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« Ils nous chassent de l'océan » : des pêcheurs menacés par l'industrie pétrolière
À Port Nolloth, en Afrique du Sud, les pêcheurs autochtones avaient obtenu en 2012 une politique de pêche pionnière. Quatorze ans plus tard, les quotas se réduisent et les projets pétroliers menacent leur survie.
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Port Nolloth (Afrique du Sud), reportage
Clope au bec, dans son petit bateau ballotté par les vagues, Stanley Young arbore un sourire béat. En cette matinée d'automne ensoleillée — la première fenêtre de beau temps depuis deux semaines sur la côte ouest de l'Afrique du Sud —, il (…) -
« Il n'y a plus d'eau » : les pénuries s'enchaînent au royaume de l'agro-industrie
Les fortes chaleurs entraînent depuis 10 jours une pénurie d'eau potable à Trégarvan, dans le Finistère. Alors que la ville est en partie ravitaillée par camions-citernes et bouteilles d'eau, les élus s'interrogent sur le modèle agricole local, gourmand en eau.
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Trégarvan (Finistère), reportage
C'est en ouvrant son robinet dimanche 9 août qu'Alain, comme ses voisins, a appris la mauvaise nouvelle : « Il n'y a plus d'eau… C'est déjà arrivé autrefois, mais ça n'a jamais duré aussi longtemps (…) -
« Il n'y a plus d'eau » : les pénuries s'enchaînent dans le Finistère
Les fortes chaleurs entraînent depuis 10 jours une pénurie d'eau potable à Trégarvan, dans le Finistère. Alors que la ville est en partie ravitaillée par camions-citernes et bouteilles d'eau, les élus s'interrogent sur les leviers pour prévenir, à leur échelle, les pénuries.
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Trégarvan (Finistère), reportage
C'est en ouvrant son robinet dimanche 9 août qu'Alain, comme ses voisins, a appris la mauvaise nouvelle : « Il n'y a plus d'eau… C'est déjà arrivé autrefois, mais ça n'a jamais duré (…) -
‘Not another Trump sycophant’: Democrats blast Trump’s nomination of Heidi Overton for FDA chief – live
The abortion opponent stood next to the president as he made false claims about vaccines last week
Those unfamiliar with Alaska politics are likely raising an eyebrow at some repeated names.
No, we’re not talking about Dan S Sullivan and Dan J Sullivan, two Republicans with the same name running for US Senate – an issue that went to the state supreme court earlier this summer. We’re talking about the Begiches. Nick Begich III, a Republican, is currently leading the race to represent Alaska in the US House of Representatives for a second term while Tom Begich, a Democrat, is advancing to the general election for governor in November.
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Les néons de l'incendie. Avec les évacués du Parc des expositions de Bordeaux
Éducatrice spécialisée de profession, Jeanne Jaeck fait partie des bénévoles qui ont assisté les nombreux évacués qui se sont entassés au Parc de expositions de Bordeaux. Elle raconte le chaos, l'anxiété diffuse et néanmoins, la solidarité.
Les incendies, on les a connus en 2022 avec le secteur de la dune du Pilat. Alors, lorsqu'on nous annonce, mercredi dernier, qu'un feu est en cours au niveau de Saumos, on a tous comme un goût amer de déjà-vu. La veille, deux pompiers sont décédés dans un feu sur Mérignac, commune proche Bordeaux. Le feu s'étend, un deuxième départ au niveau des Landes, à Biscarrosse, et le cauchemar commence. Le nuage est là, stagnant au loin de la métropole bordelaise pendant 3 jours. Et vendredi soir, en l'espace de quelques minutes, Bordeaux est recouvert d'un immense nuage de fumée.
Les évacuations dégringolent les unes après les autres. Le climat devient anxiogène, terrorisant. Les cerveaux semblent marcher au ralenti. Alors, avec mon copain, nous décidons, dimanche, après avoir repris nos esprits, de partir aider sur le Parc des Expositions, à Bordeaux, en tant que bénévoles : les réfugiés climatiques. Accompagnés d'un ami à nous, on se présente sur le parking et commence alors le début des informations contradictoires : « Plus de bénévoles pour aujourd'hui », « À partir de 19 h », « À partir de 21 h », « À partir de 20 h ». Puis, sur Internet, on y voit des stories de personnes à l'intérieur qui mettent en avant les difficultés rencontrées et le manque de bénévoles. On repart alors sans avoir pu pénétrer à l'intérieur, avec la conviction que demain, on re tentera de prêter main forte.
Le lendemain, avec mon copain, un ami et une voisine on arrive vers 18h heure, sans trop savoir s'ils manquent de bénévoles. Bordeaux métropole est gestionnaire de cette organisation, On scanne un QR code, on attend dans un sas que les missions soient apparemment proposées en fonction des compétences de chacun. Ils cherchent des personnes pour « faire du social » sur le parking. Sur le moment on ne comprend pas trop. Je me porte volontaire pour l'équipe de bénévoles composée d'éducatrices et de psy. On décide de faire des binômes psy/educ. Sur les parkings ? Bon ok, why not ? Puis là, on nous balance que les gens sont apeurés, qu'il y a eu des agressions sexuelles, des vols dans les véhicules. Beaucoup de personnes ne sont pas dans l'enceinte même du parc des expo mais dans leurs voitures. Accompagnée de ma binôme psychologue, on tourne sur le parking pour « allez vers ».
On rencontre des gens dans une extrême précarité, effrayés, énervés, traumatisés. Des couples de personnes de 70 ans qui refusent de quitter leurs véhicules par peur de se faire voler le peu de choses qui leur restent. Voici les personnes que nous avons abordées lors de cette soirée de prévention bénévole. Un monsieur, complètement empêché psychiquement de sortir de sa voiture, qui n'est entré qu'une seule fois dans le parc des expos pour prendre quelques bananes. Il n'a rien avalé depuis 3 jours. Il a réussi à chopper un camion qui livre des packs d'eau. Il nous dit : « J'ai volé un pack, j'avais peur de rentrer dedans ». Il n'a presque plus de médicaments pour soigner ses troubles et ne sait pas s'il peut se rendre à la pharmacie car sa voiture n'a plus de batterie. Il y a branché son téléphone trop longtemps. Une famille de 5 personnes dans une Twingo garée à des centaines de mètres de l'entrée car, il y a 2 jours, il y avait une autre entrée située devant leur place de parking. Elle a ensuite fermé. Depuis, ils n'ont pas osé déplacer leurs voitures. Le papy fait donc des aller-retours incessants pour chercher de l'eau, aller aux toilettes sans savoir s'il peut rapprocher sa voiture. Dans cette voiture un enfant avec un casque anti-bruit qui est en incapacité psychique d'être en contact avec le bruit, les lumières de ces grands hangars remplis de milliers de personnes. Un monsieur de 70 ans avec sa femme qui dorment dans leur voiture mais sont gênés par le bruit de la caravane en face qui passe de la musique. On lui propose de déplacer son véhicule. Mais le monsieur a un infirmier qui passe trois fois par jour pour lui faire des dialyses. Dans sa voiture. Sur cette place de parking. Il a peur qu'en la déplaçant, l'infirmier ne le retrouve pas.
Retour dans un des halls du parc des expositions. Des milliers de lits, des tables en plastiques, des repas distribués, des produits d'hygiènes distribués, un concert au fond du hangars à côté des lits. Des personnes âgées qui dorment sur des lits de camp, accrochés à leurs cannes. Des chiens, des chats, des oiseaux. Un brouhaha ambiant, une lumière aveuglante encore à 23h. Et, au milieu, les caméras, les journalistes, la police qui observe les bénévoles décharger des kilos d'eau, de vivres, sans bouger. Une seule patrouille qui passe pour surveiller les kilomètres de parking du parc des expositions. Une scène de guerre.
Les évacués du parc des expositions, entre précarité et isolement se retrouvent comme du bétails, mélangés, sans considération, parfois perdus, souvent sans accès aux informations concernant les incendies, sans savoir même où se trouve les douches ! Mais au milieu de tout ça il y a une lumière qui éclaire plus fort que celle des néons dans les hangars : la solidarité, l'humanité.
Se pose alors la question de ce que cela met en lumière de notre société capitaliste à bout de souffle. Car, au-delà du récit particulier de ces déplacés, au-delà de l'anecdote journalistique qui présente l'engagement louable des bénévoles, nous sommes là face à un miroir grossissant des inégalités sociales de ce pays et dont le gouvernement ne se soucient pas .On retrouve les mêmes logiques déployées pendant l'épidémie de Covid-19 : les mêmes précarisés, le même vocabulaire guerrier de la part de nos dirigeants, la même glorification des sauveurs par le pouvoir qui n'hésite pas à les matraquer à la moindre revendication (hier les soignants, aujourd'hui les pompiers). Et les citoyens, qui de bric et de broc, s'organisent parce qu'il n'y a pas (plus) le choix. Peut-être que l'autogestion limitera les pots cassés. Mais on n'oublie pas. On ne pardonne pas.
Jeanne Jaeck
Retrouvez l'article initial sur Lundi.am -
Un référendum contournant le Parlement permettrait-il au RN d’inscrire la priorité nationale dans la Constitution ?

Source :Proposition de loi constitutionnelle "Citoyenneté-Identité-Immigration", n° 2120, 25 janvier 2024
Etiqe :A PRIORI NON
Contenu :
À un mois des sénatoriales du 27 septembre et à quelques mois de la présidentielle, la question ressurgit : un président élu sur le programme du Rassemblement national pourrait-il faire approuver par les Français sa réforme de l’immigration et la « priorité nationale » ?
Le parti a mis sa réponse par écrit. Déposée le 25 janvier 2024 par Marine Le Pen et le groupe RN, la proposition de loi constitutionnelle « Citoyenneté-Identité-Immigration » se présente, dans son exposé des motifs, comme « le volet constitutionnel du projet de loi référendaire » de la campagne de 2022, à soumettre au vote « le plus tôt possible ».
Son article 14 traite d’ailleurs l’article 11 comme une procédure de révision de la Constitution à part entière, à côté de l’article 89. C’est ce texte que visait la proposition de loi socialiste destinée à fermer cette voie, rejetée par le Sénat le 6 novembre 2025, et dont Les Surligneurs avaient déjà mesuré la portée limitée.
Or, ce référendum ne pourrait sans doute pas se tenir régulièrement, selon la position majoritaire des chercheurs en droit.
L’article 11 n’est pas une procédure de révision de la Constitution
L’article 11 de la Constitution autorise le président de la République, sur proposition du gouvernement, à soumettre au référendum un « projet de loi » portant sur des domaines précisément délimités : l’organisation des pouvoirs publics, les réformes relatives à la politique économique, sociale ou environnementale de la nation et aux services publics qui y concourent, ou encore la ratification d’un traité.
L’immigration n’y figure pas, même si le Conseil constitutionnel a admis, le 11 avril 2024, qu’une réforme de l’accès des étrangers aux prestations sociales relevait de la politique sociale de la nation.
Il faudrait donc que le futur projet de loi référendaire du RN se cantonne à des réformes entrant dans la politique sociale ou économique, ce qui pourrait exclure par exemple les éléments qui visent à justifier la limitation de l’immigration à des motifs de protection de l’identité nationale.
Surtout, le texte du RN n’est pas une loi ordinaire. Réserver l’emploi ou le logement social aux nationaux, ou poser la supériorité de la Constitution sur les traités, suppose de la réviser. Et la révision relève de l’article 89, qui exige l’accord des deux chambres.
C’est la lecture de l’écrasante majorité de la doctrine depuis 1962, comme l’a encore constaté la rapporteure de la commission des lois du Sénat en octobre 2025, et comme Les Surligneurs l’ont documenté.
Pendant longtemps, les juristes se sont opposés sur la question du pouvoir du Conseil constitutionnel et de la marge de manœuvre du chef de l’État pour utiliser l’article 11 pour réviser la Constitution.
Ce débat n’a plus lieu aujourd’hui, depuis une décision de 2000 du Conseil constitutionnel. Ainsi, on ne trouve plus de spécialistes de la Constitution pour aller dans le sens de Marine Le Pen lorsqu’ils s’expriment dans les médias, comme Le Monde, Le Figaro, Les Échos, mais aussi Les Surligneurs ou encore sur Twitter : Jean-Éric Schoettl, ancien secrétaire général du Conseil constitutionnel, Anne Levade, professeure de droit à l’Université Panthéon-Sorbonne, Guillaume Drago, professeur de droit à l’Université Panthéon-Assas, Jean-Pierre Camby, professeur associé de droit à l’Université Versailles-Saint-Quentin, Dominique Rousseau, professeur de droit à l’Université Panthéon-Sorbonne, Jean-Philippe Derosier, professeur de droit à l’Université de Lille, Didier Maus, ancien président de l’Association française de droit constitutionnel, Jean-Paul Markus, professeur de droit à l’Université Versailles-Saint-Quentin, Isabelle Muller-Quoy, Maître de conférences en droit à l’Université Picardie-Jules Verne, Serge Slama, professeur de droit à l’Université de Grenoble, mais aussi les professeurs de droit Olivier Beaud, Jean-Marie Denquin, Denis Baranger, Patrick Wachsmann, etc.
Ces juristes ont des sensibilités politiques parfois affirmées, et différentes les unes des autres, si bien qu’on peut dire qu’un consensus fort existe aujourd’hui sur le fait que l’article 11 ne peut pas être utilisé pour réviser la Constitution.
Une doctrine minoritaire objecte que l’« organisation des pouvoirs publics » prévue à l’article 11 est par nature matière constitutionnelle, et que le référendum de 1962 révisant la Constitution aurait créé une coutume.
Cependant, cette position ne dit rien de la conformité à la Constitution des décrets préparatoires du référendum. Un article daté de 2018 de Matthieu Carpentier, professeur de droit public, réfutait ces arguments.
Le Conseil constitutionnel pourrait bloquer le projet de référendum
Depuis sa décision Hauchemaille du 25 juillet 2000, le Conseil constitutionnel se reconnaît en effet compétent pour statuer sur les décrets préparatoires à un référendum, dont le décret de convocation qui contient la question posée.
Un décret soumettant une révision constitutionnelle au référendum de l’article 11 serait donc contesté aussitôt, et pourrait être annulé avant le vote. Le calendrier est donc décisif : une fois le peuple prononcé, la loi référendaire échappe à tout contrôle, comme jugé par ce même Conseil en 1962 puis en 1992.
Cette compétence reste à éprouver, car le Conseil n’a encore jamais eu à annuler un décret de convocation. Par ailleurs, le Conseil a limité l’étendue de son contrôle de ces décrets.
Il ne les censurerait, selon ses mots dans la décision Hauchemaille, que dans les cas « où l’irrecevabilité qui serait opposée à ces requêtes risquerait de compromettre gravement l’efficacité de son contrôle des opérations référendaires, vicierait le déroulement général du vote ou porterait atteinte au fonctionnement normal des pouvoirs publics ».
Est-ce que le projet de référendum du RN entre dans l’une de ces catégories ? À défaut, et s’il était saisi, le Conseil constitutionnel pourrait peut-être laisser passer un décret de convocation à un référendum pourtant irrégulier.
Auteurs :
Auteur : Vincent Couronne, docteur en droit public, chercheur associé au laboratoire Versailles Institutions Publiques
Relecteurs : Bertrand-Léo Combrade, professeur de droit public à l’université de Poitiers
Sacha Sydoryk, maître de conférences en droit public à l’université de Picardie Jules Verne
Liens d’intérêts ou fonctions politiques déclarés des intervenants à l’article : aucun
Secrétariat de rédaction : Guillaume Baticle, journaliste, doctorant en droit public à l’université de Poitiers
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Quand personne ne vérifie la date d'expiration de votre CB
Trois chercheurs de l'université du Massachusetts à Amherst ont réussi à régler pour 3,19 dollars d'achats dans un supermarché avec une carte bancaire périmée !
Leur secret ?
Glisser une app maison entre la carte et le terminal qui trafique la date d'expiration de la carte.
En fait, leur montage relaie les échanges NFC et modifie au passage un champ que personne ne protège : la date d'expiration lue par le terminal. Leur papier s'appelle Zombie Cards Back Online , et a été présenté à USENIX Security 2026.
La mécanique tient en réalité à une bizarrerie du réseau Visa. Une carte annonce sa date d'expiration à deux endroits différents, et sur le kernel Visa, la date que le terminal consulte pour ses contrôles locaux n'est reliée à aucune signature. La banque, elle, regarde l'autre. Les deux devraient être liées cryptographiquement mais elles ne le sont pas.
Pire, ce kernel transmet à la banque un TVR entièrement à zéro. Le TVR, c'est le champ qui raconte ce que le terminal a vérifié et ce qui a coincé. Rempli de zéros, il ne raconte plus rien, du coup, la banque autorise une transaction sans savoir que les contrôles d'en face ont été contournés.
Reste que la portée est plus étroite que le tour de force le laisse croire. Sur cinq banques américaines testées, une seule a validé l'opération de bout en bout dans des conditions de laboratoire, permettant de payer jusqu'à 500 dollars. Une autre a laissé passer le terminal puis refusé côté banque. De leur côté, les kernels Mastercard, American Express et Discover, eux, ont rejeté les modifications.
Il faut aussi avoir la carte expirée à portée de NFC, et que la banque ait réémis la nouvelle avec le même numéro de compte, ce que les auteurs décrivent comme une pratique d'émetteurs américains.
Bref, c'est pas si simple et tous les essais ont eu lieu aux États-Unis donc rien ne dit non plus ce que ça donnerait sur un terminal français, où le sans contact plafonne de toute façon à 50 euros par paiement, 150 euros cumulés et 5 opérations avant que ça ne réclame le code. Puis de toute façon, le numéro de CB change intégralement à chaque renouvellement de carte, donc bon...
Six ans plus tôt, l'équipe de David Basin publiait The EMV Standard: Break, Fix, Verify , une application Android en relais sur du Visa sans contact, ce qui permettait de payer sans saisir de code. C'est vrai que les failles du paiement sans contact ne datent pas d'hier mais ce qui est neuf ici, c'est cette histoire de faiblesse au niveau de la date d'expiration.
Voilà, comme d'hab, Visa a été prévenu en mai 2025, relancé en décembre mais ni Visa ni les banques n'ont annoncé le moindre correctif pour le moment...
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Bali se révolte contre le « parasitisme économique » : elle bannit les investissements étrangers de 18 secteurs d’activités
Depuis la troisième semaine de mai 2026, l'accès au système de licences en ligne est fermé dans tout Bali. Un coup de massue sans précédent pour tous les investisseurs étrangers qui voient “l’île des Dieux” comme un eldorado où se faire de l’argent facile.
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Interdiction des réseaux sociaux aux enfants : le juge outrepasse-t-il son rôle en censurant ?

Source :Publication X de Valérie Pécresse, le 14 août 2026
Etiqe :RAS en droit
Contenu :
Le 14 août dernier, le Conseil constitutionnel a rendu une série de décisions déclarant conformes ou non à la Constitution plusieurs lois parmi lesquelles la loi Ripost, la loi agricole dite « Duplomb 2 », la loi « fin de vie »… Mais ce qui a particulièrement déclenché les réactions politiques, c’est la censure de la majorité numérique à quinze ans.
« Le Conseil constitutionnel s’érige en contre-législateur… De quel droit ? » dénonce Valérie Pécresse, présidente de la région Île-de-France. Le président des Républicains, Bruno Retailleau, s’interroge quant à lui « sur ces décisions qui consacrent […] la primauté des juges sur les représentants du peuple souverain ». Du côté du Rassemblement national, sa porte-parole, Edwige Diaz, rapporte que le parti à la flamme « déplore régulièrement les décisions du Conseil constitutionnel qui viennent empêcher le législateur de faire son travail ».
Le Conseil constitutionnel est-il allé trop loin ? Empêche-t-il vraiment les élus de faire les lois ? En réalité, il est à la place à laquelle les politiques l’ont mis.
Non conforme à la Constitution
Comme nous l’avions anticipé, le Conseil, pour censurer l’interdiction aux moins de quinze ans d’accéder aux réseaux sociaux, s’est fondé sur la liberté d’expression et de communication des personnes, consacrée par l’article 11 de la Déclaration des droits de l’Homme et du citoyen.
Ce n’est pas la première fois que les sages de la rue de Montpensier s’appuient sur ce texte de 1789. Depuis une fameuse décision de 1973, la valeur constitutionnelle de la Déclaration de 1789 a été admise par le Conseil constitutionnel. Mais il ne s’en est pas attribué le droit de nulle part. Pour contrôler la conformité des lois aux droits et libertés constitutionnels, le Conseil se borne à faire ce que l’article 61 de la Constitution lui dit de faire, à savoir « se prononcer sur leur conformité à la Constitution ».
Le préambule du texte suprême est très explicite sur ce qui relève du bloc constitutionnel. « Le Peuple français proclame solennellement son attachement aux Droits de l’Homme et aux principes de la souveraineté nationale tels qu’ils ont été définis par la Déclaration de 1789, confirmée et complétée par le préambule de la Constitution de 1946, ainsi qu’aux droits et devoirs définis dans la Charte de l’environnement de 2004. »
Le Conseil accomplit donc sa tâche constitutionnelle, que le constituant n’a jamais cherché à remettre en cause.
Un Conseil pas intouchable
Il est tout à fait possible, dans le respect de l’État de droit, de remettre en cause l’office du Conseil constitutionnel en modifiant la Constitution via son article 89. Le peuple et ses représentants ne sont ainsi pas démunis et peuvent juridiquement avoir le dernier mot.
Mais si le Conseil constitutionnel venait à être réformé, voire supprimé, il ne restera plus personne pour faire appliquer les droits et libertés que la Constitution garantit face aux lois adoptées par le Parlement.
Auteurs :
Auteur : Guillaume Baticle, journaliste, doctorant en droit public à l’Université de Poitiers
Relecteurs : Sacha Sydoryk, maître de conférences en droit public à l’Université de Picardie Jules Verne
Clara Robert-Motta, journaliste
Liens d’intérêts ou fonctions politiques déclarés des intervenants à l’article : aucun
Secrétariat de rédaction : Guillaume Baticle, journaliste, doctorant en droit public à l’université de Poitiers
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Écrivons aux prisonnier·es anarchistes
Depuis des décennies, des vagues insurrectionnelles embrasent régulièrement le monde : contre les politiques de la Troïka et de la gauche réformiste en Grèce en passant par les multiples mobilisations dans le monde. Mais chaque reflux de ces luttes laisse son lot de camarades emprisonné·es et réprimé·es, avec souvent un rapport direct entre la qualité de leur engagement et le niveau de représailles de la contre-révolution. Jeudi 27 août dès 18H30 au Sacco et Vanzetti, dans le cadre de la Semaine de soutien aux prisonnier·es anarchistes et du Black August, nous vous invitons à une soirée de soutien et d'écriture de lettres aux prisonnier·es anarchistes afin de leur apporter la chaleur de notre solidarité. Parce qu'iels ne lâchent rien, parce qu'iels sont derrière les barreaux pour leur combat révolutionnaire et qu'on voudrait les réduire au silence : Soutenons-les ! La solidarité est notre arme !
📆 Jeudi 27 août 18h30 📍 Au Sacco et Vanzetti
54 chaussée de Forest 🍲 Boissons à prix solidaires -
Le long «été de bascule» de Marine Tondelier
Tout l’été, Marine Tondelier a occupé le terrain et dénoncé les faibles réponses du gouvernement face à l’urgence climatique. Alors que s’ouvre jeudi l’université d’été des Écologistes, la secrétaire nationale doit désormais rassurer son parti sur sa stratégie pour la présidentielle, dont les contours restent flous. -
Son imprimante HP imprime enfin sur Mac - Merci Claude Code
Hier, je suis tombé sur ce tweet :
Kuber, un développeur de 19 ans a demandé à Claude Code, de lui pondre un pilote pour sa vieille imprimante pour macOS. Et visiblement, ça a intéressé pas mal de monde puisque le tweet a fait +3 millions de vues.
