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Timeline

  • Distraction passive, impact des chatbots : ce que révèle l’étude PISA 2025 sur l’IA et le numérique

    Le 8 septembre 2026, l'OCDE a publié son enquête PISA 2025. On y trouve notamment un tableau statistique inédit, le premier à mesurer l'usage scolaire de l'IA générative.

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  • Musk review – epic study of the world’s richest and most banal man

    Venice film festival: Alex Gibney interviews former colleagues, wives, the trillionaire’s father and a CG avatar in this absorbing documentary

    ‘Elon is a nuke.” The speaker is Ashley St Clair, a former conservative Maga influencer and one of Elon Musk’s former girlfriends-slash-baby mommas.

    She is a fascinating expert witness in Alex Gibney’s four-hour epic study of the world’s richest and dullest man: the overgrown brattish South-African-born trillionaire plutocrat, ersatz visionary and Trump courtier who owns Tesla cars, SpaceX rocket ships, Starlink satellites on which nation states’ military capabilities are increasingly reliant, X (formerly Twitter) which shapes the collective “incel” id of billions and GrokAI whose vast server farms daily guzzle oceans of precious water.

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  • Paiement agentique : Revolut affirme avoir réalisé la première transaction par IA en France avec Visa

    Laisser des agents d’IA régler les achats courants : c’est ce vers quoi se dirigent Revolut et Visa, qui ont annoncé le 7 septembre la réalisation du premier paiement par IA en France, en conditions réelles. “Ce test visait à mieux comprendre comment ce type de paiement pourrait fonctionner dans des situations d’achat réelles, tout en garantissant le consentement du client, les contrôles de l’émetteur et le maintien des protections existantes”, tempèrent les deux entreprises dans un communiqué.

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  • Contre l'autoroute A 412 dans le Chablais : c'est maintenant !

    Ce lundi 7 septembre au matin, le chantier de l'A412 entre Machilly et Thonon a démarré, avec engins de chantier et Flics. Des habitant·es·x résistent, c'est le moment de les soutenir !

    Depuis le début de matinée, ce lundi 7 septembre, des abatteuses géantes et des camions d'extraction tentent de rentrer dans la Fôret de Planbois et ses zones humides. Le promoteur attaque simultanément sur plusieurs points pour raser un maximum d'arbres avant tout recours et déclarer le chantier inarrêtable.

    C'est ces prochains jours que tout se joue.

    Bilan du premier jour, lundi 7 septembre.
    Ce lundi, des abbateuses et autre engins, escortés par des flics, ont pu démarré le saccage de la dernière grande forêt de plaine du bassin lémanique. les dégâts sont déjà grands. Pendant que des milliers d'hectares brûlent, que les glaciers s'effondrent et que le reste sèche, on a pu voir de quoi Eiffage était capable pour passer en force.

    Mais dès ce lundi, on a pu aussi voir spontanément des dizaines de personnes s'opposer physiquement aux machines, organiser des ravitaillements... En bloquant le chantier, iels ont aussi contré l'argument des politicien·nes qui martèlent que l'ensemble du chablais attend cette autoroute.

    Non, des habitant·es·x résistent et la lutte continue.

    Des actions possibles dès maintenant :

    • Rejoignez le terrain : suivez les infos ici et sur les réseaux pour connaître les points de blocage en cours, préférez le vélo ou la marche pour l'approche finale. (la situation évolue vite sur place, renseignez vous sur le tracé et les accès avant ) :

    Les adresses d'infos du collectif stop A412

    • organisez-vous collectivement, contactez vos proches dans le secteur, équipez-vous en conséquence : bonnes chaussures, eau, nourriture, banderoles, gilets visibles, papiers d'identité si possible (contrôles sur place),
    • venez si possible sans téléphone, et sans carnet d'adresse,
    • soutenez financièrement la caisse d'urgence, pour la logistique de lutte,

    La résistance sur le terrain va s'amplifier et devoir tenir sur la durée : si vous n'êtes pas disponibles ou proches maintenant, organisez-vous dans vos villages et vos quartiers pour venir bientôt. Tenez vous informé·es·x de la situation sur place, en lien avec les habitant·es·x qui résistent.

    Depuis plus de 30 ans, l'opposition a tenu en échec plusieurs générations de politicien·nes et promoteurs véreux : il n'y a toujours pas d'A412, et il n 'y en aura pas !

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  • reVCDOS - Vice City en entier dans un onglet

    Vous vous souvenez de GTA Vice City ?

    Non ? C'est normal, c'est un petit jeu qui est passé relativement inaperçu ^^. Dans ce jeu, on est plongé dans le Miami des années 80, avec ses chemises à fleurs, Tommy Vercetti et la radio à fond dans une décapotable volée.

    Eh bien bonne nouvelle pour les fans, le jeu tourne aujourd'hui en entier dans un onglet de votre navigateur, sans rien avoir à installer, et ça s'appelle reVCDOS.

    Derrière, c'est reVC, on retrouve la décompilation du moteur du jeu dont je vous ai déjà parlé, recompilée en WebAssembly par l'équipe de DOS.Zone. Autrement dit, ce n'est pas de l'émulation mais le vrai moteur d'origine qui tourne direct dans un browser.

    Et ça se joue comme vous voulez, au clavier et à la souris, à la manette, ou carrément du bout de votre doigt tout gras sur un téléphone en portrait comme en paysage.

    Les codes de triche marchent aussi, tapés au clavier comme à l'époque, et vous pouvez charger vos propres mods dans le navigateur avec des fichiers dff et txt qui sont supportés tels quels, sans conversion.

    Si vous êtes chaud, pour jouer, ça se passe sur la page du projet . Le jeu a besoin des données de Vice City, et le site vous propose cinq façons de les lui donner : Il y en a 2 qui les téléchargent pour vous, dont un torrent, et 3 qui vous laissent envoyer les vôtres, en dossier, en fichiers ou en zip. Je vous conseille la deuxième méthode, car la première, c'est du piratage, et le piratage, c'est maaaal ! Et ouais, il faut bien financer les petits studios comme Rockstar.

    Bref, il vous faut les fichiers du jeu d'origine mais bonne nouvelle : sur Steam, on trouve encore aujourd'hui la Definitive Edition, à 59,99 €. Franchement, pour un jeu sorti y'a 24 ans, c'est vraiment donné, non ? Ah bah oui, je vous l'ai dit, il faut financer les petits studios.

    Et si vous préférez héberger le bidule vous-même, sachez que le dépôt Github du projet publie les binaires et une image Docker qui convertit vos fichiers au format attendu ! Comptez une cinquantaine de mégas au démarrage, le reste arrive en cours de partie.

    Un truc à savoir avant de vous lancer, parce que ça pique : les sauvegardes locales sont pétées depuis des mois, et l'auteur a fini par lâcher sur son forum que "les sauvegardes ne sont disponibles qu'avec un abonnement". Donc si vous vous lancez dans une partie, il faudra jouer jusqu'au bout. Ou alors, vous vous démerdez pour débuguer votre install.

    Et profitez-en tant que c'est là, parce que Take-Two a déjà fait tomber ce portage à coups de DMCA l'an dernier. Bref, un tour à Vice City ce soir, ça ne se refuse pas.

    Source : Tom's Hardware

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  • [IA Insider] Des agents IA aux commandes de cyberattaques : OpenAI perd le contrôle

    À la une

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  • Kickban a filmé sa tournée et Pixel Syndrome en a fait un film

    Les copains de Kickban viennent de mettre en ligne le film de leur tournée du printemps, et vous allez voir, ce n'est pas un teaser de trois minutes bricolé à l'arrache. C'est un vrai documentaire de 55 minutes, baptisé "MEUPORG TOUR : les coulisses", qui vous embarque dans le camion avec eux.

    Cette tournée, c'était 6 dates qui se sont enchaînées du 17 au 25 avril dernier, avec un invité local en première partie selon les soirs. Ils sont partis du sud de la France à Aix-en-Provence pour remonter jusqu'à Nantes, en passant par la Suisse.

    Charger la vidéo depuis YouTube Ce clic autorise une connexion à Google : adresse IP transmise et traceurs possibles. En savoir plus Voir cette vidéo sur YouTube

    Et si vous avez besoin qu'on vous explique le nom de cette tournée, c'est que vous n'étiez pas là en mars 2010 quand un journaliste de Télématin a parlé à l'antenne des jeunes qui se goinfraient de "meuporg", avant d'épeler tranquillement M-M-M-P-O-R-P-G. J'en avais même parlé à l'époque . Hé ouais, j'suis vieux !

    Kickban, si vous ne connaissez pas c'est un trio pop-punk qui existe depuis 2016, avec des textes en français qui tournent principalement autour de la programmation, des jeux vidéo, des séries et du cosplay. J'avais déjà relayé quelques-uns de leurs clips ici (et je tourne même dedans !!). En face d'eux, on retrouve aussi Pixel Syndrome qui joue un metal industriel bien plus lourd, avec des sonorités de jeux vidéo à l'anciennnnne collées sur les riffs.

    Ce qui est cool aussi, c'est que le film ne garde pas que les bons moments. Dans une tournée, il y a des bons soirs et puis il y a des soirs où la salle est un peu plus vide. Mais ça n'a pas découragé nos artistes, qui trouvent toujours moyen de rebondir ^^.

    Bref, si vous voulez voir à quoi ressemble vraiment une tournée quand on n'a ni tour bus ni équipe technique, c'est un super docu !

    Source : le billet de Kickban

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  • Noyer l'urgence dans l'urgence, intervenir pour que rien ne change

    Comme le travail médical et humanitaire, l'action sociale est de plus en plus confrontée à l' urgence, alors même que l' essence de sa mission d'écoute ou de lien social demande du temps. L'urgence lui impose une réponse rapide face au mal-logement, à l'asile, aux VSS, aux problèmes de santé ou au chômage. Plutôt que de faire taire ces crises qui sont autant de signes de ses défaillances, l'Etat semble préférer les assumer et organiser leur prise en charge, en co-gestion avec le monde associatif. Que cache cette intervention humanitaire providentielle ? Il faut moins y voir une tentative de l'Etat de s'améliorer en continu que d'évacuer les problèmes sociaux structurels en les traitant comme des urgences. Avec l'urgentisation du social, l'Etat a trouvé une manière de relativiser ses failles ; il les noie dans le spectacle du traitement de leurs effets. L'urgence apparaît domestiquée, acceptable et organisée par une gouvernementalité humanitaire s'étendant de l'Etat à l'associatif et alliant délicatement compassion et rationalisation, aide et condition, intégration et exclusion.

    NOYER LES CAUSES DANS LES SYMPTÔMES

    Pour l'Etat (et celleux qui souhaitent l'améliorer), reconnaître des urgences comme le sans-abrisme, le chômage, l'accueil des exilé-es, les violences faites aux femmes ou aux personnes LGBT+ permet de déplacer l'attention des causes vers les symptômes de l'urgence. Plusieurs tactiques de décentrage et donc de déresponsabilisation sont alors à l'oeuvre :

    1.SPECTACULARISER

    La mise en spectacle de la violence et de la prise en charge des inégalités et des crises sociales occultent leurs origines que sont le travail, le capitalisme, l'Etat ou ses frontières. Elle permet de répondre à quelques situations - souvent médiatisées comme le plan Grand froid à Paris ou l'accueil massif de migrant-es ukrainien-nes - plutôt qu'à toutes. Lâcher du lest par-çi par-là, pour mieux régner sur la totalité. Conjointement, la mise en urgence d'un sujet laisse induire qu'il est possible de sortir de l'impuissance : de la crise peuvent émerger des victoires. Il ne s'agira jamais d'augmenter réellement nos libertés mais d'insertions professionnelles, de régularisations ou d'indemnisations. L'aide d'urgence permet de digérer les revendications sociales, de légitimer l'intervention institutionnelle et de perpétuer l'illusion de la prise en charge de nos besoins. Une stratégie reprise souvent inconsciemment par les cadres associatifs et autres gestionnaires de l'urgence pour éviter la délicate perspective de la transformation radicale de la société, peu propice aux dons, aux subventions ou aux votes.

    2. INDIVIDUALISER

    Le décor une fois posé, le décentrage de la cause vers le symptôme s'opère ensuite en ignorant les origines structurelles et les rapports de domination pour préférer individualiser et moraliser leur responsabilité. Du côté des pouvoirs publics, c'est par exemple la critique de travailleurs sociaux maltraitants plutôt que celle d'un travail qui rend violent ou encore, d'hommes errants menaçants plutôt que l'abolition des frontières qui précarisent. Du côté des associations, une exclusion de certains individus violents de leurs dispositifs d'aide, une moralisation de la question politique avec des bons et mauvais points militants ou une concentration de la critique sur des “grands méchants” (Bardella, Bolloré, etc.), bien plus fédératrice qu'une critique de la démocratie et de son travail, de la gauche, de ses centres de rétention administrative (créés par Mitterand) et de ses frontières.

