Timeline

explore river

Every post and feed across this instance

  • La Commission européenne a-t-elle affirmé que les éoliennes sont nocives pour la santé et l’environnement ?

    Source :Compte Facebook, le 21 septembre 2026

    Etiqe :Prudence

    Contenu :

    Les éoliennes ne seraient-elles pas si vertes ? À en croire certains internautes, la Commission européenne l’aurait elle-même « confirmé ». Ils en veulent pour preuve l’intitulé d’une question écrite de l’eurodéputé d’extrême droite autrichien, Gerald Hauser, qui s’intitule : « La Commission européenne confirme que les éoliennes sont nocives pour la santé et l’environnement. »

    Sauf que si l’exécutif bruxellois a bien été amené à se prononcer sur l’impact environnemental des éoliennes, il n’a pas affirmé que les éoliennes étaient dangereuses pour la santé et l’environnement, comme l’ont également conclu nos confrères de TF1 et de l’AFP. Explications.

    Des polluants émergents

    En juin 2026, l’eurodéputé Gerald Hauser, membre du Parti de la liberté d’Autriche (FPO, une formation d’extrême droite fondée par un ancien membre de la SS), transmet à la Commission européenne une question sur les « effets sur l’environnement et la santé des microplastiques rejetés par les éoliennes ».

    Ces minuscules particules de plastique – qui mesurent entre cinq millimètres et un micromètre – sont des polluants émergents qu’on retrouve aussi bien dans les cours d’eau et les océans que dans les sols. Ils peuvent provenir de la dégradation d’objets en plastique de taille plus importante, comme les bouteilles en plastique, du lavage de vêtements synthétiques ou encore du frottement de pneus lors de la conduite.

    Ces particules, d’après Gerald Hauser, seraient également libérées de manière importante par les éoliennes. Dans sa question adressée à la Commission européenne, il cite ainsi « une étude norvégienne [qui] a[urait] révélé qu’une éolienne peut rejeter jusqu’à 62 kg de microplastiques par an » et s’interroge sur un supposé silence de l’institution à propos de « la pollution de l’environnement causée par les microplastiques qui s’érodent au contact des éoliennes ».

    Des émissions de plastique plus faibles

    En réponse à ses accusations, Jessika Roswall, l’actuelle commissaire européenne à l’environnement, lui répond en août 2026 que « la Commission est pleinement consciente des problèmes environnementaux posés par les microplastiques », mais que « les recherches indiquent que les émissions de plastique provenant des éoliennes sont beaucoup plus faibles que celles d’autres sources ». Autrement dit, la Commission admet que les éoliennes peuvent libérer des microplastiques mais que ces émissions sont négligeables par rapport à d’autres sources.

    C’est à la suite de cette réponse que Gerald Hauser a affirmé que « la Commission européenne confirme que les éoliennes sont nocives pour la santé et l’environnement » et qu’elle « ne réfute pas les études citées […], selon lesquelles une éolienne peut rejeter jusqu’à 62 kg de microplastiques par an ».

    Cette supposée déclaration par l’institution repose donc sur une interprétation erronée de l’eurodéputé. De plus, si la Commission européenne n’a pas directement infirmé l’étude avancée par l’élu autrichien, elle en a par contre cité d’autres qui s’intéressent aux émissions de microplastiques des pales des éoliennes et dont les conclusions sont différentes.

    Des chiffres inférieurs et une étude contestée

    Publiée en 2024 dans la revue Energies, la première conclue à une « masse de plastique érodé [qui] varie de 30 à 540 g par an et par lame ». Plus globalement, l’ensemble du plastique rejeté par les éoliennes au Danemark serait d’ « environ 1,6 tonne par an, ce qui est un ordre de grandeur inférieur à celui des chaussures et du marquage routier et trois ordres de grandeur inférieur à celui des pneus ».

    D’après les estimations de la deuxième étude, publiée en 2025 dans la revue Wind Energy Science, « les émissions de microplastiques d’une éolienne offshore […] sont d’environ 240 g par an ». Comme pour la première étude, ce résultat est donc loin des 62 kg par an avancés par Gerald Hauser.

    De la même façon, les auteurs de l’étude évaluent que « les émissions actuelles des pales d’éoliennes offshore néerlandaises, s’élevant à 100 kg/an, sont environ 1 000 fois inférieures aux émissions totales de microplastiques en mer aux Pays-Bas, si l’on considère d’autres sources, tels que les peintures et les revêtements des navires ».

    Ces deux études publiées dans des revues scientifiques parviennent donc à des conclusions très différentes de celle citée par Gerald Hauser qui, elle, n’a fait l’objet d’aucune validation par les pairs. Sa méthodologie a d’ailleurs été critiquée par des scientifiques interrogés par l’AFP. L’estimation de 62 kg de microplastiques par éolienne et par an reposerait sur une extrapolation erronée de données issues d’une précédente étude écossaise qui calculait le rythme d’érosion des pales soumises aux aléas climatiques.

    En l’occurrence, l’étude litigieuse aurait utilisé un chiffre qui ne concernait que le bord de la pale de l’éolienne – où l’érosion est plus forte – à l’ensemble de celle-ci. Ce qui devrait conduire à « réviser significativement à la baisse » l’estimation de 62 kg, d’après un porte-parole de l’université qui a conduit l’étude de référence, interrogé par l’AFP.

    Autrement dit, en plus d’interpréter faussement une réponse de la Commission européenne, l’eurodéputé Gerald Hauser s’est appuyé sur une étude bancale pour affirmer que les éoliennes étaient nocives pour la santé et pour l’environnement.

     

    Auteurs :

    Autrice : Maylis Ygrand, journaliste

    Relecteur : Nicolas Turcev, journaliste

    Liens d’intérêts ou fonctions politiques déclarés des intervenants à l’article : aucun

    Secrétariat de rédaction : Maylis Ygrand, journaliste

    L’article La Commission européenne a-t-elle affirmé que les éoliennes sont nocives pour la santé et l’environnement ? est apparu en premier sur Les Surligneurs.

  • Pour 64 000 Français, l'automne a débuté sans eau potable au robinet

    Alors que la sécheresse continue de battre des records, de nombreux cours d'eau s'assèchent. Dans le Tarn, à Saint-Amans-Soult, environ 400 personnes ne peuvent plus consommer l'eau du robinet.
    Saint-Amans-Soult (Tarn), reportage
    À l'ombre des châtaigners, dans la fraîcheur du matin, le ruisseau de Crussinac frappe par son silence. Seul un mince filet d'eau coule discrètement le long de la roche. Il est pourtant censé alimenter une partie de la commune de Saint-Amans-Soult, dans le Tarn. (…)

    Lire la suite - Reportage / Eau
  • La destruction de cette cathédrale ukrainienne n’est pas une mise en scène

    Source :Compte X, le 21 septembre 2026

    Etiqe :prouvé

    Contenu :

    Depuis le début de l’invasion à grande échelle de l’Ukraine par la Russie le 24 février 2022, de nombreux internautes reprochent à la presse de mentir sciemment au public. Une de ces accusations concerne la destruction de monuments religieux ukrainiens, attribuée à Moscou.

    Le 21 septembre 2026, dans une publication vue près d’un million de fois sur X, un internaute étrille, vidéo à l’appui, les « médias traditionnels de la désinformation ». Ces derniers auraient voulu faire croire, à tort, « que la Russie bombardait des églises ukrainiennes ». Ses propos ont été relayés à l’identique quelques heures plus tard sur plusieurs comptes Facebook francophones.

    Les internautes en veulent pour preuve la courte vidéo qui accompagne leurs posts : un extrait de mauvaise qualité de la chaîne d’information britannique Sky News rapportant la mobilisation de civils après la destruction partielle de la cathédrale orthodoxe d’Odessa, en Ukraine, en juillet 2023.

    Sur les images, une femme semble ramasser sans difficulté plusieurs gros blocs de couleur grise dans un tas de décombres. De quoi convaincre ces internautes que les médias auraient « employé des comédiens de crise (sic) […] capables de soulever des blocs entiers de béton », afin de faire croire à la supercherie d’une attaque russe sur l’édifice religieux. Mais après quelques recherches, la thèse de la mise en scène s’effondre.

    Des civils surhumains ?

    Et pour cause, ce sujet a déjà fait l’objet de vérifications par France 24 et l’AFP à l’été 2023. Comme l’expliquaient nos confrères, l’émission originale de Sky News affiche un logo en forme de « R » blanc dans le coin supérieur gauche de l’écran au moment où les images de la cathédrale d’Odessa réutilisées par les internautes sont diffusées.

    Il s’agit du logo de « Rudaw », un réseau médiatique basé au Kurdistan irakien. Leur reportage dans l’édifice détruit est toujours en ligne. L’accès à ces images, d’une meilleure qualité que celles partagées sur les réseaux sociaux, nous éclaire sur la séquence controversée.

    À gauche, une capture d’écran tirée du post sur X. À droite, le même plan sur le sujet original de Rudaw. Différents éléments distinctifs, cerclés de rouge, permettent d’attester qu’il s’agit de la même séquence. Photo : Capture d’écran X – Rudaw

     

    À 1 minute 30 du sujet diffusé par Rudaw, on retrouve l’extrait mis en avant par les internautes. Sur ces images, les blocs transportés par la femme ressemblent bien plus à du polystyrène ou à de la mousse rigide, des matériaux très légers régulièrement utilisés dans l’isolation de bâtiments, qu’à du béton.

    Un autre passage du reportage, à 2 minutes 25, montre de nouveau cette même femme ramasser d’autres blocs d’une apparence similaire. Les publications sur les réseaux sociaux n’en font pas mention.

    Capture d’écran à 2 minutes 25 montrant la même femme transportant des blocs d’une matière semblable au polystyrène. Photo : Rudaw

     

    Destruction avérée

    Qui plus est, de nombreux médias ont rapporté la destruction partielle de la cathédrale d’Odessa, à commencer par l’AFP, dont les photoreporters ont pris plusieurs clichés de l’édifice en ruines. Radio France, la BBC, Ouest France, mais aussi l’Unesco ont également documenté cet incident. Plus récemment, en juin 2026, la cathédrale de la Dormition, à Kiev, était elle aussi touchée par des frappes russes. Des images satellitaires prises en 2024 consultables sur la plateforme de la société de cartographie Esri attestent, elles-aussi, de la destructrion partielle du bâtiment.

    L’utilisateur à l’origine du premier post sur X indique sur son profil rejeter « l’idéologie woke » et qualifie le Covid « d’arnaque ». Il produit aussi régulièrement du contenu relatif aux « chemtrails », une croyance régulièrement démentie selon laquelle les traînées blanches visibles derrière les avions seraient en réalité des substances chimiques volontairement répandues dans l’atmosphère pour nuire à la santé de la population mondiale.

    En relayant ainsi des accusations de trucage d’une scène de guerre, ces internautes puisent dans les mêmes ressorts sémantiques que les défenseurs de la thèse du « Pallywood ». Contraction de « Palestine » et de « Hollywood », elle consiste à remettre en doute les images des destructions causées par Israël dans la bande de Gaza et en Cisjordanie occupée. Elles sont ainsi fréquemment qualifiées de mises en scène, en dépit des rapports d’ONG et de différents médias qui invalident ces discours. Un argumentaire similaire avait déjà été mobilisé par les sphères pro-russes pour nier le massacre de civils ukrainiens à Boutcha en 2022.

