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Une étude de SALT.agency portant sur 1 052 migrations de nom de domaine (Dan Taylor, 2026) donne la mesure du phénomène : la durée médiane de récupération du trafic organique est d'environ dix mois, et 42 % des migrations mettent plus d'un an à retrouver leur niveau d'avant bascule. Autant dire que le sort d'une migration ne se joue pas le jour du go-live, mais dans les semaines et les mois qui suivent.
La plupart des ressources disponibles sur le sujet détaillent très bien ce qu'il faut vérifier avant de basculer un site : plan de redirection, titles, canonicals, hreflang, indexabilité. Ce qui est moins souvent traité, c'est la question du pilotage. Concrètement, avec quels outils une équipe SEO peut-elle suivre une migration du premier crawl jusqu'aux semaines qui suivent le lancement ? Le plus souvent, elle passe par plusieurs outils qui ne communiquent pas entre eux : un crawler pour l'audit, un export Search Console pour les positions, un tableur pour le plan de redirection ou encore un ticket dev pour chaque correction. Chaque bascule d'outil est une occasion de perdre du temps ou de l'information. C'est ce fil continu, de la préparation jusqu'aux semaines qui suivent le lancement, que cet article propose de reconstruire.
La clé du succès repose sur la capacité à comparer l'avant et l'après. Avant de toucher au site, il faut disposer d'un état des lieux complet. Celui-ci inclut la liste exhaustive des URLs existantes, l'état de leurs signaux SEO et une vision claire des priorités de correction.
C'est ce que permet la plateforme Fasterize. Historiquement centrée sur l'optimisation, elle couvre désormais l'ensemble du cycle : détecter les anomalies, tester et déployer les corrections, puis en démontrer l'effet. Son crawler propriétaire contrôle les principaux signaux techniques d'un site (titles, meta descriptions, hreflang, canonicals, H1, status HTTP, meta robots, attributs alt) et restitue le résultat sous une forme directement exploitable : un score de santé SEO qui synthétise l'état du site, accompagné de la liste des optimisations prioritaires, du volume de pages concernées et des URLs impactées.
Dans un contexte de migration, ce score joue un double rôle. Avant la mise en production, il permet de repérer rapidement les zones à risque plutôt que de dérouler un audit manuel, page par page. Après le go-live, le même contrôle permet de vérifier en quelques minutes que rien n'a été cassé au passage, sans attendre le prochain crawl programmé.
Une migration ne se résume pas à un plan de redirections 301, même si c'est souvent le poste de risque le plus visible. Il s'agit aussi de préserver tout ce qui permet aux moteurs de comprendre correctement le nouveau site, et de garder la capacité de corriger vite si une anomalie apparaît après le lancement.
C'est justement ce que la plateforme prend en charge : les plans de redirections, même volumineux, se déploient directement depuis l'interface, sans dépendre d'un développement spécifique.
De la même façon, les principaux signaux SEO (meta, canonicals, hreflang, robots) peuvent être ajoutés ou corrigés indépendamment des capacités du CMS : une canonical mal orientée ou un hreflang cassé se corrigent sans toucher au template. Et ces corrections se déploient rapidement, sans attendre un cycle de développement complet.
Ce dernier point compte particulièrement dans les jours qui suivent un go-live, moment où les anomalies remontent vite, mais où les équipes techniques sont rarement disponibles pour pouvoir déployer un correctif rapidement.
Une fois le site en ligne, la question centrale change de nature : est-ce que les optimisations mises en place produisent un effet réel, et à quel rythme ? Sans point de comparaison clair, il est difficile de distinguer une volatilité normale d'une vraie perte, surtout que cette phase de stabilisation peut s'étaler sur plusieurs semaines.
La plateforme intègre pour cela les données de Google Search Console. Pour chaque recommandation mise en œuvre, il devient possible de suivre son évolution à travers les mêmes indicateurs que ceux de Search Console (clics, impressions, CTR, position moyenne), avec deux niveaux de lecture, par URL et par requête. Un repère visuel indique à quel moment une recommandation a été déployée, ce qui facilite directement les analyses avant/après.
Concrètement, cette fonctionnalité permet de relier une action précise (une correction de canonical ou un redéploiement de redirections, par exemple) à son effet mesuré, plutôt que d'observer une courbe globale sans savoir quelle décision l'a fait bouger.
Enfin, ce qui distingue un pilotage continu d'une succession d'étapes isolées, c'est la capacité à revenir en arrière rapidement. Le crawl signale un problème, la correction se déploie via la plateforme sans dépendre du CMS ni d'un cycle de développement, et les données Search Console permettent de vérifier que le correctif a bien l'effet attendu. Les trois temps s'articulent au même endroit, plutôt que de se répartir entre plusieurs outils déconnectés.
Cette continuité change surtout la nature du travail post go-live. Au lieu d'attendre un rapport mensuel pour découvrir qu'une page a perdu ses positions, l'équipe dispose d'un fil de suivi continu pour agir en conséquence, de la préparation jusqu'aux semaines qui suivent le lancement.
La réussite d'une migration ne se joue donc pas dans une étape, mais dans la continuité entre les quatre : préparer, sécuriser, mesurer, corriger, au même endroit plutôt que réparties entre des outils déconnectés.
L’article "Migration SEO : pourquoi la vraie difficulté n’est pas la préparation, mais le suivi" a été publié sur le site Abondance.
Une première mise en orbite dès le deuxième vol, cinq autres lanceurs déjà en production et une usine conçue pour changer d’échelle : Isar Aerospace vient de franchir une étape majeure. Le succès de Spectrum donne une traduction concrète à l’émergence d’une nouvelle génération d’entreprises spatiales européennes, capables de réunir technologie, capitaux et moyens industriels …
L’article ISAR AEROSPACE : entre la Bavière et la Norvège, une nouvelle ambition spatiale européenne est apparu en premier sur FW.MEDIA.

Si comme moi, vous êtes un jeune entrepreneur plein de talent, vous avez sûrement déjà signé des tas de contrats, de NDA et autres documents relatifs à votre société. Et pour cela, en général, nos interlocuteurs et autres avocats ne se font pas chier : ils nous envoient des liens vers des plateformes comme Yousign ou DocuSign,
Car oui, faire signer un contrat à trois personnes passe en général par un service en ligne qui compte le nombre de documents et facture au volume. Snif... Mais c'était sans compter sur le projet DocuSeal qui fait exactement le même travail depuis un conteneur Docker tout simplement posé sur votre serveur. C'est l'avantage d'avoir une solution open source, et surtout, ça permet de tout garder chez vous et de ne rien envoyer sur des serveurs tiers.
Votre navigateur ne supporte pas la lecture de vidéos HTML5. Voici un lien vers la vidéo.Vous chargez un PDF, vous posez les champs à la souris dans un éditeur visuel, et vous envoyez ça à vos interlocuteurs. Il y a 10 types de champs côté version libre, notamment case à cocher, image, date et sélection multiple. Plusieurs signataires se succèdent ensuite dans l'ordre que vous fixez, chacun ne recevant le document qu'une fois que le précédent est passé, et les invitations partent via votre propre serveur SMTP.
Les documents signés restent ensuite sur le disque de la machine, à moins que vous ne préfériez les envoyer vers votre S3, votre Google Storage ou votre Azure.
L'API REST et les webhooks sont également dispo dans la version open source, Mais attention, toutes les fonctionnalités proposées par la version SaaS qu'il propose en mode payant ne se retrouvent pas forcément dans la version open source. Par exemple, on n'a pas la possibilité de créer des modèles différents pour générer des documents sur mesure par client.
Et là où l'auto-hébergement se paie vraiment, c'est sur le certificat car le cloud de DocuSeal signe avec un certificat reconnu par Adobe, alors que votre instance génère le sien par défaut. Donc, il faudra faire avec, surtout que le nombre de documents gérables est limité. Ou alors, modifiez vous-même le code source pour vous faire votre propre version custom.
