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Timeline

  • Les autoradios ont des oreilles

    Un dispositif de surveillance a été trouvé le 22 juillet 2026 dans une voiture en transit entre le sud-est et l’Auvergne-Rhône-Alpes.

    Le dispositif a été découvert lors d’un changement d’autoradio, après que ce dernier ait été retiré de son emplacement. Deux micros (gauche-droite) étaient visibles en premier, collés à la paroi du cash plastique sous l’autoradio. Ils étaient reliés a un boîtier (bricolé sur la base du modèle Innova RB800) avec carte SIM (Orange) et carte micro SD, une petite batterie (1200 mAh) et une balise GPS (Taoglas, modèle datant de 2013). Le tout était ponté sur l’alim de l’autoradio et collé avec de la pâte collante à la paroi sous l’auto-radio.

    La musique a bien dû leur casser la tête !

     

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  • Nantes : Des barrières au champ de manoeuvres…

    Indymedia Nantes / mercredi 29 juillet 2026

    Dimanche dernier, le préfet s’est réveillé avec une douleur abdominale si vive qu’on aurait dit un tremblement de terre.

    La cause ?

    Un cauchemar éveillé : le projet de Centre de Rétention d’eau Administrative s’était effondré sous le poids des protestations, et surtout, le souvenir brutal d’une décision idiote cruelle. La semaine précédente, dans un élan de zèle mal placé, il avait validé l’installation de grilles de sécurité le long de la route du projet de CRA dans la forêt. Vers 3 heures du matin, une vision hantait ses yeux : celle des images de la Gironde, où des incendies dévastateurs ravagaient des paysages entiers. Les animaux de la forêt étaient pris dans le brasier, les pompiers ne pouvaient pas intervenir faute d’accès.
    La peur de voir son champ de manœuvres devenir un brasier l’avait saisi à point. « Mais pourquoi ai-je fait ça ? » se hurla-t-il à lui-même en se redressant dans son canapé « Mais quel con, c’est de la folie ! ». D’un bond, il sauta du lit, enchaîna ses charentaises et fonça vers la maison d’arrêt voisine du projet, décidé à corriger ses erreurs dans la nuit. Mais quelle ne fut pas sa surprise ! Il réalisa, une fois sur place, qu’il avait oublié ses outils. Et pour couronner le tout, il portait toujours ses charentaises et son pyjama à carreaux, totalement inadaptés à la marche dans les ronces épineuses.

    « Bon sang, je suis un préfet, pas un clown ! »
    grommela-t-il en rebroussant chemin en trombe.

    Il retourna chez lui, récupéra des clés et enfila des bottes robustes, prêtes à affronter les ronciers. Revenu sur les lieux, il se lança dans une tâche titanesque : déboulonner toutes les grilles, retirer des plots en béton et tout jeter dans les ronces. Pendant trois heures, il travailla comme un forcené, suant à grosses gouttes, les vêtements collés à la peau. Le lendemain, il n’irait pas à la salle de sport.

    « C’est du sport, » se dit-il en essuyant son front dégoulinant,
    « réparer ses propres conneries, c’est levrai workout ! »

    Quant aux moutons de Lidl et aux chevreuils du champ de manœuvres, ils ont bien rit de cette scène nocturne, voyant un préfet en charentaises, puis en bottes, se battre contre des plots de béton, des grilles en alu et les ronces. Le pire c’est quand il marcha sur les pattes d’un blaireau qui aussitôt lui croqua les guiboles.
    Le lendemain, un journaliste local, intrigué par la disparition des grilles, tenta de percer le mystère. En arrivant sur place, il trouva le préfet, épuisé, en train de manger une baguette de pain rassis et du pâté Enaff, assis sur un plot de béton qu’il avait lui-même arraché.

    « Vous avez vu les moutons de Lidl ? » lui demanda-t-il, les yeux cernés.
    « Ils m’ont jugé ! Ils ont ri de mes charentaises ! »

    Le préfet, le souffle court, ajouta : « Je pensais faire une œuvre utile, mais en réalité, je suis devenu le sujet d’une comédie animalière. »

    Les moutons, de leur côté « rire de plus Bêle »,
    tandis que le blaireau ne pouvait plus s’arrêter de rire du fond de son trou.

     

    Bon en vrai, c’est pas comme ça que ça s’est passé. Les animaux qui rigolent du préfet, passe encore, mais un préfet qui a des scrupules, on se doute que vous n’y avez pas vraiment cru. La vérité, c’est qu’à défaut de prise de conscience du préfet, on a du s’en charger nous même, et on peut vous dire qu’on s’est bien amusés. La prochaine fois, on vous invitera. Les risques juridiques sont très limités, le cadre est sympa et il y a dans l’air un délicieux parfum de subversion.

    À bientôt !

     

    Et, selon un commentaire à l’article ci-dessus, « Les barrières ont été remises en place mardi dernier. Des gens sont chauds pour y aller ? C’est rue de la Mainguais, au niveau de l’arrêt de bus « Nouveau Bêle ». […] Prévoir une clé à molette ou un jeu de clés plates.»

    Une vidéo (on en trouvera d’autres sur Indymedia Nantes)

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  • Les autoradios ont des oreilles

    Indymedia Nantes / samedi 1er août 2026

    Un dispositif de surveillance a été trouvé le 22 juillet 2026 dans une voiture en transit entre le sud-est et l’Auvergne-Rhône-Alpes.

    Le dispositif a été découvert lors d’un changement d’autoradio, après que ce dernier ait été retiré de son emplacement. Deux micros (gauche-droite) étaient visibles en premier, collés à la paroi du cache plastique sous l’autoradio. Ils étaient reliés a un boîtier (bricolé sur la base du modèle Innova RB800) avec carte SIM (Orange) et carte micro SD, une petite batterie (1200 mAh) et une balise GPS (Taoglas, modèle datant de 2013). Le tout était ponté sur l’alim de l’autoradio et collé avec de la pâte collante à la paroi sous l’auto-radio.

    La musique a bien dû leur casser la tête !




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  • Trump offering early access to online posts in move seen as corruption

    Truth Social, where Trump’s account is by far the largest, to offer users early access for up to $100,000 per month

    Donald Trump is now offering early access to his Truth Social posts in a move that has been seen as corruption benefitting a sitting president.

    Trump Media and Technology Group officially rolled out its new subscription-based data service on Saturday, giving paying customers faster, real-time access to Truth Social posts from Trump and other high-profile accounts.

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  • Post-scriptum à « La flamme d’or »

    reçu par mail / jeudi 29 juillet 2026

    Si la réception de la brochure a été assez largement positive – du moins dans les quelques retours reçus – elle a aussi suscité de vives attaques, principalement concernant la partie sur les « leurres identitaires ». Cela a même valu quelques mots doux lors d’une causerie dans des rencontres anarchistes, certaines personnes qualifiant le texte de « raciste » et « transphobe ». Au passage, à titre perso, quand je considère que quelqu’un porte une position raciste et/ou transphobe, surtout dans ce genre d’espace, j’essaie de faire en sorte de le virer, et si je n’y parviens pas, je me casse. Mais il semble que porter jusqu’au bout les conséquences de sa pensée exprimée ne soit pas un principe de base pour tout le monde.

    Cela a aussi valu d’assimiler les positions tenues dans la brochure à celles de Vanina, autrice du bouquin Les leurres postmodernes contre la réalité sociale des femmes, ainsi qu’à Tomjo, co-auteur de Mes vacances à Saint-Imier chez les agresseurs bienveillants et compagnon de route de PMO. Pour que les choses soient claires : je ne partage pas du tout les mêmes positions et suis en général en partie d’accord avec les critiques qui leur sont faites. Vanina, par exemple, me semble homogénéiser les mouvements queers et intersectionnels, pourtant traversés de tendances contradictoires, pour en faire une des causes principales de l’affaiblissement du féminisme révolutionnaire (ce qui n’en fait pas, comme j’ai pu l’entendre et le lire, une « facho » ou autre insulte de ce goût-là). Tomjo ne se contente pas de son côté d’homogénéiser queers, intersectionnel-les, wokes, postmodernes ou déconstruits, il reprend des clichés réacs certes avec style, mais surtout avec un ton méprisant.

    Je dois dire que j’ai été étonné, puisque la critique dans la brochure porte sur les logiques réformistes issues des politiques identitaires (et poursuit ainsi un travail critique des pièges réformistes entamé dans les parties précédentes sur l’autogestion, poursuivi sur les projets de retour à la terre, l’expérience de la ZAD de NDDL, l’antifascisme ou l’électoralisme). Le texte n’est en rien une critique des dynamiques anarchistes et révolutionnaires du mouvement queer, mouvement dont il n’est pas question dans la brochure, et encore moins des personnes s’engageant dans un processus de transition. Il s’agit en fait de critiquer des logiques réformistes, comme il y en a dans un certain antifascisme, féminisme, milieu alterno, etc. Et ces critiques sont d’ailleurs portées depuis l’intérieur même du mouvement queer. Critiquer les théories foucaldiennes sur le pouvoir me semble aussi très utile, tant elles se sont imposées jusque dans le mouvement anarchiste. De même, il me semble important de rappeler que l’individu-e, dans un sens anarchiste, est bien plus large que toutes les cases identitaires. D’ailleurs, le mouvement queer a participé à sa manière à faire éclater ces cases. L’étonnement passé, il faut bien avouer que le texte aurait gagné à rappeler qu’il existe des dynamiques plus intransigeantes et plus intéressantes. Je ne les ignore pas et essaie de participer à en diffuser les positions depuis bien des années (George Jackson Brigade, Queer ultraviolence, Ma randonnée sans balise, Trans n’est pas transhumanisme, etc.). Il aurait très certainement fallu les évoquer, d’autant que cette brochure circule en-dehors du mouvement anarchiste (et c’est une très bonne chose et un objectif). Il s’agit là effectivement d’une erreur.

    Cela aurait en outre peut-être permis d’empêcher – ou du moins de limiter, tant le sujet semble sensible et propice aux vives réactions – les extrapolations faites sur le texte, comme par exemple concernant la mixité choisie. Il n’en est pas question dans le texte, mais certaines personnes ont curieusement cru y voir une critique de la mixité choisie. Je n’ai aucun souci avec ça, au contraire, je considère que cela peut être un outil utile (tant que ça ne devient pas une fin en soi). Et les gens sont de toute façon libres de s’autoorganiser comme ils et elles le souhaitent ! Il y a toutefois des critiques portées qui me semblent injustes, comme par exemple sur le fait que la brochure oublierait le patriarcat. Certes, ce n’est probablement pas assez développé (comme bien d’autres sujets, comme l’enfermement). Ce n’est qu’une brochure sur un sujet bien vaste… Il est tout de même fait référence à La Voix des Femmes et aux Mujeres Libres, par exemple et entre autres. Il y a surtout l’évocation du soulèvement en Iran aux cris de Femme ! Vie ! Liberté ! dès l’introduction, choix qui n’est évidemment pas fait au hasard, mais bien pour rendre explicite dès le départ l’idée que la lutte contre le patriarcat (et la religion) fait partie des fameuses perspectives révolutionnaires à ouvrir. Mais quand on ne veut pas voir…

    Je rappelle donc la partie centrale de ce chapitre, qui me semble assez claire pour éliminer tout soupçon de racisme, de transphobie ou autre position nauséabonde :

    « S’il existe une lutte centrale, c’est celle pour arracher des pans d’autonomie, pour la maîtrise de sa vie et de son propre corps, pour l’appropriation des finalités de ses activités, pour le contrôle de ses gestes et de ses décisions, pour la possibilité de rencontrer autrui dans un rapport égalitaire. L’individu-e fait donc bien ce qu’il veut de son cul et de sa vie. Automatic word wrap
    Il y a il me semble une erreur sur ce qu’est et a toujours été la question sociale. La question sociale a toujours été plus large que la lutte des classes entre bourgeois et prolétaires, ou que le clivage entre riches et pauvres. Le système actuel a émergé du fait du mouvement des enclosures et de la mise en propriété des terres contre les paysans et paysannes, de la mise au travail sous la contrainte, de la radicalisation de la misogynie, de la traite ‘’négrière’’ et de la colonisation, de la famille nucléaire qui s’est imposée. Elle inclut dès le départ la domination masculine, le racisme, le contrôle de la sexualité et de la vie quotidienne. Il en découle que pas plus que de conflit central, il n‘existe de sujet révolutionnaire. La question sociale qui prévaut est probablement celle de la négativité ou non de la hiérarchie et du pouvoir ; de la lutte contre toute forme d’exploitation et de domination, donc ».

    Il n’y a pas de lutte prioritaire sur d’autres, et le patriarcat est un système de domination plus ancien que l’Etat et le Capital, complètement déployé chez des chasseurs-cueilleurs comme les Aborigènes australiens par exemple. Renverser l’Etat et détruire le capitalisme ne suffira pas à en finir avec l’inceste ou la culture du viol.

    La fin de cette partie est peut-être un peu maladroite, lorsque le texte essaie de dégager des cibles qui seraient plus stratégiques. Pour certains et certaines, elles oublieraient le patriarcat et le colonialisme. Il me semble pourtant que l’industrie militaire ou les frontières, par exemple, sont des cibles assez explicites aussi contre le patriarcat et le colonialisme… et sont par ailleurs des piliers de l’ordre établi empêchant toute possibilité de changement réel dans la vie quotidienne, et donc de construction d’un monde nouveau plus désirable dans lequel pourraient s’épanouir des relations débarrassées du pouvoir – y compris sur les corps et la sexualité, et même dans le cercle intime.

    La réception d’une brochure, y compris quand elle est positive, peut décidément réserver des surprises. Cela a été le cas du côté d’ « anarchistes » explicitement religieux et très complaisants avec des groupes autoritaires et antisémites comme le Hamas. Il y a pourtant une critique explicite des luttes de libération nationale et de ce genre de groupes dans la brochure, ainsi qu’une occurrence de l’expression « sans dieux ni maîtres ». Je rappelle toutefois, pour que les choses soient claires, que je suis convaincu que la perspective révolutionnaire contre tout pouvoir ne peut être que critique de la religion.

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  • Trump’s reflecting pool saga: a timeline of failure and finger-pointing

    As Jeanine Pirro moves to drop charges, flawed work by Trump-connected contractor emerges as culprit

    Donald Trump’s Lincoln Memorial reflecting pool saga appears to be winding down after prosecutors dropped vandalism charges against former Olympian David Hearn – but not entirely.

    On Friday, Trump appointee and US attorney Jeanine Pirro and assistant US attorney Michael ⁠Spence petitioned a judge to dissolve the justice department’s case against Hearn, 67, who had been accused of pool sabotage, and instead blamed the “botched installation” of pool liner materials that caused it peel, and “less than fulsome information” offered by the Department of Interior.

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  • Du vibe coding au brain fry : la nouvelle fatigue qui terrasse les devs

    Les développeurs les plus en pointe avec l’intelligence artificielle générative décrivent une fatigue d’un genre nouveau, la vibecoding fatigue ou l’AI brain fry. Des parades sont inventées pour ne pas se laisser soumettre par l’IA. Cette fatigue pourrait gagner tous les métiers du langage, des journalistes aux juristes en passant par les traducteurs.

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  • À Grenoble, l’insoumis Allan Brunon contesté jusque dans ses propres rangs

    Le comportement de l’élu isérois, coorganisateur du boycott de la DJ Barbara Butch, fait l’objet de plusieurs signalements internes. En cause: une attitude jugée «autoritaire» et des propos «sexistes et homophobes». Lui dénonce une «cabale» menée par des opposants de l’intérieur.
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  • The Flapping Holes in Jeanine Pirro’s Davey Hearn Juicebox Jam


    In this post, I laughed at how liberally Jeanine Pirro’s prosecutors (the motion was signed by Michael Spence, the Chief of DC’s Superior Court Division, not the AUSAs who had been working the case) used the passive voice in the motion to dismiss the case against Davey Hearn.

