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L’Europe cesse de débattre pour savoir si le cloud souverain vaut la peine d’être poursuivi. Le débat s’est déplacé de cette question vers une autre, plus difficile : de quel niveau de souveraineté un workload donné a-t-il réellement besoin, et comment un acheteur peut-il vérifier la revendication d’un fournisseur ? Bernd Wagner, Chief Sales Officer et membre du conseil d’administration en charge du cloud chez Schwarz Digits, contribue à construire l’alternative aux hyperscalers américains. Martin Kuppinger, cofondateur du cabinet d’analystes KuppingerCole, met en garde contre le fait de traiter la souveraineté comme une fin en soi.
Wagner a rejoint Schwarz Digits en 2024, après avoir quitté Google, et décrit lui-même ce basculement à travers l’évolution des conversations avec les clients. « Quand j’ai quitté Google et que j’ai commencé ici, le débat était encore différent. Il fallait frapper à beaucoup plus de portes pour faire exister le sujet de la souveraineté numérique. » Aujourd’hui, il formule les choses autrement. « Il n’y a presque plus aucun client avec qui on discute du pourquoi il faudrait le faire ; la question, c’est plutôt comment le faire. »
Kuppinger ne conteste pas cette urgence, mais pose une limite. Interrogé sur le fait de savoir s’il croit à un champion européen unique du cloud ou à plusieurs fournisseurs sur un pied d’égalité, il répond sans hésiter. « Je pense que c’est une bonne chose d’avoir plusieurs alternatives. Si on a trois ou quatre clouds vraiment solides, avec un haut niveau de souveraineté, au moins on a vraiment le choix. » Un champion européen unique n’est pas à son agenda. Un oligopole résilient, oui.
Kuppinger s’oppose au réflexe consistant à tout traiter de la même façon, et ancre plutôt son analyse sur deux critères. « Qu’est-ce que la souveraineté veut vraiment dire, au fond, et où en ai-je besoin ? D’un côté, il y a les aspects réglementaires, là où j’ai une obligation légale. Le deuxième critère, c’est la résilience, qui va jusqu’à la protection de la propriété intellectuelle. » Ce n’est qu’après cela qu’intervient l’arbitrage entre coût, capacité et disponibilité, que chaque organisation doit peser pour elle-même.
Comme exemple de mauvaise priorité, il cite les administrations publiques qui commencent par changer leurs applications bureautiques et négligent les systèmes critiques. La véritable dépendance, selon lui, se situe ailleurs : dans la cybersécurité et l’authentification.
Son conseil central s’adresse aux acheteurs avant qu’ils ne signent, pas après. « La question que les DSI se posent bien trop rarement, et qu’ils doivent ancrer dans leur organisation, c’est la toute première pour n’importe quelle décision d’achat de produit : comment est-ce que j’en ressors ? On y prête bien trop peu attention. » Un verrouillage entré délibérément n’est pas une erreur, selon lui. Un verrouillage entré sans y avoir réfléchi, si.
Wagner propose quatre vérifications qu’un acheteur peut appliquer à tout fournisseur revendiquant une offre souveraine, et chacune produit un document plutôt qu’une opinion.
La première concerne le code source. « Nous sommes souverains par nature, parce que nous développons nos systèmes depuis zéro, en open source. » La vérification qui en découle vise les concurrents : quelle part du code source d’une solution soi-disant souveraine le client reçoit-il réellement.
La deuxième est l’entiercement (escrow). « Avez-vous déjà vu un contrat d’entiercement de leur part, où ils disent : oui, je vous donne un contrat d’entiercement pour que vous puissiez continuer le développement vous-même, au cas où je ne serais plus autorisé à livrer. » Un accord d’entiercement est soit dans le contrat, soit il n’y est pas. Ce type de contrat consiste à confier des éléments sensibles ou le code source d’un logiciel à un tiers neutre pour les protéger et les transmettre à un client en cas de défaillance du fournisseur.
La troisième vérification porte sur la télémétrie et la liberté de changer de fournisseur. L’endroit où finissent les données opérationnelles est, pour Wagner, le point où une offre souveraine fuit le plus discrètement. Deux clauses contractuelles viennent renforcer ce point : l’absence de facturation pour l’ingress et l’egress, et un environnement Kubernetes sans variante propriétaire, « pour que le client ne puisse plus changer ».
La quatrième porte sur la propriété. Sur le schéma d’une entreprise américaine exploitant une filiale européenne avec des dirigeants locaux, Wagner est direct. « Elle a quand même un propriétaire et une structure de contrôle. Vous pouvez en tirer les conséquences vous-même. » Une entité juridique locale ne change rien à qui la contrôle en dernier ressort. Il illustre son propos avec un cas néerlandais, où la vente d’un fournisseur local à un acheteur américain aurait placé ses clients sous le coup du Cloud Act américain dès la clôture de l’opération, sans qu’aucun changement n’intervienne dans la technologie ni dans la localisation des données.
Une phrase de l’entretien suffit à poser une limite au propre discours commercial de Wagner. Interrogé sur les logiciels achetés auprès de partenaires américains comme ServiceNow ou CrowdStrike, il fixe lui-même sa limite. « Nous détenons le contrat, nous assurons l’exploitation, mais au bout du compte nous dépendons des mises à jour tout autant qu’eux. Cela veut dire que nous ne pouvons que geler le statu quo. Mais nous ne pouvons pas garantir que nous continuerons à recevoir les mises à jour à l’avenir. Ça, nous ne pouvons pas le faire. Mais nous pouvons au moins maintenir le statu quo en fonctionnement. C’est déjà bien mieux que rien. »
Plusieurs référentiels tentent actuellement de capturer la souveraineté en niveaux, et trois d’entre eux utilisent chacun quatre niveaux. La ressemblance s’arrête là.
Le Cloud and AI Development Act est une proposition de la Commission européenne, présentée le 3 juin 2026, qui n’est pas encore une loi. Il établirait un cadre européen de souveraineté du cloud computing avec quatre niveaux d’assurance, allant du traitement et du stockage à l’intérieur de l’Union au niveau 1, jusqu’au contrôle total de la chaîne d’approvisionnement sans aucune interférence de pays tiers au niveau 4. L’Office fédéral allemand de la sécurité de l’information a publié ses propres critères le 27 avril 2026, sous le nom de C3A, explicitement conçus comme un guide et non comme un schéma de certification. L’European Sovereign Stack Standard est une initiative de Schwarz Digits, présentée le 17 avril 2026 au salon Hannover Messe, avec quatre niveaux cumulatifs nommés Basic, Initial, Advanced et Future-Proof, vérifiés par l’auditeur BDO. Il reste un référentiel d’éditeur, sans mandat de l’UE.
Wagner ne conteste pas cette ressemblance de famille et la ramène à un seul test. « Les modèles ont un degré d’analogie relativement élevé. Au fond, c’est toujours la même chose : qui peut couper l’accès. » Selon sa propre évaluation, Schwarz Digits atteint le niveau le plus élevé de l’European Sovereign Stack Standard, Advanced plus. Il n’existe aucune confirmation indépendante du niveau atteint par un quelconque fournisseur dans le cadre propre à la Commission, car celle-ci ne publie pas de chiffres par fournisseur.
Kuppinger voit ces référentiels avant tout comme un outil de rapidité, pas comme un verdict définitif. « C’est toujours utile de prendre ce genre de référentiels et d’y accrocher ses propres critères. » Il met en garde contre le réflexe consistant à sur-protéger l’ensemble. « Il faut sortir de l’idée que tout doit être protégé comme la partie qui a les exigences les plus élevées. Dans la plupart des situations, on n’en a pas besoin. »
Le test le plus clair de la capacité de la commande publique à construire un marché s’est joué au sein même de la Commission. En juin 2026, elle a publié l’attribution du marché « Multiple Sourcing of EU Sovereign IaaS/PaaS Cloud Services », un lot unique divisé en quatre contrats parallèles, pour un plafond combiné de 180 millions d’euros. Les attributaires sont Scaleway pour la France, Proximus pour la Belgique, la Schengen Cloud Alliance construite autour de POST Telecom au Luxembourg et de Clever Cloud, et Schwarz Digits Cloud pour l’Allemagne. Aucun hyperscaler américain ne figure parmi les quatre lauréats. Le niveau atteint par chacun d’entre eux n’est pas publié.
Le cas néerlandais fonctionne différemment, et il est plus révélateur. En avril 2026, la centrale d’achat du gouvernement néerlandais a signé un accord-cadre avec STACKIT, négocié une seule fois, de sorte que chaque organisme public puisse y recourir sans lancer son propre appel d’offres. Wagner chiffre lui-même le vivier d’organisations éligibles. « Nous avons signé un accord-cadre grâce auquel 120 organisations du secteur public aux Pays-Bas peuvent recourir à nos services sans procédure d’appel d’offres. »
Ce que l’accord-cadre exclut est tout aussi révélateur que ce qu’il contient. Il n’y a ni obligation d’achat, ni montant minimum engagé. Le contrat garantit également un droit de résiliation si la propriété de STACKIT venait à sortir de l’Espace économique européen. Cette clause est la traduction contractuelle de la quatrième vérification de Wagner, celle sur la propriété.
La question la plus intéressante dans le débat sur l’IA n’est plus de savoir quel modèle calcule le mieux. Wagner situe le désavantage de l’Europe dans la diffusion des outils d’IA, pas dans leur capacité, et n’épargne pas son propre camp dans sa critique. Les clients de Microsoft 365 ouvrent l’assistant IA Copilot d’un simple clic, directement dans Word, Outlook ou Teams. Ce n’est pas le cas pour des alternatives européennes comme le service de traduction DeepL ou le modèle d’image de Black Forest AI. Wagner les juge tous deux techniquement matures, et pourtant, d’après ce qu’il observe, presque personne ne les utilise au quotidien. La raison, selon lui, n’est pas la qualité. C’est que ces outils ne sont intégrés dans aucun logiciel largement utilisé. Les utilisateurs doivent d’abord les chercher et les ouvrir séparément, au lieu de les trouver déjà présents pendant qu’ils travaillent.
Pour Kuppinger, l’identité devient décisive au moment où des agents commencent à en appeler d’autres. Les modèles de permission classiques supposent une forme d’accès fixe et prédéfinie — par exemple, qu’un employé nommément identifié a accès à SAP, et que SAP reconnaît exactement cette seule habilitation, rien de plus. Un agent d’IA fait voler cet ordre en éclats. « On passe de « Matthias a accès au système A ou B » à « Matthias, d’une certaine façon, volontairement ou non, sciemment ou non, invoque un agent qui peut lui-même en invoquer d’autres, qui peuvent même créer des agents accédant à certaines ressources. » C’est un accès aux ressources bien plus complexe que tout ce qu’on a connu jusqu’ici, dans n’importe quel autre scénario. »
Sa conclusion est en conséquence sobre. « Nous n’avons pas vraiment résolu cette question. On en est loin. » Comme piste viable, il pointe les identifiants vérifiables issus du monde de l’identité décentralisée, explicitement présentés comme une option et non comme une solution aboutie. Aucun des trois référentiels de souveraineté évoqués plus haut ne couvre pour l’instant cette chaîne.
Kuppinger mesure le verdict à cinq ans à l’aune de trois critères : la part de marché des fournisseurs européens, une dépendance démontrablement plus faible des secteurs régulés vis-à-vis des hyperscalers, et un contrôle appliqué, et non simplement déclaré, sur les identités et les workloads d’IA. Sur la structure du marché, il maintient la ligne posée en ouverture : plusieurs fournisseurs solides plutôt qu’un seul en tête.
L’évaluation que Wagner porte lui-même sur son secteur est plus honnête que ne l’autorise d’ordinaire le langage marketing de la filière. L’Europe ne maîtrise pas encore chaque couche dont elle dépend, ni dans le cloud, ni dans l’intelligence artificielle, ni dans la sécurité et la cyberdéfense. Le cloud souverain a quitté la scène des déclarations politiques pour devenir une discipline d’achat, avec des documents à l’appui. Au bout du compte, les fournisseurs qui dureront seront ceux dont les documents résisteront à l’examen.
The post <strong>Cloud souverain</strong> : de la promesse politique au cahier des charges appeared first on INCYBER NEWS.
Mercredi 2 septembre, la Fédération syndicale étudiante (FSE) de Montpellier a tenu une conférence de presse devant les services centraux du Crous Montpellier-Occitanie. Le syndicat dit accompagner une dizaine d’étudiants sans logement à quelques jours de la rentrée, dont deux pourraient se retrouver à la rue avant la fin de la semaine. Sollicité par Le Poing, le Crous invoque une tension exceptionnelle sur le logement étudiant
Depuis la pré-rentrée, une dizaine d’étudiants sans solution de logement ont contacté la Fédération syndicale étudiante (FSE), expliquent Gaël et Anna, militants du syndicat, lors de la conférence de presse qu’ils ont tenu ce mercredi 2 septembre. Certains font jusqu’à trois heures de trajet pour rejoindre leur faculté, soit six à sept heures de transport par jour de cours. D’autres, hébergés temporairement, comptent les jours.
Le syndicat détaille deux situations. Celle d’abord d’un étudiant venu de la région lyonnaise, boursier échelon 5, qui n’a obtenu aucun logement malgré sa participation à l’ensemble des tours d’attribution. « Je viens d’arriver pour mes études. J’ai fait trois demandes sur le site du Crous, qui était saturé, je n’ai pas eu de logement », raconte Benoît, inscrit en première année de LEA. « Actuellement, je loge dans un hôtel à une heure en transport de la fac, jusqu’au 8 septembre. Après, je n’aurai pas de solution. J’ai peur de devoir rentrer chez moi et abandonner les études. »
Interrogé sur ce cas, le Crous rappelle que les affectations relèvent d’un tour national, sur des critères définis nationalement, et invoque « le niveau exceptionnel de la demande » cette année à Montpellier : les logements ont été majoritairement attribués aux étudiants les plus prioritaires, l’échelon 4 constituant en général le minimum pour obtenir une chambre universitaire, les studios et T1 allant principalement aux échelons 6 et 7.
