@rick — following

Follow buttons here act as you, not as @rick.

@rick follows

LabelKindStateAction
rss.skyfleet.bluesource
rss.skyfleet.bluesource
rss.skyfleet.bluesource
rss.skyfleet.bluesource

Timeline

  • Des tâches policières sensibles confiées à du personnel civil

    En Belgique, des missions relevant normalement des fonctionnaires de police sont de plus en plus souvent confiées à du personnel civil dans plusieurs zones locales de police. Des tâches sensibles comme la rédaction de procès-verbaux, l'accès aux bases de données policières ou l'utilisation de drones, théoriquement réservées aux agents, sont ainsi réalisées par des collaborateurs administratifs et logistiques. Cette évolution s'explique notamment par le manque d'effectifs, les difficultés de recrutement, la montée en puissance des technologies nécessitant de nouvelles compétences et les coûts plus élevés du personnel policier.
    Reply source
  • Tech : La surveillance biométrique étend ses capacités d'identification des personnes

    Il permettant d'identifier une personne à partir de sa façon de marcher, en complément de la reconnaissance faciale, de la morphologie ou d'autres caractéristiques physiques. Déjà mobilisée dans plusieurs procédures judiciaires, cette technologie permet de retrouver des individus même lorsque leur visage est dissimulé, grâce à l'analyse d'images issues de caméras de vidéosurveillance, de réseaux sociaux ou de diffusions en direct. La multiplication des vidéos publiées en ligne contribue également à enrichir les bases de données utilisées pour entraîner ces systèmes d'identification. Dans ce contexte, filmer ou retransmettre des manifestations peut faciliter le repérage des participants et renforcer les capacités de surveillance des autorités. Le développement de ces technologies souligne l'importance de limiter la diffusion d'images identifiantes et de renforcer les pratiques de protection de l'anonymat lors des mobilisations. A ce sujet, nous t'invitons à prendre connaissance de notre campagne No Photo disponible sur notre site ou sur Instagram.
    Reply source
  • Un manuel pour identifier les infiltrations policières dans les mouvements militants

    Il présente des méthodes pour repérer d'éventuels agents infiltrés, conduire des enquêtes internes et accompagner les groupes concernés, tout en soulignant que l'identification d'un infiltré repose sur un travail d'investigation long et collectif, sans procédure infaillible. Les auteurs défendent le choix de rendre ces informations publiques, estimant que leur diffusion permet aux organisations de mieux détecter des schémas d'infiltration, de limiter les risques liés à la rétention d'informations et de favoriser un apprentissage collectif. S'appuyant notamment sur l'expérience britannique, ils considèrent que la transparence contribue davantage à prévenir de nouvelles infiltrations qu'à compromettre les enquêtes en cours, tout en insistant sur le fait que le contrôle du processus d'enquête doit rester entre les mains du collectif concerné. Lire le manuel. Disponible en PDF en français, espagnol, anglais, allemand, italien, etc. Lien clair. Lien Tor.
    Reply source
  • International : Appel à une Semaine de solidarité avec les prisonnier.es anarchistes

    Dans leur appel, ci-dessous, et ici, les organisateur-ices soulignent que de nombreux prisonnier-es restent incarcéré-es et appellent à renforcer les actions de solidarité face à la montée des mouvements fascistes et à la répression visant anarchistes, antifascistes, personnes queer et militants progressistes. Ils invitent à organiser des campagnes d'écriture, rassemblements, projections, actions symboliques ou initiatives de soutien afin de maintenir les liens avec les détenus et de faire circuler leurs voix au-delà des murs des prisons. APPEL Nous vous appelons à passer à l'action durant la Semaine de solidarité avec les prisonnier-es anarchistes ! Envoyez-nous vos événements et actions à tillallarefree@riseup.net. Appel pour la Semaine International de Solidarité avec les Prisonnier.es anarchistes – Du 23 au 30 août 2026 Marius Mason, un anarchiste antispéciste et écologiste, écrivain, artiste et militant trans était en prison pour la plus longue peine à l'heure actuelle pour des actes de sabotage en défense de l'environnement. Après 17 ans d'enfermement, nous célébrons son transfert suite à sa sortie de prison et son transfert dans une maison de semi-liberté, le 14 mai dernier. À l'intérieur de la prison, il n'a jamais abandonné, mais s'est dressé pour les autres comme pour lui, défendant les droits des prisonnier.es trans et résistant au système carcéral. Toutes ces années, nous avons appelé à lui écrire lors de la semaine internationale de solidarité avec les prisonnier.es anarchistes. Maintenant, nous sommes heureux de le retirer de notre liste et de lutter ensemble depuis l'extérieur. Malgré cela, de nombreux compas restent en prison et sur notre liste d'adresses, de nouvelles personnes sont même ajoutées. La solidarité est nécessaire pour lutter contre ce système répressif. La solidarité peut nous porter à travers les moments les plus sombres – une carte postale ou une lettre, un rassemblement devant une prison, une visite, peuvent signifier énormément et donner des forces. L'histoire d'un.e compa en prison partagée lors d'un événement, se multiplie avec les personnes présentes. C'est notre responsabilité de transmettre leurs idées et avec elles, les personnes elles-mêmes voyagent au-delà des murs des prisons. En n'oubliant pas les enfermé.es, la solidarité peut croître. C'est pour ces raisons que chaque année nous appelons à une semaine de solidarité avec les prisonnier.es anarchistes. Les temps sont de plus en plus durs, le fascisme s'élève, et les États, les fascistes et les conservateurs font de nous les cibles de leur violence – en tant que Queer, Antifas ou anarchistes. Ils essayent de nous écraser comme le montre les condamnations dans l'affaire Prairieland, avec des condamnations allant jusqu'à 100 ans de prison. Ou la tentative de supprimer le mouvement anarchiste en Indonésie où, suite aux affrontements du premier mai, 10 anarchistes sont emprisonnées et risquent de lourdes condamnations. Face à l'adversité, nous devons rester ensemble et agir en solidarité. Renforcer nos communautés et supporter les plus vulnérables. N'oublions pas les enfermé.es et luttons côte à côte. Ce ne sont pas seulement des prisonnier.eres, ce sont nos compas. Marius a montré en long et en large comment nous pouvons faire appel les uns aux autres pour mener un combat commun. Rejoins la semaine internationale de solidarité avec les prisonnier.es anarchistes ! Organise des séances d'écritures de lettres, un événement de solidarité, une projection de film, une action directe, un rassemblement, accroche une banderole ou n'importe quelle autre idée qui te vient et envoie-nous des photos et un court résumé !
    Reply source
  • Jules Vernacular, herbier typographique

    Une invitation à lire et à voir les mots qui nous entourent et un hommage à celleux qui les fabriquent, qu'iels soient professionnel·les de la lettre ou simples lettreur·ices d'un jour. Source: Relevé sur le Net...
    Reply source
  • La sécheresse du Danube assoiffe tout l’est de l’Europe

    Les riverains du plus long fleuve de l’Union européenne sont inquiets: ses eaux atteignent partout des niveaux historiquement bas. Cette catastrophe écologique révèle la fragilité et l’impréparation de l’Europe centrale et des Balkans face au changement climatique.
    Reply source
  • D'indispensables précisions A propos de mon...

    D'indispensables précisions
    A propos de mon article : « A travers l'exemple du musicien chanteur occitan Claude Sicre et des prises de positions de pères fondateurs comme Frédéric Mistral, les côtés troubles de l'idéologie occitane. »

    D'indispensables précisions
    A propos de mon article : « A travers l'exemple du musicien chanteur occitan Claude Sicre et des prises de positions de pères fondateurs comme Frédéric Mistral, les côtés troubles de l'idéologie occitane. »

    Depuis l'affichage sur des sites libertaires de mon article « Fascisme et poésie pure », je reçois des mails qui me demandent des précisions sur les positions de Sicre and C°. Sur des questions qui touchent à la « race » et au « woke », je peux fournir à celles et à ceux que ça intéresse les extraits de la liste de discussion et de diffusion créée autour de la « Linha Imaginot », relatifs à la polémique que j'ai déclenchée. Dans la mesure où Sicre tente de censurer mon article repris par Info Libertaire et propose de rendre publics, pour sa défense, les échanges affichés sur la liste, je pense que ces extraits montrent déjà de quoi il retourne et en quoi mon texte n'est nullement calomniateur. De plus, le modérateur de la liste vient d'afficher les règles à respecter, en particulier « les attaques personnelles, les insultes, le sexisme, le racisme ou toute autre forme de discrimination et de harcèlement ne sont pas tolérés », ainsi que les liens vers « des sites liés à l'extrême droite ou assimilée ». Résumons.

    Première thèse. La polémique ne porte pas seulement sur les sens plutôt récents du terme « race » en occitan, en gascon, etc. Il y a pire. Pour le français qui a commencé à être formaté par les « connétables » de l'État dès le règne des derniers Capets, le terme de « race » fut sanctifié et défini comme synonyme de « lignée franque », comme le rappelle Léon Pokialov dans « Le Mythe aryen ». Voici ce qu'affirme le préambule du XIVe siècle de la Loi salique sur les Francs : « Race illustre, fondée par Dieu lui-même, forte sous les armes, ferme dans ses alliances, profonde dans ses conseils, à la beauté et à la blancheur singulière, au corps noble et sain, audacieuse, rapide, redoutable, convertie à la foi catholique et appelée à dominer les autres races... » Ce que nous nommons, en français moderne, du racisme de type aryen. C'est ce genre de critiques (je ne suis ni le premier, ni le seul, ni le dernier à les faire), rappelées dans ma brochure « Aux origines des doctrines raciales en France » qui a mis Sicre hors de lui : d'où ses dénégations en la matière. Grosso modo, il détache la notion de racisme de celle de race, qui lui est associée, pour la période antérieure à la seconde moitié du XIXe siècle, racisme qu'il date de l'écriture par Gobineau de « L'essai sur l'inégalité des races humaines », époque où le racisme de type scientiste apparaissait à peine, via la phrénologie, car la biologie était dans les langes et la génétique n'existait pas. Pour lui, auparavant, le terme de race « était polysémique », y compris en français. Or, pour « race », les termes de « lignée », de « sang », de « couleur de peau » et, pour finir, celui « d'hérédité », tous liés à des caractéristiques physiques, psychiques, etc., transmissibles étaient monnaie courante depuis belle lurette. Sicre n'a rien inventé. Il ne fait que rabâcher les interprétations, à base d'omissions et de truquages, créées par les doctrinaires du PCF dès les lendemains de la seconde boucherie mondiale. Car ces derniers, pour nier le caractère raciste de la grande majorité des idéologues des Lumières et de leurs héritiers, eux compris, effectuèrent la réécriture intéressée de l'histoire des « races » en France : ils attribuèrent l'apparition du racisme à des monarchistes, façon Gobineau, à des fascistes et, bien entendu, à des nazis afin de blanchir les républicains. Sicre ne fait même pas allusion au « Code noir » de 1710, titre du recueil d'ordonnances royales (la première est celle de Colbert en 1682) destiné à fixer les règles de l'esclavagisme aux colonies : « Les nègres, peuple destiné à l'esclavage » comme l'affirmait le préambule. Code noir qui vient juste d'être officiellement aboli en mai 2026 ! Les descendants actuels des esclaves, qui hurlent contre le caractère limité de la décision de l'Assemblée nationale (elle ne fait même pas allusion au racisme du Code et exclut le moindre dédommagement), apprécieront les omissions du « Trobador ».

    Deuxième thèse. Sicre est l'émule de Felix Castan, le promoteur de la notion restrictive de « décentralisation culturelle » dont les « positions communistes » sont rappelées dans « L'Humanité ». Car Castan, entré au PCF en 1944, ne l'a jamais quitté ni même critiqué pour l'essentiel, à ma connaissance, en particulier pour ses positions contre-révolutionnaires lors des infamies coloniales commises par l'État, parfois avec sa collaboration active : par exemple, lors du vote par les députés du PCF au parlement, en 1956, des « pouvoirs spéciaux » à l'armée en Algérie. Castan resta d'ailleurs muet sur les poussées subversives qui, dès la fin des années 1960, rejetaient le Parti et ses organisations satellites, à commencer par la CGT, y compris dans les usines. Sicre, lui, à la façon des idéologues du Parti des années 1980 et de ses compagnons de route comme Clouscard (qu'il a bien connu), inventeur du prétendu « libéralisme libertaire », a pondu en 2018 le long article « Mai 68 ou le triomphe du manque d'imagination et de diverses provincialisations », réédité par la « Linha Imaginot ». La trame est celle des élucubrations conservatrices et moralisatrices sous pavillon « communiste » à la Clouscard, très bien démontées par la brochure, éditée en ligne en 2019, par Les Meutes Éditions : « Notes sur le capitalisme de la séduction de Michel Clouscard », que j'ai fournie à la liste de diffusion, sans obtenir la moindre réponse. Bref, la « décentralisation culturelle » ne remet pas en cause la nature de l'État mais ne conteste que l'hypercentralisme de l'État hexagonal dans le domaine des langues et des cultures. Hypercentralisme défendu longtemps par le PCF, grosso modo jusqu'aux années 1990, qui marquèrent son recul, puis sa déconfiture. Depuis, il accepte quelque peu la « décentralisation culturelle » pour tenter de racoler des forces électorales additionnelles. Ni plus, ni moins.

    Troisième thèse. Mais au sein des adeptes de la « décentralisation culturelle », il existe d'autres tendances, pas plus ragoûtantes que celle de Sicre. Ainsi, pour défendre avec acharnement son idéologie identitaire gasconne raciale, y compris contre les occitanistes, la chanteuse Orionaa donne, comme Sicre, des définitions officielles de dictionnaires (« Les mots captifs », disait André Breton) à titre d'arguments d'autorité. Ici, celle de la « race » quasi mystique et identitaire du dictionnaire de Simi Patay, créateur de l'Escola Gaston Febus, dans la lettre qu'elle m'envoie sur la liste, entre deux jets d'insultes, en soulignant que Patay n'était « pas très politiquement correct » ! Belle litote ! Il était catholique conservateur, défenseur en bloc des traditions, même les plus patriarcales, faisait la promotion de l'encyclique de Léon XIII sur « le christianisme social » par hostilité au « Midi rouge », puis il devint pétainiste lors de la seconde boucherie mondiale, puisque le Maréchal favorisait les langues « provinciales » contre « l'imposition exclusive de la langue républicaine ». Voir la circulaire de l'un de ses secrétaires d'État, Carcopino, datée de 1941, sur l'éducation. Le journal auquel participait Patay, « Le Patriote des Pyrénées », créé par des curés adeptes de Léon XIII, disparut mi-1944, avant que les maquis du coin, qui comprenaient des Espagnols rescapés de la révolution ibérique, ne détruisent ses locaux. Car le quotidien était collaborationniste sans complexe ni réserve.

    Quatrième thèse. Mais avec Orionaa, la coupe d'immondices n'était pas encore pleine. Elle s'en prend à Joan-Carles Codèrc, l'éditorialiste du dernier numéro de la « Linha », qualifié « d'artiste wokòc » qui serait mon « émule » (c'est la première fois que j'entends son nom). Position qu'elle a développée, non pas de façon critique par rapport à telles ou telles thèses « woke », réelles ou supposées, qui ne lui conviennent pas, mais de manière haineuse : « De mon point de vue très béarnais, les occitanistes sont pénibles (pas tous), les woke sont pénibles (tous), les occitanistes woke sont insupportables, les artistes occitanistes woke sont consternants. » Pour finir elle conseille d'écouter le « génial » Pierre Jourde : « Les valeurs wokistes défendues par la gauche sont des valeurs fascistes ! » https://www.youtube.com/watch?v=juOsk9BXccM Or, Jourde est l'un de ces philosophes sociologues qui, comme Michéa précédemment, est passé du lénino-stalinisme au conservatisme le plus crade, fournissant du grain à moudre à la fosse à purin idéologique des fascistes relookés « purs » républicains en guerre contre le « wokisme », en particulier dans les universités. L'interview du « génial » idéologue réactionnaire est effectuée par « Radio Courtoisie », radio fasciste connue depuis des dizaines d'années, lors de la matinale « Ligne droite » !
    **********
    Voilà. Je n'affirme pas que la totalité des participant(e)s à la liste de diffusion sont des fascistes en puissance. La tendance dominante est plutôt favorable à l'étatisme, façon LFI, voire PCF. avec la demande de création de niches culturelles. Parfois, l'un(e) des intervenant(e)s sur le blog sent passer plus ou moins le vent du boulet réactionnaire à la Orionaa, mais sans en tirer la conclusion nécessaire : au minimum la rupture avec de tel(le)s xénophobes. Voilà ce qui arrive lorsque des individu(e)s placent la séparation culturelle au-dessus de toutes les autres séparations propres au monde de la domination, comme signalé dans mon article « Fascisme et poésie pure ».
    André Dréan
    Fin juillet 2026

