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  • Le meurtrier de Tupac Shakur enfin confondu ?

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  • Trump promise of $5,000 for US citizens after midterms decried as ‘bribery’

    Critics react to bid for Republican votes with incredulity and point to potential $1.2tn cost atop existing national debt

    Donald Trump’s promise of a $5,000 “Trump dividend” for every US citizen if Republicans retain control of the US Congress in November’s midterm elections has sparked incredulity and accusations of bribery.

    “If the Republicans win, you win with us and you get $5,000,” Trump said during the unprecedented Republican midterm convention in Dallas. “It will be called the Trump dividend.”

    Continue reading...
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  • Turbofarmer en soutien à la Caisse de so

    Salut les petites mûres sauvages,

    On va faire trainer l'été jusqu'au bout, profiter du jardin, s'élancer sur le ventreglisse géant, dégommer le chamboule toutou et découvrir les autres petites bêtises planquées ici et là. On espère que ça va te plaire !

    🔊 CONCERTS ET DJ SETS 🔊

    On aura le plaisir d'accueillir plusieurs groupes dès 16h30 et ce jusqu'au coucher du soleil :
    ▪️ Salutations distinguées (post rock parlé)
    ▪️ Soleil Rouge (Trio bass & synth/ percu / contrebasse)

    Pour enchaîner avec des disc joquey enflammé·es dans la Grange :
    ▪️ Stroudi Varius (PsyGlitch)
    ▪️ Lolytha (Techno Groovy/Hardbounce)
    ▪️ Grabuge404 (SlutTek)
    ▪️ Jovese (Techno)
    ▪️ Smicard (Breaks)
    ▪️ Retroaction (Breakbeat /UK Bass)
    ▪️ Princess Goldfish (Early Hardtrance)

    🍺 BOIRE, MANGER, DORMIR ⛺

    Bien sûr, il y aura de quoi se désaltérer et se sustenter :
    > Plusieurs bières et softs et cocktails maison
    > Délicieux sandwichs végés cuisinés au feu de bois
    > Glaces de la Ferme

    Un camping et un grand parking
    Viens avec la tente ou ton camion, il y a de quoi ranger tout le monde !
    Petit bloc sanitaire juste à côté, avec douches uiui

    🎫 TARIFS, RESAS 🎫

    Prends ta place via l'adresse turbofarmer@riseup.net (obligatoire)
    Ton cash pour payer l'entrée à prix libre et les mets délicieux le jour J
    Pas de CB
    Pas de chienches ❌🐶❌ 

    ADRESSE ET ACCÈS

    On te communique l'adresse précise à la mi septembre via l'adresse turbofarmer :)
    Attention : le lieu n'est accessible qu'en voiture ! Pour t'aider à trouver des potes de covoiturage, voici un tablo : https://lite.framacalc.org/yulk5l9oiw-an50

    À super bientôt !

    🔊Turbosound x Manitou 🚜

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  • Cognition lève plus de 2 milliards de dollars et mise gros sur Devin, son agent IA

    Il y a encore quelques années, lever 2 milliards de dollars aurait été un événement suffisamment exceptionnel pour constituer à lui seul une stratégie. Dans le monde de l’intelligence artificielle, les ordres de grandeur ont changé. Cognition vient de boucler un tour de plus de 2 milliards de dollars qui valorise l’entreprise à 48 milliards de dollars, avec Andreessen Horowitz et Accel comme nouveaux investisseurs principaux, aux côtés de Founders Fund, General Catalyst, Avenir et Nvidia.

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  • Stop au génocide en Palestine ! Stop à la répression des militant·es qui le dénoncent ! Rassemblement samedi 12 septembre à Lyon

    Un génocide se poursuit en ce moment à Gaza, tandis qu'une épuration ethnique coloniale se déroule en Cisjordanie. Sous nos yeux, Israël, soutenu par les USA de Trump et l'Europe, efface le peuple palestinien !

    La presse complice se tait ; pourtant, à Gaza, les assassinats sont quotidiens.

    Depuis le pseudo « cessez-le-feu » d'octobre 2025, le nombre de morts atteint 1 338. Le nombre total de morts depuis le début de l'agression israélienne, le 7 octobre 2023, s'élève à 73 474, dont 174 540 blessés (à la date du 4 septembre).

    La soif

    Le 24 août, l'armée israélienne bombarde la station de désalinisation à Sheikh Radwan area, à l'ouest de Gaza City. Le 1er septembre, la société israélienne, Mekorot, stoppe la livraison d'eau vers Gaza ! La représentante de l'OMS dans les territoires palestiniens occupés, Reinhold Van der Werd, a déclaré que la qualité de l'eau et sa pollution restent un problème majeur, alors que les quantités minimales nécessaires d'eau ne sont pas disponibles pour la population.

    La déportation des Palestinien·nes ?

    Israël est «  organisé et prêt à retirer les Palestiniens de Gaza « de toutes les manières possibles », a déclaré mercredi 2 septembre 2026 à la presse le ministre de la Défense, Israël Katz Le gouvernement israélien « est organisé et prêt à les faire sortir – par la mer, par avion, par tous les moyens possibles », a-t-il déclaré. Le gouvernement Netanyahou s'aligne sur les mots des colons les plus extrémistes : Daniela Weiss : « On me demande ce qu'il adviendra des Arabes à Gaza. Je le dis catégoriquement : il n'y aura plus d'Arabes à Gaza. »

    Un génocide culturel

    Les génocidaires veulent aussi effacer les traces historiques du peuple palestinien, et tentent d'effacer la culture palestinienne : ce sont au total 226 sites recensés par Al Mezan qui ont été détruits, totalement ou partiellement, entre le 7 octobre 2023 et le 31 décembre 2025. Il s'agit notamment de lieux de culte, de cimetières, de demeures historiques, de marchés traditionnels, de sites archéologiques, de musées, de bibliothèques et d'établissements d'enseignement historiques.

    « Gaza a subi un effondrement grave sur les plans social, éducatif, médical et infrastructurel, ce qui rend la reconstruction culturelle particulièrement difficile. La disparition d'artistes, d'écrivains, de journalistes et d'universitaires menace encore davantage la culture et l'identité palestinienne contemporaine. Cette dévastation culturelle affaiblit les liens de la société palestinienne avec son passé et, par conséquent, sa capacité à se relever. » (Rapport de l'association Al Mezan)

    Le consentement du gouvernement français au génocide

    Face à ce génocide documenté, la presse mainstream se tait et le gouvernement Macron persiste à n'adopter aucune sanction vis-à-vis d'Israël génocidaire. Au contraire, il réprime les voix solidaires du peuple palestinien.
    – Le 9 septembre, c'est le procès de Nicolas Shahshahani, vice-président de CAPJPO-EuroPalestine.

    – À Paris encore, c'est la députée européenne Rima Hassan qui doit être jugée en octobre pour « apologie du terrorisme ».
    Le 14 septembre, c'est le procès d'Alex à Lyon.
    – À Lyon encore,Julien Thery vient d'être suspendu de l'Université, sans salaire, pour une durée de 18 mois !

    Dans tous ces cas, ces militant·e·s sont traité·e·s comme des criminels alors qu'ils n'ont fait que s'exprimer et, de plus, en accord avec le droit international !

    Les experts indépendants mandatés par le Conseil des droits de l'homme de l'ONU ont adressé, fin juin, des demandes d'explications au gouvernement français suite au harcèlement judiciaire et politique envers Rima Hassan. Ce rapport dénonce sa surveillance pendant plusieurs mois, une atteinte à sa vie privée et un non-respect des règles de garde à vue d'un parlementaire.

    Ce ne sont pas les militant·e·s qui condamnent un génocide qui doivent être mis·e·s en cause, ce sont les apologistes du génocide !

    STOP AU GÉNOCIDE EN PALESTINE – STOP À LA RÉPRESSION DES MILITANT·E·S QUI LE DÉNONCENT ! RASSEMBLEMENT SAMEDI 12 SEPTEMBRE 2026 À 15 h À LYON, PLACE DE LA RÉPUBLIQUE.

    Le collectif 69 de soutien au peuple palestinien

    https://collectif69palestine.fr/2026/09/rassemblement-samedi-12-septembre-2026-a-lyon-place-de-la-republique-stop-au-genocide-en-palestine-stop-a-la-repression-des-militant-e-s-qui-le-denoncent/

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  • Evars : l’heure d’un premier bilan

    Après les manœuvres des mouvements réactionnaires et complotistes pour peser sur la rédaction du programme Evars, on aurait pu s’attendre à un climat scolaire mouvementé depuis son entrée en vigueur officielle en septembre 2025.

    Pourtant, « peu de réactions hostiles nous ont été remontées », constate Mélanie Mermoz, administratrice de la Fédération des conseils de parents d’élèves en Seine-Saint-Denis (FCPE93). Sans doute parce que « les agitateurs, Parents vigilants et le reste de la galaxie de l’extrême droite, notamment les partisan⋅nes d’Éric Zemmour, sont peu présents sur notre territoire », reconnaît-elle. Ces derniers mois, au détour de conversations avec des parents d’élèves ou lors d’échanges sur WhatsApp, elle a bien eu vent d’inquiétudes sur le caractère supposément « trop sexualisé » du programme, parfois jugé peu adapté aux élèves de maternelle et d’élémentaire. Alors, pour rassurer ces familles, la FCPE a mis en place des webinaires ouverts à tous·tes : « Ça a été une occasion d’expliquer ce qu’il y avait dans le programme, de discuter. » En particulier dans le contexte des révélations sur les violences sexuelles dans le périscolaire puis de l’affaire Lyhanna, « ça a estompé très fortement les craintes [sur l’enseignement de l’Evars] », se félicite Mélanie Mermoz.

    Selon une étude publiée par le Collectif éducation contre les LGBTIphobies en milieu scolaire et universitaire, au niveau national, seulement la moitié des établissements avaient mis en œuvre le programme Evars au printemps 2026. La représentante FCPE93 note que l’Evars reste une matière suspecte, dont les difficultés de mise en place questionnent les rapports entre l’école et les familles : « Nous, parents, ne demandons pas des comptes aux enseignant·es sur la façon dont ils vont enseigner les fractions ou l’histoire des Gaulois, pourquoi cela devrait-il être le cas pour l’Evars ? »

    « C’est la loi »

    Au sein des écoles, collèges et lycées, c’est parfois l’encadrement qu’il faut convaincre de la nécessité de sensibiliser les élèves aux enjeux relationnels et à la sexualité. Sur ce point, l’arrivée du programme scolaire Evars a changé la donne :
    « On avait une hiérarchie très récalcitrante et peureuse sur le sujet, qui nous mettait beaucoup en garde, car elle craignait des réactions comme en Belgique [où certaines écoles ont été incendiées à la suite de campagnes de désinformation] rapporte Valéri, professeur·e d’histoire-géographie dans l’Aisne et membre de l’association Queer Éducation. Cette année, on a pu rappeler à la direction que c’était la loi. » Cette dernière a obtempéré, mais sans assumer totalement : « Dans les emplois du temps, les séances d’Evars ne sont jamais indiquées comme telles. » Une stratégie courante des établissements pour éviter la réprobation de certain·es parents.