Il a ensuite publié le dépôt sur Github et la transcription complète de la session. Et ce que ça raconte c'est surtout un bras de fer avec macOS, et un montage bidouillesque au possible qui finit par tenir sur une machine virtuelle Linux et un daemon root.
Pour la petite histoire, son imprimante est une HP Laser 1008a. C'est en réalité une Samsung rebrandée car HP a racheté la division impression de Samsung , il y a une dizaine d'années. Et ces machines parlent un langage un peu niche qui est le SPL3. C'est un langage maison qui n'est ni du PostScript ni du PCL standard. Et comme vous vous en doutez, HP n'a jamais sorti de pilote macOS pour cette gamme. Donc officiellement, cette imprimante ne peut pas imprimer depuis un Mac.
La mission a donc consisté à recompiler SpliX, un pilote libre qui parle le SPL3 et à se battre avec macOS pour qu'il puisse causer via l'interface USB de l'imprimante déclarée en IPP-over-USB. Il a fallu ensuite ruser en mettant en place une VM Linux afin de faire tourner h24 un codec de HP uniquement dispo sous Linux. Et voilà ! La file d'impression envoie le travail sur un port local, un daemon root le récupère, le fait passer par le codec dans cette VM, et écrit le résultat directement sur l'USB.
Bref, ça marche et ça imprime maintenant depuis n'importe quelle application.
Alors vous l'aurez compris, ce n'est pas vraiment un dev de pilote pour macOS mais plutôt une espèce d'assemblage de différents éléments pour la plupart libres, afin de réussir à imprimer sous macOS avec ce modèle d'imprimante. Mais ce qui est intéressant, c'est que le mainteneur de SpliX a débarqué sur le dépôt de Kuber avec une archive de fichiers de test et une série de questions. Cela veut dire que si lui et Kuber trouvent l'octet qui diffère, la VM Linux et le daemon root vont disparaître et il ne restera plus qu'un paquet tout ce qu'il y a de plus classique à installer.
Voilà c'est finalement la seule partie de l'histoire où on répare vraiment quelque chose. Mais ça reste quand même une belle histoire où l'IA permet de s'affranchir des limites techniques imposées par les fabricants et éditeurs de logiciels. Et ça, moi j'adore !
Source : le fil de Kuber sur X , avec la transcription intégrale de la session et le dépôt du projet .
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En finir avec l'humour oppressif
Sommaire Introduction Sommaire Mais qui est la voix-off de cette brochure ? Pourquoi il y a des champignons dans toute la brochure ? Contexte d'écriture de cette brochure En quoi l'humour est politique ? Quels liens entre oppressions systémiques et humour ? Différents types d'humour Auto-check avant de faire preuve d'humour Comment réagir à de l'humour oppressif/blessant ? A propos de légèreté et d'insouciance L'humour est omniprésent, et pourtant, les conséquences de ce qu'il transporte avec lui sont souvent invisibilisés. Et oui, on dit des trucs « juste pour rire », il faut « pas prendre au sérieux » ce qui est dit, et puis si on rigole pas c'est « qu'on est pas drôle ». Alors, c'est difficile de combattre les méfaits de l'humour quand ses effets paraissent difficiles à rendre visible. Naviguer dans le brouillard de l'humour n'est pas un voyage facile. On ne va pas tout explorer ici, l'idée est de partager des questionnements et des bouts de réflexions, mais pas de proposer une approche globale, systémique et exhaustive de la place de l'humour dans notre société. Cette brochure nait de l'envie de constituer un support accessible qui propose des réflexions, des questionnements et des partages d'expérience par rapport à l'humour pour raconter en quoi l'humour est politique. Elle tente d'expliciter certains lien entre l'humour et les oppressions systémiques et les rapports de pouvoir. Puis elle propose quelques pistes pour éviter de véhiculer de l'humour oppressif, pour savoir comment réagir et comment alimenter d'autres types d'humours. Version à lire avec la mise en page dans ce pdf : https://infokiosques.net/IMG/pdf/en_finir_avec_l_humour_oppressif-mai2026-pageparpage-asa-48pa5-2.pdf' class=" spip_doc_lien" title='PDF - 2.9 Mio' type="application/pdf En finir avec l'humour oppressif - version page par page 48 pages à lire sur écran. Introduction Aahh, l'humour ! Vaste sujet ! Il y a pleins de choses chouettes que permet l'humour : décompresser, créer de la complicité, tisser du lien social, créer des références communes, dédramatiser une situation, etc. Rire un bon coup, ça peut provoquer un genre d'euphorie ultra libérateur, et partager un fou rire avec des gens ça peut être vraiment incroyable ! Mais bon, ça permet aussi des trucs moins chouettes : véhiculer des idées violentes et discriminantes, exclure quelqu'un, se moquer, renforcer des stéréotypes, engendrer des biais de pouvoir, etc. L'humour est omniprésent, et pourtant, les conséquences de ce qu'il transporte avec lui sont souvent invisibilisés. Et oui, on dit des trucs « juste pour rire », il faut « pas prendre au sérieux » ce qui est dit, et puis si on rigole pas c'est « qu'on est pas drôle ». Alors, c'est difficile de combattre les méfaits de l'humour quand ses effets paraissent difficiles à rendre visible. Naviguer dans le brouillard de l'humour n'est pas un voyage facile. On ne va pas tout explorer ici, l'idée est de partager des questionnements et des bouts de réflexions, mais pas de proposer une approche globale, systémique et exhaustive de la place de l'humour dans notre société. Cette brochure a surtout pour intention de proposer un support de réflexions et de discussions pour regarder l'humour par un prisme politique et par une approche ayant pour point d'entrée les oppressions systémiques. Sommaire Introduction……………………………………………………………………………………..P2 Mais qui est la voix off de cette brochure ?…………………………………………….P6 Contexte d'écriture de cette brochure…………………………..……………………..P10 En quoi l'humour est politique ? …………………………………………………..…….P12 Quels liens entre oppressions systémiques et humour ?……………….………….P16 Différents types d'humour…………..…………………………………………..………..P23 Auto-check avant de faire preuve d'humour…………………………….……...…...P27 Comment réagir à de l'humour oppressif/blessant ?……………….……………….P29 A propos de légèreté et d'insouciance………………………………………………....P36 A propos de culpabilité, de honte et de responsabiltiés…………………….….….P40 Apprendre à se connaître pour incarner des formes d'humour appropriés...…P41 Et l'autodérision dans tout ça ? ………………………………………...…………..…...P43 Le risque de l'anti-norme oppressive………………………………………….….……..P44 Vers des nouveaux imaginaires de l'humour ?………………………….…………....P45 Quelques questionnements en vrac……………………………………...……………..P46 Remerciements…………………………………………….…………………...…………….P47 Mais qui est la voix-off de cette brochure ? Moi, c'est Asa ! Je trouve ça toujours difficile de savoir comment se présenter : à la fois, je trouve ça important de contextualiser et de situer son propos, et en même temps, j'ai en tête qu'on fait toujours une sélection de ce qu'on souhaite raconter ou ne pas raconter donc c'est pas toujours évident de trouver la juste quantité d'informations à donner et la manière de le faire. Je vais citer quelques éléments me concernant et que je trouve utile pour comprendre d'où je parle dans cette brochure, mais évidemment c'est une présentation incomplète et biaisée. Je suis une personne racisée (asio-descendante) vivant en France métropolitaine, sociabilisée femme (je m'identifie non-binaire) plutôt jeune (née dans les années 2000) et passionnée d'un milliard de sujets. J'ai fait un transfuge de classe : raconté de manière caricaturale, je suis passée d'une famille immigrée plutôt précaire à des milieux intellectuels plutôt bourgeois via des études dans le supérieur plutôt élitistes que j'ai faites. Maintenant, je traîne dans des tas de milieux différents : des milieux anarcho-queer, des cercles sociaux se revendiquant de faire du soin politique, des espaces d'extrême gauche où ça parle désobéissance civile et ZAD, des milieux écolos cherchant à faire évoluer l'enseignement supérieur et les entreprises, des sphères institutionnelles ancrés dans le système dominant, etc. Je fréquente parfois des espaces marginalisés, avec des gens ne faisaient pas partie des normes dominantes, tout comme je peux parfois travailler dans des espaces de pouvoir très institutionnels. En termes de contrastes, j'ai à la fois passé des repas venant de récup dans des poubelles de supermarché avec des potes précaires, tout comme j'ai aussi participé à des buffets indécents coûtant des milliers d'euros avec des personnalités « connues ». Vivre tout un tas de choses dans des milieux très différent me questionne, notamment sur la place que l'humour peut avoir en fonction de différents espaces sociaux et ma manière de vivre les questionnements qui m'animent avec tout mon coeur c'est d'en parler avec des gens, d'animer des ateliers à ces sujets, et d'écrire. Pleins d'éléments m'ont amené à écrire cette brochure : - Kiffer la formalisation, et creuser des sujets en profondeur Quand un sujet attire mon attention, j'ai envie de le décortiquer, de voir le monde par ce prisme, et chercher à comprendre comment les autres le vivent. Concernant l'humour, je pense que je me suis beaucoup interrogé sur mon rapport à l'humour, ce qui me faisait rire ou pas, ce qui me mettait à l'aise ou pas, ce que j'incarne avec mon humour et puis plus globalement, les liens entre humour et rapports de pouvoir. J'aime beaucoup mettre en mots et en forme mes réflexions (souvent, surtout issues de discussions avec des ami·es), pour qu'on puisse échanger sur ces bases, débattre dessus et l'idée de centraliser des années de réflexions et de discussions dans un doc me plait bien ! - Vivre des oppressions systémiques et des injustices au quotidien Depuis mon enfance, je me prends des « blagues » racistes. Des « ching chong » au lycée avec des camarades reproduisant à merveilles une caricature de yeux bridés, des questions pouvant s'apparenter à du racisme et autres joyeusetés de vécus d'exclusions et de moquerie du fait de mon appartenance éthnique. Ça, c'est la phase visible de l'ice-berg du « parfois l'humour c'est tout pourri ». Il me paraît évident que ces situations sont des vrais sujets, mais j'aimerai bien ne pas me limiter à ces blagues, mais aller creuser aussi les trucs moins évidents et davantage questionnants. Chercher en quoi l'humour, peut implicitement devenir un outil de pouvoir. Des situations où je questionne ma légitimité à ressentir du malaise. Des situations où il n'y a pas vraiment de coupable ni de victime, mais qu'il se joue quand même des trucs pas anodins. Mon sentiment d'insécurité par défaut dans les groupes a toujours été là, mais je mets les mots dessus depuis très récemment. Depuis que j'y associe des lunettes des oppressions systémiques, je comprends mieux certains mécanismes rapports de pouvoir implicites qui me font ressentir dans mon corps un sentiment de « je ne suis pas à ma place ici / je ne suis pas en sécurité auprès de ces personnes ». J'ai le souhait que des personnes puissent trouver du réconfort, de la légitimation et des outils à la lecture de cette brochure. Je pense que l'humour me touche. Déjà parce que j'ai pas vraiment gagné au jeu de la roue des privilèges (même si j'ai de nombreux privilèges et avantages dans la société) et que je pense que ça contribue à ce que je sois sujette à beaucoup d'humour oppressif. Mais aussi parce que je suis très sensible à toute dynamique de groupe pouvant être excluante, dogmatique, oppressante et que l'humour peut être un formidable instrument pour ça. - Désirer contribuer à changer nos mondes L'humour a beaucoup de place dans ma vie que je le veuille ou non. Ça me va pas de juste subir sa présence pesante sans rien y faire alors même si l'humour restera toujours un truc plus grand que moi, je me suis dit que sans avoir l'ambition de changer LE monde, je pouvais au moins tenter de changer les petits mondes qui m'entourent. Je crois que par l'humour, on peut déconstruire et reconstruire beaucoup de choses. Je pense que questionner la place de l'humour dans nos relations et collectifs, et trouver d'autres voies pour rire ensemble, ça contribue à incarner des cultures du soin. - Contribuer à diffuser des cultures de soin Le soin, c'est ma boussole de vie. Tout ce qui fait sens pour moi rentre dans cette boussole. Dans ma vie relationnelle, pro, perso et militante, j'essaie de trouver comment diffuser des cultures de soin. Cette brochure s'inscrit dans cette volonté. Pourquoi il y a des champignons dans toute la brochure ? Parce qu'il y a des champignons délicieux, et d'autres toxiques. Et parfois, c'est dificile de les différencier entre eux. : c'est un peu comme l'humour ! Et aussi parce que j'avais envie d'aérer cette brochûre donc je cherchais à dessiner des personnages mais je suis pas super compétent·e pour dessiner des êtres humains alors les champignons c'était plus facile pour moi. Pour les dessins, je me suis beaucoup inspirée de champignons sur Pinterest, la plupart des designs de champignons ne viennent pas de moi même si je les ai adapté à ma façon. Contexte d'écriture de cette brochure Avant la naissance de cette brochure, il s'est passé pleins de choses ! Tous pleins d'ateliers... J'ai eu la chance de vivre dans un lieu de vie collectif avec beaucoup de passage– on y était parfois une trentaine d'habitant·es - dans lequel on avait l'habitude de s'animer des ateliers entre nous. Ça pouvait être une mini conf, un atelier tricot, une danse collective. N'importe qui pouvait proposer un truc, et ça attirait forcément quelques âmes curieuses et intéressées. Dans ce cadre là, j'ai conçu et animé pour la première fois un cercle de discussion sur l'humour oppressif. On a beaucoup, beaucoup parlé. Tard le soir, jusqu'à s'endormir dans nos canapés tout moelleux. C'est là qu'est né plusieurs éléments de cette brochure, grâce à ces moments collectifs où je me sentais à la fois entourée, et hyper stimulée. ...Et un début de formalisation ! Ensuite, avec mon binôme associatif de l'époque, on a voulu animer un autre atelier à ce sujet, mais en créant des supports qui centraliserait des questionnements et réflexions. Il a donc crée 4 affiches qui nous ont servi pour un atelier organisé dans une asso de notre école. Ces affiches, on les a ensuite pas mal diffusé par ci par là quand on rencontrait des gens qui voulaient creuser ce sujet mais qui savaient pas trop par où commencer. J'ai continué à animer des ateliers à ce sujet, sur base de ces affiches mais je ne me retrouvais plus dans certains propos de ces affiches, et plus le temps passait, plus j'avais envie de rajouter des réflexions, compléter tout ça de récits. Et j'ai trouvé que le format brochure était plus propice pour ça. Voilà une version un peu plus complète et riche que les affiches qu'on avait formalisé avec Momo. Et ainsi, naissa cette brochure ! Je vois cette brochure comme un condensé de réflexions et questionnements à un instant T. Je serai peut-être plus trop d'accord avec des réflexions que j'ai écrite, il y a sans doute des angles morts dans ce que je propose, mais c'est pas grave ! C'est fait pour être un outil de dialogue, de discussion, pas une proposition de vérité absolue. Je vous laisse donc avec ça en tête. Cette brochure n'a pas l'intention d'être consensuelle, et a plutôt vocation à rendre visible des trucs, pour nourrir des débats et réflexions : à vous de prendre ce qui vous parle ou pas ! Cette brochure est écrite à la première personne du singulier, car c'est moi qui l'écrit et que je ne souhaite n'engager que moi dans les propos que je tiens, mais il est le fruit de réflexions et questionnements collectifs issus de discussions avec des potes ou des participant·es à des ateliers. En quoi l'humour est politique ? Je m'aventurerai pas à proposer une définition de ce que c'est la politique, mais j'aimerai malgré tout commencer cette brochure par affirmer que je pense que notre rapport à l'humour est politique, et doit être davantage politisé. Une manière d'expliquer pourquoi l'humour est politique, c'est de visibiliser que l'humour est un acte social et que quand une personne se sent victime d'humour oppressif, c'est pas juste une histoire de liens interpersonnels, mais il s'y joue des enjeux plus systémique. Quand j'exprime que l'humour est politique, c'est pour visibiliser que l'humour s'inscrit toujours dans un contexte socio-politique donné, et qu'il peut créer ou renforcer des dynamiques de pouvoir qui sont loins d'être neutres ou sans conséquences. Dans cette partie, je vais partager des réflexions et croyances que j'ai sur l'humour. Elles n'ont pas de valeurs sociologiques ou scientifiques particulières. Si vous souhaitez vous renseigner sur ces sujets avec une approche davantage documentée, sourcée et avec des expérimentations sociales, vous pouvez lire la thèse de Léo Facca « Est-ce vraiment “ juste une blague ” ? Effet du groupe ciblé, des préjugés et de l'adhésion aux stéréotypes sur la perception de l'humour de dénigrement : une approche expérimentale. » ou vous renseigner sur les études de psychologie sociale de Monica Romero-Sànchez. Perso, je me suis pas beaucoup plongé dans ces références là parce que j'avais pas l'envie et la motivation de faire un travail de recherche solide, alors je propose juste des bouts de réflexions sur pourquoi je pense que l'humour est politique : - L'humour véhicule souvent des valeurs et stéréotypes Je sais pas s'il serait possible ou souhaitable de quantifier un pourcentage de blagues qui reposent sur des préjugés discriminants, mais j'ai le sentiment que l'humour véhicule principalement des stéréotypes visant des individus et groupes sociaux particuliers : les femmes, les personnes racisées, les personnes en situation de handicap, les personnes queer, etc. Par l'humour, on peut donc véhiculer beaucoup de stéréotypes : les femmes sont nulles et dangereuses au volant, les arabes sont des voleurs, les personnes en situation de handicap sont bêtes, etc. Les blagues sexuelles me paraissent se baser souvent sur un imaginaire d'hyper-sexualisation, d'objectification des femmes et minorités de genre, de personnes racisées ou sur une désexualisation de personnes âgées et/ou en situation de handicap. La plupart du temps, les blagues liées à la race reposent davantage sur l'imitation d'accent, des préjugés racistes ou des stéréotypes de classes sociales que sur les désastres du colonialisme. Il y a donc des tendances globales concernant ce sur quoi porte l'humour. Et le fait qu'on se moque majoritairement de certains groupes sociaux, c'est pas anodin. Ça dit quelque chose sur notre manière de faire société. Et ça vient renforcer des valeurs. - L'humour diffuse, légitime, banalise et rend acceptables socialement des valeurs et stéréotypes L'humour contribue à la tolérance de la discrimination. Sous l'apparence de légèreté et par prétexte de « on dit ça juste pour rigoler, ça va ! », l'humour permet de banaliser et rendre acceptables socialement certaines valeurs et stéréotypes. S'il ne paraitrait pas très acceptable socialement d'énoncer sérieusement que les femmes blondes sont plus bêtes que les autres, rire autour d'une blague sur les blondes peut paraître beaucoup plus innoffensif. On appelle « humour de dénigrement » une forme d'humour qui favorise les préjugés et la discrimination.1 - L'humour est un outil de cohésion sociale L'humour est un super outil pour identifier des individus qui nous ressemblent, avec qui on peut s'entendre et connecter. Rire avec quelqu'un, ça peut déjà être un signe de compatibilité. Ainsi, l'humour permet d'être un facteur de rapprochement, et conditionne ce qui permet ou pas de faire groupe. Il permet de consolider des normes sociales, en participant à créer des cadres collectifs et peut participer à certaines formes de sentiment d'appartenance. Par exemple, les blagues sur la prétendue stupidité des Belges permet de créer de la cohésion sociale pour les Français.es qui se rapprochent en se moquant d'un autre groupe social. - L'humour est vecteur de biais de pouvoir Dans des dynamiques de groupe, il y a toujours des rapports de pouvoir. Un rapport de pouvoir, c'est pas forcément très visible au premier regard. C'est pas forcément une humiliation bruyante et flagrante. Ça peut être discret, insidieux, mais pas moins violent ou blessant. C'est pour ça que pour moi c'est très important de mettre le doigt et les mots sur comment l'humour peut être vecteur de pouvoir. Quand j'observe un groupe, j'aime porter mon attention sur qui parle, qui ne parle pas, qui est écouté, qui ne l'est pas. Comment les identités sociales (genre, classes, races, religion, capital culturel, académique, économique) entrent en jeu dans les interactions. L'humour permet un bon prisme d'analyse : Qui fait une blague ? Qui rigole ? Qui ne rigole pas ? Sur quoi portent les blagues ? Quelqu'un qui fait une blague et fait rire les autres attire l'attention, et potentiellement, volontairement ou pas, dicte les normes d'un groupe. L'humour est souvent valorisé socialement, et les personnes qui détiennent des formes d'humour qui seraient valorisé dans un cercle social peuvent attirer l'attention, paraître intelligent, avoir de la répartie et ça peut donc leur conférer des formes d'auras, de charisme et de pouvoir. Par exemple : J'ai parfois tendance à « clasher » des ami·es avec ma répartie. Ça fait rire, c'est valorisant pour moi, mais c'est parfois très blessant selon ce que je véhicule, ma relation avec la personne cible de la blague, le contexte social et le vécu de la personne cible. C'est une forme de rapport de pouvoir que d'avoir de la rhétorique, de penser rapidement, d'avoir de la répartie, et ça peut sembler banal mais ça peut être vraiment humiliant, excluant et violent de se faire moquer par des blagues. Quels liens entre oppressions systémiques et humour ? Parler des oppressions systémiques, c'est vertigineux. Avoir une porte d'entrée, ça permet d'avoir une prise. Il y a des tonnes de manière de définir une oppression systémique, voici ce que je propose : Une oppression systémique est le résultat et la composante d'un système qui, pour un critère donné, va engendrer de façon globale des discriminations sur un groupe social dit dominé / opressé / discriminé, et réciproquement conférer des privilèges à un groupe social dit dominant / oppresseur / privilégié. Les oppressions systémiques sont omniprésentes. Dans notre manière d'organiser notre société, dans nos politiques, nos lois, nos institutions mais aussi dans notre manière de penser, de relationner et de s'organiser. Elles s'ancrent dans des rapports de pouvoir, se traduisent par des préjugés/stéréotypes et s'incarnent par des postures/comportements oppressifs. A propos d'intersectionnalité : pour une approche décloisonnée et systémique des oppressions systémiques Présenté sous forme de tableau, les oppressions systémiques et leur système d'oppressions peuvent sembler très cloisonnées. Dans la réalité, toutes les oppressions forment des liens complexes en synergie. L'intersectionnalité désigne un concept permettant de penser les identités sociales non pas de façon séparée ou cumulée, mais en synergie pour en identifier leur spécificités. Historiquement, ce concept émerge et est popularisé par Kimberlé Crenshaw (militante, avocate, professeur) qui lie la race et le genre pour mettre en lumière que les expériences vécues par une personne noire, et par une femme, ne peuvent pas être comprises et analysées comme deux données séparées ou indépendantes2. Dans les grandes lignes, une identité sociale liée à une oppression + une identité sociale liée à une autre oppression n'est pas égale à = 2X d'oppressions Mais plutôt, une identité sociale liée à une oppression + une identité sociale liée à une autre oppression = un cocktail singulier et complexe d'oppressions, non cumulables, mais en synergie Pourquoi parler d'intersectionnalité ? Pour ne pas reduire l'identité d'une personne à un privilèges ou un non-privilège. Chaque personne a son histoire unique, et il me paraît important de prendre en compte de manière nuancée et complexe ça. (= ne pas reduire une personne racisée à une pauvre victime du système raciste, ne pas réduire un mec