Tous les ans, à Budapest, des milliers de fascistes se rassemblent. Des foules de nostalgiques d’Hitler paradent ouvertement revétant des uniformes nazis pour fêter « le jour de l’honneur ».
Ils y célèbrent la tentative de fuite de la ville de Budapest par les troupes nazies et leurs alliées hongroises lorsqu’elle était assiégé par l’armée rouge en 1945.
En 2023 et comme chaque année, des contre-manifestations anti-fascistes hongroises sont organisés. Cette année des affrontements entre néonazis et militantes antifascistes ont eu lieu. Il nous importe peu de relater les faits avec exactitude. Nous ne sommes pas juges et nous ne souhaitons pas que nos paroles aient d’incidence sur la défense des camarades.
Une enquête ouvre alors et lance une chasse aux antifascistes. 3 personnes sont arrêtées le jour même dont 2 enfermées d’office dans les geôles hongroises. Des mandats d’arrêt européens sont émis par le régime hongrois. En collaborant avec le gouvernement hongrois et italien – qui lui aussi participe à la traque des antifascistes visé.es – le pouvoir allemand profite de cette affaire pour ouvrir là le procès de l’antifa ost car des personnes visé.es par l’enquête de Budapest y sont accusées.
Gabriele est arrêté en Italie et Maja extradée vers la Hongrie, par l’Allemagne en juin 2024. Depuis, plus aucune extradition n’a eu lieu vers la Hongrie mais un procès a lieu en Allemagne, car des victimes (néonazies) présumées sont allemandes. C’est pourquoi l’Allemagne à demander l’extradition des militant.es poursuivies.
En réponse à cela, la justice française a accepter de lui livrer Gino (elle avait refusé de l’extrader vers la Hongrie en 2025).
Même si les peines encourues et les conditions de détentions sont moins pires (mais toujours inhumaines) en Allemagne qu’en Hongrie, rien n’indique avec certitude que l’Allemagne ne livrera pas les prévenu.es en Hongrie un jour. En tant qu’antifascistes révolutionnaires, nous ne féliciterons jamais de la tenue d’un procès, où que ce soit, contre des camarades. On les accuse de violences aggravées, participation à une organisation criminelle et tentative de meurtre.
Actuellement, 6 militant.es comparaissent à Düsseldorf depuis janvier 2026, dans un procès qui ne durera pas moins d’un an. Réunissant des conditions sécuritaires hors normes, il fait dire aux avocats de la défense qu’il s’agit d’un « procès-spectacle » visant à criminaliser l’antifascisme autant qu’à dissuader les mouvements révolutionnaires.
La collaboration poussée entre états européens et l’envergure du procès est révélatrice. dans un pays des plus réactionnaires de l’europe, les défilés de néofascistes sont politiquement protéges alors que ceux qui lutte contre la descendance idéologique du nazisme sont systématiquement réprimé-es de sorte à enterrer la moindre étincelle révolutionnaire. Les états européens s’affirmant plus démocratiques,s ‘alignent sur cette politique. On devine bien quel serait leur choix s’il fallait choisir une idéologie.
Face à ça, l’antifascisme se retrouve cantonné à la social-démocratie, afin qu’il reste électoraliste, « respectable », et qu’il se plie aux règles fixées par les états oppresseurs qui fabriquent ainsi une séparation entre « bons » et « mauvais » antifascistes comme on à pu le voir dans l’affaire de Lyon et la mort de Q. Deranque.
Ce tollé sur l’antifascisme laisse place à des formes de révisionnisme, une volonté d’effacer la mémoire pour faciliter l’acceptation des manifestations les plus réactionnaires qui soient.
Contre ces politiques délétères, nous affirmons une solidarité sans faille avec tout-e-s les camarades antifascistes réprimé.es ,traqué.es, enfermé-es. de Budapest à Lyon, de Paris à Düsseldorf et partout ailleurs dans le monde. Malgré ce que mettent en place les pouvoirs oppresseurs pour faire croire à votre isolement, vous n’êtes pas seuls.
Pour Gino et toustes les autres : solidarité internationale.