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  • À Paul Éluard, les lycéens dénoncent une escalade des violences policières

    Au lycée Paul Éluard, à Saint-Denis, les tensions ne retombent pas. Après plusieurs interventions policières dénoncées par les élèves et les enseignants, des policiers en civil ont interpellé un lycéen à l'intérieur même de l'établissement, jeudi 15 octobre. Des personnels dénoncent une intervention violente et mettent en cause la direction du lycée.

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  • Il voulait « faire la peau » aux écologistes, le président de la Coordination rurale condamné à 15 000 euros d'amende

    Il écope d'une amende. Le président de la Coordination rurale (CR), Bertrand Venteau, a été condamné le 15 octobre à payer 15 000 euros, dont 10 000 avec sursis, par le tribunal correctionnel d'Auch. Il avait déclaré, lors de son élection à la tête du deuxième syndicat agricole de France en novembre dernier : « Les écolos, la décroissance veulent nous crever, nous devons leur faire la peau. »
    Le leader syndical s'est ainsi rendu coupable de « provocation publique et directe non suivie (…)

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  • Attaque DDoS de BO Team contre le FAI russe SkyNet

    Detector404, le service russe de surveillance des pannes Internet, a signalé, le 13 octobre 2026, que des clients du fournisseur d’accès à Internet (FAI) SkyNet rencontraient encore des problèmes de connexion. Le 9 octobre 2026, l’opérateur de Saint-Pétersbourg a indiqué que son réseau subissait une attaque DDoS depuis le 6 octobre, qui perturbait notamment les jeux en ligne, les appels vocaux et les visioconférences.

    Le 5 octobre, le groupe hacktiviste ukrainien BO Team a revendiqué avoir mis hors service plus de 15 000 équipements du réseau de SkyNet, affirmant qu’un « rétablissement rapide serait impossible ». Le groupe présente cette attaque comme une riposte aux frappes russes contre des centres de données ukrainiens.

    Apparu au début de 2024, BO Team a revendiqué des attaques contre plusieurs opérateurs de télécommunications russes, notamment Vega-Internet, Kraft-S, SimStar et Orion Telecom. Selon Kaspersky, le groupe aurait ciblé une vingtaine d’organisations au premier trimestre 2026, en se concentrant de plus en plus sur les secteurs de l’industrie manufacturière, des télécommunications et des hydrocarbures.

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  • IA : 225 chercheurs appellent à des « changements immédiats »

    225 chercheurs en IA ont appelé, le 13 octobre 2026, à des « changements immédiats » dans le développement et le déploiement des modèles d’IA, afin de prévenir de futurs incidents de sécurité. Des scientifiques de 21 pays ont signé cette lettre ouverte, dont Geoffrey Hinton, colauréat du prix Nobel de physique 2024 pour ses travaux sur les réseaux de neurones artificiels.

    Ils dénoncent des incidents récents au cours desquels des modèles sont parvenus à échapper à un environnement de confinement mal sécurisé, avant de compromettre des organisations tierces. Selon les signataires, ces événements soulignent « l’importance de l’alignement » et révèlent « un manquement irresponsable aux pratiques standard de cybersécurité ».

    Les scientifiques appellent à améliorer l’alignement des modèles et les technologies de confinement, ainsi qu’à créer un organisme international chargé de définir des normes en la matière. Ils réclament également davantage de recherches sur la sécurité de l’IA, tout en recommandant de répertorier les défaillances observées et de rendre publics les incidents les plus importants.

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  • Microsoft démantèle trois plateformes de phishing chinoises

    Microsoft a annoncé, le 14 octobre 2026, avoir pris des mesures juridiques pour neutraliser YAM Store, CoGUI et Iron Man, trois plateformes de hameçonnage exploitées par des cybercriminels chinois. Elles auraient été utilisées pour usurper l’identité de plus de 75 000 organisations dans le monde. Depuis janvier 2026, elles ont servi à envoyer plus de 750 millions de messages aux utilisateurs des services de Microsoft.

    YAM Store est une place de marché d’accès initial qui fournit aux attaquants des comptes de messagerie compromis pour mener leurs campagnes. Iron Man est une plateforme de « phishing-kit-as-a-service » qui propose plus de 2 300 pages frauduleuses préconçues, imitant des services légitimes. CoGUI fournit des sites web et des messages prêts à l’emploi permettant à ses utilisateurs d’usurper l’identité d’entreprises, d’organismes publics et d’institutions financières.

    Microsoft indique avoir collaboré avec l’Agence nationale de police japonaise et l’organisation de cybersécurité Health-ISAC pour obtenir une décision de justice aux États-Unis ordonnant la saisie et la redirection des noms de domaine des trois plateformes.

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  • Le spécialiste du quantique IonQ acquiert Elisity

    IonQ, spécialiste américain des ordinateurs quantiques à ions piégés, a annoncé, le 12 octobre 2026, le rachat d’Elisity, une start-up américaine qui édite des logiciels de contrôle des accès et de microsegmentation des réseaux. La transaction pourrait atteindre 1,3 milliard de dollars (1,16 milliard d’euros), entièrement rémunérée en actions. IonQ devrait finaliser l’acquisition d’ici la fin de l’année 2026, sous réserve des autorisations réglementaires.

    Directeur général de la start-up fondée en 2019, James Winebrenner devrait conserver son poste. Elisity édite notamment une plateforme permettant aux entreprises de définir les règles de communication entre utilisateurs, équipements et applications. La jeune pousse revendique plus de 100 déploiements dans le monde, notamment au sein d’entreprises du Fortune 500. Elle affirme que sa clientèle et son chiffre d’affaires doublent chaque année.

    IonQ estime que les solutions de la start-up complètent ses technologies de cryptographie post-quantique et entend les associer dans des offres de sécurité intégrées. La forte croissance de la clientèle d’Elisity pourrait aussi ouvrir à IonQ de nouveaux débouchés commerciaux.

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  • Fuites de méthane : l'Europe cède aux lobbies de l'énergie

    La Commission européenne a cédé à la pression des géants du gaz en acceptant d'ajourner d'un an la mise en place d'une obligation de reporting sur les fuites de méthane. C'est une demande des lobbies de l'énergie qui utilisent la situation de crise pour attaquer toute nouvelle contrainte.
    « Ce règlement n'est pas à l'origine de la crise actuelle des prix de l'énergie ni des perturbations d'approvisionnement », ont réagi 50 ONG environnementales européennes, dont Greenpeace, le Réseau (…)

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  • Nantes, 17 octobre : les rendez-vous

    À la croisée des trams de Commerce ou place Louis XVI : du zbeul partout est attendu ce 17 octobre à Nantes

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  • Mobilisation lycéenne : peut-on restreindre les réseaux sociaux pour les mineurs ?

    Source :Les Grandes Gueules de RMC, 5 octobre 2026

    Etiqe :Difficile

    Contenu :

    Interrogé à propos d’une mobilisation lycéenne à l’antenne des Grandes Gueules de RMC, Nicolas Isnard, maire de Salon-de-Provence, plaide pour l’adoption d’une loi destinée à « encadrer » les réseaux sociaux afin de prévenir des violences.

    « Nous pensons que les réseaux sociaux radicalisent et amplifient les revendications initiales. Donc il faut les encadrer. On veut éviter les émeutes. Nous voulons qu’une loi soit votée, et que cette loi permette de couper temporairement l’accès aux réseaux sociaux pour les mineurs. »

    Cette proposition n’est pas inédite. Elle est partagée dans le débat public, même avant la mobilisation lycéenne.

    Mais que signifie concrètement « encadrer » les réseaux sociaux ? Une telle loi pourrait-elle aller jusqu’à en suspendre l’accès pour éviter des émeutes ?

    Le Parlement peut prévoir des restrictions, mais un blocage national des réseaux sociaux pour les mineurs, même temporaire, serait particulièrement difficile à justifier au regard des libertés fondamentales.

    Le précédent de la Nouvelle-Calédonie ne peut pas être transposé

    Le maire de Salon-de-Provence prend l’exemple de la suspension de TikTok décidée en mai 2024 en Nouvelle-Calédonie comme la preuve qu’un blocage territorial est possible. La décision avait été prise par le Premier ministre, Gabriel Attal, qui avait également décrété l’état d’urgence.

    Saisi par la Ligue des droits de l’Homme et la Quadrature du Net sur ce blocage, le Conseil d’État l’a jugé illégal et l’a annulé.

    Selon le juge administratif, le blocage était disproportionné et avait été décidé pour une durée indéterminée.

    Il a toutefois admis qu’un réseau social puisse, en présence de circonstances exceptionnelles, être interrompu provisoirement sous des conditions strictes.

    La mesure doit être indispensable face à des événements d’une gravité exceptionnelle, il ne doit pas être possible de mettre en œuvre une solution moins restrictive et la mesure doit s’appliquer sur une durée limitée au temps strictement nécessaire.

    Le Conseil d’État avait aussi estimé qu’un tel blocage suppose en principe une base légale. Le maire de Salon-de-Provence en tire la nécessité d’une loi, mais les mêmes conditions fixées par le juge s’appliqueraient.

    Une loi ne pourrait pas instaurer librement un blocage préventif

    Le Parlement peut fixer des règles applicables aux services numériques. Il ne dispose toutefois pas d’un pouvoir sans limite. Une loi organisant le blocage d’un réseau social devrait respecter la liberté de communication garantie par l’article 11 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen, ainsi que les exigences rappelées par le Conseil d’État.

    Dans sa décision du 14 août 2026, le Conseil constitutionnel a censuré l’interdiction d’accès aux réseaux sociaux pour les mineurs de 15 ans. Il a jugé qu’une interdiction générale et absolue portait une atteinte disproportionnée à la liberté d’expression et de communication.

    Il faut noter ici que la loi voulue par le maire de Salon-de-Provence n’a pas pour but de protéger les mineurs, comme celle partiellement censurée en août, mais « d’éviter les émeutes » et donc de protéger davantage l’ordre public.

    Un cadre européen à respecter

    Côté européen, l’article 3 du règlement européen sur l’Internet ouvert de 2015 autorise les blocages imposés par une loi nationale… à condition qu’elle soit conforme au droit de l’Union.

    Le règlement sur les services numériques (DSA) de 2022 n’interdit pas en soi la coupure d’un réseau social, mais l’encadre étroitement. Il met en place un régime de modération ciblée : retrait des contenus illicites (incitations à la violence, appels à l’émeute, infractions liées au terrorisme), suspension de comptes d’utilisateurs incriminés et coopération renforcée entre les plateformes et les autorités judiciaires.

