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  • Une action incendiaire à Liège contre une entreprise de technologie militaire appartenant à Israël

    Dans la nuit du 31 août au 1er septembre à Liège, une action politique incendiaire propalestinienne a visé l'entreprise de technologies militaires Belgian Advanced Technology Systems (BATS) détenue par une entreprise militaire israélienne, Israël Aerospace Industries. Le bâtiment principal du site et une antenne ont brûlé et été gravement endommagés. L'action a été revendiquée comme une action anti-impérialiste à travers un communiqué, qui pointe à la fois l'appartenance de BATS à une société israélienne et le fait que « Les technologies de Bats visent à contrôler les populations, à renforcer les frontières et à équiper la guerre mondiale. Cela suffit à justifier de réduire Bats en cendres. » (Communiqué ) Le communiqué de l'action semble annoncer d'autres éventuels actes similaires : « Notre temps s'écoule à toute vitesse, mais nous sommes déterminés à riposter. Pour allumer un nouveau feu que rien ne pourra arrêter. […] Un feu de vengeance profonde et de dignité pour tous ceux qui luttent contre l'impérialisme. […] Gaza dans nos cœurs, le feu se propage depuis nos bras.« Le Parquet a ouvert une enquête et a confirmé – selon les premiers éléments – que plusieurs départs de feu volontaires avaient mené à l'incendie du site. Aucune victime ou blessure ne sont à constater. Selon Théo Francken ( N-VA), ministre de la Défense, une action similaire aurait été tentée il y a quelques semaines contre les locaux d'OIP, précédemment visés par plusieurs actions. Théo Francken n'apporte pas plus d'éléments pour justifier l'information sur une seconde action similaire et s'est contenté d'attaquer l'extrême gauche. Une campagne d'actions précédentes contre les sociétés liées à l'armement israélien en Belgique : Durant l'année 2026, plusieurs dizaines d'actions propalestiniennes décentralisées ont été menées dans le cadre de la campagne « Stop Arming Israël ». En l'état, aucun élément ne permet de lier l'action contre BATS à la campagne « Stop Arming Israël ». Ces actions visaient des entreprises qui produisent, financent, transportent, des technologies militaires, liées à Israël, ou entièrement ou partiellement, détenue par Israël. Ainsi, une série d'entreprises comme OIP (Elbit), AMOS, Syensqo, BIRA-IASB, Thales, BNP, opérant en Belgique ont été visées par des actions. La plupart de ces actions ont mené à des dégradations : locaux saccagés, fenêtres brisées, peinture et graffitis. En juin 2025, une action de masse contre OIP avait eu lieu sur le site de l'entreprise, sabotant des tanks et du matériel à une hauteur d'un million d'euros. L'action visant AMOS avait provoqué des dégâts se chiffrant à plusieurs dizaines de milliers d'euros. Ces actions s'inscrivent dans la continuité et l'intensification des mouvements propalestiniens en Belgique. Depuis le début du génocide en octobre 2023, un large mouvement populaire, réunissant ponctuellement plus de 100 000 personnes dans les rues et réclamant la fin de la collaboration, des exports d'armes vers Israël, des sanctions … a secoué l'Etat et les entreprises belges collaborant avec l'Etat colonial israélien. Mais ce mouvement de contestation massif n'a généré chez la classe politique belge que de fausses promesses symboliques sur la reconnaissance de la Palestine, ou le boycott (jamais total) d'Israël. Et chez les entreprises belges qui participent à l'économie mondiale qui profite de ce génocide, la pression du mouvement n'a là aussi jusqu'ici, pas réussi à faire cesser leur collaboration avec Israël. Autrement dit, les acteurs locaux du capitalisme en Belgique qui participent et profitent de la colonisation de la Palestine et du génocide des palestinien·nes n'ont aucun intérêt à arrêter de collaborer avec Israël uniquement parce que des manifestant·es leur demandent. Ils peuvent feindre de les entendre et de les écouter, pour tenter de calmer la colère populaire, mais l'épreuve des faits montre qu'il ne s'agit que de mascarade : la Belgique et ses entreprises continuent d'entretenir des relations économiques, diplomatiques, sécuritaires et militaires avec Israël. Et cette dynamique s'inscrit dans l'histoire même des luttes : aucune victoire dans les luttes pour l'émancipation – que ces luttes soient anticoloniales, contre l'exploitation, féministe, etc – n'a jamais été gagnée, car les acteuri·ces de ces luttes avaient demandé leur libération. Toute victoire a toujours été arrachée, gagnée et imposée par des rapports de force. C'est dans ce contexte de construction d'un rapport de force que des actions directes ont rapidement émergé du mouvement pour la Palestine. Une partie du mouvement de soutien à la Palestine semble avoir identifié que la solidarité et la lutte anti-impérialiste doit également se poser par des actes contraignant directement l'Etat et les entreprises à reculer, en leur faisant payer cher, y compris matériellement. C'est une stratégie qui a porté ses fruits au Royaume-Uni avec l'organisation Palestine Action, qui a mené de nombreuses actions de destruction contre des usines d'armement israéliennes. À Bristol en septembre 2025, une manufacture d'armement Elbit Systems a fermé après plusieurs actions ciblées contre cette dernière. La création d'une section locale de Palestine Action en Belgique après le début du génocide et du lancement de la campagne « Stop Arming Israël » et aujourd'hui une action incendiaire, semblent s'inscrire dans cette dynamique pour construire un mouvement anti-impérialiste à même d'honorer ses objectifs. Pour ce qui est de la Belgique, il s'agira, à terme, de la fin de la collaboration entre la Belgique et Israël, la fragilisation par l'extérieur de la colonisation de la Palestine. L'article Une action incendiaire à Liège contre une entreprise de technologie militaire appartenant à Israël est apparu en premier sur Bruxelles Dévie – Média indépendant bruxellois .
  • La France et le génocide au Rwanda: la Cour de cassation ferme définitivement le dossier des massacres de Bisesero

    La plus haute juridiction pénale française a rejeté, mercredi 9 septembre, la demande de réouverture de l’enquête sur la responsabilité de l’armée française et du pouvoir politique dans l’un des épisodes les plus traumatiques du génocide des Tutsis au Rwanda en 1994.
  • Merz accuses AfD of ‘ethnic cleansing’ policy and cancels call with Trump

    German chancellor attacks Alternative für Deutschland after far-right party’s win in Saxony-Anhalt election

    Germany’s chancellor, Friedrich Merz, has accused the far-right Alternative für Deutschland (AfD) of seeking “ethnic cleansing” with its “remigration” drive, after the nativist party’s seismic weekend victory in a state election.

    In his first public confrontation with the AfD since Sunday’s shock outcome in Saxony-Anhalt, Merz said at a raucous parliamentary debate that the far-right party would take an axe to one of the pillars of the German economy with a racist campaign of mass deportations.

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  • Festival Feral 2026 - Pirate

