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iPhone 18 Pro Max : nous avons chronométré sa recharge, c’est du jamais vu chez Apple

Malgré la présence de batteries à la capacité immense, les iPhone 18 Pro et iPhone 18 Pro Max battent des records lors de leur recharge. Nous avons branché un iPhone 18 Pro Max à 0 % avec un wattmètre et un chronomètre, puis comparé sa courbe de recharge à celles des trois générations précédentes. Le résultat est le meilleur jamais mesuré sur un iPhone : Apple a corrigé de nombreux défauts.
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'Perpetual Villainy': Trump Admin Preps Yet Another Attack on Endangered Species
"Hmmmm.... I've done a lot of horrible things lately. What is another evil, cruel, nonsensical idea? Ya know, one that would have irreversible generational consequences?" That's how University of Alberta professor Timothy Caulfield responded to The New York Times' Wednesday reporting that President Donald Trump's administration "is quietly moving to strip a core protection" of the Endangered Species Act (ESA), according to an internal memo obtained by the newspaper. -
Trump Administration Moves to Gut a Core Endangered Species Protection
In what would be a seismic shift, the Trump administration is quietly moving to strip a core protection of the Endangered Species Act, according to an internal memo obtained by The New York Times. Under a new interpretation of the law's language outlined in the memo, the accidental killing or injury of an animal would no longer be considered illegal; only actions specifically intending to target an animal would. -
NY Times: Trump Could Gut Endangered Species Act
The Trump administration is considering making it so the accidental killing or injuring of an endangered animal would no longer be considered illegal, The New York Times reported. Such an interpretation would gut the Endangered Species Act, since it would no longer hold companies and people accountable for the deaths of endangered animals. -
Le procès de Rachida Dati pour corruption poursuit sa route, malgré l’absence de Carlos Ghosn
Exilé au Liban et sous le coup d’un mandat d’arrêt, l’ancien patron de Renault-Nissan, poursuivi avec l’ancienne eurodéputée, a demandé le renvoi du procès, prétextant ne pas connaître le dossier et ne pas pouvoir venir. Il sera tout de même jugé. -
PLANITY, TREATWELL ou FRESHA : quelle plateforme choisir pour son salon de coiffure, ou de soins esthétiques?
La prise de rendez-vous n’est plus qu’une porte d’entrée, derrière l’agenda numérique se joue désormais le contrôle d’une partie croissante de l’activité du salon de coiffure : acquisition de clients, encaissement, fichier client, gestion des équipes, stocks, cartes cadeaux, marketing et, progressivement, financement. PLANITY, TREATWELL et FRESHA répondent à ce même besoin avec trois modèles …
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Zelda Ocarina of Time : où trouver l’ocarina en précommande

L’ocarina de Link pourra bientôt rejoindre votre salon et servir dans le remake d’Ocarina of Time sur Switch 2. Le modèle électronique de HORI commence à apparaître chez les marchands à 49,99 €. Mais attention à bien le distinguer de l’autre instrument présenté par Nintendo.
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AI Overviews arrive en France : comment rester visible dans les résultats de recherche ?
L’arrivée d’AI Overviews en France change progressivement la manière dont les internautes accèdent à l’information sur Google. Pour de nombreuses requêtes, le moteur de recherche affiche désormais directement une réponse générée par intelligence artificielle, accompagnée d’une sélection limitée de sources. Pour les entreprises, les médias et les équipes marketing, l’enjeu dépasse donc désormais le positionnement …
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L’onglet Cowork va disparaître : voici comment naviguer dans la nouvelle interface de Claude

Anthropic vient d'annoncer la fusion de ses deux interfaces principales au sein d'une seule expérience Claude, capable de déterminer elle-même l'ampleur du travail à effectuer. Docs et Slides en beta font également leur entrée.
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Les réserves d'eau douce dans le monde se dégradent à un rythme alarmant
L'année 2025 a été l'une des plus sèches des 35 dernières années à l'échelle mondiale, en termes de débit fluvial. C'est l'un des constats du dernier rapport sur l'état des ressources en eau dans le monde, publié le 17 septembre par l'Organisation météorologique mondiale (OMM). Tous les signaux sont dans le rouge, s'inquiète l'organisme des Nations unies, au point de susciter « de graves implications pour l'avenir ».
Lire la suite - En bref / Eau
Dans le détail, plus de 36 % de la superficie des bassins hydrographiques (…) -
Comment les agents IA transforment le modèle de l’agence SEO (sans remplacer les consultants)
Article sponsorisé par Sedestral
Le plafond de verre de l'agence SEO
Le modèle des agences présente une limite structurelle. Pour gérer un client supplémentaire, il faut bien souvent passer par la case recrutement. Les marges sont ténues, les profils SEO expérimentés difficiles à trouver, ce qui se ressent sur la répartition du travail. Les juniors passent leurs journées en reporting, les seniors en briefs et en validation, et personne n'a plus vraiment le temps pour faire de la stratégie !
Depuis deux ans, un nouveau problème s’est ajouté : les clients demandent des résultats dans ChatGPT, Gemini ou Perplexity, un canal que personne ne sait encore vraiment mesurer avec les outils historiques. Les agences doivent répondre à cette demande sans moyens supplémentaires, et souvent sans méthode pré-établie.
Outil IA contre agent IA : l’apport concret pour les agences
Un consultant qui utilise ChatGPT ou Claude dans le but de rédiger plus vite gagne 20 % sur une tâche. Un agent IA qui exécute la tâche de bout en bout, sur trente sites clients en parallèle, bouleverse l’organisation.
La différence entre un outil IA classique et un agent IA a déjà été abordée à plusieurs reprises sur Abondance : l’agent se connecte au site et au CMS, exécute la tâche, puis boucle sur le suivi de son propre travail. Pour une agence, le point qui change vraiment la donne est le passage à l'échelle. Il est possible d’exécuter une tâche identique sur tout le portefeuille de clients, de façon simultanée, et non pas sur un seul site à la fois.
Que peut-on confier aux agents IA ?
Voici un passage en revue des missions les plus chronophages réalisées en agence, avec les temps observés avant et après délégation à un agent. Ces chiffres sont les hypothèses du calculateur de Sedestral, construites à partir de retours clients agences, et non une mesure terrain généralisables. Elles offrent toutefois un ordre de grandeur tout à fait réaliste :
- Recherche de mots-clés et planning éditorial : environ 1 h 30 par client en agence, contre 15 minutes de validation, une fois la mission confiée à un agent.
- Article de blog documenté et publié sur le CMS : environ 1 h 30 de rédaction et de mise en ligne, contre 15 minutes de relecture par un agent.
- Optimisation d'une page existante avec l’agent Rémi : l’agent compare la page aux meilleurs résultats de la SERP, propose une version retravaillée ; le consultant relit dans l'éditeur, puis la modification est poussée sur le CMS.
- Suivi d'indexation, avec l'agent Nox : chacune des pages des clients fait l’objet d’un suivi via l'API Search Console, avec soumission automatique dans la limite d'un plafond quotidien, et alerte en cas de désindexation. C’est une tâche qui peut être entièrement automatisée.
- Veille concurrentielle, avec l'agent Marc : les concurrents sont identifiés automatiquement à partir des requêtes partagées, les mots-clés les plus intéressants, et ces données sont réinjectées vers les autres agents.
- Netlinking, avec l'agent Maya : gap concurrentiel et acquisition de liens, sur le même principe que celui déjà détaillé dans un précédent article.
- Rapports : générés automatiquement, à la marque de l'agence.
Un niveau de délégation différent pour chaque client
Le risque, avec ce genre d'outils, serait de tomber dans le « tout automatique ». Dans l’offre Sedestral pour les agences, chaque agent IA est paramétrable site par site, selon trois modes distincts : automatique, manuel (l'agent propose, l'humain valide), ou désactivé.
Une agence peut ainsi laisser Nox en automatique sur tous ses comptes, mettre Alya en validation manuelle chez un client sensible sur sa communication, et couper Maya chez celui qui n'a pas de budget netlinking. La délégation est alors une décision prise individuellement, pas un choix global qui s’applique à l’ensemble du portefeuille.
