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Timeline

  • Après Londres et Tokyo, Waymo veut lancer un service de taxis autonomes à Singapour en 2028

    Confortable numéro 1 dans la conduite autonome aux États-Unis, Waymo multiplie désormais les projets d’expansion en Europe et en Asie. La filiale d’Alphabet a annoncé le 17 septembre le lancement, dès 2028, d’un service de taxis sans conducteur à Singapour. “Notre objectif est de combler les lacunes en matière de transport du premier et du dernier kilomètre entre les zones résidentielles et commerciales”, explique Waymo dans un communiqué.

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  • «Je ne m’en souviens plus»: Rachida Dati peine à justifier son travail pour Renault

    Jugée pour corruption et trafic d’influence, l’ancienne eurodéputée persiste à nier toutes les accusations. Interrogée lundi sur des notes qu’elle a envoyées au constructeur laissant penser à une activité de lobbying, l’élue a eu de grandes difficultés à les expliquer.
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  • Quand une enquête fait sortir un milliardaire d'extrême droite d'une université

    Source : Rembobine
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  • Trump defends actions in Iran and Venezuela in UN General Assembly address amid rising tensions with allies – live

    Trump threatens to ‘annihilate’ Iran and ‘drive them into Hell’ if there isn’t a deal, while also underscoring US policy on Cuba, Mexico, Greenland and AI

    Trump is arriving at the UN HQ right now.

    After very brief doorstep comments – almost exclusively mocking CNN - he answers a reporter’s very loud question by saying his message to Putin is: “settle the war.”

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  • Pourquoi le courrier physique premium est un levier performant pour la prospection B2B ?

    Les décideurs B2B reçoivent chaque jour des dizaines de sollicitations : e-mails, messages LinkedIn, séquences automatisées, invitations à des démonstrations. Dans ce flux continu, un courrier physique bien conçu détonne. Il arrive sur un bureau, se manipule et donne davantage de poids au message. Cette différence ne garantit pas un rendez-vous, mais elle crée une …

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  • Le roman phénomène de la rentrée littéraire est accusé d’être généré par IA : pourquoi on ne pourra jamais savoir ?

    C'était ça ou mourir, le roman de Thélyson Orélien, est accusé d'avoir été rédigé par IA. En cause : plusieurs passages classés « 100% IA » par le détecteur Pangram.

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  • Mobilisation contre le permis de tuer : tour de France en images

    Partout en France, des banderoles, affiches, pancartes et slogans contre le permis de tuer policier.

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  • Mighty DOOM - Bethesda l'a éteint mais ses joueurs l'ont rallumé

    Mighty DOOM, le petit shoot roguelite que Bethesda avait sorti sur mobile en mars 2023, tourne de nouveau !! Alors bien sûr pas sur les serveurs officiels, qui sont éteints depuis deux ans, mais sur un serveur monté et hébergé par des fans, qui ont refait tout le boulot à la main.

    Mais avant, pour ceux qui ont raté un épisode, en fait, le jeu est mort parce que Microsoft a fermé Alpha Dog Games, le studio qui le développait, en mai 2024, c'est-à-dire en même temps qu'Arkane Austin et Tango Gameworks (le studio de Redfall et celui de Hi-Fi Rush... tout ça le même jour, l'hécatombe). Et ce qui devait arriver arriva, puisque trois mois plus tard, le 7 août 2024, les serveurs de Mighty DOOM se sont arrêtés.

    Et ce n'est pas rien parce que le jeu avait quand même été téléchargé 7,6 millions de fois sur mobile...

    C'est pour ça que le projet Mighty Resurrection a décidé de redistribuer lui-même un APK Android du jeu. Il nécessite Android 10 minimum et il pointe directement sur le serveur de la communauté, dont le compteur annonçait déjà au moment d'écrire ces lignes, 449 comptes enregistrés.

    Au-delà de l'APK "client", ce qui est cool, c'est qu'en face, il y a un logiciel serveur dont le code est public et que vous pouvez également lancer chez vous, si vous le souhaitez.

    Ce qui est impressionnant surtout, c'est le taf. Parce qu'il a fallu régler l'authentification, les chapitres du jeu, l'inventaire des objets, les talents, la boutique, le battle pass, et même tout ce qui était achats intégrés et gestion de l'identité Xbox. En gros, chaque morceau que le jeu Android réclamait au serveur officiel, il a fallu entièrement le recoder.

    Le truc un peu fou, c'est qu'Alpha Dog Games a retrouvé son indépendance cet été. Le studio est donc de nouveau entre les mains de ses fondateurs, sauf que la licence DOOM, elle, ne lui appartient pas. Donc impossible pour eux de rallumer leur propre jeu. Par contre, ils ont les sources, donc je me dis que s'ils étaient un petit peu sympas, ils pourraient aider les développeurs de Mighty Resurrection en leur offrant le code.

    On verra bien si ça leur traverse l'esprit.

    Merci à Maxime pour l'info.

    Source : le site de Mighty Resurrection et le dépôt du serveur sur GitLab .

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  • Avec 30 millions d’euros, BIOLEVATE veut faire de l’IA un outil de conformité pour les laboratoires

    Biolevate annonce une série A de 30 millions d’euros pour déployer son intelligence artificielle dans les opérations réglementées des industries de santé. La société parisienne ne se présente plus seulement comme un outil de rédaction médicale, elle veut organiser la manière dont les laboratoires recherchent, documentent, vérifient et valident leurs connaissances scientifiques. Une ambition qui …

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  • «On veut des plantations viables pour les prochaines générations» : en Provence, le pari de la pistache

    Pertuis (Vaucluse), le 19 septembre 2026. La première récolte de pistaches commercialisable. © Eliza Amouret/Vert

    En ce samedi ensoleillé de septembre, une quarantaine d’agriculteur·ices venu·es de tout le sud méditerranéen de la France se réunit sur l’exploitation d’Emilie et de Fabien Fiorito, à Ansouis (Vaucluse), pour discuter pistaches. Au programme de la journée : récolte des derniers fruits de la saison et épluchage.

    «C’est une année charnière, lance Fabien Fiorito à la cantonade. L’année dernière, on avait récolté 600 kilos de pistaches en tout ; cette année, on est à près de 10 tonnes brutes en France.» «L’année prochaine, ce sera 100 tonnes», renchérit Bernard Schmitt, qui a planté 2,5 hectares de pistaches dans son domaine à Pertuis (Vaucluse).

    Créer une filière française de la pistache, c’est le pari un peu fou lancé par une poignée d’agriculteur·ices de Provence en 2017. Alors que cette culture avait disparu de l’Hexagone au 19ème siècle, elles et ils ont dû repartir de zéro. Cette année, pour la première fois, leur récolte est suffisante pour être vendue.

    Peu à peu, les producteur·ices de Provence ont été rejoint·es par d’autres personnes de tout l’arc méditerranéen (Occitanie, Provence-Alpes-Côte-d’Azur, Auvergne-Rhône-Alpes et Corse), désireuses d’adapter leurs cultures face au réchauffement climatique : originaire d’Iran, le pistachier nécessite moins d’eau que les arbres fruitiers à noyaux comme les abricotiers. Réuni·es depuis 2021 au sein d’un syndicat, France Pistache, les producteur·ices apprennent à cultiver ensemble le précieux fruit à coque.

    Six ans d’attente

    Carnet de notes en main et questions plein la tête, les agriculteur·ices suivent Fabien Fiorito sur son verger pour assister à la récolte mécanique. Les arbres arborent de beaux fruits protégés par une peau rosée. «C’est réconfortant de voir les rendements qu’on obtient au bout de six ans», s’enthousiasme Jean-Franck Cascio, paysan corse qui a planté ses premiers pistachiers en 2024 et 2025. C’est un investissement sur le long terme : il faut attendre six ans pour que les arbres donnent des fruits en quantité suffisante pour être vendus.

    Béatrice Sourd observe avec intérêt le bras mécanique qui secoue les arbres pour faire tomber les fruits mûrs. Cette viticultrice du Minervois (Aude) a planté un demi-hectare de pistachiers en plus de ses vignes et songe à en cultiver davantage. «La viticulture, c’est de plus en plus dur, raconte celle qui travaille la vigne depuis quinze ans. Cette année, à la fin des vendanges, les raisins étaient secs.»

    Originaire d’Iran, le pistachier est un arbre qui nécessite moins d’eau que les arbres fruitiers à noyaux comme les abricotiers ou les pêchers. © Eliza Amouret/Vert

    En plus des problèmes liés à la sécheresse, elle doit faire face à la mutation de la filière vinicole. «Le vin ne se vend pas et les prix chutent», résume-t-elle. Avec la pistache, elle espère diversifier son activité. «Ce qui me plaît, c’est qu’elle est peu gourmande en eau et qu’il y a plein de transformations possibles en pâtisserie, en charcuterie…», énumère-t-elle.

    «On apprend tous ensemble»

    Une vision partagée par Jean-Franck Cascio, qui produit des amandes, des noisettes, des fruits et des légumes. «Cette année, avec la chaleur, on a beaucoup souffert ; on est obligés de planter des arbres pour faire de l’ombre à nos légumes», souligne-t-il. Celui qui a repris la ferme de son père se prépare à un futur de plus en plus chaud : «On a choisi la pistache parce qu’on veut des plantations économiquement viables pour les prochaines générations.» Pour choisir ce qu’il peut planter sur ses terres corses, il étudie désormais les cultures siciliennes, espagnoles et tunisiennes.

    La journée se poursuit avec un atelier d’épluchage : l’une des étapes cruciales. La première peau doit être retirée juste après la récolte ; si ce n’est pas fait dans les 12 à 24 heures, le fruit sec fermente et développe une toxine qui le rend impropre à la consommation. «On les épluche dans cette machine par friction avec de l’eau, explique Fabien Fiorito, désignant une grande boîte métallique verte. Ensuite, elles sont séchées à 42 degrés pendant 24 heures.»

    Cette unité d’épluchage et de séchage n’est utile que six semaines dans l’année. Ainsi, les producteur·ices viennent chez Fabien et Émilie Fiorito pour éplucher leur propre récolte et mutualiser le coût de l’investissement. Mais, avec des quantités de plus en plus importantes, elle ne suffira plus.

    Bernard Schmitt n’en perd pas une miette. L’année prochaine, il voudrait ouvrir une unité d’épluchage et de séchage plus grande, sur ses terres, pour permettre aux producteur·ices alentour de venir. «C’est très important de discuter avec les collègues, on observe et on apprend tous ensemble», résume-t-il.

    «Personne ne nous croyait»

    «Pour avoir une filière solide, il faut créer des liens entre les agriculteurs», abonde Émilie Fiorito, qui est aussi trésorière de l’association Pistache en Provence et secrétaire de France Pistache. En lien avec les chambres d’agriculture de Provence-Alpes-Côte d’Azur, d’Auvergne-Rhône-Alpes, d’Occitanie et de Corse, le syndicat organise plusieurs ateliers par an pour transmettre les connaissances et partager les retours d’expérience. «En hiver, on organise un atelier taille ; au printemps, on fait un atelier sur l’irrigation ; et, en septembre, c’est la récolte», énumère la productrice.

