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Forest Service chief faces scrutiny over logging ties as Trump plans to scrap protections
Rollback of ‘roadless rule’ expected to benefit companies US Forest Service chief, Tom Schultz, previously lobbied for
Donald Trump this month announced plans to rescind a landmark rule that has protected old-growth forests in the US for 25 years. If finalized, the rollback is expected to benefit the companies that Tom Schultz, chief of the US Forest Service, represented in his previous roles as a timber industry lobbyist and executive, according to research by consumer advocacy non-profit Public Citizen.
The Roadless Area Conservation Rule, more commonly known as the “roadless rule”, was adopted in 2001 to limit development in roughly 45m acres of national forest. Industry interests and Republican representatives have long lobbied for the rule’s rescission, which would open up those swaths of untouched land to road construction, drilling and logging.
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Once again, Trump wants the FCC to put a bandage on his thin skin | Tom Wheeler
The president is lashing out at an NBC host. As the agency’s former chair, I can only hope it stands up for free speech
Will the FCC chairperson again abuse his authority over broadcast licenses to put a Band-Aid on Donald Trump’s thin skin?
Since the opening days of the Trump presidency, Brendan Carr has acted as the president’s attack dog to coerce broadcasters to say things that please his client. Only days after taking office in January 2025, Carr revived a previously dismissed complaint against CBS for the editing of 60 Minutes that tracked candidate Trump’s specious lawsuit on the matter. At the time, the FCC was considering the transfer of CBS licenses to Skydance, a decision that did not come until after CBS agreed to pay $16m to settle with Trump. In September, after Jimmy Kimmel’s remarks about Charlie Kirk, Carr urged broadcasters to take action, saying “we can do this the easy way or the hard way” – an attack even the senator Ted Cruz said sounded “right out of Goodfellas”. In March 2026, he threatened broadcasters over their coverage of the Iran war after the president complained on Truth Social. In April, he ordered Disney’s eight ABC-owned television stations to submit their licenses for premature review, even though most aren’t even halfway through their license term (Disney, ABC and the stations are suing).
Tom Wheeler was chairperson of the Federal Communications Commission from 2013 to 2017
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En Chine, encore plus de solaire... mais toujours beaucoup de charbon
C'est un point de bascule qui mérite d'être mis en lumière. Fin juillet, la Chine comptait plus de capacité installée en solaire qu'en… charbon ! Soit 1 286 gigawatts (GW) d'immensités photovoltaïques contre 1 285 GW de centrales à charbon : pour la première fois, le solaire devient la première filière électrique du pays. En sept mois, il a produit 802 térawattheures (TWh), soit 13 % de la consommation électrique chinoise.
Lire la suite - En bref / Énergie
Mais attention au trompe-l'œil des capacités. Le charbon, pilotable (…) -
«Que faire de nos bourreaux?»: «La Frappe», un précieux film témoin sur l’inceste
À l’occasion de la sortie de son premier long métrage, qui donne à voir l’inceste sous un jour encore peu exploré, le réalisateur Julien Gaspar-Oliveri raconte à «Mediapart» la conception de ce film ultradocumenté, où il veille à ne «pas montrer des actes, mais uniquement les conséquences». -
ChatGPT gratuit et sans pub, c’est fini, mais voici comment désactiver la publicité ciblée

La publicité arrive dans ChatGPT, et notamment les annonces personnalisées. Si ce modèle économique s'impose à tous (sauf à souscrire un abonnement Plus ou plus haut de gamme), il est possible de choisir si l'on veut avoir du ciblage publicitaire ou non. Voici où désactiver la pub ciblée dans le chatbot d'OpenAI.
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«Je suis inconsolable»: après un été cataclysmique, paroles de militants écologistes consternés
«Mediapart» a voulu faire témoigner celles et ceux qui alertent depuis des années sur le chaos climatique, pour connaître leur sentiment au sortir d’un été marqué par des catastrophes écologiques sans précédent. -
Humiliations, journées sans fin et hygiène douteuse: Pierre Sang, le cuisinier star qui terrorise ses équipes
Un contrôle permanent, des propos humiliants et un rythme infernal... Des salariés du célèbre finaliste de «Top Chef» décrivent des conditions de travail intenables, mais aussi des problèmes liés à la propreté des cuisines ou à des produits surgelés servis comme des plats gastronomiques. Des «rumeurs», répond l’intéressé. -
Le Rassemblement national pourra-t-il punir le port du voile par une amende ?

Source :BFM TV, le 30 août 2026
Etiqe :INCONSTITUTIONNEL
Contenu :
Le député RN Jean-Philippe Tanguy a indiqué sur BFM TV dimanche que le Rassemblement national prévoit bien de « sanctionner le port du voile » islamique par « une amende » s’il arrive au pouvoir.
À l’appui de ce projet, il affirme que l’idée « est soutenue par 60 % à 70 % de Françaises et de Français qui sentent bien que derrière ce symbole, ce n’est pas seulement une liberté vestimentaire, c’est une idéologie qui est contraire à ce que la France a porté depuis des années ».
Pour qu’il y ait amende, il faut qu’il y ait interdiction. Cette interdiction est-elle possible en l’état du droit tel qu’interprété par le Conseil constitutionnel ?
Assurément pas. En 2010, au moment du vote de la loi interdisant la dissimulation du visage dans l’espace public (et notamment à l’aide d’un « voile intégral »), le Conseil constitutionnel avait été saisi.
En réponse, il avait tenu compte des impératifs de sécurité publique invoqués par le législateur, mais aussi du fait que « les femmes dissimulant leur visage, volontairement ou non, se trouvent placées dans une situation d’exclusion et d’infériorité manifestement incompatible avec les principes constitutionnels de liberté et d’égalité ».
Ce faisant, devait juger le Conseil constitutionnel, « le législateur a adopté des dispositions qui assurent, entre la sauvegarde de l’ordre public et la garantie des droits constitutionnellement protégés, une conciliation qui n’est pas manifestement disproportionnée ».
Où est l’impératif de sécurité publique ?
Si le RN arrivant au pouvoir voulait faire voter une loi interdisant le voile dans l’espace public, il faudrait, sauf à modifier la Constitution, faire en sorte que son texte soit compatible avec la Déclaration des droits de l’Homme et du citoyen, article 4 (« La liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui »), article 5 (« La loi n’a le droit de défendre que les actions nuisibles à la société »), article 10 (« Nul ne doit être inquiété pour ses opinions, même religieuses, pourvu que leur manifestation ne trouble pas l’ordre public »).
C’est en effet notamment au regard de ces textes que le Conseil constitutionnel avait examiné la loi de 2010 interdisant la dissimulation du visage dans l’espace public.
Le voile porté par les femmes musulmanes trouble-t-il l’ordre public ? Il faudra que le législateur en apporte la preuve devant le Conseil constitutionnel. Car si le voile dit intégral crée des risques pour la sécurité publique, c’est précisément parce qu’il pourrait permettre à certaines personnes de commettre des crimes ou délits sans être identifiables.
Or, le voile « simple » permet l’identification de la personne qui le porte. Et si l’on considère qu’un voile simple constitue un trouble à l’ordre public, il doit en être de même pour tous les voiles, y compris ceux portés par les femmes chrétiennes ou juives. Sinon, cela créerait une discrimination contraire, là encore, à la DDHC. Ajoutons qu’il faudrait pousser la logique et interdire les capuches, les cagoules, voire les perruques.
La dignité des seules musulmanes ?
L’argument du RN selon lequel « derrière ce symbole, ce n’est pas seulement une liberté vestimentaire, c’est une idéologie qui est contraire à ce que la France a porté depuis des années », n’est pas non plus opérant juridiquement.
En France, une idéologie ne peut être entravée que si elle menace l’ordre public. C’est le cas lorsque des imams prêchent des valeurs incompatibles avec celles de la République et incitent leurs fidèles à des comportements illégaux envers les femmes notamment.
En examinant la loi interdisant la dissimulation du visage, le Conseil constitutionnel avait aussi tenu compte de l’impératif de protéger les femmes astreintes au port du voile intégral. Ces femmes peuvent, « volontairement ou non, se trouver placées dans une situation d’exclusion et d’infériorité manifestement incompatible avec les principes constitutionnels de liberté et d’égalité ». C’est donc leur dignité et leur liberté qui sont menacées, et que le législateur a entendu protéger.
À supposer que les femmes musulmanes portant un simple voile se trouvent pour certaines dans la même « situation d’exclusion et d’infériorité », pourquoi n’en irait-il pas des femmes chrétiennes ou juives obligées de porter un voile ou une perruque ? Après tout, le préambule de la Constitution de 1946 prévoit que « La loi garantit à la femme, dans tous les domaines, des droits égaux à ceux de l’homme ». Donc, toutes les femmes.
Interdire le voile par référendum ?
Après la sortie de Jean-Philippe Tanguy, Jordan Bardella et Marine Le Pen ont temporisé : les chefs du RN ont annoncé que l’interdiction du voile passerait par référendum. Un détour qui ne change rien à son inconstitutionnalité.
Tout sujet ne peut pas faire l’objet d’un référendum. Certes, le Conseil constitutionnel a toujours refusé de contrôler une loi adoptée par cette voie. Mais dans une décision de 2000, il s’est reconnu compétent pour examiner, en amont, le décret de convocation qui fixe la question posée.
En effet, le Conseil vérifie le respect de l’article 11 de la Constitution, et surtout que la question posée aux votants porte bien sur « l’organisation des pouvoirs publics, sur des réformes relatives à la politique économique, sociale ou environnementale de la nation et aux services publics qui y concourent, ou tendant à autoriser la ratification d’un traité ».
D’autant que, dans une décision de juin 2026, le Conseil a exclu les « questions de société » du périmètre de l’article 11, écartant un référendum d’initiative partagée qui portait sur « une question éthique, relative à la fin de vie ». L’interdiction du voile connaîtrait-elle le même sort ?
Auteurs :
Auteurs : Jean-Paul Markus, professeur de droit public à l’université Paris-Saclay
Guillaume Baticle, journaliste, doctorant en droit public à l’université de Poitiers
Relecteurs : Bertrand-Léo Combrade, professeur de droit public à l’université de Poitiers
Etienne Merle, journaliste
Liens d’intérêts ou fonctions politiques déclarés des intervenants à l’article : aucun
Secrétariat de rédaction : Guillaume Baticle, journaliste, doctorant en droit public à l’université de Poitiers
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Maintenant - Le monitoring qui trouve vos conteneurs tout seul
"Maintenant", ce n'est pas qu'un adverbe à la con pour apprécier l'instant présent ou faire péter ses ordres comme votre Belle Mère ! C'est également un conteneur à lancer, qui se connecte en lecture seule à un socket Docker pour réaliser en un battement de cil, tout l'inventaire de votre home lab !
