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Source : VertÀ l'initiative de La Presse Libre, cette tribune aborde le sujet qui fâche : sans le soutien des lecteurs qui décident de s'abonner, par de contre pouvoir aux Big Tech et aux médias des milliardaires qui donnent le ton de ce que doit être, selon eux, l'information. Nous avons d'autres points de vue et pour continuer à les proposer, nous avons besoin de vous. Car nous somme du même camp.
Depuis cet été en France, nos requêtes Google ne pointent plus vers des sources. Digérant des millions de pages internet, le moteur de recherche nous apporte désormais une réponse générée par intelligence artificielle (IA). Ce faisant, Google méprise celles et ceux qui produisent l’information et s’accapare le fruit de leur travail. Si les plus gros acteurs médiatiques pactisent avec les géants de l’intelligence artificielle, les acteurs plus modestes sont ignorés et se retrouvent totalement invisibilisés. Avec l’IA, les citoyens et citoyennes sont privés d’une part de leur libre arbitre. Ils ne choisissent plus comment ils s’informent, “on” choisit à leur place.
Google n’est qu’un exemple de la manière dont les big tech vampirisent l’information et orientent le débat public. Avant lui, Facebook avait sciemment mis au ban les médias dans les suggestions faites aux internautes. Trop peu rentables commercialement.
Tout cela ne fait que renforcer un phénomène que nous ne connaissons que trop bien : l’accaparement de la production d’information par quelques-uns au détriment de toutes et tous.
Les médias indépendants n’auront jamais à leur tête un milliardaire prêt à perdre des dizaines de millions d’euros par an pour posséder un titre de presse et l’influence qui va avec. Ils ne comptent que sur vous. Dans une période où la clarté du débat public et l’honnêteté du journalisme doivent plus que jamais primer, où l’enquête doit l’emporter sur la déférence, où il faut des médias...
Registre de la population, cadastre, livre foncier, registre du commerce, système du Trésor : ce qui fait tourner l’administration estonienne existe en double au Luxembourg, dans des locaux où aucun agent du Grand-Duché n’entre sans l’accord du représentant estonien, sauf incendie ou autre urgence. Le principe s’énonce simplement et se qualifie mal en droit : un État place des copies de ses registres essentiels sur le territoire d’un autre et en garde le contrôle. À rebours de la localisation des données, on sort l’information du territoire pour la protéger et en assurer la continuité, et l’on compense la perte de contrôle physique par un montage juridique.
Deux accords seulement relèvent du traité entre États, et le même pays les accueille. L’accord estonien, signé le 20 juin 2017 par Jüri Ratas et Xavier Bettel, est ratifié par le Riigikogu en mars 2018, au terme d’une réflexion engagée dès 2014 avec Microsoft. Tallinn a retenu le Grand-Duché pour ses centres publics certifiés Tier IV et pour son engagement à garantir l’immunité des systèmes, selon l’exposé des motifs cité par le Riigikogu. Le coût était évalué à 2,2 millions d’euros sur cinq ans, dont 85 % pris en charge par le Fonds européen de développement régional, selon ERR. Dix bases y sont répliquées : registre de population, registre du commerce, livre foncier électronique, cadastre, registre des assujettis, registre des documents d’identité, système d’information du Trésor, système judiciaire eFile, registre des pensions et Journal officiel.
Quatre ans plus tard, Monaco signe son accord avec le Luxembourg en juillet 2021. Il entre en vigueur le 30 juin 2023. La principauté cherchait, dit le préambule, des locaux situés à l’étranger, à au moins 150 kilomètres de son territoire, pour protéger ses données des catastrophes naturelles comme des actes illicites. Sur deux kilomètres carrés, aucune redondance géographique n’est possible sans franchir la frontière.
Les deux textes se disent conclus « dans l’esprit » de la convention de Vienne de 1961, qu’ils jugent insuffisante, et en recopient la mécanique. Dans l’accord estonien, les locaux sont inviolables (article 3), les équipements échappent à toute forme de procédure judiciaire (article 5) et les données sont assimilées aux archives de la République (article 6). L’Estonie peut chiffrer ses communications officielles comme elle l’entend et recourir à des courriers diplomatiques ; ces communications ne peuvent être ni censurées ni restreintes. Si l’accord prend fin, les données ne sont remises qu’au représentant autorisé de l’Estonie ; s’il est introuvable, le Luxembourg les protège comme ses propres archives jusqu’à ce qu’un représentant légal se présente (article 10). Le texte anticipe ici l’hypothèse d’un État dont les autorités ne répondent plus. Monaco l’a reprise dans son propre accord (article 14).
Le texte monégasque complète le dispositif sur plusieurs points. Son article 7 interdit expressément aux autorités luxembourgeoises d’appréhender les données à distance sans consentement préalable de Monaco : l’accès logique est pris en compte, et non plus seulement l’intrusion physique. L’article 4 écarte toute autorité « étrangère » de l’accès physique, mais l’interdiction de l’accès à distance ne vise, elle, que le Luxembourg. L’article 8 exclut toute interception des communications à des fins administratives ou judiciaires. L’article 3 oblige le Luxembourg à prévenir six mois avant toute cession des locaux ou tout changement de gestionnaire, sauf urgence impérieuse.
Des angles morts demeurent dans les deux cas. L’immunité protège locaux, machines et données, mais pas l’alimentation électrique ni le refroidissement : les deux textes imposent des locaux livrés en état de marche, sans garantir leur continuité en crise. Le Luxembourg ne doit à Tallinn que le niveau de protection qu’il s’accorde à lui-même (article 4). Le représentant estonien, faute d’être membre d’une mission diplomatique, ne bénéficie d’aucune immunité personnelle, relevait dès 2019 Bartłomiej Sierzputowski dans l’International and Comparative Law Quarterly. Aucune bascule en conditions réelles n’a été rendue publique à ce jour ; le site estonien demeure une sauvegarde, que Tallinn veut à terme pouvoir exploiter en direct.