    3.TRANSFORMER EN DÉRIVE... OU NORMALISER

    Puis quand un rapport systémique de domination n'est plus ignorable ou que la défense se complique, la stratégie du pouvoir peut être d'en reconnaître la dimension structurelle tout en la traitant comme crise et dérive, donc en l'évacuant aussitôt comme un “dysfonctionnement” corrigeable. La diversion vers les “dérives” s'accompagne de nouvelles explications, bien loin de leur radicalité première, et de mesures dont l'objectif n'est pas un changement de structure, mais d'un retour à la normalité. La pirouette fait céder du terrain mais seulement pour un temps. Ainsi, les causes de la misère des SDFs sont souvent naturalisées comme une fatalité (quand elles ne sont pas attribuées à ces mêmes individus), comme une externalité négative malheureuse d'un système capitaliste imparfait mais “le moins pire qu'on ait”, ce qui permet alors d'évincer toute critique du travail ou du capital qui pourtant les met à la rue. Plutôt que de viser la transformation de la société ou la sortie du capitalisme, on cherchera à réduire et à contenir les violences familiales, les cercles vicieux de l'alcoolisme ou les imperfections du marché du travail, en renversant ces symptômes comme des causes premières de nos urgences. Quand l'Etat parle de problèmes managériaux, de plans d'investissements à mener, de santé mentale ou de perte de sens à corriger, le monde associatif peut lui revendiquer un manque de moyens à combler (pour continuer de faire plus ou moins la même chose, toujours en moins pire) ou pointer du doigt un manquement au droit, ce même droit qui structure et légitime par ailleurs les dominations de l'Etat et de sa justice. L'associatif cherchera souvent plus à en corriger les “abus” qu'à dépasser leurs structures. On chantera “un toit c'est un droit” et conclurons nos manifestations après des mises-à-l'abri ou des régularisations, aussi temporaires que cycliques. Comme si les rafles de personnes exilées, leurs encampements et leurs refoulements aux frontières de l'Europe n'étaient que des dérives. On scandera “Vérité et justice”, comme si les meurtres policiers n'étaient que des bavures à faire reconnaître par la Justice, que le droit était du côté de l'émancipation, que deux siècles de démocratie capitaliste étaient réformables.

    4.NOYER LE TOUT DANS LE TOUT

    Enfin, le décentrement de la cause vers le symptôme s'achève en noyant l'urgence dans l'urgence, en la multipliant de telle façon qu'il n'y en ai plus vraiment, ou que l'on s'y habitue. Pour bien laver son linge, il suffit de le mélanger et de laisser tourner la machine. Gérer l'urgence c'est en faire non plus une temporalité extraordinaire, mais la modalité normalisée de l'action, sociale ou humanitaire. Saturer l'espace public de crises concurrentes aux effets spectaculaires, les multiplier et les traiter avec la même énergie jusqu'à ce que cette importance de tout ne veuille plus rien dire. Une urgence de tout qui s'auto-institue, s'autonomise et s'annule dans un même geste.

    L'urgence sidère par la gravité et le spectaculaire de ses symptômes : des violences s'exercent, des campements sont érigés, des situations dégénèrent, des gens meurent. La dramatisation et le lexique guerrier soutiennent alors leur gravité, que ce soit pour affronter le coronavirus, le chômage ou le terrorisme ou en parlant de “crises migratoires”. A la “War on drugs” américaine, Darmanin renchérit par la “Bataille de Stalingrad“. L'information nous vient par l'image qui clive ou qui fédère, toujours autour d'affects et d'indignations universelles comme la souffrance ou les Droits de l'Homme, inlassablement récupérés par les pouvoirs en place qui se placent en pompiers de leur propre incendie. Sidérante, l'urgence émeut et indigne autant qu'elle paralyse et immobilise ; elle pousse soit à la tétanie, soit à l'action immédiate de palliation, à la panique, aux pulsions conservatrices et aux réflexes humanitaires, pour le moins pire plutôt que contre le tout.

    Tout comme la surinformation désinforme, l'empilement des crises produit une concurrence des urgences qui empêche toute politisation globale des problèmes. Ce que l'on attendait hier de l'avenir et des grands projets révolutionnaires semble davantage exigé dans le présent, heureuse nouvelle s'il était moins un présent de la résignation, du moins pire et de la réforme qu'un présent de l'expérimentation de la liberté et de la révolte. Irrémédiablement, la réponse à tous ces problèmes est un Etat plus fort et plus progressiste, appelé de nos voeux à chaque élection. Ou de nouvelles personnes providentielles comme a pu l'être Emmanuel Grégoire et tant d'autres, auto-proclamé pourfendeur des violences faites aux enfants et du sans-abrisme. C'est lui qui, lorsque le sujet des SDF reviendra chaque hiver comme une urgence, déclenchera des “plans Grand Froid” alors qu'iels seront expulsé-es et mourront dans la rue le reste de l'année.

    SAUVER POUR NE RIEN CHANGER

    Cette temporalité cyclique de l'urgence sociale traduit une politique de la pitié qui se déclenche surtout à l'approche du pire, donc généralement de la mort. Pour faire objet d'indignation consensuelle dans l'opinion publique, la mortalité doit être spectaculaire et imminente : noyade en Méditerranée, enfants à Gaza, victimes du SIDA ou mort-es dans la rue. Contrairement aux rêves droitsdel'hommistes, l'urgence n'est jamais universelle, traitée de manière inconditionnelle. Elle dépend d'une reconnaissance politique, en réaction à une situation dramatique ou par anticipation de son aggravation potentielle. Toujours a postériori, par calcul du nombre de morts acceptables. Comme si la mort n'était inacceptable que dans certaines situations d'injustice, celles où les victimes ne méritaient vraiment pas leur situation. Comme si la mort constituait l'ultime et unique garde-fou moral capable de contraindre à l'intervention, la seule chose contre laquelle l'opinion publique peut encore s'indigner, à ceci près que toutes les morts ne semblent pas se valoir. En outre, ce n'est même plus tant le décès d'une personne sans-abri qui émeut en tant que telle mais l'espace que son événement occupe dans l'actualité, la politique se faisant plus que jamais celle de l'émotion.

    À l'instrumentalisation de la compassion par les politiques publiques et caritatives qui invitent au secours plutôt qu'à la révolte s'ajoute un répertoire d'actions lié au sauvetage par l'intégration. La morale humanitaire semble indiquer de prendre soin des individus, sufisamment pour les sauver de la mort et maintenir leur capacité productive mais suffisamment peu afin d'éviter l'émergence d'autres possibles. Les mettre à l'abri aux quatres coins de la France dans des hébergements d'urgence éphémères pour les isoler et tuer leurs luttes. Atténuer la souffrance pour ne rien changer, parler d'exclusion pour ne pas parler d'inégalités, de racisme ou de pauvreté, parler d'inégalités, de racisme ou de pauvreté pour ne pas parler du capitalisme ou du travail. Individualiser les malheurs plutôt que les penser en termes de dominations, parler de traumas à soigner plutôt qu'interroger leurs origines, montrer de la compassion face aux souffrances plutôt que d'interroger la justice de l'Etat et des organisations qui s'y réfèrent. La lutte pour l'autonomie et la liberté s'effacent devant le langage humanitaire des pouvoirs publics.

    Cette dépolitisation par l'urgence est entretenue en bout de chaîne par nos organisations militantes qui pour vivre ou se faire connaître jouent le jeu de la spécialisation des crises et des politiques publiques en investissant une “cause” comme l'enfance, les VSS ou le sans-abrisme. Etat, partis ou associations traitent chaque cause d'urgence au cas par cas, occultant leurs origines systémiques liées à l'organisation du travail, aux rapports de domination, à la captation des richesses ou l'organisation de la dépendance économique qui peuvent expliquer chacune de ces urgences. Puisqu'aller plus loin dans la critique signerait la fin de leurs financements, de leur légitimité voire de leur existence, les associations et organisations militantes se contentent généralement d'un plaidoyer de réforme et en appellent finalement toujours à un capitalisme plus inclusif plutôt qu'à son renversement. Automatic word wrap
    La faim, le mal-logement et les différentes violences sociales sont pourtant les résultats du capitalisme. Ce qu'il y a derrière ces urgences, ce sont des écarts répétés et grandissants entre le revenu et le coût de la vie, du surendettement, des expulsions de plus en plus fréquentes et d'autres processus anti-sociaux et inégalitaires nourris par l'Etat, son monde économique, sa démocratie et ses organisations “gestionnaires malgré elles”.

    NORMALISER L'URGENCE, LÉGITIMER L'INTERVENTION

    En inscrivant les souffrances sociales comme dérives à soigner, l'Etat et les pouvoirs associatifs justifient ainsi mieux leur propre intervention. L'Etat efface non seulement sa responsabilité à la source mais s'auto-institue dans le même mouvement comme seul calmant légitime. En bon gestionnaire de sa propre crise, ses plans contre les VSS, ses aides sociales et autres fumisteries rejouées à chaque élection légitiment son existence ainsi que celle de ses différents acteurs de la gestion de l'urgence, qu'ils soient politiques, humanitaires, ingénieurs ou militaires. Normalisée, l'urgence est renversée et récupérée comme élément de pacification : il ne s'agit plus de lutter mais d'être solidaires, ensemble pour le moins pire.

    C'est la nature même de l'Etat, qui quand il ne peut pas se trouver d'ennemis extérieurs pour fédérer autour de guerres, doit se tourner vers des ennemis intérieurs à expulser ou des urgences à pallier. La crise justifie la mise en place de moyens extraordinaires comme les camps, les statuts administratifs précaires, les centres de rétention ou de nouvelles formes de dépendance (plans de régularisation, aides sociales etc) qui sont autant d'outils de pacification sociale. Une intervention naturalisée, non questionnable et même souhaitée : il en va de la survie des gens !

    Pendant l'état d'urgence sanitaire lié au Covid-19, la police a pu punir sans passer par un juge grâce à l'usage massif d'amendes forfaitaires, qui ont particulièrement été appliquées dans les quartiers pour les maintenir dociles. À Paris, des formations et des assermentations express ont été données aux services de sécurité des bailleurs sociaux (le Groupement parisien inter-bailleurs de surveillance) pour permettre aux gardiens de patrouiller dans les résidences HLM, dresser des procès-verbaux face aux “incivilités” et faire respecter les mesures de confinement. Les exceptions du droit d'un Etat d'urgence permanent. Dans le même mouvement, l'intervention associative prend tout son sens. Par la gestion des urgences, la question sociale cesse d'être pensée en termes de rapports de classe ou d'affinités révolutionnaires pour être fragmentée en bénévoles “soutiens”, salarié-es expert-es et “publics” bénéficiaires, selon le vocable symbole de cette asceptisation et victimisation des luttes. Là où émergeaient les idées d'entraide, de conflictualité ou d'autonomie populaire apparaissent subventions, expertise, prévention, accompagnement, évaluation et partenariats. Distribution alimentaire sans espace politique, atelier CV plutôt qu'organisation collective, participation symbolique des “premier-es concerné-es” ou communication humanitaire basée sur des témoignages plus que sur des ouvertures d'espaces autonomes…

    On nous soutiendra que ces compromissions ou que l'aide à l'intégration (par le travail et les papiers) avant la révolution vient des “premier·es concerné·es”, alors que tout est fait dans la société et dans les organisations d'aide d'urgence pour que les plus précaires n'aient ni le temps ni l'espace de demander autre chose que l'aide humanitaire. Et que nous, “soutiens”, travaillions - potentiellement salaire à la clé - à réparer des symptômes qui donnent du sens à notre militance. C'est ainsi tout un système de représentation de nos besoins qui est validé sous couvert d'humanisme, occultant d'autres perspectives d'entraide, de questionnement, de collectivisation et d'autonomie. L'organisation de l'urgence agit ici comme extension de la démocratie représentative qui nous prive de nos moyens d'organisation et de subsistance. Ce sont nos cadres étatiques ou sociaux qui décrètent nos urgences et débloquent nos aides, ou nous-mêmes qui finissons par devenir nos propres cadres, que ce soit par quête de sens, par croyance de pouvoir faire mieux de l'intérieur ou par “nécessité”.

