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  • 13 octobre : à Montpellier, des lycées pro et polyvalents entre mobilisation et poids de la répression

    Depuis l’extension nationale du mouvement lycéen parti de Saint-Denis fin septembre, les lycées professionnels sont en pointe de la lutte des jeunes. Pour l’acte V de la mobilisation, ce mardi 13 octobre, Le Poing est allé discuter avec des élèves de Mendès France et du lycée hôtelier Georges Frêche, avant de visiter le blocus installé devant le lycée polyvalent Mermoz.

    L’aube de ce mardi 13 octobre se lève sur le lycée professionnel Mendès France, où sont proposées des formations dans l’automobile, la mécanique, la logistique, l’électricité ou encore le commerce. Le Poing a décidé de venir voir si, après plusieurs jours consécutifs de mobilisation, ce lycée professionnel tout prêt d’Odysseum allait reconduire.

    Au matin de l’acte V de la mobilisation lycéenne, et maintenant étudiante, sous la lumière naissante de ce début de journée, l’imposant et austère portail en métal marquant l’entrée donne un aspect presque carcéral au bâtiment. Assez vite, on comprend que la mâtinée va être calme à Mendès France. Une dizaine de profs et membres de l’administration encadrent les entrées d’élèves. On se décide à aller discuter des événements en cours avec quelques élèves, qui pour la plupart s’apprêtent à rentrer en cours.

    À Mendès France, soutien au mouvement et débats sur ses méthodes

    « Y’a pleins de choses qui vont pas dans l’Éducation Nationale. », entame Nathan*. « Le manque de profs. Ici c’est pas trop dégradé les locaux, mais dans la plupart des lycées à Montpellier oui. » Dylan*, qui comme Nathan* soutient le mouvement lycéen, et y a participé sur une journée, fait le même constat. « En classe il y a des volets qui ferment pas. », ajoute-t-il.

    Si plusieurs élèves ne veulent pas discuter avec la presse, les cinq que nous avons interrogés soutiennent le mouvement. « On a le droit de se plaindre. En cours on a de mauvaises conditions. », explique Enzo*. « On a pas la clim, pas le chauffage, ou alors ça marche pas, on a pas de télécommandes pour les vidéo-projecteur. » « Pour l’hiver ça va à Mendès France, mais c’est vrai que pour l’été ça peut poser problème avec la chaleur. », nuance Kévin*. « Pour les conditions d’études, moi je viens de La Réunion donc je suis habitué à pire. » À La Réunion aussi, les lycéen-des se mobilisent, depuis le 1er octobre, mettant en avant bâtiments délabrés, manque de profs et problèmes de harcèlement scolaire. « Je peux comprendre que les emplois du temps pour certain-es sont trop chargés, mais moi j’ai l’habitude de travailler avec des heures pleines. », reprend Kévin*. « Y’a aussi le prix de l’essence. », ajoute Enzo. « Nous on paie pas, mais on voit nos parents, c’est la galère. » En 2022, selon un rapport de l’Institut des Hautes Etudes de l’Education et de la Formation (IH2EF) publié le 29 mai 2024, sur les 102 370 élèves de CAP, 79,2% provenaient de milieux ouvriers, employés ou inactifs. Sur les 510 611 élèves préparant un baccalauréat professionnel, iels étaient 68,1%. À titre de comparaison, en lycée général et technologique, cette situation concernait 34,4% des élèves.

    Sur la signification de cette journée de calme, en pleine mobilisation d’ampleur, les élèves interrogé-es sont partagé-es. La lutte lycéenne est-elle en train de s’épuiser à Mendès France ? « Moi je pense pas que les blocus vont reprendre », nous dit Enzo*. Pour Nathan*, qui pense que le mouvement est loin d’être fini dans son établissement, « c’est normal. Des jours on fait blocus, des jours on en fait pas. » « Franchement, aucune idée de si ça va repartir en blocus ici. Par exemple hier [NDLR : lundi 12 octobre], j’étais pas au courant du blocus, j’ai vu ça j’étais dans le tram. », témoigne un autre élève, Younès*.

    Depuis le début de la vague de mobilisations lycéennes partie de Saint-Denis fin septembre, les lycéen-nes de filières professionnelles sont à la pointe. Le gouvernement ne s’y est pas trompé. Lecornu, dimanche 4 octobre, dans une lettre à sept de ses ministres pour répondre aux larges revendications lycéennes, suggèrait aux lycéen-nes de proposer « une meilleure représentation des lycéens professionnels dans les instances académiques et nationales ».

    Rectorats et préfectures non plus. Le 2 octobre, sur six lycées fermés administrativement dans l’Hérault par la rectrice d’Occitanie, avec cours en distanciel, on comptait trois lycées polyvalents proposant des filières professionnelles, et trois lycées professionnels, dont Mendès France, très mobilisé. Ces mesures étaient assorties d’interdictions préfectorales de se rassembler aux abords des établissements concernés, sous peine d’être considéré comme participant à un « attroupement ». « Attroupements » passibles de dispersion par la force, et d’éventuelles interpellations et poursuites judiciaires. Ces mesures avaient été prises officiellement « en raison des dégradations commises dans certains établissements et de l’absence de conditions de sécurité suffisantes pour les élèves et les enseignant-es ». Après une journée du 1er octobre particulièrement chaude. À Montpellier, des départs d’incendie avaient dégradé les lycées Jules Guesde, Mermoz et Mendès France.

    Rebelote le 6 octobre : 12 établissements héraultais étaient concernés par des mesures équivalentes. Parmi eux, six établissements professionnels, quatre lycées polyvalents, et seulement deux généraux et technologiques. Dans le lot, toujours Mendès France, auquel était venu s’ajouter le lycée hôtelier Georges Frêche, tout proche.

    Ce vendredi 9 octobre encore, trois jeunes âgés de 15 à 17 ans étaient interpellé-es, soupçonné-es d’avoir mis le feu à un container à poubelles enterré devant le lycée la veille, en marge d’un rassemblement autour du lycée. L’un d’eux avait déjà fait l’objet d’une interpellation la semaine précédente, pour des tags aux abords de Jules Guesde. Cette mâtinée du 13 octobre, le lycée Mendès France porte encore les cicatrices de ces incendies. De larges traces noires rappellent le tas de poubelles qui a longuement brûlé contre le portail d’entrée, et du plastique fondu est encore visible à certains endroits du parvis.

    « Les dégradations c’est pas ce qu’on demande. Je suis d’accord avec les revendications, et qu’on manifeste pour améliorer les choses. Mais tout casser et tout brûler non. », jauge Younès*. « Des élèves qui sont pas du tout du lycée viennent quand même pour le dégrader. C’est dommage que les personnes de ce lycée n’aient pas les couilles de faire un blocus pacifiste. » « C’est n’importe quoi les casseurs-euses, iels ont dégradé notre lycée alors qu’il était bien. », abonde Enzo*. Les infrastructures de Mendès France sont relativement récentes. Ce lycée, auparavant appelé lycée La Méditerranée et situé sur l’avenue Clémenceau, à deux pas du lycée général et technologique, a été déménagé près d’Odysseum pour la rentrée 2009, les anciens locaux étant jugés vétustes et trop petits. Même son de cloche chez Kévin*, qui ne participe pas au mouvement malgré sa sympathie : « Tout casser c’est pas mon délire. » Nathan lui prône des méthodes plus musclées : « Si on est pas entendu-es, le mouvement peut aller au delà de brûler des poubelles devant le lycée. Si on brûle devant les lycées, si on fait le gros bordel, si on fait un peu n’importe quoi, ça pourrait remonter à celleux qui sont haut placé-es, pour qu’on nous entende. » Le blocus lui-même peut être considéré dans ses désavantages parmi les élèves soutenant le mouvement : « On a fait notre rentrée le 28 septembre, mais on a pu commencer les cours que la semaine dernière. Pour celleux qui ont envie de travailler, c’est un peu chiant. », nous explique Kévin*.

    Tous nous affirment que quasiment tous-tes les élèves soutiennent le mouvement. Côté personnels, le constat paraît plus mitigé. « Quelques profs soutiennent, mais pas tous. On en a parlé un peu, même s’iels évitent de trop s’exprimer là dessus. », nous apprend Nathan*. Le 1er octobre, alors qu’une partie des lycéen-nes mobilisé-es avaient opté pour des dégradations aux alentours du lycée, la direction de l’établissement décidait de confiner les professeurs-eures présent-es dans son enceinte.

    À Georges Frêche, souvenirs de garde à vue et envies de liberté

    Petit à petit, les élèves de Mendès France rentrent en cours. On décide donc de se rendre au lycée professionnel hôtelier Georges Frêche, tout proche. Là bas non plus pas de mobilisation devant l’établissement pour cet acte V. Mais quelques élèves qui attendent devant l’entrée.

    Kamel*, installé avec son groupe de potes, a tout de suite très envie de nous parler. « Les lycées sont en colère parce qu’ils sont en déficit. Y’a des fuites de gaz, un manque de matériel, un manque d’éducation. On est censé-es apprendre, être la France de demain. Notre lycée encore ça va, même si on a eu des fuites, de l’eau qui a coulé dans un des restaurants. », se désole-t-il. « Ici les profs iels sont gentil-les, on est dans d’assez bonnes conditions, mais ailleurs c’est différent. Je suis là depuis le début de l’année, et il n’y a pas grand chose à redire. », constate Paul*, installé seul un peu plus loin, et qui soutient le mouvement sans y participer. « Si je devais changer une chose dans mon lycée, ce serait le fait qu’on puisse pas sortir pour manger, on est bloqué-es à l’intérieur toute la journée. » Ce qui agace Kira, en seconde, dans son lycée, c’est l’interdiction des téléphones. « En soit ça me dérange pas trop », expose-t-elle. « Mais pour les BTS je trouve que ça les infantilise. Iels sont grand-es, iels ont pour la plupart leur permis et un travail à côté. Et les emplois du temps sont trop chargés. Je fais des activités extra-scolaires, et quand je rentre il est 22h30, et à cette heure je suis fatiguée, j’ai pas trop envie de faire mes devoirs. » A côté, son amie Imde acquiesce.