    «Au départ, personne ne nous croyait, raconte celle qui a commencé à s’intéresser à la pistache en 2019. Maintenant, avec cette récolte, on nous regarde différemment.» Le syndicat rassemble plus de 150 adhérent·es : pas seulement des producteur·ices, aussi des entreprises de transformation, des confiseur·ses et une entreprise de yaourt qui veut valoriser la pistache française. «Il ne suffit pas de planter des pistachiers : on doit donner une perspective aux agriculteurs», affirme Émilie Fiorito. Le marché est très dynamique : la France importe chaque année environ 15 000 tonnes de pistaches décortiquées.

    Conscient·es de ne pas pouvoir rivaliser avec les leaders du marché – États-Unis ou Turquie, qui produisent chaque année des centaines de milliers de tonnes –, les producteur·ices tricolores veulent se démarquer par la qualité de leurs fruits. Pour les aider, France Pistache travaille avec l’Institut Agro de Montpellier (Hérault), qui mène une étude sur la traçabilité. La pistachicultrice d’expliquer : «L’idée, c’est qu’à chaque étape, du champ à l’assiette, on ait une traçabilité complète du produit.»

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  • Face à la colère des médaillés Fields, OpenAI s’entoure de neuf grands chercheurs pour tenter d’apaiser les mathématiciens

    OpenAI a annoncé ce lundi 21 septembre 2026 la création d'un groupe consultatif de mathématiciens de renom, chargé de l'aider à publier ses résultats sans froisser la profession. Une main tendue après des semaines de tensions autour de ses annonces en maths.

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  • US to build new military bases in Greenland as deal seeks to end tensions between Nato allies - as it happened

    Agreement signed at the UN general assembly in New York

    Nordic correspondent

    Emotions among Greenlanders are a mixture of hope, scepticism and fear ahead of the signing of a new much vaunted deal on Arctic security between the US, Greenland and Denmark.

    “There have been many different reactions in Greenland because they are talking about a deal but no one can see the deal, we don’t know what it is all about, and what’s in it for us or what’s in it. Also, because we have been terrorised as a people for the last 1.5 years by the American president, so many people feel no trust at all.”

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  • Trump still thinks Iranians will ‘rise up’ against the regime. In Tehran I see a different story | Hossein Hamdieh

    If anything, the ongoing war is uniting a divided country against the foreign invaders. Washington seems a long way from grasping this point

    The US president, Donald Trump, asked recently on one of his Truth Social rants: “When are the Iranian people going to rise up and fight?” So frenetic and all-over-the-place are Trump’s statements that one does not know which are actual policies and which are simply noise. But if counting on the “Iranian people” to rise up and fight is indeed US policy then, as far as I can tell from within Iran, it is a failed one. And miserably so. At least for now.

    There is no reliable nationwide polling that can tell us what Iranians think about the war in real time. So this is an observation, not a poll. It comes from conversations I have had with many people.

    Hossein Hamdieh holds a joint PhD in Geography and Anthropology from Humboldt University of Berlin and King’s College London. He is currently based in Tehran, where he works as a social researcher

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  • Les mises à jour Windows de septembre ont cassé File History

    Microsoft vient de prévenir le monde entier que File History, sa sauvegarde intégrée à Windows depuis Windows 8 , peut ne plus créer ni mettre à jour la moindre sauvegarde sur certaines machines et cela depuis l'installation des mises à jour de sécurité de septembre 2026 !!

    Et par défaut, c'est le profil utilisateur au complet qui y passe avec le Bureau, les Documents, les Images, la Musique et les Vidéos, recopiés sur un disque branché en USB ou sur un partage réseau. Autant dire l'essentiel !

    Charger la vidéo depuis YouTube Ce clic autorise une connexion à Google : adresse IP transmise et traceurs possibles. En savoir plus Voir cette vidéo sur YouTube

    Microsoft l'a pourtant remplacée depuis par Windows Backup (qui sauvegarde vos données sur OneDrive, quelle surprise...), mais File History était quand même toujours là, accessible via le Panneau de configuration.

    Le symptôme ressemble à une panne de matériel puisque Windows vous réclame de reconnecter votre disque alors qu'il est branché et qu'il fonctionne parfaitement. De son côté, la date de dernière sauvegarde reste figée, et les fichiers déjà archivés répondent qu'aucune version précédente n'est disponible quand vous en cherchez une...

    Et quand on y regarde de plus près dans l'Observateur d'événements, ce sont des plantages de FileHistory.exe et de KERNELBASE.dll. Surtout que le périmètre est large avec en versions impactées, Windows 11 depuis la 23H2, Windows 10 depuis la 21H2 + les éditions Enterprise LTSC 2016 et 2019.

    Maintenant comment est-ce qu'on remédie à ça ? Hé bien ce n'est pas marrant parce que la seule solution que j'ai pu voir sur le fil de support Microsoft consacré au problème , c'est un utilisateur qui raconte que la seule chose qui a marché chez lui, c'est de désinstaller la mise à jour et de couper Windows Update en attendant. Sauf que KB5124008 corrige quand même un grand nombre de vulnérabilités, dont des zero-days activement exploités, et la retirer réduira sérieusement votre niveau de sécurité.... Je ne vous conseille donc pas de faire ça.

    Gardez vos correctifs Windows et sauvegardez avec autre chose. Par exemple FreeFileSync qui est très bien. En tout cas, le temps que Microsoft trouve une solution.

    Côté libre, y'a aussi Kopia qui fait le boulot proprement. Ça crée des snapshots chiffrés de vos fichiers et dossiers vers un disque local, un stockage réseau ou du cloud, avec compression et déduplication au passage. Et surtout c'est dispo en ligne de commande comme en GUI (interface graphique).

    Et si la console ne vous fait pas peur, restic fera la même chose sans souci. Par contre avec ces solutions alternatives, je ne vais pas vous vendre du rêve hein... Le clic droit et l'onglet des versions précédentes dans l'explorateur, c'était le gros confort de File History, et aucun de ces outils ne vous le permet. Vous devrez restaurer depuis un snapshot, c'est un peu plus lourd quoi...

    D'après sa page de support, Microsoft enquête donc toujours sur le bug et fournira, on l'espère, un correctif dans une prochaine mise à jour.

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  • Un texte de 1945 prévoit-il l’expulsion de tout étranger qui « pèse sur les finances publiques » ?

    Source :Eric Zemmour, BFMTV le 17 septembre 2026

    Etiqe :Bah non

    Contenu :

    C’est peu dire qu’Éric Zemmour a une conception bien arrêtée de la France et de ceux qui, selon lui, devraient pouvoir y rester. Invité sur le plateau de BFMTV, le 17 septembre, pour confirmer sa candidature à l’élection présidentielle, le polémiste d’extrême droite a pu dérouler, pendant près de deux heures, ses marottes habituelles autour de l’immigration, de l’islam ou encore de l’identité nationale.

    De la guerre en Ukraine à Kylian Mbappé, en passant par les impôts et la démographie, les sujets changent, mais les coupables beaucoup moins : tantôt la gauche, tantôt – et surtout – les musulmans. Et, comme souvent lorsqu’Éric Zemmour s’aventure sur le terrain du droit, mieux vaut aller vérifier le texte avant de retenir la leçon.

    Cette fois, le candidat affirme qu’un article datant « de 1945 » imposerait d’expulser tout étranger qui « pèse sur les finances publiques ». Une disposition particulièrement commode pour étayer son propos. Sauf que, si une disposition similaire a bien existé, elle a été supprimée… en 1981.

    Une disposition dans l’ordonnance de 1945

    L’ordonnance du 2 novembre 1945 contient bien une disposition qui peut être à l’origine de l’affirmation d’Éric Zemmour. Dans sa version originale, publiée au Journal officiel du 4 novembre 1945, son article 23 prévoit que « l’expulsion peut être prononcée par arrêté du ministre de l’Intérieur si la présence de l’étranger sur le territoire français constitue une menace pour l’ordre public ou le crédit public ».

    Faut-il pour autant comprendre que « crédit public » et « finances publiques » se recoupent ? Les Surligneurs ont cherché, sans trouver de réponse tranchée. Nos recherches n’ont permis d’identifier ni jurisprudence ni doctrine définissant précisément ce que recouvrait, dans ce contexte, la notion de « crédit public ».

    Une piste existe toutefois. En 1981, l’ancienne ministre de la Solidarité nationale Nicole Questiaux expliquait devant le Sénat que la référence au « crédit public » renvoyait « sans doute aux mauvais souvenirs laissés par quelques escrocs internationaux de l’entre-deux-guerres ». Une indication trop incertaine pour en tirer une définition juridique claire.

    Quoi qu’il en soit, la référence au « crédit public » a disparu de l’article 23 en 1981, avec la loi du 29 octobre. Depuis, le dispositif ne vise plus que la « menace grave pour l’ordre public ». Autrement dit, cela fera bientôt quarante-cinq ans que le « crédit public » ne figure plus parmi les motifs d’expulsion prévus par cet article.

    L’article 23 lui-même a continué d’exister par la suite, jusqu’à l’abrogation de l’ordonnance de 1945, entrée en vigueur le 1er mars 2005. Reste à savoir si le droit actuellement en vigueur contient, sous une autre forme, une règle comparable.

    Et aujourd’hui ?

    Pour le savoir, il faut se pencher sur le Code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (Ceseda). Son article L. 233-1 prévoit en effet que certains citoyens de l’Union européenne qui souhaitent séjourner en France plus de trois mois doivent disposer de ressources suffisantes « afin de ne pas devenir une charge pour le système d’assistance sociale ».

    Le Ceseda précise même que cette « charge » s’apprécie notamment au regard du montant des prestations sociales non contributives perçues, de la durée des difficultés rencontrées et de la durée du séjour.

    Le Ceseda vise notamment le cas d’un séjour constituant un abus de droit, par exemple lorsqu’il est effectué « dans le but essentiel de bénéficier du système d’assistance sociale ». Il existe donc bien, dans le droit actuel, un lien entre certaines conditions de ressources, le bénéfice de l’assistance sociale et le maintien du droit au séjour.

    Mais cette règle est beaucoup plus limitée que celle décrite par Éric Zemmour : elle ne concerne pas indistinctement « tout étranger », mais les citoyens de l’Union européenne ainsi que certaines catégories de membres de leur famille ou de ressortissants de pays tiers qui entretiennent avec eux des liens définis par le Ceseda.

    Pour autant, le recours à l’assistance sociale n’entraîne pas automatiquement l’éloignement : l’administration doit examiner la situation individuelle de l’intéressé, notamment la durée de son séjour, sa situation familiale et économique ou encore son intégration.

    Le Ceseda ne vise donc pas de manière générale les étrangers qui « pèsent sur les finances publiques » mais certaines situations dans lesquelles un ressortissant relevant de ce régime risque de devenir une charge pour le système d’assistance sociale ou séjourne principalement dans le but d’en bénéficier.

    On est donc loin d’une règle générale selon laquelle tout étranger représentant une dépense pour les finances publiques devrait être expulsé. S’il est élu président de la République, il pourra toujours tenter de faire modifier la loi, en respectant toutefois les obligations internationales de la France, à moins de s’en affranchir.

     

    Auteurs :

    Auteur : Etienne Merle, journaliste

    Relecteur : Jean-Paul Markus, professeur de droit public à l’université Paris-Saclay

    Liens d’intérêts ou fonctions politiques déclarés des intervenants à l’article : aucun

    Secrétariat de rédaction : Etienne Merle, journaliste

    L’article Un texte de 1945 prévoit-il l’expulsion de tout étranger qui « pèse sur les finances publiques » ? est apparu en premier sur Les Surligneurs.

