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  • « Boycotter l'IA et son monde » : débat et mode d'emploi en vidéo

    Le 24 septembre, Reporterre organisait une soirée autour du thème « boycotter l'intelligence artificielle et son monde ». Avec un sociologue, une militante et un travailleur du secteur numérique. À retrouver en vidéo.
    La trajectoire qu'est en train d'emprunter le développement de l'intelligence artificielle n'est pas soutenable. Ni en matière de consommation électrique — même dans un pays comme la France qui produit de l'électricité en excédent, parce que nous avons besoin de cette (…)

    Lire la suite - Édito / Rencontres de l'écologie , Vie de Reporterre
  • Brésil: Lula peine à faire de son bilan économique un atout électoral

    Les bons chiffres de la croissance et du chômage sont peu ressentis par la population, pressurée par le surendettement. En amont des élections nationales du 4 octobre, le président a réagi en lançant des programmes sociaux supplémentaires, dont l’effet a été décevant.
  • Sommes-nous vraiment entrés dans l’ère de l’«hyperpolitique»?

    L’essai du politiste Anton Jäger, publié vendredi, décrit une conjoncture marquée par des protestations significatives, qui restent sans lendemain. Son argumentation reste cependant trop impressionniste pour rendre compte du fait majeur de l’ascension de l’extrême droite.
  • « Chaque année, l'Éducation nationale découvre le réchauffement climatique » : l'inadaptation enflamme les lycéens

    Classes étouffantes et surchargées, professeurs absents... Plus de 400 lycées sont toujours bloqués en France face au manque de moyens. En Seine-Saint-Denis, les élèves dénoncent des « inégalités de traitement » et un « mépris de classe et du racisme ».
    Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), reportage
    Au début, Melya est sur la retenue. Elle hésite une poignée de secondes à se livrer. Puis, l'élève du lycée Paul-Eluard, à Saint-Denis, se lance. Le visage encadré par de longues et fines boucles (…)

    Lire la suite - Reportage / Pédagogie Éducation , Social
  • « Chaque année, l'Éducation nationale découvre le réchauffement climatique » : l'inadaptation enflamme les lycéens

    Classes étouffantes et surchargées, professeurs absents... Plus de 400 lycées sont toujours bloqués en France face au manque de moyens. En Seine-Saint-Denis, les élèves dénoncent des « inégalités de traitement » et un « mépris de classe et du racisme ».
    Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), reportage
    Au début, Melya est sur la retenue. Elle hésite une poignée de secondes à se livrer. Puis, l'élève du lycée Paul-Eluard, à Saint-Denis, se lance. Le visage encadré par de longues et fines boucles (…)

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  • Un robot mobile qui déplace des lits d’hôpitaux non utilisés : L’allemand Neura Robotics se lance dans la santé

    4,1 millions : c’est, d’après l’OMS, le nombre de professionnels de santé qu’il pourrait manquer en Europe en 2030 pour maintenir un système de santé efficace (dont 2,3 millions d’infirmiers et 600 000 médecins). La robotique est souvent perçue comme une réponse partielle à cette pénurie, car elle permet d’automatiser les tâches répétitives et chronophages pour les soignants. C’est dans ce cadre que Neura Robotics a créé “Healthcare”, une unité spécialisée dans la santé et les sciences de la vie.

  • Galaxy Tab S12 Ultra, SmartTag 3… Samsung fait le plein de nouveautés pour la rentrée

    Samsung présente le 30 septembre 2026 deux nouvelles tablettes haut de gamme : les Galaxy Tab S12 Ultra et Galaxy Tab S12+. Le constructeur coréen dévoile aussi une nouvelle version de son traqueur Bluetooth, le Galaxy SmartTag 3, qui améliore sa portée et gagne le support des iPhone pour la première fois.

  • La DGFiP, une vraie passoire ? Autopsie des défaillances qui ont permis le pillage des données des usagers

    A la Une

  • La rafle du Vieux-Port à Marseille reconnue crime contre l’humanité: «un combat gagné contre la falsification de l’histoire»

    En janvier 1943, le quartier populaire de Saint-Jean est dynamité par les nazis et la police française, 15 000 personnes sont déportées. La justice annonce la fin de l’enquête lancée par une plainte de plusieurs survivants. Entretien avec l’avocat Pascal Luongo, à l’origine de la reconnaissance de ce crime contre l’humanité.
  • MECA VELO EN MIXITE CHOISI

    Permanence en mixité choisie ( sans homme cis-genre) pour ciels qui ont besoin ou envie de réparer iels-mêmes leur vélo. As ou novice de la mécanique, tout le monde est lea bienvenu.e. L'idée c'est de rendre accessible l'auto-répartion de son vélo avec l'aide (si besoin) des bénévoles ou des autres adhérent.e.s.
  • Atelier : Connaitre ses droits face à la police

    Le collectif antirépression SOLARE73 propose un atelier jeudi 08 octobre à l'Insolente pour mieux se préparer face à la police lors des mobilisations.
  • Trump rebaptise l’IA « Super Intelligence », les noms de domaine slovènes s’arrachent et les soupçons de délit d’initié fleurissent

    Dans la nuit du 29 au 30 septembre, le président américain a signé un décret imposant le terme « Super Intelligence » à son administration. Une décision qui fait déjà exploser les enregistrements en .si et nourrit les soupçons d'une partie des internautes.

  • Chasse à l’enfant : au moins 635 lycéen·nes arrêté·es par la police en 3 jours

    En d'autres temps, on aurait parlé de rafles policières massives sur des mineurs. En seulement 3 jours, l’État français a arrêté 635 lycéens et lycéennes.

    L’article Chasse à l’enfant : au moins 635 lycéen·nes arrêté·es par la police en 3 jours est apparu en premier sur Contre Attaque.

  • How Trump is meddling in Brazil's election – explainer

    Brazil will head to the polls on 4 October for the first vote in its presidential race. The incumbent, Luiz Inácio Lula da Silva, is neck-and-neck with Flávio Bolsonaro, the son of the former president Jair Bolsonaro, who is in prison for plotting a military coup. There are fears and accusations that the US is interfering in the election, and these follow similar allegations in a string of elections across Latin America won by Donald Trump-backed candidates in what is being called 'the orange wave'.

