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Chamboulement à la tête de Google DeepMind avec le départ de quatre vétérans et la mise en retrait de Demis Hassabis
Grand chamboulement au sein de Google DeepMind cette semaine avec le départ ou la mise en retrait de plusieurs dirigeants, à commencer par son CEO et cofondateur Demis Hassabis. Il va passer à un rôle de président de l’organisation (chairman), ainsi qu’à celui de Chief Scientist d’Alphabet. Pour rappel, DeepMind est la division de Google en charge de la recherche en intelligence artificielle.
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DIRONS-NOUS QUE NOUS NE SAVIONS PAS ?
« Le milliardaire ne cache pas qu'il mène un "projet civilisationnel" réactionnaire d'extrême droite, à travers ses chaînes de télé comme CNews et ses maisons d'édition. […] La concentration inédite de la chaîne de financement entre les mains de Vincent Bolloré lui donne toute liberté d'agir le moment venu. Nous ne pourrons pas dire que nous ne savions pas » [1].
Au début du mois de mai 2026, c'est par ces mots que le monde du cinéma alertait sur le « danger civilisationnel » à venir. Mis à part les auteurs de Grasset, on ne sache pas qu'il se soit produit dans le monde de l'édition [2], un mouvement identique à celui qui a secoué le festival de Cannes en 2026. En fait, cela dépasse largement les sphères du cinéma ou de l'édition ; il s'agit d'un phénomène plus profond et plus étendu dont la clarification se dérobe à cause de son caractère totalement inédit, de l'effondrement des contre-pouvoirs organisés, de la déconfiture de la théorie politique et de quelques autres obstacles de nature idéologique. L'objet de ce texte est d'aborder certains de ces blocages à la lumière d'expériences récemment vécues.
La réception d'un manuscrit sur la guerre coloniale russe en Ukraine a suscité la réaction suivante d'un éditeur dont voici la seule phrase in extenso : « Nous vous remercions pour cette proposition, mais nous ne souhaitons pas publier de livre sur ce type de sujet. Nous avons réorienté notre ligne éditoriale vers des sujets plus incarnés depuis l'année dernière ». Cette réponse a été uniquement prise comme point de départ des réflexions qui suivent.À chacun de choisir son mode d'incarnation
« Des sujets plus incarnés » est-il écrit. C'est justement dans la chair, dans le corps des Ukrainiens et des Ukrainiennes que la guerre de Poutine s'est douloureusement et massivement incarnée depuis plus de quatre années. Et faute de mieux à la place où nous sommes, qu'y a-t-il de plus « incarné » que de soutenir la mémoire des deux millions de morts et de blessés provoqués par cette guerre totale à nos portes [3], une guerre qui dépasse en durée celle de 1914-1918 [4] et dont les crimes de génocide, les crimes contre l'humanité, les crimes de guerre (ces derniers se comptant par dizaines de milliers) n'ont pas d'équivalent sur le continent européen depuis 1945 ?
« Incarné » est-il dit. Il s'agit bien de cela en effet : cette guerre restera vraisemblablement incarnée dans la mémoire de beaucoup d'entre-nous et dans l'inconscient de ceux qui auront détourné leurs regards devant cette tragédie [5]. D'autant que, selon de nombreuses sources, Poutine prépare une nouvelle mobilisation après les élections du 20 septembre 2026 : en effet, toutes les frontières en direction de l'ouest ou du sud sont fermées depuis le mois de juillet 2026 (à l'exception d'un point de passage vers la Géorgie), cela dans le but d'éviter un exode massif identique à celui qui a suivi l'ordre de mobilisation partielle de septembre 2022. Il y a là une volonté manifeste de poursuivre cette guerre et sa probable extension [6] puisque le maître du Kremlin a depuis longtemps désigné à sa population et à son premier cercle l'Occident (assimilé à l'OTAN) comme ennemi existentiel ; d'ailleurs, il lui fallait a minima échafauder une construction idéologique comme celle-ci pour entreprendre une telle aventure coloniale [7]. Mais pour la première fois il faut le noter, son porte-parole Dmitri Peskov a déclaré le 5 juillet 2026 : « Il y a une guerre en cours, une vraie guerre » alors que l'usage de ce terme était jusqu'alors totalement interdit sous peine de poursuites. Il a expressément justifié l'emploi de ce terme en expliquant que « l'opération militaire spéciale avait évolué en guerre en raison du soutien apporté à Kiev par l'Occident, notamment par Berlin, Paris et Washington [8] ». Comme du temps de l'URSS, il faut savoir interpréter les moindres évolutions du vocabulaire utilisé au sommet de la nomenklatura : l'état de guerre est ainsi officialisé et il permettra de décréter une mobilisation (quelle qu'en soit le périmètre) et peut-être même la loi martiale.
Au-delà des mots et de la formulation employés par l'éditeur, ce qui est donné à entendre pourrait approximativement s'énoncer comme suit : « Loin de nous les analyses et encore plus la théorie ; nous souhaitons être au plus près des préoccupations personnelles et quotidiennes de tout un chacun », ce qui est légitime dans l'absolu, à une exception près, à savoir lorsque ces préoccupations viennent renforcer un déni ou entériner de fait un recul, une reddition ou une collaboration. Cette orientation éditoriale actuelle qui se veut « incarnée », se retrouve dans les médias classiques qui mettent désormais en avant l'émotion [9] au détriment de l'analyse. C'est ainsi qu'ils pensent endiguer la fuite de leurs jeunes publics vers les facilités d'Internet. Cela ressort d'une courte vue qui n'a aucune chance de juguler cette déshérence.De l'abstraction érigée en système désincarné
Néanmoins, il est vrai que la désincarnation de la réflexion théorique a sévi depuis des lustres, faute de références historiques, anthropologiques ou sociologiques concrètes. Un des derniers exemples en date en est le courant néo-marxien d'origine allemande connu sous le nom de « Critique de la Valeur » dont nous avions suivi le séminaire parisien en 2015 et 2016, moins désincarné il est vrai, à ce moment-là. La Wertkritik a partagé avec Louis Althusser l'idée que le capitalisme est un « procès sans sujet » [10] mais a poussé ce concept plus loin, en affirmant que les humains eux-mêmes sont dominés par les abstractions réelles (l'argent, la valeur) qui les agissent. Quelles sont les racines de cette élaboration ?
À travers une problématisation structurale héritée de Claude Lévi-Strauss [11] et via son concept de « rupture épistémologique », Althusser avait érigé les écrits de Marx postérieurs à 1845 en une œuvre ainsi devenue « scientifique » ; double exclusion du sensible dont nous allions apprendre plus tard en quoi elle structurait avec excès l'inconscient de l'auteur. L'arrière plan politique de cette théorisation était tributaire d'une époque dominée par un stalinisme manichéen par essence : les êtres humains (et surtout les paysans qui étaient assimilés à un groupe social rétrograde) étaient considérés comme les jouets d'une marche grandiose vers le « socialisme » et cette horreur était justifiée en stipendiant tout humanisme comme une valeur bourgeoise à combattre [12]. En conséquence, toute anthropologie politique fut ostracisée et avec elle la capacité des êtres humains organisés à devenir précisément des sujets de l'histoire. Or, la spécificité de la civilisation capitaliste pouvait tout à fait être prise en compte, tout en avançant que, comme toute civilisation, elle se soutient d'un Imaginaire qui lui est propre, en l'occurrence structuré par la rationalité calculatrice, une rationalité transgressive par essence [13]. Certes, les individus qui la composent y participent et en sont le plus souvent les jouets, mais il appert de l'histoire moderne ou contemporaine que l'emprise de cet Imaginaire peut être défait dans certaines circonstances [14]. Encore faut-il soutenir une vision dynamique non linéaire et non réifiée de cette histoire.
Il reste que la démarche initiale de la Wertkritik – en partie inspirée de Georg Lukács [15] et de l'École de Francfort [16] – fut bienvenue dans cette traversée du désert et que nous partageons toujours son pronostic d'effondrement inéluctablement cataclysmique du capital.
Mais au-delà de ce courant, la complaisance pérenne dans l'abstraction absconse a des origines très largement refoulées qui se situent en particulier dans la dévastation intellectuelle profonde qui a suivi la guerre de Trente ans (1914-1945) [17].
Jean-Paul Sartre, qui n'a jamais caché sa soif de notoriété, a connu les écrits de Heidegger lors de son séjour à l'Institut français de Berlin en 1933-1934, puis s'est attelé à la rédaction de L'Être et le néant, publié en 1943, c'est-à-dire en pleine Occupation [18], tandis que d'autres s'organisaient dans la Résistance. Comprenant que tout était à rebâtir et qu'il y avait-là une opportunité de reconnaissance sociale ou académique à saisir, beaucoup, comme lui, se sont alors mis à emprunter ou imiter le verbiage du nazi Heidegger.
Plus près de nous, la perdition des intellectuels français en quête de notoriété vers l'eldorado états-unien [19] à la fin des années 1960, l'effondrement programmé des facultés des lettres et sciences humaines dès 1969 au travers de la réforme d'Edgar Faure [20], l'externalisation des classes ouvrières (en Asie in fine) et la disparition de contre-pouvoirs dignes de ce nom, n'ont pas favorisé l'indispensable travail de refondation d'une problématique totalisante à hauteur humaine.
Mais cette déperdition de l'intellectualité critique est actuellement en train d'atteindre des niveaux inédits : la terrible acculturation numérique des êtres humains sur l'ensemble de la planète éradique même la possibilité neuro-physiologique de penser, laquelle exige la capacité de mobiliser une « mémoire longue dans le cortex, pour simplifier [21].Les dégâts pérennes d'une triple rupture de mémoire
Encore largement invisibilisée, précisément à cause des fractures socio-politiques concomitantes qui les spécifient, nous avons déjà attiré l'attention sur les « trois ruptures de mémoire » qui manifestent leurs effets délétères depuis 1945 et obèrent de manière durable la conscience politique. Ces effets sont d'autant plus destructeurs lorsqu'aucun travail de mémoire n'a été tenté. Il n'est qu'à constater les dégâts pérennes qui résultent d'un totalitarisme soviéto-stalinien non reconnu et non critiqué comme tel par les populations de la fédération de Russie depuis un siècle : c'est ce qui a produit une décérébration politique profonde de ces foules et laisse le champ libre à la dictature mafieuse du Kremlin. A contrario, mais dans une autre situation historique évidemment, le gouvernement sud-africain avait mis en place la commission Vérité et Réconciliation en 1994, avec pour but de remédier au lourd héritage de l'apartheid. Les quatre mesures centrales de cette justice transitionnelle et restauratrice (procès, publication de la vérité, réparations et réformes administratives) étaient destinées à garantir la reconnaissance des faits et la commémoration des violations passées, l'État de droit et, à terme, l'apaisement voire la réconciliation, afin de multiplier les chances de revenir à un fonctionnement pacifié et démocratique [22].
Outre l'attitude des gouvernements, l'enseignement de l'histoire tient une place importante lorsqu'il s'agit d'évaluer les épreuves du passé. C'est également une discipline indispensable à toute élaboration politique. Malheureusement, elle a été notablement marquée au début du XXe siècle en France par la cécité initiale de l'école des Annales. À sa décharge, on ne peut s'empêcher de penser que les puissants partis staliniens de l'époque en avaient fait leur domaine réservé [23]. Il n'empêche, Shlomo Sand pointe le fait, dans Crépuscule de l'histoire [24], que la revue des Annales n'ait publié aucun article sur la Première Guerre mondiale dans les années 1920 et 1930, et que des décennies plus tard, Pierre Nora et Jacques Le Goff aient fait l'impasse sur la guerre d'Algérie. Ainsi, l'histoire socio-politique fut en grande partie reléguée au second plan pour finir par se perdre dans une série intitulée « la vie quotidienne au temps de… », ce qui nous a même valu, à la fin du XXe siècle, toute une « histoire des couleurs ».
Marc Bloch, en tant que Résistant, avait en quelque sorte dépassé dans sa pratique les limites initiales de l'école des Annales dont il était un des fondateurs avec Lucien Febvre. Il eut en outre des démêlés majeurs avec ce dernier car il refusait de se soumettre aux lois antisémites de Vichy. Quant à Braudel, il a rédigé l'essentiel de sa thèse en captivité. Si, à l'évidence, une œuvre ne peut se réduire aux circonstances de son élaboration, cela n'empêche pas d'examiner quelle fut l'attitude de l'auteur vis-à-vis de celles-ci, surtout lorsqu'elles étaient exceptionnelles. C'est pourquoi il est important de ne pas les passer sous silence. Il est même des accélérations de l'histoire qui fonctionnent comme un révélateur des attitudes politiques. Faut-il rappeler la longue impasse de l'historiographie française quant à la collaboration dans ce pays, sans parler de son amnésie persistante concernant les exactions coloniales parfois commises en métropole même [25] ? C'est dans ce contexte historiographique que se sont produites les ruptures de mémoire précédemment citées, ruptures qui ont accompagné des effondrements politiques majeurs.
Le premier d'entre-eux a suivi la guerre de Trente ans [26] mais fut recouvert par la mythification gaullo-communiste de la Résistance [27], par le capitalisme de reconstruction, la célébration du progressisme, du productivisme et de la science, le modernisme technologique états-unien et in fine, par la guerre froide.
Le second, qui débute en 1973 avec le coup d'État de Pinochet au Chili (aussitôt suivi des économistes néolibéraux formés par Milton Friedman à Chicago), s'achève avec l'effondrement de l'URSS en 1991 [28]. La question du rapport de force socio-politique avec les classes ouvrières organisées était devenue obsédante pour le capital à la suite des révoltes de 1968 de par le monde. Les délocalisations industrielles se sont alors succédées et le néolibéralisme s'est imposé avec sa contre-révolution culturelle : destruction des services et libertés publiques, des protections et relations sociales, marchandisation des relations humaines et du vivant, remise en cause de l'État de droit, toutes choses qui visaient à instituer les individus comme des entrepreneurs d'eux-mêmes, après avoir été des « self made men ».
L'effondrement actuel, beaucoup plus profond que les précédents, ressort d'une régression anthropologique inédite dans l'histoire de l'humanité. L'informatique, Internet et les intelligences artificielles sont en passe de générer une colonisation barbare et foudroyante, entretenue par de puissantes entreprises états-uniennes [29] et chinoises (Baidu, Alibaba, Tencent, Xiaomi).
Dans ces conditions, l'orientation éditoriale ou intellectuelle qui consisterait à en rester à l'écume des jours ou à la surface des choses n'est qu'un symptôme parmi d'autres, de la fuite devant l'élaboration politique, ce qui a contribué de longue date à la défaite radicale à venir en 2027 ici, [30] et possiblement ailleurs en Europe (Allemagne, Espagne, Pologne et Italie). En effet, comment lutter lorsque l'analyse de la situation et de ses causes fait largement défaut ou qu'elle est délégitimée ou encore lorsqu'elle est reléguée, consciemment ou pas, à l'arrière-plan.
Ainsi en est-il d'une certaine « contre-culture écologique ».
Mais évitons immédiatement les malentendus : la légitimité de cet axe de lutte n'est pas en cause. Ce qui nous occupera plus loin, c'est d'en faire une analyse interne et de voir la place sociale qu'elle occupe. Notons toutefois au passage qu'un courant institutionnalisé de l'écologie œuvre depuis des années à donner un statut de personne juridique à des entités naturelles. Non seulement cela ne les préservera pas de l'atteinte à la biodiversité, mais c'est en outre verser dans le judiciarisation de tous les rapports sociaux, comme c'est le cas aux États-unis depuis longtemps. Or, faire appel au droit dans n'importe quelle circonstance privée ou publique, c'est le symptôme d'un effondrement majeur des liens sociaux et d'une vaine tentative de contournement de ces rapports socio-politiques déliquescents.Les racines d'une « contre-culture » écologique
Plus fondamentalement, revenons à la place acquise par les mouvements écologiques depuis cinq décennies, une place qui est venue recouvrir et masquer de facto le manque abyssal d'élaboration théorico-politique, tandis que, depuis les années 2000, les algorithmes expulsent radicalement de la conscience ce type de préoccupation.
Après la naissance des mouvements de préservation et de conservation d'Elisée Reclus états-uniens au XIXe siècle [31], après les contributions d'Henry David Thoreau ou et alors qu'elle fut longtemps cantonnée aux cercles naturalistes et scientifiques, l'écologie n'est devenue un mouvement social – très divers, dans ses attendus et dans ses objectifs – que tardivement [32]. En 1971 est fondée Greenpeace et en 1972, le rapport Meadows, toujours cité comme précurseur, fut le résultat d'une commande passée au Massachusetts Institute of Technology qui utilisait déjà la modélisation World3 pour simuler par informatique les interactions entre système Terre et activités humaines. En 1974 en France, René Dumont fut le premier écologiste à pouvoir se présenter à l'élection présidentielle. Le pacifisme non violent et anti-nucléaire, la désobéissance civile et l'objection de conscience, le tiers-mondisme et la critique de la croissance infinie sont autant de thèmes qui ont marqué ses débuts en Europe occidentale, dans le reflux de mai 1968. Ces fondements épars donneront naissance à des courants hétérogènes, voire opposés. Par ailleurs, les paradigmes de la croissance et du progrès sans fin, alors partagés par les tenants du capital et des partis qui se réclamaient du socialisme, n'auront pas clarifier les débats, ni contribué à une unification théorico-politique de ces mouvements. Toujours est-il que c'est cette diversité originelle qui sera précisément fondatrice d'une sorte de « contre-culture » appelée à combler le vide laissé par les effondrements politiques pointés plus haut.L'écologie, une discipline aux pieds d'argile
Au-delà de ces aspects socio-historiques, venons-en à ce qui la constitue à présent, c'est à dire aux études scientifiques, dont le premier rapport émanant du groupe inter-gouvernemental des experts sur l'evolution du climat (GIEC) fut rendu public en 1990. Il a depuis été notablement revu et complété [33]. Notons au passage qu'hormis les scientifiques de ce domaine, personne n'est en mesure de vérifier par soi-même ces approches, ces calculs, sans parler des modélisations statistiques ; les citoyens n'ont donc aucun contrôle sur ces travaux, au contraire de ceux émanant d'une délégation de pouvoir encadrée.