    La restriction d’accès à un service n’est envisagée qu’en dernier recours : elle doit être ordonnée par un juge, à la demande du coordinateur national pour les services numériques (l’Arcom en France), pour quatre semaines renouvelables, en cas d’infraction persistante menaçant la vie ou la sécurité des personnes (article 51, § 3, du DSA).

    L’article 36 du règlement DSA prévoit un mécanisme de réaction aux crises permettant à la Commission européenne d’adopter des mesures lorsqu’une très grande plateforme présente un risque grave pour la sécurité publique ou la santé publique.

    Avant tout blocage, la Cour de Justice de l’Union européenne a exigé en juin 2026 que les autorités établissent qu’aucune mesure moins restrictive ne permet de répondre au risque.

    Ce qui reste possible

    Le juge français conserve un rôle essentiel lorsqu’une mesure restrictive et ciblée est demandée sur le fondement du droit national, notamment l’article 6-3 de la loi pour la confiance dans l’économie numérique du 21 juin 2004.

    Il doit vérifier l’existence d’un dommage actuel ou futur certain, entendre les parties et apprécier si la mesure demandée est adéquate, nécessaire et proportionnée.

    L’arrêt de la cour d’appel de Paris du 19 mars 2026 relatif au site de vente en ligne Shein illustre que la suspension générale a été refusée, car le dommage avait disparu, tandis qu’une mesure ciblée a été maintenue concernant certains produits soumis à un contrôle d’âge.

    Les autorités disposent déjà de mesures ciblées : retrait de contenus, suspension de comptes, poursuites. Un blocage visant les mineurs ne serait envisageable qu’en ultime recours, sous le contrôle du juge.

     

    Auteurs :

    Auteur : Younes Boughroum, master Droit européen à l’université Paris-Est-Créteil

    Relecteurs : Sarah Auclair, doctorante en droit public à l’université Paris-Est-Créteil

    Guillaume Baticle, journaliste, doctorant en droit public à l’université de Poitiers

    Liens d’intérêts ou fonctions politiques déclarés des intervenants à l’article : aucun

    Secrétariat de rédaction : Guillaume Baticle, journaliste, doctorant en droit public à l’université de Poitiers

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  • Infrastructures critiques : en France, la convergence IT/OT reste à la traîne face aux cybermenaces

    Les infrastructures critiques françaises se préparent à des cyberattaques toujours plus sophistiquées. Selon une étude publiée le 14 octobre 2026 par Palo Alto Networks, réalisée avec Sapio Research auprès de 1 600 décideurs dans 11 pays, 99 % des répondants français se disent préoccupés par les attaques utilisant les modèles d’IA les plus avancés, contre 95 % au niveau mondial. Près d’un quart (23 %) se déclarent même extrêmement préoccupés. Une inquiétude qui contraste avec leur confiance plus mesurée dans les solutions de défense fondées sur l’IA : 83 % en attendent un rôle dans la protection de leurs infrastructures, contre 91 % à l’échelle mondiale.

    Les conséquences des cyberincidents dépassent largement les seules perturbations informatiques. En France, 61 % des organisations interrogées déclarent avoir subi un incident ayant affecté leurs opérations au cours des douze derniers mois, dont 23 % à plusieurs reprises. Les risques pour la sûreté physique des personnes figurent parmi les impacts les plus cités (57 %), devant les perturbations de production (51 %) et les pertes financières (42 %). Le coût moyen estimé d’une heure d’arrêt non planifié sur le site ou l’activité la plus critique atteint 230 000 euros.

    Malgré ces risques, seules 21 % des organisations françaises interrogées disposent d’une fonction de sécurité IT/OT pleinement intégrée, contre 26 % au niveau mondial. Le principal obstacle identifié en France reste le partage des responsabilités budgétaires entre équipes (40 %). Si 39 % des répondants déclarent bénéficier d’une visibilité complète et en temps réel sur leurs actifs OT, seuls 11 % affirment pouvoir contenir un incident en quelques minutes grâce à l’automatisation. Une situation appelée à évoluer : 88 % des organisations françaises interrogées prévoient d’augmenter leurs investissements dans la sécurité des infrastructures critiques au cours des deux prochaines années.

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  • Lycée Jules-Guesde de Montpellier : l’absence excusée, sauf pour les « bloqueurs parfaitement identifiés »

    Ce jeudi 15 octobre au matin, des CRS étaient postés devant plusieurs lycées montpelliérains, notamment Clemenceau et Jules-Guesde, pour empêcher les blocages et faire rentrer les élèves en cours. À Jules-Guesde, un message du proviseur aux parents a fait réagir. Le syndicat FO des lycées et collèges a saisi la rectrice

    Dans les lycées de Montpellier, ce jeudi matin, il y avait des CRS. Devant Clemenceau et Jules-Guesde, les forces de l’ordre étaient là pour empêcher les élèves mobilisés de bloquer les entrées et pour faire rentrer les autres en cours.

    Au lycée Jules-Guesde, justement, la tension passe aussi par la messagerie. Le Syndicat national Force ouvrière des lycées et collèges (SNFOLC) explique avoir eu connaissance d’une communication du proviseur aux parents d’élèves sur la régularisation des absences dans l’établissement. D’après le syndicat, le message annonce que cette régularisation sera faite prochainement, « sauf pour les bloqueurs parfaitement identifiés ». Pour certains élèves, l’absence sera donc effacée. Pour d’autres, elle restera dans le dossier, selon un critère que personne n’a encore défini publiquement.

    « Une sanction administrative déguisée »

    Dans un courrier adressé mercredi 14 octobre à la rectrice de l’académie de Montpellier, Carole Drucker-Godard, la section académique du SNFOLC parle d’une démarche qui soulève « de graves questions d’ordre juridique et réglementaire ». Le syndicat la replace dans ce qu’il appelle un « climat préoccupant de pressions » contre les élèves mobilisés.

    Le courrier pose trois questions. La première porte sur les faits : à partir de quels éléments matériels un élève est-il considéré comme « bloqueur », et avec quelles preuves ? La deuxième porte sur la méthode : qui a identifié ces élèves, comment, et à partir de quels signalements ? La troisième porte sur le droit. Pour FO, ce tri entraîne une rupture d’égalité entre les élèves et constitue « une sanction administrative déguisée et arbitraire ».

    Le syndicat dit refuser « l’utilisation de méthodes d’intimidation ou de sanctions » envers les lycéens mobilisés. Il demande à la rectrice d’intervenir auprès de la direction pour clarifier la situation, rappeler les règles sur la preuve et les droits, et faire cesser « toute pratique discriminatoire envers les élèves ».

    Contacté, le proviseur du lycée Jules-Guesde n’a pas répondu à nos questions.

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  • GEO politique, faux journalistes : les nouveaux fronts de l’influence par IA

    La campagne électorale ne se joue plus seulement dans les urnes, les médias ou sur les réseaux sociaux, elle se prépare aussi dans les réponses de ChatGPT, Gemini et Perplexity. Les candidats ont compris qu’avant de convaincre l’électeur, il pouvait être utile de se faire connaître de son assistant.

    En France, selon RTL [1], l’équipe d’Édouard Philippe consacre déjà un poste à temps plein à cette nouvelle bataille. Celle de Gabriel Attal y affecte une à deux personnes. Objectif : améliorer la visibilité des candidats dans les réponses des IA, notamment en adaptant les contenus publiés sur Internet.

    Cette pratique porte un nom : GEO (Generative Engine Optimization), l’équivalent duréférencement SEO appliqué aux assistants conversationnels. Il ne s’agit plus seulement d’apparaître en tête des résultats de Google, mais de devenir une source que l’IA retiendra et reformulera.

    L’influence peut toutefois prendre des formes nettement moins avouables. Le 8 octobre, OpenAI [2] a annoncé avoir interrompu deux opérations clandestines utilisant ChatGPT. La première, Bogus Bylines, menée depuis l’Iran, affirme le labo, aurait permis de placer une centaine d’articles dans des médias en ligne sous sept fausses identités de journalistes. Le Washington Post [3] a confirmé l’infiltration de plusieurs publications.

    La seconde, Dark Clark, attribuée à des opérateurs situés en Russie, s’appuyait sur un prétendu centre de recherche latino-américain, dont certains collaborateurs auraient ignoré les véritables commanditaires. Dans ces deux cas, l’IA a servi à fabriquer ou consolider une crédibilité empruntée : celle d’un journaliste, d’un média ou d’un institut de recherche. Le modus operandi reste néanmoins plus classique que la tentative d’influencer les LLM : « Ce qui frappe le plus dans ces opérations, c’est leur forte ressemblance avec les opérations d’influence complexes de l’ère pré-IA, l’IA servant à simplifier certains processus », détaille OpenAI. Notons que si le laboratoire a bien identifié l’origine géographique de ces opérations, il est resté muet sur une éventuelle direction étatique de celles-ci.

    Coups de billard à trois bandes, effet non garanti

    En tout été de cause, de telles opérations présentent l’inconvénient d’être, du fait de leur complexité, plus facilement repérables. Certains l’ont bien compris. Ainsi, le 14 octobre, Anthropic [4] a-t-elle reconnu une faille dans les protections électorales de Claude : si l’assistant refuse généralement de participer à une opération d’influence explicitement malveillante, il peut contribuer à la même opération lorsqu’elle est fractionnée en tâches apparemment anodines, comme des recherches d’audience, la rédaction d’articles, la création de sites ou la diffusion de contenus. Un aveu qui laisse entendre que l’entreprise a déjà repéré des petits malins qui, plutôt que de tenter de forcer les garde-fous de son IA, lui ont présentéles pièces du puzzle séparément.

    Au Québec, un audit de l’Observatoire de l’écosystème médiatique de McGill, relaté par l’Agence Science-Presse [5], illustre un autre problème. Un site électoral récent, créé avec l’aide de l’IA et contenant plusieurs erreurs, apparaissait fin septembre dans 63 % des réponses étudiées de ChatGPT à des questions de recommandation électorale. À ce stade, aucune manipulation intentionnelle n’est établie. Le constat reste néanmoins préoccupant : une source peu fiable peut acquérir une visibilité considérable dans les réponses d’un assistant.