Pour l'installer avec Docker afin de tester, c'est simple :
sudo docker run --name docuseal -p 3000:3000 -v.:/data docuseal/docuseal
Côté juridique, ce que vous récupérez est une signature électronique simple au sens du règlement eIDAS. C'est le niveau d'entrée, parfaitement valable pour un devis ou un accord interne. Par contre, ça ne supporte pas la signature qualifiée, qui est la seule à valoir juridiquement une signature manuscrite dans toute l'Union européenne.
Ce n'est d'ailleurs pas une faiblesse de l'open source car chez DocuSign aussi, la signature qualifiée se vend en module complémentaire des forfaits classiques. Chez DocuSeal, elle passe par un prestataire de confiance partenaire et se facture aujourd'hui 2 à 4 dollars pièce. Ensuite, le logo maison, le SSO, les relances et l'envoi en masse demanderont la licence Pro. Si vous choisissez de passer par leur version payante, faites attention à bien vous mettre sur l'instance européenne pour que vos documents soient conformes au RGPD et ne partent pas dans les mains des Américains.
Par exemple, comme je vous disais, le code est sous AGPL. Donc, vous pouvez faire un peu ce que vous voulez dedans tant que vous gardez l'attribution DocuSeal dans l'interface.
Et si vous n'avez pas le temps et que ça vous saoule d'auto-héberger votre propre, certificateur de documents, il existe aussi Goodflag Community , un service gratuit pour les particuliers, indépendants et associations dont vous n'êtes pas le produit (lol), qui vous permettra de faire tout pareil sans débourser un centime et avec de la signature qualifiée (Merci à Karefil pour l'info).
Source : DocuSeal sur GitHub
Le milliardaire Olivier Bouygues et cinq de ses employés, accusés de braconnage sur sa propriété privée, sont jugés devant le tribunal correctionnel d'Orléans. Ils sont soupçonnés d'avoir chassé de nombreuses espèces protégées.
Que font les ultrariches derrière les murs de leurs propriétés de campagne ? Apparemment, de la « destruction d'espèces animales protégées en bande organisée ». C'est en tout cas pour cette infraction que sont convoqués lundi 7 septembre devant le tribunal (…)
Le milliardaire Olivier Bouygues et cinq de ses employés, accusés de braconnage sur sa propriété privée, sont jugés devant le tribunal correctionnel d'Orléans. Ils sont soupçonnés d'avoir chassé de nombreuses espèces protégées.
Que font les ultrariches derrière les murs de leurs propriétés de campagne ? Apparemment, de la « destruction d'espèces animales protégées en bande organisée ». C'est en tout cas pour cette infraction que sont convoqués lundi 7 septembre devant le tribunal (…)
Chèvres, lama, poneys... Le temps d'une journée, une ferme a été recréée à Bagnolet, en Seine-Saint-Denis, en plein cœur d'un quartier populaire. L'idée : mettre de la nature dans un lieu bétonné, et ne pas faire de l'écologie un privilège.
Bagnolet (Seine-Saint-Denis), reportage
« Elle c'est Zoulette, elle c'est Frida… Et elle, c'est Haki, ma préférée : elle est sage, ne donne pas de coups de cornes et elle adore manger ! » Abdoulaye, 8 ans, ne se fait pas prier pour présenter les douze (…)
Chèvres, lama, poneys... Le temps d'une journée, une ferme a été recréée à Bagnolet, en Seine-Saint-Denis, en plein cœur d'un quartier populaire. L'idée : mettre de la nature dans un lieu bétonné, et ne pas faire de l'écologie un privilège.
Bagnolet (Seine-Saint-Denis), reportage
« Elle c'est Zoulette, elle c'est Frida… Et elle, c'est Haki, ma préférée : elle est sage, ne donne pas de coups de cornes et elle adore manger ! » Abdoulaye, 8 ans, ne se fait pas prier pour présenter les douze (…)
Source : MOB
Source : VisionscartoAvec environ 103 milliards de dollars de contrats présentés aux investisseurs, Nscale doit réunir les capitaux nécessaires pour fournir le calcul promis. Sa recherche de financement avant une éventuelle introduction en Bourse éclaire une condition de la concurrence dans le cloud IA : la capacité à obtenir des commandes doit s’accompagner des moyens de les …
L’article NSCALE : la bataille du cloud IA se joue aussi sur l’accès au capital est apparu en premier sur FW.MEDIA.
Par un arrêt du 17 juin 2026, la chambre commerciale de la Cour de cassation (Cass. com., 17-06-2026, n° 24-13.306) précise la portée de l’article 1342-3 du code civil. Lorsque le débiteur connaît son véritable créancier mais verse les fonds à un tiers qui en usurpe l’identité en mettant en place une fraude aux faux RIB, ce tiers n’est pas un créancier apparent. La bonne foi du payeur ne suffit donc pas à rendre le paiement libératoire.
La solution est importante pour les entreprises, mais sa portée doit être précisément circonscrite. Elle règle la question de l’extinction de la dette envers le fournisseur. Elle ne détermine pas, à elle seule, qui devra finalement supporter la perte ni si une banque peut être tenue responsable.
La société Petrogarde avait vendu du gazole à la société Sea Fleurs, par l’intermédiaire de la société Eazybunker.
Le 22 mai 2018, Eazybunker reçoit un courriel provenant d’une adresse électronique ne différant que d’une lettre de celle de Petrogarde. Le message contient une facture de 103 375,64 euros et un RIB. Eazybunker transmet ces documents à Sea Fleurs qui verse par virement le prix sur le compte indiqué.
Ce compte appartient en réalité à un escroc. Les fonds ne sont pas récupérés.
Petrogarde réclame alors le paiement à Sea Fleurs et, subsidiairement, des dommages et intérêts à Eazybunker. La cour d’appel d’Aix-en-Provence rejette les demandes. Selon elle, Sea Fleurs pouvait légitimement croire qu’elle payait Petrogarde. Son paiement devait donc être considéré comme libératoire sur le fondement de l’article 1342-3 du code civil.
La Cour de cassation censure ce raisonnement.
L’article 1342-2 du code civil pose le principe que le paiement doit être fait au créancier ou à une personne habilitée à le recevoir. L’article 1342-3 du code civil prévoit une exception. Le paiement fait de bonne foi à un créancier apparent est valable.
Toute la difficulté consiste donc à identifier ce qu’est un créancier apparent.
Dans la conception retenue par la Cour de cassation, il faut distinguer l’erreur sur la qualité de créancier et l’erreur sur les coordonnées bancaires d’un créancier connu.
La Cour de cassation précise ici les limites de l’article 1342-3 du code civil. Dans l’affaire qui lui était soumise, Sea Fleurs connaissait l’identité de son créancier, la société Petrogarde. La fraude n’avait pas créé l’apparence qu’une autre personne serait titulaire de la créance : un tiers s’était présenté sous l’identité même de Petrogarde afin de faire verser les fonds sur son propre compte.
Pour la Cour de cassation, « n’est pas créancier apparent, au sens de ce texte, le tiers qui usurpe l’identité du créancier » (Cass. com., 17-06-2026, n°24-13.306). La bonne foi du débiteur ne suffit donc pas, dans cette configuration, à conférer au paiement un effet libératoire sur le fondement de l’article 1342-3 du code civil.
Sea Fleurs savait que son créancier était Petrogarde. Elle n’avait pas payé une personne qu’elle croyait titulaire de la créance. Elle avait payé un tiers qui se faisait frauduleusement passer pour Petrogarde dans le cadre de cette fraude aux faux RIB.
L’arrêt d’appel est ainsi cassé en toutes ses dispositions et l’affaire renvoyée devant la cour d’appel de Lyon.
La solution tranche avec certaines décisions récentes des juridictions du fond. Le tribunal judiciaire de Lille avait ainsi considéré qu’un virement effectué sur un RIB falsifié était valable dès lors qu’aucun élément ne permettait au débiteur de déceler la fraude et que sa bonne foi n’était pas remise en cause (TJ Lille, 06-05-2025, RG n°23/10337). Dans le même sens, la cour d’appel de Rennes avait jugé libératoire un paiement réalisé sur un RIB frauduleux après avoir relevé que les modalités habituelles des échanges et l’absence d’anomalie évidente n’imposaient pas au débiteur de procéder à des vérifications supplémentaires (CA Rennes, 25-11-2025, RG n°24/05926).
