fragments non en vue d'un texte à venir dont on connaîtrait déjà les contours, mais plutôt pour la beauté d'une phrase, l'acuité d'une autre, sans vue particulière ; toute écriture est collage, bricolée, bricollage, dont je voudrais que le texte que l'on est entrain de parcourir soit une illustration. Mais revenons à la rectitude. Dans son dernier cours au Collège de France, Foucault rappelait la gémellité entre celle-ci et la vérité : « est alêthês ce qui est droit (euthus : direct). Cette rectitude s'oppose aux détours et aux replis, qui justement dissimulent cette rectitude. Ce fait d'être euthus, pour ce qui est vrai, s'oppose également à la multiplicité et au mélange qui altère » [27]. Que la rectitude, la droiteté ait à voir avec l'indemne, le pur, permet de comprendre les obsessions raciales et biologisantes des technofascismes, leur peur de la viralité. Car la vérité, droite, vectorise une identité : « par le fait qu'elle est sans détour, sans dissimulation, sans mélange, sans courbure ni perturbation (elle est bien droite), par là-même elle peut se maintenir telle qu'elle est, dans son identité immuable et incorruptible » [28]. Mais Foucault, une fois n'est pas coutume, oublie quelque chose : « euthus a aussi une signification liée au temps : “immédiatement,” “de façon imminente” “sans hesitation”. On embarque sur le droit chemin, qui est aussi la plus courte distance entre deux points, immédiatement, sans perdre de temps » [29]. La rectitude est donc aussi une figure de l'immédiateté, immédiateté non de fait, mais de droit, de désir ; il s'agit, sur le sentier droit, de se mettre en branle immédiatement, sans hésitation – ce serait être ramolli. Le désir technofasciste, en effet, « se charge dans l'angoisse […] de la perte, la jouissance volée, le corps contaminé, l'avenir confisqué. Chaque peur de destruction peut fournir l'affect et l'urgence d'une politique de destruction. Ainsi, ces jours-ci [...] une même eschatologie impatiente se donne à lire » [30]. Cette eschatologie impatiente se nourrit de l'imaginaire de la rectitude, quand la patience est plutôt quiétude face aux serpentes du trajet. Il est de toute façon bien connu que, dans l'imaginaire technocapitaliste, le temps c'est de l'argent ; toute hésitation est perte, part maudite.
Le rapport à un futur perçu comme déjà-là, incarné de façon paradigmatique par les technofascistes et autres « turbovirils », futur impatient et fils d'angoisse, fonctionne à notre époque comme une norme temporelle. Par norme temporelle, j'entends la façon normale de se rapporter au futur, sous la modalité de son effectuation déjà-réalisée, par le prisme téléologique, et par la projection perpétuelle. En effet, si « la mort, c'est l'impossibilité d'avoir un projet » [31], la vie virile et transhumaniste doit se penser comme projet immortel et d'immortalité, projet perpétuel. Quiconque hésite, quiconque habite le temps différemment, sans avoir avec lui un rapport de rentier, sera accusé d'être un mollasson, un oisif, un léthargique, de manquer d'ambition. Ce rapport au temps n'est cependant pas producteur d'une différence (et surtout pas d'une différance, puisqu'il s'agit d'être droit, de ne pas hésiter), mais consolide les identités. Comme l'écrit encore Cindy Coutant, les narratifs technofascistes « ne fantasment [...] jamais une rencontre avec l'autre radical, mais l'avènement d'un autre supérieur, radicalement déjà-là, originellement pur ; ainsi que la reproduction perpétuelle du même » [32]. Cette mêmeté, ce statut quo à l'arrière plan de la prétention à incarner un changement ou un devenir-autre, Ajari la décrit très justement. D'une part « le technofascisme représente […] une politique purifiée de toute dimension populaire. Il s'agit, pour ceux qui ont déjà tout, de figer leur domination dans le marbre, en faisant perdre au reste de la société jusqu'à l'intuition qu'un autre ordre du monde est possible » [33]. D'une autre, dans « l'univers mental technofasciste, on peut rêver de transcender l'humanité, mais nullement la binarité du genre ou les fondements fantasmatiques de la civilisation occidentale, c'est-à-dire les balises les plus rassurantes de l'anthropologie blanche et bourgeoise moderne » [34]. Contrairement à ce que son narratif prétend, le transhumanistes ne donne naissance a aucune nouveauté, mais est garant de l'ordre établi, situation paradoxale que Ajari décrit par le concept d' « archéofuturisme », où il s'agit de soulager une inquiétude existentielle :
Une angoisse caractéristique de la suprématie blanche à travers l'histoire concerne ce que je qualifie de corruption viscérale, à savoir le fait d'être intérieurement mû par un désir qui n'est pas le sien. Le métissage avec les Noirs, l'infiltration de l'Islam en Occident ou la transidentité sont autant de visages de ce péril. Contre cette constance menace d'intime contamination, le technofascisme carapace son contenu civilisationnel en recourant à un formalisme technologique plus agressif. Les transformations historiques que projettent les technofascistes sont toujours somptueusement formelles, mais se préservent de toute altération essentielle, de toute modification de contenu. Les mutations spectaculaires des formes fonctionnent précisément comme une armure qui vise à protéger l'invariance d'un contenu substantiel [35]
Ou, comme le résume Coutant
ce que l'élite technologique cherche à reproduire avant toute chose, c'est l'ordre qui la produit comme élite. La supériorité technologique légitime la domination raciale tandis que l'élection raciale garantit l'accès privilégié au génie technologique, dans une boucle d'auto-validation où chaque terme renforce l'autre dans la perpétuation du même [36]