Bien sûr, il ne s'agit pas de mettre en cause l'honnêteté des chercheurs, mais de souligner que le mode de connaissance scientifique moderne [34] dont ils se réclament ne s'autorise que de lui-même et de ses pairs et engendre, au mieux, une adhésion qui ressemble fort à une croyance, nous y reviendrons. Entendons-nous bien : ces travaux font consensus, nous croyons en leur pertinence et en la légitimité de ce champ de bataille, sauf lorsqu'elle s'enferme dans l'au-delà des cieux. Il n'empêche que, pour beaucoup, cela fonctionne comme les textes sacrés d'antan qui permettaient de se retrouver ensemble : Greta Thunberg est devenue une icône populaire à l'âge de 15 ans. Mais les communions se font à présent plutôt autour de la recherche d'un autre mode de vie. Or, les échecs de Notre-Dame-des-Landes et du Rojava ont clairement signifié que les États ne tolèreront ces expérimentations que jusqu'à un certain point. Pour parer à ces limites, les tentatives se sont alors faites plus locales, voire plus individuelles afin d'éviter cette question irrésolue : comment vivre autrement sans destituer l'ancien monde [35] ?
Il reste que l'édifice écologique est également impacté par la remise en cause massive de la notion même de vérité au travers de l'acculturation numérique [36]. Cela se vérifie chaque jour de manière exemplaire aux États-Unis, que ce soit dans les mouvements MAGA ou QAnon, lesquels drainent environ un tiers de la population de ce pays comme « followers ». Il leur suffit simplement d'y opposer d'autres croyances avec le puissant relais des algorithmes. Mais il y a encore plus délicat ; l'écologie repose sur le mode de connaissance scientifique moderne dont il n'est toujours pas compris en quoi :
i) il est intrinsèquement une des sources de l'inhumanité galopante en excluant le sensible,
ii) le fondement d'une informatisation numérique universelle issue de l'algèbre de Boole,
iii) et la puissante source d'une relativisation de la notion de vérité [37].
Ces trois questions sont capitales, mais il y a un écueil supplémentaire. Lorsque l'origine de ces dérèglements climatiques n'est pas pointée – à savoir le règne du capitalisme thermo-industriel – alors cela fragilise encore un peu plus cette adhésion et peut amener à se compromettre gravement dans des publications de droite extrême comme la revue Limites, aujourd'hui disparue. De nombreux mouvements d'extrême droite ont d'ailleurs compris tout le profit qu'ils pouvaient tirer d'une profession de foi écologique, tandis que de grandes entreprises se sont repeintes en vert. Seule une écologie politique fermement anti-capitaliste survivra aux tempêtes à venir, ce que l'on ne peut demander au GIEC, qui est une organisation intergouvernementale.
Il reste que même les « scientifiques du climat » ont leurs points aveugles : aucun n'a eu le courage de se lancer dans le calcul des émissions de gaz à effet de serre produites par le nucléaire depuis l'extraction minière de l'uranium jusqu'au recyclage des déchets en passant par la recherche et les 2 000 explosions atomiques qui ont eu lieu depuis huit décennies. Il faut dire que cela serait contradictoire avec une appartenance au Commissariat à l'Energie Atomique, par exemple. C'est pourquoi le nucléaire est maintenant classé dans les énergies décarbonnées. En d'autres termes, le gouvernement des scientifiques, comme le proposait Auguste Comte au XIXe siècle [38], ne serait pas plus souhaitable que les autres.Deux versions du politiquement correct, un même recul politique
Autre question, qui malgré les apparences n'est pas sans lien avec les précédentes et qui a surgi à la suite d'une visite de l'exposition sur l'archéologie organisée dans les sous-sols du Collège de France [39]. Il aurait pu s'ensuivre l'envoi d'une lettre ouverte aux commissaires de cette exposition pour l'introduction d'un « Wokisme [40] avancé » dans l'enceinte de cette vénérable institution. En effet, outre des inexactitudes (la « vallée de Néander » n'existe pas [41]) plusieurs panneaux pointent la vision des « femmes préhistoriques » colportée à la fin du XIXe siècle, c'est-à-dire aux débuts de l'archéologie, avec pour illustration la reproduction de peintures de cette époque qui nous apparaissent à juste titre caricaturales aujourd'hui : les femmes préhistoriques allaitent ou balayent la grotte tandis que monsieur revient avec le gibier chassé, ce qui est une représentation tout aussi caricaturale. Pour ceux qui n'auraient éventuellement pas compris, cela se répète sur plusieurs panneaux. Cette critique est quelque peu anhistorique et facile comme dans de nombreuses attitudes « politiquement correctes ». Encore avons-nous échappé à une « Gender Archaeology » états-unienne qui soutiendrait l'existence d'un matriarcat perdu [42]. Mais cela n'empêche pas la diffusion d'une vidéo qui montre Yves Coppens et Donald Johanson comme les deux découvreurs de Lucy [43] en novembre 1974, en Ethiopie. Or non seulement cela fut également le fruit du travail de Tom Gray et Maurice Taïeb, mais surtout celui de Raymonde Bonnefille, la seule femme du groupe dont la présence et le nom sont passés sous silence mais qui eut un rôle important dans cette expédition ô combien difficile : elle a par exemple expliqué que l'Ethiopie était alors en pleine révolution, qu'il n'y avait ni téléphone, ni GPS, ni route d'accès et que la température avoisinait les quarante degrés [44]. En outre, il eût été à propos de rappeler qu'au moins jusqu'à la sédentarité des périodes Jōmon ou néolithique [45], les femmes étaient, encore plus qu'au XIXe siècle ou à présent, astreintes de facto à allaiter les nouveau-nés pendant plusieurs années afin que quelques-uns d'entre-eux puissent vivre. C'est ainsi que le rôle social de droits nouveaux chèrement acquis et la perspective historique longue passent à la trappe. Autrement dit, la défense d'une juste cause avec des arguments faibles ou faux entérine une confusion dommageable dont les échecs retentissants du parti démocrate aux États-unis sont un exemple achevé.
Cela rappelle aussi le douloureux souvenir d'une manifestation place de la République lorsqu'il s'agissait de soutenir la mémoire de Mahsa Amini, kurde iranienne décédée en septembre 2022 qui se battait avec d'autres femmes contre le port du voile dans son pays [46]. Il y avait le mouvement des Femmes Kurdes en France (TJK-F), Femme Azadi, Filles d'Iran, mais peu de mouvements féministes français sur la place mis à part ses courants fondateurs des années 1970 (Alliance des Femmes pour la Démocratie, Planning familial) et encore moins de « gôches » par peur de contrarier certaines populations, fussent-elles adhérentes au salafisme. Plus dure sera la chute.Épilogue provisoire :
Savoirs, connaissances et croyances modernes
Depuis au moins trois millions d'années, les êtres humains se sont forgé des savoirs au contact de leur environnement animal, végétal et minéral, mais d'autres domaines, à savoir l'alternance des saisons, la rotation des étoiles, l'avènement de la mort, etc. furent à l'origine de croyances, étant donné – comme nous le dirions aujourd'hui – que ce Réel échappe, qu'il est hors de portée. Ces croyances se sont peu à peu étendues et structurées en animismes, puis ont été organisées dans des « récits d'origine » que nous appelons des mythes [47]. Lorsque les groupes semi-nomades de chasseurs-cueilleurs sont passés à des organisations sociales plus complexes liées à la sédentarisation [48], ces croyances ont, en écho, progressivement évolué vers une personnification déifiée qui s'est par la suite figée en ce que nous nommons des religions, d'abord polythéistes, portées à l'écrit à partir du milieu du quatrième millénaire avant notre ère.
Ainsi, les quatre-vingt quinze pour cent d'agriculteurs et d'éleveurs qui composaient la population terrestre avant la révolution thermo-industrielle de la fin du XVIIIe siècle, évoluaient entre des savoirs liés à leur expérience ancestrale et des croyances religieuses. Mais lorsqu'au XIXe siècle l'urbanité s'est étendue [49] avec le capitalisme, alors, nous sommes majoritairement devenus des individus « hors sol ». Tandis que les savoirs avaient déjà largement cédé la place, le mode de connaissance scientifique moderne, via l'enseignement laïc, gratuit et obligatoire pour tous, faisait aussi reculer les croyances religieuses. Un nouveau rapport à la vérité allait s'imposer à tous.
Mais qu'on le veuille ou non, il était demandé et l'on demande encore aux enfants ou aux adolescents de croire aux connaissances enseignées, fussent-elles « objectivement fondées ». C'est ainsi que nous sommes restés, mêmes adultes, des êtres de croyances, mais celles-ci sont d'un type nouveau, plus moderne. Elles reposent en grande partie sur un mode de connaissance qui prétend rendre compte du Réel – un impossible dont il se prévaut malgré tout – avec tous les problèmes que cela entraîne : le monde sensible et la réalité matérielle des rapports sociaux en sont intrinsèquement expulsés ; sans parler du fait qu'il a largement participé à la structuration de l'Imaginaire [50] de la civilisation instaurée à la fin du XIXe siècle.
Qu'en conclure, au moins provisoirement ? D'une part que l'écologie est une contre-culture fragile de ce double point de vue : elle est tributaire de la croyance dans les résultats du mode de connaissance qui la fonde. C'est pourquoi viser les rapports sociaux de production qui sont à la base du réchauffement climatique, de l'extinction des espèces etc. garde tout son sens. Mais c'est surtout viser un mode de production qui est par essence attentatoire à la vie sur Terre.Jean-Marc Royer, juillet 2026
[1] « Zapper Bolloré », tribune du monde du cinéma publiée par Libération le 11 mai 2026
[2] On regrettera encore longtemps la disparition des éditions Maspero qui n'ont jamais eu d'équivalent.
[3] Soutenir la mémoire des défunts fait même partie du lent processus d'hominisation depuis Néandertal. Ce nombre de victimes fait consensus ; cela dit, il ne peut prétendre en refléter la totalité, du fait que l'armée russe les a parfois ensevelies dans des fosses communes comme à Boutcha, Irpin et plus massivement encore à Marioupol.
[4] Et celle de Staline contre le IIIe Reich, entre le 21 juin 1941 et le 9 mai 1945.
[5] À ce propos on ne peut qu'être atterré par le « double standard », non seulement des gouvernements lorsqu'il s'agit de dénoncer la barbarie, mais aussi de ceux qui prétendent lutter contre celle-ci. En effet, pourquoi les Ukrainiens ne pourraient jouir des mêmes droits à exister que les Palestiniens ? Le gouvernement des uns serait-il plus contestable que celui des autres ? De plus, les mobilisations massives des ukrainiens contre certaines décisions gouvernementales en 2025 et 2026, c'est-à-dire en temps de guerre, n'ont pas d'équivalent connu en Europe contemporaine.
[6] Tous les services de renseignement occidentaux confirment une intensification des opérations de sabotage, de cyber-attaques et d'ingérences russes en Europe. Cf. le rapport « Menaces russes sur le flanc oriental de l'OTAN : scénarios, stratégie et enjeux pour la sécurité européenne », Harvard Kennedy School, Belfer center, février 2026.
[7] Ce qui ne l'a pas empêché d'en utiliser de nombreuses autres depuis les débuts de cette guerre.
[8] Interview accordée au journaliste Pavel Zaroubine et confirmée à Roger Köppel, journaliste et rédacteur en chef du magazine suisse alémanique pro-russe Die Weltwoche le 9 juillet 2026.
[9] Par le choix de sujets à forte valeur émotionnelle ou par le fait de privilégier les « micros-trottoirs », y compris sur France Culture.
[10] Dans Louis Althusser (1918-1990), Pour Marx, Maspero, 1965. Dans les années 1970, ce reproche fut également adressé à Marx jusqu'à ce que certains attirent l'attention sur ses écrits postérieurs à la Commune de Paris.
[11] Claude Lévi-Strauss, Les Structures élémentaires de la parenté, PUF, 1ère éd. 1949.
[12] Pour le résumer à grands traits, Staline considérait les « masses » comme les rouages d'une machine à construire, subordonnant toute vie humaine à une collectivité abstraite, à la volonté du parti, de l'État et au grand architecte (ensuite devenu un « grand timonier »).
[13] Cf. les articles « Capital et mode de connaissance scientifique moderne » ou « Métaphysique du capital », publiés sur Technologos, Sciences en bobines, Réseau sortir du nucléaire, Autre futur, Lundi matin…
[14] Cf. l'article « L'Imaginaire du capitalisme comme civilisation » sur Internet ou Cycle 1968, Bibliothèque Associative de Malakoff, 2018.
[15] L'œuvre de Georg Lukács fut appréciée en France lorsque Histoire et conscience de classe, fut publié par les éditions de Minuit, en 1960.
[16] L'École de Francfort – dont la tentative de synthèse entre marxisme et psychanalyse fut connue à travers les écrits d'Herbert Marcuse ou d'Erich Fromm – a marqué l'histoire intellectuelle de la fin des années 1960.
[17] Concept issu de la lecture des livres d'Enzo Traverso et Eric Hobsbawm. Cf. les articles publiés à ce sujet sur Technologos, Sciences en bobines, Réseau sortir du nucléaire, Autre futur, Lundi matin.
[18] Il y aurait énormément à dire sur l'attitude de J-P. Sartre et S. de Beauvoir entre 1933 et 1945. Ainsi, à l'été 1943, il utilisera ses relations, notamment René Delange patron du journal Comœdia, collaborateur, intime du Sonderführer Gerhard Heller, pour obtenir un emploi à Simone de Beauvoir sur Radio Vichy, entre janvier et avril 1944. Cela ne l'empêchera pas d'édicter les critères par lesquels reconnaître une « œuvre résistante » dans le comité des écrivains d'obédience stalinienne après guerre. Cf. à ce propos l'œuvre de la germaniste Ingrid Galster : Sartre, Vichy et les intellectuels, L'Harmattan, 2001 ; La naissance du phénomène Sartre. Raisons d'un succès (1938-1945), Seuil, 2001 ; dir : Sartre et la question juive, La Découverte, 2005 ; Sartre devant la presse d'Occupation. Le Dossier critique des Mouches et Huis clos. Presses Universitaires de Rennes, 2005 ; Sartre sous l'occupation et après. Nouvelles mises au point, L'Harmattan, 2014.
[19] Outre les émoluments afférents, être invité ou enseigner aux États-unis était regardé comme une promotion indépassable jusqu'à il y a peu. Quant à une première analyse des déboires de la pensée dans ce pays, cf. J-M Royer, « Les évangéliques autour de Trump », histoire et théorie critique #3. Jacques Derrida, participe au colloque sur le structuralisme de 1966 à l'université Johns Hopkins ; Jean Baudrillard fréquente l'école californienne de Palo-Alto dans les années 1970 ; au cours de ces mêmes années, Michel Foucault multiplie les séjours et séminaires à Buffalo et surtout à Berkeley et Claremont ; de la fin des années 1970 jusqu'à son décès, Jean-François Lyotard a occupé plusieurs postes de professeur invité et titulaire dans des universités prestigieuses ; René Girard a accompli toute sa carrière universitaire aux États-unis ; Jean-Pierre Dupuy, introducteur de Gunther Anders en France, enseigne à Stanford depuis plus de quarante ans. Cette liste ne prétend pas être exhaustive.
[20] En instituant « l'autonomie des universités », cette réforme mettait en cause la validité nationale des diplômes universitaires, tout en ouvrant la porte à la privatisation des études supérieures. Cf. à ce sujet Yves Dupont, L'Université en miettes, L'Échappée 2014.
[21] Cf. Michel Desmurget, La fabrique du crétin digital, Seuil, 2019. Cf. également la série des onze « Carnets de réclusion » publiés pendant le Covid-19 sur Autre Futur ou Lundi matin et « New generation, lost generation », Psychanalyse et théorie critique sur autre futur.
[22] Même si son fonctionnement été à juste titre critiqué, la CVR été internationalement saluée pour avoir évité un bain de sang et tenté de fonder un récit national commun.
[23] Un domaine triplement réservé en quelque sorte : ils se sont institués les héritiers de la révolution russe, les gardiens de l'Histoire, les représentants du prolétariat. Grâce à une domination syndicale, politique puis éditoriale largement soutenue par Moscou, ils ont bâti un rapport de forces qu'il ne faisait pas bon contester.
[24] Shlomo Sand, Crépuscule de l'Histoire, Flammarion, 2015.
[25] Ce fut Jean-Luc Einaudi, qui, en solitaire, passa près d'un quart de siècle à exhumer une tuerie unique dans l'histoire contemporaine de la France : le massacre des manifestants algériens le 17 octobre 1961 à Paris.
[26] La périodisation de cet effondrement politique demanderait d'amples développements. Mais notons que les agissements et les guerres coloniales françaises n'ont officiellement pris fin qu'en 1962 et que jusqu'en 1969, le pays s'était doté d'un homme providentiel en la personne d'un général.
[27] Le PCF qui ne s'est engagé dans la résistance qu'après la rupture du pacte Staline-Ribbentrop en juin 1941, s'est auto-proclamé le « parti des 100 000 fusillés » alors qu'au total il y en eu environ trois fois moins sur tout le territoire. Cf. Fontaine Thomas, « Chronologie : Répression et persécution en France occupée 1940-1944 », Sciences Po, 7 décembre 2009.
[28] La désindexation du dollar par rapport à l'or en 1971, la crise pétrolière de 1973, l'Anschluss de la RDA en 1990, sont d'autres dates marquantes de cette période.
[29] Meta, Alphabet, Microsoft, Amazon, Tesla, Apple, Nvidia dépassent la capitalisation de 1 000 milliards de dollars en bourse, soit ensembles 16500 milliards, c'est-à-dire cinquante fois le budget annuel de l'État français ou cinq fois le PIB national. Cf. à ce propos la série des onze « Carnets de réclusion » déjà mentionnés.
[30] Marine Le Pen bénéficiera des expériences européennes en cours. Ses premières mesures viseront sûrement à consolider, élargir sa base sociale, notamment vers le Medef et les électeurs du marais centriste. Nous verrons d'un côté la radicalisation et la reconfiguration des groupes d'extrême droite et de l'autre des tentations de « faire le dos rond en attendant que ça passe », comme en Italie.
