Timeline
Every post and feed across this instance
-
#MeToo a forcé le Japon à reconnaître les violences faites aux femmes
En 2017, la vague #MeToo atteint le Japon et prend une forme collective avec WithYou. Des femmes mènent leurs agresseurs devant les tribunaux. De nouveaux groupes féministes se forment. Le Code pénal est révisé. Aujourd’hui se dresse un nouvel obstacle: la montée du nationalisme et du masculinisme. -
Des soldats français prennent la pose autour d’un drapeau associé au suprémacisme blanc
Sur des images que «Mediapart» a pu consulter, deux groupes de militaires s’affichent autour d’un drapeau de la Rhodésie, symbole associé aux suprémacistes blancs. Ces photos avaient été partagées sur les réseaux sociaux. Le ministère des armées indique qu’une procédure disciplinaire est en cours. -
Le clavier de canapé de Logitech tombe à moins de 25 € sur Amazon

[Deal du jour] Avec son pavé tactile intégré, le Logitech K400 Plus remplace à lui seul le duo clavier-souris devant le téléviseur. Amazon le propose actuellement à 24,99 € au lieu de 31,88 €.
-
À quoi ressemblait votre ville il y a des millions d’années ? Et en 3050 ? Cette IA tente de l’imaginer

Lancé fin juillet 2026, The Looking Glass permet de choisir un lieu et une époque pour générer avec l’IA une image du passé ou du futur. Une sorte de machine à voyager dans le temps, qui assume d’inventer ce qu’elle montre.
-
Première rencontre (en ligne) de Tubercule - 28 août 2026 à 19h00
Tubercule est un collectif de hackeuses et hackeurs de la région de Rennes qui se veut inclusif et accessible. Devant le constat flagrant que les milieux progressistes de gauche n'arrivent majoritairement pas à s'approprier leurs moyens de production numériques et leurs usages (utilisation de plateformes fascistes, d'outils non-libres, de documents inaccessibles, etc), nous décidons d'agir.
Nous organisons la première rencontre (en ligne) de Tubercule, ça sera l'occasion de présenter le collectif, ses valeurs, ses objectifs et de voir qui souhaite le rejoindre, puis faire connaissance et bavarder !
Si vous êtes dans le coin de Rennes (donc Rennes et les lieux/villes alentours) et que vous voulez y participer, n'hésitez pas à venir pour voir si le collectif vous intéresse : Pas besoin d'être dans l'informatique, ni de savoir coder, ni d'être vous-même hackeuse/hackeur pour participer.
On va parler majoritairement d'objectifs, d'organisation, de méthodes, de projets. Ça ne durera pas plus de 1h30.
Ça sera le vendredi 28 août 2026 à 19h00, en ligne, via ce lien : https://jitsi.deuxfleurs.fr/tubercule-rennes
N'hésitez pas à en apprendre plus sur le collectif via notre site web : https://tubercule.fr
-
Comment les oiseaux migrateurs affrontent-ils la sécheresse ? Des naturalistes leur rendent visite en canoë
Chaque année, une équipe recense et bague les oiseaux migrateurs de l'étang de Marcenay, en Côte-d'Or. Une mission délicate mais indispensable pour étudier les stratégies de halte migratoire des oiseaux, perturbées cette année par la sécheresse.
Lire la suite - Reportage / Animaux , Nature
Marcenay (Côte-d'Or), reportage
L'étang de Marcenay, au nord de la Côte-d'Or, scintille sous le soleil estival. Il est à peine 10 heures et le thermomètre frôle déjà 30 °C. Au pied de l'observatoire ornithologique du bord de l'étang, (…) -
Communisme ou canicule !
Les températures qui ont dépassé les 35 degrés en Suisse et les 40 en France au mois de juin 2026 pourraient être la nouvelle normalité d'ici quelques années. Alors que certains pays du Sud global subissent le dérèglement climatique depuis bien longtemps, nos pays européens semblent, pour la première fois, réaliser l'impact direct sur nos vies de ce qui est pourtant indiqué de longue date par des organismes tels que le GIEC. Les effets du réchauffement climatique sont bien réels, parmi lesquels la canicule, ils sont là et ne vont que s'empirer avec le temps. Dans ce contexte, nous voulons proposer ici des pistes de réflexions et participer au débat sur ce qui peut et doit être fait par la gauche révolutionnaire afin d'empêcher la catastrophe.
Si nous voulons enrayer le réchauffement climatique, il est urgent d'agir, nous devons repenser notre manière de vivre et surtout de produire. Aujourd'hui, une grande partie des discours se concentrent sur des démarches de changement de consommation individuelles alors que c'est seulement par une collectivisation des moyens de production que nous pourrons avoir un vrai impact sur la situation climatique.
C'est aussi une question de survie, car comme toujours ce sont les classes populaires et les personnes vulnérables qui sont les plus touchées, pendant que la bourgeoisie capitaliste vit dans son monde climatisé. Des chantiers aux ateliers, cuisines ou bureaux, les travailleuses et travailleurs se retrouvent dans des conditions de travail invivables. Les logements dans lesquels ils vivent sont bien souvent mal isolés et pas conçus pour affronter des chaleurs caniculaires. Les hôpitaux et EMS, dont le personnel de soin est déjà fréquemment surchargé, doivent aussi faire face à ces problèmes. En France, c'est environ 30% de décès en plus sur la troisième semaine de juin, dont une explosion de 90% des décès au domicile. Le monde agricole est aussi durement touché avec une sécheresse qui affecte la production alimentaire.
La production, nœud du problèmeÀ grande échelle, il est impossible de parler d'écologie et de combattre le réchauffement climatique sans aborder notre système de production capitaliste. En effet, l'économie libérale est pensée pour vendre et maximiser les profits pour une minorité. Pour cela, elle a besoin d'une croissance continue et infinie qui s'oppose aux limites de notre planète. Toute la chaîne de production est donc pensée pour produire le moins cher possible et vendre le plus possible. Dans la pratique, cette logique se traduit notamment par la délocalisation de la production vers les pays du Sud global ainsi que le pillage de leurs ressources, le recours à l'obsolescence programmée et un marketing omniprésent, souvent agressif. Ce qui prime est moins la durabilité ou l'utilité des produits que leur capacité à alimenter la consommation, la durabilité étant d'ailleurs fréquemment réduite à un simple argument de communication relevant du « capitalisme vert ».
Bien souvent nous entendons des injonctions morales à modifier individuellement notre manière de consommer afin de changer le cours des choses. Cette posture est un fruit de la pensée libérale qui nous empêche d'aborder le fond du problème. Or l'écologie n'est ni une question individuelle, ni une question de morale, il s'agit d'une réalité matérielle et éminemment politique, qu'il faut donc comprendre dans une perspective collective et politique. Sans cette approche, la question écologique se retourne contre les classes populaires, qui, en plus de peiner à boucler la fin du mois, se font faire la morale sur l'installation d'une climatisation dans leur appartement ou critiquer sur le fait de prendre l'avion durant l'une de leurs quatre semaines de vacances annuelles. Cela repose aussi sur une mauvaise compréhension du fonctionnement du capitalisme dont le socle n'est pas la consommation (individuelle), mais bien la production : notre consommation s'adapte au mode de production et pas l'inverse.
Économie planifiée et réappropriation des moyens de production : une nécessité écologique
Le désastre écologique et humain auquel nous faisons face, et qui ne fera que s'aggraver dans les années à venir, exige un changement radical. La bourgeoisie capitaliste et les élites financières n'ont aucun intérêt à un changement du mode de production. Ils en tirent tout leur profit et s'enrichissent en fabulant déjà sur une conquête future de l'espace afin de continuer leur croissance économique.
Le mouvement communiste s'est quant à lui toujours battu pour se réapproprier les moyens de production. Or cet objectif doit redevenir central, car il est le seul moyen de pouvoir arrêter le réchauffement climatique. En devenant collective, la production ne sert plus une élite qui engrange toujours plus de profit, elle permet au contraire de mettre en place une économie planifiée qui sert les besoins réels du peuple. La quête de croissance sans fin peut ainsi être stoppée, l'impact écologique maîtrisé et l'industrie peut, de cette façon, être repensée et recentrée sur des objectifs politiques de nécessité et non de rendement économique.
Dans le passé, nous avons vu divers exemples de plans industriels pensés afin de répondre à des besoins et pas centrés sur le profit. Dans la Chine des années 1950, pour répondre au besoin de modernisation égalitaire, le Parti communiste décida d'un plan qui visait à ce que chaque foyer puisse avoir un vélo, une montre, une machine à coudre et un poste radio. En URSS, le même genre de plan a été développé pour les montres ou la voiture. De plus, la production de ces objets de première nécessité était pensée hors de la logique de consommation, le but étant qu'ils soient robustes, durables et facilement réparables, l'extrême inverse des produits de consommation capitalistes.
Nous savons aujourd'hui que la production industrielle et l'agro-industrie produisent à elles seules plus de 50% des gaz à effet de serre de la planète, et cela sans même compter le transport. Il est donc impensable de ne pas y voir la contradiction, fondamentale, entre capitalisme et écologie. C'est seulement en collectivisant les moyens de production que nous pourrons les recentrer sur les besoins de la majorité pour qui freiner le réchauffement climatique est une question de survie.
Renforcer l'internationalisme révolutionnaire et écologique
Si la canicule que nous connaissons cet été semble éveiller les consciences, le réchauffement climatique affecte pourtant sévèrement les pays du Sud depuis de nombreuses années déjà. Ce sont encore ces pays qui voient leurs ressources naturelles être largement exploitées par les puissances occidentales, afin d'alimenter l'accumulation du capital et le fonctionnement du système capitaliste. Si la collectivisation des moyens de production paraît pour l'instant difficile à atteindre, nous pouvons toutefois d'ores et déjà nous attaquer aux grandes multinationales écocidaires qui pullulent dans notre région. Nous devons soutenir les peuples qui luttent pour la défense de leurs ressources et de leurs terres face aux grandes multinationales et entreprises capitalistes. Et la Suisse accueille un grand nombre d'entre elles : Glencore, Syngenta, Tarfigura, Vitol, Holcim et sans oublier le super-pollueur de la logistique MSC pour ne donner que quelques exemples.
La Suisse joue ainsi un rôle central dans l'impérialisme occidental comme prestataire de services, qu'ils soient fiscaux, bancaires ou d'accueil dans une atmosphère politique stable propice au commerce. Nous qui vivons au cœur de la machine capitaliste et avons, aux coins de nos rues, des responsables directs de l'écocide, du changement climatique, du pillage du Sud global et de la canicule qui tue déjà, renforçons l'internationalisme révolutionnaire en nous mobilisant contre eux et en les ciblant lors de nos actions politiques ! Soutenons celles et ceux qui luttent dans les pays du sud !
Les responsables sont ici !
S'organiser collectivement et localement face au changement
Il serait naïf de croire que nous pourrons arrêter le changement climatique et ses conséquences dans un avenir proche. Les catastrophes telles que les inondations, les incendies ou les tempêtes destructrices comme celles que nous en avons vécu dans le Jura l'année passée vont se faire de plus en plus fréquentes. La canicule sera toujours de plus en plus forte. Elle tue déjà nos aîné.e.s et les personnes les plus précaires. Et son impact sur l'agriculture et notre production alimentaire va s'aggraver. Les rendements des cultures vont baisser, le prix des denrées va exploser et nous verrons notre sécurité alimentaire grandement affectée.
Nous devons réfléchir à comment nous adapter et nous organiser collectivement face à ces conséquences extrêmes. Durant la pandémie du Covid, des initiatives de solidarité ont émergé dans plusieurs villes d'Europe. Des distributions de nourriture, des réseaux de voisinage ou encore des brigades populaires ont vu le jour et ont essayé de proposer une réponse collective à la situation extraordinaire que nous vivions. Ces actions de terrain peuvent être une inspiration pour nous aider à construire une solidarité populaire face aux conséquences du réchauffement climatique sans attendre l'intervention de l'État bourgeois.
Soutenir et s'intégrer dans les luttes des travailleuses et travailleurs pour des meilleures conditions de travail face aux chaleurs extrêmes est un autre exemple de possibilité de lutte de terrain. Tout comme les luttes de quartier contre l'abattage d'arbres et les aménagements bétonné ou encore les mobilisations de locataires de logements rendu invivables par la chaleur. Notre place est au cœur de ces mouvements, car ce sont des zones de tension (même minime), entre le système en place et les classes populaires qui se mobilisent. Ils sont un premier pas vers un changement radical.
L'écologie, une question de survieFace au changement climatique, notre tâche est immense, mais il s'agit d'une question de survie. Les riches pensent et dépensent déjà pour se trouver des solutions, qu'elles soient sur une terre dévastée ou sur une autre planète : ils n'auront aucun remord à sacrifier la majorité de l'humanité pour garder leurs privilèges et sauvegarder leur avenir. Le seul moyen d'éviter cela est de renforcer la lutte des classes afin de collectiviser les moyens de production et de réussir à abattre le capitalisme.
L'écologie ce n'est pas seulement sauver l'environnement, c'est sauver nos vies et notre futur !
Pour l'écologie comme pour le reste, classe contre classe !
Communisme ou canicule !
Ligne Rouge, Août 2026
Source : www.lignerouge.co
-
«Les avancées ne sont pas à la hauteur» : à l’UTMB, les paradoxes de l’adaptation de la grand-messe de l’ultra-trail
En 2025, plus de 2 300 personnes ont pris le départ de l’épreuve reine de 174 kilomètres de l’Ultra-trail du Mont-Blanc (UTMB). © Jeff Pachoud/AFP
«L’UTMB, c’est le rêve de tout le monde, on veut tous y participer.» Sixième femme et deuxième Française au classement de l’Hoka UTMB Mont-Blanc en 2025, la traileuse Magali Mellon, qui ne sera pas au départ cette année, rêve déjà d’un retour dans la vallée de Chamonix (Haute-Savoie) en 2027.
Comme elle, près de 10 000 personnes tentent chaque année de décrocher leur dossard pour la «course de trail running la plus mythique et la plus prestigieuse au monde», selon l’organisation. Un peu plus de 2 500 d’entre elles seront au départ de l’épreuve reine (170 kilomètres et 10 000 mètres de dénivelé positif), qui s’élancera samedi autour du Mont-Blanc, après une semaine marquée par sept autres courses à partir de ce lundi. Au total, l’événement réunira 10 000 sportif·ves, des élites aux amateur·ices.
«Ce sont un peu nos championnats du monde. Dans une démarche de performance, c’est vraiment l’endroit où il faut être par rapport à nos sponsors, qu’on soit d’accord ou non avec le modèle de l’UTMB», poursuit Magali Mellon.
Car la grand-messe du trail est aussi devenue le symbole des dérives d’un «sport ultra-mondialisé», pointe le sociologue Olivier Bessy, auteur du livre Courir sans limites. Ses conséquences sur les sols et la biodiversité, encore peu documentées scientifiquement, suscitent des inquiétudes. L’UTMB participe aussi à la saturation de Chamonix, un phénomène récemment dénoncé par son nouveau maire (sans étiquette), François-Xavier Laffin, qui évoque également le rejet de l’événement par une partie de la population locale.
La compétition est surtout polluante. En 2024, l’UTMB a généré 18 600 tonnes d’équivalent CO2 (CO2e), selon ses organisateur·ices, soit l’équivalent de l’empreinte carbone annuelle moyenne de 2 000 Français·es. «C’est vrai que je me suis posée la question, d’un point de vue éthique, de savoir si je voulais vraiment participer à ça», confesse la traileuse Lucile Fayon, engagée pour la première fois sur l’épreuve cette année.
Un objectif de réduction de 20% des émissions d’ici 2030
Sans grande surprise, l’essentiel de ces émissions est dû aux déplacements des athlètes et des spectateur·ices, à hauteur de 89% en 2025. «84% des émissions liées aux transports étaient imputables aux 25% de coureurs extra-continentaux. Toutes et tous viennent avec des accompagnants, leurs familles… On se retrouve avec près de 100 000 personnes sur la semaine à Chamonix», indique Benjamin Aidan, vice-président de Protect our winters France.
Cette association, engagée dans la mobilisation des sports de plein air et de montagne en faveur du climat, avait «interpellé l’UTMB en 2023» sur son empreinte environnementale et conseille l’organisation depuis un an.
«On s’interdit les partenariats avec des compagnies aériennes ou des fast-foods. L’épisode Dacia a marqué l’entreprise.»
L’UTMB Group a annoncé en 2025 vouloir réduire de 20%, d’ici à 2030, ses émissions de gaz à effet de serre par rapport à leur niveau de 2024. «On a conscience que notre événement à Chamonix est devenu très important et nous voulons réduire notre impact», reconnaît Fabrice Perrin, directeur sport et RSE (responsabilité sociétale des entreprises) de l’UTMB.
Fortement critiqué après avoir été rebaptisé Dacia UTMB Mont-Blanc en 2023, l’événement avait alors suscité l’incompréhension de nombreux traileur·euses, pour qui l’association d’une marque automobile à un sport de nature était difficilement conciliable. Depuis, l’UTMB a défini «les sponsors avec qui on peut travailler, et ceux avec qui on ne peut pas. On s’interdit les partenariats avec des compagnies aériennes ou des fast-foods. L’épisode Dacia a marqué l’entreprise», assure Fabrice Perrin.
Selon Protect our winters France, l’UTMB a réduit ses émissions de 3% en 2025 par rapport à l’édition 2024, notamment en «jouant sur le nombre de coureurs et d’accompagnants». L’organisation a aussi inauguré en 2026 un «boost mobilité durable» pour le tirage au sort des dossards des trois finales de l’UTMB à Chamonix et de l’Expérience trail courmayeur (ETC), une course de 15 kilomètres. «Les participants qui se sont engagés à venir à Chamonix sans prendre de vol de moins de deux heures ont bénéficié de 30% de chances supplémentaires de décrocher un dossard», précise Fabrice Perrin. En clair : pour bénéficier du boost, les coureur·ses des autres continents pouvaient venir en avion jusqu’en Europe, mais devaient ensuite poursuivre leur voyage jusqu’à Chamonix en train ou en bus.
«C’est un dispositif que nous pourrons élargir ensuite», affirme Fabrice Perrin. Une contribution carbone obligatoire a également été instaurée, une mesure dont l’efficacité est contestée par une partie de la communauté scientifique. Elle consiste, pour les participant·es à l’UTMB, à financer des projets de transition climatique, de réduction ou de séquestration du CO2, en fonction des émissions de gaz à effet de serre générées par leur participation à l’événement. Un mécanisme financier souvent critiqué comme une forme de permis de polluer. Des navettes ont aussi été mises en place afin d’éviter que les participant·es ne viennent à Chamonix en voiture.
Un circuit mondial de courses pour se qualifier à l’UTMB
Des évolutions jugées insuffisantes par Olivier Bessy. «Ces avancées ne sont à la hauteur ni des enjeux ni de la puissance financière de l’UTMB». Elles ne remettent pas non plus en question le modèle de l’UTMB et son circuit mondial, l’UTMB World Series.
