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  • Jailbreak de la PS5, conférence OpenAI et Facebook de Jordan Bardella– le récap’ tech de la semaine

    Cette semaine, Sony a une nouvelle fois fait parler de lui avec l'annonce de l'upscaling QSSR pour les PS5… mais aussi le jailbreak de sa console, devenu plus simple que jamais. On a aussi beaucoup parlé d'intelligence artificielle et d'OpenAI avec la grande conférence du créateur de ChatGPT, qui a dévoilé les agents IA dots. Enfin, en France, la polémique des publications antisémites de Jordan Bardella sur Facebook a alimenté de nombreuses discussions sur l'enregistrement des données par le groupe Meta.

  • 56k.rip - Expérimentez le web comme en 1996

    56k.rip est un site qui va exciter votre nostalgie d'ancien puisqu'il vous permet de simuler dans votre navigateur une connexion internet par modem de 1996. Vous arrivez sur un faux écran de BIOS, puis direct sur un bureau Windows 95 avec son bouton Démarrer, et ensuite pour aller sur le net, il faut double-cliquer sur l'icône Dial-Up Networking, exactement comme à l'époque !!

    Sur cet "ordi" traîne également un fichier texte qui détaille la procédure en onze étapes, dont l'interdiction absolue de décrocher le téléphone de la cuisine, sinon ça vous déconnectera et faudra tout recommencer !! Argh, ça me rappelle de sales souvenirs ^^ !

    Pour la connexion, le terminal déroulera du ATZ, ATDT 555-0156 et RINGING avant de lâcher un joyeux CONNECT 50666/ARQ avec le son de connexion dégeulasse qui va bien. Et environ 25 secondes plus tard, vous serez sur la page d'accueil de COMETLINK, un fournisseur d'accès fictif.

    Le terminal de connexion

    Et ensuite c'est là que le site fait son truc, puisque chaque page web que vous visitez sera chargée selon un "budget" d'octets lié au débit que vous avez choisi. Dans ma fenêtre de connexion, j'avais le choix entre un modem 28.8 et un modem 56K du coup j'ai pu revivre ce trauma de ma jeunesse ^^.

    Une fois connecté, on peut donc surfer sur un web d'époque en mode simulateur et donc par exemple charger le site de Gary et ses photos de vacances qui mettent de loooongues minutes à s'afficher couche après couche (JPG tu connais...). L'expérience est vraiment réaliste. C'est juste dommage qu'on ne puisse pas aller sur le site de son choix, cela dit.

    La page des photos de Gary en plein chargement

    Après ouiiii, je sais les nerds, y'avait pas de modem 56K en 1996 puisque les premiers sont arrivés vers février 1997 (et la norme V.90 n'a été approuvée officiellement qu'en septembre 1998), mais c'est quand même rigolo d'aller fouiller ce tout petit internet d'époque avec une page sur la pêche, un livre d'or, des petites annonces, la météo et même un article qui explique ce qu'est internet... Il y a aussi du mail, un salon de chat, un démineur et un logiciel de dessin.

    Bref, si vous n'avez pas connu cette époque bénie où les réseaux sociaux n'existaient pas et où Internet prenait son temps (et nous était facturé à la minute), bah ça vaut le coup pour l'expérience !

    Source : Camille Roux sur X

  • Trump says US to send one-time $90 payment to 20m seniors enrolled in Medicare

    President says payments, to be sent in early October, are meant to offset cost of monthly insurance premiums

    Donald ⁠Trump has said the US government will send a one-time $90 payment to more than 20 million Americans enrolled in Medicare, the ⁠health insurance program for ⁠elderly people, ​to help offset the cost of their monthly medical insurance premiums.

    The president said on social media late on Friday that the ⁠payments would come from the Medicare Improvement Fund, which he said was given $2bn by Congress to improve the Medicare fee-for-service program.

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  • Virtual Mac - Faites tourner macOS sur un iPad (jailbreaké)

    Virtual Mac on iPad est un super projet sous licence libre qui permet de booter un bon vieux macOS dans une machine virtuelle sur... un iPad jailbreaké ! Hé ouais ! Les versions de Monterey à Tahoe sont prises en charge (la 27 étant encore bien bien expérimentale), et vous pouvez ainsi lancer Xcode, le Terminal ou Final Cut Pro, Logic Pro et Pixelmator Pro directement sur votre tablette Apple.

    Côté matos, il faut un iPad Pro M1 ou M2, ou un iPad Air M1 (et ça fonctionne aussi semble-t-il sur les iPhone 14 Pro et 14 Pro Max). Les modèles de 1 To et 2 To, qui embarquent 16 Go de mémoire, sont ceux que les développeurs recommandent et niveau perf apparemment, on est au même niveau que ce qu'on peut obtenir avec VirtualBuddy ou UTM quand ils virtualisent macOS sur un Mac M1 ou M2.

    Pour l'installer, faudra donc jailbreaker l'iPad (avec Dopamine par exemple), puis ajouter dans Sileo le dépôt du projet, dont voici l'adresse et y rechercher l'app Virtual Mac.

    https://nfzerox.github.io/cydia/
    

    Tout le process de jailbreak est décrit dans le readme du projet soit pour iPadOS 15 à 16.3.1 ou pour iPadOS 14 à 14.8.1. Par contre, la variante Dopamine-roothide n'est pas supportée, du coup faudra repasser sur le Dopamine officiel.

    Côté utilisation, avoir un Magic Keyboard n'est pas obligatoire puisque le tactile suffit avec un tap pour cliquer, un tap à 2 doigts pour le clic secondaire et le défilement, sans oublier le clavier virtuel sous l'icône du clavier. En revanche, la connexion à iCloud ou à un compte Apple n'est pas prise en charge, donc pendant la configuration de macOS faudra choisir "Configurer plus tard" et vous vous en passez...

    Maintenant ce projet exige iPadOS 16.3.1 au maximum, parce qu'Apple a retiré dès iPadOS 16.4, son hyperviseur du noyau. Et sans lui malheureusement, le portage vers les versions ultérieures est devenu très compliqué. Voilà donc cette bidouille de Virtual Mac sur iPad c'est avant tout un petit kiff technique réservé aux possesseurs d'iPad resté sur la 16.3.1 ou inférieur, car downgrader semble compliqué pour pas dire impossible.

    Maintenant je tiens à vous rappeler que UTM SE tourne sur iPad sans jailbreak, mais n'a pas de JIT ce qui fait qu'il doit passer par un interpréteur donc c'est beaucoup plus lent. Ça sert donc surtout à faire tourner des systèmes + anciens ou allégés comme DOS ou Alpine Linux.

    Bref, avant de jailbreaker quoi que ce soit comme des petits fifous, regardez bien dans les Réglages quelle version d'iPadOS tourne sur votre iPad pour voir si c'est jouable !

    Source : Tom Dörr sur X

  • L’IA pourrait-elle vraiment provoquer la disparition de l’humanité ? 5 scénarios passés au crible

    Une IA surpuissante pourrait poursuivre ses objectifs au mépris de la survie humaine. Elle pourrait aussi faciliter la création d’armes biologiques ou contribuer au déclenchement d’une guerre nucléaire. Le danger le plus crédible tient peut-être à ses effets sur nos sociétés : chômage, désinformation et divisions politiques.

  • The Broadview 6 Were Selectively Prosecuted


    As the Broadview 6 exonerees have laid out in a number of ways, the underlying dispute that led to the collapse of their case was their request for evidence to support a selective and vindictive prosecution claim, primarily based off the Trump Administration’s overt animus towards Kat Abughazaleh. Abughazaleh twice (one, two) laid that out. Sheri Mecklenburg responded by saying then-defendants were not entitled to the things that would show Trump’s role in the prosecution. Then defendants laid it out in a motion for discovery, and William Hogan responded by claiming such communications did not exist.

    Judge April Perry’s reliance on Hogan’s claim has been the primary focus of questions about candor so far (and will presumably be the focus of her request for more information, which she ordered at Thursday’s hearing).

    The defendants have expressly predicated their theory of vindictive and selective prosecution on external forces having some type of impact on the Chicago-based prosecutors. They stated in writing repeatedly that they are not alleging any animus by the line AUSAs or the Chicago U.S. Attorney’s Office. To the end, the prosecutors agreed to provide evidence of external forces communicating with the Chicago U.S. Attorney’s Office about this case, and they have now said there is no such evidence. There are no White House communications, there are no main justice communications, and I quote, There are no communications of any nature from, to, or with anyone outside of the U.S. Attorney’s Office other than local FBI investigators assigned to the case regarding any investigatory or charging decisions.

    But Judge Perry also made this point about why a selective prosecution claim — a claim based on the fact that prominent Democratic officials were the only ones who had been at the September 26 Broadview protests charged — would fail: Because both the people who were charged and those who were not shared the same views.

    To the extent the defendants’ theory is they were charged because of their political beliefs, everyone on the scene seems to have had the same political beliefs. To the extent they believe they were charged based on the exercising of their First Amendment rights, everyone on the scene seems to have been exercising the same political opinions and the same type of speech. So to the extent that there were some of those people who were uncharged, that is not evidence that your clients were selected because of their political beliefs or their First Amendment speech.

    There’s still an argument that Abughazaleh (and through her, everyone else) was only charged because she spoke out against the ICE goon who drove into her. But that also assumes the moment of selection came in the first decision to charge.

    We now know there was a second prosecutorial decision: Andrew Boutros’ decision, after the case was no-billed on October 9 last year, to try twice more — to keep trying until Kat Abughazaleh was charged in a felony conspiracy. DOJ has claimed that (aside from the September 27 meeting at which a video that is almost certainly Abughazaleh’s was shown) it didn’t speak to Main DOJ about the case until they had decided to charge it. They have not said — though exonerees have asked — whether there were communications after it was no-billed, whether that was why Boutros ordered Mecklenburg to get a rush grand jury transcript that she sent to Boutros but which he pinky swears he never read.

    What abundant evidence shows is that at that point, Boutros treated the Broadview 6 selectively.

    As I noted here, even though Boutros said the question of selective and vindictive prosecution was mooted by the dismissal, he spent five pages in his response addressing the topic. As part of it, he argued that no matter whether you think this case sucks, he had publicly and “vigorously prosecut[ed] those who seek to obstruct or impede federal employees and property.”

    Furthermore, whatever one’s views about the filing of charges in this case, the United States Attorney appeared in Court and offered his detailed rationale for authorizing the charges, including his legal thinking on enforcement of § 111 in this and future cases, including where other federal officials and employees might be victims. R. 187 at 57-58.13 The United States Attorney’s public position on vigorously prosecuting those who seek to obstruct or impede federal employees and property was well established when charges were filed, as evidenced by the many criminal cases the U.S. Attorney’s Office has brought involving those federal interests, and where applicable, his public comments in connection with those cases, and in particular, his October 4, 2025, statement. That view was shared by seven federal law enforcement leaders, including the then-Special Agent in Charge of the FBI, the leading investigative agency on this prosecution, all of whom joined the United States Attorney in issuing the October 4 statement.

    13 The United States Attorney’s Office has charged—both before and after former Defendants’ case— numerous instances of alleged harm to federal law enforcement officers and employees, federal property, and other federal interests. See, e.g., United States v. Brzowski, No. 1:25-cr-589 (N.D. Ill. Sept. 18, 2025) (forging judges’ signatures); United States v. Santoyo, No. 1:25-cr-422 (N.D. Ill. July 25, 2025) (dangerous weapon possession after standoff in federal courthouse); United States v. Lake, No. 1:26-cr-221 (N.D. Ill. May 11, 2026) (felon in possession of firearm in Dirksen building); United States v. Reyes, No. 1:26-cr248 (N.D. Ill. May 20, 2026) (running car into federal agent’s car); United States v. Gomez, No. 1:25-cr735 (N.D. Ill. Nov. 13, 2025) (unlawfully possessing a firearm and shooting it near federal law enforcement officer).

    To substantiate that, a footnote describes a case from July 2025 (before ICE invaded), a case charged on September 18, 2025 about conduct dating to 2023, a case involving a shooting while CBP officers were present charged in November 2025, and two cases charged in 2025 (one of which — Reyes — pertains to events that occurred during the ICE invasion in 2025). Just two of these, Reyes and Gomez, involve conduct alleging resisting an ICE or CBP goon during the invasion last fall.

    What Boutros doesn’t mention are the 25 other people charged during that period. For good reason! Virtually all of those cases also fell apart, just like the Broadview 6 case did.

    But they fell apart differently than Broadview 6. And that’s where the decision after October 9, the decision to keep trying to indict it, should come under scrutiny. On September 27, the same day (we belatedly learned) Main DOJ and Chicago and one other US Attorney’s office were discussing — among other things — the protest from the day before, Greg Bovino rolled into Broadview and caused a “shitshow,” leading to what DHS claimed were arrests of 11 people. Only five of those people were charged.

    But by October 9, four of those cases had been dismissed, including the charges against Ray Collins and Jocelyne Robledo, who were no-billed on October 7 (by a Tuesday grand jury, so a different one than the one that indicted the Broadview 6), and Hubert Mazur, who was initially charged for being pushed by a Border Patrol Officer after which both he and the Border Patrol Officer fell to the ground.

    On November 20, Boutros dismissed the last of those cases after the defendant threatened to call Greg Bovino as a witness. All five cases charged based on conduct the day after the Broadview 6 protest fell apart.

    At a hearing on October 8 after the government moved to dismiss the case against Mazur — the day before Sheri Mecklenburg first tried to indict the Broadview 6 for contact initiated, as with Mazur, by the DHS goon — DOJ explained that once they reviewed more bodyworn camera footage of what happened, they decided not to charge Mazur with assault for being pushed by a DHS goon.

    The government provided additional basis for its motion, noting that the government’s review, after defendant’s arrest, of additional body-worn camera video evidence caused the government to decide not to file an information in this case, in which the compliant charged the case as a misdemeanor.

    In his order dismissing that last charge from September 27, Magistrate Judge Gabriel Fuentes (who had been on duty on September 27) described how all five cases charged that day fell apart.

    Examining more closely the five September 27 Broadview criminal arrest cases, all of which came before the undersigned magistrate judge, the Court notes the following facts:

    1) The initial complaints charged four (Collins, Robledo, Ivery, and Briggs) of the foregoing five persons with felony violations of Section 111(a). Only the complaint against Mazur was filed as a misdemeanor.

