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« Ce n'est pas acceptable » : à la COP17, la société civile exclue des débats
En Mongolie, la COP17 contre la désertification a commencé par les blocages de la Russie et des États-Unis dès le début des négociations. Les peuples autochtones et les organisations de la société civile dénoncent leur marginalisation.
Lire la suite - Reportage / Climat , Monde , Climat : de COP en COP
Oulan-Bator (Mongolie), reportage
Du jamais vu à la COP : le 17 août, à l'ouverture de la 17e Conférence des parties sur la lutte contre la désertification à Oulan-Bator, en Mongolie, la Russie et les États-Unis se sont opposés à la présentation de l'ordre (…) -
« Ce n'est pas acceptable » : à la COP17, la société civile exclue des débats
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Oulan-Bator (Mongolie), reportage
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Sécurité alimentaire : l'agro-industrie monopolise un débat européen
« Aucun expert en toxicologie humaine, en santé environnementale ou en évaluation des risques liés aux pesticides » n'a été invité. L'audition organisée le 2 septembre par les commissions environnement et agriculture du Parlement européen consacrée à l'omnibus « sécurité alimentaire » ne réunira que des représentants de l'agro-industrie et une chercheuse en situation de conflit d'intérêts, relève Pesticide Action Network Europe (PAN Europe) dans une lettre ouverte publiée par le média (…)
Lire la suite - En bref / Europe , Agriculture , Politique -
« Je suis avec un Algérien » : pourquoi cette phrase peut déclencher une réponse alarmiste de Google

Plusieurs internautes ont remarqué que Gemini et le Mode IA de Google pouvaient réagir très différemment à une même requête selon la nationalité mentionnée. Numerama a reproduit l’expérience avec plusieurs modèles et plusieurs origines pour comprendre d’où vient ce biais.
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Le piratage des voitures connectées passe par l’autoradio : comment des pirates les transforment en relais pour botnet

Des chercheurs de Kaspersky ont mis au jour le premier malware Android connu à cibler spécifiquement les autoradios connectés. Objectif des attaquants : recruter discrètement chaque voiture infectée dans un immense réseau de machines zombies.
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50 000 Suédois manifestent pour le climat
Des milliers de personnes ont manifesté pour le climat, dimanche 23 août, à Stockholm, à l'appel de 280 organisations. Selon la Société suédoise pour la conservation de la nature, citée dans le Sweden Herald, environ 50 000 manifestants ont défilé dans les rues de la capitale suédoise. « Un événement historique », estime une association coorganisatrice.
Lire la suite - En bref / Climat , Luttes
Organisée par des associations de jeunesse, sportives et environnementales, des syndicats, des communautés religieuses et des (…) -
Face à l’essor des robots humanoïdes chinois, l’Europe sommée d’accélérer pour préserver sa souveraineté technologique
Il y a à peine une semaine, Unitree avait dévoilé un nouvel humanoïde baptisé « Superman », présenté comme capable de performances particulièrement élevées en matière de vitesse et de saut. Une nouvelle démonstration de force pour l’entreprise chinoise, qui a annoncé vouloir livrer entre 10 000 et 20 000 unités en 2026.
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Le web crawlable a un seuil de rupture, et le fondateur d’IBOU vient de le démontrer
Ce qu'il faut retenir :
- Le trafic Google des éditeurs a chuté de 30 % en un an selon les données Chartbeat relayées par le Reuters Institute, et le clic sur la première position tombe à un tiers de son niveau habituel dès qu'un AI Overview s'affiche, d'après Ahrefs.
- Le papier modélise le web crawlable comme un « commun » économique et démontre l'existence d'un seuil unique au-delà duquel le corpus se dégrade de façon irréversible et s'éteint.
- Ni la concurrence entre moteurs ni la satisfaction des utilisateurs ne suffisent à empêcher ce dérapage : plus il y a de moteurs génératifs sur le même corpus, plus le taux d'extraction global grimpe vers ce seuil.
- Sylvain Peyronnet propose sept mécanismes correctifs, du plus simple (un engagement de trafic renvoyé) au plus complexe (une gestion collective des droits), pour maintenir le système sous ce seuil.
Le contrat tacite que la recherche générative a rompu
Le web repose depuis des décennies sur un échange implicite entre éditeurs et moteurs de recherche : le moteur crawle le contenu, et en retour il envoie des visites. Ces visites se monétisent en publicité, en abonnements ou en leads, et une partie de ce revenu finance la production du contenu suivant. Ce contrat n'a jamais été écrit nulle part, mais c'est lui qui a fait tourner l'économie du web éditorial.
Un moteur génératif fonctionne différemment par construction. Il lit les pages, fabrique une réponse à partir de leur contenu, et garde l'utilisateur sur sa propre interface. La valeur du contenu original est bien utilisée puisqu'elle nourrit la réponse, mais l'absence de visite prive l'éditeur de la rémunération qui allait avec. Sylvain Peyronnet appelle ce phénomène l'extraction, et le mesure par un taux : la part de la valeur d'une page que le moteur conserve sans renvoyer de visite en échange.
- Un moteur de recherche classique se situe à 0 %, toute la valeur repart vers les sources sous forme de clics.
- Une réponse générative complète se situe à 100 %, l'utilisateur obtient ce qu'il cherchait et n'a plus de raison de cliquer.
Trois dégradations qui frappent en même temps
Pour comprendre ce qui se passe quand ce taux d'extraction augmente, le papier modélise le web crawlable comme ce que les économistes appellent un commun, une ressource partagée dont personne n'assume seul l'entretien. L'auteur compare cela à un pré communal : tant que peu de bêtes y paissent, l'herbe repousse sans problème, mais au-delà d'une certaine charge, elle ne repousse plus assez vite. Le web crawlable est ce pré, et le contenu neuf, financé jusqu'ici par les visites organiques, en est l'entretien.
Le modèle identifie trois réactions des éditeurs face à la montée du taux d'extraction, et ces trois réactions dégradent le corpus chacune à leur manière.
- La première concerne le tri par la qualité. Un site à forte valeur ajoutée dispose d'alternatives au trafic organique : abonnement, licences, audience directe. Ces alternatives rapportent d'autant plus que le contenu est bon. Quand le trafic ne paie plus, ce sont donc logiquement les meilleurs contenus qui se ferment aux crawlers ou passent derrière un paywall, laissant un corpus ouvert de plus en plus composé de contenu de faible valeur.
- La deuxième concerne le renouvellement. Moins de visites signifie moins de revenu, donc moins de moyens pour produire du contenu neuf. Le corpus continue de vieillir normalement, mais ce qui expire n'est plus remplacé au même rythme.
- La troisième concerne la nature même du contenu produit. Face à un moteur qui absorbe tout ce qui est durable, un éditeur qui cherche à survivre a tout intérêt à déplacer sa valeur vers ce que le moteur ne peut pas stocker facilement : données en temps réel, flux, outils, communauté. À l'inverse, la tentation existe aussi de produire du contenu qui ne coûte presque rien, ce que l'auteur associe à l'AI slop.
Ces trois dégradations, précise l'article, ont la même cause et surviennent donc simultanément : le volume, la qualité moyenne et la durée de vie du corpus baissent en même temps.
Un seuil unique, et une phase silencieuse avant la chute
Le résultat central du papier est la démonstration mathématique d'un seuil unique sur le taux d'extraction, au-delà duquel le renouvellement du corpus ne compense plus son usure. En dessous de ce seuil, le web se dégrade, mais se stabilise à un niveau plus petit et de moindre qualité, et le mouvement reste réversible si l'extraction diminue. Au-delà, le corpus s'éteint, et la chute s'accélère au fil du temps. Le papier ne fixe pas de valeur chiffrée pour ce seuil sur le web réel, faute de paramètres observables aujourd'hui, mais il prouve que ce seuil existe mathématiquement et identifie les variables dont il dépend.
Un point souligné par l'auteur mérite l'attention des éditeurs : tant que l'extraction reste sous un certain niveau, personne ne bouge, parce que quitter le corpus a un coût fixe (mettre en place un paywall, perdre en découvrabilité) identique pour un petit site comme pour un grand, et que ce coût n'est pas encore couvert par le bénéfice du départ. Un point de bascule survient ensuite, et les départs commencent par le haut de gamme, c'est à dire par les sites les plus qualitatifs. Le calme apparent du paysage actuel ne prouve donc rien en soi : dans le modèle, c'est exactement ce à quoi ressemble la phase qui précède les premiers départs. Le papier cite d'ailleurs des mesures qui vont dans ce sens : 25 % des mille plus gros sites mondiaux restreignent déjà les crawlers d'IA, et parmi les médias, ce sont les sources les plus fiables qui bloquent le plus.
Ni la vision long terme des moteurs, ni la concurrence, ni le marché ne suffisent
Deux arguments rassurants reviennent souvent face à ce constat. Le premier veut que les grands moteurs, qui pensent à long terme, n'aient aucun intérêt à détruire la ressource qui les fait vivre. Le second veut que la préférence des utilisateurs pour des réponses directes règle naturellement le problème via le marché. Le papier teste mathématiquement ces deux arguments.
- Sur le premier point, le modèle donne d'abord raison à l'intuition optimiste : un moteur unique qui raisonne sur le long terme se maintient spontanément sous le seuil, sans besoin de régulation, parce qu'il n'a rien à gagner à détruire le corpus dont dépendent ses réponses. Mais dès que plusieurs moteurs patients se partagent le même corpus, la dynamique change complètement. Chaque moteur extrait un peu plus que ce qui serait optimal collectivement, et le papier démontre que plus le nombre de moteurs augmente, plus le taux d'extraction du marché converge vers le seuil de rupture, pendant que la valeur totale tirée du corpus par l'ensemble du marché s'effondre vers zéro. C'est la tragédie des communs classique, appliquée au crawl.
- Sur le second point, Sylvain Peyronnet pousse l'hypothèse au maximum en supposant que les utilisateurs préfèrent strictement la réponse directe, en toutes circonstances. Même dans ce scénario le plus favorable à l'extraction, le taux socialement optimal, celui qui maximiserait le bien-être collectif y compris celui des utilisateurs, ne dépasse jamais celui que choisirait un moteur unique et patient. Et dès que les visites conservent la moindre valeur pour les utilisateurs, ce taux optimal passe strictement en dessous. La conséquence pratique est directe pour ceux qui pilotent les moteurs : un système qui règle son curseur d'extraction sur la satisfaction utilisateur mesurée en temps réel dépassera rapidement le seuil admissible, parce que cette mesure de satisfaction continue de progresser bien après que le taux d'extraction soit devenu excessif pour le corpus.
Sept mécanismes pour rester sous le seuil
Aucun des freins naturels envisageables ne fonctionne seul, ce qui conduit l'auteur à proposer sept mécanismes correctifs, classés selon le niveau de coordination nécessaire à leur mise en œuvre.