Le SEO en marque blanche avec Sedestral
Concrètement, l'offre proposée par Sedestral inclut un espace client aux couleurs de l'agence, avec le suivi du travail réalisé par les agents, les rapports et l'évolution des positions. Les rôles y sont distincts : l'agence garde l'administration et l'édition, le client a un accès en consultation.
L'agence reste ici le seul et unique interlocuteur du client, mais ce dernier voit concrètement ce qui a été fait pour lui. Ce point permet de régler une tension propre au métier : justifier, mois après mois, la valeur d'une prestation qui demeure souvent abstraite pour qui ne la pratique pas. Avec ce mode de fonctionnement, les choses sont claires pour les différentes parties.
La visibilité IA : nouvelle ligne incontournable du rapport client
Portons une attention particulière à une section désormais de plus en plus incontournable, à l’heure des moteurs IA : celle dédiée au suivi des mentions et citations de la marque dans les réponses générées par ChatGPT, Gemini, Perplexity, Claude et les AI Overviews de Google. Ces informations, attendues par les clients en 2026, sont encore le parent pauvre des agences. En effet, peu d’entre elles savent les facturer, faute d’outil ou de méthode assez rigoureuse pour justifier une prestation dédiée.
Les choses sont toutefois en train de changer. Si les agents IA sont capables de mesurer cette visibilité, l’agence vend quant à elle l’accompagnement qui va avec : comprendre pourquoi une marque est citée ou non par les différents LLMs, et quelles actions mettre en place pour améliorer ou changer cela.
Ce sur quoi l’agence doit garder la main
Et quel est le rôle de l’agence dans tout cela ? La stratégie, l'arbitrage, la relation client et la responsabilité restent avant tout une affaire humaine. En essence, un agent IA n'a pas d'avis sur le positionnement d'une marque, ni sur les priorités business d'un client. Une agence qui serait tentée de déléguer également cette tâche à la machine n’aurait plus vraiment d’utilité, perdrait en pertinence, et pourrait rapidement fermer boutique.
L’objectif de ces outils n'est donc pas de faire disparaître les professionnels, mais plutôt de leur permettre de redevenir des conseillers plutôt qu'une simple usine à livrables, qui n’a plus de temps pour la réflexion.
Le moment de revenir aux fondamentaux !
Le modèle « un consultant pour X clients » ne tient plus face à la pression exercée sur les prix et la demande d'IA mal formulée des clients. Loin d’être un problème de compétences, l’enjeu concerne surtout la répartition du temps. Encore trop d’heures sont consacrées à des tâches qui ne requièrent pas nécessairement d’expertise humaine, et pas assez à celles qui en ont vraiment besoin.
En 2026, les agences qui se portent le mieux ne sont pas celles qui produisent le plus vite. Ce sont celles qui ont déplacé la force de leurs équipes vers ce que les agents IA ne seront sans doute jamais en capacité de faire : arbitrer une stratégie, défendre un budget en comité, comprendre pourquoi un client hésite avant même qu'il ne le formule. En somme, déléguer l'exécution à des agents IA n'affaiblit aucunement ce rôle, il lui permet de passer à une tout autre échelle.
L’article "Comment les agents IA transforment le modèle de l’agence SEO (sans remplacer les consultants)" a été publié sur le site Abondance.
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Près de 8 000 décès en excès après un été de canicules quasi continues
Ce bilan est cependant voué à s’alourdir car les chiffres publiés mercredi par Santé publique France doivent encore être consolidés, et il ne prend pas en compte l’été entier. -
L’inflation «trop élevée» pousse la Fed à serrer la vis et à braver Trump
La Réserve fédérale a rehaussé – à l’unanimité – ses taux directeurs d’un quart de point pour atteindre une fourchette comprise entre 3,75 et 4%. Le président états-unien avait pourtant exigé le contraire. -
House passes Russia sanctions bill, overcoming opposition from Democratic leaders
A sweeping Russia sanctions bill overcame opposition in the House on Wednesday, after many Democrats expressed concern that it would expand President Trump's tariff authorities. The House passed the bill in a 262 to 159 vote on the final day that the lower chamber is in session before lawmakers leave Washington until after Election Day. Some 58 Democrats voted in favor of the bill, while seven Republicans voted in opposition. -
Jeux vidéo et cybersécurité : le nouveau cadre règlementaire
Le secteur du jeu vidéo s’est imposé comme un pilier de l’économie numérique. Studios, éditeurs, plateformes en ligne, hébergeurs cloud et organisateurs d’e-sport composent un écosystème interconnecté, dépendant d’infrastructures critiques et de flux continus de données.
À la croisée du règlement général sur la protection des données (RGPD) (1), de la directive NIS 2 (2), du règlement européen sur les services numériques (DSA) (3), et du règlement sur la cyberrésilience (CRA) (4), les acteurs du jeu vidéo doivent intégrer une approche globale de gestion du risque cyber.Une menace cyber structurelle pour l’écosystème du jeu vidéo
Les tendances observées par l’ANSSI dans son Panorama de la cybermenace 2025 (5) confirment une intensification des attaques : rançongiciels, extorsions, campagnes de déstabilisation (notamment DDoS) et exploitation de vulnérabilités sur des systèmes exposés. L’industrie du jeu vidéo présente plusieurs facteurs d’exposition :
• infrastructures à forte disponibilité (serveurs en ligne) ;
• environnements cloud massifs ;
• équipes distribuées et accès distants ;
• dépendance à une chaîne de prestataires techniques interconnectés.Les attaques par rançongiciel peuvent provoquer l’interruption de services, la compromission de données de joueurs ou la fuite de codes sources stratégiques. La compromission d’équipements de bordure (pare-feux, VPN) constitue un vecteur d’intrusion particulièrement critique pour les studios.
La cybersécurité devient ainsi un enjeu de continuité d’activité et de confiance des communautés.RGPD et jeux vidéo : la sécurité des données comme obligation centrale
Les studios et plateformes traitent d’importants volumes de données personnelles : comptes joueurs, données de paiement, données comportementales, données de localisation, voire données biométriques dans certains environnements immersifs. Le RGPD impose :
• la mise en œuvre de mesures techniques et organisationnelles appropriées (art. 32) ;
• la notification des violations de données à l’autorité de contrôle dans les 72 heures (art. 33) ;
• l’information des personnes concernées en cas de risque élevé d’une violation (art. 34).Les sanctions administratives peuvent atteindre 20 millions d’euros ou 4 % du chiffre d’affaires mondial annuel (art. 83).
Au-delà du risque financier, une violation de données affectant une communauté de joueurs peut entraîner une atteinte durable à la réputation et à la valeur des actifs numériques.Directive NIS 2 et jeux vidéo : vers une responsabilisation accrue des acteurs
La directive NIS 2 marque un changement d’échelle en matière de cybersécurité. Elle s’applique aux entités moyennes et grandes opérant dans les secteurs listés aux annexes I et II (art. 2). Dans l’écosystème du jeu vidéo, peuvent notamment être concernés :
• les fournisseurs de services cloud et d’infrastructure numérique ;
• les centres de données ;
• les fournisseurs de services gérés ;
• certaines plateformes numériques.La directive distingue entités essentielles et entités importantes (art. 3), ce qui conditionne l’intensité des contrôles. L’industrie du jeu vidéo n’y constitue pas un secteur autonome : selon ses activités, elle peut relever soit des entités essentielles lorsqu’elle fournit des services d’infrastructure numérique (cloud, centres de données, fournisseurs de services gérés – annexe I), soit des entités importantes lorsqu’elle exploite certaines plateformes ou services numériques en ligne (annexe II).
L’article 21 impose des mesures de gestion des risques couvrant :
• l’analyse des risques ;
• la gestion des incidents ;
• la continuité d’activité ;
• la sécurité de la chaîne d’approvisionnement ;
• la sécurité du développement logiciel.L’un des apports majeurs réside dans l’implication des organes de direction (art. 20), tenus d’approuver et de superviser les mesures de cybersécurité. La gouvernance cyber devient un sujet de niveau exécutif.