L’Ukraine constitue le seul cas documenté de basculement réel, et il s’est fait hors de tout cadre diplomatique et avec des opérateurs privés. Avant 2022, la loi ukrainienne imposait le maintien de certaines données publiques sur des serveurs situés sur le territoire national. La loi « Sur les services cloud » n° 2075-IX, adoptée le 17 février 2022, une semaine avant l’invasion, n’a pas levé ce verrou. Signée le 15 mars et applicable à partir de septembre, elle interdit au contraire de traiter hors du pays les secrets d’État, l’information officielle et les données des registres d’État, comme le détaille l’analyse du cabinet Sayenko Kharenko. La sortie des données repose sur le droit d’exception : la résolution n° 263 du Cabinet des ministres du 12 mars 2022 autorise, pendant la loi martiale, l’hébergement des registres publics et de leurs copies dans des clouds ou des centres de données situés à l’étranger, dérogation inscrite ensuite dans la loi n° 2130-IX du 15 mars 2022.
L’exécution repose sur des fournisseurs privés. Trois boîtiers AWS Snowball sont acheminés depuis Dublin via la Pologne dans les premiers jours du conflit. Selon Liam Maxwell, directeur chez AWS, 161 registres d’État et 356 organisations ont été migrés, pour une quinzaine de pétaoctets. Le dispositif actuel n’offre aucune immunité formelle digne d’une “
ambassade” dans la mesure où la protection est contractuelle et repose sur la relation commerciale avec l’hébergeur, sur le chiffrement et sur la dispersion. Le recours à un prestataire américain ajoute une autre contrainte : le CLOUD Act permet aux autorités américaines de contraindre un fournisseur soumis à leur juridiction à communiquer des données placées sous son contrôle, y compris lorsqu’elles sont stockées hors des États-Unis. Kyiv a engagé des discussions parallèles avec plusieurs États, dont l’Estonie et la France, pour la protection de ses données essentielles à l’extérieur de son territoire national, selon les informations du Wall Street Journal du 14 juin 2022. Aucun accord n’a été rendu public depuis. Depuis, le gouvernement ukrainien a renforcé le cadre de l’hébergement de ses données, avec la résolution n° 154 du 11 février 2025 fixant les exigences applicables aux prestataires de services cloud et de centres de données, notamment la conformité à la norme ISO/IEC 27001.
Dans le Golfe, l’accueil s’organise d’abord par la loi du pays hôte, que l’Arabie saoudite prévoit d’adosser à des accords d’État à État. Le décret-loi bahreïni n° 56 de 2018 réserve le contenu des clients étrangers, entreprises comprises, aux juridictions de leur État d’origine, à charge pour le prestataire local d’aviser le procureur général de toute injonction. Le régime ne s’applique qu’aux États et aux centres de données désignés par le Conseil des ministres. Le décret a précédé de peu l’ouverture à Bahreïn, en 2019, de la première région AWS du Moyen-Orient. Le projet saoudien de Global AI Hub Law, soumis à consultation en avril 2025, distingue trois modèles. Le Private Hub est un centre de données réservé à un État étranger, le « pays invité », et fonctionne selon son droit dans le cadre d’un accord bilatéral avec Riyad. L’Extended Hub reprend cette logique, mais permet à un opérateur tiers d’héberger ses propres données ou celles de ses clients selon le droit du pays invité, toujours sur la base d’un accord avec l’Arabie saoudite. Le Virtual Hub est exploité par un prestataire saoudien et permet de soumettre les données de ses clients au droit d’un « État étranger désigné », sans qu’un accord bilatéral soit nécessairement requis. Dans les trois cas, le dispositif reste sous contrôle saoudien et le Conseil des ministres peut mettre fin aux accords ou arrangements pour protéger la sécurité et la souveraineté du Royaume, avec un maintien temporaire des privilèges prévu par le texte.
L’Inde, de son côté, promet depuis son budget du 1er février 2023 d’accueillir des ambassades de données à GIFT City, la zone économique spéciale du Gujarat qui abrite son centre financier international et son régulateur dédié, l’IFSCA. En février 2025, un responsable de l’IFSCA assurait à The Hindu BusinessLine que Singapour étudiait « activement » une implantation. Aucune législation dédiée n’a été adoptée, constate en juillet 2026 le cabinet CMS IndusLaw, qui juge notamment utile de prévoir des exceptions à la section 69 de l’Information Technology Act, laquelle permet aux autorités indiennes d’intercepter et de déchiffrer des données. Un responsable de GIFT City a bien évoqué, d’après le cabinet, une loi ad hoc offrant une immunité comparable à celle des ambassades, mais aucun texte n’a suivi. La déclaration conjointe indo-émirienne du 19 janvier 2026 ouvre une autre piste : les deux dirigeants y chargent leurs équipes d’étudier des « ambassades numériques » sous des arrangements de souveraineté mutuellement reconnus. Le même jour, le secrétaire indien aux Affaires étrangères, Vikram Misri, parlait en briefing d’un concept « relativement nouveau », dont le cadre réglementaire reste à élaborer. Le lendemain, à Davos, le groupe émirien G42 lançait une offre commerciale baptisée « Digital Embassies », adossée à des accords d’État à État.
Le terme d’ambassade de données recouvre aujourd’hui des dispositifs plus ou moins aboutis : deux traités bilatéraux calqués sur le droit diplomatique, un déplacement opéré en urgence par contrat commercial en Ukraine, et plusieurs projets à l’étude mais sans cadre juridique arrêté. Si aucun nouvel accord inter-étatique n’a été signé depuis 2021, l’intérêt pour le principe s’élargit. Gartner prédit qu’au moins 15 % des « nations situées dans des régions géopolitiquement volatiles » auront conclu un accord formel d’ici 2029.
