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La révolution, c'était demain
La série radiophonique « Ils dévoraient la ville avec imagination » retrace l'histoire de Souffles, revue marocaine de poésie d'avant-garde née en 1966. Jusqu'à l'arrestation de plusieurs de ses membres en 1972, elle a participé à un large mouvement culturel révolutionnaire. Six beaux épisodes signés Ella Bellone.
Au premier trimestre 1966 sort dans les kiosques marocains une revue. La Une est sobre, soleil noir sur fond blanc cassé : Souffles (Anfâs en arabe). « Ça ne payait pas de mine, ça ne coûtait pas cher, je l'ai achetée. Je me suis rendu compte qu'il y avait quelque chose de nouveau », témoigne Abdelkader Lagtaâ, un futur contributeur. La revue, fondée collectivement par Mostafa Nissaboury, Abdellatif Laâbi et Mohammed Khaïr-Eddine, rassemble des poètes qui veulent réinventer leur art, une langue et exploser les cadres. De ces ambitions premières, littéraires et radicales, la série radiophonique – disponible à l'écoute sur le site de l'INA – entremêle lectures, créations sonores et témoignages. Les noms des protagonistes n'étant cités qu'à la fin de chaque épisode, l'ensemble crée une forme de chorale collective, racontant les ambitions d'une époque où la politique s'immisce vite.
Mars 1965, un an avant la sortie du premier numéro, une révolte partie de l'université de Casablanca entraîne des manifestations dans tout le pays dont la répression provoque un millier de morts. Une génération politique se crée. Déçus par la soumission à l'ancienne puissance coloniale dix ans après l'indépendance, pétris des luttes internationalistes de leur époque, les membres de Souffles créent des ponts avec d'autres mouvements, à l'étranger. La revue commence à faire parler d'elle, et le référentiel idéologique s'oriente rapidement vers le marxisme-léninisme. « Notre intention était la révolution, on ne voulait pas que cette revue soit une institution, on voulait qu'elle soit tout le temps en mouvement. »
En juin 1967, la guerre des Six Jours menée par Israël contre ses voisins entraîne – entre autres – l'occupation de larges territoires de la Palestine, et la prise de conscience du « problème » palestinien dans le reste du monde arabe, notamment au Maghreb. « Il a fallu attendre la guerre de 1967 pour qu'on découvre qu'on était arabes », témoigne Abdellatif Laâbi. Dès lors, la préoccupation pour la Palestine devient constante. En 1969, un numéro spécial lui est consacré, un tournant dans l'histoire de la revue. Car la guerre des Six Jours marque pour beaucoup l'échec des régimes panarabes. Une critique de gauche naît : ces régimes ne sont pas « allés assez loin dans la transformation sociale de leur pays ». L'équipe de Souffles passe à la contestation politique frontale. Une organisation clandestine est créée. Cette deuxième époque voit les audiences augmenter, et une version en arabe est éditée.
La série radiophonique prend le temps d'explorer l'ambiance d'une époque, ses aspirations autant que ses questionnements. En 1972, de multiples arrestations ont lieu, beaucoup sont torturés, dont Abdellatif Laâbi qui passera plusieurs années derrière les barreaux. Accusé d'avoir voulu faire tomber la monarchie, une seule preuve sera amenée lors de son procès : tous les exemplaires de Souffles.
Margaux Wartelle -
« Sans sucre, qui sommes-nous ? »
Yailín Laffita von den Hove est anthropologue. Dans sa thèse, elle étudie l'impact du démantèlement de l'industrie sucrière de Cuba au début des années 2000 sur ses ancien·nes travailleur·euses. Plongée dans les mémoires collectives et les quotidiens en crise d'une île qui tente de se maintenir debout.
Pourquoi avoir fait une thèse en anthropologie, et pourquoi précisément à Cuba ?
« J'ai grandi à Cuba, à la Havane. Mon père est cubain et ma mère est belge, c'est pour ça que je suis venue étudier en Belgique, où j'ai conduit ma thèse. L'anthropologie m'a notamment permis de retourner faire du terrain sur l'île et d'être au plus près du quotidien des personnes, loin des analyses géopolitiques. Cuba, c'est un sujet clivant et idéologiquement chargé. Quand les gens en parlent, c'est souvent noir ou blanc, avec des idées très arrêtées. Par exemple, la question qui revient tout le temps c'est : “Alors, est-ce que les gens y croient à la révolution ?” J'espérais que mes recherches puissent apporter un peu de nuance là-dedans. »
Comment en es-tu venue à travailler sur les travailleuses et travailleurs de l'industrie sucrière de Banes ?
« J'ai d'abord commencé à m'intéresser au développement du travail indépendant dans la région de Viñales, dans le contexte du dégel des relations avec les États-Unis après 2014. Je voulais savoir quelles étaient les reconfigurations dans la vie quotidienne des travailleur·euses, dans ce contexte de prospérité retrouvée. Puis, comme une partie de ma famille vient de l'est, j'ai voulu voir comment ça se passait dans une région qui ne bénéficiait pas du boom du tourisme. C'est comme ça que j'ai atterri à Banes, dans la province de Holguín. En arrivant, j'ai visité le site de la centrale sucrière de la ville qui a fait vivre la communauté pendant des décennies, aujourd'hui démantelée. Là, j'ai compris à quel point le sucre avait été monumental dans l'histoire de Cuba.
J'ai décidé de me concentrer sur les trajectoires personnelles et professionnelles et les dynamiques quotidiennes des ancien·nes travailleur·euses de l'agro-industrie sucrière et de leurs familles.
« À partir de la Révolution, l'industrie sucrière incarne le progrès, la diversité culturelle et surtout la libération du peuple cubain »
Mon objectif était de répondre à deux questions. D'abord : que sont devenu·es les travailleur·euses du sucre après le démantèlement de l'industrie ? L'autre question, c'est comment le rapport au temps et à l'histoire de ces personnes a évolué ? Deux dimensions centrales à Cuba, puisque l'histoire a un rôle très important dans le discours révolutionnaire et dans la construction de l'imaginaire autour de l'identité cubaine. »
La question de l'identité cubaine, ou « cubanía », est intimement liée à celle du sucre, pour quelles raisons ?
« Le sucre a d'abord été un symbole du passé colonial sous l'Empire espagnol avec l'organisation du travail sous le régime des plantations, puis de dépendance avec l'installation de la United Fruit Company (UFC) étatsunienne à l'indépendance en 1901. En 1959, c'est la Révolution et les grandes nationalisations. Le sucre est alors réhabilité comme élément fondateur de l'identité cubaine, avec tout un discours officiel qui balaye les violences que le sucre représentait, pour mettre en avant sa contribution à l'État productif socialiste. À partir de là, l'industrie sucrière incarne le progrès, la diversité culturelle et surtout la libération du peuple cubain. On entend encore aujourd'hui ce dicton : “Sin azúcar, no hay país” (“Sans sucre, le pays n'existe pas”).
« À Banes, j'ai compris à quel point le sucre avait été monumental dans l'histoire de Cuba »
Après la Révolution, la figure des travailleur·euses du sucre a été revalorisée et glorifiée comme celle des “révolutionnaires par excellence”. C'est ce qui explique aussi comment le démantèlement de l'industrie sucrière a profondément impacté ces communautés, qui se sont demandées : sans sucre, qui sommes-nous ? »
À Banes, en particulier, quelle place a occupé le sucre ?
« À Banes, la ville s'est structurée autour de la production et l'exploitation du sucre à partir de l'indépendance de Cuba. La UFC y a installé la centrale sucrière Boston qui a organisé la vie de la communauté pendant la première moitié du siècle : hôpital, logements, réseau d'égouts… Tout était détenu par la compagnie. En 1959, la centrale est nationalisée et prend le nom de Nicaragua. L'État concrétise alors sa vision techniciste et productiviste du progrès : le complexe agro-industriel (CAI) voit le jour dans les années 1980. Il incarne ce futur industriel qui doit permettre à l'État de mettre en œuvre les mesures sociales promises. L'objectif est de centraliser toutes les activités qui gravitent autour de la production du sucre : les logements, la culture de fruits et légumes, l'élevage d'animaux pour l'alimentation des travailleur·euses… À Banes il y a même des glaçons produits au sein du CAI ! C'est une forme de mini-version de l'État cubain dans l'organisation de la vie et le rapport des gens à la centrale. C'est une période de prospérité et d'épanouissement pour les habitants. »
Jusqu'au démantèlement…
« Oui, mais tout cela a été un long processus, à la fois confus et brutal. Le démantèlement a commencé en 1998 suite à ce qu'on appelle la “Période spéciale en temps de paix”, la première crise politique et économique. Avec la dissolution du bloc soviétique, plus rien n'arrivait sur l'île, et le sucre ne s'exportait pas. En 2002, le gouvernement décide de diviser par deux la production sucrière et acte un plan de restructuration. La centrale Nicaragua en fait partie. Les travailleur·euses ont perdu leur travail, alors même qu'on leur avait dit que leur travail était essentiel à la réussite du pays. Le démantèlement est vécu comme une trahison. C'était très émouvant de faire des entretiens avec ces hommes et ces femmes pour qui la centrale sucrière était une fierté, toute leur vie. C'est un vrai traumatisme, l'un des travailleurs avec qui j'ai parlé m'a raconté avoir perdu la vue pendant trois ans. D'autres ont fait des décompensations nerveuses. Ça a été d'autant plus dur qu'à Banes la promesse de se reconvertir dans le tourisme ne tient pas la route comme dans d'autres régions de Cuba, parce que le secteur ne peut pas absorber toute la main d'œuvre. »
En retraçant la trajectoire historique de l'industrie sucrière, tu racontes l'évolution du rapport des travailleur·euses à l'État révolutionnaire cubain. Tu écris : « La Révolution […] produit ou s'approprie des discours, joue un rôle dans la formation des personnes, exige travail et sacrifice, engendre des attentes et des frustrations. » Quelles formes ont pris ces attentes et ces frustrations ?
« La Révolution est un concept polysémique : il renvoie à la fois à une structure étatique, une classe dirigeante, un évènement historique ou encore un projet national encore en cours. Les Cubain·es s'y rapportent de différentes manières, c'est une négociation constante. Par exemple, pendant longtemps les communautés ont adhéré aux discours officiels qui mobilisent énormément les figures et les batailles pour l'indépendance de la patrie. Selon elleux, c'est dans les luttes passées que l'on va trouver les outils pour solutionner les enjeux du présent. À partir de la “période spéciale”, les vécus des travailleur·euses ont commencé à diverger. À Banes, comme les justifications de l'État sont jugées insatisfaisantes, on va expliquer le démantèlement de l'industrie sucrière par l'incompétence de certains dirigeants ou par le fait que l'état n'a pas assez défendu les travailleur·euses.
« Les références à Fidel Castro et au discours révolutionnaire ne mobilisent plus comme avant »
Ces contre-discours, j'ai commencé à les entendre ces dernières années quand Cuba est entrée dans le “Moment conjoncturel”. Un nouvel euphémisme pour une nouvelle séquence de crise… Avec Trump, le renforcement du blocus, l'intervention militaire au Venezuela, c'est maintenant l'incertitude qui prime. »
Comment ce rapport s'illustre aujourd'hui, alors que le gouvernement cubain vient de livrer, en juin, un nouveau paquet de réformes économiques qui rompt complètement avec le projet socialiste ?
« Je me suis beaucoup demandé si l'analyse de ma thèse n'était pas déjà obsolète. Les 176 mesures récemment adoptées par le Parlement sont une rupture dans l'essence même de l'économie socialiste. Elles impliquent de mettre un terme à la planification, d'ouvrir aux investisseurs privés étrangers des secteurs stratégiques ou encore de supprimer le caractère universel des aides sociales. Or, la nuance et l'ambivalence vis-à-vis de l'État dont les Cubain·es me faisaient part pendant les entretiens sont déjà fortement affaiblies aujourd'hui. Les références à Fidel Castro et au discours révolutionnaire ne mobilisent plus comme avant alors que leur quotidien devient de plus en plus difficile, entre files d'attente et coupures de courant... On se demande : “Où est-ce que le sucre nous a menés finalement ? À quoi tout ça nous a servi ?” On navigue entre un passé inutile et un futur incertain. »
Propos recueillis par Laëtitia Giraud -
Trump downplays concerns about sailors onboard USS Abraham Lincoln amid record deployment
President said nine months at sea ‘not nearly long enough’ even as families call for attention to mental health crisis
Donald Trump has downplayed concerns about US sailors enduring a record-setting deployment of nearly nine months onboard the USS Abraham Lincoln on Friday, saying the deployment was “not nearly long enough” as concerns mount over mental health and supply issues onboard the aircraft carrier.
The US president made the comments during a brief exchange with reporters before flying to New York for an event highlighting falling violent crime rates across the US.
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Trump says he will declare Strait of Hormuz a US territory
President Trump claimed during remarks on Long Island, N.Y., on Friday that he will make the Strait of Hormuz a U.S. territory, despite the fact that Oman and Iran share jurisdiction of the waterway. "Pretty soon, I will be declaring the Hormuz Strait a territory of the United States," Trump said during an address highlighting his administration's efforts to combat crime in the U.S... -
Karoline Leavitt leaves behind a legacy of lies. What's next for the Trump aide?
Karoline Leavitt, 28, is leaving her demanding job as Donald Trump's press secretary to spend more time with her two young children and her 60-year-old husband. According to a post by Trump On Truth Social, Leavitt will be departing her role at the end of the month and will serve as one of Trump's "top outside advisors". In other words: the official version of events is that Leavitt is resigning on her own terms for family reasons and not because Trump's approval ratings are at record lows and she's a rat fleeing a sinking ship... -
Trump threatens to declare strait of Hormuz ‘territory of the United States’
Seriousness of remark made in New York on Friday, and whether it signaled new policy position, not clear
Donald Trump has threatened to declare the strait of Hormuz as “a territory of the United States” as his administration struggles to conclude the war with Iran.
During a speech at a police academy on Long Island, New York, on Friday, the US president said he would “pretty soon” designate the waterway – a crucial chokepoint for global trade, through which about a fifth of the world’s seaborne oil supplies typically pass – a US territory.
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BBC seeks to subpoena Trump children and son-in-law over defamation lawsuit
Network wants to serve Jared Kushner, Ivanka Trump and Donald Trump Jr after president sues over January 6 documentary
The BBC is trying to subpoena Donald Trump’s children as it builds its defense against the president’s defamation lawsuit centered on a documentary on the January 6 insurrection.
In a motion filed on Friday, the BBC sought authorization to serve Trump’s two eldest children, Donald Trump Jr and Ivanka Trump, and son-in-law Jared Kushner, with subpoenas for testimony and their records on the events of 6 January 2021.
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Montage policier : perquisitions, famille menottée et 100 heures de gardes à vue sur la base de présomptions
Le ministère de l'Intérieur se vante d’une «coopération particulièrement précieuse» avec la police italienne de Giorgia Meloni, l'affaire se dégonfle déjà
L’article Montage policier : perquisitions, famille menottée et 100 heures de gardes à vue sur la base de présomptions est apparu en premier sur Contre Attaque.
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Wisconsin Governor primary upset. Trump's catering truck ruse exposed. Outrage over air craft carrier conditions.
Democratic Wisconsin gubernatorial candidate David Crowley. Photo by Scott Olson/Getty Images.David Crowley Upsets Francesca Hong in Race for Wisconsin Governor
On Tuesday, several states including Wisconsin, Minnesota and Connecticut held primaries. In Wisconsin, after polling consistently ahead, democratic socialist State Rep. Francesca Hong, who had been leading strongly in the polls, fell short in her bid for the Democratic nomination for Governor, losing to Milwaukee County Executive David Crowley by 0.5 percent. Just a month earlier, Crowley had dropped his campaign for Governor amid poor polling but reentered ten days later at the urging of Democratic Governor Tony Evers (D-WI), who endorsed him in a last minute attempt to halt Hong’s momentum. Belying claims of intraparty animosity, Hong immediately endorsed Crowley and appeared with the entire Democratic slate at a unity breakfast, pledging to campaign together to ensure a Democratic win in November.
In the hard-fought race for the Democratic nomination for U.S. Senate from Minnesota, Lieutenant Governor Peggy Flanagan, a progressive endorsed by Senator Bernie Sanders (I-VT) and Rep. Alexandria Ocasio-Cortez (D-NY), defeated moderate Rep. Angie Craig (D-MN) by almost 20 points. Despite Hong’s narrow loss in neighboring Wisconsin, Flanagan’s decisive victory in Minnesota was a sign that the progressive populist momentum that has been a feature of this primary season was still alive and well. Meanwhile in Connecticut, Governor Ned Lamont (D-CT) survived a primary challenge from the left, but 78 year-old Rep. John Larson (D-CT) was defeated by 46-year-old former Hartford Mayor Luke Bronin. Larson had held his seat in Congress for 27 years.
