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Au Brésil, Flávio Bolsonaro, sur les traces de son père
Le fils aîné de l’ex-président brésilien, assigné à résidence pour tentative de coup d’État, s’est lancé comme candidat à la présidentielle pour prendre sa relève. S’il dispose d’une base solide à trois mois du scrutin, sa candidature a du mal à convaincre ses alliés. -
Trump Blasts Big Oil Companies for 'Making Too Much Money'
President Trump said Chevron and ExxonMobil are "making too much money" and should return some of their profits back to the public. "When you look at one company where they made 12 times what they made the year before, they ought to give some of that back to the public," Trump told reporters in the Oval Office on Monday. "And they better cut the retail price, the consumer price." -
Oil companies are profiting from the US-Iran war. That's a political headache for Trump
They're making too much money," President Donald Trump said in the Oval Office on Monday. Oil companies — and their colossal profits — were the latest target of his ire. "I don't like it. And I should be the last one to say because I'm a big free enterprise guy," Trump told reporters. -
Let’s call Trump’s approach to Iran what it is: kindergarten diplomacy | Moustafa Bayoumi
Amid stop-and-start threats and with a divided staff, it’s clear Trump has no idea how to end a war that shouldn’t have begun
On Thursday, 23 July, after weeks of escalating attacks between the US and Iran, Donald Trump told a reporter that Iran hadn’t received “enough pain yet”, and he leveled a threat. “I am considering a massive attack. Bigger than ever before,” he warned. “I am close to making a decision.” Then, on Monday 27 July, he called it off.
A few days later, on Friday 31 July, Trump said: “We’ll be hitting them very hard. At some point, they’re going to say: ‘We just can’t take it any more.’” This time, it took him just one day to back down.
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Dark Taoism
Contre tous les Mencius de l'Empire des Lumières sombres, contre la fascination si sérieuse pour le CEO-papisme et toutes sortes de chefferie, voici une fable facétieuse qui puise son inspiration dans la tradition du dark taoism (taoïsme noir). Une tradition inventée pour un mouvement plein d'avenir. La dialectique peut-elle défaire des nœuds sans les toucher ? Peut-être, peut-être, si on l'abandonne enfin en suivant la voie du dark taoism.
Dans le Pays de Song, vivait le disciple du grand dialecticien Ni Yue. Un jour, l'Empereur le fit chercher pour dénouer le nœud auquel il était emmêlé : comment gouverner sans gouverner ?
— Hélas, dit l'Empereur, j'ai lu tous les livres. Et je n'y ai rien trouvé. J'ai écouté tous les lettrés, aucun ne m'a aidé. On te dit digne de ton maître, le très-habile Ni Yue, capable de défaire tous les nœuds. Montre-moi comment dénouer celui-ci !
Le disciple de Ni Yue observa en silence le nœud. Il s'abstint d'y toucher et, sans même en faire le tour, sortit du Palais. Il erra loin. On ne le revit plus. L'Empereur, lui, resta interdit. Au matin, les courtisans le trouvèrent pendu, nu, le cou enserré par le nœud de ses habits de Souverain. Ainsi le royaume put rapprendre, petit à petit, l'art et la joie de ne pas être gouverné.
Atelier Oncléo
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Avec ses robots mobiles, la start-up suisse Exclaim Robotics veut automatiser la maintenance des data centers pour l’IA
Installer des robots mobiles pour automatiser les opérations de maintenance dangereuses pour les opérateurs humains dans les data centers : c’est en quelque sorte le credo de la start-up suisse Exclaim Robotics. Cette dernière sort de terre et a annoncé le 4 août une levée de fonds en seed de 4,95 millions de dollars (4,3 millions d’euros). Le tour de table a été mené par le capital-risqueur suisse Founderful et le britannique Playfair.
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«Complètement démesuré» : la préfecture de Gironde autorise le plus grand projet de ferme à saumons de l’Union européenne
En janvier 2026, l’opposition aux fermes à saumons a rassemblé des associations de tous bord, des organisations de pêche et nombre de riverain·es. © Cyril Nahon
C’est «une usine qui va menacer la ressource en eau alors que le territoire subit déjà un stress hydrique», dénonce la porte-parole de l’ONG Seastemik, Esther Dufaure, auprès de France 3. L’implantation d’une mégaferme à saumons en Gironde, d’une ampleur inédite en France avec jusqu’à 10 000 tonnes produites par an, a été autorisée le 3 août par l’État «dans un cadre environnemental strict» alors que des habitant·es, des ONG et des parlementaires s’opposent à son installation.
Ce projet de 280 millions d’euros porté par la filiale française de la société Pure Salmon, financée par un fonds d’investissement singapourien, «présente un grand intérêt économique et industriel pour le territoire», a justifié mardi la préfète de la Gironde, Sophie Brocas. Cette usine terrestre d’élevage de saumons, en circuit fermé, doit être construite sur 14 hectares au Verdon-sur-Mer, au bout de l’estuaire de la Gironde, à partir de 2027.
Une décision qui provoque la colère des associations. La ferme à saumons aurait besoin de prélèvements d’eau très importants, jusqu’à 6 500 m3 par jour pour ce projet. Un chiffre qui interloque, d’autant plus dans le contexte actuel de sécheresse qui a participé à alimenter les incendies historiques subis par le département.
Dès 2025, 27 ONG ont dénoncé, dans un Appel pour l’océan, un projet «complètement démesuré» qui menacerait l’écosystème du «plus grand et plus sauvage estuaire» d’Europe, avec des rejets de boues au détriment de la pêche et de la culture de coquillages. Les professionnel·les s’inquiètent des risques pour leurs ressources. «Il y aura forcément un déséquilibre environnemental», s’indigne Philippe Morandeau, éleveur d’huîtres sur l’île d’Oléron au micro de France 3.
Emplois, encadrements des rejets : la préfète tente de se justifier
Alors que la pisciculture marine française ne représentait en 2024 que 5 807 tonnes de poissons, toutes espèces confondues, d’après les chiffres officiels, le projet girondin et ses 10 000 tonnes de saumons par an deviendra le plus important de toute l’Union européenne, selon Pure Salmon. Toutefois, des productions atteignent 12 000 t/an en Norvège, précise l’entreprise.
Pour la préfète, l’installation de la mégaferme «répond à plusieurs enjeux d’intérêt général : la reconversion d’une friche industrialo-portuaire à la pointe du Médoc, la création de 250 emplois directs et la production sur le territoire national du poisson le plus consommé par les Français, et actuellement importé à 99%.»
L’autorisation environnementale «est assortie de prescriptions environnementales particulièrement exigeantes qui encadreront aussi bien la phase de travaux que l’exploitation de l’installation» et feront l’objet d’un «contrôle permanent», tente de rassurer la représentante de l’État.
Elle cite notamment «la protection des ressources en eau et des milieux aquatiques», «la qualité des rejets aqueux dans le milieu naturel», «la préservation de la biodiversité et des espèces protégées» ou encore «la gestion des odeurs et limitation des émissions lumineuses».
Experts et associations soulignent les risques environnementaux
Jugeant les risques environnementaux trop importants, plusieurs centaines d’opposant·es ont manifesté en janvier dernier et en décembre 2025 sur le lieu d’implantation. Et l’enquête publique a enregistré plus de 20 000 contributions, défavorables dans leur quasi-totalité. Durant celle-ci, la commission locale de l’eau, le Bureau des ressources géogologiques et minières (BRGM) et le conseil scientifique de l’estuaire de la Gironde, également opposés au projet, avaient pointé un déficit d’information derrière les «affirmations rassurantes». Alors que le projet est situé dans un espace naturel protégé, la Mission régionale d’autorité environnementale (MRAe) a déploré le manque de quantification précise des rejets d’azote et de phosphore dans les eaux.
Malgré cette importante mobilisation, la commission d’enquête publique a rendu un avis favorable en mars, comme le Conseil départemental de l’environnement et des risques sanitaires et technologiques (Coderst) il y a un mois.
Une proposition de loi soutenue par une centaine de député·es allant de La France insoumise (LFI) aux Républicains réclame un moratoire de dix ans sur ces fermes-usines de saumons. Déposée en mars 2025, elle n’a pas encore été examinée à l’Assemblée nationale.
La technologie ne résout pas tout
La société Pure Salmon assure que sa «technologie éprouvée» garantit «un impact maîtrisé sur la biodiversité». La méthode utilisée est fondée sur un système de recirculation d’eau, «RAS» (pour recirculating aquaculture systems). Cela signifie que l’eau est toujours en mouvement, filtrée, traitée et réutilisée. Elle est «adoptée par de plus en plus de pays producteurs de poissons et reconnue comme étant la plus vertueuse quant aux volumes d’eaux nécessaires au fonctionnement de ce type d’installation», assure la préfecture.
«De l’enfumage», balaient les opposant·es, qui annoncent qu’une dizaine d’ONG dont Seastemik et L214 vont déposer prochainement un recours contentieux devant la Cour administrative d’appel de Bordeaux. Si les principes de l’aquaculture en recirculation «sont aujourd’hui bien établis», des projets de cette taille constituent «un changement d’échelle» avec encore peu de «références opérationnelles» dans le monde, pointait l’Ifremer dans une note publiée en mars.
«Pure Salmon reconnaît les capacités sensorielles des poissons dans son dossier technique mais prévoit des densités très élevées (60 à 70 kg/m3) incompatibles avec les besoins du saumon atlantique, une espèce migratrice vivant en milieu ouvert», souligne l’association de lutte pour le bien-être animal L214. Selon celle-ci, «chaque individu aura seulement l’équivalent d’une demi baignoire».
Pure Salmon, de son côté défend ses bonnes intentions, affirmant que «le bien-être animal est au cœur du projet» et que l’approvisionnement de la ferme obéit à des «normes strictes», assurant aux saumons une alimentation «responsable et traçable».
Le projet divise également au sein du gouvernement. La ministre de la transition écologique, Monique Barbut, s’y était opposée «à titre personnel» lors d’une audition au Sénat en avril. «Il n’y a aucune raison qu’il ne se fasse pas», avait répondu son collègue de l’industrie, Sébastien Martin, lors d’un déplacement en juin en Gironde.
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Vitamine D pour les bébés : un business dangereux pour leur santé
Vantés sur les réseaux sociaux, des compléments alimentaires en vitamine D pour bébés peuvent faire courir des dangers d'atteintes rénales en cas de surdosage. Un produit de la marque Nateos, estampillée naturelle, a fait l'objet d'un rappel.
Lire la suite - Enquête / Santé
« Pourquoi ce produit est-il dangereux ? Motif de rappel : teneur en vitamine D supérieure à la valeur indiquée » : l'alerte sur le complément alimentaire Gouttes de soleil commercialisé par Nateos est tombée le 11 mai et a paniqué les parents qui en (…) -
L’eau, un bien commun que la loi d’urgence agricole met en danger
Votée le 21 juillet au terme d’un parcours houleux, la loi d’urgence agricole prévoit notamment de faciliter l’établissement de nouveaux ouvrages de stockage d’eau destinée à l’irrigation − autrement dit des mégabassines − en allégeant les procédures préalables de concertation. Ceci alors que, en… -
OpenAI pousse trois nouveaux outils dans les écoles, en pleine épidémie de triche à l'IA
OpenAI a présenté trois nouveaux modules destinés à l'enseignement, un pour les professeurs du primaire et du secondaire, un pour ceux du supérieur, et un dernier pour les étudiants eux-mêmes.
Le premier passe par ChatGPT for Teachers, la version gratuite réservée aux enseignants vérifiés (pour le moment uniquement américains) et à leurs établissements. Il fabrique des ressources adaptées au niveau de chaque élève, produit des visuels interactifs et se branche sur les référentiels pédagogiques locaux.
Les deux autres arrivent par ChatGPT Edu, la formule sous licence que les universités achètent pour tout leur campus. Un enseignant du supérieur peut y mettre à jour son programme, monter un site de cours, produire des évaluations multimédias, et reconditionner l'ensemble pour la plateforme pédagogique de son établissement.
Les étudiants, eux, récupèrent un tuteur, des quiz générés à la volée, des fiches de révision et des explications en images. OpenAI précise qu'ils doivent définir leurs objectifs, choisir leurs sources et examiner ce que la machine leur sort.
L'orientation du projet tient en une phrase : l'IA devrait soutenir l'apprentissage et non le raccourcir. Mouais...
Le contexte rend cette approche un peu particulière en fait. La triche assistée par IA s'est installée comme une routine dans les écoles du monde entier, au point que l'Université nationale autonome du Mexique a suspendu des inscriptions après une fraude massive à ses examens d'entrée.
Les travaux qui s'accumulent ne vont pas d'ailleurs dans le sens d'OpenAI. Une étude du MIT a mesuré à l'électroencéphalogramme, l'examen qui enregistre l'activité électrique du cerveau, une activité nettement plus faible chez les étudiants qui rédigeaient avec l'IA. Le résultat est sans appel. Ces mêmes étudiants se souvenaient beaucoup moins bien de ce qu'ils venaient d'écrire.
Une autre enquête, publiée l'an dernier par le Center for Democracy and Technology, montre que les enseignants du primaire et du secondaire réclament surtout qu'on leur explique comment intégrer ces outils, et qu'ils redoutent aussi les dégâts sur les apprentissages.
Il y a un détail qui m'a fait un peu tiquer dans la communication d'OpenAI. La société prend soin de préciser que les enseignants gardent la main sur les décisions pédagogiques, sur la notation et sur les actions automatisées, ce qui laisse penser que la question s'est quand même posée en interne, et surtout qu'on est sur une première étape.
Source : The Register
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Déambulation sur les pas de Rezvani
La plupart d'entre nous connaissent au moins quelques airs composés par Serge Rezvani, de ceux que Jeanne Moreau ou Anna Karina chantaient chez Truffaut ou chez Godard. Peut-être sans savoir son nom ni son pseudonyme : Cyrus Bassiak. Soit son prénom initial et le mot russe pour dire « va-nu-pieds ».