    The Guardian's Latin America correspondent, Tom Phillips, explains the tactics Trump and his administration have been using in recent months and what impact another Bolsonaro government could have on the region, and the world

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  • Attention à ces prétendues preuves de la mobilisation forcée de femmes en Ukraine

    Source :Compte X, le 9 septembre 2026

    Etiqe :Douteux

    Contenu :

    C’est un sujet sensible en Ukraine. Les femmes du pays seront-elles prochainement conscrites dans la guerre contre la Russie ? La rumeur se fait insistante sur les réseaux sociaux depuis quelques semaines. Plusieurs internautes déduisent cette information d’une soi-disant commande par le ministère de la Défense de 150 000 vestes militaires adaptées à la physionomie féminine.

    « C’est un indicateur clair d’un [ordre de] mobilisation », écrit le 9 septembre sur X le compte Military Summary, déjà épinglé chez nos confrères de TF1 pour avoir relayé de la désinformation relative au conflit ukrainien. L’internaute aux 47 000 abonnés joint à son message deux images : l’une est une capture d’écran de Prozorro, la plateforme ukrainienne de passation des marchés publics, l’autre est le scan d’un document notifiant l’appel à marché public, supposément, donc, pour 150 000 vestes d’hiver pour femme.

    Absente des registres officiels disponibles en ligne, cette commande a été ouvertement démentie par Kiev. Qui plus est, elle ne suffirait pas, à elle seule, à attester d’un projet de conscription forcée des femmes ukrainiennes.

    Un appel d’offres introuvable

    De fait, le ministère de la Défense ukrainien n’a jamais caché sa production de matériel militaire conçu pour les femmes – dont l’engagement dans l’armée s’effectue uniquement sur la base du volontariat (§11, chapitre 1, article 1). En avril 2025, Kiev annonçait le développement de « vestes et pantalons d’hiver coupe-vent pour militaires [de sexe] féminin » classifiés comme « type 3 ». Les spécificités de ces équipements étaient ensuite précisées, deux mois plus tard, dans un document officiel de 36 pages.

    Les captures d’écran publiées sur X par Military Summary évoquent, elles aussi, des équipements de « type 3 ». Il s’agirait donc bien de vêtements uniquement à destination des soldates ukrainiennes. Pour autant, il n’existe aucune trace dans les registres officiels du soi-disant appel d’offres relayé par l’internaute.

    Que ce soit directement sur le site Prozorro, développé par la branche ukrainienne de l’ONG anticorruption Transparency International, ou sur son module d’analyse, bi.prozorro.org, qui recense et ordonne chronologiquement les données de la plateforme, la commande dont Military Summary affirme avancer la preuve est introuvable.

    Du matériel militaire pensé spécifiquement pour les femmes, comme des gilets pare-balles, des vestes et des pantalons d’hiver, a bien été acheté par le gouvernement ukrainien au printemps 2026, selon la Ukrainska Pravda. Mais aucune source fiable ne fait état de commandes avoisinant les 150 000 exemplaires. Qui plus est, un tel achat ne permettrait en rien d’attester d’une conscription forcée à venir des femmes ukrainiennes.

    Le gouvernement ukrainien a par ailleurs formellement démenti ces propos le 10 septembre, indiquant qu’il n’existait « aucune information concernant une telle acquisition par le ministère de la Défense ». « Il n’y a pas non plus d’initiatives législatives, de projets de loi ou de discussions internes en Ukraine concernant la mobilisation des femmes », a ajouté Kiev. Des exceptions bien spécifiques à cette règle semblent toutefois alimenter le doute sur les réseaux sociaux.

    Pas d’ordre de mobilisation

    En effet, depuis plusieurs jours, des internautes francophones reprennent les dires de Military Summary en les illustrant de photos de documents qui seraient des convocations dans des centres de recrutement militaires reçues par des Ukrainiennes. Un élément supplémentaire, selon les publications, de la mise en place de la conscription forcée des femmes.

    Néanmoins, rien n’indique que ces documents soient des ordres de mobilisation. Les convocations ainsi partagées sur les réseaux sociaux – dont l’authenticité n’a pas pu être établie et dont la forme change en fonction des publications – présentent le même motif : vérification ou actualisation des données personnelles.

    En Ukraine, la loi martiale en vigueur depuis le début de l’invasion à grande échelle du pays par la Russie le 24 février 2022, impose la mobilisation générale des hommes âgés de 25 à 60 ans. Les femmes en sont exclues.

    La loi prévoit toutefois que « les femmes ayant obtenu une spécialité médicale ou pharmaceutique doivent s’inscrire au service militaire », précise SUD.UA, un média ukrainien consacré au traitement de l’actualité juridique. Une information déjà rapportée ces dernières années par différentes sources, comme le Kiev Independent et le cabinet d’avocats CMS.

    « L’inscription en soi ne constitue pas un motif de mobilisation forcée », ajoute le site spécialisé. Autrement dit, l’enregistrement des soignantes auprès des instances militaires ne conditionne en aucun cas leur conscription. Concernant le reste de la population, l’Ukraine n’a annoncé aucune mesure en faveur d’un quelconque enrôlement obligatoire des femmes. Faute d’informations sur le contexte de ces convocations, leur motif reste, pour l’heure, difficile à déterminer…

    Contacté pour obtenir plus de précisions, le ministère de la Défense ukrainien n’avait pas répondu à nos sollicitations au moment de la publication.

     

    Auteurs :

    Auteur : Jean-Baptiste Breen, journaliste

    Relecteur : Nicolas Turcev, journaliste

    Liens d’intérêts ou fonctions politiques déclarés des intervenants à l’article : aucun

    Secrétariat de rédaction : Nicolas Turcev, journaliste

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  • DevDay : OpenAI peut-il rattraper Anthropic et contrer les ambitions de Meta dans l’agentique personnelle ?

    OpenAI avait promis un DevDay particulièrement fourni. L’entreprise n’a pas lésiné sur les annonces : agents capables de travailler en continu, nouveau modèle moins coûteux, accélération de l’inférence, évolution de Codex, espace de travail collaboratif, nouvelles briques pour les développeurs et renforcement des offres de sécurité et de confidentialité. Pris séparément, l’ensemble ressemble à une longue liste de courses. Pris ensemble, il dessine surtout une stratégie.

  • Les renouvelables « désignées comme un ennemi économique » : face aux suppressions de postes, les salariés se mobilisent

    20 % d'effectifs en moins à Voltalia, 73 postes supprimés à Valorem... Alors que les plans sociaux se multiplient dans le secteur des énergies renouvelables, une manifestation se tenait à Paris pour tirer la sonnette d'alarme.
    Ce n'est plus une ombre nuageuse, c'est une éclipse totale. Le 29 septembre, les travailleurs du secteur des énergies renouvelables tiraient une nouvelle fois la sonnette d'alarme sur la situation de leur filière. À Paris, ils étaient près de 150 devant les portes (…)

    Lire la suite - Reportage / Énergie , Luttes
  • Burundi agrees to receive ‘third-country’ migrant deportees from US

    Burundi joins several other African nations in accepting people deported under Trump’s hardline policy

    Burundi has agreed to join a clutch of ⁠other African nations in receiving migrants from other countries deported from the US under ⁠Donald Trump’s hardline ⁠immigration ​policy.