Deux mécanismes sont actionnables par un moteur seul. Le referral floor consiste pour un moteur à s'imposer un plancher de trafic renvoyé, via des citations visibles, des liens engageants et un engagement public chiffré sur le ratio entre pages crawlées et visites renvoyées : c'est le mécanisme jugé le plus solide, parce qu'il agit directement sur les trois dégradations, et il est déjà partiellement en place puisque les ratios mesurés varient fortement d'un moteur à l'autre. Le teaser answer consiste à répondre à la question de façon volontairement incomplète pour inciter l'utilisateur à consulter les sources citées, ce qui protège en priorité le contenu de fond, celui que les moteurs absorbent en premier.
Trois mécanismes passent par un marché et font transiter de l'argent du moteur vers les éditeurs. Le paid crawling fait payer l'accès au contenu à la requête de crawl, au prix fixé par l'éditeur, ce qui améliore l'option de rester ouvert et retient les meilleurs sites dans le corpus ; Cloudflare défend notamment cette approche. Le flow-indexed licensing consiste pour le moteur à payer la production nouvelle via une licence proportionnelle au rythme de publication de l'éditeur, ce qui finance directement le renouvellement du corpus. L'attribution prévoit qu'une réponse générée déclenche un partage de revenu entre le moteur et les sites ayant contribué à cette réponse, selon une logique proche de la valeur de Shapley issue de la théorie des jeux : chaque source est payée selon ce que la réponse perdrait sans elle.
Deux mécanismes demandent une coordination plus large, donc plus longue à mettre en place. Le collective bargaining reprend le modèle du droit voisin de la presse, en vigueur en Europe depuis 2019, pour transformer la longue traîne des éditeurs trop petits pour peser individuellement en un interlocuteur collectif capable de négocier des conditions correctes avec les moteurs. L'enforceable signal viserait à transformer le robots.txt, aujourd'hui une simple déclaration sans force contraignante, en une déclaration de conditions d'usage lisible par machine et dotée d'une portée légale, du type crawl contre citation, crawl contre paiement, ou pas de crawl du tout ; des travaux existent en ce sens, notamment à l'IETF, avec une complexité qui tient surtout à l'aspect juridique.
Le classement de ces sept mécanismes reflète leur degré de maturité : les deux premiers peuvent être mis en œuvre immédiatement par un moteur, les mécanismes de marché disposent déjà de premières briques concrètes, et la coordination collective reste la voie la plus longue à construire.
Le papier complet, d’unune vingtaine de pages, est disponible en accès libre sur arXiv à l'adresse suivante : https://arxiv.org/abs/2608.15896
L’article "Le web crawlable a un seuil de rupture, et le fondateur d’IBOU vient de le démontrer" a été publié sur le site Abondance.
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Canadian anger reaches fever pitch over Trump's tariff war
Canada's political leaders have united to rally the country against President Trump in a brewing trade war after Prime Minister Mark Carney walked away from talks on Friday just hours before new 50 percent tariffs took effect. Carney told reporters at a press conference in Ottawa that his government will "match Washington's new tariffs dollar for dollar." Retaliatory tariffs are set to take effect on Sept. 8. -
Éducation à la sexualité: à Montpellier, des écoles en demande se heurtent à l’intransigeance du rectorat
Les interventions d’associations pour assurer les programmes d’éducation à la vie affective et relationnelle dans le premier degré ont été interdites. Pour s’être formés sur leur temps libre, des enseignants d’une école rurale ont même été rappelés à l’ordre. Des parents d’élèves dénoncent une entrave «absurde». -
US Bancorp n’a identifié aucune violation de ses SI
US Bancorp, septième banque des États-Unis, a déclaré, le 21 août 2026, que les « allégations de vol de données » formulées par le gang de rançongiciel LockBit étaient liées à une violation « impliquant un sous-traitant d’un fournisseur ». L’incident se serait donc produit « en dehors de l’environnement » de l’entreprise.
« À l’heure actuelle, rien n’indique que nos systèmes, nos réseaux ou nos bases de données aient été compromis. Nous avons fourni les informations pertinentes aux forces de l’ordre et continuons de coopérer à leur enquête », a déclaré un porte-parole d’US Bancorp. Le 20 août 2026, LockBit avait ajouté la banque américaine à sa liste de victimes et menacé de divulguer des données dans les deux semaines si aucune rançon n’était versée.
US Bancorp a refusé de nommer le fournisseur et le sous-traitant impliqués dans l’incident et indiqué qu’elle resterait attentive à une éventuelle exposition des données.
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Véhicules connectés : alerte sur la vie privée
Au Canada, la Commission de l’éthique en science et en technologie (CEST) a publié, le 22 août 2026, un rapport consacré aux « risques et défis liés aux véhicules connectés », notamment pour la protection de la vie privée. Le document recense 12 points de vigilance majeurs associés aux nombreux capteurs embarqués, en particulier en matière de cybersécurité, de géolocalisation et de pratiques d’assurance jugées déloyales.
Les données de localisation peuvent ainsi compromettre la sécurité des personnes victimes de violences intrafamiliales ou soumises à un contrôle coercitif. La confidentialité « de l’emplacement d’un refuge pour personne violentée » peut notamment être « mise à mal ». Plus généralement, la protection des données soulève des inquiétudes, car les constructeurs les stockent sur des serveurs gérés par des prestataires externes, multipliant ainsi les points de transfert susceptibles d’être attaqués.
Le rapport pointe également les programmes d’assurance « conducteur prudent », qui analysent le comportement des automobilistes en contrepartie d’une réduction de prime. Le manque de transparence, notamment sur les critères d’évaluation des utilisateurs, peut contribuer à rendre ces programmes « très inéquitables ».
La CEST insiste surtout sur le manque d’information des conducteurs sur le traitement de leurs données : seuls 7 % consultent les conditions générales d’utilisation, jugées par le rapport « excessivement longues », vagues et difficiles à comprendre. « Il règne actuellement une grande opacité autour de cette question. Certes, le client donne son consentement, mais comprend-il toujours pleinement ce à quoi il consent ? », estime Luc Bégin, président de la CEST.
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Cybersécurité : anticiper la rupture post-quantique
L’informatique quantique ne relève plus de la seule prospective scientifique. Les autorités estiment qu’entre 2030 et 2035, un ordinateur quantique suffisamment puissant pourrait casser les mécanismes cryptographiques à clé publique aujourd’hui utilisés pour sécuriser les communications, les transactions et les données d’entreprise.
Cette échéance, désignée sous le terme de « Q-Day », s’accompagne d’un risque immédiat : la captation différée des données, souvent résumée sous la formule « Harvest Now, Decrypt Later » (HNDL). Des données chiffrées interceptées aujourd’hui pourraient être déchiffrées demain, une fois la capacité quantique disponible. Loin d’être un sujet purement technique, cette rupture quantique engage d’ores et déjà la responsabilité juridique des organisations, au titre d’obligations de sécurité déjà en vigueur.
Une menace quantique déjà prise en compte par l’ANSSI
L’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (ANSSI) a publié dès 2023 un avis sur la migration vers la cryptographie post-quantique (1), recommandant aux organisations d’inventorier leurs usages cryptographiques et de privilégier des mécanismes hybrides, combinant un algorithme pré-quantique éprouvé et un algorithme post-quantique.
L’Agence a également indiqué qu’à compter de 2027, elle ne délivrera plus de visa de sécurité aux produits cryptographiques dépourvus de protection post-quantique (2). Cette annonce transforme une simple recommandation technique en un facteur déterminant de la politique d’achat et de certification des solutions de sécurité pour l’ensemble des acteurs économiques.
Le socle transversal : l’obligation de sécurité « adaptée à l’état de l’art »
Le règlement général sur la protection des données (RGPD, règlement (UE) 2016/679) (3) constitue le premier fondement juridique de cette anticipation. Son article 32, paragraphe 1er, impose au responsable de traitement et au sous-traitant de mettre en œuvre des mesures techniques et organisationnelles garantissant un niveau de sécurité adapté au risque, en tenant compte de « l’état des connaissances ». Cette formulation, dynamique par construction, intègre nécessairement l’évolution de la menace quantique : un chiffrement jugé robuste aujourd’hui, mais notoirement vulnérable à une attaque post-quantique documentée, pourrait être considéré comme insuffisant au regard de l’article 32, indépendamment de toute violation avérée.
La directive NIS 2 (directive (UE) 2022/2555) (4) renforce cette exigence pour les entités essentielles et importantes relevant de son champ d’application. Son article 21, paragraphe 2, point h), impose explicitement l’adoption de « politiques et procédures relatives à l’utilisation de la cryptographie et, le cas échéant, du chiffrement », au titre des dix catégories de mesures de gestion des risques exigées. La menace quantique, en fragilisant les fondements mathématiques de la cryptographie asymétrique actuelle, s’inscrit directement dans le périmètre de cette obligation.
Des obligations sectorielles renforcées
Le secteur financier est soumis à un cadre encore plus précis. Le règlement DORA (règlement (UE) 2022/2554) (5) impose, en son article 9, la mise en œuvre de politiques de sécurité des technologies de l’information et de la communication couvrant la protection des clés cryptographiques ; les actes délégués complétant ce règlement détaillent l’obligation, pour les entités financières, d’élaborer, documenter et mettre en œuvre une politique de chiffrement et de contrôles cryptographiques proportionnée à leur cartographie des risques. Une politique de chiffrement figée, sans mécanisme de révision face à l’évolution de la menace quantique, s’expose ainsi à une critique de non-conformité.
Les fabricants de produits comportant des éléments numériques constituent une autre catégorie directement concernée. Le règlement sur la cyberrésilience (CRA), règlement (UE) 2024/2847 (6), impose à ces opérateurs, en ses articles 6 à 8, le respect d’exigences essentielles de cybersécurité (annexe 1) couvrant tant la conception du produit que la gestion continue de ses vulnérabilités pendant l’intégralité de son cycle de vie. Cette obligation, structurellement évolutive, suppose que le fabricant tienne compte de l’état de la menace au moment considéré. Ceci inclura, à mesure que la capacité de calcul quantique se rapprochera de sa maturité opérationnelle, la robustesse post-quantique des mécanismes cryptographiques intégrés au produit.
Anticiper : de l’obligation de moyens à la crypto-agilité documentée
Ce panorama réglementaire converge vers une même exigence pratique : les organisations ne peuvent plus se borner à une conformité statique. Il leur appartient d’engager, dès à présent, un inventaire de leurs actifs cryptographiques (clés, certificats, protocoles), d’évaluer leur exposition au scénario de captation différée des données chiffrées, et de formaliser une trajectoire de migration vers des mécanismes hybrides, en cohérence avec les préconisations de l’ANSSI.