The post <strong>Ambassades de données</strong> : vers une souveraineté numérique hors-frontière ? appeared first on INCYBER NEWS.
Ce document, disponible ici, répond à une demande forte exprimée par les agents publics : une enquête menée fin 2025 auprès de 2 000 d'entre eux a révélé un besoin clair de règles d'usage pour l'IA.
Le guide n'a pas de portée réglementaire à proprement parler, il constitue avant tout un référentiel généraliste destiné à harmoniser les pratiques dans l'attente ou en complément de chartes ministérielles spécifiques. Lorsqu'une charte métier existe déjà (Éducation nationale, Agriculture, communicants de l'État), elle s'applique en priorité.
Le texte s'inscrit également dans une séquence de dialogue social : le ministre de l'Action et des Comptes publics, David Amiel, a lancé une négociation avec les organisations syndicales sur ce sujet, et le guide devrait évoluer à l'issue de ces échanges.
Le guide rappelle d'abord ce qu'est l'IA générative : une technologie qui produit du contenu original à partir d'un apprentissage statistique sur de grands volumes de documents, et non un logiciel obéissant à des règles programmées. Concrètement, cet outil peut faire gagner du temps aux agents sur les tâches répétitives : transcrire une réunion, résumer un rapport de plusieurs dizaines de pages, reformuler un texte technique pour le grand public, traduire un document ou structurer des idées avant rédaction.
Mais le document insiste tout autant sur les limites de ces outils, notamment les hallucinations. Le guide rappelle que l'IA peut inventer des références juridiques, des chiffres ou des faits historiques qui n'existent pas. Elle ne comprend pas non plus le sens de ce qu'elle produit, fonctionnant uniquement par probabilités. Elle peut reproduire les biais présents dans ses données d'entraînement, être détournée par des instructions cachées dans un document, et ses connaissances restent figées à une date donnée.
Le guide pointe enfin son coût environnemental : une requête texte équivaut à peu près à une à dix recherches Google, la génération d'une image consomme environ soixante fois plus, et les modèles de raisonnement plusieurs dizaines de fois plus.
Quatre conditions sont posées pour un usage réussi :
Le cœur du guide repose sur cinq principes.
L'IA propose, mais c'est l'agent qui décide, publie et engage sa responsabilité. Toute production doit être validée avant diffusion, et il est explicitement proscrit de configurer l'IA pour qu'elle envoie automatiquement des courriels ou accède à des systèmes critiques sans supervision humaine.
C'est sans doute le point le plus opérationnel du guide, développé sous forme de trois catégories hiérarchisées.
Une simple reformulation ou correction ne nécessite aucune mention particulière. En revanche, dès que l'IA produit un contenu de façon substantielle (analyse, note, courrier, synthèse), une mention devient obligatoire, du type « généré partiellement par intelligence artificielle ».
Cette exigence s'appuie sur des textes existants : le RGPD pour les décisions à effets juridiques reposant sur un traitement automatisé, et le code des relations entre le public et l'administration pour les décisions individuelles fondées sur un algorithme.
Pour les décisions administratives à fort impact, le guide recommande de documenter l'outil utilisé, le résultat proposé, la décision finalement retenue et les motivations, afin de pouvoir justifier le choix en cas de contestation.
Avant de solliciter l'IA, l'agent est invité à se demander s'il en a réellement besoin, si un outil plus simple ne suffirait pas, et si le gain est proportionné à la dépense énergétique engagée. Le guide donne un exemple concret : traduire un courriel de cinq lignes ne justifie pas de recourir à l'IA, un traducteur classique ou une traduction manuelle suffit, l'IA étant réservée aux textes longs et complexes.
La vigilance porte aussi sur le droit d'auteur, l'IA pouvant reproduire du contenu protégé, et sur les biais qu'elle peut reproduire (stéréotypes de genre, biais culturels ou socio-économiques), qu'il convient de corriger par une relecture critique.
Le Campus du numérique public et la plateforme Mentor proposent plusieurs modules aux agents (Objectif IA, Découvrir les IA génératives, Kit atelier prompting), en complément des formations ministérielles et des communautés de pratiques internes, notamment sur Tchap.
Le guide se termine par une fiche mémo sur la rédaction de prompts, résumée par une formule simple : un bon prompt associe un contexte, un document de référence si nécessaire, une consigne précise et un format attendu. Il recommande d'être précis sans être trop long, de donner du contexte sur son rôle et son objectif, de préciser la longueur et la structure attendues, et de ne pas hésiter à demander des révisions successives plutôt que d'attendre un résultat parfait du premier coup.
Une longue annexe présente ensuite des cas d'usage concrets classés par famille de métier (RH, gestion de projets, communication, développement, juridique, finances, management), chacun accompagné d'un prompt réutilisable, d'un exemple de résultat obtenu et de points de vigilance spécifiques. Chaque fiche inclut aussi un conseil d'agent, une manière de rappeler que l'IA prépare un brouillon, mais que la relecture critique et la validation finale restent, dans tous les cas, de la responsabilité humaine.
L’article "L’État publie son premier guide officiel d’usage de l’IA pour ses agents" a été publié sur le site Abondance.
Quand ?
Le 25 septembre à 19h30
Où ?
Le Monte en l'air 2, rue de la Mare 75020 Paris
Magali Bessone sera l'invitée de la librairie Le Monte-en-l'air (2, rue de la Mare, 75020 Paris), le vendredi 25 septembre à 19h30 à l'occasion de la sortie de son nouvel ouvrage « Ce que nous devons à Haïti, réflexions philosophiques sur la justice réparatrice » aux éditions La Découverte. La rencontre sera animée par Pierre Tenne.