    FRANCAIS Dans les manifestations des quatre coins du monde, on voit flotter un drapeau pirate au chapeau de paille. C'est le pavillon noir de la série manga One Piece, emblème de la génération Z qui s'est propagé dans les luttes et les révolutions. Il est le symbole de la lutte contre la corruption, les inégalités et l'autorité des gouvernements. C'est cet étendard qui a inspiré cette édition de Feral. Quelles revendications et aspirations porte-t-il ? À quelles pratiques, quelles formes d'organisation et quelles valeurs renvoie-t-il aujourd'hui ? Historiquement, la piraterie a été un mouvement de révolte et de mutinerie contre l'autorité. Combattant·es sur l'eau, se cachant sur terre en tant que maron·nes fugueur·euses, parmi des esclaves évadé·es, les pirates formaient des communautés de résistance qui donnaient naissance à d'autres possibles, à d'autres versions du monde. Que reste-t-il aujourd'hui de cet héritage ? Qui sont les pirates contemporain·es ? Des pratiques hackeuses aux initiatives citoyennes, des formes de soin collectif aux expérimentations artistiques et écologiques, nous voyons éclore des pratiques qui détournent les cadres existants pour produire de nouveaux savoirs et partager les ressources. Les intervenant·es de Feral 2026 sont à la fois artistes, chercheureuses, activistes et acteurices de terrain. Nous constituerons une assemblée éphémère de pirates solidaires. Nous irons à la rencontre des lieux, des récits et des pratiques qui ouvrent de nouvelles voies, sur terre et sur l'eau, pour habiter le monde. **Programme Le festival prendra la forme d'un archipel de huit îles dispersées sur le territoire bruxellois et ses alentours du 24 au 26 septembre. Une traversée collective qui comprend : Une assemblée éphémère autour des pratiques pirates, Du Pirate au Pirate Care, avec bruna bonanno (IT), La Candidate Sans-Papiers d'Europe (BE), Adel Abdelwahab (EG), Yasmina Reggad et Dénètem Touam Bona. Deux après-midis de workshops : taupes, radio, chansons, cartes, mutuelle solidaire, spéculation, arpentage et radeaux. Un concert de Violence Gratuite (FR/CM) sur la Place du Jeu de Balle. Une marche vers le zoning industriel de Zaventem guidée par Doriane Timmermans (BE) et Marie Verdeil (FR/BE). Un trajet en bateau le long du canal. Le lancement de la publication The Book of Landscapes consacrée au projet collaboratif PLACE : Performing Landscapes, avec Tormod Carlsen (NO) et Allan-Lee Wei (BE). Une discussion autour des luttes écologiques et enclaves poétiques des cours d'eau, N'oublions pas que les pirates étaient des marins, avec Klaus Reimer (BE), Anne Stelmes (BE) et Alexis Zimmer (BE), Porteous, UltraRécup et Course des radeaux (CH). Et pour finir, un concert des She Shanties (BE) sur leur bateau, le Rubens (BE). **Informations pratiques Feral est un festival gratuit L'inscription est requise pour deux événements : Marcher à la périphérie du numérique - vendredi 25 septembre Le trajet en bateau vers Grimbergen (5 €) - samedi 26 septembre Pour vous inscrire, rdv sur les pages correspondantes sur notre site. Feral aura lieu : À Metarage (1060 Saint-Gilles) le 24 septembre De Roodebeek à Zaventem le 25 septembre Au Cercle de la Voile (1850 Grimbergen) le 26 septembre ENGLISH At demonstrations all over the world floats a pirate flag with a straw hat. This black flag is from the manga series One Piece and has spread throughout struggles and revolutions as an international symbol of Generation Z, embodying the fight against corruption, inequality and authoritarian governments. This flag is what inspired this edition of Feral. What demands and aspirations does it embody ? What practices, forms of organisation and values does it reflect ? Historically, piracy was a movement of revolt and mutiny against authority. Fighting on the water, hiding on land as runaway maroons amongst escaped slaves, pirates formed communities of resistance that gave rise to other possibilities, to other versions of the world. What remains of this legacy today ? Who are the contemporary pirates ? From hacking practices to citizen-led initiatives, from forms of collective care to artistic and ecological experiments, we are seeing the emergence of practices that subvert existing frameworks to produce new knowledge and share resources. Feral 2026's speakers are simultaneously artists, researchers, activists and on the ground practitioners. Together, we will form a temporary assembly of pirates. We will explore the places, stories and practices that are opening up new ways, on land and at sea, of inhabiting the world. **Program The festival will take the form of an archipelago of eight islands scattered across Brussels and its surroundings, from the 24 to 26 Septembre. A collective journey comprising : An ephemeral assembly exploring pirate practices, From Pirate to Pirate Care, with bruna bonanno (IT), La Candidate Sans-Papiers d'Europe (BE), Adel Abdelwahab (EG), Yasmina Reggad and Dénètem Touam Bona. Two afternoons of workshops : moles, radio, songs, maps, health insurance, speculation, collective reading and rafts. A concert by Violence Gratuite (FR/CM) at Place du Jeu de Balle. A walk towards Zaventem's industrial zoning, led by Doriane Timmermans (BE) and Marie Verdeil (FR/BE). A boat trip along the canal. The launch of the publication The Book of Landscapes, dedicated to the collaborative project PLACE : Performing Landscape, with Tormod Carlsen (NO) and Allan-Lee Wei (BE). A discussion on environmental struggles and the poetic enclaves of waterways, Let's not forget that pirates were sailors, with Klaus Reimer (BE), Anne Stelmes (BE) and Alexis Zimmer (FR/BE), Porteous, UltraRécup and Course des radeaux (CH). And to finish, a concert by She Shanties (BE), on their boat Rubens (BE). **Practical Information Feral festival is free of charge Registration is needed for two events : Walking on the fringes of the digital world - Friday 25 September Boat trip to Grimbergen (€5) - Saturday 26 September To register, please head to the corresponding pages on our website. Feral will take place : At Metarage (1060 Saint-Gilles) on 24 September From Roodebeek to Zaventem on 25 September At the Cercle de la Voile (1850 Grimbergen) on 26 September
  • Vers une inversion de la culpabilité pour les homicides involontaires dans le nouveau Code pénal

    Une réforme qui protège les auteurs d'accidents meurtriers Le 1er septembre marque l'entrée en vigueur d'un nouveau Code pénal belge. Fini le classique trio crimes-délits-contraventions : place à une échelle de peines en huit niveaux, censée être plus claire et plus cohérente. La prison, elle, n'est plus la solution par défaut : elle devient un « dernier recours », le·la juge devant désormais justifier pourquoi y avoir recours, plutôt qu'une amende ou un travail d'intérêt général. Le texte introduit aussi de nouvelles infractions, comme le très symbolique crime d'écocide. Sur le papier, l'intention est louable : un droit pénal plus lisible, plus gradué, moins automatiquement carcéral. Cependant, on peut légitimement s'interroger sur la mise en œuvre concrète de ces bonnes intentions : entre la complexité accrue de la notion d'« élément moral » à prouver, le flou entourant la transition pour les affaires en cours, et le pari (pas franchement neuf) qu'une réforme suffira à désengorger les prisons, il y a un monde entre l'ambition affichée du texte et sa capacité réelle à changer les pratiques. Derrière la technicité juridique du texte se cache également un changement de logique sur plusieurs plans, notamment sur la manière dont la justice traitera la mort de quelqu'un·e. Ce changement intervient alors même que dans des précédents cas de meurtres, les victimes sont dépeintes de sorte à les rendre responsables de leurs morts, plutôt que d'insister sur la responsabilité des auteurs. Cette inversion de la culpabilité a lieu pour de nombreux féminicides ou meurtres policiers par exemple. Jusqu'ici, l'article 418 de l'ancien Code pénal reposait sur un principe : peu importait la gravité de la faute commise, dès lors qu'elle avait un lien avec le décès d'une personne, l'infraction d'homicide involontaire était constituée. Une imprudence, même légère, suffisait, à condition qu'elle ait été à l'origine du décès. C'est le résultat, la mort ; qui donnait à la faute son caractère punissable et grave. Une logique cohérente avec la place centrale qu'occupe le droit à la vie parmi les droits fondamentaux, consacré par l'article 2 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le nouveau Code pénal inverse cette culpabilité. Désormais, ce n'est plus la mort qui rend la faute grave : c'est la gravité de la faute, appréciée par le juge, qui déterminera si l'homicide involontaire est retenu. Un déplacement qui semble technique sur le papier, mais qui aura des conséquences très concrètes pour trois catégories, par exemple : les conducteurs impliqués dans des accidents mortels, les employeurs dont la négligence a coûté la vie à un travailleur, mais surtout, les policiers responsables de la mort d'une personne dans l'exercice de leurs fonctions. « Dans la nouvelle version ( du Code pénal), le premier élément de l'infraction d'homicide involontaire devient la faute grave. La mort de quelqu'un – la conséquence – n'est plus grave, en soi. Il faut que la faute qui a causé le décès soit grave. La question va se poser pour les conducteurs responsables d'accidents mortels, mais aussi pour les employeurs qui n'ayant pas été suffisamment prudents ont causé la mort d'un travailleur. Et bien entendu le débat existera chaque fois qu'un policier sera responsable de la mort de quelqu'un.« (Selma Benkhelifa, avocate spécialisée en droit de la migration et en défense des victimes de violences policières) Le jugement rendu dans l'affaire de la petite Mawda, tuée par balle en 2018 lors d'une course-poursuite policière, avait retenu la qualification d'homicide involontaire en s'appuyant justement sur cette ancienne doctrine : peu importe la gravité de la faute, c'est le lien entre l'imprudence et le décès qui compte. Avec le nouveau texte, un tel raisonnement devient plus incertain. Ce ne sera plus le fait qu'une personne soit morte des mains de la police qui sera d'emblée considéré comme grave : ce sera à l'appréciation du·de la juge de qualifier, ou non, de grave la faute qui a conduit à ce décès. Une tendance globale à l'inversion de la culpabilité La Belgique n'est pas un cas isolé. Le déplacement de la présomption en faveur des victimes vers une présomption favorable aux forces de l'ordre s'opère aussi ailleurs en Europe. En France, la loi dite de la « présomption de légitime défense », surnommée « permis de tuer » a inversé, dans des circonstances comparables, la charge de la preuve entre policiers et victimes. Le texte a suscité une contestation massive, avec une pétition rassemblant des dizaines de milliers de signatures, sans empêcher son adoption. En Italie, c'est le décret sécurité du gouvernement Meloni, entré en vigueur en février 2026, qui a introduit la procédure dite « article 45 bis ». Ce mécanisme permet de ne pas inscrire automatiquement un policier au registre des suspects lorsque les faits reprochés sont survenus dans l'exercice de ses fonctions. L'affaire Abderrahim Fakir est la première enquête menée sous ce nouveau régime, une première qui a immédiatement suscité les critiques de l'opposition, de juristes et d'organisations de défense des droits humains, pour qui ce changement de procédure risque de rendre toujours plus difficile la mise en cause de la responsabilité des policiers. Une impunité déjà présente, désormais codifiée ? La complicité dont bénéficient déjà les forces de l'ordre devant les tribunaux, y compris dans des dossiers où leur responsabilité dans la mort d'une personne est établie. Faire reposer l'ensemble de la qualification pénale sur cette seule appréciation du juge, dans un contexte où l'indulgence judiciaire envers la police est documentée, revient à ouvrir la porte à une forme d'impunité de fait, qui est déjà présente sans même cette réforme du Code pénal. La Cour européenne des droits de l'homme a rappelé en janvier 2026 que c'est à l'État, et non aux victimes ou à leurs proches, qu'il revient de démontrer que le recours à la force était nécessaire et proportionné. En transférant de facto le poids de la preuve vers une appréciation du juge de la gravité de la faute policière, ce nouveau Code pénal belge semble s'éloigner de cette exigence.
  • Fin du monde : les IA sont déjà hors de contrôle