    2) With today’s dismissal of the Briggs criminal information, none of these cases remains pending today – all have been dismissed.

    3) As the docket entries reflect in all five of the cases, the undersigned magistrate judge obtained a sworn statement from the affiants in each affidavit, at the time of complaint issuance, that not only were the affidavit allegations true, but that video evidence of the encounters existed, that the affiants had reviewed the video evidence, and that the video evidence corroborated the version of events set forth in the affidavits. Mazur (D.E. 11); Collins/Robledo (D.E. 26); Ivery (D.E. 13); and Briggs (D.E. 14).

    [snip]

    Importantly, nothing in this order should be construed as scolding the government for dismissing in these cases. Dismissing appears to be the responsible thing for the government to have done, in light of the government’s judgment and discretion. But the Court cannot help but note just how unusual and possibly unprecedented it is for the U.S. Attorney’s Office in this district to charge so hastily that it either could not obtain the indictment in the grand jury or was forced to dismiss upon a conclusion that the case is not provable, in repeated cases of a similar nature. Federal arrest brings federal detention, even for a short time. It brings the need to obtain counsel, to appear at court hearings, to answer the charges (as Briggs did in this case, pleading not guilty), and to prepare for trial (as Briggs also has had to do in this case). Being charged with a federal felony, even if it is later reduced to a misdemeanor, is no walk in the park.

    In the very same period where Boutros ordered Sheri Mecklenburg to try three times to charge Kat Abughazaleh and others with a felony, he was dismissing cases, based in part on additional video review or after the grand jury refused to indict. Importantly, in those other cases, DOJ did the additional BWC review.

    Yet in the Broadview 6 case, when grand jurors asked what the local cops had seen on October 16, Mecklenburg didn’t chase such footage down. She instead told them, falsely, that there were no cops present.

    GRAND JUROR: Who took the videos? What’s the source of these videos?

    MS. MECKLENBURG: This video is from Ms. Abagazala’s social media.

    MR. SKIBA: Yeah. So some were like a Twitter, an Instagram. Some were, I believe, You Tube. This was all civilians taking photos.

    MS. MECKLENBURG: Yeah. No law enforcement was out there, so they didn’t take any video.

    Once Mecklenburg did chase down that video, it showed that the people she had charged with felony conspiracy had walked away after a DHS goon, as happened with Mazur and many others, initiated contact. That’s likely what led DOJ to drop the charges against Kat Sharp and Joselyn Walsh in March.

    In any case, by the time Mecklenburg falsely claimed there were no cops and therefore no bodyworn footage, Boutros had already made that second decision, to keep trying for that felony.

    In every other case, Boutros reviewed a shitty claim and dropped it.

    In this case — the one targeting someone the White House had targeted personally — he did not.

    In the hearing on Thursday, Judge Perry asked when the communications with Main DOJ about the case transpired. Nate Whalen, attempting to stave off further investigation, stonewalled.

    U.S. District Judge questions the feds about outside communications about the case.

    Assistant U.S. Attorney Nathaniel Whalen quibbles on whether there are relevant communications, which prompts many smiles on the defense side of the courtroom. Defendants had pressed for communications with the White House and Justice Department headquarters.

    Whalen indicates there were communications outside the U.S. attorney’s office after a charging decision was made.

    Perry tries to pin down when that was. Whalen tells her the feds tried to clarify that in a brief, and Perry’s eyes go wide. She also tells Whalen that a footnote he’s been pointing to “is a mess.”

    Judge Perry is going to give the Feds questions she demands they answer under oath, under penalty of perjury. Ostensibly, she will use them to decide whether to appoint a prosecutor who could put them in jail — but she may learn enough to hold them in criminal contempt right there.

    And one of those questions will likely pertain to why the Broadview 6 case got treated differently, last fall, than all the other frivolous cases that Boutros was willing to dismiss within days.

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  • À Clermont-Ferrand, un espace culturel emblématique victime de l’alternance municipale

    Interpellé en conseil municipal sur le gel pour 2027 des activités du Lieu-Dit, le maire Les Républicains de Clermont-Ferrand, Julien Bony, a confirmé une interruption le temps de réfléchir à une offre qui réponde aux «nouvelles orientations» de la municipalité.
  • Des cinémas se mobilisent après l’effacement par un maire d’extrême droite du nom d’un réalisateur engagé

    L’édile d’Elne, dans les Pyrénées-Orientales, a justifié sa décision de débaptiser le cinéma René-Vautier de la ville par son souhait de «ne pas politiser la culture». «Oui, la culture est un choix politique», lui ont répondu vendredi une dizaine d’organisations de professionnels du cinéma.
  • When is the right time to compare US politics to the Nazi era? This expert on Christian nationalism says: now

    Robert P Jones argues that declining white Christian influence has fuelled an alliance with Trump, and warns it is reshaping US democracy

    The lawyer Mike Godwin famously came up with the “law” that, as an online discussion grows longer, the probability of a comparison involving Nazis or Hitler approaches one (or 100%).

    Robert P Jones thought long and hard about whether to go there in his latest book. But the more he studied US demographic numbers, considered the rise of Christian nationalism and heard Donald Trump use the language of racial purity, he found the conclusion inescapable. “This is our 1933,” he writes.

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  • « T'as beau être élu, t'es une merde comme les autres » : en marge des blocages des lycées, des policiers prennent à partie des élus locaux

    Pour intervenir, les pompiers ont besoin que le passage soit libéré. Alors l'élu et des enseignants tentent de communiquer avec les unités de police (appartenant visiblement aux CDI ou CSI) déployées en marge du blocage, pour assurer le retrait en bon ordre des adolescents. Les policiers, eux, décident de charger sans attendre. Peut-être en raison d'un malentendu ? L'un d'eux lâche "de toute façon, on va passer", alors que la conversation visait justement à dégager le passage. Source: Dans la presse
  • Gemini ajoute des paramètres UTM à ses liens : le trafic IA de Google enfin mesurable ?

    Ce qu'il faut retenir :

    • Google Gemini ajoute désormais des paramètres UTM à ses liens sortants, un changement repéré sur Reddit fin septembre 2026 et constaté par John Mueller, sans documentation officielle de Google à ce stade.
    • Selon un utilisateur de Reddit, le référent de Gemini ne serait transmis que dans environ 9 % des cas depuis l'application mobile, ce qui envoyait une grande partie de ce trafic dans le canal « direct » de GA4.
    • Contrairement au référent, un paramètre UTM résiste aux navigateurs intégrés des applications et apparaît dans les logs serveur, ce qui fiabilise l'attribution du trafic venu de Gemini.
    • Les SEO peuvent désormais isoler le trafic Gemini, le comparer à celui de ChatGPT ou de la recherche classique, et justifier chiffres à l'appui les ressources consacrées au GEO.

    Un utilisateur de Reddit repère des UTM dans les liens de Gemini

    L'information est partie de Reddit. Un utilisateur y a signalé que Gemini ajoutait des paramètres UTM aux liens présents dans ses réponses, un changement qu'il datait d'environ 24 heures et qu'il rapprochait de la pratique déjà en place chez ChatGPT. Le fil a été relayé par Roger Montti dans un article publié le 1er octobre 2026 sur Search Engine Journal.

    Pour rappel, les paramètres UTM (Urchin Tracking Module) sont des balises ajoutées à la fin d'une URL, comme utm_source ou utm_medium. Ils indiquent explicitement aux outils d'analytics d'où provient une visite, indépendamment des informations transmises par le navigateur.

    Google n'a publié aucune annonce ni documentation sur ce changement.

    John Mueller constate le changement et s'interroge sur le référent

    John Mueller, Search Advocate chez Google, a réagi dans le fil. Il a indiqué observer lui aussi les UTM, tout en se demandant pourquoi ils étaient nécessaires. Selon lui, Gemini transmettait déjà un référent (l'information « referrer » qui indique au site de destination la page d'origine du clic), ce qui devait permettre de suivre ce trafic.

    Il faut noter que cette réaction relève du constat, pas d'une confirmation officielle de Google sur le fonctionnement du dispositif. John Mueller n'a donné aucune précision sur les conditions de déclenchement des UTM.

    Le référent de Gemini se perd sur mobile, selon un utilisateur

    La réponse la plus détaillée est venue d'un utilisateur identifié sous le pseudonyme CrawlWarden. D'après lui, le référent existe bien, mais il ne survit pour l'essentiel que sur la version web desktop de Gemini. Ses observations sont les suivantes :

    • Application mobile Gemini : le référent ne serait transmis que dans environ 9 % des cas.
    • Invocations de l'assistant sur Android : le référent serait totalement supprimé.
    • Conséquence dans GA4 : une part importante de ce trafic se retrouverait classée en « direct » plutôt que dans le canal dédié aux assistants IA.

    Important : ces chiffres sont déclaratifs. Ils proviennent d'un utilisateur anonyme, sans méthodologie publiée ni données reproductibles.

    CrawlWarden souligne aussi l'avantage technique de l'UTM : il survit aux webviews intégrées aux applications (les navigateurs embarqués qui ouvrent un lien sans passer par Chrome ou Safari) et apparaît dans les logs serveur bruts. C'est ce qui donne au changement plus de portée qu'il n'y paraît, même si un référent existait déjà.

    John Mueller a répondu qu'il transmettrait volontiers à l'équipe concernée toute information reproductible sur la perte du référent. Il a ajouté qu'il serait souhaitable de conserver ce référent en plus du marquage UTM.

    Le canal « direct » masquait une partie du trafic IA

    Le problème soulevé dépasse Gemini. Dans GA4 comme dans la plupart des outils d'analytics, le canal « direct » sert de catégorie par défaut : une visite y est rangée lorsqu'aucun référent ni aucun paramètre UTM ne permet de la rattacher à une source.

    Autrement dit, tant que le référent disparaissait, le trafic envoyé par Gemini depuis mobile se mélangeait aux saisies d'URL, aux favoris et à d'autres visites non attribuées. Impossible, dans ces conditions, de savoir précisément ce que l'assistant de Google apportait à un site.

    Le contexte rend ce manque de visibilité d'autant plus sensible. Comme le rappelle Roger Montti, l'ajout intervient alors que la frustration monte face à la baisse du trafic envoyé par Google Search, attribuée au déploiement de la recherche IA et de Gemini. Un constat pas forcément partagé par Google, comme l'a récemment rappelé Nick Fox dans une interview.

    Les conditions de déclenchement encore inconnues

    Une question reste ouverte : dans quels cas Gemini ajoute-t-il ces UTM ? ChatGPT, de son côté, n'en ajoute qu'aux liens issus de réponses s'appuyant sur des sources web, et non à ceux qui découlent de ses données d'entraînement (les connaissances dites paramétriques du modèle).

    Pour Gemini, rien n'est documenté. Roger Montti suppose que les UTM pourraient apparaître lorsque l'assistant présente une réponse qui renvoie directement à un site, sans pouvoir l'affirmer. Tant que Google ne précise pas ce comportement, une partie du trafic Gemini pourrait donc continuer à échapper à l'attribution, et la part captée par les UTM reste à mesurer site par site.

    L’article "Gemini ajoute des paramètres UTM à ses liens : le trafic IA de Google enfin mesurable ?" a été publié sur le site Abondance.

  • Pete Hegseth just took his personal crusade to a new level | Arwa Mahdawi

    The US defense secretary who hates ‘beardos, weirdos and wimps’ has announced an Office of Religious Affairs at the Pentagon

    Apart from money and McDonald’s, there’s nothing Donald Trump seems to love more than a “big, beautiful” wall. The government is currently spending billions of taxpayer dollars to fulfill the president’s fantasy of lining the US-Mexico border with 30ft steel bollard walls and high-tech surveillance.

    What the Trump administration is apparently not so keen on is the wall of separation between church and state. While the president may hawk bibles as a side hustle, he is not exactly devout; he serves only mammon. The top levels of his government, however, are stuffed full of religious fanatics who appear hellbent on remaking the country as a Christian theocracy.

    Arwa Mahdawi is a Guardian columnist

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  • Appel à venir à Bure !

    Il y a de la place dans les lieux collectifs de la zone pour tout le monde : les personnes de passage et les personnes qui réfléchissent à s’installer sur du plus moyen/long terme.

    Une lutte qui ne fait que commencer

    Les prochaines années vont être particulièrement marquantes pour la lutte car les travaux pour le projet CIGEO d’enfouissement de déchets nucléaires vont commencer. Jusque là, rien de directement lié au projet CIGEO n’a été construit : l’ANDRA– l’agence nationale chargée du projet CIGEO – a surtout déposé des dossiers administratifs, acquis des terres (de force quelques fois), et fait des travaux préliminaires.

    La lutte ne fait donc que commencer car plus de 150 ans de chantiers sont prévus pour le projet CIGEO ! Il y a plein de façons de lutter sur place : en faisant de la communication, en préparant des événements, en participant aux réunions, en faisant du lien avec nos voisin.es, en visibilisant l’opposition sur place, en travaillant sur des dossiers techniques et thématiques, etc.

    Sur place, on ne lutte évidemment pas que contre le nucléaire mais aussi contre toutes les formes de domination comme le montre la diversité des événements organisés sur zone ces dernières années.

    Des maisons d’accueil et des pratiques d’autonomie

    Depuis une trentaine d’années, la lutte s’est également diversifiée avec l’acquisition de maisons collectives : la maison de résistance en 2004, l’Augustine en 2017 et l’Affranchie en 2018. Ces maisons collectives permettent à des militant.es de vivre sur place et de développer de nombreuses pratiques d’autonomie.

    Ces pratiques sont complètement rejoignables : il y a toujours besoin d’aide aux champs, à la boulange, au bar-restaurant, à la réparation de vélos ou voitures collectives ou pour les différents chantiers collectifs d’entretien et d’amélioration de maisons. Pour rejoindre ces dynamiques, des rendez-vous réguliers sont prévus sur zone et on pourra t’expliquer ça une fois sur place.

    Pour les personnes ne souhaitant pas vivre dans des lieux collectifs, il existe également des colocations de militant.es !

    Comment préparer sa venue ?

