Émission de l’Envolée du vendredi 9 octobre 2026
Source : Marsactu
Payant
Un ancien préfet, un doyen de faculté de droit, un colonel de gendarmerie… Dans les Pyrénées-Orientales, des notables chassent dans des réserves naturelles, chapeautés par une société de guides qui propose des "expériences"... contraires à la réglementation.
La brochure montre les sommets enneigés des Pyrénées-Orientales. Son slogan invite à y vivre « une expérience inoubliable sur des territoires exclusifs dont les réserves naturelles nationales de Py et de Mantet ». Cette publicité de (…)
Depuis plus de 10 ans maintenant, le Planning Familial 31 propose des groupes de parole sur plusieurs semaine pour des personnes ayant vécu un ou des viol.s. Ces groupes de parole ont pour objectif d'être des espace d'échange, de solidarité et d'entraide, anonymes et gratuits. Deux mixité son proposées : pour femmes cis et personnes trans et inter ayant vécu un ou des viol.s ; pour personnes LGBTQIA+ ayant vécu un ou des viols.
Suite à des demandes régulières en fin d'échange de ne pas s'arrêter là, un groupe d'une dizaine d'anciennes participantes et de deux animatrices a décidé de lancer un projet de podcast dans lequel elles parleraient de leur vécu au sein de ces groupes de parole.
Ce groupe, c'est nous ! Tout au long de l'année 2025, nous avons organisé de nombreux temps de rencontre et de réflexion, puis enregistré le podcast. Trois questions rythment le podcast en 3 épisodes : l'avant – pourquoi y ont-elles participé ; le pendant – comment se sont déroulées les séances ; l'après – qu'en ont-elles tiré. Un quatrième épisode interroge les animateurices de ces groupes.
Épisode 1 / AVANT / "j'attendais de pouvoir libérer ma parole"
Épisode 2 / PENDANT / "Je n'étais pas seul.e à traverser ça"
Épisode 3 / APRÈS / "Se donner de la force, renforcer la colère"
Épisode 4 / ANIMER LES GROUPES / "C'est le feu, il faut des groupes de paroles partout !"
Voir en ligne : Pour télécharger les épisodes, allez sur le site de l'émissionQuand ?
Le 18 octobre à 16h
Où ?
Librairie Le Monde libertaire - Publico 145 Rue Amelot 75011 Paris
"Le jeu vidéo, une affaire d'hommes ?"
Documentaire de Nostalgeek (2023, 35 mn)
« Je ne peux pas m'identifier au protagoniste de ce jeu car c'est une femme et je suis un homme. »
Est-ce que ce genre de déclaration ne cache pas, quelque part, des soucis un brin plus profonds ?
Le jeu vidéo - comme le cinéma, la B.D., la littérature... - peut servir de support à des idées politiques de tous bords. Ce court-métrage s'attaque plus spécifiquement au sexisme ; mais, de façon plus générale, existe-t-il des jeux luttant contre toutes les formes de discrimination, contre le capitalisme, l'État, la religion ? Des jeux vidéo anarchistes ?
Le sexisme dans le milieu du jeu vidéo
Les femmes travaillant dans l'industrie vidéoludique constatent une différence de salaire (25,3 % d'écart au bénéfice des hommes). Certains rejettent les designs de personnages féminins non hyper-sexualisés. Dans les studios de développement français, les femmes représentent 24 % des effectifs alors qu'elles n'en constituaient que 10,6 % il y a 10 ans. Depuis 2018, nous constatons toujours la même disparité selon les catégories de métier, avec une sous-représentation des femmes dans les métiers techniques (programmation, data). La question du harcèlement au bureau est également régulièrement soulevée. D'autres formes de sexisme évoquées sont le manque de volonté d'inclure des personnages féminins bien représentés dans les jeux vidéo.
Les jeux qui cherchent à mettre en avant des personnes non hommes peuvent entraîner un harcèlement de leurs scénaristes et développeurs : c'est le cas d'Amber Scott, scénariste du jeu Baldur's Gate : Siege of Dragonspear, harcelée en 2016. Elle a en effet inclus un personnage principal féminin et un personnage secondaire transgenre dans le jeu, en plus de se moquer du Gamergate* dans une réplique. En réponse à ces actions, elle est la cible d'une campagne de harcèlement et le jeu reçoit des retours négatifs en masse.
En juillet 2021, suite à son harcèlement par un manager, une employée du studio américain de jeux vidéo Activision Blizzard se suicide. Deux mille de ses collègues signent alors une pétition protestant contre ces méthodes de management, et organisent un mouvement de grève. De manière plus générale, c'est la « culture Bro », culture sexiste répandue dans les milieux de la tech, qui est mise en accusation.
Sur les 152 major games publiés en 2022, 61 % des personnages sont des hommes, 39 % des femmes, et 31,7 % des jeux vidéo mettent en scène des personnages exclusivement masculins. Dans les 50 R.P.G. les plus joués ces 30 dernières années, les hommes parlent en moyenne deux fois plus que les femmes.
67 % des Françaises jouent aux jeux vidéo. Elles ont 39 ans en moyenne et représentent 48 % des personnes qui jouent au moins une fois par semaine. Mais 40 % d'entre elles affirment avoir déjà dû se résoudre à cacher leur genre dans des parties en ligne. 46 % des gameuses jugent les contenus qu'elles voient en ligne trop sexistes ou misogynes, et elles sont aussi 40 % à avoir déjà vécu des situations de harcèlement en ligne.
Il n'y a sans doute pas plus de sexistes dans le jeu vidéo que dans le reste de la société : ce triste constat n'est que le reflet de l'état des lieux en général ; mais, comme dans la littérature ou le cinéma, changer le contenu ne devrait-il pas participer à changer les mentalités ?
* Le Gamergate est une série de polémiques née durant le mois d'août 2014 ayant évolué en campagne de harcèlement sexiste contre des femmes journalistes et développeuses.
À l'invitation du Groupe libertaire d'Ivry
Dimanche 18 octobre 2026 à partir de 16h
Entrée libre (accueil dès 15h)
Cela fait des semaines que les lycéen-nes impressionnent par leur détermination, leur courage, leurs tactiques. Iels ont surpris le corps éducatif, les flics ainsi que toutes les organisations de gauche. Ces dernières disent les soutenir mais tentent chaque jour de récupérer cette rage légitime et incandescente qui les anime. Leur manière de bloquer à tous les endroits de la ville, de défendre ces blocages à coup de mortier et d’être si fluide dans les déplacements urbains réinvente une conflictualité qui a permis de faire entendre enfin leurs voix ainsi que de redonner espoir à toute une partie de la population qui se fait écraser sans cesse par les politiques répressives du gouvernement et de sa police.
Les blocus ont été animés et tenus autant dans les lycées de banlieues que de centre ville. Rarement de telles jonctions ont été faites dans les moments de révolte. Cette jeunesse qui se soulève est inspirante et redonne espoir. Tous les jours, elle paie cher le prix de cette répression démesurée – yeux éborgnés, mains arrachées, arrestations massives etc – pourtant chaque matin la détermination reprend, chaque fois cherchant à s’adapter à la répression en face. Pour elle c’est un fait établi, la police est raciste. Défiant à outrance le pouvoir en place, on peut le dire, c’est une génération A.C.A.B.
Aujourd’hui les syndicats à la traîne ont appelé à des manifestations partout dans le pays en soutien à la mobilisation lycéenne. A Bordeaux, la CGT a enfin ouvert vendredi dernier la Bourse du travail, son temple vide et poussiéreux à l’AG lycéenne qui se faisait gazer. Quelques dizaines de lycéen-nes de peu de lycées ont pu se réunir à l’abri de la répression et ont demandé à la CGT de les protéger des violences policières. Ces inquiétudes sont parfaitement légitimes au vu du niveau de violence et de haine présent dans les rangs de la police. Or, la CGT a visiblement mal compris les enjeux puisque celle ci a passé sa manif à surveiller et suivre les lycéen-nes motivés, les bandes et les gens cagoulés. Et une fois que la manif plan-plan à enfin rejoint les quartiers bourgeois, une partie du cortège a voulu s’approcher du cour de l’intendance et ses boutiques de luxe où était déployé un dispositif policier. Des membres de la CGT sous la forme d’un service d’ordre pseudo-racisé, pseudo-queer etc ont fait barrage non pas pour empêcher des violences policières mais bien pour brimer des moyens d’action et d’expression de cette jeunesse légitimement débordante. Des embrouilles verbales ont fusé face à cette ligne de vieux militants qui faisaient face au cortège. Les gens leur reprochaient de faire le travail de la police, d’être paternalistes et infantilisants avec les jeunes ainsi que de ne favoriser que des stratégies éculées et perdantes. Les jeunes sur place ont répondu en scandant « Justice pour Nahel ! » et « CGT collabo ». Il semblait ensuite plus opportun de ne pas cristalliser ce moment de tension afin de poursuivre la manif malgré tout. Ce SO de pacotille était très à l’aise pour faire la leçon à ceux qui voulaient s’aventurer, n’ayant jamais ne serait-ce qu’un regard en direction de la police pour vérifier les mouvements des CRS derrière. Etre aussi à l’aise avec des flics dans le dos, c’est savoir qu’on a leur complaisance.
Cet épisode ne fut pas le seul, ils ont aussi passé une bonne partie du parcours à mettre la pression sur celleux qui déplaçaient ou allumaient des feux de poubelles ou montaient sur les arrêts de bus, n’hésitant pas à invectiver les gens avec des menaces et des propos lunaires.
De cette journée il faudra retenir la pacification imposée par les syndicats et la tentative de réappropriation d’un mouvement qui n’est pas le leur. Ceux-ci ont aussi manqué de créativité pour trouver des espaces de lutte ou de réflexions comme aurait pu l’être l’occupation ou le blocage d’un lieu ou toute autre initiative qui aurait donné corps et sens pour l’ensemble des personnes qui souhaitaient être ensemble dans la rue aujourd’hui.
Salut,
Dans le contexte agité mais bienvenu, celui du mouvement d’émancipation des jeunes, des lycéens et des étudiants, quelques graves incidents ont eu lieu à la fac du Mirail le week-end dernier. Je veux vous donner mon témoignage pour que tout le monde comprenne de quoi sont capables les flics et pourquoi nous sommes toutes et tous concernées par ce qui se passe par la violence policière.
J’étais bien présent à la fac du Mirail (Toulouse), ce vendredi, quand les flics sont rentrés dans l’amphi du _Gai Savoir. _Nous étions alors en pleine conférence-débat, avec les collectifs _Stop Micro_ de Grenoble et _Écran Total Occitanie_.
Les flics sont rentrés dans l’amphi très excités et menaçants. Ils nous criaient dessus en nous ordonnant de partir. Ce que nous avons fait. Mais précisément, au moment de sortir, nous avons été bloquées par un autre groupe de flics, au bas d’un escalier de secours. Tout aussi énervés, ceux-là ne voulaient pas nous laisser partir. Nous étions donc coincées, d’un côté par des flics super excités qui nous ordonnaient de partir, et de l’autre par leurs clones qui nous interdisaient de partir…
Prises au piège, nassées, dans le fond d’un couloir et en haut d’un escalier de secours, avec des flics super excités qui nous pressaient, montaient de plus en plus dans les tours en nous hurlant dessus. Mais toutes et tous nous gardions notre calme, en espérant pouvoir rapidement sortir de cette souricière, et nous mettre à distance de ces nervis qui devenaient de plus en plus furieux. Mais nous étions bel et bien coincées.
Malheureusement, ce qui devait arriver arriva. Dans un état de surexcitation totale, les flics finirent très rapidement par perdre tout espèce de contrôle et s’en prirent alors aux premiers qui leur tombaient sur la main, de manière complètement dingue . Malgré ça, nous nous gardions toujours notre calme ! Même celles et ceux qui étaient ciblées. Ce qui ne les empêcha pas de continuer à nous malmener et finalement de nous frapper.Voilà comment ils ont opéré sur mon voisin direct, qui restait pourtant très tranquille avec ses bras en l’air :un flic l’a pris et l’a bousculé vers un de ces collègues, qui lui a hurlé dessus :– Hé ! Mais pourquoi tu m’agresses toi !! Celui-ci l’a alors rejeté à son tour sur un troisième collègue en bleu qui lui a dit un truc du genre :– « Hé ! Mais qu’est-ce tu me fais-là toi !! et Bang ! Et de le rejeter brutalement vers un quatrième collègue, et ainsi de suite, alors que le gars gardait toujours ses bras en l’air.
