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Les projets de loi visant à criminaliser le travail du sexe (TDS) s'enchaînent. La logique est à chaque fois la même, sous couvert de protéger, on criminalise. Des travailleur·euse·s du sexe avaient déjà évoqués les présupposés idéologiques à l'origine de cette fièvre législative : une vision libérale du féminisme et un conservatisme sénile. Cette semaine, ils et elles se sont penchées sur le dernier projet de loi en date, présenté à l'assemblée nationale le 11 août 2026. Ils en livrent ici leur analyse.
Après avoir alerté sur l'extension du contrôle numérique, d'abord appliqué au porno, à l'ensemble des usagers d'internet sous le prétexte hypocrite de « protection des mineurs », nous devons faire face à une vague de lois qui vise à prohiber notre activité en ligne. Après deux propositions de loi déposées au Sénat nous visant, celui d'une sénatrice LR puis PS, une troisième proposition de loi datant du 11 août 2026 « apportant une réponse intégrale au phénomène des violences sexuelles et sexistes contre les femmes et les enfants » comprend un article, le 25, qui prévoit de criminaliser l'achat de contenus sexuels en ligne entre adultes consentants de même qu'à étendre le délit de proxénétisme de manière à y inclure le fait : « d'aider, d'assister ou de protéger la réalisation par une personne à distance […] d'actes de nature sexuelle en échange d'une rémunération ».
Nous sommes confronté-es à une espèce de névrose obsessionnelle de quelques sénatrices et député-es toujours aussi désoeuvré-es et incapables de justifier leur rente autrement qu'en écrivant des lois à notre encontre.
Ainsi le travail du sexe se trouve directement réduit à une violence sexiste et sexuelle en soi parmi d'autres et grossièrement criminalisé au même titre que la pédocriminalité, l'inceste, la prostitution de mineur, les violences domestiques etc. Nous n'avons pas la prétention ici d'analyser dans son ensemble cette loi sur les VSS mais d'en décrire les effets sur notre condition. Nous avons néanmoins le sentiment qu'elle intervient à la fin du mandat de Macron et qu'il s'agit d'une opération pour le bloc central (PS et macronistes) de se racheter une conscience à peu de frais après tant d'années de déchéance morale sur les problèmes que cette loi prétend régler après les avoir couvert. Les dernières pitreries en date pour esquiver et étouffer l'affaire Epstein en France, Bétharram, les louanges adressées à Depardieu, le soutien à Ary Abittan etc. sont assez significatives non seulement de l'absence de volonté politique en la matière mais du moindre égard pour les victimes.
Nous concernant c'est l'ensemble des employés (monteurs, assistants, chatteurs etc.), entreprises, agences et plates formes impliquées dans notre activité de même que des proches (colocataires, compagnons etc.) qui sont susceptibles d'être considérés comme proxénètes selon cette nouvelle définition précitée. Évidemment, comme créateurs de contenu en ligne, ce sont nos intérêts directs et « corporatistes » qui sont visés, c'est-à-dire la possibilité de continuer à gagner notre vie de cette manière de même que tout le travail réalisé jusqu'à maintenant pour y parvenir.
Aucun article dans cette loi comme pour les précédentes ne vise à offrir un statut visant à protéger et garantir des droits aux travailleurs du sexe, à renforcer les moyens de lutter contre le « vrai » proxénétisme et l'exploitation sexuelle ou de faciliter le processus de reconversion des TDS autrement que par la réinsertion dans des tafs de merde sous payés, etc. Il est un pur produit idéologique et moral d'une espèce de pseudo-féminisme bourgeois moralisateur, conservateur et crypto-chrétien. Car leur but, à travers ces propositions de loi, n'est jamais de « protéger » les TDS ou ceux qui souhaitent le devenir face à des « tiers », mais de les protéger contre elles-mêmes en leur interdisant de faire ce qu'elles font pour leur « bien », au nom de leur « dignité », selon une logique paternaliste et infantilisante navrante mais rodée.
Depuis l'émergence des plates-formes, il semblerait que la possibilité qu'elles offrent, notamment pour des femmes, de compléter leurs revenus ou de s'enrichir en relative indépendance (sans dépendre de sociétés de production en tout cas) à travers leur sexualité constitue un délit qui mérite d'être punis. Et pour ce faire il s'agit de pénaliser les clients (abonnés) et de nous couper de toute forme de soutien technique, matérielle, juridique, financier potentiel.
Nous affirmons ici que cette espèce d'épée de Damoclès qu'on agite au dessus de nos têtes est une attaque directe contre une stratégie, pour une partie du prolétariat, qui vise à se soustraire au salariat classique et ses salaires de merde en se valorisant au mieux par ailleurs. Nous ne ferons ici que rappeler l'obscène déploration de la sénatrice LR Marie Mercier lorsqu'elle constate naïvement que : « La crise du Covid a été un accélérateur : la fin des jobs et des stages étudiants a plongé nombre d'entre eux dans une grande précarité, amenant certains à poster des images à caractère sexuel sur les plateformes pour arrondir leurs fins de mois. » Cette avant garde du néolibéralisme de droite comme de gauche et de la startup nation s'offusque donc des conséquences morales qu'elle juge désastreuse de leur incessante politique de prolétarisation, dont le contexte de confinement n'aura été qu'un « accélérateur » notamment en terme de monétisation de relations parasociales.
Maintenant il nous semble aussi évident que pour en finir avec la criminalisation du travail du sexe, il faudra en finir une fois n'est pas coutume avec le PS et sa fausse conscience dégoulinante de bonne vertu. Ce parti moribond, qui ne cesse pas de crever et de se décomposer, dont le cadavre a malheureusement été déterré par le NFP, a su conserver un profond pouvoir de nuisance pour le mouvement social et nos luttes. Une véritable machine à capter, instrumentaliser, neutraliser et, une fois au gouvernement, réprimer nos aspirations. Il a mené de sales offensives néolibérales, antisociales et autoritaires lorsqu'il était au pouvoir, préparant savamment le terrain à cette espèce de perversion généralisée proto-fasciste de la vie et du langage politique qu'est le macronisme. Personne n'a oublié le CICE, la loi travail, l'expulsion militarisée de la zad de NDDL et de Sivens où Rémi fraisse a été abattu par la police etc. Que les membres d'un tel parti se rachètent une conscience progressiste sous couvert de féminisme et de lutte contre les VSS, pour mieux attaquer encore une fois le peu de droits et de liberté d'une partie du prolétariat jugée impure et indigne, ne nous étonne pas.
Mais le silence ou le peu d'attention d'une partie de la gauche de rupture ou du camp révolutionnaire sur ce sujet, qui n'est et reste marginal que du fait des préjugés et les stigmates moraux qui lui sont liés, est plus consternant. Il ne s'agit pas seulement d'un manque de curiosité mais d'une sorte de petite lâcheté voire d'une hostilité franche à reconnaître notre simple place légitime au sein du mouvement social. Il va pourtant falloir crever l'abcès et affronter cette queue de comète du pseudo-féminisme prohibitionniste qui sévit encore du PS au PCF jusque dans les syndicats, qui refusent absurdement que les TDS puissent s'y syndiquer car il refuse que cela puisse être considéré à part entière comme un « travail ».
La question n'est pas de défendre ici le travail du sexe d'un point de vue moral ou comme fin en soi, comme un vrai métier parmi d'autres (ce que de fait il peut être), de faire l'éloge de la pornographie de masse ou de la prostitution comme forme de subversion de l'économie politique patriarcale (faire payer aux hommes les services sexuels dont il bénéficie gratuitement comme un dû), mais de cesser simplement de le réprimer et de le criminaliser comme si cela allait le faire disparaître.
Il est vrai qu'entre ceux qui se revendiquent « abolitionnistes » en prétendant nous sauver de l'esclavagisme sexuel et nous rédimer ; ceux qui nous traitent de « petites bourgeoises » parce que nous vendons des services comme des commerçant-es ; les marxistes qui distinguent la vente de la « force de travail » de celle de son « corps » pour nous disqualifier comme sujet politique tant ils sont prisonniers de leur abstraction sémantique foireuse (quand un ouvrier meurt au travail c'est donc seulement sa « force de travail » qui meurt ou bien son corps ? Quand on participe à la reproduction de la force de travail en baisant, on baise quoi ? une abstraction ?) ; les réactionnaires et les mascus qui nous déshumanisent et qui se réjouissent de notre mort violente comme la fin inéluctable et méritée d'une vie aussi dissolue (affaire Sonia Bellina) ; les libertariens qui n'y voit qu'une forme d'entrepreneuriat comme un autre... il n'est pas facile de défendre une position matérialiste et partisane de notre activité.