White House Ruse to Whisk Trump Away From Ankara Amid Threat Draws Outrage
On Monday, The Washington Post reported that on July 8, based on Israeli intelligence warning of a potential Iranian assassination attempt, Donald Trump was secreted off Air Force One via a catering truck onto an Air Force C-32A jet, which flew him and a few select aides from Ankara, Turkey to safety in Britain.
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Le nombre de victimes de la canicule va dépasser les 10.000 morts, le gouvernement responsable
Avec près de 6.000 décès de trop en juin et au moins 4.000 en juillet, les vagues de canicules ont tué au minimum 10.000 personnes.
L’article Le nombre de victimes de la canicule va dépasser les 10.000 morts, le gouvernement responsable est apparu en premier sur Contre Attaque.
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Trump Wants The DOJ To Go After Olympian David Hearn Again In Reflecting Pool Vandalism Case
This is why having a case dismissed with prejudice is important.
Trump’s cronies/donors — who were paid millions to do a job they’d never done before — failed to bring the Lincoln Reflecting Pool up to spec by July 4th, preventing Trump from taking sole credit for everyone else’s hard work while turning the nation’s 250th birthday into a celebration of himself.
When the “American flag blue” undercoating began floating to the surface and the rest of the pool turned green due to the completely expected explosion in algae growth, Trump decided it would be better to arrest people for “vandalism” than throw his financial supporters under the bus.
Former Olympian David Hearn was the big catch. Trump, Interior Department Secretary Doug Burgum, and US Attorney Jeanine Pirro all claimed they had tons of evidence to support felony vandalism charges against their star defendant. Another handful of people were arrested and hit with misdemeanor charges, solely for the purpose of propping up Trump’s “it was vandals!” lies.
But the whole thing fell apart when the cases moved forward. In Hearn’s case, a government witness testified the damage was due to faulty repair work by the contractors, rather than anything Hearn or anyone else had done to the pool. This undercut Trump’s 350-foot vandal attack narrative. It also tanked the case for US Attorney Jeanine Pirro, who moved to dismiss the case due to being misled by the Interior Department, which apparently buried details of the faulty fix in hopes of making Trump’s revenge convictions a reality.
Shortly after dropping the case, Pirro went toe-to-toe with Trump and DOI head Burgum, laying out all the evidence that contradicted Trump’s concocted narrative. Trump responded by attacking Pirro publicly in press comments and Truth Social posts. These attacks included some off-the-cuff remarks that seemed to have teleported in from a 1930s gangster b-movie script:
“Instead of going after the people that did it, the judge went after her and went after her department,” he continued. “And I guess she choked. I don’t know what the hell happened.”
[…]
Trump exclaimed minutes later that Pirro “folded like an umbrella.”
I only bring this up again because Trump has clearly demonstrated that umbrellas are impossible to “fold.”
Anyway, back to the point of the post: having a prosecution dismissed with prejudice means the government doesn’t get a second chance to do the wrong thing. The DOJ in general never does this because… who knows? Maybe some precedent will get handed down that revives a case. Maybe the cold case kids will find some sort of unidentifiable powder in the evidence locker. Or maybe the fucking president of the United States will just start ordering people to do the same thing again, only harder.
White House officials have asked the Justice Department to consider a new prosecution of a man accused of vandalizing the Lincoln Memorial Reflecting Pool, according to people familiar with the discussions, as President Trump fumes over U.S. Attorney Jeanine Pirro’s decision to drop the case.
[…]
After White House outreach, Justice Department officials are exploring whether another type of case—likely based on misdemeanor allegations—is even possible.
And we’re right back where we started: with Trump trying to punish a US citizen because Trump embarrassed himself.
This isn’t going to end well for Trump. I mean, I would hope. The presiding judge is still trying to find out why the DOJ didn’t dismiss the charges against Hearn with prejudice, given that it had admitted in court that there was no evidence to support them.
And Hearn himself isn’t letting this go. If the DOJ decides to try again, this will vastly increase the chances the presiding judge will give his lawyers access to the grand jury materials he’s been requesting ever since the government’s witness testified (before the grand jury) that any so-called “vandalism” was actually just the side effects of a botched rush-job performed by under-qualified contractors better known for their loyalty to Trump than their specific set of skills.
Trump is too stupid to recognize this will only result in more damning evidence of his self-serving hubris. Pirro knows this case is fucked so it’s highly unlikely she’ll be willing to do what Trump is demanding. And no one in the administration with the intelligence to recognize why this is a terrible idea is willing to do anything but appease the madman they’ve chosen to serve at the expense of their own credibility and future employment opportunities. Let’s hope this all goes as badly as it should for Trump. After all, he’s earned it.
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Ranking The Circuit Courts By Importance
The John Minor Wisdom Courthouse in New Orleans, home to the U.S. Court of Appeals for the Fifth Circuit (photo by David Lat).Welcome to Original Jurisdiction, the latest legal publication by me, David Lat. You can learn more about Original Jurisdiction by reading its About page, and you can email me at davidlat@substack.com. This is a reader-supported publication; you can subscribe by clicking here.
It’s a Friday afternoon during the dog days of August, so I won’t hit you with anything heavy. Instead, I bring you a Notice and Comment post — in which I tee up a topic and invite all of you, my readers, to debate and discuss. The comments section will be open to all readers, not just paid subscribers (as is always the case with N&C posts).
Earlier this week, I had the pleasure of co-hosting the Advisory Opinions podcast (along with my husband, SCOTUSblog executive editor Zach Shemtob). For Tuesday’s episode, we were joined by Amy Howe, co-founder and primary reporter of SCOTUSblog. For yesterday’s episode, our guest was Adam Feldman, author of the Legalytics newsletter on Substack.
If you listened to Thursday’s episode, you received advance notice of our subject for today. From my reader mailbag:
I hope all is well! I’ve been a longtime reader of Original Jurisdiction.
I’m currently clerking for a federal appellate judge, and my co-clerks and I recently got into a friendly debate about how to rank — or, perhaps more appropriately, group — the federal appellate courts by importance.
The conventional view seems to put the D.C. Circuit at the top, followed by the Second and Ninth Circuits. But the picture gets more complicated from there.The Fifth and First Circuits, for example, can play an outsized role in challenges to government action, depending on the administration in power. The Eleventh Circuit seems to have a particularly large number of feeder judges whose opinions are cited widely outside the circuit. The Third Circuit doesn’t produce a huge volume of published opinions, but the opinions it does publish seem to be particularly well-cited. And the Seventh Circuit seems to have gone relatively quiet over the last few years.
I’m not sure whether this has come up on OJ recently, but I thought it was an interesting question. I’d be very curious to hear your thoughts on how you would rank or group the circuits, and what factors you think are most useful in measuring a circuit’s broader influence.Before I turn over the floor to my readers, I’d like to share with you some data. To kick things off, here are the circuit courts ranked by the populations they cover:
Ninth Circuit: 67.1 million
Eleventh Circuit: 38.7 million
Fifth Circuit: 38.0 million
Sixth Circuit: 33.5 million
Fourth Circuit: 32.9 million
Seventh Circuit: 25.3 million
Second Circuit: 23.8 million
Third Circuit: 23.4 million
Eighth Circuit: 21.9 million
Tenth Circuit: 19.0 million
First Circuit: 14.1 million
D.C. Circuit: 678,972
Federal Circuit: N/A

Of course, population isn’t everything; a court’s docket matters too. As noted by my correspondent, the D.C. Circuit is generally regarded as the most important circuit court — based on the high-profile cases it hears involving federal agencies, national security, and executive power — even though it covers the smallest population. And I’d argue that during the second Trump administration, it has only grown in importance, as a result of the many challenges to federal government action it has had to hear.1
In terms of the size of different courts’ dockets — i.e., caseloads — here are the circuits ranked by cases filed during the 12-month period ending June 30, 2026, based on data from the Administrative Office of the U.S. Courts (noting parenthetically how each circuit’s caseload ranking differs from its population ranking; “-” signifies no change):2
Ninth Circuit (-): 9,047
Fifth Circuit (+1): 5,481
Eleventh Circuit (-1): 4,756
Fourth Circuit (+1): 3,443
Sixth Circuit (-1): 3,419
Second Circuit (+1): 3,360
Eighth Circuit (+2): 2,632
Third Circuit (-): 2,514
Seventh Circuit (-3): 2,408
Tenth Circuit (-): 1,735
Federal Circuit: 1,362
First Circuit (-1): 1,136
D.C. Circuit (-1): 1,081
[UPDATE (8:49 p.m.): A commenter pointed out to me that the Federal Circuit’s caseload stats are available; they’re just contained in a separate report. So the ranking above was revised to add 1,362 for the Federal Circuit (it was previously listed as “N/A”), and this revision bumped the First and D.C. Circuits down by one spot each.]
But not all cases are created equal; the content or nature of a court’s docket matters too. As noted by my correspondent, the Second Circuit historically has been seen as a top-three court in significance, based largely on how it has decided many major business cases over the years. But it could be argued that as the business docket has waned, so has the Second Circuit’s importance.
I also agree with my correspondent’s point that in recent years, the First and Fifth Circuits have become more influential, based on how often they’ve been called upon to rule on challenges to federal government action. Challenges to Biden administration policies were often filed in Texas districts, which sent them to the Fifth Circuit; challenges to Trump administration policies are often filed in blue states like Massachusetts, New Hampshire, and Rhode Island, sending them to the First Circuit.
I’ll conclude my comments here, lest I taint the jury pool. Readers, what do you think? Please opine in the comments — which are open to everyone, not just subscribers. Thanks!
[UPDATE (5:17 p.m.): I made minor tweaks to this post to improve the logical transitions between the paragraphs discussing dockets and caseloads. In addition, on New Hampshire, please see the discussion in the comments about how it’s more of a purple state: although it has voted Democratic in every presidential race for two decades, Republicans currently control state government.]
1For the same reason, I’d argue that the U.S. District Court for the District of Columbia is now the most important federal trial court — sorry, S.D.N.Y. folks — but that’s an argument for another day.
2As for why the Federal Circuit isn’t included, you’ll have to ask the AO. A footnote to their table notes that it “does not include data for the U.S. Court of Appeals for the Federal Circuit,” but doesn’t explain why.
Thanks for reading Original Jurisdiction, and thanks to my paid subscribers for making this publication possible. Subscribers get (1) access to Judicial Notice, my time-saving weekly roundup of the most notable news in the legal world; (2) additional stories reserved for paid subscribers; and (3) the ability to comment on posts. You can email me at davidlat@substack.com with questions or comments, and you can share this post or subscribe using the buttons below.
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Le contrôle judiciaire de Patrick Bruel a été allégé
Moins de deux mois après sa mise en examen, notamment pour viols, un juge d’instruction a levé, à la demande du chanteur, l’interdiction qui lui était faite de quitter le territoire national. Le parquet de Nanterre a fait appel de cette décision, la jugeant «injustifiée» et «excessive». -
Trump’s spying on left-wing groups recalls J Edgar Hoover’s Cointelpro | Ken Roth
The FBI from the 1950s to the 1970s tried to infiltrate and discredit leftist organizations. Trump seems to be repeating that sordid practice
It is bad enough that the Trump administration blocked a federal criminal investigation when an Immigration and Customs Enforcement (ICE) agent killed Renee Good as she was turning her car away from him in Minneapolis the past January. Just before the shooting, Good and her partner had been observing and protesting against ICE officers.
Instead, it turns out the administration has been investigating progressive and even mainstream groups that have been involved in protests against Donald Trump’s sweeping deportations, according to newly released government documents.
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Les leçons de la dictature vichyste, par Renaud Meltz
La défaite militaire de 1940 est suivie d’un effondrement politique, de la mise à mort de la République: en juillet, la majorité des députés et sénateurs donne les pleins pouvoirs au maréchal Pétain. Ce régime de Vichy est un passé qui hante toujours notre présent. Explications avec l’historien Renaud Meltz. -
Nomexy (Vosges) : « RN dehors »
Vosges matin/ vendredi 14 août 2026
Plusieurs tags allant à l’encontre du maire RN (Rassemblement national) de Nomexy, Yann Traiteur, et de son parti sont apparus sur la façade de la mairie dans la nuit de jeudi à vendredi. À l’encre rouge, jaune et blanche on peut notamment y lire « Yann Fürhrer », « siamo tutti antifascisti » ou encore « RN dehor ».
[…] L’élu doit déposer plainte dans la journée.
Le nombre de tags, les différentes encres utilisées et les écritures qui paraissent différentes laissent supposer que plusieurs personnes seraient à l’origine de ces tags. […] -
La Trinité-sur-Mer (Morbihan) : « Non au R-Haine » (mais une interpellation)
ICI/ vendredi 14 août 2026Suspectée d’avoir tagué la maison familiale des Le Pen à la Trinité-sur-Mer (Morbihan), dans la nuit de jeudi à vendredi, une personne a été placée en garde à vue. Deux inscriptions ont été retrouvées sur la maison, selon les informations d’
ICI.
La maison des Le Pen à la Trinité-sur-Mer, dans le Morbihan, a été taguée dans la nuit du jeudi 13 au vendredi 14 août, a appris ICI auprès de la gendarmerie. Les faits se sont produits aux alentours de minuit et, selon nos informations, deux inscriptions « Non au R-Haine » au feutre noir ont été apposées sur le portillon et sur un mur.
Un homme de 45 ans a été placé en garde à vue. C’est dans la commune de la Trinité-sur-Mer que Jean-Marie Le Pen est enterré, sa tombe avait été dégradée en janvier 2025. -
Des surveillants de Moulins-Yzeure incitent au suicide
Alors qu'il entame sa quinzième année de prison, Mickaël Gilgenmann continue à subir l'acharnement de l'administration pénitentiaire (AP) et des surveillants de la prison de Moulins-Yzeure. Après de nombreuses années en prison, et alors qu'il est aménageable depuis plus de cinq ans, aucune perspective de sortie n'est envisageable, tant que Mickaël reste enfermé en maison centrale plutôt qu'en centre de détention (prison aux mesures moins sécuritaires) et inscrit au répertoire des détenus particulièrement signalés (DPS).
Dans la nuit du 3 au 4 août 2026, notre ami Mickaël a fait une tentative de suicide quelques heures après qu'un des surveillants de Moulins-Yzeure lui a dit : « vas-y fous toi en l'air, t'as plus que ça comme solution ».
Mickaël n'est pas suicidaire et n'a pas envie de mourir. Les maltraitances et la violence qu'il subit au sein de la prison de Moulins-Yzeure l'ont amené à s'ouvrir les bras, le ventre et à faire une tentative de suicide. Il n'avait jamais attenté à sa vie jusqu'ici.La direction et les surveillants de Moulins-Yzeure lui refusent des soins décents en l'abandonnant dans sa cellule alors qu'il est blessé, ou en le recousant sans anesthésie.
Ils l'empêchent de prendre des douches et d'aller en promenade.
Ils l'isolent en coupant de façon intempestive ses appels sur la cabine.
Ils l'infantilisent et le menottent à chaque mouvement.
Ils l'humilient avec des propos racistes à l'encontre des Voyageurs.
Ils lui refusent un transfert vers un centre de détention.
Ils ne l'ont jamais désinscrit du registre des DPS, contrairement à ce qu'ils promettent depuis un an.
Ils utilisent des motifs bidons tels qu'un dessin d'hélicoptère dans l'un de ses courriers pour prolonger de telles mesures.
Ils donnent des coups de pied dans la porte de sa cellule pour l'empêcher de dormir la nuit.
Ils ne lui délivrent pas les médicaments qui lui sont pourtant prescrits par ordonnance.
Ils ne prennent aucun rendez-vous médical pour la pose de ses prothèses auditives, malgré une prescription médicale hospitalière urgente en ce sens.
Ils veulent le laisser devenir sourd, alors que c'est le coup de pied d'un maton dans son tympan qui a provoqué sa surdité.
Ils lui nient sa dignité.
Et suite à tout ça, il a failli mourir.Nous tenons et tiendrons entièrement responsable la prison Moulins-Yzeure de toute éventuelle atteinte à la santé et à l'intégrité physique et mentale de Mickaël.
Mickaël Gilgenmann exige :
- la fin de toutes les brimades et humiliations que les surveillants de la prison de Moulins-Yzeure lui font subir, ainsi qu'aux autres prisonniers ;
- que la direction de la prison de Moulins-Yzeure et l'administration pénitentiaire respectent leurs engagements ;
- la levée de son statut DPS ;
- son transfert vers un centre de détention.
Nous invitons toute personne à manifester son soutien auprès de Mickaël en envoyant un courrier à la direction de l'administration pénitentiaire. Ci-dessous leur adresse et, si besoin, un modèle de lettre à leur faire parvenir.
Nom, adresse
Direction de l'administration pénitentiaire
13, place Vendôme
75042 Paris Cedex 1Objet : Alerter de toute urgence sur le risque vital encouru par M. Mickaël Gilgenmann
Madame, Monsieur,
Je vous écris car, en tant que proche ami de M. Mickaël Gilgenmann, je suis aujourd'hui particulièrement préoccupé par sa situation. Il est actuellement incarcéré à la prison de Moulins-Yzeure.