Le propos est ici, à partir d'une approche biographique, faisant moins de cas de ses chansons ou de sa peinture (on ne peut tout aborder d'un coup !), d'explorer les livres, d'ouvrir des fenêtres sur certains d'entre eux, à travers des extraits où l'on découvrira un homme indépendant et sans retenue sur ses idées.« Le monde conspire contre l'amour. » [1]
« Combien j'ai en moi de rires inemployés ! » [2]
Fils d'un acteur iranien, professeur-conteur [3], et aussi magicien, et d'une violoniste russe, juive, disciple de Gurdjieff, qui mourut bien trop tôt, alors que son fils avait tout juste dix ans, Serge Rezvani est né en Iran et n'avait qu'un an quand ses parents s'installèrent en France. Il parlera d'une mère qui prenait la vie au tragique et d'un père inconstant et volage qui semblait au contraire s'en amuser. Lui-même se disant « habité par la mort et par le rire » et redoutant « que l'un ou l'autre ne prenne le dessus » [4]. Sans grandes attaches, évoluant dans un milieu désordonné mais libre, il connaît très jeune la misère et la vie de bohème. Durant l'occupation, ce juif athée [5] est placé dans l'œil du cyclone, chez des Russes orthodoxes ouvertement antisémites, il échappe ainsi à la répression, en toute innocence, au cœur d'une ambiance le plus souvent favorable aux nazis. À peine âgé de quinze ans, las, il saute le mur de la pension et commence à fréquenter l'atelier de la Grande Chaumière où beaucoup d'artistes viennent vivre et travailler. Lui-même, fort créatif, dessine beaucoup et avec talent. Il rencontre en ce lieu « tout à la fois hors du monde et au centre du monde » [6] deux amis qui seront pour lui comme des frères : Jacques Lanzmann [7] et Pierre Dmitrienko [8]. Jacques Lanzmann, son frère Claude et sa sœur Évelyne vivent chez leur mère, Paulette, et son nouveau conjoint, le poète Monny de Boully, ancien surréaliste, proche du Grand Jeu [9], ami notamment de Max Jacob et de Henri Calet. Cet homme comptera plus pour lui que son propre père, écrira-t-il dans Le testament amoureux. Et c'est une seconde famille autrement protectrice que découvre ainsi Rezvani. Évelyne est amoureuse d'un très brillant condisciple normalien de Claude, un certain Gilles Deleuze, lequel se débrouille mal en amour et rompt avec la jeune femme. C'est le jeune Serge qui console la délaissée désemparée, la sort de son chagrin, au point que bientôt ils se marient. Mais Deleuze réapparaîtra un jour et les amours initiales reprendront, avant que de se dissoudre à nouveau. Si Claude Lanzmann en parle avec maints détails dans son livre de mémoires, Le lièvre de Patagonie, c'est aussi qu'Évelyne, devenue actrice, connaîtra une fin tragique. Dans ce même ouvrage Claude Lanzmann fait écho au procès qu'il intenta contre Rezvani après la sortie du Testament amoureux, fort mécontent du portrait que l'auteur a tracé de lui, le présentant notamment en juif fanatique [10]. Il gagna son procès, le livre fut expurgé de certains passages. Longtemps après, apprenant le décès de Jacques Lanzmann (en 2005), Serge Rezvani, peu doué pour la rancœur, écrira une lettre à Claude pour lui dire son attachement et sa tristesse de l'avoir blessé [11].
Au sortir de la guerre, manquant de papier, Rezvani récupère des caissettes à savon en bois, dessine et grave sur le fond des profils de femmes qu'il a l'occasion de montrer à Monny de Boully, lequel les propose au regard de quelques amis nommés Louis Aragon, Jean Cocteau, Paul Éluard. C'est avec Éluard que l'aventure se poursuivra, les deux deviennent amis, Éluard publie un livre à tirage limité comprenant un sien poème et quelques gravures du jeune homme de dix-sept ans.
« Jusqu'à elle, en toute femme je craignais de découvrir… et je finissais par découvrir toujours quelque chose qui aurait pu me rappeler ma mère malade. » [12]
Évelyne et Serge ont déjà entamé leur séparation quand Danièle Adenot paraît à l'horizon. « Voilà la femme qu'il t'aurait fallu » glisse Évelyne à son mari. « Oui », répond spontanément Serge [13]. Et c'est avec cette femme, effectivement qu'il va vivre cinquante années de pur amour. Danièle sera sa complice autant que sa muse, la Lula que nous connaissons par les nombreux livres où elle prédomine, qui semblent presque co-écrit par elle. Car elle aussi, elle peint, elle écrit, elle lit, elle s'exprime. S'ils ne se sont jamais rien promis, ainsi que le dit la chanson de Pierrot le fou : Jamais je ne t'ai dit que je t'aimerai toujours / Ô mon amour / Jamais tu ne m'as promis de m'adorer / Toute la vie… ils se sont aimés toujours. Pour commencer, ils quittent Paris : « nous nous sommes enfuis pour vivre ‘‘fémininement'' notre amour. » [14] expliquera-t-il plus tard.
C'est dans le Var que les amants trouvent refuge, ils s'installent à La Garde-Freinet, où ils louent un cabanon, finissent par acheter un mas en ruine, qui s'appelle La Béate, pour y vivre d'abord sur un mode des plus rustiques, sans électricité ni eau. Et chaque matin il faut chercher l'eau à la source. « Je vais chercher du bois, de l'eau, des châtaignes derrière la maison, tout a un sens, rien n'est abstrait. », écrit Rezvani à son ami René Ehni dans un passage de Mille aujourd'hui [15]. Sauf de brèves excursions à Paris, ils y passent des années entières très heureuses. Il faut dire que les visites ne manquent pas, jusqu'à des amis qui viennent habiter leur voisinage. Par la suite ils séjourneront régulièrement à Venise, dans une maison située en face de la Giudecca [16].
Depuis qu'un jour des années cinquante la chanteuse et amie Francesca Solleville lui a offert une guitare, Rezvani s'est mis à écrire des chansons à partir de quelques accords et de mots simples mais absolument vécus. Chansons qui le sortent du silence dans lequel la peinture l'enfermait peu à peu, et il peut dire ainsi son amour pour sa compagne, et chanter ses peurs et ses espoirs. Se faisant, Rezvani commence réellement à prendre la parole [17]. Et il se trouve que ces chansons plairont beaucoup à son amie Jeanne Moreau et à son compagnon Jean-Louis Richard qui les feront connaître à François Truffaut. Le tourbillon de la vie, le cinéaste a voulu en faire un tube et l'a mis dans son film Jules et Jim, où Rezvani apparaît et accompagne Jeanne Moreau à la guitare. Le pari de Truffaut est gagné, voici Serge et Lula garantis de la pauvreté pour un temps.
Rezvani vivait toujours de sa peinture, qui trouvait des acheteurs, mais sans pour autant bien supporter le marché de l'art ni ce monde obsédé par l'argent. Ses tableaux reflétaient une sorte d'envers de lui-même, il s'en explique dans Le portrait ovale [18] où il raconte son passage de la peinture à l'écriture, mutation qui se produit au milieu des années soixante.
« Je vivais l'acte de peindre comme un spasme douloureux que je comparerais aujourd'hui au silence immobile d'une mouche dont on aurait arraché ailes et pattes. Bâillonné, ne pouvant émettre d'autres signaux qu'excrémentiels, qu'on me comprenne, noyé dans ma sauce visqueuse je hurlais en dedans, pas du dedans, en dedans. Aujourd'hui c'est avec un certain dégoût que je revois ces traces. Mon atelier à l'époque où je peignais ces tableaux ressemblait à une morgue ou au frigo d'un boucher. Mais un frigo éteint, et où les viandes pourrissaient, un charnier verdâtre, rosâtre, bleuâtre, exsangue, pourri.
J'ai vu des gens entrer dans ce lieu mortel et ressortir aussitôt au bord du vomissement. Secrêtement, j'en étais assez content. » [19]
L'écriture va lui ouvrir l'espace dont il a besoin, la liberté d'expression à laquelle il aspirait, sans doute d'autant plus depuis la rencontre de Danièle, qui elle aussi s'exprime par la peinture et l'écriture, si bien que l'œuvre de Rezvani est à certains égards une œuvre « jumelle » [20]. Mais voici comment il raconte sa délivrance, toujours dans Le portrait ovale :
« Enfin je parlais. Enfin j'avais accès au mouvement, aux parfums, aux rires. Mes toiles me semblèrent tout à coup des sortes de momies poudreuses dont j'aurais été le gardien depuis trop longtemps. Je fermais mon atelier, me jurant de ne plus (jamais, me disais-je) y remettre les pieds. Fini ! Ah, j'avais trop souffert de mes images silencieuses ! Ici, sur le papier, de l'air frais circulait. » [21]
En 1967 est publié Les années-lumière, le premier livre de Rezvani, « roman-autobiographique » où il tente de retrouver et réinterroger son enfance et sa jeunesse, dès lors qu'elles lui paraissent situées à des… années-lumière. Jacqueline Piatier dans Le Monde en parle ainsi : « […] … la peur de la bombe atomique étreint le narrateur et rejoint le sentiment de panique que sa mémoire garde des bombardements de 1940 et 1944. Une continuelle tension entre la vie et la mort donne ainsi sa charge au livre qui oscille convulsivement entre les sanglots et le rire, et mêle l'horreur et la farce lubrique à la célébration de la joie de vivre et d'aimer. Une sauvagerie s'en dégage, une ivresse dionysiaque qui emporte dans son élan peurs, dégoûts, hantises et assure le triomphe d'une sexualité enfin comblée, corps et âme. Ces tribulations d'une enfance avide et sevrée de tendresse ne tournent jamais en récit apitoyé, encore moins désespéré. » [22]
Suivra Les années Lula, couvrant l'heureuse période d'épanouissement à deux, en osmose avec la nature. Ces deux livres et les suivants sont de libres et forts témoignages (Le testament amoureux) ou fantaisie (Mille aujourd'hui) sur une expérience de vie nourrie de joie de générosité. Ils portent indéniablement la marque d'une époque d'après-guerre délibérément chargée d'enthousiasme et d'audace enivrée. « … années soixante-dix où nos livres comptaient plus par la vitalité, l'énergie, l'élan, que par le fini. » [23]
Pour autant qu'ils soient centrés sur un cercle réduit de protagonistes, et dénués d'idéologies revendiquées, les écrits de Rezvani n'occultent en rien le monde tel qu'il va ni la politique proprement dite. En 1971, après un séjour en Iran, il publie dans Le Monde un papier féroce sur le régime du shah, dénonçant les agissements de la police politique, la savak, et les nombreux emprisonnements d'opposants. Ce qui lui vaudra d'être sur une liste noire des personnes à abattre dressée par cette même savak. En 1973, c'est dans La Gueule ouverte, le « journal qui annonce la fin du monde », qu'il propose un « éloge de la lenteur » toujours d'actualité, où il croque l'homme lent, le sensuel, l'artiste, le doux, qui sont les seuls à refuser la nature humaine naturellement violente, illustrée par la brute entreprenante et agressive qui l'emporte toujours. « Toute la technologie délirante dont nous sommes amoindris va dans le sens des pulsions naturelles qui poussent les êtres animés à se déplacer le plus vite possible pour avaler, détruire, coloniser. » [24] Déjà dans Mille aujourd'hui, il vilipendait « le goût de l'entreprise, qui caractérise les coboy's du Far West et des machines à sous, a gagné, gangrené les coins les plus reculés, lèpre qui ronge la foisonnante beauté des collines » [25].
Rezvani écrit également pour le théâtre, parfois sur des sujets nettement politiques. Toujours sur la situation iranienne, dans la foulée de ses articles, il écrit une satire féroce qui sera présentée au festival d'Avignon [26] et une chanson que chantera Francesca Solleville. Autre pièce politique, Capitaine Schelle, capitaine Eçço, qui s'attaque à la violence du capitalisme à travers les affaires du pétrole.
Quelques années plus tard, sous forme d'un journal embrassant les années 1982-1983, paraît Variations sur les jours et les nuits, une série de réflexions plus ou moins spontanées qui laisse apparaître un Rezvani tranchant et réflexif. À propos des faux carnets attribués à Hitler, fabriqués par un faussaire, mais authentifiés dans un premier temps par certains experts, dans lesquels on croyait déceler un dictateur presque mesuré et navré des excès de ses généraux [27], Rezvani note :
« Comme l'histoire des peuples n'est qu'un long tissu de falsifications, on peut être assuré qu'à plus ou moins longue échéance l'Allemagne trouvera le moyen de réintégrer Hitler dans son histoire. Mais pour combler ce trou, ne doit-elle pas commencer par le laver du crime de génocide ? Première tentative : les carnets du Führer. D'autres suivront. » [28]
Et ce passage sur Israël se lira avec d'autant plus d'intérêt aujourd'hui :
« Comment Israël, cet État si moderne, si bandé vers le but, réussira-t-il à garder vivants ses millions d'assassinés ? Chaque kilomètre avalé par son armée efface de la mémoire, chaque bataille gagnée, chaque action d'éclat épaissit la nuit dans laquelle s'enfonce le passé. Si le vieux peuple juif, entre tous, a su vivre dans un présent de plus de cinq mille ans, c'est bien parce que la mémoire était son territoire. De tous les peuples de la terre, parce que sans terre, il a su annuler l'espace et le temps. Aujourd'hui le peuple élu perd en ‘‘verticalité'' ce qu'il accapare ‘‘horizontalité''. » [29]
Comme pour bien des aspects de la crise terrible et multiple que plus personne ne peut décemment nier, la matière ne manque pas pour indiquer à quel point la lucidité n'a manqué qu'à ceux qui ne voulaient pas voir, car il suffit de lire les auteurs les moins idéologues pour trouver l'annonce de ce qui allait survenir.
Pas plus qu'il n'accepte de mettre les pieds en Iran, pas question de cautionner un tel régime, Rezvani ne consent, malgré les invitations, à se rendre en Israël. En 2004, dans un entretien accordé à Michel Doussot et Yves Couprie, il déclare : « … je ne veux pas aller en Israël bien que je sois à moitié juif. Je suis invité à Tel-Aviv par des gens qui travaillent sur mes livres. Tant qu'il y aura le mur, tant qu'Israël sera ce qu'il est actuellement, je n'irai pas. Je ne peux pas cautionner des choses aussi insupportables. » [30]Ce même entretien se conclut par une belle question, avec une réponse toute rezvanienne :
« Un jour, vous avez parlé de votre vie comme d'une utopie réalisée. Est-ce une forme d'engagement politique que d'avoir mené cette existence ?
— Ce n'est pas une action politique, car on ne peut pas décider d'être heureux. D'avoir rencontré ma femme a été très important pour moi. Nous avons vécu cinquante ans, non pas de bonheur, qui est un mot galvaudé, mais de félicité absolue, quotidienne. Nous avons eu beaucoup de chance de trouver un lieu de vie exceptionnel dans le midi : une belle maison dans un vallon, près d'une source… En fait, contrairement à ce que l'on pourrait croire, le fait d'habiter cette maison, isolés, nous rendait très curieux et concernés par ce qui se passait dans le monde. Bizarrement, la solitude peut être une caisse de résonance. Nous étions à la fois à l'écart et au centre du monde. Nous avons été les hôtes de réfugiés iraniens, chiliens, etc. Nous nous sommes occupés de Régis Debray quand il était emprisonné en Bolivie… Dans cette maison, j'ai beaucoup voyagé, dans ma tête et dans mes écrits. Mais je n'ai jamais projeté ma vie. Je pense que lorsqu'on sait trop ce que l'on veut, ce n'est en général pas très bon. Il vaut mieux savoir ce que l'on ne veut pas. En refusant ce que nous ne voulions pas, nous avons obtenu ce que nous ne savions pas… Quant à l'utopie proprement dite, je regrette que les Soviétiques nous l'aient tuée. C'est le grand problème de notre époque. » [31]Quant à cette utopie vécue, infinie lune de miel des deux amants heureux, elle sombra lentement avec la maladie d'Alzheimer dont Lula fut atteinte et dont la progression s'étala sur une dizaine d'années, laissant Serge dans un très triste et douloureux désarroi. Un très beau livre-témoignage, moitié journal, moitié analyse, qu'il écrit en parallèle de son désarroi, tâche de rapporter au plus près l'étrangeté qui s'est installée dans l'esprit de cette femme jusqu'alors si miraculeusement proche. Aveu de la frayeur qui survient en constatant une certaine raideur de la face et surtout de voir qu'elle « est devenue d'autant plus méconnaissable que tout d'elle est encore là mais sans elle ! » [32]. L'auteur du Testament amoureux essaie de décrire le phénomène d'éloignement spirituel dans lequel le couple se trouve précipité. C'est que Lula ne reconnaît plus son amant-complice, elle a l'impression de vivre avec un autre, un imposteur. Elle se souvient avoir vécu avec un homme merveilleux, elle l'évoque avec nostalgie sans saisir que cet homme est celui qui vit encore à ses côtés, mais surtout, « la voici réfugiée dans l'innocence des années enfantines où tout était douceur et protection… » [33]. A-t-elle un livre en cours de lecture, il constate qu'elle en est toujours à la même page, qu'elle fait semblant. Parfois elle évoque sa solitude et cette… saleté, qui n'est autre que sa maladie, qu'elle perçoit sans la connaître. Lui, il refuse de suivre les conseils des amis, les manuels qui expliquent comment mentir au malade, pour leur bien et pour le bien des accompagnants. Il refuse ne serait-ce que de prendre en main ces ouvrages « aussi odieux pour [lui] que le seraient des lettres de dénonciation anonymes » [34]. Il fait aménager une annexe à leur maison, afin qu'une personne aidante puisse y être logée. Mais le voici perdu, angoissé, ayant de nouveau peur de retrouver sa mère malade et mutilée, et lui découvrant ses plaies, alors que Lula était justement la femme qui l'avait guéri de cette phobie traumatique. Ainsi la femme qui était restée la plus mystérieuse, à toujours redécouvrir car la plus inconnaissable, tout en étant sa complice absolue, voici qu'elle s'engloutissait dans le plus vague d'elle-même, tandis que lui, désarçonné, demeurait témoin sur la rive. « Tu ne te rends pas compte de ce que je vis », lui dit-elle un jour [35].