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  • Meta va relier la France et les États-Unis avec un câble sous-marin à 1 pétabit par seconde, un record absolu

    Meta annonce Petal, un câble sous-marin de 7 000 km entre la France et les États-Unis capable de transporter 1 pétabit par seconde. C'est une première pour un câble transocéanique, rendue possible par une fibre optique à deux cœurs. La mise en service est prévue en 2029, avec Orange en partenaire français.

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  • Cliamp - Votre musique + 58 000 radios dans le terminal

    cliamp est un lecteur de musique qui va plaire aux plus barbus d'entre vous puisqu'il tourne dans votre terminal, avec le visualiseur de spectre et l'égaliseur qui vont bien. On est un peu dans le même esprit roots que Winamp sauf que lui, c'est d'aller chercher vos morceaux de musique à peu près partout où ils sont rangés.

    Et quand je dis partout, c'est vraiment partout. Les fichiers qui traînent sur votre disque, les flux, les podcasts, YouTube, YouTube Music, SoundCloud, et vos propres serveurs si vous en avez montés à la maison : Navidrome , Lyrion, Plex, Jellyfin, Audiobookshelf. Vous tapez cliamp setup et un assistant vous guidera fournisseur par fournisseur.

    Mais le truc que j'ai trouvé le plus sympa, c'est la partie radio. Vous appuyez sur R dans le lecteur, et vous tombez sur l'annuaire Radio Browser , qui contient environ 58 000 stations réparties sur 241 pays. Vous filtrez par pays, par genre, par tag, vous épinglez vos favorites, et un pays entier se charge comme une playlist.

    L'annuaire Radio Browser vu depuis cliamp, avec le débit et le pays de chaque station

    Chez moi, je lui ai balancé le flux de FIP en ligne de commande, et hop, les barres du spectre se sont mises à danser affichant le titre en cours,, le débit réseau, la playlist à gauche, et les réglages à droite. Égaliseur paramétrique, shuffle, repeat, vitesse de lecture... Il y a tout ce qu'il faut. Le raccourci Ctrl+K vous affichera même tous les raccourcis d'un coup.

    Le flux de FIP en lecture, avec le spectre à gauche, la playlist et les réglages d'égaliseur

    Pour les podcasts, pas de compte ni de clé API à sortir (ça nous change). Vous faites cliamp --provider podcast et hop, ça ouvre le top 100 d'Apple et ses 19 catégories. Ensuite, vous faites vos recherches avec la touche "/" et vous vous abonnez avec "f".

    Sur Mac, l'installation se fait en une commande (Linux et Windows ont leurs binaires tout prêts dans les Releases) :

    brew install bjarneo/cliamp/cliamp
    

    Là où ça coince, par contre, c'est Spotify car si vous voulez le brancher, il vous faudra un compte premium. Donc si vous espériez recycler votre compte gratuit dans un joli terminal, c'est mort...

    Mais pour le reste, c'est totalement gratuit et sous licence MIT. Breeeef, c'est trop cool ! Mais si l'idée d'un lecteur multi-sources vous plaît mais que le terminal vous sort par les yeux, il y a toujours Nuclear, dont je vous ai déjà parlé qui est très sympa également !

    Source : cliamp sur GitHub

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  • Répar’stores victime d’une fuite de données

    Répar’stores a confirmé, le 21 septembre 2026, avoir subi le 24 août un incident de sécurité ayant entraîné un « accès non autorisé » à certaines données clients. Le site French Breaches avait signalé à l’entreprise qu’un cybercriminel utilisant le pseudonyme ChimeraZ avait mis en vente, ce même 21 septembre, une base de données présentée comme appartenant à Répar’stores.

    Le pirate affirme détenir 340 Go d’informations brutes concernant plus de 1,8 million de clients, comprenant notamment 1,8 million de factures et 2,4 millions de commandes. Répar’stores a confirmé l’exposition de plusieurs types de données : nom et prénom, adresse e-mail, numéro de téléphone, adresse postale, historique des devis, factures et commentaires associés.

    L’entreprise indique avoir signalé l’incident à la Cnil et déposé plainte.

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  • Chief AI Risk Officer : faut-il un pilote des risques IA ?

    À mesure que les organisations intensifient le recours à l’intelligence artificielle, elles se confrontent à des formes de risque encore mal comprises. Le premier de ces risques tient à une propriété que les systèmes d’information classiques n’ont jamais connue : l’absence de déterminisme, qui est le propre à l’intelligence artificielle générative. 

    Contrairement à une règle métier “codée en dur” ou à une conformité auditable de manière répétable, qui renvoient invariablement le même résultat pour un jeu de données précis ou une situation factuellement donnée, un modèle génératif peut produire des réponses différentes face à des sollicitations identiques.

    À cette variabilité s’ajoute une surface d’attaque hybride, recensée depuis 2023 par l’OWASP (fondation de référence en sécurité applicative) : injection de contenu malveillant dans un prompt, compromission de l’interface de dialogue, attaques “supply chain”, empoisonnement / biasement du modèle avant sa mise en service… « Ces nouvelles sources de risques peuvent être internes, quand l’entreprise déploie de l’intelligence artificielle et que ses propres collaborateurs en font un usage non-encadré. Elles peuvent aussi être externes, quand des attaquants utilisent l’IA pour mener leurs opérations contre une organisation. Enfin, il faut tenir compte du fait que l’intelligence artificielle peut dépasser le cadre qu’on a cru lui imposer de respecter d’elle-même », résume Mouloud Aït-Kaci, fondateur du cabinet Hackcyom.

    D’autres risques, de nature éthique, viennent s’ajouter à cette liste. Un modèle peut ainsi appliquer des traitements différents selon les profils, au risque de produire des décisions pouvant être perçues comme discriminatoires, avec des conséquences juridiques et réputationnelles directes pour l’entreprise. La propriété intellectuelle ou encore le secret des affaires constituent un troisième front de vulnérabilité en matière de confidentialité, illustré par exemple par le transfert d’information de code source vers un service hébergé à l’étranger.

    Des risques qui dépassent les périmètres classiques

    Au même titre que la fonction de DPO a émergé avec les problématiques de protection des données personnelles, cette évolution conduit certains spécialistes et acteurs économiques à envisager une fonction dédiée, le Chief AI Risk Officer (CAIRO), chargée d’organiser, l’évaluation et la maîtrise de ces risques spécifiques. Dans une analyse publiée en 2025, l’ISACA (association internationale de référence en gouvernance des systèmes d’information) décrit le CAIRO comme la fonction chargée de bâtir l’infrastructure de gestion des risques que ni le RSSI ni le DSI n’ont le temps, et encore moins le mandat, de développer.

    « Le RSSI défend un système d’information, alors que le CAIRO défend les enjeux métier et stratégiques de l’entreprise contre un mésusage volontaire ou non de l’intelligence artificielle elle-même. Le RSSI travaille sur un terrain connu et cartographié depuis plus de vingt ans, tandis que l’usage massif de l’IA ne date que de deux ans. Le CAIRO doit donc explorer des problématiques encore immatures, sans réponse toujours établie », ajoute Mouloud Aït-Kaci.

    Mouloud Aït-Kaci situe le CAIRO à hauteur du RSSI lorsque celui-ci occupe déjà une position élevée, au-dessus de lui dans le cas contraire. Le CAIRO ne saurait en revanche dépendre du DSI, « car sa fonction dépasse le seul périmètre du système d’information. Il doit également accéder directement au comité de direction pour évangéliser des risques qui dépassent les préoccupations purement techniques », complète-t-il.

    Une responsabilité qui commence à s’institutionnaliser

    Le rôle de CAIRO reste encore rare sous cet intitulé précis. En revanche, plusieurs organisations commencent à formaliser des responsabilités proches, souvent sous les appellations de Chief AI Officer, AI Risk Officer ou responsable de la gouvernance IA. Aux États-Unis, le mémorandum OMB M-24-10 impose ainsi aux agences fédérales de désigner un Chief AI Officer chargé de coordonner la gouvernance, l’innovation et la gestion des risques liés aux usages de l’IA, en particulier lorsque ces systèmes peuvent affecter les droits ou la sécurité du public.

    Le secteur financier avance aussi dans cette direction. La Banque Nationale du Canada a ouvert en mai 2026 un poste (pourvu depuis) de “Model Risk Governance Specialist”, rattaché à son équipe de gestion du risque de modèle. Un mois plus tôt, Citi recrutait un “Artificial Intelligence Risk and Controls Officer” (poste également pourvu), chargé des cadres de contrôle applicables à l’IA générative. 

    En Europe, l’AI Act n’impose pas la désignation d’un responsable de l’IA comparable au DPO prévu par le RGPD. Le texte privilégie une autre logique : les organisations doivent mettre en place un dispositif de gestion des risques liés à l’IA et garantir une supervision humaine des systèmes concernés. Cette approche rappelle celle des systèmes de management de la sécurité de l’information (SMSI), sans pour autant rendre obligatoire l’adoption de la norme ISO 42001.

    Repartir du processus plutôt que du poste

    Face à la montée en puissance des risques spécifiques liés à l’IA, et à l’émergence du poste de CAIRO, Christophe Lesur, CEO de Cloud Temple, propose une lecture complémentaire. Il interroge en effet la manière dont ces risques apparaissent dans l’entreprise. “Le besoin d’un rôle de CAIRO surgit souvent lorsque l’organisation ajoute l’IA à ses processus existants sans revoir en profondeur la donnée, les validations, les responsabilités et les contrôles”, commente-t-il.

    Dans cette perspective, le retard à l’adoption d’une fonction de CAIRO peut devenir le symptôme d’une transformation IA abordée trop tardivement par la direction générale d’une entreprise. Certaines organisations peuvent en effet être tentées de laisser dans un premier temps les usages se diffuser, puis chercher une fonction capable de reprendre la main sur des pratiques déjà en place. Elles doivent alors produire des règles, des restrictions, des chartes et des contrôles pour compenser une architecture opérationnelle qui n’a pas été pensée autour de l’IA alors même que leurs données les plus sensibles ont déjà fuité.

    Christophe Lesur en tire la règle suivante : « Il ne faut jamais saupoudrer de l’IA sur un processus métier existant. Cela ne fonctionne pas, le résultat sera moins bon pour beaucoup plus cher”. Il poursuit en mettant en avant les caractéristiques inhérentes aux frameworks agentiques : “Ces frameworks imposent de refondre profondément la façon dont nous produisons le métier. Ce n’est plus l’humain qui occupe le centre de la production, mais le système agentique avec les données. Quand nous ne voulons pas ou ne pouvons pas le faire, nous posons des rustines pour contrôler un dispositif qui, de toute façon, échappe à la personne », conclut-il.

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  • PRIMO lève près de 7 millions d’euros pour faire gérer votre IT par ses agents IA

    La startup française Primo annonce une levée de 6,9 millions d’euros auprès de Headline et Global Founders Capital. La société, qui centralise la gestion des appareils, des applications SaaS, des identités et du support informatique, veut désormais permettre à des agents IA d’exécuter ces opérations de bout en bout, sous le contrôle des équipes IT. …

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  • La prochaine Xbox lira-t-elle encore les jeux physiques ? Microsoft consulte ses joueurs

    Microsoft aurait intégré la prise en charge des disques physiques à un questionnaire consacré à sa prochaine génération de consoles. Un indice supplémentaire sur les hésitations de Xbox, quelques semaines après le lancement de son système Disc-to-Digital.

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  • À Paris, des milliers de personnes manifestent contre la loi « permis de tuer ».