Cette technique était simple à comprendre, les flics faisaient tout pour créer un incident. Ils voulaient que le gars se rebelle ou entre en panique. Ils auraient ainsi pu ultérieurement justifier leur intervention violente, en prétendant avoir voulu neutraliser un gars violent.Et puis ça a continué, jusqu’à qu’il le fracasse sur un mur, la bouche en sang. Alors, un de ces tarés est arrivé par derrière et lui a filé des coups de décharges électriques, à répétition partout dans son dos et dans les aines de ses deux jambes, alors que le gars était plaqué au mur maintenu de toute part, avec ses bras en l’air, et qu’il continuait de se faire frapper et de recevoir des coups de poing dans les reins et des béquilles dans les jambes. Puis, ils l’ont fauché, jeté parterre, pendant que l’autre malade continuait de lui envoyer des décharges électriques dans son dos, en lui hurlant dessus, « NE RÉSISTE PAS ! ».
Ils voulaient que le gars perde pied, se débatte, qu’il entre en panique. Le gars était un costaud ! Et pourtant, il s’est laissé faire du début à la fin. Les flics lui ont finalement passé les menottes, mais l’autre taré sur sa lancé a continué de lui filer des coups de décharges électriques dans le dos et ses jambes. Complètement cinglés !Et puis, à notre grande surprise, et comme s’ils avaient eu leur dose, les flics ont soudainement arrêté le massacre. Ils se sont littéralement arrêté, la curie s’est arrêtée, juste comme ça !?! Hop ! Ils ont viré complet, comme si une lueur de clairvoyance les avait soudainement traversée.
Puis, Ils ont commencé à dire des trucs de ouf. Par exemple, ils se sont adressé à un de nos compagnons, le plus ancien d’entre nous qui marchait avec une béquille – ce qui ne les avait nullement empêché le jeter à terre : – « Mais quand même, entre adultes, c’est lamentable d’en arriver là, non ? »
Hallucinant !!! Ces types viennent de nous fracasser, et juste après nous avoir laminés, y’a comme un déclic chez eux, ils viennent d’un seul coup d’un seul nous parler « en adulte », nous faire la morale, en nous disant des trucs du genre qu’on a pas été sages, ou je ne sais pas quelle autres conneries. Ces types sont de dangereux psychopathes. Et dans la foulée, ils libèrent le bas de l’escalier, nous libèrent toutes et tous, même le pauvre gars qui s’est fait menotté et tabassé. Et alors que nous prenions soin d’une de nos camarades qui avait été prise d’une crise d’angoisse, un de ces malades s’est même fendu d’un message au mégaphone : « Tout s’est bien passé, veuillez évacuer les lieux »…Nous étions majoritairement toutes et tous de bons petits « européens », bien propres sur nous ; qu’est-ce qu’il doivent morfler dans les cités …
Solidairement,
R
Le 10 octobre, 200 lycéen.nes de 71 établissements et 32 villes se sont rassemblés à Paris pour une première Assemblée générale lycéenne nationale.
Le gouvernement a tout fait pour écraser notre mouvement par la répression, particulièrement dans les quartiers populaires, sans succès.
Face à la violence de l’État qui arrache des mains et crève des yeux, les dégradations des lycéens qui se défendent sont légitimes, nous en sommes solidaires et nous ne nous laisserons pas diviser ni récupérer.
C’est pour cela que l’on exige la libération de toustes les lycéen.nes interpellé.es!
En effet, notre mouvement continue et se renforce, avec d’immenses manifestations mardi 6 et jeudi 8 octobre partout en France et dans les outre-mers.
Le mouvement s’exporte même à l’étranger, comme en Belgique, en Allemagne ou encore en Italie. Après la répression, le gouvernement tente de négocier avec des pseudo-temps de démocratie interne par lycées.
On ne tombera pas dans le piège!
On refuse les représentants auto-proclamés et les discussions lycée par lycée. Si l’on cherche à être entendus, c’est à l’échelle nationale ; nous attendon sun changement global de notre société et nous continuerons le mouvement tant que nous n’aurons pas obtenu satisfaction.
C’est pourquoi l’on appelle à manifester dans toutes les villes le mardi 13 et jeudi 15 octobre avec des cortèges interlycéens.
On appelle aussi à la jonction de tous les secteurs qui se mobilisent (monde du travail, étudiants, lycéens).
Alors notre mouvement doit s’intensifier, en participant massivement au17 octobre qui pourrait marquer un tounant clé dans notre combat !
Mais pour que notre mouvement continue, ilf aut s’organiser par la base, avec des assemblées générales par lycée, par villes et en se coordonnant au niveau national, sans se contenter de la direction de l’intersyndicale qui tente de contenir l’incendie que les lycéens ont allumé.
On appelle aussi à une nouvelle coordination lycéenne nationale à Paris, dimanche 18 octobre avec des lycéens élus dans un maximum d’établissements et de villes.
Continuons le combat!
La mobilisation est loin d’etre terminé !
Retrouvons nous en assemblée générale demain, lundi 12 octobre à 12h devant le pôle étudiant.
Le 9 octobre, la capitale belge s'est enflammée à son tour avec une manifestation qui a réuni des milliers de personnes à Bruxelles.
L’article Bruxelles s’enflamme est apparu en premier sur Contre Attaque.
C'est Brasero rentrée et dans l'agenda,
ce qui brise le cœur et attise la rage
le mouvement des lycéen.ne.s
leurs révoltes, leurs convergence et leurs divergences,
leurs situations bien différentes et leurs communs
mais surtout l'arrêt...
leurs arrêts dans les geôles,
le silence dans les classes
et le bruit dehors.
Ce soir vous entendrez des sons de camarades envoyés depuis les points de blocage des lycées à Toulouse, merci à elleux.
Musiques
THEA "La vie est belle"
SOLI "Ma mission"
MEDINE "L'amour"
"Des semis contre le CRA" : nouvelle journée d'action contre le projet de Centre de rétention administrative de Nantes
L’article À la ZAD et à Nantes ce 10 octobre : plus de 2000 personnes mobilisées contre le projet de centre de rétention est apparu en premier sur Contre Attaque.
Jeudi 15 octobre
18h30 – Flop gun : Du combat militaire aux luttes militantes (par Fanny)
Et si nos vies étaient beaucoup plus orientées par l'armée que nous ne le pensons ?
À partir d'expériences de vie, cette conférence s'intéresse à la manière dont les valeurs militaires irriguent notre société, notre économie et notre rapport au vivant.
20h30 – Et si être nullipare n'était pas si nul ?
Analyse de la fabrication d'un désir d'enfant et de ses échappatoires. (par Jane Sautière. Nullipare)De quoi est constitué mon désir d'enfant : d'où vient-il ? Quels besoins cache-t-il ?
Et si avoir ou ne pas avoir d'enfants n'était pas qu'une question individuelle ? Quels sont les enjeux sociaux et politiques qui régissent les désirs d'enfant ?
D'une éducation genrée qui prédispose à des rôles au stigmate de la vieille fille à chat, je cherche des voix d'émancipation à la sacro-sainte institution de la famille hétéronormée.
Je voudrais interroger l'ahurissant mystère de ne pas avoir d'enfant comme on interroge l'ahurissant mystère d'en avoir.
Vendredi 16 octobre
18h30 – Les histoires d'une jeune femme indocile
De la méritocratie à l'éducation populaire et aux joyeuses expérimentations collectives (par Françoise)Éduquée et attirée par la douce voix de la méritocratie ,à 18 ans, j'ai bifurqué vers l'éducation populaire et plongé au cœur de joyeuses aventures collectives .
Aujourd'hui, je souhaite partager ce que j'ai compris de mes apprentissages dans ces espaces de coopération et donner l'envie et l'élan de s'engager dans des expérimentations collectives … Une nécessité pour rendre un autre monde possible !
20h30 – Femmes en agriculture : le sexisme est dans le pré… le féminisme aussi ! (par Sandrine)
À partir de son expérience de paysanne engagée, Sandrine essaye de comprendre pourquoi les femmes sont systématiquement la variable d'ajustement dans les fermes. Pourquoi elles ne sont que 25% des chef-fes d'exploitation alors qu'elles sont 50% dans les filières d'enseignement agricole ? C'est quoi, être une femme dans l'agriculture en France en 2026 ? Tentative de plaidoyer pour un féminisme paysan…
Samedi 17 octobre
14h30 - De rivières en abysses, le vertige d'une prise de conscience
Le voyage d'une femme vers l'éducation à l'environnement, son lien avec la santé, ses paradoxes et sa dimension politico-économique ! (par Céline)Voir un jour la mort, découvrir les perturbateurs endocriniens, passer la sidération, traverser l'angoisse, s'engager pour changer, s'interroger encore, politiser le.s colibri.s ; lutter pour construire ensemble un futur désirable !
18h30 - Consultation gratuite : la carte qu'on retourne jamais
Conférence gesticulée sur l'exploitation associative, le racisme et les silences féministes autour des violences (par Angelica E.)Dans « Consultation gratuite : la carte qu'on retourne jamais », Angélica raconte comment une journée ordinaire — enfin, presque : sa voiture explose après qu'elle s'est garée sur une place de deal — vient faire remonter à la surface tout ce qu'elle taisait depuis longtemps. Ce jour-là, elle se rend à une réunion de bilan où elle découvre l'ampleur du laisser-aller de son équipe, se fait couper la parole par une collègue qui parle à sa place de son propre travail, et rentre chez elle en réalisant les dégâts sur sa voiture. C'est la goutte de trop : elle craque, s'effondre, et sera arrêtée un an et demi pour épuisement professionnel avant de quitter définitivement l'association. À travers cette histoire, Angélica ne se contente pas de raconter un burn-out : elle met en lumière un système associatif qui, derrière ses discours féministes et solidaires, épuise et précarise les femmes qui le font vivre. Elle parle aussi, sans détour, du racisme et des silences féministes qui entourent les violences — et prend le risque de critiquer les féministes de l'intérieur.
16h30 - Journal d'une fille de malade mental, sur la proche aidance et la parentification (par Carole)
Au travers de ma relation avec mon père, malade, je viens vous éclairer sur la proche aidance et la parentification, dénoncer les effets que ça a sur les enfants notamment, d'autant plus dans une société où dominent les personnes valides, et les adultes…
20h30 - Urgence, à la recherche du soin perdu (par Florie)
À travers mon expérience d'infirmière et de cadre infirmier, je dénonce les mécanismes qui ont amené à une dégradation du soin, et cela malgré les grandes lois du début des années 2000, et tente de trouver une nouvelle définition du « prendre soin », de la dépendance et de la vulnérabilité.
Après les supporters lensois, ce sont les ultras parisiens qui ont profité de la rencontre PSG-Le Mans pour délivrer un message.
L’article PSG-Le Mans : une nouvelle banderole contre la répression de la jeunesse au Parc des Princes est apparu en premier sur Contre Attaque.
Saluts nazis, antisémitisme et violences, les étudiants de l'UNI sont pourtant présentés avec bienveillance dans les médias
L’article Qui sont ces «étudiants» de l’UNI qu’on voit partout ? est apparu en premier sur Contre Attaque.
Montpellier : réunion de l’assemblée contre les violences d’État et pour les libertés, collectif anti répression de la ville, à 19h à la librairie La Symbolique du Poulet, 13 rue des Soldats
Mercredi 14 octobre Frontignan : discussion sur la loi intégrale contre les violences sexistes et sexuelles, avec La Griffe, le collectif féministe de la Coopérative Intégrale du Bassin de Thau (CIBT). Ce sera en mixité, à partir de 18h30 au local associatif La Grève, 19 bis boulevard Victor Hugo Jeudi 15 octobre Montpellier : rassemblement de soutien à une salariée du Comité d’Action Sociale de la SNCF (CASI) convoquée pour un arrêt maladie contesté par l’employeur devant le tribunal des Prud’Hommes de Montpellier à 13h Montpellier : formation anti-répression « nos droits face à la police, conseils pour la garde-à-vue », accessible à tous-tes. De 18h30 à 20h au local associatif La Base, 15 rue Chaptal, accessible en fauteuilSamedi 17 octobre
Montpellier : manifestation jeunes-travailleurs-gilets jaunes appelée par les gilets jaunes du Près d’Arènes, à 14h sur la Comédie
L’article Cette semaine dans l’Hérault : mouvement de la jeunesse et grève du 13 octobre, salariée du CASI aux Prud’Hommes est apparu en premier sur Le Poing.
Premiers blocages, organisation autonome, répression, soupçon de manipulation et adultisme… 1h de radio pour donner la parole aux lycéen-nes sur leur mouvement, pour écouter leurs stratégies et perspectives de lutte.
Au printemps dernier, on s'était lancé dans un double documentaire sonore sur le mouvement contre le CPE puis sur celui contre la Loi Travail. Deux mouvements majeurs pour les lycéen·nes et les étudiant·es de leur époque, à dix ans d'écart. Notre plan secret, c'était de faire une émission sur le grand mouvement social de la jeunesse de 2026. C'était écrit, le mouvement devait arriver, rien ne pouvait nous échapper : c'est la prophétie Minuit Décousu.