    Ces renversements remplacent la défense conflictuelle de l'infinité de nos désirs par l'écoute, la médiation et la réparation de nos problèmes. Plutôt que de produire une critique de l'Etat, de nouvelles formes d'entraide ou de renoncement au travail, l'énergie militante est captée par le travail social, qui individualise et psychologise les problèmes. L'urgence substitue l'entraide qualitative par l'aide quantitative : les bon·nes gestionnaires évaluent, essayent de faire le plus avec le moins et rationnalisent les rapports sociaux dans ces espaces. Autrement dit : le conflit devient souffrance et la politique se dévoile pour ce qu'elle est : prise en charge. Il ne nous reste alors plus qu'à soigner les symptômes et à manifester quelques joyeux dimanches, pour dénoncer quelques dérives.

    Adossée aux logiques de marchandisation à l'oeuvre dans le secteur associatif, l'urgence justifie la privatisation de la protection sociale : mutuelles et assurances privées pour les « inclu·es », associations caritatives pour les « exclu·es ». Cette confiscation de l'aide nous dépossède de notre responsabilité, l'aide est déléguée à des professionnel·les de l'urgence qui la cadrent et la régulent pendant que la solidarité devient un délit si l'on accueille des sans-papiers. C'est aussi l'urgence et ses aides qui justifient les interventions militaro-humanitaires à l'étranger, sous couvert de droit international, de neutralité ou du droit d'ingérence. L'expertise et l'aide d'urgence légitiment des “guerres justes” correctement menées ou des génocides encadrés par couloirs humanitaires. C'est l'urgence qui a justifié les plein pouvoirs accordés à Hugo Chavèz pour gérer les pluies et coulées de boue de 1999 et organiser la militarisation qui s'en est suivie. En France, c'est l'urgence terroriste de 2015 qui a pavé la voie des lois de surveillance et de répression policière ou des hausses de dépenses militaires. Le droit de l'état d'urgence et les dispositifs de surveillance anti-terroriste se sont depuis plus que jamais immiscés dans le droit des étrangers. A Mayotte comme en Guyane, l'état d'urgence a servi de prétexte pour intensifier les opérations de contrôle des frontières et de la régularité du séjour des individus. C'est aussi l'extension de l'Etat d'urgence anti-terroriste qui a permis de faciliter le démantèlement de la “jungle” de Calais, expulsée en trois jours début 2016. Avant de justifier l'expulsion, l'état d'urgence et la menace terroriste ont d'abord été utilisés pour sécuriser la frontière en érigeant une clôture de 4m de haut le long du port de Calais et différents dispositifs de clôtures, de vidéo-surveillance, de détection infrarouge et de lumières pour empêcher le passage par l'Eurotunnel. L'état d'urgence a ici servi à dissuader les tentatives de passage et s'est ensuite étendu à l'interdiction de différentes manifestations sous prétexte que les autorités ne disposaient pas des moyens nécessaires pour en assurer la sécurité. L'état d'urgence semble tendre vers sa permanence, il justifie l'exception au droit qui encadre sa gestion par ailleurs. Le droit n'a jamais limité l'Etat, il en est son langage le plus efficace. Dans le régime de l'urgence, le droit devient même performatif et se soumet au politique qui s'autonomise : quand Macron a annoncé le confinement et le pass sanitaire, la base légale était encore floue et le pays a immédiatement appliqué la mesure. La politique humanitaire prônera toujours l'exception comme méthode de gouvernement : le pouvoir agit au nom de l'urgence pour devancer le droit et préserver l'ordre existant.

    L'URGENCE EST LÀ, LA CRITIQUE ATTENDRA

    Noyer l'urgence dans l'urgence ne consiste pas seulement à multiplier les crises et à brouiller les causes dans le traitement de leurs symptômes, mais aussi à organiser un régime d'action et d'instantanéité dans lequel tout doit être traité immédiatement, contre le temps de la critique. Tout comme la satisfaction immédiate de nos désirs par la consommation nous empêche d'accéder à d'autres désirs, le régime de l'urgence devient une forme de gouvernance. Il impose un tempo qui légitime la confiscation du pouvoir ou le maintien d'espaces politiques descendants qui brident les velléités subversives et dé-radicalisent les discussions. Les pouvoirs publics comme le milieu associatif se montrent particulièrement créatifs en la matière.

    Le spectacle de la crise et de l'urgence provoque en effet souvent soit sidération et immobilisme face aux crises, soit un besoin irrépressible de résolution immédiate de ces symptômes, que ce soit pour trouver du sens dans l'absurde ou pour que la violence ne reste pas aux portes de notre confort. Réorientée vers la réaction immédiate — pétitions, indignations, bénévolat par ci par là, campagnes rapides — l'énergie critique s'attaque aux effets visibles et spectaculaires — la crise écologique, sociale ou le fachisme — ainsi qu'au pouvoir en place ou à venir et ne s'étend rarement à une critique plus large des structures qui rendent possibles et permanentes ces dominations, comme le pouvoir en tant que tel ou les formes acceptables du capitalisme, qu'elles soient démocratiques ou humanitaires. Car ces structures nous font vivre et sont désirées par beaucoup, ou constituent des repères moraux et militants d'où peuvent partir des luttes et des espoirs. Car toute critique d'un au-delà de l'immédiat à gérer devient idéologique et indécente lorsque des vies sont en jeu (et que des salaires dépendent des dons et de la popularité de l'association). La critique associative ne concerne peu les conditions de production de l'urgence elle-même, ni les dispositifs qui la rendent permanente, ni l'organisation politique d'une attention saturée, fragmentée, où chaque problème est immédiatement remplacé par un autre.

    Sans finalité autre que la suspension de l'urgence pour un temps, nos actions de manifestation, de maraudes ou d'hébergement d'urgence deviennent alors des fins en soi, des objets de luttes qui se suffisent à eux-mêmes et reviennent en boucle. La réalisation de nos missions d'urgence étant déjà si difficile au vu des conditions allouées par l'Etat - et acceptées par les associations qui en vivent - que l'essentiel de notre temps va au soulagement de la crise plutôt qu'à son dépassement. Il n'y a ni temps ni moyen pour la création d'espaces nouveaux d'auto-détermination. Les espaces de solidarité associative et les luttes sociales pourraient pourtant être intéressants au vu des situations politiques qu'ils génèrent, peut-être s'ils étaient davantage chargés d'autonomie et d'horizons inconnus plutôt que d'être pilotés par la classe d'encadrement associative. Fatalement, nos revendications sont souvent défensives et s'arrêtent à la défense des droits, à l'intégration par le travail ou aux demandes de prises en charge, à l'optimisation des symptômes donc. La gauche sous ses formes partisanes ou associatives s'est spécialisée dans l'intégration de la critique sociale et révolutionnaire pour la rendre “réaliste” et donc réformiste et inaudible. Un fatalisme justifié par un “pragmatisme” stratégique qui commanderait d'avancer victoire par victoire, quitte à tourner en rond pendant des décennies. Opposant des catégories d'individus entre elles, nourrissant le capital en main d'oeuvre et suppliant l'intervention de l'Etat, ces luttes pour défendre nos droits nous condamnent à la réforme et au statu quo, gagne-pain de la gauche et terreau de l'extrême-droite pourtant combattue, quand elles ne sont pas rattachées à des critiques et perspectives révolutionnaires de transformation totale de la société.

    Dans le travail médical, la crise du Covid a par exemple montré que les débats de lutte se concentraient sur la gestion quotidienne (hôpitaux, restrictions, chiffres) tandis que les questions structurelles — sous-financement chronique des systèmes de santé, dépendance industrielle, choix politiques antérieurs — passaient au second plan ou devenaient inaudibles, car “moins urgentes”. Pire, elles étaient liées à des défaillances de l'Etat plutôt qu'à son existence en tant que telle.

    Dans le travail social ou humanitaire, la lutte pour les droits suspend souvent la critique de l'organisation et donc de la représentation de nos besoins. L'heure n'est jamais au débat sur nos pratiques, ni à la “grandiloquente révolution pour bourgeois idéalistes”, mais à la résolution de l'urgent par l'action. Entendons par là distribution alimentaire, envois de CV, cours de français et autres prestations d'accès aux droits. Entendons par là les droits de bien s'intégrer à la nation, au travail, à la langue française et de rentrer dans le rang. Les acteurs de l'urgence ont naturalisé le turnover de leurs salariés comme une évidence en temps contraint. Ce turnover entrave toute critique interne, comme au Samu Social, connu pour désespérer et changer d'opérateurs téléphoniques du 115 tous les trois mois.

    Si la dimension intrinsèquement présentéiste de l'urgence bride la critique, elle organise de la même manière le deuil de nos idéaux. Autant survalorisée qu'humanitarisée, l'action est vidée de tout horizon libertaire et autonomisant. Antidote à l'incertitude, l'action sociale ou humanitaire ressemble à une fuite en avant. Elle répond à nos crises de sens avec des petites victoires concrètes du quotidien et emporte nos idéaux radicaux et autonomes dans ses prises en charge, ses régularisations et ses sourires. Chez les caritatifs co-gestionnaires de l'urgence, il apparaît vite vain de s'attaquer à ces causes de la boucle de l'urgence, trop multiples, profondes, aux responsabilités diluées et trop politiques, clivantes et par la même occasion peu propices aux dons. Et puis, on ne dévore pas la main de l'Etat qui nous nourrit, sinon on ne pourrait plus opérer, et si on existe plus qui s'occupera de la misère ?

    DÉPASSER LE GOUVERNEMENT HUMANITAIRE

    Quand le gouvernement s'humanitarise, l'humanitaire se gouvernementalise dans un même geste. Les années 80 ont marqué le passage d'un pouvoir disciplinaire brutal à une gouvernementalité plus thérapeutique, compassionnelle, humanitaire. La création du Secrétariat à l'action humanitaire par Chirac marquera la fusion humanitaire et sécuritaire d'un ensemble d'institutions étatiques et associatives que Didier Fassin qualifie de “gouvernement humanitaire”. Plus que jamais, la solidarité s'est professionnalisée et les politiques sociales et humanitaires sont devenues des technologies de gouvernement adaptées au capitalisme néolibéral. Comme Chirac et son Samu Social, les gouvernements de droite comme de gauche investissent le social et l'humanitaire avec le monde associatif. Gestion des camps, assistance médico-sociale, maraudes, hébergements d'urgence, insertion professionnelle… Ce qui relève de l'aide d'urgence est intégré à une normalité compressée et rationalisée pour coller au tempo de la crise permanente. La souffrance sociale hier ignorée est désormais un objet majeur des politiques publiques qui cherchent à réduire la “fracture sociale” pour réintégrer certain·es “exclu·es” dans la société et son travail. Une manière de contenir la colère en s'attaquant aux symptômes de l'urgence sociale plutôt qu'à ses racines. La souffrance des exclu-es indésirables sera elle invisibilisée et empêchée de se transformer en luttes, par précarisation organisée, répression sur leurs lieux de survie, éclatement des communautés de lutte ou récupérations gauchistes et prises en charge de pacification. Le politique administre les affects, les traumatismes, les comportements ; il abandonne pour de bon la transformation des structures sociales et légitime sa violence par la protection des vulnérables.

    Par l'aide sociale et d'urgence, il ne s'est jamais agi que de donner une contrepartie sociale aux grandes dynamiques néolibérales de privatisation du pays. Défendre l'inclusion sociale pour diviser bons et mauvais-es immigré-es. Combattre la résistance des citoyen-nes à la nation et au travail. Combattre l'exclusion sociale jusqu'à en faire une fin en soi, coquille vide dépouillée de toute autre velléité, sans remonter à sa source. En témoignera le Pacte parisien de lutte contre l'exclusion et sa Nuit de la Solidarité, outil de communication solidaire de la ville de Paris pour continuer par ailleurs sa politique de spéculation immobilière, d'expulsion et de traque des sans-papiers. Promettre des avantages (aides, régularisations) à certain-es pour casser les luttes. Faire plonger les associations dans le piège subventionné de la défense des acquis sociaux et de l'intégration par la langue ou le travail. Montrer patte blanche, digérer nos colères, agiter la peur de l'extrême-droite. Faire oublier la critique de la démocratie et continuer plus sereinement notre exploitation. L'urgence sociale est ainsi renversée comme délai supplémentaire que nos démocraties s'accordent pour oblitérer leurs failles fondamentales, nous occuper à traiter nos problèmes sociaux comme des dérives et repousser toujours plus nos révoltes. Par l'action et la victoire, l'aide d'urgence donne du sens à notre misère militante. Elle sépare nos luttes en causes spécialisées (climat, violences policières, inégalités, conflits internationaux), occulte ce qui les unit et nous pousse à formuler des revendications thématiques plutôt qu'à tout refuser.