    Even on its face, though, their excuse has some pretty obvious holes. After pretending to have seen none of the extensive reporting about problems with the reflecting pool in the months leading up to Hearn’s arrest, they claim they only first noticed the other damage to the reflecting pool on July 17, when accompanying Hearn’s expert for an inspection of the now-drained pool.

    On July 17, 2026, as a defense expert inspected the now-drained Reflecting Pool, United States Attomey Pirro and senior USAO-DC employees once again visited the site and this time immediately noted extensive damage throughout the now-drained pool, It was at that time that USAO-DC first became aware of the significant damage throughout the pool and accordingly requested all documents from DOI concerning the how [sic] the pool was lined and all records regarding the installation of the lining.

    Upon seeing the damage, they “accordingly requested all documents from DOI concerning the how [sic] the pool was lined.” DOJ doesn’t explain why that request was successful when the dozens and dozens of communications that prosecutors “made … were made” had not been successful.

    Indeed, prosecutors specifically involved in the cases related to the Reflecting Pool made dozens and dozens of communications were made in an effort to identify and obtain the materials necessary to have all information to evaluate the case. After significant demands by USAO-DC, USPP provided the police reports and body-worn camera for roughly 10 individuals associated with the Reflecting Pool.

    Nor do they explain why they hadn’t held off on indicting the case until DOI had made that material available in the first place.

    That’s their excuse though: They didn’t have access to information on what happened to the pool until after Hearn’s attorney visit and so were helpless to know their case was shit.

    And then, they claim, they got 695 megabytes of records which “took days to review,” which is the implicit excuse for letting the case fester two more weeks, from July 17 until July 31.

    That visit may actually have been July 16; that’s when Emma Howard, an attorney working with Hearn’s team, describes being taken for a visit in her declaration accompanying a motion to dismiss of the same day, asking to throw out the case because the scene of the crime had been altered.

    4. Immediately upon walking due west along the long edge of the pool, I observed that all of the pool liner appeared to be damaged in multiple spots throughout the entirety of the pool This included warping, cracking, peeling, areas where the entire liner was missing, and other forms of damage.

    5. AUSA Kevin Reddington accompanied us and showed us the precise location where Mr. Heam allegedly touched the pool liner.

    [snip]

    7. As can be observed, there is a large oval shaped bald patch at this point running approximately 3.5 feet across.

    DOJ discovered this damage (they claim) because Howard documented it — with pictures, which I’ll return to.

    Yet during those two weeks and before, the case was already riddled with problems, problems entirely of DOJ’s doing.

    The problem that got the most attention was the grand jury testimony from the witness addressing the amount of damage DOJ was trying to pawn off on Hearn.

    The very same day this grand jury testimony happened, Pirro gave a big press conference. Ryan Reilly, who knows from covering a zillion January 6 cases that you can only charge a felony for damaging government property if you can prove $1,000 of damage, asked Pirro how she would prove that Hearn did that much damage.

    Reilly: Was this part of the pool specifically, was the sealant already partially removed, did he rip it back, can you describe in detail because he maintains that it looks the same as it did…

    Let me interrupt here and insist that you watch the video and pay particular attention to the shit going on with Pirro’s mouth while she gets this question.

    Reilly: … before he arrived. That’s his —

    Pirro: You know, I’m not gonna get into the evidence but what I told you is what our witnesses saw, and experienced, there was an effort — a violent effort! — to rip up the sealant from the bottom of the pool. And irrespective of whether or not, you know, we think that you know there is some situation that preceded it, we can state, and prove, beyond a reasonable doubt, that he caused damage, and that damage is over $1,000.

    Reilly: Keying in on that, how do you prove that $1,000 —

    Pirro: With an expert. Come to the trial.

    Reilly: Does it have to be drained because —

    Pirro: We’ll hear all that at the trial.

    Reilly: Did he have tools or was it just his bare hands?

    Pirro: Right now we believe it’s his bare hands. Both hands.

    Reilly: So does that indicate it was probably damaged before or do you believe that he damaged it further.

    Pirro: Oh, he damaged it.

    Reilly: … Had already been damaged before —

    Pirro: He damaged the pool.

    Reilly: — before he touched it.

    Pirro: He damaged this pool.

    Reilly: But there had been all these videos out there —

    Pirro: Well good, I’m glad you’ve got that evidence. Cmon in the grand jury you can testify.

    That exchange took place at 2:58PM on July 2. Just three hours and one minute earlier, we know from the supplement to Hearn’s bid to get the grand jury testimony, prosecutors reporting to Pirro pulled their expert witness back into the grand jury for a second time.

    According to the newly disclosed transcript, the government excused M.R. at 11:36 am Exhibit 3 at 29. Twenty-one minutes later, at 11:57 am, the government recalled MR. and presented the additional testimony that the damage attributable to Mr. Hearn was “definitely” more than $1,000. Id. at 29-30. But by that time, the government should have known that this additional testimony was likely false or misleading, Just minutes before he was excused by government counsel at 11:36 am, M.R. had given testimony establishing that no specific amount of damage was attributable to Mr. Hearn.

    That’s what DOJ only decided to turn over belatedly — an oversight, prosecutors claimed. The original portion of the grand jury testimony, however, said this witness testified that you could not separate out the damage Hearn purportedly did from the preexisting damage.

    [T]he government’s witness could not identify the repairs necessary to address damage allegedly caused by Mr. Hearn. The witness testified that the repairs at issue would have been necessary regardless of Mr. Hearn’s alleged conduct. Exhibit 1 at 26, 28. The ‘government’s estimated repair range—S6,000 to $15,000—was based on the size of an area, rather than on damage attributed to any particular act by Mr. Hearn. Exhibit 1 at 15, 28. And the government’s witness expressly confirmed that the same estimated range of repairs, $6,000 to $15,000, “would still [have been] necessary before the defendant interacted with the pool.” Exhibit 1 at 28.

    Pirro’s witness first testified there was not discrete damage from Hearn to which you could place a $1,000 price tag. Then minutes later, the same witness said Hearn had “definitely” done more than $1,000 in damage. And three hours later, when asked about how DOJ could distinguish pre-existing damage from the damage Hearn purportedly did, Pirro contorted her mouth into a screw and blurted out that a witness — presumably the witness who had just equivocated on precisely this point — would prove that Hearn had done $1,000 in damage.

    With all that in mind, check out how Pirro’s prosecutors described — in their attempt to claim they were justified in charging Hearn before they got all those documents from DOI — what must be this witness’ testimony:

    W-4, an employee specializing in maintenance and repairs employed by the National Park Service, stated that repairing the additional damage caused to the reflecting pool based on the defendant’s conduct would cost over $1000.

    Sure, this witness did state that, but only after they stated, minutes earlier, that there was a whole bunch of other damage and the repairs would have been “necessary before the defendant interacted with the pool.”

    Which means the witness testified about all that other damage, the precise thing poor Jeanine Pirro describes being helpless to discover until the pool was drained (as Reilly presciently predicted).

    Hearn insisted damage was done “before he arrived,” Reilly noted. The expert witness testified that the repairs were necessary “before” Hearn “interacted with the pool.”

    There was also a bitter fight about precisely this chronology starting before July 16 (or 17, if you believe Pirro’s flunkies) and through last week.

    On July 9, after Hearn had already publicly explained multiple times the damage was done before he arrived, DOJ seized his phone when he appeared at a status hearing. The next day, his attorneys filed a motion to get it back, based on several complaints. Partly, it was a dickish way to seize the phone (rather than getting his attorneys cooperation to get it), partly, several weeks worth of attorney-client communications were on that phone.

    But the biggest complaint was that the affidavit to seize it didn’t mention a key bit of exculpatory evidence: a picture Hearn took before he touched the pool.

    the affidavit never mentions a widely published photograph taken by Mr. Hearn before he touched the Reflecting Pool showing that the damage the government has falsely attributed to Mr, Hearn had already taken place. Exhibit A at 3; Exhibit B at 8. The photograph, publicly available since June 20, 2026, eviscerates any probable cause established by the affidavit—and presumably the evidence presented to the Superior Court grand jury that returned the indictment of Mr Hearn.

    Before I show you that picture, let me review another point of contention, as reflected in a discovery letter Hearn’s lawyers docketed on Tuesday. In response to a question from attorneys on whether they were satisfied that DOJ had provided the metadata for pictures of the pool, Hearn’s attorneys said, no, they didn’t have acceptable metadata for the pictures of the pool. What they had was an evidentiary shitshow, including a photo obtained from someone else that had no reliable metadata.

    In response to your July 27, 2026 email seeking to confirm whether we “received the pictures of the Reflecting Pool with metadata,” we note that the Government has not in fact produced the photographs of the Reflecting Pool with their underlying data.

    At USAO-241 through USAO-246, the Government produced screenshots depicting portions of certain on-device application screens-—-namely, Google Photos “Details” panes, an iOS Messages thread, and photo-detail views—from what appear to be at least two different devices: a Google Pixel 7a and an Apple iPhone 14. But screenshots of an application display are not the images” underlying metadata and cannot, by themselves, be authenticated or independently verified. They contain no embedded EXIF or XMP data, file-system timestamps, hash values, or reliable identification of the device owner or user. Accordingly, although the Government has produced screenshots purporting to display metadata, it has not produced the relevant metadata itself.

    Moreover, even assuming the accuracy of the dates and times displayed in the screenshots, the information they provide is insufficient to establish the information material to the defense. Several items—-for example, USAO-242 and USAO-246, which are labeled “image000” and reflect “No camera information” and “No lens information”—contain no apparent captured metadata. In addition, the Messages thread produced by the Government indicates that at least one image was For such images, the date and time displayed may reflect when the image was received, downloaded, saved, or otherwise added to the device, rather than when it was originally captured on the source device.

    That dispute about metadata is one reason I’m interested in the confident discussion of the metadata of two pictures included in Pirro’s motion to dismiss. One photo was taken by a Parks employee not described to be involved in the confrontation with Hearn at 2:55PM on June 19 (though the motion says it was July because if you still work for Pirro you must be slovenly); the other was taken after Hearn’s arrest, at 4:48PM, by a Parks employee who claimed he yelled at her.

    A third NPS employee, W-3, took a photograph of the area where the defendant was seen pulling the lining prior to the incident involving the defendant. Metadata associated with the photo indicates that it was captured at 2:55 PM on July [sic] 19, 2026, shortly before W-1 and W-2 observed the defendant aggressively pulling and further damaging this compromised are of the Reflecting Pool.

    [page break then photo]

    ‘The photograph below was taken by NPS employee W-1 after the incident involving Hearn. Metadata associated with the photo indicates that it was captured on June 19, 2026, at 4:48 PM. A review of USPP body-worn camera shows the officers speaking with the defendant at 4:40 PM

    [page break then photo]

    As noted, the filing uses a trick my college freshmen might use: sizing the photos such that there was a page break between the description and the photo, meaning you couldn’t easily compare the two photos, before and after.

    Here’s what those three photos — the uninvolved Parks employee, Hearn’s photo that didn’t get mentioned in the warrant affidavit, and the Parks employee who claimed he snapped at her — look like (these screen caps include just the damage shown in the pictures), as well as the one a lawyer for Hearn took on July 16:

    June 19, 2:55PM, W-3:

    June 19 Hearn photo as published by the Beeb on June 21, which was also published on June 20 in the WaPo (hot link).

    June 19, 4:48PM, W-1:

    Before, during, after. They also show the same goddamn flap of liner.

    So does the picture taken by Emma Howard on July 16, though there is added shit visible in the since-drained pool.

    DOJ always had in their possession — in the possession of their primary witnesses!! — two photos showing the before and after which, along with Hearn’s photo that had been publicly published, all showed the very same flap of pool liner.

    They all showed that all the damage had already been done an hour or more before Hearn arrived at the scene of the crime.

    Prosecutors weren’t helpless to know their case was shit before getting the DOI records.

    They already had photographic proof that Hearn didn’t do the damage to the pool.

    But they charged him anyway.

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  • À Ceuta, «nous faisons face à une double instrumentalisation: du Maroc et de l’extrême droite»

    Pourquoi des dizaines de milliers de personnes ont tenté, en quelques heures, de traverser la frontière à Ceuta, entre le Maroc et l’Espagne? Cette frontière est un levier classique de pression diplomatique pour le Maroc, rappelle Marie-Laure Basilien Gainche, professeure de droit public.
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  • Pompiers: «On a le feu du siècle à notre porte et on est bloqués à la maison»

    Alors que des centaines de renforts, parmi lesquels de nombreux volontaires, sont venus de toute la France pour combattre l’incendie en Gironde, des pompiers professionnels du département, réquisitionnés, sont bloqués chez eux, quand d’autres restent cantonnés dans les casernes.
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  • Cher Jean-Philippe Tanguy - Boxing Day #90

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  • Post-scriptum à La flamme d'or

    La brochure La flamme d'or. Ouvrir des perspectives révolutionnaires est dispo ici : https://trognon.info/Brochure-Ouvrir-des-perspectives-revolutionnaires-926

    Si la réception de la brochure a été assez largement positive – du moins dans les quelques retours reçus – elle a aussi suscité de vives attaques, principalement concernant la partie sur les « leurres identitaires ». Cela a même valu quelques mots doux lors d'une causerie dans des rencontres anarchistes, certaines personnes qualifiant le texte de « raciste » et « transphobe ». Au passage, à titre perso, quand je considère que quelqu'un porte une position raciste et/ou transphobe, surtout dans ce genre d'espace, j'essaie de faire en sorte de le virer, et si je n'y parviens pas, je me casse. Mais il semble que porter jusqu'au bout les conséquences de sa pensée exprimée ne soit pas un principe de base pour tout le monde.

    Cela a aussi valu d'assimiler les positions tenues dans la brochure à celles de Vanina, autrice du bouquin Les leurres postmodernes contre la réalité sociale des femmes, ainsi qu'à Tomjo, co-auteur de Mes vacances à Saint-Imier chez les agresseurs bienveillants et compagnon de route de PMO. Pour que les choses soient claires : je ne partage pas du tout les mêmes positions et suis en général en partie d'accord avec les critiques qui leur sont faites. Vanina, par exemple, me semble homogénéiser les mouvements queers et intersectionnels, pourtant traversés de tendances contradictoires, pour en faire une des causes principales de l'affaiblissement du féminisme révolutionnaire (ce qui n'en fait pas, comme j'ai pu l'entendre et le lire, une « facho » ou autre insulte de ce goût-là). Tomjo ne se contente pas de son côté d'homogénéiser queers, intersectionnel-les, wokes, postmodernes ou déconstruits, il reprend des clichés réacs certes avec style, mais surtout avec un ton méprisant.

    Je dois dire que j'ai été étonné, puisque la critique dans la brochure porte sur les logiques réformistes issues des politiques identitaires (et poursuit ainsi un travail critique des pièges réformistes entamé dans les parties précédentes sur l'autogestion, poursuivi sur les projets de retour à la terre, l'expérience de la ZAD de NDDL, l'antifascisme ou l'électoralisme). Le texte n'est en rien une critique des dynamiques anarchistes et révolutionnaires du mouvement queer, mouvement dont il n'est pas question dans la brochure, et encore moins des personnes s'engageant dans un processus de transition. Il s'agit en fait de critiquer des logiques réformistes, comme il y en a dans un certain antifascisme, féminisme, milieu alterno, etc. Et ces critiques sont d'ailleurs portées depuis l'intérieur même du mouvement queer. Critiquer les théories foucaldiennes sur le pouvoir me semble aussi très utile, tant elles se sont imposées jusque dans le mouvement anarchiste. De même, il me semble important de rappeler que l'individu-e, dans un sens anarchiste, est bien plus large que toutes les cases identitaires. D'ailleurs, le mouvement queer a participé à sa manière à faire éclater ces cases. L'étonnement passé, il faut bien avouer que le texte aurait gagné à rappeler qu'il existe des dynamiques plus intransigeantes et plus intéressantes. Je ne les ignore pas et essaie de participer à en diffuser les positions depuis bien des années (George Jackson Brigade, Queer ultraviolence, Ma randonnée sans balise, Trans n'est pas transhumanisme, etc.). Il aurait très certainement fallu les évoquer, d'autant que cette brochure circule en-dehors du mouvement anarchiste (et c'est une très bonne chose et un objectif). Il s'agit là effectivement d'une erreur.