    L'extinction de l'humanité à brève échéance est entre les mains d'une poignée d'oligarques de la tech, sans aucun contrôle ni débat

    L’article Fin du monde : les IA sont déjà hors de contrôle est apparu en premier sur Contre Attaque.

  • Navier-Stokes : Derrière l’exploit d’OpenAI, une bataille sur les données, le mérite et le pouvoir scientifique

    OpenAI a annoncé le 8 septembre avoir résolu l’un des sept problèmes du millénaire du Clay Mathematics Institute : le problème d’existence et de régularité des équations de Navier-Stokes, qui décrivent mathématiquement le mouvement des fluides, comme l’air ou l’eau, en reliant notamment leur vitesse, leur pression et les forces qui s’exercent sur eux.

  • Sécheresse : 74 départements en « crise », du jamais-vu en septembre

    Malgré quelques pluies éparses ces derniers jours, la sécheresse historique que traverse la France demeure à un niveau préoccupant. Près de 64 400 personnes sont concernées par des mesures d'approvisionnement en eau potable d'urgence, par camions-citernes ou bouteilles, pour pallier des coupures d'eau. Le niveau maximum d'alerte, qui correspond à une situation de « crise », est atteint dans 74 départements. Une situation inédite pour un mois de septembre.
    Ce sont au total 6,4 millions de (…)

    Lire la suite - En bref / Climat , Eau
  • Une mosquée attaquée et vandalisée près d'Anvers

    La communauté musulmane de Belgique reste confrontée, année après année, à une vague croissante et inquiétante d'actes de haine. Cette semaine, la mosquée Tawfieq de Schelle, en province d'Anvers, a été la cible d'une dégradation aussi violente qu'explicite. Des messages islamophobes et des croix gammées ont été peints sur sa façade, tandis que des excréments de chien souillaient l'entrée de la mosquée, a rapporté l'organisation Muslim Rights Watch België. « Un acte dégoûtant et explicite » Pour Mohamed Amin Chaib, président de l'association Muslim Rights Watch België, aucun doute n'est permis sur la nature de cet acte : « Ce n'est pas un cas isolé de vandalisme ou une simple provocation mais un acte dégoûtant et explicite d'expression de haine envers les musulmans. » En janvier 2025, un adolescent de 14 ans avait été interpellé à Molenbeek à Bruxelles, alors qu'il préparait un attentat contre une mosquée. Adepte revendiqué d'idéologies d'extrême droite, plusieurs couteaux et des croix gammées avaient été retrouvés dans son domicile. Son projet visait la mosquée d'Annajah, à Molenbeek, et devait être mis à exécution un vendredi, jour de prière hebdomadaire, où l'affluence des fidèles est la plus importante. L'attaque avait été évitée de très peu. Ce drame déjoué avait provoqué une vive émotion au sein de la communauté musulmane bruxelloise. Le Conseil Musulman de Belgique (CMB) avait déjà exprimé son inquiétude et appelé les autorités à garantir la sécurité des institutions religieuses. Les risques d'attentats liés à l'extrême droite ont fortement augmenté en Belgique au cours des cinq dernières années, et ils ciblent particulièrement la communauté musulmane. Cette progression est directement alimentée par la montée des projets politiques fascisants, portés notamment par les partis de la N-VA, du Vlaams Belang et du MR, et faisant du racisme (dont l'islamophobie) une pierre angulaire de leurs discours. L'ensemble de la sphère politique est influencée par cette percée et cette banalisation des discours réactionnaires, qui permettent également au monde médiatique d'en faire un de ses principaux business. La mosquée Tawfiek à Schelle a porté plainte, et Muslim Rights Watch annonce qu'elle fera de même. L'organisation profite de l'occasion pour lancer un appel : les lieux de culte musulmans doivent bénéficier d'une meilleure protection face à la multiplication de ces actes.
  • Trump May Have Accidentally Stumbled Into A Trade War Victory For American Farmers

    President Donald Trump may have accidentally stumbled into a trade war victory for American farmers — thanks to bad weather and Vladimir Putin's war against Ukraine. Going into the midterms, the Trump administration is trying to shore up support among American farmers and cattle ranchers, especially following Trump's decision to flood the U.S. market with foreign beef. Trump signed an executive order Sept. 4 that the White House described as a "whole-of-government effort to protect and fully support America's ranchers."...
  • Navier-Stokes, conjecture de Poincaré… : quels sont ces fameux problèmes du millénaire

    Si vous trouvez la solution à l'un de ces problèmes mathématiques, vous pourrez empocher un million de dollars. L'Institut de mathématiques Clay offre cette récompense pour résoudre des énigmes réputées insurmontables.

  • Mettez à jour Plex ! (même sans savoir contre quoi)

    Si vous faites tourner un Plex Media Server quelque part chez vous, sachez que le 1er septembre dernier, Plex a publié un avis de sécurité qui demande aux propriétaires de serveur de passer en 1.43.3, et aux utilisateurs de l'application Desktop de passer en 1.115.0. Les versions 1.43.2 et antérieures sont donc toutes concernées.

    Et c'est à peu près tout ce que l'annonce contient... Ils évoquent "un certain nombre de problèmes de sécurité", sans un mot sur ce qui est touché, ni sur la façon dont ça s'exploite, ni sur la gravité. Plex dit avoir demandé des identifiants CVE et promet de revenir publiquement donner des détails ensuite. Mais cela fait 8 jours et pour le moment, rien. Même la base de vulnérabilités du NIST ne renvoie rien sur "Plex Media Server"...

