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Les renouvelables « désignées comme un ennemi économique » : face aux suppressions de postes, les salariés se mobilisent
20 % d'effectifs en moins à Voltalia, 73 postes supprimés à Valorem... Alors que les plans sociaux se multiplient dans le secteur des énergies renouvelables, une manifestation se tenait à Paris pour tirer la sonnette d'alarme.
Lire la suite - Reportage / Énergie , Luttes
Ce n'est plus une ombre nuageuse, c'est une éclipse totale. Le 29 septembre, les travailleurs du secteur des énergies renouvelables tiraient une nouvelle fois la sonnette d'alarme sur la situation de leur filière. À Paris, ils étaient près de 150 devant les portes (…) -
Burundi agrees to receive ‘third-country’ migrant deportees from US
Burundi joins several other African nations in accepting people deported under Trump’s hardline policy
Burundi has agreed to join a clutch of other African nations in receiving migrants from other countries deported from the US under Donald Trump’s hardline immigration policy.
However, Burundi will only accept those not accused of crime or terrorism links, said Nancy Ninette Mutoni, a spokesperson for the country’s president, Évariste Ndayishimiye. Tuesday’s announcement gave no details of numbers, timing or financial details.
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Carburant, blocage de l’A75 : en pleine agitation agricole, mobilisations et convocation judiciaire à la CR de l’Aveyron
La Coordination Rurale de l’Aveyron menait ce 21 septembre une manifestation à Rodez contre la hausse des prix des carburants. La préfecture a annoncé déposer une nouvelle plainte pour des dégradations, alors que le secrétaire du syndicat est déjà convoqué devant la justice ce mercredi 30 septembre pour des dégâts pendant les blocages de l’A75 et de la RN88.Lundi 21 septembre, 300 personnes répondaient à l’appel de la Coordination Rurale* de l’Aveyron, pour une mobilisation à Rodez contre la hausse des prix du carburant.
“Convergence des luttes”
Le syndicat agricole y avait convié « BTP, artisans, routiers, professions libérales », au nom d’une « convergence des luttes » Soit les professions concernées plus spécialement par l’usage du Gazole Non Routier (GNR), raffiné par les mêmes entreprises que le reste du carburant, dont les dividendes s’envolent actuellement, mais moins taxé par l’État. Deux radars automatiques préalablement sciés sur le réseau routier étaient déposés ce soir là devant le Centre des Finances Publiques et la préfecture. Le co-président de la CR Aveyron, Éloi Nespoulous, prenait ensuite la parole pour mettre en avant la baisse tendancielle du revenu paysan : « Si nos produits étaient payés à leur juste valeur pour couvrir nos coûts de production, nous ne serions pas là ce soir » Avant d’enchaîner sur le mutisme des pouvoirs publics face aux marges de la grande distribution. Agitation agricole montante Cette action était menée alors que les actions paysannes se multiplient, au terme d’un été particulièrement dramatique en terme de chaleurs ininterrompues et de sécheresses. L’association Solidarité Paysans, qui accompagne des exploitant-s en difficulté, publiait le 23 septembre son rapport annuel sur la base de plus de 3 600 agriculteurs-trices aidé-es en 2025, en alertant sur le risque d’une « vague de suicides » et d’exploitations qui périclitent après cet été caniculaire. La colère agricole est de nouveau dans une phase d’intensification en ce mois de septembre, avec des actions menées ces derniers jours dans les Deux-Sèvres, dans le Rhône, en Haute-Loire, en Ariège, en Dordogne, et dans de nombreux autres départements. Mais c’est en Corse que la mobilisation s’envole. Jeudi 24 septembre, entre 800 et 1200 manifestant-es sont sorti-es dans les rues et sur les routes. Une mobilisation de très haut niveau, parfois même qualifiée de soulèvement (sans heurts) par la presse insulaire par son ampleur, dans une île peuplé d’à peine 365 000 habitant-es, pour 4 700 à 4 800 actifs-ives agricoles (hors saisonniers), et un nombre d’exploitations compris entre 2 600 et 2 900. En terme de proportion des actifs-ves agricoles, cette mobilisation insulaire est comparable aux plus grandes journées de manifestations agricoles de l’histoire sociale française. Les ports d’Ajaccio et de Bastia ont été bloqués, ainsi que l’aéroport de Calvi et certains ronds-points et lycées agricoles. La préfecture de Bastia a aussi été investie et occupée par les manifestant-es. Les syndicats ont accepté de lever les barrages, non sans hésitations et divisions, en attendant une réunion avec le ministère de l’Agriculture à Paris qui doit se tenir ce mercredi 30 septembre. Dans le viseur de ces mobilisations, que ce soit sur le continent ou sur l’île : l’insuffisance du plan d’indemnisation CASI, proposé pour pallier aux calamités agricoles de cet été. En 2023, le régime public de gestion des risques a été profondément réformé, avec un nouveau système reposant sur un rôle accru des assureurs privés pour les aléas significatifs. Sauf qu’au vu des prix des assurances privées et de la faiblesse des revenus agricoles, toutes filières confondues, seules environ 22,5% des surfaces étaient assurées en 2025. Plainte de la préfecture et convocation au tribunal pour la CR de l’Aveyron Dans la foulée de l’action du 21 septembre, la préfecture de l’Aveyron a annoncé le dépôt d’une plainte pour dégradations. Déjà ce mercredi 30 septembre, Éloi Nespoulous, coprésident du syndicat aveyronnais, est convoqué devant le tribunal de Rodez. Cette procédure concerne les actions de blocage liées au mouvement contre la gestion gouvernementale de la crise de la dermatose nodulaire à l’hiver dernier, auquel avait aussi participé la Confédération Paysanne**, le Modef***, et des adhérent-es de base des Jeunes Agriculteurs-trices et de la FNSEA****. Sont reprochées à la CR des dégradations pendant les blocages de l’A75 et de la RN88, notamment par rapport à des trous dans le bitume et des barrières de sécurité arrachées ou cassées.« L’État a allumé le brasier. La France d’en bas est au bord de l’explosion. À force d’ignorer la détresse, l’État devra répondre de ses actes : non-assistance à personne en danger ! », a commenté publiquement le syndicat, en appelant à la solidarité devant le tribunal de Rodez dès 15h.
Le 8 septembre 2026, la CR du Lot-et-Garonne était condamnée en appel à près de 170 000 euros d’amendes et de dommages et intérêts pour des dégradations de biens publics et privés, des dépôts illégaux de déchets et des menaces envers des agents de l’État.
* La Coordination Rurale est le second syndicat d’agriculteurs-trices, regroupant des petit-es et moyen-nes exploitant-es en situation de fragilité sur le marché des filières de l’agro alimentaire. Elle est très critique du syndicat majoritaire, la FNSEA. Nombre de ses cadres affichent leur proximité avec l’extrême-droite. Le syndicat tient une ligne anti-écolo, ou plutôt hostile à une écologie imposée de l’extérieur du monde agricole, dans un contexte où le monde paysan se trouve de plus en plus pris en tenaille entre les aspirations écologiques de la société civile et la crise agricole. Non sans nuances. Serge Zaka, docteur et chercheur en agroclimatologie auquel le média écologiste Reporterre consacrait un portrait en mars 2023, est régulièrement l’invité de discussions organisées par des sections locales de la CR. La CR reste tout à fait ouverte aux agriculteurs-trices en bio. Elle est en pleine crise de croissance. L’organisation a énormément grossit d’un coup après la révolte agricole de l’hiver 2024, en agrégeant des publics variés (anciens gilets jaunes et personnes très hostiles aux gilets jaunes, partisans d’une union avec des salarié-es et corporatistes purs jus, agriculteurs-trices de différentes tailles, avec différents rapports à l’écologie ou à la politique, partisans d’une ligne contestataire dure ou adeptes d’une nouvelle cogestion) et peine aujourd’hui à produire une ligne commune et une organisation équilibrée.
**Troisième syndicat agricole, classé à gauche, qui organise des petit-es et moyen-nes exploitant-es, avec une bonne proportion d’exploitant-es en reconversion, souvent attiré-es par la très forte identité agro-écologique mise en avant par l’organisation.
***Le Mouvement de défense des exploitant-es familiaux, ou Modef, classé à gauche, syndique principalement des petit-es et moyen-nes agriculteurs-trices, quel que soit leur mode de production. Tout en défendant une transition écologique. Le syndicat est aujourd’hui affaibli, en dehors de quelques bastions comme les Landes, la Martinique ou la Guadeloupe.
