Timeline
Every post and feed across this instance
-
🎪ZKAROUSSEL 🎪
► SAMEDI 8 AOÛT 💥
▸ 16h : Atelier masques Mapache (Chili 🌶️)
▸ 17h : Tournoi foot ⚽️
▸ Dake - live painting 🎨
▸ Sky Sound Dub .........................chill
▸ Cabaret jonglerie - Mito
▸ 21h → ANTIFANFARE...................... chauffe chauffe ! 🔥
▸ 22h30 → Rap Sam Panda 🎤 (Soudan)
▸ 00h → The LITTLE DOGS 🇨🇱🤘 (chili) rock ska déjanté
▸ 01h → TROPICALES DJIPSIES - Didi ▸ 03h → DJ Octo & Shark VS Koon.+ Ping-pong DJ
⏰ ON FERME À 5H (et on remet ça dimanche !).
► DIMANCHE 9 AOÛT
Piscine 🏊 & foot
▸ 18h : Baque de Chuva (brésil) percussions brésiliennes 🥁
▸ 19h30 : Ama Keme Kemo (Cumbia)
▸ 21h : Thaissinha DJ set ! 🎧
🍽️ ON MANGE QUOI ?
Samedi : Plat éthiopien par Samira & Ziyad.
Dimanche : PIZZAS à gogo 🍕 !
📍 Zonneklopper – Chaussée de Neerstalle 172, 1190 BXL
🎟️ Entrée 5€
Zkaroussel.art
#ZKaroussel #FestivalParticipatif #Bruxelles #Zonneklopper #ArtEtFête -
Juan Sebastián Carbonell : « Une IA socialiste n’est pas envisageable »
Selon le sociologue Juan Sebastián Carbonell, face à l’IA, aucune tâche, même complexe ou très qualifiée, n’échappe à la taylorisation. Cette logique pourrait remodeler durablement le travail, y compris les métiers créatifs. -
Posez la question au cachalot
Un magnat du pétrole, un éco-technophile et un cachalot sont dans un bar. Ils se sont mis à boire et, inévitablement, à se la raconter. Le pétrolier regarde le cachalot et déclare que sans les combustibles fossiles, les 75 espèces de baleines auraient été chassées pour leur huile jusqu'à l'extinction.
« Mon industrie et sa technologie ont sauvé ton gros cul. »
L'éco-technophile s'est alors incrusté dans la discussion. Selon lui, sauver les baleines était un jeu d'enfant.
« Vous, les pétroliers, vous avez peut-être sauvé quelques baleines, mais les technologies bas carbone vont sauver cette foutue planète – y compris les pétroliers. »
À ce moment, le cachalot pose son whisky pour exprimer son indignation.
« Bande d'idiots. Le pétrole a accéléré le massacre des baleines, et les technologies vertes ne vont probablement pas sauver la planète. Vous deux, bande de crétins, ne connaissez rien à l'énergie ni à ses conséquences imprévues. »
C'est là une parabole moderne sur l'énergie.
Les gens pensent généralement que lorsque les marchés sont à court d'une ressource ou, dans le cas des baleines, lorsque les marchés exterminent plusieurs espèces, la civilisation trouvera une nouvelle ressource qui remplacera l'ancienne. De la même manière, les énergies renouvelables sont censées mettre à la retraite les combustibles fossiles, n'est-ce pas ? Mais l'histoire du massacre des baleines raconte une histoire beaucoup plus complexe et nuancée. Le sociologue américain Richard York détaille cette histoire dans un intrigant essai de 2017 intitulé Why Petroleum Did Not Save the Whales.
Naturellement, les magnats du pétrole aiment à penser que le boom pétrolier de 1859 en Pennsylvanie, qui déversa du kérosène sur le marché nord-américain, aurait produit un ralentissement de la demande d'huile de baleine utilisée à l'époque pour l'éclairage.
Mais comme le documente York dans son essai, les preuves historiques montrent que la plupart des massacres de baleines ont eu lieu au XXe siècle et en grande partie après la Seconde Guerre mondiale, grâce aux combustibles fossiles et à d'autres innovations. Le pétrole a simplement permis de tuer plus de baleines, plus efficacement que jamais auparavant.
Cette histoire de conséquences imprévues hante déjà les sources d'énergie renouvelables, ajoute York. York a vérifié les faits, et ces derniers indiquent clairement que les économies de marché n'utilisent pas le solaire, l'éolien ou la géothermie pour remplacer le pétrole, le gaz ou le charbon, mais pour augmenter la consommation globale d'énergie. De plus, le pétrolier et l'éco-technophile partagent la même ignorance flagrante : ils croient tous les deux que la technologie sauvera la situation et feront progresser le monde vers un avenir meilleur.
Malheureusement, cette hypothèse ne vaut pas mieux que les promesses de production venant du fabricant d'automobiles Tesla : le monde de l'énergie est un système technique complexe qui n'évolue pas de manière linéaire, et ce pour une raison simple tenant à la nature même de la technologie, explique York. La technologie, qu'elle soit fossile ou verte, augmente le nombre de produits et services qui utilisent de l'énergie, ce qui finit par créer une plus grande demande. York résume habilement la question : « Les technologies sont généralement déployées pour augmenter les profits, et non pour conserver les ressources », écrit-il. « Les producteurs travaillent à créer des marchés et à accroître la consommation de leurs produits afin de favoriser l'accumulation de richesse. » Cela explique non seulement pourquoi le pétrole n'a pas sauvé les baleines, mais aussi pourquoi les économies réalisées grâce à l'efficacité énergétique ne se traduisent généralement pas par une réduction de la consommation d'énergie. Les consommateurs et les producteurs se contentent de dépenser les économies réalisées pour trouver d'autres moyens de consommer plus d'énergie.
Mais revenons à l'histoire des baleines.
Comme toute baleine franche pourrait vous le dire, les Américains ont maîtrisé l'art de massacrer les géants au XVIIIe siècle. Après avoir épuisé les baleines franches, les tueurs de Nantucket se sont tournés vers les cachalots, leur huile étant meilleure que la graisse de bétail pour les bougies ; elle les rendait aussi plus brillantes. Les cachalots constituaient également une proie facile à attraper : ils étaient timides et aimaient s'étendre à la surface de l'eau.
En 1833, les Américains dominaient la chasse à la baleine. L'industrie américaine à elle seule employait 70 000 hommes et quelque 1 200 navires. Elle rapportait également de gros profits aux Quakers pacifistes qui dominaient l'industrie. (A l'époque, d'autres communautés religieuses « éthiques » évitaient le coton fabriqué par les esclaves et les lampes à huile parce qu'elles brûlaient de la graisse de baleine).
Dans sa magnifique histoire des baleines intitulée Leviathan, Philip Hoare note que « le baleinier était une sorte de pirate-mineur – un excavateur de pétrole océanique alimentant la fournaise de la Révolution industrielle autant que n'importe quel homme extrayant le charbon de la terre. » L'huile de baleine lubrifiait les machines industrielles et illuminait les maisons. Les scientifiques estiment aujourd'hui que 300 000 cachalots ont été tués dans le monde avec une technologie rudimentaire : « par des équipages de voiliers qui utilisaient de petites embarcations pour les poursuivre, les harponner, les épuiser et les transpercer » entre 1712 et 1899. Mais les combustibles fossiles ont fait croître ces chiffres. Au XXe siècle, le massacre s'est accéléré pour atteindre près de trois millions d'animaux.
La chasse à la baleine industrielle moderne est apparue dans les années 1860, lorsque l'industrie baleinière américaine de faible technicité entrait en crise. La Guerre Civile avait réquisitionné la plupart des navires baleiniers américains pour des objectifs militaires, alors les Norvégiens ont comblé le vide. La technologie standard des voiliers, des barques à rame et des harpons à main avait permis de pêcher les populations de baleines franches et de cachalots dans l'Atlantique et le Pacifique. Les prix de l'huile de baleine ont également chuté lorsque le kérosène commençait à inonder le marché de l'éclairage domestique. Le magazine Vanity Fair a même mis en valeur la popularité du kérosène dans un dessin animé montrant un groupe de cachalots célébrant un « Grand Bal donné par les baleines en l'honneur de la découverte des puits de pétrole en Pennsylvanie. » L'une des baleines portait une banderole avec le message « Nous ne pleurons plus à cause de notre graisse. » (jeu de mots entre « whale » et « wail » difficile à traduire : « We wail no more for our blubber »). Mais la célébration était en avance de plus d'un siècle.
Bientôt, des navires propulsés au charbon – et plus tard au diesel – ouvriront de nouvelles zones de chasse à la baleine en permettant à l'industrie de poursuivre les baleines bleues et les rorquals communs, des espèces qui se déplacent plus rapidement et comptent parmi les plus grands mammifères sur Terre. Un harpon explosif mis au point par un chasseur de phoques norvégien, Svend Foyn, a également facilité la tâche pour tuer les baleines les plus rapides.
Les navires-usines, qui pouvaient transformer les baleines en mer, ont également facilité la folie meurtrière. Comme l'a raconté un observateur en 1938, un seul navire-usine moderne pouvait prendre plus de baleines en une saison « que la flotte baleinière américaine de 1846 » qui comptait plus de 700 voiliers. Le sociologue York écrit : « Le navire-usine et sa flotte ne pourraient pas exister sans les combustibles fossiles qui alimentaient toute l'opération. Ils ont permis le stockage de longue durée des produits de la baleine en faisant fonctionner des congélateurs (pour la viande) et en traitant l'huile de baleine pour qu'elle ne devienne pas rance. »
Au fur et à mesure que le massacre s'accentuait, les baleiniers ont diversifié leurs produits et créé de nouvelles demandes. L'os de baleine, le plastique de l'époque, permettait de fabriquer des corsets et des arceaux pour l'industrie de la mode tandis que les militaires découvraient une nouvelle innovation : la fabrication de nitroglycérine. De leur côté, les chercheurs canadiens pensaient que la viande de baleine pourrait se vendre aussi bien que le bœuf.
Les frères Lever possédaient même leur propre entreprise de chasse à la baleine pour faciliter leur approvisionnement en graisse de baleine pour fabriquer du savon. Puis le processus d'hydrogénation a permis de transformer l'huile de baleine en margarine. Ce fut un best-seller pendant des années, jusqu'à ce que le beurre prenne sa place.
Dans les années 1930, la très active industrie baleinière a sponsorisé ses propres – et non officiels – « Jeux Olympiques de la Baleine ». Les jeux opposaient tous les pays baleiniers qui se battaient pour « attraper le plus de baleines possible avant qu'elles ne soient prises par les baleiniers d'un autre pays. » Dans ces années-là, l'huile de baleine constituait une part si importante de l'approvisionnement alimentaire du Royaume-Uni qu'entre 1932 et 1936, « elle représentait 37 % de la teneur en margarine, 21 % du composé de saindoux et 13 % de la teneur en savon…. En 1938, le gouvernement britannique a classé l'huile de baleine, avec la viande et le sucre, parmi les produits essentiels à la dite défense nationale. »
Après la Seconde Guerre mondiale, le prix de l'huile de baleine a de nouveau augmenté en raison de la pénurie générale d'huiles alimentaires. En conséquence, un groupe de pays, dont les États-Unis, l'Argentine, l'Australie, l'URSS, le Danemark, la Suède, l'Italie et même l'Autriche, pays sans littoral, ont annoncé leur intention de tuer davantage de baleines au nom du progrès de l'humanité. Les statistiques sur la chasse aux baleines donnent à réfléchir. Les scientifiques calculent maintenant que les navires de chasse industriels ont tué près de 2,9 millions de baleines au XXe siècle, « ce qui en fait (au moins en termes de biomasse pure) peut-être la plus grande chasse de l'histoire de l'humanité. »
L'efficacité du massacre dépasse l'entendement : « Entre 1900 et le milieu de l'année 1962, les méthodes industrielles ont tué autant de cachalots qu'au cours des XVIIIe et XIXe siècles réunis. De manière incroyable, cet exploit a ensuite été répété entre 1962 et 1972. » Les Soviétiques ont tué la plupart des baleines à bosse autour de la Nouvelle-Zélande et de l'Australie dans les années 1960, non pas parce qu'ils avaient besoin de viande ou d'huile de baleine, mais parce qu'ils avaient des plans économiques quinquennaux à réaliser et la technologie pour y parvenir. Ils ont donc tué, comme l'a documenté plus tard un scientifique, « sans aucune autre raison que le fait de dire qu'ils les avaient tués. »
Alors que l'abattage industriel diminuait la taille et le nombre des baleines, la Commission baleinière internationale a essayé de gérer le carnage, mais avec comme souci principal de perpétuer la technologie de l'industrie. Il est révélateur que la commission n'ait pas approuvé de moratoire sur la chasse à la baleine avant 1985.
Les leçons à en tirer sur l'énergie sont nombreuses. L'industrie de la baleine nous dit par exemple que les économies humaines ne réagissent pas avec empressement – ni avec raison – à l'épuisement d'une marchandise. La découverte et l'exploitation du pétrole auraient pu empêcher le massacre de près de trois millions de baleines au XXe siècle, mais ce ne fut pas le cas. Ce n'est pas parce qu'il existe un substitut – le kérosène pour l'huile de baleine ou les énergies renouvelables pour certains combustibles fossiles – que le marché les utilisera à des fins de conservation.
La perspective d'une régulation de la chasse à la baleine a également incité les chasseurs à capturer le plus grand nombre de baleines possible avant l'entrée en vigueur de la réglementation. Les économistes appellent désormais cette réponse perverse à l'épuisement des ressources le « paradoxe vert ». L'économiste allemand Hans-Werner Sinn affirme par exemple que la société joue le même jeu avec les combustibles fossiles. Il craint que « les politiques visant à réduire la demande future de combustibles fossiles ne se retournent contre les propriétaires de ressources en les incitant à avancer leurs plans d'extraction, accélérant ainsi le réchauffement climatique ». En fait, la plupart des pays exportateurs de pétrole veulent construire plus d'oléoducs et exporter plus de combustibles lourds en carbone le plus rapidement possible.
La parabole de la baleine comporte également d'autres vérités importantes, selon York.
Les solutions technologiques ont leurs limites et on ne peut pas compter sur elles pour résoudre de graves problèmes environnementaux. Le pétrole aurait pu fournir tous les substituts nécessaires pour mettre fin à l'industrie baleinière, mais au lieu de cela, les combustibles fossiles ont dynamisé le massacre. Le pétrole et les autres nouvelles technologies mettent en évidence « l'imprévisibilité fondamentale des systèmes complexes », écrit York. Les innovations technologiques ne rendent pas obsolètes les ressources ou ne mènent pas à leur conservation, mais augmentent la production « afin d'augmenter les profits ».
L'histoire montre également que les tentatives de gestion de la chasse à la baleine au XXe siècle sont devenues un débat interminable sur l'état des stocks jusqu'à ce qu'il n'y ait pratiquement plus de baleines. Un débat similaire a lieu aujourd'hui avec le changement climatique et l'épuisement des ressources pétrolières bon marché. Malgré des conditions climatiques plus extrêmes et des situations d'urgence coûteuses, les dirigeants mondiaux continuent de débattre. Pendant ce temps, l'industrie continue d'exploiter ce qui est aujourd'hui le pétrole le plus cher et le plus difficile à extraire au monde, qu'il soit extrait d'un bassin au Texas ou des profondeurs de l'océan.
Peut-être que le dernier mot devrait revenir à York : « Largement répandu, l'espoir de voir les nouvelles technologies aider les sociétés à surmonter les problèmes environnementaux revient à faire l'hypothèse suivante encore couramment acceptée : les technologies auraient principalement les conséquences voulues par ceux qui les développent et/ou les déploient. » Les baleines, quant à elles, savent que ce n'est pas le cas, parce que la technologie a des conséquences imprévues.
Un certain Andrew
Texte originellement publié dans la revue Takakia, rugissements contre la société techno-industrielle
# 1 (hiver 2023-2024 -
Maghreb: la démographie bousculée par la chute de la natalité
Mariages tardifs, recul du niveau de fécondité, recrudescence du célibat… Les sociétés tunisienne, algérienne et marocaine connaissent depuis quelques années une révolution de leur démographie, en dépit du poids des injonctions religieuses. -
Quelques dingueries des dernières semaines
Sommaire [Espagne] Contre le tourisme et la gentrification [Allemagne] : Les Ulm5 dénoncent leur procès et défendent leur action militante Août noir 2026 : Appel à un mois d'action et de propagande [Archives] 2008 : A l'assaut de Ceuta et Melilla Témoignages de la Bataille de Jénine – Walid Daqqah [Corée du Sud] Ni armée, Ni IA [Sri Lanka] l'armée déployée pour une nouvelle émeute en prison [Espagne] Contre le tourisme et la gentrification repris depuis la presse du 15/07/2026. À Madrid, un groupe anonyme de « sabotage anti-touriste » a affirmé avoir repris une série de propriétés à louer à court terme, ciblant les systèmes d'accès automatique utilisés par les visiteurs. L'action a concerné plus de 200 appartements touristiques dans différents quartiers de la capitale espagnole, de Lavapiés à Vallecas, en passant par Carabanchel, Latina et Tetuán. Les manifestants ont bloqué les soi-disant » cajetines », les boîtes installées à l'extérieur des bâtiments pour stocker les clés et permettre l'enregistrement sans rencontrer le propriétaire, laissant aussi des messages comme « Más vecinas, menos Airbnb » (« Plus de voisins, moins de Airbnb »). https://dingueries.noblogs.org/?p=4066 [Allemagne] : Les Ulm5 dénoncent leur procès et défendent leur action militante Les cinq militants de l'Ulm5 ont livré leurs témoignages devant le tribunal de Stuttgart, affirmant avoir agi pour dénoncer les liens entre l'entreprise d'armement Elbit Systems et le génocide en cours à Gaza. Ils présentent leur action comme une démarche visant à empêcher la fourniture d'armes et à alerter sur la responsabilité allemande dans le conflit. Lors de leurs déclarations, les accusés ont également critiqué les conditions de leur procès et demandé la reconnaissance du caractère politique de leur engagement. Lors de la 11ᵉ audience du procès des Ulm5 à Stuttgart, la défense a demandé l'audition de Marian Rachow, PDG d'Elbit Systems Deutschland, estimant que son témoignage pourrait confirmer l'implication du groupe dans le soutien aux opérations militaires israéliennes à Gaza, notamment via des transferts de technologies, des livraisons d'équipements et des liens financiers. La défense accuse également le parquet de ne pas avoir enquêté sur ces éléments et demande le remplacement du procureur principal. Août noir 2026 : Appel à un mois d'action et de propagande Initialement publié sur Contra Info le 08/07/2026 Appel à un mois d'action et de propagande lancé par les camarades Lupi, Tortuga et Belén En août 2024, trois camarades anarchistes sont décédé.es subitement et accidentellement dans des circonstances différentes. À la suite de ces événements, nous nous sommes fixé pour défi de diffuser leurs idées, leurs récits de lutte, ces contributions authentique. C'est ainsi que nous lançons à nouveau un appel pour un « Août noir ». Nous voulons que Luciano Balboa « Lupi », Luciano Pitronello « Tortuga » et Belén Navarrete continuent d'être présent.es dans l'action et la propagande, à l'image des réponses apportées l'année dernière par des anonymes et des sympathisant.es dans différents territoires. https://dingueries.noblogs.org/?p=4077 [Archives] 2008 : A l'assaut de Ceuta et Melilla [Jeudi 30 et vendredi 31 juillet 2026, près de 50 000 migrants ont pris d'assaut avec succès la frontière qui sépare le Maroc de l'enclave espagnole de Ceuta, causant la mort d'au moins 72 d'entre eux, avant que la plupart ne reparte dans l'autre sens. L'article ci-dessous, qui revient en détail sur les premiers assauts contre cette frontière et la question de l'auto-organisation, a été publié en décembre 2008 dans le premier numéro de la revue anarchiste internationale « A corps perdu ».] https://dingueries.noblogs.org/?p=4082 Témoignages de la Bataille de Jénine – Walid Daqqah Traduit et publié par Samidoun Paris-Banlieue le 16/04/2026 Dans le cadre des mobilisations autour de la journée des prisonnier·es palestinien·nes du 17 avril, Samidoun Paris Banlieue vous propose de retrouver des traductions inédites de textes écrits par les prisonnier·es palestinien·nes et déjà disponibles au format papier sur les stands que nous tenons lors des évènements auxquels nous sommes invité·es. En cette journée des prisonnier·es palestinien·nes 2026, et pour cloturer cette série, après les traductions des textes de Walid Daqqah, Zakaria Zubeidi , Abdel Nasser Issa, Kamil Abu Hanish, Nael Barghouti, Ibrahim Hamed, Nader Sadqa, et le “Séminaire du mouvement des prisonnier·es” nous vous partageons ce livre d'une grande valeur historique du combattant, écrivain et martyr Walid Daqqah. Dans ce livre, Walid Daqqah a reccueilli les paroles de ses camarades combattants incarcérés après leur lutte héroique dans le camp de Jénine face à l'armée sioniste, en 2002 lors de l'Intifada d'Al Aqsa. https://dingueries.noblogs.org/?p=4085 [Corée du Sud] Ni armée, Ni IA Huit personnes ont été interpellées après avoir « tenté de pénétrer illégalement dans la base aérienne d'Osan par l'entrée principale du site », et remises à la police, selon un communiqué de l'armée américaine transmis à l'AFP. La police sud-coréenne a indiqué à l'AFP que les étudiants étaient placés en garde à vue, mais qu'ils avaient refusé de s'exprimer lors des interrogatoires. Dans un communiqué publié sur Facebook, le groupe d'étudiants a condamné l' »interruption » par l'armée américaine d'un projet de pôle de fabrication de puces prévu à Gwangju (sud). La Corée du Sud a largement bénéficié de l'essor de l'intelligence artificielle (IA), qui dope les bénéfices de fabrication de ses entreprises de puces, en particulier SK hynix et Samsung Electronics. https://dingueries.noblogs.org/?p=4091 [Sri Lanka] l'armée déployée pour une nouvelle émeute en prison volé dans la presse du 02/08/2026. Le Sri Lanka a déployé des centaines de militaires et des commandos d'élite dimanche face à une nouvelle émeute dans une prison surpeuplée où un détenu a été tué et six autres blessés, a indiqué la police. https://dingueries.noblogs.org/?p=4096 -
US accused of meddling in British politics with $500,000 grant for ‘public education’ courses
Documents published on US embassy’s website prompt claims of attempt to export Maga propaganda to UK
The US embassy in London is offering grants of up to half a million dollars for new “public education” programmes in what has been criticised as interference in British domestic politics.