    Mais de son côté, la Shadowserver Foundation , elle, n'a pas attendu les détails. En réponse à l'avis de Plex, elle scanne Internet tous les jours à la recherche des serveurs non patchés. Et à ce jour, elle en a dénombré plus de 36 000 exposés dont 16 000 rien qu'aux États-Unis.

    Mais bon, peu importe... Comme personne ne sait ce que la faille permet, inutile d'essayer de jauger le risque. La seule question qu'on doit tous se poser, c'est de savoir si nos serveurs sont joignables depuis l'extérieur. Si l'accès distant est activé, ou qu'une redirection de port sur la box ou un sous-domaine pointe dessus, vous êtes sûrement dans le lot que Shadowserver a débusqué. Pire, des cybercriminels pourraient exploiter cette vulnérabilité... Donc mettez à jour rapidement.

    C'est pas sorcier. Sous Windows, macOS et Linux, vérifiez que vous êtes bien en 1.43.3 ou plus récent, et sinon le paquet vous attend sur la page de téléchargement. Pour les installations Docker, Plex renvoie au README de son dépôt. Par contre, si votre Plex tourne sur un NAS, Plex prévient lui-même que le paquet peut ne pas encore être arrivé dans le magasin d'applications du constructeur. N'attendez pas qu'il descende tout seul, récupérez-le et installez-le à la main depuis l'interface du NAS.

    Et si vous vous dites qu'un serveur de films n'intéresse personne, souvenez-vous de LastPass. En 2022, les attaquants sont entrés dans l'ordinateur d'un ingénieur de la boîte par son Plex Media Server , qui était encore sur une vieille version, et sont ressortis avec les coffres chiffrés des clients.

    Alors allez-y.

    Source : BleepingComputer

  • Sit-in devant le SPF Affaires étrangères

    SIT-IN devant le SPF Affaires étrangères JEUDI 10 SEPTEMBRE 2026 à 18:00 pour demander au gouvernement fédéral d'organiser l'évacuation en accord avec l'armée israélienne. La Belgique bloque l'entrée de 13 étudiants palestiniens de Gaza malgré leurs visas et des bourses d'études et de recherche. Plusieurs pays dont la France, l'Italie, les Pays-Bas et l'Espagne ont obtenus l'évacuation d'étudiants. (Les évacuations sont donc possibles !) La Belgique n'a pas la volonté politique de le faire, elle n'envisage aucune évacuation après celles de décembre 2025. (Même la Belgique y arrive quand elle le veut !) Faisons entendre nos voix, demandons à nos représentants de se mettre d'accord et d'organiser une évacuation pour permettre aux 13 étudiants gazaouis de participer à la prochaine année académique . Le prochain conseil des ministres aura lieu le vendredi 11 septembre. Retrouvons-nous Jeudi 10 septembre, 18h. SPF Affaires étrangères, Commerce extérieur et Coopération au Développement rue des Petits Carmes, 15 1000 Bruxelles Belgique
  • Rencontre de luttes pour le droit au logement

    Si tu es de près ou de loin engagé.e dans la lutte pour des logements dignes pour tou·tes, tu connais peut-être les Housing Action Days. Parti d'une intiative militante rassemblant plusieurs pays, ce mouvement cherche, chaque année fin mars, à mettre l'accent sur le logement à travers des actions plus ou moins radicales. Trouver, se payer, et rester dans un logement à Bxl est encore et toujours plus compliqué. Avec les quelques personnes qui coordonnent les HAD, on pense que des actions fortes et radicales restent nécessaires, tout autant qu'une mobilisation très large, sur un problème qui concerne toujours plus du monde mais touche aussi certains groupes de manière plus violente. Les militant.es, squatteur.euses, personnes sans-papiers possèdent une expérience précieuse dans cette lutte. ✊ Le 22 septembre, on aimerait réfléchir ensemble autour de certaines thématiques centrales dans la lutte pour des logements dignes à Bxl (dont : la répression – en particulier des squatteur.euse et personnes sans papiers, la baisse des loyers, la fermeture des places d'accueil et la vente de logement social...), et voir comment s'organiser et se renforcer mutuellement dans nos luttes. 📍Rdv le 22/09 de 18h à 21h à la Poissonnerie, avenue de la Reine 89 à Schaerbeek. 💌 Ceci est une invitation ouverte, n'hésite pas à partager l'info ! 📝 Ce sera plus simple pour nous organiser si tu t'inscris avant le 20/09 via ce formulaire : https://framaforms.org/had-2027-luttes-logement-a-bxl-1788792373. 🍲On prévoit de quoi grignoter mais n'hésite pas à amener ton souper. ❤️Fais nous savoir via la formulaire si tu as des besoins spécifiques.
  • Soirée de soutien à 'La Locale solidaire'

    Quand ?
    Le 27 septembre de 17h à 22h

    Où ?
    CICP - Centre International de Culture Populaire 21 ter, rue Voltaire, 75011, Paris, France

    Rentrée pour le Collectif Contre Culture avec le Syndicat CNT des travailleurs/travailleuses de l'Education 93 pour un nouveau lieu de vie, de rencontre et d'organisation solidaire et autogéré à Aubervilliers.

    La CNT STE-93 organise un événement de soutien à La Locale Solidaire, association basée à Aubervilliers, @local_autogere_auber sur Instagram, où auront lieu une discussion sur les lieux de rencontre, d'organisaitons et de vies solidaires alternatifs suivi de concerts des groupes King Kong Meuf, Glottes Control et Cydonia.

    La Locale vise à créer un lieu de vie solidaire et autogéré à Aubervilliers où chacun.e pourrait s'organiser, cuisiner, se rencontrer, faire vivre les luttes solidaires et antifascistes. L'association a déjà fait l'acquisition d'un lieu au 49, rue Moutier à Aubervilliers ; les fonds générées par l'événement permettront de poursuivre les travaux nécessaires à l'ouverture au public et à rembourser l'achat du local.

    Le STE-93 a interrogé des membres de La Locale en février, émission disponible via ce lien

    17h30 : discussion à propos des lieux de vie, de rencontre et d'organisation avec le collectif.

    Musiques avec :

    • KING KONG MEUF (punk meuf)
    • GLOTTES CONTROL (punk girlz)
    • CYDONIA (boyz band)

    COLLECTIF CONTRE CULTURE
    au CENTRE INTERNATIONAL DE CULTURE POPULAIRE
    21 TER RUE VOLTAIRE
    75011 PARIS
    METROS ALEXANDRE DUMAS - AVRON

    BLOG
    ARCHIVES ANTERIEURES
    RETRANSMISSION INTERVIEWS SOUTIEN ET GROUPES DE LA SOIREE EN DIRECT DANS L'EMISSION KONSTROY TOUS LES DIMANCHES DE 18 A 20H SUR RADIO "CAUSE COMMUNE" - 93.1 Megateuf

    Prix libre - pas d'attitudes ou propos racistes, sexistes ou discriminatoires
    Pas de verre et laissez les animals tranquillous à la maison ou à des aminches

  • « D'où il sort celui-là ? » : ce loup n'attaque pas les troupeaux et n'a pas peur des humains

    Le loup qui rode depuis mai autour du col Agnel, dans les Hautes-Alpes, semble différent de ses congénères : il ne s'attaque pas aux troupeaux et n'a pas peur des humains. Des associations craignent qu'il ne soit abattu quand même.
    Col Agnel (Hautes-Alpes), reportage
    Un sifflement déchire le silence. Bref. Aigu. Comme un éclat de verre. Un second cri lui fait écho. Puis un troisième. Les marmottes sonnent l'alerte. À l'entrée d'un terrier, quatre d'entre elles se sont figées. (…)

    Lire la suite - Reportage / Animaux , Nature , Montagne
  • Robots humanoïdes : Neura Robotics fait appel à l’italien Seco pour fabriquer les modules de calcul de ses robots 4NE1

    Elle est l’une des start-up européennes les plus en vogue dans la robotique humanoïde : Neura Robotics, connue pour son modèle 4NE1, a annoncé le 7 septembre un partenariat avec l’entreprise italienne Seco afin de travailler sur les modules de calcul électronique de ses robots de pointe. “Grâce à son concept de membres intelligents, la détection et le calcul sont distribués dans tout le robot, rapprochant l’intelligence des articulations, des capteurs et des interactions physiques où des décisions en temps réel sont nécessaires”, explique la jeune pousse allemande.