****La FNSEA est le principal syndicat agricole, et revendique 212 000 adhérents-es sur 400 000 exploitant-es. Plus 50 000 chez les Jeunes Agriculteurs, son « antichambre » qui regroupe les moins de 35 ans. Les Jeunes Agriculteurs peuvent suivre une ligne autonome. En 2019 ils remportaient la Chambre d’Agriculture de Guadeloupe avec le Modef, contre la FNSEA. En 2025 sa section corse avait envisagé une alliance avec la Coordination Rurale. La FNSEA syndique des exploitant-es de toutes tailles, inséré-es dans les filières agro-alimentaire, mais défend les intérêts des plus gros-ses. Ce qui est très visible dans sa défense d’une attribution des aides de la PAC à l’hectare plutôt qu’à l’exploitant-e. Elle est dirigée par Arnaud Rousseau, à la tête d’une immense exploitation agricole de plus de 700 hectares. L’homme est aussi président du groupe agro-industriel Avril, qui regroupe Lesieur, Puget. Il est actif dans l’alimentation des animaux d’élevage, les agrocarburants ou encore la chimie des huiles et protéines végétales, et président du Conseil d’Administration de Sofiprotéol, qui finance des crédits aux agriculteurs.trices. La FNSEA est une organisation tentaculaire sans équivalent en dehors de l’agriculture. Elle a un contrôle sur une bonne partie de la presse spécialisée. Elle fournit des services à ses adhérent-es, et est présente dans de nombreux organismes encadrant le monde agricole, comme le Crédit Agricole ou la Sécurité Sociale agricole, la MSA. Si bien qu’on peut y adhérer sur une logique d’un « il vaut mieux en être ».
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Blocus lycéens à Lyon : Laurent Wauquiez fantasme une guérilla urbaine
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Amazon brade sa Kindle 2024 à moins de 90 € avant l’arrivée de sa remplaçante

[Deal du jour] Des visuels de la prochaine Kindle d'entrée de gamme ont fuité le 28 septembre 2026. En attendant son annonce officielle, Amazon fait passer la Kindle 2024 à 89,99 € au lieu de 154,99 €.
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Tours : la police éborgne un lycéen
Un jeune homme hagard, assis par terre dans une marre de sang. Puis un mouvement de panique : une charge policière sur les amis du blessé qui l'entouraient.
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« Nos forêts publiques ne sont pas des usines à bois »
"Quelle garantie avons-nous que nos forêts seront encore là, dans cinquante ans, si nous continuons à accroître les pressions qui s’exercent sur elles ?"
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Café citoyen - La violence envers les enfants
Quand ?
Le 12 octobre de 19h30 à 22hOù ?
Salle Gérard Philipe (Noisy-le-Sec) 115 Rue Jean Jaurès 93130 Noisy-le-SecLe prochain Café citoyen de Noisy-le-Sec aura lieu le lundi 12 octobre, salle Gérard-Philipe (115, rue Jean-Jaurès). Il portera sur les violences faites aux enfants : Pourquoi tant de violence commise envers les enfants ?
Chaque semaine, un enfant meurt sous les coups de ses parents. Chaque année, 160 000 enfants sont victimes de violences sexuelles, dont les trois-quarts au sein de la famille, et plus de 100 000 mineurs sont enregistrés par les services de police et de gendarmerie comme victimes de violences physiques, majoritairement dans le cercle intrafamilial.
Chaque année, un enfant sur sept est victime de violences dans le sport. Et c'est sans compter sur les violences numériques et en milieu scolaire ou périscolaire.
Pourtant, l'Etat a décidé la mise en place d'un plan de lutte contre les violences faites aux enfants pour la période 2023 à 2027 qui s'applique déjà.
Que manque-t-il dans la formation des professionnels de l'enfance pour discerner ce qui relève de l'acte éducatif violent et non violent ? Comment accompagner les citoyens et parents pour mieux repérer et alerter ? Comment se définit juridiquement la violence envers un mineur ? Quelles sont les procédures à suivre et les réponses possibles ? Quels sont les effets de la violence sur le psychisme ? Comment prévenir ces violences ?
Les intervenants, Martine Brousse, présidente d'honneur de la Voix de l'Enfant, Mona Coquart, avocate au Barreau de Paris, et Clara Jones, stagiaire élève-avocate au sein de l'association La Voix de l'Enfant, nous apporteront un éclairage.
Entrée libre
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[LaCourteEchelle] LA COURTE ECHELLE DU 27 09 26
LA COURTE ECHELLE DU 27 09 26
https://radiogalere.org/emission/la-courte-echelle/la-courte-echelle-du-27-09-26
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‘So much uncertainty’: Michigan’s Arab American businesses navigate Trump’s Canada trade war
Arab communities on both sides of the border grapple with ongoing tensions as US-Canada relations continue to sour
In Dearborn, Michigan, home to the largest community of Arab Americans in the US, one industry has risen above all others in recent years: Yemeni cafes.
At the forefront is Qahwah House, a powerhouse in the burgeoning Yemeni cafe world with 32 branches open across the country. Three of those are here in Dearborn, with more on the way, and they attract people from near and far.
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Trump meets with AI executives, says they signed 'morally binding' document
President Donald Trump on Tuesday announced the rollout of America.gov, which is an artificial intelligence portal for the federal government that can answer questions people may have for various agencies. Also Tuesday, Trump met with AI executives, where he said they signed a "morally binding" document amid rising concerns over the emerging technology's capabilities. Industry executives sounded a cautious but positive note after meeting with the president. -
Trump touts America.gov, but its government-sourced AI answers undercut many of his statements
The Trump administration has lauded its revamped website America.gov as a way to simplify Americans' access to information and services scattered across a plethora of agency sites, but President Donald Trump probably won't like some of the answers his new site says are sourced from government information. Asking the site — which says it's sourced via artificial intelligence from "official government sources" — questions about who won the 2020 election or about the name of the federal department that operates out of the Pentagon yields answers contrary to those Trump himself frequently proclaims. -
We Asked Trump's New AI Government Site About His Controversial Claims
The Trump administration's newly launched America.gov chatbot provided direct answers Tuesday to a series of questions about the 2020 election, presidential term limits, impeachment proceedings and other politically sensitive topics when Newsweek tested the system shortly after its debut. The administration has promoted the AI-powered platform as a tool that draws information from official government sources and could become a public-facing gateway to federal information. -
L'extrême droite radicale radiée du RN commence à trouver des qualités à Bardella
Source : StreetPress -
Piratage du gouvernement par OpenAI : déjà fragiles, les systèmes informatiques d'Australie sont en première ligne face aux agents IA (Anglais)
Source : Crikey - Australie
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La sécurité des ouvriers du chantier du métro toulousain se politise
Source : Mediacités Toulouse
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L'UE garde secrets les chiffres relatifs au coût environnemental des centres de données (Anglais)
Source : Solomon - Grèce
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Au Rwanda, le corps des femmes sous surveillance
Source : Axelle Magazine - Belgique -
La rafle du Vieux-Port, crime contre l'humanité : « C'est un événement majeur de l'Histoire »
Source : Marsactu
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Sans-abrisme : en grève, le Samu social de Lyon dénonce une « situation intenable »
Source : Rue89Lyon
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Les candidats brésiliens des géants de la tech aux élections de 2026 (Portugais)
Source : Agência Pública - Brésil
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Jordan Bardella «certainement antisémite»: le précédent judiciaire qui fragilise le président du RN
Accusé en 2024 par l’écrivain et philosophe Bernard-Henri Lévy d’être «certainement antisémite», Jordan Bardella avait déposé plainte pour injure publique. Il s’est discrètement désisté quelques jours avant la tenue d’un procès public. -
OpenAI a été pris de court, l’adresse dot.com ne mène pas chez eux

Le lancement des agents « dots » d'OpenAI a droit à un couac inattendu : l'adresse dot.com, partagée sur X, ne redirige pas vers OpenAI.
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Cantat toujours rien compris | Catherine Dufour
J'ai toute une théorie sur les chanteurs à bouclettes, je vous l'épargne. Je dirais seulement que ce sont des hommes qui voudraient qu'on les aime pour leur art, qui se veulent avant tout poètes, et qui sont surtout aimés pour leur sexytude. Quelles que soient les qualités de leur parole (puissance de la voix, poésie du contenu), ils gagnent leur croûte essentiellement avec leurs, disons, rondeurs. Source: Relevé sur le Net... -
En Loire-Atlantique, le méthaniseur « exemplaire » de la chambre d’agriculture en zone de turbulences
À Derval (44), l'unité de méthanisation de la ferme expérimentale de la chambre d'agriculture départementale de Loire-Atlantique a été épinglée par la préfecture pour des rejets non conformes et récurrents dans le milieu naturel. Des infractions qui s'ajoutent à des difficultés techniques et financières.