    Pour correspondre : nuee93 chez orange.fr

    Reply source
  • JUILLET 2026 A CALAIS

    AU MOINS SEPT PERSONNES MORTES EN JUIN Le 10/07/26, un homme soudanais a été retrouvé mort sur la plage du Touquet. Il tentait la traversée avec sa femme et ses enfants qui ignorant qi'il n'était pas à bord se retrouvent seul.es en UK. Impossible pour elleux de voir le corps et d'assister aux funérailles. Le 23/07/26, le corps d'un homme a été découvert sur la plage de Berck-sur-mer. Le 27/07/26, le corps d'un homme a été trouvé au Cran aux Oeufs à Audinghen. Le 30/07/26, un homme qui tentait de rejoindre le royaume-uni à bord d'un taxi-boat est décédé entre Hardelot et Dannes. Le 30/07/26, trois femmes ont été retrouvées mortes sur la digue du Braek à Dunkerque. Elles auraient été piétinées et asphyxiées lors de la panique du départ. https://passeursdhospitalites.wordpress.com/wp-content/uploads/2026/07/la-frontiere-tue.jpg https://passeursdhospitalites.wordpress.com/wp-content/uploads/2026/07/la-frontiere-tue.jpg?w=251 https://passeursdhospitalites.wordpress.com/wp-content/uploads/2026/07/la-frontiere-tue.jpg?w=251 INVISIBILISER LES DECES La disparition de la stèle commémorative restée 4 mois au cap Blanc-nez a suscité la curiosité de soutiens et de journalistes. Que ce soient les communes autour du site protégé, le conservatoire du littoral ou Eden62, personne n'a entendu quoi que ce soit ! D'après eux ils ignoraient même l'existence et la présence de cette stèle. Une chose est certaine, des moyens institutionnels ont été nécessaires pour retirer cette lourde pierre gravée et visiblement scellée dans le sol. Personne ne sait ce qu'est devenue cette stèle mais elle reste gravée dans la mémoire collective. https://www.revolutionpermanente.fr/Calais-les-autorites-effacent-la-memoire-des-exiles-morts-a-la-frontiere CHAOS SUR LES PLAGES Les fenêtres météo sont nombreuses en été et amènent leur lot de scènes surréalistes et chaotiques. Le 21/07 à Hardelot, un grand groupe dont des familles courent vers la mer. Les moyens mis en oeuvre pour les empêcher de rejoindre le small boat sont fous… un hélicoptère rasant , des buggys avec une conduite dangereuse, de la bombe poivre et des courses poursuites à pied. Tout ça à quelques dizaines de mètres d'un cours de voile. D'après des témoignages, les conditions de départ sont de plus en plus difficiles. La police suit les groupes en les repérant grâce aux drones et aux hélicoptères et les entravent par tous les moyens, ce qui n'empêche pas les départs mais rend les embarquements plus dangereux. https://www.instagram.com/p/DbGdLgYsO1b/ Les candidat.es au passage sont prêt.es à partir de plus en plus loin pour éviter la police : Un bateau pneumatique de 13 mètres a emmené 165 personnes en UK en partant des environs d'Yport et en longeant la côte pour récupérer des passagers. L'embarcation est partie mercredi 22 au matin pour arriver jeudi après midi ! La taille des bateaux augmente considérablement et avec elle les risques. Le 24/07, la SNSM a porté secours à 90 personnes au large de Dieppe. En juillet, au moins 2316 personnes exilées sont arrivées en UK en bateau pneumatique. HARCELEMENT PARTOUT ET TOUT LE TEMPS La présence policière est étouffante, surtout aux gares de Calais. Le harcèlement est littéralement quotidien dans les bus et dans les trains : les voyageur.euses sont aléatoirement empêchées de monter ou de rester dans les trains et bus, sont obligées d'en descendre, se font parfois arrêtées et emmenées à la PAF pour se voir délivrer une OQTF. Deux agents de Frontex sont de la partie en plus de la PAF, des CRS, de la nationale, de la municipale et de la sécurité ferrovière. Le 22/07 en soirée, la SNCF a carrément fermé ses guichets pour ne pas vendre de tickets aux personnes qui voulaient rejoindre Boulogne ou Dunkerque en payant leur billet en liquide. Le 25/07, un train est resté à l'arrêt plus de 3 heures à la gare de Neufchâtel-Hardelot car le conducteur a refusé de repartir. La raison : trop de migrant.es sur le quai ! La garde Terres et Mers, une brigade équestre coopérant avec la police, passe deux fois par jour dans quelques lieux qui ont pu ou pourraient acueillir un petit camp. Le Fort Nieulay est particulièrement surveillé. MOBILISATIONS A HOSPITAL La mobilisation continue à Hospital à Calais et un nouveau projet a vu le jour à l'initiative de personnes migrantes et solidaires : la construction d'un lieu d'organisation collective. Une semaine et beaucoup d'énergie ont suffi pour construire un lieu accueillant nommé le Markaz Alshebaab (le centre des jeunes). https://passeursdhospitalites.wordpress.com/wp-content/uploads/2026/07/youth-center.jpg https://passeursdhospitalites.wordpress.com/wp-content/uploads/2026/07/youth-center.jpg https://passeursdhospitalites.wordpress.com/wp-content/uploads/2026/07/youth-center.jpg https://passeursdhospitalites.wordpress.com/wp-content/uploads/2026/07/markaz-2.jpg https://passeursdhospitalites.wordpress.com/wp-content/uploads/2026/07/markaz-2.jpg?w=1440 https://passeursdhospitalites.wordpress.com/wp-content/uploads/2026/07/markaz-2.jpg?w=1440 https://passeursdhospitalites.wordpress.com/wp-content/uploads/2026/07/markaz-1-2.jpg https://passeursdhospitalites.wordpress.com/wp-content/uploads/2026/07/markaz-1-2.jpg?w=1440 https://passeursdhospitalites.wordpress.com/wp-content/uploads/2026/07/markaz-1-2.jpg?w=1440 Un matin, deux BACeux se présentant comme de la « division des forêts » puis deux autres soit disant de l'ONF sont venus repérer et prendre des photos du lieu. Deux jours et quelques repérages par drone après, le 08/07, 11 fourgons de CRS, une pelleteuse et une benne sont venus effacer toute trace du Markaz Alshebaab. Il ne reste rien … Le Markaz a été la seule zone expulsée du camp ce jour là. Markaz Alshebaab : Expulsion et suites – Eviction and consequences – Calais Migrant Solidarity Une personne sur place a été embarquée et est ressortie avec une OQTF. https://passeursdhospitalites.wordpress.com/wp-content/uploads/2026/07/markaz-fin.jpg https://passeursdhospitalites.wordpress.com/wp-content/uploads/2026/07/markaz-fin.jpg?w=1440 https://passeursdhospitalites.wordpress.com/wp-content/uploads/2026/07/markaz-fin.jpg?w=1440 LUTTES CONTRE LES EXPULSIONS A HOSPITAL Action directe Le 02/07, le lendemain d'une expulsion, des pelleteuses sont venues détruire des habitations. Des personnes ont tenté de bloquer la machine mais le conducteur fou a continué à avancer sur les personnes faisant un sit-in pour le ralentir. Il a renversé un cycliste et avait un comportement hyper dangereux. De nombreuses personnes se sont réunies et ont jeté des objets qui ont cassé la vitre de la machine. https://passeursdhospitalites.wordpress.com/wp-content/uploads/2026/07/pelleteuse-2.jpg https://passeursdhospitalites.wordpress.com/wp-content/uploads/2026/07/pelleteuse-2.jpg https://passeursdhospitalites.wordpress.com/wp-content/uploads/2026/07/pelleteuse-2.jpg 11 personnes ont passé la journée en garde à vue, accusées de dégradations mais ont été relâchées dans la soirée. L'affaire a été classée sans suite pour toustes (infraction insuffisamment caractérisée) https://calaismigrantsolidarity.wordpress.com/2026/07/03/calais-eviction-excavator-smashed-une-pelleteuse-dexpulsion-eclatee/ Action juridique Le 20/07, la décision du tribunal de Boulogne/mer au sujet de la tentative de suspendre les expulsions du camp Hospital est tombée. Le juge a refusé de faire droit aux demandes des habitant.es et associations. Les assos ont l'intention de continuer à contester les prochaines ordonnances. 20260717_d_cision_TJ_BSM_Hospital_anonymis_e Télécharger INFOS FAFS A croire que le tourisme fasciste a de beaux jours devant lui. Les camps de Loon Plage et Calais sont visités régulièrement. C'est la valse des blogueurs, journalistes, youtubeurs, photographes et autres influenceurs d'extrême droite… Le 07/07, Danny Tommo s'est encore fait arrêter à Douvres car il filmait l'arrivée des demandeur.euses d'asile dans le port. Il a 5 chefs d'accusation à son actif et sera jugé en aôut. Le même jour, à Calais un gars anglais se présentant comme journaliste hurle longuement dans la gare aux personnes exilées qu'il ne faut pas aller en UK. Les associations suspectent qu'un créateur de contenu fasciste se soit infiltré dans le hangar inter-associatif en se faisant passer pour un bénévole. Des habitant.es de Hospital ont alerté des soutiens qu'une voiture passe faire le tour du camp tous les soirs pour tirer des boulons au lance-pierres. https://passeursdhospitalites.wordpress.com/wp-content/uploads/2026/07/boulon-1.jpg https://passeursdhospitalites.wordpress.com/wp-content/uploads/2026/07/boulon-1.jpg https://passeursdhospitalites.wordpress.com/wp-content/uploads/2026/07/boulon-1.jpg A Loon-Plage, une voiture a foncé sur une personne (qui va bien) au point de distribution avant de s'enfuir. Chris Philip, un député anglais ultra conservateur n'a pas hésité pas à se mettre à l'eau pour photographier, filmer les personnes exilées sur le départ et faire sa propagande raciste. https://passeursdhospitalites.wordpress.com/wp-content/uploads/2026/07/chris-philip-3.jpg https://passeursdhospitalites.wordpress.com/wp-content/uploads/2026/07/chris-philip-3.jpg https://passeursdhospitalites.wordpress.com/wp-content/uploads/2026/07/chris-philip-3.jpg TOUJOURS PLUS Depuis le 01/07, une unité intervient de Dieppe à Pourville pour lutter contre « l'immigration clandestine » . Pilotée par un commandant de police réserviste, l'équipe de 9 réservistes a pour objectif de repérer les candidat.es au passage et dissuader les départs. Les milices se mettent en place. Le nouveau poste de gendarmerie de la garde républicaine a été inauguré le 17/07 au Touquet. Il se situe dans la parc de la Canche. Cet investissement de 4,8 millions d'euros est censé accueillir dix militaires , leur famille et 6 chevaux ! Mission principale : repérer des groupes dans les dunes et lutter contre les départs de small boat … ENQUÊTE PARLEMENTAIRE Après presque 6 mois d'auditions, un rapport a été rendu public le 08/07 sur les conséquences des accords du Touquet. Après les prises de parole d'un grand nombre d'intervenant.es et de visites de terrain, la CEP (commission d'enquête parlementaire) rend ses conclusions. Il en sort une longue liste de recommandations. https://www.assemblee-nationale.fr/dyn/17/rapports/cetouq/l17b2998-t1_rapport-enquete
    Reply source
  • Caen: expulsion du squat Langevin, prochaines assemblées du squat le 102suudessous

    Mardi 28 juillet vers 10h, la police nationale a procédé à l’expulsion du squat de la rue Paul Langevin, dans le quartier de la Grâce-de-Dieu.

    Après l’expulsion du squat Duparge le mardi 16 juin et celle du squat du Chemin Vert le mardi 7 juillet, c’est un nouveau squat officialisé par l’Assemblée Générale de Lutte contre toutes les expulsions qui est expulsé à Caen, et de nouvelles personnes mises à la rue par l’État.

    Le squat du 4 rue Paul Langevin, un grand immeuble de huit étages destiné à un projet de réhabilitation, était squatté depuis le 19 mars 2022. Une petite dizaine d’appartements étaient occupés par des familles en exil. Le propriétaire, le bailleur social Caen La Mer Habitat, avait entamé une procédure de justice, et deux ordonnances d’expulsion, datant de septembre et octobre 2022, avaient été émises par le tribunal judiciaire de Caen.

    D’après la presse, la police a contrôlé la situation administrative de 10 habitant-es présent-es sur les lieux au moment de l’expulsion et une association de protection civile a conduit certain-es d’entre elles et eux vers des solutions temporaires d’hébergement d’urgence.

    Pendant ce temps, les AirBNB se remplissent de touristes et les spéculateurs immobiliers s’enrichissent. Environ 10 000 logements sont vacants dans l’agglomération caennaise (10 197 exactement en 2022 selon les chiffres de l’INSEE), mais le nombre de personnes sans toit ou vivant dans des conditions merdiques ne cesse de grandir. Et pendant que la police passe son été à expulser des squats, la détresse de personnes sans domicile accablées par la chaleur dans la rue est quotidienne, tout comme celle de familles meurtries par l’instabilité et l’insécurité permanente, entre hébergement temporaire par-ci, chambre dans un squat par-là, chez des potes, dans une voiture ou parfois au 115, et celle de milliers d’individus qui peinent à trouver un logement décent. A qui profite le crime ? Aux grands propriétaires et autres marchands de sommeil qui peuvent augmenter les loyers tout en sachant qu’ils trouveront bien quelqu’un prêt à accepter ces conditions, aux agences immobilières qui peuvent se permettre de ne pas répondre à leurs obligations vis-à-vis des locataires et multiplient leurs magouilles, aux entreprises du BTP qui a grand renfort de lobbyisme font croire que le problème du logement n’est qu’une histoire de manque de bâtiments neufs, à l’État et aux politiques bien contents de pouvoir mettre en concurrence tous ces gueux dans l’accès au logement, en agitant bien souvent des idées racistes, fragilisant ainsi de potentielles solidarités subversives, ou encore aux gestionnaires de la misère, grandes associations et entreprises du travail social qui capitalisent sur la situation.

    Les prochaines assemblées du squat du 102suudessous auront lieu le jeudi 13 août à 18h30 et le jeudi 27 août à 18h30.

    Le 102suudessous est squatté depuis le 19 février 2026, au 102 rue de la Délivrande à Caen. C’est une grande maison qui doit être démolie pour laisser place à un énième projet de construction immobilière de cages à lapin, porté par le promoteur 3j promotion. Faut que l’économie tourne !

    Dans un contexte politique et social dans lequel il est de plus en plus difficile de faire exister des espaces de lutte et de vie collective, ce lieu est une tentative de créer un espace pour s’auto-organiser, transmettre des pratiques et des connaissances, zoner, se rencontrer, discuter, et conspirer contre l’État et toutes les dominations.

    Le lieu s’organise en assemblées régulières qui sont des moments de discussion, de propositions et de prises de décisions collectives. L’assemblée est ouverte à tout individu qui se reconnaît dans ces perspectives ou qui serait curieuxse de les découvrir.

    La maison est répartie entre espaces privés des habitant’es et espaces collectifs. Il y a notamment un dortoir collectif pour les gens qui auraient envie de rester un peu, sollicitable en se pointant avec un duvet si possible, ou par mail.

    Squat du 102suudessous
    102 rue de la Délivrande, Caen
    102suudessous@bastardi/net
    https://radar.squat.net/fr/102suudessous

    Squat Langevin
    4 rue Paul Langevin, La Grâce de Dieu, Caen
    https://radar.squat.net/fr/caen/squat-langevin

    Assemblée générale de lutte contre toutes les expulsions
    ag-contre-expulsions [at] riseup [point] net
    https://radar.squat.net/fr/caen/ag-de-lutte-contre-les-expulsions
    https://agcontrelesexpulsions.wordpress.com/

    Des squats à Caen https://radar.squat.net/fr/groups/city/caen/squated/squat
    Des squats expulsés à Caen https://radar.squat.net/fr/groups/city/caen/field_active/1/squated/evicted
    Des groupes (centres sociaux, collectifs, squats) à Caen https://radar.squat.net/fr/groups/city/caen
    Des événements à Caen https://radar.squat.net/fr/events/city/Caen

    Groupes liés aux sans-papiers https://radar.squat.net/fr/groups/topic/sans-papiers
    Des squats en France https://radar.squat.net/fr/groups/country/FR/country/FR/squated/squat
    Des groupes en France https://radar.squat.net/fr/groups/country/FR
    Des événements en France https://radar.squat.net/fr/events/country/FR

    [Trognon le 1er et 2 août 2026
    https://trognon.info/Prochaines-assemblees-du-squat-le-102suudessous-1132
    https://trognon.info/Expulsion-du-squat-Langevin-1129]

    Reply source
  • [Grèce] Foutre le feu à la taule H24

    Un incendie s'est déclaré à la prison de Koridallou à Athènes. Selon les premières informations, l'incendie a commencé lorsque des détenus du 3e Ptergasa ont mis le feu à leurs lits, protestant contre les conditions inhumaines de détention. Après l'incident, les forces des pompiers et des services de sécurité se sont précipitées sur les lieux. Les efforts visant à éteindre l'incendie sont en cours et jusqu'à présent, les autorités n'ont annoncé aucune information concernant les morts ou les blessés. L'incendie s'est produit un jour après la mort d'une détenue de 57 ans à la prison pour femmes de Thèbes, pendant une période où les réactions dans les prisons s'intensifient. À la prison de Thèbes, les détenus avaient également mis le feu à leur lit, protestant contre le manque total de soins médicaux et l'exposition constante de leur vie au danger, tandis que l'administration pénitentiaire a annoncé qu'après l'intervention du personnel pénitentiaire, « l'ordre a été rétabli. » Alors que les réactions des détenus concernant les conditions dans les prisons continuent, une annonce officielle est attendue de la part des autorités.
    Reply source
  • Manuel pour démasquer un·e flic infiltré·e

    Initialement publiée en 2025 en espagnol sous le titre « Manual para destapar a un policía infiltrado ».

    « Ce manuel a été rédigé par des militant·es ayant subi de près des infiltrations policières, découvertes entre 2022 et 2024. Il s’adresse à toustes les militant·es, d’hier, d’aujourd’hui et de demain, ainsi qu’à toutes les organisations et tous les groupes soucieux de la sécurité de leurs espaces. »

    Brochure également disponible en allemand, anglais, basque, catalan, espagnol, galicien, italien et portuguais.

    Lire en ligne et/ou télécharger en format brochure sur le site du No Trace Project.

    Reply source
  • Un autre FSM a été possible : Cotonou 2026 ou le retour des peuples aux commandes

    Par le regard d’un militant de terrain de la sous-région

    Pendant plus de deux décennies, nous avons sillonné les grandes messes de l’altermondialisme. D’un continent à l’autre, d’ateliers thématiques en panels institutionnels, nous avons assisté à une multiplication de discours et de déclarations d’intention qui peinaient parfois à se traduire en changements concrets pour nos communautés. Le risque était réel : voir le Forum Social Mondial (FSM) se transformer en une routine théorique, coupée des urgences quotidiennes de ceux qui luttent sur le terrain contre l’accaparement des terres ou l’accès à l’eau.

    Mais le processus engagé pour l’édition de Cotonou, en ce mois d’août 2026, marque un tournant salutaire.

    Du modèle importé aux réalités du terrain

    Lorsque les doutes, les tensions sécuritaires dans la sous-région et les pesanteurs bureaucratiques ont menacé la tenue du rassemblement au Bénin, la tentation d’un report ou d’un enlisement dans des débats de procédure était forte au sein des instances internationales.

    C’est là que les mouvements ouest-africains, emmenés notamment par la Convergence Globale des Luttes pour la Terre et l’Eau (CGLTE-OA), ont fait le choix du pragmatisme. Plutôt que de s’enfermer dans une impasse diplomatique ou d’attendre des solutions venues d’ailleurs, le comité d’organisation s’est tourné vers les leviers sociaux et culturels de notre propre région.

    Des réponses endogènes à des défis complexes

    L’édition de Cotonou s’est appuyée sur trois choix stratégiques majeurs :

    * L’ancrage coutumier : En impliquant l’Alliance des chefs traditionnels dès la phase préparatoire, l’organisation a pu faciliter la traversée des frontières, apaiser les tensions locales et garantir un soutien populaire que les seules voies administratives ne pouvaient assurer.

    * La dynamique des Caravanes : En privilégiant les routes continentales (notamment la grande Caravane partie du Sénégal vers le Bénin), l’événement s’est construit au contact direct des populations rurales, transformant le trajet en un espace d’écoute et de mobilisation concrète.

    * Le recentrage des priorités : La priorité a été donnée aux réseaux paysans, syndicaux et communautaires locaux, limitant la dépendance aux financements extérieurs et aux agendas imposés.

    > Cotonou 2026 démontre qu’un autre Forum était possible : un espace moins axé sur les colloques et davantage ancré dans l’action populaire et les solidarités locales.

    > En replaçant les dynamiques endogènes au cœur de la démarche, l’Afrique de l’Ouest ne s’est pas contentée d’abriter le FSM : elle lui a redonné une impulsion concrète, prouvant que les réponses aux crises globales s’élaborent d’abord à partir des réalités du terrain.