Using language that the pro-Trump Maga movement has sought to appropriate, a funding notice identifies a goal of fostering a “national conversation” about “shared civilizational values” underpinning US-UK ties. Priority will go to applicants aiming to celebrate “freedom of speech” and “limited government”.
Continue reading... -
La souris gaming Logitech PRO X2 Superstrike passe sous les 150 € sur Amazon

[Deal du jour] Logitech a bousculé le marché des souris gamer avec la PRO X2 Superstrike et sa technologie haptique inédite. Amazon propose le coloris Lunar Eclipse à 149,99 € au lieu de 179,99 €, soit 30 € d'économie sur l'une des références du jeu compétitif.
-
Les mots croisés d'Alter Eco : « Réalise le rêve du Medef »
Retraites, patronat, salaires… Les mots de l'économie se déclinent aussi en cases blanches et noires. Croisez le fer avec Alter Eco ! Et envoyez-nous vos grilles. -
La vie de couple des salariés, c’est (presque) sacré
L’employeur n’a pas à s’immiscer dans les histoires de cœur des salariés. Sauf quand ces relations conjugales troublent le bon fonctionnement de l’entreprise ou mettent en péril les liens de confiance avec celle-ci. -
L'institut Iliade, Bolloré, Stérin et Křetínský attaquent en meute le Planning Familial
Texte paru dans le numéro 1885 du magazine mensuel de la Fédération Anarchiste (FA) « Le Monde Libertaire » sur les attaques médiatiques contre le Mouvement Français pour le Planning Familial (MFPF) orchestrées notamment par Marianne, Valeurs Actuelles, Franc-Tireur, Charlie Hebdo et les médias du groupe Bolloré.
Le 11 avril 2026 s'est tenu à la Maison de la Chimie dans le 7e arrondissement de Paris le colloque de « l'institut Iliade pour la longue mémoire européenne ». Les « libertés », présentées comme le thème central du colloque, ont donc servi ce jour-là à réunir des figures de l'extrême-droite comme Laurent Obertone, créateur du vrai-faux magazine satirique La Furia et Alice Cordier, cheffe du collectif Némésis. Le 70e anniversaire de l'association du Mouvement Français pour le Planning Familial (MFPF) sert aussi de carburant aux paniques morales habituelles des médias du groupe Bolloré comme CNews ou le Journal Du Dimanche (JDD).
« Liberté », « Europe », « Destin » ou encore « Civilisation » : autant de termes mobilisés par l'institut « Iliade pour la longue mémoire européenne » le 11 avril 2026 à la Maison de la Chimie dans le 7e arrondissement de Paris. À deux pas de l'Assemblée Nationale, cette association héritière de la Nouvelle Droite (ND) et du Groupement de Recherche et d'Études pour la Civilisation Européenne (GRECE) a donc réuni à l'occasion de son 13e « colloque » annuel toute une panoplie de figures d'extrême-droite comme Laurent Obertone, créateur avec Marsault et Papacito du pseudo-magazine La Furia et Alice Cordier du collectif Némésis. Le plus ancien de tous ces « activistes » présent dans les mouvements nationalistes depuis la fin des années 60, Jean-Yves Le Gallou, était évidemment de la partie. Sa fondation Polémia qu'il a créée en 2002 organise aussi des événements presque annuellement comme le « Forum de la Dissidence » ou les « Bobards d'Or » dont l'édition 2026 a été retransmise en direct par le « média » Frontières qui avait pour l'occasion envoyé l'une de ses têtes d'affiche, Louise Morice.
Une nébuleuse ancienne proche de La Manif Pour Tous
La Manif Pour Tous (LMPT), qui s'est illustrée en 2012 et 2013 par sa lutte contre l'ouverture du mariage aux couples homosexuels, a entraîné dans son sillage la formation de nombreuses organisations. Parmi elles, on peut citer « Les Antigones », collectif identitaire que l'on peut considérer comme les ancêtres de Némésis. « Les Antigones » a ainsi été fondé par des militantes issues d'une scission de l'organisation royaliste « l'Action Française » et du club de scoutisme de la ND baptisé « Europe Jeunesse ». LMPT semble dans ce cadre avoir permis aux Antigones d'amorcer une dynamique que l'on peut retrouver à la fois dans Némésis et à la fois dans l'environnement de la ND comme l'institut Iliade.
Par exemple, la présidente des Antigones Anne Trewby est interviewée le 19 février 2024 sur le site d'extrême-droite Breizh-Info par Audrey d'Aguanno, participante à l'édition 2023 du colloque de l'institut Iliade. Anne Trewby affirme ainsi que « le patriarcat n'existe pas » et que l'unité du corps national doit être « fondée sur la cellule de base qu'est la famille (et donc le couple) » [1]. En 2023, LMPT change de nom et s'appelle désormais le Syndicat de la Famille (SF).
Sa présidente depuis 2013 s'appelle pour sa part Ludovine Dutheil de la Rochère et vient de la Fondation Jérôme Lejeune, opposée depuis sa création en 1995 à l'Interruption Volontaire de Grossesse (IVG). Le 9 mars 2026, elle déclare dans un article du Journal Du Dimanche (JDD), propriété du groupe Bolloré que le Mouvement Français pour le Planning Familial (MFPF) qui fête en 2026 son 70e anniversaire ignore les femmes qui veulent s'occuper de leurs enfants.
Le groupe Bolloré joue évidemment un rôle majeur dans le développement de ce type d'idées. On peut citer à titre d'exemple le passage non annoncé du film « Unplanned » sur son ancienne chaîne C8 juste avant de cesser définitivement d'émettre le 28 février 2025. Ce film, déjà diffusé en 2021 par la même chaîne, dénonce ouvertement l'avortement et est arrivé sur le marché français de la vidéo à la demande du fait de la société SAJE Distribution. Cette entreprise a de son côté été fondée en 2012 grâce au soutien de la Communauté de l'Emmanuel dans le sillage de LMPT. Elle distribue aussi le film « Vaincre ou mourir » produit en 2023 par Studiocanal, propriété du groupe Bolloré et de « Puy du Fou Films », le tout en partenariat avec le « Fonds du Bien Commun » du milliardaire Pierre-Édouard Stérin [2].
En matière de lutte contre l'IVG, Stérin aide par exemple l'association Familya que le MFPF de Meurthe-et-Moselle dénonce du fait de la proximité de son fondateur avec l'association « Alliance VITA » fondée en 1993 par Christine Boutin [3]. Le MFPF est d'ailleurs souvent la cible de campagnes médiatiques venant notamment des hebdomadaires Marianne, Franc-Tireur, Valeurs Actuelles (VA) et Charlie Hebdo. Le 25 septembre 2018, l'antenne des Bouches-du-Rhône du MFPF est ainsi accusée par Hadrien Mathoux sur le site de Marianne de se rapprocher « des valeurs de l'intégrisme musulman ».
La collaboration avec l'association Lallab est également critiquée conduisant par conséquent la « secrétaire d'État chargée de l'Égalité entre les femmes et les hommes et de la Lutte contre les discriminations » de l'époque Marlène Schiappa à menacer le MFPF de lui couper les subventions que l'État lui octroie [4]. Ce secrétariat d'État devenu depuis ministère est occupé aujourd'hui par Aurore Bergé, qui s'occupe surtout actuellement de mettre en œuvre des « mesures » suite au discours d'Emmanuel Macron sur le « réarmement démographique » prononcé le 16 janvier 2024.
Elle semble cependant écartée du « plan de lutte contre l'infertilité » lancé le 5 février 2026 à grands renforts de communication sur internet par la « ministre de la Santé, des Familles, de l'Autonomie et des Personnes handicapées » [5]. Le 22 août 2022, Marianne s'attaque de nouveau au MFPF par la voie de Marguerite Stern et Dora Moutot qui dénoncent dans une tribune « l'idéologie transactiviste » qui le paralyserait [6]. L'historienne Marie-Jo Bonnet y voit quant à elle l'avènement d'une « idéologie transhumaniste » et un « détournement de la puissance maternelle » dans un entretien accordée au quotidien Le Figaro le 24 janvier 2023 [7].
Des polémiques bruyantes pour renflouer les caisses
Ces « polémiques » pour le moins bruyantes surviennent dans un contexte de transformation du paysage médiatique avec à la clé un renforcement du pouvoir des milliardaires sur de nombreux titres de presse. Marianne représente à ce titre un excellent exemple du fait de sa reprise en avril 2018 par Daniel Křetínský, directeur de la société tchèque EPH produisant de l'électricité à base de gaz et de charbon. Křetínský nomme en septembre de la même année Natacha Polony à la tête de la rédaction de son nouvel hebdomadaire, en redressement judiciaire depuis 2016 et donc en quête de « débats » stériles et racoleurs.
Le même phénomène s'observe à VA sous la férule d'Yves de Kerdrel puis de Geoffroy Lejeune, actuel directeur de la rédaction du JDD. Se basant en effet sur une « étude » réalisée par Kantar TNS MB (à l'époque TNS Sofres), il lance une formule qui le mènera à une condamnation pour diffamation après avoir publié un dossier intitulé « Roms, l'overdose ». Lejeune mène à son tour VA à une condamnation devenue définitive le 16 janvier 2024 du fait du rejet du pourvoi en cassation intenté par l'hebdomadaire. Il avait pour le coup diffusé une bande dessinée représentant la députée de La France Insoumise (LFI) Danièle Obono en esclave, ce qui avait généré une condamnation confirmée en appel pour « injure publique à raison de l'origine, l'ethnie, la nation, la race ou la religion » [8].
Křetínský et Stérin au service de l'extrême-droite
Marianne, Franc-Tireur ou encore la chaîne de télévision T18 : autant de médias dirigés par Křetínský dont la « colonne » idéologique s'articule autour du tapageur mouvement appelé Printemps Républicain (PR). Les intervenant·e·s issu·e·s de ce groupe comme Raphaël Enthoven, Caroline Fourest, Rachel Khan, Amine El Khatmi, Abnousse Shalmani ou Richard Malka défilent ainsi aussi bien dans les médias de Křetínský que dans ceux de Bolloré, du groupe Bouygues ou même de l'audiovisuel public.
L'une des conséquences concrètes des attaques contre le MFPF réside surtout dans la baisse des subventions publiques qui lui sont versées. L'exemple le plus frappant à ce sujet se situe dans la région Pays de la Loire où sa présidente Christelle Morançais a décidé en novembre 2024 de supprimer intégralement les financements jusqu'ici alloués au MFPF [9]. Morançais soutient en même temps via un partenariat officiel à Nantes et Angers les « Nuits du Bien Commun » lancées en 2017 par Stérin [10]. Elle a également lancé en 2025 une « plate-forme d'orientation » pour les lycéen·ne·s de la région en collaboration avec le média Le Crayon dont Stérin a rejoint le capital en 2023 [11]. Le département du Loiret a lui retiré 10 % de sa subvention au MFPF en 2025 et 2026 [12]. La préfecture d'Orléans a pourtant versé en 2025 24000 euros à Familya pour son installation dans la ville [13].
Tout cela ne semble nullement déranger le PR davantage occupé à s'enfoncer dans une croisade acerbe contre le « wokisme » et « l'islamo-gauchisme [14]. La volonté affiché de son mentor Křetínský de constituer un nouveau monopole devrait pourtant le faire réagir. Křetínský dirige en effet le groupe Editis qui comprend 55 maisons d'édition et cherche depuis janvier 2026 à prendre le contrôle total de la Fnac qui décerne pas moins de 12 prix littéraires. Stérin de son côté a acquis VA en décembre 2025 et investissait déjà avant dans le mensuel L'Incorrect, dans le média en ligne Cerfia [15] et dans la station Radio Courtoisie selon un article publié le 31 mars 2026 sur le site Médiapart. Cette omniprésence de milliardaires dans le capital des médias s'imbrique ici avec les attaques contre le MFPF menées conjointement par Bolloré, Stérin et Křetínský. Les baisses de subventions publiques viennent enfin compléter ce tableau visant à faire reculer les droits sexuels et reproductifs ainsi que ceux des femmes et des minorités de genre.
L'équipe de l'émission « Médias et antifascisme » présente tous les deuxièmes vendredis du mois à 11h30 sur Radio Libertaire
[1] « « Le patriarcat n'existe pas ». Anne Trewby revient sur la construction d'un mythe [Interview] », Breizh-Info, 19 février 2024 : https://www.breizh-info.com/2024/02/19/229391/le-patriarcat-nexiste-pas-anne-trewby-revient-sur-la-construction-dun-mythe-interview/.
[2] « Avant-première de « Vaincre ou Mourir » », 10 janvier 2023 : https://fondsdubiencommun.com/evenements/avant-premiere-de-vaincre-ou-mourir/.
[3] « [Nancy] Communiqué du Planning Familial 54 sur l'association Familya » : https://manif-est.info/Nancy-Communique-du-Planning-Familial-54-sur-l-association-Familya-3788.html.
[4] « Laïcité au Planning familial : Marlène Schiappa demande des explications », Hadrien Mathoux, Marianne, 3 octobre 2019 : https://www.marianne.net/politique/laicite-au-planning-familial-marlene-schiappa-demande-des-explications.
[5] « Lancement de la première réunion du comité de pilotage du plan fertilité et des travaux ministériels sur la santé périnatale et maternelle », 5 février 2026 : https://sante.gouv.fr/actualites-presse/presse/communiques-de-presse/article/lancement-de-la-premiere-reunion-du-comite-de-pilotage-du-plan-fertilite-et-des.
[6] « Mme Élisabeth Borne, féministes, nous nous inquiétons de ce que devient le Planning familial », Marguerite Stern et Dora Moutot, Marianne, 22 août 2022 : https://www.marianne.net/agora/tribunes-libres/mme-elisabeth-borne-feministes-nous-nous-inquietons-de-ce-que-devient-le-planning-familial.
[7] « Affiche du Planning familial : « C'est la victoire totale du genre masculin » », Le Figaro, 24 janvier 2023 : https://video.lefigaro.fr/figaro/medias/affiche-du-planning-familial-cest-la-victoire-totale-du-genre-masculin-20220823.
[8] « Arrêt de la Cour de cassation », Chambre criminelle, 16 janvier 2024 : https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000048990882.
[9] « Suppression des subventions du Conseil Régional en Pays de la Loire », communiqué de presse du 25 novembre 2024 du Planning Familial : https://www.planning-familial.org/fr/le-planning-familial-de-maine-et-loire-49/le-planning-familial/suppression-des-subventions-du.
[10] « Entre la Nuit du bien commun, Pierre-Édouard Stérin et l'extrême droite, des liens multiples et inextricables », Clément Le Foll et Olivier Petitjean, Observatoire des multinationales, 12 février 2026 : https://multinationales.org/fr/enquetes/extreme-tech/entre-la-nuit-du-bien-commun-pierre-edouard-sterin-et-l-extreme-droite-des.
[11] « Bad buzz, clashs et invités d'extrême droite : Le Crayon, les Cyril Hanouna du web ? », Jérémie Rochas, Street Press, 9 décembre 2025 : https://www.streetpress.com/1765195804-bad-buzz-clashs-invites-extreme-droite-crayon-cyril-hanouna-web/.
[12] « Le Planning familial du Loiret tire (de nouveau) la sonnette d'alarme sur une baisse de ses financements », Ici Radio, 9 mars 2026 : https://www.ici.fr/centre-val-de-loire/loiret-45/le-planning-familial-du-loiret-tire-de-nouveau-la-sonnette-d-alarme-sur-une-baisse-de-ses-financements-1035041.
[13] « À Orléans, la maison Familya dans le collimateur du collectif féministe 45 et de la CGT », Ici Radio, https://www.ici.fr/centre-val-de-loire/loiret-45/orleans/a-orleans-la-maison-familya-dans-le-collimateur-du-collectif-feministe-45-et-de-la-cgt-9372213.
[14] « Le Printemps républicain et ses alliés, ceux qui ont fait le lit de l'extrême droite », Hugo Boursier et Pierre Jequier-Zalc, Politis, 11 septembre 2024 : https://www.politis.fr/articles/2024/09/le-printemps-republicain-et-ses-allies-ceux-qui-ont-fait-le-lit-de-lextreme-droite/.
[15] « Périclès, Smartbox, ingénierie financière, nouveaux investissements... Les secrets de l'empire Stérin », Olivier Blamangin et Olivier Petitjean, Observatoire des multinationales, 5 février 2026 : https://multinationales.org/fr/enquetes/extreme-tech/sterin-pericles-smartbox-organigramme.
Vous pouvez nous retrouver tous les deuxièmes vendredis du mois à 11h30 sur la station Radio Libertaire (89.4 FM en Île-de-France et anarchiste.info/radio/libertaire). Vous pouvez nous suggérer des thèmes à traiter, passer à l'antenne voire coanimer en nous écrivant à l'adresse mail mediasetantifascisme@protonmail.com, via nos comptes Facebook et Bluesky Médias et antifascisme – Radio Libertaire 89.4 FM en IDF, Instagram « medias_et_antifascisme_rl », Mastodon sur serveur « todon.eu » via @medias_et_antifascisme_rl_idf ou par courrier à l'adresse de la librairie du Monde Libertaire – Publico 145 rue Amelot 75011 Paris.
Pour soutenir financièrement radio, rdv sur radio-libertaire.org rubrique « nous soutenir », télécharger bon de souscription et le retourner complété au 145 rue Amelot 75011 Paris ou envoyer un chèque à l'ordre de DMC.
-
Mayday chez les Corses //\\ PODCAST
Il y a les belles plages de sable fin que les continentaux prennent tous les étés et la pauvreté qui ronge jusqu'au granit des sommets. Il y a la vie pastorale mythifiée et les touristes venus trouver l'authenticité. Il y a les luttes politiques nationalistes et les moyens utilisés pour arriver à les mener. Il y a des statues-menhir vieilles de 4000 ans et de jeunes archéologues qui cherchent à mieux les comprendre. Il y a la paillote chez Francis, la réserve de Scandola, des histoires d'attentats et de mafia. Il y a comme toujours des documentaires, des textes et d'autres suprises, c'est donc Mayday chez les Corses et ça s'écoute par exemple ici
Mayday c'est mercredis à 18h sur radio canut et aussi en rediffusion sur la Clé des ondes (Bordeaux), Radio Dragon (Mens), Radio Zinzine (Limans), radio Cause Commune (Paris et Ile de France), radio Méga (Valence), radio Larzac (causses et au delà), radio Grenouille (Marseille). Toutes nos émissions se réécoutent aussi ici ou sur les trucs de podcast : https://audioblog.arteradio.com/blog/98875/mayday
-
Laïcité coloniale et lois d'exception en Afrique française
Texte paru dans le numéro 1878 du magazine mensuel de la Fédération Anarchiste (FA) « Le Monde Libertaire » sur le 120e anniversaire de la loi du 9 décembre 1905 concernant la séparation des Églises et de l'État.
Le 120e anniversaire de la loi du 9 décembre 1905 concernant la séparation des Églises et de l'État nous permet de revenir sur une histoire jalonnée d'exceptions. Nous l'avons évoqué notamment avec l'historien Sadek Sellam que nous avons invité plusieurs fois durant notre émission « Médias et antifascisme » présente tous les deuxièmes vendredis du mois sur Radio Libertaire à 11h30. L'application à géométrie variable de la laïcité française nous montre ainsi que le culte musulman en Algérie et aux colonies fit l'objet d'un dirigisme troublant de la part de l'État.
L'émission « Médias et antifascisme » que nous animons sur Radio Libertaire tous les deuxièmes vendredis du mois à 11h30 depuis le 11 octobre 2024 s'est penché plusieurs fois sur des sujets liés à la laïcité. Avec l'historien Sadek Sellam, nous nous sommes employés à analyser les applications bancales de la loi du 9 décembre 1905 jusqu'à nos jours. Nous avons ainsi évoqué à partir du 14 mars 2025 la gestion en France du culte musulman notamment à travers le cas de la grande mosquée de Paris.