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In the “Unites States” of “Super Intelligence,” “Issues Are Remediated”
As many people before me have pointed out, once you notice that the signature page for Trump’s “morally binding” agreement on AI safety spells “United States” “Unites States,” the entire charade becomes more ominous than it already was.
Over the course of the day yesterday, Trump first posted a seating chart showing himself surrounded by some of the most powerful (and/or perhaps fraudulent) men in the world, then had lunch with them, then had them sign a non-binding and totally inadequate document (only the signatures of the most powerful men appeared on the same page as Trump’s), then signed an Executive Order (which binds the US government) renaming AI “Super Intelligence.”

This was elder care masquerading as world-saving policy, stringing together some of Trump’s favorite activities — proximity to power, document signings, and arbitrary renamings — for an entire day. I found myself wondering (since he’s not on the seating chart) what was Stephen Miller doing while he had the richest men in history babysitting his ward?
The agreement itself is totally inadequate fluff, like something McKinsey might dream up with no mechanism to ensure it works.
In order to build a positive future for the American people and the world, we believe every company is responsible for developing its own technology safely and in a way that builds trust with customers and the public.
This starts with every company that is training and deploying frontier models having robust internal processes and controls to ensure that their technology behaves as intended and that any issues are promptly identified and resolved. Therefore, in addition to any other precautions, we believe each company should implement the following four layers of controls and audits:
- Implement robust internal controls to monitor the capabilities and alignment of its models during training and deployment around areas like cybersecurity, biosecurity, and chemical threats, and to ensure that its models do not hack or access technical systems in unintended ways.
- Empower an internal team to ensure all of the controls, monitoring, and detection are operating as intended, and that any issues are remediated.
- Partner with an independent external auditor or evaluator to carry out independent assessments of whether the controls, monitoring, and detection are operating as intended.
- Designate an independent committee of the board of directors to oversee and receive reports from the teams operating the controls and the internal and external auditors and evaluators, as well as to ensure any issues identified are remediated.
Together, these steps will give each company, its customers, and the public confidence that the technology is operating as intended.
The participating companies will meet regularly to establish standards and best practices to improve the safety of their systems.
Over time, it may make sense to codify these steps into laws or regulations. Regardless of whether this is required of companies, we believe that implementing these controls and audits is critical to ensuring a safe future for everyone, and each of our companies are committed to doing this. [my pink emphasis]
Underneath all the bullet points and active verbs, this agreement is designed to be useless, for two main reasons. First, it only requires AI to operate “as intended;” (and the parallel structure in bullet 1 would envision hacks so long as they do what they are intended to do). The self-imagined Masters of the Universe who signed it don’t have to provide assurances about their intentions, which are mostly malign.
In addition, the single thing that such documents must do is assign accountability for implementing it — naming the person who will go to jail for hacks that do not function as intended. This does not. Bullet 2 “empowers” an internal team to ensure that “any issues identified are remediated,” but it doesn’t say that that internal team (or anyone else) has to do the remediation. Bullet 4 requires a committee on the board that will “receive reports” and “ensure any issues identified are remediated.” But it doesn’t hold them accountable for remediating those issues themselves. The passive voice lurks where it is most dangerous, where someone is accountable for remediating the things that go wrong.
But even if the document weren’t so inadequate and the official renaming so pathetic, there is no one left inside the Oval Office with the self-respect or competence to spell “United States” correctly. There is no one inside the Oval Office who gave a rat’s ass to make this propaganda at least look serious.
This was not a commitment to make AI safe for humanity. Rather, it was a commitment to collectively tell the public that the Masters of the Universe can take care of this themselves, without regulation.
And even the propaganda was too slovenly to get basic details right.
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[Nantes] Arpentage – Le Double, Voyage en monde miroir, Naomi Klein

L’arpentage est une méthode de lecture collective et conviviale d’un livre, issue de l’éducation populaire.
L’idée est de:
– partager le livre,
– en lire un bout,
– puis restituer auprès du groupe le passage, avec nos anecdotes & ressentis
– et enfin discuter des idées, pour en faire une lecture augmentée.## Résumé
Le Double. Voyage dans le Monde miroir de Naomi Klein est un essai politique captivant et vertigineux qui décrypte la montée du complotisme à travers une mésaventure personnelle : la confusion répétée entre l’autrice et son « double obscur », Naomi Wolf.
L’essai abordera les thème des dérives de l’extrême droite étatsunienne, le complotisme, les identités numériques
Et c’est où ? Et c’est quand ? :⏰ le 5 octobre de 12h à 14h📍à Open Lande Nantes (10 rue de l’île Mabon)
Sur inscription (gratuite :) -> https://www.eventbrite.fr/e/billets-arpentage-nantes-le-double-naomi-klein-2001392474768
On amènera notre casse croûte ou denrée partageable vu l’heure :) Livre & papier fourni.
Au plaisir de vous y rencontrer !
Ségolène -
Les patrons se soucient de l’égalité professionnelle lorsqu’ils ont des filles
Si vous êtes une femme moins bien payée que votre confrère et que votre patron devient le père d’une petite fille, votre situation est peut-être sur le point de s’améliorer ! Aberrant mais vrai. On vous explique.
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Trump signs executive order rebranding AI as 'Super Intelligence' as tech titans ink separate SI accord
President Donald Trump on Tuesday signed an executive order directing the federal government to replace the term "artificial intelligence" with "Super Intelligence" across the executive branch, cementing a rebranding effort he has championed in recent weeks. -
Lycos.fr : Benjamin Romei dévoile les coulisses de son moteur maison à 2,4 millions de sites

Benjamin Romei
Fondateur d'ADN Contents et repreneur de Lycos.fr
Entrepreneur du web installé à Mulhouse, Benjamin a fondé ADN Contents en 2011. Sa société édite plusieurs médias thématiques, dont Begeek et 24matins. Le 21 septembre 2026, elle a remporté le nom de domaine lycos.fr, relancé quelques jours plus tard avec un moteur de recherche, des pages perso et un annuaire. Vous pouvez le retrouver sur LinkedIn et sur sa page lycos.fr/benjamin.
Benjamin a répondu par écrit à nos questions. Le projet n'a que quelques jours : certains éléments de stratégie et quelques chiffres restent logiquement confidentiels, et il a préféré les garder pour plus tard. Sur la technique, il a joué le jeu avec beaucoup de précision. Les questions, posées par Victor Lerat pour Abondance, sont numérotées dans les encadrés bleus. Un grand merci à Benjamin pour son temps, et bonne lecture à tous !
Comment Lycos.fr a été remis en ligne en une après-midi
Question 1Le jour où vous avez remporté l'enchère, quelle a été votre première réaction ?
Benjamin Romei (Lycos.fr)Pas vraiment de surprise. On n'est pas très nombreux sur le marché français à faire ce genre d'achat pour en faire un vrai projet. On avait prévu 50 000 € pour celui-ci, et on est restés bien en dessous.
Question 2Le jour où vous récupérez les accès au domaine, quelles sont vos premières actions techniques ?
Benjamin Romei (Lycos.fr)On a gagné l'enchère à 15 h et j'ai démarré dans la foulée. Le temps que le domaine arrive et pointe chez nous, à 16 h 10, on avait une V0.1 en ligne avec le formulaire de réservation. En quelques minutes, on avait déjà des centaines d'inscrits.
Le soir, on a mis en ligne la recherche et le portail d'actu, et on dépassait déjà les milliers d'inscriptions. On a aussi rebranché une bonne centaine d'anciens sous-domaines, pour que les vieux liens mènent encore quelque part.
Question 3Quelle stack avez-vous retenue, et pourquoi ce choix pour un site qui devait encaisser un afflux d'inscriptions dès l'annonce ?
Benjamin Romei (Lycos.fr)Astro, hébergé sur Cloudflare Workers. Pas de serveur à gérer, et ça monte en charge tout seul, ce qui tombait bien vu le démarrage. Tout le reste est chez Cloudflare aussi : bases, cache, photos, envoi des e-mails.