  • Événement de soutien à un internet militant & autonome

    Quand ?
    Le 12 septembre de 18h30 à 23h

    Où ?
    La Kunda (entrée Lagaisse) 46, rue Jules Lagaisse 94400 Vitry-sur-Seine

    L'offensive de Trump contre Autistici/Inventati aura une seule conséquence : multiplier A/I partout.
    Voir ici et

    Nous organisons un événement de rencontre, partage et discussion ce samedi 12 septembre à la Kunda pour réfléchir ensemble à quelle réponse apporter depuis où nous sommes

    Au programme : infokiosques, discussion, projection et cantine vegan.
    Tout sera à prix libre !

  • Souveraineté numérique : Face à la ruée vers les data centers géants, le marseillais Phocea DC mise sur des infrastructures edge de quelques mégawatts

    Alors que la plupart des investissements annoncés dans les data centers portent sur des campus de plusieurs dizaines, voire centaines de mégawatts (MW), le marseillais Phocea DC défend une trajectoire presque inverse. L’opérateur veut bâtir un réseau de data centers edge de quelques mégawatts, implantés en ville, proches des utilisateurs et mieux intégrés au tissu local.

  • Some Vulnerable Republicans Are Ducking Out Of Trump's Midterm Convention

    Several vulnerable Republicans plan to skip the party's unusual midterm convention in Dallas this week amid President Donald Trump's falling approval ratings and ongoing voter blowback on issues like his war on Iran and rising gas prices. Sens. Susan Collins (R-Maine) and Dan Sullivan (R-Alaska), as well as House Reps. Brian Fitzpatrick (R-Pa.), David Valadao (R-Calif.) and Tom Barrett (R-Mich.) will not attend. Sen. Mike Rounds (R-S.D.), an incumbent in a solid Republican seat who's facing an independent challenger, also doesn't plan to go to the convention, according to The Hill. Neither will former New Hampshire Sen. John Sununu, who's running to retake a Senate seat in the swing state, per The New York Times...
  • « Taxe du slip » ? non, le nouveau malus textile ne vise ni tous les vêtements, ni toutes les marques

    Source :Compte Facebook, le 2 septembre

    Etiqe :TROMPEUR

    Contenu :

    « Nouvelle taxe du slip […] Préparez-vous à payer plus cher », cingle un internaute sur Facebook. « Donc au moment où plus personne ne peut vivre correctement de son travail, le gouvernement organise la hausse massive du prix des vêtements ? », s’indigne un autre.

    C’est peu dire que l’entrée en vigueur du malus textile s’est attiré les foudres des réseaux sociaux. Les critiques, nombreuses, se basent essentiellement sur une infographie du journal Le Parisien où différents montants de pénalités sont affichés selon des types de vêtements.

    On y découvre que la pénalité appliquée à la contribution du producteur est fixée à 50 centimes pour une paire de chaussettes en 2026 et 2027, et pourra atteindre 2 € à partir de 2030. Elle s’élève à 12 € pour un manteau ou une veste en 2026 et 2027 et à 19,50 € à partir de 2030.

    Des sommes globalement trompeuses, car présentées sans aucune contextualisation. Contrairement à ce que laissent entendre les publications, tous les vêtements ne seront pas concernés. Comme le précisait déjà l’article initial du Parisien, la mesure vise uniquement ceux commercialisés par les enseignes de mode ultra-éphémère, ou « express ».

    L’ultra fast fashion visée

    Cette mode est définie par la loi du 8 juillet 2026 visant à réduire l’impact environnemental de l’industrie textile. À son article 1, il est indiqué que « relèvent de la mode ultra-express les pratiques industrielles et commerciales des producteurs qui ont pour conséquence la diminution de la durée d’usage ou de la durée de vie de produits en raison de la mise sur le marché d’un nombre élevé de références de produits neufs et de la faible incitation à réparer ces produits. »

    Mais alors concrètement qui est visé par ce nouveau malus ? Si la loi ne cite aucune enseigne, les plateformes chinoises telles que Temu, Shein ou encore AliExpress sont visées.

    Ainsi, dans une vidéo publiée sur LinkedIn, Serge Papin, le ministre des Petites et Moyennes entreprises, du Commerce, de l’Artisanat, du Tourisme, et du Pouvoir d’achat, citait, en évoquant l’entrée en vigueur du malus, les « 7 000 à 8 000 références » proposées tous les jours par Shein. « Les marques européennes et françaises, bien plus raisonnables, en sont préservées de fait. », dévoilait-il également dans une interview au journal Ouest-France.

    Le gouvernement chinois s’est même positionné sur le sujet en menaçant la France de mesures de rétorsion comme le rapportait Le Monde, le 3 septembre.

    Possible impact pour le consommateur

    Aussi, contrairement à ce que suggèrent les publications, les malus qui seront appliqués aux produits vendus par les marques de mode ultra-éphémère ne seront pas directement payés par les consommateurs français. De fait, ce seront les marques elles-mêmes qui se verront impactées.

    « À compter du 1er septembre 2026, les contributions financières versées par les producteurs à l’éco-organisme » [Refashion] « sont modulées selon les pénalités associées à la durabilité liée aux pratiques industrielles et commerciales. », est-il détaillé dans l’arrêté publié au Journal officiel le 28 août dernier.

    Les producteurs concernés devront donc acquitter une contribution plus élevée lorsque leurs pratiques, évaluées notamment à partir de la largeur de leur gamme et de l’incitation à réparer leurs produits, conduisent à un score inférieur ou égal au seuil fixé.

    Dès lors, les producteurs concernés répercuteront-ils ces pénalités sur le prix de vente de leurs produits ? C’est envisageable, mais il est trop tôt pour le dire, puisque le dispositif est actif depuis le 1er septembre seulement.

    Interrogée par France 3 Auvergne-Rhône-Alpes, Anne-Cécile Violland, la députée rapporteure de la loi du 8 juillet 2026 à l’Assemblée nationale, indiquait que « juridiquement, rien n’oblige le fabricant à répercuter ce malus sur les consommateurs. Mais, dans les faits, il pourra l’ajouter au prix de vente. » Contactée, l’élue n’a pas répondu à nos questions.

    Précision importante, ces montants peuvent être plafonnés : la loi prévoit que, sur demande motivée du producteur, l’éco-organisme doit limiter la pénalité à 50 % du prix de vente hors taxe du produit.

    Les malus affichés par les publications représentent des montants maximums. En effet, la valeur du malus « peut atteindre jusqu’à 50 % du prix dans la limite de 12 € en 2026 et 19,50 € en 2030 », détaille le ministère de l’Économie et des Finances.

    La loi précise que cette limitation à 50 % du prix de vente hors taxe intervient sur demande motivée du producteur. Ainsi, pour un manteau auquel correspond une pénalité de 12 €, le montant effectivement dû peut être inférieur si ce plafond vient à s’appliquer.

     

    Auteurs :

    Auteur : Nicolas Kirilowits, journaliste

    Relecteur : Etienne Merle, journaliste

    Liens d’intérêts ou fonctions politiques déclarés des intervenants à l’article : aucun

    Secrétariat de rédaction : Etienne Merle, journaliste

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  • Ce pack avec GTA VI en précommande ajoute un casque gaming JBL gratuitement

    [Deal du jour] Grand Theft Auto VI arrive le 19 novembre 2026 sur PS5, et les précommandes sont ouvertes depuis fin juin. Le site Joybuy propose la version PS5 en pack avec un casque de jeu JBL Quantum 100P pour 79,99 €.

  • La contre-attaque du Canada sur les droits de douane va-t-elle pénaliser son économie ?