Comment interrompre, alors, « la boucle de la pénétration terminale, où la race supérieure produit la technologie et la technologie confirme la supériorité raciale » [37] ? Je voudrais proposer, pour conclure, des chemins, des suggestions, non des solutions, pour défaire la boucle, pour s'interdire de la boucler, pour s'empêcher de tourner en rond. Je travaille depuis quelques temps à une forme, l'errance, qui serait comme une interruption de cette boucle, cette récursivité entre projet et atteinte. Parce qu'elle ne projette rien, abandonne l'exercice d'une quelconque puissance, renonce à performer et à perforer (par elle, il ne s'agit guère de traverser, ou bien alors de traverser un medium infini, d'être en permanence de travers), l'errance serait une de ces figures « inutilisables par le fascisme » [38] et particulièrement par sa version contemporaine, le technofascisme. Et parce que Coutant insiste sur le caractère libidinal de ce dernier, c'est une autre figure, anatomique, que je voudrais convoquer. Il s'agit d'un petit organe sans pourquoi, supplémentaire, fragment d'un corps vivant, qui pourtant n'a pas de fonction biologique-reproductive : le clitoris. Comme l'écrit Catherine Malabou, le « plaisir clitoridien n'est pas l'effet d'une percée, d'une pénétration ni d'un coup de poignard. Ce qui veut dire aussi que, si les zones d'extase du réel sont bien aussi des zones de production de sens, celui-ci se manifeste sans saillir, à tous les sens du terme » [39]. Le clitoris est désactivation, désœuvrement de la pénétration terminale. Comme manifestation sans saillie, c'est-à-dire sans relief, il serait aussi une figure de l'horizontalité, qui s'oppose à la verticalité de la hiérarchie, même si la verticalité est peut-être insuffisante pour penser les rapports hiérarchiques [40]. Elle dresse cependant bien l'imaginaire du technofascisme, de la fusée-érectile à la conquête spatiale, on l'a vu. Le clitoris désoeuvre, aussi, la terminalité, car il est sans fonction propre : il n'est pas une figure de la technicité, du moyen en vue d'une fin, il n'est pas une figure du perfor(m)er. Lisons un peu longuement Malabou :
{}
An-arkhia, en grec, désigne littéralement 1' absence de principe (arkhè), c'est-à-dire de commandement. Sans commandement signifie aussi sans commencement. L'arkhè détermine un ordre temporel en privilégiant ce qui vient en premier, dans l'ordre du pouvoir comme dans celui de la chronologie. Anarchie veut dire dès lors sans hiérarchie ni origine. L'anarchie remet en question la dépendance et la dérivation.
Pendant des siècles, « anarchie » n'a signifié que désordre et chaos. Aristote l'a définie comme la situation d'une armée sans stratège. Une armée qui tout à coup s'éparpille, ne sait plus d'où elle vient ni où elle va. […]
La complicité entre clitoris et anarchie tient d'abord à leur destin commun de passagers clandestins, à leur existence secrète, cachée, méconnue. Le clitoris a longtemps été considéré lui aussi comme un fauteur de troubles, un organe en trop, inutile, narguant l'ordre anatomique, politique et social de son indépendance libertaire, de sa dynamique de plaisir détachée de tout principe et de tout but. Un clitoris, ça ne se gouverne pas. Malgré toutes les tentatives de lui trouver des maîtres - autorité patriarcale, diktat psychanalytique, impératifs moraux, poids des coutumes, plomb de l'ancestralité -, il résiste. ll résiste à la domination du fait même de son indifférence au pouvoir et à la puissance.
La puissance n'est rien sans son effectuation, sa performance, comme en témoigne l' application d'une loi, d'un édit, d'un arrêté ou même d'un conseil. La puissance est toujours en attente de son actualisation. Actes, principes, lois, décrets, dépendent à leur tour de la docilité et la bonne volonté de leurs exécutants. Acte et puissance tissent la toile inextricable de la subordination. Le clitoris n'est précisément ni en puissance ni en acte. Il n'est pas cette virtualité immature en attente de 1'actualité vaginale. Il ne se plie pas non plus au modèle de 1'érection et de la détumescence. Le clitoris interrompt la logique du commandement et de l'obéissance. Il ne dirige pas [41]
Le clitoris incarne ainsi l'errance, ce mouvement anarchique, horizontal, sans but. Sans doute nous invite-t-il à d'autres récits, abrogeant les pénétrations terminales, lui préférant les stimulations médiales, formes d'un moyen qui vaut en lui-même et non pour ce qu'il permet d'atteindre (le plaisir, comme le jeu, est sa propre fin) et qui seules ouvrent, sans pénétrer, à l'avenir, car « l'avenir, c'est ce qui n'est pas saisi […]. L'avenir, c'est l'Autre » [42]. À cet organe étranger aux dichotomies acte/puissance et activité/réceptivité correspond une façon d'être, le geste, qui ne se résout pas à la distinction entre action téléologique et passivité spectaculaire, et « présente des moyens qui se soustraient au règne des moyens sans pour autant devenir des fins » [43]. Parmi tous les gestes, la caresse, en particulier, me semble désarmante, parce que
la caresse ne sait pas ce qu'elle cherche. Ce 'ne pas savoir', ce désordonné fondamental en est l'essentiel. Elle est comme un jeu avec quelque chose qui se dérobe, et un jeu absolument sans projet ni plan, non pas avec ce qui peut devenir nôtre et nous, mais avec quelque chose d'autre, toujours autre, toujours inaccessible, toujours à venir. La caresse est l'attente de cet avenir pur, sans contenu [44]
C'est par un imaginaire du geste, un imaginaire clitoridien, que seront rendus inopérants les désirs de perforer, les désirs de parvenir. À la pénétration terminale, il faudrait alors opposer une caresse sans fin. Caresser sans fin, tel serait, peut-être, une manière d'effleurer l'avenir.
Tristan Pellion
[1] C. Coutant, Pénétration terminale, Audimat, 2026, p. 15.
[2] Anonyme, Relevés provisoires de nos griefs contre le despotisme de la vitesse à l'occasion de l'extension des lignes du TGV, Éditions de l'Encyclopédie des Nuisances, Paris, 1998, p. 23.
[3] C. Coutant, Pénétration terminale, ouvrage cité, p. 21.
[4] Idem, p. 26.
[5] Idem, p. 23.
[6] Qui désigne aussi le moment de l'éjaculation, ce qui renforce l'accointance entre technologique et performance sexuelle exhibée par Coutant.
[7] V. Gago et L. Cavallero, Contra el autoritarismo de la libertad financiera, Tinta Limón, 2025, p. 108. Je traduis.
[8] C. Coutant, Pénétration terminale, ouvrage cité, p. 26.
[9] E. Kant, Fondement de la métaphysique des mœurs, tr. fr. V. Delbos, Delagrave, 1990, p. 149.
[10] P. Sloterdijk, Dans le même bateau. Essai sur l'hyperpolitique, tr. fr. P. Deshusses, Payot&Rivages, 2003, p. 43.