Les sanctions peuvent atteindre 10 millions d’euros ou 2 % du chiffre d’affaires mondial annuel (art. 34).DSA : responsabilité des plateformes de jeu vidéo
Les plateformes de jeu intégrant des contenus générés par les utilisateurs relèvent du DSA. Le règlement maintient l’exonération conditionnelle des hébergeurs, mais impose des obligations de diligence :
• mécanisme efficace de notification et action ;
• modération diligente des contenus illicites ;
• transparence des règles et décisions ;
• rapports de transparence.Pour les très grandes plateformes, une évaluation des risques systémiques (art. 34) est requise, notamment concernant la protection des mineurs et la diffusion de contenus préjudiciables.
Les sanctions peuvent atteindre 6 % du chiffre d’affaires mondial annuel (art. 52).CRA et jeux vidéo : la cybersécurité par conception
Le CRA adopte une approche centrée sur le produit. Il s’applique aux « produits comportant des éléments numériques » mis à disposition sur le marché européen (art. 2 et 3). Le règlement impose notamment aux fabricants :
• l’intégration des exigences essentielles de cybersécurité dès la conception et par défaut (« security by design » et « security by default ») (art. 13 §1 et annexe I) ;
• la réalisation d’une évaluation des risques cyber intégrée au cycle de développement (art. 13 §2 à §4) ;
• la mise en place de processus de gestion et de divulgation coordonnée des vulnérabilités, y compris pour les composants tiers ou open source (art. 13 §5 à §8) ;
• la fourniture de mises à jour de sécurité pendant la période d’assistance du produit (art. 13 §9) ;
• la notification des vulnérabilités activement exploitées et des incidents graves via la plateforme ENISA (art. 14).Dans l’écosystème du jeu vidéo, le CRA peut ainsi concerner notamment :
• les consoles et équipements connectés ;
• les périphériques gaming intelligents ;
• les dispositifs immersifs VR/AR ;
Les sanctions peuvent atteindre 15 millions d’euros ou 2,5 % du chiffre d’affaires mondial annuel pour les manquements les plus graves (art. 64).Vers une gouvernance intégrée du risque cyber
Le cadre juridique applicable au jeu vidéo révèle une convergence : protection des données, sécurité des réseaux, responsabilité des plateformes et conformité des produits. Pour les acteurs du gaming, la cybersécurité implique désormais :
• une implication des organes de direction ;
• une articulation entre équipes techniques, juridiques et conformité ;
• une vigilance accrue sur la chaîne d’approvisionnement logicielle ;
• une documentation structurée des mesures mises en œuvre.Au-delà du risque de sanction, l’enjeu est stratégique : continuité d’exploitation, protection des actifs immatériels et confiance des joueurs.
La conformité cyber ne constitue plus une option technique. Elle s’inscrit désormais au cœur de la gouvernance des entreprises du jeu vidéo.(1) Règlement (UE) 2016/679 du Parlement européen et du Conseil du 27 avril 2016 relatif à la protection des personnes physiques à l’égard du traitement des données à caractère personnel et à la libre circulation de ces données, et abrogeant la directive 95/46/CE (règlement général sur la protection des données) (Texte présentant de l’intérêt pour l’EEE).
(2) Directive (UE) 2022/2555 du Parlement européen et du Conseil du 14 décembre 2022 concernant des mesures destinées à assurer un niveau élevé commun de cybersécurité dans l’ensemble de l’Union, modifiant le règlement (UE) no 910/2014 et la directive (UE) 2018/1972, et abrogeant la directive (UE) 2016/1148 (directive SRI 2) (Texte présentant de l’intérêt pour l’EEE).
(3) Règlement (UE) 2022/2065 du Parlement européen et du Conseil du 19 octobre 2022 relatif à un marché unique des services numériques et modifiant la directive 2000/31/CE (règlement sur les services numériques) (Texte présentant de l’intérêt pour l’EEE).
(4) Règlement (UE) 2024/2847 du Parlement européen et du Conseil du 23 octobre 2024 concernant des exigences de cybersécurité horizontales pour les produits comportant des éléments numériques et modifiant les règlements (UE) n° 168/2013 et (UE) 2019/1020 et la directive (UE) 2020/1828 (règlement sur la cyberrésilience) (Texte présentant de l’intérêt pour l’EEE).
(5) Panorama de la cybermenace 2025.
Katharina Berbett
Avocate, Directrice du département Informatique contentieux complexe
Mathilde Pennès-Lavoye
Avocate, collaboratrice du département Informatique contentieux complexe
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Les frais kilométriques surréalistes d'Edwige Diaz, vice-présidente du RN
Source : Les Jours
Payant -
100 médicaments en vente libre étudiés : la majorité sans effets ou à proscrire
Source : 60 millions de consommateurs -
Bio dans les cantines : des associations lancent un recours contre l'État pour non respect de ses obligations
Source : Vert
Du bio dans toutes les cantines, un vœu pieux ? Des associations attaquent l'État en justice pour dénoncer son incapacité à faire appliquer les obligations de la loi Egalim, relate Vert. Depuis 2018, cette loi fixe notamment un objectif d'au moins 20% de produits bio dans les repas servis. Mais faute de contrôles suffisants, de moyens et de volonté politique, la réalité reste éloignée de la théorie. Pour les associations, l'État ne peut se contenter de fixer des objectifs : il doit aussi garantir leur respect.
« Il nous paraît essentiel que l'État s'applique déjà à lui-même ses propres lois. Il a un devoir d'exemplarité et il n'est pas entendable que dans ses restaurants collectifs, on n'atteignent pas l'objectif fixé », défend Julien Lucy, directeur de Bio Consom'acteurs.
Derrière ce recours, se pose une question très concrète : pourquoi les engagements pris pour améliorer l'alimentation dans les cantines restent-ils si peu appliqués ? Pour les associations, les repas servis aux enfants peuvent pourtant soutenir une agriculture plus respectueuse de l'environnement, tout en favorisant une alimentation de meilleure qualité. Une démarche qui vise donc à rappeler à l'État ses responsabilités, et à obtenir des mesures concrètes pour que les objectifs de la loi deviennent une réalité dans les assiettes.
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Bio dans les cantines : des associations lancent un recours contre l'État pour non respect de ses obligations
Source : Vert -
Rebond ou décrochage : les prévisionnistes divisés sur le sort de l'économie française
Les économistes de l’Insee et de la Banque de France ne sont pas d'accord sur ce que nous réserve 2027. Mais ils s'entendent sur une chose : 2026 n'aura pas été une bonne année, à cause notamment d'une faible demande intérieure. -
Nous sommes du même camp : il est l’heure de rejoindre la presse indépendante
Un tribune de la presse indé
À l'initiative de La Presse Libre, cette tribune aborde le sujet qui fâche : sans le soutien des lecteurs qui décident de s'abonner, par de contre pouvoir aux Big Tech et aux médias des milliardaires qui donnent le ton de ce que doit être, selon eux, l'information. Nous avons d'autres points de vue et pour continuer à les proposer, nous avons besoin de vous. Car nous somme du même camp.
Depuis cet été en France, nos requêtes Google ne pointent plus vers des sources. Digérant des millions de pages internet, le moteur de recherche nous apporte désormais une réponse générée par intelligence artificielle (IA). Ce faisant, Google méprise celles et ceux qui produisent l’information et s’accapare le fruit de leur travail. Si les plus gros acteurs médiatiques pactisent avec les géants de l’intelligence artificielle, les acteurs plus modestes sont ignorés et se retrouvent totalement invisibilisés. Avec l’IA, les citoyens et citoyennes sont privés d’une part de leur libre arbitre. Ils ne choisissent plus comment ils s’informent, “on” choisit à leur place.
Google n’est qu’un exemple de la manière dont les big tech vampirisent l’information et orientent le débat public. Avant lui, Facebook avait sciemment mis au ban les médias dans les suggestions faites aux internautes. Trop peu rentables commercialement.
Tout cela ne fait que renforcer un phénomène que nous ne connaissons que trop bien : l’accaparement de la production d’information par quelques-uns au détriment de toutes et tous.
Les médias indépendants n’auront jamais à leur tête un milliardaire prêt à perdre des dizaines de millions d’euros par an pour posséder un titre de presse et l’influence qui va avec. Ils ne comptent que sur vous. Dans une période où la clarté du débat public et l’honnêteté du journalisme doivent plus que jamais primer, où l’enquête doit l’emporter sur la déférence, où il faut des médias...