    Les associations humanitaires souvent en lutte contre les politiques de l'Etat tentent de tendre vers un au-delà du simple soulagement des urgences, en alliant pansement humanitaire nécessaire et plaidoyer structurel de long terme. Mais leur régime d'urgence, leur dépendance au financement et leurs horizons politiques étatistes bloquent leurs militant-es dans une charité désautonomisante et dans des rapports de luttes réformistes. Certain-es préfèreront le moins pire à l'idéal et en feront une religion nommée social-démocratie. D'autres sortiront la tête de l'urgence humanitaire et de la réforme. Iels continueront peut-être de panser des plaies mais passeront de l'aide à l'entraide et s'essayeront à la création d'espaces d'auto-détermination. Au-delà du symptôme et de l'humanitaire, iels chercheront plutôt à porter des coups matériels et discursifs à la racine, au capital, au travail, aux frontières, à la démocratie, aux prisons, aux solutions de l'Etat et à tout ce qui nous fait tourner en rond. Par le bas, de tous les côtés, sans représentation ni organisation qui définit nos urgences.

    Wilden - TERRAIN VAGUE

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  • Dissident Film Club. Archives du totalitarisme par Oleksandr Stoianov

    Quand ?
    Le 10 septembre de 19h à 21h

    Où ?
    The Dissident Club 58 Rue Richer 75009 Paris

    Projection de films documentaires et expérimentaux d'Oleksandr Stoianov, suivie d'une rencontre avec l'artiste. Exploration d'archives anhistoriques à travers le cinéma et discussion sur la nature des récits visuels dans la propagande.

    À PROPOS DU CINÉASTE :

    Oleksandr Stoianov est un artiste contemporain ukrainien et cinéaste indépendant né le 19 juillet 1985 à Sébastopol, en Crimée. Travaillant principalement avec la photographie, la vidéo et des images d'archives, il crée des films expérimentaux et des projets visuels qui interrogent les régimes totalitaires, la propagande, la répression et la guerre. Son travail s'appuie souvent sur des documents d'archives pour révéler le fossé entre les récits officiels et la réalité vécue, scrutant les complexités du présent à travers le prisme de l'histoire.

    -* Informations : The Dissident Club

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  • Sérigraphie pirate avec le collectif chilien @fabrika_valpo

    Quand ?
    Le 9 septembre de 14h à 0h

    Où ?
    Voix Machine 50 Rue Roger Salengro, 94120, Fontenay-sous-Bois

    VOIX MACHINE FAIT SA RENTRÉE
    Mercredi 9 septembre

    – 14h à 17h - Atelier de fabrication d'une machine d'impression sérigraphique pirate avec le collectif chilien @fabrika_valpo : fabriquer un outil de fabrication léger pour manifs et rassemblements
    – 19h - Vernissage de l'exposition du collectif @fabrika_valpo
    – 20h - Concert chargé d'énergie, avec @sonoradelucha

    Bar + Soupe au caillou

    Voix Machine est à 2mn du RER Val de Fontenay à Fontenay-sous-Bois, 10mn depuis Nation

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  • Les start-up françaises retrouvent des couleurs avec 4,58 milliards d’euros levés, mais peinent toujours à conquérir l’Europe

    France Digitale et EY ont publié ce 8 septembre leur Baromètre 2026 de l’écosystème d’innovation français avec une bonne nouvelle : les indicateurs repartent à la hausse. En effet, à date, la France compte désormais près de 18 000 start-up, 530 000 emplois directs et 4,58 milliards d’euros ont été levés au cours du premier semestre 2026.

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  • Un mathématicien accuse OpenAI d’avoir tenté de lui voler sa découverte sur un problème à un million de dollars

    Un mathématicien dit avoir approché la résolution d'un problème à un million de dollars avec l'aide de l'IA, celui concernant les fameuses équations de Navier-Stokes. Mais dans l'affaire, il pense que la société d'intelligence artificielle OpenAI a tenté de lui rafler la découverte... et d'écarter un mathématicien travaillant chez Anthropic, son grand rival.

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  • Trump posts map with American flag emblazoned over Canada, Greenland, Mexico

    President Trump posted a map with an American flag covering most of North America, as well as Iceland and islands in the Caribbean, on Monday morning, a post that follows his previous pushes to take over territory outside of U.S. borders. The president's post featured a map with the pattern of the American flag superimposed over the U.S., Canada, Mexico and part of Central America, as well as Greenland, Iceland and islands in the Caribbean such as Cuba and Jamaica.
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  • Why Rule of Law May Pivot, Once Again, on Jim Comey


    As of last Tuesday, Jim Comey’s pretrial motions in his seashell case are fully briefed.

    I wrote about the existence of a sealed filing in them here; I wrote of new signs of abuse exposed in the filings here. Links to all the filings are here.

    We wait now, to see whether Comey will break new ground in combatting Trump’s wholesale weaponization of DOJ. Comey is the best bet to establish a broader legal standard that might rein in Trump’s worst attempts to politicize DOJ.

    Where the fight to save rule of law is

    What Trump has done in his second term is find a series of vulnerabilities in US law and exploit them to give his authoritarianism the patina of legality.

    The Supreme Court ruled that no one can stop Trump from stealing $1 billion from taxpayers and using it to destroy the White House and replace it with a bunker, because no one has standing. Ras Baraka has no recourse after ICE goons kidnapped him and Trump’s personal lawyer, playacting as US Attorney, lied to excuse it, because Bivens and Westfall offer no recourse. LaMonica McIver is not entitled to speech and debate protection because the tussle that ensued as ICE kidnapped Newark’s Mayor happened while ICE stalled McIver’s congressional oversight of the Delaney facility. These decisions, while understandable from a legal perspective, carry alarming implications going forward, not least that Stephen Miller’s army of goons could kidnap opposition politicians with impunity.

    Similarly, thus far at least, after prosecutors get caught fabricating cases against Trump’s adversaries, as they did with the Broadview 6, Davey Hearn, and Mohamed Jama, the government maintains that (as with Mayor Baraka), the victims get no recourse except legal fees, if even that. They don’t get visibility into how this happened, a confession the DHS or NPS goons fabricated their case, and discovery on how Trump’s DOJ keeps framing his adversaries only to have the case collapse after months of legal fees. DOJ argues they can keep doing this, over and over and over again. There are cases (most notably the Eric Adams case, the fake IRS settlement, the Guatam Adani case, and the unexpected refusal by Carl Nichols to dismiss the Steve Bannon prosecution) where judges are refusing to let DOJ corruptly dismiss cases without explaining their own corruption. Victims who have been framed by Trump’s DOJ are still trying to obtain some kind of justice for having been framed.

    That’s why Jim Comey’s bid to dismiss his second (of what is likely to be at least three) indictments Trump ordered up to make an example of the former FBI Director, the guy who refused to “let [rule of law] go” at Trump’s bidding back on February 14, 2017, matters.

    Selective prosecution is not a tool fit to combat Trump’s wholesale weaponization of DOJ

    Trump is trying — indeed, has had some success — in hiding behind the shitty precedents on politicized prosecution to repurpose DOJ to punish his adversaries. For example, his and Republicans’ bid to prosecute Hunter Biden off of a doctored gun purchase form and the kind of tax dodging Roger Stone also engaged in succeeded because two (Trump-appointed) judges said that the direct intervention from the President didn’t matter; all that mattered was the motive of the prosecutors who made the charging decisions. That success continued to the prosecution of the SPLC.

    That success did not extend to Kilmar Abrego, an undocumented Salvadoran immigrant whose courage inspired citizens to fight back; Abrego did succeed (at least for now — Trump is appealing) in arguing his prosecution was vindictive.

    Important legal precedents don’t necessarily arise in the cases of people you’d otherwise recognize as heroes.

    Comey is attempting to do something somewhat more ambitious than even Abrego’s attorneys managed — to pin a selective prosecution claim to Trump’s animus itself, a claim that is at once obvious but also unprecedented in the narrow existing precedents of selective prosecution.

    Comey’s first attempt at making this argument in EDVA (MTD, response, reply) last year was never adjudicated. Lindsey Halligan’s disqualification mooted that argument and her apparent failure to actually get an indictment would have destroyed the investigation next.

    This attempt is substantially the same, bolstered by even more ridiculous charges and even more abuse to get them. But, coming as it does ten more months into Trump’s authoritarian rampage, it comes amid a more ambitious statement of the unitary executive.

    And behind all that — as US Attorney Andrew Boutros made explicit in the Broadview 6 case — is a new theory of power, based in SCOTUS’ Trump v. US opinion: not just that the President can order up general and specific prosecutions, but because SCOTUS sanctioned that power, defendants can’t scrutinize Trump’s role in that process.

    And that’s why Jim Comey’s bid to dismiss his prosecution for the way Trump ordered it up matters.

    To be sure, no judge has endorsed Boutros’ alarming theory. But that theory is likely to be first scrutinized in Comey’s case (the Broadview 6 have delayed their filing on what should happen twice; it is currently due on September 15).

    Jim Comey has a ridiculously easy claim that Trump weaponized all of DOJ against him

    That’s true because ten years of mean tweets document Trump’s fury that Jim Comey refused to drop the investigation into why Trump’s National Security Adviser was trying to undermine sanctions imposed in response to Russia’s election assistance for Trump. That catalog has gotten 17 pages longer in just the 11 months since Trump first charged Comey! As Comey’s initial brief notes, there’s no question why this happened.

    The current record shows a clear causal link between President Trump’s animus and the prosecution of Mr. Comey. This is thus the rare case in which a defendant can “prove an improper motive” and a causal connection “with direct evidence.” Wilson, 262 F.3d at 314. Accordingly, Mr. Comey has established that his prosecution “was motivated by actual vindictiveness,” and the indictment must be dismissed. Id. at 316.

    It is breathtaking how explicitly the campaign against Comey is an effort to criminalize any effort to protect the US against Russian interference.

    Plus, with Comey, the flopsweat desperation of actually charging him in the seashells case — the Secret Service’s attempt to retroactively declare 8647 a threat until it became clear how common the phrase was, the illegal surveillance followed by the seemingly deliberate snooping in Comey’s privileged communications, the increasingly long chain of attorneys hired and fired just to find people willing to criminalize posting a picture of seashells — all of that demonstrates how the effort to make an example of Jim Comey has corrupted DOJ from top to bottom.

    Moreover, federal officials acted irregularly across the course of this investigation. Immediately after Mr. Comey’s post, the Secret Service changed its policy to newly treat “86 47” as a threat; Secret Service agents were also ordered to conduct unlawful surveillance of Mr. Comey and share their interview notes with the President. See supra pp. 8-9. When the Secret Service declined to open a full investigation, the DOJ instructed the FBI to pick up the baton, which Director Patel eagerly did. See supra p. 10. The FBI acted irregularly, too. When the FBI applied for search warrants in March and May 2026—long after the social media post—those applications distorted the facts of the case. See Concurrently Filed Mot. to Suppress & Memo. in Support. The government also failed to install effective screens for attorney-client privilege, resulting in the seizure of communications between Mr. Comey and two of his longstanding attorneys. See Fitzgerald Aff. ¶ 40. The suspect timing and conduct of this prosecution—and the events that catalyzed it—support the conclusion that some motive besides legitimate prosecutorial interests drove the decision. Here, the inference is clear: the newly installed political officials in the DOJ strove to accomplish what their predecessors could not, namely, effectuating the President’s desire to punish Mr. Comey.

    Even just having a judge write a memo laying out that this is wrong would be an important step in reining in DOJ.

    But Comey, if his small law firm of exceptionally good lawyers is successful, could do more.

    How to use unitary executive against weaponization

    As I’ve alluded, the existing precedents on politicized prosecution suck. The decisions of three Trump-appointed judges that Trump’s explicit intervention in criminal cases did not make them unlawful — Maryellen Noreika in Hunter’s Delaware gun case, Mark Scarsi in Hunter’s Los Angeles tax case, and Emily Coody Marks in SPLC — were not outliers.

    To change that for others you’re going to need to go back to first principles: that wielding DOJ as a weapon the way Trump has is a violation of due process and equal protection.

    That’s how Comey’s motion to dismiss (as with his earlier one submitted in EDVA) starts: by arguing this goes back to basic constitutional principles.