L’arrêt du 17 juin 2026 conduit à ne plus faire dépendre, dans cette hypothèse précise, l’application de l’article 1342-3 du code civil de la seule crédibilité de la fraude ou de la bonne foi du payeur. Dès lors que le débiteur connaît son véritable créancier et que le bénéficiaire des fonds est un tiers qui en usurpe l’identité, la qualification de créancier apparent est écartée.
Cette solution ne signifie pas que le débiteur victime de la fraude a nécessairement commis une faute. Elle concerne l’effet libératoire du paiement à l’égard du véritable créancier. Les éventuelles responsabilités du débiteur, d’un intermédiaire ou d’un prestataire de services de paiement doivent être examinées séparément.
Si le paiement à l’escroc n’est pas libératoire, la dette envers le véritable créancier peut subsister. L’entreprise victime de la fraude aux faux RIB peut donc devoir payer à nouveau la facture, avec un risque de double décaissement.
La charge définitive de la perte constitue toutefois une autre question. Des recours peuvent être envisagés contre l’auteur de la fraude ou un intermédiaire selon les circonstances.
S’agissant de la banque, il faut alors déterminer qui a donné l’ordre, quel IBAN a été validé, si l’ordre a été modifié après son émission et si la banque s’est limitée à exécuter les instructions reçues.
La Cour de cassation a ainsi jugé le 1er juin 2023 qu’un ordre dont l’IBAN avait été frauduleusement modifié après sa rédaction ne constituait pas une opération autorisée (Cass. com., 01-06-2023, n°21-19.289).
Le 15 janvier 2025, elle a rappelé que lorsqu’une responsabilité bancaire est recherchée en raison d’une opération non autorisée ou mal exécutée, le régime spécial des services de paiement doit être appliqué (Cass. com., 15-01-2025, n°23-15.437).
À l’inverse, ses arrêts des 19 novembre 2025 (Cass. com., 19-11-2025, n°24-17.056) et 4 mars 2026 (Cass. com., 04-03-2026, n°25-11.959) montrent que le droit commun peut encore intervenir dans certaines configurations, notamment lorsqu’est discuté le devoir de vigilance à propos d’une opération autorisée ou lorsque la banque a elle-même rédigé l’ordre de paiement.
Il n’existe donc pas de réponse automatique à la question du remboursement par la banque.
Pour les entreprises, la prévention reste déterminante. Tout changement de RIB devrait être confirmé auprès d’un interlocuteur déjà connu, par un canal indépendant du courriel reçu. Une double validation des nouveaux bénéficiaires, la conservation des justificatifs de contrôle et une réaction immédiate auprès de la banque en cas de fraude aux faux RIB permettent également de réduire le risque.
Raphaël Liotier
Célia Neveux
L’article Fraude aux faux RIB : payer l’usurpateur ne libère pas le débiteur est apparu en premier sur Lexing Avocats.

Les French Days commencent, et les grosses remises paraissent déjà chez les e-commerçants. Du 7 au 14 septembre 2026, Numerama vous propose de suivre nos trouvailles des meilleures offres en direct.
Fête de soutien vendredi 30 octobre à Rennes
(au BAM : Bâtiment à modeler, 2 rue André Trasbot).
Programmation à venir ici et sur Démosphère.
C'est une affaire qui commence à dater, mais dont on attend toujours de pouvoir tourner la page. Le 8 décembre 2020, avant le lever du jour, des arrestations avaient lieu dans toute la France avec les moyens de l'antiterrorisme – le RAID avec des cagoules têtes de mort, des armes de guerres pointées sur les gens, des maisons saccagées... Puis quatre jours de garde-à-vue à Levallois Perret, dans la même ambiance, terrorisante. Le 11 décembre, le contrôle judiciaire est prononcé pour deux d'entre elleux et les cinq autres sont incarcéré·es dans cinq prisons différentes d'Île-de-France, sous le statut DPS (détenu·e particulièrement signalé·e). L'un d'entre-elleux, Libre Flot, est placé en isolement total.
Cette affaire, c'est celle d'une association de malfaiteurs terroriste, qui vise directement "l'ultra-gauche", selon les termes du dossier. Sept personnes en lien avec un militant internationaliste, Libre Flot, qui a répondu en 2017 à l'appel des populations du Rojava pour protéger la paix en participant à la guerre de légitime défense contre Daech et l'armée turque. Comme le dit le Collectif des Combattantes et Combattants Francophones du Rojava dans une tribune de soutien : "« Nous sommes allés au Rojava avec la volonté de défendre une révolution basée sur la démocratie directe, la coexistence pacifique entre communautés, l'égalité femmes-hommes et le juste partage des richesses, autant de valeurs dont l'État français se réclame sans jamais les appliquer. »" À partir de là, les renseignements fantasment un "revenant" qui chercherait à mettre à profit des compétences militaires acquises en Syrie pour créer une milice qui aurait pour cible l'Etat français et ses forces de l'ordre. Une surveillance du fameux malfaiteur en chef a été mise en place dès son retour du Rojava, comme pour beaucoup de volontaires internationalistes, et les agents de la DGSI (direction générale de la sécurité intérieure) ont été témoins de propos hostile à la police dans la bouche du militant et de ses ami.es punks libertaires. Ça ne leur a pas plu, dont acte.
Libre Flot, dans leur fable, c'est le chef de la bande d'anarchistes (lol). Il est enfermé à l'isolement pendant 16 mois, en préventive. Sentant les séquelles sur sa santé, sur ses capacités cognitives, sur sa vie, Flo démarre une grève de la faim, qui lui permettra de sortir de taule après 37 jours. Il a beaucoup écrit pendant cette période et après, et un livre est sorti en 2025 aux éditions Du bout de la ville : Anticiper le bruit sec des verrous. Parmi les autres personnages de l'histoire, on trouve un artificier à Disneyland et pour des clips, deux inséparables amateurs de tir sportif et de vieilles armes, une lectrice de brochures et utilisatrice de Tails, un adepte de voyages et aspirant soutien du Rojava, et un autre copain de Flo qui sera condamné plus légèrement, sa formation en PNL (programmation neuro-linguistique, un truc de développement personnel) ne paraissant pas effrayer les enquêteurs.
2020, une partie de cette bande se retrouve confinée ensemble (pour une partie, s'y rencontrent pour la première fois), et hop, voilà une association de malfaiteurs. Quatre autres inculpé·es feront aussi plusieurs mois de prison, avant le procès qui n'a eu lieu qu'en octobre 2023, et qui a abouti à leur condamnation pour avoir donné l'impression à la DGSI, au PNAT et à ces juges d'avoir envie d'attaquer des flics. « Participation à une association de malfaiteurs en vue de la préparation d'un acte terroriste ». Et ce sans qu'aucun projet spécifique n'existe, en assumant que des suspicions d'intentions suffisent, « sans qu'il soit nécessaire de démontrer une participation aux crimes ou à leur préparation » écrivait le juge d'instruction Jean-Marc Herbaut. Condamné·es pour avoir participé sans participer. Certain·es des inculpé·es sont aussi rendu·es coupables du « refus de remettre la convention secrète de chiffrement d'un moyen de cryptologie », c'est-à-dire l'accès à du matériel informatique. Les peines vont de deux ans de sursis simple à cinq ans de prison ferme. Le temps de détention provisoire effectué étant déduis, et le reste étant aménageable en bracelet électronique, ces peines ne les amèneraient pas à retourner en prison. Mais elles sont alourdies par un certain nombre d'interdictions (de contact entre elleux, de travailler dans certains secteurs, de port d'armes, de déplacement de plus de deux semaines) et d'obligations (de soin, de travail), et par l'inscription au FIJAIT (fichier judiciaire des auteurs d'infraction terroriste). Pendant tout ce temps, la surveillance des communications et du quotidien continue, ainsi que les rendez-vous CPIP (conseiller.ère pénitentier.ère d'insertion et de probation). Une répression protéiforme donc, depuis bientôt six ans.