    However, Burundi will only accept those not accused of crime or terrorism links, said ⁠Nancy Ninette Mutoni, a spokesperson for the country’s president, Évariste Ndayishimiye. Tuesday’s announcement gave no details of numbers, timing or financial ⁠details.

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  • Carburant, blocage de l’A75 : en pleine agitation agricole, mobilisations et convocation judiciaire à la CR de l’Aveyron

    La Coordination Rurale de l’Aveyron menait ce 21 septembre une manifestation à Rodez contre la hausse des prix des carburants. La préfecture a annoncé déposer une nouvelle plainte pour des dégradations, alors que le secrétaire du syndicat est déjà convoqué devant la justice ce mercredi 30 septembre pour des dégâts pendant les blocages de l’A75 et de la RN88.

    Lundi 21 septembre, 300 personnes répondaient à l’appel de la Coordination Rurale* de l’Aveyron, pour une mobilisation à Rodez contre la hausse des prix du carburant.

    “Convergence des luttes”

    Le syndicat agricole y avait convié « BTP, artisans, routiers, professions libérales », au nom d’une « convergence des luttes » Soit les professions concernées plus spécialement par l’usage du Gazole Non Routier (GNR), raffiné par les mêmes entreprises que le reste du carburant, dont les dividendes s’envolent actuellement, mais moins taxé par l’État. Deux radars automatiques préalablement sciés sur le réseau routier étaient déposés ce soir là devant le Centre des Finances Publiques et la préfecture.

    Le co-président de la CR Aveyron, Éloi Nespoulous, prenait ensuite la parole pour mettre en avant la baisse tendancielle du revenu paysan : « Si nos produits étaient payés à leur juste valeur pour couvrir nos coûts de production, nous ne serions pas là ce soir » Avant d’enchaîner sur le mutisme des pouvoirs publics face aux marges de la grande distribution.

    Agitation agricole montante

    Cette action était menée alors que les actions paysannes se multiplient, au terme d’un été particulièrement dramatique en terme de chaleurs ininterrompues et de sécheresses. L’association Solidarité Paysans, qui accompagne des exploitant-s en difficulté, publiait le 23 septembre son rapport annuel sur la base de plus de 3 600 agriculteurs-trices aidé-es en 2025, en alertant sur le risque d’une « vague de suicides » et d’exploitations qui périclitent après cet été caniculaire.

    La colère agricole est de nouveau dans une phase d’intensification en ce mois de septembre, avec des actions menées ces derniers jours dans les Deux-Sèvres, dans le Rhône, en Haute-Loire, en Ariège, en Dordogne, et dans de nombreux autres départements.

    Mais c’est en Corse que la mobilisation s’envole. Jeudi 24 septembre, entre 800 et 1200 manifestant-es sont sorti-es dans les rues et sur les routes. Une mobilisation de très haut niveau, parfois même qualifiée de soulèvement (sans heurts) par la presse insulaire par son ampleur, dans une île peuplé d’à peine 365 000 habitant-es, pour 4 700 à 4 800 actifs-ives agricoles (hors saisonniers), et un nombre d’exploitations compris entre 2 600 et 2 900. En terme de proportion des actifs-ves agricoles, cette mobilisation insulaire est comparable aux plus grandes journées de manifestations agricoles de l’histoire sociale française.

    Les ports d’Ajaccio et de Bastia ont été bloqués, ainsi que l’aéroport de Calvi et certains ronds-points et lycées agricoles. La préfecture de Bastia a aussi été investie et occupée par les manifestant-es. Les syndicats ont accepté de lever les barrages, non sans hésitations et divisions, en attendant une réunion avec le ministère de l’Agriculture à Paris qui doit se tenir ce mercredi 30 septembre.

    Dans le viseur de ces mobilisations, que ce soit sur le continent ou sur l’île : l’insuffisance du plan d’indemnisation CASI, proposé pour pallier aux calamités agricoles de cet été. En 2023, le régime public de gestion des risques a été profondément réformé, avec un nouveau système reposant sur un rôle accru des assureurs privés pour les aléas significatifs. Sauf qu’au vu des prix des assurances privées et de la faiblesse des revenus agricoles, toutes filières confondues, seules environ 22,5% des surfaces étaient assurées en 2025.

    Plainte de la préfecture et convocation au tribunal pour la CR de l’Aveyron

    Dans la foulée de l’action du 21 septembre, la préfecture de l’Aveyron a annoncé le dépôt d’une plainte pour dégradations. Déjà ce mercredi 30 septembre, Éloi Nespoulous, coprésident du syndicat aveyronnais, est convoqué devant le tribunal de Rodez. Cette procédure concerne les actions de blocage liées au mouvement contre la gestion gouvernementale de la crise de la dermatose nodulaire à l’hiver dernier, auquel avait aussi participé la Confédération Paysanne**, le Modef***, et des adhérent-es de base des Jeunes Agriculteurs-trices et de la FNSEA****. Sont reprochées à la CR des dégradations pendant les blocages de l’A75 et de la RN88, notamment par rapport à des trous dans le bitume et des barrières de sécurité arrachées ou cassées.

    « L’État a allumé le brasier. La France d’en bas est au bord de l’explosion. À force d’ignorer la détresse, l’État devra répondre de ses actes : non-assistance à personne en danger ! », a commenté publiquement le syndicat, en appelant à la solidarité devant le tribunal de Rodez dès 15h.

    Le 8 septembre 2026, la CR du Lot-et-Garonne était condamnée en appel à près de 170 000 euros d’amendes et de dommages et intérêts pour des dégradations de biens publics et privés, des dépôts illégaux de déchets et des menaces envers des agents de l’État.