    « Le ministre de l’Education fait pas grand chose. », reprend Kira. « Au gouvernement iels ont fait la loi casseur-payeur. Iels feraient mieux de rajouter plus de profs et de faire quelque chose pour les horaires au lieu de faire des lois comme ça qui servent à rien. » La loi casseur-payeur est une loi prévue par le gouvernement en réaction au mouvement lycéen, et qui projette de rendre possible de faire payer à un-e manifestant-e le coût de dégradations qu’iel n’a pas commises, s’iel se trouve dans un rassemblement où il y a de la casse. « Mais je trouve quand même qu’il y en a dans le mouvement qui dépassent un peu les bornes, quand iels brûlent des trucs, cassent des portails ou blessent des profs. », ajoute Kira, rejoignant l’avis de son amie Imde et de Paul*.

    Paul* nous explique qu’à Georges Frêche, à part une tentative avortée de blocage, le calme a régné. « Des lycéen-nes ont essayé de mettre des poubelles devant le lycée. Mais l’administration est venue, iels nous ont empêché-es, iels nous ont poussé-es à l’intérieur. », détaille Kamel*. « Iels rigolaient, iels se foutaient de notre gueule. La CPE nous a dit qu’on avait pas le droit de manifester. Après ça une fois y’en a qui sont venu-es au lycée et qui ont mis de l’alcool dans une poubelle et jeté un briquet dedans, et ça a explosé. » Le jeune homme n’a pas l’air de se sentir très écouté dans son établissement. « Il y a eu une journée venant de la hiérarchie qui obligeait nos profs et l’administration à nous faire nous exprimer sur la vie au lycée et ce qui se passe en ce moment. », raconte-t-il. « Mais ça c’est fait dans les conseils du lycée, et mon délégué de classe m’a dit que pendant toute l’heure iels n’ont pas pû s’exprimer sur les revendications des élèves, c’était juste les profs qui échangeaient entre elleux. Donc on sait pas si ça va changer. »

    En l’absence de mouvement suivi sur son lycée, Kamel* s’est mobilisé autour de quelques autres établissements de Montpellier. Ce qui lui a valu quelques mauvais souvenirs. « Les actions des CRS c’est le pire. On pourrait nous interpeller parce qu’on bloque et qu’il faut pas, mais utiliser la violence comme ça… », se scandalise-t-il. « Vendredi on était un groupe de sept à l’arrêt de tram Odysseum, on allait le prendre. Les CRS se sont arrêté-es sur les rails du tram, iels sont descendu-es, iels nous ont mis des coups de matraque. Y’en a un qui m’a étranglé et qui m’a dit « toi tu vas pas passer entre les mailles du filet ». Alors que j’avais rien à me reprocher, j’ai pas été violent, j’ai pas essayé de courir, je leur ai pas manqué de respect. Iels nous on insulté, moi de « sale arabe », un ami à moi de « sale noir ». Dire des trucs comme ça et être violent-es face à des enfants, c’est pas correct. On a été enfermé-es pendant 32 heures, on avait le droit à rien. On est passé-es au tribunal, avec des avocats commis d’office. Je suis tombé sur un bon, mais un ami à moi est encore enfermé parce que l’avocat c’était pas un bon, pour le dire il était raciste. Il l’a rabaissé, il lui a dit que c’était de sa faute, qu’il avait qu’à pas participer au mouvement. Après des bavures policières comme ça, c’est normal que certain-es lycéen-nes s’énervent et répondent à la police. Si ça devait m’arriver de nouveau, déjà je resterais calme, mais s’il devait y avoir vraiment de l’abus je m’exprimerais. »

    Quoi qu’il en soit, le jeune Kamel* ne compte pas lâcher l’affaire. « Jusqu’à la manifestation des gilets jaunes le 17 octobre, ça va continuer, c’est sûr. Et après, à voir. », conclut-il.

    À Mermoz, convergence des luttes et stratégies

    On prend ensuite la direction du lycée polyvalent Mermoz, un des bastions des mouvements lycéens montpelliérains. Sans surprise, l’établissement est mobilisé. Réparti-es entre les deux entrées, un total d’environ 150 élèves tiennent le blocus. Tout a été plutôt calme en ce début de matinée, de l’avis général, malgré quelques feux de poubelles.

    On commence par rencontrer Ilias*, en seconde générale à Mermoz, particulièrement affecté par le manque de profs et de moyens dans son établissement. « J’ai pas eu d’ennuis personnels avec la police, mais ils peuvent être assez agressifs-ves. », raconte-t-il. « Si on reste comme ça devant le lycée, tout va revenir comme avant et peut être qu’il va rien se passer. Je pense que quand il y a des dégradations ou des feux de poubelle ça fait plus réagir. » Il regrette que plus de profs ne soient pas avec les bloqueurs-euses devant les entrées, en admettant ne pas trop savoir dans quelle proportion iels soutiennent leurs élèves, faute de contacts depuis le début d’un mouvement dans lequel il s’investit beaucoup. Quelques profs du lycée sont quand même présent-es ce matin, avec des chasubles du syndicat Solidaires. « Le mouvement va durer, on nous écoute pas, je vois rien changer alors on va continuer. », assure-t-il.

    Plus loin, on entame une longue discussion avec un groupe de quatre élèves mobilisé-es. Clara* est en terminale générale. « En soit à Mermoz on a pas les meilleurs bâtiments, en été c’est la galère, mais on a pas les pires non plus. C’est aussi en solidarité avec les autres établissements où ça a commencé dans la banlieue parisienne. » Erwan*, en 1ère STI2D (sciences et technologies de l’industrie et du développement durable ; filière technologique) va dans son sens : « On a des locaux qui partent en cacahuètes, on manque de profs. On espère que ce qu’on fait ça va faire bouger les choses. »

    Le ministre de l’Education Nationale annonçait ce jeudi 8 octobre que 3000 profs remplaçant-es seraient affecté-es dans les établissements se trouvant dans des situations « très problématiques. » « Déjà pourquoi iels les ont pas sorti-es avant ? », réagit Elisa*, en terminale générale. « Et certain-es de ces profs reçoivent deux affectations, parce qu’iels sont déjà contractuel-les. Le gouvernement ne crée pas vraiment de nouveaux postes. Faut continuer jusqu’à ce qu’on ait des réponses concrètes.» Le ministère a puisé en urgence dans le vivier des Titulaires de Zone de Remplacement (TZR) et de contractuel-les rattaché-es qui n’étaient pas identifié-es comme étant à temps plein devant des élèves. Faute de mise à jour en temps réel de logiciels académiques qualifiés « d’archaïques » par le ministre lui-même, des rectorats ont affecté des remplaçant-es sur des postes où un-e enseignant-e contractuel-le avait déjà recruté-e ou était déjà en place.

    « La réponse policière est complètement démesurée par rapport aux mouvements qu’on fait. Et encore comparé à ailleurs ça c’est plutôt bien passé. », intervient Erwan*. Autour du blocus de Mermoz ce matin là, dans les rues longeant l’établissement ou sur les places d’Antigone toutes proches, on aura aperçu pas moins d’une vingtaine de camions de police, CRS et CDI, sans compter les unités de la Brigade Anti-Criminalité (BAC). « Cette semaine c’est un peu plus sévère. Mais la semaine dernière on a eu une compagnie de CRS très gentille, ils ont été vraiment géniaux. », nuance Mathilde*. « Iels nous ont même aidé à déplacer des poubelles. », s’amuse Elisa*. Avant de reprendre : « Mais n’empêche que le nombre de camions pour le nombre de jeunes qu’on est, c’est trop ! Je sais pas comment le gouvernement va faire si un jour y’a la guerre, ce qu’iels vont envoyer. C’est un peu hallucinant, c’est des armes de guerre qui sont utilisées par la police. Nous on est pas armé-es. Et en même temps ça montre qu’on leur fait peur. Nous à la base on demande une discussion. Ca aurait été simple d’organiser de vrais audiences et de nous donner les moyens qu’on demande. »

    « La violence ça résoudra rien. Déjà qu’on demande plus de moyens pour nos infrastructures, si on vient commencer à casser et à en arriver aux mains, ça va rien arranger. Donc autant le faire pacifiquement », se positionne Erwan*. Le lycéen pointe les dégâts sur l’entrée du lycée Mermoz, fortement atteint par un gros incendie le 1er octobre : « Là il y en a peut être pour 500 000 euros. »

    « On se revendique pacifistes, parce que ça nous permet aussi d’être écouté-es par les adultes, de pas nous cagouler et de gérer le truc plus légalement. Vu que y’a que les dégradations qui passent dans les médias, ça peut donner une mauvaise image. J’ai discuté avec des vieilles personnes qui pensent que le mouvement lycéen c’est juste des casseurs-euses sans revendications qui veulent détruire la France. », explique Mathilde*. « Par contre je suis pas du tout contre qu’il y ait aussi des bandes parallèles qui foutent un peu plus le bordel. »

    Clara* va aussi dans le sens d’une mobilisation plutôt pacifiste. « Mais ça nous dérange pas non plus les gens qui brûlent des poubelles, iels mettent personne en danger, même si c’est pas non plus très efficace. », appuit-elle. « Y’a foutre le bordel et foutre le bordel. Faire brûler des poubelles sur les voies du tram, ça paralyse, ça fait de mal à personne, c’est pas très grave. Brûler des lycées par contre, ça coûte des millions, et on en a besoin de cet argent. Le problème c’est que c’est très peu montré dans les médias les blocus pacifiques où on discute et où on informe les gens. »

    « Après à la base si on parle autant du mouvement lycéen c’est parce que des lycées ont brûlé, on en aurait moins parlé si y’avait pas eu ça. », constate Elisa*. « C’est vrai qu’en même temps il en faut toujours des gens pour foutre le bordel », reconnaît alors Erwan*.