Lancé en 2022, il rassemble des courses labellisées à travers le monde, qui permettent aux participant·es de décrocher de précieux running stones : des points nécessaires pour espérer se qualifier aux trois finales organisées lors de l’UTMB. Un à quatre points sont généralement attribués selon les événements. À titre d’exemple, il fallait onze running stones pour espérer participer à l’UTMB 2026.
L’UTMB ne s’arrête pas au massif du Mont-Blanc : il existe un circuit mondial de courses pour engranger ses chances de participer à l’épreuve alpine. © Emmanuel Dunan/AFP
«En tant qu’athlète élite, je peux faire une course et, en cas de bon résultat, être qualifiée. Mais pour quelqu’un de lambda, c’est la course aux running stones. Donc certains peuvent se dire : tiens, en Thaïlande, il y a moins de monde, j’ai peut-être plus de chance de me qualifier», explique Magali Mellon.
«Je connais plein de coureurs en Europe qui s’amusent à courir des courses by UTMB en Amérique ou en Asie. Pour l’UTMB, d’un point de vue économique, c’est l’idée du siècle, mais pour l’écologie, c’est la pire idée qui soit», dénonce Lucile Fayon.
Interrogé à ce sujet, Fabrice Perrin considère que le circuit «n’incite pas à voyager» : «L’idée est de vivre l’expérience UTMB près de chez soi. Si tu es français ou européen, tu n’as pas besoin de prendre l’avion pour te qualifier. On n’a jamais pris l’angle de dire aux gens de ne pas aller à l’étranger, car c’est vraiment marginal.»
La rhétorique marketing de l’UTMB World Series le contredit pourtant. L’une des premières questions posées en s’inscrivant sur le site du circuit consiste à indiquer les éventuels continents d’intérêt pour y disputer une course. «Lorsque l’on met en place un tel système sportif, où l’on a besoin de décrocher un maximum de points et donc de voyager, on ne peut pas appeler à la responsabilité individuelle», tance Benjamin Aidan.
«C’est le symbole de la démesure, de la surenchère. C’est un modèle inadapté avec les objectifs climatiques qui pousse les gens à voyager pour décrocher des points», dénonce Olivier Bessy. Pas pour Fabrice Perrin : «Les gens qui veulent faire des courses à l’étranger le feraient même sans l’UTMB.»
«Il y a une énorme marge de progression»
Faut-il donc s’en satisfaire ? «Il ne s’agit pas d’être pour ou contre l’UTMB, rappelle Olivier Bessy, mais de changer de récit.»
À commencer par l’UTMB World Series ? «Si toutes les courses labellisées par l’UTMB entraient dans la même démarche de réduction des émissions qu’à Chamonix, avec un boost favorisant les mobilités douces, là, ça deviendrait intéressant», songe le traileur Arnaud Bonin, quatrième l’an dernier de la Courmayeur-Champex-Chamonix, l’une des finales de l’UTMB.
«Une des mesures pourrait être de dire : une fois que vous avez fait l’UTMB, vous ne pouvez plus y participer.»
D’ailleurs, cette hypothèse n’est pas exclue par l’UTMB. «Chamonix va servir de réflexion pour les courses du World Series, assure Fabrice Perrin. Des recherches sont en cours pour connaître notre empreinte sur les sols, et ensuite agir».
Mais pour Olivier Bessy, il faut aller plus loin : «Une des mesures pourrait être de dire : une fois que vous avez fait l’UTMB, vous ne pouvez plus y participer.» De son côté, Protect our winters France propose d’organiser l’UTMB une fois tous les deux ans, de réduire le nombre de coureur·ses et d’accompagnant·es et de limiter davantage le recours au transport aérien.
«Il y a une énorme marge de progression, rappelle Benjamin Aidan. La bonne nouvelle, c’est que l’UTMB cherche à montrer l’exemple. Demain, on aura besoin que le trail montre au reste de la communauté sportive qu’on peut avoir un système plus responsable.»
-
Ephéméride des luttes : 23 août
Le 23 août de l'éphéméride des luttes nous fait dramatiquement comprendre à quel point le parti communiste et toutes les vélléités autoritaires sont lourdes de conséquences tragiques et de trahisons. Et on se souvient de Sacco et Vanzetti.
410 : Saccage de Rome par les Wisigoths.
1909 : A McKees Rock, en Pennsylvanie, des batailles de rues ont lieu entre les militants anarcho-syndicalistes des IWW et la police, faisant 11 morts.
1917 : A Houston, après des violences commises par deux policiers blancs sur une femme Noire, 156 soldats Noirs se mutinent. La répression fait alors une vingtaine de morts, plus 19 exécutions par la cour martiale.
1927 : Près de Boston aux États-Unis, exécution à la chaise électrique des anarchistes italiens Nicolà Sacco et Bartolomeo Vanzetti. Leur histoire avait fait le tour du monde et déclenché un mouvement de solidarité énorme en leur faveur un peu partout. Une grève générale a par exemple lieu à Buenos Aires le jour même.
- A Montpellier, dans le cadre de la campagne de soutien aux anarchistes Italiens Sacco et Vanzetti, deux bombes explosent dans la caserne de police, tuant un gendarme, et l'autre contre les murs de la prison de la ville.
- A Cleveland, une puissante bombe détruit en partie l'église de Saint Joseph.
1939 : Signature d'un traité de non-agression entre l'Allemagne nazie et l'URSS. Cela a très largement été rendu possible par la liquidation de la révolution espagnole par les communistes des militants anarchistes et du POUM. Staline s'est servi de l'Espagne comme monnaie d'échange pour traiter avec les nazis. Aujourd'hui comme alors, à bas le Parti Communiste et ceux qui s'en réclament.
1971 : A Belfast, l'IRA abat un soldat de l'armée britannique.
1973 : A Stockholm, un braquage de banque qui tourne à la prise d'otage pendant cinq jours donne naissance au fameux syndrôme de Stockhölm, après que les otages sympathisent avec les braqueurs.
1977 : A Rome, au cours d'une manifestation contre la libération d'un responsable SS du massacre des fosses Ardéatines, les militants du Parti Communiste se rangent aux côtés des carabinieri pour contrer le cortège autonome. Le local du parti situé dans la zone est par la suite attaqué par des petits groupes autonomes partis de la manifestation, et quelques affrontements ont lieu.
- Aux Etats-Unis, le gouverneur du Massachussets prononce la réhabilitation de Sacco et Vanzetti.
1984 : A Paris, Action Directe place une voiture piégée sous les fenêtres de l'hémicycle de l'Assemblée de l'Union de l'Europe Occidentale.
1989 : Une chaîne humaine de 2 millions de personnes est formée à travers la Lettonie, la Lituanie et l'Estonie pour l'indépendance vis-à-vis de l'URSS.
2001 : Sur la voie ferrée près de Foyle Bridge à Derry, une bombe de 60kg est désamorcée. Elle avait été placée là par l'IRA 'Véritable' (Real IRA, rIRA).
2014 : A Scorzè, dans la province de Vérone en Italie, l'ALF (Front de Libération Animale) libère des centaines de visons et dédient l'action aux prisonniers anarchistes Adriano Antonacci et Gianluca Iacovacci.
Voir l'éphéméride anarchiste du 23 août.
-
Iran’s foreign minister calls threat of new US economic sanctions ‘desperate’
Abbas Araghchi says country is unbowed but president Masoud Pezeshkian admits its people face ‘many problems’
Iran’s foreign minister has dismissed the threat of a fresh round of US economic sanctions as a “desperate” ploy, even as its president acknowledged that the Iranian people are facing “many problems” amid Washington’s efforts to isolate and debilitate the country’s economy.
Last week, Donald Trump announced a new campaign to increase the pressure on the Iranian economy, calling it “the most crushing economic operation ever taken against any country”. The US Treasury secretary, Scott Bessent, is expected to announce further punitive economic measures on Iran – which he has described as “the toughest sanctions in history” – on Monday.
Continue reading... -
Les sociétés minières creusent leurs trous. Cet hiver, on se déterre, on les y enterre !
Nous écrivons cet appel à une période où la civilisation industrielle révèle l'importance de ses fondations : les sous-sols.
Armée par la science et la technologie, la méga-machine extractive repousse les frontières cognitives et territoriales. Tout est désormais transformé en matières premières. De la France à la Chine, des États-Unis à la Russie, d'Imerys à Rio Tinto en passant par BHP Biliton ou Anglo American, états et entreprises passent le monde au peigne fin, brossant jusqu'aux fonds marins et l'Antarctique, à la recherche de minerais aux noms insolites (lithium, cobalt, tungstène, beryllium, etc). Des milliardaires, comme Elon Musk pour le plus connu, investissent dans l'aérospatial afin de prospecter des gisements cosmiques. Ici-bas, sur Terre, la démesure du pillage capitaliste et patriarcal approfondit ses ravages. Les mines entraînent guerres , vols, viols, maladies, pollutions et travail de forçat dans les espaces colonisés comme au Congo, en Indonésie ou en Amérique du Sud. À cet impérialisme s'ajoute l'exploitation intra-muros, alors que la vieille Europe recommence à accueillir la voracité minière à bras ouverts. Que ce soit à Jadar en Serbie ou au Portugal avec le site de Covas do Barosso, en passant par le très médiatisé projet Emili au cœur de la France métropolitaine, et… l'Ukraine, les mêmes logiques de sacrifice des territoires et des populations sont à l'œuvre. Ces dernières continuant de subir la dépossession, la répression et la mise au silence. Les pouvoirs d'états à travers l'USGS, le BRGM et autres centres de recherche et les financeurs (Union Européenne, BPI, actionnaires comme Glencore) provoquent ainsi de nouvelles guerres, de nouvelles dévastations, afin de siphonner les matières fossiles et minérales des sous-sols.
La mondialisation de l'extractivisme est en cours mais ses horreurs ne se font pas sans opposition. Des luttes acharnées se mènent en Laponie, au Canada, en Kanaky, au Sahara, en France, en Grèce, en Allemagne, pour conserver l'eau, la terre. Pour survivre. Des projets sont contestés, retardés, certains sont abandonnés. Face à l'ampleur de la dévastation, n'oublions pas notre force collective.
Nous croyons ce système faillible, que sa subversion est possible.
Nous voulons le saper à sa base. Grâce à l'imagination, l'inspiration, l'audace !Partout où ce message circulera, que ces deux mois (Février-Mars 2027) soient semés d'actions autonomes et diverses contre les entreprises minières et ceux qui collaborent avec elles.
Bien appliquées, de petites forces peuvent devenir de grandes menaces.
-
[Nouvelle enquête] Hooliganisme : l’extrême droite s’implante dans les tribunes bretonnes
Depuis plusieurs saisons, des stades de foot réputés pour leur ambiance populaire et fair-play affichent un visage bien moins tolérant. En cette reprise du championnat, nous republions notre enquête sur le hooliganisme en Bretagne.
L’article [Nouvelle enquête] Hooliganisme : l’extrême droite s’implante dans les tribunes bretonnes est apparu en premier sur Splann ! | Premier média d'enquête indépendant en Bretagne.
-
Gemini gratuit, ChatGPT avec des pubs et GTA 6 en fuite sur PC – le récap’ tech de la semaine

Cette semaine, l'actualité numérique a surtout été rythmée par la multiplication des fuites sur GTA 6 : le leaker prétend posséder une build du jeu et menace Rockstar Games. Dans le monde de l'IA, Google a relancé sa promotion « Gemini gratuit » pour les étudiants et ChatGPT s'apprête à déployer les publicités en France.
-
Trump Tyranny Tracker | Day 572-574: Aug 14-16, 2026
A banner featuring an image of President Donald Trump is displayed on the facade of the Justice Department headquarters in Washington. Photographer: Drew Angerer / AFP via Getty ImagesWelcome to this weekend’s Trump Tyranny Tracker…
Trump’s cuts leaving critical infrastructure vulnerable to cyberattacks, federal agencies expanding their power over elections and civilians, and the DOJ again targeting political opponents were among some of the top weekend stories.
This Weekend at a Glance
Trump’s CISA cuts have left U.S. infrastructure and elections more vulnerable as Iran-linked hackers attack American water systems.
Federal agents found no evidence of widespread noncitizen voting after a nationwide hunt through voter rolls.
Trump’s Iran war drained U.S. military resources as the last American aircraft carrier has left the western Pacific.
What We Need to Pay Attention To
How Trump Left America Vulnerable to Cyberattacks
What Happened: Trump cut CISA’s workforce by one-third and reduced its budget, while ending key intelligence-sharing and election-security programs. Now, amid his war with Iran, suspected Iran-linked hackers have targeted more than 30 U.S. water systems. At the same time, state election officials say they are receiving less federal intel as midterms approach.
Why It Matters: Trump gutted the agency responsible for protecting U.S. infrastructure and elections, then went to war with a country capable of attacking both. Now American water systems are being targeted while election officials are being left without critical federal intel months before the midterms.
Source: The Atlantic
Corruption
Trump-linked crypto venture World Liberty Trust granted bank status in unprecedented move for president
What Happened: A Trump-appointed federal banking regulator conditionally approved a national bank charter for World Liberty Trust, part of the Trump family’s crypto business. The unprecedented decision allows the company, which is 38% owned by a Trump-affiliated entity, to directly issue its own dollar-backed stablecoin and profit from transactions while Trump remains president.
Why It Matters: Trump’s government is granting regulatory approval to a business his family owns. He is yet again using the presidency to benefit his businesses via decisions made by the loyalists he installed in key agencies.
Source: ABC News
Power Consolidation
Inside Trump’s Failed Hunt for Noncitizen Voters
What Happened: Trump deployed Homeland Security Investigations agents nationwide to search voter rolls for noncitizens despite internal warnings that the effort would produce large numbers of false matches and could violate federal privacy laws. From January 2025 through May 2026, fewer than 150 cases were referred for prosecution and only 41 people were charged with election-related crimes out of more than 150 million voters.
Why It Matters: Trump sent federal agents to look for evidence to prove his election lies. They searched more than 150 million voters and found virtually nothing. His agencies did gain sweeping access to voter data as Trump tries to seize control over elections.
Source: ProPublica
Justice Department expands military’s power to detain migrants accused of trespassing
What Happened: The Justice Department issued a legal opinion expanding the military’s authority to arrest migrants outside newly designated military zones along the southern border. The zones have already allowed troops to detain migrants for trespassing despite the Posse Comitatus Act’s longstanding restrictions on using the military for domestic law enforcement.
Why It Matters: Trump continues to erase the line between the military and civilian law enforcement. His regime created military zones to give troops arrest powers and is now expanding where those powers can be used.
Source: CBS News
Weaponization of Institutions
Prosecutors Examined Firm With Tie to Judge in Trump Hush-Money Trial
What Happened: Federal prosecutors investigated Democratic fundraising firm Authentic Campaigns, formerly co-owned by the daughter of Judge Juan Merchan, who presided over Trump’s criminal trial. The investigation followed a referral from House Republicans who initially sought communications involving Kamala Harris, Joe Biden, Hakeem Jeffries, Adam Schiff, the DNC, and other prominent Democrats.
Why It Matters: Trump’s DOJ used a criminal investigation to seek communications involving his political opponents and the family of the judge who oversaw his felony conviction. Trump promised retribution, and his Justice Department continues to deliver.
Source: New York Times
Little Thefts, Big Charges: Trump’s Justice Dept. Targets Lesser Fraud
What Happened: The Justice Department is shifting federal resources toward small-scale fraud cases. Meanwhile, Trump has pardoned or commuted the sentences of white-collar fraudsters, as the DOJ drops cases against corporations and wealthy executives.
Why It Matters: Trump’s DOJ is prosecuting ordinary people for small fraud while Trump pardons wealthy fraudsters and his government drops cases against corporations and executives. This is another example of two systems of justice: one for the wealthy and powerful, and another one for everyone else.
Source: New York Times
FTC Strikes Deals to Ignore ‘Unlawful Credit Discrimination’
What Happened: FTC struck agreements with auto dealers accused of charging Black and Latino customers more. The FTC promised not to enforce parts of federal court orders requiring them to prevent credit discrimination and maintain fair-lending programs. They also made these deals without seeking court approval and, in at least one case, without notifying a state attorney general that had jointly brought the case.
Source: WIRED
Media Suppression & Authoritarian Tactics
US military base schools put new emphasis on Western civilization and Christianity
What Happened: The Pentagon is introducing a new Western civilization course for students in military-run schools that links Western history with Christianity. The curriculum uses materials from a conservative publisher and Hillsdale College and portrays Islam as more violent than Christianity. The Pentagon is also installing education officials tasked with expanding “patriotic values and classical learning.”
Why It Matters: The Pentagon is bringing religion into government-run schools and deciding what version of American history children should be taught. And the “patriotic values and classical learning” sounds disturbingly familiar to Russia’s “patriotic education,” where the regime uses schools to indoctrinate children and teach them the version of history the state wants them to believe.
Source: Associated Press
Human & Civil Rights Abuses
US immigration judges are deporting people in mass hearings – some without notice
What Happened: Immigration courts are scheduling large numbers of migrants for hearings on short notice, sometimes moving cases forward by months or even a year. Those who fail to appear can be ordered deported in absentia. Advocates warn that some people do not receive adequate notice and may not know they have removal orders.
Source: The Guardian
ICE uses controversial program to boost deportations. Here’s how it works in 1 county
What Happened: Trump has dramatically expanded ICE’s 287(g) program, deputizing state and local police to interrogate and arrest people for immigration violations. Training for participating officers has been cut from about a month in person to just 40 hours online, while the program has faced lawsuits and complaints over racial profiling and wrongful detention.
Why It Matters: Trump is turning local police departments across the country into an extension of ICE while drastically cutting the training officers receive. A program already accused of racial profiling and wrongful detention is being rapidly expanded with no safeguards.
Source: NPR
Judge refuses to block Trump administration from building border wall along tribe’s reservation
What Happened: A federal judge refused to block Trump from moving forward with plans to build 62 miles of border wall across the Tohono O’odham Nation’s reservation in Arizona without the tribe’s consent. Tribal leaders say construction will destroy sacred sites, disrupt religious practices, and separate O’odham families and communities on opposite sides of the border.
Source: ABC News
Government Disruption
Families of USS Lincoln crew say Trump should be ‘ashamed’ of conditions on board
What Happened: The USS Abraham Lincoln has been at sea for almost nine months, including more than 200 days without a port call. There are reports of food shortages, plumbing problems, and deteriorating mental health conditions among sailors. Asked whether the deployment had gone on too long, Trump responded, “No, not nearly long enough.” Families of crew members condemned the conditions, as Democrats demand an investigation.
Source: NPR
Massachusetts anti-hunger advocate fasts to protest Trump food stamp cuts
What Happened: More than 5.3 million Americans have lost SNAP benefits since cuts went into effect from Trump’s 2025 tax and spending law. In Massachusetts alone, enrollment has fallen by roughly 182,000 people, including almost 65,000 children, as rising demand overwhelms the system.