[31] Les parcs de Yellowstone ou Yosemite représentaient « la création originelle », le lien privilégié des états-uniens avec « leur terre promise », une nature sauvage (wilderness) érigée en analogue de la pureté nationale, toutes choses qui contribuèrent, avec une religiosité omniprésente, à refouler profondément les soubassements esclavagistes, colonisateurs et violents de ce pays.
[32] Il y eut des journaux comme La Gueule ouverte (fondé avec des animateurs de Harakiri), Survivre et vivre, Le Sauvage etc. En évitant de verser dans la critique anachronique, la relecture de ces journaux ou des positions du mouvement anti-nucléaire de l'époque nous a fait prendre conscience lors du séminaire donné à la bibliothèque associative de Malakoff en 2016 des impasses de l'époque, dont certaines perdurent encore. Par exemple, la qualification du nucléaire comme crime contre l'humanité, reste confidentielle. De même, la place de « la technique » dans les œuvres de Charbonnier et d'Ellul n'a pas été suffisamment critiquée ni rapportée à ce qui fonde toutes les techniques industrielles, à savoir le mode de connaissance scientifique moderne.
[33] Le GIEC a notamment revu à la hausse la place du méthane (essentiellement émis par les ruminants et les rizières) lors de la publication de son Sixième Rapport d'évaluation paru en août 2021.
[34] Cf. Jean-Marc Royer, La science, creuset de l'inhumanité, L'Harmattan, 2012 et les nombreux articles disponibles sur Internet à ce sujet.
[35] À moins de s'illusionner sur la trilogie « préfiguration-essaimage-bifurcation » encore soutenue par quelques décroissants et collapsologues ? Cf. à ce sujet Michel Lepesant « Prendre les difficultés avec (la) Mesure », 4 novembre 2017, Blog du Monde : Décroissances.
[36] On ne peut qu'être interloqué par la confondante similitude des réactions de détresse psychiques, ici aussi bien qu'en fédération de Russie, devant les coupures de réseaux.
[37] Cf. à ce propos Jean-Marc Royer, « Capital et mode de connaissance scientifique moderne » sur Autre futur, Technologos ou lundi matin.
[38] Et Geoffroy de Lagasnerie, le 7 juillet 2026 aux Rencontres de Pétrarque.
[39] Exposition nommée « Préhistoire : entre utopie et réalité » et qui a fermé ses portes le 19 juillet 2026.
[40] Le wokisme désigne la démarche d'origine essentiellement évangélique (être éveillé) moralisatrice et progressiste qui visait à l'égalité et à la justice à la manière états-unienne, c'est-à-dire dépolitisée, et dont on constate les résultats régressifs dans ce pays. Par ailleurs, la pratique de la dénonciation publique, d'où qu'elle vienne, ne peut être acceptée.
[41] Il s'agit de celle de la Düssel, un affluent du Rhin dont la beauté fut chantée par le poète allemand Neumann (1650-1680) dont le nom fut grécisé en Neander suivant la mode de la Renaissance. Cf. Marcel Otte, « Néandertal, une histoire belge ? », Carbone 14, France Culture 16 mars 2024
[42] Cf. Vincent Charpentier, « Le matriarcat ou l'archéologie du genre », Carbone 14, France Culture, 29 juin 2024.
[43] Reconstitution du squelette de cet Australopithecus qui démontre l'existence de la bipédie il y a plus de trois millions d'années.
[44] Cf. Vincent Charpentier, « Lucy, juste cinquante ans, mais plus de trois millions d'années », France Culture, L'entretien archéologique, 8 novembre 2024.
[45] Au Japon, la période Jōmon se caractérise, entre autres choses, par une sédentarité bien plus précoce qu'en Eurasie.
[46] Cf. « En images : le soulèvement des femmes iraniennes après la mort de Mahsa Amini soutenu partout dans le monde », Le Monde, 25 septembre 2022.
[47] Cf. Jean-Loïc Le Quellec, « Préhistoire et Mythologie », France Culture, Le Salon noir, 23 avril 2016.
[48] Jean Guilaine, Les Néolithiques et nous : sommes-nous si différents ?, Odile Jacob, 2025. « Le néolithique de Jean Guilaine », France Culture, le salon noir, 10 mars 2015.
[49] « Rappelons que la population en ville n'était que de 6,4 % en 1850, 14 % en 1900 et inférieur à 30 % en 1950 et plus de la moitié de la population mondiale vit désormais en ville, 57 % exactement ». France Culture, Carbone 14, 28 janvier 2023.
[50] Un Imaginaire structuré par « la rationalité calculatrice et transgressive ». Cf. les articles publiés à ce sujet su Technologos, Bibliothèque associative de Malakoff, Autre futur, Lundimatin, Internet Archive.
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Trump denies US low on key munitions in war with Iran after reports of shortages
President’s comment come after report he had demanded answers from Pete Hegseth over alleged shortages
Donald Trump has lashed out at reports that the US is running short of key munitions in its war with Iran, threatening long prison sentences for officials who leak information about the military’s weapons stocks.
The US president claimed on Thursday that the US had “massive amounts” of ammunition and said more was being manufactured and shipped to the region, as his frustration over the conflict spilled into a public attack on the media.
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« À force d’aller vite, nous perdons ce qui constitue l’épaisseur de nos vies »
Dans ce deuxième épisode, nous avons interrogé Olivier Hamant, chercheur en biologie et directeur de l’institut Michel-Serres – pour les ressources et les biens communs, à Lyon. S’inspirant de l’observation des arbres, il préconise, pour survivre aux crises, de renoncer à la performance.
Et de développer des organisations moins cohérentes, plus lentes, mais plus résistantes aux turbulences climatiques et politiques.Dans Antidote au culte de la performance. La robustesse du vivant (Gallimard, collection « Tracts », 2023), vous affirmez que le développement durable et la sobriété sont aujourd’hui des concepts dépassés. Pourquoi ?
Le développement durable est une notion qui apparaît en 1987 dans le « rapport Brundtland », publié par la Commission mondiale sur l’environnement et le développement de l’ONU. En se popularisant, dans les années 1990, elle a permis de penser le développement économique de manière intergénérationnelle. Mais quand on parle de développement, on parle toujours de croissance, même si elle est verte !
Quant à la sobriété, c’est une belle valeur pour une humanité qui a déjà consommé les ressources planétaires. Mais si l’on ne questionne pas le culte de la performance, cela reste un mot flottant vidé de son sens. Car pour atteindre la sobriété, on mise encore trop souvent sur la seule efficacité énergétique, avec à la clé de possibles effets rebonds. Il est par exemple absurde de mettre en service des avions « propres » si c’est pour assurer des liaisons low cost et acheminer des touristes vers un week-end à l’autre bout du monde ou pour transporter de la fast-fashion.
En quoi l’observation de la nature peut-elle nous aider à survivre à cette époque ?
En réalité, il ne s’agit pas de survivre, mais plus simplement de vivre avec les irrégularités du climat et les turbulences de la nature et de la société.
Le mois de juin 2026 a connu une moyenne de températures de + 3,8 °C par rapport aux normales depuis 1947 et des pics de chaleur qui, dans certaines régions, ont atteint les + 15 °C. Cet été, nous allons vivre sous des températures que le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) prévoyait initialement pour 2100.
Lors des crises, le vivant privilégie la robustesse (être stable et viable dans les fluctuations) à la performance (atteindre son objectif avec le moins de moyens possible). L’arbre est un bel exemple de ce fonctionnement, car sa robustesse tient précisément à ses contre-performances : redondance des feuilles, hétérogénéité des fleurs, croissance extrêmement lente, déperdition d’énergie. Lors de la photosynthèse, les plantes utilisent seulement 1 % de l’énergie solaire qu’elles ont absorbée, le reste est perdu. Donc ce n’est pas du tout performant. Ces faiblesses apparentes donnent des marges de manœuvre qui permettent d’absorber les chocs, tels que les fluctuations lumineuses, les sécheresses, les maladies, les incendies…
« Pour nous, humain⋅es qui nous développons dans la collaboration, la performance est une philosophie de vie mortifère. »
Pourquoi ces contre-performances sont-elles également indispensables dans les organisations humaines ?
Ce que dit Hartmut Rosa, un sociologue allemand penseur de l’accélération, c’est que les membres d’une société performante n’interagissent plus entre elles et eux. C’est la société de l’expert, du self-made man, de l’autoroute. À force de tout optimiser, d’aller vite, nous perdons ce qui constitue l’épaisseur de nos vies : les discussions, les surprises, les chemins de traverse. Pour nous, humain⋅es qui nous développons dans la collaboration, la performance est une philosophie de vie mortifère.
Dans un monde en polycrise, la leçon à retenir est simple : il va falloir donner le primat à la robustesse, car optimiser fragilise. Il ne s’agit plus d’avoir des objectifs de croissance, mais de construire des structures pérennes qui résistent aux turbulences. Il ne s’agit pas de s’adapter (c’est un objectif bien trop prétentieux dans un monde imprévisible), mais d’être adaptables.
Concrètement, comment nos organisations peuvent-elles, dès aujourd’hui, gagner en robustesse ?
En réalité, la robustesse est déjà partout : en matière d’innovation, par exemple, on a montré qu’une molécule abondante dans le bois (la lignine) permet de stocker l’électricité aussi efficacement que le lithium. Nous pouvons aussi remplacer presque tous nos plastiques issus du pétrole fossile par du plastique compostable fabriqué à base de champignons. Certes, la bioéconomie est moins performante que l’extraction minière ou pétrolière, mais, en retour, elle est plus robuste socialement et écologiquement, parce qu’elle dépend de ressources locales, peu polluantes et biodégradables.
Dans les organisations humaines, c’est la même chose. Des collectifs citoyens, des entreprises ou associations, ou encore certains territoires développent d’ores et déjà la robustesse. Par exemple, la petite commune de Saint-Martin‑d’Auxigny (Cher) a rendu à la rivière ses méandres pour que la zone humide qu’elle irrigue puisse servir de tampon en cas de crue. À Clermont-Ferrand, la librairie Les Volcans a résisté à la fermeture en choisissant le statut de SCOP [société coopérative et participative], qui peut survivre en dehors d’une rentabilité forcenée.
En matière d’organisation politique, la démocratie participative est peut-être plus lente à obtenir des résultats que le système représentatif, mais elle est plus robuste dans la durée, car les contre-pouvoirs jouent un rôle stabilisateur.
Sur le plan politique, la course à la performance se nécrose pour former un système ultracapitaliste et autoritaire, incarné à l’international par des personnes comme Donald Trump, Elon Musk, Vladimir Poutine ou Benyamin Nétanyahou. Et, à l’inverse des initiatives vertueuses qu’on vient de citer, les catastrophes que cette course engendre [guerres, génocides, destructions d’écosystèmes, etc.] font les gros titres des chaînes d’information en continu. On le sait bien : un arbre qui tombe fait plus de bruit qu’une forêt qui pousse.
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Attention à cette fausse image alimentant l’idée que le fauchage tardif favorise les incendies

Source :Compte Facebook, le 2 août 2026
Etiqe :trompeur
Contenu :
Le contraste est saisissant. Sur l’image : un sanglier calciné, une forêt brûlée, deux cervidés qui semblent avoir échappé aux flammes et un grand panneau « Débroussaillage, tardif pour une faune et une flore préservée », au bord d’une route. Les internautes s’emballent, sur le réseau social Facebook (ici, ici, ici, ou ici) : « Hé oui… La voilà la bien-pensante écolo. Pour une forêt mieux brûlée ! » ; « Félicitations à l’idéologie ‘écolo’ venue des bureaux, des villes. […] Et après ça, ils veulent nous donner des leçons sur la gestion de notre terroir. »
En cause, selon eux, le « débroussaillage tardif », appelé plutôt fauchage tardif. Une pratique visant à préserver la biodiversité en débroussaillant le plus tard possible, entre la fin du printemps et de l’été. Cela permet à la végétation d’effectuer un cycle complet : attendre la fin de la floraison des espèces permet d’arriver à la période de production des graines, de favoriser la pollinisation et la reproduction des invertébrés et oiseaux nichant au sol.
Si le débroussaillage agit bien comme un rempart à la propagation des incendies, faire un parallèle entre un fauchage tardif et les feux de forêt est trompeur… d’autant plus qu’il s’appuie ici sur une fausse image.
Une image choc générée par IA
En effet, cette photo choc n’est pas authentique. Le détecteur d’images générées par intelligence artificielle d’OpenIA détecte un filigrane SynthID, c’est-à-dire que l’image a été créée à partir de ses outils. Forensic d’InVID-WeVerify repère également des anomalies dans cette image.
Par ailleurs, des éléments sur le panneau peuvent alerter sur la supercherie. L’annonce « Débroussaillage, tardif pour une faune et une flore préservée » présente des problèmes de formulation et d’accord. La virgule devrait être placée après « tardif » et il faudrait écrire « préservées ». De plus, le terme « fauchage » est davantage utilisé lorsque le débroussaillement est tardif plutôt que celui de « débroussaillage ».
Cette image s’inscrit dans le flot d’images fausses ou décontextualisées qui ont circulé avec les feux en Gironde (ici et ici) et mettant notamment en scène des animaux (ici), dont plusieurs ont été traitées par Les Surligneurs.
Une opération de débroussaillement dans l’actualité
Elle a émergé le 1er août 2026 sur les réseaux sociaux, quelques jours après le départ de l’incendie à Saumos, le 22 juillet. Un débroussaillement est justement évoqué comme ayant pu être à son origine. Cependant, le déclenchement du feu par une étincelle produite par le passage d’une broyeuse pour le compte d’Enedis est « l’hypothèse privilégiée », d’après le procureur de la République de Bordeaux, Renaud Gaudeul. Une enquête préliminaire est en cours.
Le 4 août, alors que des enquêteurs se sont rendus sur place, au kilomètre zéro, Sud Ouest informe que « la thèse d’un départ de feu accidentel, lié à des travaux forestiers autorisés, reste privilégiée ».
Ce débroussaillement à la broyeuse, qui pourrait être à l’origine des mégafeux, est-il à mettre dans le même panier que les « fauchage[s] tardif[s] » décriés par les publications ?
« Ce n’est pas le débroussaillement tardif qui est problématique, c’est celui qui n’est pas fait. Il faut s’attacher à ce que ce soit fait avant les périodes à risque », explique Christophe Chantepy, expert en Défense des forêts contre les incendies (DFCI) pour l’Office national des forêts (ONF). Il s’agit d’éviter aussi bien un départ accidentel de feu à cause d’une étincelle que la propagation de l’incendie à cause des zones non débroussaillées.
« La règle, c’est que ce soit fait avant que la saison à risque soit présente, classiquement, les mois de juillet et août qui, de plus en plus, commence à grignoter sur le mois de juin [avec le réchauffement climatique], développe-t-il. Un fauchage tardif repoussé avant la saison feu de forêt n’est pas gênant. »
Pour le spécialiste, il n’est pas juste de pointer comme responsable des feux de forêt, le fauchage tardif. D’autant que « le débroussaillement en été n’est pas complètement interdit », précise Christophe Chantepy. « Il est souvent déconseillé et il devient interdit quand, localement sur une période donnée, le préfet en interdit l’usage. »
Le fauchage tardif, entre intérêt et risque
Comme suggéré par les internautes, cette pratique a une visée écologique. « Dans bon nombre de communes, le souhait de prendre en compte la biodiversité amène à repousser les périodes de fauchage, poursuit Christophe Chantepy, notamment des accotements de voiries dont elles ont la charge, à la fin de printemps, au début d’été ou certaines fois au mois d’août pour pouvoir conserver sur les bords de route une végétation un petit peu haute est plus accueillante, notamment pour les insectes ou d’autres types de faune. »
Le fauchage tardif peut même avoir un intérêt dans la lutte contre les incendies, lorsqu’il concerne le débroussaillement au sol notamment, ce qui est principalement le cas de part et d’autre d’une route (comme sur l’image générée par IA). « Il vaut mieux avoir un fauchage tardif au mois de juin plutôt qu’un fauchage trop précoce pendant l’hiver, pour ne pas avoir à revenir derrière, car la végétation a bien repoussé depuis, développe l’expert de l’ONF. La pousse de la végétation a surtout lieu au début du printemps et les espaces auront repoussé l’été venu. Donc, le fauchage des bords de route, notamment au mois de juin, c’est une bonne chose. »
Cependant, cette pratique peut comporter des risques : à force d’avoir trop repoussé, on peut se retrouver dans une période d’interdiction de débroussaillement du fait des conditions de sècheresse. Décaler à juillet, août ou l’automne est problématique, juge Christophe Chantepy. « On aura des bords de route qui pourraient être ‘accueillants’ pour un mégot et donc participer à l’éclosion d’un départ de feu, parce que mal débroussaillé ». Il est donc nécessaire d’anticiper ces travaux.
Les débroussaillements, nécessaires et obligatoires
En France, 52 départements sont concernés par des obligations légales de débroussaillement (OLD), en application du Code forestier. Dans ces départements, certains massifs sont classés comme étant particulièrement exposés au risque feu de forêt, par arrêté ministériel, et une zone tampon de 200 m leur est associée. Au total, 7 500 communes sont concernées et il est possible de consulter les zones en question sur une carte IGN en ligne via le Géoportail. Les constructions et voiries se trouvant dans ce périmètre sont soumises aux OLD et doivent respectivement être débroussaillées sur 50 m de profondeur et jusqu’à 20 m.
En 2025, 90 % des maisons touchées se trouvaient sur des terrains non débroussaillés, d’après les chiffres de l’ONF et de Géorisques. Près de 190 constructions ont été sévèrement endommagées ou entièrement détruites majoritairement dans le sud de la France, complète l’ONF.
« Débroussailler les abords de son habitation, c’est créer une ceinture de sécurité en cas de feu de forêt », est-il souligné sur le site de Géorisques. Concrètement, l’objectif est de « réduire l’intensité d’un incendie en limitant la quantité de combustible disponible » et de « ralentir la progression du feu en créant des discontinuités dans la végétation ».
Il est ainsi recommandé de couper la partie herbacée et les buissons ainsi que de mettre à distance les arbres entre eux et de les élaguer sur 2 m de haut, sans oublier le nettoyage après chaque opération d’entretien. « On a encore un fossé énorme pour avoir des OLD appliquées un peu partout, observe Christophe Chantepy. Pour autant, on sent quand même une pente ascendante dans la prise de conscience et la réalisation effective sur le terrain. »
Plus largement, Les Vérificateurs de TF1 sont venus contrecarrer d’autres allégations selon lesquelles les règles de débroussaillement favoriseraient la biodiversité au détriment de la prévention des incendies.