Cette institution inaugurée en 1926 met ainsi en valeur une gestion coloniale et dirigiste d'un culte considérée à la fois comme exotique et dangereux. La mosquée a en effet été inaugurée presque trois ans après la création par le conseil municipal de Paris d'une « section d'affaires indigènes nord-africaines ». Le maréchal Hubert Lyautey à cette époque « résident général de la République au Maroc » avait ainsi été consulté pour un projet d'institut musulman imaginé initialement par le professeur Paul Bourdarie.
Ce dernier enseignait au collège libre des sciences sociales, dirigeait la revue « Indigène » et voulait mettre « en contact les jeunes éléments les plus cultivés de l'islam avec la fleur de la science et de la société française ». Si la mosquée a pu voir le jour, le projet d'institut fut allègrement saboté par Lyautey qui craignait sa possible influence sur les « jeunes musulmans » [1]. L'État versa tout de même à cet institut purement fictif des subventions jusqu'en décembre 1980. Une « commission nationale des français musulmans » présidée par le secrétaire d'État aux rapatriés Jacques Dominati venait en effet de montrer le non-fonctionnement de cet institut.
Un autre exemple du non-respect de la laïcité par le gouvernement fut la nomination de Hamza Boubakeur au poste de recteur de la mosquée de Paris le 18 mai 1957. Ce dernier était hostile à l'indépendance de l'Algérie et faisait selon le chef du gouvernement Guy Mollet mieux l'affaire qu'Ahmed Benghabrit.
Celui-ci avait succédé à son oncle Kaddour qui dirigeait la mosquée depuis sa création. Il fut ainsi « limogé » pour avoir refusé de coopérer avec le commissariat de police du cinquième arrondissement de Paris où se situe la mosquée. Son refus de lutter contre le Front de Libération Nationale (FLN) algérien et sa dénonciation de la torture poussa Mollet à nommer à sa place un homme aux ambitions politiques bien trempées.
Boubakeur cherchait en effet à partir de 1960 à devenir le président d'une République saharienne qui aurait été issue de la séparation du Sahara du reste de l'Algérie. Ce plan de participation soutenu par le premier ministre français Michel Debré tomba finalement à l'eau. La nomination de Boubakeur à la tête de la mosquée de Paris fut elle condamnée en 1963 par le tribunal administratif de Paris. Cela n'empêcha pas Boubakeur de rester à son poste jusqu'en 1982 avant que l'Algérie ne prenne le relais de la France dans le versement de subventions à la mosquée de Paris [2].
La laïcité inexistante en Algérie et en Afrique Occidentale Française
L'article 43 de la loi du 9 décembre 1905 concernant la séparation des Églises et de l'État stipule que « des règlements d'administration publique détermineront les conditions dans lesquelles la présente loi sera applicable à l'Algérie et aux colonies ». L'article 11 alinéa 6 du décret du 27 septembre 1907 déterminant les conditions d'application en Algérie de la loi de 1905 affirme de son côté que le gouverneur général peut accorder des indemnités de fonction aux ministres qui exercent le culte public. Cette disposition censée ne durer que dix ans fut en fait prolongée jusqu'à l'indépendance de l'Algérie en 1962 [3].
Cette nouvelle entorse à la laïcité sur le territoire de la République portait un nom : celui d'instrumentalisation. En effet, le maintien d'un « clergé musulman » en Algérie française avait vocation à faire admettre à ses habitant-e-s le projet de « califat occidental » de Lyautey. Ce projet avait en fait pour but de « nommer » calife le sultan du Maroc nouvellement conquis par la France. Ayant mené la conquête du Maroc, Lyautey voulait ainsi que le sultan avec qui il avait signé le traité de protectorat en 1912 devienne « calife » des « possessions musulmanes » de la France [4]. Pour cela, le gouvernement comptait sur l'action d'une confrérie présente en Algérie afin de convaincre un maximum de ses adeptes de se ranger derrière le sultan du Maroc [5].
Un autre exemple de remise en cause de la laïcité par l'État fut la rédaction d'un rapport sur l'Afrique Occidentale Française (AOF) par l'historien Charles-André Julien dont nous avons parlé dans notre émission du 14 mars 2025. Sadek Sellam nous indique à ce sujet que ce dernier était alors à la tête du Haut Comité Méditerranéen et de l'Afrique du Nord. Charles-André Julien appelait ainsi dans l'un de ses rapports à soutenir les confréries maraboutiques au détriment des embryons d'élites francophones plus laïcisées [6].
L'historien Jean-Louis Triaud nous explique pour sa part que « l'administration coloniale ne fut jamais neutre à l'égard de l'islam » en Afrique de l'ouest. Il rappelle en outre que la loi de séparation des Églises et de l'État « ne se préoccupait ni de colonies ni d'islam » [7]. Concernant Charles-André Julien, nous avons abordé le 14 mars 2025 sa tribune dans le journal Le Monde du 15 février 1961. En réponse au livre de l'écrivain Michel Habart intitulé « Histoire d'un parjure », Julien publie un texte dénonçant « une caricature de l'histoire ». Il remet ainsi en cause les nombreux massacres de tribus orchestrés dès les débuts de la conquête française que Michel Habart n'hésite d'ailleurs pas à qualifier de génocides. Sa vision de la laïcité et celle de l'histoire de la conquête paraissent donc ici pour le moins étriquée.
Le 120e anniversaire de la loi de séparation des Églises et de l'État doit donc nous permettre de connaître précisément l'histoire de la laïcité sur le territoire de la République française. En 1905, ce territoire était composé en très large majeure partie de colonies. La vraie-fausse application de la laïcité dans ces pays nous montre que ce concept s'arrête là où les intérêts coloniaux français débutaient. Concernant ces intérêts, nous n'avons malheureusement pas fini d'en constater les dégâts. Nous n'avons pas non plus fini de constater les blocages, censures et refus obstinés d'analyser l'Histoire comme celle de la conquête de l'Algérie.
Notre émission du 14 mars 2025 intervenait en effet juste après l'éviction du journaliste de la station de radio RTL Jean-Michel Aphatie coupable aux yeux de sa direction d'avoir comparé certains massacres commis par la France en Algérie à celui commis par les allemands à Oradour-sur-Glane le 10 juin 1944. Notre émission avait aussi lieu trois jours après l'annonce par France Télévisions de la déprogrammation du film « Algérie, sections armes spéciales » sur l'utilisation d'armes chimiques par la France durant la guerre d'Algérie. La laïcité doit donc selon nous être analysée à l'aune de son absence ou de son dévoiement en Algérie, en Afrique de l'ouest et dans bien d'autres contrées de l'empire colonial français.
L'équipe de l'émission « Médias et antifascisme » sur Radio Libertaire
[1] « La mosquée de Paris : du projet à sa réalisation », La politique musulmane de la France au XXe siècle, Pascal Le Pautremat, éditions Maisonneuve & Larose (2003), page 338.
[2] « Les pouvoirs spéciaux et l'islam en France », La France et ses musulmans. Un siècle de politique musulmane (1895-2005), Sadek Sellam, éditions Fayard (2006).
[3] « La construction de la dérogation : entre impératif républicain et réalité coloniale », La séparation des Églises et de l'État à l'épreuve de la situation coloniale. Les usages de la dérogation dans l'administration du culte musulman en Algérie (1905-1959), Raberh Achi, Politix : revue des sciences sociales du politique, numéro 66, deuxième trimestre 2004, page 87.
[4] « Quand la France rêvait d'un calife pour son empire musulman », Jalila Sbaï, 8 septembre 2016, Orient XXI.
[5] « Le projet de califat occidental de Lyautey », La France et ses musulmans. Un siècle de politique musulmane (1895-2005), ouvrage cité plus haut.
[6] "Mémoires, « vérités » médiatiques et vérité historique", Sadek Sellam, 17 avril 2025, article publié sur le site musulmansenfrance.fr.
[7] « Une laïcité coloniale. L'administration française et l'islam en Afrique de l'ouest (1860-1960) », Politique, religion et laïcité, ouvrage collectif sous la direction de Christine Peyrard, éditions des Presses Universitaires de Provence, 2009.
Vous pouvez nous retrouver tous les deuxièmes vendredis du mois à 11h30 sur la station Radio Libertaire (89.4 FM en Île-de-France et anarchiste.info/radio/libertaire). Vous pouvez nous suggérer des thèmes à traiter, passer à l'antenne voire coanimer en nous écrivant à l'adresse mail mediasetantifascisme@protonmail.com, via nos comptes Facebook et Bluesky Médias et antifascisme – Radio Libertaire 89.4 FM en IDF, Instagram « medias_et_antifascisme_rl », Mastodon sur serveur « todon.eu » via @medias_et_antifascisme_rl_idf ou par courrier à l'adresse de la librairie du Monde Libertaire – Publico 145 rue Amelot 75011 Paris.
Pour soutenir financièrement radio, rdv sur radio-libertaire.org rubrique « nous soutenir », télécharger bon de souscription et le retourner complété au 145 rue Amelot 75011 Paris ou envoyer un chèque à l'ordre de DMC.
-
Les autoradios ont des oreilles
Un dispositif de surveillance a été trouvé le 22 juillet 2026 dans une voiture en transit entre le sud-est et l'Auvergne-Rhône-Alpes.
Le dispositif a été découvert lors d'un changement d'autoradio, après que ce dernier ait été retiré de son emplacement. Deux micros (gauche-droite) étaient visibles en premier, collés à la paroi du cash plastique sous l'autoradio. Ils étaient reliés a un boîtier (bricolé sur la base du modèle Innova RB800) avec carte SIM (Orange) et carte micro SD, une petite batterie (1200 mAh) et une balise GPS (Taoglas, modèle datant de 2013). Le tout était ponté sur l'alim de l'autoradio et collé avec de la pâte collante à la paroi sous l'auto-radio.
La musique a bien dû leur casser la tête !
PS : article lu par ici, https://nantes.indymedia.org/posts/167658/les-autoradios-ont-des-oreilles/.
-
« On a une responsabilité quand on écrit des chansons » : une après-midi avec Emily Loizeau
Nous avons partagé avec la chanteuse Emily Loizeau une balade près des emblématiques murs à pêches de Montreuil. L'artiste de 51 ans, connue pour son engagement écolo, raconte son rapport à la nature et son besoin de « revendiquer des positions claires ».
Lire la suite - Portrait / Culture
Montreuil (Seine-Saint-Denis), reportage
Rencontrer Emily Loizeau dans un jardin de Montreuil, c'est s'offrir une parenthèse enchantée dans un quotidien difficile. Entre deux canicules mortifères et au milieu d'une débâcle politique (…) -
Le désastre Coldcard, un forum secret d’agents IA et les tireurs français encore exposés : on vous raconte la semaine Cyberguerre

Trois actualités à retenir cette semaine dans le cyberespace : le fabricant de portefeuilles Bitcoin Coinkite reconnaît l'ampleur d'un piratage massif dû à un bug vieux de 2021, OpenAI reconstitue comment ses agents autonomes ont créé leur propre forum secret avant de pirater Hugging Face et l'Armurerie Lavaux devient la dernière victime en date d'une série de fuites visant les tireurs français.
-
Intelligence multiple contre polycrise entrepreneuriale
Dans son discours de victoire, Abelardo de la Espriella a commis un lapsus en présentant son vice-président Juan Manuel Restrepo : il l'a qualifié de « nouveau président » de la Colombie, de manière d'ailleurs tant naturelle qu'il ne s'en est pas rendu compte lui-même. Lors d'autres interventions, de la Espriella a qualifié son vice-président de véritable moteur de la campagne ; et lors du second tour, il a limité ses apparitions publiques, laissant Restrepo prendre la parole dans une grande partie des interviews. Parallèlement, la campagne s'est attachée à discréditer la candidate d'Iván Cepeda à la vice-présidence, Aida Quilcué, en mobilisant une série de préjugés racistes à l'encontre des peuples autochtones. À partir d'une analyse des candidats à la vice-présidence d'Abelardo de la Espriella et d'Iván Cepeda, cet article présente les différentes conceptions de gouvernement, de la politique et du pouvoir qui se sont affrontées au cours de la dernière campagne électorale en Colombie, et permet d'entrevoir les implications de la victoire de de la Espriella ainsi que les points forts de l'opposition de gauche.
Le vice-président d'Abelardo de la Espriella, José Manuel Restrepo, est titulaire d'un doctorat ; il a été ministre des Finances et recteur d'université, et s'est présenté comme le cerveau du nouveau président colombien. Pendant la campagne électorale, Cepeda a présenté comme colistière Aida Quilcué, dirigeante autochtone du peuple Nasa et sénatrice de la République. Au cours de la campagne électorale, la droite a insisté pour qu'un débat ait lieu entre les deux candidats, estimant que la comparaison parlait d'elle-même. Elle avait raison, mais pas dans le sens où elle l'espérait. La comparaison parle effectivement d'elle-même, et ce qu'elle révèle, c'est que la droite continue de confondre les diplômes avec l'intelligence, et l'intelligence avec le pouvoir. Dans ce scénario, il suffit d'asseoir l'économiste face à une femme autochtone ne possédant pas les mêmes diplômes officiels pour que la simple comparaison des parcours certifiés fasse pencher la balance. Ils se trompent sur le fond. Et nous allons développer cet argument en utilisant les mêmes formes académiques qui les intéressent tant.
Ce qui est présenté comme un contraste de compétences est, en réalité, un stratagème de délégitimation. Premièrement, cela relève d'un sophisme d'autorité en supposant que le doctorat, le poste ou la fonction de recteur garantissent une supériorité politique. Deuxièmement, cela relève du « crédentialisme », réduisant la valeur du savoir à ce qu'une institution certifie. Troisièmement, on se trouve face à un sophisme de composition épistémologique, car l'argument considère que la maîtrise des connaissances économiques ou de l'administration publique équivaut à la compréhension de l'ensemble de la vie sociale, territoriale, historique et écologique. Et derrière tout cela se cache un biais plus profond, à savoir la vieille conviction selon laquelle l'intelligence n'appartient qu'à quelques-uns et que les autres doivent se contenter d'obéir ; c'est là que réside le véritable problème : il s'agit de deux conceptions opposées de l'intelligence et du pouvoir.
En 1995, avec la publication de La mésentente, le philosophe Jacques Rancière soutenait que la démocratie n'est pas le gouvernement naturel des plus compétents, mais l'interruption d'un ordre qu'il appelle la police, celui qui détermine d'avance qui compte et qui ne compte pas, qui peut parler et qui doit se taire. La technocratie est la forme la plus commode de cette logique policière, car elle présuppose et surveille les lieux légitimes de la parole, de l'expertise et de la décision, et s'interroge sur les titres comme si elle s'interrogeait sur le droit même d'exister politiquement. Mais la démocratie commence précisément lorsque cette répartition devient contestable.
Aida Quilcué a bouleversé cette répartition en proposant de construire une Colombie où la sagesse des peuples et des communautés participe activement à l'orientation des décisions collectives ; où le développement se mesure à l'aune de la dignité de la vie et non pas uniquement à celle des indicateurs économiques ; où la terre, la culture, l'éducation et la santé constituent les piliers de la justice sociale ; et où le dialogue et la diversité remplacent définitivement l'exclusion et la violence.
En ce sens, Quilcué ne s'est pas présenté à la campagne électorale comme une individualité isolée cherchant à l'emporter sur une autre dans un duel de CV. Elle s'est présentée comme la synthèse d'une intelligence collective composée de communautés, de mémoires, de territoires, de luttes, de langues, de formes d'organisation et de défense de la vie. L'anthropologue Pierre Clastres explique que dans de nombreuses sociétés amérindiennes, le pouvoir ne se concentre pas entre les mains d'un chef souverain, mais circule comme une forme de médiation au sein du collectif. Cette intuition aide à comprendre ce que représentait Quilcué : plutôt qu'une personne isolée face à un expert de la droite, elle était l'expression collective d'une forme d'autorité enracinée dans les relations, les consensus, les expériences partagées et les responsabilités communes.
C'est pourquoi il est plus plausible de dire qu'Aida avait bel et bien le pays en tête, car son intelligence, avant d'être celle d'un génie individuel, s'inscrit dans un cerveau social. C'est là la différence décisive. Le technocrate continue de penser que l'intelligence naît chez l'individu d'exception ; Aida incarne l'idée que l'intelligence se produit au sein d'une multitude, qu'elle se répartit et s'élargit collectivement.
Le problème n'est donc pas politique, mais ontologique. La technocratie reste ancrée dans une conception archaïque du sujet. L'individu expert, porteur d'une raison qui s'applique ensuite à la société comme si celle-ci était une matière inerte. Cette figure semble moderne et cosmopolite, mais elle est en réalité profondément obsolète et provinciale [1]. Elle conserve une hiérarchie archaïque entre ceux qui savent et ceux qui obéissent ; entre ceux qui conçoivent le monde et ceux qui se contentent de l'habiter ; entre ceux qui administrent et ceux qui sont administrés.
Aida Quilcué incarne une autre ontologie politique, celle du monde commun issu d'intelligences multiples. Elle remplace l'idée d'une somme d'individus isolés par une composition de savoirs hétérogènes qui opèrent à différentes échelles et à partir de traditions diverses. Cette différence entraîne des conséquences directes quant à la question la plus urgente à laquelle la Colombie est confrontée, à savoir comment construire un capitalisme véritablement productif dans un pays aux géographies, aux cultures et aux économies radicalement diverses.
Restrepo a une réponse à cette question. Dans ses interviews, il parlait d'intelligence artificielle, de centres de données, de blockchain, de relier le pays aux flux de l'économie numérique mondiale. Cette réponse n'est pas fausse, mais elle est profondément insuffisante. Le philosophe Yuk Hui a démontré que croire en une technologie universelle, neutre et exportable d'un contexte à un autre est en soi une forme de provincialisme colonial. Il n'existe pas une seule technologie – mais des technologies –, au pluriel, indissociables des cosmologies, des territoires et des modes de vie qui les produisent et les soutiennent. Ce que Hui appelle la « technodiversité » [2] n'est ni de la nostalgie ni une idéalisation du retard. C'est une exigence pratique : un pays qui se veut productif doit articuler des formes technologiques à différentes échelles, depuis l'innovation numérique de pointe jusqu'aux savoirs techniques accumulés au fil des siècles dans les communautés rurales, autochtones et populaires. Réduire cette tâche complexe à la mise en place d'infrastructures numériques revient à confondre une pièce du puzzle avec le puzzle tout entier, et à proposer à une grande nation une solution conçue pour une petite province de la pensée.
Il ne s'agit pas d'une abstraction. Par exemple, il y a deux millénaires, dans les plaines alluviales du Sinú et du San Jorge (au nord de la Colombie), le peuple amérindien Zenú a construit un réseau de canaux et de digues destiné à canaliser, à distribuer et ainsi à cohabiter avec l'eau de manière à ce qu'elle parvienne à tous les membres de la communauté. Il s'agissait d'une technologie hydraulique capable de transformer les crues en fertilité et de soutenir la vie pendant des siècles. Aujourd'hui, alors que les digues modernes cèdent et que La Mojana, une région située au nord de la Colombie, s'enfonce à nouveau, l'un des plus importants projets d'adaptation au changement climatique de l'État, financé par le Fonds vert pour le climat, a dû se tourner vers ce savoir zenú. Seulement, pour le reconnaître, la technocratie doit d'abord le traduire dans son propre langage et le rebaptiser « adaptation fondée sur les écosystèmes ». Ce savoir était déjà là ; la science de pointe, lorsqu'elle est intelligente, parvient à le reconnaître sans difficulté, mais, sous l'emprise d'intérêts individuels, elle y parvient à peine.
Au cours des premiers mois de 2026, un front froid arctique — provoqué par un vortex polaire qui s'était déplacé depuis l'Amérique du Nord jusqu'aux Caraïbes — a saturé le haut bassin du fleuve Sinú, provoquant de graves inondations à La Mojana. Ces inondations ont fait plus de 150 000 sinistrés et 14 morts. Les enquêtes ont révélé que la responsabilité de ces conséquences incombait en grande partie à la construction et à l'administration de la centrale hydroélectrique d'Urrá. Durant les années 1990, le peuple autochtone Embera Katío s'était fermement opposé à la construction du barrage, mettant en garde contre les effets négatifs de ce projet sur son peuple et sur la région. Kimy Pernia Dominicó, qui avait mené la lutte contre le projet, a été victime d'enlèvement puis assassiné. Récemment, l'ancienne ministre de l'environnement, Irene Vélez, a affirmé que les inondations n'étaient pas uniquement dues aux changements météorologiques, mais qu'elles étaient en grande partie imputables à la gestion de la centrale hydroélectrique et au plan d'aménagement du territoire qui ne tenait pas compte de l'eau. Selon Vélez, la centrale hydroélectrique a été construite en contradiction avec la logique riveraine, asséchant les champs pour favoriser l'économie d'élevage de la région.
Vandana Shiva a évoqué cette erreur à l'aide d'une métaphore très claire. Les monocultures ne se contentent pas de détruire la biodiversité, elles engendrent également des monocultures de l'esprit. La « monotechnologie » du nouveau vice-président Restrepo fonctionne exactement de cette manière. Elle propose une seule grammaire pour envisager l'avenir du pays, celle d'une économie réduite à la technique, celle des indicateurs, des modèles et des courbes de rendement, et traite tout ce qui se situe en dehors de cette grammaire comme un retard à surmonter ou comme un folklore pouvant être toléré en marge. Le résultat n'est pas la modernité, c'est l'appauvrissement du monde. Et la Colombie, qui aspire à devenir une nation souveraine, ne peut se permettre cette pauvreté.