    Il est plus ou moins facile de s’intégrer dans un lieu collectif selon son habitude à venir dans ce genre de lieux. Si tu as de l’appréhension ou si tu as peur de ne pas être à l’aise, il peut être quelques fois plus simple d’arriver à plusieurs ou d’arriver dans des moments où de l’accueil est prévu explicitement (comme les moments de chantiers, les moments pré-événement de préparation, etc.)

    Il est également possible de nous prévenir de ta venue à la maison de résistance à la poubelle nucléaire en écrivant à l’adresse mail burezonelibre [at] riseup [point] net.

    Si tu envisages d’habiter un peu plus longtemps sur zone, n’hésites pas également à en parler sur place et on pourra te guider en fonction de tes centres d’intérêt.

    Pour aller plus loin

    Plein de ressources sont disponibles sur bureburebure.info :

    -La page venir et vivre à Bure explicite différentes façons d’arriver sur zone,

    -La brochure « Comment on lutte à Bure » détaille un peu plus les pratiques de lutte et d’autonomie développées au sein de la lutte à Bure.

    -La vidéo Vivre à Bure en 2025 (22′) laisse la voix à des militant.es ayant choisi d’habiter les lieux collectifs achetés par la lutte pour parler de ce qui rythme leur quotidien. On y parle d’amitiés, de vie collective mais aussi de pratiques d’autonomie comme les affouages, la boulangerie, le maraîchage et les chantiers,

    –Le brief légal en contexte burien rappelle nos droits face à la police et donne des conseils notamment en cas de contrôle d’identité, de contrôle routier ou de garde à vue.

    -Pour plus de brochures et de vidéos, tu peux consulter la boîte à outils du menu déroulant de bureburebure.info !

    -Tu peux également nous contacter à l’adresse de contact de la lutte sauvonslaforet [at] riseup [point] net pour toute demande d’information.

  • En Bosnie-Herzégovine, des élections hantées par Ratko Mladić

    Dimanche 4 octobre, les électeurs et électrices de Bosnie-Herzégovine renouvellent leurs parlements et leurs trois présidents. L’ombre de l’ancien criminel de guerre, enterré en grande pompe en Serbie il y a un mois, plane sur un scrutin marqué par une surenchère nationaliste et l’absence de programmes.
  • «Renouveau lycéen» : décryptage d’une escroquerie médiatique

    Les médias sponsorisent un faux lycéen mais un vrai communicant macroniste pour tenter de casser le mouvement

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  • «Football Leaks»: le lanceur d’alerte Rui Pinto lâché par la justice portugaise

    Au lendemain de la condamnation historique du club de Manchester City, rendue possible par les documents Football Leaks, la justice portugaise a brutalement retiré le statut de témoin protégé au lanceur d’alerte Rui Pinto, à l’origine des révélations. Il a lancé vendredi un appel aux dons.
  • A billionaire is one of Trump’s loudest critics. Will Democrats send him to the White House?

    As the Illinois governor seeks a third term, his growing national profile has fueled speculation about a possible White House bid

    When Donald Trump returned to power, 20 long months ago, some state leaders wrung their hands, worrying what explicit resistance might cost their citizens – and their careers – during the second term of a vengeful president. JB Pritzker was not among them.

    Two days after Trump’s re-election, the Democratic governor of Illinois warned the president would need to “come through me” to reach the people of his state. He waited all of 30 days after the inauguration before drawing a comparison with Nazi Germany.

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  • Violences sexuelles: contre les procédures bâclées, l’Assemblée adopte un plan encore fragile

    Vendredi, lors de l’examen de «la loi intégrale», les députés ont voté un article prévoyant un «socle minimal d’actes d’enquête» pour diminuer le nombre de classements sans suite faute d’investigations suffisantes. Mais les budgets ne suivent pas.
  • «Le risque d’un dérapage autoritaire au Brésil est réel»

    Le premier tour de l’élection présidentielle oppose dimanche 4 octobre Luiz Inácio Lula da Silva, président sortant, et Flávio Bolsonaro, héritier de son père à l’extrême droite. Derrière une polarisation apparente, d’autres aspirations existent, analyse le politiste Frédéric Louault.
  • Lula contre Bolsonaro: au Brésil, la corruption plane sur un scrutin très serré

    L’affaire Vorcaro, du nom d’un banquier qui a arrosé de pots-de-vin le personnel politique, a secoué le Brésil tout au long de l’année. Flávio Bolsonaro, pourtant directement impliqué, ne perd pas ses soutiens. Tandis que le président sortant compte sur ses dernières mesures sociales.
  • Le mouvement ne faiblit pas, la répression est totalement inédite

    Malgré les discours anxiogènes, les mensonges, la barbarie de la police… c'est une lame de fond inarrêtable qui déferle dans les rues.

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  • Le mouvement lycéen est quatre fois plus populaire que Macron

    Le mouvement lycéen en cours, qui fait face à une répression barbare et est sali dans tous les médias, est quatre fois plus populaire qu'Emmanuel Macron.

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  • Près de la grotte de Lascaux, un projet de data center à 400 millions d'euros

    Près de la grotte de Lascaux, une ancienne papèterie pourrait devenir un « supercalculateur » qui servirait à entraîner des services IA. Les habitants mobilisés ont réussi à obtenir une réunion publique pour éclairer ce projet aux multiples inconnues.
    Condat-sur-Vézère et Le-Lardin-Saint-Lazare (Dordogne), reportage
    À son heure de gloire, la papèterie Condat, sur les communes de Condat-sur-Vézère et Le-Lardin-Saint-Lazare (Dordogne), faisait vivre 1 200 personnes. Jusqu'à sa chute (…)

    Lire la suite - Reportage / Luttes , Numérique
  • Près de la grotte de Lascaux, un projet de data center à 400 millions d'euros

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  • Bardella antisémite : qui aurait pu prédire ?

    Depuis les dernières révélations de Mediapart sur les tweets antisémites et islamophobes de Jordan Bardella, le monde médiatique s’effarouche. Pour les uns, il s’agirait d’une manœuvre, d’une « fausse révélation », voire d’une opération de barbouzes…
  • Belfort : le policier «lynché» avait-il essayé de noyer un lycéen ?

    Une scène «choquante», un «lynchage», «une tentative d'homicide» : ce vendredi 2 octobre sur BFM, les présentatrices sont épouvantées, au bord des larmes.

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  • Le tract de l’Illegal Team pour l’antirep de manif

    En cette rentrée qui s’annonce mouvementée, on en a profité pour mettre à jour notre tract d’antirep de manif.

    On a fait peu de changements mais c’est surtout l’occasion de vous partager la version PDF comme ça vous pouvez les imprimer, les plier et les distribuer en autonomie si ca vous amuse !

    En tous cas c’est toujours utile de le diffuser au max et ca nous aide bien parce qu’on arrive jamais à être partout <3

    Et ca vaut le coup de le rappeller en ce (peut-être) début de mouvement social: on oublie surtout pas de signaler les interpellations au 06 75 30 95 45 et on hésite pas à diffuser le numéro !

    Ci-dessous les infos et les fichiers:

    Le PDF: TRACT-IT-sept25  (petit tips impression: bien penser au recto-verso sur les bords courts.)
    Les images page par page:

  • [Rezé] FRANKENSTEIN Un opéra-rock communiste

    affiche théâtreA3

    LES VACHES À ROULETTES PRÉSENTENTFRANKENSTEINUn opéra-rock communiste de Guillaume ConnanMise en scène : Claire Pautet

    Au profit des associations :Résilience GazaSolidarité avec le peuple marocain (SLPM)

    10 octobre — 19 h 30Théâtre municipal de Rezé6, rue Guy Lelan

    Renseignements : https://atvr.fr

    FRANKENSTEIN

    Retrouvez-nous au théâtre de Rezé le 10 octobre pour une nouvelle représentation de Frankenstein !

    Les bénéfices seront reversés aux associations Résilience Gaza et SLPM.

    RÉSILIENCE GAZA

    Résilience Gaza est un projet de solidarité concrète avec les Gazaouis en lutte pour leur survie. Basé à Deir al-Balah, ce mouvement effectue des distributions de nourriture, de médicaments et de fournitures scolaires pour les réfugié·es des camps.

    SLPM

    SLPM est une association fondée par Aziz Menebhi, qui lutte pour la libération du peuple marocain du joug du régime dictatorial au Maroc et de sa complicité avec l’entité sioniste.

    Rejoignez-nous pour cette belle soirée de théâtre et de lutte !

    a4theatre

  • 6 Octobre : Acte III

    Wesh l’équipe, faut qu’on parle de ce qui se passe en ce moment, parce que c’est hyper grave.

    Le gouvernement Lecornu vient de présenter son projet de budget pour 2027, et c’est une énorme cure d’austérité : 54 milliards d’euros d’économies sur notre dos.

    Concrètement, ils veulent supprimer 1 588 postes de profs (alors qu’on est déjà souvent plus de 35 par classe !), et geler les APL ainsi que les allocations familiales. Bref, c’est une attaque directe contre la jeunesse et les familles les plus pauvres.

    Depuis fin septembre, on s’est mobilisés en masse dans les lycées. Mais la réponse de l’État est ultra-violente. En quelques jours, il y a déjà eu plus de 5 000 interpellations (rien que le jeudi 1er octobre, ils ont arrêté 1 949 personnes !).

    Le pire, c’est qu’il y a déjà au moins 170 élèves blessés. À Tours et à Argenteuil, des lycéens de 16 ans ont été gravement touchés à l’œil par des tirs policiers, et à Saint-Denis, un autre a fini à l’hôpital pour une suspicion de fracture du crâne.

    Face à cette violence, on ne peut plus juste attendre gentiment. Les syndicats officiels (comme la FIDL ou l’Union étudiante) et les partis politiques comme LFI nous demandent de faire des marches pacifiques ou d’attendre sagement les élections de 2027.

    Mais on sait très bien que les marches déclarées ne suffisent plus. Ce qui marche vraiment, c’est le blocage strict et le rapport de force.

    La preuve : la ministre a déjà dû reculer sur la tarification des BTS et des Prépas grâce à la pression de la rue !

    Pour tenir le coup, la rue n’est pas un choix politique, c’est une nécessité.

    On doit s’organiser, se protéger et faire bloc.

     

     🛡️ GUIDE DE SURVIE : DE LA RUE À LA GAV

    Pour que la solidarité soit notre meilleure arme face à la répression, voici les règles d’or et techniques de défense collective (defco).

    • En manif : « Be Water » et protection collective

    Matos de base : Du sérum phy pour les yeux, des fringues sombres et neutres (pas de marques visibles), un masque de protection FFP2, des lunettes de protections, et surtout le numéro d’un groupe d’anti-répression ou d’un proche écrit au marqueur sur le bras.

    Technique du parapluie : Les parapluies ne servent pas qu’à se cacher. Ouvrir plusieurs parapluies à l’avant et sur les côtés du cortège crée un mur visuel instantané. Ça bloque les caméras de surveillance, empêche les flics de cibler des personnes et protège des tirs de gaz lacrymo ou de LBD.

    « Be Water » (Sois l’eau) : Pas de position fixe si on est encerclés ou dépassés. On reste mobiles, fluides et spontanés. Si une charge arrive, on reflue ensemble sans paniquer, et on se reforme plus loin. On évite de rester statique face aux nasses.

    • En cas d’interpellation : La base légale de la Defco

    Si tu te fais choper par les flics, active immédiatement le mode « Défense Collective ». En garde à vue (GAV), tu as des droits fondamentaux que la police essaiera de te faire oublier.

    Applique la règle des 3 piliers :

    Le Droit au Silence : C’est ta meilleure arme. À TOUTES les questions (sauf ton identité de base : nom, prénom, adresse), ta seule et unique réponse doit être : « Je n’ai rien à déclarer ». Ne cherche pas à te justifier ou à raconter ton histoire « pour sortir plus vite », ça sera retenu contre toi ou tes potes.

    L’Avocat·e choisi·e  ou commis·e d’office : Exige un·e avocat·e dès le début. Aucune audition ou interrogatoire ne peut commencer sans sa présence. Si tu as le nom d’un avocat anti-rep ou d’un collectif sur ton bras, donne-le. Sinon, demande l’avocat d’office.

    Le Médecin : Demande à voir un médecin, même si tu penses n’avoir rien. C’est capital pour faire constater d’éventuels coups ou violences policières subis pendant l’interpellation, et ça laisse une trace officielle. Pareil si tu as des médicaments à prendre (pense à en avoir avec toi). Ne dis rien au médecin qui puisse être utilisé contre toi.

    Ne rien signer à l’aveugle : Ne signe aucun document (procès-verbal, déclaration) sans l’avoir lu attentivement. Si tu n’es pas d’accord avec ce qui est écrit ou si on a déformé tes propos, refuse de signer.

    Rappel crucial pour les mineurs (90% des interpellés en ce moment) : Les flics ont l’obligation de prévenir tes parents ou tuteurs légaux immédiatement. La présence d’un avocat est obligatoire pour les mineurs pendant les auditions. Ne te laisse pas impressionner par leurs coups de pression.

    • Que faire si mon pote se fait arrêter ?

    La solidarité ne s’arrête pas quand les flics embarquent quelqu’un.

    Si tu vois ton pote se faire choper, suis DIRECTEMENT ces étapes pour le sortir de là :

    Prends les infos en direct  : Note immédiatement l’heure exacte, le lieu précis de l’arrestation, la tenue qu’il portait, et essaie de capter le matricule (RIO) des flics ou leur unité (BAC, Brav-M, CRS).

    Note son identité complète : Note son nom, prénom, sa date de naissance complète et le numéro de téléphone de ses parents (surtout s’il est mineur, c’est super important).

    Alerte le groupe légal  : Contacte tout de suite le collectif légal ou la « legal team » de ta ville ou de ton mouvement si vous en avez mis un en place. Transmets-leur toutes les infos pour qu’ils puissent chercher dans quel commissariat il a été envoyé.

    Préviens ses proches : Si ton pote est mineur, appelle immédiatement ses parents pour qu’ils soient au courant avant que la police ne les appelle (ou s’ils font traîner les choses). Dis-leur de demander tout de suite un·e avocat·e pour leur enfant.