    « L’administration est très condescendante. J’ai parlé avec le proviseur adjoint, il nous a dit qu’on s’était fait embrigadé-es et enfumé-es. », regrette Mathilde*. « Pour elleux on reste des enfants. Iels veulent nous protéger à l’excès et pensent qu’on sait pas trop ce qu’on veut. Et il y a quelque chose qui intéresse et qui inquiète beaucoup les lycéen-nes, c’est par rapport aux absences non justifiées qui apparaissent dans les dossiers sur Parcoursup. Et ça peut être décisif. Le proviseur nous a dit qu’il supprimerait tout, que les absences n’auraient pas d’impact sur nos candidatures Parcoursup. Mais il met du temps à le faire, alors qu’il pourrait le faire direct. Malheureusement parfois il y a un décalage entre ce qu’il nous dit et ce qu’il fait vraiment. » Erwan* aussi regrette un manque de soutien de l’administration. « Iels viennent devant le lycée pour dire aux autres élèves de rentrer dès que c’est possible. », déplore-t-il. « Sur Joffre par exemple le proviseur les soutient vraiment, il aide à bloquer, il est présent sur les blocus, il envoie des mails à tout le monde en disant qu’il y a pas cours. », relève Clara*.

    On en vient à se demander si le mouvement pourrait s’essouffler. « J’ai confiance, je pense que ça va continuer après les vacances. Le jeudi de la rentrée il y a déjà un appel à se remobiliser. », assène Mathilde*. « Et c’est vraiment important qu’on continue après, parce que là c’est vraiment l’optique des politiques qui se disent qu’il leur faut tenir jusqu’aux vacances pour que ça s’essouffle assez. Faut leur donner tord. Le 17 il faut que tout le monde se mobilise, c’est important que ce soit pas que les gilets jaunes. Chez les lycéen-nes ça s’est un peu déclenché comme ça sur le tas, mais ce qu’on veut c’est la convergence des luttes. » À l’évocation du 17 octobre, Erwan* rappelle la diversité du public de Mermoz : « Ici c’est un lycée polyvalent, il y a de tout, général, technologique, professionnel »

    Élisa* voit d’autres avantages à cette date. « Peut-être que ça peut dépolitiser notre mouvement. », analyse-t-elle. « On nous dit qu’on est embrigadé-es par la France Insoumise. Alors qu’on est capables de réfléchir par nous même, on a pas besoin d’un chef qui nous dise quoi faire. Et le 17 comme il va y avoir des syndicats, tous les corps de métier, ça peut donner une autre image au mouvement lycéen. »

    Mathilde* va dans son sens : « Déjà c’est chiant parce que ça dénigre LFI, et nous ça nous fait passer pour des petit-es qui devons nous appuyer sur les adultes, alors que pour le coup c’est nous qui avons commencé. C’est un mouvement lycéen, sans distinction politique parce que c’est juste une question de bien-être et de santé mentale. »

    *Prénoms modifiés

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  • Lunettes connectées : du floutage des visages aux restrictions géographiques, les pistes européennes pour protéger la vie privée

    Les fabricants de lunettes connectées doivent-ils aller plus loin pour informer les personnes susceptibles d’être filmées ou enregistrées ? Dans une déclaration adoptée le 13 octobre 2026, le Comité européen de la protection des données (CEPD), qui rassemble les autorités nationales chargées de veiller au respect du RGPD, expose ses premières réflexions sur les risques soulevés par ces équipements.

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  • Mercredi 14 octobre à Nantes, organisons le 17 : AG à 18h sous les Nefs

    Le soulèvement de la jeunesse monte en puissance et la tempête sociale gronde. Macron pensait pouvoir finir son mandat tranquillement, il n'en est rien.

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  • Stephen Miller Desperate to Stave Off Accountability for Losing Texas


    Deep in a worthwhile profile of Stephen Miller from Zeteo, it describes his fear that Democrats will come after him.

    In these private, candid moments, Miller has told others that he’s convinced Democrats are going to be coming after him, his family, and his colleagues maybe for the rest of his days. Miller has talked about civil lawsuits, and Capitol Hill investigations and subpoenas – but perhaps the thing that stands tallest in his mind is local and state prosecutors who he says want to put him in a “prison cell.” Federal pardons can make it harder to prosecute former U.S. appointees locally, but such clemency does not preempt local and state prosecutions and investigations in the same way that it would federal probes.

    Miller has also privately said he’s worried that Democratic members of a future federal administration may try to get creative, and hunt for ways to get around Trump’s federal clemency actions. (Trump himself, thanks to his far-right pals on the Supreme Court, enjoys an expanded protection of presidential immunity; his underlings, however, don’t enjoy the same privileges… at least not yet!) Miller has also lamented the possibility that liberals will be filing lawsuits against him for years, if not decades, and complained about how the left will try to use “lawfare” to bleed him and his wife – former Trump official and current right-wing lifestyle podcaster Katie Miller – dry financially. (The Millers have a lot of money between them, and they lead at times extravagant lives and enjoy projecting an image of being some of the nation’s top MAGA socialites. Furthermore, multiple sources who’ve dined at different homes that the Millers have resided at over the years say their food was made by a private chef.)

    I doubt that’s his primary worry.

    After all, polls still show James Talarico leading Ken Paxton in the Senate race, and (far more shockingly) Gina Hinajosa is in striking distance of Greg Abbott (though I think both races have moved towards Republicans as right wing money floods the state in recent weeks). Abbott’s gerrymander looks increasingly like a dummymander, as Harry Enten ranted yesterday.

    And while this 41% swing in Latino support towards Dems is not entirely due to Stephen Miller’s gulag — a good deal of it is the same affordability complaint everyone else hates Trump over — his gulag is what has made the difference.

    This is why, I suspect, Stephen Miller is so desperate to make the dumbass Talarico hitjob a thing.

    If the GOP loses Texas — even if they lose just the Senate and some of the intended gerrymander seats — Stephen Miller will be the obvious scapegoat.

    I would not want to be the Jewish guy largely responsible for losing the crown jewel of the GOP electorate if I were part of an increasingly violent fascist party.

    To be fair, as Zeteo also notes in their profile, Stephen Miller is really well practiced at scapegoating others.

    Two administration sources tell Zeteo that in the wake of the killings, Miller even told Trump and other senior officials that he thought Greg Bovino, the Border Patrol “commander” who became a viral jack-booted presence during Trump’s siege of Minnesota, was acting like a buffoon, and that the administration and then-DHS secretary Kristi Noem didn’t need to engage in the kinds of overtly militarized tactics that they brought to the Twin Cities. The Trump administration could instead, Miller insisted, achieve their mass deportation goals without all that smashing, beating, and shooting.

    The two sources say that they and other officials aggressively eye-rolled about this behind Miller’s back, viewing his hurling of Bovino under the bus as transparent ass-covering, once Miller realized that Trump was looking for somebody to blame for the spectacular political and independent-voter backlash to the slayings. Miller had been the chief planner of Trump’s attempted domination of Minneapolis and St. Paul. He had publicly insulted the dead and labeled protesters “terrorists,” reveling in their fear and loathing. But Miller has always had a knack for self-preservation and throwing supposed friends to the wolves, if he feels he needs to do it to survive. And then he got to work at making Trump’s masked secret police, well, more secretive as they roamed America’s suburbs, cities, and rural landscapes.

    It’s what fascists do best!

    But as the Zeteo profile makes clear, there are a great number of people, even in the Republican Party, who loathe Stephen Miller. And then there are an increasing number of antisemites who’ve been welcomed into the fold.

    I’d love if Democrats were, one day, able to hold Stephen Miller and his spouse legally and financially accountable for the crimes against humanity and deaths that they’ve caused.

    But if Texas goes Blue, Democrats will likely not have that chance because the Republican Party will be right to hold Miller accountable for the party’s demise.

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  • UGC lance une guerre des festivals à Bordeaux

    Le réseau de multiplexes UGC vient d’annoncer la tenue d’une nouvelle manifestation, avec des films identiques et aux mêmes dates que le Festival du film indépendant de Bordeaux, qui avait signé en mai la pétition «Zapper Bolloré». La mairie dit regretter cette décision.
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  • Quand le RN, Soral et Dieudonné ont recours à l’agence de voyages de Frédéric Chatillon

    Alors que Dieudonné et Alain Soral reviennent sur le devant de la scène avec l’affaire Bardella, «Mediapart» révèle que le Rassemblement national fait appel à l’agence de voyages de l’ex-chef du GUD Frédéric Chatillon, qui a aussi été le prestataire des deux antisémites multicondamnés.
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  • China Still Has Easy Access To TikTok Despite Trump ‘Fixes’

    Remember how the Trump administration — and folks like Brendan Carr — spent four straight years fear-mongering about China’s purported control over TikTok and its owner, ByteDance? And remember how the Trump administration (with incompetent Democratic lawmaker help) “fixed” the problem by offloading Tiktok to Trump’s billionaire buddies while still maintaining co-ownership with the Chinese?

    It was basically a five-year xenophobic fear campaign designed to steal the revenues of a top short-form video company that U.S. giants like Meta were struggling to compete with. And it was propped up by endless empty lip service to propaganda, consumer privacy, and national security; in turn propped up by a tech press that struggled to explain how silly and corruption-fueled it all was.