Présentation de l'ouvrage par la maison d'édition :
Un livre qui articule ambition théorique et portée politique : élaborer une philosophie de la domination postcoloniale et définir les contours d'une communauté politique occidentale (un « nous « ) tenue par des exigences de la justice à l'égard des anciens pays colonisés.
À l'heure où les réparations pour les injustices héritées de l'esclavage et de la colonisation s'imposent comme un enjeu mondial, Magali Bessone propose, à partir du cas d'Haïti, une réflexion ambitieuse sur la justice réparatrice. Premier État issu d'une insurrection d'esclaves, Haïti fut contraint en 1825 de verser à la France une » indemnité » colossale pour obtenir la reconnaissance de son indépendance. Imposée sous la menace, cette rançon obligea le pays à souscrire des emprunts dont les effets pèsent encore dramatiquement sur le destin haïtien.
En articulant analyses juridiques, enquêtes historiques et réflexion philosophique, l'autrice montre que la justice réparatrice doit combiner trois dimensions indissociables : une réparation épistémique, contre l'effacement des faits et les stéréotypes persistants, une réparation économique, fondée sur la restitution de la » double dette » imposée au peuple haïtien, et une réparation politique visant la transformation des asymétries héritées du passé colonial.
Au-delà de l'analyse d'une injustice historique, le livre se distingue par son ambition transformatrice. Il invite à repenser nos obligations collectives et la possibilité d'un » nous » politique. Qui décidons-nous d'être, en France et dans le monde, face à cet héritage colonial ? Comment les réparations peuvent-elles fonder des relations internationales plus justes, au-delà de la charité ou de l'aide au développement ? En répondant à ces questions, ce livre offre une boîte à outils conceptuelle et pratique pour repenser la justice globale à l'ère postcoloniale.
Magali Bessone est professeure de philosophie politique à l'Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne et membre de l'Institut Universitaire de France. Ses travaux portent sur les théories de la justice ainsi que sur la philosophie critique de la race et des racismes.
Quand ?
Le 24 septembre de 19h30 à 21h30
Où ?
Le Monte en l'air 2, rue de la Mare 75020 Paris
La librairie Le Monte-en-l'air (2, rue de la Mare, 75020 Paris) accueillera la Revue des livres et des idées pour le lancement de son premier numéro papier le jeudi 24 septembre à 19h30.
Seront prévus une présentation du projet, quelques interventions de contributeurices du premier numéro, et un moment convivial pour fêter cette superbe nouvelle !
Présentation de la Revue :
Essentiellement composée de longues recensions, d'essais et d'articles de fond, la Revue des livres et des idées travaille le domaine de l'idéologie. Elle a pour ambition de redonner ses lettres de noblesse à la critique et de nourrir les débats théoriques à gauche, en proposant des textes approfondis et agréables à lire.
Son premier numéro, illustré par une série photographique de Bruce Gilden, réunit onze articles d'Eyal Weizman, Verónica Gago, Emily Witt, Matthieu Renault, Benjamin Bürbaumer, Claude Serfati, Laleh Khalili, Jean-François Hamel, Selim Nadi, Benjamin Gizard et Nathalie Quintane.
De l'Argentine de Milei à la reconstruction de Gaza, des réseaux masculinistes à l'ascension de la Chine, de l'OTAN aux réseaux logistiques, il analyse les tensions et contradictions du système-monde. Il revient sur l'histoire communiste à travers la photographie ouvrière et la trajectoire de Dionys Mascolo, tout en interrogeant la fonction politique de l'utopie et les potentialités de la poésie contemporaine.
Quand ?
Le 29 septembre à 18h
Où ?
ACORT 2BIS Rue Bouchardon, 75010, Paris, France
Dans le cadre de la 31e saison des rencontres interculturelles du 10e arrondissement de Paris, L'ACORT et le LEGEM (Laboratoire d'études géopolitiques pour la mémoire) vous invitent à l'atelier participatif sur le thème « Médias & Racisme : décoder les discours, repérer les biais ».
Un atelier collectif d'auto-défense intellectuelle et d'analyse médiatique.
Au programme :
– Clarifier nos repères : Mise en commun et confrontation de nos définitions (neutralité, journalisme d'opinion, biais systémiques).
– Débattre ensemble : L'indépendance médiatique absolue existe-t-elle ? Le journalisme peut-il (ou doit-il) être neutre ?
– Passer à la pratique : Exercice en petits groupes sur des articles récents pour traquer le choix des mots, les cadrages implicites et les angles morts.
Cet atelier sera le premier volet introductif d'une série à venir.
Places limitées, inscription souhaitée.
Inscriptions : association.acort@gmail.com
Le nombre de cancers chez les enfants explose, mais il serait possible de contenir ce phénomène, explique la toxicologue Laurence Huc dans cet entretien. Cette augmentation est largement liée aux pesticides et aux substances chimiques présentes dans notre environnement.
En trois décennies, le nombre de cancers chez les jeunes a augmenté de 80 %. Ce drame silencieux n'est pas sans cause, explique Laurence Huc, toxicologue à l'Institut national de la santé et de la recherche médicale. « (…)
À l'image du Vatican, le diocèse de Vannes vit-il un moment de fracture entre les deux courants de l’Église ? Avec, d’un côté, le courant « catho de gauche » qui s’efface à mesure que disparaissent ses militants. De l’autre, cette « tentation radicale » qui viserait à instrumentaliser la religion au profit d’un projet politique. Une question à laquelle Splann ! tente de répondre avec ce dossier d’enquête en trois volets.
L’article [Nouvelle enquête] Le diocèse de Vannes au défi d’un « catholicisme intransigeant » est apparu en premier sur Splann ! | Premier média d'enquête indépendant en Bretagne.