Six des sept personnes condamnées ont fait appel de cette décision, et ont encore du attendre deux ans et demi avant d'avoir droit à un nouveau mois de mascarade judiciaire. Ces deux procès ont traité du même dossier terriblement vide, basé sur les mêmes interrogatoires traumatisants avec le même juge d'instruction tout à fait convaincu de leur dangerosité et les mêmes flics affolés par ces marginaux qui osent se tatouer des ACAB et écouter des musiques aux paroles explicitement anti-autoritaires, avec les mêmes livres et brochures (on a vu à quel point les infokiosques leur font peur)... Ces mêmes moments de jeu d'air-soft et de fabrication de pétards ont été transformés par des chien·nes de garde de l'État paranoïaques en entrainements para-militaires et en préparation d'attentats... Le récit creux a été collectivement façonné par des agents de l'État tout-puissant, où les droits des détenu·es et de la défense ont été maintes fois bafoués : des refus systématiques des demandes de mise en libertés mettant en danger la vie de Libre Flot, aux fouilles à nues systématiques en détention, en passant par les multiples et veines demandes de la défense de faire venir au procès les crapuleux agents de la DGSI qui ont retranscrit les écoutes en mettant leur grain de sel pour faire peur (les avocat·es sont allé·es jusqu'à saisir la Cour Européenne des Droits Humains pour ça !).
Ce procès est celui de ce qu'yels appellent l'« ultra-gauche », accusée d'être violente par essence. C'est un procès où des paroles, même des blagues, même des chansons, sont prises pour des actes. C'est le procès du mouvement punk. C'est le procès des ZAD. C'est le procès de la protection des données personnelles, de Signal, Tor et Tails. C'est le procès de l'internationnalisme et de l'anarchisme, même si les personnes condamnées ne s'en revendiquent pas forcément. Le procès en première instance a été raconté dans des chroniques par une quinzaine d'autaires dans le livre Qui terrorise qui ? paru en 2026 aux éditions Tahin Party – et en ligne ici.
Le délibéré sera rendu ce jeudi 10 septembre 2026, à la Cour d'Appel de Paris, à 13h30. Toutes les formes de solidarité sont bienvenues. Sur place pour faire nombre face à la violence de l'Etat, mais d'autres formes de soutiens, délocalisées, seront aussi précieuses.
Pour en savoir plus sur l'affaire et suivre les nouvelles, il est encore possible de consulter le blog des soutiens : soutienauxinculpeesdu8decembre.noblogs.org. Mais la répression antiterroriste s'intensifie, et l'hébergeur de ce blog, Autistici/Inventati, a été classé comme organisation terroriste par Trump. Nous espérons pouvoir donner une nouvelle adresse de blog prochainement. Une cagnotte est disponible en ligne, les besoins de soutien financier sont très importants.
Cette affaire pourrait bien créer une jurisprudence très dangereuse pour les libertés, en particulier politiques. C'est pour cette raison que les cibles ont décidé de se battre quelques années de plus pour contester cette décision, malgré leur envie de retrouver une vie plus tranquille. Nous encourageons tout le monde à se renseigner et à parler de cette affaire, et surtout, surtout à ne pas se laisser anti-terroriser.
Retrouvons-nous après le délibéré à Rennes au BAM vendredi 30 octobre. Une fête d'Halloween pour exorciser toutes ces horreurs. Espérons que ce soit l'occasion de fêter la relaxe !
Pour en savoir plus, voilà une brochure de synthèse sur cette affaire
La CNT-SO apporte son soutien à l’intersyndicale du ministère du Travail et appelle à renforcer la mobilisation unitaire en faveur de Pierre et Benoît, militants de SUD Travail qui sont convoqués devant une commission disciplinaire (CAP) suite à leur engagement syndical.
Rassemblement unitaire le 15 septembre 2026Tour TODS située au 78-84, rue Olivier de Serres – 75015 PARIS
L’IA sait très bien répondre aux questions. Mais peut-elle vous aider à prendre des décisions plus vite ? À en croire les pages de lancement et les fils LinkedIn, l’avenir de l’analyse ressemble à une immense fenêtre de discussion. Il suffit de saisir une question en langage naturel pour obtenir un graphique et appeler ça …
L’article La valeur ajoutée de l’IA ne réside pas dans sa capacité à répondre aux questions, mais dans celle d’accélérer la prise de décision est apparu en premier sur FW.MEDIA.
Les Rencontres nationales du travail social en lutte se tiendront en Ile-de-France le weekend du 3 et 4 octobre 2026 : lieu précis à venir
Chèr.e.s camarades, collègues et étudiant.e.s
🔴🔴 3 et 4 octobre : Bloquez la date !
📣 Les Rencontres nationales du travail social en lutte se tiendront en Ile-de-France le weekend du 3 et 4 octobre 2026 : lieu précis à venir
💥 Les grèves d'ampleur se multiplient dans le secteur comme celle des éducs de rue de Loire Atlantique, celles des salarié*es de la Sauvegarde de l'Enfance de Tarn et Garonne ou encore celle des agent*es du Samusocial de Paris !
Face à des politiques d'austérité de plus en plus brutales, générant coupes budgétaires, licenciements, répression, augmentation de la précarité : la lutte commune s'impose !
✊Des mobilisations générales sont nécessaires et notre secteur doit s'organiser nationalement pour peser !
➡️ Retrouvons-nous : collectifs, syndicats, collègues, etudiant*es du secteur social et médico-social pour faire un état des lieux et définir des actions communes.
📆 D'ores et déjà, diffusez l'info et inscrivez-vous à
rencontresTSenlutte@gmx.fr (Hébergement possible le samedi soir) : ODJ précis à venir prochainement
➡️ N'hésitez pas à relayer largement ce message :
Ci-joint le flyer de l'événement !
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🔹️Insta :
https://www.instagram.com/p/DcBsexbgqwL/?igsh=dzRqMzF0eGE1MzJk https://www.instagram.com/p/DcBsexbgqwL/?igsh=dzRqMzF0eGE1MzJkLes Rencontres Nationales du Travail Social en Lutte
ACRIMED fête ses 30 ans !
26/09/2026 - 15h - 22h
Salle Olympe de Gouges - 15 rue Merlin, 75011 Paris
Pré-affiche 30 ans Acrimed
Avec Rima Hassan, Serge Halimi, Monique Pinçon-Charlot, Sandrine Rousseau, Lumi, Sophie Taillé-Polian, Ugo Palheta, Samuel Gontier, Sébastien Fontenelle, Sylvie Tissot
Un village associatif et de médias indépendants, avec Attac, Blast, Agone, AJAR, AMD, Arrêt sur images, Au Poste, Basta, Fred Sochard, Orient XXI, Profession Pigiste, SNJ, SNJ-CGT, Visa…
Rendez-vous le 26 septembre. Infos et programme complet à venir :
➡️ https://facebook.com/events/s/acrimed-fete-ses-30-ans/1609594110957714/
Acrimed (Action-Critique-Médias) s'est constituée comme une association-carrefour : elle réunit des journalistes et salarié·e·s des médias, des chercheurs·ses et universitaires, des acteurs·rices du mouvement social et des « usagers » des médias.
Observatoire des médias né du mouvement social de 1995, dans la foulée de l'Appel à la solidarité avec les grévistes, Acrimed cherche à mettre en commun savoirs professionnels, savoirs théoriques et savoirs militants au service d'une critique indépendante, radicale et intransigeante.
Acrimed est une association d'intérêt général à but non lucratif, fondée en 1996. Elle poursuit plusieurs objectifs :
Sous la forme documentaire, le court-métrage Sambal Belacan in San Francisco aborde la quête d'identité à travers la recherche du “chez-soi”, en suivant le parcours de trois femmes lesbiennes singapouriennes immigrées à San Francisco. La projection sera suivie d'un échange en visio avec la réalisatrice, Madeleine Lim, également fondatrice du Queer Women of Color Media Art Project (discussion en anglais avec interprétariat en français).