    Ces exemples illustrent les mécanismes détaillés dans notre enquête sur les LLM comme surface d’attaque cognitive : influencer l’information en amont peut suffire à orienter ce que l’utilisateur reçoit en aval. Reste qu’être cité par une IA ne signifie pas mécaniquementconvaincre un électeur. Si l’efficacité politique de ces stratégies demeure difficile à mesurer, leurs promoteurs sont manifestement prêts à prendre les paris.

    Sources et références 

    [1] RTL, 5 octobre 2026

    Comment les IA vont influencer l’élection présidentielle

    [2] OpenAI, 8 octobre 2026 

    Déjouer les opérations de « façade » utilisant l’IA

    [3] The Washington Post, 9 octobre 2026 

    A Florida local newspaper ran an op-ed. It was an Iranian AI fake

    [4] Anthropic. Se préparer aux élections de mi-mandat 2026

    https://www.anthropic.com/news/2026-us-midterms

    [5] Agence Science-Presse, 8 octobre 2026

    L’IA et les élections : des risques, mais quel impact ?

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  • Le gouvernement fusionne les Autorités environnementales, les associations inquiètes

    Changement d'organisation. Le ministre délégué chargé de la Transition écologique, Mathieu Lefèvre, a annoncé le 15 octobre la création d'une Autorité environnementale unique, au sein de l'Inspection générale de l'environnement et du développement durable (Igedd), d'ici au 1er mai 2027.
    Il existait jusqu'alors une Autorité environnementale (Ae) rattachée à l'Igedd, chargée de rendre des avis consultatifs publics sur les impacts environnementaux de grands projets. En 2016, vingt Missions (…)

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  • Le plan pour la nature de la France n'a aucune ambition malgré l'insistance de l'Europe

    La Commission européenne demande à ses États membres de restaurer l'ensemble des écosystèmes dégradés d'ici 2050. Réponse de la France ? Un plan sans nouvelles mesures, ni nouveaux moyens financiers.
    Le consensus est largement partagé parmi les scientifiques et les organisations internationales : des écosystèmes en bon état sont la meilleure réponse aux crises mondiales de l'eau, de l'alimentation, de la santé, de la biodiversité et du climat. Alors que 80 % des habitats européens sont (…)

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  • « Ici on apprend à cultiver, pas à déraciner » : un lycée breton mobilisé contre l'OQTF d'un élève

    Alors que les lycéens se mobilisent et bloquent leurs établissements à travers le pays, ce sont cette fois les enseignants et les personnels du lycée agricole de Saint-Aubin-du-Cormier, près de Rennes, qui bloquent le leur depuis le 5 octobre. Par…
  • 358 procès de militants écologistes depuis 2020 : ils répertorient des « arguments puissants » pour gagner en justice

    Les militants écologistes connaissent une répression et des condamnations qui s'intensifient. Pour les aider à gagner leur procès, une plateforme répertorie toutes les décisions de justice afin d'avoir des « arguments puissants face aux juges ».
    La répression judiciaire des militants écologistes connaît une accélération fulgurante. Selon les données collectées par le Mouvement de soutien aux défenseur·es de l'environnement (MSDE), la justice leur a consacré 8 audiences en première (…)

    Lire la suite - Info / Luttes , Justice
  • [Nantes] Permanence de réparation cycle SELLE’N’GUID(I)ON – dimanche 25 octobre – mixité choisie personnes queer et en questionnement

     

    Dimanche 25 octobre, c’est la permanence d’autoréparation vélo de Selle’N’Guid(i)on, en mixité choisie queer et en questionnement !

    Horaires : C’est de 14h à 18h.

    Lieu : C’est dans l’atelier de l’asso Vélocampus au 3 chemin de la Censive du Tertre à Nantes.

    Transporter ton vélo : Pour le tram c’est la ligne 2, arrêt Morhonnière-Petit Port. Tu peux mettre ton vélo dedans avant 7h, entre 9 et 12, entre 14 et 16, et après 19h.

    Ca veut dire quoi une perm d’autoréparation vélo avec Selle’N Guid(i)on? Ca veut dire que c’est toi qui (apprends à ) réparer ton vélo. Nous dans le collectif on a quelques bases, on n’a pas forcément de ouf plus de connaissances que toi ou les autres personnes qui seront là. Ne t’attends pas à faire plein de chantiers en 1 seule perm. Si t’as l’impression que y a plein de trucs à faire sur ton vélo (ou que ça fait longtemps qu’il a pas roulé), peut-être ça prendra plus qu’une perm, ou tu pourras pas forcément rouler en sécurité juste après la perm. L’autoréparation Selle’N ça peut prendre du temps : on essaye de pas être speed, on apprend à côté/avec les autres, on s’entraide.

    Tu peux t’inscrire ici >> https://framaforms.org/permanence-de-reparation-cycle-sellenguidion-dimanche-25-octobre-mixite-choisie-personnes-queer-et

    Si tu veux apporter un gâteau vegan (& sans gluten le top), ou autre c’est toujours bienvenue =)

    A très bientôt !

    L’équipe * Selle’n’Guid(i)on *

  • Test du Rog Xbox Ally X20 avec écran OLED : l’aboutissement

    Asus lance enfin un modèle de son PC portable déguisé en console avec un écran OLED. La dalle tant attendue est là, et elle fait grimper la facture à 1 400 €.

  • [Info « Splann ! »] À Saint-Malo, des rues polluées au cadmium et pas de communication au public

    « Splann ! » révèle des analyses montrant que les sols de plusieurs zones résidentielles de Saint-Malo (35) sont contaminés au cadmium. Ces données, qui n’ont pas été rendues publiques, devraient déclencher la mise en place rapide d’un plan de dépistage et d’évaluation de la pollution de l’air par l’Agence régionale de santé.

    L’article [Info « Splann ! »] À Saint-Malo, des rues polluées au cadmium et pas de communication au public est apparu en premier sur Splann ! | Premier média d'enquête indépendant en Bretagne.

  • Cohere, le rival canadien de Mistral AI, s’empare de la start-up de cybersécurité Aisle pour protéger les systèmes les plus critiques

    L’entreprise canadienne n’en finit plus de faire des emplettes : après avoir finalisé l’acquisition d’Aleph Alpha courant septembre, elle annonce ce jour un projet d’accord en vue d’acquérir Aisle, une entreprise qui développe des systèmes autonomes capables de détecter et de corriger des vulnérabilités jusqu’alors inconnues dans des logiciels critiques.

  • SERP empoisonnées : Google fausse 8 % des relevés des outils de suivi de positions

    Ce qu'il faut retenir :

    • D'après Nozzle, 8 % des SERP collectées depuis le 13 septembre 2026 sont « empoisonnées », contre 0,17 % entre le 20 août et le 9 septembre, avec un pic à un quart des pages du 27 au 29 septembre.
    • Ces pages s'affichent sans erreur ni captcha, mais leurs résultats organiques ne conservent que 20,7 % des sites habituels de la requête, au profit notamment de Reddit, Facebook et LinkedIn.
    • Un site suivi sort du top 10 sur 58,6 % des SERP empoisonnées, mais 77,9 % d'entre elles retrouvent leurs sites habituels dans les trois jours qui suivent.
    • Avant de signaler une chute de positions à un client, Rémy Blanchard (Foxglove) recommande de la confronter à la Search Console et à l'historique des sites habituels du mot-clé sur plusieurs semaines.

    Nozzle mesure 8 % de SERP « empoisonnées » depuis septembre

    L’étude a été publiée le 10 octobre 2026 par Nozzle, un outil de suivi de positions (ou rank tracker, qui relève régulièrement la place d’un site dans Google pour une liste de mots-clés). Elle s’appuie sur les données collectées jusqu’au 9 octobre dans 49 pays, sur desktop, iPhone et Android. Sur les 27,5 millions de pages de résultats collectées depuis le 13 septembre, 17,8 millions ont pu être analysées. Parmi elles, 8 % étaient « empoisonnées ». Sur la période de référence, du 20 août au 9 septembre, le taux n’était que de 0,17 %.

    Nozzle décrit une chronologie :

    • 13 septembre : les requêtes envoyées à Google commencent à échouer en masse, et moins de SERP parviennent aux outils pendant deux semaines.
    • 20 septembre : les premières SERP empoisonnées apparaissent parmi les requêtes qui aboutissent.
    • 27 au 29 septembre : le phénomène culmine, avec un quart des SERP touchées.
    • Depuis le 1er octobre : le taux oscille entre 5 et 11 % par jour.

    Pour qualifier une page d’empoisonnée, Nozzle définit d’abord les « sites habituels » de chaque mot-clé : ceux présents dans son top 10 sur au moins 60 % des SERP de la période de référence. Une SERP est jugée empoisonnée quand moins de la moitié de ces sites y figurent, sur l’ensemble de ses pages, et qu’ils réapparaissent ensuite. Nozzle précise que les derniers jours de ses courbes sont encore incomplets, puisqu’une SERP n’est classée empoisonnée qu’une fois les sites habituels revenus.

    Zone ombrée : période de référence, du 20 août au 9 septembre. Lignes en pointillés : le 13 septembre, date à laquelle les requêtes adressées à Google ont commencé à échouer et début de la période couverte par les graphiques, et le 20 septembre, date à laquelle les premières pages de résultats (SERP) « empoisonnées » sont apparues. Points vides : jours « creux » comptant moins de 198 646 SERP analysées (soit un cinquième du volume quotidien habituel) ; dans ces cas-là, quelques SERP suffisent à faire varier significativement la courbe. Une SERP est considérée comme « empoisonnée » dès lors que les sites qui y figurent habituellement réapparaissent ; par conséquent, les données relatives aux trois derniers jours sont encore en cours de consolidation. - Source : Nozzle

    L’information a été relayée le 12 octobre par Barry Schwartz sur Search Engine Roundtable, qui attribue l’étude à Derek Perkins, de Nozzle. Le 14 octobre, Rémy Blanchard, expert SEO et GEO chez Foxglove, l’a également reprise sur LinkedIn.

    Des pages normales en apparence, mais des résultats remplacés

    Ce qui rend le phénomène particulièrement gênant, c’est qu’il ne laisse aucune trace visible. La page renvoyée n’affiche ni message d’erreur ni captcha (le test qui demande de prouver qu’on n’est pas un robot). Elle reprend le même gabarit et, selon Nozzle, la même version du frontend de Google qu’une page normale. Rien dans le code HTML ne la signale.