    Reply source
  • [concert anarcho-punk] Conseil général des clodos

    [concert anarcho-punk]  – Conseil général des clodos, prix libre

     

    avec :

     

    • Desahuciados,              anarchopunk, HxC – Espagne-Mexique
    • Kropotskin,                  anarko troubadour  –  Bzh
    • Tados,                           punk HxC, Oi antifa – 34
    • Chouch’n’Molotov,       punk métal antifa – 35
    • fokof,                           punk HxC, Oi antifa – 31
    • AZF                              streetpunk, Oï  – 32
    • D-track,                        punkabilly  –  49

    dès l’aprèm marché punk & DIY, parking camion, camping…

     

    Conseil Général des Clodos @ le puit (35) 35330 Bovel, Ille-et-vilaine, BZH, Samedi 8 Août 2026

    no fb, no cb

    bar

    paf prix libre

     

    demande l’adresse à qui ? à une punk, pardi !

    Reply source
  • Le 20 juillet, un premier incendie ravageait dix hectares de végétation et…

    Le 20 juillet, un premier incendie ravageait dix hectares de végétation et plusieurs habitations dans un bidonville rom quartier Doulon.

    Le 22 juillet vers 19h, un second foyer s’est déclaré dans un campement à Saint-Herblain. Le bilan fait état de huit caravanes, douze véhicules et huit hectares brûlés.

    le 30 juillet, un troisième incendie potentiellement criminelle (c’est pas les gitans) a frappé la communauté. Le sinistre a détruit 7 000 m² de campement ainsi que 8 hectares de végétation supplémentaires. Le bilan est particulièrement lourd : 15 caravanes et 100 véhicules ont été totalement calcinés.

    En dix jours, cette série noire accumule d’immenses dégâts matériels, mais fort heureusement, aucune victime n’est à déplorer.

     

    /wp-content/uploads/2026/07/VID_20260731_142428.mp4

     

    Reply source
  • Doug Burgum Accuses Jeanine Pirro of Lying


    Donald Trump’s psychological need to create his own reality has started to create problems for his efforts to abuse the legal system.

    His attempt to complain that he was debanked by Capital One, for example, forced the bank to reveal that it cut Trump off not because of politics but because of evidence of money laundering.

    To the contrary, those documents and Plaintiffs’ own allegations make clear that Capital One closed Plaintiffs’ accounts for anti-money laundering (“AML”) reasons. The closures were the result of months of analysis and a careful review by Capital One’s AML team in accordance with bank policies and regulatory guidance. Capital One never publicized the termination decision nor its confidential internal process giving rise to the closure, and it permitted Plaintiffs several months (and granted several extensions) to find new banking services, which they did.

    Trump’s attempt to sue himself has because a leaker exposed his tax crimes has, at the least, created new precedents about his own conflicts and could do much worse.

    And as I predicted just two days after Davey Hearn’s arrest, the attempt to actually gin up prosecutions to blame imaginary vandals for Trump’s own corruption did in fact lead to the release of damning proof that Trump’s attempt to fix the reflecting pool instead did serious damage to it.

    The heavy-handed arrests themselves have gotten a lot of attention. Good luck to Jeanine Pirro attempting to prosecute these cases, not least because doing so would require calculating the value of a painted cover that degraded before the defendants came along. Prosecuting these cases would necessitate addressing whether Trump’s repairs did what they were supposed to, an inquiry Pirro will be loathe to do.

    Trump’s emotional neediness may well now be exacerbating things.

    Trump responded to the motion to dismiss Davey Hearn’s case the only way a Narcissist could: by lashing out and lying some more: first, by posting a tweet claiming to “disagree” with Pirro, followed by a video that appears to show Black kids being Black kids, followed by hours of AI slop creating the false illusion he’s sexy.

    To be fair, Trump’s rant had the desired effect. Lazy journalists focused their reports on the motion to dismiss on Trump’s fee fees, not on the corruption described in the MTD or, better yet, the abundant evidence that Pirro is still lying.

    But then Doug Burgum did what courtiers to corrupt dictators are required to do. He performed belief in Trump’s own stated claim that the damage was done by vandals.

    In the process, he did something else: He called Jeanine Pirro a liar.

    In their motion to dismiss, prosecutors claimed they had [made] dozens of attempts [were made] to get Interior to cough up evidence.

    [P]rosecutors specifically involved in the cases related to the Reflecting Pool made dozens and dozens of communications were made in an effort to identify and obtain the materials necessary to have all information to evaluate the case. After significant demands by USAO-DC, USPP provided the police reports and body-worn camera for roughly 10 individuals associated with the Reflecting Pool.

    But then, the prosecutors claim, when they accompanied Hearn’s expert (or lawyer) to the reflecting pool on July 17 (only it was probably July 16), they saw, as if for the first time, that the pool was badly damaged, and so demanded — and received — more material from Interior. And as a result, prosecutors implausibly claim, they learned for the first time how badly Trump fucked up the renovation.

    On July 17, 2026, as a defense expert inspected the now-drained Reflecting Pool, United States Attomey Pirro and senior USAO-DC employees once again visited the site and this time immediately noted extensive damage throughout the now-drained pool, It was at that time that USAO-DC first became aware of the significant damage throughout the pool and accordingly requested all documents from DOI concerning the how the pool was lined and all records regarding the installation of the lining.

    Based on this request, USAO-DC received 695 megabytes of additional documents from DOI, which took days to review. These documents indicated a rushed and flawed installation process, with repeated failures of the lining during the installation process, and extensive peeling of the lining throughout the Reflecting Pool. This was the first time that DOI made USAO-DC aware of such information.

    Now, as this has been developing — including when Nicole Sandler and I recorded our weekly podcast at noon on Friday just hours before the motion to dismiss — I have repeatedly noted how fucking stupid it is to dick around on a case, like this one, on which Norm Eisen is on the defense team. Eisen’s Democracy Defenders litigate against Trump’s corruption on a near daily basis in any case. In the last week, for example, Democracy Defenders have been involved in an AFGE lawsuit to enforce EEOC, they’ve claimed some credit for the ruling halting the Paramount takeover of Warners, and they’ve renewed their effort to get Todd Blanche disbarred. (See their press releases here.)

    But as tireless as Eisen’s civil lawsuits have been, a defense attorney has tools that are unavailable to mere civil litigators, starting with the fact that (as happened here) you can demand certain things in discovery that it usually takes a year or more to get via lawsuit, if even that succeeds.

    And so, I’ve been thinking since Eisen first filed as an attorney for Hearn, you’d have to be fucking stupid to dick around on this case.

    Crazier still, Trump has had it in for Eisen for some time, including him along with Tish James, Alvin Bragg, and Andrew Weissmann, in the list of people from whom he has stripped security clearances. Did he miss that Eisen is involved in this case??? Did he not know that by tampering in the case he might give Norm Eisen leverage to expose more corruption?

    After DOJ filed the motion to dismiss Friday, Eisen, along with co-counsels Mary Dohrmann and Steve Levin, issued a fairly mild statement. Trump owes Hearn an apology, they said.

    The Trump administration’s case against Davey Hearn should have never been brought. Its dismissal today does not erase the abuse of government power in arresting and charging a patriotic American who did nothing wrong. The government’s approach was ready, fire, aim. The administration owes Mr. Hearn an apology.

    But then Trump, by “disagreeing” with Jeanine Pirro, at a minimum gave Hearn’s lawyers reason to demand that Judge Todd Edelman dismiss the case with prejudice. If the President is attacking his US Attorney, after all, then Hearn has no way of ensuring that Trump won’t just replace her with someone who’ll renew the case.

    And then Burgum directly disputed prosecutors’ claim that they [made] “significant demands” [were made] before Interior coughed up the bare minimum of evidence for these cases. Burgum claims Interior complied “in the requested time line.”

    We also provided the U.S. Attorney’s office expert and eyewitness testimony to the damage done by vandals and provided every piece of evidence they asked for in the requested time line detailing each area of damage at the pool.

    To be clear: We know Pirro’s prosecutors are lying. Among other things, the witness who was supposed to testify that Hearn had done $1,000 of damage instead testified, at first, about how much damage pre-existed Hearn’s arrival.

    According to the witness, the pool was leaking more than one million gallons of water per week; its expansion joints had exceeded their service life; and the liner already contained a rip, See Sealed Exhibit 1, Grand Jury Tr. of MR. at 6-7, 19-20 (July 2, 2026). The govemment’s witness further confirmed that repairs were already necessary to address those conditions. Exhibit 1 at 28. Those facts establish the legally relevant baseline: the condition of the property immediately before the alleged conduct.

    And when prosecutors described what is likely that witness’ testimony, they left out all those details.

    W-4, an employee specializing in maintenance and repairs employed by the National Park Service, stated that repairing the additional damage caused to the reflecting pool based on the defendant’s conduct would cost over $1000.

    But before Trump and Burgum opened their yaps, it was not clear that Eisen and Dohrmann and Levin would be able to do much about the clear misrepresentations in the motion to dismiss. After all, dismissing the case normally moots things like a request to see grand jury testimony.

    But now a cabinet member has accused Jeanine Pirro of lying. Doug Burgum has suggested that Pirro had all the evidence she asked for in order to make a sound prosecutorial decision, but charged Hearn anyway.

    Burgum is not going to take the fall for Pirro’s stupid decisions.

    So now, it’s no longer Norm Eisen’s word against Pirro’s, without grand jury transcripts to prove he was right. Now Eisen has a dispute among Trump’s top aides. Eisen has a cabinet member’s claims.

    Which (if Hearn qualifies for legal fees under the Hyde Act, which might be limited if Democracy Defenders paid for his legal expenses) may start Hearn down the same path the Broadview 6 defendants are attempting to go: legal fees, sanctions, even a Special Counsel. He may not get there — it is still exceedingly difficult to get any of these things. But Doug Burgum just gave him an opening to try.

    Before Trump and Burgum opened their yaps, Eisen was asking for an apology.

    Afterwards, Eisen had this to say:

    Trump and Burgum are attacking Pirro because she admitted what we established in our legal filings all along: Trump’s botched renovation was responsible for the damage–not Davey Hearn. However, Pirro’s claim that she and her office were previously duped by Interior is nonsense. Starting immediately after arraignment, our motions repeatedly proved that the administration was to blame for the Reflecting Pool failures, not Davey. This is far from over, as we consider all legal remedies.

    This is far from over, Eisen said after Burgum thought he could help his Narcissistic boss by reinforcing his lies.

    The post Doug Burgum Accuses Jeanine Pirro of Lying appeared first on emptywheel.

    Reply source
  • Belgique : Le gouvernement prévoit 1 300 places de prison supplémentaires

    Le gouvernement fédéral belge prévoit de créer 1 300 places de prison supplémentaires d'ici la fin de la législature. Ces capacités seront créées par la construction de nouveaux établissements, l'extension de structures existantes et l'installation d'unités modulaires. Le gouvernement entend également renforcer les effectifs du personnel pénitentiaire.
    Reply source
  • The pro-Israel lobby has swayed US presidents since Truman. It must end with Trump | Ian Lustick and Eli Clifton

    Our new book tracks the growth over nearly eight decades, of the most powerful foreign policy lobby in US history

    In 1948, with war raging in Palestine, Harry Truman found himself trapped.

    On one side were Zionist lobbyists and the president’s domestic political advisers, who were urging him to support the establishment of a Jewish state in as much of Palestine as possible. On the other were his top foreign policy and national security officials, led by the secretary of state, George C Marshall. Their unanimous recommendation was to prevent the establishment of a Jewish state, which they believed would trigger war in the Middle East and endanger the future of US relations with the Arab and Muslim world.

    Continue reading...
    Reply source
  • Newsom boasts of California's upcoming minimum wage increase, criticizes Trump for ignoring workers

    California's statewide minimum wage is set to rise next year. Starting on Jan. 1, 2027, the statewide minimum wage will rise to $17.40 an hour, an increase Gov. Gavin Newsom boasted about on Friday. Newsom — who has been eyeing a 2028 presidential run — said in a statement that California's fiscal policies helped turn the state into "one of the strongest economies in the world" while the Trump administration and the Republican-led Congress fail to address "everyday cost pressures for working families." The federal minimum wage has remained at $7.25 per hour since 2009.
    Reply source
  • Les racines au secours des plantes | Julie Degen

    Multiplication des vagues de chaleur, fortes précipitations ou assèchement des sols… Ces effets du changement climatique menacent les végétaux. Alors, sous terre, leurs racines mettent en œuvre des mécanismes d'adaptation. Source: CNRS Le journal
    Reply source
  • La sensibilité végétale : au cœur d'une thèse interdisciplinaire

    Dans cet épisode un peu à part de Restez pas planté là, Lucia passe de l'autre côté du micro pour partager un travail qui l'a habitée pendant plus de trois ans : sa thèse consacrée à la sensibilité des plantes. À partir d'une question simple — comment les plantes perçoivent-elles leur environnement ? — l'enquête nous emmène à la croisée de la biologie, de la philosophie et de l'histoire des sciences. On y découvre des organismes loin d'être immobiles ou passifs, capables de capter, transmettre et intégrer une multitude de signaux. Source: Restez pas planté là !
    Reply source
  • Cuba: «Le mythe de la disparition du “son” est une question politique»

    Le «son» de cuba se trouve aux origines de la salsa et se nourrit lui-même des multiples fusions culturelles nées de la douloureuse histoire de l’esclavage. Lorsque survient la Révolution, celle-ci est accusée de mettre fin à la fête et à l’émulation musicale de l’île. À tort.
    Reply source
  • Face aux incendies, le gouvernement brode, les moyens stagnent, le risque explose

    Alors que le ministre de l’intérieur souligne que le budget de la sécurité civile est passé d’à peu près «450 millions en 2017 […] à 800 millions [d’euros] en 2026», cette augmentation budgétaire ne traduit pas l’évolution des moyens dédiés à la lutte contre les feux de forêt.
    Reply source
  • Trump is determined to pursue his trade war – and he may be difficult to stop

    The president’s minions have trawled the statutes to restore roadblocks to trade. The invocation of Smoot-Hawley looks especially dangerous

    Donald Trump may have found the killer weapon to punish countries at will: by imposing tariffs on their exports to the United States.

    The president has been looking for a new tool since February, when the supreme court struck down tariffs he slapped on virtually all of America’s trading partners based on the International Economic Emergency Powers Act, or IEEPA, on the spurious grounds that the US faced a variety of national emergencies. It’s become a parlor game among policy wonks to predict what new legal justification he would deploy to replace them.

    Eduardo Porter is a journalist focused on economics and politics. He writes the newsletter Being There on Substack

    Continue reading...
    Reply source
  • For most US small businesses, Trump’s tariffs aren’t the big issue they were

    Tariffs are annoying and disruptive, but this round is less impactful – and business owners are taking them in their stride

    Rebounding from his defeat at the supreme court in February, Donald Trump has recently announced a new round of tariffs, invoking sections of various trade acts to levy amounts on industries and countries based on reasons ranging from “forced labor” to “excess capacity”.

    And how are small and medium-sized businesses in the US reacting? One word: snoozefest.

    Continue reading...
    Reply source
  • Decades on from the US’s disastrous campaign in Afghanistan, Trump is making all the same mistakes | Simon Tisdall

    The president has blundered into a ‘forever war’ with Iran he can’t win, but refuses to end. Such hubris has a long history

    It’s five years this month since the chaotic retreat of US forces from Kabul. The Nato-backed invasion and occupation of Afghanistan, launched after the 11 September 2001 terrorist attacks on New York City and Washington DC, is now widely regarded as a failure. It cost the lives of more than 2,400 US and 450 British troops, and tens of thousands of civilians (the exact number is unknown). Although al-Qaida terrorists were routed, their Taliban hosts reimposed repressive, misogynistic Islamist rule after regaining power in 2021. Afghanistan became a byword for ill-considered western interventionism and nation-building. It was the archetypal “forever war”, a phrase first coined during Vietnam.

    If this cautionary tale had any lasting value, it was as a deterrent to politicians and generals tempted to rashly embark on open-ended conflicts without just cause, defined, achievable aims, and an exit strategy. Dismayingly, the forever war lesson had to be learned all over again in Iraq, which the US and UK invaded in 2003 and departed, having caused huge harm for scant benefit, in 2011. “Never again!” was the passionate cry at the time and since. And yet, it seems, the same disastrous pattern is now repeating after Donald Trump’s incomprehensibly foolish decision to attack Iran. A war he termed a “little excursion” is entering its sixth month and has been escalating rapidly. It, too, has a forever feel.

    Continue reading...
    Reply source
  • Trump backs down on Iran strikes in expectation of ‘rapidly’ reaching a deal

    US president claims delay is also in response to requests from Iran and other countries in the region

    Donald Trump has said he cancelled planned military strikes against Iran on the basis of “rapidly” reaching a deal on its nuclear programme and the full reopening of the strait of Hormuz.

    The US president paused the strikes in expectation of a breakthrough and in response to requests from Iran and other countries in the region, he claimed on his Truth Social platform on Saturday.

    Continue reading...
    Reply source
  • « Révolution des flamants roses » et massacre écologique : le projet du clan Trump va-t-il faire tomber le régime albanais ?

    Face au projet hôtelier de Jared Kushner, le gendre de Trump, l'Albanie se soulève.

    L’article « Révolution des flamants roses » et massacre écologique : le projet du clan Trump va-t-il faire tomber le régime albanais ? est apparu en premier sur Contre Attaque.

    Reply source
  • In His Tax Fraud Appeal, Donald Trump Says His Failsons Are Just Like Hunter Biden


    I’m genuinely delighted not just that Trump has appealed Judge Kathleen Williams’ order imposing sanctions for the fraud he conducted in her court, but how he has asked for a stay in her ruling, to which she responded by asking the amici she appointed to weigh in again.

    THIS MATTER is before the Court on the Expedited Motion to Stay the Sanctions Order and Related Proceedings Pending Appeal (DE 114 ) (“Motion”), filed by Plaintiffs President Donald J. Trump, Donald J. Trump Jr., Eric Trump, and The Trump Organization, LLC, together with their attorneys Alejandro Brito and Daniel Epstein. In the twenty-four-page Motion, Plaintiffs and their attorneys seek a stay of the Court’s July 13, 2026 Order (DE 106 ) pending appeal and request an expedited ruling from this Court by August 5, 2026. Accordingly, and in light of the fact that Defendants do not intend to appear or file a response to the Motion, the Court requests that the amici curiae previously appointed by the Court on April 29, 2026 (DE 43 )–John Gleeson, David A. O’Neil, Donald B. Verrilli, Jr., Faith E. Gay, Philippe Z. Selendy, and Corey Stoughton–submit a response identifying relevant legal authority and addressing the multiple issues raised in Plaintiffs’ and their attorneys’ Motion to assist the Court in resolving this matter.

    We’re in the Make Attorneys Get Attorneys stage of things, but a single lawyer — DLA Piper’s Chris Oprison — appears to be representing both Trump’s lawyers who were sanctioned, Alejandro Brito and Daniel Epstein, and Trump, his corporate person, and his failsons, replicating one of the problems in the initial suit, the treatment of purportedly different entities as one.

    The motion is, in part, a messaging vehicle (of the sort Trump has already been sanctioned for in SDFL). It mentions the word “collusion” (which, based on Xitter traffic, has probably been sent out to propagandists to repeat over and over) 12 times, even though Williams only used it (three times) in her opinion to refer to accusations 35 former government officials made — just twice — in their own intervention. even though Williams spoke of improper purpose and the government officials spoke of fraud.