Il relève ainsi l'état de chaque conteneur, ses healthchecks, ses boucles de redémarrage, ses logs, et vos projets Compose regroupés comme vous les avez écrits.
Ensuite, tout ce qui vous alerte pour de bon se déclare à la main. Les checks HTTP et TCP se configurent sous la forme de labels sur les conteneurs à surveiller. Par exemple, un
maintenant.endpoint.httpavec son intervalle et son seuil d'échec, unmaintenant.endpoint.tcppour la base...etc. Pas besoin donc d'aller mettre votre gros nez dans un fichier de config spécifique.
Vos tâches planifiées reçoivent chacune une URL à appeler quand elles finissent comme ça si la sauvegarde de trois heures du matin ne se manifeste pas, vous êtes prévenu. Vos certificats HTTPS sont surveillés et signalés cinq fois avant leur expiration, un mois avant puis de plus en plus près. Il compare aussi l'empreinte de vos images à celle publiée sur le registre, ce qui vous permet ensuite de savoir lesquelles ont pris du retard sans lancer des docker pull à l'aveugle. Ah et il sert une page de statut publique pour vos utilisateurs.
Le tout tient dans un binaire Go qui occupe environ 17 Mo de RAM et qui se repose sur une simple base SQLite.
Par contre, l'édition gratuite (Community) gère une seule machine. Si vous voulez du multi-hôte, il faudra passer par la case payante. Toujours en gratuit, il y a aussi des plafonds... Vous avez le droit uniquement à 10 endpoints, 5 heartbeats, 5 certificats, 3 composants de page de statut et uniquement 7 jours d'historique.
Attention quand même, y'a 2 choses à savoir avant de vous enflammer et de poser ça sur une machine exposée sur le net. Il n'y a aucune authentification intégrée, et de ce que j'ai compris, c'est assumé ! A vous donc de mettre en place un reverse proxy et un Authelia ou un Authentik devant.
Pour situer "Maintenant" par rapport à d'autres solutions que je vous ai déjà présentées, Beszel fait les métriques par conteneur sans aucun plafond gratos, mais pas les checks HTTP. Uptime Kuma lui, fait les checks, mais ses monitors doivent être créés un par un dans l'interface, sauf à lui greffer AutoKuma pour lire les labels. Donc, il n'y a pas vraiment de solution tout-en-un gratuite...
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Les vieux Mac Intel peuvent enfin installer l’app ChatGPT, deux ans après son lancement

L'application ChatGPT pour Mac supporte désormais les machines avec un processeur Intel. Une compatibilité passée totalement inaperçue alors qu'elle manquait depuis le lancement de l'app en 2024. Chez Google, l'application Gemini reste réservée aux puces Apple Silicon.
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L'été 2026 est le plus chaud jamais enregistré en France
L'été 2026 a été le plus chaud jamais enregistré en France depuis le début des mesures, en 1900, selon les calculs de Franceinfo à partir des relevés de Météo-France dévoilés le 1er septembre. Entre le 1er juin et le 31 août, la température moyenne, calculée entre les maximales diurnes et les minimales nocturnes, a atteint 24 °C dans l'Hexagone et en Corse. Le précédent record, établi en 2003, était de 23,1 °C.
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Cette chaleur exceptionnelle s'est accompagnée de trois vagues de chaleur (…) -
La Switch 2 coûte désormais 500 € : où la trouver moins chère ?

Depuis le 1ᵉʳ septembre, la Switch 2 coûte officiellement 499,99 € chez Nintendo. Plusieurs revendeurs proposent encore la console moins chère : voici où la trouver au meilleur prix.
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‘Dangerous power grab’: top Democrats decry USPS system that could thwart mail-in voting – live
A Democratic senator disclosed a whistleblower statement, which warned of potential chaos as the USPS is set to launch a computer system that could derail mail-in voting
Democratic senator Chuck Schumer is introducing a bill that would reverse Donald Trump’s most recent tariffs, among them the new 50% duty on Canadian goods, MS Now reported.
While the Senate minority leader’s proposed legislation has virtually no chance of becoming law, Schumer hopes that his proposal shows that Democrats are actively fighting the affordability crisis. Schumer first shared his proposed legislation with MS Now.
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Tesla publie ses données de sécurité sur le FSD à quelques semaines d’un vote européen décisif

Tesla a publié ses statistiques sur la sécurité de son FSD. Une diffusion au grand public qui tombe à quelques semaines d'un vote européen qui pourrait l'autoriser dans les 27 pays.
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Pollution : 40 % des élevages français ne respectent pas les normes
Les conséquences se lisent dans les cours d'eau. La rivière Loue, célèbre pour ses truites, voit proliférer algues vertes et parasites qui tuent ses poissons. En cause : l'agriculture intensive et ses excédents d'azote.
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Gemini, GPT, Grok : Le Pentagone étoffe sa plateforme d’accès aux modèles d’IA générative et limite la dépendance à un fournisseur unique
Le ministère américain de la Guerre voit les choses en grand et n’a pas peur de se lancer. Le 31 août, il a annoncé l’ajout de « Grok for Government », version sécurisée du modèle de xAI commercialisée par la branche gouvernementale Starshield AI de SpaceX, et de ChatGPT Mil d’OpenAI, à sa plateforme GenAI.mil, élargissant ainsi l’éventail des capacités d’intelligence artificielle proposées sur sa principale plateforme dédiée.
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WhatCable - Trouvez le câble qui bride la charge sur votre Mac
Je ne sais pas vous, mais chez moi, mes câbles USB-C se ressemblent tous. Et dans le tas, j'en ai qui chargent mon MacBook deux fois plus vite que d'autres. Et franchement, en les regardant, je ne peux pas vous dire lesquels sont les plus efficaces. Alors que mon Mac, lui, apparemment, il le sait déjà.
En tout cas, c'est ce que j'ai compris en allant lire le site de WhatCable. Ce qu'ils expliquent, c'est qu'à chaque branchement, le contrôleur de port d'un Mac Apple Silicon envoie un message à la puce que certains câbles embarquent et récupère sa fiche d'identité : débit annoncé, ampérage, fabricant. De ce que j'ai compris, macOS range la réponse dans le registre IOKit sous forme d'objets bruts, et ne l'affiche nulle part en clair. Snif...
Et c'est cette réponse que WhatCable va chercher, puis traduit. L'app vit dans la barre de menus, vous branchez un câble, et elle vous dit alors instantanément lequel des trois maillons plafonne la charge : Soit le chargeur, soit le câble, soit le Mac lui-même quand sa batterie est presque pleine.
Et vous obtenez le même verdict côté débit.
L'app confronte aussi la fiche du câble à sa spécification USB-PD et lève un carton jaune quand quelque chose cloche. Ça peut être l'identifiant fabricant à zéro, les bits réservés utilisés de travers...etc. Moi, je parle bien ici de contrefaçon de câbles, mais l'app reste très prudente dans sa formulation. Elle signale juste des trucs bizarres, et elle ne dit jamais qu'un câble est une contrefaçon.
Après, la plupart des câbles sous 60 W n'ont aucune puce à interroger, donc il n'y a rien à lire, et certains ne répondent correctement qu'avec un appareil branché à l'autre bout. Sur les ports USB-C en façade d'un Mac mini ou d'un Studio, aucune donnée de câble ne remonte non plus. C'est à cause de l'architecture d'Apple.
Côté matériel, il vous faut donc un Mac Apple Silicon sous macOS 14 minimum, les Mac Intel ne publiant pas ces données du tout. L'app est gratuite et son code est sous licence MIT, sauf le dossier des fonctions Pro où là, faudra débourser environ 10 €.
Si vous avez Homebrew, vous pouvez installer l'app rapidement comme ceci :
brew install --cask darrylmorley/whatcable/whatcableL'app est même en français si vous avez séché les cours d'anglais. Bref, de quoi trier votre caisse de câbles sans vous planter...
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«J’ai perdu trois bêtes à cause de la sécheresse» : en Martinique et en Guadeloupe, les bovins premières victimes des canicules
Face au manque d’herbe encore verte, des bovins ont été déplacés près d’une route départementale sur la commune du Moule, en Guadeloupe. © Ludovic Clerima/Vert
«En plus de quarante ans d’élevage, je n’ai jamais vu un carême durer aussi longtemps en Martinique. D’habitude, il fait chaud et sec pendant trois à quatre mois ; là, ça fait huit mois que la sécheresse perdure», déplore André Prosper, agriculteur en Martinique. Ses 300 vaches brahmanes qui paissent sur la presqu’île de la Caravelle, au nord-est du département, font peine à voir. Des bovins amaigris, comme on en a vu tout l’été sur l’île aux fleurs et en Guadeloupe, errent dans des pâturages vides. «Il n’y a rien à manger pour elles. Que de la terre. J’ai perdu trois bêtes à cause de la sécheresse de cette année», précise l’éleveur.
Le 15 juillet, la Coopérative des éleveurs bovins de la Martinique (Codem) indiquait que près de 200 bovins sur les 6 000 que compte l’organisation étaient déjà morts. Un chiffre qui avoisinerait les 300 aujourd’hui, alors que la sécheresse est toujours en cours. Même constat en Guadeloupe : «À ce stade, nous avons connaissance de plusieurs cas de mortalité», indique François-Xavier Richard-Rendolet, directeur de cabinet du préfet de l’archipel.
El Niño aux commandes
Aux Antilles comme dans l’Hexagone, les canicules se répètent depuis le mois de mai. Selon Météo-France, entre le 1er mai et le 1er août, il a plu 30 à 70% moins que d’habitude en Guadeloupe et en Martinique, selon les territoires. Une anomalie liée à El Niño. Ce phénomène climatique correspond à un réchauffement périodique des eaux du Pacifique équatorial. Il revient tous les deux à sept ans et influence les températures ainsi que les précipitations à l’échelle planétaire. «Il a toujours existé dans l’histoire du climat mais, cette année, il bat des records», souligne Bertrand Laviec, chef du centre Météo-France en Guadeloupe.