Cette semaine, on a donc tendu notre micro au collectif autonome lycéen Rafal, pour nous parler de la stratégie du mouvement, de la répression à l'intérieur et à l'extérieur des lycées, dont le but est de marquer les chairs, les esprits et les dossiers scolaires. On a aussi interrogé des lycéen·nes qui organisaient leur premier blocage, sur les effets que ça a sur leur politisation et sur la construction d'une AG inter-lycéenne qui permet de reprendre du pouvoir quand on est délaissé de tous les espaces politiques qui nous concernent. En filigrane à travers l'émission, les lycéen·nes se positionnent contre l'adultisme et la fiction de manipulation du mouvement, et affirment leur volonté de construction d'un autre monde.
Photographie : blocage devant le lycée Récamier à Lyon par @effugax
Minuit Décousu, c'est un fanzine radiophonique nocturne sur Radio Canut (Lyon et alentours), Radio Vassivière (Limousin) et Cause Commune (Paris/IDF). Semaine après semaine pendant une heure, on en découd avec la nuit et on tire les fils de sons, de textes, d'archives et de voix qui s'entremêlent.
AU centre social J Baker à partir de 13h pour des débats, des rencontres, des crêpes et de la musique.
- Initiatives / Rencontres et débats
L'Amicale du Combat Libre est un collectif de sport populaire autogéré basé à Lyon. Nous défendons une pratique sportive accessible et émancipatrice : notre pratique est ouverte à tout le monde, quelque soit le niveau ou la condition physique.
Le collectif est autogéré : les personnes qui animent les entraînements tournent à chaque séance, et nous faisons régulièrement des réunions pour prendre les décisions collectivement.
L'ACL s'inscrit dans une optique d'éducation populaire aux sports de combats, à la transmission du savoir, à la découverte de soi, au renforcement de la confiance en soi et avant tout au plaisir d'une pratique sportive riche et variée dans une ambiance conviviale. Aucune obligation d'assiduité ou de pratiquer tous les exercices. L'objectif est de s'entraîner ensemble, sans hiérarchie ni compétition, en s'amusant et en prenant soin des autres !
Pour accueillir les personnes à une première séance, il y a un point de rendez-vous public :
🥊 Le premier jeudi de chaque mois, pour les séances de boxe.
🤼 Tous les vendredis, pour les séances d'autodéfense.
On vient vous chercher à 18:45, au 71 cours Tolstoï à Villeurbanne, devant le Casino.
Même si t'as jamais fait de sport de combat ou que ça te fait peur, tu peux venir à une séance d'accueil avec juste ta bonne humeur et on apporte le reste. On fait du sport de combat tous niveaux, sans virilisme, avec de l'écoute et du consentement, pour que tout le monde puisse s'y sentir bien.
Horaires habituels pour l'année :
🥋 Les mercredis à 18h, Jujitsu brésilien/grappling, . Puis sparring libres à 19h (grappling, boxe/pied-poing, MMA...). Créneau accessible pour tous les niveaux !
Matériel : manches longues et legging. Bien se couvrir les épaules, les coudes et les genoux pour éviter les brûlures en cas de frottements au sol. Protège-dents conseillé.
🥊 Les jeudis, de 19h à 21h : boxe anglaise et pieds poings. Le 1er jeudi de chaque mois, la séance est adaptée à l'accueil des nouvelleaux / débutant·e·s. Merci d'orienter les débutant·e·s à ce moment-là. La dernière séance du mois est full sparring.
Matériel : gants, bandes et protège-dents. Du matériel est à disposition pour les personnes qui débutent.
🤼 Les vendredis, de 19h à 21h : autodéfense. On fait plein de trucs très différents (gestion du stress, clés articulaires, chutes, coordination des mouvements...) et on peut piocher dans plein de disciplines.
Matériel : rien d'obligatoire, mais un protège-dents ça peut toujours servir.
Viens t'entrainer, ça va être bien ! Puis après on va boire un coup avec les copaines :)
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Venez passer un après-midi à découvrir les moyens de
s'opposer aux expulsions par avion, à discuter et à partager un
repas et un verre entre camarades.
Kom een middag langs om te ontdekken hoe je je kunt
verzetten tegen uitzettingen per vliegtuig, om te discussiëren
en om samen iets te eten en te drinken.
Pour plus d'informations, envoyez un e-mail à
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📽️ « The Earth's Greatest Enemy » est un documentaire environnemental anti-impérialiste novateur. Abby Martin y révèle comment l'armée américaine, en tant que premier pollueur mondial, a un impact sur l'environnement tout en opérant avec un minimum de responsabilité.
Programme : 18 h 00 : ouverture des portes 18 h 30 : début de la projection 20 h 30 : table ronde sur l'antimilitarisme, l'anti-austérité et la décroissance.
👻 Oserez-vous vous déguiser en « plus grand ennemi de la Terre » ?
🍬 Nous fournirons quelques friandises. N'hésitez pas à apporter des en-cas et des boissons supplémentaires pour un repas-partage.
🎃 Devinette : qu'est-ce qui est orange à l'extérieur, creux à l'intérieur et doit être jeté en novembre ? Indice : les élections de mi-mandat ont lieu le 3 novembre.
Cette projection est organisée par GrowthKills et Diem25.
🐌 GrowthKills est une campagne de désobéissance civile soutenue par Scientist Rebellion. Nous luttons contre l'idéologie de la croissance infinie sur une planète fragile. https://growthkills.org
🕊️ Diem25 est un mouvement paneuropéen progressiste qui vise à renverser l'oligarchie et à créer une Europe démocratique et durable. https://diem25.org
🌕 Samedi 31 octobre – 18 h 30
🏚️ PianoFabriek - Rue du Fort 35, 1060 Saint-Gilles, Belgique
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🎃 Documentary screening : The Earth Greatest Enemy, by Abby Martin
Followed by a panel discussion on anti-militarisation - Speakers to be confirmed
🌕 Saturday 31 October - 18:30
🏚️ PianoFabriek - Rue du Fort 35, 1060 Saint-Gilles, Belgique
Registration : https://luma.com/uot7grv8
📽️ The Earth's Greatest Enemy is a groundbreaking anti-imperialist environmental documentary. Abby Martin reveals how the US military as the world's largest polluter, impacts the environment while operating with minimal accountability.
Schedule : 18:00 Doors open 18:30 Start of the screening 20:30 Panel discussion spanning anti-militarisation, anti-austerity and degrowth.
👻 Will you dare dressing up as the Earth Greatest Enemy ?
🍬 We will provide some sweets. Feel free to bring any additional snacks and drinks for a potluck.
🎃 Riddle : what is orange on the outside, hollow on the inside, and should be thrown out in November ? Clue : midterm elections happens on 3rd November
This screening is organised by GrowthKills and Diem25.
🐌 GrowthKills is a civil disobedience campaign supported by Scientist Rebellion. We fight the ideology of infinite growth on a fine planet. https://growthkills.org
🕊️ Diem25 is a pan-European, progressive movement that aims to overthrow the oligarchy and create a democratic and sustainable Europe. https://diem25.org
NL
🎃 Vertoning van de documentaire : *The Earth's Greatest Enemy*, van Abby Martin (in het Engels, zonder ondertiteling)
Gevolgd door een paneldiscussie over antimilitarisme – Sprekers worden nog bekendgemaakt
🌕 Zaterdag 31 oktober – 18.30 uur
🏚️ PianoFabriek - Rue du Fort 35, 1060 Sint-Gillis, België
Inschrijving : https://luma.com/uot7grv8
📽️ The Earth's Greatest Enemy is een baanbrekende anti-imperialistische milieudocumentaire. Abby Martin onthult hoe het Amerikaanse leger, als 's werelds grootste vervuiler, het milieu aantast terwijl het met minimale verantwoording opereert.
Programma : 18.00 uur Deuren open 18.30 uur Begin van de vertoning 20.30 uur Paneldiscussie over antimilitarisme, verzet tegen bezuinigingen en ontgroei.
👻 Durf jij je te verkleden als de grootste vijand van de aarde ?
🍬 We zorgen voor wat snoepjes. Neem gerust extra hapjes en drankjes mee voor een potluck.
🎃 Raadsel : wat is oranje van buiten, hol van binnen en moet in november worden weggegooid ? Hint : op 3 november zijn er tussentijdse verkiezingen
Deze vertoning wordt georganiseerd door GrowthKills en Diem25.
🐌 GrowthKills is een campagne voor burgerlijke ongehoorzaamheid, ondersteund door Scientist Rebellion. Wij strijden tegen de ideologie van oneindige groei op onze prachtige planeet. https://growthkills.org
🕊️ Diem25 is een pan-Europese, progressieve beweging die tot doel heeft de oligarchie omver te werpen en een democratisch en duurzaam Europa te creëren. https://diem25.org
Dans cette émission il est question de dépendance aux drogues et aux robots.
Comment on continue de voir nos ami-es quand cela suppose aussi de se retrouver face aux drogues que l'on ne veut plus voir ?
Face au gouffre existentiel, les nouveaux robots dopés à l'intelligence artificielle peuvent-ils être des thérapeutes ?
Quelles nouvelles dépendances sont induites par l'utilisation de l'automation dans des champs toujours plus grand de nos vies ?
Ce sont quelques-unes des nombreuses questions que l'on s'est posé pour construire cette émission. Elle s'écoute par exemple ici ou sur toutes les plateformes de podcast
Les dépendances artificielles / mayday
Si le lecteur ne fonctionne pas vous pouvez retrouver l'émission ici
Mayday c'est mercredis à 18h sur radio canut et aussi en rediffusion sur la Clé des ondes (Bordeaux), Radio Dragon (Mens), Radio Zinzine (Limans), radio Cause Commune (Paris et Île-de-France), radio Méga (Valence), radio Larzac (causses et au delà), radio Grenouille (Marseille), JetFM (Nantes). Toutes nos émissions se réécoutent aussi ici ou sur les trucs de podcast : https://audioblog.arteradio.com/blog/98875/mayday
Banderole game, Vu dans la rue ces 2 dernières semaines.
Un soulèvement créatif ne peut être vaincu. Ce qui marque dans les manifestations de ces derniers jours, c'est le nombre impressionnant de pancartes au sein des cortèges, et leur extraordinaire inventivité : punchlines rageuses, dessins mordants ou terribles de vérité, caricatures, humour, détournements ou références littéraires… Un art de rue fait main et engagé, à rebours du tout numérique et de la pensée unique.
Un soulèvement créatif ne peut être vaincu. Ce qui marque dans les manifestations de ces derniers jours, c'est le nombre impressionnant de pancartes au sein des cortèges, et leur extraordinaire inventivité : punchlines rageuses, dessins mordants ou terribles de vérité, caricatures, humour, détournements ou références littéraires… Un art de rue fait main et engagé, à rebours du tout numérique et de la pensée unique.
Voici 20 pancartes aperçues dans la rue ou trouvées sur les réseaux sociaux, qui montrent la puissance du mouvement en cours.
Bravo aux artistes de la révolte !
SOUTENEZ CONTRE ATTAQUE
les autres :
Article d'origine sur Contre Attaque
Appel à contributions pour acheter un local dans l'est parisien 💰
Difficile de rester insensible face au fonctionnement insensé du monde dans lequel on vit. L'argent est roi, les puissants s'enrichissent sur le dos de milliards d'autres personnes, sur le pillage et la destruction du vivant. Leur soif de pouvoir s'accompagne de conquêtes, de colonisations et de guerres.
Des murs sont érigés, les frontières renforcées, les indésirables chassé-es ou enfermé-es.
Les discours réactionnaires pullulent, légitimant le passage à l'acte des racistes, transphobes et homophobes de tous poils.
Pour que ça passe et que chacun ferme sa gueule, on nous vend des smartphones et la démocratie. Les caméras et les flics partout viennent compléter un contrôle de plus en plus large, optimiser la gestion intéressée de nos vies et empêcher toute rébellion.
Mais partout, des gens tentent de briser le cours des choses, rompre la normalité, résister à ce qui nous est imposé. C'est dans ces brèches que nous nous sommes rencontré-es ces dernières années : squats, manifestations et blocages en tous genres, mouvements, assemblées, collectifs, espaces de débrouille…
Sans être d'accord sur tout, nous partageons l'envie d'en découdre avec ce monde.
Pourtant, ces derniers temps, nous avons aussi constaté qu'il y a de moins en moins de lieux pour se rencontrer, débattre, et s'organiser. Pour qui aspire à un bouleversement de l'ordre social, cette question est primordiale. D'autant plus face à une vague autoritaire mondiale qui paraît inexorable.