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Un gangster franco-israélien a fait fortune sur le dos de milliers de boursicoteurs
Rony Hadjedj a débuté par des cambriolages à Marseille avant de lancer le logiciel Airsoft, qui a permis d’escroquer des centaines de millions d’euros à de petits investisseurs. «Mediapart» et l’EIC ont retracé le parcours d’un délinquant qui a enrôlé sa famille au cours d’une longue cavale en Israël. -
Ambassades de données : vers une souveraineté numérique hors-frontière ?
Registre de la population, cadastre, livre foncier, registre du commerce, système du Trésor : ce qui fait tourner l’administration estonienne existe en double au Luxembourg, dans des locaux où aucun agent du Grand-Duché n’entre sans l’accord du représentant estonien, sauf incendie ou autre urgence. Le principe s’énonce simplement et se qualifie mal en droit : un État place des copies de ses registres essentiels sur le territoire d’un autre et en garde le contrôle. À rebours de la localisation des données, on sort l’information du territoire pour la protéger et en assurer la continuité, et l’on compense la perte de contrôle physique par un montage juridique.
Au Luxembourg, l’immunité par traité
Deux accords seulement relèvent du traité entre États, et le même pays les accueille. L’accord estonien, signé le 20 juin 2017 par Jüri Ratas et Xavier Bettel, est ratifié par le Riigikogu en mars 2018, au terme d’une réflexion engagée dès 2014 avec Microsoft. Tallinn a retenu le Grand-Duché pour ses centres publics certifiés Tier IV et pour son engagement à garantir l’immunité des systèmes, selon l’exposé des motifs cité par le Riigikogu. Le coût était évalué à 2,2 millions d’euros sur cinq ans, dont 85 % pris en charge par le Fonds européen de développement régional, selon ERR. Dix bases y sont répliquées : registre de population, registre du commerce, livre foncier électronique, cadastre, registre des assujettis, registre des documents d’identité, système d’information du Trésor, système judiciaire eFile, registre des pensions et Journal officiel.
Quatre ans plus tard, Monaco signe son accord avec le Luxembourg en juillet 2021. Il entre en vigueur le 30 juin 2023. La principauté cherchait, dit le préambule, des locaux situés à l’étranger, à au moins 150 kilomètres de son territoire, pour protéger ses données des catastrophes naturelles comme des actes illicites. Sur deux kilomètres carrés, aucune redondance géographique n’est possible sans franchir la frontière.
Les deux textes se disent conclus « dans l’esprit » de la convention de Vienne de 1961, qu’ils jugent insuffisante, et en recopient la mécanique. Dans l’accord estonien, les locaux sont inviolables (article 3), les équipements échappent à toute forme de procédure judiciaire (article 5) et les données sont assimilées aux archives de la République (article 6). L’Estonie peut chiffrer ses communications officielles comme elle l’entend et recourir à des courriers diplomatiques ; ces communications ne peuvent être ni censurées ni restreintes. Si l’accord prend fin, les données ne sont remises qu’au représentant autorisé de l’Estonie ; s’il est introuvable, le Luxembourg les protège comme ses propres archives jusqu’à ce qu’un représentant légal se présente (article 10). Le texte anticipe ici l’hypothèse d’un État dont les autorités ne répondent plus. Monaco l’a reprise dans son propre accord (article 14).
Le texte monégasque complète le dispositif sur plusieurs points. Son article 7 interdit expressément aux autorités luxembourgeoises d’appréhender les données à distance sans consentement préalable de Monaco : l’accès logique est pris en compte, et non plus seulement l’intrusion physique. L’article 4 écarte toute autorité « étrangère » de l’accès physique, mais l’interdiction de l’accès à distance ne vise, elle, que le Luxembourg. L’article 8 exclut toute interception des communications à des fins administratives ou judiciaires. L’article 3 oblige le Luxembourg à prévenir six mois avant toute cession des locaux ou tout changement de gestionnaire, sauf urgence impérieuse.
Des angles morts demeurent dans les deux cas. L’immunité protège locaux, machines et données, mais pas l’alimentation électrique ni le refroidissement : les deux textes imposent des locaux livrés en état de marche, sans garantir leur continuité en crise. Le Luxembourg ne doit à Tallinn que le niveau de protection qu’il s’accorde à lui-même (article 4). Le représentant estonien, faute d’être membre d’une mission diplomatique, ne bénéficie d’aucune immunité personnelle, relevait dès 2019 Bartłomiej Sierzputowski dans l’International and Comparative Law Quarterly. Aucune bascule en conditions réelles n’a été rendue publique à ce jour ; le site estonien demeure une sauvegarde, que Tallinn veut à terme pouvoir exploiter en direct.
En Ukraine, l’exil des registres dans l’urgence
L’Ukraine constitue le seul cas documenté de basculement réel, et il s’est fait hors de tout cadre diplomatique et avec des opérateurs privés. Avant 2022, la loi ukrainienne imposait le maintien de certaines données publiques sur des serveurs situés sur le territoire national. La loi « Sur les services cloud » n° 2075-IX, adoptée le 17 février 2022, une semaine avant l’invasion, n’a pas levé ce verrou. Signée le 15 mars et applicable à partir de septembre, elle interdit au contraire de traiter hors du pays les secrets d’État, l’information officielle et les données des registres d’État, comme le détaille l’analyse du cabinet Sayenko Kharenko. La sortie des données repose sur le droit d’exception : la résolution n° 263 du Cabinet des ministres du 12 mars 2022 autorise, pendant la loi martiale, l’hébergement des registres publics et de leurs copies dans des clouds ou des centres de données situés à l’étranger, dérogation inscrite ensuite dans la loi n° 2130-IX du 15 mars 2022.
L’exécution repose sur des fournisseurs privés. Trois boîtiers AWS Snowball sont acheminés depuis Dublin via la Pologne dans les premiers jours du conflit. Selon Liam Maxwell, directeur chez AWS, 161 registres d’État et 356 organisations ont été migrés, pour une quinzaine de pétaoctets. Le dispositif actuel n’offre aucune immunité formelle digne d’une “
ambassade” dans la mesure où la protection est contractuelle et repose sur la relation commerciale avec l’hébergeur, sur le chiffrement et sur la dispersion. Le recours à un prestataire américain ajoute une autre contrainte : le CLOUD Act permet aux autorités américaines de contraindre un fournisseur soumis à leur juridiction à communiquer des données placées sous son contrôle, y compris lorsqu’elles sont stockées hors des États-Unis. Kyiv a engagé des discussions parallèles avec plusieurs États, dont l’Estonie et la France, pour la protection de ses données essentielles à l’extérieur de son territoire national, selon les informations du Wall Street Journal du 14 juin 2022. Aucun accord n’a été rendu public depuis. Depuis, le gouvernement ukrainien a renforcé le cadre de l’hébergement de ses données, avec la résolution n° 154 du 11 février 2025 fixant les exigences applicables aux prestataires de services cloud et de centres de données, notamment la conformité à la norme ISO/IEC 27001.
Vers un marché de l’asile de données ?
Dans le Golfe, l’accueil s’organise d’abord par la loi du pays hôte, que l’Arabie saoudite prévoit d’adosser à des accords d’État à État. Le décret-loi bahreïni n° 56 de 2018 réserve le contenu des clients étrangers, entreprises comprises, aux juridictions de leur État d’origine, à charge pour le prestataire local d’aviser le procureur général de toute injonction. Le régime ne s’applique qu’aux États et aux centres de données désignés par le Conseil des ministres. Le décret a précédé de peu l’ouverture à Bahreïn, en 2019, de la première région AWS du Moyen-Orient. Le projet saoudien de Global AI Hub Law, soumis à consultation en avril 2025, distingue trois modèles. Le Private Hub est un centre de données réservé à un État étranger, le « pays invité », et fonctionne selon son droit dans le cadre d’un accord bilatéral avec Riyad. L’Extended Hub reprend cette logique, mais permet à un opérateur tiers d’héberger ses propres données ou celles de ses clients selon le droit du pays invité, toujours sur la base d’un accord avec l’Arabie saoudite. Le Virtual Hub est exploité par un prestataire saoudien et permet de soumettre les données de ses clients au droit d’un « État étranger désigné », sans qu’un accord bilatéral soit nécessairement requis. Dans les trois cas, le dispositif reste sous contrôle saoudien et le Conseil des ministres peut mettre fin aux accords ou arrangements pour protéger la sécurité et la souveraineté du Royaume, avec un maintien temporaire des privilèges prévu par le texte.
