Ce 26 août 2026, l'administration des États-Unis d'Amérique a désigné comme terroriste l'association en charge des serveurs informatiques Autistici/Inventati (A/I). Derrière ce nom, ce sont 25 ans de mémoire et d'outils des luttes sociales, d'autogestion numérique qui se voient attaquées.
A/I, c'est un peu le Riseup italien. Iels hébergent des milliers de boite mails, listes mails ainsi que tous les sites en .noblogs.org. Des milliers de comptes, services et sites webs militants se voient donc censurés ou menacés. Cette décision, dont les premières conséquences commencent à apparaître, sera pleinement effective le 25 septembre 2026. D'ici-là, la communauté hacker internationale appelle à une large mobilisation de solidarité antifasciste pour la défense de nos infrastructures et pour l'autonomie de nos réseaux numériques alternatifs.
Paranoia, la première machine de ce qui deviendra plus tard A/I, est née à Milan (Italie) en 2001, dans un contexte foisonnant de luttes sociales et d'expérimentations technologiques populaires entremêlées. Cette initiative antifasciste, anticapitaliste et antimilitariste, reposant sur des logiciels libres et maniant la cryptographie comme technique d'autodéfense numérique, s'est poursuivie par l'installation de toute une infrastructure visant à garantir le pseudonymat et la libre circulation des informations, de la connaissance et de la culture.
Là où les prestataires de services en ligne commerciaux utilisent l'argent comme barrière d'entrée, A/I fait partie de ces collectifs qui conditionnent l'utilisation de leurs services à un critère d'affinité politique. Sous cette condition, la liberté d'expression permise au travers de cette infrastructure n'a cependant jamais garanti de responsabilité collective à l'égard de toutes les publications ou communications qui y circulent. Et pourtant, l'administration états-unienne justifie aujourd'hui la censure de l'intégralité des services d'A/I dans un excès de zèle fasciste qu'on lui connaît particulièrement de nos jours.
Depuis 2001 et jusqu'à la catastrophe que représente cette dernière actualité, l'histoire d'A/I est émaillée de plusieurs événements parfois rocambolesques, mettant en lumière toute l'ironie et l'absurdité des institutions politiques et du capitalisme de surveillance. Lors de l'affaire Trenitalia, A/I avait créé un site web satirique pour dénoncer le transport d'équipements militaires pour l'invasion états-unienne de l'Irak en 2003. En 2005, une enquête contre une cellule italienne de l'Anarchist Black Cross, dont les emails étaient hébergés par A/I, a révélé l'installation clandestine d'un dispositif de surveillance du serveur.
À la suite de cette affaire, le collectif a initié un chantier titanesque de mesures anti-répression de l'infrastructure, le plan R*. Un plan qui permit en 2007 aux serveurs de résister aux tentatives de censure d'un jeu-vidéo dénonçant la pédocriminalité au sein de l'Église catholique. Puis en 2010, c'est face à la police norvégienne, en complicité avec une cour de Justice italienne, que le plan R* s'est montré efficace pour permettre la survie de l'infrastructure grâce à plusieurs relais à travers le monde.
Toutes ces attaques et perquisitions ayant exposé des milliers de boîtes mail, A/I a toujours insisté sur la nécessité d'une prudence à l'égard de sa propre confidentialité. Aucune infrastructure numérique ne sera jamais indemne de vulnérabilité, à l'instar des humains eux-mêmes. Pourtant, on peut retenir que la participation du collectif aux luttes sociales a notamment permis au mouvement Indymedia de naître, à partir des mobilisations contre le G8 de Gênes. Elle a également permis à d'innombrables mailing-lists d'émerger et à des dizaines d'ateliers et discussions à travers le monde de diffuser les savoir-faires d'autodéfense numérique et les expériences du collectif à d'autres communautés en lutte.
De fait, A/I fait aujourd'hui partie des collectifs de référence dans les communautés hacker anti-autoritaires et internationalistes, tant pour tout son historique et l'exigence technique acquise que pour son approche anti-élitiste qui permet à toustes d'utiliser ses services et d'apprendre à les répliquer ailleurs. Il est donc urgent de se mobiliser, avant le 25 septembre, en défense d'A/I, de plusieurs manières, dans la mesure de vos capacités :
Par ailleurs, dans un contexte de répression débridée, à coups d'accusation de terrorisme, à l'encontre d'un nombre toujours croissant de collectifs anti-autoritaires, l'attaque contre Autistici/Inventati est une alerte pour toutes les initiatives d'infrastructures alternatives sur internet. Elle démontre l'extension des leviers utilisés par l'administration pour censurer des services (en l'occurence via l'organisme chargé des noms de domaine en « .org »).
Au-delà d'A/I, cette invitation à la solidarité est donc aussi un gros coup de pied au cul pour défendre notre liberté d'expression et l'intégrité de notre vie privée ainsi que l'autonomie nos moyens d'organisation en ligne. Il est urgent de réfléchir collectivement à la dépendance aux États-Unis de nos propres moyens de communication et des plateformes de publication de nos luttes ; et de renforcer leur indépendance autant que possible en documentant le travail effectué et en faisant circuler ces recherches. Ne croyons pas que ces questions sont simplement l'affaire d'expert·es. Apprenons de l'histoire des luttes et de ses leçons. La lutte continue et c'est l'affaire de toustes !
Pour en savoir plus sur l'histoire de A/I et l'attaque actuelle des États-Unis : un article qui reprends toute l'histoire plus en profondeur.
Le domaine autictici.org n'est plus accessible, mais vous pouvez accéder à leur site par inventati.org (et notamment lire (anglais) leur campagne, leur communiqué de presse et trouver les autres articles de solidarités qu'iels ont référencés)
Le blog de A/I ou iels publieront peut être de nouveaux articles.
Dans la Gürtelstraße, dans le quartier de Friedrichshain, de jeunes punks anarchistes ont squatté une maison.
Hugohaus était une auberge de jeunesse vide, située au n°39 de la Gürtelstraße. Ça fait deux ans qu’elle est squattée. Mais le nouveau propriétaire, un spéculateur de Vienne (Autriche), veut maintenant vider la maison et la démolir.
Venez soutenir les habitant⋅es!
La société d’investissement dBS Invest (pour le compte de la société viennoise GSI 2 Entwicklung GmbH) prévoit un nouveau bâtiment avec garage souterrain pour yuppies. Elle a lancé un ultimatum aux habitant⋅es pour qu’ils quittent la maison avant le 31 août 2026.
Cependant, jusqu’à présent il n’y a PAS d’ordre officiel d’expulsion, mais seulement des annonces verbales et une note de la société qui a été accrochée sur la porte.
Contre la menace d’expulsion, de nombreux cercles se mobilisent maintenant avec force pour manifester leur solidarité, les habitant⋅es annonçant être barricadé⋅es parce qu’ils ne font pas confiance aux vigiles recrutés par l’entreprise autrichienne.
Il est bien connu qu’à Berlin, des spéculateurs ont souvent tenté de prendre des mesures illégales pour se débarrasser d’habitant⋅es au moyen de prétendus « titres » commandités, jusqu’à la « démolition à chaud », c’est-à-dire l’incendie.
(…)
Appel à la solidarité:
Tou⋅tes celles et ceux qui souhaitent soutenir concrètement le projet contre la menace actuelle d’expulsion sont invité⋅es à prendre contact!
Soutenez la mobilisation !
Fragt eure lokalen Punks und informierte Kreise in Friedichshain oder checkt wie ihr vor Ort Kontakt aufnehmen könnt.
Jeder Support ist jetzt willkommen, alles wird benötigt!
Freiräume erkämpfen! Wir bleiben alle!



[Traduction de l’allemand d’un article publié le 30 août 2026 sur de.indymedia.org.]
Face à l'accélération du réarmement en Europe, à la montée des logiques de guerre et réactionnaires, à l'austérité au profit de l'armée, à l'armement des génocides et à leurs conséquences sociales, démocratiques et écologiques, nous pensons qu'il est nécessaire de créer des espaces de réflexion à Saint-Étienne, de débat et de mobilisation.
WEEK-END DE RENCONTRES 26-27 SEP
Un événement autour des questions de l'antimilitarisme, de l'opposition à l'austérité et de l'économie de guerre, de la solidarité internationale et des luttes sociales qui y sont liées.
Afin de créer des ponts narratifs, travailler notre réseau de rencontres et nous renforcer de luttes d'ailleurs.
Un événement construit collectivement par plusieurs acteurs : associations, organisations politiques, syndicats, collectifs militants.
Mobilisant ainsi la localité, en échos avec des invités nationaux.
Cantines, débats, ateliers, tables de presse, musique…
Construisons ensemble les résistances locales en nous inspirants de nos frères et sœurs d'ici et d'ailleurs
…de Marseille à Grenoble, de Paris à Genève…
Avec déjà Mathieu Rigouste, Yessa Belkhodja et le collectif de Défense Des Jeunes du Mantois, Ritchy Thibault, Agnès Aoudai et les Mères Isolées, les lycéen.nes en grève et Young Struggle, MARAD juifves décoloniaux Suisse, Fatou Dieng du Réseau Verité et Justice, les féministes contre l'armement des genocides et NousToustes93 antiraciste, camarades syndicalistes, communistes et antifascistes, Andrée Taurinya LFI, la Coalition Guerre À La Guerre….
PROGRAMME À VENIR TRÈS BIENTÔT !
Une introduction aux textes de D Hunter que nous traduisons et publions sur le blog de la piraterie
Les textes que nous avons publié sur notre blog depuis sa création sont tous écrits à l'origine par un auteur de Grande-Bretagne nommé D Hunter. Cet auteur et activiste est un des fondateur du Class Work Project, une coopérative de travailleureuses qui développe des théories, des analyses et des pratiques autour des questions d'identité de classe, d'oppression et de stigmatisation, en Grande-Bretagne et au-delà. Iels cherchent à placer au centre les savoirs et les expériences des personnes pauvres et issues de la classe ouvrière, par le biais de l'édition, de l'écriture, de la recherche, de l'éducation et de la formation. D Hunter est l'auteur de CHAV SOLIDARITY (SOLIDARITÉ DE CASSOS), un recueil d'essais qui s'appuie sur son propre parcours — enfant prostitué, adolescent accro au crack, voyou violent et militant — pour examiner comment nos expériences liées à la classe sociale façonnent notre pensée et notre pratique politique. Chav Solidarity est à la fois une autobiographie, une réflexion sur le traumatisme, la classe et l'identité, et un doigt d'honneur adressé à la « politique de la respectabilité ». D Hunter a ensuite publié Tracksuits, Trauma and Class Traitors (Survêt, trauma et traîtres de classe) :
« Cet ouvrage a été écrit pour faire évoluer le discours au sein des mouvements sociaux qui me tiennent à cœur. Il soutient que ceux qui se situent en dehors de l'élite ou de la classe capitaliste — ceux qui se définissent comme socialistes, communistes ou anarchistes — doivent s'attaquer aux rapports de pouvoir inégaux au sein de leurs processus d'organisation et de lutte politique. Cela vaut que l'on considère l'opposition à la classe capitaliste comme une vaste classe ouvrière unifiée, ou que l'on distingue classe moyenne et classe ouvrière, petite bourgeoisie, prolétariat et lumpenprolétariat. » – D Hunter, juin 2020
« Ce livre, tout comme mon précédent ouvrage Chav Solidarity , repose sur le postulat que l'État privilégiera toujours le capital au détriment des gens, et que toute intervention de l'État dans la vie des communautés pauvres et ouvrières visera à consolider son propre pouvoir et à servir les intérêts du capital. »
D Hunter a appris à lire et écrire a l'âge adulte. Depuis il a entrepris des études et travaille aujourd'hui sur une thèse de doctorat en sciences sociales. Les textes que nous traduisons en français et publions sur notre blog sont issus de la newsletter de l'auteur sur substack.
INDEX
• 01 : introduction : La Gauche des quartiers
• 02 : 1/3 Burford
• 03 : 2/3 East Bridge
• 04 : 3/3 Renby
• 05 : Le Cercle ¼ : Arrivée et premières rencontres
• 06 : Le Cercle 2/4 : le groupe de lecture
• 07 : Le Cercle ¾ : La rupture et le règlement de comptes
• 08 : Le Cercle 4/4 : Construire le Cercle
• 09 : 1/7 : La Maison
• 10 : 2/7 : après la discussion
• 11 : 3/7 : les premières rencontres
• 12 : 4/7 : de la crise à la structure
• 13 : 5/7 : un écosystème en expansion
Nous n'avons aucun lien avec le class work Project et D hunter mais nous pensons qu'il est utile de faire découvrir aux activistes francophones cet auteur et ses textes. La Piraterie organise des arpentages sur ce contenu, tenez vous informéx de la prochaine date (canal d'info telegram : https://t.me/piraterieantifainfo )
Ce 26 août 2026, l'administration des États-Unis d'Amérique a désigné comme terroriste l'association en charge des serveurs informatiques Autistici/Inventati (A/I). Derrière ce nom, ce sont 25 ans de mémoire et d'outils des luttes sociales, d'autogestion numérique qui se voient attaquées.
A/I, c'est un peu le Riseup italien. Iels hébergent des milliers de boite mails, listes mails ainsi que tous les sites en .noblogs.org. Des milliers de comptes, services et sites webs militants se voient donc censurés ou menacés. Cette décision, dont les premières conséquences commencent à apparaître, sera pleinement effective le 25 septembre 2026. D'ici-là, la communauté hacker internationale appelle à une large mobilisation de solidarité antifasciste pour la défense de nos infrastructures et pour l'autonomie de nos réseaux numériques alternatifs.
Paranoia, la première machine de ce qui deviendra plus tard A/I, est née à Milan (Italie) en 2001, dans un contexte foisonnant de luttes sociales et d'expérimentations technologiques populaires entremêlées. Cette initiative antifasciste, anticapitaliste et antimilitariste, reposant sur des logiciels libres et maniant la cryptographie comme technique d'autodéfense numérique, s'est poursuivie par l'installation de toute une infrastructure visant à garantir le pseudonymat et la libre circulation des informations, de la connaissance et de la culture.
Là où les prestataires de services en ligne commerciaux utilisent l'argent comme barrière d'entrée, A/I fait partie de ces collectifs qui conditionnent l'utilisation de leurs services à un critère d'affinité politique. Sous cette condition, la liberté d'expression permise au travers de cette infrastructure n'a cependant jamais garanti de responsabilité collective à l'égard de toutes les publications ou communications qui y circulent. Et pourtant, l'administration états-unienne justifie aujourd'hui la censure de l'intégralité des services d'A/I dans un excès de zèle fasciste qu'on lui connaît particulièrement de nos jours.
Depuis 2001 et jusqu'à la catastrophe que représente cette dernière actualité, l'histoire d'A/I est émaillée de plusieurs événements parfois rocambolesques, mettant en lumière toute l'ironie et l'absurdité des institutions politiques et du capitalisme de surveillance. Lors de l'affaire Trenitalia, A/I avait créé un site web satirique pour dénoncer le transport d'équipements militaires pour l'invasion états-unienne de l'Irak en 2003. En 2005, une enquête contre une cellule italienne de l'Anarchist Black Cross, dont les emails étaient hébergés par A/I, a révélé l'installation clandestine d'un dispositif de surveillance du serveur.
À la suite de cette affaire, le collectif a initié un chantier titanesque de mesures anti-répression de l'infrastructure, le plan R*. Un plan qui permit en 2007 aux serveurs de résister aux tentatives de censure d'un jeu-vidéo dénonçant la pédocriminalité au sein de l'Église catholique. Puis en 2010, c'est face à la police norvégienne, en complicité avec une cour de Justice italienne, que le plan R* s'est montré efficace pour permettre la survie de l'infrastructure grâce à plusieurs relais à travers le monde.
Toutes ces attaques et perquisitions ayant exposé des milliers de boîtes mail, A/I a toujours insisté sur la nécessité d'une prudence à l'égard de sa propre confidentialité. Aucune infrastructure numérique ne sera jamais indemne de vulnérabilité, à l'instar des humains eux-mêmes. Pourtant, on peut retenir que la participation du collectif aux luttes sociales a notamment permis au mouvement Indymedia de naître, à partir des mobilisations contre le G8 de Gênes. Elle a également permis à d'innombrables mailing-lists d'émerger et à des dizaines d'ateliers et discussions à travers le monde de diffuser les savoir-faires d'autodéfense numérique et les expériences du collectif à d'autres communautés en lutte.
De fait, A/I fait aujourd'hui partie des collectifs de référence dans les communautés hacker anti-autoritaires et internationalistes, tant pour tout son historique et l'exigence technique acquise que pour son approche anti-élitiste qui permet à toustes d'utiliser ses services et d'apprendre à les répliquer ailleurs. Il est donc urgent de se mobiliser, avant le 25 septembre, en défense d'A/I, de plusieurs manières, dans la mesure de vos capacités :
Par ailleurs, dans un contexte de répression débridée, à coups d'accusation de terrorisme, à l'encontre d'un nombre toujours croissant de collectifs anti-autoritaires, l'attaque contre Autistici/Inventati est une alerte pour toutes les initiatives d'infrastructures alternatives sur internet. Elle démontre l'extension des leviers utilisés par l'administration pour censurer des services (en l'occurence via l'organisme chargé des noms de domaine en ".org").
Au-delà d'A/I, cette invitation à la solidarité est donc aussi un gros coup de pied au cul pour défendre notre liberté d'expression et l'intégrité de notre vie privée ainsi que l'autonomie nos moyens d'organisation en ligne. Il est urgent de réfléchir collectivement à la dépendance aux États-Unis de nos propres moyens de communication et des plateformes de publication de nos luttes ; et de renforcer leur indépendance autant que possible en documentant le travail effectué et en faisant circuler ces recherches. Ne croyons pas que ces questions sont simplement l'affaire d'expert·es. Apprenons de l'histoire des luttes et de ses leçons. La lutte continue et c'est l'affaire de toustes !
Pour en savoir plus sur l'histoire de A/I et l'attaque actuelle des États-Unis : un article qui reprends toute l'histoire plus en profondeur.
Le domaine autictici.org n'est plus accessible, mais vous pouvez accéder à leur site par inventati.org (et notamment lire (anglais) leur campagne, leur communiqué de presse et trouver les autres articles de solidarités qu'iels ont référencés)
Le blog de A/I ou iels publieront peut être de nouveaux articles.
«Nous n’avons jamais vécu ça aux États-Unis» : les violences policières gâchent le séjour des vacanciers
L’article «Bienvenue à Paris» : des touristes new-yorkais tabassés par la police française est apparu en premier sur Contre Attaque.
Dix mois après l’expulsion de son précédent lieu d’hébergement, l’association Solidarité Partagée a annoncé ce dimanche 30 août l’ouverture d’un nouvel espace d’accueil dans un ancien local commercial laissé à l’abandon. Des mères seules avec enfants devraient y être logées d’ici quelques jours
Quelque part dans la métropole de Montpellier, une demi-douzaine de bénévoles s’activent pour nettoyer un ancien local commercial abandonné. Affairé à réparer une fuite d’eau, Samuel Forest, président de l’association Solidarité Partagée, qui ouvre bénévolement des lieux d’accueil pour des familles sans abri depuis huit ans à Montpellier, explique : « Il faut de l’accueil d’urgence. On n’a pas les moyens de faire autrement qu’en récupérant des bâtiments inutilisés et laissés à la spéculation immobilière. »
Le 27 octobre dernier, la police avait expulsé, sur ordre du préfet, la trentaine de personnes – dont quinze enfants – hébergées dans l’ancien lieu de l’association, une entreprise désaffectée du nord de Montpellier occupée depuis deux ans. Le tout à quelques jours de la trêve hivernale, et sans solution de relogement. S’en était suivie une semaine de campement devant l’hôtel de ville, ponctuée de rassemblements quotidiens et de deux manifestations devant la préfecture, le temps que la mairie finisse par mettre les huit familles à l’abri à l’hôtel – une solution d’abord annoncée pour dix jours seulement. Le préfet de l’Hérault avait alors dénoncé une « instrumentalisation politique » et annoncé saisir le procureur contre l’organisateur du lieu, une attaque à peine voilée contre Samuel Forest.
« On a de la chance d’avoir des familles d’accueil qui peuvent proposer des solutions provisoires aux personnes à la rue qu’on accompagne. Mais aujourd’hui, elles sont épuisées et on a besoin d’un lieu plus pérenne. J’ai mis huit mois à le trouver et j’ai déjà fait quelques petites rénovations », poursuit Samuel Forest. Un lieu qui doit également servir de support au projet que l’association porte depuis sa création : « Nous voulons que les gens que nous accueillons, souvent sans papiers, puissent s’investir dans une activité citoyenne en créant un lieu de redistribution gratuite de ressources. »
Depuis l’automne, la situation ne s’est guère améliorée. En décembre, un nouveau rassemblement était organisé pour une famille à la rue, et Samuel Forest décrivait en mars, alors que des collectifs appelaient à la réquisition des logements vides, un hiver « très compliqué », avec des familles appelant le 115 tous les jours sans succès. Selon les estimations avancées par ces collectifs, environ 2 800 personnes vivraient à la rue à Montpellier. L’association Une école Un avenir, elle, comptait « environ 80 enfants à la rue » dans la ville au printemps 2025, et il manquait déjà 1 000 places d’hébergement d’urgence à Montpellier à l’automne 2024. À l’échelle nationale, le baromètre FAS/UNICEF publié le 26 août recense au moins 2 355 enfants restés sans solution après un appel au 115 à la veille de la rentrée, dont 514 de moins de trois ans : + 9 % en un an, + 42 % depuis 2022. Un chiffre sous-estimé, préviennent les auteurs, puisqu’il ne compte ni les familles en squat ni celles qui ont renoncé à appeler. Pour mémoire, l’objectif gouvernemental affiché en 2022 était « zéro enfant à la rue ».