M. Gilgenmann est incarcéré depuis 2012. Sa date de sortie est fixée à janvier 2032. Il entre dans sa quinzième année d'emprisonnement et, bien qu'il n'ait jamais été condamné par une cour d'assises, aucune réelle perspective de réinsertion ne lui a jamais été proposée. Cela fait plus de cinq ans qu'il pourrait en principe bénéficier d'un aménagement de peine.
Pourtant, il y a un an, la direction du Centre pénitentiaire de Moulins-Yzeure s'était formellement engagée auprès de M. Gilgenmann à envisager son transfert vers un centre de détention et sa désinscription du répertoire des détenus particulièrement signalés (DPS). Ces deux promesses ne se sont jamais concrétisées ; or vous n'êtes pas sans savoir que le statut DPS et le maintien en maison centrale plutôt qu'en centre de détention ne peuvent que peser très défavorablement sur le parcours d'exécution de peine d'un prisonnier et sur ses démarches de réinsertion. M. Gilgenmann a déjà passé de très nombreuses années en maison centrale sous le statut DPS. Les faits qui lui sont reprochés à l'appui de ces mesures spécifiques à son encontre sont anciens, et M. Gilgenmann n'a aucune raison de récidiver.
De plus, le personnel pénitentiaire du centre pénitentiaire de Moulins-Yzeure provoque systématiquement M. Gilgenmann. Les brimades, humiliations et vexations sont quotidiennes : l'accès à la douche lui est refusé, il fait l'objet de remarques discriminatoires à l'encontre des gens du voyage, la nuit les surveillants donnent des coups dans la porte de sa cellule pour l'empêcher de dormir, on ne lui remet pas les médicaments qui lui sont pourtant prescrits par ordonnance, ses communications depuis la cabine téléphonique sont interrompues par des coupures intempestives, aucun rendez-vous médical n'est prévu pour la pose de ses prothèses auditives malgré une prescription médicale hospitalière en ce sens, etc.
M. Gilgenmann a alerté les chefs de détention et la direction du centre pénitentiaire, mais ses signalements n'ont été suivis d'aucun effet. À la fin du mois de juillet et au début du mois d'août 2026, M. Gilgenmann s'est automutilé, et ses blessures nécessitaient la pose de points de suture sur ses bras et son ventre ; ce qui n'a été fait que partiellement et sans anesthésie. Dans la nuit du 3 au 4 août, quelques heures après qu'un surveillant lui a dit : « Vas-y, fous-toi en l'air, t'as plus que ça comme solution », il a fait une tentative de suicide. Jusqu'à ce jour, il n'avait envisagé d'attenter à sa propre vie à aucun moment de son parcours en détention.
Il convient de rappeler que M. Gilgenmann a entamé le 26 janvier 2026 une grève de la faim et de la soif qu'il n'a interrompue qu'après que la direction de Moulins-Yzeure a renouvelé sa promesse d'envisager la levée de sa gestion isolée et de son inscription au répertoire DPS, et un transfert en centre de détention. Vous ne pouvez ignorer ces faits que nous avons déjà porté à votre connaissance sur le moment.
En tant que proche de M. Gilgenmann, je suis tout à fait conscient de l'impasse dans laquelle la direction et le personnel du centre pénitentiaire de Moulins-Yzeure le place en toute connaissance de cause ; il va donc sans dire que je considérerai l'administration pénitentiaire pleinement responsable de toute atteinte à sa dignité, à sa santé et à son intégrité physique et mentale.
Par la présente, M. Gilgenmann et moi-même rappelons la direction du centre pénitentiaire de Moulins-Yzeure et, par voie de conséquence, la direction de l'administration pénitentiaire, à leurs propres engagements.
En vous remerciant par avance pour l'attention que vous voudrez bien porter à ce sujet grave, et dans l'attente d'actes clairs et rapides de votre part,
Cordialement,
Nom prénom
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Tremblay-sur-Mauldre (Yvelines) : « Bourgeois de merde, sport de luxe »
RMC/ jeudi 13 août 2026Des logos anarchistes et des inscriptions insultantes. Un terrain de golf a été vandalisé à Tremblay-sur-Mauldre dans les Yvelines. Dans la nuit du 29 au 30 juillet, trois greens ont été saccagés à coups de bêche, endommageant le gazon sur 15 à 20 centimètres. Des tags « bourgeois de merde, sport de luxe » inscrits à la bombe ont également été découverts.
« C’est la première fois à ce niveau-là », se désespère ce jeudi 13 août surRMCEmmanuel Bachot, le directeur du golf de Tremblay-sur-Mauldre qui évoque des endroits « massacrés ». « On a déjà eu des intrusions qui n’entraînaient pas de gros problèmes mais ce phénomène (de dégradations, ndlr) est déjà arrivé sur différents golfs alors que Europe 1 évoque des dégradations similaires ces dernières semaines à Roissy-en-France (Val-d’Oise) et à Noues-de-Sienne (Calvados).
« J’ai dû remettre tout en état pour que les joueurs puissent rentrer mais si on doit tout remettre parfaitement en place, c’est 20.000 euros par green, soit 60.000 euros pour les trois », dénonce Emmanuel Bachot. […]Mais le terrain pourrait avoir été visé pour sa supposée consommation d’eau alors qu’une majeure partie de la France fait face à une sécheresse d’ampleur et que d’autres golfs ont été la cible d’écologistes par le passé.
[…] Sur son site la Fédération française de golf indique qu’en période de sécheresse, seuls les greens sont arrosés, soit 1 à 2% de la surface totale d’un parcours de golf. La consommation nationale moyenne annuelle d’eau d’un golf est de 25.000 m3 par an et par tranche de 9 trous selon un rapport de 2013 du ministère de l’Ecologie et 70 % des golfs ont une consommation inférieure à la moyenne.
Ce même rapport estime à 29 millions de m3 d’eau par an la consommation du parc golfique français soit 0,7% de l’eau douce consommée dans l’Hexagone et la Corse. La consommation annuelle du parc golfique équivaut à la consommation annuelle d’eau d’une ville de 450.000 habitants. -
À Khartoum, la population est prise en étau entre l’insécurité et la répression
Deux nouvelles attaques de drones ont visé la capitale soudanaise les 12 et 13 août. Les engins ont été détruits par les systèmes de défense antiaérienne, sans apaiser les craintes qui hantent les résidents et résidentes des villes sous la férule du régime militaire. -
«L’Afghanistan est devenu le théâtre de l’une des pires crises des droits humains au monde»
Cinq ans après la chute de Kaboul et la prise de pouvoir par les talibans, la chercheuse de Human Rights Watch, Fereshta Abbasi, dresse un bilan très sombre du quotidien des Afghans, entre transgression des droits fondamentaux, détention arbitraire, torture et disparitions forcées. -
Spreading Jesus Through the OMB: The Final Levers OMB Has Over Agencies are “Management Initiatives”

This is a free piece of Notes on the Crises. All pieces in our OMB coverage will be free. Please take out a paid subscription to support this work. Or leave a tip.
Joshua Lawrence is a research fellow at Notes on the Crises and graduate of Sarah Lawrence College. Find him on Bluesky here.
Juan Hanes is a research fellow at Notes on the Crises and a Journalism student at NYU. Find him on Bluesky here.
This is the final part of a 5-part series. Read Part 1, Part 2, Part 3. & Part 4
Welcome to the fifth and final installment (we promise!) of our miniseries on the “seven levers” that the Office of Management and Budget’s Resource Management Offices (RMOs) use to exert their influence over administrative agencies. Leading up to this point, we have covered the various mechanisms of control that the RMOs use during the budget “preparation” and budget “execution” phases. Today, we turn away from the “phases” of the budget, to talk about something a little different: presidential management initiatives. These may sound obscure, but they will prove to be central to the workings of the Office.
But before explaining why that is, we must make one thing clear. These final two levers, insofar as they deal with questions of “management” as articulated in Professor Eloise Pasachoff’s original article, do not cover the entire scope and power of the “M” side of OMB. “Management” under OMB is a very extensive topic, with its own confusing history. Grasping “Management” means examining relevant statutes, and dedicated sub-offices in OMB that will have to be done in future work. What we will focus on instead here is a very particular slice of the “Management” pie –- and it just so happens that this slice intersects so much so with the “budgeting” side of things, that it naturally muddles the line between those “M” and “B” sides anyway.
The slice in question is the aforementioned “management initiatives” (and specifically, “President’s Management Agenda”) that has become a staple of OMB and presidential policy in the past few decades. It is the language and form of these management initiatives that often prefigures the substantive changes that agencies face when transitioning from one presidential administration to the next.
But before we can dive into the specifics, we must of course ask the very simple question: what is a management initiative?
Management Initiatives?
The concept of a “management initiative” is a bit hard to nail down precisely, in part because the meaning of the term has varied considerably over the history of OMB. What Pasachoff is referring to as “management initiatives” in her article, though, is a more broad and loose concept—one that we can understand as “management goals that the President or OMB has communicated to the agencies”. The vehicle for communication, and thus the substance or specificity of the goal itself, can vary from goal to goal, and president to president.
In this sense, management initiatives are to some extent as old as OMB, or even the original Bureau of the Budget itself. Nixon, in his original efforts to reorganize the Budget Bureau into the OMB we know today, sought to make management the centerpiece of the new office. OMB observer Shelley Lynne Tomkin wrote in 1998 that Nixon’s reorganization aimed to “remove BOB/OMB from the business of making policy”, in order to “redirect its energies toward bringing the federal government under centralized control through management improvements”. And though there is no doubt that Nixon’s reorganization efforts had a distinctly political motive, the idea that “management” sits in a more technocratic realm compared to “budgeting” is crucial to building our understanding of management initiatives.
In short, then, a “management initiative” tends to be a goal to alter the structure and procedures of an agency—without inherently touching on any “political” question. This makes management questions conceptually easier to divorce from policy than budgeting (as questions of “the budget” and money are more commonly understood to have political overtones…) Changing the structure of an agency in the abstract does not necessarily demand such overt political decisionmaking. And yet…
In practice, of course, management initiatives are still deeply political. And more and more – particularly under Trump –- we are seeing management initiatives that pull no punches in pushing political goals. To that end, it is hard to look back on any moment in the past five decades of OMB history and say that any particular management initiative – whether it came in the form of Nixon’s “Management by Objective Plan”, or the modern “Presidential Management Agendas” – were merely technocratic. This fact is the crux of Pasachoff’s analysis of management initiatives, and it is what we will keep in mind as we delve into the specifics on how management initiatives work.
With that established, then, let’s not go any further without exploring how the first management lever works…
The President’s Management Agenda Lever (Also Known As: the “Do-What-I-Tell-You-To” Lever)
The President’s Management Agenda (PMA) is the most modern manifestation of management initiatives. As stated, “management initiatives” in the abstract have existed in many different forms across the history of OMB. But a recognisable form was far more recent: it was not until George W. Bush’s OMB published their 64-page PMA in 2001 that this modern iteration was born.
Upholding the spirit of the many management initiatives that came before, Bush’s PMA buried many of its wider political objectives in the bland language of technocratic reform. In the document were five “government-wide initiatives”: “Strategic Management of Human Capital”, “Competitive Sourcing”, “Improved Financial Performance”, “Expanded Electronic Government”, and “Budget and Performance Integration”. These were dry, boring terms.
As perhaps indicated by the incredibly uninteresting names, none of these goals necessitated an inherently (or at least overtly) political objective. But under a closer examination, like another early 2000s release had it, Bush’s intentions were “Not That Innocent”.
Of course, some of the more specific programmatic goals, which take up the second half of the agenda, had a more openly political slant. In that second half, for instance, we can find efforts to “privatize military housing”, and make it easier for “faith-based” community organizations to work with the government (weakening the separation of church and state) — in either case, such “Management” efforts can hardly be considered apolitical.
But the technocratic facade of the agenda prevailed even among the more overtly political goals. Under the “Faith-Based and Community Initiative", for example, the agenda identified the “bureaucratic, inflexible, and impersonal” nature of existing government programs as one of the key barriers to ending “poverty and despair” across the country. The solution was thus that agencies were to “identify and remove the inexcusable barriers” that make it difficult for “faith-based and community organizations” to receive money and work with the federal government. In practice, this meant grant reform and tax deductions, to streamline the process of supporting “faith-based” (aka religious) charities and institutions.
Pasachoff herself argued that such an effort was merely an attempt “to weaken the wall between church and state”, much in line with the evangelical temperament that President Bush made central to his public persona (For example, he declared Jesus to be his favorite philosopher at one point during his 2000 campaign).
Bush Jr. was not the first to politicize management initiatives of course. Management initiatives under Nixon, for example, were conveyed via the President’s “Management by Objectives” program, which a source cited by Pasachoff described best:
This [Nixon’s reforms] meant focusing on management—so long as it wasn't boring public administration theory but rather “management in the get-the-Secretary-to-do-what-the-President-needs-and-wants-him-to-do-whether-he-likes-it-or-not sense.”
Practically speaking, the Management by Objectives program was a set of personalized goals handed out to 21 different administrative agencies that set out to restructure staff hierarchies, and reform typical agency procedures. The effectiveness of Nixon’s MBO program was… questionable, partly because the fallout from Watergate and Vietnam destroyed Nixon’s credibility within the administrative state. But what is undoubted is the fact that such efforts were anything but policy-neutral.
From the foundations set by Nixon and the precise manifestation of management initiatives established by Bush Jr., we have now been able to observe PMAs in action for over two decades. Each president since Bush has effectively followed a tradition to release a PMA within the first year or so of taking office—-and within each PMA we get to see different flavors of covert policy control.
Whereas President Bush made “performance” a centerpiece of his management strategy, suggesting that agencies must develop policy and spend money by evaluating which past decisions have “performed” the best, President Obama chose instead to drive agency decision making via “evidence”. Although the specific programmatic details between Bush’s “performance-based” agenda and Obama’s “evidence-based” agenda differed slightly, the overarching thesis was the same: agencies ought to act in ways that are “proven” to be “effective”… whatever that might mean!
The rub, of course, lies in the fact that critics of each President’s initiatives ended up making the same argument against both: each leader attempted to implement procedural changes, only as a means of creating government structures that favored their preferred policy decisions. Under each agenda, it would often turn out that the “evidence” or “performance” results would frequently end up favoring the programs and policies that each president had a vested interest in. We are shocked, shocked that this was the case.
And in Trump, the PMA lives on. Though it is worth noting that Trump’s second term PMA (released via an OMB memo last December), in typical Trump fashion, hardly makes an effort to conceal its political goals. This fact is a deviation even from the PMA released during Trump’s first term, which contained much more procedural detail as opposed to rhetorical dogma. But the extent of these changes will be the subject of a full-length breakdown once we catch up to covering the OMB memos for fiscal year 2026. (So stay tuned!)
For now, we emphasize only that PMAs are a decades-old mechanism for outlining what are essentially political goals via the language of technocratic, bureaucratic, and science-based reform. OMB’s role in this process not only involves the centralized formulation of these agendas in collaboration with the President, but also the promulgation of the agenda thereafter.
But a mere document outlining what a president wants can only achieve so much. That’s basically a wish list! What this lever lacks is what Pasachoff would describe as a “procedural hook” to enforce the goals, and to make their implementation tangible. That is where the next (and final) lever comes in.
The Budget-Nexus Lever
The budget-nexus lever of OMB’s management initiatives is exactly what it sounds like: a connecting force between the raw policy of the PMA, and the concrete action of budget formulation. As we have covered extensively in this series, the budget is perhaps the central site where OMB’s power manifests with full force. Connecting the management goals of the president to the budget, then, offers a great chance for OMB to flex its full muscle, in order to keep the administrative agencies in line.
How is the budget linked to management initiatives? Well, there is perhaps no better way to answer this question than to refer to the budget formulation bible that is the OMB’s Circular A-11 guidance document. (As you can tell, we’re going to be talking about this circular quite a bit as we continue to focus on the OMB…)
First of all, the A-11 has a dedicated section (section 220) to explain what the PMA is and how agencies should go about applying it. In this and the previous section of the circular, the PMA is looped in with the requirements of the “GPRA Modernization Act of 2010”, which, as the name suggests, is a law that revamps the “Government Performance and Results Act of 1993”. These laws explicitly ordain OMB as the centralized administrator of both government-wide and agency-specific management goals. In this sense, the PMA becomes one of the many precise articulations of how OMB and the president seek to improve government “performance”. In conjunction with GPRA-specific reporting requirements, then, agencies are required to submit reports regularly detailing the status of their management reform efforts. The specifics on when and how agencies are to report this information is detailed in the circular A-11.
To be sure, the “procedural hook” established by tying PMAs to the GPRA does not inherently force agencies to reflect on the president’s management initiatives when formulating budget requests. At the time that Pasachoff was writing her original article during the Obama administration, it seems as though the most recent A-11s did not make mention of the PMA when discussing compliance with the GPRA and other congressional requirements. As a matter of fact, the term “President’s Management Agenda” and its related acronym does not appear once in the 2016 A-11. In fact, it did not make any appearance until 2018—when the section on the GPRA Modernization Act was updated to draw that connection to the PMA.