C'est de là que vient l'envie de dénicher une Crique entre deux immeubles pour y ancrer sa barque. Un espace de débats, de partage de savoirs, de convivialité, de contre-information, de diffusion d'idées mutines et de pratiques de luttes offensives.
La Crique sera ouverte à toutes celles et ceux qui se retrouvent sincèrement dans le constat que ce monde est à saborder dans une perspective émancipatrice pour tou-tes, et qui veulent s'organiser sans capitaine, de manière anti-autoritaire et autonome.
Anti-autoritaire ça veut dire de manière horizontale, d'égale à égale, sans chef ni politicard.
Autonome ça veut dire agir par nous-mêmes. Le lieu n'est pas l'organe de transmission d'un parti ou d'un syndicat. Les voies qu'il explore sont donc anti-électorales.
Il ne s'agit pas de constituer un groupe politique avec une ligne précise. Mais dans cette période de confusion des idées, il semble important d'assumer une certaine base commune.
Ce futur lieu veut défendre une perspective révolutionnaire, c'est à dire la provocation d'un changement radical et l'avènement d'un monde libéré de toute autorité. Tous les combats doivent être menés de front contre les oppressions et les normes.
Combattre l'État, le capitalisme et la propriété privée. Combattre le racisme, le validisme, le genre, l'hétéronormativité et le patriarcat.
Combattre l'industrie et la technologie qui saccagent la planète et nous dépossèdent toujours plus de nos moyens de subsistance.
Combattre la démocratie dont l'objectif est de pacifier et de faire accepter l'ordre des choses. Les partis vendant un changement radical viennent simplement récupérer la colère et aménager l'existant.
Combattre les dominations partout où elles se trouvent que ce soit au niveau de l'État, de la famille, ou de nos assemblées.
Ce que nous imaginons faire dans la Crique est large et non exhaustif, ça dépendra des complicités et des idées que chacun-e amènera dans ses cales.
Lire des brochures sur le logement et la gentrification, organiser une manifestation sauvage après un énième meurtre policier, débattre sur les méthodes pour se débarrasser du nucléaire, imaginer une action contre la construction d'une nouvelle prison, chiller autour d'un café, rêver d'un blackout de l'économie, faire l'arpentage d'un livre sur l'histoire coloniale de la Kanaky, planifier la perturbation d'une conférence transphobe, faire un événement de solidarité autour de la guerre au Soudan, débriefer après une opération répressive, discuter pour faire écho à des révoltes ailleurs, accueillir une assemblée de mobilisation contre la guerre, se réunir avant d'aller recouvrir la ville de slogans contre le patriarcat, mater un film où à la fin on gagne, et aussi des ateliers pratiques, affiches, anonymat numérique, débrouille pour l'élec... et si on a assez d'oseille : aménager l'espace pour des concerts, des cantines, une piscine anti-olympique. 🏊
Concrètement, on imagine acheter un lieu qui ne soit pas celui d'un collectif dans le sens où les activités qui s'y déroulent ne sont pas organisées par un groupe précis, mais par différents collectifs plus ou moins formels, éphémères ou pas, qui en font la demande.
Ces événements n'ont pas tous la même ligne politique, mais entrent dans le cadre défini par le texte de présentation. Toi aussi, tu pourras proposer un événement.
Si ce projet voit le jour, ce n'est pas grâce à nos revenus de galérien-es. Nous avons aménagé nos vies pour que la survie économique dans ce monde capitaliste soit la plus légère possible : allocations, boulots précaires ou boulots moins pires... Et pourtant, il arrive que les vies de lutte rencontrent l'héritage.
L'héritage, peu remis en cause, y compris dans les milieux révolutionnaires, est une des causes premières des injustices sociales de ce monde.
Plutôt que d'y renoncer au bénéfice de l'État, grand administrateur de ces mêmes injustices, et en attendant l'abolition de l'argent et de la propriété privée, certain-es ont décidé de céder leur héritage à ce projet commun. D'autres ont donné de leurs poches, d'autres participent à ce projet sans donner d'argent.
Si l'idée te parle, et que tu as de la thune en rab sur ton compte -qu'elle soit issue d'un héritage, d'un salaire confortable, d'un braquage ou juste d'une volonté de contribution à la hauteur de tes petits moyens-, contacte-nous !
Nous commençons aux alentours de 160 000 €, mais c'est à peine 30m2 en région parisienne. Plus on gonflera cette somme, plus on aura de moyens pour nos ambitions.
On se donne un an au maximum pour récolter de la thune, tout en cherchant d'ores et déjà un lieu pour contenir tous nos rêves.
✉️ lacrique@riseup.net
🦀🦀🦀🦀🦀🦀🦀🦀🦀🦀
COMMENT CONTRIBUER ?
Pour les montants jusqu'à 1000€ :
Pour les plus gros montants ou si tu ne peux pas être présent-e à un évènement, tu peux nous contacter sur le mail pour qu'on en discute !
Il arrive que des achats n'aboutissent pas. Si c'est malheureusement le cas, l'argent ira à « La Locale solidaire » d'Aubervilliers, un autre projet d'achat de lieu collectif. https://www.agendamilitant.org/Soiree-de-soutien-a-La-Locale-solidaire.html
Merci !!
🛖 Pour vous donner une meilleure idée des prix des bâtiments dans l'Est Parisien (Montreuil, Les Lilas, Bagnolet, Romainville, Noisy-le-Sec, Pantin...), nous avons fait une rapide moyenne du rapport m²-prix des lieux en vente ces derniers temps. Bien sûr, le prix varie beaucoup en fonction de l'état du bât', de sa proximité avec le métro etc.
30m² - environ 180 000€
50m² - environ 250 000€
100m² - environ 350 000€
RDV à 19h le 13 octobre, à l'espace Robespierre, en face du métro Mairie d'Ivry.
Pour cette deuxième rencontre de la 6e Semaine décoloniale d'Ivry, projection exceptionnelle et inédite du film « Jénine dans le viseur », en présence du réalisateur Ehab GHAFRI, suivie d'un débat avec Salah HAMOURI, avocat et membre d'Urgence Palestine.
Pour soutenir notre Semaine, indépendance et auto-financée, payer les frais de transport des intervenants, les impressions, l'organisation des rencontres...
https://www.onparticipe.fr/c/6eme-semaine-decoloniale-ivry
A bientôt !
L'Intercollectif ivryen organisateur de la Semaine décoloniale d'Ivry - ivrydecolonial@gmail.com
Voici une histoire qui dure depuis 16 ans.
16 ans, c'est aussi l'âge qu'avait Geoffrey lorsqu'il fut visé et touché en pleine tête par un tir de LBD 40, le 14 octobre 2010 à Montreuil, par l'agent de police Jean-Yves Césaire. Il intervenait avec son unité pour réprimer les blocages de lycées lors des mobilisations contre la réforme des retraites Fillon/Sarkozy.
Si Geoffrey a du mettre ses projets et sa vie d'adulte entre parenthèses, Césaire a conservé son boulot, n'a perdu aucun jour de salaire, il n'a pas été interdit d'exercer par la justice et pas davantage par son administration : se rendre coupable de faux en écriture lui a juste couté un conseil de discipline. Sanction : 5 jours d'exclusion temporaire… AVEC SURSIS ! Dès 2012, il avait été promu, nommé brigadier, comme son supérieur Landurain qui était passé brigadier-chef. En 2016, Césaire a été muté, à sa demande, en Guadeloupe, devenu chef d'unité avec douze agents sous ses ordres. Le combat est vraiment inégal, il faut s'y préparer.
Voilà les enjeux avant que ne s'ouvre cette nouvelle audience devant la cour d'appel de la chambre civile. Un premier rendez-vous avait été fixé en février 2026. Nouveau coup tordu : audience reportée, l'AJE n'a pas rendu son mémoire à temps. Huit mois dans la vue.
Voilà où on en est.
Après avoir soutenu le flic en lui offrant la protection fonctionnelle, en l'ayant promu, muté, puis payé à sa place une petite partie des indemnités pour aller dans une cassation pourrie par son baveux Liénard, avec l'idée qu'il ne dénoncera jamais sa hiérarchie sur la question du faux et usage de faux en écriture publique en bande organisée, l'État, se croyant sorti d'affaire, le laisse tomber sur la question des indemnisations avec la complicité du tribunal de Bobigny.
Comble de tout, la victime se retrouve au côté du flic pour engager la responsabilité de la l'État concernant l'agression, la réelle cause des blessures de Geoffrey. Le tout dissimulé derrière son faux en écriture, condamné mollement par le tribunal et sauvagement récupéré par l'AJE pour ne pas payer « solidairement » avec le policier mutilateur.
16 ans après, report après report, décision inique après décision inique, dégradation après dégradation, harcèlement après harcèlement, la justice nous a démontré qu'elle est minée par l'appareil policier, installé dans tous les rouages des institutions.
Si tout le monde déteste la police, tout le monde doit aussi détester la justice.
Le prochain acte se jouera le 13 octobre 2026, dans le vieux tribunal de l'ile de la Cité, à deux pas de la Sainte-Chapelle et de la préfecture de police. Ce sera 16 ans exactement après le tir qui lui a déchiré la vie. Ainsi Geoffrey, reconnu victime, a déjà passé la moitié de sa vie en procédure par les turpitudes de la police et de leurs petites mains trafiquant dans les tribunaux. Ce qui est le plus désolant, c'est qu'on a oublié Geoffrey, seul face à ces sordides procédés.
—
Geoffrey et ses proches n'appellent pas à venir en soutien au tribunal le 13 octobre, ils et elles n'en attendent rien et encouragent plutôt toutes celles et ceux qui le peuvent à soutenir les enfants qui se révoltent partout en ce moment, les jeunes gardé-es à vue dans les commissariats comme celleux qui sont jugé-es à la chaîne au tribunal judiciaire de la Porte de Clichy. Cette jeunesse qui doit encore et toujours affronter la férocité de l'État, de ses armes et de sa police.
Article d'origine sur Desarmons les
Tu vis, habites, travailles ou traînes à la Guillotière ?
Toi aussi, tu constates la généralisation de l'occupation policière, l'augmentation des prix du logement et de la vie, et la gentrification en cours du quartier ?
Tu as des idées pour s'organiser sur ces questions ?
Tu aurais envie de pouvoir participer à l'écriture d'une gazette de quartier pour parler de son histoire, d'un coup de gueule ou d'un coup de coeur sur la Guillotière ?
Alors RDV Mercredi 14/10 pour en discuter ensemble pour le CLIPéro de rentrée sur les quais (à côté du skate parc).
Le Comité de Lutte d'Initiative Populaire
Texte publié dans le numéro 1886 du journal mensuel de la Fédération Anarchiste « Le Monde Libertaire » sorti en septembre 2026.
Le 29 novembre 2025, le « Cercle Franco-Hispanique » comptait organiser une messe en hommage à Franco pour le 50e anniversaire de sa mort. Elle devait se tenir à la chapelle Notre-Dame-de-Consolidation tenue par la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie-X et située dans le huitième arrondissement de Paris. Finalement annulée, cette messe met en lumière un réseau s'étendant à des sphères relativement groupusculaires de l'extrême-droite mais toujours bel et bien vivantes.
« Francisco Franco, un caudillo pour l'Espagne », « Les griffes de Staline sur l'Espagne républicaine », « La trahison des gauches espagnoles » ou encore « L'Espagne ensanglantée : anarchistes, milices socialistes, communistes et révolutionnaires : 1880-1939 ». Depuis la parution en 2022 de la traduction en français du livre « Les mythes de la guerre d'Espagne » de Pío Moa, le « néo-franquisme » semble s'installer en France via la littérature.
L'auteur des quatre livres aux titres enflammés cités plus haut n'est pour sa part nul autre que Michel Festivi. Ces « ouvrages » édités par Dualpha et Synthèse Nationale propagent ainsi l'idée d'une Espagne républicaine soumise à Staline, à l'URSS et en définitive neutralisée par un homme providentiel s'appuyant sur les troupes espagnoles au Maroc.
Un éditeur comme Dualpha mérite que nous nous attardions un peu sur son histoire. Hébergé par le site internet francephi.com, Dualpha a été fondée en 1988 par Philippe-André Duquesne dit Philippe Randa. Dans le livre « Histoire de la librairie française », l'historien Julien Hage nous dresse une liste de librairies ayant publié ou publiant encore des livres tels que ceux cités plus haut : la « Librairie française » fondée en 1952 par l'ancien vichyste Henry Coston, Ogmios, installée en 1986 dans l'ancien immeuble du Parti Populaire Français de Jacques Doriot, la « Librairie nationale », la « Licorne bleue » ou encre « L'Æncre ».