Cette démarche, documentée, doit permettre de démontrer, en cas de contrôle, que l’organisation a pris en compte l’état de l’art au sens de l’article 32 du RGPD, satisfait aux exigences de l’article 21 de la directive NIS 2, et, le cas échéant, aux obligations sectorielles issues de DORA ou du CRA. L’absence d’une telle démarche pourrait, à terme, être regardée comme une négligence caractérisée au regard de ces textes.
Conclusion
La rupture quantique ne constitue pas un vide juridique appelant un futur texte dédié : elle active, dès aujourd’hui, des obligations de sécurité déjà codifiées dans le RGPD, la directive NIS 2, le règlement DORA et le règlement CRA. Anticiper cette transition, c’est se conformer à un cadre juridique existant, avant que son inobservation ne devienne, au moment du Q-Day, une faute manifeste.
- Règlement (UE) 2024/2847 du Parlement européen et du Conseil du 23 octobre 2024 concernant des exigences de cybersécurité horizontales pour les produits comportant des éléments numériques et modifiant les règlements (UE) n° 168/2013 et (UE) 2019/1020 et la directive (UE) 2020/1828 (règlement sur la cyberrésilience)
- Avis de l’ANSSI sur la migration vers la cryptographie post-quantique (suivi 2023), 21 décembre 2023
- Site internet de l’ANSSI : Premiers visas de sécurité incluant de la cryptographie post-quantique, 16 octobre 2025
- Règlement (UE) 2016/679 du Parlement européen et du Conseil du 27 avril 2016 relatif à la protection des personnes physiques à l’égard du traitement des données à caractère personnel et à la libre circulation de ces données, et abrogeant la directive 95/46/CE (règlement général sur la protection des données)
- Directive (UE) 2022/2555 du Parlement européen et du Conseil du 14 décembre 2022 concernant des mesures destinées à assurer un niveau élevé commun de cybersécurité dans l’ensemble de l’Union, modifiant le règlement (UE) n° 910/2014 et la directive (UE) 2018/1972, et abrogeant la directive (UE) 2016/1148 (directive SRI 2)
- Règlement (UE) 2022/2554 du Parlement européen et du Conseil du 14 décembre 2022 sur la résilience opérationnelle numérique du secteur financier et modifiant les règlements (CE) no 1060/2009, (UE) n° 648/2012, (UE) n° 600/2014, (UE) n° 909/2014 et (UE) 2016/1011
Katharina Berbett
Avocate, Directrice du département Informatique contentieux complexe
Mathilde Pennès-Lavoye
Avocat, collaboratrice du département Informatique contentieux complexe
L’article Cybersécurité : anticiper la rupture post-quantique est apparu en premier sur Lexing Avocats.
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Le Canada se rebelle contre le diktat commercial de Donald Trump
Ottawa a décidé de rompre les discussions avec Washington, au motif que «les États-Unis ont demandé trop et offert trop peu». Alors qu’une nouvelle escalade est à prévoir entre les deux voisins, le premier ministre canadien, Mark Carney, en fait un test de souveraineté. -
La région Paca passe un marché allant jusqu’à 2,5 millions d’euros avec des «influenceurs»
Malgré un budget présenté comme contraint, la région Provence-Alpes-Côte d’Azur fait le choix de s’associer avec trois «agences d’influence» pour vanter son action sur les réseaux. L’enveloppe annuelle est de 625 000 euros et pourra être renouvelée trois fois. -
Rentrée scolaire : 6 astuces pour des fournitures plus écolos (et moins mauvaises pour la santé)
Feutres parfumés, cahiers à couverture plastifiée, lot de produits surdimensionnés… Certaines fournitures scolaires ne sont pas de bons choix pour la santé et l'environnement. Nos conseils pour des courses de rentrée plus vertes.
Lire la suite - Info / Pédagogie Éducation , Quotidien
À l'heure des courses de rentrée scolaire, pas toujours simple de mettre en pratique ses préoccupations écologiques. Pour choisir les fournitures, il faut déjà concilier les demandes des enseignants, les souhaits des enfants et les contraintes du budget familial. (…) -
J'ai tapé mon nom sur Google et j'ai trouvé mon adresse perso.
-- Article en partenariat avec Incogni --Vous avez déjà tapé votre nom sur Google ? Non, pas pour stalker votre ex. Votre PROPRE nom. Faites-le. Je vous attends.
...
Vous avez trouvé quelque chose ? Peut-être votre adresse, votre numéro de téléphone, votre email, vos anciennes adresses, peut-être même votre numéro de sécu ou votre date de naissance. Le tout exposé sur des sites que vous ne connaissez même pas. Des sites avec des noms à la con du genre PeopleSearchPro ou Spokeo ou je sais pas quelle autre saloperie. Et le pire ? C'est légal. Ces mecs vendent vos données comme si c'était des bonbons.
Moi, j'ai découvert ça par hasard. Je cherchais un truc, je tape mon nom, et BIM, première page de résultats : mon adresse perso, affichée en grand, avec en prime mon numéro de téléphone. J'étais pas bien de voir mon adresse perso sur Google alors que je fais attention... La faute à un pays européen qui tient un registre public pour la douane et que des boites privées spécialisées en SEO mettent sur le net en accès libre pour faire du trafic. Bref, accessible à n'importe quel taré, harceleur, ou escroc qui a 5 minutes et une connexion internet.
Les data brokers : les revendeurs de votre vie
Alors, pour ceux qui dorment au fond, un data broker c'est quoi ? C'est une boîte qui fait du fric en récoltant vos infos personnelles et en les revendant au plus offrant. Tout ce que j'ai déjà mentionné plus haut, mais aussi votre statut marital, votre boulot, vos habitudes d'achat, vos préférences politiques, votre historique médical et même vos antécédents judiciaires. Tout.
Ils récupèrent ça via vos cookies, vos inscriptions en ligne, les registres publics, vos cartes de fidélité, divers hacks de bases de données (ou des sites tenus avec les pieds par le gouvernement). Et surtout via les petites cases que vous cochez sans lire dans les conditions générales. Vous savez, celles où vous acceptez que vos données soient "partagées avec des partenaires tiers". Sauf que ces partenaires, c'est souvent des data brokers. Et eux, ils revendent à qui veut : marketeurs, arnaqueurs, stalkers, ou le mec chelou du métro.
Apple peut vous protéger des trackers dans Safari, mais Apple ne peut pas effacer des années de données déjà disséminées sur des centaines de bases de données. C'est comme essuyer une flaque avec une éponge alors que quelqu'un continue de verser de l'eau.
Incogni : l'avocat de la vie privée qui travaille 24/7
C'est là qu' Incogni entre en jeu . C'est un service créé par les mecs derrière Surfshark (et maintenant dans la famille NordVPN) qui fait UNE SEULE chose, mais il la fait bien. Il va contacter les data brokers à votre place et exiger la suppression de vos données.
Pas besoin de passer des week-ends à remplir des formulaires d'opt-out incompréhensibles sur 250 sites différents. Vous créez un compte, vous signez une autorisation légale pour qu'ils agissent en votre nom, et vous laissez le robot faire le boulot.
Dans mes tests, plusieurs demandes de suppression ont été envoyées en moins de 10 minutes après l'inscription. Dix minutes. Et presque une centaine dans les semaines/mois qui ont suivi . Après deux mois, environ 90% des demandes étaient finalisées. Moi, à la main, j'en aurais fait trois en une heure, et j'aurais abandonné en pleurant.
Le tableau de bord est clair. Vous voyez combien de brokers ont été contactés, combien ont répondu, combien ont supprimé vos données et combien traînent les pieds. Incogni renvoie des demandes récurrentes tous les 60 à 90 jours pour ceux qui font le mort, et demande à être ajouté sur des listes de suppression pour éviter que vos données ne réapparaissent.
Et ça marche. Deloitte a audité le service et confirmé que Incogni a traité plus de 245 millions de demandes de suppression pour ses clients, couvre bien plus de 420 data brokers et n'a aucune affiliation avec ces derniers. C'est vérifié par un cabinet d'audit indépendant.
Combien ça coûte, la tranquillité ?
Incogni propose plusieurs formules :
- Standard (~7.2€/mois en annuel) : suppression automatique sur 420+ data brokers, 3 adresses email, renouvellements automatiques.
- Unlimited (~14.4€/mois) : ajoute les demandes de suppression personnalisées sur n'importe quel site (jusqu'à 3 000 sites supplémentaires), support téléphonique.
- Family (~15.6€/mois) : même chose que Standard mais pour 5 utilisateurs.
- Family Unlimited (~24€/mois) : le top tier pour toute la famille avec suppressions illimitées.
Oui, c'est plus cher qu'avant. Le service est passé au prix plein de 11,7$ à 14,4€ mensuel pour le Standard. Mais en abonnement annuel avec les réductions, on reste à 7,2€/mois. Pour un service qui vous évite des centaines d'heures de travail manuel, c'est plutôt pas mal. DeleteMe, le concurrent, coûte sensiblement plus cher.
Depuis que j'utilise Incogni, voici ce qui a changé concrètement :
- Mon adresse a disparu de Google. Celle qui me donnait envie de déménager rien que parce qu'elle était publique (bon j'ai déménagé quand même, mais pas pour ça lol). Supprimée.
- Mes mails de spam ont chuté. Quand les brokers ne peuvent plus vendre votre email, les marketeurs arrêtent de vous spammer.
- Les appels de démarchage se sont raréfiés. Mon téléphone sonne moins. C'est déjà ça.
- Je dors mieux. Oui, c'est con, mais savoir qu'un stalker ou un escroc ne peut pas trouver mon adresse en 30 secondes sur Google, ça change la vie.
Ce qu'Incogni ne fait PAS (et c'est important)
Faut pas se leurrer, Incogni est un outil spécialisé, pas une baguette magique. Il ne fait PAS de monitoring de crédit, de scan du dark web, d'assurance vol d'identité, VPN ou antivirus. Si vous partez de zéro en protection d'identité, Incogni seul ne suffit pas. C'est un excellent complément à un VPN, un gestionnaire de mots de passe, et un service de monitoring. Mais c'est pas une solution tout-en-un.
Et contrairement à Optery, Incogni ne fournit pas de captures d'écran prouvant ce qui a été trouvé avant suppression. Vous devez faire confiance au processus automatisé. Pour moi, le rapport de Deloitte et les résultats concrets suffisent. Mais si vous êtes du genre à vouloir des preuves visuelles, Optery sera peut-être plus votre truc.
Le gros avantage pour les Européens c'est que souvent les services de suppression de données sont centrés sur les USA. Incogni, lui, couvre non seulement USA, Canada et UK, mais aussi tous les pays de l'UE (27 pays) ainsi que la Suisse, la Norvège, l'Islande et le Liechtenstein.