But none of these developments had yet occurred when Pasachoff first wrote about PMAs and the “budget-nexus” lever, which is why her analysis is focused more specifically on the way management initiatives are looped in with budgetary decisions. And in spite of the new references to the PMA in more recent A-11s, Pasachoff’s budget-nexus analysis still stands.
During the Obama administration, the budget connection was abundantly clear. Although the exact term “President’s Management Agenda” made no appearance, Pasachoff noted a clause that stated that budget requests were “more likely to be fully funded”, should they be “grounded” in the “evidence” agenda outlined in Obama’s PMA. Of course, this language has since been removed from the A-11 (by Trump-era initiatives.) But another clause stating that agency budget requests should reflect “efforts and planned action to strengthen management and improve program performance” still stands to this day.
But beyond the A-11, one of the clearest connections between PMAs and the budget lies merely in the fact that many management initiatives are themselves inherently budget-focused. Obama’s evidence goals reflect this in part, but perhaps the greatest example of this comes once again from the Bush administration.
The fifth and final “government-wide” initiative from Bush’s original PMA was “Budget and Performance Integration”. The problem identified was that the government would function “poorly and inefficiently’ so long as budgeting decisions were not made based on “results”. More clearly, the PMA suggested that there was a lack of uniformity, consistency, and rigor in agency self-evaluation at the time. Bush & co argued that correcting this issue was thus the central focus of the president’s management initiatives. The first solution to come from this was a “traffic lights” system of sorts: a list of standards was generated, then agencies were given either a green, yellow, or red rating depending on how many of those criteria were met.
This system eventually evolved into the more well known Program Assessment Rating Tool, or PART system, that gave agencies a numeric score based on apparent performance and results. Given the fact that the entire system was devised as a means of allocating government spending more “efficiently”, the connection to the budget is all but obvious. In his 2007 book explaining the federal budget, Allen Schick made the following comments on PART:
OMB insists that there is no automatic linkage of PART scores and budget decisions. However, it also takes the view that federal dollars should be targeted to programs that can prove they have achieved measurable results. In fact, independent researchers have found that PART scores are correlated with presidential budget decisions. Programs with effective ratings are much more likely to be budgeted for increases than those rated ineffective. But PART scores are a weak influence on congressional decisions, especially when OMB seeks to eliminate programs rated ineffective. [emphasis added]
That means that—as with all of our analysis on OMB’s budgetary preparation process—the nuance lies most prominently in the fact that Congress, and not the executive, is supposed to have the final word on appropriations. To the extent that OMB follows through in apportioning the legally required amounts (an increasingly difficult ask as of 2026), and then to the extent that Congress undercuts the suggestions of the president’s budget requests, the effectiveness of the budget-nexus lever can only stretch so far.
But the above is true of every lever we have talked about across the last five articles of this miniseries. And that’s exactly why it is crucial to understand these levers in conjunction and as a system and not isolated or on their own. The PMA lever only works insofar as OMB has the power to procedurally enforce agency compliance. As this series has already demonstrated, that procedural enforcement only works insofar as OMB can exercise the many other budgetary control levers that we have delved into. Put very simply: no lever on its own can be understood as the end all be all to OMB power. Even as we now wrap up this series, there are likely more mechanisms of control within the office that we have yet to come across.
We hope that this “Seven Levers” rabbit hole has taught readers a thing or two about the scope and significance of the Office of Management and Budget’s powers. You may well still have questions! This series has opened a massive can of worms in terms of concepts, documents, and legal mechanisms, that will each require further exploration and explanation at later dates. For now, though, we conclude this series and you can look forward to us continuing our breakdowns of OMB’s public memoranda for Fiscal Year 2025 (and beyond!)
Stay tuned, as our analysis of OMB has only just begun.
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Donald Trump can’t beat Iran and Nigel Farage can only beat a bin. When it counts, these populists are just losers | Jonathan Freedland
The pattern in the US and Britain is clear. They serve up stunt after stunt to mask incompetence and the betrayal of all those who trusted them
It’s a shame Nigel Farage ducked the announcement of his victory in the Clacton byelection, which confirmed his return as MP for the seat he had needlessly resigned from just a few weeks earlier. You’d have thought he would have loved it. It was the culmination of a stunt, an exercise in politics as performance. It was a display animated by – and seeking to inflame – grievance, a million miles away from the hard, grinding work of tackling the problems that underlie those grievances. It was an attempt to deflect scrutiny, distract attention and evade responsibility. It was, in other words, everything nationalist populists like him excel at. Indeed, the only thing.
Reform UK said Farage stayed away because Essex police had warned of a “credible threat” to his security, a claim swiftly denied by Essex police. (Add a flexible approach to the truth to that list of nationalist populists’ talents.) Still, it was a slightly odd claim to make. Recall Farage’s favoured explanation – there are others – for the undeclared £5m gift he received from the Thailand-based crypto billionaire Christopher Harborne, which prompted the very parliamentary investigation that so riled the Reform leader he felt compelled to quit his seat and seek a preemptive not guilty verdict from the people of Clacton: namely, that he needed the money to pay for private, enhanced security. It seems £5m was not quite enough to ensure the lucky recipient would be safe standing next to a man dressed as a bin.
Jonathan Freedland is a Guardian columnist
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Violences sexistes et sexuelles : les Insoumis défendent-ils les violeurs ?
Dans ce numéro hors-série spécial été de Dissolution, on va se pencher sur une question épineuse : les VSS. Le PS accuse les insoumis de ne pas soutenir la loi dite "intégrale" contre les VSS, réclamée par 150 associations et presque tous les groupes,… -
Le Conseil constitutionnel valide l’essentiel de la loi d’urgence agricole, dont le retour controversé de l’acétamipride
La ministre de l’agriculture Annie Genevard a salué «une victoire pour nos agriculteurs. © Quentin de Groeve/AFP
Trois ans après leur interdiction définitive en France, des néonicotinoïdes sont tout proches de faire leur retour dans les champs. Le Conseil constitutionnel a validé ce vendredi la quasi-totalité des articles de la loi d’urgence agricole, dont le retour controversé de deux puissants pesticides.
Initié par le gouvernement en début d’année suite à une mobilisation des syndicats agricoles majoritaires (FNSEA et Jeunes agriculteurs), ce texte a ensuite été considérablement modifié par les parlementaires. Fin juin, la droite sénatoriale a notamment introduit un amendement réautorisant sous conditions l’acétamipride et le flupyradifurone, deux insecticides interdits en France depuis 2018 (avec des dérogations pour les betteraves jusqu’en 2023).
Retour de l’acétamipride et du flupyradifurone validé, avec deux réserves
La loi d’urgence agricole votée par l’Assemblée nationale puis le Sénat en juillet, l’avis rendu ce 14 août par le Conseil constitutionnel clôt un long feuilleton législatif. L’été dernier, les «Sages» avaient partiellement censuré la loi dite «Duplomb» (du nom de son co-auteur, le sénateur Laurent Duplomb), empêchant notamment la réautorisation de plusieurs insecticides interdits (dont l’acétamipride). À la grande satisfaction de la gauche et de nombreuses organisations écologistes et paysannes, qui alertent sur les risques de ces produits pour l’environnement et la santé humaine (notre article).
Le retour de ces substances – notamment réclamé par la FNSEA, les Jeunes agriculteurs ou la Coordination rurale pour faire face à la «concurrence déloyale» des pays voisins, où elles restent autorisées – a cette fois été validé par l’institution. Tout en reconnaissant les «incidences sur la biodiversité» et les «risques pour la santé humaine» de ces pesticides, le Conseil constitutionnel mettent en avant un «motif d’intérêt général» : permettre «à certaines filières agricoles de faire face aux graves dangers qui menacent leurs cultures, afin de préserver leurs capacités de production et de les prémunir de distorsions de concurrence au niveau européen».
La loi permet des dérogations d’un an renouvelables deux fois pour l’utilisation de ces deux pesticides, sur avis de l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses). Elles seront restreintes à quelques filières (noisettes pour l’acétamipride, betteraves sucrières, pommes et cerises pour le flupyradifurone) et conditionnée à l’existence d’une «menace grave compromettant la production» ainsi qu’à l’absence de «solutions alternatives».
Des garanties jugées cette fois suffisantes par le Conseil constitutionnel, qui soulève toutefois deux réserves. D’abord, l’Anses pourra «restreindre le champ d’application géographique des dérogations en fonction des circonstances locales et de la gravité de la menace pour chaque période concernée». Ensuite, le délai de deux mois laissés par les parlementaires à l’agence pour se prononcer pourrait être «insuffisant» : une absence de décision vaudra alors «refus de la dérogation». L’ONG Générations Futures s’est dit «déçue de cette décision» et annonce se préparer «à aller en justice dans le cas où ces dérogations seraient effectivement accordées après avis de l’Anses».
Deux articles censurés sur le fond
Le Conseil constitutionnel a également validé plusieurs articles controversés, qui «simplifient» le stockage de l’eau pour l’agriculture, l’exploitation des zones humides ou encore les tirs de loup. La ministre de l’agriculture, Annie Genevard, a salué sur les réseaux sociaux «une victoire pour nos agriculteurs et les avancées qu’ils attendaient», promettant une mise en œuvre de la loi «au plus vite». «En réponse à la crise profonde que traverse l’agriculture française, cette loi apporte des solutions concrètes à nos agricultrices et à nos agriculteurs», a aussi réagi le premier ministre, Sébastien Lecornu.
Seuls deux articles sont censurés sur le fond. L’un transférait aux aménageurs la responsabilité des zones des non-traitement, ces «tampons» en bord de champs censés protéger les riverains des épandages de pesticides : il est considérée par les Sages comme une «atteinte disproportionnée» au droit de propriété. L’autre excluait les non-riverains des procédures d’information et de participation du public aux évaluations environnementales concernant les bâtiments d’élevage : une atteinte au «droit à l’information et à la participation en matière environnementale pour “toute personne”», pointe l’avis du Conseil constitutionnel.
Les «Sages» ont enfin supprimé plusieurs «cavaliers législatifs», trop éloignés du projet de loi initial, qui portaient sur la redevance pour pollutions diffuses, le curage des retenues d’eau, les travaux sur les haies ou encore la pisciculture.
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[Nancy] Présentation de la nouvelle carto de l'extrême droite en Lorraine !
Le samedi 5 septembre à 16h30 rendez-vous au Geyser pour la présentation de la cartographie réactualisée de l'extrême droite en Lorraine.
Cette nouvelle cartographie est le fruit d'un travail de recherche collectif par le RAGE (Réseau Antifasciste du Grand Est).
Collectifs, militant.es, sympathisant.es vous êtes les bienvenu.es pour apprendre sur les groupes et individus implantés sur le territoire lorrain, et pour les combattre !
Carto, affiche, T-shirt, stickerset print à prix libre. ↙️↙️↙️
Pensez à prendre de la monnaie !
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Politicians shouldn’t weigh in on individual criminal cases | Brief letters
PC Andrew Harper | Trump’s mistake | Hydration breaks | Climate advice for the government
Why are more people not concerned to uphold the principle that ministers should be kept clear from involvement in individual cases (What could Andy Burnham do to block early release of PC Andrew Harper’s killers?, 10 August)? Do we really want specific imprisonment decisions based on populist pressure?
Mark de Brunner
Burn Bridge, North Yorkshire• So Donald Trump thinks it would be a “terrible mistake” to get rid of Gianni Infantino (Report, 11 August). Didn’t he say something similar about Viktor Orbán? Maybe he will send JD Vance to help with the re-election campaign – that went well in Hungary.
Continue reading...
Michael Crapper
Whitchurch, Hampshire -
[Nancy] Ciné-club du Geyser : « Mysterious Skin »
Rendez-vous le mercredi 26 août à 20h au Geyser – 11 Grande rue, Nancy.
Un film brutal et sincère sur le traumatisme et l'amnésie liés aux violences sexuelles vécues dans l'enfance : « précis dans la caractérisation sociale et la description du quotidien et habile pour nuancer ce réalisme avec des envolées d'onirisme et d'humour ».
Attention, le film traite de sujets sensibles de façon explicite. On vous recommande de venir accompagné·e de quelqu'un·e à qui tenir la main si ces thématiques vous touchent particulièrement !
La projection sera suivie d'un moment de convivialité autour d'une boisson, de grignotages vegans et de musique.
Venez nombreux·ses <33
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Sheri Mecklenburg’s Tech Troubles: “It’s on the E drive. It’s on the stick.”
Goddamnit.There’s something I can’t get out of my head from Chicago US Attorney Andrew Boutros’ bid to defeat sanctions for his prosecutors’ misconduct.
William Hogan makes excuses, Boutros parrots them
Much of Boutros’ response to defendants’ bid for discovery, sanctions, and investigation attempts to bolster the excuses AUSA William Hogan offered to Judge April Perry on May 21 to explain why the redactions he made to the grand jury transcripts hid Sheri Mecklenburg’s misconduct before the grand jury.
MR. PARENTE: Too, Judge, again, you repeatedly say there’s only 30 lines. There’s only 30 lines. These gentlemen were sitting here and heard the Court say that and now we find out there are missing pages. I don’t understand how that is not misleading the Court. I understand Mr. Boutros advocating for his AUSAs, but having done the job, if I heard a Judge say, well, there is only 30 lines. I think it’s IT related, what could it be. And I know in my mind what is going on here, how do you not approach the Court?
MR. HOGAN: I’d like to address that. The direction was to give the Court the law on 372 charge and there was a lot of other discussion in the grand jury. And the missing pages also account for the testimony of at least two witnesses. We just didn’t turn over the testimony of one of the agents, for example, or both of the agents, I think.
THE COURT: Mr. Parente still has not seen the transcripts.
MR. HOGAN: There was some IT issues.
MR. PARENTE: I’m sure there were. But these are games that civil attorneys play. This isn’t what someone whose job it is to always do the right thing should do. Again, this was personal, Judge. It was quoted in the paper, “Prosecutors blasted Parente for hysterically speculating about perceived misconduct in what was the normal practice” —
He was just following Judge April Perry’s order, Hogan claimed, providing just the legal instructions on the conspiracy charge. And besides, her misimpression that any withheld materials had to do with technical problems wasn’t entirely baseless. “There was some IT issues,” Hogan claimed.
I’ve already shown that Hogan’s claim he complied with Judge Perry’s instructions (and Boutros’ claim that this is undisputed) is bullshit.
Hogan withheld one of the most important points of instruction, about whether people who walked away from the SUV that had just driven into a peaceful protest could be charged with conspiracy. This was one of the core issues that defendants had raised in their requests for grand jury transcripts, so its redaction is particularly damning. Hogan also withheld an exchange on October 9 about the import of the ICE goon driving into protestors; while it’s a less important legal instruction than the other redacted passage, both Hogan and AUSA Matthew Skiba treated it as legal instruction for the later grand jury hearings.
Boutros attempts to make Hogan’s IT claim credible
But Boutros’ attempt to rescue Hogan’s claim that “There was some IT issues,” is problematic for other reasons. As I wrote here, Boutros does cite purported tech issues in his narrative of how the indictment went down. But what he cites as evidence is all over the map. He includes when the court reporter helped Sheri Mecklenburg set up her computer. He includes the grand jury foreperson confirming to Mecklenburg that the orange light indicates her transcript recorder was on. He includes one instance where Matthew Skiba was wrestling with his videos, but not a second one, in the subsequent transcript. And the pièce de résistance, Boutros points to where Mecklenburg says her battery ran out as a technical problem, a fair argument, as far as that goes.
There are two problems with Boutros’ inventory, on top of the fact that there’s no consistency to the things Boutros treats as technical problems. Of the four things Boutros cites as technical problems, several — the one from October 9, and the one right at the beginning of October 16 — would have been invisible to Judge Perry when she first reviewed the transcripts; Hogan redacted those bits. The part of the October 23 transcript where AUSA Skiba again struggles a bit with the video also appears in a redacted section — Skiba, in fact, said he was comfortable with doing the video right before the redaction, in what Perry could see. The clearest reference to technical problems that would have been visible to Judge Perry appears in the October 16 transcript where Skiba says, “Sheri, of course I’m having technical difficulties” before a 12-line redaction, during which the prosecutors discuss the video problems while Mecklenburg gripes about people who left before the ICE witness testified. But that’s just a 12-line redaction. That can’t explain Perry’s misimpression.
A far more important purported technical problem — where Mecklenburg says her battery has run out — does not (based on the publicly released redacted transcript) appear in the redacted transcripts provided to Perry, either, at least as they were subsequently released. But Mecklenburg’s claim her battery ran out should have appeared, even in the redacted transcript. In the since-released unredacted transcript, it is time-stamped to have occurred at 10:11 which, based on that time stamp, should have appeared before testimony broke before lunch on October 16, but which currently appears at the end of the transcript, after testimony (all redacted in the first set) that was time-stamped as having occurred at 3:33. Maybe that passage showed up in what Perry initially reviewed — it would be a reasonable explanation for her belief there were big technical problems — except if so, then the transcript (the 7-minute anomaly I wrote about here) has been doctored.