Le syndicat évoque ensuite le cas d’une étudiante mahoraise, boursière échelon 7, le plus haut niveau de bourse, qui loge dans un Airbnb jusqu’à samedi. Passé cette date, elle n’a nulle part où aller, affirme la FSE, qui assure que le Crous est informé de ces deux situations et l’accuse de « faire le choix de l’inaction ». Le Crous indique de son côté ne pas avoir eu connaissance de cette situation avant l’entretien avec le syndicat, et ne pas pouvoir confirmer, faute d’identité, que l’étudiante a bien constitué son dossier social étudiant et participé aux tours d’attribution.
Lundi 31 août, une délégation de la FSE a été reçue par le responsable de la vie étudiante du Crous. D’après le récit du syndicat, aucune solution ne sort de cet entretien d’une heure : les logements d’urgence seraient réservés aux étudiants en situation de rupture familiale, ce qui exclurait l’étudiante mahoraise, dont la famille vit pourtant à plus de 7 500 kilomètres de Montpellier, et la demande d’une aide financière pour se loger dans le parc privé aurait été balayée. La FSE affirme que son interlocuteur lui a « ri au nez » sur ce point.
Le Crous confirme la rencontre et sa durée, mais en livre une autre version. Si aucune solution immédiate n’a pu être proposée, c’est qu‘« aucun logement n’est disponible depuis le 27 août », explique l’établissement, qui décrit un entretien « dans un cadre d’échange respectueux ». Il dément que les logements d’urgence soient réservés aux seules ruptures familiales : ces places, attribuées après une évaluation sociale individualisée, vont en priorité aux situations de très grande précarité nécessitant une mise à l’abri immédiate, notamment des jeunes issus de l’aide sociale à l’enfance. Le dispositif reste toutefois très limité, reconnaît le Crous : quelques places aménagées dans un ancien logement de fonction. Quant à une compensation du différentiel de loyer avec le parc privé, aucun dispositif ne le permet, répond l’établissement, qui renvoie les étudiants vers son service social et les aides de droit commun.
Le syndicat évoque par ailleurs le cas d’une étudiante étrangère menacée d’expulsion de sa résidence pour avoir dépassé la durée maximale de trois ans en logement Crous. Une étudiante française dans la même situation aurait pu conserver sa chambre deux ans de plus, soutient la FSE, qui dénonce une règle discriminatoire. « Ça fait trois ans que je vis dans une résidence Crous. J’ai appris fin juillet que je n’allais pas être renouvelée, alors que j’avais déposé mon dossier », témoigne Emmanuelle*, en master d’économie sociale et solidaire à Paul-Valéry. « Je devais quitter le logement que j’occupe le 31 août, j’y suis encore. Je vais avoir 50 euros de frais supplémentaires. Je ne peux pas payer et personne ne peut me loger. J’aimerais être logée au Crous un an de plus, le temps de finir mes études, ou un mois ou deux, le temps de trouver une autre solution. »
Sur ce point, le Crous conteste toute différence de traitement liée à la nationalité et parle d’une « interprétation erronée de la réglementation » par la FSE : la durée maximale d’occupation pour un cursus de master est de trois années, une règle nationale que l’établissement dit se borner à appliquer. Le CROUS ajoute également que lorsqu’un occupant se maintient dans les lieux après la fin de son titre d’occupation, une indemnité d’occupation illicite s’applique, assortie d’une pénalité forfaitaire de 50 euros, des dispositions votées par son conseil d’administration. Et de souligner que « tout maintien irrégulier pénalise un étudiant bénéficiaire d’une attribution », les logements proposés lors des tours correspondant précisément à ceux libérés par les non-renouvellements.
Pour la FSE, ces situations individuelles renvoient à un déséquilibre structurel. Selon les chiffres avancés par le syndicat, le Crous compte 8 000 logements à Montpellier, quand l’université Paul-Valéry et l’université de Montpellier réunissent à elles seules 31 000 étudiants boursiers. Des ordres de grandeur que confirment les données transmises par le Crous : son parc compte 8 718 places à Montpellier, réparties entre six cités universitaires (4 852 places) et 24 résidences (3 866 places), et 10 795 sur l’ensemble de l’académie, pour environ 37 000 étudiants boursiers. L’établissement, qui ne dispose pas d’un décompte exhaustif des étudiants sans solution de logement, tous n’ayant pas déposé de demande auprès de ses services, attribue la pénurie de cette rentrée à une très forte hausse des renouvellements, qui a réduit d’autant les logements proposés lors des campagnes d’affectation. À ce jour, « aucune disponibilité n’est recensée à Montpellier » sur la plateforme trouverunlogement.lescrous.fr, où les places libres sont publiées au fil des campagnes.
Le Crous met en avant l’effort de construction engagé : près de 500 logements livrés au cours des deux dernières années, entre la résidence Voie Domitienne (290 logements), la Résidence internationale (102) et la résidence Boutonnet (72), et 169 logements rénovés qui ouvriront prochainement à la résidence du Parc. Un rythme que la FSE juge très en deçà des besoins : le syndicat y voit la conséquence des baisses de budget du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, et pointe aussi la généralisation, à cette rentrée, des frais d’inscription différenciés pour les étudiants extra-communautaires, soit 3 000 euros l’année de licence et 4 000 euros celle de master d’après son communiqué.
La FSE exige que le Crous loge l’ensemble des étudiants boursiers menacés de se retrouver à la rue, dans son propre parc ou en finançant des hébergements d’urgence, et qu’il prenne en charge, à défaut, la différence de loyer avec le parc privé sur l’année. Le syndicat réclame plus largement une hausse du budget du Cnous, la construction de nouveaux logements et la rénovation du parc existant, la publication du nombre de chambres libres dans chaque cité universitaire, et les mêmes droits de location pour les étudiants étrangers que pour les étudiants français.
*Le prénom a été modifié.
L’article À Montpellier, des étudiants boursiers à quelques jours de la rue : la FSE interpelle le Crous est apparu en premier sur Le Poing.
Le fondateur de LUMAPP, Sébastien RICARD cédera le 1er décembre la direction opérationnelle de l’entreprise à Sébastien CANO, ancien président de GEMALTO North America et actuel dirigeant de la cybersécurité de THALES. Le nouveau CEO pilotera depuis Austin un groupe profondément transformé depuis l’arrivée de BRIDGEPOINT à son capital en 2024. Rapprochement avec BEEKEEPER, acquisition …
L’article Après BEEKEEPER, LUMAPPS déplace son centre de gravité aux États-Unis est apparu en premier sur FW.MEDIA.
La santé des femmes reste négligée par la recherche médicale. La preuve : un guide espagnol pour prévenir les risques associés à la ménopause a été conçu à partir d’études menées majoritairement sur des hommes.
L’article Un guide pour la ménopause élaboré à partir de données… masculines est apparu en premier sur Les Nouvelles News.
Le Paris Digital Park de La Courneuve (Seine-Saint-Denis) est le plus grand data center de France. © Anne-Claire Poirier/Vert
Au sommaire :
1. Un data center, c’est quoi ?
3. Qui a la main sur nos données ?
4. Pourquoi les médias en parlent maintenant ?
5. L’intelligence artificielle, qu’est-ce que ça change ?
6. Data centers : quels impacts environnementaux ?
7. L’internet «neutre en carbone», c’est possible ?
8. Va-t-on manquer d’électricité ?
9. L’IA fera-t-elle exploser nos factures d’électricité ?
11. Tout ça, c’est la faute des internautes ?
Derrière nos aventures virtuelles se cachent des infrastructures bien réelles : les data centers – ou centres de données. En France, des projets dantesques défraient la chronique tels que le «campus IA», en gestation à Fouju (Seine-et-Marne), ou le giga-projet de Microsoft tout juste autorisé en Alsace. Folies isolées ou multiplication escomptée ? Pour le savoir, Vert dresse le portrait des data centers… et de leur monde.
Cœurs battants de notre univers numérique depuis le début des années 1990, les data centers n’en sont pas moins mystérieux pour beaucoup d’entre nous. Le monde en compte près de 12 000, dont 352 en France, selon l’Agence de la transition écologique (Ademe).
Dans ces bâtiments, d’apparence quelconque, sont entreposés des serveurs qui stockent et traitent nos données «dématérialisées», qu’on appelle aussi le cloud («nuage», en anglais). Celles-ci sont en réalité entreposées là et accessibles à distance grâce à internet. Autrement dit, les data centers sont la partie physique du cloud.
Avec l’explosion des usages numériques ces dernières années – services publics dématérialisés, commerce en ligne, applications, réseaux sociaux, etc. –, les data centers sont devenus des infrastructures stratégiques. Selon l’Ademe, «une dépendance structurelle s’est installée. Certes récente. Mais néanmoins profonde.»
Toujours selon l’Ademe, «les centres de données sont parmi les infrastructures les plus concentrées spatialement». En France, ils s’agglutinent en priorité dans les zones métropolitaines pour être à proximité des réseaux télécoms et électriques compatibles ; pour offrir une faible latence aux internautes, aussi (c’est-à-dire le délai entre une requête sur internet et sa réponse).
La région Île-de-France concentre à elle seule environ un tiers des data centers du pays (la carte). Aujourd’hui, «la plupart se camouflent dans l’environnement urbain ou métropolitain, notamment en réinvestissant des bâtiments existants. Un riverain peut facilement ignorer leur existence», selon Gianluca Marzilli, responsable de l’Observatoire des data centers en Île-de-France à l’Institut Paris Région.
La région Île-de-France concentre environ un tiers des data centers du pays. © Institut Paris Région
Mais si les premiers data centers se sont fait relativement discrets, une nouvelle génération de projets aux dimensions extravagantes lorgne cette fois des zones rurales et/ou des terres agricoles. À Fouju, en Seine-et-Marne, un mégaprojet de «campus IA» prévoit l’artificialisation de 90 hectares de terres arables (notre article). À Mulhouse (Haut-Rhin), Microsoft a obtenu le feu vert de l’agglomération pour implanter un data center en lieu et place de 35 hectares de terres agricoles. En comparaison, le plus grand data center de France à ce jour, le Paris Digital Park de La Courneuve (Seine-Saint-Denis), s’étend sur quatre hectares.
En dézoomant un peu, on s’aperçoit que les États-Unis sont aujourd’hui l’épicentre incontesté des data centers dans le monde, car «c’est là que sont implantés les plus grands fournisseurs de services cloud, tels qu’Amazon, Google ou Microsoft», explique Alexandra Lutz, de l’association technocritique Data for Good. Dit autrement, «pour des usages en France, les données sont majoritairement stockées à l’étranger», résume Bruno Laffite, expert en data centers à l’Ademe.
Les États-Unis sont l’épicentre incontesté des data centers. © Geoconfluences/ENS Lyon
Une situation qui pose question en termes de sécurité et de souveraineté, mais aussi sur le plan environnemental. Selon l’Ademe, deux tiers de l’électricité nécessaire à nos usages numériques est produite à l’étranger, «dans des pays dans lesquels les mix électriques sont en moyenne beaucoup plus carbonés qu’en France».
Attention, rapatrier ces données en France réduirait l’impact climatique du numérique, mais le gain resterait limité en termes de souveraineté. «Le droit extraterritorial américain oblige les entreprises sous juridiction américaine à fournir des données stockées sur leurs serveurs, y compris hors des États-Unis», rappelle Alexandra Lutz.
Les data centers sont nés avec internet, il y a plus de trente ans. Mais depuis quelques mois, certains s’attirent les foudres des riverain·es et réveillent l’attention des médias. Leur multiplication inquiète, et même des célébrités comme Erin Brockovich leur ont déclaré la guerre.
Que s’est-il passé ? «Jusqu’ici, c’était la première vague», résume Alexandra Lutz, de Data for Good. «Aujourd’hui, les usages se développent, le volume de données explose. Mais, surtout, il y a l’intelligence artificielle», prévient-elle.
Image de synthèse du «Campus IA», à Fouju (Seine-et-Marne), présenté comme le futur plus grand data center d’Europe. © DR
«Pendant vingt ans, la demande a été quasi plate grâce aux gains d’efficacité, alors même qu’on a énormément digitalisé, confirme Olivier Darmouni, professeur à HEC Paris et auteur d’une étude sur les consommations énergétiques des data centers. Ce qui fait la différence aujourd’hui, c’est l’intelligence artificielle, en particulier l’IA générative et agentique.» La première génère du texte ou des images ; la seconde prend seule des décisions dans le but d’atteindre un objectif fixé.
Pour certain·es, l’intelligence artificielle est à ce point énergivore qu’elle pourrait cannibaliser tous les autres usages de l’énergie. «Beaucoup de personnes projettent que la demande de notre industrie passera de 3% à 99% de la production totale d’électricité», avait ainsi déclaré le PDG de Google, Eric Schmidt, lors d’une audition devant le Congrès américain en avril 2025.
Au même moment, l’Agence internationale de l’énergie relevait que la consommation d’énergie des data centers avait déjà crû de 12% par an depuis 2017 pour atteindre 485 terrawattheures – soit à peu près la consommation électrique de la France – et qu’elle devrait doubler d’ici 2030.
En France, les projets de data centers hyperscale, c’est-à-dire de très grande taille, sont de plus en plus nombreux, selon le gestionnaire du réseau électrique, RTE. En mai 2026, il recensait «18 gigawatts de capacité, pour environ 80 projets». À titre de comparaison, les 352 projets existants représentent deux gigawatts et 2,2% de la consommation électrique française.
Énergie. Alors que la production d’énergie est déjà responsable de 75% des émissions mondiales de gaz à effet de serre, on imagine aisément les conséquences d’un déploiement effréné de data centers énergivores. Les seuls usages français pourraient nécessiter 3,7 fois plus d’électricité d’ici 2035, selon l’Ademe. Les émissions de CO2 associées passeraient alors de 7,31 à 23,5 millions de tonnes – de l’équivalent de celles d’une ville comme Marseille à celles d’un pays grand comme la Jordanie.