En Europe, on a le RGPD. le service de Surfshark s'en sert comme d'une massue légale pour forcer les brokers à coopérer. Aux USA, c'est le CCPA. Au Canada, PIPEDA. Bref, ils utilisent les lois locales les plus strictes pour vous protéger. Si vous êtes en France, en Allemagne ou en Espagne, c'est probablement votre meilleure option.
Bref
Votre identité est déjà en ligne. Vos données sont déjà vendues. Le seul choix que vous avez, c'est de faire quelque chose ou de laisser faire. Incogni ne vous rendra pas anonyme. Il ne vous protégera pas des hackers qui cassent vos mots de passe. Mais il réduira de beaucoup votre empreinte numérique sur les sites de data brokers. Et quand j'ai vu mon adresse disparaître de Google, je peux vous dire que les 7€ par mois, ça se paie avec le sourire.
Comme toujours, dans le doute, supprimez. Et si vous devez supprimer des centaines de fois, automatisez.
=> Essayez Incogni sans plus attendre !
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Trump’s border wall construction threatens rock art as old as the pyramids: ‘The ancestors are still here’
The president’s border wall plan could damage or destroy ‘the oldest-known books in North America’
On an overcast summer morning, Carolyn Boyd, an archeologist at Texas State University, stood at the foot of a cave in west Texas, looking up toward a series of towering murals painted on a rock wall. Three massive human-like figures soared toward an overhang that had sheltered the painting from the elements since they were drawn here perhaps 4,000 years ago.
An artist herself, Boyd knows how hard it would have been to paint these long, crisp lines. Before starting, the bands of Indigenous hunter-gatherers who lived in this west Texas valley, where the Pecos River empties into the Rio Grande, would have spent weeks pulverizing gypsum, hematite, limonite and manganese to make paint. They would have gathered massive quantities of sotol stalks to fold its fibers into scaffolding. The painting itself would have required teamwork and precision, with people at the bottom guiding artists on the wall as they painted figures stretching up to 30ft tall.
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Iran vows to retaliate against countries that cooperate with fresh US sanctions
Test of US rhetoric will rest on whether nations such as India, China and Russia view economic threats as credible
Tehran has vowed to retaliate against any country that cooperates with the US attempt to impose fresh sanctions against Iran in what the Treasury secretary, Scott Bessent, has billed as “the single greatest financial offensive ever marshalled against an adversary”.
In advance of the US announcement, the United Arab Emirates, Iran’s single biggest trading partner in the Middle East, announced it was ending all trade with Iran, a move Tehran believes was coordinated between Washington and the UAE.
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Alibaba mise toujours plus gros sur l’IA : le géant chinois lève 10,2 milliards de dollars pour financer ses infrastructures
Alibaba a annoncé son intention d’émettre 710 millions d’actions nouvelles au prix de 14,4 dollars américains par action, pour un montant total de 10,2 milliards de dollars (environ 8,7 milliards d’euros). La clôture de cette opération est prévue pour le 26 août 2026.
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De la cuisine au ménage, des robots humanoïdes mettent leurs compétences à l'épreuve à Beijing (Anglais)
Source : Hankyoreh - Corée du Sud
Lire la traduction automatique en français -
Implants vaginaux : mutiler n'est pas soigner
Source : Silence
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« Mode d'emploi » du gouvernement pour « gérer l'éco-anxiété » : le stress, une passion française ?
Source : Mouvements -
Canicule, sécheresse, incendies : dans les médias, le climat sans la politique
Source : Acrimed -
Quand les petites communes partagent leurs bonnes idées
Source : Grand-Format -
Présidentielle 2027 : vous aussi, portez-vous « officiellement candidat »
Source : Arrêt sur images -
Législation, sabotage, la lutte contre Airbnb s'organise
Source : STUP.MEDIA -
Rentrée littéraire: la grande déprime de l’édition française
Arrivée d’Olivier Nora dans le giron d’Editis, discussions non conclusives entre éditeurs et auteurs, crise du marché du livre neuf, offensive croissante de Bolloré… Après la crise Grasset, la rentrée littéraire de septembre s’ouvre dans un contexte politique et économique tendu. Et ne suscite aucun réel enthousiasme. -
Cinq pistes pour gérer la dette publique française
Le rapport France 2035, France 2050 , publié fin juillet par le Haut-Commissariat à la stratégie et au plan (HCSP), met en garde, à juste titre, contre un risque d’emballement de notre dette publique. Un rapport bienvenu alors que les taux d’intérêt sur les dettes publiques en général, française en… -
« Faut-il un cancer d’enfant dans chaque famille pour enfin bannir les pesticides ? »
« Le gouvernement préfère protéger l’argent que la santé des enfants. Moi, ça fait longtemps que j'ai compris que les laboratoires qui font les pesticides sont les mêmes qui font les traitements anticancéreux. Cela fait des années que je le dis »
Cet article « Faut-il un cancer d’enfant dans chaque famille pour enfin bannir les pesticides ? » est apparu en premier sur La Relève et La Peste.
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Gavin Newsom says California will sue Trump administration again to block ‘Orwellian rules’ meant to curb mail-in voting – as it happened
This live blog is now closed.
Donald Trump has threatened to increase tariffs on Canadian cars, trucks, auto parts and steel to 50% today, after trade negotiations between Washington and Ottowa broke down last week.
On Truth Social, the president blasted Canada, and said the new duties will go into effect on 1 January 2027.
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qcq pagu infokioske
La pagu infokioske c'est quoi ?
Basé à grenoble mais mobile partout lepagu peut venir à vos événements,
manifs, concert, rencontre...C'est des brochures, des badges, des linos, des stickers : pour
apprendre, échanger, débattre, faire circuler des savoirs et des idées.
Les brochures c'est facile à lire, c'est facile à photocopier et c'est
sans droit d'auteure.
Ca se passe d'une personne à une autre, et ça coûte presque rien.
C 'est sur plein de thématiques portées par des valeurs anarchistes
radicales.Les créations s'est parce que ça fait du bien d'afficher, d'offrir des
images qui nous correspondent et qui ont un message politique.C'est beau
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y'a du benef en plus çà va aux luttes pour les plus précaires.Un espace pour le plaisir des yeux, de la tête et du cœur
contact : aloua@riseup.net
Thématiques présente dans l'infokioske :
Justice restaurative/réparatrice
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Reseau de soutien
Débats de société et alternatives anarchistes
Lutte des classes
Récits révolutionaires
Histoire des luttes et de lutte spécifique
Expérimentation collective
Ecologie radicale
Feminisme/Queer
Lutte contre les frontières / Soutien aux éxilé.es
Lutte contre les prisons
Anti-impérialisme
Anti-Racisme
Lutte contre l'islamophobie
DIY/débrouille/tutos/ Savoirs faire
Veganisme
Technocritique
Fanzine de récit de vie, de voyage, de musique, d'évnèments militants,
mémoiresLivres pas chers et/ou d'occaze
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Peut-on suspendre le droit d’asile face à une « situation exceptionnelle », comme le propose Édouard Philippe ?

Source :Edouard Philippe, le 10 août dans Le Figaro
Etiqe :impossible
Contenu :
« Un aperçu du monde qui vient. » Dans une tribune parue dans Le Figaro le 10 août, Edouard Philippe a rebondi sur l’épisode de l’afflux de migrants dans l’enclave espagnole de Ceuta, fin juillet, pour livrer les grandes lignes de sa future politique migratoire s’il est élu président. En cas de victoire en 2027, l’ancien Premier ministre d’Emmanuel Macron assure qu’il « suivra la voie du contrôle et de la fermeté pour faire respecter nos lois françaises et nos règles européennes ».
Une intention louable… en apparence. Car quelques lignes plus loin, le maire du Havre propose deux mesures de suspension du droit d’asile pourtant contraires aux lois qu’il prétend défendre.
L’édile souhaite d’une part instaurer « un dispositif anti-chantage migratoire » qui prendrait la forme d’un « régime européen d’urgence » autorisant la suspension de l’enregistrement de nouvelles demandes d’asile « face à une situation exceptionnelle d’attaque hybride » aux frontières de l’Union européenne. Il veut d’autre part suspendre le traitement des demandes d’asile pour plusieurs années à Mayotte et en Guyane, des territoires selon lui « en situation de saturation migratoire ».
Ces mesures se heurteraient de plein fouet aux textes fondamentaux et aux traités internationaux signés par la France. Le droit d’asile a valeur constitutionnelle : il est reconnu à l’article 4 du préambule de la Constitution de 1946. Mais il est aussi protégé par de nombreux principes de droit international : la Convention de Genève de 1951 ratifiée par la France prévoit le principe de non-refoulement d’un demandeur d’asile en provenance d’un pays où sa vie ou sa liberté seraient menacées.
Une protection solidement ancrée dans le droit
Les principes de la Convention sont déclinés au niveau européen dans la Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne (article 18), le traité sur le fonctionnement de l’Union européenne (article 78) et le code frontières de l’espace Schengen. Ils sont également protégés par plusieurs dispositions de la Convention européenne des droits de l’homme et de ses protocoles additionnels.
En d’autres mots, le droit d’asile est fortement enraciné dans l’appareil juridique constitutionnel et conventionnel français et ne peut souffrir d’aucune suspension intégrale durable, même en cas de crise majeure posant des difficultés matérielles de traitement des demandes.
Dans une ordonnance rendue le 30 avril 2020, le Conseil d’État avait ainsi enjoint au gouvernement de reprendre l’enregistrement des demandes d’asile, provisoirement suspendu en Ile-de-France à cause du Covid-19. Le juge administratif suprême rappelait dans sa décision que le droit d’asile « est une liberté fondamentale ».
Pour autant, le droit d’asile peut être aménagé : chaque État dispose d’une certaine marge de manœuvre pour délimiter les conditions d’accueil et d’octroi du statut de réfugié. La proposition d’Edouard Philippe intervient justement au moment où un texte européen entré en vigueur en juin 2026 prévoit des aménagements en cas de forte pression migratoire aux frontières de l’UE.
Le règlement « crise et force majeure » anticipe en particulier les scénarios « d’instrumentalisation » des migrants décrits par le candidat à la présidentielle. Les Etats subissant ce type d’attaque peuvent dorénavant prolonger les délais d’enregistrement et de traitement des demandes d’asile. Ils peuvent également demander une dérogation à la Commission et au Conseil européen pour élargir sensiblement le traitement à leurs frontières des demandes d’asile déposées par des exilés considérés comme « instrumentalisés ».
Mais les gouvernements ne peuvent en aucun cas suspendre intégralement le droit d’asile – même sur une période donnée.