The Boutros inconsistency I find far more intriguing wouldn’t have shown up in the redacted transcripts, either, and so couldn’t be the explanation for Judge Perry’s misimpression. It also doesn’t show up in the transcripts Boutros references in his court filing, but for a different reason entirely. For his filing, Boutros cites to the docket number of the unredacted transcripts that were released, docket number 219 (October 9), 220 (October 16), and 221 (October 23).
Boutros ignores the transcript showing politicization
But as far as I see, Boutros never cites to the subsection of FBI Agent Evan Hylton’s October 9 testimony that was released on June 18, nine days after the other transcripts, docket number 230.
Whereas Boutros relies on the sworn testimony of the ICE goon to describe what (the ICE goon claims) happened to him, the US Attorney does not rely on Hylton’s sworn testimony to describe how the investigation proceeded, relying instead on William Hogan’s claims of how it went down. In effect, Boutros’ narrative recreates the original redaction of Hylton’s testimony, hiding — for example — that Mecklenburg and Hylton showed the videos (and individual screen caps of the targets) during the section Boutros studiously avoids mentioning, not “the prosecutors,” plural.
She gave her “summary”— which she reiterated was “not evidence” or “testimony”—before facing technical issues. Id. at 5- 9.
In addition to the Case Agent testifying, the prosecutors played two videos showing different angles of the incident from September 26, 2025. Id. at 14-16. After Case Agent’s testimony, the grand jurors asked factual questions about, for example, Agent A’s interview and his thought process, whether Agent A could have stopped the vehicle, and whether other cars were around. Id. at 11-19. [my emphasis]
This silence speaks volumes.
Boutros makes expansive claims in his filing that there is no evidence of politicization, citing to Judge Perry’s decision on that point before she looked at any transcripts. Yet there’s a good deal of evidence of politicization in the Hylton transcript. In it, Hylton describes not identifying the most culpable people crowding the SUV at Broadview and trying to identify them, but instead finding Kat Abughzaleh’s post from the event and networking out from there.
So let’s go to — in searching the internet, did law enforcement find that an individual using the name Kat Abughazaleh —
MS. MECKLENBURG: And I’ll give you the spelling, court reporter, before I go.
BY MS. MECKLENBURG: Q. had posted a video of the incident on her social media?
A. Yes.
Q. And when you looked further at this individual’s social media, did law enforcement discover that she had posted a different video from the Broadview facility the morning of the incident before it started?
A. Yes.
Q. Was that posted on her own social media, in fact, her Instagram channel?
Hylton’s testimony is pretty damning to Boutros’ claim there was not politicization, because a whole bunch of right wingers RTed the Abughazaleh post described in that testimony. Mike Davis, who is reported to be close to Todd Blanche’s fixer, Aakash Singh (the guy whom Boutros is trying to protect by invoking Trump v. US), even RTed it and @ed Andrew Boutros, ordering him to prosecute Abughazaleh and her “co-conspirators.”

FBI Agent Hylton’s testimony is perfectly consistent with having done just that — having done just what private citizen and far right nutjob Mike Davis ordered Boutros to do. He took Abughazaleh’s post, investigated the protest with her as a focal point, and then Mecklenburg charged them with a conspiracy, in spite of the fact that some or most of them walked away after the SUV drove into them.
Hylton’s testimony is all the more damning given a confession in Boutros’ filing. Having told one of the defense attorneys that he had no communications about what to charge, Boutros backtracks somewhat, stating that no one told him what investigative steps to take or what charges to file, a confession that could be consistent with acting on Davis’ tweeted order. After denying following orders in pursuing this prosecution, Boutros explains that — just a day after Aakash Singh buddy Mike Davis ordered him, Andrew Boutros, to charge Abughazaleh and her “co-conspirators,” — there was a virtual meeting on September 27 attended by people from Main Justice and his office (and another office on the West Coast), where “a public video” from Broadview was played.
15 On July 15, 2026, counsel for one of the former Defendants sent an email to the U.S. Attorney’s Office asking whether the Office “still stands” behind its assertion that there were “no communications” “with anyone outside the USAO” regarding “who and what to charge” or its “investigatory or charging decisions.” R. 110 at 3 (bold in original, italics added). The Front Office is not aware of any communications in which it took direction from anyone outside the U.S. Attorney’s Office regarding its decisions as to what investigatory steps the local prosecution team would take or who the local prosecution team would charge when prosecutors went into the grand jury to indict this case. Out of an abundance of caution, the Office notes there was a virtual meeting on September 27, 2025, among Main Justice lawyers, the Chicago U.S. Attorney’s Office, lawyers from at least one other U.S. Attorney’s Office on the West Coast, and many federal law enforcement agencies where the September 26 “Broadview” incident was mentioned (and a public video played) as part of a broader discussion of incidents and conduct against ICE during that time. To the Front Office’s knowledge, the virtual meeting did not mention the identity or political affiliation of any person. It was only later when Chicago FBI agents assigned to the case began investigating the matter that the Office learned the identity of some of the people involved in the incident. Moreover, as would be expected in the normal course, there were discussions between the Office and Main Justice regarding such things as case updates, especially given the publicity the case generated after it had been charged. These privileged discussions are not only permitted but are contemplated. See supra 19; In re United States, 398 F.3d at 618 (“How the United States reaches its litigating positions, who said what to whom within the prosecutor’s office, and so on, are for the Attorney General and the President to evaluate. The Judicial Branch is limited to assessing counsel’s public deeds.”). [my emphasis]
Then, just days later on September 30, Hylton started investigating by networking out to people with some digital tie to Abughazaleh, rather than trying to identify the people who genuinely obstructed the SUV. Hylton did not let the evidence drive the investigation but instead let Abughazaleh’s network do so.
Q. It does. Are these videos — are these videos that law enforcement obtained from public sources?
A. Yes, they are.
Q. So, in other words, people posted these videos and that’s how law enforcement was able to get them, right?
A. That is correct.
Q. Were they posted and/or tagged by people who have identified themselves or law enforcement has identified as being present during the September incident?
A. Yes.
Q. And by other people as well?
A. Yes.
That’s part of what Boutros avoids comment on by exercising his right to remain silent about Hylton’s testimony. The other part, as I said, involves the most interesting technical difficulties.
Boutros ignores the thumb drive/E-drive problem
As I noted here, Boutros implies that the very first technical problems appeared on pages 5 to 9 of the October 9 transcript.
He cites a five page passage, from page 5 to page 9. But the only thing that obviously reflects a technical issue — besides Mecklenburg waiting before she turned on her own computer — is an exchange on page 9 where the court reporter interrupts to help Mecklenburg plug in and turn on her own computer.
THE COURT REPORTER: I will just activate your computer. Set it up real quick.
There is a USB behind the monitor.
MS. MECKLENBURG: I think this is going to work. We’ll find out. Okay.
That’s the sum total of any claimed technical difference in that first appearance, the court reporter helping Mecklenburg set up her own computer. There were sixteen pages redacted.
In fact, that single page of technical difficulty — if you can claim that turning on your own computer is a technical difficulty — continues well into the Hylton testimony, the transcript Boutros doesn’t cite, so he should have cited that other transcript too.
It starts when Mecklenburg explains the reason she would go onto have technical difficulties, the reason why she didn’t know you could just plug your computer into the USB cord.
“I don’t usually bring my computer.”
So I’m going to make sure my computer is up, you know I don’t usually bring my computer, and get it going. You want to get — do you want to get him?
[snip]
Okay. Let’s see what I got. You know this makes me very concerned. This is what I was worried about. Nothing is coming — my documents won’t come up. I might have to do it from the agent or — I can’t get anything.
Unbelievable. Let’s see if this will work. I have it on a disk, which doesn’t play as well, but we’ll all have to get through it, and I will get right to you, agent. Okay.
THE COURT REPORTER: I will just activate your computer. Set it up real quick. There is a USB behind the monitor.
MS. MECKLENBURG: I think this is going to work. We’ll find out. Okay.
Something led Mecklenburg to do something different, do a grand jury presentation from her computer as opposed to (I assume) Elmo, what prosecutors generally use in trials.
The beginning of Hylton’s testimony starts normally enough: he briefly describes his background, explains his supervisor ordered him to investigate the Broadview 6 incident, and Mecklenburg makes him explain how he knows what he’ll testify to.
Then, she has him attest to video.
Q. Have you viewed the video that had been marked as Incident — that have been marked as Government — Grand Jury Exhibit Video Passenger Side and Front and Grand Jury Exhibit Video Driver’s Side and Front.
She then introduces a thumb drive that has the exhibits for the presentation, the exhibits Hylton has just walked over from the FBI.
You and I have gone over the exhibits for today, correct?
A That is correct.
Q. And those exhibits have been put on a stick that we’re using that has been marked as Grand Jury Exhibit 1, right?
(Document marked as Grand Jury Exhibit No. 1 for identification.)
BY THE WITNESS:
A. Yes.
BY MS. MECKLENBURG: Q. And are those exhibits – were you able to see that those exhibits were just carried right over from evidence that was provided by the FBI?
A. Yes.
Referring back to the main transcript, that “stick” is the sole exhibit introduced that day.
As Sheri Mecklenburg started to present the two videos used with the grand jury on October 9 — the two main videos used with the grand jury — she complains that she can’t get the videos working.
And then, having just admitted that “I don’t usually bring my computer” and having Hylton validate the evidence on a stick, she describes she’s actually running the presentation from the E-drive, or maybe a stick.
MS. MECKLENBURG: So I’m going to play these straight through. One is pretty short and the other a little longer, but I want you first to see what happened. Then we’ll go through when we identify people slow and snip bits, and I will point them out. So I will just play it for you.
At least I hope I am. It’s not going to work. I didn’t think so. If this doesn’t play, I’ll have you pull up your computer and do it. Let’s not fool around. We’re running out time.. Can you play the two videos for us?
Because it’s on the E drive and not my computer.
I’m sorry. Hang on. Don’t play it yet. It’s my fault. It’s on the E drive. It’s on the stick. I forgot. I don’t have a mouse here. So it’s taking me a little bit. There we go. This should do it. Okay.
This, one of the most extended instances of technical difficulty in any transcript, reveals Mecklenburg may have been using some other presentation than the one on the thumb drive, the one introduced into evidence, by accessing the E-drive from the computer that she (unusually) brought with her to the grand jury.
The Kat Abughazaleh video not introduced into evidence
And that matters, because Mecklenburg showed photos and videos that were not obviously introduced into evidence, not by exhibit number, and not by video reference.
In the first part of Mecklenburg’s colloquy with Hylton, she formally introduces into evidence the same exhibits she later has the ICE goon introduce on October 23, which are reflected in the table of contents for that later appearance. She describes entering exhibits 13, 15, 16, 18, 36, 41, 42, 48, 49, 38, 39, 44 into evidence. (As compared to what she showed two weeks later, she seems to skip photos 17 and 38).
But then later, she introduces things — including what sounds like the video Abughazaleh posted, the one a bunch of right wingers, including Aakash Singh buddy Mike Davis, RTed, demanding charges — that she does not introduce as evidence, but instead sometimes references by page number.
Q. Yes. Okay. Let’s take a look, — is this the video that law enforcement observed of Kat Abughazaleh on her Instagram account?
A. Yes.
Q. And did that – is that the video where she said she was at 25th and Harvard?
A. Yes.
Q. And is this an accurate picture that you know of of Kat Abughazaleh?
A. Yes.
Q. I’ll play it. It’s only a few seconds. (Whereupon, a video was played.)
BY MS. MECKLENBURG: Q. Did law enforcement find additional known videos of Kat Abughazaleh?
A. Yes.
Q. I’m going to go to page 45. And I am showing you what on page ·· I’m looking at what is the comparison photos, page 4, and then I’m going to show you.one on page 5, which is from the video, and ask you if those are known photos of Kat Abughazaleh?
A. Yes.
Mecklenburg describes “law enforcement” “posting” stills from the video.
Q. Did law enforcement recognize Kat Abughazaleh as an individual who appeared the video of the incident?
A. Yes.
Q. Did law enforcement then post stills of Ms. Abughazaleh from her video? A. Yes.
Q. I’m sorry. Let me back up. From the video of the incident?
A. That is correct.
She even misstates at one point, suggesting law enforcement posted about it rather than Abughazaleh, before correcting herself.
Q. Did law enforcement – did Ms. Abughazaleh also post on her social media that she was part of the incident on September 26, 2025?
A. She did.
Q. And I’m going to show you now a posting. This was found on her social media oops. Sorry.
On her own social media, correct?
Again, none of these photos or social media posts are introduced into evidence as exhibits like the photo — Exhibit 39 — of the word “PIG” allegedly scratched onto the back of the vehicle, nor do I see where she introduced her presentation as a whole (though she does explain the typos in Michael Rabbitt’s and Brian Straw’s names are due to the fact that she wrote it late the night before).
And it continues, with one after another of Mecklenburg’s targets, descriptions of posts and photos and press conferences, none of which are individually introduced as exhibits.
There may be twenty pieces of evidence Mecklenburg relies on, which show how these targets were chosen not because they were culpable in obstructing this SUV that drove into them, but because they had a tie to Kat Abughazaleh or spoke out against the SUV incident. She even describes how Joselyn Walsh was identified by Googling “guitar girl Broadview ICE,” which would bring you to this Facebook post, describing how a rubber bullet went through Walsh’s guitar and hit her in her leg.

This was Hylton’s explanation, as elicited by Mecklenburg, as to how Walsh got charged: someone knew to Google for a post about her complaints of being shot.
DOJ dropped charges against Walsh in March, before abandoning the rest of the charges.
I see no record any of this was ever introduced as evidence.
We’ve been assuming that William Hogan redacted these transcripts to hide Mecklenburg’s misconduct … and no doubt that was part of it.
But what if he redacted them to hide the politicization? What if the “IT issues” he was trying to hide were the difficulties Mecklenburg narrated in real time, switching back and forth from the thumb drive, which was entered into evidence, and whatever she presented from her E-drive, which was not?
Hogan was happy to provide transcripts … but not exhibits
There are a few more data points to suggest that William Hogan was corruptly trying to hide this colloquy in addition to all Mecklenburg’s other misconduct. They started to flip out, in escalating steps, when she asked for exhibits, not just transcripts.
As I’ve laid out, Boutros claims that he and his prosecutors were responding to the order that Judge Perry first gave on April 9. That invited prosecutors to submit, ex parte, just “relevant portions” of the transcripts.
To the extent the Government does not object to an ex parte in camera review of the transcripts, the relevant portions of the transcripts as outlined in the motion may be provided to the Court by 4/20/2026 in lieu of a written response.
The government asked for and got an extension — to, they claim, obtain the transcripts. In that request, they emphasize this will just be portions of the transcripts (remember, the first one was sent to Boutros in real time).
The UNITED STATES OF AMERICA, by its attorney, ANDREW S. BOUTROS, United States Attorney for the Northern District of Illinois, respectfully submits this unopposed motion for an extension of time until April 23, 2026, to provide the relevant portions of the grand jury transcripts to the Court for an in camera review.
[snip]
This extension will allow the government the opportunity to obtain all relevant transcripts to provide the Court, which it has been seeking to obtain. [my emphasis]
When DOJ submitted the transcripts, they claimed to be submitting all three transcripts, even while emphasizing, again, they were ordered just to provide “the relevant portions of the transcripts.” (As I’ve shown, they did not do so.) But then, having reviewed the redacted transcripts, Perry instructed the government to bring unredacted copies to the next in-person hearing. In granting that request, Judge Perry ordered something different: she ordered them to bring presentations, as well.
MINUTE entry before the Honorable April M. Perry: The Government’s motion to file grand jury transcripts under seal [128] is granted. This matter is set for a hearing 4/29/2026 at 10:30 a.m. in person in Courtroom 1725. The Government is asked to bring to the hearing fully un−redacted versions of the transcripts it has filed under seal (which currently contain redactions within the colloquy portions) as well as a copy of any presentation(s) or document(s) shown to the grand jurors summarizing the law. Mailed notice.
Read narrowly, such an order would only implicate the presentation Skiba did for the second and third grand jury session. That would have shown Skiba to be a raging MAGAt because of the way he relied on a totally inapt precedent only a frothy Trump supporter would know about. Read broadly, though, that would require bringing whatever Mecklenburg had on her E-drive, the social media posts showing this prosecution arose out of an attempt to target Abughazaleh.
That’s when DOJ decided to dismiss the felony conspiracy charge in an attempt to moot the request. When Chris Parente asked Hogan if he would bring the transcripts to that hearing, even though he claimed to be planning to dismiss the charges, Hogan refused.

The mootness argument did work, for about a day. But then the defense asked for the transcripts again because Hogan seemed so determined to keep them under wraps. This request asked for the transcripts and focused on the instruction, but it also asked for any “documents shown to the grand jury,” which again, might or might not include the stuff Mecklenburg had on her E-drive.