CO2. Sans compter que la phase d’exploitation compte pour seulement la moitié de l’empreinte carbone d’un data center, selon l’analyse de cycle de vie (ACV) réalisée par APL Data Center et Data4. En clair, la production des équipements et matériaux représente une part tout aussi importante que son fonctionnement.
Eau. Et ce n’est pas le seul impact sur l’environnement. Les data centers utilisent aussi de l’eau (potable) pour refroidir leurs serveurs. La situation est déjà critique dans certaines régions des États-Unis et fait craindre des conflits d’usage ailleurs, y compris en France (voir plus bas)
Chaleur. Enfin, l’intense chaleur générée par les calculs informatiques est accusée de réchauffer le voisinage. Une étude de l’université de Cambridge estime que les data centers géants (hyperscale) pourraient faire monter la température environnante jusqu’à 9°C, et en moyenne de 2°C.
Souvenez-vous des années 2020 ! Lorsque les géants de la tech nous promettaient un internet «neutre en carbone». Apple, Google, Microsoft ou encore Amazon : tous juraient de couvrir leur consommation d’énergie grâce aux renouvelables (ENR). Sur son site internet, Meta assure même y être parvenu dès 2021.
Aux États-Unis, où les projets de data centers sont vivement contestés, la start-up Panthalassa envisage de les déplacer… en mer. © Panthalassa
Ces promesses sont aujourd’hui balayées par l’explosion rapide de l’intelligence artificielle. Meta a tombé le masque en juillet, abandonnant officiellement sa stratégie 100% ENR. Au même moment, Google et Amazon ont dévoilé une hausse spectaculaire de leur consommation d’énergie et des émissions associées, laissant peu de crédibilité à leurs promesses.
«Développer les énergies renouvelables et se raccorder au réseau électrique prend plusieurs années. Les Gafam sont prêts à tout pour aller vite, y compris à revenir à des énergies fossiles inefficaces», explique Olivier Darmouni, de HEC.
D’une gloutonnerie sans pareille, l’IA va-t-elle nous priver d’énergie ? La question a l’air provocatrice, et pourtant. En Irlande, grande terre d’accueil de l’industrie numérique, la demande exponentielle d’énergie a rendu le réseau électrique «dangereusement instable», raconte Le Monde. «Pour éviter la grande coupure, les autorités ont dû rouvrir dans l’urgence deux centrales à gaz et à pétrole», détaille le quotidien, soulignant un autre risque, plus immédiat : celui de mettre en péril la transition énergétique.
Toujours en Irlande, «la consommation énergétique des data centers augmente plus vite que la production issue des sources d’énergie renouvelable, compromettant les objectifs climatiques», confirmait la chercheuse Anne-Cécile Orgerie, sur RFI. Selon l’Agence internationale de l’énergie, les renouvelables ne parviendront à couvrir que la moitié de la hausse de la consommation d’énergie des data centers d’ici à 2035.
En France aussi, l’Ademe est très claire : «À court terme, ce développement peut s’envisager sans contrainte majeure sur le système électrique français, qui est largement exportateur d’électricité depuis plusieurs années. Mais il apparaît difficilement compatible avec les objectifs climatiques.» Pour Olivier Darmouni, l’essor de l’intelligence artificielle risque bel et bien de relancer l’expansion des énergies fossiles, avec à la clé «de beaux profits pour le secteur».
Dans son étude sur les consommations énergétiques des data centers, le professeur à HEC Paris estime que ceux-ci pourraient faire flamber les factures dans les zones dans lesquelles ils sont les plus concentrés. Il cite notamment le cas de quatre États américains (Virginie, Texas, Caroline du Nord et Caroline du Sud) qui concentrent à eux seuls près de la moitié des data centers du pays et où les prix de l’électricité pourraient flamber de 20 à 40% d’ici 2035.
En France, la question n’est pas (encore) à l’ordre du jour, car le pays produit plus d’électricité qu’il n’en consomme. En 2025, la production a ainsi été 21% plus élevée que la consommation. Mais, selon Olivier Darmouni, «l’Europe, qui constitue le deuxième hub mondial de data centers, finira par connaître des tensions similaires» à celles observées aux États-Unis. «Pour l’instant, on a des surcapacités. Mais demain ? Les efforts de décarbonation sont aussi censés reposer massivement sur l’électricité, comme la voiture électrique ou les pompes à chaleur», prévient-il. Affaire à suivre…
Si elle est moins extravagante que la consommation d’électricité, la demande en eau des data centers est aussi pointée du doigt. «Dans l’ouest américain, des régions désertiques sont en manque d’eau à cause des data centers», relate le journal Les Échos, mentionnant notamment la région de Phoenix, où 14 milliards de litres d’eau ont été utilisés en 2025 pour refroidir les centres de données : +870% en un an !
Plus près de nous, aux Pays-Bas, les surconsommations d’un complexe de data centers appartenant à Microsoft ont fait scandale en 2022. Cette année-là, la multinationale avait consommé 84 millions de litres d’eau, au lieu des 12 à 20 millions annoncés, a révélé un média local.
Principal problème, les quantités d’eau consommées par les centres de données dépendent fortement des conditions météorologiques et «c’est précisément durant les périodes de chaleur, lorsque l’eau devient une ressource critique, que les besoins en eau […] sont les plus importants», pointe le gendarme du numérique français, l’Arcep, qui s’est penché sur la question.
En France, «le volume d’eau prélevé par les centres de données a atteint 575 000 m3 en 2024», soit 575 millions de litres, estime-t-il. À titre de comparaison, un seul réacteur nucléaire en prélève 500 fois plus. Si «ce volume reste modeste comparé à d’autres usages (industriels, agricoles), il peut générer des conflits d’usage dans les localités où les centres sont implantés», souligne-t-il.
Face aux inquiétantes perspectives du secteur, une réflexion doit évidemment être menée sur nos usages à toutes et tous. Les recommandations ne manquent d’ailleurs pas pour aller vers un numérique plus sobre et/ou pour s’opposer aux pratiques intempestives des géants du numérique, comme les résumés IA de Google.
Mais s’il est tentant d’incriminer les internautes qui cèdent aux sirènes de l’IA, en particulier pour des usages non essentiels, la responsabilité incombe à d’autres, souligne Alexandra Lutz, de Data for Good. Pour s’en convaincre, elle invite à se demander : «Nos usages numériques sont-ils vraiment choisis ? Les données que l’on génère sont-elles vraiment voulues ?»
Pour elle, «la hausse de nos usages numériques est avant tout le résultat de stratégies offensives de la part des Gafam pour nous y pousser. Beaucoup de données nous sont prises plutôt que consciemment données. Car c’est comme ça que ces acteurs se rémunèrent : en extrayant des données sur nous pour ensuite les monétiser.»
Une grande partie des solutions résident, selon elle, dans une plus forte régulation du secteur sur les sujets environnementaux et de protection des données. De leur côté, nombre de citoyen·nes ont déjà pris leurs responsabilités en rejoignant des luttes contre les projets de data centers.
Cantine populaire au couvent des cordeliers à Forcalquier.
A partir de 12h au Couvent des cordeliers à Forcalquier.
Prix libre ou gratuit
Ramène ton sac et ton bocal pour les restes !
Bonnes nouvelles ! Alors que le football féminin espagnol fait progresser les conditions des joueuses, en trouvant un accord pour concilier carrière et maternité, les médias britanniques font progressivement évoluer leur couverture médiatique.
L’article Football : les femmes gagnent du terrain est apparu en premier sur Les Nouvelles News.
On peut lire sur sud info :
Le cabinet de Pierre-Yves Jeholet, ministre et vice-président du Gouvernement wallon, a été pris pour cible à Namur. Plusieurs inscriptions ont été tracées à la bombe de peinture rouge sur la façade du bâtiment.
Sur les murs, on peut notamment lire en grandes lettres « No ICE in Belgium », une référence à l'agence fédérale américaine chargée notamment du contrôle de l'immigration, Immigration and Customs Enforcement (ICE), qui fait polémique. Un autre tag reprend simplement le mot « Belgium », accompagné de ce qui ressemble à un symbole anarchiste. De la peinture rouge a également été projetée sur la plaque officielle de la Wallonie installée à l'entrée du bâtiment.
« Je ne suis pas impressionné »
Pierre-Yves Jeholet assure ne pas vouloir se laisser intimider par le message laissé sur la façade. « Je ne suis pas impressionné par quelques tags. Ils seront effacés. » Et le vice-président du Gouvernement wallon entend rapidement tourner la page : « Je préfère consacrer mon énergie aux défis de la Wallonie qu'aux gesticulations de quelques activistes. »
Ces faits interviennent dans un contexte où les bâtiments et sièges politiques sont régulièrement utilisés comme cibles lors d'actions de protestation. Pas plus tard que vendredi dernier, des actions de la FGTB devant les sièges du MR et des Engagés avaient provoqué de vives réactions. Des affiches avaient notamment été collées sur la vitrine du MR, tandis qu'un fumigène avait été allumé devant le bâtiment des Engagés. Les deux partis avaient annoncé leur intention de déposer plainte, tandis que la FGTB contestait avoir commis des dégradations. Il n'existe toutefois aucun lien entre la FGTB et le tag laissé sur le cabinet de Pierre-Yves Jeholet.
Plus largement, la question des dégâts occasionnés aux bâtiments et infrastructures publics lors de mouvements sociaux a déjà été soulevée au Parlement wallon. À la suite des trois jours de grève de novembre 2025, le ministre François Desquesnes avait toutefois indiqué ne pas disposer d'un recensement global des éventuelles dégradations touchant les infrastructures des pouvoirs locaux.Quelques mois seulement après avoir finalisé l’acquisition de l’entreprise allemande stp.one, Septeo annonce ce 3 septembre 2026 le rachat de l’éditeur Lexbase. Le montant de cette opération n’est pas communiqué.

Depuis quelques jours, une manipulation circule sur les réseaux sociaux : elle permettrait d'accéder à toute la galerie photo d'un téléphone Android via WhatsApp, sans même connaître le code de verrouillage. Nous l'avons testée, elle fonctionne.
A partager car ça fonctionne très bien, je viens de découvrir ce trucs !
https://protestbase.be/manifestations/bruxelles
Un site et une application fluide qui compile différent agenda, dont Stuut pour les rendre disponibles dans une interface accessible.
Ça existe depuis janvier et l'application s'améliore avec les retours et les usages.
"Protest Base, c'est une appli et un site où tu peux découvrir et suivre les manifs, grèves et rassemblements près de chez toi, de façon anonyme et sans partager tes données perso.
Notre mission ? Te permettre de rester au courant des mouvements sociaux et de t'engager tout en protégeant ta vie privée.
On croit que tout le monde devrait avoir le droit de savoir ce qui se passe autour de soi."
Les avantages : en publiant sur Stuut vos appel à action ont des chances d'y être relayé. Donc postez tout sur Stuut ! Et ça ne fait pas un outils qui remplace un autre outils. Si tu ajoute @ProtestBase dans tes post Insta, iels en feront la promotions moins besoin d'avoir instagram (qui ne eprmettait pas la création d'event) moins besoin d'avoir facebook pas obliger d'avoir l'app pour consulter, tout est aussi sur leur site accès aux évènements syndicaux accès aux actions associatives accès aux actions diasporiques tri par plusieurs ville de Belgique (donc pas Bruxello-centré) ! Bruxelles Anvers Gand Liège Charleroi Bruges Louvain Namur Mons Hasselt
Désavantage : On ne sais pas qui il y a derrière (comme stuut) ni comment ça tiendras dans le temps (mais stuut non plus) mais d'après les posts sur les réseaux sociaux, ça émerge des mouvements de soutiens pour le peuple Palestinien et leur code est open source : https://github.com/ProtestBase-App/protest-base donc c'est très rassurant. C'est un peu moche, et c'est rassurant aussi. « C’est intolérable de recevoir des patients fragiles, alors qu’il fait plus de 40 °C dans les chambres. Les perfusions ne tiennent même pas à cause de la transpiration qui empêche le maintien des pansements. En pédiatrie, c’est encore pire. »
Cet article Canicule : des médecins portent plainte contre la dangereuse inaction du gouvernement est apparu en premier sur La Relève et La Peste.
Le 6 septembre 2023, la Commission européenne a désigné Google comme gatekeeper au sens du DMA. Cette désignation entraîne pour l'entreprise une série d'obligations, dont celle de donner accès à certaines données de recherche à ses concurrents. Dès mars 2024, Google avait commencé à mettre à disposition des données anonymisées pour se conformer à l'article 6(11) du DMA.
Le 16 juillet 2026, la Commission européenne est allée plus loin en adoptant des mesures précisant concrètement comment Google doit remplir cette obligation. Ces mesures définissent le périmètre exact du Search Dataset que Google doit désormais partager avec les moteurs de recherche éligibles.
Le dataset couvre à la fois les résultats de recherche gratuits et payants. Il regroupe des données anonymisées générées par les utilisateurs sur Google Search, réparties en quatre catégories :
Ces informations concernent les recherches effectuées dans l'Espace économique européen (EEE). Elles sont accessibles aux moteurs de recherche tiers, y compris les chatbots dotés de fonctionnalités de recherche, à condition qu'ils opèrent dans l'UE ou l'EEE.
Google précise que l'accès aux données répond à trois exigences principales.
D'abord, les conditions tarifaires doivent respecter le cadre FRAND : les tarifs sont limités aux coûts marginaux liés à la mise à disposition des données, auxquels s'ajoute un taux de rendement fixé par les Mesures.
Ensuite, l'anonymisation doit être robuste. Alphabet est tenu de mettre en place des mesures techniques et contractuelles solides pour garantir que les données partagées ne permettent pas d'identifier des personnes.
Enfin, Alphabet doit évaluer où et comment les données seront traitées. Si un candidat prévoit de transférer les données hors de l'EEE vers un pays sans décision d'adéquation européenne, Alphabet doit s'assurer d'un niveau de protection équivalent à celui garanti dans l'EEE, sous peine de rejeter la demande.
