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Crue au Népal : le bilan revu à la hausse, au moins 1 400 personnes sont mortes
Le bilan donne le vertige. Trois semaines après la catastrophe qui a frappé le Népal le 26 août, 6 150 personnes sont toujours portées disparues, selon les autorités locales, qui ont fortement révisé leurs estimations après vérification. 1 403 corps ont été retrouvés, dont 105 seulement ont pu être identifiés. Côté chinois, 43 personnes ont été déclarées mortes et 519 portées disparues.
Lire la suite - En bref / Monde
La catastrophe, déclenchée par l'effondrement d'une immense paroi rocheuse et d'une partie du glacier de (…) -
Denis Ribas : le succès fou du peintre qui n'aimait pas sa peinture
Source : Made in Perpignan -
L'interdiction des portables dans les lycées, entre déconnexion et casse-tête logistique
Source : Les e-novateurs -
Carburant trop cher : « J'ai troqué ma voiture contre le bus »
Source : Parallèle Sud -
Israël tente de réduire au silence les créateurs de NAZA, mais il ne peut faire taire la vérité (Anglais)
Source : The Wire - Inde
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Les premières élections législatives en Russie depuis l'invasion de l'Ukraine débutent demain, alors que le seul parti opposé à la guerre a été exclu du scrutin (Anglais)
Source : Meduza - Russie
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Centre de rétention à Nantes : le préfet accélère pour écarter la menace d'une ZAD
Source : Mediacités Nantes
Payant -
Léon XIV et l'extrême droite française en conflit
Source : Le Cri
Derrière l'image d'un pape au « ton plus conciliant » que son prédécesseur François, Léon XIV (élu lors du conclave de 2025) continue pourtant de défendre une ligne qui irrite l'extrême droite. Accueil des exilés, fraternité entre les peuples et refus de l'instrumentalisation politique du catholicisme, décrypte Le Cri. Sa venue en France, du 25 au 28 septembre, s'annonce scrutée, notamment parce qu'une veillée « avec les jeunes » est prévue à Saint-Denis, au Stade de France. En Espagne, ses prises de position contre « l'idéologie de l'extrême droite » ont déjà provoqué des remous.
Pourtant, Léon XIV a multiplié les gestes d'ouverture envers les milieux conservateurs français : tolérance accrue envers la messe en latin, ou encore cet entretien accordé à Marion Maréchal en décembre 2025. Mais les tensions demeurent. Dernier exemple en date, son voyage en Algérie a heurté les traditionalistes, proches de la Fraternité Saint-Pie-X (une confrérie de prêtres intégristes qui a fait sécession du Vatican). À travers cet article, Le Cri permet ainsi de comprendre comment l'extrême droite française tente de s'approprier le catholicisme, tout en s'opposant aux positions progressistes de Léon XIV.
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« Un schéma récurrent » : les civils paient le prix fort dans la campagne de drones au Mali (Anglais)
Source : Bellingcat - Monde
Comment traduire vous-même cet article -
À Bruxelles, qui peut vivre et respirer ?
Source : Terrestres -
Léon XIV et l'extrême droite française en conflit
Source : Le Cri -
Création d’une ligne téléphonique pour parer au contrôle des personnes suspectés d’être sans papiers sur Nantes
Sur Nantes une ligne téléphonique s’est mise en place pour parer au contrôle racistesdes personnes suspécté-e-s d’être sans-papiers. Cette ligne permettra de poser des questions sur quoi faire avant , pendant, ôu aprés un contôle.
Le numéro est le +33 7 58 13 85 41
Voici le tract version française


En plus de la version pdf Française , on met aussi la version Anglaise et Arabe.
D’autres version sonts disponible sur https://gasprom.org/docJu.php
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Laurent Nuñez et ses méthodes de barbouze
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Mettre une majuscule en un geste sur le clavier de son smartphone : double-appui sur le mot, puis touche ↑

Ne vous embêtez plus à positionner le curseur sur le mot erroné ni à effacer la lettre mal écrite. Il y a une astuce vraiment plus simple pour mettre une majuscule.
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Laurence Huc, toxicologue : «Il y a une responsabilité collective dans chaque cas de cancer lié à l’environnement»
Laurence Huc est toxicologue et directrice de recherche à l’Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement (Inrae). © Sophie Roland/Vert
Que faire quand les alertes sanitaires dérangent ? En 2015, des familles installées à Sainte-Pazanne (Loire-Atlantique), près de Nantes, sont confrontées à un drame : vingt-cinq enfants développent des cancers. Sept meurent. Les autorités concluent à l’absence de cause identifiable. Les familles, elles, s’interrogent sur des liens possibles des maladies de leurs enfants avec les pesticides.
Elles sollicitent Laurence Huc, directrice de recherche à l’Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement (Inrae) et chercheuse à l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm). Elle accepte de les aider dans leur quête de vérité.
Des années d’expertises et d’omerta que la chercheuse raconte pour la première fois dans une bande dessinée Pesticides, leurs ravages sur la santé des enfants, qui sort ce jeudi aux éditions Les printanières. L’occasion pour cette toxicologue de décrypter le rôle ambigu des autorités sanitaires et des lobbies agro-industriels.
Vert : Dans votre bande dessinée, vous racontez votre engagement aux côtés des familles pour élucider l’origine des cancers de leurs enfants. Qu’est-ce qui vous a poussée à accepter de les aider ?
Laurence Huc. Normalement, ce n’est pas quelque chose qui se fait car, en tant que scientifique, on doit garder ses distances. Mais, au final, je pense qu’on perd la motivation et l’envie de faire avancer la science de manière concrète et utile.
Quand je suis arrivée à Sainte-Pazanne, je me souviens avoir vu un petit étang et un panneau sur lequel était écrit «Ne pas pêcher». Puis, à côté, près de l’école, on m’a dit : «Ah, c’était là où il y avait une ancienne usine de traitement de bois». Il y avait aussi des soutes à déchets qui ont été enterrées et des lignes à haute tension qui passent sous l’école. Et, juste à côté, un épandage de pesticides dans les zones de marécage. Là, je me dis, «il y a quelque chose.»
Quand je lis l’étude épidémiologique qui conclut qu’il n’y a pas de cluster de cancers pédiatriques, donc pas de problème sanitaire, ni besoin de mesure environnementale ou de suivi, je me dis que ce n’est pas possible. Plusieurs sources de substances cancérigènes œuvrent ensemble, pourquoi n’arrive-t-on pas à établir les causes ? C’est qu’on y met quand même beaucoup de mauvaise volonté ! Le problème n’est pas la complexité des causes, mais de ne pas vouloir en parler ni d’aller les chercher.
Selon vous, qu’est-ce qu’il aurait fallu faire pour protéger les enfants ?
Comme il y avait une multitude de causes potentielles, il aurait fallu mettre tous les acteurs autour de la table pour discuter, négocier des rachats de terres agricoles, mettre des distances de protection par rapport aux exploitations agricoles ou aux lignes à haute tension, et même déplacer l’école. C’est d’ailleurs ce qu’avaient demandé les parents, mais les autorités ne les ont jamais écoutés.
Quelles leçons tirez-vous de cette histoire dramatique ?
C’est qu’on n’agit pas assez car on veut protéger des intérêts économiques. On ne remet pas en question nos modes de consommation et de production et la facture est salée pour les enfants. La responsabilité collective n’est jamais prise en compte dans ces drames, les familles sont isolées mais, en fait, il y a réellement une responsabilité collective dans chaque cas de cancer lié à l’environnement. Dans 90% des cas, ce n’est pas génétique.
Vous pensez qu’aujourd’hui il y a d’autres clusters pédiatriques comme celui de Sainte-Pazanne ?
Il y a d’autres clusters avérés d’un point de vue scientifique, mais pas toujours validés par Santé publique France : dans la zone de la Rochelle, dans le Jura, en Normandie… Maintenant, comme je suis un peu identifiée sur ces enjeux-là, des familles me contactent et me disent : «Là, il y a tant de cancers, c’est bizarre, il faudrait venir voir et enquêter.» Je reçois des mails régulièrement. Ce qui se passe à Sainte-Pazanne est peut-être répliqué dans plein d’endroits en France !
La vie des familles de Sainte-Pazanne a basculé, certaines se sont même engagées en politique comme vous le racontez dans votre livre. Pourquoi ?
Les familles ont eu le sentiment que les institutions censées être garantes de la santé publique les ont abandonnées. Vous savez, la maman d’Alban a quand même dû dire à son fils que, d’après les statistiques officielles, il n’y avait pas plus de cancers à Sainte-Pazanne qu’ailleurs ! Pourtant, Alban a enterré deux de ses amis d’école, il a accompagné l’un de ses meilleurs amis en chimiothérapie. Moi, mon fils n’a jamais vécu ça !
«Pesticides, leurs ravages sur la santé des enfants», Laurence Huc, Marguerite Boutrolle, Sophie Caron, Les printanières, septembre 2026, 171 pages, 22,90€.
Ces familles ont donc bien compris où étaient les blocages et se sont dit : «Notre démocratie sanitaire, nous allons la construire nous-mêmes.» D’abord, elles ont créé leur association Stop aux cancers de nos enfants, puis certains parents se sont présentés aux dernières élections municipales. Six membres de l’association ont été élus sur la liste majoritaire et l’un d’entre eux est désormais maire de la commune. Dimanche dernier, à l’occasion de l’opération Septembre en or, la nouvelle municipalité a organisé pour la première fois une journée de sensibilisation aux cancers pédiatriques.
Ces familles ont même créé un institut citoyen de recherche assez inédit que vous avez accepté de présider. Pourquoi ?
Ces familles ont lancé cet Institut citoyen de recherche et de prévention en santé environnementale, porté par Stop aux cancers de nos enfants et d’autres associations comme le Collectif des victimes des pesticides de l’Ouest. Son objectif est de lancer des études. Et c’est le conseil scientifique composé de plusieurs chercheurs dont moi-même qui construit le programme de recherche. En tant que scientifique, c’est super. On est au service des citoyens et c’est un modèle où je vais leur apporter des réponses concrètes.