    Settlement became proof of collusion, even though there was none, potential (weak) defenses became proof that the claims were fictitious, which they were not, and ordinary professional relationships became proof of coordination, which did not exist.

    [snip]

    On May 29, 2026, the Court ordered Plaintiffs to brief their position on certain issues, “including (1) the charges of collusion and whether the Parties are truly adverse; (2) the assertion that the dismissal in this case was premised on deception by the Parties; and (3) the question of whether the case should be reopened because the Court was the ‘victim of a fraud.’”

    [snip]

    The Sanctions Order’s incorrect findings of collusion, improper purpose, and bad faith all flowed from its threshold legal error on Article III adversity.

    [snip]

    Moreover, disagreement over an “unprecedented” constitutional question cannot support findings of collusion, improper purpose, and bad faith—much less career-altering sanctions against counsel for advancing the contrary view

    [snip]

    The Court appointed six amici, devoted nearly thirty pages to the issue, and then wrongly declared the contrary position “so obvious and so insurmountable” that advancing it established collusion, improper purpose, and bad faith.

    [snip]

    The Sanctions Order’s Purported Indicia of Collusion Do Not Support Its Findings, But Rather Repackage Its Erroneous Theory of Adversity

    Every circumstance the Sanctions Order incorrectly invoked as evidence of collusion is consistent with a genuine controversy resolved by settlement.

    [snip]

    The duration and docket volume of unrelated cases do not establish collusion here.

    [snip]

    Plaintiffs filed on January 29, 2026. The Sanctions Order nevertheless wrongly treated counsel’s appearance at Littlejohn’s October 2023 plea hearing as notice to every Plaintiff of every disclosure, without addressing the later IRS notices. At most, that theory supplied a disputed limitations defense. See Aloe Vera of Am., Inc. v. United States, 699 F.3d 1153, 1160 (9th Cir. 2012) (The date of discovery applies to “knowledge of each particular disclosure” rather than “by a single generalized event.”); Bancroft Glob. Dev. v. United States, 330 F. Supp. 3d 82, 95-97 (D.D.C. 2018) (refusing to dismiss a complaint on statute of limitations grounds). This did not establish knowing misconduct or collusion.

    The remaining circumstances are further removed from collusion.

    [snip]

    With respect to Mr. Brito, the Court acknowledged that he “did not sign the ‘settlement agreement,’ but his name appears on it,” which is not evidence to support any erroneous finding of collusion, nor can it rightfully serve to support the Court’s sanctions against Mr. Brito.

    [snip]

    The May 29 Order directed Plaintiffs to respond to accusations of collusion, adversity, deception, and fraud on the Court. D.E.65 at 2-3. It never ordered Mr. Brito or Mr. Epstein to show cause. It never identified any act by either Attorney as sanctionable. It never advised their professional standing, bar status, or ability to practice in this District was at stake.

    The entire motion argues a straw man, collusion, rather than addressing the question at issue, whether there was any adversity between the parties.

    It does so in a filing that dodges the primary issue: Whether Donald Trump, with the claims of authority he has made in both the Slaughter case (where he won the right to fire people granted independence by Congress) and an Executive Order signed at the beginning of his term, can claim to be adverse from his own DOJ. The stay request doesn’t mention either of those.

    Instead, Oprison (who as Associate White House Counsel helped George W Bush defend against the US Attorney firing scandal) relies heavily on US v Nixon, a case in which there was an Independent Counsel of the sort that Trump — and Aileen Cannon in this District — ruled was unlawful, though he quoted it just once.

    The cases that actually govern this dispute confirm adversity. Nixon requires courts to “look behind names that symbolize the parties to determine whether a justiciable case or controversy is presented.” 418 U.S. at 693. For that reason, Nixon found adversity between the President in his personal capacity and an instrumentality of the Executive Branch.

    In fact, the part of Nixon that Oprison quotes actually supports Judge Williams, because it describes precisely the kind of analysis she did to find that there was no adversity between Trump and the Executive he has made far more unitary than it was in 1974 (when Nixon was issued) or 2006 (when Oprison argued Bush could fire Senate confirmed US Attorneys).

    He views the present dispute as essentially a “jurisdictional” dispute within the Executive Branch which he analogizes to a dispute between two congressional committees. Since the Executive Branch has exclusive authority and absolute discretion to decide whether to prosecute a case, Confiscation Cases, 7 Wall. 454 (1869); United States v. Cox, 342 F.2d 167, 171 (CA5), cert. denied sub nom. Cox v. Hauber, 381 U.S. 935 (1965), it is contended that a President’s decision is final in determining what evidence is to be used in a given criminal case. Although his counsel concedes that the President ha delegated certain specific powers to the Special Prosecutor, he has not “waived nor delegated to the Special Prosecutor the President’s duty to claim privilege as to all materials . . . which fall within the President’s inherent authority to refuse to disclose to any executive officer.” Brief for the President 42. The Special Prosecutor’s demand for the items therefore presents, in the view of the President’s counsel, a political question under Baker v. Carr, 369 U. S. 186 (1962), since it involves a “textually demonstrable” grant of power under Art. II.

    The mere assertion of a claim of an “intra-branch dispute,” without more, has never operated to defeat federal jurisdiction; justiciability does not depend on such a surface inquiry. In United States v. ICC, 337 U. S. 426 (1949), the Court observed, “courts must look behind names that symbolize the parties to determine whether a justiciable case or controversy is presented.” Id. at 337 U. S. 430. [my emphasis]

    The motion for a stay mentions Charles Littlejohn — the guy who, under Donald Trump, leaked the tax returns of Trump that all previous Presidents have released willingly — 25 times in the filing. It mentions Alina Habba, whose intervention in Littlejohn’s sentencing triggered the statute of limitations, just twice, and neither time by name, making it impossible, in theory, to distinguish her from the counsels appealing because they — like Habba before them — got sanctioned for their bullshit lawsuit.

    In reaching that conclusion, the Sanctions Order wrongly treated the claims of the other plaintiffs—Donald Trump Jr., Eric Trump, and The Trump Organization—as “parenthetical” to those of President Trump. Id. at 22 n.29. The Sanctions Order did not separately analyze those Plaintiffs’ injuries, statutory claims, or notice of the disclosures. The Court also concluded that Plaintiffs’ claims were untimely, incorrectly measuring the limitations period from the appearance of President Trump’s counsel at Littlejohn’s plea hearing, without regard to when each Plaintiff received IRS notice of the disclosures at issue. Id. at 5, 37. The Court relied on judicially noticed news reports, public commentary, and other materials outside the record to find information and make erroneous conclusions about the Parties’ and the Attorneys’ motives.

    [snip]

    The Sanctions Order’s statute of limitations analysis also fails. D.E.106 at 5, 24 n.31, 37, 43, 50. The Complaint alleged separate discovery dates for each Plaintiff, beginning with President Trump’s January 29, 2024, IRS notice and extending into 2026 for The Trump Organization. D.E.1 ¶¶ 76-86. Plaintiffs filed on January 29, 2026. The Sanctions Order nevertheless wrongly treated counsel’s appearance at Littlejohn’s October 2023 plea hearing as notice to every Plaintiff of every disclosure, without addressing the later IRS notices. At most, that theory supplied a disputed limitations defense. See Aloe Vera of Am., Inc. v. United States, 699 F.3d 1153, 1160 (9th Cir. 2012) (The date of discovery applies to “knowledge of each particular disclosure” rather than “by a single generalized event.”); Bancroft Glob. Dev. v. United States, 330 F. Supp. 3d 82, 95-97 (D.D.C. 2018) (refusing to dismiss a complaint on statute of limitations grounds). This did not establish knowing misconduct or collusion.

    And it’s in that context in which Oprison makes a stupid move in his otherwise best point. In her opinion, Judge Williams dispensed with Trump’s corporate person and his spawn in a footnote, in significant part because then, as now, they are not treating themselves as a party distinct from Trump.

    29 Counsel for Plaintiffs points to the other Plaintiffs—Donald J. Trump, Jr., Eric Trump, and the Trump Organization, LLC—as having separate, disinterested claims from those of President Trump, establishing a viable case or controversy. However, these Plaintiffs share the same attorney, the same parent company, and the same parent and have not espoused any different or distinct view of this matter or this “Settlement.” Accordingly, the Court will treat their role as parenthetical to that of Lead Plaintiff President Trump.

    Williams’ logic may be sound, but this was a rather cavalier treatment. Oprison relies heavily on any separate claims the failsons might have to argue there was adversity that never manifested in the IRS lawsuit.

    But then he invokes Hunter Biden — the lawsuit Hunter filed because IRS investigators splayed his records all over creation, including on TV, which Littlejohn never did, but which he dropped because he went broke.

    Further, the Sanctions Order’s theory is indefensible as to Donald Trump Jr., Eric Trump, and The Trump Organization. None exercised authority over the IRS or Treasury. Yet the Court wrongly treated their claims as “parenthetical” because of shared counsel, family or corporate ties, and a common litigation position with the President. D.E.106 at 22 n.29. That reasoning would disable all Presidents’ family, friends, former colleagues, and affiliated businesses from asserting private rights against the Executive Branch whenever their interests align with the Executive Branch. That is untenable. Article III does not extinguish private statutory rights through association with the President. See, e.g., Biden v. IRS, No. 1:23-cv-02711-TJK (D.D.C. filed Sept. 18, 2023) (suit by Hunter Biden against the IRS, during President Biden’s term, for the alleged unauthorized disclosure of his tax-return information).

    And I’m interested in that not just because this is a totally inapt example. Hunter didn’t file with his Daddy, after all. He paid — or rather stiffed, which is the matter of ongoing litigation — his own lawyer in the case. The disgruntled IRS agents didn’t reveal Joe Biden’s tax returns because … they were already public. And Hunter was prosecuted using the kind of protections against unitary government that Trump has completely destroyed.

    Hunter Biden never got to avenge the mistreatment of him by the IRS because he went broke. But now Oprison has invited him to tell that story, to explain (as Hunter has been doing non-stop on Xitter of late) how he was never even accused of the kinds of corruption the Trump failsons commit on a daily basis. He certainly never got to lay out how Donald Trump personally intervened in the criminal case against him with both Bill Barr and Jeffrey Rosen, a violation of the same law, 26 CFR 7217, that Williams raised to describe the criminal violations at issue here.

    • After Rudy released the “laptop,” President Trump led chants of “Lock him up” about Hunter Biden.
    • In the wake of the laptop release in mid-October 2020, Trump raised the Hunter prosecution with Bill Barr.
    • Bill Barr admitted having personal knowledge of how information from Scott Brady got shared with Weiss’ team, including on October 23.
    • In December 2020, after the investigation into Hunter was publicly revealed as a tax investigation but while Trump was still President, Trump tweeted twice more about the investigation.
    • On December 27, 2020, in the same hours-long phone call where Trump first floated replacing Jeffrey Rosen with Jeffrey Clark, Trump also raised the Hunter Biden investigation.
    • During his January 6 speech, Trump claimed that if more people had known about the contents of the “laptop,” he would have won and he also taunted, “Where’s Hunter?”
    • Trump posted about Hunter on March 31, 2023 after learning about the Alvin Bragg indictment.
    • Trump posted about the Hunter Biden plea deal three times on the day it was released on June 20, 2023, in one case calling it “The Hunter/Joe Biden settlement.”
    • On June 24, after the IRS agents’ transcripts were released, Trump made two more posts suggesting allegations against Hunter tied to Joe.
    • On June 26, Trump linked to a post falsely claiming that Hunter had shared classified documents with “foreign regimes.”

    Like all else with this lawsuit and much of what Trump has done lately, I’m not sure Trump is going to like where this could go.

    The post In His Tax Fraud Appeal, Donald Trump Says His Failsons Are Just Like Hunter Biden appeared first on emptywheel.

    Reply source
  • Cinq ans après la loi sur la PMA, des délais d’accès toujours plus longs

    Promulgué le 2 août 2021, le dernier texte de bioéthique ouvrait la procréation médicalement assistée aux couples lesbiens et aux femmes seules. Elles sont depuis confrontées à une attente moyenne «de 17,7 mois», selon les chiffres de 2025 de l’Agence de la biomédecine.
    Reply source
  • Les nuits fauves de Buenos Aires

    Écrit par une Mariana Enríquez de 19 ans, «La descente, c’est le pire» fait la chronique d’une jeunesse qui brûle sa vie dans les rues et les bars de Buenos Aires. Néoromantique et cru, le roman joue d’un gothique rock d’autant plus séducteur qu’il ne dit pas son nom.
    Reply source
  • Eléments de réflexion sur la droitisation de la société

    Reply source
  • Huit morts dans des frappes israéliennes nocturnes sur Gaza après l’accord annoncé

    Les frappes et les tirs israéliens ont eu lieu à plusieurs endroits de la bande de Gaza dans la nuit de samedi à dimanche. Samedi déjà, huit autres personnes avaient été tuées dans de précédentes frappes sur le territoire palestinien.
    Reply source
  • Vive la génération zbeul !

    <https://infokiosques.net/local/cache-vignettes/L150xH84/vive-la-generation-zbeul-300-210ed.jpg?1783115237>

    À propos des récentes émeutes au Maroc vues depuis un coin de la France.

    En France l'expression « zbeuler » est désormais généralisée, en particulier parmi toutes celles et ceux qui cherchent à rompre la normalité, celle de l'exploitation au travail, de l'autorité des flics, du patriarcat, etc… Zbeuler c'est désordonner un état de fait que les riches et les puissant.e.s cherchent à imposer aux autres. Linguistiquement l'expression tire son origine du mot arabe « zbel » qui signifie la poubelle, les ordures, et par extension tout ce qui doit être jeter ou éliminer. Au Maroc, ce terme peut vite prendre une connotation sociale, du fait notamment de la popularisation d'un personnage de dessin animé dénommé « Bouzebal ». Littéralement « homme-poubelle », Bouzebal est un jeune galérien de banlieue dont l'ennemi juré est « Kilimini » (contraction phonétique du français « qu'il est mignon » en darija marocaine), un fils de riche incarnant la jeunesse dorée partie étudier à l'étranger et qui parle bien français. Lors des nuits du 30 septembre au 2 octobre dernier près d'une trentaine de villes marocaines, petites et grandes, ont été secouées par un gros zbeul qui semble en grande partie l'œuvre de « bouzebals » comme diraient certain.e.s par mépris de classe, et d'autres en signe de familiarité. Dans tous les cas, bouzebals ou pas, en prenant d'assaut des commissariats et saccageant des banques, tous ces révolté.e.s ont défié l'autorité avec une intensité rarement vue ces derniers temps au Maroc.

    Ces deux nuits d'émeutes font suite à une série de rassemblements à travers le pays, à commencer par celui tenu devant l'hôpital Hassan II d'Agadir le 14 septembre, dénonçant l'état déplorable de l'établissement où huit femmes enceintes sont décédées lors du mois d'août après des césariennes. Une semaine plus tard deux autres rassemblements sont organisés à Tiznit et Essaouira, deux villes proches d'Agadir, lors desquels une dizaine de manifestant.e.s sont interpellé.e.s et relâché.e.s. Puis, sur le réseau social Discord, un collectif se présentant hors de partis ou syndicats, nommé « GenZ212 », en référence à la génération Z née entre 1995 et 2010 et à l'indicatif téléphonique national, appelle à se rassembler pacifiquement le samedi 27 septembre dans plus d'une dizaine de grandes villes du pays, pour exiger des réformes de la santé et de l'éducation et contre la corruption, « par amour de la patrie et du roi ».

    A Rabat, Casablanca, Tanger, Tétouan, Marrakech, Agadir, Meknès, des centaines de personnes se retrouvent dans les rues en criant des slogans comme « Liberté, dignité, justice sociale » et appelant à des réformes. Très vite les flics mettent fin aux rassemblements en nassant les manifestant.e.s et en faisant des dizaines d'interpellations dont 70 rien qu'à Rabat, au motif que les manifs n'étaient pas autorisées. Dans la plupart des cas il s'agit de simples vérifications d'identité et les interpellé.e.s sont libéré.e.s sans poursuites judiciaires.

    Le lendemain le collectif renouvelle l'appel et, malgré les nombreuses arrestations de la veille, de nouveaux rassemblements ont lieu dans les grandes villes et d'autres plus petites comme Safi ou Tinghir. A Casablanca, des manifestant.e.s envahissent même une autoroute urbaine et 24 personnes sont interpellées pour entrave à la circulation.

    Dans la nuit du 29 au 30 des centaines de personnes bravent une fois de plus l'interdiction de manifester quitte à se faire interpeller. Ce soir-là les flics empêchent tout rassemblement à Casablanca et font une cinquantaine d'arrestations à Rabat ainsi qu'une soixantaine à Marrakech. Dans cette ville rongée par l'industrie du tourisme, des manifestant.e.s déterminé.e.s se sont élancé.e.s en manif sauvage en criant « Le peuple veut la fin de la corruption », principal mot d'ordre du mouvement, mais aussi « Vive le peuple », un slogan qui, dans cette société vivant sous le joug d'une monarchie détenant tous les pouvoirs, sonne comme une manière subversive de détourner le sempiternel « Vive le roi ».

    Deux nuits de zbeul généralisé

    Dans la nuit du 30 septembre au 1er octobre le mouvement prend des formes émeutières spontanées qui débordent complètement les appels du collectif GenZ212 dans une vingtaine de villes, souvent en périphérie des grandes agglomérations mais aussi dans de petites villes plus isolées. A Nador, Errachidia, Berkane, Béni Mellal, Tiznit, Kénitra, Khénifra, Guelmim, Rabat, Meknès, Ouarzazate, Casablanca, Fès, Agadir, Témara, Skhirat, des manifs sauvages parcourent les rues et souvent les forces auxiliaires (flics anti-émeutes) se prennent des jets de pierre bien mérités.

    Ailleurs la révolte prend une tournure plus compliquée pour les autorités qui doivent faire face à des centaines d'émeutier.e.s. A Inezgane, en banlieue d'Agadir, trois caisses de flics sont défoncées, une agence d'assurance et trois banques sont attaquées, une agence de la poste du Maroc est incendiée, un supermarché Marjane est éventré et des bijouteries sont pillées. A Ait Amira, une petite ville de 50 000 habitants au sud d'Agadir, la gendarmerie royale perd 12 bagnoles dont certaines sont complètement incendiées, et plusieurs banques sont défoncées dans une liesse collective.

    A l'autre bout du pays, dans la ville d'Oujda, les flics se font copieusement caillassés, mais ces ordures tentent de reprendre le contrôle en fonçant dans la foule avec leurs camions, causant au moins un blessé grave qui a perdu une jambe. Au total, pour cette seule nuit du 30 au 1er, les autorités annoncent que 142 voitures de police auraient subi des dégâts.

    Dans la nuit du 1er au 2 octobre, alors que le ministère de l'intérieur finit par autoriser les sit-in appelés par le collectif GenZ212, des émeutier.e.s attaquent l'autorité et le capital là où ils se trouvent, souvent bien loin des lieux officiels de rassemblement. La révolte gagne de nouvelles villes avec une intensité plus forte que la nuit précédente.