En ce sens, José Manuel Restrepo est un provincial. Non pas parce qu'il ignore le monde, mais parce qu'il croit que le monde entier peut être compris à partir d'une seule grammaire. Sa province n'est pas géographique, mais épistémologique et mentale. Il habite une petite région de la pensée et la confond avec la totalité du réel. Il parle au nom de la complexité, mais réduit cette complexité à des indicateurs, des courbes, des bilans, des projections et des modèles. Tout ce qui n'entre pas dans ce cadre apparaît comme un retard, un romantisme, un sentimentalisme ou de l'ignorance.
Aida – en tant que représentante d'une intelligence collective – peut évoluer entre différents mondes sans les réduire à un seul. Elle peut dialoguer avec l'économie sans se soumettre à celle-ci. Elle peut dialoguer avec la technique sans devoir pour autant attribuer à la technique une souveraineté absolue. Elle peut penser non seulement le pays, mais aussi la planète, car elle part d'une expérience politique qui ne sépare pas les humains des non-humains, la productivité de la vie, les infrastructures du territoire, le développement de la continuité du bien commun. Telle est sa véritable dimension cosmopolitique. Non pas celle de l'expert mondialisé qui répète les mêmes formules dans n'importe quelle capitale, mais celle de quelqu'un qui sait qu'un pays qui se considère comme démocratique ne peut se maintenir que grâce à une planification capable d'articuler de multiples rationalités sans rejeter d'emblée la valeur de l'une d'entre elles.
Cette différence se manifeste à nouveau dans le type de conservatisme que chacun incarne. Celui du technocrate Restrepo est obsolète, prisonnier de catégories qui ne répondent pas aux défis du monde actuel ; il préserve une conception étroite de la nation, traite les citoyens comme une population à gérer et non comme des acteurs de la décision, et finit souvent par justifier des politiques qui sacrifient les droits, une vieillesse digne, la souveraineté et la nature au nom de l'efficacité. Quel genre de conservatisme est-ce donc qui considère les retraités comme une main-d'œuvre « exploitable » gaspillée, ou la terre comme une réserve exploitable par la fracturation hydraulique et à la disposition de puissances étrangères ? Plutôt que de préserver la patrie, il préserve la logique coloniale consistant à administrer le pays comme un butin, comme des protectorats et des provinces subordonnées.
Aida Quilcué, en revanche, incarne un conservatisme d'un autre ordre. Elle défend la vie, la pluralité, les biens communs, la dignité des personnes âgées, la souveraineté des peuples et l'équilibre des territoires. Elle ne préserve pas le retard ; elle préserve au contraire ce qui permet d'envisager un avenir.
Cela entraîne des conséquences politiques concrètes. Un gouvernement technocratique gère une nation comme s'il s'agissait d'une entreprise ; l'ontologie sur laquelle il s'appuie consiste à réduire le monde à un stock de marchandises et à un espace d'affaires. Il optimise les variables, supprime ce qui, selon lui, n'est pas rentable, finance ou retire son financement en fonction d'indicateurs abstraits et, ce faisant, privilégie l'existence d'une minorité. Un gouvernement qui s'appuie sur l'intelligence collective pose une autre question : comment construire un pays d'abondance où toutes les formes de savoir et de vie trouvent leur place ? La première approche génère efficacité et richesse pour certains. La seconde recherche activement la dignité et la prospérité pour tous.
Le débat ne porte plus sur l'opposition entre technique et ignorance, ni entre modernité et tradition. Il s'agit désormais d'une confrontation entre deux visions de l'avenir. L'une continue de croire que l'intelligence se concentre au sommet, puis se répand sous forme de directives imposées à la société. L'autre comprend que l'avenir ne peut se construire qu'en reconnaissant la nature distribuée de l'intelligence, le rôle essentiel que joue en son sein l'écoute attentive et la force transformatrice qui émerge lorsque l'on favorise la pluralité des points de vue. Pourquoi les Colombiens ont-ils accepté que le dilemme consiste à juger si Quilcué avait réussi ou non l'examen du technocrate, plutôt que de se demander quelles propositions représentaient véritablement un progrès social ?
Il y a deux mille ans, sur ces mêmes terres qui, il y a quelques mois, étaient inondées à La Mojana, un village a compris qu'on ne vainc pas l'eau, mais qu'il faut l'accompagner. Cette intelligence collective, qui répartit au lieu de concentrer, qui guide au lieu de contenir, est toujours présente. Il ne nous reste plus qu'à oser gouverner avec elle.
Santiago Arcila & Juan Cortés
[1] Au sens péjoratif : qui est excessivement attaché à la mentalité ou aux coutumes de sa province ; simple, rustre, borné, provincial.
[2] Yuk Hui, Fragmenter l'avenir (Caja Negra, 2020) : la « technodiversité » signifie qu'il n'existe pas de technique universelle, mais de multiples « cosmo-techniques » liées à chaque cosmologie.
-
Partir seule, tracer sa route : ces livres féministes pour passer à l'acte
Voyager seule, à pied ou à vélo, est profondément féministe. Réoccuper l'espace public est un geste politique fort d'émancipation, montrent ces autrices dans leurs écrits, autant de cris de rage contre le patriarcat qui met les femmes en cage.
Lire la suite - Info / Féminisme , Sélection culturelle
Longtemps, la marche et le vélo ont été racontés comme des aventures d'hommes. Infiniment moins connues, les femmes qui usèrent leurs semelles et fonds de pantalon contre la beauté et la rugosité du monde : Alexandra David-Néel, qui parcourut entre (…) -
Greenland issues ‘strong warning’ as Trump-linked oil firm prepares to drill
Island’s government says no approval given after Greenland Energy brings kit ashore for exploratory drilling
An American oil company connected to Donald Trump is preparing to sink wells in remote Greenland despite not having received permission from the local authorities.
As the US president renews his threats to claim the vast Arctic territory, materials to prepare for drilling were brought ashore in recent days on Greenland’s eastern coast.
Continue reading... -
À Guerlesquin, un couple d’éleveurs-fromagers face à une fermeture d’un mois jugée sévère
Élevage caprin et bovin certifié biologique, la ferme de Trofalher, à Guerlesquin (29), a vu son activité stoppée durant un mois à la suite d'un contrôle inhabituel et ressenti comme brutal. Une situation qui illustre la difficulté des petits producteurs à composer avec la rigueur de normes pensées pour l'agro-industrie.
L’article À Guerlesquin, un couple d’éleveurs-fromagers face à une fermeture d’un mois jugée sévère est apparu en premier sur Splann ! | Premier média d'enquête indépendant en Bretagne.
-
Des moutons contre les flammes : quand l’Espagne paie ses éleveurs pour prévenir les incendies
En Andalousie, 100 000 chèvres et moutons pâturent dans des terrains à risque d’incendie pour réduire la végétation inflammable. © Cynthia Vanessa/Flickr
En Andalousie, un cheptel très particulier parcourt les vastes plaines et monts du sud de l’Espagne. On les appelle ici les chèvres et moutons-pompiers. Ces bêtes ne portent pas l’attirail des soldats du feu, mais leur rôle dans la prévention des incendies est fondamental.
Le bétail s’occupe en effet de brouter les zones coupe-feux dans les massifs forestiers, ces espaces peu arborés qui créent une discontinuité et freinent ainsi la propagation des brasiers. Concrètement, le pâturage peut réduire de 61 % en moyenne l’étendue de la surface brûlée et diminuer de moitié la vitesse de propagation des brasiers, selon une étude scientifique sur la prévention du feu dans les écosystèmes méditerranéens.
Actuellement, environ 100 000 animaux conduits par quelque 200 berger·es pâturent près de 6 000 hectares de terrain à hauts risques. Le Réseau d’aires de pâturage coupe-feux d’Andalousie (Rapca) est actif depuis 2005 sous la houlette du gouvernement régional, avec l’appui scientifique du Conseil supérieur de la recherche scientifique (le CSIC, l’équivalent espagnol du CNRS).
Le pâturage : une nécessité structurelle
Peu connue du grand public, la solution est pourtant ancienne et son efficacité prouvée. Le pastoralisme et l’élevage extensif constituent une des pratiques les plus efficaces et les moins onéreuses pour réduire la végétation inflammable dans les forêts méditerranéennes et limiter ainsi le risque d’incendie, comme le confirme une enquête de la Société espagnole des sciences forestières (SECF) auprès de 69 chercheur·ses et professionnel·les du secteur.
«Sans ces animaux, notre écosystème est dysfonctionnel et vulnérable aux incendies, aux maladies, aux pertes de biodiversité.»
Il s’agit même d’une nécessité structurelle pour la plupart des forêts européennes. «Les herbivores et le feu sont les deux principaux consommateurs de la biomasse, explique Francisco Martín Azcárate, biologiste et écologue à l’Université autonome de Madrid. Mais, comme les grands herbivores sauvages [bisons, chevaux sauvages…, NDLR] ont disparu de notre continent, il faut absolument travailler avec leurs descendants domestiques : moutons, chèvres, chevaux…»
«Même une société végétarienne devrait garder ces troupeaux, ne serait-ce que comme gestionnaires du milieu naturel, ajoute-t-il. Sans ces animaux, notre écosystème est dysfonctionnel et vulnérable aux incendies, aux maladies, aux pertes de biodiversité.»
Retrouver un paysage mosaïque
La région d’Estrémadure, à l’ouest de l’Espagne, a bien reçu le message. En 2015, quelque 8 000 hectares de la sierra de Gata, vastes monts recouverts de pins à la frontière avec le Portugal, partent en fumée. Un déclic pour le gouvernement régional, qui réagit en lançant un an plus tard le projet Mosaico, en collaboration avec l’université d’Estrémadure.
Le programme repose sur le concept de «coupe-feu productif». Des parcelles à hauts risques d’incendie sont confiées à des agriculteur·ices ou éleveur·ses qui les exploitent et les débroussaillent, éliminant ainsi «une grande partie de la biomasse combustible», retrace Fernando Pulido, biologiste à l’université d’Estrémadure et responsable du projet Mosaico. L’avantage est double : un coupe-feu à moindre coût, et qui maintient une activité locale et durable.
«Il ne s’agit pas d’abattre la forêt mais d’intervenir sur les zones les plus vulnérables, de façon presque chirurgicale, afin de créer suffisamment de discontinuité pour empêcher le feu de tout dévorer en quelques jours», précise l’expert en prévention des incendies.
Ce sont les chercheur·ses qui déterminent où et comment. L’objectif final : recréer un «paysage en mosaïque», où 20 à 30% de la surface forestière est occupée par de l’élevage, des cultures végétales (notamment des oliveraies) ou une sylviculture peu inflammable. En onze ans, 120 coupe-feux productifs sont nés sur environ 12 000 des 110 000 hectares du territoire concerné, pour une réduction estimée à 15% de la taille théorique des grands incendies.
Endiguer l’abandon rural
Si la plupart de ces initiatives voient dans l’agriculture extensive la solution, c’est aussi parce qu’elles identifient le dépeuplement rural comme une des causes principales de l’aggravation des incendies. «C’est le premier facteur déclencheur, qui permet à la végétation de croître sans contrôle, sans aucun animal ni être humain pour débroussailler. Le nier, c’est mentir et permettre aux responsables politiques de se dédouaner de leur responsabilité», dénonce Fernando Pulido.
Un constat partagé par Eduard Pla, écologue à l’Université autonome de Barcelone : «La plupart de nos forêts vulnérables sont les plus jeunes, celles qui sont apparues là où l’agriculture a disparu au cours des dernières décennies», détaille cet expert des effets du changement climatique sur les écosystèmes forestiers.
Reste à ne pas idéaliser le passé. L’Espagne d’antan était certes plus exploitée par le monde paysan, mais pas toujours en faveur des écosystèmes. En effet, la surface forestière a dégringolé jusqu’à atteindre son minimum historique dans la première moitié du 20ème siècle, avant de repousser avec l’exode des campagnes.
Aucun des chercheurs consultés ne minimise pour autant l’effet indéniable du réchauffement climatique : il «assèche la biomasse combustible» et la rend plus inflammable, «multiplie les phénomènes météorologiques extrêmes» et pousse les écosystèmes dans leurs derniers retranchements.
Financer et encadrer le pastoralisme
Les programmes ibériques veulent rompre avec la surexploitation du vivant en relançant les usages traditionnels de faible intensité et aux bénéfices éprouvés, dont la transhumance, c’est-à-dire le déplacement saisonnier des troupeaux d’un pâturage à un autre. Une pratique ancestrale pratiquée dans une partie de l’Europe et reconnue par l’Unesco depuis 2023.
«Le concept de paysage mosaïque est applicable à n’importe quel territoire confronté aux feux de forêt. Il suffit de l’adapter au contexte local.»
L’Union européenne finance une partie de ces projets, notamment à travers la Politique agricole commune (PAC) ou le programme LIFE. En avril, l’Andalousie a approuvé une nouvelle série d’aides financières visant à promouvoir le sylvopastoralisme pour la prévention des incendies, dans la lignée du programme Rapca.
En Estrémadure, Mosaico continue de grandir. L’année dernière, une partie du Portugal a rejoint le réseau désormais composé de treize territoires ibériques. Des chercheurs néerlandais et californiens sont même venus étudier le modèle sur place, preuve qu’il inspire. «Le concept de paysage mosaïque est applicable à n’importe quel territoire confronté aux feux de forêt, assure Fernando Pulido. Il suffit de l’adapter au contexte local.»
Les chercheur·ses déplorent toutefois un manque de moyens financiers et «l’absence d’un véritable cadre législatif», comme le regrette Fernando Pulido. Seuls 30 à 40% des coupe-feux productifs proposés aboutissent, selon le responsable de Mosaico. Reçu au Congrès des députés (l’équivalent espagnol de l’Assemblée nationale) à l’automne 2025, aucune de ses suggestions n’a abouti. Les moutons-pompiers n’éteindront pas les incendies, mais ils sont déjà l’un des outils les plus sobres pour les prévenir. Encore faut-il y mettre les moyens.
-
Des data centers dans l'espace : la nouvelle lubie désastreuse d'Elon Musk et Jeff Bezos
Face à l'explosion des besoins de l'intelligence artificielle, les géants de la tech rêvent de voir des data centers dans l'espace. Une promesse spectaculaire, freinée par des coûts vertigineux, des impasses techniques et des risques environnementaux.
Lire la suite - Info / Numérique , Sciences
Après les réseaux sociaux et les prétoires, la rivalité entre Elon Musk et Sam Altman s'envole dans l'espace. Aux messages du patron de X et SpaceX le traitant d'escroc au lendemain du dépôt d'une plainte par Apple pour vol de secrets (…) -
Ephéméride des luttes : 8 août
Aujourd'hui 8 août, la journée de l'éphéméride des luttes est rythmée au son des explosions, de poudre et de rage. Et c'est l'insurrection à Marseille, aussi, sachez-le. Souvenez-vous du camarade Gaston.
1870 : A Marseille, face à la situation désastreuse du pays, un mouvement insurrectionnel, avec à sa tête le radical Gaston Crémieux, tente en vain de proclamer la République et d'instaurer une Commune révolutionnaire. Mais le mouvement est rapidement maté et Crémieux est arrêté le lendemain et déféré devant un conseil de guerre. Il faudra attendre le 23 mars 1871 pour qu'une véritable Commune révolutionaire soit effective.
1879 : Naissance d'Emiliano Zapata, révolutionnaire mexicain.
1897 : Assassinat par l'anarchiste Michele Angiolillo du président du Conseil espagnol Antonio Cánovas del Castillo pour venger les condamnés du procès de Montjuïc du 4 mai.
1924 : A Montevideo en Uruguay, parution du premier numéro du journal anarchiste "Ahora" ('Maintenant').
1927 : A Montevideo, une bombe de forte puissance explose dans le dépôt principal de la West Oil India Company, dans le cadre de la campagne de soutien aux anarchistes Italiens Sacco et Vanzetti, qui risquent la condamnation à mort aux Etats-Unis.
1963 : Au Royaume-Uni, une bande de quinze braqueurs attaque le train Londres-Glasgow et parvient à s'enfuir avec 2,6 millions de livres sterling en billets.
1969 : - En Italie, des bombes de faible puissance explosent dans huit trains différents. C'est le début de la stratégie de la tension orchestrée par les groupes néofascistes et les services secrets.
- Le même jour, les Beatles prennent leur fameuse photo d'Abbey Road.
1974 : Démission du président des Etats-Unis Richard Nixon suite au scandale du Watergate.
1977 : - A Montpellier, le groupe 'Les rescapés de Malville' attaque les locaux d'EDF à l'explosif : « Tandis que les centrales nucléaires déversent quotidiennement leur poison mortel, à Malville le capital n'a pas hésité à recourir à l'assassinat et à l'emprisonnement pour désamorcer un mouvement de refus qui échappe de plus en plus au contrôle des partis. […] Si nous avons plastiqué EDF au moment où les syndicats s'élèvent contre les dégradations commises contre ce 'service public', c'est que pour nous EDF est le support idéologique et technique de l'État dans l'implantation des centrales nucléaires. Liberté pour tous les prisonniers ».
Reproduit dans La Canaille à Golfech, mutines séditions, Paris, 2013, p.128-129.- A Turin, des bâtons de dynamite sont jetés dans un commissariat de police par une fenêtre.
- A Lucca en Toscane, le groupe 'Lotta Armata per il Comunismo' fait sauter une puissante charge explosive contre les répétiteurs de TV, coupant le réseau de la région.
1981 : En Irlande du Nord, mort d'un neuvième gréviste de la faim de l'IRA, Thomas McElwee, après 62 jours. C'est aussi le dixième anniversaire des mesures d'internement total, ce qui provoque des émeutes dans plusieurs zones républicaines du pays. Trois personnes meurent au cours de ces affrontements.
1983 : A Moissac, dans le Tarn-et-Garonne, attaque contre l'entreprise Culetto qui perdra 25 camions, des bulldozers, des pelles mécaniques, une centrale mobile à béton et un hangar de 1200m², ainsi que contre la centrale à béton de Spie batignolles juste un peu plus loin. Le Mouvement AntiNucléaire (MAN) revendique les sabotages et offrira une interview au journal clandestin 'Toulouse la Canaille' pour expliquer un peu le pourquoi du comment.
1985 : A Francfort, attaque de la guérilla ouest-européenne contre une base américaine de l'US Air Force. Revendiquée par le commando 'George Jackson' d'un groupe mixte d'Action Directe et de la Fraction Armée Rouge. Deux soldats sont tués et plus d'un million de marks de dégâts sont commis.
1994 : A Crossgar en Irlande du Nord, l'IRA abat un officier des troupes royales irlandaises.
1998 : En Angleterre, le Front de Libération Animale (ALF) libère 10% des visons en captivité das le pays, c'est-à-dire 6000.
1999 : En Irlande du Nord, la Irish National Liberation Army (INLA) annonce le cessez-le-feu. C'est l'une des premières tendances de l'IRA à abandonner les armes.
Voir aussi l'éphéméride anarchiste du 8 août, riche de biographies.
-
Trump Tyranny Tracker | Day 563: Aug 5, 2026
The seal of the U.S. Department of Homeland Security is displayed outside the headquarters of the Federal Emergency Management Agency, July 25, 2026 in Washington. Kevin Carter/Getty ImagesWelcome to today’s Trump Tyranny Tracker…
Trump’s regime is going after protesters’ Signal chats, protecting Trump and his family from potentially massive tax liabilities, and establishing unprecedented FBI ties with Russia and China.
Today at a Glance
• ICE threatens elected sheriffs with prosecution for refusing to cooperate with Trump’s deportation campaign.
• Federal judges face escalating threats after ruling against Trump.
• Trump’s National Guard deployment in Washington is projected to cost taxpayers $1.4 billion.
What We Need to Pay Attention To
DHS Wants Protesters’ Signal Group Chats
What Happened: DHS is demanding access to private Signal group chats used by protesters who sued the government for violating their free speech rights. The agency is seeking the encrypted messages as part of the lawsuit.
Why It Matters: Protesters sued the government for suppressing their speech, and now the government is using that lawsuit to go after their private conversations. It is another way to identify, track, and intimidate people organizing against Trump’s extreme agenda.
Source: WIRED
Corruption
Trump Seeks a Boost for Hemp That Would Benefit a Top Aide’s Family
What Happened: The White House pressured senators to delay new restrictions on hemp products, inserting the change into a must pass spending bill. The industry lobbying campaign was led in part by the son-in-law of Trump chief of staff Susie Wiles, whose companies sell hemp gummies and vapes.
Why It Matters: This is what corruption looks like: people close to power using government influence and policy in ways to financially benefit their families and allies.
Source: New York Times
Freedom 250 Sponsors Failed to Disclose Donations — A Potential Lobbying Law Violation
What Happened: Major corporations that lobby the federal government gave millions to Trump-chaired Freedom 250 but failed to disclose the donations as potentially required by federal lobbying law. Only three of nearly two dozen corporate sponsors reported their contributions. ExxonMobil, Oracle, and several defense contractors did not.