Un avion traverse le ciel au-dessus de votre logement ? Le site Stowaway permet de le suivre en temps réel, puis d’admirer le paysage depuis son « hublot ». Si l'expérience est assez bien faite, elle ne repose évidemment pas sur une caméra installée à bord.
Le géant du web Google veut construire en France son premier data center, au sud-est de l'agglomération de Châteauroux. Opposés à un projet jugé « démesuré », et dépités par le manque de transparence, 5 élus, dont la maire, ont démissionné.
C'est un fait rare : cinq élus d'Étrechet (Indre) ont démissionné pour protester contre l'implantation d'un data center de Google sur d'anciens champs agricoles de leur commune. Ce dossier « avance sans que la commune la plus directement concernée ne (…)
Lors de son discours de rentrée politique à Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais), Marine Le Pen a attaqué le Zéro artificialisation nette (Zan), une «norme idéologique» selon elle. © Philippe Magoni/AFP
Il y a des sujets sur lesquels le Rassemblement national (RN) ressasse inlassablement ses obsessions (immigration, sécurité, priorité nationale…). Et d’autres sur lesquels le parti d’extrême droite ne prend la parole que quand il y est obligé, comme lorsque le réchauffement climatique ne peut plus être ignoré. En début d’été, alors que le pays étouffait sous les températures caniculaires, des cadres du RN – dont certain·es tiennent régulièrement des propos climatosceptiques – avaient surpris tout le monde en faisant volte-face sur le climat. Elles et ils reprochaient au gouvernement de ne pas avoir écouté plus tôt les scientifiques du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec).
Ces préoccupations climatiques semblent absentes de l’esprit de Marine Le Pen, ce dimanche. Sous le crachin de son fief d’Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais), la candidate à la présidentielle a fait sa rentrée politique presque sans un mot sur l’été exceptionnel que la France vient de vivre.
Plus fidèle à ses fondamentaux, elle a fustigé «une écologie devenue insensée» et promis la suppression d’une «norme idéologique» : l’objectif de zéro artificialisation nette (ZAN), qui vise à limiter la bétonisation des sols. Elle a aussi promis la fin de l’obligation du diagnostic de performance énergétique (DPE) des logements, pour le transformer en «un simple élément indicatif». Sur la base du DPE, certaines «passoires thermiques» sont interdites à la location.
Rien d’étonnant pour l’historien et politiste Stéphane François, auteur du livre Les Vert-bruns. L’écologie de l’extrême droite française (Le Bord de l’eau, 2022). Dans cet entretien à Vert, le spécialiste de l’extrême droite explique que le RN parle d’écologie uniquement quand le sujet est inévitable dans l’actualité, notamment pendant les canicules. Le reste du temps, il ne propose aucune mesure forte sur le sujet, comme en ce début de campagne présidentielle.
Pour paraphraser Sigmund Freud, s’ils sont un peu moins critiques du Giec, c’est parce qu’ils prennent la réalité du changement climatique en plein visage, et ça fait mal. Dans ma région [les Hauts-de-France, NDLR], son électorat a été très touché ces dernières années : inondations, mouvements des sols argileux qui fissurent les habitations, puis les différentes canicules du printemps et de l’été. Il y a aussi de plus en plus d’agriculteurs qui se rapprochent du RN, notamment via la Coordination rurale, et qui sont victimes des sécheresses et des inondations.
Le Rassemblement national est un parti démagogique. Il l’a toujours été depuis sa fondation en 1972, sous le nom de Front national (FN). Il surfe sur une thématique parce que c’est dans l’actualité, mais rien ne bouge réellement sur le fond. Le RN n’a toujours pas de réel volet écologique dans son programme. Dans la brochure écologie de Marine Le Pen lors de la campagne présidentielle de 2022, il n’y a pas d’écologie. Il y a un vague environnementalisme, comme la défense des paysages (contre les éoliennes) et la fermeture des frontières sur les plans agricole et industriel. Ce n’est pas du localisme au sens écologique du terme, c’est du protectionnisme et du nationalisme.
«Ils répondent à un phénomène global par une solution inadaptée.»
Depuis quelques mois, il y a une petite évolution. Cet été, Jean-Philippe Tanguy et Thomas Ménagé [députés RN de la Somme et du Loiret, NDLR] ont présenté le «plan clim» du RN – leur principale réponse au réchauffement climatique.
Ils répondent à un phénomène global par une solution inadaptée. Un climatiseur peut être utile, mais ça ne résout pas la question de l’origine de l’énergie et de la pérennisation d’un climat vivable. C’est du confort face au changement climatique, pas une politique écologiste.
L’anti-écologie est toujours là. Il y a toujours cette critique des partis et des militants écologistes. Pour eux, les écologistes restent des casse-pieds qui «nous» (c’est-à-dire leur électorat) empêchent de vivre comme «nous» voudrions vivre. On retrouve de nouveau la démagogie.
Dans les mairies conquises par le RN aux dernières élections municipales, on voit que les nouveaux maires ont arrêté la végétalisation des écoles, plus généralement des communes, ou abandonné les jardins coopératifs qui alimentaient les cantines scolaires. Ces éléments montrent que, dans les faits, ce parti n’a pas varié sur l’écologie. Pourtant au sein de l’extrême droite, il y a des militants écologistes au sens propre du terme. Et c’est intéressant parce que le RN pourrait s’en inspirer, mais il ne le fait pas.
Oui, cela peut avoir une incidence, car une partie de l’électorat RN est maintenant touchée par les conséquences du réchauffement climatique. Mais les études montrent que le discours identitaire, xénophobe, reste très fort dans les raisons du vote RN. Pendant très longtemps le FN, puis le RN, n’avait pas de volet écologique dans son programme – ce n’était pas porteur auprès de son électorat. Aujourd’hui, le RN incarne plutôt la défense des modes de vie et de pratiques traditionnelles, comme la chasse, la pêche ou la corrida.