     

    Auteurs :

    Auteur : Jean-Baptiste Breen, journaliste

    Relecteur : Nicolas Turcev, journaliste

    Liens d’intérêts ou fonctions politiques déclarés des intervenants à l’article : aucun

    Secrétariat de rédaction : Nicolas Turcev, journaliste

    L’article La destruction de cette cathédrale ukrainienne n’est pas une mise en scène est apparu en premier sur Les Surligneurs.

  • Gemini abandonne ses « Gems » et suit le grand mouvement des LLM épurés

    À partir du 17 novembre 2026, Google transformera les Gems, les assistants personnalisés de Gemini, en « Skills » utilisables directement dans la conversation.

  • [IA Insider] Anthropic vise plus de 2000 milliards de dollars de valorisation... au risque de se brûler les ailes

    À la une

  • The Witcher 3 Remastered : votre PC peut-il encore faire tourner le jeu ?

    The Witcher 3 revient ce mardi 29 septembre dans une version remasterisée gratuite pour les joueurs et joueuses qui le possèdent déjà. Mais votre PC est-il toujours à la hauteur ? Voici les configurations requises et ce qui a changé depuis la sortie du jeu en 2015.

  • Le triallate, un pesticide interdit, réautorisé par le ministère de l'Agriculture

    Encore une fois, Annie Genevard ignore la science au profit de l'agro-industrie. Le 22 septembre, la ministre de l'Agriculture a décidé d'autoriser l'Avadex Factor, un herbicide à base de triallate, par une dérogation de 120 jours sur les cultures d'orge d'hiver. Bien qu'interdit depuis trois ans, 90 000 litres de ce produit pourront être pulvérisés dans des milliers de champs, jusqu'au 21 janvier 2027.
    Seules restrictions : l'Avadex Factor devra être épandu en dehors des périmètres de (…)

    Lire la suite - En bref / Pesticides , Agriculture
  • AI Overviews : 48,6 % se chargent après la page, un angle mort pour le suivi des citations

    Ce qu'il faut retenir :

    • Monitorank a relevé 2 000 000 de SERP françaises (desktop et mobile) du 9 au 14 septembre 2026 : 50,8 % des recherches affichent un AI Overview.
    • Parmi ces AI Overviews, 48,6 % sont chargés après la page : le HTML initial de Google ne contient qu'un bloc vide, complété ensuite par une requête secondaire.
    • La proportion grimpe sur la longue traîne : environ 51 % sous 5 000 recherches annuelles et 58 % sous 1 000, des requêtes qui pèsent environ 88 % du corpus étudié.
    • Un outil qui détecte le bloc sans exécuter la page ni reproduire la requête secondaire ne peut pas dire quels sites ou marques l'AI Overview cite.

    Monitorank a analysé 2 millions de SERP françaises en septembre

    L'étude a été publiée par Monitorank, éditeur français d'outils de suivi de positionnement. La collecte s'est déroulée du 9 au 14 septembre 2026 sur 1 000 000 de mots-clés français, relevés à la fois sur ordinateur et sur mobile, soit 2 000 000 de SERP (pages de résultats de recherche). Selon l'éditeur, aucune donnée client n'a été utilisée : les mots-clés proviennent de sa propre base, qui en compte 5 594 372.

    Premier chiffre à retenir : 50,8 % des recherches déclenchent un AI Overview, le bloc de réponse générée par l'IA que Google affiche en haut de certaines SERP. Autrement dit, une recherche sur deux dans ce périmètre.

    Mais le cœur de l'étude porte sur la manière dont ce bloc arrive dans la page. Et c'est là que les chiffres deviennent intéressants pour ceux qui mesurent leur visibilité dans les réponses de Google.

    Google charge les AI Overviews de deux façons différentes

    Monitorank distingue deux modes de chargement :

    • Sync (livré avec la page) : le bloc et son contenu figurent déjà dans la réponse HTML initiale envoyée par Google. Lire cette seule réponse suffit pour obtenir l'AI Overview en entier. C'est le cas de 51,4 % des AI Overviews relevés.
    • Async (chargé après la page) : la réponse initiale contient un bloc vide. Le navigateur récupère ensuite le texte et les sources via une requête secondaire exécutée en tâche de fond. C'est le cas de 48,6 % des AI Overviews.

    Pour rappel, la réponse HTML initiale est le code que le serveur renvoie au premier appel, avant que le JavaScript de la page ne s'exécute et ne déclenche d'autres requêtes. Beaucoup d'outils de collecte (les « scrapers ») se contentent de cette première réponse, parce qu'elle est rapide et peu coûteuse à obtenir.

    Dans le cas d'un AI Overview async, ce type de collecte voit bien qu'un bloc existe. Il ne récupère en revanche ni le texte de la réponse, ni les sources citées, ni les marques mentionnées. Pour les obtenir, l'outil doit soit exécuter la page dans un vrai navigateur, soit reproduire lui-même la requête secondaire.

    Part des chargements Sync VS. Async (Desktop) - Source : Monitorank Part des chargements Sync VS. Async (Mobile) - Source : Monitorank

    Sur la longue traîne, le chargement différé devient majoritaire

    La part d'AI Overviews async varie fortement selon le volume de recherche des requêtes. D'après Monitorank, elle atteint environ 51 % sous 5 000 recherches annuelles, et 58 % sous 1 000 recherches. Sur les requêtes les plus confidentielles, elle devient écrasante.

    Voici le détail publié par l'étude, par tranche de volume annuel (part des AI Overviews chargés après la page) :

    • Moins de 100 recherches : 86,9 % sur desktop, 88,0 % sur mobile
    • De 100 à 499 : 60,5 % sur desktop, 61,3 % sur mobile
    • De 500 à 999 : 39,9 % sur desktop, 40,3 % sur mobile
    • De 1 000 à 5 000 : 32,1 % sur desktop, 32,2 % sur mobile
    • De 5 000 à 10 000 : 25,7 % sur desktop, 26,6 % sur mobile
    • De 10 000 à 50 000 : 23,8 % sur desktop, 26,1 % sur mobile
    • De 50 000 à 100 000 : 23,7 % sur desktop, 28,3 % sur mobile
    • 100 000 et plus : 26,9 % sur desktop, 32,9 % sur mobile

    Or les requêtes sous 5 000 recherches annuelles représentent environ 88 % du corpus de Monitorank. Le chiffre se recoupe avec le tableau publié : les quatre premières tranches pèsent 4 906 907 mots-clés sur les 5 579 092 dotés d'un volume, soit un peu moins de 88 %. Sur la longue traîne (ces requêtes peu recherchées mais très nombreuses), l'async est donc la norme plutôt que l'exception.

    Un détail mérite l'attention : la courbe n'est pas strictement descendante. Sur les requêtes les plus recherchées, la part d'async remonte, et l'écart entre mobile et desktop se creuse (32,9 % contre 26,9 % au-delà de 100 000 recherches). L'étude ne commente pas ce point.

    Les AI Overviews sont plus fréquents sur les petites requêtes

    Deuxième enseignement de l'étude : un volume de recherche plus élevé ne signifie pas davantage d'AI Overviews. C'est même l'inverse. Le taux de présence culmine sur la tranche des requêtes à moins de 100 recherches annuelles, à 64,9 % (desktop et mobile réunis), puis décroît régulièrement jusqu'à 24,4 % sur les requêtes dépassant 100 000 recherches.

    Par tranche, les taux de présence sur desktop passent ainsi de 65,1 % (moins de 100 recherches) à 54,1 % (de 100 à 499), 48,7 % (de 1 000 à 5 000), 38,5 % (de 10 000 à 50 000) et 24,6 % (100 000 et plus). Les chiffres mobile sont quasiment identiques.

    Monitorank précise ne pas avoir mesuré ce qui distingue ces requêtes les unes des autres. L'étude porte uniquement sur la présence du bloc et sur son mode de chargement. On peut supposer que la nature des requêtes (informationnelles, longues, formulées comme des questions) joue un rôle, mais l'étude ne permet pas de l'affirmer.

    Côté méthode, les taux sont redressés selon le poids de chaque strate de tirage. Les tranches n'ont pas été échantillonnées au prorata : la tranche de 100 à 499 recherches compte par exemple 279 135 mots-clés relevés, qui représentent 2 318 580 mots-clés du corpus. Par ailleurs, 2 835 mots-clés sans volume disponible sont exclus du découpage par tranche, mais restent intégrés aux taux globaux.

    Les outils de suivi doivent aller chercher la requête secondaire

    L'implication concerne avant tout la mesure. Si votre outil de suivi de positions ou de visibilité GEO détecte les AI Overviews sans récupérer leur contenu chargé en tâche de fond, il peut vous signaler qu'un bloc est présent sans pouvoir dire si votre site y figure. D'après l'étude, cette limite toucherait près de la moitié des AI Overviews, et plus de la moitié sur la longue traîne.

    Concrètement, quelques vérifications s'imposent :

    1. Demandez à votre fournisseur comment il collecte les AI Overviews : lecture du HTML initial seul, rendu dans un navigateur, ou reproduction de la requête secondaire.
    2. Comparez, sur un échantillon de requêtes de longue traîne, les citations remontées par votre outil avec ce que vous voyez dans un navigateur.
    3. Surveillez la part d'AI Overviews « détectés mais vides » dans vos rapports, si votre outil permet de l'isoler.

    Monitorank met en avant sa propre réponse à ce problème : son outil et son API de scraping, Semscraper, relèvent les SERP avec de vrais navigateurs, qui exécutent le JavaScript et attendent la réponse de la requête secondaire. Selon l'éditeur, les AI Overviews async sont ainsi capturés comme les autres, avec leur contenu et les sites et marques cités. Il faut garder à l'esprit que l'étude est publiée par un acteur qui commercialise précisément cette capacité.

    Une photographie sur six jours, consultable en détail

    L'éditeur a rendu les données librement consultables et réutilisables. Un explorateur en ligne permet de rechercher chacun du million de mots-clés du périmètre et d'afficher la présence d'un AI Overview, son mode de chargement sur les deux appareils, le volume et le CPC. Pour chaque ligne, un lien « Détail AIO » ouvre les sites et marques effectivement cités dans l'AI Overview relevé, ce qui permet de contrôler une partie du travail.

    La principale limite tient à la fenêtre de collecte : les chiffres reflètent la situation du 9 au 14 septembre 2026. L'étude ne dit pas si Google fait évoluer la répartition entre sync et async au fil du temps, ni ce qui détermine, pour une requête donnée, le choix de l'un ou l'autre mode.

    L’article "AI Overviews : 48,6 % se chargent après la page, un angle mort pour le suivi des citations" a été publié sur le site Abondance.

  • Journée pour l’avortement : à Montpellier, des manifestantes inquiètes de la dégradation des droits et de la montée du RN

    Comme tous les ans pour la journée de lutte pour le droit à l’avortement, une manifestation a eu lieu ce lundi 28 septembre au soir à Montpellier à l’appel de l’inter-organisation féministe de la ville. Parmi les 300 personnes présentes, Le Poing a discuté avec quelques participantes, entre constat d’un recul du droit à l’IVG et inquiétudes sur une possible arrivée au pouvoir du RN.

    « Désolé Mamie, ça recommence, non à la régression » ; « Le droit d’avorter, c’est un choix, pas un chemin de croix » ; ou encore « On est pas là décorer, on détruira votre société ». Ce lundi 28 septembre au soir, alors qu’une foule de 300 personnes se rassemblait au Peyrou, les slogans ont très tôt commencé à fuser. L’inter-organisation féministe de la ville appelait à une manifestation entre l’arc de triomphe montpelliérain et la Comédie.