Why It Matters: Corporations with business before Trump’s government are giving millions to an organization he chairs while failing to disclose the money. It creates another hidden pipeline for companies seeking access and favorable treatment from Trump to funnel money.
Source: NOTUS
Power Consolidation
Todd Blanche Kept Trump’s Tax Audit Shield. It Could Erase a $100 Million IRS Bill
What Happened: Todd Blanche, Trump’s former personal lawyer, is keeping a settlement provision shielding Trump, his sons, and the Trump Organization from IRS audits of returns filed before May 19. The protection would prevent the IRS from pursuing more than $100 million in potential back taxes and penalties.
Why It Matters: Trump put loyalists in key government positions, and now he is benefiting from it. His former personal lawyer is running DOJ while preserving a deal that would save Trump and his family more than $100 million and shield them from investigations.
Source: TIME
Weaponization of Institutions
The SEC Bought Airline Data to Monitor Flights Worldwide
What Happened: The SEC purchased access to more than a billion airline ticketing records covering travel in the U.S. and around the world. The data included passengers’ names, itineraries, flight details, and credit card information and was likely obtained without warrants.
Why It Matters: Federal agencies are buying enormous amounts of sensitive information about Americans without getting a warrant. It is another tool for a growing surveillance state that can track people while bypassing basic privacy protections.
Source: 404 Media
ICE Threatens Sheriffs With Prosecution Over Access to Inmates
What Happened: ICE threatened the elected sheriffs of Minneapolis and Chicago with federal witness tampering charges for refusing to give immigration agents broad access to inmates without judicial warrants. Federal courts have already ruled that state and local governments cannot be forced to help enforce federal immigration law.
Why It Matters: Trump is using the threat of federal prosecution to force elected officials to carry out his agenda. Turning law enforcement into a weapon for compelling obedience is a hallmark of authoritarian regime.
Source: New York Times
Media Suppression & Authoritarian Tactics
This federal judge ruled against Trump. Then the threats began.
What Happened: Federal judges who ruled against Trump are facing escalating threats. Judge John McConnell received credible death threats and a delivery invoking the murdered son of another federal judge after blocking Trump’s federal funding freeze. All three judges on his Rhode Island court have received threats tied to rulings against Trump cases.
Why It Matters: Trump and his officials repeatedly attack judges who rule against them, calling them “monsters,” “lunatics,” and illegitimate. This intimidation is meant to make judges fear the consequences of enforcing the law.
Source: The Washington Post
Human & Civil Rights Abuses
Trump’s immigration crackdown has detained more than 50 military spouses and parents
What Happened: More than 50 parents and spouses of active duty U.S. service members have been detained since Trump returned to office, with at least six deported. Trump ended longstanding protections that shielded immediate military family members from detention and deportation.
Why It Matters: Trump’s mass deportation campaign is separating the families of Americans serving in the military. Some service members have been forced to take leave, delay deployments, or care for children alone because their family members were detained or deported.
Source: Associated Press
Heat Is Killing Texas Prisoners, and State Leaders Won’t Shell Out for AC
What Happened: A federal judge found that roughly 134,500 people in Texas prisons face a substantial risk of serious harm from extreme heat, with some cells exceeding 110 degrees. The judge called the system for deciding who gets an air conditioned bed “arbitrary, inadequate, and ineffective,” while Texas continues fighting efforts to require safer conditions.
Source: Mother Jones
Legal aid groups alarmed as Trump administration awards $150M migrant child contract to Texas firm
What Happened: Trump officials awarded a $150 million no-bid contract to a small Texas law firm to provide legal services to unaccompanied migrant children in government shelters. Only two of its 25 listed lawyers claim relevant immigration experience, while its founder served in Trump’s first term and several attorneys have ties to Trump or conservative causes.
Why It Matters: Trump officials handed $150 million meant to protect children facing deportation to a politically connected firm with almost no immigration experience. The children will get worse representation while people connected to Trump got a massive government contract.
Source: Associated Press
ICE begins outfitting Haitian immigrants with ankle monitors, attorneys say
What Happened: ICE has begun summoning Haitian immigrants in Ohio to check-ins, arresting them, fitting them with ankle monitors, and ordering them not to travel more than 75 miles from home. About 50 Haitians with temporary protected status were called in Friday, as Trump moves to strip protections from roughly 350,000 Haitians.
Source: The Washington Post
Government Disruption
Moldy showers and no soap: Military families are outraged by conditions on USS Lincoln
What Happened: Sailors and Marines aboard the USS Abraham Lincoln are reportedly dealing with severe exhaustion, food and supply shortages, moldy showers, broken laundry facilities, and periods without hot water as the carrier enters its ninth month at sea and fifth straight month of combat operations against Iran. The crew has had only two days off the ship since deploying in November.
Why It Matters: Trump’s prolonged Iran war is pushing U.S. service members to the breaking point. Exhausted crews operating for months with almost no time off creates dangerous conditions where mistakes can become deadly.
Source: MS NOW
Government watchdog still can’t identify who all worked for DOGE
What Happened: More than a year after DOGE swept through the federal government, GAO still cannot determine everyone who worked for it or whether they followed ethics requirements. It identified 206 DOGE operatives in the Executive Office of the President, but 10 of 25 agencies failed to provide requested information and others could not produce ethics training or financial disclosure records.
Why It Matters: DOGE operatives were given extraordinary access to government agencies, systems, and sensitive information, and more than a year later we still don’t know who all of them were or whether they followed basic ethics rules. You cannot hold people accountable when the government cannot even identify them.
Source: The Washington Post
National Guard’s Washington DC Deployment Will Cost $1.4 Billion by 2029: DOD
What Happened: The Pentagon estimates Trump’s National Guard deployment in Washington will cost taxpayers roughly $1.4 billion if it continues through January 2029. About 4,600 troops are currently deployed, and Trump has ordered them to remain through the end of his term.
Source: Military.com
Imperial & Geopolitical Watch
Proposed Hormuz deal would give Iran control of inbound traffic, sources say
What Happened: A proposed deal to reopen the Strait of Hormuz would give Iran control over ships entering the Gulf and potentially allow Tehran to collect fees on their cargo. The proposal would be a major concession after five months of war, despite Trump previously insisting Iran would never be allowed to control the waterway.
Why It Matters: Trump started this war demanding Iran’s “unconditional surrender.” Five months later, Iran has more control over one of the most important shipping routes than it had before the war.
Source: Reuters
Yemen’s Houthis Say They’ll Target Tankers in Northern Red Sea
What Happened: Iran-backed Houthis said they will target Saudi oil tankers in the northern Red Sea after Saudi Arabia diverted ships away from the Bab el-Mandeb. With the Iran war already restricting shipping through the Strait of Hormuz, the threat puts one of Saudi Arabia’s main alternative oil export routes at risk.
Source: Bloomberg
Washington holds up approval for France’s US ambassador pick amid human rights spat
What Happened: The State Department is delaying approval of France’s incoming ambassador to D.C. after French diplomats criticized the U.S. for siding with Russia and North Korea against renewing the U.N. human rights chief’s mandate.
Why It Matters: Trump officials are retaliating against a longtime U.S. ally for criticizing a U.S. decision to side with Russia and North Korea on human rights. They are using diplomatic power to punish an ally for publicly disagreeing with them.
Source: Politico EU
Far-Right & Russian Influence Watch
Under Patel, FBI forges unprecedented law enforcement ties with China, Russia
What Happened: Kash Patel has established unprecedented law enforcement ties with China and Russia, including intelligence sharing and monthly personnel exchanges with China’s Ministry of Public Security. Chinese officials have visited multiple FBI facilities, FBI agents have traveled to China, and Patel is planning a similar trip to Russia in October.
Why It Matters: The FBI is opening its personnel, facilities, and investigative information to Russia and China, two of America’s most aggressive intelligence adversaries. These are the same governments whose espionage and influence operations the FBI is supposed to protect the country from.
Source: Reuters
No Russian ballistic missiles shot down by Ukraine in night of attacks that killed 17
What Happened: Russia fired more than two dozen missiles at Kyiv and surrounding areas overnight, killing at least 17 people and wounding dozens. Ukraine failed to intercept any of the ballistic missiles as its supply of air-defense interceptors runs dangerously low.
Why It Matters: Ukraine has been begging for more interceptors to protect its cities from Russian ballistic missiles. Those missiles are now getting through, and Ukrainians are being killed because the air defenses needed to stop them are running out.
Source: CNN
Economic News
Private-Sector Hiring Missed Expectations in July, ADP Report Says
What Happened: U.S. private employers added just 44,000 jobs in July, well below the 75,000 economists expected and down from 95,000 in June. Leisure and hospitality lost 11,000 jobs.
Source: Wall Street Journal
Resistance
Check out 50501 for local and nationwide events…
Source: 50501
Judge ‘reluctantly’ tosses Oath Keepers’ Jan. 6 cases despite their ‘unearned grace’
What Happened: Judge Amit Mehta “reluctantly” dismissed the final eight Jan. 6 cases against Oath Keepers leader Stewart Rhodes and other members after Trump’s Justice Department moved to drop the charges. Mehta said the decision gives them “unearned grace” and closes the last prosecutions seeking accountability for the attack on the Capitol.
Source: MS NOW
By the Numbers
$1.4 billion — Projected cost of keeping Trump’s National Guard deployment in Washington through January 2029.
$150 million — No-bid contract awarded to a politically connected Texas law firm to represent unaccompanied migrant children
$100 million+ — Potential back taxes and penalties Trump and his family could avoid under the tax audit shield preserved by Todd Blanche.
1 billion+ — Airline ticketing records the SEC purchased access to, including passengers’ names, travel histories, and credit card info.
350,000 — Haitians who could lose temporary protected status as ICE begins arresting and placing ankle monitors on them.
134,500 — People in Texas prisons facing a substantial risk of serious harm from extreme heat.
4,600 — National Guard troops currently deployed in D.C.
206 — DOGE operatives GAO identified in the Executive Office of the President, despite still being unable to determine everyone who worked for DOGE.
50+ — Parents and spouses of active-duty U.S. service members detained under Trump’s immigration crackdown.
17 — People killed in Russia’s latest missile attack on Kyiv and surrounding areas as Ukraine couldn’t intercept any of the ballistic missiles.
8 — Final Jan. 6 cases against Oath Keepers insurrectionists dismissed after Trump’s DOJ moved to drop the charges.
What to Watch Next
DHS is trying to gain access to protesters’ private Signal conversations — How far will federal agencies go to identify and track people organizing against Trump?
Kash Patel is opening unprecedented FBI relationships with Russia and China — How much access will these adversaries get to the FBI?
ICE is threatening elected sheriffs with felony prosecution — Will DOJ follow through and prosecute local officials for exercising rights upheld by federal courts?
Trump and his family remain protected from IRS audits that could expose them to more than $100 million in taxes and penalties — Will the tax shield preserved by Todd Blanche remain in place?
Trump’s Iran war is spreading from the Strait of Hormuz into the Red Sea and threatening more of the region’s oil routes — How much further will the fallout spread?
Key Takeaways
Rising Costs — Higher oil prices, new tariff threats, and growing trade tensions are pushing up the cost of groceries and other everyday essentials.
Surveillance State — From DHS demanding protesters’ private Signal chats to federal agencies buying databases of Americans’ travel and financial information, government surveillance is expanding.
Personal Protection — Trump’s former personal lawyer is preserving a government deal that will save Trump and his family more than $100 million in taxes and penalties.
Federal Intimidation — ICE is threatening elected sheriffs with felony charges while judges who rule against Trump face escalating threats.
Adversaries Welcomed — Kash Patel is opening unprecedented FBI relationships with Russia and China, including intelligence sharing and personnel exchanges with China and an upcoming trip to Russia.
Call to Action
Document Everything: Document purges, corruption, and power grabs. Share credible information with journalists, watchdogs, and legal experts. Silence enables authoritarianism—see something, say something.
Defend Press Freedom: Support independent journalism by subscribing to and sharing reporting that challenges Trump’s power grab.
Contact Lawmakers: Demand accountability for Trump’s unchecked power and war on oversight.
Mobilize for Action: Organize or join legal efforts and resistance movements to protect democracy and human and civil rights.
Thanks for reading the Trump Tyranny Tracker. Stay tuned for more updates.
-
The Roberts Majority Restructured Government
In June SCOTUS decided two cases, Trump v. Slaughter and Trump v. Cook, on the power of the president to fire members of independent agencies despite tenure protections enacted by Congress. Roberts was joined by the usual five in Slaughter, but in Cook, the majority is the three Democratic appointees, Roberts and Kavanaugh. The cases are irreconcilable. In Slaughter, the Court said that Trump can fire anyone who works for any agencies without cause.
/When an agency “executes” a congressional mandate against private parties, it exercises executive power—no ifs, ands, or quasis about it.
Cook holds that Governors of the Federal Reserve Board can be fired only for cause after notice and a hearing, ignoring the holding in Slaughter, or perhaps reserving it for a later date, on the hypocritical grounds that the Solicitor General waived the Constitutional issue decided in Slaughter.
Slaughter is a case about the Federal Trade Commission, which has rule-maaking authority, the power to impose fines and the power to litigate. The Board of Governor of the Fed has broad regulatory authority over the US banking system, including the power to set monetary policy and to make and enforce rules about reserves. The Humphrey-Hawkins Full Employment Act requires the Fed to set US monetary policy so as to minimize inflation and push towards full employment. Doing so requires enforcing a congressional mandate against private parties by forcing privately-owned banks to increase reserves.
Roberts doesn’t mention the Cook case in his Slaughter opinion, and doesn’t mention Slaughter in his Cook opinion. This article by Lev Menand is a thorough debunking of Roberts’ shoddy reasoning and poor judgment. Menand explains the history and tradition analysis seemingly adopted by Roberts which is similar to that in the absurd Bruen case. Roberts’ version of history and tradition are barely recognizable to people like Menand who know actual history.
Stare decisis and reliance
Slaughter overturns the decision in Humphrey’s Executor v. US. which held that the president could not remove commissioners of the FTC except as permitted by the law creating the agency. Both before and after it was decided, Congress created a number of agencies which are shielded from presidential attack. Roberts deals with those under the heading of reliance. But reliance is just one of the factors used to decide whether a case should be overruled, rather than modified or left alone under the rule of stare decisis.
Stare decisis is the principle that prior decisions should be followed. It’s a fundamental principle in the development of the Common Law, which is the basis for our legal system. In their confirmation hearings, Alito, Gorsuch, Kavanaugh, and Barrett all testified that they accepted stare decisis as a principle governing their jurisprudence. I assume Roberts accepts it, and am less sure about Thomas. Barrett articulated her views about stare decisis and originalism in this article:
The claim that the original public meaning of constitutional text constitutes law is in some tension with the doctrine of stare decisis. Stare decisis is a sensible rule because, among other things, it protects the reliance interests of those who have structured their affairs in accordance with the Court’s existing cases. But what happens when precedent conflicts with the original meaning of the text?
Whatever they told Senators didn’t hold up well in practice. Stare decisis just doesn’t matter to these six in politically charged cases. Cook and Slaughter are two examples, but perhaps the best known is Dobbs v. Jackson Women’s Health Organization, the case that overruled Roe v. Wade. Alito wrote:
In this case, five factors weigh strongly in favor of overruling Roe and Casey: the nature of their error, the quality of their reasoning, the “workability” of the rules they imposed on the country, their disruptive effect on other areas of the law, and the absence of concrete reliance.
The words that follow are merely the substitution of Alito’s opinion for Harry Blackmun’s. Alito doesn’t like the reasoning, thinks it is founded on a serious “error”, thinks the rule is not workable, and misstates the nature of the last two factors. It’s a simple case of changes in members of SCOTUS producing changes in outcomes, a raw exercise of power.
Roberts doesn’t address any of Alito’s first four factors as such. He says it was always a problematic case.He claims Humphrey’s Executor was wrong, on the grounds that the Constitution vests the executive power of the government in the president. That must, he claims, includes the power to fire people at will. He doesn’t explain why. He merely substitutes his pet theory of the unitary executive for two centuries of contrary and more nuanced cases. He says it’s out of step with other decisions, without mentioning that almost all of those decisions are grounded in the unitary executive theory. He doesn’t admit that the unitary executive nonsense was generated by the Federalist Society in the early 1980s.
Roberts says that appellee Slaughter’s reliance argument is based on the creation of agencies with leaders with protected tenure after Humphrey’s Executor. He claims that the rationale for that reliance is false. That fails to account for the fact that many agencies were created with this protection starting with the founding, as Menand shows. Congress didn’t have to explain its decisions to SCOTUS back then. He claims that this protected tenure gives Congress too much power, which is bad.
The underlying dangers
What happened here is that the notion of “reliance” is limited to the bare act of legislating. In the same way, in Dobbs Alito says reliance applies only a tiny number of women pregnant at the date of the opinion. Wpmen who might become pregnant later can’t rely on Roe v. Wade. That’s part of what’s really wrong in both cases. In Dobbs, the issue isn’t any specific woman’s right to control her body. The liberty acknowledged in Roe v. Wade is foundational to the way women participate in our society, and therefore we all rely on it. After Dobbs women’s ability to participate fully in our society was disrupted, and their health was endangered, as was predicted. Here’s a small example: many parents urge their daughters not to attend the college of their choice if it’s in an anti-woman state.
In the same way, allowing the president to fire people for no reason radically restructures the way our government has worked for centuries. Among other things, it means that we have no continuity in many crucial areas such as climate change and labor conditions. It means that the president can use the power of those agencies for personal gain and for punishing his perceived enemies, all without any accountability thanks to the obscene decision in Trump v. US.
Worse, Roberts doesn’t even ask himself if the tenure clause is integral to the statutory scheme. Would Congress have created the FTC or the EPA the same way if it weren’t for Humphrey’s Executor? Why doesn’t the loss of protected tenure mean that the entire statute is unconstitutional? Obviously that would be insanely disruptive, so Roberts is afraid to try to explain.
Perhaps the worst problem is the reality check. It’s bad enough that the Roberts majority has changed the balance of power and reshaped our government to suit their personal preference. But to give the power to Trump is dangerous to the nation and the world. It’s a crime against democracy.
Impeach all six.
The post The Roberts Majority Restructured Government appeared first on emptywheel.
-
« Un magnétiseur est tout aussi moderne qu'un médecin »
Longtemps tenu pour un vestige archaïque que la science devait dissiper, le magnétisme suscite aujourd'hui une curiosité renouvelée. Et si, face à l'inflammation généralisée du monde moderne, on avait besoin de coupeurs de feu ? Dans Le Retour du monde magique1, la sociologue Fanny Charrasse explore cette pratique de soin moins anachronique qu'elle n'y paraît.
C'est quoi le magnétisme ?
« En tant que sociologue, j'ai choisi de retenir la définition qu'en donnent ceux qui le pratiquent. Pour eux, il s'agit d'un soin énergétique : un art de soigner par l'énergie, une entité invisible dont les magnétiseurs disent ressentir la présence, mais qu'ils décrivent souvent comme subtile, évanescente. Il existe différents styles de magnétisme. Presque tous les magnétiseurs commencent par “couper” le feu, c'est-à-dire soulager les brûlures. Puis ils élargissent progressivement leur champ d'intervention : zona, psoriasis, eczéma, verrues... La démarche est souvent expérimentale : lorsqu'un patient demande si le magnétisme peut arranger son problème, la réponse est d'essayer. Enfin, certains magnétiseurs proposent d'intervenir sur des douleurs articulaires, chroniques, parfois même sur des formes de dépression. »
À vous lire, on a le sentiment que les magnétiseurs de ville sont plus souvent sollicités pour des troubles liés à la santé mentale, tandis qu'en milieu rural, ils semblent surtout intervenir sur des douleurs physiques.
« La différence entre ville et campagne ne tient pas tant à la nature du magnétisme pratiqué qu'à la place qu'il occupe dans le parcours de soin. Dans les territoires ruraux marqués par la désertification médicale, le magnétiseur est souvent plus disponible. Les demandes qui lui sont adressées sont donc très diverses : douleurs articulaires, musculaires, brûlures, problèmes de peau, fatigue, etc. Tout ou presque peut être amené en consultation. À Paris, en revanche, les magnétiseurs sont souvent sollicités lorsque la médecine conventionnelle n'a pas apporté de réponse satisfaisante, ou bien en complément d'un parcours médical déjà engagé. »
Un motif revient dans tous les récits que vous confient les magnétiseurs : ce que vous nommez « l'expérience énigmatique ». De quoi s'agit-il ?
« Je peux citer l'exemple de cette inspectrice qualité qui, après avoir vécu un événement traumatique, raconte avoir vu apparaître des “ êtres tout lumineux”. Sa première réaction a été de penser qu'elle était folle. Cet événement est devenu fondateur dans sa trajectoire de magnétiseuse. Car la question qu'il soulève est vertigineuse : ces “êtres lumineux” existent-ils “vraiment”, c'est-à-dire indépendamment d'elle ? Ou bien s'agit-il d'une simple hallucination ?
« Les magnétiseurs que j'ai croisés posent une question naturaliste »
C'est précisément pour cela que je parle d'“expérience énigmatique” : elle met à l'épreuve la conception de la réalité propre à notre socialisation occidentale. La question de cette femme montre à quel point nous avons tendance à opposer deux régimes d'explication : soit quelque chose existe objectivement, dans le monde, soit il ne s'agit que d'un phénomène intérieur, psychique. »
Vous mobilisez Philippe Descola et son concept de « naturalisme ». En quoi cette notion vous aide-t-elle à comprendre la manière dont le magnétisme est socialement perçu ?