En attendant, il reste encore des travaux de nettoyage à réaliser avant de pouvoir loger des familles. « D’ici quelques jours, on va pouvoir accueillir des mamans seules à la rue avec des enfants, sans solution, que l’on suit depuis un moment déjà. D’ici là, toute aide est la bienvenue », souffle Samuel Forest, avant de conclure par un message adressé à la mairie et à la préfecture de l’Hérault : « Ils nous connaissent et savent qu’on a aidé beaucoup de gens dans le besoin. Ce que l’on attend aujourd’hui, c’est du soutien, et un lieu pérenne pour que les familles ne passent pas l’hiver dehors. »
L’article Montpellier : Solidarité Partagée ouvre un nouveau lieu d’accueil pour les familles sans abri est apparu en premier sur Le Poing.
«Il a goûté à son propre poison» la formule est parfaitement illustrée par l'influenceur d'extrême droite Milo Yiannopoulos.
L’article «Goûter son propre poison» : un influenceur trumpiste expulsé par ICE est apparu en premier sur Contre Attaque.
Cet article est une traduction collective de l'anglais d'un article publié le 27/08/2026 sur sabotmedia. Il est écrit avec une perspective états-unienne, donc la partie sur "ce qu'on peut faire" n'est pas forcément pertinente d'un point de vue européen. On invite à des réflexions et propositions complémentaires dans ce sens afin de réflechir collectivement à quelle solidarité mettre en place depuis chez nous.
À l'heure où cette traduction est publiée, les sites de autistici ne sont plus joignables. Le collectif A/I est certainement sur le pont pour rétablir les services. Il est probable que des nouvelles seront publiées sur leur blog : https://cavallette.noblogs.org
Au cours des 25 dernières années, Autistici/Inventati, un collectif de hackeur·euses italien a mis sur pied des infrastructures de communication conçues pour survivre à la censure, à la surveillance et aux descentes de police. Le 26 août, les États-Unis ont désigné ce collectif comme une organisation terroriste. Les mesures d'embargo économique prendront leur pleine mesure le 25 septembre 2026.
Ça aurait du être une nuit sombre et orageuse dans un hacklab italien.
Mais la scène se déroule un beau dimanche ensoleillé.
Le 3 mars 2001, une dizaine de personnes se retrouve au hacklab LOA à Milan autour d'un ordinateur assemblé avec des bouts de machines sorties du rebut. Peu avant, une banque leur a vendu un vieux serveur pour la somme symbolique de 15.000 lires, soit à peu près 8 euros. Iels l'ont amélioré avec des composants de récup', dont un disque dur extrait de l'ordi du salon d'une personne. Personne n'a de plan formel. Les logiciels sont choisis l'un après l'autre. Toutes les décisions sont discutées jusqu'à ce que tout le monde soit d'accord. Intentionnellement, la personne avec le moins d'expérience technique est mise derrière le clavier. Le processus prend bien plus de temps que necessaire parce que l'efficacité n'est pas le seul objectif. Tout le monde doit comprendre ce qu'iels sont en train de construire. Ce jour là, l'un·e des participant·e s'en souvient, iels déclarent : "A/I existe désormais."
Iels baptisent la machine Paranoia. Le mois suivant elle est en ligne et supporte deux noms de domaines et deux histoires entremelées : Autistici.org et Inventati.org. Vingt-cinq ans plus tard, le 26 août 2026, les États-Unis désignent Autistici/Inventati comme organisation terroriste ("Specially Designated Global Terrorist") et l'inscrit sur la "liste des Ressortissants Spécialement Désignés et des Personnes Bloquées" ("Specially Designated Nationals and Blocked Persons list").
La distance entre ces deux événements (d'une machine recyclée dans un hacklab à Milan, à la machinerie de l'état techno-sécuritaire états-unien), c'est l'histoire d'un collectif qui ne démord pas, depuis un quart de siècle, d'une proposition dangereuse : on devrait pouvoir communiquer sans d'abord devoir se livrer à de grandes entreprises ou à des gouvernements.
Le 25 septembre, le délai accordé aux institutions pour couper leurs relations avec A/I prendra fin. Les banques, les entreprises de la tech, les hébergeurs et autres institutions sont sommées de couper tous liens qui resteraient après cette date. A/I a construit son infrastructure pour survivre à la disparition de serveurs. Les États-Unis tentent maintenant de rendre le collectif économiquement et technologiquement infréquentable. Mais découvrons ensemble ce qu'est A/I, son histoire, et ce que cette nouvelle attaque pourrait signifier pour les collectifs techniques autonomes et le milieu militant radical en général.
Autistici/Inventati n'est pas sorti du néant. Ses racines plongent dans plus d'une décennie d'organisation de l'autonomie italienne, de radios pirates, de "bulletin-board systems" [NDLT : premières agoras numériques du jeune internet], de centres sociaux autogérés dans des squats, de mouvements anti-capitalistes et d'expérimentations autour des ordinateurs comme outils politiques. Au cours des années 1990, des réseaux comme le European Counter Network et Isole nella Rete ont fourni un espace en ligne pour les mouvements sociaux alors même qu'internet était peu connu du grand public. Les hackmeetings italiens réunissaient développeur·euses, activistes, artistes, et autres curieux·euses de technologie dans des espaces autogérés. Dans les centres sociaux apparurent des Hacklabs, où les gens pouvaient apprendre Linux, monter des réseaux et aborder les connaissances techniques comme quelque chose à partager plutôt qu'à vendre. Les futur·es membres de A/I venaient de plusieurs endroits de ce monde. À Milan, les personnes affiliées au LOA Hacklab utilisèrent le nom Autistici pour décrire leur intense fascination pour la technologie et leur désir de mettre en lumière la politique cachée en son sein. À Florence, le projet Inventati était plus orienté vers la communication, la publication, et l'organisation du mouvement social. Ses projets comprenaient Stampa Clandestina, un journal conçu pour être imprimé et collé directement sur les murs de la ville, et Spia la Spia, une tentative de cartographier les caméras de surveillance dans l'espace public.
Des personnes de Bologne et d'ailleurs étaient aussi impliquées. Beaucoup participèrent au développement d'Indymedia Italy, mouture locale d'un réseau mondial de publication libre sur internet qui permettait aux manifestant·e·s de rapporter les évènements sans attendre que les journalistes professionnel·le·s les médiatisent. Les différents groupes partageaient le même problème : le mouvement nécessitait un nombre croissant de sites web, de listes mail et de mails privés, mais les infrastructures indépendantes demeuraient rares. Le European Counter Network portait plus que sa part du fardeau. Les fournisseurs commerciaux offraient de plus grandes capacités mais contre un prix élevé, une dépendance structurelle, de la surveillance et un pouvoir de censure. En novembre 2000, Inventati envoya aux hackers milanais un mail chiffré leur proposant une rencontre. Le message fût traité comme dans un film d'espionnage : clés PGP, signes de reconnaissances savament arrangés, un endroit et une heure secrète. Puis les florentins arrivèrent dans une bagnole rouillée légendaire appelée le General Lee, klaxonnant devant le squat pendant que la police surveillait le bâtiment avec stupéfaction.
Le point historique qui fait consensus dans cette histoire est que tout ce petit monde alla ensuite manger dans une pizzeria appelée La Balena. Après le dîner, les florentins dévoilèrent leur plan séditieux : monter un autre serveur autonome. L'intention n'était pas de remplacer l'infrastructure du mouvement avec un nouveau fournisseur de service central. L'intention était de multiplier l'infrastructure. Si un millier de serveurs autonomes voyait le jour, une simple perquisition ne suffirait pas à couper les communications de toutes les communautés en lutte. Ensemble, iels devinrent Autistici/Inventati, plus courrament abrégé A/I. L'association des collectifs prit légalement le nom d'Investici, mais A/I ne devint jamais pour autant une organisation ordinaire : elle n'avait pas de coordinateur·ice, pas de dirigeant·e officiel·le, pas de porte-parole permanent·e. Les décisions étaient prises en cherchant des consensus plutôt que par votes. Personne n'était payé. Ses ressources venaient de dons, d'évènements de soutien et du travail des gens qui la maintenait. Le double-nom était un choix. Tel Janus, A/I était une créature à deux visages : l'une technique, l'autre communicante ; l'une tournée vers la machine, l'autre vers le mouvement qui en avait besoin.
La naissance n'a pas été uniquement glorieuse. Le second jour de l'existence de Paranoia, une personne entra une commande de pare-feu inversée, ordonnant par accident à la machine de bloquer toutes les connections qui ne proviendraient pas d'elle-même.
Le serveur ne pouvait donc plus communiquer qu'avec lui-même.
Le collectif a trouvé ça si représentatif de son image qu'il fut décidé d'imprimer l'erreur sur des T-shirts. Ce mélange de rigeur technique et de refus de se prendre au sérieux devint une caractéristique d'A/I. Les serveurs suivants furent nommés, entre autres : Tchernobyl, Rancune, Révolte, Désobéissance et Cavale (Chernobyl, Astio, Rivolta, Contumacia et Latitanza). Derrière les blagues, c'est une position politique qui se développait. La communication devrait être gratuite et accessible. La connaissance grandit en étant partagée. Un logiciel n'est pas neutre simplement parce qu'il existe dans un monde supposé virtuel. Les systèmes grâce auxquels on parle déterminent qui peut parler, qui peut écouter, qui détient les échanges et qui peut être réduit au silence. A/I a commencé à fournir des sites webs, des emails privés et des listes mails, des newsletter et des tchats. Ses services se sont progressivement étendus avec Noblogs, des outils de partage de fichiers, de visio-conférence, de streaming, de proxy mail anonymes et d'autres outils de communication encore. Le tout sans publicité ou exploitation de données à des fins commerciales.
Le manifeste du collectif décrit le projet en des termes explicitement politiques. A/I est anti-fasciste, anti-capitaliste et anti-militariste. Le collectif promeut le logiciel libre, le chiffrement des données personnelles, le pseudonymat et la libre circulation de la connaissance et de la culture. Il réserve les ressources limitées de ses volontaires aux personnes et projets globalement compatibles avec ses principes, plutôt qu'à des entreprises, partis politiques, religions établies ou institutions qui ont déjà les moyens de se faire entendre. A/I n'a jamais été un hébergeur commercial politiquement neutre. Fournir de l'insfrastructure ne signifie pas être l'auteur·ice de tout ce qui passe par cette infrastructure. "Affinité politique" ne signifie pas "contrôle opérationnel". Offrir à quelqu'un·e une adresse email ne signifie pas écrire tous les emails qui sont envoyés ensuite. Ces distinctions, et leur confusion, jouent un rôle central dans l'attaque que subit maintenant A/I.
À peine quelques mois après la mise en ligne de Paranoia, le G8 s'est réuni à Gênes. Plusieurs participant·es d'A/I étaient aussi impliqué·es dans Indymedia Italy. Iels ont participé à la création du Media Center du mouvement [NDLT : un squat qui rassemblait des journalistes indépendant·es, ainsi que d'autres voix alternatives du mouvement], en tirant des câbles, en configurant des serveurs, en installant des ordinateurs pour permettre aux manifestant·es de rapporter ce qu'il se passait dans la ville. Ce qui a suivi est devenu historique : protestations massives, assassinat par la police de Carlo Giuliani, violences policières indiscriminées dans les rues, tortures et violences sexuelles dans la caserne de Bolzaneto, descente de police nocturne dans l'école Diaz. Les discours officiels entraient en concurrence avec les photos, enregistrements et témoignages de première main transmis via une infrastructure indépendante. Gênes est ainsi l'une des premières manifestations majeures à être documentée sous tous les angles par ses participant·es plutôt qu'exclusivement par les médias institutionnels.
Pour A/I, ce fût aussi ce que le collectif nommera plus tard une « communion traumatique ». Ses membres y fîrent face à la même violence ensemble, tout en maintenant les systèmes aux travers desquels les preuves de cette violence pouvaient se diffuser. Après Gênes, A/I n'était plus une simple expérimentation technique, curieuse et rigolote. C'était devenu une infrastructure de confiance pour le mouvement. La demande crût rapidement. En 2003, A/I hébergeait plus de 2.000 utilisateur·ices, 205 sites web et 269 listes de discussion. Héberger ces services gratuitement devenait insoutenable, des hébergeurs commerciaux auraient facturé des milliers d'euros par an pour de tels services. Le collectif apporta une réponse avec les KAOS Tours : des tournées combinant collectes de fonds, fêtes, discussions publiques et ateliers pratiques. Les membres d'A/I apprenaient aux gens comment monter des serveurs, chiffrer leurs communications, monter et diffuser des vidéos, créer des archives numériques et streamer de la radio.
Les tournées levèrent des fonds, mais leur but principal était l'éducation politique. Le collectif ne voulait pas devenir un groupe d'expert·es invisibles pratiquant de la magie pour des utilisateur·ices passif·ves. Il souhaitait que la communauté comprenne la machinerie dont elle dépendait de plus en plus. Chaque attaque ultérieure envers A/I provoquerait une variation de cette réponse : découvrir ce qui s'était passé, réparer les dégâts, partager la leçon, construire quelque chose de plus difficile à détruire.
La première confrontation judiciaire majeure a eu lieu en 2004. Un collectif de designers appelé Zenmai créa un site web parodiant celui de l'entreprise ferrovière italienne Trenitalia. Iels copièrent l'apparence du site web de l'entreprise tout en dénonçant son implication dans le transport de chars d'assauts et d'autres équipements militaires pour l'invasion de l'Irak. Trenitalia demanda devant la justice la suppression de la page, le versement de dommages et intérêts ainsi que la publication d'excuses dans deux journaux majeurs pour un coût estimé à environ 20.000 €. Le tribunal ordonna dans un premier temps à A/I de suspendre le site parodique. Internet répondit en reproduisant le site tout autour de la toile.
Trenitalia demanda alors qu'A/I retire également les liens vers les sites miroirs (impliquant l'absurde possibilité que des moteurs de recherche puissent être poursuivis à leur tour pour avoir référencé ces mêmes liens). A/I fit appel. Le 14 septembre 2004, le tribunal statua que le site web était protégé par le droit à la satire et au débat public pour des faits d'intérêt général. La page fût alors republiée et Trenitalia fût condamnée à rembourser A/I de ses frais de justice... une victoire extraordinaire pour un collectif de bénévoles ! Mais tandis qu'A/I se battait au grand jour devant le juge contre la censure, une opération plus pernicieuse se trâmait dans l'ombre, sans qu'iels ne le sâchent.
Le serveur d'A/I était, à cette époque, hébergé dans un centre de données de l'entreprise Aruba à Arezzo [NDLT : ville Italienne à l'est de la Toscane]. Le 15 juin 2004, la police italienne débarqua chez Aruba, mandatée par un procureur de Bologne. Les techniciens de l'entreprise éteignèrent la machine d'A/I et laissèrent la police en copier les disques durs. Les enquêteurs saisirent ainsi les certificats de chiffrement et installèrent des équipements pour intercepter le trafic. A/I fût faussement informé que la coupure du service était due à un problème électrique. Le collectif ne découvrit la vérité que près d'un an plus tard, par accident.
En mai 2005, A/I fut sommé de fermer la boîte mail utilisée par l'Anarchist Black Cross italienne Crocenera Anarchica [NDLT : organisation anti-carcérale de soutien aux prisonnier·es politiques], dans le cadre d'une enquête tentaculaire impliquant des accusations de complot et de subversion anarchiste. A/I s'est conformé à l'ordonnance du tribunal et a demandé les documents liés à ce dossier. Ces documents contenaient des messages que les enquêteurs n'auraient pas dû être en capacité d'avoir. L'explication était cachée dans une note de bas de page : la police était allé chez Aruba l'année précédente et avait obtenu un accès au serveur de A/I. Une affaire qui prétendait ne concerner qu'une simple boîte mail avait potentiellement compromis des miliers de comptes et des dizaines de milliers d'utilisateur·ice·s de listes mails. Parmi les personnes touchées : des avocats et des experts techniques travaillant pour le Genoa Legal Forum [NDLT : la legal team de Gênes suite aux manifs anti-G8]. La police a donc pu avoir accès à des communications confidentielles de défense à propos des poursuites découlant des agissements de la police lors du G8. Cette violation a révélé une vérité brutale. A/I peut faire tourner son propre serveur, le configurer avec attention et refuser de stocker des logs identifiants, mais la machine physique reste dans le bâtiment de quelqu'un d'autre. Un fournisseur commercial peut donner accès au contenu du serveur aux autorités et dissimuler ce qui s'est passé.
A/I a retiré la machine de chez Aruba, l'a nettoyée et a restoré les services essentiels. Des questions parlementaires furent posées en Italie et au niveau Européen. Le collectif à voyagé dans tout le pays et à travers l'Europe pour expliquer la faille. Mais surtout, il a reconstruit le réseau.
Le résultat a été le plan R*, lancé en Octobre 2005 : un réseau de "communication résistante". Plutôt que de concentrer les services d'A/I sur une seule machine, le collectif a distribué les données chiffrées et les fonctionalités entre des serveurs situés dans plusieurs pays. Les machines consultées par le public deviennent remplaçables. Les services peuvent être déménagés quand du matériel est saisi ou quand un hébergeur devient hostile. La perte d'un nœud ne peut plus exposer ou réduire au silence l'intégralité de la communauté. R* signifie réplication, redondance, résistance et autres mots commençant par R. Son architecture a été conçue non seulement pour survivre à des pannes mécaniques, mais aussi pour tenir bon face à des attaques politiques. A/I n'a pas prétendu qu'iels pouvaient garantir une sécurité parfaite. Au contraire, iels ont sans cesse rappelé aux utilisateur·ices de ne jamais accorder une confiance aveugle à un hébergeur, y compris A/I. Iels ont réduit les logs et les informations identifiantes au strict minimum, car une information qui n'existe pas ne peut être saisie. Iels ont encouragé les utilisateur·ice·s à chiffrer leurs communications parce que même l'architecture serveur la plus solide ne peut compenser les pratiques individuelles à risque.
Le collectif à transformé une opération de surveillance secrète en leçon d'infrastructure. La répression est devenue architecture.
La pression n'est pas retombée. En 2007, un homme politique italien demande la censure de Operation : Pedopriest, un jeu satirique dénonçant les efforts faits par l'église catholique pour enterrer les cas d'abus sexuels commis par le clergé. Lea créateur·ice du jeu le retire temporairement pour épargner l'hébergeur. A/I en héberge alors une copie. Suite à une plainte déposée par une organisation de protection des enfants non-identifiée, un fournisseur d'accès états-unien déconnecte l'intégralité du serveur de Noblogs. Après consultation des avocats, le fournisseur d'accès conclut finalement que la satire était légale et restaure l'accès au serveur. Le plan R* a permis que le contenu contesté reste accessible ailleurs et a évité une censure plus large. À ce moment-là, A/I est devenu un refuge important hors des réseaux sociaux commerciaux, alors en pleine émergence. Noblogs permettait à chacun·e de publier de manière indépendante, sans publicité, exploitation de données ou nécessité de lier le contenu à une identité légale.
Ses utilisateur·ices incluaient des organisations du mouvement, des auteur·ices individuel·les, des dissident·es, des artistes et des travailleur·euses d'ONGs opérant dans des environnements dangereux. En 2008, A/I a reçu le prix de "Privacy Hero" du Progetto Winston Smith italien pour avoir créé des infrastructures de communication libres résistantes à la censure malgré de faibles ressources, des attaques techniques et des poursuites judiciaires à répétition. Puis, le 6 novembre 2010, la police norvégienne a copié les disques durs d'un serveur d'A/I à la demande de l'Italie. L'enquête faisait suite à des menaces et tags antifascistes ciblant les membres de l'organisation néofasciste CasaPound. Les autorités cherchaient des informations à propos d'une boîte mail. A/I avait déjà expliqué qu'iels n'avaient ni l'identité des utilisateur·ices ni des journaux d'activité, mais les enquêteurs voulaient apparament vérifier si c'était vraiment le cas.
Des milliers de comptes ont été copiés au passage.
Le plan R* permis de restaurer les services ailleurs en environ deux heures. En moins de vingt-quatre heures, le réseau opérait de nouveau normalement. Les disques saisis étaient chiffrés et n'ont fourni aucune information utile. L'opération est devenue un scandale en Norvège. Des avocats, journalistes et associations de défense des droits numériques ont demandé la raison pour laquelle la police norvégienne avait copié les communications privées de milliers de personnes en réponse à une demande étrangère insuffisamment justifiée. L'enquête italienne a fini par être abondonnée. Là où une autre organisation aurait pu interpréter les perquisitions à répétition comme une preuve que son projet était impossible, A/I les a interprétées comme une preuve que leur projet était nécessaire. Son histoire est documentée dans le livre du collectif, +KAOS : Ten Years of Hacking and Media Activism et dans leur version de leur propre histoire.