Enfin entre les théories qui font des TDS les agents du renversement du patriarcat contre l'appropriation gratuite des organes génitaux des femmes ou celles qui les considèrent comme les complices consciente ou non de la sexualisation, de la réification et de la marchandisation hétéro-patriarcale des femmes, le grand écart est vertigineux. Nous cherchons de notre côté à contourner cette espèce de tenaille théorique en nous intéressant aux subjectivités et aux stratégies individuelles ou collectives qui se déploient dans l'espace du travail du sexe sans nier l'hétérogénéité qui le constitue.
Parce que nous partons du principe que l'analyse matérialiste consiste justement à appréhender le réel non pas indépendamment de toute recherche éthique et partisane de justice et d'égalité, mais détaché d'une perspective moralisatrice, puritaine, hygiéniste et simplement prophylactique des rapports sociaux. Il s'agit d'échapper à la vaine alternative entre conservatisme et progressisme pour tenter de saisir le réel par delà l'affrontement binaire du bien et du mal, sans le condamner au nom d'un idéalisme abstrait, comprendre les rapports de force qui s'y jouent et les intensifier dans une direction éthique, matérielle et politique claire.
Il faut aussi en finir avec cette confusion entre (hyper)sexualisation et réification que certain-es comme Aurore Bergé ont l'air d'avoir du mal à distinguer. Confusion qui sert souvent à dénoncer l'influence immorale des réseaux sociaux et des plates-formes sur la jeunesse et susciter ainsi de vaines paniques morales sur la dégénérescence des mœurs. On retrouve là un énième avatar de ce topos de la fausse critique réactionnaire, qui loue la modernité capitaliste et son développement comme source de puissance tout en s'alarmant piteusement des conséquences culturelles et psychologiques jugées « décadentes » de celle-ci.
Il n'y a aucun mal en soi à se constituer comme corps désirable et désiré à travers certaines conduites ou codes vestimentaires et cela ne constitue pas en soi une forme d'(auto) réification. Celle-ci désigne bien plutôt la transformation des hommes entre eux et avec leur milieu naturel en relation d'objet instrumental dans laquelle nous ne sommes plus que des ressources disponibles sexuellement ou productivement. Nul n'échappe véritablement à ce processus aujourd'hui, ou relativement. Mais certains voient dans la marchandisation de la sexualité et de la sphère intime la face la plus immorale et abjecte de cette réification alors qu'elle n'en est qu'un des aspects parmi d'autres et ce depuis un bout de temps. Il ne s'agit pas de nier que l'acte sexuel soit un moment singulier et déterminant d'un jeu de distance entre les corps, que la marchandisation a tendance à dissoudre et désacralisé violemment pour certain-es qui versent encore dans une idéalisation surannée des femmes et de leur sexualité. Mais ça ne peut pas être le prétexte à une forme de bannissement moral et politique des TDS ou à leur infériorisation dont on sait qu'elle a aussi été théorisée pour diviser les femmes entre elles, les hiérarchiser selon leur sexualité qu'il s'agit de contrôler et, in fine, pour satisfaire le désir masculin.
Par conséquent si combattre la réification patriarcale et marchande du monde semble un projet parfaitement louable, ce combat n'a rien à voir avec celui réactionnaire qui dénonce une « sexualisation » dont on ne sait jamais ni où elle commence ni où elle finit, et qui vise toujours à culpabiliser les femmes tout en niant leur subjectivité et leur autonomie pour n'en faire que des victimes passives du regard et désir masculin.
Il est donc temps de voir le TDS réel ou virtuel, sans chercher à le légitimer spécialement, comme la ressource que beaucoup de prolétaires, quel que soit leur genre, utilisent pour améliorer leurs conditions de vie et d'existence matérielles sous le capitalisme et parfois s'enrichir pour certain-es. Qu'une perspective réellement « abolitionniste » ne peut donc se penser et s'élaborer que dans un processus de démarchandisation des rapports sociaux et de réductions massives des inégalités économico-politiques sans quoi le sexe restera un moyen d'échange parmi d'autres quelque soit les tabous qu'on essaye d'imposer sur le sujet et les politiques répressives et prohibitionnistes qu'on appliquera pour le faire disparaître de l'espace public et politique. Que cette politique répressive sous couvert de féminisme et de progressisme finit par rejoindre de fait celle conservatrice et réactionnaire qui hiérarchise les femmes en fonction de leur sexualité et de leur comportement. Qu'en attendant, nous chercherons comme n'importe quel travailleur ici bas à défendre a minima notre dignité et nos droits sociaux élémentaires comme celui par exemple d'accéder normalement à des « services bancaires » sans en être bannis. Certains lecteurs de Lundi Matin pourraient trouver cela parfaitement trivial. Mais de l'accès à ces services dépend l'accès au logement, à l'emprunt, à l'investissement etc. Un-e TDS ne peut pas sans quelques subterfuges coûteux s'acheter sa micro ferme à la campagne avec ses compagnons pour déserter le monde de la marchandise autoritaire. Mais elle a le droit de raquer pour les impôts quand même. Il s'agit d'un exemple relativement significatif de la manière dont on nous pourrit la vie, administrativement et financièrement déjà.
Enfin, l'enjeu pour nous dans ce combat est aussi de sortir les TDS d'une logique purement entrepreneuriale et individualiste à laquelle le manque de protection collective et le mépris social les conditionnent. Le fait de tisser des liens pour se confronter à nos adversaires nous permet de repenser notre condition collectivement de même que gagner des droits permettrait de sortir des tactiques marketing lassantes et aliénantes de pure valorisation de soi.
Nous appelons donc notre camp à nous soutenir par tous les moyens médiatiques et politiques dont ils disposent, pour participer non seulement à ce rapport de force mais aussi imposer dans le débat un féminisme matérialiste, éthique et communiste.
The president’s former press secretary has learned all the right lessons, but how come it took him so long?
The most interesting chapter in Anthony Scaramucci’s All the Wrong Moves is the one where the hedge funder turned podcaster goes to work for Donald Trump. It’s summer 2017, and he’s been given the job of comms director, which he doesn’t know how to do, but he and Trump think it’ll work out because they’re both from New York. Or maybe he took it because he had “Potomac fever”, which afflicts Wall Street financiers who find themselves on the riverfront in Washington DC thinking they know how to run a country just because they’re “full of power and judgmental insight … about to fix everything”.
This appointment lasts only 11 days, not even enough time to be truly tainted by Trump’s first term, though it is enough time for Scaramucci to miss the birth of his son. The account is a mea culpa soup, with the author full of regrets for his hubris, his impulsivity, his “pride, egotism and asinine stupidity”, the fact that, despite the clear-sightedness bestowed by his humble beginnings, he’d come to assume the collective biases of the rich people he hung out with.
Continue reading...Quand on déménage, il y a ce moment bizarre où la maison est encore à vous mais où vous n'y êtes plus. L'alarme doit continuer de tourner, les caméras aussi, sauf que la ligne Internet, elle, s'en va avec le reste. Et c'est exactement ce petit souci que ce routeur est venu arranger chez moi.
Le Deco BE25-5G (lien affilié) est un routeur mesh Wi-Fi 7 avec un modem cellulaire dans le ventre. Je l'ai posé dans mon ancienne maison, branché sur un onduleur, avec une carte SIM dedans... et c'est tout. Comme ça j'ai pas eu besoin de garder mon abonnement fibre ouvert pendant des mois pour trois caméras et ma centrale d'alarme.
La nano SIM Bouygues engagée sous le boîtier, numéro de série et QR code masqués
Pour la mise en route, y'a rien à raconter, et c'est un compliment. On glisse la nano SIM dans la fente sous l'appareil, on lance l'app Deco, on suit le process d'install et c'est plié. Et si vous avez déjà des Deco, c'est encore plus rapide puisque celui-ci se marie très bien avec tous les modèles de la gamme.
Du coup, j'ai ressorti certains de mes vieux Deco pour les mettre en satellite et pousser le signal jusqu'au fond du terrain, là où une caméra ne captait pas grand-chose. Ça a très bien fonctionné !
Le dos de l'emballage, avec le détail des ports et du tiroir nano SIM
Côté connectique, on y trouve deux ports 2,5 Gbps et un port 1 Gbps qui basculent entre WAN et LAN tout seuls, plus un port USB dont je n'ai rien fait mais sur lequel j'aurais pu brancher une clé ou un disque pour avoir un peu de stockage partagé. Ensuite, dedans, on trouve pas moins de 8 antennes 5G/4G/3G et trois antennes Wi-Fi. Hé oui, tout ça rentre dans le cylindre blanc de 118 × 118 × 198 mm et ne consomme que 25 W au maximum.