«Nous vivons une sécheresse météorologique, avec un manque significatif de pluie, et une sécheresse agricole. Lorsqu’il pleut, l’eau n’a pas le temps de nourrir le sol ; il reste sec. S’ajoute également une sécheresse hydrogéologique : des sous-sols manquent d’eau et des nappes phréatiques s’assèchent. La tendance n’est pas près de s’inverser : selon nos prévisions, les trois mois qui viennent seront tout aussi secs, avec toujours très peu de pluie», déplore le météorologue.
Une nouvelle qui inquiète les éleveur·ses. «Nous redoutons l’absence d’hivernage en 2026 [la saison humide aux Antilles, qui court de juin à novembre et pendant laquelle il pleut beaucoup, NDLR] et le passage, sans transition, de cet épisode de sécheresse à la saison du carême», cette saison sèche, de décembre à mai, où les températures sont plus élevées et la pluie plus rare, indique Olivier César-Auguste, président de l’Iguavie, l’interprofession guadeloupéenne de la viande et de l’élevage.
Pour les bovins, les conséquences de cet épisode climatique se feront sentir jusqu’en 2027, voire 2028. «La chaleur provoque des troubles métaboliques chez ces animaux. Le vêlage va durer plus longtemps et, au lieu d’avoir un veau par an, il y en aura un tous les deux ans. Les quelques veaux qui sont nés sont aussi plus fragiles et ont plus de risques de mourir», regrette Jean-Marc Ajanany, directeur général de la Codem.
Des agriculteurs sur la paille
Pour pallier l’absence de fourrage naturel, les professionnel·les sont contraint·es d’en acheter. Mais leurs finances étant déjà exsangues. Des groupements d’élevages bovins, comme la Sica Peba en Guadeloupe, recommandent aux éleveur·ses de faire des choix et de nourrir en priorité les bêtes les plus résistantes.
Car la facture flambe très vite. Pour une exploitation de 70 têtes, il faut jusqu’à six bottes de foin par jour. Le coût d’une botte est de 130 euros, ce qui fait jusqu’à 780 euros par jour pour nourrir toutes les bêtes.
Et les aides financières peinent à arriver. En Martinique, la préfecture et la Direction de l’alimentation, de l’agriculture et de la forêt (Daaf) ont mis en place des dispositifs pour faciliter le transport de bananes non destinées à la commercialisation vers les exploitations les plus en difficulté, afin de servir de fourrage. «J’avais prévu 250 bottes d’herbe pour tenir la saison sèche, mais tout est parti depuis longtemps. Heureusement, avec d’autres éleveurs, nous avons pu compter sur la solidarité des agriculteurs de la filière banane pour obtenir les produits invendus ; ou de la filière de la canne à sucre avec la bagasse [le résidu fibreux qui reste après le broyage de la canne, NDLR] pour nourrir les animaux. Sans ça, je crois que ça aurait été la fin de la filière bovine en Martinique», rembobine l’agriculteur André Prosper.
En Guadeloupe, les éleveur·ses peuvent également compter sur les résidus de canne offerts par les planteur·ses. D’autres déplacent leurs animaux vers des secteurs qui disposent encore de ressources fourragères. Ainsi, près de la commune du Moule, sur la côte est de l’île de Grande-Terre, en Guadeloupe, quelques vaches ont été déplacées près de la route départementale, où quelques herbes encore vertes subsistent.
Des bovins déplacés près du Moule, en Guadeloupe. © Ludovic Clerima/Vert
Des solutions transitoires, dans l’attente d’aides plus importantes. «Nous avons enclenché la procédure pour mobiliser le Fonds de secours pour l’outre-mer (FSOM), qui pourra indemniser les pertes fourragères en fonction des constats définitifs. Par ailleurs, le ministère chargé de l’agriculture étudie les possibilités de mise en place d’aides exceptionnelles en faveur des territoires particulièrement impactés par la sécheresse», précise François-Xavier Richard-Rendolet, le directeur de cabinet du préfet de la Guadeloupe
Des aides qui tarderont à arriver
De son côté, la Collectivité territoriale de Martinique annonce vouloir mobiliser le Fonds européen agricole pour le développement rural (Feader), consacré à la reconstitution du potentiel de production agricole. «Des expertises sont en cours pour évaluer précisément les pertes et déterminer les territoires et filières concernés. L’ouverture des dossiers dépendra toutefois de la publication des textes reconnaissant l’état de calamité agricole», précise la collectivité, qui bénéficie du soutien de la préfecture de Martinique.
Reste que les premières indemnisations n’arriveront pas avant longtemps sur le compte en banque des agriculteur·ices. «Le temps que l’ensemble des informations soient remontées au préfet et qu’il les transmette au ministère, il ne faut pas s’attendre à ce que les éleveurs reçoivent les premiers versements avant la fin de l’année, voire le début de l’année 2027», souffle Jean-Marc Ajanany, le directeur de la Coopérative des éleveurs bovins de la Martinique.
La députée martiniquaise (socialistes et apparentés) Béatrice Bellay n’est pas plus optimiste : «Le Feader est le fonds le plus en retard, or il y a urgence. Un éleveur ou une éleveuse qui doit nourrir son troupeau aujourd’hui ne peut pas attendre plusieurs semaines ou plusieurs mois le dénouement d’une procédure. Il faut un véritable dispositif d’urgence permettant notamment de prendre en charge l’alimentation animale, le transport du fourrage et des aliments de substitution, et de soutenir la trésorerie des exploitations les plus fragilisées.»
Une attente que les éleveur·ses de Guadeloupe peinent à comprendre, alors que la collectivité vient de débloquer près de 5 millions d’euros d’avance remboursable pour soutenir la trésorerie des agriculteur·ices, après leur mobilisation le 12 août. «Il n’y a pas de volonté politique pour développer la souveraineté alimentaire en Martinique», enrage André Prosper.
Préparer l’avenir
Pendant que les procédures administratives patinent, les éleveur·ses préparent l’avenir. «Ces épisodes vont se reproduire ; il y a urgence à repenser notre manière de travailler», pointe Jean-Marc Ajanany. «Avec l’État et la collectivité territoriale de Martinique, nous souhaitons rapidement mettre en place une association foncière pastorale afin de mettre plus facilement à disposition des terrains naturels ou en friche pour les animaux. On pourrait y planter du fourrage que l’on faucherait et stockerait pour les sécheresses, imagine-t-il. Nous travaillons également avec la Daaf pour créer une sorte d’économie circulaire avec les produits que l’on jette habituellement, comme les bananes non vendues, la paille de canne ou la pulpe de certains fruits. Nous savons que nous pouvons nourrir nos bêtes avec cela.»
Des réflexions également menées en Guadeloupe. François-Xavier Richard-Rendolet détaille : «Il faut aussi soutenir et promouvoir les croisements avec les races bovines créoles, qui supportent bien mieux la chaleur que les autres bovins. Renforcer la résilience des élevages guadeloupéens face aux épisodes de sécheresse à venir est l’un des enjeux majeurs du plan de souveraineté alimentaire 2036.» Des idées à mettre en place rapidement, tant les conséquences du réchauffement climatique s’accélèrent dans les Caraïbes.
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Port de Sète : les remorqueurs déposent un nouveau préavis de grève
La CGT de la Compagnie de remorquage maritime de Sète (CRMS) a déposé un préavis de grève reconductible à compter du 10 septembre à midi, pour l’ensemble des salariés. Le syndicat pointe des incertitudes récurrentes sur la date de versement des salaires et réclame plusieurs primes, ainsi que la reconnaissance du caractère continu de son activité. Trois ans après le blocage du port d’octobre 2023, le dialogue avec la direction semble de nouveau grippé
Dans un communiqué daté du 31 août, le syndicat CGT de la CRMS annonce avoir déposé un préavis de grève reconductible à partir du jeudi 10 septembre à 12 heures. Le courrier, signé par le secrétaire général Christian Toulet, est adressé au directeur de l’activité portuaire et à la DRH du groupe, basés à Rouen. Il invoque « l’absence de réponses concrètes de la direction malgré plusieurs alertes », notamment en comité social et économique (CSE).
Premier grief, et pas des moindres : la paie. Selon le syndicat, les salariés doivent « s’interroger chaque mois sur la date à laquelle leur rémunération sera effectivement versée ». Le communiqué rappelle que les loyers et les échéances bancaires, eux, n’attendent pas, et demande un engagement clair de la direction sur les délais de versement.
L’autre revendication touche à l’organisation même du travail. La direction considère, d’après la CGT, que le remorquage sétois relève d’un régime de « discontinuité ». Le syndicat conteste : le port fonctionne 24 heures sur 24, toute l’année, et ne dépend pas des marées, contrairement à d’autres. Les navires entrent et sortent à toute heure, les équipages assurent une permanence pour la sécurité du trafic. La CGT demande donc l’ouverture de discussions sur la reconnaissance du caractère continu de l’activité, avec les droits qui vont avec. S’y ajoutent une augmentation de la prime de bout, une majoration ou une prime pour les manœuvres de nuit et le versement d’une prime de partage de la valeur (PPV).
Ce n’est pas la première alerte sur les quais. En octobre 2023, les remorqueurs, filiale du groupe TSM, avaient bloqué l’entrée du port pour obtenir des hausses de salaires et de primes. « C’est un ras-le-bol général », déclarait déjà Christian Toulet à l’époque. Trois ans plus tard, le ton reste mesuré mais ferme : le syndicat se dit « ouvert à la négociation », à condition que les discussions débouchent « sur des décisions concrètes et non sur de simples engagements reportés à une date ultérieure ».
L’article Port de Sète : les remorqueurs déposent un nouveau préavis de grève est apparu en premier sur Le Poing.
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Un maire peut-il fermer une “bouilloire thermique” pour cause d’insalubrité, comme le propose Grégory Doucet ?

Source :Publication Facebook de Grégory Doucet, 15 juillet 2026
Etiqe :Compliqué
Contenu :
En plein été, le maire de Lyon, Grégory Doucet, a annoncé que la « trop grande exposition à la chaleur » serait ajoutée aux critères d’insalubrité des logements, à côté de la présence de plomb ou des hauteurs de plafond insuffisantes. Une réponse à l’épisode caniculaire que la France a traversé, déjà inscrite dans le programme du candidat lors des dernières municipales.
Concrètement, les inspecteurs municipaux sont invités à relever la température des appartements et à vérifier la présence d’équipements (volets, stores, système de ventilation…) permettant de limiter la surchauffe, comme l’a précisé Antoine Jobert, l’adjoint à l’urbanisme et l’habitat.
Or, si un logement est déclaré insalubre, son propriétaire peut être contraint d’effectuer des travaux et, selon la gravité de la situation, le logement peut ne plus pouvoir être occupé ou loué.