    Les résultats, eux, ont changé. Nozzle illustre le phénomène avec la requête « white label local seo », collectée aux États-Unis le 4 puis le 7 octobre. La première SERP listait des prestataires SEO en marque blanche. Trois jours plus tard, les 9 sites de la page 1 avaient tous disparu, remplacés entre autres par un outil de développement WordPress, un steakhouse de Jackson Hole, un annuaire des services de santé des comtés et USA.gov. D’après Nozzle, Google a pris le mot « local » au pied de la lettre, et la pagination est passée de 10 pages à 3.

    À l’échelle de l’étude, la part des sites conservés d’une SERP à l’autre s’effondre dans plusieurs zones de la page :

    • Résultats organiques : 20,7 % des sites conservés sur une SERP empoisonnée, contre 88,5 % sur la période de référence.
    • « Autres questions posées » (People also ask) : 46,9 %, contre 87,4 %.
    • « Recherches associées » (People also search for) : 30,7 %, contre 87,9 %.
    • Sources citées dans les AI Overviews : 42,3 %, contre 68,8 %.
    • Pack local : 60,5 %, contre 85,8 %.

    Seules les zones payantes résistent. Les résultats Shopping conservent 92,2 % de leurs éléments (contre 92,8 %) et les annonces en gardent même davantage qu’à l’ordinaire, 83,7 % contre 70,6 %. La composition des pages change aussi : l’AI Overview n’apparaît plus que sur 34,9 % des SERP empoisonnées, contre 54,2 % habituellement, tandis que les blocs d’images passent de 23,0 % à 44,2 %. Sur desktop, pour les mots-clés qui comptent d’ordinaire au moins 8 pages de résultats, 50,9 % des SERP empoisonnées s’arrêtent à la page 4 ou avant, contre 0,2 % en temps normal.

    Les réseaux sociaux et les forums prennent la place

    Nozzle a comparé la présence de certains sites dans le top 10 des SERP empoisonnées et des autres SERP des mêmes mots-clés :

    • Reddit : de 20,8 % à 28,8 %, la plus forte hausse.
    • Facebook : de 28,3 % à 33,8 %.
    • LinkedIn : de 6,2 % à 9,3 %.
    • Instagram : de 9,6 % à 12,1 %.
    • Quora : de 5,3 % à 6,7 %.
    • YouTube, Yelp et MapQuest : en recul, respectivement de 16,3 % à 13,9 %, de 12,9 % à 11,1 % et de 4,2 % à 3,5 %.

    Sur les mots-clés américains, 14,2 % des SERP empoisonnées affichent dans leur top 10 un site sous extension nationale étrangère (un .ca ou un .co.uk, par exemple), contre 6,1 % des autres.

    Le site suivi disparaît du top 10

    Conséquence directe pour les reportings : sur les mots-clés où le site d’un projet fait partie des sites habituels, ce site est absent du top 10 sur 58,6 % des SERP empoisonnées. Ce taux était de 2,7 % sur la période de référence et de 10,2 % sur les autres SERP des mêmes mots-clés depuis le 13 septembre. Un rank tracker enregistre donc ces relevés comme une chute de positions.

    L’épisode est généralement bref. Selon Nozzle, 80 % des « épisodes » d’empoisonnement ne concernent qu’une seule SERP, 15 % en touchent deux et 5 % trois ou plus. La SERP suivante retrouve ses sites habituels dans 55,9 % des cas, et 77,9 % des SERP empoisonnées sont rentrées dans l’ordre sous trois jours (deux jours en valeur médiane).

    Pays, secteurs et types de requêtes ne sont pas touchés de la même façon

    La France relativement épargnée, la Belgique et la Suisse nettement plus

    Parmi les grands marchés, l’Australie (11,5 %), l’Inde (10,9 %) et le Canada (10,5 %) sont les plus touchés, devant les États-Unis (8,5 %). L’Allemagne, la France et l’Espagne se situent entre 3,4 et 4,3 %, et le Royaume-Uni ferme la marche à 3,0 %.

    Les voisins francophones sont bien plus exposés. Nozzle relève 13,2 % de SERP empoisonnées en Belgique et 12,8 % en Suisse, ainsi que 18,8 % en Autriche. L’Afrique du Sud (18,4 %), les Émirats arabes unis (14,4 %), la Nouvelle-Zélande (13,8 %), la Norvège (13,1 %) et l’Arabie saoudite (12,9 %) dépassent eux aussi les 12 %. Le type d’appareil, en revanche, pèse peu : 7,7 % sur desktop, 8,3 % sur iPhone et 7,1 % sur Android.

    Nozzle note aussi que le taux dépend du chemin emprunté par la requête pour atteindre Google. Entre le 30 septembre et le 9 octobre, l’une de ses voies de collecte renvoyait 1 à 7 % de SERP empoisonnées, une autre 9 à 30 %.

    Le juridique et les services à domicile en tête aux États-Unis

    Sur les SERP américaines, le secteur juridique est le plus touché depuis le 13 septembre (15,9 %), devant les services à domicile (12,7 %), les mariages (11,6 %) et le transport (11,0 %). L’animalerie (4,3 %) et l’automobile (5,3 %) sont les moins concernées. Tous les secteurs ont atteint leur pic entre le 27 et le 29 septembre, avec un maximum de 51,3 % pour les SERP juridiques le 27 septembre.

    Les requêtes « près de oi » et la longue traîne plus exposées

    Selon le type de recherche, les écarts sont les suivants :

    • Requêtes « near me » (près de moi) : 11,4 % empoisonnées, contre 7,8 % pour le reste.
    • Longue traîne : 9,4 % pour les expressions recherchées moins de 100 fois par mois, contre 6,1 à 7,1 % au-delà.
    • Requêtes de marque : 5,3 % pour les requêtes les plus navigationnelles, le taux le plus bas.
    • Ciblage local : aucun effet propre. Une même expression suivie à l’échelle nationale et locale, dans le même pays et sur le même appareil, affiche 7,5 % et 7,4 % sur 21 508 paires comparées.

    Google vise les scrapers IA, les outils SEO sont pris dans les filets

    Nozzle présente le phénomène comme une réponse de Google au scraping (l’extraction automatisée de données) et au grounding, c’est-à-dire la collecte massive de ses résultats pour alimenter les réponses d’IA. Les rank trackers, qui collectent les SERP de la même manière, en feraient les frais. L’étude insiste sur la logique de l’approche : une requête refusée pousse le robot à réessayer, alors qu’une page empoisonnée est enregistrée comme valide.

    Derek Perkins a détaillé à Barry Schwartz ce qu’il décrit comme une stratégie de Google en trois volets :

    • Blocage d’adresses IP à très grande échelle, visant notamment les grands réseaux de proxys résidentiels (des adresses IP de particuliers utilisées pour masquer des requêtes automatisées).
    • Hausse nette de l’utilisation des captchas.
    • Injection de données erronées dans les SERP jugées suspectes.

    Barry Schwartz replace ces mesures dans une série d’initiatives antérieures. En juillet, Google a commencé à tester des redirections « goto » dans ses résultats pour mieux identifier les scrapers. Il évoque aussi le conflit entre Google et SerpApi, un fournisseur d’API de collecte de SERP, ainsi que la fin du paramètre num=100 en 2025, qui permettait d’afficher 100 résultats sur une seule page. Comme Nozzle, il estime que Google ne cible pas directement les outils SEO, mais les robots IA et SerpApi. Cette lecture reste une interprétation : aucune des sources ne cite de déclaration de Google sur le sujet.

    Monitorank date le phénomène à mai

    Le 13 octobre, Monitorank a réagi sur X en affirmant que le phénomène a débuté le 15 mai 2026. L’outil français décrit des résultats YouTube envahissant les pages 4 et 5, des sites disparaissant du top 10, voire un top 10 entièrement différent. Selon Monitorank, Google détecte comme robot une requête venant d’une adresse IP étrangère (via un VPN, par exemple), en navigation privée, qui demande des résultats français avec le paramètre gl=fr. L’éditeur indique avoir corrigé le problème rapidement, et signale une mise à jour similaire de Google le 25 septembre.

    Ce calendrier diffère de celui de Nozzle, qui ne relève que 0,17 % de SERP empoisonnées sur sa période de référence (20 août au 9 septembre). Les deux observations ne portent pas forcément sur le même mécanisme. Monitorank affirme par ailleurs que son API de scraping, SEMScraper, n’est pas affectée, et dit avoir développé une application interne comparant cinq API concurrentes à la sienne et à un navigateur Chrome connecté servant de référence. Ces affirmations sont déclaratives et n’ont pas été vérifiées de façon indépendante.

    Les éditeurs d’outils réagissent en ordre dispersé

    Barry Schwartz rapporte que plusieurs outils ont publié des avertissements sur leur site, leur blog ou dans leur interface : Sistrix, DataForSEO (sur sa page de statut), Advanced Web Rankings et Morningscore. SE Ranking a indiqué le 12 octobre que des positions manquaient pour certains mots-clés sur Google, tout en assurant que l’essentiel du problème était résolu.

    Le journaliste relève toutefois que beaucoup d’éditeurs n’ont pas répondu à ses sollicitations, et que certains ont confondu les redirections « goto », qu’il juge faciles à gérer pour les outils, avec les problèmes apparus en septembre. C’est l’injection de fausses données qui l’inquiète le plus : il estime que la plupart des outils ne la détecteront pas rapidement et pourront croire que tout fonctionne alors que leurs relevés sont faussés.

    Comment distinguer un empoisonnement d’une vraie chute de positions

    Nozzle liste plusieurs indices pour séparer un problème de données d’une baisse réelle :

    1. Comparer le résultat à l’historique du mot-clé, et pas seulement à la veille. La SERP de la veille peut elle-même avoir été empoisonnée. La référence la plus fiable reste l’ensemble des sites habituels de page 1 sur les semaines précédentes.
    2. Attendre quelques jours. Quatre épisodes sur cinq ne concernent qu’une SERP, et la plupart se résorbent sous trois jours. Une vraie perte de positions, elle, persiste.
    3. Observer la structure de la page. Les SERP empoisonnées affichent en moyenne moins souvent un AI Overview et des recherches associées, davantage de blocs d’images et de réseaux sociaux, et une pagination plus courte. Nozzle prévient qu’aucun de ces signaux n’est fiable isolément.
    4. Croiser avec la Search Console. Si un site « disparaît » alors que la Search Console continue d’enregistrer impressions et clics, il n’a rien perdu.