    Fais du soutien psy au comico : Ne le laisse pas tout seul. Dès que vous savez dans quel commissariat il est retenu, rassemblez-vous en groupe devant. Faire du bruit et être présents montre aux flics qu’il n’est pas isolé et ça donne de la force à ceux qui sont à l’intérieur.

    Mardi 6 octobre, on y va déter, équipés et solidaires : grève nationale et blocage total !

  • CA 363 octobre 2026

    Le numéro de rentrée de Courant Alternatif bientôt dans les boites...
    Pour le recevoir abonnez vous. Ci dessous le sommaire et la "une". Les articles seront publiés au fil du mois.

    - 363 Octobre 2026
  • Ne pas relâcher la pression face à la répression

    La semaine qui s'achève a été celle d'un soulèvement lycéen inédit par sa puissance, mais aussi par la répression qui s'est abattue

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  • Non, il n’y a pas «d’autres façons de se faire entendre»

    Démontage du discours dominant : il est impossible d'être raisonnable avec des dirigeants qui ne le sont pas

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  • TEMOIGNAGES. "J'ai vu dans ses yeux qu'il partirait" : atteintes d'un cancer et quittées par leur partenaire, elles racontent leur reconstruction

    Carole a connu cette spirale infernale. Depuis le diagnostic de son premier cancer, en 2018, le niveau de vie de cette ancienne hôtesse s'est dégradé. Elle a d'abord dû arrêter d'exercer son métier, affronter le regard des autres malgré les perruques et le maquillage pour "ne rien montrer". Puis se heurter au départ de son conjoint avec une autre femme, à la récidive de son cancer un an et demi plus tard. "Quand je suis rentrée d'une cure thermale, mon mari avait quitté la maison pour 'prendre du recul', raconte la quinquagénaire. Il avait emménagé dans son logement de fonction et rejoignait en fait sa nouvelle compagne." Source: franceinfo
  • Blocages et confrontation : d'Act Up à Cancer colère, les malades passent à l'action

    Des malades du cancer manifestent contre les pesticides le 3 octobre, en politisant leur condition. Une démarche qui trouve son inspiration dans les méthodes d'Act Up et l'activisme antivalidiste.
    « Soyons des centaines, des milliers à brandir la maladie. » Tel est l'appel de Cancer Colère pour la mobilisation internationale contre les pesticides, samedi 3 octobre autour d'un site du groupe agrochimique Syngenta à Saint-Pierre-la-Garenne (Eure). Ses membres y défileront avec des étendards (…)

    Lire la suite - Info / Luttes , Santé
  • Blocages et confrontation : d'Act Up à Cancer colère, les malades passent à l'action

    Des malades du cancer manifestent contre les pesticides le 3 octobre, en politisant leur condition. Une démarche qui trouve son inspiration dans les méthodes d'Act Up et l'activisme antivalidiste.
    « Soyons des centaines, des milliers à brandir la maladie. » Tel est l'appel de Cancer Colère pour la mobilisation internationale contre les pesticides, samedi 3 octobre autour d'un site du groupe agrochimique Syngenta à Saint-Pierre-la-Garenne (Eure). Ses membres y défileront avec des étendards (…)

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  • Construire sa maison soi-même ou à plusieurs : trois livres inspirants pour créer son cocon

    Construire sa maison pour 40 000 euros, aménager un local associatif au sein d'une friche ou adapter son habitat aux sécheresses et incendies : trois livres qui expérimentent d'autres manières de construire et d'habiter.
    Les exemples sont de plus en plus nombreux ces dernières années et Reporterre s'en fait régulièrement l'écho. Maisons en paille, en bois ou mobiles, chantiers participatifs, habitats partagés : partout des personnes cherchent à construire et habiter autrement.
    Pour (…)

    Lire la suite - Info
  • Washington Policy Review: October 2, 2026

    Today’s Report

    1. Overview

    2. White House News

    3. Truth Social Posts

    4. Government Department News

    5. Selected Democratic Officials

    6. AI & Tech Company News

    7. Congressional Watch

    1. Overview

    The White House proclaimed October 2, 2026, as National Manufacturing Day, with the President reporting 72,000 new manufacturing jobs in 2026 and attributing growth to tariffs and tax acts. The Administration also announced a “Cyber Strategy for America,” the “GOLD EAGLE” intelligence partnership, and reaffirmed commitments regarding domestic violence and breast cancer awareness.

    Trump stated on Truth Social that he secured an 8.4 billion dollar oil recovery project with the Republic of Korea. He further urged Senate Republicans to pass the “No More Changing of Clocks Act,” alleging the bill would decrease robbery and murder rates. Additionally, Trump questioned why New York Governor Kathy Hochul appointed Letitia James to represent the state in a legal case.

    The State Department and Treasury announced the designation of a Hamas operative and a fundraising network, alleging the group raised $2 million through sham charities. The U.S. and Japan signed a protocol to extend a science and technology agreement indefinitely. The Department of War announced multiple flag and general officer nominations and a memorandum to accelerate the fielding of counter-unmanned aircraft systems. HHS Secretary Robert F. Kennedy, Jr. announced $96 million in funding for the STREETS program to assist homeless individuals with mental illness or substance use disorders.

    Democratic officials announced various state-level initiatives: Representative Alexandria Ocasio-Cortez, alongside Senators Bernie Sanders and Jeff Merkley, introduced the Ban Flock Act to restrict federal agency use of automatic license plate readers. Governor Wes Moore launched a Key Bridge Rebuild Dashboard and announced nine judicial appointments, while Governor Gretchen Whitmer appointed Dr. Amber Libby to the 6th District Probate Court. Governor Andy Beshear reported an 8.14% decrease in serious crime in Kentucky from 2024 to 2025.

    No updates were recorded for the specified AI and tech companies.

    According to Congressional Watch records for October 1, 2026, the Senate conducted no legislative business during a pro forma session, while the House introduced 80 public bills and one private bill. The Senate Committee on Banking, Housing, and Urban Affairs examined four nominations, and the House received a committee report concerning traumatic brain injury research.

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    2. White House News

    National Manufacturing Day, 2026

    President Donald J. Trump proclaimed October 2, 2026, as National Manufacturing Day to honor workers and celebrate the “extraordinary comeback of American manufacturing.” The White House reports that the President has secured over $11.2 trillion in investments, adding 72,000 manufacturing jobs in 2026. The White House attributes this growth to “powerful tariffs” and the Working Families Tax Cuts Act, which includes “No Tax on Overtime.” The President states that real wages for the average manufacturing worker have “surged by $2,500 annually” since he took office.

    Reference: Original White House release

    Presidential Message on National Cybersecurity Awareness Month

    During National Cybersecurity Awareness Month, the White House reaffirmed its dedication to “bolstering our Nation’s cybersecurity” and “unleashing the Golden Age of Cyberspace.” The President stated his Administration signed an Executive Order to combat cybercrime and released a “Cyber Strategy for America.” The White House announced the creation of “GOLD EAGLE,” a partnership designed to use “American Super Intelligence” to identify vulnerabilities. Additionally, the White House highlighted First Lady Melania Trump’s “Presidential Super Intelligence Challenge” and “Fostering the Future Together” initiative to support student technology education.

    Reference: Original White House release

    Presidential Message on National Domestic Violence Awareness Month

    The White House commemorated National Domestic Violence Awareness Month by reaffirming a commitment to “permanently ending domestic violence” and ensuring Americans live “free from the threat of violence.” The President stated the Administration will provide resources for shelters, counselors, and advocates to assist survivors. Furthermore, the White House announced plans to give law enforcement tools to prevent such violence and ensure perpetrators are “held accountable.” The President encouraged those in need to contact the National Domestic Violence Hotline at 1-800-799-7233 for confidential support.

    Reference: Original White House release

    Presidential Message on National Breast Cancer Awareness Month

    During National Breast Cancer Awareness Month, the White House honors survivors, those currently fighting, and those lost to “this terrible disease.” Noting that 380,000 women will receive a diagnosis this year, the Administration declares “these numbers represent shattered lives and families, and that is unacceptable.” Through the “historic mission to Make America Healthy Again,” the White House commits to advancing research and treatments to conquer chronic illness. The President and First Lady encourage individuals to know their risk factors while standing in “compassionate solidarity with all cancer warriors.”

    Reference: Original White House release

    3. Truth Social Posts

    Trump thanked the state of Oklahoma. He also asserted that “America does not belong to those who hate it” and “belongs to those who love it!” Additionally, Trump questioned why New York Governor Kathy Hochul would appoint “Corrupt Prosecutor” Letitia “Peekaboo” James to represent the state in a “highly controversial Cornell University rape case.”

    Regarding energy policy, Trump announced an 8.4 billion dollar oil recovery project with the Republic of Korea, stating it contributes to “American Energy Dominance and Energy Security.” He also stated that Europe agreed to release a “massive amount” of diesel oil, with the process beginning immediately.

    Trump urged Senate Republicans to move forward on the “No More Changing of Clocks Act,” or The Sunshine Protection Act, characterizing the current biannual clock changing process as “ridiculous” and “foolish, inconvenient and, in some cases, very costly.” He attributed the hold-up of the bill, which he noted passed the House with bipartisan support, to Senator Tom Cotton. Trump claimed that ending the clock change would provide a variety of benefits, including the potential to “Decrease Robbery and Murder Rates,” lower health risks, and boost several industries.

    Reference: https://truthsocial.com/@realDonaldTrump

    4. Government Department News

    State Department (state.gov)

    United States and Japan Extend Science and Technology Agreement Indefinitely

    On October 2, 2026, the United States and Japan signed a protocol in Tokyo to indefinitely extend their 1988 Science and Technology Agreement. Assistant to the President and Director of the White House Office of Science and Technology Policy Michael Kratsios and Japanese Minister for Foreign Affairs Motegi Toshimitsu signed the document. The extension aims to sustain cooperation on critical and emerging technologies, which the U.S. government characterizes as a sign of “deep trust and respect” between the two nations.

    Deputy Secretary Landau’s Meeting with Japanese State Minister for Foreign Affairs Horii

    Deputy Secretary of State Christopher Landau met with Japanese State Minister for Foreign Affairs Iwao Horii on October 2, 2026. The officials discussed the U.S.-Japan Alliance, regional peace and stability, and ongoing cooperative development and infrastructure projects in the Pacific Islands. They also reaffirmed a commitment to strengthening economic security in regions of mutual interest, building upon a September 22 meeting between President Trump and Prime Minister Sanae Takaichi.

    Ad-Hoc Coalition to Defeat ISIS Meeting on Iraq and Syria

    On October 1, 2026, the United States and Italy co-chaired a Global Coalition to Defeat ISIS/Daesh meeting in Rome. Partners marked the conclusion of Operation Inherent Resolve’s mandate in Iraq as a “true victory” and noted cooperation with Damascus in Syria. Participants announced over $75 million in commitments to support counterterrorism, detention capacity, and humanitarian services. The Coalition emphasized that long-term security requires strengthening inclusive, sovereign state institutions to prevent the grievances historically exploited by ISIS/Daesh.

    Joint Statement on the Anniversary of the Snapback of UN Restrictions on and Related to Iran

    A coalition of over 50 nations, including the U.S., marked the one-year anniversary of the snapback of UN Security Council resolutions regarding Iran. The signatories committed to upholding arms restrictions and preventing the transfer of nuclear-related materials and delivery systems to or from Iran. They pledged to streamline information exchange and coordinate efforts—such as Operation Economic Outcast—to counter Iran’s nuclear and ballistic missile programs. The statement calls on Iran to comply with nonproliferation obligations and cooperate with the IAEA.

    United States Cuts Off Hamas Financing Network

    On October 2, 2026, the U.S. Department of the Treasury designated a Hamas military operative and a France-based fundraising network. The U.S. government alleges the network utilized sham charities and cryptocurrency to raise nearly $2 million for Hamas. This action, coordinated between the State Department, Treasury, and FBI, serves to “dismantle Hamas’s global support networks.” The U.S. reaffirmed its commitment to preventing the exploitation of humanitarian aid while isolating Hamas to protect regional security.

    Secretary Rubio’s Call with Jordanian King Abdullah II

    Secretary of State Marco Rubio spoke with King Abdullah II of Jordan on October 2, 2026. The two leaders discussed regional and bilateral topics, specifically the implementation of the Trilateral Framework in Lebanon, the disarmament of Hizballah, and the promotion of stability in Syria. Secretary Rubio expressed gratitude for Jordan’s role in “advancing regional security.”

    Department of War (war.gov)

    Secretary of War Flag Officer Announcements for Oct. 2, 2026

    Secretary of War Pete Hegseth announced three presidential nominations for flag officer appointments. Vice Adm. John B. Skillman is nominated for admiral and assignment as vice chief of Naval Operations. Rear Adm. Benjamin R. Nicholson is nominated for vice admiral and assignment as commander, Military Sealift Command. Rear Adm. Benjamin G. Reynolds is nominated for vice admiral and assignment as deputy chief of Naval Operations for Integration of Capabilities and Resources.

    Secretary of War General Officer Announcements for Oct. 2, 2026

    Secretary of War Pete Hegseth announced six presidential nominations for general officer appointments. Lt. Gen. David N. Miller is nominated for general and assignment as commander, U.S. Space Command. Brig. Gen. Matthew F. Blue is nominated for major general and assignment as deputy judge advocate general of the Air Force. Brig. Gens. Roger S. Giraud, Louis L. Mitchell, and Christine Rummel are nominated for major general. Col. James J. Jones is nominated for the grade of brigadier general.

    Department of War Accelerates Counter-UAS Employment to Defend American Airspace Sovereignty

    The Department of War issued a memorandum to expedite the fielding of counter-unmanned aircraft systems (c-UAS). The policy directs the removal of barriers related to operational authorities, radio spectrum certification, weapons safety, and legal reviews. Approval authorities must treat delays as “operational risk” and designate owners for every barrier. The Department will establish a unified c-UAS process, support AI-driven spectrum coordination, and limit redundant safety reviews to accelerate decisions from months to days or weeks.