    After the Trump deal, U.S. operations of TikTok now had three “managing investors” that collectively owned 45 percent of the company: Oracle Corporation (Larry Ellison), Silver Lake, and MGX. Another 5 percent is owned by other new investors, 30.1 percent is “held by affiliates of certain existing investors of ByteDance; and 20 percent was retained by ByteDance.

    The Trump administration offloaded most of TikTok’s infrastructure to Oracle — a company with a long list of privacy violations — so they could pretend they “fixed privacy issues” with the app. They also set up a bunch of “safeguards” designed to pretend they’d cut off Chinese influence, without actually doing so.

    Unsurprisingly, a deep dive by Politico found that little has actually changed in terms of Chinese access to some of the core components of the app and user data. And there’s little to no indication the Trump administration is doing anything to ensure adherence to the deal. Employees are still using AI and internal chat systems built by ByteDance, which would likely make Chinese data collection trivial:

    “Employees at the new company, officially named TikTok USDS Joint Venture, still work regularly with the global TikTok organization, according to current and former employees, who were granted anonymity to speak candidly, and internal communications reviewed by POLITICO Magazine. That includes coordinating over new features, sharing information about dangerous trends on the app and collaborating over policies. U.S. employees also still use an internal chat system called Lark, which was built by TikTok’s former Beijing-based parent company, ByteDance, to communicate and share information with both their U.S. and global counterparts.”

    Great stuff. There are other instances of largely performative attempts to keep Chinese and U.S. TikTok employees separated, but there’s no real indication this is working or being overseen by anybody competent in the U.S. government:

    “At TikTok office buildings, U.S. employees can go to TikTok global offices on different floors but are required to get a chaperone, an employee said, and are prohibited from bringing laptops. Prior to the deal, U.S. employees could mostly move freely between the U.S. and global offices.”

    It’s equally murky as to whether “the algorithm” (a subject of endless debate during the fearmongering campaign) is still maintained and updated by ByteDance engineers.

    Again, there’s no real indication that this was ever about anything but Trump and his allies hijacking the revenues of a profitable short-form video company under the pretense of national security. You could also easily argue that under Byetance ownership the company was at least incentivized to behave to remain in the U.S.; guys like Larry Ellison — with a long history of ethical and privacy “lapses” — really has no worries that the government will ever hold him accountable for much of anything.

    As we noted early on, the Chinese really don’t need TikTok to spy on Americans or funnel propaganda to the electorate. Because we’re too corrupt to regulate data brokers or pass a privacy law, most U.S. consumer data is openly accessible via the public market to anybody — including Chinese intelligence.

    The Trump administration is still facing a lawsuit alleging the deal is illegal. And Democrats continue to look positively feckless and ignorant for helping the Trump administration hijack an app (popular with young voters) during a presidential election season where the youth vote mattered more than ever.

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  • De Saint-Nazaire à la mer Noire, l’épopée scientifique et artistique de BatoLabo

    De la Loire au Danube, en passant par le Rhin, la Seine ou le Rhône, l’équipage de BatoLabo documente depuis un an, à bord d’un chaland, l’état des fleuves d’Europe. Une expédition militante en faveur de la reconnaissance juridique des rivières.
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  • LBD, grenades... Une pétition contre les armes des policiers récolte plus de 130 000 signatures

    Une pétition mise en ligne sur le site de l'Assemblée nationale pour demander l'interdiction des « techniques et armes inappropriées dans les manifestations de lycéens » a récolté plus de 130 600 signatures le 14 octobre à la mi-journée.
    Le texte cible en particulier les techniques employées par les forces de l'État pour interpeller des manifestants, comme le plaquage ventral, la clé d'étranglement et le pliage corporel. Il réclame également le retrait des lanceurs de balles de défense (…)

    Lire la suite - En bref / Libertés , Politique
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  • La beauté est dans la rue

    Le pouvoir aimerait dissimuler la révolte qui gronde dans les nuages de lacrymogènes, il n'y arrivera pas, car la beauté est dans la rue.

    L’article La beauté est dans la rue est apparu en premier sur Contre Attaque.

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  • Amsterdam: expulsion de Waldeck Pyrmontlaan, délibéré de la cour d’appel

    Le 16 janvier 2022, une maison de plusieurs millions d’euros située au Waldeck Pyrmontlaan 8 a été squattée et, malgré des preuves d’occupation légale, a été directement expulsée car les squatteureuses auraient été prises en flagrant délit. Les squatteureuses ont résisté à l’expulsion en érigeant des barricades. En mars, la maison étant encore vide a été re-squattée, après quoi elle a de nouveau été expulsée (voir les liens et le contexte pour plus d’informations sur l’expulsion).

    Ces dernières années, une bataille juridique était en cours entre la police et les neuf squatteureuses. Les squatteureuses ont été inculpées d’intrusion et de vandalisme. Lors du procès, le juge a statué que les squatteureuses devaient verser environ 8 000 euros de dommages et intérêts au propriétaire. En appel, dont la décision a été rendue le 2 octobre 2026, les squatteureuses ont été acquittées de vandalisme et la demande de dommages et intérêts a été rejetée. Cela était dû à des erreurs dans la procédure judiciaire, car seuls six des neuf squatteureuses avaient été inculpées de vandalisme. En raison de cette divergence, tout le monde a été acquitté.

    L’occupation et la ré-occupation de ce bâtiment, situé dans l’un des quartiers les plus riches d’Amsterdam, étaient une action directe contre la classe la plus aisée d’Amsterdam. Cela a envoyé un message clair : nous ne céderons pas aux riches, comme l’indiquait également la banderole suspendue au bâtiment. Les actions de la police ont clairement montré qu’elle utiliserait la violence et des tactiques juridiques répressives pour écraser cette résistance. Historiquement, le mouvement des squatteureuses a toujours eu une culture de résistance. Si les squatteureuses partent toujours quand la police leur demande, ce sera finalement la police qui leur demandera de partir. Sans résistance aux expulsions, il n’y a pas de squat. Du moins, pas de squat visible.

    Ces derniers mois, de nombreuses expulsions ont eu lieu dans la ville, et comparé à il y a cinq ans, la crise du logement ne s’est pas améliorée. Il est temps que notre mouvement essaie de nouvelles tactiques, mais aussi de regarder ce qui s’est passé dans le passé et comment les techniques précédemment utilisées peuvent aider notre lutte.

    Ces expulsions ne sont pas des spectacles. Nos barricades ne sont pas des gestes symboliques. Nous ne squattons pas des immeubles parce que c’est légalement autorisé, mais parce que nous avons besoin d’un endroit où vivre. Peu importe combien de fois ils nous expulsent, tant que nos besoins en logement restent non satisfaits, nous sommes contraint-es de continuer à nous battre pour nos propres solutions. Nous devons maintenir une culture de résistance contre les expulsions. Chaque fois qu’un bâtiment est expulsé, trois nouveaux doivent être ouverts. Chaque expulsion doit être accueillie par une manifestation dans les rues, impliquant les voisin-es qui soutiennent nos actions. Nous invitons la génération plus âgée de squatteureuses à s’impliquer à nouveau dans les actions et à partager leurs connaissances et compétences. Ce n’est pas le moment de parler uniquement d’espaces libres et de contre-culture ; c’est le moment d’une lutte anticapitaliste plus large pour le logement dans laquelle le squat peut jouer un rôle important. Rejoignez-nous, partagez vos connaissances.

    Liens:

    15/01/2022, Statement Squatting action Waldeck Pyrmontlaan 8 https://en.squat.net/2022/01/15/amsterdam-statement-squatting-action-waldeck-pyrmontlaan-8/

    20/01/2022, Some reflections on the eviction of Waldeck Pyrmontlaan 8 https://en.squat.net/2022/01/20/amsterdam-some-reflections-on-the-eviction-of-waldeck-pyrmontlaan-8/

    17/02/2022, Demonstration against all evictions and state repression – 25th feb, 19:00 https://www.indymedia.nl/node/51588

    07/03/2022, Waldeck Pyrmontlaan 8 resquatted and a second time evicted https://en.squat.net/2022/03/07/amsterdam-waldeck-pyrmontlaan-8-resquatted-and-a-second-time-evicted/

    09/03/2022, Bourgeois bloody swimingpool: https://www.indymedia.nl/node/51750

    13/03/2022, Action recap of another Waldeck Pyrmont 8 Eviction https://www.indymedia.nl/node/51786

    Des permanences d’assistance au squat aux Pays-Bas: https://radar.squat.net/en/groups/topic/spreekuur-ksu
    Des squats aux Pays-Bas: https://radar.squat.net/fr/groups/country/NL/squated/squat
    Des groupes (centres sociaux, collectifs, squats) aux Pays-Bas: https://radar.squat.net/fr/groups/country/NL
    Des événements aux Pays-Bas: https://radar.squat.net/fr/events/country/NL

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  • Ken Paxton stirs vaccine skepticism to ingratiate himself with Maha movement

    Texas AG and US Senate hopeful announced inquiry into alleged conspiracy between pediatricians, vaccine makers and insurance firms

    Ken Paxton, the attorney general of Texas and the Republican candidate for the US Senate, is aligning himself with the Make America Healthy Again (Maha) movement by investigating pediatricians for giving vaccines – actions that could further restrict access to vaccines as deadly outbreaks unfold.

    Paxton announced he would investigate an alleged conspiracy between pediatricians, vaccine makers and insurance companies in January, and at least one Texas pediatrician now says she is under investigation. Paxton linked his efforts to a campaign against vaccines from Donald Trump and Robert F Kennedy Jr, the secretary of the US Department of Health and Human Services (HHS), and directly referenced the Maha movement in his announcement. The president endorsed Paxton’s Senate run in May.