    Une nouvelle salve de droits de douane américains frappe des secteurs canadiens très intégrés à l’économie des Etats-Unis. Le Canada riposte, au risque d’en subir des conséquences.
  • Nouvelle-Calédonie: les leaders kanak réclament l’ouverture d’une enquête contre Attal, Darmanin, Dupond-Moretti et Lecornu

    La Cour de justice de la République a enregistré, le 9 septembre, une plainte visant les ministres chargés de la crise qui a secoué l’archipel en 2024. Elle est signée par six militants indépendantistes qui estiment, éléments à l’appui, avoir été transférés et incarcérés en métropole «pour des motifs de nature exclusivement politique».
  • Face à la victoire de l'extrême droite dans un Etat-région allemand, un cordon sanitaire est encore possible

  • « On ne veut pas d’AD Laurent à Auch » : pétition contre l’influenceur masculiniste évincé de TikTok

    Banni des réseaux sociaux pour avoir propagé une vision toxique de la sexualité, AD Laurent revient influencer les jeunes dans les discothèques. Et il est difficile de le contrer.

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  • Trump told Putin he wants swift end to Ukraine war and US-Russia ties restored, Kremlin says

    Donald Trump told Russian President Vladimir Putin by phone on Tuesday that he wanted a swift end to the ‌war in Ukraine, which would allow U.S.-Russia ties to be fully restored, the Kremlin said, adding that Putin had supported the U.S. president's view. The call, which the Kremlin said lasted an hour, followed a weekend visit to Moscow and Kyiv by U.S. envoys Steve Witkoff and Jared Kushner, who are trying to revive stalled ​talks designed to find a way to end the fighting.
  • Trump didn't oppose UK sanctions on Israeli settlements

    The Trump administration did not oppose a UK-led initiative to impose new sanctions on Israeli settlements in the occupied West Bank, U.S. officials and Western diplomats say. Why it matters: The White House's decision not to push back on the UK effort, which 11 other Western countries have joined, is a signal of its frustration with the Netanyahu government's policy in the West Bank.
  • 11 septembre, Julien Odoul à Gevingey. Insulte révisionniste de la rafle de gevingey ?

    Réunion de rentrée du R.N. Jurassien.

    Ce responsable local et élu de l'yonne pour le rassemblement national, parti révisionniste, dont le fondateur a été outrancier quant aux déportations et aux chambres à gaz, dont certains fondateurs sont issus des rangs des nazis de la seconde guerre mondiale, va venir à Gevingey ce 11 septembre.

    A-t-il choisi spécifiquement le lieu, quelques mois après le 82e anniversaire de la rafle de Gevingey, lors de laquelle dix-neuf personnes ont été déportées et une seule est revenue ?

    Pour rappel, à partir du printemps 1944, la répression de l'armée allemande prend une autre dimension.
    A partir du 9 avril, est menée l'opération Frühling contre les maquis de l'Ain et du Haut Jura avec la présence active des SS.
    Dans le Bas Jura, le 26 avril, sur dénonciation, un groupe de maquisards est attaqué à Frébuans par les soldats allemands. Le commandant Foucaut, résistant, est abattu. Dans la foulée, a lieu une rafle d'habitants de Trenal dont plusieurs personnes juives réfugiées. Pour une raison que l'on ignore, toutes les personnes sont libérées, et, c'est sur la commune de Gevingey que vont s'abattre les foudres de l'occupant qui rafle 19 femmes, hommes et enfants qui seront déportés au début du mois de mai à Auschwitz.

    Seule rescapée de cette rafle, Simone Polak qui témoigne encore dans ses livres mais aussi dans la vidéo réalisée par Dominique Gayet sur la Rafle de Gevingey.

    Gevingey fut le seul village du département où eut lieu une rafle de personnes juives.
    Lors de la commémoration des 80 ans de la rafle, quasiment tous les maires de la comcom et les élus du département étaient présents ainsi que les associations mémorielles.

    Lors de la future et proche venue de Julien Odoul pour sa réunion de rentrée, les élus locaux de tous bords vont-ils aller lui passer la brosse à reluire, jouer l'indifférence ? Ou vont-ils se positionner clairement ?

    Lors de sa venue, les associations mémorielles vont-elles continuer à minimiser les actes politiques, racistes, impérialistes, et autoritaires, du R.N.? Ou vont-elles enfin retrouver la mémoire des combattants et déportés de 39-45, résistants, et humains pour condamner des positions toujours semblables aux anciens occupants, essentialistes, autoritaires, et racistes ?

    Credit photo daniellebrulebois.fr

  • Trump expands Canada trade fight with sweeping ban on Canadian imports

    The Trump administration will ban imports of Canadian dairy products, most alcoholic beverages and motorcycles, the White House announced Tuesday, marking a sharp escalation in the trade dispute between the neighboring countries. The restrictions will take effect in three weeks, according to the White House. The move came hours after Canada imposed retaliatory tariffs on $20 billion worth of U.S. imports. The latest action deepens a trade conflict between two of North America's largest trading partners, with both governments imposing new measures despite their closely integrated economies and longstanding commercial relationship.
  • Trump banning import of Canadian booze, motorcycles, other goods into U.S.

    U.S. President Donald Trump is banning the import of Canadian alcohol, motorcycles and various other products into the U.S. Trump signed five proclamations on Tuesday night, which will ban those Canadian imports as of Sept. 29, and slap 50 per cent tariffs on a series of other products starting next week. Whey products and molasses are also included in the new ban, while certain dairy products, paper and wood products, aluminum products, furniture and mattresses will be subject to 50 per cent levies.
  • Trump bans some Canadian imports as North America trade war intensifies

    President Trump said the U.S. would ban Canadian alcohol, some dairy products and large motorcycles, sharply escalating a trade war largely fought with tariffs. Why it matters: The measures deepen the economic rift between countries that have spent decades interlinking commerce, threatening disruption for businesses and consumers on both sides of the border.
  • Cette semaine dans l’Hérault : mobilisations étudiantes, de l’énergie, de la santé et de l’action sociale, contre la répression des GJ et soutiens à la Palestine

    Mercredi 9 septembre

    Montpellier : goûter d’accueil du Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier (SCUM) à 16h, sur la pelouse d’Atrium à l’entrée de l’université Paul Valéry

    Montpellier : soirée conférence et débat avec Frank Mintz, historien et militant libertaire auteur du livre “L’autogestion dans l’Espagne révolutionnaire”, organisé par l’Union Communiste Libertaire. Ce sera à partir de 19h à La Carmagnole, 10 rue de la Palissade

    Jeudi 10 septembre

    Montpellier : rassemblement de soutien à José Luis Moragues, militant BDS/UP Montpellier attaqué en justice par les présidentes du CRIF Languedoc-Roussillon et du Centre Culturel Juif Simone Veil (CCJSV) pour une vidéo dénonçant leur soutien politique à Israël. Ce sera à 13h au Tribunal Judiciaire, place Pierre Flotte.

    Frontignan : ouverture de l’épicerie associative de la Coopérative Intégrale du Bassin de Thau (CIBT). Les principaux produits disponibles sont des produits locaux, de saison, bio, en circuit-court et à prix libre (légumes, fruits, pain, farine, œufs, fromages de chèvre, miels, confitures, tisanes, sirops, vins, huile d’olive, huiles culinaires, vinaigres aux plantes, sel aux herbes, savons et baumes avec des plantes cultivées localement, riz de Camargue, lentilles, pois chiches.) Ce sera de 17h à 18h30 au local associatif La Grève, 19 bis boulevard Victor Hugo

    Frontignan : discussion sur la loi « permis de tuer », qui prévoit une présomption d’usage légitime de l’arme par les forces de l’ordre qui va au-delà de la légitime défense, de 18h30 à 20h30 au local associatif La Grève, 19 bis boulevard Victor Hugo

    Samedi 12 septembre

    Montpellier : fête “La rentrée de la lutte des classes” au local associatif Le Quartier Généreux, 2 quai des Tanneurs, de 12h30 à 23h30. Au programme : conférence et ateliers militants, repas partagés, animations et jeux de kermesse, et une boom en soirée. Plus de détails sur le programme par ici

    Lundi 14 septembre

    Montpellier : permanence du BIB Hackerspace, pour venir boire un coup ou discuter questions informatiques, numériques ou biologiques, avec un collectif autogéré privilégiant logiciels libres et protection des données. Dès 18h30 à La Tendresse, 80 impasse Flouch

    Mardi 15 septembre

    Béziers : rassemblement à 9h à Enedis Ovalie, puis à 11h devant la sous-préfecture, à l’initiative des salarié-es électricien-nes et gaziers-ères, dans le cadre d’une mobilisation contre la remise en question du tarif spécial sur l’énergie dont bénéficient les agents

    Montpellier : manifestation étudiante contre les frais d’inscription prévus à l’entrée de certaines formations pour les étudiant-es étrangers-ères et la suppression des APL pour certain-es étudiant-es étrangers-ères hors UE. Ce sera à 10h place Albert 1er.