Les prix du carburant et des denrées alimentaires explosent, la colère aussi. Et elle s'organise en cette rentrée.
L’article Multiplication des grèves et des blocages dans le secteur de l’énergie est apparu en premier sur Contre Attaque.
De la création des Vénètes, dernier-né des groupuscules identitaires bretons, à la fréquentation de services diocésains par quelques militants radicaux... Dans le Morbihan, l’extrême droite tente d’instrumentaliser la société et la religion.
L’article À Vannes et Lorient, ces identitaires qui bousculent certaines institutions diocésaines est apparu en premier sur Splann ! | Premier média d'enquête indépendant en Bretagne.
Depuis sa nomination par le pape, en 2005, le très discret Monseigneur Centène a laissé son évêché devenir un lieu où s’épanouissent certaines des figures les plus conservatrices du catholicisme breton. Au détriment de la branche la plus progressiste de son Église.
L’article Dans le Morbihan, un évêque « doublé sur sa droite » et un « curé CNews » ouvrent grand les vannes du diocèse aux « tradis » est apparu en premier sur Splann ! | Premier média d'enquête indépendant en Bretagne.
Pour sa 9e édition, le pèlerinage breton s’élancera de Sainte-Anne-d’Auray, le samedi 19 septembre 2026. Derrière un événement se voulant familial et enraciné, de multiples profils issus de l’extrême droite la plus traditionaliste et radicale semblent grossir les rangs de Feiz e Breizh.
L’article Feiz e Breizh, un pèlerinage de conquête est apparu en premier sur Splann ! | Premier média d'enquête indépendant en Bretagne.
Quand les géants du web aspirent l’information, ce sont les médias indépendants qui étouffent. En imposant leurs algorithmes et leurs réponses générées par IA, Google et les autres Big Tech captent le travail des journalistes tout en réduisant leur visibilité. Face à ce hold-up sans précédent, « Splann ! » s’associe à l’appel de La Presse Libre et de Coop-Médias. Défendre le pluralisme, c’est défendre notre capacité à choisir ce que nous lisons, ce que nous comprenons et, au bout du compte, ce que nous décidons collectivement.
L’article [Tribune] Les géants du web invisibilisent les médias indépendants : rejoignez-nous, relayez, donnez, abonnez-vous ! est apparu en premier sur Splann ! | Premier média d'enquête indépendant en Bretagne.
En voulant réunir les différentes chapelles de son Église, l’évêque de Vannes s’est-il « laissé doubler sur sa droite ? », comme le considèrent nombre de témoins interrogés pour cette enquête. Pour tenter de le comprendre, « Splann ! » revient sur les particularismes d’un diocèse qui verrait des nostalgiques « d’une France blanche et chrétienne » préférer les valeurs de l’Ancien Régime monarchiste à celles d’un Évangile rassembleur et républicain.
L’article Le diocèse de Vannes au défi d’un « catholicisme intransigeant » est apparu en premier sur Splann ! | Premier média d'enquête indépendant en Bretagne.

Depuis cet été en France, nos requêtes Google ne pointent plus vers des sources. Digérant des millions de pages internet, le moteur de recherche nous apporte désormais une réponse générée par intelligence artificielle (IA). Ce faisant, Google méprise celles et ceux qui produisent l’information et s’accapare le fruit de leur travail.
Si les plus gros acteurs médiatiques pactisent avec les géants de l’intelligence artificielle, les acteurs plus modestes sont ignorés et se retrouvent totalement invisibilisés. Avec l’IA, les citoyens et citoyennes sont privés d’une part de leur libre arbitre. Ils ne choisissent plus comment ils s’informent, «on» choisit à leur place. Google n’est qu’un exemple de la manière dont les big tech vampirisent l’information et orientent le débat public. Avant lui, Facebook avait sciemment mis au ban les médias dans les suggestions faites aux internautes. Trop peu rentables commercialement.
Tout cela ne fait que renforcer un phénomène que nous ne connaissons que trop bien : l’accaparement de la production d’information par quelques-uns au détriment de toutes et tous. Les médias indépendants n’auront jamais à leur tête un milliardaire prêt à perdre des dizaines de millions d’euros par an pour posséder un titre de presse et l’influence qui va avec. Ils ne comptent que sur vous.
Dans une période où la clarté du débat public et l’honnêteté du journalisme doivent plus que jamais primer, où l’enquête doit l’emporter sur la déférence, où il faut des médias libres pour défendre les libertés, nous vous lançons cet appel solennel et collectif. Vous seuls, lectrices et lecteurs, nous permettrez de ne pas être définitivement invisibilisés.
Il ne s’agit pas de défendre nos petites chapelles mais le pluralisme des points de vue, c’est-à-dire, in fine, la démocratie, la liberté et l’égalité. Nous sommes du même camp. Rejoignez-nous, relayez, donnez, abonnez-vous ! C’est l’heure.
Les signataires : La Presse libre, Coop médias, Arrêt sur images, Basta, Blast, Cerise la coopérative, La Déferlante, Le Média, Le Poulpe, Le Syndicat de la presse pas pareille, Les Jours, Les utopiques, L’Iceberg, L’Observatoire des multinationales, Marsactu, Mediacités, Mediapart, Next, Politis, Qui vive, Reflets, Reporterre, Rue89 Bordeaux, Rue89 Lyon, Rue89 Strasbourg, Socialter, Splann, Vert.
Des réseaux mafieux et une kyrielle d'acteurs de plus en plus aguerris détournent en toute impunité des dizaines de millions d'euros d'aides à la transition énergétique. Reporterre a enquêté sur le scandale des Certificats d'économies d'énergie.