    Department of War’s Critical Technologies Office Partners With In-Q-Tel to Accelerate Technology From Non-Traditional Performers to the Warfighter

    The Office of the Assistant Secretary of War for Critical Technologies partnered with In-Q-Tel to shorten the transition of commercial technologies to the military. The agreement targets six areas, including Artificial Intelligence and Hypersonics. Hon. Michael Dodd stated that “technological superiority will not be determined by who invents a capability first, but by who delivers it to the warfighter fastest.” The partnership aims to use In-Q-Tel’s venture methodology to move commercial prototypes into operational evaluations with combatant commands within 12 months.

    Contracts for Oct. 2, 2026

    The Department of War awarded several contracts. BAE Systems Inc. received $99,206,056 for systems engineering and $70,524,268 for technical support on the Trident II D5 program. Northrop Grumman Corp. was awarded $29,219,125 for inertial navigation systems, with support for Canada and Australia. Serco Inc. received a $49,000,000 ceiling contract for technical analytics and transition support. Additionally, American Systems Corp. was awarded $43,266,824 for Red LAN Sustainment, though the full contract text provided was truncated.

    Secretary of War Hegseth to Visit Colorado Springs for Send Me Tour

    Secretary of War Pete Hegseth is scheduled to travel to Colorado Springs, Colorado, on October 3, 2026, as part of the “Send Me Tour.” During the visit, Secretary Hegseth plans to address 3,500 cadets and perform an oath of enlistment for new recruits during the Air Force vs. Navy football game.

    Department of Health and Human Services (hhs.gov)

    Secretary Kennedy Announces 8 Communities to Receive $96 Million Through New STREETS Program

    HHS Secretary Robert F. Kennedy, Jr. announced the STREETS program, which will award $96 million over four years to eight communities to assist homeless individuals with serious mental illness or substance use disorders. Administered by SAMHSA, the program provides $3 million annually per community to implement a “Treatment First” approach. Secretary Kennedy stated, “STREETS takes treatment directly to Americans living on our streets and connects them to the care and support they need to recover.” The initiative aligns with President Trump’s executive actions.

    Treasury Department (home.treasury.gov)

    URIF Approves Additional Investments and Partnerships in Energy and Critical Minerals

    The U.S.–Ukraine Reconstruction Investment Fund (URIF) board approved new investments targeting Ukraine’s critical minerals and energy sectors to bolster supply chains and economic resilience. U.S. Treasury Secretary Scott Bessent stated these actions realize the 2025 agreement to provide America a “direct stake in Ukraine’s long-term peace and prosperity.” DFC CEO Ben Black noted the projects support “innovative Ukrainian companies,” while Oleksii Sobolev of the Office of the President of Ukraine emphasized that the move builds investor confidence in Ukraine’s economic recovery.

    Treasury Dismantles Major Hamas Financing Network

    The Treasury’s Office of Foreign Assets Control (OFAC) designated a Hamas military wing member and two France-based individuals, along with two associated entities, for operating a scheme that funneled over $2 million to Hamas via sham charities and cryptocurrency. Secretary Scott Bessent stated, “Treasury will continue to identify, isolate, and impose consequences on those who provide Hamas with the financial lifelines it needs to survive.” The action blocks all U.S.-held property of the designated individuals and entities pursuant to Executive Order 13224.

    United States Trade Representative (ustr.gov)

    USTR Seeks Public Comment on the 2027 Joint Review of USMCA

    The Office of the U.S. Trade Representative has initiated a public consultation process regarding the 2027 joint review of the USMCA. As directed by Congress, USTR is seeking public comments and will host a public hearing to evaluate the agreement’s operation. Submissions for comments and requests to testify at the hearing must be received by January 12, 2027, at 11:59 p.m. EST. Details regarding the hearing’s date and location will be announced on the USTR website.

    Ambassador Greer Commends Trade Ministers Signing on to Statement Eliminating Forced Labor in Global Supply Chains

    Ambassador Jamieson Greer announced that trade ministers from the United States, Mexico, and Argentina agreed to a statement addressing forced labor in global supply chains. Ambassador Greer applauded the move, stating the ministers joined “in siding with moral and economic reality and recognizing the continued existence of forced labor as an abhorrent human rights issue that distorts global supply chains.” The Ambassador called on all nations to increase collective efforts toward eradicating forced labor from international supply chains.

    Ambassador Greer Issues a Statement on G20 Trade Ministers Reaching Consensus on Condemning the Weaponization of Food through Coercive Trade Actions

    Ambassador Jamieson Greer announced that G20 Trade Ministers reached consensus on a statement condemning the use of food as a weapon through coercive trade actions. Ambassador Greer stated that such weaponization “poses a significant humanitarian and economic threat” and has been used for decades to exert pressure for political or economic reasons. According to the Ambassador, this consensus marks an important step toward ensuring agricultural products are not utilized as tools for coercion.

    Chair’s Statement of the G20 Trade Ministerial

    Ambassador Jamieson Greer, acting as Chair of the G20 Trade Ministerial, characterized the Milwaukee event as a success, highlighting the consensus reached on food weaponization. He noted productive discussions on global diesel supplies and the potential reform of the Most-Favored Nation principle. While expressing hope that other nations will join the commitment to eliminate forced labor, the Ambassador stated he was “disappointed” that the G20 could not reach consensus on that issue or on creating a pathway for addressing structural excess production.

    United States and Mexico Announce Course of Remediation at Corporación de Occidente Facility

    The United States and Mexico announced a course of remediation for the Corporación de Occidente facility in El Salto, Jalisco, following allegations of labor rights violations under the USMCA’s Rapid Response Labor Mechanism. This marks the fourteenth such agreement. The plan includes measures to ensure the protection of freedom of association and collective bargaining. The agreement follows an investigation into petitions alleging retaliation against workers who sought democratic representation and transparency within the facility’s incumbent union.

    5. Selected Democratic Officials

    Alexandria Ocasio-Cortez (ocasio-cortez.house.gov)

    Ocasio-Cortez, Sanders, Merkley Unveil Ban Flock Act to Protect Americans’ Right to Privacy

    On October 2, 2026, Representative Alexandria Ocasio-Cortez and Senators Bernie Sanders and Jeff Merkley introduced the Ban Flock Act. The legislation aims to prohibit federal agencies from using automatic license plate readers and restrict federal funding for state and local governments utilizing such technology. Ocasio-Cortez stated the integration of AI-powered cameras is “unconscionable” and that the act seeks to “enforce our constitutional right to privacy.” The sponsors contend the measure is necessary to prevent the formation of a “surveillance state.”

    Gretchen Whitmer (michigan.gov)

    Gov. Whitmer Makes Appointment to the Bench

    Governor Gretchen Whitmer appointed Dr. Amber Libby to the 6th District Probate Court in Mackinac and Luce Counties, effective October 12, 2026. Dr. Libby will serve a partial term expiring January 1, 2029, filling the vacancy created by the resignation of Judge W. Clayton Graham. Governor Whitmer stated that Dr. Libby is a “skilled legal professional” who will “uphold the rule of law.” Dr. Libby expressed that she is “truly grateful” for the appointment and “sincerely reverent to the duties” entrusted to her.

    Wes Moore (governor.maryland.gov)

    Governor Moore Announces Judicial Appointments to Baltimore City Circuit Court and Montgomery County Circuit and District Courts

    Governor Moore announced nine judicial appointments: Sean Richard Delaney, James Burke Miller, and Jocelyn Lang Williams to the Baltimore City Circuit Court; Keith Joseph Rosa and Carlotta Ann Woodward to the Montgomery County Circuit Court; and Jason Brian Abbott, Rolando Julio Aleman, Howard Ray Cheris, and Seth Bradley Zucker to the Montgomery County District Court. The governor stated, “I am proud to appoint these nine accomplished legal practitioners to the bench,” adding that their expertise will be of “great service to the people of Maryland.”

    Governor Moore Announces Key Bridge Rebuild Dashboard, Giving Marylanders a Clearer View of Construction Progress

    Governor Moore launched the Key Bridge Rebuild Dashboard at KeyBridgeRebuild.com to provide public updates on the Francis Scott Key Bridge construction. The dashboard displays measurable progress, completed activities, and project milestones. Secretary of Transportation Katie Thomson noted that the tool allows residents to view work that is otherwise difficult to see from land. Congressman Johnny Olszewski stated, “Transparency and accountability are fundamental to good government,” while MDTE Executive Director Bruce Gartner described the platform as a way to keep the community informed.

    Governor Moore Announces Maryland SUN Bucks Program Feeds More than 600,000 Children for Third Consecutive Year, Fights Childhood Hunger

    Governor Moore and the Department of Human Services announced the Maryland SUN Bucks program served over 600,000 students in 2026, providing $72.2 million in grocery benefits. The governor described the program as a “central pillar” in his administration’s “all out attack on childhood poverty and hunger.” To increase benefit redemption, the department launched a “Use It or Lose It” campaign, which contributed to a 75% redemption rate achieved 30 days faster than in 2025. Acting Secretary Stacy L. Rodgers emphasized the administration’s commitment to year-round nutritional access.

    Andy Beshear (governor.ky.gov)

    Gov. Beshear Highlights Kentucky’s Progress To Increase Public Safety

    Gov. Andy Beshear reported that serious crime in Kentucky decreased by 8.14% from 2024 to 2025, marking two consecutive years of decline. The administration highlighted increased school resource officer staffing, elevated Kentucky State Police salaries, and the development of a reentry campus at Northpoint Training Center. Additionally, the Governor noted that recidivism rates have declined for two years, and overdose deaths decreased by 22.9% in 2025. Beshear stated, “Kentuckians deserve to be safe and to feel safe in their communities.”

    JB Pritzker (gov.illinois.gov)

    Daily Public Schedule: Friday, October 2, 2026

    Governor Pritzker has no public events scheduled for October 2, 2026. The office directs individuals to the Governor’s Twitter and Facebook pages for press conference livestreams and indicates that downloadable video footage is available through the Illinois Department of Central Management Services.

    6. AI & Tech Company News

    No relevant AI & tech company updates found for this date.

    7. Congressional Watch

    Covers the 2026-10-01 session — the Congressional Record is published with a one-day delay.

    Senate

    The Senate met briefly in a pro forma session. No legislative business was conducted during this meeting.

    • None — No legislative actions or votes occurred [None]

    House of Representatives

    The House held a brief pro forma session where members introduced numerous bills and resolutions. The chamber also received a committee report regarding research on traumatic brain injury treatments.

    • H.R. 10640–10719 — Introduction of 80 public bills [None]

    • H.R. 10720 — Introduction of one private bill [None]

    • H.J. Res. 218 — Introduction of a joint resolution [None]

    • H. Con. Res. 122 — Introduction of a concurrent resolution [None]

    • H. Res. 1591–1605 — Introduction of 15 resolutions [None]

    • H.R. 6993 — Committee report filed regarding traumatic brain injury research programs [None]

    Committee Highlights

    • Senate - Committee on Banking, Housing, and Urban Affairs — examined the nominations of Jeremy Wiggins, Matthew Jones, David Slade, and Michael Rigas

    Coming Up

    The Senate is scheduled to meet in a pro forma session at 4 p.m. on Monday, October 5, 2026. The House is scheduled to meet in a pro forma session at 4:30 p.m. on Monday, October 5, 2026.

    Reference: Congressional Daily Digest — 2026-10-01

  • Anne-Laure Delatte : « Voulons-nous privilégier la richesse individuelle ou bien être riches ensemble ? »

    Dans son dernier ouvrage, l'économiste Anne-Laure Delatte passe au crible les dépenses collectives françaises. Elle estime qu’à l’élection présidentielle, les Français auront le choix entre deux modèles de société.
  • Élodie Potente, journaliste et essayiste : «Les ruralités peuvent être un refuge pour beaucoup de gens queer»

    Élodie Potente est l’autrice du livre «Fiertés des champs», publié le 2 octobre 2026. © Béa Uhart

    Élodie Potente est journaliste indépendante, lesbienne, installée dans les Pyrénées-Orientales. Son livre, Fiertés des champs. Habiter, résister et aimer loin des métropoles, est paru vendredi. Alors que ce samedi se tient la marche des fiertés LGBTQIA + (lesbiennes, gay, bisexuel·les, transexuel·les, queer, intersexes, asexuel·les) à Paris, l’autrice rappelle que les personnes queer ne se cantonnent pas à la capitale.

    Des marches des fiertés (aussi appelées pride) sont aussi organisées à la campagne, un peu partout en France. En témoigne la tenue du festival Queers des champs, à Bram (Aude), samedi 26 et dimanche 27 septembre. Chaque évènement est l’occasion pour les participant·es de lutter contre une double discrimination : être assigné·e «à la fois plouc et pédé·e», selon les mots de l’autrice.

    Vous racontez qu’être queer loin des grandes villes, c’est être doublement marginalisé. Qu’est-ce que cela signifie au quotidien ?

    Quand on est queer en ruralité, on est à une intersection. Les médias et la culture dominante donnent l’impression que nous n’existons pas dans ces territoires, alors que nous avons toujours été là. Les normes sociales majoritaires sont celles de l’hétérosexualité et de l’urbanité. Vivre en ruralité revient donc à vivre doublement hors de la norme.

    «Les pride nous donnent de la force pour militer et visibiliser nos récits.»

    Les ruralités sont très peu médiatisées. Leurs histoires, leurs cultures et leurs récits sont invisibilisés. C’est ce qu’explique ma collègue Emma Conquet, qui utilise le concept d’urban gaze pour désigner le regard biaisé des citadin·es sur la campagne. On ne nous apprend pas qu’il y a eu des terres rurales gérées par des communautés lesbiennes dans les années 1970, par exemple. On ne connaît que très peu de choses sur notre propre histoire. Quand on fait son coming out et son coming in [s’accepter soi même comme queer, NDLR] à la campagne, on doit soi-même chercher ses représentations.

    Vous utilisez les mots de «ploucs» et «pédé·es». Qu’est-ce qu’ils signifient pour vous ?

    «Ploucs» ou «péquenaud» sont des stigmates qu’on entend assez tôt quand on grandit ou que l’on vit en ruralité. Avec ces mots, on devient «les autres». Être désigné ainsi nous ramène à notre marginalité. Il en est de même pour le mot queer, qui était une insulte dans les années 1970 – cela voulait dire «étrange», «hors de la norme». Les communautés concernées se le sont réapproprié jusqu’à ce qu’il soit utilisé de manière neutre aujourd’hui. Je trouve qu’il englobe bien nos orientations sexuelles et nos identités de genre. «Pédé» et «gouine», eux, sont toujours utilisés comme des insultes. Dans nos communautés rurales et queer, on choisit de se réapproprier aussi la fierté de ces mots. Pour moi, ce n’est pas une insulte.