    Montpellier : rassemblement à 10h à Trancavel, à l’initiative des salarié-es électricien-nes et gaziers-ères, dans le cadre d’une mobilisation contre la remise en question du tarif spécial sur l’énergie dont bénéficient les agents

    Montpellier : rassemblement régional de 12h à 14h devant la préfecture contre le manque de moyens dans la santé et l’action sociale, appelé aussi par les syndicats de l’énergie. La CGT sera aussi présente de 9h à 12h sur la place de la Comédie

    Montpellier : rassemblement de soutien à Roland Veuillet, convoqué à 14h devant la Cour d’Appel de Montpellier pour des faits remontant au mouvement des gilets jaunes

    Montpellier : conférence-débat sur le thème “L’extrême-droite dans le Midi, permanences et mutations.”, dès 19h à La Carmagnole, 10 rue de la Palissade. Avec Philippe Secondy, historien, auteur de “La persistance du Midi blanc” et de “Fabrication d’un collabo” et Emmanuel Négrier, politiste, CEPEL, directeur de la revue Pôle sud. Dans le cadre du festival antifasciste et solidaire Les Fourmilières.

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  • ‘They’re ready to come home’: the movement to bring young voters back to Democrats

    After young people shifted right for Trump, Democratic-aligned groups across the US are eager to capture gen Z voters before November’s midterm elections

    On the first day of the fall semester at California State University, Northridge, student organizers holding “Hot People Vote” signs wheeled a bright pink wagon outside the student union. They offered “no strings attached” donuts, heart-shaped sunglasses and voting information for the November general election. Even though it was 105F outside, dozens of people stopped by to chat with the Donuts + Democracy volunteers and register to vote.

    One student told organizer Dzian Tran that she didn’t plan to vote because she was disillusioned with politics. Tran chatted with her about how civic engagement is important to democracy and how some elections are won by a margin of only 400 votes. As she thanked Tran, the student held her phone up to a QR code to get more information about voting.

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  • Cafards, matelas au sol : la justice exige des mesures d'urgence à la prison d'Aix-Luynes

    Source : Marsactu Payant
  • 5 ans de prison avec sursis requis contre Olivier Bouygues pour chasse illégale

    Source : La Relève et La Peste
  • En 2050, le climat pourrait être la première source de tensions dans la société française

    Source : Le Nouveau Paradigme
  • École en France, le choix de l'inégalité

    Source : Là-bas si j'y suis Payant Format : vidéo
  • Le cyberharcèlement de la judoka Léa Fontaine révèle la montée inquiétante des masculinistes sur les réseaux sociaux

    Source : Parallèle Sud

    Même si les luttes contre les discriminations avancent, ces dernières restent quand même relativement très fréquentes. Cet article de Parallèle Sud, revient sur le cyberharcèlement subi par la judokate Léa Fontaine suite à sa victoire du Grand Slam de Lausanne (Suisse) à la fin du mois d'août.

    L'article indique que cette « vague de commentaires sexistes et grossophobes » révèle surtout la montée en puissance des masculinistes sur les réseaux sociaux. Parallèle Sud fait intervenir Évelyne Corbière Naminzo, ancienne présidente de l'Union des femmes réunionnaises (UFR) et aujourd'hui sénatrice de La Réunion, d'où est originaire Léa Fontaine, ainsi que Victor Abel-Gagné, président de la LDH (Ligue des droits de l'Homme).

    Ce dernier affirme surtout que « Nous sommes dans un monde qui hyperexpose les sportifs et les artistes. [...] Le problème, c'est que l'algorithme tend à mettre en avant ce qui fait mal »
    Par ailleurs, les avancées féministes s'exposent à un retour de bâton masculiniste.
    Alors quelles solutions ? Si la justice avance lentement, c'est certainement à cause d'une « question de moyens » estime Évelyne Corbière Naminzo.

  • Sebta (Ceuta) : une juge espagnole met le Maroc au cœur de l'enquête judiciaire

    Source : Enass - Maroc
  • Violences dans le périscolaire : à Villeurbanne, des failles dans le processus de recrutement

    Source : Mediacités Lyon Payant
  • Le cyberharcèlement de la judoka Léa Fontaine révèle la montée inquiétante des masculinistes sur les réseaux sociaux

    Source : Parallèle Sud
  • « Ce n'est sans doute que le début » : le Royaume-Uni, la France et le Canada s'apprêtent à interdire les importations en provenance des colonies israéliennes (Anglais)

    Source : Common Dreams - États-Unis Lire la traduction automatique en français
  • Conflit : Ce qui reste de Boko Haram, 12 ans plus tard…

    Source : Data Cameroon - Cameroun
  • Dans le Sud de la France, une « terre de femmes » à l'écart du patriarcat

    Source : Les Jours Payant
  • Meurtre d’Aramburú: «Loïk était comme un enfant qui ne sait pas gérer sa frustration»

    Lors de l’examen de leurs personnalités, Loïk Le Priol et Romain Bouvier, les militants d’extrême droite radicale ayant fait feu sur l’ancien international de rugby argentin, ont été confrontés à leur passé, fait d’actes de violence répétés et d’indifférence aux décisions de justice.
  • Trump to address midterm convention after Qatar-gifted plane delayed by emergency-slide check – live

    President to give speeches on both days of unconventional gathering in Dallas; president boards Air Force One after crew inspects the slide

    Stefany Shaheen, the daughter of a longtime New Hampshire senator and former governor, has won the Democratic nomination in the race for Chris Pappas’s former House seat.

    Stefany Shaheen’s mother Jeanne Shaheen is a former governor who has represented New Hampshire in the Senate since 2009. The younger Shaheen’s family ties to the Democratic establishment – and accusations of nepotism – became a point of attack by her opponent in the primary race.

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  • Affaire du 8/12/20 : délibéré de l'appel le 10 septembre

    Le délibéré sera rendu ce jeudi 10 septembre 2026, à la Cour d'Appel de Paris, à 13h30. Toutes les formes de solidarité sont bienvenues. Sur place pour faire nombre face à la violence de l'Etat, mais d'autres formes de soutiens, délocalisées, seront aussi précieuses.

    Article en parti repris de nantes.indymedia.org (pour une soirée de soutien organisée à Rennes le 30/10. pour relayer sur trognon, nous avons retiré les paragraphes d'invitation à la soirée de soutien de Rennes, mais vous pouvez le retrouver sur l'article originel)

    C'est une affaire qui commence à dater, mais dont on attend toujours de pouvoir tourner la page. Le 8 décembre 2020, avant le lever du jour, des arrestations avaient lieu dans toute la France avec les moyens de l'antiterrorisme – le RAID avec des cagoules têtes de mort, des armes de guerres pointées sur les gens, des maisons saccagées… Puis quatre jours de garde-à-vue à Levallois Perret, dans la même ambiance, terrorisante. Le 11 décembre, le contrôle judiciaire est prononcé pour deux d'entre elleux et les cinq autres sont incarcéré·es dans cinq prisons différentes d'Île-de-France, sous le statut DPS (détenu·e particulièrement signalé·e). L'un d'entre-elleux, Libre Flot, est placé en isolement total.