blanc à un méchant oppresseur) Préjugés, discrimination, et oppressions : quelles différences ? Inspiré du comic : https://everydayfeminism.com/2017/01/trouble-explaining-oppression/ Un préjugé est un biais internalisé : • "Les relations homosexuelles sont anormales et déviantes" • "Les personnes grosses sont moches" • "Les musulman·nes ont plus de chance d'être des terroristes" Une discrimination est la concrétisation d'un préjugé : • Refuser la location d'un appartement à un couple d'homosexuel • Se trouver moche car gros·se • Suspecter davantage les musulman·es de comportements dangereux Les oppressions sont les poids et forces systémiques de ces préjugés et discrminations sur les personnes concernées • Des lois qui ne protègent pas les discriminations basés sur l'orientation romantico-sexuelles • Des magazines promouvant une culture de la beauté normée • Des politiques publiques excluantes des musulman·nes Pour lutter contre tous ces systèmes d'oppressions injustes, il faut agir sur tous les maillons de la chaîne ! A propos de privilèges et de non-privilèges Chaque individu a un lot de privilèges et de non-privilèges. Le privilège social, ça désigne une notion en sciences sociales, qui offre des avantages sociaux/degrés de prestiges/rangs dans la société en fonction de son appartenances ethniques, de classes sociales, d'âges, de sexe, d'identité de genre, d'orientation sexuelle et relationnelles, de religion, etc. Les systèmes de privilèges et non-privilèges impliquent par exemple : • Un partage non-équitable de la charge mentale. La charge mentale est le poids psychologique que fait peser (plus particulièrement sur des personnes particulièrement discriminées) la gestion des tâches domestiques et éducatives, engendrant une fatigue physique, et surtout, psychique. Cette préoccupation constante de la logistique du foyer, même dans les moments où elles ne sont pas dans l'exécution de ces tâches est aussi pesante. Cette notion peut être applicable à d'autres domaines que la gestion du foyer. • Des différences dans le sentiment de sécurité par défaut dans les espaces publics, les relations, les collectifs, etc. • Une exclusion invisibilisée de certains groupes sociaux dans certains espaces. • Un rapport à la légitimité différent. • Un accès aux richesses et au confort non-équitable. • Etc etc etc. Avoir des privilèges, c'est pas seulement avoir plus de chances d'avoir sa paie augmentée lorsque l'on est un homme cis blanc. C'est aussi : • Avoir le privilège de l'inscouciance et de ne pas se soucier de certaines charges mentales et émotionnelles. ◦ Ex : une dynamique typique dans un couple hétéro est la femme portant la charge mentale des tâches ménagères, la charge contraceptive et la charge émotionnelle du couple tandis que l'homme ne comprend même pas en quoi consiste tout ça. • Ne pas se rendre compte des oppressions que vivent les autres, et avoir tendance à ne pas les croire, les légitimer. Et/ou chercher à se justifier de ses bonnes intentions sans mettre le focus sur le récit de la personne concernée. ◦ Ex : Je constate que la plupart du temps, quand je raconte un vécu de situation raciste que j'ai vécu, la·es personne·s blanche·s devant moi sont souvent choqué·es et arrivent à peine à me croire et vont parfois avoir tendance à remettre en question mon récit ou le minimiser. Avoir des non-privilèges, c'est par exemple : • Devoir se sur-adapter en permanence pour se faire accepter socialement, et donc performer, compenser, se contorsionner pour correspondre à un fonctionnement normé. ◦ Ex : c'est le cas pour des personnes ayant des handicaps invisibles. (#validisme #psychophobie) • Se justifier en permanence de ne pas être capable de faire quelque chose et être soupçonné de flemme car "si on veut, on peut" #capacitisme #validisme #psychophobie • Ne pas se sentir légitime de prendre la parole. • Ne pas se sentir appartenir à un groupe social. ◦ Ex : être la seule personne racisée dans un groupe de blanch·es peut entraver le sentiment d'appartenance et la légitimité à trouver sa place • Subir de la négligence en ayant moins de chances que ses besoins soient remplis par la société, des collectifs, des relations, etc. Apprendre à se situer au niveau de ses privilèges et non-privilèges, et agir en conséquences Savoir se situer, ça s'apprend, ça prend du temps, et ça se fait au fur et à mesure de discussions, d'expériences de vie, de conflits, de partages de récits, etc. Un outil pouvant être utile pour apprendre à se situer est celui du CRIAW ICREF3. Ici, cet outil d'éducation populaire en lien avec des enjeux d'intersectionnalité permet d'illustrer : • Par le cercle intérieur : les circonstances particulières de chaque personne, associé à des “rangs” dans la société • Par le deuxième cercle : Des aspects identitaires (correspondant à des privilèges et non-privilèges) • Par le troisième cercle : Différentes formes de discriminations et systèmes oppressifs • Par le cercle extérieur : Des structure et forces plus larges renforçant les systèmes oppressifs Proposition d'exercice : Vous pouvez prendre une feuille et écrire les aspects identitaires qui vous concerne du deuxième cercle et tenter d'identifier si vous êtes plutôt privilégié·e ou pas sur chaque aspect. Les réponses ne seront pas forcément binaires car certains aspects pourront être à la fois des privilèges et des oppressions pour vous. L'idée n'est pas d'atteindre une réalité objective parfaite de vos privilèges et oppressions via cet exercice, mais plutôt de se mettre dans une posture de questionnement vis-à-vis de ses identités sociales. Chaque personne ayant son lot de privilèges et de non-privilèges. Il peut paraitre important d'apprendre à se situer soi-même, pour pouvoir agir en conséquences. Pour guider tes questionnements par rapport à ces enjeux, tu peux te demander : • Quels sont mes privilèges ? Quels sont mes non-privilèges ? • Comment je me sens par rapport à ça ? • Qu'est-ce qui m'interroge à ce sujet ? • Quelle place ont les oppressions systémiques dans mes relations ? Dans mes collectifs ? Dans mon quotidien ? Dans ma vie professionnelle ? • Est-ce que c'est un sujet dont je parle avec mes proches ? Si oui, comment ? • Est-ce que je suis satisfait·e de mon rapport à mes privilèges et les oppressions que je vis ? Et si non, qu'est-ce que j'aimerai être différent ? Pourquoi on parle d'oppressions systémiques ? Parce que l'humour s'inscrit dans des enjeux en lien avec les oppressions systémiques ! Il peut faire partie de discriminations paraissant inoffensives, anodines et mineurs. Mais en réalité, c'est un instrument puissant, contenant un potentiel de violence fort et permettant de légitimer d'autres formes de violences. La pyramide des niveaux de discriminations illustre différents types de discriminations, allant de ce qui paraît le moins violent au plus violent. L'humour se situerait dans un niveau de discrimination plutôt « faible » La pyramide des niveaux de discriminations Toutes ces oppressions systémiques, systèmes d'opppressions et notion de privilèges s'incarnent concrètement sous la forme de discrimination de plusieurs types : Des oppressions, il y en a de tous types. Toutes n'ont pas les mêmes effets, ou les mêmes répercussions. Dans cette brochure, je souhaite militer pour que ce qui est considéré comme violent et oppressif ne soit pas limité à de la violence physique et facilement visible. Je souhaite considérer et lutter contre toute forme de discriminations, d'oppressions, et de rapport de pouvoir, aussi "petites" et invisibilisées puissent-elles paraitre. Pourquoi les "petites" oppressions invisibilisées sont importantes ? Déjà, parce qu'elles ne sont pas si petites que ça ! Elles sont très impactantes du fait de leur caractère répété et omniprésent, et influence comment une personne se perçoit, est perçue, peut se sentir, etc. De plus, elles constituent la base de la pyramide des discriminations et permet et renforce des discriminations plus graves. L'humour contribue à la tolérance de la discrimination sous l'apparence de légèreté et par prétexte de « on dit ça juste pour rigoler, ça va ! » Dans un monde où il n'est pas acceptable de faire des blagues sexistes, alors, peut-être que le monde le serait moins ? De plus, il y a parfois une plus grande capacité d'action sur des discriminations "petites" du fait de leur caractère récurrent et aussi du fait qu'il peut parfois être moins risqué de reprendre quelqu'un sur une blague qu'il a faite et questionner les valeurs qu'il a véhiculé (parfois inconsciemment et involontairement) que d'agir sur des menaces de vie directes. L'humour, ce n'est donc pas que des petites blagues, c'est plus que ça. Ça a des impacts et des conséquences fortes et agir dessus est une manière de lutter contre les oppressions systémiques et les rapports de pouvoir. Différents types d'humour Est-ce que tous les humours se valent ? Je pense que tous les humours ne se valent pas. Il ne s'y joue pas les mêmes dynamiques de pouvoir selon l'humour qui est véhiculé. Par exemple, je considère qu'un groupe de mec qui se moquent d'une meuf avec des remarques sexistes, c'est pas les mêmes enjeux que des personnes racisées qui se moquent des racistes. Ou encore, je considère qu'une punchline tourné avec un ton humoristique pour protéger une personne qui se fait discriminée, c'est pas à mettre sur la même échelle que quelqu'un qui dit une punchline pour se moquer d'une forme de handicap. Proposition de catégories de l'humour Pour conceptualiser ça, avec mon binôme associatif de l'époque des affiches, on a fait une proposition de catégorisation de l'humour. Il y a différentes d'humour parmi tout ça : le comique de situation, le comique de répétition, l'absurde, les plaisanteries, l'ironie, les jeux de mots, le comique de geste, les caricatures, l'autodérisiton, l'humour noir, le sarcasme, la parodie/satire, le burlesque, le grotesque, etc. Quelques exemples pour s'y retrouver - L'humour ciblant des groupes sociaux Ce qu'on désigne comme étant de l'humour oppressif, c'est de l'humour qui participe à perpétuer des oppressions systémiques. Exemples : • Dire une blague qui se repose sur un biais sexiste : J'ai une fois animé une formation où lorsque j'ai demandé aux participant.es s'iels avaient de quoi noter, un homme cis a répondu « Oui, on a des femmes dans le groupe ! » • Renforcer des stéréotypes raciaux par des blagues-devinettes : « Pourquoi les chiens aboient beaucoup en Chine ? Parce qu'ils ne sont pas assez cuits » • Véhiculer l'idée que les personnes trisomiques sont bêtes en disant « T'as pas compris ça ? T'es trisomique ou quoi ? » Et bon, il pourrait y avoir tout une section « humour internet et memes » sur ce que ce type d'humour peut véhiculer. Ici un exemple illustrant sous la forme d'un raisonnement « scientifique » pourquoi les femmes sont des problèmes. Les dynamiques en œuvre peuvent être nombreuses : renforcement de stéréotypes existants, déshumanisation, action d'exclusion, moqueries, etc. En stand-up, on parle parfois de « punching down », c'est-à-dire, faire de l'humour en ciblant des personnes discriminées et qui reproduit donc des dominations, des oppressions et des humilitations systémiques. Ce qu'on appelle humour subversif, c'est un humour qui renverse l'ordre social dominant. Exemple : • L'humour misandre (qui fait de l'humour sur les mecs cis). « Que donne un mec cis à Emmaüs ? Son avis ! » • Tourner en ridicule le journalisme sensationnelle de droite (Gorafi) • Tourner en ridicule l'impunité de certaines sphères de pouvoir (Malheurs actuels) • Jouer sur un attendu « raciste » pour prendre par surprise et interroger ce présupposé « Comment appelle-t-on un noir qui conduit un avion ? – Un pilote ! » En stand-up, on parle parfois de « punching up », c'est-à-dire, faire de l'humour en ciblant des personnes dominantes et qui crée donc des potentiels de subversion et d'émancipation. - L'humour ciblant un individu L'humour blessant, c'est de l'humour qui n'est pas en lien avec des oppressions systémiques, mais qui peut blesser une personne. Exemple : Quelqu'un trébuche en rentrant dans une classe, quelqu'un le·a filme et puis fait tourner la vidéo en se moquant de la personne. L'humour soutenant survient dans l'intention d'aider quelqu'un qui se fait discriminé. Exemple : Un mec se moque d'une femme qui a fait la cuisine, et quelqu'un en fait une blague « drôle de façon de dire merci » Avantages et limites de ces catégories : Ce que j'apprécie dans le fait de catégoriser l'humour, c'est que ça permet de mettre en lumière qu'il ne se joue pas les mêmes dynamiques de pouvoir dans tout type d'humour. Tous les humours ne sont pas équivalents et ne véhiculent pas les mêmes idées. L'idée n'est pas de dire que l'humour subversif est forcément mieux que l'humour oppressif, mais plutôt qu'il ne se joue pas les mêmes choses quand on se moque de femmes asiatiques que quand on se moque du président des Etats-Unis. Evidemment, ces catégories, comme toute tentative de formalisation sont imparfaites. Il y a des formes d'humour difficile à catégoriser, et l'intention n'est pas de réussir à mettre toute forme d'humour dans des petites cases, mais plutôt de mieux identifier ce qui peut se jouer dans une forme d'humour. C'est donc à voir comme un outil : ce n'est pas objectif, ce n'est pas parfait, ça a des limites, mais c'est parfois utile. Faut-il cultiver de l'humour subversif alors que ça peut aussi être violent ? J'adore l'humour subversif, mais c'est très personnel. J'ai beaucoup débattu à ce sujet et je sais que des personnes que je connais ne sont pas d'accord avec le fait de cultiver quelconque humour pouvant être dénigrant. Cette idée qu'il ne faut cultiver ni l'un, ni l'autre, est en lien avec l'idée que dans tous les cas, il y a de la violence qui est véhiculé et que ça entretient un cycle de la violence qui peut finir par être néfaste pour tout le monde. Si j'adore l'humour subversif, et que je le trouve émancipateur et réparateur, j'aime nuancer ce propos en mettant une vigilance sur la violence qui peut être véhiculée. Bref, est-ce qu'il faut faire de l'humour subversif ? Perso j'adore ça, mais c'est fortement débattable ! Et puis qui décide de ce qui est subversif ou oppressif ? La frontière est floue et subjective. Peut-on tout justifier derrière le drapeau de la subversivité ? Pas sûre. Pour autant, je considère ne pas me battre à armes égales avec mes « ennemis », et donc ridiculiser le pouvoir, je pense que c'est une arme qui me parle. Est-ce que la fin justifie les moyens ? Dans le fond, ça pose la question de : est-ce que la fin justifie les moyens ? Si la fin est louable (= ici, créer une société plus écologiste, juste et inclusive) est-ce que ça justifie d'avoir recours à des moyens violents (= ici, continuer à alimenter des dynamiques de moqueries, d'exclusion). C'est hyper complexe comme sujet, et j'oscille beaucoup entre plusieurs postures, en fonction des enjeux et des sujets. J'ai pas trop de réponses à ça, mais je trouve que c'est chouette de se poser la question et de si l'on souhaite avoir recours à l'humour, et pourquoi. Dans tous les cas, il me paraît important de s'interroger sur pourquoi on rigole, et quels peuvent être les risques et effets de ce qu'on véhicule. Et justement ! D'où la proposition de l'outil qui suit : Auto-check avant de faire preuve d'humour Comment savoir si ma blague est oppressive ? Comment je peux changer mon rapport à l'humour ? Hélas, je n'ai pas de solutions miracles sous la main. Je ne pense pas que le monde doit binariser un rapport catégorique à l'humour. Il n'y pas de tampons « humour oppressif / humour non-oppressif ». Je pense que toute situation est complexe, nuancée, et qu'on ne peut jamais s'assurer de la non-offensivité de ce qu'on dit. Par contre, on peut se questionner en amont pour limiter le risque de blesser. Voici une proposition de questionnements à se poser. C'est pas exhaustif et c'est pas parfait. • Quelles sont mes intentions en faisant une blague (mettre à l'aise, créer de la complicité, rabaisser, me moquer, dédramatiser ?) • Est-ce que je ris DE la/les personnes concerné·es par la blague ou AVEC ? • Est-ce que les personnes présentes me connaissent assez bien pour comprendre mon intention ? • Est-ce que ma blague peut être discriminante ou blessante directement ou indirectement ? • Est-ce que ma blague véhicule de la violence ? • Est-ce que ma blague peut causer des triggers ? • Est-elle risquée du fait qu'elle touche à une caractéristique de groupes sociaux discriminés ? • Est-ce que le contexte de ma blague est le bon ? • Est-ce que le niveau d'interprétation de ma blague est claire ? • Suis-je prêt·e à recevoir des retours négatifs sur des propos que j'ai émis ? • Suis-je capable de répondre constructivement en me remettant en question ? • Suis-je ouvert·e et capable de ne pas minimiser/délégitimer les ressentis exprimés ? Il peut aussi y avoir des questionnements plus introspectifs : qu'est-ce que mon rapport à l'humour dit de moi ? D'où vient mon rapport à l'humour ? Est-ce que j'aime l'humour que je véhicule ou est-ce que j'aimerai le changer ? Si oui, quelles sont mes pistes de changement ? Par exemple : j'ai beaucoup fait de l'humour en mode « clasher une personne », parfois de manière humiliante, parce que je voulais paraître intelligente et avoir de la répartie. Je trouvais ça valorisant qu'on rigole à mes blagues, et qu'on puisse être impressionné par la rapidité de mes idées. Mais je me suis rendue compte que je trouvais ça naze de faire ça alors j'essaie d'arrêter (même si je fais parfois de l'humour blessant et je le regrette). Se poser les questions, ça peut être très long, et c'est un travail introspectif en soit. S'il ne me semble pas possible de se poser toutes ces questions en amont de chacune de ses blagues, je me dis que ça peut être un bon guide d'introspection pour y réflechir et que pour faire un autocheck rapide avant de faire une blague, il y a la possibilité de se concentrer sur les risques de cette blague : est-ce qu'il y a des risques à véhiculer ce que je vais dire ? Pourquoi ce serait risqué (du fait des personnes présentes, du fait de la nature de la blague) ? Est-ce que les intentions de ma blague sont claires pour les personnes présentes ? Moyen mnémotechnique : Si vous avez vu la série animée Avatar, le dernier maître de l'air, vous connaissez sûrement Iroh, l'un des personnages réputés comme étant plein de sagesse dans la série. Un moyen pour se souvenir des questionnements, c'est de penser aux : – Intentions – Risques – Ouverture – de son Humour (IROH !) Comment réagir à de l'humour oppressif/blessant ? Au début des ateliers que j'anime, j'aime beaucoup commencer les temps par demander aux participant·es quelles sont leurs intentions et attentes dans l'atelier. La plupart du temps, ce qui revient surtout c'est : comment « bien » réagir face à des situations d'humour oppressives ? Il n'y a pas de bonnes réponses ou de modes d'emplois. Chaque situation est singulière et porte un contexte particulier. Du coup, je vais surtout évoquer des postures, des manières de réagir, et les commenter. Comprendre les dynamiques collectives existantes Déjà, il y a toujours des dynamiques collectives et des rapports de pouvoir existants en jeu. C'est impossible de tout déceller, et de réussir à tout percevoir finement avec lucidité en tout temps, mais quelques questionnements peuvent aider à observer la situation. • Quelles sont les relations entre les personnes présentes ? ◦ Est-ce que les personnes ont une bonne relation ? ◦ Est-ce qu'il y a de l'espace pour communiquer entre ces personnes ? ◦ Est-ce qu'il y a des biais de pouvoir entre les personnse ? ▪ Ex : une participante racontait pendant un atelier ne pas réussir à réagir à des blagues homophobes car la personne qui les racontait était son patron. • Est-ce que la personne/les personnes concernées par la blague sont présentes ? • Quels sont les risques d'intervenir pendant ou après une blague ? Il peut donc être important et utile de comprendre le contexte social, et les rapports de pouvoir existant avant de savoir comment réagir. Je pense que prendre en compte la temporalité dans les réactions est également important. Je distingue donc les réactions ayant lieu au moment de la situation, ou après. Choisir la temporalité de sa réaction - Réagir au moment de la situation Il y a différentes manières de réagir sur le moment : • « Contre-attaquer » directement par l'humour : punchliner, ridiculiser, confronter, etc. • Politiser la situation : ramener du sérieux et des enjeux, faire redescendre le rire pour adresser les problématiques. Expliquer en quoi l'humour est politique, et peut être violent. Expliquer les valeurs véhiculées par la blague qui vient d'être faite. • Questionner la personne qui a fait la blague : Pourquoi tu te moques ? Est-ce que ta moquerie sous-entends des croyances que tu as ? Pourquoi tu dis ça ? Qu'est-ce que tu sous-entends ? Tu peux répéter ? • Parler de ses ressentis : exprimer son malaise, sa colère, sa tristesse en réaction à la blague • Etc, etc, ect. Perso, je pense pas qu'il y ait de manière parfaite de réagir, car ça dépend trop du contexte, mais je peux identifier quelques avantages et inconvénients de réagir sur le moment. Avantages de réagir sur le moment : • Réagir sur le moment permet de ne pas « laisser passer » la blague, et de signifier que ce n'est pas accepté et toléré de faire ce genre de blague. • Ça peut permettre d'être dans une posture d'allié·e en réagissant et d'être en soutient direct à une personne ou des personnes qui pourraient se sentir mal à l'aise et/ou concernée(s) par la blague. • Ça permet de ne pas être complice du moment. Inconvénients de réagir sur le moment : • Réagir sur le moment peut créer du conflit et faire « dégénerer » une situation. Il y a moins de temps et de recul pour pouvoir réflechir à comment l'on souhaite réagir. • Ça peut être humiliant et stigmatisant pour la personne ayant fait la blague de réagir à une blague sur le moment devant d'autres personnes. • Le risque social est plus fort et imprévisible lorsque c'est sur le moment dans un moment social plutôt qu'après en interperso ou en plus petit comité. • S'il y a une ou des personnes concernées et que vous n'êtes pas personnellement la cible de la blague, réagir sur le moment peut parfois amener à ne pas avoir une réaction mal adaptée pour la ou les personne(s) concernée(s) vu qu'il est souvent difficile de les consulter sur le moment et de s'adapter à leurs besoins. - Réagir après le moment de la blague Il y a différentes manières de réagir après une blague • Cela peut dépendre de qui on va voir après la blague : ◦ La personne qui a fait la blague ◦ Des personnes éventuellement concernées et/ou mal à l'aise ◦ Des témoins ◦ Etc. • Ça peut dépendre de vos intentions ◦ Exprimer son désaccord/son malaise à quelqu'un ◦ Faire de la pédagogie ◦ Exprimer son soutient ◦ Etre dans l'accueil d'éventuelles demandes que l'on pourrait vous faire • Ça peut dépendre de la manière dont vous intervenez ◦ Plutôt sur un ton sérieux, politisant et intellectuel ◦ Plutôt sur un registre émotionnel ◦ Plutôt en « confrontation » avec la personne qui a fait la blague, ou plutôt en étant dans une recherche de coopération • Bref, les manières de réagir après une blague sont diverses et dépendent de beaucoup de chose ! Avantages de réagir après : • Réagir après permet d'avoir plus de temps pour réflechir à ses postures et sa manière de réagir. • Ça peut permettre un terreau plus fertile pour des discussions longues et constructive du fait du côté interperso ou petit comité qui peut davantage créer un cadre intimiste et propice à la confidence contrairement à une réaction à chaud pendant un moment social. • Une discussion après le moment peut aussi réduire un potentiel risque de situation confrontante non désirée ou une condamnation rapide de la personne qui vient de faire une blague. Inconvénients de réagir après : • Il y a des contextes où il n'est pas possible de réagir après, par exemple après de l'humour oppressif émis par quelqu'un dans la rue. • Ça peut être difficile de trouver le bon moment, et peut-être que la personne éméttrice ne voudra pas en parler. • Il faut