Source : Vert
Du bio dans toutes les cantines, un vœu pieux ? Des associations attaquent l'État en justice pour dénoncer son incapacité à faire appliquer les obligations de la loi Egalim, relate Vert. Depuis 2018, cette loi fixe notamment un objectif d'au moins 20% de produits bio dans les repas servis. Mais faute de contrôles suffisants, de moyens et de volonté politique, la réalité reste éloignée de la théorie. Pour les associations, l'État ne peut se contenter de fixer des objectifs : il doit aussi garantir leur respect.
« Il nous paraît essentiel que l'État s'applique déjà à lui-même ses propres lois. Il a un devoir d'exemplarité et il n'est pas entendable que dans ses restaurants collectifs, on n'atteignent pas l'objectif fixé », défend Julien Lucy, directeur de Bio Consom'acteurs.
Derrière ce recours, se pose une question très concrète : pourquoi les engagements pris pour améliorer l'alimentation dans les cantines restent-ils si peu appliqués ? Pour les associations, les repas servis aux enfants peuvent pourtant soutenir une agriculture plus respectueuse de l'environnement, tout en favorisant une alimentation de meilleure qualité. Une démarche qui vise donc à rappeler à l'État ses responsabilités, et à obtenir des mesures concrètes pour que les objectifs de la loi deviennent une réalité dans les assiettes.