    Cette affaire, c'est celle d'une association de malfaiteurs terroriste, qui vise directement « l'ultra-gauche », selon les termes du dossier. Sept personnes en lien avec un militant internationaliste, Libre Flot, qui a répondu en 2017 à l'appel des populations du Rojava pour protéger la paix en participant à la guerre de légitime défense contre Daech et l'armée turque. Comme le dit le Collectif des Combattantes et Combattants Francophones du Rojava dans une tribune de soutien : « Nous sommes allés au Rojava avec la volonté de défendre une révolution basée sur la démocratie directe, la coexistence pacifique entre communautés, l'égalité femmes-hommes et le juste partage des richesses, autant de valeurs dont l'État français se réclame sans jamais les appliquer. » À partir de là, les renseignements fantasment un « revenant » qui chercherait à mettre à profit des compétences militaires acquises en Syrie pour créer une milice qui aurait pour cible l'Etat français et ses forces de l'ordre. Une surveillance du fameux malfaiteur en chef a été mise en place dès son retour du Rojava, comme pour beaucoup de volontaires internationalistes, et les agents de la DGSI (direction générale de la sécurité intérieure) ont été témoins de propos hostile à la police dans la bouche du militant et de ses ami.es punks libertaires. Ça ne leur a pas plu, dont acte.

    Libre Flot, dans leur fable, c'est le chef de la bande d'anarchistes (lol). Il est enfermé à l'isolement pendant 16 mois, en préventive. Sentant les séquelles sur sa santé, sur ses capacités cognitives, sur sa vie, Flo démarre une grève de la faim, qui lui permettra de sortir de taule après 37 jours. Il a beaucoup écrit pendant cette période et après, et un livre est sorti en 2025 aux éditions Du bout de la ville : Anticiper le bruit sec des verrous. Parmi les autres personnages de l'histoire, on trouve un artificier à Disneyland et pour des clips, deux inséparables amateurs de tir sportif et de vieilles armes, une lectrice de brochures et utilisatrice de Tails, un adepte de voyages et aspirant soutien du Rojava, et un autre copain de Flo qui sera condamné plus légèrement, sa formation en PNL (programmation neuro-linguistique, un truc de développement personnel) ne paraissant pas effrayer les enquêteurs.

    2020, une partie de cette bande se retrouve confinée ensemble (pour une partie, s'y rencontrent pour la première fois), et hop, voilà une association de malfaiteurs. Quatre autres inculpé·es feront aussi plusieurs mois de prison, avant le procès qui n'a eu lieu qu'en octobre 2023, et qui a abouti à leur condamnation pour avoir donné l'impression à la DGSI, au PNAT et à ces juges d'avoir envie d'attaquer des flics. « Participation à une association de malfaiteurs en vue de la préparation d'un acte terroriste ». Et ce sans qu'aucun projet spécifique n'existe, en assumant que des suspicions d'intentions suffisent, « sans qu'il soit nécessaire de démontrer une participation aux crimes ou à leur préparation » écrivait le juge d'instruction Jean-Marc Herbaut. Condamné·es pour avoir participé sans participer. Certain·es des inculpé·es sont aussi rendu·es coupables du « refus de remettre la convention secrète de chiffrement d'un moyen de cryptologie », c'est-à-dire l'accès à du matériel informatique. Les peines vont de deux ans de sursis simple à cinq ans de prison ferme. Le temps de détention provisoire effectué étant déduis, et le reste étant aménageable en bracelet électronique, ces peines ne les amèneraient pas à retourner en prison. Mais elles sont alourdies par un certain nombre d'interdictions (de contact entre elleux, de travailler dans certains secteurs, de port d'armes, de déplacement de plus de deux semaines) et d'obligations (de soin, de travail), et par l'inscription au FIJAIT (fichier judiciaire des auteurs d'infraction terroriste). Pendant tout ce temps, la surveillance des communications et du quotidien continue, ainsi que les rendez-vous CPIP (conseiller.ère pénitentier.ère d'insertion et de probation). Une répression protéiforme donc, depuis bientôt six ans.

    Six des sept personnes condamnées ont fait appel de cette décision, et ont encore du attendre deux ans et demi avant d'avoir droit à un nouveau mois de mascarade judiciaire (du 4 au 22 mai 2026 pour l'appel). Ces deux procès ont traité du même dossier terriblement vide, basé sur les mêmes interrogatoires traumatisants avec le même juge d'instruction tout à fait convaincu de leur dangerosité et les mêmes flics affolés par ces marginaux qui osent se tatouer des ACAB et écouter des musiques aux paroles explicitement anti-autoritaires, avec les mêmes livres et brochures (on a vu à quel point les infokiosques leur font peur)… Ces mêmes moments de jeu d'air-soft et de fabrication de pétards ont été transformés par des chien·nes de garde de l'État paranoïaques en entrainements para-militaires et en préparation d'attentats… Le récit creux a été collectivement façonné par des agents de l'État tout-puissant, où les droits des détenu·es et de la défense ont été maintes fois bafoués : des refus systématiques des demandes de mise en libertés mettant en danger la vie de Libre Flot, aux fouilles à nues systématiques en détention, en passant par les multiples et veines demandes de la défense de faire venir au procès les crapuleux agents de la DGSI qui ont retranscrit les écoutes en mettant leur grain de sel pour faire peur (les avocat·es sont allé·es jusqu'à saisir la Cour Européenne des Droits Humains pour ça !).

    Ce procès est celui de ce qu'yels appellent l'« ultra-gauche », accusée d'être violente par essence. C'est un procès où des paroles, même des blagues, même des chansons, sont prises pour des actes. C'est le procès du mouvement punk. C'est le procès des ZAD. C'est le procès de la protection des données personnelles, de Signal, Tor et Tails. C'est le procès de l'internationnalisme et de l'anarchisme, même si les personnes condamnées ne s'en revendiquent pas forcément. Le procès en première instance a été raconté dans des chroniques par une quinzaine d'autaires dans le livre Qui terrorise qui ? paru en 2026 aux éditions Tahin Party.


    Le délibéré sera rendu ce jeudi 10 septembre 2026, à la Cour d'Appel de Paris, à 13h30. Toutes les formes de solidarité sont bienvenues. Sur place pour faire nombre face à la violence de l'Etat, mais d'autres formes de soutiens, délocalisées, seront aussi précieuses.


    Pour en savoir plus sur l'affaire et suivre les nouvelles, il est encore possible de consulter le blog des soutiens : soutienauxinculpeesdu8decembre.noblogs.org. Mais la répression antiterroriste s'intensifie, et l'hébergeur de ce blog, Autistici/Inventati, a été classé comme organisation terroriste par Trump. Nous espérons pouvoir donner une nouvelle adresse de blog prochainement. Une cagnotte est disponible en ligne, les besoins de soutien financier sont très importants. Pour en savoir plus sur l'affaire, voilà une brochure de synthèse : Qui_terrorise_qui

    Cette affaire pourrait bien créer une jurisprudence très dangereuse pour les libertés, en particulier politiques. C'est pour cette raison que les cibles ont décidé de se battre quelques années de plus pour contester cette décision, malgré leur envie de retrouver une vie plus tranquille. Nous encourageons tout le monde à se renseigner et à parler de cette affaire, et surtout, surtout à ne pas se laisser anti-terroriser.

  • La gauche en campagne, sondages, partenariats médiatiques… «Mediapart» a répondu à vos questions

    Valentine Oberti, codirectrice éditoriale du journal, et Sarah Benhaïda, journaliste chargée des gauches au service politique, ont répondu à vos questions sur la vie de la rédaction et la rentrée politique, mercredi 9 septembre, dans le cadre d’un chat.
  • Piratage de données de santé : les informations médicales de plus de 3500 patients atteints d’un cancer exposées

    Le 7 septembre, un utilisateur d’un forum cybercriminel a publié une archive qu’il présente comme issue de Jinko.care, rapporte Radio France. Selon les éléments diffusés, elle pèserait environ 3,7 Go et comprendrait 85 tables issues de Firestore, représentant plus de 883 000 lignes, ainsi qu’une archive Firebase contenant plus de 2600 fichiers. Le nombre de comptes concernés serait d’environ 3550.

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