« C’est une première en France : à Lyon, un logement bouilloire pourra être rendu insalubre par la Ville », écrivent ainsi nos confrères du Progrès. Mais est-ce aussi simple ? Rien n’est moins sûr.
Grégory Doucet sait d’ailleurs qu’il avance en terrain fragile. En témoigne sa demande au préfet du Rhône de « sécuriser » la mesure en l’intégrant au règlement sanitaire départemental, et son appel aux parlementaires pour faire évoluer la loi. Alors qu’en est-il ? Un maire peut-il, à lui seul, ajouter un critère de salubrité des logements et décider ainsi qu’un logement trop chaud ne pourrait être loué ? La réponse tient dans ce que le droit prévoit déjà — et dans ce qu’il ne prévoit pas encore.
Ce que le code de la santé publique prévoit déjà
L’article L. 1331-22 du code de la santé publique pose une définition ouverte de l’insalubrité : « Tout local […] qui constitue, soit par lui-même, soit par les conditions dans lesquelles il est occupé, exploité ou utilisé, un danger ou risque pour la santé ou la sécurité physique des personnes est insalubre ». Cette définition ne dresse aucune liste fermée de critères.
Depuis 2016, le gouvernement fixe ainsi par décret « les règles générales d’hygiène […] propres à préserver la santé de l’homme, notamment en matière […] de salubrité des habitations », des règles qui remplacent peu à peu celles des règlements sanitaires départementaux (RSD).
C’est dans ce cadre qu’un décret du 29 juillet 2023 a précisé les règles applicables aux logements. Il faut toutefois distinguer deux volets, car ils n’ont pas connu le même sort.
D’un côté, les caractéristiques minimales des locaux (surface de 9 m², hauteur sous plafond de 2,20 m, ouverture sur l’extérieur) ont été annulées par le Conseil d’État en 2024, pour vice de procédure. Ces seuils subsistent néanmoins dans le décret « décence » de 2002, toujours en vigueur.
De l’autre, ce même décret a inséré à l’article R. 1331-26 du code de la santé publique une liste d’équipements obligatoires, celle-là non annulée. Depuis le 1er octobre 2023, tout logement doit être muni, notamment, d’« un système naturel ou mécanique de régulation de la chaleur », d’un dispositif de renouvellement de l’air et d’« un dispositif d’occultation de la lumière ».
Exiger d’un propriétaire des volets, des stores ou une ventilation n’a donc rien d’inédit : c’est déjà le droit national. Ce qui manque, en revanche, c’est un seuil. Ni le code, ni le RSD du Rhône, dont relève Lyon, ne fixent de température, minimale ou maximale, à respecter dans un logement.
L’ajout de Grégory Doucet : la température
En demandant à ses inspecteurs de relever la température des logements, Grégory Doucet va plus loin que la simple vérification des équipements déjà prévus : il tente de transformer la température mesurée en indice d’insalubrité.
Sauf qu’un maire n’en a pas la compétence : seuls le gouvernement, par décret, et le préfet, par le RSD, peuvent édicter une telle règle générale de salubrité. D’autant que le seul critère de la température pourrait être insuffisant, s’il ne s’accompagne pas d’un critère temporel (température élevée sur combien de temps ?) ou d’autres critères techniques (ouvertures, isolation, etc.).
Grégory Doucet le sait, et c’est tout le sens de sa double démarche : demander au préfet du Rhône d’inscrire le critère dans le RSD, pour lui donner une base, et appeler les parlementaires à légiférer sur la température des logements. Autrement dit : le combat est loin d’être gagné pour le maire écologiste.
Reste l’étape du contentieux. En cas de refus persistant d’un propriétaire de procéder aux travaux prescrits par les agents de la mairie, le maire devra s’en remettre au préfet, autorité de police compétente en matière d’insalubrité. Si celui-ci sanctionne un propriétaire sur le fondement du critère de température, le tribunal administratif pourra être saisi.
Ce sera alors au juge de dire si la prise en compte de la chaleur, faute de seuil défini par un texte, peut fonder une insalubrité — ou si le maire de Lyon est allé trop loin.
Auteurs :
Auteur : Guillaume Baticle, journaliste, doctorant en droit public à l’Université de Poitiers
Relecteurs : Jean-Paul Markus, professeur de droit public à l’Université Paris-Saclay
Etienne Merle, journaliste
Liens d’intérêts ou fonctions politiques déclarés des intervenants à l’article : aucun
Secrétariat de rédaction : Guillaume Baticle, journaliste, doctorant en droit public à l’université de Poitiers
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Virginie Bensoussan-Brulé sur CNews le 28 août : un maire peut-il interdire un spectacle ?
Virginie Bensoussan-Brulé était l’invitée de Nelly Daynac dans l’émission « Police Justice : 24H en France » sur CNews le 28 août 2026.
Conviée à apporter son éclairage juridique sur plusieurs sujets d’actualité, elle est notamment revenue sur la question des pouvoirs dont dispose un maire pour interdire la tenue d’un spectacle, à l’occasion de la controverse suscitée par le maintien des concerts de Patrick Bruel programmés les 9 et 10 octobre 2026 au Zénith d’Orléans.
Le maire d’Orléans a indiqué ne pas souhaiter interdire ces concerts, estimant qu’il ne lui appartenait pas de se substituer à l’autorité judiciaire. Patrick Bruel, qui conteste les faits qui lui sont reprochés, est actuellement mis en examen dans plusieurs dossiers de violences sexuelles et demeure présumé innocent.Le maire dispose d’un pouvoir de police mais pas d’un pouvoir général d’interdiction des spectacles
En application des articles L2212-1 et L2212-2 du code général des collectivités territoriales, le maire est titulaire du pouvoir de police municipale et doit assurer le bon ordre, la sûreté, la sécurité et la salubrité publiques. Ce pouvoir peut lui permettre de réglementer, voire exceptionnellement d’interdire, la tenue d’un spectacle lorsque celui-ci est susceptible de provoquer un trouble à l’ordre public.
Pour autant, l’existence d’un risque de trouble ne suffit pas à justifier automatiquement une interdiction.
Depuis l’arrêt Benjamin du 19 mai 1933, le Conseil d’État impose à l’autorité de police administrative de concilier la sauvegarde de l’ordre public avec l’exercice des libertés. Dans cette affaire, le maire de Nevers avait interdit une conférence en raison des troubles qu’elle risquait de provoquer. Le Conseil d’État avait annulé cette interdiction en considérant que les risques invoqués n’étaient pas d’une gravité telle que le maintien de l’ordre ne puisse être assuré par des mesures de police moins restrictives.
Une interdiction doit ainsi être adaptée, nécessaire et proportionnée au risque de trouble à l’ordre public. Autrement dit, lorsque des mesures moins contraignantes (dispositif de sécurité renforcé, contrôle des accès, encadrement des rassemblements ou mobilisation des forces de l’ordre) permettent de prévenir les troubles, l’interdiction pure et simple du spectacle ne peut être retenue.Dans quelles hypothèses un spectacle peut-il être interdit ?
Une interdiction peut être envisagée lorsqu’existent des risques suffisamment sérieux et établis de violences, d’affrontements ou de troubles à la sécurité et à l’ordre publics, et que les mesures de police ordinaires ne permettent pas d’y faire face.
La jurisprudence admet également que la dignité de la personne humaine constitue une composante de l’ordre public. Le Conseil d’État l’a consacré dans son arrêt Commune de Morsang-sur-Orge du 27 octobre 1995. Dans des circonstances particulièrement graves, une atteinte à la dignité humaine peut donc justifier une mesure de police, indépendamment même de circonstances locales particulières.
Cette jurisprudence a été mise en œuvre en matière de spectacles par le Conseil d’État dans son ordonnance du 9 janvier 2014, concernant le spectacle Le Mur, compte tenu notamment de propos susceptibles de porter gravement atteinte à la dignité de la personne humaine et des risques sérieux de troubles à l’ordre public. Le Conseil d’État y rappelle cependant que les restrictions apportées aux libertés fondamentales doivent demeurer nécessaires, adaptées et proportionnées.Une mise en examen ne constitue pas, en elle-même, un motif d’interdiction
La situation entourant les concerts de Patrick Bruel pose donc une question différente : le pouvoir de police administrative ne permet pas au maire de prononcer une sanction en considération des poursuites pénales dont un artiste fait l’objet.
L’existence d’une mise en examen, d’un débat public ou d’appels à l’annulation d’un spectacle ne caractérise pas, à elle seule, un trouble à l’ordre public permettant de justifier une interdiction.
Une décision d’interdiction devrait être fondée sur des circonstances précises et circonstanciées permettant d’établir un risque réel pour l’ordre public, puis satisfaire au contrôle de nécessité et de proportionnalité exercé par le juge administratif.
Il convient par ailleurs de distinguer le pouvoir de police administrative du maire des décisions susceptibles d’être prises au titre de la gestion de la salle de spectacle. À Orléans, le Zénith est exploité par la société Orléans Events dans le cadre d’une délégation de service public conclue avec Orléans Métropole, et l’exploitant est lié contractuellement au producteur des concerts.
Il en résulte que le maire ne peut pas, en sa seule qualité d’élu ou d’autorité délégante, décider de mettre fin au contrat conclu par l’exploitant. Une éventuelle annulation sur le terrain contractuel relève des stipulations du contrat et peut, selon les circonstances, engager la responsabilité de celui qui en prendrait l’initiative.
Si le maire entend empêcher la tenue du spectacle au nom de l’ordre public, il doit pouvoir établir l’existence d’un risque suffisamment caractérisé et démontrer que l’interdiction est nécessaire et proportionnée, conformément aux principes dégagés par l’arrêt Benjamin.Un rendez-vous juridique chaque vendredi en septembre sur CNews
À la suite de cette première intervention dans « Police Justice : 24H en France », Virginie Bensoussan-Brulé sera invitée chaque vendredi du mois de septembre sur CNews afin d’apporter son éclairage juridique sur les sujets d’actualité abordés dans l’émission présentée par Nelly Daynac.
À revoir : Police Justice : 24H en France – émission de CNews le 28 août 2026.