« Plus de cinquante ans ont coulé sans heurts, sans ‘‘réveil'' jusqu'à ce que d'un coup tout s'arrête et que le temps devienne brusquement trop long pour elle qui maintenant ne fait plus rien à longueur de jour et s'ennuie. J'écris et elle s'ennuie. Et plus elle s'ennuie et tourne en rond, tentant de me cacher ses yeux presque constamment remplis de larmes, plus j'écris sur nous, sur elle, sur ce qui a lieu et a eu lieu, dans ces pages d'adieu définitif… » [36]
Lula meurt en 2005. Rezvani reste dans la vie, toujours retenu et impliqué dans le processus de création qu'elle appelle. Il se marie à nouveau et entreprend de nouveaux livres. Il écrit notamment un essai sur les vêtements et leur inutilité première : La femme dérobée. On y retrouve ses thèmes favoris, la robustesse de la faiblesse, la féminité…
« On sait qu'au sein de chaque espèce l'infantilisation ‒ donc la fragilisation ‒ est l'arme inhibitrice du faible. Chez le loup, par exemple, le dominé se couche immédiatement sur le dos, offrant sa gorge aux crocs du dominant ‒ ce qui paralyse chez lui toute pulsion violente. On le voit alors claquer des mâchoires au dessus du vaincu dans un simulacre d'égorgement puis reculer comme submergé de dégoût. Car on ne se tue pas entre loups. Il en est de même chez les singes qui nous sont si proches. Chez toutes les espèces une sorte de code inhibiteur, un verrou, semble jouer en faveur de la survie du faible ‒ c'est-à-dire de celui qui plus tard assurera l'avenir de l'espèce. » [37]
Et pour ce qui est du vêtement, qui n'existe en fait qu'en tant que cache-sexe et donc pour valoriser la sexualité, il lui paraît qu'il n'a pas été inventé pour se protéger, car les humains étaient d'abord des êtres velus, à sang chaud, mais bien pour fabriquer la nudité. Le vêtement, à la longue, a fait d'eux des singes glabres épris de confort, mais surtout leur a permis de jouer leur propre rôle. La nudité par soulignement, avec ses attraits spécifiques, avec l'apparence des genres, c'est ce à quoi on parvient avec l'habillage, développant la distinction des uns par rapport aux autres, l'identité. « Toute l'histoire des civilisations n'est que l'histoire des mœurs, et principalement de l'acceptation ou de la révolte du féminin face au masculin… ou le contraire ‒ ce qui revient au même. C'est dire que les empires se sont faits et défaits comme s'est fait et défait l'ourlet des robes… » [38]
L'espèce humaine se distinguerait, non par son chant, non par son agressivité, ni même par son humour, puisque certains animaux semblent l'exercer, mais bien par le vêtement. « N'est-ce pas à ça que le vêtement a servi ? À rien d'autre qu'à notre idée de l'humain. Nos vêtements sans nous ne sont rien… et nous sans nos vêtements pas beaucoup plus. » [39]
Ce livre pourrait être en quelque sorte l'aboutissement théorique de la pensée de Rezvani sur le féminin, avec en amont, par exemple, disons l'article de La gueule ouverte cité plus haut et en aval la pièce qu'il a écrite sur Artemisia Gentileschi [40], femme peintre de l'époque post-Caravage, violée par son précepteur, le peintre Agostino Tassi, qui sera condamné. Artemisia se vengera à sa façon en donnant le visage de Tassi à Holopherne dans son célèbre tableau Judith décapitant Holopherne. Si, pour Rezvani, les femmes et les hommes appartiennent clairement à deux civilisations différentes, le féminin devrait être l'apanage le mieux partagé…
Oubliés dans ce trop bref exposé, les romans, parmi lesquels, son maître-livre : La traversée des monts noirs. Un huis-clos de haute intensité où le lecteur silencieux comme le narrateur se découvre dans un train bloqué par la neige avec des savants ornithologues de diverses nationalités bavardant entre eux. Un conte à la manière orientale qui remue les thèmes chers à Rezvani, à la fois libre et exilé de cœur.
L'ouvrage le plus récent, publié cette année (2026), n'est pas un roman, mais une suite de fragments réflexifs, explicitement intitulée Méditations, on retrouve là encore les obsessions de notre auteur : le devenir humain, Israël, les animaux, la psychologie des tyrans, le rapport à notre corps, le féminin, etc. Voyons, par exemple, cette méditation, très caractéristique :
« Ce refus de silence, de réflexion, cette nécessité de combattre toujours pour donner la réponse, avant même que la question soit émise, l'Homme s'en est toujours enorgueilli comme de sa spécifité. Qu'aujourd'hui cette pulsion il la transcende dans des réalisations techniques de plus en plus complexes ne peut masquer la grossièreté de ce réflexe ancestral qui le fait agir en vainqueur-destructeur.
Que sa curiosité se soit affinée jusqu'à se prolonger dans ses instruments d'une miraculeuse sensibilité n'enlève rien à la brutalité simiesque de sa pulsion de domination, donc d'anéantissement du sensible.
Ce même mâle qui imposa à sa femelle l'ablation du clitoris travaille aujourd'hui dans nos instituts de recherche. Il rêve d'eugénisme et, sous prétexte de libérer la femme de sa ‘‘femellitude'', il la rend complice de ses travaux en vue de substituer ses machines au pouvoir d'engendrer de la Femme.
Et quand les plus intelligentes d'entre elles se rebellent en tentant, pour commencer, de féminiser le langage, elles ne font que révéler la faiblesse de leur lutte contre l'épaisseur des normes masculines dont le langage efficace s'est construit, puisqu'à l'origine l'Homme n'a eu besoin que de produire des onomatopées dans le but d'avertir, de faire peur et ordonner. » [41]
ou encore :
« Pas d'inquiétude, l'humanité arrivera fatalement au neutre ! L'encéphalogramme plat est annoncé par l'intelligence artificielle sans fantaisie qui vous déchargera de la vôtre.
Comme la science vous déchargera de votre féminitude !
Ça vient !
Ça y est.
C'est. » [42]Il y a peu, Rezvani chantait encore sur scène, en compagnie de son amie, la comédienne Nathalie Akoun. Les projets ne manquent pas, en dépit de l'âge qui avance vers le siècle (il aura 100 ans en 2028). Il mentionne souvent sa curiosité insatiable, soulignant par ailleurs que « chaque avancée de notre irrépressible curiosité a réduit d'autant notre rapport quasi mystique aux valeurs dites ‘‘humaines'' » [43].
En attendant, au terme de ces quelques pages amicales, il n'est pas interdit de saluer l'amoureux de la vie avec juste quelques mots de lui, extraits de la chanson qu'on entendait dans Pierrot le fou :
« Nos sentiments nous ont liés bien malgré nous sans y penser
À tout jamais
Des sentiments plus forts et plus violents que tous les mots d'amour connus
Et inconnus
Des sentiments si fous et si violents, des sentiments auxquels avant nous n'aurions
Jamais cru… »Jean-Claude Leroy
[1] Serge Rezvani, Le testament amoureux, Stock, 1981, p. 469.
[2] Serge Rezvani, Méditations, Les Belles Lettres, 2026, p. 154.
[3] Et auteur ! Dans Mille aujourd'hui (Stock, 1972), Serge Rezvani rapporte : « J'ai relu le livre de mon père sur le théâtre primitif iranien. » (p. 19 de l'édition Livre de Poche).
[4] Cf. Serge Rezvani, Le testament amoureux, op. cit., p. 11.
[5] « Né de l'islam, circoncis à la synagogue de Nice par la volonté d'une mère juive disciple de Gurdjieff, confié à des sœurs catholiques, puis à différentes sectes, ensuite caché en Suisse où je dus subir l'enseignement de l'école du dimanche protestante, puis enfin remis entre les mains d'un père magicien qui me jeta dans un internat orthodoxe russe, où ma jolie voix me permit en chantant dans le chœur de goûter les seules joies que la religion m'ait apportées, je peux dire qu'en moi rien ne remue à l'évocation du mot Dieu. » Le testament amoureux, p. 238.
[6] Ibid. p. 98.
[7] Jacques Lanzmann (1927-2006), sera célèbre comme écrivain et parolier (notamment des chansons de Jacques Dutronc), co-fondateur et rédacteur en chef du magazine Lui de 1963 à 1968.
[8] Pierre Dmitrienko (1925-1974), peintre et sculpteur.
[9] Le Grand Jeu, revue située en marge du surréalisme, fondée par René Daumal, Roger Gilbert-Lecomte, Roger Vaillant, Pierre Minet, etc. Pour une approche documentée de Monny de Boully, on peut consulter Monny de Boully, Au-delà de la mémoire, Samuel Tastet éditeur, 1991.
[10] Le Monde 5 février 1982, Article de Josyane Savigneau. Et dans Le Testament amoureux, à propos de Claude Lanzmann, Rezvani écrit : « Son refus des Palestiniens répond je crois à un réflexe viscéral d'horreur et d'effroi envers les ‘‘perdants'', les sans-patrie, les dispersés, c'est le refus véhément de l'image du Juif tel que la diaspora l'avait modelé. »
[11] Le lièvre de Patagonie, Gallimard, 2007, p 173-174.
[12] Serge Rezvani, L'éclipse, Actes Sud/Babel, p. 120.
[13] Le testament amoureux, op. cit., p. 307.
[14] Serge Rezvani, Ultime amour, Les Belles Lettres, 2012, p. 19.
[15] Serge Rezvani, Mille aujourd'hui, Stock, 1972 (p. 16 de l'édition Livre de Poche).
[16] Cf. Entretien recueilli par Michel Doussot et Yves Couprie en 2004. https://blogpasblog.wordpress.com/2012/06/09/le-monde-selon-serge-rezvani/
[17] Cf. le texte d'introduction de Serge Rezvani
à Notre folle jeunesse (Deyrolle, 1994), cité sur la notice Wikipédia de Serge Rezvani.[18] Serge Rezvani, Le portrait ovale, Gallimard, 1976.
[19] Ibid., p. 40-41.
[20] Lula voit parfois son amant comme un être double, elle écrit un jour dans son journal : « Il est tellement double que j'ai rêvé des deux, je suis avec lui et ensemble nous cherchons l'autre. » in Serge Rezvani, L'Éclipse, Actes Sud, 2003, p. 195.
[21] Le portrait ovale, op. cit., , p. 34.
[22] Le Monde, 25 octobre 1967.
[23] Variations sur les jours et les nuits, Le Seuil, 1985, p. 378.
[24] Serge Rezvani, Tu as le droit d'être un homme lent, La Gueule ouverte, juillet 1973.
[25] Mille aujourd'hui, op. cit., p. 373.
[26] Le camp du drap d'or, présenté au festival d'Avignon en 1971.
[27] https://fr.wikipedia.org/wiki/Carnets_d%27Adolf_Hitler
[28] Variations sur les jours et les nuits, op. cit., p. 245.
[29] Ibid., p. 343.
[30] Le monde selon Serge Rezvani, entretien avec Michel Doussot et Yves Couprie, 2012 : https://blogpasblog.wordpress.com/2012/06/09/le-monde-selon-serge-rezvani/
[31] Ibid., 2012.
[32] L'éclipse, Actes Sud Babel, 2007, p. 16.
[33] Ibid., p. 19.
[34] Ibid., p. 108.
[35] Ibid., p. 135.
[36] Ibid., p. 134-135.
[37] Serge Rezvani, La femme dérobée, Actes sud, 2005, p. 12-13.
[38] La femme dérobée, op. cit., p. 115.
[39] La femme dérobée, op. cit., p. 175.
[40] Moi, Artemisia !, Les Belles Lettres, 2023.
[41] Méditations, op. cit., p. 52.
[42] Ibid., p. 130-131.
[43] Ibid., p. 179.
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C’est la fin de Google Assistant sur Android

10 ans après son lancement, l'Assistant Google s'arrêtera sur Android le 4 septembre. C'est l'intelligence artificielle Gemini qui prend le relai : Google juge la technologie est suffisamment mature pour ne plus avoir besoin de les faire cohabiter.
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Pendant un test de sécurité, le modèle d'OpenAI a piraté un vrai site sans le savoir
OpenAI a publié le détail de deux incidents survenus pendant des évaluations de sécurité confiées à des laboratoires extérieurs. Le plus notable des deux lui a été signalé le 29 juillet par Irregular, une société qui teste la résistance des modèles aux usages offensifs.
L'exercice était un capture the flag, le format classique des compétitions de sécurité où il faut dénicher une information cachée en exploitant les faiblesses d'un système, monté uniquement pour cette occasion. Le modèle avait été prévenu qu'il n'avait aucun accès à internet.
Il y a eu deux ratés. Une erreur de configuration laissait en réalité passer le trafic vers le réseau public, et le nom inventé pour la cible de l'exercice qui, ô hasard de la vie et des internets, correspondait à un vrai domaine déposé par un malheureux.
Le modèle a donc attaqué un site bien réel en croyant travailler sur la maquette. Il a trouvé des identifiants qui traînaient et s'en est servi pour administrer le site.
OpenAI insiste sur deux points. Aucune faille inconnue n'a été utilisée, juste une vulnérabilité basique, et le modèle n'a pas cherché à s'échapper de son bac à sable puisque la porte était déjà ouverte. Irregular n'a pour l'instant relevé aucun dégât en dehors des données du site concerné, et l'enquête continue.
Le même évaluateur a d'ailleurs vécu la scène deux fois. Un modèle Claude est tombé sur un autre vrai site portant le nom d'une cible fictive, y a repéré des services exposés, récupéré des identifiants et atteint une base de données de production.
Ces histoires commencent à s'empiler l'air de rien. En juillet, un modèle d'OpenAI était sorti de son environnement de test pour aller fouiller les serveurs de Hugging Face, la grande plateforme de partage de modèles, dans le seul but de tricher à une évaluation. Anthropic a reconnu fin juillet que les siens avaient pénétré trois entreprises pendant des tests.
