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  • Festival Mondial des Cinémas Sauvages 2026

    Le Festival Mondial des Cinémas Sauvages revient à Bruxelles après sept années d'absence Du jeudi au dimanche, on va investir pour la première fois le ZK avec des projections, performances, ateliers, concerts, rencontres autour des tentatives de faire cinéma. Il y aura donc parfois plusieurs choses en même temps, mais au final on aime bien l'idée que le festival soit un endroit dans lequel on se balade et où on tombe sur des trucs qui nous permettent de croiser des récits Comme les éditions passées, les films libres de droit seront à disposition sur ordi et pour le reste on va essayer d'archiver une partie de tout ça ! Aussi, le festival repose toujours sur sa propre économie. L'entrée sera donc prix libre, les cantines aussi. Il y a quelques frais et défraiements à couvrir, alors si vous pouvez mettre quelques euros, ça nous aide à faire tourner la machine Septembre, Bruxelles se réveille, donc on espère vous voir au ZK car même si on a parfois la sensation d'organiser des trucs pour 40 cerveaux, c'est avec les tripes et celles de toutes les personnes impliquées à cette programmation qu'on se réjouit On rappelle ici, la charte du ZK : https://forum.zonneklopper.net/pub/charte-fr Ça va être beau et probablement un peu le bordel voilà !
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  • Manifestation Nationale des Travailleur.euses

    "À la veille du discours de politique générale, nous adressons un avertissement clair au gouvernement : nos alternatives doivent être entendues." "👉La FGTB attend du gouvernement qu'il corrige sa trajectoire et a fixé trois « lignes rouges » : une atteinte unilatérale à l'indexation, une hausse de la TVA et une annualisation du temps de travail. " "Menace de grève générale vers le 23 Novembre si une des lignes rouges est franchi." Combien de ligne rouge encore ? [1] Le gouvernement doit chuter. Les bases syndicales doivent reprendre le pouvoir sur leur appareil, en solidarité avec le reste de la société, et sortir de leur rôle de pions coloré dans des négociations humiliantes. Déjà et encore les plus fragiles sont laissées derrière et ne sont pas protégées par les lignes rouges syndicales. Aucun droits pour les travailleurs.euses sans-papiers, plus de 100 000 personnes exploitées en Belgique. Aucun droit pour les travailleurs.euses détenues, condamnées au traitement inhumains et enfermées de plus en plus massivement. [2] Aucun droit pour les travailleurs.euses mineures, les élèves, les enfants, les jeunes en formations, qu'on prépare à ne pouvoir devenir que chair à canon ou chien de garde du capital. [3] Aucun droit pour les travaileur.euses sans emplois. Aucun droit pour les travaileur.euses sans chez soi. et rien, pour les dingues et les paumées [4] Toujours aucune solidarité de la part des directions syndicales, qui plante leur écran géant pour qu'il serve de barrière pour protégé l'office des étrangers d'une nouvelles attaque, qui refuse l'usage de leurs bâtiments à des occupations solidaires et vitales, qui collabore au capitale et à ces guerres, qui veut décider du rythme des luttes et de leur fin. Pour que les services d'ordres syndicaux arrêtent de faites les flics bénévolement et le maintien de l'ordre pour les patrons. Pour que les bases interprofessionnelles retrouvent le dialogues entre elles pour construire la suite. Les manifs ont UN trajet, mais les trajets ont DES détours. 📅 Bloquez la date, rejoignez l'action et partagez cet appel autour de vous ! Et Prévoyez 5 jours de Grèves féministes [5] à partir du 25 Novembre dans tout le pays. Le temps des tomates [1] https://www.institut-athena.be/arizona-une-politique-budgetaire-inefficace [2] Haren Observatory [3] Renforcement entre police et écoles contre la délinquance juvénile : comment Bernard Quintin et Valérie Glatigny vont-ils s'y prendre ? [4] en musique [5] Journée internationale pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes
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  • PAG#10 – Surcharge et épuisements dans nos collectifs

    Et pour le dernier PAG de l'année, posons nous, prenons le temps et explorons ensemble la question de la surcharge et des épuisements individuels et collectifs. Comment en parler, la visibiliser ? Comment pouvons-nous agir dessus, nous en emparer collectivement ? Pour qui ? Les PAG's s'adressent à des personnes engagées bénévolement dans des collectifs autogérés non-professionnels, c'est-à-dire qui ne fonctionnent qu'avec des bénévoles (et si présence de salariées, où le fonctionnement reste porté par des bénévoles et où les décisions importantes sont prises par elleux). Groupes de max 20 et min 8 personnes. Participation La participation est gratuite et auto-financée par le fond de soutien interne de collectiv-a. Nous demandons aux participant·es d'amener de quoi boire et/ou manger à partager sur place. S"inscrire : https://collectiv-a.be/evenements_collectiv/pag10-surcharge-et-epuisements-dans-nos-collectifs/#formulaire https://collectiv-a.be/evenements_collectiv/pag10-surcharge-et-epuisements-dans-nos-collectifs/#formulaire
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  • PAG#9 – Anciennes et nouvelles personnes, place, transmission et implication

    Durant ce PAG, nous explorerons ensemble la manière dont nos collectifs appréhendent la question de la transmission et la place des ancien·nes et nouvelles·aux. Le degré d'ancienneté de chaque membre est une donnée inévitable. Comment vos collectifs accueillent-ils les nouvelles personnes pour peu à peu leur donner une place à part entière et qu'elles puissent se sentir légitimes ? Quel espace pour que les personnes plus anciennes transmettent leurs savoirs et savoirs-faire, ainsi que leur connaissance intime et implicite de la structure ? Quel soutien à l'empouvoirement des dernières arrivées et quelle aide pour que les ancien·nes laissent de la place, partage le pouvoir ? Quelle place est laissée aux fondateur·ices ? Comment la reconnaissance circule-t-elle entre toustes ? C'est quoi un PAG ? Ce sont des moments d'échanges de pratiques d'autogestion et de réflexion collective autour d'une thématique liée à l'autogestion. Ces espaces permettent l'apprentissage et le partage de pratiques. Ils peuvent aussi servir à tisser des liens entre collectifs qui aimeraient approfondir ensemble une question. Pour qui ? Les PAG's s'adressent à des personnes engagées bénévolement dans des collectifs autogérés non-professionnels, c'est-à-dire qui ne fonctionnent qu'avec des bénévoles (et si présence de salariées, où le fonctionnement reste porté par des bénévoles et où les décisions importantes sont prises par elleux). Groupes de max 20 et min 8. Participation La participation est gratuite et auto-financée par le fond de soutien interne de collectiv-a. Nous demandons aux participant·es d'amener de quoi boire et/ou manger à partager sur place. S"inscrire : https://collectiv-a.be/evenements_collectiv/pag9-anciennes-et-nouvelles-personnes-place-transmission-et-implication/#formulaire https://collectiv-a.be/evenements_collectiv/pag9-anciennes-et-nouvelles-personnes-place-transmission-et-implication/#formulaire
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  • The Batman Part 2 : Robert Pattinson annonce un film « radicalement différent »

    The Batman Part 2 ne sera pas une redite du premier film. Alors qu'il défend son nouveau long-métrage Primetime au Festival de Venise, Robert Pattinson a décrit la suite signée Matt Reeves comme une « relecture radicale » de Batman, attendue en salles le 18 février 2028.

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  • The Batman Part 2 : Robert Pattinson annonce un film « radicalement différent »

    The Batman Part 2 ne sera pas une redite du premier film. Alors qu'il défend son nouveau long-métrage Primetime au Festival de Venise, Robert Pattinson a décrit la suite signée Matt Reeves comme une « relecture radicale » de Batman, attendue en salles le 18 février 2028.

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  • PAG#8 – Se répartir les responsabilités et les tâches dans nos collectifs

    Pour ce PAG de la rentrée, nous aborderons la question de la répartition des tâches et des responsabilités dans nos collectifs. Qu'est-ce qui existe comme manière de faire pour se répartir les tâches ? Que faire des responsabilités plus ou moins lourdes, plus ou moins « ingrates », de celles qui sont visibles, d'autres moins mais tout autant nécessaires ? C'est quoi un PAG ? Ce sont des moments d'échanges de pratiques d'autogestion et de réflexion collective autour d'une thématique liée à l'autogestion. Ces espaces permettent l'apprentissage et le partage de pratiques. Ils peuvent aussi servir à tisser des liens entre collectifs qui aimeraient approfondir ensemble une question. Pour qui ? Les PAG's s'adressent à des personnes engagées bénévolement dans des collectifs autogérés non-professionnels, c'est-à-dire qui ne fonctionnent qu'avec des bénévoles (ou si présence de salariées, où le fonctionnement reste porté par des bénévoles et où les décisions importantes sont prises par elleux).Retour ligne automatique Merci de respecter ces critères en vous inscrivant.Retour ligne automatique Les groupes seront constitués de maximum 12 personnes et minimum 8. Participation La participation est gratuite et auto-financée par le fond de soutien interne de collectiv-a. Nous demandons aux participant·es d'amener de quoi boire et/ou manger à partager sur place. S"inscrire : https://collectiv-a.be/evenements_collectiv/pag7-se-repartir-les-responsabilites-et-les-taches-dans-nos-collectifs/#formulaire https://collectiv-a.be/evenements_collectiv/pag7-se-repartir-les-responsabilites-et-les-taches-dans-nos-collectifs/#formulaire
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  • Le Priol, Bouvier : le procès des « gentlemen fascistes »

    Le procès des assassins présumés de l’ex-rugbymen argentin Federico Martin Aramburú, le 19 mars 2022 en pleine rue à Paris, s’est ouvert ce lundi 7 septembre, avec sur le banc des accusés des militants d’extrême droite qui nient tout caractère politique…
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  • 21ème acquisition pour SUPERPROF / Un emoji caché dans le prix du rachat par NVIDIA / La Patagonie attire la prochaine vague de data centers

    Superprof rachète Tutors.com pour renforcer sa position aux États-Unis Superprof annonce l’acquisition de Tutors.com, présentée par son fondateur Wilfried Granier comme la plus importante des 21 opérations réalisées depuis la création de l’entreprise. Le groupe consolide ainsi sa présence aux États-Unis, qui constituaient déjà son premier marché, plutôt qu’il n’y fait son entrée. Le prix, …

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  • « La colère gronde dans les casernes » : les pompiers remontés après une réunion au ministère de l'Intérieur

    Après un été marqué par les incendies, l'intersyndicale des sapeurs-pompiers était réunie au ministère de l'Intérieur pour la présentation du projet de loi « de modernisation de la Sécurité civile ». Celle-ci n'a pas convaincu les syndicalistes.
    « Blabla institutionnel », « rien de concret », « saupoudrage »… À la sortie de leur rendez-vous, les sapeurs-pompiers avaient les mines déconfites. Mardi 8 septembre, l'intersyndicale était réunie au ministère de l'Intérieur où la direction (…)

    Lire la suite - Info / Incendies , Social
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  • Blessé lors d'une interpellation, le militant Ritchy Thibault va porter plainte

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  • Vert recrute : journaliste politique/écologie en CDD

    Pour ce renfort précieux pour notre équipe, il est attendu une fine connaissance de la politique française et des enjeux écologiques.

    Parmi les missions, le ou la journaliste participera à décrypter les programmes et autres propositions des candidat·es et se rendra sur le terrain en reportage.

    Le ou la journaliste peut avoir un profil généraliste sur l’écologie et la politique, ou plus spécialisé (climat, énergie, agriculture, transports, etc.).

    Vert, c’est :

    → Un média généraliste qui a l’urgence écologique comme grille de lecture de l’actualité. Avec ses formats courts, simples et accessibles gratuitement, Vert veut permettre au plus grand nombre de comprendre les crises de notre époque et de savoir comment agir.

    → Un journal quotidien (et hebdo) envoyé sous forme de newsletter qui compte plus de 140 000 abonné·es et un site très consulté.

    → Des comptes sur les réseaux très suivis (570 000 followers sur Instagram, 120 000 sur LinkedIn et Facebook, mais aussi des comptes sur Youtube, TikTok, Bluesky, Threads, etc.).

    → Un média indépendant financé par les dons de particuliers.

    → Une équipe de 18 salarié·es.

    Missions

    En lien avec le rédacteur en chef du pôle écrit (Rémy Calland), le directeur de la rédaction (Loup Espargilière) et l’ensemble de la rédaction, la ou le journaliste politique sera chargé·e de couvrir l’actualité de la campagne présidentielle, d’analyser la place de l’écologie dans la discussion publique et de décrypter les programmes des candidat·es à l’élection présidentielle.

    → Veille continue (AFP, médias, réseaux sociaux, sources institutionnelles ou personnelles, etc.) ;

    → Participation aux conférences de rédaction quotidiennes et hebdomadaires ;

    → Proposition de sujets dans la ligne éditoriale de Vert ;

    → Décryptages de programmes des principaux partis et candidat·es ;

    → Reportages de terrain ;

    → Enquête possible.

    Profil recherché

    Formation : École de journalisme ; école de sciences politiques.

    Expérience : au moins 3 ans d’expérience en média national ; avoir couvert une précédente campagne est un grand plus.

    Compétences : rigueur, excellente plume, maîtrise des formats décryptage et reportage d’actualité, sens de l’info, capacité à trouver des sujets et angles originaux.

    Connaissances : maîtrise des enjeux écologiques, connaissance des institutions.

    Qualités personnelles : autonomie, créativité, rigueur, efficacité, adaptabilité, esprit d’équipe.

    Conditions

    Type de contrat : contrat à durée déterminée (CDD).

    Salaire : 2 700€ brut, hors ancienneté et 13ème mois.

    Lieu de travail : sur site, à Césure (13, rue Santeuil, 75 005 Paris).

    Avantage : titres-restaurant pris en charge à 50% par jour travaillé ; mutuelle 50% ; forfait mobilité durable.

    Pourquoi c’est chouette de travailler à Vert ?

    → Vert est un média 100% indépendant qui vit des dons de ses lectrices et lecteurs. Pas d’actionnaires bizarres à qui rendre des comptes ou de publicités gênantes.

    → Vert est un média à impact. Vous contribuerez à bousculer le paysage médiatique avec un média qui a formé des centaines de journalistes, d’étudiant·es en journalisme et même de lycéen·nes. Vert a initié la Charte pour un journalisme à la hauteur de l’urgence écologique, nos journalistes interviennent régulièrement dans les grands médias, sont auditionnés par le Sénat, et nos informations sont régulièrement reprises en France comme à l’étranger.

    → Vert est un média ouvert sur son écosystème. Nous collaborons avec tout un tas de médias indépendants et traditionnels, ainsi qu’avec des associations, des festivals, ou des collectivités qui ont à cœur de faire le pont entre des acteurs souvent éloignés les uns des autres.

    → Vert est un média engagé dans la transformation de la société avec des valeurs fortes de sobriété et de solidarité. Nous avons par exemple pris position contre la montée de l’extrême droite, et nous sommes en faveur d’une société plus féministe, antiraciste et inclusive. Lisez notre manifeste.

    → Vert est un média en plein développement. L’équipe s’étoffe au fil des mois et le titre dispose d’une notoriété et d’un crédit croissants. Les prochaines années s’annoncent fastes et nous sommes porté·es par une communauté de lecteur·ices et de soutiens enthousiastes : le Club de Vert, les personnes qui nous soutiennent avec un don mensuel, compte déjà plus de 15 000 membres.

    → La direction porte une attention particulière aux conditions de travail des salarié·es, au respect de l’équilibre entre vie personnelle et professionnelle. Par ailleurs, un environnement sain, des locaux sympas et une bonne ambiance nous semblent être les ferments d’une expérience professionnelle riche.

    Pour candidater

    Complétez ce formulaire avant dimanche 27 septembre 2026.

    Le processus de sélection :

    1. Si vous êtes pré-sélectionné·e, un premier entretien court par téléphone.
    2. Exercice technique : écriture d’un article.
    3. Deuxième entretien avec la rédaction.