Google a détaillé les critères d'éligibilité que doit remplir un candidat pour espérer recevoir les données :
Les mesures de la Commission ne se limitent pas à fixer qui peut candidater. Elles définissent aussi la fréquence de mise à disposition des données, les usages autorisés, et la responsabilité qui incombe aux destinataires puisqu'ils recevront des données à caractère personnel. Des exigences techniques et organisationnelles précises encadrent la ségrégation des données, le contrôle des accès et la journalisation des opérations, le tout soumis à un audit et un reporting par des tiers.
L'accès aux données est par ailleurs conditionné à l'acceptation des conditions de licence fixées par Google. Les entreprises qui estiment remplir les critères peuvent déposer une demande via le formulaire mis en ligne par Google.
L’article "Google publie les modalités d’accès à son dataset de recherche européen pour les moteurs concurrents" a été publié sur le site Abondance.


Le Freo 20 est le nouvel aspirateur robot haut de gamme de Narwal. Encore assez méconnue en Europe, la marque chinoise avance pourtant une fiche technique particulièrement ambitieuse : 31 000 Pa d’aspiration, deux caméras pour éviter les obstacles, une station presque entièrement autonome et surtout un système de lavage assez différent de ce que propose la concurrence.

Quand ?
Le 16 septembre à 19h30
Où ?
Le Monte en l'air 2 Rue de la Mare 75020 Paris
Arya Meroni sera l'invitée de la librairie Le Monte-en-l'air (2 rue de la Mare 75020 Paris) le mercredi 16 septembre à 19h30 à l'occasion de la sortie de son ouvrage « C'est la loose finale : Remporter la bataille culturelle ou gagner la guerre politique » aux éditions La Découverte.
Présentation de l'ouvrage par la maison d'édition :
Un texte incisif aux prises avec l'actualité qui tente de répondre à une question très importante : pourquoi la gauche n'arrive pas à l'emporter sur l'extrême droite.
Féminisme, antiracisme, luttes écologistes, anticapitalistes et LGBTQIA+... Comment se fait-il que le dynamisme des mouvements sociaux n'entraîne pas de véritables transformations sociales et peine à se traduire politiquement ? Pour lutter contre le fatalisme dans un monde qui bascule à l'extrême droite, Arya Meroni analyse lucidement les échecs du bloc progressiste et appelle à transformer nos luttes.
Quand ?
Le 8 septembre à 19h30
Où ?
Le champ des possibles 93, boulevard Macdonald, 75019, Paris
L'avenir te fait peur ?
Tu aimerais remplacer la fuite en avant totalitaire et productiviste par un mode de vie respectueux de la terre, des saisons et de la diversité culturelle ?
Tu as à coeur d'expérimenter en collectif les savoir-faire de susbistance du futur ?
Viens imaginer avec nous la paysannerie de demain alors !
Et ramène de quoi participer à l'apéritif :-)
Source : Le Grand Continent
Source : L'Humanité
Source : Axelle Magazine - Belgique
« Je ne dirais pas du tout que les hommes de gauche sont plus vertueux [en termes de sexisme] que les hommes de droite, je ne le pense vraiment pas. Et pour moi, c'est très lié au rapport de force. Quand tu te retrouves dans le noyau dur du parti, là où se jouent tous les enjeux : qui sera tête de liste, qui sera ministre ? À un moment où il faut montrer ses muscles, là, ils peuvent t'écrabouiller », déclare Caroline Désir, députée bruxelloise du Parti socialiste de Belgique.
Sur le même sujet
Contretemps
« Combattre les violences sexistes et sexuelles, c'est garantir la place des femmes dans la CGT »
« Dragues lourdes et insistantes » lors de fêtes de partis, référence à son ton « sexy » quand elle s'énerve : cette ex-ministre de l'Éducation en Fédération Wallonie-Bruxelles sait de quoi elle parle, rapporte Axelle Magazine dans ce recueil de témoignages de politiciennes de gauche. Mais comme d'autres, Caroline Désir se dit optimiste grâce à « une nouvelle génération de militantes ».
Source : Rural
Source : Axelle Magazine - Belgique
Vous trouverez ici deux agendas militants pour Rennes et ses alentours. Ils sont alimentés et modérés régulièrement par des personnes sympathiques (disctinctes d'expansive.info).
Et pensez aussi à publier [1] sur expansive.info ! 😀
Il est extrait de la boucle signal "Agenda Lutte" (accessible ici) qui s'est lancé pendant le mouvement du 10/09.
✏️ Fonctionnement :
Nous essaierons de mettre à jour cet agenda sur cette page aussi régulièrement que possible.
Agenda Lutte
(MAJ : 04/09 - 11h)Vendredi 4
📣🐄🐐🐇17h Rennes 2, bat L, amphi L2 par Sentience : Conférence : le sentientisme, un projet politique contre tous les suprémacismes : Dans le cadre des Universités d'été de Sentience https://www.instagram.com/p/DcbcqZFNXE4/?igsi=MzRlODBiNWFlZA%3D%3D
Samedi 5
✊️🥔🥬9h45 à la Ferme en Cavale Samedi prochain pour un chantier de récolte de patates ! On vous propose ensuite de partager un repas, chacun.e ramène ce qu'il peut et le partage ! On en profitera pour se partager l'agenda des mobilisations sociales de la rentrée. L'apres-midi sera un temps de réunion, qui reste ouvert pour les personnes qui veulent s'impliquer a la prochaine saison !
On espère vous y retrouver nombreux.ses !!
✊️📣14 - 17h République par AG antispéciste Rennes : Manifestation contre l'exploitation animale : 14h village associatif / 15h30 départ en manif. Contact : agantispecisterennes@riseup.net
✊️🇵🇸 15 - 16h30 place République rassemblement hebdomadaire de soutien au peuple Palestinien, par l'AFPS
✊️17h square le Gall la Salle par le collectif de la Touche (résidentes et résidents du quartier) : Rassemblement de contestation du projet immobilier entraînant la suppression d'un ilôt de fraicheur et l'abattage de plus d'une dizaine d'arbres, + d'infos ici https://www.facebook.com/groups/1769369260347477/events
📣📽🐄🐐🐇18h30 Association du Bourg L'Evêque, 16 rue Papu par Sentience : Projection : comment comprendre le langage des aliens : Dans le cadre des Universités d'été de Sentience ; Prix libre : https://framaforms.org/formulaire-dinscription-aux-universites-dete-de-sentience-2026-1787065882Dimanche 6
📣🐄🐐🐇🎲12h30 Association Bourg L'Evêque, 16 rue Papu par Sentience : Loto déchaîné : L'événement est ouvert à toustes et à prix libre ! Chaque personne jouera avec 2 grilles de loto (ici les plus bourges n'auront pas plus de chance de gagner des lots) Cet événement s'inscrit dans le cadre des Universités d'été de Sentience, qui auront lieu du 3 au 6 septembre à Rennes ! https://www.instagram.com/p/DcrEJoitU3i/?igsi=MzRlODBiNWFlZA%3D%3D
📣 ⚒️⚙️16h00 Local Armand Vitesse ! (18, square Louis Armand ) par La goupille : Atelier goupille : Hello ! On vous propose un atelier outillage et de fabrication collective de GOUPILLES avec @lesgoupilles, collectif d'accrochage indécrochable. Ce petit objet discret et pratique qui permet de suspendre indéfiniment des banderoles et autres merveilles. Venez équiper votre collectif pour vos futures actions et rencontrer d'autres collectifs pour des actions communes." Durée : 2h et nombre de places : par groupe de 6 max. " SI ça vous intéresse, rejoignez ce groupe signal : https://signal.group/#CjQKIGL4CRyLyBxJ_D2PnGW_NVeldjsBzjF2fZvvjqfHWAIpEhDX8T62F6An7vMaXRICRZon On en fermera l'accès quand la jauge sera pleine ! À vite :) ; Prix libre
Sur réservationLundi 7
✊️🟣18h30 République : Mobilisation Enfantiste et Féministe : Rassemblement pour qu'il n'y ait plus jamais de victimes.
Mardi 8
📣13h12, Hôtel Pasteur 2 place Pasteur, initiative citoyenne de recherche collective et populaire par Mad Faith § TheMany en partenariat avec l'Hôtel Pasteur de Rennes : 1res Conversations sur le Droit de Vote -> Droit, ou Devoir ? / Pourquoi ne pas voter ? (en s'appuyant sur la réalité juridique belge où le vote est obligatoire et sans objectif de réponse unilatérale à la question posée) + d'informations et réservations ici :https://radical-plurals.com/programme-de-notre-recherche-a-lhotel-pasteur-en-septembre-octobre-2026/
En réservant précisez le créneau qui vous intéresse (De 13H12 à 15H / De 15H12 à 17H / De 19H30 à 21H20)
📣🎭20h au Bigre Lieu, 8 place du Colombier, conférence gesticulée par Lucie Petitprez : Comment sauver l'amour ? De la dépendance affective à la révolution des relations. Rémunération libre et consciente au chapeau, durée 1h30. A partir de 12 ans. + d'infos ici https://rennes.demosphere.net/rdv/19641Jeudi 10
📣13h12, Hôtel Pasteur 2 place Pasteur, initiative citoyenne de recherche collective et populaire par Mad Faith § TheMany en partenariat avec l'Hôtel Pasteur de Rennes : 2d moment de Conversations sur l'expérience de votant.e.s -> Plaisir, ou Corvée ? (en s'appuyant sur les expériences personnelles des participant.e.s)
+ d'informations et réservations ici : https://radical-plurals.com/programme-de-notre-recherche-a-lhotel-pasteur-en-septembre-octobre-2026/
En réservant précisez le créneau qui vous intéresse (De 13H12 à 15H / De 15H12 à 17H / De 19H30 à 21H20)
📣19h (accueil 18h45) au BAM, 2 rue André Trasbot, par A2C Rennes : discussion publique "présidentielles 2027 : agir ou élire faut-il choisir " Déroulement : 20-30min d'introduction d'un.e camarade, pour donner une base commune à tout le monde, puis 15min de discussion en petits groupes, pour échanger sur nos interrogations, ce qu'on a compris ou pas, puis 1h pour débattre, partager nos expériences et dégager des pistes stratégiques puis vers 21 h, des pâtes au pesto et une table de presse à PRIX LIBRE avec temps de pose de questions (techniques, tabous, autres) sur A2C !
📣🎭20h30 au BAM, 2 rue André Trasbot, conférence gesticulée par Lucie Petitprez : Comment sauver l'amour ? De la dépendance affective à la révolution des relations. Rémunération libre et consciente au chapeau, durée 1h30. A partir de 12 ans. + d'infos ici https://rennes.demosphere.net/rdv/19640Vendredi 11
🎭💧20h au 360, 6 cours des Alliés, par la Compagnie Safar : spectacle - Marées. Le 19 septembre 2010, sur une plage, deux manifestations se font face. En bas, les écologistes dénoncent les algues vertes. En haut, sur la dune, des agriculteurs contestent cette accusation. Entre les deux, une frontière invisible. gratuit, dans la limite des places disponibles. Pour en savoir plus : https://ciesafar.com/marees/
(réservation conseillée : https://www.helloasso.com/associations/cie-safar/evenements/marees )Samedi 12
✊️🇵🇸 15h - 16h30 place République rassemblement hebdomadaire de soutien au peuple Palestinien, par l'AFPS
Lundi 14
✊️🟣19h Métro Blosne : Mobilisation Enfantiste et Féministe : Rassemblement
📣🟣20h au Polyblosne 1, blv de Yougoslavie : Mobilisation Enfantiste et Féministe : Table ronde Loi intégrale ou pas : mettre un terme aux violencesMardi 15
✊️13h devant la CPAM, cours des Alliés, par la CGT du CHU de Rennes : mobilisation pour reconquérir notre Sécurité Sociale
🌱🍄🌾18h Parc de la Plaine de Baud : Balade à la rencontre des plantes : Le vivant végétal autour de nous nous offre plein de cadeaux si on sait les reconnaitre ! Nous créeons une autre rélation avec notre entourage avec la pratique de la ceuillette sauvage. On apprendra à identifier quelques plantes comestibles de la saison et aussi celles qu'on doit éviter. Durée environ 1h30, je vous propose de rester pour un gouter-piknik partagé après, si le temps le permet. Je ramenera des preparations végétales à déguster. *PRIX LIBRE* 15 personnes max. Inscriptions sous 07.51.15.48.06 Plus d'info sur likken.noblogs.orgMercredi 16
🎵🎭19h au Dibar, 7 Place Thérèse Pierre : Cabaret Politique Intimiste 3/3 : VAPEURS : plus d'info : https://rennes.demosphere.net/rdv/19535
📣20 heures au local La Commune, 17 Rue de Châteaudun par le Groupe La Sociale et la Fédération Anarchiste : causerie populaire "Crise énergétique et Désastres environnementaux : Peut-on faire confiance à la "transition écologique" et aux solutions technologiques ? "Samedi 19
✊️Mobilisation contre la loi permis de tuer, par plusieurs organisations. initiative nationale en cours de construction à Rennes, + d'infos à venir.
📣9h30-12h30 au 35 rue d'Échange par l'Orlib : Formation observateurice : cette matinée permettra de découvrir l'Observatoire, ses missions, son cadre juridique et déontologique et le rôle des observateur·ice : Sur inscription : https://framaforms.org/inscription-a-la-formation-initiale-de-lorlib-du-samedi-19-septembre-2026-1787926753?utm_source=ig&utm_medium=social&utm_content=link_in_bio : Plus d'info : https://www.instagram.com/p/DcrAo9MOpxe/
🎉🍽🎲🎵 10h30 jusqu'au bout de la nuit, champ du village des indignés, en face du Univers, CHATEAUGIRON : Fête des solidarités, soirée fest-noz et musiques africaines, repas, tables rondes, village des solidarités locales, bourse aux vélos, jeux, ateliers et pleins d'autres choses. Pour se rencontrer et faire vivre la solidarité proche de chez nous ! Programme détaillé et réservations à venir.