    « Ne pas avoir droit à l’avortement, c’est l’enfer »

    Dans la foule, Christine, ancienne prof retraitée rentrée à la FSU par le féminisme et la lutte anti nucléaire, explique sa présence : « L’avortement, comme tous les droits pour les femmes, si on ne se bat pas pour les garder ils s’envolent. C’est un droit qui peut être dans la Constitution, depuis 2024 en France, mais concrètement on peut ne pas pouvoir exercer ce droit. Si on décide par exemple que c’est plus remboursé, il n’y a que les riches qui ont le droit de disposer de leur corps. Si on met la limite de temps à quatre semaines, on l’interdit pas, sauf qu’on sait pas qu’on est enceinte. »

    Dès le début du rassemblement, les prises de parole de l’inter-organisation féministe insistaient sur « des droits fragilisés par le manque de moyens » Fermetures de centres de santé sexuelle, baisses de budgets, dégradation de l’offre hospitalière : les causes matérielles sont multiples. Le Planning Familial de l’Hérault se trouve ainsi régulièrement en grandes difficultés financières.

    « Tout le monde doit avoir le choix même si on ne partage pas toutes les mêmes opinions. », renchérit Shamsa, étudiante en L3 en psychologie venue manifester avec une de ses camarades de promo. « Je pense que ça se démocratise de plus en plus. Mais je pensais pas qu’il y avait autant de personnes contre, je le vois quand on fait des expositions sur le sujet, ça me choque. Quand je vois que certains médecins refusent de pratiquer les IVG, ça devient compliqué. On recule peut-être pas mais on avance pas. » Dans le viseur des mouvements féministes, la double clause de conscience, soit le fait qu’en France un-e soignant-e peut refuser de pratiquer une IVG ou un autre acte médical en cas d’opposition éthique.

    Le caractère fondamental du droit à l’avortement, Céline, elle aussi retraitée, heureuse d’avoir pris part à mai 68 à 21 ans, en connaît quelque chose : « Quand je suis allé travailler en usine, il y avait une ouvrière qu’on a pu faire avorter par une interne en médecine sur une table de cuisine, par aspiration. Moi-même j’ai avorté clandestinement, donc il a fallu trouver un médecin. On vivait tout le temps dans l’angoisse, je me souviens que je ne pouvais rien m’acheter, parce qu’il fallait que je garde des sous au cas où. Ce droit c’est capital, ça a tout changé, ne pas l’avoir c’est l’enfer. »

    Solidarité internationale

    Pour Ambrella, « il faut se battre parce que comme aux États-Unis ça peux toujours régresser. » « La situation est désormais dramatique en Alabama, au Missouri, au Texas ou encore en Géorgie», déclarait l’ONG Oxfam à propos de l’avortement en septembre 2025. Quatre États dirigés par le parti républicain de Donald Trump. De l’avis général, la manifestation du jour avait aussi un caractère de solidarité internationale. « Dans le monde, l’avortement reste interdit en toute circonstance dans 21 pays, c’est 111 millions de femmes exposées à des sanctions. En Europe en 2026, 20 millions de femmes n’auraient pas accès à un avortement sûr et légal. Il est interdit en Andorre, restreint et criminalisé à Malte et en Pologne, et de plus en plus difficile d’accès en Italie et en Hongrie. Seuls 8 pays n’imposent aucun obstacle obligatoire à l’accès à l’IVG, comme des délais d’attente, des entretiens obligatoires ou des autorisations d’un tiers. », ont égrené les organisatrices.

    Le RN est-il capable d’avorter autre chose que sa dédiabolisation ?

    Dans la manifestation, l’horizon 2027, bien français celui-ci, pose question. « J’espère que le RN n’arrivera jamais au pouvoir, parce que je pense que ça va être très compliqué et pas seulement pour l’avortement, ça m’inquiète beaucoup. », nous confie Shamsa. « Il y aurait beaucoup de chances que là ça régresse franchement. » Mi-septembre 2026, la présence de Marion Maréchal Le Pen à l’inauguration d’une exposition anti-avortement au Parlement européen de Strasbourg a fait polémique, alors que la femme politique est en plein rapprochement avec le RN.

    « Le faux nez de dire que le RN est féministe, pas du tout. Ils sont essentialistes, la femme est la mère, à la maison, elle doit servir au repos du guerrier. », ajoute Christine. « Le Planning Familial est ciblé par des mouvements et responsables politiques opposés à l’IVG, à l’éducation à la sexualité, et aux droits LGBTQIA+ », ont estimé les organisatrices lors des prises de parole officielles. « Des réseaux conservateurs disposent de moyens financiers importants et investissent la politique, les médias, l’éducation, la famille, et les questions de société, notamment à travers des campagnes de désinformation, des formations et la création de nouvelles structures. »

    Une mobilisation générale

    Pour Ambrella, en cas de victoire du RN, c’est une mobilisation générale qu’il faudrait décréter. « Pour les causes des femmes parce que sur n’importe quel sujet c’est nous les premières victimes. Mais aussi sur plein de causes parce que tous les droits sont remis en cause par le RN. Ils ne savent pas de quoi ils parlent, ils n’ont pas ouvert un livre d’histoire, ils parlent juste parce qu’on leur a dicté ce qu’il fallait dire. », s’agace-t-elle, avant de nous faire part de son envie de s’engager auprès d’associations féministes. « Le RN c’est un épouvantail, mais je trouve qu’il est déjà présent dans beaucoup d’esprits, dans certaines évolutions du Parti Socialiste. Le macronisme a été un marchepied pour le RN. », constate Céline. « Je croyais bêtement que Hitler avait été élu. Mais c’est faux, Johann Chapoutot, un historien français, l’a montré, il a été mis en place par l’extrême-centre, par la bourgeoisie qui préfère l’extrême-droite que le socialisme. Il faut combattre tout le temps pied à pied toutes les idées nauséabondes : le soutien au sionisme, au colonialisme, ne pas reconnaître ce qu’on a fait et qu’on vit sur la rente du colonialisme. »

    « Pour ce qui est des violences sexistes et sexuelles c’est la même chose, on essaie d’élever nos voix en tant que femmes mais aussi en temps que citoyennes ou individus touché-es. Les pouvoirs publics ne font pas grand-chose, on l’a vu avec Gisèle Pélicot. C’est une héroïne, elle a un courage immense, mais en France elle n’a pas été très reconnue, à part des citoyennes et citoyens. Mais par les pouvoirs publics, est ce qu’elle a été accueillie, ovationnée par Brigitte Macron, femme de l’Élysée ? Non. Elle a été ovationnée par l’Espagne, par l’Angleterre. », se désole Céline.

    Le RN serait-il différent sur ce sujet précis ? Pour Christine, c’est un non-sens : « Les violences sexuelles, ils s’en occupent que si c’est des gens qui n’ont pas la bonne couleur de peau qui les commettent. Alors qu’en général c’est dans les familles bien propres, bien classiques, bien normées que ça se passe. On peut pas être d’extrême-droite et féministe, c’est pas compatible. »
    Désertification médicale : dans les Cévennes, on accouche au bord de la route

    L’article Journée pour l’avortement : à Montpellier, des manifestantes inquiètes de la dégradation des droits et de la montée du RN est apparu en premier sur Le Poing.

  • Dans la Crau, des plantes guérissent des sols contaminés par les armes

    Depuis novembre 2025, 900 pieds de Brachypode âgés de deux ans ont été plantés sur le site. L’objectif n’est pas de retirer les métaux lourds du sol, mais de limiter leur dispersion en surface.

    Cet article Dans la Crau, des plantes guérissent des sols contaminés par les armes est apparu en premier sur La Relève et La Peste.

  • Les nouveaux AirPods 5 à réduction de bruit active connaissent leur première baisse de prix

    [Deal du jour] Présentés le 9 septembre 2026 aux côtés de l'iPhone 18 Pro et l'iPhone Duo, les AirPods 5 ont déjà droit à leur première remise. E.Leclerc vend la version avec boîtier de charge sans fil à 149 € au lieu de 169 €, soit le prix du modèle de base.

  • Reporting Confirms: Stupid Over-Reliance On Palantir AI Helped Lead To US Bombing Of Iranian Schoolgirls

    In the piece Dave Willner and I published last week about why “the apocalypse won’t be sexy,” we discussed how the real threat wasn’t “rogue” out of control AI tools, but rather humans doing stupid shit, sometimes because they stop thinking in the presence of these AI machines. A deeply reported Bloomberg article by Ben Bartenstein and Krishna Karra details how the now infamous bombing of an Iranian girls elementary school was due to Pentagon officials deep over-reliance on Palantir’s Maven system.

    Inside Centcom, which conducted the US attack, some personnel relied too much on the artificial intelligence embedded in Maven Smart System, the officials said. Maven, which is made by Palantir Technologies Inc., allows users to view and coordinate complex military operations — from targeting to command and control — using AI-enabled software that fuses more than 150 different data inputs into a coherent set of information to inform commanders’ decisions.

    In the past year, the Defense Department has rapidly made Maven a cornerstone of the US military apparatus. Several former senior US military officials now work for Palantir, including some with high-level security clearances in Centcom’s Tampa headquarters. Their role is to keep the software functioning inside secure military environments.

    To understand how we got here, you need a timeline that stretches back the better part of a decade. Project Maven was, somewhat famously, a project to use AI in the Pentagon, that Google was originally tapped to build. However, in 2018, due in large part to employee protests, Google announced it would drop the contract. Days later, Google announced that it would not allow its AI to be used for “weaponized systems.”

    Around that time, I was asked to be on a panel debating whether or not it was good for employees to protest contracts like this with one of Palantir’s founders. Little did I know that the reason that founder was so vehement in his contempt for the Google employees protesting was because, right at that moment, Palantir was swooping in to grab the contract that Google was dropping.

    Secretive data analytics company Palantir is working on Project Maven, the US Department of Defense program that Google dropped in March following protests inside of the company, according to people familiar with the project.

    That takes us to earlier this year, when Donald Trump and Pete Hegseth kicked off their disastrous, stupid, and short-sighted war in Iran with an initial bombing campaign that (among other things) blew up a girls elementary school, killing at least 100 girls (later reports put the toll at more than 165, most of them children). While Hegseth and Trump tried to pretend it wasn’t them or that it wasn’t a school, the evidence piled up pretty quickly.

    At almost the exact same time, the Pentagon got into its (now deemed unconstitutional) petty spat with Anthropic, which included some debate about whether or not the Defense Department could get around Anthropic’s guardrails against using its AI for autonomous weaponry. Not surprisingly, this resulted in plenty of speculation about whether or not the bombing of the Shajare Tayyiba Elementary School was due to an AI failure. Reports noted that the site used to be a military compound, but satellite imagery by 2017 had showed the outdoor play area, and intelligence analysts should have removed it from any target list. Hell, the school was apparently clearly labeled… on Google Maps.

    Days later, Semafor (a publication with a history of platforming credulous takes regarding the Trump admin) insisted it had the scoop: US officials told it that AI had nothing to do with the bombing.

    The error was one that AI would not be likely to make: US officials failed to recognize subtle changes in satellite imagery, while human intelligence analysts missed publicly available information about a school located inside the Revolutionary Guard compound (or failed to add it to the database used for targeting). AI has its notorious failings, from hallucinations to sycophancy, but it’s also able to take in far more information than current, human-led systems — and a deeper look at satellite imagery or, simply, an internet search could have forestalled the disaster. Even a scan of Iranian business listings turned up the school, according to Reuters.