    A Salé, ville pauvre qui jouxte Rabat la capitale, après des affrontements avec les keufs, deux caisses de la sûreté nationale y finissent calcinées, une banque est cramée dans le quartier Al Amal, plusieurs autres perdent leur vitrine ainsi que deux agences de transfert, puis la devanture d'un supermarché Carrefour est défoncée sur la route de Kénitra.

    A Marrakech, alors qu'une marche prend forme dans les rues du centre, à l'autre bout de la ville les forces auxiliaires perdent le contrôle du quartier Sidi Youssef Ben Ali, par ailleurs connu pour avoir été un foyer d'insurrection contre les autorités coloniales françaises dans les années 50. Environ 200 personnes, majoritairement très jeunes, arrosent de pierres et de bouteilles les forces auxiliaires postées à l'entrée du quartier. Le comico du coin est ensuite incendié, une banque pillée, deux agences de transfert saccagées. Il faudra toute la nuit aux flics pour reprendre le contrôle de la zone.

    A Tamansourt, une bourgade à quelques kilomètres au Nord de Marrakech, la gendarmerie est incendiée. Plus loin sur la côte atlantique, à El Jadida, une manif sauvage met le zbeul sur la corniche, notamment en cassant des voitures. A Taroudant, des manifestant.e.s attaquent la préfecture et commencent à incendier la porte du bâtiment. A Kelaat M'Gouna, petite ville plus isolée au Sud des montagnes du Haut Atlas, il y a aussi du grabuge dans les rues avec des incendies et de la casse.

    Et puis, à Leqliaa, en banlieue Sud d'Agadir, un poste de la gendarmerie royale est attaqué par des dizaines de personnes. Les grilles de l'entrée sont arrachées, un 4x4 sorti, des motos brûlées, et le feu mis à plusieurs endroits du bâtiment. Des flics, en partie réfugiés à l'intérieur, finissent par tirer dans la foule à balles réelles, assassinant trois personnes et faisant plusieurs blessé.e.s. Le ministère de l'intérieur annonce que 3 policiers ont été grièvement blessés dans l'attaque. <https://infokiosques.net/IMG/png/carte-maroc.png>

    La justice à plein régime pour enfermer à tour de bras...

    Le 2 octobre, un communiqué signé au nom du collectif Genz212 rejette « toute forme de violence ou de vandalisme » et il est décidé, suite à un vote sur Discord auquel ont participé plus de 15 000 personnes, de continuer les rassemblements en les limitant à des horaires fixes de 17h à 20h, et en déplaçant les lieux de rendez-vous sur des grandes places plus éloignées des quartiers populaires « pour éviter de graves incidents avec les flics ». Une campagne de nettoyage des rues est même organisée le 6 octobre avec photos à l'appui. Après cet appel au calme, le collectif se désolidarise des émeutier.e.s dans une lettre adressée au roi. Le texte comprend huit revendications dont la principale est la démission du gouvernement d'Aziz Akhannouch, le premier ministre, tandis qu'une autre, un peu plus loin dans la liste, exige la libération et l'abandon des poursuites judiciaires pour tou.te.s les détenu.e.s lié.e.s aux protestations pacifiques, sauf « ceux dont l'implication dans des actes de sabotage a été prouvée »…

    Le soir du 2 octobre, dans le quartier Sidi Youssef Ben Ali à Marrakech, nombreu.ses.x sont celleux qui ne voulaient pas s'arrêter malgré la répression. De nouveau les flics se sont fait caillasser, une banque a été saccagée et des commerces défoncés. On imagine qu'ailleurs aussi, parmi celles et ceux sorties dans les rues les soirs précédents, beaucoup n'avaient pas envie de rester sages. Il semble pourtant que la normalité ait repris le dessus à partir du 3 octobre, même si le collectif GenZ212 a continué d'appeler à se rassembler dans les grandes villes, réunissant quelques dizaines de manifestant.e.s à chaque endroit.

    Au total, dans l'ensemble du pays, des milliers de personnes ont été arrêtées lors des rassemblements et émeutes, ainsi que les jours suivants, à l'issue d'enquêtes souvent basées sur des photos et vidéos circulant sur internet. Plus de 2400 d'entre elles ont été poursuivies par la justice, certaines ont déjà été condamnées à de très lourdes peines de prison, et des centaines attendent toujours leur procès, soit en détention préventive, soit en liberté provisoire après paiement d'une caution qui atteint généralement 2000 à 5000 dirhams (200 à 500 euros).

    Quelques dossiers et chiffres sortis dans la presse donnent une idée du carnage judiciaire en cours :

    • A Agadir, le 14 octobre, 17 personnes ont été condamnées à de la prison ferme pour des faits commis à Ait Amira dans la nuit du 1er au 2 octobre. Elles étaient poursuivies notamment pour « destruction de biens publics et privés », « vol en réunion », « incendies volontaires » et « violences contre les forces de l'ordre ». Trois ont été condamnées à 15 ans de prison ferme, un à 12 ans, neuf à 10 ans, un à 5 ans, un à 4 ans et deux à 3 ans.

    • A Ouarzazate, 6 personnes de Kelaat M'Gouna étaient poursuivies pour « incendie volontaire », « dégradation de biens publics et privés », « entrave à la circulation », « violences contre les forces de l'ordre ». Trois d'entre elles ont été condamnées à 4 ans fermes, deux autres à 2 ans et le dernier à 1 an.

    • A Oujda près d'une soixantaine de personnes ont été poursuivies pour « violence envers les forces de l'ordre » et « participation à des attroupements nocturnes armés », et 17 autres pour « formation d'une bande criminelle », « attroupement armé » et « organisation d'une manifestation non autorisée », « possession d'armes blanches », « dégradations de biens publics et privés » et « agressions contre les forces de l'ordre ». Fin octobre, 8 d'entre elles ont été condamnées à des peines de prison ferme d'une durée de 15 à 18 mois, tandis que 7 autres ont pris du sursis.

    • A Agadir et Casablanca, deux personnes ont été condamnées à 4 et 5 ans de prison ferme pour « incitation à commettre des délits et crimes via les réseaux sociaux ».

    • À Marrakech, 26 personnes ont été poursuivies dans six dossiers pour « violences envers les forces de l'ordre », « participation à un attroupement armé », « incitation en ligne », « dégradation de biens publics et privés », et « possession d'armes blanches ».

    • A Kénitra, 17 personnes, dont 9 mineurs, ont été poursuivies pour « pillages », « destructions de biens publics et privés », « incendies volontaires ».

    • A Rabat, plusieurs personnes ont été poursuivies pour « attroupement armé » et « outrage aux symboles du Royaume ».

    Un roi qui semble toujours hors d'atteinte

    Le 8 octobre, une soixantaine d'intellectuels, artistes et militants des droits humains adressent, à leur tour, un courrier au roi, demandant de « traiter les causes profondes et structurelles de la colère ». Les militant.e.s de la GenZ212 attendent désormais « un signe fort » du monarque lors d'un discours qu'il doit tenir le 10 octobre au parlement. La veille, le collectif décide même d'annoncer la « suspension de toutes formes de protestation prévues pour le 10 octobre », « par respect pour sa majesté le roi Mohammed VI que dieu l'assiste et le glorifie ».

    Au Maroc, bien qu'il y ait un parlement élu et un premier ministre nommé parmi la formation politique arrivée en tête des élections législatives, le roi, entouré de son cabinet royal, reste seul à la tête du pouvoir. Il préside le conseil des ministres, peut en renvoyer un quand il le souhaite, limoger le chef du gouvernement, dissoudre le parlement, suspendre la constitution, appeler à de nouvelles élections, ou diriger par dahir (décret royal). En plus de son statut politique il est « commandeur des croyants », soit le chef religieux du pays où l'islam est religion d'État. Pour renforcer ce statut, la dynastie des Alaouites, à laquelle appartient la famille royale, se présente comme descendante du prophète Mahomet, rien que ça. Le roi est donc le chef suprême auquel chaque marocain.e doit se soumettre. D'ailleurs chaque année se tient une cérémonie d'allégeance durant laquelle des centaines de hauts fonctionnaires, ministres, dignitaires du régime, députés, élus locaux, hauts gradés de l'armée, de la police et des services de renseignements, se prosternent devant « sa majesté » juchée sur un étalon et protégée du soleil par une ombrelle, le tout retransmis en direct à la télévision.

    D'autre part, partout sur le territoire l'autorité du roi, et plus largement celle du « Makhzen », terme très répandu au Maroc pour désigner l'État, est assurée par des moyens de contrôle de la population reposant à la fois sur un appareil administratif et policier classique, et un système de renseignements plus officieux. La moindre critique du roi est quasi inexistante tant ce système diffuse efficacement la crainte du pouvoir. A l'échelle des quartiers, par exemple, des agents appelés moqaddems, représentants semi-officiels de l'autorité, instiguent la délation de tout comportement subversif, autant d'un point de vue politique que moral d'ailleurs, dans un État où, notamment, sont punis d'emprisonnement les relations homosexuelles et les rapports sexuels hors mariage.

    Des luttes qui restent en mémoire

    Depuis 26 ans que Mohammed VI a pris la succession du trône à la mort de son père Hassan II, les autorités ont toutefois été défiées par plusieurs mouvements de révolte, alors que la répression s'est montrée toujours aussi féroce. L'un de ceux qui doit ressurgir le plus dans les mémoires des révolté.e.s d'aujourd'hui est certainement le hirak du Rif débuté en octobre 2016. Suite à la mort d'un marchand de poisson écrasé dans un camion-poubelle alors qu'il tentait de récupérer sa marchandise confisquée par le Makhzen, des dizaines de milliers de personnes ont envahit les rues d'Al Hoceima, capitale du Rif, en mémoire du défunt et pour protester contre leurs conditions de vie. Après huit mois de manifestations et rassemblements incessants, des discours questionnant de plus en plus ouvertement la légitimité du Makhzen, puis l'interruption du prêche d'un imam appelant à stopper le mouvement, les autorités finissent par arrêter des centaines de personnes. En réaction, le 20 juillet 2017 se tient une grande marche pour leur libération, lors de laquelle un manifestant est blessé à la tête par une grenade lacrymogène dans des affrontements avec les flics. Plongé dans le coma il décède quelques semaines plus tard. Quand aux personnes arrêtées, environ 500 sont condamnées à des peines de prison, quatre prennent 20 ans pour « complot visant à porter atteinte à la sécurité de l'État ». Récemment, le plus médiatique des détenu.e.s du hirak du Rif, Nasser Zefzafi, a fait sortir de sa prison une lettre en soutien à la GenZ212, et l'appel à la libération des prisonnier.e.s a été scandé plusieurs fois dans des rassemblements.

    Les mémoires sont aussi évidemment marquées par le mouvement du 20 février en 2011, dans le sillage des printemps arabes, avec ses manifestations critiquant le régime pendant plusieurs mois, des postes de police attaqués à différents endroits, mais aussi neuf morts dont au moins trois assassinés par les flics. En partie récupéré par les partis politiques, islamistes compris, il débouchera sur une réforme de la constitution et de nouvelles élections législatives. Ces dernières années, d'autres révoltes ont été symptomatiques du niveau de misère dans laquelle vit une partie du pays. Fin 2018 des « manifestations de la soif » ont lieu à Zagora contre les coupures d'eau puis, début 2019, des habitant.e.s de la ville minière de Jérada sortent dans les rues durant plusieurs mois suite à la mort de deux hommes qui, comme plein d'autres, gagnaient leur vie en revendant clandestinement du charbon extrait dans des puits désaffectés de l'ancienne mine.

    Au Maroc beaucoup de gens doivent faire ce genre de boulots pour vivre, tout en devant faire allégeance à un roi qui, en plus de son statut politique et religieux, contrôle le plus grand groupe financier du pays, Al Mada, regroupant de multiples filiales dans la banque, la grande distribution, l'immobilier, les télécoms, l'énergie et, historiquement, les mines. Avec son entreprise Managem, la famille royale, à la tête d'une fortune de plus de 6 milliards de dollars, exploite une dizaine de mines d'or et d'argent dans les régions les plus pauvres du pays, aggravant les conditions de vie par l'accaparement de l'eau et la pollution. Celle d'Imider, au sud de la chaîne de montagne du Haut Atlas, est bien connue car depuis les années 80 des habitant.e.s s'y opposent. A partir de 2011, des opposant.e.s ont même coupé l'alimentation en eau de la mine, tout en montant un camp pour occuper le site autour de la vanne.

    Coupe du monde, CAN, TGV, … Le Maroc des grands projets

    Dans les manifestations de ce début octobre, de nombreuses fois ont été pointées du doigts les dépenses faramineuses pour la construction des stades devant accueillir la coupe d'Afrique des nations (CAN) en 2026 et la coupe du monde de foot en 2030. A Tanger et Casablanca, au tout début du mouvement, les écrans installés dans les rues affichant un décompte avant le début de la CAN ont même été hackés pour y diffuser des insultes contre les flics et des revendications pour la santé et l'éducation. Pendant les rassemblements des slogans critiquaient des infrastructures coûtant des milliards en comparaison avec le piteux état des hôpitaux où les patient.e.s doivent parfois apporter leurs propres draps et matériel médical. Comble de l'indécence le tout nouveau stade de Rabat comprend, en sous-sol, une clinique flambant neuve destinée aux sportifs… Pour 2030, les autorités ont annoncé en grande pompe la construction d'un stade de 115 000 places, soit le plus grand du monde, pour un coût de 5 milliards de dirhams (environ 500 millions d'euros). Et puis, à l'approche des compétitions, le Makhzen mène des programmes d'éviction des pauvres dans les quartiers centraux des grandes villes. A Casablanca, depuis 2024, des centaines d'habitations ont été détruites dans l'ancienne médina et leurs occupant.e.s relogé.e.s dans des quartiers excentré.e.s, pour construire à la place une large avenue royale reliant la grande mosquée Hassan II.

    Si les chantiers pour les coupes de football cristallisent les tensions, le décalage entre des grands projets capitalistes sollicitant des investissements massifs et le niveau de vie local concerne tous les domaines. Ces grands projets sont souvent guidés par les intérêts d'investisseurs étrangers, émiratis, chinois et français en tête. Un jour peut-être la tempête qui, lors des chaudes nuits du 30 septembre au 2 octobre, a fait valdinguer des banques, des supermarchés, des comicos et des agences de transfert d'argent, se dirigera jusqu'aux infrastructures de ce capitalisme néocolonial. Peut-être, par exemple, qu'elle atteindra la nouvelle ligne de TGV reliant Tanger à Casablanca (320 kilomètres en tout), commandée en 2010, pour 3 milliards d'euros, au groupe français Alstom qui s'est refait un pactole d'1 milliard d'euros en vendant 18 nouvelles rames de train en 2024. Peut-être même que cette tempête passera plus au Sud, là où convergent désormais les regards voraces des grands groupes français spécialistes de la transition énergétique...

    Hydrogène vert et néocolonialisme au Sahara Occidental

    Le Sahara Occidental, un territoire de plus de 260 000 km², est occupé et administré par l'État marocain sur 80 % de sa superficie depuis 1975 bien que l'ONU le considérait encore jusqu'à peu comme « non autonome » et qu'une organisation armée sahraouie, le Front Polisario, contrôlant les 20 % restant, en revendique toujours l'indépendance. En octobre 2025, le conseil de sécurité de l'ONU a finalement reconnu un plan visant à faire de ce territoire une région autonome sous souveraineté marocaine, validant un processus de colonisation débuté par des années de guerre et de massacres, et poursuivi par l'occupation, la répression et la prédation économique.

    Dans la zone occupée par les autorités marocaines, les tensions s'étaient ravivées en 2010 lorsque plus de 15 000 sahraoui.e.s ont monté un campement à Gdeim Izik en périphérie de Laayoune pour protester contre leurs conditions de vie. Le démantèlement du camp par les flics s'était soldé par au moins une dizaine de morts dont plusieurs policiers. En 2020 le conflit armé entre l'armée marocaine et le Front Polisario avait même repris après 20 ans de cessez-le-feu. Aujourd'hui les tensions sont toujours bien palpables mais pas de nature à freiner la nouvelle ruée vers l'or « verte ».

    Car si le Sahara Occidental est historiquement exploité pour ses ressources halieutiques et ses gigantesques gisements de phosphates, servant à la fabrication d'engrais agricoles, c'est désormais son exposition aux vents et son ensoleillement qui attirent les investisseurs. Ces conditions climatiques en font une zone très rentable pour la production d'énergies « vertes » et donc de carburant décarboné, comme de l'« hydrogène vert », dérivable en ammoniac, nécessaire à la production d'engrais azotés. En mars 2024, le royaume a lancé son « Offre Maroc », un appel à venir exploiter un million d'hectares déjà identifiés. Il se voit répondre à 4 % de la demande mondiale d'ici 2030.

    Alors que les relations diplomatiques entre la France et le Maroc étaient en crise depuis 2021, après que les services secrets marocains aient été accusés d'espionner, entre autres, le portable de Macron, à l'aide du logiciel israélien Pegasus, elles se sont vite revigorées quand ce dernier a annoncé, en juillet 2024, qu'il soutenait la souveraineté du Maroc sur le Sahara Occidental. Trois mois plus tard était organisée en grande pompe une visite du président français accompagné de neuf représentants de groupes énergétiques, avec des gros contrats à la clefs.

    Ainsi, Engie va investir 15 milliards d'euros en partenariat avec l'office chérifien des phosphates (OCP), le plus grand groupe minier marocain, dans six projets liés aux énergies renouvelables, à l'ammoniac vert et au « dessalement durable ». A côté de la petite ville de Chbika, Total va construire et exploiter un centre de production d'ammoniac vert destiné à l'export sur le marché européen. Puis, à Dakhla, MGH Energy a signé un contrat pour construire une usine de e-fuels tandis qu'HDF Energy projette d'y bâtir une giga-usine capable de produire 200 000 tonnes d'hydrogène vert par an. Par ailleurs, tous ces rapaces sont bien accompagnés par l'agence française de développement (AFD), conforme à ses missions néocoloniales visant à soutenir les intérêts de la France dans le développement capitaliste de ses anciennes colonies et du reste du dit Sud global.

    Bref, avec tous ces projets, il y a de quoi tapisser d'éoliennes et de panneaux solaires polluants des milliers d'hectares de désert, le tout pour faire tourner l'agro-industrie dévastatrice partout dans le monde. Au Sahara Occidental comme ailleurs, la fameuse transition énergétique n'est rien d'autre qu'une nouvelle conquête afin d'exploiter toujours plus la planète et ses ressources.

    L'appétit des exploiteurs n'a pas de limites et tant qu'ils pourront continuer leurs sales affaires les pauvres en subiront toujours les conséquences. Au Maroc, la propagande du Makhzen, bien relayée par ses influenceurs baltajias (nom donné aux pro-monarchie), brouille les pistes en alimentant sans cesse le discours nationaliste selon la devise « Allah, la nation, le roi » et ciblant l'ennemi algérien ou sahraoui. Mais, comme le montre cette dernière révolte, nombreu.ses.x sont celleux qui savent très bien où se trouvent les responsables de leur misère et comment les attaquer.