L'événement aura lieu au Café Rosa le jeudi 17 septembre à 19h30. L'entrée est à prix libre et une réservation est conseillée via ce lien : https://docs.google.com/forms/d/e/1FAIpQLSccuMuzh1Vjgqx7VBLASzZ7QvBe7T9up_fDQBiwRNXqca0jUQ/viewform?usp=publish-editor
Le jour où nous avons découvert que nous avions été désignés comme une organisation terroriste mondiale, nous nous étions promis que nous tenterions de résister aussi longtemps que possible, que nous ne céderions pas tant que nous aurions des possibilités de tenir bon. Nous avons fièrement maintenu et défendu une infrastructure libre, sécurisée, autonome et politiquement engagée pendant des années.
Pour nous, « Restez humain », ce n'est pas une phrase vide de sens.
Cela veut dire que, par dessus tout, nous avons la responsabilité de protéger nos utilisateur-ices, celles et ceux qui construisent le réseau humain qui nous relie, ainsi que les communautés qui nous inondent de messages de soutien et de solidarité.
Nous ne pouvons nous engager dans un combat ou nous exposer à des manipulations qui menaceraient la vie de ces personnes et des personnes qui leurs sont chères, les laissant à la merci d'autocrates, de fascistes et d'agences gouvernementales capables de manoeuvres extra-légales. La possibilité que notre travaille puisse provoquer des conséquences légales et financières à celles et ceux qui nous sont proches - ou qui ont seulement quelque chose à vois avec nous - ne nous laisse pas le choix.
A/I met fin à ses activités.
Le collectif Autistici/Inventati met fin à ses activités et cessera prochainement de fournir l'ensemble des services qu'il propose.
Il n'y a pas de manière facile d'annoncer ou d'expliquer cela.
Chaque jour où nous avons pu rester en ligne après le 26 août 2026 a été une victoire, mais nous sommes obligés de nous arrêter.
Aucun d'entre nous n'a une haute estime des gestes héroïques et des martyrs, nous ne demanderons ainsi aucun sacrifice. Pas de nous ni ne quiconque. Il s'agit d'un climat politique, Dans le contexte politique actuel, le fait de continuer à proposer nos services met en danger nos utilisateur-ices et toutes les personnes qui font partie de nos communautés. Dans un monde où les accusations sont à ce point déconnectées de la réalités, on ne peut s'attendre qu'à ce que la répression devienne de plus en plus disproportionnée. Dans ces circonstances, nous ne sommes plus en mesure de maintenir notre objectif initial - offrir des outils sécurisés et non-commerciaux.
Ces 25 années ont été extraordinaires. Ça a été une « sacrée aventure ».
Maintenant, éteignez vos ordinateurs, sortez de chez vous, luttez, embrassez-vous et continuez à sourire. Nous nous arrêtons, mais la Résistance et ses idées, elles, ne s'arrêtent pas. Restez humains.
Nous enverrons prochainement des indications sur les manières de sauvergarder les contenus de vos blogs, de vos boîtes mails et de vos sites internet, avec des recommandations d'ordres plus techniques. Mais gardez à l'esprit que de la même manière que le domaine autistici.org était rendu inaccessible sans pré-avis, nous risquons de souffirr des mêmes problèmes dans les prochains jours sans être à même de les prévenir.
Autistici/Inventati Collective
Barcelone mise sur un réseau de 500 refuges climatiques pour permettre à ses habitants de trouver gratuitement fraîcheur et lien social. Un dispositif essentiel encore loin d'être généralisé dans le pays.
Barcelone (Espagne), reportage
L'après-midi n'a pas encore commencé que la chaleur devient déjà étouffante dans les rues de Barcelone en ce mois d'août. Au parc Clariana de les Glòries, ils sont déjà plusieurs dizaines à être venus chercher un peu de fraîcheur. « Je viens ici presque (…)
Au gymnase Robespierre à Aubervilliers, l’événement annuel Back to School a réuni le jeudi 27 août jeunes et familles autour d’animations et d’une distribution gratuite de fournitures scolaires. Une manière de terminer les vacances en fête, tout en donnant un coup de pouce aux familles à l’approche de la rentrée.
The post Back to school : une fête de fin d’été pour alléger le coût de la rentrée appeared first on Bondy Blog.
Fin août, les prouesses de la deuxième édition des jeux mondiaux des robots humanoïdes, organisés par la Chine, ont fait le tour d’Internet. On y a vu des records de vitesse, des sauts à plusieurs mètres de hauteur, ou encore des matchs de tennis de table. En comparaison, le robot de la start-up Agile Robots paraît bien pataud.
Tout juste embauché au sein d’une police municipale, Quentin était aussi pompier volontaire. Et allumait des feux – une maison par-ci, une autre par-là. Fascination pathologique ou désir de vengeance ? Ce qui pourrait n’être qu’un banal fait divers raconte toute la difficulté de saisir le phénomène de la pyromanie.
The post L’agent incendiaire et le mythe du pompier pyromane appeared first on Revue21.fr.
Pour la première fois, la start-up Agile Robots ouvrait le 9 septembre les portes de son “Académie des robots”. Une surface de 3000 m2, inaugurée l’an dernier dans le sud de Munich, qui va jouer un rôle essentiel dans l’entraînement de son robot humanoïde Agile One. Au sein de l’académie, les robots ont le rôle “d’étudiants”, et les soixante opérateurs endossent celui de “professeurs”, dixit l’entreprise.
Un mouvement musical, festif et engagé contre le réarmement du Japon par un gouvernement d'extrême droite : on vous explique.
L’article «Drop Bass Not Bomb» : au Japon, fêtes et manifestations contre la guerre et le militarisme est apparu en premier sur Contre Attaque.
1. Overview
2. White House News
3. Truth Social Posts
4. Government Department News
5. Selected Democratic Officials
6. AI & Tech Company News
7. Congressional Watch
Trump describes Mar-a-Lago as the best in the world; Secretary Blinken congratulates Eswatini; OpenAI reports progress on an automated research intern.
Trump described The Mar-a-Lago Club as “the Best in the World” and an “unparalleled Southern White House.” Regarding his recent work, Trump stated that a new ballroom and military complex will be “the finest of its kind, anywhere in the World!” Trump asserted that he has generated “Hundreds of Billions of Dollars” for the United States and characterized criticism from the “Radical Left Dumocrats” as “very unfair.” Additionally, Trump recalled providing Congressman John Dingell a “Royal Sendoff” and labeled Debbie Dingell a “Third Rate Loser” for her subsequent criticism, which he described as part of politics.
Secretary of State Antony J. Blinken offered congratulations to Eswatini on its 58th independence anniversary. He stated that the “enduring bond” between the nations reflects a “mutual dedication to stability, community health, and prosperity.” Blinken expressed that the United States welcomes “further collaboration and productive exchanges” to promote success and resilience.
OpenAI reported meeting its goal of developing an “automated research intern” capable of performing tasks under human supervision. The company stated that researchers are using coding agents to accelerate progress toward an “automated AI researcher” by March 2028. OpenAI emphasized that humans retain control over research priorities and noted it implemented safety pauses and increased alignment standards following a “Hugging Face incident.”
No White House news found.
Trump described The Mar-a-Lago Club as “the Best in the World” and noted that it serves as an “unparalleled Southern White House.” Regarding his recent activities at the White House, Trump stated that the new ballroom and military complex will be “the finest of its kind, anywhere in the World!”
Trump asserted that his actions are performed for the country rather than himself, claiming he has generated “Hundreds of Billions of Dollars” in value for the United States through stocks and other holdings. He characterized the criticism he receives from the “Radical Left Dumocrats” as “very unfair.”
Discussing his past actions, Trump recalled providing Congressman John Dingell a “Royal Sendoff” and stated that Debbie Dingell thanked him “profusely” at the time. Trump expressed amazement that she now speaks negatively about him, labeling her a “Third Rate Loser,” while noting that he remains a “loyal person” and concluding that although “it shouldn’t be that way,” such behavior is part of politics.