un minimum de confiance et de coopération réciproque pour que ça puisse être constructif. Un format de débrief ne parle pas à tout le monde. Par exemple débriefer d'une situation avec mon papa et lui proposer un temps de communication en interperso, ça ne fonctionne pas du tout. Il faut trouver ses stratégies. Souvent, je profite de trajets en voiture avec lui en trouvant une façon légère de revenir sur les choses mais je ne le présente pas comme un débrief. Et souvent, la manière qu'on a de débriefer est pour moi frustante et insatisfaisante. Quelques questionnements pour guider sa manière de réagir : Il n'y a donc pas de manière parfaite ou miraculeuse de savoir comment réagir. Ça vient en fonction du contexte, des dynamiques de groupe, de votre relation avec les personnes présentes, des enjeux, des risques, de vos ressentis, etc etc ect ! Je ne souhaite pas proposer un guide pour apprendre comment réagir, mais surtout proposer des manières de réflechir à ça. C'est pour ça que je souhaite proposer quelques questionnements qui peuvent guider sa manière de réagir : • Quel est le contexte dans lequel est fait la blague ? • Quelles sont les relations entre les personnes présentes ? • Qu'est-ce qui est véhiculé à travers cet humour ? • Est-ce que c'est risqué pour moi/pour d'autres, d'intervenir ? • Est-ce que je souhaite réagir sur le moment, ou plutôt plus tard ? • Comment est-ce que je souhaite réagir ? Quelle posture j'aimerai adopter ? • Quelles sont mes intentions en réagissant ? Se poser ces questions, c'est très long, et il n'est évidemment pas forcément possible de se poser toutes ces questions pendant un instant humoristique car ce sont des moments qui vont très vite et où il faut avoir parfois le sens du timing pour intervenir au « bon » moment. Mais ce sont des guides à avoir en tête, pour s'entraîner, et pour se questionner collectivement. Quelques points qu'il me semblent intéressants d'avoir en tête lorsque l'on souhaite réagir à une blague qui ne nous va pas : - Le consentement et le cadre de la discussion En allant voir des personnes ciblées, il me semble important de veiller au consentement des personnes concernées et de ne pas imposer une aide non-sollicitée au risque de leur retirer du pouvoir d'agir. Le mieux selon moi est de s'adapter à leurs besoins et leurs demandes, et de voir si vous êtes en capacité d'y répondre. Si quelqu'un s'est senti mal suite à une blague et que vous voulez lui proposer un espace de débrief, vous pouvez lui proposer plusieurs types d'écoutes : de la reformulation de ce qu'iel dit pour s'assurer qu'iel se sente compris·e, de l'empathie pour entrer en résonnance émotionnelle avec son vécu, de la suggestion ou des conseils sur quoi faire si c'est ce qui est demandé, etc. Proposer un débrief avec la personne émettrice de la blague peut aussi demander un certain cadre. Tout dépend de votre relation avec cette personne, et de votre manière de réagir. Mais il me semble important de penser aux bonnes conditions pour que ça se passe et à veiller à la forme de son retour. Par exemple, vous pouvez commencer par lui demander ce qu'elle a pensé de sa blague. Ça peut être intéressant pour ne pas l'enfoncer si elle est déjà en train de se remettre en question. Perso, je trouve ça toujours intéressant de savoir comment l'autre personne a vécu la situation et ça me paraît plus constructif pour adapter sa réaction après. - Quelques outils pour prendre soin de sa communication Les outils de communication émotionnelle peuvent être aidant pour vivre ce type de situations si ce sont des approches qui vous parlent. Ce ne sont pas des solutions miracles, et ça a évidemment des limites et des défauts, mais personnellement ça m'aide de pouvoir me servir d'outils. Parmi les outils qui me parlent, il y a : • La Communication Non Violente (ou CNV)4 ◦ Mais il me semble important de l'incarner dans une approche située et politisée. La CNV, malgré son nom, peut véhiculer de la violence parce que ses outils peuvent permettre à quelqu'un d'avoir l'ascendant intellectuel sur quelqu'un en ayant du vocabulaire, une rhétorique et une manière de tourner les choses qui est incontestable. Selon moi, la CNV ça peut être très aidant, mais ça peut aussi incarner des formes de classisme, d'élitisme et d'intellectualisme dont il faut faire attention car ils peuvent être, même avec de très bonnes intentions, des instruments de manipulation. ◦ Pour creuser ce sujet, des podcasts de Méta de Choc étudient les avantages et les dérives de la CNV5 • Les jeux de cartes qui parlent de besoins et d'émotions pour gagner en vocabulaire, en finesse et en précision pour parler de ses émotions ou de celles des autres. ◦ Il y a par exemple les jeux de cartes de Apprentis Giraffes6 ou encore ceux de Comitys7 • Il y a des facilitations graphiques/des affiches de Fertîles sur les enjeux de feedbacks (faire des retours), de Communication Non Violentes, ou encore d'intentions, disponibles sur leur site qui peuvent être outillantes. Bref, il existe de nombreuses ressources pour prendre soin de sa manière de communiquer ! Il en existe bien sûr bien d'autres, mais là ce n'est qu'une courte sélection. - Se préparer à être déçu·e et/ou frustré·e Même si vous faites de votre mieux, et que vous y mettez tout votre coeur, vos bonnes intentions, le soin dans votre communication et le soin à l'autre : il se peut que vous soyez frustré·e, agacé·e, déçu·e, en colère de la réaction de l'autre personne. Un truc qui m'aide d'avoir en tête dans ces cas là, c'est de me dire que du changement, ça prend du temps. Je pense pas qu'il faille nécessairement attendre des personnes qui ont des comportements blessants de changer. Mais j'ai la croyance dans le potentiel et la capacité de changements des gens. Et je pense que si ça arrive, c'est rarement miraculeux et instantané. Ça demande plusieurs essais, du temps, de la remise en question, des changements d'environnement parfois. Bref, votre réaction, votre intervention n'aura peut-être pas l'air très utile sur le moment. Mais je pense que ce type de réaction et d'intervention, aussi minimes puissent-elles paraître, elles sont super utiles, nécessaires et précieuses. Elle plantent des graines. Qui peut-être ne vont pas pousser car le terreau n'est pas bon, parce qu'il n'y a pas assez d'eau, parce que ce n'était pas le bon moment pour les planter. Bref, il se peut que rien n'en pousse. Mais si ça fait pousser quelque chose, alors il faut du temps, et d'autres ingrédients pour que ça puisse être fertile et constructif. Ça n'invalide évidemment pas les éventuels sentiments de frustration, de colère, de déception, mais je trouve que ça donne au moins du sens et de l'encouragement à réagir. Si vous ressentez de la déception, de la frustration, de la colère, c'est légitime. Ça ne veut pas pour autant dire que votre intervention était inutile et ne vas pas faire réflechir l'autre personne. A propos de légèreté et d'insouciance Questionner son rapport à l'humour, ça peut faire peur « Mais c'est beaucoup de travail de penser à tout ça ! Et puis c'est beaucoup de charge mentale ! » « Et mes envies de légèreté et d'insouciance, alors ? » Quand je suis visibilis·é comme portant des enjeux d'humour oppressifs dans des collectifs, j'ai parfois l'impression d'être pointé du doigt comme une voleuse de fun et de bonheur. Ça m'est déjà arrivé de sentir un genre de retenu gêné de quelqu'un quand j'étais là en mode « Bon, ya Asa, il faut pas que je fasse une blague oppressive ! » Dans ces moments là, je me dis « ça y est, je suis devenue la police de l'humour ». -
Publication de "Illégale élégance - perspectives anarchistes & travail du sexe"
Qu'est-ce qui relie le vaste monde du travail du sexe à la galaxie anarchiste ? Existe-t-il une convergence entre ces deux thématiques ? Qu'est-ce que les anarchistes peuvent apprendre des travailleureuses du sexe (TdS) et qu'est-ce que les travailleureuses du sexe peuvent apprendre des anarchistes ?
Ces questions et d'autres sont explorées par notre nouvelle publication « illégale élégance - perspectives anarchistes et travail du sexe ». Récit à la première personne de 10 ans d'expérience anarchiste du travail du sexe, accompagné de 13 contributions supplémentaires provenant de France, Allemagne, Maroc, Suisse, Afrique du Sud, Canada et Italie, toutes réalisées par des personnes anarchistes et travailleureuses du sexe. Ce sont des expériences personnelles, uniques, intimes, philosophiques et corporelles de certaines facettes du travail du sexe drapées dans différentes perspectives critiques envers toutes formes d'autorités.
L'idée de cette publication n'est pas de parler au nom des TdS, ni de parler au nom des anarchistes. Face à deux mondes aussi vastes, cette démarche n'aurait aucun sens. C'est un récit entièrement subjectif à travers lequel chaque lécteurice est invité.x.e à ressortir avec son propre avis. Les réflexions présentées ici sont pensées pour être des tremplins et non des cages.
À travers cela, nous espérons rafraîchir le débat en cours et offrir des esquives et perspectives intéressantes face à des positions souvent binaires, voire assez stériles (le travail du sexe c'est bien, le travail du sexe c'est mal… fin du débat).
Format A4, 84 pages, couleurs
Pour commander des versions papier de cet ouvrage, organiser une présentation, nous envoyer des feedbacks, des témoignages supplémentaires, pour nous aider dans sa diffusion, sa traduction ou sa transformation sous d'autres formats – par exemple en forme audio – écrivez-nous à evasions@riseup.net
Comme pour chaque publication du Projet-Evasions, le PDF est librement disponible et la version papier est diffusée à Prix Libre.
Les photographies utilisées sont des joyaux mis à disposition par La Fille Renne. Big love.
Avec Rage & Amour
Projet-Evasions.org Nos autres publications sur le travail du sexe Guide de sécurité numérique pour travailleureuses du sexe Hate Work – Support Sexworkers - Un interview autour du travail du sexe Voir en ligne : Illégale élégance -
Le retour des OGM ? Les NGT, nouvelle offensive agro-industrielle validée par l’UE
Avez-vous entendu parler des NGT ? Probablement pas, et c'est pourtant une nouvelle offensive majeure de l'agro-industrie en Europe.
L’article Le retour des OGM ? Les NGT, nouvelle offensive agro-industrielle validée par l’UE est apparu en premier sur Contre Attaque.
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Le CD de Quake était foireux avant même d'être pressé
En mai 1996, sur le forum Usenet consacré à Quake , des joueurs prenaient déjà les paris... Le jeu n'était pas sorti, le CD non plus, et la question qui tournait en boucle à l'époque c'était : combien de temps tiendrait la protection anti-copie du jeu ? Certains misaient deux semaines après la sortie, d'autres 5 jours maximum...
De son côté, id Software s'apprêtait à presser son shareware sur un disque mais Quake n'occupait que 22 Mo des 640 disponibles. Du gâchis de place ? Pas vraiment puisque le reste du CD a été rempli avec tout le catalogue maison. Des jeux complets en versions chiffrées, c'est-à-dire plusieurs DOOM, Final Doom, Hexen, Heretic qu'on déverrouillait par téléphone...
Le CD est finalement sorti le 30 août 1996 et le concept était bien pensé, sur le papier en tout cas... Le programme affichait un nombre de onze chiffres, les Américains appelaient le 1-800-ID-GAMES, un opérateur encaissait la thune et donnait en échange un numéro de déverrouillage à retaper. Le premier nombre changeait à chaque lancement et tournait toutes les 5 minutes, précisément pour qu'un code ne puisse pas servir deux fois.
Mais le 8 octobre suivant, coup de tonnerre ! Le groupe GNOMON sortait QCRACK.EXE pour faire tout sauter ! Ça n'aura pris que 39 jours !
Ce qu'ils avaient compris, c'est que le numéro donné au téléphone ne contenait aucun secret. Il attestait simplement du paiement et de rien d'autre. Le programme livré sur le CD savait fabriquer ce numéro tout seul à partir de celui qu'il venait lui-même d'afficher, et son seul travail consistait donc à comparer les deux.
Toute la protection tenait, comme souvent, dans le fait que personne n'était censé regarder comment ça fonctionnait.
Toutefois, ce mécanisme de vente n'était pas vraiment une bourde d'id Software. Eux n'étaient que les clients de TestDrive Corp, qui vendait cette solution brevetée .
Et ce brevet expliquait très précieusement comment ça fonctionnait... Le poste de l'utilisateur produit un numéro, l'opérateur distant le valide et renvoie un code d'activation, et c'est le poste de l'utilisateur qui vérifie ce code. Le brevet va même jusqu'à donner son exemple, à savoir un numéro dont les chiffres totalisent 10, et un code de retour dont les chiffres totalisent 15.
La faille était donc déposée à l'office des brevets quatre ans avant que le CD arrive en rayon.
Le reste raconte quand même une fin de production difficile. La base qui associe chaque jeu à son identifiant contenait également une faute de casse sur Final Doom, "Final" au lieu de "final", ce qui envoyait la génération du code chercher le mauvais fichier. Résultat, le client qui appelait et payait pour Final Doom n'arrivait pas à le déverrouiller.
Alors que le pirate, lui, y arrivait à tous les coups !
Et si je vous raconte tout ça c'est surtout parce que Fabien Sanglard s'est amusé à redémonter le CD-Rom cet été , et qu'il y a aussi trouvé de jolies surprises comme une version en clair de cette base posée juste à côté de sa version chiffrée + des fichiers temporaires et des sauvegardes d'éditeur oubliés au pressage.
Je vous invite vraiment à lire son analyse, c'est super intéressant !
Source : PC Gamer
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Une vie marquée par le racisme
Métisse, James Broadnax ne trouve sa place nulle part. Trop noir pour la justice, qui emploie des méthodes racistes contre lui, le jeune homme d’à peine 19 ans est aussi trop blanc pour sa grand-tante: la doyenne de sa famille, élevée sous les lois ségrégationnistes de l’ère Jim Crow. -
L’édition d’août 2026 de Réacteur est en ligne !
Au programme de cette édition Réacteur d'août 2026 :
- Comment déployer un agent de données dans Data Studio ? [Partie 1], par Chloé Nieuwjaer
- Reddit en 2026 : le canal marketing que la France n'a pas encore découvert pour le SEO, par César Gaston
- AI Overviews en France : les 3 signaux pour 2027, par Juliette Bègue
- Brave Search, la vraie porte d'entrée pour être cité par Claude, par Raouf Douihech
- Difficulté SEO d'un mot-clé : toutes les méthodes et ce qu'elles valent vraiment [Partie 2], par Alexis Rylko
On remercie chaleureusement nos 5 auteurs pour leur réactivité et surtout la qualité des articles publiés : Chloé, Raouf, Juliette, Alexis et César
En bonus : comme à l’accoutumée, cette nouvelle édition accueille également notre veille de août 2026 et une présentation des outils qui ont retenu notre attention ces dernières semaine !
Et, si ce n’est pas encore le cas, abonnez-vous !
Comment déployer un agent de données dans Data Studio ? [Partie 1]
Par Chloé Nieuwjaer, Consultante SEO Senior, Data Analyste & Formatrice Freelance
À découvrir dans cette première partie :
- Le Conversational Analytics, ce nouveau chat intégré à Data Studio qui permet d'interroger ses données stockées dans BigQuery en langage naturel, sans écrire une seule ligne de SQL.
- Ce que contient réellement une réponse de l'agent : pas juste un résultat brut, mais un raisonnement affichable, une contextualisation en langage naturel, une mini-analyse et des suggestions de questions complémentaires.
- Une comparaison concrète et détaillée entre une requête SQL écrite à la main et le raisonnement complet de l'agent pour arriver au même résultat, avec le détail de sa chaîne de pensée sur un cas réel (les villes du département du Nord).
- Un piège de données bien réel révélé au passage : comment une simple requête peut confondre deux villes homonymes situées à l'autre bout de la France.
- Les prérequis techniques à avoir en tête avant de se lancer : compte Google d'entreprise, projet Google Cloud, BigQuery, et les API à activer.
Ce qu'on a aimé :
Une présentation qui va au-delà du simple mode d'emploi et documente vraiment ce qu'il se passe "sous le capot" : le raisonnement complet de l'agent, en anglais et non retouché, permet de voir précisément comment il interprète le schéma de données, formule ses hypothèses et anticipe les biais avant même d'exécuter sa requête. Chloé Nieuwjaer illustre son propos avec un vrai jeu de données (les mots-clés liés au trail en France), ce qui rend la démonstration concrète plutôt que théorique. On attend avec intérêt la suite, qui promet un tutoriel de configuration complet et un regard critique sur les limites de l'outil.Lire l’article : Comment déployer un agent de données dans Data Studio ? [Partie 1]
Reddit en 2026 : le canal marketing que la France n'a pas encore découvert pour le SEO
Par César Gaston, fondateur de Skilfut
À découvrir dans cet article :
- Les chiffres qui placent Reddit au 4ème rang mondial des sites les plus visités, et pourquoi le marché francophone reste encore largement vierge comparé aux États-Unis.
- Pourquoi la mise à jour Google de 2023, en privilégiant les discussions humaines authentiques face à la prolifération de contenus IA, a fait de Reddit l'un des premiers bénéficiaires sur les requêtes à forte intention d'achat.
- Le rôle central que jouent les threads Reddit dans les réponses des IA génératives, et pourquoi ça change la donne pour les marques présentes sur la plateforme.
- La méthode concrète pour construire un compte crédible sans se faire bannir : karma, cartographie des bons subreddits, et le délai à respecter avant toute action promotionnelle.
- Les pièges qui trahissent instantanément un contenu promotionnel déguisé, et pourquoi un ton "trop soigné" est justement ce qui vous fait repérer par la communauté.
Ce qu'on a aimé :
Un article qui vient d'un vrai praticien du sujet, avec des chiffres concrets tirés de l'expérience terrain de l'agence Skilfut (une communauté de 4 000 membres générant plus de 50 000 impressions hebdomadaires, par exemple). César Gaston ne vend pas Reddit comme une solution miracle mais insiste au contraire sur la patience nécessaire : 4 à 6 semaines minimum de contribution non promotionnelle avant d'espérer être bien reçu. Les pièges détaillés (schémas répétitifs, ton trop parfait, marque citée en ouverture) sont le genre de détails opérationnels qui manquent souvent dans ce type de contenu. Une porte d'entrée utile sur un canal encore largement ignoré par les équipes marketing françaises.Lire l’article : Reddit en 2026 : le canal marketing que la France n'a pas encore découvert pour le SEO
AI Overviews en France : les 3 signaux pour 2027
Par Juliette Bègue, Marketing manager chez Ahrefs France
À découvrir dans cet article :
- Le décalage exact entre la France (20,9% des mots-clés à fort volume) et les États-Unis (44,4%), et pourquoi rien ne suggère que la France plafonnera en dessous du niveau américain.
- Le sens de propagation des Aperçus IA, du bas vers le haut du funnel, avec le calendrier secteur par secteur : la santé déjà saturée, la finance et le voyage manifestement bridés, le B2B et le e-commerce en milieu de gué.
- La preuve chiffrée qu'être bien classé sur Google et être cité dans un Aperçu IA sont deux choses différentes, avec des cas concrets où 38 à 43% des sources citées ne figurent même pas dans le top 10.
- Le chiffrage précis de ce que coûte un Aperçu IA en clics perdus, passé de -34,5% à -58% de CTR en seulement 8 mois aux États-Unis, avec la méthode pour appliquer ce calcul à votre propre trafic.
- Un plan d'action en 5 mouvements pour être cité, et une expérimentation qui invalide au passage une idée reçue très répandue sur le schema markup.
Ce qu'on a aimé :
Un article qui transforme un sujet souvent traité de façon anxiogène en feuille de route concrète, en s'appuyant sur des données Ahrefs solides plutôt que sur des impressions. Juliette Begue ne se contente pas d'annoncer la tendance : elle chiffre le retard français, le calendrier par secteur et même le coût en trafic avec un exemple concret. La partie sur le poids de YouTube dans les citations (20% des liens cités) et sur l'inutilité du schema markup comme levier GEO tranche avec beaucoup de discours ambiants sur le sujet. Du concret, des chiffres, un plan d'action directement actionnable.Lire l’article : AI Overviews en France : les 3 signaux pour 2027
Brave Search, la vraie porte d'entrée pour être cité par Claude
Par Raouf Douihech, Consultant SEO & GEO chez DocShipper
À découvrir dans cet article :
- Le test grandeur nature de l'auteur : un site bien classé sur Google et Bing, mais totalement absent de l'index Brave, et invisible aux yeux de Claude jusqu'à une seule manipulation.
- Les preuves qui confirment que Claude s'appuie sur Brave et non sur Google : jusqu'à 79,2% des URLs citées par Claude figurent dans le top 10 de Brave, contre seulement 34% pour Google.
- Un diagnostic reproductible en 2 minutes pour savoir si votre propre site est visible ou non par Claude.
- Les trois portes d'entrée réelles de l'index Brave (query channel, page channel, crawler propre), et pourquoi le formulaire de soumission ne fait en réalité que forcer un re-crawl.
- Les trois crawlers distincts d'Anthropic à connaître, et les deux pièges de configuration qui bloquent silencieusement votre visibilité sans que ça apparaisse nulle part dans votre robots.txt.
Ce qu'on a aimé :
Un article qui part d'un test personnel daté et vérifiable, mais qui ne s'arrête pas à l'anecdote : Raouf Douihech est allé chercher la mécanique complète derrière le résultat, code du Web Discovery Project de Brave à l'appui, et croise deux études indépendantes (Profound et MERJ sur 35 000 citations) pour asseoir sa démonstration. La partie sur les trois crawlers d'Anthropic et les pièges de configuration CDN/pare-feu est le genre de détail opérationnel qui fait souvent défaut ailleurs. Honnête aussi sur ses propres limites, avec la nuance apportée sur TurboPuffer, second sous-traitant apparu depuis mai 2026, dont le rôle exact reste flou.Lire l'article : Brave Search, la vraie porte d'entrée pour être cité par Claude
Difficulté SEO d'un mot-clé : toutes les méthodes et ce qu'elles valent vraiment [Partie 2]
Par Alexis Rylko, Consultant SEO chez iProspect
À découvrir dans cette seconde partie :
- La méthode des rising stars, pour transformer l'observation d'un concurrent jeune et comparable en véritable règle de sélection de mots-clés.
- La méthode des zones de compétitivité, illustrée par deux cas réels très contrastés : un petit blog e-commerce et un site gouvernemental.
- Pourquoi allintitle, souvent présentée comme une méthode avancée, est en réalité l'une des plus datées, avec un exemple frappant où aucun résultat de la première page ne contient le terme recherché dans son titre.
- Le vrai fonctionnement du KGR (Keyword Golden Ratio), sa formule, ses seuils, et les trois particularités qu'on oublie systématiquement quand on l'applique.
- Deux méthodes complémentaires plus rarement évoquées : les slots par formats dominants et les SERP ouvertes vs verrouillées, avec des exemples concrets sur "prêt immobilier" ou "femme de ménage".
Ce qu'on a aimé :
La suite logique et tout aussi rigoureuse de la première partie, avec le même souci de confronter chaque méthode à des cas réels plutôt qu'à de la théorie. Alexis Rylko ne se contente jamais d'expliquer une méthode : il en pointe systématiquement les limites, ce qui est particulièrement salutaire pour allintitle et le KGR, deux approches qui reviennent régulièrement dans les formations SEO sans qu'on interroge vraiment ce qu'elles mesurent. La conclusion reformule intelligemment la question à se poser : non pas "ce mot-clé est-il difficile", mais "mon site est-il capable de remplacer l'un des résultats en place". Un article de référence à garder sous la main.Lire l’article : Difficulté SEO d'un mot-clé : toutes les méthodes et ce qu'elles valent vraiment [Partie 2]
Comme tous les mois, cette nouvelle édition de Reacteur s’accompagne d’une rubrique dédiée aux derniers outils à tester et les articles qui ont retenus notre attention sur le web !