Il y aussi un conseil d’administration avec des acteurs économiques, des élus et une chambre d’agriculture qui appartient à la FNSEA qui sont très favorables aux recherches que nous menons. Nous arrivons à les toucher car la santé des enfants permet aussi de faire tomber certains masques idéologiques.
Notre gros projet, c’est de faire ce qu’on appelle une cohorte d’enfants sur le territoire et de mesurer chez eux tous les polluants présents dans leur corps. Nous avons identifié des pesticides, des PFAS, des métaux et des hydrocarbures. Nous allons faire une campagne au printemps et à l’automne pour pouvoir comparer et nous aurons des réponses en 2028.
Dans le même temps, nous sommes dans un contexte de retour de certains pesticides, comme l’acétamipride dans la loi d’urgence agricole. Vous avez un regard très sévère sur cette loi, pourquoi ?
Je trouve ça d’un cynisme absolu. Surtout qu’il y avait quand même des décisions claires qui ont été prises. En 2007, il y a eu le Grenelle de l’environnement, le programme ÉcoPhyto qui planifie la réduction de l’usage des pesticides. C’était des engagements pris sur la base de connaissances scientifiques fortes, à savoir qu’il fallait sortir des pesticides pour protéger la biodiversité, la santé humaine, et la santé des travailleurs en particulier.
«Nous sommes dans une démocratie qui n’écoute pas ses scientifiques.»
Donc quand on remet en question tout ça et qu’on sent que ça «bidouille» de tous les côtés sur des normes, sur des reconsidérations sur la toxicité, ce sont de fortes régressions. Nous sommes dans une démocratie qui n’écoute pas ses scientifiques.
C’est quoi le risque d’une démocratie qui n’écoute pas ses scientifiques ?
Cela fait perdre beaucoup de sérénité quand on travaille, comme moi, sur ces sujets-là. Je ne sais pas trop les consignes que vont avoir l’Inrae et l’Inserm sur les enjeux de santé environnementale et de changement agricole dans les mois qui viennent et après les élections. Mais quand on voit ce qui se passe aux États-Unis avec le licenciement de certains scientifiques sur les enjeux de santé environnementale et de climat, on se pose des questions.
Quelle serait la mesure essentielle qu’un.e président de la République devrait prendre en mai 2027 ?
Si je dois donner une mesure, c’est de prévoir un budget pour sortir tous les agriculteurs du modèle conventionnel intensif. J’ai récemment relu «Champs de bataille», le travail d’enquête de la journaliste Inès Lérault. On voit que lorsque l’État a voulu imposer le modèle d’agriculture intensive, il a mis les moyens. Je ne dis pas qu’il faut faire un modèle avec la même violence que dans les années 1960, mais cela montre qu’à partir du moment où il y a eu la volonté politique, on peut réussir à faire bouger les choses.
La qualité du futur ou de la future présidente de la République, c’est de prendre en compte les connaissances scientifiques qui sont là, les connaissances citoyennes aussi et de mettre en place cette fameuse sortie des pesticides qui est préconisée par de nombreux rapports. Il y a plein de scénarios viables qui montrent que la planète ne va pas mourir de faim si on sort des pesticides. Il y a des solutions à mettre en place et à encourager.
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Japon : la victoire du candidat conservateur aux élections de la préfecture d’Okinawa laisse entrevoir une remilitarisation du pays
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Loi intégrale : ça commence mal
Entre tour de passe-passe budgétaire et impunité triomphante, le gouvernement part de loin et doit affronter la colère des féministes qui voient clair.
L’article Loi intégrale : ça commence mal est apparu en premier sur Les Nouvelles News.
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SEO TikTok : comment apparaître dans les recherches de 30,6 millions de Français
Article sponsorisé par TikTok for Business.
TikTok est vu comme un réseau social, et c'est juste. On le présente moins souvent comme un moteur de recherche, ce qui est vrai aussi : une barre de recherche, des suggestions, des pages de résultats et, depuis peu, des annonces sur les requêtes. Cette seconde lecture reste peu exploitée par les entreprises, et c'est là que je vois des opportunités à saisir.
Cet article est réalisé en partenariat avec TikTok for Business. Si vous vous demandez par où commencer, la publicité reste le moyen le plus rapide de tester votre thématique sur TikTok. Les lecteurs d'Abondance qui ouvrent un nouveau compte publicitaire reçoivent 500 € de crédit pour 500 € de dépense, une fois par compte.
Réclamer mes crédits TikTok for BusinessDans cet article, on fait le point sur TikTok en le présentant comme un moteur de recherche : quel type de recherche on y fait et à quelle occasion, pourquoi une marque a intérêt à investir cette plateforme, comment l'algorithme choisit ce qu'il affiche, comment trouver ses mots-clés et optimiser une vidéo, et ce que coûte un compte tenu dans la durée.
Ce qu'il faut retenir :
- TikTok est un moteur de recherche. Les recherches y ont progressé de 40 % en un an, et un utilisateur sur quatre lance une recherche dans les 30 secondes qui suivent l'ouverture de l'application (TikTok for Business, 2025).
- L'audience dépasse largement les jeunes. 44 % des 30-49 ans et 30 % des 50-64 ans utilisent TikTok aux États-Unis (Pew Research Center, 2025). En France, TikTok déclare 30,6 millions d'utilisateurs mensuels au premier semestre 2026.
- On y cherche des tests, des avis et des retours d'expérience : tutoriels en vidéo (61 %), avis sur des produits (45 %), expériences personnelles (41 %) (Adobe Express, 2026).
- Le système optimise la rétention et le temps passé. C'est écrit dans un document interne de TikTok obtenu par le New York Times. Le nombre d'abonnés n'y entre pas.
- TikTok lit ce que vous dites, ce que vous écrivez à l'écran et votre description. Une vidéo qui répond à une recherche est valorisée, jusque dans la rémunération des créateurs.
- Un compte tenu sérieusement demande un mi-temps. C'est l'arbitrage à faire avant de parler de formats.
TikTok est devenu un moteur de recherche
La recherche fait partie de l'ADN de ByteDance, la maison mère de TikTok. Douyin, la version chinoise de l'application, compte 907 millions d'utilisateurs mensuels (QuestMobile, octobre 2025). Dans son livre blanc sur la recherche de novembre 2025, la régie publicitaire de ByteDance indique que les recherches spontanées ont progressé de 37 % en un an et que le trafic venu de la recherche convertit 90 % mieux que le flux de recommandation. Ce que TikTok déploie en Europe existe en Chine depuis des années.
Côté TikTok, les chiffres les plus récents viennent de TikTok for Business, en septembre 2025 : les recherches ont progressé de 40 % en un an, 57 % des utilisateurs se servent de la fonction recherche et un sur quatre lance une recherche dans les 30 secondes qui suivent l'ouverture de l'application. Chez la génération Z, 86 % des internautes cherchent sur TikTok chaque semaine.
En mars 2024, TikTok a ouvert Creator Search Insights, un outil qui montre aux créateurs ce que les gens cherchent, et annoncé que la « search value » d'une vidéo entre dans le calcul de leur rémunération. Depuis 2025, la plateforme vend des annonces sur les pages de résultats, avec un ciblage par mots-clés, j'y reviens plus bas.
Une audience qui dépasse largement les jeunes
Trois échelles pour situer l'audience. Dans le monde, We Are Social compte près de 2 milliards d'utilisateurs majeurs en octobre 2025. En Europe, TikTok déclare à la Commission européenne 189 millions d'utilisateurs mensuels dans l'Union au premier semestre 2026. En France, la même déclaration donne 30,6 millions d'utilisateurs mensuels, mineurs compris. We Are Social en compte 23,4 millions chez les adultes, soit 36,9 % des internautes majeurs, qui y passent en moyenne 1 h 33 par jour (octobre 2025).
L'idée d'un réseau réservé aux moins de 25 ans ne tient plus. Le Pew Research Center, sur 5 022 adultes américains interrogés en 2025, mesure que 37 % des adultes utilisent TikTok, contre 21 % en 2021 : 63 % des 18-29 ans, 44 % des 30-49 ans, 30 % des 50-64 ans, 12 % des 65 ans et plus. Sur l'usage en recherche, Adobe Express mesure en janvier 2026 que 49 % des consommateurs américains ont déjà utilisé TikTok comme moteur, contre 41 % deux ans plus tôt, et 65 % chez la génération Z.
On y cherche des tests, des avis et des retours d'expérience
Ce qu'on cherche sur TikTok, d'après Adobe : des tutoriels en vidéo (61 %), des avis sur des produits (45 %), des histoires et expériences personnelles (41 %), des recommandations de créateurs (33 %). Les gens veulent voir un produit essayé, un geste réalisé, une expérience racontée par quelqu'un qui l'a vécue, ce qu'une fiche produit, un texte figé ou un avis écrit dont on ne sait plus s'il est sincère ne donnent pas. La requête est tapée comme on la dirait à l'oral, et la réponse attendue est une vidéo.
Sur Google, la même personne cherchera une fiche, un prix, une adresse, un comparatif écrit. Les deux moteurs coexistent avec des intentions différentes. Si votre produit ou votre service se teste, se montre ou se raconte, une partie de vos clients le cherche déjà sur TikTok.
Six bonnes raisons d'ouvrir ce canal pour votre marque
Je les classe par enjeu, parce que chaque entreprise ne vient pas chercher la même chose sur TikTok.