La nouvelle attaque est d'un autre ordre. Le 26 août, le département d'État des États-Unis [NDLT : l'équivalent états-unien du ministère des affaires étrangères] a désigné Autistici/Inventati comme organisation terroriste ("Specially Designated Global Terrorist"). Au même moment, le Bureau du contrôle des avoirs étrangers du département du Trésor (Office of Foreign Assets Control) a placé A/I sur la liste des Ressortissants Spécialement Désignés et des Personnes Refusées (Specially Designated Nationals and Blocked Persons list) sous l'ordre exécutif 13224. Ce n'est pas simplement une condamnation du gouvernement. Cela active l'un des systèmes d'exclusion économique les plus puissants au monde. Les États-Unis affirment que A/I fournit des architectures numériques spécialisées, des communications chiffrées et de l'hébergement pour des groupes antifascistes et autres mouvements radicaux, incluant des organisations déjà désignées comme terroristes par les États-Unis.
La déclaration publique du Trésor états-unien se concentre sur les services que A/I fournit : hébergement de sites à l'étranger, mails chiffrés, tchat, visio-conférence et l'infrastructure technique soutenant Noblogs. Cette déclaration décrit notamment la ligne politique antifasciste et anti-militariste de A/I, leur pratique de sélectionner spécifiquement des projets compatibles avec leur ligne politique et la mise à disposition d'une infrastructure utilisée par le PKK [NDLT : Parti des travailleurs du Kurdistan]. Le Trésor états-unien considère l'hébergement de cette infrastructure comme un soutien matériel ou technologique au terrorisme. Le dossier du département d'État va encore plus loin, décrivant les attaques, les communiqués et publications qu'ils affirment être passés par les infrastructures de A/I. Leurs exemples incluent des revendications de sabotage de lignes de chemin de fer et de pipelines en Europe, d'attaques sur des infrastructures énergétiques, l'hébergement du groupe antifasciste Rose City Antifa, la lutte contre le projet de centre d'entraînement de la police à Atlanta, du groupe militant Jan's Revenge et des publications contenant des déclarations attribuées à des organisations armées. Les déclarations publiques du gouvernement ne montrent pas que A/I a planifié ces actions, sélectionné des cibles, transféré des armes, dirigé les groupes cités ou rédigé les contenus hébergés sur ses systèmes. Ils ne précisent pas à quel moment A/I a eu connaissance d'un acte particulier ni si iels en avaient eu connaissance avant que ça ne se produise.
Au contraire, cette désignation défend une idée plus large et plus lourde de conséquences : construire des infrastructures de communications pour des mouvements radicaux peut être considéré en soi comme du terrorisme.
Cette théorie met à bas la distinction entre un fournisseur de services et un·e utilisateur·ice ; entre affinité politique et contrôle opérationnel ; entre protection de la vie privée et dissimulation d'un crime ; entre maintien d'une plateforme de publication de contenu et rédaction de tout ce qui est publié dessus. A/I n'a jamais prétendu être politiquement neutre. Iels ont construit cette infrastructure précisément parce que les mouvements radicaux avaient besoin d'un endroit où parler, publier et s'organiser au-delà des entreprises et du contrôle de l'État. Les États-Unis utilisent maintenant cette intention comme preuve contre elleux.
Puisque A/I est désormais considéré comme une organisation terroriste par les États-Unis, tous ses actifs détenus au États-Unis (possédés directement, ou contrôlés par un tiers) doivent être bloqués et déclarés à l'OFAC [NDLT : Office of Foreign Assets Control, un organisme chargé de faire appliquer les sanctions financières]. Sauf dérogation, les citoyen·ne·s et institutions états-unien·ne·s ont interdiction de fournir ou recevoir des fonds, biens ou services impliquant A/I. Ces restrictions s'appliquent aussi aux transactions qui passent par les État-Unis, même si les parties prenantes n'y résident pas. L'OFAC a accordé une dérogation temporaire qui autorise les transactions ordinaires nécessaires à la fermeture des relations existantes avec A/I, jusqu'au 25 septembre 2026, à 12h01. Les paiements dus au collectif ne peuvent pas lui être versés ; ils doivent être placés sur des comptes gelés. Après cette date butoir, une nouvelle autorisation sera nécessaire pour toute transaction. Le 25 septembre est donc la date à partir de laquelle les entreprises et individus résidant aux États-Unis sont supposés couper tout lien avec A/I.
Les conséquence pourraient être la perte :
Les entités extérieures aux États-Unis n'ont pas à appliquer automatiquement les censures imposées par la loi états-unienne. Cependant, l'OFAC a menacé les institutions financières étrangères de sanctions secondaires si elles facilitent des transactions significatives pour le compte d'une entité désignée comme terroriste. Cette menace pourrait être aussi destructrice qu'une réquisition légale. Il est peu probable qu'une banque, un registrar [NDLT : une entité qui gère des noms de domaines] ou un hébergeur européen connaisse précisément les obligations qui lui sont imposées par la loi états-unienne. Ses juristes seront probablement enclins à considérer que maintenir des relations commerciales avec un petit collectif anarchiste italien n'en vaut pas la chandelle. Les institutions font fréquemment du zèle. Les fournisseurs pourraient fermer des comptes et révoquer des accès, quand bien même la loi ne les y oblige pas. Des organisations pourraient retirer des liens vers A/I, éviter de contacter ou interrompre des échanges avec A/I simplement parce que le nom du collectif apparaît sur une liste d'organisations terroristes.
C'est ainsi que les sanctions états-uniennes acquièrent une puissance mondiale : pas simplement par voie légale, mais aussi par une peur institutionelle.
Plus largement, la cible est la communauté autour du serveur
Même si l'ajout sur la liste des organisations terroristes des États-Unis cible A/I, ses effets ne seront pas circonscrits au collectif. L'infrastructure d'A/I est utilisée par des écrivain·es, organisateur·ices, chercheur·euses, artistes, collectifs de publications et personnes qui l'ont choisie précisément parce que les plateformes commerciales ne sont pas sûres, sont politiquement hostiles, ou concues pour exploiter leurs données. Ces utilisateur·ices ne sont pas sanctionné·es automatiquement parce qu'iels ont une adresse mail chez A/I, ou publient sur Noblogs. Mais quand le fournisseur lui-même est placé sur la liste noire des organisation terroristes, un simple lien peut devenir un signal d'alarme. Une banque pourrait pinailler sur un paiement. Un hébergeur de mails pourrait limiter ou bloquer la distribution des emails. Un·e employeur, un flic à la frontière ou un enquêteur pourraient juger une adresse suspiscieuse. Un·e journaliste pourrait hésiter à contacter une source. Un·e chercheur·euse pourrait éviter une archive. Un·e nouvel·le utilisateur·ice pourrait considérer qu'ouvrir un compte est trop dangereux. Rien de tout ça ne nécessite qu'un gouvernement ne poursuive qui que ce soit. L'ajout sur la liste produit à lui seul un no man's land de peur.
C'est une raison pour laquelle cette action pourrait être utile à l'État même si A/I reste en ligne. Les précédentes attaques tentaient d'atteindre le collectif à travers différentes machines, boîtes mails ou fournisseurs. A/I y a répondu en distribuant ses sytèmes, en chiffrant ses disques et en retenant le moins d'informations possible. Ces pratiques ont rendu les traditionnelles saisies et mesures de surveillance moins efficaces. Les sanctions s'attaquent à un autre niveau : les relations qui permettent à l'infrastructure d'exister. Plutôt que de casser le chiffrement, le gouvernement peut contraindre les banques, les registrars, les centres de données, les entreprises informatiques et les utilisateur·ice·s à isoler le collectif. Plutôt que de prouver devant un tribunal que chaque utilisateur·ice est coupable, l'État peut rendre les contacts coûteux et légalement périlleux.
C'est l'État-surveillance qui opère à travers des intermédiaires privés. Le gouvernement n'a pas besoin de mettre un flic dans chaque salle de serveur quand les juristes, les banques et les plateformes peuvent être conduits à policer le réseau par eux-mêmes. Chaque institution va tracer sa propre frontière défensive, souvent plus large que la loi ne l'impose. Certaines pourraient demander davantage de documents d'identité, sauvegarder plus de logs, surveiller le contenu politique ou rejetter tout bonnement les projets de défense de la vie privée. D'autres pourraient fermer des comptes à l'abri des regards, sans possibilité de contestation. La mise en application se dissout dans de multiples entités dont les décisions sont difficiles à voir, contester ou simplement documenter.
Les conséquences néfastes qui en résultent ne se limitent pas à la censure. Elles peuvent changer l'architecture de la communication du mouvement. De petits fournisseurs de services autonomes pourraient conclure que servir des petites communautés controversées impliquerait un risque existentiel. De plus grandes plateformes pourraient, elles, appuyer sur le fait que ce sont de nouvelles raisons d'étendre la vérification d'identité, la modération automatique et la rétention de données. Les utilisateur·ices pourraient migrer de l'infrastructure de confiance du mouvement vers des systèmes commerciaux plus faciles à surveiller, à cartographier, et auxquels il est facile de demander de fournir des documents. L'État gagne de l'influence, quand bien même il n'obtient pas les données en clair des disques chiffrés d'A/I : les gens prennent leurs distances les un·es des autres, les fournisseurs collectent plus d'informations et les relations sociales entre les dissident⋅es deviennent plus faciles à observer.
Ce précédent dépasse les projets spécifiquement anarchistes ou anti-fascistes. Si l'aligement politique avec les utilisateur·ices, les mesures de protection de la vie privée et l'hébergement de publications controversées peuvent être utilisées pour argumenter que l'infrastructure elle-même constitue une complicité, alors les fournisseurs de mails chiffrés, les sites de publication radicaux, les archives communautaires, les VPNs, les réseaux sociaux fédérés et autres hébergeurs indépendants ont tous des raisons de s'inquiéter. Les faits et lois seraient spécifiques à chaque fois. Le danger consiste à normaliser ceci : un fournisseur d'outils de communications n'est plus traité comme simple diffuseur avec ses propres droits et responsabilités, mais comme un complice de chaque acte que le gouvernement attribue à quiconque utilise ses systèmes.
Tout ça ne signifie pas que l'ajout sur la liste cible secrètement chaque utilisateur·ice de A/I, ni que toutes les conséquences envisagées adviendront. Le gouvernement états-unien n'a pas pris la peine d'expliquer sa stratégie au delà des accusations dans ses annonces. Mais la logique de l'action est visible. Il remplace une accusation ciblée contre des faits identifiables par une large pénalisation de l'infrastructure. La mise en application est déplacée du tribunal à une toile diffuse d'institutions précautionneuses. L'incertitude devient un instrument de contrôle. L'objectif immédiat est de supprimer A/I. Le message plus large est adressé à quiconque construit des systèmes de communication hors du contrôle étatique et commercial : cet abri que vous fournissez pourra être retenu contre vous.
A/I a vu la répression étatique arriver de loin.
Toute son infrastructure part du principe que :
Cette préparation compte. A/I est basé en Italie, pas aux États-Unis. Son infrastructure est distribuée dans plusieurs pays. Ses services sont maintenus par des personnes hautement compétentes. Il ne dépend pas d'un fournisseur unique, minimise les informations identifiantes et a plusieurs décennies d'expérience de restauration de services en urgence. Il n'a pas d'actionnaires, de siège ou d'employé·e·s à payer. Ses frais de roulement sont relativement modestes, et le fait que l'infrastructure soit maintenue par des volontaires donne a l'État moins de leviers que ce à quoi il est habitué. Il serait surprenant que le site web, le système de mails ou Noblogs disparaissent purement et simplement le 25 septembre. A/I est probablement parmi les mieux armés des projets informatiques de sa taille pour faire face à des saisies de machines ou à des censures ponctuelles.
Mais ceci n'est pas une simple descente de police.
Le plan R* a été concu pour faire face à la disparition de serveurs. Il ne peut pas à lui tout seul, empêcher les banques de bloquer l'argent, les registrars de suspendre les domaines, ou les entreprises aux quatre coins du globe de révoquer leurs services par peur des mesures de rétorsion états-uniennes.
L'ajout sur la liste cible le tissu autour des serveurs :
A/I a déjà survécu à l'isolement technique. Les États-Unis tentent maintenant une excommunication financière et institutionnelle. Les services proposés sont, certes, résilients, mais la capacité de les financer, de remplacer l'infrastrucrure et de participer à l'environnement technologique plus largement, encourt un risque bien plus grand. Ce qui adviendra après le 25 septembre dépendra donc non seuleument de l'architecture qui héberge les données de A/I, mais aussi de la solidarité avec le collectif lui-même.
L'ajout sur la liste des organisations terroristes vise à isoler. La réponse doit être une solidarité informée, indépendante et rigoureuse. Les personnes qui résident aux États-Unis ne doivent pas improviser de dons, déguiser des paiements, ou faire parvenir des ressources par d'autres personnes, organisations, monnaies ou pays. Cela pourrait les exposer, elles, les intermédiaires, voire A/I, à des sanctions. Les interdictions pourraient aussi s'étendre au-delà des ressources financières : assistance technique, traduction, plaidoyer, évènements de soutien ou autres services rendus pourraient impliquer un risque légal pour les personnes apportant leur soutien.
Mais le 25 septembre n'est pas une date à laquelle A/I peut disparaître en silence. Enquêtes indépendantes, communiqués, manifestations et débats politiques restent possibles. Nous pouvons raconter l'histoire de A/I, démonter les affirmations du gouvernement, contacter des journalistes et des organisation de défense des libertés et s'organiser indépendamment contre la criminalisation d'infrastructures de communication résistantes. L'essentiel en pratique est de parler et agir pour A/I sans lui fournir de fonds ou de services directement. Les limites précises sont difficiles à établir. Quiconque chercherait à faire des levées de fonds, remplacer l'infrastructure, déployer un miroir public ou fournir une assistance technique directe devrait s'assurer des conseils qualifiés à propos des sanctions. Un document de février 2025 concernant le soutien matériel dans le cadre de restrictions de l'OFAC met en garde contre le fait que même des soutiens légalistes peuvent attirer la surveillance, des enquêtes, des restrictions d'accès aux États-Unis ou des litiges. Si les flics vous questionnent, ne répondez pas à leurs questions et contactez un avocat.
Cet article propose une analyse politique, pas un conseil légal.
Racontons l'histoire. Partagons l'histoire d'A/I : les hacklabs, Paranoia, Gênes, les tounées KAOS, la victoire Trenitalia, la faille Aruba, le plan R*, Noblogs et la saisie norvégienne. Ne laissons pas le récit étatique devenir le seul témoignage public de ce qu'est A/I. Construisons une coalition de défense. Demandons aux collectifs d'hébergement indépendants, aux organisations de défense des libertés numériques, aux hacklabs, aux projets de logiciel libre, aux librairies radicales, aux éditions indépendantes, aux journalistes, aux juristes, aux chercheur·euses et aux utilistateur·ices de répondre publiquement. Préservons les archives. Les serveurs peuvent être saisis. Les domaines peuvent être suspendus. Les hébergeurs peuvent paniquer. Sauvegardons les écrits de Noblogs publiquement accessibles et ayant une importance historique, ainsi que les manifestes d'A/I, les documents techniques et juridiques, et l'histoire du mouvement. Enregistrons les URL sources, les auteur·ices, les dates de publications et de consultation. Respectons la confidentialité, le droit d'auteur et les demandes de suppression. N'accédons pas à des comptes privés et respectons les mesures de sécurité. La préservation individuelle, l'archivage pour la recherche ou la presse n'impliquent pas les mêmes enjeux qu'opérer publiquement une infrastructure de remplacement ; n'importe qui envisageant l'hébergement d'un miroir public devrait d'abord chercher des conseils qualifiés.
Documentons les excès de zèle. Répertorions les entreprises, banques, registrars, plateformes et institutions qui mettent fin à leurs services ou suppriment du contenu. Préservons les déclarations et les correspondances. Les archives publiques doivent montrer dans quelle mesure cette désignation va au-delà de sa formulation officielle. Exigeons des réponses. Demandons aux groupes de défense des libertés numériques, aux institutions européennes et aux responsables politiques si iels vont laisser des sanctions américaines démanteler un collectif de communication italien. Demandons quelles protections existent pour les infrastructures, utilisateur·ices et archives européen·nes. Organisons-nous de manière indépendante. Proposons des discussions publiques sur les infrastructures autonomes, les sanctions, la surveillance et les lois sur le soutien matériel. Publions des explications de la situation. Enseignons le chiffrement. Soutenons le travail indépendant sur les droits s'opposant aux désignations de terrorisme à tout va. Préparons un soutien matériel légal. A/I a historiquement survécu grâce aux dons, mais les soutiens aux US ne devraient pas envoyer ou faire parvenir de l'argent, tant que la désignation de terrorisme s'applique, sans une autorisation claire. Les organisations de défense des libertés numériques et de soutien juridique peuvent rechercher des mécanismes de soutien légaux, et les potentielles procédures de retrait de la liste.
Écoutons attentivement les réponses publiques d'A/I [NDLT : le blog du collectif est accessible sur https://cavallette.noblogs.org/] tout en maintenant notre soutien légalement indépendant. Les déclarations du collectif devraient nous servir de référence sur la manière de raconter son histoire et sa situation. Toute campagne coordonnée, canal de collecte de fonds ou service direct demande un examen juridique distinct. Notre objectif immédiat est de rendre A/I impossible à faire disparaitre en silence.
A/I a survécu aux tentatives de censure des grandes entreprises, aux accès secrets de la police, à la saisie de disques, aux hébergeurs hostiles, aux attaques de parlementaires et aux enquêtes internationales. L'affaire Trenitalia a produit des miroirs et une victoire juridique. L'affaire Aruba a produit le plan R*. La censure des hébergeurs a produit de la redondance. La saisie norvégienne a montré que le réseau pouvait être remonté en quelques heures.
Chaque tentative d'isoler le collectif a diffusé la connaissance sur le fonctionnement de la surveillance et de la censure. Chaque attaque est devenue une opportunité de former plus de personnes sur comment se protéger collectivement. Les États-Unis ont maintenant transformé cette histoire en un test mondial. Ce n'est pas seulement la survie d'un collectif de hackers italiens qui est en jeu. Il s'agit de savoir si maintenir de l'infrastructure pour les mouvements radicaux peut être considéré comme du terrorisme ; si la protection de la vie privée peut être redéfinie comme une dissimulation ; si refuser de collecter des informations personelles peut être présenté comme une obstruction ; et si un hébergeur peut être tenu politiquement et juridiquement responsable de chaque texte, tactique et revendication transmis au travers de ses machines.
A/I a passé vingt-cinq ans à se préparer au jour où un de ses serveurs disparaitrait. Iels savent comment remplacer une machine, déplacer un service, restaurer des données chiffrées et continuer à opérer après le débranchement d'une prise par la police ou un hébergeur. Les État-Unis tentent quelque chose de différent. Ils essayent d'intimider les banques, les hébergeurs, les registrars, les fournisseurs d'infrastructure et les soutiens à travers le monde pour qu'ils abandonnent le collectif. Leur réussite dépendra en partie de l'infrastructure d'A/I.
Elle va aussi dépendre de nous.
D'ici au 25 septembre, préservons l'histoire. Partageons-la. Construisons une coalition. Documentons l'isolation. Enseignons les outils. Préparons une défense légale. Ne laissons pas l'État états-unien discrètement établir que construire des infrastructures respectant la confidentialité pour la contestation est en soit un acte de terrorisme. Il y a vingt-cinq ans, dix personnes se sont rassemblées autour d'une machine de récup' et ont délibérement pris trop de temps pour la configurer parce que tout le monde dans la pièce était censé apprendre. Ça reste la leçon. Ne laissons pas la connaissance aux expert·e·s.
Ne centralisons pas l'infrastructure. Ne laissons pas les cibles se retrouver seules.
Le premier serveur s'appelait Paranoia.
Le réseau qu'il a créé s'appelle solidarité.
Déclaration publique de Autistici/Inventati : (source)
Aujourd'hui nous apprenons que le gouvernememt états-unien vise un petit collectif d'informatique italien, géré bénévolement, par des sanctions disproportionnées comme chacun·e peut le lire dans les déclarations du trésor et de l'état, ainsi que dans l'ordonnance judiciaire associée.
Nous dénions toutes allégations diffusées dans ces déclarations, et nous affirmons fermement notre volonté de fournir une plateforme d'outils d'auto-défense numérique, répondant aux besoins de communication libre d'activistes et autres individus, groupes et organisations.
Nous ne reculerons pas, nous continuerons à faire ce que nous faisons depuis toutes ces années, et nous ferons tout notre possible pour contrer les fausses accusations d'une administration politiquement désepérée, avec pour seul but de détourner l'attention publique et médiatique loin de leurs propre violence et bellicisme...
L'antifascisme et l'anticapitalisme ne sont pas du terrorisme. Manifester n'est pas du terrorisme. Et chacun·e a le droit de se faire entendre et de lutter pour l'humanité.
Collectif Autistici/Inventati – rendre les savoirs communs sans rechercher le pouvoir.
Restons humain.
Télécharge le livre d'A/I, +KAOS, sur l'histoire des travaux du collectif, disponible gratuitement (ici ou là).
Télécharge leur "Media Kit" visuel pour les réseaux sociaux, guides d'archivage, encarts de presse, modèles, et flyers si toi ou ton collectif veut montrer sa solidarité avec A/I ou en savoir plus.
Le DU Sécurité intérieure dispensé à la faculté de droit de Nancy depuis plusieurs années forme des professionnels… de la sécurité intérieure, donc a priori pas des gauchistes. Mais il reste surprenant de découvrir que l'un des intervenants, mis à l'honneur à chaque séance inaugurale, est un poids lourd de l'union des droites et un acteur du réseau Stérin.
Le diplôme universitaire Sécurité intérieure est un diplôme proposé très publiquement par la fac de droit(e ?) de l'université de Lorraine à Nancy. Sur son site, on trouve une brochure [1] dont les premières lignes feraient presque envie. On va même jusqu'à nous vendre l'importance de la sécurité intérieure dans la lutte contre les catastrophes climatiques. Bon, après on revient aux fondamentaux de la sécurité intérieure : les Gilets jaunes, la Nouvelle Calédonie, le narcotrafic, le crime organisé.