Moreover, given the government’s constantly shifting theories regarding the conspiracy charged in Count One and the Court’s order requiring production of the unredacted grand jury transcripts and, perhaps more importantly, the instructions of the law and documents shown to the grand jury regarding the law, the government’s tactic of bringing a superseding information but not immediately dismissing the indictment appears to evade the Court’s order and withhold the grand jury transcripts that the defense and, in many respects, the public at large have a compelling interest to see.
On May 18, Judge Perry ordered the government to give her the unredacted transcripts. That’s what led to the dramatic May 21 hearing where she revealed Mecklenburg’s vouching and conflicts with the jurors.
Chris Parente filed an emergency motion to preserve everything. He posted Hogan’s email (screen capped above) refusing to bring transcripts to the April 29 hearing, where he sought, and succeeded, in temporarily mooting the question of grand jury transcripts. Diane MacArthur, perhaps the one Chicago AUSA everyone involved still trusts, filed a notice of appearance and responded by saying that defendants no longer had standing to demand such things, and besides, everything would be preserved under the Federal Records Act. Terence Campbell, Andrew Martin’s attorney, replied basically saying, whoa, that was a remarkably touchy response … makes me want transcripts even more!
With each response, DOJ acted more and more paranoid.
At a hearing on May 26, MacArthur showed up and argued that DOJ was retaining a sufficient scope of materials to litigate this further.
When Tuesday’s hearing began, MacArthur told the judge she’d be handling the case from here on out.
“Thank you for volunteering as tribute,” Perry told MacArthur when court began.
MacArthur is a longtime, well-regarded veteran of the U.S. attorney’s office. She participated in the trials of former Illinois House Speaker Michael J. Madigan and ex-Chicago Ald. Edward M. Burke, which both ended with convictions for the once-powerful politicians.
Perry called Tuesday’s hearing to consider a request from Straw that she order prosecutors to preserve communications related to the grand jury proceedings.
Though prosecutors officially opposed such an order, MacArthur explained Boutros’ office had already taken multiple steps to preserve records from the case. She said a “litigation hold” was sought Saturday at the national Executive Office for U.S. Attorneys.
She said that triggered an indefinite hold on text messages, documents and notes relating to the grand jury and the decision by previous prosecutors to redact transcripts from the proceedings.
MacArthur said the hold applies to all former prosecutors on the “Broadview Six” case as well as three top leaders in Boutros’ office.
However, when defense attorneys sought an order from Perry that would have gone further — covering agents in the case — she told them she had questions about their ability to participate in the case going forward.
Based on the representations of MacArthur, Judge Perry denied the request for a preservation order.
And despite her representations that she would be handling the case going forward, that was the last that MacArthur has shown up in the docket. Days later, a guy who moved to Chicago from Indiana, Nathaniel Whalen, filed his notice of appearance, and he’s the only person besides Boutros on the attempt to evade sanctions.
And that’s when, having first exploited the credibility of the last trustworthy AUSA to defeat a motion to preserve and then dropping her from this team, Boutros invoked Trump v US specifically in his argument that the Broadview 6 are not entitled to discovery.
I don’t doubt there is far more than Boutros is trying to bury than why Mecklenburg entered a thumb drive into evidence then proceeded to rely on a file on her E-drive.
I suspect the communications between Mike Davis and Aakash Singh, by themselves, would display the malice behind this procesution.
But Andrew Boutros’ attempt to distract Judge April Perry by pointing to an orange light shining on Sheri Mecklenburg’s computer should only focus more attention on the tech difficulty he ignored, buried amid the evidence showing the selectivity of this prosecution: The E-drive never admitted into evidence.
The post Sheri Mecklenburg’s Tech Troubles: “It’s on the E drive. It’s on the stick.” appeared first on emptywheel.
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La canicule n’est pas terminée, mais ce climatiseur tombe déjà en promotion sous les 280 €

[Deal du jour] L'été 2026 enchaîne les vagues de chaleur record, et les stocks de climatiseurs fondent aussi vite que les températures grimpent. Le Humhold 9000 BTU, un climatiseur mobile 3-en-1, passe de 399,90 € à 279,90 € sur Joybuy, soit 120 € de remise.
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Robotique humanoïde : LG poursuit sur sa lancée et prévoit de dévoiler un robot bipède basé sur les modèles Isaac GR00T de Nvidia début 2027
LG veut franchir une nouvelle étape dans la robotique humanoïde. Le groupe sud-coréen a annoncé le 13 août l’élargissement de sa collaboration avec Nvidia dans l’intelligence artificielle physique.
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L’interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans censurée par le Conseil constitutionnel
L’institution estime que cette disposition «porte une atteinte qui n’est pas adaptée, nécessaire et proportionnée» à la liberté d’expression et de communication des mineurs. Elle avait été saisie fin juillet par des députés socialistes et de La France insoumise. -
Le Conseil constitutionnel valide la loi d'urgence agricole, dont le retour de l'acétamipride
La loi d'urgence agricole entrera bien en vigueur. Le Conseil constitutionnel a validé, le 14 août, la quasi-totalité du texte, y compris la réintroduction dérogatoire de l'acétamipride et du flupyradifurone, deux pesticides interdits en France.
Lire la suite - En bref / Agriculture
L'institution avait été saisie le 24 juillet par des députés écologistes, socialistes et insoumis, après l'adoption définitive du texte par les parlementaires. Ils dénonçaient notamment le retour de ces produits néonicotinoïdes, dont l'incidence (…) -
Attention, ceci n'est pas une contravention ! Mais une Amende Forfaitaire Délictuelle
Cette brochure provient d'infokiosques.net.
Sommaire
page 2 : C'est quoi ?
page 2 : Ça vient d'où ?
page 4 : Comment se passe la verbalisation ? page 7 : La contestation en pratique page 11 : Suites de la contestation page 11 : Résister collectivement à l'AFD page 12 : Sources
c'est quoi ?
Gaffe aux apparences : l'amende forfaitaire délictuelle n'est pas une simple amende.
Au moment où les flics nous la collent, on ne se rend souvent pas compte de la différence, jusqu''à ce qu'on reçoive l'avis et qu'on tique sur la somme demandée. Ou pire : qu'on se voit prélever direct sur notre compte bancaire.
Pas une simple amende car :
• elle punit un DÉLIT
• elle entraîne une inscription au casier (bulletins 1 et 2 si on ne la paye pas dans les temps)
• les sommes sont souvent de l'ordre de 800-900€ et peuvent aller jusqu'à 3000€
• elle ne peut pas être contestée comme une amende « classique » (voir p.7)
ça vient d'où ?
On rétropédale sur les dernières années au gré des lois qui ont renforcé l'arsenal répressif pour vous expliquer d'où ça vient ! Et comment elle a été pensé comme un outil de harcèlement financier des quartiers populaires et devient un nouvel outil répressif des mouvements sociaux. Initialement l'amende forfaitaire c'est fait pour désengorger les tribunaux et ça concerne surtout des délits routiers (conduite sans assurance ou sans permis).
En 2019, son champ de compétence est élargi au domaine social, avec en 1er lieu dans le collimateur, comme toujours, les quartiers populaires. Deux délits en particulier servent cet objectif de répression des populations marginalisées : l'occupation illicite en réunion des espaces communs d'un immeuble d'habitation et surtout l'usage de stupéfiants. On pense aussi au délit d'installation illicite sur un terrain qui vise très spécifiquement à réprimer la communauté des voyageur-euses, et qui servira aussi pour les ZAD.
L'AFD sert donc les politiques discriminatoires et de contrôle social, et ce d'autant plus qu'elle ne repose que sur la parole d'un flic consignée dans un procès verbal et ne laisse en pratique que peu de droit au recours. L'idée n'est plus seulement de désengorger mais d'apporter une réponse pénale « immédiate et effective ». Punir !
En 2023, après l'énorme mouvement des Gilets Jaunes, le pouvoir se dit qu'il est grand temps de s'en servir contre les mouvements sociaux et étend encore son domaine. Sont concernés désormais les délits de : filouterie de carburant, destruction ou dégradation d'un bien, tags, détention ou usage de fumigène, intrusion dans un établissement scolaire, atteintes à la circulation des trains, entrée illicite sur un terrain de sport, port d'arme de la catégorie D sans motif légitime, vol à l'étalage ( loi du 24 janvier 2023).
La liste n'est pas exhaustive (lien de la liste complète : https://www.justice.gouv.fr/sites/default/files/migrations/portail/ bo/2023/20230228/JUSD2303546C-annexe.pdf) mais on voit très bien à travers ces exemples comment l'AFD peut être utilisée pour casser les contestations sociales.
Aujourd'hui, on constate de nombreuses délivrances d'AFD sur les dernières mobilisations, notamment le mouvement « Bloquons tout » du 10 septembre. Le précédent des GJ et l'occupation des ronds-points ont donné des idées : le délit d'entrave à la circulation peut être utilisé pour tout type de blocage routier (péage, rond-point, périph etc.). À coup de 900 balles pris dans les poches des pauvres, c'est sûr, ça va être dissuasif.
COMMENT SE PASSE LA VERBALISATION ?
Dans les faits, le moment où on se prend la prune a toutes les apparences d'une situation banale de verbalisation. Cependant deux ou trois détails peuvent nous faire tiquer et nous amener à adopter des stratégies différentes, déjà pour être sûr.es du type de sanction qu'on est en train de subir.
Qui décide de l'AFD ?
Elle est délivrée par un policier (police nationale) ou gendarme qui « constate l'infraction ». À noter que ça ne peut pas être donnée par la municipale. Ça ne peut pas être donné non plus à une personne mineure.
Résister au moment du contrôle
1. La procédure est censée s'appliquer que si la personne accepte le principe d'une verbalisation et reconnaît les faits. En théorie, il est donc possible de refuser une Amende Forfaitaire Délictuelle et le refus de la signer devrait en être une preuve. En pratique, les flics mettent la pression et te font parfois signer des papiers sans dire ce que c'est.
Refuser une AFD c'est prendre le risque d'être emmené.e en GAV ou d'être convoqué.e à un procès ultérieurement, même si dans les faits les AFD ont été créées pour punir des infractions auparavant peu punies car les dossiers étaient vides et la justice trop engorgée. Ça peut donc valoir le coup de tenter de résister à cette procédure en tentant de refuser de signer !
Par ailleurs, c'est une procédure qui ne repose que sur la parole du flic consignée dans son procès verbal. Il peut donc faire de fausses accusations sans risquer de répercussions.
Des personnes ont reçu une AFD pour « usage de stupéfiant » alors qu'elles ne possédaient que du CBD sur elles [1]. Ou encore il y a eu des personnes verbalisées pour « port d'armes de catégorie D » alors qu'elles revenaient de pique-nique avec un petit couteau.
2. L'agent ne peut pas non plus donner d'AFD si plusieurs infractions sont constatées simultanément dont au moins une ne peut faire l'objet d'une procédure d'AFD. De même, cette procédure n'est pas censé être possible s'il y a besoin de plusieurs PV pour caractériser l'infraction.
Exemple : pour prouver le vol, il y a besoin de joindre vidéos/photos de la caméra de surveillance au dossier.
Comme il s'agit d'une procédure à PV unique, il est possible de tester une stratégie pour éviter l'AFD pour stup : a priori si tu refuses la destruction de la drogue saisie, les flics seront obligés de la garder en tant que scellés et donc d'ouvrir une enquête. Là encore, ça dépend de leur respect du droit et de la procédure, ce qui est loin d'être garanti...
Quelques autres pistes à vérifier
– Il semblerait que les flics aient besoin d'une tablette et smartphone Neo [2] pour éditer une AFD (ils en ont pas encore tous). <https://infokiosques.net/local/cache-vignettes/L500xH283/afd_1-79fff.png?1785939006>
Un policier utilise son téléphone NEO pour contrôler une identité avec la reconnaissance faciale.
– Si tu refuses de payer l'AFD immédiatement, les flics sont censés devoir te l'envoyer par courrier (note). En théorie, ca signifie qu'ils sont sensés ne pas pouvoir mettre d'AFD aux personnes ne disposant pas d'adresse. En pratique, les flics pourraient très bien en inventer une, donc pas sur que ça marche mais c'est possible de tester de refuser de déclarer une adresse au moment du contrôle.
(!) Le fait de donner une fausse adresse entraîne simplement la non-réception de l'avis d'AFD et n'empêche pas sa validité, voire même augmente les risques de l'avoir majorée... D'ailleurs les flics se fichent souvent de bien noter ton adresse et ont tendance à eux-mêmes faire des erreurs. <https://infokiosques.net/local/cache-vignettes/L426xH323/afd_2-1e9f7.png?1785939006>
Modèles de tablette et de téléphone NEO que les flics utilisent.
On verra plus bas qu'il arrive souvent de se rendre compte d'une AFD en étant directement prélevé.e sur le compte bancaire...
Dans tous les cas, on vous conseille de ne pas accepter de payer l'amende lors du contrôle quand les flics vous le proposent !
Casier
L'amende forfaitaire délictuelle entraîne une inscription au bulletin n°1 du casier judiciaire pendant une durée de 3 ans à compter du règlement de l'AFD mais pas au bulletin n°2 du casier judiciaire dès lors qu'elle a été réglée (le bulletin n°2 ou B2 est celui accessible à certains employeurs (travail dans le public ou avec des enfants globalement). La procédure de l'AFD entraîne également une inscription au fichier de Traitement des Antécédents Judiciaires (TAJ), c'est un fichier consulté par les flics (de la nationale) à chaque contrôle d'identité ou passage au commissariat. 6
Que faire quand on apprend qu'on a une AFD ?
<https://infokiosques.net/local/cache-vignettes/L500xH531/afd_3-12186.png?1785939006>
La contestation en pratique
Pour le moment, on a peu de retours de contestations d'AFD, les personnes concernées sont au début des procédures et on imagine aisément que cela peut prendre au moins autant voire plus de temps qu'une contestation d'amende « classique ». Donc on s'attend à devoir attendre 6 mois/1 an pour avoir plus de retours.
2 cas de figures :
1. ON REÇOIT LE COURRIER
Si la contestation a lieu après avoir reçu le 1er courrier, on l'appelle alors « requête en exonération » :
• on a 45 jours
• on doit la formuler par lettre recommandée avec accusé de réception au ministère public (l'adresse se trouve dans l'encadré réservé à la contestation : Service de traitement des AFD à Rennes) ou sur le site de l'ANTAI
• on doit y joindre l'original de l'avis de contravention
• on doit motiver notre demande, c'est-à-dire expliquer pourquoi on conteste
• on doit consigner la somme sinon notre requête sera irrecevable. Le montant de la consignation dépend de l'infraction retenue.
(!) Consigner la somme n'est pas comme payer l'amende même si financièrement, sur notre compte c'est la même.
Mais attention : si on confond les 2 et qu'on paye l'amende par la voie de paiement, même partiellement, il n'est plus possible de la contester.
Si la requête n'est pas acceptée, on reçoit un avis d'amende forfaitaire majorée. On peut continuer à contester.
La contestation s'appelera alors une « réclamation » :
• on a 30 jours
• on doit la formuler par lettre recommandée avec accusé de réception au ministère public (l'adresse se trouve dans l'encadré réservé à la contestation : Service de traitement des AFD à Rennes) ou sur le site de l'ANTAI
• on doit y joindre l'original de l'avis d'amende forfaitaire majorée
• on doit motiver notre demande, c'est-à-dire expliquer pourquoi on conteste
2. ON N'A RIEN REÇU ET ON EST/VA ÊTRE PRÉLEVÉ.E
Mais parfois on n'a jamais reçu le 1er courrier et on découvre qu'on s'est pris.e une amende forfaitaire délictuelle au moment du prélèvement sur notre compte.
En effet si rien n'est fait dans les 30 jours suivant la majoration, il y émission d'un titre exécutoire qui permet de prélever directement sur les salaires / livrets d'épargne / comptes courants… (cf. conditions d'insolvabilité).
C'est ce qu'on appelle le recouvrement forcé.
L'amende est alors inscrite au casier judiciaire, aussi bien sur le bulletin n°1 que sur le bulletin n°2.
La banque est sommée de le faire mais elle doit aussi logiquement nous informer qu'une telle saisie est en cours. Bien sûr, la banque prend au passage des frais bancaires...
Tips pour s'éviter un prélèvement sauvage de l'État :
Si on laisse sur un compte courant moins ou l'équivalent d'un RSA seulement, l'état ne peut pas prélever d'argent dessus. Certaines personnes prévoient donc de retirer en espèce leur RSA le jour où il arrive sur le compte pour limiter les risques de saisie.
Si on reçoit un avis de prélèvement à venir, ça s'appelle « saisie administrative à tiers détenteur » (SATD), il faut :
• aller à sa banque dire qu'on s'oppose au prélèvement et doubler cela avec un envoi en lettre recommandée avec accusé réception à la banque pour dire qu'on est en procédure de contestation de l'amende.
• aller au centre du Trésor Public dont on dépend et demander un bordereau de situation (voir exemple sur l'image plus bas).