    Solidarité avec les révolté.e.s du Maroc, de Madagascar, du Népal, d'Indonésie, du Pérou, et du monde entier !

    Contre tous les pouvoirs, liberté pour toustes !

    Reply source
  • À Ceuta, l’errance inquiète des jeunes Marocains qui refusent de repartir

    Si la ville semble s’être vidée, il est assez aisé de repérer les jeunes venus du Maroc pour rejoindre l’enclave espagnole cette semaine. Épuisés et isolés, ils se raccrochent à l’espoir de pouvoir construire leur avenir en Europe, et sont aidés par une partie de la population.
    Reply source
  • Rob Sand, le démocrate qui veut reprendre l’Iowa au Parti républicain

    Ancien «swing state» que les deux camps étaient habitués à se disputer, l’Iowa a voté Trump aux trois dernières élections présidentielles. Favori pour le poste de gouverneur, renouvelé en novembre, Rob Sand veut «dépasser les clivages» et mise sur sa capacité de rassemblement.
    Reply source
  • « Ça a été un lieu de souffrance » : la mémoire ressuscitée des harkis forcés de reboiser la Provence

    Après la guerre d'Algérie, nombre de harkis exilés en France ont été envoyés dans des hameaux reculés pour participer au reboisement des forêts. Un pan méconnu de l'histoire forestière mis à l'honneur à Ongles, dans les Alpes.
    Ongles (Alpes-de-Haute-Provence), reportage
    Au pied de la montagne de Lure, les vestiges d'un hameau abandonné sommeillent sous la chaleur écrasante de midi. Ces ruines grignotées par la végétation ne ressemblent pas aux autres villages dépeuplés de Provence, avec (…)

    Lire la suite - Reportage / Forêts , Écologies populaires
    Reply source
  • Micrurus (revue contre la médecine et son monde)

    À travers Micrurus nous avons simplement souhaité penser et faire penser la médecine d'un point de vue libertaire. Notre but ici n'est pas de construire une nouvelle doctrine, mais de rassembler des textes qui peuvent nourrir la réflexion et amener à des actions.

    Micrurus vol. I – juin 2014

    SOMMAIRE
    * ÉDITO
    * Préfiguration d'un véritable système de soin universel – Alex BRADSHAW
    * Hygiène publique, santé et sexualité : quelques concepts anarchistes – Richard CLEMINSON
    * De l'isolement du ressenti dans la sphère politique – Sam DAICRUS
    * Quelques questions relatives à la constitution de dispositifs de soin autonomes – Frédérique PASQUIER ET Josep RAFANELL I ORRA
    * Maladie et Capital – Alfredo BONNANNO
    * Cette sève qui nous unit – Babayaga

    Micrurus vol. II – janvier 2018

    SOMMAIRE

    * ÉDITO
    * État et psychiatrie : une histoire d'intérêts communs (Romain Bonnel)
    * Le conseil de l'ordre des médecins : l'incarnation du pouvoir médical (Léon Moriba)
    * Négationnistes en congrès (Les sanctuaires de l'abîme, Nadine et Thierry Ribault)
    * L'enfermement et la question de l'autorité médicale (Pierre & Kassandra)
    * Clinique ou politique ? (Collectif La Petite Alternative de Santé)
    * Silence, ici on lutte. La délégation du soin dans les milieux anars (Sam Daicrus)

    La revue est téléchargeable sur le site de Micrurus

    Reply source
  • Semaine internationale de solidarité avec les prisonnier-es anarchistes 2026 // 23 – 30 août

    Depuis août 2014, à l'initiative de différents groupes de l'Anarchist Black Cross, une semaine internationale de solidarité avec les prisonnier-es anarchistes est organisée.

    depuis le site internet de Solidarity International

    Appel pour la Semaine International de Solidarité avec les Prisonnier.es anarchistes – Du 23 au 30 août 2026

    Marius Mason, un anarchiste antispéciste et écologiste, écrivain, artiste et militant trans était en prison pour la plus longue peine à l'heure actuelle pour des actes de sabotage en défense de l'environnement. Après 17 ans d'enfermement, nous célébrons son transfert suite à sa sortie de prison et son transfert dans une maison de semi-liberté, le 14 mai dernier.

    À l'intérieur de la prison, il n'a jamais abandonné, mais s'est dressé pour les autres comme pour lui, défendant les droits des prisonnier.es trans et résistant au système carcéral. Toutes ces années, nous avons appelé à lui écrire lors de la semaine internationale de solidarité avec les prisonnier.es anarchistes.

    Maintenant, nous sommes heureux de le retirer de notre liste et de lutter ensemble depuis l'extérieur.

    Malgré cela, de nombreux compas restent en prison et sur notre liste d'adresses, de nouvelles personnes sont même ajoutées. La solidarité est nécessaire pour lutter contre ce système répressif. La solidarité peut nous porter à travers les moments les plus sombres – une carte postale ou une lettre, un rassemblement devant une prison, une visite, peuvent signifier énormément et donner des forces. L'histoire d'un.e compa en prison partagée lors d'un événement, se multiplie avec les personnes présentes. C'est notre responsabilité de transmettre leurs idées et avec elles, les personnes elles-mêmes voyagent au-delà des murs des prisons. En n'oubliant pas les enfermé.es, la solidarité peut croître.

    C'est pour ces raisons que chaque année nous appelons à une semaine de solidarité avec les prisonnier.es anarchistes.

    Les temps sont de plus en plus durs, le fascisme s'élève, et les états, les fascistes et les conservateurs font de nous les cibles de leur violence – en tant que Queer, Antifas ou anarchistes.
    Ils essayent de nous écraser comme le montre les condamnations dans l'affaire Prairieland, avec des condamnations allant jusqu'à 100 ans de prison. Ou la tentative de supprimer le mouvement anarchiste en Indonésie où, suite aux affrontements du premier mai, 10 anarchistes sont emprisonnées et risquent de lourdes condamnations.

    Face à l'adversité, nous devons rester ensemble et agir en solidarité. Renforcer nos communautés et supporter les plus vulnérables. N'oublions pas les enfermé.es et luttons côte à côte. Ce ne sont pas seulement des prisonnier.eres, ce sont nos compas. Marius a montré en long et en large comment nous pouvons faire appel les uns aux autres pour mener un combat commun.

    Rejoins la semaine internationale de solidarité avec les prisonnier.es anarchistes !

    Organise des séances d'écritures de lettres, un événement de solidarité, une projection de film, une action directe, un rassemblement, accroche une banderole ou n'importe quelle autre idée qui te vient et envoie-nous des photos et un court résumé !

    Envoyez-nous vos événements et actions à tillallarefree [at] riseup.net

    Reply source
  • Microplastiques, molécules toxiques… Comment limiter la pollution des pneus de voiture

    Les résidus des pneus se retrouvent dans l’environnement… et dans nos assiettes. © Adobe stock

    Ce week-end marque le traditionnel chassé-croisé entre juillettistes et aoutien·nes durant lequel les routes s’encombrent de voitures. Au-delà de la pollution générée par les moteurs, ce trafic engendre une contamination plus large et moins connue : celle aux microparticules de pneus.

    Un pneu perd en moyenne quatre kilogrammes (kg) de matière dans sa vie (environ quatre ans), dont des centaines de microplastiques et d’additifs chimiques. Auprès du Parisien, le président du syndicat du pneu, Dominique Stempfel, reconnaît le problème posé par cette dégradation du caoutchouc : «Ces particules sont ensuite lessivées par la pluie et entraînées vers les cours d’eau et le milieu marin.» Le frottement entre la roue et l’asphalte libère des centaines de composés dont certains sont toxiques pour la santé et l’environnement. Parmi eux : des hydrocarbures aromatiques comme le benzène, classé cancérogène, des polymères (de grosses molécules obtenues par assemblage de molécules plus petites) ou encore des micro voire nanoparticules de plastique.

    40% de composés à risques dans nos pneus

    En 2025, l’ONG Agir pour l’environnement avait identifié 1 954 composés différents dans les pneus de six marques qu’elle avait fait analyser par le laboratoire indépendant Emission analytics. Parmi ces substances, «40% présentent des risques aigus pour la santé et l’environnement aquatique», selon son rapport. «112 sont considérées comme cancérigènes, mutagènes [qui modifient l’ADN, NDLR] ou reprotoxiques [toxiques pour la reproduction], parfois les deux ou les trois à la fois», détaille Magali Leroy, chargée des enquêtes au sein de l’association. Il est encore difficile de caractériser précisément l’effet sur la santé de ce mélange qui se retrouve de manière diffuse dans l’environnement, pénétrant les sols, l’eau et l’air.

    Ce qui est sûr, c’est que ce cocktail participe à accroître la pollution atmosphérique. «Les particules [rejetées par les pneus, NDLR] exposent l’ensemble de la population, en particulier les enfants, à des risques accrus de cancers, de troubles neurologiques, ainsi que de maladies respiratoires et cardiovasculaires», souligne encore le rapport de l’ONG.

    Malgré ces effets néfastes, les industriels continuent d’utiliser ces composés. «Différents additifs sont ajoutés pour donner une certaine texture aux pneus, explique Florian Breider, chercheur en ingénierie environnementale à l’École polytechnique fédérale de Lausanne (Suisse). D’autres servent pour des raisons de sécurité routière ou pour éviter le vieillissement lié à l’oxydation : sans certaines molécules, le caoutchouc se craquèle et se fissure quand il vieillit.»

    Le 6PPD : une molécule toxique dans le viseur des associations

    Parmi ces substances, on retrouve le 6PPD. Une molécule au nom compliqué pourtant bien connue de l’autre côté de l’Atlantique. En janvier dernier, des fabricants parmi lesquels Michelin, Pirelli ou encore Bridgestone ont été entendus par la cour fédérale de justice de San Francisco (États-Unis) après une plainte déposée par des associations de pêche et de conservation de la nature. Celles-ci les accusent d’avoir décimé des populations entières de saumons sauvages et d’autres espèces de poissons à cause de l’utilisation du 6PPD. «En se dégradant, la molécule devient du 6PPD-quinone, un composé emporté par la pluie vers les rivières qui impacte la fertilité des poissons», explique Magali Leroy.

    Cette pollution inquiète aussi les pays européens : une quantité conséquente de résidus de pneus a été détectée dans le lac d’Annecy (Haute-Savoie) en janvier dernier et une équipe de chercheur·ses helvétiques en a retrouvé dans des fruits et légumes, y compris cultivés en agriculture biologique. Près d’un tiers de ceux consommés en Suisse en contenaient.

    L’équipe de recherche de Florian Breider est à l’origine de cette découverte. «On a trouvé du 6PPD-quinone mais aussi de la DPG (1,3-diphénylguanidine), précise l’expert. Or on dispose de peu d’informations sur leur toxicité pour l’être humain, ça pose question.» La DPG, qui participe à rendre le caoutchouc plus rigide, est déjà considérée toxique pour l’environnement aquatique, selon l’Agence de sécurité sanitaire française (Anses).

    «On retrouve certains additifs des pneus dans l’urine humaine, ce qui veut dire qu’ils pénètrent dans le sang. Leur impact sur la santé humaine est encore méconnu mais on sait que plusieurs sont neurotoxiques pour les poissons. On ne peut pas faire de raccourci entre les effets sur ces animaux et sur l’humain, mais ces premiers résultats invitent à la méfiance», souligne le scientifique.

    «Il est difficile d’évaluer le niveau de toxicité du mélange contenu dans ces caoutchoucs, précise-t-il. Car tous les additifs forment un effet cocktail qui peut multiplier certains risques et en neutraliser d’autres.» Actuellement, son équipe de recherche met en place une méthodologie pour mieux évaluer cette multiexposition.

    Pas de fabricant parfait mais des pistes de solutions

    En attendant d’en savoir plus, Agir pour l’environnement réclame davantage de transparence de la part des industriels sur la composition des pneus. L’ONG revendique également la mise en place d’un nouvel étiquetage européen qui intègrerait un indicateur de toxicité.

    «Au niveau européen, ça commence à bouger, espère Olivier Charles, coordinateur des campagnes climat, énergie et transports de l’association Agir pour l’environnement. L’Autriche et le Danemark ont demandé à l’Agence européenne des produits chimiques d’interdire le 6PPD. Nous avons rejoint leur commission car, tant qu’il n’y a pas de contrainte sur l’industriel, il ne changera pas sa recette de fabrication.»

    Pour l’instant, le militant estime que, «s’agissant de la composition des pneus, il n’y a pas d’entreprise meilleure qu’une autre, aucune ne fait figure de bon élève».

    L’association automobile allemande Adac, qui se donne pour mission de «sauvegarder et de promouvoir les intérêts de l’automobilisme, du sport motorisé», a jugé que Michelin était la marque qui réduisait le plus l’abrasion de ses pneus, après avoir réalisé des tests sur 160 produits différents en 2025. L’entreprise précise avoir noué un partenariat avec l’université de Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme) et le Centre national de la recherche scientifique (CNRS) pour «développer des solutions techniques aux problématiques environnementales des particules d’usure issues du contact entre la route et le pneumatique».

    Éviter la conduite sportive et choisir un véhicule léger

    Atténuer l’émission de ces microparticules de caoutchouc peut aussi passer par «un autre design routier», suggère Magali Leroy. «Les ronds-points génèrent davantage de particules que les dos d’âne», illustre-t-elle. Éviter les zones de freinage intense contribue à diminuer la pollution atmosphérique.

    Une autre solution, plus accessible à l’échelle individuelle, est de renoncer à une conduite sportive faite d’accélérations et de freinages brusques, car elle est responsable d’une abrasion plus rapide des pneus. Les véhicules plus légers sont aussi les moins émetteurs. «Tous les 150 kilomètres, une Tesla Y, qui pèse 464 kilos de plus qu’une Fiat 600e, rejette dans l’environnement l’équivalent [en microparticules, NDLR] d’une bouteille plastique d’un litre et demi», s’indigne Olivier Charles, d’Agir pour l’environnement. La meilleure solution reste d’éviter, autant que possible, d’utiliser sa voiture en solitaire si une alternative en transport en commun est disponible pour son trajet.

    Reply source
  • Expulsion du squat Langevin

    Mardi 28 juillet vers 10h, la police nationale a procédé à l'expulsion du squat de la rue Paul Langevin, dans le quartier de la Grâce-de-Dieu.

    Après l'expulsion du squat Duparge le mardi 16 juin et celle du squat du Chemin Vert le mardi 7 juillet, c'est un nouveau squat officialisé par l'Assemblée Générale de Lutte contre toutes les expulsions qui est expulsé à Caen, et de nouvelles personnes mises à la rue par l'Etat.

    Le squat du 4 rue Paul Langevin, un grand immeuble de huit étages destiné à un projet de réhabilitation, était squatté depuis le 19 mars 2022. Une petite dizaine d'appartements étaient occupés par des familles en exil. Le propriétaire, le bailleur social Caen La Mer Habitat, avait entamé une procédure de justice, et deux ordonnances d'expulsion, datant de septembre et octobre 2022, avaient été émises par le tribunal judiciaire de Caen.

    D'après la presse, la police a contrôlé la situation administrative de 10 habitant-es présent-es sur les lieux au moment de l'expulsion et une association de protection civile a conduit certain-es d'entre elles et eux vers des solutions temporaires d'hébergement d'urgence.

    Pendant ce temps, les AirBNB se remplissent de touristes et les spéculateurs immobiliers s'enrichissent. Environ 10 000 logements sont vacants dans l'agglomération caennaise (10 197 exactement en 2022 selon les chiffres de l'INSEE), mais le nombre de personnes sans toit ou vivant dans des conditions merdiques ne cesse de grandir. Et pendant que la police passe son été à expulser des squats, la détresse de personnes sans domicile accablées par la chaleur dans la rue est quotidienne, tout comme celle de familles meurtries par l'instabilité et l'insécurité permanente, entre hébergement temporaire par-ci, chambre dans un squat par-là, chez des potes, dans une voiture ou parfois au 115, et celle de milliers d'individus qui peinent à trouver un logement décent. A qui profite le crime ? Aux grands propriétaires et autres marchands de sommeil qui peuvent augmenter les loyers tout en sachant qu'ils trouveront bien quelqu'un prêt à accepter ces conditions, aux agences immobilières qui peuvent se permettre de ne pas répondre à leurs obligations vis-à-vis des locataires et multiplient leurs magouilles, aux entreprises du BTP qui a grand renfort de lobbyisme font croire que le problème du logement n'est qu'une histoire de manque de bâtiments neufs, à l'Etat et aux politiques bien contents de pouvoir mettre en concurrence tous ces gueux dans l'accès au logement, en agitant bien souvent des idées racistes, fragilisant ainsi de potentielles solidarités subversives, ou encore aux gestionnaires de la misère, grandes associations et entreprises du travail social qui capitalisent sur la situation.

    Reply source
  • Samedi 29 et dimanche 30 août 2026 : WE Antifa !

    Week-end antifasciste organisé à la Grange de Montabot, 2 impasse de la Bessardière à Montabot (50) par PaFaCaB 50 (Pas de Fascistes dans nos Campagnes Bocagères)

    Sommaire

    Pourquoi un WE Antifa ?

    😡 Face aux offensives racistes et fascistes du gouvernement dont la dernière est l'ignoble loi RIPOST (Réponses immédiates aux phénomènes troublant l'ordre public, la sécurité et la tranquillité, sic !).

    😡 Face à l'augmentation du danger fasciste : du RN aux groupuscules identitaires en passant par les médias d'extrême droite.

    😡 Face à la répression des antifas, aux agressions fascistes et racistes récurrentes, face au boomerang masculiniste, transphobe et homophobe…

    💪🏽💪🏽 Nous devons nous organiser, y compris dans nos campagnes !!
    🔥🔥Ensemble faisons reculer le fascisme et toutes les formes d'oppression !

    Qui dit WE antifa, dit quelques petites installations et préparations en amont !
    N'hésite pas à venir nous filer un coup de main du mercredi 26 août au samedi matin.
    Si tu penses venir, tu peux indiquer ta présence sur ce formulaire .

    Programme :

    🍅 Samedi 12h : accueil et repas partagé
    Chacun apporte un petit quelque chose !

    ☀️ Samedi à partir de 14h :

    📢 Combattre l'anti-tsiganisme : présentation du livre « Voleurs de poules » par son auteur
    Ritchy Thibault, d'origine manouche et gitane, revient sur l'histoire des personnes romani et voyageuses en France, appelées nomades ou gens du voyage par le pouvoir.
    Il s'attaque au racisme institutionnel qui perdure aujourd'hui, notamment à travers le droit à l'éducation, la santé, la citoyenneté, etc.
    Dans la période de fascisation que nous traversons, faire reculer l'anti-tsiganisme, c'est aussi faire reculer l'extrême droite et son poison raciste.