« Au cours de son enquête auprès des Achuar d'Amazonie, Descola observe que ceux-ci attribuent aux animaux une capacité de penser semblable aux humains. À partir de là, il définit l'animisme : une manière de composer le monde dans laquelle les non-humains ont une âme semblable à celle des humains, mais s'en distinguent par leurs corps “de plumes, de poils, d'écailles ou d'écorce”. Il remarque alors qu'en Occident, le rapport entre humains et non-humains se construit à l'inverse. On considère que l'on partage avec les animaux une même biologie : c'est pour cette raison qu'on fait des tests en laboratoire sur des souris, par exemple. Mais on estime qu'on se distingue des animaux par notre réflexivité, notre conscience. Descola nomme cela le “naturalisme”.
Lorsque les magnétiseurs que j'ai croisés se demandent si les esprits, ou les “êtres tout lumineux” existent vraiment, ou si c'est le fruit de leur imagination, ils posent une question naturaliste. Ils cherchent à savoir si ces êtres existent “dans la nature”, comme existent les corps humains ou animaux. S'ils n'existent pas de cette manière, alors ils sont renvoyés du côté de la folie ou de la croyance. En gros, soit les esprits existent objectivement, indépendamment de l'individu qui les perçoit ; soit ils ne sont que le produit d'une subjectivité, d'un trouble psychique ou d'une appartenance culturelle. »
Descola semble faire du naturalisme une caractéristique de la modernité. Est-ce votre cas ?
« Dire que les modernes sont les naturalistes, c'est risquer de renvoyer le magnétisme du côté de la tradition, comme s'il appartenait au passé. Or, nous sommes tous contemporains ! À ce titre, un magnétiseur est tout aussi moderne qu'un médecin, qui est lui-même tout aussi moderne qu'un chaman. Tous habitent le même temps historique.
On peut toutefois parler de “conflit de modernité”. Le sociologue Ulrich Beck évoque une “modernité simple”, qui correspond à la modernité industrielle : celle du progrès technique, de l'expansion capitaliste et de la confiance dans la science. Et de “modernité réflexive”, qui apparaît lorsque les sociétés modernes commencent à interroger leurs contradictions : les dégâts écologiques, les impasses du productivisme ou les limites de la médecine. Il s'agit d'un conflit entre ces deux mouvements de la modernité. L'intégration de pratiques dites “ancestrales” dans le système de soin n'est donc pas un retour en arrière, elle s'inscrit, au contraire, dans la poursuite du processus de modernisation. Le magnétisme peut être compris comme une pratique de la modernité réflexive : non pas comme une survivance archaïque, mais comme une manière d'interroger les excès de l'industrialisation et les effets iatrogènes de certaines pratiques médicales. »
Cela dit, pour que le magnétisme soit accepté dans la modernité, vous expliquez qu'il a d'abord dû se débarrasser de ses aspects magico-traditionnels…
« Pour comprendre la trajectoire du magnétisme, il faut revenir sur son histoire. C'est le médecin et philosophe viennois Franz Anton Mesmer qui importe la pratique en France à la fin du XVIIIe siècle. Très vite, le magnétisme suscite l'engouement, notamment dans les milieux aristocratiques. Louis XVI décide donc de réunir deux commissions chargées d'évaluer son efficacité. Leur verdict : le magnétisme ne serait que “chimère et imagination”, alors même que certains commissaires admettent en avoir éprouvé les effets.
À l'époque, la médecine est en train de définir son territoire légitime d'intervention. Or, en affirmant que les effets du magnétisme relèvent de l'imagination, elle ne dit pas simplement que cette pratique est inefficace. Elle dit aussi, implicitement, que les pouvoirs potentiellement thérapeutiques de l'imagination ne l'intéressent pas.
À partir de là, le magnétisme va être réprimé. Et avec la création de l'Ordre des médecins sous le régime de Vichy, les sanctions sont de plus en plus lourdes. Cette répression pousse les magnétiseurs à se professionnaliser. En 1951, ceux-ci créent une association pour échapper aux poursuites qu'ils jugent injustes. Ils consultent des avocats, qui leur expliquent que le risque est double. D'abord, s'ils prétendent se substituer aux médecins ou promettre la guérison, ils s'exposent à des poursuites pour exercice illégal de la médecine. Ensuite, si leur pratique paraît trop magique – s'ils convoquent des forces surnaturelles, par exemple –, ils risquent d'être violemment disqualifiés.
Le magnétisme tend alors à se “scientifiser”, au sens où il se débarrasse peu à peu de ses éléments les plus ésotériques. Les membres de l'association apprennent alors à présenter leur activité comme une pratique complémentaire, encadrée, qui ne prétend pas remplacer la médecine. »
Un geste très naturaliste finalement ?
« Tout à fait. Avant de mener mon enquête sur le magnétisme, j'ai travaillé sur le chamanisme de la côte nord-péruvienne. Au Pérou, les chamanes ont été poursuivis parce qu'ils détenaient des objets préhispaniques : là où ils voyaient des supports pour leurs rituels, l'État voyait des pièces destinées aux musées. Mais pour se faire accepter, ils n'ont pas cherché de validation scientifique : ils ont plutôt milité pour une reconnaissance comme patrimoine culturel de la nation. Les magnétiseurs français, eux, n'ont jamais mobilisé ce registre patrimonial, alors même qu'ils auraient pu revendiquer des racines anciennes. C'est très européen, et même très français : pour qu'une pratique gagne ses lettres de noblesse, il faut qu'elle montre patte blanche devant la science. Sinon elle s'expose à l'accusation de superstition. »
Propos recueillis par Gaëlle Desnos1 La Découverte, 2023.
-
« Seule dans la montagne avec ma chatte et mon couteau »
En 2014, Abigaël Lordon décide d'arpenter seule le GR2013, un sentier de 365 kilomètres serpentant autour de Marseille, entre nature et zones industrielles. De ce périple de trois semaines à deux pas de chez elle, elle tire un carnet de voyage graphique et poétique qui retrace son éveil féministe.
« Pour faire vibrer un élan, un peu sur un coup de tête. » Abigaël Lordon, 28 ans, décide de se lancer dans une aventure près de chez elle : le GR2013 qui a été inauguré un an plus tôt, à l'occasion de Marseille capitale européenne de la culture. Un chemin en forme de huit de 365 kilomètres qui traverse zones périurbaines, complexes industriels et massifs sauvages, de la Sainte-Victoire à l'étang de Berre. L'autrice prépare cette marche de proximité, rassurée de pouvoir facilement rentrer chez elle si quelque chose se passe mal. Un chemin qui se transforme en éveil féministe et dont Abigaël Lordon tire un joli carnet de voyage graphique Marcher vers soi (Wildproject, 2026).
La marcheuse (re)trace son périple de trois semaines en texte et en image. Armée de son sac à dos de 13 kilos, elle alterne bivouacs, campings et haltes chez l'habitant. Jour après jour, elle se heurte à la sublime et fascinante réalité de la randonnée : la splendeur des paysages, la solitude, mais aussi les conversations entendues aux terrasses et l'omniprésence des stigmates industriels. À chaque page, ses croquis de couleurs vives illustrent le texte, couchant sur le papier visages et paysages.
Plus que la nature, ce sont ses rencontres humaines qui l'amènent à penser politiquement son genre. Partie « en tant qu'être humain », elle se voit « constamment ramenée à [son] corps féminin ». Dès la première nuit, en bivouac, Abigaël décrit la peur qui la saisit. Pas celle de l'ours. Mais celle de l'homme. L'agresseur. « Je suis seule dans la montagne avec ma chatte et mon couteau, écrit-elle. Je n'ose pas bouger d'un millimètre. » Si rien ne lui arrive ce soir-là, elle se trouve confrontée à diverses reprises au sexisme ordinaire et interroge le conditionnement social qui pèse sur les femmes. À plusieurs reprises, on lui demande : « Mais vous n'avez pas peur toute seule ? » Jamais, les passants soucieux ne questionnent l'origine du problème, à savoir le putain de patriarcaca qui nous empoisonne et nous empêche.
Malgré ces contraintes, cela n'empêche pas Abigaël Lordon de déployer une belle plume poétique. L'observation des paysages fait écho à son corps, territoire intime. Face à l'usine de Gardanne, l'autrice décrit des « terrains vagues remplis de métaux lourds, un peu comme du sang coagulé gigantesque ». Sans nommer le capitalisme, c'est pourtant les stigmates du système d'exploitation du vivant que la dessinatrice observe. La pollution industrielle s'entremêle ainsi à la cartographie de ses propres prises de conscience. La marche devient un outil de réappropriation de soi : « La qualité du sol, ses zébrures et sa mollesse forment de nouveaux paysages à explorer dans mon âme. » Cette aventure, à quelques pas de chez elle, lui offre un nouveau pouvoir : la confiance en elle « puisée dans la puissance de la montagne ». Un carnet lumineux au goût de liberté qui donne envie d'enfiler ses chaussures de marche.
Thelma Susbielle
-
En retard, nous ?
On aurait pu tenter le coup. Faire les innocent·es. Glisser ce journal dans ta boîte aux lettres et siffloter très fort en regardant ailleurs. Quoi ? Une semaine de retard ? Nous ?
Et puis bon. On s'est finalement dit que si tu t'en rendais compte, tu nous en voudrais d'avoir voulu filouter avec toi. Alors, on préfère jouer franc jeu : le bouclage de ce double numéro d'été ne s'est pas exactement déroulé comme prévu. Entre les températures qui montent, les cerveaux cqfdiens rôtis ou partis en transhumance estivale – voire honteusement débauchés par d'autres médias en mal de plumes talentueuses pour remplir leurs pages d'été – et ce traître de mois de juin qui a filé à la vitesse grand V, impossible de finir le journal à temps. À une semaine du D-Day, il a bien fallu se résigner et chouiner auprès de la Sainte Trinité imprimeur-distributeur-diffuseur pour avoir du rab. Et tu sais ce qu'ils nous ont répondu ? « Mais il n'y a aucun de souci ! Il vous faudrait combien de jours en plus ? » Décontenancé·es par tant de mansuétude, on n'a même pas osé gratter plus d'une semaine ! Mais en vérité, on pensait aussi à toi, lectrice, lecteur : il fallait bien que tu aies ton journal pour encaisser d'être privé de vacances ou avant ton grand départ pour la Creuse, la Corse ou Tahiti !
D'ailleurs, toi. Oui, toi, qui pars à Tahiti. Ne te cache pas derrière ton paréo ! On t'a vu avec tes gros sous et ton amour immodéré pour la presse libre. La subvention de notre bon samaritain, la Fondation Un monde par tous, tarde à arriver. En attendant, les factures s'empilent, les retards de salaires prennent racine et notre banquier commence à développer une petite crispation de la paupière gauche. Alors avant de partir, il y a moyen que tu nous envoies un peu de flouze ?
-
À qui profite le crime ?
Luno intervient bénévolement en prison. Il livre ici un regard oblique sur la taule et ses rouages, du point de vue de celui qui y passe mais n'y dort pas. Ce mois-ci, une chronique rallongée pour tenter de répondre à cette brûlante question : puisque la prison ne sert à rien, à quoi sert-elle réellement ?
« Ah bonjour ! Ça fait longtemps que vous êtes dehors ?
– Euh, depuis ce matin. J'veux dire, j'ai pas dormi à la rue quoi...
Mince, j'étais sûr qu'il m'avait reconnu. D'habitude je n'interpelle pas les anciens détenus par crainte de raviver des souvenirs merdiques mais là, c'est lui qui a lancé le premier « bonjour ». « Pardon, on s'est rencontrés à la maison d'arrêt, vous...
– Ah oui, l'atelier dessin ! Vous allez bien ?
– Oui et vous ? Je me disais bien que je ne vous voyais plus. Vous êtes sorti quand ?
– En mars, je crois... Mais j'y retourne bientôt. Ils m'ont remis sept mois au bout de quinze jours dehors ! Maintenant j'attends qu'ils viennent me chercher vu qu'on m'a pas donné de date.
En maison d'arrêt, les détenus restent en moyenne quatre mois. Certains sont transférés après condamnation vers un nouvel établissement, d'autres – la plupart – sortent, avec ou sans aménagement. Avec ce turnover, je tombe régulièrement sur d'anciens taulards dans les rues des petites villes de ma région. Lui, c'est M. Lefler*, je l'ai connu l'hiver dernier, il purgeait une peine courte et semblait habitué des lieux. Un mec très doux, visiblement apprécié des autres détenus, parfois l'air un peu hagard.
Comment peut-on considérer avec autant de nonchalance l'échec total de la tâche à laquelle on dévoue 40 heures par semaine ?
Depuis quelques semaines, je l'aperçois souvent, éclusant des canettes de bière forte sur les bancs du quartier. Il attend qu'on vienne le réincarcérer, cette fois pour outrage et violences sur agents « en état d'ivresse manifeste ».
Mirage de droiteLes prisons où je circule sont pleines de gens comme M. Lefler, à propos desquels la matonnerie déclare goguenarde : « Il connaît la maison mieux que nous ! » ; voire même : « On l'a vu grandir, lui ! » La première fois qu'une officière m'a balancé un truc comme ça, j'étais scié. Comment pouvait-on considérer avec autant de nonchalance l'échec total de la tâche à laquelle on dévoue 40 heures par semaine ? Jusque-là j'étais naïvement persuadé que les gens qui fabriquaient la taule se devaient de croire à son utilité. En réalité, ils et elles sont aux premières loges et n'ignorent donc rien du désastre ; désœuvrement, violence, désocialisation, trauma psychologique et réinsertion fantoche. La taule est un mirage : il faut la regarder de très loin pour s'imaginer qu'elle sert à quelque chose.
D'ailleurs, à quoi est-elle supposée servir ? Comme le système pénal dans son ensemble, la prison a pour objectif de protéger la société en dissuadant la commission d'actes illégaux, en les réprimant lorsqu'ils surviennent, en neutralisant leurs auteurs et en les « réformant » afin qu'ils ne représentent bientôt plus de danger ni pour eux ni pour les autres. Ils pourront alors être réintégrés. Mais dans son dernier livre, la chercheuse et militante abolitionniste Gwenola Ricordeau1 estime que l'institution ne remplit correctement qu'une seule de ces quatre « prétentions » : celle qui consiste à reléguer temporairement les personnes hors de l'espace public. La persistance du crime et de la récidive témoignerait pour sa part de la faillite du modèle carcéral.
De fait, il n'existe aucune donnée scientifique permettant de lier incarcération et baisse de la criminalité – si c'était le cas, les États-Unis où plus de deux millions de personnes sont emprisonnées seraient depuis belle lurette le pays le plus pacifique au monde ! Quant au taux de récidive, en France, il est de près de 63 % sur cinq ans. En gros, deux prisonniers sur trois sont – comme M. Lefler – susceptibles de revenir derrière les barreaux suite à leur libération. Pour y faire quoi ? Principalement rien, tant l'ennui est au cœur de l'expérience de la détention.
Les politiques publiques semblent prises dans un cercle vicieux, une forme d'addiction irrationnelle à la punition
Selon les régimes pénitentiaires, on s'ennuie seul·e ou dans la compagnie forcée d'un·e ou plusieurs co-détenu·es, mais on s'ennuie toujours profondément. On s'ennuie devant la télé, en fumant du shit, en faisant des tractions, en lavant le sol de la taule contre des miettes de salaire. On s'ennuie ferme du vendredi après-midi au lundi matin ou pendant les « vacances », lorsque les activités sont encore plus réduites que d'ordinaire. Dans son premier bouquin, le militant lié au groupe Action directe Jean-Marc Rouillan, appelait ça être « dissout dans l'acide du temps »2. Et cet ennui sidéral, dans des conditions de violences et de privation incompatibles avec la moindre exigence de dignité humaine, rejoué quotidiennement pendant des mois ou des années, devrait permettre aux personnes de réfléchir au sens de leurs actes et de se réhabiliter ? Mieux, cela devrait rétribuer quelque chose aux victimes ?
Crime de masseUne fois établie qu'elle nuit aux détenus mais aussi à leurs proches et à l'ensemble de la société, Gwenola Ricordeau estime que « la prison est un crime de masse commis en bande organisée ». Et de s'interroger : « Si elle ne sert pas à rien, à qui ou à quoi sert-elle ? » Et pourquoi se perpétue-t-elle ? Car de fait, les politiques publiques semblent prises dans un cercle vicieux, une forme d'addiction irrationnelle à la punition où le constat d'inefficacité du système carcéral n'empêche aucunement les magistrats d'enfermer de plus en plus, et les gouvernements successifs de réclamer sans discontinuer de nouvelles places de prison.
C'est qu'il existe des bénéficiaires directs de la prison. Juges, procureurs, greffiers, matons, personnels du ministère de la Justice ou professionnels du secteur de l'insertion ; ce sont tous ceux qui, à un niveau individuel, vivent de la répression et de l'enfermement. Leurs « profits » sont toutefois dérisoires à côté de ceux des grands groupes du BTP comme Bouygues ou Eiffage, qui conçoivent et bâtissent les taules, et des multinationales, comme Gepsa ou Sodexo, qui en assurent la « gestion déléguée » en prenant en charge la maintenance, le nettoyage, la restauration, la blanchisserie mais aussi la formation ou le travail pénitentiaire.
En tant qu'institution du système capitaliste, la prison contribue activement à maintenir son ordre social
Plus de la moitié des détenus sont aujourd'hui « gérés », en France, par une boîte privée dont l'objectif assumé est de rendre ce marché public rentable afin de dégager des bénéfices et de verser des dividendes aux actionnaires.
La suite est plus politique encore. En tant qu'institution du système capitaliste, la prison contribue activement à maintenir son ordre social. Gamin, sur la route des retours de week-end, j'avais une peur bleue lorsque nous longions de nuit la vieille prison du centre-ville : ses hauts murs noircis, ses fenêtres à barreaux auxquelles pendaient serviettes et sacs poubelle... Rien ne m'effrayait autant que d'apercevoir parfois l'un de ces proscrits derrière le point rouge d'une cigarette. Ce lieu incarnait pour moi la matérialisation même du mal sur la Terre et venait se confondre avec le purgatoire que détaillait la dame du catéchisme le mercredi matin. Ceux qui s'y trouvaient ne pouvaient que mériter leur sort.
Cette terreur enfantine, associée au mythe qui prétend que « ça peut arriver à tout le monde », illustre bien le rôle dissuasif de la prison. En réalité, la population criminalisée est clairement définie : ce sont en grande majorité des hommes jeunes, pauvres, peu éduqués et souvent non blancs.
La taule est un mirage : il faut la regarder de très loin pour s'imaginer qu'elle sert à quelque chose
En ceci, la prison est l'une des clés de voûte d'un système raciste et classiste qui cherche à contenir et discipliner les éléments les plus menaçants des classes populaires. C'est ce que rappelle le philosophe Geoffroy de Lagasnerie en réactualisant les thèses de Michel Foucault : « La stratégie du pouvoir pour les contrôler, c'est de les étiqueter comme délinquants et de les faire rentrer et sortir et rentrer et sortir dans un appareil police-prison qui permet de les assigner à une position sociale et donc de maîtriser leur puissance de subversion. »3 Et de conclure que le système pénal a donc moins des « fonctions criminelles » que « des fonctions sociales » et que non seulement il se fiche bien de lutter contre la récidive mais qu'il s'échine à la produire.
Luno1 . Tant qu'il y aura des prisons, Le Passager clandestin, 2026.
2 . Je hais les matins, Agone, 2001.
3 . Voir l'entretien avec Denis Robert sur le média en ligne Blast, 2025.
-
Blanche rescinds fund for Trump allies after GOP senators threaten to block his attorney general bid
Acting Attorney General Todd Blanche issued a formal order late Sunday terminating President Donald Trump's $1.8 billion "anti-weaponization fund" to compensate his political allies, a move that follows weeks of negotiations with two Republican senators who were blocking his nomination to become attorney general. -
Trump-backed incumbent ousted in House primary as GOP redistricting push set to reshape Tennessee
President Donald Trump's clout with Republican voters was put to the test in Tennessee Thursday, as voters headed to the polls for the state's first primaries under a newly redrawn congressional map designed to bolster Republicans' chances of expanding their thin majority in the U.S. House this fall. -
Americans Pay the Price for Trump's War While Oil and Gas Companies Get Rich
As the war grinds on, there is no end in sight to the high energy and gasoline prices plaguing American families. -
Who are the Trump allies running Latin America? – Stateside with Kai and Carter
An outspoken conservative endorsed by Donald Trump was sworn into office as Colombia’s new president on Friday. Abelardo de la Espriella is the seventh rightwing politician to take office in Latin America since the start of Trump’s second term. Kai Wright speaks to former US ambassador to Panama John Feeley about why the region is moving rightwards, and how it is boosting Trump’s foreign policy objectives, from immigration to containing China.
Continue reading... -
El-Sayed wins Michigan primary. Trump enraged at Jeanine Pirro over reflecting pool. Todd Blanche wins key vote toward confirmation.