Le constructeur, lui, annonce 4,67 Gbit/s en descendant côté cellulaire, et 2 882 Mbit/s sur le 5 GHz plus 688 Mbit/s sur le 2,4 GHz côté Wi-Fi. Alors comme d'habitude, ces chiffres-là sont des plafonds de classe de modem et personne ne les verra jamais sur son écran. Mais ce que j'ai constaté, moi, c'est que ça a tenu durant tout mon déménagement, que les vidéos en live des caméras étaient clean et que je n'ai donc pas eu besoin d'y retourner en urgence.
TP-Link annonce quand même une connexion combinée, sans fil + filaire en même temps pour mutualiser la 5G et la fibre chez vous... sauf que la fonction n'est pas encore prise en charge par la version actuelle du firmware, donc faudra attendre encore un peu.
Le boîtier a aussi deux prises d'antenne externe à l'arrière, du coup si votre maison est dans un creux et que la 5G y arrive à peine, vous pourrez lui adjoindre des antennes en plus ! Ils ont vraiment pensé à tout !
Un mot encore pour ceux qui voudraient monter le même bricolage de surveillance alarme + caméra en remote. Derrière une SIM mobile, vous n'avez pas d'adresse IP publique, donc oubliez la redirection de port vers un enregistreur local. Mes caméras passaient donc par le cloud de leur constructeur et c'est pour ça que ça a fonctionné. Surveillez aussi votre forfait, parce que des caméras qui poussent de la vidéo en continu, ça peut avaler des gigas bien plus vite qu'on ne croit.
Reste le prix... 399,99 € sur la boutique officielle (lien affilié), en promotion donc (le prix d'origine étant de 429,99 €). C'est cher pour un routeur, c'est vrai mais nettement moins que le BE65-5G que j'avais testé , et si vous avez une maison à garder connectée parce que la fibre ne passe pas ou parce que vous n'en aviez pas spécialement besoin, c'est un super boîtier avec les dernières techno Wi-Fi, des tas de paramètres super cools (contrôle parental, QoS, portail captif, VPN local...etc) sur lequel tous les appareils de la maison pourront se connecter en totale transparence.

Ce titre dithyrambique pour une prise en main vélo n'est pas une pub déguisée. Mais il faut appeler un chat un chat, et dans ce cas précis, c'est un bon achat. Car ce nouveau Lundi 27 est réussi. Pas parfait, mais réussi. Laissez-moi vous expliquer pourquoi.
C'est souvent le cas en période électorale et ça l'est probablement davantage au vu de la montée en puissance fascisante : tout est suspendu, le bon sens, le réel, l'audace, l'autonomie, la détermination. À la place, on sonde, on calcule, on se chuchote des petits secrets à l'oreille et l'on éructe des postures qui sonnent faux. Tout le monde pense manipuler tout le monde, mais c'est toujours avec le réel que l'on magouille. L'auteur de ce texte propose d'examiner ce que charrie cette appétence pour la stratégie politicienne. Spoiler : toute la logique d'un monde qu'elle prétend critiquer.
Toute stratégie politique, de quelque bord qu'elle soit, part de deux hypostases majeures : le sujet souverain et l'appareil d'État. De quelque côté qu'elle soit, elle suggère une intervention depuis l'extérieur vers le dedans des structures. Qu'elles veuillent éviter le déclin de la race blanche ou conjurer le fascisme qui arrive, les stratégies politiques reposent sur la même fiction éculée : le sujet – politique. Que leurs fins soient inversées ne change rien à leur forme. L'une hait ce que l'autre défend, mais toutes deux somment un sujet de se lever, un peuple de se compter, une masse de se laisser conduire. Or il n'y a pas de sujet, pas plus que d'objet. Il y a des compositions, des décompositions, des recompositions, des vitesses. La stratégie, elle, impose cette grammaire : un sujet qui vise, qui calcule, qui se tient devant ; un objet qu'elle nomme, qu'elle fixe, qu'elle promet. La réalité, c'est qu'il n'y a pas de sujet politique qui se tient là, devant les structures qu'il prétend pouvoir modifier. Il y a une production singulière d'un contexte particulier : le sujet politique est une fable de l'État moderne autant que l'État moderne est un effet de cette fable – chacun a besoin de l'autre comme la rive le fleuve.
Alors les stratèges suggèrent que l'heure est grave, plus qu'avant, que jamais. Qu'au nom de toutes les existences précarisées, il faut se salir les mains, faire la retape pour les structures centenaires d'une république qui a massacré nos parents, grands-parents, arrière-grands-parents. Au nom, cela veut dire que ce n'est jamais depuis les massacres que ces voix s'élèvent ; mais depuis des estrades d'universités, depuis des entreprises fructueuses de bavardage sur Twitch, depuis des députations, depuis des maisons d'édition : depuis des intérêts très spécifiques dont les voix sont intelligibles. En cela, quels que soient les objectifs des différentes stratégies, leurs architectures sont analogues. Elles ont les mêmes points aveugles et reconduisent les mêmes structures. Elles suggèrent les mêmes modes d'action, les mêmes rapports au monde, à la masse – Que faire des abstentionnistes ? Comment mobiliser les quartiers ? Faut-il abandonner la ruralité ? Ainsi pris dans les mêmes représentations fallacieuses de l'État, du Peuple et du Pouvoir, les stratèges partagent la même obsession de l'administration des masses, avec des leviers plus ou moins ridicules, toujours plus paternalistes, encore trop didactiques. Car l'État est un mode de gouvernementalité dont l'axiome fondamental est la séparation : entre le sujet et l'objet, l'individu et le collectif, le public et le privé, le politique et le quotidien. Cette séparation, aussi fictionnelle soit-elle, produit des rapports, existe à travers eux. Partant de là, tout ce qui vise stratégiquement la conquête de l'appareil d'État ne peut prétendre être autre chose qu'une production issue des rapports codés et distribués par l'appareil d'État lui-même, et ne peut par conséquent engendrer autre chose que la continuation de ces rapports-là. Aussi révolutionnaire que soit la stratégie, elle fait tarder la révolution.
Ce qui fait varier le cours normal des choses, c'est moins les objectifs qu'on se donne pour faire advenir la variation que la pratique de la variation elle-même. Avoir comme mode d'agir la temporisation, l'attente en des dispositifs macro-politiques, la foi dans les institutions, cela stabilise, cela institue. Et ce qui institue conjure la variation, nécessairement : le poste et ce qui le brigue sont faits du même codage. Ce qui varie vraiment n'a pas de poste ; ce qui a un poste ne varie pas vraiment. Dans la forme donc, rien ne change d'avec l'ennemi : le meeting, le programme, le chef, la ferveur. Et tout est une question de forme. Le problème de l'État, c'est moins ses conséquences directes sur nos vies que la forme des rapports qu'il produit entre nous et en nous. Le problème de la stratégie politique, ce n'est pas qu'elle serait mal adaptée à la situation qu'elle prétend combattre ; c'est qu'elle est une pure émanation de la politique telle que l'appareil d'État la conçoit : c'est que sa forme est strictement endogène à ce qui ravage le monde et empêche de l'habiter. Alors quand nous entendons qu'il faut mobiliser des affects pour agglomérer des camps, puis faire élire un parti réformiste, nous y voyons sinon une grande méconnaissance de ce que sont les affects, en tout cas une gigantesque faute matérialiste. Les affects sont des productions, eux-aussi. Ils ont lieu dans le monde. Si les affects majoritaires sont ceux de la sécurité, du refuge, de l'identité, des frontières, ce n'est pas parce que les gens en ont décidé ainsi ou que des supposé.e.s dominant.e.s en font leurs chevaux de bataille, mais parce que l'économie, en tant qu'elle sépare et administre, produit nécessairement des formes de vie agencées autour de ces fétiches. Il ne s'agit donc pas de draguer des masses en mobilisant des affects produits par une situation donnée – ce qui, très logiquement, ne peut mener qu'à la continuation de cette situation – mais de laisser advenir des pratiques qui désactivent tous les rapports consubstantiels à la situation que nous voulons voir nous quitter.
La stratégie croit qu'elle donne sur un monde à venir, sans voir qu'elle est le résultat d'une présence qui se refuse à elle-même. Elle croit qu'elle est déterminée par un objectif qu'elle se serait fixé, sans voir qu'elle-même ainsi que son objectif sont les conséquences strictes de son aveuglement sur ce qui a lieu ici et maintenant. Et puisqu'elle est rivée à ce qui n'arrivera jamais, tout semble demeurer tel quel. D'ailleurs, ne le souhaite-t-elle pas ?