- Capter des requêtes que Google ne vous donne pas
Les requêtes de test et de retour d'expérience existent sur TikTok et n'apparaissent pas dans votre Search Console. Sur certaines thématiques, la mode ou l'automobile par exemple, l'agence Rise at Seven relève plus de recherches sur TikTok que sur Google. - Réduire le risque de dépendance à Google
Un site dont tout le trafic vient de Google encaisse chaque mise à jour de l'algorithme de plein fouet. Avoir une audience qui vous trouve aussi sur TikTok rend ces variations moins douloureuses. - Vous faire connaître d'une audience qui ne vous cherche pas encore
Une vidéo qui ressort sur une requête est vue, même sans clic. Le ton, le visage, la façon de répondre aux commentaires donnent une image de l'entreprise que le référencement classique ne transmet pas. - Convaincre par la preuve
Un test, un avant-après, un avis filmé montrent ce qu'une fiche produit décrit. Quand 45 % des utilisateurs viennent chercher des avis, la vidéo qui répond fait le travail d'un vendeur. TikTok indique qu'un utilisateur de la recherche sur cinq a déjà acheté à la suite d'une recherche. - Récupérer des données d'intention gratuites
Les suggestions de la barre de recherche, Creator Search Insights et les commentaires vous donnent ce que les gens cherchent, avec leurs mots. C'est de la matière pour vos contenus, sur TikTok comme sur votre site, et c'est l'argument que je mets en avant auprès des équipes SEO. - Remonter aussi dans Google et dans les moteurs de réponse
Google indexe les vidéos TikTok et les affiche dans son module de vidéos courtes sur mobile et dans le filtre Perspectives : une vidéo bien décrite peut sortir sur une requête où votre site ne se positionne pas. Les moteurs de réponse (ChatGPT, Perplexity, AI Overviews) s'appuient eux aussi sur les endroits où une marque est nommée et commentée pour comprendre qui elle est, et les vidéos, leurs commentaires et leurs reprises par d'autres créateurs en font partie.
Le choix dépend de la thématique. Un sujet qui se montre, se teste ou se raconte a sa place sur TikTok. Un sujet qui ne se comprend qu'à l'écrit y aura plus de mal, et il vaut mieux le savoir avant d'investir.
L'algorithme de recherche TikTok : les signaux qui font remonter une vidéo
TikTok ne publie pas le fonctionnement de son moteur de recherche. On dispose en revanche de deux documents sur le système de recommandation, qui alimente aussi les résultats de recherche.
Le premier est public. Dans un article de juin 2020, TikTok décrit trois familles de signaux : les interactions de l'utilisateur, les informations de la vidéo (légende, son, hashtags) et les réglages du compte. Une phrase mérite d'être citée telle quelle : « ni le nombre d'abonnés, ni le fait que le compte ait déjà eu des vidéos performantes ne sont des facteurs directs du système de recommandation ».
Le second a fuité. En décembre 2021, le New York Times a obtenu un document interne intitulé « TikTok Algo 101 », rédigé par l'équipe d'ingénierie de Pékin et dont TikTok a confirmé l'authenticité. Le système y poursuit deux objectifs, la rétention et le temps passé, et le score d'une vidéo combine la probabilité d'un like, celle d'un commentaire, le temps de visionnage attendu et la probabilité que la vidéo soit lancée. Le document date de 2021 et le système a évolué depuis. Il dit néanmoins ce que TikTok cherche : une vidéo regardée longtemps, qui fait réagir, et qui donne envie de revenir.
Pour la recherche s'ajoute une couche de compréhension du contenu, la même que dans tout moteur vidéo : la reconnaissance du texte affiché à l'écran, la transcription de ce qui est dit et la lecture de la description. Les commentaires participent, parce qu'ils reformulent le sujet avec les mots des utilisateurs. Ensuite, sur la page de résultats, le comportement fait le tri : ce qui est regardé jusqu'au bout, regardé deux fois, enregistré.
Trouver les mots-clés TikTok de votre thématique
Trois sources, de la plus simple à la plus outillée.
La barre de recherche. Tapez un mot lié à votre sujet et regardez les suggestions : ce sont des requêtes réelles, classées par popularité. Regardez aussi le bloc « Les autres ont cherché » sous certaines vidéos et les termes cliquables dans les commentaires. Faites l'exercice en navigation privée, les suggestions tiennent compte de votre historique.
Creator Search Insights. L'outil se trouve en tapant son nom dans la barre de recherche. Il montre les sujets recherchés par catégorie, indique comment vos vidéos performent en recherche, et signale les « content gaps », des sujets souvent recherchés et peu couverts en vidéo. En SEO, on appelle ça une requête à faible concurrence. Une limite : les volumes ne sont pas donnés, seulement des tendances.
Les outils de TikTok Ads. C'est là que se trouvent les seules données chiffrées, et elles servent aussi en organique.
- Keyword Insights, dans le Creative Center, liste les mots et expressions présents dans les annonces qui performent, par pays, secteur et période, avec pour chacun une popularité, son évolution, un taux de clic et un taux de conversion. Ce sont des données publicitaires, et un terme qui fait cliquer dans une annonce dit beaucoup sur le vocabulaire à reprendre en organique.
- Dans le gestionnaire de publicités, la campagne Search Ads s'appuie sur un outil de suggestion de mots-clés qui propose des termes à partir de votre vidéo et estime les impressions mensuelles de chacun. TikTok recommande au moins 20 mots-clés par groupe d'annonces, en correspondance large. Une fois la campagne lancée, le rapport des termes de recherche montre les requêtes réelles qui ont déclenché vos annonces : c'est ce que TikTok propose de plus proche d'une Search Console, et ces termes se réutilisent tels quels dans vos vidéos.
Ces outils demandent un compte TikTok for Business, gratuit à ouvrir.
Pour tester avec un budget. Dans le cadre de notre partenariat avec TikTok for Business, les lecteurs d'Abondance qui ouvrent un nouveau compte publicitaire reçoivent 500 € de crédit pour 500 € de dépense, une fois par compte. De quoi lancer une première campagne Search Ads et récupérer les termes de recherche réels de votre thématique.
Réclamer mes crédits TikTok for BusinessOptimiser une vidéo TikTok pour le référencement : la checklist
Cette liste ne couvre que la partie recherche : ce qui permet à TikTok de comprendre de quoi parle une vidéo et de la faire correspondre à une requête. Ce qui fait qu'une vidéo est regardée jusqu'au bout, likée, commentée ou relancée, autrement dit les signaux de la formule « Algo 101 » révélée par le New York Times, relève de la qualité de la vidéo elle-même : l'accroche des premières secondes, le rythme, le montage, la personne à l'écran. Ces signaux comptent autant en recherche que dans le flux, et aucune optimisation de mot-clé ne les remplace.
Voici donc ce que je vérifie sur une vidéo qui vise une requête, une fois sa qualité acquise. Chaque point renvoie à un signal vu plus haut. Cochez ce que votre dernière vidéo respecte, le compte se fait en bas.
1. Le mot-clé est prononcé dans les trois premières secondes. Une vidéo qui commence par « voilà comment détartrer une machine à café » est comprise dès la première phrase. 2. Le mot-clé est écrit à l'écran dès la première image. C'est ce que lit la reconnaissance de texte, et ce que lit l'utilisateur qui fait défiler les résultats sans le son. 3. La description est une vraie phrase, qui reformule la question et donne la réponse, avec le mot-clé au début. 4. Les sous-titres sont activés et relus. La transcription automatique se trompe sur les termes techniques, et l'erreur se retrouve dans ce que la plateforme comprend. 5. Trois à cinq hashtags précis, qui décrivent le sujet. Les hashtags génériques du type « pourtoi » n'apportent rien à la recherche. 6. La vidéo répond entièrement à la question. C'est le temps de visionnage de la formule Algo 101 : une vidéo qui promet et ne donne pas est abandonnée. 7. Le premier commentaire est le vôtre, avec un complément ou la réponse à l'objection la plus fréquente. La plateforme le lit, et les gens aussi.Combien de cases avez-vous cochées ?
0 / 7
De 0 à 2 : la vidéo n'est pas encore pensée pour la recherche. Commencez par les points 1 à 3, le mot-clé prononcé, écrit et repris en description, c'est ce que le moteur lit en premier.
De 3 à 5 : la base est là. Les cases vides sont souvent les points 4 et 7, les sous-titres relus et le premier commentaire, ceux qu'on oublie une fois la vidéo montée.
6 ou 7 : la vidéo a ce qu'il faut pour remonter en recherche. Reste ce que la checklist ne mesure pas, la régularité de publication sur un même territoire de sujets.
Le vrai coût d'un compte TikTok tenu sérieusement
C'est le point que les guides abordent rarement, parce qu'il décourage.
TikTok recommande de publier trois à cinq vidéos par semaine. En dessous, le compte apprend lentement et la plateforme a peu de matière pour le positionner. Une vidéo bien faite, avec un script, un tournage propre, un montage, des sous-titres relus et une description travaillée, prend entre une et trois heures. Ajoutez la veille des requêtes, les réponses aux commentaires et l'analyse de ce qui a marché : un compte tenu sérieusement demande entre douze et vingt heures par semaine, soit un mi-temps qu'il faut prendre quelque part.
Il y a ensuite la durée. Les premières vidéos remontent peu, parce que TikTok n'a pas encore compris de quoi parle le compte, et les résultats en recherche arrivent après plusieurs semaines de publication régulière sur un même territoire de sujets. Un compte qui teste un mois puis s'arrête n'apprend rien.
Ma recommandation est la même qu'en SEO classique : choisir un territoire de requêtes étroit, où votre expertise se montre en vidéo, et le tenir. Dix vidéos qui répondent bien à dix questions précises rapportent plus que cinquante vidéos qui courent après les tendances. Pour poser ce cadre avant de tourner, Mickaël Vincent, de la chaîne YouTube TalkMyFootball, a expliqué sur Abondance comment définir une stratégie de contenus vidéo pour son entreprise.
TikTok Ads pour tester plus vite
Bloc partenaire. Les liens ci-dessous sont des liens d'affiliation : Abondance est rémunérée sur les comptes publicitaires ouverts depuis cet article.
Tout ce qui précède est organique et prend des mois. La publicité sur TikTok achète autre chose : de la donnée et de la vitesse. Une campagne montre en quelques jours quelles audiences réagissent à quel message, et quelle accroche garder en organique. TikTok a publié un chiffre utile en novembre 2025 : les annonceurs qui combinent annonces de recherche et annonces in-feed observent 20 % de conversions en plus. Ce que la publicité n'achète pas, c'est la portée organique : une vidéo poussée en campagne ne remonte pas mieux en recherche une fois la campagne terminée.