Aujourd'hui, seule la Librairie française est restée debout. Elle vend par exemple les livres de Michel Festivi mais aussi celui de Christophe Dolbeau qui estime que le coup d'État de Franco n'était rien de moins qu'un « légitime réflexe d'auto-défense de l'Espagne éternelle » (1). Des livres de Robert Brasillach y trônent de plus en bonne place si l'on en croit la collection pléthorique présentée sur le site de cet établissement (2). Situé au 202 rue Lecourbe dans le quinzième arrondissement de Paris, il vend aussi des livres aux éditions L'Æncre comme celui de Guillaume Faye intitulé « Pourquoi nous combattons : manifeste de la résistance européenne ».
Le néo-franquisme redonne ainsi une nouvelle jeunesse à toute cette propagande. Le Figaro Histoire sort de son côté une interview de Pío Moa dans son numéro d'août-septembre 2022 consacré à « l'épopée des conquistadors » (3). Celui-ci y affirme que le « discours communiste sur la guerre d'Espagne règne encore dans toute l'Europe » et déplore que le franquisme ait « perdu la bataille de la propagande et de la culture » (4).
Cette dernière affirmation de Pío Moa se couple cependant avec les quelques désaccords qui subsistent aujourd'hui entre les néo-franquistes. Un exemple frappant est celui du député du parti d'extrême-droite Vox Hermann Tertsch et de la néo-nazie Isabel Peralta. Membre d'une obscure « Sección de Asalto » (en français « Section d'Assaut », en référence aux SA de l'Allemagne nazie) et du parti FE-La Falange, cette dernière a également fondé en 2020 le « Bastión Frontal ». Le 13 février 2020 durant un hommage aux soldats de la Division Bleue qui a combattu avec les nazis pendant la Seconde Guerre mondiale, elle déclare : « l'ennemi sera toujours le même, même s'il porte des masques différents : le Juif, car rien n'est plus certain que cette affirmation : le Juif est responsable » (5).
Immédiatement dénoncé par Vox, ce discours indigne dans le même temps des anciens de la Division Bleue qui nient avoir été responsables d'une façon ou d'une autre du génocide des juif·ve·s (6). Hermann Tertsch lui a participé en mars 2025 à une « conférence internationale de lutte contre l'antisémitisme » en Israël à l'invitation de son premier ministre Benyamin Netanyahou.
Le président du Rassemblement National (RN) Jordan Bardella et la présidente du parti « Identité-Libertés (IDL) » Marion Maréchal sont de même venus à cet événement. Le plus frappant ici réside sûrement dans le fait que Netanyahou fasse appel à des nostalgiques de Franco qui a envoyé des « volontaires » combattre l'Union Soviétique avec la Wehrmacht (7). La dimension clairement antisémite d'une collaboration avec le Troisième Reich est pour le coup niée et l'extrême-droite européenne devient malgré son antisémitisme structurel un appui quasi-inconditionnel de l'État d'Israël.
Les relations israélo-espagnoles demeurent d'ailleurs assez singulières. Les deux pays n'ont commencé à établir des relations diplomatiques qu'en 1986. Israël vota ainsi en 1949 contre la levée des sanctions votées à l'Organisation des Nations Unies (ONU) en 1946 contre l'Espagne. La guerre d'Iran de 2026 a elle poussé l'Espagne à rappeler son ambassadrice en Israël et Israël à rappeler son ambassadeur en Espagne. Le gouvernement de Pedro Sánchez a dans le même temps refusé fermement l'accès à ses bases aériennes à l'armée américaine partie combattre l'Iran avec Israël. Nous pouvons ainsi considérer que malgré l'antisémitisme des néo-franquistes comme Isabel Peralta, ces derniers constituent peut-être en Espagne les derniers soutiens d'un État comme Israël qui viole constamment le droit international par son action meurtrière à Gaza, en Cisjordanie, au Liban, en Syrie et dans bien d'autres pays.
L'équipe de l'émission "Médias et antifascisme" sur la station Radio Libertaire (89.4 FM en Île-de-France et anarchiste.info/radio/libertaire)
(3) https://boutique.lefigaro.fr/produit/134715-l-epopee-des-conquistadors.
(4) « Guerre d'Espagne, la mécanique du chaos », Isabelle Schmitz et Philippe Maxence, Le Figaro Histoire, numéro d'août-septembre 2022.
(5) « « The Jew Is To Blame » : Young Neo-Fascists In Spain Spark Outrage », rantt.com, Carmen Aguilera-Carnerero, 16 avril 2021.
(6) « Isabel Medina Peralta también enfada a los falangistas de verdad », 19 février 2021, elmundo.es.
(7) « Une neutralité de façade », L'Espagne face à la Shoah, Revue d'Histoire de la Shoah, numéro 203, février 2015 : https://shs.cairn.info/revue-d-histoire-de-la-shoah-2015-2-page-163?lang=fr#s1n2.
Tract diffusé à Rennes dans le mouvement lycéen
La vie qu'on nous promet est un cauchemar. L'école en est le début.
À la maison il y a les darons, à l'école il y a les profs, au taf il y a les patrons et dans la rue il y a les flics. Ils veulent qu'on baisse la tête, contrôler chaque moment de nos vies, nous dresser comme des animaux. 8H - 18H sous 40 degrés, tout ça pour rentrer dans le moule du bon citoyen, du bon travailleur, du petit soldat prêt à se sacrifier.
Au bahut on apprend à rester assis toute la journée en fermant sa gueule, à ingurgiter la propagande de l'État - travail/famille/patrie - aussi dégueulasse que la bouffe de la cantine. Dès le plus jeune âge on nous empêche de réfléchir par nous-même pour mieux nous conditionner à aller bosser. Et bientôt on devra marcher au pas derrière le drapeau bleu-blanc-rouge pour défendre les intérêts de ceux qui nous mènent à la guerre. L'école, apprend aux riches à devenir des cadres efficaces et aux pauvres à leur obéir sagement. À nous mettre en compétition les uns contre les autres, à gagner les meilleures place en écrasant les autres.
Et si on se révolte, qu'on refuse l'individualisme, la police attaque, mutile et la justice fout en taule. Déjà l'État fait des blessés graves, arrête en masse, colle des procès à tout va et menace de supprimer les aides sociales aux familles de ceux qui manifestent leur colère. Les syndicats et politiques cherchent à diviser le mouvement entre les revendications acceptables et ceux qui refusent l'immobilisme et luttent pleinement.
Alors voir des centaines de lycées bloqués, certains brûlés, des barricades enflammées, des condés qui se font bolosser, des pillages, des occupations, des feux d'artifices qui pleuvent, le son qui pète, des manifs sauvages, des gens qui débatent, qui s'organisent et refusent les leçons de morale, ça casse la résignation ambiante qu'on subit au quotidien. On devrait tous faire pareil...
Personne ne veut d'une vie de con, sans joie et dictée par Parcoursup.
La solidarité c'est ici et maintenant dans le mouvement.
C'est rejoindre les blocages et les actions dans la rue.
Qu'on soit au lycée, au taf, au chomâge, élargissons la révolte.
NON, ON RETOURNERA PAS AU TURBIN
ON NE BOSSERA PAS DE 8H A 18H
ON NE COLLABORERA PAS AVEC L'AUTORITÉ
ON NE SE FERA RÉCUPERER PAR PERSONNE
ON NE SE LAISSERA PAS DÉFONCER PAR LA POLICE
ON NE SERA PAS UNE CLASSE QUI SE TIENT SAGE !
PAS DE RETOUR A LA NORMALE !
Tract - Une classe qui ne tient pas sage
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Rendez-vous à 19h le 14 octobre, à l'espace Robespierre, en face du métro Mairie d'Ivry.
Rendez-vous à Ivry ce mercredi 14 octobre pour parler santé, inégalité, discrimination et colonialité dans le domaine de la santé.
Accès libre et accessible aux personnes à mobilité réduite.
En présence de :
Pour soutenir notre Semaine, indépendance et auto-financée, payer les frais de transport des intervenants, les impressions, l'organisation des rencontres...
https://www.onparticipe.fr/c/6eme-semaine-decoloniale-ivry
A bientôt !
L'Intercollectif ivryen organisateur de la Semaine décoloniale d'Ivry - ivrydecolonial@gmail.com
L'éphéméride des luttes du 11 octobre est partisane du sabotage, de la lutte radicale contre tout ce qui nous exploite et nous opprime, sans oublier les camarades que nous perdons dans cette entreprise difficile qu'est le fait de lutter pour la liberté.
1492 : Les navires de Christophe Colomb aperçoivent les côtes américaines pour la première fois.
1910 : Au dépôt de trains de Tergnier, plusieurs wagons et locomotives sont sabotés lors d'une grève des cheminots.
1914 : A Coimbra au Portugal, parution du premier numéro du journal anarchiste 'A Revolta', très largement dédié au refus de la guerre.
1954 : Pendant la guerre du Vietnam, le Viet Minh occupe le Vietnam du Nord.
1974 : A Londres, l'IRA pose des bombes dans deux lieux de loisir fréquentés par l'armée : le Victory, un club d'officiers de la marine, et le Army and Navy Club. Une personne sera blessée.
1977 : - A Rome, un groupe de jeunes est intercepté avec de nombreux cocktails molotov à proximité du siège de la Démocratie Chrétienne, le parti au pouvoir, et sont accusés d'avoir voulu l'incendier.
1978 : A Naples, le groupe armé communiste Prima Linea exécute un criminologue qui travaillait dans la prison de Pozzuoli.
1981 : Dans le Tarn-et-Garonne, à Pont-Trescasses, l'entreprise Bourdet, qui travaille sur le site de construction de la centrale nucléaire de Golfech, perd des vélocompteurs, tandis qu'un transfo EDF de 20.000 volts est détruit. Revendiqué par des 'antinucléaires en colère' qui affirment : "“Ce n'est pas un débat, continuons les dégâts".
2011 : Début du campement de Occupy Oakland.
2013 : A Athènes, 'des incendiaires avec une conscience' brûlent une voiture du corps diplomatique en soutien aux prisonniers anarchistes et en mémoire de Pavlos Fyssas, rappeur antifasciste assassiné par les néonazis d'Aube Dorée.
2018 : Dans le 19ème arrondissement de Paris, une voiture de Vinci (constructeur de prison) et une autre de la SCNF (qui balance des sans-papiers) sont brûlées en soutien aux anarchistes en prison.
Voir l'éphéméride anarchiste du 11 octobre.
Une célèbre affiche de mai 68 proclamait « la police vous parle tous les soirs à 20h ». En 2026, l'ORTF n'existe plus et le monopole de l'audiovisuel public sur l'information accessible a volé en éclat. Mais on pourrait actualiser cette affiche pour évoquer le traitement médiatique du mouvement lycéen.
La télévision et la radio publiques, ainsi que leurs sites web apparentés, montrent des poubelles qui brûlent sans expliquer pourquoi, invitent des lycéen-nes ou des témoins de moralité présenté-es comme neutres alors qu'iels sont apparenté-es à la droite ou à l'extrême droite, interviewent les lycéen-nes indépendant-es ou de gauche de manière agressive. Leurs journalistes se donnent aussi beaucoup de mal pour minimiser ou justifier les violences policières. Et si on fact-checkait le journalisme du service public ?
Le fact-checking est une pratique journalistique qui s'est répandue dans les rédactions dans les années 2010. Elle consiste à prendre un fait ou un énoncé, le plus souvent une déclaration politicienne, pour en vérifier l'exactitude. Bien souvent, ça donne des articles sur le modèle scolaire thèse (« pourquoi c'est plutôt faux »), antithèse (« pourquoi c'est plus vrai »), synthèse (« pourquoi la vérité est au milieu »). Comme les journalistes n'ont pas le monopole des plans en trois parties, on s'y adonne en amateur et on applique aujourd'hui cette méthode à la question « l'audiovisuel public est-il une annexe du Ministère de l'intérieur ? »
Le Ministère de l'intérieur est Place Beauvau, dans le 8e arrondissement de Paris. Le siège de Radio France est avenue du Président-Kennedy, dans le 16e. Celui de France Télévisions est esplanade Henri de France, dans le 15e. Cette analyse géographique montre que les sièges de l'audiovisuel public et du Ministère de l'intérieur ne sont pas au même endroit. L'audiovisuel n'est donc au sens strict pas une annexe du Ministère de l'intérieur.
Mais quel est donc l'intention de ces policiers ?