    🤎​ Cercle de parole en non-mixité raciale
    Si tu es une personne non blanche, tu es bienvenue ! L'idée est de partager (ou simplement écouter) nos vécus en tant que personne non blanche. C'est un espace assez rare, d'autant plus en campagne. Il est possible que tu te sentes isolé.e avec ton vécu. Ensemble, c'est le moment de nous sentir connexté.es et de transformer nos récits individuels en expérience collective puissamment émancipatrice

    🫟 Atelier pochoirs & graphs
    Tranformons nos cascades ratées en messages antifa à semer à tout bout de mur. Viens faire ton pochoir antifa avec des vieilles radio (les tiennes si tu veux) et ton visuel préféré. Échanges d'astuces pour bien grapher, et fresque collective de nos créations.

    🥊 Boxe populaire :
    Plus que de la boxe, il s'agit d'échanger nos pratiques d'autodéfense pour se protéger et protèger les autres ! Avoir une tenue confortable n'est pas à négliger.

    📖 Arpentage de Face au fascisme, sortir de l'impasse démocrate
    Lecture collective du texte publié par la Coordination autonome de Brest sur bourrasque-info.org en juin 2024.

    📢 Atelier Punchline : Répondre aux discours de haine
    Conçu et animé par QueeRévolution, cet atelier prend la forme d'un jeu où notre mission sera de trouver des réponses aux paroles et idées fascistes, LGBT-phobes, racistes, validistes, classistes, sexistes, etc.
    Cet exercice peut permettre de discuter de ce que peut être un propos de haine, et de s'armer contre ceux-ci par l'union et le sens de la répartie !

    🍅 20h : À table ! Repas vegan à prix libre.

    🎵🎶 21h : concert puis DJ set !

    📢 Dimanche a 11h : s'organiser contre le fascisme.
    À l'occasion d'un brunch, temps d'échange d'expériences sur les luttes antifascistes pour s'organiser face à la montée des fascismes : créer un espace où on se donne de la force, où on échange des perspectives, du concret, et où on se (re)motive mais où on laisse aussi s'exprimer et vivre nos divergences dans nos manières de lutter contre le fascisme.

    🎠 Espace enfants
    Un espace enfants avec des personnes pour s'en occuper est prévu afin de permettre aux parents de participer au week-end.
    Afin de les accueillir aux mieux (qu'iels investissent cet espace ou non sur place), cela peut être bien de nous avertir à l'avance de leur présence.

    Camping sur place avec espace MINT (Meuf, intersexe, non binaire, trans)

    🚗 Pour venir :

    La Grange de Montabot, la Bossardière ou 2, la Bessardière à Montabot (50),

    • route Percy-Montabot :
      À gauche sur la route Percy-Montabot
      1 km après le gros pylône ou,
    • en venant de Tessy :
      2e à droite après le bourg de Montabot

    Montabot (50) se situe à 9 km de l'A84 (autoroute Rennes-Caen) & de la gare SNCF de Villedieu-les-Poëles

    PaFaCaB 50, Pas de Fascistes dans nos Campagnes Bocagères, pafacab50 chez autistici.org

    Reply source
  • Ephéméride des luttes : 2 août

    L'éphéméride des luttes du 2 août résonne du son des explosions. Celles des camarades, qui ciblent des objectifs précis, et malheureusement celles des fascistes, qui les font péter dans le tas sans distinction. On a toujours des bonnes raisons de détester les fascistes.

    1900 : A Paris, l'anarchiste François Salsou tente de tuer le shah de Perse à l'aide d'un révolver lors d'une visite officielle, mais son arme s'enraye et le coup ne part pas.

    1918 : A Vancouver au Canada, c'est la première grève générale de l'histoire du pays. Plus de 300 personnes tentent à deux reprises de défenestrer le représentant du patronat depuis ses propres bureaux. Des affrontements ont également lieu dans la ville. En image illustrant l'éphéméride d'aujourd'hui, un épisode de la journée.

    1922 : A Paris, l'anarchiste illégaliste Mécislas Charrier est guillotiné à Paris, après avoir tenté une attaque de train pour en dépouiller les voyageurs de première classe. Il marche vers la fin en chantant L'Internationale.

    1943 : Dans le camp d'extermination de Treblinka, une grande révolte des prisonniers a lieu : après qu'un prisonnier de 14 ans se soit introduit dans l'armurerie du camp, et ait commencé à passer des armes vers l'extérieur, c'est le début du soulèvement. De l'autre côté du camp, des ouvriers dont la corvée était de nettoyer les bâtiments remplacent secrètement leur désinfectant par de l'essence. Après qu'un coup d'envoi soit tiré, grenades et tirs ont commencés à pleuvoir sur les gardes non préparés, tandis que des cocktails molotov mettaient feu aux barraquements et que les prisonnier.e.s se précipitaient vers les grillages. Les estimation du nombre d'évadés vont de 150 à 600 et ceux du nombre de morts chez les SS et les gardes ukrainiens de 0 à 200. Au final, seulement 52 rebelles ont survécu jusqu'à la fin de la guerre.

    1968 : En Espagne, ETA abat Melitón Manzanas, chef de la police de San Sebastian/Donostia et ancien collaborateur de la Gestapo, en représailles à la mort du militant de l'organisation Txabi Etxeberria sous les balles de la police le 7 juin.

    1975 : A Madrid, les GRAPO (Groupes de Résistance Antifasciste du Premier Octobre) abattent deux membres de la Guardia Civil à Madrid. C'est la première action à être revendiquée par le groupe, qui restera actif jusqu'en 2000.

    1976 : A Brest, l'Hôtel des Impôts est la cible d'un attentat à l'explosif du Front de Libération de la Bretagne/Armée Révolutionnaire Bretonne (FLB/ARB).

    1977 : - A Paris, cocktails molotov et pavés contre EDF.

    • A Toulouse, la direction régionale d'EDF du quai St-Pierre fait aussi les frais d'une attaque incendiaire. Le commando Vital Michalon revendiquera l'attaque en réponse à la répression des manifestations antinucléaires de Malville quelques jours plus tôt, lors desquelles est décédé Vital Michalon.

    1979 : A Armagh en Irlande du Nord, l'IRA fait sauter des mines au passage de soldats britanniques, en tuant 2. Le nombre de soldats britanniques tués par l'IRA depuis 1969 passe alors la barre des 300.

    1980 : A Bologne, une bombe posée par les néofascistes des NAR provoque la mort de 85 personnes et en blesse 200 autres. Il était 10.25 du matin, et l'une des horloges qui s'était stoppée à ce moment-là indique toujours cette heure, en mémoire des victimes.

    1981 : - En Irlande du Nord, un huitième membre de l'IRA, Kieran Doherty, meurt suite à une grève de la faim, qui dura 73 jours en ce qui le concerne.

    • Le même jour, l'IRA abat deux officiers britanniques à l'aide de mines à Loughmacrory, près d'Omagh.

    1984 : Action Directe fait sauter le siège de l'European Space Agency.

    2001 : A Londres, la rIRA ('real' Irish Republican Army) fait sauter une bombe dans la zone de Ealing, faisant de gros dégâts, après avoir averti la police d'un coup de téléphone.

    Voir en plus de ça l'éphéméride anarchiste du 2 août, pleine d'autres choses encore !

    Reply source
  • Capital One says it closed Trump Organization’s accounts after anti-money-laundering review

    Disclosure from 2021 investigation marks first time a bank has formally tied money-laundering concerns to Donald Trump

    Capital One Financial hit back on Friday against a lawsuit over its ⁠decision to close the Trump ⁠Organization’s bank accounts ​years ago, stating that it did so after a review by anti-money-laundering experts.

    The disclosure marks the first time a bank has formally tied money-laundering concerns to Donald Trump’s family business. Capital One is seeking to dismiss the case by casting doubt on claims of illegally debanking – or denying services on religious or political grounds – the Trump Organization.

    Continue reading...
    Reply source
  • France Travail déploie un outil de profilage algorithmique à des fins de contrôle

    France Travail développe un algorithme de profilage des chômeur·euses à des fins de contrôle. Cet algorithme, encore en phase de test, manifeste la volonté de France Travail de massifier les contrôles via l'utilisation d'outils numériques. Nous appelons à la mobilisation contre cet algorithme illégal et à son abandon par la direction de France Travail.

    La Quadrature du net publie en partenariat avec la cellule investigation de Radio France.

    Le 10 décembre dernier, un nouvel outil numérique était présenté au comité d'éthique IA de France Travail. Intitulé « Ciblage du Contrôle de la Recherche d'Emploi », son objectif est de « recourir à l'IA » afin d'« identifier les dossiers nécessitant un examen approfondi » et d'« alimenter automatiquement l'outil de contrôle de la recherche d'emploi ». Lors de sa présentation, cet outil était en phase active de test, étape préalable à un déploiement plus large.

    En d'autres termes, l'ancien Pôle Emploi cherche à se doter d'un outil similaire à ceux que nous dénonçons à la CNAF ou à l'Assurance maladie, visant à automatiser la sélection des personnes devant faire l'objet d'un contrôle.

    6 millions de personnes concernées

    Cet algorithme vise à « prédire » quel·les chômeur·euses manqueraient à leurs obligations de recherche d'emploi. Concrètement, il repose sur la construction de profils « suspects/non suspects » fondée sur l'analyse de dizaines de milliers de contrôles passés1. Chaque personne inscrite est ensuite assignée à l'un de ces profils sur la base des données personnelles que détient France Travail. Celles et ceux classifié·es comme « suspect·es » sont placé·es sur une liste de personnes prioritaires à contrôler.

    Si cet algorithme est aujourd'hui testé sur les profils de personnes en situation de rupture conventionnelle2, France Travail souhaite « étendre l'utilisation du modèle à d'autres publics » afin d'« alimenter automatiquement l'outil de contrôle et transmettre chaque mois des listes de contrôle ciblés »3. En prenant en compte l'ensemble des personnes au RSA, dont l'inscription à France Travail est obligatoire depuis le 1er janvier 2026, ce sont plus de 6 millions de personnes qui pourraient se voir profiler chaque mois par l'algorithme4.

    Un ciblage incertain

    À ce jour, nous disposons seulement de la liste des 26 variables utilisées par l'algorithme, mais nous ne connaissons pas les règles utilisées dans la construction des profils5. Nous ne sommes donc pas en mesure de déterminer, via des simulations, quelles populations sont les plus ciblées par cet outil. Nous avons fait une demande d'accès au code source de l'algorithme mais, eu égard à l'opacité qu'entretient France Travail vis-à-vis de ses outils numériques, il est peu probable qu'elle aboutisse.

    Parmi les catégories de variables retenues, notons notamment celles relatives aux « activités déclarées », à la « visibilité du demandeur d'emploi » (par exemple si le CV est en ligne sur le site de France Travail), à la recherche d'un travail dans un « métier en tension », au « niveau de formation », à « l'ancienneté d'inscription », ou encore à « l'historique des manquements » (absence à un rendez-vous par exemple). On retrouve également la présence d'une activité non salariée, critère par ailleurs utilisé par la CNAF dans son dernier algorithme de scoring pour dégrader la note des personnes en emploi précaire.

    Mais l'absence de transparence quant aux règles de classification de l'algorithme ne doit pas masquer l'essentiel. Comme le montrent les exemples de la CNAF et de la CNAM, ces algorithmes sont dangereux en eux-mêmes, car ils sont des outils particulièrement efficaces pour organiser, en toute impunité, la répression de populations entières, et en particulier des plus vulnérables.

    Déresponsabilisation et répression sociale

    En premier lieu car, comme nous l'avions documenté en détail dans le cas de la CNAF, l'introduction d'algorithmes dopés à l'IA ou au « machine learning » dépolitise la question du contrôle social et des violences associées. France Travail ne fait pas exception : le document présenté à son comité d'éthique avance, dans un paragraphe intitulé « Pourquoi recourir à l'IA ? », que cette dernière permettrait une « suppression des a priori » en proposant « des dossiers à contrôler sur la base de critères objectifs ».

    Ce que l'on observe ici c'est la transformation d'un problème politique – le choix des critères de sélection des personnes à contrôler – en un problème purement technique. Cette dépolitisation s'accompagne d'une délégitimation de la critique des politiques de contrôle, puisque ces dernières sont désormais censées être « neutres » et « objectives ». Elle procède également d'une déresponsabilisation des dirigeant·es qui n'ont plus à assumer, en leur nom, les politiques qui conduisent au ciblage de certaines catégories de personnes.

    Ajoutons enfin que le profilage algorithmique est utilisé pour invisibiliser le caractère discriminatoire des politiques de contrôle à travers l'individualisation du processus de sélection. Nul·le n'est contrôlé·e parce qu'il ou elle fait partie de telle ou telle population, mais parce que son « score » individuel s'est détérioré.

    Opacité et maltraitance

    À cela s'ajoute l'opacité qui entoure le code des algorithmes de profilage. En permettant aux responsables des institutions sociales de taire la réalité du tri social organisé, elle complique considérablement la mise en lumière de leurs dérives.

    On rappellera ici que, dans le cas de la CNAF, le code source de l'algorithme n'a été obtenu qu'après une longue bataille juridique et médiatique, tandis que celui de l'Assurance maladie ne l'a été qu'à la faveur d'une erreur de caviardage par l'administration. Pendant des années, l'absence de publication des paramètres de ces algorithmes a permis à ces institutions d'organiser le sur-contrôle de certaines populations (femmes isolées, personnes au RSA, personnes en situations de handicap…) sans jamais avoir à rendre de comptes. Pire, les dirigeant·es de ces institutions ont profité de cette opacité pour aller jusqu'à se vanter du recours à des outils de « modernisation » à la « pointe de la technologie ».

    Ce risque est particulièrement fort concernant France Travail. Car, loin de la communication de sa direction vantant un recours à une IA « éthique » et « transparente »6, toutes nos demandes d'accès au code des IA utilisées par France Travail sont, à ce jour, restées lettres mortes. En violation flagrante de la loi, France Travail a notamment refusé de nous communiquer la moindre information sur des IA aussi sensibles que celles utilisées pour échanger par SMS afin de proposer des offres d'emplois à des usager·ères (MatchFt) ou celle que France Travail a généralisé auprès de ses conseillers afin de les aider dans leurs tâches quotidiennes (ChatFt)7. Pire, dans ces deux cas, l'institution n'a même pas pris la peine de motiver sa décision auprès de la Commission d'accès aux documents administratifs (CADA) – l'institution chargée d'indiquer si ces refus sont légaux ou pas – lorsque nous l'avons saisie.

    IA générative et massification des contrôles

    Le développement de ce nouvel outil de profilage s'inscrit dans un contexte plus large de multiplication des outils numériques de contrôle au sein de France Travail. Rien que l'année dernière, nous alertions déjà sur le déploiement de « robots » visant à automatiser la décision de clore ou non un contrôle. Ces « robots » intervenaient lors du contrôle lui-même, alors que le nouvel algorithme intervient en amont, lors de la sélection des personnes à contrôler.

    Ce qui se dessine, c'est la volonté d'automatiser l'ensemble de la chaîne de contrôle afin de répondre aux objectifs gouvernementaux de massification des contrôles, dont le nombre est passé de 200 000 en 2017 à 730 000 en 2025. En 2027, l'objectif fixé par le gouvernement est d'en réaliser 1,5 millions8.

    Mais c'est du côté de l'IA générative que les risques les plus importants existent aujourd'hui. Alors que France Travail multiplie le développement d'IA (ChatfT, NeoFt, MatchFT…), on ne peut que s'attendre à ce qu'une IA générative soit déployée à des fins de contrôle. Connectée au dossier de la personne contrôlée, elle formulerait une « suggestion » quant à la décision à prendre par le ou la contrôleur·euse. Ce serait une étape décisive vers une automatisation totale du contrôle de la recherche d'emploi et la possibilité de massifier, à moindre coût, le contrôle et la surveillance des millions de personnes inscrites à France Travail.

    Il est fondamental que France Travail change de politique. Celle qui se dessine, une automatisation toujours plus inhumaine du contrôle, doit être rejetée. Il est encore plus inquiétant de voir que les dirigeant·es de France Travail ne veulent pas voir la réalité sociale de leur politique de contrôle et préfèrent s'enfermer dans la douce mélodie du solutionnisme technologique. Alors pour nous aider à continuer la lutte, vous pouvez nous faire un don et retrouvez l'ensemble de nos publications sur l'utilisation par les organismes sociaux d'algorithmes à des fins de contrôle social sur notre page dédiée.

    Retrouvez l'article initial sur La Quadrature du net
    Reply source
  • La vieillesse emmerde l’État colonial : Portrait d’un vieux poseur (de bombe)

    Jour de mai, la rédac du Journal CQFD reçoit une lettre d’un mystérieux abonné. Il est fait prisonnier à Riom pour avoir tenté d’incendier un McDonald, en signe de protestation contre le génocide à Gaza. Il s’appelle Ghislain Bellorget et il a 85 ans.

    Que deviennent les anarchistes quand ils vieillissent ? Beaucoup s’évanouissent dans la nature, se dispersent ou se fatiguent tout simplement. Peut-être sont-ils comme les moineaux de Pagnol qui « disparaissent, un jour, sans laisser de squelette ». Mais d’autres restent, éléments insolubles dans le capitalisme. Ghislain Bellorget fait partie de ceux-là.

    Le 24 avril 2026, il nous écrivait depuis sa cellule de prison. Un mois plus tard, on reçoit une lettre sur papier fin, où court une écriture singulière : une sorte de tremblement qui donne à la prose un air de flamme. Il faut le dire, l’homme a un côté explosif : il a été arrêté le 30 juillet 2025, pour une affaire de tentative d’incendie d’un McDo, à Clermont-Ferrand, en 2024.

    « Cher CQFD,

    Je viens de recevoir votre journal, hélas je suis hébergé à la prison de Riom depuis le 1er août 2025. Quelques jours avant, je suis parti de chez moi à 4 heures du matin direction Clermont-Ferrand. J’ai déposé un bidon incendiaire derrière le McDo du centre-ville et j’ai signé avec un drapeau israélien coupé en deux. Le Raid est venu me réveiller quatre jours plus tard. J’ai commis cet acte pour les Palestiniens de la bande de Gaza !

    Bien à vous, Ghislain.

    PS : L’engin n’a pas fonctionné.

    PS Bis : J’ai fêté mes 85 ans en prison ! »

    Ghislain n’est pas le premier libertaire à nous écrire de sa prison : pendant des années, Jean-Marc Rouillan, membre d’Action directe avait tenu une chronique pour CQFD. Mais c’est vrai qu’à la rédac, on est un peu fleur bleue. Et les lettres d’amour (et de revendication politique), c’est d’un romantisme… Irrésistible !

    L’introuvable Ghislain

    Donc on se met en quête dudit poseur de bombe. Déjà, Ghislain est bien dans nos fichiers d’abonnés, mais personne à la rédac n’en a entendu parler. Les premières recherches ne dévoilent pas grand-chose, à part quelques articles sur une exposition de photos de voyage d’un photographe de presse à la retraite. Il pourrait être un obscur vieux monsieur mordu d’expéditions. Mais en creusant un peu, on tombe sur deux émissions d’une radio libertaire à propos de ses tribulations pendant la guerre du Vietnam. Puis un article de correspondant pendant la guerre soviéto-afghane dans la revue libertaire Agora. Le zigue a l’air d’avoir une vie diablement rythmée !