    The indictment must be dismissed under two bedrock legal doctrines. First, the government instigated this prosecution based on Mr. Comey’s protected speech and to vindicate the President’s animus towards Mr. Comey, in violation of First Amendment and due process principles. Second, the government engaged in selective prosecution, in violation of equal protection principles. Dismissal of federal criminal charges under these doctrines has historically been rare. That is because for decades the DOJ’s independence and integrity have guarded against the use of the criminal process to punish enemies or settle political scores. The prosecutions of Mr. Comey mark a sharp break from that tradition. Ample objective evidence—much of which comes directly from government officials’ own public statements and admissions—establishes that the President’s animus toward Mr. Comey led to this vindictive and selective prosecution.

    The proper remedy for the government’s constitutional violations is a dismissal with prejudice. But at the very least, the Court should allow for discovery and an evidentiary hearing into the government’s decision-making process. And it should require the government to present objective evidence justifying this prosecution

    This initial MTD, though, only obliquely addresses how this fits into Trump’s efforts to expand the unitary executive in the interim. It mostly shows up as a footnote citing Judge Kathleen Williams’ opinion on the IRS case.

    [T]he President—the head of the Executive Branch and U.S. Attorney Boyle’s ultimate supervisor— instigated a retaliatory prosecution against Mr. Comey that would otherwise not have been brought.5

    5 A district court recently noted the unusual “influence over the DOJ” wielded by President Trump, Trump v. IRS, 2026 WL 2015525, at *12 (S.D. Fla. July 13, 2026), citing a statement by DOJ leadership to U.S. Attorneys nationwide that “the President is the Department’s ‘chief client.’” Id. at 12 n.35 (citation omitted).

    But DOJ’s response makes the problem explicit. In two consecutive paragraphs, Ellis Boyle both asserts that Trump can fire anyone (citing Slaughter), but in the next paragraph, claims that the only thing that matters is what Trump’s subordinates — who will be fired if they don’t do what they know Trump wants — act as prosecutors when they implement Trump’s demands.

    Comey’s reliance on a social media post directed to former Attorney General Pam Bondi is even further afield. See id. at 12. As Comey elsewhere acknowledges, Bondi was not Attorney General when Comey was charged. Id. at 15. There is no evidence beyond media speculation that the President directed then-Acting Attorney General Blanche, let alone the actual prosecutorial decisionmaker (U.S. Attorney Boyle), to prosecute Comey in EDNC. And even if there were, the Chief Executive directing his subordinates to exercise core Executive functions is a feature, not a bug, of our constitutional system. The purported “independence” of DOJ that Comey cites, DE 36 at 2, is antithetical to the constitutional separation of powers (which lodges the Executive power in the President alone). See Trump v. Slaughter, 146 S. Ct. 2283, 2303 (2026). And as a matter of historical analysis, it is a myth. See, e.g., John F. Kennedy Presidential Library and Museum, Robert Kennedy’s Attorney General Office (discussing “President Kennedy’s appointment of his 35-year-old brother . . . as the Attorney General”).

    But none of that matters. As discussed in more detail below, the test for vindictive or selective prosecution is not whether the Chief Executive has an influence on the prosecutorial decisions of his subordinates (as the Constitution plainly contemplates). It is, rather, whether those prosecutors have exercised their power within the constraints of the Due Process and Equal Protection Clauses. Comey’s misleading narrative should not distract from the fact he cannot come close to showing any violation.

    This is the problem!! If Trump can fire anyone who refuses to indict Comey (as he did, effectively, by forcing Erik Seibert to resign in EDVA, still leaving the departures of AUSAs Gabriel Diaz and Nate Lemons in EDNC unexplained), then Ellis Boyle’s claims he personally has no animus to Comey are meaningless.

    That’s, effectively, what Comey argues in his reply brief, first citing an article from Jack Goldsmith responding to DOJ’s response posted just days before Comey’s reply was due (and, curiously, reposted at American Enterprise Institute’s site).

    The government “cannot have it both ways” by at once asserting “extreme unitariness” and rejecting DOJ’s traditional independence while insisting DOJ prosecutors act “uninfluenced by the president’s vindictive commands.” Jack Goldsmith, The Unitary Executive and Comey’s Vindictive Prosecution Claim, Exec. Functions (Aug. 28, 2026), https://perma.cc/E6S3-MDM4. If accepted, the government’s position would immunize vindictive prosecutions that flow from the President through subordinates who have been tasked with carrying out his bidding.

    Goldsmith’s post argues that Boyle literally has no choice but to indict Comey.

    But given the wishes of the president, the acknowledged absence of DOJ independence, and the formal and functional orders to follow the president’s will on pain of firing, Boyle had no lawful or practical choice. He was bound to execute the president’s vindictive wishes. He had to find a way to prosecute Comey, at least if he wanted to keep his job.

    I can put the point another way. The two sides dispute Fourth Circuit and other circuit precedent on whether and when vindictiveness can be shown by proving that the charging prosecutor was influenced by a superior. I won’t get into those legal weeds here, since this case is unique. Any legal hurdle to inferring the vindictiveness of this charging prosecutor from the vindictiveness of this president should be lowered, if not eliminated, by the Trump administration’s unprecedentedly extreme claims of unitariness.

    The Trump administration cannot have it both ways. It cannot claim extreme unitariness and fire people for failing to follow the president’s demand to indict enemies, on the one hand, and then claim, on the other, that the prosecutor in the Comey case made an independent decision to prosecute, uninfluenced by the president’s vindictive commands.

    I would dispute that this case is unique — prosecutors are being fired across the country for refusing to implement Trump’s priorities (and, obviously, even an undocumented immigrant from El Salvador managed to make the case, in part because one AUSA was fired and another left in protest over his treatment). It’s just that the reasons and the decade-long animus is so uniquely embodied in Comey’s case.

    Which, finally, after Comey’s initial MTD cited Judge Kathleen Williams in the IRS case, and DOJ’s response cited Slaughter, leads to the premise behind all of this, John Roberts’ approval of Trump’s personal interference in specific prosecutions, which Comey cites in his reply.

    Accordingly, Mr. Boyle’s blanket assurance (at Dkt. 53-1 ¶ 13) that he “did not feel pressured, coerced, or motivated” to indict Mr. Comey does not advance the government’s position. See Abrego-Garcia, 833 F. Supp. 3d at 834-35 (declining to credit such “good faith explanations” from Acting U.S. Attorney, that he “made the decision on whether to seek an indictment” and “received no direction from anyone at the White House” or DOJ).4 Such a subjective assessment also cannot be relevant where, as here, the animus belongs to the President—who has wielded his “exclusive authority over the investigative and prosecutorial functions of the Justice Department,” Trump v. United States, 603 U.S. 593, 621 (2024), including by forcing the resignation of a U.S. Attorney who refused to indict Mr. Comey, Mot. 12. Cf. P.H.E., 965 F.2d at 859-60 (court must dismiss a vindictive “a prosecution [that] is premised on the fruits of constitutionally tainted behavior, . . . notwithstanding attempts to launder the taint by presenting the fruits to an independent prosecutor” asserting good faith). After all, “cases do not magically appear on the desks of prosecutors,” and this case is no exception. United States v. Abrego Garcia, 807 F. Supp. 3d 827, 830 (M.D. Tenn. 2025) (ordering government to produce discovery).

    If the role of the President in prosecutions — both individual and systematic — changed thanks to Trump v. US, then the doctrine on selective and vindictive prosecution must also change. Trump’s animus and whims are implicated in every single DOJ prosecutorial decision. None more so than with Comey.

    So this dispute matters to all of us.

    Judges prefer to rule on technicalities before applying new precedents

    To be sure, there’s no guarantee that Judge Louise Flanagan, appointed by the same President, George W Bush, who first appointed Comey to a senior DOJ position, will take the courageous step of ruling against the government. Something else could end this case, as Lindsey Halligan’s unlawful appointment did in EDVA. Judge Flanagan could dismiss this case on Comey’s argument, which is equally compelling, that his seashell post was not a true threat. She could, separately, grant his motion for a hearing to figure out why FBI Agent April Floyd rushed to get warrants she didn’t read before presenting her case to the jury, a rush that buried exculpatory information. That might lead to dismissal via other means. Judge Flanagan could deny the request, assuming a jury or the appeals process and delay will keep Comey out of jail. If those things happen, Comey will be making the same argument in a few months, likely before Aileen Cannon, who is guaranteed to bow to Trump’s demands (after she refuses to move any case against Comey to DC, where it would belong).

    We all would be better served if Judge Flanagan has the courage to do what’s needed here.

    The need to champion the rights of this defendant, of all defendants, personally targeted by a President abusing his prosecutorial role won’t go away though. And there will likely never be a case in which the misuse of DOJ’s authority against Trump’s adversaries is so blatant, so deliberately pathetic in criminalizing a post of seashells.

    Trump has destroyed so much else with bulldozers and boy bureaucrats. But thus far, his attempt to criminalize his opponents has had to go through juries and judicial review. We’re at a moment now, with Comey but not just with Comey, where we’re looking for tools to reverse that before Trump further packs the court or finds ways around them.

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  • Violences faites aux femmes : la Fédération nationale Solidarité Femmes tire la sonnette d’alarme

    À l’approche d’une réforme du ministère du Logement, la Fédération nationale Solidarité Femmes s’inquiète des risques de fermeture de ses centres d’hébergement et du manque de personnel. Or, l’accompagnement des victimes de violences nécessite des moyens spécifiques.

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  • Donald Trump’s midterm strategy? Make it all about him | Robert Reich

    The president apparently plans to focus on the person he most admires – himself – even if Republicans would rather he didn’t

    With the midterm races officially beginning this week, a big question hanging over the Republican party is how Trump will allocate his giant stash of Super Pac money. As of 31 July, Maga Inc had more than $400m on hand, larger than the cash reserves of any of the major party committees.

    But he’s barely spent any of it yet. Why not?

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  • More than 100,000 people add names to complaint against Gianni Infantino

    • Letter alleges Fifa president ‘has abused his power’

    • Donald Trump links and FFE scandal among objections

    More than 100,000 people have added their names to a complaint against Gianni Infantino, alleging the Fifa president has “at a minimum, abused his power, violated his duty of political neutrality, and violated his duty of loyalty” through his interactions with Donald Trump.

    The Reboot Fifa campaign was launched before the World Cup with the aim of delivering “the biggest complaint Fifa has ever received” over the organisation’s alleged failings of governance. The campaign has since extended the scope of its accusations to include the reversal of the ban for Folarin Balogun at the tournament and the aborted Fifa Forward Enterprise (FFE) scheme.

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  • Violences dans le périscolaire à Lille : six animateurs suspendus en 2025–2026

    Source : Mediacités Lille Payant
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  • Loi contre les violences sexuelles et sexistes : « des choses commencent à être comprises »

    Source : Mediabask
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  • À Strasbourg, elles marchent pour qu'une loi s'attaque enfin aux violences sexuelles

    Source : Rue89 Strasbourg Payant
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  • Google a divulgué les données personnelles de victimes ayant demandé le retrait d'images pédopornographiques (Anglais)

    Source : Hankyoreh - Corée du Sud Lire la traduction automatique en français
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  • La justice baisse définitivement le rideau du Marché du Soleil

    Source : Marsactu Payant
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  • Comment l'AfD est devenu un parti de masse en Allemagne

    Source : Le Grand Continent
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  • Bilan du premier mois agité du mandat du président d'extrême droite Abelardo de la Espriella (Espagnol)

    Source : Volcánicas - Colombie Lire la traduction automatique en français
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  • Le Krakatoa entre à nouveau en éruption, perturbant l'aviation et le système scolaire à Jakarta (Indonésien)

    Source : Mongabay Indonesia - Indonésie Lire la traduction automatique en français
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  • Quand Donald Trump s’inspire de l’uniforme SS et des méchants de science fiction

    Dans les tenues proposées par l'IA de Trump, tout est fait pour rappeler l'esthétique nazie, et en particulier le célèbre uniforme SS.

    L’article Quand Donald Trump s’inspire de l’uniforme SS et des méchants de science fiction est apparu en premier sur Contre Attaque.