    Cela aurait en outre peut-être permis d'empêcher – ou du moins de limiter, tant le sujet semble sensible et propice aux vives réactions – les extrapolations faites sur le texte, comme par exemple concernant la mixité choisie. Il n'en est pas question dans le texte, mais certaines personnes ont curieusement cru y voir une critique de la mixité choisie. Je n'ai aucun souci avec ça, au contraire, je considère que cela peut être un outil utile (tant que ça ne devient pas une fin en soi). Et les gens sont de toute façon libres de s'autoorganiser comme ils et elles le souhaitent ! Il y a toutefois des critiques portées qui me semblent injustes, comme par exemple sur le fait que la brochure oublierait le patriarcat. Certes, ce n'est probablement pas assez développé (comme bien d'autres sujets, comme l'enfermement). Ce n'est qu'une brochure sur un sujet bien vaste… Il est tout de même fait référence à La Voix des Femmes et aux Mujeres Libres, par exemple et entre autres. Il y a surtout l'évocation du soulèvement en Iran aux cris de Femme ! Vie ! Liberté ! dès l'introduction, choix qui n'est évidemment pas fait au hasard, mais bien pour rendre explicite dès le départ l'idée que la lutte contre le patriarcat (et la religion) fait partie des fameuses perspectives révolutionnaires à ouvrir. Mais quand on ne veut pas voir…

    Je rappelle donc la partie centrale de ce chapitre, qui me semble assez claire pour éliminer tout soupçon de racisme, de transphobie ou autre position nauséabonde :

    « S'il existe une lutte centrale, c'est celle pour arracher des pans d'autonomie, pour la maîtrise de sa vie et de son propre corps, pour l'appropriation des finalités de ses activités, pour le contrôle de ses gestes et de ses décisions, pour la possibilité de rencontrer autrui dans un rapport égalitaire. L'individu-e fait donc bien ce qu'il veut de son cul et de sa vie.
    Il y a il me semble une erreur sur ce qu'est et a toujours été la question sociale. La question sociale a toujours été plus large que la lutte des classes entre bourgeois et prolétaires, ou que le clivage entre riches et pauvres. Le système actuel a émergé du fait du mouvement des enclosures et de la mise en propriété des terres contre les paysans et paysannes, de la mise au travail sous la contrainte, de la radicalisation de la misogynie, de la traite ‘'négrière'' et de la colonisation, de la famille nucléaire qui s'est imposée. Elle inclut dès le départ la domination masculine, le racisme, le contrôle de la sexualité et de la vie quotidienne. Il en découle que pas plus que de conflit central, il n‘existe de sujet révolutionnaire. La question sociale qui prévaut est probablement celle de la négativité ou non de la hiérarchie et du pouvoir ; de la lutte contre toute forme d'exploitation et de domination, donc ».

    Il n'y a pas de lutte prioritaire sur d'autres, et le patriarcat est un système de domination plus ancien que l'Etat et le Capital, complètement déployé chez des chasseurs-cueilleurs comme les Aborigènes australiens par exemple. Renverser l'Etat et détruire le capitalisme ne suffira pas à en finir avec l'inceste ou la culture du viol.

    La fin de cette partie est peut-être un peu maladroite, lorsque le texte essaie de dégager des cibles qui seraient plus stratégiques. Pour certains et certaines, elles oublieraient le patriarcat et le colonialisme. Il me semble pourtant que l'industrie militaire ou les frontières, par exemple, sont des cibles assez explicites aussi contre le patriarcat et le colonialisme… et sont par ailleurs des piliers de l'ordre établi empêchant toute possibilité de changement réel dans la vie quotidienne, et donc de construction d'un monde nouveau plus désirable dans lequel pourraient s'épanouir des relations débarrassées du pouvoir – y compris sur les corps et la sexualité, et même dans le cercle intime.

    La réception d'une brochure, y compris quand elle est positive, peut décidément réserver des surprises. Cela a été le cas du côté d' « anarchistes » explicitement religieux et très complaisants avec des groupes autoritaires et antisémites comme le Hamas. Il y a pourtant une critique explicite des luttes de libération nationale et de ce genre de groupes dans la brochure, ainsi qu'une occurrence de l'expression « sans dieux ni maîtres ». Je rappelle toutefois, pour que les choses soient claires, que je suis convaincu que la perspective révolutionnaire contre tout pouvoir ne peut être que critique de la religion.

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  • Patrice Lumumba défie l’ordre colonial

    Le 30 juin 1960, le Congo devient officiellement indépendant, après 75 ans d’un régime colonial belge violent et ségrégationniste. Alors que le nouveau premier ministre entend affirmer la souveraineté du nouvel État, Bruxelles est, quant à lui, prêt à tout pour préserver son emprise.
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  • Trump vows to push $1.8bn slush fund as Senate committee set to reconsider AG nomination

    After declaring ‘anti-weaponization’ fund ‘dead’, Trump reverses and says he’ll revive it despite Senate opposition

    The US Senate judiciary committee has scheduled a meeting early next week to consider Todd Blanche’s nomination for attorney general, as Donald Trump promised to revive the controversial $1.8bn “anti-weaponization” fund.

    The meeting, set for Tuesday, comes as Blanche’s confirmation ​has stalled over a dispute between the president and outgoing Republican senators John Cornyn and Thom Tillis, who are seeking written confirmation that the justice department would not establish the proposed fund.

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  • Bloctel tire sa révérence, Claude pirate trois entreprises par erreur et Google rebaptise ses hackers : on vous raconte la semaine Cyberguerre

    Trois actualités à retenir cette semaine : Bloctel ferme ses portes le 11 août, Anthropic reconnaît à son tour des cas de piratage involontaire par Claude, et Google harmonise en interne le nom de ses groupes de hackers.

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  • JUILLET 2026 A CALAIS

    Locales | sans frontières

    https://passeursdhospitalites.wordpress.com/2026/08/01/juillet-2026-a-calais/
    AU MOINS SEPT PERSONNES MORTES EN JUIN Le 10/07/26, un homme soudanais a été retrouvé mort sur la plage du Touquet. Il tentait la traversée avec sa femme et ses enfants qui ignorant qi'il n'était pas à bord se retrouvent seul.es en UK. Impossible pour elleux de voir le corps et d'assister aux funérailles. Le 23/07/26, le corps d'un homme a été découvert sur la plage de Berck-sur-mer. Le 27/07/26, le corps d'un homme a été (...)

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  • Test du Galaxy Z Fold 8 : je crois que Samsung a trouvé le format parfait

    Sept ans après son premier smartphone pliant, Samsung essaye un nouveau format avec le Galaxy Z Fold 8 qui prend la forme d'un passeport. Le bilan est sans appel : je n'ai jamais autant aimé un smartphone pliant. Le Galaxy Z Fold 8 a des défauts (son appareil photo et ses haut-parleurs, notamment), mais ce qu'il propose plié comme déplié n'a aucun équivalent sur le marché… pour l'instant.

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  • Sans sulfite… du tout

    Dans le nord du Gard, c’est en prenant soin de sa terre et de ses vignes qu’un Gaec familial parvient à proposer à petit prix un vin de qualité, qui ne contient absolument aucun sulfite.

    Ce qu’il faut, c’est trouver un équilibre. » Cette quête, c’est à la fois le travail et la passion de Simon Julian, paysan-vigneron installé à Ribaute, dans le Gard. Lui et son frère Thibaut exploitent une petite centaine d’hectares en polyculture-élevage : céréales (sorgho, blé, orge, tournesol), légumineuses (lentilles, pois chiches), luzerne et fourrages, volailles, quelques cochons et moutons… Et sur 35 hectares, des vignes « cultivées sans produits de la chimie organique de synthèse (désherbants, engrais, pesticides) » et dont le raisin est vinifié et gardé « sans collage, filtration ni conservateurs », garanti sans sulfite. « On utilise un tout petit peu de levure, qui a été sélectionnée dans la nature et qui ne produit pas de sulfite. Pour avoir un ordre d’idée, on ensemence avec 5 kg de levure un volume d’environ…160 000 litres de vin ! Ne marque pas ça dans ton article, on te croira pas ! »

     

    Des animaux dans les vignes

    Dans leur ferme, les frangins expérimentent, inventent et fabriquent certains de leurs outils, cherchent les meilleurs rapports entre réalités économiques et respect de la nature, temps de travail et rendements, mécanisation et dépenses de fonctionnement… Et surtout, tout en les cultivant, ils prennent soin de ces terres, en partie héritées de leur père – l’un des fondateurs du label Nature et Progrès – et de leur grand-père – qui en son temps avait « refusé de faire le grand bond dans la chimie ».
    Entre deux rangées de sauvignon, le descendant s’accroupit et plante son index dans cette terre. Elle est meuble, aérée, vivante. « Pas loin d’ici, tu peux voir une parcelle défoncée par les roues d’un tracteur, sur laquelle il n’y a pas un brin d’herbe. Les sillons sont pleins de flotte parce qu’elle ne peut plus s’infiltrer… Alors qu’ici il peut pleuvoir, le sol absorbera l’eau. » Entre les ceps, il laisse pousser de l’herbe et sème des engrais verts (1), qui seront par la suite fauchés puis répandus sous forme de broyat pour protéger et nourrir bactéries et vers de terre.
    Sur une autre parcelle de vigne, ce sont les volailles de son frère qui font le boulot. Elles désherbent un peu et fertilisent beaucoup. « Remettre de l’animal dans les vignes, il faut le gérer, mais c’est fantastique !, s’enthousiasme-t-il. Je laboure encore un peu, juste en surface. La dernière fois que je suis passé sur une parcelle où on avait mis des poules, j’ai cru que j’avais oublié d’accrocher la charrue à l’arrière du tracteur : la terre était tellement meuble qu’il n’y avait aucune résistance ! »
    Simon aimerait, à terme, ne plus du tout travailler le sol. Cela passe nécessairement par une période d’adaptation. « Une touffe d’herbe, ça boit ! Une vigne qui a été habituée à pousser sans concurrent doit s’y réadapter. Elle va notamment le faire en développant des racines plus profondes. » Le vigneron sait que, pendant cette période, les rendements des parcelles concernées baisseront. Aujourd’hui déjà, il récolte environ 10 tonnes de raisin à l’hectare, quand son voisin, en conventionnel, en fait le double. Mais la qualité obtenue et la commercialisation que celle-ci permet n’a rien à voir : l’un vend tout à une coopérative pour quelques dizaines de centimes le litre, l’autre vend tout sous forme de vin, dont 70 % en vente directe depuis le caveau.

     

    «Le vin ne produit pas de sulfite »

    Moins de rendement, mais plus de qualité et des pieds en meilleure santé, plus autonomes, ne nécessitant quasiment aucun traitement. C’est grâce à cet équilibre global que les Julian peuvent, tout en proposant des prix extrêmement raisonnables (2), écrire sur leur étiquette qu’il s’agit d’un « vin sans sulfites », ces acides ajoutés comme conservateurs et reconnus nocifs pour la santé. Leurs confrères, encore peu nombreux quoiqu’en augmentation, préfèrent écrire « sans sulfites ajoutés » : ils n’en ajoutent pas directement, mais on peut en trouver des traces, même infimes, que le vin produirait naturellement. « Le vin ne produit pas de sulfites », réfute Simon. Les traces viendraient plutôt de l’activité de certaines levures, de la dégradation de molécules de soufre présentes sur le raisin suite à des traitements, ou encore d’apports de composés soufrés (3).
    « Nous, vu qu’on n’utilise rien de tout ça, on sait qu’il n’y en a pas. Alors on l’écrit sur nos étiquettes… » Cette originalité leur a même valu une visite de la Répression des fraudes. Après avoir fait analyser le précieux liquide, les inspecteurs n’ont pas pu sanctionner les Julian : pas le moindre sulfite n’a été détecté ! « Ils reviendront sûrement, mais on n’est pas inquiets… »

    Nicolas Bérard

    1- Mélange d’avoine, de seigle et de féverolles issus de ses propres semences.
    2- Comptez moins de 6 euros en vente directe pour une bouteille d’1 litre.
    3 -Par exemple du sulfate de thiamine.

    Cet article Sans sulfite… du tout est apparu en premier sur Le site du journal L'âge de faire.

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  • Trump’s favorite cable news channel is pushing back against his war on Iran

    Prominent Fox News hosts have expressed concern, bewilderment and frustration over US objectives in Iran

    Throughout his two presidencies, Donald Trump has leaned on reliable support from the conservative opinion wing of his favorite cable news channel, Fox News.

    But, like a broad swathe of the American public, several traditionally supportive commentators on the channel have recently expressed concerns about whether the war on Iran is succeeding, suggesting that Trump is on increasingly dicey footing in the conservative media world he relies on for backing.

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  • Ceuta: la crise est surtout politique dans l’Union européenne

    «La quasi-totalité» des dizaines de milliers de migrants entrés ces derniers jours dans l’enclave espagnole de Ceuta sont retournés au Maroc, selon le gouvernement espagnol. La France et l’Italie, entre autres, ont provoqué une crise dans l’UE.
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  • Quand les fêtes de village deviennent prétexte au racisme

    Le 25 juillet à Marboz (Ain), un groupe de jeunes s’est filmé en train de chanter un slogan raciste, en marge de la fête du village. Sous couvert d’humour, le contexte alcoolisé peut déclencher ce type de parole, qui touche d’autant plus les jeunes racisés qui se sentent parfois davantage isolés en milieu rural.
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  • Laura Loomer, Lindsey Graham and the deepening Iran crisis: what’s behind Trump’s reset with Zelenskyy?

    The US administration has struck a warmer tone of late as Ukraine has shown its value as an ally in the Middle East

    As leadership pairings go, Donald Trump and Volodymyr Zelenskyy is not a match made in heaven.

    It is a far cry from the warm rapport and kindred spiritedness that defined Ronald Reagan’s relationship with Margaret Thatcher, or even the guarded pragmatic friendliness Reagan forged with Mikhail Gorbachev to effectively end the cold war.

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  • Une proposition de loi vise à faire reconnaître la Loire comme un sujet de droit

    Dans le sillage du mouvement mondial de reconnaissance des entités naturelles comme des personnalités juridiques, le parti Les Écologistes a déposé fin juin une proposition de loi pour faire reconnaître le fleuve comme un sujet de droit, coécrite avec l’écrivain Camille de Toledo.
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  • Sécheresse, pollution: la Loire, le fleuve qui ne voulait pas mourir

    Au cœur de l’été, le plus grand fleuve de France a atteint un étiage historique. Un écosystème de militants, de scientifiques et de responsables politiques s’attelle à faire reconnaître les droits d’un cours d’eau, surexploité depuis des décennies.
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  • The Democrats have one last chance to halt the erosion of US democracy – and it’s less than 100 days away | Timothy Garton Ash

    American democrats need a Hungarian-style landslide to overwhelm Trump’s attempts to rig November’s midterm elections

    In these days of extreme weather events, it seems odd to say that the US needs a big landslide. But a landslide defeat for President Donald Trump in November’s midterm elections is exactly what is required if the country is to start reversing his deliberate and rapid erosion of its democracy.

    The respected Varieties of Democracy (V-Dem) Institute at Gothenburg University argues that in 2025 the US saw one of the most rapid declines in liberal democracy on record. “Democracy in the USA,” says its Democracy Report 2026, “is now at its worst in 60 years.” As the imperial republic marks the 250th anniversary of its founding, the danger seen at the very beginning of its constitutional order by anti-federalists such as Patrick Henry – that of an overmighty president abusing his executive power in an attempt to become a new king – has come closer than ever before.

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  • The US war on Iran is spinning out of control | Mohamad Bazzi

    Trump’s conflict keeps escalating, with Saudi Arabia joining airstrikes in Iraq and reportedly planning an attack on the Houthis. A recession could follow

    The US war against Iran is spiraling out of control. Over the past week, the conflict has expanded across the Middle East, with attacks and counterattacks in at least five other countries. Instead of a quick war that sought to topple Iran’s regime, Donald Trump has started a regional conflict that risks severely disrupting energy supplies and prices – and triggering a global recession.