[11] Idem, p. 44.
[12] C. Coutant, Pénétration terminale, ouvrage cité, p. 26.
[13] J. Derrida et M. Ferraris, Le goût du secret. Entretiens 1993-1995, Hermann 2018, p. 26.
[14] B. Massumi, Ontopouvoir. Guerre, pouvoir, perception, tr. fr. T. Drumm, Les Presses du Réel, 2021, p. 309.
[15] Idem, p. 310.
[16] Idem, p. 311.
[17] L. Althusser, Lire le Capital, I, Maspero, 1968, p. 51.
[18] Voir mes « Notes pour une théorie du futur hantérieur » dans l'ouvrage collectif Mark Fisher. Spectres du passé et réouvertures des possibles, à paraître au printemps 2027 aux éditions Tiers Paysage.
[19] N. Land, Remarks to the participants of the Incredible Machines 2014 Conference, March 8, 2014, texte disponible ici : https://incrediblemachines.info/nick-land-the-teleological-identity-of-capitalism-and-artificial-intelligence/. Je traduis.
[20] N. Land, « Romantic Delusion », dans Xenosystems. Fragments, Apostate, 2021, p. 174. Je traduis.
[21] N. Ajari, Technofascisme. Le nouveau rêve de la suprématie blanche, Météores, 2026, p. 27.
[22] J. Rancière, Les temps modernes. Art, temps, politique, La Fabrique, 2018, p. 18.
[23] Idem, p. 20.
[24] E. J. Leed, The Mind of the Traveler : From Gilgamesh to Global Tourism, Basic Books, 1991, p.114, cité et traduit par H. Van Appelgheim, La double peine. Formes et motifs de l'émancipation féminine dans les road movies du cinéma des grands espaces, de 1960 à nos jours, Thèse de Doctorat, Université Sorbonne Nouvelle, 2023, p. 22.
[25] S. Venayre, « Les valeurs viriles du voyage », dans l'ouvrage collectif Histoire de la virilité. Volume II, Le triomphe de la virilité. Le XIXe siècle, Seuil, 2011, p. 314, cité par H. Van Appelgheim page 55 de sa thèse.
[26] C. Lévi-Strauss, La pensée sauvage, 1962, Agora, Paris, p. 31.
[27] M. Foucault, Le courage de la vérité. Le gouvernement de soi et des autres, II. Cours au collège de France, 1984, Seuil, 2009, p. 202.
[28] Idem. Je souligne.
[29] A. Cavarero, Inclinations. A critique of rectitude, translated by A. Minervini et A. Sitze, Stanford University Press, 2016, p. 53. Je traduis, à partir d'un texte déjà traduit dont j'espère que le sens n'aura pas trop dérivé.
[30] C. Coutant, Pénétration terminale, ouvrage cité p. 154.
[31] E. Levinas, Le temps et l'autre, PUF, 1983 p. 62.
[32] C. Coutant, Pénétration terminale, ouvrage cité p. 149.
[33] N. Ajari, Technofascisme, ouvrage cité, p. 17. Je souligne.
[34] Idem, p. 29.
[35] Idem.
[36] C. Coutant, Pénétration terminale, ouvrage cité p. 155.
[37] Idem, p. 163.
[38] W. Benjamin, « L'oeuvre d'art à l'époque de sa reproductibilité technique », Oeuvres, I, tr. fr. M. de Gandillac, R. Rochtliz et P. Rusch, Gallimard, 2000, p. 69, cité par Ajari, Technofascisme, ouvrage cité, p. 57.
[39] C. Malabou, Le plaisir effacé. Clitoris et pensée, Payot&Rivages, 2020, p. 118.
[40] G. Casas, Théorie du feu de camp. Une métaphysique de la hiérarchie sociale, La Tempête, 2026.
[41] C. Malabou, Le plaisir effacé, ouvrage cité, p. 120-121. Je souligne.
[42] E. Levinas, Le temps et l'autre, PUF, 1983 p. 64.
[43] G. Agamben, Moyens sans fin. Notes sur la politique, tr. fr. D. Valin, Payot&Rivages, 2002, p. 68.
[44] E. Levinas, Le temps et l'autre, ouvrage cité, p. 81.
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Formation accélérée
À la naissance d'un mouvement, chacun.e se met à prendre la parole pour la première fois, et comme si c'était là, possible depuis toujours.
Comme si c'était depuis toujours que chacun.e avait en soi cette possibilité de parole, écrasée par le quotidien de la forme de vie domestique du capitalisme, d'interroger son mode d'existence matériel et spirituel.C'est un fait qui se constate presque à la naissance de chaque mouvement, et qui surprend, et qui émerveille, même si on sait que ça ne durera pas : un mouvement, en tant qu'il ouvre un espace collectif et subjectif au sein d'un autre espace collectif a-subjectif (la société) redonne la parole à l'espace social dans son ensemble.
Il y a de la pensée là où il n'y en avait pas.
De la pensée : une demande qui dépasse la question des réponses objectives qu'on pourra lui apporter.Dans ce début de séquence, ce qui frappe c'est la mise en commun et en partage d'un tort subi initialement par les premiers auteurs du mouvement : les jeunes et lycéen.nes racisé.es des banlieues, victimes quotidiennes de la violence policière. En s'élargissant, toutes les lycéennes et lycéens font les frais de cette violence dont ils mettent, par la même occasion, à parler. Les lycéen.nes ont appris en quelques jours à quelle police ils avaient affaire, et donc quel État ils avaient comme interlocuteur.
Le fait de subir la violence policière n'est pas un argument d'union politique, mais on aura entendu ces derniers jours des lycéen.nes dire nous pour la première fois, et se repérer comme collectif à la suite d'autres collectifs insurrectionnels : les Gilets Jaunes, les écologistes radicaux, les jeunes racisé.es, les antifascistes, les Algériens.
Ils apprennent très vite cette généalogie de la répression dans laquelle ils s'inscrivent.
Ils se préparent au 17 octobre, dont ils connaissent bien l'histoire.
On ne pourra plus la cacher à présent.Cela peut surprendre, et cela peut émerveiller en effet : une telle clarté d'esprit.