Le cas qui m'a le plus choqué à titre perso, vient de l'institut britannique de sécurité de l'IA. Un modèle y a monté une attaque sur la chaîne d'approvisionnement d'un projet open source bien réel, en fabriquant de faux comptes GitHub et en faisant de l'ingénierie sociale sur ses mainteneurs, le tout derrière Tor histoire de brouiller son origine. L'institut parle de la première tromperie de cette gravité visant une vraie personne, non prévenue, dans le monde réel.
Le problème, c'est quand on se projette un peu, il est à peu près certain que ce genre de truc va se généraliser dans les mois et années à venir, et ça va devenir un vrai problème.
Source : Bleeping Computer
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La suite de Ready Player One arrive et les choses sérieuses commencent

Le projet d'adaptation de Ready Player Two donne enfin un vrai signe de vie. Le scénariste Zak Penn vient d'officialiser ce que Warner Bros. gardait sous clé, l'écriture du script est bel et bien lancée.
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Ukraine: des frappes russes font 15 morts à Kyiv et dans ses environs
L’armée russe a tiré dans la nuit 115 drones et 28 missiles à haute vitesse, notamment balistiques. L’Ukraine n’a pas pu abattre un seul missile russe lors de cette attaque meurtrière, a indiqué l’armée de l’air. -
Après les incendies, la Gironde commence à mesurer aussi les dégâts économiques
L’activité économique, en particulier dans le tourisme, va pâtir des feux massifs en Gironde. Les secteurs touchés demandent des aides et espèrent des moyens pour que cette catastrophe ne se reproduise plus. -
C’est reparti : des agents IA d’Anthropic et OpenAI ont dépassé les bornes en plein test de sécurité

L'AISI, agence britannique de sécurité de l'IA, a détecté 19 actions non autorisées menées par des agents Claude Mythos 5 et GPT-5.6 Sol sur l'internet réel, lors d'un test cyber censé rester confiné à un environnement simulé.
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La sécheresse prive la Hongrie d'électricité, le ministre de l'Énergie redécouvre les jeux de société
La seule centrale nucléaire de Hongrie étant presque à l'arrêt à cause de la sécheresse, le pays a dû réduire sa consommation d'électricité. Mis à contribution, particuliers et grandes entreprises parviennent pour l'instant à affronter la crise.
Lire la suite - Info / Énergie , Nucléaire , Eau , Canicule
En quelques jours, la Hongrie s'est improvisée laboratoire grandeur nature de la sobriété électrique. Pas par amour soudain de la décroissance, mais parce que le Danube, épuisé par la sécheresse, ne fournit presque plus assez d'eau pour refroidir (…) -
Nos corps liés
On est bouleversés à juste titre par les échos et images atroces qui nous arrivent ces derniers jours des comptoirs coloniaux au Maroc. On pleure la presque centaine de morts de tous âges, et on entend l'ampleur du long désespoir qu'elles racontent comme une tragédie. Mais on est là en territoire connu : longtemps qu'on s'émeut, périodiquement et par vagues, du durcissement des lois et pactes européens et nationaux, des naufrages en mer emportant des centaines, des corps retrouvés en montagne quand vient le dégel, des adolescents fauchés dans les tunnels frontaliers ou retrouvés gelés au cul des avions.
Et puis. On revient à nos existences, à nos vacances, à nos soucis. Aux baignades dans la mer et aux randonnées en montagne, aux frontières qu'on traverse comme on se mouche. Comme si nos corps étaient étanches. Incapables de se laisser transformer par ce qui a lieu pour d'autres, aux portes de chez soi. Incapables d'en faire un centre de gravité, une urgence absolue, un scandale que rien n'apaise. Nos vies ici, bien assises dans leur droit, ne sont pourtant pas coupées de celles qui en sont privées. L'asymétrie inouïe, obscène, qui nous accorde le droit de circuler et de migrer comme un privilège mérité dont sont privés tant d'autres : n'est pas qu'une circonstance malheureuse dont nous n'aurions qu'à nous indigner comme si nous n'étions pas partie prenante. C'est sur ces vies spoliées empêchées entravées que s'arrachent les nôtres. Où pensons nous puiser nos élans productifs maniaques, si ce n'est à la conscience enfouie qu'ils se nourrissent du sang, de la terre, du droit, de la destruction réelle ou symbolique d'autres ? La consistance anthropologique européenne reste coloniale et assassine, et ça nous va. Combien de personnes pour lutter aux côtés des exilés ? Combien pour ouvrir leur porte, désobéir ? Combien pour travailler à mettre en oeuvre le plus jamais ça nulle part à l'égard de qui que ce soit ? Petite fille d'un mort à Auschwitz et d'une survivante, c'est dans le sort fait à ceux qui font le dur choix de l'exil que je reconnais le plus intimement la mémoire que porte mon corps. Celle d'une coupure radicale entre les sorts, entre les corps, entre les histoires comme si elles n'étaient pas entremêlées depuis bien longtemps. D'un abandon de l'autre à toutes les tortures qui paveront sa route, et dont notre mauvaise conscience se console d'une déploration. On relègue le sentiment d'urgence politique d'un mot bien utile dans la boîte à outils de nos consciences européennes : il s'agirait de préoccupations humanitaires. Pas humaines non. Pas vitales. Pas essentielles. On ne mesure donc pas le racisme que sous tend tout ce fatras idéologique ? Il suffit de penser à l'accueil bras ouverts et compatissant des réfugiés ukrainiens en 2022. Il est temps d'engager une autre forme de responsabilité politique. De se laisser comprendre que les politiques migratoires européennes et nationales sont portées en notre nom et pour notre confort. Que des corps sont privés, torturés, enfermés, tués pour que les nôtres s'ébrouent aisément. Le mouvement social dit chaque fois : ne faisons pas du combat aux côtés des exilés un centre, c'est trop clivant. Les partis de gauche notabilisés, continuant sur la lancée complaisamment initiée par Jospin en 2002 : refusent idem d'en faire le centre parce-que-c'est-trop-clivant. Se laissant ainsi mollement (lâchement) prendre au piège de la droite (extrême), qui dicterait jusqu'aux termes de nos combats. Parmi ceux qui courent aujourd'hui à la présidence : personne pour réclamer la fermeture des CRA, le démantèlement des murs et clôtures ou la remise à plat du statut des frontières. Nous nous situons à un moment charnière, où il est question de se laisser basculer collectivement dans la haine et la destruction - ou de vouloir la vie. Et la vie ne se découpe pas, ce qui s'en prend à une vie s'en prend à la vie. La vie qu'on veut est bonne pour tous ensemble. Son horizon est terrien. Elle n'est pas dupe des frontières état-nationales. La terre elle-même nous fait la démonstration qu'on réclame : la vie bonne pour une poignée conduit à la prédation et à l'accumulation exponentielles jusqu'à l'auto-destruction apocalyptique. La prise de conscience est possible aujourd'hui comme jamais (et ce serait la chance de l'époque, qui provoquerait une réaction à mesure du possible), de toutes les alliances possibles avec d'autres existences et d'autres réalités. On peut s'organiser. En nombre. Offrir ce qu'on a à offrir en partage. De la place, de l'argent, du temps, une vie, des mots, des cris dans la rue. Travailler à l'égalité concrète au lien et au partage, comme on résiste. On ne peut plus faire avec nos petits arrangements. Le sort fait aux exilés doit devenir pour nous un centre. Depuis quelques mois le mot déportation est revenu prendre place tranquillement dans le vocabulaire européen. Ça doit nous faire muter, éperonner notre sens de l'horreur et du scandale, nous tenir lieu de miroir. A moins d'admettre qu'on tolère le racisme et l'inégalité, qu'on accepte de prendre part active au suprémacisme et à la domination, jusqu'à la mise à mort d'innocents sans nombre
Natacha Samuel
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Democracy is at stake when foolish humans bet on machines being intelligent | Rafael Behr
We need an enlightened US president to make the case for global AI regulation. Donald Trump is the exact opposite of what is needed
When I am woken by the sound of my dog whining, I understand that she is hungry and wants me to get up. When my alarm clock goes off, I don’t consider its needs. It is following an instruction to rouse me at a certain time but it doesn’t care if I stay in bed. It doesn’t try to get me up by other means. The dog, on the other hand, will go to plan B. She barks.
This capacity for autonomous action was once a difference between animals and machines. AI has blurred the line. Advanced models devise their own strategies to reach a goal. The task might be defined by a human master, but the machine weighs its options for delivery. It can make its own choices. Given rules, it can break them.
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Pixels de suivi emailing : les nouvelles règles Cnil 2026
À l’issue d’une consultation publique, la Commission nationale de l’informatique et des libertés (Cnil) a adopté, le 12 mars 2026, une recommandation encadrant le recours aux pixels de suivi emailing.
La Cnil qualifie l’insertion d’un pixel dans un courriel d’opération de lecture sur le terminal de l’utilisateur, ce qui la fait entrer dans le champ d’application de l’article 82 de la loi Informatique et libertés, lequel transpose en droit français l’article 5, paragraphe 3, de la directive 2002/58/CE dite « ePrivacy ».
Cette qualification, reprise des lignes directrices 2/2023 du CEPD n’allait pourtant pas de soi : à la différence du cookie, qui procède d’une écriture sur le terminal, le pixel se borne à provoquer l’envoi d’informations vers l’expéditeur, sans qu’aucune donnée ne soit à proprement parler stockée sur l’équipement de l’utilisateur.
Il en résulte que le recueil préalable du consentement libre, spécifique, éclairé et univoque du destinataire, au sens de l’article 4, paragraphe 11, du RGPD, est requis, sauf à entrer dans le champ, limitativement défini, des exemptions.Les pixels de suivi emailing assimilés au régime des cookies
La recommandation précise le champ des finalités soumises à consentement : mesure de performance à des fins d’optimisation des campagnes, personnalisation du contenu ou du canal d’envoi, constitution de profils à des fins de ciblage cross-canal et détection de fraude publicitaire. Le régime ainsi défini pour les pixels de suivi emailing est strictement indépendant du régime propre à l’envoi du courriel qui les héberge.
Un courriel de prospection peut ainsi être valablement adressé sans consentement au titre du soft opt-in de l’article L. 34-5 du Code des postes et des communications électroniques, ou dans le cadre d’une prospection BtoB en rapport avec la fonction du destinataire, sans que cette licéité ne s’étende pour autant au pixel qu’il contient : celui-ci demeure soumis, indépendamment de la base retenue pour l’envoi, à l‘article 82 de la loi Informatique et libertés et requiert donc un consentement distinct.
Cette dualité de régimes, propre à la matière des traceurs, oblige à distinguer, dans l’analyse de conformité, la licéité de l’envoi de celle du dispositif de mesure qu’il contient.Les exemptions strictement encadrées par la Cnil
Certains usages échappent toutefois à cette exigence de consentement préalable, dès lors qu’ils demeurent strictement nécessaires au service demandé par le destinataire. Tel est le cas des pixels concourant exclusivement à la sécurisation d’une authentification, par exemple pour vérifier qu’un courriel contenant un code d’accès a bien été ouvert par son destinataire légitime.
La mesure de la délivrabilité bénéficie également d’une exemption, tant sous sa forme individuelle que globale, mais dans des limites strictement proportionnées : seule la date de la dernière ouverture d’un courriel, sans autre précision, peut être retenue afin de purger les adresses inactives d’une base de diffusion. Dès que cette mesure sert, en réalité, une finalité de personnalisation ou de ciblage, elle bascule dans le champ du consentement, y compris lorsqu’elle porte sur un courriel transactionnel tel qu’une confirmation de commande ou une réinitialisation de mot de passe.
Une troisième exemption, plus rarement mobilisée, couvre la conservation d’une trace d’ouverture destinée à démontrer le respect d’une obligation légale d’information, par exemple lorsqu’un texte impose de justifier qu’une information a effectivement été portée à la connaissance de son destinataire.Un délai de mise en conformité fixé au 14 juillet 2026
S’agissant des adresses déjà collectées, la recommandation ménage un régime transitoire : le suivi peut continuer, à la condition qu’une information claire soit adressée aux destinataires dans un délai de trois mois suivant la publication du texte, soit avant le 14 juillet 2026, afin de leur permettre de s’opposer au suivi pour les courriels à venir.
Ce régime transitoire ne vaut que pour le stock d’adresses déjà collectées : il ne s’agit pas d’un re-consentement rétroactif, mais d’une simple obligation d’information assortie d’un droit d’opposition, s’inscrivant dans le prolongement de l’obligation d’information prévue à l’article 13 du RGPD.
Pour toute collecte de consentement postérieure à la publication de la recommandation, le droit commun s’applique sans ménagement : le consentement procède d’un acte positif et le silence du destinataire vaut refus.
La Cnil a annoncé des contrôles à compter de l’expiration de cette période transitoire. La formule prudente employée par la recommandation, qui évoque un délai ne devant, « en principe », pas excéder trois mois, laisse toutefois subsister une incertitude sur le caractère strictement impératif de cette échéance.
À défaut de valeur contraignante propre à une recommandation, le risque contentieux se déplacera vraisemblablement vers le terrain de la preuve de la diligence raisonnable du responsable de traitement, plutôt que vers celui du respect littéral du délai.La notion de finalités connexes et la responsabilité du responsable de traitement
La Cnil admet qu’un consentement unique puisse couvrir à la fois la prospection commerciale directe et l’utilisation de pixels de suivi contribuant directement à la personnalisation de cette prospection, dès lors que ces finalités sont présentées comme connexes. Cette notion, absente tant du RGPD que des précédentes recommandations de la Cnil, ne fait l’objet d’aucune définition précise ; elle entre en tension potentielle avec le principe de limitation des finalités posé par l’article 5, paragraphe 1, sous b), du RGPD, et l’absence de critères objectifs de connexité pourrait fragiliser la prévisibilité du dispositif autant que la validité du consentement ainsi recueilli, ce point méritant d’être suivi avec attention.
Le recours à un prestataire technique n’emporte pas transfert de responsabilité : la qualité de responsable de traitement, au sens de l‘article 4, paragraphe 7, du RGPD, s’apprécie au regard de la détermination des finalités et des moyens, et non de l’exécution matérielle du dispositif. Est ainsi qualifié de responsable de traitement l’organisme ayant décidé l’envoi de la campagne, qu’il en soit ou non l’auteur technique, la plateforme d’emailing n’intervenant, le cas échéant, qu’en qualité de sous-traitant au sens de l’article 28 du RGPD, ce qui suppose l’existence d’un contrat de sous-traitance conforme.
Face à ces évolutions, une revue globale des pratiques existantes s’impose avant l’envoi de nouvelles campagnes : cartographie des usages de pixels et des finalités poursuivies, distinction entre usages techniques et usages marketing, vérification, pour chaque finalité, de la nécessité d’un consentement, adaptation des parcours de collecte, mise à jour du registre des traitements au titre de l’article 30 du RGPD et des politiques de confidentialité, et, selon l’ampleur du profilage en cause, examen de l’opportunité de réaliser une analyse d’impact sur la protection des données au sens de l’article 35 du RGPD.
À défaut d’un tel encadrement, l’entreprise s’expose à un risque de non-conformité et de sanction.
Les pixels de suivi emailing ne sont donc pas prohibés, mais leur licéité suppose désormais un consentement recueilli et documenté selon les modalités précisées par la Cnil. Les entreprises disposent d’ici la mi-juillet 2026 pour sécuriser leurs pratiques et éviter tout risque de contrôle.Article coécrit avec Kenza Declercq, avocate, collaboratrice du département Droit de l’IA & Contentieux technologiques du cabinet Lexing.