Ce bordereau correspond au relevé de toutes les prunes qu'on pourrait avoir sur le dos (contraventions simples et forfaitaires délictuelles). Il nous permet d'entrer en voie de contestation pour chaque cas où on n'a pas été averti.e et où nous n'avons pas pu contester, voire parfois même pour des cas où on a contesté mais pour lesquels on n'a jamais reçu de réponse. C'est important d'avoir gardé tous les éléments de preuve de nos contestations si on en a faites. Ils seront utiles à ce moment-là. <https://infokiosques.net/IMG/png/afd_4.png>
Il est fréquent de ne pas avoir été mis.e au courant d'une prune (simple ou forfaitaire délictuelle) car les envois sont en courrier simple. C'est donc un argument de très bonne foi de dire qu'on n'a jamais reçu l'amende. Rien ne le prouve ! Et demander la preuve de l'envoi peut être un moyen de les faire abandonner.
Qu'on ait déjà été prélevé.e ou pas, on peut toujours contester la procédure !
N'oublions jamais de tout faire par lettre recommandée avec avis de réception.
Et côté bancaire, si la banque nous a pris des frais, on peut aussi faire pression pour qu'elle nous les rembourse, en mettant en avant la contestation de l'amende et même si on n'a reçu aucune nouvelle suite à cette contestation.
Exemples de formulations pour la banque partant d'un cas concret de saisie à tiers détenteur :
Dans un 1er temps, la personne a écrit à sa banque qu'elle était en procédure et que par conséquent, tant que la procédure était en cours, ses voies de recours n'étaient pas épuisées et qu'ils n'étaient pas en droit de la prélever.
Au bout d'un an, et sans nouvelles de sa contestation, la personne a ré-écrit à sa banque pour dire que la procédure était prescrite et qu'ils devaient lui recréditer son compte, frais bancaires inclus (dans son cas ils étaient équivalent à 10% de sa prune). La personne a récupéré sa thune.
Suites de la contestation
Si la contestation d'une AFD est jugée recevable, le dossier est renvoyé au procureur de la république qui peut décider de classer sans suite ou ouvrir une enquête (ces amendes reposant seulement sur le PV d'un flic, les dossiers sont minces et il y a alors de fortes chances de classement sans suite !)
Si le parquet/ministère public décide quand même d'une enquête, il peut vous délivrer une citation à comparaître (donc un procès), une convocation pour CRPC (comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité), une convoc pour recevoir une ordonnance pénale… Dans tous les cas, contactez une legal team pour faire face à cette procédure judiciaire et vous faire épauler d'un.e avocat.e.
Récidive ?
En principe, le fait de déjà avoir fait l'objet d'une AFD pour une infraction, suppose qu'on ne peut pas en « bénéficier » une deuxième fois. Il y a des exceptions comme pour le délit d'usage de stup ou de vol à l'étalage.
Demande de signalétique suite à une AFD
Il est possible de recevoir une convocation au commissariat à la suite d'une AFD pour aller faire un relevé de signalétique, c'est-à-dire se faire prendre en photo et relever les empreintes digitales, ensuite consignées dans le TAJ et le Fichier des empreintes digitales (FAED). Ces données sont ensuite systématiquement mobilisées lors de prochaines enquêtes à titre de comparaison (reconnaissance faciale à partir d'images de vidéo-surveillance, relevé d'empreinte sur un objet saisi, etc.). Il est possible de ne pas se rendre à la convocation, a priori on risque juste de se faire solliciter un relevé de signalétique à un prochain contrôle. Ne pas s'y rendre volontairement met un bâton dans les roues de la machine à ficher étatique...
Résister collectivement à l'AFD
Cette procédure toute nouvelle est encore peu connue par les avocat-es et collectifs anti-rep, et surtout elle isole beaucoup les personnes visées. Alors si toi ou un-e proche avez reçu une AFD, avez tenté d'y résister ou de contester, n'hésitez pas à en parler autour de vous et au collectif antirep proche de chez vous....
Pour rappel, liste (non-exhaustive) de collectifs antirep en fRance : https://rajcollective.noblogs.org/les-collectifs-locaux/
Appel à témoignages !
Vous pouvez aussi nous envoyer des témoignages écrits, des retours sur la brochure ou des questions sur temoignages-afd@systemli.org Les témoignages nous aident à ajuster nos conseils et stratégies de défenses face aux flics et à la justice... Ils ne seront pas diffusés sauf accord de son auteurice et restent anonymisés.
Protégeons-nous les un-es les autres face à cette matraque financière au service de la gentrification et de la répression des personnes marginalisées.
Sources
• Liste complète des infractions punies par AFD et montant des amendes : https://www.justice.gouv.fr/sites/default/files/migrations/portail/bo/2023/20230228/JUSD2303546C-annexe.pdf
• Les institutions aussi critiquent l'AFD : 1 ) https://www.syndicat-magistrature.fr/notre-action/justice-penale/2499-l-extension-du-domaine-de-l-amende-forfaitaire-delictuelle-une-bascule-irresponsable-et-des-plus-dangereuses/
4 ) hhttps://www.justice.gouv.fr/sites/default/files/2025-05/rapport_mission_urgence_dejudiciarisation.pdf (p.19-20)
• Projet de loi police municipale : https://www.laquadrature.net/2026/03/06/projet-de-loi-polices-municipales-blanc-seing-pour-la-technopolice-municipale/
• Contester une contravention : https://paris-luttes.info/contre-la-matraque-financiere-15653
• Pour plus d'infos sur l'antirépression : https://rajcollective.noblogs.org/ressources-juridiques/ Voir en ligne : Paris luttes info
[1] Si ça vous arrive, on vous conseille d'autant plus de contester. Cette pratique courante des flics commence à être dénonçée car un test devrait avoir lieu avant la verbalisation, ce qui n'est presque jamais le cas. Cf. : https://www.mediapart.fr/journal/france/160426/la-cour-des-comptes-tire-un-bilan-severedes-amendes-forfaitaires-delictuelles
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Attention, ceci n'est pas une contravention ! Mais une Amende Forfaitaire Délictuelle
Cette brochure provient d'infokiosques.net.
Sommaire
page 2 : C'est quoi ?
page 2 : Ça vient d'où ?
page 4 : Comment se passe la verbalisation ? page 7 : La contestation en pratique page 11 : Suites de la contestation page 11 : Résister collectivement à l'AFD page 12 : Sources
c'est quoi ?
Gaffe aux apparences : l'amende forfaitaire délictuelle n'est pas une simple amende.
Au moment où les flics nous la collent, on ne se rend souvent pas compte de la différence, jusqu''à ce qu'on reçoive l'avis et qu'on tique sur la somme demandée. Ou pire : qu'on se voit prélever direct sur notre compte bancaire.
Pas une simple amende car :
• elle punit un DÉLIT
• elle entraîne une inscription au casier (bulletins 1 et 2 si on ne la paye pas dans les temps)
• les sommes sont souvent de l'ordre de 800-900€ et peuvent aller jusqu'à 3000€
• elle ne peut pas être contestée comme une amende « classique » (voir p.7)
ça vient d'où ?
On rétropédale sur les dernières années au gré des lois qui ont renforcé l'arsenal répressif pour vous expliquer d'où ça vient ! Et comment elle a été pensé comme un outil de harcèlement financier des quartiers populaires et devient un nouvel outil répressif des mouvements sociaux. Initialement l'amende forfaitaire c'est fait pour désengorger les tribunaux et ça concerne surtout des délits routiers (conduite sans assurance ou sans permis).
En 2019, son champ de compétence est élargi au domaine social, avec en 1er lieu dans le collimateur, comme toujours, les quartiers populaires. Deux délits en particulier servent cet objectif de répression des populations marginalisées : l'occupation illicite en réunion des espaces communs d'un immeuble d'habitation et surtout l'usage de stupéfiants. On pense aussi au délit d'installation illicite sur un terrain qui vise très spécifiquement à réprimer la communauté des voyageur-euses, et qui servira aussi pour les ZAD.
L'AFD sert donc les politiques discriminatoires et de contrôle social, et ce d'autant plus qu'elle ne repose que sur la parole d'un flic consignée dans un procès verbal et ne laisse en pratique que peu de droit au recours. L'idée n'est plus seulement de désengorger mais d'apporter une réponse pénale « immédiate et effective ». Punir !
En 2023, après l'énorme mouvement des Gilets Jaunes, le pouvoir se dit qu'il est grand temps de s'en servir contre les mouvements sociaux et étend encore son domaine. Sont concernés désormais les délits de : filouterie de carburant, destruction ou dégradation d'un bien, tags, détention ou usage de fumigène, intrusion dans un établissement scolaire, atteintes à la circulation des trains, entrée illicite sur un terrain de sport, port d'arme de la catégorie D sans motif légitime, vol à l'étalage ( loi du 24 janvier 2023).
La liste n'est pas exhaustive (lien de la liste complète : https://www.justice.gouv.fr/sites/default/files/migrations/portail/ bo/2023/20230228/JUSD2303546C-annexe.pdf) mais on voit très bien à travers ces exemples comment l'AFD peut être utilisée pour casser les contestations sociales.
Aujourd'hui, on constate de nombreuses délivrances d'AFD sur les dernières mobilisations, notamment le mouvement « Bloquons tout » du 10 septembre. Le précédent des GJ et l'occupation des ronds-points ont donné des idées : le délit d'entrave à la circulation peut être utilisé pour tout type de blocage routier (péage, rond-point, périph etc.). À coup de 900 balles pris dans les poches des pauvres, c'est sûr, ça va être dissuasif.
COMMENT SE PASSE LA VERBALISATION ?
Dans les faits, le moment où on se prend la prune a toutes les apparences d'une situation banale de verbalisation. Cependant deux ou trois détails peuvent nous faire tiquer et nous amener à adopter des stratégies différentes, déjà pour être sûr.es du type de sanction qu'on est en train de subir.
Qui décide de l'AFD ?
Elle est délivrée par un policier (police nationale) ou gendarme qui « constate l'infraction ». À noter que ça ne peut pas être donnée par la municipale. Ça ne peut pas être donné non plus à une personne mineure.
Résister au moment du contrôle
1. La procédure est censée s'appliquer que si la personne accepte le principe d'une verbalisation et reconnaît les faits. En théorie, il est donc possible de refuser une Amende Forfaitaire Délictuelle et le refus de la signer devrait en être une preuve. En pratique, les flics mettent la pression et te font parfois signer des papiers sans dire ce que c'est.
Refuser une AFD c'est prendre le risque d'être emmené.e en GAV ou d'être convoqué.e à un procès ultérieurement, même si dans les faits les AFD ont été créées pour punir des infractions auparavant peu punies car les dossiers étaient vides et la justice trop engorgée. Ça peut donc valoir le coup de tenter de résister à cette procédure en tentant de refuser de signer !
Par ailleurs, c'est une procédure qui ne repose que sur la parole du flic consignée dans son procès verbal. Il peut donc faire de fausses accusations sans risquer de répercussions.
Des personnes ont reçu une AFD pour « usage de stupéfiant » alors qu'elles ne possédaient que du CBD sur elles [1]. Ou encore il y a eu des personnes verbalisées pour « port d'armes de catégorie D » alors qu'elles revenaient de pique-nique avec un petit couteau.
2. L'agent ne peut pas non plus donner d'AFD si plusieurs infractions sont constatées simultanément dont au moins une ne peut faire l'objet d'une procédure d'AFD. De même, cette procédure n'est pas censé être possible s'il y a besoin de plusieurs PV pour caractériser l'infraction.
Exemple : pour prouver le vol, il y a besoin de joindre vidéos/photos de la caméra de surveillance au dossier.
Comme il s'agit d'une procédure à PV unique, il est possible de tester une stratégie pour éviter l'AFD pour stup : a priori si tu refuses la destruction de la drogue saisie, les flics seront obligés de la garder en tant que scellés et donc d'ouvrir une enquête. Là encore, ça dépend de leur respect du droit et de la procédure, ce qui est loin d'être garanti...
Quelques autres pistes à vérifier
– Il semblerait que les flics aient besoin d'une tablette et smartphone Neo [2] pour éditer une AFD (ils en ont pas encore tous). <https://infokiosques.net/local/cache-vignettes/L500xH283/afd_1-79fff.png?1785939006>
Un policier utilise son téléphone NEO pour contrôler une identité avec la reconnaissance faciale.
– Si tu refuses de payer l'AFD immédiatement, les flics sont censés devoir te l'envoyer par courrier (note). En théorie, ca signifie qu'ils sont sensés ne pas pouvoir mettre d'AFD aux personnes ne disposant pas d'adresse. En pratique, les flics pourraient très bien en inventer une, donc pas sur que ça marche mais c'est possible de tester de refuser de déclarer une adresse au moment du contrôle.
(!) Le fait de donner une fausse adresse entraîne simplement la non-réception de l'avis d'AFD et n'empêche pas sa validité, voire même augmente les risques de l'avoir majorée... D'ailleurs les flics se fichent souvent de bien noter ton adresse et ont tendance à eux-mêmes faire des erreurs. <https://infokiosques.net/local/cache-vignettes/L426xH323/afd_2-1e9f7.png?1785939006>
Modèles de tablette et de téléphone NEO que les flics utilisent.
On verra plus bas qu'il arrive souvent de se rendre compte d'une AFD en étant directement prélevé.e sur le compte bancaire...
Dans tous les cas, on vous conseille de ne pas accepter de payer l'amende lors du contrôle quand les flics vous le proposent !
Casier
L'amende forfaitaire délictuelle entraîne une inscription au bulletin n°1 du casier judiciaire pendant une durée de 3 ans à compter du règlement de l'AFD mais pas au bulletin n°2 du casier judiciaire dès lors qu'elle a été réglée (le bulletin n°2 ou B2 est celui accessible à certains employeurs (travail dans le public ou avec des enfants globalement). La procédure de l'AFD entraîne également une inscription au fichier de Traitement des Antécédents Judiciaires (TAJ), c'est un fichier consulté par les flics (de la nationale) à chaque contrôle d'identité ou passage au commissariat. 6
Que faire quand on apprend qu'on a une AFD ?
<https://infokiosques.net/local/cache-vignettes/L500xH531/afd_3-12186.png?1785939006>
La contestation en pratique
Pour le moment, on a peu de retours de contestations d'AFD, les personnes concernées sont au début des procédures et on imagine aisément que cela peut prendre au moins autant voire plus de temps qu'une contestation d'amende « classique ». Donc on s'attend à devoir attendre 6 mois/1 an pour avoir plus de retours.
2 cas de figures :
1. ON REÇOIT LE COURRIER
Si la contestation a lieu après avoir reçu le 1er courrier, on l'appelle alors « requête en exonération » :
• on a 45 jours
• on doit la formuler par lettre recommandée avec accusé de réception au ministère public (l'adresse se trouve dans l'encadré réservé à la contestation : Service de traitement des AFD à Rennes) ou sur le site de l'ANTAI
• on doit y joindre l'original de l'avis de contravention
• on doit motiver notre demande, c'est-à-dire expliquer pourquoi on conteste
• on doit consigner la somme sinon notre requête sera irrecevable. Le montant de la consignation dépend de l'infraction retenue.
(!) Consigner la somme n'est pas comme payer l'amende même si financièrement, sur notre compte c'est la même.
Mais attention : si on confond les 2 et qu'on paye l'amende par la voie de paiement, même partiellement, il n'est plus possible de la contester.
Si la requête n'est pas acceptée, on reçoit un avis d'amende forfaitaire majorée. On peut continuer à contester.
La contestation s'appelera alors une « réclamation » :
• on a 30 jours
• on doit la formuler par lettre recommandée avec accusé de réception au ministère public (l'adresse se trouve dans l'encadré réservé à la contestation : Service de traitement des AFD à Rennes) ou sur le site de l'ANTAI
• on doit y joindre l'original de l'avis d'amende forfaitaire majorée
• on doit motiver notre demande, c'est-à-dire expliquer pourquoi on conteste
2. ON N'A RIEN REÇU ET ON EST/VA ÊTRE PRÉLEVÉ.E
Mais parfois on n'a jamais reçu le 1er courrier et on découvre qu'on s'est pris.e une amende forfaitaire délictuelle au moment du prélèvement sur notre compte.
En effet si rien n'est fait dans les 30 jours suivant la majoration, il y émission d'un titre exécutoire qui permet de prélever directement sur les salaires / livrets d'épargne / comptes courants… (cf. conditions d'insolvabilité).
C'est ce qu'on appelle le recouvrement forcé.
L'amende est alors inscrite au casier judiciaire, aussi bien sur le bulletin n°1 que sur le bulletin n°2.
La banque est sommée de le faire mais elle doit aussi logiquement nous informer qu'une telle saisie est en cours. Bien sûr, la banque prend au passage des frais bancaires...
Tips pour s'éviter un prélèvement sauvage de l'État :
Si on laisse sur un compte courant moins ou l'équivalent d'un RSA seulement, l'état ne peut pas prélever d'argent dessus. Certaines personnes prévoient donc de retirer en espèce leur RSA le jour où il arrive sur le compte pour limiter les risques de saisie.