    That article discusses Palantir’s Maven — calling it “a kind of DoorDash for deadly missile strikes” — but then suggests it wasn’t really involved in this process:

    The tragedy at the Shajareh Tayyebeh school led to an immediate rush to blame AI for the fatal missile attack. And while the initial speculation turned out to be wrong, it does suggest that civilian deaths stemming from automation will be viewed differently than those caused by humans, even if autonomous weapons prove safer in the aggregate.

    Except, the Bloomberg report suggests, Palantir’s Maven was definitely involved in the process, even if human stupidity (naturally) made the final calls.

    Basically, the Bloomberg report details that people at the Pentagon assumed (incorrectly, obviously) that Palantir’s Maven would magically alert them “hey, this might be a school.” But that’s not how it works. Then again, why would anyone expect a system sold as “intelligent” to apply any actual intelligence to vetting potential targets?

    Some Centcom personnel expected Maven to flag stale information or inconsistencies in the underlying intelligence assembled for potential targets, the officials said. It’s not clear why they had such expectations.

    Yeah, okay, maybe “it’s not clear why” people expected it, but really? It kinda is, isn’t it? Palantir and all the AI companies play up the “smarts” of their systems and it leads people into a false reliance on them as all-knowing, all-seeing beings, rather than just automation machines that can handle fuzzy inputs and outputs better than old deterministic systems.

    Of course, the fact that it was humans who over-relied on Maven lets Palantir wash its hands of the whole thing and yell “not our fault” as loudly as it can:

    A Palantir spokesperson said that the company “is not responsible for the underlying data nor identifying intelligence deficiencies” and that there’s no evidence that its software was at fault in the Minab strike.

    Yes, the human is responsible. But people over-relying on the tech because you oversold it is kinda part of the issue, just as Elon Musk overselling the safety of his “full self driving” feature needs to fall partly on Tesla.

    And here, even though there were “humans in the loop,” it seems clear that in their rush to find places to bomb, they were perfectly happy to let Palantir’s Maven do the actual work:

    High on Centcom’s list: the naval division of the Islamic Revolutionary Guard Corps, the most powerful force across the country’s military, economy and politics. It’s tasked with defending — and at times, disrupting — the Persian Gulf and Strait of Hormuz. The Minab school site — with its uncorrected classification as an IRGC facility — was fed into Maven along with other potential targets. It ultimately emerged as one of the recommended day-one targets, people involved in the investigation said.

    As all targets do, the Minab site moved through a multi-stage assessment process known by the military as the “kill chain.” Steps in that process have traditionally involved intelligence analysts, imagery specialists, targeteers, lawyers, operational commanders and launch crews, according to US military doctrine and interviews with current and former defense officials. Today, Maven sits at the heart of those operations — between the initial intelligence inputs and the latter review stages, officials said.

    Part of that “kill chain” process was supposed to include the “civilian harm mitigation” (CHM) team to carefully review the target to see if there were risks of civilian harm and (you guessed it), how to mitigate that. But, you know, Hegseth finds “CHM” to be way too woke, and got rid of most of them in his quest to make sure he seemed as manly and bloodthirsty as possible. And, besides, they had Palantir’s Maven AI to do the hard work? Who needs a CHM team when Maven can do it…

    In past conflicts, preparing lists of proposed targets — work that includes assessing how they align with an operation’s objectives — had taken hours for staffers to complete. Ahead of the US attack on Iran, much of that work was condensed into several minutes via Maven, people involved in the Pentagon’s internal review said.

    Officials involved in the investigation pointed to gaps that they said were left after Hegseth dismantled most of the Pentagon’s civilian harm mitigation, or CHM, units — cutting headcount across a number of teams by roughly 90% to fewer than 20 staff members, people with direct knowledge of the matter said. Centcom’s team was reduced from 10 to 1.

    No CHM team member reviewed the Minab site before the strike, according to officials involved in the internal investigation. That was a consequence of the cuts in staffing but also a decision not to involve the group in planning and operations, the officials said.

    So, no, Palantir’s AI didn’t make the decision… but it sure did make Hegseth and Centcom feel pretty confident that they could rush the kill chain process and skip the CHM part which, you know, might have caught the pastel painted walls around the school, the soccer pitch, and the playground markings.

    There’s a lot more in the article detailing how the bombing came about, how Hegseth’s obsession with killing off programs he deemed to be too woke, and prioritizing speed and “lethality” all contributed to what is pretty clearly a war crime. But in the end, the point that Dave and I made in our piece earlier this week stands. The apocalypse won’t be sexy. It’ll look like overconfident people skipping the boring checks because they assumed the fancy AI system had already done them for them.

  • Deux mois plus tard, le mégafeu de Saumos est enfin éteint en Gironde

    L'enfer aura duré plus de deux mois. Le mégafeu de Saumos (Gironde), a été déclaré « éteint » le 28 septembre par la préfecture. Il avait commencé le 22 juillet, dans le vaste massif forestier des Landes de Gascogne.
    Il s'agit du plus vaste incendie en superficie en France depuis 1949. Les autorités ont fait savoir qu'il a parcouru au cours de l'été « 42 000 hectares, dont 37 296 hectares détruits ».
    Lire aussi : Marche pour le climat : à Bordeaux, l'incendie dans toutes les têtes (…)

    Lire la suite - En bref / Climat
  • Marine Le Pen, le RN et l’antisémitisme: ce n’est pas une «dinguerie», c’est une entreprise de dissimulation

    Les révélations de «Mediapart»" "sur les écrits antisémites du président du Rassemblement national s’inscrivent dans la continuité d’un parti qui tente depuis quinze ans de se camoufler pour conquérir le pouvoir. Les faits parlent d’eux-mêmes: des prestataires aux élus, l’antisémitisme est toléré au RN.
  • As Trump Says He Is "Verious Seriously" Looking At A Diesel Ban, Goldman Models Out What It Would Look Like

    After the risk of a destabilizing US diesel export ban appeared to pass late last week, it returned with a bang on Sunday evening after President Trump said he is still looking "very seriously" at implementing a US ban on diesel exports to combat high prices, even as others in his administration continue to focus on other possible steps. "That can oftentimes lead to a little bit of an increase on gasoline for cars, so we're looking at it very seriously — we may do it," Trump told a Fox News reporter Sunday while attending the Presidents Cup golf tournament final near Chicago.
  • JO 2030: la ville de Briançon brade son fort Vauban

    Selon un document obtenu par «Mediapart», le maire de Briançon prévoit de faire voter mercredi 30 septembre la vente d’un ensemble de bâtiments du fort Vauban de la ville pour 47 000 euros. Un projet de village olympique préfigure de lucratives opérations immobilières privées sur ce site classé.
  • «Pressions» et marché faussé: les éléments qui fragilisent la défense du patron de Malakoff Humanis

    Thomas Saunier, patron du géant de la protection sociale, affirme qu’il ne savait rien des relations entre son groupe et un sulfureux intermédiaire, visés par une enquête judiciaire pour corruption. Des documents obtenus par «Mediapart» et le témoignage de cet apporteur d’affaires fragilisent cette ligne de défense.
  • L'ONU a-t-elle encore une utilité ? Succession à la « Maison de verre » (Espagnol)

    Source : Anfibia - Argentine Lire la traduction automatique en français
  • Pangram sait-il vraiment détecter les textes IA ? Notre test sur plus de 1 000 articles

    Source : Next Payant
  • Incarcération des mineurs : un « désastre » qui concerne aussi les Outre-mer

    Source : Guyaweb Payant
  • « Il faut anticiper avant qu'il y ait une catastrophe » : les pompiers des Pyrénées-Orientales manifestent à Paris

    Source : Made in Perpignan
  • Retour sur la mort d'un sous-traitant de TotalEnergies au Mozambique : l'entreprise accusée de « mépris absolu »

    Source : Observatoire des multinationales
  • Au Mont-Saint-Michel, les catholiques identitaires installent leurs réseaux

    Source : Le Poulpe Payant
  • Énergies renouvelables à Montpellier : les salariés du solaire manifestent (encore) sous la grisaille

    Ce mardi 29 septembre, des salariés de la filière des énergies renouvelables se sont rassemblés à Montpellier, le jour où le Syndicat des énergies renouvelables, l’organisation patronale du secteur, tenait son colloque à Paris. Ils ont dénoncé la vague de licenciements et de restructurations qui frappe la filière depuis la publication de la feuille de route énergétique du gouvernement en février

    Les travailleurs du solaire et des énergies renouvelables n’ont pas de chance avec la météo. En février, c’est déjà sous la pluie qu’ils manifestaient devant la préfecture de l’Hérault. Ce mardi 29 septembre, rebelote : c’est sous un ciel gris que quelques dizaines de personnes se retrouvent devant la préfecture. Pour une profession qui vit entre autre de l’ensoleillement, l’ironie ne manque pas. La date, elle, n’a rien d’un hasard. Au même moment, à Paris, le Syndicat des énergies renouvelables (SER), qui regroupe les employeurs de la filière, tient son colloque.

    Licenciements en série

    « On est là pour dénoncer les plans de licenciements ou les restructurations dans le secteur à la suite de la PPE de février dernier », explique Tom, militant à Sud Énergie 34. La Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) est la feuille de route qui fixe, par décret, les objectifs de production de chaque filière pour les dix années à venir. Sa troisième version, attendue depuis 2023, a été publiée en février avec près de trois ans de retard. Elle revoit à la baisse la trajectoire du solaire, désormais fixée entre 55 et 80 gigawatts installés en 2035.

    Énergies renouvelables : après la mobilisation, Sud Énergie 34 alerte sur une PPE « instable et insuffisante »

    Pour le syndicaliste, la crise tient aussi à la façon dont le secteur est organisé. « Nous sommes dans une situation de surproduction à certaines heures sur le solaire. Il y a trop d’offre et pas assez de demande, ça entraîne des prix négatifs. Cela traduit un manque de planification, parce qu’on a laissé le marché faire. » Et de viser directement le SER, qui selon lui « pense que le marché doit s’occuper de tout ». Il rappelle l’ouverture du marché de l’électricité aux particuliers, en 2007 : « On nous promettait que la concurrence allait faire baisser les prix, mais depuis, les factures d’électricité ne font qu’augmenter. »

    Sud Énergie défend donc l’inverse. « La concurrence entre les entreprises nous coûte cher : communication, directions… Cet argent, on pourrait l’investir dans un véritable service public de l’énergie. C’est notre revendication, nous voulons socialiser le secteur. »

    « Les salariés ne doivent pas être la variable d’ajustement »

    Julia Mignacca connaît la situation de l’intérieur. Conseillère municipale d’opposition et cofondatrice du mouvement politique Les Verts Populaires, elle a été licenciée en août par Voltalia, où elle travaillait. « Il n’y a quasiment plus d’appels d’offres et quasiment plus d’acheteurs, donc le secteur connaît une vague de licenciements. On parle de 4 500 emplois à Montpellier. Les salariés ne doivent pas être la variable d’ajustement. »

    Son entreprise a annoncé une réduction de 20 % de ses effectifs. Ce qui l’a le plus heurtée, c’est la manière. « J’ai trouvé la novlangue avec laquelle on nous a annoncé ça ultra-violente. On nous a parlé de “plan de sauvegarde de l’emploi” au lieu de plan de licenciements. Et au lieu de me dire que j’allais être au chômage, on m’a parlé de “congé de reclassement”, où c’est à moi de retrouver du travail dans un secteur en crise. »

    Voltalia n’est pas une PME fragile. Son actionnaire majoritaire est Creadev, la société d’investissement de la famille Mulliez, également propriétaire d’Auchan, Decathlon ou Leroy Merlin. Gérard Mulliez et sa famille occupent la huitième place du classement 2026 des fortunes françaises du magazine Challenges, avec 27 milliards d’euros. Chez Voltalia, « on est passés de 400 à 200 salariés en quelques années », résume Rémi Sanson, élu au CSE.