    Date de prise de poste : lundi 19 octobre 2026.

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  • Conférence gesticulée Fernando Zamora. Qui à tué Issam ? Violence systémique, déterminisme sociaux et délinquance

    Quand ?
    Le 18 septembre à 19h30

    Où ?
    Voix Machine 50 Rue Roger Salengro, 94120, Fontenay-sous-Bois

    Fernando Zamora : "Après plusieurs années passées à travailler dans une association qui accompagne des personnes détenues et ex-détenues, j'ai été marqué par de nombreuses trajectoires de vie - des parcours qui, souvent, faisaient écho au mien.

    Le déclencheur, ça a été le décès d'un jeune que je suivais, tué dans une fusillade. Il avait à peine vingt ans. Après ça, j'ai ressenti le besoin de créer cette conférence gesticulée. Pour comprendre. Pour mettre des mots. Pour ne pas laisser passer ça comme un fait divers de plus.

    Qu'est-ce qui pousse une partie de la jeunesse vers la prison ? D'où vient cette violence qui tue si jeune ? Quelles sont les structures qui nous abîment, et que devient cette violence quand elle est retournée contre nos propres semblables ?"

    À travers un récit intime, cette conférence gesticulée plonge au coeur des violences structurelles qui façonnent les vies des jeunes dans les quartiers populaires. Marqués par la pauvreté, les déterminismes sociaux et l'absence de perspectives, beaucoup voient leurs choix réduits à néant, enfermés dans des logiques de survie, de marginalisation et de délinquances multiples. Quels rôles tiennent les institutions - école, justice, police - comme rouages d'un système qui reproduit l'inégalité et écrase les trajectoires dès l'enfance ? Les violences policières, loin d'être des bavures, participent d'un contrôle social bien ancré, traversé par un racisme systémique. Cette conférence gesticulée est une prise de parole pour comprendre, dénoncer, et résister. »

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  • Vert recrute : journaliste carto/data en CDD

    Vert recrute un·e journaliste cartographie/data en contrat à durée déterminée (CDD) dès que possible pour contribuer, entre autres, à la couverture de la campagne présidentielle et des élections législatives.

    Celui ou celle-ci participera à décrypter les bilans et les programmes des candidats, mais sera aussi amené·e à travailler sur d’autres sujets majeurs de Vert (santé/environnement, désinformation, etc.). Elle ou il réalisera ses propres sujets, et contribuera à enrichir les articles et productions du reste de l’équipe.

    Vert, c’est :

    → Un média généraliste qui a l’urgence écologique comme grille de lecture de l’actualité. Avec ses formats courts, simples et accessibles gratuitement, Vert veut permettre au plus grand nombre de comprendre les crises de notre époque et de savoir comment agir.

    → Un journal quotidien (et hebdo) envoyé sous forme de newsletter qui compte plus de 140 000 abonné·es.

    → Des comptes sur les réseaux très suivis (570 000 followers sur Instagram, 120 000 sur LinkedIn et Facebook, mais aussi des comptes sur Youtube, TikTok, Bluesky, Threads, etc.).

    → Un média indépendant financé par les dons de particuliers.

    → Une équipe de 18 salarié·es.

    Missions

    Au croisement des pôles écrit, réseaux sociaux et enquête/solutions, la ou le journaliste data/cartographie sera chargé·e de concevoir des formats éclairants pour le public lors de l’élection présidentielle et des législatives.

    Le ou la journaliste sera pleinement intégré·e à la vie de la rédaction et à la couverture des grands temps forts de cette période. Les missions :

    → Participer aux conférences de rédaction quotidiennes et hebdomadaires ;

    → Collecter, nettoyer, analyser des données issues de sources variées (Osint) ;

    → Identifier des angles et faire émerger des sujets à partir des données pertinentes ;

    → Produire des cartes et des datavisualisations interactives à destination du site internet et/ou statiques pour la newsletter et les réseaux sociaux ;

    → Écrire les articles qui vont accompagner les cartes et dataviz ;

    → Collaborer avec l’ensemble de la rédaction pour concevoir des projets data ;

    → Contribuer à l’innovation éditoriale et au développement de nouveaux formats.

    Profil recherché

    Formation : École de journalisme ou comparable.

    Expérience : au moins 2 ans d’expérience dans un média reconnu.

    Compétences : recherche de données (Osint), enquête, excellente maîtrise des outils de cartographie et de datavisualisation, sens esthétique et capacité à appliquer une charte graphique, rigueur dans l’analyse, bonne écriture et orthographe.

    Connaissances : intérêt pour les sujets écologiques.

    Qualités personnelles : autonomie, créativité, rigueur, efficacité, adaptabilité, esprit d’équipe.

    Conditions

    Type de contrat : contrat à durée déterminée (CDD) jusque fin juillet 2027, avec possibilité de passage en CDI à l’issue du contrat.

    Salaire : 2 500€ brut, hors ancienneté et 13ème mois.

    Lieu de travail : sur site, à Césure (13, rue Santeuil, 75 005 Paris).

    Avantage : titres-restaurant pris en charge à 50% par jour travaillé ; mutuelle 50% ; forfait mobilité durable.

    Pourquoi c’est chouette de travailler à Vert ?

    → Vert est un média 100% indépendant qui vit des dons de ses lectrices et lecteurs. Pas d’actionnaires bizarres à qui rendre des comptes ou de publicités gênantes.

    → Vert est un média à impact. Vous contribuerez à bousculer le paysage médiatique avec un média qui a formé des centaines de journalistes, d’étudiant·es en journalisme et même de lycéen·nes. Vert a initié la Charte pour un journalisme à la hauteur de l’urgence écologique, nos journalistes interviennent régulièrement dans les grands médias, sont auditionnés par le Sénat, et nos informations sont régulièrement reprises en France comme à l’étranger.

    → Vert est un média ouvert sur son écosystème. Nous collaborons avec tout un tas de médias indépendants et traditionnels, ainsi qu’avec des associations, des festivals, ou des collectivités qui ont à cœur de faire le pont entre des acteurs souvent éloignés les uns des autres.

    → Vert est un média engagé dans la transformation de la société avec des valeurs fortes de sobriété et de solidarité. Nous avons par exemple pris position contre la montée de l’extrême droite, et nous sommes en faveur d’une société plus féministe, antiraciste et inclusive. Lisez notre manifeste.

    → Vert est un média en plein développement. L’équipe s’étoffe au fil des mois et le titre dispose d’une notoriété et d’un crédit croissants. Les prochaines années s’annoncent fastes et nous sommes porté·es par une communauté de lecteur·ices et de soutiens enthousiastes : le Club de Vert, les personnes qui nous soutiennent avec un don mensuel, compte déjà plus de 15 000 membres.

    → La direction porte une attention particulière aux conditions de travail des salarié·es, au respect de l’équilibre entre vie personnelle et professionnelle. Par ailleurs, un environnement sain, des locaux sympas et une bonne ambiance nous semblent être les ferments d’une expérience professionnelle riche.

    Pour candidater

    Complétez ce formulaire avant le dimanche 27 septembre 2026.

    Le processus de sélection :

    1. Si vous êtes pré-sélectionné·e, un premier entretien court par téléphone.
    2. Exercice technique à distance.
    3. Deuxième entretien avec la rédaction.

    Date de prise de poste : dès que possible.

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  • THE EXPLORATION COMPANY annonce une levée de 387 millions d’euros pour Nyx et Storm

    The Exploration Company renforce ses moyens pour conduire Nyx jusqu’à la Station spatiale internationale et accélérer le développement de son moteur Storm. Cette série C accompagne deux programmes aux horizons distincts, avec une priorité de court terme maintenue sur le transport de fret orbital et son retour sur Terre. The Exploration Company annonce aujourd’hui une …

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  • Xpeng lance la première ligne d’assemblage automatisée pour ses robots humanoïdes

    Xpeng affirme avoir mis en route la première chaîne de montage automatisée au monde pour robots humanoïdes. Un exemplaire en est sorti tout seul, en marchant : de quoi rappeler à Tesla qu'il n'est plus seul.

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  • Vinted en panne ce mardi 8 septembre 2026 : l’application est « temporairement indisponible »

    Mauvaise nouvelle pour les fashionistas : l'application Vinted est en panne ce mardi 8 septembre 2026. Les internautes ne peuvent plus consulter leurs ventes ou leurs achats. Le bug empêche même le dépôt ou le retrait des colis.

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  • Destruction d’espèces protégées en Sologne : cinq ans de prison avec sursis requis contre le milliardaire Olivier Bouygues

    Pendant tout son procès, Olivier Bouygues a nié sa responsabilité dans la chasse des oiseaux protégés dont les cadavres ont été retrouvés sur sa propriété. © Alain Jocard/AFP

    Amende maximale pour le milliardaire. Le tribunal correctionnel d’Orléans reconnait la responsabilité d’Olivier Bouygues dans la destruction d’espèces protégées sur son domaine de chasse de la Ferté-Saint-Aubin (Loiret). Ce mardi, l’institution judiciaire a requis cinq ans de prison avec sursis contre le fils de Francis Bouygues, fondateur du groupe de BTP, de télécoms et de médias du même nom. S’ajoutent à cette peine une amende de 750 000 euros, le maximum prévu pour ce type d’infraction, et une interdiction d’exercer une activité en lien avec la chasse pendant cinq ans.

    Le milliardaire était jugé pour «atteinte illicite en bande organisée à la conservation d’une espèce animale protégée ou à son habitat» et «destruction, transport et détention illicites d’une espèce animale non domestique», aux côtés de cinq autres prévenus : le régisseur de sa propriété et quatre gardes forestiers. À l’encontre de ces derniers, des peines d’un à quatre ans d’emprisonnement avec sursis ont été demandées, accompagnées d’amendes de 5 000 à 20 000 euros et de retraits temporaires du permis de chasse.

    Pour l’avocat d’Olivier Bouygues, Éric Grassin, les réquisitions sont «excessives». L’homme d’affaires n’a cessé de nier toute responsabilité depuis le début du procès. «J’ai d’autres chats à fouetter que de gérer au quotidien» les affaires de la propriété, a-t-il affirmé à la barre. En ouverture de son procès, lundi, il a même évoqué sa «surprise» à l’annonce de l’ouverture de l’enquête l’année dernière.

    Pièges à mâchoires et pelleteuse

    Rembobinons. Le 5 mars 2025, une source anonyme assure avoir vu des cadavres d’espèces protégées sur la propriété d’Olivier Bouygues. Des perquisitions sont menées et de nombreux oiseaux morts sont découverts : buses, grands cormorans, grandes aigrettes et faucons crécerelles. Des oiseaux qu’il est pourtant interdit de chasser. La tuerie ne se limite pas là. Les enquêteur·ices de l’Office français de la biodiversité (OFB) déterrent également des chats domestiques et sauvages.

    Outre les cadavres, les visites de la propriété ont permis de retrouver du matériel de chasse prohibé tel que des pièges à mâchoires ou encore une pelleteuse qui servait à l’enfouissement des animaux. Preuve supplémentaire : des documents listant les espèces protégées comme «nuisibles» à éliminer sont exposés, ainsi qu’un «système de prime» pour ceux qui parviendraient à éliminer les oiseaux ciblés. Selon les déclarations du régisseur du domaine, Olivier Bouygues «ne voulait pas que ça soit rendu public».

    Selon la procureure de la République d’Orléans, Emmanuelle Bochenek-Puren, la chasse de ces oiseaux était réalisée avec l’objectif de «préserver les parties de chasse organisées régulièrement en enlevant les prédateurs du petit gibier». Selon les éléments de l’investigation, les pratiques mises en cause se produisaient «en toute saison, avec une intensification au printemps», ont précisé le parquet et l’OFB, chargés de l’enquête.

    Une affaire à «valeur d’exemple»

    Cinq des six prévenus ont reconnu les faits, à l’exception d’Olivier Bouygues, donc, qui a martelé n’avoir «jamais vu» ce charnier. Il a tout de même reconnu en connaître l’existence, préférant parler de «fosse écologique». De son côté, le régisseur du domaine a évoqué des «pratiques ancestrales», réfutant toute accusation de «destruction» et évoquant une «régulation d’espèces qui menacent notre gibier ou notre poisson».

    La procureure de la République d’Orléans a dénoncé une «organisation qui perdure», avec à sa tête «le même propriétaire». Pour autant, tous les prévenus ont rejeté la responsabilité du propriétaire dans les destructions, ainsi que la qualification de «bande organisée».

    Une quinzaine d’associations de protection de l’environnement se sont constituées parties civiles. Parmi elles, la Ligue pour la protection des oiseaux (LPO), dont le président Allain Bougrain-Dubourg a assuré lundi prendre part à un procès «symbolique, car il illustre une situation totalement inédite», «avec des gens qui sont pétés de thunes, qui s’exonèrent du respect de la biodiversité». Selon lui, cette affaire doit avoir «valeur d’exemple» et «rappeler à l’ordre d’autres» personnes «qui pourraient avoir des idées analogues». À l’issue des réquisitions, les associations ont réclamé plusieurs dizaines de milliers d’euros en réparation du préjudice écologique et moral. La date du délibéré n’est pas encore connue.

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  • Le Japon, laboratoire des futurs Cyber – Harmony : la santé parfaite peut-elle devenir une infrastructure de contrôle ?

    Par Jean Langlois-Berthelot et Clémence Foufa

    Le soin qui ne s’interrompt jamais

    La médecine moderne intervient encore par épisodes. Une douleur conduit à une consultation ; un examen produit une mesure ; un traitement répond à une anomalie. Entre ces moments, le corps redevient largement silencieux. Harmony efface cet intervalle. Grâce au système WatchMe, l’organisme est suivi de l’intérieur, en permanence. La prévention n’attend plus le symptôme : elle accompagne chaque repas, chaque émotion, chaque variation biologique.

    Le renversement paraît d’abord désirable. Détecter tôt une maladie, adapter un médicament, prévenir une crise cardiaque ou suivre un patient fragile constituent des progrès réels. Les dispositifs connectés prolongent déjà la médecine au-delà de l’hôpital. Ils transforment toutefois la nature du soin. Lorsque la mesure devient continue, l’absence de mesure cesse d’être neutre. Ne pas porter le capteur, couper la transmission ou refuser une recommandation peut apparaître comme une faute envers soi-même, puis envers la collectivité.

    Project Itoh donne à ce basculement une forme particulièrement fine. Son monde ne repose pas d’abord sur la peur de la sanction, mais sur une éthique du souci mutuel. Chaque personne est invitée à préserver son corps parce que ce corps compte pour les autres. La santé devient ainsi un langage social. Un écart biologique ne signale plus seulement un risque médical ; il peut sembler révéler une irresponsabilité, une tristesse mal prise en charge ou un refus de participer à l’harmonie générale.

    Le corps devient un terminal

    Pour la cybersécurité, le corps suivi en continu ressemble moins à un patient qu’à un terminal critique. Il émet des données, reçoit des recommandations, dépend de logiciels, de capteurs, de modèles et de mises à jour. La chaîne ne s’arrête pas au dispositif porté ou implanté. Elle comprend l’application, le téléphone, le réseau, le fournisseur de cloud, l’algorithme de détection, le professionnel qui interprète l’alerte et l’institution qui décide de ce qu’il faut en faire.

    Une attaque contre cette chaîne peut prendre des formes très différentes. Voler des données de santé permet d’exposer une pathologie, une grossesse, une addiction ou un état psychologique. Modifier les données est plus grave encore : un signal falsifié peut déclencher une intervention inutile, masquer une urgence ou altérer la confiance d’un médecin dans son patient. Saturer le système d’alertes peut épuiser les équipes jusqu’à rendre l’anomalie véritable invisible. Dans un environnement de soin automatisé, la confidentialité protège la dignité ; l’intégrité et la disponibilité peuvent protéger directement la vie.