Dans cette généalogie dont le mouvement lycéen est un nouvel opus, le régime de disparition qui frappe la jeunesse racisée des banlieues rencontre la disparition plus banale et sociale de l'adolescence, la vie sans espace attribué des jeunes gens qui ont grandi de confinement en confinement sur les plateformes, entre la dépression et une certaine connaissance des exigences répressives et castratrices de l'État sous toutes ses formes. Une humiliation existentielle dont parcour-sup est le nom, la déclaration de guerre.
On s'aperçoit qu'on ne savait pas trop où ils étaient. Et que les lycées, les collèges, sont aussi faits pour cacher et faire disparaître la question posée par l'enfance et l'adolescence dans son ensemble, figée par la sociologie, et généralement dépolitisée par la sociologie et la psychologie qui les prend en charge.
On les entend pour la première fois. Je les entends pour la première fois exprimer des questions politiques, s'interroger sur leurs conditions de travail, sur celles de leurs professeurs, sur leur emploi du temps. Sur la différence entre leurs propres conditions de travail, et celles de leurs camarades de Seine-Saint-Denis ou de Normandie. Sur la question même de cette comparaison et de comment s'y rapporter. Ils se projettent dans un mouvement national qui mêle des classes différentes, des garçons, des filles, et des personnes racisé.es et transgenres que la police n'aime pas non plus.
Le mouvement a aussi cet effet bénéfique de transformer instantanément les rapports habituels et de casser les aliénations familiales : ils ne parlent plus pareil avec leurs parents, on devient camarades de lutte, on apprend à se défendre autant qu'à se battre. Les parents ne sont plus inquiets pour eux-mêmes de la vie de leurs enfants, mais sous une autre relation, collective, où les enfants contribuent comme corps actif à la construction sociale – ou autrement : à la possibilité révolutionnaire.
Les lycéen.nes vont de blocus en blocus et ils ne parlent que de ça. On les laisse sortir. Ils ne rentrent plus.Ils parlent du mouvement et de comment le penser. Ils en parlent comme d'une chose qui leur appartient et qui est considérable. Ils font le tri entre ce qu'ils pensent et ce qu'on leur demande de penser, ce que les médias disent qui n'est pas la vérité. Ils défendent leur mouvement et comment on doit en parler.
C'est un apprentissage instantané. Dans cette vitesse, la question de la violence arrive tout de suite, que la police oblige, que la forme du mouvement oblige à penser. Alors la discussion change un peu de forme. Ils font aussi l'expérience de la duplicité : répéter comme les adultes et leurs parents que la violence des casseurs n'est pas favorable au mouvement, mais sans y croire ; ou bien soutenir les casseurs directement, en reconnaissant qu'ils sont le prolongement du mouvement, sa part active, son bras fort, et que sinon l'État n'entend rien. Et qu'on ne peut pas sérieusement défendre les poubelles de l'État. Ils apprennent à se défendre avec de vrais arguments et à former des slogans.
Suivant les âges, les traditions politiques de leurs familles, les jeunes gens essaient de trouver comment donner à la violence sa place dans la situation. Elle est immanente, et on le sait. C'est la question même de l'immanence de la violence à chaque mouvement politique qui se pose, comme forme par laquelle peut passer, justement, ce plus que ça ; cette demande qui dépasse le besoin ; cette expression qui dépasse le compte du nombre de ventilos par établissements. Ils apprennent à manier intérieurement et à élaborer la question de cette violence dont ils sentent qu'elle fait l'intraitable de tout mouvement, le nerf, et qu'il n'est pas sûr qu'on puisse s'entendre dessus. Ils apprennent à ne pas défendre ouvertement le recours légitime à la violence. Ils se demandent dans quelles circonstances on se retrouve avec un casier judiciaire.
Ils distinguent et se distinguent des discours ambiants et des manipulations :
la violence policière et la violence des casseurs instrumentalisée par les médias et le gouvernement ; ils font le détail de cette cartographie qui est la leur, puisque c'est leur mouvement. C'est à eux de le raconter.Ils peuvent même repérer ceux qui sont là parce que c'est la trend : un mouvement, par définition, pose la question de la place de chacun et ce qu'il vient faire là, sa nécessité, ou son absence de nécessité. Ceux qui « en profitent ». Faire l'apprentissage d'un mouvement, c'est aussi faire l'expérience bizarre que la question vendue par les adultes des nécessités objectives ne suffit pas, et qu'on peut vouloir et demander autre chose, voire rien.
A côté, on aura vu passer sur des boucles signal, des conflits entre parents qui veulent briffer leurs enfants pour empêcher les tirs de mortiers…
À demain.
Chloé Mareste
Photo : Bernard Chevalier -
At Davos, Kimberly Guilfoyle Boasted of Private Jet Trips, Luxury Stays
Kimberly Guilfoyle, as America's newly minted ambassador to Greece, boasted at Davos about her close ties to two Greek tycoons and said they were bankrolling her high-rolling trips around the world. According to people who heard the conversation and an audio recording reviewed by The Wall Street Journal, Guilfoyle was flexing her connections to wealthy Greek businessmen in January as she made an urgent request. She was being blocked from attending an upcoming dinner being held for Eric Trump, and she wanted to enlist an American businessman who was on the guest list to help get her in the door. -
AP source: Trump, Rubio weigh firing US envoy to Greece after mounting reports of improper conduct
President Donald Trump and Secretary of State Marco Rubio are considering firing U.S. Ambassador to Greece Kimberly Guilfoyle after a series of reports alleging she has engaged in improper and possibly illegal conduct before and during her tenure in Athens. A senior U.S. official said Sunday that Trump and Rubio are "extremely pissed off" by Guilfoyle's reported conduct and would likely decide on what action to take this week after Monday's Columbus Day holiday. -
Trump and Rubio weigh firing Kimberly Guilfoyle as misconduct and donor bailout allegations mount
U.S. Ambassador to Greece Kimberly Guilfoyle may soon be fired amid reports she sought a six-figure credit card bailout from a Trump donor while offering access to administration officials, adding to mounting allegations over her conduct in Athens. President Donald Trump and Secretary of State Marco Rubio are "extremely pissed off" by Guilfoyle's reported conduct and are weighing her removal, The Associated Press reported Sunday, citing a senior U.S. official. -
Des supermarchés victimes d’une cyberattaque visant leurs installations frigorifiques
Dans la nuit de dimanche 11 à lundi 12 octobre, une cyberattaque a visé les installations frigorifiques de 300 magasins Intermarché, de près d’une centaine du réseau de Coopérative U, ainsi que de plusieurs points de vente E.Leclerc et Monoprix. Le parquet de Paris a annoncé ouvrir une enquête. -
Sous les pavés la plage
Quelques poèmes lycéens et deux calligrammes en formes de citron et de guillotine.