Je ne suis pas payé par Cloudflare (j'aimerais bien), mais je suis un de leurs premiers utilisateurs, et voir l'évolution de cette boîte, c'est impressionnant. L'infra et l'écosystème sont vraiment dingues. Une entreprise souvent sous-estimée à mon avis, surtout en France.
Pour le code, on tourne avec des licences Claude Code Max et Codex, et on développe sur Windows et Mac.
Question 4Vous mesurez l'audience sans cookie. Qu'est-ce qui vous a fait renoncer à GA4 et au bandeau de consentement ?
Benjamin Romei (Lycos.fr)Ça fait longtemps que je n'utilise plus GA4 sur mes projets, depuis le RGPD je pense. Il existe aujourd'hui pas mal de solutions solides, accessibles et sans cookie. On utilise Plausible sur tous nos sites. C'est payant, mais c'est léger, simple, conforme RGPD, et ça donne les données dont un éditeur a besoin, sans superflu.
Alors oui, la facture monte vite, mais il existe une version open source qu'on peut héberger soi-même. C'est quelque chose que j'aimerais faire à terme, je n'ai pas encore eu le temps de m'y pencher sérieusement. Le seul petit bémol : la version auto-hébergée a environ un an de retard sur la version cloud.
Les pages perso Lycos ID vues par un SEO
Question 5Chaque page porte un balisage ProfilePage et des liens rel="me" vers les réseaux sociaux. Quel rôle voulez-vous que ces pages jouent dans Google ?
Benjamin Romei (Lycos.fr)Le balisage est présent sur toutes les pages, avec les liens vers les réseaux. On a fait le choix d'indexer uniquement les pages Entreprise. Les autres sont en noindex, accessibles par leur URL. Se positionner sur son nom et envoyer des signaux à Google sur son identité, c'est donc le rôle de l'offre payante.
On tient quand même à garder l'esprit Linktree ou about.me : une petite page qu'on partage rapidement sur ses réseaux sociaux. L'offre gratuite est parfaite pour ça.
Pour illustrer la différence, voici la page Entreprise d'Abondance, lycos.fr/abondance, balisée en
index, follow:
La page Entreprise d'Abondance : lycos.fr/abondance, indexable.
Et une page perso gratuite, celle de Victor Lerat, lycos.fr/victorlerat, en
noindex, follow: elle se partage, mais ne cherche pas à se positionner dans Google.
Une page perso gratuite : lycos.fr/victorlerat, en noindex.
Question 6Une page est-elle indexable dès sa création, ou doit-elle d'abord franchir un seuil ?
Benjamin Romei (Lycos.fr)Le domaine a une vraie autorité, donc l'indexation est rapide. Certaines pages sont indexées en quelques minutes, d'autres en quelques heures, mais dans l'ensemble ça va vite. Dès qu'une page est remplie, configurée et publiée, elle part en indexation.
Question 7Laissez-vous les robots des IA (GPTBot, ClaudeBot, PerplexityBot) lire les pages ?
Benjamin Romei (Lycos.fr)Oui, uniquement sur les pages Entreprise, les pages payantes.
Question 8Des milliers d'inscrits en quelques heures, c'est aussi une cible pour les spammeurs. Quels garde-fous avez-vous mis en place ?
Benjamin Romei (Lycos.fr)On a la chance d'avoir des SEO expérimentés dans l'équipe. On connaît bien le sujet, donc on laisse passer ce qui est propre et on écarte ce qui ne l'est pas.
Côté modération, j'ai mis en place un système avec Jev, de TypeSafe AI, que je recommande d'ailleurs. Il fait un premier tri, et on fait la validation finale quand il a un doute. Depuis le début, on a bloqué environ 300 noms, ce qui reste plutôt raisonnable vu le volume.
Question 9Comment gérez-vous les noms de page qui correspondent à une marque ou à une personne connue ?
Benjamin Romei (Lycos.fr)On essaie de filtrer en amont, là aussi avec Jev. On a ajouté un bouton de signalement, et si une page problématique passe entre les mailles, on la retire rapidement.
Question 10Avec des milliers de pages, comment organisez-vous le maillage interne et l'annuaire ?
Benjamin Romei (Lycos.fr)Pour l'instant, on est sur une première version : une page annuaire, liée depuis chaque page ID et depuis l'accueil. On travaille sur une V2, peut-être plus éditoriale, avec des rubriques et de la géolocalisation. L'idée, c'est d'être utiles à nos utilisateurs, donc on avance en fonction de leurs retours.
Un moteur de recherche français avec son propre index
Question 11Le moteur repose-t-il sur un index construit par vous, sur des résultats tiers, ou sur un mélange des deux ? Quelle a été la partie la plus difficile ?
Benjamin Romei (Lycos.fr)C'est notre propre index, stocké chez nous. Pas d'appel à une API tierce, à part pour quelques encarts comme la météo. Il est encore assez compact, mais on pense qu'il représente bien le web français : environ 2,4 millions de sites aujourd'hui. On en dira plus bientôt.
On a démarré avec un prototype à 10 000 sites, puis on a élargi petit à petit, en vérifiant à chaque étape que les résultats s'amélioraient. On a ajouté de la donnée ouverte comme Wikipédia, et ce que les sites nous autorisent à crawler, pour ranker des pages et plus seulement des sites.
Pour le classement, on combine liens, trafic et pertinence par rapport à la requête. On a aussi testé un peu la recherche vectorielle : elle fait remonter de très bons résultats qu'on n'aurait pas trouvés autrement, mais aussi pas mal de bruit.
Chaque étape, ranker des sites, puis des pages, puis comprendre ce que la personne cherche vraiment, est beaucoup plus complexe que la précédente. Plus l'index grandit, plus il faut gérer le spam.
Le plus difficile, c'est de savoir ce qui mérite d'entrer dans l'index. C'est passionnant, ça donne une idée concrète de la façon dont les équipes de Google doivent réfléchir.
Pour aller plus loin, on travaille avec Cloudflare pour faire reconnaître notre crawler comme robot vérifié. C'est ce qui nous permettra d'ouvrir vraiment le crawl et de le faire accepter plus largement par les sites.
On ne cherche pas à être Google, ce n'est pas un objectif réaliste pour une entreprise française ou européenne. En revanche, on est plutôt fiers du résultat au regard du temps passé, quand on voit que certains moteurs européens lèvent des dizaines de millions sans avoir encore leur propre index.
Question 12En 2026, un moteur de recherche doit-il afficher des réponses générées par IA ou rester une liste de liens ?
Benjamin Romei (Lycos.fr)Vaste question ! Pour l'instant, on reste sur une liste de liens, et on ne prévoit pas de brancher de LLM à court terme. Il faut garder en tête qu'un moteur de recherche est structurellement déficitaire, sauf à atteindre une taille suffisante pour la publicité ou à trouver le bon modèle économique. Quand on regarde les comptes des petits moteurs qui ont leur propre index, la rentabilité, quand elle existe, se joue à peu de chose.
Le chantier qui a pris le plus de temps
Question 13Qu'est-ce qui vous a pris beaucoup plus de temps que prévu ?
Benjamin Romei (Lycos.fr)La facturation. Sur le papier, un abonnement paraît simple. En pratique, il faut prévoir tous les scénarios : plusieurs pages sur un même abonnement, un changement d'offre en cours de mois, le prorata, les remboursements, les paiements qui échouent… Chaque cas particulier en fait apparaître un autre. Il reste sûrement quelques petites choses à ajuster, qu'on corrigera au fil de l'eau.
Nous reviendrons vers Benjamin dans quelques mois pour voir comment le moteur et les pages Lycos ID ont grandi.
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Identifiants volés, protections défaillantes : Comment les lacunes de la DGFiP ont permis à un hacker de siphonner les données de ses usagers
Le 24 juin 2026, le centre de supervision de la sécurité de la Direction générale des Finances publiques (DGFiP) réinitialise le mot de passe d’un compte compromis. Depuis plusieurs heures, un hacker l’utilise pour extraire des données de l’administration fiscale. Or, le changement de mot de passe ne ferme pas la session déjà ouverte. Résultat : le téléchargement se poursuit jusqu’au lendemain à 2h31.
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Visite du pape et confessions en pleine rue : la rue n’est-elle pas la place de la religion, comme le dit Olivier Faure ?

Source :Les Grandes Gueules, RMC, 28 septembre 2026
Etiqe :Faux
Contenu :
Invité des Grandes Gueules sur RMC le 28 septembre, Olivier Faure a été interrogé sur la venue du pape Léon XIV à Paris. Les animateurs ont demandé au candidat à la primaire socialiste pour l’élection présidentielle ce qu’il pense des confessions organisées dans les rues parisiennes.