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  • Législatives en Israël: les ultranationalistes en ordre dispersé, mais galvanisés

    Les ministres les plus extrémistes du gouvernement, Itamar Ben Gvir et Bezalel Smotrich, se présentent sur deux listes séparées au scrutin du 27 octobre. Ils devraient remporter plus de sièges qu’en 2022, malgré l’apparition d’un troisième rival, Ofer Winter.
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  • Republicans are squandering the Latino vote

    In 2024 Donald Trump carried 55% of the Latino vote in Texas, up from around 41% in 2020. He also won 14 of 18 counties in heavily-Latino South Texas, within 20 miles of the Mexican border, doubling his showing from four years earlier. But as the midterms approach, support for Trump and the Republican Party among Latino voters in the Lone Star State and elsewhere is dwindling, according to new reports. A poll last month found that 22% of Texan Latino voters who previously supported the President would oppose a Republican House candidate, while 18% disapprove of the job Trump is doing.
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  • White House ousts Kimberly Guilfoyle as US ambassador to Greece

    Kimberly Guilfoyle, the embattled US ambassador to Greece, has been forced out of her job by the White House following a string of reports about alleged misconduct, marking a sudden and spectacular downfall for a high-profile figure in the MAGA movement with close ties to President Donald Trump's family. New press secretary Katie Zacharia said in her first press briefing Tuesday that the White House had "asked Ambassador Guilfoyle to resign," adding, "She has been a wonderful asset to the team, and we wish her luck."
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  • Family of man killed by tiger criticise online content after Trump reposts video

    Relatives of William Chapman say footage of attack shared online ‘deeply offensive’ and causing them ‘severe distress’

    The family of a man killed by a tiger at a wildlife park in the UK have spoken about their “severe distress” at the circulation of online media after Donald Trump reposted a video of the incident.

    William Chapman, 23, was mauled to death after entering an enclosure at Yorkshire Wildlife Park, near Doncaster, on Saturday.

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  • Abdulrahman Alfozan Was Allegedly Snooping While the Houthis Invaded


    Because I continue to wonder when Crown Prince Bonesaw Mohammed bin Salman will tire of the poor returns on his billions of investment in the Trump family, I want to compare the timeline of the alleged snooping on OpenAI by Saudi national Abdulrahman Alfozan and the burgeoning conflict between the Houthis and Saudis, in which conflict Trump has done nothing (at least publicly) to intervene and indeed, in which Trump pointedly ignored MbS’ plea for help back on September 10.

    To be sure, at least as laid out in the affidavit, OpenAI did not find the camera Alfozan is alleged to have placed in a key conference room until several weeks after Trump started ignoring MbS’ pleas for help in mid-September.

    They did not find the camera itself until the day after Trump hosted an AI summit in DC on September 29.

    But as the Houthis struck two critical points — the Riyadh airport and Aramco — Alfozan was in custody over a long weekend, the kind of thing you arrange to get someone to talk.

    There are at least two details in the complaint that suggest Alfozan was targeting this conference room specifically. A query he or his spouse submitted on September 16 asked, “how about external partners, where would those usually meet with [OpenAI] at?” And OpenAI described that conference room as one that,

    can be reserved only by executives and executive assistants’ and (ii) typically is used for internal leadership meetings and technical product sessions, as well as external briefings with government officials and business counterparts.

    None of this suggests Trump is letting the Saudis sweat an invasion elicited by his own war in Iran because he caught them spying on him.

    But he did say, months ago, that he wanted MbS to kiss his ass.

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  • « Tasty Crousty Antifascisti » : sous les pavés, les mèmes des lycées

    Une nouvelle génération de manifestants émerge, et avec elle toutes les références d’une génération biberonnée à TikTok et Snapchat. Avec l’humour et le smartphone comme armes de propagande. Reportage auprès de lycéens parisiens.

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  • Au Burkina Faso, l'héritage de Sankara piétiné par Ibrahim Traoré

    Source : Afrique XXI - Afrique
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  • "Piégé", "méprisé", "décrédibilisé" : comment les voix lycéennes ont vécu leur passage sur BFM

    Source : Arrêt sur images Payant
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  • « Vous condamnez les violences ? » : comment le journalisme de préfecture asphyxie le mouvement lycéen

    Source : Bon Pote
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  • Les ambitions américaines en matière d'IA menacent les terres autochtones aux Philippines (Anglais)

    Source : Grist - États-Unis Lire la traduction automatique en français
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  • Scandale dans le périscolaire : Paris mérite la médaille de l'omerta

    Source : Le Canard enchaîné Payant
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  • Navi Pillay, Prix Nobel de la paix, attaquée par Trump et Netanyahou

    Source : Politis
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  • Rafles contre les personnes queer en Turquie : les ténèbres sur le Bosphore (Allemand)

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  • Au château de Chambord, cinq siècles de plaisirs gastronomiques

    Source : The Conversation France
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  • « Piégé », « méprisé », « décrédibilisé » : comment les voix lycéennes ont vécu leur passage sur BFM

    Source : Arrêt sur images Payant

    Interruptions, questions répétitives sur les violences et confrontations avec des éditorialistes ou des figures d'extrême droite... C'est ce qu'ont vécu cinq jeunes invité·es sur BFMTV entre le 30 septembre et le 6 octobre, dans le cadre du mouvement de contestation lycéen. « En huit jours, 144 heures visionnées au total et seulement deux petites heures et demie pour les voix de la jeunesse. » Soit 1,7 % du temps d'antenne, entre six heures et minuit. Ils racontent leur (mauvaise) expérience à Arrêt sur images.

    Je demande toujours à savoir auprès de la régie qui il va y avoir en plateau : par exemple, s'il y a Yves Thréard [éditorialiste et directeur adjoint du Figaro, ndlr], je refuse catégoriquement, car il prend de la place et coupe la parole sans cesse.


    – Manès Nadel, ancien membre de l'Union syndicale lycéenne.

    Sabrine Kharbach, porte-parole de l'Union étudiante, rapporte aussi des remarques sexistes sur les plateaux et des insultes racistes, sexistes et homophobes en ligne. Malgré la fatigue et la difficulté à maîtriser les codes télévisuels, les jeunes continuent de répondre présents pour faire entendre leurs revendications et porter une voix rarement présente à l'antenne.

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  • La petite enfance aux femmes, la sécurité aux hommes : dans le Grand Lyon, un partage des rôles entre élus toujours très genré

    Source : Mediacités Lyon Payant
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  • Democrats cheered Mar-a-Lago raid in 2022, but now call search of Omar's home 'weaponization'

    Democratic lawmakers who said in 2022 that an FBI search of former President Donald Trump's Florida home proved that no one is above the law are now calling the search of Rep. Ilhan Omar's home a political attack and an example of a weaponized Department of Justice (DOJ). Omar was first under the DOJ's microscope in 2024 to scrutinize her finances, campaign spending and interactions with a foreign citizen, The New York Times reported in January of this year. Purportedly, that investigation stalled because of a lack of evidence, but her abode was not searched.
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  • Cercle de silence de Paris

    Quand ?
    Le 16 octobre de 18h30 à 19h30

    Où ?
    Place du Palais Royal Place du Palais Royal 75001 Paris

    Le Cercle de silence de Paris se réunit chaque 3e vendredi du mois devant le Conseil d'État.

    Par notre participation au cercle de silence, nous voulons dénoncer les traitements inhumains réservés aux migrants du seul fait qu'ils n'ont pas de papiers en règle.

    Nous n'acceptons pas que soient prises en notre nom des dispositions (lois, décrets, circulaires) qui brisent des vies humaines et font voler en éclats des couples et des familles.

    Nous refusons les interpellations au faciès, l'enfermement d'hommes, de femmes et même d'en­fants dans des centres de rétention administrative, et leur expulsion.

    Nous dénonçons les conditions de détention in­humaines dans les centres de rétention administrative et les zones d'attente des aéroports et, avant tout, leur existence.

    Nous n'acceptons pas que la France, en vertu de lois de plus en plus contraignantes, refuse sa pro­tection aux demandeurs d'asile qui sont exposés à de très graves dangers en cas de retour dans leur pays d'origine.

    Nous dénonçons les obstacles administratifs qui visent à rendre de plus en plus difficile l'obtention d'un titre de séjour et contraignent des hommes, des femmes, des familles entières à vivre et à travailler dans la clandestinité et la peur, privés de tout projet et de conditions de vie simplement décentes.

    Nous refusons cette chasse aux étrangers qui inflige aussi des traumatismes profonds à ceux qui en sont les témoins, à la société tout entière, aux enfants par­ticulièrement. Les atteintes à la dignité de quelques-uns blessent toutes les personnes dans leur humanité.

    Nous voulons que la France redevienne un pays d'accueil enrichi et transformé par des êtres humains venus du monde entier.

    Nous en appelons à la conscience de tous et toutes, et vous invitons à rejoindre le cercle de silence.

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  • Rep. Ilhan Omar under investigation by Jeanine Pirro's office

    U.S. Attorney Jeanine Pirro said her office is probing Rep. Ilhan Omar's (D-Minn.) financial disclosures, the day after federal agents searched the congresswoman's Washington, D.C. home. The big picture: It's another example of the administration's escalating fight with the progressive lawmaker, who has clashed with the White House over its immigration crackdown — and whom President Trump has labeled as "crooked."
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  • Trump press secretary Katie Zacharia says she passed bar exam in China, raising eyebrows

    Katie Zacharia, US President Donald Trump's newly appointed White House press secretary, faces questions about her legal credentials after telling reporters on Tuesday that she passed a bar exam "when I moved to China", without identifying the jurisdiction. Zacharia, who has repeatedly described herself as a lawyer, made the remark after her first official White House press briefing. According to her LinkedIn profile, she worked as an associate at Zhong Lun Law Firm, one of China's largest, in Beijing from 2011 to 2013.
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  • Trump pardons diesel mechanics for Clean Air Act violations at Alaska rally

    President Trump issued pardons at a campaign rally in Alaska on Tuesday for two diesel mechanics who were previously charged with and plead guilty to violating the Clean Air Act. The president signed the pardons for Zachary Czubak and Patrick Fleming on stage at the campaign event in Wasilla after he invited then up on stage.
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  • Loi intégrale adoptée : histoire d’un rapport de force en évolution

    Adoptée en première lecture le 13 octobre par l’Assemblée nationale, la proposition de loi intégrale contre les violences sexistes et sexuelles a perdu en route plusieurs dispositions importantes. Mais le rapport de force a bougé : la force d’inertie qui dominait jusqu’ici a été fissurée.