Et pour s'y former, quoi de mieux que des immersions dans la gendarmerie nationale, les CRS ou le RAID ? L'université publique a tout prévu : « Le DUSI a aussi signé des conventions de partenariat avec l'Ecole Nationale supérieure de police (ENSP), la région de gendarmerie du Grand Est, la direction interrégionale de l'administration pénitentiaire du Grand Est, l'Agora des directeurs de la sécurité, le SDIS 57 et le RAID ». Et les parrains des promotions sont tout aussi prestigieux : on y trouve tout autant le meurtrier de Rémi Fraisse qu'Edouard Philippe, ou encore l'ancien Défenseur des droits Jacques Toubon qui y fait figure de gauchiste.
Les intervenants, quant à eux, sont assez divers quoique globalement très masculins. On y trouve quelques universitaires et plein de professionnels, ou encore en 2025 Mathieu Klein, maire de Nancy, dont on se demande un peu ce qu'il fait là (et lui peut-être aussi puisqu'il a disparu de l'organigramme pour 2026). On découvre le nom de quelques personnes, comme Jean-Noël Devillers, chef du service zonal du renseignement territorial pour la zone Est, ou d'autres plus insaisissables, dont le nom a été flouté.
Un intervenant dans cette liste mérite qu'on s'y attarde : Thibault de Montbrial, avocat au barreau de Paris et président fondateur du Cercle de Réflexion sur la Sécurité Intérieure. Ex-parachutiste pendant son service militaire, l'avocat est connu, il a travaillé sur de grandes affaires (affaire Clearstream, etc.), jusqu'à la défense des frères Bogdanov contre le CNRS [2].
Mais en parallèle, il s'est occupé d'affaires un peu plus révélatrices de ses convictions. Il a par exemple, pour le compte d'EDF, fait condamner Greenpeace [3]. Sur les affaires moins médiatiques, Thibault de Montbrial défend des victimes ou des policiers plutôt que des figures du grand banditisme, et il se justifie en décrivant la police comme « garant des libertés » (haha). Dans un article du Monde de 2012, il parle de son attachement à la nation, attention ça fait peur : « Pour moi, la nation, ce n'est pas un vain mot. J'ai des frissons quand j'entends La Marseillaise, voir le drapeau me fait vibrer. » Mais il se veut aussi rassurant : « Je suis très républicain, c'est incompatible avec les thèses d'extrême droite. » [4] Depuis, il a continué de défendre plein de flics, y compris les deux meurtriers de Cédric Chouviat.
Et il a un peu plus assumé ses convictions politiques, en devenant conseiller de Pécresse puis candidat LR aux législatives en 2022. Mais en bon défenseur de l'ordre, il s'est radicalisé. En 2023, Thibault de Montbrial est membre du comité stratégique de Livre Noir, puis de son successeur Frontières [5], média clairement situé à l'extrême droite, connu pour son manque de déontologie et ses pratiques à la limite de la légalité. En 2025, le Conseil national des barreaux a ainsi saisi le procureur de la République, suite à la publication par Frontières d'« une liste de 60 avocats considérés comme "coupables" de "l'invasion migratoire", [la diffusion] sur X leurs photos, déclenchant un mouvement de harcèlement à leur encontre, ainsi que des menaces de mort. » [6] Voilà qui illustre certainement le slogan favori de Thibault de Montbrial, « La peur doit changer de camp ». C'est tout de même un peu limite de cautionner ces méthodes pour un intervenant dans une faculté de droit.
Thibault de Montbrial donne aussi des conférences au très conservateur Institut de formation politique, proche de la Manif pour tous et vecteur de l'union des droites [7]. Il faut dire que l'union des droites, c'est un peu son truc depuis quelques années. Des commentateurs analysent en 2024 : « De Darmanin à Zemmour, le pénaliste cultive ses réseaux au sein de la droite dure et se tient prêt à mettre son expertise sécuritaire au service d'une écurie politique. » [8] Et cet été 2026, l'intéressé affiche clairement ses ambitions : « J'assumerai d'une manière ou d'une autre de faire partie de cette nouvelle génération politique. » [9]
En octobre 2024, l'avocat est par ailleurs visé par une plainte pour injures à caractère raciste déposée par le député Carlos Martens Bilongo [10], pour des propos l'ayant assimilé à un délinquant [11].
Thibault de Montbrial est donc le président fondateur du Cercle de Réflexion sur la sécurité intérieure (CRSI). Il s'agit d'un think tank où on trouve Patrick Stefanini (dont on se souvient du passage au ministère de l'Identité nationale et de l'Immigration), ou encore Florence Bergeaud-Blackler, « spécialiste » autoproclamée des Frères Musulmans. L'activité principale du CRSI, c'est de pondre des rapports qui orientent le débat public, parfois repris mot pour mot dans la presse pour dire des trucs racistes [12], parfois justifiant l'invitation de son fondateur sur CNews [13]. Le CRSI sert également à organiser des conférences où Retailleau dit partager le combat de Némésis. On ne sera pas étonné d'apprendre que le CRSI est financé par Stérin, dans le cadre de son projet Périclès. Le journal L'Humanité, qui a révélé le système Stérin début 2025, qualifie Thibault de Montbrial de « figure centrale dans l'écosystème », et titre l'un de ses papiers : « Thibault de Montbrial, cheville ouvrière de Pierre-Édouard Stérin pour faire converger les droites extrêmes » [14]. L'air de rien, on a donc affaire à un poids lourd de la réaction.
Thibaut de Montbrial prend la pose avec Le Jarl, influenceur d'extrême droite impliqué dans des violences
Depuis 2022 au moins, Thibault de Montbrial anime le séminaire de rentrée du Diplôme universitaire Sécurité intérieure, et il doit le faire à nouveau à la rentrée 2026 à la mi-septembre. Son séminaire est classé dans le module « Les enjeux de la sécurité intérieure ». Thibaut de Montbrial étant avocat, il pourrait bien dispenser des cours purement techniques sur ce sujet. Il ne faudrait pourtant pas oublier qu'il a une vision politique en matière de sécurité intérieure : il prône un choc d'autorité, il pense la lutte contre la délinquance comme une véritable guerre, et il associe l'insécurité à la « submersion migratoire » [15].
Et en 2022, ses propos sur l'autorité étaient suffisamment marqués idéologiquement pour que le directeur de ce DU, Marc Burg, doive préciser : « On n'est pas forcément d'accord avec tous ses propos mais… » [16]
Mais manifestement, les propos et le pedigree de Thibault de Montbrial ne sont pas suffisants pour lui retirer cette mission prestigieuse d'ouverture donc de cadrage de cette belle formation. Gageons que la séance inaugurale de 2026 le verra exulter après l'adoption par l'Assemblée nationale de la loi sur la « présomption de légitime défense pour les forces de l'ordre »… lui qui, quarante ans après la mort de Malik Oussekine en décembre 1986, exprime en quoi cela pose un problème : « Un jeune avait été tué par des policiers, et il s'appelait Malik Oussekine, et il est devenu le symbole de ce qu'il ne faut pas faire. Et froidement, bien sûr, c'est évident qu'on ne peut pas se réjouir, et les policiers et gendarmes ne sont pas là pour tuer des jeunes Français. Mais, du coup, il y a eu une inhibition, et ce qui a guidé la doctrine du maintien de l'ordre en France depuis, c'est : il ne faut pas qu'il y ait de blessés et a fortiori de morts chez les gens qui sont en face. » [17] Ah quels regrets…
Il faut dire que le profil du directeur de ce DU est lui aussi bien intéressant. Marc Burg étudie à Sciences Po, puis est auteur d'une thèse en sciences politiques. Il devient commissaire de police vers la fin des années 1980, est ensuite détaché sous-préfet en 1995, comme directeur de cabinet de Claude Erignac. Après un passage dans l'Ain puis en Meurthe-et-Moselle, il devient préfet délégué pour la sécurité et la défense auprès du préfet de la région Aquitaine le 26 novembre 2010, puis préfet de Lot-et-Garonne le 9 décembre 2011.
Le 25 mars 2013, la police intervient à la préfecture, alors que Marc Burg venait d'avoir une altercation avec son épouse. Celle-ci avait déposé plainte, aboutissant à la condamnation du préfet en première instance à 2 mois d'emprisonnement avec sursis, puis à sa reconnaissance de culpabilité et dispense de peine en appel. Suite à cette condamnation, Marc Burg est suspendu de ses fonctions pour trois mois dont deux avec sursis. Il est alors préfet en poste au ministère de l'Intérieur. Il l'est toujours aujourd'hui, tout en disposant d'un bureau à la préfecture à Nancy. Il a depuis notamment élaboré un guide sur l'ordre public destiné au corps préfectoral : dites-lui merci la prochaine fois que vous voyez un CRS sortir son tonfa. Professeur associé à l'Université de Lorraine, il cumule sa mission préfectorale auprès du ministère avec une activité d'enseignement, d'où sa responsabilité du DU Sécurité intérieure, et des publications aux titres évocateurs comme ces deux ouvrages : Droit fondamental et opérationnel du maintien de l'ordre public et Droit des armes, publiés en 2020 [18].
Mais Marc Burg est aussi bien de droite. Qu'il soit un grand fan de la police, qu'il condamne les violences des manifestants, on s'y attendait. Par contre, qu'il soit correspondant occasionnel et admirateur du tortionnaire Bigeard, ça on s'y attendait moins [19]. Cette admiration exprime-t-elle une proximité idéologique avec Thibault de Montbrial, qui expliquerait la place d'honneur qui lui est réservée à l'ouverture du DU Sécurité intérieure ?
Bloc Anti Fasciste (BAF) Nancy
[1] « Diplôme universitaire Sécurité intérieure », https://fac-droit.univ-lorraine.fr/formations/diplomes-universitaires/#DUSI
[2] « Thibault de Montbrial », Wikipedia https://fr.wikipedia.org/wiki/Thibault_de_Montbrial
[3] « Greenpeace : les militants condamnés pour leur intrusion dans la centrale de Cattenom », Le Figaro, 27 février 2018 https://www.lefigaro.fr/actualite-france/2018/02/27/01016-20180227ARTFIG00068-des-militants-de-greenpeace-juges-pour-une-intrusion-dans-la-centrale-nucleaire-de-cattenom.php
[4] « Un homme de fer au barreau », Le Monde, 16 mars 2012 https://www.lemonde.fr/m-styles/article/2012/03/16/un-homme-de-fer-au-barreau_1670042_4497319.html
[5] « Thibault de Montbrial : son plan radical pour rétablir l'ordre », Frontières, 26 avril 2024 https://www.frontieresmedia.fr/societe/thibault-de-montbrial-crsi-insecurite-justice-police-avocat---1522
[6] « Frontières (média) », Wikipedia https://w.wiki/E2L$
[7] Liste des intervenants sur le site de l'IFP https://ifpfrance.org/les-intervenants/
[8] « L'avocat Thibault de Montbrial construit sa rampe de lancement en politique », La Lettre, 13 février 2024 https://www.lalettre.fr/fr/politique_partis-et-elections/2024/02/13/l-avocat-thibault-de-montbrial-construit-sa-rampe-de-lancement-en-politique,110159032-eve
[9] « La peur doit changer de camp », entretien sur VA+, vers 52'25 https://www.youtube.com/watch?v=r80xaSdYI9k
[10] « Le député Carlos Martens Bilongo porte plainte pour injures racistes », France3 Paris Ile-de-France, 19 octobre 2024 https://france3-regions.franceinfo.fr/paris-ile-de-france/val-d-oise/le-depute-carlos-martens-bilongo-porte-plainte-pour-injures-racistes-3048034.html
[11] Tweet de Thibaut de Montbrial https://x.com/MontbrialAvocat/status/1814231751788535836#m
[12] « Immigration : les inquiétants chiffres répertoriés par le CRSI », Frontières, 10 janvier 2024 https://www.frontieresmedia.fr/immigration/immigration-chiffres-crsi-institut-thibault-montbrial
[13] « La grande interview : Thibault de Montbrial », CNews, 19 juin 2026 https://www.youtube.com/watch?v=EvKe_2Mc55k
[14] L'Humanité, 12 février 2025 https://www.humanite.fr/politique/anti-avortement/thibault-de-montbrial-cheville-ouvriere-de-pierre-edouard-sterin-pour-faire-converger-les-droites-extremes
[15] « Thibault de Montbrial : son plan radical pour rétablir l'ordre », Frontières, 16 avril 2024 https://www.frontieresmedia.fr/societe/thibault-de-montbrial-crsi-insecurite-justice-police-avocat
[16] Post de Marc Burg sur LinkedIn https://fr.linkedin.com/posts/marc-burg-b58423134_on-nest-pas-forc%C3%A9ment-daccord-avec-tous-activity-6976518791279079424-z1Dt
[17] « La peur doit changer de camp », entretien sur VA+, vers 9'30 https://www.youtube.com/watch?v=r80xaSdYI9k
[18] Marc Burg, Wikipedia https://fr.wikipedia.org/wiki/Marc_Burg
[19] Deux posts de Marc Burg sur LinkedIn : https://archive.is/sRlzP et https://archive.is/3tdiD
Pendant que la préfecture des Vosges refuse deux fois de suite d'accorder une dérogation d'arrosage à un jardin botanique qui abrite 2 600 espèces protégées, elle continue d'autoriser les golfs à vider des centaines de mètres cubes d'eau sur leurs pelouses. Le message est clair, et il ne passe pas.
Niché à 1228 mètres d'altitude sur la Route des Crêtes, le Jardin d'altitude du Haut Chitelet conserve depuis plus d'un siècle une collection de 2 600 espèces végétales de montagne, dont certaines protégées et suivies dans des plans nationaux de conservation. Un patrimoine scientifique et botanique unique en France, aujourd'hui menacé par un choix administratif.
Sa citerne de récupération d'eau de pluie, d'une capacité de 60 m³, est à sec. Pour éviter que les collections ne dépérissent, le jardin a demandé une dérogation lui permettant un arrosage de sauvegarde : 60 m³ répartis sur un mois, via un système d'irrigation nocturne, automatisé et utilisé avec parcimonie. Une demande raisonnable, pensée pour peser le moins possible sur la ressource en eau.
Deux fois, la préfecture a refusé.
Dans le même temps, le régime applicable en période de crise sécheresse continue d'autoriser l'arrosage des greens de golf, jusqu'à 350 m³ par semaine et par tranche de neuf trous. Rapporté à un mois, cela représente plus de vingt-trois fois la quantité que demandait le Haut Chitelet pour sauver ses collections. Deux poids, deux mesures : d'un côté un patrimoine scientifique et une biodiversité rare, de l'autre le confort de loisir d'une poignée de privilégiés. Personne ne conteste la sécheresse ni la nécessité de restreindre les usages de l'eau. Mais quand l'eau se fait rare, elle doit d'abord servir à protéger le vivant, la connaissance et notre patrimoine commun, pas les terrains de jeu.
Face à ce refus, SOS Massif des Vosges et Vosges Nature Environnement appellent à un rassemblement le dimanche 30 août à 14h, devant le jardin, Route des Crêtes - Col de la Schlucht. Chaque participant·e est invité·e à venir avec une petite bouteille d'eau transparente, si possible en verre, solidement fermée. Ces bouteilles, levées ensemble lors d'un temps fort collectif, symboliseront la goutte d'eau que chacun·e veut apporter à la sauvegarde du jardin, avant d'être remportées par leurs propriétaires. Aucune eau ne sera versée dans le jardin sans l'accord explicite de ses responsables et des autorités compétentes.
Les revendications sont claires : la mise en place d'une solution durable permettant au jardin de résister aux sécheresses futures, et la reconnaissance de la conservation scientifique et botanique parmi les usages essentiels de l'eau.
Semaine d'action pour Gino !
Il y a quelques jours, la justice française a décidé que l'antifasciste Gino devait être extradé vers l'Allemagne. Un pourvoi en cassation a été déposé par ses avocats, laissant un délai de 40 jours pour statuer définitivement. Cette extradition qui pourrait entraîner une peine de plusieurs années de prison en Allemagne, voire une nouvelle extradition vers la Hongrie, où l'antifasciste Maja est actuellement incarcérée dans des conditions alarmantes.
Cette décision s'inscrit dans la criminalisation croissante de l'antifascisme, alors même qu'on assiste à une résurgence des forces fascistes et réactionnaires à travers l'Europe. Partout, les antifascistes sont poursuivis, réprimés, emprisonnés parce qu'ils s'opposent de manière conséquente à cette situation. En prenant une telle décision, les autorités françaises participent pleinement à la criminalisation de l'antifascisme.
Face à cette situation, la solidarité est notre meilleure arme pour renforcer notre résistance contre l'État et sa répression ! Nous avons le pouvoir de l'empêcher en agissant !
Nous appelons à une semaine d'action du 30 août au 6 septembre !
Organisons des actions devant les ambassades et consulats allemands et français, distribuons des tracts, collons des affiches et menons toute autre action pour soutenir Gino et tous les antifascistes !
Solidarité avec Gino !
Solidarité avec tous les antifascistes emprisonnés !
#FreeAllAntifas
A l'appel du Comité Solidarité Budapest, Secours Rouge International, Plateforme Voix des Prisonniers, Free All Antifas – Italy
Exposition d'affiches collectives : typographie, linogravure, sérigraphie, monotypes, peinture et marbrure accompagné par les notes de l'Orchestre Nobis. Impression en direct.
La Parole Errante accueille une nouvelle fois l'exposition d'affiches collectives, Propagation imprimée. Les affiches réalisées cet été 2026, en typographie, linogravure, sérigraphie, monotypes, peinture et marbrure investiront la Grande salle de La Parole Errante.
Et les notes de l'Orchestre symphonique Nobis voyageront dans cet espace redessiné.
"Bonjour a toustes,
depuis que 2026 est le nouveau 1984, le permis de tuer pour les flics, la loi RIPOST, la loi d'orientation agricole et autres oppressions en tous genres au profit de la bourgeoisie et de ses intérets, les canicules mortiferes, les feminicides, les meurtre homophobes et racistes, s'enchaînent à toute vitesse.
On trouve que tout ça constitue toujours plus de bonne raisons d'écrire. Écrire sur du papier, sur les murs, sur les couverture des Closer de la salle d'attente de ton kiné, sur les abris bus, les manches de caddies du carrefour du coin de la rue, les affiches du puy du fou, les smartbox ; à l'aide d'un stylo, d'encre, de peinture, de la pointe de tes clefs, de javel, d'une craie, de blanco et tant d'autre. Écrire pour dire notre feu qu'on ravale trop souvent, la rage qu'on a au ventre et qui nous brûle de l'intérieur.
Nous on a choisi l'encre et les presses pour faire des affiches à coller dans la rue, dans tes toilette ou dans le salon de ta·on voisin·e. C'est donc pour ça que tu es invité·e le 12 septembre à la Parole Errante pour t'en inspirer et surtout reproduire chez toi et partout ailleurs, avec ou sans fautes, parce que toustes celleux qui ont la capacité d'agencer des lettres qui forment les sonorités d'un message sont invité·es à le faire.
Si le contenu orthographique de ce mail te derange, n'hesite pas a mettre du blanco, ratturer ou bien tirer une balle dans l'ecran de ton ordinateur de maniere absolument necessaire et strictement proportionée*
* extrait de la Proposition de loi, adoptée par l'Assemblée nationale, visant à reconnaître une présomption de légitime défense pour les forces de l'ordre dans l'exercice de leurs fonctions le 7 juillet 2026, T.A. n° 328.
Vive l'impression non numérique engagée et libre.
{{}}
Violemment tienne,
l'équipe des rêves"
Ouverture à 14h - Fermeture 21h59
Exposition, impressions en direct
18h Concert de l'Orchestre Nobis
Entrée libre.
Petite restauration sur place. (Vous pouvez aussi amener de quoi grignoter )
Et encore et toujours : FREE GINO, FREE ZAID !
Ce document veut analyser l'ascension du populisme et du racisme utilisés par Kaïs Saïed et parmi la population en Tunisie. Déjà, avant et pendant son accession aux rennes de l'État, le président en Tunisie, s'était rendu populaire en se présentant d'abord comme proche des travailleurs et de la population, et en ayant fait de l'anti-élite et la lutte contre la corruption son principal, voire son unique, axe politique.
Pour rappel, la population tunisienne avait déjà dans son histoire mené un soulèvement, à savoir la révolution du jasmin du 17 Décembre 2010 au 14 Janvier 2011 qui a culminé sur la fin du règne de feu le dictateur Zine el-Abidine Ben Ali, donc au règne d'un tyran. Déjà cela. Mais cette révolte s'était arrêtée par son déraillement avec la mise en place d'un gouvernement transitoire qui, en pratique, a dépossédé les travailleurs et la population de leur destin et donc finalement de leurs capacités de prendre des décisions politiques.
Une grande partie des travailleurs en Tunisie s'étaient régulièrement mobilisés contre tous les nouveaux gouvernements « post révolution » de « l'après Ben Ali » qui ont suivi, sachant qu'ils n'avaient promis que faux espoirs et chimères. C'était alors dans ce contexte-là que Kaïs Saïed avait saisi l'opportunité de se mettre en avant (avec la complicité d'une partie de la bourgeoisie) pour se présenter comme le champion de la logique anti système et contre la corruption puis d'accroître progressivement sa popularité et son influence.