    After a few days of relative calm, the conflict resumed with the Pentagon carrying out almost nightly strikes against Iran, and Tehran retaliating against US military bases in the region. The conflict also extended to attacks in Saudi Arabia, Iraq, Yemen, Jordan and Egypt. And there’s little sign that peace negotiations between the US and Iran, which are being brokered by Pakistan and Qatar, are making much progress.

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  • Le projet de franchise de Basic-Fit inquiète les salariés

    Recourir à ce modèle permettrait au géant européen du fitness de continuer sa politique d’expansion à moindre coût. Mais un rapport commandé par le CSE alerte sur «le manque de visibilité critique concernant la mise en œuvre opérationnelle du projet».
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  • "Race blanche et nation française” : ce que révèle la décision de Crépol

    Le 20 juillet, la juge d’instruction chargée de l’affaire de Crépol a retenu que les victimes auraient été visées en raison de leur appartenance à la « race blanche et la nation française ». Une requalification qui intervient alors que le parquet, dans…
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  • Rapport sur les souffrances psychiques au travail enterré: le mécontentement s’accroît face à l’attitude du Sénat

    Après cinq mois de travaux et d’auditions, la droite sénatoriale s’est mobilisée pour bloquer la publication d’un rapport sur la hausse de la souffrance psychique au travail. Oppositions et professionnels ne décolèrent pas face à cette décision.
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  • « Halal romance » : quand la fiction littéraire répare une absence de représentation

    Longtemps absentes des romances, les femmes musulmanes trouvent désormais leur place dans un nouveau courant littéraire : la « halal romance ». Derrière ce phénomène éditorial, qui connaît un succès croissant auprès des jeunes lectrices, se joue une bataille plus large autour de la représentation, de l'islamophobie et des choix de l'industrie du livre.

    The post « Halal romance » : quand la fiction littéraire répare une absence de représentation appeared first on Bondy Blog.

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  • Crip Work | Jamie Hale

    Next time you look at a disabled person and think we might be lazy or slow, stop and consider the unpaid labour in the background that we have to complete to survive. Source: Relevé sur le Net...
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  • À Bruxelles, on préfère la banane industrielle

    Le futur cadre financier européen pour 2028 va-t-il demeurer favorable aux agro-industriels de la banane? Alors que les discussions s’ouvrent à Bruxelles, cette réforme pourrait être l’occasion de mieux répartir les aides dédiées aux outre-mer, historiquement captées par les cultures destinées à l’export.
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  • Hervé Joly : « Le patronat s’est bien arrangé des fascistes quand ils sont parvenus au pouvoir »

    Si des capitaines d'industrie ont versé ou versent dans les idéologies d'extrême droite, ce n'est pas le cas du patronat dans son ensemble, juge l'historien Hervé Joly. Dernier volet de notre série sur les patrons d'extrême droite.
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  • EU relations, climate crisis and Gaza: why Ed Miliband is fired up by Foreign Office challenges

    Labour veteran is said to relish role that requires careful negotiation of Trump and impending G20 leadership

    Extraordinarily, given the importance of geopolitics, the office of foreign secretary has sometimes appeared a consolation prize in British politics, perhaps reflecting the transfer of responsibility to Downing Street or the Cabinet Office.

    That is not how Ed Miliband views the job. His allies say suggestions that he nurses resentment after he was deprived of the chance to be chancellor misunderstand his grasp of the policy challenges ahead. “Ed has an immense appetite to get things done and is relishing being in this job,” one says. “Ed will be a policy-driven foreign secretary.”

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  • Le jour où le licenciement économique est devenu moins protecteur

    La sauvegarde de la compétitivité est un motif très prisé des entreprises pour licencier avant de subir des pertes. Certes, elles ne peuvent y recourir pour accroître leurs profits, mais la frontière est parfois ténue.
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  • Washington Policy Review: July 31, 2026

    Today’s Report

    1. Overview

    2. White House News

    3. Truth Social Posts

    4. Government Department News

    5. 2028 Democratic Presidential Candidates

    6. AI & Tech Company News

    7. Congressional Watch

    8. Policy Impact Analysis & Heatmap

    1. Overview

    President Trump issued a proclamation establishing a four-year safeguard measure on quartz surface product imports to assist the domestic industry, with tariffs beginning August 15, 2026. Additionally, the President hosted a televised Cabinet meeting at Camp David to highlight his administration’s focus on national strength, security, and economic prosperity, featuring updates from various department heads. Furthermore, the President is calling on the Senate to confirm Todd Blanche as Attorney General, describing him as a “STAR” and a crucial “fighter” for the administration’s agenda.

    On Truth Social, President Trump celebrated a federal appeals court ruling that upheld his administration’s mail-in voting restrictions. He also criticized Indiana State Senate leader Rodric Bray, calling him a “FOOL” and blaming him for election losses, while reiterating his support for a fund to compensate “victims of government abuse” from the Biden era. Regarding international affairs, Trump warned that the migration situation in Spain serves as a cautionary example for the United States, concluding with a call for citizens to “VOTE REPUBLICAN.”

    Governor Gavin Newsom announced “Cal-Secure 2.0,” a new cybersecurity strategy aimed at protecting state infrastructure from AI-enabled threats. He also mobilized emergency resources across California to address extreme heat and elevated wildfire risks, deploying specialized fire crews and AI-enhanced detection technology. Additionally, Newsom announced that the state minimum wage will increase to $17.40 per hour on January 1, 2027, using the announcement to criticize federal leaders for having “blocked efforts to raise the federal minimum wage.” Senator Jon Ossoff launched a formal inquiry into Apple and Google regarding app store age ratings, expressing concern that self-rating systems fail to protect minors from “online predators and harmful content.”

    OpenAI announced a “full-stack approach” to AI development intended to make advanced models more accessible and cost-effective across various sectors. The company also detailed its efforts to align with European regulatory standards as the EU AI Act progresses toward implementation. Additionally, OpenAI reported the successful implementation of its enterprise platform at the Dutch firm Univé and confirmed that it recently disrupted a Cambodia-based criminal network that was using its models for romance scams and fraudulent investment schemes.

    The Senate engaged in floor business regarding nominations and several legislative resolutions on July 30. The body passed a resolution authorizing the en bloc consideration of nominations in a 50-47 vote but failed to proceed on a measure regarding child care funding flexibility. Senators also failed to discharge a resolution calling for the removal of U.S. forces from hostilities against Iran and initiated procedures to extend trade preferences for African nations. Various committees, including the Senate Finance and Commerce committees, held hearings and advanced legislation related to tax assistance and artificial intelligence infrastructure.

    Heightened congressional scrutiny of app store transparency and safety protocols introduces significant bearish pressure on the technology sector, as potential mandates for third-party auditing threaten to disrupt established operational models and inflate legal overhead. Simultaneously, the implementation of new tariff-rate quotas aims to bolster domestic industrial production, yet these protectionist measures drive cost-push inflation within the construction industry by limiting access to affordable components. Furthermore, the escalation of regional minimum wages imposes margin compression on service-oriented firms, particularly as fragmented compliance requirements create what critics describe as a “widening gap” that complicates interstate business scaling. These policy shifts collectively force a recalibration of capital allocation as firms navigate the friction between shifting regulatory burdens and rising input costs.

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    2. White House News

    To Facilitate Positive Adjustment to Competition from Imports of Quartz Surface Products

    Following an ITC investigation finding that increased quartz surface product (QSP) imports are a “substantial cause of serious injury to the domestic industry,” President Trump has proclaimed a four-year safeguard measure. Starting August 15, 2026, a tariff-rate quota will apply to QSP imports to facilitate domestic industry adjustment. Many trading partners, including Canada, Mexico, Australia, and various free-trade agreement participants, are excluded from this measure. The President authorized the U.S. Trade Representative to manage potential surges, circumvention, or negotiations regarding these import restrictions.

    Reference: https://www.whitehouse.gov/presidential-actions/2026/07/to-facilitate-positive-adjustment-to-competition-from-imports-of-quartz-surface-products/

    President Trump Hosts Historic Cabinet Meeting at Camp David

    President Trump convened the first televised Cabinet meeting at Camp David to highlight his Administration’s efforts in restoring “American strength, security, prosperity, and common sense.” Cabinet members detailed various initiatives, including Vice President JD Vance’s anti-fraud campaign, Secretary of State Marco Rubio’s focus on sovereignty, and Secretary of War Pete Hegseth’s push to rebuild a “lethal, merit-based military.” Additionally, Secretary Scott Bessent touted economic gains, while Secretary Robert F. Kennedy, Jr. announced that “TrumpRx is already delivering huge savings” toward achieving the world’s lowest drug prices.

    Reference: https://www.whitehouse.gov/releases/2026/07/president-trump-hosts-historic-cabinet-meeting-at-camp-david/

    ICYMI: Confirm Todd Blanche as Attorney General

    President Trump is urging the U.S. Senate to confirm Todd Blanche as Attorney General, stating, “Todd Blanche is a STAR, and everyone knows it!” A broad coalition of law enforcement agencies, state attorneys general, and legal officials supports his confirmation, citing his record as Acting Attorney General, integrity, and commitment to the rule of law. Supporters describe him as a “fighter” essential to the administration’s agenda, while critics are characterized by some supporters as engaging in “juvenile political theater” or “partisan tantrums.”

    Reference: https://www.whitehouse.gov/releases/2026/07/icymi-confirm-todd-blanche-as-attorney-general/

    3. Truth Social Posts

    President Trump celebrated a federal appeals court ruling that rejected a challenge to his administration’s mail-in voting restrictions. Regarding domestic political personnel, he criticized Indiana State Senate leader Rodric Bray, calling him a “FOOL” and accusing him of causing election losses, while asserting that Bray would not have won reelection; he further signaled that he would face opposition at the polls. Additionally, Trump reiterated his support for compensating individuals he characterizes as “victims of government abuse” during the Biden administration, stating he has waived any personal benefit from such a fund. In the same post, he urged that Todd Blanche “should be immediately approved as U.S. Attorney General” and criticized Senator John Cornyn for changing his stance on the issue following an electoral defeat.

    Turning to international concerns, Trump warned that the “tens of thousands of Illegal Immigrants invading” Spain mirrors the situation experienced during the Biden administration, cautioning that if Democrats regained power, the United States would face a similar, exacerbated fate. He concluded his remarks by urging citizens to “VOTE REPUBLICAN, AND BE PROUD OF THE U.S.A.”

    Finally, Trump highlighted a Trafalgar Group tracking poll regarding the 2026 South Carolina special election for the United States Senate, which showed Darlene Graham leading the field of Republican candidates.

    Reference: https://truthsocial.com/@realDonaldTrump

    4. Government Department News

    No relevant government department updates found for this date.

    5. 2028 Democratic Presidential Candidates

    Gavin Newsom (gov.ca.gov)

    California launches next phase of state cybersecurity plan as AI changes threat landscape

    Governor Newsom announced “Cal-Secure 2.0,” an updated cybersecurity strategy designed to protect state government systems from increasingly sophisticated threats, including AI-enabled cyberattacks. The roadmap prioritizes building a skilled cybersecurity workforce, improving cross-agency coordination, and modernizing technology through increased security investments. The strategy grants state agencies the flexibility to address specific operational risks while adhering to a unified statewide framework. This initiative expands upon California’s 2021 strategy to ensure the continued reliability of public services and data privacy.

    California se moviliza para proteger a las comunidades mientras el calor del verano afecta al oeste del país

    Governor Newsom announced the mobilization of emergency resources to combat extreme heat and elevated wildfire risks across California. State agencies are coordinating with local officials to deploy fire engines, helicopters, and hand crews to high-risk counties, including Los Angeles and San Bernardino. The state is operating cooling centers and utilizing AI-enhanced detection technology to manage potential incidents. The Governor stated, “California sabe cómo prepararse para el calor, y les pedimos a todos que pongan de su parte para mantenerse seguros,” while emphasizing the increasing climate-driven risks.

    California mobilizes to protect communities as summer heat builds across the West

    Governor Newsom has mobilized state resources to address extreme heat and heightened wildfire risks, prepositioning fire crews, aircraft, and equipment in several high-risk counties through August 3. The state is operating cooling centers and utilizing AI-guided wildfire detection tools. Despite providing mutual aid to other states, California maintains local readiness, with CAL FIRE and the California National Guard actively engaged. The Governor remarked, “Extreme heat is a serious public health risk, especially for our seniors, young children, and outdoor workers, and it also increases the risk of wildfires.”

    Governor Newsom announces California will raise statewide minimum wage

    Governor Newsom announced that California’s minimum wage will rise to $17.40 per hour on January 1, 2027. This annual adjustment, mandated by state law to keep pace with inflation, results in a rate nearly two-and-a-half times higher than the federal minimum wage. Criticizing federal leadership, the Governor stated, “For years, President Trump and Republicans have blocked efforts to raise the federal minimum wage while handing tax breaks to billionaires and big corporations.” The administration highlighted this increase as part of an agenda to support working families and economic growth.

    Jon Ossoff (ossoff.senate.gov)

    Sen. Ossoff Launches Inquiry into App Store Age Ratings to Help Protect Children Online

    Senator Jon Ossoff has initiated inquiries with Apple and Google regarding their app store age rating systems. Citing reports that developers often self-rate apps with minimal oversight, Ossoff warned that inaccurate ratings can expose minors to online predators and harmful content. He is urging the companies to enhance default protections for children and increase transparency regarding their enforcement metrics. This effort follows previous bipartisan legislative work by Ossoff to strengthen online safety, combat child trafficking, and restrict the use of children’s data for advertising.

    6. AI & Tech Company News

    OpenAI (openai.com)

    Advancing responsible AI across Europe

    OpenAI details its efforts to align with European AI governance through established practices in safety, security, transparency, and data provenance. The company intends to continue these initiatives as the EU AI Act progresses toward implementation, ensuring that their systems remain compliant with regional regulatory standards.

    Building abundant intelligence

    OpenAI outlines a “full-stack approach” to AI development aimed at creating models that are increasingly capable, accessible, and cost-effective. The strategy focuses on broadening the practical utility of artificial intelligence, ensuring that advanced technological capabilities become widely available to support diverse user needs and operational efficiencies across various sectors.

    Univé builds an AI-ready workforce

    Dutch insurance firm Univé successfully implemented ChatGPT Enterprise to enhance its operational workflow. By fostering employee-led innovation and integrating robust governance frameworks, the company transitioned to an AI-ready workforce, enabling staff to leverage advanced language models for large-scale organizational transformation and productivity gains.

    Disrupting a Criminal Scam Operation

    OpenAI identified and disabled accounts associated with a Cambodia-based criminal network that utilized ChatGPT to facilitate deceptive activities. The operation employed AI to support various illicit schemes, including fraudulent investment solicitations, online romance scams, gambling manipulation, and the impersonation of individuals. OpenAI continues to monitor and restrict the misuse of its platform for such malicious purposes.

    7. Congressional Watch

    Covers the 2026-07-30 session — the Congressional Record is published with a one-day delay.

    Senate

    The Senate conducted floor business to process nominations and consider various resolutions. Senators also voted on procedural motions related to child care policy and military authorization, while initiating the process to extend trade preferences under the African Growth and Opportunity Act.

    • S. Res. 817 — Authorizes the en bloc consideration of certain nominations in Executive Session [Passed 50-47 (Vote No. 217)]

    • S.J. Res. 199 — Disapproval of the Department of Health and Human Services rule on child care funding flexibility [Failed to proceed 47-52 (Vote No. 215)]

    • S.J. Res. 181 — Directs the removal of U.S. Armed Forces from hostilities in or against Iran [Failed to discharge 49-50 (Vote No. 216)]

    • H.R. 6500 — Extends duty-free import treatment and customs user fees for African nations [Cloture motion entered]

    House of Representatives

    The House held a brief pro forma session on July 30, 2026. No legislative business or committee hearings were conducted during this time.