    Que représentent les marches des fiertés rurales pour les communautés queer ?

    C’est important de se sentir bien dans son territoire, entouré·e d’allié·es et de personnes qui nous ressemblent. Les pride nous donnent de la force pour militer et visibiliser nos récits. Ce sont des endroits politiques, davantage militants même, que les marches des fiertés urbaines.

    «Hors de la ville, il y a plein d’endroits où l’on peut être soi.»

    Des membres de la communauté LGBTQIA+ peuvent ne pas être très militants ou ne pas avoir beaucoup d’espaces pour exister en tant qu’elleux-mêmes. Quand ces personnes voient des pride dans leur village ou leur ville, ça leur apporte un grand réconfort.

    Vous racontez qu’être dans la nature, c’est aussi se libérer des rôles que la société nous assigne. Pourquoi ?

    On ne réduit pas nos territoires à des terres de loisirs. Globalement, nous n’avons pas l’espace ni le temps d’en profiter pleinement, même si on y habite, car nous ne sommes pas en vacances ici. Néanmoins, c’est vrai que partir dans la forêt, loin du regard des autres, est une forme de liberté. La poétesse Léa Rivière a écrit un texte qui dit : «Je ne suis pas trans dans la forêt car personne ne pose son regard sur moi.» Les ruralités peuvent être un refuge pour beaucoup de gens queer. Hors de la ville, il y a plein d’endroits où l’on peut être soi.

    De mon côté, je suis dans un collectif qui s’appelle La Qlaq. On se réunit entre personnes queer et allié·es pour se réapproprier la randonnée, une activité physique plutôt réservée aux hommes cis-hétéro [qui s’identifient au même genre qu’on leur a assigné à la naissance et qui sont hétérosexuels, NDLR]. Entre nous, on peut avancer à notre rythme, voir de beaux paysages et profiter de notre territoire.

    Quelles sont les difficultés que les personnes queer rencontrent en vivant à la campagne ?

    Les problématiques que tous les habitant·es rencontrent dans les territoires ruraux, nous les vivons également en tant que personnes queer, parfois même plus fortement. La mobilité, par exemple, est le sujet le plus important en ruralité. Nous sommes dépendant·es de la voiture car nous n’avons ni bus ni pistes cyclables.

    «Nous subissons une forme de mépris sur ce que sont les réalités de nos vies.»

    L’exemple le plus fou que j’ai rencontré est celui d’Elsa. En tant que personne trans, elle a parcouru plus de dix mille kilomètres entre son village aveyronnais et Toulouse pour son suivi médical depuis le début de sa transition.

    Un service public qui disparaît, c’est une tragédie pour toutes les personnes qui vivent en territoire rural. Mais lorsque certains personnels soignants ne respectent pas notre vécu de personne queer, il faut aller encore plus loin pour en trouver d’autres.

    Vous soulignez que les campagnes ne sont pas seulement les lieux réactionnaires et conservateurs souvent caricaturés…

    Il y a plusieurs ruralités, pas un bloc homogène. J’ai vécu six ans dans la vallée de la Drôme, qui est très médiatisée, pleine de vie associative. Actuellement, j’habite dans un territoire montagnard, en Haute-Garonne, dans le Comminges, un territoire très précaire dont personne ne parle.

    Dans les deux cas, nous subissons une forme de mépris sur ce que sont les réalités de nos vies. Les gens vivent malgré la disparition des services publics, ils font en sorte que ce soit possible d’y travailler et d’y avoir une vie sociale. Souvent, les discours majoritaires ne parlent pas de ces personnes.

    «On est loin d’avoir perdu notre culture locale, il ne faut pas laisser le Rassemblement national se l’approprier.»

    On vit avec nos voisins, avec des gens qui ne nous ressemblent pas et qui, parfois, ne nous comprennent pas. Ça ne les empêche pas d’avoir de la sympathie pour nous ; ça n’empêche pas non plus qu’on se file des coups de main. C’est important de faire du lien et de leur expliquer qui on est. En fait, à la campagne, on n’a pas le luxe de ne pas faire de la pédagogie. C’est important de dire qui on est, même si bien sûr il peut y avoir des discriminations.

    À quoi ressemble la culture rurale queer ?

    Utiliser un langage commun permet de tisser des liens et d’être accepté·e. Gabriel, par exemple, [qui témoigne dans le livre, NDLR], se présente d’abord comme «rural». Il parle de l’entretien du jardin avec son voisin avant de parler de sa transidentité. Cette démarche permet de fixer toutes les choses en commun et, ensuite, on peut expliquer qu’on subit des discriminations et qu’on milite pour nos droits.

    Les habitant·es des milieux ruraux ont vécu de nombreuses luttes, donc elles et ils peuvent nous comprendre. Laurie, une artiste que j’ai rencontrée, fait de la sérigraphie. Dans ses œuvres, elle raconte son identité queer en occitan. Elle m’a expliqué qu’elle avait l’impression qu’on la comprenait mieux comme ça, parce qu’elle a grandi en Occitanie. Elle connaît le stigmate que signifie parler cette langue, la honte qui l’accompagne.

    «Ici, les gens survivent, vivent parfois, et inventent des choses pour aller mieux.»

    Autre exemple : La Croustade est une drag queen marseillaise qui porte le nom d’un gâteau aux pommes du Sud-Ouest. Elle réalise toute sa performance en occitan. De nombreuses initiatives mêlent queerness et identité régionale, on est loin d’avoir perdu notre culture locale, il ne faut pas laisser le Rassemblement national se l’approprier.

    Pourquoi était-il important pour vous de sortir ce livre maintenant, alors que la campagne présidentielle vient de débuter ?

    Le vote pour le Rassemblement national dans les ruralités est une réalité. Je ne nie pas non plus le racisme. Le RN a fait croire aux habitant·es qu’il va les défendre, et c’est faux, bien sûr. C’est pour ça que les autres partis politiques devraient davantage s’intéresser aux campagnes et se confronter à la vie des gens qui y vivent.

    Tant qu’on ne s’est pas assis dans une salle avec des agriculteurs qui pleurent parce que la polyculture ne rapporte plus, on ne peut pas comprendre ce que c’est de vivre ici. Si on n’a pas discuté avec une femme qui, à sept mois de grossesse, fait deux heures de route pour une échographie, on ne pourra pas faire bouger les choses.

    Ici, les gens survivent, vivent parfois, et inventent des choses pour aller mieux. Il faut reconnaître leur ingéniosité. On a besoin de retrouver des services publics dans nos territoires et de recréer du lien, c’est ce que font, entre autres, les associations et collectifs queer.

  • Tuta contourne l'IMAP pour entrer dans Nextcloud

    Tuta, le webmail allemand chiffré de bout en bout, a annoncé le 1er octobre dernier l'arrivée d'une application Tuta Mail dans l'App Store de Nextcloud. Pour vous la faire en clair, ça veut dire que si vous avez une instance Nextcloud, vous pouvez maintenant y ouvrir votre boîte Tuta directement dans l'interface !

    Trop cool hein ?

    Cela n'avait rien d'évident car Tuta refuse l'IMAP. En effet, selon l'éditeur, ce protocole l'obligerait à laisser vos mails en clair sur l'appareil, ce qui casserait son chiffrement. Or l'app Mail de Nextcloud se branche justement sur des comptes IMAP... Tuta a donc carrément mis son propre client web dans l'application (c'est sous licence libre en plus), comme ça, ils sont tranquilles !

    Pour en profiter, vous devez donc installer le plugin Tuta sur votre Nextcloud 33, 34 ou 35. Ensuite dans l'admin de Tuta, faut aller dans Paramètres puis Plugins, et activer le plugin Nextcloud (c'est une option gratuite, je le précise), puis indiquer l'adresse de votre serveur Nextcloud ainsi qu'un dossier de destination, baptisé TutaAttachments par défaut. Vous vous connectez ensuite à votre Nextcloud, qui donnera au plugin de Tuta un mot de passe d'application pour la connexion.

    Le plugin Nextcloud activé dans les paramètres de Tuta, avec les champs pour l'adresse du serveur et le dossier des pièces jointes

    Grâce à ça, vous allez pouvoir faire 2 choses très cools. Tout d'abord, une pièce jointe reçue dans Tuta Mail pourra être envoyée d'un seul clic dans ce dossier Nextcloud que vous avez renseigné. Et secundo, quand vous créez un événement dans l'agenda Tuta, vous pouvez générer également un lien Nextcloud Talk dans le champ du lieu. Gaffe quand même, le salon est public pour que des invités sans compte Nextcloud puissent y entrer, donc toute personne qui aura le lien pourra le rejoindre et montrer son anatomie en faisant des cris de singe. Donc vaut mieux ne le donner qu'à vos invités.

    Et ces deux fonctions marchent aussi bien depuis l'appli Tuta classique, que sur ordinateur, sur mobile ou dans le navigateur, du moment que l'app Tuta Mail est installée côté serveur Nextcloud.

    Reste une question importante qui est celle du chiffrement de bout en bout. En effet, d'où vient le code qui déchiffre vos mails ?? Hé bien l'app embarque le client web complet de Tuta, modules de chiffrement compris, donc vos mails restent bien chiffrés de bout en bout et c'est ensuite votre serveur Nextcloud qui l'affiche en clair dans votre navigateur. Mais tous les mails, eux, restent bien au chaud stockés chez Tuta.

    La boîte Tuta ouverte dans l'interface de Nextcloud, avec ses dossiers et un mail avec pièce jointe

    Si c'est un Nextcloud installé par vos soins , ça ne change pas grand-chose car vous faites déjà confiance à votre serveur pour tout le reste mais sur le Nextcloud d'un employeur ou d'un hébergeur, comme c'est lui qui vous installe ce plugin, une pièce jointe copiée là-bas devient un fichier en clair sur son serveur, hors du chiffrement de Tuta. Si ça vous embête, je vous conseille donc de continuer plutôt à lire vos emails dans l'appli Tuta classique, et de n'envoyer vers ce Nextcloud QUE les pièces jointes que vous y auriez rangées de toute façon...

    Source : l'annonce de Tuta et la fiche de l'app sur l'App Store de Nextcloud

  • 03/10 : Manifestons nos solidarités anti-fascistes contre l'ouverture d'un local du R-haiNe

    Mobilisation antifasciste contre l'ouverture du nouveau local du Rassemblement national de la Sarthe

    - Initiatives / Manifs et rassemblements, Le Mans
  • Contre les associations, les villes RN passent des menaces aux actes

    Les villes gérées par l’extrême droite réduisent drastiquement les moyens alloués aux centres sociaux, aux associations de défense des droits des femmes et des personnes LGBT, aux lieux culturels… Une mise au pas qui s’accélère.
  • Matériel d'occasion - Riot bannit le matériel des tricheurs

    Alors ça c'est fou mais fallait s'y attendre... Un joueur allemand a acheté un processeur Ryzen 7 5800X3D d'occasion (lien affilié), l'a monté dans son PC, puis a lancé Valorant ! Selon ce qu'il explique sur Reddit, il s'est alors fait virer du jeu de Riot dès le tout premier lancement ! Problème de compte ? Que nenni ! En fait il s'est fait dégagé à cause du processeur car son premier propriétaire était un tricheur !

    D'après Heise , le support de Riot lui a bien confirmé que l'ancien propriétaire trichait. Du coup, le CPU s'est retrouvé sur une liste noire chez eux, ainsi que la carte mère et le stockage. Et bien sûr, on peut venir chialer au support, Riot ne retirera pas ce matériel banni de ses listes à la main. Sans parler du fait que le blocage est global pour tous les jeux PC de l'éditeur comme League of Legends, Teamfight Tactics, Legends of Runeterra et 2XKO.

    Ce type de sanction vise donc les composants physiques de la machine, en plus du compte et malheureusement, tout autre compte qui s'y connecte est donc instantanément bloqué sur cet appareil et banni puisque le système suppose qu'il s'agit là d'une tentative de contournement. Pour votre culture G, sachez que l'erreur qui s'affiche s'appelle VAN 152, et réinstaller le jeu n'y changera rien.

    Reste maintenant à savoir comment Riot reconnaît un processeur précis... L'identifiant qu'un CPU remonte à Windows ne donne que son modèle, donc un 5800X3D ressemble à n'importe quel autre 5800X3D mais il est possible que le système anti triche extrapole une empreinte à partir du comportement électrique de la puce (fréquences, tensions), ou récupère les identifiants inscrits dans le TPM .

    La seconde option me semble la plus logique, car sur un Ryzen, le TPM n'est pas une puce à part. C'est plutôt un firmware, le fTPM, intégré au processeur, et Riot exige un TPM firmware pour les comptes sous restriction. Ça ne prouve pas encore qu'il s'en servent pour identifier le matériel, en 2021 PC Gamer expliquait que le TPM empêcherait un tricheur Valorant banni de se refaire un identifiant matériel tout neuf, donc ça se tiendrait...

    Alors faut-il pour autant fuir le matériel d'occasion ?

    Je ne pense pas qu'il faille flipper non plus parce que ce cas de figure semble extrêmement rare. Tous les tricheurs ne se font pas choper, et tous les tricheurs ne vendent pas leur matériel en occaz... Mais le risque n'est pas nul et il n'y a pas vraiment moyen de savoir si une pièce a été marquée, sauf si le vendeur-tricheur le dit.

    Bref, si vous voyez apparaître un VAN 152 juste après avoir installé du matos d'occasion, n'allez surtout pas tester le jeu avec un autre compte car il serait lui aussi banni. Vaut mieux ouvrir un ticket pour demander une réévaluation à Riot qui apparemment a prévu le coup mais sans toutefois le garantir... La preuve avec notre joueur allemand qui s'est fait jeter par le support... J'ignore comment ça s'est fini pour lui mais vu la médiatisation de toute cette affaire, j'espère que Riot a fait un geste !