📣⚙️13h12, Hôtel Pasteur 2 place Pasteur, initiative citoyenne de recherche collective et populaire par Mad Faith § TheMany en partenariat avec l'Hôtel Pasteur de Rennes : Ateliers créatifs sur le Vote -> Imaginer le cadre idéal de vote. + d'informations et réservations ici : https://radical-plurals.com/programme-de-notre-recherche-a-lhotel-pasteur-en-septembre-octobre-2026/
En réservant précisez le créneau qui vous intéresse (De 13H12 à 15H / De 15H12 à 17H / De 19H30 à 21H20)
🟣🎉🎲🎵✊️ ANNULÉ pour appel à la mobilisation contre la loi "Permis de tuer" 14h-00h30 BàM (Bâtiment à Modeler), 2 rue André Trasbot (Cleunay) par noustoutes35-rennes : Kermesse féministe ! : Pour commencer l'année militante, viens partager ce temps militant et festif : il y aura des jeux pour grands et petits, une tombola,des discussions politiques pour attaquer l'année militante et échanger sur les actualités, un quizz Féministe, un Drag Show, de quoi se désaltérer et se sustenter tout au long de la journée, une boom pour clôturer la journée.
✊️🇵🇸 15h - 16h30 place République rassemblement hebdomadaire de soutien au peuple Palestinien, par l'AFPS
✊️15h esplanade Charles de Gaulle : Manifestation contre le permis de tuer et pour le droit à la vie.Dimanche 20
📣⚙️13h12, Hôtel Pasteur 2 place Pasteur, initiative citoyenne de recherche collective et populaire par Mad Faith § TheMany en partenariat avec l'Hôtel Pasteur de Rennes : Ateliers créatifs sur le Vote -> Imaginer le cadre idéal de vote. + d'informations et réservations ici :https://radical-plurals.com/programme-de-notre-recherche-a-lhotel-pasteur-en-septembre-octobre-2026/
En réservant précisez le créneau qui vous intéresse (De 13H12 à 15H / De 15H12 à 17H / De 19H30 à 21H20)Lundi 21
18h30 à la Maison Internationale de Rennes, 7 quai chateaubriand par ATTAC et la Quadrature du Net :
Intervention de Myriam Michel (coordinatrice La Quadrature) suivie d'une discussion avec les participant.es au sujet des questions de surveillance qui inquiètent : fichage, vidéosurveillance et vidéosurveillance algorithmique, reconnaissance faciale, surveillance en ligne mais aussi interconnexion des fichiers des administrations, avec un focus sur la surveillance des militant.es et sur ce qui se passe autour de Rennes : https://rennes.demosphere.net/rdv/19674Mardi 22
📣13h12, Hôtel Pasteur 2 place Pasteur, initiative citoyenne de recherche collective et populaire par Mad Faith § TheMany en partenariat avec l'Hôtel Pasteur de Rennes : 3e moment de Conversations sur la Liberté de Vote -> Consentement éclairé, ou influences et propagande ? (en s'appuyant sur les expériences personnelles des participant.e.s) + d'informations et réservations ici : https://radical-plurals.com/programme-de-notre-recherche-a-lhotel-pasteur-en-septembre-octobre-2026/
En réservant précisez le créneau qui vous intéresse (De 13H12 à 15H / De 15H12 à 17H / De 19H30 à 21H20)Jeudi 24
✊️💧🌱🌿9h lieu inconnu pour le moment : Vote du SAGE Vilaine : Le 24 septembre sera ENFIN voté le SAGE Vilaine, document réglementant l'ensemble des usages de l'eau et les moyens de sa protection, mais également les moyens de lutte contre les sécheresses et les inondations. La FNSEA, les JA et la CR se mobiliseront indubitablement pour empêcher son vote, faisons entendre la voix des citoyen.nes, paysan.nes et de l'écosystème non humain. ---lieu à venir---
📣19h (accueil 18h45) à Cœurs Résistants, 4 rue du faux pont, par A2C Rennes : discussion publique "nos collectifs et nos syndicats suffisent-ils pour faire la révolution ?" Déroulement : 20-30min d'introduction d'un.e camarade, pour donner une base commune à tout le monde, puis 15min de discussion en petits groupes, pour échanger sur nos interrogations, ce qu'on a compris ou pas, puis 1h pour débattre, partager nos expériences et dégager des pistes stratégiques puis vers 21 h, des pâtes au pesto et une table de presse à PRIX LIBRE avec temps de pose de questions (techniques, tabous, autres) sur A2C !Samedi 26
🟣🎉🎲🎵✊️13h-00h aux Ateliers du Vent, 59 rue Alexandre Duval par le Planning Familiale 35 : 4e édition de "Veille à ton droit" : A l'occasion de la journée pour le droit à l'avortement, nous organisons la 4e édition de "Veille à ton droit" le samedi 26 Septembre, pour les droits en santé sexuelle et au bénéfice de la caisse IVG Délais Dépassés ! Prix Libre – Prévoir des espèces - Accueil d'enfants par le collectif La Bulle (pour inscrire vos enfants : accueildenfants@riseup.net, avec l'âge de l'enfant et un contact) https://www.instagram.com/p/Dcgd6UGDD4B/
✊️🇵🇸 15h - 16h30 place République rassemblement hebdomadaire de soutien au peuple Palestinien, par l'AFPS
✊️💧🌱🌿mobilisation nationale pour le climat, le vivant, la paix et la justice sociale + d'infos à venirLundi 28
📣🔻🟣 15-17h et/ou 19-21h au Cridev, 41 avenue Jean Janvier : TRAHIR LE BINAIRE. Rendez-vous pour partager réflexions, expériences et collations : mise-en-causeries de nos échos. Bienvenue à tout le monde ! Ramenez un objet dont vous pouvez vous séparer qui symbolise vos relations au Genre (ou plusieurs si vous le souhaitez). + d'infos ici https://www.cridev.org/
Mardi 29
✊️Appel à grève et manifestation fonction publique + d'infos à venir
📣🟣⚙️🔨18h au 360, 6 cours des Alliés par Rennes Antisexiste : Viens découvrir les différents modes de contraception masculine et fabriquer ton propre anneau testiculaire. https://www.instagram.com/rennesantisexiste/Jeudi 1er octobre
📣🗺17h45-19h aux Champs Libres : Rencontre QGIS-bzh : Venez avec vos questions sur l'utilisation et/ou la communauté QGIS, et avec vos connaissances. Nous échangerons autour des besoins des participants, en coopération (chacun participe) et en toute convivialité ! https://mobilizon.fr/events/d6a65db6-4454-4da8-9236-a9d930095cec
Samedi 3 octobre
✊️12h Mobilisation internationale STOP PESTICIDE à SAINT PIERRE LA GARENNE (Eure) programme complet ici https://lessoulevementsdelaterre.org/blog/stop-pesticides-mobilisation-internationale-le-3-octobre-2026
plus d'infos ici stop-syngenta3oct.com
✊️14h place de la République, PARIS, par L214, marche pour la fermeture des abattoirs, avec une vegan place, ouverte au public de 12h à 18h : associations, stands, restauration végétale, rencontres…
🍽🎵Et après la Marche ? La journée pourra se prolonger au Point Éphémère avec L214 et l'association FUTUR : buffet vegan, concert de Res Turner et Djamhellvice, puis DJ set jusqu'à 2 h du matin. nombre de places limité, réservations ici : https://www.helloasso.com/associations/association-l214/evenements/soiree-marche-pour-la-fermeture-des-abattoirs-2Samedi 10 octobre
🚜✊12h à la Paquelais, VIGNEUX DE BRETAGNE (44) - zad NDDL, à pied, en tracteur, en vélo, des semis contre le CRA : manifestation contre l'utilisation de terres de la zad pour construire un Centre de Rétention Administrative à Nantes.
lien site : https://zadforever.blog/2026/08/13/des-semis-contre-le-cra-%c2%b7-10-octobre-26-%c2%b7-la-paquelais/Samedi 24 et Dimanche 25 octobre
✊️ Appel à bloquer le congrès du RN à ORLEANS
✊Samedi 10h30 manifestation dans Orléans, après midi village antifasciste
✊Dimanche après midi grande manifestation contre le meeting de lancement de la campagne présidentielle du RN📆 Rejoindre la boucle Agenda Lutte : https://signal.group/#CjQKIK17aX9Yb9PDxmSWY_I1eNTAeL22PCqU-ukQD0R0UrSoEhCZpRiHu2Uz1AKkxv2oK_-0 📆
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Dans la nuit du 31 août les locaux de BATS, un maillon du complexe militaro-industriel israélien, ont été incendiés à Liège.
L’article Une entreprise militaire belge contrôlée par Israël incendiée à Liège est apparu en premier sur Contre Attaque.
Le règlement (UE) 2024/2847 relatif à la cyber-résilience (CRA) (1) marque un tournant historique pour l’écosystème numérique européen [16, 57]. Pour la première fois, l’Union européenne impose des exigences de cybersécurité horizontales obligatoires pour tous les « Produits Comportant des Éléments Numériques » (PCEN)
Il fait peser sur le fabricant l’essentiel des obligations du dispositif. L’article 13 du CRA, entièrement consacré aux obligations des fabricants, dresse une liste dense de vingt-cinq paragraphes. Plutôt que de la parcourir dans son ordre numéroté, il est utile de la restituer selon la logique opérationnelle qu’elle recouvre : de la conception du produit jusqu’à sa fin de vie.
Le CRA définit le fabricant comme toute personne physique ou morale qui conçoit, développe ou fait développer un produit comportant des éléments numériques et le commercialise sous son propre nom ou sa marque, à titre onéreux ou gratuit (art. 3, point 13).
Cependant, le législateur européen a posé un principe fort de responsabilisation de la chaîne : le risque de requalification. En effet, la qualification de fabriquant n’est pas réservée aux éditeurs de logiciels ou aux industriels : un importateur, un distributeur ou toute entreprise qui met un produit sur le marché sous son propre nom, ou qui lui apporte une modification substantielle, est réputé fabricant et se voit appliquer l’intégralité des articles 13 et 14 (art. 21 et 22). La première étape d’une mise en conformité consiste donc à vérifier, produit par produit, si l’entreprise endosse ce rôle.
Avant toute mise sur le marché, le fabricant doit procèder à une évaluation des risques de cybersécurité du produit, prenant en compte son utilisation prévue et son utilisation raisonnablement prévisible (art. 13, § 2 et 3).
Cette évaluation n’est pas un exercice ponctuel : elle est documentée et mise à jour pendant toute la période d’assistance, et détermine la manière dont les exigences essentielles de l’annexe I, partie I, s’appliquent concrètement au produit. Elle est intégrée à la documentation technique prévue à l’article 31 ; lorsqu’une exigence n’est pas applicable, le fabricant en justifie l’écart (art. 13, § 4).
Le fabricant fait preuve de diligence raisonnable lorsqu’il intègre des composants obtenus auprès de tiers, y compris des composants open source non commercialisés (art. 13, § 5). Lorsqu’une vulnérabilité est identifiée dans un composant intégré, l’obligation est double :
• la signaler à l’entité qui en assure la maintenance,
• et partager, le cas échéant, le correctif développé (art. 13, § 6).
Ces échanges, ainsi que toute information pertinente reçue de tiers, sont documentés de manière systématique et proportionnée à l’ampleur du risque (art. 13, § 7).
C’est l’un des apports structurants du CRA : le fabricant garantit une gestion efficace des vulnérabilités pendant toute une période d’assistance qu’il détermine lui-même, en fonction de la durée d’utilisation attendue du produit – avec un plancher impératif de cinq ans, sauf si le produit est destiné à un usage plus bref (art. 13, § 8).
Il tient des politiques de divulgation coordonnée des vulnérabilités et assure la disponibilité des mises à jour de sécurité pendant dix ans au minimum après leur émission, ou pour le reste de la période d’assistance si celle-ci est plus longue (art. 13, § 9).
Le fabricant qui met sur le marché des versions logicielles substantiellement modifiées peut concentrer sa conformité sur la dernière version, à condition d’en garantir l’accès gratuit aux utilisateurs des versions antérieures (art. 13, § 10).
Avant la mise sur le marché, le fabricant établit la documentation technique (art. 31) et met en œuvre la procédure d’évaluation de la conformité adaptée à la catégorie du produit – contrôle interne, examen UE de type ou assurance qualité, selon que le produit relève de la catégorie par défaut, des produits importants ou des produits critiques (art. 32).
Cette évaluation débouche sur l’établissement de la déclaration UE de conformité (art. 28) et l’apposition du marquage CE (art. 13, § 12) (2). Le fabricant conserve documentation technique et déclaration de conformité pendant dix ans après la mise sur le marché, ou pendant la période d’assistance si celle-ci excède cette durée (art. 13, § 13).
Il veille également, dans la durée, à ce que les produits fabriqués en série restent conformes malgré les évolutions du processus de production ou des normes applicables (art. 13, § 14).
Le fabricant identifie ses produits par un numéro de type, de lot ou de série (art. 13, § 15) et indique ses coordonnées sur le produit, son emballage ou la documentation qui l’accompagne (art. 13, § 16).
Il désigne un point de contact unique, clairement identifiable, permettant aux utilisateurs de signaler des vulnérabilités par un canal de leur choix (art. 13, § 17).
Les informations et instructions destinées à l’utilisateur, énumérées à l’annexe II, accompagnent le produit dans une langue compréhensible et restent accessibles pendant dix ans ou pendant la période d’assistance (art. 13, § 18).
Enfin, la date de fin de la période d’assistance est précisée dès l’achat, de manière claire et accessible (art. 13, § 19).
Dès la mise sur le marché et jusqu’à la fin de la période d’assistance, le fabricant qui constate ou a des raisons de croire que son produit n’est plus conforme prend immédiatement les mesures correctives nécessaires, pouvant aller jusqu’au retrait ou au rappel (art. 13, § 21).