Avec ce populisme, Kaïs Saïed est rapidement devenu, au début et en l'espace d'une dizaine d'années, une figure de « sauveur du peuple » tunisien. Et cette image s'est consolidée lorsqu'il a remporté l'élection présidentielle tunisienne de 2019 avec une large victoire en se présentant comme un candidat anti-élite, proche des travailleurs et du peuple, extérieur aux partis traditionnels, islamistes, démocrates, etc…ainsi qu'étranger aux magouilles.
Mais progressivement, sa politique devint de plus en plus autoritaire. Et pour cause, en 2021, il a suspendu le Parlement et concentré ses pouvoirs pour imposer en 2022 une nouvelle constitution lui confirmant les pleins pouvoirs.
À partir de là, ce seront plusieurs opposants qui seront arrêtés. En 2023, plusieurs figures de l'opposition de tout bord politique ont été arrêtées et jugées dans des affaires dites de « complot contre la sûreté de l'État » et via leur procès en 2025, certains ont même été condamnés à de très lourdes peines, allant jusqu'à plus de 20 ans de prison, ce qui est du jamais vu depuis la chute de feu le tyran Ben Ali.
L'organisation et la contestation par les travailleurs en Tunisie devant ces mesures autoritaires commencent alors à monter. Et sachant que son pouvoir était susceptible de vaciller tôt ou tard, ce président Kaïs Saïed a alors lancé (d'ailleurs également sur recommandation de certains de ses parrains de l'Occident) une politique démagogique raciste et anti-immigration visant les migrants africains Subsahariens. Et avec le support de la bourgeoisie nationale, cette politique cherche à la fois à diviser les travailleurs et la population et à détourner la colère des classes populaires vers une haine raciste pour casser le potentiel de contestation, mettre au pas la population pour qu'elle ne bronche pas, étant focalisée sur le faux problème de l'immigration subsaharienne, et ainsi aider à renforcer davantage l'image respectable de ce pouvoir brutal. Ainsi, en plus des expulsions, cette politique raciste s'est accompagnée de vagues d'arrestations policières, de mise en examens et d'emprisonnement de militants ou de personnalités antiracistes et outre les expulsions, d'abandons dans le désert, ce qui est criminel ! C'est inhumain, en plus d'être destiné à mettre au pas la population, d'autant plus que ces migrants sont des personnes qui passent par la Tunisie de manière temporaire dans l'espoir de rejoindre l'Europe pour espérer (d'ailleurs très souvent sans succès) une vie meilleure suite aux dégâts causés dans leurs pays à cause des dictatures placées par les grandes puissances si ce n'est pas par ces dernières elles-mêmes.
Cette montée du racisme dans la culture et la mentalité « populaire » est la suite logique de cette politique gouvernementale populiste. C'est également lié au nationalisme et au patriotisme, tous les deux forts en Tunisie, car en parlant en terme de « peuple » et en réduisant tout à une identité nationale » homogène imaginaire et fantasmée voire élucubrée, on alimente une logique qui mène forcément à une vision de boucs émissaires, donc au racisme, avec le culte du chef, avec un président présenté comme le « porteur de la nation » et « celui qui redresse la nation ». Et partant de là, les travailleurs, les jeunes, les populations, etc…qui ne correspondent pas à ces critères identitaires et « nationaux » sont alors désignés comme des « ennemis », ou comme une « cinquième colonne complotant », soit, ce sont les bouc émissaires idéaux à accuser d'être les responsables de la misère sociale et des problèmes que le pays connait, et à mettre à l'écart. Puis, à cette fin, tout devient permis.
Pour notre part, militant socialistes libertaires et anarchistes, nous disons qu'il n'y a AUCUN complot que ce soit, et quant aux problèmes que nous connaissons, nous savons très bien d'où ils viennent et au demeurant qui sont les véritables ennemis : ce sont les ennemis de la classe des travailleurs, à savoir les classes parasitaires, incarnées par la bourgeoisie, les maîtres capitalistes, les agents hiérarchiques du système capitaliste étatique et les hauts fonctionnaires, etc…. Ainsi, toute la rhétorique versée n'est que du poison employé pour détourner la colère sociale et faire oublier aux travailleurs la nécessité de s'unir et de contester le système capitaliste et ses instruments qui non seulement nous enferment et nous tiennent en laisse, castrent nos libertés, etc….mais qui sont aussi justement à l'origine de nos problèmes, des malheurs causant les déplacements de populations, etc…..
La seule réponse est donc d'abord, en plus d'expliquer patiemment la source de nos malheurs, de refuser ensuite ces politiques menant aux divisions pour mieux régner, permettant à nos maîtres de dormir tranquille, et à partir de là, de reconstruire la solidarité entre tous les travailleurs, qu'ils soient « nationaux » ou étrangers, légaux comme « clandestins », d'autant plus que PERSONNE n'est illégal, la Terre appartenant à tous les humains. Tant que les exploités resteront divisés, le pouvoir et la classe dominante continueront de régner, et vice versa.
C'est pour cela que le salut réside avant tout dans la mise d'un terme à ce système pourri et décadent qu'est le capitalisme, et cela signifie en finir avec le capitalisme et l'État et mettre en place le socialisme libertaire sans État ni capitalisme ni système monétaire, pour concrétiser une véritable libération sociale et politique. C'est donc aussi de faire la révolution pour cela et ainsi achever la révolution du 17 Décembre 2010 – 14 Janvier 2011, qui n'était qu'un début et devait continuer, la chute de Ben Ali n'étant pas une fin en soi.
Ni État Ni capitalisme ! Mort au capitalisme, à l'État et à ses instruments (forces répressives, système monétaire, etc…) et au racisme !
A bas les agressions et les pogroms et les préjugés y compris « populaires » contre les migrants !
Abrogation des barrières sur les migrations et des frontières, qui condamnent justement les populations à la clandestinité !
Les États, nations et frontières n'ont rien de naturel car la Terre appartient aux humains !
Liberté de circulation et d'installation pour tous où bon lui semble, peu importe la nationalité !
Vive l'unité de classe, la révolution sociale libertaire et la mort du capitalisme !
ASR
Aujourd'hui 30 août, l'éphéméride des luttes saborde le vieux monde et cherche à l'envoyer par le fond. Et notamment ceux qui le défendent, que ce soient les sièges de la police, de la pénitentiaire ou des grands industriels.
1957 : A Barcelone, en pleine dictatute franquiste, mort du guérillero anarchiste José Lluís Facerías sous les balles de la police.
1970 : "Butch Cassidy and the Sundance Kid" revendique l'explosion du domicile du chef de la police métropolitaine de Londres.
1971 : A San Francisco et Sacramento, le Weather Underground fait sauter des bureaux de la direction de l'administration pénitentiaire suite à l'assassinat en prison du militant des Black Panthers George Jackson 9 jours plus tôt.
1974 : - A Tokyo, l'armée rouge japonaise fait exploser une énorme bombe au siège principal de Mitsubishi, faisant de gros dégâts.
1977 : A Rome, le cinéma 'Ariston' est incendié, alors qu'il avait dans sa programmation un film sur 'Entebbe', à savoir l'intervention des forces armées israéliennes contre le détournement d'un avion par un commando mixte du FPLP et des Cellules Révolutionnaires allemandes.
1988 : En Irlande du Nord, trois militants de l'IRA (Gerard et Martin Harte, et Brain Mullin) sont abattus par les forces armées britanniques.
2007 : En Norvège, un navire de la flotte de chasse à la baleine est coulé par un groupe qui pénètre dans le bateau et ouvre les valves d'eau à l'intérieur. Plus de deux millions d'euros de dégâts. C'est le cinquième navire baleinier norvégien qui est coulé depuis 1992. Action revendiquée 'Agenda 21'.
2010 : A Minsk en Biélorussie, un groupe anarchiste attaque une ambassade russe au molotov et incendie des voitures officielles en solidarité avec la lutte pour la défense de la forêt de Khimki en banlieue de Moscou.
2013 : A Bussoleno en Italie, deux compresseurs de l'entreprise Geomont sont incendiés dans la nuit, dans le cadre de la lutte No TAV contre la construction de la ligne de TGV Lyon-Turin.
2016 : A Bruges, un pont en construction sur l'autoroute A11, nouveau tronçon qui doit relier Knokke à Bruges a été incendié et a entièrement brûlé. Les travaux sont effectués par des entreprises qui, à part construire des autoroutes pour améliorer les flux de l'économie capitaliste, construisent aussi des prisons pour défendre l'État, sa loi et la propriété privée. Il s'agit de DG Infra+ (constructeur de la nouvelle prison de Marche-en-Famenne) et Willemen (construction de la nouvelle prison de Leuze-en-Hainaut). (La Cavale via Cette Semaine).
Allez également voir l'éphéméride anarchiste du 30 août pour plus de biographies.
Cet article reprend le communiqué de May First sur les possibilités de saisies de serveurs, domaines, comptes bancaires et partage quelques informations à la fin sur ce qu'il faut désormais faire pour se connecter et utiliser les services de Autistici/Inventati
Le mercredi 26 août, le pouvoir exécutif du gouvernement américain a sanctionné Autistici/Inventati, un petit fournisseur Internet italien militant et géré par des bénévoles, pour avoir prétendument fourni des services à des organisations terroristes (voir le communiqué de presse du Département d'État et le communiqué de presse du Département du Trésor).
May First condamne catégoriquement cette désignation et s'oppose à toute tentative du gouvernement américain de faire taire le discours politique en attaquant les fournisseurs d'accès Internet.
Cette désignation est familière à May First – c'est la même méthode utilisée contre l'ancien membre de May First, Samidoun. Comme nous l'avons noté dans notre courrier électronique de l'année dernière, le gouvernement américain peut effectivement isoler n'importe quelle organisation sans présenter de preuves ni de procès en alléguant simplement qu'elle soutient le terrorisme.
Lorsqu'une organisation est inscrite sur la liste des ressortissants spécialement désignés (SDN), il devient illégal pour toute personne ou organisation américaine de lui fournir des services ou de collaborer avec elle de quelque manière que ce soit. Cela peut signifier perdre l'accès aux comptes bancaires, aux services financiers, la possibilité de recevoir des dons et tout autre service que vous recevez de toute entreprise basée ou présente aux États-Unis. Même discuter de la situation avec vos camarades les expose au risque d'être accusés de collusion. Deux jours après cette désignation, le nom de domaine d'Autistici (autistici.org) avait déjà été supprimé par leur registraire. Il s'agit d'un puissant outil de répression conçu pour couper les gens des réseaux et des communautés qui les soutiennent.
Qu'est-ce qu'Autistici/Inventati ?
Nous encourageons tout le monde à lire la propre déclaration d'A/I concernant la désignation ainsi qu'un article détaillé fournissant un historique et un contexte de leur contribution au mouvement en général et en particulier de leur contribution au réseau mondial d'utilisateur.ices activistes.
En bref : A/I est l'un des premiers projets d'hébergement autonomes, anticapitalistes et antifascistes au monde. Ils ont été une source d'inspiration pour May First et une source continue de connaissances sur la manière de configurer des serveurs et de soutenir les militants et les organisations du mouvement. De plus, nous avons travaillé ensemble au sein d'une coalition au cours des 10 dernières années.
Nous encourageons nos membres à faire passer le message et à s'exprimer contre cette désignation, en solidarité avec Autistici et contre le pouvoir dangereux et incontrôlé des sanctions américaines.
Défendre la technologie du mouvement indépendant
Autistici, comme May First, est un petit fournisseur d'accès Internet autonome doté d'une infime fraction des ressources des grandes entreprises technologiques. Les cibler de sanctions américaines est excessif et vindicatif : une tentative de punir un fournisseur de technologie aligné sur le mouvement pour ses engagements politiques et d'intimider le reste d'entre nous.
Les fascistes au pouvoir veulent faire des exemples de projets comme Autistici. Ils veulent faire disparaitre une infrastructure autonome qui refuse la surveillance et le contrôle des entreprises. Nous ne pouvons pas laisser cela se produire. Parlez-en. Soutenez Autisitici. Soutenez une technologie indépendante et alignée sur le mouvement et défendez notre capacité à communiquer, à organiser et à construire le pouvoir communautaire en dehors des griffes de la Big Tech.
Communiqué de May First
Informations importantes :
Pour l'instant, seul le domaine "autistici.org" a été bloqué par le registry ".org".
Ça a pour conséquence que les mails envoyés à ces adresses @autistici.org depuis la coupure le 26 aout sont perdus, sauf si envoyés depuis des serveurs camarades (RiseUp.net, Systemli.org, Squat.net, Immerda.ch ...).
Pour aller voir les mails, il faut faire comme d'habitude mais remplacer "autistici.org" par "inventati.org" dans l'adresse URL, donc changer par exemple "mail.autistici.org" par "mail.inventati.org".
Si notre nom de email est "smashsionism@autistici.org", notre nom d'utilisateurice reste le même.
May First Movement Technology est une organisation à but non lucratif qui s'engage dans la construction de mouvements en faisant progresser l'utilisation stratégique et le contrôle collectif de la technologie pour les luttes locales, la transformation mondiale et l'émancipation sans frontières.
Noël Godin, celui qui maîtrisait l'art de ridiculiser les puissants, vient de s'éteindre le 23 août 2026, après 80 ans de franche rigolade. Né à Liège, il est le fondateur d'un mouvement novateur et drôle : celui des anarcho-pâtissiers. Son slogan ? « Entartons les pompeux cornichons ». Son principe ? Détruire l'ego des personnalités arrogantes, réactionnaires, riches, de manière non-violente mais directe.
La scène reste encore aujourd'hui mythique, et elle a enterré la carrière de l'imposteur Bernard-Henri Lévy. Nous sommes en 1985, lors d'une émission en Belgique : le jeune philosophe impérialiste à la chemise ouverte était en pleine ascension, bénéficiant d'une médiatisation indécente pour étaler ses platitudes. Il reçoit soudain une tarte à la crème en pleine face, en direct. L'auteur de l'attentat pâtissier se nomme Noël Godin, dit Georges le Gloupier.
En réponse à cette farce, BHL, le visage couvert de crème, sort complètement de son personnage d'intellectuel raisonnable. Et pendant que l'entarteur est maintenu au sol par des agents de sécurité, il crie, le visage plein de haine : « Lève-toi vite, ou je t'écrase la gueule à coups de talon ! » Pierre Desproges dira de cette scène qu'elle illustre « la vraie nature des cuistres ». Renaud en fera une chanson. Noël Godin qualifiera sa victime de « tête à tarte par excellence ». À travers cette scène, tout le monde a pu voir la lâcheté et la mégalomanie d'un personnage malfaisant qui se prend trop au sérieux.
Noël Godin, celui qui maîtrisait l'art de ridiculiser les puissants, vient de s'éteindre le 23 août 2026, après 80 ans de franche rigolade. Né à Liège, il est le fondateur d'un mouvement novateur et drôle : celui des anarcho-pâtissiers. Son slogan ? « Entartons les pompeux cornichons ». Son principe ? Détruire l'ego des personnalités arrogantes, réactionnaires, riches, de manière non-violente mais directe. De ridiculiser les hommes de pouvoir, les intouchables, avec des tartes. De cibler à coup de crème les dominants en répandant une « anarchie joyeuse » à même de sortir de l'impuissance. Un jet de chantilly venait briser la solennité et l'image de toute-puissance.
Noël Godin était passionné de cinéma, il empruntait à l'univers du cartoon, des sketchs, aux situationnistes et à l'activisme libertaire. Il commence son parcours dès 1968 sur les bancs de l'université, en déversant un pot de colle sur un enseignant connu pour ses idées réactionnaires. Il élabore ensuite, pendant près de 40 années, des plans millimétrés pour entarter des célébrités comme Nicolas Sarkozy, Patrick Bruel, Patrick Poivre d'Arvor, Jean-Luc Godard, des prêtres… Et devient la hantise des célébrités médiatiques et politiques.
Parmi ses gros coups : l'entartage en 1998 de Bill Gates, empereur de l'informatique à l'époque. Un employé de Microsoft l'informe que le patron de la multinationale arrive en Belgique, et lui confie son emploi du temps. Le Gloupier monte une équipe pour être sûr de ne pas le rater. Au moment prévu, trois personnes lancent chacune une tarte à la crème au visage du patron, qui court dans un bâtiment. Mais à l'intérieur, un quatrième anarcho-patisssier lui expédie une dernière tarte. La bande crie : « Entartons, entartons le polluant pognon ».
Autre réussite, l'entartage multiple de Nicolas Sarkozy en 1997. Un complice est envoyé pour demander un autographe à l'homme politique, qui rêve déjà d'être président, et lui administre une tarte au visage. Craignant d'être photographié couvert de crème, Sarkozy court vers un ascenseur, mais un entarteur l'attend à chaque étage ! Le politicien est escorté vers les toilettes par ses gardes du corps, et pense enfin pouvoir se sortir de ce traquenard. Sauf qu'une vingtaine de pâtissiers l'attendent à la sortie, et le couvrent à nouveau de chantilly. Sarkozy se nettoie une nouvelle fois, mais reçoit une dernière tarte en pleine tête pour conclure cette belle série.
Et BHL ? Godin ne comptait pas en rester là, et devient la cible principale. Le philosophe sera entarté pas moins de 10 fois par le Gloupier et ses équipes, sur plusieurs décennies. Le 10e attentat a lieu à Namur le 30 mai 2015. Une vingtaine de personnes lui envoient des tartes dans une église, malgré la présence de gardes du corps. BHL supplie, à bout de nerfs : « Non, y en a marre ! » Noël Godin dédie cette action au dessinateur satirique Siné, figure historique de Hara Kiri et Charlie Hebdo, qui avait été viré de l'hebdomadaire pour son soutien à la Palestine, et accusé d'antisémitisme. Une tarte atteint aussi le rappeur Doc Gynéco en direct à la télé, alors qu'il avait annoncé soutenir la candidature de Sarkozy.
Noël Godin écrit aussi beaucoup. Il contribue au journal Siné Hebdo, créé par son ami, où il rédige une chronique intitulée « L'Entarteur littéraire ». Avant cela, il publiait dans un magazine de cinéma belge, appelé « Les Amis du film », et piégeait ses chefs avec de fausses nouvelles, des critiques de faux films et de fausses interviews. Au fil de ses aventures, il fait aussi paraître plusieurs ouvrages, notamment « Crème et châtiment ».
Intarissable, il joue aussi dans 27 films, fréquente la bande de Groland, devient une véritable célébrité en France comme en Belgique, se déplace partout où ses camarades l'invitent. Il invente une langue et des expressions fleuries, faites de « flibusterie pâtissière », de « gloupinades » et de « youpitamment », c'est-à-dire : « de façon joyeuse ».
Noël Godin est passé à Nantes en 1996, invité par une bande d'anarchistes. Avec une soixantaine de complices, il organise un entartage géant de prêtres dans la cathédrale Saint-Pierre en pleine messe. Il inspirera plus tard d'autres jeunes nantais qui, dans les années 2010, entarteront le ministre Claude Allègre, puis enfarineront François de Rugy.
La dernière victime connue du Gloupier est le patron de la compagnie d'aviation Ryan Air, en 2023. Il envoie deux tarte dans le visage du PDG Michael O'Leary avant une conférence à la Commission Européenne, à Bruxelles. L'internationale pâtissière proclame : « Tant que vous nous inonderez avec du CO2, nous vous inonderons de crème fouettée ». L'entarteur avait atteint l'âge vénérable de 77 ans, mais il était toujours en pleine forme.
Noël Godin qui part, c'est aussi un peu d'une époque qui disparaît : sarcastique, légère comme la crème fouettée, et pleine de possibilités. Car il faut bien dire qu'il est devenu beaucoup plus difficile et risqué d'approcher une personnalité de pouvoir. À présent, les dominants ne se déplacent plus sans des escadrons de vigiles et de policiers, les caméras de surveillance sont omniprésentes, les portiques et autres sas de sécurité sont partout… Et quand une tarte parvient à atteindre un illustre visage, les gardes à vue, plaintes et procès sont systématiques, alors qu'elles étaient rares il y a quelques décennies.
Même le discours à changé : ce que les médias trouvaient amusant jadis est qualifié d'horrible violence. Plus les forts nous écrasent, plus ils dramatisent les rares offenses qui les visent. Rien ne doit abîmer l'apparence de puissance, et même la crème chantilly est criminalisée.
Le Gloupier n'est plus, mais l'anarcho-pâtisserie doit continuer à vivre.
Publié prcédemment :
https://contre-attaque.net/2026/08/25/mort-de-noel-godin-hommage-anarcho-patissier/
Quand ?
Le 30 septembre à 19h30
Où ?
Maison des Métallos 94 Rue Jean-Pierre Timbaud 75011 Paris
Olivier Neveux présente "Brecht et les mauvais temps nouveaux" mercredi 30 septembre 2026 à 19h30 à la librairie Libertalia - Maison des Métallos (94, rue Jean-Pierre Timbaud, 75011 Paris).
Quand ?
Le 22 septembre à 19h30
Où ?
Librairie l'Atelier 2bis Rue du Jourdain 75020 Paris
Jacques Rancière présente "Aisthesis" mardi 22 septembre 2026 à 19h30 à la librairie l'Atelier (2 bis, rue du Jourdain, 75020 Paris).
Quand ?
Le 25 septembre de 19h à 20h30
Où ?
Librairie Utopia 1 rue Frédéric Sauton 75005 Paris
Bertrand Séné fait le pari, dans son roman d'anticipation « Après la Commacratie », que les Conventions Citoyennes tirées au sort seront au coeur de la démocratie de demain. Pour lui, il y a mille raisons de penser que le système basé sur les partis politiques et les élections touche à sa fin et qu'à l'avenir un maximum de décisions seront prises dans des assemblées fonctionnant en intelligence collective.