Reference: https://truthsocial.com/@realDonaldTrump
On behalf of the United States, Secretary of State Antony J. Blinken offered congratulations to the citizens of Eswatini on the 58th anniversary of the nation’s independence. He stated that the “enduring bond” between the two countries reflects a “mutual dedication to stability, community health, and prosperity.” Blinken expressed that the United States welcomes “further collaboration and productive exchanges” to strengthen security, resilience, and success.
No relevant selected Democratic official updates found for this date.
Research acceleration: The view inside OpenAI
OpenAI reports that it met its goal of developing an “automated research intern” capable of performing well-defined tasks under human supervision. The company states that its researchers are increasingly utilizing coding agents to accelerate progress, contributing to a goal of creating an “automated AI researcher” by March 2028. OpenAI emphasizes that humans retain control over research priorities and deployment. Following a “Hugging Face incident,” the company implemented safety pauses on reinforcement learning training and increased alignment standards throughout the model development lifecycle.
Covers the 2026-09-05 session — the Congressional Record is published with a one-day delay.
No Congressional Record found for 2026-09-05.
1. Overview
2. White House News
3. Truth Social Posts
4. Government Department News
5. Selected Democratic Officials
6. AI & Tech Company News
7. Congressional Watch
The Senate met in a pro forma session; the House held a pro forma session; the House introduced new bills and resolutions.
The Congressional Watch for September 4, 2026, reports that the Senate met briefly in a pro forma session where no legislative or committee business was conducted. The Senate is scheduled to meet again for a pro forma session at 1:15 p.m. on Tuesday, September 8, 2026.
The House of Representatives held a brief pro forma session on September 4, 2026. During this session, members introduced public bills H.R. 10298–10303 and resolutions H. Res. 1512–1513. The House is scheduled to meet for a pro forma session at 2 p.m. on Tuesday, September 8, 2026.
No White House news found.
No relevant Truth Social posts found.
No relevant government department updates found for this date.
No relevant selected Democratic official updates found for this date.
No relevant AI & tech company updates found for this date.
Covers the 2026-09-04 session — the Congressional Record is published with a one-day delay.
The Senate met briefly in a pro forma session. No legislative or committee business was conducted.
None — No legislative actions or votes occurred [None]
The House held a brief pro forma session today. Members introduced several new bills and resolutions.
H.R. 10298–10303 — Public bills introduced [None]
H. Res. 1512–1513 — Resolutions introduced [None]
None - None — No committee meetings or hearings were held.
The Senate is scheduled to meet for a pro forma session at 1:15 p.m. on Tuesday, September 8, 2026. The House of Representatives is scheduled to meet for a pro forma session at 2 p.m. on Tuesday, September 8, 2026.
Reference: Congressional Daily Digest — 2026-09-04
A sign written in Spanish reads “La Migra esta aqui” warning immigrants that ICE was present.
Frederick, MD—A group of Frederick residents pulled together to defend the Taskers Chance neighborhood after Immigration and Customs Enforcement (ICE) staked out the area Thursday to Friday. The encounter lasted nearly 40 hours and involved scores of people – from the neighborhood itself, from Frederick, and from surrounding counties – working together to keep one another safe from the threat of ICE.
Reportedly, the stake out began when ICE pulled over an individual in Taskers Chance early Thursday morning and threatened to break their window if they did not exit the vehicle. Somehow, the person escaped.
After that, numerous ICE vehicles descended on the neighborhood, sitting at corners and on residential streets, quietly menacing the community. Some people were afraid to leave their homes. Parents did not know if they could safely bring their children to the bus stops, what with a black-tinted Nissan Maxima belonging to ICE now stationed by at least one of those stops.
Even more concerning, on the second day of what one observer called “a siege,” ICE pulled over a community member as they left Taskers Chance to go to work. Though the person was let go, they were badly shaken.
In response to this, the community organized a neighborhood watch to monitor agents’ activity. The residents formed impromptu watch points and began recording ICE movements. Volunteers watched over children as the busses dropped them off. They offered to escort at risk neighbors to work.
As the ICE stakeout entered a second day and word spread, others lent their support. One of those involved in the community effort spoke to DCMG on the condition that they not be identified. They remained in the neighborhood for about a day and served as an observer.
Video of previous ICE actions shared on social media have depicted ICE agents skirting legal boundaries by seizing people without warrants, macing and beating First Amendment protesters, ramming other drivers. and using deadly force to kill unarmed citizens. DHS has in many documented cases, skirted or ignored court orders and directives in response to legal challenges from immigration organizations.
The Thursday over Friday incident in Frederick was no exception to the spotted history of ICE tactics that have played out since this administration adopted a new formula for removal.
Video shared by the observer showed ICE vehicles driving at high speeds down residential streets, circling blocks as an intimidation tactic, and in at least one instant, driving through a stop sign without even slowing down.
In a separate incident on the second day of the stakeout, ICE drove aggressively towards a grandmother who was standing watch on a corner.
According to research by The Marshal Project, ICE and Customs and Border Protection (CPB) have taken 610,000 into custody and placed them in camps, more than the population of Wyoming.
All across the country, ICE, a sub-agency under the umbrella of DHS, has met growing resistance. DHS has drawn severe reprimands from judges and unprecedented reactions from citizens alike as the result of its removal program. The number of deaths of people in its camps was listed by Democracy Now as 57 as on September 4. Its secret flights and lack of notice of where deportees have been taken are raising questions as to international lawful conduct. ICE agents have kidnapped and disappeared 100s of thousands of immigrants since 2025, detained them in crowded cages inside makeshift camps, while under inhumane physical conditions, withheld due process, and deported them to third party countries not of their own origin. Many of the immigrants are legally in the U.S. and waiting in a long queue for citizenship.
The citizens at Tasker Chance were acting in defiance of nationwide federal policy of rounding up immigrants. The combined actions of the neighborhood represent a growing trend of citizens angry at ICE tactics and fearful of the repercussions, yet inspired anyway to organize against State sponsored violence against immigrants not having reached full citizenship.
Neighbors Stand In The Breach For Each Other
They described the neighborhood as “tight-knitted”with a concern of protecting their at-risk neighbors from harm and possible disappearance of their children.
The observer said that there were three levels of support. “There were people from that neighborhood, then there were people from Frederick, and after a call for help went out Friday morning, people from Montgomery County, Baltimore, Hagerstown, and surrounding areas showed up as well.”
There was a mix of experienced activists, some of whom were trained in ICEWatch and rapid response, and others who weren’t trained but just wanted to support their neighbors.
Outside groups began to mobilize to provide food and street medical technical support if needed. It would end up proving to be an important part of the logistics support in the hours to come.
Residents sat on corners in folding chairs holding signs and began their coordinating their 24-7 neighborhood watch. They had no idea how long ICE would be there.
”People organized watches for when the children got on and off the busses because ICE was posted up at a number of corners and intersections, and some of those places were bus stops. ICE wouldn’t move away when the kids were gathered there,” according to the source.
As the night fell, it became apparent what home ICE was targeting because they were parked in unmarked vehicles outside it. Neighbors formed a line outside the home on the sidewalk. They began dancing to music. Fed up with the neighborhood resistance, an ICE agent drove his unmarked vehicle onto the sidewalk in front of the targeted home, ordering the neighbors to get off the property. At the same time another ICE vehicle drove into the street blocking the neighbors from leaving via the street. Some walked onto the grass to avoid getting hit. Video shows the vehicle making contact with a woman. Per the observer, the woman’s foot was run over but her boots prevented injury.
The neighbors locked arms together and formed a human chain in front of the door of the home. ICE agents charged and pushed into them began beating the group. Several were injured. They were later treated by the street medical technicians. Video shows the brutality of ICE agents.
ICE agents went into the home after a youth opened the door. They did not find the person they were looking for. Once the house was cleared, ICE left shortly thereafter.
ICE agents detained one person who was near the porch but released them without charges on the side of a road some distance from the neighborhood.
The County Sheriff Chuck Jenkins showed up and ordered those not living in the neighborhood to return home. And they left.
The source commented on the neighbors who stood up against ICE tactics, saying they were courageous. “Courage isn’t the lack of fear. Courage is taking action despite the fear,” the source said.