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  • Une entreprise refuse d’indemniser les enfants de son salarié trans et nigérian mort au travail

    Richie Adeleke est mort en 2022 dans un accident du travail. Condamnée pour homicide involontaire, l’entreprise de recyclage Clamens refuse d’honorer l’accord financier qu’elle avait signé avec la famille, contestant le fait que les enfants de la victime le soient réellement.
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  • Vague de cyberattaques contre l’Etat : L’Anssi bascule une partie de ses moyens pour « limiter la casse »

    Annoncée après la cyberattaque de la Direction générale des finances publiques (DGFiP), la nouvelle « unité de première intervention » voulue par Matignon prend désormais forme. Baptisé « REACTIV », le dispositif repose sur une mobilisation renforcée des moyens de l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (Anssi), avec l’objectif d’intervenir plus vite et de manière plus directive auprès des ministères confrontés à des violations de données.

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  • Cinq ans après, celle qui a lancé l’affaire PPDA se livre: «Porter plainte contre une personnalité, c’est un désastre»

    Florence Porcel est la première femme à avoir déposé plainte contre Patrick Poivre d’Arvor pour des faits de viols, en 2021. Dans «Parler ou se taire. Ce qu’il en coûte de s’attaquer à des hommes puissants», essai mêlant témoignages et enquête, l’autrice déconstruit poncifs et contrevérités et revient sur sa propre histoire.
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  • Insultes, jets d'œufs... FNE porte plainte contre la Coordination rurale

    « J'ai dû représenter FNE dans des conditions anormales », fustige Anne Roques. La juriste de France Nature Environnement (FNE) fait référence au procès de Bertrand Vanteau, le président de la Coordination rurale, jugé le 3 septembre pour avoir appelé à « faire la peau » aux « écolos ».
    Ce jour-là, au tribunal correctionnel d'Auch, dans le Gers, les représentants de l'association environnementale se sont pris un déluge d'insultes, de jets d'œufs et de pétards. À tel point que FNE a décidé (…)

    Lire la suite - En bref / Justice
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  • CYBER DECEPTION : face aux agents IA offensifs, la cybersécurité apprend à mentir

    Pendant des décennies, la cybersécurité a cherché à identifier les attaquants, bloquer leurs mouvements et protéger les actifs critiques. L’arrivée de l’intelligence artificielle offensive pourrait progressivement modifier cette doctrine. Face à des outils capables d’automatiser une partie de la reconnaissance, de l’exploitation et de l’exploration d’un système d’information, une approche ancienne revient au premier plan …

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  • Il ne sera plus chassé en France : le lagopède alpin, «perdrix des neiges» en sursis face au réchauffement climatique

    Menacé par le changement climatique et le dérangement humain, le lagopède alpin a disparu de 33% des communes des Alpes françaises où il était présent dans les années 1950. © Adrien Cozannet/Flickr

    Il peuple les plus hauts sommets, là où la roche épouse la glace. Souvent surnommé la «perdrix des neiges», le lagopède alpin est l’une des rares espèces animales à survivre dans les paysages suspendus de très haute montagne, jusqu’à 3 000 mètres d’altitude. En déclin dans les Alpes comme dans les Pyrénées, il vient d’obtenir un petit répit : le ministère de la transition écologique l’a classé ce mardi sur la liste des oiseaux protégés en France hexagonale – aux côtés du grand tétras, autre fragile gallinacé de montagne.

    «C’est extrêmement rare, la dernière révision de cette liste pour l’Hexagone remonte à 2009», réagit auprès de Vert Cédric Marteau, directeur général de la Ligue pour la protection des oiseaux (LPO), qui salue une «avancée historique». Ce reclassement, qui implique aussi la sortie des deux espèces de la liste du gibier chassable en France, est froidement accueilli par la Fédération nationale des chasseurs (FNC). Son président, Willy Schraen, dénonce une décision «hors-sol et hors contexte».

    Une relique des temps glaciaires

    Annoncée au printemps par la ministre de la transition écologique, Monique Barbut, la protection de ces deux oiseaux montagnards avait surpris tout le monde. Ce choix fait suite à un rappel à l’ordre du Conseil d’État, qui avait enjoint début mars au gouvernement de suspendre la chasse du lagopède alpin pour cinq ans en raison de son mauvais état de conservation (un moratoire similaire existe déjà pour le grand tétras depuis 2022). «La ministre a décidé d’aller plus loin, jusqu’au statut d’espèces protégées, complète Cédric Marteau. C’est une belle avancée pour la protection de la nature en France.»

    Moins connu que le grand tétras – mis à l’écran par le naturaliste Vincent Munier et très médiatisé depuis l’échec de sa «réintroduction» dans les forêts des Vosges –, le lagopède alpin est considéré comme «quasi menacé» d’extinction en France. Lagopus muta est une espèce dite «relique», qui a survécu à la fin du dernier âge glaciaire, il y a un peu plus de 10 000 ans, et s’est réfugiée dans les zones froides du globe. «Une partie des oiseaux est remontée au nord, en Scandinavie, et d’autres en haute altitude, où ils sont maintenant coincés», retrace Charlotte Perrot, chargée de recherche sur la biodiversité de haute montagne à l’Office français de la biodiversité (OFB).

    «Il y a cinquante ans, vous pouviez en observer à partir de 1 600 mètres d’altitude, mais maintenant on n’en voit quasiment plus en dessous de 2 000 mètres.»

    Mais l’oiseau subit de plein fouet le réchauffement des températures lié aux activités humaines. «En été, il fait très chaud en montagne, maintenant ; et c’est difficile pour lui. On le voit au niveau du comportement : il ouvre le bec, cherche des endroits frais…, décrit Charlotte Perrot. Dans nos montagnes, il est coincé : soit il s’adapte, soit il disparaît.» Sur la période 2041-2070, l’aire de distribution du lagopède alpin dans les Alpes françaises devrait encore se contracter de 36%, avec une disparition progressive des Préalpes et des Alpes du Sud, selon les modélisations climatiques du programme interrégional du massif des Alpes «espèces arctico-alpines», auquel a participé la scientifique.

    «C’est un oiseau adapté au grand froid plutôt qu’à la montagne», complète la chercheuse. Intégralement blanc l’hiver, le lagopède mue en brun-gris aux beaux jours pour se camoufler dans les pierriers et pelouses rases d’altitude. Son double plumage lui permet de s’isoler des températures les plus extrêmes, tandis que ses pattes emplumées lui servent de raquettes pour avancer dans la poudreuse.

    Avec ses pattes emplumées, le lagopède (dont le nom signifie «patte de lièvre» en grec ancien) est un oiseau adapté au grand froid. © Animalia

    «Il y a cinquante ans, vous pouviez en observer à partir de 1 600 mètres d’altitude, mais maintenant on n’en voit quasiment plus en dessous de 2 000 mètres, témoigne, côté pyrénéen, Thierry de Noblens, du Comité écologique ariégeois. Plus le réchauffement climatique s’intensifie, plus il va monter. Mais, en France, il n’existe pas des centaines de milliers d’hectares au-dessus de 2 000 mètres…»

    «En plus de tous les problèmes qui leur tombent dessus, on ne va quand même pas les tuer !»

    À cette menace rampante du changement climatique s’ajoutent les dérangements humains (tourisme, élevage…). Pour Charlotte Perrot, il s’agit de «la plus grosse pression à court terme pour l’espèce» : «Il partage son habitat avec plusieurs activités humaines, les domaines skiables, les routes qui vont de plus en plus haut, le pastoralisme… Il est acculé.» L’espèce a disparu de 33% des communes des Alpes où elle était présente il y a soixante ans, et de 21% pour les Pyrénées, d’après le suivi réalisé par l’observatoire des galliformes de montagne.

    Malgré ce déclin conséquent, la chasse au lagopède alpin se pratiquait encore dans quelques départements de montagne (Isère, Savoie, Haute-Savoie…). Depuis les années 2000, plusieurs associations écologistes ont engagé un véritable bras de fer avec les fédérations de chasse pour suspendre les quotas délivrés par les préfet·es à chaque fin d’été. En Ariège, seul département pyrénéen où cette chasse était encore autorisée, le comité écologique ariégeois revendique une vingtaine de victoires au tribunal depuis 2008.

    «Maintenant qu’ils sont protégés, nous allons pouvoir mener des actions bien plus fortes sur leur biotope, ne serait-ce que sur les sentiers qui passent en plein dans des zones de lagopèdes.»

    «En plus de tous les problèmes qui leur tombent dessus, on ne va quand même pas les tuer ! Pour nous c’était indiscutable, mais ça nous aura pris dix-huit ans, regrette Thierry de Noblens, fer de lance de ce combat juridique. L’État a toujours défendu les chasseurs, même si leurs demandes sont absurdes, criminelles ou dans le déni scientifique le plus complet.» «Nous avons gagné l’ensemble des procédures, mais les préfets reprenaient quand même l’arrêt l’année suivante, malgré la décision du tribunal administratif, en changeant juste le chiffre ; c’est aberrant», regrette Cédric Marteau, de la LPO.

    Outre l’interdiction définitive de sa chasse, la protection du lagopède alpin va désormais permettre une meilleure prise en compte de l’espèce lors des travaux d’aménagement, ainsi que la mise en place d’un programme d’actions pour tenter de sauver les dernières populations. «Arrêter la chasse, c’est pour nous un premier pas, abonde Thierry de Noblens. Maintenant qu’ils sont protégés, nous allons pouvoir mener des actions bien plus fortes sur leur biotope, ne serait-ce que sur les sentiers qui passent en plein dans des zones de lagopèdes.»

    Des zones de quiétude sont expérimentées dans les Alpes, dans les massifs du Queyras, des Écrins ou du Mercantour. «Ce sont des dispositifs qui fonctionnent très bien, notamment parce qu’il y a beaucoup de sensibilisation autour, salue Charlotte Perrot. Mais il y a aussi des comportements que l’on peut adopter en montagne, qu’il y ait des restrictions ou pas : sortir le moins possible des sentiers, tenir ses chiens en laisse, ne pas faire trop de bruit…»

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  • Le HP OmniBook 5 avec écran OLED et 30 h d’autonomie perd 220 € pour les French Days

    [Deal du jour] Les French Days battent leur plein chez Boulanger, qui fait passer le HP OmniBook 5 de 749,99 € à 529,99 € en cumulant deux codes promo. Un portable 16 pouces OLED taillé pour le travail nomade, avec une autonomie annoncée jusqu'à 34 heures.

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  • «Ceux qui nous gouvernent sont allés trop loin» : après l’été infernal, les pompiers entament une grève d’un mois

    Paris, le 13 août 2026. Xavier Boy, porte-parole de l’intersyndicale des pompier·es (à droite), lors de sa rencontre avec le ministre de l’intérieur, Laurent Nuñez. © Carine Schmitt/Hans Lucas via AFP

    Durant cet été 2026, marqué par des incendies exceptionnels, les pompier·es ont alerté à de multiples reprises sur la difficulté d’exercer leurs missions en toute sécurité. Premier·es exposé·es aux fumées toxiques des incendies, elles et ils demandent un meilleur suivi sanitaire tout au long de leur carrière, ainsi qu’un financement plus pérenne. L’ensemble des syndicats a appelé à la grève à partir de ce mardi 8 septembre et ce pour six semaines.

    Quelles sont vos principales revendications après l’été suffocant que nous venons de vivre ?

    L’inspection générale de l’administration a constaté que 32 millions d’heures de garde dans les casernes étaient effectuées par des pompiers volontaires. Pour que ce temps de travail soit couvert par des professionnels, il faudrait recruter 21 000 personnes.

    Nous réclamons également davantage de matériel, dont des camions-citernes pour les feux de forêts : on en a perdu près d’un millier sur dix ans. La livraison annoncée par Emmanuel Macron à l’issue des incendies de l’été 2022 n’a pas permis de développer le parc, seulement de le renouveler, car les véhicules arrivaient à leur limite d’âge.

    «Si le gouvernement souhaite un fonctionnement optimal de la sécurité civile, il doit assumer financièrement.»

    On l’a vu en Gironde cet été : des camions destinés aux feux urbains ont été utilisés à la place. Nos dirigeants continuent de nous dire qu’il n’y a pas eu de problèmes de moyens cet été. Ont-ils vu les civils éteindre les incendies ? Je n’avais jamais vu ça en France. Ce sont les agriculteurs qui ont dû venir nous aider avec leurs tracteurs. Les pompiers s’engagent dans la lutte contre les feux de forêts pendant leurs congés. Ça signifie que, si on se blesse ou qu’on se tue sur nos congés, on n’est pas reconnu comme blessé ni mort au travail.

    Nous sommes coincés entre les politiques locales qui se plaignent de devoir tout payer pour la sécurité civile, et le gouvernement qui, lui, nous dit qu’il donne les moyens aux collectivités locales mais qu’elles ne gèrent pas correctement leur budget. Finalement, c’est sur nous que ça retombe : nous restons en bout de chaîne, à souffrir de cette situation.