Plus restrictif qu’en Pologne
Même la Pologne, qui a cessé depuis mars 2025 l’enregistrement des demandes d’asile à la frontière biélorusse à la suite du conflit sur la gestion des réfugiés avec le régime de Minsk, prévoit certaines exceptions afin de se conformer au droit international, notamment pour les mineurs non-accompagnés, les personnes en mauvaise santé ou celles à risque de mauvais traitement en cas de refoulement.
La loi polonaise se trouve toutefois sur une ligne de crête : les tribunaux du pays ont alternativement jugé le texte conforme avec le respect du droit d’asile ou en violation de ce dernier. Peu avant son adoption par le Parlement polonais, le Haut commissariat des Nations unies pour les réfugiés avait jugé la loi « clairement contraire« à la convention de Genève de 1951.
Autant dire qu’une suspension de « toute nouvelle demande d’asile » sur le territoire de Mayotte – soit une mesure encore plus drastique qu’en Pologne – tel que l’a proposé Edouard Philippe dans un entretien à France Mayotte Matin, n’aurait aucune chance d’obtenir le feu vert des juridictions françaises ou européennes.
Auteurs :
Auteur : Nicolas Turcev, journaliste
Relectrices : Clara Robert-Motta, journaliste
Tania Racho, docteure en droit européen, chercheuse-associée à l’Université Paris-Saclay
Liens d’intérêts ou fonctions politiques déclarés des intervenants à l’article : aucun
Secrétariat de rédaction : Nicolas Turcev, journaliste
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Heraklion (Crète): appel aux squatteur·euses et aux camarades solidaires de Crète, de Grèce, d’Europe et du monde entier
Nos rêves ne sont pas à vendre aux enchères – la partie n’est pas encore terminée.
Depuis 24 ans d’existence, le Squat Evangelismos est un territoire libéré où se transmet, de génération en génération, le flambeau de la résistance et de l’espoir dangereux d’un autre monde. Toujours en opposition aux pouvoirs établis, en première ligne des conflits de classe, des luttes contre la guerre, la brutalité policière, le pillage de la nature, le patriarcat et le fascisme, la Grande Maison est – et restera – une forteresse de la contre-violence légitime et une barricade sociale dans la ville d’Héraklion.
Malgré les trois réoccupations qui ont suivi les trois expulsions – un chiffre humiliant pour l’État –, celui-ci prépare aujourd’hui sa revanche. Sa dernière attaque, probablement la plus décisive, consiste à attribuer six millions d’euros (!) pour la « valorisation » du bâtiment, avec une date limite d’appel d’offres fixée au 30 novembre 2026.
Soyons clairs : ni l’État ne cherche réellement à restaurer le bâtiment, ni l’université à le mettre en valeur. Ces six millions d’euros, auxquels s’ajoute près d’un million consacré à une étude irréalisable et fondée sur des données incomplètes puisque le bâtiment reste occupé, représentent avant tout le coût politique de la répression contre le mouvement anarchiste. Rien de plus. Ainsi, l’appareil d’État fait d’une pierre deux coups : d’un côté, il attaque son ennemi intérieur ; de l’autre, il nourrit ses alliés et ses partenaires dépendants des financements publics. Mais les recteurs et les ministres ont compté sans les occupant·es. Pour nous, Evangelismos est une nécessité existentielle. Le Squat Evangelismos existe parce qu’il répond aux besoins d’une société étouffée par la dystopie contemporaine. Il répond au besoin d’un espace social non marchand, nourrit le désir de luttes anti-institutionnelles au-delà des limites de la légalité et de la normalité, comprend et encourage la colère sociale face au pouvoir.
Au fil des années, des centaines d’événements, d’actions, de structures de solidarité, d’initiatives locales et des milliers d’assemblées ont traversé ses murs. D’innombrables personnes ont tissé un lien profond avec cette maison ; des dizaines y ont trouvé ou y trouvent encore un toit, et d’autres y trouveront refuge à l’avenir, particulièrement dans le contexte actuel de crise du logement.
À l’isolement et au remplacement de la vie par la consommation dans cette Babylone de béton, Evangelismos répond par l’auto-organisation, des processus horizontaux et des luttes collectives. Alors que le centre-ville se dégrade continuellement pour devenir un parc touristique, le Squat Evangelismos demeure l’une des dernières expressions d’une vie qui échappe à la vitrine marchande.
Tout au long de son existence, Evangelismos a constitué une structure fonctionnelle, plurielle et multidimensionnelle du mouvement social. Aujourd’hui, il accueille notamment : l’Assemblée de solidarité avec les prisonniers politiques, les prisonnières militantes et les camarades incarcéré·es ; Kitapi, collectif de livres et d’archives ; l’Initiative pour la mémoire historique et révolutionnaire ; le groupe musical Dysarmonia ; la coopérative agricole BeCollective ; le marché gratuit du squat ; le café autogéré du vendredi ; ainsi que le collectif de rédaction d’Héraklion du journal de rue national Apatris. Ce journal est né dans ce bâtiment, tout comme l’équipe de football autogérée Tiganitis, qui continue aujourd’hui d’y être accueillie.
Il appartient à la société en lutte de rendre le squat encore plus vivant et créatif. Pour notre part, nous proposons notamment de pérenniser les cuisines collectives, d’accueillir un atelier de danse contemporaine, de construire un four social et un potager dans la cour arrière, mais aussi de développer une troupe de théâtre, un espace de bains pour les personnes sans-abri, un soutien scolaire autogéré ainsi qu’un dispensaire et une pharmacie sociale.
Le désir plante nos pieds dans la terre, le besoin devient le ciment de notre communauté, et la conscience fait de nous toutes, tous et tout des occupant·es. Et s’ils parviennent à faire tomber notre forteresse, si nous tombons, nous tomberons sur leurs têtes.
Nous appelons la société en lutte à soutenir le Squat Evangelismos et ses combats par tous les moyens que chacun⋅e jugera appropriés. Nous appelons les camarades de partout à marcher avec nous pour défendre les territoires du mouvement anarchiste, pour donner un toit à nos besoins et transformer la menace en opportunité.
Nous appelons les camarades occupant·es et solidaires de Crète, de Grèce, d’Europe et du monde entier à venir à Héraklion durant les mois d’août, septembre, octobre et novembre, afin de soutenir le Squat Evangelismos et ses dispositifs de défense, et d’organiser ensemble notre résistance.
SOLIDARITÉ AVEC LES SQUATS – VICTOIRE AUX RÉFUGIÉS
LIBERTÉ POUR LES CAMARADES VISÉS PAR LES OPÉRATIONS RÉPRESSIVES DU 10 JUILLET À ATHÈNES ET À THESSALONIQUE
SOLIDARITÉ AVEC LES ANARCHISTES EMPRISONNÉ·ES DU MONDE ENTIER
NOUS AVONS RAISON, NOUS VAINCRONS
Assemblée ouverte du Squat Evangelismos tous les lundis à 19 h 00
Squat Evangelismos
Juillet 2026
[Publié le 23 juillet 2026 en grec et le 27 juillet en français sur Indymedia-Athènes, puis le 20 août 2026 sur Dingueries.]
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From Arizona to Wisconsin, election deniers are vying for office nationwide
Republicans who deny Joe Biden won the 2020 election are running for governor and secretary of state across the US
Election deniers are back on the ballot.
In most swing states, at least one major Republican candidate has questioned or outright denied the results of the 2020 US presidential election, which Donald Trump lost to Joe Biden.
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The treasury bond mess: is this the demise of the US as a safe haven?
The US is scooping up treasury bonds in an effort to raise their price and push yields down – but it’s not working
The bond market is driving the Trump administration crazy. Last week, the treasury secretary, Scott Bessent, announced that the government would sharply ramp up its purchase of treasury bonds, in an effort to raise their price and thus push down their yield, which amounts to the interest rate the government pays on its debt.
It didn’t quite work as planned. Yields on treasurys fell after Bessent’s bond market intervention but soon bounced back. By Friday afternoon, the yield on the 10-year treasury was back near where it was before the secretary’s announcement. The yield on the 30-year bond was again trading around its highest level in 20 years or more.
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Plus de Wi-Fi à l’étage ? Amazon brade ce système Mesh Wi-Fi 7 pour enfin profiter de la fibre

[Deal du jour] Une bonne offre fibre ne sert plus à grand-chose dès que deux murs suffisent à faire disparaître son signal. Il existe heureusement une solution pour étendre le Wi-Fi dans tout le logement, et elle est actuellement en promotion chez Amazon.
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Uber écope d’une amende de 825 millions d’euros pour avoir laissé ses algorithmes décider seuls du sort des chauffeurs
L’Autoriteit Persoonsgegevens (AP), l’autorité néerlandaise de protection de la vie privée, a infligé le 21 août une amende de 824,99 millions d’euros à Uber pour avoir utilisé des systèmes automatisés afin de suspendre ou désactiver les comptes de certains chauffeurs sans intervention humaine suffisante.
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Sécheresse et canicules à répétition : des Pyrénées-Orientales à la Guadeloupe, la France est en voie de désertification
Août 2026. Aux Brouzils (Vendée), le manque de précipitations a asséché les sols. © Mathieu Thomasset/Hans Lucas via AFP
Parmi les conséquences de l’été caniculaire de 2026, l’une passe davantage sous les radars : la dégradation des sols. La répétition des sécheresses comme celle que nous connaissons actuellement accélère leur détérioration, menace les rendements agricoles et altère leur capacité à filtrer l’eau, à stocker le carbone et à abriter une biodiversité abondante (vers de terre, champignons, bactéries).
«Ça fait chaud au cœur de voir la mobilisation des Français aux côtés des pompiers quand la forêt brûle, remarque le géographe Jean-Daniel Cesaro. On aurait besoin de ce même élan face à la dégradation des terres et de la biodiversité.»
Le chercheur du Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (Cirad) est actuellement à Oulan-Bator, capitale de la Mongolie, pour participer à la 17ème Conférence mondiale (COP) sur la lutte contre la désertification. Dans ce pays, encore plus qu’en France, le changement climatique et certaines pratiques agricoles pèsent sur l’état des sols.
Une terre est jugée dégradée selon trois critères : son maigre couvert végétal (voire son absence), sa faible productivité, avec des rendements agricoles ou forestiers qui baissent, et une diminution de sa capacité à stocker le carbone organique. Au total, 40% des terres émergées dans le monde sont affectées par cette dégradation.
En France, 1,4% du territoire, soit 751 000 hectares, est touché, selon la définition internationale de la désertification. Ce sont des zones qui réunissent les trois caractéristiques précitées et qui connaissent un climat aride, semi-aride ou subhumide sec. Des conditions climatiques qui concernent le pourtour méditerranéen, la Corse-du-Sud, La Réunion, la Guadeloupe et Mayotte.