L’Inde, de son côté, promet depuis son budget du 1er février 2023 d’accueillir des ambassades de données à GIFT City, la zone économique spéciale du Gujarat qui abrite son centre financier international et son régulateur dédié, l’IFSCA. En février 2025, un responsable de l’IFSCA assurait à The Hindu BusinessLine que Singapour étudiait « activement » une implantation. Aucune législation dédiée n’a été adoptée, constate en juillet 2026 le cabinet CMS IndusLaw, qui juge notamment utile de prévoir des exceptions à la section 69 de l’Information Technology Act, laquelle permet aux autorités indiennes d’intercepter et de déchiffrer des données. Un responsable de GIFT City a bien évoqué, d’après le cabinet, une loi ad hoc offrant une immunité comparable à celle des ambassades, mais aucun texte n’a suivi. La déclaration conjointe indo-émirienne du 19 janvier 2026 ouvre une autre piste : les deux dirigeants y chargent leurs équipes d’étudier des « ambassades numériques » sous des arrangements de souveraineté mutuellement reconnus. Le même jour, le secrétaire indien aux Affaires étrangères, Vikram Misri, parlait en briefing d’un concept « relativement nouveau », dont le cadre réglementaire reste à élaborer. Le lendemain, à Davos, le groupe émirien G42 lançait une offre commerciale baptisée « Digital Embassies », adossée à des accords d’État à État.
Le terme d’ambassade de données recouvre aujourd’hui des dispositifs plus ou moins aboutis : deux traités bilatéraux calqués sur le droit diplomatique, un déplacement opéré en urgence par contrat commercial en Ukraine, et plusieurs projets à l’étude mais sans cadre juridique arrêté. Si aucun nouvel accord inter-étatique n’a été signé depuis 2021, l’intérêt pour le principe s’élargit. Gartner prédit qu’au moins 15 % des « nations situées dans des régions géopolitiquement volatiles » auront conclu un accord formel d’ici 2029.
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L’État publie son premier guide officiel d’usage de l’IA pour ses agents
Ce qu'il faut retenir :
- Ce guide interministériel fixe 5 principes fondamentaux d'usage de l'IA : responsabilité de l'agent, choix de l'outil selon la sensibilité des données, transparence, sobriété et formation continue.
- Il distingue trois catégories d'outils, des plus sécurisés (Assistant IA interministériel, Transcripts, Visio) aux outils commerciaux gratuits, dont l'usage professionnel reste très encadré voire interdit.
- Les outils grand public gratuits comme ChatGPT ou Claude ne doivent traiter que des données qui pourraient être publiées librement sur internet.
- Le guide s'accompagne d'une annexe pratique avec des exemples de prompts classés par métier (RH, juridique, finances, management, etc.).
Un cadre attendu par les agents eux-mêmes
Ce document, disponible ici, répond à une demande forte exprimée par les agents publics : une enquête menée fin 2025 auprès de 2 000 d'entre eux a révélé un besoin clair de règles d'usage pour l'IA.
Le guide n'a pas de portée réglementaire à proprement parler, il constitue avant tout un référentiel généraliste destiné à harmoniser les pratiques dans l'attente ou en complément de chartes ministérielles spécifiques. Lorsqu'une charte métier existe déjà (Éducation nationale, Agriculture, communicants de l'État), elle s'applique en priorité.
Le texte s'inscrit également dans une séquence de dialogue social : le ministre de l'Action et des Comptes publics, David Amiel, a lancé une négociation avec les organisations syndicales sur ce sujet, et le guide devrait évoluer à l'issue de ces échanges.
Ce que l'IA générative peut apporter, et ses limites
Le guide rappelle d'abord ce qu'est l'IA générative : une technologie qui produit du contenu original à partir d'un apprentissage statistique sur de grands volumes de documents, et non un logiciel obéissant à des règles programmées. Concrètement, cet outil peut faire gagner du temps aux agents sur les tâches répétitives : transcrire une réunion, résumer un rapport de plusieurs dizaines de pages, reformuler un texte technique pour le grand public, traduire un document ou structurer des idées avant rédaction.
Mais le document insiste tout autant sur les limites de ces outils, notamment les hallucinations. Le guide rappelle que l'IA peut inventer des références juridiques, des chiffres ou des faits historiques qui n'existent pas. Elle ne comprend pas non plus le sens de ce qu'elle produit, fonctionnant uniquement par probabilités. Elle peut reproduire les biais présents dans ses données d'entraînement, être détournée par des instructions cachées dans un document, et ses connaissances restent figées à une date donnée.
Le guide pointe enfin son coût environnemental : une requête texte équivaut à peu près à une à dix recherches Google, la génération d'une image consomme environ soixante fois plus, et les modèles de raisonnement plusieurs dizaines de fois plus.
Quatre conditions sont posées pour un usage réussi :
- Maîtriser soi-même la tâche confiée à l'IA,
- Laisser les agents experts du métier intégrer l'outil plutôt que l'imposer d'en haut,
- Ne pas en faire un réflexe automatique,
- Vérifier systématiquement les sources quand elles sont disponibles.
Cinq principes pour encadrer la pratique
Le cœur du guide repose sur cinq principes.
L'agent public reste responsable
L'IA propose, mais c'est l'agent qui décide, publie et engage sa responsabilité. Toute production doit être validée avant diffusion, et il est explicitement proscrit de configurer l'IA pour qu'elle envoie automatiquement des courriels ou accède à des systèmes critiques sans supervision humaine.
Le choix de l'outil dépend de la nature des données
C'est sans doute le point le plus opérationnel du guide, développé sous forme de trois catégories hiérarchisées.
- Les outils des administrations publiques sont à privilégier en priorité : l'Assistant IA interministériel (assistant.numerique.gouv.fr) pour la rédaction et la reformulation, l'Assistant Transcripts pour l'enregistrement des réunions en présentiel, et Visio pour la transcription automatique des visioconférences. Certains ministères disposent aussi d'outils propres, appelés à converger avec les offres mutualisées de l'État d'ici 2026.
- Les outils commerciaux payants mis à disposition par l'administration (versions professionnelles de ChatGPT ou Claude par exemple) offrent des garanties contractuelles renforcées, mais leur usage doit toujours être vérifié auprès de la DSI, car même une licence payante n'autorise pas tous les types de données. Le guide alerte notamment sur la nécessité d'examiner le pays d'établissement du fournisseur et sa structure capitalistique, un hébergement dans l'Union européenne ne protégeant pas automatiquement du Cloud Act américain si le service est opéré par une entreprise qui y est soumise.
- Les outils commerciaux gratuits accessibles librement sur internet (versions gratuites de ChatGPT, Claude, Gemini, NotebookLM ou Le Chat) font l'objet d'un usage très limité, voire interdit. Le réflexe recommandé aux agents est simple : se demander si l'information traitée pourrait être publiée sur un site accessible à tous. Si la réponse est non, l'outil grand public est à proscrire. Analyser un dossier d'usager, un compte rendu de réunion interne ou des données RH avec ce type d'outil est explicitement classé comme un usage interdit.
La transparence doit être proportionnée au rôle joué par l'IA
Une simple reformulation ou correction ne nécessite aucune mention particulière. En revanche, dès que l'IA produit un contenu de façon substantielle (analyse, note, courrier, synthèse), une mention devient obligatoire, du type « généré partiellement par intelligence artificielle ».
Cette exigence s'appuie sur des textes existants : le RGPD pour les décisions à effets juridiques reposant sur un traitement automatisé, et le code des relations entre le public et l'administration pour les décisions individuelles fondées sur un algorithme.
Pour les décisions administratives à fort impact, le guide recommande de documenter l'outil utilisé, le résultat proposé, la décision finalement retenue et les motivations, afin de pouvoir justifier le choix en cas de contestation.