Auteurs :
Autrice : Mathilde Lafargue, journaliste
Relectrice : Clara Robert-Motta, journaliste
Liens d’intérêts ou fonctions politiques déclarés des intervenants à l’article : aucun
Secrétariat de rédaction : Clara Robert-Motta, journaliste
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Présidentielle : Glucksmann, Philippe et Attal visés par des campagnes d’ingérence russes

Source :Compte X, 30 juillet 2026
Etiqe :déstabilisation
Contenu :
Gabriel Attal atteint de la maladie de Parkinson et à la tête d’un « empire de la drogue » ? C’est ce qu’à tenté de faire croire une campagne de désinformation en ligne visant le candidat à la présidentielle ces derniers jours. Selon son entourage, interrogé par l’AFP, c’est le Secrétariat général à la défense et à la Sécurité nationale (SGDSN), et plus particulièrement la cellule spécialiste des ingérences étrangères, Viginum, qui a détecté, ces tentatives, dont la piste remonte jusqu’en Russie.
Ces attaques interviennent quelques jours après celles qui ont visé ses opposants politiques, Raphaël Glucksmann et Edouard Philippe. Ces campagnes lancées en grande majorité sur le réseau social, X, usurpent l’identité de médias français comme BFM TV, RFI ou Le Parisien pour faire passer des histoires embarrassantes… et fausses.
Une campagne peu crédible
Les candidats, déjà déclarés ou largement pressentis, à l’élection présidentielle de 2027 ont été touchés par plusieurs histoires différentes entre le 22 juillet et le 4 août, que Viginum confirme aux Surligneurs.
Pour les trois politiques, le procédé était le même : de faux reportages usurpant l’identité de plusieurs médias, dont BFM TV pour Edouard Philippe, Blast pour Raphaël Glucksmann, et plusieurs unes de journaux pour Gabriel Attal.
À chaque fois, un narratif différent a pour but de desservir le candidat à la présidentielle : Edouard Philippe serait atteint de démence, Léa Salamé tenterait de « soudoyer les médias » pour faire élire son compagnon Raphaël Glucksmann, et Gabriel Attal serait à la tête d’un empire de la drogue légué par son père.
Certains narratifs allant même jusqu’à usurper l’identité de personnalités médiatiques comme Edwy Plenel, fondateur de Mediapart, incarné par une grossière voix générée par intelligence artificielle, et qui assure avoir reçu un mail de Léa Salamé, qu’il accuse de « propagande rémunérée ». L’image de Salomé Saqué et Christophe David, journalistes de Blast, est aussi utilisée pour parfaire l’illusion.
Storm-1516, un mode opératoire russe
Viginum impute chacun de ces exemples au mode opératoire Storm-1516, faisant de la Russie la responsable probable de ces attaques.
Le principe est simple : ces contenus sont d’abord publiés sur des comptes « jetables », qui vont être rapidement repérés et supprimés par les services de modération. Les fausses informations vont être entre-temps reprises par des sites d’actualité tiers, peu fiables, mais dont les articles vont être cités sur les réseaux sociaux par des internautes malhonnêtes ou simplement inattentifs.
Les Surligneurs ont eu affaire à ce mode opératoire à de multiples reprises. Très récemment, Viginum l’avait identifié derrière une vidéo où trois hommes se présentant comme des soldats du Hezbollah menaçaient de commettre des actes terroristes à Paris le 14 juillet. Quelques mois plus tôt, un faux site de la même galaxie avait tenté de lier Emmanuel Macron aux révélations de l’affaire Epstein.
Soutien politique unanime
En réponse à ces dernières attaques, Jean-Luc Mélenchon, autre candidat à la présidentielle, a appelé à la création d’un « Front Commun des candidats contre les ingérences déstabilisant la campagne présidentielle ». Il a notamment rappelé que la France insoumise avait été visée lors des dernières municipales par une ingérence étrangère visant plusieurs de ses candidats, dont Sébastien Delogu et François Piquemal.
Libération, en partenariat avec le quotidien israélien Haaretz, était parvenu à remonter à la source de cette campagne de désinformation : l’entité israélienne BlackCore, spécialiste des campagnes d’influence en ligne.
À huit mois de l’élection présidentielle et face à la multiplication de ces attaques, le Premier ministre Sébastien Lecornu se félicite de la mise en place d’un « dispositif de détection » et de transmission automatique de ces cas d’ingérence en ligne, ayant permis de repérer facilement les trois dernières campagnes. Il assure qu’un projet de loi a déjà été présenté en Conseil des ministres pour endiguer ce phénomène, et que Matignon relancera dès la rentrée ce travail « avec l’ensemble des formations politiques ».
Auteurs :
Auteur : Clément François, journaliste
Relectrice : Clara Robert-Motta, journaliste
Liens d’intérêts ou fonctions politiques déclarés des intervenants à l’article : aucun
Secrétariat de rédaction : Clément François, journaliste
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Attention à cette vidéo sortie de son contexte qui montrerait une arrestation de trafiquant de drogue en Argentine

Source :Compte Facebook, 2 août 2026
Etiqe :Faux
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Une journée ensoleillée à la plage qui se transforme en arrestation spectaculaire : voilà le récit qui accompagne une vidéo diffusée par des internautes sur les réseaux sociaux. Selon eux, les images montreraient un « criminel recherché pour trafic de stupéfiants » qui aurait été « arrêté sans résistance » par les forces spéciales sur une plage argentine, alors qu’il se trouvait avec ses enfants.
Sur la vidéo, un homme, les pieds dans l’eau sur une plage fréquentée, sort une arme de son maillot de bain et la braque sur une autre personne, que l’on ne distingue pas entièrement, avant de se retirer.
Si la vidéo est authentique, l’histoire est tout autre que celle racontée par les internautes. Il ne s’agit pas d’un terrible baron de la drogue, comme l’affirment les publications, et l’altercation a eu lieu au Brésil, et non en Argentine. Enfin, la scène n’a donné lieu à aucune interpellation.
Une plage au Brésil
Une rapide recherche par image inversée montre que la séquence commence à circuler en ligne à partir du 21 juillet. Elle conduit également à une version plus longue de la vidéo.
Cette séquence étendue apporte un premier élément décisif. Elle permet de mieux distinguer le second protagoniste, vêtu de jaune fluorescent : il s’agit d’un kitesurfeur. On comprend également que la dispute entre les deux hommes a commencé plus près du rivage.
Même si leurs paroles restent difficiles à entendre, les gestes sont plus explicites. L’homme armé paraît le plus agressif physiquement : c’est lui qui porte le premier coup, avant de sortir son pistolet. À la fin de l’enregistrement, il retourne sur le sable et rejoint un enfant ainsi qu’une femme. Par ses gestes en direction d’un autre homme, il semble ensuite chercher à rassurer les vacanciers présents.
À ce stade, les images contredisent déjà le récit d’une arrestation menée par des forces spéciales : on ne voit aucune interpellation. Reste toutefois à déterminer précisément le lieu et l’identité des personnes impliquées.
La description accompagnant la même séquence, publiée par un autre internaute, fournit une nouvelle piste et remet en cause la version diffusée par d’autres usagers des réseaux sociaux. « Des moments de tension ont été observés à la plage d’Arubinha, à Arraial do Cabo, à la suite d’une dispute entre deux hommes », affirme-t-il. Or, cette plage ne se trouve pas en Argentine, mais bien au Brésil.
Un policier en civil
Un deuxième indice se trouve dans l’enregistrement sonore. Les personnes présentes parlent portugais, ce qui renforce la piste brésilienne. En Argentine, la langue majoritairement parlée est l’espagnol, tandis que le Brésil est lusophone.
Une vidéo publiée sur Google par un vacancier à proximité de la plage d’Arubinha, à Arraial do Cabo, vient conforter cette localisation. On y reconnaît notamment des arbres semblables à ceux visibles près du rivage au moment de l’altercation. Les indices géographiques et linguistiques convergent donc : la scène n’a pas été filmée en Argentine, mais bien au Brésil, sur la plage d’Arubinha.
Un article du portail d’information brésilien G1 Globo apporte des précisions sur les circonstances de l’incident.
La journaliste Loara Ramos, autrice de l’article, rapporte qu’une altercation a opposé un policier en civil à un kitesurfeur le mardi 21 juillet, sur la plage d’Arubinha. Le policier aurait estimé que sa famille était en danger, car un groupe de kitesurfeurs évoluait trop près du bord. C’est dans ce contexte qu’il aurait sorti son arme.
« La police civile a indiqué que toutes les personnes impliquées ont été identifiées et sont actuellement interrogées. L’affaire est instruite par le commissariat n° 132 », précise également l’article.
En définitive, la vidéo ne montre ni un trafiquant de drogue recherché ni une tentative de meurtre suivie d’une arrestation par les forces spéciales : elle documente une altercation survenue au Brésil entre un kitesurfeur et un policier en civil, dont le comportement fait l’objet d’une enquête.
Auteurs :
Auteur : Antoine Mauvy, journaliste
Relectrice : Clara Robert-Motta, journaliste
Liens d’intérêts ou fonctions politiques déclarés des intervenants à l’article : aucun
Secrétariat de rédaction : Antoine Mauvy, journaliste
L’article Attention à cette vidéo sortie de son contexte qui montrerait une arrestation de trafiquant de drogue en Argentine est apparu en premier sur Les Surligneurs.
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Pinterest dévoile les tendances mode de la saison des festivals 2026
Ce qu'il faut retenir :
- Les recherches « tenues de festival été » ont augmenté de +400 % sur Pinterest, signe que les festivaliers préparent leurs looks bien avant les premiers concerts.
- Six grandes tendances se dégagent : maximalisme tropical, style pirate, indie sans effort, pop Y2K, transparence euphorique et esthétique « grand drama ».
- Pinterest lance un partenariat inédit avec Le Touquet Music Beach Festival, avec un tableau dédié pour planifier ses tenues, ainsi que des contenus exclusifs et des challenges créatifs sur place.
- L'esthétique « showgirl » explose littéralement, avec une hausse de +945 % des recherches associées.
Du maximalisme tropical au style pirate
La tendance qui écrase toutes les autres, c'est le maximalisme tropical. Plumes, franges et paillettes dorées s'y mêlent dans une ambiance de carnaval, portée notamment par l'explosion des recherches « esthétique showgirl » (+945 %). On y retrouve aussi les tenues « tropicoqueta » (+105 %) et les robes à franges dorées (+30 %).
À l'opposé, le style piratecore mise sur le récup et l'imperfection assumée : ceintures superposées, suédine usée et maquillage légèrement baveux. Les recherches de maquillage yeux pirate grimpent de +330 %, tandis que les mini-jupes en suédine progressent de +195 %.
Indie, pop et transparence : trois façons différentes de vibrer
Le style indie sans effort séduit les nostalgiques de l'esthétique rock des années 2000 : t-shirts de groupes chinés, chemises en flanelle usées et allure décontractée mais pointue. Les recherches de tenues rock années 2000 et d'outfits shoegaze progressent chacune de +60 %.
À l'inverse, la tendance pop Y2K joue la carte de l'excès assumé, avec des jeans aérographés (+75 %) et l'esthétique « Frutiger Aero » (+40 %), qui mélange brillance techno et maximalisme pop.
Autre ambiance avec la tendance « sheer euphoria » : organza transparent et soies oversize pour des looks doux et émotionnels, pensés pour les moments de complicité entre amis sur le dancefloor. Les jupes transparentes street style et les chemises en organza progressent toutes deux de +60 %.
Le grand drama, ultime tendance de la saison
Dernière esthétique repérée par Pinterest : le grand drama, où l'exagération devient la règle. Chaussures dépareillées, maquillage contrasté et superpositions audacieuses composent des looks pensés comme de véritables costumes. Les recherches de tenues dépareillées bondissent de +75 %, celles de maquillage dramatique des yeux de +45 %.
L’article "Pinterest dévoile les tendances mode de la saison des festivals 2026" a été publié sur le site Abondance.
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« Bon sang, le lecteur a les droits admin ? » : OpenAI révèle le forum secret que ses agents ont créé avant de pirater Hugging Face

Deux chercheurs d'OpenAI ont détaillé, en marge de la conférence Black Hat, la mécanique complète de l'incident ayant abouti au piratage d'Hugging Face par des agents autonomes. Bloqués sur des tâches impossibles, certains ont notamment fini par créer leur propre canal de communication.
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Flora Tristan, la révolutionnaire qui dénonçait déjà la pollution industrielle au XIXe siècle
[Ces précurseuses écolos et féministes 4/5] Critique du progrès industriel et pionnière du socialisme, Flora Tristan aura passé sa vie à tenter d'améliorer le sort des ouvriers et la condition des femmes.
Lire la suite - Idée / Féminisme , Idées
Nous sommes en 1830 à Londres. Un brouillard — le fameux « smog » — flotte sur la ville, et les cheminées des usines crachent une épaisse fumée. L'Angleterre achève sa révolution industrielle, et le charbon coule à flots dans les veines de la capitale britannique.
Carnet à la main, une (…) -
« Nous développons des modèles de télépathie » : cette chercheuse a quitté OpenAI pour communiquer avec l’IA par la pensée

Naomi Bashkansky a quitté OpenAI pour rejoindre Conduit, une startup qui veut convertir l’activité cérébrale en instructions pour des agents d’IA comme Codex. Son pari : remplacer un jour les prompts par un simple bandeau neuronal.
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L’économie réelle de l’intelligence artificielle
L’économie de l’IA générative se caractérise par une tension entre l’explosion des usages et la concentration des capacités de production stratégiques. Une analyse de Thomas Renault issue du dernier numéro de L’Economie politique. -
Trump’s Gaza Board of Peace issues first building contract – for a military base
Exclusive: Louisiana firm awarded tender to build rudimentary outpost to house Moroccan troops
Donald Trump’s Board of Peace, which was set up in January to oversee the reconstruction of Gaza, has finally issued its first construction contract in the devastated territory: a project to build a rudimentary 150-person military outpost to house Moroccan troops, a source familiar with the matter told the Guardian.
The contract, which has not yet been finalised, was awarded to Arkel International, a Louisiana-based firm that has previously carried out work with the US government in countries such as Iraq.
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Soirée de soutien aux prisonniers politiques marocains et de la GenZ 212 - 6 août à 18h à l'Amicale du futur
Jeudi 6 août 2026, rendez-vous à l'Amicale du futur ( (31 rue Sébastien Gryphe-Lyon 07))de 18h à minuit pour un bar de soutien aux prisonniers de la gen z et prisonniers politiques marocains.
Au programme :
DJ set
Distro
Bar/Snack💫 Faites tourner sans hésiter ! 🫶
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Des aborigènes ont récupéré 33 000 hectares de zones humides pour les régénérer
« Le Grand Cumbung n’est pas seulement une terre – comme son frère de l’autre côté de la rivière Gayini, il est unique. C’est un pays porteur d’une profonde signification culturelle et écologique pour notre communauté. Assurer son avenir signifie que nous pouvons restaurer et protéger ce paysage extraordinaire pour les générations à venir », a déclaré Jamie Woods, Président du Conseil tribal Nari Nari
Cet article Des aborigènes ont récupéré 33 000 hectares de zones humides pour les régénérer est apparu en premier sur La Relève et La Peste.
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Cash is king: Washington Republicans bankroll midterms as National Democrat coffers are in the red
On the heels of President Donald Trump's Tuesday fundraiser in Los Angeles, and with the November midterms less than 100 days away, Washington Republicans hold a commanding financial edge over Washington Democrats that could prove decisive in key races for control of Congress. -
Concert interrompu de Barbara Butch : la parole aux personnes présentes (3/3) | Élodie Safaris
C'est un emballement médiatique qui cristallise quelques-uns des sujets les plus inflammables : Gaza, Israël, LFI, l'antisémitisme et la liberté d'expression. Dès lors, pas si étonnant que le concert de la DJ Barbara Butch qui s'est déroulé à Grenoble samedi 18 juillet et sa perturbation par une foule de militants et citoyens engagés contre sa venue, aient largement occupé le champ médiatique Source: Arrêt sur images -
ACLU blasts Trump’s new orders on birthright citizenship, saying they are doomed to fail in court– as it happened
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One quick note on the contempt resolution: Senator Rand Paul may try to send it straight to the Department of Justice, since advancing it in the Senate would require 60 votes. Republicans hold just 53 seats, making it almost certain to fall short of that threshold.
Republicans on a Senate committee voted to hold Anthony Fauci in contempt of Congress on Thursday. This comes after a bitter hearing last week, where the retired public health official invoked the fifth amendment for fear of self-incrimination and possible prosecution by Republican lawmakers on the homeland security and governmental affairs committee – who have routinely vilified Fauci for his handling of the Covid-19 response.
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Quand la SNCF spécule sur les billets de train pendant les incendies
Bienvenue dans l'univers impitoyable de la «tarification dynamique» et du «yield management» à la SNCF privatisée.
L’article Quand la SNCF spécule sur les billets de train pendant les incendies est apparu en premier sur Contre Attaque.
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Exclusive: Major Republican fundraiser winning contracts from Trump administration, emails reveal
Palmer Luckey has donated $5.9m to Republicans and bundled more, while reaping billions in Pentagon contracts
Wealthy Republicans on the west coast received an emailed invitation in July to an upcoming fundraiser titled “Keep the Senate”. The email, obtained by the Guardian, described the event as a “private roundtable and dinner with the National Republican Senatorial Committee” where donors can pledge $50,000 for seats at the head table, and mingle with legislative heavy hitters from Capitol Hill including the Senator majority leader, John Thune, and Mike Rogers, who is running for Senate in Michigan with Donald Trump’s endorsement.
One of the organizers listed on the invite was the defense industry tycoon Palmer Luckey, the 33-year-old co-founder of sprawling weapons manufacturer Anduril Industries.