Le premier secrétaire du PS a répondu que « la rue n’est pas la place de la religion », et qu’« on ne peut pas expliquer aux Français de confession musulmane qu’il ne peut y avoir de prières de rue et autoriser des prières de rue pour les catholiques ».
Mais ce que dit Olivier Faure est faux en droit, et comparer certaines prières musulmanes interdites et les confessions de rue en marge de la visite du pape n’est pas pertinent.
La rue, lieu d’expression religieuse reconnu par le droit
Contrairement à ce qu’affirme Olivier Faure, la rue peut tout à fait accueillir des manifestations religieuses. Les Surligneurs le rappelaient déjà en 2017 à propos de Manuel Valls, qui prétendait que la loi interdit les prières de rue : il n’existe aucun principe général d’interdiction des prières de rue, ni plus largement des manifestations religieuses sur la voie publique.
La laïcité impose la neutralité à l’État, pas aux citoyens dans l’espace public. L’article 10 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen protège la manifestation des opinions, « même religieuses », dans la limite de l’ordre public. La loi du 9 décembre 1905 garantit en son article 1er le libre exercice des cultes.
Son article 27 va plus loin : il prévoit expressément les « cérémonies, processions et autres manifestations extérieures d’un culte », qu’il soumet au seul pouvoir de police du maire, défini par l’article L. 2212-2 du code général des collectivités territoriales. C’est donc le droit commun qui s’applique aux manifestations religieuses dans l’espace public, à savoir la liberté sous réserve du respect de l’ordre public.
Le Conseil d’État en tire les conséquences depuis plus d’un siècle. Dès 1909, il a jugé que le maire doit concilier le maintien de l’ordre avec le respect des libertés, et ne peut restreindre les manifestations extérieures du culte au-delà de ce qu’exige l’ordre public. Des interdictions générales et absolues sont tout autant prohibées.
Plus récemment, il a rappelé qu’une mesure de police ne peut viser une expression religieuse dans l’espace public qu’en présence de risques avérés pour l’ordre public.
Deux prières de rue, un même régime : la liberté sous condition du respect de l’ordre public
À supposer qu’une confession puisse être assimilée à une prière, la comparaison d’Olivier Faure ne tient pas juridiquement. Interdire un rassemblement ou pas ne dépend pas de sa nature religieuse, mais des risques de trouble à l’ordre public qu’il peut engendrer.
Toute manifestation sur la voie publique est soumise à déclaration préalable. Seules en sont dispensées les sorties conformes aux usages locaux, comme les processions traditionnelles. Lorsque les organisateurs d’une manifestation religieuse déclarent leur intention en préfecture, l’autorité de police ne peut s’y opposer que si cette manifestation est de nature à troubler l’ordre public.
Les prières de rue musulmanes n’ont donc jamais été interdites en tant que prières. Celles qui l’ont été, notamment à Paris en 2011 et à Clichy-la-Garenne en 2017, l’ont été parce qu’elles troublaient l’ordre public et entravaient la libre circulation, de manière récurrente et sur une durée incompatible avec la liberté de circulation des autres usagers de la voie publique.
Des confessions ponctuelles, en marge d’une messe papale déclarée et encadrée, sans blocage trop long de la circulation, ne sauraient donc être interdites. Tout comme une prière de rue musulmane ponctuelle, à condition qu’elle soit préalablement déclarée et qu’elle n’engendre aucun risque pour la sécurité des autres usagers ou même des fidèles eux-mêmes. Il n’y a donc pas deux poids deux mesures, mais une même règle appliquée à des situations de fait différentes.
Auteurs :
Auteur : Guillaume Baticle, journaliste, doctorant en droit public à l’université de Poitiers
Relecteurs : Clément Bénelbaz, maître de conférences HDR en droit public à l’université Savoie Mont-Blanc
Jean-Paul Markus, professeur de droit public à l’université Paris-Saclay
Liens d’intérêts ou fonctions politiques déclarés des intervenants à l’article : aucun
Secrétariat de rédaction : Guillaume Baticle, journaliste, doctorant en droit public à l’université de Poitiers
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Personnalisation marketing : REELEVANT s’attaque au coût de production des contenus
Adapter les messages aux préférences de chaque client suppose de produire, de valider et de maintenir un nombre croissant de contenus. Reelevant veut réduire cette charge en automatisant leur composition à partir des données des entreprises. Dans un entretien accordé à FrenchWeb, son fondateur Vincent Martinet détaille cette approche, dans laquelle l’automatisation occupe encore une …
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D'ici 2030, le poids environnemental de l'IA pourrait être multiplié par 7
L'intelligence artificielle (IA) se développe à un rythme fulgurant et insoutenable pour la planète. Rien qu'entre 2025 et 2030, sa consommation d'électricité — et ses émissions de CO₂ — devraient être multipliées par 7. C'est l'estimation produite par l'association Green IT, dans une étude publiée le 30 septembre.
Lire la suite - En bref / Numérique
Cette étude revendique « une approche scientifique rigoureuse basée sur les méthodes standards de référence : analyse du cycle de vie multicritères de l'ISO, Product (…) -
D'ici 2030, l'impact environnemental de l'IA pourrait être multiplié par 7
L'intelligence artificielle (IA) se développe à un rythme fulgurant et insoutenable pour la planète. Rien qu'entre 2025 et 2030, sa consommation d'électricité — et ses émissions de CO2 — devraient être multipliées par 7. C'est l'estimation produite par l'association Green IT, dans une étude publiée le 30 septembre.
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Cette étude revendique « une approche scientifique rigoureuse basée sur les méthodes standards de référence : analyse du cycle de vie multicritères de l'ISO, Product (…) -
Trump campaign ads paid with public money violate federal law, critics say
White House has labeled ads ‘public service announcements’ and has responded defiantly to criticism
Federal regulators have been urged to stop the broadcast of White House advertisements promoting Donald Trump that critics say amount to government propaganda and violate laws against using public money to promote partisan causes.
Public Citizen, an advocacy group, called on the Federal Communications Commission (FCC) and the Federal Trade Commission (FTC) to intervene and block further airing of three ads it said were “designed to boost the image and character of Donald Trump” as part of the Republicans’ campaign for November’s midterm elections.
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HaloBattery - Suivez le niveau de batterie de tous vos périphériques
Vous avez un casque d'une certaine marque, une souris d'une autre marque sans oublier votre fidèle manette... Mais pour connaître le niveau de batterie de chacun de ces appareils sous Windows, vous avez deux solutions. Soit vous attendez qu'il tombe en panne de jus. Soit, si le fabricant le permet, vous pouvez voir cela dans l'application compagnon de votre appareil.
C'est ce manque de visibilité qui a poussé Headvox à vibe-coder HaloBattery , un petit utilitaire gratuit et open source qui place une icône par appareil dans la zone de notifs de Windows. Ensuite, c'est l'anneau autour du picto qui vous indiquera le niveau de batterie. C'est blanc au début, puis après ça passe à l'orange, et quand vous êtes en rouge, bah faut commencer à s'y intéresser... Et vert, c'est que votre appareil est en train de se charger.
De plus, en passant la souris au-dessus de l'icône, vous pouvez connaître le pourcentage exact du niveau de batterie.
Les icônes sur une barre sombre, de 100 % à la veille
Afin de lire tout ça, l'outil cause directement aux dongles et aux câbles USB, va lire les rapports des manettes type Xbox et peut si besoin, demander à Windows ce qu'il peut obtenir au niveau des appareils Bluetooth. Comme ça, plus besoin du logiciel du fabricant. Ça fait ça de moins comme soft de merde sur votre machine. Notez aussi que si votre appareil n'apparaît pas dans la liste de ce qui est détecté par HaloBattery, c'est probable que c'est justement l'un de ces fameux logiciels compagnons qui monopolise le périphérique et empêche toute lecture d'état sur celui-ci. Donc pensez bien à les fermer avant de lancer Halo Battery.
Et jetez aussi un œil au tableau de compatibilité avant de trop vous hype parce que tout n'a pas encore pu être testé et ça ne fonctionne malheureusement pas avec tous les périphériques. Par exemple, chez Logitech, seules les G502 sont vérifiées, et ni les Corsair ni le Razer BlackWidow V3 Pro n'ont été testés. Par contre, les DualSense, DualShock 4 et plusieurs Razer l'ont été...