L'usage doit rester éthique et sobre
Avant de solliciter l'IA, l'agent est invité à se demander s'il en a réellement besoin, si un outil plus simple ne suffirait pas, et si le gain est proportionné à la dépense énergétique engagée. Le guide donne un exemple concret : traduire un courriel de cinq lignes ne justifie pas de recourir à l'IA, un traducteur classique ou une traduction manuelle suffit, l'IA étant réservée aux textes longs et complexes.
La vigilance porte aussi sur le droit d'auteur, l'IA pouvant reproduire du contenu protégé, et sur les biais qu'elle peut reproduire (stéréotypes de genre, biais culturels ou socio-économiques), qu'il convient de corriger par une relecture critique.
La formation continue est présentée comme la clé d'un usage responsable
Le Campus du numérique public et la plateforme Mentor proposent plusieurs modules aux agents (Objectif IA, Découvrir les IA génératives, Kit atelier prompting), en complément des formations ministérielles et des communautés de pratiques internes, notamment sur Tchap.
Une annexe pensée pour la pratique quotidienne
Le guide se termine par une fiche mémo sur la rédaction de prompts, résumée par une formule simple : un bon prompt associe un contexte, un document de référence si nécessaire, une consigne précise et un format attendu. Il recommande d'être précis sans être trop long, de donner du contexte sur son rôle et son objectif, de préciser la longueur et la structure attendues, et de ne pas hésiter à demander des révisions successives plutôt que d'attendre un résultat parfait du premier coup.
Une longue annexe présente ensuite des cas d'usage concrets classés par famille de métier (RH, gestion de projets, communication, développement, juridique, finances, management), chacun accompagné d'un prompt réutilisable, d'un exemple de résultat obtenu et de points de vigilance spécifiques. Chaque fiche inclut aussi un conseil d'agent, une manière de rappeler que l'IA prépare un brouillon, mais que la relecture critique et la validation finale restent, dans tous les cas, de la responsabilité humaine.
L’article "L’État publie son premier guide officiel d’usage de l’IA pour ses agents" a été publié sur le site Abondance.
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Rencontre avec Magali Bessone autour de son nouvel ouvrage "Ce que nous devons à Haïti"
Quand ?
Le 25 septembre à 19h30Où ?
Le Monte en l'air 2, rue de la Mare 75020 ParisMagali Bessone sera l'invitée de la librairie Le Monte-en-l'air (2, rue de la Mare, 75020 Paris), le vendredi 25 septembre à 19h30 à l'occasion de la sortie de son nouvel ouvrage « Ce que nous devons à Haïti, réflexions philosophiques sur la justice réparatrice » aux éditions La Découverte. La rencontre sera animée par Pierre Tenne.
Présentation de l'ouvrage par la maison d'édition :
Un livre qui articule ambition théorique et portée politique : élaborer une philosophie de la domination postcoloniale et définir les contours d'une communauté politique occidentale (un « nous « ) tenue par des exigences de la justice à l'égard des anciens pays colonisés.
À l'heure où les réparations pour les injustices héritées de l'esclavage et de la colonisation s'imposent comme un enjeu mondial, Magali Bessone propose, à partir du cas d'Haïti, une réflexion ambitieuse sur la justice réparatrice. Premier État issu d'une insurrection d'esclaves, Haïti fut contraint en 1825 de verser à la France une » indemnité » colossale pour obtenir la reconnaissance de son indépendance. Imposée sous la menace, cette rançon obligea le pays à souscrire des emprunts dont les effets pèsent encore dramatiquement sur le destin haïtien.
En articulant analyses juridiques, enquêtes historiques et réflexion philosophique, l'autrice montre que la justice réparatrice doit combiner trois dimensions indissociables : une réparation épistémique, contre l'effacement des faits et les stéréotypes persistants, une réparation économique, fondée sur la restitution de la » double dette » imposée au peuple haïtien, et une réparation politique visant la transformation des asymétries héritées du passé colonial.
Au-delà de l'analyse d'une injustice historique, le livre se distingue par son ambition transformatrice. Il invite à repenser nos obligations collectives et la possibilité d'un » nous » politique. Qui décidons-nous d'être, en France et dans le monde, face à cet héritage colonial ? Comment les réparations peuvent-elles fonder des relations internationales plus justes, au-delà de la charité ou de l'aide au développement ? En répondant à ces questions, ce livre offre une boîte à outils conceptuelle et pratique pour repenser la justice globale à l'ère postcoloniale.
Magali Bessone est professeure de philosophie politique à l'Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne et membre de l'Institut Universitaire de France. Ses travaux portent sur les théories de la justice ainsi que sur la philosophie critique de la race et des racismes.
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Lancement de la Revue des livres et des idées
Quand ?
Le 24 septembre de 19h30 à 21h30Où ?
Le Monte en l'air 2, rue de la Mare 75020 ParisLa librairie Le Monte-en-l'air (2, rue de la Mare, 75020 Paris) accueillera la Revue des livres et des idées pour le lancement de son premier numéro papier le jeudi 24 septembre à 19h30.
Seront prévus une présentation du projet, quelques interventions de contributeurices du premier numéro, et un moment convivial pour fêter cette superbe nouvelle !
Présentation de la Revue :
Essentiellement composée de longues recensions, d'essais et d'articles de fond, la Revue des livres et des idées travaille le domaine de l'idéologie. Elle a pour ambition de redonner ses lettres de noblesse à la critique et de nourrir les débats théoriques à gauche, en proposant des textes approfondis et agréables à lire.
Son premier numéro, illustré par une série photographique de Bruce Gilden, réunit onze articles d'Eyal Weizman, Verónica Gago, Emily Witt, Matthieu Renault, Benjamin Bürbaumer, Claude Serfati, Laleh Khalili, Jean-François Hamel, Selim Nadi, Benjamin Gizard et Nathalie Quintane.
De l'Argentine de Milei à la reconstruction de Gaza, des réseaux masculinistes à l'ascension de la Chine, de l'OTAN aux réseaux logistiques, il analyse les tensions et contradictions du système-monde. Il revient sur l'histoire communiste à travers la photographie ouvrière et la trajectoire de Dionys Mascolo, tout en interrogeant la fonction politique de l'utopie et les potentialités de la poésie contemporaine.
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31e saison des Rencontres interculturelles du 10e. Atelier-débat 'Médias, racisme et démocratie'
Quand ?
Le 29 septembre à 18hOù ?
ACORT 2BIS Rue Bouchardon, 75010, Paris, FranceDans le cadre de la 31e saison des rencontres interculturelles du 10e arrondissement de Paris, L'ACORT et le LEGEM (Laboratoire d'études géopolitiques pour la mémoire) vous invitent à l'atelier participatif sur le thème « Médias & Racisme : décoder les discours, repérer les biais ».
Un atelier collectif d'auto-défense intellectuelle et d'analyse médiatique.
Au programme :
– Clarifier nos repères : Mise en commun et confrontation de nos définitions (neutralité, journalisme d'opinion, biais systémiques).
– Débattre ensemble : L'indépendance médiatique absolue existe-t-elle ? Le journalisme peut-il (ou doit-il) être neutre ?
– Passer à la pratique : Exercice en petits groupes sur des articles récents pour traquer le choix des mots, les cadrages implicites et les angles morts.Cet atelier sera le premier volet introductif d'une série à venir.
Places limitées, inscription souhaitée.
Inscriptions : association.acort@gmail.com- Voir l'événement Facebook
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Laurence Huc, toxicologue : « Les pesticides répandent le cancer, surtout chez les enfants »
Le nombre de cancers chez les enfants explose, mais il serait possible de contenir ce phénomène, explique la toxicologue Laurence Huc dans cet entretien. Cette augmentation est largement liée aux pesticides et aux substances chimiques présentes dans notre environnement.
Lire la suite - Entretien / Vidéos , Sons , Pesticides , Santé , Sciences , Le Monde d'après
En trois décennies, le nombre de cancers chez les jeunes a augmenté de 80 %. Ce drame silencieux n'est pas sans cause, explique Laurence Huc, toxicologue à l'Institut national de la santé et de la recherche médicale. « (…) -
[Nouvelle enquête] Le diocèse de Vannes au défi d’un « catholicisme intransigeant »
À l'image du Vatican, le diocèse de Vannes vit-il un moment de fracture entre les deux courants de l’Église ? Avec, d’un côté, le courant « catho de gauche » qui s’efface à mesure que disparaissent ses militants. De l’autre, cette « tentation radicale » qui viserait à instrumentaliser la religion au profit d’un projet politique. Une question à laquelle Splann ! tente de répondre avec ce dossier d’enquête en trois volets.