    Moins de collègues, plus de travail

    Même tableau chez Urbasolar, autre poids lourd montpelliérain du photovoltaïque, filiale du groupe suisse Axpo. Un plan social y est en cours, qui touche 51 postes. Valentin, porte-parole de l’inter-CSE du secteur à Montpellier, s’inquiète aussi pour ceux qui restent. « Le gouvernement souhaite une transition énergétique, mais elle ne peut pas se faire sans les gens qui la rendent possible. » Il avance le chiffre de 20 000 départs en deux ans, surtout dans l’installation de panneaux solaires sur les habitations et au sol. « Cela produit, pour ceux qui restent, une surcharge de travail et de la souffrance. »

    Sud Énergie 34 compte poursuivre la réflexion en novembre, avec deux soirées au Quartier Généreux (2 quai des Tanneurs) : un débat sur le thème « Le capitalisme détruit les renouvelables » le vendredi 6 novembre à 19 h, puis un ciné-débat autour du film L’homme a mangé la Terre le jeudi 26 novembre à 19 h 30. Les deux rendez-vous ont lieu en intérieur, ce qui, vu les antécédents météo du mouvement, n’est sans doute pas plus mal.

    L’article Énergies renouvelables à Montpellier : les salariés du solaire manifestent (encore) sous la grisaille est apparu en premier sur Le Poing.

  • 30 septembre : grand meeting contre l'extradition de l'antifasciste Gino

  • DLSS 5 sur Radeon, ça fonctionne

    DLSS-NR on AMD est un mod pour Windows capable de faire tourner sur une Radeon le fameux Neural Rendering du DLSS 5, la technologie de Nvidia dont tout le monde parle. Ce mod vise les AMD RX 9000 mais les RX 7000 sont censées fonctionner aussi, et il se greffe également sur les jeux DirectX 12 qui gèrent déjà le FSR d'AMD.

    Le principe c'est qu'en toute dernière étape du rendu, le DLSS 5 ajoute de l'éclairage et des tas de détails de matière à l'image que le jeu vient de calculer. Nvidia l'a mis en place sur NBA 2K27 en partenariat avec Visual Concepts et 2K, alors que le mod DLSS-NR on AMD l'applique déjà à Cyberpunk 2077, qui n'a pourtant pas été conçu pour ça. Je me rappelle quand même que la démo du DLSS 5 avait été très mal accueillie en mars parce qu'elle donnait l'impression d'écraser la direction artistique des jeux mais on dirait que ça passe un peu mieux aujourd'hui... Soit les gens se sont habitués, soit le logiciel fait du meilleur taf, je ne sais pas.

    D'après le README du projet, pour installer ça sur votre ordi, vous devez placer le programme d'install de la dernière release dans le dossier de l'exécutable du jeu (bin\x64 pour Cyberpunk 2077), à côté d'une DLL de Nvidia . Ensuite vous le lancez, puis vous démarrez le jeu et activez le FSR. La touche Fin ouvrira alors l'overlay du mod, et si vous voulez mettre à jour tout ça ou le virer, il suffit de relancer l'installateur.

    Il faut aussi Windows 11 et le pilote Adrenalin 26.1.1 ou plus récent et comme les jeux avec anti-triche bloquent la DLL, vaut mieux pas vous lancer en multi avec ce mod.

    Par contre, sachez-le, les résultats en termes de FPS ne sont pas toujours au rendez-vous si j'en crois les benchmarks publiés sur les pages du projet.

    Maintenant à vous de voir si vous faites confiance à ce mod puisque le code n'est pas publié. Notez que 2 autres projets similaires pourraient également vous intéresser... Il y a lmxxf , sous licence MIT qui se limite aux RX 9000 et embarque les poids de Nvidia extraits d'une copie locale de la DLL. Et aussi AMDNR de 3zwr1 qui est intégré à OptiScaler.

    Mais en tout cas, si vous essayez DLSS-NR on AMD sur une RX 7000, sachez que son auteur demande des retours donc n'hésitez pas à lui envoyer votre fichier dlssnr_on_amd.log si vous rencontrez des bugs.

    Source : Tom's Hardware

  • 03/10 : pique-nique solidaire et antiraciste

    Dans le cadre du festival des Fourmilières un moment festif et convivial est organisé samedi 3 octobre de 11h00 à 15h00 au jardin Marcel Pagnol autour des valeurs de solidarité, d'antiracisme et d'antifascisme. Face à la montée des idées d'extrême droite, construisons ensemble des réseaux de solidarité et d'actions pour défendre un modèle de société égalitaire et antiraciste.

    - Initiatives / Rencontres et débats
  • NESCD - Un lecteur CD pour la NES

    Allez, je continue dans le retro gaming avec cette vidéo de Throaty Mumbo qui vient de sortir, où on le voit rajouter un lecteur CD à une NES. Pour rappel, Throaty Mumbo c'est le bidouilleur dont je vous avais déjà parlé qui avait fait lire des DVD à une Dreamcast sans toucher à la console.

    Son bricolage, il l'a nommé NESCD tout comme son dépôt GitHub, et c'est un vrai lecteur avec, s'il vous plait, bouton d'éjection et molette de volume, tout ça placé dans un boîtier imprimé en 3D sur lequel la NES vient se caler. Cette idée lui est venue en lisant cette histoire très connue du lecteur CD-ROM qui avait été planifié pour la SNES avant que Nintendo ne rétropédale. Comme il a trouvé ça drôle, il s'est dit qu'il allait faire pareil avec la NES.

    Charger la vidéo depuis YouTube Ce clic autorise une connexion à Google : adresse IP transmise et traceurs possibles. En savoir plus Voir cette vidéo sur YouTube

    Tout ceci repose sur un microcontrôleur RP2350B posé entre un lecteur de CD IDE et une Everdrive N8 Pro, la cartouche universelle qui permet de charger n'importe quelle ROM à partir d'une carte SD. Une fois le système en place, vous glissez un CD gravé pendant que la NES est allumée sur le menu de l'Everdrive et hop, le microcontrôleur lit la ROM, l'envoie à la cartouche via USB, et le jeu démarre tout seul.

    Sympa non ?

    Dans sa vidéo, il montre un Super Mario Bros. CD Edition, qui est sa version à lui du jeu, avec une cinématique à l'ouverture et de la musique qui sort directement du disque. À part ça, c'est exactement le même jeu sauf, bien sûr que ce Mario-là, vous ne le trouverez nulle part, pas même dans vos brocantes ^^.

    Après y'a le dépôt Github qui est très cool aussi puisqu'il contient de quoi faire pareil chez vous. Vous y trouverez le schéma du montage, le PCB, les fichiers STL du boîtier et surtout le firmware, sous licence MIT, sans oublier les scripts pour mettre votre propre ROM sur un CD.

    Il y a aussi de quoi fabriquer une ROM cdplayer.nes qui est sans doute l'usage le plus pratique du projet selon l'auteur, qui regrette de ne pas y avoir pensé avant sa vidéo. Vous copiez la ROM sur la carte SD de l'Everdrive, vous la lancez depuis le menu, vous glissez un CD audio ordinaire, et la NES devient une platine CD ^^. Délire non ?

    Bref, je vous laisse creuser car y'en a encore plein de petits détails à savoir avant de vous lancer, mais regardez la vidéo, c'est chouette comme bricolage.

    Source : le billet d'Adafruit

  • Conteneurs Linux - Quand l'isolation ne tient plus

    La société de sécurité Depthfirst a publié un billet que j'ai trouvé intéressant dans lequel ils expliquent en gros que les conteneurs (Docker et compagnie) ne sont plus une barrière de sécurité suffisamment solide. La thèse du papier de ◊ c'est qu'il faut désormais partir du principe qu'un attaquant (hacker ou malware) saura sortir d'un conteneur quand il le veut, sans grande difficulté.

    En effet, un conteneur comme ceux que font tourner Docker ou Kubernetes, donne à un programme l'impression d'avoir sa propre machine. Sauf qu'en réalité, il n'embarque pas de système d'exploitation. Tous les conteneurs d'un serveur passent par le même noyau Linux qui est celui de l'hôte et dont le rôle est de gérer pour eux la mémoire, le processeur ainsi que le réseau.

    Toutefois, beaucoup d'organisateurs de CTF notamment s'y fient les yeux fermés et hébergent plusieurs épreuves sur le même serveur, chacune dans son conteneur, en comptant uniquement sur la sécurité de l'hôte. Mais c'est un faux sentiment de sécurité, j'en veux pour preuve ce bulletin de sécurité d'AWS daté de novembre 2025 où il est expliqué que l'entreprise ne considère plus les conteneurs comme une barrière de sécurité et ne s'en sert donc plus pour isoler ses clients les uns des autres.

    Ce qui a changé depuis quelques mois, vous le savez, c'est le prix d'entrée de la recherche de failles puisqu'avec les modèles d'IA de pointe, même un attaquant avec des moyens modestes peut fabriquer sans effort, dès la publication d'une faille, un exploit contre des machines qui ne sont pas encore corrigées, alors qu'avant ça demandait de sérieuses compétences.

    source : Depthfirst

    Et les chiffres publiés par Depthfirst montrent que tout ça s'accélère puisque 249 CVE ont été publiées pour le noyau Linux en janvier, et en août on en a eu 1 650 !!

    Depthfirst relève également que sur les 36 CVE divulguées via le kernelCTF de Google, 13 sont réalisables via des interfaces ordinaires comme celles qu'un conteneur reçoit par défaut (dont les sockets locaux). En fait, on en croise sans le savoir dès qu'on passe systemd, Docker ou une base de données locale.

    Le 24 juillet dernier, Depthfirst a même décroché une place au kernelCTF avec un exploit 0day (donc avant tout correctif) et aujourd'hui, le PoC est en accès libre sur GitHub. Rassurez-vous, côté noyau Linux, le correctif est sorti le 6 août mais malheureusement, côté Ubuntu la mise à jour au 24 septembre, affichait encore que le noyau de la 26.04 était en "Vulnerable, work in progress" et celui de la 24.04 en "Vulnerable". Bref, trouver des vulns ça va vite. Fixer ces vulns sur TOUTES les releases et les machines, ça prend du temps. Alors qu'avait c'était l'inverse. Bref, tout a été chamboulé et c'est un peu la merde maintenant niveau cybersécurité pour patcher rapidement.

    Alors comment se protéger de tout ça ?

    Hé bien la solution de Depthfirst va vous mettre en PLS car eux proposent carrément de ne plus partager le noyau. Ils recommandent à la place de migrer les charges non fiables vers des microVM, autrement dit des machines virtuelles légères où chaque charge aura son propre noyau. Le projet Firecracker en fait partie tout comme Kata Containers comme ça, en théorie, si un attaquant casse l'un de ces noyau, il ne compromet que sa propre instance et pas l'hôte dans son entièreté ni ses voisins.

    Reste que Firecracker s'appuie sur KVM, la brique de virtualisation du noyau Linux de l'hôte. Et comme vous le savez, KVM a eu ses propres failles. En effet, cet été, la faille Januscape ouvrait en grand la porte de la machine physique à un attaquant pourtant enfermé dans sa VM, à condition bien sûr que l'hôte autorise la virtualisation imbriquée (une VM dans la VM). Alors certes, la surface d'attaque est plus petite mais loin d'être nulle.