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  • Trump says he has a better UK relationship with Burnham as PM – politics live

    US president says Burnham will be ‘a great PM’ in friendly first meeting on the sidelines of New York gathering but makes jibe at Starmer

    If Andy Burnham wanted to inject some edge into his meeting with Donald Trump later (which he doesn’t), he could bring along a copy of today’s Financial Times. This front page headline speaks for itself.

    Mortgages ‘on the front line’ as Iran war deals £840 blow to homeowners

    British homeowners are paying an average of £840 a year more when they refinance their mortgages, as the rising borrowing costs triggered by the Iran war start to impact consumers’ spending power.

    Approximately 1m households have rolled off fixed-rate mortgage deals since February, according to Bank of England data.

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  • Feds arrest, indict hundreds in Trump voter fraud crackdown: 'Catching it all over the country'

    Since the Trump Justice Department warned state and local election officials that they could be charged with allowing fraudulent voting activities, more than 200 arrests and indictments have been secured in a crackdown on election fraud and noncitizen voting, and that number could double soon, a top official revealed to Just the News.
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  • Middle East crisis live: Trump says Iran will make a deal after US midterms

    US president uses speech to UN General Assembly to push his narrative of the war

    Tehran appears to have relaxed its preconditions for reopening the strait of Hormuz, saying it is prepared to do so within seven days so long as the US takes reciprocal steps to ease the pressure on Iran.

    Previously Iran had set seven onerous pre-conditions for lifting the blockade including “an end to war on all fronts” and a commitment by the US to cease all aggressive actions against Iran including sanctions.

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  • It's Donald Trump Versus MAGA on Data Centers

    Molly McCann Sanders has a lot in common with many of the other women who helped Donald Trump win a second term as president. A pro-life Catholic who lives in Texas, she has staunchly conservative opinions on immigration and a fierce hatred of eminent domain—the practice of the government taking private property for public use.
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  • 10 projets RECOMP qui sortent vos vieux jeux de leur console

    Saviez-vous que Silent Hill, premier du nom, peut aujourd'hui être terminé sur PC, en grand écran et sans émulateur ? Et oui, c'est possible parce que le jeu est compilable directement pour votre machine à partir du code source obtenu à partir d'un gros travail de reverse engineering.

    Et ce genre de portage n'est plus un cas isolé du tout. Depuis Zelda 64 recompilé , la scène RECOMP a franchement explosé, au point qu'on ne sait plus trop où donner de la tête. Il y a des portages qui sont très complets et fonctionnels du début à la fin, et puis des projets en cours qui sont à moitié finis, qui plantent, etc.

    Alors j'ai fait mes recherches et aujourd'hui, je vous présente 10 projets de recompilation qui valent le coup ! Je commence donc par les deux qui se jouent pour de vrai.

    Le port PC de Silent Hill , donc, pour commencer. Dans ce portage, chaque carte, chaque boss, chaque cinématique et chaque fin fonctionnent, et vous pouvez boucler le jeu aujourd'hui si vous le voulez. Vous récupérez au passage la 16:9, la correction de perspective PGXP, des caméras alternatives et un gestionnaire de mods, et les disques PAL français sont reconnus tout seuls. Je précise aussi que la décompilation PSX en dessous est un travail communautaire de longue haleine, mais que le portage, lui, est assisté par IA (avec Claude Opus 4.6 et 4.7).

    Le launcher du port PC, réglé en 1920x1080 avec PGXP activé et la limite de FPS à zéro

    Dans la même catégorie, il y a Golden Balloon qui ressuscite ce que son dépôt appelle sobrement le kart racer Nintendo 64 de 1997. Pas d'émulateur là non plus mais un jeu compilé pour votre machine, qui lit votre ROM en local, sans jamais l'envoyer nulle part. Vous pouvez même jouer directement dans le navigateur à 2 ou 4 joueurs en écran partagé ou en multijoueur directement en ligne (ça c'est en bêta).

    La page du portage : le jeu compilé pour votre processeur, affiché en WebGPU, et rien à installer

    Après, il y a d'autres projets qui démarrent plutôt bien même s'ils sont encore en chantier.

    Je pense à Party Board qui en est le meilleur exemple. En gros, c'est Mario Party 4 porté sur Windows, Linux, macOS, Android et iOS, avec un mode en ligne à deux. Tout n'est pas parfait, c'est un work in progress, mais ça progresse assez vite, donc je pense que c'est un projet à suivre si vous aimez Mario Party.

    Party Board sur GitHub : le dernier commit remonte à l'heure qui précède la capture

    De son côté, DKC1Recomp s'attaque à Donkey Kong Country sur Super Nintendo, et son statut affiché est "playable bring-up". Ça veut dire que ça démarre, ça se joue, mais on en est aux toutes premières versions. La totalité du code du jeu est générée statiquement et ça peut tourner sous Windows, macOS et même via une app iPhone et iPad native. Par contre, comme d'hab', il vous faut la ROM.

    Notez que Snesrecomp apparaît en sous-module dans l'arborescence de DKC1Recomp

    Lost Odyssey Recomp est sans doute le plus ambitieux du lot puisqu'il s'agit d'un très gros jeu Xbox 360 traduit depuis son binaire PowerPC vers du natif, en Direct3D 12 ou Vulkan. D'après ses auteurs, les zones d'ouverture et quelques scènes sont testées, mais pas encore une partie complète, et il reste des soucis de rendu et de stabilité. La dernière version embarque quand même un pack de shaders qui vous évite leur compilation au premier lancement.

    La ville industrielle de Lost Odyssey, avec sa minimap de navigation en haut à droite

    Viennent ensuite les outils, ceux qui fabriquent les portages plutôt que de les livrer...

    On a d'abord RecompOne qui recompile statiquement les exécutables PlayStation 1 vers du C# et fournit la couche qui rejoue le matériel de la console. Pas besoin de BIOS ni du moindre fichier Sony, vos fichiers de jeu suffisent. Le projet est fait par des humains, et aucune contribution écrite par une IA ne sera acceptée, et l'auteur explique qu'il ne fera la promotion d'aucun portage produit de cette façon.

    L'IA c'est la vraie ligne de fracture de la scène en ce moment...

    RecompOne et son logo aux couleurs de la PlayStation, publié sous licence MIT

    DolRecomp fait la même chose pour la GameCube et la Wii. Il sait extraire un disque GameCube tout seul, et s'appuie sur Wiimms ISO Tool pour les images Wii, qu'il vous propose d'installer au passage. Sa grosse limite, c'est qu'il ne traduit que le processeur. En effet, tout le runtime autour, il faut l'apporter, ou partir du modèle que fournit ModernGekko. Autant dire que c'est un outil de bricoleur et pas un bouton "portage".

    Luigi's Mansion qui tourne dans une fenêtre Windows sobrement nommée MansionRecomp

    ps3recomp de son côté vise la machine la plus tordue de la liste, le Cell de la PlayStation 3, avec un objectif simple : transformer un binaire PS3 en exécutable natif sans passer par l'émulation. Et face à l'émulateur RPCS3 , l'argument n'est pas la compatibilité mais la performance native, et évidemment, un code C++ nettement plus facile à modder.

    Chez ps3recomp, la toute première version publiée s'appelait Hello, Cell

    Le neuvième outil, spoiler alert, c'est le mien. Ça s'appelle KOMPOTE et c'est un recompilateur universel de ROMs. Je bosse dessus depuis trois ou quatre mois et il permet de recompiler des ROMs Game Boy dans toutes ses déclinaisons, NES, Super NES, les consoles Sega, la Lynx, la Nintendo 64, la Neo Geo, le Commodore 64. Vous glissez une ROM dessus, ça vous sort un exécutable natif, ou une version WebAssembly pour jouer depuis une page web.

    C'est une bêta réservée aux Patreons pour l'instant, dispo sous macOS, Windows et Linux et comme pour les autres projets de ce type, ça n'embarque aucun code propriétaire. J'y ai également intégré des petites fonctionnalités sympas sur l'affichage (effets VHS, GB color...etc), l'amélioration du son, les sauvegardes automatiques, du rewind, une API pour pouvoir piloter les jeux avec un TAS, le support des codes Game Genie et j'en passe...

    Et puis il y a surtout CubeShelf , qui est le premier signe que tout ça commence à s'organiser. C'est un gestionnaire de bibliothèque GameCube qui installe et met à jour les runtimes de plusieurs jeux portés d'un coup... Mario Party 4, Soulcalibur II, Super Mario Strikers... etc. Ça prépare vos images disque et gère les mods GameBanana .

    La page du projet CubeSelf

    Voilà, donc comme je vous le disais, aucun de ces projets ne contient le moindre fichier de jeu. C'est à vous d'amener votre propre ROM ou votre image disque, et parfois même le BIOS de la machine en plus, sinon rien ne se lancera ou ne se recompilera. Et ensuite, une fois que vous aurez une version recompilée de votre jeu préféré, vous pourrez y jouer depuis votre ordinateur comme bon vous semble, sans devoir passer par un émulateur ou la console d'origine.

    Bref, si vous ne deviez en essayer qu'un aujourd'hui, prenez Silent Hill ! C'est vraiment un super portage !!

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  • « Plus vite qu'aux États-Unis et avec moins de résistance » : comment le RN pourrait détruire la science

    Contrôle serré du budget, sélection discrétionnaire du personnel ou des étudiants… Tous les leviers existent déjà en France pour permettre à un gouvernement autoritaire de manipuler la science, alerte une note de Terra Nova.
    Depuis son retour au pouvoir, Donald Trump mène des attaques et destructions sans précédent contre la science aux États-Unis. Pourrait-il se passer la même chose en France si le Rassemblement national gagne les élections en 2027 ? En réalité, cela pourrait être bien (…)

    Lire la suite - Info / Politique
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  • « Le diagnostic est sans équivoque » : le rapport 2026 sur la santé planétaire révèle une pression croissante sur les systèmes terrestres (Anglais)

    Source : Common Dreams - États-Unis Lire la traduction automatique en français
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  • Dans la Manche, les pêcheurs français font monter la pression pour interdire les plus gros chalutiers de la bande côtière

    Source : Vert

    « Chaque année, des marins décident de changer de métier car ce n'est plus possible de sortir du port pour se retrouver face à ces navires tellement gros qu'ils ont des aspirateurs à poissons pour récupérer les captures », se désole Fabien Randrianarisoa, chargé de campagnes « pêches industrielles » pour l'association de défense des océans Bloom.

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    Payant

    En Méditerranée, les derniers artisans-pêcheurs en autogestion luttent pour leur survie

    Sur les côtes de la Manche, les petits pêcheurs dénoncent à l'unanimité la présence de ces gros chalutiers, rapporte Vert dans un reportage. C'est d'ailleurs dans ce contexte que la ministre chargée de la Mer et de la Pêche, Catherine Chabaud, a annoncé, fin juin, une « consultation auprès des États membres [de l'Union européenne] concernés afin de les informer de [la] volonté d'exclure les navires de plus de 25 mètres dans les 12 milles en Manche-Est au regard des enjeux sensibles de cohabitation ».

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  • Viande brésilienne : du bœuf et du poulet interdits encore dans nos assiettes ?

    Source : 60 millions de consommateurs Payant
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  • Dans la Manche, les pêcheurs français font monter la pression pour interdire les plus gros chalutiers de la bande côtière

    Source : Vert
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  • « 2,41 € le gazole ? Le 17 octobre, je ressors mon gilet jaune. »

    Source : Fakir Payant
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  • Amazon contre Meta : à qui appartient le client lorsqu’un agent fait les courses ?