Ce qu'évite la pensée stratégique, c'est la singularité de ce qui se tisse dans ce qu'elle juge non-politique : l'attention à ce qui a déjà lieu, à ce qui s'organise dans l'immanence, sans projet, sans programme, à ce qui échappe aux ravages de la gestion. Pas de coup d'éclat, pas de bruit, le silence. Puisqu'elle se fonde sur un objectif toujours déjà différé, la pensée stratégique part d'une absence. À l'inverse, partir d'une présence, cela signifie ménager des puissances afin de laisser la variation advenir, configurer des rapports non prescriptifs, tenir le monde ouvert.
Si vous avez déjà voulu essayer une distrib sans toucher à votre machine, vous connaissez la corvée... Faut dénicher la bonne ISO (32/64 bits, ARM...etc), créer la VM, et passer 20 minutes dans des réglages pour que ce soit joli ou qu'on puisse y faire du copier coller dans l'hôte et l'invité. Boxes , l'application de virtualisation du projet GNOME, vous permet d'éviter tout ça et c'est top si vous aimez économiser un peu de jus de cervelle. Vous choisissez le système dans une liste, et il va chercher l'image et l'installe tout seul en VM pendant que vous faites autre chose, par exemple venir sur Twitch regarder mon live .
La liste couvre Debian, Fedora, Ubuntu, OpenSUSE, CentOS Stream, Red Hat Enterprise Linux et Windows. Pour son fonctionnement Boxes s'appuie sur du solide avec qemu-kvm, libvirt-glib et spice-gtk, donc le code de votre système invité s'exécute directement sur le processeur de l'hôte via KVM, pour obtenir ce que la doc de GNOME appelle des "performances proches du natif".
Une fois la VM créée, vous lui fixez la quantité de mémoire et le stockage qu'elle a le droit de prendre sur votre système, histoire qu'elle ne vous freeze pas la machine. Et bien sûr, vous pouvez prendre des instantanés pour la ramener à un état antérieur, ce qui est la fonction qu'on utilise tout le temps, si comme moi vous aimez casser volontairement vos OS avec des bidouilles alternatives des enfers.
Le reste, c'est du confort : vous branchez une clé USB sur votre machine et vous la redirigez dans la VM, le presse-papiers est partagé entre les deux, et vous déposez un fichier depuis votre gestionnaire de fichiers dans la fenêtre de Boxes pour l'envoyer à l'invité.
L'affichage des VMs dans Boxes se redimensionne tout seul quand vous changez la taille de la fenêtre, et il y a même de l'accélération 3D pour certains des systèmes supportés.
Après, cette "simplicité" se paye puisque des choses comme la config des adaptateurs réseau ou la mise à jour du matériel virtuel, n'est pas visible dans l'interface . Et comme le Flatpak embarque toute la pile de virtualisation dans son propre conteneur, vous n'irez pas rattraper ça en douce dans les fichiers. Donc si vraiment vous avez besoin de mettre les mains dans le cambouis au niveau de ces réglages-là, prenez plutôt virt-manager dès le départ, c'est fait pour.
Son auteur, Felipe Borges a d'ailleurs réécrit entièrement l'application en GTK4 et partage ses résultats depuis août . Cette version-là installe dorénavant Windows 11 sans le moindre contournement manuel, en configurant Secure Boot et un TPM virtuel automatiquement. C'était la fonction la plus réclamée sur la version classique et elle ajoute aussi un périphérique VSOCK, qui permet de se connecter directement en SSH sur les VM en systemd 256 ou plus récent.
Attention quand même, ça reste une bêta destinée aux tests et pas à la production, et son auteur conseille de sauvegarder les données de vos VM avant d'y aller. Il précise aussi qu'il travaille là-dessus sur son temps libre, en plus de maintenir GNOME Settings et de son job à temps plein chez Red Hat ! Encore un hyperactif !! lol. Donc soyez patient si vous ouvrez un ticket de support.
Pour ce qui est disponible aujourd'hui, Boxes ne tourne que sur Linux, la version stable est la 50.0 sortie depuis mars 2026, et ça se télécharge via Flathub comme ceci :
flatpak install flathub org.gnome.Boxes
Dernier truc à savoir, Felipe, le mainteneur, a proposé de retirer Boxes du cœur de GNOME pour en faire une application indépendante, et le retrait est programmé pour GNOME 52 en mars 2027. Flathub deviendra alors le seul canal officiellement supporté, et le nom perdra son "GNOME" pour devenir simplement Boxes. L'identifiant Flatpak ne bougeant pas, les installations existantes continueront de se mettre à jour sans rien casser.
Et si vous voulez comparer avec une autre solution similaire, je vous avais déjà parlé de QuickEmu pour monter des VM sans y passer l'après-midi, mais Boxes, lui, joue sur le terrain du tout à la souris, et ça j'imagine que ça vous plait plus !
Merci à Hub pour le partage !!
Malgré un hiver pluvieux, la sécheresse connue par la France cet été bat tous les records. Si ce phénomène se répète les prochaines années, la situation deviendra « très critique » pour l'eau potable, alerte l'hydrogéologue Luc Aquilina.
La pluie est retombée par endroits ces dernières semaines, mais la sécheresse perdure : en ce mois de septembre, 74 départements français sont en situation de « crise » pour l'eau potable, soit le niveau d'alerte maximum. En parallèle, près de 1 cours (…)
Source : Mediacités Toulouse
Source : L'Empaillé
Source : NextProjet de Centre de Rétention : celui qui détruit et qui dégrade, c'est Laurent Hottiaux, préfet de Loire-Atlantique
L’article Des écologistes arrêtés pour «dégradations sur des arbres» que les autorités abattent quelques heures après est apparu en premier sur Contre Attaque.
Le Collectif du Beuchot vous invite le samedi 3 Octobre 2026, au Patronage laïque de Guérin, à Brest, pour un atelier et une table ronde sur l’habitat, suivie de repas et de concerts!
La table ronde aura pour but d’échanger autour de sujets tels que l’autonomie à la campagne, la vie en collectif, et de l’émancipation que l’on trouve à travers la gestion commune de notre habitat et du travail.
Face au contexte politique et écologique, on considère qu’il y a une certaine urgence pour nous de nous installer à la campagne. Et vis-à-vis des discours opposant la ville à la campagne allant de pair avec la récupération politique des espaces ruraux et surfant sur un sentiment d’abandon et d’exclusion, on veut s’installer à la croisée des chemins, là où les espaces collectifs sont encore rares.
Collectif du Beuchot
Le collectif est actuellement en campagne de financement afin d’acquérir le Beuchot, un hameau en Haute-Saône, à proximité de Vesoul.Celui-ci abrite en son sein une ancienne usine de tréfilerie et ses halles industrielles, 16 bâtiments d’habitations, 36 hectares de terres agricoles ainsi qu’un lac.Nous sommes actuellement une dizaine de personnes originaires de France, d’Allemagne et de Suisse qui projetons afin d’en faire un lieu de vie commune, qui réunisse solidarité, pratiques écologiques et un accès à long-terme à la terre et à l’habitat.
Le Collectif des Roches Blanches
Les Roches Blanches est un ancien village de vacances proche de Douarnenez transformé en lieu de vie collectif depuis maintenant 15 ans. La cinquantaine d’habitant.e.s sont actuellement en lutte pour pérenniser cet habitat, après avoir (presque) épuisé tout les recours administratifs et juridiques face à la volonté de rachat du département.
Le C.R.A.B.E
le Collectif de Ravitaillement Alimentaire Autonome de Brest et Alentours est un réseau qui allie entraide et mutualisation alimentaire, création de liens entre villes et campagnes et soutien aux luttes émancipatrices.
14h-16h :
Popote & ParlotteAnimé par le C.R.A.B.E, Atelier d’épluchages de légumes & d’échanges autour de la vie en collectif et de l’alimentation en ruralité, de l’importance de faire du lien dans ces espaces.
16h-18h :
Présentation des lieux et des collectifs, suivi par une table ronde sur l’habitat autonome avec Le Beuchot, Les Roches Blanches, Le Crabe, et vous !
18h-20h30 :
Temps libre, Buvette & Cantine végé
20h30-23h30 :
Concerts avec Vomito Repulsivo (Ska Punk) Bemnoz (Post Punk) et Kalstra (Rap e Brezhoneg) !
Nous espérons vous retrouver nombreux.ses pour cet évènement autour de l’habitat. !Pour toute questions vous pouvez nous contacter par mail à info@beuchot.org

"L'idée n’est pas d'opposer les cultures, mais de réintroduire l'arbre dans l'agriculture", résume Mathieu Foudral.