Virginie Bensoussan-Brulé
AvocateDirectrice du pôle Contentieux du numérique
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Boulanger retire 300 € à ce PC gamer équipé d’une RTX 5070 en pleine rentrée

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US army secretary resigns after months of tension
US Army Secretary Dan Driscoll has submitted his resignation after about 18 months in the role. His departure was confirmed by CBS, the BBC's US media partner, which reported it came after months of conflict between him and Defence Secretary Pete Hegseth. The youngest-ever army secretary has often been referred to as President Donald Trump's "drone guy". -
Goossips SEO : Liens obsolètes
Goossip #1Google ne pénalise pas les liens obsolètes, mais il y a une nuance importante
Sur Reddit, John Mueller a répondu à une question sur les liens sortants anciens pointant vers un site qui a changé de propriétaire et héberge désormais du contenu douteux. Sa réponse : Google ne pénalise pas ce genre de liens (« le web est plein de turbulences »), même s'il reste préférable de garder ses liens à jour.
Il ajoute cependant une nuance importante : « Cela dit, et c'est, je l'espère, une évidence, si la valeur de l'ensemble de votre site est devenue obsolète, il s'agit d'un problème d'une tout autre nature que celui de quelques liens rompus. »
Source : Search Engine Roundtable
Taux de fiabilité :


On est d'accord !Cette déclaration reflète le positionnement de Google depuis des années, qui a tendance à ignorer les liens anciens, spammy et non pertinents accumulés au fil du temps, au lieu de pénaliser les sites qui les hébergent.
L’article "Goossips SEO : Liens obsolètes" a été publié sur le site Abondance.
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L’été n’est pas fini Appel à une assemblée pour s’organiser après cette période de canicules et d’incendies
L’été n’est pas fini Appel à une assemblée pour s’organiser après cette période de canicules et d’incendies
Nous avons suffoqué tout l’été et nous savons que ça va recommencer. Pour celleux qui auraient estivé dans les catacombes ou fait l’autruche la tête dans le sable, faisons le décompte : 4 vagues de chaleur, 5 canicules, 10 % de la forêt de Fontainebleau qui flambe et en tout 119 000 ha de forêt partis en fumée en France depuis le début de l’année. Et puis les records absolus qui tombent : juillet 2026 deuxième mois le plus chaud jamais enregistré à l’échelle mondiale, le Rhin et le Danube à leur niveau le plus bas jamais mesuré, 43% des petits cours d’eau français en rupture d’écoulement voire d’assecs (du jamais vu également). Au-delà de ces tristes records, il y a aussi celleux qui ont perdu leurs maisons au Porge lorsque les pompiers protégeaient celles des millionnaires sur la presqu’île du cap Ferret, celleux qui ont perdu la vie dans les canicules extrêmes en Allemagne, en France, en Espagne, en Tunisie, et enfin les milliers d’animaux non-humains morts brûlés dans les énormes incendies en Andalousie, au Canada, en Algérie, dans le Bordelais. On ressent et on parle déjà d’autres types d’impacts. Sur nos facultés mentales, notre paresse, les maladies, pour penser et faire quoi que ce soit. Sur nos moments de sociabilité et de rencontres dans des espaces, extérieurs comme intérieurs, de plus en plus irrespirables. Pour sortir du désespoir et de la peur, alors que la rage bouillone comme nos corps dans nos passoires thermiques.
L’État et celleux qui le font fonctionner cherchent des coupables. Outre les personnes ayant mis le feu volontairement pour différentes raisons (conflits d’usage, de voisinage, pyromanie), des personnes se sont retrouvées poursuivies pour incendie involontaire. En Île-de-France, la justice met en examen et place sous contrôle judiciaire deux ouvriers à l’origine du départ de feu dans la fôret de Fontainebleau. Leur tort ? S’être fait exploiter sous 40 degrés sur les travaux de l’autoroute A6 et avoir provoqué des étincelles avec une disqueuse pour couper des glissières de sécurité. Cette chasse au responsable tout trouvé a comme un goût de foutage de gueule… Ce qui créé les conditions pour que le feu se propage c’est le système capitaliste dans lequel nous vivons, ses industries polluantes dont nous dépendons et grâce auxquelles des patrons s’enrichissent au détriment des quelques espaces sauvages restants, des animaux, des arbres, de notre santé ; en somme, du vivant et de notre autonomie à tous.tes.
Il est vain d’attendre d’un gouvernement quel qu’il soit de changer radicalement la donne sur le processus en cours, de s’épuiser à lui exercer une pression ou de s’engager soi-même en espérant changer la politique de l’intérieur. D’ailleurs, ces vagues ont touché tellement de gens que des questions urgentes apparaîssent encore plus clairement : Quels coups peut-on porter à ce désastre qu’ils appellent « progrès » ? Comment mettre la machine hors d’usage et vivre sans elle ? Certain.es n’ont pas attendu l’intervention de l’État pour agir en solidarité avec celleux touché.es par les dernières « catastrophes ». À ce titre, on peut s’inspirer notamment des actions des habitant.es de Valence et alentours lors des inondations en 2024, des compagnon.nes grec.ques qui s’organisent de manière autonome depuis des années pour lutter contre les incendies, des personnes qui se sont bougées cet été pour aller porter leur aide aux animaux des forêts en flammes.
L’été n’est pas fini et pourtant on sent poindre le retour à la normale inhérent à la rentrée du métro boulot dodo. Plutôt que d’oublier cette rage qui nous a saisie, pour combattre la canicule des années à venir, nous proposons de nous retrouver le 21 septembre à 18h30, Aux Buttes-Chaumont, sur la pelouse proche de l’entrée face à la mairie du 19e. On pourra discuter de nos envies d’actions pour lutter contre les responsables du ravage de la planète et les profiteurs de canicules, se partager des expériences d’auto-organisation et de solidarité face aux désastres climatiques, se demander comment se décaler de notre propre anthropocentrisme, pour mieux prendre en compte les autres êtres vivants et enfin comment rester offensif en ville dans un contexte de canicule où on cuit.
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Du 7 au 20 septembre, mobilisons nous massivement contre les violences sexistes, sexuelles et pédocriminelles
Une fois de plus, la colère contre les violences sexistes, sexuelles et pédocriminelles (VSSP) enfle et gronde. Il est urgent et vital de faire entendre nos revendications pour les éradiquer dans leur totalité. Il est vain de n’agir que dans »l’après-violence » sans pour autant remettre en cause les rapports de domination ni les conditions sociales qui permettent la violence. Il est temps de construire des alternatives à l’approche punitiviste. Partout, nous devons défendre la prévention des violences plutôt que la prison, la solidarité inconditionnelle plutôt que la division, le désordre joyeux et transgressif plutôt que l’ordre-répressif.
LA COORDINATION FÉMINISTE APPELLE À SE MOBILISER PARTOUT CONTRE LES LES VIOLENCES SEXISTES, SEXUELLES ET PÉDOCRIMINELLES DU 7 AU 20 SEPTEMBRE 2026.
L’AFFAIRE BARELLA : LA LUTTE CONTRE LES VSSP AU PREMIER PLAN
En France, le mois de juin 2026 a été secoué par l’affaire Barella. Des milliers de personnes en colère contre les violences sexistes, sexuelles et pédocriminelles et leur prise en charge déplorable se sont rassemblées pendant plusieurs semaines.
Même si, quelques mois plus tard, l’assassinat de Lyhanna Rameau Bernard ne fait plus la une des médias, le sujet des violences systémiques et massives demeure une urgence absolue, et les mouvements féministes et enfantistes restent mobilisés.
Le drame qui a touché Lyhanna n’est pas une exception : les violences sont partout et structurent notre société. De la même manière, le dysfonctionnement judiciaire mis en évidence par cette affaire n’est pas une anomalie.
Ces défaillances sont systémiques et généralisées. Alors face à elles, la colère gronde, et tout le monde cherche à apaiser le sentiment d’injustice et de peur. Nous sommes révolté.es et nous voulons réagir, pour qu’il n’y ait plus jamais de victimes.
SE DÉBARRASSER DES RÉFLEXES PUNITIFS
Dans les rassemblements qui ont été organisés, nous avons pu entendre de nombreuses revendications : plus de prévention, des lois pour améliorer la prise en charge des.affaires judiciaires, appliquer les préconisations de la CIIVISE…
Mais, en voulant agir vite et se sentir en sécurité, la voie punitiviste est un réflexe quasi immédiat. Ainsi, il y a aussi été question de castration chimique et de prison à perpétuité pour les agresseurs, parfois même du rétablissement de la peine de mort.
Nous refusons de céder à l’horreur et à la peur en participant à une escalade mortifère de la violence.
Il est urgent de sortir du mythe de l’agresseur vu comme un monstre, pour prendre acte du fait que les violences ont lieu dans des contextes banals et bien trop souvent familiers.
Envisager les violences comme des actes individuels à punir est au mieux inefficace, au pire dangereux.Cette logique est inefficace car l’augmentation des peines ne dissuade pas les auteurs et les taux de récidive suite à la prison sont très importants. De plus, considérer qu’on va prononcer plus de peines de prison, c’est envisager d’enfermer des centaines de milliers de personnes (environ 1300 féminicides et tentative de féminicides, 280 000 viols et tentatives de viols et agressions sexuelles sur majeures et 160 O00 agressions et crimes sexuelles commis sur des enfants par an en France), ce qui n’est ni réaliste, ni souhaitable.
Cette logique est dangereuse car cela revient à occulter sciemment les raisons structurelles qui rendent ces violences possibles. La réponse pénale qui entend punir les agresseurs ne se préoccupe pas de transformer les rapports de domination, les situations de dépendance et les conditions matérielles, sociales et économiques dans lesquelles lesviolences se produisent encore et encore : inégalités, précarité, régimes d’exception en outre-mer, militarisation, isolement, destruction des services publics et affaiblissement des dispositifs de prévention.
Si nous voulons voir advenir la fin des violences, il faut se donner les moyens de transformer ces conditions-là dans leur totalité.
UNE SOLUTION SUR UN PLATEAU D’ARGENT ?
Une vision globale, c’est alors ce que prétend apporter la Loi-cadre intégrale qui est sous les projecteurs depuis fin mai 2026. Ce texte, porté depuis 2024 par une coalition d’organisations féministes et enfantistes menée par la Fondation des femmes, a été brandi comme revendication dans les mobilisations qui ont suivi l’affaire Barella. Cette proposition entend faire évoluer le cadre légal de la prise en charge des VSS par les pouvoirs publics.
Évidemment, il est important de saluer une partie des mesures proposées qui placent la prévention des violences et la protection des victimes au premier plan, en reprenant entre autres des préconisations de la CIIVISE.
Néanmoins, la part de ce type de mesures reste insuffisante, faisant la part belle aux moyens alloués à la réaction et à la répression des violences, toujours après que celles-ci aient eu lieu, considérant ainsi les violences comme inévitables.