MERCI
Un beau matin
Des élèves ont dit non merci
Pas de chauffage en hiver
Des salles trop chaudes en été
Non merci
Des professeurs fatigués
Absents
Non remplacés
Pronote pour surveillant
Non merci
Alors ils sont allés dehorsUn deux trois soleil
Coups de matraque
Sont arrivés des gants de fer
D'un bleu qui donne le cafard
Ils avaient des casques
Les lycéens des pancartes
Ils avaient des boucliers
Les lycéens des portables
Les oiseaux se sont envolésDes larmes ont coulé
Une main arrachée
Des yeux crevés
Des dents cassées
Des filles étranglées
Et devant leur télévision
Des gens très raisonnables
Ont regardé les enfants tomber
Et se sont écriés
En voilà une bonne leçonLe lendemain matin
On a réparé les vitres
On a lavé le sang
On a remis les tables droites
Et sur Pronote il était écritAbsence injustifiée
Les élèves sont ressortis
Avec un peu moins d'enfance
Et ont dit un peu plus fort
Non merciPLUS TARD
Quand j'étais petite
On me demandait
Ce que je voulais faire quand je serai grande
Je répondais actrice
Astronaute
James Bond
Footballeuse
Maintenant plus tard
C'est l'année prochaine
Faire ses vœux
Soigner son dossier
Sa lettre de motiv
Penser aux débouchés
Plus tard
Il fera cinquante degrés
Une IA fera mon travail
Je paierai très cher
Une chambre très petite
Je cotiserai
Pour une retraite
Que je verrai peut-être
On me dit surtout
De pas m'inquiéter
De profiter de ma jeunesse
De sortir un peu
De me détendre
De pas me prendre la tête
Alors aujourd'hui
J'ai fermé les cahiers
Et pour une fois
Plus tard
C'est maintenantUNE CLASSE QUI SE TIENT SAGE
Que devient une jeunesse
Qu'on empêche de vivre ?Qu'on confine à coups de Zoom
Pronote et Parcoursup
8 h 19 h
On est au lycée
Ou en garde à vue ?
LBD au bahut
CRS à la SorbonneVoilà une classe qui se tient sage
jeunesse mise en laisse
rentrer à l'heure
ne pas fumer
ne pas boire sur les quais
ne pas dormir ailleurs
ne pas rentrer au petit matin
être raisonnable
ne pas faire de vaguesEt pourtant
Les bouches dans les cages d'escalier
Les derniers métros ratés
Les photos floues à trois heures du matin
Les sweats échangés
Les prénoms au feutre sur les bras
Les mains qui se cherchent sous les pulls
Les drapeaux noués autour des épaules
Les slogans sur les sacs
Les Free Gaza criés jusqu'à perdre la voix
Les lendemains sans sommeil
Et cette idée tenace
Que la vie peut être autre choseEt quand sonne l'heure
On la balance en heures de colleOn est très sérieux quand on a dix-sept ans
NOUS LES PETITS
nous les petits
nous les bicots
nous les macaques
nous les casseurs
nous les barbaresNous à qui l'on dit
travaillez
travaillez
travaillez
quand on nous prive
de professeursNous les racailles
nous les petites
nous les idiotes
nous les salopes
nous les furies
nous les barbaresNous les mauvais prénoms
nous les mauvaises adresses
nous à qui l'on dit
attendez
attendez
attendez
vous avez bien
toute la vie devant vous
nous qui n'avons pas
l'âge de voter
mais déjà celui
de la garde à vue
vous qui nous faites
la leçon
vous qui n'avez
rien retenuLA PANCARTE ET LE TERRITOIRE
On vise le bac
La BAC nous vise
404 PROF NOT FOUND
On voulait apprendre, pas speed-run le burn-out
Nos emplois du temps sont plus chargés
Que le casier de Marine Le Pen
35 °C par classe
Mais le problème c'est nos téléphones
Un prof pour trente-cinq élèves
Cinq CRS pour un élève
Macron bz ta prof, pas les nôtres
Éduquez vos flics
“Bismillah c'est les ténèbres”Hungry ?
EAT THE RICH
FEED THE STUDENTS
La jeunesse dorée emmerde Bolloré
5 € le plateau ? Autant boire de l'eau
Financez les lycées plutôt que des génocides
Vous armez le pays
Et désarmez notre avenir
On est en souffrance
Dans cette sous-France
Stop Parcoursup ou on vend des stups
Et si vous avez des sous
On a des idées
MANQUE 2 PROFS : SAVA FINIRE PART CE VOIRE
Tu nous la mets à l'envers
On te la Mai 68
Recyclez les déchets
N'en faites pas des ministres
On bloque tout parce qu'on nous laisse rien
La banlieue influence Paname
Paname influence le monde
Écoutez les lycéens d'outre-mer
93 !!! 1312 BANLIEUE ANTIFA
Nos blocus, c'est notre 49.3 à nous
CACA PIPI TALISTE
On est très sérieux quand on a 17 ans
Je pense donc je gêne
Arrêtez de tout interdire
On arrive pas à tout désobéirJe suis tellement en colère
Que je n'aurai jamais assez de pancartes pour l'exprimerOn crie SOS, ils envoient les CRS
Le point commun entre un flic et un pédo ?
Ils se tapent des mineurs
Le coût de l'avenir ?
Un bras !
Des moyens
Pas des moignons
Mais que fait la police ?