Lessons Learned From The Two Day Siege
Several observations can be made based on additional information provided from the source. They reported having observed ICE activities in other neighborhoods in Maryland. This was the longest one of any duration that they observed.
ICE operations were conducted over three shifts for two days. The observer noted between 8 to 10 vehicles of the same make and models. Over 10 to 15 ICE agents were tied down per shift, diverting significant resources from other possible ICE operations areas while this 2-day operation took place.
The close knit neighborhood and network of support and non-violent posture led to a coordinated response from the neighbors and supporters who came to their aid. Many in the neighborhood served as watch outs and communicators of the ICE locations, placing ICE at a disadvantage.
The neighborhood took an interest in protecting itself from an unlawful ICE operation. Nothing the neighborhood did was illegal. They were exercising their First Amendment rights.
ICE, on the other hand is violating basic rights established in the Bill of Rights, such as due process and illegal searches. The time will come when those individuals who are ‘following orders’ will be made to answer for their actions.
There are other factors and details the observer confirmed that remain unpublished. The end result was no one was disappeared from the neighborhood. ICE did not maim or worse, kill anyone. Notwithstanding the injuries sustained by multiple activists, this was about as good a result as was possible.
The country is now in the midst of a serious crisis with respect to immigration enforcement. It has been argued that this is as bad as the period during WWII when the U.S. rounded up Japanese Americans. It is a period many will look back on and describe in unkind terms.
The post Concerned Citizens Stand Against ICE In Frederick Maryland appeared first on DCMediaGroup.
L'Île Égalité est un squat autogéré de solidarités présent dans le quartier de Cusset à Villeurbanne. 🦖🦖🦖
🗓️Programme du week-end :
Que tu soies habitantx du quartier de Cusset ou non, militantx ou non, que tu connaisses l'Île ou non, que tu veuilles y proposer une nouvelle activité ou non : ce week-end de rentrée est le moment opportun pour venir découvrir le lieu, faire connaissance avec le collectif et passer un super week-end. Donc viens quand tu veux pendant le week-end, tu peux amener un truc à partager pour les petits-déj / goûters et le samedi midi (pas obligé tqt) et nous on se charge de t'accueillir comme y se doit ! 🥰🦖
Par ailleurs, le week-end de rentrée de l'Île Égalité est un moment fort de l'année aussi parce qu'on y choisit les directives de l'année, on y travaille des gros sujets de fond, etc.
Autres dates à venir :
9 septembre : réunion d'accueil prof de FLE
10 septembre : reprise des distributions alimentaires (tous les jeudis de 16h30 à 18h)
12 septemre (à l'amicale du futur) : soirée Idir Espoir et Solidarité
25 septembre : soirée punk
21 novembre : soirée des 6 ans de l'Île
Adresse : 6 rue de l'Égalité 69100 Villeurbanne
Site internet : https://www.solidarites-cusset.org/
mail : collectif-solidarite-cusset@riseup.net
Facebook : Collectif Solidarités Cusset | Villeurbanne
Instagram : Île égalité (@collectif_solidarites_cusset)
Le Samedi 26 Septembre l'heure est à la fête !
Le Local La Commune a 20 ans et ce sera l'occasion de s'y retrouver à partir de 14 heures !
Causerie, Exposition, Repas partagé puis soirée au bar avec un concert !
Local La Commune, 17 Rue de Chateaudun
14 heures, Être Anarchiste au XXIe Siècle, une causerie présentée par le Groupe La Sociale de la Fédération Anarchiste
L'Anarchie est une idée plus toute jeune. Tantôt traités de dangereux-ses terroristes et tantôt de doux-ces rêveur-euses, les anarchistes sont de toutes les révoltes et de toutes les luttes, contre toutes les formes de dominations. Mais qu'en est-il aujourd'hui ? Qu'est-ce qu'être anarchiste ? Comment s'organiser ? Tant de questions auxquelles on pourra répondre collectivement !
Exposition, l'Anarchisme en Bretagne et Souvenirs du Local La Commune.
Reprise d'une expositions sur les mouvements anarchistes bretons suivi d'un ajout sur le Local La Commune et la Fédération Anarchiste de Rennes, histoire de découvrir pour certain-es et de se remémorer pour d'autres !
18 heures, Auberge Espagnole
En tant que compagnes et compagnons, littéralement "qui partage son pain", nous proposons de faire un repas partagé. Chacun-e ramène de quoi manger et partager pour profiter ensemble d'un moment convivial !
Après manger on se retrouve au bout de la rue au Bar Le Synthi, 2 Rue de Chateaudun, pour continuer la fête !
21 heures, Concert des Chatons Grillés
Des punks locaux à l'apparence féline ont vu de la lumière et sont entré-es dans le Synthi, ils et elles sont là pour enflammer (Griller ?) la scène pour les 20 ans du Local La Commune et notre plus grand plaisir !
On se retrouve le 26 Septembre à Partir de 14 heures au Local La Commune !
The mid-decade redistricting wars heated up again this week. And while Republicans were widely seen as the victors in this year’s congressional map redraw, things now seem to be going Democrats’ way.
On Thursday, Missouri’s Supreme Court threw out the state GOP’s 7R-1D map, instead reviving the 6R-2D map from 2022, until voters could approve the new GOP-drawn maps by referendum.
Rep. Emanuel Cleaver (D-MO), whose seat had been eliminated in the redraw, cheered the decision on X.
And, assuming this decision holds, the odds of his reelection just surged.
As for Donald Trump, he’s not handling it all that well.
Also this week, the Maryland State Supreme Court greenlit Democrats’ proposed ballot initiative allowing them to redraw the state’s maps to appear on the November ballot.
If voters approve of Question 3, that would allow Maryland Democrats to move forward with mid-decade redistricting next year.
Governor Wes Moore lauded the decision.
Meanwhile, Donald Trump is set to headline both nights of the GOP’s midterm convention, set for next weekend in Dallas.
But a lot of Republicans are RSVP-ing “thanks but no thanks!”
Just a reminder that our Tuesday and Thursday content is free for all readers.If you missed this week’s pieces, please check out Running It Right Into The Ground and Trifecta Watch: The States Where Democrats Are Hoping To Win Full Government Power.Fête de soutien vendredi 30 octobre à Rennes (au BAM : Bâtiment à modeler, 2 rue André Trasbot). Programmation à venir ici et sur Démosphère Rennes.
C’est une affaire qui commence à dater, mais dont on attend toujours de pouvoir tourner la page. Le 8 décembre 2020, avant le lever du jour, des arrestations avaient lieu dans toute la France avec les moyens de l’antiterrorisme – le RAID avec des cagoules têtes de mort, des armes de guerres pointées sur les gens, des maisons saccagées… Puis quatre jours de garde-à-vue à Levallois Perret, dans la même ambiance, terrorisante. Le 11 décembre, le contrôle judiciaire est prononcé pour deux d’entre elleux et les cinq autres sont incarcéré·es dans cinq prisons différentes d’Île-de-France, sous le statut DPS (détenu·e particulièrement signalé·e). L’un d’entre-elleux, Libre Flot, est placé en isolement total.
Cette affaire, c’est celle d’une association de malfaiteurs terroriste, qui vise directement « l’ultra-gauche », selon les termes du dossier. Sept personnes en lien avec un militant internationaliste, Libre Flot, qui a répondu en 2017 à l’appel des populations du Rojava pour protéger la paix en participant à la guerre de légitime défense contre Daech et l’armée turque. Comme le dit le Collectif des Combattantes et Combattants Francophones du Rojava dans une tribune de soutien : « Nous sommes allés au Rojava avec la volonté de défendre une révolution basée sur la démocratie directe, la coexistence pacifique entre communautés, l’égalité femmes-hommes et le juste partage des richesses, autant de valeurs dont l’État français se réclame sans jamais les appliquer. » À partir de là, les renseignements fantasment un « revenant » qui chercherait à mettre à profit des compétences militaires acquises en Syrie pour créer une milice qui aurait pour cible l’Etat français et ses forces de l’ordre. Une surveillance du fameux malfaiteur en chef a été mise en place dès son retour du Rojava, comme pour beaucoup de volontaires internationalistes, et les agents de la DGSI (direction générale de la sécurité intérieure) ont été témoins de propos hostile à la police dans la bouche du militant et de ses ami.es punks libertaires. Ça ne leur a pas plu, dont acte.