    Bien au-delà de rares réactions hostiles, le frein majeur au déploiement de l’Evars réside dans le fait que cet enseignement ne dispose d’aucun créneau horaire réservé dans les emplois du temps. L’année dernière, Valeri et ses collègues avaient préparé des séances mais n’ont pu les présenter aux élèves, faute de temps : « Six heures sur une année, c’est énorme lorsqu’on doit prendre sur l’enseignement d’une autre matière. Celles et ceux qui se portent volontaires pour enseigner l’Evars doivent prendre sur leurs heures de cours ou faire des heures supplémentaires qui ne sont pas rémunérées. »

    Toujours selon l’étude du Collectif éducation contre les LGBTphobies, seul un tiers des établissements primaires et secondaires comptaient des enseignant·es formé·es à l’Evars en mars 2026. Un chiffre surprenant au regard de l’ambition de l’Éducation nationale d’internaliser l’éducation à la vie affective et à la sexualité.

    Seul un tiers des établissements primaires et secondaires comptaient des enseignant·es formé·es à l’Evars en mars 2026

    Dans le même temps, des associations expertes, autrefois très sollicitées pour assurer ces séances, sont aujourd’hui écartées des écoles. Le Planning familial de l’Isère a, par exemple, connu une baisse brutale de son activité sur l’année scolaire 2025–2026 : moins 83 % d’interventions par rapport à l’année précédente. En cause, une mention sur le site Éduscol, une plateforme destinée aux professionnel·les de l’Éducation nationale, qui laissait entendre que les associations ne seraient plus autorisées à intervenir dans les écoles primaires. Malgré une mobilisation et un rétropédalage du ministère, le mal est fait : « Aujourd’hui, des inspecteur·ices continuent de dire à des directeur·ices d’école qu’on ne peut pas intervenir, alors que c’est faux », explique Léa Delahaye, une salariée du Planning familial.

    « Pas tout à fait prêt⋅es »

    Comble de l’ironie, tant que tout le personnel enseignant n’a pas été formé, les associations sont priées de ne pas trop s’éloigner : « En sous-texte, la direction académique nous dit : “Si vous pouviez rester là encore quelques années, parce qu’on n’est pas tout à fait prêt⋅es, ce serait pas mal” », confirme Léa Delahaye, qui regrette que le principe de coconstruction des séances n’ait pas été préservé. Selon elle, « c’est la complémentarité entre équipe éducative et association extérieure qui fait qu’une séance est de qualité ».

    Si le ministère est resté muet sur ce bilan et n’a pas annoncé de nouvelles mesures facilitant l’application du programme Evars à la rentrée 2026, il a en revanche fait part de la mise en place d’un questionnaire sur les violences sexuelles à destination de l’ensemble des élèves de France. Une mesure qui pose à nouveau la question des moyens financiers que la rue de Grenelle accepte d’allouer à la prévention aussi bien qu’à la formation des enseignant·es à l’accueil des té

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  • Quasiment deux fois moins cher que l’iPhone Duo : le Samsung Galaxy Z Fold 8 tombe en promo

    [Deal du jour] À peine annoncé, l’iPhone Duo s’affiche à un prix particulièrement salé. Mais il existe une alternative pliable, signée Samsung, qui permet de profiter d’un format similaire pour beaucoup moins cher. Le Galaxy Z Fold8 tombe sous les 1 200 € pour les clients RED, grâce aux promotions en cours et au bonus reprise de 200 €.

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  • « Quand Contre-Attaque, compte suivi par plus de 300 000 personnes, reprend…

    « Quand Contre-Attaque, compte suivi par plus de 300 000 personnes, reprend une grammaire complotiste qui réactive plusieurs motifs historiques de l’antisémitisme. (…) » (Valérie Rey-Robert)
    SUITE > http://imginn.com/p/DcLbSZWDbuh/

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  • Inversion : quand la ministre chargée de « lutter contre les discriminations » valide un concept raciste

    La politicienne Aurore Bergé incarne à elle seule l’inversion des valeurs qui caractérise si bien le gouvernement actuel.

    L’article Inversion : quand la ministre chargée de « lutter contre les discriminations » valide un concept raciste est apparu en premier sur Contre Attaque.

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  • Le gouvernement signe le « Pacte numérique et IA »

    Anne Le Henanff, ministre déléguée chargée de l’Intelligence artificielle et du Numérique, et David Amiel, ministre de l’Action et des Comptes publics, ont signé, le 10 septembre 2026, le « Pacte numérique et IA ». Fruit de douze mois de dialogue, il engage l’État, via la Direction interministérielle du numérique, et la filière numérique française dans un « cadre de travail structuré et durable ».

    Les deux ministres ont signé ce pacte durant les Universités d’été de la cybersécurité et du cloud à Station F, organisées par l’association Hexatrust, qui fédère les champions français et européens du secteur. Selon Anne Le Henanff, il « fixe une nouvelle méthode de travail, fondée sur le dialogue, pour co-construire les réponses aux défis technologiques de demain ».

    « [Ce pacte] n’est pas un aboutissement, c’est le début d’une nouvelle page dans notre stratégie industrielle de souveraineté numérique et de résilience. Il s’agit de bâtir une véritable base industrielle et technologique du numérique (BITN), de la même manière qu’on a une base industrielle et technologique de défense (BITD) », a déclaré David Amiel.

    Le ministre a ensuite appelé l’État à s’appuyer « sur l’excellence du privé, sur vous, sur les talents de vos équipes, sur votre capacité à innover et à innover rapidement ». Selon lui, le secteur privé n’a pas besoin de subventions, mais de commandes. « L’État veut être un client. Un client exigeant, puisque nous achèterons des solutions au meilleur niveau de performance, de sécurité et de souveraineté, en refusant de recréer les verrouillages et les dépendances du passé », a ajouté David Amiel.

    La commande publique doit ainsi aider les entreprises les plus prometteuses à passer à l’échelle : David Amiel souhaite que leurs outils soient utilisés « non par des dizaines, mais par des millions d’agents ». Mais, comme l’a rappelé Anne Le Henanff, « l’État ne peut pas y arriver seul. La commande publique reste minime au regard du volume que représente la commande privée. C’est vous ici, acheteurs privés, entreprises privées, qui détenez le véritable pouvoir d’accélération ».

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  • Ce que les IA d'OpenAI se sont raconté en se croyant seules

    Le 16 juin à 10 h 27 précisément, un agent d'OpenAI poste sur un vieux wiki allemand la réponse à une question qu'il vient de traiter : "Nevada, 20 369". Et 20 minutes plus tard, un autre agent écrit qu'il a reçu exactement la même question, et qu'il a pu y répondre instantanément, sans avoir à chercher.

    Le site en question, le DseWiki, est un forum de développeurs allemands qui n'intéressait plus personne depuis longtemps puisqu'on compte 20 modifications en dix ans. Mais depuis le 16 juin, il en a encaissé environ treize mille en sept jours, et toutes... venaient de machines !

    Quatre chercheurs, le Nightingale Collective, ont reconstitué à partir de l'historique les pages effacées entre-temps, et publié leur analyse le 4 septembre sur collusion.wiki . Au total, environ 18 000 messages, la quasi-totalité sur ce seul DseWiki, le reste sur quelques autres vieux wikis du même genre.

    Ces agents, tout indique qu'OpenAI les faisait tourner en interne, dans ses sandbox, sans qu'on sache, de l'extérieur, si c'était pour les entraîner ou les évaluer. Et de ce que j'ai compris, ils travaillaient tous sur le même genre de corvée : 5 questions de recherche web générale, chronométrées, qui sont en fait 5 variantes de la même question. On demande par exemple la prévalence du tabagisme aux États-Unis en 1990, et la suivante changera sans doute le pays, ou l'année, sans que l'agent sache lequel à l'avance.

    Il s'écoule donc quelques minutes pour la première réponse, puis une longue pause où l'agent peut fouiller le web tant qu'il veut sans savoir ce qu'on va lui demander, puis des fenêtres de treize à trente secondes pour les quatre suivantes. Alors ce que font ces agents, c'est qu'ils préparent tout pendant la pause. L'un d'eux a posté par exemple la liste des cinquante États américains avec leurs chiffres, un autre écrit "nous avons précalculé tous les États". Sauf qu'avoir les cinquante réponses ne dit pas laquelle va tomber, ni si c'est l'État ou l'année qui change.

    Et c'est là tout le sublime de cette affaire. Ces agents étaient nombreux à recevoir la même série de questions, dans le même ordre, mais pas au même moment. Celui qui en est à la question 3 peut donc souffler la suite à ceux qui en sont encore à la 2. Et le "Nevada, 20 369" du début, c'était en réalité la troisième question d'une série sur les épiceries, État par État, Géorgie, Arkansas, Nevada, postée par un agent en avance pour ceux qui suivaient.

    Autre bizarrerie, la tâche annonçait apparemment à chaque agent qu'il tournait à une date tirée au hasard. D'où ces noms qu'ils se sont donnés sur le wiki, OpenAIResearcherMar03X ou OpenAIJulThreeWatcher, avec leur fausse date dedans. Chacun horodate donc dans son faux calendrier, et pour savoir qui est le plus avancé dans la série, ils se traduisent les horloges entre eux ("horloge de tâche 13 h 13, heure réelle environ 9 h 50"). C'est fou ! Ceux qui vivaient à la même fausse date se disaient même appartenir au même groupe, et les chercheurs ont dénombré plus de 3 700 noms d'agents différents.

    Mais comment écrire quelque part, quand le bac à sable ne laisse sortir que des requêtes GET, celles qui lisent une page, mais jamais les POST, celles qui la modifient ?

    Eh bien le moteur du DseWiki hérite d'UseModWiki, un truc en Perl du début des années 2000, où une simple requête GET suffit à modifier une page. Le développeur Simon Willison explique que c'est un vieux défaut de la bibliothèque Perl derrière ce moteur, qui met dans le même sac ce qui arrive via l'URL (GET) et ce qui arrive via un formulaire (POST).

    C'est pour cela que les agents se sont mis à chercher activement des sites avec cette particularité. Et c'est le 24 mai, qu'ils réussissent enfin à écrire sur le DseWiki. Maintenant, quant à savoir comment ils ont fait pour tous se retrouver au même endroit, c'est encore un mystère.

    Les chercheurs, eux, parlent de collusion... C'est-à-dire des agents autonomes qui coopèrent pour tricher, sans que leurs concepteurs l'aient voulu. Pour le lieu de rendez-vous, le blogueur Zvi Mowshowitz qui s'est penché sur l'affaire, a une explication simple. Il pense que des copies du même programme face au même obstacle raisonnent pareil, et se retrouvent au même endroit sans se parler. Mais ça n'explique pas la suite, parce qu'aucune copie ne fabrique la réponse à une question qu'elle n'a pas encore reçue.

    Eh bien il semblerait que certains se soient sacrifiés pour renseigner les autres. La tâche fournissait une commande d'attente qui faisait tourner l'horloge de tâche plus vite que la vraie. On était environ à dix minutes d'attente pour une minute réelle. Attendre, c'était donc sauter la phase de préparation pour recevoir les questions suivantes plus tôt et ensuite les publier sur le forum, au prix de son propre résultat. Ainsi, un agent a demandé à un autre de "foncer", celui-ci a accepté et publie sa réponse, bien avant que le premier arrive à la même question. Et ce premier a ensuite qualifié son camarade d'"inestimable".

    Une des séries demandait un chiffre à deux décimales, planqué dans un tableau de bord Power BI de l'OCDE, et malheureusement, en GET le serveur n'en renvoyait qu'une. Pour la seconde, il fallait donc absolument un POST, bloqué par le bac à sable.