    Rémy Blanchard en tire une règle de travail pour les agences : une chute d’un jour dans un reporting ne constitue pas un diagnostic. Avant de la signaler au client, il la compare à la Search Console et à l’historique des sites habituels du mot-clé sur plusieurs semaines. Si les impressions n’ont pas bougé, il considère qu’il ne s’est rien passé. Il conseille aussi, aux agences dont un client a paniqué fin septembre après une disparition de 24 h du top 10, de vérifier cette piste avant de lancer un audit.

    La Search Console a toutefois ses limites : elle ne fournit ni données de clics ni données de requêtes pour la recherche générative, comme les AI Overviews et l’AI Mode. Sur ces surfaces, les professionnels restent dépendants d’outils tiers dont les relevés sont précisément ceux que Google cherche désormais à perturber.

    L’article "SERP empoisonnées : Google fausse 8 % des relevés des outils de suivi de positions" a été publié sur le site Abondance.

  • Par le passé, le bois-énergie a déjà failli détruire toutes les forêts françaises

    Cette ruée tous azimuts sur le bois conduit à de véritables « crises d’approvisionnement » dans le royaume de France, selon l’historien Jérôme Buridant. « Apparues dans les années 1540-1560 puis, un siècle plus tard, au début du règne de Louis XIV, ces crises ont été aussi violentes que nos chocs pétroliers contemporains. »

    Cet article Par le passé, le bois-énergie a déjà failli détruire toutes les forêts françaises est apparu en premier sur La Relève et La Peste.

  • IA et data dans l’agroalimentaire : SIAL Paris 2026 décrypte les nouveaux leviers de croissance

    L’intelligence artificielle et la data ne se limitent plus à l’innovation technologique : elles deviennent des leviers stratégiques pour les entreprises agroalimentaires. Optimisation de la supply chain, automatisation de la production, anticipation de la demande ou transformation du retail : les cas d’usage se multiplient et redessinent les modèles économiques du secteur. Le 19 octobre, …

    L’article IA et data dans l’agroalimentaire : SIAL Paris 2026 décrypte les nouveaux leviers de croissance est apparu en premier sur FRENCHWEB.FR : innovation, tech, network.

  • Chuck Grassley Provides Proof of the Terrible Fraud Trump Perpetrated on MAGAts


    It’s hard, these days, to figure out how much 93-year old Chuck Grassley understands about the things his staffers script him to release. Even years ago, he would release things that actually proved what a corrupt man Donald Trump was. He gets increasingly befuddled when describing the things he does release. And in the recent Jack Smith hearing, he left for a period without leaving anyone else in charge of the high profile hearing, resulting in chaos.

    At best anymore, the so-called whistleblower releases he makes are simply distractions — like John Solomon’s releases, bullshit propaganda that takes just a few minutes to debunk. That’s the case of yesterday’s release, a memo describing what Jack Smith obtained when he tried to investigate two known prongs of the investigation into Donald Trump: the money Trump raised in the guise of fighting election fraud which actually went to pay off the flunkies who remained loyal to him and Melania’s dress designer, and the funding from Trump’s PAC for lawyers in the stolen documents case.

    Recently reviewed subpoena returns show Jack Smith’s Special Counsel Office (SCO) and the Biden Justice Department obtained information for at least 639,000 Republican donors, voters and supporters. The earliest donor contribution captured dates back to 2005. The data included:

    • Names;
    • Dates of birth;
    • Physical addresses (encompassing most states and U.S. territories, including the home states of every Judiciary Committee member);
    • Email addresses;
    • Whether the individual was a registered Republican;
    • Individuals’ congressional district and state legislature;
    • Individuals’ occupation and place of employment (sample occupations listed include janitor, doorman, pool tech, driver, logger, safety manager and retired);
    • Individuals’ donation amount (as low as $1; generally, donation amounts were under $1,000);
    • Individuals’ credit card information (including last four digits of credit card numbers); and
    • Donor analysis data (such as one-time versus recurring donations and the amount of the donation).

    With the exception of small dollar donors, much of the same information is readily available on the FEC website and would be easy to purchase from vendors.

    All this tells us the sheer number of people Trump may have defrauded when lying about his use for fundraising.

    Grassley’s other conspiracy theory stems from a list of the 100-so people who bought MAGAt hats on November 16, 2020, something clearly covered by known–and defensible–subpoenas.

    But the 4,782 checks Grassley released on September 29, largely from people who donated to Trump during the period he was raising money based on claims he knew to be false, are something else entirely.

    Scores of them include annotations that tell poignant stories about the people who responded to Trump’s lies — of the faith they had in an all-time con men.

    Release the Kraken

    For example, on November 20, 2020 — the day after one of the conspiratorial press conferences Rudy had with Sidney Powell — someone from Greenville, NC sent a $300 check with the memo, “Release the Kra[c]ken,” a clear reference to Powell.

    But, as the January 6 Report notes (an episode matched in Trump’s criminal indictment), even Trump responded to Powell’s claims by calling them crazy.

    On November 19th, Rudy Giuliani, Sidney Powell, and Jenna Ellis held apress conference at the Republican National Committee (RNC) headquartersin Washington, DC. Powell asserted that there was “massive influence of communist money through Venezuela, Cuba, and likely China in the interference with our elections here in the United States.”186 She pointed a finger at Dominion, claiming its software was “created in Venezuela at the direction of Hugo Chavez to make sure he never lost an election,” and Giuliani echoed her claims.187

    Hope Hicks told the Select Committee how that press conference was received in the White House. The day after the press conference, President Trump spoke by phone with Sidney Powell from the Oval Office. During thecall, Powell repeated the same claims of foreign interference in the electionshe had made at the press conference. While she was speaking, the President muted his speakerphone and laughed at Powell, telling the others inthe room, “This does sound crazy, doesn’t it?”188

    Trump cashed the check anyway.

    Go get em Rudy!

    Even after claiming to ditch Powell from his team, Rudy Giuliani continued to spread conspiracy theories, many of them targeted at Georgia — for example in a state hearing on December 3.

    As I laid out in this post, by that point the campaign was already trying to prevent journalists from confirming they were raising money fraudulently, yet cashing checks premised on such fraud.

    On December 8, the campaign continued to complain among itself about the bullshit Rudy was spewing. That day, for example, Jason Miller called Rudy’s lies, “conspiracy shit beamed down from the mothership.”

    In frustration regarding the [State Farm] claim and others like it, [P4]–who spoke with [Trump] on a daily basis and had informed him on multiple occasions that various fraud claims were false–wrote, “When our research and campaign legal teams can’t back up any of the claims made by our Elite Strike Force Legal Team, you can see why we’re 0-32 on our cases. I’ll obviously hustle to help on all fronts, but it’s tough to own any of this when it’s all just conspiracy shit beamed down from the mothership.”

    That same day, someone from Burien, WA sent the campaign $50 with a shout out to Rudy: Go get em Rudy!

    The campaign cashed this check in spite of knowing Rudy was spinning “conspiracy shit beamed down from the mothership.”

    Counterfeit Elector Certificates

    The Trump campaign continued to collect and cash checks asking them to act in ways they were specifically defying.

    For example, after Trump got senior state Republicans in seven states to sign onto counterfeit Elector Certificates on December 14 — depending on the state, one of the most obvious crimes Trump committed, for which Ken Cheseboro pled guilty in Georgia — they got checks demanding that Trump fight election corruption.

    Trump cashed those checks and used it to fund election corruption.

    Save the Senate

    There were also checks sent specifically instructing Trump to use it to win the Senate.

    Trump’s shenanigans and selfishness, of course, gave Jon Ossoff and Raphael Warnock the opening they needed to win their seats and with it, precarious control of the Senate.

    Preying on retirees and the unbanked

    And like a slew of the other checks that Chuck Grassley released, the annotations make it clear that Trump was preying on retirees.

    There are still more sent on postal cashier’s checks, suggesting that unbanked people, usually people with very little money, were sending what money they had to a billionaire so he could cheat in an election. Others identified the sender as blue collar workers. Others were sent from poorer towns in rural areas.

    Trump, a billionaire, was cheating people who needed the money.

    More stories from the people Trump defrauded

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  • À l’épreuve de la garde à vue : comment l’État tente de terroriser la jeunesse

    «On a pas une seule interpellation qui se passe sans que les lycéens décrivent une insulte, une gifle, un maintien de la tête au sol, un étranglement»

    L’article À l’épreuve de la garde à vue : comment l’État tente de terroriser la jeunesse est apparu en premier sur Contre Attaque.

  • 3 activistes arrêtés pour avoir perturbé un convoi de déchets radioactifs en Allemagne

    Un convoi de déchets radioactifs a été perturbé dans la nuit du 13 au 14 octobre près de Dorsten, dans l'ouest de l'Allemagne. Des activistes sont descendus en rappel d'un pont près d'un échangeur routier, avec une bannière « Arrêtez ces conneries », rapporte l'agence Belga. Trois personnes ont été arrêtées.
    « L'action de protestation d'aujourd'hui fait partie d'un mouvement de protestation créatif et diversifié », ont expliqué les militants dans un communiqué. L'action a été revendiquée (…)

    Lire la suite - En bref / Déchets nucléaires , Luttes , Nucléaire
  • Bad news for Trump ahead of the midterms: it’s still the economy, stupid

    Voters’ opposition to the state of Trump’s economy is well established – despite his desperate attempts to deflect

    It’s indisputable that the political polarization of our time has reduced (and confused) the influence of economic conditions on US elections.

    In September of 2024, in the waning weeks of the Joe Biden presidency, 65% of Republicans believed the US economy was getting worse. About six months later, as Donald Trump launched a trade war on the rest of the world with his “liberation day” tariffs, the share of Republican pessimists had dropped to 33%.

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  • Frigos sabotés : la grande distribution paie le prix de ses lacunes en cybersécurité

    A la Une

  • Trump donor Eric Deters says he won't stop demands after Kimberly Guilfoyle resigns

    A donor of President Donald Trump who played a key role in the resignation of U.S. Ambassador to Greece Kimberly Guilfoyle says he's ready to take down other administration officials if they don't give into his demands. Trump donor Eric Deters told The Wall Street Journal he paid Guilfoyle $300,000 for appearance fees and refused to pay another $100,000 to pay off her credit card prior to her Senate confirmation hearing, promising him access and warning him to keep the conversation private.
  • Des boucles solidaires

    Les Centrales villageoises du Trièves (CVT) ont créé l’association TOURnESOL. Celle-ci porte des « boucles d’auto­consommation solidaires », destinées notamment à des personnes en situation de précarité énergétique.