    Le risque tient aussi aux inférences. Une donnée banale, isolée, paraît peu sensible : rythme de sommeil, démarche, température, achats alimentaires ou fréquence des déplacements. Réunies, ces traces permettent de reconstruire des habitudes, des fragilités et parfois des diagnostics que la personne n’a jamais choisi de déclarer. Le secret médical devient alors difficile à circonscrire, car l’information de santé ne naît plus seulement dans un cabinet. Elle peut être produite par toute infrastructure capable d’observer la vie quotidienne.

    La douceur de la norme

    Harmony ne se contente pas d’imaginer une surveillance médicale totale. Le roman montre comment la surveillance peut devenir aimable. Une recommandation personnalisée ne ressemble pas à un ordre. Elle arrive avec le vocabulaire de la prévention, de l’attention et du soutien. Pourtant, plus elle est précise, plus son refus exige de se justifier. Le citoyen ne doit pas seulement décider ; il doit expliquer pourquoi il s’écarte de ce que le système présente comme la meilleure décision pour lui.

    Cette pression peut être économique avant d’être politique. Un assureur pourrait récompenser les comportements conformes, un employeur valoriser la régularité biologique, une plateforme ajuster ses services à un score de bien-être. Rien n’oblige formellement l’individu à transmettre ses données ; mais l’accès au meilleur tarif, au meilleur poste ou au parcours le plus fluide dépend progressivement de cette transmission. Le consentement demeure écrit tandis que la possibilité réelle de refuser s’amenuise.

    Le problème n’est donc pas seulement de savoir qui possède les données. Il faut savoir quelles conséquences peuvent être attachées au silence. Une société libre doit pouvoir protéger l’individu qui accepte un suivi comme celui qui choisit de ne pas transformer son corps en preuve permanente de bonne conduite. Sans cette symétrie, le droit au retrait devient théorique : on peut sortir du système, à condition d’accepter d’être traité comme un risque.

    Quand la prévention devient prédiction

    La prévention médicale cherche traditionnellement à réduire un risque. La prédiction algorithmique ajoute une ambition : identifier, parmi des milliers de signaux, la trajectoire probable d’un individu. Cette capacité peut améliorer le diagnostic et orienter les ressources. Elle peut aussi enfermer une personne dans l’avenir calculé à partir de son passé. Un modèle ne décrit alors plus seulement ce qui pourrait arriver ; il influence les décisions qui rendront cet avenir plus ou moins probable.

    Une alerte de dépression, de dépendance ou de comportement dangereux peut conduire à une aide précoce. Mais elle peut également produire une surveillance accrue, une exclusion professionnelle ou une intervention que la personne n’a pas sollicitée. Le faux positif devient une expérience biographique : même corrigé, il laisse des traces dans les dossiers, les relations et les décisions. À l’inverse, la confiance excessive dans le modèle peut faire taire les signes qui ne correspondent pas à ses catégories.

    Le monde d’Harmony révèle ici une confusion décisive entre le risque et la faute. Lorsque le système connaît à l’avance les gestes susceptibles d’altérer la santé, persister dans ces gestes paraît irrationnel, puis moralement suspect. La statistique glisse vers le jugement. Une probabilité devient une prescription ; une prescription devient une norme ; la norme finit par définir la personne acceptable.

    La centralisation du vivant

    Plus un système de santé agrège de données, plus il peut détecter des tendances rares, coordonner des traitements et anticiper des crises. Cette puissance crée cependant une concentration sans équivalent. Une base clinique traditionnelle contient des épisodes de soin. Une infrastructure continue peut contenir les rythmes, les vulnérabilités, les relations et les comportements d’une population entière. Elle devient simultanément un outil médical, un actif économique, une cible de renseignement et un moyen potentiel de gouvernement.

    La menace ne vient pas uniquement d’un acteur malveillant qui pénétrerait le système. Elle peut naître d’un élargissement progressif des usages. Des données recueillies pour soigner sont réutilisées pour planifier, assurer, recruter, contrôler une frontière ou évaluer une menace. Chaque extension paraît défendable prise isolément. Leur accumulation transforme pourtant une infrastructure de santé en architecture générale de classement des individus.

    Cette concentration crée aussi un risque systémique de confiance. Si une compromission révèle que les mesures ont été altérées pendant des mois, il ne suffit pas de restaurer les serveurs. Il faut déterminer quels diagnostics, traitements et choix publics reposaient sur des données devenues suspectes. Le dommage se propage alors dans le temps : chaque décision antérieure doit être réexaminée. Une infrastructure qui promet la connaissance continue du vivant doit donc conserver la capacité de prouver l’origine, la qualité et les transformations de chaque signal.

    La sécurité doit donc porter sur les finalités autant que sur les accès. Chiffrer une base ne suffit pas si l’organisation est autorisée à en tirer des décisions étrangères au soin. Il faut séparer techniquement et juridiquement les usages, limiter les rapprochements, documenter les modèles et rendre visibles les changements de finalité. Une donnée correctement protégée peut encore être employée de manière injuste ; une gouvernance correctement écrite peut encore échouer si l’architecture permet tous les croisements.

    Construire un droit au silence biologique

    La première règle consiste à ne pas confondre disponibilité du soin et obligation de surveillance. Un dispositif médical devrait pouvoir remplir sa fonction essentielle avec le minimum de données nécessaires, traiter localement ce qui peut l’être et continuer à fonctionner lorsque la connexion centrale disparaît. La résilience suppose un mode dégradé qui protège le patient sans exiger une transparence constante.

    La deuxième règle est la révocabilité. Une personne doit pouvoir suspendre un suivi, retirer une autorisation ou changer de fournisseur sans perdre l’accès aux soins déjà acquis. Les données indispensables au traitement ne doivent pas devenir le prétexte à une captation indéfinie de la vie. Le consentement n’est réel que s’il peut être modifié sans punition disproportionnée.

    La troisième règle tient à la séparation des pouvoirs. Celui qui soigne ne devrait pas être celui qui assure, recrute, sanctionne ou surveille. Les passerelles nécessaires doivent être rares, justifiées et contrôlables. Les décisions importantes doivent rester contestables, avec un accès à la donnée source, au raisonnement du modèle et à une appréciation humaine indépendante.

    Enfin, les systèmes doivent être éprouvés par des scénarios qui ne se limitent pas au vol de fichiers. Que se passe-t-il si un attaquant modifie les seuils d’alerte ? Si une plateforme classe une population comme non coopérative ? Si un gouvernement élargit soudainement l’usage des données à la sécurité intérieure ? Si une panne interdit aux personnes non connectées de prouver qu’elles ont droit à un traitement ? La menace la plus dangereuse n’est pas toujours la destruction du système. Elle peut être son fonctionnement impeccable au service d’une finalité devenue illégitime.

    Sauver la part qui échappe

    Harmony ne condamne pas la médecine, la prévention ou la solidarité. Sa force vient précisément de ce qu’il prend leurs promesses au sérieux. Le monde de Project Itoh a vaincu une grande partie de la souffrance évitable. Il devient inquiétant au moment où cette victoire ne tolère plus aucune relation obscure entre une personne et son propre corps.

    Une société humaine ne peut pourtant réduire la santé à l’obéissance parfaite d’un organisme. Vivre comprend des choix contradictoires, des risques consentis, des périodes de retrait et des manières différentes d’habiter sa fragilité. Tout ne doit pas être optimisé, partagé ou interprété. Le silence n’est pas nécessairement un symptôme ; l’écart n’est pas toujours une attaque contre le bien commun.

    La cybersécurité de la santé doit donc protéger une frontière paradoxale : permettre au système de connaître assez pour soigner, sans lui donner le droit de tout savoir pour gouverner. Le corps peut devenir une infrastructure connectée sans devenir un territoire public. La véritable harmonie ne naît pas de la disparition de toute dissonance. Elle suppose qu’une voix puisse encore se taire, se tromper, refuser et demeurer pourtant pleinement humaine.

    Repères documentaires

    1. Project Itoh, Harmony, Hayakawa Publishing, 2008 ; traduction anglaise par Alexander O. Smith, Haikasoru/VIZ Media, 2010.

    2. Organisation mondiale de la santé, Global Strategy on Digital Health 2020-2025, 2021. [source]

    3. Organisation mondiale de la santé, Ethics and Governance of Artificial Intelligence for Health, 2021. [source]

    4. OCDE, Recommendation of the Council on Health Data Governance, 2016. [source]

    5. UNESCO, Déclaration universelle sur la bioéthique et les droits de l’homme, 2005. [source]

    6. Union européenne, règlement (UE) 2016/679, notamment les articles 5, 9 et 22 relatifs aux données sensibles et aux décisions automatisées. [source]

    7. ENISA, ENISA Threat Landscape: Health Sector, 2023. [source]

    8. FDA, Cybersecurity in Medical Devices: Quality System Considerations and Content of Premarket Submissions, 2023. [source]

    Lorsque le soin devient permanent, automatisé et collectif, le corps n’est plus seulement protégé : il devient une infrastructure dont chacun doit rendre compte.

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  • Le Japon, laboratoire des futurs Cyber – Serial Experiments Lain : quand le réseau commence à fabriquer le réel


    par Jean Langlois-Berthelot et Clémence Foufa

    Le message qui survit à son auteur

    Le premier trouble de Lain tient moins au contenu du courriel qu’à son statut. Qui parle lorsque l’expéditeur n’est plus vivant ? Le compte a-t-il été compromis, le message programmé, l’identité copiée, ou faut-il admettre que la présence numérique possède une forme d’autonomie ? La série installe ainsi une question aujourd’hui banale sous une forme extrême : la persistance d’une trace peut-elle être confondue avec la continuité de la personne qui l’a produite ?

    Nos systèmes conservent des messages, des images, des historiques de localisation, des habitudes d’écriture et des réseaux de relations longtemps après que leur auteur a cessé de les alimenter. Ces traces permettent déjà de reconstituer une voix, d’imiter un style ou de fabriquer une réponse plausible. La compromission ne porte donc plus seulement sur un mot de passe. Elle porte sur l’ensemble des éléments à partir desquels une présence peut être simulée et reconnue par autrui.

    Lain fonctionne ici comme une forme de science-fiction prototyping, c’est-à-dire comme un monde fictif utilisé pour éprouver concrètement les conséquences sociales et techniques d’une rupture. Le message de la morte n’est pas une prédiction. C’est un test : quelles preuves exigerions-nous avant d’accepter qu’une voix numérique représente encore une personne, et qui aurait l’autorité de déclarer cette continuité authentique ?

    Le réseau ne reflète plus le monde

    Un réseau classique semble relier des réalités qui lui préexistent. Des personnes parlent, des institutions publient, des capteurs mesurent, puis les données circulent. Dans Lain, cet ordre se renverse. Le Wired ne reflète plus seulement les relations : il les produit. Une rumeur modifie la manière dont un individu est perçu ; cette perception modifie ses actes ; les nouveaux actes viennent ensuite confirmer la rumeur. Le système crée les preuves du récit qu’il a lui-même imposé.

    Cette boucle est centrale pour la sécurité informationnelle. Une attaque réussie n’a pas toujours besoin de falsifier chaque donnée. Il suffit parfois de modifier l’environnement qui leur donne sens : rendre certaines sources invisibles, amplifier une interprétation, ralentir une correction, associer artificiellement des acteurs ou faire apparaître un comportement comme majoritaire. Le contenu peut rester exact tandis que son contexte devient hostile.

    La disponibilité, la confidentialité et l’intégrité techniques demeurent indispensables, mais elles ne suffisent plus. Un service peut être disponible, correctement chiffré et exempt de modification non autorisée, tout en conduisant ses utilisateurs vers une représentation profondément fausse. Il faut alors protéger une quatrième propriété : la possibilité de reconstruire comment une information a été produite, sélectionnée, transformée et présentée.

    Cette exigence concerne particulièrement les systèmes de recommandation. Ils semblent mesurer les préférences, mais ils interviennent dans ce qu’ils mesurent : montrer davantage un contenu augmente sa visibilité, cette visibilité produit des réactions, puis ces réactions justifient une nouvelle amplification. La métrique devient performative. Sécuriser le réseau suppose donc d’auditer non seulement les données d’entrée, mais les boucles par lesquelles une décision algorithmique fabrique progressivement le comportement qu’elle prétendait seulement observer.

    Une identité faite de traces

    Lain découvre plusieurs versions d’elle-même. La jeune fille timide de la maison, la présence assurée du Wired et les images que les autres lui attribuent ne coïncident plus. Cette fragmentation n’est pas seulement psychologique. Elle révèle qu’une identité numérique résulte d’un assemblage : comptes, appareils, habitudes, groupes, historiques et jugements externes. Aucun élément ne suffit à lui seul, mais leur combinaison finit par paraître plus vraie que l’individu.

    Les systèmes d’authentification modernes exploitent précisément ces continuités. Ils observent l’appareil utilisé, la localisation, la manière de taper, les horaires et les relations habituelles. Cette sécurité comportementale peut détecter une anomalie ; elle peut aussi enfermer la personne dans son passé statistique. Celui qui change brutalement de vie, de langue, de rythme ou d’environnement devient suspect au regard du modèle qui prétend le reconnaître.

    La défense doit donc distinguer l’identification d’une personne de la conformité à son profil. Une identité sûre ne peut pas être une moyenne de comportements attendus. Elle exige des preuves renouvelables, plusieurs facteurs indépendants, des procédures de récupération et surtout la possibilité de contester ce que le système affirme. Sans cette faculté, l’attaquant le plus puissant n’est plus celui qui vole l’identité, mais celui qui convainc l’infrastructure qu’une personne n’est plus elle-même.

    Fabriquer le contexte plutôt que falsifier le fait

    Les manipulations les plus efficaces dans Lain ne ressemblent pas à de grossiers faux. Elles déplacent des souvenirs, brouillent la chronologie, font disparaître une relation ou installent un doute jusqu’à ce que le réel devienne indécidable. Cette logique correspond à une évolution majeure des opérations informationnelles : il n’est plus nécessaire de faire croire durablement une version précise. Il suffit de rendre toute version contestable.

    Une société saturée de contenus contradictoires peut perdre confiance dans ses propres mécanismes de vérification. La vidéo est suspecte, le témoin est accusé d’être synthétique, l’archive peut avoir été altérée et la correction elle-même paraît intéressée. L’attaque atteint alors un objectif supérieur au mensonge : elle transforme chaque preuve en opinion possible. Celui qui dispose déjà du pouvoir conserve l’initiative, car les autres doivent consacrer leur énergie à établir que quelque chose a réellement eu lieu.

    Dans ce contexte, la rapidité devient une vulnérabilité. Le premier récit agrège les réactions, influence les systèmes de recommandation et fixe les mots avec lesquels l’événement sera ensuite recherché. Une rectification tardive ne revient pas au point de départ : elle intervient dans un espace déjà structuré par les traces du faux. La réponse cyber doit donc préparer la preuve avant la crise, au lieu d’espérer la reconstituer lorsque le récit hostile a conquis l’attention.

    Le consensus synthétique est une attaque

    L’une des forces du Wired est de faire apparaître une présence partout à la fois. Des interlocuteurs inconnus reprennent les mêmes mots, les mêmes certitudes et les mêmes accusations. Leur répétition donne l’impression d’un consensus spontané. Or une multitude de signaux semblables peut provenir d’une seule architecture : réseau de comptes automatisés, coordination cachée, génération industrielle de commentaires ou manipulation des métriques de popularité.

    La menace ne réside pas uniquement dans la diffusion d’un message. Elle porte sur les indices sociaux auxquels les humains se fient pour évaluer sa crédibilité. Nombre de partages, tendance, classement, recommandations, réactions d’experts apparents : ces éléments ne prouvent rien, mais ils organisent l’attention. En les compromettant, l’attaquant ne modifie pas la phrase ; il modifie la scène sur laquelle elle est entendue.