    Voilà, en attendant, si vous êtes sous Ubuntu 24.04 ou 26.04, surveillez bien la mise à dispo du prochain noyau. Canonical a d'ailleurs annoncé il y a peu, une publication hebdomadaire des noyaux pour tenter de compenser cet emballement.

    Source : le billet de recherche de depthfirst

  • Non, le Sud n’est pas global

    Le Sud global est le nouveau concept à la mode de la diplomatie internationale. Séduisant, mobilisateur, il porte pourtant en lui les vices qu’il prétend combattre, réduisant la diversité du monde à un bloc et servant d’alibi à de nouvelles volontés hégémoniques.
  • World models : Pourquoi AMD débourse 8,2 milliards de dollars pour s’offrir World Labs, la start-up de Fei-Fei Li

    AMD s’immisce sur le marché des world models. L’entreprise de Lisa Su a annoncé le 28 septembre la signature d’un accord pour s’emparer de World Labs, start-up spécialisée dans la génération d’environnements 3D, pour 8,2 milliards de dollars (7,2 milliards d’euros). Il s’agit de la deuxième plus grosse acquisition de son histoire, quatre ans après le rachat du spécialiste des circuits programmables FPGA Xilinx pour 35 milliards de dollars (30,7 milliards d’euros).

  • Plongée dans l’apnée : des limites toujours repoussées

    La barre des 40 mètres est dépassée

    Avec le dernier stage en mer de la saison, un nouveau record personnel est atteint. « Le stade de l’apnée récréative est bien dépassé », explique l’un des instructeurs. Vers quoi est-ce que l’on s’oriente après ? Un abîme de questionnements.

    Croisé par -10 mètres, un super-héros aux yeux laser... - © Reflets - CC BY-SA 4.0

    Troisième voyage vers ce petit caillou qu’est l’île de Capraia, planté entre Livourne en Italie et le Cap Corse. La mer y est particulièrement claire avec une visibilité de près de 30 mètres. L’équipe de One Breath, une école d’apnée italienne y organise le dernier stage de la saison. Il y a les habituels que l’on retrouve stage après stage, soudés, sérieux à l’eau, rigolards en dehors. Et de nouvelles têtes. Des débutants en profondeur mais plutôt bons en statique ou en dynamique. Des experts de la profondeur (un participant annonce 50 mètres). Et au milieu de tous ces italiens, un français, moi. Je comprends de mieux en mieux la langue, mais je ne la parle toujours pas. Les instructeurs parlent souvent français ou anglais. On se débrouille. Après deux stages cet été, l’un avec One Breath et l’autre avec Umberto Pelizzari, j’arrive avec beaucoup moins de certitudes et j’adopte, le dernier jour, l’idée de me laisser « porter par l’onde ».

    C’est une recommandation permanente de Cossimo, l’un des instructeurs avec qui je discute tout le temps de méthodes de compensation. Avec lui j’essaye de comprendre pourquoi ma méthode m’emmène aux alentours de 36 mètres et la sienne bien au-delà. Je bute à 36 sur le mur du volume résiduel alors que sur le papier, je devrais pouvoir le dépasser. Cossimo nous conseille souvent de nous laisser « porter par l’onde ». D’être fluide dans l’eau. Trouver une sorte de plénitude et de clame complet, intérieur et extérieur avant et pendant la...

  • Supreme court allows Trump to temporarily resume deporting people to third countries – live

    More than 25,000 people have been deported to 29 countries under ⁠the policy implemented last year, according to a tally by human rights groups

    For some context, it’s worth remembering that Smith had a two-volume report of his findings as a result of his criminal investigations – that resulted in two indictments against the president after his first term. The first focused on Donald Trump’s attempts to overturn the 2020 election, while the second on the president’s retention of classified documents.

    However, in February, a Trump-appointed federal judge permanently barred the justice department from releasing the second volume of Smith’s report.

    Continue reading...
  • Quand Mario 64 tourne sur une vraie Super Nintendo

    Tobi, le créateur de la chaîne éponyme comme on dit, Game of Tobi , a publié une vidéo où Super Mario 64 tourne sur une Super Nintendo, avec la puce Super FX. Alors pour l'instant, seuls quelques niveaux fonctionnent, mais ils fonctionnent sur la VRAIE console !! Et ça c'est grâce à une cartouche flash compatible avec cette puce. Pour la petite histoire si vous n'en avez jamais entendu parler, cette puce SuperFX c'est en réalité un coprocesseur conçu par Argonaut qui équipait déjà Star Fox et Yoshi's Island (Alors ça vous revient les gamers grisonnants ??)

    Charger la vidéo depuis YouTube Ce clic autorise une connexion à Google : adresse IP transmise et traceurs possibles. En savoir plus Voir cette vidéo sur YouTube

    Hé je vous arrête tout de suite, ce n'est pas le jeu de la Nintendo 64 recompilé, non pour ça faudrait utiliser mon logiciel Kompote . En réalité, Tobi a écrit un moteur maison qui réutilise les assets d'origine, animations comprises. Ce moteur dessine donc l'image depuis l'arrière vers l'avant (ça s'appelle l'algorithme du peintre ) plutôt que de passer par un Z-buffer classique (la mémoire qui retient la profondeur de chaque pixel). Il écarte aussi très agressivement tout ce qu'il peut ne pas dessiner et c'est vrai parfois trop, ce qui fait que ça réduit le niveau de détail des textures. C'est voulu par Tobi car les textures sont un énorme goulot d'étranglement !

    Quoiqu'il en soit, Tobi trouve le résultat sympa car juste "reconnaissable" et est surtout content de Bob-omb Battlefield, l'un des niveaux de Mario 64 les plus hardus à faire tourner de façon fluide. En tout cas c'est un sacré challenge pour lui car les niveaux doivent tenir dans 2 Mo max. Il cherche donc comment réduire au max tout ça.

    Maintenant, certains d'entre vous se sont peut-être demandé d'où sortait ce nom "Super Mario FX" ?

    Eh bien Tobi reprend là une vieille rumeur qui raconte que Nintendo aurait préparé un premier Mario en 3D pour la Super Nintendo avec cette puce SuperFX, avant malheureusement de l'annuler pour en faire le Super Mario 64 qu'on connait tous ! Moi ce que j'ai pu trouver sur cette rumeur, c'est via SNES Central qui a fini par poser la question à Dylan Cuthbert, l'un des programmeurs de Star Fox qui a expliqué que Super Mario FX était en réalité le nom de code interne de la puce FX, et non celui d'un jeu. Bref, à vous de voir si vous préférez les faits à la rumeur plus romanesque ^^.

    Maintenant si vous voulez jouer à sa version de Super Mario FX, il faudra patienter car rien n'est téléchargeable pour l'instant. Sniiiif ! En effet, Tobi veut publier le projet de façon à ce que chacun puisse le compiler avec sa propre copie de Super Mario 64, ce qui lui évitera de finir en octogone avec les avocats de Nintendo !

    Source : Hackaday

  • Avant son entrée en Bourse, Anthropic alerte sur les « risques catastrophiques ou existentiels » de l’IA pour l’humanité

    Dans son dossier d’introduction en Bourse, Anthropic met en garde ses futurs investisseurs contre les risques que l’IA avancée pourrait faire peser sur l’humanité, révèle Reuters le 29 septembre 2026.

  • « On veut vivre de notre métier sans en crever » : paysans et malades alliés contre les pesticides

    Samedi 3 octobre, des milliers de manifestants sont attendus dans l'Eure, près d'une usine Syngenta. Une mobilisation pensée par et pour les victimes des pesticides, pour « faire entendre la voix de ceux que l'on étouffe ».
    Ce devrait être une « mobilisation majeure de la rentrée », selon Thomas Gibert, porte-parole de la Confédération paysanne. Samedi 3 octobre, son syndicat organise une grande manifestation dans l'Eure, aux côtés de trois autres organisations : Cancer Colère, Les (…)

    Lire la suite - Info / Pesticides , Luttes
  • Three deaths, three states, 24 hours: one day in ICE’s quiet but ‘gruesome’ surge

    These men in Maine, Georgia and Florida shared no ties – until they became casualties in the latest phase of Trump’s anti-immigration campaign

    It was 7am on 13 July this year. A warm, sunny morning, as residents of Biddeford, Maine, left their homes, got into their cars and began their commute. Joan Sebastián Durán Guerrero came out of the apartment he lived in with his partner and daughter and drove off in his white car. Minutes later, neighbors heard three pops. Durán Guerrero was dead.

    More than 1,200 miles (1,900km) away in Ocilla, Georgia, Jesús Manuel Arenas-Silva was shuffled on to a bus. Private sector guards and Immigration and Customs Enforcement (ICE) officials were beginning the process of transferring him and several other immigrants from one detention center to another nearly two hours away. Ten minutes into the ride, he became unconscious. Doctors at a nearby hospital pronounced him dead.

    Continue reading...
  • How Senate Democrats can stop Trump from stealing the midterms | David Walbert

    Republicans could lean on congressional procedure to defy the will of voters. But if they try that, the Senate has a clear way to fight back

    Having lost his mail-in ballot case, Donald Trump will probably resort to ever more extreme ways to try to hold a Republican Congress in November’s elections.

    His last-ditch effort to count Joe Biden out in 2020 was for Republicans to “investigate” states Biden narrowly won; proclaim fabricated allegations of “stolen elections” to be true; and then reassign those states’ electoral votes to Trump. I have previously described how that same playbook could be used to try to steal the midterms if a Democratic margin of victory in the House is relatively narrow.

    Continue reading...
  • Les pompiers s'inquiètent de la présence de PFAS dans leurs tenues et demandent « un plan de retrait »

  • Perpignan : la mairie peut-elle exposer une Sainte Famille géante sur la voie publique ?

    Source :Le Monde, 23 septembre 2026

    Etiqe :Risqué

    Contenu :

    Privée de crèche dans l’hôtel de ville par la justice administrative, la mairie de Perpignan, dirigée par Louis Aliot (RN), entend exposer sur la voie publique, lors des prochaines fêtes de fin d’année, trois statues géantes représentant l’Enfant Jésus, Marie et Joseph, acquises pour environ 120 000 euros auprès de l’artiste espagnol Pachi, auteur du Belén gigante d’Alicante.

    Le directeur de cabinet du maire invoque à la fois la « tradition catalane » du pessebre (crèche de noël catalane) et l’« attractivité touristique » de la ville, et en conclut : « On est dans un cadre légal admis ». L’opposition municipale y voit au contraire un « décor identitaire » contraire à la laïcité.

    Qu’en est-il juridiquement ?

    Une crèche est, par principe, un emblème religieux prohibé sur les emplacements publics

    L’article 28 de la loi du 9 décembre 1905 « interdit, à l’avenir, d’élever ou d’apposer aucun signe ou emblème religieux sur les monuments publics ou en quelque emplacement public que ce soit, à l’exception des édifices servant au culte, des terrains de sépulture dans les cimetières, des monuments funéraires, ainsi que des musées ou expositions ». La règle repose sur trois critères.

    Le premier est temporel : seuls les signes antérieurs à 1905 ont été préservés, ce qui était cultuel devenant alors culturel ; tout signe nouveau est prohibé. Le deuxième est spatial : il vise les rues, les places publiques ou les édifices publics autres que les lieux de culte et les musées, c’est-à-dire toute propriété publique. Le troisième est matériel : sont visés les signes « destiné[s] à symboliser, à mettre en valeur une religion ». Les exceptions sont limitativement énumérées : nulles autres ne sauraient être invoquées, ni une tradition, ni des circonstances locales, ni de quelconques racines.