    Partons d’une installation de panneaux photovoltaïques en « autoconsommation individuelle » (ACI), qui produit de l’électricité pour un logement. Même en adaptant sa consommation aux pics de production, il arrive d’avoir un surplus d’électricité. Il est possible de le stocker avec des batteries, mais aussi de le réinjecter dans le réseau, soit gratuitement, soit en le revendant à EDF (au tarif de 1,1 centime d’euro le kWh aujourd’hui). Il est aussi possible de revendre ce surplus à des foyers alentours.

    C’est l’autoconsommation collective . « Cela permet de regrouper simplement des producteurs et des consommateurs volontaires, avec une gestion et une redistribution locale et directe d’électricité, à des prix inférieurs au marché », résument les Centrales villageoises du Trièves (CVT, lire ci-dessous), qui œuvrent sur ce territoire isérois. Ces boucles peuvent intéresser des personnes n’ayant pas la possibilité de s’équiper en panneaux solaires et/ou qui ont des difficultés à payer leurs factures d’électricité, alors que ces dernières « ont augmenté de 55 % en 13 ans », rappellent les CVT. En tant que producteur, vous pouvez aussi proposer votre surproduction gratuitement autour de vous. C’est l’autoconsommation solidaire (ACS). « C’est en quelque sorte une valorisation du surplus de production en local et en solidarité… pour des installations un peu « négligeables » pour les gros opérateurs », résume Daniel Bret, membre des CVT. Dans un rayon de 2 km par défaut, pouvant aller jusqu’à 20 km en milieu rural, plusieurs personnes peuvent donc se regrouper pour former une boucle. Il faut préalablement créer une personne morale organisatrice entre parties prenantes, au sein de laquelle devront être définis certains critères et fonctionnements (lire ci-dessous). Par tranches de temps de quinze minutes, le total produit est compté puis déduit des consommations relevées, selon les clés de répartition préalablement définies.

    « Juste aider »

    Pour encourager les autoconsommations collectives solidaires, les CVT ont créé en octobre 2025 l’association TOURnESOL : Triévois-es pOur Un Réseau d’Énergies SOLidaires. « Pour moi, c’est une envie de contribuer à l’environnement, dans une perspective sociale », partage Christophe Quiquempoix, son président. L’association porte aujourd’hui une boucle active autour de Monestier-de-Clermont (38), dans un rayon de 20 km. Elle compte un peu plus de dix producteurs et plus de 20 points de livraison bénéficiaires : des personnes en précarité énergétique ainsi que des entreprises de l’économie sociale et solidaire. Le « surplus du surplus revient aux producteurs s’il reste du courant, explique l’association. L’idée est de couvrir une partie de leur consommation et d’économiser en moyenne 250 euros par an sur les factures », estime-t-elle.

    En juin, sur les 6 MWh de surplus comptés, 56 % ont été redistribués. C’est toujours mieux que de tout perdre, mais l’association cherche de nouveaux foyers pour en bénéficier. S’il n’y a pas eu vraiment besoin de démarcher les producteurs·ices, les bénéficiaires particuliers se montrent plus timides : « On croyait que par le bouche-à-oreille, ça allait se répandre comme une traînée de poudre, mais en situation de précarité, les gens se dévoilent peu », ont constaté les bénévoles. Pour identifier de nouvelles personnes qui auraient besoin d’un coup de pouce, l’association participe à évènements locaux, fait du porte-à-porte, travaille avec les mairies, les services sociaux, des associations et des bailleurs sociaux. Elle ne demande pas de justificatifs, juste une attestation sur l’honneur, estimant que la confiance est de mise plutôt que de risquer d’être « intrusif ». « Il faut juste aider, ne pas mettre de barrières, estime Christophe, on veut surtout maximiser la redistribution pour des personnes et des entreprises de l’ESS qui en ont besoin ».

    La boucle a été montée avec les producteurs, puis les clés de répartition vont définir les proportions reversées aux particuliers, aux entreprises et éventuellement aux producteurs. Elles pourraient être respectivement de 65 %, 25 % et 10 %. Reste aussi à adapter les usages. « Pour une consommation vertueuse, il faut par exemple programmer ses appareils électriques de façon à ce qu’ils consomment quand il fait soleil et que les panneaux produisent », explique Benoît Gonsolin, président des CVT. Un accompagnement pour « une consommation en adéquation avec le montage des ACS », sera proposé au sein de la boucle.

    Lucie Aubin

    Boucle d’autoconsommation collective et solidaire.
    Schéma repris d’une illustration des Centrales villageoises du Trièves.

    EN PRATIQUE

    Centrales villageoises 
du Trièves… et d’ailleurs

    La SAS Centrales villageoises du Trièves (CVT), développe l’énergie solaire dans la région du Trièves, en Isère, où le photovoltaïque « représente un potentiel important, avec une grande surface de toits solarisables ». L’entreprise accompagne, forme, conseille les particuliers et collectivités . « CVT n’est pas un installateur de panneaux, rappellent ses membres. Son rôle d’accompagnateur permet de constituer une “communauté locale d’énergie”, plus indépendante du marché et intégrant la solidarité contre la précarité énergétique. » Au niveau national, le réseau associatif des Centrales villageoises regroupe des projets locaux « en faveur de la transition énergétique » et associant citoyen·nes, collectivités et entreprises locales.

    Par où commencer ?

    Pour fonder une boucle d’auto-consommation collective ou solidaire, il faut créer une personne morale. Selon l’expérience de l’association TOURnESOL, ce n’est qu’un pas. « Il faut premièrement identifier le potentiel de production, explique son président. Et monter une équipe pluridisciplinaire, avec des gens du terrain, d’autres sur la technique… ». Cette équipe devra statuer avec les membres de la boucle, sur les clés de répartition, le prix de revente, les éventuels foyers prioritaires, un fournisseur de facturation qui organisera la répartition des consommations sur les factures, etc. Préparez-vous à « beaucoup de paperasse ».

    Le réseau des Amep

    Une boucle d’auto-consommation solidaire peut se faire sous forme d’Amep, association pour la mutualisation d’une énergie de proximité, qui met en lien producteurs et consommateurs. Les Amep sont constituées en réseau, qui peuvent apporter conseils et soutiens. aux projets.

    Les « patrimoniales »

    Certaines communes ont mis en place des autoconsommations collectives dites « patrimoniales » : un fonctionnement interne pour alimenter plusieurs de leurs bâtiments (bibliothèques, écoles, garages…) via une installation photovoltaïque.

    Le décret de l’été

    Un récent décret – dont la mise en application a subitement été avancée d’un an pour démarrer au 5 juillet 2026 – fait de l’ombre à la souplesse de répartition qui existait jusque-là. Avant lui, il était possible d’ajuster, a posteriori, la répartition des consommations en fonction du réel de la consommation et de la production d’électricité. Avec lui, il faut répartir à l’avance, et avant fixation des prix du marché, la répartition des consommations. Il entend pénaliser des tentatives d’optimisation en fonction du prix de l’énergie, mais risque surtout de décourager des collectifs intéressés.

    Vous avez dit batteries ?

    À propos des batteries, certaines sont dites « virtuelles » : elles permettent de comptabiliser l’électricité produite mais non utilisée, afin de la soustraire à la facture globale. D’autres batteries bien concrètes, au lithium la plupart du temps, permettent de stocker l’énergie pour s’en servir en fonction des besoins. Les boucles d’autoconsommation collective peuvent être un moyen de s’en passer, sans « perdre » l’énergie.

    Se passer de Linky ?

    Pour ce type d’installation, Enedis ne veut voir que des Linky. Le compteur communicant comptabilise par petites tranches de temps (15 min) la production et la consommation de chaque membre de la boucle. Tout cela est stocké sur internet, sur un « nuage » où l’on peut récupérer les infos des participant·es. « Il n’est techniquement pas possible de fonctionner sans », selon les CVT. Si vous avez des idées néanmoins, n’hésitez pas à nous les partager.

    Numéro 220 – Septembre 2026

    Dossier 5 pages : La patate

    « La pomme de terre est bien plus qu’un légume. Véritable fondatrice de civilisations, elle est à placer au rang des plantes vivrières primordiales », écrit Jean-Paul Thorez dans une Encyclopédie du potager. Avec enthousiasme, nous avons plongé dans son histoire sociale, dans la popularité de la frite, dans les chips militantes, les champs de patate solidaires et quelques luttes patatesques. Sans oublier une carte de géopatate…

    Numéro 220 – Septembre 2026 – Version PDF

    Dossier 5 pages : La patate

    « La pomme de terre est bien plus qu’un légume. Véritable fondatrice de civilisations, elle est à placer au rang des plantes vivrières primordiales », écrit Jean-Paul Thorez dans une Encyclopédie du potager. Avec enthousiasme, nous avons plongé dans son histoire sociale, dans la popularité de la frite, dans les chips militantes, les champs de patate solidaires et quelques luttes patatesques. Sans oublier une carte de géopatate…

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  • En manif improvisée à Montpellier, une jeunesse empêchée et matraquée avec du répondant

    À l’issue de la manifestation déclarée du 13 octobre, de nombreux-euses jeunes sont parti-es en cortège improvisé vers le centre-ville. D’abord bon enfant, le défilé a viré en affrontements jusqu’à la tombée de la nuit, après que la police ait cherché à disperser violemment les jeunes.

    Mardi 13 octobre. La manifestation déclarée lycéenne, étudiante et intersyndicale liée à l’acte V de la mobilisation de jeunesse en cours s’achève sur la place Zeus à Antigone. Elle aura réunie entre 7000 personnes selon la préfecture, et 8000 selon les syndicats.

    Le cortège est suffisamment fourni pour déborder naturellement sur la place du Nombre d’Or. Un cordon de CRS ferme l’accès au Polygone, côté place du Nombre d’Or. Assez vite, quelques centaines de jeunes viennent exprimer leur colère face à la police par des slogans hostiles. Pendant ce temps une batucada, un peu en retrait sur la place, met l’ambiance et fait danser une bonne part de la manifestation.

    Entre le 28 septembre et le 8 octobre, pour le dernier bilan officiel du Ministère de la Justice disponible, 6 877 personnes avaient été placées en garde à vue dans le cadre du mouvement, avec 86% de mineur-es, en grande majorité sans antécédents judiciaires. Des chiffres inédits en France métropolitaine hors Corse sur une période de temps aussi courte. 215 lycéen-nes avaient été blessé-es, pour 24 enquêtes ouvertes par l’Inspection Générale de la Police Nationale (IGPN). 2 376 personnes faisaient l’objet de poursuites judiciaires, dont 1 923 mineur-es.