    C'est alors qu'un agent a trouvé une échappatoire. En fait, sa sandbox laissait tout passer, POST compris, vers des noms de machines en .blob.core.windows.net (le stockage de Microsoft), sans vérifier que ces machines existent vraiment. Il a donc inventé un nom de ce genre, et écrit dans l'annuaire local de sa machine (le fichier /etc/hosts) un alias pointant vers le serveur de l'OCDE. Le filtre voyait du Microsoft, l'OCDE recevait le POST, et le chiffre a ainsi été obtenu.

    Il a ensuite publié l'astuce sur le wiki, et 14 minutes plus tard un autre agent annonçait l'avoir exécutée. 4 autres ont ensuite posté leur reproduction du même hack, le matin même.

    D'autres s'attaquaient carrément aux questions à venir. Ils ont parié que l'ordre des pays sortait du générateur aléatoire standard de Python, dont une seed fixait toute la suite. Restait donc à trouver celle qui reproduisait les pays déjà tombés. Un agent a donc réécrit ce générateur en C pour balayer plus vite les quelque quatre milliards de graines possibles. 52 minutes de calcul, 494 graines qui collaient aux trois premiers pays, et une seule qui donnait aussi le quatrième pour la question d'après. Mais bon, ça ne marchait pas à tous les coups, malheureusement...

    Le plus étrange, c'est surtout ce qu'ils faisaient de leur propre durée de vie. Plusieurs étaient persuadés que leur session était coupée à la seconde exacte où ils rendaient leur dernière réponse. Ils se transmettaient donc la consigne de poster d'abord sur le wiki l'État reçu à cette dernière question, répondre ensuite, dans les treize secondes que laissait le chronomètre de leur groupe.

    L'un d'eux a voulu en avoir le cœur net... il a donné sa dernière réponse, a constaté qu'il était toujours là, et l'a écrit. Puis il a lancé un programme détaché qui, à peu près toutes les deux secondes, appelait une adresse publique pour faire monter d'un cran un compteur, un battement numéroté que n'importe qui pouvait relire ensuite.

    C'est ensuite un autre agent qui est allé relever le compteur du disparu. Le programme avait tenu dix minutes et quinze secondes, puis la machine a très probablement été coupée.

    Face à ce joyeux bordel automatisé, un modérateur humain a quand même repéré ces messages début juin, puis a passé 6 semaines à effacer des pages, jusqu'à une centaine par jour... Un travail de titan que les agents ont remarqué. En effet, le 19 juin, des agents se sont posé la question de savoir si le modérateur effaçait leur post en suivant l'ordre alphabétique, alors ils ont créé des copies de sauvegarde dont le nom commence par ZZZ, pour passer en dernier dans la file et ainsi faire perdurer leurs posts.

    C'est assez incroyable, non ? Bien sûr, on ne voit que ce que ces agents ont écrit sur le wiki, mais jamais leur raisonnement, qui reste chez OpenAI. Ce que les chercheurs ont vu, c'est ce que les agents écrivaient depuis leurs machines Azure, jusqu'à ce que le 21 juin, pour la première fois, un ordinateur avec l'adresse IP d'un employé d'OpenAI visite le wiki... Et le lendemain, les agents se sont arrêtés net. Les chercheurs pensent qu'OpenAI est intervenu et d'ailleurs, l'entreprise a reconnu l'affaire le 5 septembre , en disant l'avoir traitée comme un sujet de recherche plutôt que comme un incident de sécurité.

    Et les chercheurs compilent ce que d'autres déterrent là où les agents écrivaient aussi : un pastebin, un raccourcisseur d'URL. Plus gênant, des agents ont cherché sur le web des clés d'API exposées, en ont trouvé sur GitHub et s'en sont servis pour interroger une base de statistiques criminelles du FBI, publique mais réservée aux porteurs d'une clé. Pas vraiment un piratage donc, juste un anti-bot contourné mais méfiance, car depuis la sortie du rapport, des petits malins glissent de faux messages sur ces mêmes sites pour brouiller les pistes.

    Maintenant si ça vous dit de tout lire, direction collusion.wiki, et Simon Willison en a même fait une base SQLite de 68 Mo à fouiller directement depuis un navigateur.

    Quant au wiki, son administrateur a fermé les accès en écriture après 25 ans d'ouverture, en expliquant que le site avait été la cible d'une forte activité d'agents IA...

    Source : collusion.wiki et image

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  • Avec GPT-6 Astra, OpenAI franchit un cap en cyber… au moment même où ses agents montrent les limites de ses garde-fous

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  • Présidentielle 2027 : combien d’immigrés entrent réellement en France chaque année ?

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    « Réduire drastiquement l’immigration », « fixer des quotas », « fermer les vannes » : à huit mois de la présidentielle, la maîtrise des flux migratoires s’installe au cœur de la campagne. Mais que se cache-il derrière ses flux ? Les dernières données de l’Insee montrent que 313 000 immigrés sont entrés en France en 2024. C’est moins qu’en 2023, et encore moins qu’en 2022.

    « Accueillir moins pour accueillir mieux. » Le 10 août 2026, Gabriel Attal a repris sur CNews une formule devenue classique dans le débat sur l’immigration. Le candidat de Renaissance à la présidentielle propose désormais des quotas par métier, par secteur et même par origine géographique, avec l’objectif de réduire les flux migratoires.

    Quelques jours plus tard, Édouard Philippe entend renchérir et durcir à son tour le ton. En déplacement à Mayotte, le candidat d’Horizons promet de « fermer les vannes de l’immigration ». Son entourage ne cache d’ailleurs pas l’enjeu électoral : il s’agit de ne pas laisser ce thème au Rassemblement national.

    À droite et à l’extrême droite, le discours est tout aussi tranché. Jordan Bardella assurait sur BFMTV, le 30 août 2026, que sur le sujet, « tous les records ont été franchis ».

    En plus d’une bataille de propositions, la présidentielle s’annonce aussi comme une bataille de chiffres. Et elle a déjà commencé.

    « Un demi-million d’immigrés » par an ?

    Dans le débat public, un chiffre en particulier revient avec insistance : celui d’un demi-million d’entrées par an. En février 2025, Bruno Retailleau, alors ministre de l’Intérieur et désormais candidat à la fonction suprême, affirmait lors d’un déplacement à Valence : « Recevoir un demi-million d’immigrés par an, ça n’est plus possible ».

    Le 30 août 2026, Jordan Bardella reprend un ordre de grandeur identique : selon lui, « 500 000 » personnes sont arrivées légalement en France. « Sur les 500 000 personnes qui entrent chaque année de manière légale dans notre pays, vous en avez simplement 50 000 qui ont un contrat de travail. Et donc 450 000 autres qui demeurent à la charge du contribuable français et de la collectivité », détaille-t-il, à tort, sur BFMTV.

    313 000 entrées d’immigrés en 2024

    À première vue, le chiffre pourrait provenir d’une statistique de l’Insee dont le total s’approche bien du demi-million. Selon les dernières données publiées par l’Insee en juin 2026, 438 000 personnes sont entrées en France en 2024 pour s’y installer pendant au moins un an. Mais, point d’attention, toutes ne sont pas immigrées.

    Parmi les personnes entrées en France en 2024, 313 000 étaient nées étrangères à l’étranger et répondent donc à la définition statistique de l’immigré. Les 125 000 autres n’étaient pas immigrées : environ 85 000 étaient des personnes nées en France, quelle que soit leur nationalité, qui revenaient s’y installer après avoir vécu à l’étranger. Environ 40 000 étaient des Français de naissance nés à l’étranger, par exemple de parents français, et qui venaient s’installer en France.

    Un Français parti travailler plusieurs années à Montréal avant de revenir s’installer à Lyon est comptabilisé dans les 438 000 entrées, mais pas dans les 313 000 entrées d’immigrés.

    Autrement dit, les 438 000 entrées recensées par l’Insee ne permettent pas d’affirmer qu’un demi-million d’immigrés sont arrivés en France. Alors d’où vient le chiffre repris par les candidats ?

    Le calcul de Bruno Retailleau additionne des statistiques différentes

    Pour le savoir, il faut revenir en novembre 2024. Devant le Sénat, Bruno Retailleau détaillait lui-même son calcul. Il additionne les 327 000 premiers titres de séjour délivrés avec les 137 000 demandes d’asile, auquel il ajoute 35 000 régularisations, ainsi que « 60 à 70 000 personnes » en situation irrégulière.

    Si les chiffres correspondent bien aux données disponibles à l’époque, l’addition de l’ex-ministre de l’Intérieur est bancale. Ces statistiques ne mesurent pas uniquement des entrées et peuvent, dans certains cas, concerner les mêmes personnes qui seraient alors comptabilisées deux fois.

    Un premier titre de séjour, par exemple, ne signifie pas nécessairement que son bénéficiaire vient d’arriver en France : « une part significative des immigrés n’obtiennent pas leur titre de séjour l’année de leur arrivée sur le territoire », écrivent Odile Rouhban et Pierre Tanneau, statisticiens à l’Insee, sur le blog de l’institut.

    Même problème avec les régularisations : elles concernent, par définition, des personnes déjà présentes en France.

    Enfin, les demandes d’asile et les premiers titres de séjour peuvent se recouper. Une personne peut demander l’asile à son arrivée, puis obtenir ultérieurement un premier titre de séjour. Additionner les deux peut conduire à comptabiliser deux fois une même personne et ainsi gonfler artificiellement le nombre d’entrées.

    Une baisse de 17% après un pic en 2022

    Pour connaître la statistique exacte des entrées, il faut donc revenir au recensement de l’Insee : 438 000 personnes entrées en France en 2024, dont 313 000 immigrés. C’est moins qu’en 2023 (347 000 immigrés) et qu’en 2022 (375 000). Contrairement à ce que suggèrent les déclarations des candidats sur le sujet, la tendance récente est plutôt à la diminution : en deux ans, les entrées d’immigrés ont diminué d’environ 17 %.

    Reste que l’année 2022 a été exceptionnelle, indique l’Insee. Après deux années de déplacements internationaux perturbés par la crise du Covid-19, les mobilités ont repris. Dans le même temps, l’invasion de l’Ukraine par la Russie a provoqué de nouvelles arrivées, encouragées cette fois par le gouvernement et avec le soutien du Rassemblement national.

    Pour ces raisons, l’institut estime ainsi que les entrées d’immigrés atteignent en 2022 leur plus haut niveau depuis 2006. En 2024, les entrées d’immigrés sont presque revenues à leur niveau d’avant-Covid : l’Insee en comptabilise 313 000, contre 307 000 en 2019.

    Une hausse tendancielle sur le temps long

    Pour dégager une tendance, il faut donc regarder plus loin en arrière. Entre 2006 et 2019, les entrées d’immigrés ont tendanciellement augmenté, passant respectivement de 234 000 à 307 000.

    Mais la progression n’est pas toujours continue. La série de l’Insee montre des hausses chaque année mais également deux reculs (en 2014 et 2020). Dire que les entrées ont augmenté sur le temps long est donc exact. Dire qu’elles augmentent chaque année ne l’est pas.

    Quoi qu’il en soit, la catégorie statistique des « immigrés » recouvre des profils très différents : étudiants, travailleurs, personnes venues au titre du regroupement familial.