La proposition de loi place aussi une grande croyance dans l’action de l’État, et diminue le rôle des associations et collectifs de terrain, dont l’expertise dans l’accompagnement des victimes et dans la prévention est pourtant reconnue.
Enfin, cette proposition, telle qu’elle sera étudiée à la rentrée, ouvre la voie à un renforcement de l’arsenal de surveillance et de contrôle de l’État. Donner des moyens à la police et à la justice, c’est s’attendre à leur utilisation pour réprimer massivement, d’une part les mobilisations sociales, mais surtout les populations racisées et précaires.
Rappelons que les structures de pouvoir qui entendent protéger les enfants blancs des VSS sont les mêmes qui mutilent, emprisonnent et orchestrent la mise à mort des enfants et adolescents non-blancs : Zyed, Bouna, Rayana, Souheil, Nahel, Anis…
Nous ne pouvons pas ignorer le vote à cette même période de la loi sur la “présomption de légitime défense de la police” qui s’inscrit dans une accumulation de mesures autoritaires et meurtrières.
C’est sur cet horizon sécuritaire et raciste que prospère l’extrême droite et ses collectifs tels que Némésis. Observer Aurore Bergé, Gérald Darmanin ou Alice Cordier se féliciter d’un tel projet devrait déjà alerter sur la pente glissante que la Fondation des Femmes est en train de savonner. Il est de notre responsabilité de ne rien céder aux dérives racistes et fascistes qui tentent d’utiliser nos combats féministes et enfantistes pour se renforcer.CHAQUE VIOLENCE EST UNE VIOLENCE DE TROP : POUR DES VIES LIBRES
La visibilisation des VSSP trouvera sans doute un nouveau point fort en septembre, quand la proposition de loi-cadre intégrale contre les violences sexistes et sexuelles sera examinée à l’Assemblée nationale. Ce texte de loi n’est pas laseule issue. Nous devons exiger plus, exiger mieux.
Aussi grande et légitime que soit notre colère, il est capital de garder en tête que l’horizon que nous visons est un horizon débarrassé de toute ses violences, qu’elles soient individuelles, sociales, institutionnelles ou étatiques.
Il ne s’agit pas seulement de les diminuer ou de les réprimer, mais d’empêcher leur existence même, et donc de garder une vision d’ensemble pour renverser le système raciste, capitaliste, patriarcal, validiste et adultiste qui les alimente. Il est urgent de tourner nos colères vers la lutte efficace contre les violences sexistes, sexuelles et pédocriminelles en agissant à leur racine.
Avant toute chose, exigeons l’application des mesures de prévention des violences qui existent déjà dans la loi mais dont le gouvernement ne se saisit pas, comme les programmes d’Éducation à la Vie Affective, Relationnelle et à la Sexualité (E.V.A.R.S), les dispositifs d’égalité à l’école et dans le monde du travail.
Alors que Macron et le gouvernement vont toujours plus loin dans la casse des services publics, mobilisons-nous pour inverser cette tendance et donner les moyens à l’éducation, au social et à la santé d’assurer leurs missions.
Afin que toute personne soit en capacité de fuir des situations où elle est exposée à de (potentielles) violences, exigeons l’augmentation des revenus et l’accès au logement pour toustes sans condition. Ce sont les conditions de vie dignes pour toustes : pour que plus jamais une victime ne se retrouve dans l’impossibilité de quitter un foyer où les violences sévissent.
Mais obligeons-nous aussi à voir plus grand que les conditions matérielles d’existence. Il faut aussi combattre les conditions de pensées qui permettent les violences et alimentent la culture du viol et de l’inceste. Cela passe par l’éducation au consentement et au respect de tous les.corps et ce, dès l’enfance.
Respectons l’intégrité, la voix des enfants et des jeunes ainsi que leurs limites, écoutons-les quand iels s’expriment. Interrogeons-nous sur la manière dont la famille nucléaire (le noyau parents/enfants) structure la société, alors qu’elle est bien souvent le berceau de nombreuses violences. Dévirilisons les rapports sociaux et construisons une société débarrassée des rapports de domination.
Pour cela, notre projet de société doit être tout à la fois anticapitaliste, enfantiste, antivalidiste, antiraciste et féministe. Plus que jamais, nos luttes doivent se dresser contre l’extrême droite et le fascisme, pour penser un monde à l’opposé des projets suprémacistes mortifères, et combattre l’instrumentalisation raciste de la protection des femmes et des enfants.
DE LA COLÈRE INDIVIDUELLE À LA RIPOSTE COLLECTIVE
Dès la rentrée, la Coordination féministe appelle tous les collectifs, associations, syndicats, professionnel:les, militant.es et individu.es à multiplier les actions contre les violences sexistes, sexuelles et pédocriminelles du 7 au 20 septembre 2026 : mobilisons-nous dans nos quartiers et nos campagnes, nos lieux de vie et de travail pour imposer nos revendications. Discutons, collons, tractons, organisons de l’éducation populaire, rassemblons-nous lors de manifestation ou de zones d’occupation féministe et enfantiste. Appelons, partout, à des assemblées pour se rencontrer, faire nombre et élaborer ensemble.
ARRACHONS COLLECTIVEMENT DU TEMPS ET DE L’ESPACE POUR REPRENDRE LE POUVOIR SUR NOS CORPS ET NOS VIES !
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La Coordination féministe est un ensemble de collectifs, assemblées, associations féministes créé en 2020. Nous nous retrouvons autour de la volonté de construire un mouvement féministe autonome, ancré localement.
Par cette coordination, nous voulons aller vers l’unification d’un mouvement féministe, anticapitaliste et antiraciste, pro-droit des personnes trans, respectueux des droits des travailleur-euses du sexe, radicalement solidaired es personnes musulmanes et juives et de leurs luttes.
Pour nous rejoindre, contactez-nous via nos réseaux ou par mail : coordinationfeministe@protonmail.com
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Les Tricoteuses de France : des mères au combat pour changer la justice sur les violences faites aux enfants
Source : Parallèle Sud -
À Ivry, l'élu RN provocateur Kevin Nader a des liens étroits avec des militants racistes ou antisémites
Source : StreetPress -
Startups : Berlin veut passer des licornes aux champions industriels
Comme de nombreux pays européens dont la France, l’Allemagne ne manque plus de vocations entrepreneuriales, son problème commence après la naissance : financer une usine, décrocher une première commande publique, recruter à l’international, empêcher qu’une levée décisive ne déplace le centre de gravité de l’entreprise. À travers 152 mesures, Berlin veut désormais faire de l’État …
L’article Startups : Berlin veut passer des licornes aux champions industriels est apparu en premier sur FW.MEDIA.
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Les Vingt-Sept débattent d’une interdiction des importations issues des colonies israéliennes
Mardi et mercredi, les ministres des affaires étrangères de l’Union européenne aborderont le sujet des sanctions contre Israël lors d’un sommet informel. Les exécutifs européens favorables à un boycott sont de plus en plus nombreux. Mais la Commission européenne et d’autres gouvernements rechignent ou s’opposent. -
Un milliard de dollars en moins de 200 jours : comment OpenAI installe la publicité au cœur de son modèle
Moins de 200 jours après son lancement, ChatGPT Ads a déjà franchi le cap du milliard de dollars de revenus récurrents annualisés (ARR), annonce OpenAI. L’activité rassemble désormais plusieurs dizaines de milliers d’annonceurs et est disponible dans plus de 40 pays.
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Réunion ouverte Décroissance IDF
Quand ?
Le 2 septembre à 18h30Où ?
Maison de la vie associative et citoyenne 12e 181, avenue Daumesnil, 75012, ParisLa réunion de rentrée de Décroissance IDF aura lieu ce mercredi 2 septembre 2026 à 18h30, à la Maison de la Vie Associative et Citoyenne du 12e arrondissement, 181 avenue Daumesnil, 75012 PARIS. Ce sera l'occasion :
– d'établir le programme de l'année,
– de revenir sur les événements de l'été et les participations de chacune et chacun aux universités d'été et autres festivals décroissants,
– d'échanger sur les lectures de chacune et chacun ; notamment "Politique de la beauté : une nouvelle écologie" de Delphine Batho (Edition de l'Aube)
– de faire connaissance avec les nouvelles et les nouveaux et leur présenter l'association.Au plaisir de vous rencontrer,
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Rencontre avec Catherine Dorion sur Le courage et la joie. Comment traverser la tempête fasciste sans perdre le nord.
Mercredi 9 septembre, Catherine Dorion discutera avec Sylvie Tissot au Monte en l'air de son nouveau livre Le courage et la joie. Comment traverser la tempête fasciste sans perdre le nord.
« Nous ne sommes pas les animaux d'un zoo. Nous avons le choix. Nous ne sommes pas condamnés à la lâcheté. Notre énergie, notre cerveau, notre volonté, tout cela nous appartient. C'est le seul petit empire qui soit vraiment à nous, quand on y pense. Et il se trouve que ce petit empire est précisément ce dont les fascistes ont besoin pour chauffer leur enfer. »
Alors que des personnalités autoritaires se hissent partout au pouvoir et que les discours de haine se multiplient, nous assistons impuissants à la montée de l'anxiété et nous nous y habituons. Nous vaquons à nos occupations. Car nous n'y pouvons rien, n'est-ce pas ? Pourquoi sommes-nous si désemparés ? Qu'est-ce que résister veut dire quand l'actualité nous dépasse, quand le pouvoir nous emporte dans son emballement ?
Pour répondre à ces questions, Catherine Dorion propose une chronique intimiste de l'année 2025, année de la rupture. Pour tenter d'y voir clair, elle l'entrelace de récits du passé qui témoignent de la vie quotidienne en d'autres temps où, comme aujourd'hui, la démocratie s'est fait prendre à la gorge par l'autoritarisme. Le courage et la joie cherche ainsi dans la vie réelle les amorces de la résistance, les failles par où passe encore et toujours la conscience humaine – et, donc, la lumière.