Prenons quelques exemples parus dans le cadre du mouvement lycéen. Et pour commencer, fact-checkons les fact-checkeurs. Mercredi 7 octobre, France 3 Hauts-de-France a publié un article signé Léo Marron intitulé « Mobilisation lycéenne : une voiture de la police nationale a-t-elle foncé sur un groupe de manifestants à Dunkerque ? ». Le titre est assorti d'une illustration sur laquelle on voit une personne courir devant un 4x4 beige siglé Police Nationale qui lui fonce dessus. Mais on ne peut pas être sûr de ce qui se passe à ce stade, car peut-être s'agit-il simplement d'un policier en voiture qui se rapproche d'un jeune pour lui demander l'heure ou s'il a besoin d'eau.
Le chapeau de l'article précise « Une vidéo largement relayée sur les réseaux sociaux montre un 4x4 de la police nationale se diriger à vive allure vers un groupe de lycéens, lundi 5 octobre à Dunkerque. La scène a suscité de nombreux commentaires indignés. Nous avons vérifié les images avec le service Les Révélateurs. » Les Révélateurs, c'est le service de fact-checking maison, gage d'une analyse on ne peut plus sérieuse.
Après quelques lignes descriptives, l'article présente une première vidéo où l'on voit des lycéen-nes qui courent effrayés parce qu'un 4x4 leur fonce dessus à vive allure. Le 4x4, qui traine des objets (une poubelle ?) sous son par-choc, tourne à droite dans une autre rue, fonçant toujours sur les lycéen-nes. Au milieu du chaos, un lycéen laisse échapper un « fils de pute » qui pourrait sembler anodin, mais pas pour nos journalistes à qui rien n'échappe, on y reviendra. La vidéo continue, le 4x4 fait marche arrière puis demi tour et fonce de nouveau sur les lycéen-nes.
Les paragraphes qui suivent donnent lieu à des descriptions minutieuses dans lesquels on mesure toute le professionnalisme de Léo Marron, qui précise : « Le véhicule percute une barrière de chantier et un plot, sans que l'on sache à ce stade s'il a été placé là par les manifestants. » Et c'est vrai que c'est une bonne question. Savoir qui a placé ces objets là change totalement la lecture de la scène.
Bien sûr, on a le droit à des interviews contradictoires. L'une avec la présidente de la LDH, Emmanuelle Jourdan-Chartier. Et l'autre avec une syndicaliste policière, en l'occurrence Anouck Fourmigué, secrétaire générale adjointe du Syndicat des Commissaires de Police Nationale (SCPN). Cette dernière fait preuve du sens de la mesure qui caractérise si bien les fonctionnaires de police. « Évidemment, le véhicule de police n'a jamais fait partie des armes ou des moyens dont la police est dotée pour repousser des individus » dit-elle, avant de se rappeler qu'elle est à deux doigts de critiquer publiquement les collègues et de préciser « qu'elle n'a pas visionné les différentes vidéos. "Et quand bien même je l'aurais vue, ce n'est certainement pas à moi de déterminer les responsabilités et la culpabilité ou non des policiers. C'est l'IGPN qui est là pour ça, et les magistrats." » Une interview qui réussi le combo syndicat de flics/IGPN, ça c'est du fact-checking de qualité.
L'article se poursuit (il est moins long que celui que vous êtes en train de lire, mais quand même) en ajoutant trois autres vidéos qui présentent la même scène filmée sous d'autres angles. Le tout agrémenté de précisions multiples qui aident bien à discerner le vrai du faux. Les fact-checkeurs de France 3 ont notamment vérifié que « la séquence n'est pas une ancienne vidéo présentée comme ayant été tournée à Dunkerque, ni générée par une intelligence artificielle (IA) » mais aussi que « le modèle de véhicule utilisé, un Toyota Land Cruiser, correspond aux 4x4 utilisés par les forces de l'ordre sur le littoral du Nord ». C'est juste qu'en général il sert à chasser des exilé-es, pas des lycéen-nes.
Léo Marron synthétise ensuite « ce que l'on sait » : « La vidéo permet alors d'établir qu'un véhicule de la police nationale se dirige à vive allure vers un groupe de manifestants. Elle permet également de constater que plusieurs personnes se trouvent sur ou au bord de sa trajectoire et s'écartent lorsque le véhicule arrive. Cependant, les images seules ne permettent pas de déterminer l'intention du conducteur. » Retour au point de départ de l'article, donc : malgré toute la panoplie du fact-checking, on ne saura pas si une voiture a bien foncé sur les manifestant-es, parce qu'on ne peut pas savoir si le fic qui était au volant avait l'intention de faire ce qu'il a fait. Parce que si ça se trouve, il s'est « dirigé à vive allure vers un groupe de manifestants », mais son intention c'était d'y aller lentement, ou de les faire rigoler par cette action hilarante, ou encore il n'avait aucune intention car son cerveau est mangé par un champignon parasite. Nous aussi on prend les flics pour des imbéciles, mais on ne va pas aussi loin que France 3 Hauts-de-France : on pense qu'ils sont responsables de leurs actes.
L'article se conclue par de nouvelles précisions capitales sur ce qu'on peut voir sur les vidéos : « Ce qui choque d'autant plus les internautes, c'est la phrase d'un policier, perceptible sur l'une des vidéos : "allez, approchez, on va leur mettre dans la gueule là". (…) Sur une autre de ces vidéos, un jeune insulte également les policiers après que la voiture est passée devant lui "Fils de p***", peut-on entendre. Pour la ligue des droits de l'Homme, et sa vice-présidente, "c'est une fois de plus un exemple de la bascule à laquelle nous assistons, comme s'il n'y avait plus aucun cadre, c'est l'état de droit qui est piétiné." » L'enchainement de ces citations est d'une honnêteté rare à la lecture, on a l'impression que la vice-présidente de la LDH associe le piétinement de l'État de droit à l'insulte lâchée dans la panique par le lycéen. Fact-check à suivre bientôt : est-ce que les journalistes écrivent toujours avec les pieds ?
L'article de France 3 Hauts-de-France présente la même scène filmée sous différents angles. Des vidéos qui montrent toutes un 4x4 foncer à vive allure sur des jeunes gens qui fuient en courant. Une scène qui ressemble à plusieurs autres, toutes filmées depuis le début du mouvement lycéen. À chaque fois, des flics chargent des lycén-nes en voiture. C'est récurrent et on pourrait même penser qu'il y a un pattern. Mais nos journalistes du service public spécialisé-es en fact-checking et gorgé-es du sérieux qui caractérise la profession n'en savent rien. Qui saurait dire quelle était l'intention des policiers ? Une question qui, à elle seule, justifie de ne rien conclure, d'autant que ce serait quand même con de se mettre le préfet et les condés à dos.
Derrière chaque micro, chaque clavier, il y a un-e amoureux-se de l'uniforme
L'article de France 3 Hauts-de-France est ridicule par sa retenue, qui l'empêche de constater l'évidence de la violence policière. Mais, parfois, l'amour des journalistes de l'audiovisuel public pour la police déborde en élans lyriques. C'est le cas de Julie Marie-Leconte, qui signe sur le site de France Info un article intitulé « "Derrière chaque casque, chaque bouclier, il y a un papa" : quand des CRS pères de famille font face à des lycéens de l'âge de leurs enfants ».
Les condés sont des âmes sensibles, comme « ce délégué du syndicat Unité [qui] confesse son malaise à l'idée d'être considéré comme un bourreau d'enfants ». Il prétend ne pas connaître « de flic qui n'adapte pas son comportement face à des enfants et surtout des très jeunes enfants ». Mais il s'empresse de préciser que les lycéen-nes sont super méchant-es : « ils ont des fois trois têtes de moins que nous, ça ne les empêche pas de nous lancer des boules de pétanque, des cocktails Molotov, de nous tirer dessus avec des mortiers ». Son compère d'interview est encore plus touchant quand il déclare : « Il n'y a aucun policier qui se réjouit d'estropier ou d'éborgner quelqu'un ou d'amocher un gamin. Ça marque un policier à vie. » Bichette !
Ici, pas de fact-checking, mais deux interviews dégoulinantes de pathos dont le seul but est de provoquer de l'empathie pour ceux qui tabassent et mutilent des gosses et, en miroir, de criminaliser toujours plus les lycéen-nes qui osent répondre à la violence qu'iels subissent. Alors le fact-checking, on s'en charge. Personne n'a jamais douté que « derrière chaque casque, chaque bouclier, il y a un papa ». Il y a aussi des pères chez les matons, chez les bourreaux, chez les tortionnaires de tous types. Être un papa n'a jamais empêché d'être un salaud. Bien au contraire. Les papas, flics ou pas, tapent sur leurs gosses plus souvent qu'à leur tour, et ils sont nombreux à en abuser sexuellement. D'après les données du Ministère de l'intérieur lui-même, les trois quarts des personnes mises en cause pour des violences physiques au sein de la sphère familiale non conjugale « sont des hommes (70% pour les violences physiques et 94% pour les violences sexuelles) ».
On sait aussi que l'écrasante majorité de ces violences ne sont jamais jugées et ne sont même tout simplement pas dénoncées. C'est probablement encore moins fréquent quand ce sont des flics qui frappent leurs gosses, du fait même de leur profession. C'est que détaille, au sujet des violences conjugales, l'ouvrage Silence, on cogne. Enquête sur les violences conjugales subies par des femmes de gendarmes et de policiers publié en 2019 par l'ex femme de gendarme Alizé Bernard et la journaliste Sophie Boutboul. Dans le chapitre 4 du livre de la deuxième partie du livre, intitulé « Jusqu'à la mort », on peut lire « En 2017, 3% des féminicides et 8% des infanticides dans un contexte de violences conjugales ont été commis par des fonctionnaires des force de l'ordre [1]. » Ce chiffre doit être mis en perspective avec le fait qu'il y a actuellement en tout 251 000 policiers et gendarmes, soit un peu moins de 1% de la population active française, c'est dire à quel point les flics sont surreprésentés dans les violences intrafamiliales. La hiérarchie policière n'y trouve rien à redire, promouvant même des policiers condamnés pour violences éducatives, à l'exemple d'un cas révélé début 2026 par Street Press, qui démontre aussi le soutien syndical dont peuvent bénéficier ces agents.
Qu'il y ait « un papa sous les casques » n'est donc vraiment pas l'argument que France Info pense être pour exonérer les flics de leur violence sur des mineurs.
À tout seigneur, tout honneur
Concluons ce fact-checking avec Julien Pain, toujours sur France Info. Julien Pain, c'est LE fact-checkeur avec un grand F : il est animateur de l'émission de fact-checking « Vrai ou Fake » sur France Info et se présente comme un « journaliste spécialisé dans la lutte contre la désinformation » dans sa bio sur la plateforme Twitch. Bio qui précise aussi « Je vérifie tout ». Tout et n'importe quoi, serait-on tenté d'ajouter, mais ce serait spoiler les lecteur-ices. Dans un extrait de l'émission « Vrai ou Fake » isolé par la rubrique « Redflag » de l'Humanité, on assiste au fact-checking par Louis Augry, un chroniqueur, de la rumeur selon laquelle Baly Bagayoko, le maire de Saint-Denis, aurait brûlé une poubelle. Déjà, on hallucine un peu que la télévision publique gaspille son temps à vérifier une rumeur aussi grotesque, essentiellement propagée par des réseaux d'extrême droite. Comme si on pouvait imaginer ne serait-ce que deux secondes qu'un élu crame des poubelles face caméra.
Mais le pire, relevé par Cyprien Caddeo, le journaliste de L'Humanité, est la relance de Julien Pain qui dit « Le débat derrière ça, au-delà du maire de Saint-Denis, c'est de dire que LFI est finalement un parti révolutionnaire qui n'accepte pas l'état de droit. Et j'ai entendu beaucoup de gens dire, et même sur ce plateau que ça c'était exceptionnel dans l'histoire des gauches. C'est à dire que c'est une gauche d'une autre forme, qu'on a pas connu avant. » Fact-checker donc, pour Julien Pain et France info, c'est qualifier de révolutionnaire un parti socdem' mollasson, qui a des positions moisies sur tout un tas de choses, et dont les représentant-es parlent de « République » à chaque occasion et sont de toute évidence attaché-es à l'État de droit. Mais fact-checker, c'est aussi reprendre à son compte, une fois encore, le discours complotiste du gouvernement qui voit dans le mouvement lycéen une manipulation politique de LFI et de « ses proxys de l'ultragauche ». Bref, fact-checker, c'est finalement raconter n'importe quoi sur le thème « cette information me plaît, donc elle est vraie ».
Oui, c'est plutôt vrai, l'audiovisuel public ressemble souvent à une annexe du Ministère de l'intérieur.
On glose beaucoup sur la concentration des médias entre les mains de milliardaires de droite extrême ou d'extrême droite, tels Bolloré, Saadé, Stérin, Latouche ou Křetínský, et les effets de cette concentration sur la lepenisation des esprits et la fascisation à l'œuvre de la société française. Et on a raison de s'en inquiéter.