Bref, si votre appareil manque, sachez qu'il y a un menu Diagnostics qui peut produire un rapport à joindre à votre issue sur GitHub, si vous voulez demander le support de celui-ci.
Voilà pour essayer cet outil, dézippez l'archive en entier dans un dossier (car le programme a besoin du dossier _internal à ses côtés), puis hop, un clic droit sur l'icône et "Lancer avec Windows" et ça devrait le faire ! Grâce à ça, vous saurez enfin quel périphérique recharger avant votre petite partie du soir !
Source : PC Gamer
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Sony a un problème : certaines PS5 peuvent désormais être jailbreakées en quelques secondes

Un nouveau jailbreak permet de contourner certaines protections des PS5, y compris Slim et Pro, sous des versions récentes du système. Cette fois, la manipulation devient beaucoup plus simple et rapide, de quoi poser un sérieux problème à Sony.
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Amazon fait déjà baisser le prix de la Garmin Forerunner 70, la nouvelle montre running d’entrée de gamme

[Deal du jour] Sortie au printemps 2026 pour succéder à la Forerunner 55, la Garmin Forerunner 70 connaît déjà une baisse de prix sur Amazon. La montre de running passe à 229 € au lieu de 249 €.
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Des traces de matière fécale dans l’eau d’un collège de Bagnolet : «Elle sortait souvent trouble des robinets»
Plus d’une vingtaine de membres du personnel ont exercé leur droit de retrait, lundi, au collège Georges-Politzer de Bagnolet. © Giovanni Simone/Vert
«Madame, c’est vrai qu’il y a du caca dans l’eau ?» La question fuse, directe et sans filtre. Face au collège Georges-Politzer, à Bagnolet (Seine-Saint-Denis), un petit attroupement se forme autour de bouteilles remplies d’un liquide jaunâtre. Les professeur·es sont en effervescence, brandissent des pancartes et des autocollants, s’attroupent autour d’une banderole, prêt·es à partir pour la manifestation organisée dans le cadre de la grève nationale de la fonction publique, ce mardi.
Dans un contexte déjà tendu, l’eau du collège a été déclarée non conforme, samedi. Une décision du département prise dans la foulée en interdit la consommation. Des taux anormalement élevés d’entérocoques et de bactéries coliformes (présentes dans les matières fécales) ont été mesurés dans l’eau froide du collège, en plusieurs points de prélèvement. Le rapport d’analyse, consulté par Vert, conseille «de réaliser une désinfection générale de l’installation avec contre-analyse sur l’ensemble des points».
Le personnel du collège, prêt à partir en manifestation à l’occasion de la grève nationale de la fonction publique, mardi. © Giovanni Simone/Vert
Une vingtaine de membres du personnel de l’établissement ont exercé leur droit de retrait, lundi, puis une trentaine le lendemain. Dans le registre des dangers graves et imminents (RGDI), elles et ils ont dit leurs inquiétudes concernant leur santé et celle des élèves.
Plusieurs mois d’attente pour avoir les résultats
L’affaire date de bien plus longtemps. Dès le 10 février, au sein du comité d’hygiène et de sécurité, puis le 18 mai, en conseil d’administration, le personnel avait fait remonter des questions sur la qualité de l’eau. «Elle sortait souvent trouble des robinets, notamment au retour des vacances ou après des périodes de fermeture, indique Amélie Pialla, professeure documentaliste. La direction a sollicité le département, et on a eu des analyses en juin.» Tout coulait de source, jusqu’aux résultats des analyses, réalisées le 4 juin dernier par le laboratoire Aquatycia et communiqués au personnel samedi dernier seulement.
«Le département nous a indiqué n’avoir eu connaissance des analyses que le 4 septembre, mais on se demande pourquoi ils ont attendu trois semaines pour nous en faire part», continue Amélie Pialla. Un couac qui interroge jusqu’à la mairie de Bagnolet. «Il y a eu un problème de suivi, puisque le département ne les a reçus que le 6 septembre ; mais, entre le 6 et le 26, il y avait le temps de communiquer», regrette Édouard Denouel, le maire de la commune (soutenu par Les Écologistes et La France insoumise aux dernières municipales). Lui-même dit avoir été informé par une communication destinée aux parents d’élèves.
Les enseignant·es ont pris soin de prélever des échantillons de l’eau en différents endroits du collège. ©Giovanni Simone/Vert
De son côté, la préfecture de la Seine-Saint-Denis a ordonné la fermeture de l’établissement ce mercredi, pour décontaminer l’eau. «Ils vont mettre du chlore dans les tuyaux et il ne faut absolument pas que les élèves en boivent, pointe Clémence Jaubert, professeure d’espagnol. La cantine restera fermée potentiellement jusqu’au mardi 6 octobre s’il faut refaire une décontamination.»
Le personnel affirme être dans l’incapacité de garantir que les élèves ne boiront pas l’eau chlorée dans l’ensemble de l’établissement. La situation fait des remous parmi les jeunes. «Certains collégiens n’ont pas pu manger du tout parce qu’ils habitent loin, dénonce Joakim, élève de quatrième. Il y a toujours des problèmes d’eau à la cantine.» «Lundi dernier, ils ont mis des sacs-poubelles sur la machine à eau à la cantine, c’était bizarre», précise Narvina, élève de sixième.
Un département délaissé
«Dès que je suis arrivée, on m’a dit de ne pas boire l’eau», témoigne Lucie Morel, professeure de français. «C’était déjà le cas quand je suis arrivée», confirme Clémence Jaubert, en poste au collège depuis huit ans. Une parent d’élève, ancienne collégienne de l’établissement, abonde : «Il y a toujours eu des problèmes d’hygiène.»
Samuel Mauve, délegué syndical CGT et CPE du collège Politzer, et Jérémy Vallat, élu syndical SUD éducation au collège. © Giovanni Simone/Vert
Pour les syndicats d’enseignant·es, la situation reflète un délaissement plus général de l’Éducation nationale dans le département. La campagne du Plan d’urgence 93, menée par une intersyndicale réunissant CGT, SUD éducation, CNT et FSU, met en avant depuis 2024 les besoins urgents du département. Les élèves de Seine-Saint-Denis reçoivent 30% de moyens en moins par rapport à la moyenne française, selon une note de la préfecture en 2023.
Un constat qui se répercute à tous les étages, du manque de personnel à la qualité du bâti. «Nous avons demandé des audiences à l’administration pour discuter de ce plan d’urgence, pointe Samuel Mauve, délégué syndical de la CGT Educ’action 93 et conseiller principal d’éducation (CPE) du collège Georges-Politzer. La première fois, on nous a répondu qu’ils ne savaient pas de quoi on parlait ; la deuxième, qu’ils ne pourraient rien faire.»
Amel Meddah, mère d’un élève : «Je trouve qu’on ne donne pas le bon exemple aux enfants avec ce manque de transparence.» © Giovanni Simone/Vert
Un sentiment d’abandon partagé par les habitant·es du département le plus pauvre de France hexagonale. Amel Meddah tient un kiosque de sandwichs et frites devant le collège. Mère d’un élève, elle s’inquiète pour sa santé : «Je trouve cela désolant qu’il y ait ce flou sur des résultats qu’il fallait communiquer. Ce n’est pas aux professeurs de les réclamer alors qu’ils sont là pour enseigner. On se demande si on est mis de côté parce qu’on est en Seine-Saint-Denis.»
Une enquête interne ouverte
Le sujet est sensible. Contactées, les autorités se renvoient la responsabilité ou se murent dans le silence. La direction des services départementaux de l’éducation nationale (DSDEN) de Seine-Saint-Denis précise que «les mesures de précaution sont maintenues jusqu’à l’obtention d’un rapport attestant de la conformité de l’eau». Pour le reste, elle renvoie vers le Département, propriétaire des bâtiments et l’instance compétente pour la désinfection des installations.
Le Département annonce l’ouverture d’une enquête interne : «Une révision complète du réseau d’eau de l’établissement sera engagée pour identifier l’origine du problème et éviter qu’il ne se reproduise. De nouvelles analyses seront réalisées à l’issue des travaux. Les restrictions ne seront levées que si l’ensemble des échantillons prélevés est déclaré conforme.»