Des LED solaires parfaitement inutiles installées en plein champ ; du matériel électronique de pointe qui prend la poussière dans des hangars agricoles ; des opérations vélos cargos gratuits ou isolation à 1 euro qui tournent à l'arnaque… Le (…)
President stumps for Senate nominee Michael Whatley in North Carolina and urges voters to ‘crush the communists’
Donald Trump returned to the campaign trail on Wednesday, imploring North Carolina voters to “pretend I’m on the ticket” and “crush the communists” in the November elections at a rally in support of the Republican Senate nominee, Michael Whatley.
Despite Trump’s deep unpopularity, Republicans hope to once again turn the president’s loyal following into a political force as the party confronts an unforgiving midterm landscape.
Continue reading...US president responds as Mark Carney seeks to move closer to Europe and diversify defence ties
Donald Trump has threatened the EU with “serious tariffs” and a halt to trade after the bloc proposed making Canada its first ever associate member – an idea he derided as “laughable”.
The US president said that if the EU moved forward with the plan, Washington could impose “very serious tariffs or stop trading with Europe”. He added: “If it’s a good intention, that’s fine. If it’s a bad intention, we’ll put very heavy tariffs on Europe.”
Continue reading...Act divides Democrats and Republicans, with some saying it gives president power that could be turned against US allies
The US Congress has passed a sweeping bill allowing Donald Trump to raise tariffs on top buyers of Russian energy and issue other punishing sanctions against the Kremlin following a pitched battle between lawmakers backing Ukraine and sceptics worried the bill gives the president too much power.
The Lindsey O Graham Sanctioning Russia and Iran Act of 2026 passed in a 262-159 vote on the last day before Congress goes on recess ahead of the midterm elections. Graham, who died earlier this year, co-authored and submitted the bill more than a year and a half ago.
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En théorie, au moins 50 % de produits durables doivent être servis dans la restauration collective, dont 20 % issus de l'agriculture bio. Dans les faits, cette disposition prévue par la loi Egalim depuis le 1er janvier 2024 est loin d'être appliquée partout, comme Reporterre l'expliquait récemment pour les cantines scolaires.
Pire : dans ses propres cantines, l'État ne respecte pas les objectifs qu'il impose aux autres. C'est ce que dénonce un coalition de cinq associations — Notre Affaire (…)
Le programme de l’ACA49 contre les pochtronneries réacs du Canon français à Chemillé se précise !
Réservez votre samedi 3 octobre pour un pique-nique partagé à 12h au parc du cloître à Chemillé, suivi d’une marche festive à 14h.
Pas de Canon ! Ni à Angers, ni à Chemillé, ni ailleurs ! 🔥
Lien vers la pétition : https://framapetitions.org/petition/user/ACA49/non-aux-banquets-du-canon-francais-en-anjou
Infos de dernières minutes : https://bsky.app/profile/angersraaf.bsky.social

After launching a discharge petition to add more teeth the Epstein Transparency Act in early September, which led Mike Johnson to cancel all business after Thursday, Thomas Massie filed surprise Articles of Impeachment against Whiskey Pete Hegseth yesterday, which led Speaker Johnson to cancel business tomorrow.
Johnson had to do that to avoid a vote, tomorrow, on Massie’s Articles, which are required 48 business hours after the filing.
On top of all the other things Republican Members of Congress will have to explain to voters has been added an extended 6-week vacation leading up to the election, all to avoid two votes that should be easy but are not.
Massie’s articles of impeachment are substantive — similar to what I had expect Democrats would file in January shortly if they win the House.
Here’s a gaggle he did yesterday, before Johnson canceled Congress.
And those suggesting that these articles wouldn’t have passed are, I think, being too hasty.
The latest War Power Resolutions vote — which overlaps with four of these Articles of Impeachment — passed 220-204, which the following Republicans voting with all Democrats:
Mace is, predictably, a fan of white nationalist bigot Whiskey Pete, so she will vote against this in November. And while Barrett, Miller-Meeks, and Nunn likely voted for this because they’re facing a close race — and so might vote differently if they win that close race — there are enough hawks like Don Bacon who think Hegseth is a stain on the military who would presumably happily to vote against him.
And this is not going away. While the dynamics will be different on November 9 (the next day the House is due back in session), after Republicans are expected to face a very tough election, there are likely to be far more Republicans who, like Massie, have no fucks left to give and even a whole lot of Republicans who rue the way the Iran War killed whatever electoral support Trump did have.
Even assuming Hegseth is not convicted in the Senate — though that, too, may depend how many Republicans are furious enough after the election to damage Trump — just the passage of the Article pertaining to Maduro may give his very good attorney, Barry Pollack, more leverage in his existing claim he has sovereign immunity, which could create big problems for Trump’s attempt to colonize Venezuela.
Tom Massie is a lot of things, some good, some bad. But he’s a pretty good parliamentarian. And this was a pretty stunning turn of events.
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Citizens’ Impeachment and Courage For Democracy PAC congratulates Representative Thomas Massie for introducing the first Articles of Impeachment for a Trump administration figure from the Republican side.
While it’s incredible that Speaker Johnson has reportedly adjourned Congress for months in response, this is a clear sign that the impeachment voters have the numbers to succeed—and leadership is afraid of accountability. As we’ve been saying, polling clearly shows that the American people support impeachment for President Donald Trump and his cronies, and it’s about time that Congress catches up. We’d also like to note that this is not the first time he’s used this exact playbook. It didn’t work for the Epstein files, and it’s not going to save Hegseth, either.
This week’s unexpected turmoil demonstrates why we need regular impeachment votes on the House floor. They expose the rift between parties and factions and put everyone on the record. If this makes Members deeply uncomfortable, good. They have sworn an oath to support and defend the Constitution and part of that work is removing unfit officials from power.