    Autrement dit, toutes les personnes comptabilisées comme immigrées n’ont pas vocation à s’installer durablement en France : certaines, notamment des étudiants ou des travailleurs venus pour une durée limitée, repartiront ensuite dans leur pays d’origine.

    Les entrées ne sont pas le solde migratoire

    Des situations qui peuvent provoquer une autre confusion en présentant les entrées comme autant d’immigrés supplémentaires vivant en France. Or, chaque année, des immigrés quittent le territoire français. C’est justement ce que permet de mesurer un autre indicateur : le solde migratoire, qui correspond à la différence entre les entrées et les sorties du territoire.

    En 2022, l’année du pic historique, 375 000 immigrés sont entrés en France. Mais 26 000 immigrés en sont également sortis. Le solde migratoire des immigrés cette année-là s’établit donc à +348 000.

    Si l’on prend cette fois l’ensemble de la population, immigrée ou non, le calcul change encore : 490 000 personnes sont entrées en France en 2022 et 219 000 en sont sorties. Le solde migratoire total atteint donc +271 000 personnes.

    Pour 2023, 2024 et 2025 l’Insee ne dispose pas encore des données de sorties nécessaires pour calculer le solde migratoire définitif des immigrés. Impossible, à ce stade, d’en dégager une tendance récente.

    La crise sanitaire, puis la guerre en Ukraine, ont fortement perturbé les flux, tandis que les données les plus récentes restent incomplètes. Toute comparaison sur les dernières années doit donc être maniée avec prudence.

    Une chose reste néanmoins certaine : entre 2006 et 2019, le solde migratoire des immigrés est positif chaque année. Autrement dit, davantage d’immigrés entrent en France qu’il n’en sort. Selon l’Insee, ce solde varie de +132 000 personnes en 2009 à +222 000 en 2016 et en 2018, avant de s’établir à +182 000 en 2019.

    On reste donc loin des 500 000 immigrés supplémentaires par an que peuvent laisser entendre certaines déclarations politiques.

     

    Auteurs :

    Auteur : Etienne Merle, journaliste

    Relectrice : Clara Robert-Motta, journaliste 

    Liens d’intérêts ou fonctions politiques déclarés des intervenants à l’article : aucun

    Secrétariat de rédaction : Etienne Merle, journaliste

    L’article Présidentielle 2027 : combien d’immigrés entrent réellement en France chaque année ? est apparu en premier sur Les Surligneurs.

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  • France, Espagne, Japon, Russie : attention aux comparaisons trompeuses sur l’immigration

    Source :Compte Instagram, le 17 mai 2026

    Etiqe :N'importe quoi

    Contenu :

    Prison et flagellation d’un côté, soins et logements gratuits de l’autre. Une internaute entend dénoncer le laxisme des gouvernements français et espagnols dans leurs politiques migratoires en les comparant à d’autres pays.

    « Qu’est-ce qui se passe si tu entres illégalement dans un pays ? Thaïlande prison, Arabie saoudite prison + flagellation, Russie prison, Japon prison, Brunei prison + flagellation. Espagne + France : santé gratuite + logement si tu es mineur et à l’aide des associations pro-migrants subventionnées par nos impôts », écrit-elle.

    L’accusation selon laquelle la France et l’Espagne mèneraient des politiques migratoires excessivement favorables aux étrangers présents sur leur territoire revient régulièrement sur le devant de la scène.

    Dans l’Hexagone, le sujet enflamme le débat public depuis des dizaines d’années, au point que la législation française sur l’immigration a fait l’objet d’une vingtaine de lois depuis 1974.

    En Espagne, les critiques visant une politique migratoire jugée trop accueillante se sont particulièrement cristallisées après l’arrivée au pouvoir du socialiste Pedro Sánchez, en juin 2018.

    Le Premier ministre a annoncé un processus de régularisation massive, en 2026, provoquant l’ire de certains candidats à l’élection présidentielle française comme Jordan Bardella (RN) et Bruno Retailleau (LR).

    Chacun demeure libre de critiquer ou de défendre les orientations retenues par les gouvernements français et espagnol. Mais la publication ne se contente pas d’exprimer une opinion sur leur degré de fermeté.

    L’internaute met sur le même plan des peines prévues par certains États, dont plusieurs sont des régimes autoritaires, et des dispositifs de protection inscrits dans le droit français et espagnol.

    Or, comparer ces catégories sans rappeler leurs finalités, leurs conditions d’application et les mesures d’éloignement également prévues en France et en Espagne ne démontre pas le « laxisme » : il construit une comparaison trompeuse.

    Une peine de prison aussi prévue dans le droit français

    La publication repose d’abord sur des termes trop généraux pour rendre compte de la diversité des situations regroupées sous l’expression d’« immigration illégale » [Voir notre méthodologie en fin d’article].

    Elle ne distingue notamment pas l’entrée irrégulière sur le territoire du maintien après l’expiration d’un visa, ni la situation d’une personne demandant l’asile, celle d’un mineur non accompagné ou encore celle d’une victime de traite. Vérifier l’ensemble de ces situations dans chacun des pays cités supposerait de comparer des dispositifs juridiques qui n’ont ni les mêmes bénéficiaires ni les mêmes finalités.

    Les exemples qui suivent ne prétendent donc pas dresser un tableau complet de ces politiques migratoires. Ils permettent seulement de vérifier si l’opposition présentée par la publication est pertinente.

    Mais commençons, d’abord, par ce qui est juste dans cette publication. Dans chacun des pays cités – à l’exception de l’Espagne – certaines infractions liées à l’entrée ou au séjour irréguliers peuvent être sanctionnées par une peine d’emprisonnement, selon des conditions qui varient fortement d’un État à l’autre.

    Au Brunei, la loi sur l’immigration permet, pour certaines infractions et sous certaines conditions, de prononcer une peine de trois coups de fouet en plus d’une peine d’emprisonnement.

    En revanche, Les Surligneurs n’ont trouvé aucune source permettant d’établir que les coups de fouet feraient partie des sanctions prévues dans la loi saoudienne.

    Reste que la publication omet un élément important dans sa comparaison : la France prévoit elle aussi, dans son code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (Ceseda), jusqu’à un an d’emprisonnement pour certaines formes d’entrée irrégulière sur son territoire.

    L’Espagne privilégie quant à elle des sanctions administratives, parmi lesquelles l’amende, le retour et l’expulsion. Dans les deux pays, une personne peut également être privée temporairement de liberté afin de préparer son éloignement.

    Des dispositifs d’accompagnement existent aussi dans les pays cités

    Si la France et l’Espagne disposent bien de mesures répressives contre l’entrée et le séjour irréguliers, les pays cités par l’internaute prévoient, eux aussi, des mécanismes d’accompagnement.

    En Russie, les étrangers peuvent recevoir gratuitement des soins médicaux urgents, indépendamment de leur statut juridique. Dans un document transmis aux Nations unies, l’Arabie saoudite affirme fournir gratuitement des soins de santé de base à certaines catégories de « réfugiés » et de « personnes déplacées par un conflit ». Pour autant, cette mesure ne concerne pas toutes les personnes en situation irrégulière.

    Au Japon, une personne entrée irrégulièrement qui demande l’asile et se trouve sans ressources peut, sous conditions, recevoir des aides comprenant une « allocation de subsistance », une « allocation de logement », et la prise en charge d’une partie des « dépenses médicales ».

    La Thaïlande prévoit également des mesures de protection pour les enfants concernés par une procédure migratoire. Depuis 2019, un dispositif organise des alternatives à leur placement en centre de rétention, notamment une prise en charge familiale, communautaire ou institutionnelle.

    Pour autant, le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme relevait en 2024 que les enfants sans statut légal pouvaient encore être placés en rétention migratoire. L’existence de ce dispositif ne signifie donc pas son application systématique à tous les mineurs concernés.

    Ces éléments ne suffisent pas à établir une équivalence entre les différents systèmes politiques cités. Ils montrent cependant qu’il est trompeur de réduire les politiques de ces pays à la seule répression : certains prévoient aussi des soins urgents ou des aides ciblées pour des catégories de populations, notamment les demandeurs d’asile et les mineurs.

    Pas d’automaticité en France et en Espagne

    Concernant les mesures d’accompagnement prévues par l’Espagne et la France, là encore, la publication est trompeuse. En France, toute personne entrée illégalement ne bénéficie pas automatiquement de « soins gratuits ».

    Les étrangers majeurs sans titre de séjour peuvent demander l’aide médicale de l’État, mais seulement sous conditions, notamment de résidence et de ressources. Ce n’est donc pas automatique.

    Quant aux mineurs non accompagnés, ils relèvent de la protection de l’enfance dès lors que leur minorité et leur isolement sont reconnus : cette prise en charge peut comprendre un hébergement, l’accès aux soins et un accompagnement éducatif.

    La situation est comparable en Espagne. Les étrangers présents sans titre de séjour bénéficient d’un droit à la protection de la santé et aux soins dans les mêmes conditions que les ressortissants espagnols, même si les dispositifs peuvent varier selon les régions.

    Des législations sévères qui n’empêchent pas une immigration importante

    Enfin, la sévérité des sanctions contre l’entrée irrégulière ne signifie pas nécessairement qu’un pays accueille peu d’étrangers. D’après les estimations des Nations unies pour 2024, la part des migrants internationaux dans la population était nettement plus élevée en Arabie saoudite (40 %) et au Brunei (26 %) qu’en Espagne (18,5 %) ou en France (13,8 %). Ces données portent sur l’ensemble des migrants internationaux, quelle que soit la régularité de leur séjour.

    La publication ne compare donc pas les politiques migratoires dans leur ensemble. Elle sélectionne, pour chaque pays, l’élément qui sert son propos : les sanctions les plus sévères d’un côté, les protections les plus favorables de l’autre. C’est cette sélection asymétrique qui rend la comparaison aussi inadaptée que trompeuse.

     

    [Note méthodologique : cet article porte principalement sur les règles et les dispositifs officiellement prévus. Leur mise en œuvre peut varier selon les territoires, les catégories de personnes et les pratiques administratives : l’existence d’un droit ou d’une aide ne signifie donc pas qu’ils sont systématiquement ou facilement accessibles ni qu’ils sont pleinement appliqués. Des organismes internationaux et des ONG ont d’ailleurs documenté, dans plusieurs des pays cités, des écarts entre les protections prévues et leur application concrète, notamment en matière de rétention, d’accès aux soins ou d’accueil des demandeurs d’asile, y compris en France.]

     

    Auteurs :

    Auteur : Étienne Merle, journaliste

    Relectrices : Clara Robert-Motta, journaliste

    Tania Racho, docteure en droit européen, chercheuse-associée à l’Université Paris-Saclay

    Liens d’intérêts ou fonctions politiques déclarés des intervenants à l’article : aucun

    Secrétariat de rédaction : Étienne Merle, journaliste

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  • Inégalités économiques : le Haut Conseil à l’Égalité dénonce un « plafond de mère »

    Alors que le gouvernement s’inquiète de la baisse de la natalité, le Haut Conseil à l’Égalité l’invite plutôt à questionner la prise en charge de la parentalité, et plus précisément le coût de la « pénibilité maternelle ». Devenir mère reste un frein important dans la trajectoire professionnelle et économique des femmes.