Why It Matters: More than 5 million Americans have lost food assistance because of Trump’s cuts. Families are losing help buying groceries so Trump can help pay for his massive tax cuts for the wealthy.
Source: Reuters
Depleted strategic oil reserve nears level that raises concerns about damage to caverns, operations
What Happened: Trump’s response to the Iran war is drawing 172 million barrels from the Strategic Petroleum Reserve, pushing it below 300 million barrels for the first time since the early 1980s. Energy experts warn the rapid depletion could damage the underground storage caverns and weaken the reserve’s ability to respond quickly to another emergency.
Source: CNBC
US CDC records more than 2,500 measles cases so far in 2026
What Happened: The CDC has recorded 2,566 measles cases so far in 2026, the highest annual total in more than 35 years. Cases have been reported across 45 states and D.C. 93% of infections involved people who were unvaccinated or whose vaccination status was unknown.
Source: Reuters
Imperial & Geopolitical Watch
Iran’s Secret Plan to Escalate the War
What Happened: U.S. and Arab intelligence indicates Iran used the two months after signing a June agreement with Trump to prepare for a broader war, accelerating missile and drone production, tightening Revolutionary Guard control over the military, and coordinating expanded attacks with militias in Iraq and Yemen. Iran also provided Gulf states with lists of energy facilities it threatened to destroy.
Source: Wall Street Journal
Trump orders Pentagon to scale back joint exercises with South Korea
What Happened: Trump ordered the Pentagon to substantially reduce joint military exercises with South Korea, citing Seoul’s refusal to join his war with Iran and calling the drills “hostile” toward North Korea. The decision came days after North Korea resumed ballistic missile tests while Trump praised his relationship with Kim Jong Un.
Why It Matters: Trump is weakening America’s defenses and alliances around the world. He has strained relationships in Europe and the Middle East, drained military resources for his Iran war, and is now weakening U.S. defenses in Asia to punish another ally. At this point, it looks very strategic.
Source: Associated Press
Why the Movements of a U.S. Oil Company in Greenland Have Attracted Attention
What Happened: Texas-based Greenland Energy moved drilling equipment to Greenland’s eastern coast without Greenland’s authorization as it pursued plans to explore a potentially massive Arctic oil field. The move prompted a formal warning from Greenland, which has delayed the project until at least winter 2027.
Source: TIME
Frustration with Trump grows among U.S.’s Persian Gulf allies, officials say
What Happened: U.S. allies including Saudi Arabia, the UAE, Qatar, Kuwait and Bahrain are frustrated with Trump’s handling of the Iran war and his failure to secure an end to the war. Some Gulf governments are questioning whether to continue hosting major U.S. military installations. Meanwhile, Saudi Arabia, Turkey and Pakistan signed a new mutual defense agreement as they diversify their security partnerships.
Source: Washington Post
US pulls last aircraft carrier in Asia as Trump focuses on Iran and the Western Hemisphere
What Happened: The U.S. is pulling its last aircraft carrier from the western Pacific to support Trump’s war with Iran, leaving the region without a U.S. carrier as China increases military activity around Japan and the Philippines. The move comes as prolonged Middle East deployments are straining U.S. warships and crews.
Why It Matters: Trump’s Iran war is draining U.S. military resources so badly that America is leaving the western Pacific without a carrier while China ramps up military activity around U.S. allies. Another gift to Xi.
Source: Associated Press
Far-Right & Russian Influence Watch
Russia builds secret drone bases in striking distance of Nato
What Happened: Russia has built or expanded at least 10 drone bases near Ukraine and Belarus, installing 59 new launch rails for long-range attack drones. Some sites can launch newer Geran drones with ranges of roughly 620 miles, putting NATO territory within reach.
Source: The Telegraph
Economic News
Parents struggle with back-to-school season as tariffs, Iran war drive up costs
What Happened: Back-to-school supplies are up 11% this year as Trump’s tariffs and rising energy costs from the Iran war push prices higher. Nearly half of parents expect to open a new credit card or increase their credit limit to cover school expenses.
Source: MS NOW
Resistance
Check out 50501 for local and nationwide events…
Source: 50501
By the Numbers
41 out of 150 million — People charged with election-related crimes after Trump deployed federal agents to hunt for noncitizen voting
30+ — U.S. water systems targeted by suspected Iran-linked hackers after Trump gutted CISA
172 million barrels — Oil Trump is drawing from the Strategic Petroleum Reserve during his Iran war
5.3 million+ — Americans who have lost SNAP benefits since Trump’s cuts
2,566 — Measles cases recorded this year, the highest annual total in more than 35 years
200+ days — USS Abraham Lincoln has gone without a port call while sustaining Trump’s Iran war
10 — Russian drone bases built or expanded near Ukraine and Belarus, some putting NATO territory within striking range
11% — Increase in back-to-school supply costs this year
What to Watch Next
Trump gutted federal election security support while his government gains sweeping access to voter data — How will Trump use that data as he tries to gain control over elections?
Trump is steadily expanding the military’s authority to arrest civilians — How much further will his regime push the military into domestic law enforcement?
Trump is weakening America’s military posture in Asia while China and North Korea become more aggressive — How will Beijing or Pyongyang exploit the opening?
Trump’s Iran war is draining U.S. military resources, emergency oil reserves, and alliances — How much more can the U.S. sustain before another crisis leaves America unprepared?
Russia is building long-range drone infrastructure capable of striking NATO territory — How will NATO respond as Moscow builds new facilities capable of attacking the alliance?
Key Takeaways
Rising Costs — Higher oil prices, new tariff threats, and growing trade tensions are pushing up the cost of groceries, school supplies, and other everyday essentials.
Election Power Grab — Trump’s hunt for widespread noncitizen voting found virtually nothing, but gave his government sweeping access to voter data as the midterms approach.
Domestic Militarization — Trump is steadily breaking down the line between the U.S. military and civilian law enforcement.
Iran War Damage — Trump’s war is draining military resources, depleting emergency oil reserves, exhausting troops, and pushing longtime allies to reconsider their relationship with the U.S.
Asia Retreat — Trump is weakening military cooperation with South Korea and leaving the western Pacific without a U.S. carrier while China and North Korea increase military activity.
Families Squeezed — More than 5 million Americans have lost food assistance while tariffs and the Iran war drive up everyday costs.
Call to Action
Document Everything: Document purges, corruption, and power grabs. Share credible information with journalists, watchdogs, and legal experts. Silence enables authoritarianism—see something, say something.
Defend Press Freedom: Support independent journalism by subscribing to and sharing reporting that challenges Trump’s power grab.
Contact Lawmakers: Demand accountability for Trump’s unchecked power and war on oversight.
Mobilize for Action: Organize or join legal efforts and resistance movements to protect democracy and human and civil rights.
Support Whistleblowers: Encourage legal defense funds for government workers facing retaliation for exposing corruption.
Thanks for reading the Trump Tyranny Tracker. Stay tuned for more updates.
-
Le Canada dénonce la «guerre» commerciale lancée par Washington
Le premier ministre canadien, Mark Carney, a vivement dénoncé samedi l’attitude des États-Unis à la suite de la rupture des négociations commerciales entre les deux voisins. -
Santé mentale des mineurs: aux États-Unis, Meta sur le banc des accusés
Les plaintes et les procédures se multiplient contre les géants de la tech, et Meta est particulièrement visée. Déjà condamnée au printemps, l’entreprise est poursuivie en Californie depuis mardi 18 août pour la mise en danger de ses plus jeunes utilisateurs dans un procès qualifié d’historique. -
My Troubling Introduction to China’s All-Powerful “Boss AI”
Every breath you take. (You Tube) There are few more enthusiastic evangelists for the promise of AI than Kai-Fu Lee. Suave and charming, with a taste for fine wine (and a Ph.D from Carnegie Mellon), Lee founded the Beijing-based Sinovation Ventures, a venture capital giant that is helping to finance some of China’s most innovative tech firms on everything from robotics to advanced facial recognition. But when I recently heard him describe his latest crusade—to incorporate a concept he calls “Boss AI” into the management of large enterprises—he threw me for a loop.
The idea of Boss AI — the subject of the latest book by Lee, a prolific author— is that the superpower of artificial intelligence can be used as a “decision brain” to advise CEOs and “identify anomalies” in their companies. How? By taping every meeting and scouring every email, Boss AI will instantly identify malcontents, under-performers or members of the workforce otherwise less than enthusiastic about the corporate mission. This, he argues, is the key to unlocking profitability and ultimate success in China’s relentless race to dominate the future of technology and perhaps the world.
But as I listened to his pitch as part of a group he had invited to China to tour some of the companies he’s invested in and meet with him at his Beijing conference room, all I could think of was 1984.
“I have to say, listening to this,” I told him, “it has a creepy Orwellian vibe.”
“Welcome to China,” he responded with a smile, as if I had revealed my naiveté by even raising such a subject in a country where surveillance cameras are everywhere.
This is another SpyTalk post without a paywall a few paragraphs in. It’s kind of an experiment: We’ll do more of these if readers will continue to sponsor us with paid subscriptions. We can’t do our wide-ranging reporting without you. And we certainly appreciate your generosity. Thanks.
The members of my group witnessing this exchange were mostly venture capitalists but also a smattering of others, including a former senior U.S. national security official and a journalist (me.) Some also happened to be company managers in their own right, and pushed back on my critique. Don’t firms in the U.S. already own their employees’ emails? Don’t they have an interest in knowing who is not performing up to snuff? What’s the big deal?
Sure, I replied, but it is advances in technology that make all the difference. To pick a relevant analogy, authoritarian governments have always had an interest in crushing political dissent. But in Orwell’s classic, it was the omnipresent telescreen — the two-way video watching your every move in every room—that turned Oceana into a totalitarian dystopia.
Is Boss AI the new Big Brother?
And what happens when, as is inevitable, it migrates to corporate America and beyond — to universities, for example, in order to police academic content in classrooms (a version of which is already taking place in Texas) or, it’s not hard to imagine, a Trump administration ever eager to enhance surveillance of targeted groups or crackdown on government employees who, among other misdeeds, might dare to talk to journalists? Or how about a DOGE 2.0 powered by Boss AI?
Second Thoughts
In any case, it was my exchange with Lee that encapsulates my complicated reaction to a week-long visit to the Heavenly Kingdom —and what it might mean for U.S.-Chinese competition in tech, trade, military hardware and intelligence.
On the one hand, Xi Jinping’s China, for all its recent problems with wage stagnation and youthful unemployment, remains an economic powerhouse. In our travels to Beijing, Hangzhou and Shanghai, we saw glittering skyscrapers for as long as the eye can see, luxury shopping malls and a robust private sector giving Silicon Valley a run for its money. Our group toured an EV auto factory where 90 percent of the workforce are humanoid robots. We visited a cutting edge research firm where they’re inserting chips into brains to cure patients with spinal cord injuries and other maladies (leaving open the question of what else those chips might ultimately be used for).
We stopped in at luxury malls where wealthy Chinese consumers can buy Louis XIII cognac (for the equivalent of $3,899 a bottle) or Christian Dior handbags. Also ubiquitous were the Huawei stores where the displays and products seemed virtually identical to what you can see at your nearest Apple outlet.
It took a political analyst for a Chinese consulting firm whom we lunched with to remind us that next month Huawei goes on trial in federal court in Brooklyn, N.Y. charged with a years long racketeering conspiracy to steal U.S. trade secrets and skirt U.S. sanctions on Iran by using a Hong Kong-based shell company to sell it equipment used for domestic surveillance of political protestors.
That was hardly the only reminder of the dark side of China’s economic progress. Plenty visible were the ubiquitous surveillance cameras catching every public interaction on video, a modern day, real life version of Big Brother’s telescreen. The guide who took me to the Great Wall on his own started pointing them out on every block and street corner. Ostensibly, they are there for crime control and public safety. But unmistakable is the intimidation factor. Unseen was the government’s security software tracking individual’s purchases, financial history and media use, which monitors what people watch, read, post, and share online. The Chinese know they are being watched.
Over lunch, the political analyst talked about a younger generation of Chinese Communist leaders taking the reins in the country’s provinces. So who, I asked, is in line to replace Xi? Not an issue, nobody’s thinking about that, the analyst maintained. The 73 year old Xi, who took power 16 years ago, is planning to extend his term once again later this year, keeping him on track to rule China into the 2030’s. (The last time Xi extended his term, in 2023, the National People’s Congress—all of whose members are appointed by the Communist Party—ratified the move by a vote of 2,952 to 0.)
Pest that I am, I asked about the prospects of political reform—some loosening of the party’s grip that might allow a few small democratic freedoms? The reply was even more brusque: Not in the cards, the analyst said simply and left it at that. (As if to underscore the point, a few days after I left China, two pro-democracy activists in Hong Kong– who led annual candlelight vigils to commemorate the 1989 crackdown in Tiananmen Square– were convicted of subversion under a national security law. They face up to 10 years in prison.)
Excluded
Perhaps the strongest sign of the all-encompassing intimidation factor that prevails in Chinese society came just before our group was scheduled to have lunch with Kuo Zhang, the president of Alibaba.com, the booming e-commerce division of China’s most iconic company, the Alibaba Group (with annual revenue of $148 billion.) I was politely informed that I and the former U.S. government official in our group, Jon Finer, who served as deputy national security advisor in President Biden’s White House, were banned from the meeting, no doubt for “different reasons,” as Finer put it. In Finer’s case, it might have been for, among other things, the 2022 remark by his boss, President Biden, that the U.S. would defend Taiwan in the event of an attack by China, a comment that in one breath seemed to toss away the U.S. government’s half-century long “strategic ambiguity” understanding with Beijing on that question and was immediately condemned by the Chinese government. In my case, being identified as a contributing editor of a journal called SpyTalk no doubt got their attention as well.
(Following the publication of this story, an organizer of the trip said Isikoff and Finer were excluded because “the final group size exceeded the capacity available for the Alibaba.com meeting room.”)
A more intriguing exclusion targeted the third member of our group, a rather striking and personable Russian yoga instructor who holds yoga retreats all over the world, dividing her time between Moscow, Bali and Switzerland. No explanation was given for keeping her out of the lunch, but Finer and I didn’t hesitate to speculate.
But the more interesting question is why the blacklist in the first place. As we later confirmed with our colleagues, Alibaba’s Zhang, one of China’s most high ranking business executives, had nothing remotely sensitive to say in his luncheon talk. But even such a prominent figure as he was no doubt aware about what a Party minder might report on him consorting with— or simply granting an audience to — suspicious characters like Finer and myself.
And he certainly wouldn’t want to have to answer to Boss AI.
None of Michael Isikoff’s expenses for his trip to China were compensated by any Chinese companies or the Chinese government. He paid for the trip himself.
Thank you for reading this. SpyTalk is an entirely reader-supported publication. To receive new posts and support the work of all of us here, please consider taking out a paid subscription. We can’t do it without you. Just click below for a no-obligation free trial.
-
Free speech group calls foul play at prosecutors using Comey novel in case against him
PEN America condemns lawyers using passage from thriller to bolster claim ex-FBI director intended to harm Trump
A leading US free-expression group has hit out at federal prosecutors’ use of a novel written by former FBI director James Comey in their case accusing him of threatening to kill Donald Trump.
“Citing a novel to save an indictment that is constitutionally dubious is a desperate Hail Mary and should be rejected,” said a statement posted on Friday by Mara Gassmann, legal director of PEN America, using a term for a last-second heave in American football.
Continue reading... -
Prison de Budapest (Hongrie) : Maja agressé.e par des surveillants et soumis.e à une procédure disciplinaire
Budapest Antifascist Solidarity Committee / mardi 11 août 2026

Université de Munich, le 4/2/2026
Depuis fin juin, la direction et les fonctionnaires de la prison de Budapest, où Maja est détenu.e, essayent d’empêcher Maja de porter des vêtements dits féminins. Les harcèlements se sont intensifiés le 17 juillet 2026, lorsque plusieurs fonctionnaires ont écrasé et légèrement blessé Maja, dans sa cellule de prison. L’établissement [pénitentiaire] a ensuite engagé une procédure disciplinaire à l’encontre de Maja, car Maja aurait prétendument agressé les fonctionnaires. La procédure est en cours. Maja risque d’être exclu.e des activités récréatives et de vie en commun pendant trois mois et donc de se trouver à nouveau dans un isolement complet.
Depuis mai 2026, Maja portait le plus souvent, en détention, des jupes et des robes reçues dans des colis de vêtements envoyés par sa famille. Fin juin 2026, il y a eu un entretien avec la direction de la prison, au cours duquel la demande de Maja de participer à la promenade collective a été rejetée sans aucune justification. À cette occasion, le chef de la sécurité a communiqué oralement à Maja que le port de vêtements féminins serait interdit.Maja a continué à porter des jupes, des robes et d’autres vêtements prétendument féminins. Certains fonctionnaires ont essayé de l’en empêcher, d’autres non. À la fin, Maja s’est imposé.e et, pendant un petit peu de temps, a pu s’habiller selon son libre choix.
Ensuite, l’établissement a commencé à profiter des visites (de la famille, de l’avocat, de parlementaires et du pasteur) pour harceler Maja : Maja devait porter des leggings sous sa robe, qui arrivait aux genoux, ou alors mettre la robe dans un pantalon ; lors d’un parloir, un fonctionnaire a pris une photo de Maja ; les fonctionnaires cherchaient querelle à Maja et prétendaient que le port de vêtements féminins serait interdit dans une taule pour hommes. Le 13 juillet 2026, un haut fonctionnaire a lui aussi déclaré à Maja que les vêtements féminins seraient interdits. Maja n’a jamais reçu de justification écrite ou juridique à ce sujet.
Puis, le 17 juillet 2026, un commando de cinq fonctionnaires, dont le chef de la sécurité et un fonctionnaire masqué, est entré dans la cellule de Maja. Ils voulaient fouiller la cellule à la recherche d’objets interdits. Maja a exigé le règlement intérieur en langue allemande, ainsi qu’un appel téléphonique à son avocat et au consulat. Les fonctionnaires ont refusé tout cela. En ce moment, Maja portait une culotte et un débardeur et devait s’habiller un peu. Maja a mis une robe. Les agents ont sommé Maja de porter autre chose. Maja a refusé. Après cinq minutes de dispute, ils ont menacé de recourir à des mesures coercitives. Maja en a demandé la justification juridique, en vain. Sur un signe du chef de service, l’agent cagoulé a plaqué Maja au sol, plusieurs fonctionnaires se sont agenouillés sur Maja, lui ont pressé la tête contre le sol et lui ont mis les menottes.
Maja a été traîné.e de force dans une salle de soins. À partir de ce moment, le directeur de l’établissement était aussi présent. La médecin a constaté une lèvre fendue et des douleurs sur le côté gauche du front. Pour cet examen, Maja a été déshabillé.e sous la contrainte. La robe a été prise et à sa place Maja a reçu un polo. Quant aux blessures, plus tard Maja a constaté elle/lui-même : une lèvre fendue, une contusion à l’oreille, des douleurs au côté gauche de la mâchoire et à la tempe gauche et des forts maux de tête.