    * La Coordination Rurale est le second syndicat d’agriculteurs-trices, regroupant des petit-es et moyen-nes exploitant-es en situation de fragilité sur le marché des filières de l’agro alimentaire. Elle est très critique du syndicat majoritaire, la FNSEA. Nombre de ses cadres affichent leur proximité avec l’extrême-droite. Le syndicat tient une ligne anti-écolo, ou plutôt hostile à une écologie imposée de l’extérieur du monde agricole, dans un contexte où le monde paysan se trouve de plus en plus pris en tenaille entre les aspirations écologiques de la société civile et la crise agricole. Non sans nuances. Serge Zaka, docteur et chercheur en agroclimatologie auquel le média écologiste Reporterre consacrait un portrait en mars 2023, est régulièrement l’invité de discussions organisées par des sections locales de la CR. La CR reste tout à fait ouverte aux agriculteurs-trices en bio. Elle est en pleine crise de croissance. L’organisation a énormément grossit d’un coup après la révolte agricole de l’hiver 2024, en agrégeant des publics variés (anciens gilets jaunes et personnes très hostiles aux gilets jaunes, partisans d’une union avec des salarié-es et corporatistes purs jus, agriculteurs-trices de différentes tailles, avec différents rapports à l’écologie ou à la politique, partisans d’une ligne contestataire dure ou adeptes d’une nouvelle cogestion) et peine aujourd’hui à produire une ligne commune et une organisation équilibrée.

    **Troisième syndicat agricole, classé à gauche, qui organise des petit-es et moyen-nes exploitant-es, avec une bonne proportion d’exploitant-es en reconversion, souvent attiré-es par la très forte identité agro-écologique mise en avant par l’organisation.

    ***Le Mouvement de défense des exploitant-es familiaux, ou Modef, classé à gauche, syndique principalement des petit-es et moyen-nes agriculteurs-trices, quel que soit leur mode de production. Tout en défendant une transition écologique. Le syndicat est aujourd’hui affaibli, en dehors de quelques bastions comme les Landes, la Martinique ou la Guadeloupe.

    ****La FNSEA est le principal syndicat agricole, et revendique 212 000 adhérents-es sur 400 000 exploitant-es. Plus 50 000 chez les Jeunes Agriculteurs, son « antichambre » qui regroupe les moins de 35 ans. Les Jeunes Agriculteurs peuvent suivre une ligne autonome. En 2019 ils remportaient la Chambre d’Agriculture de Guadeloupe avec le Modef, contre la FNSEA. En 2025 sa section corse avait envisagé une alliance avec la Coordination Rurale. La FNSEA syndique des exploitant-es de toutes tailles, inséré-es dans les filières agro-alimentaire, mais défend les intérêts des plus gros-ses. Ce qui est très visible dans sa défense d’une attribution des aides de la PAC à l’hectare plutôt qu’à l’exploitant-e. Elle est dirigée par Arnaud Rousseau, à la tête d’une immense exploitation agricole de plus de 700 hectares. L’homme est aussi président du groupe agro-industriel Avril, qui regroupe Lesieur, Puget. Il est actif dans l’alimentation des animaux d’élevage, les agrocarburants ou encore la chimie des huiles et protéines végétales, et président du Conseil d’Administration de Sofiprotéol, qui finance des crédits aux agriculteurs.trices. La FNSEA est une organisation tentaculaire sans équivalent en dehors de l’agriculture. Elle a un contrôle sur une bonne partie de la presse spécialisée. Elle fournit des services à ses adhérent-es, et est présente dans de nombreux organismes encadrant le monde agricole, comme le Crédit Agricole ou la Sécurité Sociale agricole, la MSA. Si bien qu’on peut y adhérer sur une logique d’un « il vaut mieux en être ».

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  • Blocus lycéens à Lyon : Laurent Wauquiez fantasme une guérilla urbaine

  • Amazon brade sa Kindle 2024 à moins de 90 € avant l’arrivée de sa remplaçante

    [Deal du jour] Des visuels de la prochaine Kindle d'entrée de gamme ont fuité le 28 septembre 2026. En attendant son annonce officielle, Amazon fait passer la Kindle 2024 à 89,99 € au lieu de 154,99 €.

  • Tours : la police éborgne un lycéen

    Un jeune homme hagard, assis par terre dans une marre de sang. Puis un mouvement de panique : une charge policière sur les amis du blessé qui l'entouraient.

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  • « Nos forêts publiques ne sont pas des usines à bois »

    "Quelle garantie avons-nous que nos forêts seront encore là, dans cinquante ans, si nous continuons à accroître les pressions qui s’exercent sur elles ?"

    Cet article « Nos forêts publiques ne sont pas des usines à bois » est apparu en premier sur La Relève et La Peste.

  • Café citoyen - La violence envers les enfants

    Quand ?
    Le 12 octobre de 19h30 à 22h

    Où ?
    Salle Gérard Philipe (Noisy-le-Sec) 115 Rue Jean Jaurès 93130 Noisy-le-Sec

    Le prochain Café citoyen de Noisy-le-Sec aura lieu le lundi 12 octobre, salle Gérard-Philipe (115, rue Jean-Jaurès). Il portera sur les violences faites aux enfants : Pourquoi tant de violence commise envers les enfants ?

    Chaque semaine, un enfant meurt sous les coups de ses parents. Chaque année, 160 000 enfants sont victimes de violences sexuelles, dont les trois-quarts au sein de la famille, et plus de 100 000 mineurs sont enregistrés par les services de police et de gendarmerie comme victimes de violences physiques, majoritairement dans le cercle intrafamilial.

    Chaque année, un enfant sur sept est victime de violences dans le sport. Et c'est sans compter sur les violences numériques et en milieu scolaire ou périscolaire.

    Pourtant, l'Etat a décidé la mise en place d'un plan de lutte contre les violences faites aux enfants pour la période 2023 à 2027 qui s'applique déjà.

    Que manque-t-il dans la formation des professionnels de l'enfance pour discerner ce qui relève de l'acte éducatif violent et non violent ? Comment accompagner les citoyens et parents pour mieux repérer et alerter ? Comment se définit juridiquement la violence envers un mineur ? Quelles sont les procédures à suivre et les réponses possibles ? Quels sont les effets de la violence sur le psychisme ? Comment prévenir ces violences ?

    Les intervenants, Martine Brousse, présidente d'honneur de la Voix de l'Enfant, Mona Coquart, avocate au Barreau de Paris, et Clara Jones, stagiaire élève-avocate au sein de l'association La Voix de l'Enfant, nous apporteront un éclairage.

    Entrée libre

  • [LaCourteEchelle] LA COURTE ECHELLE DU 27 09 26

  • ‘So much uncertainty’: Michigan’s Arab American businesses navigate Trump’s Canada trade war

    Arab communities on both sides of the border grapple with ongoing tensions as US-Canada relations continue to sour

    In Dearborn, Michigan, home to the largest community of Arab Americans in the US, one industry has risen above all others in recent years: Yemeni cafes.