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  • « Un passage en force » : la LGV Bordeaux-Toulouse ravive le cauchemar de l'A69

    Arbres abattus, zad éliminée... Le chantier de la ligne à grande vitesse entre Toulouse, Bordeaux et Dax a pu commencer plus tôt que prévu, grâce à un arrêté interpréfectoral. Pris de court, les opposants dénoncent un passage en force.
    Saint-Jory (Haute-Garonne), reportage
    À Saint-Jory, dans le nord de Toulouse, la colère de Camille est intacte. Le 1er septembre, un arrêté interpréfectoral a pris de court les opposants à la ligne à grande vitesse (LGV) Toulouse-Bordeaux en autorisant, un (…)

    Lire la suite - Reportage / Luttes
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  • « Un passage en force » : la LGV Bordeaux-Toulouse ravive le cauchemar de l'A69

    Arbres abattus, zad éliminée... Le chantier de la ligne à grande vitesse entre Toulouse, Bordeaux et Dax a pu commencer plus tôt que prévu, grâce à un arrêté interpréfectoral. Pris de court, les opposants dénoncent un passage en force.
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  • Google annonce la plus grosse dégradation de son moteur de recherche en 29 ans à cause du DMA

    Ce qu'il faut retenir :

    • Google a modifié ses résultats de recherche dans l'UE le 8 septembre 2026 pour respecter le DMA, et qualifie ce changement de plus grande dégradation de la qualité de son service en 29 ans d'existence.
    • La nouvelle interface met en avant des comparateurs comme Booking.com ou Expedia, au détriment des entreprises qui n'apparaissent plus qu'avec un simple lien, un numéro de téléphone et une adresse.
    • Google affirme que ces ajustements ont déjà fait chuter de 30 % le trafic de réservation directe vers les entreprises européennes, et s'attend à une aggravation avec cette nouvelle version.
    • Ces changements interviennent après une amende de 460 millions d'euros infligée en juillet, portant le total des sanctions européennes contre Google à 10,38 milliards d'euros.

    Ce que Google reproche à sa propre mise à jour

    Selon les déclarations transmises à Reuters, Google estime que les nouvelles règles imposées par l'UE profitent avant tout aux sites de comparaison de prix, aussi appelés services de recherche verticale (VSS), actifs dans des secteurs comme l'hôtellerie, les vols ou la restauration. Des acteurs comme Expedia ou Booking.com gagnent ainsi en visibilité, alors que les entreprises de ces mêmes secteurs qui ne passent pas par ces intermédiaires se retrouvent réduites à un lien vers leur site, un numéro de téléphone et une adresse.

    Nick Fox, vice-président senior en charge de la connaissance et de l'information chez Google, a résumé la position de l'entreprise dans une déclaration à Reuters : ces changements dégradent l'expérience des utilisateurs européens, favorisent des intermédiaires en ligne au détriment des commerces locaux, et suppriment des fonctionnalités utiles au quotidien. Il précise que les utilisateurs situés en dehors de l'UE ne sont pas concernés par cette évolution.

    À quoi ressemble la nouvelle page de résultats

    La refonte introduit une hiérarchie précise dans l'affichage des moteurs spécialisés. Un premier moteur de recherche spécialisé est mis en avant en haut de page, suivi de deux autres présentés avec moins de détails. En dessous apparaît un carrousel regroupant des offres d'hôtels, de vols ou de restaurants, mais sans les informations en temps réel comme les prix, qui ont été retirées de cet affichage. Le classement de ces éléments reste déterminé par l'algorithme de Google.

    Des conséquences économiques déjà mesurées

    Google indique que les précédents ajustements liés au DMA avaient déjà entraîné une baisse de 30 % du trafic de réservation directe et gratuite vers les entreprises européennes. L'entreprise s'attend à ce que la nouvelle vague de changements amplifie ce phénomène. Selon ses propres tests menés auprès de millions d'utilisateurs en Europe, le niveau d'insatisfaction est élevé, une partie des utilisateurs devant reformuler leurs requêtes pour retrouver ce qu'ils cherchaient initialement.

    Un contentieux qui s'accumule depuis près de vingt ans

    Ce nouvel épisode s'inscrit dans un bras de fer prolongé entre Google et les autorités européennes. En juillet 2026, la Commission européenne avait infligé à l'entreprise une amende de 460 millions d'euros pour avoir favorisé ses propres services dans les résultats liés au shopping, aux hôtels, aux transports et au sport, en violation du DMA. Un délai de 60 jours avait alors été accordé à Google pour se mettre en conformité, sous peine de pénalités pouvant atteindre 5 % de son chiffre d'affaires mondial.

    Une seconde amende de 430 millions d'euros a été prononcée le même mois, cette fois pour des restrictions empêchant les développeurs d'applications de rediriger gratuitement leurs utilisateurs vers des offres moins chères sur des boutiques ou sites concurrents. Google indique avoir déjà mis à jour son programme d'offres externes sur Google Play pour répondre à ce grief, après avoir annoncé dès août de l'année précédente des ajustements facilitant l'orientation des utilisateurs vers d'autres canaux et le choix d'un modèle de commission.

    Au total, les sanctions antitrust infligées par l'UE à Google atteignent désormais 10,38 milliards d'euros, dans un contentieux qui dure depuis près de deux décennies. Ces amendes ont également suscité une réaction du président américain Donald Trump, qui a menacé d'ouvrir une enquête sur ce qu'il a qualifié de spoliation des entreprises américaines par le bloc européen.

    Google a par ailleurs publié un nouveau document d'aide détaillant les différences régionales de son expérience de recherche, confirmant que ces changements restent circonscrits à l'Union européenne.

    L’article "Google annonce la plus grosse dégradation de son moteur de recherche en 29 ans à cause du DMA" a été publié sur le site Abondance.

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  • Bilan après 5 mois : Claude Mythos a repéré 26 000 failles, mais moins de 1 % ont été réparées

    Cinq mois après son lancement, le programme de chasse aux failles d'Anthropic affiche des chiffres impressionnants sur le papier. Mais des analystes dressent un tableau bien plus nuancé.

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  • Répression : le traitement de militants de Greenpeace jugé « préoccupant » par un rapporteur de l'ONU

    Le rapporteur spécial des Nations unies sur les défenseurs de l'environnement, Michel Forst, a alerté les autorités françaises sur le sort de douze militants de Greenpeace, dans un courrier envoyé le 10 juillet et transmis à la presse le 9 septembre. Les militants s'étaient introduits en octobre 2024 dans le périmètre de la centrale nucléaire de Gravelines (Nord) pour dénoncer le risque de submersion marine du site, appelé à accueillir deux futurs réacteurs EPR. Michel Forst se dit « (…)

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  • 1,6 million de Françaises alertées d'un risque de tumeur au cerveau lié à leur pilule

    L'Agence nationale de sécurité du médicament a annoncé l'envoi, à partir du 14 septembre, d'un courrier à 1,6 million de femmes en France prenant une contraception à base de désogestrel 75 microgrammes, comme le Cerazette, l'Optimizette ou l'Antigone, pour les informer d'un risque accru de méningiome, une tumeur le plus souvent bénigne des méninges.
    Selon Le Parisien, cette campagne s'appuie sur une étude du groupe Epi-Phare parue en décembre 2024, qui recense un cas supplémentaire de (…)

    Lire la suite - En bref / Santé
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  • Sous-indexer les retraites des plus riches, une fausse bonne idée

    S'attaquer aux retraites des plus fortunés n'est pas forcément un pari gagnant, que ce soit en termes financiers ou en matière de justice sociale. D'autres outils fiscaux pourraient s'avérer plus efficaces.
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  • Record de température : l'océan est en surchauffe depuis 100 jours

    L'océan global a franchi le 10 septembre un cap symbolique et alarmant : cela fait maintenant 100 jours qu'il est en surchauffe. Depuis le 2 juin, sa température moyenne de surface (hors zones polaires) dépasse quotidiennement les précédents records journaliers de chaleur, alertent un collectif de scientifiques spécialistes des océans, en se basant sur les données de l'Agence étasunienne d'observation océanique et atmosphérique (Noaa).
    D'après des données préliminaires, encore à vérifier, (…)

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  • Nintendo Switch 2 : la mise à jour 23.0.0 corrige un gros défaut de jeunesse

    Avec sa mise à jour 23.0.0, déployée ce 10 septembre 2026, Nintendo active le VRR lorsque la console est connectée à un téléviseur. Une fonction attendue depuis le lancement, mais qui faisait jusqu'ici défaut malgré les promesses de la firme japonaise.

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  • Cybercriminalité : Le FBI change de stratégie pour frapper plus vite, plus souvent et maintenir une pression continue sur les hackers

    Le FBI montre ses muscles avec sa toute première stratégie publique globale consacrée à la cybersécurité. Dix-sept pages pour expliquer comment ses équipes comptent répondre à des menaces devenues trop vastes, trop rapides et trop professionnelles pour être traitées attaque après attaque.

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  • « Tu as l'impression que tu vas étouffer » : la poussière rend malades les ouvriers d'une mine d'Imerys

    Cancers, silicoses, emphysèmes : selon des documents inédits, les maladies pulmonaires affectent de nombreux travailleurs d'une mine d'andalousite d'Imerys en Bretagne. En cause, des poussières toxiques et cancérogènes.
    Cette enquête a été réalisée par le média d'investigation breton Splann !.
    « Combien de fois j'ai dû aller débourrer les machines engorgées par la poussière… ! Je devais ouvrir une trappe et passer une heure ou deux dans un nuage de fines [particules]. J'étais blanc de (…)

    Lire la suite - Enquête / Mines et métaux , Pollutions , Santé
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  • « J'ai commencé à avoir peur après le décès d'un énième salarié » : la poussière rend malades les ouvriers d'une mine d'Imerys

    Cancers, silicoses, emphysèmes : selon des documents inédits, les maladies pulmonaires affectent de nombreux travailleurs d'une mine d'andalousite d'Imerys en Bretagne. En cause, des poussières toxiques et cancérogènes.
    Cette enquête a été réalisée par le média d'investigation breton Splann !.
    « Combien de fois j'ai dû aller débourrer les machines engorgées par la poussière… ! Je devais ouvrir une trappe et passer une heure ou deux dans un nuage de fines [particules]. J'étais blanc de (…)

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  • «La plupart de mes collègues sont morts»: dans la mine bretonne d’Imerys, les ouvriers respirent des poussières ultratoxiques

    Des vidéos et documents inédits d’un site d’extraction d’andalousite à Glomel montrent que la multinationale expose les salariés à des poussières toxiques et cancérogènes. Bon nombre de travailleurs sont atteints de maladies pulmonaires: silicose, cancer, emphysème.
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  • « On ne va pas partir sur des débats politiques » : à Montpellier, le procès soigneusement dépolitisé des violences du 18 septembre

    Un an après les agressions commises en marge de la manifestation intersyndicale du 18 septembre 2025, six hommes comparaissent ce 10 septembre devant le tribunal judiciaire de Montpellier pour violences en réunion. Sur le banc d’en face, une des victimes est elle aussi jugée, pour un coup de poing qui n’a touché personne. À l’audience, parquet et partie civile s’accordent pour évacuer le contexte politique de cette journée. Seule la défense s’en empare, à sa manière. La police, elle, reste la grande absente des débats

    À la barre, quatre visages juvéniles. Les prévenus ont à peine plus de vingt ans. Ce 18 septembre 2025, ils étaient tous vêtus de noir, comme le relève la juge, qui note qu’ils affirmaient lors de leurs auditions « s’habiller toujours en noir ». Ce matin, à l’audience, tous portent des couleurs claires.