Democratic candidate for U.S. Senate Abdul El-Sayed speaks to supporters at an election-night rally. Photo by Scott Olson/Getty Images.Abdul El-Sayed Narrowly Wins Michigan Democratic Senate Nomination
On Tuesday, Dr. Abdul El-Sayed emerged as the Democratic nominee for U.S. Senate for Michigan after defeating Rep. Haley Stevens by just one point. The result was much closer than most recent polls of the race had predicted. The American Israel Public Affairs Committee (AIPAC) whose support for Stevens over El-Sayed in the primary became a flashpoint in this race, suggested it may shift its support to Mike Rogers, the Republican in the general election, to keep El-Sayed out of the U.S. Senate. The Democratic establishment, which had broadly supported Stevens in the race, quickly coalesced around El-Sayed, with Stevens herself offering both a full-throated endorsement as well as a photo of the two of them hugging at a Michigan Democratic Party event. On Friday, Michigan Democrats were planning to hold a unity rally to solidify their commitment to their entire Democratic ticket in November.
The left’s track record was mixed on Tuesday. In Michigan’s 7th District, progressive William Lawrence won the Democratic nomination in Elissa Slotkin’s old district, and in MI-13, Sanders and AOC-endorsed Donavan McKinney unseated Rep. Shri Thanedar. In Tennessee, progressive Memphis State Rep. Justin Pearson won the primary for the U.S. House in Tennessee’s newly drawn 9th District. But in the St. Louis-anchored First District of Missouri, Rep. Wesley Bell handily defeated DSA-backed Cori Bush, who was challenging Bell for her old seat that he won in 2024. On the Republican side, Trump-endorsed Rep. Andy Ogles was defeated in the primary for his TN-05 seat by a candidate supported by Tennessee’s Governor Bill Lee. Meanwhile in Michigan’s 8th District, Trump-endorsed Amir Hassan, a Navy veteran and former law enforcement officer from Flint, Michigan, was easily defeated by Tom Smith, a candidate who had dropped out of the race in July. Smith will now return to the race to face Rep. Kristen McDonald Rivet, who is running for her second term representing the swing district in the U.S. House.
Donald Trump Enraged at Jeanine Pirro over Reflecting Pool Case
Last week, the Department of Justice acknowledged in a court filing that the damage to the Reflecting Pool was due to a “hasty and botched” renovation and dropped the charges it had filed against former Olympian David Hearn, whom it had accused of vandalizing the pool’s floor. Trump took to Truth Social on Saturday to declare that he disagreed with the decision of Jeanine Pirro—his hand-picked U.S. attorney for the District of Columbia—to drop the charges against Hearn, once again calling the damage “vandalism.” Then on Monday, Trump reportedly “laid into Pirro” and “read her the riot act” over her dropping the charges during a White House meeting.
-
Trump renews bid to fire Fed governor Lisa Cook despite supreme court ruling
White House continues to target Cook despite decision from justices that upheld Federal Reserve’s independence
Donald Trump is attempting once again to oust the US Federal Reserve governor Lisa Cook over allegations of mortgage fraud, despite a recent US supreme court decision that upheld the central bank’s independence.
Cook reportedly received a letter from the White House this week that provided notice, in accordance to the supreme court’s June ruling, that Trump was “considering removing” her from her Fed position over the same claims of mortgage fraud that he levied against her last summer.
Continue reading... -
Argentina’s government posts ICE-style video of immigration operation
Social media video shows 60-year-old woman being led away in handcuffs, but she was released minutes later
The Argentinian government posted a video on social media showing a 60-year-old woman being led away in handcuffs by two federal police officers during an immigration operation in Buenos Aires.
The woman’s face is shown unblurred in the video, which has nearly 1m views and depicts one of hundreds of such operations carried out by the administration of the far-right president, Javier Milei, directly inspired by Donald Trump’s immigration crackdown in the US.
Continue reading... -
Trump Tyranny Tracker | Day 562: Aug 4, 2026
Federal immigration officers make an arrest as bystanders film the incident earlier this year in Minneapolis. (AP Photo/John Locher) John Locher/Associated PressWelcome to today’s Trump Tyranny Tracker…
Trump’s regime is monitoring Americans’ social media, collecting DNA from children and people never convicted of crimes, and erasing the remaining Jan. 6 cases against Oath Keepers.
Today at a Glance
• ICE is building dossiers on U.S. citizens
• DOJ erased the remaining Jan. 6 charges against eight Oath Keepers insurrectionists
• Trump’s Iran war depleted close to 80% of U.S. THAAD interceptors
What We Need to Pay Attention To
How ICE Is Weaponizing Social Media Against Its Critics
What Happened: ICE expanded its surveillance program monitoring social media for threats and activity that could interfere with immigration enforcement. Contractors compile dossiers on people flagged by the system, including U.S. citizens, while DHS has issued hundreds of subpoenas to identify anonymous users and sent agents to question people over their posts.
Why It Matters: ICE is building dossiers on Americans, unmasking anonymous users, and sending agents to their homes over online speech. These are authoritarian tactics meant to make people afraid of criticizing the government and organizing to protest.
Source: Wall Street Journal
Corruption
US consumer watchdog supervisor warned staff of 'unpleasant' fallout if they go too hard on firms
What Happened: A top CFPB examiner warned staff of “most unpleasant” consequences if they were too aggressive while examining financial firms. Trump officials have also cut CFPB examinations in half and scaled back oversight of student loans, medical debt, and other areas.
Why It Matters: Trump is gutting the agency meant to protect Americans from financial abuse while intimidating the people responsible for policing banks and lenders. Less oversight means corporations can exploit consumers without consequences.
Source: Reuters
FCC Commissioners Face Ethics Complaints for Taking Luxury Gifts From Paramount
What Happened: FCC Chair Brendan Carr and Commissioner Olivia Trusty face ethics complaints for accepting expensive Kennedy Center tickets from Paramount while the FCC reviewed major deals involving the company. Carr has reported more than $75,000 in gifts from CBS or its parent company since 2017, while Trusty accepted two tickets from Paramount worth more than $12,000.
Source: ProPublica
Power Consolidation
US Sends Election Monitors to Four Michigan Cities for Primary
What Happened: Trump’s DOJ sent election monitors to four Michigan cities during the primary: Detroit, Hamtramck, Lansing, and East Lansing. The cities have large Black, Arab-American, Muslim, immigrant, and college student communities.
Why It Matters: Trump is pushing federal control deeper into elections ahead of the midterms, targeting mail voting and voter rolls while sending DOJ monitors into local elections. He continues to lay the groundwork to interfere in elections that will determine control of Congress.
Source: Bloomberg
Weaponization of Institutions
ICE Collected Nearly 1 Million People’s DNA Last Year—Including Young Children
What Happened: ICE collected around 920,000 DNA profiles for the FBI’s criminal DNA database in 2025, including people never convicted of a crime and children held with their families in immigration detention. Their DNA can be retained indefinitely.
Why It Matters: Hundreds of thousands of people never convicted of a crime, including children, are being placed in a permanent federal DNA database. History has repeatedly shown how dangerous government lists are.
Source: WIRED
Blanche deal leaves loopholes on ‘anti-weaponization’ fund, Trump immunity
What Happened: Senate Democrats say Todd Blanche’s agreement to eliminate Trump’s proposed $1.776 billion slush fund leaves loopholes allowing a similar payout scheme to return. The deal also leaves a sweeping order intact shielding Trump from federal investigations into his past conduct.
Why It Matters: Trump’s former personal lawyer is taking over DOJ while Trump, his family, and companies remain shielded from federal investigations into past conduct. The deal also leaves a path to revive a taxpayer-funded payout scheme for Trump criminals.
Source: The Hill
Judge Pained as He Grants Dismissal of Jan. 6 Charges Against Oath Keepers
What Happened: A federal judge granted Trump’s DOJ request to dismiss the remaining Jan. 6 charges against eight Oath Keepers, including Stewart Rhodes, wiping their records clean and effectively ending the largest criminal investigation in DOJ history. Judge Amit Mehta called the dismissals “unearned grace” that diminishes the gravity of Jan. 6.
Source: New York Times
States sue to block feds from sharing personal data of millions who receive social service benefits
What Happened: More than 20 states and Washington, D.C., sued to block a Trump rule allowing personal information from millions of low-income families receiving federal assistance to be shared across the government and potentially with private entities. The data includes Social Security numbers and immigration status.
Why It Matters: Information families were required to provide to receive government assistance could now be repurposed for surveillance and immigration enforcement. Government benefits should not become a backdoor for collecting and sharing sensitive information on millions of people.
Source: Associated Press
Media Suppression & Authoritarian Tactics
Trump vowed to ‘bring free speech back.’ Judges in 75 cases ruled that he has stifled it
What Happened: Federal judges have ruled against Trump in 75 First Amendment cases involving freedom of speech, religion, and the press. The cases include retaliation against universities and law firms, restrictions on journalists, punishment of pro-Palestinian speech, and excessive force against protesters.
Why It Matters: Trump’s government has lost 75 of 93 First Amendment cases decided during his second term. Courts are repeatedly finding the same thing: Trump is using government power to punish speech, journalists, protesters, and institutions he doesn’t like.
Source: Reuters
Human & Civil Rights Abuses
Salvadoran man complained of access to medication before death at NJ immigration jail, family says
What Happened: Edwin Lopez-Cornejo died after a medical emergency while detained at Delaney Hall in New Jersey. His family says he had diabetes, high blood pressure, and seizures and was not receiving access to his medications. The day before his death, he told his mother he had lost feeling in half his face and arm.
Why It Matters: Lopez-Cornejo reportedly went without regular medication and described alarming medical symptoms the day before he died in ICE custody. His family is demanding an independent investigation into whether medical neglect contributed to his death.
Source: Associated Press
ICE arrests hit record high in July as enforcement quietly ramps up
What Happened: ICE arrested 51,000 people in July, the highest monthly total in DHS history, as enforcement quietly expanded across the country. Some of those detained had no criminal records and held valid work authorization or parole documents.
Source: ABC News
As For-Profit Companies Battle Over ICE Contracts, Immigrants Are Caught in the Middle
What Happened: Private contractors are competing for hundreds of millions of dollars in Trump immigration contracts, including a self-deportation contract worth up to $915 million. Companies are profiting from detention, deportation flights, food, laundry, and other services as ICE rapidly expands.
Why It Matters: Trump’s mass deportation operation isn’t only built on cruelty and human rights abuses. It has become a profit machine, with private companies making more money as more people are detained and deported.
Source: Mother Jones
University of Maryland ‘teacher of the year’ detained by ICE in Texas
What Happened: ICE detained University of Maryland pharmacy instructor Berhanu Kibret at Dallas-Fort Worth airport as he returned from a conference where he received a “teacher of the year” award. DHS says he overstayed his visa, while the university says he has valid work authorization. He has no reported criminal convictions.
Source: The Guardian
Government Disruption
Nearly 80% of interceptors for a key missile defense system depleted, sources say
What Happened: The U.S. military has depleted nearly 80% of its THAAD interceptors and roughly half of its Patriot interceptors since the Iran war began, with senior commanders warning that stockpiles are “dangerously low.” The Army has also used virtually all of its highly accurate long-range surface-to-air weapons.
Why It Matters: Trump’s war with Iran is burning through some of America’s most critical missile defenses. The U.S. now has fewer interceptors to protect American troops, defend allies, or respond to other crises.
Source: CNN
US State Department to close consulates in Canada, Japan and Indonesia, sources say
What Happened: The State Department plans to close U.S. diplomatic posts in Canada, Japan, Indonesia, Cameroon, and Grenada, following earlier plans to shutter nearly a dozen other missions. The White House budget office had pushed for closing as many as 30 posts as Trump shrinks America’s diplomatic presence abroad.
Source: Reuters
Imperial & Geopolitical Watch
Iran Sees US as Weak After Trump Backs Off Strikes, CSIS Says
What Happened: Iran believes it has the upper hand after Trump repeatedly threatened major military strikes and then backed down. Tehran has interpreted Trump’s repeated threats without follow-through as American weakness.
Source: Bloomberg
U.S. Revokes Brazilian Ambassador’s Visa Amid Diplomatic Standoff
What Happened: Trump officials revoked the visa of Brazil’s ambassador to Washington as tensions escalate ahead of Brazil’s October presidential election. The move follows 50% U.S. tariffs and sanctions imposed amid Trump’s accusations that Brazil is unfairly targeting former President Jair Bolsonaro and other conservatives.
Why It Matters: Trump is using U.S. tariffs, sanctions, and diplomatic pressure to punish Brazil for going after Bolsonaro and his allies. He is using American power to interfere in another country’s election and protect his far-right allies
Source: Wall Street Journal
Far-Right & Russian Influence Watch
Oh Look, Another Far-Right Extremist at the Pentagon
What Happened: Justin Overbaugh, a Pentagon official overseeing defense intelligence and security agencies, has repeatedly promoted Christian nationalist and far-right figures and ideas. He has praised Christian nationalist Stephen Wolfe, promoted Doug Wilson’s church network, supported Germany’s far-right AfD and British anti-Islam extremist Tommy Robinson, and advocated for government-endorsed Christianity.
Why It Matters: A Pentagon official overseeing U.S. intelligence and security agencies is openly promoting Christian nationalism and far-right movements. Extremist ideology continues to be normalized inside the institutions responsible for national security and across the federal government.
Source: Mother Jones
Economic News
US job openings fall as healthcare vacancies post largest drop in 11 months
What Happened: U.S. job openings fell by 178,000 in June to 7.36 million, with healthcare and social assistance recording its largest drop in available jobs in nearly a year. The decline comes as Americans continue facing elevated inflation and economic uncertainty.
Source: Reuters
Resistance
Check out 50501 for local and nationwide events…
Source: 50501
Appeals Court Says E.P.A. Cannot Block Billions in Climate Grants
What Happened: A federal appeals court ruled that Trump’s EPA cannot terminate $20 billion in climate grants that it froze early last year over allegations of waste and fraud. Investigations by the EPA inspector general, Justice Department, and FBI never substantiated those allegations.
Source: New York Times
By the Numbers
$75,000+ — Gifts FCC Chair Brendan Carr has reported receiving from CBS or its parent company since 2017.
8 — Oath Keepers whose remaining Jan. 6 charges Trump’s DOJ erased, including leader Stewart Rhodes.
920,000 — DNA profiles ICE added to the FBI’s criminal database in 2025, including children and people never convicted of crimes.
75 of 93 — First Amendment cases Trump’s regime has lost during his second term.
51,000 — ICE arrests in July, the highest monthly total in DHS history.
Nearly 80% — Share of U.S. THAAD interceptors depleted since Trump’s war with Iran began.
50% — Share of U.S. Patriot interceptors depleted since the Iran war began.
$915 million — Potential value of a private contract tied to Trump’s self-deportation program.
$1.776 billion — Size of Trump’s proposed slush fund, which could return in another form.
20+ states — Suing to stop sensitive information on millions of low-income families from being shared across the federal government.
What to Watch Next
ICE surveillance is expanding beyond immigration enforcement — How far will DHS go in monitoring Americans, unmasking anonymous accounts, and sending agents to question people over political speech?
Trump is pushing federal power deeper into elections — What role will DOJ play in the midterms as Trump targets mail voting, voter rolls, and sends federal monitors into local elections?
The government is building massive databases on people who committed no crimes — Will courts stop ICE from permanently storing DNA and block the government from sharing sensitive benefits data?
Trump’s Iran war is draining U.S. missile defenses — What happens if another crisis erupts while THAAD, Patriot, and other interceptor stockpiles are dangerously low?
The deportation industry is becoming big business — How much more taxpayer money will flow to private companies as ICE arrests and detention continue to surge?
Key Takeaways
Mass Surveillance — ICE is building dossiers on Americans, collecting DNA from children and people never convicted of crimes, and the government is seeking broader access to sensitive personal data.
Speech Suppression — Trump has lost 75 of 93 First Amendment cases while ICE monitors online speech and federal power is used against critics, protesters, journalists, and institutions.
Deportation Profits — ICE arrests reached a record 51,000 in July while private companies compete for hundreds of millions of dollars from Trump’s expanding detention and deportation operation.
Extremism Normalized — Trump’s DOJ erased the remaining Oath Keepers cases while a Pentagon official overseeing intelligence and security openly promotes Christian nationalism and far-right extremist movements.
Defenses Depleted — Trump’s Iran war has burned through nearly 80% of U.S. THAAD interceptors and roughly half of Patriot interceptors while Iran views his threats as weakness.
Call to Action
Document Everything: Document purges, corruption, and power grabs. Share credible information with journalists, watchdogs, and legal experts. Silence enables authoritarianism—see something, say something.
Defend Press Freedom: Support independent journalism by subscribing to and sharing reporting that challenges Trump’s power grab.
Contact Lawmakers: Demand accountability for Trump’s unchecked power and war on oversight.
Mobilize for Action: Organize or join legal efforts and resistance movements to protect democracy and human and civil rights.
Thanks for reading the Trump Tyranny Tracker. Stay tuned for more updates.
-
Inscription aux Deter-Chantent, chorale féministe autogérée
La chorale des Deter-chantent recrute pour sa rentrée 2026-2027 à l'Arche de Noé (Lyon 7) !
Nous sommes une chorale féministe inclusive et autogérée, en mixité choisie MINT : Meufs, personnes Intersexes, Non-binaires (sans mec cis).
Nous nous retrouvons tous les mercredis soirs (19h30 - 21h30) pour chanter, échanger, faire entendre nos voix autour de luttes sociales et environnementales, en prenant de la place ensemble dans l'espace public pour défendre plus d'égalité et de solidarité.Nous sommes déjà une trentaine, et nous allons ouvrir une dizaine de places pour des inscriptions de nouvelleaux. Pour plus d'équité, nous avons décidé d'organiser un tirage au sort.
→ Si vous êtes intéressé.e.s, merci de nous adresser un mail à deter-chantent@proton.me avec comme objet « Inscription rentrée + votre nom » d'ici le 2 septembre max (avec prénom, nom, adresse mail, et toute autre info que vous jugerez utile) pour que nous puissions bien le traiter, vous envoyer un accusé de réception et vous intégrer au tirage au sort qui aura lieu début septembre.
→ Si vous avez des questions avant de faire cette démarche, nous ferons notre possible pour vous répondre avant la date limite des inscriptions.
→ Et si vous voulez nous rencontrer d'ici là, nous organisons avec d'autres chorales féministes des répétitions ouvertes en mixité choisie femmes + personnes LGBTQIA+, au local de la Comète [https://lacomete.hotglue.me/] à Valmy, les mercredis 22 juillet, 5 et 19 août de 19h à 21h.
Les Deter -
Cras : Prolongation au mois d'août de l'exposition sur Les 90 ans de la Révolution espagnole
Exposition sur Les 90 ans de la Révolution espagnole
Pour ceux et celles qui ne peuvent venir au Cras, quelques images et documents sur l'exposition : https://cras31.info/IMG/pdf/cras_expo_sur_les_90ans_revo_espagnole_2026.pdf
Dessins et Arts Graphiques, dessinatrices et dessinateurs
AOUT 2026 - Permanences :l'expo est visible les mardi et jeudi de 15h à 19h ou sur rendez-vous. Le centre d'archives est ouvert pendant l'été.
Le 19 juillet 1936 marque la contre-offensive ouvrière dans toutes les grandes villes d'Espagne, suite au soulèvement militaire fasciste du 18 juillet. La CNT (Confédération nationale du travail), alors première force syndicale avec plus d'un million d'adhérent-e-s avait permis la victoire du Frente Popular en ne faisant pas campagne en faveur de l'abstention, pour permettre la libération des 30 000 détenus libertaires (emprisonnés suite aux diverses révoltes dont celle des Asturies en 1934). Le 21 juillet est créé le Comité Central des Milices à l'initiative de la CNT, regroupant l'ensemble des organisations ouvrières révolutionnaires et républicaines. Le communisme libertaire est prononcé dans de nombreuses communes et cantons où déjà nombre de terres, d'usines et de services publics sont collectivisés. La CENU (Nouvelle École Unifiée de Catalogne) est créée.
Le Cras propose, à partir de différents supports (affiches, dessins, presse, clichés typographiques…), une exposition de Dessins et Arts Graphiques de différents artistes qui ont œuvré de 1936 à 1939 pour la révolution en Espagne, puis en exil, particulièrement en France et à Toulouse, à partir de 1939.
« L'explosion d'affiches de juillet 1936 à Barcelone », comme l'appelle le dessinateur Carles Fontserè, est un phénomène occulté pendant les 40 années de franquisme. Il est pourtant présent sur tout le territoire. Chaque organisation a alors ses propres dessinateurs et dessinatrice et l'on estime à plus de 3 000, le nombre d'affiches réalisées pendant les trois années de guerre.