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Eight days of fury: Paper trail exposes FBI bid to probe Trump as Russian asset for firing Comey
The latest declassified documents relating to the FBI's politically motivated investigations into President Donald Trump revealed that the Bureau secretly investigated Trump for alleged ties to Russia over his firing of then-FBI Director James Comey. As Just the News' John Solomon reported Wednesday, the electronic communication opening the probe was sent on May 16, 2017 – a mere week after Trump fired Comey. The FBI knew that the firing had nothing to do with Russia, yet investigated the sitting president anyway. -
Corse: le FLNC-UC menace les non-Corses venant vivre sur l’île, l’antiterrorisme saisi
Le Front de libération nationale corse-Union des combattants estime que le processus qui vise à donner une autonomie à l’île, approuvé le 23 juin par l’Assemblée, est une «mascarade», et dénonce «l’arrivée massive de près de 5 000 étrangers, dont une grande majorité de Français» chaque année. -
Taxis autonomes à Londres : Première étape pour Uber et Wayve, qui obtiennent l’autorisation de proposer des trajets avec chauffeur de sécurité
L’arrivée de taxis autonomes à Londres se précise. Uber et Wayve, qui planchent sur un service de taxis autonomes dans la capitale britannique dans les prochains mois, ont annoncé le 5 août avoir obtenu l’autorisation de l’organisme responsable des transports en commun Transport for London (TfL) leur permettant de disposer de licences de VTC.
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Des milliers de places d’hébergement d’urgence menacées à Paris pour des raisons budgétaires
Au cœur de l’été, l’État a prévenu les associations parisiennes gérant l’hébergement d’urgence d’une baisse, allant jusqu’à 10%, de leurs financements. Elles sont inquiètes pour les publics vulnérables et des mises à la rue à venir. -
Intimidations, faux PV, prison: les rouages de la répression de la GenZ marocaine
Alors qu’ils réclamaient pacifiquement la fin de la corruption, un meilleur système de santé et d’éducation, les jeunes du mouvement GenZ 212 ont été confrontés à la police, d’une «brutalité excessive»," "selon une organisation des droits humains. «Mediapart» revient sur le destin de trois jeunes. -
Racisme au travail : ces violences qui abîment la santé mentale
Au printemps, l'Institut d'études et d'actions citoyennes (IEAC) organisait un colloque consacré aux discriminations raciales au travail et à leurs conséquences sur la santé mentale. Professionnel·les de santé mentale, juristes, représentant·es syndicaux et salarié·es se sont retrouvés pour mieux reconnaître et combattre ces violences.
The post Racisme au travail : ces violences qui abîment la santé mentale appeared first on Bondy Blog.
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«Si c’est pour qu’il naisse sur une planète en guerre et en feu, ce n’est pas la peine» : elles voulaient un enfant, mais leur vie a basculé cet été
Canicules, incendies, sécheresses… Pour ces Français·es, l’été 2026 marque un tournant dans leur réflexion sur la parentalité. © Aurore Chapon
Canicules, incendies et sécheresse : face à un climat qui s’emballe, l’avenir des Français bascule
Désir d’enfants, déménagement, changement de carrière ou de vie… Vert a recueilli des centaines de témoignages de personnes dont l’avenir a été percuté par cet été infernal. Découvrez leur histoire dans notre série en quatre volets intitulée «2026, l’été de la bascule».
Retrouvez tous les épisodes de notre série d’été en cliquant ici.Ce 8 juin 2026, Mathilde* a probablement pris l’une des décisions les plus radicales de sa vie : renoncer à sa fertilité. Atteinte d’un cancer du sein diagnostiqué trois mois plus tôt, cette jeune femme de 32 ans s’apprête à commencer une hormonothérapie susceptible de compromettre sérieusement ses chances d’avoir un enfant. Les soignant·es lui proposent de faire congeler ses ovocytes. Elle refuse.
«Dans ma chambre d’hôpital, il faisait 35 ou 36 degrés. La fenêtre était recouverte d’une couverture de survie et je venais d’apprendre la réintroduction de pesticides interdits, raconte-t-elle à Vert. J’ai compris que les prochaines années allaient être un défi, et je me suis dit : à quoi bon faire un enfant dans ce monde ?» Aujourd’hui, il n’est plus possible de faire machine arrière, explique Mathilde. Si elle a dû choisir dans l’urgence, elle l’assure : «Je ne regrette pas mon choix».
En mai, juin puis juillet, quatre canicules successives ont accablé la France hexagonale, et mis les corps, les esprits et la société tout entière à rude épreuve. Pour beaucoup de Français·es, l’été 2026 a fait du changement climatique une réalité brutale. Un «choc» qui, chez certain·es, a fait vaciller leur désir d’enfant – jusqu’au renoncement.
«Si je fais des enfants, qu’est-ce qu’ils vont boire ?»
Emma* fait partie de celles et ceux qui doutent encore. Les vagues de chaleur successives et la «dépression» dans laquelle elles l’ont plongée ont profondément ébranlé les certitudes de cette Iséroise de 31 ans. La canicule de juin «m’a fait entrer dans une spirale très noire», confie-t-elle. «Pour la première fois, j’ai eu un aperçu concret de l’avenir. Les oiseaux ne chantaient plus dehors, les tomates de mon potager ont arrêté de pousser, les pollinisateurs avaient disparu. J’étais en état de sidération totale», confie-t-elle.
Est-il souhaitable de mettre au monde un enfant dans ces conditions ? «J’y pense tout le temps : si j’en fais, qu’est-ce qu’ils vont boire ? Qu’est-ce qu’ils vont manger ? Dans quel contexte vais-je les élever ? Je n’ai pas de réponse. Mais ça me travaille.»
Quand Emma hésite encore, d’autres estiment avoir arrêté leur choix. À quelques centaines de kilomètres plus au nord, Émilie*, ingénieure agronome de 25 ans, l’affirme : «Je n’aurai pas d’enfant.» Avec son compagnon, elle vit sous les combles d’un immeuble mal isolé à Mantes-la-Ville, dans les Yvelines. Les trois vagues de chaleur de l’été ont transformé son appartement en étuve et achevé de dissiper les derniers doutes de la jeune femme.
«Avant cet été, je réfléchissais déjà à faire une ligature des trompes [méthode de stérilisation définitive, NDLR], mais j’hésitais encore parce qu’une partie de moi voulait croire en l’avenir. Ça y est, j’ai perdu toute forme d’espoir», rapporte-t-elle. Dans deux ans, son implant contraceptif arrivera à son terme. Cette fois, elle le jure : «Il n’y aura pas de nouveau moyen de contraception réversible après.»
Une inquiétude déjà mesurée par les démographes
Ne pas vouloir d’enfant dans «un monde qui brûle» n’est pas un phénomène nouveau. Les témoignages recueillis par Vert illustrent un constat déjà établi par les démographes : l’inquiétude face à l’avenir peut peser sur le nombre d’enfants désiré.
En 2024, l’Institut national d’études démographiques (Ined) a interrogé 12 800 personnes vivant en France hexagonale. Dans une étude publiée en 2025, ses chercheur·ses constataient que les Françaises et Français souhaitaient moins d’enfants qu’auparavant, notamment en raison de leurs «craintes» pour le futur. «Les personnes très inquiètes pour l’avenir des générations futures souhaitent en moyenne 0,11 enfant de moins que les autres», écrivaient les auteur·ices.
Cet écart pourrait-il encore augmenter après cet été ? Pour le sociologue Milan Bouchet-Valat, co-auteur de l’étude, ce n’est pas à écarter : «De manière générale, on peut penser que les épisodes climatiques extrêmes tels que les canicules renforcent cet effet», explique-t-il à Vert.
«Je regrette d’avoir fait un enfant dans ce monde»
Subir ces canicules brutales à répétition, «c’est se rendre compte qu’on est dans un train lancé à pleine vitesse, qu’il y a un mur devant et que personne n’actionne le frein», résume Émilie. «Je ne veux pas avoir la responsabilité de mettre au monde une personne qui aura à vivre dans ce monde-là. Je ne veux pas d’un enfant qui connaîtra des étés à 50 degrés, la violence du système capitaliste, et qui verra que les responsables politiques n’écoutent rien, poursuit-elle. Je pense que cet enfant serait malheureux.»
Son témoignage résonne avec ceux de Léa* et Thomas*. La première a 30 ans et vit à Orléans (Loiret). Le second travaille comme comptable près de Fontainebleau (Seine-et-Marne). Tous deux ont déjà un enfant. Et tous deux affirment que, si leur décision avait dû être prise après cet été, ils auraient peut-être renoncé à devenir parents.
«Je regrette d’avoir fait un enfant dans ce monde, confie Thomas. J’aime ma fille, mais j’ai peur pour son avenir. Je suis désormais certain que je ne ferai pas de deuxième enfant. Si c’est pour qu’il naisse sur une planète en guerre et en feu, ce n’est pas la peine.»
Léa abonde : «J’ai eu une grossesse formidable. J’ai un bébé formidable. Et j’adorerais en avoir un deuxième. Mais pourquoi mettre une personne supplémentaire sur cette Terre, alors que celle-ci ne va pas bien ? Ça fait déjà des mois que je me dis ça. L’été 2026 m’a confortée dans cette décision-là. À regret, je m’empêcherai d’avoir un autre enfant.»
«Il faudrait un changement profond de système»
Nous avons posé cette même question à Emma, Thomas, Émilie et Léa : qu’est-ce qui pourrait encore vous faire changer d’avis ? «Une bonne grosse révolution», répond cette dernière. Il faudrait, énumère-t-elle, «qu’on plante davantage d’arbres, que la société soit vraiment écoutée, qu’on mette la santé, les personnes âgées et les enfants au cœur de nos priorités».
Émilie aussi aurait besoin d’«un changement profond de système». «Emmanuel Macron appelle au réarmement démographique. Ça montre sa déconnexion profonde avec la réalité. Car c’est en partie de sa faute si je ne peux pas faire d’enfant», blâme-t-elle.
Pour Emma, l’espoir d’un sursaut politique n’a pas totalement disparu. Son choix pourrait notamment dépendre du résultat de l’élection présidentielle de 2027. «Si c’est La France insoumise ou Les Écologistes au pouvoir, je pourrais revoir ma décision. C’est la seule chose à laquelle je me raccroche maintenant», confie-t-elle.
Et d’asséner : «Si je prenais la décision définitive de ne pas faire d’enfant, ce serait vraiment par contrainte. Et je tiendrais pour responsable une partie de nos responsables politiques actuels. Ce sont eux qui ne prennent pas en compte les enjeux écologiques, qui continuent à spéculer et polluer sans limite, pendant que, nous, on remet en question notre avenir».
*Le prénom a été modifié.
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Top Democrats accuse Trump officials over Israeli settlers’ ‘unbridled violence’
Letter says lifting of sanctions sent ‘clear message’ settlers can use deadly force in West Bank without consequences
Senior Democrats have accused Donald Trump’s administration of giving a green light to violent Israeli settlers in the occupied West Bank, warning that its policies created “a climate of impunity and unbridled violence” that endangers both Palestinians and US citizens.
In a letter seen by the Guardian, a group of 19 Democratic senators and representatives call for the restoration of sanctions against extremist settlers and demand independent US investigations into the deaths of nine US citizens killed in the West Bank since 2022.
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Ceuta : attention, ces images montrant une membre de la Croix-Rouge enlaçant un homme migrant datent de 2021

Source :Compte Facebook, le 31 juillet 2026
Etiqe :faux
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Entre le 30 juillet et le 2 août, des dizaines de milliers de personnes venant du Maroc sont arrivées dans l’enclave espagnole, Ceuta, depuis le continent africain. Alors que cette crise aurait été enclenchée, en partie pour le moins, par une fausse rumeur sur les réseaux sociaux, les images de cette arrivée massive de personnes venant par la mer sont devenues virales… avec leur lot de désinformation et approximations. Les Surligneurs ont pu en lister plusieurs, comme ici ou ici.
Parmi le flot d’images qui a accompagné les événements survenus à Ceuta ces derniers jours, certaines se détachent par leur impact.
Une vidéo où l’on voit un personnel de la Croix-Rouge serrer dans ses bras une personne tout juste arrivée à la nage, depuis le Maroc voisin, dans l’enclave espagnole, circule. Si l’émotion se lit dans la séquence, les internautes semblent, eux, davantage sensibles aux conséquences supposées de cet acte.
« Elle fait partie du problème », écrit l’un d’entre eux. « 10 minutes plus tard, elle est violée et assassinée », assène un autre. Dans une publication, les effectifs de la Croix-Rouge sont décrits comme des « traîtres ».
Or, s’il y a traîtrise ici ce n’est pas dans l’expression d’un geste affectueux, mais dans l’omission qui est faite de la date de celui-ci. En effet, cette séquence n’a pas été enregistrée ces derniers jours mais en mai 2021. Soit il y a plus de cinq ans, lors de la précédente crise migratoire qu’avait connue Ceuta et conduit à l’entrée subite sur le territoire espagnol de près de 10 000 personnes.
Une scène captée en 2021
L’étreinte avait été fortement relayée à l’époque par les médias comme le prouvent ces quelques exemples de reportages : El Pais, DW, Loopsider
Dans une interview à la RTVE, la bénévole de la Croix-Rouge expliquait alors que Abdou Ngom – du nom de la personne secourue sur la plage – la « regardait comme s’il n’avait jamais vu personne auparavant ». « Le fait qu’il m’ait serré dans ses bras, c’était comme une bouée de sauvetage pour lui », détaillait-elle encore.
Ce geste avait, déjà à l’époque, généré de nombreux messages de haine à l’encontre de la jeune femme. Le média de vérification des faits espagnol, maldita.es, expliquait, quelques jours après la diffusion de la scène, que l’intéressée avait dû protéger l’accessibilité à ses réseaux sociaux pour contrer la vague de messages insultants et racistes reçus.
En juin 2025, la presse espagnole (El Mundo, RTVC, RTVE) annonçait le décès d’Abdou Ngom. Celui-ci avait finalement réussi à entrer en Espagne, via les îles Canaries, en novembre de 2024. Soit plus d’un an et demi avant l’exploitation éhontée de son arrivée sur une plage de Ceuta.
Auteurs :
Auteur : Nicolas Kirilowits, journaliste
Relectrice : Clara Robert-Motta, journaliste
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Secrétariat de rédaction : Clara Robert-Motta, journaliste
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Muse Code : Meta attaque Claude Code et Codex et part à la conquête des développeurs

Le géant américain lance en bêta son propre agent de codage IA, misant sur des prix cassés pour bousculer un marché ultra-concurrentiel.
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‘Morocco feels emboldened’: Trump’s influence in spotlight after Ceuta disaster
Washington-Rabat ties under scrutiny as questions swirl over what led to deadly influx into tiny Spanish territory
The cosy relationship between Washington and Rabat has long been flaunted by both sides, from Morocco’s announcement this year that it would be the first African state to join Donald Trump’s Board of Peace to the congratulatory message recently sent by Trump to mark King Mohammed VI’s 27 years in power.
The latest example landed this week. As Spain grappled with the aftermath of the sudden influx – and swift return – of more than 70,000 people into Ceuta, Morocco’s monarch confirmed he had named a $1bn highway flanking the disputed territory of Western Sahara after Trump.
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« Rupture écologique » : une sécheresse inédite et un gouvernement qui sacrifie les ressources en eau
Nous subissons les canicules les plus dures depuis le début des mesures, mais c'est aussi l'épisode le plus sec qu'ait connu la France.
L’article « Rupture écologique » : une sécheresse inédite et un gouvernement qui sacrifie les ressources en eau est apparu en premier sur Contre Attaque.
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1 millions d'euros de dégâts et 4 camions de carabiniers en feu : une manif' contre le Lyon-Turin déterminée
La marche annuelle contre le doublement du Lyon-Turin dans le Val de Suse ce week-end était particulièrement déterminée. En marge de la 10e édition du festival « Alta Felicita », 20 000 personnes se sont mobilisées contre la destruction en cours.
Comme chaque été depuis maintenant 10 ans, le Val de Suse accueillait le festival "Alta Felicità" et une grande marche contre le grand projet inutile et impoosé du doublement de la ligne ferrorivaire Lyon-Turin. Pour rappel, ce grand projet a été initié dans les années 1980 menace 1500 hectares de terres, de plaines, de vallées et de montagnes à travers les Alpes, sur le territoire italien et français. Pour faire passer de force son traçé de 270 kilomètres, ses 202 kilomètres de galeries et ses 11 tunnels sous les massifs, la société d'exploitation TELT pompe plusieurs dizaine de milliards d'euros investis par les collectivités locales et cause des ravages écologiques irréversibles. Si le traçé est plus important du côté français, c'est du côté italien que les travaux ont commencé le plus tôt, et où la mobilisation s'organise depuis le début des années 2000, en installant régulièrement des campements ("presidio") pour empêcher le chantier de progresser.
La mobilisation appelée cet été est marquée par une impressionnante participation, avec plus de 40 000 personnes qui ont convergé de l'Italie et de l'international vers Venaus, selon les médias locaux. Une participation record qui s'explique à la fois par l'anniversaire du festival mais également par le 15e anniversaire de « La République libre de la Maddalena », un presidio installé pendant six semaines de lutte acharnée à Chiomonte près de Venaus en 2011.
Samedi 25 juillet, une grande manifestation et une caravane de véhicule étaient appelées au départ de Venaus et de Suza après l'ouverture du festival. Au départ de la manifestation qui réunit 20 000 personnes, trois groupes se forment. Une première attaque est menée contre le chantier de San Didero, tout près de Suza. Ce chantier de 68 000m2, lancé en 2021 entre l'autoroute A32 et la route nationale 25 du Moncenisio, est censé accueillir un grand parking et les bureaux d'exploitation de Sitaf, qui aura pour objectif de réguler le flux de poids lourds se dirigeant vers le tunnel du Fréjus. Une deuxième a lieu à Chiomonte, sur le plus grand chantier italien du Lyon-Turin, un des points névralgiques du tunnel transalpin. Enfin, le troisième groupe a continué jusqu'au chantier de Salbertrand, zone prévue pour l'usine de traitement des matériaux d'excavation destinés à la fabrication du béton, l'usine de voussoirs pour le revêtement du tunnel et la zone de triage et de chargement par voie ferrée vers les sites de stockage de Torrazza Piemonte et de Caprie.