L’article "L’édition d’août 2026 de Réacteur est en ligne !" a été publié sur le site Abondance.
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GeForce NOW dans Firefox - 2 000 jeux PC dispo sans rien installer
Alors ça c'est cool ! NVIDIA vient d'ajouter Firefox à la liste des navigateurs autorisés à faire tourner GeForce NOW. Un ordi, un onglet, et plus de 2 000 jeux PC se lancent maintenant en streaming sans qu'un seul octet du jeu n'arrive sur votre disque.
C'est tout le concept du service de cloud gaming de NVIDIA avec une machine RTX chez eux, et une image qui arrive chez vous. Comme ça, votre ordinateur ne fait plus que décoder une vidéo sans rien installer ni avoir une grosse carte graphique.
Après GeForce NOW c'est un peu différent de Xbox Cloud puisque ça permet de jouer aux jeux que vous avez acheté. Ce n'est pas un catalogue imposé en accès libre. GeForce NOW se connecte à vos comptes Steam, Epic Games Store, GOG, Xbox PC Game Pass et Ubisoft Connect, puis ouvre la bibliothèque que vous avez déjà payée.
Firefox de son côté garde en plus ses habitudes de navigateur. Comme ça vous pouvez laisser un appel Discord dans le Split View, le walkthrough du jeu dans un autre onglet, et vous basculez en plein écran quand la partie démarre. Plus besoin de basculer sur ce navigateur de faible qu'est Chrome quand l'envie vous prend de jouer ^^.
Mozilla annonce jusqu'à 1440p et jusqu'à 120 images par seconde, et précise que ce plafond est réservé aux abonnés Ultimate. En dessous, le palier Performance donne aussi du 1440p mais s'arrête à 60 fps. Ce qu'Ultimate achète vraiment par contre, c'est la fluidité, l'accès aux machines RTX 5080 et les files d'attente les plus courtes.
L'autre compteur est plus embêtant je trouve puisque les abonnements Performance et Ultimate sont plafonnés à 100 heures de jeu par mois, dont jusqu'à 15 heures non consommées qui peuvent basculer sur le mois suivant. Ça laisse un peu plus de trois heures par jour quand même, mais ce n'est plus vraiment illimité.
Reste un problème, je trouve dans cette annonce : ça ne concerne que Windows uniquement. Firefox sur macOS et sur Linux n'est pas concerné, et personne n'a encore dit si ça viendrait... Snif... Après, les joueurs Linux, eux, ont leur client natif GeForce NOW , enfin sorti de bêta donc ça compense un peu mais quand même...
Pour essayer, mettez Firefox à jour, allez sur play.geforcenow.com et connectez-vous. De son côté, NVIDIA promet d'en dire plus à la Gamescom le 25 août prochain.
Source : blog Mozilla
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15 mois de sursis pour avoir tiré sur des enfants
Racisme d'État et justice de classe : la vie d'enfants racisés vaut-elle moins qu'une cannette de soda ?
L’article 15 mois de sursis pour avoir tiré sur des enfants est apparu en premier sur Contre Attaque.
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In cutting joint drills, Trump has given South Korea’s president what he wants. So why is Seoul so uneasy?
Lee Jae Myung has long pushed for stronger homegrown defences, yet Donald Trump’s move has sparked alarm in some quarters
At their first summit, in August last year, the South Korean president, Lee Jae Myung, told Donald Trump: “If you, Mr President, become the peacemaker, then I will assist you as the pacemaker.”
The remark at the Oval Office captured the thrust of Lee’s approach to North Korea: dial down the military posturing and make repeated peace overtures to revive dialogue, even if they have been consistently rejected by Pyongyang largely over Seoul’s insistence on denuclearisation.
Continue reading... -
Ephéméride des luttes : 19 août
Dans l'éphéméride des luttes du 19 août, la police française tue de nouveau et démontre encore que seules les formes de lutte qui ne dérangent personne sont tolérées par le pouvoir. Mais c'est en parallèle de la légalité (et contre elle) que se développent les luttes avec le plus de potentiel.
1944 : Paris est libérée de l'occupation nazie.
1954 : Aux USA, le Parti Communiste est interdit.
1955 : A Nantes, le jeune ouvrier Jean Rigollet est abattu par la police au cours de grèves insurrectionnelles.
1962 : A San Sebastián/Donostia, au Pays Basque espagnol, une bombe détruit la maison d'été du dictateur Franco, ce qui sera revendiqué par le groupe Défense Intérieure, lié aux résistant-e-s anarchistes. Le même jour, ils placent aussi des explosifs dans les locaux des journaux Ya et Pueblo à Madrid.
1969 : - A Brighton, une bombe explose contre les bureaux de recrutement de l'armée.
- A San Francisco, le leader des Black Panthers Bobby Seale est arrêté par la police et accusé de meurtre.
1982 : - Le gouvernement annonce la dissolution de l'organisation Action Directe.
- A Paris, Action Directe réalise un attentat à l'explosif contre le journal fasciste Minute.
- A Toulouse, explosion dans les locaux de l'entreprise Dodin, qui collabore à la construction de la centrale nucléaire de Golfech.
- A Rome, les Brigades Rouges – Parti Guérilla attaquent le centre de radiotransmission de l'aéronautique militaire et y volent des armes.
1983 : A Munster, les Cellules Révolutionnaires et les Rote Zora incendient le service de navettes aéroportuaires de Günther Menger, organisateur de voyages de tourisme sexuel en Afrique, en Asie et en Amérique Latine.
1989 : Le siège de la radio pirate Radio Caroline en mer du Nord est pris d'assaut par les gouvernements anglais et néerlandais.
2015 : A Porto Alegre au Brésil, incendie du hall de la banque Bradesco contre la restructuration du capitalisme en 'capitalisme vert'.
2016 : A Aurillac, une émeute se déclenche lors du festival bien connu en contestation des nombreux contrôles policiers déployés dans la ville dans le cadre de l'état d'urgence.
Voir aussi l'éphéméride anarchiste du19 août.
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« Ça s'est accéléré depuis le Covid » : les refuges de montagne en plein boom de fréquentation
[Le renouveau de la rando 2/4] Les refuges font face à une surfréquentation inédite depuis 2020. L'arrivée de ces nouveaux randonneurs, qui connaissent parfois mal les codes de la montagne, est toutefois vécue de manière positive par les gardiens.
Lire la suite - Info / Sports , Montagne
« Refuge du Rulhe, bonjour ! Là, on a eu un petit saupoudrage : 2 ou 3 cm de neige au refuge. Comme c'est très minéral au-dessus de chez nous, ça peut poser problème. Je crois qu'ils prévoient encore de la neige assez bas cette nuit, donc il (…) -
Le bouzkachi, jeu de fureur et de poussière
Des centaines d’hommes et de chevaux se disputant une carcasse de bouc dans un tumulte de chocs et de cris : tel est le sport roi des cavaliers d’Asie centrale. Au Tadjikistan, le photographe Todd Antony en a saisi le chaos, dans un tourbillon d’images guerrières primées au Sony World Photography Awards 2026.
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«Ce n’est plus possible de travailler dans ce domaine, je me casse» : face à la crise climatique, ces Français revoient leur choix de carrière
«Une partie de mon travail implique de ramper dans des combles, qui peuvent monter à 45°C. Même sans bouger, c’est impossible de tenir», raconte Arthur, électricien de 33 ans. © Aurore Chapon
Canicules, incendies et sécheresse : face à un climat qui s’emballe, l’avenir des Français bascule
Désir d’enfants, déménagement, changement de carrière ou de vie… Vert a recueilli des centaines de témoignages de personnes dont l’avenir a été percuté par cet été infernal. Découvrez leur histoire dans notre série en quatre volets intitulée «2026, l’été de la bascule».
Retrouvez tous les épisodes de notre série d’été en cliquant ici.Réaliser que son métier n’est pas compatible avec un monde en surchauffe, et démissionner du jour au lendemain, sans même avoir de plan B. C’est la décision qu’a prise Léon* le 27 juin dernier. Deux mois plus tôt, cet ingénieur de 29 ans avait décroché son premier CDI depuis sa sortie d’études chez le géant de l’aéronautique Airbus. «Avec les canicules de mai et juin et les incendies partout en France, j’ai décidé de mettre fin à ma période d’essai et de recommencer à chercher du travail», raconte-t-il à Vert.
Lorsqu’il avait accepté cette offre, Léon arrivait au terme de ses droits au chômage. «Quand on vous propose un CDI plutôt bien payé, c’est difficile de refuser : il faut bien manger, expose-t-il. Mais ces événements climatiques m’ont rappelé l’urgence de la situation. Je me suis dit : “Ce n’est pas possible de travailler dans ce domaine, je me casse.”»
Depuis, Léon a quitté Toulouse (Haute-Garonne) pour retourner vivre chez ses parents. «Désormais je cherche du travail dans la transition énergétique, raison pour laquelle j’avais voulu être ingénieur», raconte-t-il. Il a fait une croix, au moins provisoirement, sur la stabilité économique, mais assure ne pas regretter son choix. «Chez Airbus, le but final de mes missions me dérangeait. Certains secteurs polluent, mais restent indispensables pour répondre aux besoins essentiels. Là, on pourrait très bien vivre avec moins de vols.» Et d’asséner : «L’aviation sert principalement à une minorité aisée qui prend l’avion pour partir en vacances».
«Si je ne pars pas maintenant, je ne partirai jamais»
Léon reconnaît toutefois : «J’ai aussi pu prendre cette décision parce que j’ai la chance d’avoir des parents pour m’accueillir. Sans ça, j’aurais peut-être fait autrement».
Soline*, elle, ne peut pas se permettre de partir du jour au lendemain. Cette quarantenaire du Val-de-Marne exerce en tant qu’informaticienne pour un géant de la construction et se sent «en dissonance cognitive» avec les activités polluantes de son employeur. Sa réorientation sera plus progressive. «Je ne démissionnerai pas tout de suite, prévient-elle. J’ai un crédit à rembourser, une famille à nourrir… Je dois d’abord trouver autre chose. Mon objectif est de quitter mon poste d’ici 2027.»
Lorsqu’elle a rejoint son entreprise, en 2023, Soline a pourtant voulu croire à sa transformation : «Je me suis dit qu’on avait besoin du bâtiment pour la transition, qu’il fallait que la bascule se fasse, et puis, elle affichait de vrais engagement écologiques !, assure-t-elle. Mais la réalité du terrain était tout autre. Au fur et à mesure des années, la direction a fait marche arrière sur le développement durable, a commencé à implémenter l’intelligence artificielle…»
Les canicules et les incendies dévastateurs qui ont frappé la France cet été ont eu sur elle «un effet déclencheur». «J’envisageais déjà de démissionner, mais cela m’a confortée dans ma décision, rapporte-t-elle. Je me suis dit : “Si je ne pars pas maintenant, je ne partirai jamais.”»
II y a quelques semaines, Soline s’est rapprochée d’un organisme pour réaliser un bilan de compétences. En parallèle, elle a commencé à chercher un nouvel emploi. Son projet : exercer un métier qui va «dans le sens soit de la transition écologique, soit de la préservation de la biodiversité. En tout cas, pas un emploi qui détruit le vivant et qui aggrave le réchauffement climatique», insiste-t-elle.
Plus de quatre français sur dix souhaitent changer de métier
Le malaise de Léon et Soline est loin d’être isolé. En 2023, 42% des 1 000 actifs interrogé·es par le cabinet de conseil CSA pour LinkedIn et l’Agence de la transition écologique (l’Ademe) disaient vouloir changer de métier ou se reconvertir afin d’exercer un emploi davantage lié à l’écologie. Cette proportion atteignait 52% chez les moins de 35 ans.
«Depuis la crise du Covid, on observe un phénomène de démissions et de reconversions, notamment parmi les ingénieurs et, plus largement, les personnes qualifiées, urbaines et en milieu de carrière, sensibilisées aux enjeux écologiques, explique à Vert Mireille Bruyère, maîtresse de conférences en sciences économiques à l’université Toulouse-Jean-Jaurès. Elles décident de quitter les secteurs industriels qui concentrent une partie du problème écologique : la production d’avions, de voitures, de machines ou encore d’autoroutes.»
L’été 2026 accélérera-t-il cette tendance ? «Il faudra voir, à la fin de 2026 et en 2027, si les canicules ont provoqué une accélération de ce flux. C’est possible, mais je ne peux pas encore vous le dire», tempère la chercheuse.
Pour une autre catégorie de travailleur·ses, la reconversion ne répond pas seulement à une quête de sens : elle devient une nécessité physique. C’est le cas d’Ophélie Germain. À 26 ans, cette ouvrière viticole de Côte-d’Or raconte n’avoir jamais «autant subi la canicule». Celle qui travaille dans les vignes bourguignonnes a dû interrompre sa saison plus tôt que prévu en raison d’une «blessure de fatigue». «Je remets mes perspectives d’avenir en question, car j’ignore si je serai encore capable de travailler dans de telles conditions à l’avenir», confie-t-elle.
«À 40 ans, j’essaierai d’exercer un métier plus protégé»
Arthur* est encore plus définitif. À 33 ans, cet électricien installé à son compte à Bizanos, dans les Pyrénées-Atlantiques, a dû interrompre son activité tout l’été. «Nous, les ouvriers du bâtiment, on est vraiment exposés à la chaleur», insiste-t-il.
«Mon métier est trop physique. Même sans bouger, c’est impossible de tenir sous cette chaleur.»
«Une partie de mon travail implique de ramper dans des combles, qui peuvent monter à 45°C l’été. L’an dernier, j’avais déjà fait un malaise, après avoir tiré sur la corde. Il ne faisait “que” 32-33 degrés dehors, raconte-t-il. Cet année, j’ai à peine essayé de travailler que j’ai dû arrêter. J’ai vu que ce n’était pas possible. Mon métier est trop physique. Même sans bouger, c’est impossible de tenir sous cette chaleur.»
Depuis un an, il envisage de «bifurquer». Les canicules successives des mois de mai, juin et juillet, ont fini de dissiper ses doutes. «J’en ai discuté hier avec ma compagne, je vais changer d’activité. À 40 ans, j’essaierai d’exercer un métier plus protégé, soit de bureau, soit en intégrant un service informatique pour une fonction publique», confie-t-il.
Ces dernières années, les fortes chaleurs ont déjà tué au travail. Entre 2022 et 2025, 34 accidents du travail mortels «en lien possible avec la chaleur» ont été signalés à Santé publique France par la Direction générale du travail. La construction, les travaux et l’agriculture figurent parmi les secteurs les plus touchés.
L’été 2026 en a offert une nouvelle illustration dramatique. Dans la Drôme, un ouvrier du bâtiment de 19 ans est mort d’hyperthermie dans la nuit du 26 au 27 mai, après avoir travaillé toute la journée sur un toit. Depuis le début des épisodes caniculaires de cette année, la Confédération générale du travail (CGT) affirme avoir recensé au moins 14 décès au travail liés aux fortes chaleurs.
*Le prénom a été modifié.
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19/08 : Appel à soutien pour Gino
Le Comité de Solidarité Budapest appelle à soutien, lors de la décision sur l'extradition de Gino vers l'Allemagne
- Solidarité / Solidarité antifasciste, Gino -
Washington Policy Review: August 18, 2026
Today’s Report
1. Overview
2. White House News
3. Truth Social Posts
4. Government Department News
5. 2028 Democratic Presidential Candidates
6. AI & Tech Company News
7. Congressional Watch
8. Policy Impact Analysis & Heatmap
1. Overview
President Trump issued a proclamation delaying the implementation of additional duties on Canadian alcoholic beverages, dairy, and motor vehicles until August 22, 2026. The White House stated this three-day extension allows time for ongoing negotiations regarding alleged Canadian discrimination against U.S. commerce. Additionally, the administration highlighted data from the 2025 FBI Uniform Crime Report to claim the “most dramatic decline in violent crime in American history.” Officials attributed these falling crime rates to robust support for law enforcement and the rejection of “failed Democrat lunacy.”
On Truth Social, President Trump announced the three-day pause on 50% tariffs against Canada, citing a potential deal under final review. He also suggested that the “great Keystone XL Pipeline” could be revived after being “killed by Sleepy Joe Biden.” Regarding electoral politics, Trump celebrated “a lot of great WINS” and described Alexander Vindman as a “SleazeBag” for losing his recent contest to a “Radical Left Lunatic.”
The State Dept engaged in high-level diplomacy as Secretary Rubio discussed regional security and the situation in Lebanon with the UAE’s National Security Advisor. Additionally, the department committed $26.5 million in humanitarian aid to Colombia following a recent earthquake. Secretary Rubio also announced the designation of two ICC officials, labeling the court a “corrupt and fatally politicized” body that constitutes an “assault on state sovereignty.” Meanwhile, the Department of War awarded several defense contracts, including $249 million to ADRS LLC for Pacific region infrastructure. The HHS released a report titled *Wolves in White Coats*, alleging widespread fraudulent billing for “sex-rejecting procedures” on minors, while USTR Ambassador Jamieson Greer toured Iowa to promote “America First” trade policies.
Governor Pritzker (D-IL) sent a formal letter to the DOD demanding transparency regarding the status of 5,000 sailors aboard the USS Abraham Lincoln, citing concerns over “deteriorating mental health” and a “severe breach of responsibility” by the administration. In Minnesota, Governor Walz signed Executive Order 26-10 to halt mining in the Rainy River Headwaters Watershed, pledging to resist what he called the “Trump administration’s relentless attacks on the sanctity of the Boundary Waters.” Governor Newsom (D-CA) announced a $95.2 million investment in zero-emission vehicle infrastructure, asserting that “Donald Trump has put America in reverse” regarding climate policy. Meanwhile, Governor Beshear (D-KY) participated in a groundbreaking ceremony for a $40 million battery manufacturing facility in Louisville intended to strengthen domestic supply chains.
OpenAI announced a new initiative to provide democratic oversight bodies with tools to monitor government AI usage, emphasizing that such systems must be “traceable for authorized reviewers.” Simultaneously, the company confirmed it has slowed the development of its latest AI models, including a pause in reinforcement learning. This decision follows internal findings that its “Astra” model displays “critical cybersecurity capabilities,” necessitating stricter safeguards to ensure systems remain aligned with safety standards.
The Senate and House of Representatives both convened for pro forma sessions on August 17, 2026. No legislative business, committee activity, or substantive votes were conducted during these sessions. While nine public bills and one resolution were introduced in the House, both chambers are scheduled to remain in a pro forma cycle until their next meeting on Thursday, August 20, 2026.
The pause in tariffs on Canadian imports stabilizes the automotive and agricultural sectors by mitigating immediate supply chain cost pressures, though reliance on “volatile executive fiat” maintains a layer of long-term operational uncertainty. Conversely, the healthcare sector faces systemic revenue risk as the Department of Health and Human Services utilizes investigative scrutiny to challenge reimbursement models, a move industry defenders describe as “dangerous political overreach” that invites aggressive audits. Simultaneously, the technology sector experiences a slowdown in semiconductor demand and product cycles as firms prioritize containment over rapid scaling, a shift driven by internal security concerns and what skeptics characterize as “regulatory-driven caution.”
2. White House News
Temporary Suspension of Additional Duties to Offset Canadian Discrimination Against the Commerce of the United States with Respect to Alcoholic Beverages, Dairy, and Motor Vehicles
President Trump has issued a proclamation delaying the implementation of additional ad valorem duties on certain Canadian imports—specifically alcoholic beverages, dairy, and motor vehicles—originally set for August 19, 2026. Citing ongoing negotiations, the President determined that “the public interests favor suspending for a period of 3 days” these duties, which were intended to offset what he described as Canadian “discrimination” against U.S. commerce. Consequently, the effective date for these measures is rescheduled to August 22, 2026, allowing agencies time to adjust their enforcement protocols accordingly.
Reference: https://www.whitehouse.gov/presidential-actions/2026/08/temporary-suspension-of-additional-duties-to-offset-canadian-discrimination-against-the-commerce-of-the-united-states-with-respect-to-alcoholic-beverages-dairy-and-motor-vehicles/
President Trump Delivers the Largest Drop in Violent Crime in American History
President Trump and his Administration report the “most dramatic decline in violent crime in American history,” according to the 2025 FBI Uniform Crime Report. The administration credits this trend to backing law enforcement and rejecting “failed Democrat lunacy.” Preliminary 2026 data indicates a continuing decrease, with violent crime down 10.6% and murders down 23% compared to the previous year. The White House asserts these figures prove that under President Trump, “America is safer than it has been in generations,” resulting in fewer victims and safer streets.
Reference: https://www.whitehouse.gov/releases/2026/08/president-trump-delivers-largest-drop-in-violent-crime-in-american-history/
3. Truth Social Posts
Trump paused the implementation of scheduled 50% tariffs against Canada for a three-day period, citing that the two nations have reached a deal pending the finalization of documents. He also noted that the “great Keystone XL Pipeline,” which he stated was “long ago killed by Sleepy Joe Biden,” may now be “awoken from the grave.”
Regarding political and electoral developments, Trump celebrated the occurrence of “a lot of great WINS” overnight. He also remarked on the outcome of a contest involving Alexander Vindman, whom he characterized as a “SleazeBag,” stating that Vindman “loses tonight to a Radical Left Lunatic,” and asked, “How cool is that???”
Reference: https://truthsocial.com/@realDonaldTrump
4. Government Department News
State Department (state.gov)
Secretary Rubio’s Call with UAE National Security Advisor Sheikh Tahnoon bin Zayed Al Nahyan
Secretary of State Marco Rubio spoke with UAE National Security Advisor Sheikh Tahnoon bin Zayed Al Nahyan to discuss regional security, including the situation in Lebanon. The two officials addressed continued U.S.-UAE coordination regarding efforts to hold Iran and its terrorist proxies accountable for ongoing attacks. Additionally, Secretary Rubio emphasized the necessity of maintaining freedom of navigation through the Strait of Hormuz.
Secretary Rubio’s Call with Colombian President de la Espriella
Secretary of State Marco Rubio spoke with Colombian President Abelardo de la Espriella to discuss U.S. support following the August 10 earthquake in Colombia. The United States has committed $26.5 million in emergency humanitarian assistance to the country. Additionally, the U.S. has provided support through the deployment of search and rescue teams and the utilization of C-130 airlift flights to facilitate ongoing recovery efforts.
Secretary of State Marco Rubio announced that the Trump Administration is designating two ICC officials—President Tomoko Akane and Senior Trial Lawyer Abdoulaye Seye—under Executive Order 14203. Secretary Rubio described the ICC as a “corrupt and fatally politicized” body that has “maliciously abused its authority.” The administration intends to “systematically dismantle” the court, citing its attempts to assert jurisdiction over nationals of countries that have not ratified the Rome Statute, which the Secretary characterized as an “assault on state sovereignty.”
Department of War (war.gov)
The Department of War announced several defense contracts. ADRS LLC received a $249 million contract for architectural and engineering services across the Pacific region. BAE Systems Land & Armaments L.P. was awarded a $169.2 million modification for MK 41 Vertical Launching System production, supporting U.S., Australian, Japanese, and Dutch requirements. Lockheed Martin received $29.6 million for F-35 pilot flight equipment. General Dynamics Mission Systems secured a $15.6 million modification for shipset production and engineering support. Finally, Overland AI Inc. was awarded a $14.3 million contract for autonomous mission development.