Après cette agression, les fonctionnaires ont retiré de la cellule de Maja tous les vêtements féminins, ou ce qu’ils considèrent comme tels, et les ont emmenés au dépôt. Un fonctionnaire a ensuite informé Maja qu’une procédure disciplinaire allait être engagée à son encontre, car Maja aurait agressé les fonctionnaires. Par la suite, un commando de six personnes, armées de mitraillettes, a conduit Maja, avec des menottes, une ceinture de contention et des entraves aux pieds, à l’hôpital municipal, où on lui a effectué une radiographie de la tête.
Dans le cadre de la procédure disciplinaire, deux audiences ont eu lieu, le 30 juillet et le 4 août 2026, au cours desquelles les cinq fonctionnaires et Maja ont été interrogé.es. L’établissement a décidé d’exclure Maja des activités récréatives et de vie en commun pendant trois mois. Les avocats de Maja ont présenté un recours contre cette décision, ce qui a un effet suspensif.
En tant que comité de solidarité avec Maja, nous considérons ces événements comme une nouvelle escalade dans le conflit que Maja mène pour son autodétermination. Maja, une personne non-binaire, est détenu.e dans un système carcéral qui insiste pour imposer sa norme binaire quant au genre. À cause de sa résistance quotidienne et de plus en plus directe à ces normes dominantes, Maja est confronté.e à des fortes violences psychologiques et désormais aussi physiques. Cet incident montre une fois de plus que Maja n’aurait jamais dû être extradé.e vers la Hongrie. L’Allemagne doit en assumer la responsabilité. Au contraire, le ministère des Affaires étrangères et l’ambassade ne font que de promesses creuses et brillent par leur silence et leur absence.
À ce sujet, Maja écrit : « Je veux en parler, car ils n’arrêtent pas de nous traiter avec condescendance, avec des règles, des interdictions et des consignes, au besoin avec la force, comme aujourd’hui. Nous pouvons nous respecter ou nous devons nous battre pour cela ». Et plus loin : « Je savais que cela arriverait. J’ai profité de chaque jour où j’ai trouvé la confiance nécessaire pour être bienveillant.e et honnête envers moi-même. Beaucoup de regards dédaigneux, de commentaires stupides, des cris, d’indifférence – tout cela parce que je portais ce qui me plaît ».
Nous sommes aux côtés de Maja, dans sa lutte pour son autodétermination et dans sa résistance contre les normes de genre et contre la taule. Montrez votre solidarité avec Maja. Protestons contre la procédure disciplinaire et la menace d’une exclusion de trois mois de toutes les activités récréatives et de vie en commun.
Comité de solidarité avec Maja
le 11 août 2026 -
Juges : garantir l'égalité devant la loi et protéger les plus faibles
La soif de justice est immense, mais l’ignorance de ce que font réellement les magistrat·es l’est tout autant. Ce documentaire leur donne le temps de nous raconter leur métier, la difficulté de juger, les coulisses de la justice. Dans une période où les… -
Genève : le choix du délégué au numérique qui ne passe pas
Il avait été condamné à six mois de prison pour une forme de cyber-harcèlement contre son ex-compagne
Mis en lumière par le journaliste indépendant Thibaud Mabut et repris par le journal Blick, Le passé judiciaire du candidat choisi fait tâche. Le futur délégué au numérique n'a ni les qualifications, ni les diplômes nécessaires pour le poste. Pire, il a été jugé en 2016 pour avoir envoyé des centaines de messages, passé des dizaines d’appels à son ex, envers qui il a proféré des menaces.
La polémique enfle dans le canton de Genève
Le Département des institutions et du numérique (DIN) semble pour l'instant s'entêter et maintenir la nomination d'un journaliste du journal Le Temps & du média en ligne Heidi News au poste de délégué au numérique du canton de Genève. L'affaire révélée par le journaliste indépendant Thibaud Mabut et le journal Blick, secoue le petit monde genevois.
Ce poste de délégué au numérique avait été créé en 2021 pour répondre à la complexité des dossiers stratégiques associés à la transition numérique (identité numérique, vote électronique, cyber-administration, souveraineté numérique, etc.). Son ancien titulaire était bardé de diplômes correspondant au poste.
Le DIN est dirigé par la conseillère d'État socialiste Carole-Anne Kast qui n'en est pas à son coup d'essai en termes de nominations controversées.
Le journaliste devra dans son nouveau poste rendre accessibles les enjeux numériques, vulgariser les orientations et projets du canton et en favoriser la compréhension par les différents publics. Gageons qu'il excellera dans la vulgarisation du concept de cyber-harcèlement. Car s'il ne dispose d'aucun des diplômes requis dans la fiche de poste (ni d'aucun diplôme ni expérience en informatique et en management), il a une expérience très personnelle. En 2012 et 2013, après sa rupture avec son ex-compagne, il lui avait envoyé des centaines de messages, passé des dizaines d’appels et proféré des menaces, comme par exemple celle d’...
-
L'ÉTÉ EN PRISON
LE CRI est une émission réalisée et animée par des personnes privées de liberté. Chaque MARDI soir, un atelier d'expression radiophonique est organisé par le GSARA asbl et La Fondation pour l'Assistance Morale aux Détenus à la prison de Haren. Les participants décident ensemble d'une question ou d'une problématique sur la vie quotidienne et les difficultés de l'enfermement carcéral, puis ils préparent l'enregistrement qui se réalise dans les conditions du direct.
C'est une émission de débat entre les détenus sur leur condition de vie et l'univers carcéral. L'atelier à lieu une fois par semaine et nous enregistrons une émission par mois dans les conditions d'un direct (les contraintes de la prison ne permettent pas d'enregistrer en direct). Les participants, avec l'accompagnement de l'animateur décident ensemble d'un sujet ou d'une thématique à aborder, préparent l'émission, le contenu, la conduite, l'organisation puis enregistrent. La partie technique est aux mains de l'animateur (parfois avec le soutien d'un des participants).
L'émission est donc un échange d'idées et de points de vue des participants sur un sujet particulier, choisi et décidé par eux-mêmes. Il y a des parties musicales. Souvent, un ou plusieurs participants souhaitent chanter, lire un texte ou proposer un choix musical. Ces éléments viennent ponctuer les différentes parties de l'émission. Les génériques (début et fin), les virgules sonores sont réalisées et enregistrées par les participants.
Réalisation : Faouzi, Caucase, Michael, Mario, Serhat, Rut, l'A6, Samir, Jeff, Relka, avec l'aide de Ben et Despina.
Arrangement sonore et Mixage : Jean-Noël Boissé
Si vous avez envie de nous écrire : lecri@gsara.be
Dans cette émission, nous parlons de nos familles, l'importance du soutien familial, le manque et l'absence, les visites et les conséquences de l'enfermement sur nos relations familiales. -
Trump Tyranny Tracker | Day 571: Aug 13, 2026
People marched through downtown Minneapolis in late January to protest the Trump administration’s immigration crackdown in Minnesota.Credit...Jamie Kelter Davis for The New York TimesWelcome to today’s Trump Tyranny Tracker…
Federal agents infiltrating and investigating political groups opposed to Trump, DOJ tools that can be used against his enemies, ICE adding dangerous new weapons, and the mounting costs of Trump’s Iran war were among today’s top stories.
Today at a Glance
• Federal agents infiltrate and investigate left-leaning political groups.
• Pentagon shuts Democrats out of classified defense budget briefings.
• U.S. loses roughly 25% of its Reaper drone fleet in Trump’s Iran war.
What We Need to Pay Attention To
U.S. Investigated Left-Leaning Groups During Minnesota Immigration Crackdown
What Happened: DHS launched an expansive investigation into left-leaning organizations during Trump’s Minnesota immigration crackdown, obtaining years of financial records from unions and advocacy groups and sending undercover agents into meetings, churches, parks, and Signal chats. Many groups were never accused of crimes, yet investigators treated their activities as part of a potential “domestic terrorist financing” operation.
Why It Matters: Federal agents infiltrated political groups, obtained their financial records, and monitored private communications without evidence they had committed crimes. Trump’s government is using counterterrorism powers to investigate political opposition.
Source: New York Times
Corruption
Treasury Scales Back Scrutiny of U.S. Shell Companies
What Happened: The Treasury Department permanently halted requirements for U.S. companies to disclose their true owners under the Corporate Transparency Act, a bipartisan anti-money laundering law Congress passed over Trump’s veto in 2021. The information was intended to help law enforcement track shell companies used for money laundering, sanctions evasion, drug trafficking, and other crimes.
Source: New York Times
Broadband grants paused as critics allege favoritism toward Elon Musk’s Starlink
What Happened: Texas paused billions in federal broadband funding amid an audit and allegations that its grant process favored Elon Musk’s Starlink. State lawmakers found that rules were changed at Gov. Greg Abbott’s direction days before grants were awarded, giving satellite providers different upfront payment terms than other broadband companies.
Why It Matters: Billions in taxpayer money are now frozen amid allegations that government rules were changed to benefit Musk’s company. Once again, a Trump ally is getting special treatment from the government.
Source: Associated Press
Power Consolidation
Trump administration set to spend at least $900 million on White House construction
What Happened: Trump plans to spend at least $927 million on White House construction, with most of the cost covered by taxpayers. Instead of seeking congressional funding, the White House is routing hundreds of millions from other agencies, including $415 million in Secret Service funds, into a little-used White House maintenance account.
Why It Matters: Trump is bypassing Congress’s constitutional power over federal spending to finance his White House construction. After lawmakers refused to give him the money, his regime redirected hundreds of millions appropriated for other purposes instead.
Source: Washington Post
Weaponization of Institutions
Hegseth criticized for locking Democrats out of closed-door defense budget talks
What Happened: Pete Hegseth repeatedly excluded Democratic senators from classified briefings on Trump’s proposed $1.5 trillion military budget increase. Republican senators have also objected, with Sen. Mike Rounds saying Pentagon officials cited fears that classified information would leak.
Why It Matters: The Pentagon is denying elected members of Congress access to classified national security briefings simply because they are Democrats. A federal agency does not get to decide that only one political party is entitled to carry out oversight.
Source: The Guardian
Pirro, in rare move, convenes special grand jury in Washington
What Happened: U.S. Attorney Jeanine Pirro convened a rarely used special grand jury in Washington, overseen by a prosecutor involved in investigations of Trump targets, including former Fed Chair Jerome Powell. Unlike a regular grand jury, it can issue a public report naming people and alleging wrongdoing even when prosecutors lack enough evidence to bring charges.
Why It Matters: Trump’s DOJ is now using another tool to publicly accuse his perceived enemies of wrongdoing even when there isn’t enough evidence to charge them with a crime.
Source: Washington Post
Here’s the Manual for ICE’s Electric Shock Gloves
What Happened: ICE plans to spend tens of millions of dollars on electric shock gloves designed to incapacitate people during arrests and deportation operations. The manufacturer’s own manual warns the devices can cause physiological changes associated with “sudden death” and advises against using them on pregnant women, small children, elderly people, and people with severe disabilities.
Source: 404 Media
Media Suppression & Authoritarian Tactics
Kennedy Center Board votes again to shut main building down — and add Trump’s name back
What Happened: The Trump-controlled Kennedy Center board voted to put Trump’s name back on the building after a federal judge ruled it had been unlawfully added and an appeals court refused to halt its removal. The board also voted again to close the main building for two years after the same judge blocked the closure, finding board members lacked sufficient information to approve it.
Source: NPR
Human & Civil Rights Abuses
A Third Immigrant Detained at Delaney Hall Dies After Medical Emergency
What Happened: A Guatemalan immigrant who suffered a seizure after being detained at Delaney Hall in Newark has died, becoming the third immigrant to die after being held at the facility. His death comes amid documented problems with medical care and sanitation and an ongoing New Jersey civil rights investigation into conditions at the privately operated detention center.
Why It Matters: Three people have now died after being detained at a facility already under investigation over its horrendous conditions. ICE’s new policy also means deaths occurring after detainees are released from custody no longer have to be investigated or publicly reported.
Source: New York Times
Controversial group wins $158M-contract to represent unaccompanied immigrant children
What Happened: HHS awarded a $158 million no-bid contract to Our Rescue to provide legal services to unaccompanied immigrant children after allowing a contract with nearly 100 experienced legal nonprofits to expire. Our Rescue, formerly Operation Underground Railroad, is led by a former senior ICE official and has no record of providing immigration legal representation.
Source: NPR
In Ohio, Haitians’ American dream shatters as ICE prepares to deport them
What Happened: ICE has ramped up enforcement against Haitians in Ohio after Trump ended Temporary Protected Status for roughly 350,000 Haitians nationwide. In Springfield, Haitians who fled violence and built lives in the community are being summoned to ICE facilities and fitted with ankle monitors as they face possible deportation to Haiti.
Why It Matters: Trump first targeted Springfield’s Haitian community with lies that fueled threats and neo-Nazi activity. Now his regime is stripping their legal protections and preparing to deport them to a country they fled because of extreme violence and instability.
Source: The Guardian
Government Disruption
Sailor went overboard from the USS Abraham Lincoln this month as conditions on the ship prompt lawmakers’ demand for answers
What Happened: The USS Abraham Lincoln has spent more than 250 days deployed and more than 200 consecutive days at sea during Trump’s Iran war, amid reports of supply shortages, plumbing problems, and deteriorating mental health. U.S. officials confirmed that a sailor went overboard August 3 in what the Navy considered a mental health episode and was rescued within an hour.
Why It Matters: More than 5,000 sailors and Marines are paying the price for Trump’s Iran war, all while Hegseth fails to address deteriorating conditions and Trump mocks the troops complaining about them.
Source: CNN
Democrats demand answers about conditions aboard USS Lincoln
What Happened: Senate Armed Services Committee ranking Democrat Richard Blumenthal demanded answers from Pentagon leaders after the USS Abraham Lincoln surpassed 250 days deployed and 200 days without a port call during Trump’s war with Iran.
Source: ABC News
Justice Dept. leaves in place ruling that deregulates silencers, shotguns and certain rifles
What Happened: The DOJ declined to block a federal court ruling allowing some Americans to possess silencers, short-barreled rifles, and short-barreled shotguns without registering them with the federal government. The ruling followed Trump’s 2025 tax law eliminating the $200 tax that had helped underpin federal regulation of the weapons since 1934.
Source: CBS News
Homeland Security Paid $464 Million for Airplanes. Then It Parked Them.
What Happened: DHS spent $464 million through a no-bid contract to buy 10 used aircraft it said were urgently needed for deportations, but most have barely been used. The contract went to a company whose chairman donated to a political committee supporting Kristi Noem, and three of the aircraft were luxury business jets.
Why It Matters: DHS claimed an emergency to bypass competitive bidding, handed $464 million to a politically connected company, and then barely used the planes it supposedly urgently needed. This is another example of government waste and cronyism.
Source: New York Times
The VA’s Race to Shrink Its Backlog Is Leading to ‘Egregious’ Mistakes
What Happened: The VA has cut its backlog of disability claims from more than 400,000 in March 2024 to roughly 70,000, but veterans, attorneys, and VA employees say the push for faster decisions is producing basic and sometimes “egregious” errors. Pending higher-level reviews of denied claims have doubled since Trump took office.
Source: NOTUS
Imperial & Geopolitical Watch
Tehran says Strait of Hormuz “under Iran’s control” after Trump threatens U.S. might “keep it”
What Happened: Iran declared the Strait of Hormuz “under Iran’s control and management” after Trump claimed the U.S. has “total control” of the critical waterway and said, “I THINK WE WILL KEEP IT.” Most oil shipments through the strait remain blocked as the U.S. threatens further economic pressure against Tehran.
Why It Matters: Months into Trump’s war, Iran still controls access to one of the world’s most important energy chokepoints while Trump claims the U.S. has “total control.” The standoff continues to disrupt oil supplies, drive up gas prices, and risk further regional escalation.
Source: CBS News
U.S. military has lost roughly 25% of its Reaper drones as Iran war depletes arsenal
What Happened: The U.S. military has lost at least 45 MQ-9 Reaper drones during Trump’s war with Iran, roughly 25% of its fleet and more than $1.3 billion worth of aircraft. The war has also depleted U.S. stocks of Tomahawk, Patriot, and THAAD missiles, forcing commanders to conserve some weapons.
Why It Matters: Six months of Trump’s war have destroyed a quarter of America’s Reaper fleet and depleted critical missile stockpiles. The U.S. is burning through weapons and capabilities it may need for far more serious conflicts.
Source: Washington Post
Far-Right & Russian Influence Watch
‘Absolutely unacceptable’: Japan condemns visit by Vladimir Putin to disputed Kuril Islands
What Happened: Putin made his first visit to the disputed Kuril Islands, traveling to Iturup, one of four islands seized by the Soviet Union from Japan at the end of World War II. Japan summoned Russia’s ambassador, and Prime Minister Sanae Takaichi called the visit “absolutely unacceptable,” reaffirming Japan’s claim to the islands.
Source: The Guardian
Economic News
GasBuddy: Average gas price reaches record high for this time of year
What Happened: According to GasBuddy, the national average price of gasoline climbed above $4 a gallon. Prices have surged as Trump’s war with Iran and disruption of the Strait of Hormuz have constrained global oil supplies.
Source: The Hill
US budget deficit widens in July on higher outlays, negative tariff receipts
What Happened: The federal budget deficit reached a record $432 billion in July, bringing the fiscal year deficit to $1.8 trillion with two months remaining. Customs receipts were negative for the third straight month as the government refunded tariffs struck down by the Supreme Court. The CBO projects tariff revenue will fall about $250 billion short of earlier estimates.
Source: Reuters
Resistance
Check out 50501 for local and nationwide events…
Source: 50501
By the Numbers
$927 million — White House construction Trump plans to finance largely with taxpayer money, including $415 million redirected from Secret Service
$158 million — No-bid contract awarded to a politically connected group with no clear record of providing immigration legal representation
$464 million — DHS spent on 10 “urgently” needed aircraft that have sat unused
250+ days — USS Abraham Lincoln deployment as sailors report deteriorating conditions
25% — Share of the U.S. Reaper drone fleet lost during the Iran war
$1.3 billion+ — Value of Reaper drones lost during the war
$4+ — National average gas price, a record for this time of year
$432 billion — Record federal budget deficit in July
$250 billion — Amount tariff revenue is now projected to fall short of earlier estimates
What to Watch Next
Federal agents are infiltrating political groups — Will Congress investigate DHS’s use of counterterrorism powers to surveil organizations engaged in lawful political opposition?
The Pentagon is excluding Democrats from classified briefings — Will Congress push back against Hegseth deciding which elected lawmakers are allowed to conduct national security oversight?
Trump is bypassing Congress to fund White House construction — Will lawmakers or courts challenge the diversion of hundreds of millions appropriated for other purposes?
Pirro convened a special grand jury — Will DOJ use it to publicly accuse his perceived enemies even when prosecutors lack enough evidence to charge them?