    Mais pas facile de causer avec lui… Le standard du centre pénitentiaire de Riom nous envoie poliment nous faire cuire le cul, donc on harcèle le maire et les commerçants de son village pour avoir un proche. Sans succès : « Monsieur Bellorget ? Ça fait longtemps qu’on l’a pas vu par ici, je ne crois pas qu’il soit chez lui en ce moment. » Sans blague ! Et puis, un jour, alors que tout espoir commence à s’évanouir, un camarade en dilettante à la rédac me dit : « Un anar auvergnat en prison ? Mon coloc doit avoir son contact ! » La vie est subtilement malicieuse.

    Allô CQFD ?

    Je décroche le téléphone. Au bout du fil : une voix vive et rieuse. Ghislain m’apprend – je tombe de ma chaise – qu’il a obtenu sa remise en liberté provisoire le 22 mai. Désormais retranché dans sa petite maison de la montagne bourbonnaise, il se bat contre une végétation qui n’a pas attendu la fin de ses dix mois de taule pour reprendre ses droits. Et puis, il attend son procès. Il raconte volontiers ses aventures même si, sur les sujets plus sensibles, il m’oppose un élégant, mais non moins définitif : « Je ne peux pas répondre à ta question. »

    Son arrestation ne semble pas l’avoir beaucoup ému. « Le Raid chez moi, ça a été assez violent. Mais pour tout te dire, je savais ce que je risquais. Ils sont arrivés en tirant des balles à blanc qui font le même bruit que des balles réelles. Ils sont entrés dans ma chambre sans arrêter de tirer, tout ça pour un type de presque 85 ans. Du cinéma. »Après quoi, la machine s’est mise en route : police judiciaire de Clermont, agents de déminage de Lyon, incarcération à la prison de Riom. Là-bas, il est envoyé, dans le « module de respect », nouvelle lubie de l’administration carcérale pour faire passer son activité comme un acte d’humanisme : «  On est en cellule individuelle, on a des promenades le matin ET le soir. » Mazette, qui voudrait de la liberté après ça ? Ghislain ne semble pas avoir été davantage traumatisé par son séjour. « Les gens ne m’emmerdaient pas. Faut dire que j’étais le plus âgé. Enfin, il paraît qu’il y avait un monsieur de 86 ans, mais il était dans un autre quartier. Je faisais du yoga dans ma cellule et je lisais beaucoup. » Cet épisode ne semble pas l’intéresser plus que ça. Faut dire qu’il a vécu des moments marquants.

    D’abord, son expérience en 1965 d’instit à Da Nang, une petite ville du sud Vietnam, où il fait tache dans la société d’expat’ aimablement colonialistes. Il sympathise avec des mouvements étudiants, s’oppose à la bigoterie de sa hiérarchie…

    « Après plusieurs petits incidents diplomatiques, le proviseur et le vice-consul m’ont renvoyé en France.  »

    Chassé par la porte, il rentre par la fenêtre : il retourne au Vietnam comme photographe de presse pendant cinq ans, en pleine guerre entre le sud et le nord. Une de ses photos, rejetée par son agence de presse, aura d’ailleurs un destin glorieux. On y voit une main écorchée pendue dans des barbelés. Elle est récupérée, à son insu mais pour sa plus grande satisfaction, par le mouvement antimilitariste. Associée au slogan « L’armée recrute… elle te tend la main  », elle devient un classique des tracts contre la conscription. Puis, en mai 1968, il hésite à rentrer : « Je me suis dit, si c’est une révolution, ça durera plus d’un an…  » Hélas, l’histoire a tranché.

    « Je n’ai jamais arrêté de voyager, j’ai visité plus de 80 pays grâce à mon travail de photographe.  » Parmi ses péripéties, d’autres guerres civiles : Afghanistan, Irlande du Nord, puis Palestine (Cisjordanie) en 2003. Mais ce n’était pas son premier voyage là-bas : en 1962, il s’était déjà rendu dans un kibboutz tout au nord d’Israël. « À l’époque je ne connaissais rien des Palestiniens, je n’avais pas entendu parler de la Nakba et pour moi, la vie là-bas, c’était l’expérience de l’utopie communautaire.  »

    Le réveil est brutal : «  J’ai vu leur quotidien. Le plus choquant, c’est que l’histoire n’a cessé d’empirer. Encore il y a quelques jours, un ami palestinien m’a envoyé des vidéos de blindés en train de déverser des produits toxiques sur des terres cultivables palestiniennes. » Il y retourne en 2009, puis en 2015. En 2013, il tente même d’entrer à Gaza par l’Égypte, sans succès. « Je suis militant libertaire depuis longtemps. Mais c’est l’internationalisme qui m’a toujours tenu le plus à cœur. Ma première manif, c’était contre le franquisme. On descendait la rue Mouffetard, il devait y avoir 60 personnes pour quatre organisations [rire]. On partait de loin à l’époque. » Sûrement une manière de rester optimiste face à nos maigres victoires depuis. En attendant Ghislain, le Chien rouge te souhaite de bien profiter de ta liberté. Compte sur nous pour continuer d’aboyer avec toi : « Palestine vaincra ! »

    Malo Toquet

    https://rebellyon.info/La-vieillesse-emmerde-l-Etat-colonial-40073

    Reply source
  • Les autoradios ont des oreilles

    Un dispositif de surveillance a été trouvé le 22 juillet 2026 dans une voiture en transit entre le sud-est et l’Auvergne-Rhône-Alpes.

    Le dispositif a été découvert lors d’un changement d’autoradio, après que ce dernier ait été retiré de son emplacement. Deux micros (gauche-droite) étaient visibles en premier, collés à la paroi du cash plastique sous l’autoradio. Ils étaient reliés a un boîtier (bricolé sur la base du modèle Innova RB800) avec carte SIM (Orange) et carte micro SD, une petite batterie (1200 mAh) et une balise GPS (Taoglas, modèle datant de 2013). Le tout était ponté sur l’alim de l’autoradio et collé avec de la pâte collante à la paroi sous l’auto-radio.

    La musique a bien dû leur casser la tête !

     

    Reply source
  • Nantes : Des barrières au champ de manoeuvres…

    Indymedia Nantes / mercredi 29 juillet 2026

    Dimanche dernier, le préfet s’est réveillé avec une douleur abdominale si vive qu’on aurait dit un tremblement de terre.

    La cause ?

    Un cauchemar éveillé : le projet de Centre de Rétention d’eau Administrative s’était effondré sous le poids des protestations, et surtout, le souvenir brutal d’une décision idiote cruelle. La semaine précédente, dans un élan de zèle mal placé, il avait validé l’installation de grilles de sécurité le long de la route du projet de CRA dans la forêt. Vers 3 heures du matin, une vision hantait ses yeux : celle des images de la Gironde, où des incendies dévastateurs ravagaient des paysages entiers. Les animaux de la forêt étaient pris dans le brasier, les pompiers ne pouvaient pas intervenir faute d’accès.
    La peur de voir son champ de manœuvres devenir un brasier l’avait saisi à point. « Mais pourquoi ai-je fait ça ? » se hurla-t-il à lui-même en se redressant dans son canapé « Mais quel con, c’est de la folie ! ». D’un bond, il sauta du lit, enchaîna ses charentaises et fonça vers la maison d’arrêt voisine du projet, décidé à corriger ses erreurs dans la nuit. Mais quelle ne fut pas sa surprise ! Il réalisa, une fois sur place, qu’il avait oublié ses outils. Et pour couronner le tout, il portait toujours ses charentaises et son pyjama à carreaux, totalement inadaptés à la marche dans les ronces épineuses.

    « Bon sang, je suis un préfet, pas un clown ! »
    grommela-t-il en rebroussant chemin en trombe.

    Il retourna chez lui, récupéra des clés et enfila des bottes robustes, prêtes à affronter les ronciers. Revenu sur les lieux, il se lança dans une tâche titanesque : déboulonner toutes les grilles, retirer des plots en béton et tout jeter dans les ronces. Pendant trois heures, il travailla comme un forcené, suant à grosses gouttes, les vêtements collés à la peau. Le lendemain, il n’irait pas à la salle de sport.

    « C’est du sport, » se dit-il en essuyant son front dégoulinant,
    « réparer ses propres conneries, c’est levrai workout ! »

    Quant aux moutons de Lidl et aux chevreuils du champ de manœuvres, ils ont bien rit de cette scène nocturne, voyant un préfet en charentaises, puis en bottes, se battre contre des plots de béton, des grilles en alu et les ronces. Le pire c’est quand il marcha sur les pattes d’un blaireau qui aussitôt lui croqua les guiboles.
    Le lendemain, un journaliste local, intrigué par la disparition des grilles, tenta de percer le mystère. En arrivant sur place, il trouva le préfet, épuisé, en train de manger une baguette de pain rassis et du pâté Enaff, assis sur un plot de béton qu’il avait lui-même arraché.

    « Vous avez vu les moutons de Lidl ? » lui demanda-t-il, les yeux cernés.
    « Ils m’ont jugé ! Ils ont ri de mes charentaises ! »

    Le préfet, le souffle court, ajouta : « Je pensais faire une œuvre utile, mais en réalité, je suis devenu le sujet d’une comédie animalière. »

    Les moutons, de leur côté « rire de plus Bêle »,
    tandis que le blaireau ne pouvait plus s’arrêter de rire du fond de son trou.

     

    Bon en vrai, c’est pas comme ça que ça s’est passé. Les animaux qui rigolent du préfet, passe encore, mais un préfet qui a des scrupules, on se doute que vous n’y avez pas vraiment cru. La vérité, c’est qu’à défaut de prise de conscience du préfet, on a du s’en charger nous même, et on peut vous dire qu’on s’est bien amusés. La prochaine fois, on vous invitera. Les risques juridiques sont très limités, le cadre est sympa et il y a dans l’air un délicieux parfum de subversion.

    À bientôt !

     

    Et, selon un commentaire à l’article ci-dessus, « Les barrières ont été remises en place mardi dernier. Des gens sont chauds pour y aller ? C’est rue de la Mainguais, au niveau de l’arrêt de bus « Nouveau Bêle ». […] Prévoir une clé à molette ou un jeu de clés plates.»

    Une vidéo (on en trouvera d’autres sur Indymedia Nantes)

    Reply source
  • Les autoradios ont des oreilles

    Indymedia Nantes / samedi 1er août 2026

    Un dispositif de surveillance a été trouvé le 22 juillet 2026 dans une voiture en transit entre le sud-est et l’Auvergne-Rhône-Alpes.

    Le dispositif a été découvert lors d’un changement d’autoradio, après que ce dernier ait été retiré de son emplacement. Deux micros (gauche-droite) étaient visibles en premier, collés à la paroi du cache plastique sous l’autoradio. Ils étaient reliés a un boîtier (bricolé sur la base du modèle Innova RB800) avec carte SIM (Orange) et carte micro SD, une petite batterie (1200 mAh) et une balise GPS (Taoglas, modèle datant de 2013). Le tout était ponté sur l’alim de l’autoradio et collé avec de la pâte collante à la paroi sous l’auto-radio.

    La musique a bien dû leur casser la tête !




    Reply source
  • Trump offering early access to online posts in move seen as corruption

    Truth Social, where Trump’s account is by far the largest, to offer users early access for up to $100,000 per month

    Donald Trump is now offering early access to his Truth Social posts in a move that has been seen as corruption benefitting a sitting president.

    Trump Media and Technology Group officially rolled out its new subscription-based data service on Saturday, giving paying customers faster, real-time access to Truth Social posts from Trump and other high-profile accounts.

    Continue reading...
    Reply source
  • Post-scriptum à « La flamme d’or »

    reçu par mail / jeudi 29 juillet 2026

    Si la réception de la brochure a été assez largement positive – du moins dans les quelques retours reçus – elle a aussi suscité de vives attaques, principalement concernant la partie sur les « leurres identitaires ». Cela a même valu quelques mots doux lors d’une causerie dans des rencontres anarchistes, certaines personnes qualifiant le texte de « raciste » et « transphobe ». Au passage, à titre perso, quand je considère que quelqu’un porte une position raciste et/ou transphobe, surtout dans ce genre d’espace, j’essaie de faire en sorte de le virer, et si je n’y parviens pas, je me casse. Mais il semble que porter jusqu’au bout les conséquences de sa pensée exprimée ne soit pas un principe de base pour tout le monde.

    Cela a aussi valu d’assimiler les positions tenues dans la brochure à celles de Vanina, autrice du bouquin Les leurres postmodernes contre la réalité sociale des femmes, ainsi qu’à Tomjo, co-auteur de Mes vacances à Saint-Imier chez les agresseurs bienveillants et compagnon de route de PMO. Pour que les choses soient claires : je ne partage pas du tout les mêmes positions et suis en général en partie d’accord avec les critiques qui leur sont faites. Vanina, par exemple, me semble homogénéiser les mouvements queers et intersectionnels, pourtant traversés de tendances contradictoires, pour en faire une des causes principales de l’affaiblissement du féminisme révolutionnaire (ce qui n’en fait pas, comme j’ai pu l’entendre et le lire, une « facho » ou autre insulte de ce goût-là). Tomjo ne se contente pas de son côté d’homogénéiser queers, intersectionnel-les, wokes, postmodernes ou déconstruits, il reprend des clichés réacs certes avec style, mais surtout avec un ton méprisant.

    Je dois dire que j’ai été étonné, puisque la critique dans la brochure porte sur les logiques réformistes issues des politiques identitaires (et poursuit ainsi un travail critique des pièges réformistes entamé dans les parties précédentes sur l’autogestion, poursuivi sur les projets de retour à la terre, l’expérience de la ZAD de NDDL, l’antifascisme ou l’électoralisme). Le texte n’est en rien une critique des dynamiques anarchistes et révolutionnaires du mouvement queer, mouvement dont il n’est pas question dans la brochure, et encore moins des personnes s’engageant dans un processus de transition. Il s’agit en fait de critiquer des logiques réformistes, comme il y en a dans un certain antifascisme, féminisme, milieu alterno, etc. Et ces critiques sont d’ailleurs portées depuis l’intérieur même du mouvement queer. Critiquer les théories foucaldiennes sur le pouvoir me semble aussi très utile, tant elles se sont imposées jusque dans le mouvement anarchiste. De même, il me semble important de rappeler que l’individu-e, dans un sens anarchiste, est bien plus large que toutes les cases identitaires. D’ailleurs, le mouvement queer a participé à sa manière à faire éclater ces cases. L’étonnement passé, il faut bien avouer que le texte aurait gagné à rappeler qu’il existe des dynamiques plus intransigeantes et plus intéressantes. Je ne les ignore pas et essaie de participer à en diffuser les positions depuis bien des années (George Jackson Brigade, Queer ultraviolence, Ma randonnée sans balise, Trans n’est pas transhumanisme, etc.). Il aurait très certainement fallu les évoquer, d’autant que cette brochure circule en-dehors du mouvement anarchiste (et c’est une très bonne chose et un objectif). Il s’agit là effectivement d’une erreur.

    Cela aurait en outre peut-être permis d’empêcher – ou du moins de limiter, tant le sujet semble sensible et propice aux vives réactions – les extrapolations faites sur le texte, comme par exemple concernant la mixité choisie. Il n’en est pas question dans le texte, mais certaines personnes ont curieusement cru y voir une critique de la mixité choisie. Je n’ai aucun souci avec ça, au contraire, je considère que cela peut être un outil utile (tant que ça ne devient pas une fin en soi). Et les gens sont de toute façon libres de s’autoorganiser comme ils et elles le souhaitent ! Il y a toutefois des critiques portées qui me semblent injustes, comme par exemple sur le fait que la brochure oublierait le patriarcat. Certes, ce n’est probablement pas assez développé (comme bien d’autres sujets, comme l’enfermement). Ce n’est qu’une brochure sur un sujet bien vaste… Il est tout de même fait référence à La Voix des Femmes et aux Mujeres Libres, par exemple et entre autres. Il y a surtout l’évocation du soulèvement en Iran aux cris de Femme ! Vie ! Liberté ! dès l’introduction, choix qui n’est évidemment pas fait au hasard, mais bien pour rendre explicite dès le départ l’idée que la lutte contre le patriarcat (et la religion) fait partie des fameuses perspectives révolutionnaires à ouvrir. Mais quand on ne veut pas voir…

    Je rappelle donc la partie centrale de ce chapitre, qui me semble assez claire pour éliminer tout soupçon de racisme, de transphobie ou autre position nauséabonde :

    « S’il existe une lutte centrale, c’est celle pour arracher des pans d’autonomie, pour la maîtrise de sa vie et de son propre corps, pour l’appropriation des finalités de ses activités, pour le contrôle de ses gestes et de ses décisions, pour la possibilité de rencontrer autrui dans un rapport égalitaire. L’individu-e fait donc bien ce qu’il veut de son cul et de sa vie. Automatic word wrap
    Il y a il me semble une erreur sur ce qu’est et a toujours été la question sociale. La question sociale a toujours été plus large que la lutte des classes entre bourgeois et prolétaires, ou que le clivage entre riches et pauvres. Le système actuel a émergé du fait du mouvement des enclosures et de la mise en propriété des terres contre les paysans et paysannes, de la mise au travail sous la contrainte, de la radicalisation de la misogynie, de la traite ‘’négrière’’ et de la colonisation, de la famille nucléaire qui s’est imposée. Elle inclut dès le départ la domination masculine, le racisme, le contrôle de la sexualité et de la vie quotidienne. Il en découle que pas plus que de conflit central, il n‘existe de sujet révolutionnaire. La question sociale qui prévaut est probablement celle de la négativité ou non de la hiérarchie et du pouvoir ; de la lutte contre toute forme d’exploitation et de domination, donc ».

    Il n’y a pas de lutte prioritaire sur d’autres, et le patriarcat est un système de domination plus ancien que l’Etat et le Capital, complètement déployé chez des chasseurs-cueilleurs comme les Aborigènes australiens par exemple. Renverser l’Etat et détruire le capitalisme ne suffira pas à en finir avec l’inceste ou la culture du viol.

    La fin de cette partie est peut-être un peu maladroite, lorsque le texte essaie de dégager des cibles qui seraient plus stratégiques. Pour certains et certaines, elles oublieraient le patriarcat et le colonialisme. Il me semble pourtant que l’industrie militaire ou les frontières, par exemple, sont des cibles assez explicites aussi contre le patriarcat et le colonialisme… et sont par ailleurs des piliers de l’ordre établi empêchant toute possibilité de changement réel dans la vie quotidienne, et donc de construction d’un monde nouveau plus désirable dans lequel pourraient s’épanouir des relations débarrassées du pouvoir – y compris sur les corps et la sexualité, et même dans le cercle intime.

    La réception d’une brochure, y compris quand elle est positive, peut décidément réserver des surprises. Cela a été le cas du côté d’ « anarchistes » explicitement religieux et très complaisants avec des groupes autoritaires et antisémites comme le Hamas. Il y a pourtant une critique explicite des luttes de libération nationale et de ce genre de groupes dans la brochure, ainsi qu’une occurrence de l’expression « sans dieux ni maîtres ». Je rappelle toutefois, pour que les choses soient claires, que je suis convaincu que la perspective révolutionnaire contre tout pouvoir ne peut être que critique de la religion.

    Reply source
Older posts