Dans le cadre de notre partenariat avec TikTok for Business, les lecteurs d'Abondance qui ouvrent un nouveau compte publicitaire depuis ce lien reçoivent 500 € de crédit publicitaire pour 500 € de dépense, une fois par compte : Réclamer mes crédits TikTok for Business.
Si vous avez déjà travaillé la recherche sur TikTok, pour vous ou pour un client, vos retours en commentaire m'intéressent. Je lis tout et je réponds.
L’article "SEO TikTok : comment apparaître dans les recherches de 30,6 millions de Français" a été publié sur le site Abondance.
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Trump calls EU's offer of associate membership to Canada 'laughable' – video
The US president threatened to impose 'very heavy tariffs' on the EU if its offer to Canada was made with 'bad intentions'. Donald Trump's comments came after the European Commission president, Ursula von der Leyen, said she wanted to open the door to Canada becoming the EU's first 'associate member', and the Canadian prime minister, Mark Carney, said Ottawa was seeking a 'unique alliance' with the bloc
Trump calls EU offer to Canada of associate membership ‘laughable’, while threatening tariffs
Is EU’s offer to Canada a blueprint for Britain – or a reminder it is out in the cold?
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Journées du Matrimoine : de moins en moins d’écho médiatique et politique
Depuis plus de dix ans, les Journées du Matrimoine ravivent la mémoire de figures féminines historiques trop longtemps invisibilisées. Mais ces initiatives peinent de plus en plus à être financées.
L’article Journées du Matrimoine : de moins en moins d’écho médiatique et politique est apparu en premier sur Les Nouvelles News.
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Rima Hassan et la 3-MMC: le ministre de l’intérieur accusé d’avoir propagé l’infox
Selon l’émission «Complément d’enquête», Laurent Nuñez a contribué, alors que Rima Hassan était en garde à vue, à diffuser la fausse information selon laquelle la députée LFI détenait de la drogue. Le ministre de l’intérieur dément avoir bafoué le secret de l’enquête. -
La « troisième voie » de l’Europe dans l’IA est-elle une réelle stratégie industrielle ou l’habillage politique d’un retard face aux Etats-Unis et à la Chine ?
L’Europe n’a pas besoin de développer les meilleurs modèles d’IA pour être celle qui en tire le plus de valeur. C’est, en substance, l’un des messages du traditionnel discours sur l’état de l’Union tenu par Ursula von der Leyen le 16 septembre devant le Parlement européen.
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iPhone 18 Pro Max : nous avons chronométré sa recharge, c’est du jamais vu chez Apple

Malgré la présence de batteries à la capacité immense, les iPhone 18 Pro et iPhone 18 Pro Max battent des records lors de leur recharge. Nous avons branché un iPhone 18 Pro Max à 0 % avec un wattmètre et un chronomètre, puis comparé sa courbe de recharge à celles des trois générations précédentes. Le résultat est le meilleur jamais mesuré sur un iPhone : Apple a corrigé de nombreux défauts.
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'Perpetual Villainy': Trump Admin Preps Yet Another Attack on Endangered Species
"Hmmmm.... I've done a lot of horrible things lately. What is another evil, cruel, nonsensical idea? Ya know, one that would have irreversible generational consequences?" That's how University of Alberta professor Timothy Caulfield responded to The New York Times' Wednesday reporting that President Donald Trump's administration "is quietly moving to strip a core protection" of the Endangered Species Act (ESA), according to an internal memo obtained by the newspaper. -
Trump Administration Moves to Gut a Core Endangered Species Protection
In what would be a seismic shift, the Trump administration is quietly moving to strip a core protection of the Endangered Species Act, according to an internal memo obtained by The New York Times. Under a new interpretation of the law's language outlined in the memo, the accidental killing or injury of an animal would no longer be considered illegal; only actions specifically intending to target an animal would. -
NY Times: Trump Could Gut Endangered Species Act
The Trump administration is considering making it so the accidental killing or injuring of an endangered animal would no longer be considered illegal, The New York Times reported. Such an interpretation would gut the Endangered Species Act, since it would no longer hold companies and people accountable for the deaths of endangered animals. -
Le procès de Rachida Dati pour corruption poursuit sa route, malgré l’absence de Carlos Ghosn
Exilé au Liban et sous le coup d’un mandat d’arrêt, l’ancien patron de Renault-Nissan, poursuivi avec l’ancienne eurodéputée, a demandé le renvoi du procès, prétextant ne pas connaître le dossier et ne pas pouvoir venir. Il sera tout de même jugé. -
PLANITY, TREATWELL ou FRESHA : quelle plateforme choisir pour son salon de coiffure, ou de soins esthétiques?
La prise de rendez-vous n’est plus qu’une porte d’entrée, derrière l’agenda numérique se joue désormais le contrôle d’une partie croissante de l’activité du salon de coiffure : acquisition de clients, encaissement, fichier client, gestion des équipes, stocks, cartes cadeaux, marketing et, progressivement, financement. PLANITY, TREATWELL et FRESHA répondent à ce même besoin avec trois modèles …
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Zelda Ocarina of Time : où trouver l’ocarina en précommande

L’ocarina de Link pourra bientôt rejoindre votre salon et servir dans le remake d’Ocarina of Time sur Switch 2. Le modèle électronique de HORI commence à apparaître chez les marchands à 49,99 €. Mais attention à bien le distinguer de l’autre instrument présenté par Nintendo.
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AI Overviews arrive en France : comment rester visible dans les résultats de recherche ?
L’arrivée d’AI Overviews en France change progressivement la manière dont les internautes accèdent à l’information sur Google. Pour de nombreuses requêtes, le moteur de recherche affiche désormais directement une réponse générée par intelligence artificielle, accompagnée d’une sélection limitée de sources. Pour les entreprises, les médias et les équipes marketing, l’enjeu dépasse donc désormais le positionnement …
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L’onglet Cowork va disparaître : voici comment naviguer dans la nouvelle interface de Claude

Anthropic vient d'annoncer la fusion de ses deux interfaces principales au sein d'une seule expérience Claude, capable de déterminer elle-même l'ampleur du travail à effectuer. Docs et Slides en beta font également leur entrée.
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Les réserves d'eau douce dans le monde se dégradent à un rythme alarmant
L'année 2025 a été l'une des plus sèches des 35 dernières années à l'échelle mondiale, en termes de débit fluvial. C'est l'un des constats du dernier rapport sur l'état des ressources en eau dans le monde, publié le 17 septembre par l'Organisation météorologique mondiale (OMM). Tous les signaux sont dans le rouge, s'inquiète l'organisme des Nations unies, au point de susciter « de graves implications pour l'avenir ».
Lire la suite - En bref / Eau
Dans le détail, plus de 36 % de la superficie des bassins hydrographiques (…) -
Comment les agents IA transforment le modèle de l’agence SEO (sans remplacer les consultants)
Article sponsorisé par Sedestral
Le plafond de verre de l'agence SEO
Le modèle des agences présente une limite structurelle. Pour gérer un client supplémentaire, il faut bien souvent passer par la case recrutement. Les marges sont ténues, les profils SEO expérimentés difficiles à trouver, ce qui se ressent sur la répartition du travail. Les juniors passent leurs journées en reporting, les seniors en briefs et en validation, et personne n'a plus vraiment le temps pour faire de la stratégie !
Depuis deux ans, un nouveau problème s’est ajouté : les clients demandent des résultats dans ChatGPT, Gemini ou Perplexity, un canal que personne ne sait encore vraiment mesurer avec les outils historiques. Les agences doivent répondre à cette demande sans moyens supplémentaires, et souvent sans méthode pré-établie.
Outil IA contre agent IA : l’apport concret pour les agences
Un consultant qui utilise ChatGPT ou Claude dans le but de rédiger plus vite gagne 20 % sur une tâche. Un agent IA qui exécute la tâche de bout en bout, sur trente sites clients en parallèle, bouleverse l’organisation.
La différence entre un outil IA classique et un agent IA a déjà été abordée à plusieurs reprises sur Abondance : l’agent se connecte au site et au CMS, exécute la tâche, puis boucle sur le suivi de son propre travail. Pour une agence, le point qui change vraiment la donne est le passage à l'échelle. Il est possible d’exécuter une tâche identique sur tout le portefeuille de clients, de façon simultanée, et non pas sur un seul site à la fois.
Que peut-on confier aux agents IA ?
Voici un passage en revue des missions les plus chronophages réalisées en agence, avec les temps observés avant et après délégation à un agent. Ces chiffres sont les hypothèses du calculateur de Sedestral, construites à partir de retours clients agences, et non une mesure terrain généralisables. Elles offrent toutefois un ordre de grandeur tout à fait réaliste :
- Recherche de mots-clés et planning éditorial : environ 1 h 30 par client en agence, contre 15 minutes de validation, une fois la mission confiée à un agent.
- Article de blog documenté et publié sur le CMS : environ 1 h 30 de rédaction et de mise en ligne, contre 15 minutes de relecture par un agent.
- Optimisation d'une page existante avec l’agent Rémi : l’agent compare la page aux meilleurs résultats de la SERP, propose une version retravaillée ; le consultant relit dans l'éditeur, puis la modification est poussée sur le CMS.
- Suivi d'indexation, avec l'agent Nox : chacune des pages des clients fait l’objet d’un suivi via l'API Search Console, avec soumission automatique dans la limite d'un plafond quotidien, et alerte en cas de désindexation. C’est une tâche qui peut être entièrement automatisée.
- Veille concurrentielle, avec l'agent Marc : les concurrents sont identifiés automatiquement à partir des requêtes partagées, les mots-clés les plus intéressants, et ces données sont réinjectées vers les autres agents.
- Netlinking, avec l'agent Maya : gap concurrentiel et acquisition de liens, sur le même principe que celui déjà détaillé dans un précédent article.
- Rapports : générés automatiquement, à la marque de l'agence.
Un niveau de délégation différent pour chaque client
Le risque, avec ce genre d'outils, serait de tomber dans le « tout automatique ». Dans l’offre Sedestral pour les agences, chaque agent IA est paramétrable site par site, selon trois modes distincts : automatique, manuel (l'agent propose, l'humain valide), ou désactivé.