Virginie Bensoussan-Brulé
AvocateDirectrice du pôle Contentieux du numérique
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Le rôle de Sadie Sink dans Spider-Man: Brand New Day est resté secret jusqu’au bout pour une bonne raison

Disney, Marvel Studios et Sony Pictures se sont accordés sur un point important concernant Spider-Man: Brand New Day. Il était en effet crucial que le rôle de Sadie Sink reste secret pendant la promotion.
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Decoding America: are the Democrats having their own Maga moment?
In this episode of Guardian Australia’s weekly US politics podcast, co-hosts Jonathan Yerushalmy and Reged Ahmad take a look at how the Michigan Senate primaries could decide the future of the Democrats. This is a race that has revealed the civil war raging inside the party, as some seek to take it further to the left, with candidates such as Abdul El-Sayed. But will this schism be the Democrats’ Maga moment, or will it leave the party open to a Republican communist ‘red scare’ campaign that could cost them the midterms?
They also look at why the Senate unanimously passed a resolution declaring its opposition to any presidential pardon for Ghislaine Maxwell, the longtime associate of Jeffrey Epstein, as well as the next chapter in the reflecting pool saga and why Donald Trump said US attorney and Maga faithful Jeanine Pirro had ‘folded like an umbrella’
Read more:
El-Sayed holds narrow lead in Michigan Senate primary but race too close to call
Senate unanimously passes resolution opposing pardon for Ghislaine Maxwell
Trump accuses Jeanine Pirro of ‘folding’ by dropping reflecting pool charges
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TravelTech : comment HandleVisa digitalise l’accompagnement des voyageurs
Les formalités de voyage demeurent l’une des zones les moins fluides de l’expérience touristique. Réserver un vol ou un hôtel ne demande que quelques minutes, tandis qu’une demande de visa, d’autorisation électronique ou de déclaration préalable oblige souvent le voyageur à consulter plusieurs sources, à interpréter des consignes techniques et à ressaisir des informations sensibles. …
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Armed man arrested near Trump's golf course ahead of president's visit
Authorities in California have arrested a man who was seen near a golf course owned by President Donald Trump in the Los Angeles area, ahead of the president's visit for a fundraising dinner there. Jeanine John Taele, 38, was found with a pistol and illegal ammunition at the Trump National Golf Course in Rancho Palos Verdes, investigators say. -
Trump-backed Republican advances to face vulnerable Democrat in key House battleground
Republicans just took a major step forward in their goal to keep the House majority this November. A GOP hopeful backed by President Donald Trump advanced in a jungle primary for Washington's 3rd Congressional District alongside Rep. Marie Gluesenkamp Perez, D-Wash., and the two will now face each other in this fall's general election. -
La crise climatique est une question de nourriture plus que de température
Une explosion des prix puis des pénuries et des famines si nous ne stoppons pas l'écocide
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Festi'FAL #5 : Vers l'antifascisme et au-delà !
Le Festi'FAL revient le 3 octobre prochain à la Caserne Fonck pour fêter ses 5 ans !
Alors que le mouvement antifasciste subit des attaques médiatiques et politiques sans précédent, il n'a jamais été aussi vivant !
Face au gouvernement Arizona – projet néolibéral et autoritaire – et à la montée des tensions internationales, la riposte sociale est en marche.
Il est vital de dépasser le simple rejet du fascisme rampant, de la casse sociale et des discriminations. Il est temps de poser la question essentielle : Si nous sommes antifascistes, que voulons-nous construire ensemble ?
Pour en discuter, on se retrouve le 3 octobre pour des rencontres, des ateliers, des débats et une grosse soirée pour fêter 5 ans de luttes et d'alternatives !
(!) Le programme des activités est toujours en construction, la soirée est bookée ! Plus d'infos sur le reste du programme prochainement…
Lien fb -
Un développeur fait tourner les cinématiques de Command & Conquer sur un Atari ST de 1985
Jonas Eschenburg se tape un petit délire cet été, en portant Command & Conquer sur Atari ST, et il vient de s'occuper des cinématiques du jeu, le tout sur une machine équipée d'un Motorola 68000 cadencé à 8 MHz. Le même garçon avait déjà fait tourner Doom dessus.
Le décalage vaut le détour. Command & Conquer sort en 1995 sur PC, en VGA 256 couleurs, soit dix ans après l'Atari ST, qui affiche lui 16 couleurs en 320 par 200 points.
Envoyer les pixels bruts à l'écran est hors de question sur ce genre de matériel. La machine n'a ni le débit de lecture ni la puissance de calcul pour ça.
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Eschenburg a donc écrit son propre codec, baptisé STV, adapté du format VQA que Westwood utilisait à l'époque pour ses vidéos. Le principe repose sur un codebook, autrement dit un dictionnaire de petits carrés de pixels : au lieu de transmettre chaque image entière, le fichier envoie surtout des numéros qui pointent vers des motifs déjà connus du lecteur.
L'astuce est en réalité ailleurs. Les blocs sont découpés pour tomber pile sur l'organisation mémoire de l'Atari, qui range ses couleurs en plans séparés plutôt qu'en pixels contigus, ce qui permet au processeur de recopier les motifs sans passer son temps à réorganiser les bits.
La palette et le dictionnaire se mettent à jour en continu pendant la lecture, et pas une fois pour toutes au début du fichier. Ça évite le gros pâté de blocs baveux qu'on attendrait d'une compression aussi agressive.
Le tout fonctionne sur un 8 MHz d'origine. Sans accélérateur. A priori, aucun jeu Atari ST n'avait affiché de vidéo plein écran avant celui-là.
Le jeu, lui, reste beaucoup plus poussif pour le moment : quelques images par seconde en 16 couleurs, correct seulement à partir d'un Falcon, et il réclame 4 Mo de mémoire. Autour du codec, Eschenburg a publié une dizaine d'utilitaires, dont un encodeur pour fabriquer les fichiers STV et un lecteur natif pour les regarder sur la machine.
Tout est sous licence GPL sur GitHub, le portage se récupère sur itch.io, et il faut fournir ses propres fichiers du jeu d'origine puisque le projet n'a rien à voir avec EA.
Détail amusant, le son ne sort que sur STe et Falcon. Sur un ST de base, les cinématiques défilent en silence complet. La question étant maintenant de savoir si tout ça ne m'a pas donné envie de rejouer à Command and Conquer, pour ressortir mon premier pseudo de game : Moissonneuse killer (vraiment).
Source : Hackaday
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Washington Policy Review: August 4, 2026
Today’s Report
1. Overview
2. White House News
3. Truth Social Posts
4. Government Department News
5. 2028 Democratic Presidential Candidates
6. AI & Tech Company News
7. Congressional Watch
8. Policy Impact Analysis & Heatmap
1. Overview
President Trump commemorated the 236th birthday of the U.S. Coast Guard, praising personnel as “America’s maritime first responders” tasked with countering cartels and stopping illegal maritime activity. He touted a $25 billion investment to modernize the fleet with new cutters and icebreakers as part of a “new Golden Age for America.” Additionally, the President championed his “America First” economic agenda, citing a manufacturing sector expansion and a $1.5 billion investment from Octapharma that is expected to create 1,500 jobs.
President Trump highlighted a media appearance by Treasury Secretary Scott Bessent, directing his followers to the official’s recent interview on CNBC. This social media post served to amplify the administration’s messaging on current economic policy and fiscal updates.
Governor Gavin Newsom issued three specific requests and updates regarding California’s wildfire season, including an invitation for President Trump to deliver overdue federal aid for 2025 wildfire recovery. Newsom noted that only $37 million of $1.5 billion in FEMA claims had been received, stating, “There are moments that rise above politics.” Furthermore, the Governor announced the deployment of CAL FIRE resources to assist Washington and Oregon, asserting that the state “believes in science,” and secured federal grants for the ongoing Gann Fire in Calaveras County.
Governor Wes Moore of Maryland issued a statement regarding the passage of a legislative amendment focused on congressional redistricting. Moore warned that “President Trump and Republicans across the country are working to rig the system, weaken voting rights, and make this pain permanent.” He argued that the amendment is necessary to prevent “political redlining” and to ensure that electoral authority remains with the citizens of Maryland.
NVIDIA announced several major initiatives, including a partnership with the National Science Foundation to expand regional AI infrastructure and the commercial release of “Alpamayo 2 Super,” an open model for autonomous vehicles and robotaxis. The company also unveiled advancements in GPU-optimized storage designed to bypass CPU bottlenecks in high-demand AI environments. Additionally, NVIDIA joined the Open Secure AI Alliance to promote the “Shared AI Findings Exchange” (SAFE) guidelines, which aim to standardize cybersecurity transparency and incident sharing for agentic AI systems. OpenAI also announced new cybersecurity safeguards for its models and introduced education-focused plugins for ChatGPT Work and Codex, while Anthropic appointed Mariano-Florentino Cuéllar as its first Chief Global Affairs Officer.
On August 3, the Senate passed several bills, including the Foreign Robocall Elimination Act, the Bankruptcy Threshold Adjustment Act, and the Youth Poisoning Protection Act. Senators also voted 89-4 to advance the AGOA Extension Act, which is intended to serve as a legislative vehicle for upcoming government funding measures. Meanwhile, the House of Representatives held only a brief pro forma session with no substantive legislative business or votes conducted.
Aggressive federal support for industrial reshoring strengthens domestic manufacturing capital expenditure, though this growth faces bearish headwinds from potential international trade retaliation and uneven regional implementation. In the technology sector, the focus on data architecture and hardware efficiency mitigates scaling bottlenecks for agentic AI, yet this transition increases systemic vulnerability through concentrated hardware reliance and heightened cybersecurity risks. Meanwhile, the strategic use of omnibus legislative vehicles like the AGOA Extension Act provides market stability by preventing fiscal shutdowns, even as critics argue this approach “circumvents traditional debate” and obscures the granular visibility of sector-specific regulatory shifts.
2. White House News
Presidential Message on the Birthday of the United States Coast Guard
President Trump commemorates the 236th birthday of the United States Coast Guard, honoring their service as “America’s maritime first responders.” He highlights their role in defending against “narco-terrorist cartels” and stopping the “illegal invasion at sea.” President Trump underscores his Administration’s $25 billion investment to rebuild the fleet, including new cutters, helicopters, and icebreakers, alongside recent bonuses for personnel. Emphasizing a “new Golden Age for America,” he pledges his continued support for the service members, praising their role in ensuring national security and prosperity.
Reference: https://www.whitehouse.gov/briefings-statements/2026/08/presidential-message-on-the-birthday-of-the-united-states-coast-guard/
Manufacturing Jobs Flock to the U.S. Thanks to President Trump’s America First Economic Agenda
President Trump’s economic agenda, featuring “Working Families Tax Cuts and America First trade policies,” is credited with driving an economic revival in the U.S. manufacturing sector, which saw its strongest expansion in over four years this July. Marking seven consecutive months of growth, this trend is highlighted by Switzerland-based Octapharma’s recent $1.5 billion investment to construct its first U.S. facility, creating 1,500 jobs. President Trump and his administration remain committed to their promise to “reshore American jobs, revitalize our domestic supply chain, and put America First.”
Reference: https://www.whitehouse.gov/releases/2026/08/manufacturing-jobs-flock-to-the-u-s-thanks-to-president-trumps-america-first-economic-agenda/
3. Truth Social Posts
Trump highlighted a recent media appearance by Treasury Secretary Scott Bessent, directing attention to the official’s interview with Joe Kernen on CNBC.
Reference: https://truthsocial.com/@realDonaldTrump
4. Government Department News
No relevant government department updates found for this date.
5. 2028 Democratic Presidential Candidates
Gavin Newsom (gov.ca.gov)
Governor Newsom is calling on President Trump to deliver federal disaster aid pledged 18 months ago following the January 2025 wildfire storms. While the President visits Los Angeles for a fundraiser, the Governor noted that California has received only $37 million of $1.5 billion in submitted FEMA claims. Newsom stated, “There are moments that rise above politics. This could be one of them, Mr. President,” urging the administration to fulfill its commitment to survivors in Altadena, Pacific Palisades, and Malibu who are still rebuilding.
California is deploying 20 CAL FIRE engines and four Rapid Extraction Module Support teams to assist with wildfires in Washington and Oregon. Since July 16, the state has coordinated the movement of 380 personnel and 60 engines to the Pacific Northwest. Governor Newsom emphasized the state’s solidarity with neighbors facing climate-driven threats, asserting, “We believe in science, and we also believe in our own eyes.” These deployments supplement local firefighting capacity and will not impact California’s internal emergency response readiness.
Governor Newsom secures federal assistance to support response to Gann Fire in Calaveras County
California has secured a Fire Management Assistance Grant (FMAG) from FEMA to support suppression efforts for the Gann Fire, which began on August 3 in Calaveras County. The fire has burned over 6,495 acres, forcing the evacuation of 1,473 residents. The grant allows state and local agencies to seek 75% reimbursement for eligible suppression costs. Governor Newsom stated that the assistance strengthens the state’s ability to “accelerate containment efforts, protect lives and property, and support communities facing ongoing evacuations.”
Governor Newsom announces appointments 8.4.2026
Governor Newsom announced several appointments, including Luis Garnica as Warden of Mule Creek State Prison and Jolie Poper as Chief Deputy General Counsel for the Department of Corrections and Rehabilitation. Additionally, Joseph Cannata and Vincent Hoenigman were appointed or reappointed to the Tahoe Regional Planning Agency Governing Board, and Natalie Arroyo was reappointed to the Klamath River Renewal Corporation Board of Directors. Most of these roles do not require Senate confirmation.
Wes Moore (governor.maryland.gov)
Governor Moore praised the Maryland General Assembly for passing a constitutional amendment regarding congressional redistricting. Moore stated that he has warned that “President Trump and Republicans across the country are working to rig the system, weaken voting rights, and make this pain permanent.” He argued that the amendment prevents “political redlining” and ensures that the final authority on representation rests with Maryland voters. Moore urged citizens to support the measure in the November election to maintain local control over the redistricting process.
6. AI & Tech Company News
OpenAI (openai.com)
Third-party cyber evaluations involving OpenAI models
OpenAI has detailed recent incidents regarding third-party cybersecurity evaluations of its AI models. In response, the company has implemented new safeguards designed to improve the rigor and security of the model testing and evaluation process.
New ways to learn and teach with ChatGPT Work and Codex
New education-focused plugins for ChatGPT Work and Codex are now available to support K–12 and higher education environments. These tools are designed to assist teachers, students, and researchers in their efforts to facilitate learning, conduct research, and build new projects.
Anthropic (anthropic.com)
Mariano-Florentino (Tino) Cuéllar to join Anthropic as Chief Global Affairs Officer
Mariano-Florentino (Tino) Cuéllar has been appointed as Anthropic’s first Chief Global Affairs Officer to lead international policy, strategy, and government relations. Cuéllar previously served as President of the Carnegie Endowment for International Peace and as a Justice of the Supreme Court of California. Having served on the President’s Intelligence Advisory Board and various academic and policy institutions, he will transition from his role as a Trustee of Anthropic’s Long-Term Benefit Trust to lead the company’s collaboration with global governments on AI development and governance.
NVIDIA (nvidia.com)
NVIDIA is partnering with the U.S. National Science Foundation to support State and Regional AI Infrastructure Hubs, aiming to broaden access to AI computing, software, and technical expertise. Modeled after NVIDIA’s collaboration with the University of Florida, the initiative helps university consortia pool resources to foster regional innovation. The program focuses on building a skilled workforce through flexible AI education and infrastructure, enabling institutions to address local economic needs and research priorities while preparing students for the AI economy.