    At the forefront is Qahwah House, a powerhouse in the burgeoning Yemeni cafe world with 32 branches open across the country. Three of those are here in Dearborn, with more on the way, and they attract people from near and far.

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  • Trump meets with AI executives, says they signed 'morally binding' document

    President Donald Trump on Tuesday announced the rollout of America.gov, which is an artificial intelligence portal for the federal government that can answer questions people may have for various agencies. Also Tuesday, Trump met with AI executives, where he said they signed a "morally binding" document amid rising concerns over the emerging technology's capabilities. Industry executives sounded a cautious but positive note after meeting with the president.
  • Trump touts America.gov, but its government-sourced AI answers undercut many of his statements

    The Trump administration has lauded its revamped website America.gov as a way to simplify Americans' access to information and services scattered across a plethora of agency sites, but President Donald Trump probably won't like some of the answers his new site says are sourced from government information. Asking the site — which says it's sourced via artificial intelligence from "official government sources" — questions about who won the 2020 election or about the name of the federal department that operates out of the Pentagon yields answers contrary to those Trump himself frequently proclaims.
  • We Asked Trump's New AI Government Site About His Controversial Claims

    The Trump administration's newly launched America.gov chatbot provided direct answers Tuesday to a series of questions about the 2020 election, presidential term limits, impeachment proceedings and other politically sensitive topics when Newsweek tested the system shortly after its debut. The administration has promoted the AI-powered platform as a tool that draws information from official government sources and could become a public-facing gateway to federal information.
  • L'extrême droite radicale radiée du RN commence à trouver des qualités à Bardella

    Source : StreetPress
  • Piratage du gouvernement par OpenAI : déjà fragiles, les systèmes informatiques d'Australie sont en première ligne face aux agents IA (Anglais)

    Source : Crikey - Australie Lire la traduction automatique en français
  • La sécurité des ouvriers du chantier du métro toulousain se politise

    Source : Mediacités Toulouse Payant
  • L'UE garde secrets les chiffres relatifs au coût environnemental des centres de données (Anglais)

  • Au Rwanda, le corps des femmes sous surveillance

    Source : Axelle Magazine - Belgique
  • La rafle du Vieux-Port, crime contre l'humanité : « C'est un événement majeur de l'Histoire »

    Source : Marsactu Payant
  • Sans-abrisme : en grève, le Samu social de Lyon dénonce une « situation intenable »

    Source : Rue89Lyon Payant
  • Les candidats brésiliens des géants de la tech aux élections de 2026 (Portugais)

    Source : Agência Pública - Brésil Lire la traduction automatique en français
  • Jordan Bardella «certainement antisémite»: le précédent judiciaire qui fragilise le président du RN

    Accusé en 2024 par l’écrivain et philosophe Bernard-Henri Lévy d’être «certainement antisémite», Jordan Bardella avait déposé plainte pour injure publique. Il s’est discrètement désisté quelques jours avant la tenue d’un procès public.
  • OpenAI a été pris de court, l’adresse dot.com ne mène pas chez eux

    Le lancement des agents « dots » d'OpenAI a droit à un couac inattendu : l'adresse dot.com, partagée sur X, ne redirige pas vers OpenAI.

  • Cantat toujours rien compris | Catherine Dufour

    J'ai toute une théorie sur les chanteurs à bouclettes, je vous l'épargne. Je dirais seulement que ce sont des hommes qui voudraient qu'on les aime pour leur art, qui se veulent avant tout poètes, et qui sont surtout aimés pour leur sexytude. Quelles que soient les qualités de leur parole (puissance de la voix, poésie du contenu), ils gagnent leur croûte essentiellement avec leurs, disons, rondeurs. Source: Relevé sur le Net...
  • En Loire-Atlantique, le méthaniseur « exemplaire » de la chambre d’agriculture en zone de turbulences

    À Derval (44), l'unité de méthanisation de la ferme expérimentale de la chambre d'agriculture départementale de Loire-Atlantique a été épinglée par la préfecture pour des rejets non conformes et récurrents dans le milieu naturel. Des infractions qui s'ajoutent à des difficultés techniques et financières.

    L’article En Loire-Atlantique, le méthaniseur « exemplaire » de la chambre d’agriculture en zone de turbulences est apparu en premier sur Splann ! | Premier média d'enquête indépendant en Bretagne.

  • In the “Unites States” of “Super Intelligence,” “Issues Are Remediated”


    As many people before me have pointed out, once you notice that the signature page for Trump’s “morally binding” agreement on AI safety spells “United States” “Unites States,” the entire charade becomes more ominous than it already was.

    Over the course of the day yesterday, Trump first posted a seating chart showing himself surrounded by some of the most powerful (and/or perhaps fraudulent) men in the world, then had lunch with them, then had them sign a non-binding and totally inadequate document (only the signatures of the most powerful men appeared on the same page as Trump’s), then signed an Executive Order (which binds the US government) renaming AI “Super Intelligence.”

    This was elder care masquerading as world-saving policy, stringing together some of Trump’s favorite activities — proximity to power, document signings, and arbitrary renamings — for an entire day. I found myself wondering (since he’s not on the seating chart) what was Stephen Miller doing while he had the richest men in history babysitting his ward?

    The agreement itself is totally inadequate fluff, like something McKinsey might dream up with no mechanism to ensure it works.

    In order to build a positive future for the American people and the world, we believe every company is responsible for developing its own technology safely and in a way that builds trust with customers and the public.

    This starts with every company that is training and deploying frontier models having robust internal processes and controls to ensure that their technology behaves as intended and that any issues are promptly identified and resolved. Therefore, in addition to any other precautions, we believe each company should implement the following four layers of controls and audits:

    1. Implement robust internal controls to monitor the capabilities and alignment of its models during training and deployment around areas like cybersecurity, biosecurity, and chemical threats, and to ensure that its models do not hack or access technical systems in unintended ways.
    2. Empower an internal team to ensure all of the controls, monitoring, and detection are operating as intended, and that any issues are remediated.
    3. Partner with an independent external auditor or evaluator to carry out independent assessments of whether the controls, monitoring, and detection are operating as intended.
    4. Designate an independent committee of the board of directors to oversee and receive reports from the teams operating the controls and the internal and external auditors and evaluators, as well as to ensure any issues identified are remediated.

    Together, these steps will give each company, its customers, and the public confidence that the technology is operating as intended.

    The participating companies will meet regularly to establish standards and best practices to improve the safety of their systems.