On évoque moins souvent le rôle majeur que joue l'audiovisuel public dans ce processus. Quelques critiques externes mais aussi internes visent bien le spectacle pathétique qu'est le 20h de France 2 ou la dérive ininterrompue vers l'extrême droite du présentateur de la matinale de France Culture, Guillaume Erner. Un mouvement syndical massif a même bloqué l'arrivée d'une chronique hebdomadaire du directeur adjoint de Valeurs Actuelles sur France Inter.
Mais le problème est bien plus profond. Le temps d'antenne accordé aux représentant-es de l'extrême droite, souvent sous un faux-nez d'essayistes, d'expert-es, de chroniqueur-euses ou de journalistes est extrêmement conséquent. Radio France a été ces dernières années le théâtre de plusieurs purges politiques d'émissions identifiées comme « trop à gauche ». Si l'éviction de Guillaume Meurice suite à une blague antisémite a été très médiatisée, le passage de 60 à 45 minutes de l'émission d'écologie La Terre au carré sur France Inter, pourtant dans le top des audiences de la station, ou le passage d'un rythme quotidien à un rythme hebdomadaire d'Entendez-vous l'éco, l'émission d'économie de France Culture, sont sans doute plus révélateurs.
Le fait que l'audiovisuel public, ses médias nationaux comme locaux, assure un SAV sans faille au Ministère de l'intérieur en reprenant ses cadrages et surtout en défendant ses intérêts est inquiétant. Bien sûr, il arrive aux journalistes du service public de révéler des cas de violences policières. Mais l'essentiel de leurs articles sont remplis des communiqués des préfectures que les journalistes reprennent comme s'il s'agissait d'informations fiables. Et quand ce n'est pas la voix du préfet ou de la préfète qui est psalmodiée sans contradiction, c'est celle de l'IGPN ou des syndicats policiers.
Même quand le fact-checking est dégainé, c'est pour minimiser la gravité de la violence de la police. Prétendant vérifier les faits, le fact-checking devrait pourtant faire honte aux journalistes dont c'est a priori la base du métier que de s'appuyer sur des informations vérifiées. Il révèle en creux que le reste du temps la recherche de la vérité n'est plus une préoccupation du journalisme professionnel. Les journalistes s'inquiètent actuellement de leur remplacement progressif par des IA génératives. Et on aimerait bien les soutenir. Mais quand le boulot consiste le plus souvent à photocopier le communiqué de presse de la préfecture ou à laisser le discours des flics et des fascistes se répandre avec complaisance, on a bien du mal à saisir quelle est leur plus-value. Si le « quatrième pouvoir » s'aligne systématiquement sur un exécutif en pleine dérive ou sur ce que le pays compte de plus fasciste et de plus opposé à la liberté de la presse, à quoi sert-il encore ?
Les Lapalisseurs
[1] L'ouvrage précise la méthodologie utilisée dans la suite du chapitre.
à écouter ici : https://www.rdwa.fr/Productions/antifada-episode-9/
Bonsoir,
après cet été de nouveau caniculaire,
des phrases dans nos rues, des affiches déters avec la mention « plus de canadairs moins de millionnaires ».
Une émissions de radio pseudo révolutionnaire en tournée à huit clos au théâtre des aires.
Des cendres dans l'atmosphère, du tourisme sans eau dans les rivières, des histoires de guerres,
de monté en l'air des droites réactionnaires, du prix de la bouffe, de l'essence et de la vie de plus en plus chère.
La colère monte dans les lycées, le gilet jaune se ré-invite à l'Élysée.
Il est grand temps d'arrêter de subir, temps, de s'unir pour résister.
Nous ne manqueront plus d'air sous les genoux de la répression policière.
Nous ne lâcheront rien face à l'avenir, face aux menaces des filières identitaires.
La résistance reste en place, l'autogestion s'organise, tout feux tout flamme.
Sans jeux de mots et sans état d'âme, il est 20h en ce premier mercredi de chaque mois, jour de la sirène d'alarme.
Jour où malgré le vacarme, il est temps d'ouvrir les yeux et les oreilles.
La dystopie sans pareil, l'intelligence artificielle, les enjeux d'avenir, de fascination de la fascisation générale.
Siamo touti antifascisti !
Antifada reviens sonner le glas sur les ondes de Rdwa.
Reste à l'écoute, mobilise toi, le feu était là et il reviendra.
L'avenir sera ce que l'on en fera.
Bienvenue à toi sur Antifada !
PLAYLIST
Intro Antifada –Yael Naim – le Chant des Partisans
Eesah YASUKE – Pas question
Leon Phal – Pleine forêt ft Jungle Jack
La Dame Blanche – Tocando Você Por Dentro (feat. Bia Ferreira)
fonds sonores : A Cat Called FRITZ – Stardust et A Cat Called FRITZ – Nothin' To Lose
Merci à Blast, Contre Attaque, pour leur travail et actions, desquelles nous avons extrait nos capsules et articles.
Un texte à imprimer et diffuser sous forme de tracts, en solidarité avec les révoltes en cours.
(Les pdf sont en bas de l'article)
Comme des éclaircies dans les nuages de lacrymos
La révolte est partie d'un lycée de banlieue parisienne mi septembre, et s'est étendue en traînée de poudre, devant les bahuts et dans les rues. Les blocages et les barricades se sont fait écho en solidarité à travers tout le territoire dominé par l'État Français, en métropole comme dans les "anciennes" colonies (DOM-TOM).
On sort à peine d'un été passé à suffoquer de la catastrophe écologique en cours, pendant que le fascisme et la guerre nous sont matraquées comme seules perspectives d'avenir. Alors c'est clair que ça fait une grosse bouffée d'air de voir ce refus et cette rage sortir,_et les désirs d'un autre monde s'exprimer !
Les raisons de se révolter sont déjà là et s'accumulent, depuis bien trop longtemps. Cette fois, la tempête n'a pas attendu une nouvelle loi ou un nouveau meurtre policier auquel réagir pour se déclencher. Le pire qu'on nous promet est déjà là. Et c'est pas celles et ceux qui nous ont foutu dans cette merde (ou leurs pseudos-adversaires politiciens) qui vont nous en sortir_ !
Le pouvoir flippe de ce vent d'insoumission de la jeunesse qu'il n'avait pas vu venir, et qui prend des formes bien plus difficiles à contrôler que les défilés tout bien encadrés et muselés de ses partenaires syndicaux. Et on espère qu'ils ont raison d'avoir peur_ ! :)
Bon nombre de lycéennes et lycéens revendiquent leur autonomie, refusent la récupération des politiciens de tout bords, et s'auto-organisent pour faire vivre leurs luttes, qui sont bien plus larges et profondes que la question des conditions matérielles dans les lycées.
Face à ces imaginaires qui ouvrent tant d'autres possibles, l'État met les moyens pour refermer la brèche et forcer tout le monde à rentrer dans ses rangs. En interdisant jusqu'au matériel de protection face aux armes de la police, le message est clair.
La machine Police/Justice joue son rôle habituel pour défendre ce système_ : des milliers d'arrestations, des mutilations, des enfermements et des condamnations pour traumatiser les corps et les esprits. Tout ça entouré de discours dégueulasses, remplis d'un mépris adulte, bourge, raciste et sexiste (entre autre).
Les récupérateurs sont appelés à la rescousse pour recadrer la lutte en manifs pacifistes, en revendications avec des "représentants" (et autres petits-chefs) du mouvement qui dialogueraient avec l'État.
Et pour légitimer la répression, tout le monde devrait se désolidariser des actes qui ne rentrent pas dans le cadre de contestation toléré par le pouvoir.
Mais de quelle violence on parle_ ?
Ce système qui détruit la vie et écrase tout sur son passage ne va pas s'arrêter avec des pétitions et des bulletins de vote.
Alors oui c'est beau et inspirant ce débordement.
Et ça donne de la force_ !
Ça fout la patate de voir ce soulèvement qui répond à d'autres à travers le monde ces dernières années, et par delà les frontières meurtrières que ce système nous impose.
Ca fait plaisir de voir des moments ou les oppositions mensongères entre « _gentils-manifestants-lycéens-légitimes_ » et « _méchants-casseurs-extérieurs_ » volent en éclat.
Ça fait du bien de voir ces joies sur les visages, des élans euphoriques sur les barricades enflammées entre 2 battles de danses, des cours en visio sabotés par des cris ininterrompus, des « _Siamo tutti antifascisti_ » et « _A Bas l'État, les flics et les fachos_ » repris en cœurs, comme de l'entraide et de la prise de soin au milieu des affrontements avec les keufs.
Quand des portes solidaires s'ouvrent pour planquer des personnes pourchassées ou blessées par les flics, que des voisin.e.s filent des bouteilles d'eau ou des masques par les fenêtres, et que des meufs et des queers sont présent.e.s en nombre, déters et solidaires dans les émeutes.
…
On dirait que ça ne va pas être si simple que prévu de mettre en place leur grand plan national de militariser la jeunesse, et la faire tranquillement mourir au service de l'État et du Capitalisme… Le chef des armées françaises dit que le pays doit être prêt à « accepter de perdre ses enfants », nous on lui répondrait plutôt d'aller crever tout seul au front si il tient tant à sa guerre_ !
Ces derniers jours, et sans rien attendre de personne, une partie de la jeunesse a eu le courage de s'opposer radicalement au chemin qui leur est tracé.
À nous de nous solidariser de leur élan et y faire écho partout ailleurs, pour ouvrir d'autres imaginaires que le désastre qu'on nous promet_ !
Fascisme/guerre ou révolution ?
Y a plus beaucoup d'autres options
(et on préfère tenter la dernière !)
8 octobre 2026 -
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Le pdf A5 page par page :
Le pdf A4 à imprimer recto verso bords courts :
Lutte lycéenne ! Manifestation à 10h, mardi 13/10, départ Place Guichard. Suivie d'une AG lycéenne à 12h au CCVA Villeurbanne.
En guise d'archives — et en écho direct aux révoltes lycéennes actuelles —, voici deux tracts rédigés par des élèves du lycée d'Ifs (près de Caen) en novembre 1977 et octobre 1978. Ils matérialisent une volonté farouche d'autonomie de la lutte, bien décidée à dynamiter l'affairement et le train-train quotidien de la machine scolaire.
L'opération de blocage des portes de jeudi dernier a succité quelques commentaires : D'après certains profs cela est significatif d'un malaise profond. Malaise certainement : si on était joyeux de venir au lycée, on n'aurait pas fait cette blague. Profond : alors là, c'est à chacun de voir s'il se fait un peu, moyennement ou beaucoup chier au bahut (nous beaucoup).
Certains ont paraît-il qualifier cette action de nihiliste, de politique du pire (voir de terrorisme) et construit une comparaison avec (toutes proportions gardées) les agissements de la R.A.F.( Baader).
Alors là, c'est loupé. Car si notre action a été menée par un groupuscule, contrairement à la situation allemande où les gens rejettent ces méthodes, il est indéniable que la population lycéenne a dans sa grande majorité apprécié cette action.
Alors pourquoi cette action ?
Pas seulement comme l'a écrit Ouest-Beurk pour faire sauter une journée de cours ; mais plutôt pour changer les habitudes et la joie que cela procure.
8h : les mêmes gueules tristes que la veille, résignés devant une journée née chiante qui les attend.
8h05 : Que se passe-t-il ? La porte est bloquée ? A côté aussi ?
8h10 : Des gueules réjouies et riantes.
C'est plus chouette que les vacances ; celles-ci sont prévues et organisées, là c'est innattendu.
C'est cette routine habituelle, ce spleen quotidien, cet réduction de nos corps, de nos imaginations que nous avons chercher à briser, c'est tout.
Il est donc à souhaiter que des gens prennent des initiatives pour troubler cet ennui de tout les jours....
Certains font valoir que cela va augmenter les tensions : on s'en fout.
Comment aggraver une situation qui n'a pas bouger et ne bougera pas.
On dit aussi que c'est de l'argent perdu alors qu'on a besoin de crédits pour améliorer l'enseignement. Alors la laissez-nous rire. Que l'école soit chiante ne tient pas au manque de moyens financiers de l'éducation Nationale. Aurait-on un prof pour dix éléves et trois magnétophones par individus que l'on s'emmerderait tout autant.
Un bahut restera toujours un bahut, avec ses structures autoritaires et donc une institution chiante (qu'il faut détruire...).
Vendredi dernier, 30 à 50 000 lycéens dans la rue à paris... (pour 3 000 profs...)
Dans toute la France, des dizaines de lycées sont en grève (Paris, Région Parisienne, Doubs, Seine-et-Marne,... Alençon, Cherbourg, Quimper... etc...)