Beverley Toudic, chercheuse postdoctorale, est justement au coeur de la préparation et de la mise en oeuvre de la Convention citoyenne pour la démocratie qui se déroulera à Lille de septembre à décembre 2026, dont elle coordonne également l'observation scientifique.
Bertrand Séné, diplômé de Sciences Po Paris, est auteur de romans d'anticipation. « Écosophia » (2017) imagine les règles du jeu économiques, monétaires et financières qu'il faudra changer pour parvenir à une économie vraiment durable en 2050.
« Après la Commacratie » (mai 2026) imagine les règles du jeu politique qu'il va falloir changer pour préserver l'avenir de l'Humanité et du monde vivant.
Beverley Toudic est docteure en droit public de l'Université de Lille. Sa thèse, consacrée à la place du citoyen dans l'élaboration et le contrôle de la loi, s'appuie sur une étude comparée de la France, de l'Italie et de la Suisse. Ses recherches portent plus largement sur la participation citoyenne et les transformations des institutions démocratiques. Elle enseigne le droit public à l'Université et est directrice adjointe de l'Institut Rousseau, laboratoire d'idées indépendant consacré aux enjeux écologiques et démocratiques.
Quand ?
Le 24 septembre de 19h à 20h30
Où ?
Librairie Utopia 1 rue Frédéric Sauton 75005 Paris
Onze étudiants en journalisme de l'IPJ Dauphine-PSL ont enquêté sur divers sujets environnementaux autour des enjeux du sol en France.
Leur travail, coordonné par la journaliste Anne Tézenas du Montcel, est condensé dans ce livre intitulé « Des terres minées », en référence à l'état dégradé des sols sur notre territoire.
Sébastien Barot sera également présent afin de discuter avec les étudiants.
Quand ?
Le 17 septembre de 19h à 20h30
Où ?
Librairie Utopia 1 rue Frédéric Sauton 75005 Paris
La librairie a le plaisir d'accueillir Malika Temmar et Jean Louis Fabiani pour une rencontre autour de la place des idées philosophiques dans le débat public.
Malika Temmar est maîtresse de conférences, habilitée à diriger des recherches (HDR) en sciences du langage à l'Université de Picardie Jules Verne. Issue d'un double parcours en philosophie et en lettres, elle développe des recherches à la croisée des discours philosophiques et médiatiques. Elle est membre du laboratoire STIH (Sens, Texte, Informatique, Histoire) à Sorbonne Université et chercheuse associée à l'INA depuis 2024. Elle s'intéresse aux formes médiatiques de diffusion de la pensée, elle mène dans ce cadre des recherches sur la philosophie à la radio dans le cadre d'un projet dont elle a été lauréate. Elle anime par ailleurs un séminaire à Sorbonne Université (STIH) sur « Les formes publiques de la philosophie », qui interroge les modalités contemporaines de circulation et de mise en débat des idées philosophiques dans l'espace public.
Jean-Louis Fabiani est sociologue. Il a été directeur d'études à l'EHESS et professeur à Central European University. Il s'est consacré en partie à développer une sociologie historique de la philosophie à travers des livres comme "Les philosophes de la République" (1988), "Qu'est-ce qu'un philosophe français" (2010) et "Pierre Bourdieu. Un structuralisme héroïque" (2016). Il prépare en ce moment une "Sociologie de la philosophie" qui devrait paraître en 2028. Il s'intéresse aussi à la sociologie de l'art et de la culture, comme le montrent notamment "Clint Eastwood" (2020) et "Coluche" (2026).
Quand ?
Le 18 septembre à 18h30
Où ?
Bourse du Travail de Villejuif 16 Rue Jean Jaurès, 94800, Villejuif, France
SAVE THE DATE
18 SEPTEMBRE, 18H30,
BOURSE DU TRAVAIL DE VILLEJUIF
Les Unions Locales de Villejuif des syndicats Solidaires et CGT organisent ensemble une soirée en solidarité aux peuples palestiniens et libanais.
Voici le lien pour l'inscription pour le public qui voudrait venir.
L'inscription n'est pas obligatoire mais elle reste recommandée pour nous aider dans l'organisation de la soirée, l'espace étant limité.
Cette soirée a pour objectifs de sensibiliser et d'informer le public sur les tueries et le génocide qui se déroulent encore sur ces territoires, mais également de faire connaître différentes organisations qui s'engagent dans la protection, l'aide, le soutien à ces peuples.
La soirée s'ouvrira sur la diffusion du documentaire "66 jours" de la réalisatrice Joude Bazzoun et d'une intervention en visio de cette dernière.
Chaque association se présentera ensuite, expliquera ses actions et ses combats, parlera de la situation actuelle au Liban et en Palestine, et proposera des façons de s'engager pour toustes celleux désireux-ses de s'investir dans ces luttes.
Après chaque prise de parole, le public aura la possibilité de poser des questions.
La soirée se poursuivra sur des débats ouverts, avec un buffet gratuit pris en charge par les deux syndicats organisateurs.
Les associations auront la possibilité de mettre des caisses de dons à disposition du public pour celleux souhaitant les soutenir.
La date du 18 septembre est doublement symbolique : elle précède la journée internationale de la paix et fait écho à la terrible tuerie dans les camps de Sabra et Chatila (16-18/09/1982) durant laquelle des milices alliées d'Israël ont massacré des réfugié-e-s Palestinien-ne-s dans l'ouest de Beyrouth (alors sous occupation israélienne)
Vive la lutte des peuples palestiniens et libanais !
A bas le colonialisme !
Stop aux génocides !
(Affiche réalisée par Shiyata (présente sur Mastodon et Pixelfed) gratuitement pour soutenir l'évènement.)
Trouvé sur CrimethInc. en anglais, traduit ici :
Le 26 août 2026, le gouvernement américain a classé le collectif italien Autistici/Inventati comme « terroriste mondial spécialement désigné », citant la politique « d’extrême gauche » du collectif pour justifier cette désignation. Ils ont annoncé des désignations similaires du groupe britannique Palestine Action et du mouvement transnational palestinien Masar Badil dans le même communiqué.
Fondé en 2001, Autistici/Inventati est un fournisseur bénévole de courriels, de sites web, de listes de diffusion, de blogs et d’outils de communication axés sur la protection de la vie privée pour les utilisateurices qui préfèrent ne pas se fier aux plateformes des entreprises. Selon le département d’État américain, Autistici/Inventati héberge « environ 16 000 boîtes mails, 1 500 sites web, 5 500 listes de diffusion et 10 000 blogs » sur sa plateforme personnalisée.
Autistici/Inventati expliquent leurs valeurs et objectifs dans leur manifeste :
Nous croyons que la communication doit être libre – et pour la liberté – et, par conséquent, universellement accessible.
Nous essayons d’accomplir tout cela en offrant des services Internet (sites web, e-mail, listes de diffusion, chats, blogs, newsletters, et plus encore) en utilisant nos meilleures compétences et connaissances pour défendre à la fois les individu.es ou les groupes partageant nos objectifs ou idéaux. [… ]
Nous croyons que les médias et la communication ne devraient pas être le domaine exclusif des professionnels de l’information. Nous croyons en la valeur de l’autogestion : c’est pourquoi nous n’avons pas de sponsors ou de financement d’aucune sorte, à part des dons volontaires de celleux qui croient que notre projet est important et doit survivre. Aucun.e d’entre nous ne gagne un sou de ce projet (en fait, c’est tout le contraire).
De nombreux salons du livre, programmes radio et autres projets culturels s’appuient sur la plateforme Autistici/Inventati noblogs.org pour l’hébergement de leur site web. Selon un groupe de recherche antifasciste, « certains des sites NoBlogs les plus connus appartiennent à des chercheurs qui ne rapportent que la haine et la radicalisation d’extrême-droite, ne faisant jamais rien d’autre que de vous montrer ce qui existe. » Ces chercheurs ont contribué à identifier les fascistes qui ont participé au rassemblement « Unite the Right » en 2017, au cours duquel un néonazi a assassiné Heather Heyer dans un véritable acte de terrorisme.
Le Département d’État américain rationalise cette désignation en alléguant qu’Autistici/Inventati « fournit des outils et des services cryptés à de nombreux groupes extrémistes violents d’extrême gauche », y compris Rose City Antifa basée à Portland. Leur affirmation sur Rose City Antifa semble être fausse, cependant, ils confondent Rose City Antifa avec un autre projet appelé Rose City Counterinfo.
Sur la base de cette erreur, le Département d’État s’est précipité pour proclamer un « lien présumé entre Portland et l’Antifa avec le Hamas » et l’« IRGC iranien » [Corps des gardiens de la révolution islamique], la seule justification étant l’allégation selon laquelle un « groupe médiatique extrémiste » non nommé—qui, selon eux, n’avaient aucun lien avec Rose City Antifa—avait republié des déclarations du Hamas et de l’IRGC sur un site web hébergé par noblogs.org. Ceci est représentatif de la malhonnêteté et de l’erreur du communiqué de presse du département d’État dans son ensemble.
Lorsqu’une force militaire attaque un village, la première chose qu’elle tente de faire est de couper les lignes de communication qui le relient au monde extérieur. Nous devons comprendre l’attaque contre Autistici/Inventati de la même manière. Maintenant que les entreprises technologiques, de Meta à la plateforme anciennement connue sous le nom de Twitter, ont montré qu’elles étaient prêtes à interdire tous ce que le gouvernement américain leur demande d’interdire, le gouvernement américain s’en prend aux groupes qui fournissent des services web sur une base non commerciale.
Parce qu’il n’y a pas de désignation d’« organisation terroriste nationale » aux États-Unis, l’administration Trump a commencé sa criminalisation des antifascistes en désignant les groupes antifascistes européens comme « terroristes ». Ils ciblent un projet technologique italien pour la même raison : ils visent à mettre en place les éléments nécessaires pour criminaliser les manifestant.es nationaux en les associant à des groupes désignés comme « terroristes mondiaux ».
Selon le département du Trésor des États-Unis, à partir du 25 septembre 2026, toute transaction avec Autistici/Inventati sera « interdite par les Global Terrorism Sanctions Regulations ». Le communiqué de presse du Trésor stipule :
Les violations des sanctions américaines peuvent entraîner l’imposition de sanctions civiles ou pénales à des personnes américaines et étrangères.
Autistici/Inventati ont publié une courte déclaration sur la désignation :
Nous nions toutes les allégations incluses dans les déclarations, tout en affirmant fermement notre engagement à fournir une plate-forme d’outils pour l’autodéfense numérique, répondant au besoin de communication libre pour les militant.es et autres individu.es, groupes et associations.
Nous ne céderons pas, nous continuerons à faire ce que nous avons fait toutes ces années et nous ferons tout ce qui est en notre pouvoir pour contrer les fausses allégations faites par une administration politiquement désespérée, avec la seule intention de détourner l’attention des gens et des médias de leur propre violence et bellicisme.
L’antifascisme et l’anticapitalisme ne sont pas du terrorisme. Manifester n’est pas du terrorisme. Et chacun.e a le droit de s’exprimer et de lutter pour l’humanité.
S’appuyant sur les interdictions des réseaux sociaux des années précédentes, la désignation terroriste d’Autistici/Inventati est un effort pour supprimer les médias dissidents et une étape importante vers la répression de l’État sur la base de la seule idéologie. Cela ne s’arrêtera pas aux projets anarchistes, mais finira par s’étendre à travers le spectre politique à toustes celleux qui ne sont pas en accord avec l’administration — à moins que l’administration ne soit retirée du pouvoir. Le danger pour toustes augmentera jusqu’à ce que cela se produise.
Bien sûr, les successeurs de Donald Trump pourraient maintenir en place des politiques répressives comme celle-ci, tout comme Joe Biden l’a fait. En plus de se mobiliser contre l’administration Trump, nous devons veiller à ce qu’il y ait suffisamment de pression politique sur toute formation politique qui pourrait succéder à la présidence Trump pour les obliger à annuler les mesures répressives introduites par l’administration Trump.
On relaye ici l’appel à don de No Name Kitchen, collectif actif à la frontière Maroc/Espagne à Ceuta :
« Ces derniers jours, des milliers de personnes sont arrivées à Ceuta en nageant, en réalisant une traversée incroyablement difficile. Elles arrivent avec des blessures, des piqûres de méduses, la faim, la soif et le choc.
Ce n’est pas une invasion, c’est une recherche désespérée d’un avenir.
No Name Kitchen travaille à Ceuta depuis 2021. Nous connaissons le terrain, nous savons ce qu’il y a là et ce qui manque, et nous savons comment aider d’une manière inclusive, digne et discrète — sans instrumentaliser cette crise ou transformer une tragédie en spectacle.
Nous renforçons notre équipe avec plus d’activistes sur le terrain et nous avons besoin de fonds pour la nourriture et les produits de première nécessité (chaussettes, sous-vêtements, chaussures) que nous distribuerons de toute urgence, efficacement et sans discrimination aux personnes les plus vulnérables.
Donnez un coup de main si vous le pouvez. Sinon, partagez ceci. Vous pouvez également nous contacter pour donner des vêtements ou aider sur le terrain.
Vive la liberté de circulation. A bas la violence frontalière et l’hypocrisie institutionnelle qui externalise les frontières tout en exploitant la main-d’œuvre migrante. »
Pour leur faire un don, c’est ici : https://donorbox.org/emergency-solidarity-with-ceuta
+ d'informations et réservations ici :
https://radical-plurals.com/programme-de-notre-recherche-a-lhotel-pasteur-en-septembre-octobre-2026/
En réservant précisez le créneau qui vous intéresse.
Horaires des rencontres :
Pour chaque date il y aura 3 "temps" avec pour chaque temps seulement 8 places.
1 - De 13H12 à 15H
2 - De 15H12 à 17H
3 - De 19H30 à 21H20
Pour les autres dates voir : https://radical-plurals.com/programme-de-notre-recherche-a-lhotel-pasteur-en-septembre-octobre-2026/
NOUS RECHERCHONS DES PERSONNES INTÉRESSÉES DE CONTRIBUER À CE PROJET DE COLLECTE DE TÉMOIGNAGES !
Si vous êtes intéressé.e.s, n'hésitez pas à nous contacter via notre site : www.radical-plurals.com
ou par sms au 0659936241
Quand ?
Le 3 septembre à 19h
Où ?
Le Point Ephémère 200 Quai de Valmy 75010 Paris
En avant-première, venez découvrir le nouveau livre d'Attac : "Le partage des richesses, toute une histoire" avec les auteur·ices et la dessinatrice VAP (Pauline Vuarin), le jeudi 3 septembre 2026, à partir de 19h au Point Éphémère (200, Quai de Valmy, 75010 Paris).
De la Révolution française au mouvement pour la justice climatique, des mobilisations sociales et citoyennes ont permis de faire du partage des richesses une réalité : à travers une plus grande justice fiscale, l'augmentation des salaires, la protection sociale...
Plongée passionnante dans cette histoire en 144 pages de texte et BD, "Le partage des richesses, toute une histoire" explore aussi cette question au présent, sous l'angle de la nouvelle problématique écologique. Et propose un état des lieux des propositions pour, ensemble, oeuvrer à une plus grande justice climatique et sociale !
Nous vous donnons rendez-vous le jeudi 3 septembre, la présentation du livre sera suivie d'un moment convivial pour se retrouver tous et toutes après l'été et pour échanger avec les auteurs et autrices du livre.
Quand ?
Le 3 septembre de 19h à 20h30
Où ?
Librairie Utopia 1 rue Frédéric Sauton 75005 Paris
Dans un contexte marqué par l'extension des technologies numériques, qu'advient-il du recours à l'enregistrement visuel comme élément de preuve ?
Le pouvoir d'attestation des prises de vue photographiques ou filmiques semble paradoxalement s'être amplifié avec le tournant numérique. Il vient désormais nourrir de nouveaux champs d'investigation et connaît des formes inédites d'expression médiatique ; mais la diversité même de ces usages interroge : entre la circulation virale d'images violentes sur Internet, leur intégration dans un cadre judiciaire ou encore l'émergence d'enquêtes-vidéo élaborées, se pose la question de savoir ce qui véritablement, dans ces procédés, est susceptible de « faire preuve ».
Cet ouvrage propose de mener la réflexion à partir de l'étude de cas concrets et selon une approche transdisciplinaire : il convoque et analyse le travail d'artistes filmiques ou plasticiens, de groupes de recherches indépendants, de journalistes et d'avocats pénalistes, à la croisée d'enjeux épistémologiques, esthétiques et politiques. Du déploiement récent des démarches dites « forensiques » aux usages judiciaires de l'image et aux interrogations suscitées par l'avènement de l'intelligence artificielle générative, il cherche ainsi à cerner les évolutions comme les lignes de continuité avec des pratiques antérieures de l'enregistrement visuel à des fins probatoires.
Quand ?
Le 10 septembre de 19h à 20h30
Où ?
Librairie Utopia 1 rue Frédéric Sauton 75005 Paris
La librairie Utopia a le plaisir d'accueillir Diane Richard pour une rencontre autour de son livre » Lutter sans se trahir ».
« Je viens d'un espoir immense, celui du militantisme féministe qui pensait pouvoir réparer, un peu, la société. Il y a quelques années, lorsque s'éveillait ma conscience féministe, je m'y suis jetée à corps perdu. Mais j'ai été bien obligée de constater, assez vite, que quelque chose n'allait pas. Alors j'écris pour comprendre, pour témoigner, pour résister sans tomber dans l'amertume et le ressentiment. »
Après la mort de Nahel puis le 7-Octobre, Diane Richard constate un double standard inacceptable dans le féminisme. Confrontée au mutisme de ses camarades de lutte face aux féminicides et viols commis à l'encontre des Israéliennes, révoltée par cette différence de traitement, elle n'a pas d'autres choix que celui d'exprimer son indignation. Dans ce texte entre témoignage et essai, Diane Richard analyse les bouleversements qu'elle a vécus ces dernières années : des ruptures amicales au cyberharcèlement en passant par les tentatives de récupération de ses propos par l'extrême droite. Lutter sans se trahir est un appel à la remise en question afin que le féminisme reste une affaire de justice pour toutes et tous.
Quand ?
Le 8 septembre de 18h à 20h30
Où ?
Librairie Utopia 1 rue Frédéric Sauton 75005 Paris
La librairie Utopia organise une rencontre autour du livre "Les droits de la nature VS les droits de l'environnement". Cet ouvrage, dirigé par Dominique Bourg et Ernst Zürcher, interroge la pertinence et l'efficacité des droits de la nature face aux limites du droit moderne de l'environnement, en particulier dans la gestion de l'eau.
À partir de quatre études de cas - la lagune de Mar Menor en Espagne, les marais de Bourges, l'Assemblée populaire du Rhône et les écosystèmes forestiers -, il montre les insuffisances d'un droit anthropocentré, largement structuré par des logiques économiques.
Le livre met en évidence l'échec des dispositifs juridiques classiques à protéger durablement les milieux vivants, comme en témoigne la dégradation de la lagune de Mar Menor.
Face à ce constat, les auteurs explorent l'émergence des droits de la nature, en plein essor à l'échelle internationale depuis une quinzaine d'années.
Quand ?
Le 12 septembre de 15h à 18h
Où ?
CICP - Centre International de Culture Populaire 21 ter, rue Voltaire, 75011, Paris, France
La lutte des étudiants contre le CPE en 2006 est un exemple pour la classe ouvrière de tous les pays.
Ne possédant pas le moyen de bloquer la production par la grève, les étudiants ont eu l'intelligence de jouer rapidement leurs atouts. Profitant d'un faible encadrement syndical, ils ont su utiliser les immenses amphithéâtres pour organiser des Assemblées générales quotidiennes ouvertes à tous. Marquées par une réelle vie politique sans comparaison possible avec les fausses AG syndicales-étouffoirs, ces véritables AG ouvrières ont permis aux étudiants de s'unir et d'affirmer la nécessité de la solidarité entre les secteurs et entre les générations.
Alors que les syndicats s'acharnaient à isoler les étudiants, ceux-ci ont réussi à organiser des manifestations attirant de nombreux ouvriers, jusqu'à 1,5 million de manifestants dans tout le pays le 18 mars 2006. Voulant à tout prix éviter un élargissement du mouvement à toute la classe ouvrière, le gouvernement a été contraint de reculer.
La force des étudiants a été la mise en oeuvre du principe ouvrier de l'auto-organisation, à travers des Assemblées générales vivantes et des appels à l'unité, à la solidarité, à l'extension de la lutte. Ces leçons sont à méditer dans la perspective des prochaines luttes qui s'annoncent. En 2006 cette victoire est restée sans lendemain car la classe ouvrière était encore sous le choc des campagnes idéologiques de la bourgeoisie sur la fin de la lutte de classes après l'effondrement de l'URSS en 1991, elle avait pour ainsi dire perdu son identité de classe. Aujourd'hui, elle n'est pas encore remise et est entravée par les miasmes de la décomposition capitaliste. Mais les leçons de 2006 vont enfin porter leurs fruits alors que les politiques d'armement et les attaques contre les conditions de travail engendrent partout le mécontentement ouvrier.
Quand ?
Le 26 septembre de 18h à 20h
Où ?
Les Murs à Pêches 61 Rue Pierre de Montreuil 93100 Montreuil
Prenez un utopiste, mettez-lui le nez dans le dérèglement climatique, puis trempez-le dans Extinction Rébellion, les Zapatistes, les Gilets jaunes. Vous obtenez un ours bipolaire en colère capable de refaire le monde dans la joie et la bonne humeur avec Raymond Aubrac, Antonio Gramsci, Confucius et ... Coluche (notamment).