Aucun problème sur le réseau de la régie publique de l’eau
Si les eaux du collège sont contaminées, qu’en est-il du quartier ? «Les riverains sont en droit de se poser des questions, confie le maire Édouard Denouel. La situation est sérieuse et problématique mais, à ce stade, à partir des éléments que j’ai, il n’y a que le collège qui est concerné.» Selon la municipalité, il n’y a aucun problème détecté sur le réseau de la régie publique de l’eau, ce que confirment les analyses publiques du réseau d’eau potable consultées par Vert. Une réunion publique d’information aura lieu jeudi. Histoire de ne plus nager en eaux troubles.
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Code d’urgence, alerte au détournement : le mystère du vol flydubai FZ1073 qui a affolé Flightradar24

Parti de Dubaï pour Tel-Aviv ce mercredi 30 septembre, le vol flydubai FZ1073 a émis un code de détournement avant de se poser en Arabie saoudite. Sur Flightradar24, il est devenu le vol le plus suivi du moment.
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Brosse à dents à 479 euros : Dyson explique la raison des pannes et présente ses excuses

Après la suspension des ventes de sa CameraJet, Dyson précise l’origine des dysfonctionnements : un défaut de fabrication aurait permis à de l’eau de s’infiltrer dans certains appareils. La marque assure avoir isolé les produits concernés et repris la production.
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« Un manque de courage politique » : des mairies de droite abandonnent la rénovation thermique des écoles
Le maire LR de Besançon a remis en question le dispositif de rénovation des écoles lancé par les Écologistes sortants. Des parents d'élèves s'organisent afin de protéger les enfants et le personnel des effets du changement climatique.
Lire la suite - Reportage / Luttes , Pédagogie Éducation , Politique
Besançon (Doubs), reportage
À 8 heures pétantes, sous un beau soleil d'automne, Robin Perrey gare son vélo cargo à la hâte devant le portail de l'école élémentaire Velotte à Besançon (Doubs), où il amène ses deux enfants de 3 et 7 ans. « Vous venez à la (…) -
Non, cette vidéo ne montre pas des avions de l’Otan en Allemagne prêts à en découdre avec la Russie

Source :Compte Facebook, le 22 septembre 2026
Etiqe :Faux
Contenu :
En une trentaine de secondes, sept grands avions militaires fendent le ciel à très basse altitude. Une vidéo immortalise la scène depuis un véhicule coincé dans des bouchons. « Les avions de l’Otan quittent l’Allemagne en masse… Ça sent pas bon », s’alarme un internaute. « Que se prépare-t-il en Europe ? », demande un compte hispanophone. Sur Facebook (ici, ici, ici ou ici), Instagram et YouTube, une interrogation revient : ces manœuvres aériennes seraient-elles le signe d’une préparation militaire de l’Otan ?
Ces images apparaissent alors que les actes d’intimidation de la part de la Russie se multiplient. Début août, des drones chargés d’explosifs, d’origine russe selon les autorités, avaient par exemple été retrouvés à l’aéroport de Leipzig, en Allemagne. Les services secrets états-uniens alertent, depuis, sur une possible offensive de Moscou en Europe.
« Il existe un risque faible mais croissant que la Russie mène des attaques militaires limitées contre un pays de l’Otan voisin de la Russie, a estimé Thomas Ahrenkiel, chef des services de renseignement danois, en conférence de presse, le 24 septembre 2026. Nous continuons de considérer comme improbable que la Russie voie un intérêt à envahir un pays de l’Otan, mais nous ne pouvons pas l’exclure. »
De leur côté, en mai, les services de renseignements russes accusaient l’Otan de préparer « un conflit à grande échelle dans l’Est ».
Si la vidéo des avions militaires émerge dans ce contexte, elle ne témoigne cependant pas d’un déploiement de l’Otan en Allemagne mais d’un rendez-vous prévu de longue date aux Pays-Bas, comme l’ont montré les Vérificateurs de TF1.
Une vidéo filmée le 19 septembre aux Pays-Bas
Nos confrères ont retrouvé la première publication de cette vidéo sur TikTok, mise en ligne le 19 septembre 2026 par une internaute néerlandaise. Grâce aux fonctionnalités du réseau social, elle a renseigné la localisation « A12 », une autoroute des Pays-Bas qui relie la Haye à la frontière allemande.
Sur ces images, aucun véhicule ne circule sur la voie en sens inverse, tandis que le trafic est ralenti sur la route où se situe l’auteure de la vidéo. La circulation sur l’A12 est en effet perturbée ce jour-là par un blocage d’Extinction Rebellion, annoncé sur le site internet du collectif écologiste, afin de protester contre les subventions aux énergies fossiles. La Néerlandaise qui a capturé le vol des avions militaires a aussi publié une vidéo de la manifestation, dans laquelle on distingue plusieurs drapeaux d’Extinction Rebellion.
L’action a été menée sur l’autoroute à hauteur de la ville de Zevenaar, près de l’Allemagne, et l’arrestation des activistes a été relatée par les médias NOS et AD.
Ces informations permettent de confirmer la localisation et la date de l’enregistrement de la vidéo qui nous intéresse. Il est également possible de repérer plusieurs plaques d’immatriculation jaunes, standard aux Pays-Bas, et une plaque allemande (D pour Deutschland) avec l’identifiant territorial KLE qui se rapporte à l’arrondissement de Clèves, situé le long de la frontière néerlandaise.
Un exercice militaire international annuel
En légende de sa vidéo – qui comptabilise plus de 640 000 vues dix jours après – , l’internaute néerlandaise précise en anglais : « C’est un vol d’entraînement, pas de panique, c’est juste une démonstration, pas une guerre, ça se passe aux Pays-Bas. » Dans les commentaires, elle ajoute en néerlandais : « Attention ! Il ne s’agit pas d’une guerre. C’est un exercice de l’armée de l’air aux Pays-Bas. » Et, dans la description de son profil, elle en remet une couche en anglais : « La vidéo de l’avion n’est pas un signe de guerre, c’est une journée d’entraînement Falcon Leap aux Pays-Bas. » Puis en néerlandais : « Ce n’est pas une guerre ! Ce sont des manœuvres militaires ! »
Du 7 au 18 septembre s’est en effet déroulé aux Pays-Bas le Falcon Leap, un événement annuel international organisé depuis 2015. S’il n’est pas géré par l’Otan, plusieurs pays de l’alliance politico-militaire y participent, comme la France, l’Allemagne et les États-Unis. Il s’agit d’un exercice militaire « consacré aux opérations aéroportées » réunissant onze nations, communique le ministère des Armées français. Leur but est de s’entraîner et de se familiariser avec le matériel et les procédures de chaque pays, dont leurs avions et parachutes.
Cet exercice a lieu « dans le cadre de la commémoration de l’opération Market Garden » conduite par les Alliés en septembre 1944. Chaque année, un hommage est rendu aux milliers de parachutistes alliés qui ont trouvé la mort dans la lande néerlandaise de Ginkelse Heide, à quelques kilomètres de Zevenaar. En 2026, le Falcon Leap s’est ainsi clôturé le 19 septembre par cette commémoration.
Un survol à 13h16, à faible altitude
Preuve que ces vols n’illustrent pas une escalade précipitée du conflit avec la Russie, une décision prise par le ministre de la Défense et parue au Journal officiel des Pays-Bas autorisait dès le 2 juillet dernier les vols et sauts en parachute dans le secteur de Ginkelse Heide le 19 septembre. Une autre décision, prise le même jour, définissait une zone temporaire d’exercice de vol à basse altitude pour la période du 7 au 19 septembre.
TF1 a pu échanger avec un passionné d’aviation militaire qui a écrit un article dans son blog sur cette édition. Berend Jan Floor identifie sur la vidéo TikTok « quatre avions de transport Lockheed C-130 Hercules, avec d’autres avions derrière eux ». Nos confrères ont retrouvé, sur le site FlightRadar, le plan de vol des Lockheed C-130, qui font bien partie des avions recensés par le ministère de la Défense néerlandais ayant participé au Falcon Leap. D’après leur trace GPS, ils ont décollé de la base aérienne d’Eindhoven puis ont survolé l’A12 près de Zevenaar, « précisément à 13h16, le 19 septembre, exactement l’heure à laquelle la vidéo a été prise par l’internaute néerlandaise », soulignent Les Vérificateurs.