The Iran war is depleting U.S. military resources — How much more equipment and ammunition will be lost as Trump’s war stretches beyond six months?
Key Takeaways
Rising Costs — Higher oil prices, new tariff threats, and growing trade tensions are pushing up the cost of groceries, school supplies, and other everyday essentials.
Surveillance State — Federal agents infiltrated political organizations, obtained financial records, and monitored private communications without evidence of crimes.
Partisan Government — The Pentagon is excluding Democrats from classified briefings while Trump’s DOJ gains another tool capable of publicly targeting his perceived enemies.
Cronyism & Waste — Politically connected organizations and companies are receiving massive no-bid contracts while hundreds of millions in taxpayer money are being redirected or wasted.
War Costs — Trump’s Iran war has destroyed a quarter of the Reaper fleet, pushed a carrier deployment beyond 250 days, and helped drive gasoline again above $4 a gallon.
Call to Action
Document Everything: Document purges, corruption, and power grabs. Share credible information with journalists, watchdogs, and legal experts. Silence enables authoritarianism—see something, say something.
Defend Press Freedom: Support independent journalism by subscribing to and sharing reporting that challenges Trump’s power grab.
Contact Lawmakers: Demand accountability for Trump’s unchecked power and war on oversight.
Mobilize for Action: Organize or join legal efforts and resistance movements to protect democracy and human and civil rights.
Thanks for reading the Trump Tyranny Tracker. Stay tuned for more updates.
-
De « Bordouse » à Bordeaux : cette carte de France montre les progrès de ChatGPT en un an et demi

En mars 2025, ChatGPT produisait une carte de France complètement délirante, remplie de villes imaginaires. Dix-sept mois plus tard, le résultat est méconnaissable -- mais pas 100 % convaincant. L'occasion de ressortir un autre petit défi des générateurs d’images : le verre de vin rempli à ras bord.
-
En Ukraine, une nouvelle attaque sur des civils dans un été meurtrier
La Russie ne cesse de pilonner des cibles civiles ukrainiennes, profitant des faibles capacités d’interception de missiles balistiques du pays. Le mois de juillet a été le mois le plus meurtrier pour les civils depuis mai 2022, d’après les Nations unies. Emmanuel Macron annonce l’envoi de nouveaux missiles intercepteurs vers Kyiv. -
Aux universités d’été insoumise et écologiste, le vent du rapprochement
Les rentrées politiques de LFI et des Écologistes tournent beaucoup autour d’une question: Marine Tondelier va-t-elle retirer sa candidature pour soutenir celle de Jean-Luc Mélenchon? Se disant prêts à un accord, les cadres insoumis appellent leurs homologues écologistes à se décider rapidement. -
Test du Dreame T16 Pro Heat : le lavage à 90 °C fait-il vraiment la différence ?

J’ai troqué mon Dyson V15 Detect Absolute contre le dernier aspirateur-laveur de Dreame. Après plusieurs semaines d’utilisation, le T16 Pro Heat m’a convaincu que cette catégorie avait suffisamment progressé pour remplacer définitivement un aspirateur-balai traditionnel.
-
'My Guardian and Protector': Natalie Harp letters express her devotion to Trump
President Donald Trump's close aide Natalie Harp expressed her utmost loyalty to him in at least two letters addressed to the president, which were published by The Daily Beast on Thursday amid increased scrutiny of the close aide's relationship to Trump. -
Republicans Have Beef With Donald Trump's New Import Plan
President Donald Trump's announcement on Friday that his administration would waive tariffs on imported beef to lower costs for Americans is facing criticism from some Republicans. Trump wrote in a Truth Social post that he "concluded a deal to substantially lower the price of ground beef." -
Trump Inks Deal for 300K Metric Tons of Beef Imports
President Donald Trump on Friday morning said he had finalized a deal "to substantially lower the price of ground beef." Trump said the United States will temporarily allow up to 300,000 metric tons of ground beef to enter the country without an out-of-quota tariff, an effort aimed at bringing relief to consumers while allowing domestic ranchers time to rebuild depleted cattle herds. -
Trump to allow import of 300,000 metric tons of ground beef without tariff
President Donald Trump on Friday morning said the United States will allow up to 300,000 metric tons of product for ground beef to be imported over the next three months without being subject to out-of-quota tariffs. Trump also said, "We have a commitment that this beef will be sold at 25 percent below current market prices." -
«Nous connaissons ce système de domination»: la mort de Jason Arday jette une lumière crue sur le racisme à l’université
Mort le 14 août à Londres, Jason Arday, ancien professeur noir de l’université de Cambridge, a été accusé de plagiat sur fond de cabale raciste. Une tragédie qui relance le débat sur les discriminations à l’université jusqu’en France, où des chercheurs et chercheuses expliquent vivre les mêmes mécanismes d’exclusion. -
It’s a miracle: Natalie Harp has turned Republicans into feminists | Arwa Mahdawi
A Democrat’s remarks have resulted in impassioned defenses of the Trump aide. The right has discovered misogyny
Jon Ossoff is quite the miracle worker. Perhaps the Democratic senator can’t turn water into wine, but he has managed to turn whining conservatives into impassioned feminists.
During a rally last Sunday, the Georgia senator delivered a takedown of Donald Trump, which included a reference to his aide Natalie Harp. “He doesn’t want to do the job,” Ossoff said of the president. “He wants to build his ballroom and travel with Natalie on their apparently defenseless flying palace gifted by the Emir of Qatar.”
Arwa Mahdawi is a Guardian columnist
Continue reading... -
« Bruxelles en lutte(s) » 8e édition
Cher·ères ami·es, Dans le cadre de notre projet de cohésion sociale « Décolonisation de la pensée », nous avons le plaisir de vous inviter à participer à la huitième édition du parcours « Bruxelles en lutte(s) », qui se tiendra le samedi 5 septembre. Nous vous proposons une balade à vélo engagée à travers Bruxelles, à la découverte de lieux où se jouent des conflits autour du foncier, de la biodiversité, de l'aménagement du territoire, de la place des espaces verts en ville et des enjeux liés à l'interculturalité. Au fil d'un parcours d'environ 17 km, nous traverserons plusieurs sites emblématiques pour interroger les choix d'aménagement qui façonnent Bruxelles aujourd'hui : quels espaces protège-t-on, et à quel prix ? Lesquels disparaissent ou sont menacés ? Qui décide de l'usage du sol ? Et au bénéfice de qui ? Cette traversée sera également l'occasion de prendre la mesure des profondes inégalités sociales et territoriales qui marquent la ville, en parcourant à vélo des communes aux réalités et aux paysages fortement contrastés. Nous serons guidé·es par Marc Neusch, géographe et militant pour la pratique du vélo, ainsi qu'accompagné·es par des membres de collectifs citoyens, qui nous feront découvrir les luttes locales et les initiatives portées sur le terrain. Dans un contexte où les effets néfastes du capitalisme et des politiques néolibérales s'intensifient, cette journée sera aussi l'occasion de renforcer nos liens de solidarité, de partager nos expériences et de faire vivre les résistances collectives. Au plaisir de vous retrouver pour cette journée de découvertes, d'échanges et de luttes à vélo ! Informations pratiques L'activité est entièrement gratuite. Toutefois, afin de garantir son bon déroulement, l'inscription est obligatoire à l'adresse suivante : projets@projeunes.be. • Départ : samedi 5 septembre à 14 h, place Bockstael (1020 Laeken) • Arrivée : Hippodrome de Boitsfort vers 17 h • Distance : 17 km • Parcours vallonné • Environ 3 heures de vélo, arrêts compris • Les vélos ne sont pas fournis. • Chaque participant·e doit venir avec un vélo en parfait état mécanique. Il sera impossible d'effectuer des réparations en cours de route. -
Le socialisme sauvage : essai sur l'auto-organisation et la démocratie directe dans les luttes de 1789 à nos jours
Nous reproduisons ici en brochures les différents chapitres du livre « le socialisme sauvage », de Charles Reeve. Il retrace l'histoire de diverses luttes depuis la Révolution Française, via un axe anarchiste, communiste antiautoritaire, ultragauchiste, autonome, etc..
Son but est de relire l'histoire révolutionnaire non depuis l'angle traditionnel et confus de « la révolution contre les bourgeois/les aristocrates » - qui fait comme si la révolution était un bloc - mais depuis un axe fondamental souvent oublié : celui des divers courants libertaires contre les tendances autoritaires du socialisme.
On regrettera certains défauts importants, qu'il est bon d'avoir en tête en parcourant le bouquin. Notamment le fait que les luttes abordées sont très majoritairement des luttes blanches. Ou que l'angle pris fait souvent la part belle aux figures et organisations militantes officielles - là où il serait intéressant de se concentrer un peu plus sur l'action et l'organisation directes du prolétariat.
Ces points étant dits, ce livre apporte de nombreuses informations historiques importantes, souvent effacées de l'histoire des luttes. Il permet ainsi, de façon méthodique et détaillée, de remettre plusieurs points sur les i concernant la question de l'autoritarisme. C'est une chose qui nous semble plus qu'utile à l'heure où la sociale-démocratie reprend du galon, sous ses divers avatars réformistes et léninistes, menaçant de récupérer les luttes à venir.
Bonne lecture ! -
US kindergarten vaccination rates dip as exemptions hit record high
New CDC data shows MMR vaccination among kindergarteners declining slightly as non-medical exemptions climb to 4.2%
A week after Donald Trump made a series of misleading claims about vaccines – including that some injections look “like the size of a soda bottle” – the Centers for Disease Control and Prevention (CDC) released the latest data on national kindergarten vaccination rates.
CDC communications downplayed the changes – a three-sentence announcement said, “overall vaccination rates among kindergarteners remained high” – but medical experts immediately saw cause for concern in the trends.
Continue reading... -
Numerama+ vous offre un an de VPN Surfshark One, mais seulement aux 700 premiers

Aujourd’hui, le deal du jour vient directement de la maison. La rentrée approche avec son cortège de nouveaux abonnements, et Numerama+ vous permet de faire d’une pierre deux coups en vous offrant Surfshark One pendant un an.
-
Le féminisme est dans la rue : projection et debat avec les réalisatrices
Cette soirée est dédiée aux féministes, activistes, travailleuses, pionnières qui ont pavé la route et construit les fondations du mouvement et de ses espaces de libération. 💪🏻💪🏽💪🏿
.
Rejoignez-nous le 09 septembre
🕢 À partir de 18h30, projection à 19h, à suivre débat avec réalisatrices et intervenantes.
📍 à Rue de Merode, 198, Saint-Gilles
Pour en découvrir ou redécouvrir l'histoire et construire le futur ensemble ! 🔥💜
Film en VOFR-StEN
.
Espace au 1er étage :
L'espace est accessible aux personnes PMR (monte-charge), toilette PMR disponible au RDC.
.
💸 Evenement gratuit mais Ramenez du cash pour le bar (dispo soft et bières)
Formulaire de registration : https://docs.google.com/forms/d/e/1FAIpQLSdN7miFeTTVDok9YrFVHdJEnJUbdBDdZ8O3nVONHddG5KISyg/viewform
Événement organisé par : Collectif Incendiarie, Collectif Urbanistas Brussels, Collective 8 maars, association CASI-UO -
SOS PACIFICO
En el programa : sancocho , empanadas, mango y hot dogs, un taller de carimbó, conciertos de artistas latinoamericanos (Taitamuki, Amalaya, Los Puentes, Niña Maleza, Dacnis, Candela, Gaiteros de Bruselas) y la proyección de los cortometrajes de Colombia Migrante.
Habrá actividades artísticas para niños a partir de 6 años, pero también para adultos. A través de consignas inesperadas y un poco absurdas, que buscan estimular la imaginación y favorecer el intercambio, de la mano del Atelier Kami.
También conoceremos las historias de las comunidades y organizaciones que queremos apoyar ✊, como la Asociación de Parteras del Pacífico, la Fundación Miguel Alejandro y Serraniagua.
Además, crearemos juntos un mural colectivo con Antonia. ✨✨✨
¡Vengan a compartir, disfrutar y, sobre todo, a apoyar a Colombia !
¡Nos vemos el 30 de agosto en Labokube !❤️
///FR///
Au programme : sancocho, empanadas, mangue et hot-dogs, un worshop de carimbó, des concerts d'artistes latino-américains (Taitamuki, Amalaya, Los puentes, Niña maleza, Dacnis, Candela, Gaiteros de Bruselas) et la projection📽️ des court-métrages de Colombia Migrante.
Des activités artistiques seront proposées aux enfants à partir de 6 ans, mais aussi aux adultes. À travers des consignes inattendues et un peu absurdes, pour stimuler l'imagination et favoriser les échanges, par l'Atelier Kami.
Nous découvrirons également les histoires des communautés et organisations que nous souhaitons soutenir✊, comme l'Association des sages-femmes du Pacifique, la Fondation Miguel Alejandro et Serraniagua.
Aussi nous créerons ensemble une fresque collective avec Antonia.✨✨✨
Venez partager, profiter et surtout soutenir la Colombie. Rendez-vous le 30 août à Labokube !❤️ -
Les dérives de l’Ultra-trail du Mont-Blanc
L’ampleur de l’événement sportif, prévu du lundi 24 au dimanche 30 août, provoque aujourd’hui des critiques de plus en plus acerbes: trop de monde, trop de marques, trop d’impact sur l’environnement. L’association créatrice de la course s’est métamorphosée en une puissante entreprise commerciale. -
MANU SCORDIA RACONTE ANDRÉE BLOUIN
MANU SCORDIA RACONTE ANDRÉE BLOUIN
« LA FEMME DERRIÈRE LUMUMBA »
Une rencontre autour d'une femme engagée, résistante et militante des indépendances africaines.
Née en 1919 en Centrafrique d'un père blanc et d'une mère noire, Andrée Blouin a connu un parcours exceptionnel.
Arrachée à sa mère parce qu'elle était métisse, elle parvient à échapper à la destinée qui lui était imposée et devient une actrice engagée des luttes pour l'indépendance de la Guinée puis du Congo.
À travers sa bande dessinée, Manu Scordia, auteur et dessinateur, nous invite à redécouvrir son histoire, mais aussi celle de toutes ces femmes qui ont participé aux luttes anticoloniales et aux indépendances africaines, souvent dans l'ombre de l'histoire officielle.
VENDREDI 25 SEPTEMBRE
Accueil dès 18h30
Début de la rencontre à 19h00
LOCAL DE BRUXELLES PANTHÈRES
Chaussée de Mons 438 — 1070 Anderlecht
Accès :
Tram 81 — Bus 46, arrêt Douvres
Métro — station Aumale
Une rencontre pour faire revivre une mémoire anticoloniale et redonner sa place à celles et ceux que l'histoire a trop souvent relégués dans l'ombre. -
Psychédéliques
Sommaire Objectifs du manuel Introduction Vous avez dit « psychédélique » ? Les psychédéliques et leurs effets Mais au fait, comment ça marche ? I. À quoi s'attendre comme effets ? II. Classification et mécanismes d'action III. Effets indésirables IV. Usages thérapeutiques V. Voies d'administration VI. Durées d'action et dosage VII. Contre-indications et interactions VIII.Microdosage IX. Nouveaux produits de synthèse Autour de l'expérience Suis-je vraiment prêt ? I. « Set and setting » II. Connaître les produits On croit qu'on va faire un voyage, mais bientôt c'est le voyage qui vous fait, ou vous défait » Nicolas Bouvier Luka Noos « Homage to A. Hofmann » Objectifs du manuel Cet ouvrage est un manuel de réduction des risques et des dommages associés à la consommation de substances psychédéliques. La réduction des risques est un ensemble de pratiques et de connaissances dont le but est de réduire l'impact négatif d'actions, notamment la consommation de substances psychotropes, pouvant occasionner des troubles sur la santé physique et mentale.
Ce manuel se focalise sur les substances psychédéliques. Il apporte un ensemble de conseils à mettre en place a priori et a posteriori pour limiter les expériences pouvant affecter négativement les personnes consommant ces substances. Il ne constitue en rien une incitation à l'usage de substances illégales ou à la prise de risque. Nous insistons sur le fait que le risque zéro n'existe pas.
Le contenu présenté ici s'adresse à tout le monde : consommatrices et consommateurs, professionnels de la santé, « trip sitters », associations de réduction des risques, quel que soit le contexte de consommation. Nil Draloscona Introduction Vous avez dit « psychédélique » ? “To make this mundane world sublime, just half a gram of phanerothyme” Aldous Huxley
“To fathom Hell or soar angelic, just take a pinch of psychedelic.” Humphry Osmond (Échanges de poèmes entre les deux auteurs)
Qu'est-ce qu'une substance psychédélique ?
Les substances psychédéliques sont des composés issus tout aussi bien du monde vivant que de la synthèse chimique et ayant des propriétés psychotropes particulières. Elles se caractérisent par des effets sur l'esprit, pouvant être des modifications des perceptions sensorielles et de la conscience, des visions, des perceptions anormales pouvant être constatées et critiquées, tendant dans de rares cas vers des hallucinations, une modification de la cognition, une impression de dissolution de l'ego ainsi que la possibilité de déclencher des expériences spirituelles.
Ces substances sont souvent qualifiées d'hallucinogènes, bien que ce terme soit réducteur. Le mot « psychédélique » a été inventé par le psychiatre Humphry Osmond en 1956 pour décrire précisément ces substances. Il vient du grec ancien : psyché (ψυχή) veut dire « l'âme » ou « l'esprit », dêlos (δήλος) veut dire « révéler » ou « manifester ». L'expérience vécue, induite par la consommation d'une dose classique de composés psychédéliques, est appelée « expérience psychédélique » et dans le langage courant « un trip ».
Usuellement, ce terme désigne des molécules comme la psilocybine (retrouvée dans les champignons hallucinogènes), la mescaline (présente par exemple dans le cactus peyotl), le LSD, et la DMT (notamment contenue dans le breuvage « ayahuasca »), que l'on nommera ici « psychédéliques classiques ». Il en existe beaucoup d'autres, plus ou moins connues.
Les différentes substances psychédéliques produisent des effets similaires. Cependant, ces effets varient pour chaque substance, en durée d'action, en puissance et selon le dosage.
Ces substances ont un mécanisme d'action commun d'un point de vue neurologique et c'est ce qui les définit scientifiquement. On parle d'agonistes au récepteur de la sérotonine 5-HT2A , c'est-à-dire qu'elles se fixent à la place de la sérotonine sur le récepteur 5-HT2A tout en l'activant.
Les substances psychédéliques partagent ce mécanisme d'action et peuvent avoir des effets différents sur d'autres récepteurs et d'autres neurotransmetteurs, ce qui explique en partie les variations de l'expérience selon la substance consommée.
Certaines molécules évoquées ici (kétamine et MDMA) ne correspondent pas à la définition des psychédéliques classiques en raison de leur mécanisme d'action, mais elles ont certains effets subjectifs similaires et leur consommation isolée ou combinée avec des substances psychédéliques est parfois constatée. Il nous paraissait donc important de les traiter ici dans une démarche plus exhaustive de réduction des risques.