  • La boîte à outils économiques de LFI, et 3 autres conseils de lecture

    En tête de notre sélection cette semaine, une plongée, avec le codirecteur du département économie de l’Institut La Boétie, aux origines des idées qui alimentent le programme de Jean-Luc Mélenchon pour la prochaine présidentielle.
  • Attention chien méchant

  • Karine Jean-Pierre admits Biden admin failed on economic, age messaging, but claims Trump making same mistake

    Former White House press secretary Karine Jean-Pierre argued in an opinion piece published Friday that President Donald Trump was making the same messaging mistakes as her former boss, former President Joe Biden. "Mr. Biden wanted his team to highlight his domestic agenda," she wrote in The New York Times guest essay. "His policies were working, and he wanted the country to understand what he was doing and why. But the polling was clear: Our economic message didn't land...
  • Jury populaire ou révolutionnaire ?

    La disparition programmée du jury populaire relève d'une attaque sévère contre les principes démocratiques de l'État. Censés incarner le peuple dans le jugement des crimes les plus graves, ces citoyens tirés au sort apparaissent comme le dernier rempart contre une justice classiste et expéditive.

    La justice serait trop lente, trop chère, trop laxiste. Darmanin sort la tronçonneuse : sous prétexte de désengorger les cours d'assises, le garde des Sceaux ambitionne de sonner le glas du jury populaire qui permet à des citoyens tirés au sort de participer à la justice de leur pays, en déléguant les procès à des cours professionnelles. Les magistrats – qui n'ont théoriquement pas le droit de grève – sont même descendus dans la rue aux côtés des avocats pour contester la nouvelle loi, ironiquement appelée « sur le respect des victimes ». Il faut dire que les « assises », ces juridictions spécialisées pour les crimes les plus graves, où les procès durent plusieurs jours, voire des semaines, où toutes les parties ont droit à la parole, et où les prévenus sont jugés par leurs semblables, sont considérées comme celles qui s'approchent le plus de l'idéal démocratique hérité de la Révolution française. À force de réformes, cette « justice de luxe », rendue par le peuple et pas seulement au nom de celui-ci, est remplacée par une justice « low cost », vendue par l'État comme plus efficace. Derrière l'argument platement gestionnaire, voire fallacieux du gain de temps et d'argent, s'acharner contre le jury populaire, c'est aussi faire disparaître la seule forme de démocratie directe en France.

    Délits de non-initiés

    Appel de la gendarmerie nationale : ton véhément, menaces d'emprisonnement et d'amende exorbitante pour rappeler à Valentin son devoir citoyen. Le trentenaire a été tiré au sort pour être juré fin 2024. En principe, on ne peut pas s'y soustraire.

    « On juge des faits qui sont affreux, mais cela ne veut pas dire que l'on juge des humains horribles »

    L'affaire pour laquelle il est convoqué sera jugée en cour d'assises dans un mois. Valentin ne sait pas encore qu'il s'agit d'un meurtre, avec un prévenu de 19 ans, mineur au moment des faits. Avec cinq autres citoyens de fortune, il bénéficie d'une matinée de formation aux principes fondamentaux de la justice française et, surtout, au concept de l'intime conviction : il faut savoir départager une opinion, d'une émotion et d'une preuve. L'exercice est quasi philosophique. « Pour moi qui suis intimement convaincu de rien et qui déteste juger quoi que ce soit, ça m'a un peu déstabilisé », ironise Valentin. Dans certaines juridictions, les jurés sont même amenés à visiter une prison, histoire de se rendre compte qu'ils n'envoient pas un individu à l'hôtel. « Le président de la cour a insisté : on juge des faits qui sont affreux, mais cela ne veut pas dire que l'on juge des humains horribles. Il nous a expliqué en quoi c'est important d'essayer de donner une peine qui soit la plus juste possible autant pour la famille des victimes que pour la vie des accusés. » Des bases auxquelles l'immense majorité de la population n'est pas initiée. Ce rappeur aka animateur auprès des jeunes en difficultés aka livreur à vélo est parfaitement conscient de la violence systémique et classiste qui ronge le pays et ses institutions. « J'avais la sensation d'être la personne la plus proche des accusés. Parmi les jurés, je devais être le seul à avoir déjà mis les pieds dans une cité, qui connaissait les histoires de deals et de règlements de compte. C'est un monde qu'il m'arrive de fréquenter, même si ce n'est pas le mien. »

    Ni juge ni maître

    Aussi politisé que soit le jeune homme, tout au long du procès, il n'y a pas d'idéologie qui tienne : « Tu prends très au sérieux ce qu'il se passe pendant les débats. Tu te concentres sur l'affaire factuelle, les gens que tu vois et entends. Finalement, tes opinions, c'est pas ça qui est important sur le moment. »

    « Être juré, c'est d'abord un poids et une responsabilité, pas un pouvoir »

    Instituée dès la Révolution, car la majeure partie de la population étaient alors analphabète, l'oralité des débats participe à la dimension spécifiquement humaine de ce genre de procés. Pendant le délibéré, qui dure aussi longtemps qu'un consensus n'a pas été trouvé, citoyens lambdas et professionnels du droit se retrouvent sur un pied d'égalité. « On était tous bouleversés et aussi très à l'écoute les uns des autres. Être juré, c'est d'abord un poids et une responsabilité, pas un pouvoir. On pouvait dire tout ce que l'on pensait même si ça paraissait bête. On sentait les magistrats un peu moins touchés, mais j'ai réalisé qu'ils ne croient pas non plus en la prison. Or, c'est la seule chose proposée à l'heure actuelle. Eux doivent rendre une peine. » Certains juges prennent soin de s'exprimer en dernier lieu pour ne pas influencer le jury ou d'enlever leur robe pour désamorcer la charge symbolique. Une horizontalité qui a le don de procurer un sentiment de légitimité à chacun. « Cette expérience m'a donné un peu d'espoir : tu te retrouves à faire et à réussir quelque chose de concret avec des inconnus. Malgré des opinions, des âges et des parcours différents, on arrive à communiquer et à s'entendre. »

    Empowerment populaire

    Faire partie d'un jury populaire, ce serait vivre « une conversion démocratique », via le tirage au sort, on ne peut plus égalitaire, en premier lieu.

    « Le jury pose des questions que les juges ne se posent plus, ou qui leur paraissent être des évidences »

    Docteure en sciences de l'information et de la communication, Célia Bosse a interrogé une cinquantaine d'anciens jurés pour sa thèse. Les témoignages, tous positifs suite à cette expérience, sont unanimes. Conclusion : « Tout le monde devrait le faire. » Les magistrats y gagneraient aussi : « Le jury pose des questions que les juges ne se posent plus, ou qui leur paraissent être des évidences. Ça permet à ceux-ci de garder une réflexivité vis-à-vis de leur métier et de rester en lien avec la société. » Malgré le fond d'air réactionnaire qui plane en France, le jury populaire s'avère plus clément que les professionnels : les assises comptent environ 6 % d'acquittements là où la correctionnelle avoisine les 3-4 %. Les témoignages recueillis par la chercheuse dérogent aux représentations dominantes qui brossent le peuple en pouvoir de juger comme une masse barbare et manipulable. « Notre société a un a priori négatif sur l'aptitude du citoyen, qui serait forcément pris par ses émotions et aurait l'esprit de vengeance. Or, dans le cadre du débat contradictoire, il va juger de manière beaucoup plus spécifique et individualisée qu'un magistrat. » Résultat : le jury populaire a des vertus formatrices mais aussi émancipatrices. La plupart des anciens jurés interrogés ne gobent plus CNews et les louvoiements des politiques en matière de justice, certains sont devenus visiteurs de prison bénévoles, d'autres confient avoir changé leur façon de voter.

    Le jury nique l'État

    On comprend mieux pourquoi les représentants de la République ont le jury dans le nez : faudrait pas que les citoyens prennent la confiance en leur pouvoir d'action. Professeur de droit à l'université Paris 8, Benjamin Fiorini est catégorique : « Les périodes où le jury a progressé dans notre pays correspondent toujours à des moments de grande ferveur démocratique : la Révolution française, la deuxième République, la Commune de Paris. En revanche, lorsqu'advient un régime plus autoritaire, autocratique ou répressif, le jury recule. Cette institution est un baromètre démocratique. Vu l'ambiance politique du moment, c'est pas une surprise qu'il soit attaqué. » Sur le podium des pourfendeurs, on trouve Napoléon Bonaparte en tête, suivi de Nicolas Sarkozy. L'ancien président et actuel délinquant en col blanc, a porté le coup le plus lourd de la Ve avec la suppression de quatre jurés sur neuf en première instance. En 2019, la création des cours criminelles départementales, composées de cinq magistrats professionnels pour juger des crimes punis de quinze et vingt ans de réclusion, fait passer la collégialité citoyenne comme superflue. Surfant sur le scandale de l'affaire Lyhanna, Darmanin prend le relais en renforçant ces « cours du viol », comme il les surnomme. Hop hop hop, on économise du temps et de l'argent, on fait du quantitatif, soyons productifs et jugeons les violences sexuelles au rabais. Benjamin Fiorini entrevoit le jour où les juges seront remplacés par une intelligence artificielle. « On est à la croisée des chemins. Il est temps de se dire qu'en tant que citoyens, on peut décider du visage qu'on donne à la justice. C'est un choix politique. » On n'aurait pas cru que la forme de procès la plus théâtralisée s'avère la plus gênante pour un pouvoir politique dont la légitimité reste à prouver. « Pour moi, le vote, c'est la dictature de la majorité, conclut Valentin. Mais j'ai toujours pensé que la démocratie directe, c'était compliqué à mettre en place. Or, même si cette expérience est à huis clos, le jury populaire prouve que quand tout le monde est impliqué et se sent concerné, c'est applicable. Ce à toutes les échelles, j'en suis sûr. » Un ange nommé Bakounine passe.

    Orianne Hidalgo-Laurier
  • Le féminisme au gourdin

    Qu'est-ce qui pouvait mal se passer ? Déposée en décembre 2025, la future « loi intégrale », ou « loi contre les violences sexuelles et sexistes faites aux femmes et aux enfants », végétait dans les frigos de l'Assemblée nationale depuis près d'un an. Mais à la faveur de l'indignation générale suscitée par le meurtre de Lyhanna, 11 ans, l'agenda parlementaire change opportunément l'ordre de ses priorités. Dans la foulée, une coalition d'une dizaine d'associations, dont des poids lourds du féminisme carcéral et de l'abolitionnisme du travail du sexe, est auditionnée par une commission parlementaire « transpartisane » (dirigée par le bloc central et les socialistes).

    Un meurtre horrible, une subtile instrumentalisation politique et des assos féministes prêtes à coopérer. Voilà qui devrait faire écran de fumée. Si le texte actuel est encore en passe d'être amendé, il assume néanmoins un durcissement répressif. Suppression des peines alternatives aux poursuites pour violences sexuelles, augmentation des peines pour certains viols, création d'un régime pénal autonome de l'inceste, extension de la pénalisation des clients au travail du sexe en ligne… La lutte contre les violences sexistes et sexuelles se mesure à la taille de gourdin qui s'abat sur les auteurs.

    Alors bien sûr, on nous promet de former les policiers aux psychotraumas – bientôt des flics déconstruits ? –, de garantir un logement sécurisé pour les victimes de violences – seulement en Outre-mer – et même d'ouvrir des parcours de soins sans avance de frais ni plainte préalable. Formidable. Mais avec quels services publics au juste ? Le logement social saturé, déjà incapable de répondre favorablement aux 2,9 millions demandes en 2025 ? Les hébergements d'urgence qui mettent femmes monoparentales et enfants à la rue depuis cet été ? Le système de santé déjà à l'os ? Quant à Édouard Geffray, qui y va aussi de sa petite mesure, c'est à hurler dans un coussin. Le ministre de l'Éduc nat veut mettre en place un questionnaire de détection des violences à l'école, suivi d'un entretien individuel si l'enfant dénonce des abus. Mais comment tu comptes t'y prendre, Édouard, avec un médecin scolaire pour 13 000 élèves et une infirmière pour 1 300 ? D'autant que côté prévention, l'État sèche les cours depuis 25 ans. La loi de 2001, qui instaurait trois séances annuelles obligatoires d'éducation à la sexualité de la maternelle au lycée, est royalement ignorée : seuls 20 % des élèves en bénéficieraient aujourd'hui. Le prochain budget ne prévoit même pas de ligne dédiée à ce sujet dans l'enveloppe de l'Éducation nationale.

    À ce stade, la loi « intégrale », soutenue par la macronie, fixe 3 milliards d'euros de financements. Pendant ce temps, cette même macronie annonce 54 milliards d'« efforts budgétaires » en 2027. À pleurer.

  • Au sommaire du n°256 (en kiosque)

    Comment va la justice ? Dans ce dossier d'octobre, CQFD est allé à la rencontre de celleux qui rendent la justice : magistrat·es, avocat·es, juré·es... On découvre notamment comment la comparution immédiate est instrumentalisées par l'exécutif pour servir un projet de société réactionnaire ou encore comment les lois votées par les politiques enterrent l'idéal d'une justice démocratique. Un système qui favorise toujours les mêmes, en étant toujours plus répressif, raciste et classiste.

    Hors dossier, on a discuté du "saint sauveur" des Grecs Matthieu Pigasse avec l'économiste Éric Toussaint. Puis, on revient sur l'effacement pur et simple d'un fournisseur italien de services numériques à destination des luttes avec le collectif Autistici/Inventati. Tandis que la rédaction de CQFD du futur s'est immiscé dans nos pages pour faire le bilan, un an après l'élection du candidat à la présidentielle, Fabien Roussel.

    Quelques articles seront mis en ligne au cours du mois. Les autres seront archivés sur notre site progressivement, après la parution du prochain numéro. Ce qui vous laisse tout le temps d'aller saluer votre marchand de journaux ou de vous abonner...

    En couverture : « Faites entrer l'accusée » par Quentin Dugay

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    Faites entrer l'accusée

    – Haro sur le troisième pouvoir

    – « C'est tout le contre-pouvoir judiciaire qui est affaibli » - Plaider-coupable en matière criminelle, réforme du régime des nullités et création d'un « sas de détention » arbitraire : le projet de loi sur la justice, porté par Darmanin, grignote toujours plus les droits de la défense. Entretien avec l'avocate Maude Guillemet, membre du Syndicat des avocats de France.