Libre Flot, dans leur fable, c’est le chef de la bande d’anarchistes (lol). Il est enfermé à l’isolement pendant 16 mois, en préventive. Sentant les séquelles sur sa santé, sur ses capacités cognitives, sur sa vie, Flo démarre une grève de la faim, qui lui permettra de sortir de taule après 37 jours. Il a beaucoup écrit pendant cette période et après, et un livre est sorti en 2025 aux éditions Du bout de la ville : Anticiper le bruit sec des verrous. Parmi les autres personnages de l’histoire, on trouve un artificier à Disneyland et pour des clips, deux inséparables amateurs de tir sportif et de vieilles armes, une lectrice de brochures et utilisatrice de Tails, un adepte de voyages et aspirant soutien du Rojava, et un autre copain de Flo qui sera condamné plus légèrement, sa formation en PNL (programmation neuro-linguistique, un truc de développement personnel) ne paraissant pas effrayer les enquêteurs.
2020, une partie de cette bande se retrouve confinée ensemble (pour une partie, s’y rencontrent pour la première fois), et hop, voilà une association de malfaiteurs. Quatre autres inculpé·es feront aussi plusieurs mois de prison, avant le procès qui n’a eu lieu qu’en octobre 2023, et qui a abouti à leur condamnation pour avoir donné l’impression à la DGSI, au PNAT et à ces juges d’avoir envie d’attaquer des flics. « Participation à une association de malfaiteurs en vue de la préparation d’un acte terroriste ». Et ce sans qu’aucun projet spécifique n’existe, en assumant que des suspicions d’intentions suffisent, « sans qu’il soit nécessaire de démontrer une participation aux crimes ou à leur préparation » écrivait le juge d’instruction Jean-Marc Herbaut. Condamné·es pour avoir participé sans participer. Certain·es des inculpé·es sont aussi rendu·es coupables du « refus de remettre la convention secrète de chiffrement d’un moyen de cryptologie », c’est-à-dire l’accès à du matériel informatique. Les peines vont de deux ans de sursis simple à cinq ans de prison ferme. Le temps de détention provisoire effectué étant déduis, et le reste étant aménageable en bracelet électronique, ces peines ne les amèneraient pas à retourner en prison. Mais elles sont alourdies par un certain nombre d’interdictions (de contact entre elleux, de travailler dans certains secteurs, de port d’armes, de déplacement de plus de deux semaines) et d’obligations (de soin, de travail), et par l’inscription au FIJAIT (fichier judiciaire des auteurs d’infraction terroriste). Pendant tout ce temps, la surveillance des communications et du quotidien continue, ainsi que les rendez-vous CPIP (conseiller.ère pénitentier.ère d’insertion et de probation). Une répression protéiforme donc, depuis bientôt six ans.
Six des sept personnes condamnées ont fait appel de cette décision, et ont encore du attendre deux ans et demi avant d’avoir droit à un nouveau mois de mascarade judiciaire (du 4 au 22 mai 2026 pour l’appel). Ces deux procès ont traité du même dossier terriblement vide, basé sur les mêmes interrogatoires traumatisants avec le même juge d’instruction tout à fait convaincu de leur dangerosité et les mêmes flics affolés par ces marginaux qui osent se tatouer des ACAB et écouter des musiques aux paroles explicitement anti-autoritaires, avec les mêmes livres et brochures (on a vu à quel point les infokiosques leur font peur)… Ces mêmes moments de jeu d’air-soft et de fabrication de pétards ont été transformés par des chien·nes de garde de l’État paranoïaques en entrainements para-militaires et en préparation d’attentats… Le récit creux a été collectivement façonné par des agents de l’État tout-puissant, où les droits des détenu·es et de la défense ont été maintes fois bafoués : des refus systématiques des demandes de mise en libertés mettant en danger la vie de Libre Flot, aux fouilles à nues systématiques en détention, en passant par les multiples et veines demandes de la défense de faire venir au procès les crapuleux agents de la DGSI qui ont retranscrit les écoutes en mettant leur grain de sel pour faire peur (les avocat·es sont allé·es jusqu’à saisir la Cour Européenne des Droits Humains pour ça!).
Ce procès est celui de ce qu’yels appellent l’« ultra-gauche », accusée d’être violente par essence. C’est un procès où des paroles, même des blagues, même des chansons, sont prises pour des actes. C’est le procès du mouvement punk. C’est le procès des ZAD. C’est le procès de la protection des données personnelles, de Signal, Tor et Tails. C’est le procès de l’internationnalisme et de l’anarchisme, même si les personnes condamnées ne s’en revendiquent pas forcément. Le procès en première instance a été raconté dans des chroniques par une quinzaine d’autaires dans le livre Qui terrorise qui ? paru en 2026 aux éditions Tahin Party – et en ligne ici.
Pour en savoir plus sur l’affaire et suivre les nouvelles, il est encore possible de consulter le blog des soutiens : soutienauxinculpeesdu8decembre.noblogs.org. Mais la répression antiterroriste s’intensifie, et l’hébergeur de ce blog, Autistici/Inventati, a été classé comme organisation terroriste par Trump. Nous espérons pouvoir donner une nouvelle adresse de blog prochainement. Une cagnotte est disponible en ligne, les besoins de soutien financier sont très importants. Pour en savoir plus sur l’affaire, voilà une brochure de synthèse : Qui_terrorise_qui
Cette affaire pourrait bien créer une jurisprudence très dangereuse pour les libertés, en particulier politiques. C’est pour cette raison que les cibles ont décidé de se battre quelques années de plus pour contester cette décision, malgré leur envie de retrouver une vie plus tranquille. Nous encourageons tout le monde à se renseigner et à parler de cette affaire, et surtout, surtout à ne pas se laisser anti-terroriser.
Retrouvons-nous après le délibéré à Rennes au BAM vendredi 30 octobre. Une fête d’Halloween pour exorciser toutes ces horreurs. Espérons que ce soit l’occasion de fêter la relaxe !
Quand ?
Le 1 octobre de 18h45 à 21h
Où ?
Kiosque citoyen 10eme 35 Rue de l'Aqueduc, 75010, Paris, France
ATTAC PARIS CENTRE vous invite à une rencontre-débat sur le thème "Manger mieux, un projet de société".
Avec :
– Nicolas Da Silva, auteur de "La bataille de la Sécu"
– Gaspard Manesse de la CONFÉDÉRATION PAYSANNE IDF
et
– un·e représentant·e de la CAISSE ALIMENTAIRE COMMUNE de Montpellier.
Quand ?
Le 1 octobre de 18h45 à 21h
Où ?
Kiosque citoyen 10eme 35 Rue de l'Aqueduc, 75010, Paris, France
Dans le cadre de la 31e saison des rencontres interculturelles du 10e, ATTAC PARIS CENTRE vous invite à une rencontre-débat sur le thème « Se nourrir toutes et tous correctement, un projet de société », en partenariat avec le Kiosque citoyen du 10e.
La sécurité sociale de l'alimentation (SSA) est une réflexion qui vise à étendre les principes du régime général de sécurité sociale à l'alimentation. C'est un levier économique permettant de transformer le système agricole et de faciliter l'accès de toutes et tous à une alimentation « de qualité ». Des expérimentations, inspirées de ce projet ont lieu dans toute la France.
Pour nous éclairer sur cette question, sont invités :
– Nicolas Da Silva, maître de conférences en sciences économiques à l'Université de Sorbonne Paris-Nord, auteur de "La bataille de la Sécu",
– Killian Vallois de la caisse alimentaire commune de Montpellier : une expérience de démocratie alimentaire,
– Gaspard Manesse représentant de la Confédération paysanne Île-de-France : la sécurité sociale de l'alimentation, quelles perspectives pour les paysan·nes ?
À l'issue des interventions auront lieu des échanges entre intervenants et avec les participants.