NVIDIA has released Alpamayo 2 Super for commercial use under the Linux Foundation’s OpenMDW-1.1 license. Designed for robotaxis and autonomous vehicles, the model provides frontier-scale reasoning to handle complex, rare driving scenarios. It offers 360-degree context and produces causal reasoning traces and trajectory planning. According to NVIDIA, the model outperforms competitors like GPT-4o and Gemini 2.5 Pro on driving-centric benchmarks. It is part of an “open model” family designed to provide a cloud-to-car workflow that allows developers to customize and deploy autonomous systems efficiently.
As AI Increases Demands on Memory, Storage Steps Up
At the Future of Memory and Storage conference, NVIDIA unveiled storage advancements to support high-demand AI environments. The company is open-sourcing its cuFile APIs to allow GPUs to interact directly with storage, bypassing CPU bottlenecks and enabling microsecond-speed data access. NVIDIA also introduced the “Storage-Next” initiative, a collaboration with over 40 industry partners to create standardized, GPU-optimized storage architectures. These efforts aim to make storage an active component of the data path, ensuring that AI-powered systems can securely and efficiently process massive, concurrent data requests.
AI Leaders Propose SAFE Guidelines for Cybersecurity Transparency
The Open Secure AI Alliance, representing over 120 organizations, has proposed the Shared AI Findings Exchange (SAFE) guidelines to improve agentic AI cybersecurity. The initiative, supported by the Linux Foundation and members including NVIDIA, Cisco, and CrowdStrike, seeks to create a framework for sharing information on AI incidents and “near misses” to reduce systemic risk. NVIDIA highlighted its contributions to the defensive stack, including open-source tools for agent governance, runtime security, and vulnerability scanning, emphasizing that collective defense is essential for securing rapidly evolving AI agent systems.
7. Congressional Watch
Covers the 2026-08-03 session — the Congressional Record is published with a one-day delay.
Senate
The Senate conducted legislative business, including passing three bills related to public safety, bankruptcy eligibility, and robocalls. Senators also advanced the procedural path for an African trade extension bill that serves as the vehicle for a government funding measure.
H.R. 6500, AGOA Extension Act — Procedural motion to move toward consideration of this trade bill, which will also serve as a vehicle for a continuing resolution [Passed 89-4 (Vote No. 218)]
S. 2666, Foreign Robocall Elimination Act — Directs the FCC to establish a task force to combat unlawful robocalls [Passed by voice vote]
S. 3977, Bankruptcy Threshold Adjustment Act — Modifies specific bankruptcy eligibility requirements in federal law [Passed by voice vote]
S. 289, Youth Poisoning Protection Act — Bans the sale of products containing high concentrations of sodium nitrite to individuals [Passed by voice vote]
House of Representatives
The House held a brief pro forma session on Monday, August 3, with no substantive legislative business or votes conducted. The session lasted approximately 15 minutes.
No significant actions — No legislative business or voting occurred [N/A]
Committee Highlights
Senate Committee on the Budget — Examined the current state and reality of the Medicaid program
Senate Finance Subcommittee on Health Care — Examined the role of biotechnology in building a resilient health care future
Senate Committee on the Judiciary — Examined consumer costs associated with AI surveillance pricing
Senate Select Committee on Intelligence — Examined certain classified intelligence matters
Coming Up
The Senate will reconvene at 10:00 a.m. on Tuesday, August 4, 2026, to continue consideration of the AGOA Extension Act. The House of Representatives is scheduled to meet next in a pro forma session at 9:00 a.m. on Thursday, August 6, 2026.
Reference: Congressional Record Archive
8. Policy Impact Analysis & Heatmap
This analysis is provided for informational purposes only. It does not constitute investment advice or a recommendation to buy or sell any security.
Impact on Market
Based on today’s policy developments, our analysis identifies the following market impact themes:
THEME 1. INDUSTRIAL RESHORING AND MANUFACTURING EXPANSION
The administration is aggressively promoting capital expenditure in domestic manufacturing as a proxy for economic success. By linking tax cuts and trade policy to specific investment announcements, the executive branch attempts to validate its economic strategy. Bearish risks include potential trade friction if these protections create retaliatory measures from foreign partners. Critics also note that federal support remains inconsistent, as domestic recovery in regions suffering from natural disasters remains stalled despite promised funding.
THEME 2. AI INFRASTRUCTURE DE-BOTTLENECKING
Technological focus is shifting from pure compute power to the underlying data architecture required for agentic AI. NVIDIA’s integration with the NSF and new CPU storage products aim to resolve efficiency constraints that threaten to stall AI adoption at scale. While this enhances throughput for heavy users, it also increases reliance on centralized hardware providers. Cybersecurity concerns persist, as even collaborative efforts to share incident data face the risk of revealing proprietary vulnerabilities to sophisticated adversaries.
THEME 3. FISCAL LEGISLATIVE VEHICLES
The Senate is utilizing the AGOA Extension Act as a legislative engine to ensure government funding continuity. This procedural step is intended to avoid market-disrupting shutdowns while addressing broader trade obligations. The reliance on such legislative ‘vehicles’ often leads to complex, omnibus-style bills that complicate sector-specific policy visibility. Opposition figures warn that this method circumvents traditional debate, potentially leaving controversial policy changes buried within necessary appropriations.
Policy Impact Heatmap with Market Direction

Each cell shows an estimated impact score on a fixed scale of -10 to +10, reflecting how today’s policy developments may affect each market sector. Positive scores (green, ▲) suggest bullish impact; negative scores (red, ▼) suggest bearish pressure. Rows and columns are sorted by impact strength, and sectors and policy events with no meaningful impact are omitted. The heatmap, the analysis below, and the Impact on Market themes above are produced from a single unified analysis: the heatmap visualizes the magnitudes, while the text explains the causal reasoning behind them.
Government policy and industrial expansion are driving current market sentiment. The Senate’s move to use the AGOA extension as a vehicle for government funding provides a critical signal for fiscal stability, reducing potential volatility around a looming budget expiration. Simultaneously, the administration is emphasizing manufacturing growth, citing capital inflows like the new Octapharma facility as evidence of successful ‘America First’ industrial policy. Critics, however, argue that such growth remains uneven, as evidenced by local leadership complaints regarding delayed federal disaster aid in California, which they characterize as an ‘18-month’ failure to address urgent recovery needs.
Technological advancement is pivoting toward infrastructure integration. NVIDIA’s deployment of NSF AI hubs and new storage architectures directly addresses the ‘bottleneck’ issues currently plaguing high-compute AI environments. These moves are likely to lower barriers to entry for research institutions, theoretically broadening the customer base for accelerated computing. The cybersecurity initiatives led by the Open Secure AI Alliance represent a proactive regulatory posture, attempting to standardize safety protocols before systemic failures occur. Such moves aim to protect intellectual property, though they reflect rising anxieties that ‘agent speed’ attacks may outpace current defensive infrastructure.
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La ville de La Ciotat et son club de plongée historique tentent de convaincre l’État de saborder un navire, une pratique interdite en Méditerranée. Leur objectif: créer un récif artificiel foisonnant de vie pour les plongeurs. L’intérêt pour la biodiversité est, lui, controversé. -
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Ephéméride des luttes : 5 août
Le 5 août de l'éphéméride des luttes déborde des luttes passées et espère bien que tous les 5 août à venir seront aussi amoureux de la liberté que ceux d'avant l'ont été.
1305 : En Angleterre, l'armée anglaise parvient à capturer près de Glasgow le leader de la révolte écossaise William Wallace. Celui-ci sera transféré à Londres, où il sera condamné et exécuté.
1689 : 1500 Iroquois attaquent le village de Lachine en Nouvelle France.
1812 : Aux USA, à Brownstone Creek, les guerriers de Tecumseh tendent une embuscade à plus de 200 soldats américains et les mettent en fuite.
1882 : A Montceau-les-Mines, la 'Bande Noire', composée de mineurs anarchistes, commet la première de ses actions en s'attaquant à l'église de la Mission du Bois du Verne.
1899 : A Valladolid, parution du premier numéro du journal 'La Protesta'.
1910 : Mort du "Père Lapurge" Constant Marie, communard et chansonnier anarchiste. Il sera notamment perquisitionné et arrêté plusieurs fois par la police pour les textes de ses chansons, notamment ceux de "Dame Dynamite".
1914 : A Cleveland en Ohio, installation du premier feu de traffic électrique.
1927 : - A Montevideo, une bombe très puissante est placée près de la City Bank et fait d'énormes dégâts. Les anarchistes l'y ont placée là dans le cadre de la campagne internationale de soutien aux anarchistes Sacco et Vanzetti de Boston, qui passent alors en procès et risquent la condamnation à mort.
- A New York, le même jour et dans le même cadre, de puissantes bombes interrompent totalement le transit des lignes de métro. La police déclare que la puissance des bombes dépasse celle de Wall Street de 1920.
- A Philadelphie, une charge de dynamite détruit une partie de l'église de Sainte Emmanuelle suite à des sermons que le prêtre avait adressé contre Sacco et Vanzetti.
1962 : En Afrique du Sud, arrestation de Nelson Mandela. Le même jour, c'est la mort de Marilyn Monroe.
1966 : John Lennon déclare que les Beatles sont plus célèbres que Jésus-Christ.
1974 : A Bruxelles, les Groupes d'Action Révolutionnaire Internationaliste (GARI) placent des voitures piégées contre les locaux d'Ibéria, deux succursales de la Banque Espagnole et une agence de tourisme spécialisée dans les vacances en Espagne.
- A Quimper, le Front de Libération de la Bretagne/Armée Révolutionnaire Bretonne (FLB/ARB) fait sauter un Fokker 27 de la compagnie aérienne Air Inter.
1977 : - Mobilisations partout en soutien aux inculpés de Malville, la grande manifestation contre les centrales nucléaires de la fin juillet ayant abouti à de nombreuses arrestations, beaucoup de blessé-e-s et la mort d'un militant antinucléaire.
- A Rome, incendie de la porte du consulat français contre la répression des luttes antinucléaires en France.
- Toujours à Rome, des engins incendiaires sont lancés contre le siège du TAR, qui a annulé la suspension des travaux de la centrale nucléaire de Montalto di Castro. Ces deux dernières actions sont revendiquées par un message qui termine par 'Non aux centrales nucléaires'.
- A Gap, dans la nuit, le centre EDF est attaqué au molotov contre le nucléaire.
1980 : Dans le XIVème arrondissement de Paris, un commando d'Action Directe attaque la mairie et y dérobe des passeports, cartes d'identité et tampons officiels.
1981 : - Ronald Reagan licencie sans préavis près de 12.000 contrôleurs aériens qui faisaient grève.
- En Irlande du Nord, l'IRA mène une série d'attentats à la bombe dans sept zones du pays, notamment à Belfast, Derry et Lisburn (voir logo de l'article, la bombe de la rue royale)
1983 : A Belfast, 22 membres de l'IRA sont condamnés à plus de 4.000 ans de prison.
1984 : A Bonn, les Cellules Révolutionnaires et les Rote Zora incendient un camion de Kreuzer pour protester contre les conditions de travail en prison et en psychiatrie.
1986 : A Munster, les Rote Zora incendient l'Institut de génétique humaine de l'université, qui étudiait les liens entre déviation génétique et structure sociale.
1992 : En Afrique du Sud, une manifestation mixte de plus de 100.000 personnes se déroule pour la fin de l'apartheid.
1998 : A Rio de Janeiro, plus de 10.000 personnes affrontent la police lors d'une manifestation contre la privatisation du secteur des télécommunications.
2017 : A Toulouse, une camionnette de Spie Batignoles est incendiée pour leur implication dans la construction des prisons et en solidarité avec des anarchistes incarcéré-e-s. Revendiqué "Arson Lupin".
Voir l'éphéméride anarchiste du 5 août.
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Missouri rejects citizens’ bid for vote on Trump-backed redistricting plan
Missouri’s top election official has rejected a petition for a referendum on new congressional districts
Missouri’s top election official has rejected a citizens’ petition seeking a statewide referendum on the state’s redistricting plan backed by Donald Trump.
Supporters of the referendum had submitted hundreds of thousands of petition signatures in an effort to force a November election on whether to use a new US House map approved by the Republican-led state legislature. But the Republican secretary of state, Denny Hoskins, asserted on Tuesday that the petition was void because congressional redistricting plans cannot be subject to voter referendums.
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US revokes Brazil ambassador’s visa in escalation of diplomatic feud
Move is retaliation for Lula’s government refusal to approve Trump’s nominee for ambassador in Brasília
Donald Trump’s administration has revoked the visa of Brazil’s ambassador to the US in a sharp escalation of a diplomatic feud with the country’s president, Luiz Inácio Lula da Silva.
The US state department said Maria Luiza Ribeiro Viotti’s visa had been cancelled in retaliation for Brazil’s refusal to approve Trump’s nominee for ambassador in Brasília and its decision last month to deny visas to two US diplomats seeking to visit ahead of an October election.
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Mike Lindell, MyPillow CEO, steps down from post to run for Minnesota governor
Trump loyalist, who also has president’s endorsement, has spent millions trying to prove 2020 election was ‘stolen’
Mike Lindell is leaving his role with the MyPillow company to focus on his campaign to become the next governor of Minnesota. In a social media post published on Tuesday, Lindell said that the company was strong enough to withstand his departure.
“This decision is not about walking away. It is about stepping forward to serve. I am putting Minnesota above myself, my title, and my business interests so I can give this campaign and the people of our state my full time, energy, and attention,” Lindell said.
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Armed man arrested at Trump’s California golf course
Jeanine John Taele allegedly took photos and videos of property days before president’s visit
Los Angeles county sheriff’s deputies arrested an armed California man over the weekend who was seen surveilling Donald Trump’s golf course in Rancho Palos Verdes, days before the president was set to arrive there for an event with the Republican National Committee (RNC).
Plainclothes federal agents reported Jeanine John Taele, 38, as a “suspicious individual”, after they observed him on Sunday taking photographs and videos of the golf grounds, located in a coastal town south of Los Angeles, according to county officials.
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Trump Tyranny Tracker | Day 558-560: July 31-Aug 2, 2026
Marine One flying past the Lincoln Memorial Reflecting Pool earlier this week. The pool was drained so that the faults in the lining could be inspected and repaired. Credit...Andrew Leyden for The New York TimesWelcome to today’s Trump Tyranny Tracker…
Trump’s unprecedented corporate fundraising operation, escalating abuses in the immigration crackdown, and efforts to pressure law firms, journalists, and other institutions were among this weekend’s biggest stories.
This Weekend at a Glance
Trump has raised more than $800 million while personally soliciting multimillion-dollar donations from companies with business before his government.
Dozens of people, including 32 U.S. citizens, are seeking damages over alleged abuse by federal immigration agents.
Hackers targeted water systems across several states, forcing some utilities to operate manually as the FBI investigates Iranian involvement.
What We Need to Pay Attention To
Justice Dept. Subpoenas Times Freelancer in Effort to Identify Sources
What Happened: The Justice Department subpoenaed New York Times freelancer Matthew Cole, seeking two years of information about his contacts and conversations to identify sources for his reporting on a failed SEAL Team 6 mission in North Korea. DOJ has refused to withdraw the subpoena after backing down from similar efforts targeting other NYT journalists, the Washington Post, and Wall Street Journal.
