Au 1er septembre, la Maison Internationale Populaire (MIP) à Tours et ses 70 habitant·e·s dont 21 mineur·e·s seront expulsables. En effet, le juge de l’exécution (JEX) a refusé notre demande de délai supplémentaire suite à la demande de la société propriétaire (la SET) de réaliser des travaux pendant 2 semaines afin d’installer un câble électrique sur le terrain actuellement occupé. 70 personnes à la rue pour 2 semaines de travaux !
Expulser maintenant la MIP, c’est remettre à la rue des enfants qui vont faire leur rentrée dans quelques jours, des personnes avec des problèmes de santés et des personnes précaires économiquement et administrativement. Dans le département, le réseau d’hébergement d’urgence est déjà surchargé et incapable d’accomplir ses missions. Il est donc irresponsable de forcer 70 personnes à être dépendantes de ce système.
La MIP est un squat ouvert depuis le 18 avril 2025. Elle occupe des bâtiments abandonnés de l’ancienne caserne militaire Beaumonts, concernés par aucun projet d’aménagement.
Depuis plus d’un an, nous travaillons avec la Mairie afin d’être relogé·e·s dans un bâtiment à Tours Nord. La fin de la rénovation de ce bâtiment et le déménagement dans celui-ci est prévu pour novembre 2026.
À côté de la MIP, la SET construit des logements pour lesquels elle a besoin de faire passer une ligne électrique sur notre terrain. Ces logements ne seront pas terminés avant l’année prochaine, elle pourrait très bien décaler l’installation de la ligne électrique de 3 mois pour faciliter le déménagement à Tours Nord, ou comme nous leur avons proposé, effectuer leurs 2 semaines de travaux en sécurisant les lieux avec des barrières, comme ils le font depuis le début de l’occupation. Nous avons toujours accepté sans difficulté les nombreuses interventions des chantiers de la SET sur notre terrain et travaillé en bonne intelligence avec les employés du chantier et les vigiles. Nul besoin de nous expulser pour cela.
La préfecture a l’obligation légale d’offrir des solutions d’hébergement pérennes aux personnes expulsées. Mais nous n’avons actuellement aucune confiance envers la préfecture. Après l’expulsion d’un squat, les préfectures ont pour habitude de se défiler de leurs responsabilités en ne proposant que 1 ou 2 semaines d’hébergement. Ensuite, les personnes sont renvoyées à la rue sans aucune autre solution de logement, et doivent espérer avoir une place d’hébergement d’urgence en appelant chaque semaine le 115, qui est déjà surchargé. C’est pourquoi nous souhaitons être reçu par la préfecture afin d’obtenir des engagements clairs.
Rassemblons-nous avec des pancartes le :

[Publié le 27 août 2026 sur La Gabarre.]