Cet article « La société de l’herbe n’est pas adaptée au monde qui vient » est apparu en premier sur La Relève et La Peste.
Ce 15 septembre, Numspot et Mistral annoncent proposer « la première offre d’IA managée, opérée de bout en bout en France sur une infrastructure cloud souveraine ». Une proposition en or sur le papier. Mais qu’en est-il réellement ? A qui s’adresse-t-elle ? Et pourquoi arrive-t-elle maintenant ? Zoom sur cette offre haute en couleurs.
Si vous avez une petite console rétro portable qui traîne, du genre une Miyoo Mini, une TrimUI Brick, une Anbernic RG35XX , vous avez sans doute remarqué que l'interface livrée avec fait le job mais sans plus. Ça tombe bien, spruceOS est là pour ça ! Et malgré son nom, ce n'est pas vraiment un système d'exploitation. En réalité, il s'agit d'un frontend codé en Python qui vient se poser sur une base système déjà existante. Le code est public, sous une licence Creative Commons donc pour les plus capitalistes d'entre vous, ça veut dire pas d'usage commercial sans permission écrite de l'équipe.
Sur les Miyoo et les TrimUI, la base en question est le système d'origine de la console, celui du fabricant. Sur les Anbernic à puce H700 et sur la Powkiddy RGB30, il faut d'abord installer une base tierce sur la première carte mémoire, genre BaseOS pour les Anbernic, dArkMoss pour la Powkiddy. La carte spruce, elle, ira dans le second emplacement, le TF2, et elle restera librement échangeable d'un appareil supporté à l'autre. Rien de dramatique donc, mais ça fait une étape de plus et une carte en plus.
Ce que vous y gagnez si vous installez spruceOS, c'est surtout du confort au quotidien. Vous maintenez le bouton HOME pendant trois secondes et le Game Switcher vous laisse sauter d'un état de sauvegarde à l'autre sans quitter votre partie. Quand vous éteignez la console en plein jeu, elle sauvegarde même toute seule son état et vous remet exactement là où vous en êtiez au rallumage. Et si votre console a le Wi-Fi, vous ne repassez plus par le PC pour l'habiller puisque l'outil Theme Garden pioche dans plus de quatre-vingts thèmes communautaires dispo en ligne, le Game Nursery télécharge des portages gratuits / homebrew, et un scraper récupère même les jaquettes des jeux depuis la base libretro.
Le menu principal de spruceOS, avec les quatre icônes du thème SPRUCE par défaut
Il vous faut une carte microSD neuve, d'une vraie marque, achetée chez un revendeur sérieux ainsi qu'un bon lecteur de cartes. Et bien sûr un ordinateur sous Windows, macOS ou Linux avec une connexion Internet.
Et surtout, n'utilisez pas la carte livrée avec la console. C'est pas moi qui le dit mais le wiki du projet qui est catégorique là-dessus, en majuscules dans le texte : "DO NOT USE THAT STOCK SD CARD!", parce qu'elle est mauvaise, que les jeux dessus sont mauvais et que les BIOS le sont aussi. Donc gardez-la dans un tiroir, elle vous servira pour revenir en arrière en cas de foirage.
L'équipe a sorti un installeur tout-en-un, qu'elle présente comme entièrement open source, disponible pour Windows, Linux et macOS. Il formate la carte, télécharge la version que vous choisissez et l'installe, en une seule opération. Une seule précaution, et le projet la signale lui-même : vérifiez bien que le lecteur que vous désignez est votre carte, parce que l'installeur écrit sur celui que vous lui montrez. C'est le chemin recommandé, et c'est aussi lui qui règle le cas des Anbernic et de la Powkiddy : BaseOS et dArkMoss ont chacun leur onglet dans l'application et se téléchargent puis s'installent automatiquement, sans que vous ayez à aller chercher une image ailleurs.
Un détail qui coince sur Mac, et qui n'est écrit nulle part ailleurs que dans le dépôt : macOS interdit aux applications d'écrire sur un disque amovible sans permission explicite, et l'installeur passe par le Terminal. Il faut donc aller dans Réglages Système, Confidentialité et sécurité, Accès complet au disque, ajouter Terminal, puis quitter et rouvrir le Terminal. Ce dernier point compte, la permission ne s'applique pas à une session déjà ouverte.
Sur Mac, Terminal doit figurer dans Accès complet au disque pour que l'installeur puisse écrire sur la carte ( Source )
Si vous préférez faire ça vous-même, il vous faut un utilitaire de formatage et 7zip. Vous formatez la carte en FAT32, avec Rufus sous Windows ou l'Utilitaire de disque sous macOS en choisissant MS-DOS (FAT32). Vous récupérez l'archive spruce.vX.X.X.7z sur la page des versions du dépôt, vous l'extrayez sur votre ordinateur, puis vous copiez le contenu extrait sur la carte. Vous éjectez proprement, vous insérez la carte dans la console et vous allumez.
Et là, attention au piège, puisque le paquet contient un dossier caché nommé .tmp_update, et sans lui spruce ne fonctionnera tout simplement pas. Donc affichez les fichiers cachés avant de les copier : sur Mac c'est Commande + Majuscule + point, et sur Ubuntu le dossier est masqué par défaut lui aussi. Sur Mac, pensez aussi à nettoyer les fichiers .dot parasites avant d'éjecter la carte. Un utilitaire comme
CleanEject
fait ça très bien.
Les ROMs se rangent ensuite dans un dossier Roms, avec un sous-dossier par machine. La plupart des noms sont évidents, mais certains noms piègent tout le monde comme SFC ou FC. Hé oui, les jeux Super Nintendo vont dans SFC, pour Super Famicom, et pas SNES ; les jeux NES vont dans FC, pour Famicom, et pas NES. Les vidéos et la musique, elles, vont toujours dans MEDIA.
Les BIOS se posent dans un dossier BIOS à la racine de la carte, mais il faut les placer dans le sous-dossier qui va bien par machine et pas tout balancer en vrac. Le BIOS de la Dreamcast veut son sous-dossier, certains sont obligatoires pour que la machine tourne, d'autres pas. Donc je vous invite à vous renseigner en fonction de la machine que vous voulez émuler. Et comme d'hab, le BIOS de la NeoGeo ne va pas dans BIOS mais avec les jeux.
BIOS/dc/dc_boot.bin Dreamcast, obligatoire
BIOS/gba_bios.bin Game Boy Advance, facultatif
Roms/NEOGEO/neogeo.zip NeoGeo, obligatoire, et pas dans BIOS
Et évidemment, le projet ne fournit ni ROMs commerciales ni BIOS et ne vous dira pas où les trouver, donc c'est à vous de voir avec vos propres cartouches et vos propres disques.
Maintenant, si c'est tout noir au lancement, vérifiez que le dossier .tmp_update est bien présent sur la carte. Remettez-la dans l'ordinateur, réaffichez les fichiers cachés, et regardez : si vous avez copié sans avoir activé l'affichage, il n'y est pas. L'autre suspect, c'est la carte elle-même. C'est peut-être parce que vous avez acheté une no-name de merde.
Tant que vous ne touchez qu'à la carte, vous ne risquez rien de définitif. Sur la famille Anbernic RG35XX, les guides de référence le disent tous : ces firmwares vivent entièrement sur la microSD, et donc on peut passer de l'un à l'autre sans modification permanente de l'appareil. Ailleurs le principe est le même, et pour retrouver votre console en version d'usine il suffit donc de remettre la carte d'origine.
Sauf qu'il y a UNE exception !! spruce embarque un Firmware Updater qui apparaît tout seul dans vos applications si votre console tourne sur un firmware ancien. Celui-là n'écrit pas sur la carte mais dans la mémoire interne de la machine, et le wiki prévient sans détour : "Failure to follow the firmware updating instructions can lead to a bricked device.". En gros si vous le lancez pour faire la mise à jour du firmware, ça peut bricker votre console, donc pensez bien à la brancher sur le courant avant la mise à jour. Le projet documente d'ailleurs deux procédures de débriquage, dont une qui demande carrément d'ouvrir la Miyoo Flip et de débrancher sa batterie, ce qui vous dit assez bien à quel point on a quitté le terrain du réversible...
Et si spruceOS ne vous convient pas, vous ne serez pas coincé pour autant car sur ce même matériel, le guide de référence de Retro Game Corps recommande aussi Knulli pour son interface EmulationStation, ou encore muOS pour la performance d'émulation la plus avancée, à condition que le bricolage de configs customs ne vous rebute pas. Après voilà, chaque "OS" a sa carte et vous changez d'avis quand vous voulez.