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    «On n’est plus en sécurité chez nous» : après un été caniculaire, ces Français cherchent activement à déménager 

    Si le gouvernement souhaite un fonctionnement optimal de la sécurité civile, il doit assumer financièrement. Elle s’est dégradée ces dernières années. Aujourd’hui, avec la fermeture de certaines urgences et le manque de médecins, les pompiers ont davantage de gens à visiter et à emmener à l’hôpital.

    Alors que les pompier·es sont exposé·es à des fumées toxiques tout au long de leur carrière, l’intersyndicale dénonce le manque de suivi sanitaire…

    Nous sommes exposés à toutes sortes d’éléments toxiques car nous intervenons partout. Particules fines, benzène, amiante… Les gaz de combustion contiennent des millions de substances différentes. Un meuble qui brûle contient des produits retardateurs de flammes, par exemple. Or leur efficacité n’est pas prouvée et ces retardateurs se transforment en des milliers de molécules que l’on retrouve ensuite dans le sang des pompiers, car ils les absorbent par la peau.

    «Je connais des jeunes pompiers d’une trentaine d’années qui ont des cancers de la prostate, de la vessie ou encore des testicules.»

    Avant, nous avions des visites médicales tous les ans, puis tous les deux ans. Aujourd’hui, elles ont lieu tous les quatre ans. Nous avons une visite intermédiaire avec un infirmier tous les deux ans et devons attendre le double pour voir un médecin. Ça va à l’encontre de tout ce qu’on découvre sur notre santé ces dernières années ! Plus on a chaud, plus le gouvernement met le chauffage.

    Je connais des jeunes pompiers d’une trentaine d’années qui ont des cancers de la prostate, de la vessie ou encore des testicules. On appelle ça des «cancers de fumeurs» mais, eux, ils n’ont jamais fumé. On n’est pas chercheurs, mais on se doute bien que ça vient des fumées des feux. Nous ne sommes pas assez soumis à des études, or nos dirigeants s’appuient sur des analyses scientifiques pour financer nos équipements. Nous sommes exposés à des substances cancérogènes sans aucune protection. On pourrait les avoir, mais on ne nous les achète pas. On nous traite comme si nous étions plus forts que les autres et que nous avions de meilleurs poumons.

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    En plus de l’équipement, il faudrait limiter le temps d’exposition. Si on avait un suivi médical régulier, on pourrait contrôler les doses assimilées. On ferait des analyses régulières et, en cas de trop grande exposition, soit on n’effectuerait plus d’interventions le temps que le corps se régénère, soit, si ce sont des molécules persistantes, on arrêterait tout simplement les expositions aux fumées pour éviter de tomber malade. Pour cela, il faut plus de personnel, c’est comme une course de relais.

    Quelle forme prendra la grève ?

    Nous assurerons un service normal. Comme en milieu hospitalier, les pompiers sont soumis à un service minimum obligatoire. Nos missions seront réalisées de la même manière qu’en temps normal. La grève consistera à poser des banderoles sur nos casernes et à porter le brassard «En grève».

    «Ça fait dix ans que nous alertons sur le niveau de sécurité civile de plus en plus préoccupant et que nous ne sommes pas écoutés.»

    Le 29 septembre, un rassemblement est prévu au Champ de Mars, à Paris ; ça devrait être une mobilisation d’ampleur, avec des déplacements de pompiers de tous les départements. Des rassemblements statiques seront aussi organisés sur le même lieu, les 27 et 28 septembre. Un peu partout en France, les pompiers sont à l’initiative de rencontres citoyennes devant les mairies, les préfectures ou sur les places de marché. L’idée est d’expliquer aux gens pourquoi nous sommes en grève. J’en ai fait une à Poitiers [dans la Vienne, NDLR], la semaine dernière ; une autre est prévue le 11 septembre à Orléans [Loiret], par exemple.

    Lors de ces actions, nous nous mettons à la disposition du public, des citoyen·es et des parlementaires pour leur expliquer la situation de la sécurité civile aujourd’hui. C’est l’occasion de parler de nos 600 heures travaillées gratuitement par an [par les pompier·es volontaires, NDLR], de notre exposition à des substances cancérogènes sans protection et de nos conditions de travail de manière générale.

    Cette mobilisation est inédite. Ceux qui nous gouvernent sont allés trop loin. Ça fait dix ans que nous alertons sur le niveau de sécurité civile de plus en plus préoccupant et que nous ne sommes pas écoutés. Souvent, les syndicalistes sont perçus comme des gens qui ne sont jamais contents. Nous ne demandons même pas un plus gros salaire ou davantage de confort. Nous souhaitons juste que les Français, quand ils ont des problèmes, puissent être pris en charge par les pompiers.

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  • Le jeu vidéo enseigné au collège

    Pour favoriser l’essor économique du domaine du jeu vidéo, l’Éducation nationale va proposer aux collégien·nes et lycéen·nes du pays de s’adonner à l’e-sport, c’est-à-dire aux jeux vidéos les plus addictifs du moment.

    Ce sera la dernière rentrée des classes sous l’ère Macron. On tient le bon bout ! Mais avant de faire ses cartons, le président distribue ses derniers cadeaux aux lobbyistes, notamment à ceux qui travaillent dans son domaine de prédilection : les nouvelles technologies. L’éducation nationale représentant un formidable gâteau pour le secteur privé, il a décidé de lui en filer une bonne tranche pour cette rentrée 2026, en faisant entrer l’e-sport dans les collèges et les lycées ! Précisons que l’e-sport désigne le fait de jouer aux jeux vidéo en mode compétition, soit en ligne, soit en salles, lors de tournois organisés par des boîtes du secteur. C’est la cellule investigation de Radio France qui a révélé l’existence d’un document de « stratégie 2026-2030 » relatif à l’e-sport, avec pour objectif d’œuvrer au développement économique du secteur (1). Quoi de mieux, dans cette optique, que d’offrir en pâture les millions de collégien·nes et lycéen·nes du pays ? Le document, validé par Matignon, prévoit notamment d’ « intégrer l’e-sport dans les parcours éducatifs et scolaires » et de « lancer un programme national intitulé “E-sport et Éducation” ». Se voir proposer de jouer à Fortnite, League of legends ou Minecraft lors de son entrée au collège, voilà la riche idée du bonhomme qui habite l’élysée.

    « Trouble du jeu vidéo »

    « Nous avons cru, effarés, à un canular » (2), s’indignent les deux coprésidents de la commission Enfants et écrans, Amine Benyamina, psychiatre et addictologue, et Servane Mouton, neurologue. Cette commission, qui avait rendu au président de la République, en avril 2024, un rapport affligeant sur l’impact des écrans sur les jeunes, exprimait alors avoir été « bousculée par les constats qu’elle a eu à faire sur les stratégies de captation de l’attention des enfants, où tous les biais cognitifs sont utilisés pour enfermer les enfants sur leurs écrans, les contrôler, les réengager, les monétiser ». Comme les réseaux sociaux, les jeux vidéos ont une responsabilité majeure dans ce constat, étant spécialement conçus pour rendre les joueurs captifs et, in fine, leur soutirer un maximum d’argent. Les stratégies employées, faisant appel aux neurosciences, constituent un tel succès que l’Organisation mondiale de la santé (OMS) doit désormais reconnaître le « trouble du jeu vidéo » comme maladie comportementale, avec divers problèmes physiques liés (sédentarité, addiction, myopie…). « Est-il raisonnable d’organiser l’exposition de nos enfants au sein des établissements scolaires à des produits au minimum accrocheurs, voire addictogènes ? », font mine de s’interroger Amine Benyamina et Servane Mouton. Exactement comme si, en d’autres temps, Macron avait proposé des ateliers « cigarettes » dans les établissements scolaires pour favoriser le développement de la Société d’exploitation industrielle des tabacs et des allumettes (Seita). Nicolas Bérard 1 Les jeux vidéo intégrés aux parcours éducatifs, les dessous d’un arbitrage de Matignon qui pose question, Marie Dupin, Radio France. 2 La promotion de l’e-sport en milieu scolaire voulue par le premier ministre est une aberration, tribune publiée dans Le Monde.

    Numéro 220 – Septembre 2026

    Dossier 5 pages : La patate

    « La pomme de terre est bien plus qu’un légume. Véritable fondatrice de civilisations, elle est à placer au rang des plantes vivrières primordiales », écrit Jean-Paul Thorez dans une Encyclopédie du potager. Avec enthousiasme, nous avons plongé dans son histoire sociale, dans la popularité de la frite, dans les chips militantes, les champs de patate solidaires et quelques luttes patatesques. Sans oublier une carte de géopatate…

    Numéro 220 – Septembre 2026 – Version PDF

    Dossier 5 pages : La patate

    « La pomme de terre est bien plus qu’un légume. Véritable fondatrice de civilisations, elle est à placer au rang des plantes vivrières primordiales », écrit Jean-Paul Thorez dans une Encyclopédie du potager. Avec enthousiasme, nous avons plongé dans son histoire sociale, dans la popularité de la frite, dans les chips militantes, les champs de patate solidaires et quelques luttes patatesques. Sans oublier une carte de géopatate…

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  • US supreme court rejects Missouri Republicans’ appeal to use Trump-backed congressional map in midterms – live

    Last week the state’s supreme court ruled that the map must go before voters to approve or reject new districts, meaning it cannot be used in the November election

    Further down the ballot in New Hampshire, the Democratic primary for Chris Pappas’s House seat has drawn eight candidates, with Stefany Shaheen – daughter of the outgoing senator – and Maura Sullivan, a former Obama administration official, leading the field.

    The district, long purple, has been reliably blue since 2017. Republicans now see it as flippable, and Donald Trump has endorsed Anthony DiLorenzo, a businessman who owns several car dealerships, in the GOP race.

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  • « Traque aux précaires » dans le Finistère : attaqué pour « harcèlement » d'allocataires du RSA, Maël de Calan relaxé

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  • [BAF] Programme d'aout 2026

    Programme de la Bibliothèque Anarcha-Féministe de Toulouse. La BAF se situe au Chat Noir, 270 avenue de Muret, Toulouse. Nos permanences sont les mercredis de 16h à 20h et dimanches de 14h à 18h.

    Permanences

    Nos permanences ont lieu :

    • les mercredis de 16h à 20h
    • les dimanches de 14h à 18h

    La BAF vous accueille avec des livres, des biscuits ou pâtisseries vegan et des boissons chaudes ou fraîches selon la météo. Pour toute question ou idée, n'hésitez pas à nous contacter sur bibli_afem@riseup.net.

    Évènements

    Dimanche 13 septembre 14h 18h - Après-midi travaux d'aiguilles

    Durant la permanence de la BAF, rencontre pour broder, tricoter, crocheter, ensemble en silence ou en bavardant.
    Ce temps n'est pas prévu pour être un cours mais plutôt de créer l'occasion de se motiver à avancer sur nos projets en cours, de se rencontrer autour d'une boisson, échanger quelques astuces et idées, etc.
    Si cela t'intéresse ramène ton matériel, et ton·tes projet·s en cours. Il y aura quand même un peu de matériel sur place pour s'essayer au crochet, à la broderie, etc.
    Envisageable aussi ce jour-là : un troc de matériel de mercerie, tricot, broderie etc.
    Viens avec tes pelotes (entières ou entamées) si tristes de ne pas être utilisées, tes crochets ou aiguilles en double parce que tu avais perdu les précédentes mais en fait tu les as retrouvées dans un pot à crayons, la récup de matériel des grands-parents dont tu ne sais pas quoi faire, les stocks de fils de ta jeunesse quand tu faisais des bracelets de l'amitié, les toiles à broder de ce fameux projet “génial, je vais faire ça !” mais jamais commencé, etc.
    Chacun·e trouvera peut-être son bonheur dans ces trésors dormants !

    Participation à prix libre et non nécessaire. L'argent récolté participe à faire vivre la bibliothèque : payer notre part du loyer, acheter de nouveaux livres et remplacer les livres égarés.

    Mercredi 16 septembre 17h30 - Jouons à des jeux de société

    On vous propose un moment convivial de jeux de société dit "militant".
    Nous avons à disposition : la revanche des anars, zone à défendre, antifa le jeu, Kapital ...
    Nous ramenons pour l'occasion des jeux qui seront accessible pour tous âges.
    Pas besoins de connaître les jeux pour y jouer !