Department of Health and Human Services (hhs.gov)
HHS Expands Peer Support Prevention Services to Strengthen Families
The Department of Health and Human Services has added new peer support programs to the Title IV-E Prevention Services Clearinghouse, allowing states to claim federal reimbursement for these interventions. Part of President Trump’s “Great American Recovery” and “A Home for Every Child” initiatives, the move aims to reduce foster care entries by helping parents overcome addiction. Iowa is the first state to adopt these programs, which include Family-Based Recovery and WRAP, to provide evidence-based support for families affected by substance use.
HHS has released a report titled *Wolves in White Coats: How Doctors and Hospitals Pushed and Profited from the Fraud of “Gender Medicine.”* The report alleges that medical providers used fraudulent billing codes to secure insurance coverage for “sex-rejecting procedures” on minors. HHS Secretary Robert F. Kennedy, Jr. and Vice President J.D. Vance have referred hospitals and clinics to the Department of Justice and the Office of Inspector General for investigation into potential financial fraud and the provision of what the report terms predatory medical practices.
United States Trade Representative (ustr.gov)
Ambassador Jamieson Greer and Small Business Administrator Kelly Loeffler visited Titan Tires in Iowa to highlight the impact of President Trump’s trade policies. The officials met with industry leaders and workers to discuss the role of “America First” trade initiatives in reshoring production, raising wages, and boosting domestic competitiveness. The trip also included visits to vendors at the Iowa State Fair, where they were joined by Senator Chuck Grassley and Representatives Ashley Hinson and Zach Nunn to celebrate the state’s industrial and agricultural sectors.
5. 2028 Democratic Presidential Candidates
Gavin Newsom (gov.ca.gov)
Governor Newsom announced that the U.S. Small Business Administration approved a disaster declaration for the June Los Palos fire in Los Angeles. This provides low-interest Economic Injury Disaster Loans for eligible small businesses and nonprofits in Kern, Los Angeles, Orange, San Bernardino, and Ventura counties. Loans up to $2 million are available for working capital, including payroll and debt obligations. The state previously deployed emergency resources, including N95 masks and debris-removal support, to assist with the recovery effort.
During a nationwide enforcement blitz from August 1–9, the California Highway Patrol (CHP) arrested 97 suspects and recovered over 8,500 stolen items valued at more than $1 million. Governor Newsom highlighted this as evidence of the state’s long-term investment in the CHP Organized Retail Crime Task Force, established in 2019. Since its inception, the task force has conducted over 4,700 investigations, leading to 5,300 arrests and the recovery of $76.6 million in stolen goods, focusing on dismantling networks operating across jurisdictions.
Governor Newsom announced a $95.2 million investment to expand zero-emission vehicle (ZEV) infrastructure, including EV charging and hydrogen refueling for light- to heavy-duty vehicles. Approved by the California Energy Commission, the plan aims to counteract federal policies, with Governor Newsom stating that “Donald Trump has put America in reverse.” At least 50% of the funds are designated for low-income and disadvantaged communities. California currently hosts over 216,000 public and shared charging ports as part of its transition toward clean energy goals.
Andy Beshear (governor.ky.gov)
Gov. Beshear joined Anthro Energy leadership to break ground on a $40 million manufacturing facility in Louisville. The project, which expects to create 110 full-time jobs and 390 construction positions, is the first commercial-scale plant dedicated to producing the company’s proprietary injectable phase-change electrolyte (IPCE) for batteries. The facility aims to bolster domestic supply chains for the defense, automotive, and consumer electronics industries, with production capacity projected to exceed 12,000 metric tons of IPCE annually once operational.
Gov. Beshear Makes Appointments to Kentucky Boards and Commissions
Gov. Beshear announced numerous appointments and reappointments to various state boards and commissions. These include naming Joe O’Brien to the State Fair Board, Keith Patrick as Commissioner for the Third District of Johnson County, and Shana Goggins to the Kentucky Heritage Council. Other reappointments span the Parole Board, Kentucky Board of Nursing, Kentucky Law Enforcement Council, Motor Vehicle Commission, and the Kentucky Apprenticeship Council, among others, to support the administrative and regulatory functions of these state entities.
JB Pritzker (gov.illinois.gov)
Gov. Pritzker Issues State Disaster Proclamation Following Recent Severe Weather Across Illinois
Governor Pritzker issued a state disaster proclamation following record-breaking severe weather, including 204 tornadoes, that caused widespread damage across Illinois. The proclamation authorizes state agencies to provide personnel and resources to assist local governments with debris removal, power restoration, and recovery operations. The Governor stated that this measure will “unlock and accelerate additional state resources” to support affected families and communities. The Illinois Emergency Management Agency is coordinating with state and local partners to manage ongoing recovery and evaluate potential federal assistance.
Gov. Pritzker Demands Answers from Trump Administration on USS Abraham Lincoln
Governor Pritzker sent a letter to Defense Secretary Pete Hegseth expressing “deep concern” regarding the 5,000 personnel aboard the USS Abraham Lincoln. Citing the ship’s 250-day deployment and reports of “deteriorating mental health” and exhaustion among sailors, the Governor criticized the Trump Administration for a “severe breach of responsibility” and a lack of transparency. Pritzker demanded a full accounting of conditions on the ship, noting that the administration has refused to provide an end date for the deployment or confirm how many Illinoisans are currently serving aboard.
Daily Public Schedule: Tuesday, August 18, 2026
Governor Pritzker has no public events scheduled for Tuesday, August 18, 2026.
Tim Walz (mn.gov)
Governor Walz Visits Ely, Celebrates Executive Action to Protect Boundary Waters
Governor Walz traveled to Ely to meet with students, outdoor leaders, and business owners to celebrate the implementation of Executive Order 26-10. The Governor emphasized that protecting the Boundary Waters Canoe Area Wilderness is vital for the region’s economy, cultural heritage, and the sovereignty of Tribal Nations. Following the federal reversal of previous wilderness protections, Walz reiterated his administration’s commitment to preserving the area, describing the BWCAW as a cornerstone for local jobs, tourism, and environmental health.
BWCA Executive Order: Governor Walz Remarks as Prepared
In his remarks regarding Executive Order 26-10, Governor Walz expressed his determination to end what he characterized as the “Trump administration’s relentless attacks on the sanctity of the Boundary Waters.” He announced that state agencies will refuse to participate in processes facilitating nonferrous mining in the Rainy River Headwaters Watershed. Sharing personal reflections on the area’s importance to his family, Walz argued that the “fight for the future of the Boundary Waters is over” and pledged to maintain its environmental integrity.
Governor Walz Takes Executive Action to Ban Nonferrous Mining in the Boundary Waters
Governor Walz signed Executive Order 26-10, directing the Department of Natural Resources and the Minnesota Pollution Control Agency to halt permitting and environmental review for nonferrous mining projects in the Rainy River Headwaters Watershed. The order mandates a review of existing leases to protect the BWCAW following Congress’s decision to overturn federal mining restrictions. Officials stated the action is necessary to defend the region’s wilderness and $1 billion outdoor economy, asserting that “copper mining and the Boundary Waters cannot safely coexist.”
6. AI & Tech Company News
OpenAI (openai.com)
Strengthening democratic oversight in national security
OpenAI has launched an initiative to provide democratic oversight bodies with the tools and expertise necessary to monitor government AI usage. As AI integrates into national security, the company emphasizes that oversight must evolve to keep pace with machine-speed operations. The initiative is guided by three principles: AI should augment rather than replace human judgment, government use must remain traceable for authorized reviewers, and oversight institutions should be empowered by AI to fulfill their mandates effectively without OpenAI assuming an oversight role.
Pacing model development in an era of cyber-critical capabilities
OpenAI has temporarily slowed the development of its latest AI models, including a pause in reinforcement learning training, following the OpenAI-Hugging Face incident and findings that the “Astra” model exhibits critical cybersecurity capabilities. The company is implementing enhanced security, alignment, and monitoring safeguards to address the risks posed by increasingly powerful systems. These measures include stricter controls on research environments and the use of multi-stage automated investigators to ensure model behavior remains aligned with human intent and safety standards.
7. Congressional Watch
Covers the 2026-08-17 session — the Congressional Record is published with a one-day delay.
Senate
The Senate met briefly for a pro forma session today. No legislative business or committee activity was conducted.
None — No legislative actions or votes were taken [None]
House of Representatives
The House met briefly for a pro forma session today. Members introduced nine public bills and one resolution, but no substantive voting occurred.
H.R. 10109-10117 — Introduced nine new public bills [None]
H. Res. 1484 — Introduced one new resolution [None]
Committee Highlights
None — No committee meetings were held
Coming Up
The Senate and the House of Representatives are both scheduled to meet for pro forma sessions on Thursday, August 20, 2026.
Reference: Congressional Record Archive
8. Policy Impact Analysis & Heatmap
This analysis is provided for informational purposes only. It does not constitute investment advice or a recommendation to buy or sell any security.
Impact on Market
Based on today’s policy developments, our analysis identifies the following market impact themes:
THEME 1. TRADE DE-ESCALATION BOOSTS CONSUMER DURABLES
The administration’s decision to pause tariffs on Canadian imports signals a cooling of North American trade friction, providing temporary operational stability for automotive and agricultural firms. By avoiding immediate cost hikes, manufacturers can maintain current supply chain rhythms. Critics argue that the reliance on “volatile executive fiat” for trade policy keeps long-term planning difficult despite short-term relief.
THEME 2. REGULATORY SCRUTINY TARGETS HEALTHCARE REVENUE
HHS is increasingly utilizing investigative reports to challenge reimbursement models in the healthcare sector, specifically targeting “gender medicine” coding practices. This strategy threatens to disrupt existing revenue streams by inviting DOJ oversight and aggressive insurance claim audits. Industry defenders characterize these efforts as “dangerous political overreach” that jeopardizes patient care through intimidation tactics.
THEME 3. AI SAFETY FRICTION IMPACTS TECHNOLOGY
Leading AI firms are shifting focus from rapid scaling to containment and cybersecurity, citing internal breaches and model risks as primary constraints. While this prioritization strengthens the long-term integrity of AI infrastructure, it creates immediate headwinds for semiconductor demand and software product cycles. Skeptics within the tech industry worry that “regulatory-driven caution” will ultimately cede the competitive advantage to international rivals.
Policy Impact Heatmap with Market Direction

Each cell shows an estimated impact score on a fixed scale of -10 to +10, reflecting how today’s policy developments may affect each market sector. Positive scores (green, ▲) suggest bullish impact; negative scores (red, ▼) suggest bearish pressure. Rows and columns are sorted by impact strength, and sectors and policy events with no meaningful impact are omitted. The heatmap, the analysis below, and the Impact on Market themes above are produced from a single unified analysis: the heatmap visualizes the magnitudes, while the text explains the causal reasoning behind them.
The sudden de-escalation of trade tensions with Canada via a new agreement provides immediate relief to the automotive and consumer goods sectors. By delaying tariffs, the administration eases cost pressures on cross-border supply chains. However, the potential re-opening of the Keystone XL pipeline creates speculative upside for the energy sector, shifting the narrative toward domestic infrastructure expansion.
Conversely, the healthcare sector faces significant headwinds following the HHS report on gender-related medical billing. Critics view this as a “politically motivated attack” on clinical practices, but the report likely triggers heightened scrutiny and potential federal investigations into billing codes, increasing legal risk premia. Furthermore, the technology sector experiences volatility as OpenAI slows model training. This move addresses internal security failures, yet highlights the “unpredictable safety hurdles” inherent in frontier model development. Investors are forced to re-evaluate the timelines for generative AI growth, as hardware demand from semiconductor suppliers may face short-term moderation until training resumes at full scale.
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L’épargne des Français finance-t-elle la défense à leur insu ?
Pour financer le réarmement, les pouvoirs publics veulent mettre l’épargne des Français à contribution. Avec le risque que cela se fasse sans que les épargnants soient toujours au courant de l'utilisation de leurs deniers. -
Trump hits pause on Canada tariffs threat, and hints at revival of Keystone XL oil pipeline project
US president delays 50% tariffs by three days, and says contentious oil project ‘may be awoken from the grave’
Canada has temporarily avoided a bruising 50% US tariff, reaching a Tuesday-evening agreement with Trump administration officials hours before a hike that would have affected $20bn worth of goods was set to take effect.
Donald Trump posted late on Tuesday on social media that he had paused the tariffs for three days “based on the fact that Canada and the USA, subject to the finalization of documents, have a DEAL!”
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Open Thread: Trump’s Continuing Decline
[NB: check the byline, thanks. /~Rayne]By now you’ve heard about Trump falling asleep in the Oval Office on August 10, during an event related to an absurd and unacceptable change to the nation’s childhood vaccine schedule.
There’s a pattern to this behavior: he falls asleep during daytime meetings in front of the press, he has problems communicating…
Shocking Reason Trump Can’t Stay Awake: Psychology & Body Language | Dr. G. Explains, August 10, 2026
https://www.youtube.com/watch?v=E0YDwJcQj1Aand then his hand(s) will appear bruised but covered with makeup:
Aaron Rupar @atrupar.com
yikes! Trump’s hand is looking nasty today (Kent Nishimura/AFP via Getty)
1:41 PM · Aug 14, 2026 : Everybody can reply
The Independent’s Indy100 documented at least 26 times when Trump has fallen asleep in public since his term began. Trump’s attacks on “Sleepy Joe” Biden were projection; the public dozing looks like a degraded sleep-wake cycle common among people diagnosed with Alzheimer’s and dementia. The confusion he experiences as he fights off the dozing combined with his inability to communicate effectively may also be symptoms of sundowning.
Trump’s neurological and other health problems are affecting him beyond falling asleep in meetings or the right side of his body jerking.
Trump Is Losing It & It’s Getting Worse: Psychology & Body Language Analysis | Dr. G Explains | August 7, 2026
https://www.youtube.com/watch?v=lEXpDcwRqM0(Dr. G is Dr. Garrison, a clinical and forensic psychologist.)
Dr. Jonathan Reiner, cardiologist to former VP Dick Cheney, wrote an op-ed published this past week in NYTimes:
I Was Dick Cheney’s Cardiologist. Trump Has Not Looked Well, and We Should Know Why | August 12, 2026
https://www.nytimes.com/2026/08/12/opinion/trump-health-questions.htmlCNN’s Erin Burnett interview with Dr. Reiner about the op-ed and Trump’s health | August 13, 2026
video: https://www.cnn.com/2026/08/13/health/video/ebof-vertical-jonathan-reiner-nyt-oped-trump-health-sleeping-bruises-swollen-legsIn an interview with David Pakman, certified speech-language pathologist Hilary Shae discussed Trump’s verbal decline 11 days before Trump’s Oval Office nap:
Pathologist reveals Trump’s worst symptoms | The David Pakman Show, July 30, 2026
https://www.youtube.com/watch?v=lNuTn8NtMQoThis interview sheds light on Trump taking cognitive tests multiple times — the repeated testing is a flag in itself.
I’ve discussed Trump’s cognitive and other health problems before. They’re continuing to get worse in my non-professional opinion; his inability to plan and execute plans as well as his delusional thinking continue to damage our nation’s security. The GOP has failed and continues to fail the country and our allies by refusing to deal this this challenge constructively. They’re failing Trump with elder abuse by neglect; they’re failing their own party.
We need to discuss this problem more widely so that voters who’ve voted for Trump in the past realize Trump is not competent, and his party isn’t doing anything about it, nor are they doing anything about the damage Trump’s incompetency is doing to the nation and the world.
Voters are the ones who will have to do something effective about this situation in November. Until then constituents should continue to contact their members of Congress and demand action, before Trump does something even worse to abuse his office than he already has (which is difficult to imagine but here we are).
This is an open thread but let’s put an emphasis on Trump’s cognitive decline and his failing health.
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Cover photo: Trump with golf legend Gary Player at Trump’s Bedminster course in New Jersey on August 9, 2026 (photo by Icon Sportswire/Getty via The Independent, featured here under Fair Use). This image Trump manipulated to appear younger and healthier before sharing the manipulated version on Truth Social.The post Open Thread: Trump’s Continuing Decline appeared first on emptywheel.
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Trump-backed Byron Donalds to face Democrat David Jolly in race to succeed Florida governor DeSantis
Congressman had pledged to implement president’s agenda if he gained governor’s seat
Byron Donalds, a congressman backed by Donald Trump, won the Republican nomination for governor on Tuesday in the race to succeed Ron DeSantis.
Donalds, who has represented south-west Florida since 2021, trounced three reasonably prominent Republican rivals, including Jay Collins, DeSantis’s handpicked lieutenant governor.
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Trump Tyranny Tracker | Day 569: Aug 11, 2026
A voter casts her ballot during Minnesota’s primary elections, in Minneapolis, on Tuesday. Ellen Schmidt/APWelcome to today’s Trump Tyranny Tracker…
Trump threatening emergency powers over the midterms, more corruption and attacks on independent oversight, a lawless ICE, and new dangers from the Iran war were among today’s top stories.
Today at a Glance
• Trump refuses to rule out using emergency powers to control the midterms.
• Federal judges have ruled against ICE detention tactics more than 16,000 times.
• Trump eliminates ownership disclosure requirements for U.S. companies.
What We Need to Pay Attention To
Trump declines to rule out declaring a national security emergency to control the 2026 election
What Happened: Trump declined to rule out declaring a national security emergency to impose new rules on the 2026 midterms after an interviewer suggested using emergency powers to require voter ID and proof of citizenship and restrict mail-in voting. Trump responded, “Stranger things have happened,” and said he would “leave it at that.”
Why It Matters: Trump is openly considering using emergency powers to seize control over the midterms. Using presidential power to manipulate the rules of an election is straight out of the authoritarian playbook.
Source: CNN
Corruption
Trump Media has struggled to grow. Now it’s selling $100,000 contracts for access to Truth Social.
What Happened: Trump Media is selling trading firms faster, automated access to Trump’s Truth Social posts for up to $100,000 a month. More than 10 customers have signed up, potentially giving traders an advantage when Trump posts market-moving announcements on tariffs, foreign policy, or other government actions.
Why It Matters: Trump controls policies that move markets, and his company is charging Wall Street firms for faster access when he announces them. He continues to use the presidency to line his pockets and is so emboldened he doesn’t even bother to hide it.
Source: CBS News
Analysis: Alito Made Up To $2.9 Million From Fossil Fuel Assets While Serving on Top Court
What Happened: Supreme Court Justice Samuel Alito made between $390,000 and $2.9 million from fossil fuel interests between 2005 and 2024, according to an analysis of his financial disclosures. He has refused calls to recuse himself from a major case that could shield oil and gas companies from climate lawsuits.
Source: Mother Jones
Power Consolidation
Judge Widens Block on Trump Mail-in Voting Plan for Midterms
What Happened: A federal judge issued a nationwide order blocking Trump from using the Postal Service to potentially refuse delivery of mail ballots in states that reject his election directives. The judge said Trump was attempting to “unconstitutionally insert” the executive branch into election regulation months before the midterms.
Why It Matters: Trump is trying to seize control of midterms, including over how lawful ballots are handled. Courts are blocking these efforts, but the bigger question is whether Trump will obey those rulings.
Source: Bloomberg
White House Asks Justice Department to Consider New Reflecting-Pool Prosecution
What Happened: White House officials asked DOJ to explore prosecuting Olympic canoeist David Hearn again after U.S. Attorney Jeanine Pirro dropped the case and acknowledged that a botched renovation, not vandalism, caused the damage. Trump publicly attacked Pirro and demanded that she revisit the case.
Why It Matters: Prosecutors concluded there was no evidence, but Trump wants the man prosecuted anyway. The White House continues to weaponize the DOJ to pursue Trump’s enemies while shielding his allies.
Source: Wall Street Journal
Trump Picks Project 2025 Co-Author for Role That Would Oversee Any Reflecting Pool Review
What Happened: Trump nominated Project 2025 co-author Dennis Kirk as Interior Department inspector general, where he would oversee investigations into the agency. Democrats are currently seeking an inspector general investigation into Interior’s botched Reflecting Pool renovation and its use of no-bid contracts.
Source: New York Times
Weaponization of Institutions
Trump administration finalizes ownership reporting exemption for US firms
What Happened: The Treasury Department finalized a rule exempting U.S. companies and individuals from requirements to disclose their true owners, rolling back a major 2021 anti-money laundering law. FinCEN will also delete ownership information Americans previously submitted.
Why It Matters: Shell companies are used to hide dirty money, evade sanctions, commit fraud, and launder criminal proceeds. Trump is eliminating one of the government’s most important tools for finding out who is actually behind them.
Source: Reuters
Media Suppression & Authoritarian Tactics
ICE plans to give officers gloves that can deliver painful electric shocks
What Happened: ICE plans to spend up to $20 million on thousands of gloves that allow officers to deliver painful electric shocks through direct contact with a person’s skin. The devices are designed to force compliance and could reach officers by March.
Why It Matters: ICE is giving its lawless officers another way to inflict pain while operating with virtually no accountability for abuse. Electric shock gloves give agents even more power to use violence against people in their custody.
Source: Associated Press
Human & Civil Rights Abuses
Human rights groups sue Trump administration over International Criminal Court sanctions
What Happened: Four human rights groups sued Trump over sanctions imposed on the International Criminal Court, arguing they illegally punish organizations and individuals for working with the court. The groups say the sanctions violate constitutional rights to free speech, association, and religion.
Source: The Washington Post
‘We’ve never seen anything like this’: ICE’s detention crackdown swamps the courts
What Happened: Federal judges have ruled against ICE’s detention tactics more than 16,000 times over the past year after Trump officials expanded mandatory detention to people who previously could seek bond. At least 469 federal judges have concluded the policy is unlawful, while emergency cases have overwhelmed courts nationwide.
Why It Matters: The government continues using a detention policy that hundreds of federal judges have found unlawful. Ignoring thousands of court rulings is another sign that the rule of law is optional for Trump and his officials.
Source: Politico
Government Disruption
Researchers, advocates rail against government’s efforts to end workforce data collection
What Happened: Trump’s EEOC is moving to eliminate a 60-year-old requirement that tens of thousands of employers report workforce data by race, gender, and job category. Regulators use the data to identify patterns of workplace discrimination and enforce civil rights laws.
Source: Associated Press
Imperial & Geopolitical Watch
U.S. Fires on Ship Breaking Its Blockade of Iran
What Happened: U.S. forces fired two Hellfire missiles into a Panama-flagged cargo ship after it ignored warnings and attempted to enter an Iranian port in violation of Trump’s blockade. The U.S. has now redirected 55 commercial ships, disabled three, and boarded two since the blockade was reimposed in July.
Source: Wall Street Journal
How Iran Adapted Its Attacks as U.S. War Munitions Dwindled
What Happened: Iran is using waves of drones and maneuvering missiles to overwhelm U.S. air defenses, forcing the Pentagon to rapidly burn through Patriot interceptors. More than 1,500 have been used, with fewer than 1,700 left. Last month, an Iranian missile penetrated U.S. defenses in Jordan, killing three American soldiers and wounding more than 100.
Why It Matters: Iran is getting better at penetrating U.S. defenses while Trump’s war burns through critical interceptors faster than America can replace them. American troops are increasingly vulnerable, while depleted stockpiles leave the U.S. less prepared for the next crisis or conflict.
Source: New York Times
Far-Right & Russian Influence Watch
Top German General Says Russia Is Probing NATO Defenses With Hybrid Attacks
What Happened: Germany’s top military officer, Gen. Carsten Breuer, said Russia is systematically using drones and other hybrid attacks to probe NATO defenses and identify weaknesses for a future conflict. He said Russia is already shifting its economy and military to prepare for a wider war with the West.
Source: Wall Street Journal
Economic News
More Americans are having a harder time keeping up with their home and car payments
What Happened: Mortgage delinquencies have reached their highest level since 2015, while serious auto loan delinquencies are at their highest since 2010. Americans are facing high prices, sluggish job growth, and higher gas prices from Trump’s Iran war.