Une situation qui a conduit la France à se déclarer «partie affectée» par la désertification pour la première fois lors de la COP16, en 2024.
Le pourtour méditerranéen en première ligne
Sur le pourtour méditerranéen, les Pyrénées-Orientales sont en première ligne face aux sécheresses multipliées et intensifiées par le dérèglement climatique. À cause des faibles précipitations et des chaleurs répétées, «les réserves en eau souterraine deviennent faibles pour pouvoir maintenir durablement l’irrigation des vignes dans certaines zones, avec de multiples conséquences agricoles et économiques», détaille Jean-Daniel Cesaro.
Depuis 1960, la surface moyenne concernée par la sécheresse a triplé en Occitanie, d’après une étude du Réseau action climat local. Le nombre de jours secs devrait encore augmenter de 25% si les émissions de gaz à effet de serre suivent leur trajectoire actuelle, et jusqu’à 50% selon le scénario le plus pessimiste.
En ajoutant d’autres critères de détérioration comme la pollution ou l’érosion, le Comité scientifique français de la désertification souligne que 77% des sols de l’Hexagone sont abîmés, sans être nécessairement sous un climat aride ou semi-aride. Un constat inquiétant car la dégradation des sols alimente elle-même la désertification.
«Le carbone stocké dans les sols dégradés est rejeté dans l’atmosphère, augmentant les concentrations de CO2 et aggravant ainsi les dérèglements climatiques qui, en retour, accélèrent la sécheresse», explique Jean-Luc Chotte, pédologue (spécialiste des sols) à l’Institut de recherche pour le développement (IRD).
Heureusement, le processus n’est pas irréversible. Parmi les solutions qui permettent de restaurer des sols ou de les préserver, la communauté scientifique internationale a démontré l’efficacité de plusieurs adaptations des pratiques agricoles : «Éviter d’avoir un sol à nu grâce à un couvert végétal ou au paillis, renforcer la quantité de matière organique», liste Jean-Daniel Cesaro.
S’inspirer des pratiques du Maghreb et de l’Afrique subsaharienne
Aujourd’hui, les monocultures, l’utilisation d’engins mécanisés, les labours ou encore un apport trop élevé en engrais participent à cette détérioration. Au contraire, l’agroécologie ou l’agroforesterie, des manières de produire qui s’appuient sur le fonctionnement naturel des écosystèmes, permettent de préserver voire de restaurer les sols, selon un constat partagé par de nombreux pays lors des précédentes COP désertification. De nombreuses études scientifiques ont mis en lumière leurs bénéfices pour la santé des sols. Les racines des arbres plantés, par exemple, permettent de fixer le sol et de lutter contre l’érosion.
«On a des pratiques agricoles qui pouvaient être portées par le régime climatique et économique d’avant, qui doivent aujourd’hui se transformer en raison de la répétition des sécheresses et des tensions sur l’énergie provoquées par les guerres», relève Jean-Daniel Cesaro.
Et de poursuivre : «Pendant longtemps, la coopération internationale sur le sujet prenait le sens de l’aide au développement accordée par la France à des pays du Maghreb ou de la région subsaharienne. On gagnerait aujourd’hui à regarder les solutions qu’ils utilisent dans ces régions.»
Il ne pense toutefois pas qu’il faille les répliquer telles quelles sur notre territoire : «Il faut déjà regarder ce qui se pratique au niveau des chambres d’agriculture, des syndicats et des conditions très locales de nos départements. Mais les Français cherchent des solutions, il faut faire cause commune, c’est aussi tout l’intérêt de cette COP.»
Le pastoralisme, un outil à l’honneur de la COP17
Parmi les solutions au centre des discussions de la COP17 : le soutien au pastoralisme, dont les bénéfices pour entretenir les sols ont été démontrés par de nombreuses études scientifiques. Selon le Cirad, lorsque les pâtures et les déplacements des animaux sont bien gérés, cette pratique permet de maintenir une végétation ouverte et diversifiée, limite les risques d’incendies, favorise le recyclage des nutriments et participe à nourrir le sol avec des engrais naturels.
Mais avant de s’attaquer aux changements de pratiques, il faut sauvegarder les terres agricoles. Alors que la loi zéro artificialisation nette (ZAN), qui vise à limiter la bétonisation de zones naturelles ou agricoles, a été attaquée à plusieurs reprises en début d’année, Jean-Daniel Cesaro rappelle que «la préservation des terres agricoles est le meilleur rempart contre le changement climatique et la désertification : plus on a de terres disponibles, mieux on sera préparé à ce changement».
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ChatGPT, Claude, Gemini… pourquoi les IA semblent-elles obsédées par le nombre 17 ?

Demandez à ChatGPT, Gemini ou Claude de choisir un nombre entre 1 et 30 : tous semblent avoir un faible pour le 17. Une étrange convergence qui en dit beaucoup sur leurs données d’entraînement et notre propre perception du hasard.
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Un piratage bien gênant au Liechtenstein
Toutes les fuites de données ne se valent pas, et celle-ci a de quoi faire transpirer pas mal de monde. Des pirates ont siphonné le registre des ayants droit économiques du Liechtenstein dans la nuit du 29 au 30 juillet, embarquant les informations de 31 000 sociétés, fondations et fiduciaires d'un coup.
Un ayant droit économique, pour faire simple, c'est la vraie personne en chair et en os qui possède ou contrôle une société, celle qui empoche l'argent tout au bout de la chaîne même quand une cascade de sociétés-écrans s'emploie à la rendre invisible.
C'est tout le problème. Ce registre a été monté pour lutter contre le blanchiment, en forçant chaque structure à déclarer noir sur blanc qui profite réellement d'elle, si bien que les pirates viennent de mettre la main sur l'annuaire officiel des propriétaires cachés du pays.
Rappelons où l'on se trouve. Le Liechtenstein est ce mouchoir de poche coincé entre la Suisse et l'Autriche qui s'est taillé une réputation mondiale de terre d'accueil pour fondations et sociétés discrètes, l'endroit idéal pour ranger un patrimoine loin des regards.
Dans le butin, on retrouve le nom des entités et surtout le nom, la date de naissance, la nationalité et le pays de résidence des bénéficiaires planqués derrière chacune d'elles.
Une petite éclaircie pour ces gens quand même, puisque les adresses, les numéros de téléphone et les données financières comme le chiffre d'affaires, les actifs ou les dividendes sont restés hors de portée, ce qui atténue la casse sans rien retirer à la gêne provoquée par les noms exposés.
L'attaque aurait été menée avec un vrai savoir-faire technique d'après l'enquête, personne n'a encore été identifié, et le pays a réclamé un coup de main international pour espérer remonter la piste.
Une cellule de crise montée dès le samedi soir sous la houlette de la cheffe du gouvernement Brigitte Haas et du ministre de la Justice, pour prévenir les personnes concernées et éteindre l'incendie.
Franchement, pour un pays qui a fait de la discrétion de ses fondations un fonds de commerce, on imagine mal un fichier plus gênant à laisser filer dans la nature.
Source : Le Temps
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« J’ai un problème étrange avec mon casque » : il découvre par hasard comment AliExpress trace ses clients avec un son

Un internaute affirme avoir repéré un traitement audio invisible tournant sur la page d'accueil d'AliExpress. Ce mécanisme permettrait de ficher les visiteurs sans passer par les cookies.
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Les Maldives sont bel et bien impactées par l’élévation du niveau de la mer

Source :Compte X, le 17 août 2026
Etiqe :faux
Contenu :
Des eaux turquoise et du sable fin à n’en plus finir, les îles Maldives sont pour beaucoup l’égal d’un paradis sur terre. Un paradis néanmoins menacé par le réchauffement climatique et l’un de ses corollaires : l’élévation du niveau de la mer, alertent experts et médias.
Faux, affirment de leur côté, des internautes qui écrivent que les îles Maldives « ne craignent pas la montée des eaux ». En témoignerait l’inauguration d’un nouveau terminal dans leur principal aéroport, « d’une surface de 84 000 m², avec une capacité de 7 millions de passagers par an », peut-on lire sur certaines publications.
Pour leurs auteurs, « les océans ne débordent que dans les cerveaux malades », soit ceux, affirment-ils, de « tous les marchands de l’apocalypse ». Comprenez : les écologistes, scientifiques, médias et politiques qui s’inquiètent du sujet.
Pourtant, l’instauration de cet aéroport – véridique – ne remet pas en cause ni le réchauffement climatique ni la montée des eaux et ses conséquences pour l’archipel.
Un pays particulièrement sensible au réchauffement climatique
Avec plus de 80 % de ses 1 190 îles coralliennes sont situées à moins d’un mètre au-dessus du niveau de la mer, les Maldives sont le pays le plus bas du monde… et donc l’un des plus concernés par la hausse des mers liée au réchauffement climatique.
Depuis 1900, le niveau moyen des océans a augmenté de 20 centimètres et il pourrait augmenter de 0,5 mètre à un mètre d’ici 2100, d’après les travaux du Giec (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat). Une grande partie de ces îles pourraient donc se retrouver immergées au cours du XXIe siècle. Cette situation des Maldives est connue depuis plusieurs années, mais pourquoi donc la thèse selon laquelle elles auraient déjà dû être sous les eaux est soutenue ?
Plusieurs internautes relaient une dépêche de l’Agence France Presse d’il y a 38 ans. En 1988, l’AFP publiait une dépêche alarmante sur le sujet. Intitulée « Les Maldives pourraient disparaître prochainement de la surface du globe, selon des experts », on peut y lire notamment une déclaration du directeur chargé de l’environnement de l’archipel de l’époque : « Le risque d’être immergé dans les trente prochaines années existe réellement, bien que certaines personnes en parlent à la légère ».
La publication d’une dépêche annonçant un risque, finalement non advenu trente ans plus tard, suffit-elle à prouver que les îles Maldives « ne craignent pas la montée des eaux » et que le sujet ne préoccupe que des « cerveaux malades », comme le disent les internautes ?
Non, et pour plusieurs raisons. Premièrement, concernant la dépêche elle-même, remarquons que le recours au conditionnel est la norme. Ainsi, l’AFP n’a pas écrit que les îles Maldives allaient disparaître, mais qu’elles « pourraient être rayées de la carte ». Il ne s’agit ainsi que d’une hypothèse.
Aussi, cette dépêche ne repose que sur trois déclarations d’élus locaux de l’époque. Leur parole, avant tout politique, ne constitue pas un consensus scientifique. Dans un article de débunk publié en 2024 sur le sujet, l’Agence France Presse, explique elle-même que sa dépêche « ne précis[ait] pas que la déclaration du gouvernement maldivien était basée sur des projections climatiques. » C’est-à-dire que l’hypothèse d’une disparition des Maldives sous la mer d’ici les années 2020 reposait sur des estimations hautes de 20 à 30 centimètres d’élévation dans les trente années à partir de la déclaration.