    • No significant legislative actions were taken on the floor.

    Committee Highlights

    • Senate - Commerce, Science, and Transportation — Examined the role of intelligent networks in powering artificial intelligence

    • Senate - Finance — Ordered the Taxpayer Assistance and Service Act to be reported

    • Senate - Health, Education, Labor, and Pensions — Advanced multiple education and health-related bills and nominations

    • Senate - Foreign Relations — Conducted a hearing on nominations for the U.S. Agency for Global Media, the IMF, and an ambassadorship

    • Joint - Commission on Security and Cooperation in Europe — Received a briefing on Russian influence and engagement in Africa

    Coming Up

    The Senate will meet on Monday, August 3, 2026, at 3 p.m. The House will meet on Monday, August 3, 2026, at 4 p.m. for a pro forma session.

    Reference: Congressional Record Archive

    8. Policy Impact Analysis & Heatmap

    This analysis is provided for informational purposes only. It does not constitute investment advice or a recommendation to buy or sell any security.

    Impact on Market

    Based on today’s policy developments, our analysis identifies the following market impact themes:

    THEME 1. REGULATORY PRESSURE ON DIGITAL PLATFORMS

    Congressional scrutiny of app stores marks a transition toward stricter operational oversight for technology firms. Lawmakers are focusing on transparency and child safety, mechanisms that could force fundamental changes to how platforms manage content and developer guidelines. Bearish risks include increased legal costs and potential mandates for third-party auditing, which could disrupt current business models.

    THEME 2. PROTECTIONIST TRADE POLICIES AND MARGINS

    New tariff-rate quotas on industrial components demonstrate the administration’s focus on shielding domestic production from import competition. While this benefits domestic manufacturers, it inevitably creates cost-push inflation for the residential and commercial construction sectors. Opposition concerns highlight that these barriers may simply result in higher prices for end-consumers without solving underlying industrial productivity deficits.

    THEME 3. LABOR COST ESCALATION IN CONSUMER SECTORS

    The rise in California’s minimum wage forces a regional recalibration of labor expense structures for service-oriented firms. Higher personnel costs threaten to compress operating margins unless firms can successfully pass costs to consumers in a tightening discretionary spending environment. Critics worry this widening gap between state and federal wage standards creates fragmented compliance regimes that hinder interstate business growth.

    Policy Impact Heatmap with Market Direction

    Each cell shows an estimated impact score on a fixed scale of -10 to +10, reflecting how today’s policy developments may affect each market sector. Positive scores (green, ▲) suggest bullish impact; negative scores (red, ▼) suggest bearish pressure. Rows and columns are sorted by impact strength, and sectors and policy events with no meaningful impact are omitted. The heatmap, the analysis below, and the Impact on Market themes above are produced from a single unified analysis: the heatmap visualizes the magnitudes, while the text explains the causal reasoning behind them.

    Policy-driven supply chain interventions and labor cost escalations are currently the primary drivers of market volatility. The imposition of quartz surface tariffs shifts competitive advantages toward domestic manufacturers, though downstream retailers face elevated cost pressures. Simultaneously, the escalation of regulatory scrutiny toward app stores creates significant compliance risk for large platforms. By questioning the efficacy of existing age-rating systems, legislators are increasing the likelihood of stringent oversight that could necessitate costly modifications to digital distribution architectures.

    Separately, labor-intensive sectors in California face margin compression as the mandated minimum wage increase signals continued wage inflation. This state-level policy diverges from the federal trajectory, increasing operational complexity for national entities. Meanwhile, the failure of the Senate to force an withdrawal from Iranian hostilities maintains the existing geopolitical risk premium, providing structural support for the defense sector while keeping energy markets sensitive to regional instability. While proponents view these measures as necessary for safety or industry protection, critics argue such interventions represent “market interference” that adds friction to corporate operations and elevates consumer prices.

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  • Brochure « Les bon.nes allié.es nous cassent la tête - détruire les alliances, construire des complicités ».

    La brochure est téléchargeable là

    Page par page :

    Cahier :

    Et sinon voilà le texte :

    Suis-je un.e bon.ne allié.e ?
    La question se pose ces dernières années et on ressent souvent une peur de ne pas être quelqu'un.e de suffisamment déconstruit.e, de ne pas être suffisamment présent.e dans la lutte contre les oppressions et les dominations.
    Mais c'est quoi être un.e allié.e au juste ? Et en quoi serait il/elle/iel bon.ne, mauvais.e, bof ? Et pourquoi l'utilisation de ce terme est-elle devenue omniprésente dans nos espaces de lutte, dans nos vies ?
    Et allié.e de quoi ? de qui ? par rapport à quoi ? contre quoi / qui ?
    Qu'est-ce qui est important dans mes rapports avec les autres ? Qu'est-ce qui fait que je vais avoir envie de rencontrer, ou pas, une personne, de m'organiser avec ?
    Son identité ? Ses comportements ? Ses perspectives ? Ses pratiques et ses idées ?

    Par "nous" on entend les gens qui vivent sur cette foutue planète en 2026.
    Cela dit, dans ce texte, le "nous" pourra aussi renvoyer à ses autrices, qui sont au nombre de deux. Quatre mains, quatre yeux, deux cerveaux, à essayer de décortiquer les processus que nous voyons dans nos milieux (queer-féministes-anarchistes...), qui ne nous satisfont pas, voire qui créent des situations problématiques. Nous tenterons aussi de poser des perspectives et des envies, inspirées par des discussions collectives hyper intéressantes et des situations de conflits plutôt déprimantes.
    On espère que ce texte nourrira des discussions collectives et interinviduelles, inspirant elles-mêmes d'autres textes, et autres.

    De la nécessaire prise en compte des oppressions

    Pour commencer on voudrait souligner en quoi la prise en compte des oppressions systémiques et leurs conséquences, on trouve ça nécessaire, logique et important.
    Les oppressions sont des systèmes de hiérarchie, d'exploitation et de discrimination, de certains groupes par rapport à d'autres. Quand on subit une oppression, on le ressent dans beaucoup d'aspects de nos vies. Ça entraîne des conséquences sur comment on se construit, et donc sur notre personnalité, sur notre confiance en nous, sur ce qui nous semble normal ou pas, sur nos comportements. Mais aussi sur la thune qu'on a, sur nos codes sociaux, sur notre rapport aux administrations, au système judiciaire, sur les difficultés à avoir un taf, un logement, à se déplacer et à être dans les lieux. Ça joue dans nos relations avec les autres, aussi bien avec les gens dans la rue qu'avec nos proches. C'est impossible de faire une liste exhaustive de toutes les conséquences des oppressions dans nos vies parce que c'est omniprésent et complexe.
    Pour donner quelques exemples, à un niveau individuel, les oppressions ça fait qu'il y a certaines personnes qui vont avoir plus tendance que d'autres à être valorisé.es, écouté.es, à être au centre, à parler beaucoup, à couper la parole, à se faire servir, à prendre des décisions. Alors que d'autres se retrouvent plus souvent dans des positions invisibles, ou de soin auprès des autres, à rendre des services, à ne pas être pris.es au sérieux, à s'adapter aux autres, à ne pas se sentir légitime, à être mal considéré.e.
    Ces oppressions existent dans tous les espaces, y compris dans des milieux "militants".

    Les dominant.es peuvent avoir tendance à penser qu'iels savent mieux que les opprimé.es comment iels sont dominé.es, à quoi c'est dû, et comment il faudrait lutter pour transformer ça. Alors que les personnes qui subissent les oppressions, de manière + ou - violente, intense et quotidienne, ressentent directement les effets concrets de celles-ci. Ce sont ces personnes qui sont le plus à même d'analyser comment fonctionne cette oppression et de dire quand une personne privilégiée exerce sa domination.

    Ça nous semble donc important d'écouter et de faire confiance à une personne qui parle de son vécu et qui explique en quoi tel ou tel comportement est oppressif. D'avoir un peu d'humilité, de ne pas penser tout comprendre, de remettre un peu en question ce qui nous semble évident ou "normal".
    En tant que personne qui ne subit pas une oppression, on trouve nécessaire de voir comment ça nous apporte des privilèges, comment on fait (qu'on le veuille ou non) exister cette oppression dans nos rapports aux autres, et essayer de modifier nos comportements. Et par rapport à la lutte contre cette oppression, il nous semble logique de respecter les volontés de mixités choisies des personnes qui subissent l'oppression, accepter de ne pas être au centre, pouvoir à des moments faire les petites mains, ne pas être toujours dans les rôles les plus valorisés.

    Plusieurs trucs qui viennent d'être dit peuvent correspondre aux comportements d'un.e "bon.ne allié.e", mais on a aussi envie de dire en quoi cette notion-là ne nous parle pas.

    Les dérives de la posture d'allié.es

    - Les opprimé.e.s n'auraient jamais tort ?!
    Prendre en compte les oppressions est donc nécessaire. Mais ce qui ne nous va pas c'est que parfois on se retrouve à analyser des situations uniquement sous ce prisme-là. Par exemple, pour se demander qui a raison ou tort on va juste regarder qui vit quelles oppressions et privilèges et se positionner du côté de la personne la plus opprimée. Parce que, pour certaines personnes, être "un.e bon.ne allié.e" c'est avoir une confiance totale en la parole des opprimé.e.s. Comme si les personnes qui vivent des oppressions ne pouvaient jamais se planter, ni avoir des comportements violents ou oppressifs. Partant du constat que les personnes qui vivent des oppressions sont bien souvent vues comme incapables, bêtes, pas dignes de confiance, violentes ou autres, on peut comprendre qu'il y ait une volonté de contrer ces stigmates, en leur donnant au contraire beaucoup de confiance et de valorisation. Ça nous paraît important d'y faire gaffe mais c'est quand même nécessaire de pouvoir se faire des critiques, parce que tout le monde peut avoir des comportements chiants ou dominants, même les opprimé.e.s. Et surtout, on peut encaisser des critiques et des retours à propos de nos comportements, même si on est opprimé.es, pour être ainsi plus en accord avec nos positions politiques et nos valeurs.

    - Les allié.es et l'immobilisme
    Un autre truc qui ne nous parle pas c'est cette idée que les personnes qui ne subissent pas directement l'oppression ne pourraient pas lutter contre des aspects de cette oppression. Écouter les personnes qui vivent l'oppression, ne pas prendre toute la place, être un peu humble, ça nous semble bien, mais ça ne veut pas dire ne rien faire.
    Les allié.es se reposent sur les concerné.es, les concerné.es savent. Il y a une peur généralisée de "mal faire", d'être critiqué.e parce qu'on n'a pas été un.e bon.ne allié.e, mais ça fait que plein de personnes se figent dans l'immobilisme. Et en plus on peut se rassurer en se disant "je ne suis pas concerné.e donc ce n'est pas ma place d'agir". Agir et se planter nous semble plus intéressant que de ne rien faire.

    - Quels sont les moteurs à vouloir être un.e "bon-ne allié-e" ?
    Pourquoi est-ce qu'on a envie d'être vu-e comme un.e "bon-ne allié-e" ? Est-ce que c'est parce qu'on a intériorisé la culpabilité d'avoir des privilèges ? Est-ce que c'est par sens moral ? Est-ce que c'est parce que ça va faire de nous de meilleures personnes ? Parce qu'on va être valorisé.e ? Est-ce que c'est par empathie et qu'on veut essayer de participer à ce que les gens vivent mieux ? Est-ce qu'il y a un petit peu de "je suis la personne qui peut sauver ces gens" ?
    On pense que ça n'existe pas réellement, ce n'est pas possible ni souhaitable d'agir juste pour les autres, de lutter contre une oppression qu'on ne subit pas, juste pour soutenir les personnes qui la vivent. Parce que même quand on croit agir par pur altruisme, il y a souvent des intêrets personnels cachés, comme le fait de se sentir mieux avec soi-même parce qu'on trouve qu'on a bien agi, ou être valorisé.e par les autres. Et on préfère l'idée qu'on a besoin de lutter contre toutes les oppressions, même celles qu'on ne vit pas, parce qu'elles sont toutes imbriquées, parce qu'elles permettent à ce monde de continuer et qu'on n'en peut plus de ce monde ! On veut lutter parce que notre problème c'est que ces dominations existent et qu'on ne pourra pas être libre tant que tout le monde ne sera pas libre (oui c'est une jolie phrase, mais ce n'est pas que théorique).

    - Un.e bon.ne allié-e c'est une personne safe ?
    Tout le monde a intériorisé les oppressions, personne n'est "safe". Nous n'avons pas envie de viser cet idéal safe inatteignable, tout comme la perfection est ni atteignable, ni souhaitable.
    Sortir de l'idéal safe aussi parce qu'une des conséquences est que si on me dit "t'as eu un comportement oppressif", je vis ça comme un échec horrible, comme si j'étais une mauvaise personne, et donc je redoute ça plus que tout. Et ça fait souvent qu'on réagit mal, sur la défensive, ou bien en mode culpa x10 000. Ce sentiment exacerbé de culpabilité fait qu'on est tourné.e vers soi parce qu'on est trop mal de ce qu'on a fait, plutôt que vers l'autre. Ou encore, ça fait qu'on va trouver des stratégies pour continuer à dominer en scred.

    - La centralité de la déconstruction individuelle
    Un des buts des bon.nes allié.es est de "checker ses privilèges" et de se remettre en question, c'est ça qui devient principal dans la lutte contre les oppressions. Il est ainsi central de se déconstruire, d'enlever de nous toute trace de cette société, ne plus se comporter comme ci ou comme ça, adopter les codes du milieu. Bien évidement on ne remet pas en question le fait que des efforts sont nécessaires, que les dominant.es doivent comprendre comment iels oppriment et qu'iels arrêtent de le faire au maximum pour qu'on puisse s'organiser ensemble. Mais cet aspect, ce prérequis est devenu à la fois la seule chose demandée et la seule chose possible. La lutte contre les oppressions est devenue une lutte individuelle contre soi-même, dans la même temporalité des trucs vendeurs de "devenez la meilleure version de vous-même" et autre life coaching.

    Contre le déterminisme et le séparatisme

    - Le déterminisme
    Dans ce contexte, ce qu'on entend par déterminisme c'est l'idée que nos comportements, nos choix, nos façons d'être et de penser, bref qui on est, serait uniquement le résultat des oppressions et/ou des privilèges qui nous traversent.

    Nos comportements sont souvent liés à notre construction sociale et donc malheureusement il y a des façons de faire qui se retrouvent souvent chez les gens qui ne sont pas la cible de telle ou telle oppression. Schématiquement, les mecs cis hétéros, souvent parlent beaucoup et prennent peu soin des personnes qui les entourent. Et du coup, si on a été confronté.es 200 fois aux mêmes situations, c'est logique qu'on développe un certain rejet, qu'on ait un à priori négatif, un mécanisme de protection. Mais c'est enfermant de dire « tous les mecs cis hétéro sont comme ça ». Et donc même si on a une méfiance qui se comprend, ça nous paraît important de ne pas s'en satisfaire et encore moins de la politiser, dans des théories comme la misandrie.

    Et on n'a pas non plus envie de dire "tou.te.s les opprimé.e.s sont comme ça". On entend parfois des phrases du style "tu dirais pas ça si t'étais queer", ou bien "quand t'es racisé.e tu penses d'une certaine façon"... C'est comme s'il n'y avait qu'une seule manière de vivre une oppression et qu'elle définissait entièrement les gens.

    Chaque personne est un être complexe, on n'est jamais uniquement la somme de nos oppressions et de nos privilèges. On refuse l'idée qu'on n'aurait aucune aucune marge de manoeuvre, que tout serait déterminé d'avance.