Ça crève les yeux
J'viens pas au lycée en pièces détachées
On veut prendre en main notre avenir
Pas se la faire arracherARTICLE 19
Les États parties prennent toutes les mesures législatives, administratives, sociales et éducatives appropriées pour protéger l'enfant contre toute forme de violence, d'atteinte ou de brutalités physiques ou mentales […]
Convention relative aux droits de l'enfant
20 novembre 1989Quand les jeunes montrent leur présent
Les imbéciles regardent la poubelle qui brûle
Nos poubelles mieux protégées que nos enfants
On sait où on va et ce qu'on veut
C'est tellement la merde
Qu'on ne sait même plus
Pour quoi manifester
Macron
EXPLOSIONDEVANT
Devant les lycéens
La police
Devant la police
Bally BagayokoBally Bagayoko
Celui qu'on traitait de sauvage
De grand singe
De mâle dominant
Maire de Saint-Denis
Maire des grands
Maire des petitsIl s'est mis devant
Devant les boucliers
Devant les hommes casqués
Qui avançaient avec leurs bâtons
Comme de parfaits civilisésIl a crié
Arrêtez
ArrêtezIls ont lancé les gaz
Arrêtez
LE PROCHAIN DORMEUR
On leur apprend Rimbaud
Un trou de verdure
Une rivière
Un jeune homme couché dans l'herbe
On leur explique
Qu'il faut attendre la fin
Qu'au début
On croit qu'il dort
Alors ils lisent
Vibrent
Soulignent
La sonnerie retentitDans la rue
Une fille tombe
Elle se relève
Cette foisUn garçon tombe
Et se relève aussi
Cette foisCombien de fois encore
Avant qu'un matin
L'un d'eux reste au sol
Et qu'on nous explique
Que rien ne permettait de prévoir
Que personne ne pouvait savoir
Que personne
Bien sûr
Ne voulait en arriver làFAIRE ATTENTION
J't'ai toujours dit
D'faire attention
D'bien travailler
D'pas traîner
D'rentrer avant la nuit
J'voulais que tu aies
Une vie plus facile que la mienne
Alors quand tu m'as dit
Que tu allais bloquer ton lycée
J'ai dit non
Puis j'ai vu les images
Et j'n'ai plus su très bien
Ce qu'il fallait craindre
Que tu y ailles
Ou que tu n'y ailles pasCITRON
Un soleil citronné
brillait dans le ciel vert
Il n'était pas encore mûr
On l'a coupé
Quelque chose s'est ouvert
Le jus a coulé sur les doigts
Un pépin est tombé
On a pressé
Puis pressé encore
Il semblait toujours
qu'il restait quelque chose
Une goutte
Un peu de pulpe
On aurait pu s'arrêter là
Mais personne ne s'arrêtait
Alors on a pressé encore
À la fin
la peau s'est retournée
Quelqu'un a dit
Encore
G U I L L O T I N E
Quand je les vois, ces beaux messieurs
Avec leurs airs de grands seigneurs
Parlant de sans-dents, gens de rien
Qui prennent nos sous pour leur dessert
Et nous font payer le couvert
« Allez, serrez-vous la ceinture ! »
Sans renoncer à leurs dorures,
L'envie de faire une Luigi
Me prend et trouble ma conscience
Mais voici qu'au fond de la rue
Un chant s'élève, inattenduha !
ha !
ira
ça
ira
ça
ah
AhC'est un salaud qui ici gît
Son départ sera nos vacances
SOLIDE AIR
Quand les portes étaient fermées
les ascenseurs bloqués
On a vu s'ouvrir des mondesDes étoiles dans les yeux
Une bouteille de Champomy
Des bulles qui montent à la tête
Des éclats de rire
Et cette joie qu'on n'attendait plusCombien de raclures de bidet
Ont occupé l'espace ces dernières années
Et voici qu'un brin de vérité surgit
Hors des agendas
La vérité sort de la bouche des enfants
Dit-on
Pourquoi chercher à les faire taireMoi je suis du côté
De celles et ceux qu'on met à terre
Même plaqués au sol
Ils ont encore du ciel
plein la têteJeunesse déter
Un lycée appelle
Un autre répond
Depuis des années
On parlait de convergence
Et voici que ça vient de la base
Sans mot d'ordre
Sans attendre la permission
Et que c'est bon
De les voir tenir tête
À tous ceux qui leur disaient nonJOIE COLLECTIVE
Liesse
On crie on saute on danse
C'est comme si on avait gagné la coupe du monde
Mais en mieux
C'est comme si notre candidat avait gagné à la présidentielle
Mais en mieux
C'est comme tomber amoureux
Mais pas d'une personne
De toutes les personnes
Aimer son prochain comme soi même
C'est ça
Il y a que ça
C'est comme réussir un examen
Mais en mieux
C'est comme une fête foraine où y'a pas de perdant
C'est comme nager avec des baleines ou des dauphins
Voir la barrière de corail et caresser les nuages
C'est comme un arc en ciel
C'est comme croquer dans un citron
Comme faire pipi dans les orties
Enfant sauvage et libre
Courir sans s'arrêter
Être à sept dans une Renault 5
Ou à cinq sur une banquette arrière
Les cuisses qui collent
Pleurer de rire
Aller au cinéma
Faire l'amour l'après-midi
Se réveiller sans réveil
Passer des heures tête contre tête allongé dans l'herbe
Avoir besoin que du vent
Dévaler une pente
Ne pas se poser de questions
Désirer que le présent
Se perdre dans la musique
Vibrer
Écouter les oiseaux
Mettre sa main dans le sable
Jouer du kazoo
C'est comme destituer le Président
Mais en mieuxphoto : Bernard Chevalier
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Google lance un nouveau bracelet pour suivre sa santé, cette fois-ci avec un écran

Le Google Fitbit Edge est un bracelet doté d'un écran OLED de 34 mm, d'un GPS et d'une batterie remplaçable. À 179,99 euros, contre 99 euros pour le Fitbit Air, il règle plusieurs problèmes du bracelet sorti au printemps.
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Avec sa puce Maia 300, Microsoft veut reprendre la main sur le coût de l’IA et desserrer l’étau Nvidia
Microsoft ne veut plus seulement concevoir les logiciels et les services qui font tourner l’intelligence artificielle. La firme entend aussi maîtriser une part croissante des puces et des infrastructures qui les alimentent. En conséquence, elle prévoit de porter ses déploiements d’accélérateurs maison Azure Maia à plusieurs gigawatts à partir de 2027, avec Maia 300 comme prochaine étape clé de cette stratégie. L’objectif est autant de gagner en efficacité que de sécuriser ses capacités de calcul, alors que la demande en IA pèse de plus en plus lourd sur les investissements des grands fournisseurs de cloud.