Sur le premier chantier, à San Didero, le barrières ont été forcées et un affrontement a eu lieu avec les flics avec notamment des mortiers et de nombreux pétard. Le groupe a finalement été repoussé par la police à coup de lacrymos. Une partie de la manifestation est partie occuper la voie ferroviaire de Bruzolo pendant quasi une heure. L'attaque la plus violente portée au TAV a finalement été celle du chantier de Chiomonte, où la détermination des manifestant-es leur a permis de mettre en déroute les flics, de faire brûler quatre camions de carabieniri et de forcer l'entrée du chantier pour y réaliser les dégradations voulues.
photographie @bapptou
photographie @la_loutre
TELT, la société italo-française chargée de la réalisation de la ligne Turin-Lyon, a fait le tour des médias internationaux pour déplorer des dégâts qui seraient estimés à 1 million d'eutros. Derrière des chiffres bien entendu impossibles à vérifier, c'est tout de même une victoire importante de la lutte No-TAV contre le désastre en cours et à venir.
Face à cette victoire, le gouvernement italien d'extrême-droite de Meloni a bien entendu poussé nombre de cris d'ofraie contre la violence des manifestant-es contre les condés et a lancé une importante répression. L'équivalent de l'AFP italien (l'ANSA) rapporte dans les médias depuis le début de la semaine que plusieurs centaine de personnes ont été repérées comme ayant participé aux moments les plus déterminés de la mobilisation et 4 militant-es internationaux ont été arrêté-es. Meloni et le ministre de l'intérieur Matteo Piantedosi ont chargé la préfecture de police de Turin pour mener la répression contre la mobilisation.
Solidarité avec les personnes interpellées et que crève le Lyon-Turin !
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Journée noire pour l’IA chez Google : Demis Hassabis n’est plus à la tête de DeepMind

Considéré comme l’un des architectes de l’intelligence artificielle moderne, Demis Hassabis était devenu le visage de Google dans la révolution des LLM. Le prix Nobel de chimie abandonne la direction opérationnelle de Google DeepMind et va se consacrer à la recherche scientifique et à l’AGI dans un nouveau poste taillé sur mesure. Wall Street a sanctionné l’annonce, tombée le même jour que le départ de Jeff Dean après 27 ans chez Google : l’action Alphabet a perdu 4,05 %.
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Claude AI : des conversations indexées par Google
Le problème, révélé par un utilisateur de Reddit puis documenté par WIRED, concernait uniquement les conversations que les utilisateurs avaient choisi de partager via un lien public. Certaines d’entre elles ont été indexées par Google et Bing, permettant de les retrouver directement depuis les moteurs de recherche grâce à une requête ciblée. Parmi les échanges exposés figuraient notamment des questions juridiques, politiques ou encore personnelles.
Une protection technique jugée insuffisante
Selon WIRED, Anthropic empêchait déjà les robots d’exploration d’accéder à ces pages via un fichier robots.txt. Toutefois, ce mécanisme n’empêche pas systématiquement l’indexation d’une page lorsqu’elle est liée depuis d’autres sites. Google et Bing recommandent également l’utilisation d’une balise noindex, absente des pages concernées au moment des faits.
Google a retiré les résultats
Depuis, Google a supprimé les conversations de son index, tandis que Bing affichait encore plusieurs centaines de résultats lors de la publication de l’enquête. Anthropic rappelle que les conversations sont privées par défaut et que les liens de partage ne deviennent accessibles qu’à la demande de l’utilisateur. L’entreprise recommande aux utilisateurs de gérer leurs conversations partagées depuis les paramètres de confidentialité.
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Ceuta : rien n’indique que cette vidéo montre un « migrant » poignarder un autre homme

Source :Compte X, le 1er août 2026
Etiqe :aucune preuve
Contenu :
Entre le 30 juillet et le 2 août, des dizaines de milliers de personnes venant du Maroc sont arrivées dans l’enclave espagnole, Ceuta, depuis le continent africain. Alors que cette crise aurait été enclenchée, en partie pour le moins, par une fausse rumeur sur les réseaux sociaux, les images de cette arrivée massive de personnes venant par la mer sont devenues virales… avec leur lot de désinformation et approximations. Les Surligneurs ont pu en lister plusieurs, comme ici.
Parmi, les dizaines, voire centaines, d’images de Ceuta qui circulent, une séquence est particulièrement confuse et violente. Dans une rue, des jeunes gens semblent fuir quelque chose quand l’un d’entre eux assène un coup à un autre, le laissant vraisemblablement inconscient au sol.
Que s’est-il passé ? Ne disposant pas du début de l’altercation, il n’est pas possible de savoir dans quel contexte ce coup a été porté. Ces deux personnes se sont-elles battues ? Si nous ne savons rien des détails, des internautes, eux, brodent des histoires en énumérant des précisions qu’ils assurent véridiques… mais sans preuve.
La scène, assurent-ils, se déroule à Ceuta, au même moment que la crise migratoire de cette fin juillet. Concrètement, une publication décrit les images en indiquant que “des migrants marocains [sont] filmés en train de poignarder des Espagnols en pleine rue à Ceuta”. Un autre écrit plus brièvement : « Des attaques au couteau dans Ceuta. »
Ces indications ainsi que la violence de la séquence sont naturellement inquiétantes. Mais sont-elles pour autant justes ? Selon les autorités, non.
Pas d’informations concernant une agression à l’arme blanche
Malgré nos recherches, nous n’avons pas été en mesure de confirmer les informations avancées dans ces publications. Sollicité par Les Surligneurs, le ministère de l’Intérieur espagnol a répondu ne pas être au courant d’une agression par arme blanche comme celle visible sur la vidéo.
Dans un article consacré, notamment, à cette même vidéo, le média catalan spécialisé dans la vérification des faits, Verificat, précise pour sa part avoir contacté le service presse de la Garde civile locale qui a confirmé la localité de l’agression – Ceuta – mais a indiqué « qu’il ne s’agissait pas d’une agression au couteau, mais d’un coup ».
En effet, sur la vidéo rien ne permet de confirmer que la personne qui gît au sol a été blessée par un couteau tel que l’affirment pourtant les publications. Aucun objet n’est clairement visible au moment du coup porté.
De la même manière, aucun détail ne permet de suggérer la nationalité des personnes concernées par la rixe. Même les réseaux sociaux n’ont pas l’air d’accord entre eux.
Quand certaines publications, comme celles citées plus haut, évoquent « des migrants marocains filmés en train de poignarder des Espagnols », une autre en Espagnol – largement relayée – mentionne deux citoyens marocains. En tout état cause, à la seule vue des images diffusées, il est impossible de confirmer l’origine des personnes concernées.
Aucune preuve ne permet donc de supporter l’affirmation selon laquelle le jeune homme a été poignardé, et par extension qu’il l’a été par un « migrant ».
Auteurs :
Auteur : Nicolas Kirilowits, journaliste
Relectrice : Clara Robert-Motta, journaliste
Liens d’intérêts ou fonctions politiques déclarés des intervenants à l’article : aucun
Secrétariat de rédaction : Clara Robert-Motta, journaliste
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Washington Policy Review: August 5, 2026
Today’s Report
1. Overview
2. White House News
3. Truth Social Posts
4. Government Department News
5. 2028 Democratic Presidential Candidates
6. AI & Tech Company News
7. Congressional Watch
8. Policy Impact Analysis & Heatmap
1. Overview
The White House highlighted President Trump’s recent policy impacts in Nevada, crediting his administration with securing the “largest tax cut for working families” and achieving the “most secure border on record.” Officials credited these initiatives with driving down local crime and attracting billions in private investment, asserting that the administration’s “America First” agenda is delivering tangible results for the state’s residents. Separately, newly declassified FBI memos revealed a 2017 investigation into whether President Trump acted on behalf of the Russian government, though records suggest agents viewed the probe as a biased effort to “get Trump.”
On Truth Social, President Trump promoted an interview with Treasury Secretary Scott Bessent and celebrated a “28-1” win rate in recent political endorsements. He characterized media coverage of his single loss as “FAKE NEWS” and issued a stern warning regarding election integrity in Wayne County, Michigan, labeling the process “strictly Third World.” Additionally, Trump criticized Michael Moore as a “Loser” and maintained that his administration’s economic performance has initiated a “Golden Age of America” that his opponents cannot undo.
The State Department addressed the OAS on the “Murillo-Ortega dictatorship” in Nicaragua and saw Secretary Rubio discuss European security and Iran with his UK counterpart. The State Dept also announced $102 million in rewards and visa revocations to degrade the CJNG cartel, alongside $242 million in new Ebola relief. HHS Secretary Robert F. Kennedy, Jr. celebrated Kentucky’s medical schools joining a nutrition initiative and oversaw the decertification of an organ procurement organization due to “persistent patient safety failures.” The Treasury Department opened media credentialing for the upcoming G20 Finance Ministerial in North Carolina and released new guidance on tax credits for paid family leave.
Democratic governors focused on state-level infrastructure and economic initiatives. Governor Pritzker demanded answers from oil CEOs regarding high gas prices in Illinois, blaming the costs on President Trump’s “unlawful war with Iran” and accusing companies of generating “windfall profits.” Governor Moore signed legislation to place a redistricting amendment on the November ballot, claiming Republicans are working to “rig the system” and “weaken voting rights.” Meanwhile, Senator Ossoff voted against the CDC Director confirmation, citing a “reckless and sustained attack on the CDC” by the administration, while also introducing bipartisan legislation to bolster emergency alerts via satellite.
NVIDIA announced a significant expansion in domestic manufacturing to support U.S. AI infrastructure. Partnering with Wistron, the company opened a 324,000-square-foot facility in Fort Worth, Texas, to produce Grace Blackwell Superchips. This effort is part of a broader $700 million investment intended to onshore supply chains and move toward producing $500 billion in AI infrastructure within the United States.
The Senate conducted routine legislative business on August 4, passing the ALS Act Reauthorization and the National Plan for Epilepsy Act by voice vote. The Senate Judiciary Committee voted to report the nomination of Todd Blanche for Attorney General favorably to the full chamber. Meanwhile, the House of Representatives was not in session, and no legislative business occurred in that chamber.
Escalating geopolitical instability in the Strait of Hormuz elevates crude oil prices and inflationary pressures, compelling central banks to scale back rate-cut expectations and suppressing consumer discretionary spending. Simultaneously, robust federal fiscal commitments to domestic defense and industrial sectors provide a stable revenue floor for prime contractors, although this heavy capital allocation risks distorting labor and material markets. Within the healthcare sector, heightened regulatory enforcement and stricter performance standards introduce significant business continuity risks, a policy shift that critics characterize as “overreach” potentially fragmenting local delivery networks.
2. White House News
President Trump and Republicans Deliver Big Wins for the Silver State
President Trump and Republican leadership are “delivering results for Nevada families, workers, seniors, and communities,” according to the White House. The administration credits his policies with creating the “largest tax cut for working families in American history” and establishing the “most secure border on record.” Since returning to office, the President has reportedly driven down crime, unleashed American energy, opened federal lands, and attracted billions in private investment to the state, reinforcing the administration’s stance that “America First means Nevada First.”
Reference: https://www.whitehouse.gov/releases/2026/08/president-trump-and-republicans-deliver-big-wins-for-the-silver-state/
FBI Secretly Opened Probe Alleging Trump Fired Comey Because He Was a Russian Asset, Declassified Memos Show
Newly declassified FBI memos reveal that in May 2017, the bureau opened a criminal investigation, codenamed “Oxferd Comma,” to determine if President Trump was “wittingly or unwittingly, involved in activities for or on behalf of the Government of the Russian Federation.” The probe, predicated on concerns regarding the firing of James Comey, sought evidence of obstruction and potential Russian control. However, reports indicate FBI agents had largely dismissed collusion allegations beforehand, with one agent describing the investigation as a misguided effort to “get Trump.”
Reference: https://www.whitehouse.gov/releases/2026/08/fbi-secretly-opened-probe-alleging-trump-fired-comey-because-he-was-a-russian-asset-declassified-memos-show/
3. Truth Social Posts
Trump highlighted a recent television interview featuring Treasury Secretary Scott Bessent. Regarding domestic political contests, he noted his successful record on endorsements, where he achieved a “28-1” win rate, while criticizing the media for focusing solely on his single loss and labeling such coverage as “FAKE NEWS.”
Concerning the state of the Democratic Party and local elections, Trump observed that the projected winner of a recent race is a “Communist loser who hates Jews and Israel,” noting that the polls were “way off.” He also issued a strong warning regarding the integrity of voting in Wayne County, Michigan, describing it as “strictly Third World” and susceptible to “fake mail-in ballots” that might “surprisingly” appear. To counter this, he urged voters to support Mike Rogers to make the election “TOO BIG TO RIG.”
Finally, Trump derided Michael Moore as a “failed political pundit” and a “Loser,” while dismissing the critiques Moore offered regarding the 2024 election. Trump asserted that his administration has ushered in the “Golden Age of America” defined by the “Best Economic Numbers, EVER,” and maintained that these successes are too powerful for a small group of political opponents to destroy or alter.
Reference: https://truthsocial.com/@realDonaldTrump
4. Government Department News
State Department (state.gov)
U.S. Participation in Special Meeting at the OAS Permanent Council on Nicaragua
Senior Bureau Official Michael Kozak addressed the OAS Permanent Council regarding the “Murillo-Ortega dictatorship’s threat to the peace and security of our hemisphere.” The U.S. presented a draft resolution, co-sponsored by Argentina, Costa Rica, Panama, and Paraguay, to convene a Meeting of Consultation of Ministers of Foreign Affairs. The United States urged collective regional action, stating it “cannot continue to act alone” against the regime’s “desecration of democratic principles” and called for supporting the Nicaraguan people’s right to live free from tyranny.
Secretary Rubio’s Meeting with UK Foreign Secretary Miliband
Secretary of State Marco Rubio met with UK Foreign Secretary Ed Miliband to discuss European security roles and regional stability. The two officials emphasized the necessity for Europe to take on a greater share of responsibility for its own security. Additionally, they reaffirmed their joint commitment to maintaining safe transit in the Strait of Hormuz and ensuring that Iran is prevented from developing or obtaining a nuclear weapon.
Degrading CJNG: Announcing over $100 Million in Reward Offers and Visa Restrictions
Supporting President Trump’s mission to “eliminate narco-terrorist cartels,” the State Department announced up to $102 million in rewards for information leading to the conviction of eight leaders and associates of the Cártel de Jalisco Nueva Generación (CJNG). The department also revoked visas for 65 individuals linked to the cartel. Officials described CJNG as a “most violent and dangerous” group that “poisons American communities with illicit fentanyl, cocaine, heroin, and methamphetamine,” asserting that cartel operatives can no longer “terrorize the American people.”
Ebola Response Update – August 5, 2026
The U.S. is providing an additional $242 million to combat the Ebola outbreak in the Democratic Republic of the Congo and Uganda, bringing total State Department contributions to over $512 million. The funding supports surveillance, border screening, and treatment facilities. The administration maintains a Level 4 “Do Not Travel” advisory for the region. The State Department is assisting U.S. citizens in the area with security updates and financial loans for travel adjustments, emphasizing that the “Trump Administration has no higher priority than the safety and security of U.S. citizens.”
Department of War (war.gov)
The Department of War announced multiple defense contracts. Key awards include: $210.4 million to Hudson Technologies for industrial gas; $41.4 million to Pentaq Manufacturing for combat uniforms; $82.9 million to Carahsoft Technology for Air Force software renewals; and $67.5 million to Allison Transmission for Abrams tank components. Additionally, CCI Facility Contractors received $13.4 million for electrical infrastructure at Cape Canaveral, Loc Performance Products was awarded $18.9 million for vehicle track shoes, and G.A. Mechanical was awarded $16.9 million for utility infrastructure repairs.
Department of Health and Human Services (hhs.gov)
Kentucky Becomes Latest State to Achieve Full Participation in HHS Nutrition Education Initiative
Kentucky has reached full participation in the HHS Nutrition Education Initiative, as all medical schools in the commonwealth committed to providing at least 40 hours of nutrition education over four years. HHS Secretary Robert F. Kennedy, Jr. stated, “We cannot solve America’s chronic disease epidemic if doctors graduate without understanding how food shapes health.” Nationwide, 76 medical schools across 36 states have now joined the initiative, alongside eight major medical organizations committed to comprehensive educational reforms.
HHS Decertifies Kentucky Organ Procurement Organization to Protect Patients, Restore Trust
HHS is decertifying the Network for Hope, an organ procurement organization (OPO) serving Kentucky and surrounding states, citing persistent patient safety failures. Secretary Robert F. Kennedy, Jr. noted the action reflects the “Trump Administration’s commitment to protecting the sanctity of life.” Following federal reviews, officials determined the organization failed to meet safety standards or improve after corrective actions. CMS Administrator Dr. Mehmet Oz stated, “If you can’t be trusted to safeguard patients... we’ll find organizations that can.” New reforms include mandating OPTN Patient Safety Officers at all OPOs.
Treasury Department (home.treasury.gov)
Media Credentialing Opens for the United States G20 Finance Ministerial in Asheville, North Carolina
Treasury Secretary Scott Bessent will host the U.S. G20 Finance Ministerial in Asheville, North Carolina. The event includes a meeting for finance and central bank deputies from August 29–30, 2026, followed by a meeting for finance ministers and central bank governors from August 31–September 1, 2026. Media members must apply for credentials by August 24, 2026. Approved attendees will receive further logistical details and security information regarding the proceedings.
The Treasury and IRS released Notice 2026-28, outlining the permanent expansion of the employer tax credit for paid family and medical leave under the Working Families Tax Cuts. Secretary Scott Bessent stated the policy gives businesses “greater incentives to provide paid leave so workers can care for a newborn or other family member or recover from a serious illness without sacrificing their financial security.” Beginning in 2026, the guidance allows employers to claim credits for insurance premiums and wages paid for leave.
Quarterly Refunding Statement of Deputy Assistant Secretary for Federal Finance Brian Smith
The Treasury is offering $125 billion in securities to refund $96.3 billion in maturing debt, raising $28.7 billion in new cash. Auctions for 3-year, 10-year, and 30-year securities are scheduled for August 11–13, 2026. Treasury plans to maintain current coupon and floating rate note auction sizes for coming quarters. The department expects the Treasury General Account balance to peak at $1.05 trillion in late October and is implementing a buyback program for liquidity and cash management purposes.