Source : spruceOS sur GitHub , le wiki du projet et le site officiel
Au programme de cette édition Réacteur de septembre 2026 :
On remercie chaleureusement nos 5 auteurs pour leur réactivité et surtout la qualité des articles publiés !
En bonus : comme d'habitude, cette nouvelle édition accueille également notre veille de septembre 2026 et une présentation des outils qui ont retenu notre attention ces dernières semaine !
Et, si ce n’est pas encore le cas, abonnez-vous !
Par Chloé Nieuwjaer, Consultante SEO/GEO & Data Senior
À découvrir dans cette seconde partie :
Ce qu'on a aimé :
Un tutoriel qui ne se contente pas de lister des étapes, mais anticipe précisément où ça va coincer : les trois couches de permissions IAM, souvent la vraie source de blocage, sont détaillées avec leur symptôme respectif pour un diagnostic rapide. La démonstration sur la métropole lilloise est particulièrement parlante : elle montre, raisonnement de l'agent à l'appui, pourquoi une question a priori simple peut donner un résultat faux dès lors que l'information nécessaire n'existe pas dans les sources de connaissances fournies. Une manière concrète de comprendre les limites réelles de l'outil avant de le déployer en production.
Lire l’article : Comment déployer un agent de données dans Data Studio ? [Partie 2]
Par Antoine Blaise, CEO Oscar ai
À découvrir dans cet article :
Ce qu'on a aimé :
Un article qui prend le temps de revenir aux sources théoriques du sujet avant d'aborder l'actualité du SEO, ce qui donne une certaine assise à la démonstration. Antoine Blaise ne cherche pas à écarter l'étude de Fishkin d'un revers de main mais en détaille les angles morts avec rigueur, notamment la question de l'unité d'analyse (mot-clé vs intention). La transparence sur la méthode et les chiffres, y compris les limites assumées ("le temps n'a pas changé, seul le coût a changé"), rend le propos crédible. Une bonne synthèse pour quiconque doit justifier ou réévaluer une stratégie de contenu longue traîne en 2026.
Lire l’article : Longue traîne et IA : pourquoi l'équation économique du SEO vient de s'inverser
Par Antoine Kalawski, Directeur Marketing & Communication Vitamine K
À découvrir dans cet article :
Ce qu'on a aimé :
Une analyse qui s'appuie sur un corpus de données réel et conséquent plutôt que sur des intuitions, avec une méthodologie transparente et des réserves statistiques clairement posées. Antoine Kalawski ne se contente pas de décrire le phénomène : il en tire des enseignements transposables au-delà du secteur santé (canonicité vs couverture exhaustive, netlinking vs partenariat d'autorité) et propose une feuille de route actionnable, jour par jour. La conclusion, qui pointe une tension entre opportunité pour les annonceurs et recul de la neutralité de l'information, a le mérite de ne pas éluder les implications les plus inconfortables du sujet.
Lire l’article : AI Overviews en santé : ce que l’analyse de 758 000 citations révèle de la nouvelle mécanique de visibilité
Par Killian Le Moal, Lead GEO & SEO Strategist chez Peak Ace
À découvrir dans cette première partie :
Ce qu'on a aimé :
Un article qui démonte méthodiquement les réflexes acquis sur Google plutôt que de les appliquer par automatisme à un marché qui fonctionne selon une toute autre logique. Killian Le Moal étaye chaque affirmation de données précises et sourcées, avec des cas concrets particulièrement parlants comme ce point structurel sur Google Maps partiellement bloqué en Corée pour des raisons de sécurité nationale. La mise en perspective des deux sources de mesure de parts de marché (StatCounter vs InternetTrend) est un exercice de rigueur méthodologique qu'on voit rarement dans ce type de contenu. Un cadrage solide qui donne toutes les clés de lecture avant d'aborder, dans la partie 2, l'exécution concrète sur l'écosystème Naver.
Lire l’article : SEO sur Naver : comprendre le marché coréen et les fondamentaux algorithmiques [Partie 1]
Par Mathieu Chapon, Fondateur et Directeur Data & Innovation Peak Ace (Agence SEO/GEO du groupe Heroiks)
À découvrir dans cet article :
Ce qu'on a aimé :
Un article qui évite l'écueil du discours alarmiste sur "la mort du SEO" pour proposer une lecture nuancée et actionnable : les fondamentaux restent valables, mais la fonction même du contenu éditorial change de nature. Mathieu Chapon illustre son propos avec des cas concrets et récents (les attributs conversationnels de Merchant Center, l'ouverture de Carrefour dans ChatGPT), ce qui ancre la réflexion dans le réel plutôt que dans la théorie. La grille de lecture en quatre priorités est directement opérationnelle pour toute équipe e-commerce qui se demande par où commencer.
Lire l’article : Du SEO au GEO, comment les AI Overviews rebattent les cartes pour les e-commerçants
Comme tous les mois, cette nouvelle édition de Reacteur s’accompagne d’une rubrique dédiée aux derniers outils à tester et les articles qui ont retenus notre attention sur le web !
L’article "L’édition de septembre 2026 de Réacteur est arrivée !" a été publié sur le site Abondance.
President has dismissed anxieties over AI’s dangerous potential even as Democrats and some Republicans acknowledge risks
Donald Trump is facing a rare backlash from the US Congress as Democrats and some Republicans push for guardrails on the world’s most powerful AI companies.
Concerns over the dangerous potential of AI reached fever pitch this week after tech leaders sounded the alarm over the rapid advancement of the technology and its potential threat to humanity.
Continue reading...Quand ?
Le 19 septembre de 18h30 à 19h45
Où ?
Centre Paris Anim' Place des fêtes 2 4 Rue des Lilas 75019 Paris
En marge de la mobilisation nationale contre le « permis de tuer »
Venez découvrir cette puissante conférence gesticulée :
– 18 septembre 19h30 - Voix Machine, Fontenay sous Bois
– 19 septembre 18h30 - Centre Paris Anim Place des Fêtes
Entrée libre au chapeau - prévoir de l'espèce pour rémunérer l'artiste
Accompagnant des personnes détenues et ex-détenues, j'ai été marqué par de nombreuses trajectoires de vie qui, souvent, faisaient écho à la mienne.
Qu'est-ce qui pousse une partie de la jeunesse vers la prison ? D'où vient cette violence qui tue si jeune ? Quelles sont les structures qui nous abîment, et que devient cette violence lorsqu'elle est retournée contre nos semblables ?
Le déclencheur a été le décès d'un jeune que je suivais, tué dans une fusillade. Il avait à peine 20 ans.
À travers un récit intime, cette conférence gesticulée ou spectacle politique, plonge au coeur des violences structurelles qui façonnent les vies des jeunes dans les quartiers populaires. Marqués par la pauvreté, les déterminismes sociaux et l'absence de perspectives, beaucoup voient leurs choix réduits à néant, enfermés dans des logiques de survie, de marginalisation et de délinquances multiples.
Quels rôles tiennent les institutions - école, justice, police - comme rouages d'un système qui reproduit l'inégalité et écrase les trajectoires dès l'enfance ?
Les violences policières, loin d'être des bavures, participent d'un contrôle social bien ancré, traversé par un racisme systémique. Cette conférence gesticulée est une prise de parole pour comprendre, dénoncer, et résister.
Quand ?
Le 22 septembre à 19h
Où ?
Médiathèque Françoise-Sagan 8 Rue Léon Schwartzenberg 75010 Paris
Dans le cadre de la 31e saison des rencontres interculturelles du 10e, le collectif La Traverse du 10e revient, avec les habitant·es du 10e, sur leurs rôles et leurs luttes pour faire avancer la réduction des risques.
En effet, la réduction des risques et le 10e arrondissement, c'est une histoire ancienne ! Depuis l'ouverture du CAARUD Beaurepaire à la fin des années 90 en passant par la création de la salle de consommation à moindre risque de la rue Ambroise Paré à la fin des années 2000, devenue désormais Halte Soins Addictions (HSA) / espace Jean-Pierre Lhomme... et jusqu'à sa future pérennisation, les citoyens du 10e ont joué et jouent encore leur rôle pour faire avancer la réduction des risques dans l'arrondissement.
Retour sur ces deux luttes qui ont bien secoué la vie de quartier, avec des acteurs de chaque époque !
Quand ?
Le 23 septembre à 19h
Où ?