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Réduire la durée des études supérieures, une petite musique qui monte à droite
De Gabriel Attal au RN, se multiplient les propos sur la non-rentabilité des études longues et la nécessité de faire entrer les jeunes diplômés plus tôt sur le marché du travail. Une croyance démentie par les faits. -
«Depuis trente ans, l’interdiction de la visibilité religieuse des femmes musulmanes ne fait que s’étendre»
Alors que le Rassemblement national propose à nouveau d’interdire le foulard dans l’espace public, la maîtresse de conférences Hanane Karimi rappelle que les mesures islamophobes sont également portées par la droite et le centre et s’inscrivent dans un continuum de répression croissante envers les femmes voilées. -
Interdiction du voile: le RN remet en scène son obsession
Le parti d’extrême droite démarre sa campagne présidentielle en relançant sa proposition d’interdiction du voile dans l’espace public. Une idée défendue par Marine Le Pen depuis 2012, malgré des doutes en interne et un fort risque juridique. Certains de ses adversaires à droite commencent à s’aventurer sur le même terrain. -
[St Nazaire] Pas d’expulsion sans relogement !
RASSEMBLEMENT CONTRE LES EXPULSIONS DES FAMILLES DE LEURS LOGEMENTS PAR LA PRÉFECTURE SUR LE BASSIN NAZAIRIEN ✊✊
Mercredi 2 Septembre à 17 H devant la sous-préfecture à Saint-Nazaire
Depuis une semaine, les expulsions de familles de leurs logements s’enchainent !!
Profitant de la fin des vacances et en préparation de la rentrée scolaire, la préfecture de Loire-Atlantique a décidé de réaliser l’expulsion de 4 familles résidant en logement CADA pour demandeurs d’asile, dont de nombreux enfants mineurs et certains en bas âge (8 et 11 mois).
Ces familles vivent à Saint-Nazaire depuis des années. Une part des enfants y sont nés et le français est leur langue maternelle. Tous les enfants y réalisent leur scolarité. 2 enfants aujourd’hui majeurs ont obtenu des titres de séjour et sont en études supérieures. Des démarches administratives pour leur régularisation sont en cours…
Tout dans la vie de ces familles les attachent à notre ville où elles vivent depuis des années et souhaitent continuer à vivre. Elles n’attendent qu’une régularisation pour travailler et payer des loyers et des impôts.
Alors qu’il n’y a plus de places en hébergement d’urgence géré par le 115 SIAO44 et que des familles étaient déjà à la rue sur Saint-Nazaire (notre association suit 6 familles sans hébergement sans compter les expulsions), le nouveau préfet de Loire-Atlantique aggrave un contexte social et humanitaire déjà explosif.
Nous ne pouvons pas nous résoudre à voir la rue se peupler de personnes sans domicile (dont des enfants et des bébés), délaissées par l’État qui ne remplirait plus ses missions de protection des public vulnérable et de mise à l’abri
Nous appelons à la mobilisation ce mercredi 2 septembre devant la sous-préfecture de Saint-Nazaire pour demander:
– Le gel des expulsions sans relogement. Une proposition de relogement doit toujours avoir lieu.
– L’accès des familles expulsées à des prises en charge en hébergement d’urgence.
– Le respect du droit au logement et à l’hébergement d’urgence.
– La régularisation des familles =>seul réelle solution pour leur permettre l’accès à l’emploi et au logement et donc la sortie des CADA.ENSEMBLE SOYONS SOLIDAIRES ET NE LAISSONS PERSONNE À LA RUE !!
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Piratages de l’État : les mesures du gouvernement suffisent-elles ?
L’été a été chaud pour le gouvernement. Il a dû éteindre tous les feux et pas seulement les incendies de forêt. L’exécutif a fait face à une série de piratages sans précédent. Le 14 août, la Direction générale des finances publiques (DGFiP) déclarait avoir été victime « d’un accès illégitime à son système d’information. » Quelques jours plus tard, le ministère de l’Éducation nationale confirmait le vol de plusieurs millions de données appartenant à des enseignants et des élèves. Un double piratage revendiqué par ZeroBytes se présentant comme un duo de hackers français.
Un véritable camouflet pour le gouvernement. D’autant que ces violations de données avaient été précédées, un peu plus tôt dans l’année, par les piratages du ministère de la Culture, de l’ANTS (Agence nationale des titres sécurisés) et de France Travail. Au regard de l’enjeu, c’est le Premier ministre en personne qui est monté au créneau.
Le 15 août, Sébastien Lecornu a annoncé une série de mesures dont la plupart avaient été présentées le 30 avril comme le déblocage de 200 millions d’euros pour élever la sécurité des systèmes d’information étatiques ou la création d’Ariane (Autorité référente pour l’intelligence artificielle et le numérique de l’État), directement rattachée à Matignon. Par ailleurs, chaque ministère, à partir de 2027, devra obligatoirement consacrer 5 % de son budget numérique à la cybersécurité.
Enfin, un plan d’urgence comprend 40 actions prioritaires dont la généralisation de l’authentification mutificateur, des exercices d’ « auto-attaque » obligatoires et le recours à l’IA pour accélérer la détection des vulnérabilités. Parmi les rares mesures nouvelles, on trouve la création d’une force d’intervention rapide au sein de l’Anssi pour agir dès le moindre doute d’atteinte grave aux systèmes de l’État. Au-delà des moyens renforcés, Matignon évoque, dans son communiqué, « une nouvelle gouvernance numérique de l’État » et « une doctrine de protection renforcée. »
Des fragilités identifiées de longue date
« Cette expression forte au plus haut niveau de l’État marque une réelle prise de conscience », reconnaît Jean-Michel Mis, dirigeant du cabinet de conseil ViaPublica. « La réaction du gouvernement répond aussi à une volonté de montrer sa capacité d’action avant la rentrée parlementaire et la préparation du budget ».
Ancien député et vice-président du groupe d’études Cybersécurité et souveraineté numérique de l’Assemblée nationale de 2018 à 2022, Jean-Michel Mis pointe néanmoins un retard à l’allumage. « Le sujet n’est pas nouveau ». Il rappelle que le rapport d’avril 2019 de la Cour des comptes, intitulé « Les systèmes d’information de la DGFiP et de la DGDDI – Investir davantage, gérer autrement », pointait déjà l’essentiel des difficultés actuelles : responsabilités diffuses, organigramme peu lisible, coordination insuffisante et moyens financiers et humains limités.
Pour juger véritablement de la qualité de la réponse du gouvernement, il faudra, selon lui, attendre la tenue, mi-septembre, d’un Conseil de défense et de sécurité nationale qui devrait déboucher sur des arbitrages concrets et orientera les prochains choix budgétaires. « Les mesures prises devront être évaluées à l’aune de leur caractère effectivement opérationnel et de leur capacité à améliorer la sécurité des services publics numériques », prévient Julien Grimault, expert cybersécurité chez mc2i.
Un audit général pour redémarrer sur le bon pied
En attendant, les experts interrogés estiment que les annonces gouvernementales vont dans le bon sens même s’ils invitent l’exécutif à aller plus loin. Si tout n’est pas question que de moyens financiers et humains, des exemples récents montrent que quand l’Etat investit lourdement dans la cybersécurité, le résultat est là. La réussite des JO de Paris en est la preuve.
Expert en cybersécurité chez ESET France, Benoit Grunemwald cite, lui, le programme CaRE (Cybersécurité, accélération et résilience des établissements) dédié à la protection des hôpitaux face aux attaques aux rançongiciels. Doté d’une enveloppe globale de 750 millions d’euros, il a montré son efficacité. « Les cyberattaques des hôpitaux ne font plus la une de l’actualité », note-t-il.
Au-delà de la question du budget, certaines mesures gouvernementales paraissent anachroniques. « Il est préoccupant qu’en 2026, la généralisation de l’authentification multifacteur soit encore un sujet », tacle Julien Grimault. La MFA s’est, de fait, largement diffusée dans le secteur privé. À noter que, selon La Lettre, Sébastien Lecornu avait demandé, dès avril, à ses ministres de mettre en place cette double authentification.
En ce qui concerne la décision de rendre obligatoire les exercices d’« auto-attaque » au sein des administrations, Hélène Brisset, senior partner au sein de mc2i, conseille d’aller plus loin. « Pour vérifier concrètement la robustesse des systèmes d’information, il faut commencer par un audit général avec des campagnes de tests d’intrusion et de programmes de bug bounty. Ce regard extérieur est indispensable pour identifier les vulnérabilités. Il s’agit ensuite de contrôler la gestion des droits d’accès, examiner les annuaires et apporter les remédiations nécessaires ».
Une dette technique de plusieurs décennies
Hélène Brisset connaît bien l’appareil de l’État de l’intérieur pour avoir occupé différents postes de direction au sein de l’Anssi, du RIE, de la Dinum, du Secrétariat d’État au numérique ou de ministères sociaux. Durant ces années, elle a pu observer l’essor pris par le numérique au sein du service public. « Les usagers attendent des services modernes, agiles et simples d’accès. En revanche, les budgets et les effectifs n’ont pas suivi cette montée en puissance. »
« Dans un contexte budgétaire sous tension, les administrations doivent à la fois construire les nouveaux services attendus par les citoyens et maintenir des systèmes d’information parfois très anciens, dont certains datent de plusieurs décennies », poursuit-elle. À ces contraintes financières s’ajoutent des contraintes opérationnelles fortes. « Avec l’essor de l’IA, le rythme des attaques s’accélère : l’exploitation de failles « zero day » peut désormais se jouer en quelques heures, là où elle prenait auparavant des semaines, voire des mois ».
Pour faire face à l’IA offensive, le recours à une I’IA défensive tombe sous l’évidence. « L’intelligence artificielle contribuera à la détection des comportements anormaux, mais elle ne constitue pas une réponse magique, tempère Julien Grimault. Elle peut, par exemple, aider à identifier une situation suspecte lorsqu’un agent public commence soudainement à extraire un volume inhabituellement élevé de dossiers. » Le consultant rappelle, par ailleurs, les fondamentaux de la cybersécurité. « En assurant un cloisonnement efficace des accès et des environnements, en limitant les droits et les périmètres d’action, les administrations peuvent réduire l’impact d’un incident et éviter qu’une compromission locale ne se propage trop largement. »
Un empilement d’entités cyber, un organigramme flou
En termes de gouvernance, la création de nouvelles entités interroge. Expert en cybersécurité chez ESET France, Benoit Grunemwald met en garde « contre la tentation de répondre à chaque crise par un empilement de structures ». Un mal bien français.
D’autant que l’État ne manque pas d’acteurs dédiés à la cyber entre l’Anssi, pour la régulation, le Commandement de la cyberdéfense (ComCyber), le CERT-FR, le Secrétariat général de la défense et de la sécurité nationale (SGDSN) ou le Centre de coordination des crises cyber (C4) qui est censé coordonner ces entités en cas de cyberattaque majeure. A cela s’ajoutent des CSIRT territoriaux et sectoriels. Dans un post sur LinkedIn, Jean-Nicolas Piotrowski, PDG d’ITrust, a tenté de proposer un organigramme à peu près lisible.