    Amazon vient de bloquer Muse, le nouvel agent personnel de Meta, qui pouvait naviguer sur sa marketplace et acheter au nom de ses utilisateurs sans s’identifier. Le groupe créé par Jeff Bezos, invoque la sécurité des comptes et le respect de ses conditions d’utilisation. Mais ne nous y trompons pas, le conflit dépasse largement la …

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  • Google Shopping en Europe : les fiches produits gratuites disparaissent des résultats de recherche

    Ce qu'il faut retenir :

    • Google a retiré les fiches produits gratuites et les carrousels associés des résultats de recherche dans l'Espace économique européen (EEE), en application du DMA.
    • Les données de Productrise et Semrush montrent des baisses de 90 à 100 % des carrousels « popular products » en Allemagne, en France, en Belgique, en Suède et aux Pays-Bas.
    • L'espace publicitaire et organique laissé vacant est récupéré par les services de comparaison de prix (CSS), également appelés VSS (vertical shopping services).
    • Ginny Marvin, porte-parole de Google Ads, a confirmé que ce retrait fait bien suite à la décision de la Commission européenne, dans la continuité de la dégradation des SERP annoncée par Google et déjà documentée par Abondance.

    Un changement confirmé par plusieurs sources de données

    L'alerte est venue de LinkedIn. Adriaan Dekker, relayé par Gabriel Baumgarten, a publié une capture d'écran montrant l'absence des fiches produits gratuites dans les résultats européens, en notant que cet espace est récupéré par les services de comparaison de prix.

    Hugo Huijer, de Productrise, a ensuite confirmé la tendance avec des chiffres précis : sur les deux derniers jours, les carrousels « popular products », c'est-à-dire les blocs de produits organiques qui apparaissaient sur les requêtes commerciales, ont quasiment disparu des pages de résultats dans l'EEE. Ses données font état de baisses comprises entre 90 et 100 % dans les pays pour lesquels Productrise dispose de suffisamment de données : Allemagne, France, Belgique, Suède et Pays-Bas.

    Cette observation a été recoupée avec les données de Semrush, qui montrent la même chute pour les pays de la zone EEE sur le suivi des « popular products ». Deux sources indépendantes, deux méthodologies différentes, mais un constat identique.

    Disparition des produits populaires en Europe - Source : Semrush

    Ginny Marvin confirme l'origine réglementaire

    Ginny Marvin, qui occupe le rôle de porte-parole (Ads Liaison) chez Google, a confirmé dans un commentaire que ce retrait des fiches produits gratuites découle bien de la décision de la Commission européenne rendue dans le cadre du DMA.

    Ce point est important car il écarte l'hypothèse d'un dysfonctionnement technique ou d'un test ponctuel. Google applique ici une obligation réglementaire, au même titre que les autres ajustements déjà opérés sur ses résultats de recherche en Europe.

    Un maillon de plus dans la dégradation des SERP annoncée par Google

    Ce retrait s'inscrit dans une trajectoire que Google a lui-même documentée. L'entreprise avait annoncé ce qu'elle a qualifié de plus importante dégradation de la qualité de sa recherche jamais opérée, directement liée aux contraintes du DMA.

    Ces changements ont été formalisés dans un document dédié aux différences régionales, publié par Google pour expliquer aux utilisateurs et aux professionnels du secteur pourquoi l'expérience de recherche diffère désormais en Europe par rapport au reste du monde.

    Les comparateurs de prix, grands bénéficiaires de l'espace libéré

    La conséquence directe de ce retrait concerne la répartition du trafic sur les requêtes commerciales. L'espace auparavant occupé par les fiches produits gratuites de Google Shopping profite désormais aux services de comparaison de prix, désignés sous l'acronyme CSS (Comparison Shopping Services) ou VSS (Vertical Shopping Services) selon les sources.

    Cette évolution rappelle un précédent bien connu des professionnels du SEO : les obligations imposées à Google en matière de concurrence sur le shopping en ligne existent depuis plusieurs années dans l'Union européenne, mais le DMA élargit considérablement leur portée en touchant cette fois directement l'affichage organique dans les résultats de recherche classiques, et non plus seulement les annonces publicitaires.

    Pour les marchands et les sites e-commerce qui bénéficiaient d'une visibilité gratuite via ces carrousels, cette disparition représente une perte de trafic potentiellement significative, qu'il faudra désormais compenser via d'autres leviers : référencement classique, campagnes payantes, ou présence sur les plateformes de comparaison elles-mêmes.

    L’article "Google Shopping en Europe : les fiches produits gratuites disparaissent des résultats de recherche" a été publié sur le site Abondance.

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  • Polémique chez France Inter : la radio publique surmédiatise déjà massivement l’extrême droite

    Le départ de l'éditorialiste raciste Charles Sapin masque une droitisation déjà très avancée depuis longtemps sur France Inter

    L’article Polémique chez France Inter : la radio publique surmédiatise déjà massivement l’extrême droite est apparu en premier sur Contre Attaque.

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  • L’IA lorgne sur les métiers de la presse écrite

    Le déploiement d’outils d’intelligence artificielle générative sert de prétexte pour supprimer des postes dans un secteur déjà fragilisé par le numérique. Si les tâches de correction, de vérification et de mise en page sont les plus menacées, celles de rédaction ne sont plus à l’abri.
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  • Meurtre d’Aramburú: «Oui, j’étais une grenade dégoupillée…»

    Confronté à la famille du rugbyman argentin, le tueur Loïk Le Priol a laissé percer son émotion et reconnu sa pleine responsabilité. Le reste de la journée, face aux questions des magistrats et des avocats, la repentance du militant néonazi a sonné faux.
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  • "Une tentation" et "L'inquiétude de l'esprit", deux textes inédits de Bernard Noël

    Cinq ans après sa mort, deux textes inédits du poète Bernard Noël viennent d'être mis en ligne sur le site des éditions P.O.L. Écrits à quelques années d'intervalle, « Une Tentation » et « L'Inquiétude de l'esprit » dialoguent sur un même fil : celui d'une pensée en résistance, contre la fabrique du consentement et l'occupation des esprits par les écrans. Une lucidité qui n'a rien perdu de son actualité, à quelques mois d'échéances électorales décisives.

    – Textes empruntés au site "leshumanites-media.com" -

    On connaît – pas assez – le poète Bernard Noël, auteur d'une œuvre considérable. L'écrivain politique qu'il fut aussi, simultanément, depuis son Dictionnaire de la Commune (1971), et bien sûr Le Château de Cène, censuré dès sa parution en 1969 puis condamné en 1973 pour outrage aux bonnes mœurs, aura fait preuve d'une lucidité sans concession aux leurres ambiants. La Castration mentale, publié en 1994 chez P.O.L puis augmenté de douze nouveaux chapitres en 1997, est un ouvrage majeur à plus d'un titre : c'est là que Bernard Noël forge le concept de « sensure », cette privation de sens par laquelle le pouvoir, plutôt que d'interdire, noie la pensée sous un trop-plein d'images et de discours pour la neutraliser sans même qu'on s'en aperçoive. Les deux textes inédits que nous publions aujourd'hui s'inscrivent dans cette veine de résistance à la sensure généralisée. Une dizaine d'années après qu'ils aient été écrits, c'est peu dire qu'ils gardent toute leur vigueur.

    Jean-Marc Adolphe

    Une Tentation

    (28 mai 2015, version remaniée d'un texte paru en 2012 dans la revue BAN !)

    Indignez-vous, et puis quoi ? L'indignation, bien sûr, vaut mieux que la soumission, mais elle n'y met pas fin. Peut-être même l'apaise-t-elle comme la colère apaise une tension. L'indignation ressemble à la révolte. Son énergie est touchante, ses éclats séduisent et souvent rassurent, son effet est immédiat. Au mieux, c'est une prise de conscience, qui peut se développer ; au pire, c'est une agitation sans lendemain qui a le tort de donner bonne conscience à son acteur.

    L'organisation actuelle du monde et l'orientation qui la guide sont révoltantes, mais elles ont l'habileté et le pouvoir de nous faire croire qu'elles sont la seule voie possible. Socialement, elles ne produisent que de l'ordure et la qualifient de nécessité raisonnable. Ainsi, graduellement, tout est dénaturé afin de rendre l'aliénation désirable tandis que la perte de la liberté devient un gage de sécurité. Le travail demeure la base de l'existence mais c'est une valeur sans valeur puisqu'on lui reproche d'être ruineux pour les entreprises et d'un coût fatal pour la compétitivité. Tous les acquis sociaux sont désormais des obstacles pour l'économie et ils s'autodétruisent en creusant leur dette. Quant aux services publics, ils avaient le tort de rendre service à tous alors qu'ils ont à présent l'avantage de faire payer par tous la richesse de quelques-uns.

    La différence entre la réalité et le discours des profiteurs au pouvoir serait caricaturale si elle ne faisait le malheur de millions de pauvres et de chômeurs : elle est socialement ordurière et humainement meurtrière. Tout démontre que le patronat et ses serviteurs politiques n'ont jamais accepté les progrès lentement conquis par les ouvriers et les employés de telle sorte qu'ils en précipitent la destruction. Une de leurs armes récentes est la délocalisation : elle a pour prétexte le recours à une main-d'œuvre bon marché, mais sa raison principale est de réduire par le chômage la solidarité des travailleurs afin de les rendre plus dociles.

    Ce n'est plus la qualité qui, dans ce système, est décisive, mais la quantité. Il s'agit de faire toujours mieux en nombre parce que le nombre s'additionne, se multiplie et se prête aux statistiques tandis que la qualité se dérobe à toute mesure.

    Tout cela est trop banal dès qu'énoncé mais prouve que les mesures théoriquement sociales du pouvoir sont la façade d'une immense déchetterie où le code du travail est peu à peu déchiqueté. D'ailleurs qu'est-ce qui règle aujourd'hui le travail, et spécialement dans les services privatisés, c'est le « management ». Et quel est son but principal ? Mettre constamment le travailleur sous la pression de performances destinées à le disqualifier, soit pour qu'il prenne la porte, soit pour qu'il crève à la tâche en augmentant sans cesse les normes du rendement.

    Ce n'est plus la qualité qui, dans ce système, est décisive, mais la quantité. Il s'agit de faire toujours mieux en nombre parce que le nombre s'additionne, se multiplie et se prête aux statistiques tandis que la qualité se dérobe à toute mesure. La conséquence est un nombre record de suicides professionnels et le choix de la rentabilité comme seul critère d'excellence. Choix qui a des effets pervers dans les domaines où l'attente, la patience, la réflexion et le mûrissement étaient déterminants, mais la rentabilité n'attend pas : elle est immédiate ou elle n'est pas. Il en va donc des œuvres comme des plats, qui doivent être consommés dès leur confection sous peine de finir à la poubelle ou au pilon.

    La nouvelle morale nous assure que la chose la plus demandée est évidemment la meilleure. Le nombre est une preuve : la preuve que la majorité est bien la plus représentative et qu'elle mérite d'exercer le pouvoir. Ce principe est indiscutable puisqu'il est la base de la démocratie. On ne saurait s'en prendre ni à la publicité ni à la démagogie ni à l'habileté de celui qui les utilise pour sa promotion puisque son succès démontre qu'il possède justement l'habileté adéquate à la fonction qu'il occupe ou qu'il ambitionne.