Brève histoire des psychédéliques
La datation d'objets archéologiques trouvés en Amérique indique que des psychédéliques étaient connus par différentes cultures précolombiennes plusieurs millénaires avant notre ère.
Dès le XVe siècle, des Européens ont mentionné l'usage d'une poudre à priser psychoactive nommée Cohoba dans les Antilles. Au XVIe siècle, après l'invasion de l'Empire aztèque par les Espagnols, l'utilisation religieuse ou divinatoire de champignons et de cactus psychotropes a été documentée, avant d'être interdite par un édit colonial en 1620. L'usage de l'ayahuasca n'est en revanche documenté que depuis quelques siècles.
À la fin du XIXe siècle, des savants occidentaux se sont intéressés au cactus peyotl et à la mescaline qu'il contient. La découverte du LSD et des champignons divinatoires mexicains a ensuite suscité de nombreuses recherches médicales après la Seconde Guerre mondiale. Elles se sont toutefois taries à partir de 1966, après une panique morale liée aux usages de drogues dans les milieux hostiles à la guerre du Viêt Nam aux ÉtatsUnis et suite à une modernisation de l'évaluation de la sécurité et de l'efficacité des médicaments. En 1971, une convention des Nations-Unies a classé les psychédéliques comme des substances dangereuses sans intérêt thérapeutique, mais, depuis la fin des années 1990, on observe un regain d'intérêt scientifique pour ces substances.
Rappel de la législation
La législation est indiquée ici pour la France et est valable à la date de publication de ce manuel. Elle varie d'un pays à l'autre, nous invitons donc les lecteurs se trouvant dans d'autres pays à se renseigner sur la législation locale.
En France, la plupart des substances psychédéliques sont classées sur la liste des produits stupéfiants (https://www.legifrance.gouv.fr/loda/id/ JORFTEXT000000533085/), c'est-à-dire que sont interdits : la production, la fabrication, le transport, l'importation, l'exportation, la détention, l'offre, la cession, l'acquisition ou l'emploi à l'exception de certaines spécialités pharmaceutiques (médicaments classés stupéfiants). Des dérogations sont exceptionnellement accordées à des fins de recherche et de contrôle.
Le classement comme stupéfiant d'une molécule ou d'une plante dépend du classement international imposé par l'ONU, qui peut être complété en France par l'Agence nationale de sécurité des médicaments et des produits de santé (ANSM), souvent par recommandation de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS). La liste des produits stupéfiants est mise à jour régulièrement et certaines molécules peuvent devenir illégales du jour au lendemain. Le simple usage fait encourir un an d'emprisonnement et 3750 euros d'amende (article L3421-1 du code de la santé publique).
La facilitation ou la provocation à l'usage sont également interdites (par l'article L.3421-4 du même code). Il est également interdit de présenter ces produits sous un jour favorable.
De plus, la conduite sous l'effet d'un stupéfiant fait encourir des peines très lourdes (perte de permis, amendes, prison) en cas de contrôle et peut constituer une circonstance aggravante en cas d'accident ou d'infraction.
La réduction des risques pour les personnes consommant des psychotropes est une politique de santé publique reconnue légalement depuis 2004 (modifiée en 2016). Cette loi autorise la diffusion de toutes informations utiles ayant pour but de « prévenir les dommages sanitaires, psychologiques et sociaux, la transmission des infections et la mortalité par surdose » (Art. L. 3411-8.-I). Par ailleurs, le décret référentiel de 2005 protège les intervenants de réduction des risques des incriminations d'incitation à l'usage. Ce manuel s'inscrit dans la lignée de cette politique de santé publique. François Giovangigli « Océanique du 07/21 n° 1 » Les psychédéliques et leurs effets Mais au fait, comment ça marche ? « Combien de temps cela va-t-il durer, cette délicieuse sensation d'être en vie, d'avoir pénétré le voile qui cache la beauté et les merveilles des panoramas célestes ? Peu importe, car il ne peut y avoir que de la gratitude pour ne serait-ce qu'un aperçu de ce qui existe pour ceux qui peuvent s'y ouvrir. » Alexander Shulgin, PiHKAL : A Chemical Love Story I. À quoi s'attendre comme effets ? L'expérience psychédélique est très difficile à décrire, en témoignent les récits de certains écrivains comme Aldous Huxley sur son ineffabilité. La comparaison avec des psychotropes plus répandus, comme l'alcool ou le cannabis, ne permet pas de se faire une idée juste des effets tant l'expérience est différente. L'intensité des effets dépend de la dose et on peut être surpris par des effets très forts à des doses qu'on pensait faibles. La présentation faite ici ne pourra donc pas être exhaustive. De plus, certains effets peuvent apparaître ou non pour de multiples raisons, selon le dosage et les prédispositions de chaque personne ainsi que les facteurs environnementaux. Pour plus de détails, vous pouvez vous rendre sur le site https://effectindex.com/ (en anglais).
On peut regrouper les effets principaux selon qu'ils agissent sur les sens et les perceptions (effets sensoriels), sur les pensées et les émotions (effets cognitifs) et sur les croyances métaphysiques ou mystiques (effets spirituels).
Effets sensoriels • Augmentation des couleurs, intensification perçue de la luminosité et de la vivacité des couleurs : par exemple, les rouges peuvent sembler plus rouges, les verts peuvent sembler plus verts et toutes les couleurs pourraient apparaître plus distinctes, complexes et visuellement intenses.
• Augmentation de l'acuité visuelle ou amélioration de la clarté de la vision : cela se traduit par une netteté des détails visuels de l'environnement extérieur, au point que les bords des objets sont perçus comme extrêmement précis, clairs et définis.
• Distorsions visuelles : effet subjectif qui altère et modifie la perception ou l'apparence de données visuelles préexistantes sans ajouter de contenu entièrement nouveau.
• « After-images », « tracers » ou « palinopsie » : ce sont des perceptions visuelles qui continuent d'apparaître dans la vision après que l'exposition à l'image originale a cessé. Les objets en mouvement peuvent, par exemple, produire une traînée d'images fixes superposées derrière leur trajectoire de mouvement. « After-images » par Chelsea Morgan (effectindex.com)
• Paréidolie accrue : la paréidolie est la tendance à reconnaître des motifs (généralement des visages) dans des stimuli.
• Changement des couleurs : certains objets peuvent changer de couleur de manière fluide au cours d'un cycle qui se répète continuellement. Par exemple, la mousse sur un rocher pourrait visiblement passer du vert, au rouge, au bleu, à n'importe quelle autre couleur, puis redevenir verte dans le style d'une boucle animée fluide.
• Distorsions de la profondeur : ces distorsions sont des altérations de la façon dont une personne perçoit la distance de divers objets dans son champ visuel. Au cours de cet état, les différents plans du paysage peuvent devenir exagérés, asymétriques ou complètement réarrangés.
• Répétition de texture : ce type de répétition visuelle se réfère à la perception de textures qui se reflètent à plusieurs reprises sur leur propre surface d'une manière complexe et symétrique qui est cohérente sur elle-même. Il se manifeste généralement par des textures rugueuses, telles que l'herbe, les tapis, l'écorce des arbres et l'asphalte.
• Motifs géométriques : ces motifs sont définis comme des tableaux complexes de formes, de couleurs, de symboles, de motifs, de géométrie, de constantes de forme et de fractales dans le champ de vision. « Fallen leaves » par Chelsea Morgan (effectindex.com)
• Motifs environnementaux : ces motifs sont perçus dans certaines textures ou certains objets (tels que des tapis, des nuages ou une végétation dense) qui dérivent vers des motifs géométriques de plus en plus complexes, mais composés du matériau d'origine. Ces structures peuvent être de nature symétrique, mais incluent souvent des constantes de forme, des fractales et des motifs géométriques désorganisés. « LSD in Hastings Country Park » par Josie Kins (effectindex.com)
• Transformations : les transformations sont l'expérience d'une métamorphose visuelle où des parties de l'environnement se transforment en des choses complètement différentes.
• Visions internes : ces visions se produisent dans un environnement imaginaire et ne peuvent généralement être vues qu'avec les yeux fermés. Elles peuvent s'exprimer sous formes géométriques ou kaléidoscopiques, voire même représenter des objets ou des personnes avec parfois un fort symbolisme.
• Déformations et hallucinations auditives : ce sont des perceptions d'un son, mot ou phrase déformés, parfois même alors qu'aucun stimulus extérieur n'en est à l'origine.
• Amélioration tactile : une augmentation globale à la fois de l'intensité du sens du toucher d'une personne et de sa conscience des sensations physiques à travers son corps. Cet effet peut entraîner une amélioration considérable des sensations tactiles en termes de plaisir qu'elles induisent. Cependant, cela peut également entraîner une hypersensibilité, ce qui rend les mêmes sensations inconfortables.
• Synesthésie : l'expérience d'une fusion ou d'un mélange des sens. Par exemple, le fait de voir de la musique, goûter des couleurs, entendre des odeurs ou toute autre combinaison potentielle des sens.
Effets cognitifs • Amélioration analytique : ceci est la perception d'une amélioration de la capacité globale d'une personne à traiter logiquement des informations ou à analyser des concepts, des idées et des scénarios. Cet effet peut conduire à un état de contemplation profond qui se traduit souvent par une abondance d'idées qui semblent nouvelles et/ou perspicaces.
• Anxiété : une expérience de sentiments négatifs, d'appréhension, d'inquiétude et de malaise général. Ces sentiments peuvent être subtils et faciles à ignorer ou, à l'inverse, suffisamment intenses et oppressants pour déclencher des attaques de panique ou de peur.
• Intensification des émotions : une augmentation de l'état émotionnel actuel d'une personne au-delà des niveaux d'intensité habituels. Par exemple, une personne qui se sent actuellement anxieuse ou émotionnellement instable risque d'être submergée par des émotions négatives intensifiées, par la paranoïa et la confusion. En revanche, une personne qui se sent généralement positive et émotionnellement stable peut se retrouver submergée par des états d'euphorie et de bonheur.
• Appréciation accrue de la musique et des sons environnants : lorsque la musique est écoutée pendant cet état, non seulement elle sonne mieux subjectivement, mais la musique et le contenu lyrique perçus peuvent avoir un impact profond sur l'expérience. Les bruits environnants (chants d'oiseaux, écoulement d'un cours d'eau, etc.) peuvent également être particulièrement appréciés.
• Augmentation du sens de l'humour : une amélioration générale de la probabilité et du degré à laquelle une personne trouve les stimuli humoristiques et amusants. La sensibilité d'une personne à trouver des choses amusantes est amplifiée, souvent au point qu'elle commencera à rire de manière incontrôlable de choses pouvant être insignifiantes, sans aucune raison intelligible ou cause apparente.
• Suggestibilité accrue : une tendance accrue à accepter les idées ou les attitudes des autres et à agir en conséquence. Le rire peut ainsi devenir très communicatif. Ceci peut également augmenter le risque d'abus physique ou psychique par des personnes mal intentionnées.
• Sensation accrue de la nouveauté : un sentiment accru de fascination, d'admiration et d'appréciation, attribué à des éléments spécifiques ou à l'intégralité de l'environnement externe. Cela peut donner l'impression que les concepts ou objets de tous les jours tels que des plantes, des paysages, l'existence, les événements communs ou même des objets ménagers sont plus profonds, intéressants et importants.
• Diminution de la concentration (distraction) : elle peut être caractérisée par des sentiments de distraction intense, qui empêchent de se concentrer et d'effectuer des tâches de base pour lesquelles il serait relativement facile de ne pas se laisser distraire.
• Troubles de la mémoire : une inhibition temporaire de la capacité d'une personne à maintenir une mémoire fonctionnelle à court et à long terme.
• Boucles de pensée : l'expérience d'un blocage dans une chaîne de pensées, d'actions et d'émotions qui se répète dans une boucle d'apparence infinie. Ces boucles sont généralement de courte durée, même si leur perception peut paraître beaucoup plus longue.
• Distorsion temporelle : un effet qui rend le passage du temps extrêmement déformé et difficile à suivre. Elle est généralement ressentie sous deux formes différentes : la dilatation du temps et la compression du temps.
• Dissolution de l'ego (également connue sous le nom de suppression de l'ego, perte de l'ego ou mort de l'ego) : l'expérience temporaire d'une perturbation partielle ou complète du sens de soi, ce qui entraîne parfois des changements profonds dans la façon dont la personne perçoit et interprète son identité ou son autonomie.
Effets spirituels
• Modification de la spiritualité : l'expérience d'un changement dans les croyances d'une personne concernant son existence et sa place dans l'univers, sa relation avec les autres, et ce qu'elle considère comme significatif dans la vie.
• Sentiment d'unité et d'interdépendance : des expériences où le sens de soi est temporairement modifié ou élargi. Par exemple, le sens de l'identité d'une personne change pour inclure son environnement, un objet avec lequel il interagit ou même l'univers dans son ensemble à sa propre identité. Cela se traduit par des sentiments intenses et inextricables d'unité ou d'interconnexion entre soi-même et différents réseaux de systèmes, parfois flous, comme la nature ou le cosmos.
• Expérience dite « mystique » : l'expérience de la transcendance, de la communion ou de l'extase. L'expérience mystique est marquée par son ineffabilité et le caractère sacré qu'on lui accorde. Elle donnera par exemple un sentiment d'intemporalité, ou le sentiment d'être en présence d'une force externe ou d'entités.
Ces effets sont temporaires, pour une durée variant selon la substance consommée. L'expérience vécue par rapport au quotidien peut paraître déroutante, voire effrayante, et il convient d'accepter ces effets plutôt que de lutter contre. L'intégration de cette expérience peut parfois modifier en profondeur les convictions, les croyances et la personnalité du consommateur.
En plus des éléments listés ci-dessus, les substances psychédéliques provoquent un ensemble d'effets purement physiques qui sont plutôt considérés comme indésirables et sont décrits plus loin.
Hallucinations ? Les psychédéliques sont parfois considérés comme des hallucinogènes. Cependant, ils n'induisent que très rarement des hallucinations. Selon les définitions admises en psychiatrie, une hallucination est une perception sans objet, c'est-à-dire sans stimulus externe. Les hallucinations se distinguent des illusions, qui sont des perceptions déformées reposant sur un objet réel. Le plus souvent, aux doses classiquement utilisées, les psychédéliques induisent des illusions.
Dans la plupart des cas, avec les psychédéliques, le sujet se rappelle avoir consommé un psychotrope et parvient à critiquer ses perceptions. Cependant, il arrive qu'à fortes doses, cette capacité critique s'altère et que le sujet soit soumis à des hallucinations qui peuvent constituer un délire. En bref, les hallucinations sous psychédéliques sont rares et dans la grande majorité des cas, le sujet se souvient avoir consommé un psychotrope. Il préserve une pensée critique face à ses perturbations sensorielles. II. Classification et mécanismes d'action Les psychédéliques classiques sont définis comme étant des agonistes des récepteurs sérotoninergiques 5-HT2A et peuvent être divisés en trois types généraux : les tryptamines, les phénéthylamines et les lysergamides.
Tryptamines Les tryptamines psychédéliques comprennent la psilocine, la psilocybine, la DMT, la 5-MeO-DMT et l'ibogaïne. Les tryptamines se trouvent dans de nombreuses plantes et chez certains animaux. Chez les humains, ces molécules agissent comme agonistes sur les récepteurs à la sérotonine du système nerveux central et du système gastro-intestinal, en raison de leur similitude chimique avec la sérotonine.
Phénéthylamines Les phénéthylamines sont une classe de composés aromatiques qui contient certaines hormones, neurotransmetteurs ou psychotropes, notamment la MDMA, la mescaline, le 2C-B et d'autres amphétamines. Les phénéthylamines agissent comme stimulants du système nerveux central chez l'humain. Dans le cerveau, elles régulent la neurotransmission des monoamines. Certains stimulants, empathogènes, bronchodilatateurs, décongestionnants et antidépresseurs appartiennent à la classe des phénéthylamines. C'est une famille très variée, en termes de mécanismes d'action et de cibles de neurotransmetteurs.
Lysergamides Les lysergamides sont des dérivés de l'acide lysergique et comprennent de nombreux composés ayant une activité agoniste puissante sur divers récepteurs de la sérotonine et de la dopamine. L'acide lysergique est produit par plusieurs espèces de champignons, par exemple le champignon de l'ergot du seigle (dont est dérivé le LSD) et également par d'autres espèces symbiotiques présentes dans les graines de certaines lianes comme l'Hawaiian baby woodrose (Argyreia nervosa), ainsi que celles de Morning Glory (Ipomoea tricolor), qui ont toutes deux des propriétés psychotropes similaires à celles du LSD. III. Effets indésirables Les médicaments et autres substances pharmacologiquement actives agissent le plus souvent sur des récepteurs cellulaires ou des enzymes. Ces substances vont produire une pluralité d'effets dont certains sont souhaités et d'autres sont indésirables. Selon les usages, un effet peut apparaître comme étant désirable ou indésirable. C'est par exemple le cas des effets sensoriels provoqués par les psychédéliques qui peuvent être définis comme indésirables dans la recherche médicale, mais recherchés dans d'autres usages.
Ces effets indésirables peuvent survenir à des fréquences variables et avec des facteurs pouvant les influencer, comme le dosage, la fréquence de consommation ou encore les vulnérabilités individuelles. Les psychédéliques présentent donc, eux aussi, des effets indésirables. Nous verrons ici les plus fréquents qui ont pu être décrits dans la littérature scientifique.
Effets indésirables psychotropes Les consommations de psychédéliques s'effectuent souvent dans une recherche d'effets psychoactifs. Ceux-ci se caractérisent entre autres par une distorsion sensorielle, une modification du cours de la pensée habituelle et une perception altérée du temps et de l'espace. Ces effets peuvent engendrer des états plus ou moins brefs de perplexité, de désorientation, voire de peur ou d'anxiété. Dans certains cas, des formes d'hypervigilance, une sensation d'un danger imminent ou des sentiments de persécution peuvent aussi apparaître.
Ces effets psychotropes peuvent se rapprocher de certains symptômes de la schizophrénie ou de la psychose. Des symptômes de déréalisation et de dépersonnalisation ou des pseudohallucinations ont parfois été décrits, ainsi que la remémoration de souvenirs enfouis (qui peuvent nécessiter un travail d'intégration). Lorsqu'ils deviennent envahissants pour le sujet, ces effets conduisent parfois au développement d'un « bad trip ». Le « bad trip » peut être défini comme étant un état d'anxiété intense, couplé à de la peur et pouvant mener à de l'agitation voire de la confusion mentale.