La situation est grave mais on n'a pas besoin de l'être car ça n'arrange rien ! Alors éteignez la télé et laissez Bisounours vous réveiller pour vous faire rêver d'un nouveau monde dans la joie et la bonne humeur. C'est le one-man-show pour la vie contre l'argent, un duel contre l'hégémonie culturelle du cacapipitalisme !
Marc Bloch était une personne modeste, réservée mais discutant sur un pied d'égalité avec les paysans creusois comme avec les intellectuels parisiens. Tout le contraire de son panthéonisateur !
- 362 été 2026 / Leur Histoire, Notre Mémoire , Société
Dans un premier temps, RDV place Mazagran à 17h pour une occupation festive : jeux, fanfare, crêpes, et prises de paroles des collectifs de familles de victimes de crimes carcéraux.
On se retrouve ensuite pour un deuxième temps (lieu à confirmer, mais juste à côté de la place Mazagran) à partir de 20h pour partager un bon repas, avec en plus karaoké, open mic et pour finir dj set de DJ Pipas, et autres surprises !
Venez nombreuxses !
Justice pour Idir ! Ni oubli ni pardon.
A bas les mitards ! A bas les taules !
Si tu souhaites participer à l'open mic ou être bénévole, n'hésite pas à nous écrire à l'adresse idir-espoir-solidarite@proton.me
L'éphéméride des luttes du 19 août déteste tous les soldats, ceux de tous les pays comme de toutes les religions. Et elle n'aime pas non plus les rois, les nazis ou les troupes d'occupation. Ce qu'elle aime, c'est la liberté.
1786 : Dans le Massachussets, insurrection paysanne de Shay contre la hausse des taxes et des impôts.
1900 : A Milan se tient le procès de Gaetano Bresci, l'anarchiste qui assassina le roi Umberto I. Il est condamné à sept ans de travaux forcés et sera retrouvé pendu dans sa cellule.
1943 : Les nazis dissolvent le gouvernement du Danemark occupé. En retour, les Danois-es coulent leur propre flotte militaire.
1944 : Insurrection slovaque contre les nazis.
1970 : A Los Angeles, la police attaque une manifestation de personnes originaires d'Amérique Centrale qui manifestaient contre la guerre du Vietnam, faisant trois morts.
1973 : En Angleterre, l'IRA place deux bombes à Solihull ainsi qu'une troisième dans les magasins Harrod à Londres.
2005 : La Nouvelle-Orléans est dévastée par l'ouragan Katrina et les quartiers pauvres sont délibérément laissés à l'abandon par les pouvoirs publics. Des milliers de personnes mourront.
2016 : A Neder-Over-Heembeek (Bruxelles), attaque incendiaire contre le centre de l'INCC (Institut national de criminalistique et de criminologie : une voiture bélier enfonce le portail jusqu'à l'aile des laboratoires et le feu est mis. Voir une chronique.
Voir aussi l'éphéméride anarchiste du 29 août.
Texte d'appel à un contre-congrès massif et déter à Orléans (village et manifestation anti-fascistes) et à des réunions publiques partout pour des transports collectifs vers Orléans.
Et résumé de la dernière réunion publique de la plateforme anti-fasciste Ciao Fachos.
PAS DE CONGRÈS POUR LE RN !
Les 24 et 25 octobre, le RN prévoit son congrès à Orléans, avec son meeting de lancement de campagne le 25. Des bus partiront de partout en France pour une démonstration de force du premier parti fasciste de France.
A chaque fois que le FN/RN remporte des victoires médiatiques ou politiques, il se normalise comme force politique et ses idées gagnent du terrain, en témoigne la loi "permis de tuer" pour la police et gendarmerie votée cet été. Ce parti alimente surtout la violence raciste, comme en juin dernier, dans une discothèque à Rodez, où on a entendu : « Marine au pouvoir, les Arabes à l'abattoir. »
Face aux dangers du fascisme, notre réponse doit être déterminée et massive.
Les manifestations qui ont eu lieu en juillet contre le congrès de l'AfD, parti fasciste allemand, ont rassemblé 20000 manifestant.e.s et doivent nous donner confiance : partout dans le monde, nous sommes la majorité ! Ensemble, nous pouvons infliger une lourde défaite au RN.
Plusieurs initiatives antifascistes sont en train de s'organiser à Orléans, notamment avec un village antifasciste le 24 et une manifestation nationale en direction du meeting le 25. Début septembre il y aura une réunion nationale inter-organisations pour finaliser toustes ensemble l'organisation de ce week-end de mobilisation antifasciste nationale.
Nous appelons aussi toutes les organisations qui le souhaitent à organiser des campagnes dans leurs quartiers, leurs villes et leurs villages pour appeler à manifester le 25 octobre à Orléans contre le meeting du RN.
Au sein de la plateforme Ciao Fachos, nous travaillons sur un kit de mobilisation (argumentaire, tract, affiche...) pour les accompagner.
Rejoignez-nous !
Tractages, collages, réunions publiques, transports collectifs, soirées de récoltes de fonds : soyons partout, et profitons-en pour empêcher le RN de tracter sur nos marchés et coller sur nos murs.
PAS DE CAMPAGNE ET PAS DE CONGRÈS POUR LES RACISTES !
Signataires :
AcaaB (Action citoyenne antiraciste antifasciste Beaucaire), AFA Annemasse, AG anti fasciste 72, Alternatiba Orléans, Amaars (Assemblée Morbihan (Est) Antifasciste Antiraciste Rurale et Solidaire), ATTAC 45, Ciao Fachos, Collectif antifasciste Orléans, Collectif antifasciste Paris 20e, Contrevents (Côtes d'Armor), CRAAAME (Collectif Rêvolutionnaire Autonome Anarchiste Anti-fasciste du Mans et des Environs), G.E.L 72 (Groupe Étudiant Libertaire Sarthe), Gentilly Antifasciste Antiraciste, GRIF (Groupe Radical Intersectionnel Féministe) Orléans, ORA (Orléans Riposte Antifasciste), Organisation de Solidarité Trans (OST), OST Orléans, Riposte Antifasciste Marseille, Riposte Populaire, Soulèvements de la Terre Orléans, Sound of Sudan, Suresnes Antifa Antiraciste, TAF (Tours AntiFasciste)
Texte alternatif décrivant l'affiche :
Visuel avec gros message « Pas de congrès pour le RN »
On voit une foule de bras qui font des siamo tutti antifascisti
Deux pancartes « Orléans 24 - 25/10 » et « mobilisations antifa »
Des drapeaux antifasciste, LGBTQIA+ et palestinien sont brandis
RÉSUMÉ DE LA RÉUNION PUBLIQUE DU 6 AOÛT DE LA PLATEFORME ANTI-FASCISTE CIAO FACHOS
Une participation massive !
70 participant·e·s, 33 organisations, dont 5 d'Orléans / du Loiret et 3 organisations nationales (VISA, ASSO Solidaires, Solidaires étudiant·e·s)
Et ça début août, une franche réussite qui annonce d'importantes victoires (et défaites pour les fascistes !)
Préparation inter-orga
Après avoir présenté pourquoi c'est important et vital de s'opposer au Rassemblement Nazional, nous avons présenté la situation du congrès / meeting du RN à Orléans et d'où en est la préparation de la mobilisation anti-fasciste nationale !
Nous avons discuté stratégie et amendé une proposition de visuel d'appel à se mobiliser les 24 et 25 octobre à Orléans depuis partout.
Continuons à préparer la défaite du RN !
Ensemble nous avons décidé de créer des groupes inter-orga pour organiser
Coordonnons toutes les échelles locales et globales
Dans chaque ville et village, nous avons besoin de faire des réunions publiques pour présenter les enjeux majeurs du contre-congrès, organiser des transports collectifs et récolter de l'argent pour les financer !
Se mobiliser localement en assemblées publiques et en inter-orga, pour s'opposer au congrès et au 1er meeting du RN à Orléans c'est monter en puissance pour s'opposer localement aux réunions, tractages, collages du RN.
Prochaines réunions
Le 1er septembre il y aura une réunion inter-orga unitaire nationale pour se coordonner sur les actions des 24 et 25 octobre à Orléans (village et manifestation anti-fascistes). Pour que votre orga y participe vous pouvez nous contacter !
La prochaine réunion publique de Ciao Fachos, pour informer des avancements de cette mobilisation nationale et pour donner des outils de mobilisation locale, sera le Dimanche 6 Septembre à 18h30 en visio via ce lien : https://bbb.faimaison.net/rooms/xb9-1lb-jdo-kts/join
Texte alternatif décrivant le visuel :
Dix-neuvième congrès du RN. Orléans 24 et 25 octobre 2026.
Détournement du visuel du RN, en barrant les visages de Jordan Bardella et Marine Le Pen et en remplaçant "victoire" par "défaite" dans leur slogan, ce qui donne : « Une nouvelle étape vers la défaite de 2027 ! ».
Résumé de la réunion publique du 6 août.
Ciao Fachos.
OUTILS DE COMMUNICATION DE LA PLATEFORME ANTI-FASCISTE CIAO FACHOS
Nous vous invitons vivement à partager ces informations partout, à nous rejoindre et à participer au contre-congrès de multiples manières possibles !
CIAO FACHOS
Christophe Sauvé alerte sur les conditions de vie des Voyageurs en période de canicule. Aires d’accueil très minéralisées, caravanes surchauffées, manque d’anticipation : selon le militant associatif de Loire-Atlantique, les épisodes de chaleur aggravent des inégalités déjà profondes, alors que la récente loi Ripost durcit les règles applicables aux occupations illicites.
L’article [Entretien] Pour Christophe Sauvé, « le manque d’anticipation climatique cristallise les tensions et la haine envers les Voyageurs » est apparu en premier sur Splann ! | Premier média d'enquête indépendant en Bretagne.
Au 1er septembre, la Maison Internationale Populaire (MIP) à Tours et ses 70 habitant·e·s dont 21 mineur·e·s seront expulsables. En effet, le juge de l’exécution (JEX) a refusé notre demande de délai supplémentaire suite à la demande de la société propriétaire (la SET) de réaliser des travaux pendant 2 semaines afin d’installer un câble électrique sur le terrain actuellement occupé. 70 personnes à la rue pour 2 semaines de travaux !
Expulser maintenant la MIP, c’est remettre à la rue des enfants qui vont faire leur rentrée dans quelques jours, des personnes avec des problèmes de santés et des personnes précaires économiquement et administrativement. Dans le département, le réseau d’hébergement d’urgence est déjà surchargé et incapable d’accomplir ses missions. Il est donc irresponsable de forcer 70 personnes à être dépendantes de ce système.
La MIP est un squat ouvert depuis le 18 avril 2025. Elle occupe des bâtiments abandonnés de l’ancienne caserne militaire Beaumonts, concernés par aucun projet d’aménagement.
Depuis plus d’un an, nous travaillons avec la Mairie afin d’être relogé·e·s dans un bâtiment à Tours Nord. La fin de la rénovation de ce bâtiment et le déménagement dans celui-ci est prévu pour novembre 2026.
À côté de la MIP, la SET construit des logements pour lesquels elle a besoin de faire passer une ligne électrique sur notre terrain. Ces logements ne seront pas terminés avant l’année prochaine, elle pourrait très bien décaler l’installation de la ligne électrique de 3 mois pour faciliter le déménagement à Tours Nord, ou comme nous leur avons proposé, effectuer leurs 2 semaines de travaux en sécurisant les lieux avec des barrières, comme ils le font depuis le début de l’occupation. Nous avons toujours accepté sans difficulté les nombreuses interventions des chantiers de la SET sur notre terrain et travaillé en bonne intelligence avec les employés du chantier et les vigiles. Nul besoin de nous expulser pour cela.
La préfecture a l’obligation légale d’offrir des solutions d’hébergement pérennes aux personnes expulsées. Mais nous n’avons actuellement aucune confiance envers la préfecture. Après l’expulsion d’un squat, les préfectures ont pour habitude de se défiler de leurs responsabilités en ne proposant que 1 ou 2 semaines d’hébergement. Ensuite, les personnes sont renvoyées à la rue sans aucune autre solution de logement, et doivent espérer avoir une place d’hébergement d’urgence en appelant chaque semaine le 115, qui est déjà surchargé. C’est pourquoi nous souhaitons être reçu par la préfecture afin d’obtenir des engagements clairs.
Rassemblons-nous avec des pancartes le :

[Publié le 27 août 2026 sur La Gabarre.]
PAS DE CONGRÈS POUR LE RN !
Les 24 et 25 octobre, le RN prévoit son congrès à Orléans, avec son meeting de lancement de campagne le 25. Des bus partiront de partout en France pour une démonstration de force du premier parti fasciste de France.
A chaque fois que le FN/RN remporte des victoires médiatiques ou politiques, il se normalise comme force politique et ses idées gagnent du terrain, en témoigne la loi "permis de tuer" pour la police et gendarmerie votée cet été. Ce parti alimente surtout la violence raciste, comme en juin dernier, dans une discothèque à Rodez, où on a entendu : « Marine au pouvoir, les Arabes à l'abattoir. »
Face aux dangers du fascisme, notre réponse doit être déterminée et massive.
Les manifestations qui ont eu lieu en juillet contre le congrès de l'AfD, parti fasciste allemand, ont rassemblé 20000 manifestant.e.s et doivent nous donner confiance : partout dans le monde, nous sommes la majorité ! Ensemble, nous pouvons infliger une lourde défaite au RN.
Plusieurs initiatives antifascistes sont en train de s'organiser à Orléans, notamment avec un village antifasciste le 24 et une manifestation nationale en direction du meeting le 25. Début septembre il y aura une réunion nationale inter-organisations pour finaliser toustes ensemble l'organisation de ce week-end de mobilisation antifasciste nationale.
Nous appelons aussi toutes les organisations qui le souhaitent à organiser des campagnes dans leurs quartiers, leurs villes et leurs villages pour appeler à manifester le 25 octobre à Orléans contre le meeting du RN.
Au sein de la plateforme Ciao Fachos, nous travaillons sur un kit de mobilisation (argumentaire, tract, affiche...) pour les accompagner.
Rejoignez-nous !
Tractages, collages, réunions publiques, transports collectifs, soirées de récoltes de fonds : soyons partout, et profitons-en pour empêcher le RN de tracter sur nos marchés et coller sur nos murs.
PAS DE CAMPAGNE ET PAS DE CONGRÈS POUR LES RACISTES !
Signataires :
AcaaB (Action citoyenne antiraciste antifasciste Beaucaire), AFA Annemasse, AG anti fasciste 72, Alternatiba Orléans, Amaars (Assemblée Morbihan (Est) Antifasciste Antiraciste Rurale et Solidaire), ATTAC 45, Ciao Fachos, Collectif antifasciste Orléans, Collectif antifasciste Paris 20e, Contrevents (Côtes d'Armor), CRAAAME (Collectif Rêvolutionnaire Autonome Anarchiste Anti-fasciste du Mans et des Environs), G.E.L 72 (Groupe Étudiant Libertaire Sarthe), Gentilly Antifasciste Antiraciste, GRIF (Groupe Radical Intersectionnel Féministe) Orléans, ORA (Orléans Riposte Antifasciste), Organisation de Solidarité Trans (OST), OST Orléans, Riposte Antifasciste Marseille, Riposte Populaire, Soulèvements de la Terre Orléans, Sound of Sudan, Suresnes Antifa Antiraciste, TAF (Tours AntiFasciste)
Texte alternatif décrivant l'affiche :
Visuel avec gros message "Pas de congrès pour le RN"
On voit une foule de bras qui font des siamo tutti antifascisti
Deux pancartes "Orléans 24 - 25/10" et "mobilisations antifa"
Des drapeaux antifasciste, LGBTQIA+ et palestinien sont brandis
RÉSUMÉ DE LA RÉUNION PUBLIQUE DU 6 AOÛT DE LA PLATEFORME ANTI-FASCISTE CIAO FACHOS
Une participation massive !
70 participant·e·s, 33 organisations, dont 5 d'Orléans / du Loiret et 3 organisations nationales (VISA, ASSO Solidaires, Solidaires étudiant·e·s)
Et ça début août, une franche réussite qui annonce d'importantes victoires (et défaites pour les fascistes !)
Préparation inter-orga
Après avoir présenté pourquoi c'est important et vital de s'opposer au Rassemblement Nazional, nous avons présenté la situation du congrès / meeting du RN à Orléans et d'où en est la préparation de la mobilisation anti-fasciste nationale !
Nous avons discuté stratégie et amendé une proposition de visuel d'appel à se mobiliser les 24 et 25 octobre à Orléans depuis partout.
Continuons à préparer la défaite du RN !
Ensemble nous avons décidé de créer des groupes inter-orga pour organiser
Coordonnons toutes les échelles locales et globales
Dans chaque ville et village, nous avons besoin de faire des réunions publiques pour présenter les enjeux majeurs du contre-congrès, organiser des transports collectifs et récolter de l'argent pour les financer !
Se mobiliser localement en assemblées publiques et en inter-orga, pour s'opposer au congrès et au 1er meeting du RN à Orléans c'est monter en puissance pour s'opposer localement aux réunions, tractages, collages du RN.
Prochaines réunions
Le 1er septembre il y aura une réunion inter-orga unitaire nationale pour se coordonner sur les actions des 24 et 25 octobre à Orléans (village et manifestation anti-fascistes). Pour que votre orga y participe vous pouvez nous contacter !
La prochaine réunion publique de Ciao Fachos, pour informer des avancements de cette mobilisation nationale et pour donner des outils de mobilisation locale, sera le Dimanche 6 Septembre à 18h30 en visio via ce lien : https://bbb.faimaison.net/rooms/xb9-1lb-jdo-kts/join
Texte alternatif décrivant le visuel :
Dix-neuvième congrès du RN. Orléans 24 et 25 octobre 2026.
Détournement du visuel du RN, en barrant les visages de Jordan Bardella et Marine Le Pen et en remplaçant "victoire" par "défaite" dans leur slogan, ce qui donne : « Une nouvelle étape vers la défaite de 2027 ! ».
Résumé de la réunion publique du 6 août.
Ciao Fachos.
OUTILS DE COMMUNICATION DE LA PLATEFORME ANTI-FASCISTE CIAO FACHOS
Nous vous invitons vivement à partager ces informations partout, à nous rejoindre et à participer au contre-congrès de multiples manières possibles !
CIAO FACHOS
Nous sommes un collectif de soutien aux personnes queers vivant en Afghanistan, nous lançons cet appel à la solidarité transnationale pour faire face à une situation extrêmement violente à laquelle sont confrontées nos ami-e-s queers pris.es pour cibles par l'État afghan.
Avant de vous décrire la situation, voilà le lien de notre cagnotte pour aider financièrement :
https://www.we-solidaire.com/fr/collecte/soutien-aux-personnes-queers-en-afghanistan
Depuis plusieurs années, les personnes que le régime afghan identifie comme non hétérosexuelles font la cible de violences, de nombreux meurtres et agressions ont eu lieu, des maisons ou des appartements de vie communautaires ont été pris d'assaut ou incendiés par les forces armées des talibans, nombre de personnes ont été incarcérées et torturées dans les prisons de l'État. Chacune de ces situations ont eu lieu très récemment, depuis le début de l'année 2026.
Dans ce contexte, c'est la vie entière qui est rendue bien plus difficile, notamment le fait de répondre à des besoins basiques et nécessaires tels qu'accéder à un logement, à des soins, à un travail, à se déplacer... Mais également des besoins encore plus essentiels, tels que celui de ne pas subir de mal, ne pas être torturé.e, défiguré.e, tué.e ou celui de disposer de sa liberté.
Nos actions se font selon nos moyens, qui dépendent principalement des tunes que l'on récolte via cette cagnotte, afin de répondre aux besoins directs des personnes sur place : payer des loyers, des taxis, des soins, des libérations, et répondre à des situations d'urgence. Nous avons donc besoin d'une aide importante en ce moment pour sortir nos ami-es d'une situation dramatique qui s'est produite il y a peu, mais également de contributions régulières pour participer à des frais de vie quotidiens, notamment des loyers, donc n'hésitez pas à revenir pour faire des dons mensuels, à hauteur de vos moyens.
https://www.we-solidaire.com/fr/collecte/soutien-aux-personnes-queers-en-afghanistan
Nous sommes un collectif de 4 femmes trans d'origines Afghane, Française, et autre. Nous sommes déterminées à apporter tout le soutien et l'apaisement dont nous sommes capables à celles et ceux qui souffrent et avec qui nous sommes liées à différents degrés. Car nous savons que ce qui arrive à l'autre bout du monde nous arrive aussi à nous, ainsi qu'à l'humanité toute entière. C'est d'avoir une âme dont il est question, et c'est pour cela que nous parlons d'entraide. De plus notre action s'inscrit dans les luttes de solidarité internationale, de solidarité communautaire queer, ainsi que les luttes pour la liberté de circulation.
Merci de nous avoir lues, on vous remercie pour tous les dons que vous pourrez apporter pour aider nos ami-es à faire face à cette situation des plus terribles.
Vous pouvez aussi partager cet article ou le lien de la cagnotte sur vos réseaux personnels (ici).