    Ce spectacle est devenu inévitable : il a remplacé la pensée politique. Sa minceur passe pour de la transparence. Et il relève lui aussi d'une sorte de « management » généralisé dont rien ne dénonce l'ordure : une ordure propre, sans bavure visible, sans merde et sans sueur. L'ordure ancienne était matérielle et physique ; l'actuelle est la perversion de toute corporalité qu'elle neutralise et prive de toute dimension humaine. Le morcellement des tâches, la privation d'initiative, la perte d'engagement personnel détruisent le sens et le goût du travail. Plus question d'épanouissement mais de cadence et de production. Plus d'interlocuteurs, rien que des voix machinales dès que l'on a besoin d'un renseignement. Au lieu de l'attention naturelle et réciproque, l'isolement et la solitude.

    L'ordre est de déshumaniser les rapports publics dans les commerces, les banques, les bureaux. À quoi bon cette perte de temps qu'est la relation quand seul importe le rendement ?

    L'ordre est de déshumaniser les rapports publics dans les commerces, les banques, les bureaux. À quoi bon cette perte de temps qu'est la relation quand seul importe le rendement ? Le téléphone, internet et les robots remplacent efficacement vendeurs et guichetiers. Les emplois manquent sauf pour les machines, qui sont d'ailleurs des employés modèles car, une fois mises en marche, elles obéissent à la perfection et vont jusqu'à l'épuisement. Le code du travail vient d'être dénaturé par les accords dans le cadre des entreprises : les travailleurs vont pouvoir diminuer légalement leur salaire pour sauver leur emploi et limiter ainsi les effets de la crise.

    L'une des plus belles inventions du Capital est d'ailleurs cette « crise » : elle sert à semer la panique dans l'imaginaire collectif afin de le préparer aux sacrifices déclarés indispensables et qui, sous le nom de austérité, restaureront la normalité, c'est-à-dire la domination de la finance. Autres avantages : tant que dure la crise, les banques ont le droit de voler l'État et l'État le devoir de se laisser voler. Mieux encore, grâce à l'Union capitaliste dite Union européenne, un État a l'obligation de réduire son peuple à la misère pour rembourser les banques, et d'abord celles qui l'ont encouragé à dépenser au-delà de ses moyens.

    La crise est un instrument d'oppression et de répression en même temps qu'une bonne manière de conforter le pouvoir quand il a gâché son image par de trop visibles injustices.

    La crise est un instrument d'oppression et de répression en même temps qu'une bonne manière de conforter le pouvoir quand il a gâché son image par de trop visibles injustices. Elle le déculpabilise en lui permettant d'accuser les circonstances, les fraudeurs sociaux, les immigrés clandestins et, bien entendu, l'irresponsabilité de l'opposition. La crise fait oublier les promesses non tenues et la corruption : elle occupe toute la devanture politique pour nous exposer l'agitation salutaire du Président et de ses ministres, qui sauvent l'euro et disciplinent l'Europe. Il arrive même qu'on y vante les effets bénéfiques du système d'assurances sociales qu'on est pourtant en train de détruire. La crise enfin désarme d'avance la tentation de la révolte et de l'émeute en peuplant les têtes d'images médiatiques qui désarment leur résistance.

    Cette occupation des têtes est d'une efficacité bien rodée que vient compléter le désastre créé dans l'éducation nationale. Il faut rationner l'intelligence pour qu'elle soit réservée à l'élite qui gère le pouvoir ce qui lui évitera une contestation également intelligente. On sait que la consommation massive d'images visuelles entraîne un vide mental que comble uniquement la récidive de cette consommation. Et que l'ordre repose aujourd'hui sur la fabrication d'un appétit que ranime sans cesse la marchandise faite pour l'exciter en ayant l'air de le satisfaire.

    Quand l'humain prime et la conscience de la solidarité qu'il exige : il ne s'agit plus de prendre le pouvoir mais de le dégrader à jamais.

    Peut-on métamorphoser la conscience qu'en chacun de nous les conditions générales ont formée ? Tous les liens sociaux traditionnels contribuent à sa soumission : famille, propriété, travail. Il ne faudrait cependant qu'un peu de réflexion pour s'apercevoir que notre besoin de travailler et de consommer, que ce besoin vital peut devenir un capital individuel en s'arrachant à la dépendance ordurière du capitalisme qui l'exploite en se flattant de l'entretenir. Le choix serait alors possible de la jouissance contre le Marché.

    Ce choix, évidemment, menacerait l'Ordre et il serait en soi un révolution : une révolution non violente faite de rire et de refus. L'erreur et l'échec de toutes les révolutions successives furent dans la volonté de s'emparer du pouvoir car révolutionnaire ou pas, jamais il ne change de nature. Quand l'humain prime et la conscience de la solidarité qu'il exige : il ne s'agit plus de prendre le pouvoir mais de le dégrader à jamais.

    L'Inquiétude de l'esprit

    (16 mars 2014)

    Ce titre sert d'en tête à la proposition d'un ouvrage collectif qui constituerait une sorte de manifeste existentiel et poétique. Il est précisé que le mot « esprit » a été préféré au mot « spirituel » trop entaché de religieux. Je ne vois pas en quoi le mot « esprit » en est moins entaché car, et justement pour cette raison, j'évite de l'employer depuis que j'écris. Par ailleurs, le texte de cette proposition émet la crainte que le XXIème siècle soit « spirituel… n'importe comment ». Étrange crainte quand tout porte à redouter que ce problème ne se pose même pas pour la raison que le « spirituel » aura été détruit par notre société médiatique – ou par un pouvoir pressé d'utiliser les media afin de provoquer la disparition de ce qui dote chaque corps humain de la possibilité de lui résister.

    Dès lors que la conscience de ce danger occupe mon « esprit » (je me résous à employer ce mot pour être plus facilement entendu), ledit esprit souffre d'une inquiétude précise, car il sait fort bien que la menace pressentie est déjà à l'œuvre. Cette chose menaçante a été activée depuis longtemps. Sa perception est liée au sentiment d'une privation de sens provoquée par l'influence grandissante des media populaires bien plus efficaces dans leurs effets que toutes les anciennes méthodes de propagande, et bien plus discrets. Il a fallu se rendre alors à l'évidence que ces media, surtout la télévision et ce qui en découle, avaient le pouvoir d'occuper les « esprits » en y paralysant toute distance critique pour les rendre « disponibles » à leurs messages.

    Pour moi, l'esprit est une dimension du corps. Son origine et son développement m'échappent, cependant que je les sais liés à l'anatomie ou à la physiologie et non à une improbable visitation transcendantale.

    Cela posé, il me paraît indispensable de préciser ce que va signifier ici le mot « esprit » dont l'emploi est trop courant pour ne pas prêter à malentendu. J'ai dit que je l'évitais sans dire que j'utilisais à sa place les mots « espace mental » ou bien « intériorité », qui ont au moins l'avantage de le situer physiquement. Mais que nomme-t-il exactement dans mon emploi ? Pour moi, l'esprit est une dimension du corps. Son origine et son développement m'échappent, cependant que je les sais liés à l'anatomie ou à la physiologie et non à une improbable visitation transcendantale. L'état du corps originel est incertain mais comment douter qu'un organe au moins y joue dès le début un rôle fondamental, et c'est l'œil. Il en va également de l'oreille qui sonorise la vue. Le rôle de la bouche est par contre ambigu puisqu'elle sert longtemps à prendre et à manger avant que la main ne la libère et ne lui permette de prendre la parole ? Une seule certitude : les yeux sont ouverts et ils voient tout comme l'oreille entend depuis qu'ils existent.

    La vue va et vient dans nos yeux tout comme l'air va et vient vers nos poumons, mais quel est derrière nos yeux l'équivalent de ces poumons ? Il faut bien pourtant que la respiration visuelle accumule en nous l'expérience de notre environnement et que la vue tire de la répétition des images les règles d'une relation qui est un premier langage. Quel est le circuit qui met le monde en tête et qui, les yeux fermés, permet qu'il soit encore là ? Dans quelle région du corps, ce là est-il situé ? Peut-être la question ne s'est-elle jamais posée tant il est naturel de voir et de conserver les traces de la vue. C'est à partir du déjà vu que nous identifions les éléments du visible, et c'est la respiration du visible qui alimente sa reconnaissance. Savoir comment fonctionnent les zones du cerveau et les neurones et les synapses est en train de fournir des réponses, mais comment sentir que chacune de nos représentations est aussi un objet neuronal ? En attendant d'être doué de cette perception scientifique autant s'en remettre au naturel et reconnaître simplement que la circulation des images et leur conservation a fondé l'esprit. Et n'est-ce pas en lui que, peu à peu, la vision a pratiqué la nomination en inventant le langage ?

    Le mot « intériorité » est infiniment plus organique et concret que le mot « esprit » mais pourquoi n'a-t-on cessé de faire de cette construction interne une sorte de supplément qu'auraient fourni les dieux ? Cette désincarnation fait peut-être logiquement suite à celle qu'opère le regard quand il ne cesse de changer le monde en images. Ce changement demeure naturellement insensible tant que la vue est directe, pratique, immédiate, mais sa conscience devrait s'imposer à mesure que la provision d'images grandit, que la mémoire s'en mêle, que la réflexion s'ajoute à l'expérience. On peut penser aujourd'hui que tout cela concerne des zones du cerveau, mais comment percevoir ce magasin intérieur et son organisation ? Il est vrai que l'on n‘a pas besoin de cette perception pour s'en servir, sauf que la perception permettrait une relation – si j'ose dire – ré-incarnée et que la ré-incarnation est sans doute une démarche capitale quand on cherche le meilleur moyen de résister à l'occupation médiatique.

    Que l'on s'accorde ou non sur la formation et la nature de l'esprit, il existe un consensus général pour le considérer comme l'attribut spécifique de l'humanité et même son constituant. Chacun sait que l'esprit fonde la relation entre les hommes, donc qu'il crée la société, la culture et tous les développements qui en découlent. Il est ainsi la base de la personnalité, de son indépendance et de sa liberté d'accepter ou de combattre les conditions sociales et politiques. Le pouvoir, quel qu'il soit, a par conséquent toujours cherché à le convaincre ou à le contraindre. Il l'a fait par la loi, qui met en ordre les relations au nom de la justice. Il l'a fait par la peur, qui menace l'opposant d'une violence impitoyable. Il l'a fait surtout par l'éducation religieuse puis civique, qui orientent également l'esprit dans le bon sens de la nécessité du pouvoir et de l'acquiescement à sa domination.

    Façonner la conviction de cette nécessité est plus rentable que de l'imposer et sans doute, après des siècles et des siècles de cet exercice, n'imaginait-on pas que l'on pourrait, un jour, se passer d'une formation qui exige un long enseignement, une hiérarchie familiale et sociale, une lourde administration. Tout à coup et brutalement, une invention a dévalorisé la pratique de ce long héritage parce qu'elle permet de pénétrer directement dans l'esprit – ou du moins dans son lieu - , de le violer sans en avoir l'air et d'y installer les éléments propices à sa soumission.

    On découvre ainsi qu'il suffit de tenir les yeux et d'y déverser des images pour que l'espace de l'esprit s'abandonne à leur flux comme s'il en était l'auteur et non pas la victime.