Dans les cas les plus graves, ces états de confusion, d'anxiété ou d'idées paranoïaques peuvent conduire certains sujets à une auto ou hétéroagressivité. Des accidents ont également été décrits, dont certains mortels. Il conviendra donc de porter une attention particulière au cadre d'usage et de préférence d'être avec une personne de confiance sobre. pSychédéliqueS : Manuel de réduction deS riSqueS
Effets indésirables somatiques Par leur action sur le système sérotoninergique, dopaminergique et adrénergique, les substances psychédéliques peuvent également entraîner des effets somatiques, c'est-à-dire des effets physiques. Elles conduisent notamment à une stimulation du système sympathique. Elles engendrent ainsi des effets transitoires et modérés, dont :
• Une augmentation de la fréquence cardiaque,
• Une augmentation de la pression sanguine systolique et diastolique,
• Une augmentation de la fréquence respiratoire,
• Une augmentation de la température corporelle,
• Une mydriase (dilatation des pupilles).
Des troubles neuromusculaires sont également décrits comme des spasmes musculaires, des convulsions, et plus rarement une rhabdomyolyse (dégradation des cellules musculaires).
Des nausées, céphalées, vertiges et vomissements sont susceptibles de survenir.
Des syndromes sérotoninergiques ont pu être signalés (cf. chapitre « Contre-indications et interactions »). Ces cas graves sont très rares et surviennent si d'autres substances sérotoninergiques sont consommées (comme des antidépresseurs ou d'autres psychoactifs) ; leur prise combinée est donc fortement contre-indiquée.
Des troubles du sommeil, survenant après la prise, sont également décrits.
Le plus souvent, les psychédéliques sont contre-indiqués chez les personnes souffrant de troubles cardiovasculaires importants.
Effets indésirables chroniques L'usage de substances psychédéliques est susceptible d'entraîner des effets indésirables au long cours. D'un point de vue psychiatrique, des personnes souffrant de trouble maniaco-dépressif ou bipolaire pourront faire une décompensation maniaque. Des épisodes psychotiques aigus (de plusieurs jours) ont également été décrits. Ces états psychotiques surviennent le plus souvent chez des personnes ayant des antécédents psychotiques ou ayant des antécédents familiaux. Néanmoins, des cas anecdotiques ont été décrits sans antécédents apparents. Ces états psychotiques hautement invalidants peuvent être résolus sous traitement antipsychotique dans la plupart des cas. La consommation peut aussi révéler des pathologies psychiatriques latentes chez des personnes prédisposées n'en ayant pas encore connaissance (schizophrénie, trouble bipolaire, etc.).
À la frontière du somatique et du psychiatrique, un effet indésirable chronique particulier a été décrit. Il s'agit du HPPD pour « Hallucinogen Perception Persisting Disorder » ou en français « trouble persistant des perceptions dû aux hallucinogènes ». Comme son nom l'indique, ce trouble provoquerait une résurgence ou un flashback de certains effets visuels rencontrés au moment de la prise. Chez la plupart des sujets, ces effets peuvent être sporadiques, transitoires et non problématiques. Pour d'autres, ils pourraient être chroniques et invalidants. Certains facteurs pourraient favoriser la survenue de ce trouble, comme une polyconsommation de substances psychoactives, dont le cannabis, des troubles anxieux ou d'autres antécédents psychiatriques. La fréquence de ce trouble semble rare, mais certains auteurs suggèrent qu'il serait sous-diagnostiqué. Il serait plus fréquent suite à une consommation festive comparativement à une consommation en contexte clinique. Ce trouble, référencé dans le DSM-IV (manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux), peut être soulagé avec un traitement médicamenteux. Cependant, le mécanisme de ce trouble est encore aujourd'hui incertain.
Dans l'ensemble, il conviendra d'éviter l'usage de substances psychédéliques chez des personnes souffrant de troubles bipolaires ou de troubles psychotiques actuels, passés ou familiaux.
La polyconsommation de substances psychoactives est également déconseillée, bien que certaines synergies existent, celles-ci impliquent plus de risques.
Décès Les psychédéliques classiques (LSD, champignons à psilocybine, DMT, mescaline, etc.) ne présentent pas de mécanismes de toxicité directe connue pouvant causer un décès, au contraire notamment de la kétamine, la MDMA, la 5-MeO-DMT, l'iboga et certains nouveaux produits de synthèse (NPS) qui peuvent présenter ce risque.
La dose létale estimée est très supérieure aux doses habituellement utilisées. Il existe quelques articles de presse sensationnalistes décrivant des décès imputés aux psychédéliques. Les articles scientifiques rigoureux sont peu nombreux, mais quelques cas de décès ont été décrits. Ces décès sont causés la plupart du temps par des accidents, une polyconsommation de substances ou des suicides qui ont parfois été rapportés.
Comme pour tout psychotrope (incluant l'alcool), il convient de ne pas prendre seul ces substances, d'éviter le risque de surdose et de ne pas s'adonner à des activités à risque d'accident (conduite automobile, natation, escalade, etc.) IV. Usages thérapeutiques Certaines personnes sont à la recherche d'effets thérapeutiques. De nombreuses publications scientifiques rendent compte d'effets positifs sur des troubles psychiques et peuvent inciter des individus à consommer des psychédéliques. Cependant, si les substances psychédéliques semblent apporter des résultats probants pour certaines indications, les études sont réalisées en contexte clinique, supervisé, avec une sélection des patients, une préparation, un accompagnement et un suivi après la prise. Les patients ne répondant pas aux critères de sélection sont exclus des essais cliniques et de nombreuses contre-indications sont respectées. Consommer des psychédéliques sans supervision, même dans un but de recherche thérapeutique, peut être dangereux. V. Voies d'administration Les substances psychédéliques peuvent avoir une ou plusieurs voies d'administration pouvant influencer les effets, leur rapidité et durée d'action, ainsi que les risques encourus. Il est essentiel de s'assurer que le dosage correspond à la méthode choisie et de veiller à respecter certaines notions d'hygiène et de réduction des risques.
Ingestion Méthode privilégiée et souvent la moins risquée pour la majorité des psychédéliques et servant généralement de base aux dosages exprimés, elle est en revanche plus lente à faire effet que les autres méthodes. Il faut donc bien patienter si l'on songe à une nouvelle prise, même en l'absence d'effets, pour éviter tout risque de surdosage. Il est également recommandé d'espacer la prise de substances des repas (risque de vomissement, diminution des effets, troubles digestifs, etc.).
Certaines substances naturelles peuvent être directement mâchées (champignons à psilocybine, cactus à mescaline, graines de Hawaiian baby woodrose, etc.) bien qu'une préparation soit souvent recommandée pour améliorer le goût, la digestion ou maximiser les effets.
Les substances synthétiques sont généralement gobées sous la forme de gélules, de comprimés, de papier buvard ou enveloppées dans du papier à cigarette sous forme de parachutes, « paras ».
Des préparations peuvent également être bues (LSD « en goutte » ou dissous dans un liquide, ayahuasca, infusion de champignons, etc.).
Certaines molécules sont détruites lors de l'ingestion et nécessitent des préparations spécifiques pour être consommées (par exemple, l'ayahuasca contient des substances spécifiques (IMAO) destinées à éviter la dégradation de la DMT).
Sublinguale Cette méthode, souvent utilisée pour la consommation de LSD, présente l'avantage d'une absorption rapide de la substance. Cependant, l'ingestion reste recommandée pour la majorité des substances, car la montée plus rapide engendrée par la prise sublinguale peut être déstabilisante.
Sniff
Administration des substances par voie nasale, généralement à l'aide d'une paille. La dose requise est souvent plus faible et les effets plus intenses, mais plus courts. Cette méthode est généralement utilisée pour les dissociatifs tels que la kétamine, et plus rarement pour d'autres substances psychédéliques.
Selon les substances, cette méthode peut être irritante et même douloureuse lors du contact avec les muqueuses et risque de provoquer des infections des voies respiratoires. Les grains de la substance et/ ou la paille peuvent créer des microlésions dans le nez, propices à la transmission de virus potentiellement graves, tels que le virus de l'hépatite C, en cas de partage du matériel servant à consommer. Il convient donc de réduire la substance dans une poudre la plus fine possible et d'utiliser des pailles à usage unique ainsi que de bien se rincer le nez quelques minutes plus tard, par exemple avec du sérum physiologique.
La surface où sera disposé le produit devra être propre et si possible désinfectée, il est également recommandé de la nettoyer entre chaque usage pour éviter le mélange de substances.
Des associations de réduction des risques proposent gratuitement des pailles à usage unique.
Vaporisation La substance est chauffée, sans contact direct avec une flamme, jusqu'à ce que le ou les principes actifs recherchés se transforment en gaz, qui sont alors inspirés. Cette technique d'inhalation sans combustion permet d'éviter le dégagement de fumée et donc de goudrons et composés nocifs (irritants, cancérigènes, etc.).
Différentes techniques existent : dans des pipes en verre, des chambres en céramique, dans des e-cigarettes ou sur du papier d'aluminium (chasser le dragon).
Un risque d'inflammation des voies respiratoires est possible. Il faut également prendre garde aux risques de brûlures avec le matériel.
Il s'agit de la méthode recommandée pour consommer certaines substances telles que la DMT ou le cannabis.
Combustion (fumé) Proche de la vaporisation, mais cette fois avec un processus de combustion, généralement dans des cigarettes, joints ou pipes à eau (bangs). La combustion provoquée par la flamme peut réduire les effets et surtout dégager des substances plus toxiques que la vaporisation et donc beaucoup plus dangereuses pour les voies respiratoires.
Injection
L'injection de substances psychédéliques est assez marginale, mais elle est parfois utilisée pour la recherche scientifique. Cette méthode ne présente pas d'intérêt particulier pour la consommation récréative, mais présente plus de risques. Peu de ressources existent concernant les dosages.
Il convient dans ce cadre d'utiliser correctement du matériel d'injection stérile (seringues, etc.) et d'opérer dans les meilleures conditions d'hygiène possibles pour limiter les risques d'infection et d'avoir une bonne hygiène pour éviter tout risque d'infection ou de transmission de virus tels que le VIH ou le virus de l'hépatite C. L'utilisation de substances purifiées de tout contaminant est également primordiale.
Autres méthodes D'autres voies d'administration sont parfois utilisées (par exemple la voie rectale), cependant elles restent peu documentées, aussi bien sur les dosages que sur les risques encourus. VI. Durées d'action et dosage Les substances psychédéliques, bien que reposant sur un mécanisme d'action similaire, présentent des durées d'action variables. La mescaline produit des effets pendant environ 12 heures, alors que la DMT vaporisée a une durée d'action inférieure à 15 minutes. Les différents temps d'action sont résumés dans le tableau à la fin du chapitre. Ensuite, une même substance peut avoir un temps d'action différent selon la voie d'administration. C'est par exemple le cas de la DMT qui a, comme dit plus haut, une durée d'action inférieure à 15 minutes lorsqu'elle est vaporisée ou d'environ 5 heures lorsqu'elle est ingérée avec un IMAO dans le breuvage ayahuasca. Lorsqu'une substance est ingérée, elle a généralement un temps d'action plus long que si elle est sniffée ou fumée.
Dosage La dose est l'une des principales variables qui peuvent être maitrisées lors de la préparation d'une expérience psychédélique, et elle est probablement le facteur le plus important pour déterminer la puissance de l'expérience psychédélique. La concentration exacte de la ou des molécules actives dans une substance est presque impossible à connaître sans accès à un laboratoire équipé d'une chromatographie en phase liquide à haute performance (HPLC) couplée à la spectrométrie de masse. La plupart des gens ne peuvent alors deviner le dosage qu'en fonction des informations limitées acquises sur la substance, par exemple en lisant ce qui est écrit sur le paquet, ou en faisant confiance à ce que leurs revendeurs, dealers ou amis leur ont dit.
Avec le LSD, par exemple, vous ne pouvez jamais être sûr de la quantité exacte de LSD présente dans un buvard ni même s'il s'agit vraiment de LSD. La plupart des buvards de LSD contiennent une concentration entre 50 et 200 μg. Aujourd'hui, des buvards vendus comme du LSD peuvent contenir d'autres substances comme les DOx, 25I-NBOMe ou 1P-LSD. Le 25I-NBOMe est particulièrement dangereux et a causé plusieurs décès. Il est donc très important de recueillir le plus d'informations possible sur un buvard avant de le prendre.
Dans le cas des plantes ou des champignons, la concentration des molécules psychoactives peut varier considérablement selon les espèces, les spécimens, et même entre les récoltes en fonction des conditions climatiques et d'autres facteurs environnementaux. Savoir de quelle espèce on dispose permet de doser la prise correctement. Les champignons d'une même variété cultivés en intérieur ont tendance à avoir des concentrations plus élevées que ceux cueillis dans la nature, et la puissance peut varier considérablement d'un lot à l'autre et d'une partie du champignon à l'autre (les chapeaux et les pieds ont des concentrations différentes par exemple). En raison de ces variations naturelles, hacher ou broyer des champignons secs en poudre peut aider à réduire le risque d'en prendre trop de manière inattendue.
Pour certaines molécules comme le 2C-B, une balance précise au milligramme est indispensable. Avec une balance précise au centigramme, si on pèse 0,01 g, en fin de compte il peut y avoir entre 5 mg et 15 mg ( + erreurs de tare éventuelle) donc du simple au triple ! Il est aussi fortement recommandé de bien nettoyer votre balance avant et après chaque usage pour éviter des erreurs de mesure ainsi que le mélange des produits, et de vérifier l'étalonnage de la balance régulièrement (selon le manuel de la balance). Il conviendra également de bien penser à peser l'ensemble de vos prises en amont de l'expérience pour éviter toute erreur de mesure.
Les tableaux suivants montrent les dosages approximatifs des substances psychédéliques et, selon les voies d'administration les plus courantes, la durée de leur effet ainsi que le temps nécessaire pour une disparition des effets. Étant donné que les concentrations peuvent varier considérablement entre les substances, il est toujours recommandé de prendre la dose la plus faible perceptible ou la dose « seuil » avant d'en prendre plus et de ne pas en reprendre tant que l'on n'a pas atteint le pic d'action de la substance, au risque d'un surdosage retardé. Pour éviter d'éventuelles réactions allergiques ou la prise de substances non désirées, il est recommandé de prendre deux doses « seuil » à une semaine d'intervalle. Il existe bien sûr un grand nombre d'autres psychédéliques et de nouveaux produits de synthèse (NPS) sur le marché. Les doses ne sont pas toujours bien connues pour ces derniers et des précautions supplémentaires doivent être prises lorsque vous essayez une substance pour la première fois. Si le poids et le sexe de la personne peuvent faire varier les effets, d'autres facteurs tels que la tolérance et/ou l'expérience précédente peuvent aussi jouer un rôle important. Les doses fortes et très fortes indiquées dans le tableau ci-dessus s'adressent à des personnes expérimentées et risquent de provoquer des expériences difficiles à gérer, traumatisantes ou effrayantes, même pour les psychonautes avancés. Si votre produit a été correctement dosé, mais qu'aucun effet n'apparaît au bout des temps indiqués, il faut d'abord remettre en question la substance. Il est toujours conseillé de patienter encore 1 à 2 heures après la prise avant de penser à éventuellement en reprendre. Le temps d'action peut varier entre autres selon le niveau de fatigue, le dernier repas et le délai depuis celui-ci, les prédispositions individuelles, etc. * Il existe de nombreuses espèces de champignons et les dosages peuvent grandement différer d'une espèce à l'autre (P. semilanceata, P. azurescens…) ou s'il s'agit de sclérotes (truffes)
** La mescaline synthétique est rare et ce sont souvent d'autres substances avec des dosages différents qui sont vendus comme tels, faites tester vos produits. VII. Contre-indications et interactions Au sein des essais cliniques menés dans certains hôpitaux, plusieurs pathologies, notamment des troubles psychiatriques, sont contre-indiquées. Par exemple : les troubles psychotiques comme la schizophrénie ainsi que les troubles bipolaires. Le risque de survenue d'un épisode psychotique est majoré chez des personnes présentant ces troubles. De plus, les substances psychédéliques provoquent des effets cardiovasculaires. Ainsi les individus présentant certains troubles cardiovasculaires sont également exclus des études. Même si les psychédéliques sont généralement très sûrs et peu toxiques lorsqu'ils sont pris seuls, il existe des risques quand ils sont mélangés avec d'autres substances. Le plus important est celui du syndrome sérotoninergique, qui peut survenir lors de la prise de substances sérotoninergiques pouvant entraîner un excès de sérotonine dans le système nerveux central et qui peut être potentiellement mortel.
Les symptômes du syndrome sérotoninergique incluent notamment une pression artérielle élevée, une fréquence cardiaque rapide, une température corporelle élevée, des tremblements, de la transpiration, des pupilles dilatées et de la diarrhée. Cela peut être confondu avec les effets normaux de la substance, en particulier des stimulants tels que la MDMA. Pour cette raison, il n'est pas recommandé de consommer des psychédéliques si l'on prend déjà des inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine (ISRS), des inhibiteurs de la recapture de la sérotonine noradrénaline (IRSN), des inhibiteurs de monoamine oxydase (IMAO), ou des antidépresseurs tricycliques (TCA). Il est toujours recommandé de rechercher les informations appropriées si vous prenez un médicament avant de consommer une substance psychédélique.
Médicaments
Certains médicaments, notamment des antibiotiques, des médicaments pour la sphère cardiovasculaire et certains antirétroviraux peuvent empêcher le métabolisme (c.-à-d. la biotransformation) de certaines substances et vont donc augmenter leur durée d'action et leurs effets indésirables potentiels.
Tramadol Le tramadol est un antalgique opioïde synthétique, utilisé pour traiter la douleur modérée. Comparé à d'autres antalgiques, le tramadol agit à la fois comme un agent de libération de la sérotonine, et comme un inhibiteur de la recapture de la sérotonine. Son association avec des psychédéliques peut être dangereuse, voire mortelle. Le risque de convulsions et de syndrome sérotoninergique est encore plus élevé si le tramadol est pris avec des amphétamines, de la MDMA ou d'autres stimulants tels que la cocaïne. Combiné à des opioïdes, des benzodiazépines, de la kétamine ou de l'alcool il y a des risques de dépression respiratoire, de coma ou de décès.
Lithium
Le lithium est utilisé en médecine comme médicament (TERALITHE®) dans le traitement des troubles bipolaires. C'est un régulateur de l'humeur ou normothymique. La prise chronique de lithium provoquerait dans certains cas une augmentation de la réponse au LSD. Sur des forums internet, des psychonautes mentionnent des cas d'épilepsie suite à une consommation conjointe de ces substances. Les effets indésirables connus du lithium présentent d'ailleurs des risques de tremblements et des états convulsifs. De plus, il existerait un risque de syndrome sérotoninergique en associant lithium et substances psychédéliques. Les sujets traités par du lithium sont exclus de la plupart des essais cliniques portant sur les psychédéliques. Premièrement en raison des interactions citées ci-dessus et ensuite en raison du risque de développer une phase maniaque chez des sujets bipolaires. L'usage de substances psychédéliques est donc contre-indiqué chez des personnes souffrant d'un trouble bipolaire ainsi que celles traitées par du lithium.