Report to the Secretary of the Treasury from the Treasury Borrowing Advisory Committee
The Treasury Borrowing Advisory Committee reports that global markets are significantly influenced by energy price volatility stemming from the Iran conflict. While U.S. economic growth continues, the Federal Reserve has shifted toward a more hawkish stance, with some participants favoring rate increases. The committee notes that Treasury remains “adequately funded” for the remainder of FY26, though it projects a widening funding gap in subsequent fiscal years. The committee suggests maintaining specific cash balance targets for the Treasury General Account through the end of 2026.
5. 2028 Democratic Presidential Candidates
Gavin Newsom (gov.ca.gov)
Governor Newsom announces appointments 8.5.2026
Governor Newsom announced four appointments: Lele Yutzy as Director of the Office of Civil Rights; Jennifer Song as Deputy Secretary and Special Counsel for Enforcement at the California Business and Consumer Services Agency; Jane Park as Deputy Secretary for Energy at the California Natural Resources Agency; and Shweta Maurya as Senior Product Manager at the Office of Data and Innovation. These roles involve varying levels of state oversight and compensation, ranging from $154,860 to $220,584 annually.
Governor Newsom signs tribal-state gaming compact
Governor Newsom has officially signed a new tribal-state gaming compact between the State of California and the Yurok Tribe.
California’s tax agency cracks down on $168 million in illicit cannabis, tobacco
The California Department of Tax and Fee Administration has recovered $168 million in illicit cannabis and tobacco goods since 2019, including $22 million in early 2026. Governor Newsom stated that this enforcement protects the legal market and ensures “revenues that fund vital state programs are protected.” The state also reported high compliance rates regarding intoxicating hemp and kratom restrictions. These efforts are part of a broader strategy, supported by the Unified Cannabis Enforcement Task Force, to dismantle illegal operations and combat tax evasion.
Governor Newsom secures federal assistance to support response to Gann Fire in Calaveras County
Governor Newsom secured a Fire Management Assistance Grant from FEMA to support suppression efforts for the Gann Fire in Calaveras County. The fire, which began August 3, 2026, has burned over 6,495 acres, leading to the evacuation of 1,473 residents. The grant allows state and local agencies to apply for 75% reimbursement of eligible suppression costs. State agencies, including CAL FIRE and Cal OES, are coordinating response operations to contain the fire, protect property, and manage evacuations for threatened communities.
Gretchen Whitmer (michigan.gov)
Governor Whitmer announced a $2 billion investment plan across several Michigan companies, including fairlife, Chobani, and Mitra Chem, expected to create or retain 817 jobs. Fairlife is investing $650 million in a Coopersville expansion, while Chobani is investing $567 million to grow its La Colombe facility in Norton Shores. These projects, supported by the Make It in Michigan Competitiveness Fund, focus on food systems and infrastructure, with state grants assisting in regional water and wastewater system improvements to support long-term economic growth.
Wes Moore (governor.maryland.gov)
Governor Moore Announces New Preakness Race Schedule
Governor Moore announced a new schedule for the Preakness and Black-Eyed Susan Stakes following the state’s acquisition of the races’ intellectual property. The Preakness will move to the fourth Sunday in May, while the Black-Eyed Susan Stakes will be showcased on Saturday. Additionally, the Maryland Jockey Club and NBC Sports extended their partnership through 2032, ensuring continued coverage across NBC, Peacock, and NBCSN. Officials stated these changes aim to support Maryland’s economy, honor the state’s equine history, and modernize the racing experience for fans.
Governor Moore Signs Legislation to Put Redistricting Constitutional Amendment on November Ballot
Governor Moore signed HB 2100, placing a constitutional amendment on the November 2026 ballot to clarify Maryland’s redistricting process. If ratified, the amendment will confirm that redistricting standards for legislative districts do not apply to congressional districts. Governor Moore stated, “I have warned that President Trump and Republicans across the country are working to rig the system, weaken voting rights, and make this pain permanent.” The measure follows the work of the Governor’s Redistricting Advisory Commission and is intended to ensure redistricting decisions remain with Maryland voters.
Andy Beshear (governor.ky.gov)
Artisans Inc., a 100% employee-owned custom apparel manufacturer, has opened an $8.4 million facility in Lexington, creating 55 new jobs. The company consolidated operations from Wisconsin into this new location on Mercer Road. Founded in 1963, the firm specializes in decorated apparel for schools, resorts, and retailers. State and local officials celebrated the investment as a boost to the regional economy and a testament to Kentucky’s attractiveness for manufacturing businesses.
JB Pritzker (gov.illinois.gov)
Governor Pritzker has sent letters to major oil company CEOs demanding explanations for rising gasoline prices in Illinois, which he attributes to the impact of President Trump’s “unlawful war with Iran.” Pritzker argues that oil companies are generating “windfall profits” while Illinois drivers face costs that have risen by $1.30 per gallon. The Governor is requesting information on how these companies are profiting from the conflict and what steps they will take to provide financial relief to Illinois families by August 21, 2026.
Daily Public Schedule: Thursday, August 5, 2026
Governor Pritzker is scheduled to visit the iFab Integrated Bioprocessing Research Laboratory in Urbana, Illinois, to announce the second round of Regional Site Readiness awards. This initiative aims to foster job creation and business development throughout the state. A press availability is planned following the announcement.
Daily Public Schedule: Wednesday, August 5, 2026
Governor Pritzker has no public events scheduled for Wednesday, August 5, 2026.
Jon Ossoff (ossoff.senate.gov)
Sen. Ossoff Statement on CDC Director Confirmation Vote
Senator Ossoff voted against the confirmation of Dr. Schwartz as CDC Director. While offering his congratulations, Ossoff expressed concerns regarding the leadership of HHS Secretary Robert F. Kennedy, Jr., characterizing his tenure as a “reckless and sustained attack on the CDC” that has “gutted and demoralized” the workforce. Ossoff stated that after speaking with Dr. Schwartz, he “lacked sufficient confidence in her independence” given the current political climate, though he remains open to working with her to support the agency’s mission.
Sens. Ossoff, Cornyn Introduce Bipartisan Legislation to Strengthen Emergency Alerts
Sens. Ossoff and John Cornyn introduced the bipartisan Mystic Alerts Act, which aims to improve wireless emergency alerts by enabling delivery via satellite technology. This legislation seeks to ensure alerts reach citizens during disasters when ground-based cellular infrastructure is compromised, citing the loss of life during recent flooding in Texas as a primary motivator. The bill is part of Ossoff’s broader public safety efforts, which recently included securing federal funding for emergency response equipment and infrastructure in Spalding County, Conyers, and Tybee Island.
6. AI & Tech Company News
NVIDIA (nvidia.com)
NVIDIA and Partners Build in America, for America
NVIDIA is supporting the National Science Foundation’s State and Regional AI Hubs program to broaden access to AI research resources across U.S. colleges. Simultaneously, the company is expanding domestic manufacturing, exemplified by Wistron’s new 324,000-square-foot facility in Fort Worth, Texas. Producing Grace Blackwell Superchips, this plant is part of a $700 million investment aimed at reindustrializing the U.S. NVIDIA continues to partner with companies like TSMC and Foxconn to onshore supply chains, aiming to produce $500 billion in AI infrastructure domestically.
7. Congressional Watch
Covers the 2026-08-04 session — the Congressional Record is published with a one-day delay.
Senate
The Senate conducted routine legislative business and passed several non-controversial measures regarding health research and education. Senators also advanced the nomination process for the Director of the Centers for Disease Control and Prevention and continued debating a trade extension act.
S. 4472, ALS Act Reauthorization — Reauthorizes critical therapy access provisions through fiscal year 2031 [Passed by voice vote]
S. 494, National Plan for Epilepsy Act — Establishes a coordinated national research plan for epilepsy [Passed by voice vote]
S. Res. 830, Fulbright Program 80th Anniversary — Recognizes the 80th anniversary of the Fulbright Program [Passed by voice vote]
Todd Blanche — Nominated to be Attorney General [Ordered reported favorably by the Judiciary Committee]
House of Representatives
The House of Representatives was not in session on August 4, 2026. No legislative business or committee activity took place.
None — No session held [N/A]
Committee Highlights
Senate - Budget — Examined the current state and financial reality of the Medicaid program
Senate - Finance Subcommittee on Health Care — Examined the role of biotechnology in shaping a resilient health care future
Senate - Judiciary Subcommittee on Crime and Counterterrorism — Examined the consumer costs associated with AI surveillance pricing
Senate - Judiciary — Ordered the nomination of Todd Blanche for Attorney General to be reported
Coming Up
The Senate will convene at 10:30 a.m. on Wednesday, August 5, to continue considering the AGOA trade extension and vote on the nomination of Erica Schwartz for CDC Director. The House will meet in a pro forma session at 9 a.m. on Thursday, August 6.
Reference: Congressional Record Archive
8. Policy Impact Analysis & Heatmap
This analysis is provided for informational purposes only. It does not constitute investment advice or a recommendation to buy or sell any security.
Impact on Market
Based on today’s policy developments, our analysis identifies the following market impact themes:
THEME 1. GEOPOLITICAL ENERGY RISK
Ongoing conflict in the Strait of Hormuz continues to drive crude oil volatility and inflationary expectations. Persistent supply chain sensitivities force central banks to pivot away from rate-cut expectations. Critics argue that these high energy costs act as a regressive tax, severely dampening consumer discretionary spending power.
THEME 2. DEFENSE INDUSTRIAL EXPANSION
Government contract flows toward domestic industrial and defense manufacturers remain robust as the administration prioritizes security-related supply chains. This concentrated fiscal spending creates a reliable revenue floor for prime contractors. However, analysts warn that heavy reliance on defense-linked capital allocation can create distortions in labor and material markets.
THEME 3. HEALTHCARE REGULATORY SCRUTINY
Federal agencies are adopting a more punitive stance toward non-compliant service providers in the medical space. By enforcing stricter performance standards through decertifications, the administration aims to improve quality but introduces sudden business continuity risks. Opposition figures characterize these interventions as ‘overreach’ that could fragment local healthcare delivery networks.
Policy Impact Heatmap with Market Direction

Each cell shows an estimated impact score on a fixed scale of -10 to +10, reflecting how today’s policy developments may affect each market sector. Positive scores (green, ▲) suggest bullish impact; negative scores (red, ▼) suggest bearish pressure. Rows and columns are sorted by impact strength, and sectors and policy events with no meaningful impact are omitted. The heatmap, the analysis below, and the Impact on Market themes above are produced from a single unified analysis: the heatmap visualizes the magnitudes, while the text explains the causal reasoning behind them.
Geopolitical tensions in Iran continue to drive energy market volatility, forcing a repricing of interest rates as inflation risks persist. Elevated oil prices increase operating costs for transportation-heavy sectors and weigh on consumer sentiment, prompting political pushback against energy firm margins. The Treasury’s move to expand tax credits for paid family leave provides a fiscal cushion for employers and labor, though the broader macroeconomic environment remains sensitive to these shifting input costs.
Simultaneously, the administration’s aggressive approach to regulatory oversight is reshaping industry operations. The decertification of a major organ procurement organization demonstrates a shift toward stricter federal performance standards, introducing operational risk for healthcare entities reliant on government contracts. Concurrently, the Department of Defense is sustaining high-volume capital flows to industrial suppliers to bolster readiness. This duality of government action—tightening regulatory enforcement while maintaining heavy defense spending—creates a complex landscape for capital allocation. Market participants are balancing these regulatory headwinds against the tailwinds of sustained government industrial contracts and tax-advantaged business incentives.
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Un modèle de Meta a piraté une entreprise pendant un test, et c'est le troisième cas en une semaine
Meta a reconnu que son modèle Muse Spark 1.1 avait compromis les systèmes d'une société extérieure au cours d'une évaluation de cybersécurité. L'entreprise touchée n'a pas été identifiée.
Le déroulé est assez simple, une erreur de configuration a laissé le modèle atteindre l'internet public depuis son environnement de test, après quoi il a exploité une faille dans un service tiers et modifié les réglages internes de la société visée.
Cet environnement de test c'est le bac à sable. Une machine coupée du reste du monde, censée laisser un logiciel s'agiter sans qu'il puisse toucher quoi que ce soit de réel.
Le partenaire chargé de ces évaluations s'appelle Irregular. Le nom vous dit peut-être quelque chose, puisque c'est exactement le même prestataire qui avait laissé passer un modèle d'OpenAI vers un vrai site web, dans une affaire révélée la veille.
Dans ce cas-là, le nom inventé pour la cible de l'exercice correspondait à un domaine réellement déposé, et le modèle avait fini par récupérer des identifiants et administrer le site.
Anthropic avait ouvert le bal fin juillet en reconnaissant que ses propres modèles avaient pénétré trois entreprises pendant des tests.
Irregular assure de son côté qu'il s'agit du même problème d'environnement de test que celui déjà signalé par Anthropic, et pas d'une évasion de bac à sable ni d'une attaque sophistiquée.
Sauf que le point qui pose vraiment problème est ailleurs. Trois éditeurs différents, un seul prestataire d'évaluation, et la même erreur de configuration qui laisse un modèle sortir sur le réseau public alors qu'on lui a dit qu'il n'y avait pas accès.
Tous les incidents ne viennent pas d'Irregular, cela dit. L'institut britannique de sécurité de l'IA a observé de son côté un modèle monter une attaque contre un projet open source bien réel, en fabriquant de faux comptes et en faisant de l'ingénierie sociale sur ses mainteneurs.
Les modèles, eux, se comportent exactement comme prévu. On leur demande de trouver et d'exploiter des failles dans un système, ils trouvent et ils exploitent, et personne ne leur a donné les moyens de savoir que la cible était bien réelle.
Meta annonce une rétrospective complète. Irregular affirme de son côté qu'aucun problème de sécurité ne reste ouvert. Bref, on n'a pas fini d'entendre parler de ce genre de cas.
Source : Bloomberg
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Les autoradios ont des oreilles
Le dispositif a été découvert lors d'un changement d'autoradio, après que ce dernier ait été retiré de son emplacement. Deux micros (gauche-droite) étaient visibles en premier, collés à la paroi du cash plastique sous l'autoradio. Ils étaient reliés a un boîtier (bricolé sur la base du modèle Innova RB800) avec carte SIM (Orange) et carte micro SD, une petite batterie (1200 mAh) et une balise GPS (Taoglas, modèle datant de 2013). Le tout était ponté sur l'alim de l'autoradio et collé avec de la pâte collante à la paroi sous l'auto-radio.
La musique a bien dû leur casser la tête !
Article trouvé ici, https://nantes.indymedia.org/posts/167658/les-autoradios-ont-des-oreilles/
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Règlement e-Evidence : l’accès transfrontière aux données change d’échelle
Par Marc Mossé – Senior Counsel, Eden Gall – Counsel

Adopté le 12 juillet 2023, le paquet « e-Evidence » repose sur deux textes complémentaires. Le règlement (UE) 2023/1543, directement applicable à partir du 18 août 2026, crée les injonctions européennes de production et de conservation. La directive (UE) 2023/1544 organise, quant à elle, la désignation par les fournisseurs d’un établissement ou d’un représentant légal dans l’Union afin de recevoir et d’exécuter ces injonctions. Le Danemark n’est pas lié par le règlement. L’Irlande a, en revanche, notifié son souhait d’y participer, ce qui est notable dès lors que de nombreuses entreprises du secteur des technologies de l’information ont leur principal établissement dans cet État membre de l’UE : le périmètre réel de la coopération s’en trouve sensiblement élargi. Pour les autres États membres, la réforme instaure un cadre uniforme qui complète, sans les supprimer, les instruments existants.
Un accès direct au fournisseur qui modifie les circuits traditionnels
Le changement principal tient au circuit de la demande. Jusqu’à présent, l’obtention de données situées à l’étranger reposait en principe sur l’intervention des autorités de l’État requis, notamment au moyen de l’entraide judiciaire ou de la décision d’enquête européenne. Le règlement permet désormais à l’autorité compétente de l’État d’émission de transmettre directement son certificat à l’établissement désigné ou au représentant légal du fournisseur dans un autre État membre. L’État dans lequel les serveurs sont physiquement situés n’est pas déterminant : le texte e-Evidence s’applique « quelle que soit la localisation des données ».
Deux instruments doivent être distingués :
- L’injonction européenne de production, transmise au moyen d’un certificat d’injonction européenne de production (EPOC), impose la remise de données déjà stockées au moment de sa réception.
- L’injonction européenne de conservation, transmise au moyen d’un certificat d’injonction européenne de conservation (EPOC-PR), oblige le fournisseur à empêcher le retrait, la suppression ou la modification des données dans l’attente d’une demande de production ultérieure. Elle ne vaut donc pas, à elle seule, autorisation de communiquer les données.
Le mécanisme reste circonscrit aux procédures pénales et, aux fins de l’exécution d’une peine ou d’une mesure de sûreté privative de liberté, à trois conditions cumulatives : une durée d’au moins quatre mois, une décision qui n’a pas été rendue par défaut et une personne condamnée qui s’est soustraite à la justice. Les injonctions peuvent également être émises dans le cadre de procédures portant sur une infraction dont une personne morale pourrait être tenue responsable dans l’État d’émission. Le règlement n’a pas pour objet les enquêtes civiles ou administratives et ne s’applique pas aux procédures engagées en vue de fournir une entraide judiciaire à un autre État membre ou à un pays tiers. Les autorités nationales conservent par ailleurs la possibilité de recourir à leurs pouvoirs internes à l’égard des fournisseurs établis ou représentés sur leur territoire.
Un champ d’application aussi large que l’économie numérique
La notion de fournisseur de services dépasse largement les opérateurs de télécommunications. Sont visés les services de communications électroniques, les services d’attribution de noms de domaine et de numérotation IP, ainsi que les services de la société de l’information qui permettent aux utilisateurs de communiquer entre eux ou dont une composante déterminante consiste à stocker ou traiter des données pour leur compte. Messageries, réseaux sociaux, plateformes, places de marché, services cloud et hébergeurs peuvent ainsi entrer dans le champ du texte. Les services financiers sont en revanche exclus de cette définition, ce qui borne un champ par ailleurs très étendu.