    La facilité de cette invasion et le naturel de l'occupation qui s'en suit surprennent dès qu'on réfléchit au processus de leur mise en place. On découvre ainsi qu'il suffit de tenir les yeux et d'y déverser des images pour que l'espace de l'esprit s'abandonne à leur flux comme s'il en était l'auteur et non pas la victime. Jamais dans le passé, une machine n'avait eu la capacité de pénétrer dans la région la plus intime des humains, de l'envahir et de l'occuper au moyen d'un spectacle qui, sous prétexte d'informer, d'instruire ou de distraire, ne laisse aucune marge au moindre recul critique. Bien sûr, chacun garde le contrôle de l'appareil et peut à tout moment interrompre l'émission dont il jouit, mais elle est en général dotée d'assez de séduction ou d'habileté pour qu'on la suive jusqu'au bout. Conséquence : un bon nombre de nos contemporains passe au moins quatre heures par jour devant leur téléviseur. De plus, les écrans se multiplient et, désormais portables, tiennent dans la poche ou le sac et nous deviennent inséparables. Pire, ils sont de plus en plus utilisés dans l'éducation et risquent de faire disparaître la relation , le contact humain.

    Quels sont les effets de cette inflation de la consommation visuelle ? C'est avant tout un trop plein qui fait le vide.

    Cette inflation de la consommation visuelle pourrait ne représenter qu'une certaine frénésie dans un domaine justement particulier de la consommation, mais quels en sont les effets ? C'est avant tout un trop plein qui fait le vide. Oui, voilà une expression bizarre, mais a-t-on jamais connu auparavant un système susceptible de remplir un lieu pour le vider de ses qualités mentales naturelles ? Et qui plus est un lieu situé dans notre corps et considéré par tous comme essentiel bien qu'il ne soit jamais perçu physiquement. Ainsi le flux d'images déversé dans nos yeux devient notre activité « spirituelle » tout en gardant l'apparence d'un spectacle inoffensif. Le sujet de ce spectacle est un leurre : il importe beaucoup moins que la circulation du flux d'images qu'il produit et qui, par son seul mouvement, occupe notre esprit pour le garder disponible au message impressionnant qui, de temps à autre, lui sera communiqué.

    Tant qu'il est occupé par ce flot visuel dont l'invasion est continue, notre esprit ne le pense pas pour la raison qu'il n'a pas besoin de se représenter ce qui, tout en l'occupant, ne cesse pas d'être devant ses yeux. Il faut évidemment rappeler ici que le spectacle télévisuel est la seule activité humaine qui, pour débuter, n'exige comme seul effort que d'appuyer sur un bouton avant de suivre passivement la succession de ses images. L'effacement de tout effort préliminaire est la base de l'attrait de la télévision : il suffit de l'allumer et d'ouvrir les yeux. Cette situation replace peut-être l'esprit dans une position originelle : celle où il lui suffisait de voir pour être comblé… Sauf que, devant l'écran, il n'est plus dans la vision en cours de réflexion mais dans l'abandon à un gavage visuel qui, tout au contraire, neutralise la réflexion.

    Un ancien directeur de la chaîne de télévision la plus populaire fit un jour l'aveu devenu célèbre que son rôle était de créer du « cerveau disponible » pour les messages publicitaires de ses clients. Comment s'obtient cette disponibilité ? Par la circulation continue d'un flux d'images dont le mouvement entretient la passivité de sa réception. À cette mobilisation du système visuel s'ajoute bien sûr celle du circuit auditif par des mots et des sons complétant la séduction mais cela suffit-il à expliquer la fabrication du « cerveau disponible » ?

    Toutes les œuvres créées jusque-là et dans tous les domaines étaient discrètement incomplètes : elles comptaient sur l'interprétation, l'imagination, donc l'intelligence pour atteindre leur achèvement. Le spectacle audio-visuel se suffit à lui-même parce qu'il est totalement figuré, totalement achevé quelle que soit sa qualité ou sa médiocrité.

    Depuis le fond des temps, la perception humaine combine l'auditif et le visuel mais il lui a fallu des millénaires pour en perfectionner l'expression par le langage et par l'écriture, bref par une symbolisation toujours plus exactement liée à son sujet. Cette symbolisation faite de deux modes complémentaires, mais le second relativement récent, a toujours laissé chaque individu libre de les interpréter à sa façon en faisant un effort de conception et d'imagination. Par rapport à cette longue histoire, l'enregistrement mécanique des images d'où naît l'audio-visuel a tout l'air d'une brusque et envahissante précipitation, qui amplifie son effet depuis un demi-siècle.

    La nouveauté, sans doute déjà oubliée, est que cette précipitation d'images s'est installée dans l'intimité de chacun et qu'elle n'exige aucun apprentissage. Il suffit de posséder l'appareil adéquat, de l'installer au centre de son logement et de s'asseoir devant lui. Vous pressez sur un bouton et le défilé des images commence doublé de la sonorisation qui l'accompagne naturellement. Dès lors, tout le champ de votre perception est occupé car le symbole et son contenu se confondent tout comme vont de pair succession des images et audition sans que vous puissiez intervenir autrement que par l'interruption.

    Toutes les œuvres créées jusque-là et dans tous les domaines étaient discrètement incomplètes : elles comptaient sur l'interprétation, l'imagination, donc l'intelligence pour atteindre leur achèvement. Le spectacle audio-visuel se suffit à lui-même parce qu'il est totalement figuré, totalement achevé quelle que soit sa qualité ou sa médiocrité. Qu'ils soient originaux ou banals, ses thèmes se valent pourvu qu'ils déclenchent une assimilation rapide et entretiennent un appétit de consommation. Tout cela est désormais bien connu et dénoncé même si la dénonciation, loin d'avoir un effet dissuasif et populaire, en est réduite à constater que l'image mouvante et augmentée de quelques bulles de discours sert maintenant de programme et de pensée politiques.

    Reste pourtant à essayer de comprendre pourquoi l'humain est fragilisé par ce qui fonde justement son humanité, c'est-à-dire son « esprit ». À comprendre pourquoi un flot d'images pénétrant par ses yeux peut occuper cet esprit au point de le rendre en effet « disponible » à n'importe quelle manipulation publicitaire ou politique. La science, qui a beaucoup appris sur le cerveau et la pensée depuis quelques années, arrivera sans doute un jour à identifier les circuits qui permettent cette invasion et cette occupation. Servira-t-elle alors à nous protéger ou à nous asservir ? Étant donné ce que nous apprend l'histoire, les chances en sont probablement égales.

    Du mythogramme à la lettre en passant par l'idéogramme, la symbolisation a progressé relativement vite dans le domaine de l'écriture. Ce qui est remarquable pour nous dans cette évolution, c'est que, au départ, une image réduite à son propre signe sert à nommer la chose, l'objet, l'animal… Qu'en est-il de la vocalisation de ce nom qui, bien sûr, précède la tentative de sa transcription ? Rien ne nous l'indique parce qu'il n'existe pas de fossile de la parole. L'écriture n'a guère que cinq mille ans, les peintures pariétales six à huit fois plus, la parole vient d'un lointain incalculable. Il faut juste souligner que la symbolisation commence par des signes figuratifs qui, très rapidement, deviennent abstraits.

    L'origine s'éloigne dès qu'on veut l'approcher. Mais l'œil est toujours là, qui s'est ouvert dès qu'il y a eu du corps et de la vie. Et cet œil voit et, voyant, il envoie des images vers le cerveau et y accumule une connaissance. Rien que de naturel et d'animal jusque-là mais que se passe-t-il au moment où, ayant fermé les yeux, cet animal s'aperçoit qu'il voit encore ce qu'il ne voit plus ? Cette situation, vue depuis aujourd'hui, est mythique, elle a cependant toutes les chances d'être simplement naturelle, sauf que… entre la vision habituelle et la vision mémorisée, il y a le passage capital de la vue à la représentation. Ce passage est devenu si normal et depuis si longtemps qu'on ne voit pas qu'il inaugure la naissance de la pensée en même temps qu'il en fonde le lieu.

    Si l'on admet que le passage de la vue à l'image mentale de la vue, qui est la base de la représentation, est aussi la base de la pensée, cette opération autant dire originelle suppose, pour se développer, un effort constant de réflexion générateur d'intelligence. Dès lors, si, dans un premier temps, il a pu suffire de voir, il a fallu bien vite savoir ce qu'on voit, comparer, déduire, projeter et même articuler sa vue. Il ne s'agit pas de rêver l'inconnu mais d'agiter du probable dans la mesure où l'œil, et lui seul, paraît bien être l'unique fondateur de l'humain pensif même si l'on n'oublie pas l'apport de l'oreille. Et si le pensif est attaqué par une agression mentale qui passe par l'œil, n'est-ce pas une raison de se demander ce qui fait de lui l'entrée principale de cette région intime ?

    Chaque jour des millions d'yeux sont envahis par un flot d'images audio-visuelles qui s'en va occuper l'esprit dans lequel ce flot se précipite. Entre ces images-là et celles qui viennent du quotidien, du travail, des rencontres ou des activités, il y a une différence de nature qui, généralement, n'est pas perçue. Les images ordinaires alimentent normalement l'esprit en représentations qu'il analyse et réfléchit, les autres, celles de l'écran, suscitent en lui une sorte de paralysie mentale que l'ancien directeur de TF1 a parfaitement caractérisée en parlant de « cerveau disponible ».

    Il faut encore interroger cette disponibilité ? Elle suspend l'activité du cerveau – mot préférable maintenant à « esprit » - en la neutralisant. Les images défilent à une vitesse normale et en apparence comme d'habitude sauf qu'elles sont à elles-mêmes leur propre représentation pour une raison que cette normalité dissimule. Ce qui occupe votre cerveau ne cesse à aucun moment de faire que vos yeux confondent le symbole (l'image) et son contenu de telle sorte que la représentation devient la réalité ambiante. Une réalité totalitaire qui ne laisse pas la moindre marge à l'imagination ni, bien entendu, à l'intervention sauf à couper court. La raison de cette occupation totale de l'espace mental est liée à l'occupation simultanée du circuit visuel et du circuit auditif avec pour conséquence que le spectacle n'est plus perçu comme tel, mais entièrement vécu.

    Cette fabrique de la passivité est sûrement l'une des inventions sociales les plus remarquables de notre époque. (...) La passivité est au fond la meilleure préservation contre toute révolte.

    L'installation du poste de télévision au centre de la vie familiale lui confère le pouvoir d'introduire dans le cercle le plus intime tout ce qui compose le monde extérieur : information, distraction, culture. Les membres de la famille croient que l'achat de l'appareil leur en a conféré la maîtrise, alors que celle-ci se limite à allumer et à éteindre l'appareil. En tant que spectateurs, ils sont dans une situation comparable à celle de l'ouvrier dans une chaîne de montage qui, privé de toute initiative, ne peut que répéter toujours le même geste. On sait à quel point la passivité créée par cette situation est nuisible à l'humain parce qu'elle lui ôte toute maîtrise et rend son corps machinal : il en va fatalement de même de l'entraînement à la passivité que génère le téléviseur. C'est qu'avoir chez soi pareille source d'images charge ces images d'une réalité qui les intègre sans aucun effort de réflexion à la vie quotidienne et à la vie mentale. Du coup, plus de distance et une familiarité très éphémère avec ce flot qui, toujours passant, impersonnel et irréfléchi, paralyse l'interprétation aussi bien que l'imagination.