Speaker Johnson isn’t the only coward who refuses to face accountability efforts head on. Yesterday, 64 Democrats joined Republicans to prevent Trump’s impeachment as well. The House Majority PAC announced it will not spend a dime of its 151 MILLION U.S. DOLLARS on any candidate who talks about threats to our democracy. And, when asked for a meeting to discuss Hegseth’s impeachment, Jeffries’ office told us that we had “misunderstood” their interest in the issue. In short, the Democratic leadership is almost as out of step as Republicans on this issue.
We strongly recommend Congress connect with their constituents and understand where the American people are on this issue, and respond accordingly. And, we call on Speaker Johnson and Congress to choose courage over cowardice, get back to work, take this vote as the rules demand, and then introduce more Articles of Impeachment – this time, for Trump himself.
— Keira Havens, Executive Director of Citizens’ Impeachment and Courage for Democracy PAC, on today’s news about a potential Pete Hegseth impeachment. For more information, or to solicit additional comment for a story, contact her at press@citizensimpeachment.com
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Health committee chair Bill Cassidy said fatal outbreak of disease is a ‘terrible legacy’ for Trump administration
Senator Bill Cassidy, the Republican chair of the US Senate health committee, blamed the Trump administration’s vaccine-skeptical approach for recent measles deaths in Pennsylvania and challenged Donald Trump’s pick for surgeon general to directly state that vaccines do not cause autism on Wednesday.
Cassidy, a Louisiana physician who chairs the panel, said three people in Pennsylvania had died of measles, with a fourth death under review, because of misinformation and misguided policies. His remarks come as the US grapples with its worst measles outbreak in over three decades.
Continue reading...16 septembre. C’est l’émission de la rentrée et l’équipe de Mayday revient sur un très dur été. De juin à aujourd’hui, une retrospective collective pour ne pas oublier les dates et les faits avec MC Galère, Genepi, Bas Relief, Le Frigo, Namé et Luigi.Cuire du pain sous canicule, portrait de boulanger par Bob.Traversée la forêt calcinée, un vocal dans les Landes par la mère de Luigi.L’éclipse au parc, une anecdote récoltée par Nina.L’ampleur des dégâts, micro-trottoir post-orage par Namé.Ils peuvent pas dire qu’ils ont pas essayé, reportage en Saxe par Génépi avec un doublage orchestré par Kim et Bas Relief.MUSIQUESGrand Blanc, Summer summer.Balladur, Ça m’a tellement manqué.Rita Mitsouko C’est comme ça
This week, Donald Trump’s war in Iran sent diesel fuel prices skyrocketing to record highs. By most measures, it’s rural Americans who will disproportionately bear the brunt of these higher fuel costs. So, it’s quite the slap in the face from a president who won 93% of rural counties in 2024.
But Trump’s betrayal of his rural base is hardly limited to soaring fuel prices.
In tomorrow’s piece, will take a look at the many harms Trump has inflicted upon his own rural voters and the backlash that is building against his policies—and how Republicans are likely to pay the price in November.
And in case you missed it, yesterday dug into the recent court wins blocking Trump’s attempt to restrict mail-in voting, but also warned that we are not out of the woods yet. Trump has shown himself to be remarkably persistent in his voter fraud claims, and we should be clear-eyed about the threats posed by Trump’s ongoing conspiracy-based assaults on our elections.
«Alors oui, nous n’avons ni l’argent, ni les armes, ni les grands médias. Mais nous avons mieux [...] tant d’âmes qui rêvent à la vie bonne».
L’article À lire : La vie bonne, notre socialisme de Joseph Andras est apparu en premier sur Contre Attaque.
A ‘generous wedding gift’ from a ‘dear friend’ raises questions not entirely answered by Bettina and Don Jr’s Instagram caption
This was originally published in This Week in Trumpland. Sign up to receive it in your inbox every Wednesday
Anyone who has gotten married knows how the costs can rack up. There’s the venue, the photographers, the flowers, the cake, the napkins, the DJ (can you tell I got married earlier this year?), the disco ball that costs a barely believable $700, the outfits for the flower girls, the knives and forks, the tuxedo socks, which you previously didn’t know existed, the gifts for the best man and maid of honour, the events that you decided to throw before and after the day itself (honestly, it’s just a never-ending stream of people with their hands out), the seating chart that despite you making it yourself somehow ended up costing three figures, the chairs that you paid extra for because your now-wife didn’t like the colour of the ones the venue would have provided for free, the tanning moisturiser that you had to buy in two different shades because the first one made you look like a corpse, the teeth whitening, the Uber credit that you have a sneaking suspicion your best friend turned a profit on, the honeymoon and more (for the record, it was a lovely day and worth every penny).
It almost makes one wish they had a recent acquaintance who is a Russian oligarch and a close Putin ally who is willing to spend, for no particular reason, hundreds of thousands of dollars to defray some of the costs.
In response to detailed questions, a spokesperson for Trump Jr did not dispute the wedding payments from Kremlev. ‘Umar is a personal friend of Don,’ he said. The spokesman said that Kremlev is ‘not someone he has a business relationship with’ and that the men met through a mutual friend in the hunting world and bonded over their love of boxing and the outdoors.
Continue reading...Kevin Warsh, Donald Trump’s pick for Fed chair, raises rates despite intense pressure from president
Kay Haigh, global head and CIO of Fixed Income and Liquidity Solutions at Goldman Sachs Asset Management, has this analysis of today’s decision:
The Fed has signalled it does not at this stage envisage an aggressive tightening cycle. Most FOMC members see a total of two hikes this year per the SEP, and it will likely skip October’s meeting given its proximity to the midterm elections. One more hike this year in December is our base case, although this remains contingent on upcoming CPI reports and the path of energy prices.
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