Mairie du 10eme 72 Rue du Faubourg Saint-Martin 75010 Paris
Dans le cadre de la 31e saison des rencontres interculturelles du 10e, l'association Histoire & Vies du 10e nous invite à rencontrer Ludivine Bantigny, autrice de "La Bourse ou la vie : le Front populaire, histoire pour aujourd'hui" (La Découverte, 2026).
Quatre-vingt-dix ans après la victoire du Front Populaire aux élections législatives, son ouvrage restitue la créativité populaire et la force des solidarités de l'époque, mais aussi la répression, les obstacles et les contradictions, s'appuyant sur des sources foisonnantes qui permettent une histoire vivante et incarnée.
Ludivine Bantigny est historienne, enseignante et chercheuse, membre du Laboratoire d'Histoire de l'université Rouen-Normandie. Elle travaille sur l'histoire des mouvements sociaux et des engagements politiques.
Parmi ses publications figurent "1968, de grands soirs en petits matins" (Seuil, 2018, rééd. 2020), "La France à l'heure du monde. De 1981 à nos jours" (Seuil, 2013, rééd. 2019), "L'Oeuvre du temps. Mémoire, histoire, engagement" (Éditions de la Sorbonne, 2019), "La Commune au présent" (La Découverte, 2021) et "L'Ensauvagement du capital" (Seuil, 2022).
Rendez-vous mercredi 23 septembre à 19h, dans la salle des fêtes de la mairie du 10e !
Quand ?
Le 25 septembre à 20h
Où ?
Espace Jemmapes Quai de Jemmapes 75010 Paris
Dans le cadre de la 31e saison des rencontres interculturelles du 10e, l'association Opportunity for Women propose une soirée consacrée à la Birmanie, pays aujourd'hui traversé par une crise politique, sociale et humanitaire majeure, mais dont les femmes continuent de faire vivre des savoir-faire, des solidarités et des formes de résilience du quotidien.
À travers la projection du court métrage « MyanmarSSS », cette rencontre proposera un regard sensible sur une Birmanie traversée par de profondes crises mais dont la vie continue malgré tout. Le film présente les multiples visages de ce pays, à travers les parcours d'acteurs et d'actrices de la société civile, d'artistes et de citoyens engagés dans leur quotidien. On y découvre l'action d'associations locales, dont l'action de Yakan, une entreprise sociale créée et soutenue par Opportunity for Women qui valorise les savoir-faire artisanaux des femmes birmanes et les accompagne vers davantage d'autonomie économique ; le parcours d'un musicien de 74 ans transmettant son art à ses élèves ; ainsi que celui d'une jeune danseuse faisant vivre son studio malgré les difficultés du contexte actuel.
Au programme de la soirée :
– projection du court métrage « MyanmarSSS » (26 minutes) ;
– temps d'échange autour des possibles actions en Birmanie pour soutenir les femmes et les communautés locales
– présentation des savoir-faire exceptionnels développés par les femmes accompagnées par Opportunity for Women
– discussion avec le public sur les liens entre création, transmission, résilience et solidarité internationale
Quand ?
Le 3 octobre à 14h
Où ?
Place de la République (Paris) 75010 Paris
Chaque année, des milliards d'animaux sont tués pour l'alimentation : environ 69 milliards d'animaux terrestres et plus de 1 000 milliards de poissons dans le monde. Derrière ces chiffres se trouvent des individus sensibles, capables de ressentir la douleur, la peur et la détresse.
La Marche pour la fermeture des abattoirs est un appel à mettre fin à cette hécatombe. L'élevage, la pêche et l'abattage condamnent des êtres sensibles à une vie d'exploitation, puis à une mort violente et prématurée, alors même que nous n'avons pas besoin de produits d'origine animale pour vivre en bonne santé.
C'est dans ce contexte qu'aura lieu la nouvelle édition de la Marche pour la fermeture des abattoirs à Paris le 3 octobre 2026. Une Vegan Place (village associatif et commerçant) sera organisée le même jour pour apporter une touche gourmande et festive à l'événement.
Moins d’un an après son lancement, Oscar ai entre dans une nouvelle phase de développement. La startup, qui rend le SEO simple et accessible aux TPE et PME, sera présente à GO Entrepreneurs Lyon, alors qu’elle accélère son développement commercial, renforce ses équipes et consolide son implantation en Auvergne-Rhône-Alpes. Aider les TPE et PME à …
L’article Oscar ai confirme sa montée en puissance avec sa participation à GO Entrepreneurs Lyon est apparu en premier sur FW.MEDIA.
À la tête des agresseurs : César Ramaut, chef de la police de la ville et néo-nazi qui rêve de «tuer les blédards»
L’article Carcassonne : un jeune homme meurt quelques jours après avoir été violenté par la police municipale est apparu en premier sur Contre Attaque.

Valve a lancé les inscriptions pour le lancement du Steam Frame, casque de réalité virtuelle autonome dont la facture dépasse les 1 000 €.
Revolut pèse désormais plus de 100 milliards de dollars. Mistral AI a franchi 20 milliards d’euros trois ans après sa création. Helsing, Nscale, Lovable ou ElevenLabs ont changé de catégorie en quelques mois. Derrière ces valorisations émerge une nouvelle génération de dirigeants européens, mais aussi plusieurs modèles très différents de création de valeur : software, …
L’article FW.MEDIA 20 CEOs : 20 CEO qui façonnent le championnat européen est apparu en premier sur FW.MEDIA.
Choisir la forme juridique de son entreprise est une étape déterminante pour tout entrepreneur qui se lance seul dans une activité commerciale. Parmi les statuts disponibles, la SASU (société par actions simplifiée unipersonnelle) séduit de plus en plus de porteurs de projet grâce à sa souplesse de fonctionnement et à la protection qu’elle offre au …
L’article Créer une SASU en ligne : ce qu’il faut savoir est apparu en premier sur FW.MEDIA.
L’adresse d’une entreprise n’est jamais un simple détail administratif. Elle apparaît sur les devis, les factures, le site internet et parfois même sur la carte de visite du dirigeant. Avant qu’un client ne rencontre l’équipe ou ne visite les locaux, c’est souvent cette adresse qui forge sa première impression, bien avant la qualité du service …
L’article Comment choisir une adresse professionnelle qui valorise son entreprise est apparu en premier sur FW.MEDIA.
Les sécheresses ont eu raison du projet de Samuel Le Mercier. © Sylvain Lapoix/Vert
Au volant de son vieux tracteur Zetor rouge délavé, Samuel Le Mercier ramène sa dernière récolte de patates avant que l’humidité ne revienne sur les coteaux de Limalonges (Deux-Sèvres). Passées au tri, les trois quarts sont bonnes à jeter, «complètement bouffées par les taupins et les vers gris qui venaient chercher de la fraîcheur», souffle-t-il.
Son engin aurait bien besoin d’un passage au garage. D’un peu d’énergie, aussi. Mais Samuel Le Mercier ne refera pas le plein. À cause du prix du gasoil non routier qui a explosé, bien sûr. Mais aussi parce que, pendant cet été caniculaire, tout l’a lâché : «Le tracteur date des années 1980, il commence à fatiguer un peu… comme son propriétaire. Je pense que, dans mon cas, c’est réglé.» Après onze ans à cultiver sur la ferme familiale, Samuel Le Mercier arrête. Et il n’est pas le seul.
D’après un sondage de la chambre d’agriculture de la Charente-Maritime et des Deux-Sèvres, réalisé entre le 16 juillet et le 26 août, 64% des responsables d’exploitation interrogé·es envisagent l’arrêt de leur activité – dont 21% «sérieusement» et 5% «à court terme». Dans l’ordre des préoccupations : des charges trop élevées (67%), le manque d’eau (61%) et les problèmes de trésorerie (57%).
«La sécheresse agit comme un accélérateur d’une fragilité économique préexistante», analyse la chambre. Le plan d’aide à l’agriculture présenté par la ministre début septembre n’a rien changé : Samuel Le Mercier et beaucoup d’autres n’ont plus les moyens financiers ou physiques de faire une saison de plus.
Fils de céréalier, BTS agricole en poche, Samuel Le Mercier aurait pu reprendre la ferme familiale de 34 hectares en blé et tournesol conventionnels. Mais, à l’occasion d’un voyage en Argentine, il découvre des microfermes autosuffisantes où tout pousse sans pesticide.
En 2015, il contracte un bail agricole auprès de son père, convertit les céréales en bio et développe le maraîchage sur un hectare. «De toute façon, la chambre d’agriculture n’aurait pas accepté mon dossier d’installation si je ne m’étais pas diversifié, se souvient le paysan. Et, en un sens, ça m’a créé une sécurité.»