Une agence peut ainsi laisser Nox en automatique sur tous ses comptes, mettre Alya en validation manuelle chez un client sensible sur sa communication, et couper Maya chez celui qui n'a pas de budget netlinking. La délégation est alors une décision prise individuellement, pas un choix global qui s’applique à l’ensemble du portefeuille.
Le SEO en marque blanche avec Sedestral
Concrètement, l'offre proposée par Sedestral inclut un espace client aux couleurs de l'agence, avec le suivi du travail réalisé par les agents, les rapports et l'évolution des positions. Les rôles y sont distincts : l'agence garde l'administration et l'édition, le client a un accès en consultation.
L'agence reste ici le seul et unique interlocuteur du client, mais ce dernier voit concrètement ce qui a été fait pour lui. Ce point permet de régler une tension propre au métier : justifier, mois après mois, la valeur d'une prestation qui demeure souvent abstraite pour qui ne la pratique pas. Avec ce mode de fonctionnement, les choses sont claires pour les différentes parties.
La visibilité IA : nouvelle ligne incontournable du rapport client
Portons une attention particulière à une section désormais de plus en plus incontournable, à l’heure des moteurs IA : celle dédiée au suivi des mentions et citations de la marque dans les réponses générées par ChatGPT, Gemini, Perplexity, Claude et les AI Overviews de Google. Ces informations, attendues par les clients en 2026, sont encore le parent pauvre des agences. En effet, peu d’entre elles savent les facturer, faute d’outil ou de méthode assez rigoureuse pour justifier une prestation dédiée.
Les choses sont toutefois en train de changer. Si les agents IA sont capables de mesurer cette visibilité, l’agence vend quant à elle l’accompagnement qui va avec : comprendre pourquoi une marque est citée ou non par les différents LLMs, et quelles actions mettre en place pour améliorer ou changer cela.
Ce sur quoi l’agence doit garder la main
Et quel est le rôle de l’agence dans tout cela ? La stratégie, l'arbitrage, la relation client et la responsabilité restent avant tout une affaire humaine. En essence, un agent IA n'a pas d'avis sur le positionnement d'une marque, ni sur les priorités business d'un client. Une agence qui serait tentée de déléguer également cette tâche à la machine n’aurait plus vraiment d’utilité, perdrait en pertinence, et pourrait rapidement fermer boutique.
L’objectif de ces outils n'est donc pas de faire disparaître les professionnels, mais plutôt de leur permettre de redevenir des conseillers plutôt qu'une simple usine à livrables, qui n’a plus de temps pour la réflexion.
Le moment de revenir aux fondamentaux !
Le modèle « un consultant pour X clients » ne tient plus face à la pression exercée sur les prix et la demande d'IA mal formulée des clients. Loin d’être un problème de compétences, l’enjeu concerne surtout la répartition du temps. Encore trop d’heures sont consacrées à des tâches qui ne requièrent pas nécessairement d’expertise humaine, et pas assez à celles qui en ont vraiment besoin.
En 2026, les agences qui se portent le mieux ne sont pas celles qui produisent le plus vite. Ce sont celles qui ont déplacé la force de leurs équipes vers ce que les agents IA ne seront sans doute jamais en capacité de faire : arbitrer une stratégie, défendre un budget en comité, comprendre pourquoi un client hésite avant même qu'il ne le formule. En somme, déléguer l'exécution à des agents IA n'affaiblit aucunement ce rôle, il lui permet de passer à une tout autre échelle.
L’article "Comment les agents IA transforment le modèle de l’agence SEO (sans remplacer les consultants)" a été publié sur le site Abondance.
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Près de 8 000 décès en excès après un été de canicules quasi continues
Ce bilan est cependant voué à s’alourdir car les chiffres publiés mercredi par Santé publique France doivent encore être consolidés, et il ne prend pas en compte l’été entier. -
L’inflation «trop élevée» pousse la Fed à serrer la vis et à braver Trump
La Réserve fédérale a rehaussé – à l’unanimité – ses taux directeurs d’un quart de point pour atteindre une fourchette comprise entre 3,75 et 4%. Le président états-unien avait pourtant exigé le contraire. -
House passes Russia sanctions bill, overcoming opposition from Democratic leaders
A sweeping Russia sanctions bill overcame opposition in the House on Wednesday, after many Democrats expressed concern that it would expand President Trump's tariff authorities. The House passed the bill in a 262 to 159 vote on the final day that the lower chamber is in session before lawmakers leave Washington until after Election Day. Some 58 Democrats voted in favor of the bill, while seven Republicans voted in opposition. -
Jeux vidéo et cybersécurité : le nouveau cadre règlementaire
Le secteur du jeu vidéo s’est imposé comme un pilier de l’économie numérique. Studios, éditeurs, plateformes en ligne, hébergeurs cloud et organisateurs d’e-sport composent un écosystème interconnecté, dépendant d’infrastructures critiques et de flux continus de données.
À la croisée du règlement général sur la protection des données (RGPD) (1), de la directive NIS 2 (2), du règlement européen sur les services numériques (DSA) (3), et du règlement sur la cyberrésilience (CRA) (4), les acteurs du jeu vidéo doivent intégrer une approche globale de gestion du risque cyber.Une menace cyber structurelle pour l’écosystème du jeu vidéo
Les tendances observées par l’ANSSI dans son Panorama de la cybermenace 2025 (5) confirment une intensification des attaques : rançongiciels, extorsions, campagnes de déstabilisation (notamment DDoS) et exploitation de vulnérabilités sur des systèmes exposés. L’industrie du jeu vidéo présente plusieurs facteurs d’exposition :
• infrastructures à forte disponibilité (serveurs en ligne) ;
• environnements cloud massifs ;
• équipes distribuées et accès distants ;
• dépendance à une chaîne de prestataires techniques interconnectés.Les attaques par rançongiciel peuvent provoquer l’interruption de services, la compromission de données de joueurs ou la fuite de codes sources stratégiques. La compromission d’équipements de bordure (pare-feux, VPN) constitue un vecteur d’intrusion particulièrement critique pour les studios.
La cybersécurité devient ainsi un enjeu de continuité d’activité et de confiance des communautés.RGPD et jeux vidéo : la sécurité des données comme obligation centrale
Les studios et plateformes traitent d’importants volumes de données personnelles : comptes joueurs, données de paiement, données comportementales, données de localisation, voire données biométriques dans certains environnements immersifs. Le RGPD impose :
• la mise en œuvre de mesures techniques et organisationnelles appropriées (art. 32) ;
• la notification des violations de données à l’autorité de contrôle dans les 72 heures (art. 33) ;
• l’information des personnes concernées en cas de risque élevé d’une violation (art. 34).Les sanctions administratives peuvent atteindre 20 millions d’euros ou 4 % du chiffre d’affaires mondial annuel (art. 83).
Au-delà du risque financier, une violation de données affectant une communauté de joueurs peut entraîner une atteinte durable à la réputation et à la valeur des actifs numériques.Directive NIS 2 et jeux vidéo : vers une responsabilisation accrue des acteurs
La directive NIS 2 marque un changement d’échelle en matière de cybersécurité. Elle s’applique aux entités moyennes et grandes opérant dans les secteurs listés aux annexes I et II (art. 2). Dans l’écosystème du jeu vidéo, peuvent notamment être concernés :
• les fournisseurs de services cloud et d’infrastructure numérique ;
• les centres de données ;
• les fournisseurs de services gérés ;
• certaines plateformes numériques.La directive distingue entités essentielles et entités importantes (art. 3), ce qui conditionne l’intensité des contrôles. L’industrie du jeu vidéo n’y constitue pas un secteur autonome : selon ses activités, elle peut relever soit des entités essentielles lorsqu’elle fournit des services d’infrastructure numérique (cloud, centres de données, fournisseurs de services gérés – annexe I), soit des entités importantes lorsqu’elle exploite certaines plateformes ou services numériques en ligne (annexe II).
L’article 21 impose des mesures de gestion des risques couvrant :
• l’analyse des risques ;
• la gestion des incidents ;
• la continuité d’activité ;
• la sécurité de la chaîne d’approvisionnement ;
• la sécurité du développement logiciel.L’un des apports majeurs réside dans l’implication des organes de direction (art. 20), tenus d’approuver et de superviser les mesures de cybersécurité. La gouvernance cyber devient un sujet de niveau exécutif.
Les sanctions peuvent atteindre 10 millions d’euros ou 2 % du chiffre d’affaires mondial annuel (art. 34).DSA : responsabilité des plateformes de jeu vidéo
Les plateformes de jeu intégrant des contenus générés par les utilisateurs relèvent du DSA. Le règlement maintient l’exonération conditionnelle des hébergeurs, mais impose des obligations de diligence :
• mécanisme efficace de notification et action ;
• modération diligente des contenus illicites ;
• transparence des règles et décisions ;
• rapports de transparence.Pour les très grandes plateformes, une évaluation des risques systémiques (art. 34) est requise, notamment concernant la protection des mineurs et la diffusion de contenus préjudiciables.
Les sanctions peuvent atteindre 6 % du chiffre d’affaires mondial annuel (art. 52).CRA et jeux vidéo : la cybersécurité par conception
Le CRA adopte une approche centrée sur le produit. Il s’applique aux « produits comportant des éléments numériques » mis à disposition sur le marché européen (art. 2 et 3). Le règlement impose notamment aux fabricants :
• l’intégration des exigences essentielles de cybersécurité dès la conception et par défaut (« security by design » et « security by default ») (art. 13 §1 et annexe I) ;
• la réalisation d’une évaluation des risques cyber intégrée au cycle de développement (art. 13 §2 à §4) ;
• la mise en place de processus de gestion et de divulgation coordonnée des vulnérabilités, y compris pour les composants tiers ou open source (art. 13 §5 à §8) ;
• la fourniture de mises à jour de sécurité pendant la période d’assistance du produit (art. 13 §9) ;
• la notification des vulnérabilités activement exploitées et des incidents graves via la plateforme ENISA (art. 14).Dans l’écosystème du jeu vidéo, le CRA peut ainsi concerner notamment :
• les consoles et équipements connectés ;
• les périphériques gaming intelligents ;
• les dispositifs immersifs VR/AR ;
Les sanctions peuvent atteindre 15 millions d’euros ou 2,5 % du chiffre d’affaires mondial annuel pour les manquements les plus graves (art. 64).Vers une gouvernance intégrée du risque cyber
Le cadre juridique applicable au jeu vidéo révèle une convergence : protection des données, sécurité des réseaux, responsabilité des plateformes et conformité des produits. Pour les acteurs du gaming, la cybersécurité implique désormais :
• une implication des organes de direction ;
• une articulation entre équipes techniques, juridiques et conformité ;
• une vigilance accrue sur la chaîne d’approvisionnement logicielle ;
• une documentation structurée des mesures mises en œuvre.Au-delà du risque de sanction, l’enjeu est stratégique : continuité d’exploitation, protection des actifs immatériels et confiance des joueurs.