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ABC News Issues Correction After Appearing To Quietly Delete Story About Don Jr's Business Dealings
ABC News on Friday published a corrected version of an apparently deleted article from earlier that week which drew conclusions about the business dealings of President Donald Trump's eldest sons. Without an immediately clear public explanation, ABC News appeared to take down from its website an Oct. 7 report which attributed a $2.5 billion investment into U.S. defense contractor Anduril to 1789 Capital, a venture capital firm founded in 2022 for which Donald Trump Jr. serves as a partner... -
Republicans can challenge Democrats on healthcare reform
Polls show that healthcare is high on the list of voter concerns. Right now, that's bad news for Republicans. Democrats are running ads accusing Republicans of cutting Biden-era subsidies for prescription drugs for the elderly and disabled on Medicare and cutting Biden-era subsidies for people who buy their own health insurance coverage. Fortunately, there is a powerful Republican response. It consists of four Trump administration ideas. Unfortunately, the administration has done little to explain the ideas, and most Republican candidates are ignoring the subject altogether... -
Cette vidéo d’un bus en flammes n’a rien à voir avec la mobilisation lycéenne

Source :Compte Instagram, le 3 octobre 2026
Etiqe :Daté
Contenu :
Un brasier ambulant. Sur les réseaux sociaux, une vidéo relayée plusieurs fois au moment des mobilisations lycéennes de la rentrée 2026 montre un car vide, dévoré par les flammes, dévaler aveuglément une route de centre-ville. Traînant avec lui un épais panache de fumée noire, le véhicule disloqué écrase un abribus avant de finir sa course dans un mur d’enceinte, une dizaine de mètres plus loin.
Plusieurs internautes ont relié cet incendie spectaculaire aux violences urbaines survenues en marge du mouvement social lycéen de la rentrée 2026. « Une escalade spectaculaire a été franchie dans les tensions urbaines liées au mouvement lycéen, après l’embrasement total d’un autobus de la régie de transports en plein centre urbain », affirme cet internaute. Quelle régie de transports et quel centre urbain ? Le commentaire ne le précise pas.
La vidéo de cette scène publiée sans contexte est censée illustrer l’actualité d’une France en « état d’urgence » depuis le début des mobilisations lycéennes. Certains de ceux qui la repostent n’hésitent d’ailleurs pas à faire dans la surenchère guerrière : « Dans certaines villes, la situation devient telle que des sirènes d’alerte sont déclenchées et que les habitants sont appelés à rester chez eux. Pendant ce temps, des groupes violents imposent leur loi dans les rues. »
Mais si la scène de ce bus incendié est bien authentique, elle n’a aucun lien avec les mobilisations lycéennes de la rentrée 2026.
Un incendie datant de 2023 et d’origine inconnue
Ces images impressionnantes sont celles d’un bus scolaire ayant pris feu le vendredi 13 janvier 2023, route de Sauve, à Nîmes, comme le détaille cet article du quotidien régional Midi Libre qui avait relayé l’incident le soir-même.
Un car transportant une dizaine d’enfants s’était embrasé en pleine rue, sans faire de victimes. D’après Ici Gard Lozère, le chauffeur avait eu le temps de faire descendre les jeunes passagers avant que le véhicule ne s’embrase complètement. La radio locale avançait à l’époque l’hypothèse de « pneus qui auraient pris feu » pour expliquer l’incendie.
« Pour l’heure, l’origine du sinistre demeure inconnue », écrivait pour sa part TF1 dans un article publié le 14 janvier 2023.
Dans un tweet du 13 janvier 2023 cité par la chaîne, on retrouve également le bilan du sinistre établi à l’époque par les sapeurs-pompiers du Gard : « Bus totalement détruit. […] Mobilier urbain et murs de clôture endommagés par [la] chaleur et [la] fumée. »
Le clip posté par les internautes à la rentrée 2026 montrant un bus en flammes est donc une reprise, hors contexte, d’un incendie de bus scolaire survenu en 2023 à Nîmes.
Auteurs :
Autrice : Delphine Schiltz, journaliste
Relecteur : Nicolas Turcev, journaliste
Liens d’intérêts ou fonctions politiques déclarés des intervenants à l’article : aucun
Secrétariat de rédaction : Delphine Schiltz, journaliste
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Trump says new press secretary to hold first press conference on Tuesday
President Trump said Sunday that his new White House press secretary, Katie Zacharia, will hold her first press conference on Tuesday. "I am pleased to announce that Katie Zacharia will be beginning her term as Press Secretary tomorrow, Columbus Day, and will be doing an introductory News Conference on Tuesday at 9:30 A.M. from the Press Briefing Room in the White House. Katie has been with me, in spirit, from the very beginning, and will do a fantastic job!" Trump said in a Sunday evening Truth Social post... -
POV : Révolution
Dimanche 4 octobre 2026, un premier ministre pince-sans-rire, Lecornu, annonce en catastrophe des chantiers pour « préparer les lycées aux fortes chaleurs ». Depuis le 1er, rien ne semble arrêter les incendies de murs de poubelles, les assauts contre la police de la République, les déferlements suivis de pillages dans les centres-villes, les cris de joie quand on passe le portail de la captivité comme un lion saute à travers un cercle de feu. Plutôt que de lâcher des commentaires sur le fascisme, on met les slogans à jour : « La jeunesse emmerde l'éducation nationale ».
Quand on veut qu'il se passe quelque chose, on a une chance de comprendre ce qui se passe dans les lycées. Les percées de ces derniers jours ont témoigné d'un niveau de courage, de détermination et d'euphorie qui apparaît de fait hostile à tout désir de réconciliation avec les forces du mépris, de l'humiliation et de l'enfermement. Si les revendications ne manquaient pas sur les premiers blocus, c'est en acte, dans tous les efforts déployés, que se traduit la profondeur des aspirations. Celui qui est humilié est vengé immédiatement. Lorsqu'un chef des RG, face à un lycéen, puise au ruisseau son inspiration de tortionnaire, la réponse est univoque : rapport de force inversé, chacun est libre de tirer son penalty. Comme le précise une vieille amie, « un flic n'est jamais lynché gratos ».