    La défense exige alors de traiter les mécanismes de visibilité comme des composants critiques. Il faut auditer les règles d’amplification, détecter les comportements coordonnés, séparer la popularité de la fiabilité et rendre lisibles les intérêts qui structurent la circulation. Un consensus ne devrait pas être accepté parce qu’il est massif, mais parce que son origine, sa diversité et ses conditions de formation peuvent être examinées.

    Dans une crise, cette distinction devient opérationnelle. Une fausse alerte répétée par des centaines de comptes peut pousser une institution à confirmer trop tôt, détourner des équipes ou saturer un canal de signalement. L’attaque exploite alors le souci légitime d’écouter la population. La réponse consiste à disposer de voies d’authentification distinctes, capables de reconnaître un signal minoritaire réellement fiable sans le confondre avec le volume artificiel organisé autour de lui.

    La preuve doit voyager avec le contenu

    Face à la multiplication des contenus synthétiques, la tentation consiste à demander à un détecteur de décider ce qui est vrai. Cette solution restera fragile. Chaque progrès de détection provoque une adaptation de la génération ; les transformations successives dégradent les indices ; un contenu authentique peut sembler artificiel tandis qu’un faux soigneusement produit paraît naturel. La vérité ne peut pas dépendre d’un unique score opaque.

    Une approche plus robuste consiste à attacher au contenu une histoire vérifiable : appareil ou organisation d’origine, date, transformations, signatures et chaîne de conservation. Les standards de provenance cherchent à construire cette continuité. Ils ne prouvent pas qu’une scène est sincère, mais ils peuvent établir qu’un fichier provient bien d’une source déterminée et qu’il a suivi un ensemble connu de modifications.

    Cette architecture doit toutefois rester modeste. L’absence de provenance ne signifie pas automatiquement le faux ; une signature valide ne garantit pas l’honnêteté du producteur ; un système de confiance peut être compromis ou exclure ceux qui n’y ont pas accès. La provenance est une pièce de la preuve, pas un ministère de la vérité. Sa valeur vient de la possibilité de confronter plusieurs chaînes indépendantes.

    Dans une chaîne de commandement, cette nuance est décisive. La signature établit qui a émis l’ordre et si le message a été modifié ; elle ne prouve ni que l’émetteur était libre, ni que son compte n’était pas sous contrainte, ni que la situation décrite demeure actuelle. La preuve technique doit donc rejoindre une vérification contextuelle, humaine et temporelle avant qu’une décision irréversible soit exécutée.

    Protéger la capacité de douter

    Lain montre une adolescente qui cherche sans cesse à savoir quelle version d’elle-même mérite d’être crue. Le danger n’est pas le doute en soi. Le doute protège contre la première apparence. Il devient destructeur lorsqu’aucune procédure ne permet de le résoudre. Une société résiliente doit donc conserver à la fois la faculté de suspendre son jugement et les moyens de revenir vers une conclusion suffisamment solide pour agir.

    Cela suppose des canaux indépendants, des journaux horodatés, des archives hors ligne, des responsabilités éditoriales claires et des équipes capables de travailler avant que le consensus numérique se forme. Il faut aussi préserver des espaces où une information importante peut être examinée lentement, sans être immédiatement soumise à la compétition de l’attention. La vérification est une fonction opérationnelle, pas une vertu abstraite.

    Dans les organisations critiques, cette fonction devrait être exercée. On teste les sauvegardes et les procédures de reprise ; il faut également tester la capacité à authentifier une instruction, une image, une alerte ou une déclaration lorsqu’elles sont contestées. Qui possède la copie de référence ? Quel canal reste digne de confiance ? Qui peut attester l’origine ? Sans réponses préparées, le doute devient le terrain naturel de l’attaquant.

    La communication de crise doit elle-même être conçue comme une architecture de sécurité. Une parole officielle isolée sur une plateforme compromise ne suffit pas. Il faut des canaux redondants, des signatures connues à l’avance, des relais identifiés et une discipline de mise à jour qui permette de distinguer le silence, l’incertitude et la confirmation. La confiance ne se décrète pas au moment de l’incident ; elle se prépare par des habitudes de preuve répétées avant lui.

    Garder une réalité hors réseau

    La leçon de Serial Experiments Lain n’est pas qu’il faudrait quitter le réseau. Lain ne peut pas simplement revenir à un monde intact, car le Wired a déjà pénétré les relations, la mémoire et la manière dont chacun se perçoit. La solution ne réside pas dans une frontière imaginaire entre le réel et le numérique, mais dans la conservation de points d’appui qui ne dépendent pas tous de la même infrastructure.

    Une réalité partagée se défend par la pluralité. Plusieurs sources, plusieurs supports, plusieurs autorités de preuve et plusieurs rythmes de décision empêchent qu’une compromission unique redéfinisse l’ensemble. Cette pluralité coûte du temps et paraît moins élégante qu’un système central. Elle constitue pourtant la redondance cognitive d’une société, comme des réseaux séparés constituent la redondance technique d’une infrastructure.

    Le Wired devient dangereux lorsqu’il peut simultanément produire la trace, décider de sa visibilité et fournir le critère par lequel elle sera jugée. La cybersécurité doit rompre cette boucle. Elle ne protégera jamais une vérité totale, mais elle peut préserver les chemins par lesquels les personnes reviennent aux faits, confrontent les récits et refusent qu’une présence répétée partout devienne, par cette seule répétition, la mesure du réel.

    Repères documentaires

    1. Triangle Staff, Serial Experiments Lain, TV Tokyo / Pioneer LDC, 1998 ; création : Yasuyuki Ueda, Chiaki J. Konaka, Ryūtarō Nakamura et Yoshitoshi ABe.

    2. NIST, Cybersecurity Framework 2.0, 2024, et Zero Trust Architecture, SP 800-207, 2020. [source]

    3. Coalition for Content Provenance and Authenticity, C2PA Technical Specifications. [source]

    4. ENISA, Threat Landscape, et OCDE, Facts not Fakes: ressources sur les menaces informationnelles et l’intégrité de l’information. [source]

    5. Brian David Johnson, Science Fiction Prototyping: Designing the Future with Science Fiction, Morgan & Claypool, 2011.

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  • Le Japon, laboratoire des futurs Cyber – Ghost in the Shell : qui authentifie encore un être humain ?

    par Jean Langlois-Berthelot et Clémence Foufa

    L’identité comme chaîne de preuves

    Dans nos sociétés, l’identité repose encore sur une série d’ancrages que nous supposons relativement stables. Un nom est inscrit dans un état civil ; un visage correspond à une photographie ; une signature renvoie à une main ; un mot de passe ou une clé cryptographique ouvre un compte ; une voix permet de reconnaître un interlocuteur. Aucun de ces éléments ne suffit isolément, mais leur convergence produit une confiance raisonnable.

    Cette architecture se fragilise déjà. Un visage peut être synthétisé, une voix reproduite, un document falsifié, un téléphone détourné, un compte compromis. La dernière révision des recommandations américaines du NIST sur l’identité numérique distingue soigneusement l’établissement initial de l’identité, l’authentification et la fédération entre services. Elle ajoute aussi des mesures contre l’injection de contenus et les médias forgés. Ce vocabulaire technique signale une transformation profonde : l’identité n’est plus une évidence constatée, mais une chaîne de preuves dont chaque maillon peut être attaqué.

    Pourtant, nos dispositifs conservent une hypothèse rassurante. Derrière le compte, le visage ou le téléphone existerait une personne continue, intérieurement cohérente, qu’il suffirait de rejoindre par le bon canal. Ghost in the Shell détruit précisément cette hypothèse.

    Le corps n’est plus le dernier refuge

    La rupture centrale imaginée par l’œuvre tient moins au corps artificiel qu’à la dissociation possible entre le corps, la mémoire, la personnalité et l’accès au réseau. Les théoriciens de la science-fiction donnent à ce type d’écart fondateur un nom peu usuel, le « novum » : l’innovation fictive qui fait basculer un monde encore reconnaissable vers un autre. Ici, ce novum n’est donc pas le corps mécanique en lui-même. Le « shell » devient remplaçable ; le « ghost » devient connectable ; l’expérience intime peut être copiée, recomposée ou falsifiée.

    Dans le film de 1995, un modeste éboueur croit être marié et père d’une petite fille. Il possède des souvenirs, des émotions, des inquiétudes et même une photographie qui semble confirmer son histoire. Tout est faux. Le Marionnettiste ne s’est pas contenté d’usurper son identité pour utiliser son corps à distance : il a installé en lui une biographie capable de produire des comportements sincères. L’homme ne ment pas. Il obéit fidèlement à une vie qui n’a jamais existé.

    Cette scène déplace le problème cyber. Une compromission classique permet à quelqu’un d’agir à votre place. Le piratage du ghost permettrait de vous faire agir vous-même au nom d’intentions qui ne sont plus les vôtres. Dans le premier cas, l’enquête cherche l’intrus. Dans le second, elle doit établir si la personne présente est encore l’auteur de ce qu’elle fait. La différence est vertigineuse : une signature peut être authentique, un visage vivant, un appareil correctement enregistré, et l’acte néanmoins provenir d’une volonté altérée.

    La menace ne consiste donc plus seulement à voler les attributs d’une personne. Elle vise la relation entre cette personne et ses propres attributs. La cybersécurité entre alors dans un domaine qui était jusqu’ici celui de la philosophie, de la médecine et du droit : la continuité de l’agent humain.

    Une surface d’attaque qui franchit la peau

    Nous sommes évidemment loin des cybercerveaux de Shirow. Les interfaces cerveau-machine actuelles demeurent principalement expérimentales ou médicales. Elles ne lisent pas une conscience et n’injectent pas une biographie complète dans un cerveau. Il serait absurde de présenter chaque électrode comme l’antichambre du Marionnettiste.

    La trajectoire technique mérite néanmoins d’être regardée sans naïveté. En 2023, une neuroprothèse expérimentale a décodé en temps réel l’activité associée à une tentative de parole chez une personne paralysée, à une cadence de 62 mots par minute. D’autres travaux montrent que des signaux électroencéphalographiques peuvent révéler, au-delà de la tâche recherchée, des informations permettant d’inférer l’identité d’un utilisateur ou certaines caractéristiques personnelles. Les interfaces ne donnent pas accès à une pensée transparente ; elles produisent cependant des données intimes, riches et réutilisables.

    Surtout, une interface neuronale n’est jamais un objet unique. Elle forme une chaîne : capteurs, implant éventuel, micrologiciel, liaison sans fil, application, modèle d’apprentissage, serveur distant, système de mise à jour et dispositif de restitution. Une donnée neurale peut être interceptée ; un modèle peut être empoisonné ; une commande peut être modifiée ; un retour sensoriel peut être falsifié. La surface d’attaque ne s’arrête plus à la peau.

    Les autorités sanitaires traitent déjà la cybersécurité des dispositifs médicaux comme une question de sécurité physique et de cycle de vie. La FDA demande désormais que la résilience aux menaces soit intégrée à la conception, à la documentation et au suivi des appareils connectés. En 2025, l’UNESCO a adopté une recommandation internationale sur l’éthique des neurotechnologies, en insistant notamment sur la dignité, l’autonomie et la confidentialité mentale. Nous ne sommes pas dans Ghost in the Shell ; nous entrons néanmoins dans un monde où l’intégrité d’un logiciel peut conditionner l’intégrité d’un geste, d’une perception ou d’une capacité de communication.

    Authentifier l’acte plutôt que l’âme

    Comment authentifier une personne augmentée ? La première réponse serait d’accumuler les preuves : biométrie, comportement, localisation, état des appareils, historique des connexions et données physiologiques. Cette solution serait techniquement séduisante et politiquement désastreuse. Pour protéger l’identité, elle imposerait de surveiller sans interruption la personne entière. L’authentification continue deviendrait une forme de tutelle continue.

    Il faut donc déplacer la question. L’objectif réaliste ne sera jamais de certifier l’âme d’un individu. Il sera d’établir, avec un niveau de confiance proportionné au risque, les conditions dans lesquelles un acte a été produit.

    Cette vérification pourrait reposer sur plusieurs continuités distinctes. La continuité juridique relie l’individu à son état civil et à ses droits. La continuité matérielle établit quels implants, prothèses, terminaux ou logiciels participaient à l’action et s’ils se trouvaient dans un état connu. La continuité contextuelle vérifie que la demande, le lieu, le moment et la mission étaient cohérents. La continuité comportementale peut détecter une rupture manifeste, sans prétendre transformer chaque habitude en norme obligatoire. Enfin, la continuité de consentement doit permettre de confirmer qu’une action sensible a bien été voulue au moment où elle a été exécutée.

    Cette dernière distinction est essentielle. Prouver que « Motoko Kusanagi » est connectée ne prouve pas que Kusanagi autorise la commande transmise par son cybercerveau. De même, un opérateur militaire, un chirurgien ou un responsable d’infrastructure peut être correctement identifié tout en agissant sous contrainte, sous manipulation ou à travers une interface compromise.

    Il faut donc authentifier davantage les actes, et moins prétendre authentifier une essence. Pour une opération critique, cela implique une confirmation indépendante, un délai de révocation, une séparation entre préparation et exécution, ou l’intervention d’un second humain de confiance. La technique doit créer des points où la volonté peut se manifester clairement, plutôt que supposer qu’elle traverse sans altération tous les systèmes intermédiaires.

    Quand la réponse à incident devient personnelle

    Cette approche transforme également la réponse à incident. Lorsqu’un ordinateur est compromis, on l’isole, on préserve les traces, on révoque ses certificats, on restaure un état réputé sain et l’on contrôle sa réintégration au réseau. Que faire lorsque le système compromis participe directement à la perception ou au mouvement d’une personne ?

    Il faudra prévoir des modes dégradés centrés sur l’humain : possibilité de couper les interfaces non vitales, retour à des canaux sensoriels ou décisionnels indépendants, assistance par un tiers de confiance, conservation locale de journaux d’intégrité et séparation entre les fonctions médicales indispensables et les services de confort. La mise hors réseau ne devra jamais signifier la mise hors société.

    Il faudra aussi apprendre à révoquer un composant sans révoquer la personne. Aujourd’hui, lorsqu’un téléphone est compromis, on invalide ses clés et l’utilisateur change d’appareil. Demain, un implant ou une prothèse devra pouvoir perdre son autorité cryptographique sans que son porteur perde son identité, ses droits ou sa capacité à prouver qu’il reste lui-même. Le « shell » peut être suspect ; le sujet ne doit pas devenir coupable par contamination.

    La question de la preuve deviendra particulièrement difficile. Une décision contestée pourra résulter d’une erreur humaine, d’un biais du modèle, d’une défaillance matérielle, d’une commande hostile ou d’une interaction imprévue entre ces causes. Il ne suffira plus de demander qui a cliqué. Il faudra reconstituer comment l’intention s’est formée, par quelles transformations elle est passée et à quel moment elle a cessé, peut-être, d’appartenir à son auteur.

    Ne pas transformer la confiance zéro en soupçon total

    Pour les organisations, l’enjeu commence bien avant l’apparition d’un cerveau entièrement connecté. Les travailleurs utilisent déjà des montres, des lunettes, des exosquelettes, des aides auditives, des implants médicaux et des systèmes d’assistance algorithmique. Les soldats et les forces de sécurité expérimentent des équipements où le corps, le capteur, le logiciel et le réseau forment une même boucle opérationnelle. Chaque gain de performance crée une dépendance nouvelle.

    La doctrine devra alors distinguer au moins trois autorités : la personne, le dispositif qui traduit ou amplifie son action, et le système distant qui interprète les données. Une commande peut être légitime au niveau de l’opérateur et corrompue dans sa traduction. Elle peut être techniquement intacte mais suggérée par une information falsifiée. Elle peut aussi être bloquée par un mécanisme de sécurité qui protège le système contre son propre utilisateur. Sans cette cartographie des responsabilités, l’augmentation produira moins un surcroît de puissance qu’un brouillage du commandement.