Auteurs :
Autrice : Mathilde Lafargue, journaliste
Relecteur : Nicolas Turcev, journaliste
Liens d’intérêts ou fonctions politiques déclarés des intervenants à l’article : aucun
Secrétariat de rédaction : Maylis Ygrand, journaliste
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110 grandes fortunes ont profité de 3,5 milliards d’euros d’exonérations d’impôt grâce au Pacte Dutreuil
Entre 2023 et 2024, le 1 % le mieux servi par le dispositif, 110 personnes en tout, a réduit ses impôts de 30 millions d'euros en moyenne chacun. Les 50 % les moins avantagés, eux, ont économisé moins de 40 000 euros, soit 750 fois moins.
Cet article 110 grandes fortunes ont profité de 3,5 milliards d’euros d’exonérations d’impôt grâce au Pacte Dutreuil est apparu en premier sur La Relève et La Peste.
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ChatGPT lance un abonnement à 510 euros par mois et rend sa formule à 229 euros moins généreuse

OpenAI a présenté Pro 500, son nouvel abonnement à 510 euros par mois en France, le 29 septembre 2026. Il promet davantage d’usage et des réponses plus rapides. En parallèle, la formule à 229 euros revient avec une allocation réduite, sans baisse de prix.
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La dessinatrice Laura Pozzi nous emmène dans «La Dernière Forêt» primaire d’Europe, à la rencontre de sa gardienne Simona Kossak
«La Dernière Forêt», de Laura Pozzi. © Actes Sud BD
Au début des années 1970, Simona Kossak, jeune diplômée en biologie, arrive par dépit dans l’extrême nord-est de la Pologne. Désireuse de travailler dans la recherche mais confrontée à la misogynie du monde académique, elle n’a obtenu qu’un poste d’assistante technique dans un institut scientifique. Elle se fait alors une promesse : elle n’y restera que trois ans, le temps d’acquérir de l’expérience afin de retourner dans sa région natale. Ainsi s’ouvre le roman graphique de la dessinatrice Laura Pozzi, La Dernière Forêt, publié ce mercredi aux éditions Actes Sud.
Mais c’est surtout l’histoire de la forêt primaire de Białowieża et de son écosystème que nous raconte l’autrice. Des planches très colorées, au crayon et à l’aquarelle, alternent avec des dessins en noir et blanc. Ces derniers ont été réalisés avec une encre élaborée à partir de l’écorce d’arbres consumés lors de l’incendie qui a ravagé les Landes en 2022. Un choix graphique qui donne corps à la menace qui pèse sur la forêt : celle de sa disparition.
Une vie au coeur de la forêt
Grâce à une amie, Simona découvre un ancien refuge situé au cœur du massif forestier, baptisé Dziedzinka. Isolé, non raccordé à l’électricité ni à l’eau courante, la chercheuse y passera pourtant le reste de sa vie.
Au fil des années, elle développe une relation singulière avec les animaux qui l’entourent. Elle recueille un marcassin qui vivra dix-neuf ans à ses côtés, est adoptée comme l’une des leurs par un troupeau de chevreuils et accueille chez elle oiseaux, loirs et serpents, quitte à modifier son quotidien pour s’adapter à leurs besoins.
À travers ses recherches en zoopsychologie, elle renouvelle profondément notre approche des mammifères : elle a notamment prouvé que ceux-ci peuvent avoir des émotions, qu’ils peuvent agir autrement que par instinct ou nécessité, dans le seul but d’éprouver de la joie. Elle mènera également un travail militant, avec des campagnes contre la chasse, la mise au point d’un système destiné à prévenir les animaux de l’arrivée d’un train, et l’écriture de plusieurs romans pour sensibiliser le grand public.
Un écosystème sous pression
À cheval entre la Pologne et la Biélorussie, la forêt de Białowieża constitue l’un des derniers vestiges de forêt primaire du continent européen. Inscrite au patrimoine mondial de l’Unesco depuis 1979, elle abrite notamment les derniers bisons européens, mais aussi des arbres centenaires et une biodiversité exceptionnelle.
Cette richesse n’a pourtant pas empêché l’exploitation forestière de s’y développer, soutenue par les gouvernements successifs. Au fil des décennies, des milliers d’arbres ont été abattus, perturbant en profondeur l’écosystème.
Dans La Dernière Forêt, Laura Pozzi fait ainsi dialoguer deux histoires : celle d’une femme qui a choisi de consacrer sa vie au vivant et celle d’un écosystème dont la survie demeure fragile. À travers le parcours de Simona Kossak, la dessinatrice rappelle surtout qu’une forêt primaire n’est pas seulement un ensemble d’arbres à préserver, mais un monde complexe, peuplé d’êtres interdépendants. Et que, lorsque ce monde disparaît, c’est tout un pan de l’histoire qui meurt avec lui.
«La Dernière Forêt», de Laura Pozzi, Actes Sud BD, septembre 2026, 230 pages, 32,90 €.
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Comment la douane allemande arrive à lire les messages Signal, Whatsapp et Telegram
Le Zollkriminalamt, l'office d'enquête de la douane allemande, est capable de lire des conversations WhatsApp, Signal ou Telegram sans utiliser aucun logiciel espion ! On vient de l'apprendre grâce au média Netzpolitik qui a publié le 2 septembre dernier une note interne classée du Zollkriminalamt expliquant que depuis fin 2023, la méthode était testée pour finalement devenir un outil permanent pour les enquêteurs (surtout pour les enquêtes sur la criminalité organisée) depuis un peu plus d'un an.
Le principe est celui de WhatsApp Web ou de Signal Desktop... en fait, quand vous liez un ordinateur à votre compte en scannant un QR code depuis votre téléphone, cet ordinateur peut ensuite recevoir vos messages en même temps que le téléphone. Les enquêteurs configurent donc l'un de leur ordi, au poste de la douane en tant qu'appareil lié, ce qui fait que le chiffrement de bout en bout n'est plus un problème puisque l'appareil fait partie intégrante du compte.
Mais bon, pour que ça fonctionne, il faut réussir à faire valider la liaison de l'appareil par la cible. Pour faire ça, il faut donc ruser par exemple en convoquant les gens comme témoins et en les incitant à leur confier leurs téléphones pour faire des captures écran sur un sujet qui n'a rien à voir. Cela leur permet d'activer à leur insu la liaison WhatsApp Web ou autre. Ils peuvent également mettre en place une campagne de phishing dans la lignée des hackers russes qui piégeaient des fonctionnaires que je vous racontais en mars. Ou encore, quand c'est Telegram, avec son SMS de validation, le code de connexion peut être récupéré via une interception téléphonique classique.
Ils ont fait ça sur des dizaines de comptes. En 2022, un trafiquant de produits dopants de Basse-Saxe s'est même rendu compte que la douane se connectait à son compte. Il a alors coupé l'accès quelques heures plus tard... mais trop tard, ses échanges sur les 6 derniers mois étaient déjà copiés.
Car oui, c'est surtout ça qui donne de la valeur à la manœuvre puisque l'appareil lié récupère tout l'historique dès que la liaison est effective. La plupart des clients web reçoivent l'archive complète, et Signal propose de transférer les conversations ainsi que 45 jours de médias au moment de lier les appareils. Le BfV et le BSI ajoutent dans leur rapport que la cible met, en général, un peu de temps avant de remarquer que quelqu'un est en train de lire ses conversations, et aussi que la douane allemande peut écrire à sa place.
Alors, maintenant est-ce que c'est légal ?
Hé bien le 20 janvier dernier, la Cour fédérale de justice allemande a tranché sur le cas de Telegram. Ils ont validé le fait que se connecter en secret à un compte, c'était de la surveillance à la source, et que seuls les messages postérieurs à l'ordonnance du juge pouvaient être lus. Dans cette affaire de dopage, les messages antérieurs à l'ordonnance sont donc inutilisables au procès, faute d'infraction assez grave pour justifier une perquisition en ligne.
De son côté, le professeur Christian Rückert, spécialiste du droit pénal informatique à Bayreuth, juge la méthode "problematisch" parce que l'appli permet d'écrire au nom de la cible, alors que la loi exige de ne pas pouvoir en faire plus que de récupérer les messages. Mais bon, comme d'hab, avec la police et la justice, leur propre tambouille ne les concerne jamais vraiment hein...
Maintenant, si la douane ou la police peut le faire, n'importe quel script kiddie peut le faire aussi... Donc je vous invite vraiment à contrôler régulièrement la liste des appareils liés de vos applis. Si vous tombez sur des appareils que vous ne reconnaissez pas, virez-les immédiatement. Et dans la mesure du possible, pensez toujours à activer une vérification en deux étapes avec une application de double authentification et surtout pas un code SMS.
Source : Netzpolitik , repéré grâce au billet de Bruce Schneier .