    - Non-mixité / séparatisme : outils ou perspectives ?
    La non-mixité est pour nous un outil très important. Ça donne de la force, permet de s'organiser, etc. Aussi ça peut faire du bien à des moments de se retrouver avec des personnes avec qui on a des bouts de vécu en commun. Même si ça n'est que partiel et même si c'est parfois très limité : ce n'est pas parce qu'on vit une oppression qu'on la vit de la même manière, il y a plein d'autres aspects de nos vies à prendre en compte. Mais il y a une différence entre considérer la non-mixité comme un outil, et l'envisager comme une fin en soi. Dans ce cas c'est ce qu'on appelle le séparatisme : vivre, s'organiser, avoir des relations, uniquement entre personnes qui vivent une même oppression. Pour nous, la non-mixité est nécessaire à plein de moments, mais quand même, notre but c'est de les détruire ces cases identitaires.

    Sur quelles bases on s'organise avec des gens ?

    - Quand les réalités vécues ça devient plus important que ce qu'on en fait
    On pense que ce qu'on vit comme oppression ça entraîne des conséquences sur nos vies, sur qui on est. Mais on ne trouve pas ça suffisant, de s'organiser uniquement sur des bases identitaires, sans prendre en compte nos perspectives politiques, contre quoi on lutte et comment. Et on a l'impression que c'est souvent ça qui se passe dans des milieux notamment queer féministes. La seule chose qui importe ce sont les oppressions vécues, c'est sur ces bases-là qu'on se réunit, qu'on s'organise. Alors qu'on peut vivre des oppressions en commun et lutter contre celles-ci de manières très différentes.
    Par exemple il y a pas mal de féministes qui sont ouvertement racistes.
    Il y a aussi des gens dont le but c'est l'intégration dans la société, genre que la victoire ça serait qu'il y ait une personne noire, trans et handie présidente de la république. De notre côté on aurait plutôt envie qu'il n'y ait plus de république, plus d'état et donc plus de président.e.
    On est d'accord que la lutte contre la transphobie, le racisme et le validisme est nécessaire, et que lutter contre certains effets des oppressions sauve littéralement des vies. On a donc certains points en commun avec celleux qui voudraient une personne noire, trans et handie président.e. Mais quand même, nos buts sont vraiment très différents, du coup comment lutter ensemble si dans le fond on ne veut pas du tout la même chose ? Ou alors peut-être qu'on peut partager des moments précis, tout en sachant les limites que ça a ?

    - Critique des luttes partielles
    Un des points qui ne nous parle pas dans cette idée qu'il y aurait d'un côté les allié.es et de l'autre les personnes cibles d'une oppression, c'est que ça veut dire qu'on parle d'une lutte contre une seule oppression, tournée uniquement là-dessus. Si ce qu'on veut c'est détruire profondément ce système ça ne suffit pas de lutter contre une seule oppression, c'est nécessaire de s'attaquer à toutes en même temps. Et aussi aux autres structures de domination. Lutter contre toutes les oppressions évite de les hiérarchiser, d'en mettre une comme plus importante que les autres. Évidemment c'est difficile de tout faire en même temps et parfois il faut faire des choix. Mais même dans ces cas-là on peut l'exprimer, dire que là on a mis cette lutte au centre, que ça n'est pas satisfaisant, et continuer de se demander c'est quoi nos perspectives, c'est quoi qu'on vise.

    Se centrer sur une seule oppression, ou seulement quelques-unes, a souvent comme conséquence de ne lutter que pour l'obtention de droits ou de choses matérielles. Cela reste hyper important et nécessaire, évidemment, d'aider les plus opprimé.es à accéder à des choses qui leur permettront de ne pas juste mourir. Clairement.
    Parfois quand on lutte pour des conditions matérielles, on se retrouve à demander des choses à des institutions (des papiers, des meilleures conditions d'enfermement ou de travail...). On peut considérer qu'il y a un côté illogique à ça parce que c'est demander de l'aide à la structure qui est la source du problème : par exemple demander des papiers à un état alors que s'il n'existait pas il n'y aurait pas besoin d'en avoir et que tout serait bien mieux ! Mais en même temps c'est parfois inévitable de se retrouver à demander des choses à des institutions qui par ailleurs nous écrasent, parce qu'elles ont un pouvoir énorme et qu'on dépend d'elles sur plein d'aspects de nos vies.
    Malgré ça, on trouve ça dommage quand des gens disent que "c'est une lutte pour des personnes opprimées donc il ne faut pas être trop radical". Nous affirmons qu'il est possible de lutter pour des améliorations de condition de vie tout en gardant l'objectif de changer profondemment l'ensemble de ce système !

    De l'autre côté, il y a aussi d'autres manières de lutter qui ne nous conviennent pas non plus, car elles mettent l'accent uniquement sur les perspectives révolutionnaires, sans prendre en compte comment les oppressions sont omniprésentes et ont des conséquences importantes. Et c'est super chiant quand il y a des gens qui centrent tout sur le structurel, notamment avec cette idée que "on verra après la révolution" pour s'occuper du reste.

    Nous pensons qu'il est indissociable de lutter contre les oppressions au niveau systémique et au niveau inter-individuel. Il est possible de lutter à la fois pour mettre la pression, être dans un rapport de force, tout en ayant des perspectives de destruction de la société, le tout sans dissocier les effets des oppressions et leurs causes.

    - Pour des complicités et de la complexité dans nos liens
    Nous avons envie que les liens qui se tissent entre les personnes d'un même milieu ou d'une même lutte reposent sur d'autres ressorts que la culpabilité ou la valorisation, les postures et les hiérarchies, les trucs de "plus radical.es que moi tu meurs" ni de "plus opprimé.es que moi tu meurs".

    Nous avons envie d'avoir confiance, de pouvoir faire confiance aux autres, sur leurs raisons de lutter, mais aussi une confiance ensemble, pouvoir compter sur les autres face aux dangers que cette société nous envoie à la gueule. De pouvoir se mettre en danger ensemble.

    Nous voulons des complices et non pas des allié.es.
    Parce que ce terme renferme les notions de réciprocité, que si t'es ma/mon complice, je le suis aussi, chose qui n'est pas présente derrière le terme "allié.e".
    Parce que nous prenons au langage juridique sa notion de complicité.
    Parce que complices veut dire aussi que les personnes sont impliquées dans la même histoire, dans une même aventure, ici dans une même lutte.
    Parce qu'en étant complices, on peut se retrouver à s'organiser ensemble tout en étant des personnes qui subissons des oppressions différentes. Ces différences peuvent exister sans être invisibilisées et sans nous séparer.
    Nous voulons des complices car nous avons besoin de partager des perspectives communes avec les gens avec qui nous luttons : la perspective de détruire ce monde, entre autres réjouissances.

    Conclusion

    Voilà, c'était un coup de gueule parce que ça nous énerve ces dynamiques qu'on voit dans pas mal de réseaux queer/féministes.
    On a aussi envie de dire qu'on galère toujours, parce que ce n'est pas facile de trouver un équilibre entre l'idéal qu'on voudrait atteindre et la réalité qui est souvent bien plus compliquée. À plein de moments on a des doutes. Parfois on croit qu'on arrive à créer des complicités entre personnes qui vivent des oppressions et privilèges très différents, et finalement on se retrouve trop frustrées et déçues. Mais il y a aussi des moments où ça nous fait trop de bien, où on arrive à en parler, où on sent qu'avec des gens on a vraiment des envies communes de détruire ce monde et les dominations qui vont avec, à tous les niveaux. Et rien que pour ça, ça vaut le coup !

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  • Cancers, handicaps… En Afrique du Sud, l’enfer des habitants de Snake Park face à la pollution des anciennes mines d’or

    À Snake Park (Soweto), près de 35 000 habitant·es vivent au pied d’un terril minier, exposé·es aux poussières toxiques. © Thérèse Di Campo/Vert

    Ida Mpho Thseole sort de sa maison avec un bol bleu rempli de bouillie. La grand-mère de 60 ans est accompagnée de Neo, son petit-fils de 19 ans. Elle s’assoit difficilement sur un matelas posé devant sa porte, à Snake Park, un quartier informel situé à Soweto, en Afrique du Sud. Elle installe Neo à ses côtés et se prépare à lui donner à manger. Cuillère à la main, elle raconte la tragédie qui touche sa famille : «Neo est atteint de paralysie cérébrale depuis sa naissance. Ma fille refuse de s’occuper de lui, alors c’est moi qui passe mes journées avec.»

    Handicaps et cancers

    La sexagénaire, comme une trentaine de personnes, fait partie du collectif Snake Park Cerebral palsy forum (Forum sur la paralysie cérébrale, en français). Le groupe sensibilise sur les effets des poussières toxiques des terrils miniers et milite pour les droits des enfants atteint·es de paralysie cérébrale. Depuis la création du groupe en 2017, au moins 15 enfants sont né·es avec ce handicap dans le quartier, et nombre d’autres avec des malformations. Une situation qui s’explique par les dépôts de résidus miniers omniprésents à Snake Park, et le vent qui transporte les poussières toxiques dans l’air.

    À Snake Park, Ida Mpho Thseole, entourée de sa famille, nourrit son petit-fils Neo, atteint de paralysie cérébrale. © Thérèse Di Campo/Vert

    «Un résidu minier, c’est un déchet de mine qui a été laissé il y a des années par les compagnies minières», explique Thokozile Mntambo, militante et cheffe de gestion de projet à la fondation Bench-Marks, une organisation à but non lucratif engagée en faveur de la justice sociale et économique en Afrique du Sud. «Une fois l’or extrait et raffiné, des résidus restent et contaminent le sol, qui contient alors des métaux comme de l’uranium, de l’arsenic, du cyanure, du cuivre et du plomb. Ces métaux toxiques peuvent ensuite se transformer en gaz et causent de nombreuses maladies comme l’asthme, le cancer du poumon et des problèmes affectant le fœtus», appuie-t-elle.

    Une industrie minière de ségrégation

    Snake Park est situé dans le Witwatersrand, qui était l’un des plus grands bassins d’or au monde à la fin du 19ème siècle. «Avant, on mourait comme main-d’œuvre pour extraire l’or de ces mines ; aujourd’hui, on meurt à cause des déchets», dénonce Thokozile Mntambo devant l’immense montagne jaune et poussiéreuse qui surplombe le quartier et ses quelque 35 000 habitant·es.

    Le terril de Snake Park, surnommé «la montagne jaune». Cette colline artificielle, formée par l’accumulation de déchets issus de l’exploitation minière, est contaminée par plusieurs métaux lourds toxiques, dont l’uranium, l’arsenic, le plomb et le zinc. © Thérèse Di Campo/Vert

    Le township (un quartier réservé aux populations noires sous l’apartheid) de Soweto est intimement lié à l’essor de l’industrie aurifère sud-africaine. Sa création va de pair avec le développement des mines d’or et d’autres métaux autour de Johannesburg, la plus grande ville du pays, à quinze kilomètres d’ici. Il a accueilli une grande partie de la main-d’œuvre noire venue travailler dans les mines – également issue de l’immigration des pays limitrophes –, avant de devenir un symbole de la ségrégation spatiale imposée par le régime politique de l’époque. «Pendant l’apartheid, entre 1955 et 1965, le gouvernement a forcé de nombreux habitants noirs à quitter les quartiers réservés aux Blancs. Des populations ont été déplacées depuis différents secteurs de Johannesburg pour être relogées dans les townships du sud-ouest de Johannesburg, dont Soweto», explique David Van Wyck, ancien responsable de la recherche à la fondation Bench-Marks.

    L’apartheid, un régime de ségrégation raciale instauré officiellement en Afrique du Sud en 1948, exigeait une séparation stricte entre les populations blanches et non blanches dans tous les domaines de la société. Ce système reposait sur des lois discriminatoires qui privaient la majorité noire de nombreux droits politiques, économiques et sociaux. Il a pris fin entre 1990 et 1994, avec l’arrivée au pouvoir de Nelson Mandela et du parti politique Congrès national africain (ANC).

    À Snake Park, la militante et activiste Thokozile Mntambo accompagne les habitant·es pour documenter les impacts des déchets miniers sur leur santé et défendre leurs droits. © Thérèse Di Campo/Vert

    Les richesses issues de l’or et d’autres minerais ont longtemps alimenté la prospérité des dirigeants du régime de l’apartheid ; et elles continuent de profiter aux décideurs d’Afrique du Sud aujourd’hui. Comme le souligne David Van Wyck, «les nouvelles élites sont entrées en alliance avec les compagnies minières en 1994 et sont devenues leurs partenaires». Mais les habitant·es des quartiers informels ne profitent pas des richesses de leur pays. Soweto reste confronté aux conséquences économiques de la ségrégation raciale : dans un pays où près d’une personne active sur trois est sans emploi (32,9% au premier trimestre 2025, selon Statistics South Africa), les anciens townships continuent d’être parmi les lieux les plus touchés par le chômage et la précarité.

    Les mines sud-africaines ont progressivement fermé ou réduit leur activité en raison de l’épuisement des gisements faciles à exploiter, de la baisse de la rentabilité et de la hausse des coûts d’extraction. Certaines tensions sociales et des difficultés d’investissement, combinées à une concurrence internationale, ont aussi fragilisé l’industrie. «Il y a 6 200 mines abandonnées en Afrique du Sud, raconte David Van Wyck. C’était facile d’ouvrir des mines à l’époque, mais personne n’a pensé à comment les fermer et les réhabiliter. Et le gouvernement ne veut rien entendre, ils veulent continuer d’ouvrir des mines plutôt que de résoudre le problème des bassins de résidus miniers.» Contacté, le gouvernement sud-africain n’a pas répondu à nos sollicitations.

    Une pollution meurtrière

    «Et l’État ne fait rien pour aider la population», s’énerve Lily Stebe. À 69 ans, elle gère un orphelinat à Snake Park, qu’elle a construit de ses propres mains avec des matériaux de récupération. La sexagénaire recueille les enfants touchés par un handicap dont les parents refusent de s’occuper. Lily Stebe ne reçoit pas d’aides du gouvernement pour son orphelinat, et le blâme des malheurs qui foudroient Snake Park. «Ils ont failli», se plaint-elle. Elle fait partie de la coopérative Bambanani, qui s’occupe du plaidoyer et de la sensibilisation des habitant·es face aux dangers des résidus miniers. Mais face aux plaintes et aux demandes d’aide, l’État sud-africain demeure silencieux.

    Lilly Stebe (à gauche) avec ses enfants adoptifs dans son refuge à Snake Park. À droite, Okhule, douze ans, est née avec une paralysie cérébrale. Elle ne peut ni parler ni marcher. © Thérèse Di Campo/Vert

    La fondation Bench-Marks a tenté d’avertir le gouvernement et continue d’envoyer de nombreux documents prouvant la pollution de l’air et de l’eau à Snake Park. «Quand cette fine poussière s’envole, vous la respirez, elle change votre code ADN et elle rend les enfants malades ; aussi, lorsqu’elle est trop concentrée, elle donne des cancers comme celui des os et celui des poumons», explique David Van Wyck. Lily Stebe est atteinte d’asthme chronique, et David Van Wyck, qui n’est pas résident, a ressenti de nombreuses douleurs aux poumons et aux yeux lors de ses passages hebdomadaires.

    Un peu d’espoir est apparu, d’après Thokozile Mntambo, avec l’arrivée de Pan African Resources, entreprise qui a racheté les licences des mines toutes proches afin de les exploiter. Engagée avec Bambanani, la compagnie aurifère a déjà mis en place des formations de sensibilisation aux dangers liés aux résidus miniers et installé des panneaux pour interdire aux habitant·es de se promener à proximité de la montagne de déchets. Contactée, elle n’a pas répondu à nos sollicitations.

    Toutefois, Thokozile Mntambo reste méfiante. Depuis août 2025, la communauté attend toujours le plan de gestion environnemental de Pan African Resources et les solutions apportées pour protéger la communauté de la pollution de l’extraction. David Van Wyck sonne l’alarme : selon lui, s’ils font aujourd’hui des promesses, c’est parce que le cours de l’or était en hausse depuis le début de la guerre en Iran. «Et dès qu’il retombera, les entreprises minières feront faillite», prédit-il. L’expert explique que depuis 2019, Pan African Resources n’a montré aucun plan pour protéger la communauté et ne cherche qu’à faire du profit. La seule solution pour sauver les habitant·es de Snake Park, à son avis ? Créer un autre quartier, loin des terrils, avec une économie durable.