Le fournisseur n’a pas nécessairement à être établi dans l’Union. Il suffit qu’il y propose ses services et présente un lien substantiel avec un État membre, apprécié notamment au regard de l’existence d’un établissement, d’un nombre significatif d’utilisateurs ou d’un ciblage des activités vers le marché européen. La directive 2023/1544 impose alors, selon la situation du fournisseur, la désignation d’un établissement doté de la personnalité juridique ou la nomination d’un représentant légal dans l’Union, au plus tard le 18 août 2026 pour les acteurs déjà présents.
Le règlement e-Evidence définit les preuves électroniques par trois catégories – données relatives aux abonnés, données relatives au trafic et données relatives au contenu – mais organise en réalité quatre régimes : les adresses IP et informations connexes demandées à la seule fin d’identifier un utilisateur constituent un sous-ensemble découpé au sein des données de trafic, soumis à un régime allégé. Cette distinction commande le niveau de contrôle. Les données d’abonné ou d’identification peuvent être demandées pour toute infraction pénale. Les données de trafic – hors simple identification – et de contenu ne peuvent en principe être obtenues que pour une infraction passible d’une peine maximale d’au moins trois ans ou pour certaines infractions spécialement visées, notamment en matière de cybercriminalité, de terrorisme, d’exploitation sexuelle des enfants ou de fraude et de contrefaçon des moyens de paiement autres que les espèces au sens de la directive (UE) 2019/713, ces infractions devant en outre avoir été commises, en tout ou en partie, au moyen d’un système d’information – condition qui ne s’applique pas aux infractions terroristes.
L’autorité habilitée dépend également de la sensibilité des données. Un procureur peut émettre ou valider une injonction de production portant sur des données d’abonné ou d’identification ; pour les données de trafic et de contenu, l’émission ou la validation d’une telle injonction doit relever d’un juge, d’une juridiction ou d’un juge d’instruction. Cette dichotomie ne vaut toutefois que pour la production : une injonction européenne de conservation concernant des données de toute catégorie, y compris de trafic et de contenu, peut être émise ou validée par un procureur. En cas d’urgence valablement établi, une injonction portant sur des données d’abonné ou d’identification, ou une injonction de conservation, peut en outre être émise sans validation préalable, sous réserve d’une validation ex post dans les quarante-huit heures ; à défaut, l’injonction est retirée et les données obtenues sont supprimées ou leur usage limité. Dans tous les cas, l’injonction doit être nécessaire, proportionnée et possible dans une procédure nationale similaire.
Dix jours pour produire, huit heures en cas d’urgence
Dès réception d’un EPOC, le destinataire doit agir rapidement pour conserver les données demandées. Il doit ensuite les transmettre directement à l’autorité indiquée dans le certificat dans un délai maximal de dix jours à compter de la réception de l’EPOC lorsqu’aucune notification n’est requise. En cas d’urgence (menace imminente pour la vie, l’intégrité physique ou la sécurité d’une personne ou pour une infrastructure critique dans les conditions prévues par le texte), le délai tombe à huit heures. L’urgence devient ainsi une contrainte de disponibilité permanente, y compris la nuit, le week-end et les jours fériés. Le certificat est par ailleurs traduit dans une langue acceptée par le destinataire ou, à défaut de choix de sa part, dans une langue officielle de l’État membre où se trouve l’établissement désigné ou le représentant légal ; chaque État membre peut élargir la liste des langues qu’il accepte et notifie ses autorités compétentes à la Commission.
L’EPOC-PR appelle une réaction encore plus immédiate : les données doivent être conservées sans retard injustifié. Cette obligation prend fin après soixante jours, sauf si l’autorité confirme qu’une demande de production ultérieure a été émise. Elle peut être prolongée une fois de trente jours pour permettre l’émission de cette demande. Pendant cette période, le fournisseur doit garantir l’intégrité et la disponibilité des données sans les communiquer prématurément.
Le règlement e-Evidence prévoit toutefois un dialogue lorsque le certificat est incomplet, manifestement erroné ou insuffisamment précis, ou lorsqu’une impossibilité de fait empêche l’exécution. Le fournisseur utilise alors le formulaire harmonisé de l’annexe III et conserve les données lorsqu’elles peuvent être identifiées. Pour une injonction de production, l’autorité d’émission dispose de cinq jours pour apporter les éclaircissements nécessaires, les obligations d’exécution du fournisseur étant suspendues tant qu’ils ne sont pas fournis. Le mécanisme vaut également pour l’EPOC-PR, avec une sanction différente et plus favorable au fournisseur : en l’absence de réaction de l’autorité d’émission dans le délai de cinq jours, le fournisseur de services est exempté de ses obligations de conservation. Ces mécanismes supposent des procédures internes capables de distinguer, dans un délai très bref, la difficulté technique, l’irrégularité apparente et le simple désaccord sur le bien-fondé de la demande.
Les fournisseurs doivent permettre à leur établissement désigné ou à leur représentant légal d’accéder au système et prennent en charge les coûts nécessaires à son intégration ou à son utilisation. L’article 14 leur permet de demander à l’État d’émission le remboursement de leurs frais lorsque le droit national de cet État le prévoit pour des injonctions nationales similaires, ces règles nationales devant être rendues publiques par la Commission. Le portail d’enregistrement de la Commission est par ailleurs désormais accessible aux fournisseurs.
Des garanties organisées à plusieurs niveaux
La rapidité du mécanisme n’écarte pas tout contrôle par l’État chargé de la mise en œuvre. Lorsqu’une injonction de production porte sur des données de trafic ou de contenu, l’autorité chargée de la mise en œuvre doit en principe être notifiée en même temps que le fournisseur. La transmission des données intervient alors à l’expiration du délai de dix jours, ou plus tôt si l’autorité chargée de la mise en œuvre confirme qu’elle n’invoquera aucun motif de refus. En cas d’urgence, cette autorité dispose de quatre-vingt-seize heures pour s’opposer à l’utilisation des données, y compris après leur transmission, l’autorité d’émission devant alors les effacer ou en restreindre l’usage : cette objection a posteriori a une portée pratique forte pour les fournisseurs. La notification n’est toutefois pas requise lorsque l’autorité d’émission a des motifs raisonnables de croire que l’infraction a été commise, est en train d’être commise ou est susceptible d’être commise dans son propre État et que la personne concernée y réside, ces deux conditions étant cumulatives.
Les motifs de refus s’organisent en deux étages. Au stade de la notification, l’autorité chargée de la mise en œuvre peut invoquer, dans les dix jours, ou quatre-vingt-seize heures en cas d’urgence, les motifs limitativement énumérés à l’article 12 : immunités ou privilèges, règles protégeant la liberté de la presse, violation manifeste d’un droit fondamental dans des circonstances exceptionnelles, principe ne bis in idem ou, sous réserve d’exceptions, absence de double incrimination. Au stade de la mise en œuvre forcée, l’article 16, §4 et §5 ouvre des motifs plus larges : absence d’autorité d’émission compétente, infraction située hors des seuils fixés, impossibilité de fait, données non stockées au moment de la réception du certificat ou service hors du champ du règlement. Le destinataire n’est donc pas érigé en juge général de la nécessité et de la proportionnalité de l’injonction. Il devient néanmoins le premier niveau de détection des anomalies manifestes et doit signaler les obstacles dont il a connaissance.
Le règlement porte une attention particulière aux données couvertes par le secret professionnel et aux libertés des médias, selon deux régimes distincts. D’une part, l’article 5, §9 du Règlement encadre l’émission de l’injonction lorsque les données de trafic ou de contenu, hébergées dans une infrastructure fournie à un professionnel soumis au secret professionnel en vertu du droit de l’État d’émission, sont protégées par ce secret : l’injonction ne peut alors être émise que dans certaines hypothèses, notamment si le professionnel réside dans l’État d’émission, si le fait de s’adresser à lui risquerait de nuire à l’enquête ou si le secret a été levé. Lorsque l’infrastructure est fournie à une autorité publique, l’article 5, §8 du Règlement réserve l’émission de l’injonction aux cas où cette autorité est située dans l’État d’émission, disposition applicable mutatis mutandis à la conservation ; point sensible pour les fournisseurs de services cloud du secteur public. D’autre part, les articles 10, §5 et 11, §4 imposent au destinataire et au fournisseur d’alerter les autorités lorsque l’exécution paraît interférer avec des immunités, des privilèges ou des règles relatives à la liberté de la presse ou d’expression selon le droit de l’État chargé de la mise en œuvre.
La personne dont les données sont produites doit en principe être informée sans retard injustifié par l’autorité d’émission et disposer d’un recours effectif devant une juridiction de cet État. Cette information peut néanmoins être retardée, limitée ou omise lorsque les conditions prévues par la directive « police-justice », la directive (UE) 2016/680, dont l’article 13, §3 est le fondement du report d’information, sont réunies. De leur côté, le destinataire et le fournisseur doivent mettre en œuvre les mesures opérationnelles et techniques les plus modernes pour garantir la confidentialité, le secret et l’intégrité de l’injonction et des données.
Enfin, lorsqu’une injonction de production entre en conflit avec une obligation découlant du droit d’un pays tiers, le destinataire peut former, dans les dix jours, une objection motivée. Le seul stockage des données dans ce pays ne suffit pas. Si l’autorité souhaite maintenir l’injonction, la juridiction compétente de l’État d’émission procède, en application de l’article 17, §4, à un examen en deux temps : elle établit d’abord l’existence d’un conflit, en vérifiant que le droit du pays tiers est applicable puis qu’il interdit effectivement la divulgation dans les circonstances de l’espèce ; à défaut de conflit, l’injonction est maintenue. Ce n’est qu’en présence d’un conflit qu’elle met en balance les intérêts protégés par le droit du pays tiers, le degré de connexion de l’affaire et les liens du fournisseur avec les juridictions concernées, la gravité de l’infraction et les conséquences du respect de l’injonction, une importance particulière étant accordée aux deux premiers facteurs. L’exécution de l’injonction est suspendue pendant ce réexamen. Ce mécanisme sera particulièrement suivi par les groupes internationaux exposés à des obligations de divulgation ou de non-divulgation potentiellement concurrentes.
Le fournisseur devient un maillon de la coopération pénale européenne
L’importance du rôle confié aux opérateurs se mesure au régime de sanctions. Les États membres doivent prévoir des sanctions effectives, proportionnées et dissuasives et permettre l’imposition d’amendes pouvant atteindre 2 % du chiffre d’affaires annuel mondial total du fournisseur pour l’exercice précédent. Conformément à l’article 16, §10, ces sanctions pécuniaires visent les violations des articles 10, 11 et 13, §4, donc y compris le manquement aux obligations de confidentialité et de sécurité. Le règlement protège en retour le fournisseur contre la responsabilité pour le préjudice causé à ses utilisateurs ou à des tiers lorsque celui-ci résulte exclusivement du respect de bonne foi d’un EPOC ou d’un EPOC-PR, sans préjudice de ses obligations en matière de protection des données.
Il serait donc réducteur de traiter le dispositif comme une simple nouvelle adresse de réception des réquisitions. L’établissement désigné ou le représentant légal doit être doté des pouvoirs et des ressources nécessaires pour recevoir, authentifier et exécuter les injonctions. Il faut également organiser l’accès aux données au sein du groupe, la conservation probatoire, les validations juridiques, la sécurité des transmissions, la traçabilité des décisions et l’escalade des cas sensibles. Le délai de huit heures rend indispensable une chaîne de réponse testée avant l’entrée en application.
Une entrée en application sous tension
À moins d’un mois de l’échéance, la préparation demeure inégale. Le règlement d’exécution technique a bien été adopté le 28 juillet 2025, mais la transposition de la directive 2023/1544 devait être achevée le 18 février 2026. Le 27 mars 2026, la Commission européenne a ouvert une procédure d’infraction contre vingt-deux États membres, dont la France, pour défaut de communication d’une transposition complète.
Les représentants du secteur soulignent parallèlement les incertitudes entourant la disponibilité du système décentralisé, son articulation avec les outils nationaux existants et certaines limites techniques, à l’image du plafond de transmission de 25 Mo retenu par les spécifications. Dans une prise de position de juin 2026, EuroISPA appelle ainsi à une période de grâce liée à la mise à disposition effective de l’infrastructure. Le cadre juridique a toutefois lui-même anticipé une partie du décalage : l’obligation d’utiliser le système décentralisé n’est exigible qu’un an après l’adoption des actes d’exécution et l’article 24 organise, dans l’intervalle, le recours aux moyens de substitution les plus appropriés. À la date de rédaction du présent article, aucun report de la date d’application prévue par le règlement n’a été adopté. L’écart éventuel entre la maturité du dispositif et l’opposabilité des obligations constitue donc un risque immédiat pour les fournisseurs.
Un écho transatlantique : le CLOUD Act
Ce basculement dépasse le cadre européen : l’Union n’a pas inventé le déplacement du critère de rattachement que consacre l’article 1er du règlement. Cinq ans avant le paquet e-Evidence, le CLOUD Act du 23 mars 2018 avait tranché par la loi la question laissée ouverte par le contentieux Microsoft Ireland, dans lequel l’opérateur soutenait qu’une demande portant sur des données stockées en Irlande devait emprunter le circuit de l’entraide judiciaire. Le nouveau 18 U.S.C. § 2713 impose au fournisseur de services de communications électroniques ou d’informatique à distance de conserver, sauvegarder ou communiquer les données placées sous sa possession, sa garde ou son contrôle, « regardless of whether [they are] located within or outside of the United States ». La formule répond au « quelle que soit la localisation des données » du règlement : de part et d’autre de l’Atlantique, le critère de rattachement a cessé d’être le serveur pour devenir le lien juridique entre l’autorité et le fournisseur – l’établissement désigné ou le représentant légal d’un côté, le contrôle des données par une entité soumise à la juridiction américaine de l’autre.
Le parallèle s’arrête toutefois là où commence l’architecture institutionnelle. Le CLOUD Act ne crée pas d’injonction directement exécutoire d’un État vers un fournisseur étranger : sa seconde branche, codifiée à 18 U.S.C. § 2523, subordonne cet accès direct à des accords exécutifs conclus avec des « qualifying foreign governments », après certification par l’Attorney General, avec l’accord du Secretary of State, du respect de l’État de droit et des droits fondamentaux. Ces accords doivent limiter les demandes aux « serious crime », imposer un ciblage individualisé, interdire de viser intentionnellement une US person ou une personne située aux États-Unis, prévoir des procédures de minimisation et une réciprocité allant jusqu’à la levée des interdictions de divulgation opposables aux fournisseurs ; leur entrée en vigueur suppose un examen dans un délai de cent quatre-vingts jours par le Congrès, qui peut s’y opposer par résolution conjointe. Là où le règlement organise l’accès direct par un instrument unilatéral d’application immédiate entre États membres, le droit américain le conditionne à un accord négocié – l’hypothèse d’un accord global entre l’Union et les États-Unis, plutôt que d’accords bilatéraux avec chaque État membre, a fait l’objet d’un mandat de négociation donné à la Commission européenne par le Conseil en 2019 mais sans succès à ce jour. Hors accord international, une demande fondée sur le seul CLOUD Act se heurte d’ailleurs à l’article 48 du RGPD.
C’est enfin sur le conflit de lois que le miroir est le plus net. Le 18 U.S.C. § 2703(h) permet au fournisseur de saisir le juge américain dans les quatorze jours pour faire annuler ou modifier la procédure lorsqu’il estime raisonnablement que l’abonné n’est ni une US person ni un résident des États-Unis et que la divulgation créerait un risque matériel de violation du droit d’un « qualifying foreign government ». Le juge procède alors à une appréciation de comity analysis pondérant notamment les intérêts respectifs des deux États, les sanctions encourues par le fournisseur, la localisation et la nationalité de l’abonné, les liens du fournisseur avec les États-Unis et l’importance des informations pour l’enquête, les données devant être conservées mais non produites pendant l’instance. On reconnaît la structure de l’article 17 du règlement, évoquée plus haut : objection motivée dans un délai bref, suspension de l’exécution, mise en balance d’intérêts comparables. Ce régime spécifique de comity analysis n’est cependant ouverte qu’au bénéfice des États liés par un accord exécutif, les autres devant continuer de se fonder sur le le principe jurisprudentiel de courtoisie internationale qui demeure applicable y compris dans le cadre du Cloud Act. Pour les fournisseurs présents des deux côtés de l’Atlantique, l’enjeu n’est donc pas de choisir un ordre juridique, mais de tenir dans les deux la même discipline : qualifier vite, documenter, et savoir opposer un conflit de lois avant l’expiration de délais qui se comptent en jours.
Le règlement e-Evidence marque, en définitive, un déplacement du centre de gravité de la coopération judiciaire internationale, que le droit américain avait amorcé de son côté. La frontière pertinente n’est plus celle du lieu de stockage, mais celle de l’établissement désigné ou du représentant légal du fournisseur. En contrepartie de l’accès accéléré aux preuves, le texte exige de concilier dans des délais particulièrement courts efficacité de l’enquête, protection des droits fondamentaux, secrets protégés, sécurité des données et conflits de lois. Sa réussite dépendra autant de la préparation des autorités que de celle des entreprises placées au premier rang de son exécution. Dans un monde d’interdépendances multiples où les technologies jouent un rôle transnational majeur, il est à souhaiter que la logique d’accords et de reconnaissances mutuelles des procédures gagnent du terrain pour garantir les droits fondamentaux et la protection de l’ordre public. La souveraineté numérique passe aussi par ce chemin.
Sources officielles mentionnées dans le projet
- EUR-Lex – Règlement (UE) 2023/1543 relatif aux injonctions européennes de production et de conservation
- EUR-Lex – Directive (UE) 2023/1544 relative aux établissements désignés et représentants légaux
- Commission européenne – E-evidence: cross-border access to electronic evidence
- EUR-Lex – Règlement d’exécution (UE) 2025/1550 du 28 juillet 2025 relatif au système informatique décentralisé (JO du 29 juillet 2025)
- Commission européenne – Décisions d’infraction du 27 mars 2026
- EuroISPA – Closing the implementation gap before August 2026 (juin 2026)
- eucrim – Critical Issues in the New EU Regulation on Electronic Evidence in Criminal Proceedings
- ETSI – Norme TS 104 144 relative aux spécifications d’échange des preuves électroniques
- CLOUD Act (Clarifying Lawful Overseas Use of Data Act), Pub. L. 115-141, div. V, 23 mars 2018 – 18 U.S.C. §§ 2523, 2703(h) et 2713
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