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Au procès en appel des assistants parlementaires du MoDem, le clan Bayrou ne voit pas ce qu’on lui reproche
Membres de la garde rapprochée de François Bayrou, Bernard Lehideux et Stéphane Thérou ont fourni des explications alambiquées sur l’emploi des assistants parlementaires, mercredi à la cour d’appel de Paris. -
Stowaway : le site qui vous montre le paysage depuis les avions qui survolent votre maison

Un avion traverse le ciel au-dessus de votre logement ? Le site Stowaway permet de le suivre en temps réel, puis d’admirer le paysage depuis son « hublot ». Si l'expérience est assez bien faite, elle ne repose évidemment pas sur une caméra installée à bord.
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Proposition de sanctions contre deux inspecteurs du travail: les syndicats s’indignent
Le ministre du travail doit décider s’il prononce ces sanctions – dont une particulièrement lourde – à l’égard de deux agents isérois, représentants du personnel et syndiqués chez SUD. Les syndicats dénoncent une «grave répression syndicale». -
Maxi data center de Google : impuissants, une maire et ses adjoints démissionnent
Le géant du web Google veut construire en France son premier data center, au sud-est de l'agglomération de Châteauroux. Opposés à un projet jugé « démesuré », et dépités par le manque de transparence, 5 élus, dont la maire, ont démissionné.
Lire la suite - Reportage / Grands projets imposés , Numérique
C'est un fait rare : cinq élus d'Étrechet (Indre) ont démissionné pour protester contre l'implantation d'un data center de Google sur d'anciens champs agricoles de leur commune. Ce dossier « avance sans que la commune la plus directement concernée ne (…) -
Stéphane François, politiste : «Le Rassemblement national n’a toujours pas de réel volet écologique dans son programme»
Lors de son discours de rentrée politique à Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais), Marine Le Pen a attaqué le Zéro artificialisation nette (Zan), une «norme idéologique» selon elle. © Philippe Magoni/AFP
Il y a des sujets sur lesquels le Rassemblement national (RN) ressasse inlassablement ses obsessions (immigration, sécurité, priorité nationale…). Et d’autres sur lesquels le parti d’extrême droite ne prend la parole que quand il y est obligé, comme lorsque le réchauffement climatique ne peut plus être ignoré. En début d’été, alors que le pays étouffait sous les températures caniculaires, des cadres du RN – dont certain·es tiennent régulièrement des propos climatosceptiques – avaient surpris tout le monde en faisant volte-face sur le climat. Elles et ils reprochaient au gouvernement de ne pas avoir écouté plus tôt les scientifiques du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec).
Ces préoccupations climatiques semblent absentes de l’esprit de Marine Le Pen, ce dimanche. Sous le crachin de son fief d’Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais), la candidate à la présidentielle a fait sa rentrée politique presque sans un mot sur l’été exceptionnel que la France vient de vivre.
Plus fidèle à ses fondamentaux, elle a fustigé «une écologie devenue insensée» et promis la suppression d’une «norme idéologique» : l’objectif de zéro artificialisation nette (ZAN), qui vise à limiter la bétonisation des sols. Elle a aussi promis la fin de l’obligation du diagnostic de performance énergétique (DPE) des logements, pour le transformer en «un simple élément indicatif». Sur la base du DPE, certaines «passoires thermiques» sont interdites à la location.
Rien d’étonnant pour l’historien et politiste Stéphane François, auteur du livre Les Vert-bruns. L’écologie de l’extrême droite française (Le Bord de l’eau, 2022). Dans cet entretien à Vert, le spécialiste de l’extrême droite explique que le RN parle d’écologie uniquement quand le sujet est inévitable dans l’actualité, notamment pendant les canicules. Le reste du temps, il ne propose aucune mesure forte sur le sujet, comme en ce début de campagne présidentielle.
Marine Le Pen et le RN alimentaient depuis de nombreuses années un discours de méfiance contre le Giec. Pourquoi ont-ils changé de ton cet été ?
Pour paraphraser Sigmund Freud, s’ils sont un peu moins critiques du Giec, c’est parce qu’ils prennent la réalité du changement climatique en plein visage, et ça fait mal. Dans ma région [les Hauts-de-France, NDLR], son électorat a été très touché ces dernières années : inondations, mouvements des sols argileux qui fissurent les habitations, puis les différentes canicules du printemps et de l’été. Il y a aussi de plus en plus d’agriculteurs qui se rapprochent du RN, notamment via la Coordination rurale, et qui sont victimes des sécheresses et des inondations.
Est-ce que cela veut dire que le Rassemblement national a enfin pris conscience de l’urgence climatique ?
Le Rassemblement national est un parti démagogique. Il l’a toujours été depuis sa fondation en 1972, sous le nom de Front national (FN). Il surfe sur une thématique parce que c’est dans l’actualité, mais rien ne bouge réellement sur le fond. Le RN n’a toujours pas de réel volet écologique dans son programme. Dans la brochure écologie de Marine Le Pen lors de la campagne présidentielle de 2022, il n’y a pas d’écologie. Il y a un vague environnementalisme, comme la défense des paysages (contre les éoliennes) et la fermeture des frontières sur les plans agricole et industriel. Ce n’est pas du localisme au sens écologique du terme, c’est du protectionnisme et du nationalisme.
«Ils répondent à un phénomène global par une solution inadaptée.»
Depuis quelques mois, il y a une petite évolution. Cet été, Jean-Philippe Tanguy et Thomas Ménagé [députés RN de la Somme et du Loiret, NDLR] ont présenté le «plan clim» du RN – leur principale réponse au réchauffement climatique.
Ce «plan clim» est-il une réponse à la hauteur des enjeux climatiques ?
Ils répondent à un phénomène global par une solution inadaptée. Un climatiseur peut être utile, mais ça ne résout pas la question de l’origine de l’énergie et de la pérennisation d’un climat vivable. C’est du confort face au changement climatique, pas une politique écologiste.
Dans un précédent entretien, vous disiez que «le RN développe ouvertement une anti-écologie assumée». Est-ce encore le cas ?
L’anti-écologie est toujours là. Il y a toujours cette critique des partis et des militants écologistes. Pour eux, les écologistes restent des casse-pieds qui «nous» (c’est-à-dire leur électorat) empêchent de vivre comme «nous» voudrions vivre. On retrouve de nouveau la démagogie.
Dans les mairies conquises par le RN aux dernières élections municipales, on voit que les nouveaux maires ont arrêté la végétalisation des écoles, plus généralement des communes, ou abandonné les jardins coopératifs qui alimentaient les cantines scolaires. Ces éléments montrent que, dans les faits, ce parti n’a pas varié sur l’écologie. Pourtant au sein de l’extrême droite, il y a des militants écologistes au sens propre du terme. Et c’est intéressant parce que le RN pourrait s’en inspirer, mais il ne le fait pas.
Est-ce que l’été qu’on vient de vivre et le manque de propositions du RN sur l’écologie peuvent avoir un effet sur son électorat ?
Oui, cela peut avoir une incidence, car une partie de l’électorat RN est maintenant touchée par les conséquences du réchauffement climatique. Mais les études montrent que le discours identitaire, xénophobe, reste très fort dans les raisons du vote RN. Pendant très longtemps le FN, puis le RN, n’avait pas de volet écologique dans son programme – ce n’était pas porteur auprès de son électorat. Aujourd’hui, le RN incarne plutôt la défense des modes de vie et de pratiques traditionnelles, comme la chasse, la pêche ou la corrida.
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Multiplication des grèves et des blocages dans le secteur de l’énergie
Les prix du carburant et des denrées alimentaires explosent, la colère aussi. Et elle s'organise en cette rentrée.
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À Vannes et Lorient, ces identitaires qui bousculent certaines institutions diocésaines
De la création des Vénètes, dernier-né des groupuscules identitaires bretons, à la fréquentation de services diocésains par quelques militants radicaux... Dans le Morbihan, l’extrême droite tente d’instrumentaliser la société et la religion.