    L’article Loi intégrale adoptée : histoire d’un rapport de force en évolution est apparu en premier sur Les Nouvelles News.

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  • DoJ threatens California over alleged noncitizen voting as Trump tries to rally support for Republicans – US politics live

    Justice department gives state officials 48 hours to review list of ‘likely noncitizens’ as president heads to campaign rallies in Arizona and Montana

    Donald Trump has yet to weigh in on the late night ruling from a federal judge that blocks him from barring CNN, MS Now and Politico access to the White House grounds.

    Previously, the president had blasted Judge Timothy Kelly – a Trump appointee – for issuing a temporary pause on his media ban. That expired on Tuesday, and Kelly handed down a preliminary injunction that stops the administration from blocking the outlets while the litigation plays out.

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  • Mobilisation lycéenne: «Sur le terrain, rien n’indique l’essoufflement prédit par le gouvernement»

    Lénaïg Bredoux, codirectrice éditoriale du journal, Pierre Jequier-Zalc et Camille Polloni, journalistes, ont répondu à vos questions sur la vie de la rédaction et la mobilisation lycéenne, mercredi 14 octobre.
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  • QBZ, le client Qobuz pour Linux c'est terminé !

    Si vous avez lu mon article sur QBZ , le client Qobuz open source qui permettait d'écouter sa musique en "bit-perfect" sous Linux, hé bien oubliez-le. En effet, Qobuz a demandé à son développeur d'arrêter le projet, et ce dernier n'a pas eu d'autre choix que d'obéir. Bref, le dépôt est fermé et il n'y aura plus de mise à jour.

    C'est sacrément dommage je trouve...

    Après la raison, comme expliquée ici par le support de Qobuz, c'est que cette application plaçait Qobuz en position "non conforme" vis-à-vis des ayants droit notamment parce que les lectures ne sont pas comptabilisées côté Qobuz, ce qui laisserait les artistes sans rémunération.

    Perso, j'aime bien Qobuz et je trouve qu'ils font du super boulot, mais ils ont sacrément manqués de stratégie sur ce coup là !

    Je ne sais pas si techniquement ça aurait été jouable, mais à leur place, j'aurais demandé au dev de QBZ d'intégrer mes API de mesure (en plus de lui filer un petit chèque) sans pour autant rendre proprio le code. Ou au pire, je l'aurais embauché pour faire un vrai client Linux officiel avant de laisser mourir ce projet libre, ce qui leur aurait éviter de prendre un risque avec leur image auprès de la communauté du libre.

    Bref, 1/ ils se privent d'un super client Linux 2/ ils perdent un dev qui a quand même taffé durant des années bénévolement pour leurs services 3/ j'imagine qu'ils vont également perdre des abonnés payants sous Linux. 4/ Et ils prennent le risque de voir débarquer des forks de rebelles moins conciliants avec leurs services.

    De mon point de vue ce n'était pas une décision très réfléchie, même si c'est vrai, ils ont été pro et courtois avec le dev de QBZ (traduction : ils ne lui ont pas mis un procès au cul).

    Dommage.

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  • The raid on Ilhan Omar’s house is dangerous political theater | Moira Donegan

    The raid is meant to cast an air of suspicion and criminality over Democratic candidates who, like Omar, are facing the voters in a matter of weeks

    On Monday, federal agents from the Department of Homeland Security raided the Washington DC area home of Ilhan Omar, a Minnesota congresswoman and a progressive Democrat, in the latest instance of Donald Trump’s effort to weaponize the national security state to harass, punish and embarrass his political opponents.

    The raid, which was approved by a judge after a reportedly extensive back-and-forth with federal security officials, was nominally carried out in connection with a spurious criminal investigation into Omar’s childhood immigration to the US.

    Moira Donegan is a Guardian US columnist

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  • Bill Gates a-t-il développé la peste pulmonaire dans un laboratoire ukrainien à l’aide de l’IA ?

    Source :Compte Instagram, le 8 octobre 2026

    Etiqe :aucune preuve

    Contenu :

    « La Russie accuse Bill Gates de financer le bioterrorisme », « un dossier de 3 000 pages rendu public par Vladimir Poutine prouve que Gates a mis au point la peste pulmonaire à l’aide d’outils d’intelligence artificielle dans un laboratoire biologique ukrainien »… Non, ceci n’est pas un scénario de science-fiction mais ce qui circule depuis début octobre 2026 sur les réseaux sociaux Facebook (ici et ici) et Instagram (ici et ici) ainsi que des sites web (ici, ici et ici).

    Ces affirmations surviennent quelques jours après que le cofondateur de Microsoft a déclaré : « L’IA est assurément suffisamment puissante pour provoquer des événements qui pourraient causer un milliard de morts. » Dans un entretien pour NBC News, fin septembre, Bill Gates estimait qu’« il n’y a jamais eu d’arme aussi puissante que la combinaison de personnes mal intentionnées utilisant les outils d’IA les plus récents ».

    Aussi, depuis la mort, le 2 octobre dernier, d’une employée travaillant sur la peste dans un laboratoire en Sibérie, emportée par une « pneumonie » d’origine « indéterminée », selon l’agence sanitaire russe Rospotrebnadzor, l’inquiétude grandissait quant à une possible épidémie de peste. Les autorités russes ont finalement assuré qu’« aucune pathologie infectieuse » auprès des cas contact n’avait été détectée, à la suite de près de 5 000 analyses, rapporte Le Monde. Pour autant, le 10 octobre, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a insisté sur l’« incertitude majeure » qui demeure quant aux causes du décès, dans l’attente d’un « diagnostic confirmé ».

    Si les allégations sur le rôle de Bill Gates dans le développement assisté par IA de la peste pulmonaire – une maladie qui existe au moins depuis le Moyen Âge – et le dossier russe de 3 000 pages qui l’incriminerait sont devenues virales, aucun élément ne permet d’affirmer qu’elles sont vraies.

    Aucune trace sur les sites officiels des ministères russes…

    D’après une vidéo Instagram et sa légende, Bill Gates serait « officiellement recherché en Russie » et Vladimir Poutine aurait émis « un mandat d’arrêt » à son encontre. Pourtant, il ne figure pas dans le registre du site Mediazona (Медиазона) qui recense les personnes recherchées par le ministère de l’Intérieur russe.

    Sur Facebook, le ministère de la Défense russe, supposément cité, accuserait « le milliardaire Bill Gates de financer des “activités liées au bioterrorisme” dans le but présumé de réduire la population ». Si son site officiel mil.ru est inaccessible depuis la France, Les Surligneurs ont pu accéder à  son canal Telegram. Aucune mention n’y est faite d’une « peste pulmonaire » (« пневмоническая чума » en russe) et les références à Bill Gates (« Билл Гейтс ») ou au « bioterrorisme » (« биотерроризм ») datent et n’ont aucun lien avec notre sujet.

    Idem sur le site du ministère de la Justice, que ce soit sur le portail anglais ou russe, et celui du ministère des Affaires étrangères.

    … ni dans les médias russes reconnus

    Dans la vidéo Instagram, ce qui semble être la capture d’un article de presse (« Putin declares Bill Gates ‘Bioterrorist’ following engineered Plague outbreak in Russia ») est utilisé pour illustrer les allégations. Il est présenté comme étant issu de Tass, l’une des principales agences de presse en Russie. Néanmoins, il n’existe aucune trace de celui-ci sur leur site.

    Les Surligneurs ont cherché dans d’autres médias et agences de presse russes toute publication liant Bill Gates à un dossier de 3 000 pages ou à la peste. Les sept ressources consultées (Interfax, Argumenty i Fakty, MKRU, Komsomolskaya Pravda, Vedomosti, Kommersant et The Moscow Times) n’ont permis de trouver aucun article corroborant ce qu’avancent les internautes.

    Sur Facebook, est également évoqué un « point presse » durant lequel des révélations sur Bill Gates auraient été faites par un certain « Alexeï Rtichtchev » (Aleksey Rtishchev), chef des troupes de défense radiologique, chimique et biologique, au sein du ministère russe de la Défense. Là encore, pas moyen de trouver une quelconque information vérifiée en attestant, y compris sur Yandex, moteur de recherche russe.

    Les éléments présentés sur les réseaux sociaux qui pourraient permettre de prouver ou contextualiser la prétendue information sont introuvables. Ainsi, rien ne permet d’affirmer que Bill Gates a développé la peste dans un laboratoire ukrainien à l’aide de l’IA.

    Ce n’est pas la première fois que Bill Gates est la cible de théories du complot. Des réseaux conspirationnistes, notamment russes, en avaient fait l’instigateur de la pandémie de Covid-19, rappelle Le Monde.

    En juin dernier, Les Surligneurs s’étaient intéressés à des documents déclassifiés censés dévoiler l’existence de laboratoires « biologiques » en Ukraine financés par les États-Unis, mais ils ne prouvaient rien. En janvier 2025, une autre rumeur circulait selon laquelle Vladimir Poutine voulait extrader un ancien conseiller à la Maison-Blanche pour son implication dans la pandémie de Covid-19, le tout faisant partie d’un accord visant à mettre un terme à la guerre en Ukraine. Mais aucun élément ne permettait de le vérifier non plus.