Si vous n'avez pas de l'argent à donner, mais d'autres idées sur comment on peut en trouver ou comment nous aider, hésitez pas à nous contacter (en français, farsi, anglais, español) sur : solidarityqueerafgh [at] riseup.net
Et notre Instagram juste ici ;)
Que vive la solidarité internationale, que vive la solidarité queer
Artificialisation galopante et logements inaccessibles pour les classes populaires. Voilà comment les résidences secondaires gangrènent le littoral breton. On le sait tous. Mais l'arrivée de Sandrine Rousseau (parti Les Ecologistes) à Dinéault, dans sa « ruine » qu'elle compte « retaper », révèle un malaise qu'on avait du mal à matérialiser.
Le cas Sandrine Rousseau n'est pas isolé. Les dirigeants d'Eau et Rivières de Bretagne eux-mêmes vivent tous sur la côte bretonne, dans des zones prospères et privilégiées. Des zones livrées à la bétonisation et à la ghettoïsation de riches retraités. Qu'ERB prétend combattre... Des hectares de terres naturelles ou agricoles sont artificialisés, les prix immobiliers explosent tandis que les résidences secondaires pullulent, créant tensions sociales et économiques. Ce que Splann a parfaitement documenté.
La crise du logement révèle ainsi la nature profonde d'ERB. Quelle crédibilité peut avoir une association environnementale quand sa direction vit confortablement dans des quartiers huppés ? Cette hypocrisie crasse – faites ce que je dis, pas ce que je fais – ne peut plus durer.
Nous savions déjà que Francis Nativel, le pétrolier président d'ERB, vivait à Perros-Guirec… dans un « pied-à-terre estival » que possède sa famille depuis les années 1960. Oui, une maison secondaire devenue résidence principale après ses années au service du capitalisme extractiviste ! Perros-Guirec où se trouve aussi Rozenn Perrot, trésorière adjointe… qui est également domiciliée à Saint-Malo. L'ancrage breton, visiblement, se vit mieux depuis les villes de riches ! Cocasse pour une militante revendiquée d'ATTAC. Il semblerait que combattre le Grand Capital soit une noble cause, pourvu que le petit capital personnel reste soigneusement à l'abri de la lutte. La Révolution a ses limites, et elles sont comptables.
Evelyne Lorphelin, secrétaire générale adjointe, cultive elle aussi ce talent rare pour l'ubiquité : déclarée à Pont-Péan, dans le Sud rennais, elle pose en réalité ses valises à Saint-Malo intra-muros.
Didier Bonneville, administrateur Ille-et-Vilaine, domicilié à Rennes, s'offre lui aussi le luxe d'une résidence secondaire à Saint-Quay-Portrieux. Une maison d'été de plus qui ravira les vacanciers à qui il la loue plutôt qu'à une famille à l'année. Mais pourquoi s'en étonner, quand plus de la moitié du parc immobilier quinocéen est déjà capturé par ces résidences fantômes qui font si bien les beaux jours des touristes et si peu ceux des travailleurs du pays.
On croyait avoir tout vu avec Laurent Le Berre, administrateur Finistère, qui loue allègrement et plein pot aux touristes de passage une maison à Porspoder et deux en pays Bigouden, à Plonéour Lanvern. Christophe Le Visage, vice-président d'ERB et vivant lui aussi à Porspoder, va-t-il tancer son collègue et son avidité ?
Rassurez-vous ! Les autres administrateurs d'ERB ne sont pas en reste, vivant dans ces « Zones à Retraités », privilégiées, ghettoïsées et où les maisons secondaires représentent une part disproportionnées des logements. Plus le marché se tend, plus les prix grimpent et plus leur patrimoine s'envole, sans qu'ils aient à lever le petit doigt.
Fouesnant, où vit Nicolas Forray, le secrétaire général, a vu s'apprécier les prix immobiliers de 30% depuis 2021. Une hausse similaire à Guidel, où habite Pierre Loisel, le trésorier. Quant à Plourivo, où vit Guy Le Hénaff, administrateur Côtes-d'Armor, la flambée atteint près de 40% ! Comme à Belle-Isle-en-Terre, pourtant un bourg rural et populaire où sont Anne-Marie Pichon et Jean-Luc Pichon, administrateurs Côtes-d'Armor.
Eau et Rivières de Bretagne est sans équivoque une association bourgeoise complètement déconnectée des luttes réelles : celles des travailleurs qui galèrent, des familles qui ne peuvent pas se loger ! Et on veut donner des leçons de lutte ?
La COCUE (Combattre l'Opposition Contrôlée Ultramondaine Ecologiste)
Mercredi 16 Septembre à 20 heures au local La Commune, 17 Rue de Chateaudun à Rennes :
"Crise énergétique et Désastres environnementaux : Peut-on faire confiance à la "transition écologique" et aux solutions technologiques ? "
L'Hydrogène nous est présenté comme le carburant miracle de la transition écologique : aviation « propre », industrie décarbonée, croissance verte sans renoncer à nos modes de vie... Et si tout cela relevait surtout d'un nouveau récit industriel au service d'intérêts particuliers ? L'hydrogène est-il une solution climatique... ou un nouvel avatar du techno-solutionnisme destiné à sauver le productivisme plutôt que le vivant ? A travers cet exemple de l'Hydrogène se posent quantités de questions sur les choix technologiques et leur validation démocratique.
A l'appui de l'enquête fouillée d'Aline Nippert, journaliste scientifique ("Hydrogène Mania, enquête sur le totem de la croissance verte, Passager Clandestin 2024) sur une pseudo "molécule miracle" l'hydrogène ; en s'inspirant de la lecture de l'ouvrage critique "Sans Transition" de Jean-Baptiste Fressoz (historien de l'énergie au CNRS) ; et en se basant sur les théories de l'écologie sociale de Murray Bookchin cette causerie propose :
=> Nous aurons une présentation suivie d'un débat ouvert sur les choix énergétiques, le capitalisme vert, la décroissance et les alternatives émancipatrices face à la crise écologique et énergétique actuelle.
Tous les ans, à Budapest, des milliers de fascistes se rassemblent. Des foules de nostalgiques d’Hitler paradent ouvertement revétant des uniformes nazis pour fêter « le jour de l’honneur ».
Ils y célèbrent la tentative de fuite de la ville de Budapest par les troupes nazies et leurs alliées hongroises lorsqu’elle était assiégé par l’armée rouge en 1945.
En 2023 et comme chaque année, des contre-manifestations anti-fascistes hongroises sont organisés. Cette année des affrontements entre néonazis et militantes antifascistes ont eu lieu. Il nous importe peu de relater les faits avec exactitude. Nous ne sommes pas juges et nous ne souhaitons pas que nos paroles aient d’incidence sur la défense des camarades.
Une enquête ouvre alors et lance une chasse aux antifascistes. 3 personnes sont arrêtées le jour même dont 2 enfermées d’office dans les geôles hongroises. Des mandats d’arrêt européens sont émis par le régime hongrois. En collaborant avec le gouvernement hongrois et italien – qui lui aussi participe à la traque des antifascistes visé.es – le pouvoir allemand profite de cette affaire pour ouvrir là le procès de l’antifa ost car des personnes visé.es par l’enquête de Budapest y sont accusées.
Gabriele est arrêté en Italie et Maja extradée vers la Hongrie, par l’Allemagne en juin 2024. Depuis, plus aucune extradition n’a eu lieu vers la Hongrie mais un procès a lieu en Allemagne, car des victimes (néonazies) présumées sont allemandes. C’est pourquoi l’Allemagne à demander l’extradition des militant.es poursuivies.
En réponse à cela, la justice française a accepter de lui livrer Gino (elle avait refusé de l’extrader vers la Hongrie en 2025).
Même si les peines encourues et les conditions de détentions sont moins pires (mais toujours inhumaines) en Allemagne qu’en Hongrie, rien n’indique avec certitude que l’Allemagne ne livrera pas les prévenu.es en Hongrie un jour. En tant qu’antifascistes révolutionnaires, nous ne féliciterons jamais de la tenue d’un procès, où que ce soit, contre des camarades. On les accuse de violences aggravées, participation à une organisation criminelle et tentative de meurtre.
Actuellement, 6 militant.es comparaissent à Düsseldorf depuis janvier 2026, dans un procès qui ne durera pas moins d’un an. Réunissant des conditions sécuritaires hors normes, il fait dire aux avocats de la défense qu’il s’agit d’un « procès-spectacle » visant à criminaliser l’antifascisme autant qu’à dissuader les mouvements révolutionnaires.
La collaboration poussée entre états européens et l’envergure du procès est révélatrice. dans un pays des plus réactionnaires de l’europe, les défilés de néofascistes sont politiquement protéges alors que ceux qui lutte contre la descendance idéologique du nazisme sont systématiquement réprimé-es de sorte à enterrer la moindre étincelle révolutionnaire. Les états européens s’affirmant plus démocratiques,s ‘alignent sur cette politique. On devine bien quel serait leur choix s’il fallait choisir une idéologie.
Face à ça, l’antifascisme se retrouve cantonné à la social-démocratie, afin qu’il reste électoraliste, « respectable », et qu’il se plie aux règles fixées par les états oppresseurs qui fabriquent ainsi une séparation entre « bons » et « mauvais » antifascistes comme on à pu le voir dans l’affaire de Lyon et la mort de Q. Deranque.
Ce tollé sur l’antifascisme laisse place à des formes de révisionnisme, une volonté d’effacer la mémoire pour faciliter l’acceptation des manifestations les plus réactionnaires qui soient.
Contre ces politiques délétères, nous affirmons une solidarité sans faille avec tout-e-s les camarades antifascistes réprimé.es ,traqué.es, enfermé-es. de Budapest à Lyon, de Paris à Düsseldorf et partout ailleurs dans le monde. Malgré ce que mettent en place les pouvoirs oppresseurs pour faire croire à votre isolement, vous n’êtes pas seuls.
Pour Gino et toustes les autres : solidarité internationale.

Dimanche 13 septembre 2026 // 14h // CICP (Paris)
Rencontre autour de
LA LUTTE DES MAPUCHES pour l’autonomie et la récupération territoriale
Présentation de la traduction du livre Chem Ka Rakiduam (pensée & action) de l’organisation mapuche révolutionnaire et autonomiste Coordinadora Arauco-Malleco (CAM)
« Au Wallmapu — les territoires mapuches occupés par les États chilien et argentin au sud du continent —, des luttes acharnées sont menées pour récupérer les terres accaparées par des investisseurs capitalistes, des entreprises forestières, des groupes énergétiques et de grands propriétaires terriens. Dans cette lutte tenace pour la libération, les communautés mapuches reconstruisent le monde mapuche en dépit de la répression, de la prison et de la militarisation. Leur cosmovision exprimant le lien profond entre tous les êtres vivants, la Terre animée et l’humain, s’oppose aux forces colonisatrices et prédatrices qui ravagent le monde. »
DIMANCHE 13 SEPTEMBRE 2026
14h au CICP
23 Rue Voltaire, Paris
Plus d’infos sur http://wallmapulibre.noblogs.org
L’annonce du livre : https://nantes.indymedia.org/posts/168337/parution-chem-ka-rakiduam-pensee-et-action-de-lorganisation-de-resistance-mapuche-coordinadora-arauco-malleco-cam/
Dans le cadre de la Semaine internationale de solidarité avec les prisonniers anarchistes, organisée du 23 au 30 août 2026, une liste actualisée d'adresses de nombreux.ses anarchistes emprisonné.es a été publiée le 24 août. Disponible en version PDF et en livret imprimable, elle recense des prisonnier.es actuellement détenu.es et invite à signaler toute erreur, omission ou libération afin de maintenir les informations à jour.
Par ailleurs, le Secours Rouge met à disposition une liste d'adresses de prisonnier.es politiques progressistes et révolutionnaires (anarchistes, communistes, anti-impérialistes, antifascistes et de luttes de libération nationale, etc.) sur une page spéciale de notre site internet régulièrement mise à jour.
PAS DE CONGRÈS POUR LE RN !
Les 24 et 25 octobre, le RN prévoit son congrès à Orléans, avec son meeting de lancement de campagne le 25. Des bus partiront de partout en France pour une démonstration de force du premier parti fasciste de France.
A chaque fois que le FN/RN remporte des victoires médiatiques ou politiques, il se normalise comme force politique et ses idées gagnent du terrain, en témoigne la loi "permis de tuer" pour la police et gendarmerie votée cet été. Ce parti alimente surtout la violence raciste, comme en juin dernier, dans une discothèque à Rodez, où on a entendu : « Marine au pouvoir, les Arabes à l'abattoir. »
Face aux dangers du fascisme, notre réponse doit être déterminée et massive.
Les manifestations qui ont eu lieu en juillet contre le congrès de l'AfD, parti fasciste allemand, ont rassemblé 20000 manifestant.e.s et doivent nous donner confiance : partout dans le monde, nous sommes la majorité ! Ensemble, nous pouvons infliger une lourde défaite au RN.
Plusieurs initiatives antifascistes sont en train de s'organiser à Orléans, notamment avec un village antifasciste le 24 et une manifestation nationale en direction du meeting le 25. Début septembre il y aura une réunion nationale inter-organisations pour finaliser toustes ensemble l'organisation de ce week-end de mobilisation antifasciste nationale.
Nous appelons aussi toutes les organisations qui le souhaitent à organiser des campagnes dans leurs quartiers, leurs villes et leurs villages pour appeler à manifester le 25 octobre à Orléans contre le meeting du RN.
Au sein de la plateforme Ciao Fachos, nous travaillons sur un kit de mobilisation (argumentaire, tract, affiche...) pour les accompagner.
Rejoignez-nous !
Tractages, collages, réunions publiques, transports collectifs, soirées de récoltes de fonds : soyons partout, et profitons-en pour empêcher le RN de tracter sur nos marchés et coller sur nos murs.
PAS DE CAMPAGNE ET PAS DE CONGRÈS POUR LES RACISTES !
Signataires :
AcaaB (Action citoyenne antiraciste antifasciste Beaucaire), AFA Annemasse, AG anti fasciste 72, Alternatiba Orléans, Amaars (Assemblée Morbihan (Est) Antifasciste Antiraciste Rurale et Solidaire), ATTAC 45, Ciao Fachos, Collectif antifasciste Orléans, Collectif antifasciste Paris 20e, Contrevents (Côtes d'Armor), CRAAAME (Collectif Rêvolutionnaire Autonome Anarchiste Anti-fasciste du Mans et des Environs), G.E.L 72 (Groupe Étudiant Libertaire Sarthe), Gentilly Antifasciste Antiraciste, GRIF (Groupe Radical Intersectionnel Féministe) Orléans, ORA (Orléans Riposte Antifasciste), Organisation de Solidarité Trans (OST), OST Orléans, Riposte Antifasciste Marseille, Riposte Populaire, Soulèvements de la Terre Orléans, Sound of Sudan, Suresnes Antifa Antiraciste, TAF (Tours AntiFasciste) Texte alternatif décrivant l'affiche :
Visuel avec gros message « Pas de congrès pour le RN »
On voit une foule de bras qui font des siamo tutti antifascisti
Deux pancartes « Orléans 24 - 25/10 » et « mobilisations antifa »
Des drapeaux antifasciste, LGBTQIA+ et palestinien sont brandis RÉSUMÉ DE LA RÉUNION PUBLIQUE DU 6 AOÛT DE LA PLATEFORME ANTI-FASCISTE CIAO FACHOS
Une participation massive !
70 participant·e·s, 33 organisations, dont 5 d'Orléans / du Loiret et 3 organisations nationales (VISA, ASSO Solidaires, Solidaires étudiant·e·s)
Et ça début août, une franche réussite qui annonce d'importantes victoires (et défaites pour les fascistes !)
Préparation inter-orga
Après avoir présenté pourquoi c'est important et vital de s'opposer au Rassemblement Nazional, nous avons présenté la situation du congrès / meeting du RN à Orléans et d'où en est la préparation de la mobilisation anti-fasciste nationale !
Nous avons discuté stratégie et amendé une proposition de visuel d'appel à se mobiliser les 24 et 25 octobre à Orléans depuis partout.
Continuons à préparer la défaite du RN !
Ensemble nous avons décidé de créer des groupes inter-orga pour organiser la communication (kit de mobilisation avec argumentaires, tracts, affiches, visuels internet et réunions publiques) et la logistique (hébergements, récolte d'argent, transports collectifs, modalités de la manifestation du 25/10)
Toute personne membre d'orga ou d'inter-orga peut rejoindre ces groupes en nous contactant !
Coordonnons toutes les échelles locales et globales
Dans chaque ville et village, nous avons besoin de faire des réunions publiques pour présenter les enjeux majeurs du contre-congrès, organiser des transports collectifs et récolter de l'argent pour les financer !
Se mobiliser localement en assemblées publiques et en inter-orga, pour s'opposer au congrès et au 1er meeting du RN à Orléans c'est monter en puissance pour s'opposer localement aux réunions, tractages, collages du RN.
Prochaines réunions
Le 1er septembre il y aura une réunion inter-orga unitaire nationale pour se coordonner sur les actions des 24 et 25 octobre à Orléans (village et manifestation anti-fascistes). Pour que votre orga y participe vous pouvez nous contacter !
La prochaine réunion publique de Ciao Fachos, pour informer des avancements de cette mobilisation nationale et pour donner des outils de mobilisation locale, sera le Dimanche 6 Septembre à 18h30 en visio via ce lien : https://bbb.faimaison.net/rooms/xb9-1lb-jdo-kts/join Texte alternatif décrivant le visuel :
Dix-neuvième congrès du RN. Orléans 24 et 25 octobre 2026.
Détournement du visuel du RN, en barrant les visages de Jordan Bardella et Marine Le Pen et en remplaçant "victoire" par "défaite" dans leur slogan, ce qui donne : « Une nouvelle étape vers la défaite de 2027 ! ».
Résumé de la réunion publique du 6 août.
Ciao Fachos. OUTILS DE COMMUNICATION DE LA PLATEFORME ANTI-FASCISTE CIAO FACHOS Site internet : https://ciaofachos.noblogs.org Groupe Signal de diffusion d'informations (invitations et résumés des réunions publiques, campagnes d'actions, etc), aussi utile pour se mettre en contact de manière sécurisée en contactant un.e admin. Lien pour le rejoindre :
https://signal.group/#CjQKIBgEUlNyWfuhem_-VP4M3snoFexoP9-lHUTkwlS_EtTWEhARX1ddFWsDNoqeencBMsPf Groupe Signal inter-organisations d'entraide et de coordination : rejoignable à la demande par des membres d'organisation Groupe Signal inter-organisations pour préparer le contre-congrès du RN à Orléans et notamment la manifestation du 25/10 : rejoignable à la demande par des membres d'organisation Mail : ciaofachos@systemli.org Liste mail de diffusion d'informations (invitations et résumés des réunions publiques, campagnes d'actions, etc) : besoin de demander à y être ajouté.e.s par mail. Instagram : @ciao_fachos
Nous vous invitons vivement à partager ces informations partout, à nous rejoindre et à participer au contre-congrès de multiples manières possibles !
CIAO FACHOS
Sommaire FR NL
FR
STOP DATA CENTERS BELGIUM est une campagne qui lutte contre l'implantation des data centers en Belgique, que ce soit ceux de Google, Microsoft, Amazon, LCL, Digital Realty et de bien d'autres encore.
Nous considerons que ces infrastructures renouvellent les mécanismes d'exploitation capitalistes. Les data centers sont au carrefour de l'extractivisme et de la prédation coloniale, de l'accaparement des terres et de nos communs (eau et électricité), de la surveillance de masse et de nouvelles formes de militarisation.
Concrètement, les data centers sont de gigantesques entrepôts de stockage en béton armé. Ils stockent des rangées de serveurs informatiques grouillant de micropuces sur lesquels sont stockées des données numériques. Aujourd'hui, de plus en plus de data centers sont déployés pour de l'IA. La Belgique compte actuellement au moins 50 data centers, dont plusieurs sites de Google, Amazon et Microsoft.
Le data center n'a de sens que s'il est mis en réseau avec d'autres data centers à l'échelle mondiale. Ils sont reliés par des cables terrestres (fibre, antenne 4G, 5G...), sont eux-mêmes reliés par des méga-cables traversant les océans qui sont la propriété d'Alphabet, de Meta ou d'autres entreprises, et dans une moindre mesure par des satellites. Ensemble, ils forment l'infrastructure matérielle d'internet.
On se lève. Rejoins-nous : stopdcbelgium@proton.me
NL
STOP DATA CENTERS BELGIUM is een campagne tegen de vestiging van datacentra in België, zoals die van Google, Microsoft, Amazon, LCL, Digital Realty en zoveel meer.
Wij zijn van mening dat deze infrastructuren de kapitalistische exploitatiemechanismen in stand houden. Deze infrastructuur houdt exploitatie en kapitalisme in stand via extractivisme (water, electriciteit,...), koloniale uitbuiting, landroof, massale surveillance en nieuwe vormen van militarisering.
Concreet, zijn data centers grote opslagruimtes gemaakt uit beton. Daarin staan rijen computerservers vol met microchips waarop digitale gegevens zijn opgeslagen. Vandaag worden data centers steeds meer ingezet voor AI. Er zijn al minstens 50 data centers in België. Onder andere van Google, Amazon en Microsoft.
Een data center moet wereldwijd verbonden zijn met andere datacentra. Ze zijn met elkaar verbonden via kabels op het land (glasvezel, 4G- en 5G-antennes,...), die op hun beurt weer zijn aangesloten op megakabels die doorheen de oceaan gaan en eigendom zijn van Alphabet, Meta, of andere bedrijven, en in mindere mate via satellieten. Samen vormen ze de fysieke infrastructuur van het internet.
We nemen actie. Doe mee : stopdcbelgium@proton.me