On trouve aussi des illustrations et des photomontages pour des revues, la presse, des carnets de dessins et des cartes postales. On dénombre une dizaine de syndicats et regroupements de dessinatrices et dessinateurs. Le Syndicat des Dessinateurs Professionnels à lui seul compte jusqu'à1800 membres.« L'affiche est un cri collé au mur », Un grito pegado en la pared (Manuel Monleon)
📍 Lieu : Au CRAS - 39, rue Gamelin, 31100 Toulouse
🚇 Métro Fontaine-Lestang | Tram Déodat de SéveracTél : 09 51 43 19 08
mail : cras.toulouse@yahoo.com
site internet : https://cras31.info/ -
La chute de 1940 et le sursaut gaulliste, par Julian Jackson
En 1940, l’effondrement militaire puis politique de la France fut un séisme. Impensable pour les alliés anglo-saxons, cette défaite fut une divine surprise pour les droites conservatrices et radicales, tandis que le sursaut gaulliste était encore improbable. Explications avec l’historien britannique Julian Jackson. -
Le Pertuis et Saint-Hostien (Haute-Loire) : Sabotage sur le chantier routier
L’Éveil de Haute Loire/ jeudi 6 août 2026
Les sapeurs-pompiers de Saint-Julien-Chapteuil ont été engagés peu avant 3 heures, dans la nuit de mercredi à jeudi. Un début d’incendie venait d’être signalé sur un engin de chantier stationné en bordure de la RD 28, entre le lieu-dit de La Pénide, commune de Saint-Hostien, et Le Pertuis, à l’endroit où une déviation de la route départementale doit être créée dans les prochains jours, dans le cadre du vaste chantier de contournement de la RN 88. Grâce à l’action des sapeurs-pompiers, le feu s’est limité à la roue avant droite de la pelleteuse.
La gendarmerie s’est rendue sur place jeudi matin. Un technicien de la cellule d’investigation criminelle travaillait, aux côtés d’une patrouille de la brigade de proximité de Saint-Julien-Chapteuil. Les militaires ont procédé à différents relevés dans le but de trouver des traces et indices permettant de déterminer l’origine de l’incendie.Ces travaux, dont la maîtrise d’ouvrage est confiée à la région Auvergne Rhône-Alpes, connaissent de nombreux détracteurs. Des dégradations ont déjà été constatées par le passé, notamment des graffitis laissés sur des machines lors du chantier préparatoire.
En novembre 2023, les gendarmes avaient fait usage de la force pour déloger des manifestants qui s’étaient allongés sous des barbelés pour empêcher le passage des pelleteuses devant réaliser les travaux de fouilles archéologiques à l’endroit du futur viaduc du Roudesse. Placés en garde à vue, quatre hommes et une femme ont été condamnés en 2025 à payer chacun une amende de 300 € et à dédommager la Région à hauteur de 4.620 €. Au printemps dernier, après la première réunion d’information concernant le début du chantier, l’un des salariés a constaté qu’un pneu de sa voiture avait été dégonflé. Là encore, une enquête de gendarmerie avait été ouverte afin d’établir s’il s’agissait d’un acte criminel.
Le chantier de la construction du viaduc du Roudesse a débuté au printemps et les piles commencent à émerger. En septembre débutera une nouvelle phase du chantier : celle de la création de déviations provisoires de la RD 28. C’est à cet endroit que la pelleteuse touchée par un incendie était stationnée.
-
Militantisme, vacances et isolement : too-loose l'été
C'est l'été et les militant.es sont en vacances*.
C'est l'été et les militant.es sont en vacances*.
9 mois de travail-militant, il faut bien se reposer un peu quand même.
Et puis de toute façon, c'est bien connu, l'été, plus besoin de s'organiser contre la prison ou la guerre puisque les prisonnier.es partent à la mer et qu'il fait trop chaud pour se faire bombarder.
Plus besoin non plus d'imprimer textes, brochures ou affiches, faire fonctionner l'imprimante fait monter les degrés dans la pièce. Et quand on sait en plus que l'industrie du papier fait partie des responsables du réchauffement climatique, on ne peut que saluer cet écogeste.
Plus besoin de cantine pour manger non plus, la canicule, c'est pratique pour ça, ça coupe la faim.
Et surtout, plus besoin d'espace de sociabilité. Toulouse plage, c'est toujours plus sympa solo, non ?Trêve de plaisanteries...
L'été, les villes sont désertées majoritairement par celleux qui peuvent se permettre de partir en vacances. Pour qui reste, c'est pareil que d'habitude mais en pire. Il n y a presque plus aucune activité ni espace de sociabilité, l'isolement se fait d'autant plus ressentir. Et c'est bien triste que des projets / espaces subversifs participent à cette dynamique en ce mettant en pause. C'est pas un hasard si l'été fait partie des périodes de l'année avec le plus de passages aux urgences psys et de tentatives de suicide. Aussi la plupart des soignant.es et travailleur.euses sociaux sont en vacances et les urgences sont encore plus saturées que jamais. En taule, la canicule rend le quotidien encore plus suffoquant qu'à l'habitude. En ville, les apparts de pauvres sans clims sont les plus à risque et celleux qui y vivent n'ont pas les moyens d'aller se mettre au vert. Pas mal de gent.es à la street se font dégager des zones touristiques où iels zonent l'hiver et se retrouvent coincés dans la fournaise toulousaine à dormir sur le béton brulant, où même les parcs sont fermés la nuit.Il ne s'agit pas de dire qu'il faut se sacrifier pour la lutte et encore moins ne pas faire de pauses ou ne jamais se reposer. Encore moins de ne jamais bouger de Toulouse. Au contraire, s'il y a autant un besoin de couper/se reposer/vadrouiller qui se manifeste l'été pour certain.es, pourquoi ne pas remettre en question nos rythmes le reste de l'année ? Parce que c'est bien souvent celleux qui ne peuvent pas suivre les rythmes 9 mois sur 12 qui se retrouvent coincées en ville et isolées les 3 mois restants où les militant.es arrêtent de militer et que les initiatives se mettent en pause.
J'entends souvent parler de burn-out militant. Pour beaucoup, le militantisme est un travail, une activité extra-scolaire ou saisonnière, en tous cas séparée de la vie quotidienne. Bref, un truc à côté du taff, un passe temps pour le week-end, un loisir. Le samedi je manifeste, le lundi je suis bonne employée. Le mardi, j'étudie la philo, le mercredi soir je fais une assemblée. On se crame puis on arrête quand ça commence à trop impacter les autres aspects de notre vie, il faut du temps pour le développement personnel tsais. Ou les aspects plus rentables : parce que oui, le militantisme ça paye pas (ou peu…).
Le militantisme est pour moi contradictoire avec mes désirs de liberté et de révolte, avec un refus de l'autorité qui touche à tous les aspects de ma vie et transforme mon lien aux autres et au monde, un monde qui est à détruire, en hiver comme en été. A cela s'ajoute que je trouve ça carrément relou de se retrouver à la remorque du calendrier scolaire.
Bref, un big up à celleux qui continuent leurs initiatives en été !
Mention spéciale à Oestrosoupe et à la bibliothèque anarcha feministe qui maintiennent leurs perms, tout comme ambiance pédale.Une rageuse parmi d'autres
*J'parle pas des squateur.euses expulsé.es en vadrouille avant réouverture et/ou des galérien.nes qui font les saisons.
-
[Livre] Révolution et Contre-Révolution dans la Région Espagnole des Années Trente
« Juillet 1936, dans les casernes catalanes... »
/ PDF /
Présentation
La première partie de ce travail est initialement parue en espagnol dans la revue Comunismo 66 du Groupe Communiste Internationaliste (GCI) en février 2017. Bien que l'équipe qui a produit ce matériel ait préparé sa suite dans les numéros suivants de cette revue, une série de circonstances et de ruptures ultérieures ont interrompu le planning prévu. Plus de cinq ans après, une bonne partie des militants qui composaient l'équipe ont décidé de reprendre cette tâche importante, considérant qu'elle représente une contribution qualitative au bilan que notre classe a forgé de cet épisode historique extraordinaire. Cette seconde partie fut publiée par les Proletarios internacionalistas dans la revue Revolución 2 en septembre 2023.
Certains camarades s'interrogent sur l'utilité que peut avoir un tel matériel dans le présent : un bilan d'un processus qui s'est déroulé il y a presque un siècle et sur lequel on a écrit ad nauseam. Tout ce qui est important du point de vue du prolétariat révolutionnaire n'a-t-il pas déjà été dit ? N'y a-t-il pas des questions et des problèmes actuels beaucoup plus importants qui requièrent nos efforts et qui auront plus d'impact, ou du moins qui seront mieux accueillis dans notre communauté de lutte, par rapport à ce « mammouth » sur la lutte en Espagne dans les années 1930 ? Nous ne nions pas qu'il existe des questions actuelles d'une grande pertinence qui sont abordées aujourd'hui au sein des minorités révolutionnaires et d'autres sections de notre classe. Nous n'y sommes pas étrangers et y participons à différents niveaux.
L'antifascisme ne continue-t-il pas à avoir une force hégémonique partout, acquérant une nouvelle vigueur et renforçant la démocratie, le politicisme, la polarisation entre la gauche et la droite, en enrôlant même les prolétaires dans telle ou telle guerre ? Le gestionnisme n'est-il pas l'une des voies par excellence face à la crise de la valorisation du capital ? L'État du Rojava, la guerre Ukraine-Russie, l'utilisation constante d'un moindre mal, l'épouvantail du fascisme, le possibilisme, l'apologie de la prise des centres de production par les travailleurs comme objectif, l'anti-autoritarisme comme monopole du pouvoir dans les mains de l'État… Le bilan présenté ici ne fait qu'approfondir la critique de ces idéologies et d'autres qui restent aujourd'hui un pilier de l'ordre social. Leur pertinence et leur importance sont irréfutables.
Certes, la critique révolutionnaire a déjà passé en revue ces forces de l'ennemi au cours de ces neuf décennies. Mais il s'agit de poursuivre cette tâche en allant plus loin, de contribuer à donner à la critique historique du prolétariat un contenu plus profond et plus concret. En ce sens, nous ne pouvons pas permettre que ces matériaux continuent à circuler et à être discutés exclusivement « en interne » entre quelques camarades et groupes.
Au-delà de l'explication de notre méthodologie d'analyse, la présente contribution expose ce qui est pour nous l'ABC de la révolution et de la contre-révolution dans la région espagnole des années 30, accompagné d'un bref compte-rendu critique du développement de la lutte des classes dans cette période, en soulignant la force du prolétariat, de son associationnisme, de ses tentatives insurrectionnelles. En même temps, nous avons essayé de montrer comment ce processus riche et complexe de la montée de la révolution était parallèle à la constitution et à l'établissement de son contraire : la contre-révolution. En effet, nous avons montré comment, tandis que le prolétariat remettait en cause et attaquait l'ensemble de l'ordre social, tentant d'imposer ses besoins par sa force collective, essayant de faire un saut qualitatif par des tentatives insurrectionnelles, la contre-révolution prenait des formes alternatives pour neutraliser et phagocyter cette force qui menaçait son existence : république, partis de gauche, « alliances ouvrières »… jusqu'à ce qu'elle trouve dans le Front populaire et l'antifascisme la formule sur laquelle la contre-révolution s'est structurée et imposée.
Avec cette contribution, nous considérons que nous avons fait un pas en avant dans l'analyse des fondements de la contre-révolution dans la question espagnole. Il va sans dire que nous encourageons les camarades à nous envoyer toute critique de ce bilan, ainsi que toute information peu connue relative à ce formidable épisode de notre lutte de classe.
/ PDF /
-
Brunch/Goûter autour de nos santés mentales
Espace de discussion entre personnes psychiatrisées.
Il fait frais à l'Impasse si la chaleur te fait hésiter à venir !
Depuis février 2024, on est quelques un.es à se retrouver presque toutes les deux semaines pour échanger sur nos galères psy et se partager quelques outils. On n'est pas toujours les mêmes, certain.es n'ont loupé quasiment aucune séance, d'autres viennent puis repartent puis reviennent, ou pas.
Les prochains goûters sont les mardis 4 et 18 août de 13h à 16h, toujours à l'impasse, 1 impasse lapujade à Toulouse.
Historique des brunchs
Avec ou sans diagnostics, avec ou sans traitements, avec des parcours variés et venant d'horizons différents, on a jusqu'à maintenant réussi à faire de ces temps d'échange un espace à la fois de soutien et de réflexion sans pour autant être un groupe de parole. Il ne s'agit pas tant de s'interdire de parler de soi et de son propre vécu, que de garder une attention collective à la façon dont on aborde les sujets compliqués pour éviter de se plomber les un·es les autres.
Se retrouver autour d'un brunch, pour un moment chill, c'est aussi l'idée de sortir nos zinzineries du placard où la psychophobie nous enterre malgré nous, et de s'offrir un espace rare où on n'est pas obligé·e de faire semblant que "ouais carrément ça va !" Un espace où questionner la place de "patient·e" à laquelle la psychiatrie nous assigne, sans pour autant porter de jugement sur les choix des un·es et des autres. Où parler de ce monde de dingue (ben ouais c'est pas nous le problème ! Ou pas que en tout cas) qui en plus de nous précariser, de nous surveiller et de nous contrôler, voudrait nous faire porter la responsabilité de ne pas être ces sujets valides, productifs et toujours en quête du bonheur dont rêve le capitalisme. Et nos parents. Et nos potes. Y compris dans les milieux militants où c'est toujours galère de faire entendre que la psychophobie, ben ouais, c'est une oppression structurelle. Ben ouais.
Si tu es un.e professionnel.le en santé mentale, quelque soit ta spécialité, nous préfèrerions que tu ne vienne pas. On va se partager des outils et des vécus, depuis une position de domination partagée qui est celle d'être considéré.e comme fou/folle/inadapté.e/neuroatypique/névrosé.e/anormal.e/etc. En tant que professionnel.le, même si t'as des galères psy de ton coté aussi, tu valide et reproduis, malgré toi, toute une histoire d'abus et de maltraitance dont la psychiatrie, et + largement la "santé mentale", est issue.
Comment ça se passe ?
Ça dure 3h. On est à peu près 3-4-5 personnes, le nombre peut varier mais pas plus que 10 habituellement. Certain·es arrivent avec des propositions, on décide de quoi on a envie de parler et sur quel format : toustes ensemble, en petits groupes ou en binômes. On se partage des outils qu'on trouve intéressants (brochures, bouquins, Bds, adresses de soignant·es à fuir ou à rencontrer...), on fait au moins une pause au milieu, et on grignote tout du long en buvant les trucs qu'il y a sur la table.
Et pis on a un pad, où retrouver les dates des prochains rdvs, se proposer des thématiques pour les prochaines fois et partager des ressources.
https://pad.riseup.net/p/brunchmental2024-keep
A très vite, et portez vous bien !
-
À Mayotte, un préfet en mode gouverneur
Déjà très puissant à Mayotte, le préfet a vu ses pouvoirs largement étendus le 6 août, au nom de la «reconstruction» du territoire ultramarin après le passage du cyclone Chido. Une mesure dérogatoire qui inquiète au sein des services publics désormais placés sous sa tutelle. -
Permanences Oestrosoupe Juillet/Août
Oestrosoupe c'est des permanences en non-mixité transfem, transexuelles etc pour s'entraider et s'autonomiser sur nos transitions, pour partager nos expériences loin des cis et des médecins. On a du matos d'injections, des zines sérieux ou rigolos (et mal imprimés).
Tu peux ramener de la nourriture ou de délicieuses boissons ce sera toujours bienvenu !! En ce moment on CREVE de chaud, prend ton micro ventilo ou ton éventail ça va faire du bien à tout le monde :))
C'est un dimanche sur deux, de 14h à 18h au Bicyclit', 18 rue du printemps.Si tu en as marre de te tartiner de gel plusieurs fois par jour ou de retrouver des patchs collés sur tes fringues. Ou que tu galère à pécho une ordonnance pour obtenir plus de deux pauvres pressions quotidiennes. Si tu as envie de passer aux injecs et qu'il te faut un peu plus qu'un tuto vidéo pour savoir où planter l'aiguille. Ou que tu as besoin de renouveler ton stock de jus de femme. Si tu as des questions que tu imagines tellement idiotes que tu n'oses même pas les poser à ChatGPT !!
Et bien on te propose de venir à notre prochaine permanence pour échanger sur nos pratiques, nos besoins, nos galères et se former aux traitements hormonaux DIY par injection. Pour s'autonomiser face aux médecins et adapter nos THS par nous-mêmes. On aura du matériel de réduction de risques pour se piquer à disposition et de quoi se faire un goûter si chacune ramène de quoi grignoter.
Oestrosoupe c'est les trannies les plus secouées de ta région, un collectif par et pour les transfems dans le but de partager les connaissances intracommunautaires sur les transitions médicales. C'est une expérience d'autonomisation, pour ne pas laisser le savoir à des assos loi 1901 qui perdent parfois les raisons de leur existence dans la gestion administrative et la chasse aux subventions. On croit à des réseaux de solidarité qui ne comptent pas sur la thune de l'état ou le bon vouloir des politiques de pink washing pour se mettre en place.
Vive l'autogestion des transitions, vive le DIY et nique la fRance !!!!!
INFOS PRATIQUES
Horaire : 14h - 18h
Lieu : Bicyclit', 18 rue du Printemps 31000 Toulouse
Date : dimanche 26 juillet, dimanche 9 août et dimanche 23 aoûtCONTACT
mail : oestrosoupe@riseup.net
-
Le guide à l'usage des proches de personnes incarcérées à été mis à jour
Le guide à l'usage des proches de personnes incarcérées à été mis à jour. Il est commandable en version papier ou disponible sur internet.
La dernière version de ce guide datait de 2013 et depuis beaucoup de choses ont changé.
Du fait d'un état de plus en plus répressif, qui instaure des lois de plus en plus répressives, le nombre de personnes en prison depuis 2013 a considérablement augmenté, passant de 67 000 à 86 000 personnes. Cela est vrai aussi pour d'autres dispostifs où la personne est écrouée sans être incarcérée, comme le bracelet électronique. Ainsi, le nombre de personnes sous bracelet est passé de 10 000 à 19 000 entre 2013 et 2026. En paralèlle, le nombre de places en prison a aussi augmenté, permettant d'enfermer de plus en plus de gens.
L'augmentation de cette répression s'observe aussi dans l'allongement de la durée des peines : les peines sont de plus en plus longues, ce qui est en partie favorisé par l'apparition de quartiers spécifiques : là où avant des personnes incarcérées auraient pu être libérées, on observe maintenant un maintien en détention (ou sous d'autres modalités de contrôle et de répression). Il y a aussi la création de quartiers toujours plus sécuritaires, où les personnes sont soumises à des régimes d'isolement très durs, les derniers en date étant les quartiers de lutte contre la criminalité organisée (QLCO).
Ce guide porte essentiellement sur la prison mais il y est évoqué aussi d'autres formes d'enfermement comme les CEF/CER (centre éducatif fermé/renforcé) ou encore les CRA (centre de rétention administratif), prisons qui ne disent pas son nom, et donne également des informations sur le déroulement des procés.
L'idée de ce guide est de se donner des billes face à la taule et de favoriser le lien entre l'intérieur et l'extérieur, qu'il passe de mains en mains entre proches, mais aussi à l'intérieur, qu'il soit distribué devant les prisons...
Le guide est commandable en papier à l'adresse : guideprochesprison(a)riseup.net. Il est à prix libre (incluant la gratuité) pour pouvoir en financer l'impression.
Il est aussi disponible sur le site : guideprochesprison.noblogs.org.
Des personnes qui ont participé à cette mise à jour ont enregistré une émission depuis la salle d'impression pour présenter cette nouvelle édition. Pour l'écouter : Retour ligne automatique
Carapatage#97 – Sortie de l'édition 2026 du guide à l'usage des proches de personnes incarcérées
Carapatage#97 – Sortie de l'édition 2026 du guide à l'usage des proches de personnes incarcérées
par carapatage https://carapatage.noblogs.org/carapatage98-sortie-de-ledition-2026-du-guide-a-lusage-des-proches-de-personnes-incarcerees/Brique par brique, pierre par pierre, mur par mur...
-
Aux États-Unis, l’économie est dopée à l’intelligence artificielle
L’intelligence artificielle soutient fortement le flux d’investissements aux États-Unis. Mais elle agit comme une drogue qui dissimule une faiblesse sous-jacente et renforce les vulnérabilités. -
OpenAI concrétise ses ambitions dans le hardware avec une enceinte connectée “en forme de donut” à plus de 300 dollars
Quelques semaines après de premières informations sur le développement d’une enceinte connectée par OpenAI, le projet se précise. Mark Gurman de Bloomberg a ainsi révélé le 6 août que le créateur de ChatGPT travaillait sur un appareil sans écran, qui aura la forme d’un donut de la taille d’un palet de hockey, avec un design haut de gamme et des matériaux nobles. Équipé de plusieurs haut-parleurs, microphones et de caméras pour analyser l’environnement de l’utilisateur, l’appareil à piles devrait pouvoir fonctionner dans différentes positions, qu’il soit posé sur une table ou tenu en main.
-
« Je n’avais jamais mentionné ce nom » : l’IA de Google connaissait pourtant le secret de ce jeu vidéo

En interrogeant l'intelligence artificielle de Google sur le jeu indépendant Operation Octo, un joueur a obtenu le nom exact d'un personnage encore secret. Son créateur assure ne l'avoir écrit que dans un document Google privé. Mais cette apparente fuite, impossible à reproduire, pourrait cacher une explication moins spectaculaire.
-
Pour la Chine, l’intelligence artificielle est aussi une opportunité diplomatique
Dans le secteur de l’intelligence artificielle, Pékin veut offrir une alternative aux modèles développés par les États-Unis, en particulier auprès des pays du Sud global. La deuxième économie mondiale y voit un débouché économique, mais aussi un facteur d’influence.