La conformité cyber ne constitue plus une option technique. Elle s’inscrit désormais au cœur de la gouvernance des entreprises du jeu vidéo.(1) Règlement (UE) 2016/679 du Parlement européen et du Conseil du 27 avril 2016 relatif à la protection des personnes physiques à l’égard du traitement des données à caractère personnel et à la libre circulation de ces données, et abrogeant la directive 95/46/CE (règlement général sur la protection des données) (Texte présentant de l’intérêt pour l’EEE).
(2) Directive (UE) 2022/2555 du Parlement européen et du Conseil du 14 décembre 2022 concernant des mesures destinées à assurer un niveau élevé commun de cybersécurité dans l’ensemble de l’Union, modifiant le règlement (UE) no 910/2014 et la directive (UE) 2018/1972, et abrogeant la directive (UE) 2016/1148 (directive SRI 2) (Texte présentant de l’intérêt pour l’EEE).
(3) Règlement (UE) 2022/2065 du Parlement européen et du Conseil du 19 octobre 2022 relatif à un marché unique des services numériques et modifiant la directive 2000/31/CE (règlement sur les services numériques) (Texte présentant de l’intérêt pour l’EEE).
(4) Règlement (UE) 2024/2847 du Parlement européen et du Conseil du 23 octobre 2024 concernant des exigences de cybersécurité horizontales pour les produits comportant des éléments numériques et modifiant les règlements (UE) n° 168/2013 et (UE) 2019/1020 et la directive (UE) 2020/1828 (règlement sur la cyberrésilience) (Texte présentant de l’intérêt pour l’EEE).
(5) Panorama de la cybermenace 2025.
Katharina Berbett
Avocate, Directrice du département Informatique contentieux complexe
Mathilde Pennès-Lavoye
Avocate, collaboratrice du département Informatique contentieux complexe
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Les frais kilométriques surréalistes d'Edwige Diaz, vice-présidente du RN
Source : Les Jours
Payant -
100 médicaments en vente libre étudiés : la majorité sans effets ou à proscrire
Source : 60 millions de consommateurs -
Bio dans les cantines : des associations lancent un recours contre l'État pour non respect de ses obligations
Source : Vert
Du bio dans toutes les cantines, un vœu pieux ? Des associations attaquent l'État en justice pour dénoncer son incapacité à faire appliquer les obligations de la loi Egalim, relate Vert. Depuis 2018, cette loi fixe notamment un objectif d'au moins 20% de produits bio dans les repas servis. Mais faute de contrôles suffisants, de moyens et de volonté politique, la réalité reste éloignée de la théorie. Pour les associations, l'État ne peut se contenter de fixer des objectifs : il doit aussi garantir leur respect.
« Il nous paraît essentiel que l'État s'applique déjà à lui-même ses propres lois. Il a un devoir d'exemplarité et il n'est pas entendable que dans ses restaurants collectifs, on n'atteignent pas l'objectif fixé », défend Julien Lucy, directeur de Bio Consom'acteurs.
Derrière ce recours, se pose une question très concrète : pourquoi les engagements pris pour améliorer l'alimentation dans les cantines restent-ils si peu appliqués ? Pour les associations, les repas servis aux enfants peuvent pourtant soutenir une agriculture plus respectueuse de l'environnement, tout en favorisant une alimentation de meilleure qualité. Une démarche qui vise donc à rappeler à l'État ses responsabilités, et à obtenir des mesures concrètes pour que les objectifs de la loi deviennent une réalité dans les assiettes.
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Bio dans les cantines : des associations lancent un recours contre l'État pour non respect de ses obligations
Source : Vert -
Rebond ou décrochage : les prévisionnistes divisés sur le sort de l'économie française
Les économistes de l’Insee et de la Banque de France ne sont pas d'accord sur ce que nous réserve 2027. Mais ils s'entendent sur une chose : 2026 n'aura pas été une bonne année, à cause notamment d'une faible demande intérieure. -
Nous sommes du même camp : il est l’heure de rejoindre la presse indépendante
Un tribune de la presse indé
À l'initiative de La Presse Libre, cette tribune aborde le sujet qui fâche : sans le soutien des lecteurs qui décident de s'abonner, par de contre pouvoir aux Big Tech et aux médias des milliardaires qui donnent le ton de ce que doit être, selon eux, l'information. Nous avons d'autres points de vue et pour continuer à les proposer, nous avons besoin de vous. Car nous somme du même camp.
Depuis cet été en France, nos requêtes Google ne pointent plus vers des sources. Digérant des millions de pages internet, le moteur de recherche nous apporte désormais une réponse générée par intelligence artificielle (IA). Ce faisant, Google méprise celles et ceux qui produisent l’information et s’accapare le fruit de leur travail. Si les plus gros acteurs médiatiques pactisent avec les géants de l’intelligence artificielle, les acteurs plus modestes sont ignorés et se retrouvent totalement invisibilisés. Avec l’IA, les citoyens et citoyennes sont privés d’une part de leur libre arbitre. Ils ne choisissent plus comment ils s’informent, “on” choisit à leur place.
Google n’est qu’un exemple de la manière dont les big tech vampirisent l’information et orientent le débat public. Avant lui, Facebook avait sciemment mis au ban les médias dans les suggestions faites aux internautes. Trop peu rentables commercialement.
Tout cela ne fait que renforcer un phénomène que nous ne connaissons que trop bien : l’accaparement de la production d’information par quelques-uns au détriment de toutes et tous.
Les médias indépendants n’auront jamais à leur tête un milliardaire prêt à perdre des dizaines de millions d’euros par an pour posséder un titre de presse et l’influence qui va avec. Ils ne comptent que sur vous. Dans une période où la clarté du débat public et l’honnêteté du journalisme doivent plus que jamais primer, où l’enquête doit l’emporter sur la déférence, où il faut des médias...
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Un gangster franco-israélien a fait fortune sur le dos de milliers de boursicoteurs
Rony Hadjedj a débuté par des cambriolages à Marseille avant de lancer le logiciel Airsoft, qui a permis d’escroquer des centaines de millions d’euros à de petits investisseurs. «Mediapart» et l’EIC ont retracé le parcours d’un délinquant qui a enrôlé sa famille au cours d’une longue cavale en Israël. -
Ambassades de données : vers une souveraineté numérique hors-frontière ?
Registre de la population, cadastre, livre foncier, registre du commerce, système du Trésor : ce qui fait tourner l’administration estonienne existe en double au Luxembourg, dans des locaux où aucun agent du Grand-Duché n’entre sans l’accord du représentant estonien, sauf incendie ou autre urgence. Le principe s’énonce simplement et se qualifie mal en droit : un État place des copies de ses registres essentiels sur le territoire d’un autre et en garde le contrôle. À rebours de la localisation des données, on sort l’information du territoire pour la protéger et en assurer la continuité, et l’on compense la perte de contrôle physique par un montage juridique.
Au Luxembourg, l’immunité par traité
Deux accords seulement relèvent du traité entre États, et le même pays les accueille. L’accord estonien, signé le 20 juin 2017 par Jüri Ratas et Xavier Bettel, est ratifié par le Riigikogu en mars 2018, au terme d’une réflexion engagée dès 2014 avec Microsoft. Tallinn a retenu le Grand-Duché pour ses centres publics certifiés Tier IV et pour son engagement à garantir l’immunité des systèmes, selon l’exposé des motifs cité par le Riigikogu. Le coût était évalué à 2,2 millions d’euros sur cinq ans, dont 85 % pris en charge par le Fonds européen de développement régional, selon ERR. Dix bases y sont répliquées : registre de population, registre du commerce, livre foncier électronique, cadastre, registre des assujettis, registre des documents d’identité, système d’information du Trésor, système judiciaire eFile, registre des pensions et Journal officiel.
Quatre ans plus tard, Monaco signe son accord avec le Luxembourg en juillet 2021. Il entre en vigueur le 30 juin 2023. La principauté cherchait, dit le préambule, des locaux situés à l’étranger, à au moins 150 kilomètres de son territoire, pour protéger ses données des catastrophes naturelles comme des actes illicites. Sur deux kilomètres carrés, aucune redondance géographique n’est possible sans franchir la frontière.
Les deux textes se disent conclus « dans l’esprit » de la convention de Vienne de 1961, qu’ils jugent insuffisante, et en recopient la mécanique. Dans l’accord estonien, les locaux sont inviolables (article 3), les équipements échappent à toute forme de procédure judiciaire (article 5) et les données sont assimilées aux archives de la République (article 6). L’Estonie peut chiffrer ses communications officielles comme elle l’entend et recourir à des courriers diplomatiques ; ces communications ne peuvent être ni censurées ni restreintes. Si l’accord prend fin, les données ne sont remises qu’au représentant autorisé de l’Estonie ; s’il est introuvable, le Luxembourg les protège comme ses propres archives jusqu’à ce qu’un représentant légal se présente (article 10). Le texte anticipe ici l’hypothèse d’un État dont les autorités ne répondent plus. Monaco l’a reprise dans son propre accord (article 14).