    – Magistrature : « Je n'avais pas signé pour ça » - Vice-présidente du tribunal de grande instance de Nîmes jusqu'en 2024, Lucile Laurier retrace ici une quarantaine d'années de carrière dans la magistrature. Un parcours plombé par la charge de travail et le déferlement de lois et de décrets, la plupart de plus en plus répressifs.

    – Jury populaire ou révolutionnaire ? - La disparition programmée du jury populaire relève d'une attaque sévère contre les principes démocratiques de l'État. Censés incarner le peuple dans le jugement des crimes les plus graves, ces citoyens tirés au sort apparaissent comme le dernier rempart contre une justice classiste et expéditive.

    – Qui veut la peau des jurés ? - Dans La Bataille du jury populaire, Benjamin Fiorini et Ana Pich reviennent sur l'histoire d'une institution vieille de plus de deux siècles, aujourd'hui rattrapée par l'obsession d'une justice plus rapide, plus simple – et sans citoyens.

    – Le marteau de l'État - Quand la colère descend dans la rue, la justice accélère. Déjà redoutable en temps normal (surtout pour les plus précaires), la comparution immédiate devient alors l'instrument d'une justice politique et répressive.

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    Actualités d'ici & d'ailleurs

    – Crise grecque : « Pigasse n'a absolument pas de quoi se vanter » - Cet été, le gentil Matthieu Pigasse a conté aux Insoumis comment il avait généreusement sauvé la Grèce. Les Grecs, eux, ne lui disent pas merci. On a refait les comptes avec l'économiste Éric Toussaint et spoiler alert : ils ne sont pas bons du tout.

    – « On est au tout début de l'histoire du sport mixte » - Dans son documentaire Foot mixte : le match du XXIe siècle, publié en juin 2026 sur la chaîne YouTube de L'Humanité, la réalisatrice et documentariste Isabelle Curet organise le tout premier match de football mixte professionnel avec le Dijon Football Côte-d'Or (DFCO) et s'interroge : et si on trouvait enfin un autre modèle sportif collaboratif entre hommes et femmes ?

    – Siamo tutti Autistici - Géant parmi les fournisseurs de services numériques à destination des luttes, le collectif Autistici/Inventati a choisi de rendre les armes face aux pressions de Washington, après un quart de siècle de résistance à la censure. Pour les organisations militantes, la présence en ligne va devoir être repensée.

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    Côté chroniques

    – Lu dans... | AfD : les enseignants de Saxe-Anhalt se préparent à l'urgence - Comment les enseignants peuvent-ils résister si l'AfD met effectivement en œuvre ses projets en matière d'éducation ? Le média allemand Correctiv1 s'est entretenu avec ceux qui relèvent ce défi, dans une région où le silence s'est installé dans de nombreuses salles des professeurs.

    – Échec scolaire - En comparution immédiate, on traite à la chaîne la petite délinquance urbaine, on entend souvent les mots « vol » et « stupéfiants », on ne parle pas toujours français et on finit la plupart du temps en prison. Une justice expéditive dont cette chronique livre un instantané.

    – Peine perdue | Un surnom comme un autre - En comparution immédiate, on traite à la chaîne la petite délinquance urbaine, on entend souvent les mots « vol » et « stupéfiants », on ne parle pas toujours français et on finit la plupart du temps en prison. Une justice expéditive dont cette chronique livre un instantané.

    – Politique fiction | Et si… Fabien Roussel remportait l'élection présidentielle ? - La rédaction de CQFD du futur a glissé à notre insu une chronique dans ces pages. Et que ne nous apprend-elle pas ? En 2027, la gauche a raflé la présidentielle ! La gauche, oui, mais quelle gauche ? Pendant la campagne, nos doubles post-élections font durer le suspense et déroulent chaque mois les horizons possibles. Scénario un : 365 jours après avoir élu celui qui se prenait pour un camarade.

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    Côté culture

    – Bertolt Brecht : « On ne peut plus mener les affaires du capitalisme sans brutalité » - Il y a 90 ans, Bertolt Brecht fuyait l'Allemagne nazie. Lors de son exil, l'auteur de théâtre ne cesse d'écrire sur le rôle des écrivains face aux systèmes réactionnaires. Dans Écrire contre le fascisme, Irène Bonnaud réunit des fragments de textes (poèmes, essais, discours…) dont le sujet principal est la lutte contre le fascisme et le capitalisme.

    – Le dernier jour d'un con - Pittsburgh, milieu du XXIe siècle. Vous êtes Harvey Huffstone, vieux boomer engagé dans la procédure d'euthanasie proposée gratuitement par l'hôpital gériatrique du coin. Gratuitement car, à votre grand désarroi, vous vivez dans une utopie écosocialiste où presque tout le monde est heureux, sauf vous.

    – Écologie en eaux tièdes - Le film Glaciers d'Arctique, état des lieux montre un monde polaire qui fond à vue d'œil. Le diagnostic est connu, l'angoisse bien installée. Mais pour les quelques dizaines de têtes blanches venues en débattre par une chaude soirée d'été lyonnaise, changer la donne se résume encore à faire un effort de pédagogie. Plongée dans une écologie très informée, mais politiquement désarmée.

    – Remplacer le patriarcat par un ballon d'eau chaude - Le 2 octobre, le duo Choffo Blazter sort son deuxième album Je serai toujours aventureuse. Cinq morceaux qui vous emmènent progressivement vers l'émancipation politique.

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    Et aussi...

    – L'édito – Le féminisme au gourdin

    – Ça brûle ! – La relève !

    – L'animal du mois – Les chèvres sauvages de Marseille

    – Abonnement - (par ici)

  • Siamo tutti Autistici

    Géant parmi les fournisseurs de services numériques à destination des luttes, le collectif Autistici/Inventati a choisi de rendre les armes face aux pressions de Washington, après un quart de siècle de résistance à la censure. Pour les organisations militantes, la présence en ligne va devoir être repensée.

    6 septembre, le collectif italien Autistici/Inventati (A/I), qui fournit une infrastructure internet gratuite et indépendante destinée à des militants, collectifs et projets associatifs, annonce brutalement l'arrêt de ses activités : « Dans le contexte actuel, le fait de continuer à proposer nos services met en danger nos utilisateur·ices et toutes les personnes qui font partie de nos communautés. » Le contexte, c'est la décision du 26 août de la Maison-Blanche de placer A/I sur la liste des organisations terroristes, activant contre lui le plus puissant levier d'exclusion économique au monde. Depuis le 25 septembre, toute personne physique ou morale entretenant des liens financiers, matériels ou technologiques avec le collectif est devenu passible de sanctions pénales ou financières, sur simple décision de l'administration états-unienne. Le collectif hébergeait 16 000 adresses mail, 10 000 blogs (les fameux noblogs.org), 5 500 listes de diffusion et 1 500 sites internet, ainsi que des services d'audio et de visioconférences pour des organisations militantes.

    Pour justifier sa décision, la Maison-Blanche dresse la liste d'organisations qu'elle considère déjà comme terroristes, ayant utilisé les services d'A/I pour planifier ou revendiquer des actions.

    « Ils font partie des meilleurs informaticiens de la gauche, mais ils savent garder le sens des priorités »

    On y trouve, par exemple, les Britanniques de Palestine Action, le Parti des Travailleurs du Kurdistan (PKK), ou encore Rose City Antifa, un collectif antifasciste nord-américain. Pourtant, A/I n'était que fournisseur de services. Le gouvernement états-unien « ne montre pas qu'A/I a planifié les actions citées, choisi des cibles, dirigé ses utilisateurs et utilisatrices ou créé le contenu hébergé », souligne la Quadrature du Net dans un communiqué de soutien. « Sur ce motif, on pourrait également censurer Signal ou WhatsApp », remarque Félix Tréguer, chercheur au CNRS et spécialiste des questions de surveillance numérique. L'orientation politique d'A/I, publiquement « antifasciste, antimilitariste, anticapitaliste », suffit à Washington. Pas étonnant lorsqu'on sait que les États-Unis ont accueilli au mois de juillet un grand sommet contre « le terrorisme d'extrême gauche », auquel se sont empressé de se rendre des émissaires du ministère français des Affaires étrangères.

    Un quart de siècle de résistance balayé en dix jours

    Il faut dire que l'histoire d'A/I est indissociable des luttes. Son premier coup d'éclat a lieu à Gênes, à l'été 2001, alors qu'un contre-sommet du G8 est violemment réprimé. Le collectif participe au Media Center, un squat ouvert pour permettre aux manifestants de diffuser, de l'intérieur, la sauvagerie policière dont ils sont victimes. Le collectif gagne la confiance du mouvement. Moins de deux ans après la mise en service de son premier serveur, baptisé « Paranoia », A/I héberge déjà plus de 2 000 adresses mail, 205 sites web et plus de 250 listes de discussion.

    La répression ne tarde pas. En 2005, le collectif découvre que la police a pénétré dans les locaux de l'entreprise Aruba qui abrite physiquement ses serveurs, pour en copier les données.

    « L'infrastructure mise en place par A/I est absolument dingue »

    A/I peut mettre au point l'infrastructure informatique la plus sécurisée possible, tant que la machine physique restera hébergée dans les locaux d'un fournisseur commercial, ses données ne seront pas vraiment sécurisées.

    A/I met alors en place le « plan R* ». Concrètement, plutôt que de concentrer le stockage de ses données et fonctionnalités en un lieu, il les répartit dans un large réseau étalé sur plusieurs pays. Les machines deviennent remplaçables, les services peuvent déménager quand du matériel est saisi ou quand un hébergeur devient hostile. Une solution particulièrement robuste face aux attaques policières. Chaque tentative ultérieure de mettre à l'arrêt ses serveurs sera soldée par un échec. « L'infrastructure mise en place par A/I est absolument dingue. Il est quasiment impossible de la censurer techniquement », explique Léa*, une « geek anarchiste » proche du collectif.

    « Restez humain·e »

    Difficile en revanche de résister à la censure administrative. Si A/I est basé en Italie, les sites qu'il héberge ont un nom de domaine – sorte d'adresse numérique – géré par une association états-unienne (Public Interest Registry). C'est le fameux « .org » utilisé par bon nombre d'organisations à but non lucratif.

    Les États-Unis n'hésitent pas à proférer des menaces à ceux qui continueraient d'entretenir des liens avec A/I, y compris au-delà de leurs frontières

    À partir du moment où les États-Unis classent A/I comme organisation terroriste, débrancher ses milliers de sites est un jeu d'enfant, il suffit de mettre en demeure Public Interest Registry de le faire.

    Il aurait cependant été possible de migrer les sites sur un nom de domaine hébergé dans un autre pays, comme le « .it » italien par exemple. Mais, les États-Unis n'hésitent pas à proférer des menaces à ceux qui continueraient d'entretenir des liens avec A/I, y compris au-delà de leurs frontières : « La violation des sanctions états-uniennes peut entraîner des sanctions à l'encontre de personnes américaines et étrangères », menace le communiqué de l'administration Trump. C'est contraire au principe de souveraineté territoriale reconnu par le droit international, mais ça n'a jamais vraiment dérangé les États-Unis. Et ce n'est pas le silence humilié des chancelleries européennes, en plein débat sur leur « souveraineté numérique » qui risque de leur donner tort...

    Ainsi abandonné à la merci du président autocrate des États-Unis, A/I prend ses responsabilités : « La possibilité que notre travail puisse provoquer des conséquences légales et financières à celles et ceux qui nous sont proches ne nous laisse pas le choix. » Mieux vaut protéger des personnes que des services informatiques. « Ça démontre toute la sagesse, l'éthique et la finesse politique des membres du collectif, admire Léa. Ils font partie des meilleurs informaticiens de la gauche, mais ils savent garder le sens des priorités. Perdre des sites, des blogs, des adresses mail, c'est chiant. Mais c'est beaucoup moins grave que de laisser les gens être arrêtés, violentés ou tués par des fachos. »

    Nouvelle « cryptowar »

    D'après Félix Tréguer, cette décision s'inscrit dans un contexte plus ancien de « cryptowar », cette guerre menée par les États contre le chiffrement des données numériques depuis le début des années 1990. Il devient criminalisant de vouloir sécuriser ses communications en ligne. En France, l'affaire du 8 décembre 2020 illustrait déjà cette logique.

    À l'heure de l'intelligence artificielle et de la surveillance algorithmique de masse, il devient désormais suspect de simplement vouloir protéger sa vie privée

    Jugées pour « associations de malfaiteurs terroristes », sept personnes se sont vues reprocher leur utilisation de technologies cryptées. « La DGSI s'est ainsi affairée à démontrer que l'utilisation d'outils comme Signal, Tor, Proton, etc., serait une preuve de la volonté de dissimuler des éléments compromettants », détaille La Quadrature du Net. À l'heure de l'intelligence artificielle et de la surveillance algorithmique de masse, il est désormais suspect de vouloir simplement protéger sa vie privée.

    Face à cette fuite en avant de la censure fasciste, la lutte est plus que jamais nécessaire. Au cours des quatre dernières semaines, un travail colossal d'archivage des sites voués à disparaître a été accompli par des militants du numérique. L'intégralité des noblogs, aujourd'hui disparus, est par exemple, accessible en lecture seule sur nublogs.org. Un flyer en ligne détaille, sur « squ.at/ai-flyer-en-ligne », de nombreuses manières d'agir numériquement face aux censures technofascistes. Reste qu'aucun acteur militant n'a aujourd'hui la capacité de remplacer A/I. « Ça a des avantages et des inconvénients. Un maillage de plein de petits fournisseurs militants serait moins facilement attaquable, mais on perdrait la maîtrise technique d'A/I face aux censures qui était vraiment impressionnante », détaille Léa. La militante insiste aussi sur la nécessité pour ceux qui luttent de réduire leur dépendance à l'outil numérique, dont la maîtrise est désormais passée du côté des adversaires politiques. Comme le souligne A/I dans son communiqué : « Maintenant, éteignez vos ordinateurs, sortez de chez vous, luttez, embrassez-vous, continuez de sourire ! »

    *Prénom modifié.

    Samy Hage et Pierre-Marie You
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