Il coopère avec les autorités de surveillance du marché sur requête motivée (art. 13, § 22) et, en cas de cessation d’activité, informe préalablement ces autorités ainsi que, dans la mesure du possible, les utilisateurs de ses produits (art. 13, § 23).
Pour la France, l’autorité de surveillance du marché désignée est l’ANFR (3).
Applicable dès le 11 septembre 2026, soit près de quinze mois avant l’application générale du règlement (art. 71, § 2), l’article 14 du CRA institue un dispositif de signalement autonome. Le fabricant notifie toute vulnérabilité activement exploitée dont il a connaissance sur la Plateforme Unique de Signalement (SRP, Single Reporting Platform) gérée par l’ENISA, (art. 14, § 1, et art. 16). Les notifications déposées par un fabricant français sur la SRP sont simultanément transmises au CERT-FR (le CSIRT national de l’ANSSI).
Cette notification s’effectue en trois temps :
• une alerte précoce sous 24 heures, dès la prise de connaissance de l’incident grave ou de la vulnérabilité activement exploitée ;
• une notification détaillée sous 72 heures précisant la nature de la vulnérabilité et les mesures correctives déjà prises,
• puis un rapport final dans les 14 jours suivant la mise à disposition d’un correctif (art. 14, § 2).
Le même calendrier s’applique aux incidents graves ayant des répercussions sur la sécurité du produit, le rapport final devant alors intervenir dans le délai d’un mois suivant la notification (art. 14, § 3 et 4).
Un incident est qualifié de grave lorsqu’il compromet la disponibilité, l’authenticité, l’intégrité ou la confidentialité de données ou fonctions sensibles, ou lorsqu’il conduit à l’introduction ou à l’exécution d’un code malveillant (art. 14, § 5). Le fabricant informe par ailleurs les utilisateurs concernés de la vulnérabilité ou de l’incident, ainsi que des mesures correctives disponibles (art. 14, § 8). Ce signalement obligatoire, à la différence du signalement volontaire prévu à l’article 15, n’emporte pas, par lui-même, d’aggravation de la responsabilité du fabricant (art. 17, § 4).
Un aménagement est prévu : par dérogation, les amendes administratives ne s’appliquent pas aux fabricants considérés comme des micro ou petites entreprises en cas de non-respect du délai d’alerte précoce de 24 heures (art. 64 § 10).
Le non-respect des exigences essentielles de cybersécurité ou des obligations des articles 13 et 14 expose à une amende administrative pouvant atteindre 15 millions d’euros ou 2,5 % du chiffre d’affaires annuel mondial, le montant le plus élevé étant retenu (art. 64, § 2).
Les manquements aux obligations connexes (documentation, procédures d’évaluation, marquage) sont sanctionnés à hauteur de 10 millions d’euros ou 2 % du chiffre d’affaires (art. 64, § 3).
En France, l’autorité de surveillance du marché est l’ANFR. Elle dispose d’importants pouvoirs de contrôle (inspections, opérations « coup de balai », droit d’accès aux données et aux codes sources sur requête motivée). L’ANSSI intervient en soutien technique de l’ANFR pour les contrôles les plus pointus et gère la notification des OEC (Organismes d’Évaluation de la Conformité).
Par ailleurs, le non-respect des règles du CRA pourrait engager la responsabilité du fabricant en cas de faille de sécurité dommageable, notamment au titre du régime de responsabilité du fait des produits défectueux ou de la responsabilité contractuelle.
L’article 13 du CRA ne se lit pas comme une simple liste d’obligations juxtaposées, mais comme un parcours de conformité continu, de la conception du produit à sa fin de vie. Les fabricants ont intérêt à structurer dès à présent leurs processus internes (évaluation des risques, gestion des vulnérabilités, documentation technique, traçabilité) pour anticiper l’application progressive du règlement, qui débute avec les obligations de signalement dès le 11 septembre 2026.
Notes de bas de page :
(1) Règlement (UE) 2024/2847 du Parlement européen et du Conseil du 23 octobre 2024 concernant des exigences de cybersécurité horizontales pour les produits comportant des éléments numériques (règlement sur la cyberrésilience).
(2) Article « Évolution de la conformité et du marquage CE à l’ère du CRA », Lexing du 16-03-2026.
(3) Article « CRA : une-gouvernance nationale articulée entre Anssi et ANFR », Lexing 20-04-2026.
Katharina Berbett
Mathilde Pennès-Lavoye
L’article CRA : les obligations incombant aux fabricants est apparu en premier sur Lexing Avocats.
La généralisation des usages numériques ne s’accompagne pas nécessairement d’une meilleure compréhension des risques cyber. C’est l’un des principaux enseignements d’une étude Ipsos BVA réalisée pour Idemia Secure Transactions entre février et mars 2026 auprès de 3303 personnes dans onze pays, dont la France.
Depuis le 31 août 2026, n’importe quelle entreprise établie en Europe peut créer une campagne publicitaire dans ChatGPT. L’Ads Manager d’OpenAI est passé en libre-service en France et dans une trentaine de marchés européens, une semaine après une ouverture réservée aux agences partenaires. La structure est familière : campagnes, groupes d’annonces, annonces. Les objectifs le …
L’article ChatGPT rapportait déjà des clients avant d’y vendre de la publicité est apparu en premier sur FW.MEDIA.
Kaliméro est une caisse et une assemblée solidaire des prisonnier·e·s de la guerre sociale. La prochaine aura lieu le jeudi 10 septembre à 18h et se tiendra au 19, rue burnouf à Paris (19e).
La prison est un des rouages de ce système basé sur l'exploitation et la domination que nous voulons raser au sol, c'est pourquoi nous envoyons des mandats à celles et ceux accusé·e·s d'actes de révolte dont nous sommes solidaires.
Une caisse de solidarité a besoin de continuité. Nous n'avons ni sponsor, ni mécène, aussi avons-nous convenu d'un rendez-vous par mois pour collecter des sous pour alimenter la caisse. Ces rencontres sont également l'occasion d'échanger sur nos pratiques face à la répression, d'assurer le suivi des différentes histoires et de discuter des situations qui se présentent. Elle est également un moment de discussion autour des possibles moyens d'esquive, de résistance et d'auto-organisation offensive contre la machine judiciaire et carcérale.
Dans un souci de régularité, ces rencards ont été fixés le 2e jeudi de chaque mois.
Pour envoyer de l'argent, pour demander des informations, ou pour être tenu·e·s au courant des prochains rendez-vous de la caisse et être inscrit·e·s sur la mailing-list de Kaliméro, écrivez à kalimeroparis(at)riseup.net
13 septembre 2026 - 14h au CICP (rue Voltaire Paris)
Présentation d'une nouvelle parution : Pensée et action de l'organisation de résistance mapuche Coordinadora Arauco-Malleco
Rencontre autour de
LA LUTTE DES MAPUCHES pour l'autonomie et la récupération territoriale
Présentation de la traduction du livre Chem Ka Rakiduam (pensée & action) de l'organisation mapuche révolutionnaire et autonomiste Coordinadora Arauco-Malleco (CAM)
DIMANCHE 13 SEPTEMBRE 2026
14h au CICP
23 Rue Voltaire, Paris
Au Wallmapu — les territoires mapuches occupés par les États chilien et argentin au sud du continent —, des luttes acharnées sont menées pour récupérer les terres accaparées par des investisseurs capitalistes, des entreprises forestières, des groupes énergétiques et de grands propriétaires terriens. Dans cette lutte tenace pour la libération, les communautés mapuches reconstruisent le monde mapuche en dépit de la répression, de la prison et de la militarisation. Leur cosmovision exprimant le lien profond entre tous les êtres vivants, la Terre animée et l'humain, s'oppose aux forces colonisatrices et prédatrices qui ravagent le monde.
La Coordinadora Arauco-Malleco (CAM), une organisation mapuche autonomiste, révolutionnaire et anticapitaliste agissant dans les territoires sous l'emprise de l'État chilien, a publié cet ouvrage afin de partager leur pensée, ainsi que leurs propositions de lutte fondées sur l'autonomie, l'action directe et la libération nationale :
« En tant qu'organisation – et en tant qu'expression du mouvement autonomiste mapuche –, nous ressentons aujourd'hui le besoin de publier ce recueil de documents internes sur notre projet d'émancipation, de textes analytiques sur les actions du mouvement mapuche et de divers communiqués qui, à nos yeux, contribuent au débat et à la diffusion d'une perspective qui promeut fermement la lutte en cours pour la libération nationale mapuche. Nous avons également inclus des témoignages relatant une série d'actions de résistance menées par nos weychafe, tels que racontées par les participants eux-mêmes. Ces témoignages, jusqu'alors inédits, sont rendus publics afin d'expliquer en quoi les sabotages et l'autodéfense jouent un rôle fondamental dans la mobilisation des forces visant, d'une part, à chasser le pouvoir capitaliste de notre territoire et, d'autre part, à jeter les bases matérielles et spirituelles de notre projet de libération nationale mapuche. »
320 pages // 14 euros
L'intégralité des ventes de ce livre seront reversées au soutien des prisonniers politiques mapuche.
Pour toute commande : tumult_anarchie [a] riseup.net ou via le formulaire sécurisé sur notre site.
***
Sommaire
Une brève histoire de la CAM
Notre rakiduam
Notre pratique politique et les chems (actions)
Les défis pour le mouvement autonomiste mapuche
L'exacerbation coloniale du capitalisme néolibéral
Communiqués de la CAM
Entretiens et lettres
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Préface
Dans le cadre du conflit historique entre le Peuple-Nation mapuche, le capitalisme et un État de type colonial, nous, en tant que weychafe mapuche, guerriers et guerrières mapuches, sommes conscients que des temps difficiles, sombres et confus s'annoncent, comme nos pu machi, guides spirituels et guérisseurs mapuches nous l'ont déjà annoncé. Si le modèle d'accumulation capitaliste dans le Wallmapu reste intact depuis des décennies, la lutte révolutionnaire mapuche est confrontée à un nouveau cycle du pouvoir marqué, cette fois, par une double condition inédite : d'une part, le déploiement massif de l'appareil colonial bourgeois contre les processus de résistance mapuche afin de préserver les intérêts du grand capital et du monde des affaires, dont la principale manifestation est l'état d'exception et la militarisation du territoire qui s'étend depuis plusieurs mois déjà. D'autre part, à contre-courant médiatique de ce qui précède, le début d'un contexte marqué par les prétendues avancées progressistes issues de la révolte populaire de 2019, du moins dans la réalité chilienne.1
Cette première condition s'accompagne d'une longue histoire de spoliation et s'inscrit dans les structures de domination qui ont régné sur le Wallmapu depuis près de 500 ans. Dans l'histoire du Peuple-Nation mapuche, cette constante coloniale connaît un tournant décisif au cours de la seconde moitié du XIXe siècle, avec l'impulsion donnée par l'occupation de l'Araucanie par l'aristocratie créole, les colons et les élites de l'armée chilienne. Ce qui, pendant des milliers d'années, était entre les mains souveraines de notre Peuple-Nation, a été arraché en moins de trois décennies par le sang, les balles et la tromperie. Ce processus a permis de jeter les bases fondamentales du développement d'un capitalisme avide de matières premières qui continue aujourd'hui encore à piller et à dépouiller le territoire ancestral, ainsi que du système de reducciónes qui a placé les mapuches dans une position de subordination et d'oppression, situation qui n'a commencé à s'inverser qu'au cours des trente dernières années. Les héritiers des anciennes classes dominantes persistent encore dans le Wallmapu, et l'état d'exception – avec la présence des militaires – en tant que nouveau mécanisme de contre-insurrection, témoigne de la crainte qu'ils éprouvent en voyant leurs intérêts menacés face à l'avancée substantielle du contrôle territorial et à la lutte révolutionnaire mapuche.
La deuxième condition qui caractérise le paysage actuel reprend et synthétise, quant à elle, la pratique de la gauche néolibérale qui a gouverné le pays pendant trois décennies, mais avec un air pseudo-progressiste qui éblouit et séduit les secteurs indécis, les personnes âgées mélancoliques et les jeunes contestataires « sympas » ; en définitive, il s'agit d'une gauche sans lutte des classes qui ne dérange pas au-delà du discours. Dans l'imaginaire collectif, national et international, le Chili a connu une prétendue ouverture vers la gauche et Gabriel Boric, avec l'Assemblée constituante, serait le phénomène qui cristallise ce tournant. Cependant, Boric et la Constituante ne représentent pas la même chose pour le peuple mapuche en résistance. Ils incarnent plutôt la gestion institutionnelle du mécontentement populaire et communautaire qui a démobilisé la protestation sociale et territoriale, l'enfermant dans les limites de la démocratie bourgeoise et ignorant que l'usurpation de notre territoire ancestral reste la problématique centrale et constitue la lutte du mouvement mapuche autonomiste. En ce sens, les aspirations plurinationales portées par certains secteurs constituants ne sont que de faibles tentatives « venues d'en haut » pour « répondre » aux dimensions institutionnelles des « peuples autochtones du Chili », lesquelles finissent par ignorer les spécificités historiques, coloniales et capitalistes du problème territorial.
Cependant, malgré leurs contradictions apparentes dans les médias, ces deux réalités coexistent et se renforcent mutuellement dans le contexte répressif actuel auquel est confronté le mouvement autonomiste mapuche. La condamnation générale de la violence politique, formulée tant par la droite que par le gouvernement entrant, ainsi que par des membres de l'Assemblée constituante, finit par stigmatiser et criminaliser le peuple mapuche en lutte, en particulier les secteurs qui s'inscrivent dans la tradition du weychan et de la libération nationale. Ainsi, en assimilant la résistance mapuche à des actes criminels ou terroristes, on fournit des arguments aux classes dominantes pour justifier le durcissement de l'appareil contre-insurrectionnel qui opère aujourd'hui dans le Wallmapu, en persécutant, harcelant, emprisonnant et assassinant les mapuches qui se rebellent. L'exécution extrajudiciaire du weychafe de la CAM, Pablo Marchant, par la police militarisée chilienne en est une illustration.