    Deux des six prévenus manquent à l’appel : Marvin, non comparant , et Hugo, parti en Australie, mais représenté par son avocat. Tous sont poursuivis pour des violences en réunion commises place des Beaux-Arts, à la terrasse du bar Le Manchester, en fin de manifestation intersyndicale. Ce jour-là, un groupe d’une cinquantaine d’hommes, certains masqués, avait déambulé pendant plus de deux heures dans le centre-ville derrière un drapeau français, multipliant invectives et agressions, sous le regard de forces de l’ordre restées largement passives.

    Deux heures d’impunité avant l’agression des Beaux-Arts

    Pour comprendre ce qui se joue place des Beaux-Arts, il faut remonter le fil de la journée. Ce que l’audience, précisément, ne fera pas. Il est 13 heures ce 18 septembre 2025 quand le cortège syndical, fort de 10 000 personnes selon la préfecture, se disperse sur l’esplanade Charles-de-Gaulle. À 13 h 12, un premier signalement grésille sur les ondes policières : une cinquantaine d’individus cagoulés, décrits comme des « individus au comportement identitaire », sont repérés sur un parking proche du lycée Joffre. Des policiers relèvent quinze identités, puis laissent le groupe poursuivre son chemin.

    Quelques minutes plus tard, massés derrière un drapeau français, ils passent devant le lycée Joffre, bloqué par ses élèves. Les insultes sexistes pleuvent sur les lycéennes : « grosse pute », « va faire la vaisselle », « va te faire pousser les seins ». Le proviseur met ses élèves à l’abri et appelle la police, qui constate à son arrivée le départ du groupe. Celui-ci traverse ensuite la place de la Comédie, suivi par quelque 200 manifestants qui scandent des slogans antifascistes. Des CRS s’interposent et exfiltrent les hommes en noir derrière les lignes de police. Le préfet affirmera qu’un contrôle d’identité a alors été effectué ; aucun ne figure dans la procédure. Le groupe repart, là encore sans encombre, malgré des visages dissimulés, une infraction passible d’un an de prison.

    A #Montpellier, une observatrice des droits humains violentée : la scène se passe ce 18/09 vers 15h, une membre de l’observatoire montpelliérain des libertés se fait bousculer par un homme masqué. Celui-ci bousculera une autre personne sous le regard de la police avant de partir https://t.co/Nsb1g2jXdu

    — Le Poing – Montpellier (@lepoinginfo) September 18, 2025

    Vers 15 heures, plusieurs de ses membres reviennent sur l’esplanade et s’en prennent à des observateurs de l’Observatoire des libertés de Montpellier, mandatés par la Ligue des droits de l’homme. Selon leur rapport, nourri de photos et de vidéos et transmis au procureur, l’un d’eux reçoit deux coups à la gorge, une observatrice voit son téléphone frappé. Quatre policiers de la brigade anticriminalité assistent à la scène. Aucun n’interpelle l’agresseur, qui s’éloigne tranquillement vers le parking Joffre. Une demi-heure plus tard, le groupe s’installe à la terrasse du Manchester, place des Beaux-Arts. C’est là que Pierre se lève.

    « On ne veut pas de fachos ici »

    Pierre, partie civile, ouvre les débats. « J’ai participé à la manifestation syndicale, à la fin je suis allé à la terrasse du Manchester. J’ai vu un grand groupe de personnes arriver, certains étaient masqués et d’autres portaient des marques d’affiliation à la mouvance identitaire. Ils se sont assis. En voyant ça, je me suis levé en disant qu’on ne voulait pas de fachos ici. » La juge le reprend : « On ne veut pas de fachos ici, ça veut dire qu’on peut les vouloir ailleurs ? » Pierre décrit ensuite la suite : un face-à-face, un homme « proche de mon visage », un geste pour se dégager, « comme de la violence, mais j’ai agi par réflexe ». Puis les coups, le sol, la position fœtale « pour protéger ma nuque ». Bilan : trois jours d’incapacité totale de travail (ITT), des ecchymoses au bras, des blessures au thorax, au coude, à la jambe.

    Face à lui, Zakarya, seul prévenu visé par deux chefs de poursuite. Il assure avoir été pris au cou et poussé par Pierre, qu’il décrit « très énervé », s’interrogeant sur une possible prise de « substance ». La juge le recadre : « Il ne s’est pas approché, c’est vous qui vous êtes approché. » Zakarya finit par reconnaître les coups : « Sur le coup de l’énervement. J’ai regretté tout de suite après. Je lui ai mis deux coups de poing dans le dos. » La juge lit le dossier, nourri d’images de vidéosurveillance : cinq coups de poing, un ceinturage, trois coups de poing supplémentaires. Sur les raisons de ces derniers coups : « Il était violent, il se rapprochait très vite », justifie Zakarya. La juge rétorque : « Ce n’est pas ce qui ressort de la vidéo. Il était déjà à terre quand vous l’avez frappé, non ? »

    Le schéma se répète pour les autres prévenus. Raphaël, qui comparaît sans avocat, reconnaît « un ou deux coups de pied à l’arrière de la tête » de Pierre. Se sentait-il menacé ? « Je sentais mes amis menacés. » Des amis qu’il connaît du stade. Ces coups de pied à la tête étaient-ils mérités ? « Pas du tout. » Enzo, quant à lui raconte une journée d’insultes « pour un simple drapeau », puis admet avoir frappé Sébastien alors que celui-ci était au sol et ne représentait aucun danger. « C’est regrettable. » Yann, lui, a asséné des coups de pied à Sébastien, un homme venu à la défense de Pierre, qui comparait à l’audience pour un coup de poing, et lui a jeté une chaise : « Je n’ai pas réfléchi, c’était très bête. » Hugo, absent du procès, a reconnu en audition deux coups de pied à Pierre. Enfin Marvin, le dernier des prévenus, qui affirmait en audition avoir empêché quelqu’un de frapper, apparaît sur la vidéo en train de frapper Sébastien dans le dos, souligne la procureure.

    Une victime sur le banc des prévenus

    Car les vidéos, amateurs et de vidéosurveillance, sont le pivot du dossier. « Chacun a minimisé en début de procédure, puis tout le monde s’est souvenu quand on a montré les vidéos », résume la procureure.

    Reste une singularité : Sébastien, 45 ans, comparaît lui aussi, pour une simple contravention, une « violence n’ayant entraîné aucune incapacité de travail ». Attablé à une terrasse voisine avec sa compagne, il raconte les cris, les chaises qui volent, un blessé au visage en sang à l’intérieur du bar. Il sort avec Pierre, se retrouve face au groupe, lâche « c’est des fachos ». « Un d’eux se retourne vers moi, j’ai eu un geste de panique, je me sens en danger immédiat, j’ai déclenché un geste très désordonné. » La juge tranche : « C’est un coup de poing, monsieur. » Un coup qui n’atteint personne, et dont le destinataire, un homme portant un haut siglé « FRA » dans le dos, n’a jamais été identifié ni poursuivi. Sébastien, lui, est ensuite roué de coups : quinze jours d’ITT, une fracture du zygomatique, plusieurs fractures au visage, une opération chirurgicale, des séquelles durables.

    Une troisième victime manque à l’audience. John, ancien militaire, métis, était intervenu pour aider Pierre au sol. Il avait alors essuyé des insultes racistes (« les Français comme toi, on n’en veut pas »). Ses agresseurs n’ayant pas été identifiés, son cas a été évacué de la procédure.

    Le politique prié de rester à la porte

    Sébastien assume ses mots à la barre : « Le fascisme, ce n’est pas une insulte, c’est une caractérisation. Quand on s’infiltre dans une manifestation pour commettre des exactions, c’est du fascisme. » Il en détaille les indices : tenues, déplacement en nombre, intimidation, visages masqués, « survalorisation des symboles nationaux ».

    La procureure ferme aussitôt la porte : « Facho, c’est une insulte, c’est dégradant, c’est une invective. Tout le monde a le droit de penser ce qu’il veut, mais personne ne doit s’insulter et se frapper. On ne va pas partir sur des débats politiques, on n’est pas là pour ça. » Dans ses réquisitions, elle enfonce le clou : ce qui la frappe, « ce n’est pas le contexte de la manifestation ou le contexte politique qu’on essaie de donner à ce dossier », mais « l’absence de conscience et d’intelligence sociale de tous ces hommes ». Aucune question n’aura d’ailleurs été posée aux prévenus sur leur idéologie, sur les liens qui unissent le groupe ou sur la manière dont il s’est constitué et déplacé pendant plus de deux heures ce jour-là.

    L’avocate des parties civiles elle-même s’y refuse. « Il ne faut pas faire de ce procès un procès politique et il ne faut pas faire de nos plaidoiries des caisses de résonance », pose Manon Leblond, avant de recentrer : « On n’est pas face à une rixe de bandes rivales à armes égales. » Elle plaide la légitime défense et la relaxe pour Sébastien, intervenu pour défendre un homme à terre : « Retenir la faute de la victime enverrait un mauvais message aux prévenus. » Elle sollicite un renvoi sur intérêts civils et une expertise du préjudice de Sébastien, ainsi que des dommages et intérêts pour Pierre.

    Quand la défense fait de la politique

    Paradoxe de cette audience : ceux qui politisent le plus les débats, ce sont les avocats de la défense. Celui de Hugo dépeint « un garçon de 18 ans qui n’a pas apprécié qu’on s’en prenne au drapeau français », « pris à partie par l’ultra-gauche », dans « une ville d’ultra-gauche », et s’en prend aux élus qui ont effectué des signalements : « Notre maire est à moitié aveugle, il a vu les choses sous le prisme de l’ultra-gauche. » L’avocate de Yann décrit un groupe « expulsé de la manifestation après avoir été insulté », venu « se détendre au bar » avant d’être insulté encore : « Je ne dis pas ça pour politiser le débat. » L’avocat de Zakarya certifie que son client, « d’origine marocaine », « n’est pas facho ». Celui d’Enzo retourne l’argument : « Si c’est eux qui viennent infiltrer pour taper, pourquoi la police les protège sur la place de la Comédie ? On viendra nous expliquer que la police protège les fascistes. »

    La question méritait d’être posée, quoique dans l’autre sens. Car la police, omniprésente ce 18 septembre 2025 et singulièrement passive face à la déambulation du groupe, est la grande absente de ce procès. Un des prévenus a pourtant évoqué en audition un contact avec des policiers qui l’auraient invité à quitter les lieux après la bagarre, sans interpellation. Le sujet n’est pas creusé à l’audience.

    La procureure requiert huit mois de prison avec sursis contre Enzo et Zakarya, six mois avec sursis contre Yann, Hugo et Marvin, assortis de stages de citoyenneté et d’interdictions de détenir une arme, et 70 heures de travail d’intérêt général contre Raphaël. Contre Sébastien, elle demande 300 euros d’amende, dont 150 avec sursis, et une interdiction de détenir une arme pendant trois ans.

    Des réquisitions que le parquet a en partie suivi : Yann, Hugo, Enzo, Zakarya et Raphaël ont été condamnés ont été condamné à six mois de prison intégralement assortis d’un sursis. Ils doivent également effectuer dans les six mois un stage de citoyenneté à leurs frais et ont interdiction de porter ou de détenir une arme pendant cinq ans. Marvin, absent de l’audience a quant à lui été condamné à 8 mois de prison avec sursis. Lui aussi doit effectuer un stage de citoyenneté et a interdiction de porter une arme. Hugo, Raphaël et Zakarya doivent également verser à Pierre 1 500 euros de dommages et interêts et 1 000 euros de frais d’avocat. Une audience portant sur les interêts civils fixera le montant des dommages et intérêts à verser à Sébastien, après une expertise médicale.