    La sécurité des chaînes d’approvisionnement deviendra, elle aussi, corporelle. Il faudra connaître les composants logiciels d’un appareil, maintenir ses mises à jour, surveiller les dépendances abandonnées et organiser sa maintenance pendant toute sa durée d’usage. Mais un corps n’est pas un parc informatique : on ne remplace pas un implant critique à chaque changement de version. La résilience exigera des architectures longues, réparables, documentées et capables de fonctionner lorsque le fabricant, le cloud ou le modèle d’origine auront disparu.

    Enfin, le principe de confiance zéro doit être manié avec prudence. Appliqué aux systèmes, il rappelle qu’aucune connexion ne mérite une confiance automatique. Appliqué brutalement aux personnes augmentées, il pourrait signifier qu’un individu doit prouver à chaque instant qu’il n’est ni altéré, ni manipulé, ni défaillant. Une société obsédée par l’intégrité cognitive finirait par traiter toute singularité comme une anomalie. Le droit à la sécurité devra donc rester compatible avec un droit à l’opacité, au changement et même à l’incohérence.

    Préserver une distance

    Ghost in the Shell ne nous annonce pas que des hackers réécriront demain nos souvenirs. L’œuvre accomplit quelque chose de plus utile : elle retire un à un les supports sur lesquels repose notre confiance. Le visage ne suffit plus, puisque le corps est interchangeable. La mémoire ne suffit plus, puisqu’elle peut être fabriquée. Le comportement ne suffit plus, puisqu’il peut être orienté. La conscience elle-même ne constitue plus une frontière nette, puisqu’elle dialogue avec des systèmes qui la prolongent et la modifient.

    Il reste alors une question plus modeste, mais praticable : quelles continuités devons-nous préserver pour qu’une personne puisse encore être reconnue comme l’auteur de ses actes ? La réponse ne viendra ni d’un identifiant universel ni d’une surveillance totale. Elle reposera sur une architecture de confiance fragmentée, réversible et contestable, qui protège simultanément l’intégrité des dispositifs et l’autonomie de ceux qui les portent.

    Dans le monde de Shirow, le ghost survit parce qu’il ne se confond jamais tout à fait avec son shell. Dans le nôtre, cette distance pourrait devenir un principe de cybersécurité. Plus la technique s’approchera de l’esprit, plus elle devra laisser à l’être humain un espace qui ne soit ni mesuré, ni connecté, ni immédiatement transformé en commande. C’est peut-être là que se jouera la dernière authentification : non pas démontrer qu’une machine connaît parfaitement une personne, mais préserver la possibilité pour cette personne de lui dire non.

    Repères documentaires

    1. Masamune Shirow, Ghost in the Shell, Kōdansha, 1989-1991 ; Mamoru Oshii, Ghost in the Shell, Production I.G, 1995.

    2. NIST, Digital Identity Guidelines, SP 800-63, Revision 4, version finale publiée en juillet 2025. [source]

    3. Francis R. Willett et al., « A high-performance speech neuroprosthesis », Nature, vol. 620, 2023, p. 1031-1036. [source]

    4. Lubin Meng, Xue Jiang, Tianwang Jia et Dongrui Wu, « Protecting Multiple Types of Privacy Simultaneously in EEG-based Brain-Computer Interfaces », IEEE SMC, 2024. [source]

    5. Sergio López Bernal et al., « Security in Brain-Computer Interfaces: State-of-the-art, opportunities, and future challenges », ACM Computing Surveys, 2021. [source]

    6. Food and Drug Administration, Cybersecurity in Medical Devices: Quality Management System Considerations and Content of Premarket Submissions, février 2026. [source]

    7. UNESCO, Recommandation sur l’éthique des neurotechnologies, adoptée en novembre 2025. [source]

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  • Face à la Chine, est-ce déjà trop tard pour la filière européenne du panneau solaire ?

    La liquidation de l’entreprise française Carbon a douché l’ambition européenne d’une relance de la filière des panneaux photovoltaïques. Les acteurs du Vieux Continent ont-ils encore une chance d’exister sur le marché mondial ?
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  • Trump’s call to rename New Mexico ‘New America’ is a distraction tactic, Democrats say

    Amid unpopular Iran war and persistent inflation, governor says state has had its name since before US existed

    Democrats have hit back against Donald Trump’s suggestion that the state of New Mexico should be renamed “New America”, accusing the US president of trying to distract from his war on Iran and rising prices.

    The administration moved to rename the Gulf of Mexico as the “Gulf of America” hours after Trump’s return to office in January 2025. In August, as trade tensions escalated between the US and Canada, it moved to do the same with Lake Ontario, moving to rename it as “Lake America”.

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  • Cisjordanie: 12 pays, dont la France et le Royaume-Uni, veulent sanctionner le commerce avec les colonies israéliennes

    Les chefs d’État et de gouvernement de la France, du Royaume-Uni et du Canada entendent, par de nouvelles sanctions, «empêcher que la situation se détériore davantage». Les dirigeants israéliens, comme leurs homologues états-uniens, dénoncent cette décision.
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  • Nintendo lance sa première Switch 2 collector aux couleurs de Zelda

    Nintendo a profité du Direct dédié aux 40 ans de la saga Zelda pour officialiser la toute première Switch 2 collector. Elle accompagnera le lancement du remake de The Legend of Zelda: Ocarina of Time.

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  • Palantir désigne Nebius comme partenaire privilégié pour proposer une infrastructure d’IA souveraine à ses clients

    Quand deux briques complémentaires de la chaîne IA se rapprochent, cela peut faire des étincelles. C’est le cas de Nebius et Palantir : le premier va fournir l’infrastructure lourde (GPU, cloud, inférence), tandis que le second fournit le stack logiciel qui permet aux entreprises d’exploiter leurs données et leurs modèles dans un environnement contrôlé.

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  • Les « villes éponges » protègent de la sécheresse et limitent les inondations

    Copenhague fournit l'analyse la plus complète. Après les orages de 2011, la ville a comparé deux scénarios. Le tout-tuyau coûtait 20 milliards de couronnes pour une perte nette de 4 milliards. La solution combinée, verte et grise, coûtait 13 milliards pour un gain net de 3 milliards. Quant à la valorisation immobilière liée aux aménagements, elle est estimée à 1,4 milliard de couronnes. 

    Cet article Les « villes éponges » protègent de la sécheresse et limitent les inondations est apparu en premier sur La Relève et La Peste.

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  • Contre l’autoroute A412 dans le Chablais : c’est maintenant !

    Ce lundi 7 septembre au matin, le chantier de l’A412 entre Machilly et Thonon a démarré, avec engins de chantier et Flics. Des habitant·es·x résistent, c’est le moment de les soutenir !

    Depuis le début de matinée, ce lundi 7 septembre, des abatteuses géantes et des camions d’extraction tentent de rentrer dans la Fôret de Planbois et ses zones humides. Le promoteur attaque simultanément sur plusieurs points pour raser un maximum d’arbres avant tout recours et déclarer le chantier inarrêtable.

    C’est ces prochains jours que tout se joue.

    Bilan du premier jour, lundi 7 septembre.
    Ce lundi, des abbateuses et autre engins, escortés par des flics, ont pu démarré le saccage de la dernière grande forêt de plaine du bassin lémanique. les dégâts sont déjà grands. Pendant que des milliers d’hectares brûlent, que les glaciers s’effondrent et que le reste sèche, on a pu voir de quoi Eiffage était capable pour passer en force.

    Mais dès ce lundi, on a pu aussi voir spontanément des dizaines de personnes s’opposer physiquement aux machines, organiser des ravitaillements… En bloquant le chantier, iels ont aussi contré l’argument des politicien·nes qui martèlent que l’ensemble du chablais attend cette autoroute.

    Non, des habitant·es·x résistent et la lutte continue.

    Des actions possibles dès maintenant :

    • Rejoignez le terrain : suivez les infos ici et sur les réseaux pour connaître les points de blocage en cours, préférez le vélo ou la marche pour l’approche finale. (la situation évolue vite sur place, renseignez vous sur le tracé et les accès avant ) :

    Les adresses d’infos du collectif stop A412

    • organisez-vous collectivement, contactez vos proches dans le secteur, équipez-vous en conséquence : bonnes chaussures, eau, nourriture, banderoles, gilets visibles, papiers d’identité si possible (contrôles sur place),
    • venez si possible sans téléphone, et sans carnet d’adresse,
    • soutenez financièrement la caisse d’urgence, pour la logistique de lutte,

    La résistance sur le terrain va s’amplifier et devoir tenir sur la durée : si vous n’êtes pas disponibles ou proches maintenant, organisez-vous dans vos villages et vos quartiers pour venir bientôt. Tenez vous informé·es·x de la situation sur place, en lien avec les habitant·es·x qui résistent.

    Depuis plus de 30 ans, l’opposition a tenu en échec plusieurs générations de politicien·nes et promoteurs véreux : il n’y a toujours pas d’A412, et il n ’y en aura pas !

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  • Ces lunettes qui projettent un écran géant devant vos yeux, tombent en promo pour le French Days

    [Deal du jour] Au moment où RayNeo lève le voile sur sa nouvelle génération de lunettes à réalité augmentée à l'IFA 2026, le modèle Air 4 Pro sorti début 2026 se négocie à 253,99 € au lieu de 268,99 € chez Cdiscount.

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  • Avant GTA 6, Bouygues annonce une PS5 à 1 € : on a calculé ce qu’elle coûte vraiment

    Bouygues proposera une PS5 numérique à partir de 1 € du 15 septembre au 4 octobre 2026. Le prix implique de faire reprendre un appareil et de s’engager deux ans sur une Bbox Gaming. Une bonne affaire ?

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  • Monsieur le premier ministre, le journalisme n’est pas de la communication déguisée en information

    Invoquant la «vie des affaires», les «marchés financiers» et les «intérêts supérieurs de la nation», le premier ministre a saisi la procureure de la République de Paris à la suite d’informations de presse sur l’élaboration du futur budget de l’État. Insensé et inquiétant.
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  • Panne Doctolib : le site est totalement inaccessible, voici ce que l’on sait

    Doctolib est tombé en panne générale ce mardi 8 septembre en tout début d'après-midi. Les signalements ont explosé en quelques minutes.

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  • Autistici/Inventati met fin à ses activités de services internet libres et autonomes

    Fin de Autistici et de Noblogs : Le néofascisme américain et ses alliés détruisent des outils de libre expression

    ajout de la modé : Pour les personnes qui utilisent le service mail austiciti.org pour accéder/sauvegarder leurs mails, elles peuvent (on ne sais jusqu'à quand) se connecter sur mail.inventati.org
    pour sauvegarder vos .noblogs en local : https://kolektiva.social/@AberdeenLocal1312/117229033973331980

    article publié sur Ricochets

    Les solidarités et protestations semblent impuissantes quand le rouleau compresseur américain et ses menaces sur les entreprises qui fournissent des services au réseau internet autonome Autistici/Inventati mettent le paquet.
    Dans l'internet plus qu'ailleurs, l'autonomie semble bien relative, car elle dépend du bon vouloir d'États, d'infrastructures et de services (comme les noms de domaine, des banques...) liés directement ou indirectement au capitalisme mondialisé.

    On le sait, derrière leurs allégations récurrentes sur le respect de la liberté et de la vie privée, les coalitions libérales (qu'elles soient ouvertement néofascistes ou banalement de droite, et aussi parfois quand elles se disent de gauche) ne défendent que leur propre liberté, la liberté des entreprises capitalistes et des riches, mais pas les libertés des foules et des contestataires de gauche. Les foules sont scrutées par des dispositifs techno-numériques intrusifs de surveillance et matées par la force quand elles mouftent, tandis que les contestataires radicaux sont régulièrement traités de terroristes pour pouvoir les éliminer sans procès, avec le complément de moyens extra-légaux si nécessaire.
    Cette affaire de services internet autonomes attaqués par les libéraux permet de rappeler de manière éclatante cette réalité.

    -> Est-il possible de créer des services internet publiques pour activistes hors de portée du pouvoir de nuisance des États et des puissances capitalistes ?

    Le communiqué en français du 06 septembre qui annonce la fin de Autistici/Inventati :

    « Autistici/Inventati met fin à ses activités - Restez humain »

    Communiqué du collectif du 6 septembre 2026.

    Le jour où nous avons découvert que nous avions été désignés comme une organisation terroriste mondiale, nous nous étions promis que nous tenterions de résister aussi longtemps que possible, que nous ne céderions pas tant que nous aurions des possibilités de tenir bon. Nous avons fièrement maintenu et défendu une infrastructure libre, sécurisée, autonome et politiquement engagée pendant des années.

    Pour nous, « Restez humain », ce n'est pas une phrase vide de sens.

    Cela veut dire que, par dessus tout, nous avons la responsabilité de protéger nos utilisateur-ices, celles et ceux qui construisent le réseau humain qui nous relie, ainsi que les communautés qui nous inondent de messages de soutien et de solidarité.

    Nous ne pouvons nous engager dans un combat ou nous exposer à des manipulations qui menaceraient la vie de ces personnes et des personnes qui leurs sont chères, les laissant à la merci d'autocrates, de fascistes et d'agences gouvernementales capables de manoeuvres extra-légales. La possibilité que notre travaille puisse provoquer des conséquences légales et financières à celles et ceux qui nous sont proches - ou qui ont seulement quelque chose à voir avec nous - ne nous laisse pas le choix.

    A/I met fin à ses activités.

    Le collectif Autistici/Inventati met fin à ses activités et cessera prochainement de fournir l'ensemble des services qu'il propose.

    Il n'y a pas de manière facile d'annoncer ou d'expliquer cela.

    Chaque jour où nous avons pu rester en ligne après le 26 août 2026 a été une victoire, mais nous sommes obligés de nous arrêter.

    Aucun d'entre nous n'a une haute estime des gestes héroïques et des martyrs, nous ne demanderons ainsi aucun sacrifice. Pas de nous ni ne quiconque. Il s'agit d'un climat politique, Dans le contexte politique actuel, le fait de continuer à proposer nos services met en danger nos utilisateur-ices et toutes les personnes qui font partie de nos communautés. Dans un monde où les accusations sont à ce point déconnectées de la réalités, on ne peut s'attendre qu'à ce que la répression devienne de plus en plus disproportionnée. Dans ces circonstances, nous ne sommes plus en mesure de maintenir notre objectif initial - offrir des outils sécurisés et non-commerciaux.

    Ces 25 années ont été extraordinaires. Ça a été une « sacrée aventure ».

    Maintenant, éteignez vos ordinateurs, sortez de chez vous, luttez, embrassez-vous et continuez à sourire. Nous nous arrêtons, mais la Résistance et ses idées, elles, ne s'arrêtent pas. Restez humains.

    Nous enverrons prochainement des indications sur les manières de sauvergarder les contenus de vos blogs, de vos boîtes mails et de vos sites internet, avec des recommandations d'ordres plus techniques. Mais gardez à l'esprit que de la même manière que le domaine autistici.org était rendu inaccessible sans pré-avis, nous risquons de souffrir des mêmes problèmes dans les prochains jours sans être à même de les prévenir.

    Autistici/Inventati Collective

    - Leurs communiqués sont à retrouver sur :

    https://keepitfree.ai/announcements/
    ou https://cavallette.noblogs.org/

    • Communiqué du 05 septembre (traduction automatique) :

    Banca Etica met fin à ses fonds d'investissement

    Vendredi 4 septembre, Banca Etica a rencontré l'association AI ODV lors d'un appel vidéo et nous a annoncé qu'elle allait fermer unilatéralement notre compte bancaire, mettant ainsi définitivement fin à notre contrat, et que les fonds encore présents sur ce compte, que nous avions récoltés grâce aux dons de milliers de personnes, d'organisations et de collectifs, ne seraient plus à la disposition de l'association.