Les formes actuelles – et probablement futures – de la contre-insurrection menée contre le mouvement autonomiste mapuche se caractérisent par un degré de sophistication sans précédent. Au-delà de l'aspect technologique, élément central pour analyser l'évolution contemporaine du conflit, les stratégies politiques mises en œuvre par les grandes entreprises pour conserver leur hégémonie sur le territoire sont frappantes et prennent tout leur sens dans le contexte social décrit précédemment. Les programmes de développement « interculturel » des multinationales, les initiatives de promotion de la production à visage autochtone et les prétendus soutiens aux secteurs mapuches vulnérables ne sont que quelques-uns des exemples par lesquels on cherche à coopter, diviser et démobiliser les mapuches, tout en profitant de l'occasion pour acculer les organisations qui restent fidèles au weychan. Cependant, lorsque cette voie ne fonctionne pas et que le contrôle territorial progresse du côté des lof en résistance, d'autres stratégies contre-insurrectionnelles sont réactivées, telles que le paramilitarisme forestier et latifundiste. De cette manière, l'État s'en lave les mains et externalise le conflit à d'autres acteurs difficiles à identifier clairement.
Compte tenu de ce qui précède, il est plus que jamais nécessaire de porter un regard neuf sur de vieux problèmes, et ainsi de continuer à alimenter le débat et la discussion politique et idéologique indispensables. Cette nouvelle édition de Chem ka rakiduam constitue un exercice répondant à ce besoin. Il est important que le lecteur comprenne bien que les pages suivantes participent d'une réflexion organique du mouvement autonomiste mapuche, qui a mûri et s'est développée dans le feu de la lutte révolutionnaire que la Coordinadora Arauco-Malleco mène depuis plus de 24 ans. C'est la pensée et l'action de la CAM, écrites depuis le territoire et par ses véritables weychafe sous le feu, sous la pluie, et dans le combat constant, face à la répression et à la mort. Au milieu de tant de brume, et dans le contexte de la lutte permanente entre kai kai et txen txen… entre le weza et kume newen… c'est la praxis révolutionnaire mapuche mise en mots qui voit aujourd'hui le jour pour susciter la discussion, le débat et l'action sur les territoires, avec pour objectif clair d'attiser la volonté d'émancipation de la Nation mapuche et de tous les peuples opprimés du monde.
Amulepe taiñ weychan.
TERRITOIRE ET AUTONOMIE
POUR LE PEUPLE-NATION MAPUCHE
NOUS AVANÇONS VERS
L'ÉMANCIPATION NATIONALE
WEUWAIN – MARRICHIWEU
Coordinadora Arauco-Malleco
2023
Plus d'infos sur http://wallmapulibre.noblogs.org
Notes
(1) Trois ans après parution de ce livre, le candidat d'extrême droite Kast sort vainqueur des élections présidentielles. Il prend ses fonctions en mars 2026. Nous avons rajouté plusieurs documents et entretiens récents de la CAM sur ce nouveau gouvernement, et la continuité de colonialisme, spoliation et répression qu'elle représente pour le peuple mapuche (Note de l'éditeur).
Rendez-vous le samedi 5 septembre à partir de 16h jusqu'à la fermeture au Chair de Poule (141 rue Saint-Maur, Paris 11e) pour une journée et une soirée de soutien pour la famille d'El Hacen Diarra, tué par la police en janvier dernier.
El Hacen Diarra est un travailleur immigré mauritanien de 35 ans habitant au foyer des Mûriers, du 20e arrondissement de Paris. Il meurt en garde à vue durant la nuit du 14 au 15 janvier 2026 après une interpellation violente filmée par un voisin. Les circonstances de sa mort, l'absence de vidéos des caméras piétons des policiers, le délais de cinq jours avant le lancement d'une enquête de l'IGPN et le maintien en poste des fonctionnaires de police impliqués provoquent une série d'hommages et un questionnement sur d'éventuelles violences policières.
Samedi 5 septembre, Journée et soirée de soutien pour la famille d'El Hacen Diarra
Au programme : concerts, dj sets, stands et tombola solidaire avec plus de 250 lots à gagner !
Concerts de Trotski Nautique - L'imperfectible orchestre du Chair de Poule - Fanta Sylla
Cette tombola a été rendue possible grâce à une incroyable mobilisation de nombreux artistes, maisons d'édition, labels, médias indépendants et commerces engagés. Chaque ticket participe au financement des frais de justice, des actions du Comité et de l'accompagnement de la famille d'El Hacen Diarra, tué le 14 janvier 2026 par la police dans le 20e arrondissement de Paris.
2 euros le ticket - 20 euros le carnet de 10 tickets - Vous pouvez acheter ces tickets au Chair De Poule mais aussi à la Coop de Ménil - Bar Italia records - Hazy paris - Violette & co - Le Scenobar - le Monte en l'air - Potemkine films - Demain c'est loin
Pour les éléments voir :
https://fr.wikipedia.org/wiki/Mort_de_El_Hacen_Diarra
Rendez-vous dimanche 18 janvier à 14h devant le foyer des Mûriers (16 rue Fernand Léger, Paris 20e) en hommage à El Hacen Diara, tué par la police du 20e dans la nuit de mercredi à jeudi.
« L'été n'est pas fini et pourtant on sent poindre le retour à la normale inhérent à la rentrée du métro boulot dodo. Plutôt que d'oublier cette rage qui nous a saisie, pour combattre la canicule des années à venir, nous proposons de nous retrouver le 21 septembre à 18h30, Aux Buttes-Chaumont, sur la pelouse proche de l'entrée face à la mairie du 19e. »
Nous avons suffoqué tout l'été et nous savons que ça va recommencer. Pour celleux qui auraient estivé dans les catacombes ou fait l'autruche la tête dans le sable, faisons le décompte : 4 vagues de chaleur, 5 canicules, 10 % de la forêt de Fontainebleau qui flambe et en tout 119 000 ha de forêt partis en fumée en France depuis le début de l'année.
Et puis les records absolus qui tombent : juillet 2026 deuxième mois le plus chaud jamais enregistré à l'échelle mondiale, le Rhin et le Danube à leur niveau le plus bas jamais mesuré, 43% des petits cours d'eau français en rupture d'écoulement voire d'assecs (du jamais vu également).
Au-delà de ces tristes records, il y a aussi celleux qui ont perdu leurs maisons au Porge lorsque les pompiers protégeaient celles des millionnaires sur la presqu'île du cap Ferret, celleux qui ont perdu la vie dans les canicules extrêmes en Allemagne, en France, en Espagne, en Tunisie, et enfin les milliers d'animaux non-humains morts brûlés dans les énormes incendies en Andalousie, au Canada, en Algérie, dans le Bordelais. On ressent et on parle déjà d'autres types d'impacts. Sur nos facultés mentales, notre paresse, les maladies, pour penser et faire quoi que ce soit. Sur nos moments de sociabilité et de rencontres dans des espaces, extérieurs comme intérieurs, de plus en plus irrespirables. Pour sortir du désespoir et de la peur, alors que la rage bouillonne comme nos corps dans nos passoires thermiques.
L'État et celleux qui le font fonctionner cherchent des coupables. Outre les personnes ayant mis le feu volontairement pour différentes raisons (conflits d'usage, de voisinage, pyromanie), des personnes se sont retrouvées poursuivies pour incendie involontaire. En Île-de-France, la justice met en examen et place sous contrôle judiciaire deux ouvriers à l'origine du départ de feu dans la forêt de Fontainebleau. Leur tort ? S'être fait exploiter sous 40 degrés sur les travaux de l'autoroute A6 et avoir provoqué des étincelles avec une disqueuse pour couper des glissières de sécurité. Cette chasse au responsable tout trouvé a comme un goût de foutage de gueule... Ce qui créé les conditions pour que le feu se propage c'est le système capitaliste dans lequel nous vivons, ses industries polluantes dont nous dépendons et grâce auxquelles des patrons s'enrichissent au détriment des quelques espaces sauvages restants, des animaux, des arbres, de notre santé ; en somme, du vivant et de notre autonomie à tous.tes.
Il est vain d'attendre d'un gouvernement quel qu'il soit de changer radicalement la donne sur le processus en cours, de s'épuiser à lui exercer une pression ou de s'engager soi-même en espérant changer la politique de l'intérieur. D'ailleurs, ces vagues ont touché tellement de gens que des questions urgentes apparaissent encore plus clairement : Quels coups peut-on porter à ce désastre qu'ils appellent « progrès » ? Comment mettre la machine hors d'usage et vivre sans elle ? Certain.es n'ont pas attendu l'intervention de l'État pour agir en solidarité avec celleux touché.es par les dernières « catastrophes ». À ce titre, on peut s'inspirer notamment des actions des habitant.es de Valence et alentours lors des inondations en 2024, des compagnon.nes grec.ques qui s'organisent de manière autonome depuis des années pour lutter contre les incendies, des personnes qui se sont bougées cet été pour aller porter leur aide aux animaux des forêts en flammes.
L'été n'est pas fini et pourtant on sent poindre le retour à la normale inhérent à la rentrée du métro boulot dodo. Plutôt que d'oublier cette rage qui nous a saisie, pour combattre la canicule des années à venir, nous proposons de nous retrouver le 21 septembre à 18h30, Aux Buttes-Chaumont, sur la pelouse proche de l'entrée face à la mairie du 19e. On pourra discuter de nos envies d'actions pour lutter contre les responsables du ravage de la planète et les profiteurs de canicules, se partager des expériences d'auto-organisation et de solidarité face aux désastres climatiques, se demander comment se décaler de notre propre anthropocentrisme, pour mieux prendre en compte les autres êtres vivants et enfin comment rester offensif en ville dans un contexte de canicule où on cuit.
Lectures estivales « On a lu on a aimé » :
La ramasse aura lieu à partir de 9h30, mais c'est possible d'arriver tout au long de la journée. On ramassera des granny et des galas pour des jus de soutien aux luttes paysannes et aux personnes en exil. On a besoin d'être en nombre pour faire de cette récolte un moment réussi de rencontre, avec activité jonglage, estimation de poids, compote.
Repas partagé, apporte ta meilleure tarte ou recette maison.
Les Vergers du Turfu sont des vergers occupés depuis décembre 2022. Ils étaient destinés à devenir des terres compensatoires dans un projet d'extension d'une zone industrielle pétrochimique. Ils sont désormais des espaces de rencontres entre différentes luttes dans la Vallée du Rhône, de transmission de savoirs paysans, arboricoles et naturalistes et de production de jus de pomme !
Si besoin d'infos complémentaires ou de venir te/vous chercher à la gare, écrire à
lesvergersduturfu at riseup.net
À très vite !!
Ce qui suit est une compilation de 3 textes courts envoyés par Palang Hitam / la Croix noire anarchiste d'Indonésie à l'Assemblée anti-carcérale de Paris & environs, appelant à la solidarité avec plus de 320 compagnon-ne-s détenu-e-s à Jakarta depuis plusieurs jours.
Ce qui suit est une compilation de 3 textes courts envoyés par Palang Hitam / la Croix noire anarchiste d'Indonésie à l'Assemblée anti-carcérale de Paris & environs, appelant à la solidarité avec plus de 320 compagnon-ne-s détenu-e-s à Jakarta depuis plusieurs jours.
Elle commence par un appel à la solidarité, suivi d'éléments de contexte concernant ce récent soulèvement, et se termine par une demande de faire pression sur des organisations d'aide juridique refusant d'assister les détenu-e-s.
Au vu de la fermeture partielle du nom de domaine noblogs.org, dont tellement de nos compagnon-ne-s dépendent pour relayer ce genre d'appels, nous vous demandons de diffuser cette texte en main propre, par exemple lors de rassemblements anarchistes, par mail ou encore sur des sites qui ne s'appuient pas sur le nom de domaine noblogs.
Les commentaires entre [crochets] viennent de nous.
— Des participant-e-s à l'assemblée anti-carcérale de Paris & environsPalang Hitam peut être contacté directement par mail : palanghitam [@] riseup.net. Il est aussi possible d'écrire à l'Assemblée anti-carcérale de Paris & environs pour coordonner des actions et événements solidaires, depuis la France, avec les compagnon-ne-s indonésien-ne-s : paname-anticarcerale [@] riseup.netSuivant les désordres de cette semaine [qui ont commencé le 27 août], environ 320 compagnon-ne-s sont actuellement détenu-e-s à Porto Metro Jaya [la police régionale responsable de la métropole de la Grande Jakarta]. Pour le moment, seulement un-e avocat-e est de garde.
Nous sommes en train de récolter des fonds de toute urgence et de chercher des avocat-e-s supplémentaires pour fournir l'aide juridique et accompagner les détenu-e-s.
Si vous pouvez fournir un soutien juridique, aider à financer les avocat-e-s ou bien nous mettre en lien avec celleux qui peuvent le faire, contactez-nous.
Pas de discours. Pas de slogans. Faites juste en sorte que les détenu-e-s ne traversent pas cette épreuve seul-e-s.
Pour l'Anarchie.
[Le 27 août, une importante manifestation nationale se tenait devant le parlement à Jakarta, appelée par plusieurs organisations de la société civile un an après, quasiment jour pour jour, le début du soulèvement de 2025. Pour rappel, en août 2025, ce qui a aussi commencé comme une manifestation devant le parlement est devenu une insurrection dans tout le pays après qu'un véhicule blindé des flics renverse un conducteur de moto-taxi. Ce à quoi les manifestant-e-s ont riposté en s'en prenant aux flics, aux résidences des députés et d'autres bâtiments de l'État. La police a arrêté plus de 3,000 personnes dans les mois suivants.]
Le 26 août 2026, plusieurs personnes sont arrêté-e-s lors d'une tentative d'atténuation de la révolte la veille de la manifestation. Leurs domiciles sont perquisitionnés. Parmi elleux, une personne est interrogée à domicile, pendant que deux autres sont amené-e-s à la Polda pour l'interrogatoire, puis relâché-e-s le soir du 27 août 2026.