Tous ceux dont la fonction ou le réflexe est de perpétuer l'enrôlement républicain sont niés, et s'ils se mettent en travers, ils seront pris comme un obstacle à affronter sur la voie de la libération. « La République, c'est moi », il faut le dire beaucoup moins fort. Tous les volontaires à l'Enseignement Moral et Civique s'exposent aux injures et aux coups. Ce qu'ils professent, les flics le font. On ne demande plus une hausse des moyens pour les bahuts, on fait un battle d'incendie. On ne demande plus de meilleures conditions de travail informel, on ravage la boîte. Le gouvernement tente de rétablir l'ordre avec les appareils du Covid (on avait 8 ans mais on s'en souvient !), les cours en ligne sont désertés, on appelle à des e-blocus et à se rejoindre dans la rue pour continuer. Par suite rigoureuse, mardi 6, même les boulevards parisiens retrouvent le grand air de l'émeute après des années empuanties. On ne prend pas les mêmes et on recommence. Oui, l'application des consignes de retenue est pour beaucoup dans ce changement d'ambiance. Mais la modération vient après une phase de répression ouvertement coloniale, où la force lycéenne est traitée comme une foule à disperser au casse-bouche. Le répresseur dit qu'il est divisé entre le père et le flic, on n'a rien à rajouter. Le rapport de force a toujours quelque chose de politique (voir le préfet de Paris de 68). Si le retrait des grenades explosives est effectif, croyez-bien que nous saurons quoi faire de cette décision qui a coûté un avant-bras à une personne de 15 ans.
On le sait bien, tenir cette vision des choses n'a rien d'une évidence et demande un combat dans la durée, qui a toujours son versant interne. Les médias n'ont pas besoin de mentir, il leur suffit de donner la parole aux trous du cul du mouvement. En attendant, jour 1, c'est panique à bord. « Le mouvement des lycéens semble hors de contrôle ». Garder le contrôle : le cœur du propos ennemi se passe de plus amples développements. Cela témoigne du vide de ce qui règne. Cela relève aussi d'une simplification un peu rapide des enjeux. Une fois hors de contrôle, on devra aussi se mettre hors de fonctionnement, hors de valorisation, hors d'identification. Quand les « citoyens en devenir » commencent à devenir autre chose, c'est le flip. « Casseurs ! » « Barbarie ! ». « Entre des lycéens qui ont des choses à dire-de-manière-pacifique et les violences urbaines, il y a un monde » (Maud Bregeon, porte-parole du gouvernement). Alors, si on n'est pas du bon côté, c'est comment ? Tir à vue « proportionnel » ? S'il y a encore de la place pour de si vieilles opérations de division, ce n'est pas que « la violence empêche de parler du fond », mais qu'on ne parle pas du fond de la violence.
Si l'on s'en tient à la vision amère-radicale du lycéen Tiktoké, embullé, sommet de l'aliénation, ce mouvement est juste impossible. On comprend d'où sort la détermination lycéenne quand on voit avec quoi elle rompt. Elle rompt avec le défaitisme et le commentaire. Elle rompt avec le mode triste.
De quoi est faite notre époque entre deux âges ? De questions énormes, intimidantes, qui se dressent comme des silos. Une fois entré dans un silo, la pensée est prise dans un goulot d'étranglement. Gaza, climat, patriarcat, internationale réactionnaire, guerres mondialisées, techno-valorisation, techno-contrôle. Personne ne peut nier de tels problèmes. Personne ne peut non plus en faire un usage simultané et fort. À moins de retrouver l'arme qui fait sauter les silos : la question révolutionnaire.
À ceux qui désespèrent politiquement de l'époque, on ne dit pas qu'ils « ne voient que les problèmes », mais qu'ils en oublient au moins un, le principal, le plus gros, le plus tabou : la révolution. Sans l'enjeu révolutionnaire, pas moyen de briser la séparation des problèmes, le découpage des luttes, leur segmentation marchande.
À mesure qu'on devient révolutionnaire, on arrive peu à peu à lire la carte politique du monde. Comme l'emplacement des plus gros problèmes est aussi celui des meilleurs instruments de gestion de population, il s'agit d'apprendre à les tourner autrement. Autrement que des guerres et des solutions qui mobilisent, autrement que des impasses vertigineuses qui immobilisent. La pensée nouvelle se déploie seulement sur la base d'une immense fermeté de caractère, élaborée avec peine ou spontanée, qui ne cède pas à « l'époque », c'est-à-dire l'intimidation systématique. La seule chose au fond qui intéresse les tenanciers du monde, c'est la Dissuasion. Tout ce qui s'invente, marche et transite socialement, consiste à dissuader. De quoi précisément ? Ils s'en foutent. C'est très exactement notre problème.
Voilà ce que lycéennes et lycéens, à leur tour, se sont mis à ignorer avec éclat. Quand on passe outre à la Dissuasion, le temps politique fait retour. On retrouve peu à peu son caractère cumulatif, à l'opposé de la pratique normale. Tout le monde le dit, notre temps est saturé par la manie du commentaire, qui nous coince dans le présentisme. Celui-ci peut bien se payer tous les historiens et les futurologues qu'il veut : l'impuissance domine. Le présent politique, c'est autre chose. Ici, rien ne se perd tout à fait. La radicalité immédiate des 11 heures-Nation de 2016, le choix du terrain chez les GJ (2018-19), les feux de poubelles dans les manifs sauvages de 2023, choses qui se sont fait démonter en leur temps, les blocus de 2026 les « remontent » autrement. Après les émeutes pour Nahel les blocus ne reviennent pas à vide, mais chargés. Quand on renoue avec ce rapport cumulatif au temps, on reprend le chemin de la victoire. L'autre côté de l'impasse n'a rien d'un sens unique, tant ces rapports secrets entre les gestes font l'objet d'attaques constantes de la part de l'ennemi, des faux amis, des milices du déni.
Il s'agit d'en tirer toutes les conséquences. Finis les « ouin-ouin le fascisme arrive », arrêtez d'attendre après les élections, c'est maintenant le 17 octobre 2026 qu'il faut tout arrêter pour se battre. Là où les questions ne sont pas séparées. Là où les gestes ne tombent jamais tout à fait dans le vide. Là où le souhait d'avoir la même vie que les parents n'est pas seulement une réalité rendue impossible, mais quelque chose dont on se délivre avec joie.
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La France classée à « risque considérable » dans l’index mondial sur la torture