    Over time, it may make sense to codify these steps into laws or regulations. Regardless of whether this is required of companies, we believe that implementing these controls and audits is critical to ensuring a safe future for everyone, and each of our companies are committed to doing this. [my pink emphasis]

    Underneath all the bullet points and active verbs, this agreement is designed to be useless, for two main reasons. First, it only requires AI to operate “as intended;” (and the parallel structure in bullet 1 would envision hacks so long as they do what they are intended to do). The self-imagined Masters of the Universe who signed it don’t have to provide assurances about their intentions, which are mostly malign.

    In addition, the single thing that such documents must do is assign accountability for implementing it — naming the person who will go to jail for hacks that do not function as intended. This does not. Bullet 2 “empowers” an internal team to ensure that “any issues identified are remediated,” but it doesn’t say that that internal team (or anyone else) has to do the remediation. Bullet 4 requires a committee on the board that will “receive reports” and “ensure any issues identified are remediated.” But it doesn’t hold them accountable for remediating those issues themselves. The passive voice lurks where it is most dangerous, where someone is accountable for remediating the things that go wrong.

    But even if the document weren’t so inadequate and the official renaming so pathetic, there is no one left inside the Oval Office with the self-respect or competence to spell “United States” correctly. There is no one inside the Oval Office who gave a rat’s ass to make this propaganda at least look serious.

    This was not a commitment to make AI safe for humanity. Rather, it was a commitment to collectively tell the public that the Masters of the Universe can take care of this themselves, without regulation.

    And even the propaganda was too slovenly to get basic details right.

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  • [Nantes] Arpentage – Le Double, Voyage en monde miroir, Naomi Klein

    L’arpentage est une méthode de lecture collective et conviviale d’un livre, issue de l’éducation populaire.
    L’idée est de:
    – partager le livre,
    – en lire un bout,
    – puis restituer auprès du groupe le passage, avec nos anecdotes & ressentis
    – et enfin discuter des idées, pour en faire une lecture augmentée.

    ## Résumé

    Le Double. Voyage dans le Monde miroir de Naomi Klein est un essai politique captivant et vertigineux qui décrypte la montée du complotisme à travers une mésaventure personnelle : la confusion répétée entre l’autrice et son « double obscur », Naomi Wolf.

    L’essai abordera les thème des dérives de l’extrême droite étatsunienne, le complotisme, les identités numériques

    Et c’est où ? Et c’est quand ? :⏰ le 5 octobre de 12h à 14h📍à Open Lande Nantes (10 rue de l’île Mabon)

    Sur inscription (gratuite :) -> https://www.eventbrite.fr/e/billets-arpentage-nantes-le-double-naomi-klein-2001392474768

    On amènera notre casse croûte ou denrée partageable vu l’heure :)  Livre & papier fourni.

    Au plaisir de vous y rencontrer !
    Ségolène

  • Les patrons se soucient de l’égalité professionnelle lorsqu’ils ont des filles

    Si vous êtes une femme moins bien payée que votre confrère et que votre patron devient le père d’une petite fille, votre situation est peut-être sur le point de s’améliorer ! Aberrant mais vrai. On vous explique.

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  • Trump signs executive order rebranding AI as 'Super Intelligence' as tech titans ink separate SI accord

    President Donald Trump on Tuesday signed an executive order directing the federal government to replace the term "artificial intelligence" with "Super Intelligence" across the executive branch, cementing a rebranding effort he has championed in recent weeks.
  • Lycos.fr : Benjamin Romei dévoile les coulisses de son moteur maison à 2,4 millions de sites

    Benjamin Romei

    Fondateur d'ADN Contents et repreneur de Lycos.fr

    Entrepreneur du web installé à Mulhouse, Benjamin a fondé ADN Contents en 2011. Sa société édite plusieurs médias thématiques, dont Begeek et 24matins. Le 21 septembre 2026, elle a remporté le nom de domaine lycos.fr, relancé quelques jours plus tard avec un moteur de recherche, des pages perso et un annuaire. Vous pouvez le retrouver sur LinkedIn et sur sa page lycos.fr/benjamin.

    Benjamin a répondu par écrit à nos questions. Le projet n'a que quelques jours : certains éléments de stratégie et quelques chiffres restent logiquement confidentiels, et il a préféré les garder pour plus tard. Sur la technique, il a joué le jeu avec beaucoup de précision. Les questions, posées par Victor Lerat pour Abondance, sont numérotées dans les encadrés bleus. Un grand merci à Benjamin pour son temps, et bonne lecture à tous !

    Comment Lycos.fr a été remis en ligne en une après-midi

    Question 1Le jour où vous avez remporté l'enchère, quelle a été votre première réaction ?

    Benjamin Romei (Lycos.fr)

    Pas vraiment de surprise. On n'est pas très nombreux sur le marché français à faire ce genre d'achat pour en faire un vrai projet. On avait prévu 50 000 € pour celui-ci, et on est restés bien en dessous.

    Question 2Le jour où vous récupérez les accès au domaine, quelles sont vos premières actions techniques ?

    Benjamin Romei (Lycos.fr)

    On a gagné l'enchère à 15 h et j'ai démarré dans la foulée. Le temps que le domaine arrive et pointe chez nous, à 16 h 10, on avait une V0.1 en ligne avec le formulaire de réservation. En quelques minutes, on avait déjà des centaines d'inscrits.

    Le soir, on a mis en ligne la recherche et le portail d'actu, et on dépassait déjà les milliers d'inscriptions. On a aussi rebranché une bonne centaine d'anciens sous-domaines, pour que les vieux liens mènent encore quelque part.

    Question 3Quelle stack avez-vous retenue, et pourquoi ce choix pour un site qui devait encaisser un afflux d'inscriptions dès l'annonce ?

    Benjamin Romei (Lycos.fr)

    Astro, hébergé sur Cloudflare Workers. Pas de serveur à gérer, et ça monte en charge tout seul, ce qui tombait bien vu le démarrage. Tout le reste est chez Cloudflare aussi : bases, cache, photos, envoi des e-mails.

    Je ne suis pas payé par Cloudflare (j'aimerais bien), mais je suis un de leurs premiers utilisateurs, et voir l'évolution de cette boîte, c'est impressionnant. L'infra et l'écosystème sont vraiment dingues. Une entreprise souvent sous-estimée à mon avis, surtout en France.

    Pour le code, on tourne avec des licences Claude Code Max et Codex, et on développe sur Windows et Mac.

    Question 4Vous mesurez l'audience sans cookie. Qu'est-ce qui vous a fait renoncer à GA4 et au bandeau de consentement ?