Le texte monégasque complète le dispositif sur plusieurs points. Son article 7 interdit expressément aux autorités luxembourgeoises d’appréhender les données à distance sans consentement préalable de Monaco : l’accès logique est pris en compte, et non plus seulement l’intrusion physique. L’article 4 écarte toute autorité « étrangère » de l’accès physique, mais l’interdiction de l’accès à distance ne vise, elle, que le Luxembourg. L’article 8 exclut toute interception des communications à des fins administratives ou judiciaires. L’article 3 oblige le Luxembourg à prévenir six mois avant toute cession des locaux ou tout changement de gestionnaire, sauf urgence impérieuse.
Des angles morts demeurent dans les deux cas. L’immunité protège locaux, machines et données, mais pas l’alimentation électrique ni le refroidissement : les deux textes imposent des locaux livrés en état de marche, sans garantir leur continuité en crise. Le Luxembourg ne doit à Tallinn que le niveau de protection qu’il s’accorde à lui-même (article 4). Le représentant estonien, faute d’être membre d’une mission diplomatique, ne bénéficie d’aucune immunité personnelle, relevait dès 2019 Bartłomiej Sierzputowski dans l’International and Comparative Law Quarterly. Aucune bascule en conditions réelles n’a été rendue publique à ce jour ; le site estonien demeure une sauvegarde, que Tallinn veut à terme pouvoir exploiter en direct.
En Ukraine, l’exil des registres dans l’urgence
L’Ukraine constitue le seul cas documenté de basculement réel, et il s’est fait hors de tout cadre diplomatique et avec des opérateurs privés. Avant 2022, la loi ukrainienne imposait le maintien de certaines données publiques sur des serveurs situés sur le territoire national. La loi « Sur les services cloud » n° 2075-IX, adoptée le 17 février 2022, une semaine avant l’invasion, n’a pas levé ce verrou. Signée le 15 mars et applicable à partir de septembre, elle interdit au contraire de traiter hors du pays les secrets d’État, l’information officielle et les données des registres d’État, comme le détaille l’analyse du cabinet Sayenko Kharenko. La sortie des données repose sur le droit d’exception : la résolution n° 263 du Cabinet des ministres du 12 mars 2022 autorise, pendant la loi martiale, l’hébergement des registres publics et de leurs copies dans des clouds ou des centres de données situés à l’étranger, dérogation inscrite ensuite dans la loi n° 2130-IX du 15 mars 2022.
L’exécution repose sur des fournisseurs privés. Trois boîtiers AWS Snowball sont acheminés depuis Dublin via la Pologne dans les premiers jours du conflit. Selon Liam Maxwell, directeur chez AWS, 161 registres d’État et 356 organisations ont été migrés, pour une quinzaine de pétaoctets. Le dispositif actuel n’offre aucune immunité formelle digne d’une “
ambassade” dans la mesure où la protection est contractuelle et repose sur la relation commerciale avec l’hébergeur, sur le chiffrement et sur la dispersion. Le recours à un prestataire américain ajoute une autre contrainte : le CLOUD Act permet aux autorités américaines de contraindre un fournisseur soumis à leur juridiction à communiquer des données placées sous son contrôle, y compris lorsqu’elles sont stockées hors des États-Unis. Kyiv a engagé des discussions parallèles avec plusieurs États, dont l’Estonie et la France, pour la protection de ses données essentielles à l’extérieur de son territoire national, selon les informations du Wall Street Journal du 14 juin 2022. Aucun accord n’a été rendu public depuis. Depuis, le gouvernement ukrainien a renforcé le cadre de l’hébergement de ses données, avec la résolution n° 154 du 11 février 2025 fixant les exigences applicables aux prestataires de services cloud et de centres de données, notamment la conformité à la norme ISO/IEC 27001.
Vers un marché de l’asile de données ?
Dans le Golfe, l’accueil s’organise d’abord par la loi du pays hôte, que l’Arabie saoudite prévoit d’adosser à des accords d’État à État. Le décret-loi bahreïni n° 56 de 2018 réserve le contenu des clients étrangers, entreprises comprises, aux juridictions de leur État d’origine, à charge pour le prestataire local d’aviser le procureur général de toute injonction. Le régime ne s’applique qu’aux États et aux centres de données désignés par le Conseil des ministres. Le décret a précédé de peu l’ouverture à Bahreïn, en 2019, de la première région AWS du Moyen-Orient. Le projet saoudien de Global AI Hub Law, soumis à consultation en avril 2025, distingue trois modèles. Le Private Hub est un centre de données réservé à un État étranger, le « pays invité », et fonctionne selon son droit dans le cadre d’un accord bilatéral avec Riyad. L’Extended Hub reprend cette logique, mais permet à un opérateur tiers d’héberger ses propres données ou celles de ses clients selon le droit du pays invité, toujours sur la base d’un accord avec l’Arabie saoudite. Le Virtual Hub est exploité par un prestataire saoudien et permet de soumettre les données de ses clients au droit d’un « État étranger désigné », sans qu’un accord bilatéral soit nécessairement requis. Dans les trois cas, le dispositif reste sous contrôle saoudien et le Conseil des ministres peut mettre fin aux accords ou arrangements pour protéger la sécurité et la souveraineté du Royaume, avec un maintien temporaire des privilèges prévu par le texte.
L’Inde, de son côté, promet depuis son budget du 1er février 2023 d’accueillir des ambassades de données à GIFT City, la zone économique spéciale du Gujarat qui abrite son centre financier international et son régulateur dédié, l’IFSCA. En février 2025, un responsable de l’IFSCA assurait à The Hindu BusinessLine que Singapour étudiait « activement » une implantation. Aucune législation dédiée n’a été adoptée, constate en juillet 2026 le cabinet CMS IndusLaw, qui juge notamment utile de prévoir des exceptions à la section 69 de l’Information Technology Act, laquelle permet aux autorités indiennes d’intercepter et de déchiffrer des données. Un responsable de GIFT City a bien évoqué, d’après le cabinet, une loi ad hoc offrant une immunité comparable à celle des ambassades, mais aucun texte n’a suivi. La déclaration conjointe indo-émirienne du 19 janvier 2026 ouvre une autre piste : les deux dirigeants y chargent leurs équipes d’étudier des « ambassades numériques » sous des arrangements de souveraineté mutuellement reconnus. Le même jour, le secrétaire indien aux Affaires étrangères, Vikram Misri, parlait en briefing d’un concept « relativement nouveau », dont le cadre réglementaire reste à élaborer. Le lendemain, à Davos, le groupe émirien G42 lançait une offre commerciale baptisée « Digital Embassies », adossée à des accords d’État à État.
Le terme d’ambassade de données recouvre aujourd’hui des dispositifs plus ou moins aboutis : deux traités bilatéraux calqués sur le droit diplomatique, un déplacement opéré en urgence par contrat commercial en Ukraine, et plusieurs projets à l’étude mais sans cadre juridique arrêté. Si aucun nouvel accord inter-étatique n’a été signé depuis 2021, l’intérêt pour le principe s’élargit. Gartner prédit qu’au moins 15 % des « nations situées dans des régions géopolitiquement volatiles » auront conclu un accord formel d’ici 2029.
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L’État publie son premier guide officiel d’usage de l’IA pour ses agents
Ce qu'il faut retenir :
- Ce guide interministériel fixe 5 principes fondamentaux d'usage de l'IA : responsabilité de l'agent, choix de l'outil selon la sensibilité des données, transparence, sobriété et formation continue.
- Il distingue trois catégories d'outils, des plus sécurisés (Assistant IA interministériel, Transcripts, Visio) aux outils commerciaux gratuits, dont l'usage professionnel reste très encadré voire interdit.
- Les outils grand public gratuits comme ChatGPT ou Claude ne doivent traiter que des données qui pourraient être publiées librement sur internet.
- Le guide s'accompagne d'une annexe pratique avec des exemples de prompts classés par métier (RH, juridique, finances, management, etc.).
Un cadre attendu par les agents eux-mêmes
Ce document, disponible ici, répond à une demande forte exprimée par les agents publics : une enquête menée fin 2025 auprès de 2 000 d'entre eux a révélé un besoin clair de règles d'usage pour l'IA.
Le guide n'a pas de portée réglementaire à proprement parler, il constitue avant tout un référentiel généraliste destiné à harmoniser les pratiques dans l'attente ou en complément de chartes ministérielles spécifiques. Lorsqu'une charte métier existe déjà (Éducation nationale, Agriculture, communicants de l'État), elle s'applique en priorité.
Le texte s'inscrit également dans une séquence de dialogue social : le ministre de l'Action et des Comptes publics, David Amiel, a lancé une négociation avec les organisations syndicales sur ce sujet, et le guide devrait évoluer à l'issue de ces échanges.
Ce que l'IA générative peut apporter, et ses limites
Le guide rappelle d'abord ce qu'est l'IA générative : une technologie qui produit du contenu original à partir d'un apprentissage statistique sur de grands volumes de documents, et non un logiciel obéissant à des règles programmées. Concrètement, cet outil peut faire gagner du temps aux agents sur les tâches répétitives : transcrire une réunion, résumer un rapport de plusieurs dizaines de pages, reformuler un texte technique pour le grand public, traduire un document ou structurer des idées avant rédaction.
Mais le document insiste tout autant sur les limites de ces outils, notamment les hallucinations. Le guide rappelle que l'IA peut inventer des références juridiques, des chiffres ou des faits historiques qui n'existent pas. Elle ne comprend pas non plus le sens de ce qu'elle produit, fonctionnant uniquement par probabilités. Elle peut reproduire les biais présents dans ses données d'entraînement, être détournée par des instructions cachées dans un document, et ses connaissances restent figées à une date donnée.
Le guide pointe enfin son coût environnemental : une requête texte équivaut à peu près à une à dix recherches Google, la génération d'une image consomme environ soixante fois plus, et les modèles de raisonnement plusieurs dizaines de fois plus.
Quatre conditions sont posées pour un usage réussi :
- Maîtriser soi-même la tâche confiée à l'IA,
- Laisser les agents experts du métier intégrer l'outil plutôt que l'imposer d'en haut,
- Ne pas en faire un réflexe automatique,
- Vérifier systématiquement les sources quand elles sont disponibles.