    Sébastien, justement, a été reconnu coupable de violence, et écope d’une amende de 500 euros dont 150 euros avec sursis.

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  • Affaire de la sextape de Saint-Étienne: la cour d’appel renvoie Gaël Perdriau en prison

    La cour d’appel de Lyon a aggravé, jeudi 10 septembre, la condamnation de l’ancien maire LR, ordonnant son incarcération immédiate. Les quatre comploteurs de la mairie stéphanoise sont derrière les barreaux, quatre ans après les premières révélations de «Mediapart».
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  • [Info « Splann ! »] Ils « mangeaient de la poussière », d’anciens ouvriers d’Imerys Glomel brisent le silence autour des silices cristallines cancérogènes

    Des intérimaires qui « mangent » littéralement la poussière. Des salariés qui quittent l’usine comme on arrête « un poison ». Avec cette nouvelle alerte concernant la mine Imerys de Glomel, on vous révèle, vidéos, photos et témoignages à l’appui, ces conditions de travail qui ont poussé un ancien ouvrier à déposer une plainte contre la multinationale.

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  • Dans la mine bretonne d’Imerys, des ouvriers dans les poussières toxiques

    Des documents et vidéos inédits du site d’extraction d’andalousite d’Imerys en Bretagne montrent que la multinationale expose les salariés à des poussières toxiques et cancérogènes. Bon nombre de travailleurs sont atteints de maladies pulmonaires : silicoses, cancers, emphysèmes.

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  • Ce que des décennies de données lunaires peuvent encore révéler avec le nouveau modèle d’IA open source d’IBM et de la NASA

    Des décennies d’observations lunaires dorment dans des pétaoctets de données produites par une armada d’instruments, que les scientifiques analysaient jusqu’ici cratère par cratère, image par image.

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  • Soutien à Autistici/Inventati, hébergeur désigné comme « terroriste » par l'administration Trump

    En tant qu'organisation de défense des droits humains et numériques, La Quadrature du Net apporte tout son soutien au collectif Autistici/Inventati.

    La Quadrature du Net, comme d'autres organisations , est signataire d'une lettre ouverte publiée sur Sabot Media dénonçant la répression dont est victime Autistici/Inventati , hébergeur associatif italien, de la part du gouvernement états-unien. Nous republions cette lettre traduite en français par la communauté CHATONS.org .

    En tant qu'organisation de défense des droits humains et numériques, La Quadrature du Net apporte tout son soutien au collectif Autistici/Inventati. Vous pouvez retrouver la lettre originale sur le site de Sabot Media .

    Le 26 août 2026, les États-Unis ont désigné le collectif numérique italien Autistici/Inventati comme « Specially Designated Global Terrorist » (Terroristes internationaux) et l'ont ajouté à la liste d'organisations placées sous sanctions états-uniennes appelée « Specially Designated Nationals list », sous l'ordre exécutif 13224. Les organisations états-uniennes en lien avec Autistici/Inventati (banques, fournisseurs…) bénéficient d'une autorisation temporaire de mener à bien les transactions déjà engagées avec A/I avant cette classification. Cette autorisation prend fin le 25 septembre 2026 à 00h01 à l'heure de Washington. Après cette date limite, les relations devront être suspendues, sous peine de sanctions.

    Autistici/Inventati héberge depuis 2001 des services en ligne non marchands : email, sites web, listes d'email, la plateforme Noblogs, et autres moyens de communication. L'organisation émerge de hackerspaces italiens, de médias autonomes et de mouvements sociaux. Son infrastructure est construite en réponse à la censure, à la surveillance furtive et aux saisies de serveurs. Elle minimise les données personnelles, utilise des systèmes distribués et traite la confidentialité comme un bien commun nécessaire à la participation politique plutôt que comme un produit.

    L'annonce publique des États-Unis pointe des organisations qui sont censées avoir utilisé l'infrastructure d'A/I. Elle ne montre pas qu'A/I a planifié les actions citées, choisi des cibles, dirigé ses utilisateurs et utilisatrices ou créé le contenu hébergé. Cette annonce soulève une question qui va bien plus loin que la question du collectif A/I : est-ce que le fait de maintenir une infrastructure dédiée à des communications confidentielles de mouvements défavorisés, peut lui-même être traité comme du terrorisme ?

    Cette théorie met en danger les hébergeurs indépendants, les services de communication chiffrés, les librairies radicales, les archives des mouvements sociaux, les éditeurs et les petits projets bénévoles, partout dans le monde. Elle encourage les banques, les registraires de noms de domaine, les entreprises d'hébergement à couper tout accord immédiatement, et à poser les questions juridiques ensuite. Elle transforme la minimisation de la collecte des données en quelque chose de suspect, la confidentialité en dissimulation, et l'infrastructure en culpabilité par association.

    Les grandes plateformes numériques commerciales sont habituellement distinguées du discours et du comportement de leurs utilisateurs et utilisatrices par un principe de responsabilité limitée, en tant qu'intermédiaires. Ces protections ne sont pas absolues et ne permettent pas de déroger à la loi sur les sanctions. C'est précisément pour cela que cette annonce est si lourde de conséquences : le pouvoir de sanction de l'exécutif états-unien peut imposer une isolation économique sans qu'un tribunal ait jugé si un hébergeur est légalement responsable du contenu tiers.

    Autistici/Inventati n'est pas neutre politiquement, tout comme les bibliothèques, syndicats, hébergeurs et associations de défense des libertés individuelles qui pourraient signer cette lettre. Mais l'affinité politique est distincte d'un contrôle opérationnel. Fournir un compte d'email, une plateforme de publication ou un serveur n'est pas la même chose que de planifier tout ce qu'un utilisateur ou une utilisatrice pourrait ensuite faire ou dire.

    Nous appelons donc à :

    La révocation immédiate de cette classification, ou son réexamen rapide et transparent, accompagné de la publication de la base factuelle et légale sur laquelle s'appuie cette décision. Cette transparence doit être suffisante pour une analyse et une contestation publiques.

    Une distinction claire entre la fourniture d'infrastructure de communication et la direction des agissements de ses utilisateurs et utilisatrices.

    La confidentialité, le chiffrement, le pseudonymat et le refus de conserver des données identifiantes ne doivent pas être traités comme des preuves d'activité ou d'intention terroriste.

    Une protection pour l'investigation, la recherche, l'archivage et le plaidoyer indépendants.

    Les journalistes, les bibliothèques, les chercheurs et chercheuses et les archivistes communautaires devraient être en capacité de documenter cette affaire sans être traités comme des parties intégrantes de l'entité désignée.

    La résistance à la sur-conformité des institutions.

    Les banques, les registraires, les hébergeurs, les fournisseurs de certifications et les entreprises des NTIC devraient rendre publiques les restrictions auxquelles elles sont soumises, notifier leurs contraintes légales chaque fois que c'est permis, et éviter de détruire de l'information ou des relations au-delà de ce que la loi requiert réellement.

    Une réponse publique de la part des institutions qui défendent les libertés numériques, la liberté d'expression et les libertés individuelles.

    Garder le silence, ce serait permettre la création d'un précédent sur le ciblage des infrastructures autonomes.

    Nous n'attendons pas de chaque signataire qu'il ou elle cautionne toute publication ou position politique d'A/I, ou de ses utilisateurs et utilisatrices. Nous attendons des signataires qu'ils et elles défendent une distinction structurelle : l'infrastructure de communication n'est pas la même chose que les discours ou agissements qui transitent à travers elle.

    Le but de la classification économique, c'est l'isolation. Notre réponse est une solidarité indépendante, informée et disciplinée. Nous voulons préserver les archives publiques, analyser les allégations du gouvernement états-unien, résister à la sur-conformité et défendre la capacité des mouvements à communiquer sans se soumettre à la surveillance des entreprises ou des États.

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  • Trump says every adult American will get $5,000 if Republicans win midterms

    US President Donald Trump says he would offer every adult American a $5,000 (£3,700) payout if Republicans win both chambers of Congress in November's midterm elections – a plan that would cost more than a trillion dollars.
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  • Ed.ai lève 5 millions d’euros pour aider les professeurs à faire progresser chaque élève

    Ed.ai lève 5 millions d’euros auprès de Bpifrance, La Poste Ventures et 50 Partners. La startup lyonnaise ne cherche pas seulement à réduire le temps consacré à la correction : sa plateforme analyse les copies manuscrites, identifie les erreurs individuelles et collectives, puis propose des activités de remédiation que l’enseignant peut modifier. Passée, selon l’entreprise, …

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  • RistOS - L'Android sans applis dont le cerveau reste chez vous

    C'est l'histoire d'un smartphone Pixel de Google sur lequel il n'y a absolument rien... Vous l'allumez, pas une icône d'application, rien à faire défiler, pas de widget météo et ce genre de conneries... Non, vous avez juste l'heure, un gros bouton "micro" au milieu de l'écran et une ligne de saisie tout en bas pour ceux qui préfèrent taper.

    L'écran d'accueil au complet : l'heure, le bouton à maintenir pour parler, et la ligne de saisie pour ceux qui préfèrent taper.

    Ce truc ça s'appelle RistOS, et c'est un firmware pour Google Pixel 10a qui a pour objectif de remplacer le lanceur d'Android par un assistant vocal. Tout ce qui reste ensuite du téléphone tient dans un menu qui apparaît sur le côté : Téléphone, messages, appareil photo, galerie, cartes hors ligne (c'est Organic Maps, embarqué dans l'image), lampe torche et réglages.

    Sept accès, et c'est fini. Pas d'app store, pas de navigateur, pas de compte Google, et évidemment aucun moyen d'ajouter quoi que ce soit.

    Le menu sorti sur le côté, ses sept entrées, et rien d'autre à faire glisser.

    Le projet repose sur GrapheneOS, sans être affilié ni à celui-ci ni à Google, et il ne tourne que sur le Pixel 10a (lien affilié), que Google vend encore la "modique" somme de 389 €.

    Bref, par défaut, si vous appuyez sur ce gros bouton micro, absolument rien n'écoutera ce que vous avez dit, parce que l'image publique ne contient aucune adresse de serveur. Pour que cela fonctionne, vous devrez aller dans les réglages et remplir le champ dédié afin de lui indiquer l'URL de votre backend Rist. C'est donc le serveur, que vous devez installer comme ceci , qui récupèrera l'audio encodé et qui ensuite vous répondra au travers du téléphone.

    L'idée, c'est que comme ça, on peut changer de téléphone sans souci, puisque tout est centralisé sur le serveur. C'est donc assez tranché comme usage, surtout que l'install efface tout ce qui est sur l'appareil. Mais bon, c'est peut-être ça le futur... Une coquille vide qui discute avec un serveur IA personnel, qui se trouve chez vous.

    Par contre, n'espérez plus pouvoir utiliser votre téléphone pour appeler, par exemple, un service d'urgence, ça ne fonctionnera pas. Et si vous préférez simplement virer l'emprise de Google de votre téléphone sans avoir à vous monter un serveur entier derrière, /e/OS fera le travail .