« Dans un paysage déjà composé de nombreuses agences d’État et de multiples instances de contrôle, il faut éviter d’ajouter une nouvelle couche sans renforcer réellement le nombre d’acteurs capables d’agir, avance Hélène Brisset. Il y a beaucoup de contrôleurs pour peu d’opérationnels sur le terrain. »
Tous nos experts prennent, en revanche, la défense de l’Anssi pointée du doigt lors de cette crise. Pour Benoît Grunemwald, l’autorité nationale constitue une référence en Europe. « Plutôt que de créer une couche supplémentaire, la priorité devrait être de renforcer son pouvoir, ses moyens et sa capacité d’intervention ». En cela, le retard de la France dans la transposition de NIS2 est d’autant plus dommageable que la directive européenne donnera à l’Anssi des pouvoirs accrus (audits réguliers, sanctions financières).
Alors que « peu de ministères ont le niveau requis » en matière de cybersécurité pour reprendre les mots du Premier ministre dans un courrier qu’il a adressé à l’Anssi, « le ministère des Armées, qui disposent de compétences plus avancées, peut jouer un rôle d’entraînement pour l’ensemble de l’appareil d’État », juge Jean-Michel Mis. Cela tombe bien, Sébastien Lecornu connaît la maison pour l’avoir dirigée de 2022 à 2025.
Qui est responsable ? Qui est sanctionné ?
Jean-Michel Mis appelle également à un effort de simplification. « L’urgence n’est pas d’ajouter de nouveaux organes, mais de clarifier les missions des autorités légitimes et référentes, et de les placer au bon niveau hiérarchique pour qu’elles disposent d’un réel pouvoir d’action. »
La responsabilité implique aussi une possibilité de sanction. Dans un autre billet sur LinkedIn, Stéphane Dubreuil, ancien CISO du ministère de la Justice, pose la question qui fâche : « Pourquoi les dysfonctionnements à répétition dans la cybersécurité des sites de l’État ne conduisent-ils jamais à des sanctions ? » En détaillant la chaîne de responsabilité, il évoque un cadre réglementaire complexe qui conduit à une dilution des responsabilités entre notamment l’autorité qualifiée en SSI (AQSSI) et l’autorité d’homologation (AH).
Alors que dans le privé, le PDG de Target a été poussé vers la sortie après la fuite massive de 2014 et que celui d’Equifax a été débarqué après la compromission de 2017, rien de tel dans la sphère publique. « Dans n’importe quel organisme privé, des responsables auraient dû rendre compte après de telles attaques », confirme Jean-Michel Mis. « Je ne réclame pas de têtes par principe, écrit, de son côté, Stéphane Dubreuil. Je constate un mécanisme. Sans certitude que la négligence ou le désintérêt auront des conséquences, il n’y aura pas d’investissement. »
Un recours accru au privé ?
Les conséquences de ces piratages en série sont pourtant lourdes puisqu’ils fragilisent le lien de confiance entre l’État et les citoyens. « La protection des données publiques n’est pas seulement un sujet technique, mais aussi un enjeu démocratique et institutionnel », estime Julien Grimault.
Si l’État faillit dans ses missions de protection des données de ses citoyens, ne doit-il pas recourir davantage à l’écosystème florissant des spécialistes cyber du privé ? Au regard de l’ampleur de la tâche et du nombre de structures à défendre, Jean-Michel Mis recommande à la sphère publique de faire appel à « des prestataires privés préassignés qui interviennent en pompiers en cas d’incident grave. »
L’État coordonne, qualifie la menace, enquête, mais ne remédie pas, observe Jean-Nicolas Piotrowski sur LinkedIn. « Ce sont les SOC, les CSIRT privés et les prestataires PASSI et PRIS qui reconstruisent les annuaires, isolent les systèmes, rétablissent les sauvegardes et tiennent l’astreinte à 3 heures du matin. » Prêchant pour sa paroisse, il préconise d’« industrialiser le recours au privé plutôt que de le considérer comme une variable d’ajustement. »
A défaut d’un soutien accru du privé, l’État devrait renforcer son attractivité pour attirer et retenir les talents sur un marché de travail déjà pénurique. « En dépit de sa grille de salaires, forcément moins attractive que dans le privé, l’État parvient à recruter des experts de haut niveau, attirés par la complexité des enjeux et l’intérêt des missions de service public », constate Hélène Brisset.
« En revanche, une surcouche organisationnelle peut nuire à leur engagement, poursuit la consultante. Lorsque les circuits de décision se complexifient sans apporter de moyens supplémentaires, le risque est de démotiver les acteurs du terrain. » Jean-Michel Mis déplore, lui, que les RSSI de l’État ne soient pas reconnus à la hauteur de leurs responsabilités. « Trop souvent, ils ne sont pas associés au bon niveau de décision et ne sont pas invités à la table lorsque se prennent les arbitrages structurants. »
Pour Jean-Michel Mis, une meilleure acculturation des agents publics aux menaces cyber permettrait de réduire les comportements à risque alors que l’ingénierie sociale et l’hameçonnage sont à l’origine des piratages du fisc et du ministère de l’Éducation nationale. Il plaide pour des campagnes de simulation de phishing et une formation obligatoire.
L’Estonie, un modèle à suivre
En conclusion, nos experts estiment que les annonces gouvernementales traduisent une prise de conscience réelle, au plus haut niveau, mais ne constituent pas pour autant un changement de doctrine.
Pour Benoît Grunemwald, la France gagnerait, par exemple, à s’inspirer de l’Estonie qui a, de par son histoire, une grande maturité sur le sujet. Alors que la cybersécurité de la France repose sur un schéma classique de protection et de réponse à l’incident, le petit pays balte a développé une approche basée sur la résilience. Au-delà de se protéger des attaques, il s’agit d’assurer la continuité des services de l’État en cas d’échec.
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Hausse du prix du gaz, taxe sur les PFAS, MaPrimeRénov’ encore rabotée : ce qui change au 1er septembre 2026
Le dispositif d’aides à la rénovation Ma prime rénov’ est encore réduit. © Adobe Stock
Pour le meilleur comme pour le pire, voici ce qui change au 1er septembre côté énergie, «polluants éternels» ou encore véhicules électriques.
Les prix du gaz augmentent (encore) Conséquence des rebondissements persistants quant à l’issue de la guerre entre l’Iran et les États-Unis au Moyen-Orient, les énergies fossiles restent chères en cette rentrée. Selon la Commission de régulation de l’énergie, le prix repère de vente du gaz en France – le coût de revient moyen supporté par les fournisseurs – grimpe de 5,6% en septembre (pour atteindre 17,20 centimes par kilowattheure). Soit une hausse de la facture annuelle comprise entre 36 et 54 euros pour les ménages utilisant le gaz (pour le chauffage et/ou l’eau chaude). En juillet, ce prix repère avait déjà augmenté de 7,4%, avant de baisser légèrement en août (-0,8%). Environ six millions de foyers sont aujourd’hui abonnés à une offre indexée à ce prix de référence.
MaPrimeRénov’ réduit la voilureSans cesse remanié ces dernières années, le dispositif d’aides à la rénovation MaPrimeRénov’ prend (encore) une nouvelle tournure à partir du 1er septembre. L’aide pour une rénovation d’ampleur ne pourra plus être attribuée si un chauffage au gaz est conservé après les travaux. D’autre part, certains «gestes» ne seront plus éligibles aux aides, tels que les travaux d’isolation thermique, l’installation d’équipements de chauffage fonctionnant au bois, à la biomasse ou à l’énergie solaire. Ces évolutions font partie du plan d’électrification du gouvernement présenté en avril, visant à maximiser l’usage d’électricité.
Nouveau coup de pouce pour l’achat d’un véhicule électrique d’occasionÀ partir du 1er septembre 2026, une nouvelle aide (modeste) est accordée aux acquéreur·ses de véhicules électriques d’occasion, sans condition de ressources. Cette prime, financée par les fournisseurs d’énergie via le dispositif des certificats d’énergie (CEE), s’élèvera à environ 337 euros, selon l’Association pour l’avenir du véhicule électromobile (Avem). Une majoration temporaire de l’aide est prévue pour les professionnel·les de l’aide à domicile et des services à la personne (assistance aux personnes âgées, aux personnes handicapées, etc.) pour les opérations d’achat ou de location engagées avant le 1er janvier 2027 et finalisées avant le 1er juillet 2027.
Une taxe pour les industriels qui rejettent des PFASAprès avoir été repoussée de plusieurs mois par le premier ministre Sébastien Lecornu, la redevance sur les rejets de PFAS dans l’eau entre en vigueur ce mardi. Consacrée par la loi Thierry de février 2025, elle prévoit que certaines usines, les installations classées pour la protection de l’environnement (ICPE), s’acquittent de 100 euros par tranche de 100 grammes de ces «polluants éternels» rejetés dans l’eau. Ces substances toxiques sont particulièrement persistantes dans le corps humain et l’environnement : les éliminer nécessite des techniques très coûteuses, que les collectivités ne peuvent supporter à elles seules, reconnait la loi.
Un nouveau malus pour les produits d’ultra-fast fashionÀ partir de ce mardi, toute entreprise qui met sur le marché français un produit relevant de l’ultra-fast fashion devra s’acquitter d’une contribution financière, ou «malus», auprès de l’éco-organisme ReFashion. Slips et chaussettes subiront un malus de 50 centimes ; il s’élèvera à 9 euros pour les pantalons et à 12 euros pour les vestes.
Ces pénalités augmenteront progressivement pour atteindre, par exemple, 19,5 euros par veste vendue en 2030. La méthodologie retenue pour déterminer si un produit est concerné par ce malus a été conçue pour cibler principalement les géants Shein et Temu. Le gouvernement a assuré que ce dispositif épargnerait les enseignes qui ont des emplois en France, comme Kiabi ou Decathlon, ainsi que les marques de fast fashion comme Zara ou H&M.
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Facturation électronique : qui va gérer cette mine de données économiques ?
La réforme de la facturation électronique entre en vigueur ce 1er septembre. Les factures interentreprises devront transiter par des plateformes avant d’être transférées à l’administration fiscale, qui espère mieux lutter contre la fraude. -
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Canicules et sécheresse ont affecté la récolte de la mirabelle, véritable emblème de la Lorraine. Sans toutefois la compromettre : la filière fait preuve de résilience face au réchauffement climatique.
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