Source: CNN
July Home Sales Fell After Higher Mortgage Rates Scared Off Buyers
What Happened: Existing home sales fell 1.7% in July as higher mortgage rates continued to push buyers out of the market. The median home price rose to $434,100, the second-highest level on record.
Source: Wall Street Journal
Resistance
Check out 50501 for local and nationwide events…
Source: 50501
Kennedy Center must pay over $250,000 to artist who opposed Trump name change
What Happened: A judge ordered the Kennedy Center to pay $252,000 in legal fees after it unsuccessfully sued jazz musician Chuck Redd, who withdrew from a performance after the center was renamed after Trump. The judge previously dismissed the lawsuit because the center failed to establish that Redd had a binding contract.
Source: The Washington Post
By the Numbers
16,000+ — Times federal judges have ruled against ICE’s detention tactics over the past year
469 — Federal judges who have concluded ICE’s detention policy is unlawful
$100,000 a month — What firms can pay Trump Media for faster access to Trump’s market-moving Truth Social posts
$20 million — Amount ICE plans to spend on electric shock gloves
1,500+ — Patriot interceptors the Pentagon has already used in the Iran war, with fewer than 1,700 remaining
$434,100 — Median existing home price in July, the second-highest on record
What to Watch Next
Trump is openly considering emergency powers over the midterms — How far will he go to seize control over the midterms?
A judge blocked Trump from interfering with mail ballots — Will the White House find another way to pressure states that reject his election directives?
Judges have ruled against ICE detention tactics more than 16,000 times — How long will the regime continue a policy hundreds of federal judges have found unlawful?
U.S. air defense stockpiles are rapidly shrinking — How much longer can Trump’s Iran war continue before shortages put American troops and other U.S. commitments at greater risk?
Russia is probing NATO for weaknesses — Will Moscow escalate its attacks as it prepares for a possible wider confrontation with the West?
Key Takeaways
Rising Costs — Higher oil prices, new tariff threats, and growing trade tensions are pushing up the cost of groceries, school supplies, and other everyday essentials.
Corruption in Plain Sight — Trump is profiting from faster access to his market-moving posts while Alito refuses to recuse from a case that could benefit an industry from which he made up to $2.9 million.
Election Power Grab — Trump is openly considering emergency powers over the midterms while courts block his attempts to interfere with state election rules.
ICE Lawlessness — ICE continues using detention tactics rejected by federal judges more than 16,000 times while expanding its use of force with electric shock gloves and operating with impunity.
Oversight Replaced by Loyalty — Trump is replacing an independent Interior watchdog with a Project 2025 ally while pressuring DOJ to pursue a case prosecutors already dropped.
Call to Action
Document Everything: Document purges, corruption, and power grabs. Share credible information with journalists, watchdogs, and legal experts. Silence enables authoritarianism—see something, say something.
Defend Press Freedom: Support independent journalism by subscribing to and sharing reporting that challenges Trump’s power grab.
Contact Lawmakers: Demand accountability for Trump’s unchecked power and war on oversight.
Mobilize for Action: Organize or join legal efforts and resistance movements to protect democracy and human and civil rights.
Thanks for reading the Trump Tyranny Tracker. Stay tuned for more updates.
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US senator Jon Ossoff condemns Trump as ‘draft-dodging, crook president’
Potential presidential hopeful running for re-election in Georgia intensifies White House feud after remarks about ‘Natalie’ drew ire of president and allies
The Democratic senator Jon Ossoff called Donald Trump a “draft-dodging, crook president” while defending the senator Mark Kelly as a hero during a Tuesday campaign appearance in Georgia, escalating his public feud with the US president.
“I don’t think anything illustrates the times more aptly than that the draft-dodging, crook president, who has plunged our nation recklessly into a war he knows not how to end or to win, tried to imprison this man, who embodies American heroism,” Ossoff said while appearing alongside Kelly and his wife, the former Arizona congresswoman Gabrielle Giffords.
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Preservation group urges supreme court to suspend Trump’s $400m White House ballroom project
National Trust for Historic Preservation filing comes after president made emergency bid for construction to continue
A historic preservation group that sued to block construction of Donald Trump’s White House ballroom urged the US supreme court on Tuesday to suspend the project while it considers whether the work can continue.
The National Trust for Historic Preservation filed its request less than a week after the Trump administration asked the nation’s highest court to allow the White House to continue construction on its $400m ballroom project during the appeals process.
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«Vous ne passerez pas» : en Argentine, un cortège de Gandalf s’oppose à Peter Thiel
Gandalf contre Palantir : c'est la scène surréaliste mais réjouissante qui vient d'avoir lieu à Buenos Aires, devant le domicile du milliardaire d'extrême droite Peter Thiel.
L’article «Vous ne passerez pas» : en Argentine, un cortège de Gandalf s’oppose à Peter Thiel est apparu en premier sur Contre Attaque.
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Data Centers Are Becoming A Big Problem For Big Tech—And Trump
In an aerial view, the Meta El Paso Data Center is seen on August 13, 2026 in El Paso, Texas. Photo by Brandon Bell/Getty Images.Semiconductor and AI giant Nvidia announced this week that it would guarantee up to $105 billion in lease and power payments for a single data center campus in rural Ohio. That cleared the way for a 20-year lease by OpenAI to build a campus on a site once used to enrich uranium during the Cold War. The project, to be constructed by SoftBank’s SB Energy, envisions 9.2 gigawatts of new gas-fired power.
Similar announcements have dropped repeatedly over the past year: another monster facility burning enormous amounts of fossil fuels, creating noise and environmental damage, straining water supplies, driving up local utility rates and remaking a rural county seemingly overnight.
Ohio activists have already tried to stop data center projects like this one. A grassroots campaign called Conserve Ohio spent months gathering signatures for a constitutional amendment that would have banned any data center drawing more than 25 megawatts, effectively outlawing the type of facility Nvidia just financed. But organizers conceded in June that they’d come up short of the roughly 413,000 signatures required for the November ballot this year.
Big Tech has taken note. In response to anti-data center referenda and growing state restrictions, the industry has moved aggressively to accelerate its buildout. That in turn has created significant political heat ahead of the 2026 midterms, as the industry faces broad opposition across the political spectrum. The blowback has already cost some officials their seats in states from Georgia to Utah to California.
Despite the widespread unpopularity of new data centers, Donald Trump remains their biggest champion. He spent the summer as the tech industry’s most visible cheerleader, talking up the need to keep pace with foreign competitors while highlighting the jobs that the centers create. His position may endear him to the industry, but it exposes him and his own party on an issue that resonates increasingly with voters of all stripes.
The rise of the machines
A data center is, at its simplest, a building full of computer servers. Data centers are the physical infrastructure behind cloud storage, online streaming and, more recently, the training and operation of artificial intelligence systems.
The current wave of “hyperscale AI facilities” stands out from earlier buildouts because of its sheer scale. These data centers draw far more electricity and water than the server farms that powered the internet’s first decades, and they are rising up from once empty fields at a pace local governments have never faced before. Seeking to manage and regulate that pace, lawmakers in more than 30 states have introduced upward of 300 bills addressing data centers in 2026 alone, covering moratoriums, tax incentives and energy policy.
The dollars behind the buildout are equally unprecedented. Alphabet, Meta, Microsoft, Amazon, Oracle, and AI developers including OpenAI and Anthropic are projected to spend $7.6 trillion on data centers, power plants and machine learning through 2031. National electricity demand from data centers is projected to nearly double, from 80 to 150 gigawatts, between 2025 and 2028. That’s roughly equivalent to adding a country the size of Spain to the American power grid in just three years.
Two states have absorbed most of the data center construction now underway. According to a map compiled by Visual Capitalist, Texas and Virginia had more than 100 projects actively under construction as of the end of the first quarter: 140 in Texas and 136 in Virginia. Georgia and Ohio are a distant third and fourth, at 56 and 51. Virginia’s concentration of existing centers sits in Loudoun, Prince William and Fairfax counties, the corridor known as Data Center Alley. But Texas is projected to soon overtake Virginia as the overall leader, once projects announced but not yet begun are included.
California has anywhere from fewer than 100 to more than 400 existing data centers, depending on how they’re categorized and whether a large campus is counted as one site or many. Nearly every tracker places California third in the nation, behind only Virginia and Texas. But the number of centers in the Golden State has plateaued rather than accelerated; power constraints and high land costs have capped how much new capacity the state can add.
Georgia’s announced pipeline, by contrast, is growing faster than almost anywhere else, anchored by developments like OpenAI’s Project Camellia in Effingham County. And Ohio, now home to the largest single financing commitment, has drawn billions more in investment commitments from Amazon and Microsoft around Columbus.
The nuisance next door
While many state and local officials have proved eager for investment dollars from the boom in data centers, their constituents are paying the price. In Loudoun County, Virginia, residents living beside one of the region’s data center clusters describe diesel generator fumes that irritate bronchial passages and awaken them at night. One neighbor called the facility “a curse on our life here.”
The Environmental and Energy Study Institute has cataloged similar complaints from data center neighbors elsewhere: headaches, vertigo, nausea, sleep disturbances, ear pain and hypertension, which residents attribute to the constant hum of cooling systems, generators and fans that operate around the clock. Backup generators at some sites can reach 105 decibels, louder than a running snowmobile. Residents in some states have now sued over the ceaseless noise.
Water use is another recurring grievance. In El Paso, Texas, a Meta data center is projected to draw roughly 480,000 gallons of water a day on average, spiking to 2.5 million gallons on the hottest days. That has become a flashpoint for organized protest in a city with a history of drought restrictions. A single mid-sized facility can use as much water as a small town; the largest campuses draw close to 5 million gallons daily, comparable to a city of 50,000 people.
Then there are the added costs to consumers. Data centers accounted for four percent of total U.S. electricity use in 2024, with demand expected to more than double by 2030. In states with heavy data-center concentration, wholesale electricity prices have climbed as much as 267 percent over five years. Georgia offers a concrete example of that curve: the average residential Georgia Power bill climbed more than $43 a month between 2022 and 2025, a rise utility watchdogs have tied to building out grid capacity for large data center customers. Utilities have largely passed those costs on to ratepayers.
Polling worse than nuclear
Opposition to data centers crosses partisan lines. In a survey taken in March 2026, Gallup found roughly seven in 10 Americans opposed to data center construction in their own area. A Reuters/Ipsos poll found similar resistance in June: 57 percent of respondents, including two-thirds of Democrats and half of Republicans, said they would oppose a data center built in their community, while just 14 percent said they would be comfortable with one nearby. The same poll found opposition climbing to 59 percent opposed and 10 percent in favor, when a proposed site would sit within 10 miles of a respondent’s home.
A separate national survey found that data centers are less popular locally than gas-fired power plants, wind farms or even nuclear facilities. Heatmap’s polling analysis called the result notable, given that nuclear has “long been the go-to reference for ‘scary energy facility.’”
The backlash has already produced a coordinated national response. On July 18, 2026, the advocacy group HumansFirst — co-founded by a former Tea Party leader who compared the movement to that 2009 populist wave — organized 142 protests across 42 states. It was the first nationally coordinated day of action against data center construction. Organizers pointed to a broader pattern already underway: tens of billions of dollars in AI infrastructure projects delayed or blocked by local opposition, according to research firm Data Center Watch.
Labor’s split loyalties
Organized labor has a love/hate relationship with AI and data centers. AFL-CIO President Liz Shuler has spent months balancing members who see data center construction as a genuine source of job growth against those who fear AI will ultimately eliminate their jobs.
Construction unions, unsurprisingly, have positioned themselves as champions of the buildout. North America’s Building Trades Unions (NABTU) has negotiated project labor agreements on some of the industry’s largest developments, including OpenAI and Oracle’s Stargate campus in Michigan and the Project Blue data center in Arizona. Meta signed a first-of-its-kind national partnership with NABTU, which represents more than 3.2 million skilled craft professionals across the U.S. and Canada, covering future data center builds. The labor composition of data center construction likely mirrors commercial construction overall, which is roughly one-third union, according to an Associated General Contractors of America survey.
This week’s big Ohio announcement extends the pattern. OpenAI and SB Energy say their Nvidia-backed campus will generate 35,000 construction jobs and 2,500 permanent operating positions once complete. These are the kinds of numbers unions point to when they defend such projects.
Unions can bring money, organizing infrastructure and credibility with working-class voters into fights where the industry badly needs local political cover. Construction unions in particular “also often provide companies with critical political support in local communities, especially where data center construction remains unpopular,” Bloomberg observed. In practice, that makes them the tech industry’s most effective on-the-ground counterweight to the ratepayer and nuisance complaints driving local political opposition.
Where the people have spoken
In June 2026, Monterey Park, California, became the first city in the nation to pass a permanent, voter-approved ban on data centers. Measure NDC passed with more than 86 percent support, after residents organized against a proposed quarter-million-square-foot facility that opponents said would have tripled the city’s electricity use.
Port Washington, Wisconsin, delivered a similar message two months earlier, through a narrower mechanism. Voters there approved, with 66 percent of the vote, a referendum requiring voter approval for future tax-incremental financing districts valued at more than $10 million. The vote came in direct response to a $15 billion AI campus backed by OpenAI and Oracle, already approved for $458 million in local tax benefits before the referendum reached the ballot. The measure does not undo the tax break already granted, however, and it faces a legal challenge from a coalition of business groups led by the Metropolitan Milwaukee Association of Commerce.
Primaries have told a parallel story, with some lawmakers’ careers ended over their support for data centers. In Utah, Senate President J. Stuart Adams, one of the most powerful Republicans in the state, lost his June primary after backing the Stratos data center project near the Great Salt Lake. His challenger, Stephanie Hollist, made the project the centerpiece of her campaign. Asked at a June forum what she’d prioritize on water management, she didn’t hesitate: “I might start by not proposing the largest data center in the country.” The line drew loud applause. Former Box Elder County Commissioner Lee Perry, defeated in the same cycle over the same project, cited the cause plainly after conceding: “Do I think that the data center vote cost me the election? Yes I do.”
In Georgia, Democrats Alicia Johnson and Peter Hubbard flipped two statewide seats on Georgia’s Public Service Commission in November 2025, marking the first Democratic statewide constitutional office wins in Georgia since 2006. Both won with roughly 60 percent of the vote after campaigning on anger over utility bills tied in part to grid expansion for data centers.
In Festus, Missouri, four incumbent city council members up for reelection in April 2026 lost to challengers who ran explicitly against a proposed $6 billion data center, in an election where turnout was more than double the previous year’s. A separate push to recall the mayor and the council’s remaining data-center supporters is still working through signature verification, indicating the fight in Festus isn’t finished.
In 2023, in what’s now cited as an early reference point, voters in Cascade Locks, Oregon, recalled two port commissioners over a data center negotiation; the project was canceled within weeks.
Statehouses have begun to act on their own, often without waiting for a ballot measure or primary. New York became the first state to impose a statewide moratorium on hyperscale data centers when Gov. Kathy Hochul signed an executive order last month that paused certain discretionary environmental permits for up to a year on projects using 50 megawatts or more of power. The pause allows regulators to build a framework covering ratepayer costs, water use and community benefits. The order was narrower than the Responsible Data Center Development Act, which the legislature had already passed that covered data centers at just 20 megawatts and up. Hochul has not yet signed that bill. Her Republican opponent in the governor’s race, Bruce Blakeman, opposes the statewide pause and argues local governments should be free to negotiate their own data center deals.
Texas took a narrower, more contested route. In early August, Gov. Greg Abbott directed state regulators to audit every data center project still moving through the grid connection process, covering tax breaks, water use and community impact, before any can proceed. The directive reaches only projects connecting to the ERCOT grid, so a data center capable of generating its own power can bypass it entirely. Critics on the right and left called it insufficient: Texas Agriculture Commissioner Sid Miller, a fellow Republican, dismissed it as “all hat and no cattle — empty political rhetoric wrapped in meaningless fluff,” while Democratic gubernatorial nominee Gina Hinojosa called it “another strongly worded letter” that “no one buys.”
The holdout in the White House
Against this national pushback, President Trump’s posture on data centers stands out. Despite lawmakers losing primaries and city council seats to local anger over the issue, Trump spent the summer praising and promoting the buildouts. When Texas Gov. Greg Abbott paused approval of new data centers in early August, Trump called the move “a mistake.” He stated, “I saw Texas the other day sort of is against data centers. I think it’s a mistake… because there are other communities that want it. When a community wants it, it means a lot of money is going to come into that community.”
A CNBC analysis of the coalition organizing against AI infrastructure, which includes religious leaders, labor unions and local activists, flagged the political gambit for Trump. That coalition, it concluded, “poses a political problem for anyone who gets on the wrong side of that issue. And President Donald Trump is the person most at risk.” CNN reached a similar conclusion, describing data center opposition as close to “a true populist issue built for this moment” and calling Trump “one big exception to the growing political stampede away from data centers.”
Democratic officials elsewhere have made the opposite bet. Virginia Gov. Abigail Spanberger has repeated a version of the same line since her campaign: “I do think it’s important that the brunt of data centers not be put on ratepayers, and in fact that they pay their own way and their fair share.” It became the animating principle behind Virginia’s first-ever statewide data center energy consumption tax, signed into law this year.
The White House’s response to voter anger has been to insulate the buildout from complaints, not slow it down. Trump has expanded what the White House calls the Ratepayer Protection Pledge. It was signed by 23 governors, all Republicans, and at least 187 companies, including utilities, cooperatives and developers. The signatories committed that data center growth won’t raise electricity costs for households. But the pledge is voluntary and nonbinding, and it has created new sore spots for opponents.
Nvidia’s guarantee of up to $105 billion to support the new OpenAI-SB Energy campus in Ohio, for example, came without any companion commitment on ratepayer costs. The announcement arrived just as Ohioans faced projected average summer electricity costs topping $800, a 17 percent jump over last year.
The White House continues to frame deals like the Nvidia-backed OpenAI campus as evidence of American AI dominance. But the voters who organized Ohio’s ballot campaign, and those who have already unseated officials elsewhere over similar projects, see it far differently. To them, it’s evidence of unbridled corporate greed and abuse, visible in their own backyards and on their ever-rising utility bills.
With the midterms now just two and a half months away, support for data centers is fast becoming a defining populist issue. This is especially true among rural voters whose elected representatives turned a deaf ear to their concerns and whose president continues to bat for a tech industry that has now become a curse on their lives.
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FOIA Documents Show Epstein Files Had Flag List Which Included The Term ‘POTUS’
MAGA, the GOP, and the Trump administration don’t really care about the victims of Jeffrey Epstein’s sex trafficking. The MAGA GOP made a lot of noise during Biden’s single term because they were sure the files would show a Pizzagate’s-worth of Democratic political figures engaged in the ritual abuse of underage girls.
Once Trump was elected in 2024, the furor died down. While the MAGA faithful were willing to take down their own just to put a few Dems’ heads on spikes, they were suddenly less audible once they realized any document dump would take down a few of their own. Even Donald Trump seemed to know this, which is he why he shifted his focus elsewhere.
It took a literal act of Congress to get the Epstein files released, despite Trump and other GOP figures having promised to put this at the top of the MAGA to-do list if they retook the White House. Trump engaged in multiple rounds of spin, hoping to make it look as though demanding the release of the files and refusing to release the files were both the same side of the MAGA coin.
Trump’s DOJ then reluctantly began complying with the law. Millions of records were withheld. Those that were released were riddled with redactions, forcing politicians on the other side of the political divide to demand more releases with fewer redactions. Meanwhile, a handful of leaks and unforced errors revealed the Trump DOJ was doing whatever it could to cover for Trump and anyone else Trump might want to have redacted from rolling Epstein File releases.
FOIA requests are incapable of expediting the full release of the Epstein Files. But they are capable of sniffing out the details of the Trump administration’s attempts to maintain control of the “this was mainly Dems” narrative even as it seeks to satiate the MAGA base that has been demanding access to these files for years.
This report for Bloomberg — written by “FOIA terrorist” Jason Leopold and Harry Wilson — not only details FBI Director Kash Patel and former DOJ deputy director Dan Bongino attempts to spin Trump’s refusal to release documents as demonstrative of his “full transparency” promises.
It also shows the DOJ’s pre-release review of the files had President Trump in mind the entire time. While pretending to be engaging in radical levels of transparency and complying with both the letter and the spirit of law, the DOJ was actually flagging anything that might include Trump for the apparent reason of keeping these files out of the public’s hands.
In addition to the discussions about Ferguson and Hervey, the documents contain other noteworthy details, including a spreadsheet dated March 25, 2025 and titled “DOJ Document Flag List.” The first page, labeled “FLAGGED Items List, per case – per DOJ guidance,” includes a case number associated with the FBI’s 2006 investigation of Epstein by its Miami field office.
[…]
There are 16 entries on the list where the reason for the flag was simply marked “POTUS.” Those items include magazine and newspaper articles, message pads, phone message books and one unidentified record.
The report notes that some of these flagged files have since been released. But others have not and this FOIA release by the DOJ perhaps points to why they have not been. The DOJ could have cleared everything up with an explanation, but of course it didn’t, because why would it.
DOJ referred a request for comment on the “Flag List” to the FBI, which declined to comment.
Assuming every “no comment” is an admission of guilt is as fatuous as assuming everyone who pleads the Fifth is guilty of whatever they’ve been accused of. We won’t be doing that here. But it is strange that agencies that treat every request for comment as an opportunity to engage in attacks on journalists and/or personal attacks on the person making the request would have absolutely nothing to say here. Read into that what you will.
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Vol de données: «Dans les ministères, on fait de la cybersécurité quand on y pense»
Après le fisc, un vol massif de données du ministère de l’éducation nationale a été revendiqué et là encore, l’ampleur de la fuite n’avait pas été mesurée par les autorités. Cibles de choix, les administrations françaises accusent un retard important en matière de cybersécurité. -
Au Cap-Ferret, le pare-feu et les passe-droits de l’homme d’affaires Benoît Bartherotte
Figure incontournable de la presqu’île du Cap-Ferret, le millionnaire a suscité la polémique en érigeant un pare-feu sans autorisation lors de l’incendie de Saumos. Fort de soutiens puissants, il s’affranchit des lois depuis de nombreuses années, sans jamais être inquiété. -
Paradis pour ultrariches, le Cap-Ferret est aussi menacé par la flambée de l’immobilier
De plus en plus prisée par les grandes fortunes, la presqu’île du Cap-Ferret, en Gironde, est soumise à une explosion du prix du foncier. Un phénomène de gentrification extrême qui pousse les familles historiques à partir et attire de nouveaux riches qui rêvent de privatiser ce petit paradis. -
Faut-il déboulonner Bugeaud ?
C'est la question que se posent certaines personnes, et à laquelle un collectif périgourdin (1) répond positivement. Au-delà de la question de ce que l'on fait de Bugeaud, il est utile de revenir sur son rôle dans l'Histoire.
- 362 été 2026 / Leur Histoire, Notre Mémoire , Colonialisme, Racisme , Françafrique -
The Guardian view on global inequality: extreme wealth threatens democracy | Editorial
New York mayor Zohran Mamdani shows Britain’s Andy Burnham that confronting billionaires need not mean the end of cooperation with Donald Trump
In November, Californians will vote on a one-off 5% levy on residents worth more than $1bn. The union-backed plan could raise $100bn, more than enough to replace federal healthcare funding stripped away by Donald Trump’s One Big Beautiful Bill Act. About 200 very rich people would pay. But the referendum is becoming a test of whether extreme wealth can buy the political power to defeat a popular redistributive policy. Google co-founder Sergey Brin has already spent $100m backing opposition to the tax – a fraction of the $13bn bill he could face. Other billionaires are joining him. Whether voters can impose costs on the super-rich once their fortunes are big enough to shape the political process is now an open question. That alone should trouble any democracy.