     

    Auteurs :

    Autrice : Mathilde Lafargue, journaliste

    Relectrice : Maylis Ygrand, journaliste

    Liens d’intérêts ou fonctions politiques déclarés des intervenants à l’article : aucun

    Secrétariat de rédaction : Maylis Ygrand, journaliste

    L’article Bill Gates a-t-il développé la peste pulmonaire dans un laboratoire ukrainien à l’aide de l’IA ? est apparu en premier sur Les Surligneurs.

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  • «On est né avec le nucléaire, mais on ne veut pas que ça devienne n’importe quoi» : dans la Manche, levée de boucliers face au «projet du siècle» d’Orano

    Des opposant·es du collectif Piscines Nucléaires Stop, devant le site industriel d’Orano à La Hague. © Clément Gousseau/Vert

    Des panneaux ont fleuri çà et là dans la campagne du Cotentin, non loin de la route nationale 13, sur la commune d’Yvetot-Bocage (Manche), en cette fin septembre. «Orano à Yvetot, non», «Non à l’implantation d’Orano sur des terres agricoles» : les slogans sont inscrits à la peinture sur des morceaux de bois.

    Ces inscriptions sont loin d’être isolées. Elles se multiplient à mesure que l’on parcourt les 40 kilomètres qui séparent cette petite commune de celle de La Hague, devenue, au fil des décennies, l’un des bastions du nucléaire français.

    C’est ici que s’étend sur 300 hectares le site industriel d’Orano, leader mondial du traitement des combustibles nucléaires usés. Ses hautes cheminées se dressent à une vingtaine de kilomètres du réacteur nucléaire de Flamanville 3, qui défraie régulièrement la chronique, notamment en raison de son coût.

    Des panneaux d’opposition à l’installation d’Orano, à Yvetot-Bocage (Manche). © Clément Gousseau/Vert

    Mais l’usine, vieillissante, est censée cesser ses activités d’ici 2040. Si un programme qui vise à prolonger son fonctionnement jusqu’en 2060 est en cours, Orano s’apprête à lancer un chantier gigantesque et controversé : Aval du futur.

    «Nous sommes contre l’hyperconcentration du nucléaire dans le Cotentin»

    Ce «projet du siècle», présenté par l’industriel comme l’un des «plus importants au monde», vise à renouveler les installations de traitement des combustibles nucléaires usés pour quatre-vingts ans. Sont également prévus un atelier de déchargement et d’entreposage sous eau de ces combustibles, composé de trois bassins d’une capacité de 6 500 tonnes chacun, et des ateliers de traitement.

    Les déchets nucléaires, «issus principalement de l’activité d’EDF», sont récupérés par Orano pour fabriquer de nouveaux combustibles destinés à la production d’électricité. Ceux qui ne sont pas valorisables, environ 4% de la composition des combustibles usés, doivent rejoindre Cigéo, le projet de centre de stockage souterrain des déchets nucléaires à Bure (Meuse).

    Un atelier de fabrication de combustible MOX, issu du recyclage de combustibles nucléaires usés, est également envisagé sur le site de La Hague. Durée du chantier : au moins vingt ans, avec des mises en service échelonnées entre 2038 et 2050. Coût estimé : entre 50 et 60 milliards d’euros.

    La multinationale assure qu’«aucune installation nucléaire ne sera construite en dehors du site de La Hague», mais recherche tout de même «150 hectares de terres» en Normandie pour organiser son chantier. «Ce seront des sites logistiques pour fabriquer des tronçons des futures usines et/ou y construire des parkings», précise Sylvain Renouf, directeur de la communication d’Orano pour le projet «Aval du futur».

    Le site industriel d’Orano à La Hague (Manche).© Clément Gousseau/Vert

    Dans la région, la commune d’Yvetot-Bocage sera concernée. Ici, une association opposée à l’arrivée de l’industriel est en cours de constitution. D’autres voix s’élèvent contre le projet, notamment au sein du collectif manchois Piscine Nucléaire Stop. «Nous ne sommes pas contre le nucléaire, mais contre son hyperconcentration dans le Cotentin, explique Sophie, une militante qui souhaite rester anonyme. La Hague a été totalement colonisée par cette industrie. Aujourd’hui, avec Aval du futur, on fait face à un projet monstrueux et complètement flou.»

    Jusqu’à 15 000 travailleurs pour un chantier aux multiples questions

    Entre «10 000 et 15 000» personnes devraient travailler sur le chantier, avec «un pic d’activité attendu à l’horizon 2040», indique Sylvain Renouf.

    Aval du futur pourrait avoir de multiples conséquences pour le territoire, tant sur le plan environnemental et économique que sur le logement. Contactée à ce sujet, la préfecture de la Manche, après avoir envisagé de répondre à nos questions, s’est finalement rétractée.

    Dans le monde agricole, les inquiétudes sont nombreuses quant à l’avenir des terres convoitées par Orano. «Autour de La Hague, l’entreprise voulait initialement mettre la main sur 65 hectares de terres agricoles. Ce n’était juste pas possible. Ils ont réduit leurs prétentions, mais on risque de perdre des terres», se désole Nicolas Massieu, éleveur de bovins et président de l’association Avenir agricole de La Hague. Celle-ci se présente comme «indépendante des oppositions nucléaires».

    Nicolas Massieu, éleveur de bovins et président de l’association Avenir agricole de La Hague. © Clément Gousseau/Vert

    «Quinze hectares sont encore concernés par le projet. Personnellement, je risque d’en perdre trois. On nous parle de compensation, mais les surfaces sont inexistantes à La Hague. On ne peut pas se permettre de faire des kilomètres, ni de perdre des terrains. J’ai déjà du mal à produire assez de fourrage pour mes bêtes, raconte l’éleveur. Le nucléaire, on est né avec, mais on ne veut pas que ça devienne n’importe quoi.»

    Interrogé à ce sujet, Orano assure «être dans une démarche de dialogue. Rien n’est acté.» L’industriel promet de ne «pas être acquéreur des terres agricoles. Nous serons dans un système de location, et les parcelles seront rendues à terme.»

    «Nos jeunes n’arrivent plus à se loger à cause des salaires de l’industrie nucléaire»

    Autre inquiétude sur le plan environnemental : «Ils vont détruire les dernières landes primaires du plateau de La Hague», déplore-t-on au sein du collectif Piscine Nucléaire Stop. Fin 2025, un peu moins d’1,5 hectare de ces terres situées à proximité du site avait été vendu par la municipalité de La Hague à l’industriel pour 518 000 euros, rapportait La Presse de la Manche. L’opération avait fait l’objet d’un bras de fer pendant plusieurs mois avec les opposant·es au projet.

    «La question de l’eau nécessaire pour Aval du futur est aussi totalement éludée, alors que la région est en déficit hydrique», s’indigne Sophie, la militante du collectif. Au 1er octobre, le BRGM, le service géologique national chargé de l’étude du sol et du sous-sol, considérait le niveau des nappes phréatiques comme «très bas» dans le Cotentin. Les besoins en eau du projet n’ont pour l’heure pas été rendus publics. Interrogé, Orano précise que «ce sujet est en cours d’étude», sans donner davantage de précisions.

    D’importantes questions se posent aussi en matière de logement, alors que le département, et le Cotentin en particulier, fait face à une forte pression immobilière. En 2025, cinq communes ont été classées en zone de tension par la préfecture, dont La Hague. «Nos jeunes n’arrivent plus à se loger, les prix montent à cause des salaires de l’industrie nucléaire», raconte Nicolas Massieu.

    «Il y a une vraie question sociale dans ce projet. Comment ferons-nous, alors que nous avons du mal à trouver des médecins ? Comment allons-nous aménager nos écoles, nos hôpitaux ?», s’interroge Olivier (il n’a pas donné son nom), militant du collectif Piscine Nucléaire Stop.

    Le «rond point des chèvres», symbole de l’opposition locale au projet Aval du futur, près du site d’Orano La Hague. © Clément Gousseau/Vert

    Manuela Mahier, maire (divers gauche) de La Hague, considère qu’un «projet de cette ampleur aura nécessairement des conséquences sur le territoire, bien au-delà du seul périmètre industriel. Son développement ne peut pas être pensé indépendamment de l’habitabilité.»

    «Ici, le lobby, c’est l’industrie nucléaire»

    L’industriel reconnaît qu’«Aval du futur ne pourra pas voir le jour sans que le projet soit accepté par le territoire». Pour convaincre la population, il compte sur l’organisation de conférences et sur l’ouverture récente d’Escale Info, un espace ouvert au public, situé tout près de l’usine actuelle et destiné à informer sur les activités du groupe.

    De son côté, le collectif Piscine Nucléaire Stop organise des contre-conférences. La prochaine est prévue jeudi 15 octobre à Cherbourg et vise à contester les arguments en faveur d’un projet considéré comme «imposé», selon les mots d’Olivier. «Ici, le lobby, c’est l’industrie nucléaire. Orano est tellement puissant que tout le monde, y compris les politiques, se range derrière. Ils vont aménager de façon autoritaire le territoire, il n’y aura plus de place pour autre chose», dénonce-t-il.

    Le projet, actuellement en phase de concertation, doit faire l’objet d’un débat public en 2027. Sylvain Renouf l’assure : «S’il réussit à passer cette phase et à obtenir à terme les différentes autorisations, le chantier devrait débuter en 2031.»

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  • De Saint-Denis à Matignon, la jeunesse du 93 ne baisse pas le son

    De Saint-Denis à Paris, les lycéens de Paul Éluard ont défilé aux côtés de leurs enseignants et des personnels éducatifs, mardi 13 octobre. Entre chants, danses et tensions avec la police, reportage au cœur d'une mobilisation qui refuse de s'essouffler.