    Le juge administratif applique cette règle avec rigueur aux statues. Il a ainsi ordonné le retrait de la croix surmontant la statue de Jean-Paul II à Ploërmel (Conseil d’État, 25 octobre 2017), sans que la commune puisse utilement se prévaloir « du caractère d’œuvre d’art du monument », ni de « l’expression d’une forte tradition catholique locale », ni de « l’intérêt économique et touristique du monument ».

    Il a également jugé illégale l’installation d’une statue de l’archange saint Michel sur le parvis d’une église des Sables-d’Olonne, la commune invoquant en vain une œuvre d’art présentant un caractère culturel, historique et traditionnel (Cour administrative d’appel de Nantes, 16 septembre 2022). De même, il a condamné les statues de la Vierge et de saint Maur installées à Cogolin, malgré l’invocation des traditions locales (Cour administrative d’appel de Marseille, 18 juillet 2022). Surtout, il a étendu l’interdiction au domaine privé des communes (à propos d’une statue de la Vierge : Conseil d’État, 11 mars 2022, Commune de Saint-Pierre-d’Alvey).

    Or une Sainte Famille, réduite à ses « trois principaux » personnages, constitue le cœur même de la représentation de la Nativité : sa signification religieuse ne fait guère de doute. Une question de qualification se pose d’ailleurs en amont : s’agit-il encore d’une crèche, ou de trois statues monumentales de la Vierge, de saint Joseph et de l’Enfant Jésus ?

    La mairie elle-même parle d’« exposer » une « œuvre » et d’acquérir des « sujets ». Or, pour la jurisprudence, les statues mariales sont des signes religieux par nature : peu importe la tradition ou la valeur artistique. Si le juge retenait cette lecture, la tolérance accordée aux crèches ne trouverait tout simplement pas à s’appliquer.

    Une tolérance jurisprudentielle pour les crèches de Noël

    La crèche bénéficie toutefois d’un régime particulier, forgé par le Conseil d’État en 2016. Qualifiée de représentation « susceptible de revêtir une pluralité de significations », à la fois scène de l’iconographie chrétienne et élément des décorations accompagnant traditionnellement les fêtes de fin d’année, elle peut être installée temporairement par une personne publique si elle présente un caractère culturel, artistique ou festif, sans exprimer la reconnaissance d’un culte ou marquer une préférence religieuse (Conseil d’État, 9 novembre 2016, Fédération de la libre pensée de Vendée ; et du même jour, Fédération départementale des libres penseurs de Seine-et-Marne).

    Le Conseil d’État distingue alors selon le lieu. Dans l’enceinte des bâtiments publics, l’installation n’est admise qu’en présence de circonstances particulières, notamment d’usages locaux. Sur la voie publique, en revanche, eu égard au caractère festif des installations de fin d’année, elle est possible « dès lors qu’elle ne constitue pas un acte de prosélytisme ou de revendication d’une opinion religieuse ».

    C’est en application de la grille de 2016 que le tribunal administratif de Montpellier a annulé la décision d’installer un pessebre dans le patio de l’hôtel de ville de Perpignan (Tribunal administratif de Montpellier, 18 février 2025, Association départementale de la libre pensée des Pyrénées-Orientales).

    Le tribunal a notamment écarté l’argument tiré de la tradition catalane : ni l’emploi du terme pessebre, ni le caractère historique du bâtiment, ni une installation prétendument répétée depuis plus de dix ans ne suffisaient à caractériser une tradition locale ou à occulter la connotation religieuse de la crèche. La mairie reprend aujourd’hui le passage du jugement relatif à la voie publique, et c’est sur ce terrain que se situe désormais la question.

    Sur la voie publique : une légalité sous conditions

    Le directeur de cabinet n’a pas tort de relever que la voie publique n’est pas l’hôtel de ville. Mais le « cadre légal admis » qu’il invoque est un cadre conditionnel, et plusieurs éléments du projet le fragilisent.

    D’abord, la condition temporelle. L’installation n’est admise qu’« à cette occasion et durant cette période », c’est-à-dire le temps des fêtes. La commune ayant acquis les statues, elle devra les retirer à l’issue de celles-ci ; une exposition pérenne ou prolongée les ferait retomber sous l’interdiction pure et simple de l’article 28 de la loi de 1905, comme toute statue religieuse érigée après cette date.

    Ensuite, le caractère festif. La jurisprudence de 2016 admet la crèche en tant qu’élément d’un ensemble de décorations de fin d’année. Or le choix de ne retenir que les trois personnages centraux, à une échelle monumentale, pourrait suggérer au juge administratif qu’il s’agit plus d’un monument religieux que festif. Le juge appréciera concrètement l’environnement de l’installation (illuminations, marché de Noël, animations), comme il l’a fait pour le patio de l’hôtel de ville, où la présence de sapins et de personnages de Noël n’avait pas suffi.

    Enfin et surtout, l’absence de prosélytisme ou de revendication d’une opinion religieuse. Cette condition s’apprécie au regard du contexte. Or le juge administratif sait tenir compte de la persistance des communes et des propos de leurs élus.

    À propos des crèches de Beaucaire, il a ainsi relevé que leur installation ne procédait pas d’un usage local, mais d’un « mouvement revendicatif initié par plusieurs collectivités territoriales […] volontairement poursuivi après l’annulation par les juridictions administratives de décisions similaires », et que les déclarations du maire révélaient « sa volonté d’inscrire les racines de la culture française principalement sinon exclusivement dans la tradition religieuse catholique » (Cour administrative d’appel de Toulouse, 6 mai 2025, Commune de Beaucaire).

    Certes, il s’agissait d’un bâtiment public ; mais le raisonnement est transposable à la condition, propre à la voie publique, d’absence de revendication. Or le projet perpignanais est ouvertement présenté comme une réponse à une interdiction juridictionnelle, dans un contexte où le groupe Rassemblement national a déposé, le jour même du jugement du tribunal de Montpellier, une proposition de loi visant à ajouter les « crèches de Noël » aux exceptions de l’article 28. Le juge pourrait y voir une revendication, sinon religieuse, du moins identitaire, et la frontière demeure incertaine.

    Quant à la « tradition catalane », elle ne saurait suffire. Pour être opérante, une tradition devrait être identifiée dans son origine et avoir été suivie de façon ininterrompue depuis une date antérieure à 1905 ; or des statues acquises en 2026 ne s’inscrivent, par définition, dans aucune continuité.

    Et la dépense de 120 000 euros ?

    L’article 2 de la loi de 1905 interdit à la République de subventionner un culte. L’acquisition, par une commune, d’œuvres dont elle demeure propriétaire ne constitue pas en elle-même une subvention à un culte, aucune association cultuelle n’en bénéficiant. Le Conseil d’État admet d’ailleurs qu’une commune finance un équipement situé dans un édifice cultuel lorsqu’il présente un intérêt public local, notamment culturel, et n’est pas destiné à l’exercice du culte (Conseil d’État, 19 juillet 2011, Commune de Trélazé).

    L’attractivité touristique pourra ici être invoquée au titre de l’intérêt public local ; l’opportunité de la dépense, qualifiée de « dépense buzz » par l’opposition, relève en revanche du débat politique, et non du contrôle du juge.

    Reste que si l’installation était jugée contraire au principe de neutralité, la commune aurait engagé 120 000 euros pour des statues qu’elle ne pourrait exposer.

     

    Auteurs :

    Auteur : Clément Bénelbaz, maître de conférences HDR en droit public à l’université Savoie Mont-Blanc 

    Relecteurs : Jean-Paul Markus, professeur de droit public à l’université Paris-Saclay

    Guillaume Baticle, journaliste, doctorant en droit public à l’université de Poitiers

    Liens d’intérêts ou fonctions politiques déclarés des intervenants à l’article : aucun

    Secrétariat de rédaction : Guillaume Baticle, journaliste, doctorant en droit public à l’université de Poitiers

    L’article Perpignan : la mairie peut-elle exposer une Sainte Famille géante sur la voie publique ? est apparu en premier sur Les Surligneurs.

  • Vous pourrez bientôt acheter des boosters Pokémon virtuels pour collectionner de vraies cartes, faute de coffrets en magasin

    Les coffrets Pokémon s’arrachent et Coinbase pense tenir une idée pour attirer les collectionneurs. La plateforme crypto prépare des boosters à ouvrir sur son téléphone, dont les cartes pourront être livrées chez soi.

  • Samsung lance enfin One UI 9 en France : votre smartphone Galaxy reçoit plusieurs nouveautés

    Après un faux départ le 17 septembre 2026, One UI 9 arrive enfin sur les Galaxy S26 en France. La mise à jour, basée sur Android 17, apporte quelques petites nouveautés aux smartphones de la marque. Samsung devrait progressivement la déployer sur ses différentes gammes.

  • «On vit un paradoxe terrible» : trahie par le gouvernement, la filière des énergies renouvelables s’enfonce dans la crise

    Paris, le 10 février 2026. Des salarié·es des énergies renouvelables avaient manifesté pour la première fois, en début d’année. © Adnan Farzat/NurPhoto via AFP

    La filière des énergies renouvelables se réunit ce mardi à la Cité des Sciences et de l’Industrie de Paris pour son 27ème raout annuel organisé par le syndicat des énergies renouvelables (SER). Fait notable cette année : aucun ministre n’a daigné faire le déplacement. À l’inverse, des salarié·es ont décidé d’organiser une manifestation en marge de l’évènement. Chose rare pour une filière qui n’a manifesté que deux fois dans son histoire : la dernière, c’était au mois de février dernier.

    Il faut dire que le secteur paie cher les promesses non tenues par le gouvernement (voir plus bas). D’après le collectif de salarié·es à l’origine des mobilisations «plus de 20 000 emplois dans le solaire et l’éolien ont été supprimés ou menacés au cours des deux dernières années», sachant que ces seules filières représentaient en 2024 près de 70 000 emplois, selon le SER.

    «On a aujourd’hui la certitude qu’on va vers quelque chose de très néfaste ces prochains mois ; ça pourrait être une hécatombe», déplore Valentin Pineau, développeur de projets photovoltaïques dans l’une des nombreuses PME du secteur. Selon le réseau d’entreprises France Renouvelables, qui a sondé sa centaine d’adhérent·es en mai, «10 à 15% recrutent, 40% stagnent et le reste décroit».

    Promesses et revirements

    Comment cette filière, que l’on dit «d’avenir», en est-elle arrivée là ? «En 2022-2023, le gouvernement nous a dit : “Allez-y !” ; tout le monde a beaucoup embauché», explique Camille Girard, directeur de la communication de Valorem, qui développe des projets solaires et éoliens.

    À l’époque, la guerre en Ukraine et les problèmes de corrosion nucléaire avaient plongé la France dans une grave crise énergétique. Les énergies renouvelables avaient été appelées à la rescousse, notamment dans le projet de programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE), qui planifie le développement des énergies filière par filière à horizon 2030 et 2035.

    Trois ans plus tard, et malgré de sévères secousses en provenance d’Iran, le gouvernement a enchaîné les revirements, laissant toute une filière dans l’impasse. Un exemple : dans la version finale de la PPE qu’il a publiée en début d’année – avec trois ans de retard –, les objectifs de développement des renouvelables ont finalement été sabrés de 10 à 20% selon les filières (notre article). Et même eux ne seront pas respectés : en 2026, le gouvernement a ainsi attribué moins de la moitié des 4,6 gigawatts (GW) de projets prévus, selon le SER. Pour 2027, la visibilité est quasi nulle en raison de l’élection présidentielle.