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  • RSSMonster - Le lecteur RSS qui trie vos flux en local

    Vous le savez, je suis un grand défenseur des flux RSS . C'est d'ailleurs pour ça que le mien est complet !! Je dois être le dernier à faire ça, alors, abonnez-vous (c'est gratuit) car ça me permet de continuer à faire ce que j'aime et ce que vous aimez aussi apparemment, puisque vous êtes de plus en plus nombreux à venir ici !

    Mais bon, bref, si je vous parle de ça aujourd'hui, c'est parce que j'ai découvert RSSMonster, un lecteur de flux RSS que vous installez sur votre machine, et qui a la particularité de rapprocher tout seul les articles qui parlent du même truc et qui leur met une note.

    J'ai de la lecture...

    La qualité d'écriture compte pour moitié, le ton pour un quart, et le dernier quart mesure à quel point le texte est promotionnel, si bien qu'un publireportage descendra tout seul. J'ai trouvé ça plutôt malin. Et les articles qui racontent le même "fait" sont regroupés dans un Event, donc vous lisez l'actu qu'une fois sans vous fader tous les copycats.

    Et le plus cool, c'est que ce tri tourne sur votre ordi, sans avoir besoin de la moindre clé d'API. Chez Miniflux ou FreshRSS, la liste officielle des fonctionnalités ne mentionne rien de tel. Quant à NewsBlur, celui-ci apprend à masquer ou surligner les articles selon ce que vous lui dites aimer, ce qui n'est pas la même chose que rapprocher deux actus pour les dédupliquer. Dans le même genre, je vous avais quand même déjà parlé d' un lecteur RSS qui s'y met aussi.

    Le choix à faire

    RSSMonster est livré avec deux fichiers Docker Compose. Le premier monte l'application et un collecteur de flux au-dessus de SQLite, sans un seul modèle (c'est celui de la procédure express du README). Le second ajoute MySQL, un worker dédié à l'IA et le service d'inférence, et c'est lui qui allume tout ça.

    En fait, si vous choisissiez SQLite, la concurrence des traitements optionnels sera plafonnée à un, donc, ce sera un peu plus lent. Et surtout, le profil léger tel qu'il est livré ne démarre pas le worker IA et coupe l'inférence, donc pas de regroupement ni de notes tant que vous ne les activez pas à la main. Ça ira donc pour une install perso, mais si vous voulez mettre ça sur un serveur pour le partager à tous vos potes ou dans votre entreprise, je vous conseille vraiment de choisir MySQL directement. Parce qu'après, la bascule de l'un vers l'autre a l'air plus hasardeuse.

    Enfin, rassurez-vous, il y aura toujours la possibilité d'exporter un fichier OPML avec tous vos abonnements et les catégories. Par contre, ça ne transporte que votre liste de flux, pas les articles déjà collectés ni ce que vous avez lu.

    Installer le profil léger (SQLite)

    C'est celui que je vous conseille pour commencer. Côté prérequis : git, Docker et Docker Compose. On commence par cloner le dépôt :

    git clone https://github.com/pietheinstrengholt/rssmonster.git
    cd rssmonster
    

    Ensuite, faut générer deux secrets. Lancez cette commande deux fois, les résultats doivent différer :

    openssl rand -hex 32
    

    Créez un .env à la racine, lisible par vous seul :

    touch .env && chmod 600 .env
    
    JWT_SECRET=votre-premier-secret
    FEVER_CREDENTIAL_SECRET=votre-second-secret
    

    Ajoutez-y RSSMONSTER_BIND_ADDRESS=0.0.0.0 tout de suite pour y accéder depuis une autre machine, le port n'écoutant que sur la boucle locale. Et ne sautez pas les secrets, car le Compose refuse de démarrer si l'un des deux manque :

    docker compose up -d
    

    Ouvrez http://localhost:3000. Pas de compte admin par défaut, c'est le premier que vous créez qui devient l'administrateur, et notez bien vos identifiants. Ensuite, allez dans réglages puis flux, et importez ensuite votre OPML.

    L'écran de connexion au premier démarrage

    Et si vous voulez la version qui dépote (MySQL)

    Si vous aviez déjà lancé le profil léger, coupez-le d'abord avec docker compose down, qui arrête les conteneurs sans toucher à vos données. N'y ajoutez surtout pas -v, car ça supprimera le volume et la base. Et MySQL démarrera vide et vous devrez réimporter votre OPML comme sur une install neuve.

    Ensuite, ajoutez ces quatre valeurs dans le même .env, à côté de vos deux secrets :

    DB_DATABASE=rssmonster
    DB_USERNAME=rssmonster
    DB_PASSWORD=un-mot-de-passe-solide
    MYSQL_ROOT_PASSWORD=un-autre-mot-de-passe-solide
    

    Et lancez l'autre fichier :

    docker compose -f docker-compose.mysql.yml up -d --build
    

    Ne paniquez pas si localhost:3000 ne répond pas dans la foulée. L'application attend que MySQL et l'inférence soient dispo, et celle-ci commence par télécharger ses trois modèles donc ça prend quelques minutes. Le contrôle de santé de l'outil lui laisse dix minutes, donc allez vous faire un ti café (dans sa couche ? nooon).

    L'ajout d'un flux, sa catégorie et sa fenêtre de rattrapage

    Voilà, amusez-vous bien.

    Source : le dépôt GitHub de RSSMonster

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  • Mistral AI lève 3 milliards d’euros : derrière les modèles, la bataille pour devenir l’infrastructure souveraine de l’IA

    Trois milliards d’euros. En trois ans, Mistral AI est passée du statut de jeune pousse française prometteuse à celui d’acteur européen incontournable de la course à l’IA.

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  • Autistici/Inventati met fin à ses activités - Restez humain.e

    Le jour où nous avons découvert que nous avions été désignés comme une organisation terroriste mondiale, nous nous étions promis que nous tenterions de résister aussi longtemps que possible, que nous ne céderions pas tant que nous aurions des possibilités de tenir bon. Nous avons fièrement maintenu et défendu une infrastructure libre, sécurisée, autonome et politiquement engagée pendant des années. Pour nous, « Restez humain.e », ce n'est pas une phrase vide de sens. Cela veut dire que, par dessus tout, nous avons la responsabilité de protéger nos utilisateur-ices, celles et ceux qui construisent le réseau humain qui nous relie, ainsi que les communautés qui nous inondent de messages de soutien et de solidarité. Nous ne pouvons nous engager dans un combat ou nous exposer à des manipulations qui menaceraient la vie de ces personnes et des personnes qui leurs sont chères, les laissant à la merci d'autocrates, de fascistes et d'agences gouvernementales capables de manoeuvres extra-légales. La possibilité que notre travail puisse provoquer des conséquences légales et financières à celles et ceux qui nous sont proches - ou qui ont seulement quelque chose à vois avec nous - ne nous laisse pas le choix. A/I met fin à ses activités. Le collectif Autistici/Inventati met fin à ses activités et cessera prochainement de fournir l'ensemble des services qu'il propose. Il n'y a pas de manière facile d'annoncer ou d'expliquer cela. Chaque jour où nous avons pu rester en ligne après le 26 août 2026 a été une victoire, mais nous sommes obligés de nous arrêter. Aucun d'entre nous n'a une haute estime des gestes héroïques et des martyrs, nous ne demanderons ainsi aucun sacrifice. Pas de nous ni ne quiconque. Il s'agit d'un climat politique, Dans le contexte politique actuel, le fait de continuer à proposer nos services met en danger nos utilisateur-ices et toutes les personnes qui font partie de nos communautés. Dans un monde où les accusations sont à ce point déconnectées de la réalité, on ne peut s'attendre qu'à ce que la répression devienne de plus en plus disproportionnée. Dans ces circonstances, nous ne sommes plus en mesure de maintenir notre objectif initial - offrir des outils sécurisés et non-commerciaux. Ces 25 années ont été extraordinaires. Ça a été une « sacrée aventure ». Maintenant, éteignez vos ordinateurs, sortez de chez vous, luttez, embrassez-vous et continuez à sourire. Nous nous arrêtons, mais la Résistance et ses idées, elles, ne s'arrêtent pas. Restez humain.es. Nous enverrons prochainement des indications sur les manières de sauvergarder les contenus de vos blogs, de vos boîtes mails et de vos sites internet, avec des recommandations d'ordres plus techniques. Mais gardez à l'esprit que de la même manière que le domaine autistici.org était rendu inaccessible sans pré-avis, nous risquons de souffrir des mêmes problèmes dans les prochains jours sans être à même de les prévenir. Autistici/Inventati Collective
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  • La Lettre JurisTendances JTDIA n° 7 de septembre 2026

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  • STOP visites domiciliaires 1030

    Schaerbeek s'est affirmé en tant que commune hospitalière, et ça doit le rester. En vue du vote de la loi des visites domiciliaires au niveau fédéral, nous lâchons rien : nous demandons à nos élus de maintenir et renforcer les valeurs de solidarité et de respect pour la vie privée. Venez nombreu·ses·x rappeler aux élu·e·s schaerbeekois·e·s leurs engagements !
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  • Papotes du collectif 8 mars Bxl

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  • Marche Climat Nationale

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  • Permanence d'accueil pour personnes trans

    Permanence d’auto support entre personnes trans, non binaires ou en questionnement
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  • Victoire ! Des primo-prescriptions THS pour Chambéry et alentours !

    Des Médecins formé-es par l'OST ! Des primo-prescriptions THS pour Adultes et mineur-es !
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  • COMMENT NOUS VOYONS...

    Ces petits textes ont été rédigés par l'OCL en même temps que notre Qui sommes-nous ?pour préciser nos réflexions et nos positions communistes et libertaires sur quelques sujets.

    - 362 été 2026 / Touchons le fond / Théorie
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  • Rencontre autour de l'inceste avec Romain Lemire et Thomas Prédour

    Iels discuteront ensemble des raisons qui les ont menés à écrire sur ce sujet, liront des extraits de leur livre et parleront du phénomène individuel et social avec lequel nous sommes en prise. La Vieille Chéchette (Rue du Montenegro, 2 à 1060 Saint-Gilles) Entrée libre. Places limitées. Accueil dès 10h30 ! Livres en vente sur place et dédicace possible. Une organisation de Patouche. www.instagram.com/patouche_belgique Infos : patouche@riseup.net <![endif]--><![endif]-->
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  • 30 Août 2026, incendie au Centre fermé de Bruges

    La semaine dernière, plusieurs détenus du centre fermé de Bruges ont sonné l'alerte : il y a eu un départ de feu dans l'une des ailes. Nous avons malheureusement peu d'informations sur les événements et comme toujours, les personnes détenues ne sont informées de rien, plongées dans un climat de tension et de répression sans aucune explications (fouilles, transferts,…). Une des personnes enfermées avec qui nous sommes en contact a à coeur de partager ses mots publiquement, que nous relayons ici : “Hier soir, un feu s'est déclaré dans une chambre du centre. Des policiers ainsi que des ambulances sont intervenus sur place. Les personnes détenues ont dû rester à l'extérieur, dans la promenade, pendant l'intervention. Après cet événement, nous avons été déplacés et séparés en plusieurs groupes dans différentes chambres. Cette situation m'inquiète énormément. Je crains pour ma sécurité et pour ma vie, car ce qui se passe actuellement dans le centre me semble devenir de plus en plus préoccupant. Plusieurs personnes sont très mal à l'aise et ont peur depuis cet incident. D'après ce qui nous a été dit ou ce que certaines personnes pensent, cet acte aurait notamment eu pour objectif de mettre en lumière les conditions et ce qui se passe dans les centres fermés. Je ne peux toutefois pas confirmer personnellement cette intention et je vous transmets cette information comme une information rapportée. Cet événement intervient alors que la situation était déjà très difficile dans le centre. Plusieurs personnes ont récemment fait une grève de la faim et certaines ont fait des malaises et sont tombées dans les pommes. La situation humaine et psychologique semble se dégrader fortement. Je souhaite donc attirer l'attention des journalistes, associations et organismes de défense des droits humains sur ce qui se passe actuellement au centre fermé de Bruges. Je vous demande, si cela est possible, de vous intéresser à cette situation, de vérifier les faits et de mettre en lumière les conditions dans lesquelles nous sommes détenus. Je suis particulièrement inquiet après l'incendie d'hier soir et je crains qu'un événement encore plus grave puisse se produire. Je vous remercie sincèrement de prendre ce signalement au sérieux et, si possible, contacter des personnes présentes dans le centre afin de vérifier ce qui s'est passé. Cordialement,“ K. du Centre fermé de Bruges Solidarité avec toutes les personnes détenues et leurs luttes ! Feu aux centres fermés !
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