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  • « Ce qu'on fait subir au fleuve, on se le fait subir » : une nuit de bivouac sur la Loire avec Étienne Davodeau

    Le temps d'une soirée, notre journaliste Vincent Lucchese a accompagné Étienne Davodeau bivouaquer dans l'un de ses coins préférés en Maine-et-Loire. Pour l'auteur de bandes dessinées, le fleuve est un personnage à part entière...
    À quelques kilomètres du sud d'Angers (Maine-et-Loire), reportage
    « L'onctuosité du sable ! » Nos pieds crissent en ouvrant une trace dans les bancs sablonneux. Entre les îlots du lit de la Loire, un homme nous guide. C'est lui qui vient de jeter ce cri de (…)

    Lire la suite - Portrait / Nature
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  • Prochaines assemblées du squat le 102suudessous

    Les prochaines assemblées du 102suudessous (102 rue de la délivrande à Caen) auront lieu le jeudi 13 août à 18h30 et le jeudi 27 août à 18h30.

    Le 102suudessous est squatté depuis le 19 février 2026, au 102 rue de la Délivrande à Caen. C'est une grande maison qui doit être démolie pour laisser place à un énième projet de construction immobilière de cages à lapin, porté par le promoteur 3j promotion. Faut que l'économie tourne !

    Dans un contexte politique et social dans lequel il est de plus en plus difficile de faire exister des espaces de lutte et de vie collective, ce lieu est une tentative de créer un espace pour s'auto-organiser, transmettre des pratiques et des connaissances, zoner, se rencontrer, discuter, et conspirer contre l'Etat et toutes les dominations.

    Le lieu s'organise en assemblées régulières qui sont des moments de discussion, de propositions et de prises de décisions collectives. L'assemblée est ouverte à tout individu qui se reconnaît dans ces perspectives ou qui serait curieuxse de les découvrir.

    La maison est répartie entre espaces privés des habitant'es et espaces collectifs. Il y a notamment un dortoir collectif pour les gens qui auraient envie de rester un peu, sollicitable en se pointant avec un duvet si possible, ou par mail.

    Contact : 102suudessous (at) bastardi.net

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  • Les mots croisés d'Alter Eco : « Il faut en voir pour croire au ruissellement ! »

    Capitalisme, feuille de paie, dialogue social… Les mots de l'économie se déclinent aussi en cases blanches et noires. Croisez le fer avec Alter Eco ! Et envoyez-nous vos grilles.
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  • Ukraine war briefing: Kyiv missile attack kills at least 10 as Zelenskyy seeks attack role for Starlink

    Donald Trump retreats further from commitment to let Ukraine manufacture its own Patriot missiles. What we know on day 1,620

    Kyiv was once again under attack by ballistic missiles early on Saturday with at least 10 people killed, according to Reuters. “Fires and destruction occurred in five districts of the capital,” the state emergency service posted. Twenty-two people were reportedly also injured in the attack. It came as Donald Trump retreated further from a promise to let Ukraine manufacture its own Patriot air defence interceptors, which it desperately needs to shoot down Russian missiles. More than a ‌dozen explosions reverberated through Kyiv, and residents were warned to stay in shelters.

    In Kyiv’s Darnytsky district, the attacks damaged multiple buildings and vehicles, with authorities reporting seven people killed and 14 wounded in the area. Two people were killed and eight others were wounded in Solomiansky district, where strikes damaged a five-storey residential building. “Everything was smashed, the windows, everything,” 75-year-old resident Kateryna Kravchenko told AFP of her apartment. “I can barely stand. I don’t know how I’m going to get through all this.” The emergency service said on Saturday morning that 105 people in Kyiv had been rescued from impacted areas.

    Volodymyr Zelenskyy on Friday urged Trump and other US officials to help Ukraine gain permission from Elon Musk to use satellite internet service Starlink for guiding strikes inside Russia. Zelenskyy made the request directly to Trump during an Oval Office meeting this week, according to one person familiar with the matter. He also reportedly told lawmakers later on Capitol Hill that he wanted Starlink’s help. Trump did not commit to Zelenskyy’s request. Musk allows Starlink use within Ukraine, including Russian-occupied areas, but restricts it inside Russia.

    During a cabinet meeting at Camp David, Trump told reporters that handing over the underlying Patriot technology was “a hard thing” to do. Ukraine’s Zelensky had met Trump earlier this week and said Trump had agreed to license the production of Patriot missiles to Ukraine. Asked whether he was ready to grant Kyiv a licence to build Patriots domestically – something he had suggested at a Nato summit in Turkey just this month – Trump said: “We have not agreed to that. We’re talking about it, but it’s a hard thing to give away that kind of technology.” Giving away the weapons carried its own risks, he added: “People that you give that technology [to], they can some day turn on you. You know that is possible.”

    Several thousand Ukrainians rallied in central Kyiv on Friday, angry about Zelenskyy’s decision to ⁠oust the defence minister, Mykhailo Fedorov. Fedorov is ​widely credited with driving military innovation during Ukraine’s war with Russia. But having taken charge of the wartime ministry in January, he was dismissed in a surprise government reshuffle ⁠in mid-July. Since then, Ukrainians have been gathering next to the presidential office, pushing for Fedorov to be reinstated as he refused to accept another government post.

    Russia’s main grain lobby group warned on Friday that Ukrainian drone attacks on Russian ships and ports could shut down grain exports via the Black Sea, pushing up ⁠prices and causing hunger in ⁠Africa and the Middle East. Russia, the ​world’s largest wheat exporter, and Ukraine, also a large agricultural exporter, have been attacking each other’s facilities and vessels in the Black Sea area in recent weeks, driving wheat prices higher. The disruption to shipping in the Black Sea ⁠caused by Ukrainian attacks “poses a direct threat to global food security”, Russia’s Union of Grain Exporters and Producers told Reuters.

    Ukrainian drone attacks on Russian online retailer Wildberries amount to “acts ⁠of terrorism” against civilians, affecting millions of people in Russia and other countries, the company’s founder ⁠and CEO, Tatyana ⁠Kim, ​complained on Friday. Ukraine has attacked more than a dozen Wildberries sites since 18 July in ⁠a bid to disrupt the operations of the company, a vendor to the Russian war effort and linchpin of Russia’s consumer economy.

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  • CQFD fait pénitence

    Le quartier de la Plaine, à Marseille, est connu pour ses drôles d'oiseaux, ses punks et sa jeunesse délurée. Mais on a découvert qu'il abrite une autre espèce d'illuminés : ils répondent au nom de Pèlerins d'Arès et leur prophète connaît Dieu.

    Tout a commencé par un bout de papier, distribué à la sauvette sur la Canebière. En lettres capitales : « LAISSONS MOURIR POLITIQUE ET RELIGION » ; au dos, une adresse, des horaires d'ouverture et la mention sibylline : « Les Pèlerins d'Arès ». Le lieu se trouve dans une rue attenante à la Plaine, trop proche de CQFD pour ne pas y jeter au moins un œil. Sur place, on découvre un local, peinture turquoise, qui passerait facilement pour l'une de ces petites boutiques branchées de centre-ville. Celui qui ouvre ce jour-là est un trentenaire en short-T-shirt : « Vous voulez un café ? » On prend plutôt un verre d'eau et on s'assoit face à lui : « C'est quoi les Pèlerins d'Arès ? » « Les Pèlerins t'invitent à te délivrer de tes croyances pour changer le monde. » Ah.

    « Tu peux prier, méditer, faire du yoga, il n'y a pas de recette ! »

    À l'origine du mouvement : l'ancien prêtre orthodoxe Michel Potay. Dans les années 1970, celui-ci aurait reçu, dans sa maison de la petite localité d'Arès (Gironde), une série de révélations : Jésus, puis Dieu en personne, lui auraient livré un évangile. Sur les conseils de sa femme, Michel a tout consigné dans Le Signe ou la Révélation d'Arès, un ouvrage où se mêlent considérations sur la pénitence et charges contre toutes les formes de pouvoirs – religieux, politique, financier, social, culturel. Depuis, une communauté s'est formée autour de lui. Et si le prophète est mort récemment, en 2025, les pèlerins continuent de prêcher sa promesse : changer l'homme pour changer le monde.

    L'anarchie selon Arès

    Le mouvement ne semble pas avoir fait beaucoup d'émules. Mais de nombreuses villes, de Paris à Bordeaux, de Toulouse à Lille, et même en Suisse, comptent de petits groupes d'« arésiens ». En 2016, sur son blog personnel, Michel Potay présentait cette constellation comme autant d'« Anarkhia de pénitents » : des « petites unités humaines libres », affranchies « des grandes masses » dont profiteraient « le pouvoir et les ambitieux ». La politique, elle, est rarement définie mais toujours renvoyée à son péché originel : « fabriquer des lois et offenser la liberté ». Convoquant Proudhon, Élisée Reclus, Tolstoï ou encore Jacques Ellul, le prophète charge néanmoins les « anars historiques » : « Comment ces assassins pouvaient-ils croire que tuer les puissants empêcherait qu'on les remplace ? […] Seul un travail apostolique de longue haleine sera efficace. »

    Récemment, l'activité du mouvement s'est emballée au contact des Gilets jaunes. Toujours sur son blog, Michel Potay recense fièrement les apparitions d'arésiens en chasuble et pancarte à la main dans la presse locale. En commentaire, un fidèle se félicite que la médiatisation du mouvement « s'intensifie depuis sa participation à la contestation », et propose la création d'un « Comité de relations publiques » chargé de porter le message et le « rôle prophétique » de Michel Potay. Une autre note de blog précise, toujours dans cette veine politico-mystique, « les revendications du Gilet jaune Michel Potay » : bâtir de « petites souverainetés françaises indépendantes », peuplées « d'humains pénitents, aimants, pardonnants, pacifiques, intelligents et libres spirituellement qui finiront par vivre en hommes de Dieu ».

    Foi sans recette, recettes de la foi

    La lecture du blog de Michel nous a un peu paumés, mais notre interlocuteur marseillais répond à toutes nos questions avec chaleur. Faut-il être croyant ? « Juif, bouddhiste, chrétien, musulman ou humaniste, le message d'Arès est universel. » Faut-il prier ? « Tu peux prier, méditer, faire du yoga, il n'y a pas de recette ! » Comment s'engager concrètement ? « On tient des permanences, on parle aux gens dans la rue et une fois par an, on fait un pèlerinage à Arès, mais rien d'obligatoire. » Une seule question semble le mettre dans l'embarras : si Michel Potay a tout quitté pour se consacrer à sa révélation, comment subvient-il à ses besoins ? « Dans son message, Dieu lui a dit : “Si des gens peuvent vous filer un peu de sous pendant que vous vous occupez de ça…” » On ravale notre envie de rire.

    De retour à la rédac, on fouille dans les statuts de l'association. Michel Potay, « Personnalité Tutélaire », reçoit effectivement un salaire et des indemnités en sa qualité de « Prédicateur ». Le montant n'est pas indiqué. Mais le document nous apprend qu'il existe plusieurs niveaux d'engagement : les simples pèlerins ou les « Frères et Sœurs de foi » ; les « Postulants », qui demandent à rejoindre l'association ; les « Sociétaires », dont la candidature a été validée par le Comité d'administration ; les « Membres actifs », qui ont deux ans d'ancienneté et sont reconnus comme « dynamiquement et régulièrement engagés » ; enfin, les administrateurs, élus parmi ces derniers. Et si la hiérarchie peut paraître rigide, le prophète sait rassurer ses ouailles :« Je sais que vous ne faites pas partie […] du noyau dur engagé sur tous les fronts de notre foi active […], [mais je lis] votre petit courrier mensuel d'une très belle écriture accompagnant votre demi-dîme et je vous considère comme de mes très proches », répond-il à une « Sœur » dans la section commentaire de son blog.

    À la fin de notre entrevue, on avait demandé à notre pèlerin si on pouvait feuilleter le livre de Michel Potay. Sur le site de l'Association pour la diffusion internationale de la révélation d'Arès, il est vendu 23 euros. Mais après une heure de discussion, il nous l'a gracieusement prêté : « Il y a quelques conseils pour prier si tu veux ! » C'est comme ça que commencent les sectes, non ?

    Gaëlle Desnos
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  • Néochamanisme, mauvais délire ?

    Quand les Blancs sont en quête de sens, ils sont un petit nombre à aller piocher dans les savoirs des anciennes colonies... Si les touristes européens et nord-américains s'envolent jusqu'au Pérou pour prendre de l'ayahuasca, désormais, les chamanes se déplacent eux aussi en Occident. Une reconfiguration de ces rituels traditionnels teintée d'appropriation culturelle.

    Après votre 35 heures épuisant et mal payé, vous rêvez de vous envoler à l'autre bout du monde pour partir à la recherche de votre identité en prenant de l'ayahuasca1 ? Vous avez lâché votre job dans l'associatif pour faire des soins énergétiques au son du tambour chamanique ? On n'est pas là pour vous blâmer mais sachez que vous faites partie d'un système de domination nommé « appropriation culturelle » : pour résumer, il s'agit de l'adoption ou de l'usage, hors de leur contexte d'origine, d'éléments culturels par un groupe dominant, souvent sans reconnaissance ni permission des communautés concernées. Le problème là-dedans ? Que les dominants se fassent du fric sur le dos de ceux qu'ils ont colonisés, dont ils ont effacé l'histoire et dont ils dépolitisent les savoirs. Au sein des mouvements New Age, on observe une utilisation libérale de symboles, de rituels et de figures spirituelles autochtones – c'est-à-dire sans formation ou transmission de la part des concernés et dans une logique marchande.

    Pèlerins et psychonautes

    En Amérique latine, le tourisme « mystique » se développe à grande vitesse : les touristes cherchent à vivre des expériences spirituelles. À tel point qu'au Mexique ou au Pérou, il existe désormais des circuits calibrés pour ce type de voyageurs. Les Occidentaux peuvent y découvrir des rites séculaires comme la cérémonie du cacao, l'ayahuasca, le peyotl ou encore le San Pedro2. Le sociologue Vincent Basset y a consacré sa thèse. Il définit « le tourisme mystique » comme « l'ensemble des activités individuelles ou collectives lors desquelles le touriste s'initie à des croyances et des pratiques mystico-religieuses dites traditionnelles par le biais de pratiques rituelles ».3

    Hier, on effaçait et décimait des populations entières à travers une mécanique d'accaparement des terres et de conversion forcée. Aujourd'hui, par un retournement teinté de culpabilité occidentale, ces peuples deviennent des « bons sauvages », explique le chercheur. Ces « sages » ou ces « chamanes » auraient une perception du réel et du surnaturel qui nous échappe : ici, la figure de l'autochtone ne correspond plus à ce natif aux mœurs décadentes qu'il faudrait évangéliser, mais plutôt à un gardien de valeurs et de connaissances ancestrales, figé dans un passé immuable. Mais là encore, ils ne sont pas des sujets politiques à part entière.

    Pourtant, depuis plusieurs dizaines d'années, les chamanes ont bien changé, et leur savoir s'est adapté à la demande. Soins au rythme du tambour, chamanisme de salon... Vincent Basset pointe une différence majeure : si le chamanisme porte « une visée de survie dans la nature » – on se connecte aux animaux et aux plantes pour acquérir leur savoir –, le néochamanisme, lui, « n'a aucune visée communautaire ou sociale » et est uniquement utilisé de façon individualiste. « Impossible de faire du chamanisme si on ne vit pas dans la nature », insiste le sociologue, qui ajoute : « On en fait une pratique mystique, magique, très spectaculaire, alors qu'initialement c'est très discret : un néophyte ne pourrait pas reconnaître un rituel s'il en voyait un. »

    Vincent Basset distingue trois types de « touristes chamaniques » : le néophyte, qui ne connaît pas grand-chose au chamanisme et s'inscrit dans des ateliers pour faire son apprentissage ; le pèlerin, qui voyage régulièrement dans la région et est en lien direct avec la communauté dont il s'est approprié les éléments culturels grâce à sa culture livresque ; enfin le psychonaute, qui a l'habitude d'ingérer des substances hallucinogènes et qui s'inscrit à des stages pour pratiquer le néochamanisme.