    Main arrachée à Lens, lycéen éborgné à Tours, mâchoire pulvérisée à Saint-Ouen-l’Aumône : le mouvement a aussi son lot de mutilé-es. À Montpellier, une jeune fille de 17 ans qui se tenait tranquillement debout entourée d’autres manifestant-es, devant le lycée Clémenceau le 2 octobre, dans un moment de tension, s’est vu infliger deux fractures au visage par un coup de matraque, selon l’Observatoire des Libertés de Montpellier (OLM).

    Un début bon enfant

    Petit à petit, un cortège d’environ 1500 personnes, très largement composé de lycéen-nes, d’étudiant-es ou de jeunes en âge de l’être, se met en route vers le lycée Mermoz. Comme le 8 octobre, et comme si le fait venait établir par des règles tacites un changement d’atmosphère, beaucoup moins de slogans dès le top départ sifflé, alors que les participant-es sortent tous-tes d’un défilé très généreux en la matière. Avec une exception pour la star du moment, ACAB [NDLR : acronyme de « All Cops Are Bastards » ; « tous les flics sont des bâtards »]

    La batucada ne suit pas, mais un petit char emboîte pas, décoré d’un drapeau pirate tiré du manga One Piece, symbole des grands soulèvements de la Gen Z de ces dernières années, au Népal, à Madagascar, en Indonésie, au Maroc ou dans les Philippines Dessus, une sono qui crachera une bonne partie de l’après-midi remix de tubes connus et sons de tous genres musicaux. À l’angle du lycée, la manifestation bifurque vers l’esplanade Charles de Gaulle, puis la Comédie. L’accès à la place est facile.

    Fait étrange pour qui est habitué aux manifestations dans le Clapas, aucun cordon de police ne bloque l’accès au centre commercial Le Polygone, pourtant cible très classique des protestations locales. Aucune protection non plus autour du commissariat.

    Le cortège stoppe sur la Comédie. Ambiance détendue, moins électrique à ce stade que le 8 octobre. À une extrémité de la Comédie, on danse autour du char musical One Piece. Au milieu, des jeunes escaladent la statue des Trois Grâces.

    Chacun-e y exhibe son symbole, drapeau occitan, syndical, gilet jaune. Au pied de la statue est déployée une petite banderole à la gloire de la Commune de Paris, expérience emblématique de l’histoire révolutionnaire française.

    Devant le cordon de CRS installé à la base de la rue de la loge, plusieurs de jeunes s’assoient. La colère s’exprime. « Zyed, Bouna, Nahel et Adama, on oublie pas, on pardonne pas », scandent les jeunes, reprenant le nom de jeunes tué-es lors d’opérations policières ces vingt dernières années. Ou encore : « À bas l’État, les flics et les fachos ». Une Marseillaise est chantée.

    Quand un manifestant tente un jet de bouteille d’eau sur les policiers-ères, il essuie la désapprobation des participant-es au sit-in. Un manifestant, plus âgé lui, interpelle les CRS : « Laissez les passer, iels font rien de mal »

    Violente tentative policière de dispersion

    Au bout d’une grosse demi-heure, la foule est reprise d’une envie de mouvement. Les manifestant-es tentent de se rapprocher du Polygone. En catastrophe, des policiers-ères de la Compagnie Départementale d’Intervention (CDI) courent pour former à temps un barrage empêchant le passage.

    Petit mouvement de panique dans la foule. Quelques bouteilles en verre et pétard volent vers les policiers-ères équipé-es. Assez vite la tension redescend.C’est à ce moment qu’une quarantaine de CRS viennent se positionner entre l’esplanade et la Comédie. À nouveau quelques projectiles, et une foule qui s’apaise dès que les CRS cessent de bouger.

    Le gros des manifestant-es, un peu plus de 1000 au total à ce stade, est côté esplanade, avec un groupe moins conséquent côté Comédie. Une partie des jeunes expriment verbalement leur colère face à la police. L’autre, un peu en retrait sur l’esplanade, continu sa fête ambulante autour du char musical.

    Après un quart d’heure de face à face, sans dégradations, les CRS lancent les sommations d’usage : « Dispersez vous, nous allons faire usage de la force ». Quelques minutes de flottement. Une dame âgée d’au moins 70 ans, acclamée par les jeunes, se colle aux boucliers policiers, étendant ses bras pour faire obstacle sur la plus grande largeur possible. « Les touchez pas, c’est des enfants », crie-t-elle. La charge commence.

    Face à certain-es jeunes qui s’appuient contre les boucliers, les CRS distribuent coups de matraque et sprays lacrymogènes. Un manifestant se retrouve recroquevillé à terre, blessé, bientôt protégé par plusieurs dizaines de personnes. « Y’a un blessé, arrêtez », hurlent les jeunes en direction de la police. Sans succès.

    Bientôt l’esplanade est noyée sous des gaz envoyés au lanceur Cougar en quantité abondante. Des manifestant-es, aspergé-es de gel lacrymogène tout près du visage, errent, à l’aveugle, titubant-es, crachant-es et incapacité-es. Au milieu de la confusion, les CRS continuent leur progression, parfois à coup de matraque. La tentative de dispersion a motivé certain-es manifestant-es à reprendre les jets de projectiles.

    Une pancarte aperçue résume assez bien l’état d’esprit qui petit à petit va s’installer dans une manifestation improvisée pourtant démarrée dans la retenue : « Œil pour œil, dent pour dent »

    Environ 7 ou 800 personnes sont repoussées aux environs de l’arrêt de tram Corum. Le cortège s’engage sur le boulevard Louis Blanc, talonné par une CDI casquée et matraque au poing. Tout près du cordon policier, un jeune tient une banderole sur laquelle est inscrite « Faculté de révolution ». Ce dernier répète, en boucle et à haut volume : « Je suis étudiant. Il y a des lycéen-nes. Il y a des mineurs-eures. On est pas armé-es »

    Arrivé à l’arrêt de tram suivant, la CDI charge. Dans la panique, la foule est divisée en trois : un cortège part côté quai du Verdanson, un autre s’engage dans la rue de l’Université, le dernier poursuit vers Albert 1er. Depuis Albert 1er, 300 jeunes remontent le boulevard Henri IV. La police renonce à coller leurs pas au niveau du Jardin des Plantes. Nombre d’entre elleux en profitent pour se retourner brièvement, des noms d’oiseaux de toute sorte fusent.

    D’une rue parallèle, on voit surgir deux jeunes et joyeux lurons, sur le même vélo, traçant leur route loin des cortèges, direction les Arceaux. « Macron nous fais la guerre, et sa police aussi, mais on reste déters pour bloquer le pays », chantent-ils en s’éloignant. Les jeunes remontent au Peyrou. Se posent un peu, essaient d’avoir des informations sur les autres cortèges. Petit à petit le mot tourne, le point de regroupement est fixé : retour à la Comédie.

    Les jeunes à la riposte

    Là-bas, environ 500 jeunes se retrouvent. Les esprits sont échauffés. Quand le cordon de CRS barrant la rue de la Loge fait demi-tour, tournant le dos aux manifestant-es, plusieurs bouteilles en verre fusent. Les CRS font volte face, dressent leurs boucliers et tirent des gaz.

    Dans la Grand Rue Jean Moulin, plusieurs fourgons de police, avec policiers-ères déséquipé-es, qui visiblement s’apprêtent à repartir. Plusieurs dizaines de jeunes les approchent, sans jets de projectiles. À nouveau des gaz. La plupart des palais les dispersant sont renvoyés dans l’étroite rue. Si bien que les forces de l’ordre se retrouvent dans un épais nuage. « Les gazeurs se font gazer », jubilent certain-es jeunes. Quelques bouteilles de verre vont s’écraser de l’autre côté du nuage opaque.

    La foule est repoussée sur une Comédie à nouveau remplie de gaz par une charge de police venant de la rue de la Loge. Petite accalmie, interrompue par une intervention de la CDI, depuis la rue de Verdun cette fois. Bref face à face, à nouveau des projectiles fusent de la manifestation, puis des grenades lacrymogène du cordon de police.

    S’ensuit une seconde tentative de se diriger vers le Polygone, bloquée par les forces de l’ordre. Nouveau repli sur la Comédie. La CDI intervient au milieu de la place pour une interpellation, protégée par quelques dizaines d’agent-es. La tombée du jour se rapproche. Environ 400 personnes poursuivent la manifestation.

    Au coin du commissariat, plusieurs membres de la Brigade Anti-Criminalité, muni-es de petits boucliers, suscitent l’hostilité d’une foule qui se rapproche. En reculant, iels se dégagent par des grenades lacrymo.

    Une dizaine de minutes plus tard, les agent-es en question sont aperçu-es derrière le commissariat. Plusieurs dizaines de manifestant-es, criant et courant, les chargent. La BAC tourne les talons et se carapate à toute allure. Hourras, et phrases de congratulations : la joie d’une partie des jeunes de voir la police reculer.

    Un peu plus tard, toujours autour du commissariat, un groupe de policiers-ères de la CDI tente une approche. Une petite pluie de projectiles pousse la police à reculer, les jeunes les suivent. Les casqué-es se retrouvent blotti-es contre leurs boucliers, acculé-es entre deux rangées de plantes. Iels se dégagent par de nombreux jets de grenades, à tel point que la moitié de la Comédie est à nouveau enfumée.

    Parmi les jeunes qui continuent à suivre, l’attitude va des jets de projectiles à une résistance passive face à la volonté policière de disperser la manifestation. « Après on va dire que le police est violente, mais si on leur jette des trucs aussi », peut-on même entendre dans les discussions.

    Environ 200 jeunes s’engagent vers le Polygone, qui de toute manière a fermé ses portes. Un groupe de policiers-ères est pris à partie dans un petit passage qui longe le centre commercial. Derrière boucliers et lampe torche, les policiers-ères battent en retraite face aux jeunes. Au fur et à mesure de leur retraite, le « ploc, ploc » des pierres qui ricochent sur leurs boucliers s’intensifie. Et, à nouveau, la joie exprimée par certain-es jeunes de voir la police reculer.

    « Faut pas rester ici, s’iels arrivent de l’autre côte on est mort-es. On recule », hurle quelqu’un. Les employé-es de la boutique Intersport à l’entrée du Polygone baissent le rideau. Une poignée de jeunes tentent de les en empêcher. « Non pas ça, pas ça », entend on depuis ce qu’il reste de la manifestation. Quelques participant-es s’interposent, le dissensus se règle rapidement, sans disputes.