    Cette fabrique de la passivité est sûrement l'une des inventions sociales les plus remarquables de notre époque. Elle est méprisante pour l'humain, mais elle aurait dû permettre d'adoucir l'oppression au point de rendre inutile la violence. Il n'en est rien parce que l'appétit des oppresseurs grandit sans cesse au-delà de toute mesure et au détriment d'un toujours plus grand nombre. À mesure que se multiplient les écrans, ce n'est pas la liberté qui grandit mais le moyen de contrôler chacun de leurs utilisateurs jusque dans son intimité. Le scandale provoqué par la découverte de la mainmise des renseignements américains sur toutes les communications privées le prouve sans, pour autant, le faire cesser. L'étonnant est de remarquer que tous les abus de pouvoir technologiques ne provoquent qu'une indignation très éphémère. Est-ce parce que les media s'empressent de passer à autre chose ou bien parce que l'indignation elle-même n'est plus qu'une réaction manipulée ?

    La passivité est au fond la meilleure préservation contre toute révolte. On voit que les syndicats eux-mêmes s'en font aujourd'hui les complices puisque les manifestations qu'ils organisent ne sont qu'un leurre destiné justement à fatiguer les révoltés. Inutile d'ajouter que le socialisme ne porte plus cette étiquette que pour promouvoir son contraire. Il y a donc entre tous les centres de pouvoir une entente pour, d'une part décourager l'opposition et, d'autre part, développer les moyens de la rendre inexistante - très exactement de la faire disparaître. Pour cela, il faut rendre inconcevable la révolte et par conséquent occuper l'esprit afin de l'en écarter : l'occuper au sens militaire du terme.

    Le meilleur instrument pour réaliser ce projet demeure la télévision et ses divers avatars pour toutes les raisons déjà dites et parce que la paralysie mentale qu'elle propage, non seulement est indolore, mais séduisante. Quand la vue est fascinée par une succession d'images sonores et mouvantes qui occupent tout l'espace visuel, la réalité environnante s'en trouve dédoublée si bien que la perception s'y égare. La pensée dérive alors au fil d'un spectacle qui lui permet uniquement de s'identifier à lui et qui, donc, l'empêche d'interpréter et d'imaginer. Ainsi ne progresse qu'une privation de sens qui facilite la soumission.

    Il n'est plus question que de valeurs matérielles et, tandis qu'une faillite les menace, toutes les autorités annoncent au contraire leur retour, et qu'il sera sauveur.

    Quand a surgi la comparaison entre travail à la chaîne et spectacle télévisé, j'aurais dû m'attacher au fait que l'un et l'autre entraînent une perte de l'autonomie individuelle, donc de l'engagement et de l'implication physiques qui font, depuis toujours, que l'invention passe par le corps. C'est ce lien entre l'intelligence et la main qui disparaît dans les techniques nouvelles. Une désincarnation est à l'œuvre qui, loin de favoriser comme on le croyait autrefois la spiritualité, tend à la faire disparaître. Il n'est plus question que de valeurs matérielles et, tandis qu'une faillite les menace, toutes les autorités annoncent au contraire leur retour, et qu'il sera sauveur. L'entretien de cette légende productiviste passe par une obstination suicidaire et une oppression d'une violence jusqu'ici inconnue qui détruit les équilibres naturels, le climat, la qualité de la nourriture, les acquis sociaux, les services publics, l'éducation. Il faut faire croire que ce saccage est indispensable à un progrès futur, donc rendre les cerveaux disponibles à cette « vérité ».

    En attendant, nos corps sont atteints par cette dégradation générale en même temps que les conditions de vie, mais le spectacle à domicile nous en distrait. Les nouvelles s'enchaînent de manière à s'user l'une par l'autre de telle sorte que les responsabilités sont toujours reportées ou annulées. Le tout est de s'emparer de nos yeux et d'y déverser la potion d'images qui bonifie la vision de l'actualité – laquelle est désormais la seule dimension du monde.

    Pourquoi s'emparer de nos yeux est-il si décisif ? C'est la question qui a motivé la tentative très risquée d'interroger une origine dont ne survivent pas les traces, sinon peut-être dans notre corps. Les études sont aujourd'hui innombrables qui tâchent d'éclaircir notre construction cellulaire et d'y situer des régions, des circuits. Cependant l'urgence est de trouver la façon de ranimer une résistance corporelle à ce qui méprise notre corps et s'empare de notre seul espace mental pour y semer une soumission qui agira en nous comme un réflexe.

    Il s'agissait ici d'inventer au sens archéologique le rôle fondamental de l'œil, rôle qui de toute manière est le sien, afin de dénoncer son exploitation pour s'emparer de notre « esprit ». Est-il naïf de croire que si l'on connaît la manière d'opérer de l'ennemi, on dispose du moyen de s'opposer à son action ? Sans doute n'est-ce ni aussi simple ni suffisant pour la raison que le savoir ne suffit pas : il faut y ajouter la perception et la conscience de la pénétration audio-visuelle au moment où elle agresse tout l'espace de l'intériorité. Cette pénétration emprunte le circuit originel qui mène de la vue à la pensée et elle doit à la maîtrise de ce trajet toute sa puissance d'occupation. Le spectateur-auditeur, à cet instant, acquiesce ou se défend : il est averti, il a le choix…

    Ces deux textes inédits de Bernard Noël ont été mis en ligne sur le site internet des éditions P.O.L. Ils nous ont été signalés par l'Atelier Bernard Noël, site de ressources consacré à l'œuvre du poète, qui recense sa bibliographie, ses archives radiophoniques et télévisuelles ainsi que de nombreux articles et documents le concernant.

    https://atelier-bernardnoel.com/

    Bernard Noël sur les humanités :

    - "Contre l'Ordre, l'opacité du poème", par Jean-Marc Adolphe. Article qui revient sur l'enquête que Bernard Noël avait menée en 1995, à la demande de la ville de Saint-Denis, auprès de 104 auteurs du monde entier autour de la question "Qu'est-ce que la poésie ?" (https://www.leshumanites-media.com/post/bernard-no%C3%ABl-contre-l-ordre-l-opacit%C3%A9-du-po%C3%A8me).

    - Bernard Noël. "Le cerveau disponible" (INÉDIT) — un texte offert par Bernard Noël en mai 2017 pour l'événement "Ruralité debout" à Fère-en-Tardenois (https://www.leshumanites-media.com/post/bernard-no%C3%ABl-le-cerveau-disponible-inedit).

    - "A Bernard Noël, depuis les oliviers", par Bruno Tackels (https://www.leshumanites-media.com/post/a-bernard-no%C3%ABl-depuis-les-oliviers)

    Voir en ligne : Source/emprunt de cet article : leshumanites-media.com
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  • Trump’s bizarre social media blitz leaves world guessing ahead of UN address

    President has been posting on Washington arch, AI and his ‘25 top achievements’ – the chances of an uplifting speech appear slim

    The annual gathering of the United Nations general assembly has historically been a platform for US presidents to display their most serious face and a positive vision to the world.

    From Harry Truman and Dwight Eisenhower to John F Kennedy and Barack Obama, over eight decades US leaders have used the setting to expound on grand themes before a global audience at pivotal moments in international affairs.

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  • Le journal « La Gueule ouverte » : notre aîné révolutionnaire et subversif

    Ce fut une décennie faite d'écologie radicale, d'espoir révolutionnaire de camaraderie et de débrouillardise : l'histoire du journal « La Gueule ouverte », édité dans les années 1970, est racontée dans un livre qui transmet l'énergie et la passion de ces pionniers.
    Un journal sans publicité et sans actionnaire ? Engagé sur les luttes écologistes ? Non, nous ne parlons pas encore de notre pomme, mais de notre lointain aîné, La Gueule ouverte, qui paraissait dans les années 1970. « La GO », (…)

    Lire la suite - À découvrir / Culture , Luttes
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  • Bungie annule la mort de Destiny 2

    Quelques mois après avoir officialisé la petite mort de Destiny 2, Bungie a décidé de rétropédaler. Dans un message vidéo, le studio annonce que la saga est à nouveau au cœur de ses plans. Les fans ont gagné.

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  • Ytres (62): Méga ZAD contre le Méga Canal !

    Alors que le Méga Canal tente de passer en force, une ZAD s’ouvre à Ytres !

    Lundi 21 septembre, une occup’ a débuté pour empêcher l’abattage du bois de Ytres, dans le Pas-de-Calais. Alors que le budget provisoire a doublé, que des recours juridiques sont en cours, que le projet n’est toujours pas financé et que les travaux viennent à peine de commencer, il est nécessaire de s’interposer afin de stopper les ravages.

    Cette occupation, qui est soutenue au sol, prendra fin lorsque les coupes s’arrêteront et que le Méga Canal sera mis en supsens.

    Toutes les énergies sont nécessaires pour tenir sur la durée et préserver ce bois: chaque citoyen·ne est appelé·e à nous rejoindre.

    Pour venir sur place, n’hésitez pas à nous mp sur les réseaux sociaux @megacanalresistance

    Vous pouvez également soutenir l’occupation en relayant l’information !

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  • Grenoble: manif suite aux dix mois d’occupation de la Métro, samedi 26 septembre 2026

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  • Dans les académies de Toulouse et de Nantes, c’est toujours le chaos technique

    Trois semaines après la rentrée, la plupart des outils numériques scolaires restent hors service. Les conséquences du piratage estival de l’Éducation nationale s’accumulent: élections des représentants de parents d’élèves reportées, versement des bourses menacé, élèves toujours sans établissement.
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  • Nantes : la manifestation contre le permis de tuer remplit les rues

    Malgré la morosité sociale et le contexte répressif toujours plus tendu, des milliers de personnes se sont réunies à Nantes.

    L’article Nantes : la manifestation contre le permis de tuer remplit les rues est apparu en premier sur Contre Attaque.

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  • Vivid nomme Julien Tarrisse, au poste de Directeur Général France.

    Avec cette nomination, Vivid poursuit son développement sur le marché français et renforce son ambition de proposer aux indépendants, entrepreneurs et PME une plateforme tout-en-un combinant compte professionnel, services financiers et outils conçus pour simplifier la gestion quotidienne de leur activité.  Paris, le 22 septembre 2026 – Vivid, plateforme financière européenne dédiée aux professionnels, annonce …

    L’article Vivid nomme Julien Tarrisse, au poste de Directeur Général France. est apparu en premier sur FRENCHWEB.FR : innovation, tech, network.

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  • « Le diable se niche dans les détails » : les zones d'ombre du chantier de l'A412

    Militants et associations ont relevé de nombreux points d'interrogation sur la légalité du chantier de l'A412 et de la procédure qui l'a précédé. Plusieurs recours ont été lancés contre ce chantier qualifié de « massacre ».
    Machilly et Allinges (Haute-Savoie), reportage
    « C'est un massacre. » Face aux deux énormes pelles mécaniques qui œuvrent depuis plusieurs heures à abattre des épicéas et des feuillus, une jeune femme aux cheveux bouclés peine à retenir ses larmes, alors que de grands (…)

    Lire la suite - Reportage / Luttes
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  • Dans la police, la domination virile « empêche l'institution de se réformer »

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  • Mistral AI acquiert Pimento et poursuit sa remontée vers les applications métier

    Mistral AI fait l’acquisition de Pimento, la startup française fondée par Florent Facq et Tomás Yany, spécialisée dans la création publicitaire assistée par intelligence artificielle. Après Koyeb dans l’infrastructure et Emmi AI dans l’ingénierie industrielle, cette nouvelle opération fait entrer Mistral dans un autre domaine applicatif, celui du marketing et de la création. Elle intervient …

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