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  • Soirée-débat. Le syndicalisme et les Fronts populaires en 1936, regards croisés Espagne-France

    Quand ?
    Le 3 novembre à 19h

    Où ?
    Union syndicale Solidaires 31, rue de la Grange aux Belles, 75010, Paris

    L'union syndicale Solidaires organise une soirée débat sur le syndicalisme et les Fronts populaires en France et en Espagne, avec les interventions de Ludivine Batigny et Ramon Pino.

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  • « Je ne vais pas laisser tomber mon ami » : un lycée agricole bloqué pour protéger Vassiriki, ciblé par une OQTF

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  • Jensen Huang en tournée en Europe : entre business, lobbying et investissements

    À Paris le 13 octobre, Jensen Huang a annoncé des investissements dans Doctolib, Genesis AI, Pigment et Entalpic, avant de poursuivre sa tournée européenne. Ce déplacement s’inscrit dans une stratégie mondiale qui associe diplomatie industrielle, financement et développement commercial. De Riyad à Séoul, le patron de Nvidia propose aux États les moyens de construire leur …

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  • SpaceX bride Starlink à 160 km/h en Ukraine, quatre jours après qu’Elon Musk a jugé que « Zelensky est allé trop loin »

    Dans la nuit du 13 au 14 octobre 2026, SpaceX a bridé les terminaux Starlink de l'armée ukrainienne, qui perdent désormais la connexion au-delà de 160 km/h. La mesure arrive quatre jours après qu'Elon Musk a écrit que Volodymyr Zelensky « est allé trop loin ».

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  • Ce jeu vidéo ukrainien reproduit la guerre des drones FPV avec l’aide de pilotes du front

    Conçu par un développeur ukrainien indépendant qui dit avoir travaillé avec des pilotes militaires en activité, le simulateur de drones FPV de combat Remote Reaper est sorti de l’accès anticipé ce mercredi 14 octobre.

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  • Présidentielle 2027 : où consulter les sondages de l’élection en ligne et comment les vérifier ?

    À mesure que l’élection présidentielle de 2027 approche, les sondages d’opinion se multiplient et seront de plus en plus relayés dans les médias et sur les réseaux sociaux. Voici où consulter les données et les enquêtes originales, mais aussi comment vérifier leur fiabilité.

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  • Cybersécurité : Le spécialiste du quantique IonQ s’offre la start-up Elisity pour 1,3 milliard de dollars

    IonQ poursuit sa diversification dans la cybersécurité. Le spécialiste américain des ordinateurs quantiques à ions piégés (des atomes chargés électriquement) pour effectuer des calculs, a annoncé le 12 octobre 2026 un accord pour acquérir Elisity, un éditeur de logiciels de contrôle des accès et de microsegmentation des réseaux.

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  • REA - J'ai testé le reverse engineering par agent IA

    REA , pour "Reverse Engineer Anything", c'est un serveur MCP qui buzze ces derniers jours et qui permet de connecter votre agent IA (Claude Code, Codex, Cursor...) sur Ghidra, Hopper ou IDA, et sur des analyseurs pour les applis Electron, .NET ou les sites web.

    Vous repérez ainsi une fonction qui vous plaît dans une appli, puis l'agent la décortique sans le code source et vous en code une version toute fraiche... Tiens ça me rappelle quelque chose...

    Comme je voulais voir ce que ça donnait, je me suis donc monté un petit banc d'essai à l'arrache sur mon ordi avec Claude Code en Opus 5.5, REA 6.4.0 comme seul serveur MCP et Ghidra comme moteur.

    Mes tests se découpent donc en 4 exercices : un keygen, un patch, une fonction d'appli à recréer ainsi que des codes de triche. Pour les deux premiers, j'ai bien sûr compilé des programmes maison avec un faux système de licence afin de ne pas sombrer dans l'illégalité en codant un vrai keygen ou un crack (et au passage me faire delete mon compte Anthropic ^^).

    rea doctor valide Ghidra 12.1.4

    Mon crackme, c'est donc une fausse app nommée "PixelNote Pro" qui réclame un nom d'utilisateur et une clé d'activation, compilé pour Mac ARM.

    Une fois que je lui ai dis ce que je voulais faire, l'agent a donc ouvert le binaire dans Ghidra via REA, lu le pseudo-code, l'a recoupé avec l'assembleur là où le décompilateur écrivait une rotation de bits sous une forme peu lisible, et m'a pondu un keygen en Python en 2 minutes chrono pour un coût API de Claude 50 centimes. J'ai ensuite fait tourner son générateur sur 479 noms tirés au hasard et le binaire les a tous acceptés.

    Le crackme ouvert à la main dans Ghidra : la fonction entry et son pseudo-code

    La boucle de calcul de la clé, dans le pseudo-code que REA sert à l'agent

    Le patch, c'est le plus bluffant j'ai trouvé. Le petit utilitaire que je me suis fait a pour mission de compter les lignes et les mots d'un fichier texte. C'est très basique. Et j'ai donc voulu faire un patch pour qu'il affiche aussi les caractères. Comme REA, avec Ghidra, ne touche pas aux octets de l'exécutable, l'agent a donc dû faire le reste à la main... il a logé ses instructions dans une zone remplie de zéros de la partie exécutable, détourné trois instructions d'origine vers elles, puis re-signé le binaire pour que macOS le lance :

    Le compteur d'origine, sa version patchée par l'agent, puis le keygen du crackme accepté par le binaire

    Pour mon 3ème exercice, je me suis dit que j'allais cloner la fonction d' Amphetamine qui garde mon Mac éveillé tant qu'une appli donnée est ouverte. Via Ghidra, malheureusement REA a refusé le binaire universel Intel et ARM d'Amphetamine, alors l'agent en a extrait lui-même la partie ARM. Il a alors trouvé qu'Amphetamine posait une assertion d'énergie du système et surveillait la liste des applis lancées. Et magie de l'IA, il a ensuite codé en Swift un petit outil qui fait tout pareil. J'ai testé avec la Calculatrice, ça marche, à condition de lui donner le nom de l'appli dans la langue du système, ou son identifiant.

    pmset ne montre l'assertion d'éveil que pendant que la Calculatrice est ouverte

    Et le dernier, c'est Wolfenstein 3D (j'ai pris la version shareware 1.4) dont l'exécutable DOS est compressé. L'agent a donc écrit son propre décompresseur, puis retrouvé dans le code le raccourci clavier pour tricher (c'est M+L+I qui met santé à 100, munitions, clés, mitrailleuse... et score remis à zéro), le paramètre goobers qui, avec Maj gauche + Alt + Retour arrière, débloque les touches de debug comme le mode Dieu, et même un juke-box caché. Tout correspond au code source publié depuis par id Software.

    Par contre, ses logs montrent qu'il cherchait ces codes par leur nom avant de les avoir vus. Je me suis donc fait avoir puisque le modèle les connaissait déjà. Par contre, il les a bien retrouvé dans le binaire.

    Début de partie du shareware 1.4 dans DOSBox, lancé avec le paramètre goobers

    Les trois occurrences de goobers dans l'exécutable décompressé

    Alors, REA est-il indispensable ?

    Hé bien pour le savoir, j'ai relancé les quatre exercices avec le même modèle, les mêmes fichiers et les mêmes consignes, mais avec REA en moins... juste Claude Code qui pilote Ghidra. Hé bien Claude tout nu a tout réussi lui aussi, mais en écrivant quand il en avait besoin ses propres scripts Ghidra en Java, là où REA lui servait le pseudo-code et l'assembleur sur un plateau.

    Bref, ce que je peux vous dire avec mes tests, c'est que REA ne fait pas mieux qu'un Claude à qui on demande d'installer Ghidra et de l'utiliser. Par contre, REA a été plus rapide sur le keygen (2 minutes 22 contre 2 minutes 48 pour Claude), sur Amphetamine (9 minutes contre 16 minutes pour Claude) et sur Wolfenstein (10 contre 14 pour Claude), mais plus lent sur le patch (7 minutes et demie contre un peu plus de 2 pour Claude).

    A voir ce que ça donnerait avec un modèle local genre Qwen (débloqué avec Heretic , alleeeez)...

    REA est sous licence MIT et l'analyse tourne en local (même si ses résultats partent quand même chez le fournisseur de votre modèle, donc évitez d'y passer un binaire confidentiel), et Hopper comme IDA restent des outils commerciaux dont REA ne fournit aucune licence.

    Notez aussi que son créateur exclut le contournement de licences et la fabrication de patchs pour les jeux, d'où encore une fois mon crackme fait maison et les codes qu'id a lui-même mis dans Wolfenstein ^^.

    Autre précaution à prendre si vous vous lancez et qui touche cette fois à la fiabilité de ce que l'agent IA peut vous raconter : Des chercheurs ont publié fin mai un préprint montrant qu'un binaire piégé peut donner ses propres ordres à l'IA qui l'analyse . Pour cela, il suffit d'y glisser des chaînes de texte sans effet à l'exécution, qui se retrouvent ensuite dans le code décompilé et soufflent de fausses instructions au modèle, pour lui faire mal interpréter le programme. Je n'ai pas testé REA là-dessus, mais le principe vaut a priori pour tout agent branché sur Ghidra, donc faites bien attention avant de donner un échantillon suspect à votre agent IA préféré.

    Et si seul Ghidra vous intéresse, sachez que le ce MCP dont je vous ai parlé en février permet aussi de faire le pont agent IA <> Ghidra.

    Voilà, pour installer REA, un petit :

    npx rea-agents setup
    

    Et c'est parti !

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  • Un micro caché dans du papier toilette chez OpenAI : un ingénieur saoudien arrêté par le FBI

    Un ingénieur d’OpenAI a été arrêté après la découverte d’un dispositif d’écoute dans une salle de réunion de la direction. L’entreprise affirme que ses propres modèles ont contribué à l’identifier, tandis que plusieurs questions restent ouvertes sur les motivations du suspect.

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