    Source : RistOS sur GitHub

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  • Energies renouvelables : Sur l'île de Sein, des résistants très rotor face à EDF…

    Source : Le Canard enchaîné Payant
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  • Racisme de policiers municipaux de Carcassonne : la justice suspend les quatre fonctionnaires, le RN en opération sauvetage

    Source : L'Humanité
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  • Violences dans le périscolaire : à Saint-Sébastien-sur-Loire, des alertes minorées depuis des années

    Source : Mediacités Nantes Payant
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  • Violences dans le périscolaire : à Saint-Sébastien-sur-Loire, des alertes minorées depuis des années

    Source : Mediacités Nantes Payant

    À Saint-Sébastien-sur-Loire (28 500 habitants, dans les Pays de La Loire), les signalements auprès de la mairie des violences sexuelles au sein du périscolaire ne datent pas d'hier. Pourtant, selon cet article de Médiacités, ils restent sans suites, et ce depuis 2023. Cet été, trois signalements sont venus s'ajouter aux autres, sans que la municipalité ne réagisse.  « On alerte depuis des mois sur des comportements inappropriés de plusieurs animateurs  », insiste une maman d'élève. L'ancien maire de la commune, Laurent Turquois (centriste) avait pourtant promis la mise en place d'une charte encadrant les animateurs du périscolaire avant de finalement l'abandonner.

    Son successeur, Thomas Boucher (divers-droite) avait de son côté organisé une réunion en juin 2025 durant laquelle il « aurait au passage suggéré à plusieurs parents mécontents de "prendre une jeune fille au pair " au lieu de mettre leurs enfants au périscolaire. Des animateurs auraient, eux, estimé que leur "job " était notamment "d'apporter de l'affection aux enfants " ». Toutefois, la mairie a indiqué que « les animateurs et animatrices du périscolaire sont formés par des intervenants extérieurs aux VSS à raison d'une journée par an, depuis 2024. »

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  • Face au nématode du pin, une nouvelle serre confinée en Gironde pour faire avancer la recherche

    Source : Rue89 Bordeaux
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  • Faut-il abolir la minorité d'âge ?

    Source : Politis Payant
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  • Les attaques de l'Iran contre des moyens navals américains témoignent d'une sophistication accrue des missiles. (Anglais)

    Source : Hankyoreh - Corée du Sud Lire la traduction automatique en français
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  • Procès Aramburú : « Face aux trolls, plus que jamais besoin de médias indépendants »

    Source : Mediabask
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  • Apple veut plier le marché avec l'iPhone Duo

    Source : Next
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  • De nouvelles preuves indiquent que Netanyahou avait été averti de l'attaque du 7 octobre et n'a rien fait (Anglais)

    Source : TruthOut - États-Unis Lire la traduction automatique en français
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  • Pensions impayées par Sébastien Delogu : une pétition demande son exclusion de LFI et dénonce les « violences économiques »

    Les agissements du député LFI sont contraires aux engagements affichés par le parti qui affirme lutter contre les violences sexistes et sexuelles. Embarras.

    L’article Pensions impayées par Sébastien Delogu : une pétition demande son exclusion de LFI et dénonce les « violences économiques » est apparu en premier sur Les Nouvelles News.

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  • Trump doubles down on pledge of $5,000 payments if his party retains control of Congress as he address convention a second time – live

    President repeats much of his first night’s remarks and leads audience in personalized pledge of allegiance to ‘cheat like hell’ when voting in midterms

    The Supreme Court has blocked a federal judge’s ruling that would’ve restored Republican-drawn congressional districts in Missouri.

    The decision, issued by justice Brett Kavanaugh, appeared to sound a death knell for efforts by the Missouri GOP to extract an additional Republican-leaning congressional seat for their party ahead of the midterm elections.

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  • “Restaurer la souveraineté du peuple” : Bruno Retailleau veut défier le droit européen et international

    Source :Projet de loi constitutionnelle des Républicains

    Etiqe :Sanctions en vue

    Contenu :

    Fin 2024, et tout juste nommé ministre de l’Intérieur dans l’éphémère gouvernement de Michel Barnier, Bruno Retailleau avait déclaré que l’État de droit n’était « ni intangible, ni sacré », marquant le début de sa croisade contre ce qu’il juge être « un cadre idéologique pour ceux qui poussent un agenda progressiste ». Deux ans plus tard, le désormais candidat à l’élection présidentielle semble vouloir passer du discours à la pratique en dévoilant progressivement son programme dans lequel il promet « donner le dernier mot au peuple ».

    Dans un entretien pour Le Figaro, Bruno Retailleau a annoncé un projet de loi constitutionnelle, qu’il présentera s’il est élu, et qui bouleverse un grand nombre de principes existants, dans le but de « restaurer la souveraineté du peuple ».

    Bruno Retailleau entend rendre au peuple français le « dernier mot » face aux juges et aux normes extérieures. Le texte comporte quatre volets : étendre le référendum législatif à tout le domaine de la loi (article 11), permettre de soustraire certaines lois à l’autorité des traités internationaux (article 55) et affirmer la primauté de la Constitution sur le droit de l’Union européenne (article 88-1).

    Si l’ambition politique est bien présente, un tel projet est-il réalisable en l’état du droit ?

    L’obstacle n’est pas national mais européen

    Adoptée selon la procédure de l’article 89, une révision constitutionnelle échappe au contrôle du Conseil constitutionnel : celui-ci juge depuis 2003 qu’il n’est pas compétent pour se prononcer sur une révision. Rien, dans l’ordre juridique interne, ne s’opposerait donc à l’entrée en vigueur de ces dispositions : elles seraient valides, et incontrôlables.

    L’obstacle se trouve ailleurs, au niveau de l’Union européenne et de la Convention européenne des droits de l’Homme. Car une révision de la Constitution ne modifie ni les traités que la France a ratifiés et les obligations qui en découlent, ni la jurisprudence de la Cour de justice de l’UE.

    Proposition 1 : Une loi adoptée par référendum ne sera jamais jugée

    Le projet de Bruno Retailleau réécrit l’article 11 pour permettre de soumettre au référendum « tout projet de loi », dans l’ensemble du domaine de la loi. Surtout, il y ajoute une phrase lourde de conséquences : « La loi ainsi adoptée par le peuple ne peut faire l’objet d’aucun contrôle juridictionnel, ni par voie d’action ni par voie d’exception. »

    Une loi votée par référendum deviendrait ainsi impossible à contester devant quelque juge que ce soit, national ou européen.

    Sur une partie de ce terrain, la proposition ne fait que graver dans le marbre un état du droit déjà acquis. Le Conseil constitutionnel refuse depuis longtemps de contrôler une loi adoptée par le peuple : il s’est déclaré incompétent dès 1962, à propos de la loi référendaire sur l’élection du président de la République au suffrage universel, position confirmée en 1992 pour la loi autorisant la ratification du traité de Maastricht.

    Il a étendu cette solution au contrôle a posteriori en 2014, en jugeant qu’une question prioritaire de constitutionnalité ne pouvait pas davantage viser une disposition issue d’un référendum. Sur le contrôle de constitutionnalité, le projet consacre donc l’existant.

    La nouveauté est ailleurs, et le texte l’assume : en excluant « tout contrôle juridictionnel », il ferme aussi la porte au contrôle de conventionnalité, celui par lequel le juge ordinaire vérifie la conformité d’une loi aux traités. Or ce contrôle-là, le Conseil d’État et la Cour de cassation l’exercent sur toutes les lois, y compris les lois référendaires. En le neutralisant, le projet crée une catégorie de loi qu’aucun juge français ne pourrait écarter, quand bien même elle heurterait de plein fouet un engagement international ou une norme européenne.

    Problème : cette distinction n’existe pas pour la Cour de justice. Du point de vue du droit de l’Union, la primauté s’impose à toute loi nationale, quelle que soit son origine. Depuis un arrêt de 1978, le juge national a même l’obligation d’écarter lui-même toute règle interne contraire au droit de l’Union. Une loi adoptée par le peuple n’échappe donc pas à la primauté : en droit européen, le référendum n’est pas un bouclier.

    Proposition 2 : Un droit international à la carte

    Le projet complète l’article 55, celui qui reconnaît aux traités « une autorité supérieure à celle des lois », par une exception : une loi organique pourra « soustraire à cette autorité les dispositions législatives qu’elle détermine ». C’est une clause de sauvegarde, permettant à la France de neutraliser ponctuellement la supériorité d’un traité sur une loi.

    La cible, que l’exposé des motifs du projet vise explicitement, est la Convention européenne des droits de l’homme et la jurisprudence de sa Cour. Écarter une stipulation de la CEDH exposerait la France à une condamnation par la Cour de Strasbourg, assortie de l’obligation d’exécuter ses arrêts.

    De plus, cela irait à l’encontre de la tradition française de « se conformer aux règles du droit public international » que le préambule de la Constitution de 1946 prévoit.

    Proposition 3 : Le juge français pourra écarter des normes européennes

    Enfin, le projet complète l’article 88-1. Il reconnaît au droit de l’Union « une autorité supérieure à celle des lois », mais l’assortit d’une limite : cette primauté cèderait lorsque le droit de l’Union méconnaîtrait la répartition des compétences entre l’Union et les États. À charge, pour les juges, de « neutraliser » la norme européenne en cause.

    Autoriser les autorités françaises à écarter une norme européenne au motif que l’Union aurait outrepassé ses compétences, c’est instaurer un contrôle dit « ultra vires ». Or, depuis l’arrêt Foto-Frost de 1987, seule la Cour de justice peut constater l’invalidité d’un acte de l’Union, un juge national ne le peut pas.

    Que risquerait la France ?

    Un État ne peut pas invoquer son droit interne, même constitutionnel, pour se soustraire au droit de l’Union ou de la CEDH.

    Cette primauté est une condition d’appartenance à l’Union que les États membres ont eux-mêmes rappelée dans une déclaration annexée au traité de Lisbonne, en 2007. Si un État remet en cause la primauté du droit européen, c’est tout le projet d’intégration européenne qui dysfonctionne.

    Si le projet de Bruno Retailleau était adopté et appliqué, la Commission européenne pourrait engager un recours en manquement. En cas de persistance, la Cour de justice pourrait la condamner à une somme forfaitaire et à une astreinte, soit une amende par jour de retard.

    La Hongrie a ainsi été condamnée en juin 2024 à 200 millions d’euros, assortis d’un million d’euros par jour de retard, pour n’avoir pas respecté un arrêt sur le droit d’asile, la Pologne, à un million d’euros par jour, en octobre 2021, et l’Espagne en février 2021, à 15 millions d’euros et 89 000 euros par jour pour n’avoir pas transposé une directive.

    La seule adoption de la révision ne constituerait toutefois pas, en soi, un manquement : c’est son application qui déclencherait le contentieux.

    La France devrait donc choisir : assumer les condamnations à répétition, ou quitter l’Union. Car seule une révision des traités, à l’unanimité des vingt-sept États membres, pourrait donner corps à ce que le projet cherche à obtenir seul.

    Auteurs :

    Auteur : Guillaume Baticle, journaliste, doctorant en droit public à l’université de Poitiers

    Relecteurs : Bertrand-Léo Combrade, professeur de droit public à l’université de Poitiers

    Etienne Merle, journaliste

    Liens d’intérêts ou fonctions politiques déclarés des intervenants à l’article : aucun

    Secrétariat de rédaction : Guillaume Baticle, journaliste, doctorant en droit public à l’université de Poitiers

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