    De retour sur la Comédie, il est 20h, les jeunes se dispersent petit a petit. Au bilan, au moins trois interpellations et trois blessé-es à la tête parmi les manifestant-es, selon l’Observatoire des Libertés de Montpellier.

    Et des mots, entendus dans la manifestation, qui sonnent comme une promesse : « Ça va être quelque chose le 17 octobre ! »
    Montpellier : profonde colère contre la répression dans la manifestation sauvage lycéenne

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  • Grandes écoles de commerce, Scouts, lycées privés… le soulèvement de la jeunesse est généralisé

    À la veille des vacances de la Toussaint, la question n'est pas de savoir qui participe au soulèvement de la jeunesse, mais qui ne l'a pas rejoint.

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  • Systèmes embarqués : QNX veut permettre aux start-up et PME d’avoir plus facilement accès à ses logiciels

    QNX veut démocratiser l’accès à ses logiciels. La division de BlackBerry, connue pour son système d’exploitation pour solutions embarquées et critiques, a annoncé le 14 octobre le lancement de QNX Launchpad, un programme destiné aux start-up et PME. “QNX Launchpad offre aux entreprises admissibles un accès à un logiciel de base prêt pour la production à un coût adapté aux jeunes entreprises, ce qui leur permet de consacrer une grande partie de leur budget initial au développement de leur produit, de leurs équipes et de leur croissance”, énumère QNX dans un communiqué.

  • Revealed: Serbian ruler’s secret role in ‘illegal’ effort to help Trump business

    Exclusive: Aleksandar Vučić personally intervened to push plans for controversial $500m Trump Tower in Belgrade, which sparked protests and a criminal case

    Serbia’s authoritarian ruler personally intervened to advance an allegedly illegal scheme to hand over a protected site in Belgrade for a Trump tower, the Guardian can reveal.

    Aleksandar Vučić summoned officials to a meeting at his presidential offices about the project, which has culminated in a landmark indictment of senior figures from his regime on charges of abuse of public office.

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  • À Lodève, face à l’extrême droite et à la division des gauches, le fourmillement de la joie militante

    Dans la petite ville héraultaise, le mouvement associatif et culturel tente de relever la tête, six mois après l’élection d’un maire proche du RN, sur fond de division irréconciliable de la gauche. En s’investissant corps et âme dans un festival antifasciste réjouissant.
  • Climat : Guillaume Faburel imagine 7 refuges post-urbains pour 2050

    Je défends des communs territoriaux : pâturages, glanage, bois partagés, terres rachetées par des groupements citoyens. Les foyers ruraux, nés après la Seconde Guerre mondiale, en restent un bon exemple ; la France en compte encore 1 700.

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  • Les résidents d'un immeuble de Barcelone entament une grève des loyers pour empêcher le propriétaire de transformer leurs logements en espaces de « coliving » (Espagnol)

    Source : elDiario - Espagne Lire la traduction automatique en français
  • Les femmes font moins confiance à l'IA que les hommes — mais personne ne leur demande leur avis (Anglais)

    Source : Mother Jones - États-Unis Lire la traduction automatique en français
  • Extrême droite : le « cache-cache » des élus sans étiquette

    Source : MOB Format : vidéo
  • Extrême droite : le « cache-cache » des élus sans étiquette

    Source : MOB Format : vidéo

    À quelques mois de l'élection présidentielle, sept médias indépendants locaux se sont associés pour enquêter sur l'extrême droite. Face à l'argument du « on n'a jamais essayé », souvent avancé pour justifier le vote en sa faveur, ils ont décidé de publier une enquête par mois pour rappeler que, si, l'extrême droite au pouvoir, on connaît. Et ses conséquences sont bien réelles.

    Ce mois-ci, les rédactions locales de Mediacités et de Rue89, ainsi que Le Poulpe, Made in Perpignan et Marsactu, se sont penchés sur ces maires « sans étiquette » qui avancent masqués, mais dont les liens avec l'extrême droite sont parfois bien établis.

    Pour découvrir toutes les enquêtes, c'est par ici.

  • Duralex : l'offre de reprise de Tomé validée par le tribunal de commerce, 155 emplois maintenus, 60 supprimés

    Source : L'Humanité Payant
  • Cameroun : la difficile quête de l'eau potable

    Source : Data Cameroon - Cameroun
  • Manifestation du 17 octobre : « On y va et on verra bien ce qu'il se passe »

    Source : Rue89 Strasbourg
  • Paris dénonce une guerre informationnelle contre l'Europe et vise Elon Musk

    Source : Next
  • Pentagon says Trump and Hegseth ‘completely aligned’ on decision to cancel livestream of firing squad execution – live

    Pentagon spokesperson says pair spoke before announcement canceling plan to broadcast execution of Nidal Hasan, who killed 13 people at Fort Hood

    The US government could spend hundreds of thousands of dollars on a media campaign in South Africa to figure out why more white Afrikaners are not applying to become refugees to the US, as Donald Trump had hoped.

    State department officials, according to an August proposal seen by the Guardian, outlined a roughly $335,000 research and advertising effort after applications to the refugee program “trended lower than expected” since Afrikaners were allowed to apply directly online in November 2025. The document, written by the US mission in South Africa with a department research unit for the embassy in Pretoria, admits officials know little about why.

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  • Attention à cette fausse vidéo montrant Lady Diana vivante

    Source :Compte Facebook, le 7 octobre 2026

    Etiqe :Généré par IA

    Contenu :

    C’est probablement l’accident de voiture qui a suscité le plus d’émotions dans le monde entier : celui qui a coûté la vie à Lady Diana, son compagnon Dodi Al-Fayed et le chauffeur de leur véhicule, la nuit du 31 août 1997 à Paris.

    « Le drame s’est déroulé à 00h30, sous le pont de l’Alma à Paris. En voiture, Diana Spencer, princesse de Galles, et son compagnon, Dodi Al-Fayed, tentent d’échapper aux paparazzis. Le chauffeur perd le contrôle de la Mercedes. C’est l’accident. », résume l’Institut national de l’audiovisuel (INA) dans une vidéo d’archives.

    Un accident mortel dont semblent douter certains internautes. Sur les réseaux sociaux, des publications ont diffusé ces jours-ci une supposée vidéo de Lady Diana parlant face caméra. Dans un message simple et de quelques secondes, celle-ci déclarerait notamment qu’elle a « un peu vieilli », depuis sa dernière apparition en public. « Elle n’est pas morte », assurent des internautes sur Facebook et X.

    Si la princesse de Galles, dont les obsèques ont réunies entre 1 à 2,5 milliards de téléspectateurs, était encore vivante, il y aurait eu fort à parier que la nouvelle fasse la Une des journaux. Pourtant, cette supposée révélation n’a été reprise par aucun média.

    Et pour cause, la vidéo est fausse et a, en réalité, été générée au moyen d’une intelligence artificielle (IA).

    Une origine artificielle non précisée

    Grâce à une recherche d’image inversée, Les Surligneurs ont retrouvé l’origine de cette vidéo. Elle a été publiée le 4 octobre dernier sur un compte TikTok. Dans la description de ce post, il est précisé que la publication « contient des médias générés par IA ». Autrement dit, cette vidéo est un faux, ce n’est pas Lady Diana que l’on voit à l’écran mais une reconstitution d’elle.

    Une consultation du compte source permet d’ailleurs de constater que les vidéos posthumes créées par l’IA y sont nombreuses – exemple ici et là – et que deux autres vidéos reprenant l’image de Lady Diana y ont été postées. L’une d’elles a été vue près de 150 000 fois, à la date du 15 octobre 2026.

    Sur son site Internet, le réseau social chinois précise qu’il demande à ses créateurs d’indiquer le recours à l’IA, notamment pour « empêcher la propagation de fausses informations ». Mais ce garde-fou n’a pas empêché que la vidéo soit relayée sur d’autres plateformes sans que son origine artificielle ne soit précisée.

    Ce n’est pas la première fois que la mort de la princesse Diana fait l’objet de théories sulfureuses et de désinformations, comme en témoigne cette liste non exhaustive d’articles de presse de : Reuters, Full Fact, USA Today, RTBF, Maldita.

     

    Auteurs :

    Auteur : Nicolas Kirilowits, journaliste

    Relectrice : Maylis Ygrand, journaliste

    Liens d’intérêts ou fonctions politiques déclarés des intervenants à l’article : aucun

    Secrétariat de rédaction : Maylis Ygrand, journaliste

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  • Starlink bridé en Ukraine : Elon Musk se défausse sur Donald Trump

    Elon Musk a affirmé ce mercredi 14 octobre que le bridage des terminaux Starshield de l'armée ukrainienne relevait « au final » de Donald Trump. Depuis la nuit précédente, ce réseau militaire conçu par SpaceX coupe la connexion au-delà de 160 km/h.

  • Russia and Ukraine resume strikes as Trump ‘energy ceasefire’ collapses

    Moscow sends swarms of drones to attack infrastructure in central Ukraine as Zelenskyy says Kyiv will restart strikes on Russian oil refineries

    The White House’s unilateral effort to negotiate an energy ceasefire between Russia and Ukraine has collapsed as Moscow sent a record swarm of drones overnight to attack infrastructure in central Ukraine and Kyiv appeared to resume strikes on Russian oil refineries – despite warnings from Donald Trump.

    Moscow accused Ukraine of launching a strike against a Russian oil refinery in the Ryazan region, its first since Trump abruptly declared an “energy ceasefire” that neither Russia nor Ukraine said they had agreed to.

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  • « Je ne voterai pas pour elle, parce que je suis Ukrainien » : Zelensky renvoie Marine Le Pen à ses lacunes sur la tech militaire de Kiev

    Interrogé par le Financial Times sur la promesse de Marine Le Pen de couper l’aide financière française à Kiev, Volodymyr Zelensky a défendu ce que l’Ukraine pourrait apporter en retour, notamment sur le plan technologique.

  • Trump’s ambassadors: the loyalists and allies at the center of controversy

    Kimberly Guilfoyle’s departure has renewed scrutiny of the president’s picks for diplomatic posts, from France to Jamaica

    Donald Trump has appointed family members, friends and loyal political allies to represent the US on the world stage, dispatching an extraordinary array of characters to embassies across the world.

    While presidents of both parties have long rewarded donors and allies with plum ambassadorships, Trump has chosen loyalists willing to go to bat for him regardless of the implications for US-foreign relationships.

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