S’il y a bien eu une augmentation du niveau de la mer, elle n’a pas été de cet ordre, comme le présente le Smithsonian Ocean Institute. « Les études montrent qu’entre 1900 et 1990, le niveau de la mer a augmenté en moyenne de 1,2 à 1,7 millimètre par an. En 2000, ce rythme avait atteint environ 3,2 millimètres par an, et pour 2016, il est estimé à 3,4 millimètres par an. On s’attend à ce que le niveau de la mer s’élève encore plus rapidement d’ici la fin du siècle. »
Un impact documenté
Les preuves récentes de l’impact réel du réchauffement climatique sur les Maldives sont nombreuses. Les publications d’organisations ou d’institutions internationales sont légion sur le sujet : Human Rights Watch, Banque Mondiale, Forum économique mondial. De même que les rapports scientifiques : Earth’s Future, Nature, Springer Nature.
Des reportages ont également permis de mettre en images le phénomène : France 24, 60 Minutes Australia, Sky News. Dans ce dernier, réalisé en 2022, le ministre chargé de l’environnement, Abdulla Nasser, déclarait : « Nous perdons des terres, nous perdons des infrastructures et les gens perdent également leurs moyens de subsistance. »
Dans un rapport de 2019 consacré précisément à la problématique de la hausse du niveau de la mer et de ses implications pour les territoires côtiers et les îles, le Giec précisait notamment (p. 73) que « les Maldives ont récemment agrandi la superficie de leur région capitale en construisant une nouvelle île appelée Hulhumalé, surélevée de 60 cm par rapport à l’altitude normale de l’île (1,5 m), afin de tenir compte de l’élévation future du niveau de la mer. »
Ainsi, les Maldives ont agrandi leur territoire de façon artificielle – notamment en pompant du sable du fond marin sur une plateforme corallienne submergée – comme avec le fameux aéroport.
Nos demandes de précisions concernant les motivations qui ont poussé à la construction d’un nouveau terminal à l’aéroport international, sont restées sans réponse de la part des dirigeants de l’infrastructure et la présidence du pays.
Toutefois, la volonté de soutenir le secteur touristique local ne fait guère de doute. Le nouveau terminal – inauguré au mois de juillet 2025 – devrait permettre d’accueillir 7,5 millions de passagers par an contre 1,5 million auparavant, est-il précisé sur le site internet de l’aéroport (onglet Our Future), confirmant ainsi les données avancées par les publications.
« L’achèvement du nouveau terminal de l’aéroport international de Velana offre la possibilité d’accélérer encore la croissance du tourisme », suggérait récemment la Banque mondiale. « Le tourisme, qui représente environ 21 % du PIB, continue de dynamiser l’activité économique », précisait également l’institution internationale.
La construction du nouveau terminal était également présentée récemment comme un atout pour le développement du tourisme par la présidence des Maldives.
Enfin, notons que, pour les autorités locales, l’essor de l’industrie touristique et aéroportuaire de l’État insulaire ne semble pas s’opposer à la conscientisation de l’enjeu climatique que représente l’élévation du niveau de la mer.
Ainsi, en septembre 2025, Mohamed Muizz, le président de l’archipel, effectuait une visite sur le chantier d’un autre aéroport du pays qui permettra, est-il précisé dans un communiqué de presse, « de gagner plus de 40 hectares de terres, surélevées de 1,6 mètre au-dessus du niveau de la mer. »
Auteurs :
Auteur : Nicolas Kirilowits, journaliste
Relectrice : Clara Robert-Motta, journaliste
Liens d’intérêts ou fonctions politiques déclarés des intervenants à l’article : aucun
Secrétariat de rédaction : Clara Robert-Motta, journaliste
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L’attente pour de nouveaux Apple TV et HomePod est presque terminée

Apple préparerait ses magasins à accueillir de nouveaux rayons « maison connectée ». Les HomePod, HomePod mini, Apple TV et le fameux « HomePad », l'écran-hub d'Apple, pourraient enfin être dévoilés.
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Bordeaux: nouvelle infestation de squat
Un nouveau cas d’infestation parasitique s’est déclaré ce jeudi 6 août dans un squat d’une commune de la métropole bordelaise, où des dizaines de blattes en uniforme ont envahi le lieu en milieu de matinée jusqu’à son abandon complet par ses occupant.es légitimes. Alors que la plupart des gens sont déjà cordialement invités à oublier la subite poussée de solidarité qui les a animés ces dernières semaines pour venir en aide aux réfugiés des flammes, que le business repart sans honte sur son immense parterre de cendres, et que les sinistrés de l’incendie capitaliste ont été parqués par milliers plutôt que logés dans les innombrables logements vacants qui moisissent dans la métropole dans l’indifférence très consciente des pouvoirs publics, retour sur un événement d’une banalité répugnante au royaume du comme-d’habitude.
La matinée commence pourtant bien sur ce bord de rocade, où les occupant.es légitimes du squat cuvent paisiblement leurs litres de café en regardant le soleil se lever sur la Garonne. Une brise porte un air apaisé ; on se souvient avec émotions que quelques jours auparavant l’atmosphère puait la fumée, que tout sentait la ruine, l’effondrement et le carnage, que les évacués perdaient tout ce qu’ils avaient du jour au lendemain, mais maintenant tout va bien n’est-ce pas, jusqu’à la prochaine canicule, la prochaine annonce de crise, puisque le monde fonctionne ainsi et que le citoyen moyen est fortement encouragé à ne se soucier de la catastrophe climatique ou de l’effondrement global que lorsqu’il a un peu trop chaud, oh comme on se sent bien dans cette amnésie consentie, purée qu’est-ce que tout est bien foutu quand même, c’est dingue quand on y pense vous trouvez pas, ça me fait penser à mon beau-père qui, etc. etc. Bref, désastre-as-usual contemplé depuis cette terrasse où quelques marginaux au grand cœur rêvent d’entraide, de lutte et de bien d’autres choses tout en se demandant sans cesse si les rêves ont encore un sens.
Bye-bye, donc, l’odeur de fumée. À la revoyure, à très vite ! Mais soudain, ce matin-là, c’est un autre terrible remugle qui d’un coup emplit l’air. Un occupant raconte : « Ça s’est mis à puer d’un coup, un relent de charogne ou de bourbier industriel, je sais pas. J’ai cru que c’était les égouts qui débordaient encore, ça arrive souvent dans le coin ; mais les caniveaux étaient propres. Ça prenait au nez, à la gorge, on aurait presque pu toucher l’odeur tellement elle était épaisse, c’était vraiment dégueulasse. J’ai fini par vomir par dessus le muret de la terrasse. »
C’est en se penchant pour vomir que V. [1] comprend d’où vient cette pestilence : en contrebas, des créatures en uniformes s’agglutinent devant la porte et collent leurs mufles sur la vitre en espérant sans doute voir quelque chose d’utile, ou bien tout simplement pour se donner un semblant de contenance. Elles ont l’air bien con, et pour l’instant pas très menaçantes ; elles ne sont que trois et font des allers-retours penauds entre cette porte et l’autre porte, cherchant quoi faire de leurs pouces. Les occupant-es légitimes se marrent un peu, tout en se disant bien que ça n’est pas bon signe, les parasites de cette espèce ayant développé l’habitude de dépêcher des éclaireurs d’allure ridicule pour endormir la vigilance adverse avant l’arrivée du gros des troupes.
Lesdites troupes, pressenties, ne se font pas attendre. En moins de dix minutes, à mesure que l’odeur s’aggrave, des dizaines de nouvelles bestioles se réunissent sous les fenêtres pour entamer leur fameuse parade d’intimidation : « Vous nous ouvrez ! Oh, vous venez ouvrir maintenant ! » Les occupant-es légitimes se marrent un peu moins. Ça commence quand même à puer sérieusement la mort cette histoire. Ils ne se démontent pas : une assemblée de lutte exceptionnelle, composée de quatre personnes, désigne rapidement A. comme interlocuteur pour tenter d’ouvrir un dialogue avec les envahisseurs parasites. Le dialogue qui sera le leur, et qu’en exclusivité nous reproduisons ici dans son intégralité, promet de faire date dans l’histoire des négociations militaires :
« — Bonjour Monsieur.
— …
— Vous nous ouvrez ou c’est nous qui ouvrons. Pourquoi vous ouvrez pas ? Vous avez pas les clés ?
— Ben si j’ai les clés, mais disons qu…
— Ouais allez c’est bon, on ouvre ! »Le bruit de la disqueuse d’un petit collabo de serrurier sur la porte en métal met un terme à cet échange poignant d’intensité. À ce stade, les occupant-es légitimes ont fini par comprendre que c’était bel et bien la merde. Les gestes barrières les plus élémentaires ne permettent plus d’endiguer l’infestation. Deux minutes suffisent au serrurier pour déglinguer la porte à la seule force de son zèle et de sa servilité. Les blattes font leur entrée dans le squat. Il y en a un paquet, qui se mettent aussitôt à ramper à droite à gauche, à fureter dans les pièces, à commenter tout ce qu’elles voient. C’est l’événement de leur semaine, c’est bien, ça leur fera un truc à raconter, ou au moins à se raconter. Quoi qu’il en soit, même au plus fort de leur action, qui consiste globalement à promener leur ventre et à être une insulte à l’idée même de vie sur terre, les fachelards parasites ont largement le temps de faire profiter tout le monde de leur intelligence, de leur finesse, de leur humour et de leur bon goût. Autrement dit, ils sont pathétiques et mettent un point d’honneur à le rester. Entre deux filets de bave, ils saisissent l’occasion de rendre hommage à la longue tradition racelarde de leur institution en embarquant un père de famille qui n’est pas assez de souche à leur goût. Après moult messages vocaux laissés à tous les avocats possibles, l’ami est heureusement libéré en fin de journée, mais avec une OQTF et une assignation à résidence, même s’il n’en a plus. Un grand classique dont les pouvoirs ne se lasseront pas.