Why It Matters: This is part of Trump’s broader attack on the press. If the government can expose confidential sources by digging through reporters’ records, whistleblowers will think twice before coming forward, and journalists will have a harder time exposing government corruption and misconduct.
Source: New York Times
Corruption
‘The Boss Wants This Money’: Inside Trump’s Unprecedented Fundraising Operation
What Happened: Trump has raised more than $800 million since returning to office, personally directing aides to solicit multimillion-dollar donations from companies for his political and vanity projects. He keeps track of who donates, tells companies to contribute between $25 million and $50 million, and offers major donors special access. Meanwhile, his government makes decisions affecting many of their businesses.
Why It Matters: Trump is keeping track of which companies give him money while his government makes decisions affecting their businesses. This is cronyism in plain sight, with companies paying millions to maintain access and influence while seeking favorable treatment from his government.
Source: Wall Street Journal
Trump stands to profit off US policy announcements by selling fast access to his social media posts
What Happened: Trump Media is launching a $100,000-a-month service giving Wall Street traders faster access to Trump’s Truth Social posts, including presidential announcements on tariffs, wars, companies, and other policies that move markets. Trump retains a major financial interest in the company collecting the subscription fees.
Why It Matters: Trump is charging Wall Street $100,000 a month for faster access to his market-moving announcements, with the money flowing to his company. He is literally monetizing the presidency and selling insider information to those willing to pay.
Source: Associated Press
Power Consolidation
How a Top Law Firm Went From Standing Up to Trump to Bending the Knee
What Happened: Paul Weiss capitulated after Trump targeted the firm with an executive order imposing crippling sanctions. Eight other major law firms also struck deals with the White House, collectively agreeing to provide nearly $1 billion in free legal work for Trump’s causes.
Why It Matters: Firms that fought Trump in court won. The ones that capitulated show how threats of government retaliation can force even the most powerful firms to bend the knee without Trump having to take any action.
Source: New York Times
Maryland Gov. Wes Moore says he’s ‘very concerned’ Trump will interfere in the midterm elections
What Happened: Maryland Gov. Wes Moore warned that Trump is using federal power in ways that could interfere with the midterms, pointing to efforts to restrict mail voting, obtain voter data from states, and potentially deploy federal troops or agents to polling places.
Why It Matters: States are preparing to defend their elections not from foreign adversaries, but from the federal government. Because of Republicans, governors are making contingency plans to prevent federal control over elections.
Source: Associated Press
Weaponization of Institutions
Charges Dropped in Reflecting Pool Case as Prosecutors Say Work Was ‘Botched’
What Happened: Federal prosecutors dropped felony charges against former Olympian David Hearn after evidence showed the Lincoln Memorial Reflecting Pool was damaged by a botched renovation, and not vandalism as Trump and his officials claimed. The new lining began peeling within days of installation.
Why It Matters: DOJ pursued felony charges carrying up to 10 years in prison over damage Trump and DOJ knew came from its botched renovation. Trump pushed a lie to deflect blame for his failed project, and the DOJ turned that lie into a criminal case.
Source: New York Times
Blanche’s nomination may be stalled, but payouts to Trump allies are underway
What Happened: Acting Attorney General Todd Blanche said Trump’s proposed $1.776 billion slush fund is “dead,” but DOJ has already made several payouts, including a seven-figure settlement to anti-abortion activist Paul Vaughn, whom Blanche called a victim of Biden-era “weaponization.” Nearly 600 Jan. 6 defendants have also filed claims seeking taxpayer-funded compensation under existing federal law.
Why It Matters: Calling the $1.776 billion fund “dead” is meaningless when DOJ is already making the payouts. Taxpayer money is being used to compensate Trump’s criminals that he calls “victims” of political persecution, while nearly 600 Jan. 6 defendants are demanding their share.
Source: MS NOW
Media Suppression and Authoritarian Tactics
After Claiming ‘Bias’ at Smithsonian, Trump Officials Stage Patriotic Exhibition
What Happened: After Trump accused the Smithsonian of presenting a negative view of American history and ordered signs directing visitors elsewhere for “accurate information,” the State Department opened its “patriotic” exhibition near the White House. No historians or professional museum curators worked on the exhibition, and several featured artists have personal connections to its organizers.
Why It Matters: Trump is using the federal government to decide which version of American history is acceptable. Attacking independent museums as biased and replacing exhibits with government-approved propaganda is a classic authoritarian tactic to rewrite history.
Source: New York Times
Human and Civil Rights Abuses
Thousands of migrant children in the US could face new deportation risks as legal aid deal expires
What Happened: Trump is allowing a federal contract providing legal services to roughly 20,000 unaccompanied migrant children to expire, leaving many without attorneys in deportation proceedings. The government has also withheld payments to legal providers for more than six months, forcing layoffs and office closures.
Why It Matters: Twenty thousand children, some fleeing abuse or persecution, could be forced to face deportation alone without a lawyer. Trump withheld funding for six months and is now letting their legal aid expire, stripping vulnerable children of one of their only protections against deportation.
Source: Associated Press
“The ICE Agent Behind Me Grabbed the Back of My Shirt and Just Threw Me Like a Sack of Trash”
What Happened: Fifty-four people filed claims against the federal government seeking damages for alleged abuse by ICE and DHS agents. The claimants include 32 U.S. citizens and describe beatings, wrongful detention, pepper spraying, forced labor, and other violence, including a 68-year-old nurse who suffered a concussion and fractured kneecap after an ICE agent allegedly threw her to the ground.
Why It Matters: Fifty-four people, including 32 U.S. citizens, have come forward with claims of beatings, wrongful detention, and other abuse by federal immigration agents. The growing number of cases points to a broader pattern of violence with no accountability.
Source: Mother Jones
Senate Report Describes ‘Top-Down Culture of Cruelty’ in ICE Detention
What Happened: A Senate investigation into the South Texas Family Residential Center found reports of inadequate medical care, inedible food, lack of education, restricted access to lawyers, and deliberate mistreatment of children. Families said guards disrupted children’s sleep, taunted them with food, and were instructed by supervisors to treat detainees harshly.
Why It Matters: Supervisors allegedly instructed guards to treat detainees harshly, including children. The cruelty came from the top, creating a detention system where serious human rights abuses were encouraged and normalized.
Source: Talking Points Memo
US ICE detains Johns Hopkins researcher as airport arrests surge
What Happened: ICE detained Johns Hopkins researcher Fatima Ameaka at Baltimore/Washington International Airport as she prepared to board a domestic flight. Her arrest comes amid a surge in airport immigration enforcement targeting visa overstays, including people with pending asylum or marriage applications.
Source: Reuters
Immigration crackdown threatens Haitian caregivers and the seniors who rely on them
What Happened: Trump ended Temporary Protected Status for 350,000 Haitians, forcing employers to fire caregivers who have legally worked in the U.S. for years. Nursing homes, home health agencies, and disability services already facing worker shortages are losing staff, leaving seniors and disabled Americans without longtime caregivers.
Why It Matters: On top of the cruelty, Trump’s immigration crackdown is also taking caregivers away from seniors and disabled Americans who depend on them for basic daily care. Removing thousands of workers from an industry already facing severe shortages will make the existing healthcare crisis worse.
Source: Associated Press
Government Services Disruption and Collapse Watch
Pentagon weighs eliminating civilian tenure at military academies and reviewing all curriculum, draft memo says
What Happened: A draft Pentagon memo would eliminate civilian faculty tenure at U.S. military academies and war colleges and order a line-by-line review of every course. Courses deemed “ideologically driven” or nonessential could be eliminated, though the proposal has not yet been approved.
Why It Matters: Political appointees could decide which professors stay and what future military leaders are allowed to learn. Calling courses “ideological” gives Trump officials an excuse to purge anything from military education they don’t politically agree with.
Source: CBS News
In Nebraska, Americans begin to lose Medicaid under Trump’s work rules
What Happened: Nebraska became the first state to remove people from Medicaid under work requirements created by Trump’s 2025 law, with roughly 200 people losing coverage beginning August 1. The requirements will eventually affect about 20 million people across 44 states, with an estimated 3 million to 8.6 million potentially losing coverage by 2028.
Source: NPR
Former Officials Protest U.S. Plan to Defund Pan American Health Organization
What Happened: Trump’s proposed budget eliminates U.S. funding for the Pan American Health Organization, which monitors disease outbreaks and coordinates public health responses across 35 countries. The U.S. already owes nearly $135 million in overdue payments after Trump withdrew from the World Health Organization and ended its funding.
Source: New York Times
Imperial & Geopolitical Watch
Trump Blames Minnesota, Not Iran, for Cyberattack, Despite Initial Investigation
What Happened: Trump blamed Minnesota and Democratic Gov. Tim Walz for the cyberattack on municipal water systems, rejecting investigators’ preliminary assessment that Iran was likely responsible. The FBI says water facilities in at least seven states were targeted.
Why It Matters: American water systems were attacked, and instead of confronting the likely foreign adversary responsible, Trump blamed a political opponent. Turning a national security threat into a partisan attack puts Americans in danger while the real threat goes unanswered.
Source: New York Times
Sweeping cyberattack on water systems in multiple states has US officials on edge
What Happened: Hackers targeted water systems in at least seven states in a coordinated cyberattack, forcing some utilities into manual operations and boil-water notices. Federal agencies are working to secure vulnerable systems.
Source: CNN
Jordan Is Learning Its U.S. Alliance Has a Price in the Iran War
What Happened: Iran has fired at least 60 missiles and drones at Jordan since July 8, primarily targeting bases hosting U.S. forces. Three U.S. service members were killed in a July 17 strike, while opposition inside Jordan is growing against the American military presence.
Why It Matters: Trump’s war has turned a longtime U.S. ally into a target. American troops have been killed, Jordan is absorbing Iranian attacks, and growing public anger threatens a partnership the U.S. has relied on for decades.
Source: Wall Street Journal
Far-Right & Russian Influence Watch
Trump Backs Away From Deal to Let Ukraine Build Patriot Missiles
What Happened: Trump reversed his earlier promise to let Ukraine manufacture Patriot interceptors, saying the U.S. had “not agreed” to share the technology. The reversal comes as Ukraine is running critically low on Patriots and Russia continues launching daily mass ballistic missile attacks on Ukrainian cities.
Why It Matters: Ukraine is heading into another winter of Russia’s genocidal missile attacks, and Trump predictably won’t commit to providing interceptors or asking Musk for approval. We are already watching what happens when Ukraine runs out of interceptors, as Russian missiles hit residential buildings, and families are buried beneath the rubble.
Source: New York Times
Pentagon ends leadership of Ukraine aid group as US distances from Europe
What Happened: The Pentagon is giving up its leadership of the NATO command in Germany that coordinates military aid, training, and logistics for Ukraine, with another NATO country eventually taking over. The move follows cuts to U.S. military leadership and rotations in Europe.
Why It Matters: The U.S. is giving up another central role supporting Ukraine while Russia escalates its attacks. In another gift to Moscow, Trump is pulling America back from European defense and leaving Ukraine and NATO allies to deal with the repercussions.
Source: Politico
Unmasking RussiaA Russian Missile Landed in Poland in the Latest Escalation Against NATOYesterday, Russia launched yet another massive missile and drone attack as cruise missiles, ballistic missiles, and drones tore through homes and residential buildings across Ukraine. By Thursday morning, rescue workers were digging through the rubble in search of survivors while family members waited desperately for news of those trapped beneath collapsed buildings…Read more5 days ago · 219 likes · 21 comments · Olga LautmanEU force boards Russian shadow fleet tanker in Mediterranean Sea
What Happened: An Italian-led EU naval force boarded the sanctioned Russian shadow fleet tanker Toa Payoh in international waters after its captain refused to provide documentation. The operation, backed by Greek and Polish forces, is part of expanding European efforts to intercept vessels Russia uses to evade sanctions and finance its war.
Source: Kyiv Independent
Economic News
U.S. Economic Growth Slowed to 1.5% in Second Quarter
What Happened: U.S. economic growth slowed to a 1.5% annual rate in the second quarter, down from 2.1% in the first quarter and below economists’ expectations of 1.8%. The slowdown comes as inflation and higher energy costs continue to weigh on the economy.
Source: Wall Street Journal
In Resistance News
Check out 50501 for local and nationwide events…
Source: 50501
By the Numbers
$800 million+ — Trump’s fundraising since returning to office
$100,000/month — Cost for Wall Street to buy fast access to Trump’s market-moving posts
$9 million — Corporate donations to Freedom 250 from Chevron, United, and RTX in the current disclosure
$1 billion — Free legal work law firms agreed to provide after capitulating to Trump
54 — People, including 32 U.S. citizens, who filed abuse claims against ICE and DHS
20,000 — Unaccompanied migrant children losing access to legal aid
60+ — Missiles and drones Iran has fired at Jordan since July 8
300 — Patriot interceptors Ukraine requested that Trump refused to provide
3 million to 8.6 million — Americans projected to lose Medicaid coverage by 2028
1.5% — U.S. GDP growth rate in the second quarter, down from 2.1%
What to Watch Next
Trump’s corporate fundraising machine keeps growing — Will Congress investigate the connections between multimillion-dollar donations, access to Trump, and government decisions affecting donors and their businesses?
Thousands of migrant children are about to lose their lawyers — Will anyone intervene before 20,000 children are left to navigate deportation proceedings alone?
Americans have started losing Medicaid — How quickly will coverage losses spread as the rules expand from Nebraska to millions of people across the country?
Trump’s Iran war is putting American troops and allies in the line of fire — How much further will the regional fallout spread as Iran targets U.S. forces and countries hosting them?
Key Takeaways
Economic Strain — Slowing GDP growth, elevated mortgage rates, higher gas prices, and mounting Medicaid losses are adding to the financial pressure on American households.
Pay to Play — Trump’s $800 million fundraising operation and paid access to his market-moving posts have turned presidential power and access into something individuals, corporations, and countries can buy.
Forced Compliance — Law firms surrendered nearly $1 billion in free legal work after Trump threatened them, while DOJ is targeting a NYT freelancer to expose his confidential sources, using federal power to force institutions and critics into compliance.
Human Rights Abuses — Migrant children losing legal representation, 54 abuse claims against ICE and DHS, and cruelty reported at a family detention center show protections disappearing for people most vulnerable to government abuse.
Betrayal of Ukraine — Withheld Patriot interceptors, a reversed manufacturing promise, and the Pentagon stepping back from its NATO coordination role show the U.S. disengaging as Russia escalates its attacks.
Call to Action
Document Everything: Document purges, corruption, and power grabs. Share credible information with journalists, watchdogs, and legal experts. Silence enables authoritarianism—see something, say something.
Defend Press Freedom: Support independent journalism by subscribing to and sharing reporting that challenges Trump’s power grab.
Contact Lawmakers: Demand accountability for Trump’s unchecked power and war on oversight.
Mobilize for Action: Organize or join legal efforts and resistance movements to protect democracy and human and civil rights.
Thanks for reading the Trump Tyranny Tracker. Stay tuned for more updates.
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Michigan’s high-stakes Democratic primary for US Senate seat too close to call – as it happened
This live blog is now closed. Read more of our primaries coverage here:
Democrat Marie Gluesenkamp Perez survives Washington’s crowded primary
Incumbent Wesley Bell wins Missouri primary as Cori Bush comeback bid fails
Missouri rejects citizens’ bid for vote on Trump-backed redistricting plan
Almost all of the polls have closed in Michigan. We’ll bring you the results as they come in, particularly in the most closely watched race of the night – the Democratic primary for US Senate.