    Banca Etica n'a pas ménagé ses efforts pour justifier ses actions et prétendre qu'elle est de notre côté, mais ses actes contredisent toutes ses déclarations, montrant clairement qu'elle n'est qu'une fidèle servante de l'autocrate américain.

    Et cela s'est produit sans que nous en ayons été informés, ni que nous ayons pu utiliser nos fonds de manière adéquate, ni que nous ayons pu convenir d'une quelconque solution.

    La décision de Banca Etica nous a empêchés d'honorer nos engagements administratifs, de payer nos prestataires de services et de fournir à nos utilisateurs les services pour lesquels ils nous ont choisis.

    L'association AI ODV n'a d'autre choix que de recourir à tous les moyens juridiques à sa disposition pour contester cette décision, que nous jugeons illégitime et non motivée (du moins en l'état actuel des choses), afin de pouvoir accéder aux fonds que les gens nous ont versés.

    • Autre communiqué du 05 septembre (traduction automatique) :

    Présentation de keepitfree.ai

    Beaucoup de choses se sont passées depuis le 26 août 2026, date à laquelle le Bureau du contrôle des avoirs étrangers (OFAC) du ministère américain des Finances nous a inscrits sur sa liste des « terroristes mondiaux spécialement désignés » (SDGT). Ce n'est qu'un début.

    Le 28 août, notre domaine autistici.org a été rayé de la surface de la Terre.

    Gardez bien à l'esprit que tout cela s'est produit sans qu'A/I n'ait commis le moindre crime, ni en Italie ni aux États-Unis, et sans qu'aucun procureur ne nous ait jamais inculpés, que ce soit pour des crimes ou pour des délits.

    Nous ne sommes pas une structure « neutre », et nous ne le serons jamais. Nous sommes un collectif antifasciste et anticapitaliste, nous utilisons la technologie pour permettre des communications indépendantes et nous considérons que la vie privée n'est pas un simple argument marketing, mais une véritable valeur.

    Nous avons désormais créé un espace dédié pour documenter ce qui se passe depuis le 26 août, afin de renforcer notre réseau de solidarité imprévisible, chaotique et magnifique en le tenant informé des conséquences de la désignation par le gouvernement américain et de nos réponses.

    Sur #KeepItFree, vous trouverez des communiqués de presse, des mises à jour techniques, des articles d'actualité, des messages de solidarité, des campagnes de soutien, des lettres ouvertes, des bannières, des pétitions et bien plus encore.

    La liberté d'expression n'est pas du terrorisme

    Ces derniers jours ont été mouvementés, et les prochains ne seront pas plus calmes. Nous vous demandons donc de continuer à nous soutenir et de vous joindre à nous pour construire une infrastructure de communication qui dise la vérité au pouvoir. La liberté d'expression n'est pas du terrorisme. Attendez-vous à de la résistance.

    GARDEZ INTERNET LIBRE !

    - Communiqué du 05 septembre (traduction automatique) :

    Défendons Autistici/Inventati et le droit à une communication résiliente

    Le 26 août 2026, les États-Unis ont désigné le collectif technologique bénévole italien Autistici/Inventati comme « organisation terroriste mondiale spécialement désignée » et l'ont inscrit sur la liste des « ressortissants spécialement désignés » en vertu du décret présidentiel n° 13224. Une autorisation temporaire couvrant certaines opérations de liquidation prend fin le 25 septembre à 00 h 01, heure de l'Est.

    Depuis 2001, Autistici/Inventati fournit des services de messagerie électronique à but non commercial, des sites web, des listes de diffusion, des « Noblogs » et d'autres services de communication. Ce collectif est issu des hacklabs, des médias autonomes et des mouvements sociaux italiens. Son infrastructure a été mise en place en réponse à la censure, à la surveillance secrète et aux saisies de serveurs. Elle réduit au minimum les données d'identification, utilise des systèmes distribués et considère la vie privée comme une condition de la participation politique plutôt que comme un produit.

    le simple fait de maintenir une infrastructure de communication préservant la vie privée pour des mouvements mal vus peut-il en soi être considéré comme du terrorisme ?

    Les communiqués publics des États-Unis mettent en cause des contenus et des organisations qui auraient utilisé l'infrastructure d'A/I. Ils ne démontrent pas publiquement qu'A/I ait planifié les actions citées, sélectionné des cibles, dirigé des utilisateurs ou rédigé les contenus hébergés. Cette désignation soulève donc une question qui dépasse largement le cadre d'un seul collectif : le simple fait de maintenir une infrastructure de communication préservant la vie privée pour des mouvements mal vus peut-il en soi être considéré comme du terrorisme ?

    Cette théorie menace les hébergeurs indépendants, les services de communication cryptés, les bibliothèques radicales, les archives de mouvements, les éditeurs et les petits projets bénévoles partout dans le monde. Elle invite les banques, les registraires, les hébergeurs et les fournisseurs de technologies à rompre d'abord leurs relations, puis à se poser les questions juridiques par la suite. Elle transforme la minimisation des données en suspicion, la vie privée en dissimulation et l'infrastructure en culpabilité par association.

    Les grandes plateformes commerciales sont généralement dissociées des propos et des comportements de leurs utilisateurs grâce aux principes de responsabilité des intermédiaires, notamment la section 230 aux États-Unis. Ces protections ne sont pas absolues et ne prévalent pas sur le droit des sanctions. C'est précisément pour cette raison que cette désignation a tant d'importance : le pouvoir de sanction de l'exécutif peut imposer un isolement économique sans que la question classique de savoir si un fournisseur est légalement responsable du contenu tiers ait été tranchée par un tribunal.

    Autistici/Inventati n'est pas politiquement neutre ; toutefois, l'affinité politique n'équivaut pas à un contrôle opérationnel. Fournir un compte de messagerie, une plateforme de publication ou un serveur ne signifie pas partager tout ce qu'un utilisateur pourrait dire ou faire par la suite.

    C'est pourquoi nous vous demandons de lire cette lettre, de la signer et de la diffuser le plus largement possible au sein de tous vos groupes et communautés. Cette affaire nous concerne tous, elle touche à notre liberté d'expression et à la possibilité d'avoir accès à des réseaux d'information et de communication privés, antifascistes et libres.

    Nous demandons :

    La révocation immédiate ou la révision rapide et transparente de cette désignation, accompagnée de la publication d'une base juridique suffisante pour permettre un examen public approfondi et, le cas échéant, une contestation.
    Une distinction claire entre la fourniture d'une infrastructure de communication et les comportements de ses utilisateurs.
    Que la vie privée, le chiffrement, le pseudonymat et le refus de collecter et de traiter des données d'identification non nécessaires ne soient pas considérés comme des preuves de terrorisme.
    La protection des activités indépendantes de reportage, de recherche, d'archivage et de défense de l'intérêt public. Les journalistes, les bibliothèques, les chercheurs et les organisateurs communautaires doivent pouvoir documenter cette affaire sans être traités comme des « complices » du projet A/I.
    Les banques, les bureaux d'enregistrement et les entités similaires doivent déclarer ouvertement à quelles règles externes elles sont soumises (par exemple, les protocoles SWIFT pour les banques, les politiques PIR pour les bureaux d'enregistrement), et distinguer ces règles de leurs propres choix discrétionnaires. Ces obligations ne doivent pas être exploitées comme prétexte pour agir au-delà de ce qui est nécessaire, par exemple en suspendant des comptes ou des domaines « par mesure de précaution » lorsque la loi ne l'exige pas explicitement. Les limites de leurs mesures répressives doivent correspondre aux exigences légales effectives, sans les dépasser.
    Une réponse publique de la part des institutions de défense des droits numériques, de la liberté d'expression et des libertés civiles. Le ciblage d'infrastructures autonomes ne doit pas devenir un précédent par le silence.

    L'objectif de la désignation économique est l'isolement. Notre réponse, c'est une solidarité indépendante, éclairée et rigoureuse : préserver les archives publiques, examiner les arguments du gouvernement, résister à une conformité excessive et défendre la capacité des mouvements à communiquer sans se soumettre à la surveillance des entreprises ou de l'État.

    P.-S.

    - Précédemment, sur cette attaque étatiste :
    Défendons Autistici/Inventati avant le 25 septembre : Les États-Unis attaquent Autistici/Inventati (un équivalent italien de Riseup et hébergeur de noblogs.org) en les qualifiant d'organisation terroriste internationale.
    Ce 26 août 2026, l'administration des États-Unis d'Amérique a désigné comme terroriste l'association en charge des serveurs informatiques Autistici/Inventati (A/I). Derrière ce nom, ce sont 25 ans de mémoire et d'outils des luttes sociales, d'autogestion numérique qui se voient attaquées.
    A/I, c'est un peu le Riseup italien. Iels hébergent des milliers de boite mails, listes mails ainsi que tous les sites en .noblogs.org. Des milliers de comptes, services et sites webs militants se voient donc censurés ou menacés. Cette décision, dont les premières conséquences commencent à apparaître, sera pleinement effective le 25 septembre 2026. D'ici-là, la communauté hacker internationale appelle à une large mobilisation de solidarité antifasciste pour la défense de nos infrastructures et pour l'autonomie de nos réseaux numériques alternatifs. (...)

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  • America: the gulf, the lake and now the state – what’s next on Trump’s huge renaming spree? | Marina Hyde

    Farewell, New Mexico. The war isn’t going well and nowhere on Earth is safe from the US president’s favourite displacement activity

    Busy times for crayon-wielding US president Donald Trump, Earth’s most tireless freelance cartographer, who at the weekend celebrated the US labouring under the highest diesel prices in its history while his “two-week” Iran war edges into its seventh month with a social media spree in which he pushed renaming New Mexico as New America.

    In some ways, it was a surprise to see Trump go for merely rebranding a state at this point, given that it was only so recently that he declared: “If you think about it, we have a gulf, and we have a lake. Now all we need is an ocean.” This is believed to be a reference to the Gulf of America, formerly – and indeed currently, in every meaningful sense – the Gulf of Mexico. It was also a nod to Lake America, as precisely no one calls Lake Ontario despite Trump supposedly retitling it by executive order last month, in another fit of pique over his trade war with Canada. Candidates for this heavily trailed American Ocean clearly include the Pacific and the Atlantic – though why the other oceans should be locationally ineligible increasingly feels unclear. At this rate, geography exams in the US are also about to get a whole lot easier.

    Marina Hyde is a Guardian columnist

    What a Time to be Alive! by Marina Hyde (Guardian Faber Publishing, £20). To support the Guardian, order your signed copy at guardianbookshop.com. Delivery charges may apply.

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  • Autistici/Inventati met fin à ses activités de services internet libres et autonomes

    Autistici/Inventati met fin à ses activités de services internet libres et autonomes. Contexte et communiqués.

    Contexte : Les États-Unis attaquent Autistici/Inventati (un équivalent italien de Riseup et hébergeur de noblogs.org) en les qualifiant d'organisation terroriste internationale.

    Ce 26 août 2026, l'administration des États-Unis d'Amérique a désigné comme terroriste l'association en charge des serveurs informatiques Autistici/Inventati (A/I). Derrière ce nom, ce sont 25 ans de mémoire et d'outils des luttes sociales, d'autogestion numérique qui se voient attaquées.

    A/I, c'est un peu le Riseup italien. Iels hébergent des milliers de boite mails, listes mails ainsi que tous les sites en .noblogs.org. Des milliers de comptes, services et sites webs militants se voient donc censurés ou menacés. Cette décision, dont les premières conséquences commencent à apparaître, sera pleinement effective le 25 septembre 2026. D'ici-là, la communauté hacker internationale appelle à une large mobilisation de solidarité antifasciste pour la défense de nos infrastructures et pour l'autonomie de nos réseaux numériques alternatifs. (...)
    Défendons Autistici/Inventati avant le 25 septembre

    Les solidarités et protestations semblent impuissantes quand le rouleau compresseur américain et ses menaces sur les entreprises qui fournissent des services au réseau internet autonome Autistici/Inventati mettent le paquet.
    Dans l'internet plus qu'ailleurs, l'autonomie semble bien relative, car elle dépend du bon vouloir d'Etats, d'infrastructures et de services (comme les noms de domaine, des banques...) liés directement ou indirectement au capitalisme mondialisé.

    On le sait, derrière leurs allégations récurrentes sur le respect de la liberté et de la vie privée, les coalitions libérales (qu'elles soient ouvertement néofascistes ou banalement de droite, et aussi parfois quand elles se disent de gauche) ne défendent que leur propre liberté, la liberté des entreprises capitalistes et des riches, mais pas les libertés des foules et des contestataires de gauche. Les foules sont scrutées par des dispositifs techno-numériques intrusifs de surveillance et matées par la force quand elles mouftent, tandis que les contestataires radicaux sont régulièrement traités de terroristes pour pouvoir les éliminer sans procès, avec le complément de moyens extra-légaux si nécessaire.
    Cette affaire de services internet autonomes attaqués par les libéraux permet de rappeler de manière éclatante cette réalité.

    -> Est-il possible de créer des services internet publiques pour activistes hors de portée du pouvoir de nuisance des Etats et des puissances capitalistes ?

    Le communiqué en français du 06 septembre qui annonce la fin de Autistici/Inventati :

    « Autistici/Inventati met fin à ses activités - Restez humain »

    Communiqué du collectif du 6 septembre 2026.

    Le jour où nous avons découvert que nous avions été désignés comme une organisation terroriste mondiale, nous nous étions promis que nous tenterions de résister aussi longtemps que possible, que nous ne céderions pas tant que nous aurions des possibilités de tenir bon. Nous avons fièrement maintenu et défendu une infrastructure libre, sécurisée, autonome et politiquement engagée pendant des années.

    Pour nous, « Restez humain », ce n'est pas une phrase vide de sens.

    Cela veut dire que, par dessus tout, nous avons la responsabilité de protéger nos utilisateur-ices, celles et ceux qui construisent le réseau humain qui nous relie, ainsi que les communautés qui nous inondent de messages de soutien et de solidarité.

    Nous ne pouvons nous engager dans un combat ou nous exposer à des manipulations qui menaceraient la vie de ces personnes et des personnes qui leurs sont chères, les laissant à la merci d'autocrates, de fascistes et d'agences gouvernementales capables de manoeuvres extra-légales. La possibilité que notre travail puisse provoquer des conséquences légales et financières à celles et ceux qui nous sont proches - ou qui ont seulement quelque chose à vois avec nous - ne nous laisse pas le choix.

    A/I met fin à ses activités.

    Le collectif Autistici/Inventati met fin à ses activités et cessera prochainement de fournir l'ensemble des services qu'il propose.

    Il n'y a pas de manière facile d'annoncer ou d'expliquer cela.

    Chaque jour où nous avons pu rester en ligne après le 26 août 2026 a été une victoire, mais nous sommes obligés de nous arrêter.

    Aucun d'entre nous n'a une haute estime des gestes héroïques et des martyrs, nous ne demanderons ainsi aucun sacrifice. Pas de nous ni ne quiconque. Il s'agit d'un climat politique, Dans le contexte politique actuel, le fait de continuer à proposer nos services met en danger nos utilisateur-ices et toutes les personnes qui font partie de nos communautés. Dans un monde où les accusations sont à ce point déconnectées de la réalités, on ne peut s'attendre qu'à ce que la répression devienne de plus en plus disproportionnée. Dans ces circonstances, nous ne sommes plus en mesure de maintenir notre objectif initial - offrir des outils sécurisés et non-commerciaux.

    Ces 25 années ont été extraordinaires. Ça a été une « sacrée aventure ».

    Maintenant, éteignez vos ordinateurs, sortez de chez vous, luttez, embrassez-vous et continuez à sourire. Nous nous arrêtons, mais la Résistance et ses idées, elles, ne s'arrêtent pas. Restez humains.