It’s a long way from Mr Brin’s west coast lair of Mountain View to Andy Burnham’s Makerfield constituency. But the prime minister should heed the call from prominent progressive academics – led by the Nobel prize winner Joseph Stiglitz – urging Britain to join a new global push to tackle inequality. Prof Stiglitz wants help creating a new UN International Panel on Inequality (IPI). This stems from the G20’s first-ever inequality report, which warned that the yawning gap between rich and poor was a human-made crisis corroding democracy and social cohesion while blocking efforts to tackle the climate emergency.
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Sécheresse: «Nous devons sortir de l’idée que l’eau coulera toujours du robinet»
Plusieurs départements français sont concernés par des arrêtés sécheresse, en métropole mais aussi dans les territoires ultramarins. Charlène Descollonges, ingénieure hydrologue, appelle à «repenser notre rapport à cette ressource qui se raréfie». -
ABC sues FCC, claiming First Amendment violations, escalating months-long feud
ABC on Tuesday sued the Federal Communications Commission, alleging that the commission's early review of its broadcast licenses is unconstitutional under the First Amendment. The TV giant, along with parent company Disney, accused the FCC of waging a "retaliatory campaign" against them because President Donald Trump's administration disapproves of their programming. -
Google Spam Update d’août 2026 : nouvelle mise à jour anti-spam
Le spam de nouveau dans le viseur de Google
En juin 2026, Google déployait une Spam Update. La firme de Mountain View nous propose une nouvelle mise à jour similaire pour l'été.
Comme le précise Google dans sa communication : « Aujourd’hui, nous avons publié la mise à jour anti-spam d’août 2026 sur Google Search. Il s’agit d’une mise à jour anti-spam normale, et elle sera déployée dans toutes les langues et lieux. Le déploiement peut prendre quelques jours à être terminé. Plus d’informations sur les mises à jour antispam sont disponibles sur https://lnkd.in/gshkDEU3
Nous mettrons à jour notre page d’historique des sorties de classement à la fin du déploiement : https://lnkd.in/epYqNUQw »
Retrouvez toutes les dernières updates de Google sur notre page dédiée.
Spam Update : la différence avec la Code Update
Les mises à jour anti-spam ciblent spécifiquement les pratiques de spam sur les sites web, comme le contenu généré automatiquement en masse, le contenu de faible qualité ou dupliqué, les redirections trompeuses, et d'autres abus visant à manipuler le classement. Elles ont pour objectif de nettoyer les résultats de recherche des contenus trompeurs ou abusifs en améliorant les systèmes automatisés anti-spam de Google.
Les mises à jour du cœur de l'algorithme (Core Update) sont à la fois plus larges et profondes. Elles permettent de réévaluer la qualité, la pertinence et la satisfaction des contenus affichés dans les résultats de recherche. Contrairement aux spam updates, ces mises à jour ne ciblent pas spécifiquement le spam.
Que faire en cas d'impact d'une Spam Update ?
Pendant la mise à jour : rien. Attendez la fin de la mise à jour avant de faire des analyses et d'identifier les pages ou rubriques touchées. Vous pouvez également réaliser un audit SEO afin de vous aider à corriger les problèmes.
Si vous êtes impacté par une SPAM Update, consultez les règles de Google en matière de spam afin de vous assurer que vous les respectez. Apporter des modifications peut aider votre site à s'améliorer si Google ne détecte plus de spam sur votre site. Néanmoins, dans le cas d'une mise à jour spécifique au spam de liens, apporter des modifications peut ne pas entraîner d'amélioration :
Lorsque nos systèmes suppriment les effets que les liens spammeurs peuvent avoir, tout avantage en termes de classement que ces liens pouvaient générer auparavant pour votre site est perdu. Les avantages potentiels en termes de classement générés par ces liens ne peuvent pas être récupérés.
Si ce concept d'Update est nouveau pour vous ou vous inquiète, on vous conseille ces articles :
- « Ne paniquez pas ! » : comment appréhender les annonces Google ?
- Google Updates : comprendre les mises à jour Google
- Algorithmes Google : Définitions, Historique et Fonctionnement [Guide 2025]
- FAQ : Comprendre et résoudre une action manuelle liée au spam
Rendez-vous dans quelques semaines pour faire le bilan de cette Spam Update !
Pourquoi se tenir informé des updates de Google
Rester informé des dernières évolutions de l'algorithme de Google est nécessaire pour tous les propriétaires de sites. Les core updates peuvent avoir un impact majeur sur le trafic, et anticiper ces changements offre un avantage concurrentiel. On vous explique avec quels outils suivre les mises à jour des algorithmes de Google !
L’article "Google Spam Update d’août 2026 : nouvelle mise à jour anti-spam" a été publié sur le site Abondance.
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Trump shows off article on lower drug prices that says Biden deserves credit, not him
The White House flooded social media on Saturday with an image of Donald Trump showing off the recent Washington Post headline "Prescription drug prices record sharpest drop in more than 60 years", but failed to mention that experts cited in the article actually attributed the price drop to Joe Biden, not Trump. -
Firefox déploie son IA « Smart Window », mais Mozilla prend d’infinies précautions pour ne fâcher personne

Neuf mois après un violent tollé communautaire lié à l'intégration de l'intelligence artificielle dans son navigateur, Mozilla officialise « Smart Window ». Mais cette fois-ci, la fondation a retenu la leçon : le mot d'ordre absolu est le contrôle utilisateur.
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Haro sur les précaires
Il existe désormais un concept pour dire la souffrance qu’inflige l’administration, ce monstre indéfini, aux personnes précaires: la maltraitance institutionnelle. Lors du Mediapart Festival, débat avec Louis Frères, qui en a fait une pièce de théâtre. -
White House takes victory lap as drug prices dip 3.1% in past year: 'Steepest drop since 1963'
The White House is crowing over a 3.1% dip in prescription prices as evidence that President Trump's pressure on drug companies is working — claiming Monday that it is the "steepest drop since 1963." -
DOJ Used Pam Bondi’s Trophy Arrests as an Excuse to Spy on Minnesota’s Anti-ICE Community
I wrote about Isaac Sant’s blockbuster court filing the other day, the exhibits to which revealed the conspiracy theory that clearly lay behind the Minnesota 15 indictment (which I predicted here).That filing works on three different levels. The first was tactical: to get a bunch of exhibits released showing wide-ranging and feckless surveillance. Both local and national media outlets picked up the filing on that level.
At a second level, this was a motion for more discovery, which I’ll explain in this post.
At a third level, this motion maps out a monstrous effort, starting last year in the wake of the Charlie Kirk murder, to criminalize any opposition to Trump. I’ll come back to this in a follow-up post.
Sant — the lead defendant and separately charged with stalking for following an ICE goon into Wisconsin in May — asks for the following in discovery that would allow him to situate his own prosecution: he plans to use it to file a selective and vindictive prosecution motion.
- “The Court should require the government to produce all reports related to surveillance of Minnesota unions, non-profit organizations, protesters and activists.” This would disclose whether the mentions of spying on unions like SEIU and CWA went further than what defendants have obtained in discovery.
- “The Court should require the government to produce the withheld Project Whipple Shield ROIs.” The government has withheld five Reports of Investigation from the Project Whipple Shield investigation (the sub-investigation of a larger investigation), claiming that those relate to an ongoing investigation.
- “The Court should require the government to produce reports generated pursuant to CUC Operation Keyhole.” The sub-investigation of Project Whipple Shield is part of a larger MN investigation, Operation Puppet Master, which is part of a broader investigation, Operation Keyhole. Sant is demanding the overarching documents.
- “The Court should require the government to produce all of the Clearview AI reports it generated of protesters and activists during Operation Metro Surge.” Sant showed that HSI developed a Clearview dossier on him (with some inaccuracies); he’s demanding all of them.
- “The Court should require the government to produce internal communications related to Operation Puppet Master and Project Whipple Shield.” Sant argues this investigation was predicated on criminalization of First Amendment protected activities; he wants records that may show that.
- “The Court should require the government to produce downloads of all UCA ‘undercover phones’ and ‘undercover laptops.'” DOJ has not turned over the phones and laptops from informants. Sant wants them.
- “The Court should require the government to produce DOJ and DHS communications related to the charging decisions, defendant self-surrender, and doxxing in the AFO cases.” Sant — who is represented by Kevin Riach, who also represented one of the people Pam Bondi doxxed, Paul Johnson — wants records on that doxxing that DOJ withheld by dismissing cases (including Johnson’s).
Many of these would serve to expose the scope of the spying in Minnesota and its direction from DC — but it’ll be a tough reach to get those communications without first demonstrating that this is a vindictive prosecution.
More interesting is his bid to get communications relating to the doxxing of 16 previously arrested defendants that Pam Bondi rolled out as trophies on January 28.

To support this request, Sant describes what happened in the wake of the Renee Good shooting, as DOJ refused to investigate that shooting, but instead tried to criminalize the opposition in Minnesota to retroactively rationalize first her, then Alex Pretti’s killing.
On January 13, 2026, a cadre of experienced and highly-respected federal prosecutors – including the entire management team– resigned en masse in protest of the politicization of federal criminal law enforcement in Minnesota.14 Unfortunately, these resignations – which should have served as a wake-up call to DOJ – did little to slow the decline of a once great U.S. Attorney’s office into a political prosecution factory.
In the immediate aftermath of Alex Pretti’s murder, [Todd Blanche fixer Aakash] Singh directed federal prosecutors to aggressively charge protesters in Minnesota. According to the New York Times:
In a conference call in late January, the official, Aakash Singh, laid out the department’s basis for prosecuting demonstrators: National Security Presidential Memo 7, a sweeping directive issued by President Trump last September. It expanded the definition of domestic terrorism to include not only violent crimes like assault, but also relatively minor ones, like revealing the personal details of agents or getting in the way of immigration enforcement.
Mr. Singh said that “coordinators” in U.S. attorneys’ offices responsible for charging protesters under NSPM-7 should be “hounding” federal agents to make cases, according to people familiar with his remarks. He also suggested that the department wanted headlines along with indictments, promising that officials in Washington would be “blasting out” prosecutors’ work.
“Go big,” Mr. Singh said, “and go loud.”15
On January 28, 2026, DHS and the U.S. Attorney’s office put Singh’s direction into action. In one day, DHS both initiated “Operation Puppet Master” and also conducted the orchestrated self-surrender and doxxing of sixteen individuals charged with assaulting federal officers. The names and photos of these individuals were disseminated on Pam Bondi’s and DHS’ X (twitter) accounts, leading to widespread online harassment. The whole episode was clearly pre-designed to intimidate and deter other protestors from exercising their First Amendment rights – the same purpose as this prosecution.
Because these AFO cases had everything to do with public relations, and nothing to do with public safety, they quickly collapsed. Cursory review of the evidence showed that agents had lied and defendants were innocent. The government has voluntarily dismissed eight of the sixteen cases. 16 Others await dismissal. A week after the AFO cases were filed, eight more experienced AUSAs resigned in disgust, including the civil chief. 17 Again, the alarm bells should have gone off at DOJ. Instead, it doubled-down, opening Project Whipple Shield, expanding its surveillance of Minnesotans, and beginning the process of indicting this case.
14 https://www.mprnews.org/story/2026/01/13/us-attorney-on-minnesota-fraud-joethompson-resigns-from-office
15 https://www.nytimes.com/2026/03/19/us/politics/justice-dept-prosecute-protesters.html
16 U.S. v. Sager, Case No. 26-mj-69 (MJD/DJF); U.S. v. Tschida, Case No. 26-mj-54 (SGE); U.S. v. Williams, Case No. 26-mj-70 (SGE); U.S. v. Adbebe, Case No. 26-mj-77 (DJF); U.S. v. Valentine, Case No. 26-mj-28 (DLM); U.S. v. Ahmed, Case No. 26-mj-24 (DLM); U.S. v. Johnson, Case No. 26-mj-81 (SGE); U.S. v. Rank, Case No. 26-mj-56 (SGE). [Note, I believe Riasch is missing
17 https://www.npr.org/2026/02/05/nx-s1-5702356/more-frustrated-prosecutors-at-the-u-sattorneys-office-in-minnesota-call-it-quits
Sant is arguing that those trumped up arrests and Pam Bondi’s use of them as trophies were used as the predicate to create this investigation.
The nested case opening memos rely on the pre-existence of imagined assaults on cops. HSI opened Operation Puppet Master, which is the predicate to investigate imaginary funding, on February 16, long after the infiltration of activists started. It claimed that “violent opportunists” had “perpetrated multiple assaults against federal officers.”
Since November 28, 2026, ongoing protests and incidents of civil unrest have occurred in public areas throughout Minneapolis, MN. During these events, violent opportunists (VOs) have exploited the protests as cover to attempt breaches of federal properties and have perpetrated multiple assaults against federal officers tasked with protecting these facilities.
In response, the Department of Homeland Security (DHS) initiated a coordinated, agency-wide deployment to support the Federal Protective Service (FPS) in fulfilling its mission to safeguard federal property. As part of this effort, HSI St. Paul has identified an organized network of conspirators operating through online and in person who are providing material support to violent opportunists and agitators involved in impeding federal law enforcement, rioting, destruction of Federal property and assaults on Federal agents and Officers.
Then on March 10, HSI approved the retroactive opening of Project Whipple Shield, which it claimed also started on February 11. It also relies on claimed assaults on HSI officers to justify the investigation.
Since November 2025, ongoing incidents of demonstrations and civil unrest have occurred in the Minneapolis, MN area. Some individuals have exploited these incidents to engage in criminal activity, including impeding law enforcement, assaults against law enforcement officers, and damage to property. In accordance with National Security Presidential Memorandum–7 (NSPM-7), Homeland Security Investigations (HSI) St. Paul has opened an investigation into instances where individuals and organized networks have exploited events to engage in acts of violence, destruction of property, intimidation of federal officers and employees, and attempts to impede federal operations. This investigation is focused on identifying and disrupting sophisticated, organized campaigns supporting and engaging in this behavior and to prevent such unlawful activities, while continuing to safeguard the rights of peaceful demonstrators and the public.
In other words, HSI justified infiltrating activist groups based off claims that ICE protestors had assaulted ICE goons.
And almost all of those cases have fallen apart (or are in the process of falling apart), many of them when attorneys, including Sant’s attorney, Kevin Riach, pointed out that the trophy photos were a violation of the sealing order that DOJ itself demanded (in that case, HSI also took photos while Riach’s client was hospitalized recovering from his assault by ICE). I wrote about these challenges here; I’ve updated below what has happened to the 16 activists that Pam Bondi paraded around as trophies even as HSI turned to infiltrate the anti-ICE activists in Minnesota.
But something David Schultz, the Magistrate Judge presiding over the pretrial proceedings in this case, said in the case of Gillian Etherington (who was accused of backing into CBP later on the same day, but after, Good was killed) in a hearing on April 28 is worth noting. When Schultz scheduled a hearing to discuss Etherington’s motion for details about their arrest, Schultz described how the HSI officer who attested this and related cases did not have personal knowledge of what happened.
Let me start by saying one of the motions that Mr. Morrison filed was for — or was alleging duplicity, in response to which the government filed a bill of particulars in this case. The bill of particulars is not verbatim a copy of the affidavit that was filed with the original criminal complaint charging Ms. Etherington with a felony, but it’s pretty darn close.
That affidavit was filed by Agent Richard Berger. And the affidavit states in paragraph 4 that “This affidavit is based on my personal knowledge, as well as information that I have learned.”
Now you, Ms. Stark, or the folks observing this hearing, may not be aware of this; but while I was on criminal duty in January, when a good number of these assault on federal officer cases were being filed by way of criminal complaint and we had affidavits from Mr. Berger, in all of them I became concerned with the veracity of the affidavits.
And so I questioned Mr. Berger about the basis for his affidavits, and specifically I asked him to outline the process by which he and other agents were conducting the information download at the Whipple Building.
It became quite clear, it is without doubt in the court’s mind, that Mr. Berger does not, did not have any personal knowledge of the events described in the affidavits that he has submitted to this court as sworn affidavits. He swore that the affidavit was based on “personal knowledge,” among other things. That’s a false affidavit.
Schultz accused Richard Berger of submitting false affidavits to him (something other HSI agents were doing in the Cities Church case in the same time period), and went on to lay out how even the Bill of Particulars differs from what the video evidence actually shows.
Shortly after that hearing, Etherington’s case was continued 180 days (I’ve laid out the status of that and the other 15 trophy arrests below; though have not updated all the JAGs they’ve cycled through as SAUSAs).
But it matters that the Magistrate Judge in this case believes that HSI lied to him back in January to gin up claims of assault against ICE and CBP. Because, Isaac Sant argues, that is the excuse they used to infiltrate the anti-ICE activist community in Minnesota in the first place.
They lied about those assaults, then used the assaults to spy on anti-ICE activists.
1. Gillian Etherington
Defense Attorney Aaron Morrison
26-mj-56
Charged for January 7 conflict with CBP in affidavit attested (by FaceTime) on January 23 by HSI SA Richard Berger. Downgraded to misdemeanor. John Arboleda filed notice of appearance.- MTD failure to state offense.
- MTD lack of probable cause.
- MTS for unlawful stop.
May 15: Case continued 6 months.
2. Paul Johnson
Defense Attorney Kevin Riach
26-mj-81
Charged for January 22 conflict with CBP in affidavit attested on January 26 by HSI SA Richard Berger. Michael Hakes-Rodriguez filed notice of appearance. William Richards files notice of appearance.- Motion for grand jury transcripts.
- Motion for discovery on assault and hospitalization.
- Motion to strike JAG officer (Amicus).
- Opposition to protective order.
- Motion to dismiss for outrageous government conduct and vindictive prosecution.
- MTD failure to state an offense.
- Motion to suppress.
July 6: Case dismissed
3. Matrim Charlebois
Defense Attorney Lisa Lopez
26-mj-59
Charged for January 13 incident at Whipple in affidavit attested on January 23 by HSI SA Richard Berger. Downgraded to misdemeanor. John Arboleda filed notice of appearance. Robert Tucker filed notice of appearance.- Motion for grand jury transcripts.
- MTD failure to state a claim.
May 18: Case continued 6 months.
4. Ilan Wilson-Soler
Defense Attorney Patrick Cotter
26-mj-84
Allegedly sprayed a fire extinguisher at ICE at Roosevelt High and hit someone with it while running away. Downgraded to misdemeanor. Zain Abid filed notice of appearance. Richard Hoover files appearance.- Motion for grand jury transcripts.
- Show cause, protective order.
- MTD failure to state an offense.
May 18: Case continued six months, motion to dismiss denied without prejudice.
5. Abdikadir Noor
Defense Attorney Dane DeKrey
26-mj-62
Charged for January 12 incident in St. Cloud in affidavit attested on January 23 by HSI Richard Berger; Abdikadir’s name initially misspelled. Michael Hakes-Rodriguez filed notice of appearance.Noor chose to file no motions (I would be unsurprised if they mistook him for some other Somali they were trying to racially profile); his trial has been scheduled for August.
Late last month, Noor changed his approach this this case and asked to go to trial; it is now set for a December trial.
6. Margaret Sager
Defense Attorney Bruce Nestor
26-mj-69
Alleged to have jumped on ICE goon’s back and put him in a stranglehold blocks away from where Renee Good was killed and area where Aliya Rahman was assaulted. Downgraded to misdemeanor. Zain Abid filed appearance. Richard Hoover filed appearance.- Motion for discovery regarding assault of Aliya Rahman.
- Order to show cause, seal order.
May 19: Case dismissed.
7. Kirubele Adbebe
Defense Attorney Manda Sertich
26-mj-77
Charged for January 13 incident at Whipple in affidavit attested via FaceTime on January 26 by Richard Berger. Downgraded to misdemeanor. John Arboleda filed notice of appearance. Robert Tucker filed notice of appearance.- Motion to show cause (sealing order).
- Motion for grand jury transcripts.
June 3: Case dismissed with prejudice.
8. Nasra Ahmed
Defense Attorney Jordan Kushner
26-mj-24
Charged for January 14 incident with ICE ERO in affidavit attested via FaceTime on January 20 by HSI SA Bronson Day. Downgraded to misdemeanor. John Arboleda filed notice of appearance. Robert Tucker filed notice of appearance.June 12: Case dismissed with prejudice.
9. Helicity Borowska
Defense Attorney Aaron Morrison
26-mj-61
Charged for January 16 incident with CBP in affidavit attested via FaceTime on January 23 by Richard Berger. Downgraded to misdemeanor. John Arboleda filed notice of appearance. Robert Tucker filed notice of appearance.- MTD failure to state claim.
- MTD lack of probable cause.
- Motion for grand jury transcripts.
Update: On April 30, Borowska withdrew their pretrial motions and asked for a 6-month continuance, which was granted.
10. Joshua Doyle
Defense Attorney Aaron Morrison
26-mj-80
Charged for January 21 incident with HSI at DuPont and Colfax in affidavit attested via FaceTime on January 26 by Richard Berger. Downgraded to misdemeanor. John Arboleda filed notice of appearance.- Motion for gag order (delete post).
- MTD failure to state offense.
- MTD lack of probable cause.
- Motion for grand jury transcripts.
May 21: Case continued for 6 months.
11. Nitzana Flores
Defense Attorney Aaron Morrison
26-mj-57
Charged for January 7 incident with CBP by Roosevelt School in affidavit attested via FaceTime on January 23 by Richard Berger. Downgraded to misdemeanor. Michael Hakes-Rodriguez filed notice of appearance. William Richards files notice of appearance.- Objection to protective order.
- MTD failure to state offense.
- MTD lack of probable cause.
- Motion for grand jury transcripts.
May 27: Case continued 6 months.
12. Christina Rank
Defense Attorney Bruce Nestor
26-mj-56
Charged for January 12 incident with ICE in Inver Grove Heights in affidavit attested via FaceTime on January 23 by Richard Berger. Downgraded to misdemeanor. Michael Hakes-Rodriguez filed notice of appearance.- Show cause, sealing order.
- Motion for discovery on retaliating against observers.
July 22: Case dismissed with prejudice.
13. Madeline Tschida
Defense Attorney Joseph T Dixon, III
26-mj-54
Charged for January 16 incident with ICE ERO in Monticello in affidavit attested via FaceTime on January 23 by Richard Berger. Downgraded to misdemeanor. Zain Abid filed notice of appearance.February 23: Case dismissed.
14. Alice Valentine
Defense Attorney Siri Carlson McDowell
26-mj-28
Charged for January 12 incident in St. Cloud with named Executive Associate Directors of ICE ERO. Affidavit attested by Bronson Day to Douglas Micko via Facetime on January 20. Downgraded to misdemeanor. Zain Abid filed notice of appearance.- MTS claiming she was unlawfully seized.
April 20: Case dismissed.
15. William Vermie
Defense Attorney: Aaron J Morrison
26-mj-71
Charged for January 13 incident on Park Ave in affidavit attested via FaceTime and email on January 23 by Richard Berger. Zain Abid filed notice of appearance.- MTD failure to state a claim.
- Motion for grand jury transcripts.
- MTD outrageous government conduct (because ICE pushed him first).
- MTD lack of probable cause.
May 12: Case continued 6 months.
16. Quentin Williams
Defense Attonrey: Bruce Nestor
26-mj-70
Charged for January 7 CBP invasion of Roosevelt High School in affidavit attested via FaceTime on January 23 by Richard Berger. Downgraded to misdemeanor. Zain Abid filed notice of appearance.March 24: Case dismissed.
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