    Non content d’oblitérer le développement de futurs projets, le gouvernement vient d’annoncer qu’il envisageait d’auditer environ 8 000 projets photovoltaïques déjà construits pour diminuer leurs subventions de façon rétroactive en cas de «sur-rémunération». Alors que le bénéfice économique n’a pu être chiffré, le message politique est on ne peut plus clair : «C’est de l’acharnement. En fait, on veut éteindre les renouvelables», estime le président du syndicat des énergies renouvelables, Jules Nyssen.

    «On est en pleine crise énergétique, on devrait pourtant être une évidence», se désole-t-il. «On vit un paradoxe terrible entre la volonté affichée d’accélérer la transition écologique d’un côté et des destructions d’emplois de l’autre», confirme Mattias Vandenbulcke, porte-parole de France Renouvelables. Au début du mois, la Commission de l’énergie a encore confirmé dans un rapport que «le développement des énergies renouvelables transfère globalement du pouvoir d’achat vers les consommateurs», avec des factures moins élevées. Dommage de ne pas s’en saisir, à l’heure où le prix du litre de gasoil frôle les trois euros…

  • La France réautorise le triallate, un pesticide interdit en raison d’un «risque inacceptable» pour l’eau

    Le 26 mai, la ministre de l’agriculture, Annie Genevard, avait conseillé à l’Association générale des producteurs de blé et autres céréales (APGB) de demander une dérogation de 120 jours pour l’utilisation d’un herbicide à base de triallate. © Quentin de Groeve/Hans Lucas via AFP

    Même interdites en raison des risques qu’elles font peser sur la santé ou l’environnement, des substances toxiques peuvent être épandues dans les champs. C’est le cas de l’Avadex Factor, un pesticide interdit en France depuis 2023, qui vient de bénéficier d’une dérogation de 120 jours, signée mardi dernier par les services du ministère de l’agriculture.

    Commercialisé par l’entreprise étatsunienne Gowan, cet herbicide pourra être utilisé du 23 septembre 2026 au 21 janvier 2027 dans les champs d’orge, l’une des principales céréales cultivées dans l’Hexagone. Le produit contient principalement du triallate, une substance encore utilisée dans une poignée de pays européens, et dont l’ensemble des usages est interdit en France depuis trois ans.

    Garante de la mise sur le marché des produits pesticides, l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) a identifié en 2023 un «risque inacceptable de contamination des eaux souterraines» lié au comportement du triallate dans l’environnement. L’un des produits issus de la dégradation de cette molécule, le diisopropylamine, pourrait largement dépasser les seuils de qualité de l’eau potable, d’après les estimations des modèles réglementaires.

    «Les données disponibles ne permettent ni d’exclure un risque d’effet nocif pour le consommateur, ni d’exclure un risque d’effet inacceptable pour les arthropodes non cibles», soit pour tous les insectes et autres petites bêtes qui ne sont pas visés par ce pesticide, expose encore l’Anses dans sa décision de retrait. Très toxique pour les organismes aquatiques, le triallate inquiète également pour ses effets potentiels sur la santé humaine, notamment sa génotoxicité, c’est-à-dire sa capacité à endommager l’ADN. L’Avadex Factor devra être épandu hors des périmètres de protection des captages d’eau potable et respecter une zone non-traitée de 20 mètres par rapport aux points d’eau, précise la dérogation octroyée par le ministère de l’agriculture.

    Annie Genevard a incité les céréaliers à demander une dérogation

    À l’origine de cette demande de dérogation, l’Association générale des producteurs de blé et autres céréales (AGPB) a salué vendredi «une avancée concrète face à la progression des résistances et à la réduction continue des solutions disponibles pour maîtriser les graminées adventices», autrement dit les «mauvaises herbes». Rattaché au syndicat agricole majoritaire FNSEA, l’organisme se dit sans solution dans l’attente d’une évaluation par l’Anses d’un nouveau produit à base de triallate.

    Plus étonnant : la ministre de l’agriculture, Annie Genevard, avait elle-même incité les céréaliers français à déposer une demande de dérogation lors d’une allocution au congrès annuel de l’AGPB à Nancy (Meurthe-et-Moselle), le 26 mai dernier. «Je vous confirme qu’en attendant les conclusions de l’Anses sur ces dossiers, des demandes de dérogation de 120 jours peuvent être portées pour examen auprès de la DGAL», la direction générale de l’alimentation, avait-elle annoncé.

    Contactés par Vert, le ministère de l’agriculture et l’APGB n’ont pas répondu pour le moment. Ces dérogations de 120 jours sont permises par la réglementation européenne sur les pesticides en cas de «danger qui ne peut être maîtrisé par d’autres moyens raisonnables». «Il faut quand même démontrer qu’il n’y a pas de “risque inacceptable”, avertit auprès de Vert Pauline Cervan, toxicologue au sein de l’association Générations futures. Avec cette procédure d’urgence, la ministre est en train de détourner les avis de l’Anses, qui a évalué de manière approfondie ces produits et a clairement montré que les risques sont inacceptables.»

    Ce mardi, Générations futures annonce saisir la justice via un recours en référé pour faire annuler la dérogation accordée à l’Avadex Factor par le ministère de l’agriculture. L’association a déjà engagé plusieurs recours contre des dérogations de pesticides interdits accordées par la France, à l’image du spirotétramate, un insecticide suspecté d’être toxique pour la reproduction, autorisé ce printemps dans plusieurs cultures, notamment les vergers.

  • Anthropic bientôt valorisé 2000 milliards en bourse : retour sur une croissance fulgurante, des dépenses qui explosent, et la sortie de Sonnet 5.5

    Anthropic vient de fournir aux marchés l’un des aperçus les plus précis à ce jour de la mécanique économique d’un laboratoire d’IA de pointe. Reuters a pu consulter une copie du prospectus préparé dans le cadre de l’introduction en Bourse de l’entreprise, dont les détails n’ont pas été publiés dans la base documentaire publique de la Securities and Exchange Commission (SEC). Anthropic avait seulement confirmé jusqu’ici avoir déposé confidentiellement un projet de S-1 auprès du régulateur, le 1er juin 2026.

  • Après une série de couacs, OpenAI veut fixer sa propre grille de sécurité pour l’entraînement des IA

    Le 28 septembre 2026, OpenAI a proposé que tout entraînement de ses modèles d'IA les plus avancés soit précédé d'un dossier démontrant que les risques sont maîtrisés.

  • Montpellier : des blocages lycéens réprimés par la police

    Ce mardi 29 septembre, des élèves des lycées Joffre, Jean-Monnet et Jules-Guesde ont bloqué leurs établissements pour réclamer davantage de moyens et dénoncer le manque de professeurs. Ils affichaient aussi leur soutien aux lycéens franciliens, dont les blocages ont donné lieu à des dizaines d’interpellations ces derniers jours. À Jean-Monnet, un observateur rapporte l’usage d’une gazeuse à main sur des lycéens

    Un membre de l’Observatoire des libertés de Montpellier (OLM) qui observe les pratiques policières en vue d’écrire des rapports, était présent devant le lycée Jean-Monnet ce mardi 29 septembre. Il raconte : « Les lycéens ont commencé à disposer des poubelles devant l’entrée vers 7h30. Deux camionnettes de la police nationale sont arrivées et ont foncé dans le tas pour débloquer. Le proviseur a reçu une délégation d’élèves pour discuter de leurs revendications et le blocage a continué. Des équipes de la CDI sont arrivées, ont bousculé des élèves et ont fait usage d’une gazeuse à main sur des lycéens. »

    Au lycée Jules-Guesde, une vidéo publiée en story Instagram par les Jeunes insoumis de Montpellier montre un policier maîtriser un jeune en le saisissant par derrière. “Il voulait juste récupèrer son sac derrière le cordon dressé par la police, mais les policiers ne l’ont pas laissé faire”, commente une témoin présente sur place.

    Même chose au lycée Joffre, comme le raconte Mila, une lycéenne : “On est arrivé à 6 heures du matin, et à chaque fois qu’on a essayé d’installer le blocage, la police est intervenue. On s’est fait charger et bousculer, mais on a fait une chaîne humaine pour tenir.”

    Un mouvement parti d’Île-de-France

    Le mouvement a démarré à Créteil avant de s’étendre à plusieurs départements franciliens, porté par les réseaux sociaux. Le président de l’Union syndicale lycéenne (USL), Ryad Rani, énumère les griefs : manque de moyens, classes pouvant atteindre 32 à 35 élèves, manque d’enseignants mais aussi d’infirmières scolaires et de surveillants. Eli, lycéen de l’établissement Joffre, à Montpellier, détaille : “Notre mobilisation s’inscrit dans une journée de grève de la fonction publique contre le nouveau budget ultra-libéral que le gouvernement s’apprête à voter. On est là aussi parce qu’on en a marre de nos classes surchargées, et que l’on veut un vrai plan d’adaptation de nos lycées au changement climatique pour ne plus avoir cours sous 30 degrés. La question de la santé mentale des jeunes nous préoccupe aussi, un de nos camarades du lycée Mermoz a récemment fait une tentative de suicide, nous avons besoin de plus de moyens pour des infirmières scolaires, des psychologues…”

    Lundi 28 septembre, environ 180 établissements ont connu des blocus, et 27 blocages totaux ont donné lieu à une intervention de la police, selon les chiffres relayés par franceinfo, qui fait état d’au moins 164 interpellations dans la journée. Le même jour, dans un message consulté par l’AFP, les ministres de l’Intérieur et de l’Éducation nationale, Laurent Nuñez et Édouard Geffray, ont annoncé que la police interviendrait en cas de violences ou de blocage total.

    L’article Montpellier : des blocages lycéens réprimés par la police est apparu en premier sur Le Poing.

  • « On manque de tout » : à Paul-Éluard, une semaine de mobilisation

    Alors qu’un appel national au blocage des lycées est lancé ce mardi, le mouvement se poursuit en Île-de-France. À Saint-Denis, les élèves de Paul-Éluard dénoncent depuis une semaine leurs conditions d’étude. Plusieurs interpellations et des témoignages de violences lors des interventions policières ont depuis cristallisé les tensions.

    The post « On manque de tout » : à Paul-Éluard, une semaine de mobilisation appeared first on Bondy Blog.

  • Suivez la conférence OpenAI en direct : le créateur de ChatGPT dévoile dots et le futur des IA

    OpenAI organise ce mardi 29 septembre 2026 son Dev Day et promet « plus de 20 lancements ». Parmi les annonces attendues : les rumeurs parlent d'un agent IA baptisé « Dots » et, peut-être, d'un premier aperçu de l'appareil conçu avec Jony Ive. La conférence est à suivre en direct sur Numerama.

  • « Une logique de prédation mondialisée » : les navires de pêche de plus de 33 mètres dans le viseur des ONG

    Dans un nouveau rapport, l'ONG Bloom veut démanteler les méganavires industriels de pêche qui « détruisent plus qu'ils ne nourrissent ». Des députés européens portent l'idée dans les négociations financières de l'UE.
    L'Union européenne (UE) débarrassera-t-elle bientôt les mers de ses usines à poissons flottantes ? L'idée est en tout cas mise sur la table, le 29 septembre. Dans un nouveau rapport, l'ONG de défense des océans Bloom propose de « démanteler », d'ici à 2035, les navires de (…)

    Lire la suite - Info / Nature , Politique , Pollutions , Pêche , Océans
Older posts