Alcool
L'alcool est un dépresseur du système nerveux central. La consommation de stimulants comme la MDMA diminue les effets dépresseurs de l'alcool, mais leurs toxicités sur le foie demeurent et même se cumulent. Certaines personnes pourront donc être tentées de boire plus d'alcool. Cependant, les effets de l'alcool risquent d'être ressentis fortement lorsque ceux du stimulant s'estomperont.
Il est donc déconseillé de consommer une substance stimulante et sédative en même temps. Il est aussi fortement déconseillé de boire de l'alcool avec de la kétamine.
La kétamine est un anesthésique dissociatif et un sédatif. Le mélange de la kétamine avec l'alcool peut donc entraîner une forte somnolence, de la confusion, une perte de coordination, une respiration ralentie, des vomissements, des convulsions voire même un coma.
À part de possibles nausées, il n'y a pas d'interaction particulièrement défavorable connue avec le LSD ou la psilocybine. Néanmoins, les effets subjectifs de l'alcool sont très souvent bloqués ou atténués après une prise de LSD ou de psilocybine, ce qui augmente les risques associés à l'alcool lui-même.
Cannabis
Le cannabis a des effets multiples, il est capable d'agir comme un stimulant, un hallucinogène, un sédatif ou un dépresseur. Il peut donc avoir une synergie étonnamment forte et quelque peu imprévisible avec les psychédéliques.
Attention notamment à la consommation de cannabis pour « détendre » une personne qui manifesterait de l'anxiété sous psychédéliques : le cannabis n'est pas anxiolytique et - surtout chez des personnes peu habituées - ses effets peuvent augmenter la confusion, l'anxiété et déclencher de véritables « bad trips ».
Changa
Ces débris végétaux à fumer peuvent être fabriqués de différentes façons, mais ils contiennent toujours un mélange de DMT et d'IMAO. Ces derniers entraînant de très nombreuses interactions, dont certaines peuvent s'avérer vraiment dangereuses, renseignez-vous sur la composition exacte du produit et sur ses interactions. En l'absence d'information sur son contenu, si vous consommez de la Changa, évitez de consommer d'autres produits à côté.
Autres interactions Voici sur les pages suivantes un tableau des interactions entre les substances les plus utilisées, adapté et traduit depuis celui de Tripsit et de l'association de réduction des risques polonaise SIN. Tripsit est un site web, open source, d'information et de réduction des risques qui contient de nombreuses informations précieuses sur la consommation de substances psychoactives. Ils ont également une fonction de chat web pour les questions et les discussions (en anglais). En cas de doute ou pour d'autres interactions, visitez leur site internet : https://tripsit.me/ . VIII.Microdosage Le microdosage (« microdosing » en anglais) gagne récemment beaucoup en popularité. Il consiste à consommer des psychédéliques à des doses infimes de telle sorte que les effets ne soient pas perçus.
De nombreuses vertus lui sont attribuées (amélioration de l'humeur, plus d'énergie, créativité accrue, neurogenèse, etc.), mais les résultats des différentes études scientifiques sur ce sujet sont pour l'instant contradictoires. Ces effets ne sont donc pas scientifiquement avérés et pourraient être le résultat d'un simple effet placebo. De plus, nous ne connaissons pas encore les effets à long terme de ces pratiques. Certaines études supposent également qu'un usage chronique du microdosage pourrait, par l'activation des récepteurs 5-HT2B, être risqué pour le cœur.
Le microdosage repose généralement sur du LSD ou des champignons à psilocybine avec une dose correspondant à environ 1/10 d'une dose moyenne. D'autres substances psychédéliques sont parfois utilisées, mais cela reste marginal. La prise suivra de préférence un rythme régulier sans pour autant être quotidienne afin d'éviter la création d'une tolérance à la molécule.
Une technique pour diviser efficacement une dose, notamment de LSD, est la dilution volumétrique qui consiste à mettre une dose dans un liquide (eau minérale, alcool) et de diviser ce liquide en fractions souhaitées. Cette démarche est importante notamment pour les buvards, car le produit peut être mal imprégné sur le carton et la découpe ne sera pas exacte.
Deux protocoles sont aujourd'hui principalement connus : le premier, établi par le psychologue James Fadiman, consiste en une prise tous les trois jours, le second, du mycologue et entrepreneur Paul Stamets, combine la psilocybine à d'autres substances (hydne hérisson et vitamine B3) durant cinq jours de prise, suivis de deux jours de pause avec des dosages légèrement plus légers que le protocole de Fadiman. La dose du microdosage étant proche de la dose perceptible, il convient d'être extrêmement vigilant suite à la prise car le microdosage pourra altérer la perception. Il faudra donc éviter de le pratiquer avant la conduite d'un véhicule ou d'un engin, ou toute activité potentiellement dangereuse.
Il est également important de rappeler que la consommation de substances psychédéliques, même à des doses non perceptibles comme ici dans le cas du microdosage, reste dans tous les cas un délit en France. IX. Nouveaux produits de synthèse Les Nouveaux Produits de Synthèse (NPS) regroupent les substances psychoactives dont l'usage est récent, avec peu de recul sur leur consommation humaine et donc peu de connaissances sur leurs risques et dosage.
Parmi ces NPS, les « Research Chemicals » (RC) sont des substances synthétiques dont la structure moléculaire et les effets sont proches de substances réglementées.
Ces substances sont souvent vendues sur le marché gris, profitant du flou juridique qui les entoure pour les commercialiser. Le prix de ces substances étant généralement plus faible que celui des molécules illégales et leur accès plus simple grâce à leur légalité, il n'est pas rare que certains vendeurs proposent ces NPS en les faisant passer pour d'autres substances. La différence pourra selon les cas être difficilement perceptible par un non-initié et même parfois indécelable.
Par exemple, un carton de LSD peut abriter du 25I-NBOMe, une phénéthylamine proche des 2C-x, mais beaucoup plus puissante et dangereuse ou bien du 1cP-LSD dont les effets sont sensiblement identiques à ceux du LSD. La kétamine est également souvent substituée par d'autres dissociatifs.
Du fait du manque de recul sur l'usage de ces substances, il est difficile de connaître leur impact sur la santé des psychonautes sur le long terme et le résultat peut parfois être dramatique (le 25I-NBOMe a par exemple été lié à de nombreux accidents et peut être fatal à forte dose). Il est donc indispensable de faire tester ses produits avant consommation pour éviter toute surprise et, en cas de consommation volontaire, de se renseigner au maximum sur la molécule et ses risques.
Des centaines de ces molécules sont aujourd'hui en circulation. Beaucoup d'entre elles, issues des travaux du chimiste américain Alexander Shulgin, peuvent être retrouvées dans ses livres PiHKAL et TiHKAL fournissant des informations précieuses aux personnes souhaitant les expérimenter.
De nombreux NPS sont progressivement classés comme stupéfiants par différents pays, mais des laboratoires continuent de dériver des molécules psychédéliques pour en fournir un équivalent légal. Leur origine est bien souvent inconnue et leur consommation est potentiellement dangereuse.
Voici une liste non exhaustive de NPS psychédéliques couramment rencontrés :
• Lysergamides : 1P-LSD, ALD-52, AL-LAD …
• Tryptamines : 4-AcO-DMT, 5-MEO-DMT, 5-HO-DMT, MET …
• Phénéthylamines : Famille 2C-x (2C-B, 2C-P, 2C-T-7…), 25I-NBOMe, DOC, DOB, TMA-2 …
Outre les substances psychédéliques, des NPS peuvent exister pour l'ensemble des substances psychoactives (Stimulants, Cannabinoïdes, etc.). Nous retrouverons notamment selon leurs effets :
• Dissociatifs : 2-FDCK, MXP …
• Empathogènes : 6-APB, 5-MAPB, 3-MMC, 4-MMC … « Explorations » par McPrine Autour de l'expérience Suis-je vraiment prêt ? « J'ai regardé les rideaux de la pièce et ils se sont transformés en un or vaporeux. La pièce entière s'est remplie d'or, comme sous l'effet d'un soleil puissant. Les murs se sont transformés en or, la couverture du lit était en or, mon corps tout entier devenait de l'or, de l'or liquide, scintillant, chaud. J'É TAIS DE L'OR. C 'était la sensation la plus agréable que j'avais jamais éprouvée, comme un orgasme. » Anais Nin I. « Set and setting » Les substances psychédéliques peuvent avoir des effets variés et imprévisibles. La sensorialité, l'émotivité, et les fonctions cognitives sont modifiées, ce qui produit notamment une sensibilité forte au contexte environnant. Ainsi, la subjectivité de l'expérience vécue peut être fortement impactée par ce qui se passe autour. Une musique, des personnes, des paroles, des gestes, etc. sont autant d'éléments qui agissent sur l'expérience. En anglais, ce contexte de prise et son influence sont dénommés le « setting ».
Ce « setting » fait aussi référence à l'environnement dans lequel la personne se trouve, les meubles, les couleurs, matériels, images, intérieur, extérieur, etc. Un environnement accueillant et familier est normalement recommandé alors qu'un environnement bruyant, étrange, ou une ambiance non adéquate sont généralement déconseillés.
Les états mentaux sont parfois fluctuants ; au cours de l'expérience, des personnes peuvent vivre des moments d'angoisse, de peur, de tristesse, puis connaître quelques instants après un état de bien-être, de sérénité, de profonde paix intérieure. Ces changements d'état peuvent être influencés par le « setting ».
Il y a un autre élément essentiel qui agit sur l'expérience, c'est la personne elle-même. Il y a notamment la connaissance du produit consommé et les expériences passées qui peuvent la placer dans un état de confiance ou de méfiance.
Il y a également l'état de santé : si la personne est atteinte d'un trouble psychiatrique par exemple. Mais, de manière plus frappante avec les psychédéliques, l'état mental et psychologique prend une place importante comparativement à d'autres substances psychoactives. Par exemple, la substance peut exacerber les états mentaux d'une personne se sentant anxieuse ou triste. Des états personnels plus courants comme la fatigue ou l'humeur du moment peuvent également affecter l'expérience.
Inversement, il sera possible d'orienter l'expérience dans une direction souhaitée avec une préparation avant la prise ou la recherche d'une intention tout en prenant soin de choisir le moment opportun pour l'effectuer. Ces dispositions mentales sont dénommées le « set » en anglais.
Le « set and setting » est donc une formule anglaise, que l'on pourrait traduire par « dispositions mentales et contextuelles », qui permet de résumer l'influence de nombreux facteurs sur l'expérience psychédélique. Le « set and setting » influence de nombreux effets psychédéliques et l'aspect positif ou négatif de l'expérience. Un bon « set and setting » peut permettre de vivre une expérience positive, tandis qu'un mauvais « set and setting » risque de provoquer des expériences négatives pouvant avoir un impact fort et parfois à long terme sur la santé mentale. Le « set and setting » est donc un aspect fondamental de la réduction des risques, qui va passer par une préparation individuelle et un soin apporté au contexte de prise.
Que ce soit dans un but festif, introspectif, de découverte, de voyage ou thérapeutique, les motivations pour consommer une substance psychédélique sont variées. Cependant, il est souvent judicieux et conseillé de préparer son voyage. Imaginez l'ascension d'un sommet montagneux. La plupart des randonneurs affirmeront certainement que l'ascension était fabuleuse. Néanmoins, elle peut être désastreuse si vous n'avez pas prévu les bons habits, si vous partez à la mauvaise saison, sans eau et si vous ne connaissez pas du tout la route. Ne pas être préparé, que ce soit pour une ascension ou pour la consommation d'un psychédélique, augmente les risques de vivre une expérience difficile ou parfois traumatisante. Alors, ne négligez pas le « set and setting » qui est un facteur essentiel pour que l'expérience se passe au mieux. II. Connaître les produits Savoir quel produit est consommé est essentiel. Cela permet de définir la dose, de prévoir certains effets, dont les potentiels effets indésirables et leur durée.
Il peut exister des risques de confusion entre les produits dont certains revendeurs tirent profit. Pour les psychédéliques, cela concerne principalement les Nouveaux Produits de Synthèse (NPS). Ces nouvelles substances échappent parfois à la législation sur les stupéfiants. Elles ressemblent, par leur structure chimique et leurs effets, à des substances psychoactives plus connues, classées comme stupéfiants (cf. chapitre « Nouveaux produits de synthèse »).
Des NPS sont parfois vendus comme étant de la mescaline, alors appelée « mescaline synthétique », ou du LSD.
Depuis les années 1990, Médecins du Monde et d'autres acteurs de la réduction des risques de la scène techno ont développé des techniques pour identifier les produits consommés.
Aujourd'hui, la Chromatographie sur Couche Mince (ou CCM) et la spectrométrie infrarouge sont les dispositifs d'analyse les plus déployés sur le réseau national. Ces dispositifs d'analyse permettent de détecter les différentes substances psychoactives présentes au sein d'un produit. Le résultat est qualitatif et non quantitatif. C'est-à-dire que le nom des différentes molécules retrouvées pourra être donné, mais pas leur quantité.
De plus, en cas de produit aux effets inhabituels ou dangereux, les intervenants en réduction des risques peuvent solliciter l'Observatoire français des drogues et tendances addictives (OFDT) pour faire analyser des échantillons de façon très précise (résultats quantitatifs, mais souvent plus longs à obtenir). Ce dispositif est souvent utilisé pour les stupéfiants non psychédéliques, mais peut to -
Sean Duffy’s family road-trip reality series: we watched it – will anyone else?
Trump transport chief’s YouTube show vowed to ‘celebrate America’s story’ – it’s debatable whether it celebrates anything besides the Duffys themselves
It would be fair to say that the Trump administration’s celebration of the United States’s 250th birthday has been unorthodox – involving, as it has, an Ultimate Fighting Championship (UFC) event at the White House, a poorly attended state fair, and a car race through Washington, before which the US president will take a lap of honor.
On Tuesday, however, Donald Trump officials dropped perhaps their weirdest 250th offering yet: a six-part travel show in which the US secretary of transportation take his entire family on a startlingly self-involved, creatively funded road trip around the country.
Continue reading... -
[Brochure] Retour sur la campagne d’actions « Plus chaud que le nucléaire – pour un printemps noir en 2026 »
[Brochure] Retour sur la campagne d’actions « Plus chaud que le nucléaire – pour un printemps noir en 2026 »
Lu sur mars-infos.org
Cette brochure a été réalisée en juin-juillet 2026 à des fins d’archives et de diffusion de l’information, mais avant tout dans l’idée qu’elle puisse servir de support à des discussions sur les perspectives de lutte anti-nucléaire.
Elle recense une série de textes s’inscrivant dans le cadre d’une campagne d’action initiée dès l’hiver 2026 par un texte d’appel intitulé : « Plus chaud que le nucléaire – pour un printemps noir en 2026 ». Cet appel s’inscrivait lui-même dans le contexte de la lutte contre le projet CIGEO en France, et dans le contexte plus général de la lutte contre la société nucléaire. Cet appel a été suivi d’effets en Allemagne et en France. La présente brochure recense les différents textes de revendication d’actions trouvés sur internet et se référant explicitement à l’appel à un printemps noir. Il n’est pas exclu que des actions/textes aient été oubliés, auquel cas, n’hésite pas à compléter cette brochure et à la modifier.
Les textes de revendication ont été reproduits en entier pour que les idées s’expriment, pour faire vivre le dialogue anonyme que peuvent permettre de tels textes, pour lutter contre l’invisibilisation des actions directes offensives et des idées qui les accompagnent qui peut exister dans l’espace médiatico-politique mais aussi parfois à l’intérieur même du mouvement anti-nucléaire. Cette brochure est donc une invitation à la réflexion.
Et si besoin, voilà quelques questions pour ouvrir la discussion : quel bilan critique tirer de la séquence du printemps noir ? Que dire des cibles choisies ? des méthodes employées ? Quelle est la situation de l’industrie nucléaire en France ? en Allemagne ? Où en est CIGEO depuis la parution de l’appel à un printemps noir ? Comment envisager une lutte au-delà des frontières ? Quelle articulation avec « d’autres » luttes : contre le militarisme, le colonialisme, la répression, l’État ?
Des idées pour la suite ?Enfin, merci aux traducteur·ice·s et à toutes les personnes qui permettent que ces informations circulent, et une chaleureuse accolade à celleux qui sortent attaquer malgré les risques. Solidarité avec celleux en cavale et à l’ombre !
-
Il y a une bonne astuce sur WhatsApp pour éviter d’être ajouté dans des groupes suspects

Vous en avez marre d'être ajoutés à des groupes WhatsApp par de parfaits inconnus ? Entre les spams et les notifications abusives, ces invitations forcées sont un vrai fléau. Il y a un moyen simple et rapide de bloquer ces ajouts indésirables.
-
Persuasion, denial and bluster: Trump ‘stuck’ on Iran war ahead of elections
As the president tries to extract the US from his Iran war quagmire, leadership in Tehran is only too happy to crush his midterm dreams
In the aftermath of his devastating election defeat, the US president remained haunted by regrets over Iran.
Months before Jimmy Carter lost the 1980 presidential election to Ronald Reagan, eight US servicemen died in a botched high-risk rescue mission that failed to secure the freedom of dozens of US hostages seized in Tehran.
Continue reading... -
«Je n’arrive pas à comprendre ce système»: des victimes de Joël Le Scouarnec atterrées par l’opération de communication de Darmanin
L’annonce opportune de l’ouverture d’une nouvelle information judiciaire dans l’affaire Le Scouarnec a permis au garde des Sceaux de s’offrir une opération de communication, au détriment des victimes toujours en attente de justice. -
Le dragon, ancien symbole des empereurs, est devenu l’emblème d’une Chine conquérante
Après l’abdication du dernier empereur Puyi en 1912, la créature hybride s’est transformée en symbole de toute la nation chinoise. Même le numéro un communiste Xi Jinping se proclame «descendant des dragons». -
L'eau manque ? Trois ouvrages pour comprendre cette précieuse ressource
Canicules, sécheresses, pluies diluviennes... Voici un livre, un documentaire et une BD pour plonger dans une belle lutte victorieuse, comprendre les problèmes liés à l'eau et découvrir les solutions imaginées par les chercheurs.
Lire la suite - À découvrir / Sélection culturelle
« Il faut, autant qu'on peut, obliger tout le monde : on a souvent besoin d'un plus petit que soi », écrivait La Fontaine dans la fable Le lion et le rat. Face à la sécheresse envahissante et aux restrictions d'eau imposées, le « plus petit que soi » ne serait-il (…) -
Natalie Harp Was the Document Author of Trump’s Blow-Off of the January 6 Committee
I was reminded that when I wrote this post on the final workings of the January 6 Committee, I checked the document metadata for the conspiratorial rant Trump sent Congress in lieu of a real legal response.
I suspect I checked the metadata because, even amid the intemperate rants that stood in for legal defense at the time, this was a remarkable piece of propaganda.
A month before Donald Trump would formally announce his campaign, Natalie Harp announced her centrality in Donald Trump’s orbit with a final act of defiance to the January 6 Committee.
It raises whole new questions about how she landed that role.
The post Natalie Harp Was the Document Author of Trump’s Blow-Off of the January 6 Committee appeared first on emptywheel.