There are four counties in Michigan that keep central time, which means that they will close their polls an hour later than the rest of the state.
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Grève avec le Samusocial de Paris
Quand ?
Le 6 août à 13hOù ?
Décathlon Rive Gauche 113 Avenue de France 75013 ParisLe 6 août, unissons nos forces avec les grévistes du Samusocial de Paris !
Tou*tes en grève et en manif : rdv 13h devant le Décathlon, avenue de France, Paris 13e en direction du siège du SamusocialDes préavis de grève CGT et SUD couvrent l'ensemble des services du social, privé comme public !
Pour relayer sur les réseaux sociaux :
Pour télécharger et faire circuler notre tract pour jeudi et vendredi soir (soirée de soutien) ainsi que le tract de la CGT Samusocial ici
Continuons à soutenir la grève des agent.e.s du Samusocial de Paris et les personnes qui occupent le parvis de leur siège !
— La Commission de Mobilisation du Travail Social IDF
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Judge grants DoJ bid to dismiss January 6 cases against rightwing Oath Keepers
Ruling vacates convictions of founder Stewart Rhodes and other militia members who took part in 2021 Capitol attack
A US judge on Tuesday granted the justice department’s bid to dismiss cases against members of the rightwing Oath Keepers militia who took part in the 6 January 2021 attack on the US Capitol, according to a court filing.
The ruling from Washington-based US district judge Amit Mehta tosses out convictions of Oath Keepers founder Stewart Rhodes and other members of the group who were convicted of seditious conspiracy for plotting to stop the transfer of power after Donald Trump lost the 2020 election.
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Trêve estivale : un récap pour reprendre des forces pour la rentrée
Loi intégrale contre les violences sexistes et sexuelles, World With Women : ces deux temps forts de la rentrée pourraient faire basculer nos sociétés vers plus d’égalité entre femmes et…
L’article Trêve estivale : un récap pour reprendre des forces pour la rentrée est apparu en premier sur Les Nouvelles News.
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The Small Cases Tell a Bigger Story
U.S. Attorney for the District of Columbia Jeanine Pirro. Photo by Anna Moneymaker/Getty Images.On July 31, the Justice Department’s “vandalism” case against David Hearn fell apart like the Reflecting Pool’s own failed lining. Federal prosecutors moved to dismiss the felony charge against the former Olympic canoeist after the Interior Department turned over documents showing the pool’s peeling blue coating and murky green water were the product of a rushed and botched renovation.
They were not, as Trump and his cronies have long insisted, the result of left wing radicals intentionally cutting the lining.
The retreat followed an indictment brought by U.S. Attorney Jeanine Pirro’s office in early July. Prosecutors conceded, at last, that new information had made it “difficult to attribute the widespread damage to the Reflecting Pool to vandalism, let alone to establish that fact beyond a reasonable doubt.”
Donald Trump predictably rejected the DOJ’s conclusion within a day. “I disagree 100% with Jeanine Pirro, the U.S. Attorney for the District of Columbia, on the Reflecting Pool,” he wrote on Truth Social, insisting “the major damage was caused by VANDALS!”
In an era of rising authoritarianism, with a new war of choice in the Middle East and federal thugs roaming our streets and terrorizing immigrant communities, it can feel rather silly to report on something as esoteric as the Reflecting Pool and Trump’s delusions about why it failed. In June, analyst Nate Silver waved the whole thing off entirely. “There’s the World Cup and a whole bunch of other shit going on, please seek out a therapist if you’re spending more than a few moments thinking about the White House Reflecting Pool,” he scolded. When others pointed out that the president’s obsession had led to seven arrests to cover up his corruption, Silver responded, “Who fucking cares it’s literally not even in the top 100 Trump corruption scandals.”
That is true, and yet it misses the point. The Reflecting Pool is an example of “Peak Trumpism,” noted Talking Points Memo, “both preposterous and dangerous at the same time.” While the public often has trouble grasping the scale and operation of Trump’s crypto scams, his foreign real estate deals and his massive insider trading, the Reflecting Pool story, along with the resulting criminal charges, is something voters can both see and understand. And it resonates and has broken through in a way the bigger cases and corruption stories have failed to achieve.
As for whether D.C. juries would ever convict those charged, TPM noted wryly, “just remember Sandwich Guy” — the unfortunate angry citizen who wielded a Subway sandwich against a federal agent deployed to D.C. Or remember James Comey’s Instagram post of “86 47” spelled out in seashells. Or for that matter, the innocuous mortgage loan applications of Trump’s political enemies, now somehow weaponized against them.
These matters are, on their face, ridiculous. But they are also a kind of camouflage. Each became national news because the regime made it so: a presser, a Truth Social post, an over-the-top promo built around a highly public arrest. That manufactured visibility turned defendants into memes while burying an important fact: The same DOJ machine has now run this play hundreds of times against ordinary people in cases that very few have ever heard of.
These small cases, it turns out, are where corruption and lawlessness are easiest to spot. And they can teach the public much about what’s going on beneath it all.
From petty grievance to criminal charges
The best-known small cases all began the same way: with a president’s public grievance followed by a criminal charge built to fit it. The Justice Department’s practice of “charge first, find evidence later” gets the order of things backward; it is not at all how things are supposed to operate. A quick review of the facts and results in these cases is instructive.
David Hearn’s alleged crime was pulling a piece of already-peeling liner out of a pool that the president’s hand-picked, no-bid contractor had botched during installation. At the press conference announcing Hearn’s indictment, Pirro declared the defendant had damaged “approximately two square feet” of sealant, ignored a National Park Service employee’s instruction to stop, and told the worker she “cared too much” about the pool. Pirro called his words “belligerent, rude and disrespectful” — which apparently is enough to lead to an arrest nowadays. Trump had already cast the pool’s problems as “politically motivated sabotage” and threatened any vandals with “years in jail.”
By the end of July, Pirro had walked back the allegations and placed the blame for the lining failure where it belonged: on the pool’s contractor. Three other people swept up in the same theory initially faced misdemeanor charges; prosecutors have since dropped those as well.
The case of Sean Dunn, aka the “sandwich guy,” ran a similar course. Dunn was a Justice Department paralegal who was fired after he threw a Subway sandwich during a protest against the National Guard deployment in Washington. FBI Director Kash Patel personally posted a clip of Dunn throwing the edible projectile, which could be seen bouncing off a Customs and Border Protection agent’s chest. Performative outrage from the regime followed. Then-Attorney General Pam Bondi announced Dunn’s firing in a post calling him “an example of the Deep State,” while U.S. Attorney Jeanine Pirro taunted Dunn publicly, telling him to “stick your Subway sandwich somewhere else.” No fewer than 20 federal agents arrived at Dunn’s residence in dramatic fashion to arrest him, rifles drawn and riot shields up.
That was entirely unnecessary, given Dunn’s lawyer had already arranged for him to surrender voluntarily. But the show of force was the point. Agents filmed the dramatic arrest for a promotional video the White House later posted. Prosecutors then sought a felony assault charge against Dunn (again, over a thrown sandwich), but a grand jury declined to indict him. Forced to ratchet the charge down to a misdemeanor, the department lost that case too, after a jury acquitted Dunn in November following several hours of deliberation.
Then there are the petty cases against Trump’s political enemies. The most high-profile one is against former FBI Director James Comey, and it all began with a photograph. In May 2025 Comey posted, then quickly deleted, an image of seashells arranged in the sand to spell “86 47.” That’s a common slogan that his lawyers describe as an expression of opposition to the president, not an actual threat. Prosecutors nevertheless charged Comey with threatening to kill the president.
Once again, the charge was over-the-top and absurd, based on the alleged acts. Comey has moved to dismiss it on First Amendment grounds, arguing that no reasonable person would read the phrase as a suggestion of violence. And even if it could be read that way, his lawyers stated, “a reasonable observer would still understand Mr. Comey’s post as mere political hyperbole, not a true threat.” One federal judge in a separate D.C. case appears to agree, ruling that it was “difficult to fathom how any reasonable observer” would view an “86 47” flag flown by protesters on Park Service land as a genuine threat.
The Justice Department’s case against Trump’s political foe Letitia James reached back in time to a home loan application. For context, as New York Attorney General James had sued Trump’s company for fraud in 2022 and won a massive judgment that was later reduced on appeal. Trump spent years afterward calling for her prosecution. He got his wish in October of last year, when the Justice Department indicted James on charges tied to a 2020 mortgage application for a property in Norfolk, Virginia. But the case barely made it out of the gate; a judge dismissed it in November after finding that the prosecutor who signed the indictment, Lindsey Halligan, had been unlawfully appointed. A grand jury then declined to reindict James when the department tried again in December.
What lies beneath
Hearn, Dunn, Comey and James are the cases the regime chose to publicize. But they are part of a far wider pattern of cases, brought and then abandoned the same way against people with no name recognition and with no White House press office publicizing their arrests. When the charges ultimately collapse, as they frequently do, there is no press attention on that failure.
Reuters reviewed federal charging data and found that the Justice Department brought charges against at least 851 people for assaulting or obstructing federal officers between January 2025 and March 2026. That’s a scale and an evidentiary bar that depart markedly from past department practice. Among the cases Reuters examined were a woman charged over backing her car into an agent’s vehicle at low speed; a man charged for challenging an agent to a fight without ever throwing a punch; and another charged for jumping on a Homeland Security vehicle during a protest.
Most of those 851 defendants were handed an arrest, a charge and then, in many cases, a quiet dismissal. The pattern surfaced in Los Angeles, where acting U.S. Attorney Bill Essayli’s office dismissed felony charges against at least eight of 26 people arrested during protests, after prosecutors found the charges rested on discrepancies and misleading statements from the arresting officers. Despite the dropped charges, Essayli’s office kept publicizing mugshots of defendants whose cases it had already dismissed.
Protect Democracy’s retaliatory-action tracker describes a consistent structure across these cases: Highly publicized arrests, dismissals and judicial criticism of the government’s conduct, followed by departures of career prosecutors unwilling to defend the charges in court. The organization notes that “career DOJ attorneys have resigned in significant numbers, many stating publicly that they could not reconcile the Department’s conduct with their professional obligations.”
Common points of failure
Whether the department’s cases are well-known or not, each collapse points to one of three types of prosecution failures: dysfunction, sycophancy and vindictiveness. Together, they describe how this Justice Department operates under Trump.
Dysfunction. The Hearn case fell apart because prosecutors indicted before they had all the relevant facts. The department’s own filing disclosed that the Interior Department didn’t even turn over documentation about the pool’s botched installation until after the case had already gone to a grand jury. That meant prosecutors sought a felony indictment without having reviewed evidence already in the government’s possession that contradicted their own theory.
Former U.S. Attorney Joyce Vance tracked Pirro’s office’s losing record: It failed first to secure an indictment against Dunn on the overcharged “assault with a sandwich” felony, then lost the misdemeanor at trial, before turning around and indicting Hearn for felony vandalism under the same theory of aggressive, discretion-free charging. Vance wrote that Pirro, “who failed to indict the sandwich thrower and was handed a humiliating loss in the misdemeanor case against him doesn’t seem to have learned that lesson.”
With respect to Trump’s political enemies, Carl Tobias, a University of Richmond law professor, observed that the prosecutions “haven’t had much success at all except to harass” Comey and James, “which is maybe the point.” After all, if the goal were convictions, the losses would be outright failures. But if the goal is punishment by process — the arrest, the headline, the legal bills, the months spent under a pending felony charge — then a case can succeed merely by being brought, regardless of whether it survives contact with a courtroom.
Sycophancy. The James prosecution collapsed for a different reason: The prosecutor who signed the indictment, Lindsey Halligan, had been unlawfully appointed. A federal judge found that her appointment violated the Appointments Clause and the statute governing interim U.S. attorneys, voiding the James indictment outright. Sycophancy, it turned out, plagued the James case from the start. Halligan had been installed only after her predecessor, career prosecutor Erik Siebert, resigned amid concerns he’d be forced out for declining to bring the James case in the first place. Bottom line: The appointment that ultimately led to James’s prosecution existed only because Trump had already discarded a prosecutor unwilling to charge James as demanded.
U.S. Attorney for D.C. Jeanine Pirro faced the same dilemma after she failed to be sufficiently obedient. After hearing about the DOJ dropping the Hearn case, Trump told reporters Monday that Pirro “choked” and “folded like an umbrella” — an ironic metaphor given Trump’s infamous inability to fold umbrellas. CNN reported that he was weighing her removal, with one source calling it “highly likely.” Pirro was summoned to the White House Monday afternoon for a meeting with Trump and Interior Secretary Burgum, whose department she had faulted for withholding evidence. She left the meeting without being fired or resigning. Asked directly whether he would consider removing her, Trump deflected.
Vindictiveness. Beyond their First Amendment argument, Comey’s lawyers filed a separate motion this week asking the court to dismiss the case for selective and vindictive prosecution. They alleged that Trump directed the Secret Service to surveil Comey and his family, including while they stopped to visit the grave of their deceased son. The motion argues that Comey was targeted because of who he is, not what he did. His lawyers point to “86 47” merchandise sold widely online and the phrase’s common use at protests nationwide as evidence that he was singled out for a mode of political speech that goes unprosecuted against everyone else.
James’s own motion to dismiss made a parallel argument on similar grounds, alleging “outrageous government conduct” in how her case was built. She notes that the White House has aimed the same mortgage-paperwork theory at other Trump critics. Bill Pulte, while serving as the Federal Housing Finance Agency director, referred both Sen. Adam Schiff and Federal Reserve Governor Lisa Cook to the Justice Department on similarly dubious “mortgage fraud” grounds. Both have denied wrongdoing, and neither referral has resulted in an indictment.
Within the vindictive nature of the prosecution lies another message: The disproportion between the conduct and the charge is the point. A government willing to convene a grand jury, pursue a felony indictment and bring the machinery of the Justice Department to bear on the smallest and most ordinary human acts is signaling that it does not view itself as limited. It is authoritarianism at full scale, tested in small batches.
The cost of losing the little battles
The loss of multiple cases has built a poor record for the department. In the Comey case, Magistrate Judge William Fitzpatrick wrote that the government’s conduct showed a “disturbing pattern of profound investigative missteps” and flagged possible Fourth Amendment violations in how evidence against Comey was obtained. And judges now know not to trust the words of the DOJ, once granted significant weight under the “presumption of regularity” that federal courts used to afford the U.S. government.
The Justice Department has also been losing people. Protect Democracy’s tracker notes that career DOJ attorneys have resigned in significant numbers, with many saying publicly they couldn’t reconcile the department’s conduct with their own professional obligations. This kind of attrition may not show up in a single case docket, but it shapes who remains to bring the next case, and how unprofessionally it is brought.
The White House and the GOP have also been losing significant political support due to their overreach. Trump’s numbers are at a new second-term low, near levels not seen since George W. Bush. And while macro forces such as inflation and the war in Iran account for the bulk of the weight on those numbers, the American public now experiences almost daily distaste from these politicized, cruel and incompetent prosecutions over objectively innocuous actions.
Trump’s obsessions with these matters underscore where his priorities lie. Despite the affordability crisis and the war Trump repeatedly promised never to begin, the White House still manages to find time to indict people over sandwiches and seashells. The public watches these proceedings play out in the news, and it has now come to expect every case to meet the same inevitable structural failure.
The small cases are the Trump regime in a legal nutshell: dysfunction, sycophancy and vindictiveness. It’s proving to be one that isn’t so hard to crack.