    Nous enverrons prochainement des indications sur les manières de sauvergarder les contenus de vos blogs, de vos boîtes mails et de vos sites internet, avec des recommandations d'ordres plus techniques. Mais gardez à l'esprit que de la même manière que le domaine autistici.org était rendu inaccessible sans pré-avis, nous risquons de souffrir des mêmes problèmes dans les prochains jours sans être à même de les prévenir.

    Autistici/Inventati Collective

    Leurs communiqués sont à retrouver sur :

    https://keepitfree.ai/announcements/
    ou https://cavallette.noblogs.org/

    Communiqué du 05 septembre (traduction automatique) :

    Banca Etica met fin à ses fonds d'investissement

    Vendredi 4 septembre, Banca Etica a rencontré l'association AI ODV lors d'un appel vidéo et nous a annoncé qu'elle allait fermer unilatéralement notre compte bancaire, mettant ainsi définitivement fin à notre contrat, et que les fonds encore présents sur ce compte, que nous avions récoltés grâce aux dons de milliers de personnes, d'organisations et de collectifs, ne seraient plus à la disposition de l'association.

    Banca Etica n'a pas ménagé ses efforts pour justifier ses actions et prétendre qu'elle est de notre côté, mais ses actes contredisent toutes ses déclarations, montrant clairement qu'elle n'est qu'une fidèle servante de l'autocrate américain.

    Et cela s'est produit sans que nous en ayons été informés, ni que nous ayons pu utiliser nos fonds de manière adéquate, ni que nous ayons pu convenir d'une quelconque solution.

    La décision de Banca Etica nous a empêchés d'honorer nos engagements administratifs, de payer nos prestataires de services et de fournir à nos utilisateurs les services pour lesquels ils nous ont choisis.

    L'association AI ODV n'a d'autre choix que de recourir à tous les moyens juridiques à sa disposition pour contester cette décision, que nous jugeons illégitime et non motivée (du moins en l'état actuel des choses), afin de pouvoir accéder aux fonds que les gens nous ont versés.

    Autre communiqué du 05 septembre (traduction automatique) :

    Présentation de keepitfree.ai

    Beaucoup de choses se sont passées depuis le 26 août 2026, date à laquelle le Bureau du contrôle des avoirs étrangers (OFAC) du ministère américain des Finances nous a inscrits sur sa liste des « terroristes mondiaux spécialement désignés » (SDGT). Ce n'est qu'un début.

    Le 28 août, notre domaine autistici.org a été rayé de la surface de la Terre.

    Gardez bien à l'esprit que tout cela s'est produit sans qu'A/I n'ait commis le moindre crime, ni en Italie ni aux États-Unis, et sans qu'aucun procureur ne nous ait jamais inculpés, que ce soit pour des crimes ou pour des délits.

    Nous ne sommes pas une structure « neutre », et nous ne le serons jamais. Nous sommes un collectif antifasciste et anticapitaliste, nous utilisons la technologie pour permettre des communications indépendantes et nous considérons que la vie privée n'est pas un simple argument marketing, mais une véritable valeur.

    Nous avons désormais créé un espace dédié pour documenter ce qui se passe depuis le 26 août, afin de renforcer notre réseau de solidarité imprévisible, chaotique et magnifique en le tenant informé des conséquences de la désignation par le gouvernement américain et de nos réponses.

    Sur #KeepItFree, vous trouverez des communiqués de presse, des mises à jour techniques, des articles d'actualité, des messages de solidarité, des campagnes de soutien, des lettres ouvertes, des bannières, des pétitions et bien plus encore.

    Ces derniers jours ont été mouvementés, et les prochains ne seront pas plus calmes. Nous vous demandons donc de continuer à nous soutenir et de vous joindre à nous pour construire une infrastructure de communication qui dise la vérité au pouvoir. La liberté d'expression n'est pas du terrorisme. Attendez-vous à de la résistance.

    GARDEZ INTERNET LIBRE !

    Communiqué du 05 septembre (traduction automatique) :

    Défendons Autistici/Inventati et le droit à une communication résiliente

    Le 26 août 2026, les États-Unis ont désigné le collectif technologique bénévole italien Autistici/Inventati comme « organisation terroriste mondiale spécialement désignée » et l'ont inscrit sur la liste des « ressortissants spécialement désignés » en vertu du décret présidentiel n° 13224. Une autorisation temporaire couvrant certaines opérations de liquidation prend fin le 25 septembre à 00 h 01, heure de l'Est.

    Depuis 2001, Autistici/Inventati fournit des services de messagerie électronique à but non commercial, des sites web, des listes de diffusion, des « Noblogs » et d'autres services de communication. Ce collectif est issu des hacklabs, des médias autonomes et des mouvements sociaux italiens. Son infrastructure a été mise en place en réponse à la censure, à la surveillance secrète et aux saisies de serveurs. Elle réduit au minimum les données d'identification, utilise des systèmes distribués et considère la vie privée comme une condition de la participation politique plutôt que comme un produit.

    Les communiqués publics des États-Unis mettent en cause des contenus et des organisations qui auraient utilisé l'infrastructure d'A/I. Ils ne démontrent pas publiquement qu'A/I ait planifié les actions citées, sélectionné des cibles, dirigé des utilisateurs ou rédigé les contenus hébergés. Cette désignation soulève donc une question qui dépasse largement le cadre d'un seul collectif : le simple fait de maintenir une infrastructure de communication préservant la vie privée pour des mouvements mal vus peut-il en soi être considéré comme du terrorisme ?

    Cette théorie menace les hébergeurs indépendants, les services de communication cryptés, les bibliothèques radicales, les archives de mouvements, les éditeurs et les petits projets bénévoles partout dans le monde. Elle invite les banques, les registraires, les hébergeurs et les fournisseurs de technologies à rompre d'abord leurs relations, puis à se poser les questions juridiques par la suite. Elle transforme la minimisation des données en suspicion, la vie privée en dissimulation et l'infrastructure en culpabilité par association.

    Les grandes plateformes commerciales sont généralement dissociées des propos et des comportements de leurs utilisateurs grâce aux principes de responsabilité des intermédiaires, notamment la section 230 aux États-Unis. Ces protections ne sont pas absolues et ne prévalent pas sur le droit des sanctions. C'est précisément pour cette raison que cette désignation a tant d'importance : le pouvoir de sanction de l'exécutif peut imposer un isolement économique sans que la question classique de savoir si un fournisseur est légalement responsable du contenu tiers ait été tranchée par un tribunal.

    Autistici/Inventati n'est pas politiquement neutre ; toutefois, l'affinité politique n'équivaut pas à un contrôle opérationnel. Fournir un compte de messagerie, une plateforme de publication ou un serveur ne signifie pas partager tout ce qu'un utilisateur pourrait dire ou faire par la suite.

    C'est pourquoi nous vous demandons de lire cette lettre, de la signer et de la diffuser le plus largement possible au sein de tous vos groupes et communautés. Cette affaire nous concerne tous, elle touche à notre liberté d'expression et à la possibilité d'avoir accès à des réseaux d'information et de communication privés, antifascistes et libres.

    Nous demandons :

    • La révocation immédiate ou la révision rapide et transparente de cette désignation, accompagnée de la publication d'une base juridique suffisante pour permettre un examen public approfondi et, le cas échéant, une contestation.
    • Une distinction claire entre la fourniture d'une infrastructure de communication et les comportements de ses utilisateurs.
    • Que la vie privée, le chiffrement, le pseudonymat et le refus de collecter et de traiter des données d'identification non nécessaires ne soient pas considérés comme des preuves de terrorisme.
    • La protection des activités indépendantes de reportage, de recherche, d'archivage et de défense de l'intérêt public. Les journalistes, les bibliothèques, les chercheurs et les organisateurs communautaires doivent pouvoir documenter cette affaire sans être traités comme des « complices » du projet A/I.
    • Les banques, les bureaux d'enregistrement et les entités similaires doivent déclarer ouvertement à quelles règles externes elles sont soumises (par exemple, les protocoles SWIFT pour les banques, les politiques PIR pour les bureaux d'enregistrement), et distinguer ces règles de leurs propres choix discrétionnaires. Ces obligations ne doivent pas être exploitées comme prétexte pour agir au-delà de ce qui est nécessaire, par exemple en suspendant des comptes ou des domaines « par mesure de précaution » lorsque la loi ne l'exige pas explicitement. Les limites de leurs mesures répressives doivent correspondre aux exigences légales effectives, sans les dépasser.
    • Une réponse publique de la part des institutions de défense des droits numériques, de la liberté d'expression et des libertés civiles. Le ciblage d'infrastructures autonomes ne doit pas devenir un précédent par le silence.

    L'objectif de la désignation économique est l'isolement. Notre réponse, c'est une solidarité indépendante, éclairée et rigoureuse : préserver les archives publiques, examiner les arguments du gouvernement, résister à une conformité excessive et défendre la capacité des mouvements à communiquer sans se soumettre à la surveillance des entreprises ou de l'État.

    article publié sur Ricochets

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  • Titre-restaurant : Olenbee lève 7 millions d’euros pour accélérer son modèle sans carte dédiée

    Olenbee, une fintech française fondée en 2024, annonce une levée de 7 millions d’euros, dont 6,46 millions d’euros en fonds propres et 540 000 euros de dette. GO CAPITAL, Bpifrance et le Fonds européen de développement régional participent notamment à l’opération, aux côtés de business angels. Une opération destinée à financer un véritable changement d’échelle puisque la startup vise désormais les 80 000 utilisateurs d’ici début 2027, contre 6 000 aujourd’hui.

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  • « On revient vingt ans en arrière » : à Avignon, le nouveau maire relance le tout-voiture

    Davantage de place pour les voitures, abandon de la végétalisation des cours d'écoles... Depuis son élection, Olivier Galzi détricote les avancées écologiques dans une ville vulnérable au réchauffement climatique.
    Clé de 13 à la main, il a lui-même dévissé le panneau de sens interdit. « On fait tomber le mur de Berlin d'Avignon : on ne pouvait plus circuler d'Est en Ouest, ça n'avait pas de sens », a-t-il lancé, sourire aux lèvres, sous les acclamations de ses soutiens. Très à l'aise dans (…)

    Lire la suite - Info / Politique
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  • « Brain Fry » : quand l’IA nous grille littéralement le cerveau

    Les symptômes ressentis : sensation de bourdonnement et maux de tête, un « brouillard » ou une sorte de « gueule de bois mentale » qui ralentit la prise de décision et nuit à la concentration.

    Cet article « Brain Fry » : quand l’IA nous grille littéralement le cerveau est apparu en premier sur La Relève et La Peste.

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  • Rencontre avec Caroline Knecht et Sandra Lucbert autour du livre Ainsi la Cour décide

    Jeudi 10 septembre à 19h30 à la librairie le Monte en l'air, Caroline Knecht discutera avec Zoé Carle de son livre Ainsi la Cour décide, premier titre du label Catabase dirigé par Sandra Lucbert.

    Le livre propose le démontage d'une institution : la Cour nationale du droit d'asile – et des politiques qu'elle fait exister. Le texte procède par courts chapitres où se mêlent narration et collage.

    Cette nouvelle collection des éditions La Découverte se positionne comme label littéraire politique. Chaque texte proposera un dispositif formel spécifique, pensé en adéquation avec l'objet social dont il se saisit.

    RESUME :
    Chaque jour, à la Cour nationale du droit d'asile, des craintes bruissent par milliers, et chaque jour, à la Cour nationale du droit d'asile, des juges en jugent le bien-fondé. Dévisagent les exils. Accordent le refuge à une petite minorité. On dit qu'ils protègent.
    Mais qui protègent-ils, au juste ?

    Après avoir (pas tout à fait bien) étudié le droit, Caroline Knecht se tourne (un temps) vers l'anthropologie puis (vraiment) vers la littérature pour éplucher les langues et façons juridiques - et autres espaces de pouvoir, de clôture, de classification.

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  • Un mathématicien accuse OpenAI d’avoir voulu s’approprier son avancée sur les équations de Navier-Stokes et d’écarter son co-auteur chez Anthropic

    Un mathématicien dit avoir approché la résolution d'un problème à un million de dollars avec l'aide de l'IA, celui concernant les fameuses équations de Navier-Stokes. Mais dans l'affaire, il pense que la société d'intelligence artificielle OpenAI a tenté de lui rafler la découverte... et d'écarter un mathématicien travaillant chez Anthropic, son grand rival.

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  • Cocktails, petits fours et multinationales : à AgroParisTech, le mélange ne passe plus

    Que révélait cette enquête de Reporterre il y a un an ?

    → TotalEnergies, Nestlé, Danone… Pour recruter les futur·es ingénieur·es d'AgroParisTech, école qui forme notamment les futurs ingénieurs du vivant et de l'environnement, les multinationales étaient prêtes à sortir le chéquier. En 2024, TotalEnergies avait par exemple déboursé plus de 7000 euros pour participer pendant deux jours au forum d'entreprises de l'école Vitae.

    → Au total, les entreprises avaient versé 40 000 euros en 2024, contribuant notamment à financer le très confortable train de vie du Bureau des étudiants.

    → Face à cette influence, des étudiant·es avaient tenté d'imposer une charte éthique aux entreprises participantes. Jugée « trop excluante » par la direction, elle avait conduit à l'annulation du forum Vitae 2025.

    💥 A-t-elle fait bouger les lignes ?

    → L'enquête a contribué à visibiliser la mobilisation des étudiant·es, selon l'un d'entre eux interrogé depuis par Moran Kerinec. Le sujet a aussi essaimé : Le Monde a notamment enquêté à son tour sur l'emprise des multinationales dans les écoles d'ingénieurs.

    → Surtout, le forum Vitae n'a toujours pas fait son retour : aucune édition 2026 n'a été annoncée. Impossible d'attribuer cette disparition à la seule enquête — mobilisation étudiante, négociations avec les entreprises et médiatisation du sujet peuvent toutes y avoir contribué.

    → Et l'article a eu un autre effet, moins visible : après sa publication, Reporterre a reçu de nouvelles alertes sur des sujets similaires. Une enquête qui en nourrit potentiellement d'autres.

    Découvrez sur Rembobine tous les impacts de l'enquête et notre entretien avec Moran Kerinec sur l'influence des multinationales dans les grandes écoles et les coulisses de son travail.

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  • Trump’s approval rating is plummeting – as his fortune grows and grows | Arwa Mahdawi

    The US president says criticising his soaring investment portfolio is ‘very unfair’. Tell that to the millions of Americans struggling with the cost of living

    If I had a dollar for every time Donald Trump said something inane, I would be a very rich woman. But even with an income that steady, I could never hope to be as flush as the president. A Forbes calculation from March puts his net worth at about $6.5bn – and it’s growing rapidly. Trump made $2.2bn in 2025 via business interests that ranged from selling cryptocurrency and Trump Bibles to offering early access to his (often market-moving) Truth Social posts.

    To be fair, Trump isn’t making all this money just so he can buy golf clubs and gold toilets. No, he’s amassing these billions for the good of the little people; it’s altruism, not avarice! “I do this for our Country, not myself,” the president wrote on Truth Social on Sunday night alongside an AI-generated picture of him trading Intel stock. “I’ve made Hundreds of Billions of Dollars on Stocks, and many other type Holdings, for the U.S.A., not myself, and all I do is get criticized by the Radical Left Dumocrats. Very unfair, but what can you do!”

    Continue reading...
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  • ChatGPT a construit son propre index de recherche

    Ce qu'il faut retenir :

    • ChatGPT fait tourner sa propre famille d'index appelée Labrador, qui couvre le web général, le PDF, YouTube, l'actualité, arXiv, Wikipédia, le local, la finance, le juridique, le médical, le shopping et les images.
    • Un témoignage de Nick Turley (responsable de ChatGPT) lors du procès antitrust de Google confirme que ce projet remonte à 2023, avec un objectif initial ambitieux de répondre à 80 % des requêtes via cet index propriétaire dès la fin de cette même année.
    • ChatGPT teste actuellement en conditions réelles son propre index contre des résultats scrapés, notamment sur les résultats shopping, via plusieurs expériences A/B en cours.
    • Google et Microsoft restent des fournisseurs importants : ChatGPT s'appuie sur au moins huit prestataires externes en plus de son propre index, dont Yelp, TripAdvisor et Web IQ de Microsoft.