Pendant que les blattes « sécurisent » le bâtiment, Crevard-le-dernier-dinosaure, fidèle représentant de la secte des huissiers de justice depuis bientôt 80 piges, fait faire le tour aux occupant.es légitimes pour qu’ils lui indiquent les meubles et affaires qu’ils souhaitent conserver pour les faire envoyer dans un box de stockage par une équipe de déménageurs. Après un inventaire sommaire, Crevard est traversé par une idée brillante : « Oh tiens, et si j’envoyais à Perpète-les-Oies les affaires des gens que je suis en train de foutre à la rue plutôt que dans un box de la métropole, histoire de rigoler ? » Les déménageurs (qui ont la délicatesse d’être sympas, mais l’impardonnable défaut de venir précisément de Perpète-les-Oies) n’y voient aucun inconvénient ; les occupant.es légitimes, quant à eux et elles, trouvent que ça fait bien chier et préféreraient que le box soit plus proche. Qui donc aura gain de cause ? Le suspense est insoutenable, et vous n’avez plus qu’à aller au Locabox de Perpète-les-Oies pour trouver la réponse…
Alors que tout ce cirque se passe à l’intérieur, des représentants du propriétaire (un établissement public qui mène une vaste opération d’intérêt Kapital visant à transformer bordeaux en décor carton-pâte pour lendemains qui flambent) s’amassent dehors sur le trottoir pour contempler l’infestation. Ils ont l’air ravi, très satisfaits d’eux-mêmes. Ils réfléchissent à la meilleure manière de laisser ce bâtiment pourrir, puisqu’ils ne sont pas près de savoir quoi en foutre. Ça les aura au moins sorti de leurs bureaux en avance pour le resto. Pas grand-chose de plus à en dire, ils sont insignifiants et leur présence à ce monde ne semble être qu’un malentendu, heureusement sans réelle conséquence.
Et ainsi notre petite troupe d’occupant.es légitimes se retrouve sur le trottoir au milieu de sacs et de cartons remplis à la va-vite, pendant que les blattes se congratulent de leur ventripotente efficacité. Les enfants tiennent leur chien dans les bras en se demandant bien s’ils reverront leur père, leur mère essaie en vain d’appeler son avocate, Crevard-le-dernier-dinosaure a l’air bien fatigué de sa matinée productive, l’atmosphère pue toujours l’obscénité du monde, le flot de bagnoles de la rocade ne se laisse pas émouvoir, c’est somme toute un jour comme un autre dans le grand foutoir quotidien. Il ne reste plus à Crevard qu’à faire une dernière preuve de son éternelle mansuétude en donnant à la famille l’adresse de l’hôtel miteux où elle pourra passer quatre nuits d’angoisse en attendant la rue. Pas aux autres hein, ils peuvent courir, on ne va quand même pas loger tous les shlagos du monde non, vous imaginez, haha. Et puis le voilà qui s’en va, l’auréole autour de la tête, fier d’une nouvelle mission si humainement accomplie. Les gosses sur le trottoir le regardent partir, les blattes en uniforme remontent dans leurs tacots, les flasques cravateux partent manger leurs huîtres, la pièce est finie messieurs-dames, rentrez chez vous, ah non pardon, etc. etc.
Enfin voilà quoi. On a beau faire aller avec tout l’humour du désastre dont on essaye de s’avérer capable, ça n’enlève pas le goût de la haine, et cette sale déprime colle au ventre. Il faudra bien qu’un jour ça se paye, toute la saloperie du monde. Mais quand. Etc. etc.
Note
[1] Initiales de blazes non contractuelles.
[Publié le 10 août 2026 sur La Grappe.]
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Des centaines de canards pris au piège à la frontière franco-belge
Protégés en Belgique, chassés en France : les canards peuplant une zone humide protégée du côté belge sont abattus en masse chaque année lorsqu'ils passent la frontière. 700 manifestants ont défilé pour mettre la pression sur la France.
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Bernissart (Belgique), reportage
« Un oiseau qui passe la frontière ne sait pas qu'il est protégé en Belgique, alors qu'en France, il peut devenir la cible. » Jean-François Buslain, directeur de la Ligue royale belge pour la protection des oiseaux (LRBPO) (…) -
Betrayal by Luke Harding review – could Donald Trump be a Russian asset?
A Guardian correspondent’s sobering account of the US betrayal of Ukraine – and the possible reasons behind it
American presidents have struggled to get the measure of Vladimir Putin. When George W Bush met him in 2001, he reported that he had “looked the man in the eye”, got a “sense of his soul” and found him “trustworthy”. Barack Obama thought Putin was making a mistake with his interventions in Ukraine and Syria, but didn’t do much about it. Joe Biden backed Ukraine’s resistance to the Russian invasion, yet his fear that Putin would reach for the nuclear button if backed into a corner made him risk averse. He worried about the impact of the sort of long-range strikes against Russian territory that Kyiv is now launching on a daily basis.
This caution frustrated Ukrainians to the point that they looked forward to Donald Trump shaking things up after he won re-election. Be careful what you wish for: the returning president thought his rapport with Putin would be enough to get Russia to sign up to an immediate ceasefire. In Trump’s head it was President Zelenskyy, fighting a war he was bound to lose, who was the problem.
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Leipzig (Allemagne): une visite nocturne au groupe immobilier Künne
Vous devez, vous aussi, consacrer la moitié, ou au moins un tiers de vos revenus à votre loyer mensuel ? Dans ce cas, Künne Immobilien est votre partenaire de confiance pour des situations financières critiques. Comme un agriculteur allège ses vaches de leur lait, de même les locataires se font traire avec assiduité, chaque mois. Si nous jetons un coup d’œil à l’histoire de l’entreprise, on peut citer les mots suivants de son fondateur, Marko Künne : « Son but : recouvrir l’ensemble de la chaîne de valeur du secteur. Jusqu’à aujourd’hui, Marko Künne croit fermement en Leipzig comme un site de premier choix pour l’immobilier résidentiel et commercial. »
C’est vraiment top ! Alors que le marché de l’immobilier à Leipzig se situe au-delà de tout bon sens, les propriétaires d’appartements comme Künne se remplissent toujours les poches. Tout simplement WOW – qu’est-ce qui vient après ? Sa promotion dans le gouvernement de Friedrich Merz, pour tant de « passion et de flair » ? Là-bas, il serait certainement parmi ses pairs.
Pour exprimer notre colère face à cette situation, la nuit dernière nous avons peinturluré le parc automobile du groupe Künne Immobilien et y avons crevé des pneus – dans l’espoir d’avoir mis un petit grain de sable dans les rouages d’un marché des habitations axé sur le profit. Satisfait.es, nous nous sommes endormi.es et avons rêvé de logements qui, libérés de la logique du profit et des rapports de propriété, servent les besoins des gens qui les habitent et les gèrent eux/elles-mêmes, de manière socialisée. L’initiative « Exproprier Deutsche Wohnen et compagnie », à Berlin, a montré à nous tou.tes à quoi pourrait ressembler un marché du logement repensé. Cela vaut la peine de poursuivre activement cet objectif. Fuck the System!
[Publié le 20 août 2026 sur Attaque, traduit de l’allemand depuis knack.news, 12 août 2026.]
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France : les fuites de données d’août 2026 à retenir
French Breaches, la plateforme spécialisée dans le signalement des fuites de données en France, a indiqué, le 21 août 2026, avoir relayé cinq incidents « en une seule matinée », susceptibles d’avoir affecté 12 millions de comptes en tout. Plus tard dans la journée, la plateforme a signalé deux autres compromissions confirmées, affectant Xplor Resamania (5,3 millions de personnes) et Géotec.
Au 23 août 2026, French Breaches recensait, depuis le début du mois, une cinquantaine de fuites de données confirmées par la victime. La plus importante attaque a visé BigCloud, une plateforme SaaS fournissant des solutions ERP aux entreprises spécialisées dans le commerce et la location d’engins agricoles, industriels et de chantier. Le prestataire a reconnu, le 8 août 2026, avoir été victime d’une intrusion.
Les attaquants revendiquent la compromission de 159 environnements clients et le vol de 2 To de données, mais BigCloud conteste ces affirmations et affirme que seules 13 instances ont été touchées. Selon French Breaches, 13 entreprises ont déjà confirmé une fuite liée à cette attaque, pour un volume total de 185 Go de données dérobées. Quatre organisations dépassent les 20 Go : DRON Location (44 Go), Bergerat Rent (43 Go), Taveau (21 Go) et le Groupe Lenormand (20,6 Go).
Durant ce mois d’août, le cybercriminel « Zerobytes » a par ailleurs revendiqué cinq fuites de données, dont trois ciblant des organisations publiques. L’une a visé le ministère de l’Éducation nationale (43 Go d’informations volées), les deux autres la Direction générale des finances publiques (DGFiP) : la plateforme impots.gouv.fr (plus de 670 000 victimes) et les données cadastrales du SPDC (plus de 2 millions de propriétaires).
La gravité de la compromission de la DGFiP a d’ailleurs poussé le gouvernement à accélérer son plan de modernisation cyber. Zerobytes a aussi revendiqué le piratage de SFR (2,1 millions de comptes) et du drive d’Intermarché (1,7 million de comptes).
Plusieurs autres organisations publiques ont également fait l’objet d’une fuite de données confirmée durant le mois :
- l’Inserm, le 3 août (245 800 personnes concernées) ;
- le fichier Bloctel et les Hospices civils de Lyon, le 6 août ;
- la ville de Gagny, l’I-CAD (fichier national d’identification des chiens, chats et furets) et la Fédération française de handball, le 10 août ;
- Santé publique France et l’AEFE (l’établissement public chargé des écoles françaises à l’étranger), le 11 août ;
- le portail France VAE (validation des acquis de l’expérience), le 14 août ;
- l’Institut de recherche pour le développement (IRD), le 20 août (7 500 personnes touchées) ;
- la Protection civile, le 21 août (525 000 personnes concernées).
Le secteur privé a également été pris pour cible. Le piratage plus important en volume a frappé Actini, spécialiste des équipements de traitement thermique, avec 71 Go de données dérobées. Parmi les autres victimes figurent l’armurerie Lavaux (92 000 personnes concernées), la Mutuelle générale de prévoyance (200 000 personnes), le club de rugby du Stade français Paris, Gédimat, Suez Eau de France, ainsi que les sites LaSante.net et « Achats Or et Argent ».
Malgré les efforts de sensibilisation des pouvoirs publics, la France reste très fortement exposée aux fuites de données. Selon le Data Breach Recap 2025 de Surfshark, 400 millions de comptes ont été compromis dans le monde l’année dernière, dont 40,3 millions en France, deuxième total derrière les États-Unis. En rapportant ce chiffre à la population, le pays occupe même la première place, avec un taux près de 12 fois supérieur à la moyenne mondiale.
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« Une aberration » : l'autorisation de tuer les renards et autres animaux classés « nuisibles » renouvelée
Renards, fouines, corbeaux… Le gouvernement a publié vendredi 21 août la liste des espèces considérées comme « nuisibles » qu'il est permis de tuer toute l'année. Une « aberration » pour les associations environnementales et les scientifiques.
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Vendredi 21 août, le ministère de la Transition écologique a publié au Journal officiel la liste des « espèces susceptibles d'occasionner des dégâts » (Esod) valable pour les trois prochaines années. Neuf espèces sont désignées : la belette (…)