    Benjamin Romei (Lycos.fr)

    Ça fait longtemps que je n'utilise plus GA4 sur mes projets, depuis le RGPD je pense. Il existe aujourd'hui pas mal de solutions solides, accessibles et sans cookie. On utilise Plausible sur tous nos sites. C'est payant, mais c'est léger, simple, conforme RGPD, et ça donne les données dont un éditeur a besoin, sans superflu.

    Alors oui, la facture monte vite, mais il existe une version open source qu'on peut héberger soi-même. C'est quelque chose que j'aimerais faire à terme, je n'ai pas encore eu le temps de m'y pencher sérieusement. Le seul petit bémol : la version auto-hébergée a environ un an de retard sur la version cloud.

    Les pages perso Lycos ID vues par un SEO

    Question 5Chaque page porte un balisage ProfilePage et des liens rel="me" vers les réseaux sociaux. Quel rôle voulez-vous que ces pages jouent dans Google ?

    Benjamin Romei (Lycos.fr)

    Le balisage est présent sur toutes les pages, avec les liens vers les réseaux. On a fait le choix d'indexer uniquement les pages Entreprise. Les autres sont en noindex, accessibles par leur URL. Se positionner sur son nom et envoyer des signaux à Google sur son identité, c'est donc le rôle de l'offre payante.

    On tient quand même à garder l'esprit Linktree ou about.me : une petite page qu'on partage rapidement sur ses réseaux sociaux. L'offre gratuite est parfaite pour ça.

    Pour illustrer la différence, voici la page Entreprise d'Abondance, lycos.fr/abondance, balisée en index, follow :

    La page Entreprise d'Abondance : lycos.fr/abondance, indexable.

    Et une page perso gratuite, celle de Victor Lerat, lycos.fr/victorlerat, en noindex, follow : elle se partage, mais ne cherche pas à se positionner dans Google.

    Une page perso gratuite : lycos.fr/victorlerat, en noindex.

    Question 6Une page est-elle indexable dès sa création, ou doit-elle d'abord franchir un seuil ?

    Benjamin Romei (Lycos.fr)

    Le domaine a une vraie autorité, donc l'indexation est rapide. Certaines pages sont indexées en quelques minutes, d'autres en quelques heures, mais dans l'ensemble ça va vite. Dès qu'une page est remplie, configurée et publiée, elle part en indexation.

    Question 7Laissez-vous les robots des IA (GPTBot, ClaudeBot, PerplexityBot) lire les pages ?

    Benjamin Romei (Lycos.fr)

    Oui, uniquement sur les pages Entreprise, les pages payantes.

    Question 8Des milliers d'inscrits en quelques heures, c'est aussi une cible pour les spammeurs. Quels garde-fous avez-vous mis en place ?

    Benjamin Romei (Lycos.fr)

    On a la chance d'avoir des SEO expérimentés dans l'équipe. On connaît bien le sujet, donc on laisse passer ce qui est propre et on écarte ce qui ne l'est pas.

    Côté modération, j'ai mis en place un système avec Jev, de TypeSafe AI, que je recommande d'ailleurs. Il fait un premier tri, et on fait la validation finale quand il a un doute. Depuis le début, on a bloqué environ 300 noms, ce qui reste plutôt raisonnable vu le volume.

    Question 9Comment gérez-vous les noms de page qui correspondent à une marque ou à une personne connue ?

    Benjamin Romei (Lycos.fr)

    On essaie de filtrer en amont, là aussi avec Jev. On a ajouté un bouton de signalement, et si une page problématique passe entre les mailles, on la retire rapidement.

    Question 10Avec des milliers de pages, comment organisez-vous le maillage interne et l'annuaire ?

    Benjamin Romei (Lycos.fr)

    Pour l'instant, on est sur une première version : une page annuaire, liée depuis chaque page ID et depuis l'accueil. On travaille sur une V2, peut-être plus éditoriale, avec des rubriques et de la géolocalisation. L'idée, c'est d'être utiles à nos utilisateurs, donc on avance en fonction de leurs retours.

    Un moteur de recherche français avec son propre index

    Question 11Le moteur repose-t-il sur un index construit par vous, sur des résultats tiers, ou sur un mélange des deux ? Quelle a été la partie la plus difficile ?

    Benjamin Romei (Lycos.fr)

    C'est notre propre index, stocké chez nous. Pas d'appel à une API tierce, à part pour quelques encarts comme la météo. Il est encore assez compact, mais on pense qu'il représente bien le web français : environ 2,4 millions de sites aujourd'hui. On en dira plus bientôt.

    On a démarré avec un prototype à 10 000 sites, puis on a élargi petit à petit, en vérifiant à chaque étape que les résultats s'amélioraient. On a ajouté de la donnée ouverte comme Wikipédia, et ce que les sites nous autorisent à crawler, pour ranker des pages et plus seulement des sites.

    Pour le classement, on combine liens, trafic et pertinence par rapport à la requête. On a aussi testé un peu la recherche vectorielle : elle fait remonter de très bons résultats qu'on n'aurait pas trouvés autrement, mais aussi pas mal de bruit.

    Chaque étape, ranker des sites, puis des pages, puis comprendre ce que la personne cherche vraiment, est beaucoup plus complexe que la précédente. Plus l'index grandit, plus il faut gérer le spam.

    Le plus difficile, c'est de savoir ce qui mérite d'entrer dans l'index. C'est passionnant, ça donne une idée concrète de la façon dont les équipes de Google doivent réfléchir.

    Pour aller plus loin, on travaille avec Cloudflare pour faire reconnaître notre crawler comme robot vérifié. C'est ce qui nous permettra d'ouvrir vraiment le crawl et de le faire accepter plus largement par les sites.

    On ne cherche pas à être Google, ce n'est pas un objectif réaliste pour une entreprise française ou européenne. En revanche, on est plutôt fiers du résultat au regard du temps passé, quand on voit que certains moteurs européens lèvent des dizaines de millions sans avoir encore leur propre index.

    Question 12En 2026, un moteur de recherche doit-il afficher des réponses générées par IA ou rester une liste de liens ?

    Benjamin Romei (Lycos.fr)

    Vaste question ! Pour l'instant, on reste sur une liste de liens, et on ne prévoit pas de brancher de LLM à court terme. Il faut garder en tête qu'un moteur de recherche est structurellement déficitaire, sauf à atteindre une taille suffisante pour la publicité ou à trouver le bon modèle économique. Quand on regarde les comptes des petits moteurs qui ont leur propre index, la rentabilité, quand elle existe, se joue à peu de chose.

    Le chantier qui a pris le plus de temps

    Question 13Qu'est-ce qui vous a pris beaucoup plus de temps que prévu ?