    Fini le troc vive le fric

    Les crises existentielles qui pullulent dans les sociétés capitalistes alimentent la machine à billets de la spiritualité. Si on additionne le chiffre d'affaires généré par les thérapies alternatives, les stages de bien-être, les retraites spirituelles ou les formations « énergétiques », on compte des milliards de dollars de recettes. « Aujourd'hui, en France, il y a trois festivals chamaniques avec plus de 250 intervenants, pour un public de 1 000 ou 2 000 personnes, comptabilise Vincent Basset. C'est un réel business ! » Dont rien, ou presque, ne revient aux peuples qui ont inspiré ces marchandises.

    Au Mexique, certaines localités se sont spécialisées dans les séjours pour ce type de tourisme. À Tepoztlán, par exemple, des voyageurs âgés sont prêts à débourser entre 200 et 300 euros pour un week-end, et entre 2 000 et 2 500 euros pour une semaine de stage. Au programme : néochamanisme à gogo, entre jeûnes, hutte de sudation et cérémonie du cacao. Si un médiateur autochtone est présent, c'est souvent le seul habitant du coin à en bénéficier financièrement. « Normalement, le chamanisme est un troc mais aujourd'hui, toutes les cérémonies sont payantes, même dans les communautés traditionnelles qui ne demandaient aucune rémunération à la base », pointe le sociologue.

    Ce marché de la transe prend des proportions industrielles. Selon un rapport de l'International center for ethnobotanical education, research, and service, plus de quatre millions de personnes à travers l'Amérique, l'Europe, l'Australie et la Nouvelle-Zélande ont consommé de l'ayahuasca au moins une fois dans leur vie. Rien qu'en 2019, on en compte 820 000. Le profil type du consommateur ? Trentenaire, diplômé d'études supérieures, cadre sup' dans le privé ou libéral. Faut avoir un certain niveau de vie pour aller chercher son moi profond jusque dans les pays du Sud global.

    Very bad trip

    Outre le fait que ce type de demande désacralise des rituels centenaires – l'ayahuasca devenant une prise de drogue presque récréative –, les conséquences écologiques sont dramatiques : pour trouver les lianes à la base du mélange, il faut s'enfoncer toujours plus loin dans la forêt amazonienne, provoquant une surcueillette sauvage. Depuis l'an dernier, le peyotl est interdit à la consommation pour les non-Amérindiens : le cactus dont la substance hallucinogène est extraite a été déclaré en extinction. Mais cela n'empêche pas son extraction : la plante peut être directement envoyée en Europe. Les populations locales, quant à elles, craignent la fuite des capitaux touristiques si les vacanciers ne peuvent plus y avoir accès sur place. Et à trop se focaliser sur l'ayahuasca pour plaire aux Occidentaux, les savoirs sur les 6 499 autres plantes de la médecine traditionnelle, transmis oralement de génération en génération, risquent fort d'être oubliés.

    Pour autant, alors que les jeunes autochtones avaient renoncé à se former au chamanisme à cause du prix et de la longueur de l'apprentissage (entre 10 et 12 ans), ces derniers s'y tournent de nouveau grâce à l'essor de cette économie touristique. Ce qui permet paradoxalement « une revitalisation culturelle, un engouement pour la vie traditionnelle et les carrières chamaniques », détaille Vincent Basset. Ou comment les anciens empires coloniaux, toujours maîtres de la Bourse, continuent de s'arroger le droit de vie, de mort et de résurrection des cultures millénaires.

    Thelma Susbielle
    À trop se focaliser sur l'ayahuasca pour plaire aux Occidentaux, les savoirs sur les 6 499 autres plantes de la médecine traditionnelle, transmis oralement de génération en génération, risquent fort d'être oubliés
    « Pour trouver les lianes à la base du mélange, il faut s'enfoncer toujours plus loin dans la forêt amazonienne, provoquant une surcueillette sauvage »
    « Aujourd'hui, en France, il y a trois festivals chamaniques avec plus de 250 intervenants, pour un public de 1 000 ou 2 000 personnes, c'est un réel business ! »
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  • La justice qu'on enterre

    « Justice morte », lit-on sur des pancartes. Jour des funérailles : le 29 juin dernier, avocat·es et juges, une fois n'est pas coutume, battent ensemble le pavé. L'agresseur : le garde des Sceaux himself. L'arme du crime : le projet de loi SURE (pour « Sanction utile, rapide et effective »), rebaptisé projet de loi sur la justice criminelle et le respect des victimes. Le contexte : le viol et le meurtre de Lyhanna, 11 ans. Et enfin, le mobile : mettre au pas l'institution judiciaire, ce « 3e pouvoir » un peu encombrant accusé par la droite et l'extrême droite d'être cafi de « juges rouges » – pourtant pas très soviets quand il s'agit de mettre du ferme à la petite délinquance en col bleu, distribuer des OQTF à la chaîne ou blanchir les flics qui ont du sang sur les mains…

    Poulain de l'écurie sarkozyste, Gérald Darmanin a sauté du ministère de l'Intérieur à celui de la Justice. Mais on ne gère pas les toges noires comme on gère la volaille. Occupé à faire le coq sur les plateaux télé, monsieur le garde des Sceaux en oublie la Constitution qui garantit aux magistrats « la possibilité de prendre des décisions à l'abri de toute instruction ou pression ». Profiter d'un fait divers tragique pour reprendre les juges en main… La ficelle est grosse Gérald.

    La faute aux gens-qui-font-mal-leur-travail, vraiment ? Le meurtrier présumé de Lyhanna – déjà dans les petits papiers de la Justice pour des affaires de viol sur mineures – est un arbre qui cache la forêt : 70 000 plaintes de ce type dorment dans les tiroirs. Est-ce à dire qu'à force de sabrer dans les dépenses publiques – le Syndicat de la Magistrature rappelle que les quatre magistrat·es d'Auch devraient être 23 pour atteindre la moyenne européenne –, ça a des conséquences sur la manière dont on rend justice dans ce pays ? Pas le temps pour l'enquête. Par contre, on met le paquet sur les procès expéditifs, histoire de renforcer un peu plus la justice de classe.

    Sans faire nos mauvaises têtes, on voudrait aussi en finir avec le mythe du « monstre » et mettre sur le tapis la violence systémique qui règne dans notre République libérale et patriarcale (misère économique, culture du viol et de l'inceste, pour la faire courte), qui permet l'exploitation et l'invisibilisation de la vulnérabilité des laissé·es pour compte – les mineur·es isolé·es crèvent dans l'indifférence, tous les minots ne se valent pas. Mais ce n'est pas un garde des Sceaux, accusé d'agressions sexuelles et d'abus de pouvoir, qui mettra les mains dans la merde dans laquelle il se roule allègrement.

    L'affaire Lyhanna donne du grain à moudre à l'extrême droite, mais aussi aux libéraux universalistes qui attisent le sentiment « anti juge ». Une aubaine pour décrédibiliser les condamnations de Le Pen et Sarko. Laxistes, fumistes ou marxistes, faudrait choisir les rageur·ses.

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  • Les lendemains ne chanteront pas tout seuls

    Si le monde de la chorale militante a une bible, c'est bien Tue-tête – Petit kilo de chansons belles & rebelles. Un recueil de centaines de chansons, allant de « 1er mai » à « Zog nit keyn'mol » (« Chanson du ghetto de Varsovie »), méticuleusement classées, commentées, étiquetées, et traduites le cas échéant. Diffusé hors commerce1, c'est le fruit de plus de quinze ans de boulot effectué par un collecteur passionné, qui préfère rester anonyme mais a accepté de raconter l'histoire de ce recueil. Verbatim.

    « Je commence à collecter des chansons de lutte peu après les manifestations contre le CPE, en 2006. Le déclic ? Une soirée avec des copains plus ou moins proches autour d'une bonbonne de cinq litres de vin du Tarn. Au fil des verres, on finit par se mettre à chanter, divisés en deux bandes. D'un côté, il y a mes potes et moi, qui entonnons des morceaux de punk rock ou de Bobby Lapointe, et de l'autre, des amoureux de chants trad'. On se fait clairement laminer, d'autant qu'on a trop bu et qu'on connaît très mal les paroles.

    « Recueillir les paroles d'un morceau s'apparente à une quête sociale et géographique »

    Avec ces potes, camarades de concert avec qui je traîne le pavé à Lille, on réagit en se disant qu'on va apprendre des morceaux en entier. Chacun dans notre coin, on glane et on griffonne dans des carnets, avant de se les faire tourner. Si les autres s'arrêtent à cette étape, moi je continue. Au début pour me marrer, puis ça devient sérieux.

    2006, c'est la préhistoire : pas de YouTube pour m'aider. Recueillir les paroles d'un morceau s'apparente à une quête sociale et géographique. Dès que je me rends dans une fête ou une lutte locale, j'enregistre des versions de chansons que je ne connais pas tout en notant frénétiquement les informations. Au final, ce sont des années de balades à travers la France et l'Europe, souvent en stop. Ça débouche sur un premier livre imprimé en 2011 grâce à une souscription. Il est très artisanal sur la forme2 et moins exhaustif. Son nom ? Karaoké chorale.

    J'emporte ce premier recueil partout pour que les gens s'en emparent. Il ne dort pas dans un disque dur d'ordi, il se balade. S'il y a une soirée, je le pose dans un coin et les gens le feuillettent, en discutent, le corrigent. Il a un pouvoir d'attraction, comme du papier tue-mouches, et finit par dépasser les 1 000 pages. »

    On a les meilleures chansons

    « Rétrospectivement, je me rends compte à quel point la chorale militante et son univers ont été indissociables de mon engagement politique. Alors que j'ai fait mes premières armes militantes dans des collectifs de défense des sans-papiers à Lille, vingt ans plus tard, je m'en souviens d'abord par le biais des morceaux qu'on y chantait. Exactement ce que tu me racontes au sujet de la lutte contre le réaménagement de la place Jean Jaurès à Marseille, la façon dont “Touchez pas à la Plaine” de Manu Théron continue à résonner à tes oreilles.

    Plus tard, je m'installe à Toulouse et je rejoins un collectif au répertoire très éclectique : “À Las Barricadas”, “L'Hymne des femmes”, des mondines italiennes3, etc. Les entonner en manif permet d'être dans un autre registre que le tractage ou la sono de la CGT. Et puis c'est très ouvert : pas de problème si tu chantes faux. Et c'est une manière de faire un lien qui dépasse les luttes, qui passe aussi par les repas et les fêtes.

    Tu soulignes qu'il y a dans le recueil beaucoup de chansons liées à la guerre d'Espagne. Logique : c'est un répertoire ancré localement. Toulouse a été la base arrière de l'anti-franquisme. Les petits-enfants de réfugiés y sont nombreux et ça flingue jusque dans les années 1970 contre le régime de Franco4. Personnellement, j'ai été bercé par le morceau “Juillet 1936” de René Binamé5. Ceci dit, j'ai alors une vision un peu scolaire et limitée du conflit, qui s'affine au fil des recherches. C'est une porte d'entrée vers un passé foisonnant.

    « L'extrême droite actuelle a un répertoire extrêmement pauvre et se fonde sur des mélodies de type marche militaire »

    Quand tu te plonges dans une telle masse de chansons historiques, tu découvres quantité de nuances où se glissent les drames de l'histoire. À Toulouse, il y a encore des anars qui arrachent les affiches du Parti communiste, à cause des purges de la guerre d'Espagne.

    Bien sûr, la guerre civile se conclut par une défaite. Mais il y a une évidence : on a peut-être perdu mais on avait les meilleures chansons. Ça s'applique aussi en négatif à l'extrême droite actuelle, dont le répertoire est extrêmement pauvre et se fonde sur des mélodies de type marche militaire. Aucune poésie. Alors que c'est souvent ce qui donne la force aux chansons de lutte.

    C'est aussi à Toulouse que je m'aperçois de la disparition progressive des lieux d'expression d'une contre-culture politique. Les squats ferment les uns après les autres tandis que la culture punk s'étiole. Et les chorales plus ou moins militantes remplissent en partie un vide, attirent non seulement des “vieux cons” mais aussi des jeunes qui, par ce biais, découvrent des pans d'histoire. Ça concerne aussi des coins paumés, où les nouvelles générations peuvent découvrir d'autres influences musicales que ce que les algorithmes déversent en ligne. »

    En canon et sans chapelle

    « S'il y a des chansons d'Eddy Mitchell ou de Goldman dans le recueil, c'est parce qu'une chanson d'amour peut être politique, transcender l'existant. En fait, ça dépend des circonstances. On n'entonne pas la même chose en manif que dans un appartement ou au coin du feu. Et on ne peut pas se concentrer uniquement sur l'âpreté de la lutte ou les ravages de la répression. C'est parfois plus facile de rencontrer des gens et d'être dans le plaisir de la fête avec “Mourir sur scène” ou “Bambino” de Dalida…

    Ce recueil a été conçu de manière à englober diverses facettes des luttes. Y cohabitent des chansons qui font l'apologie du droit de vote et d'autres qui appellent à brûler les urnes. Il y a certes un socle commun, l'anti-autoritarisme, mais ce n'est pas à moi de trancher entre les chapelles.

    “La Java des bons enfants” est un bon exemple de la manière dont une chanson peut être interprétée différemment selon l'époque. Elle évoque la bombe posée en 1892 par deux anarchistes contre les bureaux parisiens de la société minière de Carmaux, alors en train de réprimer durement une grève de mineurs. Or, la bombe est découverte et transportée au commissariat de la rue des Bons Enfants, où elle explose6. Si bien que le texte est souvent interprété comme portant sur la haine des flics. Mais les paroles appellent avant tout à défendre une grève de mineurs par l'action directe. Et ce type de chanson suscite forcément le débat. La violence politique est-elle légitime ? Si oui, où placer les bombes ? »

    La lutte à chœur

    « Beaucoup de gens ont participé plus ou moins directement à ce recueil, imprimé en 2022. Il a été rendu possible grâce au réseau des chorales, qui fonctionne globalement sur le mode autogestionnaire. Il y a beaucoup de tontines7] et de mises au pot. Et les rencontres entre chorales de toute la France, voire d'Europe, sont aussi centrales dans cet univers. Il y a toujours des nouveaux morceaux à se partager.

    Depuis que le livre est paru, je n'ai pas arrêté de collecter. Parce que cette quête te dévore. Parfois je m'interroge : est-ce qu'à trop me focaliser là-dessus je n'ai pas un peu perdu le contact avec le militantisme classique ? Mais je crois qu'il est important de construire une passerelle entre monde militant et festif. Exactement ce que dit cette citation attribuée à Emma Goldman : “Si je ne peux pas danser, ce n'est pas ma révolution.” Je remplacerais juste “danser” par “chanter”… »

    Propos recueillis par Émilien Bernard

    1 . On peut néanmoins le trouver dans quelques librairies bien achalandées. Ou bien le commander en envoyant un mail à nico.adresse@gmail.com.

    2 . Ce qui n'est pas du tout le cas du très beau Tue-Tête, à la maquette peaufinée.

    3 . Chants des ouvrières employées dans les rizières autour de la vallée du Pô, notamment au début du XXe siècle.

    4 . Référence à la lutte des GARI, Groupes d'action révolutionnaires internationalistes, ayant fomenté des attentats à l'explosif contre les intérêts franquistes en France.

    5 . Notamment le refrain : « Donne-moi ta main camarade / Prête ton cœur compagnon / Nous referons les barricades / Comme hier la confédération. »

    6 . Extrait : « Dans la rue des Bons Enfants, / On vend tout au plus offrant. / Y'avait un commissariat, / Et maintenant il n'est plus là. / Une explosion fantastique / N'en a pas laissé une brique. / On crut qu'c'était Fantômas, / Mais c'était la lutte des classes. »

    7 . Caisses collectives d'épargne.

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