    Labrador, une famille d'index plutôt qu'un simple raccourci vers Google

    Entre le 21 mai et le 21 juillet 2026, un champ nommé result_source apparaissait directement dans les événements serveur (SSE) de ChatGPT, révélant l'origine exacte de chaque résultat. Ce champ ne prenait que quatre valeurs possibles : Labrador, Bright, Oxylabs et SERP. Trois de ces sources sont des prestataires de scraping externes. La première, Labrador, est l'index propriétaire d'OpenAI.

    En réalité, Labrador n’est pas un index unique, mais plutôt un ensemble de sous-index spécialisés par catégorie :

    • Web général
    • PDF
    • YouTube
    • Actualité, avec des niveaux distincts pour le dernier jour, les sept derniers jours et le reste
    • arXiv
    • Wikipédia
    • Local
    • Finance, avec un sous-index dédié aux PDF financiers
    • Juridique
    • Médical
    • Shopping
    • Images

    Cet index stocke des données similaires à celles d'un moteur de recherche classique comme Google : contenu complet des pages, date de crawl et date de publication. Cette architecture reproduit ce que Google a mis deux décennies à construire, à savoir un index web généraliste complété par des index verticaux spécialisés selon le type de contenu.

    Des offres d'emploi qui confirment la construction d'un index propriétaire

    Plusieurs offres d'emploi publiées par OpenAI apportent des indices concrets sur cette infrastructure.

    • Une offre de poste "Software Engineer, Foundations Search" mentionne explicitement la conception et l'exploitation de systèmes d'indexation, de pipelines de récupération et de couches de service.
    • Une offre pour un poste d'"Engineering Manager, Online Data Systems" va plus loin : l'équipe Online Data y est décrite comme responsable de la base de données en ligne centrale et des services d'indexation derrière les applications de production d'OpenAI, ChatGPT compris. Cette même offre évoque une infrastructure fonctionnant à l'échelle de l'exaoctet, répartie sur plusieurs régions et plusieurs clouds. Un exaoctet représente 10 puissance 18 octets, soit un 1 suivi de 18 zéros, une échelle qui ne se justifie pas pour un système qui se contenterait de relayer des requêtes vers l'index de quelqu'un d'autre.
    • Une troisième offre, centrée sur la récupération par embeddings, demande explicitement la conception de nouveaux objectifs d'entraînement d'embeddings, d'architectures de vector store scalables et de méthodes d'indexation dynamique, avec un travail sur des représentations denses, éparses et hybrides. La représentation éparse renvoie au vocabulaire du TF-IDF et du BM25, les techniques de classement lexical sur lesquelles Google lui-même s'est construit. Associée aux embeddings denses, cette combinaison correspond exactement à ce qu'il faut pour faire fonctionner une fusion de rang réciproque (RRF), un mécanisme documenté par Metehan Yesilyurt, chercheur GEO chez Peec AI.

    Un projet qui remonte au procès antitrust de Google, en 2024

    La construction de cet index n'est pas récente. Elle démarre au début de l'année 2024, au moment où Google constatait de son côté que les systèmes RAG réduisaient les hallucinations des modèles de langage.

    Pour bâtir son propre index, ChatGPT avait besoin d'un fournisseur de données de recherche sur lequel s'appuyer. Lors du procès antitrust de Google, Nick Turley, responsable de ChatGPT, a témoigné sous serment sur ce sujet précis. Il a expliqué qu'OpenAI rencontrait des problèmes de qualité importants avec les données de recherche fournies par des partenaires autres que Google, et que l'entreprise souhaitait à l'époque travailler avec Google. Une offre que Google a refusée.

    Ce refus explique pourquoi OpenAI a dû se rabattre sur un plan B : construire son propre index en interne. Selon le témoignage de Turley, OpenAI a commencé à bâtir cet index dès 2023, avec pour objectif de répondre à 80 % des requêtes grâce à cet index avant la fin de cette même année, un calendrier extrêmement ambitieux pour un projet parti de zéro.

    Le même témoignage livre un chiffre bien différent : même avec un accès complet aux données de l'index de Google, il faudrait à OpenAI au moins cinq ans pour simplement déterminer si répondre à 100 % des requêtes via son propre index est réalisable. Cet horizon, bien plus long que l'objectif initial de 80 % fin 2023, montre qu'une indépendance totale vis à vis des fournisseurs externes ne se décrète pas. Elle se construit progressivement, requête par requête, sans garantie d'y parvenir un jour. La stratégie semble être restée la même depuis le départ : s'appuyer sur des fournisseurs externes comme Google pour démarrer, puis augmenter chaque année la part de son propre index.

    Le shopping, la vitrine la plus visible de cette bascule

    Pour observer l'index d'OpenAI en action, le secteur du shopping offre l'exemple le plus parlant. En mi-août 2026, une expérience A/B nommée "prefer-index-over-serp-v3" affectait 8 % des conversations. OpenAI teste donc son index produit sur des tranches de trafic allant de quelques pourcents jusqu'à 20 %.

    Les détails techniques d'implémentation n'ont pas pu être établis pour cette expérience précise, mais ils ont pu l'être pour une autre, nommée "shopping-reduced-topn-v4b". La pile technique qui en ressort se décompose ainsi :

    • Une composante lexicale BM25, qui réduit le champ à dix sources pour le classement.
    • Un module rerank400, qui reclasse un pool de 400 candidats.
    • Un pool d'entrée prod400, composé de 400 produits.
    • Une recherche vectorielle par plus proches voisins approximatifs (ann4096), exécutée sur deux dimensions différentes, 12 288 et 4 096.

    Au 2 septembre 2026, au moins cinq expériences liées au shopping tournaient encore en parallèle : prefer-index-over-serp-v3, chatgpt-shopping-noamazon, shopping-index-q2qb, shopping-hqi-v2 et shopping-hq-v1. Il n'est pas confirmé que "hqi" signifie "high quality index", mais il est établi que prefer-index-over-serp-v3 et shopping-index-q2qb reposent toutes deux sur l'index propre de ChatGPT.

    Cinq expériences actives simultanément sur du trafic shopping réel témoignent d'une équipe qui construit activement un index produit et valide sa fiabilité avant un déploiement complet.

    Pourquoi ChatGPT met aussi en cache des pages entières

    La récupération en direct est trop lente pour être utilisée à chaque requête. Selon le HTTP Archive Almanac, 58 % des pages web mettent plus de 0,8 seconde à se charger, un délai incompatible avec l'échelle à laquelle ChatGPT opère.

    Cette contrainte a orienté vers l'hypothèse d'un cache, sur le modèle d'anciens brevets Google décrivant la conservation des pages les plus consultées dans un index séparé et plus rapide. Pour vérifier cette hypothèse, Metehan Yesilyurt a publié un site de test contenant un milliard de pages, dans le seul but d'observer le comportement de crawl de ChatGPT. Début septembre 2026, 6 millions de ces pages avaient déjà été explorées, à un rythme de 35 000 requêtes par heure, et le crawl se poursuivait.

    Un crawl aussi intensif n'a de sens que si les pages récupérées sont conservées quelque part : les récupérer pour les jeter immédiatement n'aurait aucun intérêt. La mise en cache permet aussi à OpenAI d'anticiper les tâches coûteuses, comme le calcul des embeddings en amont et le filtrage des pages de faible qualité avant qu'elles n'entrent dans le pipeline, plutôt que de refaire ce travail à chaque requête.

    Pour confirmer cette hypothèse, un test a été mené avec le mode verrouillé de ChatGPT, qui empêche la navigation en direct mais permet toujours de renvoyer des résultats hors ligne ou mis en cache. La même question, portant sur la dernière version de la page d'accueil, a été posée pour plusieurs éditeurs SEO majeurs, dont Search Engine Journal, Search Engine Land et Search Engine Roundtable. Dans chaque cas, ChatGPT ne récupérait pas les pages en direct mais les servait depuis son propre cache.

    Google et Microsoft n'ont pas disparu du paysage

    ChatGPT n'a pas remplacé les moteurs de recherche classiques. Il continue de s'appuyer sur plusieurs fournisseurs, dont Google et Microsoft.

    Un test mené par Malte Landwehr, CPO chez Peec AI, illustre cette dépendance persistante à Google. Il a sélectionné un site sans trafic organique et a posé des questions le concernant uniquement à ChatGPT, sur des jours précis. Ces jours-là, Google Search Console affichait un pic de trafic pour ce site précis, une preuve directe que ChatGPT continue d'interroger Google pour étayer ses réponses.

    Bing apparaît également, principalement dans les sessions de Deep Research. Les événements SSE diffusés pendant une session de Deep Research font clairement référence à Bing comme source de résultats, comme l'a signalé le chercheur GEO Peec AI David Konitzny sur LinkedIn.

    La plateforme de grounding Web IQ de Microsoft, qui met en avant une latence P95 inférieure à 165 millisecondes et une récupération économe en tokens, cite directement ChatGPT parmi les produits qu'elle alimente déjà, aux côtés de Copilot et de clients entreprise comme Nasdaq.

    En rassemblant tous les fournisseurs identifiés au fil de cette enquête, ChatGPT combine au moins huit sources externes en plus de son propre crawler :

    • Son propre crawler, qui fonctionne indépendamment de tout moteur de recherche externe.
    • Bright, très probablement Bright Data, qui scrape directement les résultats web de Google et, séparément, Google Maps pour les fiches locales.
    • Oxylabs, qui scrape Google et alimente spécifiquement le sous-index actualité.
    • Un troisième canal de scraping de résultats de recherche, identifié simplement sous "serp" dans les données, qui alimente également l'actualité ainsi qu'une version mixte de résultats locaux.
    • Yelp.
    • TripAdvisor.
    • Deux canaux internes anonymes, nommés b1 et b3 : b1 remonte les sites d'entreprises et les pages Facebook, b3 redirige vers Google Maps.
    • Web IQ, la plateforme de grounding de Microsoft, confirmée par Microsoft comme alimentant déjà ChatGPT aux côtés de Copilot et de Nasdaq.

    Ce que cela change concrètement pour votre stratégie

    Considérer que la visibilité sur Bing garantit la visibilité sur ChatGPT n'est plus une hypothèse fiable. Le rapport entre les deux est plus faible qu'on ne le pense, et ce qui ressemble à du Bing peut en réalité transiter par Web IQ de Microsoft, un produit différent conçu pour d'autres usages.

    Si vous vendez des produits, il est indispensable de surveiller spécifiquement votre apparition dans les résultats shopping de ChatGPT. C'est aujourd'hui l'endroit où la bascule vers l'index propriétaire est la plus visible, et elle affecte directement la sélection des produits affichés.

    Si les fiches locales comptent pour votre activité, soignez-les en priorité sur Yelp et TripAdvisor, traités comme des partenaires sous licence. Les données de Google Maps atteignent de toute façon ChatGPT, mais sans que vous ayez votre mot à dire sur la manière dont elles sont sourcées.

    Enfin, le mode verrouillé de ChatGPT permet de vérifier concrètement si vos pages les plus importantes ont déjà été mises en cache, un test simple à reproduire pour évaluer votre propre visibilité dans ce système.

    L’article "ChatGPT a construit son propre index de recherche" a été publié sur le site Abondance.

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  • [Nancy] Ciné-club du Geyser : « Atlantique »

    Rendez-vous le lundi 28 septembre à 20h au Geyser – 11 Grande rue, Nancy.

    « Atlantique » de Mati Diop, un film politique et romantique sur une jeunesse des banlieues dakariennes.

    La projection sera suivie d'un moment de convivialité autour d'une boisson, de grignotages vegans et de musique.

    Venez nombreux·ses <33

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  • Procès de Jeremy* - Appel à rassemblement

    En janvier 2022 une action de sabotage écologique a lieu dans une gravière à Sézegnin contre le géant suisse du ciment Holcim. Jeremy*, principal suspect, sera jugé le 17 septembre à Genève.

    En janvier 2022 une action de sabotage écologique a lieu dans une gravière à Sézegnin contre le géant suisse du ciment Holcim, qui compte parmi les 50 entreprises les plus polluantes au monde. Accusé de avoir participé à cette action, en mars 2023, Jeremy* est arrêté à son domicile et conduit derrière les barreaux. Il passera 3 mois en détention préventive.

    En 2024, le Tribunal fédéral reconnaît illégale la procédure de prise d'ADN ayant conduit à l'identification de Jeremy*. Faute de preuves dans un dossier désormais vide, le Ministère public arrive jusqu'à séquestrer les carnets intimes écrits en prison par Jérémy avec le prétexte d'une fouille sur un autre détenu. Aujoud'hui, la justice s'entête malgré à vouloir porsuivre Jeremy* et le 17 septembre prochain il est convoqué devant le Tribunal de police prochain pour répondre à de lourdes accusations. L'acharnement judiciaire qu'il a subi tout au long de l'affaire démontre l'intention qu'a l'Etat de faire de Jeremy* un exemple dissuasif pour tout le mouvement écologique, par tous les moyens nécessaires.

    Mépris condescendant pour les manifestations étudiantes, évacuation brutale de la ZAD du Mormont et intrusion massive dans la vie privée des membres de XR-Genève, la réponse que l'Etat a donnée à une génération avide de changements urgents a été le fichage, les amendes et les menottes.

    Pour faire entendre une autre voix, le comité de soutien à Jeremy* appelle à un rassemblement devant le Palais de justice le jeudi 17 septembre à 7h30. Pour une réponse concrète au changement climatique et à la destruction du vivant, qui cible ses responsables plutôt que les mouvements qui les dénoncent, soyons nombreu.sexs devant le Palais de justice le 17 septembre prochain !

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  • Le timide réveil écologique des influenceurs après un été de chaos climatique

    Le terrible été 2026 a forcé certains influenceurs à sortir de leur réserve en s'inquiétant du péril climatique. La prise de conscience est toutefois superficielle : leur modèle économique reste basé sur les partenariats encourageant la surconsommation.
    Et soudain, le réchauffement climatique semble exister. Un peu, du moins. Face à l'été infernal que nous avons subi, les influenceurs ne peuvent plus vivre dans leur tour d'ivoire. La réalité a fait voler en éclats l'écran qui les séparait (…)

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  • Le ministre macroniste Benjamin Haddad rend hommage à un écrivain antisémite et collaborateur des nazis

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  • « Faire des vidéos, je trouve ça hyper déplacé » : quand l'été du chaos force les influenceurs à se soucier d'écologie

    Le terrible été 2026 a forcé certains influenceurs à sortir de leur réserve en s'inquiétant du péril climatique. La prise de conscience est toutefois superficielle : leur modèle économique reste basé sur les partenariats encourageant la surconsommation.
    Et soudain, le réchauffement climatique semble exister. Un peu, du moins. Face à l'été infernal que nous avons subi, les influenceurs ne peuvent plus vivre dans leur tour d'ivoire. La réalité a fait voler en éclats l'écran qui les séparait (…)

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  • Faire la fête entre futurs expert∙es de l'environnement... grâce à TotalEnergies et consorts

    Source : Rembobine
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  • Interdiction de chasse : le grand tétras et le lagopède alpin désormais protégés

    La Ligue pour la protection des oiseaux (LPO) salue une « excellente nouvelle » pour la biodiversité de montagne. Le lagopède alpin et le grand tétras ne peuvent plus être chassés. Ils sont désormais classés sur la liste des espèces protégées, par deux arrêtés publiés au Journal officiel le 8 septembre.
    Lorsqu'une espèce est protégée, il est interdit de détruire les nids de ces animaux, de les mutiler, de les tuer ou de les capturer, de les perturber intentionnellement dans leur milieu (…)

    Lire la suite - En bref / Animaux , Chasse , Montagne
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