ET A CAEN ?
C'est la grève des syndicats de profs du jeudi 5 oct. mais aussi des élèves... C'est aussi la manif en ville où tous les bahuts de Caen étaient présents....
Et puis, le 17, il y a une grève et une manif au rectorat à 14h30 appelée par les syndicats de profs... Leurs revendications :
Créations de postes ;
titularisation ;
augmentation des crédits ;
respect des libertés syndicales...
MAIS NOUS, QU'EST-CE QU'ON Y FAIT LA-DEDANS ???????
La diminution des effectifs par classe, ça suffit pas ; ce qu'on veut c'est :
ne pas avaler des cours inutiles et chiants ;
changer l'ambiance d'usine de tout le bahut ;
et surtout, l'ambiance de prison de l'internat ;
lutter pour avoir des salles avec de la musique, pour se distraire, discuter, s'emmerder un peu moins ;
s'unifier déjà au sein des classes contre la répression des profs réacs...
CES REVENDICATIONS SONT AUSSI LES VOTRES, MAIS, IL Y EN A SUREMENT D'AUTRES...
VENEZ TOUS AU LYCEE D'IFS A 9HEURES A LA CAFETERIA POUR PREPARER UNE PLATEFORME COMMUNE A TOUS LES BAHUTS DE CAEN, POUR FAIRE UN CORTEGE COMMUN A LA MANIF A 14 HEURES 30 AU RECTORAT.
De plus, à Ifs, nous essairons de faire une animation toute la matinée afin que l'on ne s'emmerde pas tous dans son coin.... (musique, guitares, chansons, scetchs, peut-être crêpes, et VOS IDEES...)
Venez aussi avec du matériel pour préparer la manif (carton pour panneaux, tissus pour banderoles, tambours, etc)
LE COMITE DE LUTTE DE IFS
TOUS A LA MANIF LE 17 A 14h30 AU RECTORAT
Les deux seuls agents hospitalisés connus de ces deux dernières semaines se sont brûlés avec leur propre grenade.
L’article 761 policiers «blessés» : combien de mensonges et combien d’auto-blessures ? est apparu en premier sur Contre Attaque.
La police est la seule profession qui proteste non pas pour ses droits, mais pour pouvoir continuer à mutiler des enfants.
L’article Même pas cap’ ! Les policiers menacent de tout arrêter, encourageons-les est apparu en premier sur Contre Attaque.
Samedi 10 octobre, environ 700 personnes ont défilé dans les rues de Montpellier à l’appel de BDS-Urgence Palestine, trois ans après le début du génocide à Gaza. La manifestation a aussi servi de lancement local à une campagne nationale contre l’armement de l’État d’Israël, deux jours après un rassemblement devant les locaux du groupe Exail, dans la zone de Garosud
Deux appels, deux lieux, un seul cortège. BDS-Urgence Palestine avait donné rendez-vous devant le Peyrou, l’Association France Palestine Solidarité (AFPS) devant l’office de tourisme. L’AFPS finit par rejoindre le Peyrou, et quelque 700 manifestants partent ensemble commémorer trois ans de génocide à Gaza et trois ans de résistance du peuple palestinien.
La date marque aussi le coup d’envoi d’une campagne nationale contre l’armement d’Israël, portée par BDS, Urgence Palestine, l’AFPS et Stop Arming Israel. Livia Jampy, conseillère municipale d’opposition (LFI), dresse un bilan : « Trois ans après le début du génocide en Palestine, les bombes tombent encore à Gaza, l’aide humanitaire peine à entrer, et malgré un prétendu cessez-le-feu, on meurt de faim ou dans des explosions. La colonisation s’accélère en Cisjordanie, avec le soutien des États-Unis qui continuent de vendre des armes à Israël, le silence de l’Union européenne et la complicité du gouvernement français. Nous demandons un embargo sur l’État d’Israël, des sanctions et l’application des décisions de la Cour pénale internationale. »
À Montpellier, la campagne a déjà une cible. Jeudi 8 octobre, BDS-Urgence Palestine manifestait devant les locaux d’Exail, zone industrielle de Garosud. Le groupe français, environ 2 000 salariés sur une trentaine de sites dans le monde dont une vingtaine en France, travaille dans la robotique, la navigation et l’aérospatial. Il fabrique notamment des drones et des engins de déminage destinés aux milieux hostiles.
Les militants de BDS-Urgence Palestine Montpellier ont mené une action symbolique devant les locaux montpelliérains de l’entreprise Exail jeudi 8 octobre. (DR)
Selon les militants, Exail commercialiserait ses produits en Israël par l’intermédiaire de la société Ram-Tech et aurait livré du matériel à Elbit Systems, principal fournisseur de l’armée israélienne. Le groupe s’apprête par ailleurs à changer de mains : Thales et Exail Technologies ont signé fin juillet l’accord définitif de leur rapprochement, pour 3,9 milliards d’euros. La reprise de la participation de la famille Gorgé est attendue d’ici au troisième trimestre 2027, sous réserve des autorisations réglementaires, et l’opération complète au plus tard début 2028. Thales, que les manifestants présentent comme le 16e vendeur d’armes mondial et le 2e français, possède plusieurs sites de fabrication en Israël. Il est aussi partenaire d’Elbit : les deux groupes ont monté au Royaume-Uni une coentreprise qui construit les drones Watchkeeper.
Pour Thomas, membre de la direction d’Urgence Palestine, association créée après le 7 octobre pour porter la voix de la diaspora palestinienne, le moment est favorable : « Il y a actuellement une grosse mobilisation contre la vente d’armes. Le 8 octobre, la CGT et Solidaires ont empêché la livraison de matériel militaire en Israël depuis l’aéroport de Roissy. C’est une victoire, nous devons continuer le combat pour arrêter la vente et la circulation d’armes en Israël. Pendant tout le mois d’octobre, nous allons mener ce genre d’actions. Le 30, les dockers de Fos-sur-Mer seront en grève. »
Le même jour, le Quai d’Orsay a été interrogé sur cette cargaison. Son porte-parole a évoqué des composants mécaniques signalés notamment par la CGT et Solidaires, qui devaient partir sur un vol Air France à 9 h 35, et a relayé la position de la compagnie, selon laquelle elle ne transporte ni armes ni munitions vers Israël. Le ministère maintient que les exportations vers Israël ne sont autorisées que pour du matériel strictement défensif ou pour des composants assemblés par des entreprises israéliennes puis réexportés vers des pays tiers.
En fin de parcours, BDS-Urgence Palestine donne la parole à ses alliés sur les marches du Corum. Franck, du collectif antimilitariste héraultais « Maudite soit la guerre », élargit le propos : « Ce génocide ne vient pas de nulle part, il est armé par des fabricants d’armes du monde entier. La France est le deuxième vendeur d’armes du monde. L’idéologie militariste revient partout, c’est cette idéologie qui permet l’autoritarisme, le génocide, de futurs crimes de guerre. Il faut lutter contre la vente et la circulation d’armes partout. »
L’article Trois ans de génocide à Gaza : la rue montpelliéraine vise l’industrie de l’armement est apparu en premier sur Le Poing.
Le local Melæna est un espace d'auto-organisation, d'entraide et de lutte. Il héberge notamment la bibliothèque libertaire La pensée sauvage ; un infokiosque ; des mutuelles d'entraide de base et contre la répression ; une cantine mobile. Il est situé au 65 rue des rosiers, CAEN (cour du magasin Bonnaventure)
Mercredi 04/11 à 19H : permanence de la bibliothèque libertaire La pensée sauvage
Vendredi 06/11 à 19h30 : Concert de slam avec Diofel
Samedi 07/11 à 14H : Assemblée d'organisation du Melæna
Mercredi 11/11 à 19H : permanence de la bibliothèque libertaire La pensée sauvage
Mercredi 18/11 à 19H : permanence de la bibliothèque libertaire La pensée sauvage + atelier d'écriture aux prisonniers
Vendredi 20/11 à 19H : AG antimilitariste
Samedi 21/11 à 18H : Discussion sur le Front d'Aragon
Mercredi 25/11 à 19H : permanence de la bibliothèque libertaire La pensée sauvage
Samedi 28/11 à 18H : Discussion du cycle « Musique et subversion » à propos du punk Indonésien
Tract distribué dans le mouvement lycéen à Rennes.
La vie qu'on nous promet est un cauchemar. L'école en est le début. À la maison il y a les darons, à l'école il y a les profs, au taf il y a les patrons et dans la rue il y a les flics. Ils veulent qu'on baisse la tête, contrôler chaque moment de nos vies, nous dresser comme des animaux. 8H - 18H sous 40 degrés, tout ça pour rentrer dans le moule du bon citoyen, du bon travailleur, du petit soldat prêt à se sacrifier.
Au bahut on apprend à rester assis toute la journée en fermant sa gueule, à ingurgiter la propagande de l'Etat - travail/famille/ patrie - aussi dégueulasse que la bouffe de la cantine. Dès le plus jeune âge on nous empêche de réfléchir par nous-même pour mieux nous conditionner à aller bosser. Et bientôt on devra marcher au pas derrière le drapeau bleu-blanc-rouge pour défendre les intérêts de ceux qui nous mènent à la guerre. L'école, apprend aux riches à devenir des cadres efficaces et aux pauvres à leur obéir sagement. À nous mettre en compétition les uns contre les autres, à gagner les meilleures place en écrasant les autres.
Et si on se révolte, qu'on refuse l'individualisme, la police attaque, mutile et la justice fout en taule. Déjà l'Etat fait des blessés graves, arrête en masse, colle des procès à tout va et menace de supprimer les aides sociales aux familles de ceux qui manifestent leur colère. Les syndicats et politiques cherchent à diviser le mouvement entre les revendications acceptables et ceux qui refusent l'immobilisme et luttent pleinement.
Alors voir des centaines de lycées bloqués, certains brûlés, des barricades enflammées, des condés qui se font bolosser, des pillages, des occupations, des feux d'artifices qui pleuvent, le son qui pète, des manifs sauvages, des gens qui débatent, qui s'organisent et refusent les leçons de morale, ça casse la résignation ambiante qu'on subit au quotidien. On devrait tous faire pareil... Personne ne veut d'une vie de con, sans joie et dictée par Parcoursup. La solidarité c'est ici et maintenant dans le mouvement. C'est rejoindre les blocages et les actions dans la rue. Qu'on soit au lycée, au taf, au chomâge, élargissons la révolte.
NON, ON RETOURNERA PAS AU TURBIN
ON NE BOSSERA PAS DE 8H A 18H
ON NE COLLABORERA PAS AVEC L'AUTORITÉ
ON NE SE FERA RÉCUPERER PAR PERSONNE
ON NE SE LAISSERA PAS DÉFONCER PAR LA POLICE
ON NE SERA PAS UNE CLASSE QUI SE TIENT SAGE
Il nous a semblé nécessaire de répondre à cette question afin de rétablir un lien de confiance entre les différents acteurs-ices de ce mouvement, pour mieux se comprendre il nous faut dépasser les préjugés et la propagande diffusé par nos ennemis communs.
Chaque argument s'appui sur des cas concrets, le fruit d'une expérience de la rue et des tribunaux.
Publié sur le site de l'ancienne Défense Collective de Rennes, pendant les manifs loi travail (2016), mais qui est toujours d'actualité
D'autres conseils en manif sur les anciens sites de :
la défense collective de Rennes
la défense collective de Toulouse
Le mouvement lycéen de ces derniers jours a surgi en plein marasme, désastre climatique tous les jours plus aigu, fascisation accélérée, mouvement social à l'arrêt et en une semaine il a bloqué la grande majorité des lycées, empli les rues, saturé l'espace médiatique et donné des idées aux travailleur-euses qui ne savaient plus par où reprendre la lutte.
Cette semaine Mayday donne donc la parole à des dizaines de lycéen-nes rencontrées aux abords des lycées, dans les rues révoltées et les manifs déterminées. Beaucoup de reportages et des voix qui nous parlent des conditions d'étude de la jeunesse, de la galère dans les bahuts de banlieue où tout a commencé, de la rage et de l'envie de se faire enfin entendre, avec aussi des débats animés, des désaccords sur les moyens de la lutte, des profs qui soutiennent et d'autres qui pacifient, des coups de gueule...
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Mayday c'est mercredis à 18h sur radio canut et aussi en rediffusion sur la Clé des ondes (Bordeaux), Radio Dragon (Mens), Radio Zinzine (Limans), radio Cause Commune (Paris et Ile de France), radio Méga (Valence), radio Larzac (causses et au delà), radio Grenouille (Marseille), JetFM (Nantes). Toutes nos émissions se réécoutent aussi ici ou sur les trucs de podcast : https://audioblog.arteradio.com/blog/98875/mayday