Si on reçoit un avis de prélèvement à venir, ça s'appelle « saisie administrative à tiers détenteur » (SATD), il faut :
• aller à sa banque dire qu'on s'oppose au prélèvement et doubler cela avec un envoi en lettre recommandée avec accusé réception à la banque pour dire qu'on est en procédure de contestation de l'amende.
• aller au centre du Trésor Public dont on dépend et demander un bordereau de situation (voir exemple sur l'image plus bas).
Ce bordereau correspond au relevé de toutes les prunes qu'on pourrait avoir sur le dos (contraventions simples et forfaitaires délictuelles). Il nous permet d'entrer en voie de contestation pour chaque cas où on n'a pas été averti.e et où nous n'avons pas pu contester, voire parfois même pour des cas où on a contesté mais pour lesquels on n'a jamais reçu de réponse. C'est important d'avoir gardé tous les éléments de preuve de nos contestations si on en a faites. Ils seront utiles à ce moment-là. <https://infokiosques.net/IMG/png/afd_4.png>
Il est fréquent de ne pas avoir été mis.e au courant d'une prune (simple ou forfaitaire délictuelle) car les envois sont en courrier simple. C'est donc un argument de très bonne foi de dire qu'on n'a jamais reçu l'amende. Rien ne le prouve ! Et demander la preuve de l'envoi peut être un moyen de les faire abandonner.
Qu'on ait déjà été prélevé.e ou pas, on peut toujours contester la procédure !
N'oublions jamais de tout faire par lettre recommandée avec avis de réception.
Et côté bancaire, si la banque nous a pris des frais, on peut aussi faire pression pour qu'elle nous les rembourse, en mettant en avant la contestation de l'amende et même si on n'a reçu aucune nouvelle suite à cette contestation.
Exemples de formulations pour la banque partant d'un cas concret de saisie à tiers détenteur :
Dans un 1er temps, la personne a écrit à sa banque qu'elle était en procédure et que par conséquent, tant que la procédure était en cours, ses voies de recours n'étaient pas épuisées et qu'ils n'étaient pas en droit de la prélever.
Au bout d'un an, et sans nouvelles de sa contestation, la personne a ré-écrit à sa banque pour dire que la procédure était prescrite et qu'ils devaient lui recréditer son compte, frais bancaires inclus (dans son cas ils étaient équivalent à 10% de sa prune). La personne a récupéré sa thune.
Suites de la contestation
Si la contestation d'une AFD est jugée recevable, le dossier est renvoyé au procureur de la république qui peut décider de classer sans suite ou ouvrir une enquête (ces amendes reposant seulement sur le PV d'un flic, les dossiers sont minces et il y a alors de fortes chances de classement sans suite !)
Si le parquet/ministère public décide quand même d'une enquête, il peut vous délivrer une citation à comparaître (donc un procès), une convocation pour CRPC (comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité), une convoc pour recevoir une ordonnance pénale… Dans tous les cas, contactez une legal team pour faire face à cette procédure judiciaire et vous faire épauler d'un.e avocat.e.
Récidive ?
En principe, le fait de déjà avoir fait l'objet d'une AFD pour une infraction, suppose qu'on ne peut pas en « bénéficier » une deuxième fois. Il y a des exceptions comme pour le délit d'usage de stup ou de vol à l'étalage.
Demande de signalétique suite à une AFD
Il est possible de recevoir une convocation au commissariat à la suite d'une AFD pour aller faire un relevé de signalétique, c'est-à-dire se faire prendre en photo et relever les empreintes digitales, ensuite consignées dans le TAJ et le Fichier des empreintes digitales (FAED). Ces données sont ensuite systématiquement mobilisées lors de prochaines enquêtes à titre de comparaison (reconnaissance faciale à partir d'images de vidéo-surveillance, relevé d'empreinte sur un objet saisi, etc.). Il est possible de ne pas se rendre à la convocation, a priori on risque juste de se faire solliciter un relevé de signalétique à un prochain contrôle. Ne pas s'y rendre volontairement met un bâton dans les roues de la machine à ficher étatique...
Résister collectivement à l'AFD
Cette procédure toute nouvelle est encore peu connue par les avocat-es et collectifs anti-rep, et surtout elle isole beaucoup les personnes visées. Alors si toi ou un-e proche avez reçu une AFD, avez tenté d'y résister ou de contester, n'hésitez pas à en parler autour de vous et au collectif antirep proche de chez vous....
Pour rappel, liste (non-exhaustive) de collectifs antirep en fRance : https://rajcollective.noblogs.org/les-collectifs-locaux/
Appel à témoignages !
Vous pouvez aussi nous envoyer des témoignages écrits, des retours sur la brochure ou des questions sur temoignages-afd@systemli.org Les témoignages nous aident à ajuster nos conseils et stratégies de défenses face aux flics et à la justice... Ils ne seront pas diffusés sauf accord de son auteurice et restent anonymisés.
Protégeons-nous les un-es les autres face à cette matraque financière au service de la gentrification et de la répression des personnes marginalisées.
Sources
• Liste complète des infractions punies par AFD et montant des amendes : https://www.justice.gouv.fr/sites/default/files/migrations/portail/bo/2023/20230228/JUSD2303546C-annexe.pdf
• Les institutions aussi critiquent l'AFD : 1 ) https://www.syndicat-magistrature.fr/notre-action/justice-penale/2499-l-extension-du-domaine-de-l-amende-forfaitaire-delictuelle-une-bascule-irresponsable-et-des-plus-dangereuses/
4 ) hhttps://www.justice.gouv.fr/sites/default/files/2025-05/rapport_mission_urgence_dejudiciarisation.pdf (p.19-20)
• Projet de loi police municipale : https://www.laquadrature.net/2026/03/06/projet-de-loi-polices-municipales-blanc-seing-pour-la-technopolice-municipale/
• Contester une contravention : https://paris-luttes.info/contre-la-matraque-financiere-15653
• Pour plus d'infos sur l'antirépression : https://rajcollective.noblogs.org/ressources-juridiques/ Voir en ligne : Paris luttes info
[1] Si ça vous arrive, on vous conseille d'autant plus de contester. Cette pratique courante des flics commence à être dénonçée car un test devrait avoir lieu avant la verbalisation, ce qui n'est presque jamais le cas. Cf. : https://www.mediapart.fr/journal/france/160426/la-cour-des-comptes-tire-un-bilan-severedes-amendes-forfaitaires-delictuelles
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Des étés toujours plus chauds : visualisez l'explosion des températures depuis 40 ans
Sous l'effet du changement climatique, l'été 2026 est parti sur des bases record depuis le début des relevés de température, en 1900. Nos graphiques permettent de mesurer l'ampleur du phénomène.
Lire la suite - Info / Climat , Canicule
Avec une température moyenne de 24,85 °C à l'échelle de la France, juillet 2026 est devenu le mois le plus chaud jamais enregistré par Météo-France depuis le début des relevés en 1900. Le précédent record, établi en 2003, était de 24,8 °C. Le précédent mois de juillet le plus chaud était celui de (…) -
L'anarcho-syndicalisme espagnol entre syndicalisme industrialiste et communisme libertaire (1910-1936)
Cette émission de radio revient sur l'histoire de l'anarcho-syndicalisme en Espagne et de ses débats autour du communisme libertaire de la fondation de la CNT en 1910 à la révolution de 1936 à partir de Les chemins du communisme libertaire. L'anarcho-syndicalisme travaillé par ses prétentions anticapitalistes de Myrtille des Giménologues, paru en 2018 – avec Myrtille et Vincent des Giménologues, notamment auteurs sur ce sujet des deux autres tomes de Les chemins du communisme libertaire (Divergences, 2017 et 2019). À écouter sur la page de l'émission Sortir du capitalisme.
La première partie (50 minutes) comporte :
http://sortirducapitalisme.fr/media/com_podcastmanager/cnt1.mp3
Une brève histoire de l'anarchisme espagnol et des luttes des classes populaires espagnoles de 1868 à 1910 ;
Une histoire de la création de la CNT en 1910 dans un contexte d'apogée du syndicalisme révolutionnaire ;
Une comparaison de l'évolution de l'anarcho-syndicalisme espagnol et du syndicalisme révolutionnaire français au cours des années 1910-1920 ;
Une histoire de la guerre sociale en Espagne entre 1917 et 1923 : grève générale des loyers, émeutes alimentaires, « auto-réductions », terrorisme patronal et auto-défense armée ;
Une analyse des rapports des anarchistes espagnols à la révolution russe et à la dictature de Primo de Rivera ;
Un résumé des débats au sein de l'anarchisme espagnol des années 1920 au sujet du travail, de l'industrie, du capitalisme, du communisme libertaire, du contrôle ouvrier et du syndicalisme ;
Une histoire de la renaissance de la CNT après la chute de la dictature de Primo de Riveira (1930) ;
Une analyse de la double nature de la CNT, entre syndicat revendicatif et contre-société à finalité communiste libertaire et à facettes multiples (bibliothèques libertaires, aide aux sans emploi et aux migrant-e-s, groupes de femmes, de naturistes et de végétariens, journaux anarchistes, revendication d'un « droit à la ville »).
La deuxième partie (40 minutes) comporte :
http://sortirducapitalisme.fr/media/com_podcastmanager/cnt2.mp3
Une histoire des débats entre syndicalistes « industrialistes » et communistes libertaires entre 1931 et 1936, notamment à l'aune de la scission de 1931, de l'échec des insurrections de 1932-33, des conséquences de la crise mondiale de 1929 et du revirement spectaculaire du théoricien anarchiste Santillan ;
Une description du programme communiste libertaire d'Isaac Puente de 1933, et son influence sur la motion au sujet du communisme libertaire et son triomphe lors du Congrès de Saragosse de 1936 ;
Une conclusion au sujet du dédoublement de l'anarchisme espagnol à partir de juillet 1936, entre communistes libertaires et bureaucrates syndicaux industrialistes.
Note
Des liens en rapport avec cette émission sur http://sortirducapitalisme.fr/emissions/315-l-anarcho-syndicalisme-espagnol-entre-syndicalisme-industrialiste-et-communisme-libertaire-1910-1936
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Trump’s dismal Patriot Games were the Hunger Games ordered off Temu | Aaron Timms
Monkey bars, gawky teenagers and a presidential cameo – all given a prime-time showcase by ABC – combined for the most leaden hour of America’s 250th birthday summer
Culturally, it’s been a tough few months for Donald Trump. The UFC night he held at the White House for his birthday got lost amid the froth and excitement of the World Cup. The Great American State Fair on the Washington DC National Mall was a dud. The president’s jokes at the White House Correspondents’ Dinner all bombed. Could the Patriot Games, a nationwide competition to find the American schoolchildren most adept at traversing a set of monkey bars, help rescue the summer?
Last night we got our answer: no. A one-hour prime-time special brought us the best of the Patriot Games, and in a crowded field it managed to offer some of the most leaden TV of the American semiquincentennial. Freedom 250, the White House-backed non-profit that hosted the UFC fight at the White House and the Great American State Fair, produced the event, and put up the $125,000 in college scholarship winnings that went to each winner on the boys’ and girls’ side of the competition. The final round of the Games actually took place earlier this week, at a sports training facility outside Cleveland, Ohio. Last night we just got the best bits, and judging by what that amounted to, we should all be thankful we never had to endure the other bits. This was Trumpworld’s answer to the Hunger Games, but it’s unlikely there will be much clamor for a sequel. The patriots may be hungry for more, but the rest of us? Eh.
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BP to develop offshore gasfield in Venezuela with firms linked to Trump administration
Move will be one of first large-scale foreign investments in country since US ousted leader Nicolás Maduro in January
BP has answered Donald Trump’s call for oil companies to help rebuild Venezuela’s fossil fuel industry with new plans to develop a large offshore gasfield.
BP will partner with two oil firms with close links to the Trump administration to develop the second phase of the Loran gasfield, in one of the first large-scale foreign investments in Venezuela since the US ousted its leader Nicolás Maduro in January.
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Workday en passe d’être racheté par le fonds d’investissement Silver Lake ? Le retour du co-fondateur Aneel Bhusri prend soudainement une autre dimension
Workday pourrait devenir l’objet de l’un des plus importants rachats de l’histoire du logiciel. D’après des informations publiées en exclusivité par Reuters, Silver Lake et l’éditeur américain de logiciels de gestion des ressources humaines et des finances discutent depuis plusieurs mois d’une éventuelle acquisition. Les négociations se poursuivent et rien ne garantit qu’elles déboucheront sur un accord.
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Trump asks US supreme court to allow construction of White House ballroom
Administration asks justices to keep appeals court decision to halt work on hold while it prepares a full appeal
The Trump administration has asked the US supreme court to allow construction of the president’s controversial $400m White House ballroom to proceed after an appeals court ordered work to halt.
In a case testing Donald Trump’s presidential authority, the Washington-based US court of appeals for the District of Columbia circuit ruled last week that the controversial project lacked the necessary approval from US Congress.
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L’interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans s’effondre face au Conseil constitutionnel

Coup de théâtre pour le projet d'interdiction des réseaux sociaux aux enfants de moins de 15 ans. Le texte qui a été concocté pour graver la mesure dans le marbre du droit vient d'être partiellement censuré par le Conseil constitutionnel.
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Duda Salabert et Erika Hilton, pionnières de la visibilité trans au Congrès national du Brésil
Les deux parlementaires du Minas Gerais et de São Paulo sont les premières femmes trans élues à la représentation nationale. Avec une histoire et un style différents, elles gagnent en influence et marquent un tournant dans la normalisation de leur présence dans les sphères de pouvoir. Mais le combat est long et la violence reste constante. -
Twitch active par défaut l’utilisation des contenus de ses créateurs pour entraîner des modèles d’IA et déclenche la colère des streamers
Twitch, filiale d’Amazon, a annoncé via son compte Support sur le réseau social X l’ajout d’un paramètre permettant aux créateurs de s’opposer à l’utilisation de leurs contenus pour entraîner les modèles d’IA générative du groupe. Ce réglage étant activé par défaut, les vidéos, clips, messages de chat et flux audio des streamers peuvent être utilisés à cette fin tant qu’ils ne s’y sont pas opposés.
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Un nouvel incendie dans les Landes, plus de 1 000 hectares brûlés en 24 heures
Trois semaines après l'incendie de Biscarrosse, qui a ravagé 3 600 hectares et conduit à évacuer 30 000 personnes, les Landes sont de nouveau en proie aux flammes, depuis jeudi 13 août. Le feu, dont l'origine n'est pas encore connue, s'est déclaré sur la commune de Luglon, petit bourg au cœur de l'immense massif des Landes de Gascogne, à une trentaine de kilomètres de Mont-de-Marsan. En une journée, 1 100 hectares ont été parcourus par les flammes.
Lire la suite - En bref / Incendies
Au total, 525 personnes ont dû être (…) -
Chutes de pierres : le mont Blanc fragilisé par les fortes chaleurs et déjà trois alpinistes tués
Mortelle montagne. Jeudi 13 août, un aspirant guide a été tué par une chute de pierres pendant qu'il gravissait avec des clients l'Aiguille du Génépi, située au-dessus du refuge Albert 1er dans le massif du Mont-Blanc, a précisé à l'AFP le peloton de gendarmerie en haute montagne (PGHM) de Chamonix, relaye Ici Pays d'Auvergne.
Lire la suite - En bref / Montagne
Cette disparition arrive dans un contexte où les fortes chaleurs entraînent de nombreuses chutes de pierres partout dans le massif. Le 12 août, un immense éboulement (…) -
Une nouvelle affaire Trump: le scandale des diamants belges
Une bague en or 18 carats ornée de 321 diamants a été offerte au président américain par les représentants du secteur du diamant à Anvers au début de l’été. Quelques semaines plus tard, l’administration Trump a exempté les diamants européens des nouveaux droits de douane qui devaient leur être imposés. -
Après «Frontières», Marine Le Pen passe de mauvaises vacances en Bretagne
Cet été, il semble que les personnalités d'extrême droite aiment se rendre en Bretagne, mais cet amour n'est pas réciproque.
L’article Après «Frontières», Marine Le Pen passe de mauvaises vacances en Bretagne est apparu en premier sur Contre Attaque.
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Un maire menace de démissionner face à un projet de stockage par batteries lithium
Le maire de la commune de Dambron, Philippe Lesage, met sa démission en jeu en opposition à un projet de plateforme de stockage d'énergie par batteries lithium. Porté par l'entreprise allemande Enertrag, le projet rencontre une très vive opposition de la municipalité et des habitants. Alors que le dernier mot revient à la préfecture, l'élu a décidé de faire pression en mettant sa démission dans la balance.
Lire la suite - En bref / Énergie
Dans ce bourg rural d'un peu moins de 100 habitants, la nouvelle a provoqué la (…) -
Cet accessoire transforme votre Switch 2 en borne d’arcade rétro pour pas cher

[Deal du jour] La mini borne d'arcade Subsonic, compatible Nintendo Switch, Switch OLED et Switch 2, permet de transformer la console en un appareil résolument rétro, et pour une quarantaine d'euros seulement en promotion.