Installé à une heure des premières villes (Angoulême, Niort et Poitiers), il s’est constitué un dense réseau de distribution : légumes fournis aux paniers en ligne du Clic paysan, céréales à prix garantis aux moulins de Chassagne, deux soirs de vente directe à la ferme… Avec un chiffre d’affaires réalisé à 50% en céréales et à 50% en maraîchage, le paysan dégage un salaire de 1 260 euros. Il le partage depuis peu avec sa compagne, Aurélie Baffou, qui a délaissé son job pour prêter main-forte à mi-temps.
Samuel Le Mercier et Aurélie Baffou partagent un salaire de 1 260 euros. © Sylvain Lapoix/Vert
Dès le début, le changement climatique a labouré le modèle économique de sa petite ferme : «Tous les étés, j’ai une culture qui me lâche : c’étaient les céréales qui sauvaient le maraîchage, ou réciproquement, récapitule Samuel Le Mercier. En 2025, tout ce qui était sous serre était magnifique et, en plein champ, c’était pas la fête : la sécheresse a tué mes poireaux.» Cette dernière saison, les galères n’ont pas attendu le mois de juin pour faire basculer l’exploitation.
Dans les champs mal préparés à cause d’un hiver boueux (41% de pluie en excédent en Nouvelle-Aquitaine, selon Météo France), la chaleur a dépassé les 30 degrés Celsius (°C) dès avril. «Les blés ont pris un coup de chaud, ça a anéanti leur potentiel : j’ai récolté tout ce que j’ai pu», se désole le cultivateur. Un genou à terre, il ausculte les tournesols : teint grillé, tête basse, la plupart des tiges ne dépassent pas la ceinture.
Épuisés, les pieds de tomates qui donnaient auparavant jusqu’en décembre tendent leurs derniers fruits. Samuel Le Mercier a tout essayé : «Quand on a blanchi les serres à la chaux, les orages ont tout lavé en une après-midi sans faire tomber les températures…» Au lieu de sept à huit fleurs blanches au printemps, les plants d’aubergines n’ont tendu qu’un pistil.
Dans le sondage de la chambre d’agriculture, la moitié des répondant·es déclare prévoir des récoltes en baisse de 25 à 50%. «Je devrais être en train de semer mes cultures d’hiver, déplore Samuel Le Mercier. Mais, quand j’ai perdu 1 500 choux en juillet à cause des ravageurs et de la sécheresse, j’ai décidé d’abandonner.»
Fataliste, il constate : «Les seuls qui s’en sortent, ce sont ceux qui ont un accès sécurisé à l’eau, une bassine ou un bon puits.» L’agriculteur s’était pourtant équipé : «J’ai fait un forage à 40 mètres qui donne bien. Mais, quand l’arrosage est lancé dans les champs de maïs du coin, à la mi-juillet, je suis vite à sec.» Il branche alors sa citerne sur le réseau et change de tarif : de 50 centimes le mètre cube, il passe à deux ou trois euros. Malgré son goutte-à-goutte, le compteur affiche vite une facture à quatre chiffres.
Les canicules ont poussé le corps du paysan vers des fatigues inconnues : coup de pompe, douleurs articulaires… © Sylvain Lapoix/Vert
Un coût qui s’ajoute à une inflation généralisée : essence du tracteur, assurances, comptable… «Dès que j’ai un souci, il faut que je bricole : le mécano, c’est 70 euros de l’heure, sans les pièces», illustre-t-il.
Membres du syndicat agricole Confédération paysanne, qui demandait 5 000 euros de soutien par ferme, Samuel Le Mercier et sa compagne ont déchanté à l’annonce du plan d’urgence à un milliard d’euros de la ministre de l’agriculture, Annie Genevard. «Tout est orienté vers l’agroindustrie, désespère Aurélie Baffou. On cherche à nourrir nos enfants, préserver les écosystèmes… et la ministre ne donne pas un euro pour s’adapter. Et l’année prochaine, ils vont faire quoi ?»
«Travailler pour pas grand-chose, j’ai l’habitude, ironise le paysan. Mais quand ton corps ne te répond plus, tu ne peux pas envisager l’avenir sereinement.» Après un hiver à cracher ses poumons à cause d’une infection résorbée à coups d’antibiotiques, les canicules ont poussé le corps de cet ancien footballeur amateur vers des fatigues inconnues : coup de pompe après une matinée sous la serre, douleurs articulaires pendant les récoltes… «Et je n’ai que 40 ans», rappelle-t-il.
L’été à peine passé, les prévisions météorologiques pour la prochaine saison se voient de nouveau bouleversées par le retour du phénomène El Niño. Perturbation naturelle liée à la hausse des températures à la surface des océans, cette anomalie augmente les précipitations et les températures. Une nouvelle source d’instabilité qui a achevé de convaincre Samuel Le Mercier : «Le climat, c’est une épée de Damoclès : tu as beau t’accrocher, tu n’es pas maître de ton destin.»
Le Comité régional de l'énergie des Hauts-de-France s'est prononcé contre tout nouveau projet éolien terrestre d'ici 2035. Un vote non contraignant, qui a vu des écologistes s'abstenir, faute de garanties pour la faune.
Victoire symbolique pour l'ordre du contrevent : le 9 septembre, le Comité régional de l'énergie (CRÉ) des Hauts-de-France a voté à une très courte majorité un maintien à l'identique de la puissance éolienne d'ici 2035. Une forme de moratoire, même si ce vote n'a pas de (…)
Agences de l'eau, OFB, parcs nationaux, Ademe : le projet de budget 2027 prévoit de nouvelles suppressions de postes dans l'écologie. Le 15 septembre devant Bercy, une quarantaine d'organisations réclameront des moyens « à la hauteur de l'urgence climatique ».
Le lieu est bien choisi. Mardi 15 septembre à 19 h 30, c'est devant Bercy qu'une quarantaine d'organisations, de France Nature Environnement à Greenpeace, de la Ligue des droits de l'Homme à Solidaires, en passant par des syndicats (…)
If we’re going to hold Trump and his cronies accountable, we need representatives who are willing to do it. That’s where our Courage Candidates come in! They have committed to bringing impeachment on their first day in Congress. Find your Courage Candidate today!
Rep. Al Green intends to force an impeachment vote on Tuesday!
Now is the time to email and call your rep, and demand impeachment. Ask them: Are you in favor of unjustified killings of Americans, or are you ready to impeach Donald Trump. Because that’s what’s at stake.
Let’s let them know which side we’re on.
Select a Representative:SelectUse the following template to schedule an email to the appropriate office. Send the email as soon as possible.
DON’T FORGET TO ADD YOUR NAME AT THE BOTTOM OF THE EMAIL.
As a constituent of Rep. {{Rep Last Name}}, I demand that they vote to advance the impeachment proceeding, titled H.Res.1486, submitted by Rep. Al Green, to impeach President Donald Trump for flagrant abuses of power and high crimes and misdemeanors against the American people. Their vote to table or advance impeachment is a vote for or against the unjustified killings by ICE and CBP.
We put out regular calls to action. Clear, simple ways that you can use your voice to fix our democracy. We’re here to empower you — because holding Trump and his ghouls accountable is going to take all of us. Sign up today.
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US president’s eldest child married Palm Beach socialite Bettina Anderson in three-day celebration across two exclusive private islands
Donald Trump Jr and his wife, Bettina, confirmed on Monday that a Russian oligarch close to Vladimir Putin partially paid for the couple’s wedding celebrations in May, following a ProPublica report revealing Umar Kremlev spent hundreds of thousands of dollars on the events.
Trump Jr, the US president’s eldest child, married the Palm Beach socialite in a lavish three-day celebration across two exclusive private islands in May.
Continue reading...Donald Trump’s blithe comments at the weekend were characteristically unhelpful. A careful and considered discussion on the subject has yet to begin
A decade ago, the Democratic Unionist party (DUP) viewed Brexit as a potential gamechanger in the struggle to resist future pressure for a united Ireland. As the author and journalist Fintan O’Toole wrote in an essay published last year, the DUP hoped that the 2016 referendum would deliver “a double exit. Brexit would not simply mean the UK’s departure from the EU. It would also be an act of separation from the Republic. It would reverse the slow drift towards integration.” That proved to be, to put it mildly, a deeply flawed judgment.
The direction of travel since 2016 has instead been the opposite. Rather than leading to a hard border between Northern Ireland and Ireland, which would have disastrously undermined the Good Friday agreement, the UK’s divorce agreement from Brussels eventually placed one in the Irish Sea. The logic of further economic integration between north and south within the EU’s single market was reinforced.
Continue reading...Émission de l’Envolée du vendredi 18 septembre 2026.