D'autres mesures préventives ont aussi été prises de façon arbitraire et indiscriminée lors d'une soirée caritative pour récolter de l'aide humanitaire destinée aux victimes du tremblement de terre dans la province de Nusa Tengarra Est [le 15 août, qui a coûté la vie à plus de 100 personnes] à Kalimalang, Bekasi la nuit du 26 août. 65 personnes sont alors amenées à Polda.
Selon les récits de plusieurs personnes, certain-e-s ont subi des tentatives de hacker leurs boîtes mail vérifiées et leurs comptes WhatsApp, apparemment par l'unité cybercriminelle de la police.
Du matin à l'après-midi, la manifestation aux portes de DPR [Dewan Perwakilan Rakyat, ou littéralement le « Conseil représentatif du peuple », qui est l'une des deux chambres qui constituent le parlement en Indonésie] est restée pacifique. Après la dispersion de la manifestation, dans l'après-midi, une grande marche d'étudiant-e-s en direction de DPR a été stoppée par un un barrage de police.
De la fin d'après-midi à la soirée, beaucoup de manifestant-e-s encore présent-e-s sur le parcours ont subi la répression de la police. Plus tard dans la nuit, le gouvernement a déployé des organisations de masse et des voyous à leur solde, qui font partie d'un groupe formé par l'État appelé Pam Swakarsa (un groupe paramilitaire formé en 1998 par l'armée indonésienne pour réprimer les actions et manifestations étudiantes). Au moins sept camions transportant ces groupes ont été déployés sous escorte policière.
La situation est devenue tendue quand le groupe Pam Swakarsa a mené une attaque armée contre des manifestant-e-s. Iels se sont défendu-e-s et des affrontements ont eu lieu, accompagnés d'incendies à divers endroits de la rue, de dégâts faits à des bâtiments publiques dont des postes de police et des bâtiments du gouvernement autour des zones de confrontation, et des dégâts contre les camions qui transportaient les groupes de Pam Swakarsa.
Les émeutes et affrontements ne pouvaient pas être évités, et ont fait des victimes. Un civil a été tué après avoir été tabassé par des membres des organisations de masse et des voyous payés, tandis que plusieurs autres ont été blessé-e-s, certain-e-s gravement.
La résistance des manifestant-e-s, qui, aux côtés des chauffeur-euses de moto-taxi par application, ont poursuivi des membres des organisations de masse jusqu'à l'après-midi du 28 août 2026.
Les affrontements à Pejompongan (un quartier résidentiel de Jakarta) ont commencé à diminuer et la situation est devenue plus stable aux alentours de l'après-midi. Cependant, d'après des informations que nous avons reçues, des réseaux à la base ont organisé, comme mesure préventive, des patrouilles de sécurité indépendantes et bénévoles dans les coins de Pejompongan où les affrontements ont eu lieu. C'est aussi dans ce quartier que la personne décédée vivait. Les rondes ont été menées en anticipation de possibles attaques par le groupe Pam Swakarsa.
La solidarité à la base a continué à croître, impliquant différents partis de la société, comme par exemple des groupes de supporters de football. Des manifestant-e-s ont appelé à riposter contre les locaux d'une des organisations de masse qui fait partie du groupe (civil paramilitaire) Pam Swakarsa.
Cependant, la tentative a échoué à cause de limites au sein des manifestant-e-s, et l'absence de repérage et de plans stratégiques par celles et ceux qui comptaient envahir les locaux de l'organisation.
L'organisation a ensuite commencé à mener des campagnes de terreur et d'intimidation contre un-e individu-e, associé-e au compte d'un mouvement populaire de base qui avait appelé à résister et à envahir les locaux de l'organisation.
En plus des arrestations de la nuit du 26 août, dont certaines personnes ont depuis été libérées et d'autres restent détenues à Polda Metro Jaya, il y a eu des arrestations lors de la manifestation du 27 août.
D'après les informations que nous avons reçues, plus de 300 personnes ont été arrêtées en lien avec la manifestation du 27 août.
Nos compagnon-ne-s sur le terrain témoignent que les organismes d'aide juridique – dont LBH [l'institut d'aide juridique de Jakarta, une ONG qui fournit de l'aide juridique aux personnes pauvres, illettrées et/ou appartenant à des minorités opprimées depuis 1969, qui est aussi impliquée dans le fait de mener des actions juridiques « pour la justice sociale » et « politiquement controversées/chargées » dans l'optique de changer des lois et régulations] et YLBHI [la fondation indonésienne d'aide juridique, qui gère différentes branches de LBH à travers le pays et est engagé pour les droits humains] – se montrent réticentes à activement représenter les personnes arrêtées lors des manifestations qui sont étiquetées comme « anarchistes », sauf si celles-ci sont déjà des militant-e-s connu-e-s ou populaires sur les réseaux sociaux.
C'est particulièrement préoccupant compte-tenu du fait que ces organismes sont financés par des ressources publiques et, dans certains cas, des donateur-ices internationaux-les. Si on leur confie des ressources pour défendre l'accès à la justice et aux droits humains, cette responsabilité ne devrait pas disparaître quand les détenu-e-s sont impopulaires, politiquement gênant-e-s, ou ne disposent pas de visibilité publique.
Nous demandons à nos ami-e-s et compagnon-ne-s hors de l'Indonésie de contacter LBH et YLBHI pour leur mettre la pression afin qu'ils fournissent une aide juridique immédiate aux 300+ personnes actuellement détenues à Polda Metro Jaya.
La situation est urgente : d'après les informations sur place, un seul avocat est actuellement présent pour défendre et accompagner des centaines de détenu-e-s.
La justice ne doit pas dépendre de qui buzze sur les réseaux sociaux. Ils devraient agir maintenant – et non pas seulement après que les détenu-e-s fassent les grands titres.
LBH. Jakarta :
keluhsaran@bantuanhukum.or.id
Legal Aid Institute (LBH) Jakarta
Jl. Pangeran Diponegoro No.74, RT.9/RW.2, Pegangsaan, Kec. Menteng, Kota
Jakarta Pusat, Daerah Khusus Ibukota Jakarta 1032
Numéro de téléphone : (021) 3145518
YLBHI :
Jl. Pangeran Diponegoro No.74, RT.2/RW.6, Kenari, Kec. Menteng, Kota
Jakarta Pusat
Numéro de téléphone : (021) 3929840
Réclamons la séparation du MEDEF et de l’État, et une convocation des candidats devant les syndicats ouvriers
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This series addresses the high crimes and misdemeanors committed by the Roberts Majority of SCOTUS. Reforming the Court must begin with impeachment of these six. This should be a campaign issue for every Democrat.
John Roberts’ opinion in Trump v. US seals the Roberts Court as the worst in history, even worse than the Taney Court that led to the Civil War. Roberts and the five Republican members of the Court said that the president cannot be held accountable for crimes except in the most unlikely circumstances, and then only with the consent of a majority of SCOTUS. The decision is based on the Constitution and cannot be undone by Congress.
But that wasn’t enough for the Roberts Majority. It held that the president is in charge of all actions of the Department of Justice, and by extension, of all agencies and departments of the government. The Roberts Majority handed to Trump the power to use government to punish his perceived enemies, get revenge for whatever slights he feels, and to frighten the people who live here, citizen and non-citizen alike. Roberts knew exactly what he was authorizing:
The indictment’s allegations that the requested investigations were “sham[s]” or proposed for an improper purpose do not divest the President of exclusive authority over the investigative and prosecutorial functions of the Justice Department and its officials. And the President cannot be prosecuted for conduct within his exclusive constitutional authority. Trump is therefore absolutely immune from prosecution for the alleged conduct involving his discussions with Justice Department officials. Citation omitted. [source]
The unitary executive theory in context
This preposterous holding is grounded in the unitary executive theory. Roberts, of course, doesn’t acknowledge the theory. It hinges on the first sentence of Art II §1 of the Constitution: “The executive power shall be vested in a President of the United States of America.”
That provision parallels the first sentence of Art. III § 1: “The judicial power of the United States, shall be vested in one Supreme Court, and in such inferior courts as the Congress may from time to time ordain and establish.”
Contrast those provisions with the first clause of Art. I, § 1: “All legislative powers herein granted shall be vested in a Congress of the United States.…” All of the legislative powers of Congress are prescribed in the Constitution, in Art 1. § 8, and the Amendments. There are also express limitations on the legislative power.
The Judicial Power is described in Art. II, § 2. It extends to “all cases in law and equity” involving specified matters. For example, it covers suits between citizens of different states, and cases arising under the laws of the United States.
The Executive Power is treated differently. There is a list of specific powers of the president in Art. ii § 2. Then in § 3 there is a list of specific duties of the President, including the duty to make an annual report to Congress, and the mandate, “he shall take care that the laws be faithfully executed”. Neither the judiciary nor the legislature are given specific duties.
Trump, of course, does not take care that the laws are faithfully enforced. The Roberts Majority doesn’t require faithful execution of laws and exempts Trump from personal accountability for non-compliance.
Congress controls the Judicial Power
Congress has passed a number of laws limiting the jurisdiction of the judiciary. For example, it requires a minimum amount in controversy of $75,000 in cases between citizens of different states. 28 U.S. Code § 1332. It has stripped the jurisdiction of the judiciary.
Congress has other ways to control the judiciary. Steve Vladeck lists several here. Even the bizarre Roberts Majority won’t question the controls Congress can impose on the judiciary — most likely.
Congress controls the Executive Power
The President has several express powers under the Constitution, including, for example, the role of Commander-In-Chief of the Army and Navy. Congress can’t undo that.
But, suppose Congress never authorized the creation of an army or a navy. Presidents can’t raise an army without Congress because Congress has to appropriate funds to pay the soldiers and buy the weapons. There would be no executive power in that case.
In the same way, a president can appoint heads of departments with the advice and consent of the Senate. But if Congress doesn’t create departments, that’s an empty power. If Congress doesn’t authorize compensation and expenses, the power to appoint ambassadors and other ministers is empty. If Congress doesn’t pass laws criminalizing conduct, the power to pardon is empty. In fact, none of the constitutional powers of the executive branch has any meaning without Congressional action.
Suppose Congress sets us a Congressional Tariff Group under the Congressional Research Service, a branch of the Library of Congress. The Group is tasked to draft standards for fair trade for Congressional approval, to collect international trade statistics with respect to a specified set of goods, and to report to the President and the Congress every month. If a country does not meet the standards the president is authorized to propose imposing tariffs. To do so the president must notify Congress in writing of their intention to do so and the likely effects of such imposition on international relations, revenues, and US consumers and workers. If within 30 days Congress doesn’t act, the tariffs go into effect.
In this setting, who is exercising executive power? I’d say this is how executive power really works. Congress passes laws that may require or permit the President to do stuff. Congress can set the conditions for any action it authorizes. The more precise the instructions and the greater the degree of control, the more it looks like Congress is exercising executive power.
Consider this hypothetical: Congress doesn’t like the holding of Trump v. US on the issue of prosecutorial power. So, it cuts the DOJ budget to $5 million, allows the hiring of 10 lawyers and staff, and moves them to Salt Lake City.
Then Congress fires all the US Attorneys and requires District Court Judges to appoint prosecutors who will serve for 5 years or until dismissed. The votes in both cases would be by majority of the district judges in the entire state. They would have both civil and criminal jurisdiction in their areas. They would then select a national Lead Attorney from their number who would serve a separate term of 6 years, and would set policy for the group, subject to review by Congress. In other words, a group controlled by Congress would replace the Department of Justice.
What is the executive power in this case? Precisely whatever the President can get the 10 lawyers and staff in Salt Lake City to do. This, I think, demonstrates that Congress has to power to decide the extent of the executive power. Not SCOTUS, and certainly not the president. It demonstrates that Trump v. US is a power grab by the Roberts Majority, and an attack on the Constitution. It shows that the Roberts Majority refuses to recognize that the only power of the President is to carry out the instructions of Congress. Trump v. US is in its effect a high crime.
Impeach Roberts, Thomas, Alito, Gorsuch, Kavanaugh, and Barrett.
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President’s order strips nearly 3m acres of Bears Ears and Grand Staircase-Escalante, sacred tribal sites, of safeguards
Patagonia, the outdoor clothing and gear company, has joined a lawsuit challenging Donald Trump’s decision to significantly reduce the Bears Ears and Grand Staircase-Escalante national monuments in Utah, removing protections from nearly 3m acres.
In July, the president approved the reduction of the sites by 90%, clearing the way to open the land to oil and gas companies. He argued in his proclamations that doing so would allow lands to be “put to a higher-priority use” and that they contained critical minerals important to “resource independence …[and] national security”.
Continue reading...President praises late queen and King Charles but says duke and duchess treated royal family ‘with great disrespect’
Donald Trump has weighed in on the Duke and Duchess of Sussex’s move back to Britain, declaring: “I’m happy about it.”
“I was not a fan,” the US president told reporters during a question-and-answer session after a press conference with travel executives on Wednesday. “I had a very good relationship with the queen, really good. I got to know her very well. A really good relationship with King Charles – I knew him as Prince Charles and King Charles. I’ve known him for a long time.”
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Quoi ? Action symbolique (die-in) et courtes prises de parole
Quand ? Le samedi 26 septembre, entre 11 et 12h
Où ? En face de la gare de Bruxelles-Central (Carrefour de l'Europe)
Comment ? Venez nombreux·ses, avec vos pancartes et banderoles !
Pour une Belgique sans armes nucléaires, dans un monde sans armes nucléaires !
Action organisée par la Coalition belge contre les armes nucléaires (NoNukes.be) Inscriptions pour la journée d'action via le lien en bio (https://forms.gle/cAGnMNjCZhcmS41d6) ou par e-mail à l'adresse bastien@vrede.be L'action sera suivie par une après-midi d'information et de mobilisation (panel d'expert·es, exposition, réception), entre 14 et 18h au Garcia Lorca (Bruxelles). Plus d'informations sur notre site internet nonukes.be