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Dans le Morbihan, un évêque « doublé sur sa droite » et un « curé CNews » ouvrent grand les vannes du diocèse aux « tradis »
Depuis sa nomination par le pape, en 2005, le très discret Monseigneur Centène a laissé son évêché devenir un lieu où s’épanouissent certaines des figures les plus conservatrices du catholicisme breton. Au détriment de la branche la plus progressiste de son Église.
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Feiz e Breizh, un pèlerinage de conquête
Pour sa 9e édition, le pèlerinage breton s’élancera de Sainte-Anne-d’Auray, le samedi 19 septembre 2026. Derrière un événement se voulant familial et enraciné, de multiples profils issus de l’extrême droite la plus traditionaliste et radicale semblent grossir les rangs de Feiz e Breizh.
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[Tribune] Les géants du web invisibilisent les médias indépendants : rejoignez-nous, relayez, donnez, abonnez-vous !
Quand les géants du web aspirent l’information, ce sont les médias indépendants qui étouffent. En imposant leurs algorithmes et leurs réponses générées par IA, Google et les autres Big Tech captent le travail des journalistes tout en réduisant leur visibilité. Face à ce hold-up sans précédent, « Splann ! » s’associe à l’appel de La Presse Libre et de Coop-Médias. Défendre le pluralisme, c’est défendre notre capacité à choisir ce que nous lisons, ce que nous comprenons et, au bout du compte, ce que nous décidons collectivement.
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Le diocèse de Vannes au défi d’un « catholicisme intransigeant »
En voulant réunir les différentes chapelles de son Église, l’évêque de Vannes s’est-il « laissé doubler sur sa droite ? », comme le considèrent nombre de témoins interrogés pour cette enquête. Pour tenter de le comprendre, « Splann ! » revient sur les particularismes d’un diocèse qui verrait des nostalgiques « d’une France blanche et chrétienne » préférer les valeurs de l’Ancien Régime monarchiste à celles d’un Évangile rassembleur et républicain.
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Invisibilisés par l'IA, 28 médias indépendants lancent un appel à la société civile

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Vert est signataire de l’Appel de la Presse libre : «Nous sommes du même camp, il est l’heure de rejoindre la presse indépendante»
Depuis cet été en France, nos requêtes Google ne pointent plus vers des sources. Digérant des millions de pages internet, le moteur de recherche nous apporte désormais une réponse générée par intelligence artificielle (IA). Ce faisant, Google méprise celles et ceux qui produisent l’information et s’accapare le fruit de leur travail.
Si les plus gros acteurs médiatiques pactisent avec les géants de l’intelligence artificielle, les acteurs plus modestes sont ignorés et se retrouvent totalement invisibilisés. Avec l’IA, les citoyens et citoyennes sont privés d’une part de leur libre arbitre. Ils ne choisissent plus comment ils s’informent, «on» choisit à leur place. Google n’est qu’un exemple de la manière dont les big tech vampirisent l’information et orientent le débat public. Avant lui, Facebook avait sciemment mis au ban les médias dans les suggestions faites aux internautes. Trop peu rentables commercialement.
«Les médias indépendants ne comptent que sur vous»
Tout cela ne fait que renforcer un phénomène que nous ne connaissons que trop bien : l’accaparement de la production d’information par quelques-uns au détriment de toutes et tous. Les médias indépendants n’auront jamais à leur tête un milliardaire prêt à perdre des dizaines de millions d’euros par an pour posséder un titre de presse et l’influence qui va avec. Ils ne comptent que sur vous.
Dans une période où la clarté du débat public et l’honnêteté du journalisme doivent plus que jamais primer, où l’enquête doit l’emporter sur la déférence, où il faut des médias libres pour défendre les libertés, nous vous lançons cet appel solennel et collectif. Vous seuls, lectrices et lecteurs, nous permettrez de ne pas être définitivement invisibilisés.
Il ne s’agit pas de défendre nos petites chapelles mais le pluralisme des points de vue, c’est-à-dire, in fine, la démocratie, la liberté et l’égalité. Nous sommes du même camp. Rejoignez-nous, relayez, donnez, abonnez-vous ! C’est l’heure.
Les signataires : La Presse libre, Coop médias, Arrêt sur images, Basta, Blast, Cerise la coopérative, La Déferlante, Le Média, Le Poulpe, Le Syndicat de la presse pas pareille, Les Jours, Les utopiques, L’Iceberg, L’Observatoire des multinationales, Marsactu, Mediacités, Mediapart, Next, Politis, Qui vive, Reflets, Reporterre, Rue89 Bordeaux, Rue89 Lyon, Rue89 Strasbourg, Socialter, Splann, Vert.
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Fraudes et abus massifs : les millions perdus de la transition écologique
Des réseaux mafieux et une kyrielle d'acteurs de plus en plus aguerris détournent en toute impunité des dizaines de millions d'euros d'aides à la transition énergétique. Reporterre a enquêté sur le scandale des Certificats d'économies d'énergie.
Lire la suite - Enquête / Économie , Agriculture
Des LED solaires parfaitement inutiles installées en plein champ ; du matériel électronique de pointe qui prend la poussière dans des hangars agricoles ; des opérations vélos cargos gratuits ou isolation à 1 euro qui tournent à l'arnaque… Le (…) -
Chancelante ou résiliente ? Pourquoi l’économie russe déjoue les prévisions
Depuis 2022, les pronostics sur l’économie russe se trompent souvent, en partie parce qu’elle a subi des transformations qui la rendent plus difficile à analyser. Où en est-elle à la veille des élections législatives ? -
Fed raises interest rates for first time since 2023, defying Trump as inflation mounts
"The plain fact is that inflation is too high and has been for too long," Federal Reserve Chair Kevin Warsh said. -
Adam Smith, inventeur de l’économie sociale
L’histoire est écrite par les vainqueurs. Cela peut entraîner le succès de quelques vérités alternatives, comme celle qui consiste à réduire Adam Smith à la « main invisible », alors que cette métaphore n’apparaît que de manière très marginale dans son œuvre. C’est Friedrich Hayek qui, dans un… -
« Nous sommes du même camp : il est l’heure de rejoindre la presse indépendante »
Vampirisés et invisibilisés par l’IA, les médias indépendants font face à de nouvelles menaces. Une trentaine d'entre eux, dont Alternatives Economiques, appellent à défendre un véritable pluralisme. -
‘Pretend I’m on the ticket’: Trump hits campaign trail in bid to boost Republican hopes
President stumps for Senate nominee Michael Whatley in North Carolina and urges voters to ‘crush the communists’
Donald Trump returned to the campaign trail on Wednesday, imploring North Carolina voters to “pretend I’m on the ticket” and “crush the communists” in the November elections at a rally in support of the Republican Senate nominee, Michael Whatley.
Despite Trump’s deep unpopularity, Republicans hope to once again turn the president’s loyal following into a political force as the party confronts an unforgiving midterm landscape.
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Trump threatens to stop trading with EU over ‘laughable’ membership offer to Canada
US president responds as Mark Carney seeks to move closer to Europe and diversify defence ties
Donald Trump has threatened the EU with “serious tariffs” and a halt to trade after the bloc proposed making Canada its first ever associate member – an idea he derided as “laughable”.
The US president said that if the EU moved forward with the plan, Washington could impose “very serious tariffs or stop trading with Europe”. He added: “If it’s a good intention, that’s fine. If it’s a bad intention, we’ll put very heavy tariffs on Europe.”
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US lawmakers pass bill giving Trump more power to sanction Russia and its enablers
Act divides Democrats and Republicans, with some saying it gives president power that could be turned against US allies
The US Congress has passed a sweeping bill allowing Donald Trump to raise tariffs on top buyers of Russian energy and issue other punishing sanctions against the Kremlin following a pitched battle between lawmakers backing Ukraine and sceptics worried the bill gives the president too much power.
The Lindsey O Graham Sanctioning Russia and Iran Act of 2026 passed in a 262-159 vote on the last day before Congress goes on recess ahead of the midterm elections. Graham, who died earlier this year, co-authored and submitted the bill more than a year and a half ago.
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