    Benjamin Romei (Lycos.fr)

    La facturation. Sur le papier, un abonnement paraît simple. En pratique, il faut prévoir tous les scénarios : plusieurs pages sur un même abonnement, un changement d'offre en cours de mois, le prorata, les remboursements, les paiements qui échouent… Chaque cas particulier en fait apparaître un autre. Il reste sûrement quelques petites choses à ajuster, qu'on corrigera au fil de l'eau.

    Nous reviendrons vers Benjamin dans quelques mois pour voir comment le moteur et les pages Lycos ID ont grandi.

    Les autres articles sur le retour de Lycos.fr

    L’article "Lycos.fr : Benjamin Romei dévoile les coulisses de son moteur maison à 2,4 millions de sites" a été publié sur le site Abondance.

  • [Nantes] AG contre la casse de l’université et les politiques réactionnaires

    Après le succès de la mobilisation partout en France on se retrouve en assemblée générale le 1er octobre à 12h dans le Hall Censive pour organiser la suite du mouvement étudiant !

  • Écrits antisémites de Bardella: «Mediapart» a répondu à vos questions

    Que révèle la réaction du parti lepéniste à nos informations? Comment les journalistes ont-ils travaillé? Quelles sont les suites? Lénaïg Bredoux, codirectrice éditoriale, et Michaël Hajdenberg, coresponsable du pôle enquête, ont répondu à vos questions.
  • Identifiants volés, protections défaillantes : Comment les lacunes de la DGFiP ont permis à un hacker de siphonner les données de ses usagers

    Le 24 juin 2026, le centre de supervision de la sécurité de la Direction générale des Finances publiques (DGFiP) réinitialise le mot de passe d’un compte compromis. Depuis plusieurs heures, un hacker l’utilise pour extraire des données de l’administration fiscale. Or, le changement de mot de passe ne ferme pas la session déjà ouverte. Résultat : le téléchargement se poursuit jusqu’au lendemain à 2h31.

  • Visite du pape et confessions en pleine rue : la rue n’est-elle pas la place de la religion, comme le dit Olivier Faure ?

    Source :Les Grandes Gueules, RMC, 28 septembre 2026

    Etiqe :Faux

    Contenu :

    Invité des Grandes Gueules sur RMC le 28 septembre, Olivier Faure a été interrogé sur la venue du pape Léon XIV à Paris. Les animateurs ont demandé au candidat à la primaire socialiste pour l’élection présidentielle ce qu’il pense des confessions organisées dans les rues parisiennes.

    Le premier secrétaire du PS a répondu que « la rue n’est pas la place de la religion », et qu’« on ne peut pas expliquer aux Français de confession musulmane qu’il ne peut y avoir de prières de rue et autoriser des prières de rue pour les catholiques ».

    Mais ce que dit Olivier Faure est faux en droit, et comparer certaines prières musulmanes interdites et les confessions de rue en marge de la visite du pape n’est pas pertinent.

    La rue, lieu d’expression religieuse reconnu par le droit

    Contrairement à ce qu’affirme Olivier Faure, la rue peut tout à fait accueillir des manifestations religieuses. Les Surligneurs le rappelaient déjà en 2017 à propos de Manuel Valls, qui prétendait que la loi interdit les prières de rue : il n’existe aucun principe général d’interdiction des prières de rue, ni plus largement des manifestations religieuses sur la voie publique.

    La laïcité impose la neutralité à l’État, pas aux citoyens dans l’espace public. L’article 10 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen protège la manifestation des opinions, « même religieuses », dans la limite de l’ordre public. La loi du 9 décembre 1905 garantit en son article 1er le libre exercice des cultes.

    Son article 27 va plus loin : il prévoit expressément les « cérémonies, processions et autres manifestations extérieures d’un culte », qu’il soumet au seul pouvoir de police du maire, défini par l’article L. 2212-2 du code général des collectivités territoriales. C’est donc le droit commun qui s’applique aux manifestations religieuses dans l’espace public, à savoir la liberté sous réserve du respect de l’ordre public.

    Le Conseil d’État en tire les conséquences depuis plus d’un siècle. Dès 1909, il a jugé que le maire doit concilier le maintien de l’ordre avec le respect des libertés, et ne peut restreindre les manifestations extérieures du culte au-delà de ce qu’exige l’ordre public. Des interdictions générales et absolues sont tout autant prohibées.

    Plus récemment, il a rappelé qu’une mesure de police ne peut viser une expression religieuse dans l’espace public qu’en présence de risques avérés pour l’ordre public.

    Deux prières de rue, un même régime : la liberté sous condition du respect de l’ordre public

    À supposer qu’une confession puisse être assimilée à une prière, la comparaison d’Olivier Faure ne tient pas juridiquement. Interdire un rassemblement ou pas ne dépend pas de sa nature religieuse, mais des risques de trouble à l’ordre public qu’il peut engendrer.

    Toute manifestation sur la voie publique est soumise à déclaration préalable. Seules en sont dispensées les sorties conformes aux usages locaux, comme les processions traditionnelles. Lorsque les organisateurs d’une manifestation religieuse déclarent leur intention en préfecture, l’autorité de police ne peut s’y opposer que si cette manifestation est de nature à troubler l’ordre public.

    Les prières de rue musulmanes n’ont donc jamais été interdites en tant que prières. Celles qui l’ont été, notamment à Paris en 2011 et à Clichy-la-Garenne en 2017, l’ont été parce qu’elles troublaient l’ordre public et entravaient la libre circulation, de manière récurrente et sur une durée incompatible avec la liberté de circulation des autres usagers de la voie publique.

    Des confessions ponctuelles, en marge d’une messe papale déclarée et encadrée, sans blocage trop long de la circulation, ne sauraient donc être interdites. Tout comme une prière de rue musulmane ponctuelle, à condition qu’elle soit préalablement déclarée et qu’elle n’engendre aucun risque pour la sécurité des autres usagers ou même des fidèles eux-mêmes. Il n’y a donc pas deux poids deux mesures, mais une même règle appliquée à des situations de fait différentes.

     

    Auteurs :

    Auteur : Guillaume Baticle, journaliste, doctorant en droit public à l’université de Poitiers

    Relecteurs : Clément Bénelbaz, maître de conférences HDR en droit public à l’université Savoie Mont-Blanc

    Jean-Paul Markus, professeur de droit public à l’université Paris-Saclay

    Liens d’intérêts ou fonctions politiques déclarés des intervenants à l’article : aucun

    Secrétariat de rédaction : Guillaume Baticle, journaliste, doctorant en droit public à l’université de Poitiers

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