Cinq principes pour encadrer la pratique
Le cœur du guide repose sur cinq principes.
L'agent public reste responsable
L'IA propose, mais c'est l'agent qui décide, publie et engage sa responsabilité. Toute production doit être validée avant diffusion, et il est explicitement proscrit de configurer l'IA pour qu'elle envoie automatiquement des courriels ou accède à des systèmes critiques sans supervision humaine.
Le choix de l'outil dépend de la nature des données
C'est sans doute le point le plus opérationnel du guide, développé sous forme de trois catégories hiérarchisées.
- Les outils des administrations publiques sont à privilégier en priorité : l'Assistant IA interministériel (assistant.numerique.gouv.fr) pour la rédaction et la reformulation, l'Assistant Transcripts pour l'enregistrement des réunions en présentiel, et Visio pour la transcription automatique des visioconférences. Certains ministères disposent aussi d'outils propres, appelés à converger avec les offres mutualisées de l'État d'ici 2026.
- Les outils commerciaux payants mis à disposition par l'administration (versions professionnelles de ChatGPT ou Claude par exemple) offrent des garanties contractuelles renforcées, mais leur usage doit toujours être vérifié auprès de la DSI, car même une licence payante n'autorise pas tous les types de données. Le guide alerte notamment sur la nécessité d'examiner le pays d'établissement du fournisseur et sa structure capitalistique, un hébergement dans l'Union européenne ne protégeant pas automatiquement du Cloud Act américain si le service est opéré par une entreprise qui y est soumise.
- Les outils commerciaux gratuits accessibles librement sur internet (versions gratuites de ChatGPT, Claude, Gemini, NotebookLM ou Le Chat) font l'objet d'un usage très limité, voire interdit. Le réflexe recommandé aux agents est simple : se demander si l'information traitée pourrait être publiée sur un site accessible à tous. Si la réponse est non, l'outil grand public est à proscrire. Analyser un dossier d'usager, un compte rendu de réunion interne ou des données RH avec ce type d'outil est explicitement classé comme un usage interdit.
La transparence doit être proportionnée au rôle joué par l'IA
Une simple reformulation ou correction ne nécessite aucune mention particulière. En revanche, dès que l'IA produit un contenu de façon substantielle (analyse, note, courrier, synthèse), une mention devient obligatoire, du type « généré partiellement par intelligence artificielle ».
Cette exigence s'appuie sur des textes existants : le RGPD pour les décisions à effets juridiques reposant sur un traitement automatisé, et le code des relations entre le public et l'administration pour les décisions individuelles fondées sur un algorithme.
Pour les décisions administratives à fort impact, le guide recommande de documenter l'outil utilisé, le résultat proposé, la décision finalement retenue et les motivations, afin de pouvoir justifier le choix en cas de contestation.
L'usage doit rester éthique et sobre
Avant de solliciter l'IA, l'agent est invité à se demander s'il en a réellement besoin, si un outil plus simple ne suffirait pas, et si le gain est proportionné à la dépense énergétique engagée. Le guide donne un exemple concret : traduire un courriel de cinq lignes ne justifie pas de recourir à l'IA, un traducteur classique ou une traduction manuelle suffit, l'IA étant réservée aux textes longs et complexes.
La vigilance porte aussi sur le droit d'auteur, l'IA pouvant reproduire du contenu protégé, et sur les biais qu'elle peut reproduire (stéréotypes de genre, biais culturels ou socio-économiques), qu'il convient de corriger par une relecture critique.
La formation continue est présentée comme la clé d'un usage responsable
Le Campus du numérique public et la plateforme Mentor proposent plusieurs modules aux agents (Objectif IA, Découvrir les IA génératives, Kit atelier prompting), en complément des formations ministérielles et des communautés de pratiques internes, notamment sur Tchap.
Une annexe pensée pour la pratique quotidienne
Le guide se termine par une fiche mémo sur la rédaction de prompts, résumée par une formule simple : un bon prompt associe un contexte, un document de référence si nécessaire, une consigne précise et un format attendu. Il recommande d'être précis sans être trop long, de donner du contexte sur son rôle et son objectif, de préciser la longueur et la structure attendues, et de ne pas hésiter à demander des révisions successives plutôt que d'attendre un résultat parfait du premier coup.
Une longue annexe présente ensuite des cas d'usage concrets classés par famille de métier (RH, gestion de projets, communication, développement, juridique, finances, management), chacun accompagné d'un prompt réutilisable, d'un exemple de résultat obtenu et de points de vigilance spécifiques. Chaque fiche inclut aussi un conseil d'agent, une manière de rappeler que l'IA prépare un brouillon, mais que la relecture critique et la validation finale restent, dans tous les cas, de la responsabilité humaine.
L’article "L’État publie son premier guide officiel d’usage de l’IA pour ses agents" a été publié sur le site Abondance.
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Rencontre avec Magali Bessone autour de son nouvel ouvrage "Ce que nous devons à Haïti"
Quand ?
Le 25 septembre à 19h30Où ?
Le Monte en l'air 2, rue de la Mare 75020 ParisMagali Bessone sera l'invitée de la librairie Le Monte-en-l'air (2, rue de la Mare, 75020 Paris), le vendredi 25 septembre à 19h30 à l'occasion de la sortie de son nouvel ouvrage « Ce que nous devons à Haïti, réflexions philosophiques sur la justice réparatrice » aux éditions La Découverte. La rencontre sera animée par Pierre Tenne.
Présentation de l'ouvrage par la maison d'édition :
Un livre qui articule ambition théorique et portée politique : élaborer une philosophie de la domination postcoloniale et définir les contours d'une communauté politique occidentale (un « nous « ) tenue par des exigences de la justice à l'égard des anciens pays colonisés.
À l'heure où les réparations pour les injustices héritées de l'esclavage et de la colonisation s'imposent comme un enjeu mondial, Magali Bessone propose, à partir du cas d'Haïti, une réflexion ambitieuse sur la justice réparatrice. Premier État issu d'une insurrection d'esclaves, Haïti fut contraint en 1825 de verser à la France une » indemnité » colossale pour obtenir la reconnaissance de son indépendance. Imposée sous la menace, cette rançon obligea le pays à souscrire des emprunts dont les effets pèsent encore dramatiquement sur le destin haïtien.
En articulant analyses juridiques, enquêtes historiques et réflexion philosophique, l'autrice montre que la justice réparatrice doit combiner trois dimensions indissociables : une réparation épistémique, contre l'effacement des faits et les stéréotypes persistants, une réparation économique, fondée sur la restitution de la » double dette » imposée au peuple haïtien, et une réparation politique visant la transformation des asymétries héritées du passé colonial.
Au-delà de l'analyse d'une injustice historique, le livre se distingue par son ambition transformatrice. Il invite à repenser nos obligations collectives et la possibilité d'un » nous » politique. Qui décidons-nous d'être, en France et dans le monde, face à cet héritage colonial ? Comment les réparations peuvent-elles fonder des relations internationales plus justes, au-delà de la charité ou de l'aide au développement ? En répondant à ces questions, ce livre offre une boîte à outils conceptuelle et pratique pour repenser la justice globale à l'ère postcoloniale.
Magali Bessone est professeure de philosophie politique à l'Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne et membre de l'Institut Universitaire de France. Ses travaux portent sur les théories de la justice ainsi que sur la philosophie critique de la race et des racismes.
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Lancement de la Revue des livres et des idées
Quand ?
Le 24 septembre de 19h30 à 21h30Où ?
Le Monte en l'air 2, rue de la Mare 75020 ParisLa librairie Le Monte-en-l'air (2, rue de la Mare, 75020 Paris) accueillera la Revue des livres et des idées pour le lancement de son premier numéro papier le jeudi 24 septembre à 19h30.
Seront prévus une présentation du projet, quelques interventions de contributeurices du premier numéro, et un moment convivial pour fêter cette superbe nouvelle !
Présentation de la Revue :
Essentiellement composée de longues recensions, d'essais et d'articles de fond, la Revue des livres et des idées travaille le domaine de l'idéologie. Elle a pour ambition de redonner ses lettres de noblesse à la critique et de nourrir les débats théoriques à gauche, en proposant des textes approfondis et agréables à lire.
Son premier numéro, illustré par une série photographique de Bruce Gilden, réunit onze articles d'Eyal Weizman, Verónica Gago, Emily Witt, Matthieu Renault, Benjamin Bürbaumer, Claude Serfati, Laleh Khalili, Jean-François Hamel, Selim Nadi, Benjamin Gizard et Nathalie Quintane.
De l'Argentine de Milei à la reconstruction de Gaza, des réseaux masculinistes à l'ascension de la Chine, de l'OTAN aux réseaux logistiques, il analyse les tensions et contradictions du système-monde. Il revient sur l'histoire communiste à travers la photographie ouvrière et la trajectoire de Dionys Mascolo, tout en interrogeant la fonction politique de l'utopie et les potentialités de la poésie contemporaine.
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31e saison des Rencontres interculturelles du 10e. Atelier-débat 'Médias, racisme et démocratie'
Quand ?
Le 29 septembre à 18hOù ?
ACORT 2BIS Rue Bouchardon, 75010, Paris, FranceDans le cadre de la 31e saison des rencontres interculturelles du 10e arrondissement de Paris, L'ACORT et le LEGEM (Laboratoire d'études géopolitiques pour la mémoire) vous invitent à l'atelier participatif sur le thème « Médias & Racisme : décoder les discours, repérer les biais ».
Un atelier collectif d'auto-défense intellectuelle et d'analyse médiatique.
Au programme :
– Clarifier nos repères : Mise en commun et confrontation de nos définitions (neutralité, journalisme d'opinion, biais systémiques).
– Débattre ensemble : L'indépendance médiatique absolue existe-t-elle ? Le journalisme peut-il (ou doit-il) être neutre ?
– Passer à la pratique : Exercice en petits groupes sur des articles récents pour traquer le choix des mots, les cadrages implicites et les angles morts.Cet atelier sera le premier volet introductif d'une série à venir.
Places limitées, inscription souhaitée.
Inscriptions : association.acort@gmail.com- Voir l'événement Facebook
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